Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier H
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (9)

Références

Le devoir, 2016-02-13, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" ÉDUCATION RÉSEAU SCOLAIRE C A H I E R T H É M A T I Q U E H \u203a L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 3 E T D I M A N C H E 1 4 F É V R I E R 2 0 1 6 L\u2019école montréalaise «croule» selon le syndicat des professeurs Page H 5 La CSQ réclame une véritable politique en éducation Page H 4 ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR 20 000 personnes se sont réunies dimanche dernier sur la place Émilie-Gamelin à Montréal et 10 000 de plus dans une vingtaine de villes ailleurs au Québec pour dénoncer les coupes de 120 millions de dollars prévues par le gouvernement Couillard.Dans les rangs de l\u2019Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE), l\u2019heure est à la satisfaction.Avec 20 000 personnes réunies dimanche dernier sur la place Émilie-Gamelin à Montréal, et 10 000 de plus dans une vingtaine de villes ailleurs au Québec, ses membres savent désormais qu\u2019ils sont soutenus par les familles québécoises dans leur lutte contre les compressions de 120 millions de dollars que le gouvernement de Philippe Couillard veut leur faire subir cette année.H É L È N E R O U L O T - G A N Z M A N N «C\u2019 est très encourageant, car ce sont des parents, des grands-parents qui se sont déplacés le 7 février dernier, estime Louis Sénécal, p.-d.g.de l\u2019association qui regroupe les deux tiers des CPE de la province.Des citoyens qui se sont levés pour manifester leur sentiment d\u2019appar tenance et leur fier té d\u2019avoir au Québec un service éducatif pour les plus jeunes.» M.Sénécal est formel : si les 120 millions de coupes prévues devaient ne pas être annulées, c\u2019est les services aux enfants qui seront touchés.C\u2019est même, selon lui, clairement ce que le gouvernement demande aux CPE.« 120 millions, pour un CPE de 60 enfants, c\u2019est 85 000dollars de compressions, calcule-t-il.C\u2019est donc deux à trois postes d\u2019éducatrices, des heures à la cuisine et 20% des dépenses en entretien ménager.On n\u2019aura pas le choix de couper là-dedans.Le ministère nous a clairement indiqué qu\u2019on devra s\u2019attaquer aux heures de travail des éducatrices puisque c\u2019est, de loin, le poste budgétaire le plus impor tant.Rendez-vous compte que 85 000dollars, c\u2019est environ 12% du budget annuel d\u2019un CPE.L\u2019an dernier, on a déjà eu des coupes de 3% et ça a été dif ficile.Là, on nous en demande quatre fois plus.» S\u2019il y avait ef fectivement de nombreux citoyens au rassemblement de dimanche, les éducatrices étaient elles aussi venues en nombre manifester leur mécontentement.«C\u2019est un cri d\u2019alarme que nous poussons, affirme Valérie Grenon, éducatrice au CPE Allô mon ami et première vice-présidente de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ), syndicat qui représente 2000 éducatrices, responsables en alimentation et préposés à l\u2019entretien.Les filles ont peur pour leur emploi.Elles ont peur pour la qualité de leur travail et des services qu\u2019elles donnent aux jeunes enfants.Les coupes ont commencé il y a un an avec les préposés à l\u2019entretien.Ils avaient auparavant 30 à 32 heures par semaine pour assurer la salubrité des centres.Leurs heures sont coupées à 10 heures par semaine.Parfois, même, le poste n\u2019existe plus.» C\u2019est alors tout le travail de désinfection des jouets, des vêtements, des débarbouillettes, des locaux, etc., qui revient dans le giron des éducatrices.«Et pendant qu\u2019elles font ça, elles ne sont pas là pour stimuler le développement des enfants, ni pour faire des tâches pédagogiques, ajoute-t-elle.Ça, c\u2019est sans compter les nouvelles compressions de 120 millions.On entend dire que pour un CPE de 80 places, c\u2019est 4000 heures de travail qui devront être coupées sur les 24000 heures effectives annuellement aujourd\u2019hui.On nous dit qu\u2019on va couper dans les pauses.OK, mais les filles vont se retrouver avec dix enfants pendant le dodo\u2026 elle est où la sécurité là-dedans?» Même discours à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), elle aussi présente au rassemblement de dimanche.« La sécurité et la salubrité\u2026 ajoute Véronique de Sève, vice-présidente de la CSN, responsable du dossier de la condition féminine.On a déjà coupé dans les crayons, dans l\u2019alimentation, les enfants ayant aujourd\u2019hui moins de diversité sur ce plan-là.On réduit au maximum les heures de pause, on ne remplace pas les absences, les groupes se mélangent, on joue avec les ratios, ça pose toute la question du lien d\u2019appartenance de l\u2019enfant avec son éducatrice.Et l\u2019entretien ménager là-dedans\u2026 si on coupe dans la salubrité, ça va être des microcosmes de COMPRESSIONS GOUVERNEMENTALES Les CPE crient à « l\u2019acharnement» VOIR PAGE H 3 : CPE 120 millions, pour un CPE de 60 enfants, c\u2019est 85 000 dollars de compressions.C\u2019est donc deux à trois postes d\u2019éducatrices, des heures à la cuisine et 20 % des dépenses en entretien ménager.« » S o u r c e L o u i s S é n é c h a l ÉDUCATION L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 3 E T D I M A N C H E 1 4 F É V R I E R 2 0 1 6 H 2 H É L È N E R O U L O T - G A N Z M A N N A u CPE du Coin des enfants de l\u2019avenue du Parc dans l\u2019arrondissement d\u2019Ou- tremont à Montréal, la directrice pédagogique n\u2019a pas été remplacée cette année.«On s\u2019en sort parce que notre équipe est expérimentée et que nous avons très peu de roulement, explique la directrice, Francine Boulva.Mais le pendant de cela, c\u2019est qu\u2019elles sont presque toutes au maximum de l\u2019échelle salariale.» Si la coupe de 120 millions de dollars n\u2019est pas abolie, ce CPE de 80 places subira une baisse de subvention de 110 000 dollars, qui viendra s\u2019ajouter aux 34 000 dollars de l\u2019an dernier.Une dizaine d\u2019heures a déjà été coupée depuis la rentrée chez les éducatrices, mais d\u2019autres vont inévitablement s\u2019ajouter.«Notre budget de matériel pédagogique est passé de 10000 à 2000 dollars, indique la directrice.Nous consacrons 2,30dollars par jour et par enfant pour les repas, on ne peut pas aller plus bas.Ma masse salariale représente 81% de mon budget, c\u2019est forcément là que je vais couper.» Le poste d\u2019aide-cuisinière ainsi que celui de préposé au lavage des matelas et des jouets seraient alors abolis.La cuisinière verrait son nombre d\u2019heures réduit.Un poste d\u2019éducatrice serait supprimé à la pouponnière et toutes devraient voir leur pause quotidienne passer d\u2019une heure à trente minutes, soit deux heures de moins sur leur salaire hebdomadaire.« Pour les parents, ça signifie que nous ne pourrons plus accepter les enfants de moins de 12 mois, explique-t-elle.Ça veut dire aussi qu\u2019il nous est plus dif ficile de faire de la prévention, de détecter les enfants à problèmes spécifiques.Si les éducatrices doivent s\u2019atteler à des tâches comme la vaisselle, c\u2019est du temps qu\u2019elles ne passent pas avec les enfants.Et tout ça, alors que d\u2019un autre côté, avec la modulation des tarifs en fonction de leurs revenus, les parents vont payer plus cher.» Réuni en séance extraordinaire, le CA du CPE a récemment voté à l\u2019unanimité la possibilité d\u2019interrompre le service durant une journée, si l\u2019AQCPE en venait à mettre en œuvre ce moyen de pression.«Il y a une pétition et nous demandons également aux parents d\u2019écrire au ministre, explique Isabelle Robillard Frayne, membre du CA.Nous nous sommes rendu compte que les parents nous suivaient dans notre mobilisation.Les éducatrices également, puisqu\u2019elles ont accepté de donner une journée au CPE en cas de fermeture.Tout ça a fait en sorte que nous avons adopté la résolution.» Ça et les conséquences des coupes qui se font déjà sentir sur le plan des services.Et encore, le CPE du Coin des enfants de l\u2019avenue du Parc se situe dans un quartier aisé.« La plupart d\u2019entre nous ont des bonnes jobs et souvent de la flexibilité, indique Mme Robil- lard Frayne.Ça nous permet de nous investir pour mener des campagnes de financement et d\u2019aller chercher pas mal d\u2019argent.Ainsi, nos enfants continuent à avoir des petits plus comme des spectacles.Ça nous permet de rénover la salle commune.Mais ce ne sont pas tous les CPE qui ont ce type de clientèle.Clairement, les compressions créent une iniquité.» Collaboratrice Le Devoir « Les compressions créent une iniquité » Immersion dans le quotidien d\u2019un CPE après les coupes Les services de garde en milieu scolaire écopent d\u2019une double baisse de revenus : le ministère de l\u2019Éducation diminue ses allocations et des parents cessent d\u2019y inscrire leur enfant en raison de la hausse de tarif.M A R I E L A M B E R T - C H A N Q uand le gouvernement a annoncé l\u2019an dernier que les tarifs quotidiens des services de garde en milieu scolaire augmenteraient de 7,30 $ à 8 $ le 1er avril 2015, puis à 8,15 $ le 1er janvier 2016, plusieurs ont prédit le retour des «enfants à clé », ces jeunes entre 9 et 12 ans qui restent seuls à la maison en attendant le retour de papa et maman.Ces craintes se voient aujourd\u2019hui confirmées, selon Danielle Beaulieu, présidente du secteur scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics de la Confédération des syndicats nationaux (FEESP-CSN).« Des syndicats de huit commissions scolaires différentes ont constaté des baisses de fréquentation dans leurs services de garde d\u2019au moins 30% lors des journées pédagogiques et de 5 à 10% lors des journées régulières, dévoile-t- elle.La plupar t des enfants concernés sont en 5e et 6e année.» Pour le moment, ce sont des données préliminaires ; les données absolues seront connues d\u2019ici quelques semaines, précise-t-elle.Les résultats n\u2019étonnent pas Diane Miron, présidente de l\u2019Association des ser vices de garde en milieu scolaire du Québec (ASGEMSQ) qui regroupe près de 900 de ces services.« En début d\u2019année, nous avons fait un petit sondage auprès de nos membres à ce sujet et 64% nous ont dit observer une diminution de fréquentation, surtout pour les enfants de 9 à 12 ans à statut régulier.Ils notaient aussi un phénomène semblable du côté des enfants à statut sporadique», signale-t-elle en ajoutant que son association compte refaire le sondage d\u2019ici la fin de l\u2019année scolaire.Autofinancés, les services de garde en milieu scolaire se trouvent aujourd\u2019hui à perdre de l\u2019argent sur deux fronts : les parents qui retirent leur enfant ne paient plus \u2014 eux qui assument déjà les deux tiers de la facture \u2014 et le gouvernement ne cesse de réduire ses allocations tant pour les journées régulières que pour les journées pédagogiques et la semaine de relâche.Résultat ?«Les services de garde en milieu scolaire sont en train d\u2019imploser», se désespère Danielle Beaulieu.« Les responsables nous confient avoir les moyens de renouveler leur matériel seulement en début d\u2019année scolaire, poursuit-elle.Par la suite, ils n\u2019ont plus assez d\u2019argent.Cela réduit les activités intéressantes pour les enfants.On se retrouve devant un cercle vicieux : le gouvernement diminue ses allocations, l\u2019argent manque pour offrir des expériences stimulantes aux élèves, les parents retirent les enfants qui ne veulent plus y aller, et les ef fectifs décroissent au même rythme que les subventions gouvernementales et le financement des parents qui y sont rattachés, ce qui appauvrit les services, etc.» La rétention de personnel n\u2019a jamais été aussi difficile, signale Diane Miron.«Déjà, ce n\u2019était pas facile d\u2019attirer des éducatrices en raison des horaires brisés.Avec les compressions, les services grappillent des minutes à gauche et à droite et des travailleuses se retrouvent avec de moins en moins d\u2019heures.Certains services ont carrément supprimé des postes.» Tout cela se fait au détriment d\u2019une large part des élèves du primaire : on estime que 56 % d\u2019entre eux fréquentent les services de garde scolaire.Ce nombre serait conservateur, car il ne prend pas en considération les élèves qui s\u2019y rendent uniquement pour le dîner.Mettre fin à l\u2019autofinancement Dans l\u2019immédiat, Danielle Beaulieu espère que le nouveau ministre de l\u2019Éducation, Pierre Moreau, redonnera un financement adéquat à la garde scolaire.Ultimement, elle souhaite comme plusieurs autres qu\u2019on mette fin à l\u2019autofinancement de ces services.« À la CSN, ça fait des années qu\u2019on réclame que les services de garde deviennent un service complémentaire faisant partie intégrante du programme de réussite éducative, rappelle-t-elle.Ainsi, ils ne seraient plus soumis à l\u2019autofinancement.Les parents n\u2019auraient plus à débourser pour ça, comme c\u2019est le cas des services en adaptation scolaire, par exemple.» Forcer les services de garde à s\u2019autofinancer, en plus de leur faire subir des hausses de tarifs et des baisses de subventions, illustre un manque de reconnaissance à l\u2019endroit de la garde scolaire.«On traite ces services comme si c\u2019était une bibitte à côté de l\u2019école, déplore Danielle Beaulieu.Or, c\u2019est [une] plus-value.Les services de garde font partie de la vie scolaire : ils ont un programme éducatif à respecter et accompagnent les enfants dans leur cheminement.» Un règlement vétuste Diane Miron milite depuis plusieurs années pour faire valoir les enjeux et les défis de la garde scolaire.En mai 2015, son équipe et elle ont fait parvenir un mémoire sur le sujet à l\u2019ex-ministre de l\u2019Éducation, François Blais.«Nous n\u2019avons pas eu de réponse.Rien », laisse-t-elle tomber.L\u2019ASGEMSQ est revenue à la charge à l\u2019automne dernier pour proposer dix amendements à la Loi sur l\u2019instruction publique pour y mettre davantage en valeur le rôle des ser vices de garde en milieu scolaire.Encore là, la déception était au rendez-vous : le ministre n\u2019a tenu compte d\u2019aucune suggestion.Diane Miron ne s\u2019avoue pas vaincue.Elle enverra prochainement une lettre au ministre Pierre Moreau pour demander la mise sur pied d\u2019un comité de travail visant à revoir le Règlement sur les ser vices de garde en milieu scolaire.« On est régi par un règlement incomplet qui tient sur quelques pages, dit- elle.Il a été adopté en 1998 et beaucoup de choses ont changé depuis.Nous voulons un règlement qui a plus de cof fre et qui précise les pouvoirs et responsabilités de tous.La garde scolaire le mérite.» Collaboratrice Le Devoir SERVICES DE GARDE EN MILIEU SCOLAIRE Au bord de l\u2019implosion ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR «À la CSN, ça fait des années qu\u2019on réclame que les services de garde deviennent un service complémentaire faisant partie intégrante du programme de réussite éducative», rappelle la présidente de l\u2019Association des services de garde en milieu scolaire du Québec (ASGEMSQ), Diane Miron.SOURCE AU COIN DES ENFANTS Le personnel du Coin des enfants se mobilise contre les compressions touchant leur CPE.«Des syndicats de huit commissions scolaires différentes ont constaté des baisses de fréquentation dans leurs services de garde d\u2019au moins 30% lors des journées pédagogiques» ÉDUCATION L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 3 E T D I M A N C H E 1 4 F É V R I E R 2 0 1 6 H 3 SERVICES DE GARDE EN MILIEU FAMILIAL Crise en vue M A R I E L A M B E R T - C H A N I l y a à peine 18 mois, les parents avaient encore coutume de se frapper le nez à une liste d\u2019attente lorsqu\u2019ils désiraient inscrire leur enfant dans un service de garde en milieu familial.Aujourd\u2019hui, non seulement ces fameuses listes d\u2019attente n\u2019existent plus, mais on trouve de nombreuses places vacantes.Selon un recensement effectué auprès des responsables en service de garde en mil ieu famil ia l (RSG) membres de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), plus de 815 places sont dis- p o n i b l e s d a n s 1 3 grandes vi l les.Des RSG ont perdu la moitié de leur clientèle, elles qui accueillent habituellement entre 6 et 9 enfants.Pour ces travailleuses autonomes, cela implique une baisse de revenu drastique.De plus en plus de RSG se voient dans l\u2019obligation de fermer leurs portes et de se réorienter.« C\u2019est du jamais vu ! », s\u2019exclame Dany Lacasse, vice-président des secteurs privés à la Fédération de la santé et des ser vices sociaux de la CSN (FSSS-CSN) qui regroupe 3200 RSG.Où vont alors les parents ?Dans les garderies commerciales ou les garderies en milieu familial non subventionnées.« Ils vont au privé pour bénéficier des versements anticipés du crédit d\u2019impôt pour frais de garde d\u2019enfants, explique M.Lacasse.Pour une bonne partie de la population, c\u2019est plus avantageux financièrement qu\u2019une place à contribution réduite dans un CPE ou un milieu familial régi et subventionné.» Entrée en vigueur au printemps 2015, la modulation des frais de garde en fonction du revenu familial net a en effet poussé des parents à refaire leur budget et à choisir l\u2019option la moins coûteuse.Des services de qualité mis en pièces « On est en train de tuer le réseau des services de garde éducatifs », prévient Valérie Grenon, vice-présidente de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (FIPEQ- CSQ) qui représente 11 700 RSG.Elle s\u2019attend à une véritable crise après la pé- r iode des impôts , lorsque tous les parents auront pris la mesure du coût réel de l \u2019augmentat ion des frais de garde pour les places à contribution réduite.Elle craint que la migration vers le privé ne s\u2019accentue.« C\u2019est déplorable pour l\u2019avenir des enfants du Québec, car les meilleurs services sont offerts dans les CPE et les milieux familiaux régis et subventionnés», déclare-t-elle.Valérie Grenon rappelle que les RSG ont une formation tant en développement de la petite enfance qu\u2019en santé et sécurité au travail.Elles suivent six heures de perfectionnement chaque année.Elles ont fait l\u2019objet d\u2019une vérification d\u2019absence d\u2019empêchement, c\u2019est-à- dire qu\u2019elles n\u2019ont jamais été condamnées, mises en accusation ou n\u2019ont jamais fait preuve de comportements répréhensibles.Elles sont obligées de suivre un programme éducatif régi par le gouvernement.Elles sont super visées par des bureaux coordonnateurs qui leur offrent un soutien pédagogique et technique, en plus de les visiter à l\u2019improviste pour faire les contrôles d\u2019usage.Rien de tout cela n\u2019est assuré dans une garderie commerciale.« Bref, ce sont des professionnelles, ré- sume-t-elle.Je ne veux pas jeter la pierre aux garderies privées et je suis cer taine qu\u2019il y a des femmes compétentes qui y travaillent.Mais je crois sincèrement que nos services de garde sont plus propices au développement global des enfants.» Coupes dans les services Une autre ombre plane sur les services de garde en milieu familial, celles des coupes annoncées de 120 millions $.«Les compressions ne toucheront pas la rémunération des RSG, mais elles risquent de réduire les services of fer ts par les bureaux coordonnateurs, explique Dany Lacasse.Les éducatrices auront plus dif ficilement accès aux conseillers pédagogiques, aux psychoéducateurs et aux psycho- pédagogues pour les aider à soutenir le développement des enfants.» « Ç a a d é j à c o m - mencé, observe Valérie Grenon.Avec la menace de coupes, on sent que les directeurs de bureaux coordonnateurs font attention.Comme les compressions n\u2019ont pas été détaillées of fi- ciellement, on ne sait pas encore où ça fera mal\u2026» Les RSG et leurs représentants syndicaux attendent de pied ferme le nouveau ministre de la Famille, Sébastien Proulx.Il faut dire que les attentes sont élevées après le passage de l\u2019ex-ministre Francine Charbonneau qui avait affirmé qu\u2019elle ne voyait pas de différence entre un CPE et une garderie commerciale \u2014 un commentaire que n\u2019ont toujours pas digéré les acteurs du milieu de la petite enfance.« On veut avoir de l\u2019espoir, mais ce qu\u2019on lit sur M.Proulx nous inquiète, admet Dany Lacasse.Il a déjà affirmé qu\u2019il valait mieux donner 100 $ par semaine à chaque famille pour payer les services de garde.Il ne semble pas avoir à cœur la qualité des services.Néanmoins, on a hâte d\u2019en discuter avec lui.» Tant la FSSS-CSN que la FIPEQ-CSQ mil i tent pour une révision de la fiscalité.« On veut l\u2019annulation de la modulation des frais de garde, dit Valérie Grenon.On veut revenir à l\u2019universalité des tarifs dont le but premier était de permettre à tous les enfants , peu impor te leur classe sociale, d\u2019avoir accès aux mêmes services de qua- l i t é , e t à d e s m i l l i e r s d e femmes de retourner sur le marché du travail.» Collaboratrice Le Devoir De plus en plus de parents trouvent avantageux financièrement d\u2019envoyer leur enfant en garderie privée.Les services de garde en milieu familial en pâtissent à tel point que certains n\u2019ont d\u2019autre choix que de fermer leurs portes.Le rassemblement, et après?Le rassemblement du 7 février a eu lieu alors même que de nombreuses informations contradictoires circulaient sur les compressions à venir.À la fin janvier, le Conseil québécois des services de garde éducatifs à l\u2019enfance (CQSGEE), une autre association représentant des CPE, a en effet signé une entente de principe avec le gouvernement, affirmant que les coupes avaient été considérablement réduites.Ce que le nouveau ministre de la Famille, Sébastien Proulx, s\u2019est empressé de démentir.Selon lui, les compressions de 120 millions de dollars sont là pour rester.«Nous avons rencontré le nouveau ministre et le ton a été cordial, rapporte M.Sénécal de l\u2019AQCPE.Ce changement d\u2019interlocuteur est un signal positif, mais s\u2019il ne vient pas avec un changement de position, ça ne fonctionnera pas.Le premier ministre a imposé des compressions dans un contexte économique difficile, précisant que lorsque l\u2019on serait revenu à l\u2019équilibre, il serait temps de réinvestir.Maintenant, on nous annonce un surplus budgétaire\u2026 Il est donc grand temps d\u2019arrêter de s\u2019acharner.» Au sein des CPE, dans les conseils d\u2019administration, les parents étudient ces jours-ci la possibilité de réduire les heures d\u2019ouverture, voire de fermer les CPE une journée en signe de protestation.Plusieurs ont déjà voté pour, et si le dossier n\u2019avance pas, le mouvement devrait se mettre en branle dans le courant du mois de mars.«Nous allons respecter la position des parents, indique le p.-d.g.de l\u2019AQCPE.Rien ne sera imposé, c\u2019est à la lumière des résolutions qui auront été prises, que l\u2019association décidera de la suite du mouvement.» microbes, les CPE ! On n\u2019est pas rendu là.Mais l\u2019élastique, il est tiré au maximum.Si on veut pas qu\u2019il nous éclate à la figure, il faut faire cesser cette folie gouvernementale.» La CSN se bat sur ce dossier dans un cadre plus général de lutte contre les politiques d\u2019austérité du gouvernement de Philippe Couillard.Parce qu\u2019elle estime que ce n\u2019est pas le modèle que le Québec s\u2019est donné.Parce que le réseau des CPE a mis des années à trouver sa vitesse de croisière et qu\u2019il n\u2019est pas question de le mettre à mal.Parce qu\u2019il a permis à des milliers de femmes de retourner sur le marché du travail et que les études démontrent que ça a été économiquement bénéfique pour la province.« Est-ce qu\u2019on veut vraiment revenir aux belles histoires des Pays d\u2019en haut ?, questionne Mme de Sève.Il faut stopper les compressions et réinvestir dans les CPE.En plus des 120 millions, il y a des subventions auxquelles les centres n\u2019ont plus droit, notamment pour l\u2019entretien de leur bâtisse.Est-ce qu\u2019on veut se retrouver avec un parc immobilier aussi mal en point que l\u2019est celui des écoles?» Comme Louis Sénécal et Valérie Grenon, Véronique de Sève ne voit pas d\u2019autre explication à ces coupes à répétition dans le réseau qu\u2019une visée purement idéologique.Ils en sont certains, le gouvernement libéral veut en finir avec les CPE.« Avec la modulation des tarifs qui entre en vigueur cette année, pour certains parents, il devient financièrement plus intéressant de placer leurs enfants en garderie commerciale non subventionnée, af firme Louis Sénécal.Sauf que ça n\u2019est pas du tout la même chose.Il y a un programme éducatif, en CPE.Et il y a trois fois moins de plaintes de la part des parents pour deux fois moins d\u2019enfants.» « Le gouvernement laisse entendre qu\u2019une garderie, c\u2019est une garderie, ajoute Mme de Sève.Or, ce n\u2019est pas vrai.Une garderie privée, ce sont des promoteurs qui essayent de faire de l\u2019argent sur le dos des enfants.Un CPE, c\u2019est une tout autre gouvernance.Il y a des parents, des éducatrices, des gens du milieu dans les conseils d\u2019administration.On dit souvent qu\u2019il faut tout un village pour éduquer un enfant.Eh bien, un CPE, c\u2019est comme une microso- ciété, comme le village.L\u2019enfant est au cœur du projet.» Collaboratrice Le Devoir SUITE DE LA PAGE H 1 CPE refusons.org ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Les attentes sont élevées après le passage de l\u2019ex-ministre Francine Charbonneau qui avait af firmé qu\u2019elle ne voyait pas de dif férence entre un CPE et une garderie commerciale \u2014 un commentaire que n\u2019ont toujours pas digéré les acteurs du milieu de la petite enfance.Dany Lacasse Valérie Grenon ÉDUCATION L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 3 E T D I M A N C H E 1 4 F É V R I E R 2 0 1 6 H 4 C L A U D E L A F L E U R L es 15 et 16 mars prochains, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) tiendra son quatrième Rendez-vous sur l\u2019éducation sous le thème : L\u2019égalité des chances, un idéal à atteindre.« A-t-on progressé vers l\u2019atteinte de cet idéal ou, au contraire, tendons-nous à nous en éloigner ?» C\u2019est là la question qui sera au cœur de ce rendez-vous qui rassemblera quelque 300 participants, dont des chercheurs, des conférenciers exper ts ainsi que ceux et celles qui œuvrent sur le terrain.« Depuis 2006, on organise un rendez-vous sur l\u2019éducation tous les trois ans, précise Louise Chabot, présidente de la CSQ.Il s\u2019agit d\u2019un événement d\u2019envergure puisque ça nous permet, à la centrale \u2014 dont l\u2019essentiel des activités est centré en éducation \u2014, de faire des bilans et, surtout, de constater l\u2019état des lieux et ce qui reste à faire.» La CSQ a choisi cette année le thème de l\u2019inégalité des chances puisque, selon elle, on observe un recul au Québec en terme d\u2019égalité à cause du sous-financement systématique imposé au secteur de l\u2019éducation par le gouvernement.On calcule d\u2019ailleurs que, ces dernières années, le réseau de l\u2019éducation a subi des coupes dépassant le milliard de dollars.Inégalité contre-productive «On constate qu\u2019il y a un désengagement de l\u2019État pas seulement en éducation, mais également en petite enfance, observe Louise Chabot.Or, on sait que l\u2019une des grandes forces de l\u2019éducation, c\u2019est justement d\u2019assurer l\u2019égalité des chances pour tous.Mais nous, nous voyons les inégalités sociales s\u2019accroître.» La chef syndicale fait en outre valoir que l\u2019État se prive aussi, pour sa prospérité et pour sa productivité, de l\u2019élément essentiel que sont des jeunes bien formés, en plus de priver ceux-ci d\u2019une égalité des chances dans la vie et sur le marché du travail.« L\u2019un des meilleurs moyens pour faire grandir une société, tant au plan économique que de la santé, c\u2019est de miser sur l\u2019éducation, dit-elle.Or, selon nous, on a un gouvernement qui se désengage de l\u2019éducation et qui, dans les faits, se tire dans le pied lorsqu\u2019il prône la prospérité économique tout en se désengageant du financement de l\u2019éducation.» Mm e Chabot cite comme exemples de mesures qui génèrent de l\u2019inégalité la diminution des ser vices aux élèves qui en ont le plus besoin ainsi que la suppression de services dans les écoles publiques, dont l\u2019aide au devoir et le soutien of fer t par du personnel spécialisé aux élèves en difficulté.« En 2015-2016, c\u2019est plus de 250 postes de professionnels qui ont été supprimés, dont des or thopédagogues, des psy- choéducateurs, des psychologues, etc., dit-elle.Et ça, ce sont des services directs aux élèves les plus vulnérables.Si on n\u2019est pas capable d\u2019aider les élèves en dif ficulté, non seulement ceux-ci en souf frent-ils mais on les prive de l\u2019égalité des chances de réussite.» De surcroît, l\u2019inégalité des chances s\u2019obser ve aussi du côté des parents, poursuit-elle, puisqu\u2019on transfère de plus en plus de frais vers eux : frais de garde en milieu scolaire doublés, frais plus élevés exigés lors de la rentrée scolaire ou en cours d\u2019année, de même que des frais de transport augmentés ou des ser vices réduits.« Et ça, c\u2019est sans parler de la vétusté de nos établissements scolaires », ajoute, incrédule, Mme Chabot.« Ce n\u2019est pas uniquement nous qui le disons, constate-t- elle, mais plusieurs chercheurs peuvent en témoigner.Nous allons donc faire le point avec près de 300 intervenants, dont des chercheurs et des membres de la base pour voir quel type de moyens l\u2019État devrait mettre en œuvre pour éviter d\u2019accentuer les inégalités sociales.» «Nous voulons donc illustrer à quel point se creusent les écarts au lieu de favoriser une société plus juste et équitable, poursuit-elle, alors qu\u2019on crée plutôt des inégalités sociales inacceptables.C\u2019est là le cœur de notre rendez-vous.» Ce grand sommet cherchera donc à illustrer de façon concrète et o b j e c t i v e l \u2019 i n é g a l i t é d e s chances à partir de plusieurs études ainsi qu\u2019à démontrer la per tinence de la lutte que mène actuellement la CSQ.À n\u2019y rien comprendre! « On voit donc un gouvernement qui dit qu\u2019il n\u2019y a pas de coupes et que ça ne touchera pas l e s s er v ices , poursui t Mme Chabot, alors que le premier ministre nous dit qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un passage obligé, que ce sera dur mais qu\u2019il n\u2019y aura pas de services coupés\u2026 Mais pour nous, c\u2019est faux et c\u2019est inacceptable ! » La présidente de la CSQ relève des contradictions flagrantes dans les politiques du gouvernement Couillard.«On vient de nous annoncer un réinvestissement de 80 millions $ en éducation, notamment dans l\u2019aide aux plus petits parce que, nous dit-on, agir en amont, ça fait une différence dans la réussite des élèves.Et nous, nous sommes tout à fait d\u2019accord avec cela ! Mais, en même temps, le gouvernement a n - nonce une coupe de 120 millions $ dans les centres de la petite enfance.Mais voyons, la petite enfance, c\u2019est justement le tout premier jalon.C\u2019est à n\u2019y rien comprendre ! » En conséquence, la CSQ, comme bien d\u2019autres par te- naires de l\u2019éducation, demande la mise en œuvre d\u2019une véritable politique en éducation.« Là, nous avons un gouvernement qui planche encore sur une réforme de structure, dénonce Louise Chabot, mais ce n\u2019est pas cela qui va faire la différence en éducation ! Une réforme de structure ne viendra en rien améliorer les services offer ts aux élèves.Ce qu\u2019il faut, c\u2019est une véritable politique nationale et globale de persévérance et de réussite éducative.» Concrètement , i l s \u2019 ag i t d\u2019examiner chaque maillon de notre système d\u2019éducation p o u r v o i r q u e l s s o n t l e s moyens que l\u2019on peut mettre en place pour faire réussir le plus grand nombre possible d\u2019élèves et pour s\u2019assurer de l\u2019égalité des chances pour tous, explique Louise Chabot.«Nous réclamons aussi un plan d\u2019action rigoureux pour notre parc immobilier, ajoute-t-elle.Et ce sera la société tout entière qui en bénéficiera ! » Collaborateur Le Devoir 4E RENDEZ-VOUS DE L\u2019ÉDUCATION La CSQ réclame une véritable politique en éducation PEDRO RUIZ LE DEVOIR « En 2015-2016, c\u2019est plus de 250 postes de professionnels qui ont été supprimés, dont des orthopédagogues, des psychoéducateurs, des psychologues», assure Louise Chabot, présidente de la CSQ.FÉDÉRATION AUTONOME DE L\u2019ENSEIGNEMENT Des syndiqués toujours mobilisés M A R I E - H É L È N E A L A R I E O n l\u2019entend dans sa voix en entrevue, Nathalie Morel, vice-présidente à la vie professionnelle à la FAE, ne baissera pas les bras : « Nos négos se poursuivent et nous confondrons les sceptiques parce que nous avons de véritables séances de négociations », lance-t-elle.En fait, l\u2019objectif demeure le même: parvenir à une entente négociée et satisfaisante afin d\u2019améliorer le quotidien des enseignants que la Fédération représente et assurer aux élèves l\u2019accès à des ressources et à des services adéquats.La FAE n\u2019a peut-être pas tort de continuer à se battre puisqu\u2019on annonçait mardi dernier une rencontre où serait présentée une proposition globale de la part du gouvernement.Celle qui n\u2019est à la table de négociations que depuis décembre dernier trace un bilan de ce qui s\u2019est déroulé auparavant.En fait, les travaux avaient été suspendus fin octobre « parce que le gouvernement ne voulait pas s\u2019engager à réinvestir et nous disait que la négo devait se faire à coût nul ».À la FAE, cette phrase ne passe pas.Le syndicat a tout simplement refusé de s\u2019inscrire dans une négociation comme celle-là.Ce n\u2019est qu\u2019après beaucoup de travail politique, de contacts avec les dif férents responsables du ministère, avec les ministres \u2014 rappelons que nous en sommes au troisième ministre de l\u2019Éducation depuis le début des négociations \u2014 et avec la Fédération des commissions scolaires que, finalement, le sous-ministre Normand Légaré, dans les derniers jours de novembre, a contacté le président de la FAE, Sylvain Malette, pour lui dire qu\u2019« il y aurait des marges de manœuvre si on voulait revenir négocier, on pourrait tenter d\u2019en arriver à une entente pour les deux parties ».Les négociations reprennent donc sur cette base et les premières séances ont l ieu en décembre 2015 au r ythme d\u2019une rencontre par semaine, cadence que le syndicat voudrait bien voir s\u2019accélérer, «mais pas pour obtenir n\u2019impor te quoi, n\u2019impor te comment même si on sait qu\u2019il y a des compromis à faire ».La FAE ne veut surtout pas se faire imposer les résultats d\u2019une négociation que d\u2019autres ont jugés satisfaisants: «On n\u2019a pas le même cahier de demandes que les autres.» Rappelons que la FAE est née, il y a bientôt dix ans, d\u2019une dissociation ; «On a eu une négo en 2010 où on a eu des enjeux dif férents.Présentement, il y a deux conventions collectives différentes.» Les enjeux Au-delà des négociations, c\u2019est toute la question des compressions budgétaires qui embête la FAE.Depuis longtemps, le syndicat fait la promotion d\u2019un projet qui a pour lui une importance capitale : c\u2019est le dossier de l\u2019implantation des maternelles quatre ans dans les milieux défavorisés.«On le voit comme un moyen d\u2019intervenir de façon précoce étant donné qu\u2019il est documenté que les enfants de milieux défavorisés ne fréquentent pas, ou très peu les CPE.» C\u2019est alors que Marie Malavoy est ministre de l\u2019Éducation que sont mis en place, sous l\u2019incitation de la FAE, six projets pilotes de maternelles quatre ans.«On a suivi de très près ces projets pilotes, ils ont donné naissance au projet de loi 83 et en juin 2013 sont nées ces maternelles au niveau de la province.» Qu\u2019en est-il au- jourd\u2019hui?Au départ, on parlait d\u2019un déploiement important et rapide et le but était de rejoindre tous les enfants visés dans les cinq prochaines années.«Trois ans plus tard, on est loin du compte, il y a encore des commissions scolaires qui n\u2019ont que deux de ces classes.» Au- jourd\u2019hui, on peut encore parler de déploiement même si c\u2019est un peu au compte-gouttes que la situation évolue.On oublie souvent qu\u2019il existe aussi des classes de maternelle quatre ans à mi-temps.Elles sont également présentes dans les milieux défavorisés.Selon Nathalie Morel, ces classes-là, il faut y voir.«Ça n\u2019a pas de sens d\u2019avoir deux régimes.Ce sont des groupes qui sont remplis avec 18 élèves.» Ce qui représente pour une enseignante avec deux groupes jusqu\u2019à 36 petits dans une journée, et ce, sans aide.Pourquoi maintenir ces classes à mi-temps ?« On a fait la démonstration que c\u2019est de classes à temps plein que nous avons besoin.Ça doit faire partie de la réflexion pour la suite des choses.» Pour la FAE, le réinvestissement auprès des plus petits est une évidence.Ce qui est en cause au- jourd\u2019hui est l\u2019avenir de l\u2019école publique.«La dernière marche en janvier a été organisée à la défense de l\u2019école publique.On est attaché à ce bien commun.Se donner une école publique, c\u2019est of frir à tous un accès au même bagage et au même savoir.Qu\u2019est-ce qu\u2019on est en train d\u2019en faire, de cette école?» La FAE se porte à la défense des enfants, mais aussi, bien évidemment, à la défense des conditions d\u2019exercice qui influent sur les conditions d\u2019apprentissage des élèves.Le combat se poursuit, il est difficile, mais on ne baisse pas les bras.Les enjeux dépassent largement les limites du milieu scolaire, ce sont des enjeux de société, et ce que Nathalie Morel déplore par-dessus tout, c\u2019est qu\u2019: « il y a une déconnexion incroyable entre la vraie vie et, non seulement la théorie des papiers et des chiffres, mais la déshumanisation des décisions.C\u2019est être complètement insensible au drame humain qui se déroule.» Collaboratrice Le Devoir Alors qu\u2019un peu partout on voit une vive opposition s\u2019élever dans les rangs des syndicats contre l\u2019entente de principe intervenue entre le Front commun et le gouvernement, la Fédération autonome de l\u2019enseignement (FAE) en est encore à négocier.On a appris fin janvier que le syndicat avait refusé les offres salariales, alors que les négociations sectorielles se poursuivaient à raison d\u2019une rencontre par semaine. ÉDUCATION L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 3 E T D I M A N C H E 1 4 F É V R I E R 2 0 1 6 H 5 Sous le parapluie Catherine Buquet \u2022 Marion Arbona Catherine Buquet Illustrations de Marion Arbona Les 400 coups 17,95$ Stéphanie Deslauriers Stanké 22,95$ Aussi en numérique Roxanne Turcotte Illustrations de Nadia Berghella Éditions du Phoenix 14,95$ Lou Beauchesne Illustrations de Daniel Sylvestre Soulières éditeur 10,95$ Michaël Escoffier Illustrations de Maud Legrand Les 400 coups 14,95$ Ariane Hébert Éditions de Mortagne 16,95$ Aussi en numérique VOUS LES TROUVEREZ CHEZ VOTRE LIBRAIRE FAVORI ! 10 ans et + APPM L\u2019école montréalaise «croule» selon le syndicat des professeurs E M I L I E C O R R I V E A U C e n\u2019est pas d\u2019hier que date l\u2019enjeu de la réussite scolaire à Montréal.En 1996, le Conseil supérieur de l\u2019éducation le reconnaissait d\u2019ailleurs en publiant un avis intitulé La réussite à l\u2019école mont- réalaise : une urgence pour la société québécoise.À cette époque, plusieurs éléments caractérisaient la situation de l\u2019île : la réussite scolaire était très inégale, le taux de diplomation variait considérablement d\u2019une école à l\u2019autre (de 59,8 % à 95,9 %), les élèves vivant en milieux défavorisés présentaient des retards scolaires marqués et la concentration de l\u2019immigration, donc de jeunes n\u2019ayant pas le français comme langue maternelle, était plus importante que partout ailleurs en province.Inquiété par cette situation par ticulière, le ministère de l\u2019Éducation avait dès 1997 décidé de mettre sur pied le Programme de soutien à l\u2019école montréalaise.Son objectif était vaste : améliorer la réussite scola ire et éducat ive des élèves montréalais en favorisant un cheminement scolaire qui tienne compte de leurs caractéristiques et de leurs besoins.Pour y parvenir, le gouvernement québécois s\u2019était engagé à allouer annuellement des ressources de 10 millions aux écoles primaires ciblées par celui-ci.Près de 20 ans plus tard, le programme existe toujours, mais s\u2019intitule Une école mont- réalaise pour tous.Or, bien que cer tains résultats de recherche montrent que sa subsistance ait eu un impact intéressant sur les populations touchées, il n\u2019en demeure pas moins que la métropole se trouve toujours dans une situation similaire à celle qui était la sienne en 1997.Une population nombreuse et diversifiée Actuellement, la CSDM est la commission scolaire mont- réalaise qui accueille le plus grand nombre d\u2019élèves.Avec ses 72 134 inscrits au secteur des jeunes, elle est en fait la plus importante commission scolaire du Québec.Très diversifiée, sa population compte des élèves provenant de près de 190 lieux de naissance différents.Environ 26 % d\u2019entre eux sont nés à l\u2019extérieur du Québec.Évidemment, plusieurs n\u2019ont pas le français comme langue maternelle.D\u2019après le dernier rapport annuel de la commission scolaire, c\u2019est le cas de 52 % des jeunes qui la fréquentent.« C\u2019est une situation qui est vraiment par ticulière à la CSDM et que ne partagent pas les autres commissions scolaires du Québec, du moins, pas dans une telle mesure», remarque la présidente de l\u2019APPM.Malheureusement, d\u2019après les données recueillies par le ministère de l\u2019Éducation et de l \u2019Enseignement supérieur (MEES), les élèves issus de l\u2019immigration \u2014 particulièrement ceux de première génération \u2014 présentent des taux annuels de décrochage plus élevés que ceux obser vés pour l\u2019ensemble du Québec.Victime de défavorisation Parallèlement, une grande par tie de la population fréquentant les établissements de la CSDM est issue de ménages vivant une situation économiquement dif ficile.Si on se fie au nombre d\u2019écoles considérées comme « défavorisées » par le MEES, près de 65 % des écoliers du primaire de la commission scolaire sont concernés.D\u2019après Mme Renaud, la situation au secondaire n\u2019est guère plus reluisante.« De toutes les commissions scolaires de la province, nous avons la plus for te propor tion d\u2019élèves qui vivent dans un milieu défavorisé», note-t-elle.Or, il est démontré que les élèves issus d\u2019un milieu défavorisé sont plus susceptibles de cumuler des échecs scolaires et que le niveau de défa- vorisation des écoles secondaires publiques constitue un facteur important associé au décrochage scolaire.Aux prises avec plusieurs difficultés À cela s\u2019ajoute le fait que la population handicapée ou en difficulté d\u2019adaptation ou d\u2019apprentissage (HDAA) est parti- c u l i è r e m e n t é l e v é e à l a CSDM.D\u2019après les plus r é - c e n t e s d o n n é e s , e l l e compte 13 800 élèves.« On retrouve quand même 50 % de ces élèves-là [HDAA] en classe régulière.C\u2019est énorme et ce que ça signifie, c\u2019est qu\u2019il faut adopter avec eux des approches par ticu- lières.C\u2019est problématique parce qu\u2019on a rarement les services suf fisants et per tinents pour les accueillir correctement.En ce moment par exemple, l \u2019APPM estime qu\u2019il manque à peu près 200 postes temps plein en termes de services directs aux élèves pour pouvoir répondre à leurs besoins », souligne Mme Renaud.D\u2019importants défis financiers Outre les défis liés au caractère particulier de sa population, depuis 2012, la CSDM doit également composer avec une réalité non négligeable : celle de devoir redresser ses finances pour atteindre l\u2019équilibre budgétaire d\u2019ici 2017 tout en faisant face à des compressions de plus de 30 millions demandées par le gouvernement du Québec.« Depuis quatre ans, tout ce que l\u2019on vit, c\u2019est des coupes.La CSDM a essayé de sauver les meubles, mais là, elle en est vraiment à couper des postes.Elle coupe aussi dans dif férents programmes, comme l\u2019aide au devoir ou l\u2019aide alimentaire.C\u2019est sûr que ces coupes-là ont des incidences sur les services aux élèves», relève Mme Renaud.D\u2019autre part, le parc immobilier de la CSDM a grandement besoin d \u2019 invest isse - ments ; son déficit d\u2019entretien s\u2019élève actuellement à près de 1,1 milliard et 79 % des établissements qui le composent sont considérés comme extrêmement vétustes.D\u2019après le MEES, la valeur de remplacement des écoles totalise maintenant 2,8 milliards.« En 2012, le vérificateur général établissait à 2 % de la valeur de l\u2019édifice les sommes annuelles à consacrer à l\u2019entretien des infrastructures [du ministère de l\u2019Éducation].À Montréal, on l\u2019a fait seulement à la hauteur de 1,2 %.On a accumulé un déficit d\u2019entret i en et on voit ce que ça donne : infiltrations d\u2019eau, moisissures, problèmes de qualité de l\u2019air, etc.», indique la présidente de l\u2019APPM.Bien que le 16 janvier dernier, le gouvernement Couil- lard ait annoncé l\u2019allocation de sommes dès l\u2019an prochain pour réduire le déficit d\u2019entretien du parc immobilier de la CSDM, l\u2019APPM reste préoccupée et réclame un réinvestissement global dans le réseau scolaire montréalais.« On a vraiment négligé l\u2019école publique et on n\u2019en voit pas le bout présentement, souligne sa présidente.Il n\u2019y a pas que le parc immobilier qui nécessite un investissement ! À Montréal , les besoins sont criants et il faut vraiment investir si on veut donner une chance égale à nos élèves de réussir ! Ce qui est dramatique, c\u2019est que le gouvernement ne semble pas s\u2019en rendre compte.» Collaboratrice Le Devoir « L\u2019école publique montréalaise croule et ce n\u2019est même pas une figure de style », déplore Catherine Renaud, présidente de l\u2019Association des professeures et professeurs de Montréal (APPM).Rappelant que la Commission scolaire de Montréal (CSDM) est non seulement l\u2019une des plus touchées par les récentes compressions budgétaires en éducation, mais qu\u2019elle est également celle qui, au Québec, compte la proportion la plus élevée de jeunes aux prises avec des dif ficultés d\u2019apprentissage, d\u2019enfants n\u2019ayant pas le français comme langue maternelle et d\u2019élèves vivant en milieux défavorisés, elle juge primordial qu\u2019un réinvestissement conséquent soit ef fectué dans le réseau scolaire de la métropole pour que puisse être relevé le défi de la réussite éducative.JACQUES NADEAU LE DEVOIR «De toutes les commissions scolaires de la province, nous avons la plus forte proportion d\u2019élèves qui vivent dans un milieu défavorisé», estime Catherine Renaud, présidente de l\u2019APPM. ÉDUCATION L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 3 E T D I M A N C H E 1 4 F É V R I E R 2 0 1 6 H 6 Au départ, le gouvernement avait déposé des propositions qui auraient signifié une détérioration des conditions de travail pour les employés de soutien dans les écoles selon la Fédération des employées et employés de soutien du secteur public, af filié à la CSN.L\u2019État a fait volte-face et la FEESP a été un des premiers syndicats à en venir à une entente dans les négociations du secteur public.Ce syndicat vise maintenant à assurer à ses membres la reconnaissance et la place qui leur revient dans le cadre de la réforme scolaire en cours.R É G I N A L D H A R V E Y Le secteur scolaire de la Fédération compte dans ses rangs 37 syndicats affiliés, ceux-ci représentant autour de 30 000 employés de soutien présents dans 31 commissions scolaires francophones et deux commissions scolaires anglophones.Il s\u2019agit en fait du plus important regroupement d\u2019employés de soutien des commissions scolaires au Québec.Les catégories d\u2019emplois suivantes sont représentées: les employés de soutien technique et paratechnique, administratif et manuel, qui travaillent dans les 3 secteurs d\u2019activité distincts que sont le général, l\u2019adaptation scolaire et les services de garde.En novembre dernier, après 11 mois et plus d\u2019une centaine de rencontres marquées par des échanges infructueux entre la Fédération et le gouvernement, un blitz dans les négociations allait porter ses fruits à la fin de ce même mois, entre autres pour ces employés de soutien, puisque cette ronde de pourparlers en accéléré allait résulter en une des premières ententes de principe aux tables sectorielles dans le secteur scolaire : les parties en sont venues à un accord sur certaines conditions de travail.Marjolaine Côté, vice- présidente de ce syndicat, laisse savoir que la partie patronale souhaitait auparavant sabrer plusieurs avantages contenus dans les conventions collectives; elle énumère quelques-uns des principaux points litigieux: «Agrandir le rayon de 50 kilomètres pour la protection salariale, resserrer les occasions d\u2019accomplir du travail supplémentaire et revoir la définition de certains postes.» La par tie syndicale considérait évidemment ces demandes comme inacceptables : « Ils ont reculé sur presque toutes celles-ci.Pour notre part, les principaux gains réalisés portent sur une possibilité d\u2019accorder un aménagement des horaires dans le but de faciliter la conciliation famille/travail/études ; c\u2019est un des éléments majeurs que la CSN mettait de l\u2019avant dans le cadre de l\u2019ensemble de cette négociation-ci.On enregistre aussi une avancée sur la possibilité de discuter sur la question de l\u2019organisation du travail et du travail à for fait.» Sur ce point, la surcharge de travail entraînée pour le personnel de soutien par les mesures d\u2019austérité pourrait être sensiblement diminuée.Une fois l\u2019entente conclue, l\u2019exécutif de la Fédération s\u2019est attelé à la tâche de la soumettre et de la recommander à ses membres : « Nos syndicats ont jusqu\u2019au 19 février pour finaliser les assemblées générales, rapporte Mme Côté.Chaque vendredi, on fait paraître sur notre page Facebook l\u2019état des lieux et, jusqu\u2019à maintenant, il semble que les positions soient très favorables à ce qui a été obtenu, bien qu\u2019on ne puisse fournir les résultats concrets ; il appar tient aux membres de se prononcer.On saura bientôt où on en est rendu, mais je suis optimiste à ce sujet.» Projet de loi 86 La Fédération entend se faire entendre en commission parlementaire sur le projet de loi 86 visant à modifier l\u2019organisation et la gouver nance d e s c o m m i s s i o n s s c o l a i r e s .Mme Côté fait part de la position que défendra le mémoire de la FEESP : « Dans la composition du conseil scolaire proposé par le projet, il y a de la place pour du personnel, mais malheureusement les gens du soutien ne sont pas là.On trouve que l\u2019absence du personnel de soutien est tout à fait inacceptable parce que celui-ci, dans le domaine de l\u2019éducation, joue un rôle tout aussi essentiel que celui des autres catégories d\u2019emplois.Il est clair que nous allons faire valoir ce point de vue-là, tout comme nous allons soulever plusieurs autres éléments ; on est en train de finaliser le document qui sera déposé.» L\u2019éducation demeure prioritaire Au lendemain des ententes survenues dans le secteur public, les ténors de la scène syndicale ont été unanimes pour assurer qu\u2019ils continueraient de s\u2019opposer farouchement au mode de gouvernance austère prôné par le gouvernement Couillard.La FEESP ne fait pas exception à cette position : « La lutte à l\u2019austérité va se poursuivre, fait valoir sa porte-parole.De notre côté, on considère qu\u2019on a écopé énormément en éducation, que ce soit dans le milieu scolaire ou au collégial, ce qui n\u2019a aucun bon sens.» « L\u2019éducation, continue-t- elle, doit être une priorité nationale au Québec ; c\u2019est un secteur où il ne faut pas couper, mais plutôt investir massivement, car c\u2019est l\u2019avenir de nos enfants et de notre société qui est en jeu.À la CSN, dans ce sens-là, on revendique que le gouvernement fasse de l\u2019éducation une priorité depuis plusieurs années ; on continue de le prétendre et cette question revêt de plus en plus un caractère d\u2019urgence.» Le gouvernement ne doit pas se réfugier derrière une certaine paix syndicale obtenue dans le secteur public pour poursuivre sur sa lancée : « Son dogmatisme sur le déficit zéro à atteindre à tout prix, on n\u2019était pas d\u2019accord avec cela ; on voit d\u2019ailleurs les ef fets pervers que les mesures qu\u2019il a adoptées et que les compressions qu\u2019il a imposées occasionnent dans nos milieux.On continue donc à défendre le fait qu\u2019il demeure toujours nécessaire d\u2019investir massivement dans l\u2019éducation.» Collaborateur Le Devoir GOUVERNANCE SCOLAIRE Les employés de soutien veulent se faire entendre PEDRO RUIZ LE DEVOIR Les employés de soutien scolaire regroupent des agents de bureau, des secrétaires, des ouvriers, des concierges, des employés du service de garde et des techniciens, entre autres.Marjolaine Côté «À la CSN, on revendique que le gouvernement fasse de l\u2019éducation une priorité depuis plusieurs années» "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.