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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2016-01-15, Collections de BAnQ.

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[" V O L .C V I I N o 5 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 5 J A N V I E R 2 0 1 6 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S ?w w w .l e d e v o i r .c o m AUJOURD\u2019HUI Actualités \u203a Le DGEQ pourrait assujettir le futur Institut de recherche sur la souveraineté à la loi sur le ?nancement des partis politiques.Page A 3 Annonces.A 4 Avis légaux.B 6 Décès .A 4 Grille télé.B 2 Météo.B 6 Motscroisés B 8 Sports .B 8 Sudoku.B 7 F A B I E N D E G L I S E S urveiller, pour mieux protéger.Le ministère de la Défense nationale du Canada souhaite créer une escouade d\u2019une quarantaine d\u2019analystes chargés d\u2019espionner en temps réel les grands réseaux sociaux, de manière confidentielle, et ce, afin d\u2019identifier les «nouvelles instabilités », tout comme les personnes ou groupes pouvant représenter une menace pour le Canada, a découvert Le Devoir.Selon un document d\u2019appel de soumissions, les réseaux Twitter, Facebook, LinkedIn, Insta- gram et Reddit, entre autres, sont dans la mire des Forces canadiennes, qui cherchent à faire l\u2019acquisition d\u2019une plateforme complète de surveillance, d\u2019analyse et de filtrage des données personnelles et publiques des internautes transitant sur les réseaux sociaux.Le système, qui vise principalement la surveillance des « populations et gouvernements » de « pays d\u2019intérêt », doit être opérationnel, au plus tard, en mars 2017.Le montant consacré à la création de cette unité n\u2019est pas encore précisé.Dans son document, la Défense nationale estime que la nouvelle socialisation dans les univers numériques génère des flots d\u2019informations pouvant permettre de mieux comprendre l\u2019état d\u2019esprit de certains groupes ou personnes et d\u2019en déduire d\u2019éventuels risques qu\u2019ils pourraient faire peser sur le Canada, ses ressortissants ou ses intérêts à l\u2019étranger.Pour tirer profit de ces données personnelles partagées dans des espaces numériques publics, le ministère souhaite donc avoir un «accès complet et confidentiel aux nombreuses sources de données des réseaux sociaux», en temps réel, mais veut également pouvoir remonter cinq ans en arrière dans les archives de ces réseaux.L\u2019armée veut épier les réseaux sociaux O D I L E T R E M B L A Y G rand imprésario, et rare mogul québécois au pinacle américain et planétaire, il aura symbolisé le flair, la volonté, l\u2019ambition, le risque calculé du grand joueur de poker, la richesse et la force, là où la plupart de ses compatriotes se sentaient plus ou moins nés pour un petit pain.Pas René Angélil, disparu jeudi à 73 ans des suites d\u2019un cancer de la gorge, longtemps combattu aux côtés de la chanteuse Céline Dion, son épouse dont il fut le grand Pygmalion.Angélil, né à Montréal en 1942 d\u2019un père d\u2019origine syrienne et d\u2019une mère d\u2019ascendance libanaise, avait reçu un héritage levantin, la confiance en lui et le goût de foncer.Il ne regretta jamais d\u2019avoir misé sur sa Céline.Ni elle sur lui.Appelons ça un duo gagnant.René Angélil souffrait d\u2019un cancer depuis 1999 et avait subi l\u2019ablation d\u2019une tumeur à la gorge en décembre 2013.Le 13 août der nier, Céline Dion annulait sa tournée de spectacles.Son homme avait une rechute.Pas question de bouger.Mais à sa demande, elle remontait sur scène au Mort d\u2019un Pygmalion Le grand impresario s\u2019est éteint à Las Vegas ANDRÉ FORGET AGENCE FRANCE-PRESSE René Angélil, rarement émotif en public, apparaît ici en 2002, quand Céline Dion et lui sont devenus parrain et marraine de la Fondation de l\u2019hôpital Sainte-Justine.J E A N D I O N C e qu\u2019on pouvait déjà soupçonner à la suite de mises en examen de la par t de la justice française, voici que l\u2019Agence mondiale antidopage (AMA) le révèle au grand jour : les hautes instances de la Fédération internationale d\u2019athlétisme (IAAF) étaient forcément au courant de ce qui se tramait en Russie en matière de dopage, mais elles ont laissé les choses aller parce qu\u2019elles étaient profondément corrompues.Dans un entretien au Times ATHLÉTISME Haro sur une « culture de conspiration et de corruption » M A R I E - M I C H È L E S I O U I L a gestion d\u2019une plainte pour harcèlement sexuel met une fois de plus l\u2019Université du Québec à Montréal (UQAM) dans l\u2019embarras : étudiants et membres du personnel reprochent à l\u2019établissement de vouloir minimiser l\u2019affaire, qu\u2019ils considèrent comme une autre manifestation de la culture du viol sur le campus.L\u2019affaire remonte au 7 décembre, quand un étudiant du baccalauréat en relations internationales et droit international (BRIDI) a lancé, dans une conversation avec des amis sur Facebook, qu\u2019il avait l\u2019intention d\u2019agresser une étudiante et de la droguer au GHB dans une soirée «vins et fromages» prévue le vendredi 11 décembre.«Mercredi.Je l\u2019attends.[\u2026] 30 minutes avant le cours.A passera pas par 4 chemins » , a d\u2019abord écrit l\u2019étudiant.«Toi non plus surtout», a répondu l\u2019un de ses interlocuteurs.«Ah non, ça passe ou ça casse», a poursuivi le premier.«Après c\u2019est le Ghb au vin fromage.» HARCÈLEMENT SEXUEL L\u2019UQAM critiquée pour sa gestion d\u2019une plainte Oscar Les nominations mettent en exergue un malaise racial prévalent Page B 2 Zeitgeist Sexe et pouvoir: le couple comme atout médiatique Page B 10 RENÉ ANGÉLIL 1942\u20132016 Lire aussi \u203a Les éloges pleuvent pour un géant du monde artistique.Page A 2 VOIR PAGE A 10 : ANGÉLIL VOIR PAGE A 10 : ÉPIER VOIR PAGE A 10 : UQAM VOIR PAGE A 10 : ATHLÉTISME MARK RALSTON AGENCE FRANCE-PRESSE La spécialiste du 800 mètres Yuliya Stepanova avait dénoncé un vaste système de dopage en Russie. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 5 J A N V I E R 2 0 1 6 R E N É A N G É L I L 1 9 4 2 - 2 0 1 6 A 2 APPEL DE CANDIDATURES POSTES DE MEMBRES SUPPLÉANTS COMITÉ CONSULTATIF D\u2019URBANISME Le Conseil d\u2019arrondissement invite les résidants intéressés à participer aux travaux du Comité consultatif d\u2019urbanisme (CCU), à poser leur candidature en transmettant leur nom, leurs coordonnées et les motifs guidant leur intérêt à occuper cette fonction.Quatre (4) postes de membre suppléant sont à combler et l\u2019arrondissement souhaite créer une banque prévisionnelle de candidats pour combler tout futur poste de membre titulaire ou suppléant.Le CCU a pour mandat d\u2019étudier et de soumettre au conseil d\u2019arrondissement des recommandations sur toute demande relative à l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme.Le CCU a également pour fonction d\u2019étudier et de rendre des décisions en séances publiques sur les demandes de permis de démolition des immeubles.Ce comité est constitué de sept membres titulaires et d\u2019au plus sept membres suppléants ayant un mandat renouvelable de deux ans.Il tient des séances généralement mensuelles.Pour assumer ce poste vous devez répondre aux conditions suivantes : \u2022 être résidant de l\u2019arrondissement; \u2022 avoir une bonne connaissance de la langue française; \u2022 faire preuve de disponibilité afin de participer aux assemblées et aux réunions qui se tiennent en soirée; \u2022 avoir la connaissance dans les domaines de l\u2019urbanisme, du génie, de l\u2019aménagement, de l\u2019architecture ou du patrimoine ou avoir participé de façon active au secteur économique, culturel, scientifique, communautaire ou éducationnel de la vie montréalaise.Les personnes répondant aux exigences du poste et désireuses de soumettre leur candidature sont priées de faire parvenir leur curriculum vitae accompagné d\u2019une lettre de présentation expliquant les raisons pour lesquelles elles désirent devenir membre au plus tard le lundi 1er février 2016, sous pli confidentiel, à l\u2019attention de : Julie Faraldo-Boulet Appel de candidatures \u2013 Comité consultatif d\u2019urbanisme Secrétaire recherchiste 5160, boulevard Décarie, bureau 600 Montréal (Québec) H3X 2H9 Télécopieur : 514 868-3538 Courriel : jfaraldoboulet@ville.montreal.qc.ca DONNÉ À MONTRÉAL, ce 15 janvier 2016 Julie Faraldo-Boulet Secrétaire recherchiste P A U L C A U C H O N M ême si elle était prévisible, la disparition de René Angélil a provoqué une onde de choc, et une véritable déferlante de commentaires sur les réseaux sociaux.Jeudi soir vers 18 h, son décès faisait la une de plusieurs sites Web de médias internationaux, du Figaro au Nouvel Observateur en passant par CNN, ABC News, Paris Match et People.Au Québec, les chaînes d\u2019information continue faisaient défiler amis et connaissances qui témoignaient tous des qualités de l\u2019homme, dont au premier chef la fidélité à sa famille et à ses amis.«Géant du monde artistique », « grand québécois » sont des mots qui revenaient souvent.Le maire de Montréal, Denis Coderre, a immédiatement annoncé que les drapeaux de la ville seront en berne, sans donner plus de détails.La relationniste Francine Chaloult, qui s\u2019est occupée pendant nombre d\u2019années des comm u n i c a - tions de Céline Dion, se refuse pour l\u2019instant à tout c o m m e n - taire public même si elle était très liée avec la famille Angé- lil.Un communiqué publié par son bureau annonçait que « René Angélil, 73 ans, est décédé ce matin à sa résidence de Las Vegas après un long et courageux combat contre le cancer.» L\u2019animatrice et productrice Julie Snyder était émue au point de ne plus pouvoir parler en fin d\u2019après-midi.«On savait qu\u2019il était malade, mais personne n\u2019aurait pu dire qu\u2019il en était là.Ça m\u2019a pris par surprise complètement.Il avait toute sa tête.C\u2019était son anniversaire dans deux jours ! » « René était très québécois, mais je pense que ses origines syriennes font qu\u2019il avait aussi quelque chose qui le menait au goût du risque.[\u2026] Quand au début il disait \u201cOn va chanter avec Barbra Streisand et Michael Jackson\u201d, on ne le croyait pas tout à fait.On se disait \u201cCéline est formidable, mais à ce point !\u201d Lui y croyait.» « J\u2019étais d\u2019autant plus ef fon- drée qu\u2019il avait décidé de faire un cadeau à ma fille.» Romy, 7 ans, fille de Pierre Karl Pé- ladeau et de Julie Snyder, a pour parrain René Angélil.« Il avait décidé de lui faire refaire sa chambre par une décoratrice.Encore hier, son assistante m\u2019appelait pour ça.On ne pense pas à faire des cadeaux pareils en un moment semblable.C\u2019est pour ça que je dis que je ne crois pas que personne se doutait qu\u2019il en était à ce point.» Son importance, aux yeux de Julie Snyder, est énorme sur la scène de la musique.« Quand on demande partout dans le monde qui est le Québécois le plus important, c\u2019est le nom d\u2019une Québécoise qui est prononcé : Céline.Le nom de René Angélil était connu partout.C\u2019est le plus grand impresario de tous les temps pour une femme.Vous ne pouvez pas nommer l\u2019impresario de Whitney Houston ou de Barbra Streisand ou de Madonna.Mais tout le monde connaît René Angélil.» Sur les ondes de RDI, l\u2019animatrice Monique Giroux soutenait que « non seulement René Angélil a mis la carrière de Céline sur les rails, mais il a mis la chanson québécoise sur les rails.C\u2019est quelqu\u2019un de bienveillant, de très attentionné.Il était très loyal et très fidèle.Et on a tendance à oublier qu\u2019avant d\u2019être un businessman et un gambler, c\u2019était un artiste, qui a fait de la télé ».La journaliste et chroniqueuse Denise Bombardier, qui a suivi le couple Angélil- Dion neuf mois en tournée, s\u2019est montrée « fascinée» par la « machine du show-biz » mise en place par René Angélil, alors que les grandes machines similaires sont d\u2019abord américaines ou anglaises.«René n\u2019avait pas de frontières, a-t-elle ajouté à RDI.Et dès qu\u2019il a vu cette jeune femme, il a tout de suite compris qu\u2019il venait de rencontrer son destin.Il l\u2019a admirée dès le début, il était toujours certain qu\u2019elle pouvait faire l\u2019impossible.Il n\u2019avait pas la grosse tête, il était le spectateur de son propre succès.Il s\u2019émerveillait de leur réussite, comme un enfant.» Monument Par voie de communiqué, le maire de Montréal, Denis Co- derre, a déclaré que « c\u2019est un monument du monde du spectacle qui nous a quittés.Un grand Montréalais et un grand Québécois qui n\u2019a jamais oublié ses racines et qui est toujours resté proche des gens.Un génie de la scène et des arts, qui est reconnu partout sur la planète.René An- gélil était un homme d\u2019af faires remarquable, un homme de vision dont les talents étaient multiples.M.Angélil a été un ambassadeur exceptionnel de Montréal, car il représentait tout le dynamisme de la métropole, tant par sa créativité, sa sensibilité, sa proximité que ses origines diverses».« Engagé, passionné, talentueux et courageux, voilà les mots qui me viennent à l\u2019esprit pour décrire le parcours professionnel de René Angélil », ajoute le premier ministre du Québec, Philippe Couillard.« Le Québec vient de perdre une grande figure de l\u2019industrie du spectacle», selon la ministre de la Culture, Hélène David.« René était non seulement un homme d\u2019af faires et un impresario de talent, il était aussi un homme profondément attaché au Québec et à sa culture, selon le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau.Il a beaucoup fait pour des artistes d\u2019ici et d\u2019ailleurs, de la France, notamment.» De nombreuses personnalités se sont servies de Twitter pour témoigner.Le premier ministre fédéral, Justin Trudeau, a offert ses condoléances « les plus sincères à la famille et aux proches de René Angélil, particulièrement à son épouse, Céline Dion, et ses enfants».La ministre fédérale du Patrimoine, Mélanie Joly, a parlé d\u2019un « géant du monde ar tis- tique ».Jean-François Lisée a déclaré sur Twitter « Merci René Angélil de nous avoir démontré que les Québécois peuvent avoir des ambitions mondiales ! Vous avez été notre impresario à tous ! » « Immense respect, M.Angé- lil » , a écrit Ariane Mof fat.« RIP René Angélil.Si triste.Sincères condoléances à tous ceux qui l\u2019ont aimé, admiré », ajoute Véronique Cloutier.Guy A.Lepage a écrit «Mon partenaire de poker est décédé.Il était gentil et rieur.Et attentionné.Et af fectueux.Et généreux.Et je suis triste ».Avec La Presse canadienne et Jean-François Nadeau Le Devoir Les éloges pleuvent pour un géant du monde artistique ETHAN MILLER AGENCE FRANCE-PRESSE René Angélil à son arrivée à la cérémonie des Oscar en février 2011.Selon l\u2019animatrice Monique Giroux, «non seulement René Angélil a mis la carrière de Céline sur les rails, mais il a mis la chanson québécoise sur les rails».POLY-PRODUCTIONS Avant d\u2019être gérant, René Angélil s\u2019était fait connaître dans les années 1960 au sein du groupe Les Baronets, avec Pierre Labelle (au centre) et Jean Beaulne (à droite).JAE C.HONG ASSOCIATED PRESS En 2007, il s\u2019était qualifié pour les Championnats du monde de poker.C\u2019était «le plus grand impresario de tous les temps pour une femme», selon Julie Snyder L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 5 J A N V I E R 2 0 1 6 ACTUALITES A 3 N ous vivons, dit-on, à l\u2019heure de l\u2019information instantanée.C\u2019est ce que certains « poètes » qui s\u2019ignorent nomment l\u2019information « en temps réel ».Comme si l\u2019immédiateté des faits avait quelque chose à voir avec leur réalité.En ces temps d\u2019immédiateté de l\u2019information, il aura pourtant fallu une bonne semaine pour apprendre que plus de 500 femmes avaient subi des violences sur la grande place de la gare à Cologne.Le 1er janvier, un rapport de police avait osé conclure à une nuit « globalement calme».Deux semaines plus tard, le nombre de plaintes atteignait 560, dont 40 % pour tentative de viol ou agression sexuelle.La plupart désignent des hommes d\u2019origine étrangère, probablement maghrébine ou moyen-orientale.Un vieillard est agressé dans un village perdu et, dans l\u2019instant, sa photo tourne en boucle sur les chaînes d\u2019information continue.Un maire de province lance une baliverne sur Twitter et les radios en rendent compte illico avec moult détails et commentaires inspirés.Mais plus de 500 femmes se font agresser pendant le réveillon du jour de l\u2019An sur une grande place publique d\u2019une métropole européenne où festoient des milliers de personnes, toutes munies de téléphones ul- trasophistiqués branchés sur le monde, et on ne l\u2019apprendra que\u2026 cinq jours plus tard! Pas une organisation féministe ou de défense des droits pour sonner l\u2019alarme et s\u2019inquiéter du silence de la police.Serions-nous revenus à l\u2019époque de la diligence et du télégramme?À moins que nous soyons à celle du « pas d\u2019amalgame».Car c\u2019est bien de cela qu\u2019il s\u2019agit.De peur de pointer du doigt des immigrants, de « faire le jeu» des xénophobes et de passer pour raciste, on a minutieusement organisé une conspiration du silence et dissimulé des informations qui étaient d\u2019intérêt public.Jusqu\u2019à ce que la nouvelle éclate au grand jour.Heureusement, en Allemagne, le black-out n\u2019a tenu que quelques jours.Car en Suède, cette conspiration des bien-pensants aura duré plus d\u2019un an et demi.Dans la foulée des révélations de Cologne, on découvrait en ef fet qu\u2019en août 2014, à Stockholm, 38 agressions sexuelles, dont 2 viols, s\u2019étaient produites dans des circonstances semblables pendant un festival de musique.La police identifia plusieurs responsables parmi un groupe de réfugiés afghans.Le modus operandi était exactement le même.L\u2019année suivante, la répétition d\u2019événements semblables n\u2019a pas suf fi pour casser l\u2019omertà dans ce pays qui se targuait, jusqu\u2019à tout récemment, d\u2019être le plus accueillant d\u2019Europe pour les réfugiés.Ce silence apparaît aujourd\u2019hui pour ce qu\u2019il est, c\u2019est-à-dire criminel.Si les policiers suédois avaient osé dire la simple vérité, qui sait si leurs collègues allemands n\u2019auraient pas mieux protégé les femmes qui festoyaient le 1er janvier dernier.Sans oublier que, sous prétexte de ne pas faire le jeu de l\u2019extrême droite, nos bonnes âmes lui auront servi sur un plateau d\u2019argent le meilleur des arguments.?Faut-il que nos censeurs modernes soient aveuglés pour avoir aussi peur du mot « islam» que nos curés d\u2019antan avaient peur du mot «sexe»?Ce n\u2019est pas dénigrer les musulmans \u2014 au contraire \u2014 que de reconnaître que l\u2019islam a depuis toujours un véritable problème avec les femmes.Un problème de civilisation, aurait dit le regretté orientaliste Abdelwahab Meddeb.Selon lui, la seule solution pour les musulmans reconnaissant l\u2019égalité complète entre hommes et femmes était d\u2019admettre que, sur ce point, toutes les dispositions coraniques et traditionnelles de l\u2019islam étaient «obsolètes».Meddeb ajoutait d\u2019ailleurs que le voile, toléré (et même célébré) par tant de féministes, était « l\u2019emblème de toutes les dispositions qui avalisent l\u2019inégalité des femmes».Pour le psychanalyste français Daniel Sibony, l\u2019islam a tellement sublimé la femme idéale qu\u2019il en écrase complètement la «femme réelle».Contrairement à ce qu\u2019on entend ces jours-ci, il est faux de prétendre que toutes les cultures se valent en matière d\u2019oppression des femmes.Heureusement, cer taines féministes allemandes sont moins prudes que les nôtres.La journaliste Brigit Kelle a déploré que trop de féministes se contentent d\u2019un silence gêné de peur de passer pour xénophobes.Alice Schwarzer, fondatrice du magazine Emma, a jugé que l\u2019intégration des immigrants posait problème en Allemagne et que le communautarisme se développait.«Nous devons dire à tous les nouveaux immigrés que pour vivre ici, vous devrez renoncer au \"code d\u2019Honneur\" qui caractérise certains hommes dans le monde arabe [\u2026].Sinon il n\u2019y aura pas d\u2019avenir pour vous ici», a dit Kristina Schröder, ex-ministre de la Famille dans le gouvernement d\u2019Angela Merkel.N\u2019est-ce pas ce que, dès 2003, un mouvement comme Ni putes ni soumises avait déjà mis en lumière dans les banlieues françaises?Ces réactions sont saines et nécessaires.Où et quand la censure \u2014 fut-elle celle des antiracistes \u2014 a-t-elle jamais été une solution?crioux@ledevoir.com La censure en « temps réel » CHRISTIAN RIOUX à Paris M A R C O B É L A I R - C I R I N O Correspondant parlementaire à Québec L a Directrice générale des élections du Québec (DGEQ) scrutera sous tous les angles la «mission» et la « structure» de l\u2019institut de recherche appliquée sur l\u2019indépendance, dont l\u2019ouverture est prévue d\u2019ici la rentrée parlementaire, le 9 février prochain.Celle-ci pourra par la suite déterminer si le groupe de recherche indépendantiste bâti par le chef du Par ti québécois, Pierre Karl Péladeau, sera assujetti aux « règles régissant le financement des partis politiques », a expliqué la por te-parole de la DGEQ, Alexandra Reny, au Devoir.« [Cela dit, la loi électorale québécoise] ne touche que l\u2019encadrement des entités autorisées \u2014 parti politique, instances de parti, etc.\u2014 et non d\u2019autres organisations, à l\u2019exception des périodes électorales où les tiers \u2014 soit des personnes ou organisations autres que des entités politiques autorisées \u2014 ne peuvent agir et intervenir de n\u2019importe quelle manière et où leurs biens et services pourraient être considérés comme une dépense électorale pour l\u2019entité politique», a-t-elle souligné.En pleine course à la direction du PQ, le député de Saint-Jérôme avait promis la création d\u2019un « think tank » visant à produire des « analyses très détaillées, très approfondies sur les bienfaits et les bénéfices de l\u2019indépendance du Québec».Les candidats péquistes aux élections générales de 2018 auront en main un « argumentaire [\u2026] important, détaillé, puissant » pour une « République québécoise indépendante, de langue française et laïque », avait-il déclaré à l\u2019occasion d\u2019une allocution à l\u2019Université Laval.Le groupe de réflexion bénéficiera d\u2019un financement « populaire » et « volontaire », avait- il précisé lors d\u2019une mêlée de presse.L\u2019assujettissement de l\u2019institut à la législation québécoise en matière de financement des partis polit iques compliquerait sérieusement les choses.En quoi le groupe de réflexion sur le fédéralisme, l\u2019« Idée fédérale », serait à l\u2019abri de la loi et non celui sur l\u2019indépendance ?de- mande-t-on au sein du mouvement indépendantiste québécois.N\u2019en demeure pas moins que le PQ prend toutes les précautions pour se distancier le plus possible du nouveau groupe de réflexion.« Il faut savoir que l\u2019institut s\u2019est complètement détaché du parti», a répété le porte-parole du PQ, Yannick Grégoire, au Devoir.M.Péladeau s\u2019affaire à assurer une base financière solide au futur organisme à but non lucratif, qui sera immanquablement « jeune ».L\u2019actionnaire de contrôle de Québecor songe même à y faire une contribution personnelle importante, a rapporté Le Soleil cette semaine.Le chef péquiste supervise la mise sur pied du conseil d\u2019administration, mais demeure à l\u2019écart du processus de désignation du numéro un de l\u2019institut, a-t-on expliqué au Devoir.Les contours de l\u2019institut se précisent Daniel Turp, conseiller de M.Péladeau, a esquissé trois axes de recherche pour l\u2019institut de recherche appliquée sur l\u2019indépendance.Celui-ci devrait démêler les « avantages concrets » de l\u2019indépendance du Québec et les «désavantages concrets » de sa présence dans la fédération canadienne.Il invite également l\u2019équipe de chercheurs de l\u2019institut à s\u2019interroger sur « l\u2019exercice des compétences fédérales sur le territoire [québécois], en particulier dans le domaine de la fiscalité, des transports, des communications et des af faires étrangères ».Enfin, M.Turp souhaite voir l\u2019institut proposer des « gestes devant conduire à l\u2019indépendance » et, tant qu\u2019à y être, jeter les bases d\u2019un «projet républicain pour le Québec».« Il faut donc démarrer le travail le plus rapidement possible », plaide le professeur à la Faculté de droit de l\u2019Université de Montréal.« Des études de qualité obligeront les tenants du statu quo qui dirigent le Par ti libéral du Québec et les marchands d\u2019illusions que sont devenus les réformateurs du fédéralisme de la Coalition Avenir Québec à ne plus se contenter de clichés et de menaces pour s\u2019opposer au projet d\u2019indépendance et de démontrer les avantages du statu quo ou la faisabilité d\u2019une réforme constitutionnelle.» Le Devoir Le DGE s\u2019intéresse à l\u2019institut de recherche sur l\u2019indépendance J E S S I C A N A D E A U L e Collège des médecins tente de déterminer les circonstances entourant la mor t d\u2019un patient qui n\u2019a pu être opéré d\u2019urgence à l\u2019hôpital St.Mary en novembre dernier.« Il est trop tôt pour dire si le Collège des médecins va faire une enquête ou pas parce que, en ce moment, le syndic est encore à l\u2019étape de recueillir des informations pour savoir s\u2019il y a apparence d\u2019un manque quelconque de la part des médecins qui ont vu le patient », répond Leslie Labranche, porte-parole au Collège des médecins.« Ça prend un cer tain délai pour analyser une telle situation et, en ce moment, il y a beaucoup d\u2019informations [contradictoires] qui circulent, donc il faut vraiment aller chercher l\u2019information à la source », ajoute-t-elle.Le Collège des médecins compte notamment parler à l\u2019administration de l\u2019hôpital pour connaître le déroulement exact des événements ayant mené à la mort du documentariste Mark Blandford, âgé de 73 ans, le 2 novembre dernier.Comme le rapportait le journal The Gazette cette semaine, le septuagénaire s\u2019était rendu par lui-même à l\u2019urgence de l\u2019hôpital St.Mary pour des douleurs abdominales.Il a été vu au triage puis retourné à la salle d\u2019attente, où il a été retrouvé inconscient un peu plus tard.«Les manœuvres de réanimation ont été entreprises.Un ultrason a révélé un anévrisme rupturé.La chirurgie vasculaire a été demandée et la décision de transférer la personne a été prise », confirme l\u2019administration du Centre intégré universitaire de l\u2019Ouest-de-l\u2019Île-de-Montréal dans un communiqué de presse.Obligation déontologique?Depuis le début de la semaine, l\u2019histoire évolue et la version des uns contredit celle des autres.Le spécialiste qui aurait pu procéder à l\u2019opération, le Dr Carl Émond, affirme que l\u2019hôpital lui avait retiré ses privilèges de pratiquer cette opération.L\u2019administration de l\u2019hôpital soutient que le médecin avait toujours ses privilèges, mais qu\u2019on a décidé de transférer ces opérations spécialisées au CUSM pour des raisons de qualité.Une lettre interne soutenait plutôt que c\u2019était une conséquence de la réforme et des compressions budgétaires.Mais peu importe les règles administratives, le médecin avait l\u2019obligation d\u2019opérer pour tenter de sauver la vie du patient, tranche l\u2019avocat spécialisé en santé Jean-Pierre Ménard.« En contexte d\u2019urgence, ce qui prime, c\u2019est de porter assistance au patient.Un médecin ne peut pas invoquer le règlement de l\u2019hôpital pour passer outre à ses obligations déontologiques.» Au Collège des médecins, on n\u2019est pas aussi catégorique.« Oui, le médecin doit por ter secours à un patient en situation d\u2019urgence et lui fournir les meilleurs soins possible, mais il doit le faire en tenant compte du contexte dans lequel il se trouve.Si l\u2019hôpital n\u2019est pas équipé pour offrir tel type de soin médical, il ne peut pas procéder.À l\u2019impossible, nul n\u2019est tenu», précise la porte- parole Leslie Labranche.Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l\u2019Ouest-de-l\u2019Île-de-Mont- réal, qui n\u2019a pas donné suite aux appels du Devoir jeudi, a déclenché son propre processus interne d\u2019évaluation.« Il faut absolument qu\u2019on fasse la lumière sur ce qui s\u2019est passé, pour la famille et pour que ça ne se répète pas, affirme le député de la CAQ François Paradis.Il semble y avoir un imbroglio autour de ce qu\u2019on peut faire ou non en fonction des nouvelles règles [liées à la Loi 10].On a un devoir, minimalement, de clarification, parce que la période de transition n\u2019est pas terminée.» Au cabinet du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, on répond qu\u2019on va laisser l\u2019établissement faire sa propre enquête et qu\u2019on « avisera» si les résultats ne sont pas satisfaisants.Le Devoir HÔPITAL ST.MARY Le Collège des médecins soupèse ses options JACQUES NADEAU LE DEVOIR En pleine course à la direction du PQ, le député de Saint-Jérôme avait promis la création d\u2019un think tank visant à produire des «analyses très détaillées, très approfondies sur les bienfaits et les bénéfices de l\u2019indépendance du Québec».Le syndic recueille des informations pour déterminer si une enquête s\u2019impose De peur de pointer du doigt des immigrants, on a organisé une conspiration du silence Il faut démarrer le travail le plus tôt possible Daniel Turp, conseiller du chef péquiste, Pierre Karl Péladeau « » L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 5 J A N V I E R 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 4 L E S P E T I T E S A N N O N C E S AVIS DE DÉCÈS Courriel : petitesannonces@ledevoir.com Téléphone : 514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 160 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.OUTREMONT - 5, Vincent d'Indy 11/2, 31/2, 41/2, Penthouse 51/2, rénovés, près métro, UdeM.Poêle/frigo.Chauffé, eau chaude.Ascenceur.514 737-8055 514 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DÉCORATION INTÉRIEURE P A U L I N E G R A V E L U ne souche de levure sauvage unique au monde a été découverte dans les forêts de la région de Québec par des chercheurs de l\u2019Université Laval.Cette lignée de champignons unicellulaires est une cousine de l\u2019espèce de levure utilisée pour la fabrication du pain, du vin et de la bière.En raison de ce lien de parenté, la nouvelle souche est dotée d\u2019un pouvoir de fermentation qui pourrait très bien être exploitée pour développer une bière aux saveurs typiquement québécoises ! Cette découver te qui fait l\u2019objet d\u2019une publication dans la dernière édition de la revue Nature microbiology est survenue alors que l\u2019équipe de Christian Landry du département de biologie et de l\u2019Institut de biologie intégrative et des systèmes de l\u2019Université Laval procédait à un inventaire des levures sauvages de l\u2019Amérique du Nord.« Nous avons prélevé des échantillons d\u2019écorce d\u2019arbres (d\u2019érable et de chêne) et de sol au pied de ces mêmes arbres dans différentes forêts de feuillus entre Montréal et Québec.Puis, nous avons étalé ces échantillons sur des milieux de culture.Ensuite, nous avons isolé les petites colonies qui se sont développées, et nous avons séquencé certains de leurs gènes afin de les identifier», relate le stagiaire postdoctoral Jean-Baptiste Leducq, qui faisait partie de l\u2019équipe.Cette première analyse génétique grossière a d\u2019abord révélé la présence de deux lignées de l\u2019espèce Saccharomyces paradoxus, qui comprend une lignée asiatique, une lignée européenne et deux lignées nord-américaines.La lignée B, qui occupe une grande por tion du territoire américain, allant de la côte cali- fornienne jusqu\u2019au sud des Grands Lacs et du Québec.Et la lignée C, qui se retrouve presque exclusivement au Québec, dans un couloir allant de Montréal à la pointe de la Gas- pésie.«Ces deux lignées cohabitent toutefois dans certaines forêts de feuillus entre Québec et Montréal», souligne M.Leducq.C\u2019est lorsque les chercheurs ont procédé au séquençage du génome complet de ces spécimens de levure qu\u2019ils ont découvert l\u2019existence d\u2019une troisième lignée parmi eux.« Le fait que 95% de son génome est composé de séquences d\u2019ADN provenant de la lignée québécoise C et 5% de la lignée américaine B prouve que ces deux dernières lignées se sont hybridées dans le passé et qu\u2019elles ont donné naissance à cette troisième lignée qui est présente dans les forêts québécoises.» Cette troisième lignée présente toutes les caractéristiques d\u2019une espèce naissante, ajoute le microbiologiste.«Quand on a essayé de créer des hybrides entre cette lignée et les deux autres, nous y sommes arrivés mais le succès était vraiment beaucoup plus faible que celui auquel on peut s\u2019attendre à l\u2019intérieur d\u2019une espèce où tous les individus peuvent se reproduire librement entre eux.Nous avons observé une réduction de 40 à 60% de la viabilité des hybrides, et cela, en laboratoire.Alors, on peut imaginer que dans la nature, [la création d\u2019hybrides viables] est encore moins probable parce qu\u2019il y a beaucoup d\u2019autres facteurs qu\u2019on ne contrôle pas.Autant de signes que cette lignée est en voie de devenir une espèce», fait-il remarquer.10 000 ans Les chercheurs estiment que le croisement entre les lignées B et C qui a engendré cette troisième lignée a dû avoir lieu après la dernière glaciation, il y a 10 000 ans.Pour arriver à cette estimation, les chercheurs ont émis l\u2019hypothèse qu\u2019avant la dernière glaciation, il n\u2019existait qu\u2019une seule population de Saccharomyces p a r a d o x u s .P u i s , lorsque les glaces occupaient tout le plateau laurentien et descendaient jusqu\u2019aux Grands Lacs, une grande partie de cette population s\u2019est retrouvée au sud des États-Unis, voire en Amérique du Sud, tandis que de petites populations de levure ont subsisté dans les refuges glaciaires.Complètement isolées, les populations de ces refuges ont alors divergé de l\u2019autre population.Et quand les glaciers ont fondu, ces deux populations avaient divergé suffisamment pour être devenues deux lignées distinctes.«Ces deux lignées seraient donc apparues durant la glaciation, soit entre 110000 et 10000 ans.Après le retrait des glaciers, il y a 10 000 ans, ces deux lignées se seraient retrouvées dans les mêmes forêts situées entre Québec et Montréal, et elles se seraient alors hybridées pour donner la troisième lignée», que les chercheurs ont nommée C*.Puisque la lignée C* est la «petite cousine sauvage de Saccharomyces cerevisiae», qui a été domestiquée depuis la Haute Antiquité et qui est utilisée pour la fabrication du pain, du vin et de la bière, on peut donc espérer s\u2019en servir pour créer de nouveaux produits du terroir\u2026 « Ce serait en ef fet amusant d\u2019essayer de préparer de la bière ou du pain avec cette levure, car chaque levure donne des saveurs dif férentes », souligne M.Leducq.Le Devoir Découverte d\u2019une levure sauvage unique près de Québec Son pouvoir de fermentation pourrait être exploité commercialement RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE Françoise David estime que la situation actuelle est «anormale».P H I L I P P E O R F A L I F ace à un ministre de l\u2019Éducation inflexible par rapport à l\u2019étude du projet de loi 86 sur la réforme des commissions scolaires, les partis de l\u2019opposition en appellent aux valeurs de démocrate de Philippe Couillard afin d\u2019ouvrir à d\u2019autres intervenants les consultations parlementaires à ce sujet.Même si le Parti québécois, Québec solidaire et la Coalition avenir Québec ont tous trois demandé, avant Noël, que soient incluses les commissions scolaires de Montréal (CSDM) et En- glish-Montréal (CSEM) dans la liste d\u2019intervenants appelés à témoigner devant la commission parlementaire chargée d\u2019étudier le projet de loi réformant le réseau scolaire, le gouvernement a fait la sourde oreille jusqu\u2019à présent.Mais le PQ et QS n\u2019entendent pas en rester là.La question est bien trop importante, bien trop cruciale, disent-ils, pour que soient écartées les deux plus importantes commissions scolaires francophone et anglophone de la province.Le gouvernement doit revenir sur sa décision et inclure ces organismes, disent-ils.« En plus de déposer un projet de loi qui est une atteinte aux droits démocratiques des Québécois, on tient des auditions de manière tout aussi antidémocratique, déplore en entrevue la porte- parole de Québec solidaire Françoise David.Il y a quelque chose d\u2019anormal dans ce qui se passe à l\u2019heure actuelle.On assiste à une opération extrêmement antidémocratique de la part du gouvernement Couillard.» PKP, défenseur des Anglo-Québécois Pierre Karl Péladeau s\u2019est quant à lui posé en grand défenseur de la minorité anglo-québé- coise, jeudi, à l\u2019issue d\u2019une rencontre avec la présidente de la CSEM, Angela Mancini.«Nous sommes renversés \u2014 \u201cflabergasted\u201d, dira-t-il en anglais \u2014 par le fait que le gouvernement Couil- lard refuse de dialoguer avec la communauté anglophone.Il rejette la participation des commissions scolaires anglophones aux consultations.S\u2019il souhaite réformer la gouvernance des commissions scolaires, le gouvernement du Québec doit respecter les droits de la minorité anglophone et l\u2019inviter à par ticiper aux consultations», a déclaré le chef de l\u2019opposition officielle en point de presse, à Montréal.Les trois partis d\u2019opposition avaient également, à l\u2019origine, demandé une consultation générale \u2014 soit ouverte à tous \u2014 pour l\u2019étude du projet de loi 86, plutôt qu\u2019une consultation particulière, comme c\u2019est le cas actuellement, où les intervenants sont sélectionnés par le parti au pouvoir, sur recommandation de tous les partis.« Il s\u2019agit d\u2019un projet de loi fondamental pour le réseau de l\u2019éducation, et le ministre entend mener l\u2019exercice en catimini », déplore M.Péladeau.« Il est insensé qu\u2019un gouvernement, quel qu\u2019il soit, procède à une aussi importante réorganisation sans entendre toutes les parties concernées.» Le projet de loi 86 vise à remplacer les commissaires scolaires élus au suffrage universel par un «conseil scolaire» composé de personnes nommées dans la plupart des cas.Si l\u2019exercice est dénoncé comme un affaiblissement démocratique par plusieurs opposants, les anglophones y voient également une atteinte à leur droit de gérer leurs propres institutions, garanti dans la Charte canadienne des droits et libertés.Selon M.Péladeau, le refus du gouvernement libéral d\u2019admettre la CSEM en commission parlementaire démontre que l\u2019électorat anglophone est tenu pour acquis par les libéraux.Le cabinet du ministre de l\u2019Éducation, François Blais, n\u2019a pas donné suite à nos appels jeudi en fin de journée.Comme le révélait Le Devoir mardi, 53 organismes ont été convoqués devant la commission qui se penchera sur la réforme de la gouvernance scolaire.La liste inclut les fédérations des commissions scolaires francophone et anglophone, de même que de nombreuses organisations et personnes exerçant en périphérie des écoles québécoises.Le Devoir CONSULTATIONS SUR LE PROJET DE LOI 86 Couillard sommé d\u2019inclure la CSDM et English-Montréal J E A N - F R A N Ç O I S N A D E A U A lors qu\u2019ils représentent seulement 3,8 % de la population canadienne, les membres des Premières Nations, les métis et les Inuits comptent désormais pour plus du quart des prisonniers des centres de détention du gouvernement canadien.Radio-Canada a rappor té jeudi que 25,4 % des détenus au Canada sont désormais des autochtones.Cette surrepré- sentation tient notamment à l\u2019augmentation du nombre de peines minimales à purger au Canada.Le gouvernement Harper a durci les modalités des peines au cours des dernières années.Mais l\u2019augmentation du nombre d\u2019autochtones dans les prisons fédérales était déjà en augmentation avant l\u2019arrivée au pouvoir du gouvernement Harper en 2006.Entre 2001-2002 et 2011-2012, le nombre total d\u2019autochtones incarcérés avait augmenté de 37 %.Pour la même période, le nombre total de femmes autochtones emprisonnées a augmenté de 109 %, selon le Bureau de l\u2019enquêteur correctionnel du Canada.Augmentation de 47% Depuis mars 2005, la pro- por tion de détenus autochtones sous responsabilité du gouvernement fédéral a augmenté de 47,7 %.Il est à noter aussi que la propor tion de Noirs pour la même période a augmenté de 80 %, selon les rapports annuels de l\u2019Enquêteur correctionnel du Canada.Les femmes autochtones comptent aujourd\u2019hui pour 36 % de la population féminine des pénitenciers.Le taux très élevé de détention provisoire des femmes autochtones est en progression constante depuis quelques années.Dans la région des Prairies, un peu plus de 48 % des prisonniers sont des autochtones.Au Québec, en Ontario et dans les provinces atlantiques, les autochtones comptent pour environ 13 % de la population des pénitenciers fédéraux.Le Devoir Le quart des prisonniers fédéraux sont des autochtones On assiste à une opération extrêmement antidémocratique Françoise David, chef de Québec solidaire « » La lignée découverte se retrouve dans un couloir allant de Montréal à la pointe de la Gaspésie Pierre Karl Péladeau s\u2019est posé jeudi en défenseur de la minorité anglophone ISTOCK La surreprésentation tient notamment à l\u2019augmentation du nombre de peines minimales à purger au Canada. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 5 J A N V I E R 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 5 OSSIER BATAILLEURS DE L\u2019IMPOSSIBLE LIRE À CO MAR O D N U DEMAIN TIER OR F DE ER I SS éoccupe la justice, le ui pr à en per \u2019 u sq tions u a ux N inondent l sme s organi son.Incursion dans l ai e la r dr time sent vic s.Ils se di nie uit urs ux de po ibuna s tr Ils e t chia s et la psy s public uérulents q s « ers de v uni \u2019 ui de une injustice q \u2019 s d ent à leur dé v i r s.Ils éc e ie.r », un phénomène v son de vi ai vient leur r str emier mini u pr é, a put e.r e, LE ET UR O P TE NTEX CO TE TEX LE .Les haltes-chaleur ouvertes à -20 Le maire Denis Coderre a accepté de faire passer de -27 degrés Celsius (ressentis) à -20 le seuil en fonction duquel les haltes-chaleur du refuge St.Michael\u2019s et l\u2019Anonyme ouvriront leurs portes aux itinérants.M.Coderre a pris cette décision après discussion avec les représentants des deux organismes.Ils ont d\u2019ailleurs convenu que les deux haltes- chaleur seraient accessibles dès jeudi soir.Le maire a précisé que les contrats de la Ville avec ces organismes seraient modifiés pour refléter les nouvelles règles.Rappelons que la première halte-cha- leur a été ouverte en 2015 pour donner un répit aux personnes itinérantes lors de périodes de grand froid.Le Devoir Un référendum à Outremont?Outremont a lancé le processus d\u2019approbation référendaire pour son controversé règlement interdisant les lieux de culte sur les avenues Laurier et Bernard.Un avis publié dans Le Devoir jeudi indique que les citoyens habitant les zones contiguës ont jusqu\u2019au 22 janvier pour demander la tenue d\u2019un référendum sur le projet.Rappelons qu\u2019en décembre dernier, Outremont avait adopté le projet de règlement litigieux au grand dam de membres de la communauté hassidique qui ont mis en demeure l\u2019arrondissement de renoncer aux modifications de zonage.La mairesse, Marie Cinq-Mars, n\u2019a pas voulu commenter le processus référendaire, mais à l\u2019arrondissement, on dit s\u2019attendre à une forte mobilisation.Le Devoir Un régime plus clément pour certains criminels La Cour suprême du Canada (CSC) ne se penchera pas sur les cas de délinquants ayant été condamnés pour des crimes tout juste après que le régime de remise en liberté conditionnelle eut été durci, et qui avaient finalement obtenu le droit de bénéficier de l\u2019ancien régime.Le rejet des autorisations d\u2019appel par la CSC signifie qu\u2019ils pourront ainsi bénéficier du régime plus clément.Les offenses des individus en question étaient diverses, allant du trafic de drogue à de la fraude.La Presse canadienne Quatre suspects accusés de fraude dans le secteur des garderies Quatre suspects, deux hommes et deux femmes, ont comparu au palais de justice de Longueuil, jeudi, en lien avec une fraude de plus de 15 millions dans le domaine des garderies subventionnées par l\u2019État.On leur reproche notamment d\u2019avoir fait usage de prête-noms afin de contourner les règles du ministère de la Famille et des Aînés pour toucher des subventions gouvernementales auxquelles ils n\u2019avaient pas droit.Les cinq suspects, dont quatre étaient détenus depuis leur arrestation mercredi matin, font tous face à trois accusations, soit fraude, complot et recyclage des produits de la criminalité.La Presse canadienne L I A L É V E S Q U E L es Québécois ont une opinion bien moins favorable des prestataires de l\u2019aide sociale que des personnes ayant une autre religion ou une autre origine ethnique, révèle un sondage réalisé pour le compte de la Commission des droits de la personne.Ils sont ainsi 88 % à avoir une opinion favorable des personnes de couleur, 84 % à avoir une opinion favorable des homosexuels, 77 % des autochtones, 76 % des personnes d\u2019une autre origine ethnique et 68 % des personnes d\u2019une autre religion.Mais la proportion d\u2019opinion positive tombe à 51 % pour les assistés sociaux.«Ça nous a surpris, honnêtement.Ce n\u2019est pas là-dessus au départ qu\u2019on s\u2019interrogeait », a commenté jeudi au cours d\u2019une rencontre avec la presse Pierre Noreau, du Centre de recherche en droit public de l\u2019Université de Montréal.« Avoir su au départ qu\u2019on tomberait sur cette donnée-là, on aurait peut-être pu sonder plus.Mais les quelques données qu\u2019on a vont toutes dans le même sens : ça révèle que c\u2019est le groupe qui est le moins bien perçu», a-t-il ajouté.Joint au téléphone, le Collectif pour un Québec sans pauvreté s\u2019est dit « déçu, mais pas étonné » de ces chiffres sur la perception des personnes assistées sociales.En entrevue, son porte-parole Serge Petitclerc a soutenu que même les ministres responsables du dossier tiennent un discours qui discrédite les personnes assistées sociales comme si elles refusaient de travailler ou de s\u2019en sortir.« Quand on parle des homosexuels, des immigrants, des femmes, il y a toujours une petite retenue.Mais quand on parle des personnes assistées sociales, c\u2019est le bar ouvert : on peut les insulter, dire n\u2019importe quoi sans tenir compte de la réalité », a commenté M.Petitclerc.À l\u2019occasion du 40e anniversaire de la Charte des droits et liber tés de la personne, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse a voulu prendre le pouls de la population face aux différents droits.C\u2019est le Centre de recherche en droit public qui a réalisé l\u2019enquête, avec des chercheurs de quatre universités québécoises.Religions Le sondage confirme aussi un certain malaise par rapport aux accommodements pour motif religieux et quant à l\u2019expression en public de ses convictions religieuses.Ainsi, bien que 68% des Québécois disent avoir une opinion positive des gens ayant une autre religion, ils sont seulement 38% à appuyer l\u2019attribution d\u2019espaces de prière dans les collèges et universités.Et ils sont 43 % à appuyer la prise en compte d\u2019exigences alimentaires pour raison religieuse à la cafétéria des écoles.«Ces trucs-là, il y a de la résistance là-dessus de façon impor tante.Et on avait des chiffres équivalents en 2006 et 2007 quand ces questions-là ont commencé à être posées.Ça n\u2019a pratiquement pas bougé depuis 10 ans.Il y a donc une immense résistance sur ces ques- tions-là, beaucoup plus grande que pour tous les autres types d\u2019accommodements.Et ça montre que ça accroche sur les questions religieuses», a résumé M.No- reau.De même, 43 % des répondants ont dit se méfier des personnes qui af firment trop clairement leur religion.Aux yeux de M.Noreau, c\u2019est l\u2019expression en public de sa religion qui incommode les répondants.Ils sont ainsi 25 % à trouver dérangeant le port de la kippa, 30,5 % à trouver dérangeant le port du turban et 49 % à trouver dérangeant le port du voile.Mais ils ne sont que 5,5 % à trouver dérangeant le port d\u2019une croix dans le cou.Le sondage a été réalisé auprès de 1501 répondants, entre avril et juin 2015.Il comporte une marge d\u2019erreur de 2,4 %, 19 fois sur 20.La Presse canadienne SONDAGE Les assistés sociaux suscitent la méfiance VILLE DE MONTRÉAL Une maquette du projet.Montréal souhaite mettre en valeur le caractère historique de la place et favoriser l\u2019animation de la rue, été comme hiver.J E A N N E C O R R I V E A U Montréal réaménagera la place Jacques-Cartier dans le but de mettre en valeur son caractère historique et favoriser l\u2019animation de la rue, été comme hiver.Le projet présenté jeudi par la Ville prévoit notamment le déplacement des terrasses des restaurants vers le centre de la place publique, à sept mètres des bâtiments.Ce projet, un legs du 375e anniversaire de Montréal, nécessitera des investissements de 5 millions de la part de la Ville.La Ville a constaté qu\u2019en dehors de la saison estivale, la place Jacques-Cartier devenait généralement déserte, plusieurs commerces ayant l\u2019habitude de fermer leurs portes pendant quatre à cinq mois.Et durant tout l\u2019été, d\u2019imposantes terrasses dotées d\u2019auvents cachent les façades historiques des immeubles.« Honnêtement, c\u2019est laitte », a commenté le maire Denis Coderre au sujet des aménagements disparates.Des toits de zinc Les terrasses des restaurants seront donc installées en retrait des bâtiments, à sept mètres des façades.D\u2019un design homogène, elles seront dotées de toitures de zinc, de parois vitrées et d\u2019auvents rétractables afin de protéger les clients des intempéries.Montréal compte aussi les relier au réseau électrique de manière à permettre d\u2019éclairer et, éventuellement, de chauffer les installations.C\u2019est la Ville qui assumera les coûts de construction et d\u2019installation des terrasses.Les kiosques d\u2019animation seront aussi revam- pés.Les artistes de rue seront déplacés sur la rue de la Commune tout comme certains musiciens, caricaturistes portraitistes.Certains travaux d\u2019aménagements sont aussi prévus sur la place De La Dauversière et la rue de la Commune.L\u2019épreuve des assiettes Le projet, élaboré par les architectes de l\u2019Atelier VAP en collaboration avec la Société de développement commercial (SDC) du Vieux- Montréal, risque de ne pas faire l\u2019unanimité.Les serveurs devront se frayer un chemin à travers les touristes et les passants pour aller servir leurs clients sur les terrasses.L\u2019été, la Ville estime qu\u2019entre 2000 et 4300 piétons à l\u2019heure circulent sur la place Jacques-Cartier.«C\u2019est sûr qu\u2019il y a des gens qui ne seront pas contents.Mais j\u2019ai toujours dit que gouverner, c\u2019est choisir », a indiqué le maire avant de lancer à la blague : « Ils [les serveurs] vont peut-être échapper une couple d\u2019assiettes.On fera des concours d\u2019équilibre.Ça va faire partie des célébrations du 375e : se promener sept mètres avec une assiette sans qu\u2019elle tombe.» Le maire Coderre a profité de l\u2019occasion pour réitérer son souhait de voir la Ville rapatrier le Vieux-Port, mais il a aussi évoqué la possibilité de piétonniser la rue de la Commune.Les travaux de la place Jacques-Cartier commenceront cet été et le nouvel aménagement devrait être prêt en avril 2017.Projet Montréal a salué la volonté de l\u2019administration de vouloir améliorer le sort de la place Jacques-Cartier, mais émet plusieurs réserves.«C\u2019est un remède de cheval pour un problème essentiellement esthétique», a commenté la conseillère Laurence Lavigne Lalonde.Selon elle, la Ville aurait pu déterminer des normes pour assurer une certaine uniformité dans les aménagements, ce qui aurait été bien moins coûteux.Le Devoir MONTRÉAL La place Jacques-Cartier revampée pour le 375e La Commission des droits de la personne s\u2019étonne des résultats de son enquête Z O O M D O S S O à Monrovia L\u2019 épidémie d\u2019Ebola en Afrique de l\u2019Ouest, la plus grave depuis l\u2019identification du virus il y a 40 ans, s\u2019est officiellement achevée jeudi avec l\u2019annonce de l\u2019arrêt de « toutes les chaînes connues de transmission » au Liberia comme dans l\u2019ensemble de la région.Sauf que quelques heures plus tard, un décès suspect a été signalé au Sierra Leone.Un première prélèvement fait sur la victime a donné un résultat positif au virus, mais les responsables sanitaires poursuivent leur enquête.Plus tôt dans la journée, les pays touchés et la communauté internationale aviaent réagi avec soulagement, mais prudence à la proclamation par l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS) de la fin de cette épidémie, partie en décembre 2013 de Guinée, qui s\u2019est propagée au Liberia et en Sierra Leone voisins, puis au Nigeria et au Mali.En deux ans, elle aura gagné dix pays, dont l\u2019Espagne et les États-Unis, provoquant of ficiellement 11315 mor ts pour 28637 cas recensés.Ce bilan, sous-évalué de l\u2019aveu même de l\u2019OMS, est sept fois supérieur en nombre de morts à celui cumulé de toutes les épidémies d\u2019Ebola depuis l\u2019identification du vir us en Afrique centrale en 1976.Après la Sierra Leone et la Guinée, le Liberia a atteint jeudi son 42e jour \u2014 deux fois la durée maximale d\u2019incubation \u2014 sans nouveau cas depuis le second test négatif sur le dernier patient, a annoncé l\u2019OMS.La maladie a bouleversé le mode de vie des sociétés, par la recommandation d\u2019éviter tout contact entre vivants, mais aussi avec les morts \u2014 une interdiction mal acceptée par des populations attachées aux rites funéraires impliquant le lavage des corps.Agence France-Presse AFRIQUE DE L\u2019OUEST Fin de l\u2019épidémie d\u2019Ebola?ZOOM DOSSO AGENCE FRANCE-PRESSE On recense au moins 11 315 morts en deux ans.Washington \u2014 La tempête tropicale Alex a atteint jeudi la force d\u2019un ouragan dans l\u2019océan Atlantique, un phénomène exceptionnel en janvier qui n\u2019était pas arrivé depuis près de 80 ans, selon l\u2019Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA).Selon le dernier bulletin du centre national des ouragans (NHC), Alex se trouvait à environ 560 kilomètres au sud de l\u2019île de Faial, située au centre de l\u2019archipel des Açores, où une alerte a été émise, et ses vents continuaient de souf fler à 140 km/h, ce qui le classe en catégorie 1 sur une échelle de 5.Il se déplaçait à 37 km/h.Selon les météorologues de la NOAA, il faut remonter à 1938 pour retrouver trace d\u2019un ouragan se formant dans le courant du mois de janvier.La saison des ouragans dans l\u2019Atlantique court habituellement de mai à novembre.« De manière remarquable, Alex s\u2019est transformé en un ouragan», a souligné la NOAA.«Il est très inhabituel d\u2019avoir un ouragan au-dessus d\u2019eaux qui sont à 20°C», ont repris les météorologues américains, expliquant que la température plus froide que d\u2019habitude en altitude explique l\u2019instabilité dans la région et «est vraisemblablement le principal facteur ayant contribué à la transition tropicale et au renforcement d\u2019Alex».Il devrait accélérer vendredi en se dirigeant vers le nord, avant de s\u2019engager sur une trajectoire nord-ouest samedi, mais la vitesse de ses vents ne devrait pas évoluer dans les prochaines heures.Selon le dernier bulletin du NHC, l\u2019œil d\u2019Alex devrait s\u2019approcher ou passer sur une partie des Açores vendredi matin.Les autorités de l\u2019archipel por tugais ont indiqué avoir pris leurs précautions.Agence France-Presse Un ouragan dans l\u2019Atlantique.en janvier L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 5 J A N V I E R 2 0 1 6 A 6 É C O N O M I E Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Alim.Couche-Tard ATD.B 60.78 1.76 2.98 906 Canadian-Tire CTC.A 107.92 0.92 0.86 222 Cogeco CCA 63.19 1.53 2.48 102 Corus CJR.B 11.27 0.49 4.55 1101 Groupe TVA TVA.B 3.82 -0.14 -3.54 2 Jean Coutu PJC.A 17.88 0.76 4.44 361 Loblaw L 65.28 1.87 2.95 501 Magna MG 50.75 -0.94 -1.82 2143 Metro MRU 39.51 0.83 2.15 830 Quebecor QBR.B 34.44 -0.30 -0.86 368 Rona RON 11.37 0.01 0.09 141 Saputo SAP 32.64 0.36 1.12 412 Shaw SJR.B 24.75 0.05 0.20 1850 Dollarama DOL 75.64 2.88 3.96 632 Tim Hortons THI 99.00 0.00 0.00 0 Transat A.T.TRZ 7.37 0.09 1.24 55 Yellow Media Y 14.86 0.45 3.12 107 S&P TSX SPTT12336.03 165.62 1.36 277737 S&P TX20 TX20 444.74 -0.54 -0.12 114663 S&P TX60 TX60 726.10 10.89 1.52 134936 S&P TX60 Cap.TX6C 802.92 12.04 1.52 134936 Cons.de base TTCS 480.20 10.32 2.20 4166 Cons.discré.TTCD 156.36 1.79 1.16 13325 Énergie TTEN 146.27 6.03 4.30 77764 Finance TTFS 223.02 1.52 0.69 35139 Aurifère TTGD 130.19 -4.92 -3.64 52564 Santé TTHC 113.19 2.83 2.56 7241 Tech.de l\u2019info TTTK 51.09 0.72 1.43 8927 Industrie TTIN 153.94 1.56 1.02 18054 Matériaux TTMT 158.51 -1.70 -1.06 86805 Immobilier TTRE 257.34 0.78 0.30 6994 Télécoms TTTS 131.93 0.45 0.34 3883 Sev.collect.TTUT 203.73 1.13 0.56 5971 Métaux/minerals TTMN 260.00 5.62 2.21 29615 TSX Venture JX 495.37 -0.35 -0.07 57564 Cameco CCO 16.25 0.31 1.94 869 Canadian Natural CNQ 25.90 1.18 4.77 4324 Canadian Oil Sands COS 7.64 0.34 4.66 2008 Enbridge ENB 44.78 1.96 4.58 3295 EnCana ECA 5.92 -0.13 -2.15 6780 Enerplus ERF 3.48 0.17 5.14 2868 Pengrowth Energy PGF 0.83 0.11 15.28 1998 Pétrolière Impériale IMO 42.23 1.86 4.61 738 Suncor Energy SU 32.39 1.06 3.38 3789 Cenovus Energy CVE 17.29 0.93 5.68 2496 TransCanada TRP 45.00 0.74 1.67 1678 Valener VNR 18.12 -0.19 -1.04 72 Air Canada AC 8.16 -0.76 -8.52 5573 Bombardier BBD.B 1.16 -0.01 -0.85 4560 CAE CAE 15.34 0.07 0.46 486 Canadien Pacifique CP 153.11 2.56 1.70 955 Chemin de fer CN CNR 74.16 1.26 1.73 1570 SNC-Lavalin SNC 39.07 -0.44 -1.11 582 Transcontinental TCL.A 16.27 0.17 1.06 210 TransForce TFI 22.15 0.27 1.23 309 B.CIBC CM 86.62 0.02 0.02 2103 B.de Montréal BMO 73.05 1.05 1.46 1900 B.Laurentienne LB 43.54 -0.34 -0.77 208 B.Nationale NA 37.27 0.34 0.92 2162 B.Royale RY 69.57 0.42 0.61 5311 B.Scotia BNS 53.63 0.63 1.19 3178 B.TD TD 51.29 -0.21 -0.41 6585 Brookfield Asset BAM.A 41.84 0.92 2.25 1004 Cominar Real CUF.UN 14.24 -0.04 -0.28 475 Corp.Fin.Power PWF 30.21 0.21 0.70 539 Fin.Manuvie MFC 18.82 0.30 1.62 3853 Fin.Sun Life SLF 39.86 0.61 1.55 1065 Great-West Lifeco GWO 32.78 0.02 0.06 664 Industrielle All.IAG 41.20 0.42 1.03 296 Power Corporation POW 27.57 0.33 1.21 567 TMX X 37.22 0.12 0.32 71 Agrium AGU 123.84 4.22 3.53 495 Barrick Gold ABX 10.90 -0.63 -5.46 5377 Goldcorp G 14.99 -1.00 -6.25 4376 Kinross Gold K 2.30 -0.10 -4.17 2944 Mines Agnico-Eagle AEM 40.06 -1.55 -3.73 1653 Potash POT 23.30 0.78 3.46 2656 Teck Resources TCK.B 4.29 0.49 12.89 7060 Fortis FTS 37.68 0.45 1.21 733 TransAlta TA 4.36 -0.01 -0.23 918 BlackBerry BB 10.53 0.37 3.64 3554 CGI GIB.A 54.68 0.43 0.79 1327 BCE BCE 55.08 0.18 0.33 1620 Manitoba Telecom MBT 29.76 -0.08 -0.27 183 Rogers RCI.B 48.62 0.47 0.98 862 Telus T 37.23 0.13 0.35 1218 iShares DEX XBB 31.78 0.00 0.00 73 iShares MSCI XEM 23.89 0.29 1.23 8 iShares MSCI EMU EZU 33.12 0.31 0.94 9310 iShares S&P 500 XSP 22.00 0.36 1.66 725 iShares S&P/TSX XIC 19.54 0.25 1.30 178 ENCANA CORP ECA 5.92 -0.13 -2.15 6780 TORONTO DOMINION TD 51.29 -0.21 -0.41 6585 AIR CANADA AC 8.16 -0.76 -8.52 5573 BARRICK GOLD CORP ABX 10.90 -0.63 -5.46 5377 ROYAL BANK of RY 69.57 0.42 0.61 5311 iShares S&P TSX 60 XIU 18.27 0.27 1.50 4566 GOLDCORP INC G 14.99 -1.00 -6.25 4376 CANADIAN NATURAL CNQ 25.90 1.18 4.77 4324 EMERA INC EMA.IR 33.22 -1.08 -3.15 4036 MEG ENERGY CORP MEG 5.24 0.25 5.01 3971 POLARIS PIF 7.47 0.95 14.57 142 HB NYMEX NG BEAR HND 19.15 1.84 10.63 578 PERFORMANCE SPORTS PSG 11.11 0.92 9.03 594 HB S&P TSX BULL HEU 6.26 0.49 8.49 430 INTERFOR CORP IFP 10.54 0.82 8.44 526 CRESCENT POINT CPG 13.98 1.08 8.37 3386 HORIZONS BETA HGD 11.41 0.80 7.54 1270 AGT FOOD & AGT 36.10 2.24 6.62 200 VERMILION ENERGY VET 35.64 2.14 6.39 524 METHANEX CORP MX 37.93 2.19 6.13 365 HB NYMEX NG BULL HNU 12.38 -1.43 -10.35 1276 SEABRIDGE SEA 9.90 -1.07 -9.75 113 HB S&P TSX BEAR HED 24.82 -2.33 -8.58 280 AIR CANADA AC 8.16 -0.76 -8.52 5573 PRETIUM RESOURCES PVG 6.79 -0.62 -8.37 501 NORTH AMERICAN FFN 5.68 -0.51 -8.24 281 LABRADOR IRON ORE LIF 7.48 -0.66 -8.11 817 HORIZONS BETAPRO HVU 45.76 -3.94 -7.93 553 S&P TSX GLOBAL HGU 16.40 -1.36 -7.66 1474 GOLDCORP INC G 14.99 -1.00 -6.25 4376 VALEANT VRX 129.25 6.56 5.35 563 AGRIUM INC AGU 123.84 4.22 3.53 495 DOLLARAMA INC DOL 75.64 2.88 3.96 632 WESTON GEORGE LTD WN 104.68 2.79 2.74 119 RESTAURANT BRANDS QSR 48.29 2.67 5.85 751 CANADIAN PACIFIC CP 153.11 2.56 1.70 955 AGT FOOD & AGT 36.10 2.24 6.62 200 METHANEX CORP MX 37.93 2.19 6.13 365 VERMILION ENERGY VET 35.64 2.14 6.39 524 ENBRIDGE INC ENB 44.78 1.96 4.58 3295 HORIZONS BETAPRO HVU 45.76 -3.94 -7.93 553 LINAMAR CORP LNR 59.42 -2.37 -3.84 334 HB S&P TSX BEAR HED 24.82 -2.33 -8.58 280 KINAXIS INC KXS 46.30 -2.00 -4.14 159 INTACT FINANCIAL IFC 85.47 -1.93 -2.21 283 AGNICO EAGLE MINES AEM 40.06 -1.55 -3.73 1653 HB NYMEX NG BULL HNU 12.38 -1.43 -10.35 1276 S&P TSX GLOBAL HGU 16.40 -1.36 -7.66 1474 EMERA INC EMA.IR 33.22 -1.08 -3.15 4036 SEABRIDGE SEA 9.90 -1.07 -9.75 113 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRÉTIONNAIRE ÉNERGIE FINANCIÈRES INDUSTRIELLES ENTREPRISES DE MATÉRIAUX SERVICES PUBLICS TECHNOLOGIE TÉLÉCOMMUNICATIONS FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO LES GAGNANTS EN % LES PERDANTS EN % LES GAGNANTS EN $ LES PERDANTS EN $ LES INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO TSX CROISSANCE Consultez toutes les cotes boursières sur www.decisionplus.com M A R C H É S B O U R S I E R S TORONTO S&P TSX 12 336,03 ?+165,62 +1,4% New York S&P 500 1921,84 ?+31,56 +1,7% NASDAQ 4615,00 ?+88,94 +2,0% DOW JONES 16 379,05 ?+227,64 +1,4% PÉTROLE 31,20 +0,72 $US +2,4% ?OR 1073,60 -13,50 $US -1,2% ?DOLLAR CANADIEN 69,63 -0,08 $US -0,1% ?1$US = 1,4362 64,09 +0,03 EURO 1 EURO = 1,5604 INDICES QUÉBÉCOIS Indice Fermeture var.pts var.% IQ30 2064,88 +23,32 +1,14 IQ120 2064,08 +17,30 +0,85 CENTRE D\u2019ANALYSE ET DE SUIVI DE L\u2019INDICE QUÉBEC L\u2019indice Québec est une initiative du Département de finance de l\u2019Université de Sherbrooke et de l\u2019Institut de recherche en économie contemporaine P aris \u2014 Les constructeurs automobiles français Renault et italo-américain Fiat Chr ysler ont dévissé en Bourse jeudi.Le premier après l\u2019annonce d\u2019un «dépassement de normes» d\u2019émission de ses moteurs diesel.Le second après que deux de ses concessionnaires américains l\u2019eurent accusé de truquer ses chiffres de ventes aux États-Unis.Les examens ont révélé un « dépassement de normes » pour le dioxyde de carbone (CO2) et les oxydes d\u2019azote (NOx) chez Renault et plusieurs autres marques étrangères, mais il n\u2019y avait « pas de logiciel de fraude sur la marque Renault », a annoncé la ministre française de l\u2019Écologie, Ségolène Royal.Cette dernière avait ordonné ces tests juste après la révélation par Volkswagen qu\u2019il avait équipé 11 millions de moteurs diesel d\u2019un logiciel capable de fausser les résultats des contrôles antipollution.«Il ne s\u2019agit en aucun cas d\u2019une situation comparable à celle de Volkswagen», qui avait délibérément truqué ses moteurs, a souligné de Berlin le ministre français de l\u2019Économie, Emmanuel Macron, ajoutant maintenir « sa confiance dans le groupe Renault ».Le fait qu\u2019aucune fraude n\u2019ait été détectée sur les modèles du numéro deux français du secteur n\u2019a pas suf fi à rassurer : l\u2019action Renault a terminé en baisse de plus de 10 % à Paris, après avoir plongé de plus de 20 % à la mi-journée.Perquisitions La tempête a commencé à s\u2019abattre sur le constructeur en fin de matinée, après la révélation par des syndicats des perquisitions en son sein menées la semaine dernière par les services français de la répression des fraudes.Les perquisitions ont visé le siège social de Renault à Boulogne-Bil- lancour t, près de Paris, et deux de ses centres d\u2019ingénierie à l\u2019ouest et au sud de la capitale française, a confirmé le constructeur.Sa direction les a présentées comme un «complément d\u2019investigation » ayant « vocation à valider définitivement les premiers éléments d\u2019analyse » de la commission d\u2019enquête post-Volkswagen.La dégringolade de Renault a affecté par ricochet le principal constructeur automobile français, PSA Peugeot Citroën, qui a rapidement souligné «ne pas avoir fait l\u2019objet d\u2019une perquisition.Les résultats des tests réalisés par la commission technique [\u2026] nous ont été communiqués et attestent de l\u2019absence de toute anomalie», a assuré le groupe, dont le titre a terminé en recul de 5,1 % après avoir chuté de près de 10 % à la mi- journée.Fiat Chrysler dans la tourmente Le constructeur automobile italo-américain Fiat Chrysler Automobiles (FCA) se retrouvait également dans la tourmente jeudi après que deux de ses concessionnaires américains l\u2019ont accusé de truquer ses chif fres de ventes aux États-Unis.Le groupe automobile aurait mis en place un programme spécial lié à la performance baptisé «VGP » pour inciter ses concessionnaires à falsifier leurs ventes à la fin du mois contre une rémunération déguisée en aides publicitaires et marketing, selon le texte de la plainte consultée par l\u2019AFP.Fiat Chrysler est «convaincu que la plainte est infondée », a réagi le constructeur automobile, s\u2019interrogeant sur l\u2019opportunité de cette action judiciaire qui survient alors qu\u2019« il est en train de discuter avec le groupe concessionnaire de la nécessité que celui-ci respecte ses obligations en ver tu de cer tains contrats de concession ».En Bourse, le titre de FCA Automobiles, la maison mère de Fiat Chrysler, plongeait aussi bien à Wall Street (-5,1%) qu\u2019à Milan (-7,5%).Agence France-Presse Après Volkswagen, au tour de Renault et de Fiat Chrysler Les détenteurs d\u2019actions des deux constructeurs s\u2019alarment après la publication d\u2019informations troublantes Paris \u2014 Des représentants du syndicat français CGT et de l\u2019Union internationale des employés de services (SEIU) américaine se sont réunis jeudi à Paris pour dénoncer les pratiques de «dumping social » et «d\u2019évasion fiscale» de la chaîne de restauration McDonald\u2019s et appeler à une mobilisation mondiale des salariés.«Cette réunion clôt une campagne européenne inédite qui va créer un précédent », a estimé devant la presse David Rolf, vice-président du SEIU, qui compte environ deux millions d\u2019adhérents.Une vingtaine de salariés américains de McDonald\u2019s en lutte pour «une heure payée 15 dollars » depuis novembre 2012 étaient présents.Ils ont témoigné de conditions de travail très difficiles et d\u2019une très grande précarité.Les syndicats doivent se retrouver fin février pour décider d\u2019une série d\u2019actions notamment pendant l\u2019Euro 2016 de football, qui se déroulera en France pendant l\u2019été, ont-ils annoncé.L\u2019objectif est «de lutter pour des salaires dignes, partout, mais contre l\u2019évasion fiscale de McDonald\u2019s et des multinationales » , a ajouté Amar Lagha, de la Confédération générale du travail (CGT), en rappelant « le milliard d\u2019euros non reversé par McDonald\u2019s aux États européens, alors que l\u2019entreprise a touché des aides de plusieurs millions pour embaucher des jeunes».Une vingtaine de syndicats, fédérations syndicales et associations de consommateurs européens (NGG en Allemagne, CGT en France, Bakers en Grande-Bretagne, FGTB en Belgique, FNV aux Pays-Bas, 3F au Danemark, l\u2019EFFAT et l\u2019EPSU) « ont ap- por té leur soutien » à la campagne, selon la CGT.Trois associations italiennes de consommateurs, soutenues par des syndicats internationaux et européens, viennent de por ter plainte devant la Commission européenne contre McDonald\u2019s pour pratiques anticoncurrentielles.Des élus du comité d\u2019entreprise d\u2019un McDonald\u2019s parisien l\u2019avaient fait le 18 décembre pour « blanchiment de fraude fiscale et abus de biens sociaux ».La Commission européenne a lancé début décembre une enquête sur le traitement fiscal avantageux accordé par le Luxembourg à la chaîne de restauration.Parallèlement, trois syndicats européens, dont la CGT, ont adressé au Parlement européen trois pétitions accusant McDo de maltraiter ses employés.Agence France-Presse MCDONALD\u2019S Appel à la « mobilisation mondiale » de syndicats français et américains B rasilia \u2014 La police brésilienne a déposé plainte contre les entreprises minières Vale et Samarco, pour crime contre l\u2019environnement, plus de deux mois après une coulée de boue qui a fait 17 morts au Brésil, a-t-on appris jeudi.La plainte vise également sept dirigeants des deux entreprises, dont le président de Sa- marco, Ricardo Vescovi, pour avoir commis des délits punis par la loi contre les crimes environnementaux, selon le communiqué des forces de l\u2019ordre, consulté par l\u2019AFP.Des peines allant jusqu\u2019à cinq ans de prison sont prévues pour les personnes reconnues coupables d\u2019avoir causé une «contamination de quelconque nature à des niveaux tels qu\u2019ils provoquent [\u2026] des dégâts sur la santé humaine [\u2026], la mort d\u2019animaux [\u2026] et une destruction significative de la flore».La rupture d\u2019un barrage le 5 novembre a libéré une gigantesque coulée de boue de résidus miniers et a englouti le village de Bento Rodrigues dans l\u2019État de Minas Gerais, faisant 17 morts et deux disparus.La coulée s\u2019est ensuite répandue jusqu\u2019à l\u2019océan atlantique sur 650km à travers le lit du fleuve Rio Doce.Sur son passage, elle a tué des milliers d\u2019animaux et dévasté des zones de forêt tropicale protégées.L\u2019entreprise Samarco est propriétaire du barrage avec ses deux actionnaires à parts égales, les géants miniers brésilien Vale et anglo-australien BHP Billiton.Le document de la police précise que l\u2019enquête est toujours en cours et que de nouvelles plaintes pourraient être déposées.Cette plainte constitue une première étape dans le long processus judiciaire brésilien.Il reviendra ensuite au procureur général de décider de lui donner suite avant un éventuel procès.Vale a accueilli avec surprise l\u2019annonce de la police.«Les suppositions de la police fédérale sur une éventuelle responsabilité de Vale se basent sur des hypothèses sans lien avec les causes de l\u2019accident», a indiqué l\u2019entreprise brésilienne.Samarco, de son côté, a exprimé son désaccord, les causes de l\u2019accident n\u2019ayant pas encore été clarifiées, selon l\u2019entreprise.En décembre, le gouvernement brésilien a réclamé en justice 5,2 milliards de dollars aux compagnies minières responsables.Agence France-Presse BRÉSIL Plaintes déposées contre deux minières États-Unis : l\u2019essence sous les 50¢US le litre Washington \u2014 Le prix de l\u2019essence aux États- Unis a atteint un plancher depuis sept ans, passant sous la barre des 2$US le gallon en moyenne, soit à peine plus de 50¢ US le litre.Selon l\u2019Agence gouvernementale d\u2019information sur l\u2019énergie jeudi, le prix moyen de l\u2019essence à la pompe est tombé en début de semaine à 1,99 $US le gallon.C\u2019est le plus bas niveau depuis mars 2009 quand le pays était en récession.Dans certains États qui exploitent ou raffinent du pétrole, les prix à la pompe sont même bien plus bas, selon l\u2019American Automobile Association.Agence France-Presse Goldman Sachs solde un litige pour 5,1 milliards New York \u2014 Goldman Sachs a annoncé jeudi être parvenu à un accord de principe de 5,1 milliards de dollars avec les autorités américaines pour solder un litige immobilier remontant à la crise financière.L\u2019établissement se voyait reprocher d\u2019avoir vendu de 2005 à 2007 un portefeuille titrisé de prêts hypothécaires résidentiels, soit Reitmans : coupes au siège social Confronté à une concurrence de plus en plus féroce ainsi qu\u2019à un faible dollar canadien, le détaillant Reitmans supprimera 10 % de l\u2019effectif de son siège social montréalais, soit 77 postes, afin de réduire ses coûts.Le détaillant a expliqué jeudi que cela lui permettra de générer des économies annualisées d\u2019environ 6 millions.Reitmans devrait verser près de 2 millions en indemnités de départ.La Presse canadienne des crédits immobiliers convertis en produits financiers qui ont par la suite causé des pertes abyssales aux acheteurs.De tels agissements violaient les lois en matière de crédits.La banque new-yorkaise a écopé d\u2019une amende civile de 2,4 milliards et devrait consacrer 1,8 milliard à dédommager les consommateurs.Elle devrait notamment financer des travaux de réhabilitation de maisons de certains ménages, aider à la restructuration de la dette d\u2019autres, soutenir financièrement des programmes de prévention de saisies immobilières.Les autorités renoncent, elles, à la poursuivre en justice.Agence France-Presse PHILIPPE HUGUEN AFP L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 5 J A N V I E R 2 0 1 6 ECONOMIE A 7 K A R L R E T T I N O - P A R A Z E L L I L a timidité de la réponse aux changements climatiques et les migrations de masse sont les enjeux les plus susceptibles d\u2019af fecter l\u2019état du monde au cours de la prochaine décennie, prévoit le plus récent rapport du Forum économique mondial (FEM) dévoilé jeudi.Le 11e rappor t sur les risques mondiaux publié à la veille du Forum économique de Davos met en lumière les menaces les plus tangibles ou les plus imminentes.Ses auteurs ont demandé à près de 750 experts provenant du milieu des af faires, du monde universitaire, du secteur public ou d\u2019organisations non gouvernementales de classer 29 risques en fonction de leur impact potentiel et de la probabilité qu\u2019ils deviennent réalité.L\u2019enquête révèle que l\u2019échec des ef- for ts d\u2019atténuation des changements cl imatiques est le risque dont l\u2019impact est jugé le plus grand, devant les armes de destruction massive et les crises de l\u2019eau.En comparaison, les risques entourant l\u2019accès à l\u2019eau et les épidémies occupaient les deux premières places l\u2019an dernier.Pour ce qui est des risques qui sont les plus susceptibles de se matérialiser, les répondants ont cette année soumis les vagues massives d\u2019immigration, suivies des événe- ments météorologiques extrêmes et de l\u2019échec de l\u2019adaptation aux changements climatiques.L\u2019enjeu migratoire est celui qui a connu la plus importante progression dans le classement par rapport à l\u2019an dernier.« Nous constatons que les risques sont plus interconnectés et plus imminents », a souligné le directeur des af faires géopolitiques du FEM, Espen Barth Eide, lors de la présentation du rapport.Les réactions en chaîne sont ef fectivement nombreuses : les changements climatiques causent des crises liées à l\u2019eau, lesquelles peuvent alimenter des conflits et entraîner un regain de migrations forcées.«Le changement climatique conduit à l\u2019amplification d\u2019un nombre de risques plus importants que jamais», a soutenu Cecilia Reyes, la responsable des risques au Zurich Insurance Group, un partenaire du FEM.D\u2019une manière semblable, la crise des réfugiés en Europe provoque des tensions entre les pays aux visions opposées, ce qui peut affecter les relations commerciales, nuire à l\u2019activité économique, faire croître le chômage et ultimement, entraîner de l\u2019instabilité sociale.Risque sous-évalué Une por tion du rapport du FEM analyse par ailleurs les risques associés à la conduite des affaires, autant à l\u2019échelle nationale qu\u2019internationale.Cette année, le chômage et le sous- emploi, ainsi que le choc des prix de l\u2019énergie ont été établis comme les principaux risques dans la moitié des 140 pays sondés.Au Canada, la menace numéro un est le prix de l\u2019énergie, sans doute en raison de la chute des prix du pétrole qui porte un coup dur à l\u2019économie du pays.De leur côté, les Américains sont sur tout préoccupés par les risques liés à la cybersécurité.Fait à noter, les répondants américains sont pratiquement les seuls à avoir classé les cy- berattaques parmi les principaux risques.« Les crises technologiques n\u2019ont pas encore eu d\u2019incidence sur l\u2019économie et la sécurité de manière systémique, mais le risque reste élevé \u2014 un état de fait dont les exper ts n\u2019ont peut-être pas pris toute la mesure », fait remarquer le communiqué du FEM.Selon le Center for Strategic and International Studies, la cybercriminalité coûte près de 445 milliards $US par année à l\u2019économie mondiale.Le Devoir FORUM ÉCONOMIQUE MONDIAL Les changements climatiques et les migrants au cœur des préoccupations à Davos F R A N Ç O I S D E S J A R D I N S C\u2019est dans le cadre de son premier budget que le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, entend rétablir le crédit d\u2019impôt pour les cotisations aux fonds de travailleurs.Le respect de cette promesse, faite il y a près d\u2019un an par Justin Trudeau lors d\u2019un passage à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, est d\u2019une importance capitale pour des organisations comme le Fonds FTQ et Fon- daction (CSN), qui militent pour le rétablissement du crédit depuis l\u2019annonce du gouvernement Harper en mars 2013.Jugeant ce type de crédit d\u2019impôt inutile et d\u2019une autre époque, le ministre des Finances de l\u2019époque, Jim Fla- herty, avait décrété une abolition graduelle de 15% à 0% sur trois ans à compter du 1er janvier 2015.Le gouvernement du Québec offre toujours un crédit de 15% pour le Fonds FTQ et de 20% pour Fondaction.La nouvelle a d\u2019abord été confirmée par le député Fran- çois-Philippe Champagne, qui agit comme secrétaire parlementaire de M.Morneau, puis par le ministre lui-même.Selon l\u2019attaché de presse de M.Morneau, ce dernier a dit à Winnipeg que « nous allons respecter nos engagements au sujet des crédits d\u2019impôt pour les fonds des travailleurs » et que « nous allons réintroduire les crédits d\u2019impôt dans notre budget 2016».L\u2019annonce a vite été saluée par le Fonds FTQ et, logiquement, suscitera le même enthousiasme de la par t de Fondaction.La direction du Fonds FTQ a récemment mentionné au Devoir que la disparition graduelle du crédit d\u2019impôt fédéral a eu pour effet, en 2015, de réduire d\u2019environ 6% les cotisations automatiques faites par retenue sur le salaire.Un éventuel rétablissement, a-t-elle ajouté, serait toutefois susceptible d\u2019entraîner une augmentation.La nouvelle sur vient alors que Fondaction a rappor té pour son premier semestre 2015-2016 un rendement de 0,2 %, en raison principalement de la faible performance des marchés boursiers.Sur une période de 12 mois, le rendement se chiffre présentement à 3,2 %, portant l\u2019actif net à plus de 1,4 milliard.«Fondaction a réussi à dégager un rendement positif principalement grâce à ses investissements en capital de développement en entreprises québécoises », a af firmé son président, Léopold Beaulieu.« Il s\u2019agit d\u2019une bonne nouvelle pour les actionnaires.Fondac- tion of fre aux travailleuses et travailleurs du Québec une épargne-retraite accessible et de qualité, généralement moins affectée par les fluctuations des marchés.» Le Devoir FONDS DE TRAVAILLEURS Morneau rétablira le crédit d\u2019impôt dès son premier budget G É R A R D B É R U B É Une éventuelle baisse du taux directeur de la Banque du Canada afin de stimuler une économie qui ne décolle pas divise les économistes.Ils sont nombreux à reconnaître que la dégringolade du dollar canadien vient brouiller les cartes.For tement corrélé aux cours pétroliers, le dollar vient de tomber sous la barre des 70 ¢ US.Question d\u2019illustrer l\u2019incertitude quant à la suite des choses, les économistes du Mouvement Desjardins proposent cette observation.« Le dollar canadien pourrait encore perdre de l\u2019altitude à court terme, mais l\u2019essentiel de la dépréciation est probablement derrière nous.La stabilisation prévue des prix du pétrole, puis une remontée graduelle de ces prix en seconde moitié d\u2019année aideront la devise à terminer 2016 aux alentours de 75 ¢ US.».Mais dans un scénario alternatif, « où les prix du pétrole se maintiendraient près des niveaux actuels et où la Banque du Canada annoncerait d\u2019autres baisses de taux d\u2019intérêt, le dollar canadien convergerait plutôt vers 65¢ US d\u2019ici la fin de l\u2019année», peut-on lire dans une étude publiée jeudi.Cette hésitation transpire des dernières prévisions des économistes à l\u2019égard d\u2019une éventuelle ou prochaine baisse du taux directeur de la Banque du Canada.Sur les 11 analystes constituant le Conseil de politique monétaire de l\u2019Institut C.D.Home, sept entrevoient le statu quo au terme de la réunion de la banque centrale mercredi prochain, les autres misant sur une baisse de 25 points, à 0,25%.En fait, selon le résultat médian, le taux cible à un jour devrait demeurer inchangé sur 12 mois.Ils ne sont cependant que quatre à faire cette lecture.Deux économistes prévoient une hausse à 0,75 % à la fin de la période, deux évoquent une baisse à 0,25% mercredi puis le maintien pour le reste de la période, deux misent sur une baisse à 0,25 % puis sur deux hausses consécutives de 25 points à partir du deuxième semestre.Le dernier esquisse plutôt le scénario d\u2019une baisse de 25 points lors de la réunion de mars et du statu quo par la suite.Bref, le consensus est difficile à obtenir.Tous conviennent cependant que l\u2019économie canadienne évolue en deçà des attentes.Aussi, on s\u2019interroge sur l\u2019effet durable, sur le PIB potentiel, de la détérioration des termes de l\u2019échange avec, à la clé, l\u2019impact de la chute des cours pétroliers et la faiblesse des cours des matières premières.« Les dif ficultés du secteur des matières premières s\u2019étendent aux portions de l\u2019économie consacrées au marché intérieur et aux activités hors des ressources naturelles, ce qui mine les gains des expor tations autres que celles de ressources naturelles vers les États-Unis», souligne la Banque de Montréal.Des membres du Conseil de politique monétaire retiennent également que les politiques fiscales stimulantes vont prendre sous peu le relais d\u2019une accommodation monétaire rendue à ses limites.Mais l\u2019accélération de la glissade du dollar canadien vient dominer le débat.« Pour l\u2019instant, nous nous inquiétons du risque de voir un dollar canadien hors de contrôle et estimons que la devise est assez faible pour faire le travail en ce qui a trait au commerce », retient l\u2019économiste en chef de la Banque CIBC.Avec La Presse canadienne Le Devoir La chute du dollar éloignerait une baisse des taux L\u2019accommodement monétaire a atteint sa limite É R I C D E S R O S I E R S L\u2019 entente de Partenariat transpacifique sera à prendre ou à laisser, prévient la ministre canadienne du Commerce international, Chrys- tia Freeland.Conclues au mois d\u2019octobre par le gouvernement conservateur avec onze autres pays au terme de discussions longues et ardues, «les négociations sont aujourd\u2019hui terminées.Les Canadiens ont maintenant à dire oui ou non», a-t-elle déclaré jeudi aux journalistes au sortir d\u2019une rencontre sur le sujet avec des experts, des représentants d\u2019organismes et le public organisée par le Centre d\u2019études et de recherches internationales de l\u2019Université de Montréal (CERIUM).Les Canadiens doivent aussi savoir qu\u2019ils n\u2019ont pas non plus le pouvoir d\u2019empêcher les autres pays participants d\u2019avancer sans eux, a ajouté la ministre.Il suffirait que les États-Unis, le Japon et quatre autres pays ratifient le traité pour qu\u2019il entre en vigueur.«Nous n\u2019avons pas de veto.» Signature le mois prochain Il semble de plus en plus acquis que les pays du PTP se retrouveront le 4 février à Auckland, en Nouvelle-Zélande, pour signer officiellement l\u2019entente conclue cet automne.Si cet événement devait se tenir et que le Canada devait signer le traité, ce ne serait qu\u2019une « étape technique» n\u2019empêchant en rien, après, la poursuite des consultations, a assuré Chrys- tia Freeland.«La décision clé portera sur la ratification », a-t-elle souligné, c\u2019est-à-dire le moment où le Parlement votera (ou non) la mise en œuvre de l\u2019entente sur son territoire.Or, après l\u2019avoir signé, les pays disposeront de deux ans pour ratifier le PTP.L\u2019affaire semble loin d\u2019être acquise, notamment aux États-Unis, où le président Obama fait face à un Congrès hostile, non seulement à droite, mais aussi à gauche, dans ce cas.La rencontre d\u2019environ une heure à laquelle Chrystia Freeland et une cinquantaine d\u2019autres personnes ont participé à Montréal s\u2019inscrivait dans le cadre du processus de consultation public que le gouvernement Trudeau s\u2019est engagé à tenir sur le Partenariat transpacifique (PTP).Le traité constituerait la plus grande zone de libre-échange avec douze pays représentant près de 40% de l\u2019économie mondiale, soit l\u2019Australie, le Brunei, le Canada, le Chili, les États-Unis, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour et le Vietnam.Pour le débat et le libre-échange La ministre Freeland a réitéré son intention de soumettre l\u2019entente de près de 2000 pages (presque 6000 avec les annexes) à «un examen attentif » et de mener des consultations publiques « transparentes et authentiques » et un débat «approfondi» au Parlement.Jeudi, elle en était, dit-elle, à sa 50e « interaction avec des intervenants canadiens et étrangers» sur la question.Elle a remercié au passage ses collègues à l\u2019Agriculture, à l\u2019Innovation, au Travail et à la Santé de se joindre à l\u2019effort.Chrystia Freeland n\u2019a pas manqué aussi de souligner que le Canada « est une nation commerçante » et l\u2019intention de son gouvernement «d\u2019augmenter ses débouchés économiques» grâce au libre-échange.Parmi les quelques voix qui sont parvenues à se faire brièvement entendre jeudi, des experts et des représentants de mouvements al- termondialistes ont remis en cause la disposition du PTP permettant aux entreprises de poursuivre les gouvernements devant des tribunaux parallèles.Certains ont demandé si le Canada n\u2019aurait pas dû ouvrir encore plus ses frontières, notamment dans les secteurs sous gestion de l\u2019offre comme les produits laitiers.Un juriste a pressé le Canada de revenir à sa préférence pour les forums multilatéraux, comme l \u2019Organisation mondiale du commerce, alors qu\u2019un politologue a demandé à quoi servaient les consultations si rien ne peut être changé dans l\u2019accord.Le Devoir PARTENARIAT TRANSPACIFIQUE À prendre ou à laisser L\u2019entente devrait être signée le mois prochain, mais les pays disposeront de deux ans pour la ratifier Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 «Nous constatons que les risques sont plus interconnectés et plus imminents» GRAHAM HUGHES LA PRESSE CANADIENNE Chrystia Freeland : «Les négociations sont aujourd\u2019hui terminées.Les Canadiens auront à dire oui ou non.» st-il si inimaginable que le ministre de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, ait discuté avec quelques détails de la future politique énergétique du Québec lors du cocktail privé organisé à son intention hier soir, jeudi, par une grande firme d\u2019avocats ?Bien sûr que non.Le ministre Arcand ne faisait quand même pas déplacer des gens importants juste pour leur répéter les grandes lignes de ses discours publics.Il ne faut pas prendre les citoyens pour plus innocents qu\u2019ils ne le sont ! C\u2019est pourtant ainsi qu\u2019on a tenté de noyer le poisson au sujet de cette rencontre, où entre 70 et 90 personnes liées à l\u2019industrie des ressources naturelles étaient attendues.On avait quand même alléché les clients du cabinet La- very et de la ?rme de relations publiques Hatley en leur disant que le ministre Arcand «présentera la nouvelle politique énergétique 2016-2025».Mais une fois des journalistes prévenus, le bureau du ministre a plutôt joué sur les mots : celui-ci allait présenter « ses observations en lien avec la nouvelle politique », s\u2019en tenir aux « grandes orientations de la politique énergétique qui sera dévoilée au cours des prochaines semaines ».Ou, mieux encore : « Son discours ne sera pas différent de celui qu\u2019il a livré devant plusieurs tribunes publiques au cours de la dernière année.» Il s\u2019en est pourtant passé des choses au cours de la dernière année en lien avec la politique énergétique, notamment la tenue de trois tables d\u2019experts qui ont réuni des professeurs et des acteurs de l\u2019industrie énergétique\u2026 mais pas un environnementaliste.Et comme la démarche a été lancée en novembre 2014, que la politique promise devait au départ être déposée à l\u2019automne 2015, comme on y met maintenant comme horizon final le 31 mars 2016, bref, comme il ne reste plus grand-chose à faire que de peaufiner le travail, le ministre avait sûrement bien autre chose à échanger que des généralités quand il s\u2019est retrouvé en petit comité avec des représentants du secteur énergétique et leurs avocats.Le ministre est coutumier de ces rendez-vous privés.À l\u2019automne 2014, il avait ainsi pris la parole lors d\u2019une discrète soirée organisée par la firme TransCanada.Des discours particuliers auxquels n\u2019ont jamais droit les groupes environnementaux, communautaires ou de citoyens.Et toutes ces rencontres en vase clos se font avec des gens qui ont déjà leurs lobbyistes auprès du gouvernement.Mais les choix énergétiques de la prochaine décennie ne sont pas que bonnes affaires à conclure, avec milliards de dollars à la clé.Ils sont d\u2019abord des choix citoyens, qui nous concernent tous.Quoi?Citoyen, collectivité?Que voilà un langage que ce gouvernement ni n\u2019entend, ni ne comprend.Justin Trudeau préférerait ne pas tenir de référendum sur un éventuel projet de changement au mode de scrutin au fédéral.On le comprend, il risque grandement de le perdre.Mais plusieurs précédents ne lui donnent pas vraiment le choix.e Parti libéral et son chef, Justin Trudeau, ont été très clairs pendant la campagne électorale : ils ont promis que l\u2019élection du 19 décembre serait la dernière où l\u2019on aura voté selon le mode de scrutin «uninominal à un tour ».Cette façon de produire un élu, la plus ancienne qui soit (l\u2019emporte, dans chaque circonscription, le candidat ou la candidate qui a obtenu le plus de voix), a des qualités : elle est simple, produit des gouvernements stables, et un lien fort entre les électeurs et leur élu local.Mais elle a aussi beaucoup de défauts, crée des distorsions, des iniquités.Les petits partis sont désavantagés.Des gouvernements sont formés avec des appuis dérisoires.Les libéraux de Justin Trudeau, un « raz-de-marée rouge » ?Pourtant, seuls 39 % des électeurs du Dominion ont voté pour eux.On est loin d\u2019une majorité claire ! René Lévesque aurait bien voulu réformer le mode de scrutin québécois (le même qu\u2019au fédéral), mais a échoué.Après avoir perdu en 1998 tout en ayant obtenu plus de votes que les péquistes de Lucien Bouchard, les libéraux de Jean Charest avaient promis de réformer le mode de scrutin dès qu\u2019ils reviendraient au pouvoir.En juin 2003, Jean Charest, lors de son discours inaugural, le réitère.Puis, une commission itinérante a été créée, qui a mis un temps fou à conclure ses travaux.Et le projet de réforme du mode de scrutin de Charest est mort au feuilleton, après avoir été poignardé dans les caucus, à huis clos.Il serait tentant de parier qu\u2019un destin semblable attend la promesse pour tant solennelle du gouvernement Trudeau junior.Il ne faut toutefois pas sous-estimer la détermination du premier ministre, dit-on.Admettons.Mais s\u2019il veut vraiment aller jusqu\u2019au bout, nous croyons qu\u2019il ne peut ignorer une nouvelle pratique politique canadienne.Justin Trudeau rejette l\u2019idée d\u2019un référendum.Le 9 décembre \u2014 de manière assez insultante pour une bonne par tie des Québécois \u2014, il affirmait qu\u2019il pouvait procéder sans référendum puisque la réforme politique la plus importante qui ait été faite, en 1982, n\u2019a pas impliqué une telle consultation directe des électeurs.Or, la donne a changé depuis.Les années Meech et Charlottetown, de 1987 à 1992, ont été traversées par cette critique des réformes fondamentales faites par des «hommes cravatés derrière des portes closes».Les référendums de 1992 \u2014 un dans le reste du Canada et un au Québec \u2014 ont rendu incontournable politiquement, si ce n\u2019est juridiquement, de faire un référendum pour légitimer une telle réforme.Mais une modi?cation au mode de scrutin n\u2019est pas constitutionnelle, dira-t-on.Peut-être, mais ne pourrait-on pas démontrer qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une de ces «caractéristiques essentielles» de la démocratie canadienne mentionnées par la Cour suprême dans certains de ses récents jugements?Au reste, au moins deux provinces \u2014 l\u2019Ontario et la Colombie- Britannique \u2014, quand elles ont voulu changer leur mode de scrutin, ont tenu un référendum.Certes, ces tentatives ont échoué.En Colombie-Britannique, en 2005, après une longue consultation par une assemblée citoyenne tirée au sort, 58 % des électeurs avaient appuyé le nouveau mode de scrutin proposé.Mais la barre avait été ?xée à 60 % ! Qui sait, si le gouvernement Trudeau va de l\u2019avant, ce dernier et son ministre Dion redécouvriront peut-être les vertus du seul seuil véritablement démocratique, la majorité simple ?L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 5 J A N V I E R 2 0 1 6 A 8 EDITORIAL L E T T R E S Ne pas sacrifier les tout-petits J\u2019ai honte de mon gouvernement qui dit tout haut que les tout-petits n\u2019ont aucune importance dans notre société, qu\u2019ils ne valent pas l\u2019argent investi pour assurer leur qualité de vie en CPE.Ne pas comprendre la place de l\u2019éducation à la petite enfance, c\u2019est admettre que les tout-petits n\u2019ont aucune importance, qu\u2019ils sont peu aptes aux apprentissages avant leur entrée en milieu scolaire.Comme leur éducation ne semble pas être une priorité pour notre gouvernement, on risque de ramasser les pots cassés qui seront impossibles à recoller.Nous n\u2019avons pas le droit de sacrifier des groupes d\u2019enfants au nom de l\u2019argent à économiser.Au contraire, on a tout à gagner en donnant aux tout-petits l\u2019accès à une éducation propre à leur âge et à leur développement.Vous que nous avons élus, je vous invite à vous informer, à lire, à aller voir les tout-petits dans ce milieu où ils apprennent à vivre dans une miniso- ciété, où ils profitent d\u2019un programme éducatif qui convient à la petite enfance.Je pleure et je rage, car avec les gens du milieu, j\u2019ai travaillé fort pour que le rêve des CPE se concrétise.Il est inacceptable que le gouvernement, dont les membres ont certes des enfants et des petits-enfants, ne comprenne pas les enjeux éducatifs liés à l\u2019existence des CPE dans le cadre de la qualité des services offerts.L\u2019éducation des tout-petits est à la base des autres paliers de l\u2019éducation, allant jusqu\u2019à l\u2019université où sont formés les neurologues et les anesthésistes, par exemple ! Je suis maintenant arrière- grand-mère, je souhaite que, comme mes 12 petits-enfants, ces nouveaux venus dans notre famille puissent également profiter des bienfaits que procurent les CPE sur tous les plans.Micheline Lalonde-Graton Saint-Bruno, le 12 janvier 2016 Istanbul, je t\u2019aime Istanbul, l\u2019inoubliable, endroit aussi mythique qu\u2019unique.Je rêve d\u2019y retourner pour y séjourner cette fois quelques jours, oui, et encore plus, malgré l\u2019odieux attentat de mardi qui ne diminue en rien sa force d\u2019attraction.Lors d\u2019une escale au gré d\u2019une croisière en Méditerranée en 2010, par un beau jour de mai, comme ces victimes mortes à cause d\u2019un kamikaze, mon mari et moi suivions le parcours classique de tout touriste, incluant bien sûr le Grand Bazar.La splendeur de la mosquée bleue de Sainte-Sophie reste gravée dans notre mémoire.Je ne peux m\u2019empêcher aujourd\u2019hui de penser à notre guide, une jeune étudiante universitaire à la fois différente et semblable à celles d\u2019ici, si généreuse de renseignements et fière de sa ville, et ces Stam- bouliotes tous si accueillants envers nous.Qu\u2019ils aient été ou non témoins de cette horreur, pourvu qu\u2019ils sachent que le terrorisme ne peut détruire la beauté d\u2019une âme comme la leur\u2026 Carol Patch-Neveu Montréal, le 12 janvier 2016 naître leur originalité, chez eux et elles d\u2019abord, et de la faire rayonner dans le large spectre de ce monde d\u2019aujourd\u2019hui à la fois unifié et très diversifié.Le réveil des peuples autochtones pour- rait-il susciter pareil engagement chez le peuple québécois?C\u2019est à souhaiter grandement.Il ne s\u2019agirait que de vivre à plein le contenu de la phrase de madame Gabriel.Normand Breault Montréal, le 13 janvier 2016 FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints NELLIE BRIÈRE, PAUL CAUCHON, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET L I B R E O P I N I O N MODIFIER LE MODE DE SCRUTIN FÉDÉRAL Référendons ÉNERGIE Cocktail et politique L E V I R G I N I E L A C O M B E G A G N O N Candidate à la maîtrise en administration internationale à l\u2019ENAP A vec la dégradation des relations entre l\u2019Iran et l\u2019Arabie saoudite, le Qatar se retrouve dans une position bien complexe.S\u2019il est vrai que le Qatar partage avec son voisin territorial des liens au sein du Conseil de coopération du Golfe, il n\u2019en reste pas moins que le petit État de tout juste deux millions d\u2019habitants entretient aussi des relations économiques importantes avec l\u2019Iran grâce à sa réser ve de gaz of fshore dans le golfe Arabo-Persique.De par sa population majoritairement de confession sunnite, il serait attendu que le Qatar se range du côté saoudien.Dans les dernières semaines, l\u2019Arabie saoudite et d\u2019autres pays de la péninsule arabique, notamment Bahreïn, ont complètement coupé leurs relations diplomatiques avec l\u2019Iran.Le Qatar, bien qu\u2019il ait rappelé son personnel diplomatique, n\u2019a pas rompu ses relations avec l\u2019Iran et continue d\u2019entretenir des liens commerciaux avec le pays.Étant donné que de nombreuses compagnies au Qatar faisant af faire avec l\u2019Iran sont des compagnies nationales dans lesquelles hommes d\u2019affaires et hommes politiques se confondent, ce comportement est pour le moins intéressant.Plusieurs personnes ont déjà lu sur le Qatar dans les quotidiens.On leur aura parlé du traitement douteux qui y est réservé aux travailleurs migrants ou encore de la Coupe du monde de soccer de 2022.Mais peu savent que ce pays, depuis l\u2019entrée en vigueur de sa nouvelle constitution en 2005, est très actif dans le règlement pacifique des conflits au Moyen- Orient.Le Qatar a une politique étrangère très ouverte.Ce pays entretient à la fois des relations avec le Hamas, Israël, l\u2019Iran et l\u2019Arabie saoudite, tout en conservant une collaboration militaire active avec les États-Unis, ce qui facilite la médiation.Depuis le début des années 2000, le Qatar a tenu le rôle de médiateur dans de nombreux conflits, notamment au Liban, au Yémen, au Soudan et en Afghanistan.Seulement en décembre 2015, le Qatar réussissait à faire libérer des soldats libanais retenus en Syrie depuis le mois d\u2019août 2014.Michael Stephens, directeur du Royal United Services Institute (RUSI) au Qatar, explique que le pays « doit ouver te- ment appuyer ses alliés du CCG, tout en s\u2019assurant que ses relations économiques avec l\u2019Iran ne soient pas définitivement entachées» (notre traduction).Advenant le cas d\u2019une escalade des tensions entre les deux puissances, le Qatar n\u2019aurait-il pas intérêt à agir en tant que force médiatrice ?Après tout, malgré l\u2019absence de combats directs entre l\u2019Iran et l\u2019Arabie saoudite, ces tensions créent une vague d\u2019insécurité supplémentaire au Moyen-Orient, particulièrement au Yémen et en Syrie.Bien que la politique régionale du Qatar soit rarement discutée, voire mise en avant, ce pays pourrait bien avoir un impact sur l\u2019apaisement des tensions de manière générale au Moyen-Orient.Il vaudrait peut-être donc la peine de s\u2019intéresser de plus près au Qatar dans les mois et années à venir.Il faut s\u2019intéresser au Qatar ANTOINE ROBITAILLE JOSÉE BOILEAU Revitalisation culturelle «La langue, la culture, le développement social et politique sont indivisibles dans la réalisation des droits de la personne et de l\u2019autodétermination des peuples autochtones.» Cette phrase est tirée d\u2019un article de madame Katsi\u2019tsakwas Ellen Gabriel paru dans Le Devoir du 12 janvier.Je suis admiratif et me sens solidaire de ce mouvement pour la libération, la reconnaissance, l\u2019épanouissement des communautés autochtones, qui, sans être nouveau, prend un nouvel essor dans des événe- ments comme la Commission de vérité et réconciliation, Idle No More\u2026 et qui se manifeste, entre autres, dans des personnes comme madame Gabriel, Nicole O\u2019Bomsawin, Samian, Ghislain Picard et combien d\u2019autres représentantes et représentants des premiers peuples.Tout en souhaitant que se poursuive et s\u2019intensifie chez ces derniers cette (re)découverte de leur dignité et de tout ce que cette dernière suppose de liberté et de respect de leurs propres caractéristiques, j\u2019aimerais bien retrouver davantage chez les Québécoises et les Québécois cette ardeur à défendre leur langue, leurs talents culturels ainsi que cette volonté de recon- L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 5 J A N V I E R 2 0 1 6 A 9 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Michaël Monnier et Olivier Zuida (recher- chistes photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel David(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Julie Carpentier (pupitre); information culturelle : Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline Montpetit(reporters), Benoît Munger et Philippe Papineau(pupitre); information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre); information internationale : Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives), Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre); section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); Loïc Hamon (cahiers spéciaux); équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITÉ Mélisande Simard (adjointe par intérim), Jean de Billy, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Geneviève O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie Filion et Kevin McKissock.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Florentina Draghici et Xavier Pigeon (par intérim).L e saccage de nos acquis va continuer.Le gouvernement Couillard s\u2019inquiète bien davantage du sort de Bombardier que de celui des familles québécoises, et ça, depuis les premiers jours de son élection.Il met à exécution son obsession maladive d\u2019une austérité tous azimuts et il n\u2019a rien trouvé de mieux que de s \u2019attaquer directement aux enfants des écoles, aux enseignants et enseignantes, aux parents, hommes et femmes.C\u2019est évident que personne ne sera épargné, sur tout pas les femmes, qui doivent être corrigées et remises à leur place, c\u2019est-à-dire à la maison.Les femmes prennent trop de place pour monsieur Couillard.Elles ont commencé à changer il y a longtemps, quand elles ont eu enfin accès à l\u2019éducation et qu\u2019on a cessé de leur dire que leur monde allait être limité par les murs d\u2019une maison où elles auraient pour responsabilité de rendre un homme heureux et d\u2019élever des enfants.Quelle surprise pour elles quand on leur a finalement expliqué que le monde était bien plus grand que ça et qu\u2019éventuellement, elles pouvaient envisager de sortir de chez elles et de chercher dans le vaste monde les réponses à leur curiosité et à leurs ambitions.Elles ont rapidement compris que leur libération était liée à l\u2019égalité hommes-femmes.Elles continuent de penser que ça finira bien par arriver.C\u2019est sûr qu\u2019elles ont été heureuses qu\u2019on reconnaisse enfin qu\u2019elles avaient des cerveaux et qu\u2019elles pouvaient s\u2019en servir pour améliorer le sort de leur famille et du monde entier par la même occasion.Elles ont joué les magiciennes pour faire fonctionner en même temps un couple, au sein duquel elles étaient considérées comme des servantes heureuses et comblées, et élever les enfants qui avaient besoin de temps et d\u2019amour pour grandir en paix.Il fallait tout un sens de l\u2019organisation pour ne pas tout bousiller dans la vie du mari et des enfants.Les femmes ont pris le temps qu\u2019il fallait, mettant leurs rêves et leur besoin d\u2019exister comme des égales en attente, afin que leurs vies n\u2019empiètent pas sur celles de leur entourage.Généreuses et patientes, préparant leur révolution sans prendre les armes, les femmes ont eu accès à l\u2019université puis au marché du travail, où on ne leur a jamais fait de cadeau.Elles savent ce que c\u2019est que de travailler au bas de l\u2019échelle.Encore aujourd\u2019hui, elles dénoncent les attouchements déplacés, les humiliations dont elles sont victimes, mais elles ne renoncent à rien.Elles exigent de plus en plus l\u2019égalité des chances et l\u2019égalité des salaires et continuent d\u2019assumer le rôle de reproductrice qui est le leur.Elles demandent l\u2019aide dont elles ont besoin pour porter l\u2019enfant à terme, lui donner des mois de tendresse et d\u2019attention, lui dire tous ces mots d\u2019amour qui feront du petit être un humain bien accueilli sur la planète.Les femmes ne veulent plus être forcées de quitter leur emploi pour toujours.Elles veulent des ser vices qui facilitent la réalisation de toutes les responsabilités qu\u2019elles assument.Les femmes avaient un plan.Elles avaient tout prévu.Elles n\u2019ont jamais envisagé de claquer la porte et d\u2019abandonner mari et enfants.Quand elles arrivent à ce genre de décision, c\u2019est que la situation s\u2019est dégradée à un point tel qu\u2019on commence à parler davantage de cruauté et de violence que de désir de se réaliser comme être humain à part entière.On est ailleurs et il est trop tard.Monsieur Couillard et ses ministres ont choisi de chevaucher l\u2019austérité, mais pas une austérité généralisée.Comme par hasard, l\u2019austérité en question ne s\u2019applique pas de la même façon pour tout le monde.Les choix de coupes, comme par hasard, touchent directement les femmes et les enfants.À un point tel que ça en devient gênant.Les dernières manifestations dénoncent les compressions dans les CPE, un outil essentiel pour que les femmes puissent continuer à œuvrer sur le marché du travail et que leurs enfants soient en sécurité, et l\u2019aide à la fécondation in vitro qui permet à des couples de réaliser leur rêve d\u2019une vraie famille.Allez, hop, on coupe ! Depuis le retour des libéraux, on a coupé sans sourciller dans les services qui permettaient aux femmes d\u2019espérer une vie normale et d\u2019assurer par leur travail à l\u2019extérieur du foyer une retraite qui leur permettait de vivre correctement même après la fin d\u2019une union.Les femmes savent que l\u2019amour peut ne pas être éternel.Trop de femmes se retrouvent seules avec rien.Leur travail leur permettait de s\u2019offrir une sécurité financière pour la fin de leur vie.Monsieur Couillard a encore le couteau à la main.Il a encore des coupes à faire .Les femmes doivent lui faire savoir que ça suffit.Les femmes représentent plus que la moitié de la population québécoise et elles ont une mémoire formidable.Bonne année à vous, Monsieur Couillard.Vous devriez cesser de rire de nous.2016, une autre année de grogne LISE PAYETTE P H I L I P P E D U B É Professeur au Département des sciences historiques, Université Laval ans un texte intitulé «Tout dégradé » (Le Devoir, 8 janvier 2016), Josée Boileau termine son ar ticle en af firmant : « Nous manquons de racines, au fond ; pire, nous n\u2019en voulons pas.» C\u2019est sur cette dernière phrase lapidaire que j\u2019aimerais revenir, car, en concluant avec cette affirmation choc, la rédactrice en chef soulève une question lancinante qui hante notre devenir d\u2019autant plus que notre devise nationale Je me souviens nous la renvoie en plein visage chaque fois qu\u2019on tente de l\u2019éluder.Des racines, nous en avons.Pour en prendre conscience, rappelons simplement l\u2019activité fébrile de plusieurs générations d\u2019historiens en tous genres (archivistes, archéologues, ethnologues, historiens de l\u2019art et d\u2019architecture, historiens du social, historiens politiques, historiens économiques, historiens de la culture, muséo- logues, collectionneurs, etc.).Tous s\u2019activent passionnément depuis plus d\u2019un siècle à fouiller l\u2019enfoui.Ils produisent une somme colossale de connaissances qui, année après année, viennent nous rappeler à quel point ce passé a modelé la société québécoise et a fini par créer une personnalité collective singulière, «distincte», disent certains.Là n\u2019est donc pas le problème, ni la question.La longueur des racines est assez profonde pour faire tenir en place n\u2019importe quel arbre aux rameaux aussi largement déployés que possible.L\u2019arbre ne manque pas d\u2019envergure et ses racines, de profondeur.Le problème est ailleurs : à savoir si, collectivement, nous voulons de ce rattachement ravivé au passé.C\u2019est peut-être là que le bât blesse.La grande majorité de la population, comme disent les sociologues, souhaite-t-elle vraiment vivre avec la conscience de ses racines?Quelle représentation du passé désire-t-elle convoquer?Notre collègue historien Jocelyn Létourneau mène avec brio cette investigation en sondant ce passé qui, des profondeurs, remonte à la surface du présent.Lesquelles de nos nombreuses racines veut-on se rappeler au juste?Deux grandes figures Il faut rappeler que deux grandes figures mythiques hantent notre passé et l\u2019illustrent à la fois : le colon qui s\u2019acharne à s\u2019établir et le coureur des bois qui cherche à explorer l\u2019ailleurs.Deux figures qui s\u2019opposent en quelque sorte : l\u2019une «s\u2019empayse», l\u2019autre se dépayse.Dans ce contexte, il est difficile de s\u2019entendre sur lequel de nos héritages prévaudra dans notre mémoire collective afin de construire l\u2019avenir.Les héros ici se confrontent, s\u2019affrontent même, quand il s\u2019agit de ramener le passé au présent.Ce tiraillement devient évidemment stérile à la longue, car l\u2019«empaysement» poursuit son œuvre par l\u2019implantation progressive du pays réel alors que le «Canadien errant» n\u2019a de cesse d\u2019arpenter l\u2019ailleurs et de redessiner le pays imaginaire.L\u2019un nous incite à faire corps avec le sol québécois ; l\u2019autre tente de nous réinventer sous des traits venus d\u2019horizons lointains.S\u2019ajoute à ce débat interne le nouvel arrivant qui n\u2019est pas sûr de faire réellement partie de la famille d\u2019accueil, mais qui, pourtant, souhaiterait pouvoir se poser une fois pour toutes sur une terre paisible et prospère afin d\u2019assurer l\u2019avenir des siens.Dans une pareille conjoncture, on ne sait plus où donner de la tête.Vers quelle image de nous- mêmes se tourner alors que nous avons besoin de figures tutélaires pour guider notre devenir?Que faire?Surtout pas la guerre! Le patrimoine, lui, est un pacificateur, il est là pour rassembler, créer du lien social pour permettre le vivre-en- semble.Ces traces du passé doivent en effet agir comme des repères dans l\u2019espace public pour nous rappeler que d\u2019autres avant nous ont marqué le paysage social et culturel dont nous héritons.C\u2019est pour cette raison que nous devons nous entendre sur les vestiges du temps qui nous précède.Le patrimoine doit être consen- suel, il ne peut se permettre d\u2019être conflictuel.Dans ces circonstances, il est clair que nous ne pouvons pas disposer de biens hérités sans un certain devoir de les perpétuer.On n\u2019a qu\u2019à rappeler la parabole évangélique des talents pour comprendre qu\u2019il est nécessaire de faire fructifier ce qui nous a été donné et que l\u2019indifférence à l\u2019égard d\u2019un don est un manque de reconnaissance de la générosité du ou des donateurs.Cadre juridique De manière encore plus forte, alors que le droit s\u2019empare de la notion de patrimoine dès le XIXe siècle, il devient évident que ce domaine de l\u2019héritage nécessite un cadre juridique mieux défini pour assurer la justice en matière de succession.Une formule du juriste français Henri Via- letton (1890-1964), grand spécialiste des successions, est souvent citée quand il s\u2019agit de discuter de droit passif ou actif : «Le patrimoine est un sac que chaque homme porte, sa vie durant, sur son épaule et dans lequel viennent s\u2019enfourner pêle- mêle, tous ses droits, ses créances et ses dettes.» On parle évidemment de contraintes, sinon de devoirs liés à un héritage reçu, où finalement tout legs est assorti de responsabilités dont l\u2019héritier doit s\u2019acquitter.En cette matière, le droit français semble plus contraignant que le droit québécois, mais il y a une règle de bon sens qui s\u2019en dégage et que nous pouvons partager, qu\u2019on soit d\u2019un continent ou de l\u2019autre.Sur le fond, on doit comprendre que le patrimoine lie les personnes qui le reçoivent et que si ce principe prévaut en droit privé, il peut bien trouver écho en droit public.La Loi sur le patrimoine culturel au Québec va dans ce sens, mais, malheureusement, n\u2019engage pas suffisamment les parties en présence pour rappeler aux autorités ce principe de reconnaissance ancestrale pourtant simple à comprendre.Dans un ouvrage, devenu cap ital en sciences historiques, les auteurs Chastel et Babelon (La notion de patrimoine, 1980) nous ramènent au fait élémentaire qu\u2019il est peut- être bon de rappeler ici pour faire avancer le débat : « Le patrimoine se reconnaît au fait que sa perte constitue un sacrifice et que sa conservation suppose des sacrifices.» Au pays des déshérités Le patrimoine est un pacificateur, il est là pour rassembler, créer du lien social A L A I N A U G E R Médecin de famille, Bromont Lettre à Philippe Couillard onsieur le premier ministre du Québec, Telle une bouteille lancée à la mer, voici ma requête\u2026 en espérant qu\u2019elle vous parvienne.Comme tous le savent, vous vous apprêtez à faire un remaniement ministériel, afin de mieux ser vir la population.Per- mettez-moi de vous faire une suggestion inattendue, cer tes, mais que j\u2019estime légitime : à l\u2019instar de mes concitoyennes et concitoyens, je crois que nous bénéficions d\u2019un bon système de santé public.Je crois bien humblement participer à ses « bons coups » à titre de médecin de famille.Cependant, le capitaine que vous avez choisi pour conduire ce bateau nous mène tout droit vers une tempête qui nous sera fatale.Normalement, le capitaine doit rester à bord jusqu\u2019à ce que tous les passagers soient en sécurité.Mais ici, c\u2019est le capitaine qui nous conduit à la catastrophe : il doit partir.Soyez rassuré, je n\u2019ai pas de visées politiques, et je compte m\u2019occuper de mes patients jusqu\u2019à ma retraite.Il y a certainement plusieurs personnes au Québec qui pourraient mener cette barque à bon port.Pourquoi cette requête ?Tout d\u2019abord, le changement complet du système de santé avec la loi 10 va à l\u2019encontre de ce qui se fait de mieux dans le monde entier.Plutôt que la centralisation des pouvoirs et de la gestion dans des grands centres (les CISSS), il est prouvé que c\u2019est la décentralisation avec une gestion «de proximité » qui est efficace.Également, cette centralisation vers les CISSS est une façon de tout gérer à partir du ministère.Or, nous voyons présentement que les CISSS ne deviennent que des exécutants du ministère et de son ministre tout-puissant\u2026 Un exemple : avant qu\u2019une motion significative du conseil d\u2019administration ne soit votée, il faut qu\u2019elle soit envoyée au ministère, et approuvée.Cette approche favorise le «mur-à- mur » dans les pratiques cliniques.Il ne faut pas confondre efficacité et uniformité.Consensus Ensuite, cette réforme vise à économiser des centaines de millions de dollars.Aucun estimé sérieux n\u2019a été fourni par le ministre.Vous n\u2019êtes pas sans savoir que toutes les réformes qui prétendaient conduire à des « économies d\u2019échelle » n\u2019en ont pas produit.Suis-je contre le changement ?Non, au contraire, je suis d\u2019avis que notre système de santé a besoin d\u2019un sérieux coup de barre, mais pas dans la direction proposée actuellement.En plus d\u2019être une mauvaise réforme, ces changements ont été faits sans consultation réelle.Bien sûr, il faut prendre des décisions \u2014 gouverner, c\u2019est choisir \u2014, mais imposer des vues douteuses ne peut que mener à un échec de ces réformes.Une réorgan isat ion s \u2019 impose : mais un minimum de consensus aurait assuré sa pérennité et une transition différente du chaos qui se vit actuellement.Le réseau de la santé, c\u2019est un ensemble de personnes dévouées qu i veulent prendre so in de leurs conc i - toyens : tout changement majeur nécessite qu\u2019elles puissent dire leur mot.Un bon capitaine devrait insuf fler le désir de continuer d\u2019améliorer les ser vices, plutôt que d\u2019en faire des marionnettes.Au début du mandat de ce «docteur » à la barre du système de santé, mes patients me demandaient ce que j\u2019en pensais.Je leur répondais : «On jugera l\u2019arbre à ses fruits.» Eh bien, actuellement, j\u2019estime que les fruits sont pourris.Remaniez le ministre Barrette ! Le capitaine que vous avez choisi pour conduire ce bateau nous mène tout droit vers une tempête qui nous sera fatale « » M MUSÉE MCCORD Détail du tableau Coureurs des bois au coucher du soleil, en hiver, de Cornelius Krieghoff (1815-1872).L\u2019oeuvre est un legs d\u2019Arnold Wainwright.D L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 5 J A N V I E R 2 0 1 6 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S bout d\u2019un an au Ceasars Palace de Las Vegas, le 27 août 2014, en lui offrant par ailleurs tout son temps libre, passant des heures à rédiger les dernières volontés d \u2019un époux devenu quasi muet, épuisé par les traitements, le nourrissant à la sonde, collée à lui jusqu\u2019au dernier souffle.Duo indissociable Si le monde a appris à connaître cet imprésario, de métier voué à l\u2019ombre, c\u2019est à travers le regard passionné posé sur lui depuis son adolescence par cette star québécoise qu\u2019il a formée et fait trôner en diva planétaire de la chanson populaire, en anglais et en français.Le nom de Céline Dion est indissociable de celui de son homme, de 26 ans son aîné, aux dires de la chanteuse seul amour de sa vie, épousé deux fois sous deux confessions différentes : en 1994 à la basilique Notre-Dame de Montréal, puis six ans plus tard à Las Vegas façon orientale.Ils formaient un tandem indissociable.L\u2019artiste et son roc.La voici survivante aux côtés des trois enfants qu\u2019il lui a donnés après épisodes de fécondation in vi- tro.René-Charles en 2001, les jumeaux Eddy et Nelson en 2010.Tous élevés le plus possible loin des feux de la rampe, après des naissances fort médiatisées.Après 30 ans de vie professionnelle commune, René Angélil, à la tête des Productions Feeling, avait passé la main en juin, se sentant trop faible pour gérer désormais la carrière de son épouse.Sur ce plan, la transitionn s\u2019était établie en douceur.Ses per formances d\u2019acteur ne passeront pas à l\u2019histoire, ni son apparition au bar dans Après ski de Roger Cardinal en 1971, ni dans Omertà de Luc Dionne en 2012 en parrain de la mafia, deux films ayant été qualifiés à la ronde de navets.Une vie en plusieurs temps Après des études chez les clercs de Saint-Via- teur de Montréal, René Angélil avait plongé dans la chanson aux riches heures du yéyé, de 1961 à 1972, surnommé « le p\u2019tit gros des Baronets », aux côtés de son ami d\u2019enfance Pierre Labelle et de Jean Beaulne, trio cravaté qui reprenait en français sur tout les succès des Beatles, Twiste et chante et autres tubes.«C\u2019est fou, mais c\u2019est tout » entonnaient Les Baronets avec énergie clinquante et yeux de velours.Puis, il devint imprésario, un temps associé avec Guy Cloutier.C\u2019est René Angélil qui prit sous son aile le jeune René Simard, enfant à la voix d\u2019or hissé en triomphe dans les chaumières et sur scène.Après la création des Productions René Angélil en 1979, il devient le gérant de Ginette Reno, grande voix populaire déjà célèbre, qu\u2019il contribue à hisser plus haut, tout en échouant à lui offrir la carrière américaine et mondiale dont il rêvait pour elle, faute d\u2019un intérêt de la chanteuse, qui le laissa tomber de toute façon.Les voies du destin sont impénétrables.Un jour de spleen de 1981, il reçoit une cassette dans une enveloppe.Une petite fille de 12 ans chante Ce n\u2019était qu\u2019un rêve sur des mots composés par sa mère.C\u2019est Céline Dion, qui d\u2019autre ?Le voici ébloui par sa voix.C\u2019est dit : sa carrière, il la prendra en main, après avoir hypothéqué sa propre maison \u2014 on n\u2019est pas joueur pour rien \u2014 afin de produire son premier album.Ça décolle au Québec, puis partout.Il devient aussi son compagnon, à l\u2019âge encore tendre de sa protégée, ce qui fit jaser.Un jour, René Angélil avait évoqué les propos de Céline Dion devant la télé où chantait Michael Jackson, alors au faîte de sa gloire.« Je me vois là, moi aussi.» C\u2019est l\u2019ambition de sa dulcinée qui le convainquit.Cette fois, il pouvait miser gros, en gambler aguerri, en amoureux, en imprésario.Il allait convaincre le monde entier que son rossignol était le plus doué du monde.Que celui qui ose prétendre le contraire se tasse de son chemin ! À 16 ans, la fillette de Charlemagne, très peu scolarisée, chantait Une colombe devant le pape Jean-Paul II et 65 000 personnes au Stade olympique de Montréal, puis ce fut l\u2019Olympia de Paris.Tokyo, Los Angeles, le Ceasars Palace de Las Vegas, dont la salle de spectacle a été construite pour elle.My Heart Will Go On, à bord du Titanic, alouette ! Dans Le maître du jeu, une biographie signée Georges-Hébert Germain en 2009, Angélil se voyait décrit comme un ami loyal, doublé d\u2019un adversaire impitoyable, d\u2019un protecteur fervent pour Céline Dion, d\u2019un bon père pour les trois enfants de son dernier lit, mais peu présent au départ pour ceux qu\u2019il avait conçus dans son jeune temps.Entre 1966 et 1973, il avait été l\u2019époux de Denise Duquette, puis de 1973 à 1988 d\u2019Anne-Renée Kirouac.Trois enfants étaient nés de ces unions : Patrick, Jean-Pierre et Anne-Marie.Les par ts sombres de René Angélil sont nombreuses : joueur compulsif avoué (maître qualifié au Championnat du monde de poker en 2005), trouvant sa terre promise à Las Vegas où se produisait Céline et où les casinos roulaient.Comme gérant, il contrôlait sans vergogne les médias, quand son bras long le lui permettait.On se souvient de l\u2019épisode où An- gélil, en décembre 2000, courroucé contre un titre de 7 jours, qui évoquait le jumeau congelé du fœtus de Céline, avait fait détruire 200 000 exemplaires déjà imprimés du magazine.La puissance alliée à la richesse, c\u2019était lui.Un homme étrange, comme issu des anciens potentats.Qui joua sa vie et gagna, puis rideau ! Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 ANGÉLIL La conversation a été vue par quelques amis, qui échangeaient régulièrement sur Facebook pour parler d\u2019école, de musique, de drogues et de femmes, à propos desquelles ils tenaient des propos dégradants.« Fuck les criss de féministes ! [\u2026] On va toute leur péter la cenne [pénétration anale] ! » avait lancé l\u2019un d\u2019eux.«C\u2019est des chattes srx [sérieux].Des vrais ptites moules.Pas fraîches en plus», avait écrit un autre.Une conversation «privée» Dans leurs échanges, les étudiants ont échafaudé des plans farfelus pour se débarrasser de murales féministes près d\u2019un café de l\u2019UQAM; ils ont listé les femmes avec lesquelles l\u2019un de leurs amis a eu des relations sexuelles.Ils se croyaient à l\u2019abri des regards et des jugements.« Je veux juste pas me faire chier par personne quand j\u2019écris de quoi de raciste ou de sexiste dans cette convo [conversation]», a résumé l\u2019un d\u2019eux.Mais la conversation est tombée sous les yeux d\u2019autres étudiants, puis sous le regard de l\u2019étudiante ciblée par la menace de viol.La jeune femme a craint pour sa sécurité.L\u2019Association étudiante du module de science politique (AEMSP), qui organisait l\u2019activité vin et fromages, a avisé les Services à la vie étudiante (SVE) de l\u2019UQAM.« C\u2019est donc tombé dans les mains d\u2019Amélie Lefort [employée des SVE], qui n\u2019a aucune formation en matière de harcèlement », a rapporté une source à l\u2019interne, en corroborant la version d\u2019étudiants.Un agent de sécurité aurait été dépêché pour surveiller l\u2019événement de l\u2019AEMSP, duquel les étudiants impliqués dans la conversation ont été exclus.Le Bureau d\u2019intervention et de prévention en matière de harcèlement de l\u2019UQAM, dotée d\u2019une politique révisée en matière de harcèlement, a reçu une plainte de l\u2019étudiante visée par les menaces le 9 décembre, selon Mme Desrochers.Mais il y aurait eu une période de flottement, pendant laquelle Mme Lefort aurait géré le dossier d\u2019une manière qui a déplu à certaines personnes.« Nous ne croyons pas, à l\u2019instar de la réaction d\u2019Amélie Lefort [\u2026], que ce n\u2019est qu\u2019un \u201cpauv\u2019garçon amoureux\u201d», ont dénoncé des étudiants dans un tract qui a été distribué au début de cette semaine.«La manière dont on a géré ça, en voulant étouffer l\u2019af faire, protéger les gars, je trouve que ça ressemble à la culture du viol», a rapporté une autre source à l\u2019interne.«Mme Le- fort misait beaucoup sur la question des balbutiements de l\u2019amour et sur la plaisanterie», a-t-elle poursuivi.Pourtant, plaisanterie ou non, la Politique contre le harcèlement de l\u2019UQAM, nouvellement mise à jour, considère comme du harcèlement sexuel les «remarques, commentaires, allusions ou insultes persistants à caractère sexuel portant atteinte à un environnement propice au travail ou à l\u2019étude».L\u2019UQAM réplique En réponse au tract, l\u2019UQAM a envoyé mardi à tous ses étudiants et employés un courriel dans lequel la direction a dit souhaiter «rectifier les faits ».« Le document anonyme qui circule présentement est inexact et comporte des extraits modifiés ou incomplets d\u2019une conversation entre étudiants sur les réseaux sociaux qui en altèrent le sens.En outre, le document est dif famatoire puisqu\u2019il attribue au doyen de la Faculté de science politique et de droit et à une conseillère à la vie étudiante des propos qui sont erronés ou dénaturés », lit-on dans la missive, signée par le vice-recteur aux Ressources humaines, à l\u2019administration et aux finances, André Dorion, et par le secrétaire général, Normand Petitclerc.Le Devoir a obtenu une copie de la conversation originale des étudiants ; celle dans laquelle les menaces ont été formulées.Les extraits de celle-ci qui ont été recopiés dans le tract sont semblables en tous points, fautes d\u2019orthographe incluses.Certes, la conversation n\u2019est pas recopiée en entier.Mais son sens a-t-il été «altéré», comme le prétend l\u2019institution?«Il manque des informations, des \u201chaha\u201d ; il y a certaines informations qui donnent du sens qui ne sont pas là», a répondu jeudi la directrice de la Division des relations avec la presse, Jenny Desrochers, quand on lui a posé la question.« Dans la séquence, il manque des bouts.Il y avait des dif fé- rences », a-t-elle insisté.Mme Desrochers, qui a préféré répondre aux questions du Devoir plutôt que de les transmettre à M.Dorion ou M.Petitclerc, a plus tard admis ne pas avoir pris connaissance de la conversation originale.Comme le faisaient ses collègues dans le courriel envoyé aux étudiants et au personnel, Mme Desrochers a insisté sur les mesures qui ont été mises en avant une fois que le Bureau d\u2019inter vention en matière de harcèlement a reçu la plainte de l\u2019étudiante, le 9 décembre.Divers intervenants, dont le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) et le doyen de la Faculté de science politique et de droit, Hugo Cyr, se sont mobilisés, a-t-elle rapporté, en dirigeant notamment Le Devoir vers la page Facebook de M.Cyr «pour en savoir plus».Soumis à de courts délais, le SPVM n\u2019a pas été en mesure de confirmer la réception d\u2019une plainte.À l\u2019UQAM, en revanche, la plaignante et les étudiants mis en cause ont été rencontrés peu de temps après le dépôt de la plainte, tandis que des aménagements ont été faits dans les groupes-cours concernés « pour distancer les personnes impliquées et créer un climat de sécurité à la satisfaction des parties, incluant la victime», a avisé Mme Desrochers.Or selon une source, ce sont les professeurs qui ont pris l\u2019initiative personnelle de demander aux étudiants impliqués dans l\u2019affaire de ne pas se présenter en classe pour les dernières semaines de la session d\u2019automne.Ce sont aussi eux qui leur ont proposé de faire leurs examens dans un local dif férent, à l\u2019écart du reste du groupe.Une lettre des étudiants Cela n\u2019a pas semblé rassurer tous les étudiants, puisque certains d\u2019entre eux ont remis une lettre à un de leurs professeurs au retour des Fêtes.«Plusieurs d\u2019entre nous se sentent mal à l\u2019aise à l\u2019idée de commencer la nouvelle session en présence d\u2019un collègue ayant proféré de graves menaces à l\u2019encontre de notre comparse au cours de la dernière session», ont-ils écrit.«Il nous semble d\u2019autant plus essentiel à la dignité de la victime que celle-ci n\u2019ait pas à endosser le fardeau supplémentaire de côtoyer son agresseur au quotidien.» L\u2019administration tenterait actuellement de modifier les horaires de cours afin d\u2019éviter les rencontres problématiques.Quant au sort qui sera réservé aux étudiants impliqués dans la conversation, Mme Desrochers ne pouvait pas confirmer qu \u2019 ils n \u2019ont pas été suspendus, comme l\u2019ont rapporté des sources.« Je n\u2019ai pas l\u2019information», a-t-elle affirmé.Avec Marie-Pier Frappier Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 UQAM Objectif ?Mieux comprendre « les événe- ments» qui s\u2019y déroulent et identifier au passage les personnes d\u2019influence clés, mesurer le ressenti des populations locales ou encore « localiser l\u2019emplacement de personnes d\u2019intérêt», peut-on lire dans le document.Yik Yak et la Chine Au-delà des grands réseaux sociaux en vogue, l\u2019Armée veut que sa plateforme facilite la surveillance discrète des blogues, des forums de discussion, des logiciels de communication instantanée tels Snapchat, Yik Yak et consorts, mais également des espaces réservés aux commentaires des internautes sur les sites traditionnels d\u2019information.Les réseaux sociaux étrangers, comme le Sina Weibo de Chine ou le VKontakte de Russie, pourraient également être dans le viseur des Forces.Le filtrage et l\u2019analyse des informations passant par ces outils de communication doivent se faire en temps réel et dans plusieurs langues, dont le français, l\u2019anglais, mais également l\u2019arabe, le dari, le chinois ou le russe.Les données récoltées ainsi par le Canada seront conservées sur un serveur sécurisé au Canada, « dans une salle verrouillée », précise l\u2019Armée, qui dit souhaiter pouvoir partager le fruit de cette surveillance avec d\u2019autres organismes gouvernementaux, sans préciser lesquels.Surveillance et craintes Le gouvernement fédéral n\u2019en est pas à ses premières intrusions dans les univers numériques à des fins sécuritaires.En 2014, Ottawa a accordé, par l\u2019entremise de Travaux publics et Services gouvernementaux du Canada, un contrat de surveillance des réseaux sociaux afin d\u2019identifier les menaces intérieures pouvant s\u2019exprimer en ces lieux.L\u2019analyse de la tonalité des échanges et l\u2019évaluation de l\u2019émotion font partie de cette démarche de cette surveillance qui cherche à tirer profit de toute cette intimité qui se répand désormais dans les univers numériques.Hasard des calendriers, l\u2019appel des Forces armées pour accroître ses outils de surveillance du Web est lancé alors qu\u2019aux États-Unis un nouveau rapport vient confirmer l\u2019impact négatif de cette surveillance sur les comportements et perceptions des internautes.Selon le Pew Research Center, qui a sondé leur état d\u2019esprit, 91 % des Américains estiment en ef fet avoir perdu le contrôle sur la façon dont leurs données personnelles sont désormais collectées en ligne.Pis, 81 % ne se sentent plus en sécurité pour partager des données personnelles par l\u2019entremise d\u2019un réseau social, y compris avec des personnes en qui ils ont confiance, indique l\u2019enquête dévoilée jeudi.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 ÉPIER de Londres il y a quelques jours, le président de la commission indépendante de l\u2019AMA, le Montréalais Richard Pound, avait attaché le grelot en qualifiant d\u2019«ordures » (sans les nommer) certains dirigeants de l\u2019IAAF et en évoquant un scandale pire que celui qui sévit à la Fédération internationale de football association (FIFA) en ce qu\u2019il n\u2019y est pas seulement question d\u2019argent, mais aussi d\u2019attaque à l\u2019intégrité même du sport par le camouflage d\u2019actes de tricherie.Dans la seconde tranche d\u2019un rapport accablant publié jeudi, l\u2019AMA parle ainsi d\u2019une «culture de la conspiration et de la corruption » au sein de l\u2019IAAF et dont le président de l\u2019organisme jusqu\u2019en août dernier, le Sénégalais Lamine Diack, était responsable.Un phénomène répandu alors qu\u2019« il est de plus en plus clair qu\u2019un nombre de membres du personnel de l\u2019IAAF largement supérieur à ce qui a été reconnu étaient au courant des problèmes », peut- on lire dans le document de 89 pages.« Il n\u2019est pas crédible de dire que des dirigeants élus n\u2019étaient pas au fait de la situation relative à l\u2019athlétisme en Russie, poursuit le rapport.Or si tant de gens savaient, pourquoi rien n\u2019a-t-il été fait ?De toute évidence, il n\u2019y avait aucun désir de la part de l\u2019IAAF de mettre la Russie au défi.» « La corruption qui s\u2019est fait jour au sein de l\u2019IAAF ne s\u2019assimile pas au comportement d\u2019un employé de banque qui ferait des transactions à l\u2019insu ou sans l\u2019autorisation de ses supérieurs.Ici, ç\u2019a commencé avec le président de l\u2019organisation.Le trésorier de l\u2019organisation était impliqué.Le conseiller personnel du président de l\u2019organisation était impliqué, et il agissait sur les instructions du président.Deux des fils du président étaient impliqués.Le directeur de l\u2019instance médicale et antidopage de l\u2019IAAF était impliqué.La corruption faisait partie intégrante de l\u2019organisation.Cela ne peut être ignoré, et on ne peut attribuer les faits à un renégat qui aurait agi seul.L\u2019IAAF a permis cette conduite et elle doit en accepter la responsabilité.Continuer à nier fera simplement en sorte qu\u2019il sera plus difficile d\u2019effectuer de vrais progrès.» Coe absous Pound a cependant tenu à absoudre Sebastian Coe, l\u2019ancien champion de demi-fond britannique qui a occupé le poste de vice-président de l\u2019IAAF de 2007 à 2015 avant de succéder à Diack à la tête de l\u2019organisme.Coe «n\u2019avait pas la moindre idée» du degré de corruption allégué de Diack lorsqu\u2019il a pris le poste de grand patron, estime Pound, et «personne mieux que lui» ne pourrait redonner du lustre à l\u2019IAAF.« Si Coe avait été au courant de la corruption, il serait intervenu », a dit Pound, qui avait pourtant déclaré au Times que l\u2019ex-cou- reur, notamment, avait eu « l\u2019occasion il y a bien longtemps de s\u2019emparer des problèmes ».Il a par ailleurs rejeté l\u2019idée d\u2019une dissolution ou d\u2019une mise en tutelle de l\u2019organisme, déclarant cette fois que les problèmes de celui-ci sont moins graves que ceux de la FIFA.À Moscou, le ministre des Sports de Russie, Vitali Moutko, a critiqué un rapport qui « pose plusieurs questions qui donnent à penser que tout cela est très politique.Ils veulent à tout prix prouver quelque chose.Si nous avons un problème, c\u2019est la corruption profonde et systémique à l\u2019IAAF.Ce n\u2019est pas le problème de la Russie.» Moutko a également reproché à la commission de l\u2019AMA d\u2019avoir outrepassé son mandat en examinant le gonflement suspect de droits de télédiffusion des Championnats du monde d\u2019athlétisme présentés en Russie en 2013.Une dirigeante du parquet français, Éliane Houlette, a pour tant indiqué jeudi que les dossiers de 23 athlètes russes soupçonnés de dopage avaient été « traités de manière inhabituelle » par l\u2019IAAF parce que celle-ci ne voulait pas créer un scandale au moment où étaient négociés ces droits.Trois dirigeants passés de l\u2019IAAF, dont Lamine Diack, ont reconnu ce fait, et une enquête est en cours pour déterminer si des pots-de-vin ont été versés en échange de camouflage de tests positifs.L\u2019athlète avant tout À la Fédération québécoise d\u2019athlétisme, le porte-parole Laurent Godbout a fait part de la «déception» du milieu devant la situation.«C\u2019est dif ficile à prendre, a-t-il commenté dans un entretien téléphonique.Mais en même temps, c\u2019est loin de nous, un peu comme si un curé de paroisse apprenait qu\u2019il se passe des choses pas correctes au Vatican.» Godbout déplore que le rapport Pound « souffle le chaud et le froid » en dénonçant de manière virulente la corruption endémique à l\u2019IAAF tout en épargnant ses dirigeants actuels, ce qui peut laisser planer un doute quant à l\u2019ampleur du ménage qui sera fait (Coe a déjà prévenu que le processus sera «douloureux»).Mais par-delà tout le gâchis, insiste-t-il, il faut d\u2019abord penser aux athlètes.« Et ce qu\u2019ils veulent, les athlètes, c\u2019est que les tricheurs soient identifiés et punis.Perdre contre quelqu\u2019un qui est dopé, c\u2019est comme être victime d\u2019un vol.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 ATHLÉTISME Lamine Diack "]
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