Le devoir, 5 janvier 2016, Cahier A
[" V O L .C V I N o 2 9 9 L E D E V O I R , L E M A R D I 5 J A N V I E R 2 0 1 6 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Culture \u203a Série «Comme un bestseller».L\u2019auteure Monique Proulx nous présente sa ?ction On ne rit pas.Page B 7 Économie \u203a Production d\u2019électricité.Quel avenir pour le nucléaire dans une économie décarbonisée ?Page B 1 Actualités \u203a Quelle stratégie de réhabilitation pour les terroristes libérés au Canada?Page A 2 Avis légaux.A 4 Décès.B 4 Météo.B 6 Mots croisés.B 6 Petites annonces .B 4 Sudoku.A 5 ?w w w .l e d e v o i r .c o m JOËL SAGET AGENCE FRANCE-PRESSE Des bougies, des dessins et des drapeaux ont été déposés lundi au pied de la statue de Marianne, sise place de la République à Paris, pour rendre hommage aux victimes des attentats du 7 janvier 2015.Le lieu en est aussi un de commémoration pour les victimes des attaques de novembre dernier.C H R I S T I A N R I O U X Correspondant à Paris À quelques jours du premier anniversaire de l\u2019attentat du 7 janvier 2015 où douze personnes, dont huit collaborateurs de Charlie Hebdo, avaient perdu la vie, le magazine satirique fait toujours autant polémique.La publication dimanche en avant-première de la une du numéro spécial de 32 pages qui sera distribué mercredi à plus d\u2019un million d\u2019exemplaires à travers le monde a aussitôt suscité la controverse.Comme si rien n\u2019avait changé depuis cette époque où Charlie Hebdo avait publié les caricatures danoises du prophète Mahomet.Les responsables religieux musulmans ont été les premiers à dénoncer la première page du numéro montrant un dieu ensanglanté qui se sauve, une kalachnikov en bandoulière.Le dessin, qui pourrait représenter le dieu chrétien, juif ou musulman, est surmonté du titre «Un an après, l\u2019assassin court toujours».Le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Anouar Kbibech, s\u2019est dit «blessé» par cette représentation qui accuse les trois religions monothéistes des attentats commis il y a un an.« Globalement, nous avons besoin de signes d\u2019apaisement, de concorde, dit-il.Charlie fait toujours polémique P H I L I P P E O R F A L I E lles avaient déchaîné les passions et poussé des milliers de personnes à manifester dans les rues de Montréal.Leur encadrement par le gouvernement Charest constituait une « erreur historique », « monumentale », sur le point de «déclencher une véritable tempête dans le climat social québécois », prévenait le Parti québécois.Pourtant, cinq ans après l\u2019adoption de la loi encadrant l\u2019accès aux écoles passerelles, celles-ci n\u2019ont jamais été aussi impopulaires, a appris Le Devoir.De 1997 à 2002, quelque 4000 familles québécoises ont « acheté » leur accès à l\u2019école anglophone, profitant d\u2019une faille dans la loi 101 pour contourner l\u2019interdiction pour les francophones et allophones d\u2019envoyer leurs enfants dans les écoles anglophones.En fréquentant pendant un temps un établissement anglophone privé ne recevant aucune subvention de l\u2019État \u2014 une école passerelle \u2014, ils obtenaient le droit à l\u2019instruction publique (ou privée subventionnée) dans la langue de la minorité.Ce stratagème a été complètement interdit par la loi 104, en 2002.Mais la Cour suprême, appelée à se prononcer sur la question à la demande de parents allophones, avait finalement forcé Québec à permettre cette pratique en 2010, en l\u2019encadrant de stricts critères.Le débat sur le projet de loi 115 avait donné lieu à des échanges d\u2019une rare acrimonie à l\u2019Assemblée nationale.«Le 18 octobre restera gravé dans nos mémoires comme une journée de deuil », avait alors déclaré le porte-parole du Parti québécois en matière de langue, Pierre Curzi.«C\u2019est l\u2019un des coups les plus lâches jamais portés à la langue française.» ACCÈS À L\u2019ÉCOLE ANGLOPHONE Les «écoles passerelles» n\u2019ont pas la cote M A R C O F O R T I E R I nfoman a surpris tout le monde, à son émission du 31 décembre, en dévoilant le discours de victoire enregistré par Jacques Parizeau avant le référendum de 1995.Mais le scoop n\u2019en était pas tout à fait un.La vidéo avait été dif fusée dès février 1996, quatre mois après le référendum remporté de justesse par le Non.Tous les réseaux de télévision québécois et canadiens \u2014 et même CNN aux États-Unis et des chaînes télévisées en France \u2014 avaient reçu une cassette de ce discours livré en français et en anglais par Jacques Parizeau.Le premier ministre avait enregistré son allocution l\u2019après-midi du 30 octobre 1995, à son bureau situé dans l\u2019édifice d\u2019Hydro-Québec, à Montréal.Les télés s\u2019étaient engagées à détruire la cassette en cas de victoire du Non \u2014 ce qu\u2019elles RÉFÉRENDUM DE 1995 Le discours qui ne fut point Petite histoire de l\u2019allocution que Jacques Parizeau devait livrer si le Oui l\u2019emportait JACQUES NADEAU LE DEVOIR 30 octobre 1995.Après l\u2019écoute des résultats, Jacques Parizeau s\u2019adresse aux militants du Oui au Palais des congrès de Montréal.VOIR PAGE A 8 : ÉCOLES VOIR PAGE A 8 : CHARLIE L\u2019ATTENTAT CONTRE CHARLIE HEBDO, UN AN PLUS TARD VOIR PAGE A 8 : DISCOURS Lire aussi \u203a Ce 1er janvier, j\u2019ai pleuré.Une lettre ouverte publiée dans la section Idées.Page A 7 Québec abolit pour trois ans le plafond sur les ristournes aux pharmaciens Page A 3 Dignitaire chiite exécuté La crise empire.Riyad et ses alliés rompent avec l\u2019Iran.Page B 5 L E D E V O I R , L E M A R D I 5 J A N V I E R 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 2 e à la façon d rir c é \u2019 dé?d eurs d ut Cinq a un \u2019 ent le v elè i r ic \u2019 s.uccè e du s ecett la r as et Daniel Gr oitr élène P ie H ar M ue Pr oniq s, M xi é Ale Andr seller am - est b .EMAIN D LIRE À ANT NN ÉTO TE TEX UN ent v ui enier s éphane Dompierr ulx, St o ain.éric e, H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondante parlementaire à Ottawa L a remise en liber té temporaire lundi de Saad Gaya, un des membres de la cellule « Toronto 18 » démantelée en 2006, relance le débat sur la réhabilitation des terroristes.D\u2019autres cas sont à venir, préviennent les experts, et le gouvernement doit se doter d\u2019une stratégie concertée pour y faire face s\u2019il veut s\u2019éviter des problèmes.Au bout du fil, Kent Roach, professeur de droit à l\u2019Université de Toronto, se montre catégorique.« Cet enjeu ne va pas disparaître.Plusieurs des infractions pour terrorisme sont passibles d\u2019une peine de seulement 10 ou 14 ans de prison, en raison du fait qu\u2019on criminalise les agissements bien avant que ne survienne la violence.» Or, qui dit « seulement» 10 ou 14 ans de prison dit retour à la liberté.« La remise en liberté est un enjeu récurrent, et toutes les démocraties doivent y faire face.» Kent Roach cosigne ces jours-ci avec Craig Forcese, un autre expert des questions de terrorisme, le livre False Security : the Radicalization of Canadian Anti-terrorism (Le faux sentiment de sécurité ou comment la lutte canadienne au terrorisme se radicalise).Ils y exposent que la réhabilitation est le parent pauvre du combat contre la terreur.« On a créé de nouvelles infractions, on a donné de nouveaux pouvoirs d\u2019enquête aux forces de l\u2019ordre, mais on a très peu pensé à la réhabilitation et à la prévention», explique au Devoir M.Roach.Saad Gaya fait partie des 18 personnes arrêtées en 2006 à Toronto pour terrorisme, formant une cellule qui a été rebaptisée «Toronto 18 ».Ces gens planifiaient de faire exploser des bombes à Toronto pour contester l\u2019implication canadienne en Afghanistan.Saad Gaya, alors âgé de 18 ans, a été intercepté alors qu\u2019il déchargeait un camion rempli de trois tonnes d\u2019engrais à base de nitrate d\u2019ammonium.Il a été condamné à 18 ans de prison.Son incarcération aura duré presque 10 ans.Il s\u2019est fait accorder une semi-liberté conditionnelle de six mois.Il pourra étudier et travailler le jour, et devra revenir en résidence supervisée le soir venu.Il ne peut utiliser l\u2019Internet sans supervision.Il doit aussi suivre une thérapie religieuse auprès d\u2019un imam désigné par les autorités.Exporter ses échecs L\u2019autre particularité du cas Saad Gaya est que le précédent gouvernement tentait de lui retirer sa citoyenneté canadienne en ver tu d\u2019une loi adoptée par les conservateurs autorisant ce retrait pour toute personne condamnée pour terrorisme détenant une seconde citoyenneté.Saad Gaya était le premier individu né en sol canadien à faire l\u2019objet d\u2019une telle démarche.Il ne possède techniquement pas d\u2019autre nationalité, car ses parents ont perdu leur citoyenneté pakistanaise en devenant canadiens.Mais Ottawa soutenait qu\u2019ils l\u2019ont rétroactivement récupérée en 2014 et que du coup, leur fils l\u2019a aussi rétroactivement obtenue.La cause est devant les tribunaux, mais l\u2019avocat de Saad Gaya s\u2019attend à ce que le nouveau gouvernement libéral, qui a promis de révoquer cette loi, abandonne les procédures.D\u2019ailleurs, la loi conser vatrice fait l \u2019objet d\u2019une contestation constitutionnelle et les avocats d\u2019Ottawa ont demandé en octobre un délai, le temps d\u2019obtenir des consignes de la nouvelle administration.Selon Kent Roach, cette loi trahit la logique occidentale en matière de terrorisme.« C\u2019est une autre preuve que les démocraties occidentales ont tendance à concevoir le terrorisme comme un phénomène extrinsèque et les terroristes comme des gens qu\u2019on peut envoyer ailleurs.» C\u2019est faire fi, déplore-t-il, d\u2019une réalité plus brutale : plusieurs sont nés et ont grandi ici.Saad Gaya venait d\u2019une famille « sociale », selon la Commission des libérations conditionnelles du Canada, et jouait au rugby, au soccer, au basketball et au cricket dans sa jeunesse.« Selon cette logique , continue M.Roach, la réhabilitation devient moins pressante si votre intention est de déporter la personne, même si cela équivaut à exporter vos échecs vers d\u2019autres pays\u2026 » Pas le premier cas M.Gaya n\u2019est pas le premier ter roriste condamné au Canada \u2014 depuis l\u2019ère post- 11 septembre 2001 \u2014 à retrouver la liberté.Il y a eu avant lui le cas d\u2019Ali Dirie, rappelle Michael Zekulin, professeur spécialisé en questions de terrorisme à l\u2019Université de Calgary.Ali Dirie faisait lui aussi partie de la cellule « Toronto 18 ».Il a été relâché en 2011 et a réussi à se rendre en Syrie pour combattre.Il y serait mort en 2013.Pour M.Zekulin, le cas Dirie est la preuve que le Canada doit se doter d\u2019une approche plus structurée pour encadrer les terroristes relâchés.Néanmoins, il se montre sceptique quant à la condition imposée à Saad Gaya de consulter un imam désigné par l\u2019État.« À première vue, ça semble la chose à faire.Mais cela contrevient à ses droits.Et il y a la question de la crédibilité.[\u2026] Dans la mesure où le gouvernement lui dit de parler à cet imam en particulier, cet imam sera perçu comme étant l\u2019extension du gouvernement.Il n\u2019aura aucune crédibilité.Il sera considéré comme un vendu.Alors le prévenu risque de se dire : \u201cOK, je vais lui dire exactement ce qu\u2019il veut entendre.\u201d » En fait, M.Zekulin n\u2019aime pas l\u2019idée qu\u2019il faille « déradicaliser » les terroristes, soit les forcer à adopter de nouvelles idées.Il préfère le concept de « désengagement » consistant à convaincre la personne de ne pas mettre en œuvre ses idées, qu\u2019elle peut par ailleurs conserver.« On leur donne des raisons de ne pas agir.» Selon lui, au lieu de rendre illégal le discours ou la sympathie terroriste, comme l\u2019a fait le projet de loi conservateur C-51, mieux vaut permettre aux gens d\u2019exprimer leurs idées radicales afin que d\u2019autres puissent y opposer des contre-arguments.« Sinon, on crée un ef fet de boucle sans fin.Un geste terroriste est posé et l\u2019État adopte des lois musclées pour y répondre.Frustrés, les gens se mettent à dire qu\u2019ils sont d\u2019accord avec les terroristes et on adopte des lois qui interdisent ce discours.Ça ne finit plus.» Le Devoir Quelle stratégie pour le terroriste en liberté ?Le Canada doit se doter d\u2019une politique d\u2019encadrement des terroristes relâchés N I C O L E T H O M P S O N à Toronto L e ministre fédéral de la Sécurité publique dit qu\u2019il va enquêter au sujet du petit garçon de six ans de l\u2019Ontario dont le nom semble être sur la liste de voyageurs à haut risque.Ralph Goodale s\u2019en est mêlé après que le père du garçon eut envoyé sur Twitter une photo de l\u2019aéroport international de Toronto la semaine dernière qui semble montrer le nom de son fils, Syed Adam Ahmed, avec la cote «DHP» ou «considéré à haut risque» («Deemed high profile» en anglais).Le message comportait des instructions sur la façon de procéder pour l\u2019embarquement.Le père avait écrit : « Pourquoi est-ce que notre fils de six ans est sur une liste d\u2019exclusion de vol?Il doit passer la sécurité à chaque fois.Il a six ans.» Sa question était adressée à Air Canada, la compagnie aérienne qui devait transporter le père et son fils le 31 décembre pour se rendre à Boston pour la Classique hivernale de la LNH.La mère du garçon, Khadija Cajee, a dit que la famille avait eu pareils problèmes dans le passé.Elle a dit qu\u2019ils n\u2019ont jamais été capables d\u2019enregistrer leur fils en ligne et qu\u2019ils doivent obtenir une habilitation de sécurité chaque fois qu\u2019ils vont à l\u2019aéroport.Le père et son fils sont nés au Canada et la famille de Mme Cajee est venue au pays en provenance d\u2019Afrique du Sud, d\u2019où elle a fui l\u2019apartheid.Mme Cajee ne sait pas pourquoi son fils est sur la liste, mais elle suppose qu\u2019il a le même nom que quelqu\u2019un qui mérite d\u2019y être.Le ministre Goodale affirme qu\u2019il étudie cette affaire et tiendra la famille informée des développements.Mme Cajee dit qu\u2019elle va aussi discuter du cas avec sa députée fédérale, Jane Philpott, plus tard cette semaine afin de clarifier la situation.Les représentants d\u2019Air Canada n\u2019étaient pas disponibles pour réagir.La Presse canadienne TERRORISME Un enfant de six ans sur la liste de sécurité de vol Selon cette logique, la réhabilitation devient moins pressante si votre intention est de déporter la personne, même si cela équivaut à exporter vos échecs vers d\u2019autres pays\u2026 Kent Roach, professeur de droit à l\u2019Université de Toronto « » CHRIS YOUNG LA PRESSE CANADIENNE Réfugiés syriens : bien loin des 10 000 attendus Finalement, le gouvernement canadien a raté de beaucoup sa cible en matière d\u2019accueil de réfugiés syriens.Lui qui s\u2019était donné comme objectif d\u2019en recevoir 10 000 avant la fin de l\u2019année 2015 n\u2019en a finalement accueilli que la moitié.Le chiffre mis à jour par le ministère de l\u2019Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté lundi fait état, en date du 31 décembre, de 21 vols avec à leur bord un total de 5215 réfugiés.C\u2019est encore moins que les 6064 réfugiés que prévoyait jeudi dernier le ministre John McCallum.Depuis, un 22e vol est arrivé le 1er janvier avec à son bord 275 réfugiés, portant le total à 5490 personnes.Du lot, 1882 sont arrivées à Montréal.Le ministère soutient néanmoins avoir «dépassé » son objectif «consistant à identifier 25 000 réfugiés syriens d\u2019ici le 31 décembre».Ce chiffre a été atteint la veille de Noël.En outre, le ministère dit avoir complété les demandes, y compris les examens médicaux et les vérifications de sécurité, de plus de 10 000 personnes en date du 31 décembre.Le 30e Parlement étudiant bat son plein à Québec Québec \u2014 Plus de 140 jeunes issus de cégeps et d\u2019universités participent jusqu\u2019à mercredi au Parlement étudiant à Québec afin d\u2019expérimenter les rouages du système parlementaire.Ils siègent dans l\u2019enceinte de l\u2019Assemblée nationale à la place des élus, qui n\u2019y reviendront que le 9 février.Les étudiants qui participent à cette 30e édition du Parlement étudiant sont appelés à former tour à tour le gouvernement et l\u2019opposition officielle.Les discussions portent sur une foule de sujets allant de l\u2019environnement à la justice, en passant par la démographie et la démocratie.Dans le cadre de cette simulation, les participants doivent prononcer des discours dans le Salon bleu, défendre des projets de loi en commission parlementaire et faire face aux questions de journalistes.La Presse canadienne Les libéraux renoncent à un appel des conservateurs sur le refus des réfugiés Ottawa \u2014 Le gouvernement fédéral renonce à l\u2019appel d\u2019une décision constitutionnelle qu\u2019avait interjeté l\u2019ancien gouvernement conservateur pour préserver de nouvelles règles qui retiraient la possibilité aux réfugiés refusés au pays de contester la décision.En juillet, la Cour fédérale avait jugé inconstitutionnel le retrait du droit de faire appel d\u2019un refus des aspirants réfugiés originaires de pays jugés «sûrs» par le gouvernement.Le gouvernement Harper avait fait appel de cette décision.Entre-temps, il a perdu le pouvoir en octobre, aux mains des libéraux de Justin Trudeau.La bataille judiciaire en suspens est l\u2019une de plusieurs autres causes héritées de l\u2019ère conservatrice à Ottawa, durant laquelle les tribunaux ont souvent jugé que les nouvelles lois contrevenaient à la Charte canadienne des droits et libertés.Diane Laursen, porte-parole du ministre de l\u2019Immigration, John McCallum, a confirmé que le gouvernement Trudeau avait retiré l\u2019appel dans le dossier des demandes de réfugiés, qui a été déposé par l\u2019Association canadienne des avocates et avocats en droit des réfugiés, au nom de ressortissants de la Croatie, de la Hongrie et de la Roumanie dont la demande d\u2019asile a été refusée.Les conservateurs avaient établi une liste de «Pays d\u2019origine désignés» pour faire le tri des demandes d\u2019asile.La Presse canadienne E N B R I D G E Des militants interrompent le flux d\u2019un oléoduc Toronto \u2014 Enbridge rapporte que le flux d\u2019un oléoduc qui traverse le sud-ouest de l\u2019Ontrio a été interrompu durant quelques heures, à cause des activités de manifestants près de Cambridge, en Ontario.Selon le porte-parole Graham White, les manifestants ont partiellement restreint la circulation dans l\u2019oléoduc 7, dimanche soir, en actionnant une valve manuelle.Le tuyau a été fermé durant trois heures lundi matin, par mesure de précaution, et pour permettre aux employés de l\u2019entretien d\u2019inspecter la valve.M.White affirme qu\u2019Enbridge a maintenant rouvert l\u2019oléoduc, qui transporte divers produits de Sarnia à Westover.Il n\u2019y a pas eu d\u2019impact sur les livraisons.Un internaute surnommé «nopi- pelines» a revendiqué la responsabilité du sabotage.La Presse canadienne L E D E V O I R , L E M A R D I 5 J A N V I E R 2 0 1 6 ACTUALITES A 3 M A R C O B É L A I R - C I R I N O Correspondant parlementaire à Québec L a vice-première ministre Lise Thériault envisage d\u2019effectuer un retour dans l\u2019arène politique, avec l\u2019approbation de son médecin, d\u2019ici la reprise des travaux à l\u2019Assemblée nationale, le 9 février.Après son congé de maladie, elle réassumera ses responsabilités à la tête du ministère de la Sécurité publique, jusqu\u2019à la tenue d\u2019un remaniement ministériel.Mme Thériault se remet sur pied.« Aux dernières nouvelles, ça va de mieux en mieux.Donc, on est très confiants en un retour probablement quelque part à la fin janvier», a indiqué son attachée de presse, Émilie Simard, dans un bref entretien téléphonique avec Le Devoir lundi après-midi.Confrontée à des « enjeux de santé », l\u2019élue libérale est à l\u2019écart de la vie publique depuis la fin octobre.«Le diagnostic, c\u2019est entre Mme Thé- riault et son médecin », a mentionné Mme Si- mard, précisant que tous deux détermineront la date de la fin du congé de maladie de la vice- première ministre.«Ça va de mieux en mieux», a-t-elle répété.La députée d\u2019Anjou\u2013Louis- Riel reprendra alors les commandes du ministère de la Sécurité publique \u2014 peut- être momentanément \u2014, plus de deux mois après qu\u2019elles eurent été confiées, temporairement, à son confrère Pierre Moreau.«Dans les faits, elle est ministre de la Sécurité publique.Si elle revient, elle reprend ses fonctions, à moins que le premier ministre décide de remanier [son équipe] », a expliqué le responsable des relations avec les médias au cabinet du premier ministre, Charles Robert.Il a décrit Mme Thériault comme un «rouage important du gouvernement».Le premier ministre Philippe Couillard a répété avoir «hâte d\u2019accueillir Lise à son retour».«On veut la revoir parmi nous le plus tôt possible, mais on veut la revoir parmi nous le mieux possible.Ce qui est certain, c\u2019est que Mme Thé- riault va toujours être une partie importante de notre équipe », a-t-il af firmé notamment à la veille de la relâche parlementaire dans l\u2019enceinte de l\u2019hôtel du Parlement.Remaniement ministériel en vue?M.Couillard pourrait difficilement apporter des ajustements, mineurs ou majeurs, à son équipe de ministres en l\u2019absence de la vice-pre- mière ministre, dit-on à micro fermé.Un remaniement ministériel \u2014 son moment, son étendue \u2014, « c\u2019est à la discrétion du premier ministre», a fait remarquer M.Robert au Devoir.Au fil des dernières semaines, M.Couillard a fait part de sa volonté de renforcer la présence des femmes, des jeunes et de représentants des régions québécoises au sein du gouvernement.Il pourrait tenter de donner un nouveau souffle à son équipe ministérielle et, par ricochet, à l\u2019aile parlementaire libérale au moyen d\u2019un remaniement en bonne et due forme, et ce, au lendemain de son retour de vacances.Le chef du gouvernement se fait reprocher d\u2019être distant de son caucus de députés.«Non, Philippe Couillard est proche de ses députés.Mais M.Couillard, ce n\u2019est pas M.Charest », lance-t-on à deux ans et demi des prochaines élections générales.M.Couillard est « sérieux», «posé », certainement «plus cartésien» que son prédécesseur à la chefferie du Parti libéral du Québec, Jean Charest.Celui-ci était « décontracté », « easy going » en public et avait la «blague facile », résume-t-on.D\u2019autre par t, un remaniement ministériel pourrait être l\u2019occasion de réparer certaines petites erreurs de fabrication, comme l\u2019octroi des responsabilités de la Condition féminine à la ministre de la Justice.Prise en étau, la ministre Stéphanie Vallée a dû s\u2019imposer une réserve extrême lorsqu\u2019elle a été appelée à commenter des affaires touchant la Condition féminine \u2014 les allégations d\u2019agressions physiques et sexuelles portées par des femmes autochtones de Val-d\u2019Or contre des policiers de la Sûreté du Québec, par exemple.Ce serait «plus facile », «plus simple » de commenter librement de tels dossiers si la ministre responsable de la Condition féminine n\u2019était pas également procureure générale du Québec, soutient-on.Le Conseil des ministres fait relâche encore cette semaine.M.Couillard et plusieurs ministres poursuivent leurs vacances.Les autres s\u2019adonnent à leurs activités comme si de rien n\u2019était.Le ministre de l\u2019Éducation, François Blais \u2014 qui pourrait être touché par un éventuel remaniement, comme son homologue à l\u2019Environnement, David Heurtel, selon La Presse \u2014, se prépare notamment à des «consultations assez longues» sur le projet de loi modifiant l\u2019organisation et la gouvernance des commissions scolaires déposé le dernier jour de la session d\u2019automne.«S\u2019il y a un remaniement, on ne le saura pas d\u2019avance», dit-on dans son entourage.Le Devoir Remaniement dans l\u2019air Lise Thériault reprendra les commandes à la Sécurité publique, peut-être momentanément J E S S I C A N A D E A U Q uébec ne limitera plus le montant des ristournes offertes par les fabricants de médicaments génériques aux pharmaciens pour trouver une place de choix sur leurs tablettes.Et ce, même si cela risque de faire augmenter le coût des médicaments génériques, comme le prévoit l\u2019analyse d\u2019impact réglementaire du ministère de la Santé.Les médicaments génériques ayant tous le même ef fet thérapeutique, les pharmaciens n\u2019en tiennent généralement qu\u2019une seule marque en stock.Pour inciter les pharmaciens à of frir leur marque plutôt que celle du compétiteur, les fabricants de médicaments génériques of frent donc depuis longtemps des ristournes, appelées « allocations professionnelles ».En 2012, le gouvernement du Québec a décidé de limiter ces ristournes à un maximum de 15 % de la valeur de vente du médicament.Un règlement oblige également les pharmaciens à déclarer ces revenus et à les réinvestir dans la pharmacie.Or, quelques années plus tard, voilà que Québec fait volte-face.Le ministre de la Santé, Gaé- tan Barrette, a effectivement publié un projet de règlement dans la Gazette officielle le 23 décembre dernier qui «vise à suspendre, pour une période de trois ans, l\u2019actuelle limite maximale de 15% pour l\u2019allocation professionnelle consentie par un fabricant de médicaments génériques à un pharmacien propriétaire».«Condition essentielle» C\u2019était là une revendication de l\u2019Association québécoise des pharmaciens propriétaires (AQPP) pour compenser les coupes de 400 millions de dollars sur trois ans imposées aux pharmaciens par le gouvernement libéral.«Le déplafonnement des allocations professionnelles constituait une condition essentielle à l\u2019acceptation par l\u2019AQPP d\u2019une diminution des sommes versées en honoraires professionnels », peut-on lire dans l\u2019analyse d\u2019impact économique du ministère de la Santé et des Services sociaux datée de novembre 2015.Rappelons que plusieurs pharmaciens propriétaires menaçaient de réduire leurs services à la population si Québec allait de l\u2019avant sans prévoir de mesures compensatoires.«Les revenus supplémentaires provenant du déplafonnement des allocations professionnelles permettront de préserver l\u2019offre de services en pharmacie et faciliteront la mise en œuvre des nouvelles activités que peuvent réaliser les pharmaciens depuis le 20 juin 2015», écrivent les analystes.152 millions En 2013, les allocations professionnelles ont totalisé 152 millions de dollars pour les pharmaciens propriétaires du Québec.Et ces derniers auront désormais le beau jeu, puisque la loi canadienne interdit aux fabricants de médicaments génériques de se concerter entre eux pour établir le montant des ristournes.« Rien n\u2019oblige les fabricants de médicaments génériques à verser des allocations professionnelles aux pharmaciens propriétaires.Toutefois, si un fabricant cessait de verser des allocations professionnelles ou accordait des allocations professionnelles moins généreuses que ses concurrents, il risquerait de perdre une partie de sa clientèle (pharmaciens propriétaires) puisque celle-ci se tournerait fort probablement vers des fabricants plus généreux.» Cette mesure aura des impacts, prévient le ministère : «Des fabricants pourraient être tentés de réviser leur niveau d\u2019activités au Québec (ex.: fabrication de médicaments ou [révision de] leurs projets d\u2019investissements).Cette hausse de coûts risque aussi de produire des conditions moins favorables à l\u2019obtention de nouvelles baisses de prix au cours des prochaines années.» Consultations L\u2019Association canadienne du médicament générique (ACMG) n\u2019a pas mis de temps à réagir.«Le déplafonnement total, tel qu\u2019il est proposé, serait doublement injuste : non seulement les fabricants de médicaments génériques seront les seuls à assumer la facture, mais le montant exigible par les pharmaciens devient, dans les faits, largement supérieur à la compensation qu\u2019ils demandaient initialement», écrit l\u2019association dans un communiqué de presse publié le 23 décembre.L\u2019ACMG compte profiter de consultations de 45 jours avant l\u2019adoption du règlement pour présenter une étude économique au ministre afin de l\u2019inciter à «maintenir un encadrement raisonnable».Le Devoir MÉDICAMENTS GÉNÉRIQUES Québec abolit pour trois ans le plafond sur les ristournes aux pharmaciens En 2013, les pharmaciens propriétaires québécois ont obtenu 152 millions de dollars en « allocations professionnelles » JACQUES NADEAU LE DEVOIR Sur l\u2019ensemble du territoire montréalais, 75% des routes avaient été débarrassées de la neige, six jours après la chute des premiers flocons.M A R I E - M I C H È L E S I O U I L a première tempête de neige à s\u2019abattre sur Montréal cette saison a permis à la Ville de mettre en application sa nouvelle politique centralisée de déneigement, mais elle n\u2019a pas pour autant permis aux résidants des divers arrondissements montréalais de profiter de rues déneigées au même moment.Ainsi, les rues d\u2019Anjou étaient complètement déneigées, lundi soir, tandis que la moitié des routes d\u2019Outremont et de Pierre- fonds-Roxboro étaient encore encombrées par la neige.Les opérations de chargement tardaient aussi dans Villeray\u2013Saint-Michel\u2013 Parc-Extension, Saint-Laurent et Côte-des-Neiges\u2013Notre-Dame-de- Grâce.En revanche, elles allaient bon train dans Ville-Marie, Mer- cier\u2013Hochelaga-Maisonneuve et Montréal-Nord.Les trois-quarts du territoire déneigés Sur l\u2019ensemble du territoire, 75 % des routes avaient été débarrassées de la neige, six jours après la chute des premiers flocons.À la Ville, le relationniste Gonzalo Nunez a fait savoir que l\u2019opération de déneigement devait être complétée d\u2019ici mercredi et précisé que le froid ne ralentissait en rien son déroulement.«Quant aux variations entre certains arrondissements concernant l\u2019avancement du chargement, cela s\u2019explique notamment par la configuration des rues, qui est spécifique à chaque arrondissement, ainsi que par d\u2019autres facteurs qui dif féren- cient les arrondissements », a-t-il poursuivi, en évoquant la superficie des divers arrondissements et la densité de la population de certains quartiers.Une nouvelle politique Sur les réseaux sociaux, des résidants insatisfaits du rythme des travaux ont tôt fait d\u2019aler ter les élus montréalais.Mais ceux-ci \u2014 et plus particulièrement les détracteurs du maire Denis Coderre \u2014 ont évoqué la nouvelle politique centralisée de déneigement, que la Ville a adoptée en avril.Cette politique a pour objectif « l\u2019harmonisation des pratiques, l\u2019équité du service, la prise en compte des principes de développement durable dans ces choix opérationnels ainsi que l\u2019atteinte d\u2019une plus grande efficience économique», selon la Ville de Montréal.Elle établit des «priorités de chargement », et prévoit donc que les grandes artères, rues commerciales et circuits d\u2019autobus prioritaires, notamment, soient déneigés en premier.En revanche, les rues locales et secteurs industriels doivent être déchargés de leur neige en dernier.Au moment de son adoption, la politique centralisée avait inquiété l\u2019opposition et les maires d\u2019arrondissement, qui craignaient dans certains cas l\u2019application d\u2019une norme unique à l\u2019ensemble du territoire montréalais, une baisse de service ou une diminution de l\u2019efficacité des opérations de déneigement.Le Devoir Politique unique, résultats multiples Le chargement de la neige se fait à vitesses égales à Montréal Le premier ministre Philippe Couillard a répété avoir « hâte d\u2019accueillir Lise à son retour » L E D E V O I R , L E M A R D I 5 J A N V I E R 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 4 AVIS LÉGAUX & APPELS D\u2019OFFRES \u2022 HEURES DE TOMBÉE Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Courriel : avisdev@ledevoir.com Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi AV I S L É G AU X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé - dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsa bilité se limite au coût de la parution.APPEL D\u2019OFFRES Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 10 h à la date ci-dessous, au bureau d?arrondisse- ment d?Ahuntsic-Cartierville à l?attention du secrétaire d?ar- rondissement, 555, rue Chabanel Ouest, bureau 600, Montréal, H2N 2H8, pour : Catégorie : Travaux d?aménagement dans les parcs Appel d\u2019offres : S-AC-2016-001 Descriptif : Réaménagement du terrain de baseball no 3 au parc Henri-Julien Date d\u2019ouverture : 22 janvier 2016 Dépôt de garantie : Cautionnement représentant 10 % du montant de la soumission Renseignements : Ysabelle Filiatreault, architecte paysagiste ysabelle.filiatreault@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d?offres seront disponibles à compter du 5 janvier 2016.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s?adressant au Service électronique d?appels d?offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7236 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Internet www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement au bureau de l?arrondissement immédiatement après l?expira- tion du délai ?xé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s?engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n?assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.DONNÉ à Montréal, ce cinquième jour de janvier deux mille seize.Chantal Châteauvert Secrétaire d?arrondissement AVIS PUBLIC EN VERTU DE L\u2019ARTICLE 192 DE L\u2019ANNEXE C DE LA CHARTE DE LA VILLE DE MONTRÉAL 3e avis À sa séance du 9 décembre 2015, le comité exécutif a approuvé la description de l\u2019immeuble suivant afin que la Ville en devienne propriétaire en vertu de l\u2019article 192 de l\u2019annexe C de la Charte de la Ville de Montréal : - les lots 2 170 636, 2 170 638, 2 170 639, 2 170 697 et 2 170 808 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par la 2e Avenue, la rue Everett, la rue Molson et la rue Jarry Est, dans l\u2019arrondissement de Villeray\u2013 Saint-Michel\u2013Parc-Extension (CE15 2272) À sa séance du 16 décembre 2015, le comité exécutif a approuvé la description des immeubles suivants afin que la Ville en devienne propriétaire en vertu de l\u2019article 192 de l\u2019annexe C de la Charte de la Ville de Montréal : - les lots 2 170 604, 2 170 933, 2 170 934, 2 170 960, 2 170 962 et 2 330 890 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par l\u2019avenue Louis-Hébert, la rue Saint-Zotique Est, l\u2019avenue De Lorimier et le boulevard Crémazie Est, dans les arrondissements de Villeray\u2013Saint- Michel\u2013Parc-Extension et de Rosemont\u2013La Petite-Patrie (CE15 2326) - le lot 2 162 305 du cadastre du Québec, situé dans le quadrilatère délimité par la rue Saint- Timothée, le boulevard René-Lévesque Est, la rue Saint-André et la rue Sainte-Catherine Est, dans l\u2019arrondissement de Ville-Marie (CE15 2327) - les lots 2 170 476, 2 170 498, 2 170 889 du cadastre du Québec et une partie du lot 2 170 515 du cadastre du Québec, d\u2019une superficie de 1 070 m², situés dans le quadrilatère délimité par la rue Molson, la rue des Carrières, l\u2019avenue des Érables et la rue Saint-Zotique Est, dans l\u2019arrondissement de de Rosemont\u2013La Petite-Patrie (CE15 2328) - le lot 1 917 686 du cadastre du Québec, situé dans l\u2019emprise de la rue Kieran, au nord-est de la rue Douglas-B.-Floreani, dans l\u2019arrondissement de Saint-Laurent (CE15 2329) - le lot 2 589 517 du cadastre du Québec, situé dans le quadrilatère délimité par l\u2019avenue Gounod, la rue Saint-Dominique, la rue Jarry Est et l\u2019avenue Casgrain, dans l\u2019arrondissement de Villeray\u2013Saint-Michel\u2013Parc-Extension (CE15 2330) - les lots 2 249 803, 2 249 820, 2 249 948 et 2 590 275 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par la rue Alexandra, la rue Saint-Zotique Ouest, la rue Hutchison et la rue Jean-Talon Ouest, dans les arrondissements de Rosemont\u2013La Petite-Patrie et de Villeray\u2013Saint- Michel\u2013Parc-Extension (CE15 2331) Les propriétaires des immeubles expropriés en vertu de l\u2019article 192 peuvent réclamer une indemnité de la Ville.À défaut d'entente, l'indemnité est fixée par le Tribunal administratif du Québec à la demande des propriétaires ou de la Ville, et les articles 58 à 68 de la Loi sur l'expropriation (RLRQ, chapitre E-24) s'appliquent, compte tenu des adaptations nécessaires.Cet avis est le troisième de trois que la Ville est tenue de publier.Montréal, le 5 janvier 2016 Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon Avis public Service des infrastructures, de la voirie et des transports Direction des infrastructures Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 209204 Descriptif : Construction d\u2019un bassin de rétention des eaux combinées en conduite de 2400 mm de diamètre, reconstruction d\u2019un égout combiné, d\u2019une conduite d\u2019eau secondaire, de chaussée, de trottoirs, de bordures et travaux de planage- revêtement et de mise à niveau du réseau de la CSEM (reconstruction de puits d\u2019accès et construction de conduits électriques), là où requis, dans le boulevard Décarie, la rue Ferrier, l\u2019avenue Mountain Sights et la rue Paré.- Arrondissement: Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce Date d\u2019ouverture : 27 janvier 2016 Dépôt de garantie : 10 % du montant soumissionné (cautionnement) Renseignements : Pour de plus amples renseignements, veuillez nous envoyer un courriel à l\u2019adresse suivante : appelsdoffres.infos.dtp@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 5 janvier 2016 Appel d\u2019offres : 330201 Descriptif : Réaménagement du domaine public aux abords du Musée Des Beaux Arts de Montréal (MBAM) et de l\u2019Université de Concordia incluant des travaux d\u2019égouts, d\u2019aqueduc, de nivellement, de trottoir, de pavage, d\u2019éclairage, de feux de circulation, de signalisation et de marquage sur la rue Sherbrooke de la rue Redpath à la rue Crescent et la rue Bishop du boulevard De Maisonneuve Ouest à la rue Sherbrooke .Arrondissement : Ville-Marie Date d\u2019ouverture : 27 janvier 2016 Dépôt de garantie : 10 % du montant soumissionné (cautionnement) Renseignements : Pour de plus amples renseignements, veuillez nous envoyer un courriel à l\u2019adresse suivante : appelsdoffres.infos.dtp@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 5 janvier 2016 Appel d\u2019offres : 324003 Descriptif : Travaux de planage de rue, pose d\u2019enrobé bitumineux, reconstruction de bordures et de trottoirs, là où requis, dans les arrondissements de Ahuntsic-Cartierville et de Villeray\u2014Saint- Michel\u2014Parc-Extension (PCPR 2016) Date d\u2019ouverture : 1er février 2016 Dépôt de garantie : 10 % du montant soumissionné (cautionnement) Renseignements : Pour de plus amples renseignements, veuillez nous envoyer un courriel à l\u2019adresse suivante : appelsdoffres.infos.dtp@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 5 janvier 2016 Les personnes et les entreprises intéressées par ces contrats peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel de ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 5 janvier 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appels d\u2019offres Avis public est donné aux contribuables de la Ville de Saint-Lambert que le rôle général de perception des taxes foncières générales et spéciales pour l?année 2016 est déposé à mon bureau à l?hôtel de ville, 55, avenue Argyle, Saint-Lambert, et que des comptes de taxes seront expédiés dans les délais requis par la Loi.Donné à Saint-Lambert, ce 5 janvier 2016.Le trésorier de la Ville de Saint-Lambert, Robert Belliveau An English version of this notice is available on the City\u2019s Website at the following address: http://www.saint-lambert.ca/en/public-notices.AVIS PUBLIC DÉPÔT DU RÔLE DE PERCEPTION Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 15-14889 Services professionnels spécialisés en solution Oracle pour le projet Approvisionnement III L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 11 janvier 2016 est reportée au 25 janvier 2016 à 14 h dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, le 5 janvier 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Appel d\u2019offres Des soumissions sont demandées et devront être reçues avant 11 h aux dates ci-dessous, au bureau d\u2019arrondissement de Rosemont?La Petite-Patrie, situé au 5650, rue d\u2019Iberville, 2e étage, Montréal, H2G 2B3, pour: Catégorie : Services professionnels Appel d\u2019offres: RPPS15-12087-OP Descriptif: Services professionnels d\u2019ingénierie pour le programme 2016 d\u2019investissement en voirie de l\u2019arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie Date d\u2019ouverture: Le vendredi 22 janvier 2016 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : M.Jean-Simon Frenette, ing., PMP Téléphone : (514) 872-2904 Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 5 janvier 2016.et Catégorie : Services professionnels Appel d\u2019offres : RPPS15-12088-OP Descriptif : Analyse de la circulation dans le cadre de la diminution du transit dans les secteurs De Gaspé, Charlemagne et de la ruelle St-Vallier Date d\u2019ouverture : Le vendredi 22 janvier 2016 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : M.Daniel Lafond Courriel : daniellafond@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 5 janvier 2016.Pour être considérée, toute soumission relative à ces appels d\u2019offres doit être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SEAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1-866-669-7326 ou au 514-856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SEAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement audit bureau d\u2019arrondissement, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal (arrondissement de Rosemont\u2014 La Petite-Patrie) ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, ce 5 janvier 2016.Me Karl Sacha Langlois, LL.L., B.A.A., OMA Secrétaire d\u2019arrondissement O R D O N N A N C E (Art.139 C.p.c.) Il est ordonné aux défendeurs ci-dessous mentionnés d\u2019informer le greffier de l\u2019option choisie dans un délai de trente (30) jours de la publication de la présente ordonnance.Des copies de la demande et de l\u2019avis des options du défendeur ont été laissées au greffe de cette cour à votre intention.À défaut de ce faire, jugement pourra être rendu contre vous sans autre avis ni délai.Canada Province de Québec District de MONTREAL Localité MONTREAL C O U R D U Q U É B E C Chambre civile Division des petites créances 1 NOTRE-DAME EST MONTRÉAL (QC) H2Y 1B6 Téléphone : 514-393-2304 9244-5998 QUEBEC INC., RASSI GEORGES BRUNET, GUY CONLEY, TARA DESJARDINS, JOSEE EQUIPEMENT DE RESTAURANTS GLOBAL INC., GOZLAN, ISSAC HERNANDEZ PADILLA, JOSE ARQUIMEDES LES PAYSAGISTES LUSITANIA INC., LOYER, CHRISTIAN LOYER, CHRISTIAN MUJDAT, OZEL (CORY) RAILEANU, IONUT ADRIAN THOMPSON, ANDREW 500-32-133418-121 500-32-145858-157 500-32-149216-154 500-32-145858-157 500-32-149474-159 500-32-148387-154 500-32-146029-154 500-32-146973-153 500-32-146973-153 500-32-149473-151 500-32-149474-159 500-32-149827-158 500-32-148541-156 500-32-148714-159 SALAISON LA MAISON DU ROTI INC., PEINTRES LGL SENC., BRUCE SEIDEL & LINDA KILLI, PEINTRES LGL SENC., SERVICES FINANCIERS ESNAT (2000) INC., 9270-3222 QUEBEC INC., 9220-5244 QUEBEC INC., PAPAZOGLOU, GEORGIA PAPAZOGLOU, GEORGIA SERVICES FINANCIERS ESNAT (2000) INC., SERVICES FINANCIERS ESNAT (2000) INC., ASLAN BAYAR, GAGATAY YOUNG, CAROLINE JEAN, DANIEL Défendeurs N° dossiers Demandeurs À MONTRÉAL, 29/12/2015 Marioara Albastroiu, gacq I S A B E L L E P A R É U ne nouvelle pierre vient de s\u2019ajouter à la théorie voulant que la consommation de sucre encourage la croissance des tumeurs cancéreuses.Des chercheurs texans ont démontré l\u2019impact d\u2019une diète riche en sucre sur une enzyme qui augmenterait le risque de développer un cancer du sein ou des métastases aux poumons.L\u2019étude des chercheurs du Anderson Cancer Center de l\u2019Université du Texas, publiée dans la dernière édition de Cancer Research, cible notamment la voie moléculaire empruntée par le sucre pour doper la croissance des cellules cancéreuses.Dans le cas du cancer du sein, le fructose, abondant dans le régime nord-américain, augmenterait la production d\u2019enzymes appelées 12-LOX et 12 HETE, favorables à la croissance tumorale.«Notre étude cherchait à mesurer l\u2019impact du sucre sur le développement mammaire chez plusieurs modèles de souris ainsi que les mécanismes impliqués.C\u2019est spécifiquement le fructose, le sucre de table et le sirop de maïs à haute teneur en fructose, omniprésents dans notre système alimentaire, qui facilitent la métastase dans les poumons et la production d\u2019une enzyme dans les tumeurs du sein », a soutenu lundi le chercheur Lorenzo Cohen, coauteur de l\u2019étude et professeur au Anderson Cancer Center.L\u2019expérience menée sur les souris a démontré que 50 à 58 % de celles nourries en s\u2019inspirant du régime américain moyen avaient développé des tumeurs aux seins après six mois de vie, contre moins d\u2019un tiers des souris nourries normalement.Les chercheurs affirment toutefois que ces études devront être approfondies, notamment chez l\u2019humain, pour démontrer le lien direct entre la consommation de sucre et la prolifération des cellules cancéreuses.Nouvel ennemi de santé publique Ces résultats viennent accréditer les recherches menées par Lewis Cantley, au- jourd\u2019hui professeur à l\u2019École de médecine de l\u2019Université de Harvard, qui a le premier démontré au début des années 1990 l\u2019impact du glucose sur les récepteurs de cer taines tumeurs cancéreuses.Après le gras et le sel, le sucre est en passe de devenir l\u2019ennemi public numéro 1 aux États- Unis, où l\u2019obésité a des conséquences désastreuses sur la santé publique.Contrairement à certains pays comme la France, qui a introduit la « taxe soda » pour lutter contre les boissons sucrées, certaines villes américaines, dont New York, ont échoué à adopter des règlements visant à diminuer la consommation de ces breuvages riches en fructoses.Le débat fait toujours rage à savoir si le risque de développer un cancer est une conséquence directe ou indirecte d\u2019une alimentation trop riche en glucose.« Plusieurs études sérieuses, comme celles de Cantley, vont dans le sens d\u2019un lien métabolique direct entre l\u2019apport en sucre et le cancer.Mais il est encore tôt pour sauter aux conclusions », affirme Catherine Le- febvre, nutritionniste et auteur des Carnivores infidèles et de Choux.Par contre, les liens entre la consommation de sucre et l\u2019épidémie d\u2019obésité, de diabète et de maladies cardiaques, eux, ont été largement démontrés, souligne la spécialiste en nutrition.La consommation moyenne de sucre par personne aux États-Unis a explosé ces dernières décennies et atteint désormais 100 livres par personne par année, contre 88 livres par habitant au Canada.Cela équivalait, en 2004, à 26 cuillerées à thé par jour.L\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS) juge que la portion quotidienne de sucre ne devrait pas dépasser 6 cuillerées par jour, soit environ 25 grammes.Dans ses directives officielles, la Société canadienne du cancer af firme toutefois « que le fait de manger des aliments sucrés ne fait pas croître les cellules cancéreuses plus rapidement», et que c\u2019est plutôt l\u2019obésité, engendrée par une alimentation trop riche en sucres et en gras, qui est susceptible d\u2019influer sur certaines hormones favorables au développement des cancers du sein, du côlon ou de l\u2019utérus.Le Devoir Une nouvelle étude américaine soutient la thèse du lien entre sucre et cancer MICHAËL MONNIER LE DEVOIR Contrairement à certains pays comme la France, qui a introduit la « taxe soda» pour lutter contre les boissons sucrées, certaines villes américaines ont échoué à adopter des règlements de ce genre.B erlin \u2014 Les catastrophes naturelles de 2015 ont fait 23 000 morts, bien plus que l\u2019an dernier, mais le montant des dommages matériels est moins élevé, révèle lundi le bilan annuel compilé par le réassureur allemand Munich Re, qui est une référence sur le sujet.Les catastrophes de l\u2019an dernier ont été plus létales que celles de l\u2019année précédente (7700 décès), mais beaucoup moins que la moyenne des 30 dernières années, qui s\u2019élève à 54 000 morts, selon le rapport de Munich Re.Le séisme qui a frappé le Népal en avril a été la catastrophe la plus meurtrière de 2015, avec 9000 victimes.En termes de dommages, en revanche, le montant est le moins élevé depuis 2009: 90 milliards de dollars, contre 110 milliards en 2014.La moyenne des 30 dernières années s\u2019élève à 130 milliards de dollars par an.Beaucoup de cyclones tropicaux se sont déchaînés en 2015 dans des régions peu peuplées, et dans l\u2019Atlantique Nord, le phénomène naturel El Niño a fait barrage aux grosses tempêtes, explique le réassureur.Mais « le montant des dommages [\u2026] ne doit aucunement inciter à relâcher la vigilance», prévient le groupe, dont la division d\u2019études sur les risques climatiques et géologiques analyse au plus près les évolutions.«Les scientifiques partent du principe qu\u2019à la phase actuelle d\u2019El Niño pourrait succéder dans les années à venir le contraire, à savoir une phase de La Niña, qui à l\u2019inverse favoriserait par exemple la formation d\u2019ouragans dans l\u2019Atlantique Nord», explique dans le communiqué Peter Höppe, chef de la division Geo Risks Research de Munich Re.Agence France-Presse 2015: des catastrophes naturelles plus mortelles mais moins coûteuses I S A B E L L E P O R T E R à Québec À Armagh, dans Bellechasse, les odeurs fétides persistent aux abords du site d\u2019enfouissement tout en alimentant les tensions locales.Avant Noël, la MRC a offert à deux résidants une indemnité pour leur permettre d\u2019habiter ailleurs durant l\u2019hiver, mais ils ont refusé.La maison où vivent Sophie Thibeault et son garçon de sept ans est à environ 600 mètres du « lieu d\u2019enfouissement technique » (LET).Par fois, l\u2019odeur est telle qu\u2019elle l\u2019incommode même à l\u2019intérieur de la maison.« Ça sent les œufs pourris, une odeur de fosses septiques, explique-t-elle.Mais le problème, c\u2019est que ce n\u2019est pas juste une odeur.Ce sont des gaz.[\u2026] On sait que ça représente vraiment un danger pour la santé.» Les gaz en question sont du sulfure d\u2019hydrogène (H2S) et des composés organiques volatils (COV).«Ça donne des sécrétions à la gorge, des essouf fle- ments, des genres de palpitations cardiaques aussi », explique Mme Thibeault en concédant que les épisodes sont moins forts et fréquents qu\u2019avant.Les premiers remontent à 2010.Depuis, Mme Thibault et son voisin Robert Martineau ont déjà demandé à la MRC de racheter leurs propriétés qui, disent-ils, sont devenues invendables.Sans succès.Plus récemment, Mme Thibault a fait une nouvelle demande plus modeste de «délo- calisation temporaire » pour qu\u2019on lui paye un logement ailleurs pendant la durée de l\u2019hiver.Les odeurs sont particulièrement for tes lorsqu\u2019il fait froid.«C\u2019est à cause de la pression atmosphérique qui est plus basse l\u2019hiver», explique Pauline Rodrigue, l\u2019une des résidantes touchées qui siège au comité de vigilance du site d\u2019enfouissement.« Au lieu de monter dans l\u2019atmosphère, les gaz restent au ras du sol.» Offres refusées Avant Noël, la MRC a offert à Mme Thibeault et son voisin la somme de 2500 $ chacun pour les indemniser.L\u2019offre a ensuite été portée à 3000 $.En contrepartie, on leur demandait de prélever des échantillons pour contribuer à une étude sur le problème, commandée au CRIQ (Centre de recherche industriel le du Québec).La MRC exigeait aussi des deux propriétaires « qu\u2019ils renoncent à tout droit et recours » contre elle relativement aux inconvénients passés et pour l\u2019hiver 2015-2016.C\u2019est pour cela que Mme Thi- beault et M.Martineau ont refusé.«C\u2019est un contrat pour nous clouer le bec, pour qu\u2019on n\u2019ait aucun droit de critiquer, dit-elle.Ils ont voulu nous acheter.» Le Devoir a tenté de joindre le personnel de la MRC lundi, mais leur retour au travail est prévu pour mercredi.Rappelons que dans son offre aux résidants, elle dit n\u2019être «aucunement responsable» du problème.Elle affirme plutôt que c\u2019est le ministère du Développement durable qui est en cause, comme l\u2019a statué un jugement en sa faveur en décembre 2014.Malgré les froids observés dans la journée, Mme Thibault disait ne pas avoir subi d\u2019odeurs nauséabondes lundi.« Au- jourd\u2019hui, il n\u2019y en a pas eu, ça dépend beaucoup des vents », dit-elle.Le dernier épisode qu\u2019elle a signalé à la MRC remonte au 2 décembre.Ce jour-là, on percevait les odeurs seulement dehors.Le signalement précé- dent remontait au 19 novembre et, cette fois, ça puait aussi à l\u2019intérieur.Elle ignore s\u2019il y en a eu pendant le congé des Fêtes parce qu\u2019elle n\u2019y était pas.« L\u2019an passé, on en avait eu et l\u2019année d\u2019avant aussi, alors maintenant, on ne prend plus de chance.On s\u2019en va.» Le Devoir I S A B E L L E P A R É U ne équipe de recherche du CHUM vient de lever le voile sur l\u2019un des principaux écueils des techniques de fécondation in vitro (FIV), soit le processus à l\u2019origine des anomalies présentes dans environ 50 % des embryons générés lors de traitements de l\u2019infertilité.Dans une recherche publiée lundi dans Proceedings of the National Academy of Sciences, le Dr Greg FitzHarris, auteur principal de l\u2019étude, et son équipe ont réussi à démontrer lors de tests réalisés sur des souris que les embryons défectueux, aussi appelés embryons en mosaïque, étaient issus de cellules contenant un micronoyau au tout début du processus de division cellulaire.«Après plus ou moins trois jours, il y a création d\u2019un micronoyau dans les cellules ou apparaîtra plus tard l\u2019aneuploïdie, c\u2019est-à-dire l\u2019anomalie du nombre de chromosomes dans la cellule.Quand les embryons sont transférés dans l\u2019utérus, ces anomalies peuvent ensuite mener à des fausses couches ou d\u2019autres problèmes», explique le Dr FitzHarris.Ce phénomène, qui survient au tout début du processus de division cellulaire, a pu être observé à l\u2019aide de puissants microscopes.À l\u2019heure actuelle, il est toutefois difficile de savoir avant le transfert dans l\u2019utérus lesquels des embryons générés par la FIV se développeront normalement ou pas, à moins de pratiquer une biopsie cinq jours après la FIV, avant l\u2019implantation.Cette technique, coûteuse, invasive et controversée, n\u2019est pour l\u2019instant utilisée que chez les femmes considérées comme à très haut risque d\u2019échec et de fausses couches, chez les femmes âgées et chez celles atteintes de maladies génétiques.Si le mécanisme de division cellulaire observé chez les souris se révèle identique chez l\u2019homme, l\u2019élimination dès les premiers jours des embryons comportant un micronoyau pourrait permettre d\u2019éliminer l\u2019implantation de ceux atteints de défauts chromosomiques.Le pourcentage d\u2019embryons «anormaux» peut atteindre 80% chez les femmes de plus de 40 ans.«Notre étude démontre qu\u2019il y a un lien entre la création d\u2019un micronoyau et l\u2019apparition de l\u2019aneuploïdie.L\u2019espoir, c\u2019est de pouvoir détecter dès les premiers jours les embryons à risque et de prévenir notamment des problèmes comme la trisomie 21 », ajoute le chercheur britannique, qui a rejoint les rangs du Centre de recherche du CHUM avec trois de ses collègues il y a 18 mois.Biopsie controversée Présentement, les biopsies préimplanta- toires, destinées à limiter les embryons anormaux, demeurent hautement controversées, affirme le Dr Jacques Kadoch, directeur médical de la Clinique de procréation assistée du CHUM.Bien que peu utilisée au Canada et en Europe, cette technique de sélection des embryons, largement pratiquée dans certaines cliniques américaines, est assimilée à de l\u2019eugénisme.«Pour l\u2019instant, on ne détruit pas les embryons qui comportent des anomalies, car il y a tout un débat scientifique autour de ces anomalies.Est-ce qu\u2019on est en train de jeter des embryons qui deviendraient des enfants par faite- ment normaux plus tard ?Certaines anomalies ne peuvent affecter que l\u2019enveloppe de la cellule, certains embryons ont la faculté de s\u2019autoréparer.Le problème, c\u2019est que nous ne pouvons savoir au départ l\u2019impact des embryons en mosaïque», dit- il.Plus encore, de nombreux enfants conçus de façon naturelle présentent des anomalies génétiques qui n\u2019ont aucun impact sur leur santé.Selon le Dr Kadosh, même si cette découverte n\u2019a pas encore d\u2019application pratique en clinique, elle ajoute un élément clé au savoir du développement embr yonnaire qui pourrait éventuellement faciliter la sélection des embryons les plus susceptibles d\u2019être viables.Le Devoir L E D E V O I R , L E M A R D I 5 J A N V I E R 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 5 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 J E A N N E C O R R I V E A U L e ministre québécois des Transports, Robert Poëti, a beau qualifier de prohibitifs les tarifs d\u2019Uber et d\u2019illégales ses façons de faire, le gouvernement libéral pourrait ne pas légiférer sur ce service avant deux ans.En attendant, le ministre Poëti presse les citoyens de tourner le dos à Uber compte tenu de son caractère illégal.Plusieurs usagers d\u2019Uber ont eu droit à de mauvaises surprises pendant le temps des Fêtes après avoir reçu des factures salées.TVA a présenté le cas d\u2019une citoyenne ayant reçu une facture de 317 $ après une course dans la nuit du Nouvel An pour un trajet qui lui coûte habituellement 75 $ en taxi.D\u2019autres usagers ont dû payer 525 $ cette nuit-là pour une course entre le centre-ville de Montréal et Laval.C\u2019est qu\u2019Uber ajuste ses prix en fonction de l \u2019achalandage dans cer ta ines zones.Ainsi, dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, la demande pour des voitures a bondi et Uber a fait grimper ses tarifs, jusqu\u2019à huit fois les tarifs ordinaires.Uber fait valoir qu\u2019au moment de la demande de transpor t, les clients sont avisés de la hausse de tarif qui leur sera imposée.Ils doivent même inscrire eux-mêmes le « multiplicateur », soit le taux appliqué au tarif habituel.Cette fluctuation des prix n\u2019est pas nouvelle et permet d\u2019inciter davantage de chauffeurs à prendre la route en période de forte demande, soutient Jean-Christophe De Le Rue, porte-parole d\u2019Uber.Projets pilotes «C\u2019est complètement déraisonnable.C\u2019est profiter d\u2019une situation », croit pour sa part le ministre Robert Poëti, qui clame depuis des mois que le service d\u2019Uber est illégal.Mais l\u2019industrie du taxi pourrait devoir attendre deux ans avant que des modifications législatives soient apportées pour contrer Uber, car Québec désire d\u2019abord compléter les quatre projets pilotes lancés cet automne.En entrevue, Robert Poëti ne précise pas d\u2019échéancier, mais il se défend de ne pas agir.« Il y a eu 850 voitures qui ont été saisies.Il faut se le dire», lance-t-il.Ces projets pilotes visent notamment l\u2019octroi de permis aux véhicules électriques ainsi que l\u2019application de tarifs réduits pendant des périodes déterminées.D\u2019ici des changements législatifs, le ministre presse les citoyens de ne pas avoir recours aux services d\u2019Uber.Il af firme que la modernisation de l\u2019industrie du taxi engagée au cours des derniers mois et le comportement des citoyens sont des facteurs à ne pas négliger pour contrecarrer Uber : « La meilleure réponse de l\u2019industrie du taxi, c\u2019est d\u2019améliorer le service.Et la meilleure réponse des citoyens pour contrer des situations vécues durant la période des Fêtes, c\u2019est de prendre des taxis légaux.Je pense que tout le monde ensemble, de cette façon-là, on va contrer davantage les gens qui viennent, à mon avis, abuser d\u2019un système sans suivre les règles et profiter seulement de ce qui les intéresse.» Robert Poëti invite Uber à régulariser sa position, à se plier aux mêmes règles que celles imposées à l\u2019industrie du taxi et à s\u2019acquitter des frais de permis.Rappelons qu\u2019en août dernier, le ministre avait qualifié de « chif fon » la proposition de changements réglementaires soumise par Uber.L\u2019entreprise suggérait également de verser une taxe de 10 ¢ par course.De son côté, le Bureau de la concurrence a publié en novembre un avis favorable à l\u2019égard d\u2019Uber, un système qui stimule la concurrence.Mais le ministre Poëti ne partage pas cette opinion.«Uber a des impacts négatifs sur l\u2019industrie du taxi à travers le monde, dit-il.Il y a d\u2019innombrables poursuites.Le Bureau de la concurrence peut avoir une opinion, mais de recommander du transport illégal quand ces gens-là ont prouvé à travers le monde qu\u2019ils ne respectent même pas les ententes qu\u2019ils ont, je mettrais un bémol là-dessus.» Nouveau service à Toronto À Toronto, Uber ne se limite pas à rivaliser avec les taxis.Il empiète maintenant sur les plates-bandes du transpor t en commun par autobus et tramway, un service géré par la Toronto Transit Commission (TTC).À la mi-décembre, Uber a lancé le ser vice de covoitu- rage UberHop, qui dessert quatre secteurs de la ville au coût fixe de 5 $ pour l\u2019usager.Uniquement offert aux heures de pointe du matin et du soir selon des trajets prédéterminés, UberHop offre une solution aux tramways ou autobus bondés avec des véhicules pouvant accueillir six passagers.La Ville tente d\u2019ailleurs de déterminer si ce service contrevient à la Loi sur la cité de Toronto, qui accorde le monopole à la TTC en matière de transport en commun.Jean-Christophe De Le Rue indique qu\u2019UberHop ne cherche pas à concurrencer le transport en commun.« Uber est une option parmi d\u2019autres dans le cocktail de transport.Le compétiteur numéro 1 d\u2019Uber et des autres compagnies de covoiturage, c\u2019est vraiment l\u2019auto solo », af firme M.De Le Rue.Selon lui, il est trop tôt pour dire si un tel ser vice pourrait être implanté à Montréal.Le Devoir Québec tarde à légiférer contre Uber BELLECHASSE Les mauvaises odeurs persistent au site d\u2019enfouissement à Armagh JACQUES NADEAU LE DEVOIR La Canne à pommeau d\u2019or à un capitaine philippin La nouvelle année a été soulignée lundi par la traditionnelle remise de la Canne à pommeau d\u2019or, attribuée au premier navire océanique à entrer au Port de Montréal sans escale.Le capitaine du Vigorous, le Philippin Jun Eric Aljo Dalipe, était à la barre du bateau, qui a passé les limites du port montréalais le 1er janvier à 5 h21.Il avait quitté Sohar, à Oman, le 30 novembre.FÉCONDATION IN VITRO Premiers pas vers la réduction du nombre d\u2019embryons défectueux L\u2019abandon d\u2019un autre projet qui aurait fait reculer un peu l\u2019aspect « capitale autoroutière » de Québec a quelque chose de désolant.On dirait parfois que la Capitale a l\u2019ambition de devenir Los Angeles, avec toujours plus d\u2019autoroutes, toujours plus larges.Régis Labeaume devrait tenter de faire le contrepoids, mais\u2026 vec la construction d\u2019un nouvel amphithéâtre, la promesse avait été faite de requali?er en boulevard urbain une par tie d\u2019un des axes nord-sud de Québec (celui de l\u2019est de la ville), l\u2019autoroute Laurentienne.Il s\u2019agissait d\u2019intégrer l\u2019amphithéâtre dans une trame urbaine.Depuis 2010, d\u2019études en études, des ?rmes d\u2019ingénieurs s\u2019ingénient à saper cette vision des choses ; ce qui réjouit le ministère des Transports du Québec, évidemment.C\u2019est le cas d\u2019un rapport de Dessau dont Le Soleil dévoilait les grandes lignes lundi.«Les coûts très importants qui sont requis n\u2019auraient pas été compensés par de nouvelles rentrées fiscales correspondant aux nouveaux développements », peut-on y lire.Pourtant, dans plusieurs administrations municipales éclairées, on cherche à faire reculer l\u2019autoroute.Une autoroute coupe une ville en deux de manière aussi brutale et étanche qu\u2019un chemin de fer.Elle installe un corridor où les êtres humains sont bannis, à moins qu\u2019ils soient cloîtrés dans un habitacle d\u2019automobile.Plus possible pour un piéton de traverser, à moins qu\u2019il ne le fasse sur des passerelles en béton qui forcent des détours importants.Pour ces raisons, Québec a défait dans les années 1990 le «mur de la honte », cette autoroute immonde qui longeait le Parlement de Québec.Avec bonheur ! Les rues transversales de ce quartier ont été retissées.Les humains bipèdes et à vélo ont, depuis près de 20 ans, pris conscience qu\u2019ils pouvaient y circuler sans risquer la mort.Et le « tra?c» n\u2019y est pas plus complexe qu\u2019avant.Pour les mêmes raisons, Montréal a défait l\u2019écheveau délirant de l\u2019échangeur des Pins.Actuellement, elle est en train de ramener l\u2019autoroute Bonaventure au sol a?n d\u2019humaniser l\u2019entrée au centre-ville.Imaginez si l\u2019on appliquait la logique de Dessau à la construction de nombreuses autoroutes sur pilotis au Québec ! On pourrait là aussi conclure que « les coûts très importants qui sont requis [ne sont] pas compensés par de nouvelles rentrées fiscales correspondant aux nouveaux développements » ! En effet, il faut refaire les pilotis tous les 25 ans, car ils sont grugés par le temps et les sels de déglaçage.En plus de représenter des barrières infranchissables (donc des coûts de transport pour les piétons), les autoroutes en ville impliquent en plus des coûts « esthétiques » non comptabilisés par les ?rmes d\u2019ingénieurs et les fonctionnaires obsédés par la ?uidité automobile.Le début de l\u2019autoroute Laurentienne à Québec, au sud, jusqu\u2019à la rivière Saint-Charles, est une horreur qui coupe des quartiers urbains ayant un fort potentiel de densi?cation et de diversi?cation urbaine : Limoilou, Saint-Sauveur et Saint-Roch.Des quartiers populaires qu\u2019on a déjà assez brisés à coup de décisions d\u2019aménagement brutales, au premier chef la construction des bretelles de l\u2019autoroute Dufferin-Montmorency.Paradoxalement, la ville souhaite construire un écoquartier à Pointe- aux-Lièvres, tristement bordée par l\u2019autoroute Laurentienne.Mais pour les ingénieurs, rien ne presse : «La recomposition urbaine de l\u2019autoroute Laurentienne et du boulevard Wilfrid-Hamel doit s\u2019envisager sur un horizon de 20, 30 ou même 40 ans.» (Pourquoi ne pas engager des architectes, des urbanistes et des designers urbains dans ces décisions?) On plaidera évidemment les coûts élevés : entre 186 et 297 millions de dollars.Et une certaine opinion publique de Québec est férocement attachée à ses chères autoroutes (de plus en plus congestionnées).Elle est d\u2019ailleurs prête à accepter dans l\u2019enthousiasme une dépense de plus de 400 millions pour élargir l\u2019autoroute Henri-IV sur quelque deux kilomètres.Quand on lui a demandé, début décembre, s\u2019il y aurait, dans les prochaines années, des dépenses aussi clinquantes que le Centre Vidéotron, le maire de Québec, Régis Labeaume, a hésité, puis eu un moment de franchise : « Tu peux pas faire mieux qu\u2019un amphithéâtre, ici, à Québec.Il n\u2019y a pas un projet qui va arriver\u2026 » Puis, il s\u2019est ravisé, en éclatant de rire : « Oui, c\u2019est vrai, il y a le SRB ! » Le Service rapide par bus, en effet, désengorgerait un peu les autoroutes, pouvant rendre plus envisageable la transformation de nombreux tronçons en boulevards urbains, humains.Encore faut-il que le premier magistrat y croie vraiment\u2026 L E D E V O I R , L E M A R D I 5 J A N V I E R 2 0 1 6 A 6 EDITORIAL L E T T R E S L\u2019autoportrait manquant Justin Trudeau, ce « kid kodak », véhicule son image de jeune premier ministre moderne par la multiplication des auto- por traits que l\u2019on voit un peu par tout.D\u2019ailleurs, son gouvernement a créé des impressions de rapprochements avec les autochtones, avec les femmes (parité hommes-femmes dans son cabinet) et avec la classe moyenne, qu\u2019il cible avec des baisses d\u2019impôts.De plus, grâce à un procédé «Photoshop» politique, il a tenté de recadrer les politiques désastreuses de Harper au niveau international, en déplaçant le focus vers le centre.Cependant, il refuse de retoucher la photo de 1982 où son père siège à côté de la reine pour la signature de la nouvelle Constitution canadienne avec son préambule enchâssant la Charte des droits, en excluant le Québec du portrait constitutionnel.En effet, La Presse canadienne titrait le 17 décembre 2015 « Trudeau ne voit aucune raison de rouvrir la Constitution, pas même pour y inclure le Québec».Ce message d\u2019exclusion ne pouvait être plus clair, le Québec devra continuer d\u2019être un figurant dans la mosaïque anglophone canadienne, et ce, malgré la forte cohorte de députés en provenance du Québec.Également, c\u2019est un cliché d\u2019af firmer que le premier ministre Couillard projette un flou photogénique quand il s\u2019aventure sur le terrain constitutionnel.Il préfère retourner l\u2019objectif en direction du chef de l\u2019opposition pour faire ressor tir de vieux négatifs de peur.M.Trudeau, le Québec attend de votre part cet autoportrait manquant qui reconnaîtrait le caractère distinct du Québec et qui affirmerait sa spécificité en le plaçant à égalité sur le plan canadien.Marcel Perron Neuville, le 3 janvier 2016 pour moi ?Peux-tu diminuer ton amour pour moi ?Denis Coulombe Le 3 janvier 2016 Et la pollution sonore ?Est-ce que je peux y croire?Qu\u2019enfin ça va démarrer une bonne fois pour toutes, l\u2019importance de la pollution sonore?Il y a plus de 20 ans que je fais des démarches au sujet du bruit dans mon coin.Je demeure à Joliette dans le quartier Sainte-Thérèse, qui est entouré au nord de l\u2019usine Bridgestone, à l\u2019est de la cimenterie Holcim et au sud d\u2019un parc industriel et de l\u2019accès à l\u2019autoroute 40, en plus d\u2019installations d\u2019Hydro- Québec et de la carrière BGR.Est-ce assez pour avoir du bruit à votre goût?Comme il est mentionné dans votre reportage «La pollution sonore coûte cher au Québec», du 29 décembre 2015, toutes les parties concernées, la ville, les différents ministères, les compagnies, etc., se renvoient la balle, car chacune a une petite part de responsabilités selon ses propres règlements.Trop souvent, les décideurs de ces entreprises nous disent qu\u2019ils sont limités dans leurs décisions par la lenteur ou l\u2019inaction des autres.[\u2026] Ça fait longtemps que j\u2019essaie de leur faire prendre conscience que le bruit est dommageable pour la santé, mais il n\u2019y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre et plus aveugle que celui qui ne veut pas voir.[\u2026] Claude Geoffroy Joliette, le 29 décembre 2015 FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints NELLIE BRIÈRE, PAUL CAUCHON, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET L I B R E O P I N I O N PROJET DE BOULEVARD URBAIN À QUÉBEC Capitale autoroutière A J A N A H A V R A N K O V A Médecin endocrinologue, Saint-Lambert I ngénieurs corrompus, enseignants incompétents, policiers violents, politiciens malhonnêtes, assistés sociaux paresseux: un vent de généralisations abusives souffle sur notre société.Les médecins étaient relativement épargnés jusqu\u2019à récemment.À présent, il est devenu de bonne guerre de dénigrer les médecins, qui ne seraient pas assez performants, seraient trop payés et sans doute coupables de tricheries pour ce qui est de la facturation à la RAMQ.De plus, ils se prennent, dit-on, pour les seigneurs et maîtres de notre système de santé.Tentons d\u2019analyser calmement ces accusations.Les médecins ne sont pas assez performants.Un postulat simple veut que la productivité du médecin se mesure en fonction du nombre de patients rencontrés par unité de temps.En fait, ce type de productivité appliqué à la pratique médicale serait probablement le pire de tous.Le temps qui devrait être alloué à la rencontre dépend beaucoup du problème \u2014 ou des problèmes \u2014 de chaque personne.Une otite chez un enfant et un diabète avec des complications chez une personne âgée en perte d\u2019autonomie n\u2019exigeront évidemment pas le même temps.La productivité d\u2019un médecin devrait être mesurée selon l\u2019amélioration ou la disparition des malaises chez le patient, en diminution des visites des patients aux urgences et en réduction des consultations futures pour ce même problème.Ce type d\u2019évaluation s\u2019avère complexe, et les modalités n\u2019en sont pas déterminées.Les chercheurs en santé publique devraient se pencher là-dessus.Une telle mesure de productivité permettrait de cerner les stratégies les plus pertinentes et de les appliquer à l\u2019ensemble des médecins.Les médecins sont trop payés.La rémunération des médecins varie énormément non seulement entre les omnipraticiens et les spécialistes, mais aussi entre différentes spécialités médicales et à l\u2019intérieur même de chaque spécialité.Toute personne intéressée peut le constater en consultant le site Santé inc.sous la rubrique Statistiques salariales.Contrairement à ce qui a été rapporté dans les médias, la rémunération des médecins ne constitue pas un secret : les revenus y sont clairement présentés par spécialité et par mode de rémunération (à l\u2019acte, à forfait, mixte).On y apprend, par exemple, qu\u2019environ 10 % des médecins gagnent moins de 100 000 dollars par année.Environ le même pourcentage de médecins facture plus de 500 000 dollars, surtout dans les spécialités qui nécessitent des investissements et un soutien technique importants et coûteux, comme l\u2019ophtalmologie ou la radiologie.On pourrait donc conclure que certains médecins sont très bien payés, mais ils ne mettent certainement pas la totalité de ces montants dans leur poche.Rappelons que les médecins financent à même leurs revenus le fonctionnement de leur cabinet et ne possèdent aucun avantage social (congés de maladie, vacances, régime de retraite).Les médecins trichent dans la facturation.Sans doute, comme dans toutes les sphères de la société, des tricheurs se trouvent malheureusement parmi les médecins.Toutefois, l\u2019ampleur du phénomène demeure inconnue.La RAMQ possède les outils nécessaires pour mettre frein à une facturation abusive.Elle peut, de façon aléatoire, effectuer des vérifications auprès des personnes qui ont fait l\u2019objet de la facturation.En fait, je sais qu\u2019elle le fait, puisqu\u2019un patient m\u2019en a fait part : la RAMQ l\u2019a contacté pour vérifier s\u2019il m\u2019a vue à une date précise.J\u2019ignore cependant la fréquence et l\u2019étendue de ces vérifications.Il serait également facile pour la RAMQ de comparer la facturation avec les notes au dossier, où chaque visite doit être consignée, en effectuant une visite à l\u2019improviste chez le médecin.Par ailleurs, à l\u2019heure de l\u2019informatisation de toute la facturation, la RAMQ pourrait envoyer un relevé de visites facturées par les médecins à une fraction (10 %?) des citoyens en les invitant à confirmer ou infirmer ces rencontres.À la fin de la décennie, on aura fait le tour de toute la population ! Les médecins sont les seigneurs et maîtres de notre système de santé.Les médecins décident du fonctionnement de leur cabinet.Bien entendu : il s\u2019agit de leur propriété ! Par contre, à l\u2019hôpital, c\u2019est l\u2019administration qui détermine le nombre et l\u2019horaire des consultations externes pour chaque médecin.L\u2019administration décide quel type de personnel sera employé dans les cliniques externes \u2014 nutritionnistes, infirmières, secrétaires \u2014 et quel en sera le nombre.Le quota de lits dont disposera chaque service dans l\u2019hôpital et le nombre de salles d\u2019opération ouvertes dépend également de l\u2019administration de l\u2019hôpital.Ainsi, à l\u2019hôpital, l\u2019autonomie des médecins est sévèrement limitée.Il est pénible de se trouver injustement au banc des accusés : toutes les personnes abusivement amalgamées à des déviants dans leur groupe peuvent en témoigner.Il est indigne d\u2019une société démocratique et instruite de procéder à de tels amalgames.Souhaitons-nous davantage de discernement et de dialogue serein pour 2016 ! Pour 2016, souhaitons-nous\u2026 du discernement ANTOINE ROBITAILLE Un peu moins d\u2019amour\u2026 Cher gouvernement, Ça fait plusieurs lunes que je veux te le dire personnellement.Tu m\u2019aimes trop ! Eh bien, oui, tu passes ton temps à m\u2019écrire, à me téléphoner, à m\u2019envoyer toutes sortes de demandes de paiement, de révision.En plus, tu m\u2019envoies toutes sortes de paperasse pour m\u2019informer de tes réalisations.Je sais que tu ne peux vivre sans moi, mais un peu de distance entre nous me ferait du bien.Chaque fois qu\u2019on me remet une facture, ton pseudonyme de trois lettres y apparaît.C\u2019est rendu que je te vois dans ma soupe, dans mon auto, dans mes souliers.Je te vois par tout.Bien, oui, je sais\u2026 Tu as beaucoup de monde à ton service et tu dois les faire travailler.Je te le dis honnêtement, tu m\u2019exaspères.Tes incursions constantes dans ma vie privée sont exagérées.Parfois, je me demande si je ne devrais pas tout te léguer immédiatement.J\u2019ai une question comme ça, en passant.Si je démissionne de mon poste de contribuable, aurai-je droit à une prime de départ ?Mais revenons à nos moutons.Je sais que tu vas me chérir le restant de mes jours.Mais peux-tu faire une chose L E D E V O I R , L E M A R D I 5 J A N V I E R 2 0 1 6 A 7 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Michaël Monnier et Olivier Zuida (recher- chistes photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel David(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Julie Carpentier (pupitre); information culturelle : Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline Montpetit(reporters), Benoît Munger et Philippe Papineau(pupitre); information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre); information internationale : Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives), Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre); section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); Loïc Hamon (cahiers spéciaux); équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITÉ Mélisande Simard (adjointe par intérim), Jean de Billy, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Geneviève O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie Filion et Kevin McKissock.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Florentina Draghici et Xavier Pigeon (par intérim).G A B R I E L L A U R E N C E - B R O O K Étudiant de 21 ans de Québec e ne pense pas être le seul à pouvoir dire qu\u2019en ce matin du 1er janvier 2016, le visionnement d\u2019un extrait du discours de Jacques Parizeau en cas de victoire du Oui en 1995 m\u2019a fait vivre beaucoup de choses.J\u2019ai braillé.Ça m\u2019arrive rarement, mais clairement, ce discours inédit venait toucher une corde sensible chez moi.La dernière fois que ça m\u2019était ar rivé, c \u2019était lorsque j\u2019avais pleuré de fierté collective en visionnant «Un grand tonnerre », une vidéo revenant sur les événements du Printemps érable qu\u2019on peut trouver sur YouTube.Mais cette fois-ci, le sentiment qui m\u2019habite est différent.J\u2019ai passé la journée à essayer de trouver un mot pour le décrire.N\u2019en déplaise à Nietzsche, lui qui semble toujours là pour me juger sévèrement, le seul mot que j \u2019ai trouvé est « ressentiment ».Oui, j\u2019en veux à cer taines personnes.Ce sentiment est loin d\u2019être noble, mais c\u2019est celui qui se présente à moi spontanément.J \u2019en veux à tous ceux qui n \u2019ont pas eu confiance en nous.J\u2019en veux à tous ceux qui ont été assez naïfs pour croire aux promesses de réformes, à tous ceux qui ont cédé à la peur ou au mépris.J\u2019en veux à tous ceux qui ont magouillé, à ceux qui ont profité de ce moment pour démontrer leur haine ou leur dédain de la démocratie.J\u2019en veux à ceux qui nous ont fait manquer le bateau.J\u2019en veux à ceux dont le vote a condamné toute une génération à recommencer \u2014 encore ! \u2014 la longue et dif ficile tâche de convaincre un peuple colonisé de se libérer de ses chaînes et de sa dépendance.Plus égoïstement encore, j\u2019en veux à ceux dont l\u2019inaction m\u2019a condamné, moi, à lutter contre la fatigue culturelle qui nous habite, contre ce carcan de la torpeur et de l\u2019hébétude qui nous enferme dans le statu quo depuis 20 ans.J\u2019en veux à ceux qui m\u2019obligent au- jourd\u2019hui à avoir encore l\u2019air d\u2019un extrémiste lorsque je parle de liberté en citant Falardeau ou même René Lévesque ; ceux qui m\u2019obligent à supporter encore aujourd\u2019hui les regards d\u2019exaspération ou de mépris lorsqu\u2019on ose rappeler la réalité de notre condition dans le Canada ; ceux qui m\u2019obligent à être persona non grata dans de plus en plus d\u2019institutions qui considèrent que parler d\u2019indépendance est un crime passible d\u2019exclusion et de marginalisation.J\u2019en veux à ceux dont le vote a fait en sorte que je doive aujourd\u2019hui me demander si la simple publication de ce texte suffira à me faire évincer d\u2019organisations jeunesse non par tisanes auxquelles je tiens par ticulièrement ; qu\u2019eussé-je l\u2019ambition de m\u2019inscrire au Barreau ou de briguer un poste dans la fonction publique, la simple publication de ce texte ne serait alors rien de moins qu \u2019un hara-kiri en bonne et due forme.Quel pays normalement constitué oserait faire de son indépendance un tabou aussi insurmontable ?J\u2019en veux à ceux qui me condamnent à écouter Stéphane Dion répéter inlassablement que le Québec n\u2019aurait pas le droit d\u2019être indépendant ; qui me condamnent à entendre tous ces arguments de droit constitutionnel sur le consentement tacite \u2014 arguments que l\u2019on n\u2019accepterait jamais s\u2019il s\u2019agissait du viol d\u2019une personne et de son droit au consentement, mais qu\u2019on semble accepter lorsqu\u2019il s\u2019agit de celui d\u2019une nation.J\u2019en veux à tous ceux qui me forcent à entendre que nous sommes tellement chanceux d\u2019avoir un nouveau gouvernement prêt à nous enligner sur des « voies ensoleillées », alors qu\u2019il faudrait plutôt se demander quelles sont les raisons qui nous poussent à accepter que ce soit d\u2019autres qui décident de nous imposer 10 ans de grande noirceur.Certes, les récentes années ont démontré que le Québec n\u2019a pas besoin des autres pour se trouver des tyrans prêts à cogner sur des étudiants pour gagner des votes.Un coup de matraque fait aussi mal, qu\u2019il soit commandité par Sa Majesté ou par un roi-élu made in QC.Mais j\u2019en veux quand même à ceux qui ont fait en sorte que de tels arguments puissent être utilisés pour s \u2019empêcher encore d \u2019avoir confiance en nous-mêmes, ce que personne n\u2019aurait pensé faire si ce choix avait été tranché définitivement 20 ans plus tôt.La vraie solution pour empêcher les abus de pouvoir, ce n\u2019est pas de le diluer dans une grande mare d\u2019intérêts souvent contraires ; c \u2019est de profiter de la construction d\u2019un nouveau régime pour se prévoir des mécanismes de contrepoids qui nous appartiennent et qui nous ressemblent.J\u2019en veux à ceux qui me poussent à avoir encore l\u2019entièreté du fardeau de la preuve, alors qu\u2019on ne se demande jamais ce que nous avons encore à gagner à rester dans le régime canadien.Posons-la, cette question, à Justin Trudeau, et voyons s\u2019il aura contrairement à l\u2019habitude autre chose à dire que quelques mots balbutiés autour du concept de péréquation.Enfin, j\u2019en veux à tous ceux qui ont fait en sorte que j\u2019ai dû subir de voir la cause de ce pays qui aurait dû naître travestie par de nombreuses tentatives malheureuses de détournement qui resteront dans les annales pour tout ce qu\u2019elles ont provoqué de honte ou de dégoût chez la jeune génération.J\u2019ai bien conscience de tourner ainsi le couteau dans une plaie encore vive pour plusieurs.De re jeter en quelque sor te la faute sur mes aïeuls pour ce que je me sens impuissant à faire encore aujourd\u2019hui.Mais on dit souvent que le problème avec les « générations futures», c\u2019est qu\u2019elles ne sont jamais là pour être consultées lorsqu\u2019un choix présent les affecte.Eh bien, 20 ans plus tard, une génération est là pour dire ce qu\u2019elle pense du choix malheureux qui a été fait.Bref, en ce 1er janvier au matin, j\u2019ai pleuré de rage et de colère.J\u2019aurais préféré pleurer de fierté collective\u2026 Mais la fierté, ça se mérite.Et on a encore du travail à faire pour mériter d\u2019être fiers.DISCOURS DE VICTOIRE DE JACQUES PARIZEAU Ce 1er janvier, j\u2019ai pleuré J\u2019en veux à tous ceux qui n\u2019ont pas eu confiance en nous il y a 20 ans R Y O A C H U N G Professeure agrégée au Département de philosophie de l\u2019Université de Montréal a souveraineté de l\u2019État est un concept central du droit international.Il est devenu un lieu com - mun de désigner le traité de Westphalie, qui mit fin à la guerre de Trente Ans en 1648, comme le point de départ de la conception moderne de l\u2019ordre mondial.En ef fet, l\u2019État-nation moderne est né des cendres des guerres de religion qui déchirèrent l\u2019Europe au XVIIe siècle.Le paradigme westphalien du droit international émergea donc comme une sorte de consensus politique au sujet des prérogatives légitimes des États.Il se caractérise notamment par trois grands attributs de la souveraineté, soit le principe de l\u2019autodétermination politique, le principe de l\u2019intégrité territoriale et le contrôle de l\u2019attribution de la citoyenneté.À l \u2019ère de la mond ial isa- tion, on a fait grand cas du caractère obsolète du modèle westphalien en affirmant que les structures d\u2019interdépendance économique et pol i - tique entre les États remettaient en cause leur capacité intégrale d \u2019autodétermina- t ion .La cr ise économique d \u2019envergure internationale qui a frappé les pays indus- tr ial isés en 2008 et révé lé leur vulnérabilité interdépendante en a effectivement bien démontré la caducité.Les problèmes environnementaux tels que les changements climatiques sont aussi des illustrations exemplaires des enjeux transnationaux qui exigent, en théorie, des modalités inédites de coopération internationale.Lorsque la sécurité nationale des États est mise en danger, comme ce fut le cas pendant la menace de pandémie du SRAS en 2003, on peut constater que les États souverains font preuve d \u2019une grande coopérat ion transnationale sans frontières.Elle s \u2019exprime, essentiellement, dans la coordination des protocoles de sécurité mis en place dans les aéroports, tantôt pour exorciser la menace fantasmée d\u2019une pandémie de l\u2019Ebola, tantôt pour piéger des présumés terroristes, et tantôt pour contrôler les documents d \u2019 ident ité des mi - grants de manière si implacable que des centaines de mill iers de personnes fuyant l \u2019hor reur n \u2019ont pas d \u2019autre choix que de prendre la mer au péril de leur vie.Une détresse commune Alors que 95 % des réfugiés syriens se retrouvent au Liban, en Jordanie, en Égypte, en Turquie et en Irak (selon Amnesty International), plusieurs pays d \u2019Europe font preuve d\u2019une fermeture indécente en invoquant, notamment, des craintes islamo- phobes face à ces populations en bonne partie musulmanes.Toutefois, la crise des réfugiés n\u2019est pas exclusivement un « problème européen », mais une crise internationale qui doit aussi interpeller les pays riches et puissants des autres continents, ne serait-ce qu\u2019au nom de l\u2019entraide humanitaire, ou d\u2019une responsabilité causale partagée dans la dégénérescence du conflit en Syrie.Mais ce « nouvel ordre mondial », tel que le clamait Bush père en référence à l\u2019effondrement du bloc sovié - tique, n\u2019a pas réellement remis en cause la souveraineté des États.Du moins, pas en ce qui concerne le contrôle absolu de leur intégrité territoriale et de l\u2019attribution du statut de citoyenneté.Les frontières nationales érigent toujours des murs infranchissables, tel ce mur anti-immigra- tion construit par le gouvernement hongrois à sa frontière avec la Serbie.On a fa it grand cas de la distinction terminologique entre réfugié et migrant.C\u2019est avec raison que le droit international distingue les deux statuts.Toutefois, la compré- hens ion fami l ière de cette distinction laisse penser que la situation des migrants est moins désespérée que celle des réfugiés.C\u2019est souvent le cas, mais pas toujours.La situation des migrants africains qui ont traversé la Méditerranée à bord d \u2019embarcations dér iso ires pour about ir à Lampedusa, du moins ceux qu i ont sur vécu aux naufrages, et le phénomène des enfants non accompagnés, que leurs parents la issent voyager seuls à travers l\u2019Amérique centrale dans l\u2019espoir qu\u2019ils atteindront les frontières américaines, témoignent d\u2019une détresse commune.Qui se souvient du périple tragique du Saint Louis qui, en 1939, avait à son bord plus de 900 juifs allemands en quête d\u2019un refuge politique ?Pendant plusieurs semaines, le Saint Louis vogua sur les eaux internationales à proximité des États-Unis et du Canada en attente d\u2019une main ouver te.Il dut retourner en Europe, où près du tiers des passagers périt finalement dans les camps de concentration.La situation en 2015 est la pire crise des réfugiés depuis la Deuxième Guerre mondiale.Malheureusement, i l nous faut peut-être des tragédies hautement médiatisées, comme celle des plages de Bodrum, pour faire comprendre que l\u2019inaction collective des pays souverainement puissants de l \u2019OCDE est vér itablement meur trière en des circonstances qui réclament une action urgente.Ainsi en est-il des frontières étanches entre les pays et de nos capacités morales et politiques de solidarité à l\u2019ère de la «mondialisation».?Des commentaires ou des suggestions pour Des Idées en revues?Écrivez à arobitaille@ledevoir.com et gtaillefer@ledevoir.com.CRISE DES MIGRANTS Un souverain égoïsme Il est temps de remettre en question le principe de souveraineté de l\u2019État Chaque mardi, Le Devoir offre un espace aux artisans d\u2019un périodique.Cette semaine, un extrait du numéro 310 de la revue Liberté (revueliberte.ca).DES IDÉES EN REVUES CAPTURE D\u2019ÉCRAN «Je ne pense pas être le seul à pouvoir dire qu\u2019en ce matin du 1er janvier 2016, le visionnement d\u2019un extrait du discours de Jacques Parizeau en cas de victoire du Oui en 1995 m\u2019a fait vivre beaucoup de choses.» J L L E D E V O I R , L E M A R D I 5 J A N V I E R 2 0 1 6 A 8 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S ont fait.Lisette Lapointe, la femme de Jacques Parizeau, a retrouvé une cassette à la demande de Jean-René Dufort, qui en a dif fusé des extraits durant sa revue de l\u2019année Infoman 2015, le soir du 31 décembre.«Une décision simple et forte a été prise aujourd\u2019hui.Le Québec deviendra souverain.Qu\u2019on lui prépare une place à la table des nations.Et parce que le Québec est maintenant debout, il peut d\u2019abord tendre la main à son voisin canadien en lui of frant un nouveau contrat, un nouveau partenariat, fondé sur le principe de l\u2019égalité entre les peuples », lance l \u2019ancien premier ministre \u2014 mor t à 84 ans le 1er juin dernier \u2014 dans le message d\u2019une quinzaine de minutes.Jean-François Lisée se souvient de la petite histoire de ce grand discours.Il était à l\u2019époque conseiller de Jacques Parizeau.C\u2019est Lisée qui a écrit ce discours crucial, dans les jours précédant le jour fatidique du 30 octobre 1995.Il avait remis le discours à Parizeau au Ritz, le vendredi matin précédant le jour du référendum.Le chef du Oui n\u2019avait pas changé une ligne, selon Jean-François Lisée.« J\u2019avais proposé à M.Parizeau, compte tenu de l\u2019importance des messages à livrer, de ne pas faire une déclaration devant la foule de partisans.L\u2019idée était de faire une \u201cadresse à la nation\u201d à la télévision.Il parlerait ensuite à la foule avec des mots plus courts, dans un style plus direct », raconte au Devoir le député du Parti québécois.Le discours avait pour but de rassurer les Québécois, les Canadiens, les marchés financiers et les grandes capitales : le Québec avait fait un choix démocratique.Le Québec souverain allait demeurer un État de droit respectueux des anglophones, des minorités, des autochtones.Le nouveau pays garderait la monnaie canadienne, resterait attaché au libre- échange et n\u2019érigerait aucun poste de douanes aux frontières avec le Canada.«À 50% des voix plus une, on partait.Il fallait démontrer une absolue sérénité de partir quelle que serait la marge de la victoire », dit Jean- François Lisée.On connaît la suite : le discours de la victoire est resté sur une tablette.Le Non a gagné avec 50,58 % des voix.Dans un élan de colère, Jacques Parizeau s\u2019est emporté contre « l\u2019argent et des votes ethniques».Ces mots hantent encore le mouvement souverainiste, 20 ans plus tard.Le goût du pays Le discours secret de la victoire n\u2019est toutefois pas resté secret bien longtemps.Des représentants des réseaux de télé québécois avaient visionné la cassette, l\u2019après-midi du 30 octobre, dans les studios de Télé-Québec.Benoit Aubin, alors directeur de l\u2019information au réseau TVA, avait soutenu dans un livre que le discours enregistré divergeait des engagements publics du camp du Oui.Pour faire taire les critiques, Jacques Parizeau avait autorisé la diffusion du discours à la télévision, en février 1996, et avait remis le texte intégral aux journaux, rappelle Jean-François Lisée.Lisette Lapointe se souvient de l\u2019état d\u2019esprit de son mari, lors de l\u2019enregistrement du discours.« Il était calme malgré la fatigue et le stress.Il avait l\u2019estomac noué, mais il était serein », dit l\u2019ancienne députée péquiste, jointe à sa résidence secondaire de Collioure, dans les Pyrénées-Orientales, en France.Elle ne se souvenait pas que la vidéo avait déjà été rendue publique.Mais quand Jean-René Du- fort la lui a demandée, elle a accepté.Pour rendre hommage à son défunt mari.Et pour intéresser les jeunes à la question nationale.« J\u2019espère que ça va donner le goût à des jeunes pleins de talent et d\u2019énergie de se regrouper et de décider de le faire, le pays», dit Lisette Lapointe.« Toutes les nations qui n\u2019ont pas un État en veulent un, ajoute-t-elle.L\u2019Écosse veut tenir un autre référendum et la Catalogne fait des ef forts incessants malgré l\u2019opposition du gouvernement espagnol.» Le militant indépendantiste Jocelyn Desjardins avait lu le discours de Parizeau au cours d\u2019un hommage à l\u2019ancien premier ministre organisé dans les jours suivant sa mort, en juin dernier.L\u2019ancien journaliste et député Pierre Duchesne, biographe de Parizeau, et les comédiennes Brigitte Poupart et Évelyne Rompré avaient aussi lu des extraits du discours.« Il s\u2019agit bien sûr d\u2019un grand discours, mais ça nous installe dans une sorte de nostalgie.Ça cristallise le fait qu\u2019on a eu une puissance [en tant qu\u2019indépendantistes] et que nous ne sommes plus capables de la recomposer.Mais on est capables ! » dit-il.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 DISCOURS À 50% des voix plus une, on partait.Il fallait démontrer une absolue sérénité de partir quelle que serait la marge de la victoire.Jean-François Lisée « » Manifestement, cette caricature n\u2019y contribue pas au moment où l\u2019on a besoin de se retrouver côte à côte.Elle vise l\u2019ensemble des croyants des dif fé- rentes religions.Il faut respecter la liberté d\u2019expression pour les journalistes, mais aussi la liberté d\u2019expression des croyants.» Ce responsable religieux proche des autorités politiques marocaines dit ne pas se reconnaître « dans cette image de Dieu contraire aux valeurs véhiculées par les religions monothéistes.» «Rire du religieux» « C\u2019est quand même très violent et très insultant à l\u2019égard des religions », a renchéri Abdal- lah Zekri sur la chaîne d\u2019info BFMTV.Le président de l\u2019Observatoire national contre l\u2019isla- mophobie du CFCM visait tout particulièrement l\u2019éditorial du même numéro signé par Riss.Dans la plus pure tradition pamphlétaire du magazine, le dessinateur, qui est aussi directeur de la publication, dénonce les « fanatiques abrutis par le Coran » et « culs-bénits venus d\u2019autres religions » qui avaient souhaité la mort du journal pour avoir osé « rire du religieux ».Un an après avoir été lui-même grièvement blessé dans l\u2019attentat, Riss conclut : « Ce ne sont pas deux petits cons encagoulés qui vont foutre en l\u2019air le travail de nos vies.Ce n\u2019est pas eux qui verront crever Charlie.C\u2019est Charlie qui les verra crever.» La réaction a été nettement plus modérée chez les responsables catholiques.Selon Mgr Di Falco, « dire que les religions voulaient la mort du journal, cela ne veut rien dire.C\u2019est quoi, les religions?Ce sont des personnes, et personne ne réclamait la mort du journal.» L\u2019évêque de Gap dit cependant vouloir « traiter cet éditorial par l\u2019indif férence».L\u2019abbé Amar, du diocèse de Versailles, rappelle de son côté que parmi les morts des attentats de janvier, « il y a eu des croyants qui ont été enterrés dans des églises.Les familles des victimes vont être insultées quand elles vont voir cette caricature.» «Bien-pensance sirupeuse» Contrairement à ses vis-à-vis, le président de la Fédération protestante de France, François Clavairoly, se félicite presque de cette une.« Ce dessin n\u2019est pas un dessin de Dieu, dit-il.C\u2019est le Dieu de Charlie Hebdo.Le décalage fait qu\u2019on peut en rire.D\u2019ailleurs, ce n\u2019est pas très surprenant, c\u2019est même réconfortant de voir que, malgré tout ce qui s\u2019est passé, cette vision peut encore avoir droit de cité dans la presse française.» Dans la classe politique, plusieurs élus de droite et de gauche ont aussi défendu la liberté de blasphémer de Charlie Hebdo.D\u2019autres, comme l\u2019ancienne ministre de droite Rachida Dati, se sont dits «heurtés ».À l\u2019exact opposé, sur le site Atlantico, le journaliste et historien Benoît Rayski a même reproché à Charlie Hebdo de faire dans la « bien- pensance sirupeuse » en incriminant toutes les religions sans discrimination au lieu de désigner l\u2019islam.Surtout, ironise-t-il, « ne vous fiez pas aux apparences qui tendent ces derniers temps à accuser une religion d\u2019être un peu plus agitée que les autres.» Dans la Revue des deux mondes, Valérie Toranian a salué l\u2019« édito [de Riss] en forme de bras d\u2019honneur » contre les « \u201cidiots utiles\u201d de l\u2019islamisme».Sur Internet, on n\u2019a pas non plus manqué de s\u2019écharper.Toute la semaine, des commémorations sont prévues afin de rappeler les attentats des 7 et 10 janvier.Ce mardi soir, la chaîne culturelle Arte programmera pas moins de quatre documentaires.Les chaînes France 2 et France 5 y consacreront respectivement une et deux soirées entières.Jeudi, des rassemblements sont prévus dans plusieurs villes de France afin d\u2019honorer la mémoire des dessinateurs tombés sous les balles des djihadistes.Le président François Hollande a choisi cette journée pour présenter ses vœux aux forces de sécurité.Samedi, le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) organisera une cérémonie devant l\u2019épicerie Hyper Cacher où Amedy Coulibaly avait pris des clients juifs en otage.Dimanche, place de la République, plus de mille personnes, parents des victimes, blessés, témoins et personnalités politiques sont attendus.Un chêne sera planté sur la place et Johnny Hallyday, pourtant souvent étrillé par Charlie Hebdo, interprétera Un dimanche de janvier, évoquant les manifestations qui avaient réuni près de quatre millions de personnes en France le 11 janvier 2015.«En 2006, quand Charlie publia les caricatures de Mahomet, personne ne pensait sérieusement qu\u2019un jour tout ça finirait dans la violence, écrit Riss dans son éditorial.[\u2026] On voyait la France comme un îlot laïc, où il était possible de déconner, de dessiner, de se marrer, sans se préoccuper des dogmes, des illuminés.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 CHARLIE MARTIN BUREAU AGENCE FRANCE-PRESSE Un employé d\u2019une imprimerie située près de Paris scrute les pages de l\u2019édition spéciale de Charlie Hebdo qui sera en kiosque en France dès mercredi.Ce ne sont pas deux petits cons encagoulés qui vont foutre en l\u2019air le travail de nos vies.Ce n\u2019est pas eux qui verront crever Charlie.C\u2019est Charlie qui les verra crever.Extrait de l\u2019éditorial de Riss, dessinateur et directeur de la publication satirique « » Pourtant, depuis le 18 octobre 2010, la légalisation de l\u2019école passerelle n\u2019a pas mené au cataclysme annoncé.La ruée vers l\u2019école anglophone, tant crainte, ne s\u2019est pas avérée.À vrai dire, les écoles passerelles semblent avoir perdu la cote, tout comme les écoles anglophones publiques et privées subventionnées, révèlent des données obtenues par Le Devoir.De l\u2019entrée en vigueur de la loi, en 2010, à la fin décembre 2015, le gouvernement du Québec a traité 519 demandes d\u2019admissibilité à l\u2019enseignement en anglais.Du lot, 429 demandes ont été acceptées, 86 refusées, et 4 dossiers demeuraient à l\u2019étude auprès des fonctionnaires du ministère de l\u2019Éducation.Le nombre de demandes présentées chaque année a chuté de moitié entre 2010-2011 et cette année, passant de 141 en 2010 à 62 au- jourd\u2019hui.Seuls 55 ont finalement obtenu le feu vert cette année.L\u2019école passerelle, «un épouvantail» «Tout ça, ce n\u2019était qu\u2019un épouvantail », lance aujourd\u2019hui Sylvia Martin-Laforge, la directrice générale du Quebec Community Groups Network (QCGN), le principal organisme porte-parole de la minorité anglo-québécoise.Elle juge que la communauté de langue anglaise a souffert de cet épisode qui a fait la manchette pendant des années, au gré de l\u2019adoption des mesures législatives pour encadrer la pratique et des jugements visant à casser celles-ci.«Le nombre d\u2019étudiants qui allaient aux écoles passerelles était minime, dès le départ.On en a fait une montagne.Nous avons toujours dit que ce n\u2019était pas une menace à la langue française et au système d\u2019éducation francophone.C\u2019est devenu un sujet très politisé, très émotif.On parle aujourd\u2019hui d\u2019une soixantaine de jeunes chaque année.Une soixantaine ! » Près d\u2019un million de jeunes fréquentent les écoles québécoises de langue française.Celui qui a défendu bec et ongles devant les tribunaux la cause de ces parents allophones et francophones, le juriste Brent Tyler, ne s\u2019étonne guère de la dégringolade du nombre de demandes de type «passerelle».«Ils ont employé une massue pour tuer un moustique en votant cette loi.Ça n\u2019a jamais été un phénomène répandu.À mon sens, la loi actuelle est inconstitutionnelle, car elle exclut d\u2019emblée un nombre excessif de gens», dit-il.Il dit recevoir chaque année des appels de parents désireux de contester la validité de la loi 115 parce qu\u2019on leur a refusé l\u2019accès à l\u2019école de langue anglaise.Car il ne suffit pas d\u2019étudier trois ans à grands frais dans une école non subventionnée.Québec évalue également l\u2019«authenticité» du parcours scolaire de chaque élève, selon une série de critères complexes, la note de passage étant de 15 points.«Ça effraie beaucoup de parents qui se disent que le jeu n\u2019en vaut tout simplement pas la chandelle», dit Me Tyler.«La loi devrait être contestée devant les tribunaux, mais c\u2019est rare de trouver un parent prêt à se battre six, sept ans en cour pour un dossier dont ne pourra probablement pas bénéficier son enfant.» À terme, toutefois, cette contestation judiciaire de la loi 115 est inévitable, estime-t-il.À la tête de l\u2019Association des commissions scolaires anglophones du Québec (ACSAQ), Marcus Tabachnick juge que dans le contexte de la diminution des effectifs des écoles anglo- québécoises, sur l\u2019île de Montréal notamment, les établissements de langue anglaise devraient jouir de davantage de marge de manœuvre pour accueillir des élèves allophones ou francophones.Il se désole de voir le nombre de personnes ayant recours aux écoles passerelles diminuer, parce que « chaque élève compte » pour les commissions scolaires anglophones.« Le gouvernement a consacré beaucoup de temps et d\u2019énergie pour dire aux parents que c\u2019était impossible d\u2019étudier dans le réseau public anglophone, et une cer taine propor tion de gens pense au- jourd\u2019hui que cette piste-là n\u2019existe plus.» Plusieurs des familles ayant recours aux écoles passerelles sont de riches familles originaires de l\u2019étranger, rappelle-t-il.«Qu\u2019est-ce que ça peut coûter au Québec de laisser quelques familles américaines ou britanniques aller dans des écoles anglaises ?Pour nous, 140 élèves, ça peut faire toute la dif férence.On répond chaque semaine aux questions de personnes qui veulent s\u2019installer au Québec.Mais dès qu\u2019elles comprennent qu\u2019elles ne pourront envoyer leurs enfants dans des écoles anglophones, elles changent d\u2019idée.Il y a des tonnes d\u2019investissements qui nous échappent à cause de cela», conclut-il.Le ministère de l\u2019Éducation n\u2019a pas donné suite aux demandes d\u2019entrevue du Devoir, lundi.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 ÉCOLES JACQUES NADEAU LE DEVOIR Près de 2000 personnes avaient manifesté en octobre 2010 contre l\u2019adoption de la loi visant à encadrer les écoles passerelles (le projet de loi 103, devenu le projet de loi 115) devant les bureaux de Jean Charest à Montréal.Toujours en baisse Année scolaire Demandes déposées 2010-2011 141 2011-2012 85 2012-2013 74 2013-2014 89 2014-2015 68 2015-2016 62 Source : ministère de l\u2019Éducation du Québec "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.