Chroniques, 1 février 1976, Février
[" m numéro 14 roniques geste théâtral qui n\u2019a d\u2019égal que la amaturgie mélo-dramatique des troupes tournées des années \u201840.mtretien avec lolker Schlondorff, éaste ivi d\u2019une analyse de son dernier film L\u2019Honneur du de Katarina Blum.[istoires d\u2019O sexe joue la vie lorsqu'il est jouissance et plaisir partagés.urgence de la critique onse à Gérald Godin, directeur des éditions Parti Pris.À ~2 3 7 \u2014 A - CHR FC sof LIGNE ENTR a es | DEB Ir Ca 5 Co rT Zeit = 2e err FIP mn a PES pe oe a ee LIN sommaire Potier 1976 LIGNE OUVERTE EDITORIAL : La-démission des troupes d\u2019agit-prop de lA.Q.U.T.{ DEBAT(S) - Désir: de-classe, d\u2019individu par Philippe Haeck ENTRETIEN Patrick Straram le Bison ravi et Laurent-Mi- chel Vacher parlent avec Volker Schlôndortf, cinéaste Co TEXTES A L\u2019APPUI ker Schlôndorff par André Morf Le Parti Communiste Français et la Question Littéraire 1921-1939 de Jean-pierre Bernard, un compte rendu par Pierre Aubery.CHRONIQUES Histoires d\u2019O par Madeleine Gagnon L\u2019urgence de la critique par Philippe Haeck La loi du père par Réjean Jacques Jaws ou les dents du bon Dieu puritain par Jocelyne Lefebvre Un labor boss par Jean-Marc Piotte 3 INFORMATIONS L\u2019Honneur Perdu de Katarina Blum de Vol- 20 23 40 44 56 68 73 80 - 86 ligne ouverte 7 - \u201cquestion de stratégie: pourquoi je quitte le Collectif Pour moi \u2014 et dans la mesure où je suis conscient des motifs de ma décision \u2014 la raison de mon retrait du collectif de production est désespérément simple: je , suis profondément opposé à l\u2019éditorial paru le mois dernier en réponse à Stratégie.Conformément aux règles que j'avais eu moi-même pour tâche d\u2019énoncer dans l\u2019autre éditorial du même numéro, je ne pouvais alors que me rallier ou partir.Toute cette histoire s\u2019est enchaînée pour moi comme un piège qui peu a peu se referme.Lorsque j'ai trouvé dans le casier postal de la revue l\u2019exemplaire de Stratégie et la lettre l\u2019accompagnant, j'ai aussitôt lu leur article: je l\u2019ai trouvé partial et sévère, injuste et inutilement sectaire pour l\u2019ensemble mais bien senti et non dénué de justesse sur quelques-uns des aspects relevés.J'ai annoncé au collectif que nous avions reçu ce texte en ajoutant qu\u2019il s\u2019en prenait surtout à des articles de Patrick, de Madeleine et de Jean-Marc, mais que je l\u2019avais trouvé intéressant.Lorsque tout le monde eut pris connaissance du texte, il y eut au collectif une discussion à ce sujet: j'étais en Allemagne, j\u2019appris à Mon retour qu'il avait été décidé de ne pas rédiger de \u201créponse.Ce qui me surprit, mais nous avions en effet d\u2019autres tâches.Quand le sujet revint par hasard en \u2018discussion, il apparut que plusieurs avaient changé d\u2019avis et il fut finalement résolu de répondre.Je sentais dans notre groupe beaucoup d\u2019agacement et d\u2019impatience contre la charge de Stratégie.2.7 jen ool Qu i quances rset fn PCA épanies q que les yn texte sentir Qué jd d'apondé' nal pas! Le le texte ( percer me laiss jam | orleme # si fortes, Jarlapo lépondar mauve.Secile, voyais d réponse hat (001 \u2018replacer indiquer ourquo Mais le l'occasi pCOmmen droblém 5 D Jondée Ue: qu Le l'encont ; M: de déni sua es mer Fevue) | \u201cbien oy Bliger ¢ 1 ulant }.*mok cientà ait du e: je mois aux )acer ais moi ¢ fal\" e de leur 0 gf ii el ects\u201d reçu des mais nde une is à de fel en ge fais 3 I] Je n'avais pu malgré tout imaginer un texte comme ÿ celui qui fut présenté au collectif: fébrile, vengeur, sans ÿ nuances, mettant presque tous les torte du même côté, n\u2019acceptant aucune des remarques critiques faites à l\u2019endroit de Chroniques, faible de surcroît dans son argumentation, tel m\u2019apparut-il aux premières lectures ébahies que j\u2019en fis.Lorsque la discussion me montra que les premiers intervenants approuvaient sans réserve un texte que je rejettais viscéralement, jai commencé à sentir que les choses m\u2019échappaient.I! faut croire que j'étais bouleversé puisque, bien que j'aie parlé d\u2019abondance et que je me sois débattu de mon mieux, je n\u2019ai pas réussi à vraiment m'expliquer.Le fait est que je n\u2019ai, à aucun moment, perçu le texte de Stratégie comme une attaque: même si je - percevais clairement les «attaques» qu\u2019il contenait, cela me laissait froid.L\u2019idée de fesser en retour ne m'est \u2018jamais venue.A mes yeux, c\u2019est une démarche totalement erronée: les forces progressistes ne sont pas si fortes.Si l\u2019un commet l\u2019erreur d\u2019affaiblir l\u2019ensemble par la polémique, il est absurde de rentrer dans ce jeu en répondant au même niveau \u2014 absurde-et politiquement mauvais.Démonter, dénoncer et condamner est trop facile, trop tentant, trop dangereux et trop inutile.Je voyais donc, non pas une réponse réactive, mais une réponse active.On pouvait, bien sûr, rétablir certatns faits (concernant par exemple l\u2019eritretien avec Charron), replacer telle ou telle citation dans son contexte; indiquer les plus évidentes partialités et expliquer pourquoi la tactique de Stratégie nous paraissait nocive.Mais le plus important aurait encore été de montrer, à l\u2019occasion des critiques qui nous étaient faites, comment nous savions nous-mêmes poser nos problèmes et dépasser nos contradictions.Dans la conjoncture actuelle, toute démarche fondée sur le chauvinisme de groupe m\u2019est inacceptable: qu\u2019un autre groupe adopte une telle démarche à l\u2019encontre du mien, ne m\u2019incite nullement à agir de mêmê, au contraire.Dans ces conditions, les marques de dépit qui jalonnent la réponse de Chroniques (allant jusqu\u2019à s'étonner que Stratégie n\u2019ait pas tenu compte des mentions favorables à son sujet parues dans notre revue), la passion mise à contester telle ou telle citation bien ou mal interprétée, l\u2019empressement inquisitorial à exiger des réponses complètes à des questions en feu roulant («Où?Comment?Quand?.» «d\u2019où vient la sémiologie?etc.» «De quelle psychanalyse?etc.»), la BE E40 4 MEE RES OM HH HANI LE A cat pa 0 dé ace RSA NSE BIR ELS prétention à l\u2019évidence pour des notions ou des} références utiles mais fort peu assurées (sujet / individu, langue / langage), les insinuations («nivellement constant des contradictions\u201d à Stratégie) \u2014 en un mot tout ce qui fait de cet éditorial un facile et fiévreux plaidoyer pro domo, m\u2019était totalement étranger (et étrange, à tel point que j'ai même à présent du mal à expliquer comment un tel texte a pu et peut encore paraître bon à sept camarades avec lesquels je n\u2019avais.jamais eu de désaccord grave), Ce sentiment d'isolement et d\u2019étrangeté, si la règle du ralliement aux! textes éditoriaux-n\u2019avait pas existé, aurait sans doute; suffi à me mettre à part.(Nietzsche: «Une bonne fois, considère donc avec toi-même combien sont divers les sentiments, partagées les opinions, même entre tes relations les plus proches, combien mème des opinions semblables se trouvent avoir, dans la tête de tes amis, une orientation ou une force tout autre que dans la tienne, de combien de centaines de façon se présentent jaufé of rs qu revues id sai gimensi juge.les occasions de mésentente, de séparation dans une # fuite hostile.Après tout cela tu te diras: que le sol est incertain sur lequel reposent toutes nos liaisons et amitiés, que sont proches les froides averses ou le mauvais temps, que tout homme est isolé!\u201d Humain, trop humain paragr.376.) A partir de là, j\u2019ai un peu le sentiment que mon départ s\u2019est fait tout seul,\u2019sans que j'y puisse rien.Je ne faisais plus partie du groupe, ne me reconnaissant pas dans un texte commun qu\u2019en théorie j'aurais dû au moins endosser et qui me renvoyait de Chroniques une image grimaçante, fantomatique, pour moi intenable.Ceux qui s\u2019y connaissent mieux que moi en désir, en fantasme et en sujet diront si je rends bien aujourd\u2019hui ce qui est aussi l\u2019histoire d\u2019un amour déçu.Je : demanderai seulement qu\u2019on n\u2019aille pas à trop bon compte chercher à mon geste des raisons vagues et secrètes (autres que celles que jen donne).Que les lecteurs de Chroniques sachent bien que sans ce maudit texte-là, javais et je garderai de leur revue une image nettement positive, a tel point que si le collectif avait accepté (ce dont je conçois facilement qu\u2019il ait refusé de le faire) de maintenir ma chronique j\u2019en aurais été heureux.Ce départ n\u2019est qu\u2019une péripétie peu importante par rapport à la poursuite du travail de critique et d\u2019information accompli par Chroniques (1) Laurent-Michel Vacher 1er janvier 1976 \u2014 I+ Augug eo Product Chronique : Laurent-Michel Vacher a adhéré à l'orientation de ; ts Chroniques, telle que définie dans les éditoriaux, sauf ji pour la réponse à Stratégie.|| reproche à celle-ci son ton eu, mais sur le fond du débat intervenu entre les deux ; \"| revues, ici comme dans les discussions que nous avons re, eues avec lui, il ne se situe pas.Or, pour nous, c\u2019est là la WE dimension véritable du débat.Au lecteur, donc, de Uml:f : # juger.Encore Jug Nags Nimen: ent ay .doug le fois ers le \\, le tes inions amis, ans la entent IS Ung Sol es ns el Ou le main} Le collectif de production > Mon Je ne 1t pas Nag ~ § Une \u2014 able.I, én - op | Je bon gs el e les 5 08 à Une Jeti i ai ras pan.Auquel je participerai en proposant, comme n\u2019importe quel | #8 lecteur de la revue peut le faire, divers textes au collectif de (| produétion, en commençant par ceux qu\u2019en dehors de ma che chronique j'avais déjà promis de rédiger.+ 10768 éditorial Le 5 décembre dernier eut lieu à Québec le 18e Congrès de l\u2019Association Québécoise du Jeune Théâtre.Dès l\u2019ouverture, quatre troupes d\u2019agitation-propagande (1): LA GABOCHE, LE THEATRE EUF!, LE TIC TAC: BOOM, LES GENS D\u2019EN BAS donnèrent lecture d\u2019un | MANIFESTE POUR UN THEATRE AU SERVICE DU PEUPLE.(2) Ce manifeste fut endossé par le Conseil d\u2019administration de l\u2019A.Q.J.T.qui avait démissionné en} bloc deux mois auparavant sans en avertir les membres.Le C.A., dont les membres sont élus en assemblée générale, était composé en majorité de membres des | troupes d\u2019agitation-propagande.A la suite de la; démission des troupes signataires du Manifeste, le Comité exécutif ainsi-que trois troupes d\u2019agit-prop: LE THEATRE EN VRAC, LE THEATRE COMMUNAUTAIRE et LE THEATRE DES CUISINES quittèrent également l\u2019Association.Le manifeste, lu par les troupes signataires, ne fut pas discuté par les membres présents au Congrès.Les troupes quittèrent les lieux immédiatement après sa lecture.Maintenant vidée de ses membres 1 les plus progressistes, l\u2019Association ne regroupe plus que des troupes étudiantes, que des troupes qui} oscillent entre la voie contre-culturelle ou nationaliste et certains membres individuels qui cherchent à se situer \u20181- Sur l\u2019agit-prop., voir: «La Rénovation urbaine, à qui ça sert.», Chroniques no 2, février 1975, p.45.2- Le Manifeste est reproduit à la fin du présent éditorial.6.çyr des | çhoisi , Co Ego b québie je GL queers yal I pena qdehals, formati théâtral ont pr dernière leur inc devaient talent « les ter INFANT d'égal \u20ac dé our désacct déclart K: démissi conjont age fa culturel dans là nécessi \u201cCes S'oppos a Canad i Stl Deja Bt sur des positions prolétariennes sans pour autant avoir choisi le théâtre d\u2019agitation-propagande.Comme nous le soulignions dans un récent éditorial sur le théâtre québécois, l\u2019Association - Québécoise du Jeune Théâtre permettait un certain espoir quant à l\u2019influence du jeune théâtre sur l\u2019évolution du théâtre québécois, compte tenu du rôle de leadership qu\u2019exerçaient en son sein les troupes engagées dans un travail théâtral au service du peuple.En même temps prenait forme un lieu de rencontres, de discussions, de débats, d\u2019affrontements même, mais également de formation, à partir duquel un véritable travail politique et théâtral pouvait s\u2019effectuer.Mais les troupes d\u2019agit-prop ont préféré leur geste théâtral, tenu secret jusqu\u2019à la dernière minute,à la tâche de formation politique qui leur incombait ainsi qu\u2019à la lutte idéologique qu\u2019ils devaient mener au sein de l\u2019A.Q.J.T.et qui nécessitaient «un travail long, lent et prudent» pour reprendre les termes mêmes de Lénine dans LA MALADIE INFANTILE DU COMMUNISME.Un geste théâtral qui n\u2019a d\u2019égal que la dramaturgie mélodramatique des troupes de tournée des années \u201840, avec lequel nous sommes en désaccord, même si nous adhérons entièrement à leurs déclarations de principes.Mais pour les troupes d\u2019agitation-propagande démissionnaires de l\u2019A.Q.J.T.leur analyse de la conjoncture actuelle, posant comme prioritaire la liaison avec la classe ouvrière, semble exclure tout travail culturel et politique en milieu petit-bourgeois et nier, dans la période actuelle de fascisation du régime, la nécessité de regrouper les forces progressistes, c\u2019est-à-dire tous ceux qui, à un niveau ou un autre, s\u2019opposent à l\u2019impérialisme américain et aux monopoles canadiens.\u2019 D\u2019autre part, \u2014 ici, réside l\u2019ambiguïté du Manifeste \u2014 le texte ne définit jamais le terme «peuple», aucune clarification de la notion de peuple n\u2019est apportée dans le Manifeste même si on s\u2019y réfère continuellement.Le peuple, actuellement au Québec et au Canada, est constitué, selon nous, de la classe ouvrière, des 3- Lire l'analyse de Céline \u201cSt-Pierre, dans Socialisme Québécois no 24, «Classes sociales dans le mode de production capitaliste».4- Voir le texte de Mao Tsé-Toung sur la conception stratégique du «peuple» dans Quatre essais philosophiques, «De la juste solution des contradictions au sein du peuple» p.89, Ed.en.langues étrangères, Pékin 1966.i ges Senn cme J re See re ES RES EE AE A ES ATS CAIESRANNALMMICILN biA2 sad A BUS salariés prolétarisés (par exemple, les employés d\u2019hôpitaux) de la petite-bourgeoisie traditionnelle, de la nouvelle petite-bourgeoisie (3) et même d\u2019une fraction de la bourgeoisie, bref'des classes ou fractions de classes qui ont objectivement des intéréts anti-monopolistes et anti-impérialistes.(4) A l\u2019A.Q.J.T., nous retrouvons une portion de la nouvelle petite bourgeoisie qui cherche à se situer sur des bases prolétariennes sans pour autant avoir choisi, dans le champ culturel, un travail d\u2019agitation-propa- gande et-une fraction de jeunes des écoles secondaires, | âgés de 13, 14 et 15 ans dont les positions de classe sont encore déterminées par leur origine de classe.Assimiler ces derniers aux petits-bourgeois_ libéraux c\u2019est évacuer rapidement le rôle de formation que les : militants devaient assumer auprès de membres de l\u2019A.Q.J.T.Pour les observateurs de l\u2019extérieur, aux deux | derniers festivals du printemps, à Rimouski en 1974 et à Sherbrooke en 1975 (5), ce fut l\u2019exemple de querelles passionnées entre deux tendances opposées, souvent provoquées par la maladresse des militants qui accusaient plutôt que d\u2019analyser.Selon les témoignages de membres de l\u2019A.Q.J.T., l\u2019attitude des troupes d\u2019agit-prop envers les «non-politiques» en était une de mépris et de rejet.Dans le Manifeste, cette ambiguïté autour de la notion de peuple n\u2019est pas indépendante de l\u2019idéalisa- : tion qui est faite de l\u2019ouvrier.Le terme «peuple» semble - recouvrir uniquement la classe ouvrière, de plus, celle-ci | semble être posée comme si elle n\u2019était pas profondément conditionnée par l\u2019idéologie bourgeoise.Pour ces militants, leur conception de la liaison à la classe ouvrière les amène à exercer leur action dans des \u2018 lieux privilégiés comme les comtiés de citoyens, les regroupements régionaux, les comités de femmes, les | syndicats progressistes et à nier l\u2019efficacité de tout travail politique à l\u2019extérieur de ces groupes restreints.Mais le peuple désorganisé, conditionné par l\u2019idéologie dominante à travers les mass media et qui, actuellement, constitue une majorité dont les aspirations sont modelées par la bourgeoisie, se retrouve dans .les syndicats réactionnaires, les associations larges 5- Un compte rendu du dernier Festival à Sherbrooke a été \u2018 donné dans Chroniques, Vol.1, no 8/ 9, Théâtre politique / théâtre d'avant-garde?p.137.Ce texte a été reproduit dans le \u2018 dernier bulletin de l\u2019'A.Q.J.T.Jeune Théâtre._ 8.aucune M Retrouve | troupes d ga ls, avr pas SUSC positions Dep être en m peitbou l'écoute à l'on verra du rappo ceux qui dé Ceux ( Que admettan d'aglatio 88 difficulté Culture 4 fiendrai condition que se ré 8 communi ment dg Niveau de Havailey d'ntere $ dang | léments tes nti Classes Le hay ine M Noire ins Esubventionnées par l\u2019Etat bourgeois, dans l\u2019industrie, \u2018Hans les usines, dans les écoles, etc.Les luttes doivent aussi se mener par et pour cette fraction importante du peuple.Au nom de quoi devrions-nous la laisser aux mains du pouvoir bourgeois\u201d?Le refus de travailler à l\u2019intérieur d\u2019un organisme subventionné par Etat bourgeois peut se justifier par un \u201c fchoix individuel d\u2019oeuvreren milieu restreint pour former une avant-garde ouvrière consciente en vue de la ormation d\u2019un parti ouvrier.Mais ce choix ne doit en aucune manière exclure le travail politique partout où se retrouve le peuple.Les déclarations de principes des\u2019 \u2018gtroupes d\u2019agit-prop, à l\u2019A.Q.J.T.aussi justes soient-el- es, auraient dû inciter à la réflexion, à l\u2019action et non pas susciter le repliement et le durcissement des positions de part et d\u2019autre.De par leur formation même les militants devraient être en mesure d\u2019établir un rapport dialectique en milieu 4petit-bourgeois comme en milieu ouvrier, d\u2019être à Pl écoute du peuple pour apprendre et mieux servir.Sinon \u2018Al\u2019on verra se reproduire les vieux schèmes traditionnels du rapport autoritaire inhérenñt au pouvoir bourgeois, de ceux qui ont le pouvoir théorique à ceux qui ne l\u2019ont pas, de ceux qui ont la ligne juste.et des autres.Quant à la question du théâtre populaire, tout en \u2018Jadmettant l\u2019importance du travail politique des troupes \"Jd\u2019agitation-propagande, tout en reconnaissant la {difficulté de travailler politiquement dans le champ culturel officiel, CHRONIQUES cherche une voie qui Jtiendrait a la fois compte de la recherche formelle et du fconditionnement idéologique des masses.(6) Jusqu\u2019à ce qque se réalise la révolution prolétarienne et la société gcommuniste, selon I\u2019analyse que nous faisons actuellement de la conjoncture politique, tenant compte du niveau de développement de la conscience de classe des ]travailleurs \u2018québécois, nous favoriserons tout travail {d\u2019intervention tendant à combattre l\u2019idéologie bourgeoi- ÿ se dans les productions culturelles et à y introduire des iÿ éléments socialistes pour une compréhension accrue i&i# des intérêts du peuple dans une perspective de lutte de jl classes.: Le travail des troupes d\u2019agit-prop à l\u2019intérieur de lA.Q.J.F.constituait pour nous un lieu important ] d'interventions à cause de la prolétarisation grandissan- # 6- Notre point de vue à ce sujet a été développé dans un récent éditorial, Chroniques no 12, décembre 1975.+ te des travailleurs culturels dont la situation précaire favorise une prise de conscience sociale.Mais leu analyse très peu dialectique leur fait dire: «l\u2018A.Q.J.T.ne peut plus progresser, elle ne peut que régresser, ou, à lé rigueur, maintenir le statu quo.Alors que le peupld évolue, que les luttes du peuple progressent, l\u2019art qui sé met à son service ne peut plus se permettre de s\u2019arrêter de tourner en rond, d\u2019essayer de convertir des petits bourgeois qui croient que le progrès c\u2019est de déguiser id capitalisme, en le civilisant.» Attitudes méprisantes eg pessimistes masquant un certain idéalisme et qui le amènent à conclure: «Nous quittons l\u2019A.Q.J.T.parce que nous voulons subordonner le culturel au politique ce que le Ministère se permet et nous refuse.» Pou nous, un militant ne doit pas attendre la permission dé l\u2019Etat bourgeois pour lutter contre lui surtout quand i est en position de force à l\u2019intérieur d\u2019un organisme.Quitter à ce stade l\u2019A.Q.J.T.manquer à ce point d tactique, c\u2019est - abandonner un lieu d\u2019interventios politique et la jeunesse qui s\u2019y retrouve entre les maing de la bourgeoisie.Jamais le gouvernement libéral né leur en sera plus reconnaissant! - _ Id Le Collectif / par Th.Matières sus! in 3) monde: | fom du Ç les indus él leurs \u20ac découle c lon et : exploités lat collectivi force de de leur à toujours Cet Velée et brie d'un & UN contr Bis Men Ca IS JT: Ou, à peu qui andl pet Liser Nes qui | pan qu i Py ion ¢ land lism oint à eno Mair ral 1 Tht ; - manifeste pour un théâtre au service du peuple deux intérets contradictoires bd \u2018 ~ En société capitaliste, il y a deux visions du monde: la première découle de l\u2019exploitation et parle au Mom du profit; elle soutient la.bourgeoisie, c\u2019est-à-dire es industriels, les financiers, les.grands commerçants pt leurs alliés; c\u2019est la vision capitaliste.La deuxième Siécoule des luttes contre toutes les formes de domina- ion et parle au nom des hommes et des femmes Exploités et opprimés: c\u2019est la vision socialiste.La bourgeoisie minoritaire possède le capital, les matières premières et les moyens de production qu\u2019elle ÿsest injustement appropriés aux dépens de la pollectivité.Ces moyens lui permettent d\u2019acheter la gorce de travail des ouvriers et, en leur volant une partie - de leur travail, elle réalise des profits qui engendrent toujours d'autres profits.Cette force de travail doit être constamment renouvelée et entretenue.La bourgeoisie doit donc s\u2019appro- Yprier d\u2019une part la fonction reproductrice des femmes par un contrôle des natalités, et d\u2019autre part le travail gratuit es ménagères.Lorsque le capitaliste investit, mais encore ne le Wrait-il que lorsqu\u2019il est certain de réaliser des profits, il parle de création d'emplois, sans parler de salaires Jdérisoires et de conditions de travail le plus souvent 11. lamentables; il parle aussi d\u2019essor régional, sans parle UE de boulversement de la vocation agricole ou domiciliaird [qu d\u2019une région, ni d\u2019expropriätions injustifiées.val En assurant ainsi son pouvoir économique p purge l\u2019exploitation des hommes et des femmes, I§[ us bourgeoisie s\u2019est acquis le privilège de contrôler tous les ble aspects de sa vie, mais elle ne peut y arriver qu\u2019e contrôlant aussi tous les aspects de la vie de la majorit wr Par exemple, en établissant les rapports sur une boite base de domination-soumission, elle fausse la sexualité Lie des hommes et des femmes.Elle régit nos conditions dé in vie en en diminuant la qualité: on exproprie les quartier ouvriers et on sacrifie les terres arables au profit d\u2019'ungf minorité; on nous conditionne à une mauvaise alimer bre tation; on refuse d'identifier les causes réelles defl;{ maladies et on nous soigne vite et mal.L\u2019éducation nouf[ nico apprend à respecter les valeurs établies telles [ bu soumission à l\u2019autorité et l\u2019esprit de compétition.Ell be perpétue les différences de classe et les différence beso sexuelles.: a La mainmise de la bourgeoisie sur nos vies ne pe bso s\u2019exercer que si son pouvoir économique est soutenu p bce son pouvoir politique.> li L\u2019Etat, sous le couvert de la démocratie, favoris bé directement les intérêts économiques de la class pi 1 dirigeante.La loi pseudo-anti-inflationniste de Trudea A n\u2019en est qu\u2019un exemple.° Les services que l\u2019Etat doit assurer à la majorit or a sont orientés de façon à consolider l\u2019ordre établi et profiter à la classe dominante.L'Etat tire plus de revenu des petits contribuables que de l\u2019industrie; de cet façon, n\u2019ayant pas à payer pour la formation de la ma d\u2019oeuvre et les services de santé publique, l\u2019industri s\u2019en tire à bon compte.i : An Cette bourgeoisie arriérée a, de plus, le control des médias d\u2019information, les journaux, la radio et IN #5 télévision qui entretiennent la confusion et favoriser\u201c \u201c9 son idéologie par le statu quo.lle Mais quand le peuple prend conscience de so lls exploitation et de son oppression et qu\u2019il commence Fs s\u2019organiser, le pouvoir en place fait appel à l\u2019appare CC Comm juridique et aux forces répressives: la police et l\u2019armée Par exemple, la répression contre les ouvriers de If United Aircraft.Ru Tous ces moyens ont été mis en place par | hse bourgeoisie pour faire accepter au peuple l\u2019ordre établi; et le conditionner à refuser tout changement.Car c bet Rios l\u2019est qu\u2019en exploitant le peuple que la bourgeoisie peut gxister en tant que classe et maintenir ses privilèges.Maigré tous les moyens dont dispose la pourgeoisie, le peuple lutte pour le droit au travail, de eilleurs salaires, de meilleures conditions de travail, la stabilité d\u2019emploi, contre l\u2019expropriation, pour une naternité librement choisie, pour des garderies populaires, pour l\u2019école au service du peuple.Ces luttes juotidiennes contribuent peu à peu à sa conscientisa- {ion face à ses véritables intérêts de classe: la prise -en Nain des moyens de production \u2018et l\u2019abolition de la lasse bourgeoise.[ Cet objectif implique un changement radical des structures de la société, changement qui ne viendra jamais de la bourgeoisie, qu\u2019elle soit canadienne ou juébécoise.La bourgeoisie présente l\u2019appartenance au Peuple comme une faute, alors que c\u2019est une force: les \u2026Antérêts du peuple et de la bourgeoisie sont contradic- oires et irréconciliables.L'exemple international nous montre clairement jue ce sont les luttes du peuple qui sont le moteur dé \u2018histoire.L\u2019individualisme, la concurrence, la libre entrepri- Je, la réussite personrtelle, les profits sont les mots J'ordre de la classe bourgeoise.Le regroupement, l\u2019organisation et la solidarité pont ceux du peuple.l'art n'est pas neutre | Dans toutes les sociétés de l\u2019histoire de l\u2019homme, gle la société primitive a la société capitaliste en passant par la société féodale, le culturel est subordonné au politique, qui est lui-même soumis à l\u2019économique.Le ptapitalisme ne fait pas exception.Le socialisme, société progressiste et plus humaine, met la politique au poste de commande en tout.\u2018 Il n\u2019y a aucun art au-dessus des classes et de la utte de classe.Ce qui différencie l\u2019art bourgeois de l\u2019art Eu peuple, c\u2019est le rôle qui lui est donné.L\u2019art de la @lasse bourgeoise ou petite-bourgeoise donne au Culturel la priorité, par exemple: l\u2019art pour l\u2019art, l\u2019art de divertissement, etc.\u2026., alors qu\u2019il a un rôle politique on-avoué qui est de glorifier la bourgeoisie et la petite- « 13. bourgeoisie, de prôner l\u2019individualisme, d\u2019aplanir | ies lutte de classes, de consolider la dictature de Id fsvit .-bourgeoisie sur le peuple et la démocratie pour la bour, pon a geoisie, de ridiculiser la classe ouvrière et les couches peu populaires, de masquer les contradictions du systèmg gin.capitaliste en lui donnant des allures de progrès.| p en L\u2019art au service du peuple subordonne le culturel a Com politique.|| a uñ rôle politique avoué.C\u2019est la ligné poduit de politique qui est maîtresse en tout.|| propage | gront fou socialisme, système de production progressiste, et ug foi art à son service.Il exige la démocratie pour la majorité koe à c\u2019est-à-dire le peuple, celui qui n\u2019a pas les mêmeÿ intérêts que les bourgeoisies québécoise, canadienne américaine, et il prône la soumission de la minorité (le capitalistes et leurs valets) à ta majorité.|| appuie la lut des classes.|| travaille à l\u2019organisation de la class ouvrière et des couches populaires.Il croit à la transfol mation du monde, à celle de l\u2019homme et de sa mentalité] ls Il transforme l\u2019individu en agent conscient du change [lé ment.Il soutient le peuple dans sa lutte victorieuse il meng Ces deux cultures luttent entre elles, tout commis ne les deux classes opposées et irréconciliables qu\u2019ellegf| Mus représentent.C\u2019est dans ce sens qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019ag£prodicieu au-dessus des classes et de la lutte des classes.ilies Et tous les arts qui se disent neutres sont des art@jilhéte; hypocrites.La neutralité n\u2019existe pas.Etre neutre, c\u2019esfr nr être d\u2019accord avec celui qui a le pouvoir.Donc, tout affjos fis neutre est un art de classe, de la classe qui est aiffélaces pouvoir, la bourgeoisie capitaliste.Si on choisit l\u2019afjipulires: pour l\u2019art ou l\u2019art de divertissement, c\u2019est-à-dirÿffliorau, détourner le peuple de ses véritables intérêts, on choisi és.| est \u201cune place privilégiée au royaume capitaliste décadenffompsitio Notre théâtre, lui, veut montrer les relations entre leJui, q gens dans la dépendance du rapport de production (a qugimese appartient quoi, qui le transforme, dans I'intérét de quilge si Ces relations entre les hommes, à telle époque, sont leds conséquence directe des rapports de production.Li présenta théâtre qui ne montre que les conséquences et non lelléchiss causes, qui sont les rapports de \u2018production, est uf théâtre de parti-pris.I| prend donc le parti de ne montr@# lor \u2018que les effets.Bet yy L'art bourgeois affirme impossible le passage df ten politique en oeuvre dart et s\u2019avére incapable -d Une resÿ présenter correctement l\u2019histoire contemporaine effin théâtre contemporain et il a trouvé des termes-injurieux @ fy, coller à ces oeuvres-là: «théâtre Ge pancartes, de propäRtr come gande, sérieux, simpliste, pas universel, solutio rl dé A RT I ro i ype ee pz ca de aa > 14. Im À de aby | 0g ysl ès, ture; à li ge 8h aon mém dien 18 i + Jali clas ans nial hang iverselle et abstraite, régional, manque de perspective istorique, anti-national, reposant sur le quotidien, rmon aux allures de bonne nouvelle, tellement didac- que qu'on se demande si on peut'encore appeler ça du léâtre».Le devoir de l'artiste serait donc de parler pour 2 rien dire! Comme chaque critique d'art est lui-même le roduit de son milieu social, ses jugements esthétiques ront toujours déterminés par les qualités de ce milieu.oilà pourquoi il ne pourra jamais éviter de préférer une cole à une autre, qui lui est contraire.théâtre populaire Nous définissons notre théâtre comme étant un réâtre populaire.Il vient du peuple car ce sont les luttes oust com quel 5 di | 65, ls 6, 08 out: est { it Hdi cho ade tre (86 fe qu sont on.Ÿ on i est noni agé le | mé rieuf gf alot u\u2019il mène qui nous ont amenés à prendre position pour ps intérêts du peuple, contre la minorité bourgeoise.Nous voulons briser le rapport capitaliste roducteur-consommateurs.Dans ce sens, le théâtre opulaire s'éloigne du théâtre objet de consommation, u théâtre pour passer le temps, celui qu\u2019on achète pour » regarder et le laisser derrière soi.C\u2019est pour cela que ous faisons en sorte que prioritairement, nos pectacles soient encadrés par des organisations opulaires: comités de citoyens, regroupements Pgionaux, comités de femmes, syndicats progressis- ps.Il est indispensable pour nous de connaître la omposition du public.Nous ne faisons pas un théâtre \u2018unité, qui aurait pour but de réconcilier tous les ommes entre eux: nous faisons un théâtre qui divise |s spectateurs en fonction de leurs intérêts de classe.ne discussion sur le contenu accompagne toujours nos présentations.Ainsi, nos spectacles se modifient, enrichissent et restent ouverts aux changements ociaux.Notre théâtre s'oppose au théâtre populiste qui, li, est une version falsifiée de la représentation du Qeuple, version qui emprunte largement au peuple, mais ui ne restitue que mesquinement des représentations essimistes, fatalistes et sans issue.Par contre, nous affirmons que le peuple a le droit \u2018être correctement représenté sur scène, d\u2019y voir ses itérêts défendus, ses ennemis identifiés, ses conquê- mn 15. i i tH A = 5 1 + + tes illustrées.Il a le droit de se réjouir de la progression de ses luttes représentée sur scène.Etre au service du peuple, c\u2019est montrer les rouages du système capitaliste, à travers les situations qui nous concernent directement: les grèves qui durent dans nos villes, l\u2019expropriation de nos maisons, de nos quartiers et de notre coin de pays, la mainmise des monopoles, les politiques natalistes de l'Etat, l\u2019explois tation des femmes, l\u2019école au service des bo l\u2019assistance sociale, k chômage, les maladies indus trielles, la rénovation urbaine, la coalition Eglise-Etat, là trahison du gouvernement et des chefs syndicaux._ Notre théâtre remonte dans son analyse jusqu\u2019au causes en montrant tous les mécanismes qui produ sent l\u2019exploitation du peuple.Ces démonstrations expli quent qui fait produire le peuple et pour qui, qui If sods-paye, qui 'exploite et comment il est dirigé par de gouvernements a la solde des capitalistes.Dans notre théâtre, le politique prime volontaire ment sur le culturel, le fond sur la forme.Concrète ment, cela veut dire que la préparation d\u2019un spectacle e basée sur la documentation et l\u2019analyse du sujet.Ci théâtre recherche la clarté et l\u2019efficacité qui font bie comprendre autant le fond que la forme.C\u2019est-un théâtr résolument didactique qui veut enseigner, apprendre: enseigner à l\u2019homme son histoire, lui apprendre qu\u2019 peut avoir prise sur le réel et que le changement viendr de lui seul.Le théâtre populaire s\u2019oppose donc -J\u2019iHusion, aux ficelles dramatiques traditionnelles et à | surcharge émotive: tout s'explique, rien de magique qu'est-ce que l\u2019agit?L\u2019AQJT est une structure culturelle officielld reconnue par le pouvoir capitaliste libéral, subventionnj par lui, dépendante de la politique culturelle bourgeo jquieuf esol Ja fom alk, mene; fonctio des gta établi nents fon se limite: ipa tâches [AQ jsme cu' bu un but Tegroupe \u2018est adm lue cette inistère À l'AQUT endances istes, Et houverer Adrien Gn politique, ENSEUrS, JENS, Ser Me autre | [emais da Masocité gine by lasses a bourgeoise se, soumise à l\u2019idéologie de la bourgeoisie, ayant def: limites certaines dans son autonomie.L\u2019AQJT n\u2019est pas un regroupement, mais une acc mulation de troupes vis-à-vis un théâtre populaire.Uri Nous accumulation de troupes disparates, qui font deg.théâtres particuliers.Elles sont constituées à partir de méthodes de fonctionnement: 7 1.la vieille formule hiérarchique et à \u2018sens unique, d 16.- llr De En cul Tn En sy nog Ter.Uatiy dur de y seo I oy bor indy that l\u2019auteur ou de l'animateur omnipuissants jusqu\u2019à l\u2019accessoiriste;* .la formule de démocratie primitive ou tous sont égaux, personne n\u2019est responsable, personne ne mène; fonctionnement de répartition de tâches en fonction des aptitudes de chacun, selon ses capacités innées et la nouvelle tendance (nouvelle à l'AQUT mais bien établie dans la métropole) où un noyau de permanents constituant une sorte d\u2019entreprise, engage se- au) Squ', prod, sen qui nia nerd! lee | jet ( nt Di j thet andr eq Vigne jonc là gig: iciel fio ns nt à lon ses besoins des comédiens à responsabilité limitée; .répartition des tâches culturelles en fonction des tâches politiques.L'AQUT s'est toujours présentée comme un orga- wr isme culturel, mais c'est un mensongé.Elle a toujours u un but politique.Dans l\u2019idée du pouvoir bourgeois, regroupement culturel large\u201d pour désigner 'AQJT, \"est admettre la lutte entre les tendances.Mais depuis ue cette lutte prend un caractère anti-bourgeois, le rinistère des affaires culturelles rappelle constamment l\u2019'AQUT que son rôle c\u2019est d'admettre toutes les ndances et non pas la victoire des troupes progres- istes.Et pour aplanir la lutte des classes, notre ouvernement a des alliés sûrs, tel-ce critique du Devoir, idrien Gruslin: «Les troupes qui ont un engagement olitique, bien légitime, n\u2019ont pas le droit d\u2019agir en enseurs, de mépriser ceux qui ont opté pour un autre enre, serait-il «l\u2019ignoble divertissement» ni même pour ne autre idéologie.Leur intolérance ne leur permettra amais d'atteindre leur but qui est en définitive de rendre ritique.bourgeois prône donc la collaboration entre lasses ennemies, et le maintien de la dictature fae plus humaine en aidant les gens» (citation).Ce | ourgeoise sur le peuple, au nom du seul humanisme.pourquoi nous quittons I'agjt?Nous avons assisté ou participé, selon le cas, ces ernières années, à l\u2019évolution lente de l\u2019instrument ulturel petit-bourgeois vers un regroupement unique- nent culturel où s\u2019affrontent des intérêts de classe rréconciliables.Ce changement était axé principale- ent sur la volonté de démocratie à l\u2019intérieur du 17. regroupement.Aujourd\u2019hui, nous sommes conscients purs que la «démocratie» qui peut s'appliquer à l'AQUT, c\u2019est guPLÉ la démocratie libérale, camouflant la lutte de classes.La { démocratie populaire, elle, par contre, s'appuyant sur la fée lutte de classes, n\u2019est pas applicable ici, parce que JAQJT regroupe une majorité d\u2019éléments petits-bourgeois libéraux.~ Cette volonté de démocratiser la culture et de la mettre au service des luttes du peuple a été soutenue par une lutte idéologique entre les deux cultures contra dictoires.La lutte idéologique entre les deux tendances, a aiguisé cette contradiction.Mais présentement, l{ structure de cet organisme reconnu par la bourgeoisie @ soutenu financièrement par celle-ci, ne souffre pl aucun changement idéologique, parce que l\u2019AQUT peut contenir que des éléments réformistes, à la rigueW | contestataires, mais toujours en dehors d\u2019une prise dj her, position favorable aux luttes du peuple.En dépit de 9 Congé bonne volonté, ce regroupement n\u2019a jamais réussi représenter culturellement ces luttes menées à l\u2019échel nationale.Cette volonté a toujours été contredite par le; éléments réactionnaires, anarchistes, neutres ou oppo tunistes de tout poil.C\u2019est la preuve, une fois de plus qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019art au-dessus des classes et de la luti des classes.Mais ce caractère contradictoire de l\u2019AQU est désormais un frein à son émancipation idéologiqu vers la défense des intérêts de la classe ouvrière et dg couches populaires.B L\u2019AQJT ne peut plus progresser, elle ne peut qu régresser, ou, a la rigueur, maintenir le statu quo.Aloë| que le peuple évolue, que les luttes du peuple progres sent, l\u2019art qui se met a son service ne peut plus § permettre de s\u2019arréter, de tourner en rond, d\u2019essayer dil convertir des petits-bourgeois qui croient que le progräill c\u2019est de déguiser le capitalisme, en le civilisant.\\ Nous ne pouvons plus admettre que la base qi nous unit soit le théâtre.Le théâtre comme art de class\u2019 a un rôle politique précis.S\u2019il a un rôle politiquif bourgeois, il ne peut pas s'unir avec celui qui a un rôl# politique opposé.Vouloir les faire cohabiter signifl accepter la collaboration de classes, ce qui est contrairf aux intérêts de la classe ouvrière et des couche populaires avec qui nous luttons.Nous quittons FAQUT parce que nous voulong subordonner le culturel au politique, ce que le Ministers se permet et nous refuse.18.DTA AAA MA EE A HA AR AAA Pr CE STR : OORT A NE RC TH TT EE DEEE EEE SEE EE PEER V0 PRDREOIE TET I Seater NScig T4 3585 nf gg I; Is et Outer Con Gang.lent oise ep WT Fiqu ise: it de Buss éche par LOPE e pl lal Wy logic oft Ut § À rogé | EUPLE gné par: èe Congrès d\u2019AQIUT us ayer: prog 456 ¢ à clas qu unt sign ire ouch ole nist A.ANIFESTE POUR UN THEATRE AU SERVICE DU LA GABOCHE LE THEATRE EUH! LE TIC TAC BOOM LES GENS D\u2019EN BAS ET LE COMITE DE DIRECTION plus VRAC COMMUNAUTAIRE CUISINES C.EXECUTIF.uébec, le 5 décembre 1975 19. débat(s) désir de classe, d'individu # Es i gs pla i féenc 8 indi a ps ia 2 es de 4 00 i 1 nant - $ Le désir: ce qui circule dans nos corps-esprits.pat à si le désir appartenait \u2018à cette chaîne ou le plus grog Ni Ÿ maillon est Dieu.Mais qu\u2019est-ce que Dieu?Ce be sole - épouvantail, ce juriste dont le ciergé a usé pou bse À | maintenir son pouvoir.Ou une image de l\u2019infini, de ie 3 I'impossible, de l'amour.if 5 eux des il Difficulté de circonscrire le désir comme s\u2019il étaifl led À parallèle à la vie: inachevé comme elle.\u2019 ie A 3 * v 8 J'ai des désirs de classe: renverser la classe bou pei > geoise qui possédant-les moyens de production contrôlé\" 8 les forces de production de la classe ouvrière.Désiff*# : i d\u2019individu: je ne suis pas heureux de voir à côté de moi\" hi en moi, des femmes, des hommes aliénés, oppresség où i - 4 gq i Jai des désirs d\u2019individu: vivre avec celles et ceuf isn i que j'aime.Désir de classe: nécessité d\u2019être plusieurÿf \u201ca A pour agir, transformer.le dune A 5 - A Il y en a qui accumule le désir comme d'autres If \u201cak capital.A quelle fin sinon à maintenir le pouvoir, dg\"! nier pouvoir c\u2019est-à-dire des classes.Le désir comme 1@4; ds capital devient (op)pressant.- eos gg 6 Mista Il ne suffit pas d\u2019énoncer des désirs pour croiré qu\u2019ils sont miens: qu\u2019ils viennent de mon individualité# let; \u2019 de ma classe.Je peux vivre sous la domination of\u2019 uf econ individu (le pére qui indique a son fils ses désirs d Delp 20.AML: tiene ter Ll ee Te ère), d\u2019une classe (la classe bourgeoise qui indique à la asse prolétarienne ses désirs bourgeois: la fraude pate: faire des désirs bourgeois des aspirations des idividus de la classe ouvrière).Et comment quand je gens de la classe ouvrière pourrais-je avoir des désirs de asse si cette classe est silencieuse, n\u2019a pas la parole #- c\u2019est-à-dire ne contrôle pas les moyens de communi- ation de masse\u2014?7 .| Et si j'arrive à mes désirs j'arrive à mes différences: les plaisirs d\u2019individu et mes luttes de classe.Mes ifférences.c\u2019est-à-dire mes forces.Mes plaisirs individu relèvent de mes liens amoureux à des person- es vivantes ou mortes, proches ou lointaines; mes ittes de classe relèvent d\u2019une prise de conscience de lon appartenance -de classe, de ma pratique d\u2019ensei- nant \u2014 l\u2019appartenance à un syndicat.le rôle d\u2019infor- rateur culturel \u2014.8 0 Avoir le courage de satisfaire mes désirs au risque \u2026 le l'isolement.Mais ne pas cultiver cet isolement: le onsidérer comme temporaire, en trouver les causes.ravailler en même temps sur mes désirs qui rejoignent Jeux des autres.9 Le désir qui pour toute durée choisit l\u2019instant est ur, blessant.Lui préférer le désir qui se déroule dans ne histoire, trame fragile qui risque continuellement de pmpre mais qui si on est assez fin (la finamour) pour la réserver se révèle dans sa fragilité même infiniment mi ssistante.\u2019 , 10 Le désir s\u2019il n'est qu\u2019un mot de passe à la mode hez les intellectuels ne m'intéresse pas; il m'intéresse n tant que mot d\u2019ordre chez ceux qui ont envie de leur ie, d\u2019une vie plus abondante pour chacun(e).11 Stratégie.1.Identifier mes désirs, m\u2019assurer qu\u2019ils ont miens.2.Me lier à des personnes qui ont les jrêmes désirs.3.Trouver ensemble des moyens pour ire nos désirs, pour les produire, les conduire à notre Jatisfaction.: 12 or Le triomphe du désir mien, nôtre ne va pas sans pi utte contre le désir leur; le triomphe du désir montant 0 u peuple ne va pas sans lutte contre le désir dominant \"Ye la bourgeoisie.- 21. 13 Ce qui est intolérable: qu\u2019on parle tant du désir et qu\u2019il y ait si peu d\u2019individus capables de (leur) désir.C\u2019est le fâcheux besoin de sécurité qui annihile toutes les plus belles forces désirantes: alors les femmes et les hommes font de leurs désirs des chaises qu\u2019ils peuvent plier au premier vent contraire.\u2018 14 Quel est le désir intellectuel de la petite bourgeoisie universitaire?D'un côté la rigueur théorique qui dans trop de cas se mord la queue: le théoricisme, de l\u2019autre l\u2019absence de théorie, vue comme une émancipation, qui mène au refus de toute action collective.Mais d\u2019une- théorie liée à la pratique, d\u2019une pratique liée à la théorie il y a grande rareté.15 Le désir d\u2019une sexualité pleine: je est bisexuelle.Je est couvert de féminin et de maseulin; je désire tout la féminine et tout le masculin.Je ne veut pas se prive de l\u2019autre ni du même.Son pénis n\u2019est pas asse multiple pour pénétrer toutes les illes, son vagin pas assez grand pour tenir tous les illes.Je coule: nappes de cyprines et bouquets de spermes.Qu'il est difficile à cause de nos histoires (familiale, sociale) d\u2019être bien dans nos corps-esprits, dans- nos sexâmes.\u2019 16 - or Ille dit SEXAME, OUVRE-TOI, et dans l'instant la porte s'ouvre toute grande.Ille s'était attendu à voir un lieu de ténèbres et d\u2019obscurité; mais Ille fut surprise d\u2019en voir un bien éclairé, vaste et spacieux, creusé de main de femme, en voûte fort élevée, en gorge fort profonde: Ille vit de grandes provisions de bouche, de étoffes de soie et de vie, des tapis de grand poil, e surtout des fleurs et du miel blanc; a voir toutes ce choses ille lui parut qu\u2019il y avait, non pas de longue#.: années, mais des siècles que cette grotte servait de retraite à des voleurs qui avaient succédé les uns aux} autres.Ille nous laisse deviner les noms des voleurs (0 raconte que les voleurs furent exterminés par u esclave).| 0 17 Désir d\u2019enseignant: ne pas (en)saigner lei étudiant(e)s mais les aider à trouver leur sang (de classe d\u2019individu).fl ~~ 4 99 Chr Omeurp Philippe Hae Onley ki entretien dé I fous \u2014 k Set \u2019 \u201c| patrick straram le Bison ravi «| etlaurent-michel vacher parlent - avec volker schiôndortf 0] bor el 5 tout prit a5 np ap toin pit ant | BE oir i Tris gl e fo + oi, tf 5 C : ngué Jats T rv sa J sl cu note sur qui esr schiôndorff sl Chroniques: L'autre soir quand tu as présenté \u2014\u2018Khonneur perdu de Katharina Blum», tu l\u2019as situé dans Hoek contexte allemand contemporain et je me demande ( lig 23. jusqu\u2019à quel point tu n\u2019a pas guidé notre lecture du film; je n\u2019ai pas vu dans le film la présence de l\u2019Etat telle que tu l\u2019indiquais dans ton discours de présentation\u2026 Volker Schliôndorff: C\u2019est un film qui évidemment s\u2019adresse d\u2019abord au spectateur allemand; il a fallu le situer dans le contexte parce que c\u2019est un film qui est né de l\u2019événement, comme le livre de Bôll et je pense que cette présence de l'Etat que tu réclames, pour le spectateur allemand d\u2019abord elle est déjà là au moment où il va dans la salle puisqu\u2019il vit dans le présent, et\u2019 deuxièmement lui voit clairement dans le film que la police qui enquête ici ce n\u2019est pas l\u2019inspecteur qui s\u2019occupe des crimes et délits ordinaires mais que.c\u2019est un inspecteur politique et qu\u2019il est secondé par un procureur représentant de l\u2019Etat qui lui non plus n\u2019est pas un procureur s\u2019occupant des crimes ordinaires mais bien un spécialiste politique.Là, il y a d\u2019ailleurs toutd une contradiction car, mettons même que Katharind serait ce qu\u2019eux appellent une \u201cterroriste\u201d, metton qu\u2019elle ait fait ça dans le cadre d\u2019une lutte politique, of lui refuse d\u2019une part ce statut politique en criminalisant ce qu\u2019elle a fait, en refusant l'argumentation politique en mettant tout sur le plan d\u2019un hoid-up ou d\u2019un délit d\u2019arme pour transformer son acte politique en un crime ordinaire, et d\u2019autre part \u2014 c\u2019est là le paradoxe \u2014 on fait mener l\u2019enquête par des gens qui sont ouvertement dy département politique.oo \u2018Chroniques: .ce que font toutes les polices capi talistes:les américains ont fait la même chose avec le Black Panthers.V.S.: .voilà.Ca se continue d\u2019ailleurs en priso après, parce qu\u2019on dit \u2018d\u2019un côté «il ny a pas df prisonniers politiques»; mais d\u2019un autre côté «puisqué c\u2019est du monde avec des convictions politiques il fau leur infliger un traitement spécial»! __ Chroniques: .C\u2019est ça.L'autre soir, tu disais qué tu n\u2019avais pas voulu faire fondamentalement un fil révolutionnaire, que tu avais filmé une histoire qui té passionnait et que tu voulais communiquer passionnan te.De là découlent d\u2019une part l\u2019absence de la classé ouvrière, de ses conflits avec l\u2019Etat \u2014 ce qui ne dérangé pas tellement parce qu\u2019en fait pour traiter un sujet il fau souvent s\u2019y tenir \u2014; d\u2019autre part un manque qui, pa contre, gêne davantage: on a l\u2019impression' que touté l\u2019articulation repose sur le personnage de Katharina on ne voit pas très bien les rapports qui s\u2019effectuen avec ce que j\u2019appellerais le moment historique.24.ANHUH RRR HR IC TH He pu degli ès Die fetecité hilar | un gst fims-as lppubli i fogaph queiqué façon 18 auor le faisant comme que ef un film aller dan du jeu.d deuxième parfaite pas fait Kalhariné dans le f moi, fa f de ce co Brprime ( Bôi déjà un tel po possibil persona Qui est e d'un mil Cest un Is Quimate laval po lasse oy yifique À C'angen, g''äiment diag, ir et My lil es! 84 ur Omg ni, Le I Ci ar nt Ma ai tho H.S.: Oui.Deux choses.D\u2019abord je ne crois pas qu\u2019on ait parlé de film révolutionnaire mais de film .d\u2019agitation ou de film militant, parce que je ne vois pas trés bien ce que le premier terme pourrait signifier.Effectivement nous avons fait l\u2019expérience qu\u2019un film ilitant ou un film d\u2019agitation ne peut être fait que dans n système de diffusion également militante, que ces films-la supposent une autre façon d\u2019être échangés avec le public.Dans une distribution par une société cinématographique, où le spectateur va pour payer sa place, quelque soit le film, d\u2019agitation ou autre, il est de toute façon ramené à un produit commercial qui ne peut pas avoir l\u2019effet d\u2019agitation dont nous parlons.Donc en faisant ce film, je savais a priori que ce serait un produit commercial, qui serait distribué d\u2019une certaine façon, et que ce ne serait pas un film militant.Si vous voulez c\u2019est ; Jun film tout à fait dans le système, aussi loin qu\u2019on peut aller dans le système sans mettre en question les règles du jeu.J'avais donc un but absolument limité.Sur le deuxième point, l\u2019absence de la classe ouvrière, c\u2019est parfaitement juste.C\u2019est une analyse que nous n\u2019avons pas faite, car nous sommes partis d\u2019un personnage, JKatharina \u2014 qui d\u2019ailleurs est une ouvrière, même si dans le film cet aspect-là n\u2019est presque pas traité.Pour moi, la force du film n\u2019est pas tellement dans l\u2019analyse de ce contexte, elle est dans ce que ce personnage exprime de foi, d\u2019espoir.Et ça c\u2019est très important pour Bôll déjà au départ, qui dit qu\u2019un personnage qui peut à un tel point irradier l\u2019espoir et simplement la foi en la possibilité de vaincre et de survivre, qui est donc un personnage à contre-courant de la vague de résignation Jqui est en train de nous submerger, ne peut venir que d\u2019un milieu ouvrier (et qui plus est de la campagne).[C\u2019est un peu un mythe, Katharina.Chroniques: c\u2019est la dimension mythique qui gène un peu.V.S.: oui, et en même temps c\u2019est la dimension qui m'a tenté, parce que je sens daris tous nos essais de travail politique, pour nous qui ne sommes pas de la classe ouvrière, que notre principal moteur est presque ÿmythique: il est l\u2019expression d\u2019espoirs, d\u2019aspirations au changement.I! y a là une dimension qui n\u2019est pas vraiment matérialiste mais qui relève encore, aussi, de l\u2019idéalisme.Chroniques: Au moment où nous nous parlons, ÿnous n'avons pas encore pu voir tous tes films.Pourtant, à propos de personnage mythique, on pense à 25. quels J Teen lent dfacivls idées» ¢ gael après C\u20ac d'abord \u20ac parlr no damier Fake.Et descripl donné à soudainé moi est Michael une lot jus pet ton «Michael Kohlhaas», présenté hier soir: le: personnage, lui, est complètement mythique, faussant paren donc la révolte des paysans, elle-méme fomentée & feds partir d\u2019un élément complètement privé, le vol de deux Jeysas chevaux par un Junker, et d\u2019autre part tu l\u2019amènes à un Baperço échec: à la fin il est floué par le pouvoir et il est js condamné, torturé et tué.Comment fais-tu le lien de | Michael Kohlhaas a Katharina Blum?Mouveme V.S.: Je crois que la façon dont le personnage estk analysé dans «Michael Kohlhaas» était juste: c'est unf bourgedis, de la bourgeoisie montante, qui se révolte] contre certaines règles féodales surrannées (c\u2019est aut début du XVIème siècle) et s\u2019allie pendant un certain} temps parce que ça sert ses intérêts dans cette révolte contre les structures féodales, avec les paysans qui eux,k à tort, croient avoir trouvé un leader en lui.Mais auk Cr moment où il s\u2019est fait une position de force il traite aveck |; les féodaux parce qu\u2019il croit pouvoir réaliser son intérétRokehk de marchand bourgeois de la classe mercantile naissan-p (, te en traitant avec le gouvernement.Il laisse tomber im-ffhtéigy médiatement les paysans, puisque de totue façon ils ontjksom d\u2019autres intérêts que lui.En traitant avec les foédaux etfas qu; en se coupant des paysans, qui sont la vraie force et leisy mouvement auquel il aurait dû s\u2019intégrer au lieu de s'enfféjiy ; servir, il perd sa force et donc il est mené à l\u2019échec.À lab, 4 \"ein il a tout perdu.C\u2019était là la parabole dans l\u2019histoire Jhue nous avons voulu raconter.Le grand tort est gjustement que ça reste au stade de cette analyse, au :Btade des idées, et que jamais ces choses-là ne se dégagent vraiment des faits.On aurait dû donner une :\u201d4}mage précise de l\u2019époque à laquelle ça se situe, montrer quelles sont les forces en mouvement à ce moment-là et \"ren tenir strictement au XVième siècle au lieu de \\.MJ'actualiser en mettant là-dessus le modèle de nos .Jidées» de 1968 \u2014 même pas des idées, disons des éjadgets et images très superficielles.Je pense que c'est Partir non plus d'idées mais des faits, pour essayer, près ce film-là que j'ai véritablement recommencé, ( difd\u2019abord avec \u2018\u201cBaal\u201d, à approcher le cinéma autrement.J'arriver en fin d\u2019analyse des faits, éventuellement à une - idée.Et même si on n\u2019en trouve pas, s'en tenir à la yjdonné dans un contexte précis.Dans ce sens, «La soudaine richesse des pauvres gens de Kombach» pour moi est un «remake» ou une occasion -de corriger Michael.Kohlhaas» parce que ça revient justement sur une lutte paysanne mais alors à l\u2019échelle infiniment ir efplus petite, dans une autre époque, et la laissant isatiparfaitement dans son contexte et s\u2019en tenant à analyser né àfce qui s'est passé à ce moment-là, en 1820, quand six gufpaysans ont volé une diligence.En fin de film, on sinfs'aperçoit que ce qu\u2019on a appris sur l\u2019aventure de ces six ieifpaysans en 1820, c\u2019est une vérité qu\u2019on peut appliquer, indlde nos jours et partout ailleurs dans le monde.Mais le mouvement ne peut jamais dans le sens inverse.ge es est un révolte ost a certain révoié vi eux, ais à 2 _ note sure film et letire de schiondortf a 1a presse Chroniques: J\u2019enchaine avec «Vivre a tout prix».cat V.S.: .qui s'appelle d\u2019ailleurs «Mord und nTotschlag», c'est-à-dire «Fait divers»\u2026 jssat Chroniques: .là encore, j'y vois un discours à griil'intérieur d\u2019un monde très clos, limité à deux ou trois isot]personnages (la fille qui a tué par accident et les deux axäfgars qu\u2019elle raccole pour faire disparaitre le corps).J\u2019y al }VOis aussi un traitement qui se voudrait à la fois un peu 58 négligé et percutant, un peu a la Fassbinder.C'est .Agcomme si c\u2019était un cinéma prenant le cinéma a la légere et voulant aller plus loin.Est-ce que tu pourrais expliquer comment tu as fait ce film-là?Parce qu'il fait se questionner.il laisse insatisfait.V.S.: C\u2019est marrant ce que tu dis, Patrick.Fassbinder n\u2019était encore qu\u2019un acteur à l\u2019époque.C\u2019était son film de chevet.I! m'avait dit que c'était ça le cinéma qu'il rêvait de faire.Moi j'étais, malgré le succès, insatisfait de «Toerless» parce que je me rendais compte que, après tout, le cinéma n\u2019avait fait que traduire le livre et encore,en en trahissant une grande partie et en se collant trop a la situation dramatique du livre sans aller plus loin.Réagissant a cette adaptation: littéraire, j'ai pensé qu\u2019il fallait partir d\u2019un fait divers quelconque, essayer de donner, à travers ce fait divers, une image de la société et d\u2019une génération.L\u2019idée, avec le personnage d\u2019Anita dans «Vivre à tout prix», était justement de montrer une génération qui vivait sans perspective (c\u2019était en \u201867), sans attendre quoi que ce soit de la vie, s\u2019arrangeant comme ça d\u2019une minute l\u2019autre, ce qui est aussi le crédo hippy.Se croyant débarrassée de toute obligation et morale, et envers la loi, et autres.C\u2019est finalement le tableau d\u2019 une désolation.Chroniques: Je trouve que ton film est fait comme si tu n\u2019attendais plus rien du cinéma.V.S.: Pourtant j'en attendais beaucoup quand jai fait ce film.J\u2019ai cru aller plus dans le sens du cinéma qu\u2019avec «Les désarrois de l\u2019élève Toerless» où j\u2019appliquais vraiment le cinéma classique tel que l\u2019avais connu.Pour «Vivre à tout prix», j'avais plus foi au cinéma car je me disais: il suffit de montrer les gens, \u201c même sans avoir une véritable construction dramatique ni une histoire à base de conflits, il suffit d\u2019y aller et de montrer.Il se trfouve que ce n\u2019est pas suffisant non plus parce que ce qui manque, en dernier ressort, quand.on regarde le film aujourd\u2019hui, c\u2019est justement le point de vue analytique! 7 Chroniques: Revenons-en à «Katharina Blum», qui me parait beaucoup plus articulé, cohérent et fort.Néanmoins, est-ce qu\u2019il n\u2019y a pas le danger de ce qu\u2019on appellerait le cinéma-reflet, le cinéma-miroir, le cinéma spéculaire?V.S.: ll y aurait tout ce danger-là si ce n\u2019était pas; aussi, comme je le disais tout à l\u2019heure, un film qui a travers ce personnage donne courage.C\u2019est un film que j'aime parce que jail\u2019 impression qu\u2019il exprime une force, qu\u2019en dernier ressort il dit qu\u2019on peut se défendre, qu\u2019il 28.0e ful 88 même quand | pt ital, 58 pe 2 son éppA fois Boersonne ltr pO pete s'adrassé dénoncé: VS journaux mand, ¢ conflit a Mir Cp révolte © d'être ve Chr n'est pas façon, es de aon 38 des term: Changer ce nest montrer réflexion méthode dans ces fim, fou Mme, pions ma Le fim Personne zm lanta dal $I C'est à Chr fim ag eu, Is, faut se défendre, et que nous serons des hommes; ême si Katharina est emmenée en prison à la fin, c\u2019est quand même une victoire pour elle: et tout ce heminement qu\u2019elle fait, d\u2019uhe petite bonne qu\u2019elle Stait, sans véritable conception autre que de réaliser le qu rêve de l\u2019appartement à avoir etc., la conduit à {it k\u2019apercevoir que toutes ces choses-là ne valent rien, que ft k son appartement au fond ça lui est totalement égal.Je tas Erois qu\u2019elle a une force libératrice et que montrer un Qu personnage comme ça, c\u2019est quand même plus que de Uk Freftéter simplement.al Chroniques: Ce film, est-ce qu\u2019il s\u2019adresse à la iin Ioetite bourgeoisie ou à la classe ouvrière?Et est-ce qu\u2019il les, s'adresse au lecteur des journaux de Springer qui sont KS Fdénoncés par le film?ae V.S.: || s\u2019adresse d\u2019abord aux lecteurs des \u201ci fiournaux de Springer justement.Le spectateur alle- % Imand, et petit-bourgeois et ouvrier, va se trouver en k&Tconflit avec sa lecture de tous les jours.Il va compren- Wtÿdre le personnage de Katharina, il va comprendre sa jit: drévolte contre cette presse \u2014 que lui pourtant, avant isiÿd\u2019être venu au cinéma et en en sortant, il va lire! 50 Chroniques: À ce moment-là est-ce que le film n\u2019est pas fait selon un discours qui, d\u2019une certaine Mégfaçon, est parallèle à celui de Springer?Est-ce qu\u2019au lieu ,!de raconter une histoire dénonçant Springer mais dans li#âdes termes qui sont un peu les siens il n\u2019aurait pas fallu éma changer l\u2019angle de prise de vue littéralement?Est-ce que Wice n'est pas ça qui est important: modifier la façon de l#montrer les choses sur un écran afin de provoquer la iadréflexion?Jens, V.S.: Je crois qu\u2019il y a quand même une différen- lice fondamentale, c\u2019est dans les méthodes! Les d@méthodes du journalisme à la Springer sont inhumaines, dans ce sens qu\u2019il ne s'intéresse jamais à l\u2019homme.Or le (Mfilm, tout de même, quand i, dénonce la presse de 1## Springer, ne se sert pas des personnages comme de pions mais s'intéresse d\u2019abord aux hommes qu\u2019il décrit.Le film est surtout le portrait d\u2019un groupe de personnages, plus ou moins représentatifs, qui chacun en tant qu\u2019être humain est pris au sérieux et qu\u2019on essaie Urrais lta; lich , fort on née si c\u2019est au détriment du discours anti-Springer.Chroniques: D'accord; c\u2019est à ce niveau-là que le film est intéressant.|| demeure que c\u2019est un film, si tu veux, assez conventionnel.V.S.: .oui.pa qui A 1 qu grcé qui d\u2019analyser, de rendre crédible et compréhensible, même Chroniques: .au niveau de la possibilité du we matériel \u201ccinéma\u201d.Là je me pose deux questions.Ton | film est commercial, n\u2019est-ce pas?Bon.Je me refère à pr 0 Brecht dans sa préface à «Mahagonny»: Est-ce qu\u2019on i peut faire, à l\u2019intérieur d\u2019un appareil, un produit qui.soll ji modifie les façons de penser et les réalités, sans modi- [104 fier d'abord l\u2019appareil?Deuxième question: comment {| toi, cinéaste, te situes-tu par rapport à un GoGard ou à |!\u2018 un Jean-Marie Straub qui eux, justement, cherchent à rence a .- Modifier complètement l\u2019instrument qu\u2019ils utilisent?des 1 V.S.: La réponse a la question de «Mahagonny» ee i elle est «non», mais il s'impose une contre-question: | «comment peut-on travailler en dehors de l'appareil?» al Dans la situation actuelle en Allemagne, nous avons gs choisi de faire ce film commercial parce que nous avons gH cru aussi que si on réussit avec un film allemand de ce da genre à ouvrir une brèche dans le cinéma américain ou Jt! autre tel qu\u2019il est distribué \u2014 c\u2019est-à-dire si ce film peut J%\" être comme un film pilote à la suite duquel le cinéma M5 % allemand peut prendre aussi une dimension sur le Jul marché \u2014 c\u2019est un pas a faire qui n\u2019est pas négligeable.loa Bien qu\u2019il y ait toujours cette question de «Mahagonny» Ji qui est à la base.Mais nous ne pouvons pas penser le f dont 8 cinéma en dehors d\u2019un travail politique.Et je crois MAS 4 qu\u2019autre chose \u2018est de faire du cinéma sous le Front Je EN populaire comme Renoir en 1936, où effectivement c\u2019est ÿ ie une expression des masses qui ont pris conscience et Ss I qui se trouvent dans une lutte politique, autre chose est J i iid .d\u2019en faire dans la léthargie allemande où, malgré les gu i essais de travail de base de tous les groupes politi- fu ques, la classe ouvrière est totalement apathique, voire ie | réactionnaire.i Chroniques: .donc entiérement manipuiée par § : exemple par la presse de Springer.He V.S.: .par toutes ces choses-la.i § Chroniques: C\u2019est le problème que se pose Godard qui fait du cinéma aujourd\u2019 hui au niveau du vidéo, contre la télévision qu\u2019il considère comme le moyen d\u2019 endoc-# { trinement le plus dangereux à l\u2019heure actuelle.Srp V.S.: Quand tu me mets devant Godard et Straub il ga m\u2019est extrémement difficile de répondre parce que j'ai un dingy if énorme respect pour ce qu\u2019ils font et en même temps je Gang a ne me vois pas faire la même chose.C\u2019est aussi simple Ju que cela.Quand je m\u2019attaque à faire ce film Ji «commercial», je crois qu\u2019il se distingue tout de même #*u des autres produits fabriqués parce qu\u2019il contient une late à grande part d\u2019expérience.Expérience de Boell, d\u2019abord, .Police Due dc mp 0 3 30. dard nite doc: bi jui s nplé flr ime ne ord.À a qui n\u2019a pas écrit ce livre comme ça dans une tour d'ivoire, mais c\u2019est né d\u2019une confrontation qu\u2019il a vécu {pendant des années et ¢a contient aussi beaucoup de rage et d\u2019émotion \u2014 c'est, à son niveau, un livre sorti de sa lutte.En le traduisant à l\u2019écran, nous (Margarethe von Trotta aussi bien que moi aussi bien que les acteurs) ne l\u2019avons pas fait comme une chose avec laquelle on n\u2019a rien à voir, chacun au contraire y a apporté de l\u2019expérience: de l'expérience faite avec des enquêtes policières, de l'expérience \u2014 au contact de journalistes, des expériences faites dans la vie quotidiennement en habitant dans un grand immeuble.ll y a donc toute une part d\u2019expérience que des hommes, acteurs et réalisateurs, ont faites, qu\u2019ils reflètent, et qu\u2019ils proposent à regarder à d'autres hommes.Or le cinéma, si ce n\u2019est déjà qu\u2019un échange d\u2019expérience d\u2019un homme à l\u2019autre, c\u2019est toujours quelque chose, puisque ça ajoute à la vie.Ce n\u2019est pas une chose bien puissante, mais ce n\u2019est pas 1si souvent que je peux échanger une expérience avec un {autre homme et c'est surtout ce qui manque dans la - plupart des films.Or il y a là sur les prisons, sur la façon dont est mené un interrogatoire par la police, la façon dont aussi un monde homme et un point de vue femme s'opposent ici, où les uns ne cherchent que des ÿ «preuves» et où elle croit qu\u2019un interrogatoire c\u2019est fait pour chercher la vérité, il y a donc là-dedans des tas de petits éléments dont je pense que moi, en tant que 3pectateur, je peux être déjà content quand on me les propose.Ca me donne quelque chose d\u2019avoir vécu l'expérience d\u2019un autre, d\u2019avoir pu y participer: ça fait partie de la vie! note sur «katharina blum » Chroniques: En présentant ce personnage révoité sur une base aussi affective et émotive d\u2019une part, aussi narrative d\u2019autre part (c\u2019est une histoire, qui retient par la dimension mythique du héros), est-ce qu\u2019il n\u2019y a pas danger de renforcer le caractère de «normalité» de la situation qu\u2019on cherche à dénoncer?Katharina est peut-être une femme naïve, courageuse et extraordinaire, qui séduit et émeut, mais elle est si peu enracinée face à la réalité tellement forte de la presse et de la police que je me demande si en sortant du film on ne 31. CIE \u201d TRE EAE Loc Ci ips mE retrouve pas l\u2019impression qu\u2019en somme, ce qui est normal, malgré tout, c\u2019est l\u2019état quotidien de résignation, de durcissement du pouvoir \u2014 et que le reste est idéalisme, poésie, rêve.V.S.: Si le film est tel que tu le décris il doit être épouvantable.|| serait comme ca si on s\u2019en était tenu a un naturalisme de description.Or je crois que justement le film est réaliste en ce sens qu\u2019il brise aussi le carcag du naturalisme et qu\u2019il va plus loi que ce qui est simplement quotidien.Aussi bien Katharina, que le personnage du journaliste, que l\u2019éditeur après, que la simplicité, l\u2019exemplarité de la situation, sont précisément autre chose que quotidiens: ils sont un peu poussés plus loin, de façon à se décaler juste de la réalité quotidienne et c\u2019est ça le véritable réalisme je crois.C\u2019est ta réalité mais représentée tout de même très artificiellement.Il y a une grande part d\u2019artifice dans le film (ne serait-ce que par le travail de tous les éléments qui concourrent: ça va de la couleur jusqu\u2019à la musique, jusqu\u2019à la façon dont les acteurs jouent): tout est poussé un cran au-delà de la crédibilité naturaliste vers une exemplarite.Chroniques: Cette exaltation et cette exemplarité font sans doute saisir des enjeux et des valeurs, mais peuvent-elles aider à comprendre les mécanismes qui sont en dessous des réalités?Par exemple le spectateur ta-t-il comprendre pourquoi il se laisse prendre par la resse de Springer?V.S.: Ca je ne sais pas s\u2019il va comprendre, parce ue le film donne effectivement assez peu d\u2019aide dans ette analyse, comme il n\u2019analyse pas non plus les éthodes de cette presse et pourquoi Springer travaille Lomme ça, mais qu\u2019il montre seulement les effets.C\u2019est n peu raconté comme une chanson populaire, comme a ballade d\u2019une domestique, de la boniche violentée et jui prend un couteau de cuisine et le rentre dans le gentre de quelqu'un.Mais ça a tout de même, ustement, la force de ce genre d\u2019histoire-là \u2014 et ça en a pod ples youlon ue | auropé our | allema ges fil ça fe [ite conti est dof fig pO! nous | USES provoë un an justem qui va films allema pau in Allema circuit 16mm, pas là aussi les limites.La force du film est peut-être dans le fait qu\u2019il fait confiance au lieu de faire peur.Si le spectateur a compris ça c\u2019est déjà quelque chose\u2026 S'il comprend qu\u2019il n\u2019a pas besoin d\u2019avoir peur mais qu\u2019il peut avoir confiance, qu\u2019il peut se défendre, que la perte même d\u2019un appartement pour une cellule de prison n\u2019est pas si terrible s\u2019il gagne la vie pour autant\u2026 S'il sent cette foi de Katharina, qui est la foi de beaucoup de gens qui, pour des raisons politiques, sont en prison en Allemagne.C'est leur phrase: «Wir werden Menschen sein», nous serons des hommes.Ca c\u2019est un impact émotionnel qui lui aussi a sa place au cinéma, je trouve.Il y a beaucoup de choses qu\u2019on comprend par l\u2019émotion et qu\u2019on ne comprendrait pas par l\u2019analyse.Chroniques: Comment se situe ton travail dans le 3 contexte socio-culturel en Allemagne fédérale?i V.S.: D'abord, à la base du travail même de faire un: - film, il y a quand même un accord: on dit, je vais faire de i la culture, je crois à la culture, je trouve que ça aussi ça a 8 une place et il faut que je le fasse avec autant de sérieux i que d\u2019autres font du travail politique.Je ne crois pag qu\u2019on puisse remplacer l\u2019un par l\u2019autre.L'aiternative imposée de faire un choix entre travail politique ou joue son rôle de petit rouage de la culture, d\u2019ailleurs, ça m 3 parait un petit peu jacobin et arbitraire.L'activité A politique telle que, depuis \u201868, divers groupes aved|™ a lesquels j'ai travaillé et je travaille toujours ont essayé ng |\u201c i m\u2019a pas paru, par expérience, suffisamment convain lid cant pour lacher le cinéma pour autant.Personnelle fans ment, je me réalise plus en faisant des films, je restd|\u2018* plus près de la vie (la mienne aussi bien que la vie tou |* court) qu\u2019en travaillant dans un groupe où d'autres se C trouvent parfaitement bien \u2014 qui, eux, seraien aid probablement malheureux comme des pierres s'ils fer, devaient faire des films pour une compagnie américaif In ne.11S De ce premier pas découle un deuxiéme, c\u2019est qu\u2019i ili faut trouver la possibilité de faire du cinéma allemand Ari qui n\u2019est pas du tout donnée par la réalité.Le marché n\u2019à j'le pas besoin de films allemands.Le système de produc g loge tion et de distribution européennes et internationales ef | est arrivé au point qu\u2019on dit, en Europe il y aura deu lee; centres de l\u2019industrie cinématographique, Rome eMl.k Paris, c\u2019est là qu\u2019on va faire les films, avec des vedette 9# nt fabriquées là, et les autres pays, l\u2019Allemagne en tête} long contribueront au financement des films et l\u2019ensemble défi la communauté européenne sera le marché de ces Alma 34. fang $ ; Sg a Ie nk lg eq On sok mpg To of ang: ire aire: sig dri IS mai J jou @r of a a\" na mel Tes gl 185 fair Si Brice tl mar rods Jes La m i elf A ; {el her J produits-la! Dons là il n\u2019y a pas de place pour une expression de la société allemande et nous nous voulons l\u2019exprimer dans ce contexte.!| a fallu faire toute une lutte contre cette «harmonisation» du marché européen pour qu\u2019il puisse y avoir une place là-dedans pour le produit national spécifique que sera le film allemand.Si la société allemande ne s'exprime plus par des films, nous croyons que c\u2019est une perte de vie et que ça fera encore moins exploser les contradictions à l\u2019intérieur de cette société, le cinéma pouvant y contribuer pour une toute petite part, tout de même.IL est donc pour nous important de passer à la pratique: on ÿne pouvait pas attendre.Depuis trois ou quatre ans, Jnous nous sommes débattus, même avec toutes les ruses du systéme parlementaire, lobbyisme d\u2019une part, provocation de l\u2019autre, pour arriver à faire passer, il y a un an et demi, une loi sur le cinéma qui a permis justement la réalisation de ce film, «Katharina Blum», qui va permettre la réalisation de toute une série d\u2019autres ffilms annoncés ici dans la série des «Films d\u2019auteur» allemands.C\u2019est aussi dans ce sens-là qu\u2019il nous a paru important, après l\u2019échec que nous avons connu en Allemagne comme ailleurs de toutes les tentatives de circuit paralièle et de toutes les initiatives de cinéma 16mm, films d\u2019agitation pour groupes précis, etc., de ne pas laisser tomber, nous qui avons grandi dans le cinéma industriel, qui savons comment ça fonctionne, | toute cette branche-là.Je peux faire mieux mon travail dans ce système dont je connais les contradictions, que §je peux faire jouerdans mon sens, plutôt que de renoncer complètement à ça.Chroniques: Le dernier cinéaste allemand avec lequel j'ai parlé, c\u2019était en 1967 lors du dernier Festival ginternational du film de Montréal, c\u2019était Fritz Lang.Hier ÿsoir, un ami, Jean Billard, me disait retrouver dans tes films une démarche lui rappelant le Lang de «Metropo- ÿ polis» et de «M.le maudit».Est-ce que tu pourrais parler de Fritz Lang, de ce que ça représente pour toi, cinéaste Jallemand, même si Lang depuis le nazisme est devenu citoyen américain?V.S.: En faisant «Les désarrois de l\u2019élève Toer- less», j'étais parfaitement conscient des parallèles avec «M.le maudit» et le cinéma de Lang que j'ai vu et revu pendant des années à la Cinémathèque parisienne a été longtemps pour moi effectivement la tradition avec laquelle il fallait renouer si on refaisait du cinéma en 4 Allemagne, parce que c\u2019était tout de même, à part Pabst 35. HENNE RR RI RR RR RRR TERK RIT RHR IR RON LEER Rs HMMA GRAN HE PERN ILM et d\u2019autres, le seul cinéma réaliste qui s\u2019était fait.Lang V était tout de même une sorte de figure sur laquelle on fin\" pouvait et devait.s'orienter (aussi pour échapper à jus l\u2019influence française, parce que comme jai beaucoup fini appris à Paris je me sentais mal à l\u2019aise pour appliquer le jadi@ cinéma français en Allemagne).Il y a une raison pour fl laquelle les films de Lang étaient tels qu\u2019ils étaient, et je [lpi me suis toujours senti un intérêt très spécial pour lui.fst D'ailleurs je suis allé le voir souvent, j\u2019ai discuté avec lui jelen et il y a seulement six semaines je recevais une lettre de yu lui de Los Angeles \u2014 il est devenu aveugle d\u2019ailleurs, |niy entre-temps, comme Sartre.Et il y a dans «Katharina fins! Blum», à nouveau, quelque chose dont je n\u2019étais pas isin conscient tellement pendant le tournage mais plutôt.fa fo quand le film a été terminé, qui me fait penser à «Fury», fps le premier film américain de Lang, avec également la jqinë contradiction que les deux films sont une démonstra- |i i tion de l\u2019injustice en partant d\u2019un innocent.De même\" [us que «Fury» aurait été plus fort, comme dit Lang, si le Jus personnage principal avait été non pas un blanc inno- junta cent mais un noir coupable, «Katharina Blum» serait Un hits film plus intéressant si.le personnage était, disons, juss Ulrike Meinhoff \u2014 mais à ce moment-là le film n\u2019aurait ¢ pas pu être fait en Allemagne aujourd\u2019hui, pas plus quet dire «Fury» à Hollywood en 1930, et je trouve quand mêmes [ie que c'était bien que «Fury» se fasse à ce moment-làf Iran comme je trouve bien que «Katharina» puisse être faits lc maintenant.Mais là je crois - s\u2019arrêtent aussi les.les parallèles et, au-delà de Lang, c\u2019est plutôt vers une etllg recherche du réalisme de Jean Renôir que nous avonsf [iste tout intérêt à aller chercher: savoir restituer la vie auf fs cinéma.Dans un monde de plus en plus déshumanisé, il faut essayer d\u2019avoir dans des films des personnages quif li ; sont convaincants, par leurs expériences vécues, ce qui lise permet d\u2019échapper un peu au schématisme d\u2019un Lang.Jef [i crois qu\u2019il y a un véritable besoin de cinéma humain,f f'ai dans lequel on voit des hommes.ag Chroniques: L\u2019autre soir, à la Cinémathèqueÿ fm fa québécoise, tu disais que tu t\u2019étais souvent servi de yay textes parce que tu aimais les histoires bien faites et tiré qu\u2019elles existaient déjà dans la littérature,ce qui me flr paraît très juste.Mais je me demande d\u2019un autre côté s\u2019il Wii n\u2019y a pas une spécificité de l\u2019écriture et une spécificité Pense du cinéma, et si on ne devrait pas viser à un cinéma qui Det ne repose absolument sur aucun texte (ou quasiment eg pré-texte) littéraire.J'aimerais savoir comment t réagis.36.NRT ir; le: pa es, Jug.I 4 rly ot res lows hath Su pli lly ent Sle més 8 in at S00 au Su én ont eh 1h Uf 0] ie sb, sq ed 10 mai - qu id gs \u20ac jim st fig af med Rl V.S.: Moi je trouve qu\u2019il y a plusieurs genres de cinéma comme il y a plusieurs genres de littérature et plusieurs genres de peinture et que, comme il y a une peinture narrative et une littérature narrative, il peut y avoir aussi un cinéma narratif.C\u2019est celui que je crois pouvoir pratiquer.Il y a d'autres genres de littérature, de peinture et de cinéma.Même en m\u2019en tenant à des structures narratives empruntées à la littérature, qui elle-même d\u2019ailleurs les a empruntées au récit oral, on peut développer là-dedans un spécificité narrative ciné- atographique.Il y a souvent des choses qu\u2019on prend, dans le récit littéraire, et il y en a d\u2019autres qu\u2019on laisse; c'est moins la dramaturgie conflictuelle qui compte que la force des personnages.Finalement, c\u2019est le personnage de Katharina, tel qu\u2019il est vu en gros plan, ui mène le récit, qui est la continuité narrative plus que le récit proprement dit.On en arrive même à accepter toutes sortes d\u2019invraisemblances ou à dépasser des Stapes de narration.Je crois qu\u2019il n\u2019y a pas de contradictions en cela et que l'avantage de la littérature vient seulement d\u2019un besoin, vu l\u2019absence de collaborateurs scénaristes\u2026 5 1 Chroniques: Même si ce n\u2019est pas ce que tu veux pue est-ce qu\u2019il n\u2019y a pas un danger, dans la façon dont t u expliques le choix que tu fais de ce que tu fais, d\u2019encourager d\u2019abord l'individualisme (je fais du cinéma parce que moi j'aime ga raconter des histoires.) et ensuite de donner impression que tout se vaut (il y a tel et tel genre, et tel autre, chacun fait ce qui lui convient).Est-ce que n\u2019importe quelle tendance, n\u2019importe quel style, etc., ça se vaut?- V.S.: Non, non, c\u2019est pas ça! Je dirai que ça se vaut à condition d\u2019être fait avec une conscience poli- n\u2019est ni dans l\u2019abstraction d\u2019une part ou la figuration de l\u2019autre, le problème c\u2019est dans la conscience avec pres ou sociale.Ca dépend comment on le fait.La vérité faquelle c\u2019est fait.Je ne dirais pas à priori qu\u2019un cinéma non narratif, qui procéderait d\u2019une spécificité cinématographique (que je comprends mal d\u2019ailleurs), serait forcément supérieur au point de vue progressiste qu\u2019un autre parce que ça peut aussi bien aller vers un avant- pardisme esthétique dénué de substance politique.Je pense que le métier de faire des films ne se distingue pas tellement des autres métiers qui sont exercés dans une société, pas plus que la culture ne se distingue des transports en commun, mais que ce sont des métiers à faire, comme tous les métiers, avec une conscience po- 37. Ws: Ro a TS ROLE ER ET ER EEE FREER Ta merite, Lu inf Fa A A EN ry a Tver ee = 1 i ¢ i A if 3 marre TR Sian, ET re pee pie era litique visible dans le produit.Chroniques: Tous ces métiers sont conditionnég par une idéologie qui est forcément celle de la class® possédante / dominante, laquelle idéologie existe travers un discours, qui n\u2019est absolument pas innocerj mais de plus en plus calculé et qui réduit de plus en plug à l\u2019état de consommateur sinon à l\u2019état de chosÿg!# individu.Est-ce qu\u2019il ne faut pas mener de pari avec, |} pinch simple travail de composition cinématographique u pe travail de déconstruction de ce langage qui reconduif* toujours l\u2019idéologie de la classe possédante / domi ts nante?nec Re V.S.: Oui, je me sens pris en faute ici, effective ment, et je te donne entièrement raison.C\u2019est uffi\" problème pour lequel je n\u2019ai pas de solution pratique} Lif Mais de fait.Je n'ai pas du tout I'impression quef't voila, «Katharina Blum» c\u2019est ga la solution, je vais fairy pendant trente ans des films comme ga.C'est un essai (i et en même temps je me rends compte dans quellgysdt mesure c\u2019est tellement tributaire du cinéma non-émanci pateur tel qu\u2019il est pratiqué par l'emploi de toutes leg formes de montage, de prise de vue, etc., de tout c langage qui assujettit le spectateur au lieu de le libéreïf C\u2019était valable, en ce moment, de faire ce film tel quel elMaya! Allemagne, mais je n\u2019en ferais pas un modèle de ce qu\u2019Ë.lt faut faire.Dike Chroniques: Moi aussi, «Katharina Blum» m ns semble indispensable.Je le trouve très dense et je mine questionne en le voyant, ça me prouve que le filnÿf fonctionne (ce qui n\u2019est pas le cas pour «Les ordres» dg Michel Brault, ou pour «Z» ou autre produits).os V.S.: Ecoutez, le film est un peu aussi und, provocation parce que, dans le contexte allemand Ow nous avons donc réussi à faire passer cette loi qui que rendu ce film possible, tout le monde crie: «pourquoi ng peut-on pas faire chez nous un film de qualité et d Bd tenue?» alors je vais leur montrer ce film et leur dire: «e br voilà un»! Ils ne vont pas pouvoir dénier qu\u2019il correspond by a tout ce qu \"ils attendent d\u2019un film de qualité bien fait mais en même temps ce dont il traite et la façon dont ip le traite les met en contradiction et ça va donc provoque M da un débat.Sans être un film à thèse (ce n\u2019est pas ça d di tout), le film en tant que tel, tel qu\u2019il se propose re provoque la discussion.Parce qu\u2019il va falloir qu\u2019ilggs; décident si c\u2019est ce genre de cinéma qu\u2019ils veulent subventionner \u2014 ou si c\u2019est pas ça. lion olker Schldndorft on Né le 31-3-39 a Wiesbaden, études en France, assistant cye J.P.Melville, Louis Malle, Alain Resnais.\u201c5: '§965 «Les Desarrois de l\u2019Elève Toerless», d\u2019après le roman de Mogg obert Musil, avec Mathieu Carriére, Barbara Steele.Sony pes Vivre a tout prix», (Mord oder Totschlag) avec Anita allenberg, \u20ac MWB67 /68 «Michael Kohlhaas», d'après une nouvelle de M ec] einrich Kleist, scénario d\u2019Edward Bond, avec David Warner, Nue @nna Karina.Ko (4969 «Baal», d\u2019après la pièce de Bertold Brecht avec Rainer 2/jy/Erner Fassbinder, Margarethe von Trotta (TV).70 «La Soudaine Richesse des Pauvres Gens de Kombach», vec Reinhard Hauff, Margarethe von Trotta.Ce 971 «La Morale de Ruth Halbfass» avec Senta Berger, Helmut 8 M riem.Naiquÿg972 «Feu de Paille» avec Margarethe von Trotta ion gu 973 «Une Nuit au Tirol» avec Margarethe von Trotta, Reinhard vis i 20! (TV) 974 «Les Raisons de Georgina», d'après Henry James avec Wesldith Clever,Joachim Bissmeyer (TV) 5 975 «L\u2019Honneur Perdu de Katharina Blum».-Émang utes 4 tout q 2 lig | quel eq occ + largarethe von Trotta Né le 21-2-42 à Berlin, études à Munich et à Paris, théâtre Dinkelsbühl, Stuttgart, Francfort, nombreux rôles dans les fms du jeune cinéma allemand.i ume ff diem ILMOGRAPHIE ; 4969 «Baal», Volker Schiôndorff.«Dieux de la Peste», R.W.qu @Assbinder 970 «Le soldat américain», R.W.Fassbinder «Mise en garde \u2018une putain sacrée», R.W.Fassbinder «La soudaine richesse es pauvres gens de Kombach», Volker Schidndoff 971 «La morale de Ruth Halbfass», Volker Schlôndorff 972 «Feu de Paille», Volker Schlôändorff «Desaster», Reinhard lauff 973 «Une nuit au Tirol», Volker Schidndorff 974 «Invitation au château», de Claude Chabrol d\u2019après Henry ames «Les raisons de Georgina», Volker Schlôndorff, d\u2019après lenry James «L\u2019ambiance d\u2019Andechs», Herbert Achternbusch io si U8 nand À oi qu'à rquoi i of Ne.of 16508 jen fa 1 dort NOG 5 ga 000% ir Quy veul (CENARISTE DE 970 «La soudaine richesse des pauvres gens de Kombach» 972 «Feu de Paille» 974 «Le coup de grâce» d\u2019après le roman de Marguerite \u2018ourcenar (en préparation) 975 «L\u2019honneur perdu de Katharina Blum» \u2014= Bi de textes à l'appui bo | ; pte indo Jane Le sc 9 ; l'honneur perdu de +: ne dom E | Role diiaring plum {- is Lotend de volker schidndorft Ee - _ Bit, Katra par andre mort cours de i foul rive, El ont 3 a liaison ay présenté au public montréalais dans le cadre de rétrospective des films de ce réalisateur allemand à | cinémathèque québécoise.Avant la projection, | cinéaste a expliqué en quelques mots le contexte socio-politique de son film et après, il a répondu au questions du public.me En Allemagne Fédérale, d\u2019après le cinéaste, contestation étudiante de la fin des années soixante pri comme caractéristique spécifique des attaques soute nues et virulentes contre le monopole de la presse écrite d\u2019Axel Springer qui contrôle soixante pour cent de | presse quotidienne de ce pays et un pourcentage encore plus élevé de la presse du dimanche.Presse réactionnaire, sensationnaliste dont certains reporterg, -Servent d\u2019informateurs a la police.La contestatio par étudiante ne put, d\u2019après Schlôndorff, déboucher sur ur, \u201clp mouvement d\u2019organisation politique prolétarienne faute | Yep de traditions socialistes ou communistes ouvriéres.Leg \"i: syndicats, dit-il, se considérent, a l'instar des Tradq Unions, comme des partenaires du patronat.La contest\u2018 tation essouflée ne put entraîner qu\u2019un mouvement isole Pi de guérilla urbaine dont nous connaissons la Bande.à Baader.Les quelques actions de ce-groupe ont fourni ur, \u201cls prétexte au gouvernement pour mettre en place u Woo gy appareil de répression qui se manifeste notamment pa lin interdiction de I'acces a la fonction publique, y compri fl l\u2019enseignement, à toute personne qui est soupgonned; © is : - Sr Fans serupe ere de Ka À commen Manchettes putain et un PB lif trou pbdstinge Mage dei Dsychologg eprésentant Qu ue Tries ¢ 40. \u2018avoir des sympathies pour des groupes de gauche.C'est cette puissance de la presse ainsi que le danger de a perte des libertés civiles que voudrait dénoncer Volker- Echlôndorff dans son dernier film, l\u2019Honneur Perdu de Katharina Blum.Le scénario est une adaptation de la nouvelle de einrich Boll dont le film emprunte le titre.Katharina, eune domestique de réputation impeccable, ramène #hez elle après un party un jeune inconnu que la police uoupçonne d\u2019avoir trempé dans des activités terrorises.Le lendemain matin, une brigade de policiers armés e mitraillettes font irruption dans son appartement tour y surprendre le suspect mais-celui-ci a déjà pris la Quite.Katharina subit stoïquement les interrogatoires, ju cours desquels policiers et procureurs cyniques et icieux fouillent et souillent les détails intimes de sa vie frivée.Elle leur tient tête.Lorsque les policiers remplis- ent la déposition d\u2019insinuations grossières concernant a liaison avec le jeune homme elle les biffe et met à leur jlace des expressions qui parlent de tendresse.La Jresse s'empare de l'affaire.Un reporter absolument ans scrupules n'hésite pas à provoquer la mort de la {rere de Katharina en lui arrachant sur son lit d\u2019hôpital ]N commentaire qu\u2019il déformera de toutes façons.Les nanchettes présentent la jeune femme comme une - Jutain et une criminelle et dans les articles on s\u2019évertue lui trouver les traits héréditaires \u2018qui l\u2019auraient KM rédestinée à devenir criminelle.Confrontée à une telle sou mage d'elle-même, Katharina perd son équilibre ol sychologique et finit par assassiner le reporter.Les deu aprésentants du pouvoir font passer cet acte désespéré Mour une attaque pernicieuse perpétrée par les Marroristes contre la liberté de la presse.Le film se Wrmine avec cet avertissement: «Toute ressemblance #ntre le type de journalisme représenté dans ce film et W%elui que pratique la Bild-Zeitung n\u2019est ni fortuite ni lf;lontaire, elle s'impose».5 D\u2019après ce que nous a dit le cinéaste à la suite de la Trad rojection, le monopole journalistique d\u2019Axel Springer et ones lus particulièrement son produit infect à grand tirage, ni > quotidien Bild-Zeitung, réussit.à «criminaliser» à ie utrance les détenus politiques dans une large partie de opinion publique.Et ce qui est encore plus grave, il ® Monditionne si bien les attitudes de la majorité NM ilencieuse que les politiciens, aussi progressistes oni uils puissent étre, sont contraints d\u2019adopter des Mesures réactionnaires.Cet appareil idéologique 41, giciére Né ion oy OES jsoussion al ni 8 gitique Li affirmé bisail pat pltiques \u2018 out teh j tiennent puissant facilite, dit le cinéaste, l\u2019instauration du climaÿ de chasse aux sorcières qu conduit aujourd\u2019hu l\u2019Allemagne Fédérale vers le «maccarthysme».Puisqué L\u2019Honneur de Katharina Blum sortira dans les salles commerciales il rejoindra un bon nombre des lecteurs des journaux Springer et devrait, au moins le cinéaste l'espère, les mettre en contradiction avec eux-mêmes La fonction politique de ce film n\u2019est pourtant pag aussi claire.Une thématique qui ne couvre que des aspects secondaires d\u2019un problème plus vaste et qui, dé surcroît, se trouve mystifiée par un mode de narratio a raccoleur font de L\u2019Honneur Perdu de Katharina Blu pus autre chose qu\u2019un film progressiste.En Allemagne Jum, On 06 .Fédérale, les difficultés économiques croissantes, qu@ essen connaît d'ailleurs l'ensemble du monde capitalistefns imposent aux Allemands la douloureuse prise dé ésigantion i conscience que leur miracle économique ne peutfss Po garantir leur prospérité future.La confiance aveugle e emble croi leur supériorité économique fait place à l\u2019incertitude effas li | le régime, qu\u2019il soit libéral ou social-démocrateguyesit cherche des boucs émissaires là où les analyses dug dsb Malaise socio-économique risquent de tomber juste Moutanluni .dans les formations poltiques de gauche.Les média din inilec masse assurent la propagande nécessaire pour qu'\u2019un@ejran public partie importante de l\u2019opinion publique appuie passiveÿe (si ment les mesures répressives.Or les thèmes qu\u2019abordéfonzraiso le film se limitent principalement aux fonctions polic iëgfosta Gras res et au rôle de la presse écrite sans déboucher sur legpustes contradictions principales -de la société allemanddpsis d\u2019aujourd\u2019hui.La thématique est, de plus, asseg naj manichéenne: d\u2019un bord, la fille qui a toutes les vertusÿiique sys de l\u2019autre, les policiers \"et procureurs cyniques eg ali vicieux.Quant au journaliste, c\u2019est presque un vampirefféman | Les problèmes sociaux se trouvent ainsi idividualiségfs loi si dans la psychologie des personnages.Le patho @uemise domine: Le spectateur s\u2019identifie à l\u2019héroïne sang qe qu\u2019aucun procédé de distanciation, aucune sollicitatiogui u à la réflexion ne vienne interrompre sa délectatiogsasg, passive d\u2019une histoire émouvante.|| y a tout au plus c@Hsises jj, procédé au début du film où l\u2019on suit des déplacementifilique ç du jeune suspect à travers l\u2019objectif de la caméra del policiers qui le filment au cours de la filature.L@ spectateur peut éprouver un peu de gêne à se voir oblige d'adopter le point de vue des policiers-limiers.Mais pout: le reste, on s\u2019adonne à la consommation tranquille sang que l\u2019on soit incité à s'interroger sur l\u2019affrontement de$ forces économiques et sociales dont la répressiog FN lime Urdh, sg, Salle Bcteur inéag! Témy al pg Ug de Qui, ratio à Blu) Magn SU talist ise (I 0 pe Ugle @ tude à Jocrats 585 08 juste gia d qu SSI \u2018abord police Srl omand as verluf yes | amp jualisé path p Sat Olicière n\u2019est en fin de compte qu\u2019un symptôme.Schiôndorff semble assez conscient du caractère eu progressiste de son dernier film.Au cours de la iscussion il a répété à plusieurs reprises que son film \u2018était ni révolutionnaire ni même politique.Le film olitique «ne marche plus» en Allemagne Fédérale, nous t-il affirmé.Il a tenu quand méme à nous dire qu\u2019il hisait partie d'un mouvement d\u2019appui aux prisonniers olitiques mais que sa pratique du cinéma restait rtout technique.Il a envie de raconter des histoires qui Ii tiennent à coeur.«L\u2019émotion est venue comme ça» ous a-t-il dit a propos de L\u2019Honneur Perdu de Katharina lum.On comprend difficilement comment il peut nous >sservir le mythe de la technique apolitique.Dans prtaines de ses réponses, il a laissé percer l'attitude de bsigantion du cinéaste impuissant face aux média de jasse.Pourtant, le cinéma est un art de masse.Il emble croire que tout film qui par sa forme se range ans la lutte des classes du côté des forces rogressistes est voué aux tablettes ou, tout au plus, à ne distribution de ciné-clubs et de cinémathèques.ourtant un film qui fait réfléchir n\u2019est pas forcément un Im intellectuel, inaccessible à la compréhension du rand public.À la cinémathèque, un spectateur a parlé > Costa Gabras.Schlôndorff n\u2019a pas prisé la pmparaison.Pourtant son dernier film, comme ceux de osta Gravas, reste un produit de consommation dont il puisé le sujet dans l\u2019actualité politique.Ce qui brouille s cartes, car un bon nombre de spectateurs l\u2019ont pris, l\u2019on en juge d\u2019après leurs interventions, pour un film plitique susceptible d\u2019attirer au réalisateur les foudres ps autorités de son pays.En fin de compte, on se pmande si les ambiguïtés de ce cinéaste ne reflètent as tout simplement les contradictions de la petite- purgeoisie libérale.Celle qui, tout en profitant du artage des richesses et de la division du travail en jaigPpciété capitaliste, dénonce par mauvaise conscience xidÿS abus d\u2019un pouvoir dont elle renforce par ailleurs les pus ssises idéologiques avec son mythe de la technique amer politique et ses produits artistiques démobilisateurs.fra 0 André Morf Ue.4 robli ais pù Je sa ent yessiv pops i 500 int armani\" aie yrsqué di antôt de ! age oss onsidérer A rave ontrôle OÙ eHention \u20ac itérature \u20ac ay, Enge Boule | aloe.ny les Cn aire, 0 ¢ lasses ou À où elle à Onvoi berspective elle des p bera valable a Mesire 0 quon pou pccusation ittérature $ odèle des Dcvelopper iique de hargés de lennon! as le part! communiste français et la question littéraire 1921-1888 de jean-pierre bernard un compte-rendu par pierre aubery L'auteur, dont il est difficile de faire abstraction maître-assistant à l\u2019Institut d\u2019Etudes Politiques d l\u2019Université des Sciences Sociales de Grenoble, nou communique dans ce volume un important dossiet richement documenté sur la question toujours actuellé et toujours controversée des [apports du Part Communiste Français avec la littérature et let littérateurs.Cet ouvrage, bourré de faits, de citations, d références précises à vingt ans d'histoire littéraire constitue l\u2019exposé clair et cohérent d\u2019une évolutioi présentée dans sa foisonnante diversité.Rendre compté des grandes lignes d\u2019un ouvrage aussi divers, aussi rich d'analyses nuancées sans simplifier excessivement If souple et parfois subtile argumentation de l\u2019auteur es lid \u2018une tâche bien difficile à entreprendre.Nous nf\u201d bn prétendrons donc pas tout résumer, tout commentée mais nous nous bornerons à tenter de signaler quelquef¥ «tit aspects de ce travail qui donnent particulièrement on y out penser et contribuent à nous éclairer sur la politique dinky Parti Communiste Français ainsi que sur les hommeglers Le chargés de la définir et de l\u2019appliquer.a le Par Disons dès l\u2019abord qu\u2019en dépit d\u2019incursions parfoi Gai aventurées dans toutes sortes de questions connexes bilgi par exemple celles des relations plutôt -difficiles degli py, Surréalistes avec le Parti et des flirts plus ou moingsjy, prolongés des «grands écrivains» de l\u2019époque avec end gyre communisme, on ne perd jamais vraiment de VU che a RCE A b propos de l\u2019ouvrage, fortement énoncé dès sa préface t son introduction.|| vise & établir comment le Parti bommunisme s'efforce tantôt de définir à priori de hanière théorique les conditions et les modalités existence d\u2019une littérature authentiquement ouvrière, brsque le mot d\u2019ordre «classe contre classe» l'emporte, antôt de rassembler autour de lui l\u2019éventail le plus arge possible d'oeuvres et d'auteurs qu\u2019il peut onsidérer comme sympathiques à ses objectifs.A travers les journaux, les revues, les congrès qu\u2019il ontrôle ou qu\u2019il influence, le Parti n\u2019a cessé de prêter attention et d\u2019attacher une.grande importance à la ittérature en général et à la vie littéraire de l\u2019époque.arx, Engels, Lénine, Trotski ont laissé des textes qui Fouligne le rôle révolutionnaire que peut jouer la ittérature, en donnant un tableau documentaire mettant ÿ: nu les contradictions et les tares de l\u2019époque qui l\u2019a vu aitre, en servant d\u2019arme offensive dans la lutte des lasses ou bien en consolidant l\u2019acquis de la Révolution à où elle a été victorieuse.\u2026 \u201c ect On voit déjà qu\u2019une distinction s'impose, dans cette ps : Perspective, entre la littérature des pays capitalistes et nelle des pays socialistes.La littérature des premiers - oseifera valable; aux yeux des communistes français, dans «ie |p Mesure où elle constituera un témoignage à charge, flu\u2019ON pourra présenter à l\u2019appui de la mise en ificcusation du règne de la bourgeoisie.Quant à la ms ittérature soviétique, elle représentera à leurs yeux, le gi frodèle des formes d\u2019art que seule peut produire et qui Kévelopper une société socialiste.Pourtant, l'étude et la com) rritique de la littérature soviétique par les intellectuels sich thargés d\u2019exprimer les positions culturelles du parti, y||fiennent assez peu de place dans l\u2019ensemble de l\u2019activité eur littéraire\u201d du parti, si l\u2019on s\u2019en rapporte à l'attention que ; 4 -P.Bernard leur consacre dans son livre.C\u2019est qu\u2019il n\u2019y mr Pas eu de réussite éclatante en Russie soviétique entre pl 921 et 1939.Les romans et les poèmes les plus vantés ment ju\u2019on y publiait se transposaient mal dans le contexte qe ;ocio-économico-culturel de la France de I'entre-deux- qnguerres.Les organes de presse directement influencés gar le Parti y cherchaient surtout des exemples illustrant de caractère progressiste des innovations et des @éalisations soviétiques dans l'édification d\u2019une société touvelle plutôt que des oeuvres d'art, tandis que les evues littéraires de gauche tentaient d\u2019y discerner, sans jrand succès, le prolongement et l\u2019épanouissement de de riche tradition littéraire russe.} js mo 45. iH UN Ce Gr ns + + \\ J.P.Bernard étudie en plus grand détail les efforts du Parti pour définir théoriquement puis pour suscite sans vraiment y croire, une littérature prolétarienne au cours d\u2019une période qui va en gros de 1921 à 1934.|| montre comment à partir de 1927, mais surtout entre 1934 et 1939, le parti qui a renoncé à son mot d'ordre classer contre classe\u201d, se rallie dans l\u2019atmosphère du Fron Populaire à une politique de rassemblement qui consist à accueillir tous les écrivains qui acceptent de soutenil l\u2019action politique du parti sur un point de vue ou un autre, sans trop se préoccuper du genre de littérature qu\u2019ils produisent.Cette pratique prit peu à peu une fo grande expansion dans l\u2019espace et dans le temps.Les écrivains de tous les pays et de toutes les époques, que l\u2019on pouvait présenter comme critiques des structures sociales oppressives de leur temps et de leur milieu, ou qui répandaient des idées de nature à contribuer à la victoire future du prolétariat, furent libéralement accueillis dans une sorte de Panthéo proto-marxiste en constante expansion et sans rigueuf idéologique.A lire J.P.Bernard on discerne mieux comment le Parti Communiste Français a constamment hésité, et en fait refusé de choisir, entre les ambitions normatives en matière littéraire des plus orthodoxes et des plus ardents de ses intellectuels, et les pratiques purement descriptives, de la littérature qui existait et sé faisait, des critiques qui écrivaient dans sa presse.J.P.Bernard consacre de nombreuses pages solidement informées, à la question de la littérature prolétarienne.Mais on sent bien, a le lire, que comme I plupart des intellectuels du Parti, il doute de so existence en tant que «littérature» et plus encore qu\u2019i n\u2019est nullement convaincu qu\u2019elle ait, même théorique ment, une chance de se développer.Lorsqu'il nous parlé de livres écrits dans une optique prolétarienne, par deg écrivains qui ont vécu la condition prolétarienne, retombe trop souvent dans les clichés péjoratifs pour là caractériser.|| évoque notamment le «naturalismg abâtardi, forme que prirent en France les oeuvres prolétariennes», les «besogneux essais de littérature prolétarienne», «l\u2019absence d\u2019une littérature prolétarien ne», Ou encore, opposant les oeuvres des compagnons de route, écrivains de métier, aux écrits des correspondantg, ouvriers, les rabcors, il note que «leur style reste varié leurs héros sont plus complexes que ceux présentés pa la rpose prolétarienne.La psychologie, les passion jouent un rôle dans leurs romans».(p.289).Ce qui en di 16S ays A cou sie Tent dune jsp en Ue ns LI fasse Qui pele duction ps pensées Map oducion elle clasS£ égime cpl M force Qui ls nse Roncepluels eprésenter rès faible 1 plérels \u20ac fomphe \u20ac Iéralure ré lus tre «pr Révolution s 4 l'avènem Ma 0cation un Umaines Revolution Les ra BUoslis ng 0US révèle Iérature p peuvres el ç plant fa fon 0 1848 pa BOs Sane ÉS Oeuvres 1 périog AU ON peut 5 ofond de k LE Plann Sant dg de, Je Lite Pci les dy @ng sur tout ce qui ferait défaut à la «version simplifiée wi; Fes auteurs prolétariens», ces auteurs «dénués de tout Me; Jens artistiques»! ling A coups de citations de Marx, Engels et Trotski, la hy, Jossibilité theorique de la naissance et du développe- ty ent d\u2019une littérature de classe peut être sérieusement tp Frise en question.On connaift leur argumentation.Marx, my; fans L\u2019ldéologie Allemande écrit par exemple: «La jy: fasse qui dispose des moyens de la production ou hatérielle dispose, du même coup, des moyens de la TE roduction intellectuelle, si bien que, l\u2019un dans l\u2019autre mi PS pensées de ceux à qui sont refusés les moyens de ps.roduction intellectuelle sont soumises du même coup à i Jette classe dominante.» Toute littérature produite en Hu sgime capitaliste ne peut qu\u2019être le reflet des rapports sy Je force qui s\u2019y font jour.Les idéologies élaborées par qe BS «penseurs», que ce soit sous forme de système yw Jonceptuels ou fictions qui donnent l'illusion de ig Presenter «la vie», ne pourront s\u2019écarter que dans une gue rès faible mesure de «l\u2019expression idéale des rapports pi Matériels dominants».Ce n\u2019est donc qu\u2019après le mme iomphe .de la Révolution que pourra naître une i ttérature révolutionnaire.Mais alors celle-ci ne saurait ws lus être «prolétarienne» puisque la première tâche de la ie evolution sera la suppression des classes antagonistes vers It l'avènement de l'homme, d\u2019une classe unique à s9e ocation universelle qui ouvrira la voie à «une culture a umaine» selon le mot de Trotski dans Litterature and fi tevolution (p.186).ol Les raisonnements les plus ingénieux et les plus i\" uubstils ne peuvent rien cependant contre l\u2019évidence que ¢ ious révele I'examen des faits.Car elle existe, cette *lfttérature prolétarienne, elle est représentée par des MF euvres et elle tait consciente de son originalité bien spl vant la fondation du Parti Communiste, aux alentours ak, 1848 par exemple, lorsque les Lamartine et les M Mmeorge Sand se mirent à découvrir et à révéler au public (255 oeuvres des écrivains ouvriers.Mais dès lès débuts Ne la période étudiéà par J.P.Bernard,Henri Poulaille i ju\u2019on peut situer comme appartenant au courant le plus éd rofond de la gauche ouvrière qui creuse son lit entre les #pertaires et les marxistes, définissait la littérature CA rolétarienne comme étant «l\u2019expression d\u2019une classe», nia travers des «oeuvres de combat».(v.son livre Nouvel 15kge Littéraire, Paris, Valois, 1930, p.42).Et plus loin il 5 récisait les critères qui permettaient de déterminer la jie lisant «les aspirations,les volontés de cette classe» à valeur de tels ouvrages.«.l\u2019oeuvre est belle par C&}i qu\u2019elle apporte de vie, de ce qu\u2019elle amasse et dispens d\u2019observations, d\u2019 expériences vraies.Mais ces observa tions n\u2019existent que si elles sont faites à même là glais i malléable, mais non facile du quotidien.La vie ng s'apprend pas dans les livres, ni dans les bibliothéqueses Notre littérature à nous, est trop une littérature deme chambre.» (Ibid.p.102).La littérature prolétarienng ys veut être témoignage, c\u2019est de son authenticité qu\u2019ellglk tire sa force, c\u2019est du caractère unique de l\u2019expérienc&y qu\u2019elle cherche à traduire en mots qu'elle derive sg, vigueur et son unicité.Elle veut être la voix des silencieux, la voix des opprimés accédant pour | première fois à travers l\u2019écriture à la parole, à là conscience et par la même à une sorte de dignité, n.serait-ce que celle du malheur.Apparemment led préoccupations des marxistes français préposés à l@ chose littéraire du type Fréville et Garmy, fort influents à L\u2019Humanité dans les années trente étaient tout autres Pour eux comme le note bien J.P.Bernard «la littérature prolétarienne étant un idéal lointain,les oeuvres son moins importantes et la doctrine compte plus.(ilg sont) plus soucieux de la forme désincarmee de la littéra ; ture prolétarienne.» (p.25).importance de la littérature tring qui s'est: épanouie surtout en marge et en dehors du parti commu niste et du marxisme orthodoxe depuis Fourier e Proudhon, avec Agricol Perdiguier, Martin Nadaud fps: Marguerite Audoux, Henri Poulaille et bien d\u2019autres don J.P.Bernard cite d\u2019ailleurs les noms en note (pp.24, 25 27, 28), est fort révélateur.Il marque les limites deg années qu\u2019il étudie.On ne saurait d\u2019ailleurs les lui reprocher étant donné la nature du matériel documentai re dont il s\u2019est servi.Comme beaucoup d'hommes de sa génération (il est né en 1940) il tend à assimiler, un peu rapidement, prolétariat, classe ouvrière, mouvemen brèves périodes, telles celles du Front Populaire, de quelques fractions de la gauche politique.On a bien vu pourtant, en mai 1968, combien ces formations organi-B sées demeuraient marginales, inefficaces, anachroniques, désaccordées, lorsque le peuple prenait pour def bon la parole et faisait retentir sa voix aux mille échos, 48. di fisant ses refus et ses aspirations profondes.Mais pour ¥ In revenir à J.P.Bernard et à l\u2019époque 1921-1939, ce qu\u2019il \u201c le dit pas mais que pourtant son livre suggère avec là force, c\u2019est qu\u2019alors non seulement le Parti Communis- Ki ge était isolé dans la nation mais que ses cadres intellec- ju Juels et littéraires étaient, pour la plupart, profondément K: ftrangers à la classe ouvrière.En dehors de Poulailte et i» Je Maurice Lime il semble bien que pas un seul ouvrier lh Quthentique n\u2019ait joué un rôle dans les organes «littérai- lw æs» du Parti ou même n\u2019ait vu son oeuvre étudiée*et + ki fiscutée avec compréhension et sympathie par les (& Frosses têtes du Parti.ur Dans ses sphères «intellectuelles» le Parti Com- à uniste Français est bien un parti de classe, mais cette lasse n\u2019est pas, tant s\u2019en faut, la classe ouvrière, c\u2019est lutôt une solide bourgeoisie.Ceux de ses représen- ants qu\u2019on y rencontre sont nés et ont grandi dans des randes écoles, collectionnant les titres+es plus presti- ieux que la République bourgeoise réserve aux éritiers» dont Bourdieu ét Passeron ont si fortement lis en lumière le recrutement de classe et le rôle de utions de l\u2019ordre établi, par leur mérite même et leur rrière.; || semble d\u2019ailleurs qu\u2019en ces matières He Parti ommuniste n\u2019ait fait que se conformer à une e Jaurès où, parmi les collaborateurs littéraires les plus n vue on relevait les noms de: Anatole France, Abel Jermant, Tristan Bernard, René Viviani, Léon Blum.ut-être n\u2019est-il pas inutile de rappeler ici, tant à ntention de J.P.Bernard que de nos lecteurs, un texte eu connu de Charles Péguy consacré précisément à la dei farrière de journaliste littéraire d\u2019extrême gauche de son Blum.Il figure dans un «Courrier de Russie» rcueilli dans le tome || des Oeuvres Complétes: euvres de Proses p.369.Le voici: «Jaurès a mis et il a, ! Hiourd'hui, à la tête de ses services littéraires, s\u2019il y est ne core, un homme qui manifeste avec enthousiasme, le em pui enthousiasme qu'on lui ait jamais connu, le violent at esir qu\u2019il aurait d'être ailleurs, un homme qui fait jouer in! PS influences, qui fait marcher ses amis, un homme J fin qui au vu et au su de tout Paris donnerait quinze pe fis et quart de la vie de son patron pour montrer de Humanité au Temps.lls sont d\u2019ailleurs d'immenses | Jjantités, dans le parti socialiste que l\u2019on nous a fait, pe Ji n\u2019ont jamais vu dans leurs situations socialistes que 49.lilieux fort aisés, ils sont souvent passés par les - adition déjà bien établie à la rédaction de L\u2019Humanité des marche-pieds pour atteindre à des situations bourgeoises, beaucoup plus sérieuses, qui, pour passer dans l\u2019autre camp, n\u2019attendent qu\u2019un moment favorable, qui voudraient toutes les saintes huiles\u2019 pour être appointés cinq cents francs (or) par mois, qui enfin donneraient cent cinquante et un ans de la vie de la cité socialiste pour seulement passer au Figaro».Dans les années 1921-1939 l\u2019arrivisme n\u2019était peut-être pas aussi éclatant dans les rangs des intellectuels du Parti mais leurs liens avec la classe ouvrière n\u2019en demeuraient pas moins plutôt théoriques qu\u2019effectifs.Même le sympathique Marcel Martinet qui fut l\u2019ami de Monatte et dirigea la rubrique littéraire de L'Humanité de 1918 à 1924, avait échappé à la condition ouvrière au moins depuis 1907 date de son entrée à l\u2019Ecole Normale Supérieure.Raymond Lefebvre, l\u2019un des fondateurs de Clarté, venu d\u2019un milieu de solide bourgeoisie protestante avait longtemps, tout en poursuivant non sans dilettantisme ses études supérieures, oscillé entre Action Française et l\u2019Eglise Catholique.Il ne devait trouver sa voie, à gauche, en réaction aux infamies dont il est témoin pendant son service militaire, que pendant la première guerre mondiale.Henri Barbusse qui de 1926 à sa mort est le «grand écrivain» du Parti, était le gendre de Catulle-Mendès et avait amorcé une belle carrière littéraire bourgeoise avec L\u2019enfer qui date de 1908, bien avant de pratiquer la fidélité inconditionnelle au gouvernement de l\u2019Union Soviétique plutôt qu\u2019à la classe ouvrière de son propre pays qu'en fait il ne fréquentait guère.La mince notice biographique que nous avons pu nous procurer sur Jean Fréville, Directeur littéraire de l\u2019Humanité de 1930 à la déclaration de guerre, ne semble \u2019 5 pas indiquer de profondes attaches prolétariennes chez ce lauréat de la Faculté de Droit, critique et romancier qui connait parfaitement l\u2019allemand, le russe et l\u2019anglais.Louis Aragon et Pierre Abraham, qui jouaient déjà avant guerre un certain rôle au sein des instances litté- tance depuis, curieux des traditions, des moeurs, des valeurs, des soucis et des luttes quotidiennes des travailleurs français, et soucieux de participer aux luttes politiques, n\u2019ont jamais prétendu faire oeuvre d'\u2019écrivains prolétariens.Aragon lui-même nous rappelait un Police de Paris de 1879 à 1881 et l\u2019homme à poinge de la République parlementaire qui en fit son ambassadeur à Madrid.Andrieux qui publia ses mémoires en 1885 y 50.raires du Parti, rôle qui n\u2019a fait que prendre de l\u2019impor- jour que son père Louis Andrieux avait été Préfet de | h ontai parchist lys id 255806 gi, ai ent 189 Don bent là prlis de ême ne es raiso bs ont if noite pl ans la ¢ rire, es pet à nafion Foyons-n sition ¢ rofondén Sie Isciples, 6 notre r mais, dé ler ce q \u20ac famille à lle de OiX, apr a exo tants yndicalisi 6s laura érder le p pUSSiT ce filer de 00S Ig fy ES Postes.SXtrême e US tg UV jet tl; ma or Om: us pr Ng Xi dé i er Jef ge.ni nt es fine\u201d 5,0 85 1 xl dé eld rie el sad Acontait comment il s\u2019y était pris pour repérer les - archistes en fondant un journal apparemment dévoué leurs idées.Ce n\u2019est ni les études de médecine, ni le passage parmi les surréalistes, ni la direction de Ce oir, ni celle des Lettres Françaises qui ont dû véritable- ent rapprocher Aragon de la condition ouvrière.Donc quelle que soit la générosité de leur engage- rent la plupart des intellectuels communistes sont prtis depuis longtemps de la condition ouvrière ou ême ne l\u2019ont jamais connue par eux-mêmes.Ce sont Jes raisons d'ordre idéotogique et philosophiques qui is ont incités à placer leur espoir de voir surgir une bciété plus juste, plus fraternelle, plus efficace aussi, fans la classe ouvriere.L\u2019'expérience directe de la vie uvrière, du coude à coude avec les travailleurs manuels J les petits salariés qui forment l\u2019immense majorité de , nation et de la population mondiale leur est restée, \u2018oyons-nous discerner à travers leurs prises de psition et le genre de rôle qu\u2019ils ont choisi de jouer, rofondément étrangère.S\u2019il est vrai, comme l\u2019enseignent Freud et ses sciples, que notre système de valeurs, que le schéma p notre relation au monde, aux autres, sont fixés, à mais, dès la petite enfance, il n\u2019est pas-indifférent de bter ce qu\u2019a été l\u2019origine sociale et l\u2019éducation des fils p famille que le Parti Communiste Français a placés à, tête de Sa presse et de ses maisons d\u2019édition.Ce noix, après tout n\u2019a rien d\u2019étonnant.Il est certain que le parti trouve parmi ces grands bourgeois des esprits plus pciles, mieux disposés à se soumettre aux hiérarchies à exécuter les ordres venus d\u2019en haut que parmi les ilitants ouvriers passés par la rude école des combats 'ndicalistes et de la répression patronale et policière.ps lauréats des Grandes Ecoles n\u2019ont pas subi sans en arder le pli une longue formation qui les a préparés à ussir ces concours dont la règle consiste à plaire et à Tiller devant de vieux serviteurs du régime blanchis bus le harnais.Rien de plus normal donc au fond que s postes de direction des journaux, des hebdomadai- s, des maisons d\u2019édition, fussent-ils nominalement extrême gauche, soient remplis tout comme les taires des Facultés et du Collège de France par des ins issus de milieux semblables et ayant reçu une lucation analogue.Qu'ils aient, fussent-ils membres du Parti Commu- ste Français, une attitude somme toute ambiguë à gard de la littérature prolétarienne produite en France 51. LEER BE ES MR ti 0) at Sta Od BA 0\u20ac 20 EArt SEDO 2 DAO LOEB MATE DE DADRA MEE DK ESARC RRL BARES n\u2019a rien de surprenant.ce que cette attitude révèle c\u2019est une sorte de méfiance à l\u2019égard du peuple, de ces foules mystérieuses, aliénées et silencieuses, au nom desquelles le Parti prétend parler.Rien de moins sûr que les mots d\u2019ordres du Parti, surtout en matière littéraire, correspondent aux aspirations populaires et à tout ce qui bouillonne d\u2019inconnu sous la surface apparemment calme des multitudes de pauvres qui couvrent la terre.Tant que les moyens matériels de la littérature seront aux mains des fondés de pouvoir des soi-disant «élites intellectuelles», il n\u2019y à guère de chance de voir la littérature prolétarienne prendre de l\u2019ampieur.Elle demeurera au mieux une curiosité folklorique promise à une diffusion limitée.Et pourtant ces barrages de classe seront certainement franchis le jour où, armés de magnétophones et de caméras, les pauvres, les sans-grade, les humbles prendront la parole pour dire leur condition humiliée et opprimée, pour faire entendre bien au-delà de leurs ateliers, de leurs bureaux, de leurs asiles et de leurs prisons une voix d\u2019une bouleversante nouveauté.ll y a d\u2019énormes potentiels d\u2019expression, sur tous les plans et à tous les niveaux, au sein des masses où tant d\u2019individualités ont le don, le génie parfois de la parolè descriptive, analytique, satirique, revendicative ou même parfois prophétique et révolutionnaire.Les tentatives de donner à ces prises de parole \u2014 très sporadiques dans notre monde \u2014 l\u2019écho élargi qu\u2019elles méritent sont encore fort rares.Mais elles existent.La plus connue est sans doute celle du sociologue américain Oscar Lewis avec ses- transcriptions si éloquentes de ses conversations avec les membres de la famille Sanchez de Mexico.Leur richesse psychologique et sociologique fait pâlir auprès d\u2019elle la plupart des romans sociaux écrits selon les normes acceptées.Seule une authentique parole prolétarienne peut décrire, exprimer et affirmer les dimensions réelles de la culture véritable de l\u2019immense majorité de l\u2019humanité soumise au régime de la pauvreté.Cette culture, ou ces moeurs si l\u2019on veut, n\u2019ont pas grands rapports avec les institutions et les monuments érigés \u2018par les classes possédantes.Mais ils sont l\u2019authentique réaction des masses innombrables aux faits primordiaux qui conditionnent leur vie: la pauverté, l\u2019humiliation, la répression.La réaction créatrice des foules de misérables explique leur survie au sein des situations les plus difficiles.Elle est admirable parce qu\u2019elle affirme la puissance du besoin : de dignité qui les anime.Or, là-dessus, la littérature bux dont possi montré appelae ps dépo ger ls Pierre 0 abli, en rançais prticulier ère fait De d'une: pola pmme le tte brdre éta brie d'a est lancé Oitique | 0pulaire : ensemble ti Com bsentiel QUE de fa ai fai a NS (gg ologues iri ep Hérents lis dogg digs PDosition Miley J BS sy Douvoir elt) Lay 3 118 200 Bi HS It: 13 \u20ac 52.' 1 rite par des bourgeois ou des fils de bourgeois aussi Jen intentionnée soient-ils ne peut qu\u2019être muette car le n\u2019a pour ainsi dire aucun contact avec la culture de la œuvreté sans laquelle une large proportion de humanité actuelle serait vouée à un prompt anéantisse- ent.Le livre de J.P.Bernard, redisons-le pour conclure, fre riche matière à réflexion.Il nous donne l'occasion > passer en revue nombre de problèmes dont on Jscute aujourd\u2019hui encore dans des termes analogues à Eux dont on se servait entre 1921 et 1939, tels celui de possibilité et des modalités d\u2019une littérature ouvrière.montre que les critiques communistes, surtout s\u2019ils appelaient Nizan, Fourrier, Henri Lefebvre, n\u2019étaient as dépourvus de perspicacité quand il s'agissait de ger les hommes et les oeuvres, Gide, Malraux, Céline Pierre Drieu La Rochelle par exemple.Mais surtout il ablit, en examinant les attitudes du Parti Communiste fançais entre les deux guerres sous l\u2019angle étroit et très articulier de sa politique littéraire, que \u201ccelui-ci n\u2019a sére fait que jouer, sous la République bourgeoise, le le d\u2019une loyale opposition.Ce qui, dans son idéologie, »smblait le plus authentiquement révolutionnaire, )mme les mots d\u2019ordre «classe contre classe» ou intimilitarisme, a été bien vite abandonné lorsque rdre établi a paru être mis en cause.C\u2019est avec une brte d\u2019allégresse que le Parti Communiste Français est lancé dans le processus d\u2019intégration à la société Dlitique bourgeoise, processus qui depuis le Front ppulaire n\u2019a pas été sans reculs ni déboires.Dans ensemble il a cépendant réussi puisque de nos jours le.: arti Communiste Français est devenu un \u2018élément isentiel de la République gaullienne, à l\u2019équilibre poli- que de laquelle il a puissamment contribué: Karl Marx fait fait la théorie de l\u2019inévitabilité de ce curieux avatar ans L\u2019idéologie Allemande.!| écrivait que certains éologues actifs de la classe dominante pouvaient arfois sembler élaborer des illusions et des pensées fférentes, voire en opposition avec celles des membres :tifs de cette classe.«Mais, dès que survient un conflit atique où la classe tout entière est menacée, cette pposition tombe d'elle-même tandis que l\u2019on voit nvoler l\u2019illusion que les idées dominantes ne seraient is les idées de là classe dominante et qu\u2019elles auraient 1 pouvoir distinct du pouvoir de cette classe.» (Sur puerbach).L\u2019auteur permettra bien à un vieux confrère, qui a 53. passé plus de temps dans les ateliers d'imprimerie et les saïles de rédaction à «préparer de la copie» que dans les séminaires, les amphithéâtres et les bibliothèques, de déplorer qu\u2019il n\u2019ait pas fait réviser son texte par un correcteur professionnel avant de l\u2019envoyer à l\u2019impression.On lutte sur les erreurs typographiques, les fautes d\u2019orthographe, les barbarismes presque à chaque page et c\u2019est dommage car cela gâte la lecture d\u2019un ambitieux ouvrage par ailleurs passionnant et d\u2019une incontestable valeur documentaire.- Pierre Aubery State University of New York at Buffalo Buffalo, N.Y.14214 54. Len Pr eo Bs eet = = 5 oo crm ce = denses oue À Eee 2.Lad =r _ ex z or = > ARMES RS OCR GE SCM SUR A CE CREED NEA DO LEH EIN PARAPALMA ME 0 54 BADE DE BLDC PARA SS 4 4000 Mink MESES RII SOO SUM MM CNM AN MLM EL MESA AME BEREAN SAMI SES to PDO GRE AAA SLE + Histol g peu es dé les Sel paroles de femmes - II prétend es sexe égjons ie [aul Hominge histoires d'o 3 AA {HS Wi \u2014\u2014 (O comme ouverture, comme réceptivité, comme passivité, comme béance.,) Toutes ces histoires d\u2019O me disent a leur fagon la Guerre des sexes.Elle ne sont pas toutes écrites par des femmes.Les films les plus populaires aujourd\u2019hui, une profusion de films pornos, éclatent cette violence.Cela prend des proportions gigantesques jusqu\u2019au «Supermen contre Amazones», à se demander si toute cette imagerie neutralise toutes les paroles de femmes disponibles en librairies.Ou encore cette autre imagerie sonore, celle des clubs de l\u2019Est, où les échos qui m\u2019en parviennent n\u2019ont plus rien à voir, sous la forme d\u2019un western étriqué, avec notre müsique populaire traditionnelle.La femme y chantait délirante: «Aimer, souffrir, pardonner, obéir / ON est fait l\u2019un pour l\u2019autre / toé d\u2019un bord mi moé de l\u2019autre / il n\u2019y en aura point d'autre / pour toujours je suis a toi».C\u2019était au jour dé | l\u2019An 1976, dans un club de la rue Rachel.__ Ces récits seraient élaborés par des hommes qu\u2019il n\u2019y aurait somme -toute, pas trop de problèmes.Ne- serait-ce pas normal, au moment ou de plus en plus de - dominées revendiquent et dénouent les chaînes qui leg lient, que les bons vieux maîtres \u2018se rebiffent et réclament, sous tous les modes, le statu quo?Mais tou} n\u2019est pas aussi simple.Les femmes elles-mêmes, dy moins certaines, se servent du récit pour que l\u2019histoir se marquent par elles aussi, des rapports maîtres-e claves qui les tissent à l\u2019autre sexe.Elles entrent dan à voir a bado-mas nant éles-fe Itoriqu jeu de Omme à Ommes Dymptôrm émelles 0s no ical v COMpS + sent to peur à y.Les Mendon fOminatio Sli 0 hist Olt gy fe sait q Uy Elfrs ên Manis là 0x Filly ee 56. plus qu.fi ais nes.hist lg at dé Jhistoire par le symbolique, par une ouverture où elles ie peuvent jouer \u2014 ni sublimer, ni rationaliser \u2014 où bles déjouent cependant les luttes linéaires.Et de plus, blles semblent jouir de cette brèche qu\u2019elles ouvrent.Car L\u2019il est vrai que notre sexualité fut souvent d\u2019offrande et e douleur, elle fut pensée, écrite par les hommes, et de prétendre aujourd\u2019hui accéder à l\u2019égalité et à la solidarité es sexes sans que nous traversions à notre tour les égions du fantasme ne nous ferait qu\u2019entrer dans le jeu e l\u2019autruche.Comment imaginer, si nous avons été ominées sur toutes les autres scènes par la politique u mâle, que notre sexualité seule aurait échappé au fartage?Comment imaginer une sexualité spontanée, solée, libre de toute contrainte, de toute attache?Et luisqu\u2019au coeur de toute vie sexuelle, la jouissance s\u2019y létermine, comment penser une jouissance autre que de loumission?Ce registre de la sexualité féminine ne recouvre outefois pas les catégories positivistes de la Psychologie ou de la psychanalyse officielles.I! n\u2019a rien 4 voir avec les catégories supposément naturelles du jJado-masochisme.ll s\u2019agit bien d\u2019un registre historique, enant compte de tous les rapports séculaires nâles-femelles, de l\u2019économique à l\u2019affectif.Registre distorique ne recouvrant pas mais re-coupant, sur un eu de son parcours, les analyses de la psychologie, omme autant de symptômes de la vie sexuelle des \" Jommes et des femmes.Comme syndrome: parfois ymptômes répétés et familiers telle l\u2019hystérie des pmelles ou toutes ces marques douloureuses sur les forps non jouissants; parfois symptômes isolés et Jaricaturaux telle la perversion mâle ou ces marques sur > corps étranger: ainsi, le viol.Mais symptômes qui isent tous la peur de l\u2019autre corps, comme en toute Jeur il y a compétition, rivalité, agression.Les histoires d\u2019O sont le contraire de la peur.bandon à l\u2019autre, acceptation totale de I\u2019histoire des ominations, soumission absolue à la logique de notre istoire des sexes.Mais aucune peur.Défi à l\u2019autre et à on histoire.La femme attachée, soumise aux coups de puet ou de cravache, n\u2019a pas peur de celui qui frappe.lle sait qu\u2019elle n\u2019en mourra pas.Elle sait qu\u2019elle s\u2019y ouve pour jouir et finalement lui aussi.Ils ne font que lettre en scène leurs rapports.Ils jouent comme des nfanfs la guerre des sexes.(O comme violence, comme agressivité, comme pectacle, comme démence.) 57. Je me souviens de Belle de jour de Bunuel; je me souviens de Justine; tout près, maintenant, de ce récit de femme Lina Wertmuller, Swept Away.; ou encore ce film de Jaeckin, Histoire d\u2019O reprenant et récupérant dans le sensationalisme le récit du méme nom de Pauline Réage.Cette derniére prenant le risque, malgré le pseudonyme, (1) de cet aveu fracassant avant que les écrits militants du féminisme ne voient le jour.Double aveu: de l'amour tel que des femmes peuvent le vivre |i sous le mode du fantasme et dans la réalité.Comme de Penthésilée à Achille: «Dans l\u2019affolement, c\u2019est au bout de l'amour qu'elle s'élance; manger Achille, l\u2019incorporer.\u2018 1- Depuis l\u2019on sait qu\u2019il fut écrit par Dominique Aury: Le risque du nom à l\u2019époque du féminisme ouvert est aussi significatif 58.ertaine: aires, elâcher gemmes de soum Réage \u20ac ert, 195 a Barda 3 dévorer de baisers.L\u2019espace de la métaphore s\u2019est ffrondré, les fantasmes s\u2019effectuent.Pourquoi pas?» H.Cixous, La Jeune Née, p.226).Entre la vie courante les femmes et des hommes et la vie affolante d\u2019O et de ses amants, il n'y a qu\u2019un déplacement, un jeu de pascule qui soudain nous fait mieux voir la folie de la remière: vivre une vie OÙ sur toutes les autres scènes la emme est assujettie et faire l'amour comme des anges bu jouer dans le sexe l\u2019assujettissement et pousser à son paroxysme l'absurde de cette vie.Je ne voudrais pas tirer de ce récit d'amour Jertaines conclusions politiquës carrément réaction- paires, reprises par des mâles férus de chauvinisme qui e lâcherônt pas de sitôt leur pouvoir: que ces aveux de Jemmes consacrent à jamais leur infériorité et leur désir le soumission.Comme cette préface au livre de Pauline éage et signée Jean Paulhan (éd.Jean-Jacques Pau- Jert, 1954) qui, du parallèle avec les affranchis Noirs de Barbade s'étant révoltés pour re-devenir esclaves, Suggère avec complaisance, le même retour morbide our les femmes.C\u2019est évidemment confondre antasmes et désirs.Comme s\u2019il y avait une ontradiction entre désirer s\u2019affranchir et mettre en ÿcène les fantasmes accumulés par des siècles histoire et qui peuvent justement, tant qu\u2019ils :emeurent dans le non-dit, servir d\u2019entraves aux désirs e luttes et à la réalisation de ces désirs.Le féminisme \u2018est pas la guerre des sexes, il la termine.Encore ut-il, pour parvenir à cette fin, au début de l\u2019amour, ue les batailles soient démontrées, expliquées: «Ce qui e passe entre Ô et ses amants, c\u2019est ce qui arrive tous.ps jours, à mots voilés, à gestes amortis, chez les ouples \u2014' fausse douceur parfois plus meurtrière ncore que violence ouverte.Et pas seulement dans amour.C\u2019est à tous les niveaux qu\u2019entre les hommes et ps femmes il y a «bataille».D\u2019où la portée d\u2019Histoire 'O.» (Madeleine Chapsal, le choc d\u2019«Histoire d\u2019O», \u2018Express, 1-7 sept.1975).Pas plus pour les femmes que pour les hommes, ans ie sexe, il n\u2019y a de recette magique.Le sexe joue la je lorsqu'il est jouissance et plaisir partagés.Le sexe ort, c'est la reproduction pure et simple de la vie uotidienne et de tous les rapports d\u2019inégalité.Le sexe ort c\u2019est l'agression ou \u2018le viol, le froid ou impuissance.Mais pour l\u2019autre sexe, le vivant, celui où lalgré tout le désir s\u2019est taillé une place, celui qui au fil es années s\u2019anime à partir de pulsions, d\u2019images de 59. _ premières tendresses, de premières amours, il n\u2019y a rien rol - de simple.Aucune recette définitive, théorique ou pui US pratique, sinon la certitude qu\u2019un trop de douleur au ite plaisir c\u2019est souffrance; comme un plus de plaisir que a récup) douleur c\u2019est jouissance.Et les femmes qui aiment, et ou i les hommes qui aiment veulent jouir.Qu\u2019à cette idéolg TH jouissance l\u2019on ne parvienne souvent qu\u2019après combat, | 0 1 \u2014 que dans le combat, faudrait-il se surprendre, lorsque is tout le reste est bataille?Que les femmes soient | \" peut-être mieux placées pour vivre et parler ces combats fes\u2018 amoureux?«elle est, dans son impuissance, celle qui ONES est à la disposition du désir de l\u2019autre, l\u2019objet, la feo a prostituée.Qu'est-ce que c\u2019est, un désir de femme, dans psi & km ces conditions?Qu\u2019est-ce qu\u2019il en reste?Quel [use \u2018 déploiement, quel élan coupé, coupable?» (La Jeune jo Née, p.219).A la fois déploiement et manque.Richesse |Kisdé 3 des fantasmes, de tous ces désirs coupés dans le réel ped 4 mais transformés, multipliés, joués dans les imageries Janel i des corps.est de hE C\u2019est par millier que d\u2019autres-histoires d\u2019O vont se si u mettre à couler.Je fus mise au monde dans la violence.psi 8 Je fus aimée dans la violence.C\u2019est dans la violence que sn A pour le moment j'aime encore.Voici ce que jentends.fe, ri A Voici ce que je veux entendre encore, tant que «celle qui À - a tourné dix mille fois sept fois sa langue dans sa 8 bouche avant de ne pas parler, ou elle est morte, ou elle 3 connait sa bouche et sa langue mieux que tous.ih Maintenant, je \u2014 femme vais sauter la Loi: éclatement i désormais possible, et inéluctable; et qu\u2019il se fasse, tout de suite, dans la langue» (La Jeune Née, p.175).8 Qu'il se fasse dans toutes les langues et selon tous les M modes de récits.Tous les fils invisibles qui nous relient objets et qui nous jouissent, toutes les cordes, toutes i.les chaines, tous les noeuds ne seront dénoués un jour qu\u2019à se jouer, se parler, se dire: «c\u2019est l\u2019ascension vers la if nouvelle histoire, ou toute angoisse épuisée, toute a guerre rendue à sa stérilité, il n\u2019y aura plus entre reine et id roi d\u2019autre enjeu que de connaître et de reconnaître la i beauté, d\u2019autre loi que le désir insatiable des corps» H (ibid, p.222).Tuer Qu'\u2019aux revendications, aux luttes pour l\u2019égalité des Inoy, i sexes sur les scènes économique et politique, viennent ji g, ; s\u2019ajouter d\u2019autres récits de femmes qui parlent de ces M0 lieux obscurs \u2014 de secrets réservés jusqu'ici à l\u2019alcôve Pre ui coupable, au confessionnal, au divan du psychanalyste Lerièes 3 ou encore de secrets dérobés par la pornographie i sexiste \u2014'le féminisme ne fera qu\u2019y gagner.Il ne faudrait 60. fé for in Ver gif aft cof il ont do! Eu nf ga ful Surtout pas que l'histoire des sexes se rejoue à l\u2019envers- out aussi déformée: si la vie des fantasmes ne fait que ettre en scène les rapports sociaux de domination, que & récupération de ceux-ci par les discours moralisateurs bu pervers les utilisent désormais comme ferments de lidéologie phallocrate.(O comme jouissance, comme récit, comme épassement, comme conscience.) Parce que la guerre.des sexes veut se terminer Jepuis que les femmes sortent de leur silence, nous ommes dans ce temps, comme entre deux histoires, \u2019exploration des luttes et des batailles passées.Mais ussi actuelles et présentes,-ne pouvant pas naître outes et tous de naissance spontanée aux corps que jous voulons nouveaux.Explorations, explosions, écits d\u2019aveux, récits d\u2019ouvertures.De conscience lucide an ce qui nous fait paroles et désirs.Dans ce temps j'arrêt et d\u2019éveil, un peu.encore comme les amants de leist dont Hélène Cixous parle avec tant d\u2019ardeur,,\u201d isqu\u2019a esquisser la seule véritable théorie de la isexualité, sous des modes que notre histoire des exes n'a jamais éprouvés, pour avoir installé entre les eux, violence et terreur.Jusqu'ici.«Toute la bataille, avec ses phrases essoufflées, est une façon de faire leur premier amour, celui qui doit passer par le feu, tout près de la mort: ils se blessent, s'abattent, perdent leur sang, leur force, mais jamais leur désir.Dans l\u2019échange le plus poignant, tout se passe comme s\u2019il fallait qu\u2019ils aient détruit quelque chose pour arriver ensemble ailleurs.C\u2019est là leur tragique.Avant de pouvoir baigner l\u2019un dans la paix de l\u2019autre, ils doivent abattre mutuellement en eux le guerrier, l\u2019ennemi, que la société a inscrit dans leur mémoire, ils doivent tuer la force guerrière pour délivrer la force,amoureuse.Ce à quoi, merveilleusement, ils parviennent.» (p.221) Tuer la force guerrière pour délivrer la force oureuse.Mais pour la tuer encore faut-il parler du lieu elle se trouve.Aucun meurtre ne se fait sans pnonciation, sans parole, quels que soient le désir et la prcee qui tuent.Les Histoires.d\u2019O sont des paroles uerrières.: ~ 4 Ja circulation des lettres pu { critique.Si cet escamotage n\u2019était pas pratiqué, Godin gst pol de la cee pypliqu philippe haeck y \u201chou le | l'urgence ef raconté [errant - (n'est pa «Parole les for idéolog cepend clôture: Chron a Je prends ici prétexte de la lettre de Gérald Godin publiée dans Chroniques (no 13, p.2-3) pour décrire ie fonctionnement de ma pratique critique en reprenant la plupart des points des six paragraphes de cette lettre.Da _ \u2018Ç Fappel des ann, 1 * fourau Montréa Pris, ce Classe Godin commence par jeter de la poudre aux yeux.ll prétend croire que les critiques ont toujours raison pour mieux montrer ensuite qu\u2019ils ont toujours tort.De ti telles propositions demeurent invérifiables quand on ie escamote le lieu d\u2019où part la critique et la fonction de la mo erat Sans par Ne le nie comprendrait pourquoi hier Blais, Sylvestre & Marcotte descendaient la plupart des livres de Parti Pris of pourquoi aujourd\u2019hui Haeck descend la plupart des livr ii de Parti Pris des trois dernières années- Ne procéda se pas à cet escamotage il n\u2019aurait pu laisser entendre que role les critiques, Marcotte ou Haeck peu importe, ee trompent pour les mémes raisons.Pourtant les aio] on sont bien différentes: un Marcotte devait descendre le o tg parutions de Parti Pris parce qu\u2019il était du côté de Corde HS établi, d\u2019une littérature «gratuite» qui ne tente pas transformer le lecteur mais vise seulement a lui donnd ut de l\u2019agrément alors que les livres de Parti Pris entre 1964}, Hl et 1972 secouaient les valeurs- établies.Un Haedcfh \"4 62. i | q descend les récentes parutions de Parti Pris parce qu'il est pour une littérature progressiste qui tienne compte de la pensée moderne (Marx, Nietzsche, Freud) et qu'il explique difficilement comment le directeur de la collection «Paroles» peut accepter de publier des livres où le religieux, le métaphysique reviennent; dernier exemple de ce retour Se mysticisme: la vie d\u2019Irradieu racontée par Jacques Renaud dans Le Fond pur de l\u2019errance irradie (je n\u2019ai lu que les quatre premières pages tout de suite convaincu que radieux Irradieu ira à Dieu: ce qui ne m'intéresse pas).Haeck se trompe donc car il n\u2019est pas accueillant comme le directeur de la collection «Paroles» à tout ce courant mystique qui vient détourner Gt fie al ltt eu fais of.nd: nd Got afcù pris obi ire fe, ais dei [0 pas dont re Ha = les forces de femmes et d\u2019hommes de la lutte idéologique contre la pensée idéaliste (une exception cependant: le livre de Marcelle Brisson Par delà la lôture ; tire l\u2019analyse qu\u2019en donne France Théorêt dans Chroniques no 13, p.50-52).2 Dans le deuxième \u2018paragraphe Godin fait un bref rappel historique qui lui permet de classer les critiques des années soixante en trois groupes: ceux des petits journaux de province qui aiment la littérature, ceux de Montréal qui pratiquent le silence sur les livres de Parti\u2019 Pris, ceux de Parti Pris qui aiment les livres de Parti Pris.Classement qui laisse entendre qu\u2019à Montréal les critiques n\u2019aimaient pas la littérature parce qu\u2019ils n\u2019aimaient pas les livres de Parti Pris.Mais ce critère, \u2018amour de la littérature, est bien idéaliste: l\u2019amour de la - ittérature ne serait le fait que de critiques éclectiques, sans parti pris.Que de tels critiques puissent exister je ne le nie pas, mais ce sont justement des critiques si Jdéalistes qui refusent de voir les luttes idéologiques Jans le champ littéraire; les Marcottes moins naifs ravaillent à la défense d\u2019une littérature idéaliste, rassurante, répétitive par le mépris qu\u2019ils affichent face à ine littérature engagée, bouleversante, neuve \u2014 ce jnépris se traduit ordinairement par de brèves injures ou par le silence sur les oeuvres progressistes, ou plus subtilement par une lecture de récupération qui disserte fu l'esthétique d\u2019une oeuvre révolutionnaire en oubliant le dire quelle intervention idéologique elle pratique \u2014.Pour ma part il n\u2019y a que deux sortes de critiques: ceux 63. qui font de la littérature un produit de consommation, et les rares autres qui en font une activité de transformation: ces derniers peuvent-habiter à Montréal _ ou en province! PEL: dal ond Le par fies fiw pris, | | hier.; ial Argumentation bien faible que celle du troisiéme led paragraphe: les critiques se trompaient il y a dix ans, ils se trompent donc aujourd\u2019hui.C\u2019est toujours le même cm procédé: faire appel à un fait sans l\u2019expliquer.Ne pas donner d\u2019explications fait l\u2019affaire de Godin car il serait amené dans le cas contraire à voir que la situation aujourd\u2019hui n\u2019est pas comme il y a dix ans, qu\u2019on ne peuf confondre un Pilon et un Haeck, un livre comme Le Fond pur de l\u2019errance irradie (1975) et un livre comme Le Journal d\u2019un hobo (1965).L\u2019argument qui consiste à demander où était Philippe Haeck quand on publiait L\u2019Inavouable et qu\u2019on répond qu\u2019il était sans doute à la petite école en train de lire Spirou est une tarte qui fait rire mais qui ñe sert qu\u2019à brouitler les cartes: comment Godin peut-il reprocher à un critique d\u2019être né l\u2019année où [* \" il est né?Et si on demandait à Godin où il était quand [FO Gauvreau publiait Brochuges et qu\u2019on suggérait qu\u2019il tet était encore en province probablement en train d\u2019écouter [UE les feuilletons à la radio, est-ce que Godin trouverait que [*# ça explique pourquoi il publie aujourd\u2019hui des livres lel réactionnaires?wy bite TR i putoma ack.phrase peut fa 8 H I .Les généralités du quatrième paragraphe manquent | tout à fait de sens critique: comment soutenir que «les | livres d\u2019aujourd\u2019hui ne plaisent pas aux critiques d\u2019aujourd\u2019hui»?S'il y a quelques années on pouvait faire | ce reproche aux professeurs de collège et d\u2019université qui ne voulaient pas parler d\u2019oeuvres contemporaines | sous prétexte qu\u2019ils manquaient de recul historique, od ne peut guère faire ce reproche aux critiques qui sont ceux qui doivent indiquer aux lecteurs quelles parutions f sont intéressantes et pourquoi.Si Godin est amené af 64. qu it i i ithe vers\u201d ai: ue.Ed ie mene prancer de telles généralités qui ne tiennent pas debout c\u2019est qu\u2019il a généralisé un cas particulier: un tel procédé Æonduit la plupart du temps à des propositions fausses.Le paragraphe devrait se lire ainsi pour être vrai: \u201cLes ivres d\u2019aujourd\u2019hui de Parti Pris ne plaisent pas aux Æritiques.Ils aiment mieux les anciens livres de Parti Pris.C\u2019est peut-être parce qu\u2019ils sont des \u201ccritiques d'hier.\u201d N\u2019ayant pas fait d\u2019enquête sur les critiques ittéraires je ne peux juger de la raison avancée dans vette dernière phrase; quant à moi Godin se fera fort de Jémontrer que je suis un critique d\u2019aujourd\u2019hui par la complaisance» que je témoigne à la poésie de l\u2019Aurore.«Toute la poésie que l\u2019Aurore publie bénéficie (utoematiquement d\u2019une complaisance de monsieur laeck.»; de mon point de vue je traduis ainsi cette phrase de Godin: Actuellement un critique de poésie ne eut faire autrement que de suivre avec intérêt la revue .es Herbes rouges et la collection «Lecture en élocipède», toutes deux dirigées par François et Marcel lébert qui sont les seuls directeurs de revue et de Jollection à connaître suffisamment l\u2019histoire de notre 0ésie depuis Saint-Denys Garneau et la production ctuelle pour juger du caractère transformateur d\u2019un exte poétique.Qu\u2019il n\u2019y ait que les frères Hébert qui oient compétents dans leurs fonctions je ne peux que p déplorer; je ne peux que souhaiter qu\u2019il y ait une euxième collection de poésie qui soit progressiste.juant à dire que je «prouve que tout ça est de gauche, évolutionnaire, prolétarien et tout et tout» cela prouve ne seule chose: que Godin ne s'intéresse pas à la fritique et qu\u2019il n\u2019a pas lu mes chroniques (du moins espère qu\u2019il ne les a pas lues: dans le cas contraire il ne ait pas lire).Lisant mes chroniques il aurait d\u2019abord pmarqué que je ne parle pas de toute la production des erbes rouges et de «Lecture en vélocipède»: les frères {ébert pratiquent un éclectisme avec lequel-je ne puis tre d'accord, éclectisme qui repose sur la nouveauté prmelle au détriment de l\u2019efficacité de l\u2019oeuvre au niveau e la lutte idéologique.Que Godin refuse de définir les rientations de la collection «Paroles» ne m\u2019étonne pas: doit être bien incapable d\u2019expliquer ses derniers choix 65. Hebe EME A sai ARO SSINE $041 par rapport au contenu progressiste de la collection; mais cela est bien regrettable car les maisons d\u2019édition qui acceptent de publier des -textes progressistes sont rares et ces maisons auraient intérêt contrairement aux autres à indiquer clairement aux lecteurs quelles orientations elles suivent &t pourquoi. = = nl ni ri Ce EEE LE ALL OO bE: MEI Prix: $2.00 h Jee nguis lance De par leur formation même les militants\" 0 devraient étre en mesure d\u2019établir un rapport, dialectique en milieu petit-bourgeois com- ne me en milieu ouvrier, d\u2019étre a I'écoute du\u2018 peuple pour apprendre et mieux servir.Sinon l\u2019on verra se reproduire les vieux.schèmes traditionnels du rapport autoritaire | inhérent au pouvoir bourgeois, de ceux Qui gh J e ceux qui-ont a ligne juste.| > 5 FES ! 1275 OU, NATIONALE \u201clig "]
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