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Titre :
Technique : la revue de l'enseignement spécialisé de la province de Québec = the specialized education magazine of the province of Quebec
Éditeur :
  • Montréal :Service de l'information, Ministère de la jeunesse,1962-1969
Contenu spécifique :
Mars
Genre spécifique :
  • Revues
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  • Popular technique
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Technique : la revue de l'enseignement spécialisé de la province de Québec = the specialized education magazine of the province of Quebec, 1963-03, Collections de BAnQ.

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[" (FF OFF E3Al = 3A Exe?\u2014 \u2014\u2014 oe eit La Revus ds IUniversité Laval 7 - T 7/35 - CAS al) £2 - U NC 1) «|; 4 p nu | | on, N { TT \\ | gi > il IL AN Xe Il px > i ï Co 4 Sg jf : LE) À NJ a 1 \u2014 £3 a J Ÿ J 7 Èa zr y Ec Sf MARS 1963 MARCH 0 i ocre APTE v\u20141 Ira WB EL SRTACULE \\ Sex 30» 1801 8 z a x \\ \\ ong To» 318 was TS BE UL is CHNI QUE | /\\ | fl 7 dis EE We p= A a = = ue far tu CS x = Ww, pone Lai ar ad - ! SE ~~ $, nxn q = Dated sy l | sna \u201c4 @ = \"à \u201ca, \u2014 Try Soria Sle.; \u201c¥ æ \u2014L v AT = - of The peuloeé Edueston Maguire a te | PROVINCE : QUEBEC Directeur Editor RENÉ MON FPETIT Secrétaire de la rédaction issistan : EeTits MARCEL SEGUIN Publiée par le Service de l'Information Published by the Information Branch a Directeur général des études de l\u2019Enseignemen: spécialisé Director General of Studies for Specialized Educaiiuv JEAN DELORME idministrateur général Âdminisirat >» ARMAND THUOYW A MINISTERE DE LA JEUNESSE HON.PAUL GERIN-LAJOIE MINISTRE JOSEPH-L.PAGE SOUS-MINISTRE Me GUSTAVE POISSON SOUS-MINISTRE ASSOCIE Rédaction «hitoriai Office 8991, rue Lajeunesse, Montréal 11, P.Q.DU.7-6612 DE.Canada -7108 Abonnemenis \u201cubscription: Case Postale 40, Hôtel du Gouvernement, Qué Le ministère des Postes, à Ottawa, « autorisé t'affranchissement en numéraire et l'envoi comme objet de deuxième classe de lu présente publication.Authorized as second class mail by the Fost tUjfice Diprur ment, Ottawa, and for payment of postage ia cash.Cade \u2014 \u2014 : NOTRE COUVERTURE L\u2019énorme grue flottante \u2018Hercules\u2019 d\u2019une puissance de 275 tonnes, construite aux chantiers de la Marine Industries, a Sorel, pour le compte de la Voie maritime du St-Laurent a été mise en service récemment.Elle symbolise bien la puissance technologique de la province de Québec.(Photo de Roger St-Jean, La Presse) MARS 1963 MARCH Vol.XXXVIII, no 7 Sommaire Summary L\u2019Hydro-Québec Robert Bastin 1 Rolls-Royce Motor Cars L.W.Stratton 10 Le béton .René Torre 16 The Maser Edith Beauchamp 21 Le planétarium .Pierre Daudelin 25 Mon métier: M.André Dandeneault, spécialiste-consultant en éclairage Julien Labedan 27 Nouvelles techniques René Torre 30 Jeux mathématiques .Marcel Séguin 32 Abonnements: 10 numéros par an Subscriptions: 10 issues per year CANADA $2.00 Autres pays \u2014 Foreign Countries $2.50 ® Sources Credit Lines Pp 1 à 9, photos de l\u2019Hydro-Québec.Pp 10 à 15, photos et graphiques de Rolls-Royce Co., England; Pp.16 à 20, photos Alain Bassompierre.P.21, photos Science Service.P.25, ill.fournie par la Brasserie Dow.P.28, photos Henri Beauchamp.P.31, Science Service. 0 _ -L'HYDRO-QUEBEC T ~~ - clef de voûte 7 _ | de notre avenir ROBERT BASTIN Dans une dizaine d\u2019années, le Québec disposera d\u2019une puissance hydroélectrique de prés de vingt millions de chevaux.Ce potentiel formidable, maîtrisé par le génie ca-_ HR \u2018 nadien, est oeuvre d\u2019un groupe de + ro pionniers, d\u2019une poignée d\u2019ingé- | nieurs, de milliers de travailleurs qui servent au monde le spectacle du courage et de l\u2019audace.La Commission hydroélectrique, clef de voûte de l\u2019avenir du Québec, pourrait inscrire sur son drapeau les noms de ses prestigieuses victoires: Beauharnois, Bersimis, Carillon, Manicouagan, Aux Outardes.HOUILLE BLANCHE En 1831, le physicien et chimiste anglais Michael Faraday découvrit l\u2019induction électro-magnétique et, quarante ans plus tard, Zénobe Gramme, électricien français, mit au point la première dynamo industrielle permettant de produire de la lumière électrique.Ces deux découvertes marquèrent l\u2019aube d\u2019une ère nouvelle.On se rendit compte que les turbines et roues hydrauliques qui fournissaient la force motrice aux moulins, pou- 7) + 2 arme mg car a quan pe # je N BR Centre nerveux de tous les réseaux de I'Hydro-Québec, situé au rez-de-chaussée du siège social, boulevard Dorchester a Montréal.Les techniciens qui y travaillent dirigent les opérations de toutes les centrales: Beauharnois, Bersimis, etc.L\u2019horloge de droite est électronique, elle est munie d\u2019un récepteur radiophonique par lequel le poste WWYV de Washington lui communique d'instant en instant l'heure rigoureusement précise.Sous-station du Bout-de-I'ile.Creusage du sillon alluvionnaire à Manicoua- gan V.vaient également actionner des dynamos génératrices d\u2019énergie hydroélectrique.Le Canada, si abondamment pourvu en chutes d\u2019eau et rivières au cours rapide (il possède à lui seul le tiers environ de l\u2019eau douce du monde), se trouvait ainsi au seuil d\u2019une expansion extraordinaire grâce à la production et à l\u2019utilisation de l\u2019énergie hydroélectrique.Aujourd\u2019hui, ses fleuves et rivières produisent vingt-sept millions de chevaux soit, par tête d\u2019habitant, plus que tout autre pays à l\u2019exclusion de la Norvège.Cette puissance considérable totalise à peine le cinquième des réserves totales d\u2019énergie.LES COURS D'EAU DU QUEBEC Le Québec, territoire immense de près de 600,000 milles carrés, possède des richesses minérales inouïes, mais les géologues n\u2019y ont relevé aucune trace de houille et, jusqu\u2019à présent, on n\u2019a encore obtenu aucun indice définitif de la présence du pétrole en quantités commerciales.Par contre, les cours d\u2019eau, unique source d\u2019énergie, forment un réseau extrêmement dense et ont un débit d\u2019une telle intensité qu\u2019ils assurent au Québec une puissance hydraulique fabuleuse, l\u2019une des plus importantes au monde.La précipitation annuelle, dont la moyenne s\u2019établit aux environs de trois pieds, et la configuration géographique du territoire à l\u2019ouest et nord du fleuve Saint-Laurent dotent le Québec de nombreux cours d\u2019eau susceptibles d\u2019être aménagés pour la production de l\u2019énergie électrique.Fait important à souligner, il n\u2019a à all 1 NN rs et _ La dernière née, Carillon sur la rivière Outa- ouais, d'une puissance définitive, 840,000 HP.Par un tunnel de 7'4 milles de longueur et de 31 pieds de diamètre, l'eau captée à la chute, est amenée à la centrale de Bersimis.Ici un ingénieur procède à l'inspection d'une des conduites forcées.fallu qu\u2019un nombre restreint de barrages pour régulariser le débit des principales rivières et en retirer le maximum d\u2019énergie.Dans les premiers temps, vers les années 1890, des compagnies privées réalisèrent les premiers aménagements hydroélectriques dans le Québec.L\u2019une des premières centrales, de 25000 chevaux, fut installée aux Rapides de Lachine.Elle était considérée alors comme la deuxième en puissance au monde.Quelques années plus tard, un groupe de financiers érigeait une usine d\u2019égale puissance à Shawinigan.C\u2019était la première des sept centrales qui s\u2019échelonnent aujourd\u2019hui le long de la rivière Saint-Maurice.vingt-cinq années qui suivirent, plus de trente-cinq centrales furent aménagées.Enfin, entre les années 1925 et 1930, le fameux projet de Beau- harnois prenait forme.Par la suite, ces différents organismes s\u2019intégrèrent graduellement et, en 1944, le gouvernement provincial institua la Commission hydroélectrique de Québec.Cette Commission, plus communément appelée Dans les: Hydro-Québec, était tenue de produire et de vendre de l\u2019énergie électrique au plus bas prix possible, compatible avec une saine administration financière.LES ANNÉES D\u2019APRÈS GUERRE En 1947, après la tourmente, l\u2019industrie et le commerce connurent un essor extraordinaire.L\u2019Europe avait hâte de se reconstruire.Elle réclamait à corps et à cris des produits bruts, des machines et tout ce dont ses populations avaient été sevrées pendant des années.Ici même, nos gens avaient dû se dispenser de tout ce qui n\u2019était pas essentiel et, la paix revenue, ce fut une ruée.Pour satisfaire ces besoins, l\u2019industrie mobilisa toutes ses ressources, augmenta ses moyens de production.Il s\u2019ensuivit une hausse considérable de l\u2019utilisation de l\u2019énergie électrique.D\u2019autre part, en l\u2019espace de quelques années, la population de la région de Montréal subit une courbe ascendante très accentuée.On a construit de nouveaux quartiers, La centrale Bersimis Il, située à 50 milles en aval de Bersimis+I, a une puissance aménagée de 905,000 HP.Sur le monticule, vers la gauche, la cheminée d'équilibre.édifié de nouvelles industries.De cette expansion il est résulté une consommation énergétique quatre fois plus considérable qu\u2019elle ne l\u2019était il y a dix-huit ans.L\u2019Hydro-Québec s\u2019est trouvée dans l\u2019obligation, pour faire face à cette demande, de multiplier ses aménagements.Successivement, en l\u2019espace de quelques années, de nouvelles centrales surgirent.Ce furent tour à tour Beauharnois II, Bersimis I (1), Bersimis II, Beauhar- nois III, Les Boules, Carillon.Présentement les travaux se poursuivent activement sur les rivières Mani- couagan et Aux Outardes où cinq usines fonctionneront vers 1972.A longueur de colonnes, journaux et revues nous ont longuement décrit les réalisations spectaculaires de l\u2019Hydro-Québec et les projets d\u2019envergure en cours d\u2019exécution.Des millions de tonnes de pierre, de roc ont été déplacées, des montagnes ont été effacées de la carte, des cours d\u2019eau tumultueux détournés, des villes érigées.Tout cela pour nous fournir l\u2019électricité; tout ce déploiement du génie et des techniques les plus modernes pour faire tourner les usines, nous faire vivre et prospérer.Pour nous, actionner l\u2019interrupteur est un geste banal.\u201cQue la lumière soit et la lumière fut\u201d.Pourtant, cet acte bien simple que nous exécutons du bout des doigts cache une foule de manoeuvres auxquelles président des équipes continuellement en alerte.Ces manoeuvres constituent ce qu\u2019on appelle le réseau et sont dans l\u2019ordre: la production, le transport, la transformation et la distribution.LA PRODUCTION La centrale, c\u2019est le point de départ.C\u2019est là que se génère l\u2019énergie.Les centrales peuvent être de deux catégories: \u2018\u2018au fil de I\u2019eau\u2019 comme celle de Beauharnois ou avec réservoirs comme les centrales du St- Maurice ou de la Bersimis.Dans un cas comme dans l\u2019autre, un barrage équipé de vannes barre le cours d\u2019eau.L\u2019eau passe par un couloir profilé appelé bâche spirale qui la dirige vers la turbine.L\u2019eau frappe la turbine avec une puissance plus ou moins grande suivant la hauteur et le volume de la chute exploitée.Cette pression actionne la turbine.La rotation de la turbine entraîne un alternateur relié à celle-ci par un axe ou arbre de couche.L\u2019alterna- En plein ciel, un pylône se dresse. teur se compose de deux parties: le stator, partie fixe, le rotor, élément mobile.Le principe d\u2019induction électromagnétique (découverte de Faraday), suivant lequel un fil conducteur se trouve pourvu d\u2019une tension si on le force à traverser le champ magnétique d\u2019un aimant, sert de base au fonctionnement des groupes générateurs.Trois conditions sont nécessaires à la production de l\u2019électricité: le champ magnétique, les conducteurs et un mouvement relatif entre les deux.Le champ magnétique peut provenir d\u2019un aimant naturel ou artificiel.L\u2019aimant artificiel se construit au moyen d\u2019un morceau de fer doux autour duquel on enroule un fil traversé par un courant électrique.On obtient ainsi un électro- aimant.Le courant issu des électro- aimants est un courant continu ou Arpenteurs et géomètres à l'oeuvre.Photo-montage du barrage de Manicouagan dont on prévoit l'achèvement vers 1970.Il aura 4,200 pieds de long à la crête, 600 pieds d'empattement et 700 de hauteur en son centre.courant d\u2019excitation.On dispose sur le rotor de l\u2019alternateur une série de ces électro-aimants et l\u2019on crée ainsi un champ magnétique.Le stator est muni de conducteurs enroulés en bobines.Par la rotation, les électro-aimants du rotor croisent les conducteurs du stator.Ces conducteurs traversent le champ magnétique et deviennent par le fait même chargés d\u2019électricité.Lorsqu\u2019 ils sont raccordés à un circuit fermé, un courant est lancé vers la destination voulue.Une dynamo de bicyclette illustre ce phénomène.Dans ce cas la roue joue le rôle de la chute d\u2019eau.Une fois produite, l\u2019énergie passe par des transformateurs installés à proximité de la centrale, pour y subir une élévation de tension.De On amène le matériel à pied-d'oeuvre.iY là, elle entreprend le long des lignes de transport plus ou moins étendues, son voyage vers les centres d\u2019utilisation.LE TRANSPORT Pour éviter une perte de puissance dans le transport de l\u2019énergie celle- ci est véhiculée sous une tension qui varie selon la distance à parcouri et la quantité d\u2019électricité à transporter.C\u2019est ainsi que dans le cas des lignes Bersimis-Montréal, elle a une tension de 300,000 volts.Or l\u2019abonné courant utilise une énergie de 115 ou 230 volts.Quelques entreprises commerciales exigent 550 volts et certaines industries ont besoin d\u2019un courant de 4,000 et de 12,000 volts.La première étape de ce voyage est /a sous-station, où s\u2019opère la transformation. La salle de commande de la sous-station du Bout-de-lÎle, un des points d'aboutissement des lignes Bersimis-Montréal.= Vue générale des tableaux de commande à la sous-station Dorchester.La centrale souterraine Bersimis |! abrite, dans une caverne aux dimensions de cathédrale, huit groupes générateurs de 150,000 HP chacun.TRANSFORMATION La sous-station, coeur du réseau, est le trait d\u2019union entre la centrale et le consommateur.Elle pourrait se comparer à la salle d\u2019expédition d\u2019un grand magasin où l\u2019on répartit les commandes à la clientèle.La marchandise reçue à la sous-station c\u2019est l\u2019énergie qui arrive de la centrale à haute tension.Cette tension est abaissée par des transformateurs pour faciliter la distribution.C\u2019est l\u2019emballage de la marchandise en paquets plus petits qui seront livrés soit au marchand, soit au consommateur.Le transformateur est un appareil consistant en un noyau de fer sur lequel sont bobinés deux enroulements de fils de différentes grosseurs.Le genre de transformateur, élévateur ou abaisseur de tension, dépend du nombre de tours des deux enroulements.Si l\u2019enroulement primaire possède plus de tours que l\u2019enroulement secondaire, c\u2019est un transformateur abaisseur.Dans le cas contraire, nous avons un transformateur élévateur.La transformation est directement proportionnelle au nombre de tours de chaque enroulement.Si un enroulement possède deux fois plus de tours que l\u2019autre, la tension secondaire sera multipliée ou divisée par deux.ÉQUIPEMENT DE LA SOUS-STATION Outre les transformateurs, la sous- station est équipée de gros interrupteurs qui ont la même fonction que celle dévolue à nos interrupteurs domestiques: interrompre, couper le courant si besoin est.Ils se différencient de ces derniers par leur dimension et leur rapidité.Il en est qui peuvent couper des courts- circuits de 3,500,000 kva en 1/20e de seconde.Une défectuosité peut survenir dans l\u2019un ou l\u2019autre appareil, transformateur, interrupteur, etc.Il faut alors mettre ces derniers hors tension pour permettre la réparation.Le sectionneur intervient.Parmi l\u2019appareillage de la sous- station, il y a également ce qu\u2019il est convenu d\u2019appeler les barres omnibus qui reçoivent l\u2019énergie des feeders d\u2019alimentation et la transmettent aux feeders de distribution par l\u2019intermédiaire des transformateurs.Alimenter les abonnés à une tension satisfaisante et constante est un des problèmes majeurs.À cette fin on utilise des régulateurs dont le rôle consiste à équilibrer la tension.Donnons un exemple: l\u2019électricité sort d\u2019un poste de transformation sous Transformateurs de 100,000 KVA, pesant 146 tonnes.Des techniciens font l'inspection d'usage.ZA aw\u201d wld vs ._ 3\u2014 eu ww ANT \u2014 ve ) ares.5 oH WP Ta = 2 6 Le SP 4 | Saws comet. Ces foreuses géantes en action dominent le bruit des chutes à Manicouagan Il.\\ 7 LA =v VB Ue » VAERW A.VEE A.NU ARENA nav, SUN 7 ver FST 7S LIA une tension de 25,000 ou 12,000 volts et les gros abonnés industriels y sont raccordés.Elle passe ensuite par un poste de distribution et continue son chemin a 12,000, 4,000 ou 2,400 volts pour alimenter les industries plus petites.Enfin, elle traverse un transformateur de distribution, une de ces boites noires que nous pouvons voir au sommet des poteaux dans la rue, qui abaisse sa tension a 575 ou 115-290 volts.Certains abonnés sont raccordés directement au circuit primaire et abaissent la tension, selon leurs besoins, à l\u2019aide de leurs propres transformateurs.LA DISTRIBUTION Habituellement, pour la distribution, l\u2019électricité s\u2019engage dans des lignes aériennes soutenues par des poteaux de bois.Pour empêcher les conducteurs de toucher aux poteaux 4 Entrée du tunnel à Manicouagan HA » Bg La houille blanche, richesse du Québec. Beauharnois, 2,161,000 HP, l'une des plus puissantes centrales au monde.Sa longueur est de quelque 2,500 pieds.on utilise des isolateurs de porcelaine.S\u2019il est impossible de construire une ligne aérienne dans les quartiers denses d\u2019une grande ville on a recours au mode de transport souterrain.Chacun de ces moyens de transport présente des avantages et des inconvénients.CIRCUIT AÉRIEN Les circuits aériens sont exposés à subir les caprices des éléments: vent, grêle, tempêtes, etc.Les poteaux qui les soutiennent sont parfois des obstacles fâcheux et dans certains cas nuisent à l\u2019esthétique.D\u2019autre part, lorsqu\u2019une réparation s\u2019impose, celle-ci s\u2019effectue beaucoup plus rapidement et à moindre coût.De plus un circuit aérien peut être laissé sous tension, pendant l\u2019exécution de certains travaux.Ainsi les abonnés ne subissent aucune interruption de service.Enfin, l\u2019installation proprement dite est beaucoup moins onéreuse que celle d\u2019un circuit souterrain.CIRCUIT SOUTERRAIN Un circuit souterrain évite l\u2019encombrement des poteaux, améliore l\u2019apparence du quartier et est à l\u2019abri des intempéries.Il est indispensable d\u2019y recourir dans les secteurs à forte densité de population.Ces avantages indiscutables sont contrebalancés par des inconvénients.Tout d\u2019abord, l\u2019accès d\u2019un circuit souterrain est toujours plus difficile.Pour repérer une panne il faut utiliser des appareils spéciaux compliqués et dispendieux.On ne peut travailler sur un circuit souterrain sous tension que si cette dernière ne dépasse pas 575 volts.C\u2019est dire que dans certains cas ces travaux exigent la mise hors tension.Pour que l\u2019abonné ne subisse pas l'inconvénient d\u2019une interruption de courant, il faut installer deux circuits parallèles.À VOUS, FUTURS TECHNICIENS En quelques pages, nous avons tenté de vous brosser un tableau illustrant l\u2019une des industries premières du Québec.Nous avons parlé de notre extraordinaire capital en puissance hydroélectrique et tracé un schéma rapide des diverses opérations qui président à son exploitation.Cette exploitation qui totalise 12.8 millions de chevaux est assurée par diverses organisations EAL Transformateurs de mesurage de 120,000 volts a la sous-station souterraine Dorchester. Une mouche dans une toile d'araignée géante.C'est durant la construction de la ligne à 300,000 volts Bersimis-Montréal.Une forêt d\u2019acier\u2014la sous-station du Bout-de- Pile.Pi bd is 8 2 ae i = er \u2018 A cas dp, Sli, ~~ Ï | | U 7 RL dont la principale est l\u2019Hydro-Québec.A elle seule, la Commission hydroélectrique de Québec gère à à l\u2019heure actuelle huit grandes centrales totalisant un potentiel de quelque six millions de chevaux, potentiel qui, en 1972, sera doublé par l\u2019adjonction de l\u2019immense complexe de Manicouagan.Pour mener à bien cette tâche colossale, entretenir son réseau et l\u2019étendre, l\u2019Hy- dro-Québec mobilise un personnel considérable soit 5,000 employés permanents.Au Québec, c\u2019est l\u2019entreprise qui utilise les services du plus grand nombre de techniciens issus de nos Instituts de technologie.On en trouve dans les centrales, dans les sous- stations, dans les communications, dans les relais, dans les ateliers, etc.Pratiquement tous les corps de métiers figurent dans cette armée laborieuse: les ingénieurs, monteurs de lignes, mécaniciens, électriciens, spécialistes en électronique, en instrumentation et contrôle, en chauffage et climatisation, en téléphonie, en menuiserie, en radiophonie, et j\u2019en passe.C\u2019est dire que pour un grand nombre de jeunes qui fréquentent présentement nos Instituts de technologie, il existe un domaine leur offrant de larges possibilités, un domaine qui leur permettra de mettre en pratique demain, les connaissances acquises aujourd\u2019hui.(1) Note de l\u2019éditeur: le nom Bersimis est une corruption de \u2018\u201cBetsiamites\u2019\u2019.Les centrales se trouvent en effet sur la rivière des Betsiamites qui a été nommée ainsi d\u2019après une tribu indienne de la région.Le barrage de béton qui retient l'eau du réservoir de Bersimis Il.! enjambe la rivière sur une distance de près de 2,000 pieds et sa hauteur est de 250 pieds. 10 ROLLS-ROYCE motor cars The compression ratio of the 8-cylinder 6230 c.c.engine has been raised from 8.0:1 to 9.0:I.This gives a superior performance and improved fuel consumption.The frontal appearance has been altered to incorporate a four headlight system and the bonnet line lowered to improve forward visibility.Increased leg room and greater effective width is given by the rear seat while the front seats have been redesigned.The capping rail to the fascia panel is now padded.L.W.STRATTON Our correspondent in England Very few motor cars are today \u201chandmade\u201d, and most elaborate mass production methods prevail in car factories all over the world.Amongst the very few firms which still put highest quality above any other consideration are Rolls Royce Ltd.of England.From time to time their cars are seen in Canada, and can be distinguished by their outer appearance and noiseless movement from other more popular cars.In the following a brief history will be given of the Rolls Royce \u2018Silver Cloud\u201d motorcar with special consideration of two outstanding design features, namely its automatic transmission and the power assisted steering.Rolls-Royce Silver Cloud III Four Door Salon.According to the makers the \u201cSilver Cloud\u201d Rolls Royce is the finest car ever produced by this firm.The body is carefully insulated from the chassis frame (no mass produced car in Europe has today a solid separate chassis frame, although the latter is a most important safety device in case of an accident.The writer knows, because a frame in an old Morris car saved his life in collision with a heavy truck a few years ago!).A side control switch varies the setting of the rear chock dampers to deal with exceptionally rough roads or heavy loads.The entire hydraulic brake system is duplicated.The rear brakes are also partially operated mechanically.SPECIFICATION For those readers who are car-minded (most students are, of course) the following specifications should be of interest.ENGINE Engine Type: Eight cylinder 90° Vee unit with overhead valves, hydraulic tappets, and cast aluminum block and heads.Bore and Stroke: 4.1\u201d x 3.6\" (104.14 mm.x 91.44 mm.).Cubic Capacity: 380 cu.in.(6230 c.c.). Compression Ratio: 8.01 : |.Firing Order: A1, BI, A4, B4, B2, A3, B3, A2.(A = off side bank) Cylinder Block: High silicon content aluminum alloy with \u201cwet\u201d cylinder liners of cast iron.Cylinder Heads: Aluminum alloy with steel valve seats.Crankshaft: Chrome molybdenum steel with integral balance weights running in five main bearings.Camshaft: Monikrom cast iron shaft driven by helical gears.LUBRICATION SYSTEM Oil pump with helical displacement gears and integral relief valve.Full Flow oil filter.Sump capacity: 12.5 pints (Imperial; 15 pints (U.S.); 7.1 litres.High pressure feed to camshaft, connecting rods, crankshaft bearings and hydraulic tappets.Reduced feed to engine gears and the hollow valve rocker shafts.FUEL SYSTEM Fuel Pumps: Twin electrically operated independent pumps mounted externally on right-hand side of chassis frame.Fuel Tank Capacity: 18 gallons (Imp.); 21.62 gallons (U.S.); 81.8 litres.Carburetors: starting.Twin S.U.automatic choke for cold Air Cleaner: Impregnated paper filtration.Mounted on bonnet.COOLING SYSTEM Coolant circulation maintained by a centrifugal pump mounted in tandem with the fan and V-belt driven.Capacity: 21 pints (Imp.); 24.2 pints (U.S.); 11.9 litres.Exhaust System: Straight through large diameter pipe, with three acoustic silencers in series, each tuned to absorb a different range of frequencies.CAR BODY CHASSIS Closed box-section frame of welded steel construction with cruciform centre bracing pierced for propeller shaft and forming a very stiff structure.Long life grease lubrication by nipples at 21 points.TRANSMISSION Rolls-Royce automatic gearbox providing four forward speeds and reverse through epicyclic gears.Divided propeller shaft with universal joints connecting the two halves.Hypoid bevel final drive with four- star differential and semi-floating halfshafts.Overall Transmission ratios: Ist 11.75 : 1 3rd 4.46 : 1 2nd 8.10 : 1 4th 3.08 : 1 Reverse 13.25 : 1 SUSPENSION Independent front suspension by wishbones of unequal length with coil springs.Opposed piston hydraulic dampers and torsional anti-roll bar.Rear suspension is by half-elliptic springs with rubber bushed shackles.Single radius rod and electrically controlled piston-type dampers.A ride control switch on the steering column varies the setting of the shock dampers to deal with rough roads or heavy loads.STEERING Cam and roller with hydraulic power assistance.Degree of assistance varies automatically from about 509, for normal motoring to 809, for parking.Turns of steering wheel from lock to lock: 414.FIG.2\u2014GEAR BOX\u2014SECTIONAL VIEW.le +4, an dif ve ss = 1: US © ws veuves Ne FONT auton CAUTOH PrsTONS ear aumon REVERSE PLANET GEARS ve Zz) SN MEVERSE COME CANTON verve 7 à NA ze \u2018 Paie MY Er A oWTPYT SIASY v1 [ AN AS A (DRIVING REAR PUMP A Um A .\u2026 A AND GOVERNOR) A \u201cka 3E a N 0 NA Z A A TT SE se aN 2 7222000077777, ZN N NN NÉ | 7272 REE AN a CRANICSIMAF 4 N 5 | D SDS» [RP SSSSSSSSSSSSSSS ASS SSSSSSS NS Z N ZX NN SN EN 9 9 2 A 5 j % i 7 U AN ee 4 A .a U Po Ns ; > FIG.2A\u2014DIAGRAM OF GEARBOX LAYOUT.11 3 ANNULUS GEAR PLANET GEARS WHEELS AND TIRES 15-in.steel disc wheels on five studs, carrying 8.20 x 15 broad base tires.I 3 | SUN GEAR PLANET CARRIER BRAKES Servo-assisted brakes with hydraulic operation at the front and combined hydraulic and mechanical operation at the rear.The hydraulic systems are duplicated, with two master cylinders, for safety.Pull and twist handbrake operating on rear wheels.Cast-iron drums with peripheral cooling fins 11 in.diameter, 3 in.wide.FIG.3\u2014EPICYCLIC GEAR TRAIN.BODYWORK 5/6 seater, 4 door saloon body of stressed steel skin construction.Full width front seat with independently adjustable backrests.Upholstery in English hide.Pile carpets throughout.Fascia and garnish rails finished in French walnut veneer.Heating and ventilation control.Rear window electrically demisted.Refrigeration unit and power operated windows are extra if required.ELECTRICAL SYSTEM 12-volt negative earth.Automatic regulation of dynamo current and voltage.Starter motor with pre- engagement solenoid.67 ampere-hour battery.Twin electric fuel pumps.Double dipping headlamps operated by foot switch.Direction indicator switch on steering column.Twin fog lamps, which also incorporate flashing filament for direction indicators.Combined stop and tail lamps, with amber stop light lenses also functioning as flashing direction indicators.One switch operates both the two-speed windscreen wipers and windscreen washers.Another switch operates the flap covering the petrol filler cap, so securing it completely from the outside.FIG.3A\u2014EXPLODED VIEW OF EPICYCLIC GEAR TRAIN ROLLS ROYCE AUTOMATIC GEARBOX (Fig.2) In the following a simple explanation will be given of design and working of the Rolls Royce Automatic Gearbox.Illustrations are diagrammatic only and are not complete in technical detail, but they give the basic principle of this notable design.Fig.2A shows a PLANET CARRIER AND ANNULUS SUN GEAR AND PLANET diagram of gearbox layout.GEAR LOCKED CARRIER LOCKED The Rolls-Royce Automatic Gearbox has been designed to simplify the art of driving, by eliminating as many as possible of the actions of gear changing, normally carried out by the driver, and by making these the responsibility of the gearbox itself.Gear changes are performed automatically and almost SON GE Ls imperceptibly, calling for no effort from the driver to operate a gear lever or clutch pedal.At the same time the driver is given a measure of control over the gearbox, FIG.4\u2014DIRECT DRIVE.by the provision of three forward gear ranges, so that 12 he may select a range best suited to his driving technique and to the prevailing traffic and terrain conditions.A selector lever and quadrant, marked N, 4,3,2 and R, are mounted on the steering column.A button in the end of the lever must be depressed to engage N (Neutral) or R (Reverse), and a gate is placed between positions 3 and 2 to prevent accidental engagement of the lower range.\u201cN\u201d (Neutral) is a safety position in which the drive through the gearbox is disconnected.The engine can be started only with the selector at N, as in other positions the electrical circuit to the starter motor is interrupted.\u201c4\u201d (Range 4) is the normal driving range.With the selector lever in position 4 the gearbox will automatically select the gear best suited to road speed and throttle opening.Thus the car will start away from rest in first gear, and change up as road speed increases, to second gear, third gear and top, the moment of changing also depending on the throttle opening and thus the degree of acceleration required.The gearbox will continue changing automatically, up or down, giving the gear best suited to the engine requirements.If the accelerator pedal is pressed hard down beyond the normal limit of its travel when sudden acceleration is required, the gearbox will automatically change down to a lower gear provided the road speed is between approximately 5 and 60 m.p.h.\u201c3\u201d (Range 3) known as the \u201cperformance range\u201d and may be selected at any desired moment by the simple movement of the lever.In range 3, fourth gear is only obtainable at speeds over 65 m.p.h.This is a useful feature when maximum acceleration at higher speeds is required, or when driving in very hilly country.Similarly it gives advantage in conditions of heavy traffic, by reducing the number of gear changes.If selected at speeds over 65 m.p.h.the gearbox remains in fourth gear until the speed falls, so that the engine or gearbox cannot be damaged by overspeeding in the lower gear.\u201c2\u201d (Range 2) is provided primarily for the descent of steep hills where it may be desired to use the engine as a brake.Selection of this range prevents changes above second gear.If selected at high speeds the gearbox will remain in third gear until the speed falls to about 40 m.p.h.\u201cR\u201d (Reverse).One low reverse ratio is available.Reverse may be selected whilst the car is moving forwards, provided the speed is lower than 10 m.p.h.Above this speed, a blocking system prevents selection.A positive parking lock is obtained by selecting Reverse when the engine is switched off.The car will be held on a gradient even with the handbrake released.The gearbox comprises two epicyclic gear units controlled by hydraulically operated clutches and friction bands, and operates in conjunction with a fluid coupling.A third epicyclic gear unit is incorporated for reverse.Each of these units with their method of working and control will be explained in the pages that follow.EPICYCLIC GEARS It is first necessary to understand the principles of epicyclic gears, and this section is included for those who may have had little experience of them.An epicyclic gear unit consists of the following members (see Fig.3): (1) A centre or sun gear.(ii) A set of planet gears, freely rotating on pins mounted in a planet carrier, and equally spaced round the sun gear with which they mesh.(ii) An annulus gear with internal teeth which mesh with the planet gears.The sun gear, planet carrier and annulus gear are arranged so that their centres of rotation are concentric (see Fig.3A) and in the automatic gearbox the input torque is applied to either the sun gear or the annulus torque being always taken from the planet carrier.The gear unit can be used to obtain four different output conditions: 1.Neutral.If any one member is rotated and the remaining two members are allowed to run free, no drive will be imparted through the gear unit and the whole will idle in Neutral.2.Direct Drive.If any two of the members are locked together, (see Fig.4), the third member will be carried round by the teeth of the two locked members at the same speed and in the same direction.The gear unit will, in effect, act as a direct mechanical coupling.3.Reduction.If one member is held stationary and a second rotated, the third will rotate at a reduced speed.Thus if the sun gear is held stationary and the annulus gear rotated, the planet carrier will rotate in the same direction but at a reduced speed.Similarly, if the annulus gear is held stationary and the sun gear rotated, the planet carrier will rotate in the same direction and at a reduced speed.4.Reversed Reduction.If the planet carrier is held stationary and the sun gear rotated, the annulus gear will rotate at a reduced speed but in the opposite direction.13 CO wr => wh , \"SAFETY rd VALVE 7 / OPEN VA 7 \u2014\u2014\u2014 Vd pm FE WITHOUT / \u201c|FULL PDWER ASPISTANGE POWER ASSISTANCE pr T7 FOR PARKING 7 , at re pa pid Pe POWER ASSISTANCE q 7 / A0 - LT FIG.7\u2014 TORUS MEMBER OF FLUID COUPLING.NO POWER ABSISTANGE DRIVERS EFFORT AT STEERING WHEEL OUTPUT EFFORT FIG.10\u2014CHART SHOWING EFFECT OF POWER STEERING.In the automatic gearbox two members of a gear unit can be locked together to obtain direct drive by a multi-plate clutch (see Fig.5), the driving plates being splined to one member and the driven plates to the other.Thus when the clutch plates are engaged the two members rotate as one, carrying the third member with them at the same speed.The clutch is normally held in the disengaged position by springs, and is engaged by a hydraulically operated piston.It is possible to hold one member stationary by a friction band, the sun gear in the front unit and the i À m crcrims annulus gear in the rear unit.These are attached to fi.2 ™ mb 2m drums and the bans applied to the drums as in Fig.6.| * ree In the front gear unit the band is applied and released by a hydraulic servo unit, but in the rear unit the band is held in the \u201con\u201d position by a heavy servo spring, and released hydraulically by the servo unit.| RESERVOIR-HYDRAULIC PUMP 2- FILIER ELEMENT 3 HYDRAULIC Pump 4 FLOW-CONTROL VALVE 5.PRESSURE RELIEF VALVE 6 SPOOL VALVE pi.7 REACTION PLUNGER ; 3 8 \u2014 PRIMARY SPRING } 9 SECONDARY SPRING j 10 SPACING PIN NORMAL TURNING CONDITION F LU | D T RANSM I ss | ON in 11 NON-RETURN VALVE = 12 POWER CYLINDER RIGHT HAND LOCK-\u2014 LIGHT LOAD A fluid coupling is used to achieve the smooth changes from one gear ratio to another.Two identical FIG.9\u2014POWER STEERING.torus members (see Fig.7), each splined to different but concentric shafts, are mounted facing each other within an oil-filled chamber (see Fig.8).A gap of approximately one tenth of an inch separates the torus members so that there is no mechanical connection 14 between them.When the driving shaft rotates, oil within the driving torus member is flung outwards by centrifugal force to its perimeter and directed across the gap at great speed, striking the vanes of the driven torus member and causing this to rotate in the same direction.The central guide rings of the torus members force the oil to circulate continuously between the two.The higher the speed of the driving member the greater is the force exerted by the oil on the vanes of the driven member.Thus: \u2014 From 0-300 r.p.m.the fluid coupling is inefficient, and no appreciable power is transmitted to the driven torus member.From 300-1,000 r.p.m.the coupling transmits power with increasing efficiency.Above 1,000 r.p.m.the coupling acts as an efficient connection between the engine and gearbox.These characteristics of the fluid coupling ensure that, when starting from rest, the drive is taken up smoothly, and at higher speeds power losses are reduced to a minimum.POWER ASSISTED STEERING The system of power assisted steering on Rolls- Royce and Bently motor cars was introduced to lessen the effort required from the driver.After prolonged research, it was found that 50 per cent was the optimum amount of power assistance for all normal occasions, if a desirable degree of feel of the road on the steering wheel was to be retained.The normal Rolls-Royce manual steering mechanism has been retained, and power assistance has merely been added.The power is provided by an engine-driven hydraulic pump, the output of which, under control of the valves in the steering column, is used to actuate the power cylinder coupled to the steering linkage.The operating system is illustrated in Fig.9.A greater degree of assistance is naturally wanted for parking and other such manoeuvres, and the Rolls- Royce system provides for this by an arrangement of extra valves in the control mechanism.A \u201csafety valve\u201d completely cuts out power assistance if the front wheel meets with any obstacle such as a kerb.These effects are shown on the graph in Fig.10.Few people having experienced Rolls-Royce power assistance on a long journey would wish to revert to ordinary steering.In conclusion it should be stated that Rolls-Royce claim that every part of their Silver Cloud car down to the smallest detail has been designed with utmost care.Assembly in the modern equipped works is performed by individual craftsmen.This and the long years of engineering experience justifies the claim that here is the best car in the world for those who can afford it.ANNULUS GEAR CLUTCH PLATES GRE) TN L\u2014 OPERATING PISTON ms Jk 7 7 = 2 SA PLANET GEARS | PLANET CARRIER | FIG.5\u2014DIRECT DRIVE CLUTCH.TS TES ae TREE SE a ; we TEA 18 Gk RE AS © Ws Show , BAND OPERATING SERVO BAND ANCHOR STOP AND ADJUSTING SCREW STEEL BACKING FIG.6\u2014FRICTION BAND AND SERVO UNIT.Pl TE CAE ey TT TING OIL DRIVEN DRIVING TORUS SN DRIVING OIL FILLED CHAMBER (TORUS COVER) DRIVEN STRIKES VANES IN THIS DIRECTION FIG.8\u2014FLUID COUPLING. TITI LA Pill ve sitter ci + Rn RENE TORRE photos: ALAIN BASSOMPIERRE Le béton, qui a apporté de si grands changements dans l\u2019art de bâtir et qui n\u2019a pas encore donné le maximum de ses possibilités, n\u2019a pu exister que grâce à la mise au point d\u2019un liant: le ciment.Ce produit, tel que nous le connaissons de nos jours, n\u2019existe que depuis le début du XIXème siècle.Auparavant, l\u2019homme se servait de la chaux hydraulique pour cimenter les pierres.Les Romains avaient d\u2019ailleurs acquis une technique parfaite dans ce domaine et la présence de nombreux monuments, ponts, viaducs, etc, qu\u2019ils nous ont laissés, en est la preuve.De nos jours, la fabrication du ciment se fait sur une échelle industrielle et la puissance d\u2019un pays se juge autant sur sa production de ciment que sur celle de l\u2019acier.En 1960, il a été produit, dans le monde, 314 millions de tonnes métriques de ciment, pour 346 millions de tonnes d\u2019acier.Ces chiffres seuls donnent l\u2019importance jouée par ce produit, dans notre civilisation.Le Canada en a fourni 5,339,000 tonnes, se classant au 11ème rang des pays producteurs de ciment.Le ciment le plus employé porte le nom de \u201c\u2018Portland\u201d, du nom de la ville où il a été fabriqué, pour la première fois, industriellement, après avoir été inventé par le français Vicat.COMPOSITION Il existe de nombreuses variétés de ciment, mais celui qui sert de base, le ciment \u2018Portland\u2019 artificiel, à prise lente, est un produit obtenu grâce à la combinaison d\u2019éléments mélangés et dosés dans les proportions suivantes : RAPPORT du Comité d\u2019étude sur l\u2019enseignement technique et professionnel N.B.Ces pages ne sont qu\u2019une synthèse très succincte du volumineux rapport de 600 pages présenté en deux tomes au Lieutenant-Gouverneur en conseil.C\u2019est le fruit de 200 journées de séances plénières tenues de janvier 1961 à décembre 1962.Le comité se composait de MM.Arthur Tremblay, président, Gabriel Rousseau, vice-président, Paul Doyon, secrétaire, Louis-Philippe Fortin, Mlle Denyse Gauthier, MM.Roy Leggo Campbell, Rémi Loir, Albert Landry, Lionel Thibeault et Philippe Vaillancourt.Selon les termes de l\u2019arrété ministériel qui l\u2019a constitué, le 10 janvier 1961, le Comité devait étudier les problèmes relatifs: a) à la structure de l\u2019enseignement technique et professionnel, à ses méthodes d'enseignement et à ses programmes d\u2019études; b) au recrutement, à la formation et aux conditions de travail du personnel dirigeant et enseignant; c) à la sélection et à l\u2019orientation des élèves, au placement des diplômés et à leur intégration au monde du travail; d) à la coordination des institutions d'enseignement technique et professionnel avec les écoles de formation générale et les autres types d'institutions de formation professionnelle.RÉORIENTATION COMPLÈTE DU SYSTÈME D'ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL L\u2019enseignement professionnel devrait absorber au-delà de sept fois plus de jeunes, soit près de 180,000 étudiants, d\u2019ici 1971-1972; il y a actuellement plusieurs milliers d\u2019élèves de trop dans l\u2019enseignement général.Le Comité d'étude sur l\u2019enseignement technique et professionnel recommande une réorientation complète de notre système de formation technique et professionnelle et une transformation radicale du rôle rempli jusqu\u2019à présent dans ce domaine par les commissions scolaires qui devront, désormais, assumer une part considérable de ce secteur de l\u2019enseignement.La régionalisation constituera le principe de l\u2019aménagement des institutions.\u201cAucun enfant ne devrait quitter l\u2019école avant d\u2019avoir reçu un minimum d\u2019enseignement professionnel et le système scolaire devrait être aménagé de telle sorte qu\u2019il puisse, au moment opportun, offrir à chacun l\u2019enseignement professionnel qui convient à ses aptitudes et à ses ambitions\u201d.Le Comité a adopté cette prémisse comme fondement du programme qu\u2019il propose en vue de permettre à tous les jeunes de remplir, dès leur sortie de l\u2019école, une fonction utile sur le marché du travail.L\u2019orientation des jeunes, la coordination entre les programmes de l\u2019enseignement général et de l\u2019enseignement professionnel, l\u2019élaboration et le contenu des programmes d\u2019étude de l\u2019enseignement professionnel, la nature de la formation professionnelle, la formation des maîtres, la sanction et le contrôle de l\u2019enseignement, l\u2019évolution démographique, l\u2019aménagement territorial et matériel des institutions, les relations avec le monde du travail, le rôle des différents types d\u2019institutions, les structures de l\u2019administration pédagogique et financière sont les différentes questions soumises pour approbation aux autorités gouvernementales. TRANSFORMATION RADICALE DU ROLE DES COMMISSIONS SCOLAIRES Le Comité d\u2019étude sur l\u2019enseignement technique et professionnel propose une transformation radicale du rôle assumé jusqu\u2019à présent par les commissions scolaires en matière de formation professionnelle.Il recommande en effet: e que les commissions scolaires régionales (ou locales à certaines conditions) assument un rôle prépondérant, à tous les niveaux prévus, y compris le niveau technique, dans l\u2019enseignement des branches professionnelles qui ont pour caractéristiques de se rattacher au français, à l\u2019anglais, aux mathématiques et aux arts.e que les mêmes commissions scolaires dispensent aussi tout l\u2019enseignement du niveau de l\u2019initiation au travail dans les branches qui ne comportent que ce niveau.e qu\u2019elles assument aussi une part de l\u2019enseignement dans les branches qui ne dépassent pas le niveau du métier, mais qui comprennent aussi le niveau de l\u2019initiation au travail, et que, dans cette catégorie de branches, le partage entre les commissions scolaires, les centres d\u2019apprentissage et les écoles d\u2019Etat s\u2019effectue en tenant compte de circonstances particulières à chaque milieu.e que les écoles d\u2019État (réseau de l\u2019enseignement spécialisé) continuent à assumer l\u2019enseignement professionnel dans les branches qui ont pour caractéristique de se rattacher aux disciplines du savoir scientifique: mathématiques, physique, chimie-biologie ainsi que dans les branches pour lesquelles il conviendrait de créer des instituts inter-régionaux ou provinciaux, sauf dans les cas des carrières de l\u2019agriculture et de l\u2019enseignement où l\u2019on pourrait trouver, comme à l\u2019heure actuelle, à la fois des écoles d\u2019Etat et des institutions privées.En proposant que les commissions scolaires régionales (ou locales) offrent, dans Certaines branches professionnelles, un enseignement de niveau technique qui se poursuivrait jusqu\u2019à la 14e année, peut-être jusqu\u2019à la 15e année d\u2019études, il va sans dire que le Comité n\u2019ignore pas le sens ni la portée de ce qu\u2019il suggère.Une telle proposition lui paraît cependant essentielle, si l\u2019on veut que les commissions scolaires préparent efficacement les jeunes à faire face aux exigences des fonctions de travail correspondant aux branches professionnelles qu\u2019il leur confie, en particulier aux spécialités du secrétariat, de la comptabilité et de la mécanographie.Par ailleurs, pour ce qui est des secteurs de la formation professionnelle auxquels les commissions scolaires n\u2019ont jamais participé jusqu\u2019à maintenant (cours d\u2019initiation au travail, cours de métier), l\u2019élargissement des responsabilités des commissions scolaires ne paraît pas moins essentiel ni moins justifié.Si l\u2019on veut, en effet, que s\u2019effectue le passage normal des étudiants de la formation générale à la formation professionnelle, et si l\u2019on tient compte 2 du fait, sur lequel le Comité a insisté à plusieurs reprises, qu\u2019il faudra être extrêmement attentif au cours des prochaines années, à ce qu\u2019un grand nombre d\u2019étudiants ne s\u2019engagent pas dans un cours secondaire de formation générale inadapté à leurs besoins, mais s\u2019orientent plutôt vers le cours de formation professionnelle qui convient à leurs aptitudes, ces deux modalités de la formation scolaire devront avoir entre elles des contacts beaucoup plus suivis que dans le passé.Des calculs sommaires lui permettent d\u2019affirmer que les inscriptions dans les commissions scolaires pourraient atteindre un niveau comparable à celui des inscriptions dans les écoles d\u2019Etat.Dans cette hypothèse, il pourrait y avoir près de 80,000 étudiants masculins inscrits dans l\u2019un ou l\u2019autre des cours de formation professionnelle qu\u2019il a proposé d'organiser dans les commissions scolaires.RÉGIONALISATION DE L'ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL 55 UNITES RÉGIONALES EN 1971 \u201cL\u2019aménagement de l\u2019enseignement professionnel doit être conçu dans la perspective d\u2019un réseau régional d\u2019institutions complémentaires les unes des autres et accessibles à tous les jeunes de la région concernée\u201d.En énonçant ce principe, les membres du Comité expliquent qu\u2019il ne faut pas envisager l\u2019aménagement de cet enseignement sur une base purement locale, qui considère les institutions individuellement, mais sur une base régionale qui maintienne des liens entre les diverses institutions d\u2019une région.L\u2019aménagement de l\u2019enseignement professionnel doit donc postuler que chaque institution sera forcément spécialisée et ne pourra offrir qu\u2019une partie relativement minime des spécialités prévues dans l\u2019ensemble des programmes.Les enseignements professionnels dispensés dans l\u2019unité régionale devraient être assez diversifiés pour que la majorité des étudiants puissent y trouver une voie de développement adaptée à leurs intérêts et à leurs aptitudes.À la suite de leur étude, les membres du Comité ont choisi l\u2019hypothèse qu\u2019il faudrait en moyenne compter 30 élèves par branche et par degré et ils ont déterminé que la population de 13 à 20 ans qui pourrait alimenter des groupes de 30 élèves s\u2019établit à 9,300 sujets.C\u2019est ce nombre de 9,300 sujets de 13 à 20 ans qui définit en terme démographique l\u2019unité régionale qui devrait servir de base à l\u2019aménagement des institutions de formation professionnelle, du moins au niveau technique.Le Comité a calculé qu\u2019il y aurait, au total, à tous les niveaux de l\u2019enseignement professionnel, un répertoire de 23 branches professionnelles dans l\u2019unité régionale qu\u2019il propose comme la base de l\u2019aménagement de ce type d\u2019enseignement, soit 10 branches rattachées à une discipline du savoir et 13 autres branches au niveau du cours de métier et du cours de l\u2019initiation au travail.Il estime que, de ce réservoir de 9,300 sujets dans l\u2019unité régionale, 642 suivraient le cours d\u2019initiation au travail, 1,395 le cours de métier, et 1,200 le cours technique, soit 3,237 étudiants dans la formation professionnelle elle-même. Nombre d\u2019unités régionales dans la province D\u2019après les statistiques analysées par le Comité, il y avait place, en 1961, pour plus de 40 unités régionales dans l\u2019ensemble de la province, et pour au moins une de ces unités dans toutes les régions économiques, sauf celle de la Côte Nord.En 1971, la Côte Nord elle-même sera assez peuplée pour alimenter au-delà d\u2019une unité régionale, les autres régions au-delà de deux au minimum.La province tout entière pourrait être subdivisée en 55 unités de même dimension.Les buts de l\u2019enseignement professionnel Le Comité croit que le système scolaire et le réseau des institutions de tout genre qui le composent doivent aujourd\u2019hui assumer une part de plus en plus importante de la préparation à la vie que les jeunes doivent posséder, parce que les conditions de leur participation active à la société ambiante l\u2019exigent.La formation professionnelle désigne toute formation destinée à préparer immédiatement une personne à exercer une fonction de travail dans une branche quelconque de l\u2019activité sociale et économique.Les emplois plus complexes ont actuellement tendance à se multiplier et ces occupations requièrent évidemment une préparation plus longue et plus élaborée.Aussi les entreprises, d\u2019une façon générale, préfèrent-elles que les candidats destinés à les remplir y soient déjà préparés, sinon jusqu\u2019au point de pouvoir y donner un rendement productif dès le début de leur entrée au travail, du moins de façon assez précise et assez directe pour que la période de transition entre l'institution de formation et le travail proprement dit soit abrégée le plus possible.La formation humaniste Par ailleurs, la préparation a la vie professionnelle comporte aussi un aspect humaniste qui se distingue très nettement de la même notion d\u2019humanisme dans le sens où on l\u2019entend dans les cadres de la formation générale.Le Comité veut désigner par là ces aspects de la formation humaine qui sont directement ordonnés aux valeurs, aux attitudes et aux comportements caractéristiques des diverses conditions de vie qui coïncident ordinairement avec la profession.C\u2019est ainsi, par exemple, que la formation professionnelle devrait comporter une part considérable d\u2019initiation aux problèmes et aux conditions propres à la condition ouvrière.À cet égard, les membres du Comité sont d\u2019avis qu\u2019il y aurait lieu de supprimer purement et simplement option \u2018\u2018arts\u2019\u2019 de la formation générale et de l\u2019intégrer, avec les modifications nécessaires, au système de la formation professionnelle stricte.\u201cC\u2019est dans la perspective des exigences humanistes et techniques des diverses carrières et conditions de vie que l\u2019enseignement professionnel doit orienter la définition de ses contenus.À cet égard, la philosophie de la vie dont on s\u2019inspire, la réalité sociale et économique peuvent être considérées comme les critères ultimes de sélection des objectifs à poursuivre\u201d.Dans une société démocratique fondée sur le respect des droits de la personne humaine, l\u2019équilibre numérique souhaité entre la production des écoles professionnelles et le marché du travail est un objectif auquel il faut viser dans le respect des droits de l\u2019individu au libre choix de la carrière professionnelle.En ce qui concerne les contenus de la formation à dispenser, quel que soit le niveau considéré, l\u2019enseignement professionel vise toujours un double but, qui le distingue, au niveau même des fins qu\u2019il poursuit, des autres types d\u2019enseignement : a) il doit d\u2019abord transmettre aux étudiants les techniques propres à la fonction de travail à laquelle ils ont choisi de se destiner; b) il doit aussi les préparer à assumer les tâches et les responsabilités qui définissent la condition de vie particulière ordinairement associée à la fonction de travail.Au premier de ces buts correspondent les aspects techniques de la formation professionnelle; au second, ses aspects humanistes.UN SYSTÈME D'OPTIONS GRADUÉES Le Comité suggère qu\u2019un système d\u2019options graduées soit établi afin de permettre d\u2019adapter l\u2019enseignement des matières, qui prolongent, dans les cadres de la formation professionnelle, les études déjà commencées dans le cours secondaire, aux caractéristiques propres à chacune des spécialités constituant une branche professionnelle.L'orientation Pour résoudre le problème de la réorientation, le Comité recommande: 1° que le passage d\u2019un cours professionnel donné à un cours professionnel de même nature, mais plus avancé, soit rendu possible et puisse s\u2019effectuer avec le moins de perte de temps possible ou de répétition des études déjà faites; 2° que, dans chaque cours professionnel, on recommande aux étudiants de modifier leur orientation vers un cours plus avancé aussitôt qu\u2019il a été possible de diagnostiquer chez eux des aptitudes suffisantes ; 3° que l\u2019on organise, à cette fin, des cours spéciaux de récupération, de préférence dans le cadre de l\u2019institution où se donnent les cours plus avancés auxquels les étudiants concernés devraient avoir accès, car de tels cours auront ainsi plus de chances d\u2019être adaptés au besoin de ces étudiants; 4° que l\u2019on prévoit aussi une possibilité de passage d\u2019un cours professionnel plus avancé à un cours professionnel de niveau moindre.Les relations avec les autres secteurs Afin d\u2019adapter l\u2019enseignement professionnel aux exigences du marché du travail, le Comité suggère qu\u2019un exercice d\u2019inventaire permanent du monde du travail soit effectué dans le cadre des structures administratives qu\u2019il propose. Entre autres recommandations relatives à la préparation des programmes, il désire donc que des représentants autorisés des autres secteurs de l\u2019enseignement et du monde du travail soient appelés à participer de façon organique et régulière à cette tâche.LES STRUCTURES ADMINISTRATIVES Le Comité d\u2019étude sur l\u2019enseignement technique et professionnel propose un plan d\u2019ensemble détaillé de nouvelles structures pour le système d\u2019enseignement professionnel dirigé par le ministère de la Jeunesse.Il recommande: eo La création d\u2019un service de direction générale de l\u2019enseignement spécialisé au ministère de la Jeunesse; e que la direction générale des études et l\u2019administration centrale soient rattachées à ce service; e que dans l\u2019exercice de sa fonction, le directeur général de l\u2019enseignement spécialisé soit assisté d\u2019un comité consultatif composé d\u2019au moins sept membres, tous choisis parmi les directeurs d\u2019institutions de l\u2019enseignement spécialisé ; e que le directeur général ait l\u2019obligation de réunir ce comité au moins quatre fois par année; e la formation d\u2019un Service des programmes de l\u2019enseignement professionnel au ministère de la Jeunesse; e que ce Service soit un service distinct de la Direction générale des études; e que le directeur de ce Service soit d\u2019office membre du Conseil supérieur de l\u2019enseignement technique à titre de \u2018directeur général des programmes d\u2019études de l\u2019enseignement professionnel\u201d.Le Conseil supérieur de l\u2019enseignement technique Le Comité suggère de ressusciter le Conseil supérieur de l\u2019enseignement technique.Celui-ci serait composé de 16 membres réguliers et 2 membres adjoints, choisis dans le monde de l\u2019enseignement de formation technique et professionnelle, de formation générale et de formation universitaire et dans le monde du travail.Il aurait comme devoir de conseiller le ministre de la Jeunesse sur les matières suivantes : e la définition des expressions \u2018\u2018écoles professionnelles\u201d\u201d et \u201cprogrammes d\u2019études professionnelles\u2019; e les programmes d\u2019études professionnelles, soit au niveau de l\u2019initiation au travail, soit au niveau du métier ou du technique, dispensés dans les écoles de tous genres, quelle que soit l\u2019autorité responsable de leur administration ; e les diplômes et les examens sanctionnent les programmes d\u2019études professionnelles ; e les aspects du plan scolaire qui touchent un enseignement professionnel.4 Les membres du Comité recommandent de plus: e que le Conseil supérieur de l\u2019enseignement technique soit chargé de conseiller le ministre de la Jeunesse sur les normes de qualifications du personnel académique de l\u2019enseignement professionnel ; e qu\u2019il soit aussi chargé de conseiller le ministre sur les programmes d\u2019études destinés à préparer les professeurs de l\u2019enseignement professionnel, soit dans une école normale technique, soit dans une école normale régulière; e que la commission ou le comité consultatif prévu par l\u2019accord fédéral-provincial sur la formation technique et professionnelle soit constitué des membres du Conseil supérieur de l\u2019enseignement technique, auxquels on adjoindra un représentant du Service national de placement et des autres organismes fédéraux qui seront désignés de temps à autre, d\u2019un commun accord, par le ministre de la Jeunesse du Québec et le ministre du Travail du gouvernement fédéral.Administration financière Le Comité propose: e qu\u2019en matière d\u2019administration financière, toutes les institutions de l\u2019enseignement spécialisé dépendent de la même administration centrale; e que l\u2019administration centrale de l\u2019enseignement spécialisé ait ses bureaux à Québec plutôt qu\u2019à Montréal de façon que l\u2019intégration de ce service avec l\u2019administration générale du ministère de la Jeunesse puisse s\u2019effectuer normalement; e que le directeur du Service de l\u2019administration centrale de l\u2019enseignement spécialisé soit assisté, dans l\u2019exercice de ses fonctions, d\u2019un organisme consultatif appelé Comité provincial de régie, composé de 3 membres choisis parmi les directeurs des institutions locales; e que le directeur de chaque institution de l\u2019enseignement spécialisé soit assisté dans l\u2019exercice de ses fonctions d\u2019un conseil consultatif appelé: \u2018conseil de régie\u201d; e qu\u2019en outre du directeur et, le cas échéant du directeur adjoint, ce conseil de régie se compose des personnes suivantes: un représentant des directeurs des études dans l\u2019institution, un représentant des professeurs, quatre personnes choisies parmi les employeurs et les employés des entreprises industrielles ou commerciales de la région, un représentant des commissions scolaires comprises dans le territoire desservi par l\u2019école; e que parmi les devoirs des directeurs, on mentionne spécifiquement celui de réunir au moins quatre fois par année le conseil de régie; e qu\u2019une étude sérieuse soit faite des procédures imposées au personnel de l\u2019enseignement spécialisé et des contrôles exercés sur leur activité de façon que ces procédures et ces contrôles soient allégés et réduits aux seules vérifications essentielles pour s\u2019assurer que les fonds sont dépensés efficacement et pour les fins auxquelles ils ont été affectés ; e que l\u2019inspection administrative des institutions de l\u2019enseignement spécialisé continue à être confiée à \u201c\u201cl\u2019Administration centrale\u201d de ces institutions; e que l\u2019Administration centrale crée à cette fin une division de l'inspection administrative; e qu\u2019elle puisse retenir les services de spécialistes suffisamment nombreux et qualifiés pour que ceux-ci soient en mesure de jouer auprès des institutions locales non seulement un rôle de vérificateurs, mais encore et surtout un rôle de véritables conseillers en orientation scolaire.L'équipement scolaire Les membres du Comité recommandent de confier la responsabilité de la construction scolaire au Service de la construction et de l\u2019équipement scolaires du ministère et ils suggèrent qu\u2019on le désigne à l\u2019avenir sous le titre de \u201cService technique de l\u2019équipement scolaire\u201d.Ils suggèrent également: e que, parmi le personnel de la planification préposé à la carte scolaire, on prévoit l\u2019affectation du nombre requis de fonctionnaires à la tâche spécifique d\u2019opérer la liaison entre les intentions du plan et les exigences de l\u2019aménagement concret des institutions de l\u2019enseignement ; e que le personnel de la carte scolaire, ainsi préposé à l\u2019aménagement, joue en quelque sorte le rôle de conseiller technique auprès du service de l\u2019équipement scolaire; e que, parmi le personnel préposé à la direction des études, on prévoit l\u2019affectation du nombre requis de fonctionnaires à la tâche spécifique d\u2019élaborer les programmes pédagogiques de construction des établissements scolaires; e que le personnel de la direction des études ainsi préposé aux programmes pédagogiques de construction joue en quelque sorte le rôle de conseiller technique auprès du Service de l\u2019équipement scolaire; e que, dans la préparation du programme pédagogique de construction d\u2019une école, on fasse appel, non seulement à des responsables provinciaux de la direction des études, mais encore à la direction de l\u2019établissement en construction; e que le directeur d\u2019une nouvelle école soit, en conséquence, nommé et embauché aussitôt que la décision de principe a été prise d\u2019entreprendre la construction.Le coût du projet La réalisation du programme nécessitera d\u2019ici 1971-72 $400,000,000 pour les dépenses d\u2019immobilisation, et les dépenses annuelles d\u2019administration devront passer de $25,000,000 en 1963-64 à $166,- 000,000 en 1971-72.À l\u2019heure actuelle, à peine 25,000 étudiants masculins fréquentent les institutions de formation professionnelle; il en faudrait cette année 160,000 pour que l\u2019objectif soit atteint.À cause du rythme auquel les inscriptions dans l\u2019enseignement secondaire augmentent depuis quelques années, un phénomène nouveau a commencé de se produire et celui-ci s\u2019accentuera au cours des prochaines années; déjà en 1960-61, dans l\u2019ensemble de la province, il y avait plusieurs milliers d\u2019élèves de trop dans les écoles secondaires de formation générale; dans quelques années, si les mêmes tendances se maintiennent, tous les étudiants, que le comité destine à la formation professionnelle, seraient effectivement à l\u2019école, mais ils fréquenteraient un cours de formation générale, alors qu\u2019ils devraient poursuivre plutôt des études professionnelles, directement et immédiatement ordonnées à l\u2019exercice d\u2019une fonction de travail.Voilà pourquoi les objectifs que le rapport du Comité suggère de poursuivre en matière de formation professionnelle prennent des dimensions plus proportionnées aux moyens dont le Québec peut disposer.En toute hypothèse, les quelques 150,000 étudiants, auxquels fait allusion le Comité, seront effectivement à l\u2019école.Il s\u2019agit uniquement de déterminer s\u2019il faut les orienter vers des études mieux adaptées au rôle qu\u2019ils auront à jouer dans le monde du travail, ou s\u2019il faut continuer à mettre chaque année sur le marché de la main-d\u2019oeuvre des masses considérables de candidats au chômage chronique et de clients permanents de l\u2019assistance sociale.La marge traduite en investissements scolaires et en frais d\u2019administration, la seule marge qui sépare alors les objectifs proposés et la réalité à laquelle il faudra de toute façon faire face, se réduit à la différence de ce qu\u2019il en coûte pour aménager l\u2019enseignement de formation générale et ce qu\u2019il en coûte pour aménager l\u2019enseignement de formation professionnelle.Cette marge n\u2019est certes pas négligeable mais elle n\u2019a pas les proportions et le caractère utopiques que le plan proposé par le Comité peut revêtir de prime abord.Les autres provinces Ce qui se passe dans les autres provinces, en particulier dans l\u2019Ontario, depuis deux ou trois ans, a rassuré le Comité sur le réalisme de ses prévisions et l\u2019ont aidé à faire lui-même confiance à ses propres estimations devant lesquelles il n\u2019a pu s\u2019empécher d\u2019éprouver un certain étonnement au terme de ses analyses.C\u2019est ainsi qu\u2019entre le premier avril 1961 et le 5 novembre 1962, en somme une période d\u2019à peine un an et demi, l\u2019Ontario a obtenu dans les cadres de l\u2019accord fédéral-provincial sur la formation technique et professionnelle l\u2019approbation de projets qui lui permettront de recevoir 93,000 étudiants de plus dans un cours professionnel.Le Québec En regard de tels chiffres, les 150,000 étudiants pour lesquels le Comité croit nécessaire d\u2019aménager un enseignement professionnel au cours des prochaines années apparaissent comme objectif tout à fait réaliste, si le Québec ne veut pas être irrémédiablement dépassé par l\u2019Ontario. LES DÉPENSES D'ADMINISTRATION Les membres du Comité ont remarqué que le coût de l\u2019enseignement dépend sans contredit du nombre d\u2019élèves par professeur dans l\u2019institution: plus ce nombre est élevé, moins le coût de l\u2019enseignement par élève est élevé.Parmi les postes de dépenses courantes des institutions de l\u2019enseignement spécialisé, la rémunération du personnel compte pour au- delà de 80 pour cent.Si l\u2019on veut, par conséquent, exercer une action de façon à rendre l\u2019enseignement professionnel moins coûteux qu\u2019il ne l\u2019est à l\u2019heure actuelle, c\u2019est par la variation des facteurs susceptibles d\u2019influencer le nombre d\u2019élèves par professeur dans chaque institution qu\u2019on y parviendra.Normalisation du coût par élève Le Comité croit possible d\u2019accepter, comme critère de normalisation du coût de l\u2019enseignement professionnel, le nombre de 15 élèves par professeur, nombre qui correspond à une inscription moyenne de 30 élèves par degré, malgré la moindre rentabilité et le coût plus élevé qu\u2019une telle norme peut comporter.Dans l\u2019opinion des membres, cette norme semble justifiée si l\u2019on veut maintenir l\u2019unité régionale dans les limites démographiques raisonnables pour l\u2019ensemble de la province; si l\u2019on veut également s\u2019en tenir à la règle que les inscriptions dans une institution de formation professionnelle ne devront jamais dépasser un maximum de 1,500 élèves et viser le plus souvent possible au nombre de 1,000 à 1,200 environ, et si l\u2019on accepte enfin comme très probable que les inscriptions par degré, d\u2019une branche à l\u2019autre dans chaque institution, devront varier du simple au double c\u2019est-à-dire de 20 à 40 étudiants.À titre exceptionnel cependant, dans les centres les plus populeux, le Comité admet que l\u2019on pourra tenter de viser au maximum de rentabilité, c\u2019est-à- dire au nombre de 20 élèves par professeur et 40 étudiants par degré dans chaque branche.Le recrutement ne saurait cependant se réaliser sans une collaboration très étroite entre les institutions de formation professionnelle et les institutions de formation générale puisqu\u2019elle impliquera, non seulement que l\u2019on garde à l\u2019école, jusqu\u2019à l\u2019âge requis, tous les jeunes de 13 à 20 ans, mais encore que l\u2019on cesse de maintenir dans un cours de formation générale, primaire ou secondaire, des groupes considérables d\u2019étudiants auxquels une formation professionnelle conviendrait beaucoup mieux.Le coût actuel À l\u2019heure actuelle, le coût par élève de l\u2019enseignement professionnel est loin de correspondre au coût normalisé.En 1960-1961, le coût observé par élève dans les institutions de l\u2019enseignement spécialisé s\u2019élevait à $695, sans compter les dépenses pour le matériel et l\u2019outillage.Or depuis 1960-1961, la nouvelle échelle de salaires mise en vigueur a augmenté ce coût d\u2019environ 20 pour cent.Si l\u2019on applique au coût de 1960-1961 une augmentation de 20 pour cent, on obtient un coût par élève de $835, pour 6 l\u2019année 1962-1963, alors que le coût normalisé, pour la même année, s\u2019établit à $691.| Cette marge considérable entre le coût normalisé et le coût observé s\u2019explique par le fait que, dans l\u2019ensemble des institutions de l\u2019enseignement spécialisé, on ne compte que 10 élèves par professeur alors que le coût normalisé a été calculé sur la base de 15 élèves par professeur.Par contre, le coût normalisé se fonde sur l\u2019hypothèse que tous les professeurs ont le niveau de qualification requis en principe par la nouvelle échelle de salaires, alors qu\u2019effectivement, une très forte proportion des professeurs n\u2019atteignent pas ce niveau de qualification.Vers le taux idéal et la norme Le Comité ne prétend pas que l\u2019enseignement professionnel pourra se conformer, avant quelques années, à la norme qu\u2019il suggère quant au nombre d\u2019élèves par professeur ou quant à la qualification des maîtres.Il ne croit pas non plus que le taux idéal de scolarisation professionnelle sera atteint à très brève échéance.C\u2019est pourquoi il a prévu une progression annuelle des dépenses courantes qui tienne compte à la fois de l\u2019acheminement vers le taux idéal de scolarisation professionnelle et de la norme quil suggère pour la normalisation du coût par ève.FINANCEMENT DU PROJET , Comment financer le projet élaboré par le Comité d\u2019étude sur l\u2019enseignement technique et professionnel ?e par la prolongation jusqu\u2019en 1967 de la clause de l\u2019accord fédéral-provincial actuellement en vigueur et qui prévoit une participation de 75% du gouvernement fédéral; e par de nouvelles sources de revenus devant être déterminées par la commission d\u2019enquête sur les sources de revenus; e par des subventions gouvernementales aux commissions scolaires destinées spécifiquement à la formation professionnelle ; e par la réclamation au gouvernement fédéral de la part qui est due au Québec sur de telles subventions.PROLONGATION DE L\u2019ACCORD FÉDÉRAL-PROVINCIAL Le Comité d\u2019étude insiste pour que le gouvernement du Québec réclame du gouvernement fédéral le prolongement jusqu\u2019en 1967 de la période au cours de laquelle la contribution fédérale au financement des investissements en matière de formation professionnelle s\u2019élèvera à 75 pour cent.Il suggère que cette réclamation soit effectuée dans le cadre des consultations interprovinciales qui, sous l\u2019inspiration du Québec, sont en passe de devenir l\u2019un des rouages les plus importants du fonctionnement du fédéralisme canadien. Ils expliquent que le Québec, n\u2019ayant pas élaboré assez tôt le programme de ses investissements ni préparé les plans et devis dont la mise au point doit être effectuée avant que le gouvernement fédéral accepte les projets, s\u2019est trouvé en retard sur les autres provinces.Aux termes de l'accord fédéral-provincial sur la formation professionnelle, le gouvernement fédéral verse actuellement 75 pour cent des sommes affectées aux dépenses d\u2019immobilisation de l\u2019enseignement professionnel et 50 pour cent des dépenses d\u2019opérations.À partir du ler avril 1963, cette proportion devrait être ramenée, en principe, à 60 pour cent des dépenses d\u2019immobilisation pour la durée de l\u2019entente qui se terminera le 31 mars 1967.Sans doute parce que l\u2019interruption de l\u2019accord par le Québec, entre 1956 et 1961, n\u2019a pas permis aux responsables de l\u2019enseignement spécialisé du Québec de prendre conscience des développements qui s\u2019annonçaient dans la politique du gouvernement fédéral en ce domaine, il s\u2019est trouvé que les projets d\u2019investissements du Québec ont été nettement en retard sur ce qu\u2019ils auraient dû être pour profiter pleinement de cette disposition transitoire du nouvel accord.Par contre, d\u2019autres provinces, l\u2019Ontario et l\u2019Alberta en particulier, qui avaient été à même de prévoir à la fois la hausse de la contribution fédérale et la très courte période pour laquelle cette hausse serait valable, se sont trouvées prêtes, dès 1961, à commencer la réalisation de très vastes projets d\u2019investissements dans le secteur de la formation professionnelle.Grâce à l\u2019accord fédéral-provincial sur la formation professionnelle, il sera possible, au moins jusqu\u2019en 1964-1965, d\u2019augmenter de façon très notable le rythme de progression du taux de scolarisation professionnelle, sans que le Québec soit forcé d\u2019encourir des dépenses plus considérables que celles qu\u2019il a déjà assumées dans ce secteur de l\u2019enseignement.SUBVENTIONS AUX COMMISSIONS SCOLAIRES Au sujet du financement de la formation professionnelle dans les commissions scolaires, le Comité recommande: e que le gouvernement établisse clairement la distinction entre les subventions accordées aux commissions scolaires pour des immobilisations aux fins de la formation professionnelle et celles qu\u2019il leur verse à des fins de formation générale; e qu\u2019il réclame du gouvernement fédéral la part qui lui est due sur de telles subventions, aux termes de l\u2019accord fédéral-provincial sur la formation professionnelle.Aussi longtemps, affirment les membres du Comité, que le Québec ne se préoccupera pas de distinguer clairement, parmi les subventions qu\u2019il accorde aux commissions scolaires, celles qui serviront à la formation professionnelle, il se placera dans une situation qui rendra impossible l\u2019application de l\u2019accord fédéral-provincial sur la formation professionnelle dispensée par les commissions scolaires.Il se privera ainsi d\u2019une contribution fédérale importante à laquelle il a parfaitement droit.Il faut rappeler que le Comité veut confier une part importante de l\u2019administration de l\u2019enseignement professionnel aux commissions scolaires.Le Comité recommande en outre: e que le gouvernement du Québec maintienne au niveau actuel sa contribution au financement des dépenses en immobilisations des commissions scolaires, principalement des commissions régionales; e qu\u2019il affecte les sommes récupérées du gouvernement fédéral, en vertu de l\u2019accord fédéral- provincial sur la formation professionnelle, comme suit: e au financement intégral par des subventions versées au fur et à mesure de l\u2019exécution des travaux, de la partie de l\u2019école régionale (ou autre) affectée par la commission scolaire à la formation professionnelle ; e au financement des dépenses d\u2019administration encourues par la commission scolaire régionale (ou autre) pour la formation professionnelle, dans le cadre du système de subventions spéciales que le Comité propose.Dépenses d\u2019administration Toutes les commissions scolaires bénéficient présentement de subventions gouvernementales considérables pour leurs dépenses d\u2019opérations.Au niveau de l\u2019enseignement secondaire, ces subventions représentent en moyenne environ 40 pour cent du coût de l\u2019enseignement.Grâce à un calcul complexe, les membres du Comité démontrent que le Québec pourrait assumer 54% (au lieu de 40) des dépenses d\u2019administration des commissions régionales (ou autres) sans qu\u2019il en coûte un sou de plus.Il y parviendrait à condition qu\u2019il affecte à la formation professionnelle cette hausse des subventions.Il reçoit en effet une contribution fédérale de 50% des dépenses d\u2019administration pour la formation professionnelle.Les sources de revenus Comme solution au problème du financement de la formation professionnelle dans les commissions scolaires le Comité recommande: e que la loi des subventions aux commissions scolaires soit amendée de façon à distinguer clairement entre les subventions pour la formation générale et les subventions pour la formation professionnelle ; e que les subventions accordées au titre de la formation professionnelle assurent le financement intégral des dépenses d\u2019administration ; e que le calcul de ces subventions spéciales s\u2019effectue en fonction d\u2019un coût normalisé par élève, qui devrait être le même, en principe, pour l\u2019enseignement dispensé dans les commissions scolaires que pour l\u2019enseignement de niveau comparable dispensé par le ministère de la Jeunesse; e que le gouvernement du Québec obtienne du gouvernement fédéral, sur les subventions ainsi payées aux commissions scolaires pour la formation professionnelle, la part qui lui revient aux termes de l\u2019accord fédéral-provincial sur la formation professionnelle.LES DÉPENSES D'IMMOBILISATION Le Comité prévoit qu\u2019il en coûtera $416,772,000 pour les dépenses d\u2019immobilisation dans l\u2019enseignement professionnel de 1963-1964 à 1971-1972.Ce montant ne comprend pas le coût des travaux qui seront entrepris en 1970-1971 et 1971- 1972 et qui seront terminés en 1973-1974 et 1974- 1975.Le Comité estime qu\u2019il sera possible éventuellement de réduire à $3,000.par élève le coût de la construction dans l\u2019enseignement professionnel.LE NIVEAU INITIAL DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE COORDINATION DES PROGRAMMES DE L\u2019ENSEIGNEMENT GÉNÉRAL ET DE L\u2019ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL Les membres du Comité sont d\u2019avis que le point de départ ou le niveau initial des études professionnelles devrait être défini: 1° de façon analytique en fonction des diverses matières qui apparaissent aux programmes des études secondaires et non pas uniquement de façon globale, en fonction des divers degrés que celles-ci comportent ; 2° de façon spécifique, pour chacune des branches majeures qui doivent se partager le champ des études professionnelles et non pas de façon uniforme pour toutes les branches d\u2019un niveau donné.Pour que s\u2019établisse, avec le moins possible de hiatus et de chevauchement, une telle correspondance analytique entre les cycles de la formation générale et le point de départ des divers niveaux de l\u2019enseignement professionnel, le système des options comporte, par rapport au système des sections, l\u2019avantage incontestable d\u2019être beaucoup plus souple et de permettre à la formation professionnelle elle- même une plus grande autonomie dans l\u2019aménagement des programmes.Il serait cependant essentiel que l\u2019école secondaire publique conserve une caractéristique du système des sections qu\u2019on ne retrouve pas toujours dans les divers systèmes d\u2019options: la gradation, à l\u2019intérieur d\u2019un même degré, de l\u2019enseignement dispensé dans une même matière.C\u2019est ainsi, par exemple, que le Comité souhaiterait que dans le cadre des options dont il suggère l\u2019instauration, le français et les mathématiques soient enseignés à deux ou trois niveaux différents dans chaque degré de façon à tenir compte des groupes d\u2019étudiants aux aptitudes diverses qui atteignent le degré en question.8 Les membres du Comité d\u2019étude sur l\u2019enseignement technique et professionnel en sont venus à la conclusion que l\u2019orientation vers un cours professionnel ne devrait normalement être prévue, après la neuvième année, qu\u2019à des intervalles de deux ans.Si on les définit exclusivement en termes du point de départ où ils se situeraient normalement, les niveaux de la formation professionnelle s\u2019établiraient comme suit: ler degré: 14 ans et maximum de la 8e année; 2e degré: minimum de la 9e année et maximum de la 10e année; 3e degré: minimum de la 11e année et maximum de la 12e année; 4e degré: minimum de la 13e année.Durée des études professionnelles Le Comité croit que les études professionnelles exigent, même au niveau le plus élémentaire, une période d\u2019au moins deux ans, si l\u2019on veut que les programmes de formation professionnelle puissent atteindre les fins à la fois humanistes et techniques qu\u2019il leur a assignées.Par ailleurs, pour l\u2019étudiant ordinaire admis aux études dans une branche professionnelle quelconque, la durée maximum des études pourrait être d\u2019autant plus longue que le niveau de ses études serait plus élevé.Pour les étudiants les plus brillants et les mieux motivés, la durée normale des études professionnelles devrait être prolongée d\u2019une année facultative au-delà de la durée normale.LES BRANCHES DE L'ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL Si l\u2019on se place dans la perspective des fins qui caractérisent l\u2019enseignement professionnel, il est difficile de ne pas reconnaître en principe que c\u2019est la structure même des occupations dans le monde du travail, qui devrait constituer le premier critère de la définition des matières et des branches susceptibles de constituer des programmes adaptés à la formation professionnelle.Malgré l\u2019insuffisance des renseignements qui lui étaient accessibles, le Comité a cru opportun de formuler dès maintenant un certain nombre de suggestions susceptibles d\u2019orienter le mieux possible l\u2019organisation des programmes de l\u2019enseignement professionnel.Définition provisoire des branches de l\u2019enseignement professionnel Les membres ont songé à déterminer pour chacun des niveaux de la formation professionnelle : 1° les spécialités les plus typiques auxquelles pourront conduire les diverses branches de la formation générale secondaire; 2° les spécialités qui, tout en étant irréductibles à une branche du savoir, correspondent cependant à ces groupes d\u2019occupations manifestement importantes dans le monde du travail. A.\u2014 Au niveau technique Au niveau technique, c\u2019est-à-dire au niveau des études postérieures à la 11è année, les branches de l\u2019enseignement professionnel se partageraient en trois groupes.Un premier groupe comprendrait toutes les spécialités qui se définissent principalement par l\u2019une ou l\u2019autre des disciplines du savoir qui correspondent aux diverses matières du programme des études secondaires.Le trait dominant du niveau technique dans les spécialités professionnelles ainsi définies, c\u2019est l\u2019accent plus marqué que ces spécialités doivent mettre sur les disciplines du savoir comme telles, plutôt que sur les simples techniques d\u2019exécution d\u2019un certain nombre d\u2019opérations purement manuelles.Un second groupe de spécialités comprendrait des occupations qui auraient pour caractéristique dominante d\u2019intégrer dans une seule spécialité professionnelle identifiée comme telle, un ensemble complexe d'opérations tributaires de plusieurs disciplines du savoir ou du geste et ordonnées, soit à la fabrication d\u2019un produit ou d\u2019une oeuvre, soit à la distribution d\u2019un service.Un troisième groupe de spécialités réunirait toutes les fonctions subalternes de la gérance ou de l\u2019administration, auxquelles on peut avoir accès directement à la suite d\u2019études au niveau technique.B.\u2014 Au niveau de métiers Au niveau du cours de métiers, on trouverait d\u2019abord plusieurs des branches qui apparaissent déjà au niveau technique mais qui peuvent donner lieu à des occupations moins exigeantes sur le plan scientifique et qui mettent l\u2019accent sur les techniques d\u2019exécution d\u2019une opération.Le niveau de métiers comprendrait surtout une seconde catégorie d\u2019occupations caractérisées par un accent sur les techniques d\u2019exécution qui ne se situeraient pas dans le prolongement d\u2019une discipline du savoir mais plutôt dans la perspective de l\u2019usage possible d\u2019un matériau déterminé ou d\u2019un instrument de travail spécifique.C.\u2014 Au niveau de l\u2019initiation au travail Destinés à recevoir des étudiants dont la formation générale antérieure est très sommaire et qui occuperont très probablement dans le monde du travail la multitude des fonctions qui correspondent à ce qu\u2019on appelle ordinairement l\u2019ouvrier non-qua- lifié ou semi-qualifié, les cours d\u2019initiation au travail auront surtout pour but de préparer les jeunes auxquels ils s\u2019adressent, beaucoup moins à exercer une fonction de travail proprement dite, qu\u2019à s\u2019adapter à des conditions de vie ouvrière relativement modestes.Les niveaux de formation prévus dans les diverses branches professionnelles Pour les branches professionnelles rattachées à une discipline du savoir, il y aurait lieu, le plus souvent, de ne prévoir que deux niveaux: le niveau technique et le niveau universitaire.En d\u2019autres secteurs professionnels également définis par une discipline du savoir, certaines occupations se situent à un niveau inférieur au niveau technique et il existe même certaines branches où l\u2019on peut trouver les quatre niveaux.Dans les branches professionnelles qui se définissent par l\u2019usage d\u2019un matériau ou d\u2019un instrument, le niveau technique apparaît comme le niveau le plus élevé de la formation professionnelle.LA PRÉPARATION DES PROGRAMMES Au sujet de l\u2019importante question de la préparation des programmes d\u2019études sur l\u2019enseignement technique et professionnel, le Comité propose: e que des représentants autorisés des autres secteurs de l\u2019enseignement et du monde du travail soient appelés à participer de façon organique et régulière à la préparation des programmes d\u2019études dans les cadres du Conseil supérieur de l\u2019enseignement technique qui en serait chargé; e que cet organisme soit structuré de telle façon qu\u2019il puisse faire appel à la collaboration de représentants de chacun des niveaux de l\u2019enseignement professionnel: universitaire, technique, métiers, initiation au travail; e que des spécialistes dans chacune des matières susceptibles de composer les programmes d\u2019études à chacun des niveaux, puissent aussi participer à l\u2019élaboration de ces programmes ; e que le Service des programmes de l\u2019enseignement professionnel rattaché au Conseil de l\u2019enseignement technique, qui aura pour fonction de coordonner tout l\u2019enseignement professionnel de niveau infra-universitaire, soit muni d\u2019un personnel technique suffisamment nombreux et qualifié pour qu\u2019il puisse accomplir sa tâche.En ce qui concerne plus particulièrement les programmes de formation professionnelle, le Comité recommande: e que leur contenu soit déterminé à la lumière des exigences des fonctions de travail auxquelles ils conduisent ; e que ces exigences, à leur tour, soient définies à la lumière d\u2019enquêtes et d\u2019analyses précises des conditions réelles d\u2019exercices des diverses fonctions de travail dans les entreprises elles-mêmes ; e que ces enquêtes visent non seulement à donner une description de l\u2019état actuel des exigences des fonctions de travail, mais qu\u2019elles visent aussi et surtout à discerner leur évolution et à anticiper, dans la mesure du possible, ce qu\u2019elles pourront être au moment où les diplômés des écoles professionnelles entreront au travail ou au moment, encore plus éloigné, où les transformations technologiques les obligeront à s\u2019adapter à de nouvelles conditions d\u2019exercice de leur métier; e que des études systématiques soient poursuivies, selon les techniques de l\u2019expérimentation pédagogique, sur les rythmes d\u2019apprentissage et d\u2019acquisition de la clientèle à laquelle s\u2019adressent les divers niveaux de l\u2019enseignement professionnel; e qu\u2019avant d\u2019être promulgués et généralisés à l\u2019ensemble des institutions, les programmes 9 d\u2019études d\u2019un niveau donné soient d\u2019abord mis à l\u2019essai dans des classes expérimentales, distribuées à travers tout le réseau des institutions; e que la supervision de telles classes expérimentales soit confiée à des spécialistes de l\u2019expérimentation pédagogique travaillant en étroite liaison avec le personnel des écoles.Par ailleurs, l\u2019adaptation des programmes d\u2019études ne saurait être l\u2019oeuvre exclusive de chercheurs spécialisés, travaillant en laboratoire, en marge des exigences quotidiennes de l\u2019enseignement.La collaboration du personnel enseignant est essentielle a une telle adaptation.Aussi, le Comité suggère-t-il : e que le personnel des écoles professionnelles soit appelé à collaborer à l\u2019élaboration et à la revision constante des programmes d\u2019études; e qu\u2019à cette fin, un certain apprentissage des techniques de l\u2019observation scientifique en matière de programmes et de méthodes d\u2019enseignement fasse partie de la formation de tous les professeurs de l\u2019enseignement professionnel.SANCTION ET CONTROLE DE L'ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL S\u2019inspirant du principe qu\u2019un \u201c\u201c\u2018diplôme\u201d d\u2019études professionnelles devrait à la fois renseigner le public, les employeurs et tous les groupements qui peuvent avoir recours aux services d\u2019une catégorie donnée de \u2018\u2018professionnels\u201d, a la fois sur le niveau de formation atteint par l\u2019étudiant et sur le type de spécialisation professionnelle qu\u2019il a acquise, le Comité formule, en ce qui concerne les diplômes, les règles suivantes: 1°\u2014 Les mêmes appellations devraient désigner des niveaux de formation professionnelle équivalente: c\u2019est ainsi, par exemple, que, pour s\u2019en tenir aux niveaux qui correspondent à son mandat, le Comité serait d\u2019avis que: \u2014 l\u2019expression certificat soit réservée aux études de niveau de l\u2019initiation au travail; \u2014 celle de brevet au niveau de métier; \u2014 celle de diplôme au niveau technique.2° \u2014 Les diplômes devraient mentionner la branche professionnelle dans laquelle le sujet s\u2019est spécialisé.Par ailleurs, en ce qui concerne la correspondance nécessaire entre les diplômes d\u2019études professionnelles et les \u2018\u2018titres professionnels\u201d, le comité formule le souhait suivant : \u201cQue les responsables des institutions d\u2019enseignement et plus particulièrement le Conseil supérieur de l\u2019enseignement technique et les dirigeants des corporations professionnelles ou des autres organismes habilités à décerner des titres professionnels, établissent une correspondance aussi exacte que possible entre les appellations qui sanctionnent la compétence professionnelle acquise dans les institutions de formation et la \u2018\u201c\u2018compétence professionnelle\u201d reconnue dans les divers secteurs du monde du travail\u201d.10 L'ÉCOLE NORMALE TECHNIQUE Au sujet de l\u2019école normale technique dont le Comité d\u2019étude sur l\u2019enseignement technique et professionnel a déjà proposé la création dans son rapport préliminaire, les membres recommandent: 1° que cette école poursuive, dans les institutions de formation professionnelle où elle sera autorisée à organiser les stages de formation pratique de ses étudiants, les recherches didactiques susceptibles de mettre au point des méthodes d\u2019enseignement adaptées à la formation professionnelle.Le Comité insiste surtout sur le rôle primordial de l\u2019entraînement aux méthodes de travail et d\u2019une pédagogie active dans la formation professionnelle ; 2° que les maîtres de l\u2019enseignement professionnel soient appelés à participer activement aux recherches dirigées par l\u2019école normale technique; 3° que des professeurs d\u2019expérience et particulièrement qualifiés soient affectés, à plein temps, à l\u2019école normale technique, à la poursuite des recherches didactiques nécessaires à une pédagogie de l\u2019enseignement professionnel.TROP D'ÉLÈVES DANS LES COURS DE FORMATION GÉNÉRALE ACTUELLEMENT Au cours des dix prochaines années, de 1962- 1963 à 1971-1972, il faudra aménager l\u2019enseignement professionnel infra-universitaire pour environ 143,000 élèves de plus qu\u2019en 1960-1961.elle seule, la croissance démographique du groupe auquel s\u2019adressent les cours d\u2019études professionnelles provoquera, dans ce type d\u2019enseignement, une augmentation des inscriptions égale à 43 pour cent des effectifs de 1960-1961.Pour autant qu\u2019il soit possible de les évaluer à l\u2019aide des données statistiques disponibles, ces effectifs s\u2019établissent approximativement à 23,000 étudiants réguliers en 1960-1961.C\u2019est donc dire qu\u2019en 1971-1972, les écoles professionnelles, élémentaires et moyennes, compteront près de 10,000 étudiants de plus du seul fait de la croissance démographique.Il faut considérer cependant que le taux de fréquentation des institutions professionnelles de ce niveau n\u2019avait pas atteint en 1960-1961 le maximum possible.Si l\u2019on évalue en termes d\u2019aptitudes, les réserves humaines dans lesquelles doit puiser la formation professionnelle à tous ses niveaux, et si notre système scolaire s\u2019organise sur la base du postulat que chaque année de formation générale est l\u2019équivalent d\u2019une année de développement mental, la clientèle de chacun des niveaux de la formation professionnelle s\u2019établit à 11.5 pour cent d\u2019une génération dans le cas de la formation professionnelle universitaire, à 22.2 pour cent dans le cas de l\u2019enseignement de niveau technique, à 32.6 pour cent dans le cas du niveau de métier et à 33.7 pour cent au niveau de l\u2019initiation au travail.Il ne s\u2019agit là que de la clientèle absolue de la formation professionnelle.Quelle proportion du groupe de 14 à 20 ans devrait être inscrite, à un moment donné, dans un cours de formation professionnelle ? Pour l\u2019ensemble du groupe de 14 à 20 ans, les inscriptions théoriquement nécessaires en fonction des aptitudes, dans les trois cours d\u2019initiation au travail, de métier et de technique, représenteraient une proportion d\u2019environ 40 pour cent.C\u2019est cette proportion que les membres du Comité désignent sous le nom de scolarisation professionnelle et qu\u2019il y a lieu de comparer au taux de 7 à 8 pour cent observé de 1957-1958 à 1960-1961.Le groupe des garçons de 14 à 20 ans comptait près de 312,000 sujets en 1960-1961.Si donc le taux idéal de scolarisation professionnelle élémentaire et moyenne doit s\u2019établir à 40 pour cent environ de ce groupe d\u2019âges, les inscriptions dans les cours professionnels de ce niveau auraient dû s\u2019élever à plus de 125,000 au lieu de 23,000, soit un déficit de 107,000.Il n\u2019y a aucun doute que le petit nombre des inscriptions dans les cours professionnels tient au fait qu\u2019une trop forte proportion des sujets ne sont plus à l\u2019école.Mais la constatation la plus intéressante faite par le Comité dans le cas des garçons de 14 à 16 ans, c\u2019est que malgré l\u2019insuffisance notoire de la fréquentation scolaire aux âges étudiés, il y a nettement plus d\u2019élèves inscrits dans un cours de formation générale (élémentaire ou secondaire) qu\u2019il ne devrait y en avoir.Prévisions Si l\u2019on se donne pour objectif à atteindre en 1971-1972, le taux idéal de scolarisation professionnelle, à combien doit-on évaluer les inscriptions dans ce secteur scolaire ?Une telle évaluation ne saurait se faire pour l\u2019enseignement professionnel sans tenir compte en même temps des tendances des inscriptions dans le cours de formation générale.En effet, la marge à combler entre les inscriptions réelles et les inscriptions idéales dans l\u2019enseignement professionnel ne représentera pas nécessairement une clientèle nouvelle ; elle correspondra de plus en plus, dans l\u2019avenir, à un excès d\u2019inscriptions dans la formation générale, de sorte qu\u2019il suffira pour la combler de mieux orienter les élèves.En prolongeant les tendances observées au cours des dernières années, le surplus des inscriptions dans l\u2019enseignement général serait si élevé qu\u2019il ferait plus que compenser pour le déficit des inscriptions dans la formation professionnelle; par contre, les gains réalisés dans l\u2019enseignement professionnel seraient si minimes que l'écart entre les inscriptions réelles et les inscriptions idéales, en chiffres absolus, augmenterait au lieu de diminuer.On obtient ainsi dans ce type d\u2019enseignement un déficit considérable d\u2019élèves qui devraient y être: environ 107,000 en 1966-1967 et près de 117,000 en 1971-1972.Selon les membres du Comité, nous devons reviser notre notion du progrès scolaire et la redéfinir, non plus en fonction de l\u2019augmentation pure et simple des taux de fréquentation de l\u2019enseignement secondaire de formation générale, mais en terme de l\u2019amélioration des taux de fréquentation des écoles professionnelles de niveau infra-universitaire.LE NIVEAU DES BRANCHES ENSEIGNÉES AMÉNAGEMENT DE L'ENSEIGNEMENT RÉGIONAL: LA CITÉ DES JEUNES.\u201cSeuls les instituts de technologie devraient dispenser le cours technique en tout ou en partie\u201d.Expliquant cette affirmation, le Comité d\u2019étude sur l\u2019enseignement technique et professionnel recommande en ce qui concerne le niveau des branches enseignées: e que les instituts de technologie ajoutent à leur enseignement de niveau technique, l\u2019enseignement du niveau du métier et du niveau de l\u2019initiation au travail, dans toutes les branches rattachées à une discipline du savoir pour lesquelles on prévoit ces deux niveaux.e que l\u2019école de métiers enseigne le niveau de l\u2019initiation au travail dans toutes les branches définies autrement que par une discipline du savoir et qui comportent à la fois le niveau du métier et le niveau de l\u2019initiation au travail, sans toutefois atteindre au niveau technique.e que les centres d'initiation au travail n\u2019existent, à titre exceptionnel, que pour les branches ne comportant que le niveau le plus élémentaire de la formation professionnelle.Le nombre d\u2019instituts dans l\u2019unité régionale Il y aurait dans l\u2019unité régionale que le Comité a définie 1,560 étudiants inscrits aux trois niveaux de la formation professionnelle dans les 10 branches rattachées à une discipline du savoir qui ont servi de critères à la définition de l\u2019unité régionale.Faudrait-il que tous ces étudiants soient inscrits dans la même institution ?À cet égard, le Comité formule les règles suivantes: 1°\u2014 Dans les régions très peuplées, où le problème de la distance ne se pose pas, on pourrait prévoir les deux possibilités suivantes: a) soit un seul institut qui dispenserait l\u2019enseignement pour les 1,560 élèves prévus dans les 10 branches rattachées à une discipline du savoir, à la fois au niveau du cours technique, du cours de métiers et du cours de l\u2019initiation au travail; b) soit deux instituts qui se partageraient la tâche dans la même unité régionale en se spécialisant dans des branches ayant entre elles des affinités plus marquées; à cet égard, il suggère un partage des rôles qui attribuerait environ 630 élèves à l\u2019institut de type A, spécialisé dans les branches professionnelles tributaires du français, de l\u2019anglais, des mathématiques ou des arts, et 930 étudiants à l\u2019institut de type B, spécialisé dans les branches rattachées aux mathématiques, à la physique, à la chimie ou à la biologie.2° \u2014 Dans les régions moins populeuses, on pourrait prévoir: 11 a) soit deux instituts de 700 à 800 élèves dont chacun offrirait toutes les options prévues dans le plan, ce qui réduirait évidemment le nombre moyen d\u2019élèves par groupe et augmenterait en proportion le coût de l\u2019enseignement.b) soit deux instituts qui compteraient encore 700 ou 800 élèves chacun, mais qui n\u2019offriraient qu\u2019une partie des options prévues, ce qui maintiendrait le coût de l\u2019enseignement à un niveau relativement bas, mais au prix d\u2019une orientation plus arbitraire pour les étudiants à cause du nombre réduit de choix possible; c) soit encore un seul institut du type A décrit ci-dessus qui compterait environ 630 élèves et deux instituts du type B qui recevraient chacun environ 450 élèves et dont le coût serait plus élevé.Le nombre d\u2019écoles de métiers dans l\u2019unité régionale De l\u2019avis du Comité, l\u2019unité régionale devrait compter, en règle générale, deux écoles de métiers d\u2019environ 700 élèves chacune; dans les régions les moins populeuses, on pourrait tolérer qu\u2019on distribue entre trois écoles de métiers la clientèle prévue, ce qui établirait à 450 environ le nombre d\u2019étudiants que chacune recevrait.Les instituts provinciaux À l\u2019intérieur de chaque région, il resterait alors 300 étudiants du niveau du cours technique qui devraient s\u2019inscrire soit dans des branches professionnelles tributaires d\u2019une discipline professionnelle, mais trop exceptionnelles pour qu\u2019elles puissent trouver dans une seule région une clientèle suffisante.Voilà pourquoi si l\u2019on veut offrir à ces étudiants la possibilité de poursuivre des études techniques conformes à leurs aptitudes et à leurs intérêts, tout en répondant au marché du travail dans les secteurs en question, il faudra, soit aménager à leur intention des institutions inter-régionales ou même provinciales, soit ajouter à quelques instituts régionaux l\u2019une ou l\u2019autre des branches destinées à cette catégorie d\u2019étudiants.La Cité des Jeunes Une fois circonscrite l\u2019unité régionale en fonction des divers niveaux d\u2019enseignement de formation générale aussi bien que de formation professionnelle, la question à trancher est celle de la distribution des écoles à l\u2019intérieur de cette région.Le parallélisme entre l\u2019enseignement post- élémentaire de formation générale et de formation professionnelle semble justifier le principe suivant qui doit, de l\u2019avis du Comité, inspirer tous les plans d\u2019aménagement de l\u2019enseignement professionnel.\u201cL\u2019organisation des cadres physiques où devrait être dispensé l\u2019enseignement professionnel depuis le niveau de l\u2019initiation au travail jusqu\u2019au niveau technique doit être conçu en fonction des besoins de la totalité des jeunes qui ont dépassé le stade de la formation primaire et qui n\u2019ont pas encore atteint le stade proprement universitaire\u201d.Dans cette perspective, l\u2019enseignement professionnel et l\u2019enseignement de formation générale apparaissent comme les deux phases et les deux modalités d\u2019une même action communautaire à la fois unifiée et diversifiée.Une telle conception de la complémentarité de la formation professionnelle par rapport à la formation générale, à la fois sur le plan des structures académiques et sur le plan de l\u2019orientation des étudiants eux-mêmes, comporte, pour l\u2019aménagement des institutions, une conséquence majeure: \u201c\u201c]l faut viser à ce que tous les types et tous les niveaux de formation post-élémentaires, mais infra-universitaires, soient situés à proximité les uns des autres, de préférence dans le même \u2018\u2018campus\u201d\u2019.C\u2019est à cette idée fondamentale que correspondent les projets dont il est question de plus en plus dans notre milieu de créer des Cités des Jeunes où l\u2019on retrouverait, rassemblés dans le même complexe scolaire, tous les enseignements dont nous venons de parler\u201d.LES ÉTUDIANTS DE LANGUE ANGLAISE Au sujet des modalités d\u2019organisation de l\u2019enseignement destiné aux étudiants de langue anglaise, le Comité recommande: e qu\u2019on applique à l\u2019enseignement technique pour les étudiants de langue anglaise la même norme d\u2019aménagement qu\u2019il propose pour l\u2019enseignement destiné aux étudiants de langue française; e que dans tous les cas où cette norme pourrait s\u2019appliquer, on organise à l\u2019intention des étudiants de langue anglaise, soit une section spéciale dans un institut à dominante française, soit un institut indépendant ; e que l\u2019on organise d\u2019abord une section de langue anglaise avant de créer un institut indépendant, à moins que le nombre d\u2019étudiants prévu ne se rapproche sensiblement du nombre nécessaire pour l\u2019organisation d\u2019un institut de type À (environ 600 élèves) ou d\u2019un institut de type B (environ 900 élèves); e que, dans toutes les régions où un institut indépendant de langue anglaise sera créé, l\u2019on regroupe dans cet institut les élèves inscrits dans une section de langue anglaise existante; e que la décision d'organiser un institut de préférence à une ou plusieurs sections soit prise par les autorités du ministère après consultation avec les groupes intéressés: parents des étudiants déjà inscrits dans une école de l\u2019enseignement spécialisé, commissaires ou syndics d\u2019écoles protestantes, etc\u2026 12 Never \u201coz?yp Che x yo \u2018 , Extrémité inférieure du four.\u2018 + j Un voyant permet à l'ouvrier de regarder à l\u2019intérieur du cylindre (Miron).p\u2014\u2014\u2014\u2014 EE Lia b.> » * pa 88 *° e 7 aa ua 8 88° FF Ps # ¥ od a mt, as A in Eh Rie Sin halle ue AR _ AN\" EF Ne ry NJ = LUF \u2014 ¥ Bw, = LR Pe ¥ $ \u201cà ews Broyeur à boulets (Miron).Py \u201c4 rt L Chaux (Ca O) ® © .60 à 67% no Silice (Si O,) 19 à 249, 3 Oxyde de fer (Fe, O; + Fe O) .1.7 à 67, TK se es.Oxyde d\u2019aluminium (Al; O; + TiO) 4 39.59, Magnésie (Mg O) 0.7 à 3% \u2014e.6 À Alcalis .° 0.2 à 2.8%, R.Anhydride sulfureux (SO,) .1 à 3% Perte au feu .\u2026.0.0s5s.:0es 0.2 à 2.7% Résidus .0.1.à 1.47, hs 17 Sortie du clinker du refroidisseur.Un tapis roulant le transportera dans des silos (Miron).VOIE SÈCHE VOIE HUMIDE C CONCASSEUR GRAVILLONNEURS ~~ / 7 STOCKAGE DES MATIÈRES CRUES 1 DOSAGE | BROYEUR FOUR REFROIDISSEUR EE] BROYEUR CIMENT EN VRAC 18 C CONCASSEUR = GRAVILLONNEURS DELAYEURS T / Y nu BASSINS DOSEURS ass REFROIDISSEUR CIMENT EN VRAC Vue partielle du four rotatif.Au dessus est situé le refroidisseur (Miron).On ajoute à ce mélange 4 à 5% de gypse après la cuisson pour ralentir la prise.Les divers éléments qui composent le ciment proviennent en général de la pierre même de la carrière à proximité de laquelle il est fabriqué.Du mélange et de la cuisson de tous ces corps, il résulte les principaux constituants suivants: Silicate tricalcique.\u2026.SiO, \u2014 3 Ca O Silicate bicalcique 8.Si Os \u2014 2 Ca O8 Aluminate tricalcique.Al, O3 \u2014 3 Ca O Aluminoferrite tétracalcique Al» O3 \u2014 Fe, O3 \u2014 4 Ca O Tous ces corps, plongés dans l\u2019eau, se dissolvent pour donner une précipitation d\u2019hydrates.Ce phénomène constitue la prise hydraulique, c\u2019est-à-dire le durcissement de cette matière grâce à l\u2019action de l\u2019eau.Le début de prise se fait, habituellement, une heure après le malaxage, pour se terminer 3 heures après le début de la réaction chimique; cependant, la résistance à la traction, et à la compression, de ce produit, n\u2019atteindra son maximum que 28 jours après sa fabrication.FABRICATION Il y a deux procédés pour fabriquer le ciment: la voie sèche et la voie humide.Ces deux procédés sont d\u2019ailleurs employés par les cimenteries canadiennes.La voie sèche s\u2019utilise lorsque la composition de la pierre nécessite peu de correction, ou lorsque sa dureté la rend difficilement délayable.La première opération est la même pour les deux procédés: la matière première subit un premier broyage, dans un concasseur, puis dans des gravillonneurs, pour être réduite à 14 pouce.1) Voie sèche: Le matériau ainsi concassé est séché, puis entreposé dans d\u2019immenses silos de matières crues.Habituellement, les usimres de type classique sont construites en forme de T, ou en parallèle, c\u2019est-à-dire 1 L TITI TT ON J veu} SFR: FAP, i This \u2018I HE BAUGEST DRY PROCESS KX 2 bir T° IN THE WORLD | a a ongueur 550° Length iametre 15° Diameter de cosson 2700°F Deering haps cité annuelle 4000.000 Yearly capacity , à ot 16000000 Bags of come rr Extrémité supérieure du four reposant sur deux galets de roulement (Miron).que le four est perpendiculaire, ou parallèle, au hall de l'entrepôt constitué d\u2019une dizaine de tours cylindriques, en béton, de 40 pieds de diamètre et de 100 pieds de haut.De ces silos, 2 ou 3 seulement sont destinés à recevoir les matières crues.A la sortie des tours, le matériau est pesé, dosé, par l'intermédiaire de doseurs-peseurs automatiques, avant d\u2019être réduit en poudre fine dans des broyeurs à boulets.Les broyeurs à boulets sont des tubes de 12 pieds de diamètre, légèrement inclinés, de 42 à 45 pieds de long, pesant dans les 260 tonnes, et revêtus, à l\u2019intérieur, de plaques d\u2019acier au manganèse et de 110 tonnes de corps broyants.Ils produisent 70 tonnes de poudre fine à l\u2019heure, nécessitant un moteur de 2,500 CV qui les entraîne à 17 tours minute.La poudre est ensuite envoyée dans des silos de stockage, grâce à de puissantes pompes aspirantes.La composition de la poudre est, une fois de plus, vérifiée, puis modifiée au besoin, avant d\u2019être humidifiée et dirigée, sous forme de granulés, dans le four rotatif.Le four rotatif est bien l\u2019appareil le plus imposant d\u2019une usine de ciment.C\u2019est un immense cylindre de Pupitre de contrôle, de régulation et de télé-commande (Miron).plus de 500 pieds de long, d\u2019un diamètre variant de 10 à 20 pieds, incliné de 4 à 5% environ, et faisant paresseusement de !, à 1 tour par minute.La pâte pénètre à la partie supérieure qui est tapissée d\u2019un garnissage réfractaire.Dans cette partie, qui est la moins chaude de tout le four, la pâte traverse une zone de dessication.Durant cette première opération d\u2019une série qui en comprend trois, la pâte est deshydratée.Elle passe ensuite dans une partie du four, dont les parois sont recouvertes généralement de briques isolantes, pour être décarbonisée.Puis très lentement, elle s\u2019achemine vers la zone de cuisson, revêtue de briques de magnésie, située à la partie inférieure du four rotatif.C\u2019est à cette extrémité qu\u2019est situé le brûleur, soit à mazout, soit à charbon pulvérisé, qui dégage une chaleur de 2,700° F.Les grains obtenus à la fin de l\u2019opération et qui proviennent de la cuisson du carbonate de calcium et de l\u2019argile ferrugineuse, se nomment clinkers.Toute cette opération est commandée à partir d\u2019un poste de contrôle, où sont rassemblés tous les cadrans fournissant une foule d\u2019indications, depuis la consommation horaire du brûleur, jusqu\u2019à la pression, la tempé- i EI, 0s rature dans chacune des trois parties du four, aussi bien que la hauteur du lit du clinker.Le clinker, refroidi à sa sortie par un refroidisseur, qui est, lui-même, un immense cylindre placé sous le four rotatif, est stocké dans des silos pour achever son refroidissement et permettre l\u2019extinction de ce qui peut rester de chaux libre.Enfin repris, additionné de gypse, il est soumis à l\u2019action de broyeurs à boulets, d\u2019où 1l sort en mouture très fine, pour prendre le nom de ciment.2) Voie humide Dans la voie humide, le même produit qui sort du concasseur, à 14 pouce, de diamètre, est délayé dans des bassins en maçonnerie, cylindriques ou octogonaux, de 15 à 90 pieds de diamètre et de 9 à 6 pieds de profondeur.Ad [SY VAT NURI \\ UREN \\ PGs Poti % = rad AE AD A SE cad ra EE et BCA TA\" Kd Kd KK N 9 ARRIVÉE FOUR ROTATIF DE LA PATE L = 500 PIEDS FOUR | » \u2014 10 à 20 PIEDS Ja à 1 TOUR-MINUTE We ae wot a Un arbre vertical, placé au centre, malaxe le tout pour en faire une pâte qui est soumise à un broyeur à boulets; sa composition a été auparavant analysée, pesée et dosée.Les variations de dosage sont contrôlées et enregistrées instantanément, dans une cabine centrale qui procède aux corrections à apporter; celles-ci sont effectuées, définitivement, dans les bassins-doseurs où a été entreposée la pâte.Dans ces bassins, la pâte pourra être brassée lentement par l\u2019intermédiaire de six agitateurs rotatifs, avant de pénétrer dans le four où s\u2019opère la cuisson.La suite de l\u2019opération demeure la même que dans le procédé par voie sèche.MATÉRIEL DE CONTRÔLE: Chacune des opérations, décrites ci-dessus, est assurée par un ensemble d\u2019appareillages qui répond aux nécessités de contrôle, de mesure, de commande à distance et de régulation.Une automatisation, très poussée, permet en général de rassembler en quelques pupitres de commande, répartis dans les différentes sections de la cimenterie, tous les contrôles, les commandes à distance, et d\u2019opérer les changements voulus.Aussi la main-d\u2019oeuvre employée est généralement très réduite, et l\u2019on évalue le rendement moyen, par homme, à 1,600 tonnes par an.Le ciment mélangé à du sable et du gravier, se transforme en béton et ouvre la voie, dans le domaine des grands travaux, à une foule de réalisations grandioses: tunnels géants, ponts, viaducs, routes, autoroutes, barrages, jetées de ports, canaux, phares, pistes d\u2019envol, gratte-ciel, qui transforment chaque jour la façon de vivre de l\u2019homme, pour son bien.Silo à ciment avec quai de chargement. The maser or laser as it is sometimes known, a device for producing a concentrated light beam will be used soon industrially as well as scien- tifically.This is the first visible light continuous wave laser for the commercial market.Cm me ee ee _ mé Photon Finger of Fire © Points a beam of light to the Moon, powerful enough to illuminate the Copernicus crater and return to earth.@ Burns a hole in a razor blade in one ten-thousandth of a second! EDITH BEAUCHAMP Ber UE Len EEE =a boii = vio GRANT RA BY a RR LEE RTE RT a.For fifty years it has been the dream of scientists to collect the potential energy of random light rays and channel them for useful purposes.We tend to regard light as a condition, contrary to darkness.The physicist takes a different view, he regards it as tiny particles of matter, each having its potential quantum.Such an approach has lead him to experiment with \u201cexcited\u201d atoms, inducing them to give up their photons; to produce the maser,* which derives its name from the term \u2014 \u2018\u2018micro-amplification by stimulated emission of radiation\u201d; a sensation-creating, laboratory tool, analogous to the \u2018\u2018ray-gun\u2019\u2019 of science-fiction.The maser however is no product of fantasy but a reality existing in the world of the research scientist, on an experimental basis, but still functioning so completely and successfully that it will soon take its place among the scientific marvels of our everyday life.This versatile beam of coherent light with its myriad possibilities, when focused on a carbon target turns it to an incandescent vapor, heating it to a temperature of *Also known as the laser 21 22 REFLECTING END PLATE PLATE-ANGLE ADJUSTER REFLECTING END PLATE HELIUM-NEON MIXTURE RADIO FREQUENCY EXCITER 8,000 degrees F.in a space of .0005 seconds.It can serve as well, as a research instrument, to aid the astronomer, advance medical science, or assist in chemical reactions as a catalyst.The first obvious use that suggested itself was for transmitting messages, using the beam as a carrier wave, with the information superimposed upon it.Physical Properties of Light Which Limit its Use With the birth of this idea, problems began to present themselves.Light from any source is spatially incoherent \u2014 that is the light emerges in tiny separate waves which reinforce or cancel each other out in random fashion.The wave front so produced is rough, varying from point to point and from instant to instant.Then too, ordinary light lacks concentrated brightness.Even where the sun has its peak brightness each square centimeter of solar surface produces only .00001 watts.To obtain only a single watt of green light it would be necessary to collect and filter the output from ten square yards of the sun\u2019s surface.Another problem is that ordinary light is a broadband noise generator.It spreads its output over a wide range of frequencies without supplying much power at any given frequency.In these respects an electronic oscillator is a superior generator of a carrier wave.In order to build one of ultra-high frequencies it becomes necessary to make it smaller and smaller.OUTPUT BEAM Operation of gas maser depends on right mixture of helium and neon gases to provide an active medium.Radio frequency exciter puts energy into the medium.The output beam is built up by repeated passes back and forth between reflecting end plates.The resonant structures which tune the oscillator can seldom be larger than a wave length in size.At millimeter wave length they are so small it is hard to produce them with any accuracy or uniformity.So scientists began to experiment with nature\u2019s oscillators.Stimulated Emission with the Ruby Crystal One of the most interesting of these is the ruby crystal, which is composed of aluminum oxide and chromium.In the pale pink crystal chromium atoms account for about .05 per cent of its composition, in the deeper red ruby they can reach a concentration up to ten times as great.These atoms by absorption of green and yellow light waves become \u201c\u2018excited\u201d, that is they absorb photons from the absorbed light.In this \u201cexcited\u201d state if they can be bombarded with other photons, of a different frequency, from an outside source, they will give up their extra absorbed photen, and the two free photons will then combine to form a light beam of a third frequency.This process is known as stimulated emission.When the chromium atoms have given up their extra photon, they then return to the ground state.In order to produce a continuous beam of light the original burst of combined photons can be amplified by placing the structure in a resonant box.By reflecting the beam many times either in this resonant chamber, or between mirrors placed at each end of the ruby crystal, which has been machined into a tube-like form, an amplification of photons builds up to produce a steady continuous beam.By reflection with properly aligned mirrors, which return the beam to the other end with less than one per cent deviation, it was found that the photons followed a path parallel to the axis of the crystal tube.The resulting wave is powerful, monochromatic, and above all spatially coherent.Since other wave lengths have been eliminated, and the emitted one is of a single frequency, the light that was once a noise generator has become a silent smooth wave which could be ideally suited as a carrier wave.While it is spatially coherent and narrow its message carrying capacity could be enormous.The amount of information that can be transmitted is directly proportional to the number of cycles per second.In television transmission the carrier wave produces an effective band width of four megacycles.The maser beam could have an effective signal with a band width of 100,000 megacycles.Such a beam could carry as much information as all the radio communication channels now in existence.Building the Ruby Maser The ruby maser first demonstrated by Maiman, is produced by machining a ruby crystal into the form of a tube.The ends are silvered but one only partially so.This structure is surrounded by a flash lamp which is connected to an electric power source.The power of the flash lamp provides the pumping action which induces the already \u2018\u2018excited\u2019\u2019 chromium atoms to give up their extra photon of energy and it also provides the additional photon of another frequency which combines to produce a burst or beam of light.This structure is then enclosed in a reflecting box containing highly polished mirrors.If it is desired to focus the maser beam into a powerful pin point of intense heat it is passed through an optical lense which reduces the size of the beam and concentrates its power to 10,000 watts in a beam measuring less than a square centimetre in cross section.With such an arrangement it is possible to utilize it not only for the sensational demonstration of burning a hole in a razor blade but for melting the most refractory substances, for spot welding and for fabricating all sorts of electronic devices, for example welding a small joint after it has been sealed inside a glass envelope.Improved Models Emerge No sooner was the first maser constructed than research scientists proceeded to work on improved models.Another means of providing \u2018\u2018excited\u201d\u2019 atoms was found in the gas maser.First suggested by Ali Javan of the Bell Telephone Laboratories, this maser contains a mixture of helium and neon gases.These gases are bombarded by electrons supplied by an electric power source.This raises the helium atoms ABSORPTION E © NAAN E e SPONTANEOUS EMISSION | \u2014©- NN Es e STIMULATED EMISSION Es © SNA SNS \u20ac _ AAAS 1 e ENERGY (ELECTRON VOLTS) a CHROMIUM b c d Stimulated Emission of photons (bottom) the basis of maser operation, is contrasted with absorption (top) and spontaneous emission (middle).When an atom in the \"ground state (black dot at top left) absorbs a photon (wavy colored arrow) it is excited, or raised to a higher energy level (gray dot at top right).The excited atom (middle left) may then radiate energy spontaneously, emitting a photon and returning to the ground state (middle right).An excited atom (bottom left) can also be stimulated to emit a photon when it is struck by an outside photon.Thus in addition to the stimulating photon there is now a second photon of the same wavelength (bottom right) and the atom reverts to the ground state.Chromium atoms (black dots) in a ruby maser crystal are \"pumped\" to higher energy levels and then stimulated to emit photons, producing a maser beam.Atoms in the ground state (a) absorb photons (wavy colored arrows) which pump them to one of two energy levels (b).The atoms give up some of their energy to the crystal lattice and fall to a metastable energy level (c).When stimulated by photons from other chromium atoms, they emit photons of a characteristic wavelength and fall to the ground state (d).23 24 PE vi Wi i, FLASH LAMP S mm VO OUTPUT BEAM y COOLANT Î COOLANT POWER SOURCE Ruby Maser is powered by a flash lamp, which provides pumping energy.Output beam is emitted through partially silvered end of ruby crystal; other end is completely silvered.Beam builds up by repeated reflection between the ends.Liquid nitrogen is used to cool the ruby.Only the front end of the maser housing (right) is shown.to an increased energy level.When helium and neon atoms collide, the helium atom gives off its extra photon, which in turn gives it to the neon atom, raising it to one of four distinct energy levels.When stimulated by an outside photon contributed by the power source, the neon atom gives off its photon and the two combine to produce the maser.The neon atom then drops to one of ten distinct energy levels and reaches the ground stage in steps.The advantage with this type of emission is that it requires much less electric power to operate the maser.Only a small amount of power is needed to produce a gas discharge and provide a constant supply of neon atoms at an excited level which will provide a continuous beam of light.A Beam of Concentrated Light is Focused on the Moon The maser produces a beam of light parallel to within less than half a degree.This divergence will amount to about five feet per mile.Even this can be reduced by \u2018\u201c\u2018demagnification\u2019, a process by which it is run backwards through a telescope.By this means it was possible to focus a beam on the moon two miles in diameter and have the same beam reflected back to earth.It was aimed at the dark part of the new moon, more specifically at the crater Albategnius, and the Copernicus crater.Two and a half seconds later after a round trip of a half million miles the light returned through a large telescope.This was a dramatic experiment and it foreshadows many exciting possibilities of the maser wave.It seems likely that it will provide us with some important new information about other planets and distant stars without the necessity of first sending space vehicles in their vicinity.Since light waves are of such a high frequency and travel at a speed surpassing any other medium their use for exploring cosmic bodies seems assured.Perhaps with masers launched in satellites and trained on the regions of the earth too cold for human comfort, we could have perpetual summer, or if that possibility did not meet with the liking of the majority of the people living in these regions, we could arrive at a \u201ccontrolled\u201d climate agreement.Masers in Chemical Reactions and other Applications In the laboratory their coherent radiation with very high electric field strength, when trained on various substances will have a marked effect on the behavior of the atoms and molecules contained in those substances.For example with an infrared radiation of the right frequency certain vibrations could be excited in a specific molecule while others would not be affected.In this way they could be used to speed up and control chemical reactions.It is possible to visualize a harmonic generator or mixer, which by producing two light beams of different frequencies, and mixing the two, will produce a third wave \u2014 a sort of superheterodyne receiver, capable of transforming a light wave to any desired longer wave.By sending the beams through pipes, which would guard against its limitations of not being able to pass through clouds or fog the maser could operate as a communications giant any place on earth.Its applications to space communications are unlimited.In medical research it may also prove to be a powerful weapon.That it has possibilities to stagger the imagination of the layman and the scientist as well, seems assured.Is it dangerous ?The answer seems obvious \u2014 but fire man\u2019s oldest ally is also dangerous when not controlled.That the maser could be used for destructive purposes is possible, but mankind must learn to live as a cooperative group on a world-wide basis if our species is to survive.In spite of certain frightening possibilities of this, as yet experimental beam, it is almost certain to emerge in many useful forms, for the use and ultimate benefit of the human race. PIERRE DAUDELIN Depuis longtemps les astronomes de Montréal désiraient un planétarium qui est sans contredit le moyen le plus efficace pour répandre le goût de l'étude de l'astronomie.Il semble bien que leur voeu sera comblé d'ici deux ans par la construction, au sommet de l'immeuble de la brasserie Dow, d\u2019une salle de spectacles astronomiques qui promet d'être l'une des plus modernes en Amérique.Bien des Canadiens ont eu l\u2019occasion d'assister, au cours d\u2019un séjour à New-York, aux représentations du Planétarium Hayden.L\u2019an dernier était aménagée à Boston, une autre salle du genre dotée cette fois d\u2019un projecteur soviétique.Pour le bénéfice des lecteurs qui n\u2019ont pas encore eu l\u2019occasion de visiter un planétarium, disons que c\u2019est une salle coiffée d\u2019une coupole immense dont la surface intérieure sert d\u2019écran de cinéma hémisphérique.À l\u2019aide d\u2019un multiprojecteur on peut reproduire sur cet écran les mouvements des astres et d\u2019innombrables phénomènes, au caprice de l\u2019imagination du cinéaste.Tous les corps célestes sont présentés Le planétarium ressemblera à la planète Saturne ou à quelque véhicule interplanétaire qui serait posé au sommet de l\u2019immeuble de la brasserie Dow.sous leur aspect réel et il est possible de reproduire n\u2019importe quelles configurations ou phénomènes astronomiques.Les planétariums ne sont pas encore bien nombreux.Il en existe peut-être une trentaine dans le monde entier, dont huit en Amérique du Nord.Celui de Montréal comptera parmi les plus importantes installations de ce genre au monde et pourra recevoir 500 personnes.Il sera connu sous le nom de Planétarium Dow et sera situé au- dessus de l\u2019usine d\u2019empaquetage de quatre étages de la compagnie, à l\u2019angle des rues Windsor et Notre- Dame.Ce sera une entreprise sans but lucratif.25 26 Les appareils du planétarium seront de fabrication spéciale et le projecteur sera vraisemblablement le plus récent instrument du genre de la compagnie Zeiss.LE MULTIPROJECTEUR Quand vu à l\u2019oeuvre un multi- projecteur de planétarium, on peut rester confondu devant la complexité et l\u2019ingéniosité d\u2019un tel appareil.L\u2019instrument que l\u2019on se propose de faire installer mesure environ 17 pieds de hauteur et pèse deux tonnes et demie.I] se compose de 29,000 Prototype du multiprojecteur qui sera utilisé pour animer l'écran hémisphérique de 68 pieds du planétarium.pièces.Ses 152 projecteurs permettent un jeu très varié de phénomènes célestes : 8,900 étoiles fixes, la Voie lactée, le Soleil et sa couronne, la lumière zodiacale, la Lune et ses phases, les planètes, les mouvements géocentriques du Soleil et des planètes, etc.Cet appareil requiert une voûte de 68 pieds de diamètre.UTILITÉ DU PLANÉTARIUM C\u2019est le professeur W.Bauersfeld qui eut le premier l\u2019idée de construire un ciel artificiel dans lequel un instrument pût reproduire, à cadence désirée, toutes sortes de phénomènes astronomiques.Le planétarium, véritable salle de cinéma dont les acteurs sont les astres, anime des phénomènes dont jusqu\u2019 alors photos ou schémas pouvaient seuls fixer les phases.Le planétariumcomprime le temps.Le phénomène qui durerait un jour peut être reproduit en une minute; une minute peut être réduite à sept secondes; des siècles, à quelques minutes.À cette variation dans le temps s\u2019ajoute celle du lieu.Ainsi on peut projeter l\u2019aspect du ciel en un jour donné, vu du pôle nord, de l\u2019équateur ou de tout autre point du globe; ou bien encore montrer le paysage céleste que l\u2019on pourrait contempler au cours d\u2019un voyage de la Terre à la Lune.Le planétarium supprime en outre le plus grand perturbateur des études astronomiques, le Soleil, dont la clarté empêche d\u2019observer le ciel pendant le jour.La compagnie Dow se propose de prêter son concours aux universités et aux commissions scolaires en organisant des conférences sur l\u2019astronomie tant au niveau élémentaire qu\u2019aux niveaux plus avancés.Il convient de féliciter cette compagnie pour son heureuse initiative qui contribuera à faire connaître l\u2019astronomie, l\u2019une des sciences les plus passionnantes que l\u2019on puisse étudier.Nous aurons donc un planétarium.Mais il manquera encore à Montréal un grand observatoire d\u2019astronomie, comme ceux d\u2019Ottawa, de Toronto et de Victoria.Peut-être ce projet, trop ambitieux, n\u2019entre-t-il pas dans les vues du ministère des Mines et des levés techniques.Il n\u2019en demeure pas moins qu\u2019une action concertée devrait être entreprise pour doter la métropole d\u2019un observatoire d\u2019importance moyenne qui servirait à la fois à des études sérieuses par les astronomes de la Société Royale d\u2019Astronomie du Canada et à la diffusion des connaissances de la science astronomique dans le peuple. M © IN M.ANDRE DANDENEAULT SPECIALISTE-CONSULTANT EN ECLAIRAGE OÙ RÈGNE LA LUMIERE \u201c\u201cEclairer: répandre la lumière.Telle est la définition fondamentale que nous donne le dictionnaire, me dit M.Dandeneault.Il n\u2019en est pas de meilleure.\u201d Je suis, en effet, assis depuis quelques instants vis- à-vis M.André Dandeneault, spécialiste-consultant en éclairage, directeur du chapitre de Montréal de la Corporation des techniciens professionnels du Québec, président de la section de Montréal de l\u2019Illuminating Engineering Society qui constitue, en Amérique du Nord, l\u2019autorité suprême en matière de normes d\u2019éclairage.\u201cJe crois, poursuit M.Dandeneault, que, dans le même esprit de définition générale, on pourrait ajouter: \u201cEclairer: rendre les choses perceptibles a l\u2019oeil au moyen de la lumière\u201d.Mais éclairer est le résultat de l\u2019éclairage, et c\u2019est là que je voulais vous amener.Car METIER là se trouve la nécessité à laquelle répond notre profession: l\u2019étude et la production d\u2019appareils d\u2019éclairage pouvant répondre spécifiquement à chacun des multiples besoins de l\u2019individu et de la collectivité.Je vous exposerai tout à l\u2019heure l\u2019étendue de ces exigences.\u2014 Le profane ne peut à priori les concevoir mais chacun se rend compte de la diversité extraordinaire des besoins que vous satisfaites.\u2014 Détrompez-vous.Chacun sait que l\u2019éclairage va de la lampe de chevet, problème statique aux éléments presque invariables, aux rangées de projecteurs des terrains d\u2019aviation qui doivent présenter, avec le maximum de clarté compatible avec le minimum d\u2019éblouissement, la piste d\u2019atterrissage à des réactés de 150 tonnes qui surgissent de la brume, à quelques centaines de pieds de distance seulement et à 200 milles à l\u2019heure, au milieu, parfois de pluie mêlée de neige combinant tous les phénomènes d\u2019opacité mouvante et éblouissante.Entre ces deux extrêmes, il y a tous les aspects de l\u2019éclairage public, commercial, industriel, scolaire et tous les problèmes de l\u2019éclairage de précision: laboratoires, salles d\u2019examen et d\u2019opération d\u2019hôpitaux, ateliers de montage d\u2019objets de précision, etc.\u2014 Cette énumération, M.Dandeneault, me fait comprendre que le domaine de l\u2019éclairage s\u2019élargit sans cesse et que chaque nouvelle invention importante qui crée un nouveau champ d\u2019action à l\u2019humanité crée aussi de nouveaux besoins en éclairage.\u2014 Je suis heureux d\u2019avoir pu vous suggérer cela.Mais il faut ajouter que la science de l\u2019éclairage, longtemps empirique, loin d\u2019être dépassée par l\u2019afflux de ses nouvelles applications et par la rigueur des exigences modernes, est devenue, surtout depuis l\u2019apparition de la fluorescence, une véritable science exacte en plein épanouissement.LE TECHNICIEN \u2014 M.Dandeneault, je me rends compte que dans une branche où règne ainsi la rigueur de la recherche scientifique, le plan de la diffusion commerciale, sur lequel vous avez choisi d\u2019exercer votre profession de technicien, doit requérir une solide formation technologique.\u2014 Je le crois.Pour ma part, je me suis spécialisé en électricité dès l\u2019École Technique de Granby où j\u2019ai passé trois ans (je suis originaire des Cantons de l\u2019Est), avant de venir faire ma quatrième année à l\u2019École 27 28 Technique de Montréal.Je finissais mon cours, à l\u2019âge de 20 ans, avec le diplôme de technicien en électricité.\u2014 Et, à peine dix ans après, vous voici responsable de la diffusion commerciale pour tout l\u2019est du Canada, à la Federal Pacific Electric Co.of Canada ?\u2014 Oui.À ma sortie de l\u2019École Technique, je suis entré à la Marine Industries de Sorel où j'ai travaillé un an et demi comme dessinateur industriel en électricité.Puis, j'ai eu une offre de la Canadian Westinghouse Supplies Co.Je me suis occupé de la diffusion commerciale des appareils d\u2019éclairage et m\u2019y suis spécialisé.J\u2019y ai passé six années.Je m\u2019y suis trouvé confronté avec presque tous les problèmes d\u2019application: rues, parcs, centres d\u2019achat, multiples applications commerciales, industrielles, résidentielles, aéronautiques, etc .Enfin, après un stage à la Restglow Manufacturing, axé comme aujourd\u2019hui sur le commercial et l\u2019industriel, je suis entré, il y a maintenant deux ans, à la Federal Pacific.\u2014 Où je vois que l\u2019on a su apprécier vos qualités, expérience et formation.LA SCIENCE DE L\u2019ÉCLAIRAGE \u2014 Pourriez-vous me dire, M.Dandeneault, quelles sont ces exigences de la science de l\u2019éclairage et quelles en sont les fondements actuels.Enfin, dans quelles perspectives s\u2019accomplit-elle ?\u2014 Avec grand plaisir car cela nous place immédiatement dans un vaste cadre humain.Vous n\u2019ignorez pas l\u2019importance du rôle joué à notre époque par les associations professionnelles, industrielles et commerciales.Le domaine de l\u2019éclairage est un cas typique et passionnant de l\u2019accélération du progrès qui s\u2019accomplit quand les hommes mettent leurs ressources en commun.C\u2019est ainsi qu\u2019en Amérique du Nord s\u2019est constituée l\u2019\u201c\u201cIlluminating Engineering Society\u201d qui, forte des ressources de ses 10,000 membres, a créé un organisme de recherche, permanent et autonome, l\u2019\u201c\u201cIlluminating Research Institute\u201d, à qui elle attribue une somme annuelle variable ($100,000.cette année).Fonctions de l\u2019Institut: Recherche en éclairage, en relation avec divers organismes ou universités poursuivant le même but.(En particulier, après la guerre, avec l\u2019armée et l\u2019aviation.) L\u2019\u201cIlluminating Engineering Society\u201d constitue, je le précise, l\u2019autorité en matière de normes d\u2019éclairage.Celle-ci s\u2019appuient sur les recherches accomplies de 1950 à 1958 à l\u2019Université du Michigan par le Dr Richard Blackwell, recherches qui ont constitué, jusqu\u2019à présent, le moment essentiel de la science appliquée de l\u2019éclairage en lui donnant la base scientifique et expérimentale qui lui était nécessaire: étude psychologique et physiologique des effets de l\u2019éclairage, adaptation de l\u2019oeil, effet des contrastes .\u2014 La couleur, je suppose, doit jouer un rôle important.\u2014 Effectivement.C\u2019est le domaine des facteurs de réflexion dans lequel la nature, matière et couleur des surfaces réfléchissantes jouent un rôle déterminant et surtout l\u2019intensité de la couleur (échelle complète des tons, du plus clair au plus foncé) qui détermine les valeurs de contraste.\u2014 Vous avez donc des éléments précis d\u2019évaluation ?\u2014 Sous forme d\u2019une cotation extrêmement logique qui donne un facteur de réflexion de 100% au blanc absolu (théorique) et de 0% au noir absolu (théorique aussi).En pratique, avec les matériaux actuels, un plafond blanc (que nous recommandons d\u2019ailleurs) a un facteur de réflexion de 85% et un tableau noir de classe, un facteur de 15%.\u2018\u201c\u2018Excepté le plafond blanc, qui n\u2019est pas directement dans le champ visuel (périphérie de la vision) et qui est un cas particulier, les valeurs de contraste des facteurs de réflexion ne doivent pas dépasser 5 à 1.Pratiquement, on s\u2019efforce de réaliser un rapport de 3 à 1.Exemple pratique: Autour d\u2019un tableau noir (15%), une teinte murale d\u2019un facteur de réflexion de 60% sera dans la norme, le rapport de contraste étant ainsi de 4 à 1.Tout ceci, je vous le rappelle, découle des études sur l\u2019adaptation de l\u2019oeil à la lumière en vue du confort visuel et de l\u2019équilibre psychologique de l\u2019être.Il s\u2019agit d\u2019éviter à l\u2019oeil, passant sans cesse d\u2019une surface à l\u2019autre, un perpétuel effort d\u2019adaptation.\u2014 Me parleriez-vous, M.Dandeneault, de la lumière elle-même ?\u2014 Je me permets de vous rappeler que ma spécialisation se situe à l\u2019échelon de l\u2019éclairage, c\u2019est-à-dire des appareils de diffusion lumineuse et non à celui des sources lumineuses elles-mêmes.Mais il est quand même nécessaire que nous en parlions. \u201cA partir de l\u2019électricité, nous disposons actuelle: ment de trois sources lumineuses: la plus ancienne, l\u2019incandescence (ampoules), la fluorescence (tubes) qui a pris tant d\u2019importance dans l\u2019éclairage collectif, le plus récent enfin, le mercure (ampoules), surtout employé en éclairage industriel.\u201cComme il nest pas de science exacte ni d\u2019application rationnelle sans unité de mesure d\u2019une rigoureuse précision, celle de l\u2019éclairage se réfère à une unité de mesure de la source lumineuse, le Lumen et à une unité de mesure de la lumière réfléchie, le Pied Lambert.\u201cIl n\u2019est pas inutile de vous signaler l\u2019amélioration considérable de la lumière produite elle-même.En 1906, le rendement d\u2019une ampoule électrique variait de 5 à 8 lumen par watt alors qu\u2019aujourd\u2019hui la fluorescence donne de 60 à 70 lumen par watt.IMPÉRATIFS DE L'APPAREILLAGE \u2014 Me donneriez-vous une idée des problèmes actuels de la création et de la production d\u2019appareils d\u2019éclairage ?\u2014 C\u2019est un métier très sérieux.Le traitement lumineux des espaces intérieurs affecte le sens le plus important de l\u2019être, la vue, et influence directement l\u2019équilibre physiologique et psychologique et les facultés créatrices et productrices, facultés de travail, de l\u2019homme.Voici, d\u2019une façon lapidaire, comment nous nous efforçons d\u2019y répondre: \u201cRecherche de matériaux de diffusion qui puissent augmenter le confort de l\u2019usager tout en améliorant le rendement des appareils.ra Qui croirait que cet apparell est un commutateur?Il est utilisé dans un immeuble d'appartements pour allumer le système d\u2019éclairage automatiquement.\u201cDessin, création d\u2019appareils pouvant employer des sources lumineuses à grande intensité, fournir les niveaux d\u2019éclairage recommandés d\u2019après les plus récentes recherches, de l\u2019institut, réaliser adéquatement la distribution et le contrôle de brillance de la lumière, car l\u2019effet de brillance excessif, par son effet sur l\u2019oeil, détruit en partie l\u2019effet lumineux.\u2018\u2018Un des problèmes majeurs est de fournir économiquement (prix des appareils et de l\u2019installation) des niveaux d\u2019éclairage plus élevés par rapport aux besoins à combler, tout en assurant un plus grand bien-être visuel et en augmentant sans cesse la qualité esthétique des appareils.\u201cLes grands critères d\u2019application sont dans le domaine commercial et industriel où un confort visuel maximum doit être réalisé pour favoriser le rendement des personnes au travail.Il s\u2019agit de permettre à l\u2019oeil d\u2019accomplir une tâche visuelle sur des objets variés dans le minimum de temps et avec le minimum d\u2019effort.FIL D\u2019ARIANE \u2014 Votre expérience, M.Dandeneault, sera précieuse pour nos jeunes qui s\u2019orientent aujourd\u2019hui vers un monde en pleine technicisation .\u2014 Des conseils ?.Vous me prenez à l\u2019improviste mais je serais heureux d\u2019être utile à nos étudiants.\u201cA la base, une bonne instruction générale puis une solide formation technologique.Ensuite, dans ma spécialité, je recommanderais un séjour dans les bureaux, en particulier dans le \u2018Service aux vendeurs\u201d où l\u2019on est confronté avec les problèmes essentiels de toutes les applications de l\u2019éclairage et où l\u2019on se familiarise avec tous les types d\u2019appareils en cours.\u201cCompléter sa formation technique par la lecture assidue de revues spécialisées, en particulier la revue mensuelle que \u201cIlluminating Engineering Society\u201d adresse à tous ses membres et qui est un véritable outil de formation.Je recommande particulièrement les opuscules qu\u2019elle publie sur chaque spécialisation d\u2019éclairage: \u2018\u2018Recommended practice for school, office, industrial lighting, etc.\u201d .Ne jamais cesser d\u2019accroître son bagage technique.Développer sans cesse sa culture générale afin de ne pas s\u2019isoler dans son secteur technique mais au contraire le relier à l\u2019environnement afin d\u2019acquérir une pleine stature intellectuelle et spirituelle, afin de devenir, en son métier et en toute chose un homme hautement utile à la société.\u201cJ\u2019ajoute: Ne pas céder à la tentation facile de tout réduire à l\u2019application de formules mathématiques.IL y a dans les techniques de l\u2019éclairage une grande part de recherche personnelle.\u201d 29 | | | J e e CANADA © PROGRAMME SPATIAL Ottawa Lancement de 4 satellites, dans les quatre prochaines années, en vue de poursuivre les recherches sur la physique extra-atmosphérique, dans le but d'améliorer l'efficacité du système de communications dans le Nord.Le premier des quatre satellites sera lancé à la fin de 1964, ou au début de 1965, à une altitude supérieure à 250 milles.ÉLECTRICITÉ POUR MONTRÉAL ET QUÉBEC Manicouagan - Québec Le courant électrique, produit par le barrage de la Manicouagan, parviendra à Québec, et à Montréal, par une ligne de haute tension à courant alternatif de 700,000 volts.Il s'agit du transport, sur 360 milles, de la plus haute tension, à courant alternatif, actuellement prévu dans le monde.NAVIRE MÉTÉOROLOGIQUE | Ottawa Mise en chantier d'un navire météorologique, de 5,400 tonnes, chargé de prendre la place du \u201cpapa\u201d dont le secteur d'opération se trouve à 900 milles, à l'ouest de la Colombie- Britannique.Le nouveau bâtiment sera pourvu de toutes les améliorations techniques.ll possédera, en outre, un système anti-roulis, un hangar à hélicoptère et les membres de l'équipage auront chacun leur cabine personnelle.II sera entièrement climatisé et aura plusieurs laboratoires.NOUVELLES TECHNIQUES René Torre PRÉVISION POUR 1963 Ottawa La puissance électrique du Canada augmentera de 924,000 KW en 1963: À elles seules, les centrales thermiques produiront 660,000 kW.e ÉTATS-UNIS MARINER: SATELLITE SOLAIRE Pasadena - Californie Les caractéristiques de l'orbite solaire, de ce laboratoire volant, sont: 113,800,000 milles.65,500,000 milles.\u2014 Distance la plus éloignée de la terre: 91,000,000 milles.\u2014 Distance la plus proche de la terre: 25,700,000 milles.Le point le plus proche, où le \u201cMariner\u2019\u2019 est passé de Vénus, s'est situé à 22,137 milles.\u2014 Aphélie: \u2014 Périhélie: SOUS-MARIN ATOMIQUE Newport - Pennsylvanie Le dixième submersible, du type \u201cPolaris\u201d, le \u2018Thomas Jefferson\u201d, a été mis en service.En outre, la marine américaine a entamé un programme de construction de 39 sous-marins d'attaque, à propulsion nucléaire.BARRAGE Rihand inauguration d'un nouveau complexe hydro-électrique dans le nord de la péninsule indienne.Le barrage irrigue 2 millions d'acres de terrain compris dans les États de Uttar, Pradesh et Bihar, et il a une puissance de 250,000 kilowatts.© e ITALIE © USINE ATOMIQUE Rome La première centrale atomique italienne a une puissance de 200,000 kW.Elle peut satisfaire aux besoins d\u2019une ville de deux millions d'habitants.C\u2019est la plus grande centrale fonctionnant, actuellement, sur le continent européen.° e UNION SOVIÉTIQUE ° TREMBLEMENTS DE TERRE ARTIFICIELS Tachkent - Ouzbekistan Installation provoquant des séismes, de 9 degrés de force, pour étudier les effets produits sur des maisons construites avec des matériaux et des techniques diverses.Des caméras fixent le comportement des vitres, des canalisations, des murs et des toits, durant le tremblement de terre. SALUTATIONS A VÉNUS ET À MERCURE Moscou Les soviétiques ont réussi, par deux fois, à faire réfléchir des signaux radio sur la surface de Vénus, et, une fois, sur celle de Mercure.Ces expériences se poursuivent pour préciser l'unité astronomique de longueur, qui est la distance de la terre au soleil.Cette mesure étalon est, à l'issue de ces expériences, égale à 149,599,300 kilomètres, avec une marge d'erreur maximum de 2,000 kilomètres.RADIO-TÉLÉVISION Moscou L'U.R.S.S.occupe la première place, en Europe, et, la seconde, dans le monde, dans le domaine des émissions radiophoniques.La télévision touche 90 millions de personnes.Elle dispose de 130 stations émettrices, ainsi que de 250 stations-relais.© e FRANCE © BASE DE SATELLITE Paris Un champ de tir spatial, pour fusées non militaires, va être créé dans le Roussillon.Cette base s'étalera sur une longueur de plus de six milles et deux tiers de mille de largeur.L'emplacement a déjà été choisi au nord de Perpignan.Le lancement du premier satellite aura lieu en 1965.\u201cAUTO-ANAL YSEUR\u201d Paris Appareil capable d'effectuer automatiquement, et entièrement, n'importe quel examen de laboratoire, qu'il s'agisse du dosage du sucre dans le sang, de l'urée, du cholesterol, ou de mesures plus complexes, telles que l'analyse de la composition des protéines dans le sang.Il permet, non seulement de faire 60 dosages de sang en une heure, mais de traduire également les résultats obtenus, par des courbes.PREMIÈRE LIAISON TROPOSPHÉRIQUE Paris Le principe de cette liaison repose , x 7 .sur le phénomène de la réflexion des ondes haute fréquence par les couches basses de l'atmosphère.Dans une liaison hertzienne classique, la communication doit se faire en ligne droite et ne peut dépasser la distance de 30 milles environ, en terrain plat; alors qu'avec la liaison troposphérique, la distance deux stations est quintuplée.entre e e ALLEMAGNE e .FORAGE Dusseldorf Le plus profond forage d'Europe a été réalisé près de Bilberbeck.Après 500 jours de travail, la sonde a atteint la profondeur de 19,307 pieds.© e CONGO e RAFFINERIE Léopoldville Construction de la première raffinerie de pétrole, dans la République du Congo.Elle aura une capacité de 12,000 barils par jour.e oe SUISSE e SOUS-MARIN POUR CIVILS Genève Le premier sous-marin, pour touristes, fonctionnera en Confédératon Helvétique l'an prochain, à l\u2019occasion de la foire nationale.Les visiteurs pourront, à bord du submersible, explorer le lac de Genève, à une profondeur maximum de 900 pieds.pre Cet appareil mis au point par les laboratoires de recherches de la Celanese Corporation of America sert à mesurer instantanément et avec précision le degré d'humidité dans les étoffes.31 cgi} Hi VIII S118 32 Monsieur Marcel Séguin, Secrétaire de la rédaction, \u201cTECHNIQUE\u201d Cher Monsieur, Il me fait plaisir de vous envoyer la solution au problème des droites parallèles, L'introduction suivante est indispensable pour bien se situer dans l\u2019ambiance du problème.Ancienne définition de deux droites parallèles: \u201cdeux droites situées dans un même plan, et qui prolongées à n'importe quelle distance ne se rencontrent jamais.\u201d J'ai dit \u2018ancienne définition\u201d car elle devra être corrigée, et je le prouverai.La définition de la définition étant: une proposition nécessaire et suffisante qui donne l'essence d\u2019un objet; il fallait s'attendre à ce que la définition fautive un jour ou l'autre.Son élément exprimée plus haut soit (prolongées à n'importe quelle distance), est plus que nécessaire; et son négativiste suffisant (ne se rencontrent jamais) est plus que suffisant.Une bonne définition ne doit pas étre négative, car alors on dirait ce que l\u2019objet n'est pas au lieu de dire ce qu\u2019il est; mais une tournure négativiste peut définir essentiellement un objet, car elle ne donne qu'une restriction seulement sur un des éléments et ne rend pas toute la proposition négative.Ce n'est pas pour cela que la définition est fausse ici, c'est parce qu'elle est plus que nécessaire et plus que suffisante.La première (situées dans un même plan) est l'élément \u201csine qua non\u201d.Une définition devant être bonne, ici elle n\u2019était que simplement \u201cpas mauvaise\u201d, il ne faut pas se surprendre qu'elle soit prouvée fausse maintenant.nécessaire élément partie Pour mieux saisir la démonstration mathématique, commençons par le cas de deux droites concourantes.Soit (1) y = 2x \u2014 3 (2) y=1\u2014x Résoudre un systéme algébrique, c'est chercher l'intersection (ou les intersections) de lieux géométriques.Ici on poserait: 2x \u2014 3 =1\u2014x 3x =4 x = 4/3 puis y = \u20141/3 Le point P(4/3, \u2014 1 /3) est le point d\u2019intersection des deux droites.Prenons en général deux\u2019 droites parallèles qui ne diffèrent que par l'ordonnée à l\u2019origine: soit (1) y = mx +h (2) y = mx +h\u201d Cherchons l'intersection de la même manière que dans le cas pré- cédent et en ne changeant pas notre mentalité mathématique.La méthode de comparaison est encore la plus facile ici.mx + h = mx +h\u201d On ne dirait pas, par exemple, que 7x \u2014 5x = 2 mais 2x, car \u201c2x\u201d considéré à part ne vaut 2 que si x = 1, et c'est justement \"x\" que l'on ne connaît pas encore, il faut attendre à la fin du problème pour en obtenir la valeur.alors: mx \u2014 mx # O mais Oex (zéro) (# veut dire \u201cn\u2019égale pas\u201d, et eo veut dire \u201cmultiplier\u201d) Selon que l\u2019on aura h \u2014 h\u2019 ou h\u2019 \u2014 h, il faut entrevoir un résultat, + k car h\u2019 # h, \u201ck\" en étant la différence.donc Qex = =k Tout comme en présence de 3x = 4 on trouve x = 4/3 en divisant par le coefficient de \u2018x\u2019, nous aurons: Une fraction devient de plus en plus grande quand son dénominateur devient de plus en plus petit.\u201cZéro\u201d étant un infiniment petit, il sera contenu une quantité infiniment grande de fois dans un nombre fini.Donc x = + œ engendrant y=+oœ (x, est le symbole d'un infiniment grand) La preuve que deux droites parallèles se rencontrent à l'infini est faite.Comme conséquence, en voici la définition corrigée: deux droites situées dans un même plan, et qui prolongées à quelque distance finie ne se rencontrent pas.André Sauriol, professeur de mathématiques à l\u2019Institut de Technologie de Montréal.P.S.: Si vous posez ce problème, il faudrait s'adresse pas à mes anciens mentionner qu'il ne.élèves ni à mes élèves actuels; car ils connaissent cet argument.Nous avons également reçu des réponses au problème des droites parallèles de M.Albert Chrétien, de l'École de métiers de Rivière-du-Loup, à qui la proposition a paru toute simple.Je voudrais avoir l'espace pour reproduire sa solution singulièrement expéditive, de même que celle de M.Marcel Béland, T.D., professeur de soudure à l'École de métiers de La Tuque, qui a imaginé de faire tourner deux droites l'une autour de l\u2019autre d\u2019un angle très petit tendant vers zéro.M.André Sauriol (IT.Montréal) nous a fait parvenir une solution érudite au problème des maisons séparées par une ruelle dans laquelle il fait intervenir des considérations qui eussent très vivement intéressé nos Leibniz et nos La Hire; hélas, la complexité des calculs mettrait à rude épreuve la patience de nos typographes.Il en va de même pour la réponse fournie par M.Louis Jos.Corriveau, T.P., professeur de menui- serie à l'École de métiers de St- Gabriel de Brandon, qui présente certaines difficultés grophiques.Nous choisissons de préférence les réponses dactylographiées et dont les dessins sont tracés sur une feuille de papier blanc et présentée à part.Voici donc la solution de M.Maurice St-Cyr, 2e spécialisation B, de l'Institut de Technologie de Shawinigan.M.St-Cyr s'exprime en anglais: \u201cPersonally | think that it is one of the best problems submitted yet.Here's my solution: 10_V900\u2014-x* [| y re N X\u2014y x \u201c10 1/400 \u2014 x?Solving each of these equations for y and setting them equal to each other yields: 10 10 v900-x\"'- 400% Then solve for x: x A= to 12.Le probléme no 3 du numéro de janvier de Technique se posait comme suit: Ma demie au carré égale mon \u2018out renversé.Qui suis-je?MM.André Sauriol (I.T.Montréal) et Raymond Desjardins, T.D., professeur d'électricité à l\u2019École de métiers de St-Jérôme, partant des mêmes 2 2.x 1 .prémisses: (3) = \u2014, en arrivent bien- X tôt à x = 34/4.De là, ils se séparent pour aboutir, M.Desjardins, à x = 1.587401; M.Savriol, à un nombre VW \u20141.Nous avons retenu la solution de M.J.C.Brunet, professeur de physique à l'Institut de Technologie de Montréal: (1x) = 10x + 1 100 + 20x + x* = 40x + 4 x2 \u2014 20x +96 =0 + \u2014 20 + V400 \u2014 396 2 imaginaire: i = _ 204 2 20 \u2014 4 (seulement) \u2014\u2014\u2014 2 = 8 Donc le nombre est 10 + 8 18\\° \u2014 = 81 (2) 8 PROBLEMES DU MOIS I œ 1.Le premier problème, à première vue, peut paraître très simple mais il demande réflexion.il nous est soumis par M.Raymond Desjardins, T.D., professeur d'électricité à l'École de métiers de St-Jérôme.Énoncé: J'ai dix sacs contenant chacun 100 pièces de monnaie.Un de ces sacs contient de la fausse monnaie.Les pièces de bonne monnaie pèsent 3 grammes chacune et les pièces de fausse monnaie 2 grammes chacune.Trouvez, en une seule opération de balance, dans quel sac se trouve la fausse monnaie.N.B.La solution demandée est une solution générale qui pourrait s'appliquer dans tous les cas.2.La distance centre de deux roues est de 30 pieds.Le rayon de la principale est de 5 pieds.On demande le rayon de la petite roue sachant que la longueur totale de lo courroie est de 90\".3.Dans un vase hémisphérique de 6\u2019 de rayon à moitié rempli d'eau, on plonge verticalement un cylindre de deux pouces de diamètre.On demande la hauteur de ce cylindre sachant que le niveau de l'eau est alors dans le même plan que la base supérieure du cylindre.Suggérés par M.Louis Jos.Corriveau, T.P., professeur de menuiserie à l'École de métiers de St-Jérôme.Veuillez envoyer vos réponses à M.Marcel Séguin, secrétaire de la rédaction, Technique, 2514 est, rue Fleury, Montréal 12, P.Q.QUIET REVOLUTION All Canadians outside Quebec know that the ancient province has been for a decade or more, and still is, experiencing a social change that amounts to a bloodless revolution.Not all are aware of the meaning of this upheaval for the country as a whole.Mason Wade, the American scholar who is probably the leading English-speaking authority anywhere on French-Canadian history and affairs, writes in the Montreal Star: \u201cThe advance of scientific and technical education in Quebec.has been marked, and French Canada is now producing scientists, engineers, highly skilled technicians, accountants, and economists whose training fits them to participate in the development of the province.They are much in demand among the more intelligently managed \u201cforeign\u201d companies operating in Quebec which have realized that the older order of master-race management and subject- people labor has gone forever.\u201d \u201cMaster-race\u201d and \u201csubject-people\u201d may be discounted as romantic exaggeration.Mason Wade's heart as well as his mind is passionately engaged in this matter.But he is describing a real event; and it is one of the most important events in the history of modern Canada.The Quebecois, by their own choice and action, are becoming partners of other Canadians, for better or for worse, in the technological way of life.The usefulness of this change in making Canada a more united (as well as richer) country is obviously beyond calculation.(The Financial Post) Pour mettre au service de la nation canadienne les valeurs spirituelles propres que lui donne la culture française, le groupe canadien-français a besoin, depuis l'école primaire jusqu'à l'université, d'institutions supérieurement organisées et outillées, qui soient à même d'élever et de maintenir chez nous la culture française à un niveau de perfection qui assure son authenticité et sa pérennité.Nous n'avons guère le choix! Nous nous devons à nous-mêmes, pour être fidèles à notre culture et à notre mission en terre canadienne, d'élaborer une politique de grandeur dans le domaine de l'éducation.Cette politique de grandeur, nous la devons aussi réaliser par respect et amitié pour nos compatriotes des autres provinces avec qui nous partageons la responsabilité d'édifier la vie canadienne.Il se trouve des gens pour penser que tôt ou tard le Canada devra unifier sa culture et fondre les éléments de la culture française et ceux de la culture anglo-saxonne dans une soi-disant culture canadienne.Je pense que ces gens manquent de réalisme et j'estime, pour ma part, que des faits inscrits si profondément dans l\u2019histoire et dans les mentalités sont là pour demeurer.az de 7 (Extrait d'une allocution prononcée par le ministre de la Jeunesse à l'ouverture de la Conférence canadienne de l'Education, le 4 mars 1962, à Montréal).Wr "]
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