Technique : la revue de l'enseignement spécialisé de la province de Québec = the specialized education magazine of the province of Quebec, 1 janvier 1963, Janvier
[" - ~~ __|\u2014 ÿ v\u2014\u2014 \u2014 Ne NE 1 =\u2019 © | iB \u2014 | a 4 ap.a\" 0 \u201c ep S { ) | Nag NJ : #2.Wa CO > NÉ x rs.| + LY ad < La XL a+ Ay xX e* ses te AR o AA) \u201ca# YAU se ty ¥ + TE et Get ad?\u20ac\u201d = Ae 72 Re.\u2018fe case 4 % N ac + > x NN I SRN yd 2.alt, ¢ LAY 8 A 3+ Xe by Ar AA a+ = LY, + = Wo wo Set >.a 2\u2019 ee Ne we @ : N fe ww?et be => F, PENSER => Lv hts = ee ei a | PROVINCE & QUEBEC Directeur ; Editor RENE MONTPETIT \u2019 ke RR We S J be : Nu à , SR hii È re Image studieuse \u2014 visage d\u2019un | Secrétaire de la rédaction Assistant Editor Québec où fermente un esprit de ; renouveau dans le monde de l\u2019en- MARCEL SEGUIN seignement.\u2018 Publiée par le Service de l\u2019Information Published by the Information Branch ° | Directeur général des études de l\u2019Enseignement spécialisé Director General of Studies for Specialized Education JEAN DELORME Administrateur général Administration ARMAND THUOT JANVIER 1963 JANUARY A Vol.XXXVIII, no 5 Sommaire Summary - L\u2019Âge de pierre .René Torre 2 MINISTERE DE LA JEUNESSE or The Artisan of Metals.Vicky Bassompierre 6 HON.PAUL GERIN-LAJOIE Plus de trente ans au service du progrès Robert Bastin 11 MINISTRE La télécinécardiographie .Marc-Henri Côté 20 Les rayons cosmiques .Charles Lafrenière 24 JOSEPH-L.PAGE The Driverless Car © Edith Beauchamp 20 - E SOUS MINISTR Nouvelles techniques .René Torre 29 Jeux mathématiques .Marcel Séguin 32 Me GUSTAVE POISSON SOUS-MINISTRE ASSOCIÉ | | Rédaction Editorial Offices 8991, rue Lajeunesse, Montréal 11, P.Q.Canada DU.7-6612 DU.7-7108 Abonnements: 10 numéros par an Abonnements Subscriptions Subscriptions: 10 issues per year Case Postale 40, Hôtel du Gouvernement, Qué.CANADA $2.00 Le ministère des Postes, à Ottawa, a autorisé l\u2019affranchissement en numéraire et l\u2019envoi comme objet de deuxième Autres pays \u2014 Foreign Countries $2.50 classe de la présente publication.Authorized as second class mail by the Post Office Depari- e ment, Ottawa, and for payment of postage in cash. E 5 Æ | T#H/3ES, L\u2019année 1963 se lève dans un ciel optimiste au Québec.Une chaleur bienfaisante rayonnera sur le monde de l\u2019éducation grâce à la conception nouvelle que le Ministère de la Jeunesse a mise au point à l\u2019égard de l\u2019enseignement technique et professionnel et de l\u2019enseignement secondaire en général.À tous ceux qui appartiennent à l\u2019Enseignement technique, je tiens à rappeler que leur monde ne joue pas un rôle accessoire dans la société québécoise, mais que c\u2019est un monde essentiel, fondamental.C\u2019est tellement vrai que le gouvernement du Québec compte dans une large mesure sur l\u2019Enseignement spécialisé dans la réalisation des grands objectifs qu\u2019il s\u2019est fixés pour réorienter le système d\u2019enseignement et pour raffermir la position de notre jeunesse dans les postes de commande, le marché du travail, et, partant, élargir le rôle qu\u2019elle est appelée à jouer dans l\u2019économie de la province.Aussi m\u2019est-il agréable de formuler mes souhaits dans un climat aussi encourageant.Je voudrais d\u2019abord m\u2019adresser aux quelque 15,000 élèves des instituts de technologie, des instituts de papeterie, de textiles, de marine et des écoles de métiers, pour leur rappeler que notre société fonde de grands espoirs sur eux tous et qu\u2019ils ont le devoir de se bien préparer à remplir les fonctions qui les attendent dans l\u2019industrie.Je vous souhaite donc, mes jeunes amis, du succès dans vos études, travaillez avec persévérance, l\u2019avenir de la province est entre vos mains.Je forme des voeux, MM.les directeurs, chefs de sections et professeurs, pour que l\u2019année 1963 voit la réalisation de vos désirs particuliers.Il sera exigé davantage de vous lorsque l\u2019on passera à la réalisation des nouveaux programmes.Confiant en votre dévouement maintes fois éprouvé dans le passé, je suis assuré que vous apporterez votre précieux concours à l\u2019oeuvre qui est notre responsabilité commune: la solution des problèmes de l\u2019éducation NY / Ministre de la Jeunesse et la formation de notre jeunesse. La vieille pierre possède une âme.La patine du temps vient s\u2019y déposer, donnant une sorte de respectabilité aux vieilles maisons.Les vieux monuments, laissés en héritage par les civilisations anciennes, demeurent pour nous autant d\u2019objets d\u2019admiration, que de preuves de notre passé.Les étapes de la civilisation sont désignées par les matières qu\u2019elles ont employées: l\u2019âge de la pierre éclatée, l\u2019âge de la pierre polie qui sont autant de victoires de l\u2019homme sur sa condition.Notre civilisation a été bâtie grâce à la pierre, et continue de l\u2019être par elle, au moyen de béton.Sans la pierre, aurions-nous jamais connu les Pyramides et retrouvé intactes les momies égyptiennes ?Aurions-nous pu délimiter, jusqu\u2019au fin fond de l\u2019Afrique du Nord, la grandeur romaine, ou le passage des grecs dans certains autres pays ?Le 20ème siècle, en Amérique du Nord, laissera très peu de vestiges en pierres apparentes, car celles-ci, concassées, pulvérisées, servent de matériau indispensable à la fabrication du béton.RG | RST ll SHE a.MMM a le Fe At - fal) Nm SJ «OK At Ÿ L\u2019approche d\u2019une carrière se singularise toujours par un épais nuage de poussière qui plafonne au dessus d\u2019elle, ou alors par la poussière qui se dépose sur les voies et les terrains environnants.Un autre trait caractéristique la distingue: le bruit.Le bruit des moteurs, des explosions, des bennes qui se déversent et qui se chargent, des portes métalliques qu\u2019on rabat d\u2019un coup sec, des grincements des tapis roulants, des camions qui font le va et vient.Il semble que, sans le bruit, une carrière ne serait plus elle-même.Ce bruit naturellement est limité à l\u2019intérieur même de la carrière; il est fait en sorte qu\u2019il n\u2019incommode pas les personnes qui pourraient vivre à proximité.La terre inutile qui, généralement, recouvre le banc de pierre, est déposée en remblai sur le périmètre des limites de la carrière.Ces monticules absorbent, en partie, le bruit des détonations, en arrêtant partiellement l\u2019onde de choc, consécutive à une explosion.CHOIX: Ce qui détermine le choix d\u2019une carrière, indépendamment de la qualité de pierre, qui ne doit être ni poreuse, ni gélive mais posséder un grain dur, est la hauteur de la falaise: la hauteur par la superficie donne le cubage de la pierre que la carrière est en mesure de fournir et permet de déterminer, à coup sûr, les sommes à investir.C\u2019est pourquoi le tout premier travail, avant l\u2019installation de la machinerie, est le sondage du terrain.Celui-ci s\u2019effectue, le plus souvent, à l\u2019aide de foreuses qui ramènent des échantillons à des différents niveaux, des carottes, et donnent la profondeur du banc de pierre.Une fois les différents éléments de la rentabilité d\u2019une carrière et les besoins en pierre de la région étudiés, commence l\u2019exploitation de la carrière: EXPLOITATION: L'exploitation d\u2019une carrière est simple: On fore un trou de mine verticalement ou horizontalement, selon la stratification.Le trou est rempli d\u2019un certain poids de dynamite, environ un quart de livre par tonne, dans laquelle est introduit un détonateur relié lui-même à un fil sortant à l\u2019extérieur.L\u2019orifice est ensuite rebouché et tassé soigneusement, pour que la dynamite ne fuse pas, c\u2019est-à-dire, qu\u2019elle s\u2019échappe par le chemin de moindre résistance.Le minage terminé, le dynamitage va avoir lieu, soit à l\u2019aide d\u2019une allumette pour enflammer le cordon, soit électriquement, en pressant sur un bouton.La force brisante de la dynamite fait s\u2019affaisser une partie de la falaise disloquée, qui s\u2019éboule au pied de la carrière.En général, chaque mine libère, en moyenne, de 7 à 8 mille tonnes de pierre.TRANSPORT: Les éléments les plus petits sont alors chargés sur des camions pour être évacués; les plus gros blocs sont rendus plus petits, soit à la masse, soit à l\u2019aide d\u2019une grue qui tient en suspension, à 80 pieds de hauteur, un bloc d\u2019acier de six tonnes, qui, en tombant en chûte libre sur la pierre à débiter, la réduit facilement en morceaux.Toutes les roches sont alors transportées vers la station de concassage.CONCASSAGE: Le concassage consiste à réduire la pierre en éléments de diverses grosseurs, en suivant une série d\u2019opérations.Les cailloux, en provenance de la carrière et qui ont une grosseur maximum de 40 pouces, sont déversés dans un concasseur qui broie, en moyenne 500 à 600 tonnes par heure d\u2019agrégat, les réduisant à un diamètre maximum de 10 à 12 pouces.Toute la matière, dégueulée du concasseur primaire, passe au travers d\u2019un crible, de type trommel ou tamis vibrant, qui ne retient que la gravelle, dont la grosseur est inférieure à 3 pouces.Les éléments, plus petits que 3 pouces, sont dirigés vers trois gravillonneurs qui fourniront, après criblage, de l\u2019agrégat de 14, 14, 34, 1, 114 et 2 pouces de grosseur, ainsi que du sable, du grain de riz et de la mignonette qui servent, plus particulièrement, mélangés à de l\u2019asphalte, à construire les routes.Les éléments, de plus de 3 pouces, sont, pour leur part, acheminés vers des broyeurs qui les réduisent en plus petits morceaux.Les concasseurs, broyeurs, gravillonneurs, remplissent, en fait, le même rôle, à des étapes différentes, qui sont l\u2019opération primaire, secondaire et tertiaire, marquant les trois transformations qu\u2019a subies la roche.Les concasseurs se présentent sous différents types: à pilons, à marteaux, à mâchoires, à rouleaux giratoires.Les deux premiers concassent par choc, le troisième par choc et par écrasement, les deux derniers, par écrasement entre les saillies des rouleaux.GRANULOMÉTRIE: Le matériau résultant du consassage sert à de multiples emplois: la fabrication de béton, de ciment, d\u2019agglomérés.Le béton est le résultat d\u2019un dosage fait d\u2019un liant, d\u2019eau et de matières stériles: le sable et le gravier.Sa Vue générale d'une carrière.gs be QE de = Cig ES ET A TR # maximum.résistance de Pourcentage 80 60 40 20 EAU Dh ik Sn fi Station de concassage.« CIMENT 0 0.2 0.3 0.4 Résistance du ciment en fonction de la quantité d\u2019eau.qualité dépend essentiellement du dosage qui détermine sa compacité.En effet, plus un béton est compact, plus les contraintes qu\u2019il subit se répartissent sur un plus grand nombre de molécules et, plus il est résistant.Les éléments qui le composent doivent alors répondre à des normes spéciales, dont dépendront sa qualité.Le dosage est le problème qui retient le plus l\u2019attention des techniciens, car il faut fabriquer un béton, avec le moins de vide possible, en déterminant la proportion de chacune des matières qui le composent, à savoir: le ciment, l\u2019eau, et les agrégats constitués de gravier et de sable.Il est établi que la résistance d\u2019un béton augmente sensiblement, dans la même proportion que le carré du rapport du volume du ciment, au volume du vide laissé entre eux par les agrégats.Cette formule, due à FERET, permet de déterminer, empiriquement, la résistance d\u2019un béton, en fonction du rapport ciment- eau.Elle s\u2019écrit: ciment ) vide de l\u2019agrégat dans le béton m r=x ( ou: R exprime la résistance et K un coefficient numérique qui dépend du ciment employé, ainsi que du temps écoulé depuis le bétonnage.D\u2019un autre côté, le vide de l\u2019agrégat est rempli par du ciment, de l\u2019eau et encore du vide.Si nous désignons par: C, le volume des grains de ciment, E, le volume d\u2019eau, et V, le volume des vides aprés la mise en oeuvre, cette formule devient: @ R=K (cg) ou encore: 1 2 BG) R=K [T+E+V C De la formule (1), on déduit que la résistance d\u2019un béton augmente quand les vides de l\u2019agrégat diminuent.La science qui consiste à déterminer les éléments qui composent l\u2019agrégat s\u2019appelle la granulométrie.En formant un tas de boulets, déposés un à un à la main, c\u2019est-à-dire, dans les conditions les meilleures, il appert que le volume du vide, qui existe entre les boules, atteint 26%, pour 74% celui des pleins.En intercalant de petites sphères dans les vides existants, le volume total du plein sera: 0.74 + (0.26 x ) .74) = 93%, ARRIVÉES DES AGRÉGATS |___\u2014 ET DU CIMENT =\u2014 PAR TRANSPORTEUR À COURROW ___\u2014 so -\u2014 sito DOSAGE LT AUTOMATIQUE TRÉMIES OF DISTRIBUTION LL BÉTONNIÈRES TRÉMIE SE DÉVERSANT DANS UN CAMION BÉTONNIÈRE.t\u2014 AIRE DE CHARGEMENT \"|| Centrale de fabrication de béton.Ce volume, tout théorique, n\u2019est jamais atteint dans la pratique, où le volume des pleins ne dépasse jamais 70%.Une des conclusions que l\u2019on peut tirer de cet exercice est que les éléments anguleux font des mélanges moins compacts que ceux de forme arrondie.La formule (2) nous indique que la résistance augmente quand le vide (V) diminue.En pratique, on supprime au maximum le vide, c\u2019est-à-dire, que l\u2019on rend le béton plus compact, par le tassement.Celui-ci peut être obtenu par damage, ou par secousses.Le damage est obtenu en tassant le béton à l\u2019aide d\u2019un outil appelé dame.Les secousses sont produites, soit par un vibrateur, qui agit sur les coffrages et les armatures, soit par une plaque vibrante qui travaille à la surface du béton, ou alors à l\u2019aide d\u2019une aiguille pervibrante, ou pervibra- teur, qui s\u2019applique à l\u2019intérieur de la masse.Enfin, la formule (3) de FERET fait apparaître que la résistance augmente quand le rapport: C E+V croît, ce qui signifie qu\u2019en considérant V comme nul, le , Cc.2 rapport d\u2019eau E indique que la résistance augmente avec le dosage du ciment, ou encore que le béton se trouve d\u2019autant plus résistant que la quantité d\u2019eau est faible.Généralement, le poids d\u2019eau atteint 10 a 12% de celui du poids de l\u2019agrégat et du ciment, et le coefficient ciment-eau 5 varie de 1.5 à 2.7.Cette longue explication était nécessaire pour bien comprendre toute l\u2019importance du dosage dans la fabrication du béton, et les raisons pour lesquelles les différentes compagnies s\u2019attachent les services de spécialistes en la matière.LA TOUR À BÉTON: Le béton se fabrique à l\u2019aide de bétonnière, ou de malaxeur-mélangeur, dans une tour à béton.Les agrégats sont charriés, par un transporteur à courroie, au sommet de la tour et remplissent, selon leur grosseur, les trémies appropriées.Il en est de même pour le ciment.Le dosage se fait automatiquement d\u2019un centre de contrôle qui détermine, selon le genre de travaux et à l\u2019aide de machines électriques, les proportions à respecter.Le ciment, le gravier, le sable et l\u2019eau sont alors déversés dans les bétonnières, dont certaines, peuvent débiter 500 verges cubes de béton à l\u2019heure.Le béton, une fois malaxé, est déversé dans des camions-bétonnières qui le transportent à pied d\u2019oeuvre, prêt à être coulé.Durant toute l\u2019opération, un appareil vérifie l\u2019humidité de la pierre et du sable, de façon à augmenter ou à diminuer la quantité d\u2019eau du dosage.Tout se fait automatiquement, à l\u2019aide de boutons et de voyants qui indiquent la progression de la manoeuvre.Une défectuosité est aussitôt signalée par une lumière rouge qui s\u2019allume.L\u2019erreur, due au facteur humain, est ainsi limitée au maximum.De la qualité du béton dépendra la solidité des immeubles à plusieurs étages et la sécurité de ceux qui les habitent.Ainsi, grâce au béton, l\u2019homme peut loger en toute quiétude à 200 pieds au-dessus du sol.Sans lui, et le fer, il continuerait à vivre dans des maisons en bois, ou en pierre, ne dépassant pas 4 étages.Tous les ouvrages importants: ponts, autoroutes, châteaux = d\u2019eau, barrages, etc., ont recours à ses services.Le 20ème siècle sera, sans aucun doute, celui du béton armé.(Conclusion au mois prochain) 6 ft.tall: THE ARTISAN OF METALS Handicrafts in Quebec Although one tends to associate the crafts of wrought iron and copper with Spain and Italy where the standards for this interesting art were sert during the grandiose Renaissance period, metal work of all kinds has existed in Canada for centuries.VICKY BASSOMPIERRE In French Canada, this art or craft (in whichever category we decide to regard it) was especially prominent in the eighteenth and nineteenth centuries.Weather vanes, ornate door handles, balustrades, all crafted during this era, are still to be seen in all parts of Quebec Province today, from the cock in the Montreal Museum of fine arts, to the decorative and useful railings and door locks seen on a great many old buildings.The craftsmanship and beauty of design of this age is still quite evident.But in spite of the \u2018\u2018antiquity\u2019\u2019 always associated Wraught Iron Lantern photos: ALAIN BASSOMPIERRE with this work, it is still very much sought after today, in conjunction with modern architecture, both for ornamental and functional purposes, and one young man in Quebec Province who finds in this field both the gratification of fulfilling his creative instincts and the satisfaction of deriving a living for his family, is Charles Madaras, who lives in Laval des Rapides.Mr.Madaras\u2019 first interest in the art of metal work, goes back to his school days in Paris, where one of his teachers worked with wrought pre TNT er LS iron, and did so well that several of his works were exhibited and won prizes for him.Acting on the advice and evidence of this teacher, the young Madaras enrolled at the Boulle School of Crafts in Paris (a school of very high repute) where he studied the ancient craft of the silversmith, later he went on to the Polytechnique where he attended classes in art drawing and designing, he continued to study here for three years before going to work with his brother, designing and making exquisite pieces of hand-wrought jewellery, they used various metals, but primarily gold and silver (we admired a beautiful piece of this same jewellery in the form of a golden madonna, worn by Mrs.Madaras); he remained in his brothers\u2019 business for two years, but as much as he enjoyed his work, he was not wholly satisfied that the end products of his labours were purely decorative, he wished to create both decorative and functional works, but decorative in an architectural rather than adornment sense.Between his leaving France and settling in Canada, he travelled quite extensively, and it is to be wondered if the abundance of magnificent wrought iron he admired in Spain and Casablanca, two of the many places he visited, did not in some measure influence his final decision to make the craft of wrought metals his future trade.When he finally arrived in Montreal in 1951, he took work as a silversmith, but it was not long before his ingenious designs and Four symbols in copper to adorn the altar. dextrous workmanship enabled him to realize his ambitions, for after executing some private orders in wrought iron, he went into business for himself.When we visited this talented Artisan at Laval des Rapides, where he has his workshop, we saw much of his work that intrigued us, and we were particularly impressed by a project on which he is presently working in collaboration with the architects of a modern church in Beaurepaire.This order entails the designing and making of 40 feet of communion altar railing, two Detail of copper symbol (ten commandments) to be inserted in each section of altar railing.Mr.Madaras at his workbench. chandeliers, a cross and four symbols to adorn the altar, and a christening font.The metals employed by Mr.Madaras are supplied to him by a firm in Verdun, and arrive at his place of work in the shape of bars, strips and sheets.To make the altar rails, he cuts the bars of iron to the lengths he needs, by means of an ordinary hack saw, then places the bars in a home-made wall vice, and turns them by hand to achieve the desired spiral design (this of course requires a great deal of manual strength).When he has prepared all the bars, he mounts them section by section; to preserve the primitive aspect of wrought iron he then fires the pieces by using an acetylene torch, and burning to the first Detail of the font lid, showing the contoured degree each element of the rails.hand anvil, and font base.He finishes the metal with a varnish, .this gives a lovely electric blue sheen Qo pa to the completed ironwork.The artisan\u2019s tools.Between each section of the rails, he has inserted a religious symbol, these he cuts from a basic sheet of ® copper, one very striking symbol depicted the ten commandments, the Roman numerals in this had been cut with the minutest of saws, an exacting task indeed, and it was difficult to associate the intricate on delicacy of this object with the Herculean strength required to turn and twist bars of cold iron.The font, in copper repoussé, called for a different approach.A wooden mould had to be made in the exact shape required by the \u201cré aN 3 3 design, this mould was then placed ; SN É \"AS on a lathe, and as it revolved, a > R SA s ; * 288 sheet of copper was forced to its % a + À Ge 7 final shape against this form by ; = y ik means of a wooden block.During this process, the friction engendered heat which gave a certain malleability, assisting greatly in the overall work.When the shaping of the copper was finished, a cylinder, fashioned in the same metal, was welded to the bottom forming a delicate base.The lid of the font was made in the same manner (with of course a different wood mould), and a cross affixed to the top.Then several hand-anvils were fashioned from iron bars by Mr.Madaras, to fit exactly the contours of the designed font and lid, these were held under each part of the font, while the copper was hammered with various mallets, to achieve the repoussé appearance found in so much old English \u201chammered\u201d pewter, finally acid was used to clean and give a sparkle to the finished object.When placed in the church, the christening font will stand on a base of old oak, the Wrought iron gate for the front of the artisans\u2019 house 8 ft.long.blending of old oak and gleaming copper together with the modern design of the font, will combine to give an overall impression of sensitivity and strength.The altar adornments, first the cross, then the four symbols; the Eagle, Bull, Angel and Lion are again cut from copper, and are wrought in the same manner as the altar rail symbols.The chandeliers are still in the designing stage, Mr.Madaras intends making them in iron alone, he will not introduce copper as he did in the altar rails.But they too will be of modern design, judging from what we saw of the blue-prints.In addition to the above mentioned project, we saw different aspects of this artisan\u2019s craft in several of his own household furnishings, a heavy coffee table, lantern, TS TF SET EE TR EEE plant pots, candleholders and a large gate which he has made to front his house, this is a fine example of the old blacksmiths trade, for to make this, he had used the classic methods of heating and pounding the iron on an old blacksmiths anvil, in order to form from the red-hot metal, the delicate lacy pattern of this handsome gate.It is indeed heartening to realize that in this age of automation, there are people like Mr.Madaras, who persevere in their talents and trades to create lovely and lasting objects.This should prove that young people of this calibre and courage can leave an everlasting impression of their artisanship in spite of the fierce competition of machinery and mass- production, and yet derive a good living and gratification of their abilities, while remaining essentially individual.a nS sa aN La firme Sicard Inc, une maison \u201chaute couture\u2019 industrielle.ROBERT BASTIN Photos ROBERT BURGESS En un peu plus de trente ans, la firme Sicard Inc, maison d\u2019origine canadienne française ayant son siège social à Montréal, a réussi à imposer ses produits non seulement au Canada mais aussi à conquérir une place de choix, de haute lutte, sur le marché mondial.Du nord au sud, de l\u2019est à l\u2019ouest, au Maroc, en Afrique du Nord, au Liban, en Iran, aux Indes, aux États-Unis, en Argentine, dans la plupart des pays d\u2019Europe, partout où il y a de la neige bien entendu, on retrouve le matériel issu des usines Sicard et principalement les fameuses souffleuses à neige à l\u2019origine de la réputation de cette firme.En 1927, la ville d\u2019Outremont faisait l\u2019acquisition de la première souffleuse à neige du monde, conçue et fabriquée par Arthur Sicard, le fondateur de la maison.11 Depuis, Sicard Inc., n\u2019a cessé de grandir.Les ateliers de Montréal et de Ste-Thérèse produisent, outre les fameuses souffleuses, différents types de camions lourds, les seuls du genre fabriqués au Canada et des appareils d\u2019entretien à l\u2019usage des municipalités, tels que : arroseuses, bennes à déchets dites \u2018\u201cSani- van\u201d, balais mécaniques, etc.C\u2019est par centaines, voire par milliers que les mastodontes Sicard sillonnent les routes sous tous les cieux, accomplissent des travaux spécialisés dans les carrières, les mines, oeuvrent sur les pistes d\u2019atterrissage des aérodromes de New York, de Paris, de Londres et d\u2019ailleurs.C\u2019est par D'un confort de limousine, la cabine d'un poids lourd Sicard est équipée d\u2019un tableau de bord changement de extrêmement élaboré.Le vitesses comporte plus de vingt positions.> #0 Deux ouvriers procèdent à l'assemblage des multiples lames d\u2019un puissant ressort.Des longerons d'acier d'un demi-pouce d'épaisseur sont amenés à pied d'oeuvre.Ils constitueront la charpente du châssis d\u2019un poids lourd. milliers aussi que des balayeuses, des déneigeuses, des arroseuses, des bennes à rebuts contribuent à l\u2019entretien des villes, libèrent les routes bloquées par la neige, apportent partout leur efficace concours.Nous avons eu la curiosité de visiter les ateliers Sicard à Montréal et la nouvelle usine édifiée tout récemment à Ste-Thérèse.Piloté par M.Marius Boivin, le sympathique directeur du service de la publicité, nous avons parcouru ces deux usines et assisté aux différentes phases de la conception et de la fabrication des camions ou souffleuses.Une arroseuse municipale en action.» : 3 _ BRYP 3 a; ma?wu: SI n= E Vue partielle du bureau des ingénieurs et dessinateurs. On y adapte le pont arrière et le train avant.Cette vue partielle d'un côté du -train arrière donne une idée de puissance.14 Le bâti du châssis prend forme.de volets mobiles de ventilation, une des caractéristiques des camions Sicard.DU TRAVAIL \u201cHAUTE COUTURE\u201d Nous avions, avouons-le, cru que ces ateliers étaient du type dit \u201c\u2018a chaînes\u2019\u201d\u2019, semblables à ceux d\u2019où sortent en quelques heures les millions d\u2019autos qui parcourent le monde.Il n\u2019en est rien.L\u2019usine de Montréal, d\u2019une superficie de 80,000 pieds carrés, est un immense atelier, où tout semble se faire suivant des méthodes totalement différentes.Devant notre étonnement, M.Boivin nous explique: \u2018\u201cLes usines Sicard, outre les souffleuses à neige, construisent une foule de véhicules utilitaires de tous calibres et destinés à des fins spécifiques.Cette diversité de modèles entraîne précisément une production d\u2019un genre totalement différent de celle des immenses usines à chaînes qui sortent voitures et camions de modèles standards par milliers quotidiennement.Ici, c\u2019est du fait \u2018\u2018sur mesure\u2019.Nous fabriquons du matériel suivant les besoins du client.Dans la plupart des cas donc nos ingénieurs s\u2019efforcent de traduire scientifiquement ces données, nos dessinateurs tracent les plans du modèle prescrit et nos ouvriers spécialisés façonnent et assemblent les pièces demandées.Bien entendu plusieurs de nos modèles sont fabriqués en série mais le plus souvent sur une échelle relativement réduite.\u201d Notre curiosité est éveillée par ces déclarations un peu inattendues et nous nous informons avec plus de précision.M.Boivin poursuit donc: \u201cPartant de données générales particulières, c\u2019est-à-dire d\u2019une idée émise par le client, la direction Vue aérienne de l'usine de Ste-Thérèse maintenant en voie d\u2019agrandissement.approuve la demande et donne le feu vert au département de la recherche, chargé de développer l\u2019idée première.Soit dit en passant, la compagnie se doit d\u2019agir ainsi pour faire face à la concurrence qui tend, elle aussi, à suivre cette voie et à réaliser au mieux des véhicules et parties mécaniques sujets à des améliorations constantes.\u2014 Le bureau des ingénieurs trace les épures d\u2019un prototype expérimental.Ce fut le cas, par exemple, de la balayeuse d\u2019aérodrome, de la fondeuse à neige Sicard-Peabody, de l\u2019épandeuse de \u2018\u2018foam\u2019\u2019 ou mousse carbonique, appareil destiné à préparer un lit ignifuge lorsque l\u2019on prévoit un atterrissage d\u2019urgence.Ces premiers travaux sont soumis à des corrections, des ajustements avant que le dessin définitif ne soit tracé.Cette perceuse géante perfore en quelques secondes des plaques d'acier d\u2019un demi-pouce d'épaisseur.15 M.René Lévesque, ministre des Ressources naturelles, s\u2019entretient ici avec M.Marc A.Dhavernas, président du conseil de la compagnie Sicard.Une des derniéres réalisations de la firme Sicard, la balayeuse d'aéroport.Le prototype étant satisfaisant, la production peut alors démarrer.Cependant, dans certains cas on réalise encore, au préalable, une maquette en plastique de certaines parties.Ce fut le cas entre autres lorsque fut conçue la nouvelle chute qui équipe nos souffleuses.\u201d MODÈLES EXCLUSIFS Outre les réalisations déjà citées, bennes Sanivan, balayeuses d\u2019aéroport, etc, Sicard fait une large application d\u2019un modèle de capot mono- pièce fabriqué en fibre de verre.Ce capot équipe plusieurs types de camions et offre l\u2019avantage de découvrir, une fois levé, le moteur en son entier et de dénuder tout le train avant du véhicule.Cela facilite l\u2019accès aux pièces vitales en cas de nécessité.D\u2019autre part, on réalise ainsi une économie de poids mort de 200 livres ce qui augmente d\u2019autant la capacité de charge utile.Sicard se glorifie enfin d\u2019avoir été la première maison canadienne à fabriquer les camions dits \u2018\u2018off-highway\u201d pour mines et carrières, d\u2019une charge utile allant jusqu\u2019à 90 tonnes.L\u2019USINE DE STE-THÉRÈSE Ce premier contact et ces premiers É.à #07 16 Add renseignements nous avaient déjà édifiés sur l\u2019importance de la compagnie Sicard.Nous nous rendimes toutefois a la nouvelle usine de Ste- Thérése, mis par le désir de mieux connaitre encore cet établissement qui fait honneur au Québec.La construction de cette usine, située à la sortie No 13 de l\u2019autoroute des Laurentides, a été motivée par l\u2019essor considérable de la firme, essor dû principalement à l\u2019adjonction du matériel nouveau dans le domaine du camion lourd.L\u2019usine actuelle de Ste-Thérèse, terminée en 1961, occupe une superficie de quelque 55,000 pieds carrés et est sise sur un terrain de plus d\u2019un million et demi de pied carrés.D\u2019accès aisé, tant par la route que par le rail, elle a été construite pour permettre un développement rapide si le besoin s\u2019en faisait sentir.Son outillage ultra-moderne est destiné à la fabrication de tracteurs routiers, de camions pour les travaux publics, de camions grues et des fameux camions \u201coff-highway\u201d\u2019.La conception moderne de cette usine de méme que son nouvel outillage, ajoutés aux quai \u2014 72.4, Jon \u201c R.C.AF PN a dan ee ms am Une souffleuse à neige Sicard en pleine action dans un canyon des Rocheuses.\u2026_- -\u2014 == w= a * a ~ - m0 \u2014 > \u2014 \u2014 - > La première souffleuse à neige du monde, construite par Sicard en 1927 et achetée par le ville d'Outremont (P.Q.) retient l'attention de M.J.-Bernard Lavigueur, président de Sicard, I'hon.André Rousseau, ancien ministre provincial de l'industrie et du Commerce, et M.Marc-A.Dhavernas, président du Conseil de Sicard Inc.Cette photo a été prise lors de l'inauguration de la première usine de camions Sicard, à Ste-Thérèse, le ler octobre 1961.17 ect ages ue ve Fer PO ST ki ~ En quelques minutes la piste d'atterrissage est déblayée.lités traditionnelles de main-d\u2019oeuvre qui caractérisent la firme Sicard, autorisent d\u2019envisager un accroissement des ventes, tant sur le marché intérieur que vers l\u2019exportation.Des travaux d\u2019agrandissement sont déjà en cours.La nouvelle usine soulagera considérablement les installations de Montréal qui répondront dorénavant aux besoins accrus des départements du service, de la vente et de la publicité.Ces travaux ajouteront 93,000 pieds carrés aux installations existantes, portant la superficie totale de l\u2019usine à 150,000 pieds carrés.D\u2019autre part, on construit actuellement un édifice de trois étages de 36,000 pieds carrés destiné à loger les services administratifs, le bureau des ingénieurs et un cafétéria moderne.Le tout sera parachevé dans un avenir prochain.Les entreprises Sicard au Québec occuperont alors environ 600 personnes y compris une équipe importante d\u2019ingénieurs spécialisés dans la conception et la fabrication d\u2019équipement lourd.FILIALES Montréal et Ste-Thérèse constituent le coeur d\u2019une entreprise dont les ramifications s\u2019étendent loin dans le Québec, dans l\u2019Ontario et chez nos puissants voisins les États-Unis.En 1959, Sicard Inc.ouvrait un dépôt et un centre d\u2019entretien du matériel à Sept-Iles, cette importante région minière du nord québecois.À Toronto, Ontario, la firme Sicard a instauré une grande succursale qui assure la vente, la distribution et l\u2019entretien du matériel dans cette province.Enfin, Sicard Industries Inc., à Watertown (N.Y.), fabrique des souffieuses à neige et du matériel d\u2019entretien pour le marché américain.Il est intéressant de souligner que la firme Sicard Incest une des rares maisons canadiennes qui ait réussi à introduire du matériel de conception canadienne à l\u2019Armée américaine.Cette réussite est d\u2019ailleurs à l\u2019origine de la création de l\u2019usine subsidiaire de Watertown.La concurrence, sur le marché américain, est des plus serrées.Cependant Sicard s\u2019est imposé.SUR LE PLAN MONDIAL Pour répondre aux besoins du marché international, à l\u2019exclusion de celui de l\u2019Amérique du Nord la maison Sicard a établi un réseau d\u2019agents spécialisés sur tous les continents.Récemment elle a entrepris une vaste campagne publicitaire en quatre langues.L\u2019AVENIR L\u2019essor spectaculaire de cette jeune entreprise est l\u2019image même d\u2019un Québec en pleine expansion.Il y a tout lieu de se réjouir et d\u2019éprouver une juste fierté de ce succès qui établit d\u2019une façon concrète la valeur du génie canadien et qui souligne la qualité de nos techniciens.Un angle du département de la soudure de précision.Un camion citerne Sicard arrive à l'usine de Ste-Thérèse pour inspection.19 20 La télécinéradiographie Le Dr Albert Jutras, de l\u2019Hôtel-Dieu de \u201csuper\u201d appareil de rayons-X qui obtient un grand succès au congrès mondial de radiologie.MARC-HENRI CÔTÉ Montréal, met au point un Ce schéma indique bien ce que la télécommande en télécinéradiographie, innovée à Montréal, apporte une dimension nouvelle à l'examen radiologique.Quel ne serait pas l\u2019étonnement du physicien allemand Roentgen, décédé en 1923, s\u2019il voyait comment la découverte des rayons-X en 1895 prend d\u2019importance, alors qu\u2019associés à l\u2019électronique moderne: intensification d\u2019image, télévision, cinéma, ils décèlent les secrets les plus intimes de la physiologie.Des progrès marquants ont été imprimés à la télécinéradiographie ici même à Montréal, comme le récent congrès mondial des radiologistes dans la métropole l\u2019a mis en lumière.Le Dr Albert Jutras, m.d., f.r.c.p., directeur du département de radiologie a la faculté de médecine de l\u2019université de Montréal, également directeur du département de radiologie à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, de concert avec la société Philips du Canada et de Hollande, est à l\u2019avant-garde du développement d\u2019appareils déjà très perfectionnés qui révolutionnent la technique radiologique.Le praticien désormais contrôle à distance le maniement de l\u2019appareil de rayons-X.Il n\u2019a plus à craindre l\u2019effet de la radiation, de sa cabine illuminée où un récepteur de télévision lui permet de bien surveiller le patient avec qui il peut converser.Ainsi, le radiologue pourra exercer son art pendant plusieurs heures de plus, tandis que dans ces conditions tellement améliorées, le patient est moins longuement exposé aux rayons-X.L'ÉLECTRONIQUE Les techniques électroniques sont de plus en plus mises à contribution en radiologie.Ce n\u2019est que juste, les tubes de Crookes et de Coolidge, dans lesquels l\u2019on fait le vide, comportent deux électrodes et en plus une plaque anticathode où le faisceau d\u2019électrons cathodiques vient brusquement s\u2019arrêter, produisant ainsi l\u2019énergie pénétrante de radiation que sont les rayons-X, de très courte longueur d\u2019onde: moins de 500 angstroems (cette unité est égale à 1/10,000,000e de millimètre).Les tubes de rayons-X ont été les premiers tubes électroniques.Les progrès de la \u2018\u2018science des électrons libres\u201d\u2019 ne font que rendre à la radiologie les fruits de l\u2019impulsion première qu\u2019elle lui a imprimée.L\u2019orthicon de télévision et la caméra enregistreuse d'images sur bande magnétique permettent à une équipe médicale de procéder aux examens radiographiques.À l\u2019époque primitive, les expériences de médecins qui ont cru aux rayons- X ont stimulé la recherche dans le domaine de la physique des radiations; maintenant, les radiologues s\u2019adjoignent dans les grands hôpitaux et les laboratoires des physiciens et électroniciens qui veillent à l\u2019emploi précis des radiations en diagnostic et en thérapeutique.De nombreux circuits électroniques sont d\u2019indispensables auxiliaires en radiologie: redresseurs de courant; contrôleur automatique d\u2019exposition aux rayons.L\u2019emploi de la télévision, de l\u2019impression des images sur ruban magnétique, des amplificateurs de brillance apporte une dimension nouvelle à la radiologie.Il faut également compter sur les calculs statistiques de calculatrices électroniques, également utiles comme données de diagnostic et guide de thérapeutique.LE FAISCEAU PULSÉ L\u2019examen du processus physiologique des organes viscéraux et la précision du diagnostic dans une section, de faible dimension, de l\u2019organisme sont facilités par le récours au faisceau de rayons-X en courtes impulsions et l\u2019usage de la table à encadrure circulaire.Cette table fabriquée il y a trois ans par les établissements Philips sur les indications précises de M.le Dr Albert Jutras, permet de déplacer le patient en direction de l\u2019appareil de rayons-X, sans déranger l\u2019appareillage, de même que celui de l\u2019amplification de brillance.L\u2019émission de rayons-X n\u2019a lieu qu\u2019à l\u2019intervalle d\u2019ouverture du diaphragme de la cinécaméra, à moins de dix millisecondes.M.le Dr Albert Jutras, l\u2019un des plus éminents radiologues canadiens, parmi les premières sommités Le Dr Albert Jutras, m.d., F.r.c.p., directeur du département de radiologie à la faculté de médecine de l'université de Montréal, également directeur du service de radiologie à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, est l'initiateur de la télécommande en télécinéradiographie.21 Le Dr Albert Jutras à la console de télécommande d'un appareil de radiographie à l\u2019Hôtel- Dieu de Montréal; la table rotative occupe la position verticale.Cet appareil de télécinéradiographie que manie à distance le Dr Albert Jutras, à l\u2019Hôtel- Dieu de Montréal, est muni des derniers perfectionnements.La table rotative d\u2019un appareil de radiographie, en position horizontale.22 de la radiologie, a reconnu les immenses avantages que les techniques électroniques apportent à la radiologie.Il y manquait cependant les éléments de télécommande qui dégagent les radiologues des continences que nous avons déjà signalées; un mécanisme de compression par télécommande et la table rotative sont venus compléter, sur les indications du Dr Jutras, l\u2019appareillage technique de la clinique moderne de radiologie.L'AMPLIFICATEUR DE BRILLANCE L\u2019opacité variable qu\u2019offrent les tissus au passage des rayons-X fait de l\u2019interprétation des clichés une tâche difficile, véritable jeu d\u2019interprétation des contrastes entre diverses impressions d\u2019ombres.La technique de l\u2019intensification de l\u2019image fait appel à des dispositifs électroniques et optiques; elle a été empruntée de celle de l\u2019appareil de détection par l\u2019infra-rouge du temps de guerre, le \u2018\u2018sniperscope\u201d\u2019.L\u2019amplificateur de brillance remplace l\u2019écran normal de fluoroscopie.Cet appareil auxiliaire apporte de meilleurs renseignements, plus de lumière; il contribue à la diminution de la dose de radiation.L\u2019examen fluoroscopique du crane, du coeur, du tract intestinal sont particulièrement favorisés par l\u2019amplificateur de brillance.L\u2019appareil est également d\u2019un grand secours dans les cliniques d\u2019urgence où l\u2019examen radioscopique peut se poursuivre en même temps que le médecin vérifie l\u2019état du patient.LA TOMOGRAPHIE L\u2019examen radiologique doit atteindre un degré de précision tel que la photographie d\u2019un seul plan n\u2019est plus du tout satisfaisante, particulièrement dans le cas d\u2019organes susceptibles de mouvements.Divers appareils de tomographie s\u2019adaptent aux fins que recherche le radiologue.De façon générale l\u2019effet tomographique s\u2019obtient par un mouvement parallèle de focalisation de l\u2019appareil de rayons-X et du film, alors que la position du patient demeure stationnaire.Le système Grossmann où le film et le tube de rayons-X se déplacent en décrivant un arc est en tous points préférable.Le mouvement dans une direction obscurcit les éléments qui se trouvent à angle droit avec la direction du mouvement, contribuant ainsi à isoler la couche de tissus sur laquelle porte l\u2019examen radiographique.La tomographie spécialisée de l\u2019examen pulmonaire procède quelque peu différemment; le tube de rayons-X conserve une position fixe et un mouvement de rotation est imprimé à la fois au film et au patient.ÉCLATANT SUCCÈS DE LA TÉLÉCOMMANDE Les dimensions nouvelles de la télécinéradiographie sont attribuables d\u2019une part au progrès des techniques électroniques, mais aussi Voici une vue d'ensemble du personnel médical et des appareils complexes de radio, de télévision et de cinéma, de rayons-X pendant un examen radiologique.Le patient peut lui-même surveiller l'examen radiographique sur un écran; il converse avec le radiologue même quand ce dernier prend place dans la cabine de contrôle.Remarquons Le Dr Albert Jutras, de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, et un assistant surveillent dans ia cabine de télécommande l'écran de télévision au cours d\u2019un examen radiographique.au centre le cône de compression en matière plastique.à l\u2019audace de quelques médecins qui n\u2019ont pas hésité à en reconnaître l\u2019importance.Grâce à la télécommande, complément essentiel des techniques télécinéradio- graphiques, l\u2019usage de la télévision en circuit fermé, du ruban magnétique enregistreur d\u2019images, celui de l\u2019amplification de brillance, l\u2019examen de plans obliques d\u2019organes internes au cours de leur fonctionnement physiologique, tout cela forme un ensemble diagnostique d\u2019une inestimable valeur.Qu\u2019il suffise d\u2019évoquer le témoignage du professeur Édouard Cheri- gié, professeur au Collège de médecine des hôpitaux de Paris, chef du service central de radiologie à l\u2019hôpital Claude-Bernard.Au dixième congrès international de radiologie, à Montréal, du 25 août au ler septembre dernier, le professeur Cherigié prononçait une communication sur la télécommande, sa valeur diagnostique en gastro- entérologie.\u201cC\u2019est le professeur Albert Jutras qui fut le promoteur de la télécommande.Depuis trois ans, dans mon service, tous les examens du tube digestif ont été pratiqués en téléradiocinéma et nous n\u2019avons pas fait un seul cliché radiologique standard.\u201cOutre la protection intégrale du médecin et de ses assistants, sans tabliers et gants plombés, outre le confort et les avantages de la radioscopie en plein jour, outre la valeur pédagogique des examens pratiqués en groupe, cette méthode nous a donné dans le diagnostic des précisions supérieures à toutes les autres techniques.La compression télécommandée est souple et délicate, non douloureuse, surtout si on utilise un compresseur souple en matière plastique.Nous estimons que le téléradiodiagnostic en gastro-entérologie surtout, est actuellement la méthode de choix qui surclasse de beaucoup les méthodes classiques.\u201d 23 a 24 \\ SNS A LES a CHARLES LAFRENIERE Les rayons cosmiques sont des particules libres, surgissant des profondeurs du ciel, qui pleuvent constamment sur la terre.Cette simple définition cache cependant un grand mystère, d\u2019abord parce que aucune théorie ne peut encore clairement expliquer leur origine, enfin parce que l\u2019étude de ces rayons cosmiques en est encore à ses débuts.Tout ce qui concerne ces mystérieux messagers du ciel touche donc aux problèmes les plus complexes de l\u2019astronomie, de la physique nucléaire et des mathématiques.Dans cette brève étude vous ne trouverez donc qu\u2019un résumé très approximatif de ce que l\u2019on sait actuellement à leur sujet.Les surprises de la chambre de Wilson À l\u2019origine les rayons cosmiques apparurent comme des parasites, des farfadets de l\u2019espace dont on ne peut soupçonner l\u2019existence que parce qu\u2019ils apportèrent certains troubles dans les expérimentations classiques.Pour expliquer comment on les découvrit, il faut absolument que je vous parle d\u2019abord de deux \u201cclefs\u2019> de la physique nucléaire moderne: l\u2019ionisation et la chambre de Wilson.L\u2019ionisation est un phénomène qui se produit quand un atome est frôlé ou atteint par une particule formant projectile.L\u2019atome se divise.Un électron se libère, c\u2019est le ion négatif.Ce qui reste de l\u2019atome \\ s coma UES \u201ca \\ (privé d\u2019un électron) devient un ion positif.Or, les ions présentent cette étonnante particularité de provoquer la condensation de la vapeur d\u2019eau.Et nous arrivons à la chambre de Wilson dans laquelle se trouve la vapeur d\u2019eau sursaturée.Des qu\u2019une particule entre dans la chambre de Wilson, il se forme des tons sur son passage et ces ions provoquent une traînée de très fines gouttelettes d\u2019eau condensée.On peut donc suivre \u2018\u2018à la trace\u2019\u2019 la trajectoire de la particule qui est entrée dans l\u2019appareil.Tout se passe comme si vous assistiez du haut d\u2019un avion, à l\u2019accident d\u2019une moto de course entrant à toute vitesse dans la foule.Vous ne verrez pas la trace de la moto, mais son passage sera nettement marqué par la chute des blessés et par la fuite des spectateurs saisis de panique.La moto c\u2019est la particule invisible, les ions sont les gens blessés, les gouttelettes d\u2019eau sont les fuyards.C\u2019est en étudiant l\u2019ionisation des gaz que Wilson, Elster et Geital s\u2019aperçurent que leurs électromètres se déchargeaient tout seuls et que les ions provenant de la division des atomes se formaient constamment sans qu\u2019ils aient lancé de particules- projectiles.D\u2019où venaient les particules parasites: de phénomènes intérieurs imprévisibles ou de l\u2019extérieur ?C.T.R.Wilson On observa que ces phénomènes diminuaient quand on entourait la chambre de Wilson de plomb, et qu\u2019ils augmentaient quand on la transportait a haute altitude.On en conclut donc que les \u2018\u2018intrus\u201d venaient de l\u2019extérieur.Des précisions sur les inconnus En 1912, Hess transporta des compteurs de particules à 3 milles d\u2019altitude puis Kolhôrster les emmena jusqu\u2019à 5.7 milles pour mieux observer les intrus.Ce n\u2019est cependant qu\u2019en 1926 que les rayons cosmiques furent définitivement admis et que leur origine extraterrestre fut universellement reconnue.Les procédés sans cesse développés d\u2019investigation permirent bientôt de connaître leur nature.On sait maintenant que les rayons cosmiques sont des particules électrisées, bombardant la terre avec une intense énergie.Cependant, l\u2019atmosphère freine et modifie profondément les radiations cosmiques.L\u2019intensité du rayonnement cosmique s\u2019accroît lorsque la pression barométrique décroît car la couche d\u2019air qui les absorbe est alors moins épaisse.Le rayonnement cosmique est, par ailleurs, moins intense à l\u2019équateur qu\u2019aux pôles car les particules électrisées sont déviées par le champ magnétique terrestre.Les rayons cosmiques se modifient rapidement dans l\u2019atmosphère, il faut, pour déceler leur nature d\u2019origine, les observer à très haute altitude.C\u2019est ce que l\u2019on fait actuellement à l\u2019aide de fusées et ce que l\u2019on fera prochainement avec le fameux satellite artificiel.Les rayons cosmiques tels qu\u2019ils viennent des espaces intersidéraux sont appelés \u2018\u2018rayons primaires\u201d.Ils ont une force de pénétration considérable, ils pénètrent à plusieurs centaines de verges dans le sol, et la moitié d\u2019entre eux subsistent après avoir traversé une verge d\u2019épaisseur de plomb.Ils sont formés pour la plus grande partie de \u2018\u2018protons\u2019\u2019 et de noyaux d\u2019atomes (dépourvus de leurs électrons) que l\u2019on nomme \u2018\u201c\u201cnucléons\u2019.On trouve ainsi de nombreux joyaux atomiques du groupe carbone ou fer.En pénétrant dans notre atmosphère, les rayons cosmiques primaires frôlent ou heurtent des atomes d\u2019azote ou d\u2019oxygène de l\u2019air.Quand ils les frôlent ils produisent ce phénomène d\u2019ionisation que nous avons vu plus haut.Ils provoquent donc, dans la haute atmosphère (comme dans la chambre de Wilson) des ions négatifs et des ions positifs.Disons, en passant, que ces ions sont responsables de nombreux phénomènes comme probablement les aurores boréales et la réflexion des ondes de radio qui peuvent ainsi faire le tour de la terre.Cascades dans le ciel Lorsque les rayons cosmiques atteignent des noyaux d\u2019atomes, ils se brisent et explosent.Les morceaux des noyaux s\u2019écartent en formant des étoiles comme celles des feux d'artifices.Les particules provenant de cette fission qui ont une énergie suffisante vont, à leur tour, bombarder d\u2019autres noyaux atomiques et cela forme une véritable cascade de désintégration qui s\u2019atténue à mesure que les particules perdent leur énergie.Très peu de rayons cosmiques primaires arrivent ainsi au sol: à 12 milles d\u2019altitude il n\u2019en reste plus que 37.5 p.cent seulement a 7.5 milles et au niveau de la mer 0.00003 p.cent.Ces ruptures des noyaux libérent une foule de particules les plus diverses qui constituent le rayonnement cosmique secondaire.L\u2019étude de ce rayonnement cosmique secondaire a conduit les astrophysiciens à la découverte de très nombreuses particules dont on ne soupçonnait même pas autrefois l\u2019existence et que l\u2019on obtient également dans les plus modernes accélérateurs.Si on les classe par ordre de masse, on obtient les particules suivantes: \u2014masse O, le neutrino et le photon qui sont sans charge électrique: \u2014 masse I, l\u2019électron (qui se nomme position quand il est de charge positive et négation quand il est de charge négative): \u2014masse 206 le méson \u201cmu\u201d ou méson cosmique qui est soit négatif soit positif: \u2014 masse 263, le méson neutre: \u2014 masse 273, le méson \u201cpi\u201d: \u2014 masse 1836, le proton positif: \u2014 masse 1838, le neutron.En dehors de ces particules, on a récemment découvert les mésons lourds (masse de 900 à 1,000 fois l\u2019électron) et les hypérons qui se placent dans l\u2019ordre des masses entre les protons et les neutrons.Ces particules sont encore peu connues.En général le méson qui est la particule de \u2018\u2018liaison\u2019\u2019 a une vie très brève.Dans la cascade des bombardements et des désintégrations des rayons cosmiques secondaires, le méson \u2018\u2018p1\u2019\u2019 devient un méson \u2018\u2018mu\u201d\u2019 avec formation de neutrinos, à son tour le méson \u2018\u2018mu\u2019\u2019 devient un électron avec formation de deux neutrinos.Il y a aussi des rayons APPAREIL a PHOTO > © Co PS0 PAROIS AN FA TRANSPARENTES _ 8 SOURCE LUMINEUSE TRAJECTOIRES DE CORPUSCULES PHOTOGRAPHIEES cosmiques qui arrivent sur la terre \u2018associés\u2019 et formant des gerbes.Ces gerbes peuvent toucher le sol sur 10 ou 100 verges de rayon.Dans certains cas, ces gerbes comportent 10,000 particules associées au M 2.D'où viennent-ils ?On ne peut faire encore que des hypothèses sur l\u2019origine des rayons cosmiques.Ils ne proviennent pas uniquement du soleil car leur fréquence n\u2019est pas plus grande en plein midi qu\u2019au coeur de la nuit.C\u2019est à peine si les grandes éruptions solaires augmentent le rayonnement.Ils ne proviennent pas uniquement des étoiles de notre galaxie car leur fréquence n\u2019est guère plus grande sous la Voie Lactée.(Suite à la page 33) 25 26 The \"\"Ve-Det\u201d vehicle detector with power unit.The loop embedded in the highway is unaffected by weather conditions.A segment of the electronic highway system in use at RCA laboratories warns speeders \u2014 \"Slower Please\u2019.IN COMBINATION WITH THE ELECTRONIC HIGHWAY, IT BRINGS US ONE STEP NEARER AN ACCIDENT-PROOF FUTURE.EDITH BEAUCHAMP As you drive along the highway some day soon, the driver of the car ahead may cause you considerable consternation, for he may be sitting at an unusual angle, possibly reading, or just gazing out at the scenery.If the driver happens to be a woman, please don\u2019t blame her carefree stance on feminine foibles \u2014 she will be in all probability a lady who takes her driving, and public safety as well, very seriously.She will be the occupant of the driverless car, equipped with electronically controlled steering, braking and accelerating mechanisms. et Lu pr A Incredible as it sounds, this adaptation of human ingenuity, in conjunction with the electronic highway is close at hand.First tested at the RCA, David Sarnoff Research Centre in Princeton, New Jersey, the principles incorporated in the driverless car proved their value and feasibility.Incorporated in a specially constructed highway built for the test are a series of car length loops in which a small electric current is passed.Each is in reality an electronic circuit, connected to a transistorized detector circuit, located by the roadside.These loops are distributed at close intervals throughout the length of the roadway.Down the centre of the highway 1s a guidance cable which carries a current of a different frequency and activates the steering mechanism.When a car passes over a loop, the metal of the body causes a change in the magnetic field surrounding the loop.As it does so, the change in current is detected in the transistorized detector circuit along the roadside, which causes a trail of warning lights to flash on for two-hundred feet behind, and activates the braking and accelerating action of the car.TESTING THE NEW PRINCIPLES OF CONTROL In these tests three cars were used; \u2014 one unequipped, a second one, a G.M.car equipped with electronic circuits controlling the braking, accelerating and steering mechanisms, a third, an Impala convertible combining all three functions, controlled by electronic impulses in a \u2018\u201c\u201cUni-Control\u201d, single- stick control.During the test, the first car to use the highway was the unequipped one.It was followed by the G.M.car with electronic controls, which steered itself down one lane of the highway, around curves, kept a A view of tomorrow's thru-way now in operation at the RCA research centre at Princeton, New Jersey.safe distance behind the car ahead, braking and accelerating when necessary.When the unequipped car parked it stopped neatly behind, all without the intervention of a driver.Next came the Impala, which performed all its functions as though a well mannered driver were at the wheel.Dr.Vladimir K.Zworykin (left) explains the operation of the electronic vehicle controls to a newsman at a demonstration.27 28 A guidance cable built into the centre of each lane of the highway generates a steady signal at a different frequency, which activates the steering mechanism to guide the car down a centre-of-the-lane course and around curves.This cable can also be used to transmit voice communications carrying emergency instructions and information to drivers on cross country trips.The idea was first demonstrated by engineers of R.C.A., who built a working model at the David Sarnoff Research Centre.Other applications \u2014 Vehicle Detectors can also be used to activate signs, or a series of lights in advance, or behind a vehicle to warn other drivers of its presence on curves, hills, points of merging traffic and foggy areas.A full installation of roadway circuits was built in cooperation between R.C.A.and the Nebraska State Highway Dept.near Lincoln, Nebraska to show the possible control of automobiles.SOME IMPORTANT CONSIDERATIONS Some critics of the idea may feel that driverless cars are impractical because they require a specially constructed highway for their use.It is a relatively simple matter to install the wire loops and electronic aS Diagram shows a section of the RCA Electronic Highway in which the circuits are buried beneath the pavement.circuits, also the guidance cables in a road already built.This is done by cutting into the pavement with a diamond saw \u2014 already standard highway equipment.After the track or resting place has been cut and the wire laid it is filled in with any standard grout.The loops are then connected to the electronic detector devices which are mounted on posts beside the roadway.It may surprise you to know that in many places similar equipment is already in use, on highways and (Continued on page 31) Diagram showing highway multiple-lane control.Another application showing its use on city streets. e FRANCE © HERACLOMARA Amiens Mot désignant un procédé cinématographique qui transmet l'image sur un écran géant à la manière du cinérama.L'Heraclomara n'exige qu'une caméra et qu'un projecteur, au lieu de nécessiter 3 caméras et trois projecteurs comme pour le cinémara.Il permet en outre la projection, en relief, d\u2019un film choisi au hasard et non parmi ceux tournés spécialement dans ce but.USINE SIDÉRURGIQUE Dunkerque Naissance d'un complexe sidérurgique sur l'emplacement de l'ancien \u201cmur de l\u2019atlantique\u201d érigé par les allemands durant la deuxième guerre mondiale.Un port artificiel peut accueillir deux navires de 45-mille tonnes qui déchargent le minerai de fer nécessaire à l'alimentation d'un train de laminoirs à bandes, pouvant produire trois millions de tonnes de tôles fortes par an.\u201cCESAR\u201d Cadarache Construction d'un \u201cempilement critique chaud, modéré au graphite et a combustible uranium naturel avec appoint d'uranium enrichi\u201d en vue d'étudier les moyens d'augmenter le rendement de l'uranium utilisé dans les centrales nucléaires.Le nouveau réacteur nommé \u201cCésar\u201d aura pour rôle de définir la possibilité d'une meilleure exploitation économique des centrales nucléaires.Son com- NOUVELLES TECHNIQUES René Torre pagnon \u201cMarius\u201d, construit précédemment, avait un \u201cempilement critique froid\u201d.TUNNEL SOUS LE VIEUX PORT Marseille La construction de ce projet sera terminée à la fin de l'hiver.Il aura près d'un demi-mille de longueur et possédera deux chaussées de deux voies chacune, permettant une circulation de 60-mille véhicules par jour.e FRANCE - e GRANDE-BRETAGNE e \u201cCONCORDE\u201d Paris-Londres Réalisation en commun d'un avion de transport supersonique Mach 2.2 \u2014 \u201cConcorde\u201d.Le projet prévoit deux versions.Un avion long-courrier à aile delta, équipé de 4 puissants réacteurs jumelés deux à deux et placés sous chacune des ailes.Fuselage cylindrique bilobe dans sa partie inférieure, se terminant en pointe.Train d'atterrissage tricycle.Son frère, moyen-courrier, identique, mêmes lignes aérodynamiques, même silhouette, même nombre de passagers (100), emportera moins de combustible et plus de fret.Londres ou Paris ne seront plus qu'à 2 heures et demie de New-York, © e GRANDE-BRETAGNE © ACIÉRIE Newport \u2014 (Pays de Galles) Mise en marche d'une aciérie, ultra-moderne, couvrant une superficie de 5 milles carrés et demi, et possédant une capacité annuelle initiale de production de 1,400,000 tonnes d'acier en lingots, transformables en plaques et tôles.Son automatisation, très poussée, réduit considérablement ses besoins en main-d'oeuvre.Elle consommera, annuellement, 3 millions de tonnes de minerai de fer.AIRE DE STATIONNEMENT SOUTERRAIN Londres Ouverture d'un garage, situé à 3 milles sous-terre, et pouvant recevoir 1,100 voitures, à la cadence de 900 véhicules à l'heure.Il est entièrement équipé de dispositifs de commande automatique et couvre une surface équivalant à 3 fois celle d'un terrain de football.Cet ouvrage, sur la SEFID-ROUD, est le plus haut barrage, à contreforts, construit à ce jour dans le monde.29 30 oI TALIE © CENTRALE THERMIQUE La Spezia Réalisation d\u2019une centrale thermique d'une production de 12 milliards de kw, soit près du cinquième de la production totale Cette usine comprend un générateur de 335,000 KW et deux autres de 600,000 KW chacun.italienne.© e CANADA © Bridge-River = Roues PELTON destinées à équiper la Centrale de Bridge-River, qui comprendra 2 turbines de 60,000 KW.ETUDE DES COUCHES DE | L\u2019ESPACE Montréal L'examen, des premières couches de l\u2019espace, sera réalisé grâce à une fusée lancée d\u2019un canon géant.Le premier missile sera projeté, dans l'ionosphère, par un canon d'un diamètre de 16 pouces.RÉACTEUR COMMERCIAL Douglas-Point Dernier ajustement d'un réacteur atomique, de 200 mégawatts, dont la construction sera terminée en 1965.L'un des avantages de ce moteur est qu'il utilise l'uranium naturel, dont le monde regorge, et non pas l'uranium enrichi fabriqué par très peu de pays.\u201cINSPECTASORT\u201d Toronto Mise au point d'un système électro- optique, grâce auquel tout défaut, dans une feuille de papier, est signalé par une sonnerie.Cet appareil permet de détecter le moindre défaut dans un rouleau de papier qui se déroule à la vitesse de 90,000 pieds minute.pee APPAREIL DE MESURE Toronto Appareil servant à mesurer l'épaisseur de matières, n\u2019excédant pas 1 millimètre.Il est plus rapide que la méthode de mesure actuelle, par les rayons-X.PORT MINIER Port-Cartier (Québec) L'un des plus nouveaux, et des plus grands, ports artificiels du monde, PORT-CARTIER, possède un chargeur géant capable de manoeuvrer 100 tonnes de minerai de fer, par heure.Le chargeur se déplace latéralement le long du quai, sur une distance de 870 pieds, et sa trémie s'ajuste en = hauteur pour pouvoir convenir à chaque navire.BARRAGE Mont-Portage (Colombie-Britannique) Le barrage érigé sur la Rivière-la- Paix sera l'ouvrage le plus considérable construit en Amérique du Nord.Sa construction qui commencera l'été prochain, coûtera 100 millions de dollars.e ÉTATS-UNIS CENTRALE ÉLECTRIQUE ATOMIQUE MOBILE Idaho-Falls \u2014 (Idaho) Production d'électricité à partir d'un groupe électrogène, mû atomi- quement, et dont tout le dispositif tient sur la plate-forme d'un camion.| peut marcher pendant toute une année, avec le seul contenu de son réservoir.II sera fabriqué en série, sous le nom de ML-L, pour les besoins des forces armées.SYSTÈME POUR DESSIN GÉOMÉTRIQUE Haboken \u2014 (New-Jersey) Conçu pour tracer des figures exactes, cet appareil comprend: une équerre, un rapporteur, un T et un compas.Il permet d'effectuer toutes sortes de figures géométriques et peut être monté, rapidement, sur n'importe quel tableau de classe.\u201cTELSTAR\u201d NE TRANSMET PLUS Washington Le satellite de communication \u201cTELSTAR\u201d ne fonctionne plus parfaitement. Il refuse d'obéir aux ordres qui lui sont lancés par impulsions électroniques.Les images de télévision ne peuvent plus être transmises d'un point du globe à l'autre.Pour le remplacer, les États-Unis lancent le satellite de télécommunication \u201cRELAÏ\u201d, en forme de cône, d'un poids de 150 livres, sur une orbite ayant une apogée de 3,000 milles et un périgée de 900 milles.À cette altitude, il passera une bonne partie de sa vie dans les ceintures de radiation \u201cVAN ALLEN\".L'objectif principal de ce planétoide sera l'échange de programmes de télévision, et de communications, entre l'Amérique du Nord et l'Europe; mais, comme il se trouve dans un milieu spécial, il étudiera également le danger que présente le bombardement des véhicules spatiaux par les particules à haute énergie.e eURSS e { ~~ ENIGME DE MARS Moscou Lancement vers Mars d'une station interplanétaire, qui enverra, au début de juin 1963, si l'expérience réussit, quelques photographies de la planète nous permettant de déceler certains de ses secrets.Les plus importants, restent la nature des \u2018canaux moartiens\u201d, l'origine des deux satellites de Mars, PHOBOS et DEIMOS, et la question de savoir si la vie existe à sa surface.Selon certains, les canaux sont l'oeuvre d'être intelligents.Ils représenteraient des zones de culture, car ils changent de couleurs selon les saisons qui, sur MARS, étant donné que cet astre tourne autour du Soleil en 687 jours, sont environ deux fois plus longues que sur la Terre; Mars, comme la Terre, présente successivement ses deux hémisphères, boréal et austral, au Soleil.Selon d'autres, il s'agit d'immenses crevasses, ou des fissures naturelles, qui se sont formées à la suite d'un long développement géologique.PHOBOS et DEIMOS tournent autour de Mars et l'un d\u2019eux, PHOBOS, d'une façon si bizarre et si contraire à l'ordre naturel des choses, qu'ils donnent à penser qu'ils sont des satellites artificiels lancés, il y a trois millions, d'années, por des êtres humains.La vie, sur Mars, reste la question la plus passionnante.Presque tous les savants s'accordent à reconnaître que l'existence d\u2019une vie végétale et la présence de micro-organismes sont possibles.Quant aux martiens, s'ils existent, on pourra se rendre compte de leur réaction lorsqu'ils verront apporaître l'engin cosmique soviétique.UTILISATION DES .VOLÇANS = à = PAN + Kamtchatka Construction d'une centrale électrique utilisant l'énergie volcanique.D'une puissance de 5,000 kilowatts, l'usine fonctionnera grâce à la vapeur recueillie à une profondeur de quelques centaines de yards.Cette vapeur sera amenée par des puits aux turbines.Elle aura une température de 400 degrés et une pression de 7 atmosphères.THE DRIVERLESS CAR.{from page 28) streets \u2014 to activate traffic lights, for car counting in single and multiple lanes.These aids facilitate the flow of traffic on busy thoroughfares and thru-ways.These detector output circuits consisting of relay contacts may be connected to traffic warning lights to notify the driver if he is exceeding the speed limit.It may be used on traffic control computers, at toll booths to collect and record the tolls and clear the cars automatically.In air fields they also serve an important function.Connected to loops buried beneath the air-strips and taxi-strips they detect the passage of aircraft and relay the signals to the control tower where this information is of vital importance to the control and clearing of aircraft for take-off.In conditions of bad visibility on the highway they can, by flashing lights for a considerable distance ahead of a car, warn other drivers of its approach.It has a special value as a warning when a car is approaching around a curve or over a hill.The cost of these installations in cars and on highways has been estimated to be reasonable \u2014 a car so equipped will cost from $100 to $1,000 more, depending on its type and the extra installations included.For highways it would add approximately ten per cent to the cost of the road itself.These expenditures are quite justifiable, when judged in terms of human safety, and comfort to motorists.The owner of such a car will find it has many personal advantages.Since it does away with fatigue and nervous tension for the driver, we will be able to travel a much greater distance in one day, and while doing so be able to broaden the scope of our knowledge and experience.31 32 L\u2019art de fabriquer une boîte à partir d'une seule feuille d'aluminium a passionné nos mathématiciens pendant un mois.\u201cJe tiens à vous féliciter, nous écrit un professeur de mathématiques à l'École de Métiers de Thetford-Mines, pour l\u2019espace de plus en plus important que vous consacrez aux mathématiques.\u201cLes nombreuses solutions aux problèmes proposés montrent qu'il existe dans le milieu de l\u2019enseignement technique un intérêt assez important pour les mathématiques.\u201cJe tiens à vous faire part de mon expérience personnelle.Nos élèves de deuxième spécialisation ont pris connaissance de votre problème du mois de novembre.Ils m'en ont parlé.Je leur ai dit qu'ils n'étaient pas encore en mesure de trouver la solution à ce problème, car ils n'ont pas vu encore de notions de calcul différentiel.Mais ils connaissent la méthode de tracer les courbes élémentaires en géométrie analytique.Alors je leur ai proposé, en les défiant un peu, qu'ils établissent une relation entre le volume de la boîte et le côté du carré.Ensuite, qu\u2019ils tracent la courbe et par des essais répétés, trouvent le maximum de la fonction.Quatre élèves, indépendamment les uns des autres, ont trouvé une solution très rapprochée de la véritable.\u201d Claude Lamoureux, professeur La boîte d'aluminium tune oct Énoncé: Nous voulons fabriquer une boîte à l\u2019aide d'une feuille d'aluminium de 18 po.de longueur par 12 po.de largeur.Nous nous proposons de tailler un carré dans chaque coin de la feuille et de plier les côtés.Quelles doivent être les dimensions de cette boîte de façon à obtenir un volume maxi- mum?(Un couvercle n\u2019est pas prévu).Quant à la solution, nous n'avons que l'embarras du choix.Nous avons reçu des solutions ingénieuses et érudites de M.Mario Thériault, 3e spécialisation C, de Rimouski, M.Léo Bizier, 2e spécialisation, École de Métiers de Thetford-Mines, M.Luc L'Heureux, 2e A, Institut de Technologie de Montréal, M.Bernard Trudeau, inspecteur à Oka, M.Florent Pelo- quin, professeur d'électricité à l'École de Métiers de Sorel, M.Jean Leduc, 3e B, à l'Institut de Technologie de Montréal, M.Andréa Bouchard, professeur de mathématiques à l\u2019École de Métiers de Port-Alfred, M.André Sauriol, professeur de mathématiques à l'Institut de Technologie de Montréal et M.Claude Lamoureux, professeur à l'École de Métiers de Thetford- Mines.C\u2019est la solution très détaillée de M.Lamoureux que nous reproduisons: Solution: r 12 x° x b-0 r= | x x Longueur de la boite: (18 \u2014 2x) Largeur de la boite: (12 \u2014 2x) Hauteur de la boîte: (x) Volume = longueur x largeur x hauteur V = (18 \u2014 2x) (12 \u2014 2x) (x) av (18 X 2x) (12 \u2014 2x) (1) + 5 = 18 \u2014 2x) (\u20142) (x) + (= 2) (12 \u2014 x2x) (x) En développant et simplifiant: dv = 12x?\u2014 120x 216 dx dx = 12 (x?\u2014 1Ox 18) dv si: \u2014 = 0 \u2014|> Points ou la tangente dx est horizontale \u2014|> MAX.ou MIN.12 (x2 \u2014 10x 18) = O 12+0 x?\u2014 10x 18 = O Ce qui conduit: (2 racines réelles) x=5+ 7 c\u2019est-à-dire: à x = 5 + V7 et x = 5\u2014 7 la tangente est horizontale.Calculons: y\u201d a = 24x \u2014 120 pour: x = 5 + \\/7 > 0 =D MIN.pour: x = 5 \u2014 V7 = < 0 =D MAX.x =5\u2014 V7 et alors le volume formé est maximum.Les dimensions seront: Longeur: (18 \u2014 2 (5 \u2014 4/7) = 13.292 Largeur: (12 \u2014 2 (5 \u2014 V7) = 7.292 Hauteur: (5 \u2014 V/7) 2.354 et le volume sera de: _ V={(18 \u2014 2(5 \u2014 7) (12 \u2014 2 (5 \u2014 V7) (5 \u2014 V7) V = 228.176 ME Le problème des trains MR Nous avons reçu une solution fort détaillée et originale de M.Raymond Bureau, C.A., de Sherbrooke, au problème des trains (Technique, octobre 1962).M.Bureau a raison de souligner que l\u2019on peut obtenir 6 ou 7 rencontres selon les considérations dont on tient compte.Je remercie bien vivement tous ceux qui ont envoyé des solutions.Remerciements aussi à ceux qui nous ont proposé des problèmes.Nous les passerons à tour de rôle, même à deux ou trois à la fois, pour répondre à une suggestion de M.Claude Lamoureux qui aimerait que nous fassions travailler nos lecteurs davantage.Accordé.Dans un prochain numéro nous publierons un article sur les mathématiques.\u2018 PROBLÈMES DU MOIS 1.Comment prouver mathématiquement que deux droites parallèles se rencontrent?(Proposé par M.André Sauvriol, professeur de mathématiques à l\u2019Institut de Technologie de Montréal.) 2.Deux maisons limitent une ruelle.On appuie sur une maison une échelle de 30 pieds.Sur l'autre maison, une échelle de 20 pieds.Sachant que les échelles se croisent à 10 pieds du sol de la ruelle, déterminer la largeur de celle-ci?RUELLE (Proposé par M.ingénieur en électronique, Canadair).René Perron, 3.Ma demie au carré égale mon tout renversé.Qui suis-je?(Proposé par M.Claude Lamoureux, professeur à l'École de Métiers de Thetford-Mines .qui par hasard avait aussi suggéré le probléme no 2).Veuillez envoyer vos réponses à M.Marcel Séguin, secrétaire de la rédaction, Technique, 2514 est, rue Fleury, Montréal 12, P.Q.X LIE J ; » a Me \u201cTe Lea ae NT ee ,;=-@ à PE) @ Le vingt-trois octobre dernier, avait lieu le premier souper-causerie de l'Association des professeurs de l'École des Métiers de l'Automobile de Montréal, qui groupe tous les membres du personnel académique de l\u2019école.Depuis cette date, les professeurs se réunissent un soir par mois, dans un restaurant de la métropole, pour prendre le souper ensemble.Le but de ces réunions est de fournir à chacun des participants l'occasion d'adresser la parole à ses confrères et partant, de s'entraîner à l'art de parler en public.le programme de chacune des réunions est préparé de façon à exiger de plus de la moitié des convives, une participation active.M.René Sgroi, professeur, à qui est due cette initiative, est président du comité responsable de ces soupers-causeries.Tour à tour, les professeurs sont appelés soit à présider la réunion, donner la causerie principale ou exposer un point de vue sur un sujet d'actualité.D'autres se voient confier l'agréable tâche d'apporter une note humoristique parmi les exposés sérieux.Afin d'assurer la bonne marche du programme, les orateurs doivent se soumettre aux règles établies par le comité d'organisation.Le temps réservé à chacun des orateurs est contrôlé systématiquement et de ce fait, les réunions demeurent vivantes et l'in- térét des auditeurs n'est que plus soutenu.Lors du premier souper, les deux principaux sujets traités se rapportaient, l'un aux sciences sociales et l\u2019autre à l'instruction.À l'occasion de la seconde rencontre, le 21 novembre dernier, M.Marcel Lafleur prononçait une conférence savemment élaborée, sur la lecture.Plusieurs autres participants vinrent à tour de rôle exposer leur point de vue sur le problème de la surpopulation du globe.En plus de donner à tous les participants l'occasion de vaincre le trac et la timidité, d'acquérir la maîtrise de soi et l'habitude d'exposer un point de vue avec clarté, ces réunions, par les recherches qu'elles exigent, favorisent l'étude et le dialogue; elles entretiennent l'amitié entre les professeurs et sont pour tous, en même temps qu'une période de détente, deux heures mensuelles de véritable enrichissement.LES RAYONS.(Suite de lo page 25) Il serait séduisant de penser qu\u2019ils viennent des novae et des supernovae, ces étoiles qui forment des amas de nuages stellaires après avoir subitement éclaté.Mais là encore, les résultats des observations sont décevants.Faut-il alors admettre qu\u2019ils viennent à la fois de toutes les étoiles ?De toute manière les énormes distances qu\u2019ils auraient alors à franchir ne seraient pas un obstacle à leur énergie qu\u2019ils conservent quand ils atteignent la terre puisque rien ne peut freiner leur course dans les espaces intersidéraux qui sont à peu près vides.La fréquence des rayons cosmiques à Paris est de une particule en moyenne en cm?et par seconde.Chaque particule primaire (ou mé- me les particules secondaires qui sont les mésons) a une force considérable qui peut atteindre 1017 électrons-volts, et qui est bien supérieur à celle que l\u2019on donne aux particules accélérées dans les plus puissants \u2018\u201cbêtatrons\u201d\u2019.Cette puissance représente 3 à 4 millions de kilowatts.Ajoutons cependant que la masse totale de matière que le ciel donne à la terre chaque année par les rayons cosmiques n\u2019atteint que 600 gr.On a rendu les rayons cosmiques responsables de nombreux méfaits, on leur a même attribué un rôle dans la formation des cancers.Mais comment expliquer alors que ce fléau ait pris des proportions subitement accrues dans un monde que les rayons cosmiques \u2018\u2018arrosent\u2019\u2019 pourtant depuis toujours ?33 Pour qu'un jeune citoyen devienne un élément productif dans la société, il est indispensable que le système scolaire lui fournisse un bagage technique de plus en plus perfectionné.Il faudra aussi que ce jeune soit dirigé vers le champ d'action où il pourra vraiment donner sa mesure et se faire une vie heureuse.Avec les exigences d'une spécialisation de plus en plus poussée, notre province ne pourra plus se permettre de laisser cinquante pour cent de ses enfants quitter l'école à seize ans.La prolongation de la scolarité est une stricte obligation et son succès ne saurait être complet sans la collaboration de conseillers qui orienteront ces enfants.Avec l'automatisation des milliers de travailleurs devront se réadapter, reconstruire leur vie.Ces faits principaux nécessitent un immense besoin d'orientation et soulignent l'importance et l'étendue du rôle que les psychologues tiennent et sont appelés à jouer dans la vie d'une nation moderne.Leur apport contribue à l'accroissement de la valeur des services sociaux, des institutions de toute natuge, des forces vives de la nation et au bonheur des individus qui la composent.HATIQUALE \u2014 - > & AOÛT 1708 PUBLICATIONS OFFiCIELLEZ ISTERE DE LA JEUNESSE VA "]
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