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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2016-02-10, Collections de BAnQ.

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[" V O L .C V I I N o 2 7 L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 0 F É V R I E R 2 0 1 6 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Économie \u203a Les banques dans la tourmente.Il faut se préparer à la prochaine crise ?nancière mondiale, prévient C.D.Howe.Page B 1 Actualités \u203a Le pro?lage social des sans-abri persiste à Montréal, selon le RAPSIM.Page A 5 Avis légaux.A 6 Décès.B 6 Météo.A 4 Mots croisés.A 4 Petites annonces .B 6 Sudoku.B 5 ?w w w .l e d e v o i r .c o m JEWEL SAMAD AGENCE FRANCE-PRESSE Le sénateur démocrate du Vermont, Bernie Sanders, promet une révolution politique.M A R I E - M I C H È L E S I O U I S ans surprise, les résidants du New Hampshire ont choisi mardi les candidats les plus éloignés des bases traditionnelles des grands partis américains.Ils ont chamboulé l\u2019ordre établi, mais donné raison aux sondages en accordant la victoire au démocrate Bernie Sanders et au républicain Donald Trump.Chez les démocrates, le sénateur septuagénaire du Vermont devançait sa rivale, Hillary Clinton, par près de 20% au moment d\u2019écrire ces lignes.Du côté républicain, Donald Trump récoltait environ le tiers des votes, loin devant John Kasich et Ted Cruz, qui récoltaient plus ou moins 15% et 12% des votes, respectivement.Pour Charles-Philippe David, président de l\u2019Observatoire sur les États-Unis de la Chaire Raoul-Dandurand, les vraies surprises portaient les noms de Marco Rubio et de Jeb Bush.« Vraiment, Jeb Bush sort de nulle part ! » a-t-il lancé à propos de celui qui s\u2019était faufilé en troisième place au moment de l\u2019entrevue.En fin de soirée, il avait glissé en quatrième place.À l\u2019inverse, Marco Rubio, dans le trio de tête après PRIMAIRES DANS LE NEW HAMPSHIRE Victoires clés de Sanders et Trump A L E X A N D R E S H I E L D S L e déversement de pétrole survenu dans la rivière Chaudière lors de la tragédie de Lac- Mégantic a eu des impacts majeurs et inédits sur la faune aquatique.Les scientifiques ont constaté de sérieuses anomalies, dont des déformations et des lésions, chez presque toutes les espèces de poissons.C\u2019est ce qui se dégage de rapports gouvernementaux passés pratiquement inaperçus, mais qui donnent un avant- goût des conséquences qu\u2019aurait une fuite provoquée par la rupture d\u2019un pipeline.Après le déraillement et l\u2019explosion d\u2019un convoi ferroviaire en plein cœur de Lac-Mégan- tic, en juillet 2013, le ministère de l\u2019Environnement a estimé que 100 000 litres de pétrole brut se sont déversés dans la rivière Chaudière, qui se jette elle-même dans le Saint-Lau- rent.Québec a donc mandaté un comité d\u2019experts pour faire le suivi de la contamination du cours d\u2019eau.Les plus récents résultats de leurs travaux sont déclinés dans une série de rapports rendus publics le vendredi 27 novembre 2015 en après-midi.Fait à noter, la mise en ligne des documents est survenue au moment où l\u2019attention des journalistes en environnement et des groupes écologistes était monopolisée par le sommet de Paris sur le climat, qui s\u2019ouvrait le 30 novembre.Même si la publication de ces rapports n\u2019a pas fait grand bruit, les conclusions n\u2019en sont pas moins révélatrices des impacts sur la faune aquatique d\u2019un déversement pétrolier d\u2019impor- RIVIÈRE CHAUDIÈRE Des poissons intoxiqués au pétrole La catastrophe ferroviaire de Lac-Mégantic a un impact majeur sur le cours d\u2019eau ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR L\u2019écrivain Yann Martel Au moment de la défaite du gouvernement Harper, l\u2019auteur Yann Martel avait déjà abandonné son rôle d\u2019animateur de club de lecture.L\u2019écrivain, souvenez-vous, avait commencé à envoyer en 2007 à Stephen Harper un livre tous les quinze jours afin d\u2019ouvrir les horizons de l\u2019homme d\u2019État.Martel a tenu le rythme quatre ans durant.Et maintenant, quel sort ré- serve-t-il à Justin Trudeau ?LIVRES Plaidoyer pour un politicien rêveur Conversation avec l\u2019auteur Yann Martel sur les nourritures spirituelles des politiciens Les mariés d\u2019Auschwitz Une histoire d\u2019amour sur fond d\u2019horreur Page B 10 Immigration Weil répugne à abaisser l\u2019exigence du français pour plaire au patronat Page A 3 Procès Ghomeshi Fais-moi mal, Johnny.Une chronique de Francine Pelletier Page A 9 VOIR PAGE A 10 : PÉTROLE VOIR PAGE A 10 : PRIMAIRES C A T H E R I N E L A L O N D E M ais pourquoi ?Pourquoi serait- il si important d\u2019avoir un leader qui lise ?« Parce que nos hommes et femmes politiques doivent avoir non seulement des connaissances pratiques de la gouvernance et de la gérance des choses, mais ils doivent être aussi des rêveurs», a expliqué en entrevue téléphonique au Devoir l\u2019auteur de L\u2019histoire de Pi (XYZ), qui se démarque ces jours-ci avec son tout nouveau et puissant roman Les hautes montagnes du Portugal (XYZ).«Les deux façons pour moi les plus évidentes de comprendre la vie, de dépasser notre petite compréhension, notre petite vision, les seules façons de faire grandir notre petite intelligence, c\u2019est de lire ou de voyager.À moins d\u2019avoir eu la chance d\u2019avoir des professeurs fulgurants, qui ouvrent carrément l\u2019esprit, car il y a aussi l\u2019enseignement\u2026 Mais sinon, les pays pour moi sont comme des livres ; en Inde, en Australie, on trouve des personnages, des décors\u2026 On est quelqu\u2019un d\u2019autre, on s\u2019ouvre \u2014 sur tout si on voyage seul.Comme lorsqu\u2019on lit un grand roman et qu\u2019on devient cette petite puce sur la page qui regarde un univers.» VOIR PAGE A 10 : MAR TEL J E A N N E C O R R I V E A U F rustrés que Québec ait refusé de demander à Uber de cesser ses activités en attendant la tenue d\u2019une commission parlementaire sur les dossiers, les chauf feurs de taxi membres du Regroupement des travailleurs autonomes Métallos (RTAM) entendent bloquer la circulation à plusieurs endroits stratégiques ce mercredi à Montréal.Les chauffeurs se rassembleront à la Place Versailles à 6h30 et à la Place Ver tu à 7 h.Le RTAM dévoilera alors les différents endroits où les chauffeurs se rendront par la suite.Pourraient-ils bloquer l\u2019accès à l\u2019aéroport Montréal-Tru- deau?Les hôtels ?Les stations de métro ?« Tout est envisagé, a af firmé le por te-parole du R TAM, Benoît Jugand.On parle d\u2019un blocus.Les endroits qui vont être visés sont des endroits où les transporteurs illégaux opèrent.On va s\u2019assurer qu\u2019il n\u2019y a pas un transporteur illégal qui va transporter de la clientèle à ces endroits-là.Il faut frapper aux endroits où ça fait mal.» Un cer tain niveau de service sera maintenu, a toutefois assuré M.Jugand : « On ne prendra pas la population en otage.Il n\u2019y aura pas de ponts ou d\u2019hôpitaux bloqués demain [mercredi].Le transport adapté va être assuré ».Risques d\u2019infractions En prévision de cette manifestation, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a pris soin, mardi, de rappeler que le fait d\u2019encercler un véhicule, de s\u2019emparer d\u2019un objet appartenant à autrui (un véhicule ou un téléphone cellulaire), ou de bloquer une route pour empêcher la circulation étaient des gestes de nature criminelle.«Le fait de bloquer un accès routier (pont, aé- ropor t) pourrait mener à des accusations criminelles », a indiqué le SPVM.Benoît Jugand soutient que le RTAM travaille avec les autorités policières.« On n\u2019encourage pas des mouvements qui peuvent porter à des infractions criminelles », a-t-il dit.Affirmant ne pas poser ces gestes d\u2019éclat de gaîté de cœur, le RTAM en jette la responsabilité sur le premier ministre Philippe Couillard : «Si le gouvernement n\u2019est pas capable d\u2019appliquer ses propres lois, on a un méchant problème au Québec.» Une plateforme novatrice Mardi, une centaine de chauffeurs de taxi de Québec ont joué du klaxon devant la colline parlementaire, bloquant les rues autour du Parlement et réclamant eux aussi qu\u2019Uber cesse ses activités en attendant la tenue prochaine d\u2019une commission parlementaire sur le transport par taxi.Interpellé à l\u2019Assemblée nationale, le nouveau ministre des Transports, Jacques Daoust, a rappelé qu\u2019au cours des 13 derniers mois, plus de 1000 véhicules d\u2019Uber avaient été saisis.« La plateforme Uber comme telle, qui est novatrice, facile à utiliser, populaire à travers la planète, en soi, n\u2019est pas une structure qui est illégale, c\u2019est une formule d\u2019avenir.Si elle est utilisée de façon illégale, je ne veux pas un moratoire pour une durée déterminée, je veux simplement qu\u2019on cesse de l\u2019utiliser pour toujours», a-t-il répondu à la députée péquiste Martine Ouellet qui le questionnait.Le Devoir M A R C O B É L A I R - C I R I N O Correspondant parlementaire à Québec Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, ne se laisse pas démonter par les rebuffades assénées par les élus solidaires Amir Khadir et Françoise David lundi après-midi.Il a de nouveau lancé un appel à la convergence du mouvement indépendantiste.«Nous n\u2019avons pas le monopole, au Parti québécois, de la souveraineté.Je persiste à le penser.Je vais continuer de travailler dans cette direction.Nous devons regrouper les forces souverainistes au Québec», a-t-il fait valoir mardi.M.Khadir et Mme David ont décelé lundi de « grands problèmes» au sein du PQ qui rendent impossibles toute «convergence» avec cette formation politique.Ils ont notamment dit regretter la présence de l\u2019actionnaire de contrôle de Québecor \u2014 une société ayant ouvert des succursales dans des paradis fiscaux \u2014 aux commandes du PQ.Le chef d\u2019Option nationale, Sol Zanetti, qualifie de «négatif » l\u2019esclandre fait par les représentants de Québec solidaire lundi après-midi.Il leur demande de préciser les « conditions » de leur participation aux ef for ts de convergence du mouvement indépendantiste avec le PQ et ON.M.Zanetti reproche aussi à Mme David d\u2019avoir adopté une «attitude hégémonique» \u2014 celle- là même qu\u2019elle reprochait il n\u2019y a pas si longtemps au PQ \u2014, en appelant les électeurs à voter en bloc pour QS lors des élections générales de 2018.« Il y a un paradoxe.» Les quatre partis politiques membres de la table de concertation des Organisations unies pour l\u2019indépendance (OUIQué- bec) \u2014 le PQ, QS, Option nationale et le Bloc québécois \u2014 se sont réunis à deux reprises en moins d\u2019un an, c\u2019est-à-dire en juin 2015 et en février 2016.Malgré la sortie médiatique de lundi, le président de QS, An- drés Fontecilla, continuera de participer aux échanges.« [Ce forum permet aux] partis politiques indépendantistes [\u2026] d\u2019échanger sur les orientations, de coordonner les actions et d\u2019établir un argumentaire et une position commune à l\u2019égard de l\u2019indépendance d\u2019ici les prochaines élections québécoises », peut-on lire sur le site Web des OUI Québec.La responsable de la convergence du mouvement indépendantiste, Véronique Hivon, ne se formalise pas non plus de la charge de QS contre le PQ.Elle appelle à la poursuite des travaux de la «Table», qu\u2019elle décrit comme un «espace neutre» où différents «projets de collaboration» sont débattus.«Ça vaut la peine d\u2019essayer.[Cela dit,] cela exige de l\u2019abnégation et de la maturité», a-t-elle fait valoir.Le Devoir M A R C O B É L A I R - C I R I N O Correspondant parlementaire à Québec L e premier ministre Philippe Couillard s\u2019expose à des poursuites judiciaires pour avoir tué à coups de « déclarations malheureuses» le projet d\u2019exploitation des hydrocarbures enfouis sur l\u2019île d\u2019Anticosti, sont d\u2019avis le Parti québécois et la Coalition avenir Québec.« On sent jaillir la poursuite judiciaire », a déclaré le chef péquiste, Pier re Karl Péla- deau, lundi après-midi.Selon M.Péladeau, les dirigeants de Pétrolia et de Junex pourront difficilement demeurer les bras croisés quant aux déclarations-chocs faites par M.Couillard au fil des dernières semaines et ainsi se soustraire de leurs « responsabilités » à l\u2019égard de leurs actionnaires, y compris Ressources Québec.« J\u2019ai bien peur, tristement, que ça finisse devant les tribunaux», a-t-il dit.Le chef du gouvernement a défendu ses sor ties médiatiques des dernières semaines contre l\u2019exploration et l\u2019exploitation de pétrole et de gaz de schiste sur l\u2019île du golfe Saint- Laurent.«Si je restais passif devant une telle agression envers un milieu naturel du Québec, on me blâmerait d\u2019être au service de l\u2019industrie pétrolière.Les mêmes personnes ici me diraient: \u201cComment se fait-il que vous permettiez ça?\u201d» a-t-il lancé lors d\u2019un impromptu de presse en marge du caucus des élus libéraux.M.Couillard a cependant écarté la possibilité de rompre le contrat l\u2019obligeant à investir 57 millions de dollars dans les activités d\u2019exploration pétrolière et gazière sur Anticosti avant d\u2019avoir pris connaissance d\u2019une étude hydrogéologique commandée par le ministère de l\u2019Environnement.« C\u2019est clair qu\u2019on va être excessivement attentifs aux résultats des études sur l\u2019eau», a-t-il affirmé.Les résultats de cette étude détermineront la suite des choses.« Si en cours de route, il y a un problème relié à l\u2019eau, c\u2019est clair qu\u2019on n\u2019ira pas faire de la fracturation », a indiqué le ministre des Ressources naturelles, Pierre Arcand.De son côté, le ministre de l\u2019Environnement, David Heur- tel, a soutenu à La Presse canadienne qu\u2019« il n\u2019y [aura] aucune forme d\u2019ingérence politique dans ce processus».M.Couillard a toutefois affirmé que les fonctionnaires « feront ce qu\u2019on leur dira».Le chef caquiste, François Legault, a pressé M.Couillard de cesser de «bougonner quand les journalistes lui posent une question sur Anticosti » et de déployer «un plan» pour relancer l\u2019économie québécoise et créer des emplois.«Les Québécois ont le droit d\u2019être plus riches», a-t-il fait valoir.Le Devoir L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 0 F É V R I E R 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 2 SRAM cégep LE 1er MARS SESSION D\u2019AUTOMNE Demande d\u2019admission par Internet : http://sram.omnivox.ca Les chauffeurs de taxi promettent un « blocus » Les manifestations viseront les endroits privilégiés par Uber à Montréal M A R I E - M I C H È L E S I O U I A ux prises avec une série de fugues d\u2019adolescentes séjournant au Centre jeunesse de Laval, Québec a dépêché mardi un vérificateur afin qu\u2019il se rende dans l\u2019établissement lavallois et s\u2019assure que toutes les mesures d\u2019encadrement qui y sont en vigueur ont bel et bien été utilisées.En attendant le dépôt d\u2019un rapport à ce sujet, dans 30 jours, le gouvernement s\u2019est engagé à élaborer un plan d\u2019intervention interministériel qui doit servir à dresser une liste des moyens à mettre en place pour éviter que les jeunes fugueuses des centres jeunesse tombent aux mains de gangs de rue ou de proxénètes qui voudraient les amener à se prostituer.Le plan d\u2019action sera axé à la fois sur la prévention et la répression, a fait savoir le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, en se gardant de fixer une date pour annoncer le contenu de ce projet.« Si on ne peut pas enrayer complètement le proxénétisme, [on cherchera], à tout le moins, à le réduire de façon importante», a ajouté sa collègue, la ministre Lucie Charlebois.Liberté de circulation Quand même, le gouvernement Couillard s\u2019est avancé en remettant en question la liberté de circulation actuellement garantie aux jeunes filles fréquentant les centres jeunesse du Québec.La loi actuelle interdit aux centres jeunesse d\u2019empêcher les jeunes d\u2019aller et de venir à leur guise.Selon des intervenants consultés par Le Devoir, cette « liberté » s\u2019explique par l\u2019impor tance de mettre l\u2019accent sur la création d\u2019un milieu de vie dans lequel les jeunes se sentent bien entourés.« Il faut comprendre le message que les jeunes veulent faire passer [en fuguant] et trouver quoi faire pour ne pas qu\u2019ils aient le goût de fuir ces lieux-là », a illustré Caroline Dufour, directrice des services aux jeunes chez Dans la r ue, un organisme qui vient en aide aux adolescents sans-abri ou en situation précaire.Une nouvelle disparition Cinq adolescentes fréquentant le Centre jeunesse de Laval ont fugué au cours des derniers jours.Quatre des adolescentes ont été retrouvées saines et sauves, mais Vanessa Ticas, 17 ans, est toujours au large.Le Ser vice de police de la Ville de Montréal (SPVM) a aussi diffusé, mardi, un avis de disparition concernant Béné- dicta Tshibangu, une adolescente de 14 ans qui ne donne plus de nouvelles depuis dimanche.«Elle a de mauvaises fréquentations et n\u2019en est pas à sa première disparition», a fait savoir le service de police, à qui l\u2019on a reproché dans les derniers jours d\u2019avoir l\u2019intention de réduire le nombre de ressources dédiées à la lutte contre l\u2019exploitation sexuelle.« Il y a autant de policiers qui enquêtent [qu\u2019avant] », a assuré le chef du SPVM, Philippe Picher.« Est-ce qu\u2019on est en train d\u2019analyser des nouvelles manières de faire les choses ?La réponse, c\u2019est oui.Est-ce qu\u2019il y a un plan final qui a été autorisé ?Non», a-t-il poursuivi, en se gardant d\u2019aborder la nature des modifications à venir.Avec La Presse canadienne Le Devoir FUGUES Un vérificateur nommé par Québec se rendra au Centre jeunesse de Laval ANTICOSTI Des déclarations qui pavent la voie à des recours judiciaires, selon le PQ et la CAQ Le premier ministre se défend de s\u2019ingérer politiquement dans le processus JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Les fonctionnaires obéiront aux ordres du gouvernement, a déclaré mardi le premier ministre Philippe Couillard.MOUVEMENT INDÉPENDANTISTE Péladeau lance un nouvel appel à la convergence JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE «Si on ne peut pas enrayer complètement le proxénétisme, (on cherchera), à tout le moins, à le réduire de façon importante», a dit Lucie Charlebois, qui n\u2019a voulu nommer aucun moyen envisagé. L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 0 F É V R I E R 2 0 1 6 ACTUALITES A 3 L a semaine dernière, le constat de la firme de sondages Angus Reid Institute était clair.Une forte majorité de Canadiens (63 %) souhaitaient que le Canada continue de participer aux frappes aériennes contre le groupe armé État islamique, ou même qu\u2019il accroisse sa contribution.Presque la moitié s\u2019inquiétait de l\u2019impact d\u2019un retrait des six CF- 18 sur les relations avec nos alliés.Mais les libéraux avaient promis de mettre fin à la participation du Canada au pilonnage du groupe EI et ils ont tenu parole.D\u2019ici le 22 février, les bombardiers canadiens cesseront leurs sorties au-dessus de la Syrie et de l\u2019Irak.Par contre, les forces armées déploieront environ 200 militaires de plus dans la région pour différentes fonctions, dont la formation.La politique du gouvernement quant à la crise syrienne ne se limite pas non plus à une contribution militaire.Comme promis, elle bonifie un volet humanitaire déjà important sous les conservateurs.Le volet diplomatique est aussi renforcé avec davantage de personnel au Liban, en Jordanie et en Irak.C\u2019est quand même le retrait des CF-18 qui risquait le plus d\u2019irriter citoyens et alliés, mais le gouvernement semble avoir réussi à éviter le piège.Dans les cercles diplomatiques, on est reconnaissant que le Canada continue de soutenir la mission aérienne en fournissant deux avions de surveillance et un avion de ravitaillement.En plus, il contribuera à ce qui est considéré comme essentiel au succès militaire à long terme de la mission, la formation des troupes kurdes.Justin Trudeau est à cet égard fidèle à sa promesse.Il n\u2019a d\u2019ailleurs jamais préconisé un arrêt total de la participation militaire, comme le promettait le NPD.Il a toujours dit qu\u2019il privilégiait la formation à la par ticipation aux frappes aériennes.Selon lui, le Canada se rendrait plus utile de cette façon puisqu\u2019il a développé une véritable expertise en la matière.?Mais en offrant un appui logistique aux frappes de la coalition, M.Trudeau ne laisse-t-il pas croire qu\u2019il les juge utiles?Pourquoi alors rappeler les CF-18, s\u2019est-il fait demander en conférence de presse, lundi.Parce qu\u2019il l\u2019a promis, parce qu\u2019il faut faire des choix, a-t-il d\u2019abord répondu, laissant à peu près tout le monde sur sa faim.Interrogé à nouveau, il a évoqué la guerre en Irak en 2003 et les bombardements en Libye en 2011.Si les frappes aériennes peuvent être utiles à court terme, elles ne peuvent offrir la stabilité à long terme, a-t-il dit.Pour cela, il faut offrir à la population les moyens d\u2019assurer sa défense et sa sécurité, a-t-il insisté.Mais en réorientant la mission militaire vers la formation, le gouvernement libéral fait un choix risqué car cette mission sera plus dangereuse.Les soldats assignés à cette tâche pourraient accompagner les troupes locales sur le front pour les former, les conseiller et les aider à marquer des cibles pour les frappes aériennes.Ils pourraient se retrouver sous le feu ennemi, comme cela s\u2019est déjà produit.C\u2019est dans des circonstances semblables qu\u2019est mort le seul soldat canadien tué en Irak.M.Trudeau a évité d\u2019évoquer ces dangers lors de sa conférence de presse, mais il devra s\u2019y faire et oser appeler un chat un chat.Un premier ministre ne peut demander à des hommes et des femmes de risquer leur vie sans admettre lui-même, de vive voix, qu\u2019il exige d\u2019eux cet éventuel sacrifice.En même temps, il est difficile de l\u2019accuser de chercher à cacher la vraie nature de la mission quand il dépêche le chef d\u2019état-major, le général Jonathan Vance, pour l\u2019expliquer à la presse.Tout en tentant d\u2019éviter de contredire son patron \u2014 «de mon point de vue, ce n\u2019est pas une mission de combat parce que nous ne sommes pas les principaux combattants» \u2014, le général n\u2019a pas caché que les militaires canadiens pourraient se retrouver dans des situations où ils auraient à se défendre.?Le Canada fera donc davantage, mais le fera différemment.Cette redéfinition de la mission s\u2019inscrit toutefois dans une mise au point plus large de la politique canadienne par rapport à la crise syrienne.L\u2019approche libérale se distingue de celle des conservateurs par l\u2019accent mis sur l\u2019aide humanitaire, l\u2019accueil des réfugiés et la diplomatie plutôt que sur l\u2019effort militaire.Cela ne diminue pas les dangers ni l\u2019éventuel coût humain de ce dernier.Au contraire.La tenue d\u2019un débat parlementaire cette semaine, suivi d\u2019un vote, est par conséquent bienvenue.Essentiel en fait, même si rien n\u2019oblige le gouvernement à le faire, le déploiement de troupes relevant uniquement du pouvoir exécutif.L\u2019ex-premier ministre Stephen Harper avait cependant pris l\u2019habitude de tenir un vote lorsqu\u2019il voulait prolonger ou lancer une mission de combat.Il a créé un précédent qui agace peut-être les puristes, mais qui se doit d\u2019être la norme en démocratie et dont on ne peut faire fi.mcornellier@ledevoir.com Entre l\u2019arbre et l\u2019écorce R O B E R T D U T R I S A C Correspondant parlementaire à Québec L a ministre de l\u2019Immigration, de la Diversité et de l\u2019Inclusion, Kathleen Weil, a voulu, mardi, prendre ses distances du patronat, qui voit dans la réforme de la Loi sur l\u2019immigration une chance de réduire les exigences linguistiques pour les immigrants dont les qualifications sont recherchées.« Je n\u2019ai jamais confirmé cette orientation, bien au contraire », a lancé Kathleen Weil à la présidente de la CSQ, Louise Chabot, qui prenait par t aux consultations en commission parlementaire sur le projet 77 qui propose une refonte de la Loi sur l\u2019immigration.« Je n\u2019ai jamais évoqué que je partageais l\u2019opinion de ceux qui disent qu\u2019on viendrait réduire les critères de sélection, d\u2019une part, pour ensuite augmenter le niveau de francisation en milieu de travail », a indiqué la ministre.Elle doit déposer sous peu une nouvelle politique d\u2019immigration qui devrait révéler les véritables intentions du gouvernement Couillard en la matière.La semaine dernière, Michel Leblanc, de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, ainsi qu\u2019Éric Tétrault, des Manufacturiers et exportateurs du Québec, sont venus réclamer au gouvernement qu\u2019il permette aux employeurs d\u2019embaucher des travailleurs immigrants qui ne parlent pas français pour combler des postes spécialisés qui font l\u2019objet de pénuries, quitte à ce qu\u2019ils apprennent le français sur les lieux de travail.La ministre a soutenu au Devoir qu\u2019il était possible de recruter des candidats à l\u2019immigration qui connaissent le français tout en répondant aux besoins précis du marché du travail.«On est capable de faire les deux», a-t-elle dit.Louise Chabot s\u2019est inquiétée de «l\u2019obsession» de l\u2019adéquation entre la formation des immigrants et le marché du travail.Selon la chef syndicale, la politique d\u2019immigration ne peut pas seulement être axée sur les besoins ponctuels des entreprises en main-d\u2019œuvre.«Par les témoignages qu\u2019on entend du patronat, jusqu\u2019à maintenant, le français semble être un \u201cnice to have\u201d et non pas une condition importante dans l\u2019ensemble des critères», a-t-elle dit aux journalistes.La présidente de la CSQ a insisté sur l\u2019importance de sélectionner en priorité des immigrants qui connaissent le français et d\u2019assurer la francisation des autres.«Ça ne va pas bien la francisation», a-t-elle lancé.Tout en reconnaissant qu\u2019il y a « des baisses dans les cours de francisation», Kathleen Weil a signalé que les immigrants qui ne parlent pas le français et qui ne suivent pas de cours de français sont parmi ceux qui quittent le Québec après quelques années.Le taux de rétention des immigrants québécois est de 80 %, a-t-elle dit.«Pour augmenter le taux de rétention, il incombe qu\u2019on sélectionne des gens qui parlent le français, sinon on les perd», a fait observer la ministre.Dans son mémoire, la CSQ a rappelé que le pourcentage d\u2019immigrants qui ont déclaré connaître le français était passé de 64,1 % en 2009 à 57,4 % en 2013.Kathleen Weil a révélé que ce pourcentage avait connu une hausse en 2014, à 58,6 %, et que récemment la France était passée au premier rang des pays pour la provenance des immigrants au Québec.Selon la ministre, il n\u2019y a aucun déclin dans la sélection de candidats qui parlent français.Ainsi, 90 % des requérants principaux pour l\u2019immigration dite économique et choisie par Québec parlent français.En 2012, 85 % des immigrants au Québec étaient soit des francophones, soit des enfants scolarisés en français ou soit des personnes qui suivent un cours de français, a énuméré Kathleen Weil.Le Devoir TRAVAILLEURS IMMIGRANTS Weil répugne à abaisser l\u2019exigence du français pour satisfaire le patronat R O B E R T D U T R I S A C Correspondant parlementaire à Québec L\u2019 opposition a dénoncé mardi les coupes que le gouvernement Couillard a faites dans la francisation des travailleurs immigrants au sein des entreprises.« C\u2019est un scandale », a lancé le porte-parole péquiste en matière d\u2019immigration, Maka Kotto, avant de prendre part à la commission parlementaire qui se penche sur le projet de loi 77 défendu par la ministre de l\u2019Immigration, de la Diversité et de l\u2019Inclusion, Kathleen Weil.« La francisation est la clé de voûte d\u2019une intégration réussie pour les nouveaux arrivants », a rappelé le député de Bourget.Dans son édition de mardi, Le Devoir révélait que Québec avait amputé de près de la moitié les budgets administrés par la Commission des partenaires du marché du travail et consacrés à la francisation en entreprise.La coupe de 4 millions de dollars en 2014-2015 sur un budget de 7,8 millions a entraîné la suppression des cours de français dans une dizaine d\u2019entreprises, dont le fabricant Vêtements Peerless, de Montréal.En tout, un peu plus de 300 immigrants sur les 627 qui suivaient un cours l\u2019année précédente ont été privés du service de francisation.«C\u2019est très déplorable de voir qu\u2019en entreprise, ça se dégrade», a déclaré la critique en matière d\u2019immigration de la Coalition avenir Québec, Nathalie Roy.«Choisir les immigrants en fonction du marché du travail soit, on n\u2019a aucun problème avec ça.Mais en contrepartie, francisons-les.C\u2019est extrêmement important, peu importe où ça se fera», juge la députée ca- quiste dont le parti propose que les cours de français deviennent obligatoires pour les immigrants qui ne connaissent pas le français.Pour Amir Khadir, de Québec solidaire, le gouvernement Couillard veut permettre à des entreprises de sélectionner des immigrants alors qu\u2019elles ne s\u2019engagent aucunement à assurer leur francisation.Quant au gouvernement, il ne s\u2019intéresse pas à «la pérennité du français dans le milieu du travail », a accusé le député.«Le patronat semble trouver dans le gouvernement libéral des décideurs complaisants pour qui le français n\u2019est pas important.» Selon le député de Mercier, la francisation en entreprise est essentielle parce que les maigres allocations de subsistance offertes aux immigrants pour suivre des cours de français à temps complet ne sont pas suffisantes pour faire vivre une famille.Parmi les immigrants qui ne connaissent pas le français, ils sont « archi-minori- taires, ceux que ça n\u2019intéresse pas [de suivre les cours], sauf qu\u2019il faut être capable de survivre», a-t-il dit.Le Devoir FRANCISATION EN ENTREPRISE Les coupes sont scandaleuses, juge l\u2019opposition MANON CORNELLIER à Ottawa PEDRO RUIZ LE DEVOIR La ministre de l\u2019Immigration, de la Diversité et de l\u2019Inclusion, Kathleen Weil, doit déposer sous peu une nouvelle politique d\u2019immigration qui devrait révéler les véritables intentions du gouvernement Couillard en la matière.Lire aussi \u203a Une saison dans la vie de Manuel.Un texte de notre journaliste Karl Rettino- Parazelli.Page B 1 C\u2019est le retrait des CF-18 qui risquait le plus d\u2019irriter citoyens et alliés, mais le gouvernement semble avoir réussi à éviter le piège M A R C O F O R T I E R L e projet de loi 70, qui vise à forcer les nouveaux demandeurs d\u2019aide sociale à suivre un programme d\u2019intégration au travail, a été critiqué sévèrement, mardi en commission parlementaire.Le ministre François Blais a eu beau ouvrir la porte à des assouplissements, le projet de réforme a été la cible d\u2019une pluie de critiques, notamment par la protectrice du citoyen et par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.La protectrice du citoyen, Raymonde Saint-Germain, a ajouté sa voix en soirée à ceux qui trouvent que le projet de loi est trop flou.Cette réforme menace de couper une partie des prestations des demandeurs aptes au travail qui refuseraient les mesures d\u2019emploi édictées par le gouvernement.Elle estime que «l\u2019actuel projet de loi, sans balises suffisantes, laisse une trop large place au seul contrôle bureaucratique».Mme Saint-Germain a proposé 16 recommandations qu\u2019elle juge essentielles pour que le projet fonctionne.Elle invite notamment le ministère de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale à «définir avec clarté en quoi consiste un emploi convenable » (que les prestataires seraient tenus d\u2019accepter).Le gouvernement devrait aussi définir la notion de «manquement » qui entraînerait des sanctions pour les demandeurs d\u2019aide sociale.Le projet de loi contrevient carrément à la Charte québécoise des droits et libertés, estime la Commission des droits de la personne.«Cette obligation d\u2019accepter un emploi sous peine de sanction contrevient au droit à la liberté de la personne reconnu à l\u2019article premier de la charte», a indiqué la Commission dans son mémoire déposé mardi.Comme les participants au programme Objectif emploi n\u2019auraient pas le droit de quitter leur emploi, ils pourraient difficilement «exercer leur droit à des conditions de travail justes et raisonnables garanti par la Charte», estime la Commission.Le ministre François Blais a déclaré qu\u2019il prendrait compte des commentaires émis lors de la commission parlementaire.Il a hérité du projet de réforme qui avait été lancé par son prédécesseur, Sam Hamad, avant le remaniement ministériel d\u2019il y a deux semaines.Le Devoir Pluie de critiques contre la réforme de l\u2019aide sociale L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 0 F É V R I E R 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 4 I S A B E L L E P O R T E R à Québec U ne entreprise d\u2019économie sociale de Lévis vient de créer un nouveau service pour permettre aux aînés de rester chez eux longtemps : un service d\u2019aide aux menus travaux bon marché allant du remplacement de luminaires à la pose de garages d\u2019hiver.Ghislaine Moore Pageau est ravie par l\u2019offre.« Mon mari a 81 ans, puis moi 78.Ça nous prend de l\u2019aide pour faire de l\u2019ouvrage.[\u2026] Avant, je faisais les choses moi-même et mes filles venaient m\u2019aider, mais là, mes filles sont des mères elles aussi et elles ne peuvent pas trop venir nous aider.» Le nouveau service est offert par la Coopérative de services Rive-Sud qui of fre déjà d\u2019autres ser vices à domicile comme l\u2019entretien ménager, les courses et les repas.L\u2019organisme compte 3000 membres et 310 employés.Mais une lacune subsistait dans son of fre de ser vice.« Chaque année à l\u2019assemblée générale, on se faisait demander pourquoi on n\u2019offrait pas de menus travaux.Il y avait un besoin », a expliqué la directrice adjointe Ann Nolin lors du dévoilement du projet mardi matin, à Lévis.Les ser vices of fer ts sont donnés par du personnel rémunéré.Ils incluent le remplacement de tubes fluorescents, de luminaires, l\u2019installation de rideaux, de stores vénitiens ou encore la pose de garages d\u2019hiver.On propose aussi de l\u2019aide au jardinage et au remisage ou toutes autres réparations mineures.Les travaux de plomberie et d\u2019électricité ne sont toutefois pas compris.Programme d\u2019exonération financière Le projet a été élaboré avec le soutien du CISSS Chaudière- Appalaches et de la Ville qui y voient une façon de favoriser le maintien à domicile et ce qu\u2019on appelle le «vieillissement actif».En plus d\u2019être adapté aux personnes âgées, le ser vice est offert à un prix plus abordable que sur le marché.Selon Mme Nolin, il revient à environ 25 $ l \u2019heure.Or, en faisant une demande au programme d\u2019exonération financière pour les services d\u2019aide domestique du gouvernement, la facture peut baisser jusqu\u2019à 12 $.Les personnes intéressées n\u2019ont pas non plus besoin d\u2019être membres de la coopérative pour y avoir accès.«Pas nécessairement, les services sont offerts à toute la population, mais pour ceux qui sont membres de la coop, c\u2019est 2$ de moins sur la facture», précise Mme Nolin.La formule a été testée ces derniers mois dans le cadre d\u2019un projet pilote avec les Offices municipaux d\u2019habitation.« Le projet pilote nous a démontré que c\u2019était un besoin », poursuit-elle.«Il y a un certain nombre de choses que les personnes âgées n\u2019ont pas la force de faire comme du remisage, descendre les pneus, résume-t-elle.Ce sont des tâches qui nécessitent souvent moins d\u2019une heure de service.» Le Devoir Lévis innove en maintien à domicile des aînés P H I L I P P E O R F A L I A lors que les négociations entre l\u2019Université du Québec à Montréal (UQAM) et ses 3000 employés étudiants s\u2019éternisent, la maison d\u2019enseignement essuie un nouveau revers.Le ministère du Travail a rejeté mardi la demande d\u2019arbitrage présentée par l\u2019UQAM, ce qui forcera l\u2019institution à reprendre les pourparlers avec le Syndicat des étudiants employés de l\u2019UQAM (SETUE).Dans sa demande d\u2019arbitrage présentée il y a deux semaines en vue de mettre fin au conflit de travail, l\u2019UQAM arguait devant le ministère du Travail que le SETUE négocie actuellement une première convention collective.Une reconnaissance de ce fait aurait permis la nomination d\u2019un arbitre par Québec.L\u2019arbitre aurait alors pu imposer cette première convention collective.Or, le ministère du Travail n\u2019a visiblement pas cru à la théorie avancée par l\u2019UQAM.« Après vérification et analyse, votre demande ne satis fait pas le critère d\u2019une première convention collective.[\u2026] Votre demande s\u2019avère irrecevable », soutient le sous-ministre Bernard Matte dans une lettre dont Le Devoir a obtenu copie.Le ministère donne ainsi raison au SETUE, autrefois constitué de deux accréditations syndicales (SETUE1 et SETUE2) ayant depuis fusionné.Les 3000 membres du SETUE sont sans convention collective depuis le 31 décembre 2013.Ils sont en grève depuis la fin novembre dernier.Ces étudiants qui agissent notamment à titre de correcteurs et de super viseurs d\u2019examen souhaitent négocier un accord plutôt que de se faire imposer une convention collective.Por te-parole du SETUE, Chloé Fortin-Côté se montre satisfaite de la décision.«L\u2019administration tentait par cette tactique de couper court à nos négociations, de couper court à notre revendication principale, qui est le plancher d\u2019heures de travail.Nous, on tient à négocier avec l\u2019université dans ce dossier.Notre téléphone est ouvert, on veut négocier.» Cette décision survient alors que les associations étudiantes d\u2019éducation, d\u2019arts, de sciences politiques, des cycles supérieurs en droit et des baccalauréats interdisciplinaires en politique ont tenu une grève mardi en soutien au SETUE.Dans un courriel, l\u2019UQAM a dit « prendre acte de cette décision».«Comme elle est toujours demeurée disponible pour continuer les négociations, elle est prête à les reprendre dès que possible », a indiqué Jenny Des- rochers, porte-parole.Rappelons qu\u2019une entente de principe était inter venue entre l\u2019UQAM et le syndicat le 15 décembre 2015, mais celle- ci a été rejetée par la majorité des membres du SETUE le 21 décembre.Le Devoir SETUE Négociations avec les étudiants employés : l\u2019UQAM essuie un revers P H I L I P P E O R F A L I L\u2019 entourage de Pierre Moreau contredit les r u- meurs voulant que le nouveau ministre de l\u2019Éducation s\u2019apprête à reléguer aux oubliettes le projet de loi 86 présenté par son prédécesseur.Celui-ci ira de l\u2019avant avec la réforme des commissions scolaires et l\u2019abolition des élections, as- sure-t-on au gouvernement.Suspendues puis reportées à plus tard à la suite du remaniement ministériel et du congé de maladie de Pierre Moreau, les consultations particulières entourant le projet de loi 86 reprendront bel et bien, a confirmé mardi le cabinet du ministre de l\u2019Éducation.M.Moreau doit prendre la parole le 16 février devant la commission parlementaire de la culture et de l\u2019éducation, à l\u2019ouverture des audiences portant sur le projet de loi, pour confirmer les orientations du gouvernement.Pas question pour M.Moreau de désavouer le travail de François Blais, son impopulaire prédécesseur, assure Catherine Poulin, porte-parole du ministre Moreau.« Évidemment, les auditions ont été retardées de quelques jours en raison de l\u2019état de santé du ministre.Le plan de match continue, on va faire les consultations et poursuivre le processus habituel.Il n\u2019y a pas de modification par rapport au projet de loi de décembre », qui abroge les élections scolaires et remplace le conseil des commissaires par un conseil scolaire formé de parents, de membres du personnel de la commission scolaire et de personnes de la communauté, a soutenu Mme Poulin.« L\u2019étude ar ticle par ar ticle du projet de loi, c\u2019est quelque chose que l\u2019on fait avec beaucoup de sérieux.Est-ce qu\u2019il y a des ajustements qui peuvent être faits ?Le ministre va de l\u2019avant, on va entendre ce que les intervenants ont à dire», a-t- elle toutefois ajouté.Ces informations contredisent de nombreuses rumeurs circulant depuis le remaniement ministériel du 27 janvier.Sur les ondes d\u2019une radio de Québec, l\u2019ex-ministre Jacques Dupuis avait d\u2019ailleurs déclaré, au lendemain de la nomination de M.Moreau, que cela signifiait la mort du projet de loi 86.« On va arrêter la réforme des commissions scolaires.Le nouveau ministre va vouloir regarder [le projet de loi].[Le projet de loi 86] va être sur une voie pendant un bout de temps», a-t- il prédit.Dès le 16 février C\u2019est certainement ce que le Par ti québécois ainsi que Québec solidaire souhaitent, tout comme des dizaines de groupes, à commencer par les commissions scolaires, appelées à présenter leurs mémoires devant la commission de la culture et de l\u2019éducation à partir du 16 février.Il est rare qu\u2019un ministre nouvellement nommé désavoue complètement le travail de l\u2019un de ses prédécesseurs, souligne pour sa par t le politologue Éric Montigny, de la Chaire de recherche sur la démocratie et les institutions parlementaires de l\u2019Université Laval.«C\u2019est un projet de loi gouvernemental qui a passé toutes les étapes des comités ministériels, du Conseil des ministres, qui a été débattu à l\u2019interne avant d\u2019être déposé par le ministre Blais au nom de son gouvernement, dit-il.Il se pourrait qu\u2019il y ait des changements qui soient appor tés à la suite d\u2019un changement de parrain du projet de loi, [\u2026] mais on ne peut dénaturer complètement un projet de loi.» Le Devoir COMMISSIONS SCOLAIRES Le gouvernement dit vouloir aller de l\u2019avant avec le projet de loi 86 JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Pas question pour le nouveau ministre de l\u2019Éducation, Pierre Moreau, de désavouer le travail de son prédécesseur, assure-t-on.O ttawa \u2014 Des syndicats et des associations étudiantes demandent à Ottawa d\u2019amender un projet de loi qui permettrait à des entreprises relevant de la compétence fédérale d\u2019embaucher des stagiaires qui ne seraient pas payés pendant quatre mois.Le projet de loi est hérité du précédent gouvernement conservateur, qui avait mis la table, dans son dernier budget, à une réforme du Code du travail pour protéger davantage les stagiaires contre le bénévolat un peu «obligé».Or, ce projet de loi prévoit des échappatoires qui permettraient, dans certains cas, l\u2019embauche de stagiaires qui ne seraient pas rémunérés pendant les quatre premiers mois d\u2019un stage à plein temps \u2014 ou pendant la première année d\u2019un stage à temps partiel.Des syndicats et des associations étudiantes demandent aux libéraux d\u2019éliminer ces provisions.L\u2019Association canadienne des stagiaires soutient que la proposition créera une échappatoire juridique qui favorisera la précarité chez les jeunes travailleurs.L\u2019association a publié sur son site une lettre ouverte cinglante à la ministre de l\u2019Emploi, du Développement de la main-d\u2019œuvre et du Travail, MaryAnn Mihychuk.L\u2019association y annonce qu\u2019elle se retire des consultations sur les stages non rémunérés parce qu\u2019elle ne veut pas discuter d\u2019exploitation de jeunes travailleurs par le biais de stages non rémunérés \u2014 à moins que ces stages soient directement liés à la scolarité.De plus, selon l\u2019association, la plupart des entreprises relevant de la compétence fédérale (communications, transports, banques) ont les moyens de payer leurs stagiaires.«Des géants comme Bell Média, Via Rail, Air Canada, la Banque TD, Rogers ou Radio-Ca- nada seraient pour ainsi dire encouragés à entretenir un cycle infini d\u2019embauche de stagiaires non rémunérés plutôt que d\u2019af ficher des postes», écrit l\u2019association.La ministre Mihychuk a indiqué que son gouvernement se penche sur ce problème, mais elle encourage les différents intervenants à maintenir le dialogue.La Presse canadienne Les libéraux fédéraux sont interpellés sur les stages bénévoles C H A N G E M E N T S C L I M A T I Q U E S Le plan d\u2019Obama est mis sur la glace Washington \u2014 Une Cour suprême divisée a convenu mardi de mettre un frein au plan de lutte contre les changements climatiques du président Barack Obama jusqu\u2019au moment où des contestations judiciaires seront résolues.La décision est considérée par certains comme étant un dur coup pour l\u2019administration Obama.Il s\u2019agit donc d\u2019une victoire pour la coalition de 27 États essentiellement républicains ainsi que pour les opposants de l\u2019industrie qui qualifient la réglementation de «coup de force sans précédent».En mettant sur la glace le projet d\u2019Obama, la plus haute Cour du pays a donné le signal que les opposants ont eu un argument très fort contre le plan.Le mois dernier, une cour d\u2019appel fédérale avait refusé de mettre le plan en attente.Les quatre juges de la Cour ont déclaré qu\u2019ils auraient rejeté la demande.L\u2019appel sera entendu le 2 juin.Associated Press L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 0 F É V R I E R 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 5 JEAN-FRANÇOIS NADEAU M A R I E - M I C H È L E S I O U I P lus ça change, et plus c\u2019est pareil : bien que la Ville et la police de Montréal reconnaissent désormais des problèmes liés au profilage des itinérants, il reste que dans les faits, «rien n\u2019a vraiment changé», estime le Réseau d\u2019aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM), qui a dévoilé mardi son quatrième rapport annuel sur le profilage social dans l\u2019espace public montréalais.Selon l\u2019organisme, la situation se serait même dégradée, du moins selon la perception de ceux qu\u2019il a consultés.Le por trait que dresse le RAPSIM s\u2019appuie sur des questionnaires administrés à une trentaine d\u2019organismes en itinérance de la métropole.Au total, 72 % des répondants estiment que les rapports entretenus dans l\u2019espace public avec les personnes en situation d\u2019autorité (policiers, commerçants, résidants ou autres) ne se sont « pas vraiment » ou « pas du tout » améliorés au cours des deux dernières années.En 2012, 61 % des répondants avaient fait ce constat.En revanche, les violences (physiques et verbales ou situations de harcèlement) seraient légèrement en baisse : les répondants af firment en avoir entendu parler «parfois » ou « jamais » dans une proportion de 65 %, contrairement à 62,7 % il y a deux ans.Relations difficiles avec les policiers Mais du côté des relations avec les policiers, le constat est dur.Dans les ressources d\u2019aide aux personnes itinérantes, ces rapports ont été qualifiés de «mauvais» dans 53,1% des cas, une hausse de 12,1 % depuis 2012.Le nombre d\u2019intervenants ayant évoqué de « bons » ou «très bons» rapports s\u2019est légèrement amélioré, après s\u2019être considérablement détériorié en 2013.Sur le terrain, le RAPSIM cherche des moyens de diminuer les tensions.Or, selon l\u2019organisateur communautaire Bernard St-Jacques, « il existe encore des zones d\u2019incompréhension », malgré les ef for ts du Service de police de Montréal (SPVM) pour mettre en place des équipes spécialisées.«Ces escouades devaient en principe contaminer les pratiques des autres policiers.On se rend compte qu\u2019on leur envoie les problèmes, mais que ça ne change pas les comportements», observe M.St-Jacques.Selon le coordonnateur du RAPSIM, Pierre Gaudreau, les ef for ts mis de l\u2019avant par l\u2019administration municipale et le SPVM demeurent concentrés.«On aurait pensé que des équipes de police plus spécialisées auraient contaminé les autres policiers par des approches mieux adaptées.Ce n\u2019est pas le cas», a-t-il souligné.En somme, explique-t-on, la culture policière ne change pas aussi vite que le discours à son sujet.La répression est encore souvent de mise, ont par exemple rapporté Yan et Alexander, deux jeunes de la rue qui accumulent les contraventions sans jamais être en mesure de les payer.Des visions semblables?Pourtant, le chef du SPVM, Philippe Pichet, a assuré que le rapport du RAPSIM « cadre » avec sa vision du service de police et de ses rapports avec les citoyens.«J\u2019accueille très favorablement le rapport et les recommandations qui y sont rattachées», a-t-il déclaré, dans une rare sortie devant les médias.Comme le RAPSIM, le policier a souligné les succès des escouades spécialisées.«L\u2019objectif ultime est d\u2019amener un [changement de] compor te- ment quant à une problématique pour tous nos policiers.Mais il faut commencer des choses, et quand on a la bonne solution, il faut s\u2019assurer que tout le monde puisse le faire de la même manière, justement pour avoir un traitement uniforme à travers l\u2019île», a-t-il plaidé, comme pour exiger du temps afin d\u2019imposer un changement de mentalité au sein du SPVM.Des seringues saisies Au centre Cactus, où se déroulait la présentation du rappor t, la directrice Sandhia Vadla- mudy a dénoncé des situations dans lesquelles les ef forts de la santé publique auraient été brisés par des compor tements policiers jugés inappropriés.Des policiers, a-t-elle constaté comme d\u2019autres, détruisent parfois le matériel d\u2019injection fourni par la Santé publique à des itinérants toxicomanes.«Si vous parlez de cas particuliers, le but n\u2019est pas de parler de ces problématiques-là», a répondu le chef Pichet, quand on l\u2019a questionné à ce sujet.Le SPVM « joue son rôle » et a fait par tie des consultations du projet de création de sites d\u2019injection supervisée, a-t-il ajouté.Dans une observation plutôt destinée aux élus montréalais, Bernard St-Jacques a dit constater que les réaménagements urbains entraînent un lot de problèmes causés par le déplacement des itinérants.Habitués à des centres et des espaces particuliers, ils se retrouvent déplacés à la suite de travaux comme ceux qui ont cours au carré Viger.Il y a alors rupture avec les services d\u2019aide auxquels ils étaient habitués, a observé l\u2019intervenant.Le Devoir ITINÉRANTS Toujours les ombres du profilage Les rapports des sans-abri avec les autorités stagnent ou se dégradent D I A N A M E H T A à Toronto Le juge présidant le procès de Jian Ghomeshi pour agression sexuelle a accepté, mardi, de se pencher sur des éléments de preuve apportés par une quatrième et dernière témoin.Le procureur Michael Callaghan avait fait valoir, plus tôt mardi, que cette témoin pourrait corroborer les allégations faites devant le tribunal par Lucy DeCoutere, l \u2019une des trois femmes ayant accusé l\u2019ex-animateur vedette de la radio de CBC de les avoir agressées sexuellement.Mm e DeCoutere, une ancienne actrice qui a notamment joué dans la télésérie ca- nadienne-anglaise Trailer Park Boys, avait raconté lors de son témoignage la semaine dernière comment Jian Ghomeshi l\u2019avait étranglée et frappée à plusieurs reprises alors qu\u2019ils s\u2019embrassaient dans sa chambre en 2003.Me Callaghan a soutenu que la nouvelle témoin, dont l\u2019identité fait l\u2019objet d\u2019une ordonnance de non-publication, pourrait dissiper les allégations selon lesquelles Lucy DeCoutere a inventé l \u2019histoire de toutes pièces pour devenir célèbre et qu\u2019elle a comploté avec les autres plaignantes afin que ces dernières por tent aussi plainte contre Jian Ghomeshi.La défense s\u2019était toutefois opposée à l\u2019admission de cette quatrième témoin, af firmant que le contre-interrogatoire de Mme DeCoutere avait montré « l\u2019étendue et l\u2019ampleur » de sa malhonnêteté.Après avoir entendu les arguments des deux côtés, le magistrat William Horkins a déclaré avoir conclu que la procédure la plus sûre à ses yeux était de prendre connaissance des preuves et de déterminer plus tard « toute valeur probante qu\u2019elles pourraient avoir ».La témoin ne pouvait cependant pas se rendre à Toronto pour témoigner en raison des mauvaises conditions météorologiques où elle habite.La Couronne et la défense ont donc accepté de présenter au juge une transcription de sa déclaration à la police et des messages Facebook qu\u2019elle a échangés avec Lucy DeCoutere.Jian Ghomeshi, qui est âgé de 48 ans, a plaidé non coupable à quatre chefs d\u2019accusation d\u2019agression sexuelle et un chef d\u2019avoir tenté d\u2019étouffer, de suffoquer ou d\u2019étrangler une personne dans le but de vaincre sa résistance.Le procès se poursuivra mercredi.Les plaidoiries finales sont attendues pour jeudi.La Presse canadienne PROCÈS GHOMESHI Le juge examinera la preuve d\u2019une quatrième témoin O N T A R I O Un Québécois arrêté pour traite de personne Guelph \u2014 Un Québécois a été arrêté en lien avec une affaire présumée de traite de personne à Guelph, en Ontario, a indiqué mardi la police de cette ville.Les policiers de Guelph avaient amorcé leur enquête en fin de semaine dernière à la suite d\u2019une plainte concernant le pré- S T É P H A N I E M A R I N S ept des quatorze accusés toujours détenus après les arrestations de l\u2019opération policière « Malaise » ef fectuées fin janvier liées à des crimes de pornographie juvénile étaient de retour en Cour, mardi, pour leur enquête de remise en liberté.Ils demandent tous à être libérés de prison dans l\u2019attente de leur procès, mais la Couronne s\u2019y oppose.Un huitième accusé, Francis Perron, 46 ans, a renoncé mardi matin à son enquête et restera donc derrière les barreaux.La semaine dernière, cinq accusés du réseau de pornographie avaient été libérés, moyennant une longue liste de conditions à respecter.Un autre, Vincent Rodrigue, avait renoncé également à son enquête la semaine dernière.Le quinzième accusé, Jessy Giroux, 32 ans, serait à l\u2019extérieur du pays.Il n\u2019a pas encore été arrêté.Habitant à Toronto, l\u2019homme est accusé d\u2019avoir commis ses crimes à Montréal et ailleurs au Canada.Une enquêteuse de la Sûreté du Québec a expliqué mardi à la juge Julie Riendeau de la Cour du Québec les tenants et les aboutissants de l\u2019enquête de la force policière, à la demande de la procureure de la Couronne responsable du dossier, Cynthia Gyenizse, qui souhaite que les sept accusés demeurent incarcérés.La juge pourra notamment se baser sur cette preuve pour prendre une décision.La procureure de la Couronne a expliqué que l\u2019enquêteuse va d\u2019abord faire état d\u2019une portion de l\u2019enquête qui est commune à tous les accusés, et qu\u2019elle poursuivra par la suite avec une preuve spécifique à chacun d\u2019entre eux.« Ce dossier est dans le virtuel et dans le réel », a souligné Me Gyenizse.Interdit de publication Tous les faits de l\u2019enquête, révélés en Cour par l\u2019enquêteuse, sont frappés d\u2019un interdit de publication, et les médias ne peuvent donc pas les rapporter.Le plus jeune des 14 accusés de l\u2019opération «Malaise » a 27 ans et le plus vieux a 74 ans.Les faits reprochés remontent à 2003 et dans certains cas vont jusqu\u2019en 2016.La majorité des chefs d\u2019accusation a été portée contre les hommes pour avoir possédé, transmis, rendu accessible, produit, imprimé, distribué ou accédé à de la pornographie juvénile.Certains sont aussi accusés d\u2019avoir conseillé d\u2019autres sur la meilleure façon de commettre des actes criminels, notamment des contacts sexuels sur des mineurs.L\u2019enquête sur remise en liber té n\u2019était pas terminée mardi après-midi et doit se poursuivre mercredi.La Presse canadienne OPÉRATION «MALAISE» L\u2019enquête de remise en liberté de sept accusés a débuté Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Yan et Alexander, ici avec un fidèle compagnon, af firment accumuler les contraventions sans jamais pouvoir les payer, signe que la répression policière est encore de mise.Recommandations du RAPSIM: Instaurer des évaluations annuelles sur la situation de l\u2019itinérance par la Ville de Montréal et son Service de police ; Transmettre aux directions concernées les noms et informations des policiers les plus souvent nommés comme s\u2019adonnant à des pratiques de profilage social ; Assurer une meilleure communication avec la population et instaurer davantage de transparence sur les actions du SPVM.Soupers de Gala de la St Valentin 12 février Toy Pour annoncer, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou edevarennes@ledevoir.com Philippe Pichet sumé trafic d\u2019une femme adulte.La Police provinciale de l\u2019Ontario a finalement arrêté lundi un Québécois de 33 ans près de Petrolia, à environ 200 km au sud-ouest de Guelph.Le suspect, qui n\u2019a pas été identifié, a été ensuite remis à la police de Guelph, à une centaine de kilomètres à l\u2019ouest de Toronto.Il pourrait faire face à plusieurs chefs d\u2019accusation, notamment de traite de personne et de menaces de mort.Le suspect demeure détenu en attendant la suite des procédures.La Presse canadienne L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 0 F É V R I E R 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 6 Avis de cession des dossiers Aux clients de M.Pierre Sirois, autrefois évaluateur agréé Prenez avis que: Suite à la cession de Pierre Sirois & Associés Inc., à Marc Ju- tras Inc., les dossiers et autres effets détenus par Monsieur Pierre Sirois sont cédés en date du 1er janvier 2016 à : Marc Jutras Évaluateurs Agréés 430, rue Sherbrooke est Montréal (Québec) H2L 1J6 Téléphone : 514-522-8068 Télécopie : 514-522-9905 Courriel : info@marcjutras.ca Heures de bureau : lundi au vendredi 8h00 à 18h00 Les clients de Monsieur Pierre Sirois ont 30 jours à compter du présent avis pour : - accepter la présente cession; ou - reprendre les effets qui leur appartiennent; ou - demander à Monsieur Marc Ju- tras, é.a., cessionnaire, le transfert à un autre évaluateur agréé.Copie du présent avis est transmis à l'Ordre des Évaluateurs Agréés du Québec.Fait à Montréal, le 8 février 2016, Marc Jutras, évaluateur agréé AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné qu'à la suite du décès de Raymond Charbonneau, en son vivant domicilié au 6979 boulevard Lévesque Est, en la Ville de Laval, Province de Québec, H7A 1R8, survenu le 3 juillet 2013, un inventaire a été préparé par Me Anouk Bouyssou, liquidateur, le 3 février 2016.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l'étude de Me Anouk Bouyssou, notaire située au 3940 Bl.St-Martin O., Laval, Qc.H7T1B6.Donné ce 10 février 2016 par Me Anouk Bouyssou, liquidateur.Avis de clôture d'inventaire Avis est par les présentes donné qu'à la suite du décès de Constance Bourgault, en son vivant domiciliée au 3245, boul.Saint-Martin est, Laval, H7E 4T6, survenu le 9 août 2015, un inventaire des biens de la défunte a été déposé et peut être consulté par les intéressés au 10350, rue Meilleur, Montréal, H3L 3K1.Donné ce 8 février 2016 par Johanne Messier, liquidatrice.Avis de demande de changement de nom Prenez avis que RICHARD, ROBERT JOSEPH GURUNLIAN dont l'adresse du domicile est le 7380 Sherwood, Montréal, Québec H3R 3C6, présentera au Directeur de l'était civil une demande pour changer son nom en celui de RICHARD, ROBERT JOSEPH GELLER.Cet avis a été rempli et signé à MONTRÉAL, le 28/01/16 par RICHARD GURUNLIAN.Richard Gurunlian Avis est par les présentes donné que, suite au décès de Laura MOROSKY (LAWRENCE) en son vivant domiciliée au 318-340, boulevard Hymus, Pointe-Claire (Québec) H9R 6B3, survenu le 31 août 2015, un inventaire des biens a été fait par le liquidateur, le 5 février 2016, devant Charles LEROUX, notaire conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté en l'étude du notaire susdit, au 65, rue Rabastalière Ouest, Saint-Bruno-de-Montarv i l le, (Québec), J3V 1Y7, pendant les heures normales d'ouverture.Prenez avis de la clôture de l'inventaire des biens de Lucette Lefaivre Bélanger, en son vivant domiciliée au 50 Place du commerce, Montréal, Québec, H3E 2C3, décédée le 18 août 2015.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés au 16 chemin des Collines, Mansonville, Québec, J0E 1 X0.Suzanne Bélanger et Manon Bélanger, liquidatrices P A U L I N E G R A V E L Une succession de traumatismes crâniens expliquerait le caractère irascible et impulsif, les problèmes de mémoire, les maux de tête, les insomnies et peut-être même l\u2019impuissance dont souffrait le roi d\u2019Angleterre et d\u2019Irlande, Henri VIII, durant la dernière décennie précédant sa mort, en 1547.Des neurologues de l\u2019École de médecine de l\u2019Université Yale au Connecticut émettent cette hypothèse dans la dernière édition du Journal of Clinical Neuroscience après avoir analysé la correspondance d\u2019Henri VIII ainsi que diverses autres sources historiques dans le but de documenter son histoire médicale ainsi que les évé- nements de sa vie ayant pu contribuer à l\u2019émergence de ses problèmes de santé.Né le 28 juin 1491, Henri VIII devint roi en 1509 alors qu\u2019il n\u2019avait que 18 ans.Au début de son règne, on le décrit comme un roi dynamique, généreux et intelligent qui prenait de judicieuses décisions politiques et militaires couronnées de succès.Le portrait qu\u2019on fait de lui durant les dix dernières années de sa vie est tout autre: «Henri VIII était devenu cruel, mesquin et tyrannique.Sa paranoïa politique et ses erreurs de jugement militaire contrastent avec son comportement prometteur et ses succès précédents», soulignent les auteurs de l\u2019article.Diverses hypothèses plus ou moins satisfaisantes ont été proposées pour expliquer la métamorphose du jeune roi affable en tyran brutal et impitoyable qui se maria six fois et exécuta deux de ses épouses.On a ainsi supposé qu\u2019il souffrait de syphilis, de diabète, du syndrome de Cushing \u2014 qui se caractérise par une sécrétion excessive d\u2019une hormone cor tico-surrénalienne \u2014 d\u2019une maladie psychiatrique ou des séquelles d\u2019un traumatisme crânien.En épluchant les multiples documents historiques, les chercheurs de l\u2019Université Yale ont relevé qu\u2019Henri VIII, qui était un adepte des joutes, ces combats à la lance et à cheval, a subi deux traumatismes crâniens majeurs durant sa trentaine.En 1524, une lance aurait transpercé la visière de son casque durant un tournoi, ce qui aurait provoqué chez lui de sérieux étourdissements.Un an plus tard, il se serait assommé en tombant tête première dans un ruisseau alors qu\u2019il tentait de sauter par-dessus avec un pieu.Tournant en 1536 Mais l\u2019épisode le plus grave serait probablement celui à partir duquel le comportement du monarque s\u2019est transformé.Il est survenu en janvier 1536 lors d\u2019un match de joutes au cours duquel un cheval est tombé sur le roi, qui a alors perdu connaissance pendant deux heures.Les historiens s\u2019accordent pour dire qu\u2019à partir de 1536, le comportement d\u2019Henri VIII est devenu « notoirement erratique » et caractérisé par des «colères explosives et une inaptitude à contrôler ses impulsions».« Il oubliait beaucoup de choses », soulignent les chercheurs.En 1546, par exemple, alors qu\u2019il rassurait sa sixième femme, Catherine Parr, à savoir qu\u2019il ne l\u2019enverrait pas à la tour de Londres, des soldats sont arrivés pour l\u2019arrêter.Henri VIII s\u2019est alors lancé dans une diatribe contre les soldats, ayant oublié qu\u2019il leur avait donné cet ordre le jour précédent.De plus, la difficulté d\u2019Henri VIII à mener à terme ses rapports sexuels était possiblement due à une baisse de testostérone qui découlerait d\u2019un effet secondaire occasionnel des traumatismes crâniens, avancent les chercheurs.«Comme il s\u2019agit de comportements qui n\u2019étaient pas présents avant les commotions cérébrales, il est clair qu\u2019ils résultent des traumatismes crâniens récurrents qu\u2019il a subis, confirme Dave Ellemberg, professeur en kinésiologie de l\u2019Université de Montréal.Ce n\u2019est pas après une seule commotion cérébrale que peut apparaître un tel ensemble de changements comportementaux.La commotion de 1536 a fait en sorte que l\u2019accumulation était trop grande et a déclenché les changements dans la personnalité.Ces changements ressemblent beaucoup à ceux que subissent les spor tifs ayant subi de multiples commotions cérébrales et sont typiques de l\u2019encéphalopa- thie traumatique chronique.Leurs dif ficultés cognitives touchent la mémoire, la capacité d\u2019attention et les fonctions exécutives, qui sont impliquées dans la gestion de l\u2019information et la planification.Ces commotions cérébrales ont sûrement dû af fecter les décisions qu\u2019Henri VIII a dû prendre.» « Il est fascinant de penser que l\u2019histoire de l\u2019Europe a pris la tournure qu\u2019on lui connaît en raison d\u2019un coup sur la tête », a confié Arash Salardini, qui a dirigé l\u2019étude.Le Devoir Le roi qui est tombé sur la tête Le comportement violent et impulsif d\u2019Henri VIII aurait été causé par de multiples traumatismes crâniens Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/services- et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services- et-annonces/appels-d-offres Courriel : avisdev@ledevoir.com Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi AVIS LÉGAUX & APPELS D\u2019OFFRES HEURES DE TOMBÉE AV I S L É G AU X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsa bilité se limite au coût de la parution.PROMULGATION RÈGLEMENTS RCA15 17259 ET RCA15 17260 AVIS est par les présentes donné que les règlements ci- après décrits ont été adoptés par le conseil d\u2019arrondissement de Côte-des-Neiges\u2014Notre-Dame-de-Grâce, à sa séance ordinaire du 7 décembre 2015, ont été approuvés par le ministre des Affaires municipales, des Régions et de l\u2019Occupation du territoire, les 26 et 28 janvier 2016 et entrent en vigueur conformément à la loi.RÈGLEMENT RCA15 17259 : Règlement autorisant un emprunt de 1 900 000 $ pour la réalisation de travaux de réaménagement dans divers parcs de l\u2019arrondissement.RÈGLEMENT RCA15 17260 : Règlement autorisant un emprunt de 7 369 000 $ pour la réalisation des travaux de réfection routière et de réparations mineures de trottoirs.Toute personne intéressée peut en prendre connaissance au bureau Accès Montréal de Côte-des-Neiges\u2014 Notre-Dame-de-Grâce situé au 5160, boulevard Décarie, rez-de-chaussée.FAIT À MONTRÉAL, ce 10 février 2016.La secrétaire d\u2019arrondissement substitut, Julie Faraldo-Boulet Avis public Arrondissement de Côte-des-Neiges Notre-Dame-de-Grâce Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Biens et services Appel d\u2019offres : 16-15040 Descriptif : A52 - Enlèvement de graffitis pour l\u2019arrondissement de Ville-Marie district de Sainte-Marie Date d\u2019ouverture : 29 février 2016 Dépôt de garantie : 5 % (Cautionnement et/ou chèque visé) Renseignements : Badre Eddine Sakhi, agent d\u2019approvisionnement : 514 872-4542 Appel d\u2019offres : 16-14986 Descriptif : A57 - Fourniture et livraison, sur demande, de microbilles de verre pour peinture de marquage routier Date d\u2019ouverture : 29 février 2016 Dépôt de garantie : 2 % (Cautionnement et/ou chèque visé) Appel d\u2019offres : 16-15061 Descriptif : Fourniture et livraison, sur demande, de divers gaz utilisés pour les analyses de laboratoire Date d\u2019ouverture : 29 février 2016 Dépôt de garantie : 5 % (Cautionnement et/ou chèque visé) Renseignements : Eddy Dutelly, agent d\u2019approvisionnement : 514 872-5253 Appel d\u2019offres : 16-14957 Descriptif : Service de collecte et de transport de matières organiques Date d\u2019ouverture : 29 février 2016 Dépôt de garantie : 10000 $, Cautionnement et/ou chèque visé par contrat qu\u2019il désire obtenir Appel d\u2019offres : 16-15053 Descriptif : Location, livraison et cueillette de conteneurs à déchets Date d\u2019ouverture : 29 février 2016 Dépôt de garantie : 2 % (Cautionnement et/ou chèque visé) Renseignements : Laurence Théorêt, agente d\u2019approvisionnement : 514 872-4907 Appel d\u2019offres : 16-15037 Descriptif : Service d\u2019aménagement de soixante-dix (70) véhicules Ford Police Interceptor 2015 Date d\u2019ouverture : 29 février 2016 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Youness Faouzi, agent d\u2019approvisionnement : 514 868-5852 Catégorie : Services professionnels Appel d\u2019offres : 16-15050 Descriptif : Services professionnels pour la mise aux normes du réseau électrique du Biodôme de Montréal (projet BI-00051) Date d\u2019ouverture : 2 mars 2016 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Matthieu Crôteau, agent d\u2019approvisionnement : 514 872-6777 Appel d\u2019offres : 16-14894 Descriptif : Services profesionnels pour la réalisation d\u2019une étude économique relative au réaménagement des réseaux de distribution d\u2019eau potable de l\u2019ouest de l\u2019agglomération de Montréal Date d\u2019ouverture : 29 février 2016 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Pierre L\u2019Allier, agent d\u2019approvisionnement : 514 872-5359 Appel d\u2019offres : 16-14928 Descriptif : Services professionnels d\u2019ingénierie multidisciplinaire \u2013 Travaux d\u2019amélioration et de mise à niveau Date d\u2019ouverture : 29 février 2016 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Robert Normandeau, agent d\u2019approvisionnement : 514 868-3709 Documents : Les documents relatifs à ces appels d\u2019offres seront disponibles à compter du 10 février 2016 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel de ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, 10 février 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appels d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 16-14975 Services professionnels en développement durable (accompagnateur LEED, modélisateur énergétique et agent de mise en service amélioré) \u2013 Quartier des spectacles \u2013 Secteur Places des Arts \u2013 Aménagement de l\u2019esplanade Clark et autres travaux connexes L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 10 février 2016 est reportée au 15 février 2016 à 14 h dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, le 10 février 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Service des infrastructures de la voirie et des transports Direction des infrastructures Appel d\u2019offres : 330001 Travaux de reconstruction d\u2019égout unitaire et de conduite d\u2019eau secondaire (là où requis) dans la rue Saint-Denis entre l\u2019Avenue Viger et le Boulevard René-Lévesque (Lot C \u2013 Projet CHUM) Arrondissement: Ville- Marie L\u2019ouverture de la soumission prévue pour le 10 février est reportée au 15 février 2016 à 14h dans les locaux du Service du greffe de l\u2019Hôtel de ville.Montréal, le 10 février 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres 705-22-014218-141.COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL dem.C.SAID KOUDDAR déf.VENTE PAR HUISSIER CE 24 FÉVRIER 2016 À 10H00, AU 1428 RUE LAUZON.1 VÉHICULE MAZDA RX-8 ET 1 VÉHICULE INFINITY G35 ETC, TELS QUELS.S.TRU- DEL QTMG HUISSIERS DE JUSTICE 514-257-8000 Service des infrastructures de la voirie et des transports Direction des infrastructures Appel d\u2019offres : 324003 Travaux de planage de rue, pose d\u2019enrobé bitumineux, reconstruction de bordures et de trottoirs, là où requis, dans les arrondissements de Ahuntsic-Cartierville et de Villeray\u2014Saint- Michel\u2014Parc-Extension (PCPR 2016).L\u2019ouverture de la soumission prévue pour le 10 février est reportée au 15 février 2016 à 14 h dans les locaux du Service du greffe de l\u2019Hôtel de ville.Montréal, le 10 février 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres J E A N - L O U I S S A N T I N I à Washington P lus que le boson de Higgs, la détection d\u2019ondes gravitationnelles, qui pourrait être annoncée jeudi par des équipes scientifiques internationales, est considérée comme l\u2019un des derniers Graal de la physique en ouvrant une nouvelle fenêtre sur l\u2019univers et ses phénomènes les plus violents.L\u2019observation de ces ondes, dont Albert Einstein a prédit l\u2019existence dans sa théorie de la relativité générale en 1915, doit faire l\u2019objet d\u2019une présentation jeudi à Washington pour, selon un communiqué de la Fondation américaine des sciences (NSF), faire un point sur ces recherches.Les ondes gravitationnelles sont produites par de légères per turbations subies par la trame de l\u2019espace-temps sous l\u2019effet du déplacement d\u2019un objet de grande masse, comme des trous noirs ou des étoiles à neutron.La possibilité d\u2019observer les ondes gravitationnelles, qui sont très faibles à une échelle microscopique, ouvrirait une nouvelle fenêtre sur des phénomènes astronomiques encore mystérieux, comme l\u2019effondrement gravitationnel d\u2019étoiles massives et la fusion de deux étoiles à neutrons, ainsi que sur les phénomènes associés aux trous noirs, qui se trouvent souvent au centre des galaxies.« La gravité est la principale force de l\u2019Univers et ses ef fets sur l\u2019espace-temps produisent des ondes gravitationnelles qui se diffusent partout dans le cosmos, explique à l\u2019AFP Tuck Stebbins, le chef du Laboratoire d\u2019astrophysique gravitationnelle à la NASA.Si on pouvait détecter ces ondes, il serait alors possible de remonter à la première milliseconde du Big Bang », estime-t-il, jugeant «qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019autres moyens pour l\u2019humanité de voir les origines de l\u2019univers ».Nouvelle dimension d\u2019observation Selon cet astrophysicien, la capacité de détecter ces ondes permettrait d\u2019accéder à une nouvelle dimension d\u2019observation qui aujourd\u2019hui se limite à la détection de la lumière émise par les différents corps célestes.Catherine Nar y Man, une des responsables de l\u2019Observatoire de la Côte d\u2019Azur, en France, explique que la détection de ces ondes va permettre de sonder l\u2019intérieur des étoiles et de peut-être résoudre le mystère des rayons gamma, qui comptent parmi les plus puissantes explosions dans l\u2019univers et dont l\u2019origine reste mystérieuse.Agence France-Presse SCIENCE Des ondes gravitationnelles détectées pour la première fois ?WIKICOMMONS Portrait d\u2019Henri VIII d\u2019après Hans Holbein le Jeune, 1542 L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 0 F É V R I E R 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 7 LE DEVOIR DE DÉBATTRE Le mercredi 24 février 2016, 19 h , NP , PQ QS : la ga D e uch osition p op l\u2019 à elle condamn - est aille obit e R oin Ant De e du st iali or édit \u2019 Animé par l v ?oir e é Québec solidair vid se Da çoi an Fr ev ipale inc iée pr assoc e et sident é -pr ice V e oir g é Marie Gr oir Le D ur ueur po oniq Chr vid el Da Mich uin o ée de G déput e, ur osemont po é de R Déput s Li çoi an ean-Fr J conseil - ence ellig CT Int A T , e sé 8 5 1 2 3- 18 64 4 u ez a v ser é R ue, Québec iq abr e de la F 2, côt H U I M I N N E O à Berlin Née sans crier dans un baraquement d\u2019Auschwitz, Angela Orosz a survécu par miracle.Soixante et onze ans plus tard, elle s\u2019apprête à témoigner devant la justice allemande pour «maintenir en vie» la mémoire des victimes de la Shoah.«Parce qu\u2019il s\u2019est écoulé tant d\u2019années, il est important que les derniers survivants parlent », confie-t-elle à l\u2019AFP depuis le Canada, avant de s\u2019envoler pour le procès à Detmold de Reinhold Hanning, 94 ans, ex-garde d\u2019Auschwitz.«Je suis probablement la plus jeune d\u2019entre eux, mais pour moi, c\u2019est un devoir de maintenir la mémoire en vie», poursuit cette femme de 71 ans, qui fut l\u2019un des très rares bébés sauvés de l\u2019enfer concentrationnaire.Ses parents Tibor et Vera, des Juifs hongrois mariés en 1943, ont été parqués en avril 1944 dans le ghetto de Satoraljaujhely (Ouest), puis poussés le 22 mai dans un convoi à bestiaux à destination d\u2019Auschwitz-Birkenau.Après trois jours de route, le jeune couple était jugé apte au travail, échappant à la mort immédiate qui attendait la majorité des déportés: 300 000 Juifs hongrois ont été tués en moins de deux mois, soit le paroxysme de l\u2019extermination à Birkenau.Le père d\u2019Angela Orosz est mort d\u2019épuisement à 32 ans, mais sa mère, enceinte à son arrivée au camp, a tenu malgré les coups, le froid et la malnutrition, chipant des pelures de pomme de terre en travaillant en cuisine.Envoyée au bloc médical dirigé par le docteur Josef Mengele, Vera Bein a subi une série d\u2019injections dans le col de l\u2019utérus et n\u2019a jamais pu, après-guerre, avoir d\u2019autres enfants.Mais le bébé qu\u2019elle portait, invisible jusqu\u2019à sept mois de grossesse, a survécu.Quelques jours avant Noël, elle avoue à la chef de son baraquement, une déportée tchèque, qu\u2019elle est en plein travail.Fille de médecin, cette femme se procure de l\u2019eau chaude et des ciseaux et l\u2019aide à accoucher, cachée sur la couchette supérieure.Le bébé, qui ne pèse qu\u2019un kilo, est « incapable» de crier, raconte Angela Orosz.Sa mère se présente tout de même, en haillons, à l\u2019appel quotidien.Son absence aurait été synonyme de mort.Un mois plus tard, le 27 janvier 1945, Auschwitz est libéré par l\u2019Armée rouge.Lorsque mère et fille regagnent enfin la Hongrie, en novembre, Angela «pèse trois kilos» \u2014 le poids d\u2019un nouveau-né \u2014 et approche de son premier anniversaire.« J\u2019étais un bébé très malade.Je ressemblais à une poupée de chiffon.Ma mère était la seule à être convaincue que je pourrais vivre», explique aujourd\u2019hui la jeune retraitée.Pendant plusieurs années, un médecin la soigne jusqu\u2019à ce que ses os lui permettent de marcher.Mais les séquelles d\u2019Auschwitz «n\u2019ont jamais complètement disparu.Aujourd\u2019hui, je mesure moins d\u2019un mètre cinquante », poursuit-elle.Terrifiée jusqu\u2019à la fin de sa vie par les aboiements des chiens, la mère d\u2019Angela Orosz est morte à 71 ans et avait dissuadé sa fille de se rendre à Auschwitz: «Si tu n\u2019en as aucun souvenir, ne t\u2019en crée pas.» Mais l\u2019an dernier, incitée par son demi- frère, elle se rend dans le camp emblématique de la Shoah, puis témoigne au procès d\u2019Oskar Gröning, ex-comptable d\u2019Auschwitz condamné en juillet à quatre ans de prison par un tribunal allemand.« Je me moque qu\u2019ils soient vieux, dit-elle de ces accusés tardifs.Ils savaient que des enfants, des hommes et des femmes étaient tués en arrivant à Auschwitz.Ils sentaient l\u2019odeur de chair brûlée montant des fours crématoires.» Même longtemps après, les procès contre les derniers nazis «doivent avoir lieu, estime-t-elle.Il semble que le monde oublie vite, et quand j\u2019entends que l\u2019antisémitisme et l\u2019extrémisme progressent de nouveau en Europe, je suis en colère.» Agence France-Presse « Maintenir en vie » la mémoire des victimes Angela Morosz témoignera du cauchemar d\u2019Auschwitz, là où elle est née PHILIPP SCHULZE AGENCE FRANCE-PRESSE Angela Orosz af firme qu\u2019elle garde plusieurs séquelles de sa naissance à Auschwitz.C O R A L I E F E B V R E à Berlin D eux anciens SS d\u2019Auschwitz s\u2019apprêtent à répondre devant la justice allemande de complicité dans l\u2019extermination des Juifs, lors de deux procès distincts, signe de la volonté du pays de juger « jusqu\u2019au dernier » les criminels nazis.Reinhold Hanning, 94 ans, comparaîtra à partir de jeudi et au moins jusqu\u2019au 20 mai devant un tribunal de Detmold (Ouest), tandis qu\u2019Huber t Zafke, 95 ans, sera jugé à partir du 29 février à Neubranden- burg (Nord-Est), non loin de Berlin.« L\u2019âge n\u2019a pour moi aucune importance », martèle dans la presse le procureur de Dor tmund Andreas Brendel, qui por te l \u2019accusation contre Hanning, estimant que la justice allemande « doit aux victimes et à leurs proches » de poursuivre les crimes du IIIe Reich.Venus d\u2019Israël, des États- Unis, du Canada ou d\u2019Angle- ter re, une quarantaine de rescapés de la Shoah et de descendants de victimes se sont constitués par ties ci - viles.Plus de 70 avaient assisté l\u2019an dernier au procès d\u2019Oskar Gröning, ancien comptable d\u2019Auschwitz condamné à quatre ans de prison en juillet 2015.« Même 71 ans après la libération d\u2019Auschwitz, les blessures des survivants sont encore à vif.Nombre d\u2019entre eux sont hantés chaque jour par les horribles expériences qu\u2019eux et leurs proches ont endurées », rappelle à l\u2019AFP Ronald Lauder, président du Congrès mondial juif.Hanning et Zafke encourent trois à quinze ans de prison pour « complicité de meurtres aggravés », un enjeu essentiellement symbolique vu leur âge.Gröning n\u2019a pas été incarcéré et attend l\u2019examen de son pourvoi par la Cour fédérale allemande d\u2019ici la fin de l\u2019année.Contre ces accusés tardifs, qui ont coulé des jours tranquilles dans l \u2019Allemagne d\u2019après-guer re, il n\u2019existe aucune preuve d\u2019un geste criminel précis : on leur reproche d\u2019avoir été les « rouages » du camp emblématique de la Shoah, qui n\u2019aurait pu exterminer 1,1 million de personnes, dont un million de Juifs, sans l\u2019implication de tout le personnel.Jeune ouvrier engagé en juillet 1940 dans les Waf fen-SS, par t i combattre dans les Balkans, puis sur le front russe, Hanning a été transféré début 1942 à Aus - chwitz.Membre des Toten- kopf, unité SS sanglée dans un uniforme à tête de mort, i l était af fecté au camp de base Auschwitz - I tout en sur vei l lant à l \u2019occasion la rampe d\u2019ar rivée de Birke- nau, dit Auschwitz-II.Selon l\u2019accusation, ses tours de garde l\u2019impliquent dans «au moins 170 000 morts» entre janvier et juin 1943: ce calcul mêle les nouveaux arrivants gazés à Birkenau, dont la majorité des femmes et la totalité des enfants, les exécutions sommaires et les sélections dites « secondaires», visant à éliminer les déportés trop faibles pour continuer à travailler.Huber t Zafke, fils de paysan engagé à 19 ans dans les Waf fen-SS, s \u2019est lui aussi battu à l\u2019Est avant de se joindre en octobre 1943 au « service sanitaire » d\u2019Auschwitz.L\u2019accusation lui reproche d\u2019avoir été de garde à Birke- nau lors de l \u2019ar rivée de 14 convois à la fin de l\u2019été 1944, dont 3681 occupants ont été immédiatement gazés.Parmi eux se trouvaient Anne Frank et sa famille.Rendue mondialement célèbre par son journal, l\u2019adolescente néerlandaise est morte en mars 1945 après son transfert à Bergen-Belsen.Deux autres suspects Au-delà de ces deux accusés, dont la santé précaire rend le déroulement de l\u2019audience imprévisible, deux autres suspects attendent leur procès.Il s\u2019agit d\u2019Ernst Trem- mel, 93 ans, ancien garde d\u2019Auschwitz jugé à partir du 13 avril à Hanau (Ouest), et de Helma Kissner, 92 ans, ex-ra- diotélégraphiste du même camp, dont l\u2019état de santé doit encore être évalué.T rois autres SS d\u2019Auschwitz sont visés par une enquête, de même que trois ex- gardiens de Majdanek, camp d\u2019extermination lui aussi situé en Pologne occupée, et trois anciens membres de la division SS Hitlerjugend impliquée dans le massacre de 86 civils à Ascq (nord de la France), en avril 1944.Ces procédures tardives illustrent le tournant pris par la justice allemande depuis les cinq ans de prison infligés en 2011 à John Demjanjuk, ancien gardien de Sobibor.Ce procès très suivi a relancé la traque des derniers nazis, après des décennies de poursuites avortées et de rares et faibles condamnations.Agence France-Presse AUSCHWITZ Deux ex-gardiens devant la justice, 71 ans après la guerre JOËL SAGET AGENCE FRANCE-PRESSE Plus d\u2019un million de personnes ont été tuées dans le camp d\u2019Auschwitz-Birkenau.Les tours de garde de Reinhold Hanning l\u2019impliquent dans «au moins 170 000 morts» aptif d\u2019une promesse électorale qui était destinée à le distinguer du militarisme projeté par Stephen Harper, le premier ministre Justin Trudeau a techniquement tenu parole, lundi, en annonçant le rapatriement des six CF- 18 participant aux bombardements menés en Irak et en Syrie par la coalition internationale depuis la ?n de 2014.Tout le monde aura cependant compris que cette annonce comportait une part de trompe-l\u2019œil : la mission militaire, telle que remaniée par le gouvernement libéral, fait surtout en sorte que le concours du Canada à la guerre contre le groupe État islamique (EI) sera considérablement augmenté quant aux soldats déployés au sol, et que la mission n\u2019en sera donc que plus risquée.Il aurait été apprécié que M.Trudeau ne joue pas sur les mots comme le faisait avant lui M.Harper.Le nombre de soldats d\u2019élite qui monteront au front triplera, à 210, en vertu de ce redéploiement militaire.Ces soldats opéreront sous le même mandat que celui établi sous l\u2019ancien gouvernement conservateur : ils seront affectés à l\u2019entraînement et au soutien des combattants kurdes dans le nord de l\u2019Irak et par ticiperont au ciblage des bombardements de la coalition.Aussi, dire qu\u2019« il ne s\u2019agit pas d\u2019une mission de combat», comme l\u2019a dit lundi M.Trudeau, ne relève pas de la plus grande transparence.Ce qui n\u2019exclut pas que l\u2019approche libérale ait un certain mérite.Il est dif?cile de concevoir, dans l\u2019ordre actuel des choses, que la lutte contre le groupe EI puisse faire l\u2019économie de raids aériens, en même temps qu\u2019il serait absurde et inhumain que ces bombardements se poursuivent indé?niment.M.Trudeau réussit (à peu près) à ménager la chèvre de ses alliances internationales et le chou d\u2019une conception canadienne du monde fondée sur une démarche modératrice.Ce qui vaut tout de même mieux que de prétendre, comme l\u2019a déjà fait Jason Kenney, ex-ministre conservateur de la Défense, que les raids aériens étaient au fond un instrument de l\u2019aide humanitaire et de la responsabilité de protéger\u2026 Le retrait de ces six CF-18 du ciel proche-oriental n\u2019est pas, du reste, sans résonance symbolique.À défaut d\u2019être plus in?uent, le Canada envoie le message que cette guerre ne se gagnera pas du haut des airs et le signal que les diplomaties se traînent les pieds, pendant que sont détruites les vies de millions de personnes.Aussi, de la somme des décisions annoncées lundi, le geste le plus méritoire des libéraux aura sans doute été de réaf- ?rmer leur conscience humanitaire en relevant de façon signi?- cative \u2014 à 1,1 milliard sur trois ans \u2014 les budgets d\u2019aide aux réfugiés, victimes déracinées de con?its enchevêtrés qui risquent de déchirer encore longtemps la région.Les mauvaises nouvelles au sujet de la situation du français à Montréal se multiplient.Comme celles portant sur les mesures de promotion et de protection qui ont été mises en œu- vre depuis les années 1960.Le gouvernement, mais aussi tous ceux qui ont le français à cœur, doit se ressaisir.n jour, on apprend que 200 000 nouveaux Québécois, principalement à Montréal, ne parlent pas français.Un autre jour, une étude expose que, toujours à Montréal (plus précisément sur l\u2019île), dans le secteur privé, la proportion de travailleurs qui exercent leur métier «généralement ou uniquement » en français a baissé, passant de 62,5 % à 43,7 % entre 1997 et 2010.Comme s\u2019il souhaitait accentuer un mouvement délétère, Québec a amputé de moitié son aide à la francisation en entreprise, selon ce que nous révélait Le Devoir mardi.Et dans le processus de révision de la loi sur l\u2019immigration au Québec (projet de loi 77), plusieurs craignent que la ministre de l\u2019Immigration n\u2019allège les exigences de français pour certains travailleurs très demandés.Ce serait évidemment une grave erreur.Pour extrapoler l\u2019image de l\u2019économiste Pierre Fortin (dans son texte publié en page idée ci-contre), on dirait parfois que le gouvernement se soucie davantage de «protéger les cerfs de Virginie sur l\u2019île d\u2019Anticosti » que de s\u2019assurer que le Québec demeure une société francophone.À commencer par le premier ministre Philippe Couillard, qui laisse souvent entendre que la protection linguistique et culturelle est un combat d\u2019arrière-garde.Depuis 2014, la seule mesure favorable au français que son gouvernement pourrait revendiquer est celle de l\u2019af?chage des marques de commerce.Et encore, dans ce domaine, rien n\u2019est encore fait : le jugement con?rmant le trou, sur ce plan, dans la loi 101, est tombé ?n avril 2015 ; la ministre Hélène David a attendu le 17 juin suivant pour annoncer qu\u2019elle n\u2019interjetterait pas en appel mais qu\u2019elle agirait, «dès l\u2019automne 2015», par voie réglementaire a?n de contraindre les entreprises récalcitrantes de mettre un peu de français dans l\u2019af?chage de leur marque.Nous sommes en février 2016 et aucun règlement n\u2019est publié.Mardi, le cabinet de la ministre David révélait au Devoir qu\u2019à l\u2019automne, des consultations (à huis clos) «avec le milieu» ont ralenti le processus.La publication du nouveau règlement serait toutefois «imminente», promet- on.Évidemment, une fois publié, il ne sera pas appliqué avant 45 jours, période au cours de laquelle le texte est obligatoirement soumis à une consultation.Autrement dit, rien ne sera décidé avant juin: la ministre aura mis plus d\u2019un an à agir dans un dossier dont le degré de complexité n\u2019était pas si élevé.Les débats linguistiques sont beaucoup moins explosifs que dans les années 1960, 1970 ou 1980.Le gouvernement Couillard, encore plus que le gouvernement Charest avant lui, en a pris acte ; en fait le moins possible.En mars 2015, lorsque la nouvelle selon laquelle on travaillait régulièrement en anglais dans les chantiers comme celui du Centre hospitalier de l\u2019Université de Montréal, un ministre, Sam Hamad, s\u2019est borné à faire un rappel : la langue de travail «doit être ici le français » et les contrevenants s\u2019exposent à des pénalités.L\u2019époque actuelle nécessite pourtant beaucoup plus que de mous rappels.La différence québécoise, celle qui fonde la personnalité du Québec, découle en grande partie du français.Plusieurs membres de nos élites semblent tenir ce fait pour acquis ; ou alors l\u2019ont carrément oublié.Il faudrait un grand plan pour relancer la protection et le développement de la langue française du Québec.Le gouvernement, comme on peut s\u2019en douter, refusera de s\u2019y mettre.N\u2019y verra pas une nécessité.La société civile devra peut-être cesser d\u2019attendre après son État et agir pour favoriser le maintien et la croissance du français au Québec.L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 0 F É V R I E R 2 0 1 6 A 8 EDITORIAL L E T T R E S La Syrie vue du Burkina Faso par un Québécois L\u2019organisation avec laquelle je travaille au Burkina Faso s\u2019appelle Tin Tua.Une grosse ONG qui fait très bien son travail.On développe les compétences en matière de création et de développement de mi- croentreprises.Depuis que je suis arrivé, j\u2019ai appris que Tin Tua a des difficultés financières toutes récentes.L\u2019organisme a sérieusement réduit son personnel et ses activités, provisoirement on espère.[\u2026] Mais qu\u2019est-ce qui se passe ?Il se passe qu\u2019un impor tant bailleur de fonds, la Suède, coupe abruptement de moitié l\u2019aide qu\u2019il lui apporte.Fantaisie?Mauvaise gestion?Non: urgence réfugiés syriens! [\u2026] Une vingtaine de pays viennent tout juste ces jours-ci de promettre 13 milliards pour la même cause des réfugiés syriens.Avec raison eux aussi.Ces pays vont-ils imprimer ces 13 milliards ?Non.Ils vont les prendre dans leur budget, réaffecter des sommes.Des sommes prévues pour l\u2019aide au développement international, comme la Suède?En bonne partie, sans doute\u2026 Sauf que Tin Tua travaille au Sahel sur un territoire qui est en partie zone orange (se limiter aux seuls déplacements essentiels, danger pour la sécurité), aux confins du Ce Séraphin roublard porté par un acteur exceptionnel Forcément, le battage publicitaire m\u2019a incité à regarder Les pays d\u2019en haut ; nouvelle mouture de ce qui, auparavant, se nommait Les belles histoires des pays d\u2019en haut et que j\u2019avais suivi avec passablement d\u2019assiduité il y a si longtemps.Aux premières émissions cet hiver, j\u2019avais le mauvais réflexe sans doute de comparer cette nouvelle production avec l\u2019ancienne ; ce qui pouvait être lassant.De surcroît, je me mettais à douter de la vraisemblance des caractères des personnages, de leur vocabulaire.Bref leur anachronisme indéniable me faisait tiquer, m\u2019agaçait.Mais depuis la semaine dernière et encore ce lundi 8 février, c\u2019est particulièrement Séraphin qui est parvenu à me fasciner ; pas d\u2019autre mot.En fait, l\u2019auteur de la série, Gilles Desjardins, et le réalisateur Sylvain Archam- bault en sont venus à nous sculpter, ciseler un être tellement renversant qu\u2019on en reste bouche bée.Il est malin, adroit, roublard, manipulateur, ce Séraphin qui en est rendu à faire presque pitié ; à s\u2019avérer être le bon, le juste dans un milieu pourri, paresseux, vicieux, condamnable.Où personne n\u2019est fiable.Où tous sont retors.Où chacun a ses intentions cachées (pour dire en termes d\u2019aujourd\u2019hui).Mais le personnage serait risible, voire ridicule, s\u2019il n\u2019était pas porté par un comédien exceptionnel que je découvre: Vincent Leclerc.Une interprétation qui nous livre un Séraphin surréel auquel, dorénavant, je suis, comme on dit, accroché\u2026 Réjean Martin Trois-Rivières, le 9 février 2015 FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints NELLIE BRIÈRE, PAUL CAUCHON, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET L I B R E O P I N I O N LE FRANÇAIS À MONTRÉAL Agir ! GROUPE ÉTAT ISLAMIQUE Le contraire d\u2019un repli U C D A N I E L T U R P Professeur titulaire à la Faculté de droit de l\u2019Université de Montréal, au nom des signataires de l\u2019opération Droits blindés* L\u2019 appui du gouvernement du Canada à la vente de véhicules blindés légers (VBL) par General Dynamics Land Systems Canada à l\u2019Arabie saoudite en a fait sourciller plusieurs au cours des derniers mois.Nous nous serions en effet attendus à ce que le nouveau gouvernement de Justin Trudeau, s\u2019autoproclamant « le gouvernement du vrai changement», remette en question la décision prise par son prédécesseur de soutenir une telle vente.De toute évidence, l\u2019idée que du matériel militaire fabriqué au Canada puisse contribuer à commettre des violations des droits fondamentaux des populations civiles en Arabie saoudite et dans les pays voisins est immorale.Nous sommes aussi d\u2019avis que l\u2019autorisation d\u2019exporter des chars d\u2019assaut en Arabie saoudite est illégale.La preuve que l\u2019Arabie saoudite viole les droits les plus fondamentaux de la personne humaine est accablante.Son historique en la matière de violation des droits est de notoriété publique.La liste est longue.On parle de torture et traitements cruels, inhumains et dégradants, et notamment dans l\u2019imposition de la peine de mort ; du mépris total de l\u2019égalité hommes- femmes; d\u2019exécutions et de détentions arbitraires ; d\u2019atteinte à la liberté de religion et à la liberté d\u2019expression ; du déni des droits des défenseurs des droits fondamentaux, de la liberté de presse, du droit à un procès juste et équitable.Depuis le début de l\u2019année 2016, 58 exécutions sommaires ont eu lieu et neuf personnes ont été emprisonnées pour avoir défendu les droits fondamentaux.Condamné à 10 ans de prison et à 1000 coups de fouet, le blogueur Raïf Badawi, de même que son avocat Waleed Abul- khair, est incarcéré en violation de ses droits.Un rapport de l\u2019ONU confirme que l\u2019Arabie saoudite bombarde des écoles au Yémen et un rapport d\u2019Amnistie internationale rappelle les violations constantes du gouvernement saoudien à l\u2019égard des droits de sa propre population.[\u2026] Si le gouvernement du Canada refuse de faire preuve de cohérence entre les idéaux de respect des droits fondamentaux et ses décisions en matière d\u2019exportation de matériel militaire, il est néanmoins tenu de se conformer au droit.Dans un État de droit, le gouvernement doit respecter le principe constitutionnel de la primauté du droit et veiller au respect de ses lois et de la législation dans son ensemble.Existe-t-il alors des normes interdisant l\u2019exportation de matériel militaire à un pays violant de façon systématique les droits fondamentaux de ses citoyens et de ceux des pays voisins ?Adoptées par le cabinet en 1986, des lignes directrices énoncent que « le Canada contrôle étroitement l\u2019exportation de produits militaires vers les pays [\u2026] dont les gouvernements commettent constamment de graves violations des droits de la personne contre leurs citoyens, à moins que l\u2019on ne puisse prouver que les produits ne risquent pas d\u2019être utilisés contre la population civile ».L\u2019Arabie saoudite a commis et continue de commettre de telles graves violations, et il existe un risque réel que les véhicules blindés légers fabriqués par General Dynamics servent à commettre des exactions contre la population civile d\u2019Arabie saoudite et de ses États voisins.De plus, la décision d\u2019autoriser la vente d\u2019armes canadiennes à l\u2019Arabie saoudite pourrait contrevenir à certains engagements internationaux du Canada en matière de droits fondamentaux et de contrôle des expor tations d\u2019armes conventionnelles et de biens et technologies à double usage.Soucieux des enjeux juridiques soulevés par l\u2019exportation des véhicules blindés en Arabie saoudite, nous avons décidé de lancer l\u2019opération « Droits blindés ».En clair, nous comptons contester, par tous les moyens juridiques à notre disposition, la légalité de l\u2019exportation de ce matériel militaire.* On trouvera la liste complète des signataires de ce texte sur le site Internet et l\u2019application tablette du Devoir.Arabie saoudite : une autorisation illégale ANTOINE ROBITAILLE GUY TAILLEFER Burkina Faso et du Niger.L\u2019action de Tin Tua a pour but de donner du bien-être aux femmes et de l\u2019espoir aux jeunes en leur montrant à lire, à écrire, à compter, à vivre d\u2019un métier: agriculture, élevage et autres, à rendre leur travail quotidien moins pénible et plus efficace, à monter une microen- treprise\u2026 [\u2026] Compromettre ces actions aujourd\u2019hui, au lieu de les multiplier, c\u2019est compromettre l\u2019espoir, c\u2019est offrir les jeunes au recrutement des al-Qaïda de toutes sortes qui rôdent, à deux pas.Qu\u2019est-ce qui est le plus urgent dans les budgets nationaux?Ceux qui meurent de faim ou bien ceux qui n\u2019ont pas de rêves?Les deux, c\u2019est sûr ! On a parlé de ça, au- jourd\u2019hui, ici, avec les collègues.Pas trop longtemps: c\u2019est difficile.Jules Desrosiers Fada N\u2019Gourma, le 9 février 2016 L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 0 F É V R I E R 2 0 1 6 A 9 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Michaël Monnier et Olivier Zuida (recher- chistes photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel David(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Julie Carpentier (pupitre); information culturelle : Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline Montpetit(reporters), Benoît Munger et Philippe Papineau(pupitre); information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre); information internationale : Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives), Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre); section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); Loïc Hamon (cahiers spéciaux); équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITÉ Mélisande Simard (adjointe par intérim), Jean de Billy, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Geneviève O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie Filion et Kevin McKissock.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Florentina Draghici et Xavier Pigeon (par intérim).P I E R R E F O R T I N Département des sciences économiques, ESG-UQAM L\u2019auteur témoignera ce mercredi devant la Commission des relations avec les citoyens de l\u2019Assemblée nationale à Québec.ur la question du français, j\u2019ai trois choses à dire.Premièrement, j\u2019adhère pleinement à l\u2019af firmation voulant que le Québec doive être aussi français que l\u2019Ontario est anglais.Il doit s\u2019agir d\u2019un engagement non partisan de toute l\u2019Assemblée nationale.Il doit appartenir à tous les partis politiques, sans exception, et pas seulement aux partis souverainistes.L\u2019engagement du gouvernement actuel en faveur du français doit être aussi clair et ferme que son engagement à protéger les cerfs de Virginie sur l\u2019île d\u2019Anticosti.Deuxièmement, le défaut du système actuel est dans sa négligence ou son incapacité à encadrer les immigrants qui ne connaissent pas le français pour qu\u2019ils puissent apprendre la langue une fois arrivés au pays.J\u2019adhère sans détour à la demande des milieux d\u2019af faires qu\u2019on fasse preuve de flexibilité pour accueillir les immigrants dont les compétences sont recherchées, même si, dans bien des cas, ils ne parlent pas français.Mais il doit y avoir une contrepartie : la francisation en entreprise.Il faut appuyer fermement la demande commune à M.Dorval, Mme Bertrand, M.Leblanc et M.Tétrault qu\u2019on offre à ces immigrants qui ne connaissent pas notre langue toutes les ressources nécessaires en entreprise pour qu\u2019ils se francisent comme il faut.Nos dirigeants d\u2019associations d\u2019entreprises ont parfaitement raison d\u2019exiger que le gouvernement investisse bien davantage dans une stratégie d\u2019accompagnement efficace pour la francisation en entreprise.Il doit démontrer sa conviction que l\u2019avenir du français au Québec est aussi important pour lui que l\u2019avenir de notre industrie de l\u2019aéronautique.Troisièmement, il faut éviter de juger de l\u2019équilibre linguistique au Québec et de son avenir en se basant uniquement sur les dernières statistiques favorables ou défavorables au français.Le maintien et le développement d\u2019une société «massivement française » au Québec sont une entreprise à long terme.L\u2019objet de cette entreprise, ce sont bien plus les enfants des immigrants que les parents eux-mêmes, et son fer de lance, c\u2019est la loi 101.Quand j\u2019étais administrateur de l\u2019entreprise Camoplast, en Estrie, nous avons dépêché l\u2019un de nos directeurs d\u2019usine à Poznan, en Pologne, où il a déniché les usineurs de pièces dont nous avions besoin.Ces hommes de métier compétents qui ne connaissaient pas un mot d\u2019anglais ou de français ; nous les avons immédiatement mis au travail.Ils ont évidemment dû apprendre le français pour se débrouiller à l\u2019usine comme à l\u2019épicerie.Mais ce qui importe le plus dans cette histoire, c\u2019est que la loi 101 a pris leurs enfants en charge.Ces «flos» sont aujourd\u2019hui des Franco-Québé- cois à part entière.Même chose pour les quelque 80 étudiants d\u2019origine immigrante sur les 120 qui étaient inscrits chaque session à mon cours Ma- croéconomie 1022 à l\u2019UQAM.Même chose pour les enfants de ces immigrants investisseurs millionnaires dont on se plaint qu\u2019ils sont trop souvent absents du Québec.(A-t-on jamais menacé Paul Desmarais de le priver de sa citoyenneté parce qu\u2019il passait trop de temps en Europe?) Il faut donc à tout prix maintenir la loi 101 et s\u2019appuyer sur une vision longue de la francisation, pas sur la dernière statistique en ligne.C\u2019est à cette condition que nous allons pouvoir démontrer que les pessimistes qui prédisent la disparition du peuple franco-québécois d\u2019ici 100 ans se seront trompés.Il faut à tout prix maintenir la loi 101 L\u2019engagement du gouvernement en faveur du français doit être aussi clair et ferme que son engagement à protéger les cerfs sur Anticosti M I C H E L G E R V A I S Ex-président de l\u2019AQESSS n peut sans doute reprocher bien des choses au ministre Gaétan Barrette.J \u2019ai à son égard mon propre lot de griefs que je passe aujourd\u2019hui sous silence pour me concentrer sur sa dernière annonce : l\u2019établissement du financement à l\u2019activité ou, mieux, du financement axé sur les patients comme mode de base pour financer les établissements de santé et de services sociaux.Cette réforme qu\u2019il veut instaurer est non seulement pertinente, mais absolument nécessaire.Comme tout changement important, elle soulève des questions, des inquiétudes, des réserves, des critiques, des oppositions qui pourraient, en s\u2019accumulant, constituer un puissant frein.Comme il arrive trop souvent au Québec, on pourrait en venir à exiger un « moratoire », un autre ! C\u2019est notre façon à nous d\u2019empêcher le progrès.Ce serait une erreur.Il y a des années que, sur la base d\u2019études sérieuses et d\u2019expériences réussies initialement en Suède (1992) jusqu\u2019en Australie (2012) en passant par une quinzaine d\u2019autres pays européens dont le Royaume-Uni et la France, la défunte Association québécoise d\u2019établissements de santé et de services sociaux (AQESSS) prônait le financement axé sur les patients.Pourquoi changer le mode actuel de financement ?Parce qu\u2019il est insensé, qu\u2019il conduit à une augmentation incontrôlable des coûts des services de santé, qu\u2019il ne comporte aucun incitatif financier à l\u2019efficience, à l\u2019accessibilité, voire à la qualité.C\u2019est une question de simple bon sens.Aucune entreprise, quelle qu\u2019elle soit, ne peut améliorer sa performance individuelle ou relative si elle ne connaît pas ses « prix de revient ».Or, on en est là présentement dans notre système de santé.On ne sait tout simplement pas combien coûtent nos services de santé, d\u2019autant qu\u2019on n\u2019a jamais inclus la rémunération médicale dans l\u2019équation.J\u2019ai été directeur général d\u2019un centre hospitalier pendant près de dix ans.J\u2019aurais bien aimé savoir combien coûtait un épisode de soins dans mon établissement sur la base d\u2019un mode de calcul reconnu et surtout pouvoir comparer nos résultats à ceux d\u2019autres hôpitaux du même type, ici ou ailleurs, non seulement sur le plan des coûts, mais aussi sur ceux de la qualité et de l \u2019ef ficacité.Même dans le contexte d\u2019un hôpital psychiatrique comme celui que je dirigeais, il y a des mesures objectives (temps d\u2019attente pour une évaluation, durées de séjour, taux de réhospitalisation durant la première année, etc.).Et il n\u2019aurait pas été normal, par exemple, qu\u2019en moyenne, toutes choses étant égales par ailleurs, il en eût coûté deux fois plus cher à l\u2019Institut Douglas qu\u2019à l\u2019Institut universitaire en santé mentale de Montréal pour le traitement d\u2019un patient en crise psychotique.A fortiori, est-il possible d\u2019avoir des mesures objectives et utiles dans le domaine de la santé physique, par exemple pour les activités chirurgicales.Comment expliquer que, pour un même type d\u2019inter vention, il en coûte 1,5 fois plus cher dans un établissement que dans un autre ?Comment justifier un taux de rappel de chir urgie ou un taux de mor talité nettement plus élevé pour des interventions du même type ?Mis au fait de pareils écarts, un directeur général responsable ne pourrait manquer d\u2019analyser les causes de pareille situation et tenter d\u2019améliorer la performance de son établissement.À l\u2019AQESSS, nous avions commencé, sur la base de nos « rapports performance», à fournir aux établissements et aux régions des comparaisons sur leur efficience relative et nous commencions à obtenir des résultats probants en matière de changement des pratiques.Mais le ministre n\u2019appréciait pas la présence d\u2019un tel empêcheur de tourner en rond\u2026 Heureusement, il semble qu\u2019il maintiendra les «rapports performance».Le virage que le ministre propose aujourd\u2019hui pour le financement va dans le même sens.Et Gaétan Barrette ne sort pas ce lapin de son chapeau tel un magicien.J\u2019ai sous les yeux des centaines de pages de documents dont il dispose ; entre autres, le rapport Pour que l\u2019argent suive le patient (rapport du Groupe d\u2019experts pour un financement axé sur les patients, février 2014) et ses annexes.Tout y est, sur les objectifs, sur la nécessité de s\u2019appuyer sur des données et des systèmes informatiques fiables, sur les étapes à franchir, sur un éventuel échéancier, sur les conditions gagnantes pour réussir pareil changement et sur les écueils à éviter qui constituent au- jourd\u2019hui, dans la tête des timorés, autant d\u2019obstacles à son adoption.Tout sera dans la manière, mais ce changement s\u2019impose.Haro sur Barrette Pourquoi changer le mode de financement des hôpitaux ?Parce qu\u2019il est insensé ! L es femmes aiment se faire battre.C\u2019est la conclusion qui semble s \u2019 imposer après la première semaine du procès Ghomeshi, l\u2019ex-animateur radio accusé d\u2019agressions sexuelles.Elles aiment « l\u2019amour qui fait boum ! », comme le dit la célèbre chanson de Boris Vian \u2014 ou la non moins célèbre Baby, hit me one more time de Britney Spears, des paroles que l\u2019accusé et une de ses victimes, Lucy DeCoutere, ont d\u2019ailleurs chanté ensemble peu de temps après l\u2019incident qu\u2019elle lui reproche.C\u2019est vous dire comment, à ce stade-ci, tout est sens dessus dessous.Autant les divulgations concernant l\u2019animateur vedette, à l\u2019automne 2014, ont marqué un tournant pour ce qui est du sérieux accordé à l \u2019agression sexuelle, autant ce procès risque de faire reculer la cause de façon spectaculaire.À force de montrer que les trois plaignantes étaient d\u2019accord pour participer aux ébats préconisés par Ghomeshi \u2014 n\u2019ont-elles pas toutes cherché à le revoir après les incidents malheureux ?\u2014, on est en train de les pendre à la corde du supposé masochisme féminin, les immoler à l\u2019autel des têtes de linottes, de la même façon dont on a longtemps discrédité les victimes de viol pour cause de supposée luxure.Le vieux mythe voulant que les femmes soient (au fin fond d\u2019elles-mêmes) des « bêtes sexuelles » a longtemps saboté les victimes d\u2019agressions sexuelles.Tout procès devenait vite le leur et elles perdaient souvent leur cause par conséquent.Même si la loi interdit au- jourd\u2019hui d\u2019utiliser la vie sexuelle des plaignantes contre elles, porter plainte demeure, on le comprend, un pensez-y-bien.Avec le procès Ghomeshi, c\u2019est un autre mythe, plus dangereux encore, qui prend forme.Celui de la femme « carpette » qui en redemande quand un mâle alpha lui marche dessus, doublée (une fois ce comportement publicisé) de la méchante Gorgone, comploteuse et revancharde à souhait.Il faut voir certains criminalistes secouer la tête, déclarant les plaignantes troublées et mal intentionnées (deux d\u2019entre elles auraient échangé jusqu\u2019à 5000 courriels), déplorant leur manque de « crédibilité » et annonçant le cas de la poursuite sur le « bord de l\u2019ef fondrement » pour comprendre combien ce procès est dangereux pour les femmes.Comme l\u2019écrivait une professeure de droit cette semaine, si la v ie sexuelle des plai - gnantes n\u2019est plus admissible comme preuve de complicité, pourquoi la confusion amoureuse, ou la confusion tout court, le serait-elle davantage ?Aussi bête, aussi antiféministe puisse nous paraître le comportement de ces femmes prêtes à oublier qu\u2019elles se sont fait brutaliser pour mieux amadouer M.Cool, il n\u2019enlève rien au fait qu\u2019un crime semble bel et bien avoir été commis.C\u2019est assez troublant, c\u2019est vrai, de constater combien l \u2019estime de soi , pour trop de femmes encore aujourd\u2019hui, passe par l\u2019attention, même malveillante, d\u2019un homme de pouvoir, plutôt que par le respect de leur propre intégrité physique.Mais il ne faudrait pas que ce manque de prise de conscience nous fasse oublier l\u2019essentiel.L\u2019essentiel, c\u2019est que Ghomeshi a un long parcours d\u2019agressions contre les femmes qu\u2019il fréquentait.Jetées contre un mur, assaillies de coups de poing violents à la tête, étouffées au point de ne plus respirer, ce schème de violence \u2014 où la sexualité brille par son absence, soi dit en passant \u2014 s\u2019est répété auprès d\u2019au moins 23 femmes au cours des 13 dernières années, dont seulement 4 ont daigné por ter plainte.Comme vient de le démontrer le journaliste Jesse Brown, le premier à découvrir le pot aux roses en 2014, Ghomeshi ne se prêtait pas innocemment à ces petits huis clos.Avant de se retrouver seul avec ses victimes, il établissait une correspondance avec elles pour les mettre au parfum de son style «expérimental », ajoutant parfois, dit une femme, «qu\u2019elle devait apprendre à tout accepter».Avec de telles traces écrites, et les photos nues qu\u2019il demandait parfois de ses soupirantes, s\u2019assurant également de poursuivre la correspondance après les ébats malheureux, l\u2019animateur vedette se protégeait en cas de poursuites.« J\u2019ai des textos », écrit-il rageusement à une jeune femme s\u2019étant plainte d\u2019avoir été manipulée et violentée par lui.«Tu le VOULAIS.» Loin de s\u2019adonner à une « version édulcorée de Cinquante nuances de Grey », comme il le clamait initialement sur sa page Facebook, Ghomeshi savait qu\u2019il pourrait être accusé de voies de fait et d\u2019agressions sexuelles et, en parfait manipulateur, a savamment brouillé les empreintes du crime.C\u2019est ÇA (si je peux à mon tour m\u2019exprimer en majuscules), et non la soi-disant complicité des plaignantes, qui doit ressortir maintenant de ce procès.fpelletier@ledevoir.com Suivez-moi sur Twitter : @fpelletier1 Fais-moi mal, Johnny FRANCINE PELLETIER JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a annoncé une nouvelle réforme, soit l\u2019établissement du financement à l\u2019activité ou, mieux, du financement axé sur les patients comme mode de base pour financer les établissements de santé et de services sociaux.S O L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 0 F É V R I E R 2 0 1 6 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S Précision Dans l\u2019édition du 9 février, en l\u2019article «Québec ampute son aide de moitié» signé par Robert Dutrisac, nous avons écrit : «En vertu du projet 77, la ministre Kathleen Weil souhaite alléger les exigences de français pour certains travailleurs très demandés, quitte à les franciser sur les lieux de travail.» Il aurait plutôt fallu lire : «Dans la foulée du projet de loi 77, certains craignent que la ministre Kathleen Weil allège les exigences de français pour certains travailleurs très demandés, quitte à les franciser sur les lieux de travail.» Et c\u2019est cette ouverture, selon l\u2019auteur, qui manquait à Stephen Harper.«Harper, comme George Bush, n\u2019avait jamais voyagé en Europe avant de devenir premier ministre ! Il a très peu lu.Et on le voit dans ses politiques, très négatives : il n\u2019a rien fait sinon couper.Toutes ses politiques étaient motivées par un esprit négatif de retranchement.Je vois là quelqu\u2019un qui a si peur du monde qu\u2019il cherche à le simplifier par des facilités, des simplissismes idéologiques.Mais la politique n\u2019est pas seulement une question de sous, c\u2019est aussi une question de vision, de ce que nous voulons être.Ça se reflète chez notre dirigeant, dans sa façon de s\u2019exprimer, sa vision des choses.» De nécessaires idéalistes Quels livres, donc, proposer à Justin Trudeau?Yann Martel, qui n\u2019a pourtant jamais eu la langue dans sa poche, refuse de répondre.Tout comme il ne prendra pas par ti, même s\u2019il s\u2019est impliqué auprès du NPD en 2013.C\u2019est qu\u2019il est tanné, fatigué, précise-t-il, du côté légèrement négatif de l\u2019exercice auquel il s\u2019est livré avec Harper, de suggérer des livres unilatéralement, en présumant qu\u2019ils ne seront jamais lus.De plus, pour l\u2019auteur, «Justin Trudeau, par sa vie privilégiée, sa personnalité, son enfance, a une plus grande ouverture d\u2019esprit que n\u2019a jamais eue Stephen Harper.Comme s\u2019il avait lu des livres.Donc je n\u2019ai pas à lui donner des conseils.» Sans l\u2019expliquer, Martel n\u2019imagine pas Trudeau comme un grand lecteur, même si le premier ministre compte dans son bagage un bac en littérature fait à McGill.« On doit élire des rêveurs, poursuit Martel.Pas des comptables \u2014 c\u2019est méchant de dire ça comme ça, je veux dire plutôt des bean counters \u2014, mais des visionnaires, des espèces de prophètes.» Pour lui, le politicien idéal serait Barack Obama, mais dans un autre contexte politique, soit un technocrate doublé d\u2019un utopiste.Mais l\u2019homme qui a aussi signé Béatrice et Vir- gile, et, bien sûr, Mais que lit Stephen Harper ?(tous deux chez XYZ) nomme aussi, parmi les visionnaires, ici, Lester Bowles Pearson, avec «ce truc aussi banal que la création d\u2019un drapeau national.Même quelqu\u2019un comme Mackenzie King a commencé à construire le filet social, pour aider des millions de Canadiens qui étaient pauvres.Chez moi, en Saskatchewan, l\u2019assurance chômage pensée par la Co-operative Commonwealth Federation (CCF) et Tommy Douglas est un travail de rêveurs.Les gouvernements sont comme des familles, un peu, et on veut avoir des parents qui nous font lire des livres, qui nous parlent de voyages et de dinosaures\u2026 Oui, tous les petits trucs quotidiens doivent être gérés: on veut que les maires fassent déneiger les rues, par exemple.» Mais c \u2019est pour lui loin d\u2019être suffisant, car « il y a ce truc de plus longue haleine dont on a besoin comme société, cette idée qu\u2019au-delà de nos petites individualités, on est une grande chose.Il faut un rêveur qui, tout lentement, revient à une certaine réalité.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 MARTEL Mais qu\u2019est-il arrivé aux bouquins envoyés par Yann Martel toutes les deux semaines pendant quatre ans au premier ministre Stephen Harper ?Mystère et boule de gomme.Le cabinet du premier ministre semble avoir perdu la trace des 100 livres envoyés par l\u2019auteur de 2007 à 2011, à raison d\u2019un par deux semaines, au premier ministre du Canada.La Loi sur les con?its d\u2019intérêts interdit à tout titulaire de charge publique d\u2019accepter «un cadeau [\u2026] qui pourrait donner à penser qu\u2019il a été donné pour [l\u2019]in?uencer dans l\u2019exercice de ses fonctions of?cielles ».Si le premier ministre accepte un cadeau d\u2019une valeur de 200 $, il lui incombe de le déclarer, et tout cadeau d\u2019une valeur de 1000 $ ou plus est automatiquement «con?squé au pro?t de Sa Majesté».Mais comme les dons de Yann Martel valaient bien moins que cela, ils sont passés sous le radar de la loi.Les livres, s\u2019ils existent toujours, se trouveraient au- jourd\u2019hui auprès de Stephen Harper, selon le bureau de Justin Trudeau.Philippe Orfali Qu\u2019est-il arrivé aux livres de Harper ?JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le pétrole déversé dans la rivière Chaudière était bien visible à la surface de l\u2019eau dans les jours qui ont suivi l\u2019accident ferroviaire de juillet 2013, à Lac-Mégantic.tance dans une rivière comme la Chaudière.En fait, les scientifiques qui ont mené les analyses ont constaté une hausse «sans précé- dent» des taux d\u2019«anomalies externes» de type «DELT» chez les poissons, ce qui inclut les déformations, l\u2019érosion des nageoires, les lésions et les tumeurs.Des données recueillies en 1994 démontrent que pour l \u2019ensemble de la rivière, le pourcentage de poissons atteints était alors « nul ou faible ».«Mais il a atteint des valeurs aussi élevées que 35 % et 47 % en 2014 » , soit un an après le déversement.À titre de comparaison, un milieu aquatique où plus de 5 % des poissons sont affectés par des anomalies de type DELT « est considéré comme contaminé par des substances toxiques », rappelle le rapport portant sur le suivi des communautés de poissons.Sans précédent «En plus d\u2019être beaucoup plus élevés qu\u2019en 1994, les taux d\u2019anomalies dans la rivière Chaudière en 2014 dépassent très largement ce qui est généralement observé dans les autres cours d\u2019eau du Québec, insiste le rapport synthèse du comité d \u2019exper ts.De tous les cours d\u2019eau échantillonnés au Québec pour y vérifier l\u2019état de la communauté de poissons, aucun n\u2019a présenté des taux d\u2019anomalies aussi élevés, à autant de stations d\u2019échantillonnage.» Dans l \u2019ensemble de la ri - v ière Chaud ière, « presque toutes les espèces » ont été affectées par des anomalies (15 sur les 20 capturées), l\u2019érosion des nageoires étant la plus répandue.« Les déformations des nageoires sont également très fréquentes » , bien qu\u2019elles touchent un pourcentage moins élevé de poissons.Les chercheurs n\u2019ont toutefois pas trouvé de poisson présentant des tumeurs, « car elles demandent du temps pour se développer ».La biologiste Isabelle Pi - card, spécialisée en faune aquatique, juge que les résultats des analyses sont très inquiétants.«Ces taux sont ef fec- tivement sans précédent.Je n\u2019ai jamais dépassé des taux d\u2019anomalies de 5 % dans mes suivis dans des lacs en Estrie.» Elle souligne aussi qu\u2019habituellement, les déformations de type DELT sont pour ainsi dire inexistantes chez les petits poissons.Or, dans ce cas- ci, « 61% des menés becs-de-lièvre, une espèce en péril, présentaient de telles anomalies».Outre ces constats, les chercheurs ont démontré que l\u2019abondance et la biomasse de la communauté piscicole de la rivière ont chuté respectivement de 66 % et 48 % par rapport aux données historiques.Sédiments contaminés La por tion de la « haute Chaudière», qui débute à l\u2019embouchure du lac Mégantic, a évidemment été plus affectée.Cette portion de 80 kilomètres est celle où les sédiments ont été les plus contaminés à la suite du déversement de 2013.En fait, si le rapport du comité d\u2019experts constate un recul de la contamination des sédiments entre 2013 et 2014, on estime qu\u2019« il reste toutefois des endroits, dans les 15 premiers kilomètres de la rivière, où les teneurs excèdent les critères ».Les scientifiques ont aussi noté que « les sédiments du lac Mégantic, devant le parc des Vétérans et près de la marina, sont contaminés par les hydrocarbures pétroliers et les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)».Or, une étude publiée elle aussi le 27 novembre dernier met en évidence « un risque écotoxicologique » lié à cette présence de pétrole et de HAP, des composés reconnus pour leur forte toxicité.Lors d\u2019essais menés en laboratoire, les sédiments les plus contaminés de la Chaudière ont en ef fet « causé une augmentation de l\u2019incidence des déformations de la colonne vertébrale des larves de truites brunes».Le rappor t souligne donc qu\u2019il serait «souhaitable» de décontaminer les zones les plus polluées.De telles opérations, très coûteuses, ont certes été menées, mais sur une très petite portion de la rivière, souligne Daniel Green, qui étudie depuis plusieurs années la question des substances toxiques dans l\u2019environnement.« En fait, résume-t-il, la tragédie de Lac-Mégantic nous offre des leçons dont il faudrait tenir compte.Ce type de conséquences humaines et environnementales, c\u2019est le prix que la population devra accepter de payer si on continue de s\u2019entêter dans l\u2019aventure pétrolière.» À Lac-Mégantic, 100 000 litres de pétrole se sont déversés dans la rivière Chaudière.Cela équivaut à la quantité qui circule dans le pipeline 9B d\u2019Enbridge toutes les quatre minutes.Mais dans le cas du pipeline Énergie Est, de Trans- Canada, on prévoit un débit de 100 000 litres de pétrole des sables bitumineux chaque minute.Ce pipeline doit traverser plus de 800 cours d \u2019eau au Québec.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 PÉTROLE les caucus de l\u2019Iowa, traînait en cinquième place.«Si Rubio arrive loin dans le peloton, ce n\u2019est pas une bonne nouvelle.Et c\u2019est ce dont on parlera demain [mercredi] », a prédit M.David.Les défis à venir Du côté démocrate, Bernie Sanders a séduit, comme prévu, les électeurs majoritairement Blancs et souvent gauchistes du New Hampshire.Il a estimé mardi soir que sa très nette victoire montrait que les gens voulaient « un vrai changement».«Ce que les gens ont dit ici, c\u2019est que, compte tenu des énormes crises auxquelles notre pays est confronté, c\u2019est juste trop tard pour avoir la même élite politique, la même élite économique.Les gens veulent un vrai changement», a-t-il déclaré après sa victoire sur Hillary Clinton.Le vrai défi, pour le sénateur du Vermont, aura lieu loin des tempêtes de neige de la Nou- velle-Angleterre.«En Caroline du Sud, il n\u2019y a pas de doute, Hillary Clinton va l\u2019emporter haut la main en raison d\u2019une très forte participation de l\u2019électorat afro-américain », a analysé M.David, en faisant référence à l\u2019État qui accueillera la prochaine primaire démocrate, le 20 février.«Si Clinton devait perdre la Caroline du Sud, ce serait le plus important game changer de toutes les primaires.Comme dans sa campagne contre Obama.» La directrice scientifique à la Chaire Raoul-Dandurand, Elisabeth Vallet, verrait dans cette défaite une preuve du poids politique de « la frange en colère des Américains ».Et puis, une autre question commencerait réellement à la titiller.« Il y a quelque chose qui commence à me déranger : le fait qu\u2019un septuagénaire blanc, qui est à Washington depuis 26 ans, puisse dépasser celle qui pourrait devenir la première femme présidente.Est-ce le plafond de verre, ou est-ce l\u2019establishment ?Est-ce que les Américains sont vraiment prêts à aller vers une femme?a-t-elle demandé.Il faudra sérieusement se poser la question d\u2019ici trois ou quatre primaires.» L\u2019entonnoir du New Hampshire Les primaires du New Hampshire n\u2019ont pas tant de valeur en matière de « poids » dans le processus laborieux des courses à l\u2019investiture des par tis républicain et démocrate.Mais ils ont une valeur de symbole, car les électeurs du New Hampshire ont la réputation d\u2019éliminer les candidats jugés trop faibles pour accéder à la Maison-Blanche.Cet État, c\u2019est un peu celui de l\u2019entonnoir, du goulot d\u2019étranglement qui élimine les candidats en difficulté comme Carly Fiorina, Ben Carson ou Chris Christie.« Il s\u2019agit d\u2019un momentum, a illustré Charles-Philippe David en parlant de la course à l\u2019investiture.Le candidat qui parvient à s\u2019imposer, l\u2019image du gagnant lui colle à la peau.» Cette fois, cependant, la course est serrée.En Iowa la semaine dernière, Hillar y Clinton a battu son concurrent Bernie Sanders par une minuscule marge de 0,3 %.Dans le camp républicain, Ted Cruz est par venu à se faufiler devant Donald Trump en l\u2019emportant par un peu plus de 3 %.À ce stade, donc, rien n\u2019est gagné pour les candidats.Les regards se tournent vers le Nevada et la Caroline du Sud, où auront lieu un caucus républicain et une primaire démocrate dans dix jours.« Le Sud est beaucoup plus peuplé, les États plus importants, ils sont des pivots, ils sont déterminants dans la course électorale», a expliqué M.David.Des marathons Les courses à l\u2019investiture sont comme des marathons, se plaît à dire le chercheur.Au fil d\u2019arrivée, cependant, le repos et la gloire sont de courte durée.«Le vrai jeu, c\u2019est l\u2019élection présidentielle, a rappelé M.David.Il faut séduire le gros centre électoral », a-t-il dit à propos de ces électeurs qui ne sont ni à droite ni à gauche.Dans la période suivant la course à l\u2019investiture, l\u2019opération «recentrage» peut être déterminante.En ce sens, l\u2019ascension du droitiste Donald Trump à la tête du Parti républicain pourrait servir le Parti démocrate, prévient M.David.Le scénario selon lequel le magnat de l\u2019immobilier prendrait la tête du parti de l\u2019éléphant est plausible, selon le chercheur.Mais la politique est pleine de surprises, rappelle sa collègue Elisabeth Vallet.« Les frères Koch nous avaient prévenus : \u201cSi Trump gagne le New Hampshire, on va mettre tout notre argent pour le contrer.\u201d », a-t-elle rappelé.L\u2019argent n\u2019est pas garant d\u2019une victoire à l\u2019investiture d\u2019un parti, comme l\u2019ont prouvé Mitt Romney et, jusqu\u2019ici, Jeb Bush.Mais il reste que l\u2019implication des frères multimilliardaires du Kansas peut venir modifier les rapports de force ou, à tout le moins, insuf fler un peu d\u2019énergie à certains de ces candidats-marathoniens.Avec l\u2019Agence France-Presse Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 PRIMAIRES En plus d\u2019être beaucoup plus élevés qu\u2019en 1994, les taux d\u2019anomalies dans la rivière Chaudière en 2014 dépassent très largement ce qui est généralement observé dans les autres cours d\u2019eau du Québec Extrait du rapport synthèse du comité d\u2019experts « » DAVID GOLDMAN ASSOCIATED PRESS Le milliardaire de l\u2019immobilier, Donald Trump "]
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