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Titre :
Chroniques
Éditeur :
  • Montréal :[Chroniques],1975-1978
Contenu spécifique :
Novembre
Genre spécifique :
  • Revues
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chaque mois
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Chroniques, 1975-11, Collections de BAnQ.

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[" nm niques =.r novembre 1975 ur un art pgressiste sur qui comprend que les masses savent 1 révolter et ont alors une foule d\u2019idées Anse la lutte culturelle en termes nou- faux.intretien avec Armand [aillancourt, sculpteur J suis prêt à aller jusqu\u2019à laisser ma peau dans une ftte révolutionnaire pour une société dirigée par le folétariat.Visa le noir, tua le blanc la Place des Arts, le public a vécu, s\u2019intégrant comme voyeur ssif à la représentation de la folie, quelques heures uchemardesques qu\u2019il tentera rapidement d'oublier pour mieux ! rvivre à son tour.\u2019hez vous, ca va ?quant à la dialectique politique / culturel, du côté des pouvoirs usieurs agissent sans se tromper, qu \u2018aident d'innombrables ribes s\u2019'assurant profits et privilèges.\u2026 | om je 0 dork Débat! | ref xtes \u2018pu | | nor cr dass D Cally Rime RFs © Craie Urey là 80g) \u2014 : éro 11 ommaire novembre 1975 \u2014 digne ouverte 2 :iditorial 3 Pour un art progressiste ébat(s) - \u201c14 Parler québécois et écrire en québécois par - Philippe Haeck Entretien 17 Céline Saint-Pierre parle avec Armand Vail- lancourt, sculpteur 'hroniques 31 Pourquoi la Commission Cliche?par Jean- _ Marc- Piotte 36- Entre Folie et Vérité II par Madeleine Gagnon 41 Visa le noir, tua le blanc par Thérèse Arbic - 46 Une rue pas comme les autres?par Laurent-Michel Vacher 53 Un récit de presse, la démission de Jérôme Choquette par Réjean Jacques 58 Le cinéma, bien, mais plus que le cinéma par ~ Patrick-Straram le Bison ravi flextes à 64 Chez vous, ça va?Keep cool par Patrick \u2018appui Straram le Bison ravi informations 71 hroniques 7 ase Postale 747, Succ.N.Montréal.Collectif de production: Thérèse Arbic, Madeleine Gagnon, Phi- ippe Haeck, Réjean Jacques, Jean-Marc Piotte, Céline Saint- Pierre, Patrick Straram le Bison ravi, Laurent-Michel Vacher, secrétaire à la rédaction.Collaboration spéciale: Léandre Bergeron.Courrier de la deuxième classe: Enregistrement no 3451.Dépôt légal à la bibliothèque nationale du Québec.Maquette, composition: Agence de presse libre du Québec; couverture: Mario Leclerc.Impression: Journal Offset. ligne ouverte Madame Thérèse Arbic Je te savais comédienne mais pas monologuiste.Ton humour noir au sujet du Théâtre politique / théâtre d'avant-garde?me semble quelque peu paranoïaque.Ton analyse n\u2019est sans doute point fausse mais élucider la question nationale, la nier au profit d\u2019une lutte des classes c\u2019est attendre une récolte sans avoir semé\u2026La réduction des oeuvres dans la seule optique du projet révolutionnaire de faire que l\u2019ouvrier soit au pouvoir, c\u2019est de l\u2019ouvriérisme, cette maladie inflantile du communisme dénoncée par Lénine.Ta pureté n\u2019émeut plus personne.Le paradis marxiste qu\u2019on peut tous souhaiter n\u2019est pas arrivé et profiter de notre condition petite- bourgeoise pour s\u2019enfermer dans un placard idéologique au lieu de \u201d mettre les mains à la pâte c\u2019est à\u201d peine différent des-prouesses de Don Quichotte.Tes propos restent dans l\u2019utopie, dans la littérature et ça arrange beaucoup ceux qui ont intérêt à voir disparaître la culture québécoise.2.\\ Dans le même numéro, Noël Audet cite Régis Debray: \u201c.le marxisme, comme toutes les théories, a son impensé: la nation.\u201d\\ Cela est parfaitement clair dans ton texte.Déjà dans mon enfance, Ÿ- les jérémiades de la belle Thérèse- | de-I'enfant Jésus m\u2019ennuyaient a § côté de la bravoure de Jeanne F: d'Arc les armes a la main.Tes § propos confusionnaires n\u2019éclairent que nos divisions et notre impuissance; ils sont même démobilisateurs.C\u2019est le genre d'esprit # missionnaire que le Conseil des | Arts du Canada se fait un devoir \u2018 de subventionner.Vous n\u2019étes pas encore une menace et avec l'intégrisme que vous défendez, vous ne risquez pas de le devenir de si tôt! Je ne veux pas avoir raison dans 50 ans, je veux vivre, et tout de suite.La mort du § Québec n'est pas une utopie.x Gaëtan Dostie militant pour l'indépendance du Québec 3911, rue Berri Montréal éditorial Pour un art progressiste Il est plus difficile de répondre à la question.\u2018quelle sorte d\u2019art voulons-nous?\u201d qu\u2019à sa contre-partie négative \u2018\u2018quelle sorte d\u2019art refusons-nous?\u201d.Plus difficile surtout si l\u2019on commet dès le point de départ l\u2019erreur d\u2019absolutiser les termes du problème, se condamnant par là à des réponses creuses ou dogmatiques.Notre première précaution doit plutôt être de souligner qu\u2019il n\u2019y a pas de nature intrinsèque de l\u2019Art-en-général, ni d\u2019essence permanente de l\u2019art progressiste, ni une méthode ou un style qui puisse prétendre, partout et toujours, être en adéquation avec les intérêts du peuple.Il y a une histoire et des luttes, des étapes dans cette histoire et des moments dans ces luttes.Les activités artistiques sont, avec les autres pratiques idéologiques et culturelles, l\u2019une des charnières sur lesquelles tourne cette histoire \u2014 charnière jamais déterminante, certes, mais parfois secondaire et parfois (plus rarement) principale.Dans le moment présent de notre histoire, dans les interactions des conflits sociaux et des conflits esthétiques, qu\u2019en est-il des rapports actuels et possibles entre l\u2019art .et la société?C\u2019est par cette seconde question qu\u2019il faut commencer si nous voulons pouvoir aborder avec profit la première.Cet éditorial n\u2019a pas la prétention de clarifier d\u2019un coup tout ce débat, qui est l\u2019un des plus délicats pour la pensée progressiste occidentale contemporaine, mais de poser quelques jalons sur lesquels chroniques reviendra et que nos lecteurs sont \"mdm particulièrement invités à discuter avec nous (1).des mpd C'si pu Le mythe du modernisme flats La conjoncture idéologique dans laquelle se situe et i 1 se pense, dans les pays de l\u2019occident capitaliste, l\u2019art moder dit \u201ccontemporain\u201d, est à un tournant.Depuis fe environ un siècle, l\u2019enthousiasme du nouveau a été le 1\u201c! puissant ressort de la vie culturelle.Ce ressort est usé: à -la nouveauté fatigue, elle s\u2019épuise,elle est de moins en ef moins neuve.Ce n\u2019est pas un hasard ni un simple effet fan du temps: pourquoi d\u2019ailleurs aurait-il fallu cent ans | ris à plutdt que trente pour que la \u201cnouveauté\u201d s\u2019usit?{ nbd Notre hypothèse est que l\u2019illusion bourgeoise -du | lhe \u201cprogrès\u201d continu et l\u2019illusion \u2018\u2018avant-gardiste\u2019\u2019 en art § Wi yy servaient les mêmes intérêts et déclinent au fur et à lp a mesure que se transforment les conditions historiques CEE de ces intérêts \u2014 et ces intéréts eux-mémes.L\u2019art | Entr «0 \u201cmoderne\u201d s\u2019est coupé de la vie, du peuple, de # «, a l\u2019avenir, du jour où il s\u2019est conformê structuralement ou : | Ni ; ; ; près a aux schémes de l\u2019ascension sociale, de la liberté i individuelle, du progrès continu, du renouvellement = ji constant du décor, de la croyance à la toute-puissance ui xs) \u201cde la technique, etc.: du jour où il est devenu vérita- an Hy blement \u201cbourgeois\u201d en se pliant aux aliénations par Bs XN: lesquelles, dans sa phase ultime, le capitalisme se i monopoliste assurait dans le tout social sa défense et J.sa perpétuation.A notre époque, ce modèle et A idéologique du progrès, de l\u2019ascension et de la tu qd (1) Ce texte ne serait pas ce qu\u2019il est sans les lectures suivantes, dont i : il s\u2019ingpire tantdt librement, tantdt jusqu\u2019au plagiat, même si sur Tay plusieurs points il tente de dépasser les contradictions qu\u2019on peut pre voir entre elles: Olivier Revault d\u2019Allonnes, \u2018La désublimation a libératrice\u201d\u2019 (dans: Vers une esthétique sans entrave, coll.10/ 18, p.I 155-196); Annie Bismuth, \u201cCulture populaire, masses, partis\u201d ls (dans: Théorie et politique, juil.75, no 5, p.88-102); Gianlorenzo = Pacini, I! realismo socialista (Rome, Savinelli); Martin Damus, Funktionen der bildenden Kunst im Spaetkapitalismus (Francfort, ; c Fischer Taschenbuch); Sylvie Ambroggi, \u2018Notre lutte sur le front i) culturel\u201d (dans: Prolétariat, 7-8, p.102-114).! ni \u201cmodernisation de la vie\u201d est en pleine crise \u2014 reflet des impasses ou l'impérialisme peu à peu s\u2019enferme.C\u2019est pourquoi la première chose qu\u2019on peut espérer de l\u2019artiste progressiste d\u2019aujourd\u2019hui est la suivante: qu\u2019il n\u2019entretienne pas le mythe décrépi du modernisme.Les luttes sourdes dont le domaine des formes et des images est le théâtre sont occultées et méconnues de la plupart des artistes, qui ne semblent pas voir à quel point les raffinements formels, les perfectionnements technologiques, l\u2019ésotérisme grandissant des discours et des intentions, assurent par le relais des modes une véritable et active confirmation symbolique du monde actuel.Pour nous, la double tâche de l\u2019artiste progressiste d\u2019aujourd\u2019hui, c\u2019est au contraire la dénonciation symbolique de ce monde et l\u2019appel symbolique à un monde meilleur (2).Entre le réel et le possible Car dans les luttes politiques et idéologiques du présent,l\u2019art trouve sa valeur pour une esthétique sociale s\u2019il contribue, tout en répondant aux besoins esthétiques légitimes des masses populaires et des diverses couches progressistes, à évoquer à la fois la conviction que la réalité actuelle -est indigne des possibles et celle que les possibles d\u2019une société plus juste sont réalisables.S\u2019il se faisaët, directement ou indirectement, un simple continuateur du réel tel qu\u2019il est, il en masquerait les conflits et se ferait conservateur par acceptation.S\u2019il s\u2019abandonnait au contraire à l\u2019évocation d\u2019un idéal irréel et irréalisable (p.ex.l\u2019au-delà), il se ferait réactionnaire par fuite.Il ne peut prendre son plein sens qu\u2019en +\u2019établissant comme l'indispensable médiation symbolique entre le réel et les possibles \u2014 entre ce monde et un monde meilleur.(2) **Symbolique\u201d en ce sens que l\u2019oœeuvre n\u2019est pas un système de signes, mais un réseau structuré d\u2019évocations, de connotations, d'orientations, de suggestions, de représentations, d\u2019analogies, de dynamismes, de Formes (l\u2019art commençant là où le couple symbolisant / symrbolisé se surajoute au couple signifiant / signifié). œ Il peut le faire aussi bien en dénonçant les tares du réel qu\u2019en inventant les traces d\u2019une vie plus libre.Il ne peut le faire s\u2019il se coupe du réel: ce réalisme pourtant ne méconnait aucunement le moment formel \u2014 le formel est le domaine de l\u2019art, dont l\u2019une des fonctions présente est de faire jouer dans des formes {c\u2019est-à-dire dans l\u2019apparence) les aspirations révolutionnaires de notre époque, autant par la critique de ce qui est que par l\u2019appel à ce qui devrait être.Une | telle approche de l\u2019art, pour être incontestablement éthique, se garde néanmoins de toute tentation de réduire la production artistique à un rôle directement moral ou politique (propagande, édification, éducation, etc.) Le besoin esthétique (recherche de la plénitude), le besoin symbolique (recherche d\u2019un dispositif de références culturelles stables et dynami- santes), le besoin artistique (recherche de l\u2019intensité expressive) relèvent autant du procès désir / plaisir et \u201cdes pulsions que de l\u2019action collective: sans être \u201cautonomes\u201d, ils sont des domaines spécifiques qu\u2019on ne gagne rien à réduire au savoir, a l\u2019action ou à l\u2019idéologie.Si la révolution censure le plaisir esthétique, mutile l\u2019expérience symbolique et assagit la violence expressive, elle n\u2019est pas la révolution.La coopération des travailleurs artistiques aux tâches sociales de propagande et d\u2019éducation est non seulement souhaitable, elle est même pour eux le seul moyen de se libérer du joug de l\u2019idéologie dominante \u2014 mais elle ne signifie aucunement une restriction forcée de leur pratique.Le fait que les productions artistiques soient conditionnées par l\u2019idéologique, qu\u2019elles soient également des médiateurs de connaissance et d'action, n'autorise nullement à confondre lutte artistique et lutte politique, mais exige plutôt qu\u2019on articule ces deux spécificités.La déviation du «réalisme socialiste» Rêver, symboliser, exprimer, le faire dans des formes et en recherchant la perfection et l\u2019intensité, 1 Ronde: fiue, \u20ac Jerse sens de à Le tra oriente prog maires dep siquen devrai un pe son fo fits traduc [thst bleme M la siréo social Cong Die Soci dévia el Stal la Ë impr 8 tt Sent doi, dire dep qu, fig lai dan ry ty tendre à la jouissance esthétique et à l\u2019émotion artistique, cela peut se faire dans l\u2019aliénation et le ren- {versement idéalistes, cela peut aussi se faire dans le sens de l\u2019exploration du réel et des intérêts du peuple.Le travail artistique peut contribuer puissamment à orienter notre appréhension du réel dans un sens progressiste: pour interroger les qualités révolutionnaires (ou pas) d\u2019une oeuvre, il ne suffit toutefois pas de la paraphraser prosaïquement, de l\u2019applatir mécaniquement sur un code politique préétabli auquel elle devrait correspondre terme à terme.Il faut, processus # un peu plus complexe et moins expéditif, interroger son fonctionnement et ses effets au plan social: cela se fait sur le long terme et non dans l\u2019instantanéité d\u2019une traduction, pour un groupe d\u2019oeuvres mieux que dans l\u2019abstraction d\u2019une oeuvre isolée.Ce qui est véritablement en jeu, ce sont les interactions concrètes de | l\u2019art et de la société, et non quelque déchiffrement stéréotypé.Il faut dire ici que la doctrine du \u2018\u2018réalisme socialiste\u2019\u201d\u2019 se présente pour nous comme un obstacle dangereux: c\u2019est une construction forgée de toute pièce pour servir la déviation bureaucratique du socialisme et où les pires conséquences de cette déviation se voient à nu.Rappelons les principes explicites de cette \u2018\u201cdoctrine\u2019\u2019, telle que codifiée sous Staline par Jdanov.L\u2019art doit représenter fidèlement la réalité.Il doit offrir un tableau du réel qui soit imprégné des idéaux socialistes et qui saisisse les tendances progressistes traversant ce réel et conduisant vers l\u2019édification d\u2019une société communiste.Il doit, sous la conduite et en accord direct avec les directives du parti, exprimer de façon immédiatement déchiffrable par les masses un point de vue de classe qui, dans le conflit entre le progrès et la réaction, lui fasse toujours jouer le rôle de porte-parole du prolétariat.L'art a de plus pour fonction d\u2019encourager dans les masses l\u2019attachement aux valeurs socialistes (travail, discipline, etc.) contribuant ainsi au travail éducatif.Pour ce faire, l\u2019artiste devra s'attacher à la l\u2019enthousiasme, l\u2019optimisme et toutes les meilleures qualités du peuple engagé dans la construction du _ communisme (i.e.le \u2018héros positif\u201d).Ces principes sont erronnés.Mais surtout, ils sont formulés dans un plus pauvre de la production artistique.- Les conséquences en sont connues: l\u2019art soviétique, loin de refléter le réel, n\u2019a servi qu\u2019à masquer les contradictions de la société où il naissait.La bureaucratisation de l\u2019idéologie et de la culture se reconnaît au passage des complexités symboliques (et esthétiques)\u2019 au simplisme sémiologique maximal.Il ne s\u2019agit pas ici A d\u2019opposer une esthétique formaliste à une esthétique conduit à la constitution de codes clos de signes à ce point censurés et limitatifs qu\u2019ils fonctionnent principalement de manière négative: comme symboles involontaires du refoulement des désirs, de la crainte des conflits, du mensonge officiel.Voilà un art qui, au lieu de produire peu à peu, à partir du langage riche et vivant des masses, le déve- - rents des anciens, explorant et répercutant les expériences et les combats, les sentiments et les en cours de libération, ne fait que transposer en images conventionnelles et redondantes des déclara- par des situations abstraites, \u2018exemplaires\u2019 sans doute mais fausses.Dans cette conception où se + d\u2019école et le refus du plaisir du spectateur (arbitrai- ; rement défini comme un triste personnage catéchu- AL méne uniquement occupé de haine de classe et de créationde persormages typiques en qui se reflètent ; - langage dont l\u2019abstraction et l\u2019imprécision favorisent \u2019 la réduction la plus prosaïque, la plus utilitäriste et la j' du contenu: ces oeuvres n'ont pas de contenu, | seulement des significations.Loin de favoriser l\u2019émer- | gence de dispositifs esthétiques qui aillent dans le sens , des luttes et de l\u2019approfondissement de l\u2019expérience ; des masses, la doctrine du \u2018\u2018réalisme socialiste\u201d } + loppement de cadres symboliques et culturels diffé- | horizons, les rêves et les rythmes, d\u2019une vie populaire tions de principe techno-bureaucratiques illustrées : mêlent le puritanisme, un didactisme de maître DEEE a? mots d\u2019ordre), le lien art-politique se linéarise et s\u2019amincit jusqu\u2019à la dispârition, de part et d'autre, de tout esprit critique et de toute recherche.Décret-te- nant-lieu-de-convention-collective qui relie les bureaucrates politiques aux artistes fonctionnaires, le \u201créalisme socialiste\u201d exclut toute lutte et toute tenta- \u2018tive: iFa été inventé pour manifester passivement une soi-disant \u201c\u2018ligne juste\u201d\u2019,ne laissant aucune initiative aux masses (incultes, à éduquer) dont il érige en dogme la passivité.Ce n\u2019est pas une telle déviation qui peut,ici et aujourd\u2019hui, nous servir de guide.Les conditions objectives sont assez différentes, au Canada et au Québec, pour que nous ayons conscience de la nécessité de chercher des stratégies et des objectifs adaptés à notre réalité.Comme le rappelait ici même une chronique récente, nous sommes des sociétés industrialisées, urbanisées, scolarisées, jouissant de larges mesures de bien-être social et fortement imprégnées des valeurs de la démocratie bourgeoise \u2014 à quoi il faudrait ajouter les particularités de notre héritage idéologique, des traditions culturelles et des formes d\u2019expression populaires spécifiques, entre tant d\u2019autres différences.Servir le peuple C\u2019est pourquoi il nous paraît vain de rééditer une ligne culturelle et artistique fondée sur la définition a priori d\u2019un style ou d\u2019un mode d\u2019élocution idéologique donnés.L\u2019ennemi principal est la bourgeoisie (3), l\u2019artisan de la lutte révolutionnaire ce sont les travailleurs.Il nous faut inciter les artistes à faire un choix et les aider à percevoir ce qui, dans leur pratique, pourrait à leur insu les placer du côté de f'exploitation et de l\u2019oppression.Tout ce qui, dans la vie artistique actuelle, suppose admise ou manifeste même.indirectement l\u2019auto-suffisance et la liberté individuelles est à débusquer en premier lieu: le secret inavouable du modernisme, c\u2019est l\u2019individualisme bourgeois.Pour (3) C'est-à-dire aujourd\u2019hui, l'impérialisme américain et les grands monopoles canadiens. ! faire passer la production artistique du côté du prolétariat et de sa cause nous croyons que la voie - consiste à privilégier, plutôt que la théorie du reflet et la thèse du *\u2018réalisme\u201d, une conception nouvelle des conditions objectives de la praxis artistique et de son insertion sociale.Les mots d\u2019ordre généraux comme \u201cservir le peuple\u201d, \u201cpuiser dans les masses et retourner aux masses\u201d, \u201c\u2018développer une culture prolétarienne\u201d\u2019, appellent non pas tant à un style d\u2019oeuvre, à des thèmes précis ou a des positions de principe qu\u2019à une pratique autre de l'art.Seule une nouvelle insertion communautaire de l'art a des chances de nous éloigner à l'heure actuelle des impasses, du modernisme (4).Participer à la renaissance, -dans sa dimension collective, d\u2019une culture populaire, contribuer par là au développement d\u2019une culture nationale liée aux luttes et à la vie quotidienne, attaquer la bourgeoisie sur le plan culturel en s\u2019appuyant sur les masses, partir des besoins du peuple, de ses combats, de ses traditions (et non pas de l\u2019état actuel de l\u2019art \u201c\u2018offociel\u201d international).Bien sûr, si l\u2019on admet l\u2019idée que les travailleurs, tout imbibés d\u2019idéologie bourgeoise, ne peuvent rien comprendre à l\u2019\u2018\u201cArt\u201d\u2019 et à la \u201cCulture\u201d, on s\u2019engage sur une voie sans issue: changer l\u2019art dans le dos des masses, entre spécialistes (spécialistes de la ligne juste et spécialistes de l\u2019art).Mais le peuple n\u2019est pas la brute inepte que veut bien faire croire la bourgeoisie: si l\u2019on se rapproche de sa vie quotidienne, si l\u2019on sait vaincre les répugnances petite-bourgeoises les mieux déguisées, si l\u2019on exploite le meilleur dè sa mémoire culturelle et de ses formes actuelles d\u2019art et d\u2019expression, si l\u2019on participe \u2018aux mêmes conflits que lui et si l\u2019on s\u2019accorde à ses initiatives et à son potentiel créateur, on peut alors (4) Dans.une certaine mesure, les expériences faites en Chine populaire nous ont procuré d'importantes suggestions (cf.Chroniques, no 10, p.54 ss.).- A décour mil compte alos formes alenat grave, plisp dela ar deck | pop femm forma AUX ç qui 00s 8 lutte puise Jory AU VA Où afte teurs fe Qui autre qu\u2019 ler lu colle \u2014 découvrir bien des choses: nommément, une pratique 1 militante et communautaire de la culture.Celui qui ÿ comprend que les masses savent se révolter et ont alors une foule d\u2019idées pense la lutte culturelle en termes nouveaux.Il comprend aussi que les aliénations quotidiennes du peuple ne sont ni aussi 1 graves,ni aussi laides, ni aussi définitives, que celles, d plus présentables et culturellement mieux acceptées, | de la petite-bourgeoisie intellectuelle.Des kermesses ] aux occupations, des cliniques populaires aux comités # de citoyens, des groupes de bâse aux comités d\u2019action politique, des locaux de syndicats aux garderies populaires, des journaux de quartier aux groupes de femmes militantes, des grèves aux centres de formation populaire, des associations de locataires aux comités de soutiens aux grèves, ne voit-on pas qu\u2019il y a tout autour de nous d'innombrables ÿ occasions d\u2019entrer en rapport avec la réalité sociale en lutte et en devenir, d\u2019en inspirer nos pratiques et d\u2019y puiser, par étapes et indirectement sans doute, un horizon et des pensées différents de ceux que cultivent en vase clos les soi-disant \u2018\u2018institutions culturelles\u201d?Où sont donc les artistes?Ils attendent, disent-ils.Ils attendent des diffuseurs, des animateurs, des promoteurs, des offres ou des demandes, des stimulations: cette attitude de passivité résignée est inévitable tant qu\u2019ils restent isolés, tant qu\u2019ils se coupent les uns des autres et tous ensemble des mouvements sociaux, tant qu\u2019ils tournent leur attention vers les revues d\u2019art, les galeries et les modes plutôt que vers les idées et les luttes qui marquent l\u2019étape actuelle de notre histoire collective.Qu\u2019ils orientent par là leur pensée et qu\u2019ils voient si en équipe, en atelier communautaire, en \u201ctroupe\u201d même, comme \u2018au théâtre, on manque autant de stimulants et de contacts avec le réel et la vie.Pour les artistes révolutionnaires et.tous ceux qui travaillent sur le front de la culture, qui aspirent ardemment et sincèrement à servir le prolétariat, ils doivent se mettre à l'écoute de celui-ci.Pour ce faire, di ils ont à se tourner sans préjugé vers ses besoins, ses habitudes, et à se mettre à l\u2019école des masses, et que celles-ci puissent contribuer à la production et à l\u2019enrichissement d\u2019oeuvres vivantes en donnant leur point de vue sur tout, en participant au travail d\u2019élaboration, en critiquant dans un esprit constructif, en combattant \u2018ensemble l'idéologie bourgeoise.Pour cela, il doit y avoir échange réciproque, car nous avons tous à apprendre les uns des autres.Mais sans contact, comment y aurait-il échange réciproque?Ce n\u2019est pas une analyse théorique qui peut nous dire quelle forme particulière d\u2019art, plus qu moins abstrait ou figuratif, plus ou moins représentatif ou expressif, plus ou moins décoratif ou réaliste, plus ou moins symbolique ou illustratif, sortirait, ici et maintenant, d\u2019une telle dialectique pratique \u20act d\u2019une telle réinsertion de l\u2019activité artistique.Ce que nous pouvons dire, c\u2019est que dans le contexte actuel, une telle socialisation effective de l\u2019art constitue l\u2019une des seules directions qui permettrait peut-être aux artistes de sortir de leur isolement pour participer à l\u2019expression du présent et à l\u2019invention du futur.Il faut que la vie d\u2019artiste soit envisagée d\u2019une façon réaliste et socialiste: de là seulement sortira un art.progressiste, s\u2019il est vrai que les oeuvres sont le reflet des conditions objectives dans lesquelles elles sont produites.Il suffirait du moins d\u2019essayer \u2014 mais il est frappant de voir comme ce même artiste qui depuis des- années essaie péniblement et aventureusement une oeuvre centrée sur les notions d\u2019équilibre ou de- série, se décourage en un instant lorsque l\u2019idée lui vient de centrer son effort sur l\u2019idée de lutte ou d\u2019aliénation! La confusion entre art et propagande d\u2019une part, les modèles peu attirants du style \u2018démocratie populaire\u201d de l\u2019autre, ont sans doute leur part de responsabilité dans cette situation.Il ne tient cependant qu\u2019à nous d\u2019en sortir.Lan qos compl cemen rocher eset Ele d'gt Savoir serir seni chisse \u201cJems La nouvelle insertion communautaire que nous évoquons et la réorientation théorique qui devrait lui être complémentaire ne signifient d\u2019ailleurs aueun renoncement à ce que l\u2019on désigne habituellement comme la recherche \u2018\u2018pure\u201d\u2019.\u2026 Tant qu\u2019il existera un besoin esthétique et un plaisir esthétique, il y aura des oeuvres artistiques nettement distinctes des images .d\u2019agitation-propagande.Toute la question est de savoir si cet art sera bourgeois ou révolutionnaire.S\u2019il servira et reflétera les besoins esthétiques de ceux qui s\u2019enrichissent ou de ceux aux dépens de qui ils s\u2019enrichissent.S\u2019il exprimera le passé ou l\u2019avenir, ce qui devrait crever ou ce qui demande a vivre.Le Collectif par L.-M.V. a Se débat(s) ~ Il y a encore peu nos quelques hommes d\u2019affaireg étaient fiers de parler l'anglais et nos quelque intellectuels fiers de parler avec un accent francaig- (écouter nos professeurs d\u2019université québécois apred un séjour en France) et de placer dans leurs textes deg mots qui ne renvoyaient pas à la réalité d\u2019ici.langage québécois était alors soit un langage dominé avec lequel il était difficile de gagner un bon salaire soit l\u2019envers du bon parler français.Il y a encore peu: on peut situer l\u2019amorce d\u2019une pensée québécoise, d\u2019une pensée qui arrête d\u2019être# canadienne-française, d\u2019hésiter entre Toronto où on parle canadien et Paris où on parle français, en 1946 « \u2018lors de la polémique qu\u2019entretint Robert Charbon4 neau avec quelques critiques littéraires canadiens- français et français qui avaient de la difficulté à saisi l\u2019importance pour les écrivains d\u2019ici de ne pas être à lat remorque de ceux de Paris, de ne pas être de colonisés.Charbonneau en 1947 rassemble ses article sous le titre La France et nous.Journal d'une querelle; son message peut se résumer par un mot d'ordre: \u201cSoyons nous-mêmes\u201d, et pour cela il ne s\u2019agit pas de couper le contact avec d\u2019autres cultures mais auf 14.\u2018 contraire de les multiplier pour éviter d\u2019être dans l\u2019ombre d\u2019une seule culture et d\u2019être ainsi privés de toute identité, de toute différence.7 Etre nous-mêmes cela était difficile dans un pays où l\u2019église catholique entretenait la peur; nous connaissons le fameux passage de Refus global (1948): Par delà le christianisme nous touchonis la brûlante fraternité humaine dont il est .devenu la porte fermée.Le règne de la peur multiforme est terminé.Dans le fol espoir d\u2019en effacer le souvenir je les énumère: peur des préjugés - peur de l'opinion publique - des persécutions - de la réprobation générale - peur d\u2019être seul sans Dieu et la société qui isolent très infailliblement - peur de soi - de son frère - de la pauvreté - peur de l\u2019ordre établi (.etc.) Ces deux textes polémiques qui exigeaient de nous que nous nous découvrions, que nous n\u2019ayons pas peur de nous affirmer, ne sont pas restés lettre morte: en 1953 c\u2019était la fondation des Editions de l\u2019Hexagone dont les responsables étaient décidés à travailler à l\u2019invention et à la diffusion d\u2019écritures québécoises, et en 1963 celle de la revue Parti pris où les rédacteurs liaient ensemble socialisme et indépendance nationale.Robert Charbonneau, Paul-Emile Borduas, les poètes de l\u2019Hexagone, les intellectuels de Parti pris, voilà quatre jalons importants dans l\u2019histoire de la découverte de notre identité québécoise (il y en a d\u2019autres: par exemple nos cinéastes et nos chansonniers des années soixante ont fait beaucoup pour que la parole québécoise résonne à nos oreilles afin que nous la reconnaissions nôtre).Pour celles et ceux \u2018qui sont nés après 1945 cette histoire est presque oubliée; elles sont Québécoises, ils sont Québécois \u201cnaturellement\u201d.Ce \u201c\u2018elles\u201d et ce \u201cils\u201d recouvrent celles et ceux qui ont étudié, étudient dans les cégeps et les universités, c\u2019est-à-dire la couche de la jeunesse qui est la plus scolarisée.Il ne faudrait pas s'appuyer sur la conscience \u2018\u2018naturelle\u201d de leur identité québécoise pour déclarer qu\u2019il n\u2019y a plus de probleme d'identité, que nous sommes Québécois / es.et que 15. celles et ceux qui pensent autrement sont rétrogrades.La réalité est autre; la majorité.de la jeunesse ne se rend pas au cégep et entre sur le marché du travail: là le langage québécois n\u2019est pas prioritaire, le langage américain domine à cause des capitaux américains et canadiens qui contrôlent notre économie mais aussi à cause.de l\u2019absence de lois qui assurent aux Québécois / es de pouvoir travailler dans leur langue maternelle et cela dans tous les secteurs d\u2019industries.Tant que le Québec fera partie d\u2019un Canada où l\u2019organisation linguistique prône le bilinguisme, le langage québécois ne pourra qu\u2019être dominé par le langage canadien les Québécois étant inférieurs en nombre de dominés politiquement par une structure qu'ils ne contrôlent pas.Cette situation du langage québécois ne peut que conduire à sa disparition à long terme: qu\u2019on pense seulement aux parents québécois qui envoient leurs enfants dans des écoles où l\u2019enseignement se fait en langue anglaise pour qu\u2019ils ne soient pas défavorisés sur le marché du travail, à ces Québécois qui émigrent aux Etats-Unis.L\u2019alternative me paraît être la suivante: ou nous nous donnons une structure politique capable de légiférer sur l\u2019organisation linguistique, il faut alors travailler à l\u2019avènement d\u2019un monde socialiste où chaque peuple a droit à ses différences culturelles, ou, si nous rejetons ce travail, nous nous préparons à changer d\u2019identité car il n\u2019y a pas de mérite à continuer à parler québécois et à écrire en québécois si cela renforce notre assujettissement.hoto Er EE EE eres ERT ge 7 HE \u201clt, 7 LA LL 7 Hip AT A Gs GE 7 JE, EU 2 LA i 4 7 % eA LR 7 5 3 % 5 7 _ ka CR - #4 Sd Gi \u201c% a CA i, GE Le, A Yi 5 oy i 6 ere 1, 4 A SA a DE 7 be x TE 22 La Le 3 GE A 7 a 2 4 7 7 & 4 7 re 7 4, 1 5 4 7% 7, Ler 1 CE 22 #5 Ge 70 7 7 U if 7 \u20ac 7 He 7 7 GE 7; à 7 7 > vu 7 % GE 0 7, 4 7 2 % Pp e 1\u20acN 7 % CHE Ca 4 7 / 20 L erre parle avec 7 Z a2 e 7, Gi / 7 CE - % entret t sculpteur 2 > PF on Z e f ain 2 e 7 eS ~\u2014\u2014\u2014\u2014 A «rr élin Cy Pp % oto Errol Gagn 7 ; an Vi Ga A % %; i ia 2 - Moi je ne marche pas.Assez de la répression systématique que chacun de nous doit subillgé Je fais le serment qu'ensemble, nous allons nous relever et consacré toute notre volonté, notre énergie, notre effort individuel et collectif à la juste cause, la noble cause, l'inévitable cause qui est notre libération à nous tous les Québécois.Il faut nous aimer d'un amour sincère, vigoureux et passionné.I nous faut de façon inconditionnelle, nous atteler, nous appliquer à _ tâche.Que chaque respiration, chaque geste, chaque pensée no rapprochent top de la construction de notre nation.\u2014 preter Que le Québec s'harmonise avec tous les pays en voie de libératior ie, En nous entraidant par un véritable pacte d'amitié profonde basée no: plus sur des paroles vides de sens, mais bien sur des actions fécondes, franches.et déterminantes.Partageant.En ayant comme principe que le plus fort aide le plus faible.En nou compromettant.En nous impliquant chacun pour le bien des autres En osant affirmer tout haut ce que l'on pense tout bas.En dénonçant la bêtise.Le mensonge.La violence.L'hypocrisie.En nous opposant ouvertement à toutes les occasions.7 En les créant même.En redéfinissant chacune de nos tâches à accomplir pour le bien d notre peuple.- Mart En nous inscrivant comme solidaires de cette grande armée des peupleäskt sous- développés où la misère, le désarroi, les guerres, les maladies, ! ai famine regnent.Ann Situations meurtrières créées par les usuriers, les vendus, les assassin®&ix que sont les Rockfeller, les Kennedy, les Onassis, les Ford, lef Bronffman, les Desmarais, les Power Corporation, les Simard, led O'Connell etc.Ce ne sont sûrement pas nos politiciens qui de pourront se mettre à nu devant nous, eux, ces baiseurs du peuple._ a Mon geste proteste contre la médiocrité, la fine manipulation, Id, coulage et le gaspillage de nos énergies présentés dans une image poliefuy contrôlée, raffinée et sophistiquée jusqu'à l'écoeurement.Ont co (extrait p.5 \u2018Un geste libérateur\u201d.Manifeste.Février 1974) cher Si | ™ Foo Né en 1929, dans les Cantons de l\u2019Est, le 16e d\u2019une famille de 17M enfants, Armand Vaillancourt reste sur la ferme paternielle jusqu\u2019 2 l'âge de 20 ans et il en assume la charge pendant deux ans.En 1951, il fn; arrive à Montréal et s'inscrit à l\u2019école des Beaux Arts; il en sera expulsé hy deux fois.Auparavant, engagé comme matelot dans la marine mar- = fr 18.area pure panda Fra tique pillanco avi] jécrità gen e pol vie Btiep Beil AS me is | il qande, il voyage entre les ports d\u2019Amérique du Sud, ceux des Grands cs et de la Côte Atlantique.Depuis la sculpture \u201cI\u2019Arbre de la rue Durocher\u201d créée pendant d'il était encore étudiant aux Beaux Arts et qui lui vaudra son second ghvoi de l\u2019école, jusqu\u2019à la \u2018\u2018Sculpture-fontaine\u201d\u201d de la Plaza nbarcadero à San Francisco aux USA, terminé en 1971, le nombre de dilptures produites par Vaillancourt ne se compte plus: environ 1500.iRpendant depuis ce temps, soit depuis son retour au Québec après @n Francisco, c\u2019est beaucoup moins la sculpture que le travail @litique auprès des travailleurs culturels qui permet de situer ses éoccupations et son activité.Je lui ai demandé si c\u2019était là définir frrectement son orientation actuelle et la.base de son implication 0 | illancourt: Depuis 1972-73, il y a eu un tournant important dans M vie.J\u2019ai participé au comité de défense des prisonniers politiques et fi écrit à ce moment-là un Manifeste.Dans ce manifeste, je parlais de ngagement de l\u2019artiste, de sa contribution pour changer ce qui est e politique désuète, ce qui est décadent dans le système dans lequel @ vit: le système capitaliste.Et je pense que ce Manifeste là sur l\u2019engagement social de l\u2019artiste Je à la société marque pour moi un revirement total.Beaucoup de ns me posent la question: \u201cComment ¢a se fait Vaillancourt, que tu ÿ fais plus de sculptures?\u201d - JMa réponse est claire.Je ne fais plus de sculpture parce que j'avais @s le choix de faire un choix, il fallait que je prenne une position.Celle Ze j'ai prise, c\u2019est de m\u2019engager corps et âme dans une lutte active: amener un changement, une confrontation, si c'était possible, avec ; deux forces en puissance: ceux qui veulent que ça change et ceux qui lent que ça change pas.froniques: Avais-tu déjà des idées, des projets sur les moyens à ÿendre pour mener cette lutte active?illancourt: Oui, j'ai pressenti l\u2019importance de ma participation à térieur de l\u2019Association des sculpteurs; je pensais engager une Jerre ouverte contre le Ministère des Affaires Culturelles; essayer de Jouper les artistes qui étaient d\u2019accord avec le principe de base, soit un pnt commun pour rapatrier les fonds ou les argents qu\u2019Ottawa vient tercher au Québec.I! faudrait que la gérance de ces fonds là soit faite ir un comité québécois qui serait organisé de telle façon qu\u2019il encouragerait pas la petite bourgeoisie sous toutes ses formes.Quand { parle des arts, je parle de tous les secteurs, d\u2019un travail à faire pour pnner une conscience nouvelle aux artistes, pour qu\u2019ils prennent leurs sponsabilités vis-à-vis d\u2019une révolution au Québec.{ A partir de 13, je me suis impliqué de plus en plus et j'ai eu de moins J moins de travail.Je n\u2019ai eu aucun contrat depuis 1971.II faut dire 19. que l\u2019écriteau \u2018Québec libre\u201d que j'ai placé sur ma sculpture de SP Francisco a plutôt refroidi les gouvernements.a sur de Le fait de ne plus avoir de contrats, de vivre avec rien, je le vqiif comme presqu\u2019une nécessité parce que je n\u2019aurais pas pu contin 3° ; comme avant sans me considérer comme un gars qui a abandon\" L'engagement que j'ai pour le Québec, c\u2019est un engagement pour ff ! révolution au Québec.Je ne la veux pas comme certaines gens du pa os Québécois: d\u2019abord une révolution bourgeoise, parce que je ne veux p#{\" que les bourgeois qui sont à l\u2019intérieur du P.Q.deviennent gi propriétaires du Québec.Je veux que l'on soit sur ses gardes, bid aiguisés, très éveillés pour pouvoir contrecarrer cette pression là que §* fi P.Q.pourrait avoir sur l\u2019avènement d\u2019un Québec libre.Alors, pot Ling moi, ce serait pas un Québec libre, ce pourrait être un espèce di fascisme.Je ne veux pas qu\u2019on sorte du colonialisme pour tomber dag)'ik un autre.on de Lu oo i Chroniques: Quand tu as écrit \u201cQuébec libre\u201d sur ta sculpture, i\u201d voulais exprimer quoi exactement._ | à gun univ 2 Ciro pr ler ber Vill Hil affai fort J iis; lr ler lr SA mon EY ci 1 § Vo con dou prêt i uy qt a A Cong RY Vaillancourt: Je veux nettement un Québec socialiste, \u2018qui serait basé sur des valeurs réelles.J\u2019en ai parlé dans un Manifeste que j'ai écrit et goù je disais qu\u2019il faut redéfinir l\u2019_éducation, redevenir propriétaires de nos richesses naturelles à tous les niveaux.Il faut que ce soit une # révolution globale, il faut aller vers l\u2019homme universel.Mais avant ça, il faut que nous, les Cañadiens-français, nous renversions toutes les ÿ forces de répression, qu\u2019elles prennent la forme d\u2019un canadien-français, d\u2019un anglais, d\u2019un juif ou d\u2019un américain.Après seulement, on pourra parler d\u2019internationalisme.Je pense qu\u2019il est nécessaire que les ÿ Québécois soient au courant des manifestations et des engagements qui se font à \u2018travers le monde, qu\u2019ils connaissent les forces de l\u2019impérialisme, parce que la libération du Québec passera par la révolution dans d\u2019autres pays et nécessitera des appuis internationaux.D'ailleurs, on devrait se baser sur une analyse scientifique des choses et on devrait laisser de côté l\u2019émotion pour structurer nos positions d politiques.On peut passe permettre de rester isoler, de faire une révolution au Québec à l\u2019extérieur du mouvement international.Au | contraire, la libération du Québec dans un esprit narcissique, ce serait un retour en arrière au lieu d\u2019embarquer dans une ligne de pensée universelle.: 0 Chroniques: Tu es contre l\u2019indépendance du Québec telle que formulée 4 par le Parti Québécois, et tu te bats avec acharnement pour la 4 libération du Québec.Est-ce que le peuple québécois arrivera à se libérer sans passer nécessairement par l\u2019indépendance?§ Vaillancourt: Je pense a I'oppression qui existe entre les pays mais aussi { à la lutte menée contre le capitalisme; plus le capitalisme va être affaibli à travers le monde, plus la répression fasciste augmentera, la torture s\u2019institutionnalisera, plus les pays opprimés devront s\u2019organiser et s\u2019armer pour se libérer.Il faut distinguer entre ce qu\u2019on appelle libération et ce qu\u2019on appelle liberté.Il y a une marge entre les deux.La liberté individuelle, ce n\u2019est pas synonyme nécessairement de la libération d\u2019un peuple.C\u2019est ce qui m\u2019a amener à devoir donner toute mon énergie à la collectivité.Pour arriver à donner le plein rendement à ce niveau, j'ai du abandonner mon propre travail de sculpteur que je crois très valable et même nécessaire à la libération de mon peuple.Si l\u2019art est engagé, si c\u2019est un art qui ne veut pas être fait pour la bourgeoisie, il doit être orienté par une ligne de conduite scientifique, contrôlé à la base, sinon ça ne peut que développer chez l\u2019individu un égoïsme très fort.C\u2019est pour ça que le capitalisme ne peut jamais se prétendre être universel.Il peut étendre sa merde à travers l\u2019univers, comme il le fait très bien, mais il ne peut jamais se définir par l\u2019universel, il ne peut pas atteindre à l\u2019universalité, car il est essentiellement égoïste.La mobilisation est très dure au Québec.Il va falloir s'orienter d\u2019une façon différente pour amener les gens à une conscience collective des événements.Il faut essayer de retracer nos origines, ouvrir la pensée au passé.Il faut que des personnes plus âgées, 21. plus conscientes, fassent de l\u2019éducation.Il est très important qu il y ait une révolution à l\u2019intérieur des écoles aujourd\u2019 hui.La jeunesse aujourd\u2019hui a de la misère à réfléchir par elle-même.Il faut enseigner; aux gens l\u2019histoire du Québec, la vraie histoire, celle qui permette def développer justement cette fierté de ce que nous sommes, une fierté qu\u2019on a perdu actuellement.Ce n\u2019est pas le gouvernement Bourassa qui va nous permettre cette révolution.Il faut voir ce qu \u2018il fait avec les syndicats actuellement.Il désamorce toutes les énergies qui auraien pu, par exemple, amener à une prise de conscience collective.Comme, la loi des mesures de guerre a permis en \u201870 de réprimer la population, la Commission Cliche donne au gouvernement le prétexte qui luif bris permet de surveiller les syndicats pour mieux les contrôler.Cela\u201d n'empêche pas les syndicats de faire leur autocritique et de se Wim débarrasser de la pègre locale et internationale.a perm int ang Québé prempl 10s Hough Quelle lina {him pouty fel it qu est PAS ¥ ter et ylptur pp ho plus Bit hts i | prog Chroniques: Tu parles de la libération du Québec, d\u2019une révolution à faire dans ce sens, quelle serait alors dans ce processus, la place de} l\u2019art?- ; - N Vaillancourt: L\u2019art doit être un art de combat, un art d\u2019engagement, un art \u2018volontairement structuré par une reconstitution de valeurs: nouvelles.La production artistique dans son ensemble, à l\u2019heure actuelle, représente un art de récupération: par exemple, la musique rock dans son ensemble et qui est écoutée à travers le monde est surtout | une musique de diversion, une sorte de drogue qui a eu comme fonction principale de diluer les consciences dans une masse de sons au lieu de permettre le développement d\u2019une conscience sociale.Cette musique.n'est pas toujours mauvaise, loin de là, mais considérée dans sa globalité, elle dessert si- bien le système actuel, qu\u2019elle ne peut pas remplir en même temps une fonction de libération.Ces sons dits de Ë\" .liberté sont en réalité des sons d\u2019aliénation.Cette musique vendue au oo 3 système ne peut pas en même temps servir à le dénoncer.D'ailleurs § SEO quand je condamne l\u2019art actuel, au plan international, même si dans le ¥ système capitaliste, on doit dire que l\u2019art individuel est arrivé à son apogée donc à sa décadence, il reste que quand même, j'ai de la misère à me développer quand je sais que mes frères et soeurs n\u2019arrivent pas à avoir le minimum de sécurité, le minimum-vital.J\u2019arrive pas à me dire: vie j'ai réussi, que les autres fassent pareil\u201d; c\u2019est comme quand le ce 2 capitaliste dit: \u201cécoutez, tout le monde a la liberté de réussir, tous les gens ont la méme chance\u201d.Beaucoup de gens autour de moi, au nom J de leur liberté individuelle, fermeront les yeux; ils sont préts a sacrifier des nations complètes.Pour revenir à l\u2019art, moi, j'ai pas arrêté de faire de la sculpture dans ma tête.J'ai arrêté d\u2019en produire parce que j'ai été forcé, j'avais plus de travail.J\u2019aurais pu essayer d\u2019en avoir aux U.S.A.ou ailleurs.D\u2019ai refusé des contrats pour rester au Québec, parce que je pense qu\u2019il y a quelque chose à faire de bien plus important que mon salut personnel.22. ll est pas pour contredire l\u2019efficacité de mon travail militant comme culpteur; mon travail de sculpteur, je le trouve bien important pour ne ener les gens à la lucidité\u2019et à une forme de pensée, car ma th culpture, c\u2019est un langage, c\u2019est un désir que j'ai de libération; si, par \u201c> passé, j'ai fait des sculptures individuellement, je pense\u2019 que de plus qu plus, mes sculptures sont aussi faites pour inciter les gens Mollectivement À la révolte - pas à la révolte qui n\u2019est pas contrôlée - 9 nais À la révolte qui est progressiste et de type révolutionnaire.in * \"Chroniques: Est-ce que ce qui s'exprime à travers la contre- culture te J §cmble ouvrir une nouvelle voié de contestation de la société f apitaliste?W/aillancourt: Je pense a la semaine de la contre-culture en avril flernier.Je crois que cet événement a été valable dans le sens où il nous 1: permis de regarder où vont les choses.J\u2019ai trouvé ça triste à voir à un i@point que jarrivais presque pas à m\u2019exprimer moi-même dans g'angoisse que j'ai eu à faire face à ça.En voyant comment les Québécois ont été récupérés, comment la culture a été récupérée.Par \u2018Exemple, un gars comme Raoul Duguay, avec toute la force qu\u2019il a, et je Frois que c\u2019est un gars foncièrement honnête, il est en train de se- faire i+ 1 2 .À Ccupérer par les gens de la droite au nom de \u2018\u2018je ne sais quel Christ, ; quelle religion mystique\u201d.Ces mouvements religieux créent une aliénation, des scissions parmi les gens.Un autre exemple, c\u2019est he ; | s ; ~ Chamberland.Ils favorisent l\u2019obscurantisme, ils refusent de voir, pourtant ils ont l\u2019air bien en santé, bien corrects, ils ont un langage Jacile à a comprendre, tellement facile que je me demande comment ça \u2018ait qu\u2019ils n\u2019arrivent pas à bégayer devant l\u2019inconnu, l\u2019avenir qui, de la \u2018acon dont il se projette, est angoissant.Je peux pas comprendre que .es gens n\u2019aient pas cette espèce de sens de la souffrance, du pénible.I ©._% > , .Moi, je me rallie a tous les sacrifiés, les damnés de la terre, comme le dit ja chanson, à tous ces mouvements révolutionnaires, aux gars qui ont fait A la guérilla, à tous les pays du tiers-monde, tous ces prisonniers \u2018gpolitiques, tous\u2018les gens qui ont été torturés.Mais je ne peux pas | comprendre comment des gars comme Duguay, comme Chamberland \u2018Et beaucoup d\u2019autres peuvent arriver à sentir qu\u2019il y a un bonheur qui \u2018peut se faire en dehors d\u2019une collectivité.Comment peuvent-ils parler \u2018Ade cosmos, d'homme universel quand, dans la société dans laquelle ous vivons, ils refusent de donner à la base la conscientisation qu\u2019elle $ | | devrait avoir pour avancer vers un peu plus de lumiére.Chroniques: Dans ce que tu viens de nous dire, on voit très bien les objectifs pour lesquels tu te bats.À court terme, tu t\u2019engages dans une action très précise qui est de règrouper les travailleurs culturels.Comment ça se situe, quels sont les obstacles que tu rencontres, ne serait-ce que l\u2019individualisme du travailleur culturel qu\u2019il faut briser, le mur qui se dresse autour du Ministère des Affaires Culturelles.que tu penses que le front commun des travailleurs culturels, ça peut être Est-ce 23. ee un moyen efficace d'obtenir des résultats à vos revendications, de casser le pouvoir de l\u2019Etat fédéral et del\u2019Etat québécois en matière de politiques culturelles?, , guverné .Vaillancourt: C\u2019est un outil très efficace mais qui va prendi olf probablement beaucoup de tangentes qui n\u2019avaient pas été prévues af r- début.J'avais pressenti le schisme à l\u2019intérieur des travailleurs culturel diet à cause des forces en puissance.Il est certain que les associations ei is place qui sont subventionnées par l\u2019Etat n \u2018ont pas avantage d\u2019essayé i de s\u2019impliquer dans une ligne plus dure, de s\u2019engager dans une lutte df.pi libération.Ce qui manque à l\u2019intérieur du front commun, c\u2019est des genÿ qui se donnent entièrement à la défense de cette cause.Très souvent J'ai l\u2019impression de de pas faire grand chose à cause des difficultéiir! qu'on a de rester à la surface pour ne pas être aliéné, pour ne pas êtr nine noyé dans l\u2019océan de contradictions qu\u2019il y a autour de nous.J\u2019ai besoig bart de toute mon énergie physique, je vis dans une espece d\u2019isolation totalg frisio pour essayer de structurer ma pensée à tous les jours, pour ne Pain tomber dans une espèce d\u2019angoisse qui m\u2019est apporté par le systèmé fe désuet du capitalisme dans lequel on vit.Ca va être aussi difficile dà bèm faire le Front Commun que de faire la libération du Québec et tou profondeur.C\u2019est pour ça, qu\u2019à un moment donné, il faut prendr min position, adopter une ligne et la suivre et ne plus changer à tous les ng jours.Ma position, au sujet du Front Commun, a toujours été la méme hr Je suis là, j'ai envie d\u2019y rester, même si tout se dissout au bout.Disong nil.que le Front Commun existe, mais que dans sa forme prévue, il n\u2019 a pas opérationnel.Il a pris d\u2019autres tendances et à partir de là, on à formé le groupe de l\u2019Atelier Multidisciplinaire qui marche, à peu de choses près, dans la philosophie du Front Commun.Une autre difficulté vient du fait que certains groupes, la'S.A.P.Q., par exemplef, (Société des Artistes Professionnels du Québec) dont les dirigeants, pa, ambition personnelle et voulant la réussite à-tout prix de leu fied organisation, de connivence avec le Ministère des Affaires Culturellegd \u201c k du Québec, essaient de détruire un travail amorcé depuis quatre ans) Wl Ce sont des réactionnaires, des anti-révolutionnaires.Ils neg.comprennent pas qu\u2019ils seront les-premiers a souffrir de ce bien-érefy | immédiat parce qu\u2019ils°charrient 'idéologie bourgeoise.Pour éviter que?pe ce soit Montréal qui contrôle le Front Commun, j'ai proposé une dim structure décentralisée au moment des Etats généraux de la culture à ire Vaudreuil.Mais les associations déjà existantes n\u2019ont pas voulu fléchir dt là-dessus.Ils sont partis, insultés.Ce que je proposais, c\u2019étai ie, l\u2019autonomie de chacune des régions ayant un représentant par, fi organisme régional; le \u2018Front Commun des travailleurs culturels\u201d Ÿ \"\" aurait pu chapeauter l\u2019ensemble de ces organismes, Avant les assises du la Front Commun, je suis allé à la Conférence Canadienne des Arts- ny (février 1973) et j'ai lu un manifeste sur le rapatriement des fonds, sur A f l\u2019Etat et l\u2019art.Les propositions votées par les artistes présents donnent on une bonne idée de nos bases de départ: 1) former le Front Commun des § 24.; réateurs du Québec; 2) convoquer les états généraux de la culture; availler aux rapatriement des sommes consacrées à la culture par le puvernement fédéral; 4) presser le gouvernement du Québec de @pnserver, d\u2019élargir.et de restructurer le Ministère des Affaires ulturelles; S) de promouvoir l\u2019établissement d\u2019une politique culturelle bhérente et dynamique.Je poursuis comme objectif la formation d\u2019un d#ndicat des travailleurs culturels qui devrait se lier, à l\u2019occasion, avec \u2018autres syndicats pour organiser une force de frappe et amener les itorités à satisfaire à nos revendications, dont la sécurité d\u2019emploi et le tinimum vital pour tous les artistes québécois.'hroniques: Tu peux expliquer en quoi consiste l\u2019Atelier Multidiscipli- aire?aillancourt: L'ATEM, c\u2019est un atelier Ymultidisciplinaire qui a Y-marré lorsque j'ai ouvert l\u2019atelier de sculpture à d\u2019autres disciplines rtistiques.C\u2019est un organisme\u2019 qui se veut engagé par une politique e libération et à l\u2019intérieur, il y a des membres qui sont plus ou moins 1gagés dans cette optique là.Il y a un travail de compréhension des toblèmes actuels qui se fait par une collectivité.Ce que je voudrais, fest que ce mouvement là se rapproche du mouvement ouvrier et du arti ouvrier, lorsqu'il y en aura un, pour qu\u2019on puisse arriver à impliquer dans une prise de conscience guidé par le mouvement uvrier.Les gens de l'extérieur peuvent y venir, on forme des équipes de ravail.Actuellement, on a une limite de 100 personnes parce qu\u2019on a bsolument pas d\u2019argent.L'édifice où l\u2019on est est à vendre et si on ne se \u2018Youve pas suffisamment d'argent pour l\u2019acheter d\u2019ici trois mois, il va Milloir partir.\u2018 'hroniques: Est-ce que l\u2019ATEM est orienté dans le même sens que \u2018La lace des Arts\u201d, un atelir de la rue Bleury que tu avais monté en °53 vec Roussil?Waillancourt: \u201cPlace des Arts\u201d \u2018n\u2019a pas duré\u2026moi, je l\u2019ai connu endant quatre ans.C\u2019était aussi un atelier multidisciplinaire.Ca aura ris tout ce temps-là avant qu\u2019une conscience sociale ne s\u2019établisse; il y À.eu depuis \u201853, Roussil, moi et quelques-uns; on a créé par notre Evènement, on a créé des monstres; par la sculpture, moi, j'ai ouvert ar exemple, des sentiers à des gens, des sentiers inespérés, par le côté antasque, le côté showman que j'avais, le côté agressif vis-à-vis de otre culture, le côté presque Don Quichotte avec des moyens de fortune (lorsque je faisais $1.00 je la réinvestissais dans mon travail: ça e pouvait pas faire autrement que de grossir).Alors il y a eu des gars omme Daudelin, des gars comme Jordi Bonnet qui sont venus, des Mars comme Théberge, Trudeau, j\u2019oublie.un tas de noms là, qui sont Senus après et qui ont fini par réussir en tant que sculpteurs, parce \u2018fu\u2019eux autres, ils sont arrivés dans un champ déjà défriché par nous.Robert Roussil est parti pour l\u2019Europe en *58; moi, je me suis ramassé, 25. avai dire non oh B (A 4 bani.Font Quit.M tie ole, Je hols à mat hon 1 poli photo Alex Primeau \u2014 je suis resté tout seul au Québec.Puis, j'ai combattu pendant des Ÿ années en tant que sculpteur; j'étais presqu\u2019un des seuls gars qui, réellement, frappait au boutte au Canada.Et je me suis fait contester; moi, je pense que j'ai été foncièrement honnête dans mon travail.Je ne me suis jamais fait récupérer par la machine.J\u2019aurais eu plusieurs # occasions et ça m\u2019a coûté très cher.Je remarque, parmi les gens avec qui je travaille à l'ATEM par exemple, que la plupart viennent de l'extérieur de Montréal.On dirait que l\u2019énergie vient des régions en dehors de Montréal.Comme moi, je suis une force de la nature, j'avais aucun apprentissage en sculpture quand je suis arrivé à Montréal excepté la volonté d\u2019exprimer quelque chose de dur à dire dans des mots, quelque chose d\u2019incompréhensible, d\u2019illêtré que j'étais parce que je suis jamais allé longtemps à l\u2019école, j'en ai pas eu l\u2019occasion, mes parents étaient très pauvres.L\u2019éducation que j'ai eu, c\u2019est à force de me renseigner, à force de vivre ma vie au boutte; à toutes les fois que j'ai été en face d\u2019une contradiction, qu\u2019elle soit grande ou petite, j'ai jamais accepté d\u2019être dérouté quand j'ai cru savoir que je pouvais garder une position stable devant un fait donné: quand je ne suis pas d'accord, je ne fais jamais de compromis.Par exemple, dans les années \u201950, je suis arrivé à Montréal, j'avais les cheveux longs, la barbe aussi, parce queje 26.RIOR Hive ais Ï be lip | deri fon dh ly =z aes ravaillais sur les bateaux.J\u2019ai commencé à me faire regarder, à me aire contester, puis je me suis dit: \u2018\u201c\u2018Si j'arrive pas à me défendre dans ÿnon physique, ça deviendra bien difficile pour moi de défendre mes fdées quand j'aurai à les formuler devant la collectivité\u201d\u2019.C\u2019est dans ma amille, par mon travail dur sur la terre, que j'ai développé mon sens de la combativité.Ca été une école formidable de prise de conscience de la \u2018éalité.C\u2019est pour ça que c'est important l\u2019adolescence et l\u2019enfance et @'éducation que tu reçois, le travail que tu dois faire: faut laisser aux eunes, comme disait Vigneault, la chance de s'exprimer.Je trouve ça difficile d\u2019arriver à m\u2019exprimer.C\u2019est pourquoi j'ai hoisi la sculpture comme moyen d\u2019expression, j'étais plus armé face à a matière que j'étais armé face aux mots.Co.\u2019hroniques: Comment en es-tu venu a cette prise de conscience Ha vie, même à travers ton travail de sculpteur proprement dit?Bnais d\u2019une façon très rude et assez primaire.Mon engagement social :W'est produit comme ça: je me suis éveillé peu à peu.J\u2019ai eu l\u2019énergie buis la volonté de parcourir l\u2019Amérique pendant une quinzaine l\u2019années en stop, et sur ce trâäjet-là (j'ai fait au-dessus de 100,000 nilles) jai visité les musées et les industries.Je me souviens des usines à ÆDétroit; j'allais à Michigan rencontrer les ouvriers, je m\u2019intéressais à w&beaucoup d\u2019aspects de la vie.J\u2019étais jamais le gars qui disait, je vais In\u2019intéresser a la sculpture.Il n'y a jamais eu d\u2019influence déterminante sur moi, venant d\u2019un artiste ou d\u2019un autre.Je me suis toujours senti isglans l\u2019histoire d\u2019une façon très forte, je pouvais pas faire fausse route, ie me disais: \u201cSi mon affaire est pas vraie, moi qui y ai mis toute «gma jeunesse, toute ma passion, tout mon amour, toute mon angoisse, out ce que j'avais de plus fort, ça, pouvait pas faire autrement que d'aboutir à un objet qui va être aussi passionné, aussi engagé que moi\u201d.dette sculpture 1a, elle était une sculpture qui amenait, qui appelait la (d'évolution.Si j'ai fait des gestes en public c\u2019est parce que J aime le onde; plus jeune, j'étais romantique: quand j'ai commencé a faire ifmes premières sculptures, je voulais les vendre et donner l\u2019argent aux «pauvres.Mais, mon analyse était assez discriminatoire, dans le sens u\u2019aider les pauvres momentanément, c\u2019est acceptable humainement _ parlant, mais çà règle pas le problème foncier; c\u2019est important que \"arrive a sentir le mal dans sa collossalité, dans sa globalité, dans son universalité: les pauvres dans la rue, je ne peux peut-être pas les aider, ais je vais me battre pour qu\u2019il n'y en ait pas d\u2019autres, pour essayer de de riches, plus de pauvres; c\u2019est pour ça que la lutte des classes est aussi fondamentale.Il ne faut pas faire une révolution à mi-chemin, être révisionniste.Il & ffaut que l\u2019ingérence qu\u2019on devra faire dans le système en place soit une politique qui t'a conduit à t\u2019impliquer socialement à tous les niveaux de aillancourt: D\u2019abord, j'ai jamais vécu de façon douillette sur la ferme 27. I a tN N RH a PEN poussée à mort qui va faire jaillir tout ce qu\u2019il y a de possible ekrimi d\u2019impossible pour faire éclater cette masse-là.Je vois ça un peu comm@gxq ça mon engagement social, je le vois à la même échelle que jai vu morpfn! engagement en tant que sculpteur et en tant qu\u2019homme aussi.Mois séjour en Californie m\u2019a donné une drôle de poussée aussi.J\u2019ai véc prie là-bas quatre ans dans une solitude exemplaire et une vie rudimentaire au 757 de la rue Folsom, dans une espéce de grande manufacture.Puig un jour, la ville a mis le bulldozer dans mon atelier sans m\u2019avertirfse probablement pour se venger de mon geste posé lors de I\u2019ouverturduoi officielle de ma fontaine en \u201871.En revenant chercher mon matériel, jqniià m'en suis aperçu.Personne ne m\u2019avait prévenu.J'ai tout perdu commits à Pétaluma où ils ont détruit 40 murales de-5\u2019 x 12\u2019.Depuis mon retouffenh: au Québec, des vandales ont détruit, volé du matériel, des sculptures ef \"presque tout mon équipement de sculpteur: une valeur d\u2019enviromilsi $150,000.00 non assurée.\u2018 ai, tr approp - tole | a = nous produc \u201c photo Marc-André Gagné fash Sul, 5 au Ye i hroniques: Est-ce que tu peux nous parler de tes projets actuels, de n eux que tu entrevois dans les années prochaines?A part la sculpture, \u2018Ye Front Commun des travailleurs culturels, l\u2019ATEM, je sais que tu t\u2019es M intéressé aux questiqns d'ordre écologique, que tu as même des idées 0 précises sur une ville à concevoir, tu peux nous expliquer un peu?MVaillancourt: Je fais un retour à la sculpture.Je fais couler une série de ti@>locs en bronze qui vont servir à faire de petites sculptures.Je ferai des n@montages qui s\u2019apparentent de trés près à l\u2019architecture.Depuis pas al d\u2019années, j'ai l\u2019idée de monter une ville; j'aimerais ça organiser des espaces mais-les organiser à la lueur d\u2019une connaissance sociale.Si on veut la révolution, ça va prendre des hommes pour construire après son avènement.Il faut décentraliser les forces qui sont dans les grandes villes au lieu de les laisser s\u2019agrandir démesurément.Il faudrait qu\u2019il y it, à travers la province, des petites agglomérations avec des industries @appropriées, créées à partir des besoins des gens et de ceux de la collectivité et à une échelle du marché international aussi.C\u2019est pour ça que c\u2019est important de développer nos ressources naturelles gnous-mêmes; si on pouvait prendre en mains tous nos moyens de production, on pourrait produire à partir de la matière brute, la transformer et vendre directement les objets produits en échangeant gavec d\u2019autres pays.Dans ces nouvelles villes auxquelles je pense, le lieu gde travail ne doit pas être trop éloigné du lieu de séjour.Il faudrait les aménager comme des villes-jardins, où l\u2019auto sera bannie et où les gens pourraient vivre pendant leurs heures libres, au lieu d\u2019aller se faire tuer Esur les autoroutes.\u2018Il a fallu 30 siècles à l\u2019humanité pour prendre son élan; il lui reste 30 ans pour freiner, avant le précipice.On a vieilli le ÿ Saint-Laurent de 50,000 ans en 50 ans.Le prolongement des tendances factuelles nous mène à la catastrophe.Un nouveau phénomène s\u2019est introduit: l\u2019accélération.En 50 ans la vie change plus que durant des millénaires.\u201d\u2019 C\u2019est un peu dans cet esprit-là que je voudrais aborder mon travail futur, mais la réalité est autre.Etant donné le système dans lequel on vit et que j'ai toujours contesté, je ne suis pas tellement bien vu par les pouvoirs en place, c\u2019est ce qui fait que c'est Ga Jespérant que les conditions vont changer progressivement.Les projets que je soumets sont la plupart du temps refusés.Il n\u2019y a jamais d\u2019argent ou si peu qu\u2019on ne peut rien faire.f Pourtant, pour les Jeux Olympiques, on va dépenser un milliard de dollars.On aurait pu prendre ces argents pour réduire les écarts entre fies riches et les pauvres, pour construire des logements à prix modiques \u2018fou encore des équipements sportifs pour que les Montréalais puissent s\u2019en servir et faire du sport eux-mêmes au lieu de passer leur temps à regarder les autres en faire.On arrive même pas à avoir un local pour le Front Commun des travailleurs culturels, on a pas d'argent, on est \u2018@ complètement dans la rue: l\u2019argent qu\u2019on a c\u2019est nous qui l\u2019avons mis 29. comme contribution personnelle.C\u2019est presqu\u2019impensable que leg Québécois soient aliénés à ce point qu\u2019ils paient encore des taxes, qu\u2019ils ferment leur gueule et qu\u2019ils votent pour Drapeau.C\u2019est à se demandes si les gens sont conscients de ce qui se passe réellement.C\u2019est pas de leur faute, ils assimilent, consomment et ferment leur gueule; ils font exactement ce qu\u2019on leur a dit de faire.Quand on me dit que j'ai abandonné la sculpture, je réponds que ie - ne I'ai pas abandonné.J'ai un choix à faire qui est de moins en moin un choix: je n\u2019abandonne rien, ce sont les priorités qui changent.Je sui prêt à tout laisser, si c\u2019est vital pour la collectivité.Je suis prêt à sacrifier ma vie aussi, si le temps devient propice et si je crois qu\u2019il faut aller jusqu\u2019à laisser ma peau dans une lutte révolutionnaire pour und société dirigée par le prolétariat.\u2018Cet Mint, pme in ours box K ban Qo qe \u2014 Be a ( Pat ii Nape els Atty Wise ean-Marc Piotte \u201cCette guerre (contre les syn- glicats, J.-M.P.), c\u2019est nous qui la Fagnerons car nous avons l\u2019opi- tion publique avec nous\u201d.Robert Bourassa, 4 mai 1975, Mille-Iles.\u2018 L'existence de certaines formes le banditisme à l\u2019intérieur de la FTQ construction était déjà con- fue \u2014 bien avant la mise sur pied ie la Commission Cliche et bien fivant la demande d\u2019une commission d\u2019enquête de la part-de la CSN \u2014 par les membres de J'appareil syndical de la FTQ et de la CSN, par le patronat dans le recteur de la construction et par le Gouvernement.om reproche souvent aux diri- ggeants de la FTQ de n\u2019avoir rien fait pour pallier à cette situation.(1) Il s\u2019agit là d\u2019un point de vue moral abstrait dans la mesure où il n\u2019a aucun rapport avec la réalité syndicale.Même si les leaders de la FTQ avaient désiré extirper le banditisme prévalant dans les locaux des métiers mécaniques (électricité, plomberie et machinerie lourde), ils ne l\u2019auraient pu: la FTQ a très peu de pouvoirs; elle est en quelque sorte un bureau de publicité au service des Unions internationales, c\u2019est-à-dire américaines et canadiennes qu\u2019elle représente au Québec.Le vrai (1) \u201cLa CSN blame formellement la FTQ, _ses principaux dirigeants, et particuliè- - rement son président Louis Laberge, pour ne rien avoir fait de conséquent afin d\u2019extirper la corruption des rangs de ses affiliés de la construction.\u201d Position de l\u2019exécutif de la Fédération du bâtiment et du bureau confédéral de la CSN, le 7 mai 1975.31. Li pouvoir repose aux mains des Unions qui contrôlent les ressour- de boutique de la Fédération d pris ; ces humaines et financières.La Vêtement est-il supérieur au syn} ; C 3 FTQ est, au niveau des structu- dicalisme d\u2019affaire pratiqué par ldgiksl res, très différente de la CSN: Conseil des Métiers de la FTQjjrifiï Le millionnaire J.N.Godin était-ifjon cour plus fidèle aux intérêts deg in travailleurs que le-\u2018\u201cbandit\u2019\u2019 Déd@i n C Desjardins?En fait, à la FT Qui k comme a-la CSN, la volonté dm maintenir et de renforcir I'orga¥jum nisation face au patronat, alent Gouvernement et à la Centraldymin: rivale entraîne le plus souvent une} union sacrée qui lie ensemble les pie différents membres de tout l'ap Jeter pareil syndical.valeurs - fit que La CSN et Gourer le pluralisme syndical fictim | pes ar fae, Le raf elute Quaint hi CN Jon seu ee, fed y C\u2019est à l\u2019automne \u201872, durant | période de recrutement simultané institué en 1968 par la loi 290, que la CSN demande au Gouvernement d\u2019instituer une enquête sur la FTQ construction.Cette demande, qui intervient donc juste} après le front commun dans le À secteur public et para-public, ne ut i fait pas 'unanimité au sein de la} 3 photo Alain Chagnon / Groupe de photo- CSN.Certains interrogent: com- fis |._ graphes populaires.ment peut-on demander auxff à i | représentants de l\u2019Etat bour- {oun dg celle-ci est plus centralisée et geois, qui viennent de matraquer i 1 possède des pouvoirs face aux fé- les travailleurs du secteur public, Jat, 4 dérations.Malgré cela, les diri- d\u2019enquéter sur des organisations fly, 3 geants de la CSN n\u2019ont jamais ouvrières?Mais cette position dell ky a rien fait, par exemple, pour principe est rejetée: lorsque des Hin 1 remettre en question le syndicalis- bandits nous attaquent, dit-on, on Satin, 3 me de boutique que pratiquait en ne se demande pas si la police est} a, a son sein la Fédération du Vête- ou non au service de la bourgeoi- Hoey ment dirigée par J.N.Godin \u2014 sie.Ce raisonnement percutant puiy devenu millionnaire, on ne sait était appuyé par la majorité au ng trop comment \u2014 avant que cette sein de l'appareil syndical: la ji Q Fédération fonde avec d\u2019autres campagne de dénigrement contre Brain, \u2018 32.\u2019 iy RRR lygla FTQ construction fut donc n lancée.\u20184 La CSN, minoritaire, défen- \u201c#dait le pluralisme syndical qu\u2019elle Midentifiait à la liberté syndicale tout court.Le raisonnement vient de loin: on sait que la démocra- \u2018tie au Canada consiste à choisir \u2018entre le Parti libéral et le Parti *ÆConservateur! Or, la CSN était \"@d'autant.plus minoritaire qu\u2019elle - @venait de perdre un certain nombre de ses membres à la CSD.La loi 290 stipulait que pour être représentative une Centrale devait Preprésenter au moins 20% des tra- fvailleurs.La CSD n\u2019en représen- ftait que 5%.Peu importe: le Gouvernement modifiera post factum la loi 290 afin d\u2019aider ses petits amis de la nouvelle Centrale.Les beaux mots d\u2019ordre de pluralisme syndical, de liberté et de lutte contre le banditisme masquaient des.réalités plus triviales: la CSN construction luttait pour, non seulement maintenir son exis- face à sa rivale, la FTQ.Pourtant, il y avait déjà eu front commun dans le secteur de la Fconstruction: la CSN construction de Montréal avec la FTQ Jconstruction.Mais cela avait dentrainé une division au sein.de fla CSN construction: le secteur de d Montréal s\u2019opposant au reste de la Fédération du Bois et du Bâtiment sur les objectifs de négociation.Ne voulant pas se-soumet- tre aux grandes orientations de #@ négociation tracées par la Fédé- J ration, F.Audet, leader de la J construction de Montréal, et Mi- # avaient été presque exclus de la tence, mais accroître ses pouvoirs Ychel Chartrand qui l\u2019appuyait ~ CSN pour insubordination.Cette menace d\u2019exclusion étant réelle, il y avait méme eu alors des négociations entre F.Audet et Dédé Desjardins pour que les travailleurs que le premier représentait passent à la FTQ construction.La négociation échoua.F.Audet voulait importer à la FTQ ses permanents et son type d\u2019organisation \u2014 qui ne reposait pas comme a la FTQ sur la division par métiers: Dédé Desjardins refusa.En 1971, lors du débat sur le document Ne comptons que sur - nos propres moyens, les dangers de scission, qui avaient pris naissance en \u201868 lors de la création du deuxième front, se précisent.F.Audet, par organisme interposé, engage Michel Bourdon pour faire de la consolidation en province.Après la scission, \u2018la majorité des leaders de la Fédération du bois et du bâtiment étant passée à la CSD, Michel Bourdon deviendra donc le président tout désigné: il peut unir la province à Montréal au niveau de la construction et, en tant qu\u2019ex-journa- liste, il possède les informations et les connaissances requises pour lancer la campagne de salissage contre la FTQ construction.La FTQ et le monopole syndical La FTQ, étant majoritaire dans la construction, favorisait le monopole syndical, moyen privilégié d\u2019accroître la force syndicale face au patronat.Cet argument avait au moins l'avantage sur celui éculé de pluralisme de tenir -33. iitAsiiitine uns REAM ARIA compte de la réalité des rapports de forces.Toutefois, a la FTQ comme à la CSN, ce n'est pas une question de principes qui était en cause, mais une question d'organisation et de cotisations.La loi 290 supprimait les fiefs régionaux contrôlés par la CSN en instituant la négociation provinciale: la province était maintenant ouverte à la pénétration de la FTQ construction.Les grands monopoles canadiens et américains de la construction, habitués à négocier avec les Unions internationales, favorisaient la FTQ construction dans leurs chantiers.De plus, l\u2019efficacité des bureaux de placement de la FTQ fondée sur la division des travailleurs en métiers, permettait à celle-ci d\u2019offrir aux constructeurs une main d\u2019oeuvre qualifiée et mobile en tout temps.Enfin, il semblait aux constructeurs qu'il facile de s'entendre avec Dédé Desjardins, qui discutait augmentations de salaire, qu\u2019avec les gens de la CSN qui manifestaient des préoccupations \u2018\u2018idéologiques\u201d sur la sécurité d\u2019emploi.Le patronat et le Gouvernement favorisaient la FTQ qui leur semblait la Centrale la plus efficace au niveau de l'offre de la main d'oeuvre, la plus \u201caffairiste\u2019\u2019 (2) au niveau syndical et la plus forte en terme numérique.Et la majorité des travailleurs adhérait à la FTQ construction pour des raisons_ similaires: bon système de placement et bonnes augmentations de salaire.La loi 290 instituait une négociation au sommet entre les parties syndicales et les parties patronales: le pouvoir 34.\u201ccelle-ci serait plus l\u2019indexation espérant, du Conseil des Métiers et de so boss, Dédé Desjardins, se renforce face à celui des Unions.L\u2019isolement de la FTQ construction La collusion patronat/ gouvernement/ FTQ construction com-! mence à s\u2019effriter en mai \u201872 lors de la participation massive de à la grève générale.Evidemment, Dédé Desjardins n\u2019avait pas lancé ses troupes dans | up de i ios 02 eur (00 ction, P es dita Dede De Je ses prog 8 prend je Bourass fon la pos las pour dui di Ja bataille pour des raisons idéo-§ logiques.Peut-être voulait-il ac-} croître son pouvoir au sein de la } FTQ ou encore, comme I affirmaient ses adversaires de la CSN, démontrer sa force au Gouverne- § ment dans son désir d\u2019obtenir le: monopole syndical lors des prochaines négociations dans la construction?Quoiqu\u2019il en soit de ses À intentions, la participation du Conseil des.Métiers à la grève de mai a permis à celle-ci de prendre } de l\u2019ampleur et de se consolider.Puis il y a eu les événements de la # Baie James.Le local 791, cette concrétisation exemplaire du banditisme syndical, s\u2019était développé comme un cancer et même Dédé Desjardins n\u2019arrivait pas à le # contrôler et à l\u2019orienter en fonction § de sa stratégie: c\u2019est un des \u201cbras\u201d de ce local qui saccagera le chantier LG-2.La FTQ § construction perd alors l\u2019appui du Gouvernement.Dédé Desjardins initiera ensuite la grève sur par ce (2) Sur la définition de syndicalisme d'affaire, voir mon texte: \u2018\u2018Syndicalisme } d'affaire, de boutique ou de combat\u201d, ronéotypé, Centre de Formation Populaire.\u2018 oup de force, refouler les pres- ions de plus en plus fortes en f:veur d\u2019une enquête sur la cons- ruction.Peine perdue: le patro- at, lui aussi, débarque et prend ÿs distances.Dédé Desjardins avait présumé ie ses propres forces.Ses troupes en prenaient au projet du siècle Je Bourassa et mettaient en ques- gion la possibilité de respecter les @élais pour un autre grand projet, delui-ci du maire Drapeau, les Olympiques.De plus, face au.patronat, il remettait en question sa parole donnée en déclenchant une grève illégale sur l\u2019indexation.Le pouvoir était maintenant prêt à accéder à la demande d'enquête de la CSN, d\u2019autant plus que les policiers de Choquette accumulaient des dossiers sur le sujet .depuis \u201872.C\u2019est dans ce contexte précis que la Commission Cliche est mise sur pied.Il faudrait maintenant savoir a qui a servi cette Commission.Fe \u201cL'essor révolutionnaire est semblable au navire dont la cime des mâts est déjà visible à l'horizon lointain; il est semblable au disque solaire dont les .ravons ardents percent déjà les ténèbres de l'orient et sont visibles du haut de la montagne: il est semblable à l'enfant qui frémit déjà dans le sein de sa mère et qui verra bientôt le jour.Mao 35. p'avalent pis ie Onn y Revol Reni dan Ros on ¥ fasciste 1 ine ute es deux si hou édit Mars à eran Entre Folie et Vérité |} porogr fu foi Il emme, \u20ac RE par pie Jai me wily a dian Des voix s\u2019élèvent de discours direct de propagande Lt partout échouerait sans doute.De Portugal et d\u2019Espagne, ces voix de femmes s\u2019élèvent toutes sous forme de lettres.(1) En ces pays où le mouvement féministe en est à ses toutes premières armes, où la lutte des femmes militantes est loin de rallier les masses, où l\u2019extrême-gauche (mâle) se montre encore très réticente à cette lutte, où les préjugés des hommes sur l\u2019infériorité naturelle des femmes sont aussi tenaces et se manifes- derrière les barreaux Madeleine Gagnon trie Jr ace Mes gu I fie Rassemblées par la missive Jie discrète et pathétique de même ini que par une histoire analogue J ex dans ses formes d\u2019asservissement fq, et d\u2019asujettissement des femmes [fy : par les hommes, une autre réalité Ni ; rapproche ces voisines: la prison.Melty Pour les trois Maria, ce fut le fix ç, régime portugais d'avant la Ré- fit, By volution qui sévit par la censure et Pur tent avec autant d'arrogance ou de j'incarcération.De quoi accu- fir ! subtilité que ceux des Blancs du sait-on au juste ces femmes J,\" Sud des Etats-Unis a I'égard des écrivains qui de toute évidence M Noirs, ces femmes ont toutes a ei : 4 (1) Nouvelles Lettres Portugaises de Maria bith; , choisi pour dire leur revolte, leur Barreno, Maria Horta et Maria da Costa ET indignation et leur volonté de (ou.plus couramment, Lettres des Trois | lutte, la forme la plus quotidienne Maria.) éd., du Seuil 1974; Lettres à une \u2018Tente .Femmes 1975; Journal et Lettres de cy tion, la lettre, comme pour mieux Prison de Eva Forest, éd.des Femmes bi = atteindre le lecteur là où le 1975.mu 36.Pourquoi la prison ? M'avaient milité dans aucune brganisation subversive clandes- ine?On ne le sut jamais puisque Ja Révolution les libéra et les remit dans leur droit de parole ais on peut supposer que l\u2019Etat \u2018asciste ne supporte même pas une lutte sexuelle.Laissons parler es deux signataires de la préface pour l\u2019édition française: \u2018Les trois @Maria avaient prévu qu\u2019elles seraient en lutte a des persécutions, non parce que, comme leurs juges le prétendent, leur livre est pornographique, mais parce qu\u2019il est féministe, écrit par trois femmes, et à ce titre dangereux.Ecrit par une seule d\u2019entre elles, peut-être _aurait-il été interdit aussi, mais il est peu probable qu\u2019il y aurait eu des poursuites judiciaires.Car il serait alors entré dans le cadre de la création fittéraire et individuelle, ce qui reste acceptable.Mais trois fem- imes qui se réunissent pour écrire Jun livre dénonçant la condition fféminine, c\u2019est déjà un noyau d'organisation.Chose inacceptable.Menace pour l\u2019ordre établi\u201d.Quant à Lidia Falcôn et Eva orest, c\u2019est une toute autre histoire.Enfermées, avec d\u2019autres intellectuels espagnols dont Alfonso Sastre, écrivain et mari :#d\u2019Eva Forest et Antonio Duran, pour avoir supposément participé l\u2019attentat dirigé contre l\u2019amiral @Carreno Blanco le 20 décembre ÿ1973 et celui de la Puerta del Sol attribué aux séparatistes basques de l\u2019ETA et qui fit 12 morts, le 13 septembre 1974, elles nient, de- wÉpuis le début, leur participation à \u201cRces complots.Mais ce qu\u2019elles n\u2019ont jamais caché, dans leurs écrits et leurs actions, c\u2019est leur volonté de soutien à tous les peuples en lutte (d\u2019Amérique du Sud, de Palestine, du Vietnam, etc.) ainsi qu\u2019aux luttes.de libération de leur peuple dans cette Espagne où le fascisme est maître; elles n\u2019ont jamais caché non plus leur combat pour la libération des femmes et toutes deux sont à l\u2019origine de la première réunion (en 70) du Mouvement démocrate des Femmes espagnoles.Une seconde réunion devait avoir lieu cette année, mais par solidarité pour son organisatrice Lidia Falcon qui se trouvait en prison, la rencontre qui cette fois devait être internationale, n\u2019eut.pas lieu.Lidia Falcon vient tout juste d\u2019obtenir une mise en libération conditionnelle.Quant a Eva Forest elle doit subir, avec d\u2019autres, un procès militaire.Elle risque la peine de mort.(2) Alors que les lettres de Lidia Falcon et des trois Maria.précèdent l\u2019internement, celles d\u2019Eva Forest nous viennent de sa (2) A l'heure où ces lignes se liront, le\u2019 procès aura sans doute eu lieu.On réalise, après certains acquis \u2014 par exemple le cas Angela Davis \u2014 qu'il est important de monter uhe pression infernationale, pour empêcher les mises à mort, les tortures (et elles existent fortement dans les prisons franquistes) ou encore pour accélérer les libérations des prisonniers politiques.Pour les prisonniers espagnols, la pression monte un peu partout à travers le monde.Pour le moment,ici, ceux qui veulent exprimer un soutien peuvent communiquer avec le Comité d\u2019Amitié Hispano-Québé- cois, C.P.1491, Station A, Montréal.(On sait depuis comment s\u2019est exercée la répression franquiste sur sept prisonniers - politiques mis à mort.De teiles urgences demandent toutes les solidarités disponibles et toutes les manifestations d'appui: plusieurs dizaines de prisonniers les attendent.) 37. i une prison.Qu\u2019elles soient cause ou conséquence de la répression des dictatures, elles nous parlent toutes du plus profond de nos asservissements ainsi que des liens qui nouent jusqu\u2019en nos sexes les fils ténus mais tenaces des pouvoirs qui nous aliènent à la.vie.\u2014 Ironie, combativité désespérance \u201cElles portent le deuil car seule la mort peut justifier leur vie.\u201d (L.Falcon) L\u2019ironie, c\u2019est l\u2019arme des opprimés, a-t-on coutume de dire.C\u2019est assurément celle de Lidia Falcon.L\u2019idiote, a qui sont adressées ses lettres, n\u2019est -nulle autre que sa camarade Eva Forest.Bien entendu, Lidia Fal- côn se considère elle aussi comme idiote.Idiotes, pourquoi?Parce qu\u2019elles (c\u2019est-à-dire, nous toutes) n\u2019ont pas su vaincre; parce qu\u2019elles se sont.constituées (et- l\u2019ont été forcément) \u201cprolétariat de l\u2019homme\u201d; parce qu\u2019elles prennent tous passer pour idiotes\u2014des parades de mode qui constituent souvent le moteur de leur vie quotidienne à la jalousie moteur de leurs amours; parce qu\u2019elles-sont tristes, résignées, hystériques, schizophrènes, subalternes, dévouées, mystiques, frigides, prostituées et pour tout dire, souffrantes; mais surtout parce qu\u2019elles se complaisent à se faire aimer et adorer soumises, et que très majoritairement elles ne veulent même pas s\u2019en sortir, et que, finalement, si 38.les moyens de elles se révoltent et tentent de lutter elles s\u2019isolent de leurs soeurs et de leurs hommes et, comme Eva et Lidia, deviennent | doublement idiotes.Pour comprendre le degré d\u2019asservissement # des femmes espagnoles, dans tous les domaines et métiers de la vie\u2014je crois -que L.Falcôn les f aborde tous\u2014y compris leur asujettissement juridique (justement, l\u2019auteur est avocate), il faut suivre le long cheminement de cette femme à travers l'Espagne, son enquête - maison pénible mais.nécessaire et réaliser la lucidité | percutante de ce manifeste ironique.\u201cNon, je ne me tairai pas, même si,le doigt sur les lèvres ou pointé \u2018sur la tempe, on m\u2019impose silence, on m\u2019effraie de menaces.\u201d (QUEVEDO) Tel est, en exergue du Prologue, ce qui traduit le plus clairement le courage lucide d\u2019Eva Forest.Ne termine-t-elle pas d\u2019ailleurs par | cette phrase reçue de la prison des Bpoyrement | uae ur reser ut fil 7 n'est pas a eve ol per, étouf pus les ensure, SU lifts pidarté | pte jence mon in fra - vence JA hommes et écrite par son mari: § : \u201cNous, nous sommes libres et eux sont prisonniers.\u201d Cela me rappelait ces mots d\u2019un autre interné, Claude Gauvreau: \u201cIl faut poser des actes d\u2019une si audace que même ceux qui les répriment devront admettre \u201cqu\u2019un pouce de délivrance a été conquis pour tous.\u201d (La Charge de l'Orignal Epormyable).Eva Forest, médecin psychiatre, qui, en 66, séjournait à Cuba dans une | \u201cferme du peuple\u201d (elle publia un livre, a ce sujet, en Espagne), qui: milita au parti communiste clandestin, dans les comités internationaux de solidarité et au complète Lely lien; Widen ls, i hese por, Cu oy Det de ls] f lhe t douvement des femmes, ne fait gi qu\u2019écrire a ses trois enfants your rester en vie, se maintenir, malgré l\u2019isolement et les tortures.Ja n\u2019est pas à proprement parler midi texte militant.C\u2019est un cri du peur, étouffé il faut dire, puisque .us les textes sont objet de ensure, sur l\u2019amour, la famille, kgs luttes de libération et la splidarité.Textes pour survivre et fufré-texte à l\u2019éveil d\u2019une cons- Jence mondiale des atrocités du mfgime franquiste.nais di i Les lettres des trois Maria, c\u2019est raiment beaucoup de choses: i onfidences, auto-critique, atta- gues, indignation, révoltes, désir, endresse, colére, amour et en- ore.Cousues d\u2019un lyrisme comme en témoignent les grands Poètes de ce peuple.Mais c\u2019est QÇussi, en ce pays où même la Jauche tend à refuser les paroles Je femmes, courage et acharne- ment à démontrer, preuves à l\u2019appui, que ce combat précis est justifié, non pas à côté, mais en plus de tous les autres combats: Et c'est enfin, dans cet isolement forcé des forces progressistes, effort désespéré de comprendre à trois (déjà noyau d\u2019organisation) non seulement les formes séculaires d\u2019asservissement et d\u2019oppression des femmes mais aussi leur propre aliénation respective: ce qui confère à ces lettres, en plus de leur pertinence sur la scène politique, un véritable statut de procès individuel ainsi que l\u2019authenticité d\u2019une thérapeutique de groupe où, tout au long de leur lecture, l\u2019on assiste-aux angoisses et à la progressions de chacune des scriptrices; au progrès de toutes où la plus douce deviendra la plus combative, la plus ironique éprouvera le lyrisme et la plus agressive cherchera les voies de la tendresse.oo Le plus fascinant, dans ces Nouvelles Lettres Portugaises, par rapport a la conjoncture féministe internationale, c\u2019est sans doute la présence simultanée de deux facteurs: une violence lucide contre le mile dominant et un immense désir de fonder un amour nouveau\u2014un nouvel or- dre\u2014entre femmes et hommes.Pour une fois le féminisme virulent n\u2019est pas sexiste même si leurs dénigreurs les traitent\u2014ex- hutoire facile\u2014de lesbiennes.\u201cVoyager au-delà de ton nom et de tes yeux, faire passer entre eux et les miens un courant unique, notre * pierre, notre père, le pour- rai-je?Transition dont je 39. sais qu\u2019elle mène vers quelque sagesse, où aucun visage ne trouve de repos, où tous sont égaux, adoucis par un amour semblable à celui d\u2019un mort ou d\u2019un vivant véritable qui n\u2019attendrait plus rien sinon la claire espérance\u2014mais non l\u2019espérance en quelqu\u2019un\u2014un amour qui ne serait qu\u2019un état transitoire, quelque chose qui a été, dénué de tout point central, désaxé, un amour sans larmes ni objet de mort, le pratiquer, le pourrai-je?\u201d\u2019 Cette quéte d\u2019amour nouveau, fondé dans I'égalité et la camaraderie, conduit les trois soeurs\u2014en passant par les tendresses et amertumes des toutes nouvelles solidarité femelles\u2014en un constat d\u2019émerveillement, mais aussi en 40.une espèce de désespérancdy © Désespérance à ne pas éprouvd| ce que personne encore n\u2019a trouvé mais non plus tristesse ou abarf don.; | { heres Nouvelles | - lettres | portugaises y Maria Isabel Barreno Maria Ieresa Horta 3 Maria Velho da Costa È mére # Surly Seul Royal de - JEN dde foi e ; = Ækblmed étroman \u2018Chekon' Wid e inne PB Lui 0 hy : igi - \"sans mésestimer notre role, nous savons bien ay 0 _ finalement, que des questions comme celle de Iq\" santé mentale, de l'Ecole, de la Culture, ne song, posées au plus grand nombre que par la lutté lek Politique, et l'action quotidienne par tous les moyensf; La télévision est globalement un tel instrument dq y, propagande du Pouvoir que méme les bribe.gE) d'information honnéte y sont a peu pres noyées.| ; 4 ig (Daniel Karlin, Un autre regard sur la folie, p.343) lye he Mie} | Ete an ca Tang ou Ton ba | + 5 | | Thérèse Arbic isa le noir, Sur la grande scène du Port- % Royal de la Place des Arts était présenté dernièrement un spectacle froid et cruel Visa le noir, tua le blanc de Dale Wasserman, tiré du roman américain One Flew the Cuckoo's nest de -Ken Kesey, ÿ traduit en québécois par René Dionne.- L'action se passe dans la salle de séjour d\u2019une institution psychiatrique.La pièce constitue une charge contre là psychiatrie, les ÿ institutions et la loi et l\u2019ordre qui y règnent.Le héros, unjeune délinquant, arrive à l\u2019institution, dans l\u2019aile réservée aux internés volontaires, après avoir été condamné par un juge à l\u2019internement pour *\u2018agressivité pathologique\u201d.Ce jeune délinquant représente le proto- tua le blanc type du motard, arrogant, déterminé à vaincre.Son comportement est calqué sur le modéle du héros américain.Fier de sa force physique, il étend sa domination sur son milieu et sur les femmes.Il est présenté comme un homme \u2018heureux, déterminé à combattre les injustices par le seul pouvoir que lui confère sa force physique et la \u2018\u2018supériorité naturelle\u201d qui émane de lui.Mais la sincérité et la spontanéité joyeuse du héros ne suffisent pas face à l\u2019ordre établi.Déjà victime puisque réduit à la réclusion, il apprendra à ses dépens que le pouvoir institutionnalisé donne -à ses représentants les outils nécessaires pour mater les résistances d\u2019un jeune \u2018\u2018fou\u201d\u2019.Jusqu\u2019à l\u2019opération chirurgicale qui le réduira au \u201csilence, il luttera pour sauver son 41. intégrité et aider ses compagnons à reconquérir leur autonomie.Mais un deuxième interné non volontaire subit également les attaques de l\u2019ordre.Celui-ci, un Amérindien, résiste par l\u2019absence; 42.il simule le mutisme et la surdité.Après avoir communiqué avec le jeune délinquant, il reprend confiance, mais au retour de la victime qui vient de subir une lobotomie, il s\u2019enfuit dans les bois ons iat?el np airs Lo Mal [a ld, 1 pull de Ay savor 1 une fem masque pduetion | pont de 5 sie, ass a a S'incarment han, les to de nu, un N'a plus t infrmière eu infirm fh groupe puso, & ite, Dun Bien, impi ni monde nmol ge {Human Lan À Dar Ühumans ime Jy ~~ ~~ ~ @près lui avoir donné la mort sous 'oeil complice des internés _vo- ontaires.e Mal et le Bien La loi, l\u2019ordre, la castration sexuelle de l\u2019homme, le \u2018pouvoir du savoir médical prend la forme Bl\u2019une femme, une infirmière, sous e masque de la douceur et de la Béduction.La main de fer dans le gant de velours! Le désir de ustice, la compréhension mais - aussi la faiblesse et l\u2019impuissance incarnent dans le médecin trai- fant, les internés males, le veilleur de nuit, un vieillard ivrogne qui n\u2019a plus rien à perdre et une infirmière jeune et innocente.Les deux infirmiers, seuls prolétaires du groupe, se rangent du côté du pouvoir, évidemment par nécessité.D\u2019un côté le Mal, de l\u2019autre le Bien, impuissant à vaincre, dans un monde corrompu mais qui immole ses victimes pour sauver l\u2019Humanité.L\u2019anti-psychiatrie A partir de ce vieux fond d\u2019humanisme chrétien et d\u2019un sexisme latent (voir les.chroniques pur les pièces de Michel Tremblay @:t Mlle Marguerite, nos 1 et 10; le héâtre de constat ne peut évi- Jiemment pas y échapper) la pièce Flénonce la situation aliénante des internés dans les institutions .flasilaires dans la perspective de l\u2019anti-psychiatrie moderne qui se -Aléfinit comme suit selon Maud annoni: \u201cUne société fait ses ffous, définit leur statut de fous, et Ferée, pour les prendre en charge, une institution qui ne peut que les transformer en objets.Contester cette objectivation ne peut se faire sans remettre en question et les institutions psychiatriques telles que nous les voyons fonctionner, et la psychiatrie elle-même, et le psychiatre dans son statut de représentant du groupe qui le mande, et les sciences auxquelles la psychiatrie se réfère.La réalité de la folie n\u2019est pas niée pour autant; ce qui est mis en cause, c\u2019est son assimilation à une maladie, quand elle est bien plutôt le dévoilement d\u2019un désordre dont ce serait aller beaucoup trop vite que de croire qu\u2019il est essentiellement dans le sujet qui se trouve en Être le porteur\u201d.(Texte de présentation .de Le psychiatre, son \u201cfou et la psychanalyse de Maud Mannoni, Editions du Seuil).Rapports entre I'interné et 'institution À ce niveau, la pièce montre la dépendance de l\u2019interné volontaire face à l\u2019institution et face aux détenteurs du savoir médical.À ce sujet Maud Mannoni précise dans son chapitre sur \u2018\u2018l\u2019institution, comme refuge contre l\u2019angoisse\u201d\u2019: \u2018D\u2019après José Bleger, (in Psycogigiene y psycologie institu- cional, Paidos, 1967, Buenos Aires), l\u2019individu intègre dans son inconscient l\u2019institution comme un schéma corporel, il recherche dans l\u2019institution un support, un appui, une insertion sociale, voire un repère à son identité, une réponse à la question sur ce qu\u2019il est.Plus la personnalité est 43. ._ terné - en immature, plus elle fait-corps avec institution, vécue comme partie d\u2019elle-même.Que l\u2019institution ait sa vie propre, n\u2019empêche pas les individus d\u2019y projeter leur propre réalité (à travers le cadre de leur fantasme) et d\u2019y cristaliser ainsi des mécanismes de défense contre les anxiétés psychotiques, en mettant en acte des processus de réparation.\u201d \u201cles individus aliénés, soumis à des institutions aliénées, renforcent, en un circuit de résistance au changement, la pathologie du champ institutionnel dans lequel ils sont pris.L'institution coercitive et répres- _ sive serait ainsi conçue à l\u2019image des forces répressives présentes en chacun de nous\u201d.Rapports entre l'interné et le psychiatre Quant aux rapports entre l\u2019in- et le psychiatre, la pièce montre comment, au cours d\u2019une thérapie de groupe, l\u2019infirmière contrôle les réactions des internés leur imposant son savoir médical.\u2018\u201cCe que l\u2019anti-psychia- trie (Laing) (1) cherche à préserver, comme dans une analyse, mais.sans le formuler aussi clairement, c\u2019est une forme de savoir jamais donné qui se révèle dans le langage du \u201cpatient\u201d a la fagon d\u2019un événement répétable de dévoilant sous-les défaillances du discours.Elle cherche à mettre en place des conditions permettant au dire de la folie de s\u2019énoncer sans contrainte.C\u2019est du champ du désir et de la jouissance que vont émerger dès lors chez le sujet les obstacles à l\u2019apparition de 44.(1) Psychiatre non-sens qui fait sens.(Ce à quoi le sujet se trouve affronté c\u2019est la recherche d\u2019un signifiant perdu là où le désir est en jeu.)\u201d C\u2019est par la caricature de la dépendance des |: internés volontaires à l\u2019infirmière en chef que se dénonce dans la.pièce le rapport autoritaire- du pouvoir médical sur le patient.Une charge contre l\u2019ordre établi Outre la dénonciation de la psychiatrie traditionnelle, le spectacle constitue une charge | De quel ordre s'agit-il?Nous devons con- contre l\u2019ordre établi.clure qu\u2019il s\u2019agit de l\u2019ordre démocratique sous couverture libérale qui masque les injustices et exerce une surveillance étroite contre\u2019 toute tentative de libération de l\u2019homme.Mais, à ce niveau la pièce dénonce sans proposer de solution et l\u2019analyse demeure abstraite quant aux véritables responsables.Le speec- , tacle, en fait, tente uniquement de sensibiliser le spectateur, libre à lui de trouver sa solution au problème qui, somme toute, lui est passablement étranger.Le lien entre la folie et le pouvoir répressif qui aliène l\u2019homme au point d\u2019augmenter sa schizophrénie et sa paranoïa ou toute autre maladie mentale, ne s\u2019impose pas de soi.Ni la télévision, ni les journaux n\u2019occupent le rôle didactique nécessaire pour accéder à une telle connaissance.Le j théâtre en Amérique et au Québec ne semble pas non plus vouloir i « anglais à l\u2019origine du courant anti-psychiatrique._ pendre #1 ail $ condition ett de | Ls ou Dour 40 bonnaissaf monde \u20ac souriant Burg 5 fe du | Ucture ( eau du fans hs iv, ont dans pouvoir | d'une pa AIles th Apart déto fes exige oan fétiment | hed i Lat it de dg Portemen tli Foucher Mobilier Pour sur ent en th dou] Sin \u20ac fou ju Doug rendre en charge cette respon- abilité, sans doute encore trop ronditionné par l\u2019illusion de iberté de la démocratie libérale.es outils du théâtre Pour accéder à une meilleure onnaissance de la réalité du onde extérieur, le théâtre a pourtant développé des moyens, Flargi ses perspectives du point de fue du lieu théâtral, de la pptructure de ses spectacles et au niveau du jeu de l\u2019acteur, inscrits lans les transformations sociales Transformations qui wont dans le sens de la prise du fpouvoir par la majorité pour d\u2019une part rétablir un meilleur squilibre entre le travail créateur et les tâches manuelles et d\u2019autre fart déconditionner les hommes des exigences d\u2019une société d\u2019a- gpondance qui favorise les uns au [létriment des autres.héâtre descriptif La tâche du théâtre de constat est de décrire fidèlement le comportement des hommes et sa ÿréalité en soi pour sensibiliser et mobiliser.Il s\u2019axe davantage, pour survivre, sur le divertissement en utilisant même la misère et la douleur des hommes.Quand il s\u2019en éloigne, la critique officielle, toujours vigilante et gardienne du pouvoir s'emploie à le dénon- toucher, et non analyser pour cer.(Lire, pour mieux comprendre, les critiques de Martial Dassylva dans La Presse).Le théâtre officiel Le théâtre ne peut pas faire la révolution puisque celle-ci suppose un changement de structure économique.Il ne peut travailler qu\u2019au niveau idéologique et, actuellement, presqu\u2019exclusivement auprès de la petite bourgeoisie, les ouvriers étant exclus des salles de spectacles soit par désintéressement, à cause d\u2019habitudes culturelles différentes, soit pour des raisons d\u2019ordre financier ou encore parce que le théâtre n\u2019a pas su traiter les questions fondamentales qui les concernent directement (et aussi très souvent à cause d\u2019une langue inaccessible à la majorité).Une expérience à oublier Visa le noir, tua le blanc demeure un spectacle de divertissement malgré les problèmes qu\u2019il expose puisqu\u2019il ne réussit pas à nous intéresser à la maladie mentale et à la situation des malades dans les institutions asilaires aliénantes.À la Place des Arts, le public a vécu, s\u2019intégrant comme voyeur passif à la représentation de la folie, quelques heures cauchemardesques qu\u2019il tentera rapidement d\u2019oublier, pour mieux survivre à son tour. formes des choses, peinture de la vie Laurent-Michel Vacher - Une rue pas comme les autres A Montréal, j'habite depuis plusieurs années sur la rue Saint-Denis près de la rue Sherbrooke: je suis donc, au moins quant au lieu, bien placé pour avoir pu observer l\u2019apparition dans ce quatier d\u2019un secteur d'activité nouveau, celui des galeries d\u2019art.Je voudrais à leur sujet proposer quelques réflexions.Une aire culturelle Depuis déjà bien longtemps, la rue Saint-Denis a cessé d\u2019être une artère bourgeoise: le Quartier _Latin a disparu, les professionnels aisés sont partis.Y logent actuellement surtout des travail leurs, des étudiants, des chômeurs, des jeunes, employés ou 46.oe marginaux, ou encore des personnes âgées.Guère de familles, \u2018| Des beaucoup de\u2019 célibataires.maisons de chambres, plus rarement de petits blocs apparte- 1547 Sank {PRES MAISOMNE ments.On ne peut pas dire que la : rue Saint-Denis soit une rue résidentielle, ni artère très commercante vouée au clinquant des vitrines, des néons et de la publicité (aucune comparaison avec la Plaza Saint-Hu- bert): elle accueille cependant de nombreuses boutiques; généralement assez petites, et elle est active et passante bien que rarement encombrée.Depuis _ quelques années, elle a nettement fixé son nouveau visage public: une rue à caractère \u2018\u2018jeune\u201d\u2019 et \u201cculturel\u201d (au sens le plus vague vraiment une | fect oy tle à 0 bbs fhe ith ; iri tel Mig in ly Jo, ba 1 tang\" I Ji Main XI es, ÿ ld rue e saint denis lârelev CHOIX DE GRAVURES A COMPTER DE $20.00 Ceramiques - Tapisseries - Peintures f\\ LalternatiF TOUS LES DISQUES! Rock, jazz, classique.IMPORTATIONS 1587 Saint-Denis Mtl.(PRES MAISONNEUVE) 845-8887 Librairie , Encpclopedigue Librairie Ancienne et Moderne ~ Au coeur de Montréal, sous un méme toit, un service complet de librairie 1635, rue Saint-Denis 845-0911 ANDRE ET MICHEL GAGNON 4012 ST.DENIS MTL.843-8410 CERAMIQUE - POTERIE BOUTIQUE D'ARTISANAT de ce terme).On y trouve en effet côte à côte plusieurs librairies, la bibliothèque nationale et la cinémathèque québécoise, le Vidéo- graphe, les Editions de l\u2019Aurore (après celles du Jour), diverses boutiques d\u2019artisanat ou de bijoux Jd'art, plusieurs cafés, discothèques, bars et \u2018bons petits restaurants\u2019\u2019, l\u2019Alternatif et les bureaux de Mainmise, le Centre de 3611, rue Saint-Denis Métro Sherbrooke TEL.: 845-3898 GALERIE (a SIGNAL La Société des Artistes Professionnels du Québec vous invite à l'exposition de sérigraphies D\u2019HENRi BETTINVILLE et des sculptures de CLAUDE PILOTE Jusqu'au 30 septembre 1975 4545, rüe St-Denis, Montréal, Québec, 845-1739 NBALCON les images \u201cVARIATIONS IMAGIQUES \u201cSUR UN THEME DE MAURICE RAVEL\u201d jusqu'au 18 octobre 1975 * 2031 Saint-Denis, Montréal.Tél.: 843-7720 mar.mer.sam.dim, de 12 à 18 hres.Jeu.ven.de 12 à 21 hres.CHARLES E.BILLARD LTEE METIERS À TISSER \u201cLECLERC\u201d & ACCESSOIRES COTON, LIN, LAINE LAINES QUEBECOISES \u201cLA-MIEUX\" LAINES CANADIENNES \u201c_ LAINES SCANDINAVE \"CUM\" (POUR TAPISSERIE, CROCHET, TRICOT) TOISON, LAINE CARDEE LAINES FILEES MAIN 1579 ST-DENIS, MONTREAL H2X 3K3 TEL.: (514) 288-7960 BERRI-DEMONTIGNY formation populaire, la Grande Passe et ainsi de suite.Avec la proximité du Cegep du Vieux- Montréal, l\u2019ombre de la future UQAM viént naturellement ra- fermir cette orientation.En même temps, l\u2019emprise de la pègre se fait sentir, des restaurants briilent mystérieusement la nuit, le commerce des drogues est florissant et la prostitution, bien que peu 47. tours.Alors que les \u201crues à la mode\u201d du centre-ouest sont en déclin relatif, conquises de plus en plus par l\u2019élément anglophone et par une génération plus âgée, la rue Saint-Denis, au coeur du centre- sud, semble un candidat tout désigné pour les supplanter auprès des promeneurs francophones et plus jeunes.Sans tapage, sans arrogance, sans faux cosmopolitisme, elle attire toute une frange des nouveaux \u2018\u2018sorteux\u201d.Avec l\u2019ouverture, il y a quelque mois, du restaurant \u2018\u2018Le Faubourg Saint-Denis\u201d, les ingrédients pour attirer un public plus affecté et refaire une sorte de rue Crescent en plus sobre et moins richement commercial, ont bien failli \u201cprendre\u201d \u2014 mais ce fut le feu qui prit, y mettant bon ordre.La rue Saint-Denis reste donc instable et marginale, bien que ses succès \u2018\u2018sociaux\u201d se multiplient.Disponible pour un nouveau snobisme, elle parait prête à devenir son propre mythe si l\u2019occasion s\u2019en présentait: elle reste, en attendant, un carrefour plutôt vivant et sympathique.(1) Quelles galeries ?C\u2019est dans ce contexte rapidement résumé qu\u2019à côté de cette vénérable institution qu\u2019est la très traditionnelle galerie Morency, ont ouvert coup sur coup la galerie La Relève, la galerie Signal (de la Société des artistes profes- - sionnelles du Québec),-la galerie Claude-Luce et, tout récemment, le Balcon les Images.Avec, sur la 48.d\u2019une galerie Média rajeunie, 1: présence toute voisine de l\u2019Asso- Sanguinet vient- indirectemen renforcer cette implantation.II est manifeste que quelque chose nait et se consolide dans le secteur de Quoi exactement?et l\u2019affirmation de l\u2019identité québécoise, tant dans le domaine politique qu\u2019aux niveaux social, culturel et linguistique; a donné naissance à des surgissements et à bles et dont nous aurions ic comme l\u2019un des derniers épisodes.(2) La montée d\u2019une nouvelle miste, nationaliste, plus ou moin aisée (quoique jamais riche), a - couche sociale scolarisée, réfor- Elle aire créé un réseau d\u2019activités cultu-; relles spécifiques et nouvelles.Ainsi, alors que la plupart des galeries étaient nettement cana- apparente, prospère aux alen- rue Rachel, la relative proximitéjont{ des ateliers de gravure Graff ets Arachel et I\u2019emménagemen tiger prplcemé lo rés pr les ciation des sculpteurs du Québec, gue de du Conventum et de l\u2019Atem rueknts bois rane, e mobile présente \u20ac eno arts plastiques rue Saint-Denis Jen, par aussi pre En premier lieu, je crois qu\u2019il phones, 2 - s\u2019agit d\u2019un phénomène dérivé def la vague nationaliste: la conquête#\" deM | y'avait | Les Deux pile (La gon, ie.Mais on à phénomèn des déplacements partout repéra-flilke ildelame § sumvi et d facteur st ne date + diennes ou \u2018\u2018canadian\u2019\u2019, au mieuxd- montréalaises, ou encore \u2018\u2018inter-i nous voyons; nationales\u201d, etc, surgir des galeries qui s\u2019entourent d\u2019une atmosphère et se donnent! une \u2018\u2018image\u2019\u201d\u2019 particulièrement québécoises faites de riens, de la (1) Sans oublier les efforts étouffés de plusieurs groupes, faute de licence qui d'alcool, faute de céder aux chantages de la petite pègre, ne peuvent vivre ous survivre.(2) Lire dans ce même numéro la contribution de Philippe Haeck sur cette question! (rubrique Débat(s)).) por es de la mu {entree dés l'est tls, yo, area Mais §; huge I Sempéche Hts f {ney tit di, Well Kent à lag | £ thy (9 ju convergence de petits signes, d\u2019attitudes, d\u2019ambiance.Elles se emplacement (quartier français), par les locaux occupés et leur genre de décoration (appartements rénovés, planchers de bois franc, pas de luxe excessif ni #de mobilier ultra-moderne), par la présence de responsables , ou d'employés francophones seulement, par le choix des artistes aussi presque jamais anglo- Aphones, par les visiteurs même.411 y avait bien par-ci par-1a, soit hors de Montréal (Georges Dor, gles Deux B, L\u2019Apogée) soit en dville (La Sauvegarde, Bourguignon, etc\u2026) quelques précédents.# Mais on dirait à présent que ce ÿ phénomène prend une ampleur nouvelle et tente, avec les galeries de la rue Saint-Denis, d\u2019asseoir sa survie et de s'imposer comme un facteur stable.Il n\u2019y avait jusqu\u2019à une date assez récente, qu\u2019une d seule aire d\u2019implantation viable pour des galeries d\u2019art (sur et près {de la rue Sherbrooke dans le 4 centre-ouest): un déplacement vers l\u2019est semble bien en voie de réussir.L'agréable et l\u2019informe Mais sans faire preuve d\u2019une abusive méfiance, on ne peut s'empêcher d\u2019entrer dans ces galeries avec une prudence soupçonneuse.D\u2019abord parce qu\u2019on sait d\u2019expérience que cette nouvelle identité culturelle (dont elles sont un cas particulier) charrie le meilleur et le pire, le courageux et le récupérable, l\u2019authentique et le frelaté: comme si le système avait compris qu\u2019à force de laisser proliférer sous des formes inoffensives les signes culturels de l\u2019identité québécoise; on finirait par créer une sorte d\u2019illusion générale de libération et de reconnaissance (combien de jeunes ne se soucient même plus de la question politique de l\u2019autodétermination du Québec simplement parce que, pour eux, c\u2019est comme si l'indépendance était déjà faite, le Canada n\u2019existait plus \u2014 miracle de l\u2019apparence!): Ensuite parce que la formule de la galerie traditionnelle y est trop parfaitement reproduite: à peu de choses près, on peut dire que ce ne sont pas des lieux vraiment autres que les super-boutiques de l\u2019ouest: seulement leur décalque légèrement adapté à un public nouveau.Il faut donc entrer et voir de plus près.Justement, les trois galeries les plus typiques (3) viennent de nous offrir des présentations de groupe: ces expositions collectives ont l\u2019avantage de faire ressortir les traits communs, les grandes orientations, l\u2019esprit général.Tout d\u2019abord, c\u2019est le règne d\u2019une certaine qualité: le produit est propre, bien fini, bien présenté, quoique modeste.Pas d\u2019extravagance, pas de luxe excessif dans les moyens, pas non plus de laisser-aller ou de paapérisme.Ces produits ont une taille moyenne inférieure a 60 cm (3) Galerie Claude-Luce, 1637 Saint-De- nis; Balcon-les-Images, 2031 Saint-Denis; La Relève, 3611 Saint-Denis.Au passage, il faut se - demander comment J.C.Leblond, dans le Jour, peut bien mettre à part La Relève: l'interchangeabilité absolue des oeuvres est pourtant évidente, un peu de prétention en plus n\u2019y changeant rien.49. i hi RAS CAS SH TAN AD d AL pti tate vent SAS js ALT densité, jut 4 b sbstract purent d'à p inform mes, pl SEE 2 photo Benoit Champroux uo .cis 8 4 2 .{ À x 45 cm.(La proportionalité intensité iconique {c.-a.-d.sonf bp \u201cartistique\u201d prix-format n\u2019y est éclat et son caractére précieux \u2014} d évidemment pas étrangère.) C\u2019est - sa prétention 4 une autre perfec-§ 1 l\u2019eeuvre d\u2019art sous sa forme la tion).C\u2019est fait en général avec} plus simple, qui n\u2019hésite pas à moins de richesse de moyens que} reposer sur une certaine perfec- ce qu\u2019on voit dans les galeries def i tion matérielle pour rehausser son l\u2019ouest, mais le principe est lef - héme.Rien d\u2019étonnant a cela: les aleries de la rue Saint-Denis sont es galeries conventionnelles,.sades, modérées en toute chose, qui uivent sans écarts les recettes les mieux assurées.| Ensuite, un rapide recensement diontre la place prépondérante |e l\u2019abstraction.En tout premier diennent d\u2019abord les oeuvres du jtyle informel; le plus souvent nformes, plus ou moins empâtées \u2014 et pateuses, vaguement gestuelles, gribouilleuses ou confuses, parfois mélées de suggestions figuratives incertaines: bouillie plus trouble qu\u2019autre chose, supposément chargée d\u2019expressionnisme affectif et qui sert à bon compte d\u2019alibi esthétique pour les projections émotives les plus trompeuses.On trouve au second rang l\u2019abstraction rigoureuse, formaliste, do- -minée, plus géométrique, intel- ftonald Arès Bergeron \u201cECRITURE SONORE EN SUSPEND\u201d a.photo Benoît Champroux 51. lectuelle et froide à côté de la première, mieux maîtrisée pour être, de façon toute moderne, un facteur décoratif en même temps que hautement culturel.Le \u2018\u201chard edge\u201d et les couleurs unies se substituent tout simplement au flou et aux mélanges ou superpositions: les deux pôles de l\u2019abstraction sont complémentaires, ils assurent la reproduction réconfortante de la dualité sentiment-* intellect.Quantitativement, c\u2019est la figuration poétique qui suit en troisième place: représentée pres- qu\u2019exclusivement par des femmes, elle unit la finesse du dessin, les libertés prises face aux canons du réalisme, la fantaisie des rappro- fantine.A part quelques rare gravures \u2018\u201cpop\u201d\u2019 et, à l\u2019occasionf des photos \u2018\u201cd\u2019art\u201d\u2019, ceci résume 1 totalité de la production offert dans ces galeries.Beauté douk teuse, facile, inconsciente, qu rassure par sa facilité même familière et décorative.Peu d\u2019if magination, peu de profondeur aucun engagement.Ce qu\u2019évoque cette production, c\u2019est la chaleug du.foyer.Refuge face aux dan gers et aux exigences du réel, ce art invite au repli.: Telle est la triste histoire de | rue Saint-Denis, de ses galeries e de son art: un art d\u2019agrément.\u201c dt hl REG) Bh Wien Mine Bit fe Mone § ning Fl rang \u201cRENE des {ty Ae : Jura] Penn nette D Pls pu Magy bi Pour ke wm] télévision/idéologie 25108 mR éjean Jacques det A n récit de presse, démission de L\u2019éditorial LA FASCISATION DU REGIME (Chroniques, No.(0, octobre 75) a montré que le lurcissement du pouvoir est un \u2018symptôme des tendances à la ascisation inhérentes au capita- isme monopoliste d'Etat en cri- Fe; un indice parmi d\u2019autres: un lus grand contrôle par la bour- eoisie des appareils idéologiques l'Etat.Actuellement, au Québec, e journal La Presse, comme \u2018information télévisée, est certainement l\u2019un des média d\u2019informa- ion écrite parmi les plus efficaces, es plus rentables non seulement pour masquer cette tendance mais aussi pour déplacer les contradictions internes de la classe dominante qui ressortent plus clairement dans une telle situation.La démission de Jérôme Choquette comme ministre de l\u2019Education est une conséquence concrète de ces contradictions internes, ce qu\u2019en disent l'éditorial et les informations de la Presse du samedi 25 septembre est un exemple concret d\u2019un travail idéologique qui tente de sauver l\u2019image de la cohérence du pouvoir._La Presse transmet intégralement le discours officiel: la lettre de démission de J.Choquette, la 53. RAC ESE MEERA A HERI A \u2018 réponse de R.Bourassa.Puis elle consacre à cet.événement son éditorial et presque trois pages d\u2019information.Mes questions sont: 1.quels liens entretiennent ces discours?, 2.comment le discours de l\u2019information repro- duit-il le discours officiel avec lequel il se lie, comment détourné- t-il celui qu\u2019il veut discréditer?, 3.à l\u2019intérieur du journal, les textes d\u2019information emboîtent-ils aveuglément le pas derrière l\u2019éditorial malgré la reconnaissance du .\u201cdroit a la dissidence idéologique de ces textes par rapport a l\u2019éditorial (la position officielle du journal)?\u201cles commentaires, analyses, chroniques et autres écrits a l\u2019exclusion des textes d\u2019information ne doivent pas être hostiles au journal La Presse ni à son orientation idéologique\u201d (Conven- - tion collective, article 7.10, a et b).L'écriture officielle Dans ces lettres, les contradictions internes sont un principe inhérent à là démocratie: Cho- quette exerce son droit à la dissidence, son droit individuel, Bourassa en tant que \u201cChef du Gouvernement\u201d accepte la reconnaissance de ce droit à l\u2019intérieur du système et de son parti.Les valeurs mises de l\u2019avant sont les mêmes: \u2018\u201cuniformité, sagesse, justice\u201d (Choquette), \u201csolutions justes et équitables pour tous\u201d (Bourassa).Il s\u2019agit moins pour la classe dominante d\u2019expliquer les conditions objectives de ce conflit que de se protéger contre son 54.mêmes risquent d\u2019accentuer Iz \u2018est ennemi de classe (la majorité deg consommateurs de l\u2019information)f Du politicien, on donne l\u2019image A du devoir, a ou les contradictions internes remise en question du pouvoir, i important pour dominante de conserver SO SENS DU POUVOIR.Face au classes exploitées.L'\u2019institutio tout en déplaçant les enjeux du conflit.Le discours de Bourassa laisse croire que les difficultés que: rencontrent la Loi 22 ne sont que des problèmes d\u2019application et que l\u2019inefficacité n\u2019est pas celle deb -la Loi mais plutôt celle dung individu\u2019 qui n\u2019a pas su trouve ue une \u2018\u2018solution raisonnable\u201d.L\u2019éditorial Contre l\u2019inefficacité de Choë quette, La Presse, dans so titrage, propose un geste, signe d l\u2019efficacité de.Bourassa: \u201c\u2018J prends les mesures pour vous remplacer\u201d.gique, oriente la rité, du pouvoir, de l\u2019efficacité.f Cet un discours répétitif, nonf fi analytique.L'éditorial de Marcel Ada à l\u2019idéologie mise en place dans laf lettre de Bourassa, en assure laf\" consolidation: \u2018Dans x tous le + Bours de l'homme respectable, respon® sable: Choquette parle de son seng quatre reprises Bourassa parle de la responsabilif té du gouvernement.Au moment raison \"fons pr cete le ajo tt del\u2019 i la p léprou Fn po la classd: Tec son po P maj SP ; À: liment politique réaffirme son autorité.prem \"cation imméd ci voi 17 celte le imation ponsabil ine si ima gory Rely sn BE auss i dif) Par cela, elle choisit Buy déjà son champ d\u2019action idéolo# lecture du \u201cDans ce contentieux dont on ne connaît pas encore tous les dessous, c\u2019est M.Bourassa qui paraît avoir raison.Malgré les inperfec- tions prêtées par beaucoup à cette loi, le gouvernement a aujourd\u2019hui la responsabili-_ té de l'appliquer.Et on doit lui laisser le temps de l\u2019éprouver dans la pratique.Un gouvernement qui se respecte et qui a mis tout son poids derrière une loi majeure, se discréditérait lamentablement si à la première difficulté d\u2019application de celle-ci, il donnait immédiatement raison à ses critiques, avant même d\u2019avoir vraiment fait le test de cette législation\u201d.~~ ÿ Encore une fois la même gfirmation de l'autorité, de la sponsabilité, de l\u2019efficacité, la ême structure de discours, la pnfirmation du discours auquel éditorialiste emprunte comme n calque toute son argumenta- gon, son idéologie.L\u2019éditorial «qoute aussi, il doit discréditer.\u2019 es difficultés d\u2019application dont parle Bourassa sont devenues ici passagères et localisées\u201d.La duction des difficultés construit mage de l\u2019inefficacité de Chouette.On l'attaque sur son sens ?la pratique.On lui reconnaît ès principes - je montrerai plus in comment ils sont mythifiés - ais on organise un récit qui nte à démontrer que dans la ratique, Choquette ne respecte ps ses engagements de principes.il n\u2019est pas capable de les respecter, il en est le premier coupable: .\u201cle nouveau ministre de la justice comprend tout à coup que ce chapitre de la loi est innappli- cable, principalement à cause de l'amendement qu\u2019il a lui-même fait introduire\u201d.Coupable à cause de contradictions individuelles, personnelles.En cela la structure de l\u2019éditorial respecte l\u2019organisation du discours de l'autorité, en emprunte le type de déplacement.- Les informations Les textes d\u2019information répètent fondamentalement les lettres et l\u2019éditorial, en charient les mêmes valeurs.La pluralité des informations (des opinions de Yves Leclerc, de Paul Longpré, de Marcel Desjardins, de Lysianne Gagnon) projette l\u2019image de la liberté d\u2019expression à l\u2019intérieur du journal.Dans la pratique, ces textes emboîtent le pas: \u201cCho- quette a choisi de rompre les rangs\u201d, \u2018M.Bourassa faisait savoir qu\u2019il ne le retenait pas et confiait le portefeuille délicat de l'éducation de M.Choquette\u201d, \u201cle premier ministre a fait immédiatement appel\u201d, \u2018\u2018que le chef libéral s\u2019est engagé à maintenir\u2019\u201d, \u201c\u2018la solution de Choquette est, elle aussi, ambigüe\u201d.Pour le démontrer, Lysianne Gagnon emprunte son argumentation a Bourassa lui-même: le critère de \u2018la langue maternelle n\u2019est pas clair; que faire avec les \u2018mariages mixtes, les immigrés bilingues ou .trilingues\u201d.Bien plus, la solution 55. eee de M.Choquette serait anti-dé- mocratique puisque \u2018\u2018seuls les anglophones auraient le libre choix\u201d.M.Choquette exerce- rait-il personnellement un droit (à la dissidence) qu\u2019il veut refuser à la population?Dans le sillage de ; l\u2019éditorial, [l'information laisse croire aussi que c\u2019est Bourassa qui a raison.\u2018 Les héros, le récit mythiques Le déplacement du conflit historique avait été d\u2019abord inscrit dans le discours officiel de Bourassa: il réduisait l\u2019inefficacité de la loi et ses énjeux a l\u2019inefficacité d\u2019un individu et à son défi personnel.Il personnalisait l\u2019échec, effaçait le rapport de l\u2019individu à la société, réduisait donc le conflit à des contradictions individuelles.À la critique, il proposait, imposait, par autorité, une grille d\u2019analyse idéaliste du pouvoir.De son côté, l\u2019infor- \u2026 mation qui se lie avec le discours officiel, qui a les mêmes intérêts de classe, travaillera à la répéti- tition a-critique et secondairement a transformer par renforcement ce discours en un récit mythique qui vient donner raison aux valeurs mises de l\u2019avant par l\u2019autorité.Le récit mythique résoud l\u2019énigme, trouve la solution: \u201cLa démission spectaculaire de M.Jérôme Choquette du cabinet et du caucus de son parti est conforme au .style de cet homme imprévisible, courageux et honnéte bc lui ME 6 ni cl ner ps.\"Car Un coup de théâtre, il n\u2019en fauk!'.pas plus pour que l\u2019hom Want devienne un héros antagonistel,, i yi positivement, il est \u201c\u2018courageux, pres honnête\u201d, \u201cimpartial\u201d, \u201c\u201cmoral\u2019À pifgi négativement, il est \u2018\u201cimprévis@ kil ble\u201d, son \u201c\u2018jugement n\u2019est Paying toujours sans faille\u201d: A la foif pe l'ange et la bête.Le même schémf, \u201cae se répète dans les textes d\u2019infoi ns sont Le mation: d\u2019un côté, \u201cl\u2019homme clé\u2019, \u201c\u2018puissant\u2019\u2019, \u2018\u2018brillant\u2019 \u201cperfectionniste\u201d, \u2018\u2018idéaliste g néreux\u201d, \u2018\u201c\u2018débonnaire\u2019® \u2018\u201c\u2018incorn ruptible\u201d, de l\u2019autre, émotif ( fond en larmes à l\u2019Assemblée ne tionale), \u2018\u201cnaïf peut-être\u201d, \u2018\u2018bru tal\u201d, c\u2019est un \u2018\u2018transfuge\u201d, u tenant de \u2018\u2018la ligne dure\u201d, d \u201cLaw and Order\u201d, \u2018l\u2019homme fer des mesures de guerre\u201d, solution -qu\u2019il propose est \u2018\u2018dra§ conienne\u2019\u2019, \u2018son attitude est ir transigeante\u201d, sa démission l'effet d\u2019une \u2018\u2018bombe\u201d.Bref, \u201c# est mal dans sa peau de justicie de service, c\u2019est un tendre qui porte mal le masque\u201d.\u201c\u201cIssg d\u2019une grande famille de juristes \u20ac de libéraux\u201d, il a failli à la tâch \u201cle démissionnaire Jérôme Chdg quette\u201d.Tout le récit tend ; démontrer que le héros n\u2019a pas st transgresser ses contradictiony humaines-et que c\u2019est pour cel: qu\u2019il a échoué dans la pratique La passion a triomphé sur I raison, le mal sur le bien.La lof demandait de la souplesse, I'i transigeance de Choquette rendu cette loi inapplicable.C'es§.un héros déchu, c\u2019est la \u201cchute du ministre\u2019\u2019.Le chef est \u2018\u201ctroublé\u201d§ mais d\u2019un jugement q n\u2019est pas toujours sa faille.\u201d 1 Ris lui ne se laisse pas emporter «gr ses sentiments.L'autorité spi- uelle intervient, trouve un autre 3 \u201cGarneau le plus puis- nf omy oni ge Nora tig sn la fg che inf m lant a \"med Autant de clichés dramatiques, tant de valeurs morales mythi- es proposent, imposent une ture idéaliste du pouvoir, assu- issent les lecteurs à une con- mmation passive qui les exclut mme force active de l\u2019histoire.ins \u201c\u201cl\u2019arêne politique\u201d, les ros sont les substituts de nos gestes et de nos paroles, la mise en scène et le récit fictifs, les substituts de notre histoire réelle.Est-ce cela l\u2019impartialité, la neutralité, l\u2019objectivité dont se réclame l'Information actuelle?Est-ce que la liberté d\u2019expression serait un droit que nos journalistes ne sont pas en mesure d'exercer?Quand auront-ils fini de nous raconter des histoires à dormir debout? - pad le cinéma, bien, - vd 4 mais plus que le cinéma y à nt de dis : pis\u201d ci , .- ) el Patrick Straram le Bison ravi por : _ by di Le problème est de savoir si on écrit l\u2019histoire parle ou si on crée une mythologie.vu Il n\u2019y a pas d\u2019art neutre: la neutralité de l\u2019illu- fine sion est une illusion de neutralité.fn rien ne disstmule mieux la réalité que la | simulation de la réalité.as da Le cinéma est l\u2019art de toutes les simulations, .l\u2019art même de la simulation.pal Christian Zimmer Rite f «Cinéma et politique» | ie \u201c j ws que fl Propos recueillis au magnétophone le 27 juillet 1968.Jacques Rivette: \u201cJe soutiens en tout cas que \u201cL\u2019amour fou\u201d est un film profondément politique.Il l\u2019est parce que l'attitude que nous avons eue tous pendant le tournage, et ensuite au montage, correspond à des choix moraux, des idées sur les rapports humains, done à des options politiques.\u201d Je le soutiens aussi, après avoir vu \u201cL'amour fou\u201d avec L.I.A.M.A.4 le 30 juillet et le ler août derniers,après 7 ans d\u2019at- tente, grâce à Jean Billard (qui a- refusé de montrer à ses étudiants une version abrégée du film, et je ne pense pas qu'il ait eu raison, s\u2019il eût raison de dénoncer l\u2019intolérable abject de n\u2019avoir pas la version intégrale).En ce qui me concerne, jaurais trouvé capital de consacrer a Jacques Rivette un\u2018numéro spécial de \u201cChroniques\u201d, dans lequel aurait été reproduit in extenso l'entretien qu'ont avec Rivette Jacques -58.PSE TERRE POUR Aumont, Jean-Louis Comolli, Jeaiféisin k Narboni et Sylvie Pierre, publié & |i dans le \u201cCahier du cinéma\u201d 204g j septembre 68, un matériau absolue d Ka ment indispensable à toute lectur@t in} lucide du cinéma (\u201cCahier\u201d 204 qui gry en exergue Roland Barthes: \u201c.de puis Marx, Nietzsche, Freud, Lie Chi y; critique, la déchirure des envelop pes idéologiques dont notre société \u2018entoure le savoir, les sentiments, leg ; ai travail du siècle.\u201d).Sauf indication} i contraire tous les propos de Rivettdl; ¥ cités sont empruntés dans cet entreB##; tien publié dans le \u201cCahier dif i cinéma\u201d 204.F i Détails.Il est aberrant qu£, Roland Smith à I'Outremont, mai: plus encore Serge Losic au Conserjg vatoire -d\u2019Art Cinématographiquells Université Concordia, n\u2019aient pa : présenté la version intégrale d \u201cL\u2019amour fou\u201d, 4 heures 12 minutes : \u2026 Sylvie Pierre: \u201cLa longueur du-filnf! : > C\u2019est son réalisme: il est effectiveft : ment long de monter une pièce, k \"ne tn g, quand on s\u2019aime, de rompre.\u201d Jest vrai que le \u201cmarché\u201d du Ema a Montréal est redevenu, à Ÿ de choses près (les films des ands\u201d cinéastes d\u2019outre Atlanti- :), ce qu\u2019il était en 1960, alors que is le transformâmes radicalement n-Paul Ostiguy et moi, en dant le Centre d\u2019Art de l'Elysée je présentai le 1er long métrage Rivette, \u201cParis nous apparat\u201d).Il n\u2019en demeure pas moins : \u201cL'amour fou\u201d version de 2 fires 15 minutes, ce film de 67-68, el stitue 'événement principal du ma d\u2019 avail/lyrisme Rivette filme, en 35mm, Jean- tre Kalfon montant I'\u201cAndroma- 2\u201d de Racine, lectures, répéti- ns, que filment, en 16mm, pour la évision, le cinéaste Etienne Bec- #- et l\u2019'interviewer André Sarthe.Bulle Ogier / Claire, la @ime de Kalfon / Sébastien, refu- de jouer Hermione, et Sébastien .@remplace par Marta (Josée Des- ip), sa première femme, tandis @ Claire s'effondre petit à petit ati = vel FR Ry, er Us \u201c\u2018met en situation\u2019 Bulle Ogier dans une crise paranoiaque, et que le couple se désintègre, et qu'il est de plus en plus difficile de monter \u201cAndromaque\u201d, et que la troupe a de plus en plus de mal à supporter l\u2019équipe de la télévision.Il s\u2019agit donc avant tout d\u2019un film sur le travail \u2014 monter \u201cAndro- maque\u201d, reportage de l'équipe de la télévision.Mais \u201cL'amour fou\u201d est d'abord un film sur le travail par la façon dont il fut fait, tourné en 5 semaines seulement, en 2 seuls lieux, le théâtre.et l'appartement du couple (plus quelques cafés, autres appartements et extérieurs, très brièvement), à partir d'un scénario de 10 pages.Rivette a d\u2019abord demandé à Kalfon s\u2019il l\u2019intéressait de monter \u201cAndro- maque\u201d, l\u2019idée plût à l'acteur, qui constitua lui-même l\u2019équipe de comédiennes et de comédiens avec qui il allait travailler sauf Michèle Moretti, d\u2019une présence le plus souvent déterminante pour l\u2019articulation du film \u2014 Rivette: \u201cPour elle, ça s\u2019est fait la veille du tournage.(.) .au dernier moment, je lui ai proposé d\u2019être l\u2019assistante de Jean- Pierre, et c\u2019est devenu un rôle très LL important bien que pas du tout prévu ni prémédité.C\u2019est elle qui en a fait un rôle important, parce que tout ce qui se passait avec elle était intéressant.\u201d Une structure: monter \u201cAndromaque\u201d et la désintégration du couple Claire / Sébastien.Le reste, le film en train de se faire.Rivette et les actrices et les acteurs en discutaient interminablement entre eux, Labarthe préparait - lui-même ses interviews dans le -sens qu\u2019il voulait, situations et dia- \u2018logues s'improvisaient, les idées de tous généraient la production, Rivette déterminé à n\u2019être pas le Metteur en Scène, le Chef, le Père.(On pense au tournage ici au début des années-60 du film de Claude Jutra, \u201cA tout prendre\u201d \u2014 mais nul risque avec Rivette qu\u2019il veuille jamais devenir un jour un-maître d'oeuvres dans la tradition hollywoodienne.) Dans \u201cL\u2019amour fou\u201d, le cinéma est devenu le moyen d\u2019enregistrement le plus ordinaire, sans effets, aux antipodes de tout Spec- \u2018tacle, actualités d\u2019une vie quotidienne, et ce cinéma sans cinéma (si le discours est ensuite composé au montage avec la plus extrême rigueur), outre qu\u2019il est profondément \u201cattachant\u201d, est fondamental en ceci qu\u2019il détruit le cinéma- apparence de la réalité sous forme d\u2019une \u201cfiction\u201d qui dénature entièrement celle-ci, et a tellement aliéné, par le processus de l\u2019identification, au cinéma / reflet que le spectateur subit entièrement passivement.Les acteurs en ont aussi profondément profité.Protagonis- - tes avant que comédiens, tous mais surtout Jean-Pierre Kalfon, Bulle Ogier, Michèle Moretti et Josée Destoop sont les personnages d\u2019une action; il y a une adéquation acteur / concepteur qui elle aussi détruit la distance entre film et spectateur qu\u2019impose le \u201cjeu\u201d de vedettes ou d\u2019acteurs de \u201ccomposi- 60.plus passionné et le plus juste, tion\u201d dans des rôles secondair distance fausse puisque la fasci l'effet d\u2019identification, et que ce c le spectateur voit sur l'écran 7 \u201ccomme si c\u2019était vrai\u201d, le entièrement occulté (aux fins idéoë giques qu\u2019on sait), la distanciatf dans \u201cL'amour fou\u201d rendant imp sible toute équivoque.(N\u2019eût l'absence d\u2019une salle, Kalfon et § camarades auraient joué \u201cAndron que\u201d sur scène après le filg Rivette: \u201c\u2026le fait d\u2019avoir passé tr semaines avec Renoir, pour tours les émissions de \u201cCinéastes de no temps\u201d,tout de suite après Religieuse\u201d, m\u2019avait beaucoup i pressionné.Après le mensong d\u2019un seul coup c\u2019était la vér Après un cinéma somme toute at ficiel, c'était la vérité du cinéma.un cinéma qui n\u2019impose rien, Ton essaie de suggérer les chose de les voir venir,-où c\u2019est d\u2019abord dialogue à tous les niveaux, avec Mie Li acteurs, avec la situation, avec gens qu'on rencontre, où le fait tourner le film fait partie du f (.) Ce qui était passionnant, c\u2019é de susciter une réalité qui se met à exister d\u2019elle-même, indépendz ment du fait qu\u2019on la filme ou non, ensuite, de se comporter vis-à- d\u2019elle comme d\u2019un événement lequel on fait un reportage, dont ne garde que certains aspects, sq certains angles, suivant le hasard: les idées qu\u2019on a, parce que, J définition, l'événement déborde té jours complètement, et de té côtés, le récit ou le rapport q peut en faire.\u201d Mais derrière le travail collec derrière l\u2019effacement et là disc tion de Rivette, couve un lyrism sans l'ironie critique qui l\u201d\u201cauthe ticise\u201d.Par lyrisme, j'entends plat py PG en ; , Ratio tion qu\u2019exerce la vedette provodÿ ol irene i pravoñient | i pol prés ps du mot Le fm pne pus rés ugagement h risques 0 Js.Soto vette est re eb le pro Ris contre M, cchiqu iologe de sgominanie, À: but fout en éléchir, Pas ol de § pnee de M amour et de iets dy el'attacheme ol ln, au Rist y portage\u201d UST en f ange raie Fe lg f lis Vraie, Wart Mtn UE Prend le PE fi in ot ¢ Sir \u201cAa i 4 jl Se), © Thy te i q x hig Ale Po RR fins une dimension d\u2019incarnation le anscendant, le plaisir un grand jeu cupation la plus entière, la plus ujfitièrement absorbante, la plus #ravement\u201d passionnelle.Le lyris- e: le plaisir le contraire du diversement.Christian Zimmer, \u201cCiné- da et politique\u201d (coll.\u201cCinéma 00\u201d / éd.Seghers): \u201c.]e véritable @ns du mot divertir, c'est rassu- r.\u201d Le lyrisme engage, il ne peut Monc pas rassurer, au contraire, engagement oblige à prendre tous s risques comme à l'attention la Bus soutenue.Et le cinéma de ivette est essentiellement, son dire et le produit fini, un cinéma de daisir contre le cinéma / divertisse- Sent, celui qui reconduit et renforce- Adéologie de la classe possédante /.J>minante.Rivette, comme Brecht, sut tout en faisant plaisir faire éfléchir.Passion dans l\u2019intégral du \u2018Favail de Sébastien et de l\u2019assis- ince de Michèle.Intensités de amour et de la paranoïa de Claire.@ntièreté du questionnement de \u2018Ysquipe Labarthe-Becker.Densité e l'attachement de Rivette au faire u film, aux événements qui inflé- \u2018Mlissent sa production.Dans le \u201cReportage\u201d qu'est \u201cL'amour fou\u201d inscrit en filigrane ou éclate en Bilgurances un amour / réflexion de Mivre qui agit les protagonistes au \u201cMoint le plus débordant de l'émotion | plus vraie, tout un style de vie gans arrêt et jusqu\u2019au bout est là \u2014 \u2018Jui coïncide exactement avec le sens ue prend le travail effectué, pour ivre (vivre, pas \u201cgagner sa vie\u201d).Moland Barthes, dans son commen- faire sur \u201cAndromaque\u201d, dans \u201cSur acine\u201d (coll.\u201cPierres vives\u201d / éd.u Seuil): \u201cLe problème pour lui,\u201d yrrhus) \u201cc\u2019est de vivre, de naître à \u201cIn nouvel ordre, à un nouvel âge.\u201d \u2018d'est ce qu\u2019expose \u201cL'amour fou\u201d, le Im lui-même fondé sur la dialec- \u2018Bique travail / lyrisme, qui fait Bv'un individu vit intégralement sa spécificité, qui fait qu\u2019un produit culturel vaut par l'intégralité de sa spécificité (ou bien il n\u2019y a que simulacre et réification d\u2019individu ou produit culturel, consommation au lieu que consumation: l'énorme quantité de ce que nous vivons, la qualité de plus en plus rare).Voici donc bien l\u2019un des films les plus matérialistes de l\u2019histoire du cinéma, dont le.travail critique comme l'entend Barthes lui fait accomplir- pleinement le projet de Bertolt Brecht: \u201cNous, les sentiments nous poussent à demander à la raison des efforts extrêmes; et la raison éclaire nos sentiments.\u201d Ce qui fait pour moi de \u201cL'amour fou\u201d l'événement principal du cinéma d'aujourd'hui, c\u2019est qu\u2019il expose la tentation / tentative de ce cinéma sans cinéma qui repose tout le problème du film, illusion puisque représentation mais aussi appréhension du vrai puisque discours / analyse, d\u2019autant plus qu\u2019ici le sujet est le théâtre, filmé pour la télévision, les 3 niveaux se \u201créfléchissant\u201d, à tous les sens du mot.Jacques Rivette: \u201c.tous les films sont sur le théâtre: il n\u2019y a pas d\u2019autre sujet.(.) Si on prend un sujet qui traite du théâtre de près ou de loin, on.est dans la vérité du cinéma, on est porté.(.) Parce que c\u2019est le sujet de la vérité et du mensonge, et qu\u2019il n\u2019y en a pas d'autre au cinéma: c\u2019est forcément une interrogation sur la vérité, avec des moyens qui sont forcément mensongers.Le sujet de la représentation.Et le prendre carrément comme sujet d\u2019un film, c\u2019est de la franchise,donc il faut le faire.\u201d Toute la problématique du cinéma actuel me semble mise en situation par ce commentaire de Jacques Rivette, qui pour moi \u201crépete\u201d \u201cL\u2019ameour fou\u201d, au cours d\u2019un entretien avec Bernard Eisenschitz, 61.EEE Jean-André Fieschi et Eduardo De Gregorio, dans \u201cLa nouvelle critique\u201d 63, avril 1973: \u201c.le plaisir, c\u2019est le contraire de ce que j'appelle les films journalistiques, au très mauvais sens du terme, dont le seul mérite serait de fournir des informations, déjà.dépassées, et que d'habitude ils ne fournissent même pas.\u201d Car enfin, pour moi, il existe un cinéma servant à conserver des documents indispensables à n\u2019importe quel moment à tout savoir et tout plaisir.À deux extrêmes de cette \u201cinformation\u201d nécessaire: \u201cJanis\u201d de Howard Alk et Seaton Findlay (un individu et ce qu'il déclenche dans une conjoncture donnée), et \u201c24 heures ou plus\u201d de Gilles Groulx le Lynx inquiet (une collectivité, selon les événements et les signes qui la font telle à tel moment historique).Mais Rivette ne le pense-t-il pas aussi, quand il s'empresse d\u2019ajouter, réintroduisant ainsi la notion de travail: \u201cMais il faut quand même faire attention: l\u2019inflation qu\u2019il y a eu toutes ces dernières années autour des idées de fête et de plaisir, c\u2019est quelque chose de très confus, parce que ça conduit très vite au n'importe quoi n'importe comment.\u201d (Voir Festival du Cinéma Artisanal Québécois, sans parler de tant d\u2019autres productions culturelles ici aujour- d\u2019hui).\u201cIl suffit d\u2019avoir un peu fumé ou d\u2019être dans un état donné euphorique pour pouvoir prendre du plaisir à regarder ou écouter n'importe quoi.Il y a des films qui me semblent être faits dans une pure optique de plaisir narcissique, sans aucune productivité: si on n'apporte pas soi-même sa propre euphorie, les films eux-mêmes ne produisent rien.Donc, je suis tenté de continuer à défendre des films qui soient eux-mêmes les producteurs du plaisir\u2026\u201d?62.Comme \u201cL'amour fou\u201d, qui est en outre un documentaire sur le travail, visuel en 67-68 en France, reportage sur la folie attenante à amour, un essai sur le cinéma.A suivre.oncle Antoine\u201d et film intimiste, qui relève de l\u2019analy se et non plus du spectacle.\u201cPour le meilleur et pour le pire\u201d poursuit, 12 ans plus tard, \u201cA tou L'esai n\u2019est plus documentaire, mai fantasmatique; le sujet demeure le} même: le mal d\u2019être, le questionne ment du cinéma comme moyen d\u2019exorciser ses peurs ou de les accentuer, l'examen du couple coms me possible de l'homme mais l\u2019impuissance de celui-ci le cloue plus encore au pilori.Et l'ironie à la fois, corrosive et tendre.fonctionne comme un cauchemar: le glissement de l\u2019événement à und symbolique obsessionnelle est consy tant, qui fait le prix du film absolument le contraire de \u201cScènesfÿ | de la vie conjugale\u201d de Bergman, o \u201cMariage\u201d de Claude Lelouch, ou \u201cOn s\u2019est trompé d'histoire d\u2019amour\u201d de Jean-Louis Bertucelli, ces \u201cfaux\u201d abjects, dérisoires / dégueulasses (suggestion à Claude Fournier et/ou Gilles Carle: filmer Lelouch filmant en 1956, en 1966, en 1976, en 1986) ou condescendants \u2014# ce qui n'empêche pas le \u201créalisme\u201d le plus juste: le cinéma n\u2019a jamais montré ce qu\u2019est fumer de la mari-l juana comme dans la séquence ou! Monique Miller et Monique Mercure pd des actualités sur des - pratiques du théâtre et de l'audio: Um Panthère 1 jp, ou 5 pue J'admur > musi\u2019 me, Jutrà d pe ) Li A de ie! , v tine Lier à rèle, qu gens i Bi qi sa nize ui oli témoigne - Claude Jutra qu\u2019il fasse, après \u201cMor forme le bes iredt pr @nricsbl reir\u2019, A redial paste, vaut ation de [i prendre\u201d, le meilleur film de Juju léroration ler Claud le imps ire hommes bte au vi sintégrer | plron, le co ar Atoms Real de chose fle - ç .AR tar \u201cPour le meilleur et pour le pire\u201d le pss ini \u201cné sel jo ® Succèd ime o Dhl Pt mas in fey Pts 3 file log I DL aus à IE gy dei | Mn bat lint le \u2018arrête, qui uchemar kafkaéen où se plonge lui qui s'ausculte au moyen du Panthère ravie se partagent un int, ou la signifiance de l\u201d\u201cesthé- ue\u201d: l\u2019admirable séquence \u201ccomé- musicale\u201d dans son indigence ème.Jutra dé-dramatise un canes psychologique / métaphysique, , l\u2019air de rien\u201d, met en branle une achine infernale que plus rien rend compte du ngage qu\u2019il aime passionnément, Ii témoigne de l'angoisse où ferme le besoin / désir de l\u2019Autre ntredit par inexorable de l\u2019in- @mmunicable: \u201cPour le meilleur et ur le pire\u201d, article de la Loi auquel nt réduits aussi bien le couple et le @néaste, vaut de se vouloir commu- cation de I'incommunicable (et la itérioration du couple Monique diller / Claude Jutra renvoie à Œ@utre impossible de camaraderies «tre hommes ou / et entre femmes, imme au vide ou achévent de se isintégrer l\u2019employé vis-à-vis son itron, le consommateur vis-à-vis he automatisation le figeant dans tat de chose, les parents vis-à-vis ur file \u2014 un continuum clinique t remarquablement inscrit par laque présence de la fille chaque is à un âge différent, dans la dürée une seule journée, pendant laquel- se succèdent printemps, été, tomne et hiver).Un phallogocentrisme complaint: mais un plaidoyer rigoureux | faveur de la femme (sans pportunisme ou absolutisme: la mme non moins impuissante et jut aussi agressive / négative que lomme), en dénonçant l\u2019impérialis- e derrière lequel l\u2019homme dissi ule ses paniques \u2014 et dans ce .pmbat fantasmatique avec le né- it le rêve d\u2019un troisième sexe, qui à n tour fait problème, accroît les rreurs.\u2018 JOn n\u2019y prend pas garde: le film est #mposé pour piéger, et le piège se referme, qui annule tout réel, mais l\u2019irréel est bien réel, qui fait coinci- der psychanalyse et spécificité cinématographique.Jutra touche profondément de vouloir, au-delà du cinéma, dire ce qui fonde le cinéaste, sans rien faire d'autre que du cinéma.\u201cPour le meilleur et pour le pire\u201d est hors l\u2019Histoire: mais il l\u2019annonce par son manque de scruter un sujet désarticulé par pensée, mécanismes et codes bourgeois, que déshabille un cinéma le plus articulé en dépit de I\u2019apparence d\u2019in-signifiance.(Le montage y est pour beaucoup.C'est la première fois que Jutra ne fait pas le montage d'un de ses films, qui l\u2019a confié à Pascale Laverrière.) Ce film grinçant inflige sans ménagement le grotesque de l\u2019impuissance, qui fait l'auteur parler la dérision de son discours; c\u2019est l\u2019auteur qui se ménage le moins.Le cauchemar se transmet analyse, le film oblige à bien ouvrir les yeux et les oreilles: c\u2019est donc qu\u2019il fonctionne (quelle mise en scène il fallait pour à ce point in-disposer), critique du spectacle qui \u201cfait vrai\u201d.Il y a longtemps qu\u2019au Québec un film avait été à ce point questionnant, l\u2019intolérable obligeant qu\u2019on se situe.Je dis quelle lecture j'ai faite de son film: Jutra a-t-il concerté d\u2019y tout mettre?L'important, une fois le film projeté à des spectateurs, ce ne sont plus seulement les intentions de l\u2019auteur, c\u2019est ce que le film agît chez le spectateur, et ceci selon qu'il le questionne ou non, à quoi s\u2019évalue en dernière instance une production (qui oblige à sa critique ou non \u2014 critique comme je la conçois et l\u2019essaye, réponse et à la fois à son tour production).Je retourne voir \u201cPour le meilleur et pour le pire\u201d au Parisien V.(3 octobre 75) 63. Patrick Straram le Bison ravi Notre combat n\u2019est pas motivé par une indi gnation morale: nous ne condamnons pas ls classe dirigeante et son appareil d\u2019Etat po des crimes qui auraient pu ne pas être commis mais, tout au contraire, pour des crimes qu\u2019ils®y ne pouvaient pas ne pas commettre et qui montrent clairement que notre combat est politique.Jean-Paul Sartre, \u201cSituations\u201d 8 (éd.Gallimard) ; 0 (Vient d\u2019arriver 3 Montréal le \u201cMagazine littéraire\u201d 3 / 104, septembre 1975, dont 70 pages sont occupées far un dossier Jean-Paul Sartre passionnant et indis- @nsable, Sartre dans son histoire, un matériau qu\u2019on ne .lurait recommander avec trop d\u2019insistance à tous ceux mui veulent encore, au Québec d\u2019aujourd\u2019hui, résister: fi halyser, penser, contester.Des textes et propos inédits (M Sartre ou de ses 23 lettres sur \u201cL'âge de raison\u201d à {imone de Beauvoir à l\u2019exemplaire chronologie par Michel ontat et Michel Rybalka; il y a là une somme dont ont le esoin le plus urgent tous ceux qu'occultent ou déni- y«frent les mythologies qui nous tiennent lieu d\u201d\u201cinforma- A ons\u201d et d'analyses.) 65. BR EA sd SMA EL EERE MA a 1 bY H hat Les policiers canadiens exigent du gouvernement qu'i paie réimpose la peine de mort.Pre, 0 Vp fi Grande bourgeoisie d'affaires et latifundiaire, bourgeoff see sie rurale des évêques et des curés de campagnelimishs! technocrates et anciens hauts fonctionnaires ou exécuflni 19%! tants de la P.ILD.E., forts de I'appui de la C.I.A.et de 1} I, et p Communauté Economique Européenne, aident le Par Socialiste de Mario Soares (soutenu par la Républiqué À Tes Populaire de Chine) à passer entièrement à droite, passagff\"\" i auquel consent le Parti Communiste d\u2019Alvaro Cunhgt isi\" (soutenu par I'U.R.S.S.) qui se désolidarise ensuite effets tt soutient les luttes anti-gouvernementales, tous voula ileal d\u2019abord se débarrasser de tout \u201cpouvoir populaire\u201d deff hi commissions et assemblées de base, et la tentative df uti socialisme au Portugal est brutalement interrompue.Buus: Franco ne voit pas.d'autre moyen d'assurer s pre ln succession qu\u2019en décuplant la répression, sans plus aucui hu paru _ souci de la moindre justice, avec l\u2019approbation des US, Affétlesdn Les Etats-Unis évincent l\u2019U.R.S.S.du Moyen-Orient, \u20ac Ho la Pax Americana se fait au détriment des peuples arabe à commencer par le palestinien.(L'écrivain israélien Isradlj buh Shadak, à partir de faits rigoureusement rapportés, écrifflltnele) dans \u201cLe racisme de l\u2019état d'Israël\u201d, Guy Authier éd.: \u201c.j@ MW - ne crains pas de dire que les Juifs israéliens \u2014 et avec euifji fu ces la plupart des Juifs dans le monde \u2014 connaissent actuellfl Ps] lement un processus de nazification.\u201d Voir \u201cPolitiqueÿfite bn hebdo\u201d 190, du 25 septembre au ler octobre 1975.) lbidhix Le Brésil donne l'exemple à l'Amérique latine, qui n el k \u2014torture plus pour faire parler, pour obtenir des renseigne .; .trade ments, mais pour que cela serve d\u2019exemple, \u201cdissuade\u201d pe .13 lp de bar avec des méthodes tres raffinées enseignées par des mil} in taires yankees très spéciaux.a ee Mage qu Bonn a enfin convaincu Washington qu\u2019une guerre noî wir nucléaire peut très bien avoir lieu en Europe, et qui hd TO.T.A.N.se limite en fait à la \u201cBundeswehr\u201d de If la République Fédérale Allemande, ou va se dérouler le pl Dmg grand exercice militaire de l'après-guerre, où est en trai in d\u2019être levé l'interdit sur la vente a I'étranger d'armement jy ;, I de façon à ce que tournent à plein rendement le Konzert Sty, Flick, Krupp, Messerschmitt, les chantiers de construd Big, tion navale de Hambourg et de Bréme, qui approvision Mig naient les troupes d\u2019Hitler.1 bla Les intérêts capitalistes en Afrique sont à l\u2019origine d piton conflits sanglants entre armées de libération et troupel#\"ih;» gouvernementales / mercenaires un peu partout (Angola Ope ly Tchad, Zambèze, Zambie, etc.).Situation explosive af gy Liban, ou 'impérialisme utilise les fanatismes religieu wy L\u2019état policier d\u2019Iran se dote d'une des armées les plug, Hi puissantes au monde.rg i La crise et l\u2019injustice atteignent un point culminant en Fance, où sectarisme communiste et \u2018opportunisme ialiste empêchent toute unité de la gauche.Jamais la situation n\u2019a été aussi grave dans le monde Hgpuis 1936.* Alci, qu'en pense-t-on?A Westmount et d\u2019autres localités du West End la pulation fait pression sur les maires pour qu\u2019ils organi- nt des patrouilles de \u201cVigilants\u201d, de véritables polices girallèles que la population est prête à payer 2 fois ce Q'\u2019elle paie la police de la C.U.M., qu\u2019elle estime négligen- .Polices parallèles à quelles fins.exactement?WI] est vrai que la police de la C.U.M.travaille.Ses recteurs se sont chaudement félicités de l\u2019action menée Fntre un dangereux bandit, qui \u201cs\u2019est suicidé\u201d lorsque les itos-patrouilles réussirent à immobiliser le mini-autobus écoliers dans lequel il s\u2019était enfui.L'opération coûta la e à un enfant de 6 ans.Il est vrai que c'était un enfant ittardé\u201d et de parents portugais.Georges-Hébert Germain ne supporte pas que Pauline ilien mette Bertolt Brecht en exergue de son programme ~ #1 T.N.M.\u2014 \u201cAinsi va le monde, et il ne va pas bien! Ce d'il faut, c\u2019est changer le monde.\u201d \u2014, aussi écrit-il dans La Presse\u201d le 30 septembre 1975: \u201cIl faudra toujours langer le monde.Mais il est peut-être assez grand 1jourd\u2019hui pour se changer tout seul.\u201d \u201cLe Jour\u201d (qui bfuse que j'écrive un billet chaque samedi) est encore plus kplicite le lendemain, lorsque Bruno Dostie, que les Pntradictions dans son texte ne dérangent pas, écrit: \u201cLe up de barre à gauche que veut donc donner Pauline alien avec ce tour de chant du T.N.M.(.) avant Beau - gommage qui rend plutdt compte pour linstant d'un d'alaise subjectif qui est le résultat personnel et quotidien de cette dégradation générale, est comme un coup d\u2019épée ans l'eau.\u201d (\u201cJ'ai écrit du nouveau disque de Beau ommage que je sentais que c'était un disque que aimerais de plus en plus.Et le fait est que je l'aime de plus plus.Je m'y reconnais.\u201d) \u201cOn se sent de moins en toins concerné, autant par ce qu\u2019elle chante que par la çon qu\u2019elle a de le chanter qui ne touche plus les vrais roblèmes et n\u2019atteint plus la sensibilité actuelle.(.) \u2026un éphasage de la sensibilité comme du message me semble lever toute portée à un art qui paraît n\u2019avoir plus prise jourd\u2019hui.\u201d ia | ou pat vel gr sf On peut donc espérer la musique qu\u2019il faut \u2014 stéréotype éricain le plus inconsistant, juste un peu \u201cfolklorisé\u201d our faire plus persuasive l\u2019entreprise d\u2019ingorantisation, e déresponsabilisation, de déshistoricisation \u2014 pour le pur où Ottawa sanctionnera l\u2019incompétence et l\u2019incurie SER IR MEMS Rt td tot ee dictées à Bourassa, imposant pour premier ministre a spot Québec un Marc Lalonde, tandis que hautes finance eut! * pègre, que sert le parti libéral, obtiendront la création auffart ps \u201cgouvernement d'un ministère des affaires ukrainiennes fll puis un des affaires italiennes, puis un des affaires grec pst ques, et l\u2019on pourra alors mettre en exercice celui desl ii affaires québécoises, et le projet du grand \u201csavant I me Hermann Kahn aboutira: Montréal sera le siège toutes leg ports multinationales américaines (dont les affaires aved at de ris l'étranger seraient plus faciles sous pavillon canadien etf more a dans un site digne de-la mégalomanie de Dräpeau), une losin Singapour ou une Hong-Kong du continent américai \\ nord, où fonctionneront à plein, comme ne les toléreraient i pas chez eux les Américains, jeu, prostitution, trafics del i - drogues et \u201créglements de comptes\u201d internationaux, A accélérant le génocide du peuple québécois (qui nd commettra pas l'erreur d\u2019une résistance vietnamienne; Apt prévenu par Beau Dommage & Co.: il sait que \u201cle monde] pls eq est assez grand aujourd\u2019hui pour se changer tout seul\u201d); ok ; Mau du Di hime see che ep 1 de prmiationy A moins qu\u2019une guerre nous évite ce progrès.Quelle irritante paranoia! Redevenons \u201ccool\u201d.Les Films: Prospec inc.ont leur siège social à Montréal, des bureaux New York et Paris.Porte-pärole du conseil d\u2019administra- fed tion, Dominique Michel souligne que les Films Prospec ont fe \u201c \u201crecherché des films de très grande qualité réalisés par les FJ be meilleurs metteurs en scène et avec les plus grands comé- RY diens\u201d.Ainsi va-t-on voir à Montréal, grâce aux Films Prospec, \u201cHistoire d\u2019O\u201d, de Just Jaeckin, avec Corinne \u201c Cléry, Uda Kier et Anthony Steel, d\u2019après le roman de Pauline Réage (Dominique Autry).\u201cPolitique-hebdo\u201d 187,4, du 4 au 10 septembre 1975, Evelyne Le Garrec: \u201cDu film \u2018f:: lui-même, il y aurait peu à dire tant il est insignifiant, Jet grotesque, débile et d\u2019un mortel ennui, si sa sortie ne ÿ s'accompagnait d\u2019un matraquage publicitaire sans précé- & >< - dent.(.) Entreprise commerciale, certes, mais cela# n'explique pas tout.Entreprise idéologique aussi, parfai- JI tement résumée en un paragraphe de la publicité d\u2019une # page parue dans \u201cLe Nouvel Observateur\u201d du 26 août: À \u201cEst-ce un film qui méprise les femmes?Toute femme conviendra que les chaînes que l\u2019on n\u2019a pas envie de briser ! sont celles qu\u2019une femme passe elle-même à ses poignets parce qu\u2019un amour total la rend consentante à tout.Enfin toute femme sera fière de découvrir la morale du film: \u201cO\u201d fl la soumise est en réalité le vrai vainqueur.Elle a asservi#ik l'homme à sa propre soumission.\u201d (.) La vérité la voilà, # 3 simple et nue: il s\u2019agit de persuader les femmes que leur § i : libération passe par la soumission et par la torture.(.)La lt i campagne déclenchée autour d\u2019\u201cHisteire d\u2019O\u201d justifie #, l'asservissement des femmes au nom de leur propre } liberté.(.) 8'il existe au monde des femmes vraiment J libérées, ce sont, à n\u2019en pas douter, les prisonnières chiliennes.\u201d ] Ra Ce q my Si je n\u2019articule pas un discours suffisamment théorique uant à la dialectique politique / culturel, du côté des ouvoirs plusieurs agissent sans se tromper, qu'aident d'innombrables scribes s\u2019assurant profits et privilèges, et ous les conforts dont l\u2019intellectuel, à légitimer les produits ui réduisent à l\u2019état de chose et tiennent loin du réel.Il me semble que tout dogmatisme et tout @pportunisme, désormais, contribuent objectivement à état de crise dans lequel nous précipite l\u2019impérialisme ÿméricain (aidé par ses alliés, ceux qui savent l\u2019être et ceux ui le sont \u201cinnocemment\u201d), alors qu\u2019il n\u2019y a plus peut-être Bu'une seule dernière chance: un Front Commun de la Frauche le plus vigilant et le plus radicalement opposé au Ye-qui-va-de-soi, avant que l\u2019aliénation soit telle que l'ex- ermination puisse se faire sans que personne comprenne.À part ça, le billet d'autobus et de métro passe de 35 à 50 ents, et quant à moi, après 10 semaines de recherche, de ÿlemande d\u2019un emploi, je vais devoir redemander l'assis- ance du Bien-Etre Social (185 dollars par mois).Tr\", oi i ; i if ñ - Fy Ho, ee la victoire de l'oncle 69. (Ni \u201cLa Presse\u201d, ni \u201cLe Devoir\u201d, ni \u201cLe Jour\u201d, ni \u201cMontréal-Matin\u201d, ni \u201cLe Journal de Montréal\u201d, ni aucun hebdomadaire ne sont autorisés à fournir une information et l'analyse qu\u2019elle nécessite.Ni \u201cL'Express\u201d ni \u201cLe Nouvel Observateur\u201d.Voici qui fait l'importance de \u201cPolitique-hebdo\u201d, 14-16 rue des Petits-Hôtels, Paris 75010, F rance.) 7 8-4 octobre 1975 (Ily a5 ans mouraient Jimi Hendrix et Janis Joplin, qui me manquent assez atrocement.cet automne.) * L'Histoire que ,nous vivons commence en 1936, qu'actualise 1975.Marcel Niedergang la \u201crésume\u201d, l'empruntant sans doute au livre de Georges Soria \u201cGuerre et révolution en Espagne\u201d (Livre club Diderot, 146 rue du Faubourg-Poissonnière, Paris 75010, France \u2014 en souscription) dont il rend compte dans \u201cLe Monde\u201d du vendredi 10 octobre 1975, citant d\u2019une part le peintre Mirô, écrivant sur une affiche en 1937: \u201cDans la lutte actuelle, je vois du côté fasciste les forces périmées, de l\u2019autre côté le peuple, dont les immenses ressources.créatrices donnent à l'Espagne un élan qui étonnera le monde.\u201d, et d\u2019autre part, éxactement en face-à-face sur un même axe, le général Franco, répondant à un journaliste britannique le 25 juillet 1936: \u201cJe prendrai la capitale.\u2014 Même si vous deviez pour cela tuer la moitié des Espagnols?\u2014 Je triompherai, quel qu\u2019en soit le prix.\u201d Voilà l\u2019Histoire que nous vivons, aujourd'hui à l\u2019un de ses moments les plus critiques \u2014 quand bien même le rapport des forces n\u2019est plus le même: ce qu\u2019a gagné depuis 36 le socialisme dans le monde est ce qui extrêmise d\u2019autant plus le fascisme.Ainsi faut-il comprendre que des intermédiaires du gouvernement français aient fait échoué le projet d'une série pour la télévision que Sartre devait consacrer à l'histoire de France \u2014 et cet autre point inégalable du _ ridicule qu\u2019atteint la France ne devrait pas dissimuler la panique de l'Autorité et alors la fascisation de son Ordre, qui légitiment une interdiction aussi grave (la réplique en 1975 d\u2019Edouard Herriot lançant à son collègue du Front Populaire Léon Blum à propos de la guerre d\u2019Espagne: \u201cSurtout, mon petit, ne vas pas te fourrer là-dedans!\u201d) La réaction a l'oeuvre ici, dans le champ culturel, l\u2019ilustre un sinistre Albert Léonard, pas- pour rien professeur à l\u2019Université du Québec, ne se plaçant pas pour rien sous le \u201cpatronnage\u201d de Jacques Godbout (malgré le contresens: il n\u2019y a pas plus parisien que Godbout), qui dévalorise lui-même le plus intéressant de sa \u2014 réflexion (quand il aborde la langue) de l\u2019articuler selon une politique anti marxiste périmée et fasciste, pour \u201cLe Devoir\u201d évidemment, les 27 septembre et 4 octobre 1975.70.| Diedehiiilsibchulnbin | font Jonisaio ji pss fod ion d Je ni Winirineni bition a Bb musique Qluiieu à fide exer Pig Var Js hs mp Bi: in | sonnet + La Souët enporaine Mani mieux 8 Wintwié | Taft hor Wie | longer Mrs istmen te tangs or ge A {je di k sal Ti Shr, Ci dedes Na i Biche, i Te i beg i int Cont en i 16 À ce Era bi In - informations Ionisation Inonisation: dissociation d'une ou plusieurs molécules en ions; formation d'ions.7 \u201cJe n\u2019écris pas de la musique expérimentale.Mon expérimentation est faite avant que je fasse la musique.Après, c'est à l'auditeur d\u2019expérimenter.\u201d Attitude exemplaire que celle d'Edgar Varèse, un des créateurs les plus importants de la modernité, dont la musique est aussi passionnante aujourd'hui qu\u2019hier.La Société de Musique Contemporaine du Québec ne pouvait mieux célébrer sa 10e saison d'activité indispensable qu\u2019en rendant hommage à Edgar Va- rèse.L'ensemble de la S.M.C.Q.dirigé par Serge Garant, Julius Eastman baryton.\u201cOctandre\u201d, \u201cIntégrales\u201d, \u201cE- cuatorial\u201d, \u201cIonisation\u2019, \u201cDéserts\u201d.C\u2019est le jeudi 6 novembre à 20h.30, à la salle Pollack, 555 ouest rue Sherbrooke.S.M.C.Q.: 4858 Côte-des-Neiges, apt.1403, 739- 5329.P.S.Québec 75 Une exposition intitulée Québec 75 se déroulera au Musée d\u2019art contemporain de Montréal du 16 octobre au 23 novembre.Elle sera accompagnée d\u2019une série impressionnante de tables rondes, conférences, ateliers, comédienne\u201d, nformations rencontres, etc.Parallèlement se dérouleront des \u2018présentations sur le cinéma québécois récent (à la Cinémathèque québécoise à partir du 28 octobre) et sur le vidéo (lieu non connu).On trouvera des éléments de présentation dans l\u2019entrevue accordée par Normand Thériault, principal organisateur de Québec 75, à la nouvelle revue trimes- _ trielle d'art contemporain Parachute (n°?).On annonce la participation à cette exposition de: Edmund Alleyn, Pierre Ayot, Jean-Serge Champagne, Yvon Cozic, Melvin Charney, Christian Knudsen, Réal Lauzon, Suzu Lake, Serge Lemoyne, Mihal- cean, Claude Mongrain, Gunther Nolte, Lee Plotek, Roland Poulin, Gar Smith, Serge Tousignant, \u201cBill -Vazan, Robert Walker - et - Irène Whittome.L.-M.V.Le film d\u2019une actrice - A la Cinémathèque Québécoise, 1700 rue St-Denis (programme sur demande: 866-4688), le mercredi 5 nôvembre à 19h.30 \u201cun film très important de la période mexicaine de Luis Bunuel, \u201cDon Quintin l\u2019amer\u201d.Le jeudi 6 à 20h.\u201cDenyse Benoît un film de 25 minutes qu'a fait cette année Luce Guilbeault, soit un essai de réflexion sur son métier de comédienne, la situation d\u2019actrice dans le cinéma, la condition de la femme .québécoise \u2014 qu\u2019une actrice passe de l'autre côté de la mu mean 71. rgepor ts A A 7 + 4: A 4 Is PRAM [EAN M aa DMR arte at: caméra, voilà qui indique à tout le moins le désir d\u2019une analyse: le fait est d'importance, et rare.P.S.Hier et aujourd\u2019hui A l\u2019Outremont, qui fait peau neuve -et a maintenant une librairie / cinéma (un de mes \u201créves\u2019), programme / revue gratuitement sur demande: 277- 4145, en \u201cspectacle\u201d le jeudi 6 novembre a 21.30 et le vendredi 7 novembre a 22 et 24h.Plume, un contestataire québécois très à la mode, le vendredi 14 novembre à 21h.30 et 24h.Papa John Creach, un extraordinaire violonneux noir américain, qui devint fameux à la fin des années 60 lorsque se l\u2019adjoignirent le Jefferson Airplane puis le Hot Tuna, un musicien d'hier dont l\u2019invention et le lyrisme manquent terriblement aux vedettes d\u2019au- jourd\u2019hui.Six films d'un maitre du cinéma américain d\u2019hier, six films sans véritable égal aujourd\u2019hui dans le domaine du suspense, et très au-delà: la réflexion sur la mise en scène et le questionnement du sens de vivre.Alfred Hitchcock (voir \u201cChroniques\u201d 10, octobre 75).à 21h.30 \u201cSaboteur\u201d, \u201cNotorious\u201d Paradine Case\u201d.PS.J.Un autre regard sur la folie De Bruno Bettelheim et Daniel Karlin, dans la collection Dire / Stock 2.Pour ceux surtout qui ne sont pas \u201cspécialistes\u201d de la psychanalyse freudienne et de la schizophrénie, ce livre, qui est en fait la retranscription du scénario et du film tourné par Daniel fi Karlin (réalisateur de l'ORTF) à l\u2019ecole orthogénique de Chicago où le psychanalyste Bruno Bet-\u2018 telheim passa sa vie à \u201couvrir au monde des enfants autistiques, repliés sur eux-mêmes, blessés à jamais par la folie\u201d, ce livre donc, sera sans doute plus accessible que les autres textes scientifi-} ques du même Bettelheim, dont # =~ le plus connu La Forteresse vide ÿ (portant sur une étude de cas de schizophrénie).Ré-écriture du film présenté à l'ORTF en 1974, - ol Le mercredi 5 novembre à 19h.30 \u201cSuspicion\u201d et le mercredi 12 novembre à 19h.\u201cShadow of a doubt\u201d et à 21h.30 \u201cSpeelbound\u201d, le mercredi 26 novembre à 19h.et à 21h.30 \u201cThe; vas aus ais in i faes im: tse ain de du 8 toiment, 4 1s ri sof rite a mais aussi commentaire dans de très émouvantes préfaces et post-faces de Karlin et Bettel- heim: où la progression du jeune réalisateur vers la compréhension de la folie et le bilan d\u2019une vie du vieux psychanalyste témoignent, chacun à leur façon, du sens critique des deux auteurs grâce auquel le film et le texte peuvent non seulement contribuer à l'avancement de la psychiatrie.mais aussi (et surtout) atteindre à l'efficacité politique dont cette science\u2014pas plus que les autres\u2014ne saurait se passer.C\u2019est d'ailleurs cette efficacité politique indéniable qui fit qu\u2019en France la série des quatre films provoqua un tel remous: comment la révolution psychiatrique peut-elle autant bouleverser le \u201cmonde ordinaire\u201d, c\u2019est-à-dire les bien portants?Comment la transformation d\u2019une institution fermée à caractère répressif en un lieu de libre accès aux À fantasmes, aux désirs et à la parole peut-elle à ce point provoquer les réactions haineuses des journaux de droite\u2014et de la droite en général, c'est-à-dire de tous ceux qui sont intéressés à maintenir telle qu\u2019elle est la vie sociale qui les privilégie\u2014mais aussi de certaines orthodoxies de gauche pour qui toutes les transformations sur les scènes autres qu\u2019économiques devraient attendre le grand jour?Un Autre regard sur la folie nous fera comprendre un peu plus toutes ces questions\u2014et \u2018d\u2019autres encore.Après les critiques dont fut l\u2019objet D.Karlin et dont l\u2019a été B.Bettelheim tout au long de sa vie pour avoir osé enfreindre certains des grands principes de la psychiatrie et de la psychanalyse orthodoxes\u2014voici le témoignage écrit qu\u2019il recevait d'un correspondant \u201c\u2026Je suis un malade manteau car j'ai eu des méningites.CAR ON A BESOIN DE L\u2019AIDE ETANT QU'ON ET SANS DEFENSE ET QU'ON ET SEUL?\u201d Pour finir, B.Bettelheim: \u201cAyant appris lesréponses que le fim a fait naître, les controverses qu\u2019il a soulevées, je suis très satisfait qu\u2019il ait servi le but qui m'avait poussé initialement à donner mon accord a sa production: offrir une autre perspective non seulement sur la folie mais aussi sur la manière de la traiter et entamer une discussion publique sur ce problème très impor- - tant\u201d.M.G. ( Sur le cinéma En juin\u201974, avaient lieu à Montréal, sous l\u2019instigation du Comité d\u2019Action Cinématographique \u2018dont l'animateur est André Pâquet, des Rencontres internationales pour un nouveau cinéma.Sous ce titre, le Comité a déjà publié quatre cahiers: cahier 1, projets soumis et résolutions adoptées lors des Rencontres: cahier 2, répertoire, pour les cinq Continents, des groupes et des collectifs progressifs de cinéma; cahier 3, conférences données et = tres; cahier 4, dossier de la presse nationale et internationale sur les Rencontres.De plus, le Comité annonce la parution prochaine d\u2019un cahier no 5 qui consistera en un inventaire bibliographique des textes théoriques et critiques sous le thème général de \u201cCinéma et politique\u201d: .Le répertoire contenu dans le cahier no 2 est indispensable pour tous les groupes progres- établir des liens internationaux.4 RENCONTRES INTERNATIONALES su AR IN NOUVEAU \u201c NEMA textes soumis lors des Rencon- sistes en cinéma qui veulent \u2018 a ; @ La bibliographie qu\u2019on annonce pour le cahier no 5 sera sans Bug doute aussi un instrument d\u2019une y me très grande utilité.ER.M'a particulièrement stimulé les cellules du cerveau le cahier no 3(1).Le texte central des! Rencontres me semble être celui [ame de Thomal H.Guback, \u201cDerriére le jeu d\u2019ombres sur l\u2019écran\u201d, dans In lequel celui-ci décrit les grandes Ml cu caractéristiques des monopoles Yisations américains dans l\u2019industrie ciné- Ms qu matographique.J.G.Espinoza de Jim Cuba, F.Solanas, E.Palero et H.Bu w Rios d'Argentine et F.Boughe- Riu dir, T.Cheriaa et M.Hondo Bim d'Afrique posent la question Bp | al, \u201c fondamentale: comment faire des Mi ii films progressistes, qui ne s\u2019a- Wim drèssent pas qu'à une élite Fifi cinématographique, mais qui re- Mig a joignent le peuple alors que Win celui-ci a été profondément con- M |, , ditionné par le cinéma américain Ph qui en est un essentiellement Main d'évasion?(2) Et chacun cherche Miifey d'apporter une réponse nuancée Ry i.à cette question.La communica- Bi, à tion de S.Hartog, trop techno- Wii cratique, le texte du communiste Jb.» francais, J.-P.Lebel, trop géné- um ral, et surtout la communication M; } du marxologue G.Aristarco, un peu gauchiste, sont intellectuellement intéressants, mais beau- § coup moins.concrets politique Ë ment dans la mesure où ils RW n\u2019affrontent pas directement le noeud du problème: comment rejoindre par le film un peuple qui a été et est aliéné culturelle- i ment par le cinéma américain?th (1).Le seul reproche qu\u2019on peut faire | dio est le nombre incalculable de coquilles: le correcteur d\u2019épreuves fautif h devrait être condamné À les apprendre 9 ty par coeur.ey cahier 3 (2) Comme le canal 10, la télévasion, Bl, | conférences/textes/bibliographie ~ selon ses propres annonces publici- 42m, ; taires.gy 74. On peut se procurer ses Bahiers en écrivant au Comité MlAction cinématographique, \"B60, rue McGill, ch.212, Mon- réal.J.M.P.\u2018fL\u2019amour total En 1930 un film fait scandale, igue contre lui toutes les orga- tisations de droite, est interdit.J'est que l'auteur a pensé un rinéma qui ne soit pas un spee- .acle commercial renforcant l'i- léologie de la classe possédan- Me / dominante.L'homme a voulu rapper, en poète et en terroris- Me.André Breton écrit dans 3: \u2018L\u2019Amour fou\u201d (éd.Gallimard): \u2018Ce film demeure, à ce jour, la seule entreprise d\u2019exaltation de \u2018amour total tel que je 'envisage Wet les violentes réactions aux- iuelles ses représentations de Paris ont donné lieu n\u2019ont pu que \u2019ortifier en moi la conscience de son incomparable valeur.\u201d Ce film, dans lequel sont Gaston Modot, Lya Lys, Max Ernst, Pierre Prévert, c\u2019est le 2e, après en 1928 \u201cUn chien andalou\u201d, de âge d\u2019or\u201d.Le chien andalou\u201d ' + Au conservatoire d'Art Ciné- Bnatographique, Université Con- sordia, 1455 ouest boulevard de -MVlaisonneuve (879-4349), le lundi \"@ novembre à 20h.30 \u201cUn chien andalou\u201d et \u201cL'âge d'or\u201d.Un moment fracture du cinéma.: Au Conservatoire d\u2019Art Cinématographique, aussi le 4 novembre à 20h.30 \u201cVampyr\u201d de Carl Th.Dreyer, le 10 novembre à 20h.30 \u201cA propos de Nice\u201d et \u201cZéro de conduite\u201d (autre film interdit en France, celui-ci jusqu'après la dernière guerre) de Jean Vigo, le 11 novembre à 20h.30 \u201cBlonde Vénus\u201d de Josef von Sternberg avec Marlène Dietrich, le 17 novembre à 20h.30 \u201cBoudu sauvé des eaux\u201d de Jean Renoir avec Michel Simon, le 18 novembre à 20h.30 \u201cLa Belle et la Bête\u201d de Jean Cocteau, cet admirable film méconnu sur le merveilleux.P.S.Films demandés On voit dans des délais assez brefs les films de quelques cinéastes \u201ccélèbres\u201d d\u2019outre-Atlanti- que (Bergman, Antonioni, Bunuel, Resnais, etc.).Pour le reste,\u2019 Montréal est retombée au point -zéro d\u2019avant 1960.Les films les plus essentiels d\u2019aujourd\u2019hui ne nous sont pas montrés.8 films qu'il faut demander d\u2019urgence: \u2018 \u201cLeçons d'histoire\u201d de Jean- Marie Straub et Danièle Huillet (d\u2019après le roman de Bertolt Brecht \u201cLes affaires de Monsieur Jules César\u201d).\u201cMoïse et Aaron\u201d de Jean- Marie Straub et Danièle Huillet (l'opéra de Schôänberg).\u201cSouvenirs d\u2019en France\u201d de André Téchiné \u2014 (\u201cl\u2019un des films les plus intéressants, les plus no- vateurs, au niveau de l\u2019écriture, qu\u2019il nous ait été donné de voir ) 75.\u2014_ Moïse: Günter Reich Aaron: Louis Devos depuis bien longtemps\u201d, Hervé Delilia, \u201cPolitique-hebdo\u201d).\u201cLe voyage des comédiens\u201d de Theo Angelopoulos (Grèce) \u2014 (\u201cpeut-être ce que l\u2019on a réalisé de plus bouleversant depuis des décennies.(.) La leçon d\u2019histoire et de cinématographe est admirable.\u201d Jean Duflot, \u201cPolitique- hebdo\u201d,) \u201cJ\u2019étais, je suis, je serai\u201d de Walter Heynowski, Gerhard Scheuman et Peter Hellmich (R.D.A.) \u2014 (\u201cLa réalité de la répression au Chili dépasse l\u2019imagination.Il faut voir ce document pris à l'insu des militaires de la Junte.C\u2019est une arme de combat pour l'avenir.\u201d Roger Dosse, \u201cPolitique-hebdo\u201d.) \u201cChile\u201d de Carlos Ortiz Tejeda et Carlos Velo (produit par le Mexique) \u2014 (\u201cPlus qu\u2019un document de journaliste, une leçon de courage et de dignité.\u201d \u201cLe Nouvel Observateur\u201d.) \u201cViva Portugal\u201d de Malte Rauch, Christianne Gerhards, Samuel Schirmbeck (R.F.A.) et Serge July (\u201cLibération\u201d) \u2014 (\u201cUne introduction captivante, discutable, donc à discuter sans tarder.\u201d \u201cLe.Nouvel Observateur\u201d.) \u201cL\u2019ennemi principal\u201d de Jorge Sanjinés (Bolivie) \u2014 (\u201cun film \u201cproducteur\u201d d\u2019analyses, de réflexions et peut-être aussi de films, qui plus tard représenteront la voie juste de la lutte armée.en Amérique latine, sur laquelle travaillent depuis quelques années les masses et les avant- gardes.\u201d Alfonso Gumucio-Dra- gon et Marcelo Quezada, \u201cCahiers du cinéma\u201d.) Tout distributeur ou exploi-.\u2018 tant qui se prétend \u201cprogressiste\u201d est un imposteur s\u2019il ne présente pas ces films à Montréal.\u201cLe voyage des comédiens\u201d CITE 4 Prop à pro \u201cNum lendred Te quo deviequ enfants garçon, milesp Iyau mand oflamén | à | énagér negate Betas Wes deux Si aucun ne le fait, peut-on espérer que la Cinémathèque Québécoise nous les projette?Demander à Robert Daudelin: 866-4688, 360 rue McGill, Mont- éal.P.S.Propos de J.-L.G.à propos de no 2 \u201c\u201cNuméro deux\u201d, c\u2019est un film tendre de lien entre des images de vie quotidienne et de discussions de vie quotidienne.Ce sont deux enfants, une petite fille et un petit garçon, une fille et un type qui sont les parents des deux enfants.Il y a aussi le grand père et la grand mère.Le père a un boulot et la mère n\u2019en a pas.Ou plutôt si, elle a le sien, le boulot de ménagère.Elle s'ennuie, il y a inégalité dans l\u2019activité des deux, fet aussi inégalité de la conscience @des deux.\u201cGodard voulait faire un film initialement pour la télévision, tout en sachant que jamais la @télévision ne le prendrait.\u201cAlors il tourne des images en audio-visuel\u201d (en vidéo) \u201cet refil- #me le tout en 35mm.On voit donc Lo bee 2.da Æ = des petits écrans sur un grand écran noir, dans une salle obscure de cinéma.\u201d (B.J.dans \u201cLibération\u201d, 15 septembre 1975.) A Hervé Delilia et Roger Dosse, pour \u201cPolitique-Hebdo\u201d 189, du 18 au 24 septembre 1975, et à B.J.pour \u201cLibération\u201d, Jean-Luc Godard \u201craconte\u201d: \u201c\u201cNuméro deux\u201d, c\u2019est un film ethnologique.On pourrait l\u2019intituler: \u201cl\u2019économie sexuelle chez\u201d ies habitants du bas-Grenoble\u201d.On pourrait faire des dizaines de rapports à partir du film.\u201d \u201c\u201cNuméro deux\u201d te fait faire du boulot, aussi, mais il ne te force pas du tout à faire le boulot du film.C\u2019est très bien que le film te fasse faire du boulot, enfin, ce que j'appelle du boulot, de l\u2019exercice, du sport, de la pensée, du plaisir.\u201d \u201cTu ne fais pas exister le film: il est un peu plus pres de toi, mais sans être contre toi, ni toi contre lui ou contre ceux qui l'ont fait.§ = C\u2019est un film pour penser la maison plutôt en termes d\u2019usine, c\u2019est juste ça.C\u2019est pour que les gens puissent parler, ce dont je suis pas sûr, et parlent un peu entre eux.Soit se disputent, soit ne se disputent pas.Le but est atteint, si tant est qu\u2019il y ait un but, quand les gens se mettent à discuter de leurs problèmes, d\u2019un truc concret de leur relation à eux, travail, salaire, etc, parce que le film les a aidés.Qu\u2019ils ont ressenti la nécessité de ne pas remettre à plus tard cette discussion qu\u2019ils devaient avoir.Ca passe par le plaisir, tout ça.(.) Comme moi de le faire, ça peut aider\u2026 C\u2019est ça que je trouve intéressant.Ce n\u2019est pas ce que fait la télé tous les jours: elle fait se taire quand il faut parler, et parler quand il faut se taire.\u201d Propos qui mettent en situation \u201cNuméro deux\u201d, nécessaires et suffisants pour que je désire voir le film.P.S.- La somme et le reste, suite \u201cPour argumenter sur du concret, ce qui suit sera personnel.\u201d Bertolt Brecht, \u201cSur le réalisme\u201d (coll.\u201cTravaux\u201d 8 / l\u2019Arche éd.).Après \u201cLa somme et le reste\u201d, 13 juin-4 octobre 1958, (La Nef de Paris éd.ou réédition partielle Bélibaste éd., 1973) dans \u201cLe temps des méprises\u201d (éd.Stock) Henri Lefebvre raconte son Thistoire, qui a lieu dans l\u2019histoire du parti communiste français, l\u2019histoire de la pensée moderne, l\u2019histoire des nouveaux champs découverts \u2018par les sciences humaines, l\u2019Histoire.Rackam, dans \u201cLibération\u201d le 15 septembre 1975: \u201c.une sorte d\u2019autobiographie philosophique qui raconte sa vie, son époque communiste, sa rupture avec le P.C., son périple à Nanterre, son flirt avec les situs\u201d (Internationale Situationniste) \u201cet ses pro- \u2014jets actuels.(.) Et quand on est 78.marxiste et communiste et philosophe comme Lefebvre et qu'on commence à se dire que la simple prise du pouvoir central n\u2019empé- chera pas seule les autres | photo: Errol Gagné pouvoirs d\u2019exister et de jouer les cinquièmes colonnes à tout moment, nous disions donc, quand on se pose ce genre de questions, on se rend compte soudain de l\u2019effarant dogmatisme centralisateur dans lequel on a voulu nous enfermer.Henri Lefebvre, \u201cLe temps des méprises\u201d: \u201cPour rompre avec le .dogmatique du marxisme, il faut en arriver à cette idée, le mouvement de l\u2019action révolutionnaire et subversive portée au langage, au concept, à la théorie, et c\u2019est à cela que je réserverai le nom de marxisme: cet ensemble, je l\u2019appellerai \u201cles marxistes\u201d.Il y a donc des tendances et, à chaque instant, une droite et une gauche dans ce mouvement.(.) Cet ensemble extraordinairement riche, il faut l\u2019appeler \u201cmarxisme\u201d, et non tel ou tel.\u201d Lire, réfléchir, produire, vivre.x 7\u201d pnd erg \u201cD [ rent 6 mai! p Boul ip Strat Tops ( Mise \u20ac choenhe \u2018Votre ins.ont exer us lim S-Ef vans dit burst eux nom Jen avan bn acti hrorig d'a puche e Cném PR un \u20ac four mo Bbolentie PS.R tu ore | om Rs pu le roles gander Hemi Mioong tle 1g} unde blr elo enh tang Bray ating ny ent 8 Voir | Eh | lle m iggy tl férange une politique \u201cArt Press\u201d (43 rue de Mont- orency, Paris, 75003, France) , mai / juin 1975: Marie-Claude e Rouilhan interviewe Jean-Ma- e Straub et Danièle Huillet à opos de leur dernier film, oïse et Aaron\u201d (l\u2019opéra de choenberg).\u201cVotre film est dédié à Holger | Meins\u2026.diverses pressions se nt exercées sur vous afin que i gous éliminiez cette dédicace.1 S.\u2014 Effectivement.Et nous vons dit que si elle était coupée il udrait également couper nos r Eux noms.H.Meins était un ami en avant qu'il ne s'engage dans n action politique, il avait vu 6 Chronique d\u2019Anna Magdalena # fach\u201d qui l'avait profondément 6 buché.C'était un élève de l\u2019Ecole i > Cinéma de Berlin, et il avait i it un excellent court-métrage.1 Jour nous c'était un public #Æbtentiel.Nous aurions aimé lui ontrer nos travaux postérieurs i comme il était en prison il n\u2019a fas pu les voir.C'est aussi une Mrotestation, il est inadmissible e garder des gens en prison 2 ans .; demi sans les juger, c\u2019est même Ati-constitutionnel.Et selon l\u2019ar- ¥ ele no 5 de la Constitution de la à undes Republik, et selon la Jéclaration des droits de l'Hom- ?e tout suspect est présumé inno- \u2018\u2019ent tant que sa culpabilité n\u2019est prouvée.Enfin, c\u2019est une pro- pstation contre le délire anti- pmmuniste qui sévit actuelle- ent en Allemagne, et il faut voir que le groupe Baader- einhoff n\u2019est pas la même hcose - jue le groupe du 2 mars comme la | police et le gouvernement tentent y je le faire croire.0 uand le culturel q D.H.\u2014 On en est a écrire sur les maisons et méme dans les appartements \u2018Kommunistesh- chwein! Cochon de communiste!\u201d à la peinture rouge.(.) De surcroît il existe en Allemagne une institution qui s'appelle \u201cFreiwillige Selbstkontrolle der Filmindustrie\u201d qui est une forme suprême d\u2019hypocrisie: c\u2019est l\u2019industrie qui est sensée se censurer elle-même, car la censure est une institution de Goebbels qui, évidemment, a été supprimée après la guerre.Cette censure a déclaré que le film était interdit aux moins de 18 ans, c\u2019est risible, surtout si on connait la vague de films pronographiques en Allemagne.Et encore, a condition que nous enlevions la dédicace, sinon le film est simplement interdit.(.) De plus ils se sont adressés aux éditeurs de Schoenberg, puis directement a son fils Lawrence qui vit aux U.S.A.et qui a répondu: \u201cAbsurde.Si ce film doit être dédicacé, alors seulement à Arnold Schoenberg.Confirmez\u201d.Bref, c\u2019est comme si les auteurs du film n\u2019existaient pas.\u201d \u201cCahier du cinéma\u201d (9 passage de la Boule-Blanche, Paris, 75012, France) 257, Mai / juin 1975: - \u201cNous protestons vigoureusement contre l\u2019indécence des autorités de la télévision allemande et autrichienne, ainsi que de l'éditeur allemand et du porte- parole américain des héritiers d\u2019Arnold Schoenberg, et contre le caractère anti-constitutionnel de l\u2019autocensure de l\u2019industrie du cinéma allemand, qui réclament la coupure d\u2019une dédicace manuscrite (48 photogrammes = 2 secondes) à un jeune homme mort de faim au terme de deux années et demie de prison et de torture \u2014 sans procès, donc innocent. \u2018Aucune institution démocratique ne peut contester à Danièle Huillet et Jean-Marie Straub le droit de dédier à Holger Meins, - qui fut l\u2019un de leurs collègues cinéastes et un ami, un film dont ils sont les auteurs (bien que ce film soit une adaptation de l\u2019opéra \u201cMoses und Aaron\u201d d\u2019Arnold Schoenberg).\u201d C\u2019est l\u2019une des fonctions de \u201cChroniques\u201d au Québec que de s'associer fermement à une telle protestation, puisque nous considérons qu\u2019il n\u2019y a de critique que politique (dénonçant toute critique \u201chumaniste\u201d).; Le collectif de production: Thérèse Arbic, Madeleine Gagnon, Philippe Haeck, Réjean Jacques, Jean-Marc Piotte, Céline Saint-Pierre, Patrick Straram | le Bison ravi, Laurent-Michel \u2018Vacher.Chacun, tous, peuvent envoyer leurs noms aux \u201cCahiers du'ciné- » ma .6 octobre 1975 .Abonnement d\u2019un an (douze numéros): $20.00; Abonnement de soutien: $40.00 et plus.Veuillez expédier votre chèque ou mandat à l\u2019ordre de: CHRONIQUES, case postale 747, succursale \u201cN\u201d, Montréal, Qué.N x3 pa EL ae = = = = a ~d> Prix: $2.00 Les mots d'ordre généraux comm; \u201cservir le peuple\u201d, \u201cpuiser dans led.masses et retourner aux masses\u201d fek \u201cdévelopper une culture prolétarienne\u201d,tii« appellent non pas tant à un style d'oeuvre, à des thèmes précis ou à des| positions de principe qu\u2019à une pratique Ugh autre de Part.Seule une nouvelle}: insertion \u20acbmmunautaire de Part a des; chances de: hous éloigner à l\u2019heure actuelle.desimpasses du modemisme.I 1m ~~ DU QUES.© peer "]
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