Technique : la revue de l'enseignement spécialisé de la province de Québec = the specialized education magazine of the province of Quebec, 1 juin 1964, Juin
[" ces 37-/0 JUIN 1964 © CAS me me NN +7 8 fi ( I pl ra! Vo 2 (ed Eu q [ PT 1 > We = 2 pall 7 - ë TECHNI(QUE on Da | aa +d 1e Ÿ 7.44 1 3 4 Ex,2 3 Ny { OFF E3A1 Re Te Or a a a An AS Gat Lu Enonet él PROVINCE \u201c QUÉBEC J Directeur Director PIERRE LAFRANCE Secrétaire de la rédaction Editor MARCEL SEGUIN Publiée par le Service de l\u2019information Published by the Information Branch Directeur général de l\u2019Enseignement spécialisé Director General, Specialized Education PAUL-É.LAROSE 2 Directeur Général des Etudes Director General of Studies JEAN DELORME Administrateur général Administration ARMAND THUOT A MINISTÈRE DE L'ÉDUCATION PAUL GÉRIN-LAJOIE MINISTRE ARTHUR TREMBLAY SOUS-MINISTRE Rédaction Editorial Offices 8991, rue Lajeunesse, Montréal 11e; P.Q.Canada 626-4873 \u2014 DU.7-7108 Abonnements Subscriptions Case postale 40, Hôtel du Gouvernement, Qué.Le ministère des Postes, à Ottawa, a autorisé l\u2019affranchissement en numéraire et l\u2019envoi comme objet de deuxième classe de la présente publication.Authorized as second class mail by the Post Office Department, Ottawa, and for payment of postage in cash.NOTRE COUVERTURE Le cinéaste serait impuissant à réaliser ses films s\u2019il ne devait compter que sur les acteurs.Le septième art s'appuie sur un bon nombre de techniciens dont le rôle est explicité en détail dans le texte de Robert Bastin.JUIN 1964 Vol.XXXIX, no 10 Sommaire Les établissements Corbeil Limitée .Robert Bastin 2 Dans les coulisses de l\u2019écran .Robert Bastin 9 Les accélérateurs de particules .Fr.Jean-René Roy, s.c.16 Le jeune technicien devant les carrières industrielles: .J.-P.Gignac 23 The Heat Seeing Eye.Infrared .Vicky Bassompierre 26 Table des matières du 39e volume de Technique .3l Nouvelles Techniques .- René Torre 32 Abonnements: 10 numéros par an Subscriptions: 10 issues per year CANADA $2.00 Autres pays \u2014 Foreign Countries $2.50 Sources Dans les coulisses de l\u2019écran: photos Omega Production Inc, et Trans-World Film Laboratories.Les accélérateurs de particules: Photos Argonne National Laboratory. La nomination du nouveau directeur général de l'Enseignement spécialisé, M.Paul-E.Larose, fait suite à une recommandation de la Commission Tremblay.Sa juridiction s'étendra à la fois sur l'aspect pédagogique et l'aspect administratif de cet enseignement.Ses deux principaux collaborateurs seront M.Jean Delorme, directeur général des études, et M.Armand Thuot, administrateur général.En annonçant la nomination de M.Larose, le ministre de l'Éducation, M.Paul Gérin-Lajoie, a souligné que le nouveau directeur général aura pour tâche, non seulement de coordonner la direction des études et l'administration des instituts et écoles, mais encore d'assurer la liaison de l'Enseignement technique ovec le reste du système M.PAUL-É.LAROSE, Ing.P.scolaire et le monde du travail et l'industrie.M.Larose est ingénieur professionnel et agronome.Originaire de Verchères, il fit ses études classiques à St-Jean; bachelier en sciences agricoles de l'Université de Montréal, en 1946, il détient une maîtrise en sciences appliquées du Virginia Polytechnic Institute (1949).Il a aussi étudié la gestion d'entreprise et les matières connexes à l'Université Laval et aux Etats-Unis.Jusqu'à sa nomination, M.Larose était directeur-gérant de la division de la mise en marché à la compagnie Quebec Power.Ses fonctions à ce poste et ses activités au sein d'organisations professionnelles au Québec et au Canada l'ont placé en contact direct et constant avec la grande industrie; il fut particulièrement actif dans l'Association canadienne de l'électricité.Depuis 1963, il faisait partie du comité provincial de planification des ventes de l'Hydro-Québec.Le nouveau directeur général de l\u2019Enseignement technique remplit un poste demeuré vacant depuis le décès, en 1947, de son dernier titulaire, Edouard Montpetit.Le directeur de la nouvelle Ecole normale de l'Enseignement technique est né à Montréal en 1922.Il a fait ses études classiques au collège Jean-de-Brébeuf et son cours de génie à l'Ecole polytechnique de Montréal.Diplômé de cette institution en 1946, il y est retourné en 1947, après un court stage dans l'industrie, d'abord comme assistant de laboratoire, puis comme assistant professeur de physique.En 1951-1952, il a accompli un stage au Massachusetts Institute of Technology, à Boston, et y a obtenu une maîtrise en sciences.En 1953, M.Langlois était nommé professeur agrégé de l'Ecole polytechnique de Montréal.Il y a enseigné la physique générale, l'électronique, les circuits électriques et les servomécanismes.Il a également poursuivi des recherches M.ROGER P.LANGLOIS, Ing.P.en électronique appliquée et sur les électro-mécanismes.En septembre 1963, M.Langlois est entré au service du ministère de l'Éducation à titre de président du comité d'organisation de l'Ecole normale de l'Enseignement technique.Cette école aura pour fonction l'organisation des cours et des divers moyens de formation et de perfectionnement requis pour procurer aux maîtres et aux aspirants professeurs les qualifications dont ils auront besoin.L'Ecole normale comprendra cinq divisions, dont chacune s'attachera à développer une des qualités essentielles au professeur de l'enseignement technique.Ainsi, elle fournira aux étudiants: un complément de formation professionnelle; les connaissances nécessaires en pédagogie et en psychologie, des connaissances générales et des cours sur les techniques d'expression.À ces divisions, l'école ajoutera quatre services: le service des recherches, le service des relations extérieures, le service de l'admission et de l'orientation et le service du perfectionnement pour les professeurs en exercice. 4 C LIMITEE DOT CA M UE) LES ÉTABLISSEMENTS ROBERT BASTIN Photos: Gérard Gascon L'industrie de la chaussure, dans la province de Québec, compte 143 établissements concentrés principalement dans les régions de Montréal et Québec et occupe quelque 13,500 employés.La valeur de sa production s\u2019élève à près de $100,000,000 par an, soit 577%, de la production nationale, et elle paye en rémunération annuellement $26,000,000.Elle se classe parmi les 20 principales industries du Québec.Les établissements Corbeil Limitée, l\u2019une des plus anciennes manufactures de chaussures du Canada est certainement l\u2019un des meilleurs exemples susceptibles d\u2019illustrer le sujet.Son histoire 1868 \u2014 Les bureaux et ateliers de cette compagnie sont actuellement installés en plein coeur du Montréal historique.Elle occupe ces locaux, un ancien hôtel réputé, depuis 1888.Son fondateur, Avila Corbeil, avait modestement débuté en 1868, en entreprenant la fabrication de chaussures d\u2019enfants dans un petit atelier de la rue Sainte-Catherine.Le travail se faisait alors à la main et la production quotidienne ne dépassait guère les deux cents paires.Dix ans plus tard, l\u2019entreprise s\u2019établit au 1485, rue Notre-Dame et, en 1885, les premières machines vinrent prêter main forte aux artisans.La mécanisation, bien qu\u2019encore rudimentaire, permit d\u2019accroi- tre la production à 400 paires par jour.Ses affaires prenant de plus en plus d\u2019ampleur, Avila Corbeil acheta en 1888 la bâtisse de la rue Saint- Paul.Ce fut le couronnement de sa carrière. La deuxième génération Emile Corbeil, fils d\u2019Avila, dès 1900, commence à jouer un rôle important dans les affaires de la Compagnie.Profitant de l\u2019expérience paternelle et étant lui-même un homme d\u2019affaires averti, il ne tarde pas à donner une impulsion nouvelle à l\u2019entreprise familiale.Dès son entrée en fonction, la production se hausse à 600 paires par jour.Une décade plus tard, la manufacture s\u2019agrandit considérablement et c\u2019est maintenant 800 paires de chaussures qui sortent chaque jour de ses ateliers.Avila Corbeil décède en 1919 et son fils lui succède à la \u2018présidence.A la barre de l\u2019entreprise, il maintient sévèrement la tradition et les politiques établies par son père pendant plus d\u2019un demi-siècle.Au- jourd\u2019hui, malgré son grand âge, il visite régulièrement la maison ou il a vécu et besogné toute sa vie.La troisième génération 1928 \u2014 La direction est maintenant assurée par Guy Corbeil, petit fils du fondateur, qui s\u2019initia aux affaires depuis 1928.La maison a gardé sa façade vétuste patinée par le temps, mais, derrière elle le progrès s\u2019est installé.Les locaux ont été modernisés.Des machines équipent maintenant tous les départements qui produisent journellement plus de 1500 paires de chaussures pour hommes, de modèles multiples, Dès 1958, Guy Corbeil donna une impulsion nouvelle à la maison en rajeunissant les cadres de son personnel.Il n\u2019hésita pas non plus à entrer en compétition avec les produits d\u2019importation européenne notamment en lançant le fameux soulier \u2018\u201c\u2018Le Baron\u201d annoncé a la télévision et dans la presse.150 opérations Sous la direction de M.Victor Lacasse, gérant de la compagnie, nous avons visité les ateliers et assisté aux quelque 150 opérations que nécessite la fabrication d\u2019une chaussure.Il n\u2019entre pas dans nos intentions de décrire par le menu le processus de fabrication mais d\u2019en souligner seulement les aspects principaux.Présence de l\u2019artisanat Nous avons été surpris de constater que, malgré l\u2019intervention fréquente de la machine, la fabrication de la chaussure conserve encore un côté artisanal assez poussé.I] nous fut d\u2019autant plus attachant d\u2019observer le travail des 200 hommes et femmes qui oeuvrent dans les ateliers Corbeil, dans un décor qui évoque encore le passé: poutres de bois massives, murs de gros moellons, escaliers de pierre, planchers fatigués par les ans.Les différentes étapes de la fabrication La fabrication d\u2019une chaussure comporte trois stades principaux: le patronage, la coupe et le montage.Chacune de ces étapes se subdivise en une série d\u2019opérations allant du simple tracé au travail de finition.Il y a une soixantaine d'années, Avila Corbeil introduisit les premières machines destinées au montage et à l'assemblage.a Le taillage du cuir à semelles, comme au- jourd\u2019hui encore, se faisait au rez-de-chaussée du vieil immeuble de la rue St-Paul. 0 & UN ANCIEN DE L'INSTITUT DE TECHNOLOGIE DE MONTRÉAL La maison Corbeil compte parmi son personnel un ancien élève de l'école des Arts et Métiers de Montréal (section est) et de l'institut de technologie de Montréal: Jocelyn Daneau.Cet ancien, technicien diplomé en ajustage mécanique (1961) a fait ses premières armes à à la Canadian Vickers où il a travaillé pendant quelques mois pour ensuite entrer au service de la maison Corbeil.Entre autres fonctions, il lui incombe d'effectuer des études de rendement et de voir à l\u2019amélioration des procédés de fabrication.Nous le voyons ici observant le travail de M.Victor Lacasse, gérant, qui procède au traçage d'un modèle nouveau.BAN CNA NA Mon art Un vieil artisan coupe au tranchet les différentes pièces de l'empeigne.Patronage La patronnier est chargé de l\u2019exécution des patrons ou modèles des différentes parties de la chaussure.Ces patrons se font en tôle ou en carton, mais avant de les découper, il est nécessaire de les dessiner.Ce dessin est le développement de la surface latérale extérieure de la moitié de /a forme.Du patron plan on tire tous les patrons devant servir à la coupe des doublures, des claques (partie qui confine à la semelle) et des quartiers (bande de cuir qui environne le talon).De lui dépendra l'élégance de la chaussure.C\u2019est dire qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019une opération de toute première importance qui demande de l\u2019exécutant une connaissance parfaite du métier.La coupe Les différentes parties de la chaussure ne supportent pas toutes la même fatigue.Certaines doivent être dures et résistantes, d\u2019autres légères et souples.Le coupeur doit pouvoir juger de la qualité de la peau et appliquer ses patrons à bon escient.Il lui faut d\u2019autre part découper dans une même peau le plus grand nombre de pièces possibles en tenant compte de leurs exigences.Le travail peut se faire à la main à l\u2019aide du tranchet de coupe.Cette méthode est utilisée pour les modèles de séries réduites.Il peut s\u2019effectuer également à l\u2019emporte pièce.Dans ce dernier cas, le coupeur applique sur la peau un emporte- pièce de la forme du patron.La presse à découper, machine semi- automatique, presse, comme son nom l\u2019indique, sur l\u2019emporte-pièce.Cette méthode est évidemment beaucoup plus rapide mais elle exige aussi une grande habitude de la part de l\u2019ouvrier qui doit juger en un instant de la qualité du cuir et utiliser la peau de la manière la plus économique.En ce qui concerne la coupe des semelles, celle-ci se fait suivant le même procédé mécanique.Les semelles, cataloguées suivant les modèles et pointures, sont conservées durant plusieurs heures dans des boîtes métalliques hermétiques où l\u2019on entretient un certain degré yb \u2019 - \u2019 + | \" -Y Gb) ald 13 4 $ .veue Tf iv sg C= oo».A e \u2019 = / < La coupe à l\u2019emporte-pièce est mécanisée mais demande cependant de la part de l\u2019ouvrier un coup d'oeil précis.Une ouvrière assemble la tige et la doublure.d\u2019humidité.Elles acquerront ainsi la souplesse voulue avant d\u2019être soumises à l\u2019opération de montage.Dans la coupe, intervient encore la préparation des doublures, sorte de gros coutil qui tapisse l\u2019intérieur de la chaussure.Celles-ci sont découpées suivant les mêmes patrons utilisés pour les chaussures auxquelles on les destine.La couture Les différentes parties de la tige une fois taillées, sont acheminées vers l\u2019atelier de couture où l\u2019on procède à leur assemblage et à la mise sur doublure.Ce travail, exécuté en majorité par des femmes, se fait à la machine.La méthode dite \u2018\u2018à la chaîne\u201d est ici de rigueur.Il existe différents types de machines suivant la nature des points: point de lacet, point de piqûre double, point de chaînette, de surjet, d\u2019ornement, etc.Dans cet atelier s\u2019effectue également la pose mécanique des oeillets et le laçage provisoire de la tige.Les tiges assemblées sont classées et emmagasinées durant vingt-quatre heures dans une chambre conditionnée.Ceci a pour but de donner à la peau le degré de souplesse voulu avant de passer au montage.Le montage Le montage embrasse l\u2019ensemble des opérations préparant la chaussure à la couture de la semelle.C\u2019est un travail mécanique qui comporte: la pose des premières sur forme (semelle) et le clouage des cambrures, la retouche de la première et clouage en longueur, le montage proprement dit, le remplissage et l\u2019affichage de la semelle.La machine à monter se compose de deux parties principales: une semenceuse montée sur colonne et un étau articulé réglable et inclinable en tous sens.Le montage se fait au moyen de pinces.L\u2019ouvrier varie la tension car le tirage ne doit pas être uniforme sur tout le pourtour de la tige.Il donne ainsi le pli nécessaire.La machine plante ensuite les semences de montage et donne un ensemble régulier sur tout le pourtour de la chaussure.La tige montée est prête à passer aux opérations qui doivent fixer la semelle.11 existe actuellement deux méthodes de fixation de la semelle: le cousu en trépoint et le cimentage.La couture en trépoint Celle-ci se fait à l\u2019aide d\u2019une machine au point de chaînette.Avant de poser la semelle, il convient de fixer par collage le cam- brion, lamelle de bois qui comble le vide de la cambrure et augmente la solidité de la chaussure.Il faut aussi effectuer le remplissage de l\u2019espace limité par la première et les côtés de la trépointe afin de donner à la semelle une base d\u2019appui.À cette fin on utilise un aggloméré de liège en poudre et de colle. = La machine à cambrer est l\u2019une des rares machines entièrement automatique utilisée dans l'industrie de la chaussure.Le procédé \u2018\u2019cimenté\u2019\u2019.La semelle collée sur la première est soumise à Une forte pression.Après la pose de la semelle, la chaussure est confiée à la machine à cambrer.Il s\u2019agit d\u2019une machine entièrement automatique, l\u2019une des rares utilisées dans l\u2019industrie de la chaussure.La semelle est soumise à une forte pression exercée par des rouleaux d\u2019acier dont les mouvements forcent le cuir à épouser la cambrure désirée.Semelle cimentée Un procédé assez récent est utilisé pour la fixation de la semelle: le cimentage.Il se caractérise par l\u2019absence de la traditionnelle trépointe.La couture est remplacée par une colle très adhésive qui soude littéralement la semelle au corps de la chaussure.L\u2019opération est simple et très rapide.Elle exige une certaine dextérité de la part de l\u2019artisan.La première est chauffée, enduite de colle et l\u2019ouvrier applique très rapidement la semelle.La chaussure est ensuite soumise à une forte pression afin d\u2019assurer une parfaite adhérence de la semelle.Le découpage de l'excédent de la semelle.Le clouage du talon. La finition des lisses.La finition se trouve également très simplifiée, On obtient une chaussure légère et d\u2019apparence beaucoup plus fine.Le talon La semelle posée, cambrée, est ensuite parée c\u2019est-à-dire débarrassée de l\u2019excédent de cuir débordant la trépointe.Elle est prête à recevoir le talon.De nos jours, cette opération est moins compliquée qu\u2019antérieurement.Le talon, le plus souvent, est un monobloc de plastique, matériau léger et résistant.Dans la chaussure d\u2019homme il est généralement cloué par l\u2019extérieur.On utilise pour ce faire la machine à poser les talons.Le bon-bout est appliqué sur la chaussure, la partie évidée sur l\u2019emboîtage.Le talon est maintenu en place et serré fortement par une bride.Un chargeur est pourvu de tiges d'acier qui doivent imprimer l'emplacement des pointes.Une plaque est percée de trous correspondant aux tiges du chargeur.Chaque trou reçoit une pointe et la plaque est amenée en face du talon.En déclenchant la machine, les tiges du chargeur poussent les pointes à travers le talon aux emplacements marqués.Le finissage Le finissage est très important.De lui dépend la présentation de la chaussure, son aspect attrayant.En premier lieu, on procède au finissage des lisses, c\u2019est-à-dire le polissage de la tranche de la semelle et du talon.Ce travail s\u2019effectue a l\u2019aide d\u2019une fraiseuse.Pour le talon, la fraiseuse est munie de couteaux rotatifs.La chaussure, tenue a la main, est présentée devant les lames.Un guide ne permet l\u2019action de l\u2019outil que sur la hauteur du talon et empêche ainsi de blesser la tige.Le talon est terminé par une gouge à levier qui permet de le trancher du côté de la semelle et sur toute sa hauteur.On pare ensuite le talon en utilisant une machine spéciale pourvue de disques à verrer.La semelle est poncée soigneusement et polie à l\u2019aide de rouleaux, ensuite teintée et astiquée.On appose ensuite les marques de fabrique.Le polissage de la semelle. Le repassage est l\u2019opération qui consiste à défroisser la tige, à effacer de petites imperfections (faux plis).On a recours à un appareil de repassage à chaud.Un ouvrier spécialisé vaporise un dernier apprêt sur la chaussure qui passe ensuite à l\u2019inspection.Les chaussures présentant de petits accidents, taches, éraflures ou autres, sont confiées à des retoucheuses qui réparent les dégats avec beaucoup de délicatesse.La marchandise est terminée.Il ne reste plus qu\u2019à la mettre en boîte.Le stock est conservé dans des entrepôts où l\u2019on maintient une température fraîche.Conclusion Nous nous sommes barnés dans cet article à donner un aperçu des principales opérations intervenant dans la fabrication d\u2019une chaussure sans tenir compte d\u2019une foule de manipulations qui toutes cependant ont leur nécessité.La chaussure canadienne possède une excellente réputation.Elle joue un rôle de plus en plus considérable dans l\u2019économie du pays.Comme nous l\u2019avons dit, cette industrie conserve toujours un caractère artisanal.Son sort repose donc entre les mains d\u2019ouvriers, des mains qui ont établi sa renommée et assureront son avenir.Le repassage au fer chaud élimine les petites imperfections.A l'aide d'un fusil on vaporise l'apprêt qui donnera le lustre indispensable pour une présentation impeccable.Le retouchage est une opération qui demande beaucoup de délicatesse. tement.ROBERT BASTIN Le générique d\u2019un film, pour la grande majorité des spectateurs, présente peu d\u2019intérêt.Les noms qui y apparaissent, à part peut-être ceux des grandes vedettes et des réalisateurs réputés, demeurent ignorés.Pourtant ce sont les membres d\u2019une grande armée de travailleurs qui tous, à des degrés différents, contribuent à la création d\u2019une oeuvre qui est la capitalisation d\u2019efforts sans nombre, de recherches ardues, d\u2019un labeur opiniâtre.Le cinéma ne relève pas de la magie.Il porte avant tout l\u2019empreinte de la technique mise au service de l\u2019art.On ne peut juger de la valeur de cet art sans connaître, du moins dans les grandes lignes, les problèmes multiples qu\u2019il a fallu résoudre pour aboutir à la projection sur l\u2019écran d\u2019une image vivante.Art et industrie Né avec le siècle, le cinéma, en l\u2019espace de soixante ans a engendré des fortunes colossales, causé des ruines spectaculaires, mais aussi suscité une intense activité dans les domaines artistiques et techniques les plus variés.Il est à la fois un art et une industrie.Un art puisqu\u2019il fait appel aux diverses formes classiques d\u2019expression artistique: peinture, sculpture, musique, architecture, chorégraphie, littérature qu\u2019il rassemble en un faisceau prestigieux pour ouvrir au grand public les fenêtres du monde.Une industrie parce qu\u2019il mobilise d\u2019innombrables compétences techniques, fait vivre des centaines de milliers de personnes, brasse d\u2019immenses capitaux.Le cinéma se classe au troisième rang dans la hiérarchie de l\u2019industrie mondiale.Les studios Omega Il est assez difficile de traiter de la technique du cinéma en quelques pages.Pour faciliter la compréhension de ce sujet d\u2019une certaine complexité, mieux valait, pensions-nous, visiter un studio et ensuite un laboratoire et assister au travail des techniciens.Nous avons donc choisi de parcourir, en premier lieu, les studios de la firme Omega Productions Inc.la plus importante maison de production de films dans la province de Québec.Sa fondation remonte à l\u2019année 1951.À cette époque, cette entreprise dont les locaux s\u2019abritent dans un ancien manège de la rue St-Mathieu à Montréal, produisait des films éducatifs, documentaires et publicitaires qui lui étaient commandés par les gouvernements fédéral et provincial ou par des compagnies privées.L\u2019avènement 10 La plantation d\u2019un décorde la télévision intensifia cette production et en élargit le cadre.La société Omega dispose d\u2019une installation et d\u2019un matériel qui la rendent susceptible de réaliser n\u2019importe quel métrage et capable de mener de front deux ou trois productions.M.Pierre Harwood, personnalité bien connue dans le monde du cinéma canadien, vice-président et gérant général de la compagnie, nous a fait pénétrer dans l\u2019immense arche calfeutrée de fibre de verre, abritant le plateau principal et nous a ensuite piloté dans différents autres locaux tout en commentant les étapes maîtresses nécessitées pour la réalisation d\u2019un court métrage publicitaire.Travaux préliminaires \u201cPour réaliser un bout de pellicule de 35 pieds en 16 millimètres, dit-il, il nous faut avoir recours aux mêmes ressources que pour le tournage d\u2019un documentaire long métrage et disposer d\u2019un matériel analogue.\u201cQuand un client sollicite nos services, souvent déjà, un travail considérable a été accompli: rédaction et approbation des scénarios, ébauche d\u2019esquisses, choix des produits à annoncer.Le metteur en scène, le maquettiste, le caméraman rencontrent le délégué de la firme en question et discutent avec lui des problèmes relatifs à la réalisation et à l\u2019interprétation sur un écran de téléviseur des idées suggérées par les croquis.Ces conférences peuvent entraîner des modifications de projets trop ambitieux et réduire les frais de production.Elles permettent de parer, avant le tournage, à certains imprévus et d\u2019épargner ainsi temps et argent.Toute disposition étant arrêtée, le maquettiste peut maintenant tracer ses croquis.Ceux-ci, une fois acceptés, 11 les remet entre les mains des menuisiers et des peintres qui les construiront et les finiront sur le plateau.L\u2019écran transparent Le décor réalisé et planté, il faut penser à créer l\u2019ambiance.Pour ce faire, on a souvent recours à l\u2019écran transparent.Sur cet écran de 22 pieds, placé en arrière-plan, on peut projeter des scènes de rue, des paysages hors saison ou autres et de créer ainsi le cadre de l\u2019action sans déplacer acteurs, opérateurs et matériel à des distances qui entraîneraient des frais impossibles.Le travail du metteur en scène Le rôle du metteur en scène est capital.Il lui faut d\u2019abord voir a grouper toutes les scènes qui peuvent figurer dans un même décor et dans une séance de tournage unique.Il rassemble également les séquences utilisant l\u2019écran d\u2019arrière-scène.Ceci fait, il minute chacune d\u2019elle de manière à faire concorder la longueur de la pellicule et le temps dévolu pour sa projection.Il lui incombe aussi de superviser le travail d\u2019une pléiade de techniciens: électriciens, couturières, projectionniste, technicien du son, accessoiriste, etc.L\u2019image La caméra est un appareil photographique capable d\u2019enregistrer Le magasin des accessoires rassemble les objets les plus divers et parfois les plus inattendus. vingt-quatre photos en une seconde.Cet appareil, fixé sur un pied, peut être monté sur un chariot pour permettre le \u2018\u201c\u2018travelling\u2019\u2019 ou sur la plateforme d\u2019une grue pour des prises de vues sous les angles les plus variés.Avant que ne commence le tournage, quantités d\u2019essais sont effectués, on varie les éclairages, on déplace un accessoire, de façon à obtenir un maximum d\u2019atmosphère.Ce travail de mise au point est extrêmement important car l\u2019objectif de la caméra est beaucoup plus indiscret que l\u2019oeil humain.On tourne Ces dispositions prises, les acteurs prennent possession du plateau.Il va sans dire qu\u2019il a fallu au préalable les habiller, les maquiller.Chaque scène nécessite plusieurs reprises avant de satisfaire aux exigences du metteur en scène.L\u2019erreur la plus futile peut obliger à une reprise et grever le budget.L\u2019adage \u201cle temps, c\u2019est de l\u2019argent\u2019\u201d\u2019 s\u2019applique ici peut-être plus que dans n'importe quel domaine.Le visionnage Le film négatif est remis au laboratoire qui le développera suivant les normes établies par le Le maquillage est indispensable.C'est un art qui demande une connaissance approfondie des répercussions des tons sur la pellicule.caméraman d\u2019après une bande d\u2019essai réalisée avant le tournage du film.En possession de la copie positive on procède au visionnage, opération qui permet de déceler les imperfections de certaines scènes qui éventuellement devront être reprises.Les décors ne seront démontés que si le film est entièrement approuvé.Le montage L\u2019opération montage qui s\u2019effectue au moyen de l\u2019appareil Moviola consiste à découper chaque scène de façon à lui donner la longueur voulue et à permettre son enchaînement avec la suivante en tenant compte du patron fourni par l\u2019épreuve positive.Le montage achevé, le film, complété des titres, retourne au laboratoire qui effectuera le tirage.Son et dialogue Omega Productions dispose de deux studios équipés pour l\u2019enregistrement du son et du dialogue.On projette le film devant le commentateur qui lit son texte en suivant l\u2019action.Simultanément son et musique sont enrégistrés aux passages indiqués.Les installations d\u2019enregistrement chez Omega sont les plus modernes au Canada.Elles comportent un Le travail de montage à l\u2019aide de la moviola, petit appareil de projection individuel qui permet de visionner le film à travers une lentille grossissante ou sur un écran miniature en verre dépoli.On contrôle en même temps le son par le passage de la piste sonore devant un lecteur muni d'un amplificateur.La bande sonore unique qui accompagne le film réunit toutes les pistes différentes: bruits, dialogues, musique, etc.par une opération appelée mixage.11 caca 12 appareillage triple Magnasynch utilisant le ruban perforé 16 mm.Le mixage La bande sonore qui accompagne le film réunit toutes les pistes différentes, bruits, dialogues, musique, etc.par une opération appelée mixage.L\u2019ingénieur du son règle la cadence de déroulement des différentes pistes en suivant le rythme de l\u2019action, le film étant projeté évidemment, en muet, devant lui.Tout l\u2019art consiste à doser savamment l\u2019intensité de chacune des bandes pour obtenir un mixage harmonieux.Le son étant post-synchronisé sur le film, celui-ci est renvoyé au laboratoire qui le développe en suivant les mêmes règles rigoureuses observées pour le traitement du négatif de prises-de-vues.Dans la pénombre du laboratoire Lorsque les lumières du plateau s\u2019éteignent, le film est encore loin d\u2019être terminé.Avant qu\u2019il ne puisse être projeté il reste encore une foule d\u2019opérations à exécuter, travaux qui se déroulent dans la pénombre des laboratoires et qui relèvent d\u2019une série de spécialistes qui tous coopèrent pour donner à l\u2019image les qualités requises par le metteur en scène.PTE EN négatif en final.À \u2018La table d\u2019animation \u2018que I'on utilise pour le filmage™ des génériques et \u2018de certains effets\u2019 spéciaux. -~ iti Filmline développeuse: 16 mm.positif ou négatif noir et blanc.La développeuse permet le défilement de la pellicule d'une cuve à l\u2019autre sans interruption.La pellicule chargée dans un magasin passe du révélateur à un rincage, un fixateur et un lavage final.Elie est ensuite séchée et enroulée à nouveau.Étalonnage.\u2014 Le film est visionné par l'oeil humain afin d'établir l'intensité lumineuse requise pour chaque scène à reproduire.Une encoche dans le film actionne le dispositif de changement de lumière au moment du tirage d\u2019une copie.Machine à nettoyer \u2014 Un générateur à ultra-son (40Kc) transmet des vibrations mécaniques à un réservoir contenant un liquide.Par ces mêmes vibrations, le film circulant dans ce liquide est débarrassé de toutes impuretés.TRANS-WORLD FILM LABORATORIES Nous avons visité l\u2019un de ces établissements: Trans-World Film Laboratories, à Montréal, firme qui est considérée, techniquement parlant, comme étant la plus en mesure de réaliser des travaux de qualité uniforme.Monsieur André Préfontaine, vice-président actuel de l\u2019entreprise, en est le fondateur.C\u2019est en 1950, à l\u2019aide d\u2019un modeste capital et d\u2019un matériel de fortune qu\u2019il débuta dans un immeuble de la rue des Carrières.L\u2019année suivante il déménagea dans l\u2019édifice Marconi de la Côte-des-Neiges.L\u2019avènement de la télévision lui procura son premier client d\u2019importance: Radio-Canada.Le 15 juin 1963, la firme s\u2019installait dans les locaux modernes qu\u2019elle occupe actuellement, rue Bates à Ville Mont-Royal.Nous avons pu juger de l\u2019importance de cette maison dont l\u2019équipement très moderne est évalué à plus d\u2019un quart de million.Monsieur Préfontaine a eu l\u2019amabilité de nous piloter et de nous éclairer un peu sur les travaux qui, pour la plupart, s\u2019effectuent en chambre noire.Quelques notions de base Pour mieux en comprendre le processus, nous dit notre cicérone, il est nécessaire d\u2019être familier avec le matériel que nous traitons: la pellicule.Celle-ci est le support de l\u2019image.Autrefois elle était faite de celluloid, matériel très inflammable.De nos jours elle est fabriquée avec des produits ininflammables.Elle affecte la forme d\u2019un ruban souple large de 35 mm.muni de perforations de chaque côté qui permettent son entraînement.L'image elle-même mesure 20.95 mm.x 15.25 mm.et le reste de la largeur est occupé par la piste sonore et les perforations.La /avande est une pellicule spéciale sur laquelle on tire la première pellicule positive provenant du négatif de prise-de-vue.De cette copie origineront les copies négatives qui serviront à tirer les copies positives pour l\u2019exploitation.Développement et tirage Le traitement de la pellicule exige un équipement assez compliqué; machine à développer, étalonneuse, tireuse, etc.La pellicule passe d\u2019abord dans un premier bain dit de développement, puis elle est lavée, fixée, lavée à nouveau et enfin séchée.13 f 8 2 pe J mi , Machine à dérayer \u2014 L'action est en deux temps: a) le passage de la pellicule sur une première meule en verre dépoli baignant dans l\u2019acétone, amollit le support du film et assure Machine pour tirage Bell & Howell.\u2014 La pellicule vierge en contact avec la pellicule négative se déroule devant une fenêtre à Un écrasement des rayures.\u2014 b) Le passage de la pellicule sur une seconde meule en verre poli assure la finition de l'écrasement des rayures et redonne au film son poli d\u2019origine.intensité lumineuse contrôlée.Après développement, la pellicule vierge devient alors la copie positive prête à visionner.Ce travail préliminaire est effectué par la machine à développer Debrie qui peut traiter mille mètres de film à l\u2019heure.Les images du négatif ainsi obtenues sont reportées à l\u2019aide de la tireuse sur une pellicule vierge.C\u2019est ce qu\u2019on nomme /e tirage.Cette nouvelle bande est soumise aux mêmes opérations nécessitées pour le développement initial.On obtient ainsi une copie positive.Pour le son qui est enrégistré sur une pellicule différente de celle de l\u2019image on procède aux mêmes opérations de développement.La copie positive obtenue en dernier lieu sera réunie à celle de l\u2019image.L\u2019étalonnage Avant d\u2019effectuer le tirage de la copie lavande, un technicien spécialisé, l\u2019étalonneur, procède à l\u2019étalonnage du négatif.C\u2019est à l\u2019étalon- neur qu\u2019il incombe de déterminer la lumière adéquate.En effet les différentes parties du négatif ont été tournées avec des intensités lumineuses parfois très variables.Certaines parties devront être renforcées ou affaiblies de façon à obtenir des copies parfaitement homogènes.Films en couleurs Le développement des pellicules en couleurs s\u2019effectue suivant les mêmes processus mais comporte un plus grand nombre d'opérations.Ce travail exige deux développeurs, deux fixateurs, un stabilisateur et des lavages intermédiaires.Préparation des bains Le développement d\u2019un film exige évidemment des bains révélateurs.C'est le chimiste qui en a la charge.Ces bains doivent garder une température régulière et leur puissance de travail.Le temps de développement d'une pellicule est calculé selon l'éclairage des scènes prises à l'extérieur ou à l\u2019intérieur.Les éclairages obtenus en studio à l'aide des spots et ceux étudiés à l'extérieur à l\u2019aide de la lumière Développeuse couleur Debrie 16-35 mm.La développeuse couleur comprend un plus grand nombre de cuves afin de traiter la pellicule \\) 27 le A ZA 4 Réducteur Debrie.Cet appareil sert à reproduire par projection optique image et son de films 35 mm.sur des pellicules de 16.> Armoire de séchage d\u2019une développeuse.Une soufflerie avec contrôle de température et d'humidité assure le séchage de la pellicule après la dernière phase de développement.solaire devront être traités selon des bains proportionnels à leurs puissances.Opérations connexes Pour être plus complet, il faudrait faire mention des travaux effectués par la machine à nettoyer la pellicule, par l\u2019appareil à dérayer illustré ci-contre, par le réducteur qui permet de reproduire par projection optique des images et du son de films de 35 mm.sur des pellicules de 16.L\u2019avenir du cinéma canadien Nous avons pu constater que des investissements considérables qui frisent le désintéressement avaient été consentis par des particuliers couleur selon différents procédés: 2 développeurs, 2 fixateurs, stabilisateur, applicateur de son et lavage intermédiaire.à) = Zaha NX ! > / | ANS l\u2019existence d\u2019une permettre industrie dont, il faut l\u2019avouer, on ne parle guère ou si peu chez nous.Pourtant, dans les ouvrages consultés pour traiter du sujet nous pour avons relevé que l\u2019industrie du cinéma est de première importance même dans des pays comme le Danemark et la Norvège qui comptent une population bien plus faible que la nôtre.Pour ces pays et d\u2019autres elle est une source de revenus importante et constitue une réserve d\u2019emplois très appréciable pour la main-d\u2019oeuvre technique et artistique.Pourquoi n\u2019en est-il pas de même chez nous?Nous disposons de l\u2019équipement, de la main-d\u2019oeuvre, des artistes, de cadres naturels, de tout ce qu\u2019il faut pour assurer la production de films capables de concurrencer les oeuvres étrangères.Que manque-t-il?\u2014 L'argent, le support officiel qui garantirait nos producteurs, la protection des lois.C\u2019est un sujet sur lequel on pourrait épiloguer longuement mais qui n\u2019entre pas dans le cadre de cet article.En l\u2019effleurant nous voulons simplement conclure que l\u2019industrie du cinéma québecois et canadien pourrait se classer elle aussi parmi les premières du pays et ouvrir à nos jeunes une foule de carrières dans les domaines les plus divers. 16 Depuis 10 ans, un bond prodigieux s\u2019est opéré dans l\u2019étude de la structure fondamentale de la matière.Cette brusque évolution semble due à la mise en opération d\u2019accélérateurs géants capables de fournir des énergies atteignant plusieurs milliards d\u2019électron-volts, tels ceux de Brookhaven, de Berkeley et d\u2019Argonne aux Etats-Unis, du CERN de Genève et de Doubna en URSS.La microphysique se démocratise Avec l\u2019avènement du Bevatron de 6.2 GeV au Lawrence Radiation Laboratory (E.-U.) et du Cosmo- tron de 3 GeV de Brookhaven au début de la dernière décennie, une nouvelle génération de particules est née: les \u2018\u2018résonances\u2019\u201d\u2019.Toutefois, dans leur méfiance habituelle, les physiciens prirent bien la précaution de les distinguer des 30 particules élémentaires qu\u2019ils connaissaient alors.Mais voilà que le Dr Geoffrey Chew du Lawrence Radiation Laboratory vient de partir en guerre contre cette conception trop \u2018\u2018aristocratique\u201d\u2019 du monde des particules qui s\u2019acharne à les diviser en deux classes tout en donnant une priorité un peu déplacée aux \u201c\u201c\u2018élémentaires\u2019\u2019.Les résonances ont une vie incroyablement brève: de l\u2019ordre de 10-23 seconde, soit le temps mis par ACCELERATEURS la lumière pour traverser a la vitesse de 300,000km /sec le noyau d\u2019un atome mesurant 10-13 cm de diamètre.Si on cesse de distinguer les résonances des élémentaires, sans considérer les unes plus élémentaires que les autres, le nombre des particules atteint le chiffre un peu abasourdissant de 100 environ, et ce n\u2019est pas fini! Le tableau des 35 élémentaires était déjà assez enchevêtré! Bah! après tout, on s\u2019habitue! Dans l\u2019hypothèse du Dr Chew, il est possible d\u2019imaginer un nombre \u2018\u2018infini\u201d\u2019 de particules et même d\u2019en fabriquer artificiellement.Un seul obstacle: la durée extrêmement brève de ces fantômes du monde nucléaire.Or, pour vérifier son hypothèse, Chew réclame un accélérateur 5 fois plus puissant que le synchrotron de 33 GeV de Brookhaven.Dans ce domaine comme dans les autres domaines de la connaissance de l\u2019atome, les accélérateurs ont joué un rôle primordial et quasi exclusif.Les accélérateurs, plus familièrement nommés briseurs d\u2019atomes, sont des instruments destinés à communiquer une énergie à des particules (électrons, protons et autres) qui sont dirigées vers une cible constituée par des atomes.Sous l\u2019impact de ces particules, les noyaux de ces atomes se désintègrent, ce BEVATRON DE 6.2 GEV.Voici le Bevatron de Berkeley en Californie tel qu\u2019il apparaît après avoir subi les nombreuses modifications qui ont porté l\u2019intensité du faisceau à 8 x 10!! protons par impulsion.L'accélérateur est recouvert de 17,000 tonnes de blocs de béton; l'épaisseur de cet écran contre les radiations varie de 7 à 10 pieds.L'appareil fonctionne depuis 1954; son nom \u2018\u2019Bevatron'\u2019 provient de \u2018\u2019BeV\u201d* qui exprime en anglais le milliard d'eV.La pression dans la chambre d'accélération est de 1/400,000,000 d'atmosphère.Pour être portées à 6.2 GeV, les particules accomplissent 4,100,000 fois le tour du Bevatron de 120 pieds de diamètre, parcourent une distance de 305,000 milles et atteignent la vitesse de 184,000 milles /sec., soit 99% de la vitesse de la lumière.LES PARTICULES SE DÉVOILENT.Après avoir accéléré les particules, on les extrait de l'appareil et on introduit le faisceau dans un détecteur.Ce détecteur peut être un compteur Cérenkov ou encore, si on désire rendre visible la trace des particules, on les introduit dans une chambre à bulles contenant soit un gaz sursaturé ou un liquide à très basse température comme l\u2019hydrogène liquide.Sur la photo, nous apercevons, venant de gauche un proton extrait du Cosmotron de Brookhaven animé d'une énergie de 2.85 GeV entrer en collision avec un proton dans la chambre à bulles.La désintégration est la suivante: Oo p+Hp>A°+8°+p+at Remarquons que les particules neutres ne laissent pas de traces; un peu plus loin, nous assistons aux désintégrations suivantes: A° \u2014>p + 7 6° \u2014> \"+ Fr.JEAN-RENE ROY s.c.qui permet aux physiciens d\u2019étudier leur structure et la nature des forces s\u2019exerçant à l\u2019échelle nucléaire.Un des premiers accélérateurs de particules que l\u2019homme employa fut peut-être la fronde qu\u2019utilisa David pour abattre Goliath.Mais, les physiciens du XXe siècle allaient disposer de moyens autrement puissants; toutefois, le \u2018\u2018goliath\u2019\u2019 auquel ils allaient faire face était de taille.Cockcroft et Walton posent le premier jalon dans la course aux accélérateurs Dans les années 1929-32, J.D.Cockcroft et E.T.Walton utilisant des techniques mises au point depuis 1900, construisirent le premier grand accélérateur qui permit des investigations sur le noyau atomique.Cet instrument dotait les particules d\u2019une énergie de 700,000 électron-volts.Vous savez que l\u2019électron-volt (eV) correspond à l'énergie cinétique acquise par un électron soumis à une différence de potentiel de 1 volt; un électron accéléré sous une tension de 1,000 volts aura donc une énergie de 1,000 eV ou | keV.(1 million d\u2019eV = 1 MeV ou | mégaélectron-volt et ! milliard d\u2019eV = 1 GeV ou un gigaélectron-volt).17 18 ACCÉLÉRATEUR COCKCROFT-WALTON.Cet accélérateur de 750 keV sert d\u2019injecteur pour le synchrotron ZGS d\u2019Argonne aux Etats-Unis.L\u2019accélérateur Cockcroft-Walton se compose d\u2019une source d\u2019ions servant de bolides, d\u2019un tube vide permettant le passage des particules accélérées, et à chaque extrémité, une électrode devant produire une forte différence de potentiel.Van de Graaf conquiert le mégaélectron-voit En 1931, Van de Graaf proposa un appreil sensiblement différent qui demeure populaire pour sa précision et sa maniabilité.L\u2019accélération continue est produite par une différence de potentiel entre la base de l\u2019appareil et le sommet constitué par une électrode de haute tension abritant la source d\u2019ions.Les charges électriques sont transportées à l\u2019électrode à l\u2019aide d\u2019une courroie qui y dépose les charges par simple frottement.Le problème majeur est d\u2019isoler l\u2019électrode portée à un potentiel de 5 millions de volts.Sous cette tension, les ions sont injectés dans l\u2019électrode dont la différence de potentiel \u201cfait tomber\u201d brutalement les particules sur la cible.A l\u2019heure actuelle, les plus puissants accélérateurs Van de Graaf atteignent 20 MeV.Ils servent soit d\u2019instruments de recherche dans la physique de basse énergie, soit comme injecteurs dans les accélérateurs géants que nous verrons plus loin.ACCÉLÉRATEUR LINÉAIRE Source d'ions Circuit flectrique Tubes d'accélération Chambre vide += de 2 + - 9=>0\u2014+\u2014 0 \u2014\u20140 \u2014+0\u2014 0 \u20140 o+o\u2014o\u2014+o+| A : Cible \\ OSCILLATEUR Ce schéma simplifié montre le processus d'accélération de l'accélérateur linéaire.Remarquez que les tubes d'accélération deviennent de plus en plus long au fur et à mesure que la vitesse de la particule s\u2019accroit.Les électrodes adjacentes sont à un potentiel opposé qui s'inverse à chaque demi-cycle.L'accélération a lieu entre les tubes.Accélérateur linéaire Auparavant, en 1920, R.Widerôe avait conçu l\u2019accélérateur linéaire ou \u201c\u2018linac\u2019\u201d\u2019 (linear accelerator) où les particules étaient accélérées par l\u2019application répétée d\u2019une force électrique provenant d\u2019un oscillateur de haute fréquence.Mais, on avait dû attendre plusieurs années avant d\u2019assister à la construction d\u2019un linac de puissance assez considérable.L\u2019accélérateur se compose d\u2019un long cylindre; à une extrémité, on dispose la source d\u2019ions et à l\u2019autre, la cible.Dans le cylindre, des tubes dont la longueur croît au fur et à mesure que l\u2019on s\u2019approche de la cible, sont répartis à des intervalles d\u2019égales longueurs.L\u2019accélération initiale est provoquée par la différence de potentiel entre la source et le premier tube.Cette énergie conduit la particule dans le tube au sein duquel aucun champ électrique n\u2019exerce son action.Dès que la particule réapparaît dans le second intervalle, le champ électrique s\u2019est à nouveau renversé et une seconde impulsion est provoquée.Comme la particule gagne progressivement de la vitesse, le temps pour traverser les tubes suivants demeure cependant le même puisque la longueur de ceux-ci croît simultanément.Les linacs peuvent atteindre en général une puissance de 50 MeV et s\u2019avèrent idéals comme injecteurs dans les grands synchrotrons.Les Américains construisent actuellement à l\u2019Université de Stanford en Californie un accélérateur linéaire de 20 GeV.Il mesurera 2 milles de longueur et coûtera $114 millions.On compte le terminer vers juin 1966.Un pas de plus vers le GeV: le cyclotron Plus haut, on a rapporté que l\u2019un des premiers accélérateurs utilisés par l\u2019homme fut la fronde.Grossièrement, on peut dire que le cyclotron recopie r LC - A - À SIMILITUDES ET DIFFERENCES ENTRE LES TROIS PRINCIPAUX ACCELERATEURS CYCLIQUES.CYCLOTRON SYNCHROCYCLOTRON SYNCHROTRON Champ magnétique CONSTANT CONSTANT CROISSANT Rayon de l'orbite CROISSANT CROISSANT CONSTANT Fréquence de l'oscillateur CONSTANTE DÉCROISSANTE CROISSANTE CYCLOTRON Coupe horizontale SUPPORT DE L'ÉLECTRO-AIMANT Pôle de l\u2019électro-almant Coupe verticale 1.Electro-aimant.2.Bobines de l'électro-aimant.3.Chambre d'accélération.4.Faisceau.5.Chambre de bombardement.6.Cible.7.Dees.8.Ligne de pompage.9.Court-cireult.10.Lignes extérieures.11.Lignes intérieures.(Tiré de \"CEN Saclay\", Commissariat à l'Énergie Atomique de France) r 0 } 3 * - \u20ac un peu le principe de la fronde qui consiste à faire tournoyer une pierre ou bout d\u2019une corde et de la lancer lorsque sa vitesse s\u2019avère convenable.L\u2019Américain Ernest O.Lawrence fut le père du cyclotron et son invention lui valut le Prix Nobel de Physique en 1939.L'appareil se compose principalement de deux tubes plats et demi-circulaires séparés par un court intervalle et qui jouent le rôle d\u2019électrodes d\u2019accélération; les Américains les ont baptisées du nom de \u2018\u2018dees\u2019\u2019 par analogie entre la forme de la lettre D et celle des électrodes des premiers cyclotrons DD.Les \u2018\u201cdees\u201d\u2019 sont enfermées dans une chambre vide, elle-même insérée entre deux gros aimants circulaires pesant plusieurs centaines de tonnes et développant un champ magnétique pouvant dépasser 15,000 gauss.Ainsi, les particules introduites au centre de l\u2019appareil entre les \u2018\u201cdees\u2019\u2019 sont soumises à un champ magnétique intense, fixe et perpendiculaire au plan de leur déplacement qui les obligerait, s\u2019il était la seule force agissante, à décrire des orbites circulaires.Mais ici intervient le champ électrique.Introduisons un jet de protons dans le cyclotron et soumettons les \u2018\u201cdees\u2019\u2019 à une tension accélératrice alimentée par un oscillateur de haute fréquence.Comme le proton est positif, il fonce alors vers l\u2019électrode négative B.Si ce n\u2019était la présence du champ magnétique, le proton filerait droit hors de l\u2019appareil; le champ magnétique en forçant les protons sur des orbites circulaires joue un rôle indispensable.Durant ce temps, grâce à la tension alternative de fréquence constante, l\u2019électrode B est devenue positive et À négative, et aussitôt le proton est entraîné vers A.La tension se renverse à nouveau et à chaque passage dans CYCLOTRON.Le cyclotron de 60 pouces d'Argonne émet ici un faisceau de deutérons (particules composées d\u2019un proton et d\u2019un neutron) portés à 21.6 MeV.Les deux blocs circulaires abritent l\u2019électro-aimant pesant 265 tonnes et développant une puissance de 14,900 gauss.19 20 l\u2019intervalle entre les deux \u2018\u2018dees\u2019\u2019, le proton accroît son énergie.L\u2019accroissement de sa vitesse transforme son mouvement circulaire en mouvement de spirale vers l\u2019extérieur.Le temps mis par le proton à compléter une révolution est constant puisque son augmentation de vitesse compense pour l\u2019accroissement de la longueur de la trajectoire à parcourir.Si le voltage entre les deux électrodes est de 240,000 volts, après 100 révolutions, le proton aura acquis une énergie de 100 x 240 kV = 24 MeV.Le faisceau est alors extrait du cyclotron par une tension déflectrice et dirigé vers une cible.La relativité fait des siennes ! Dans un cyclotron conventionnel, c\u2019est-à-dire à fréquence constante, le nombre de révolutions est limité à environ 100.Pourquoi ?Parce que la masse d\u2019une particule augmente avec sa vitesse ! Ce phénomène avait été prévu et expliqué par Einstein dans sa théorie de la Relativité restreinte en 1905.Ainsi, si la masse du proton augmente, ce dernier ne peut suivre la fréquence de la tension accélératrice constante et vient à arriver de plus en plus en retard à l\u2019intervalle entre les \u2018\u201cdees\u2019\u2019.Après avoir accompli une centaine de tours, il refuse de continuer à augmenter son énergie.Comment résoudre le problème et continuer plus haut dans la course aux énergies ?En augmentant la différence de potentiel entre les électrodes afin de donner plus d\u2019énergie à chaque passage ?C\u2019est une solution, mais on ne peut aller très loin: porter les \u2018\u2018dees\u201d\u2019 distantes de quelques pouces seulement, à une différence de potentiel de 1 million de volts tout en empêchant les décharges brusques pouvant survenir à n\u2019importe quel moment, voilà de quoi occuper les techniciens pendant un bout de temps.Mais heureusement, deux chercheurs, Veksler (URSS) et McMillan (E.-U.) accoururent au secours de Lawrence qui désirait construire un cyclotron de 184 pouces (diamètre des \u201c\u2018dees\u2019) au moyen du principe énoncé plus haut.Les deux savants suggérerent de faire décroitre la fréquence de la tension accélératrice au fur et à mesure que la particule augmentait sa vitesse et sa masse.Dès que l\u2019on approche de la vitesse de la lumière, la masse augmente considérablement et le temps mis par un ion pour accomplir une révolution complète décroît parallèlement.En remédiant aux malheurs du cyclotron à fréquence constante par l\u2019emploi d\u2019une fréquence modulée ou plus exactement décroissante, on allait permettre aux particules d\u2019approcher la vitesse de la lumière où à un faible apport de vitesse correspond une très forte augmentation de masse et de là d\u2019énergie., L\u2019appareil fut baptisé \u2018\u2018synchrocyclotron\u2019.Le plus énorme synchrocyclotron est le Phasotron de 236 pouces de Doubna en URSS qui fournit une Masse totale (m) / masse au repos (mo) TE 1 eb \u2014\u2014 L J J L J 0 20 40 60 80 100 Vitesse (% de la vitesse de la lumière) Ce diagramme montre comment la masse d'un corps augmente alors que sa vitesse approche de celle de la lumière (300 000 kms/ec.).A partir d\u2019une vitesse égale à 95% de celle de la lumière, la masse augmente d\u2019une façon extrêmement brutale si bien que lorsque la vitesse du corps atteint celle de la lumière, la masse devient infinie.Il est donc mathématiquement impossible à un corps d'atteindre la vitesse de la lumière.SYNCHROCYCLOTRON.Ce cyclotron à fréquence modulée de 110 pouces est en opération au centre de recherches nucléaires d'\u2019Harwell en Angleterre.Il fonctionne depuis 1949 et fournit une énergie de 180 MeV.\\ WERE, MAX LOAL QURT SYNCHROTRON ZGS.On voit ici une partie du synchrotron à protons qui fonctionne depuis l'an dernier au laboratoire d'Argonne aux États- Unis.H consiste en un anneau circulaire de 212 pieds de diamètre.L'espace vide au milieu de l'aimant est destiné à contenir la chambre d'accélération qui mesurera 534 pouces de haut, 32 de large et 200 pieds de diamètre.Etant donné la grandeur de la chambre, on peut accélérer plus de protons dans cet appareil que dans tout autre synchrotron au monde; en effet, le ZGS a le record d\u2019intensité soit 10!° protons par impulsion.Au fond, nous apercevons l'oscillateur de haute fréquence (4 à 14 mégacycles) qui imprimera aux particules une accélération de 10,000 volts à chaque passage.SYNCHROTRON \u201cSATURNE\u201d Coupe de l'aimant et du massif de béton 1.Almant 1.Bebine 3, Chambre 4.Pompe §.Rayen de I'erbite 6.Massif 7.Niveau du sel 8 Vérin 9.Cales d'épaisseur : 40.Pleu fondé à 24 m.Coupe echématique 1.Chambre torique.?.Poste de pempage.3, Cavité accélératrice.4, Blocs d'aimant.8, lnjecteur (Van de Graaff).6.Optique d\u2019lajection.7.Tête de bobine.%.Rayon de l'orbite : 8,41% m.Ces coupes schématiques du synchroton & protons de 3 GeV \u201c'Saturne\u2019\u2019 de Saclay nous expliquent la structure et le fonctionnement d'un synchrotron.Le \u2018\u2019Saturne\u2019\u2019 est un synchroton à faible focalisation.énergie de 680 MeV aux protons; le poids de son aimant atteint 7,200 tonnes.Mais cet instrument n\u2019est pas le plus puissant.Celui de 184 pouces de Berkeley en Californie peut accélérer les protons jusqu\u2019à 730 MeV; l\u2019appareil porte un faisceau de protons à 730 MeV en 6 millisecondes; les particules accomplissent durant ce temps 75,000 révolutions, parcourent une distance de 450 milles et atteignent la vitesse de 152,000 milles/sec (82% de la vitesse de la lumière).Durant ce bref voyage, la masse des protons s\u2019accroît de 75%.Le synchrotron conquiert le GeV Tenant compte du fait que le coût d\u2019un électro- aimant augmente selon le cube du rayon de cet aimant, les savants élaborèrent un nouveau genre d\u2019accélérateur, le synchrotron, dans lequel on peut éliminer toute la partie centrale de l\u2019aimant; l\u2019appareil prend alors la forme d\u2019un immense tore divisé en plusieurs sections.Avec le synchrotron, le champ magnétique variable croît parallèlement à l\u2019augmentation de la vitesse des particules; grâce à ce processus les particules sont accélérées sur une trajectoire circulaire unique, et ainsi le rayon de l\u2019orbite demeure constant contrairement à ce qui se passe dans le cyclotron.Le synchrotron se compose essentiellement d\u2019une immense chambre vide en forme de tore entourée d\u2019un aimant développant une puissance de plusieurs milliers de gauss; Les Australiens construisent un synchrotron de 10 GeV où le champ magnétique alimenté par un générateur de 500 mégawatts, développera en pointe 80,000 gauss.Après une accélération initiale dans un Van de Graaf ou un linac, le faisceau de particules est introduit dans la chambre vide du synchrotron ou il est accéléré.Aussitdt, le champ magnétique se met a croitre et le faisceau de particules est accéléré par des passages successifs dans un des intervalles disposés entre les sections du synchrotron oll on a aménagé un système d\u2019accélération formé d\u2019un champ électrique alimenté par un oscillateur de fréquence croissante.Les dimensions de l\u2019aimant dépendent de deux facteurs: 1) l\u2019énergie à atteindre qui détermine le rayon de la circonférence sur laquelle évolueront les particules et (2) le degré de focalisation du faisceau qui détermine la grandeur de la chambre d\u2019accélération qui devra être entourée d\u2019un aimant d\u2019autant plus considérable que la chambre sera grande.Ainsi, dans un synchrotron doté d\u2019un système à forte focalisation, les oscillations tant verticales qu\u2019horizontales des particules sont réduites à l\u2019extrême et la chambre vide peut se contenter d\u2019une hauteur et d\u2019une largeur très restreintes; on peut alors refouler les dimensions d\u2019un aimant qui prendrait autrement des dimensions un peu trop colossales.Toutefois, les physiciens préfèrent 21 22 parfois manoeuvrer un synchrotron à faible focalisation puisque ce dernier fournit une intensité de particules des dizaines de fois plus considérable que le synchrotron à faible focalisation.Comparons deux synchrotrons de chaque famille: ainsi, le Cosmotron de 3 GeV de Brookhaven, synchrotron à faible focalisation d\u2019un diamètre de 70 pieds, a une chambre d\u2019accélération de 6 pouces de haut et de 26 de large.D\u2019autre part, le synchrotron AGS de 33 GeV du même endroit appartenant au type des accélérateurs à forte focalisation a une chambre de seulement 234 pouces de haut et 6 pouces de large sur un diamètre de 843 pieds, soit une circonférence de 44 mille.Les deux plus puissants synchrotrons à faible focalisation sont le synchrotron ZGS de 12.5 GeV d\u2019Argonne aux Etats-Unis et le synchrophasotron de 10 GeV de Doubna en URSS dont les 4 sections totalisent un poids de 36,000 tonnes.Le synchrotron à protons AGS et celui du CERN (30 GeV) à Genève sont les deux plus puissants appareils à forte focalisation.En 1966, les Soviétiques auront terminé un synchrotron à protons de 50 GeV à Serpukov.Entre temps, les Américains élaborent les plans d\u2019un synchrotron de 200 GeV qui fonctionnerait vers 1974 à Berkeley.Mais les chercheurs américains sont insatiables; déjà on poursuit des études sur le AGS de Brookhaven pour élaborer un super-accélérateur de 1,000 GeV.Peut-être un jour, les savants du monde entier s\u2019uniront-ils pour construire un accélérateur qui fera le tour de la Terre ?Ce rêve éternel: dépasser le cosmos ! Toutefois, la dernière hypothèse est fort peu probable.Les physiciens découvriront sûrement un autre processus d\u2019accélération qui permettra d\u2019atteindre plusieurs centaines de trillions d\u2019électron-volts.Néanmoins, d\u2019ici la, les accélérateurs actuellement en opération apporteront la somme gigantesque de leurs foudroyantes découvertes de même que leurs renversantes visions du monde nucléaire et subnucléaire.Il y a plusieurs autres accélérateurs:; seuls les principaux ont été décrits ci-haut.La physique moderne a donné naissance à toute une série d\u2019appareils dont les noms semblent rivaliser de barbarie pour le non- initié: le bétatron, appareil servant à accélérer les électrons, du même genre que le synchrotron mais différant de ce dernier dans le processus d\u2019accélération : le microtron, également accélérateur d\u2019électrons, l\u2019alphatron, le Mura et tous les nombreux \u201c\u2018enfants\u201d qui naîtront, permettant à l\u2019homme de rivaliser avec le Cosmos dans la production d\u2019énergies fantastiques.Car le cosmos a aussi ses \u2018\u201cbevatrons\u2019\u2019.Dans notre galaxie, au sein des espaces interstellaires existent des LE GÉANT DES SYNCHROTRONS.Cette photo nous donne une intéressante vue du plus grand accélérateur au monde, le synchrotron AGS de 33 GeV de Brookhaven (E.U.).Un technicien est affairé à régler le mécanisme d'une pompe (à droite) destinée à maintenir le vide dans la chambre d'accélération que l'on distingue très bien dans l\u2019entrefer.\"\"GALACTRON\"\u2019'.Notre galaxie a aussi ses accélérateurs de particules.En effet, de très faibles champs magnétiques variables peuvent accélérer jusqu\u2019à 107° eV les particules soumises à leur action durant des milliards d'années.Les particules peuvent atteindre une énergie suffisante pour s'échapper de la galaxie.champs magnétiques variables de 10-5 à 2 x 10-7 gauss pouvant imprimer aux particules accélérées dans ces champs durant des milliards d\u2019années des énergies inouies atteignant 1029 eV.Une partie très infime de ce rayonnement cosmique frappe la Terre.Mais l\u2019intensité, la pureté et la disponibilité du faisceau cosmique sont loin d\u2019atteindre celles de nos grands accélérateurs.L'homme construira-t-il un jour des accélérateurs capables d\u2019atteindre 10% eV?Fort probablement! soyons moins hésitant, disons: oui! J.-P.GIGNAC commissaire à l\u2019Hydro-Québec LE JEUNE TECHNICIEN DEVANT LES CARRIÈRES INDUSTRIELLES Dans une causerie prononcée à l\u2019Institut de Technologie de Showinigon, le 2 mars 1964, dans le cadre de la Semaine de l'éducation, M.Gignac a donné de précieux conseils aux étudiants.Les journaux et les revues, vous l'avez constaté, parlent de l\u2019Hydro-Québec en employant force superlatifs.N\u2019allons surtout pas nous draper de fausse modestie, comme l\u2019ont fait les générations cana- diennes-françaises passées; soyons réalistes: l\u2019Hydro-Québec est vraiment un \u2018\u2018colosse en marche\u201d.Et pour peu que nous sachions nous servir de ce bon génie, l'avenir économique du Québec sera prometteur.Mais quelle est la dimension de cette mirifique Hydro-Québec?Je ne vous donnerai ici que les chiffres les plus significatifs; si l\u2019on va trop loin, ça peut facilement devenir une jungle où vous seriez vite perdus.Au 31 décembre 1963, l\u2019Hydro-Québec et ses filiales récemment acquises exploitaient des centrales d\u2019une puissance installée totale de 6,22/,987 kilowatts.Qu\u2019est- ce par rapport à la Compagnie d\u2019Electricité Shawinigan, que vous connaissez mieux ?Eh bien, à la même date, la puissance installée de toutes les centrales situées sur la rivière St-Maurice, plus celles de St- Narcisse sur la rivière Batiscan et St-Alban sur la rivière Ste-Anne-de-la-Pérade, totalisaient /,530,625 kilowatts, ou moins de 25% du total.Ces chiffres, pour vous donner un ordre de grandeur, sans plus.En voici d\u2019autres pour votre livre de statistiques! Lorsque les lignes de transport à haute tension de Bersimis ont été construites, il n\u2019y a même pas une décennie, les installations émerveillèrent le monde technique; pensez donc, on transmettait l\u2019énergie électrique à 300,000 volts! Evidemment, ça reste une tension très élevée, mais aujourd\u2019hui pour amener l'énergie de Manicouagan vers les points de consommation, on est à construire trois lignes à 735,000 volts, qui parcourront une distance d\u2019environ 400 milles; pareil exploit technique ne s\u2019est jamais vu sur notre planète.même pas aux Etats- Unis ou en U.R.S.S., pays d\u2019avant-garde sur les plans scientifique et industriel.Et, sans fausse modestie, on peut affirmer que les spécialistes de l\u2019Hydro-Québec ont pris une dimension mondiale.Peut-être faudrait-il aussi vous parler un peu des dimensions de ce Manicouagan 5, où se poursuivent des travaux qui en font le plus grand chantier du monde, de l\u2019aveu même des rédacteurs techniques, dont la tâche est de décrire les ouvrages d\u2019envergure de l\u2019univers.Le chiffre \u2018\u201c5\u201d dans \u2018\u2018Manic 5\u201d veut dire que c\u2019est le site de la cinquième chute de la rivière, à partir de Baie-Comeau, sur la rive nord du St-Laurent.Son barrage à voûtes multiples excédera 700 pieds de hauteur.© Dans I'arche centrale, dont 'ouverture est de 530 pieds \u2014 disons du viaduc de la rue de la Station à l\u2019ancien bureau de poste peut-être \u2014 on pourrait étager dix instituts de technologie comme le vôtre, y faire encore un immense centre récréatif, au sommet, et des terrains de balle-molle et de tennis tout autour.Tout cela, encore une fois, dans l\u2019arche centrale seulement.La longueur du barrage en béton sera de 4,210 pieds, et en refoulant les eaux de la rivière, formera.un lac de 800 milles carrés contenant un volume d\u2019eau de 5,400 milliards de pieds cubes: d\u2019ici Grand-Mère en largeur, et bien au-delà de Montréal en longueur.Je vous mentionne aussi en passant notre système de télé-communications et de protection des réseaux, une merveille électronique qui, d\u2019un côté, protège nos installations contre toutes sortes d\u2019impondérables et réduit les pannes d\u2019électricité au minimum et, de l\u2019autre, assure des communications sûres entre les différents postes de l\u2019Hydro-Québec à travers la province.Les départements concernés comportent d\u2019autant plus d\u2019intérêt pour vous que ce sont ceux qui emploient le plus de techniciens diplômés.Soixante- neuf dans la seule région métropolitaine.L\u2019Hydro-Québec, à n\u2019en pas douter, est une entreprise colossale; et le symbole de cette puissance on le retrouve dans l\u2019édifice de 27 étages sur le boulevard Dorches- ter, à Montréal.Le plus beau de l\u2019affaire, c\u2019est que le peuple de la province est très légitimement le propriétaire de cette Société.C\u2019est une partie de notre patrimoine, la partie la plus active.Car grâce à elle surtout, certains coins de la province, qui vivotaient jusqu\u2019à aujourd\u2019hui, apparaissent désormais sur la carte économique.Non seulement notre industrie va-t-elle se développer, elle va aussi se décentraliser.Si des scieries de taille respectable se construisent à proximité des forêts gas- pésiennes, abaissant par là le chômage qui sévit dans cette région à l\u2019état endémique, c\u2019est que l\u2019Hydro-Québec y a prolongé ses lignes de transport d\u2019énergie pour assurer un approvisionnement suffisant et régulier.Le nord-ouest de la province \u2014 Abitibi- Témiscamingue \u2014 aura bientôt la même sorte de courant que le reste du pays: du 60 au lieu du 25 périodes.La conversion coûtera $12 millions à l\u2019Hydro-Québec, mais l\u2019expansion industrielle, la vitalité économique de ce secteur de la province valent bien cette dépense.Beaucoup plus près de vous, à Bécancour, à côté de Ste-Angèle, peut-être l\u2019énergie produite par les centrales de l\u2019Hydro-Québec sera-t-elle le combustible employé à l\u2019usine de sidérurgie.23 24 Vous aurez donc compris que la vocation de notre Société d\u2019Etat déborde les cadres d\u2019une simple production d\u2019énergie électrique.Harnacher les cours d\u2019eau qui en valent la peine, pour en retirer de la chaleur, de la lumière, de la force mécanique, dans le but de répondre à une demande sans cesse accrue, c\u2019est sans doute l\u2019objet le plus immédiat de notre Hydro- Québec, mais elle a aussi d\u2019autres vocations, d\u2019autres rôles.Je ne fais qu\u2019en Signaler quelques-uns: rehausser l\u2019économie de la province, industrialiser son territoire, abaisser par ricochet le chômage, donner un champ d\u2019action à nos beaux esprits scientifiques et administratifs.Bref, à l\u2019encontre des industries à capitaux privés, la Société nationale de l\u2019Hydro-Québec a un objectif social dans son sens le plus large et elle s\u2019efforce de le garder et de le développer.Mais elle n\u2019agit quand même pas seule; pour qu\u2019elle puisse donner son plein rendement, elle requiert des hommes de toutes formations, de tous métiers, des hommes possédant en plus un commun dénominateur: l\u2019efficacité.Il y a donc place pour les techniciens chez nous.De fait, on me dit qu\u2019il y en a quelque 350 dans les différents services de l\u2019Hydro-Québec.Parmi eux, il y a sûrement des diplômés d\u2019ici; en tout cas, j\u2019ai Souvent cru reconnaître certaines figures dans les corridors du siège social.Si les écoles spécialisées de la province préparaient toujours des techniciens vraiment supérieurs, alliant à une formation pratique une culture générale qui permette l\u2019adaptation rapide aux nouvelles technologies industrielles, peut-être les firmes canadiennes et parfois québecoises iraient- elles moins souvent à la pêche dans les pays étrangers.C\u2019est sans doute pour aligner cet enseignement technique sur les besoins actuels que le gouvernement provincial nommait il y a quelque trois ans un Comité d\u2019étude sur l\u2019enseignement technique et professionnel, où M.Albert Landry, le directeur de cette institution, et M.Lionel Thibeault, ancien professeur de Shawinigan et ex-président de la Corporation des techniciens professionnels de Québec, ont apporté le fruit de leur expérience pédagogique et industrielle.Le rapport est maintenant publié et certaines recommandations ont déjà été appliquées.C\u2019est sûrement un pas dans la bonne direction.Mais nous, de l\u2019industrie, avons bien hâte de voir suivre le reste.si, me poussant au pied du mur, vous, les étudiants, me demandez: l\u2019étude des mathématiques doit-elle primer celle du dessin, et le français doit-il être méprisé, la physique intensifiée, je vous répondrai: dans une habitation, doit-on négliger les colombages qu\u2019on ne voit pas et consacrer plus de temps au lambris intérieur ?Ne nous y trompons pas; toute matière a son importance dans un programme d\u2019études, à plus forte raison dans les cours avancés ou spéciaux comme le vôtre.C\u2019est une pyramide où tout se rejoint au sommet.L'étude du français, par exemple, devrait être poussée.Il est important que vous possédiez les moyens de vous exprimer de façon impeccable lorsque vous cherchez un emploi, ou encore que vous puissiez rédiger des rapports concernant votre industrie dans une langue claire et concise.Je ne saurais trop insister sur l\u2019importance de cette étude.La langue, a-t-on dit, n\u2019est-elle pas le véhicule de la pensée ?C\u2019est pourquoi je vous incite fortement à prendre au sérieux les cours de linguistique, de grammaire ou autres, à élargir aussi votre vocabulaire par la lecture, en fréquentant des auteurs de qualité.Somme toute, vous posséderez à la longue un outil précieux, qui vous permettra de converser et de correspondre avec facilité.L'industrie a besoin d\u2019esprits ouverts; elle n\u2019a que faire des êtres sans initiative qui piétinent au même endroit et n\u2019essaient pas de voir au-delà de la tâche immédiate à accomplir.L\u2019Hydro-Québec, qui dépend de tous les employés pour grandir et bien jouer son rôle, est encore plus difficile dans son choix.Nous voulons voir dans chaque nouvel employé un futur contremaître, contrôleur ou surintendant.Si, en terminant votre cours technique, vous avez la ferme volonté de garder vos connaissances à jour et de faire votre chemin dans le monde industriel, venez, c\u2019est vous qu\u2019on attend.Les autres qui viendront frapper à nos portes sans goûts précis, avec le désir d\u2019accepter n\u2019importe quoi, \u201cpourvu que ça paye\u201d, ne perdez pas votre temps, cherchez ailleurs.Ceux qui visent un poste confortable pour attendre paisiblement la venue de la retraite, on les abandonne à des sociétés moins progressives.A l\u2019Hydro-Québec, l\u2019esprit qu\u2019on veut voir chez les employés en est un dynamique, aggressif: on veut des gens qui ne craignent pas de se mouiller les pieds, de prendre des responsabilités, etc.Les diplômés d\u2019instituts de technologie forment une association professionnelle, appelée Corporation des techniciens professionnels.C\u2019est une excellente chose, une condition indispensable en fait pour faire progresser le groupe et la profession qui seront vôtres.A La participation intense à la vie de l\u2019association professionnelle initiera le nouveau diplômé aux échanges humains et sociaux, l\u2019armera pour son travail industriel.On ne peut plus vivre en vase clos aujourd\u2019hui; on ne peut plus espérer défendre seul ses intérêts.La poussée syndicale du monde ouvrier est un phénomène tout à fait compréhensible et normal et, d\u2019ailleurs, pas limité à cette classe de travailleurs.Dès votre sortie de l\u2019institut, apprenez donc, dans votre Corporation, les éléments du travail de groupe; ap- prenez-y aussi à discerner le vrai du faux, l\u2019essentiel de l\u2019accessoire, la juste réclamation des récriminations.Ce n\u2019est pas tout d\u2019exiger, il faut aussi donner.Je dois le dire avec regret, les Canadiens français ne perdent que difficilement leur caractère individualiste.Ce fut le grand tort de nos compatriotes de ne pas avoir appris en général à se plier aux exigences d\u2019un travail d\u2019équipe.Ecoutez plutôt le génial observateur français, Alexis de Tocqueville, tel que le cite Claude Ryan du Devoir, dans son livre Les Comités: \u201cDans les pays démocratiques, la science de l\u2019association est la science mère ; le progrès de toutes les autres dépend des progrès de celle-là.Parmi les lois qui régissent les sociétés humaines, il y en a une qui semble plus précise et plus claire que toutes les autres.Pour que les hommes restent civilisés ou le deviennent, il faut que parmi eux l\u2019art de s'associer se développe et se perfectionne dans le même rapport que l\u2019égalité des conditions s\u2019accroit.\u201d Les possibilités d\u2019avancement, de promotion, à l\u2019Hydro-Québec sont nombreuses.Et comment peut-il Een être autrement ?L'entreprise est tellement vaste! Les sortes d\u2019occupations se chiffrent par centaines.D'ailleurs, la production double à tous les dix ans, et le géant ne fait que commencer à faire jouer ses muscles.Considérez un peu les prévisions suivantes pour la seule exploitation métropolitaine (Montréal et environs) en 1975 par rapport à 1961 : 1961 1975 Sous stations 65 215 Circuits de distribution 900 3,000 Milles de rues en souterrain 160 530 Production en kilowattheures 7.39 milliards 25.5 milliards Seulement, il faut travailler.On ne cesse de répéter que l\u2019éducation n\u2019a jamais de fin.C'est particulièrement vrai chez nous.L'Hydro-Québec fait tout ce qu\u2019elle peut pour renvoyer ses gens sur les bancs de l'école.Elle offre elle-même plusieurs cours dont voici quelques exemples: A.B.C.de l'électricité, l\u2019Electricité a l\u2019Hydro-Québec, français, mathématiques, rédaction de rapports, art oratoire, chauffage à l'électricité, etc.Quand un besoin précis se fait sentir, et même avant qu\u2019il se manifeste, on délègue les candidats voulus pour suivre les cours nécessaires, jusqu\u2019en Europe, parfois.Comptez encore les bourses octroyées, le paiement partiel de cours suivis dans toutes sortes d\u2019institutions, et l'éventail n\u2019est pas complet.Au reste, le technicien diplômé qui s'engage dans une carrière industrielle devra se tenir continuellement aux aguets de l\u2019évolution de la technologie.S'il ne fait rien, il sera vite dépassé par le modernisme des machines et l\u2019automatisation des tâches et conséquemment, sera oublié dans un petit poste obscur.Donc, messieurs, il faut se mettre au boulot.C\u2019est le travail qui fait l\u2019homme fort.Travaillez avec d\u2019autant plus de dilligence que la tâche à abattre dans notre coin de pays est immense.Nous commençons maintenant à posséder un peu notre patrimoine.Rappelez-vous cependant, lorsque vous aurez quitté cette enceinte, que ce patrimoine n\u2019est pas confiné au lieu qui vous a vu naître.S\u2019il le faut, quittez votre patelin et faites souche ailleurs.Soyez de la race des \u2018\u2018reculeurs d\u2019horizon\u2019\u2019, comme Yves Thériault appelle les pionniers.Aux nombreuses distributions de prix auxquelles il m\u2019a été donné d'assister \u2014 comme participant! \u2014 j'ai invariablement entendu la formule que la période scolaire était le plus heureux temps de la vie, et je me rappelle encore l\u2019étrange inquiétude où elle me plongeait.**Si le sort qui m\u2019attend doit étre encore plus dur que celui qui pèse aujourd\u2019hui sur moi, combien morne sera mon existence!\u201d Je n\u2019ai donc garde d'utiliser aujourd'hui la même phrase classique.Non, mes amis, le plus beau temps de la vie n\u2019est pas celui où l\u2019on se laisse plus ou moins passivement imprégner de notions éducatives de base; c\u2019est celui où, en pleine possession de ses facultés et en pleine maîtrise de soi, on est engagé dans la lutte pour l\u2019existence, où l'on a conscience d\u2019y jouer un rôle utile, selon les moyens dont on dispose et la situation qu\u2019on s\u2019est faite par ses libres efforts.Vous avez donc toute raison d'espérer; l'avenir vous est ouvert, d'ici quelques mois ou quelques années, et il sera ce que vous l\u2019aurez fait.va = 7\u2018 WE Na Pour la plupart d\u2019entre nous, les vacances évoquent le temps bienheureux où la vie s\u2019écoule avec douceur sous le soleil estival.Une jeunesse active se lasse bientôt du repos et pour peu que les loisirs se prolongent elle devient la proie facile de l\u2019ennui.Même en vacances, une certaine activité trouve sa place.Loin de moi la pensée de suggérer aux jeunes d\u2019étudier! Sans aller jusque là, il y a certes moyen de rendre profitables les loisirs d\u2019une jeunesse occupée à préparer son avenir.Voici donc deux suggestions: Durant vos vacances: © Lisez des livres et des revues © Visitez une usine Si ces livres et revues, si cette usine se rattachent à votre futur métier, tant mieux! Souhaitons bonne chance aux finissants qui commenceront à travailler.Qu'ils restent fidèles aux principes que leurs maîtres leur ont inculqués.Bien des professeurs continueront d'enseigner durant l'été.Nous suggérons à ceux qui le pourront de tâcher d\u2019approfondir les nouvelles techniques et, si possible, de suivre des cours de perfectionnement.Je suis heureux de me joindre à la direction, aux réalisateurs et aux collaborateurs de TECHNIQUE pour souhaiter à fous: Bonnes Vacances! Le secrétaire de la rédaction ON DEMANDE Étudiants et étudiantes pour travail de recherche temps partiel sur l'habitation.Veuillez téléphoner 739-3639.s a 5 a 25 { the heat seeing eye.VICKY BASSOMPIERRE N Photos: Alain Bassompierre 26 EEE = FRE ESE a ri EAR IRB a RS RR GES eg | se uk NFRARED Scores of ingenious devices based on the detection and analysis of heat rays are constantly being developed.The list of its known uses at present is so great that \u201cinfrared\u201d is quickly becoming a household word.The infrared rays which activate these devices are, members of the great family of electromagnetic radiations, such as light rays, X rays, radio and radar waves, which all have different effects because of their wave lengths.Sir William Herschel, the English astronomer, discovered their properties in 1800 when he used a prism to break light into a rainbow pattern, measured the temperature of the different colours, and found that the red light at one end of the spectrum was warmer than the violet at the other end.When he put the thermometer in the dark area beyond the red, the mercury went still higher.He had invaded the unknown terrain of infrared.the radiations which cause the sensation of heat. INFRARED RADIATION AND THE SPECTRUM White light can be spread out by a glass prism into the spectrum; a band of colour ranging from violet through to blue, blue green, green, yellow, orange, red and deep red.The colours of the spectrum are familiar in the rainbow, which is a result of the splitting up of white light by raindrops.The colours are separated in the spectrum because they represent light of different wave lengths, which increase as the spectrum is traversed from blue to red.The range of wave lengths covered by the visible spectrum is from about 400 millimicrons at the blue end, to about 700 mme.at the extreme red end.In addition to the light which we can see, there also exists invisible radiation similar to the visible radiation called \u2018\u2018light\u2019\u2019; it manifests itself at both ends of the spectrum.Beyond the violet in the spectrum, is radiation which is called \u2018\u2018ultra violet\u201d and which is of short wave length, it is invisible, but has strong action on photographic materials, making it simple to detect by photographic means.At the other end of the spectrum, at wave lengths longer than red, there also exists radiation called \u201cinfrared\u201d (which means, \u201cbelow the red\u2019).The infrared region extends out indefinitely from the end of the visible region.As the wave length increases, the radiation emerges into heat waves; even though the infrared extends far out, it is only the region quite near the visible red which is of interest photographically; it can be recorded on films and plates which have been specially prepared.The longest wave lengths of radiation photographically recorded is about 1350 mmc.But in general infrared work the region between 700 mmc and 860 mmc is used; a band almost as wide as the visible green and red regions.INFRARED IN PHOTOGRAPHY The value of photography by infrared, lies in the fact that infrared radiation and visible radiation are often reflected and transmitted quite differently by common objects.For example; chlorophyll in live green foliage and grass absorbs a large percentage of the visible radiation which falls upon it, but absorbs Comparison of ordinary and infrared photography of same subject; note how infrared film renders the foliage white and the sky dark.Led hs 27 28 sosuo| SsDJB AG UOISSIUISUDI} JO FHWIT \u2014-\u2014-\u2014= | 2 | | + 1000 + i 2 | 2 ! I a {| 41100 ! o ! ! z 1 3 i ! \u201d | + 1200 ! ge i ! v I a | a ! + 1300 ! + 1400 i i x + 1500 uo IW IW 20 very little of the invisible infrared radiation.The radiation is reflected almost entirely by the leaf and blade structure, and therefore is recorded by means of the infrared sensitive materials; thus, foliage and grass appear white in an infrared photograph.Painted materials which match chlorophyll in colour, but which do not reflect strongly in the infrared, will appear dark in infrared photographs.There is no fundamental difference between the practice of infrared photography and that in which visible radiation is used.Any photographer, equipped for work with panchromatic films and plates can make infrared photographs without any additional equipment, other than a suitable filter for use on his camera lens.THE SPECTOPHOTOMETER Like the radio broadcasting band, infrared comes in various wave lengths, which have different effects on different chemicals.This lead to the development of a clever instrument, the infrared spectophotometer, an electronic detective which will \u201cfingerprint\u201d and identify tiny samples of practically any substance.When the infrared eye looks at a sample, a stylus draws a graph of its molecule, which the scientist can recognize instantly.drugs, foodstufs, fabrics, antifreeze etc.The infrared spectophotometer is also used by law enforcement agencies, both as a detector of, and a deterant to crime.Many businesses are protected at night against burglaries by invisible \u201cfences\u201d of infrared rays, which sound alarms if the rays are broken.The deciphering of forgeries, the detection of stains and irregularities in cloth, the study of fingerprints, the determination of carbon monoxide impregnation of gas poisoning victims, photography in the dark; all these applications of the infrared spectophotometer in criminology are helping to solve crimes more easily.In some laboratories of food and drug administrations, the spectophotometer has speeded up the work of detecting foreign bodies and dangerous ingredients in food, cosmetics, and medicines.One of its most important uses in this field, is that of \u2018\u201c\u2018watch-dog\u201d, to guard the purity of products in factories of chemical hs gy de.ra Eu .à Infrared rendering of stains on suit, which were not visible in photograph taken by ordinary film.and drug companies.Every few minutes, a sample of the product is analyzed to make quite certain that there is no change taking place in the formula or recipe.THE SERVO DETECTOR Since virtually everything gives off some heat, the telltale radiation of any object can be picked up at long range, providing of course that a sensitive enough detector is used.And so infrared detectors are supplementing radar.They can scan the skies farther than the eye can see, and, unlike radar, they give off no special radiation themselves, therefore, they cannot be detected or jammed.One infrared pioneer is Henry Blackstone, President of the Servo Corp.of America.In the latter part of the 1930\u2019s, when Blackstone had finished college, he joined forces with a classmate, Curtis Hillyer, to develop a missile that would be attracted by the heat of enemy planes.Together they developed the \u201cFelix\u201d.Dropped from airplanes on Japanese installations in southern Asia towards the end of the war, the Felix was, in all probability, the world\u2019s first heat-seeking missile.29 One of Blackman\u2019s most striking successes is his well known infrared hot-box detector for railroad trains.The hot-box, (an overheated axle caused by lubrication failure), had long been a serious railroad problem; and because it is seldom discovered before smoke begins to pour out, it has cost many delays and some serious accidents.The Servo detector, mounted beside the track, contains a heat measuring cell, smaller than a grain of rice.When the train goes by, even at sixty m.p.h., this device measures the heat from each axle, recording its temperature with a \u201cblip\u201d on a piece of graph paper, and making a bigger blip if the axle is overheated.The newest model halts any hot-box train automatically by setting the signals ahead.THE EVAPORAGRAPH A camera known as the Evaporagraph, EVA for short, was invented in Germany in the 1930\u2019s.Eva is & srl gunned amazingly sensitive; experiments indicate that it may Ë 4 prs yl ER La well have invaluable uses in medicine.A picture of a : 2 ue PORSEUSOSHNSHIEE , > .: oe ?man\u2019s legs, showed by colour which of the legs was â sense FRENERRNRNNREENNIG MP ELLE OTT LL TELL pw 111 ERERERERE affected by brights disease; in another test, the sight of a malignant tumour was determined because of its 3 temperature.À wide use of infrared photography in : pp # medicine, is in obtaining an emphasized record of ; D9HSEERHENDHREIS 8 pattern, number, and engorgement of superficial veins.5 5 gaagn WE AER = This is possible because monoxygenated arterial blood 8 puxgpRBERNER REED i is NOT recorded, thus, pathelogical conditions involv- PEER pp yn mRNAN | RENE â ing changes in the superficial veins or certain circulation ysx o FIN HI FRI I ERRNR disturbances, can often be studied to advantage through saps KERDRNURNCZEN RRR infrared photography.i 1 AROHENULLLLLEEBE EEN ppp RRR RRNRNENRR INFRARED AND THE SPACE AGE pi Fn Infrared detectors are already allies of the space nnn PEUEESNENENEEEE age; Dr William Sinton of the Lowell Observatory at Flagstaff, Arizona, has discovered, by analyzing infrared radiation from Mars; strong new evidence of vegetable life on that planet.The use of infrared detecting and analyzing devices ; CE + has increased ten-fold in the last ten years, and many - Te millions of dollars are spent on research by industries \u2019 Jo.and governments to develop the \u2018heat-seeing-eye\u201d The use of infrared-sensitive film for architectural subjects sharphy for an ever increasing list of new uses.defines the structural lines.30 TECHNI(QUE TABLE DES MATIÈRES DU 39e VOLUME SEPTEMBRE L'Exposition française de Montréal Forano Ultra-High Vacuum Mon métier Le phare du haut-fond Prince Nouvelles techniques OCTOBRE La Corporation de Gaz Naturel Un matériau nouveau, \u201cLe Misobec\u201d Photogrammetry La Fonderie de l'Islet Les Grandes Expositions mondiales The Talking Book Le Progrès des Mathématiques à travers les âges Nouvelles techniques Jeux mathématiques NOVEMBRE La Régie d'épuration des eaux de la province de Québec Sans l'ionosphère, les télécommunications par radio seraient impossibles.Pourquoi?Une machine à faire des bouteilles en plastique The Jodrell Bank Telescope La linguistique et le français Des \u2018\u2019Silobus\u201d\u2019 fabriqués à Sorel L'Île artificielle de l'Expo La météo canadienne L'unification de la physique par les mathématiques Nouvelles techniques DECEMBRE Dufresne Engineering La linguistique et le français L'aventure interplanétaire du Mariner | L'hydroglisseur Archimède Research Unlocks the Door to Careers Unlimited L\u2019horaire de travail 3 domicile Nouvelles techniques René Torre Edith Beauchamp Julien Labedan André Charest René Torre Robert Bastin Robert Bastin Edith Beauchamp René Torre Marc-Henri Coté Vicky Bassompierre Roland Nadeau René Torre Marcel Séguin Robert Bastin Roland Prévost Roland Prévost Leo Walter Gérard Charbonneau René Torre Antoine Camolinos Roland Nadeau René Torre Jean-Marie Perreault Gérard Charbonneau Fr.Jean-René Roy, s.c.René Torre Robert Bastin Edith Beauchamp Lucien Monarque René Torre Page 16 28 30 32 1964 JANVIER Autoroute des Laurentides La linguistique et le français Les minoteries Phénix Ingénieuse application de la mousse rigide d\u2019uréthane dans l\u2019industrie minière Pilotage humain dans l'espace: Gemini Captives of motion Etude des contreplaqués Nouvelles techniques FÉVRIER Les ressources naturelles du Québec Apprenez à lire 600 mots à la minute La linguistique et le français Les dinosaures arpentèrent jadis le sol canadien Lido Biscuit Limitée L'enseignement par le film Life-Line to Manicouagan Nouvelles techniques MARS Le métro de Montréal Un complexe sidérurgique au Québec La linguistique et le français Visage de l'atome Aerial navigation Le bois: produits miraculeux Nouvelles techniques AVRIL Le Téléphone L'Astroplane La linguistique et le français Les Industries d'imprimerie Guilmont Les devoirs à la maison The \u201cC\u201d Stellarator La naissance du calcul infinitésimal Nouvelles techniques MAI La Cité des Jeunes de Vaudreuil La linguistique et le français La Compagnie de Papier Rolland État comparatif des montants affectés à l'éducation À l'aube d'un monde nouveau Visage de l'atome (suite & fin) Nouvelles techniques JUIN Les établissements Corbeil Limitée Dans les coulisses de l'écran Les accélérateurs de particules Le jeune technicien devant les carrières industrielles The Heat Seeing Eye .Infrared Nouvelles techniques Roger Delorme Gérard Charbonneau Robert Bastin C.Dessureault Fr.Jean-René Roy, s.c.Edith Beauchamp Louis Albert René Torre René Torre Pierre Daudelin Gérard Charbonneau Roland Prévost Robert Bastin Lucien Monarque Edith Beauchamp René Torre René Torre Roland Prévost Gérard Charbonneau Fr.Jean-René Roy, s.c.Edith Beauchamp Louis Albert René Torre Robert Bastin Roland Prévost Gérard Charbonneau Jean-Marie Perreault Lucien Monarque Edith Beauchamp Gérard Blouin René Torre Paule Beaugrand-Champagne Gérard Charbonneau Jacques Coulon Fr.Jean-René Roy, s.c.René Torre Robert Bastin Robert Bastin Fr.Jean-René Foy, sc.J.-P.Gignac Vicky Bassompierre René Torre Page 15 16 23 28 32 16 24 25 31 [Ve] 23 26 32 31 | J hr 1 » bh \u2018 32 _ AEROPORT INTERNATIONAL Toronto Le nouvel aéroport a été construit selon les techniques les plus modernes.Une tour de contréle de 60 pieds de haut surplombe les batiments de 7 étages dans lesquels sont aménagés, outre les différents services d\u2019aviation, des hôtels luxueux et une prison.L'aire de stationnement peut recevoir 2,400 voitures.Cet aéroport peut se comparer en importance à celui de Chicago ou de Los Angeles.PÂTE À PAPIER Prince George (Colombie Britannique) Construction d'une nouvelle usine de pate a papier de $60,000,000 qui viendra s'ajouter a celle de $84,000,000 actuellement en voie de finition.La mise en marche de cette usine est prévue en 1966.USINE DE TRAITEMENT DE METAUX Territoire du Nord-Ouest Montage d'une usine de traitement de métaux à Tadanac, près de Trail, au sud du Grand Lac des Esclaves.De nombreux aménagements sont prévus dans cette région en pleine expansion: notamment la construction d'une usine hydro-électrique et d'une ligne de chemin de fer.\u201cPOLYMER\u201d Ottawa La société de la couronne \u201cPolymer\u201d prévoit des dépenses d\u2019investissements de l\u2019ordre de $15,000,000 au cours de cette année.Cette somme sera consacrée à la modernisation de l'usine de Sarnia, en Ontario, et à des aménagements intérieurs de ses usines de caoutchouc synthétique de Strasbourg, en France et d'Anvers en Belgique.e ÉTATS-UNIS RR RR ARME NOUVELLE Washington Un nouveau fusil utilisant I'effet Laser est en cours d\u2019expérimentation a l'arsenal de Frankford à Philadelphie.Cet appareil est conçu a des fins scientifiques dans le domaine militaire.Il aurait la propriété d'aveugler temporairement et de mettre le feu aux vêtements, sans blesser sérieusement.Le rayon de lumière Laser découvert depuis 4 ans, est extrêmement concentré et puissant; certains voient éventuellement en lui l'ébauche d'un rayon de la mort.AVION COMMERCIAL SUPERSONIQUE Washington Les américains veulent mettre sur le marché un appareil commercial de caractéristiques supérieures à celles NOUVELLES TECHNIQUES René Torre de l'avion franco-britannique \u201cConcorde\u201d.Le nouveau réacteur devra atteindre des vitesses de l'ordre de Mach-2.5 pour battre son rival européen qui filera à Mach-2.3.NOUVEL INTERCEPTEUR AMÉRICAIN A-11 Washington Le nouveau chasseur vole à Mach-3 et a récemment effectué plusieurs vols.L'utilisation du titane dans sa fabrication en fait l\u2019un des appareils les plus techniquement au point.À Mach-3, l'échauffement de la carlingue dépasse 500° F, et jusqu'à présent aucun alliage n'arrivait à résister pendant plusieurs heures à cette température élevée.Sur le plan militaire mondial on ne connait aucun autre pays capable de construire un tel engine UNION SOVIÉTIQUE © MAISON À L'ÉPREUVE DES SÉISMES Moscou Réalisation par la technique soviétique d'une maison de deux étages construite en briques et montée sur ressorts, capable de résister à un tremblement de terre d'une intensité supérieure à celui qui a ébranlé l\u2019Alaska le vendredi saint.Cette maison a été essayée près de la frontière iranienne dans une région sujette aux secousses telluriques. ° e FRANCE-NIGERIA © PLUS LONG PONT D'AFRIQUE Onitsha Une entreprise française exécute au Nigéria un pont de 1 mille de long, comportant 12 travées dont 8 travées continues de 430 pieds, au centre.Les 13 piles et culées sont fabriquées en béton armé et chacune d'elle est constituée de 2 fûts cylindriques de 28 pieds de diamètre.RADARS Paris Livraison par la France au gouvernement australien de trois nouveaux radars à grande puissance destinés à équiper les aérodromes de Melbourne, Perth et Brisbane.Il s'agit d'équipement à grande portée, muni des plus récents perfectionnements et travaillant dans la bande L en diversité de fréquence.oe FRANCE - U.R.S.S.e DRAGUES Nantes Fourniture par la France à l'URSS de deux dragues automotrices, suceuses, porteuses et refouleuses de 4,000 verges cubes de capacité.Les deux unités semblables sont destinées à travailler à une profondeur maximale de dragage de 65 pieds, par houle de 9 pieds, contre des courants pouvant atteindre 4 noeuds et dans des conditions sévères aussi bien en Mer Noire qu'en Mer climatiques Baltique.e e FRANCE e USINE DE SÉPARATION ISOTOPIQUE Pierrelatte Le procédé employé dans cette usine est celui de la séparation isotopique par diffusion gazeuse de l'uranium 235.Seulement une des 4 usines en construction a été mise en marche.LASER Paris Utilisation de l'effet Laser en France pour l'étude de l'effet des radiations diverses sur les cellules vivantes.L'installation comporte un laser fournissant des radiations de lumière cohérente à haute énergie.Les images microscopiques des cellules sanguines soumises aux radiations du laser sont examinées sur l'écran d'un téléviseur à l\u2019aide d'un équipement de télévision en circuit fermée e CHINE ° PETROLE Pékin Découverte d'importants gisements pétrolifères dans la région de Chin- chow sur le golfe de Péchuli, au nord- est de la Chine.Des centaines de milliers de tonnes de pétrole brut ont été exploitées cette année et plusieurs millions le seront l'année prochaine.Le Japon se porterait acquéreur de la majeure partie de cette richesse dont il a grand besoin.33 9 ~ ATTENDU que tout enfant a le droit de bénéficier d'un système d'éducation Po qui favorise le plein épanouissement de sa personnalité; Attendu que les parents ont le droit de 4 choisir les institutions qui, selon leur con- i viction, assurent le mieux le respect des droits de leurs enfants; : Hanipicmmenere MAINTENANT ont le droit de créer des institutions d\u2019en- \u201c seignement autonomes et, les exigences du bien commun étant sauves, de bénéficier S ON MINISTÈRE DE des moyens administratifs et financiers L'ÉDUCATION nécessaires à la poursuite de leurs fins; Attendu qu\u2019il importe d\u2019instituer, suivant ces principes, un ministère de l'éducation dont les pouvoirs soient en relation avec les attributions reconnues A un conseil supérieur de l'éducation, à ses comités catholique et protestant ainsi qu'à ses commissions; À ces causes, Sa Majesté, de l'avis et du vorsentement du Corseil législatif et de l\u2019Assemblée législative de Québec, décrète ce qui suit: 1.Les Statuts refondus de Québec, 1941, sont modifiés en ajoutant, après le chapitre 58, les suivants: Le Québec possède d'ores et déjà les cadres qui lui permettront de mieux orienter les efforts des éducateurs et faciliteront encore davantage à notre jeunesse l'accès aux diverses formes d'enseignement.Nous avons visé en effet à démocratiser notre système d'enseignement non pas uniquement en remettant la responsabilité ultime des décisions et des budgets à un ministre élu par le peuple, mais encore en faisant appel à une plus large participation du peuple à un domaine qui lui appartient comme le reste de la chose publique.Le ministère devient donc un organisme de communication entre le peuple et ses gouvernants, entre ces gouvernants et le système scolaire, entre le système et le peuple lui-même.Il est notamment destiné à réunir entre eux les divers secteurs qui composent notre système d'éducation.Bien plus, il est une condition essentielle à notre progrès, à notre épanouissement, à notre émancipation économique, à notre avancement politique.Nous comptons désormais sur la collaboration active et sur la ferveur des enseignants qui devront déployer un effort soutenu pendant les années qui viennent.Les maîtres, ces artisans de la nation de demain, ont un grave défi à relever.Il leur sera demandé encore plus de compétence, de labeur, de recherche et d'enthousiasme.Il faudra donc, avec le temps, élaborer un statut de l'enseignant afin de revaloriser la fonction pédagogique.Maintenant que le ministère de l'Education est devenu une réalité, et grâce aux pouvoirs qu'il nous confère, notre tâche la plus pressante est de mettre en oeuvre le programme que nous avons préparé, d'unir harmonieusement toutes nos ressources humaines et matérielles, afin d'insuffler un nouveau dynamisme à tous ceux qui sont chargés de former l'immense armée de notre jeunesse et lui fournir les moyens de conquérir le savoir, la he 4.culture et l'épanouissement.LE MINISTÈRE DE L\u2019ÉDUCATION "]
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