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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2016-02-25, Collections de BAnQ.

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[" Aveos Le PQ et l\u2019ADQ unis contre le gouvernement libéral Page B 3 ECONOMIEPerformance Edgy Women quitte la scène Page B 8 C A H I E R B \u203a L E D E V O I R , L E J E U D I 2 5 F É V R I E R 2 0 1 6 Du 9,1 %, du 10,5 % pour la RRQ, au cours d\u2019une année de forte volatilité où, en définitive, seule l\u2019Europe a su af ficher des rendements positifs dignes de ce nom, relève de l\u2019exploit.Même ses grands déposants parlent de rendement « très satisfaisant ».C ertes, le rendement moyen de 9,1 % comptabilisé par la Caisse de dépôt et placement du Québec en 2015 n\u2019est pas sans refléter l\u2019impact de la chute du dollar canadien sur un portefeuille dont 54 % de l\u2019exposition est à l\u2019extérieur du Canada.Le dollar a fondu de 16 % par rapport à sa contrepartie américaine, de 7 % par rapport à l\u2019euro l\u2019an dernier.Mais la Caisse doit aussi conjuguer avec la stratégie de placement de ses déposants qui l\u2019oblige à jongler avec la faiblesse chronique et structurelle des rendements des titres à revenu fixe.Les obligations, qui comptent pour plus du tiers de son portefeuille, ont vu leur rendement moyen fondre de moitié au fil des ans pour n\u2019apporter que du 4 %.Des taux négatifs sont au- jourd\u2019hui accolés à des titres de première qualité émis par les gouvernements, et ce, sur une échéance pouvant aller jusqu\u2019à dix ans.La Caisse, devenue créatrice de rendement, parvient à relever le défi d\u2019innover pour obtenir le même profil de risque, mais un retour accru et une volatilité moindre.Rendement nominal La Régie des rentes du Québec a souligné mercredi qu\u2019elle avait obtenu un rendement de 10,5% l\u2019an dernier sur les fonds du régime gérés par la Caisse.Au-delà des données ponctuelles, dans cet horizon de placement à très long terme qui est le sien, la RRQ a obtenu un taux annuel moyen de 8,8% depuis sa création en 1966.Et le régime n\u2019est pas sans rappeler que selon la dernière évaluation actuarielle, le rendement an- nualisé attendu au cours des 50 prochaines années sera de 6,4%.Si le passé se poursuit, l\u2019écart demeure largement favorable.Mais le défi est de taille dans cet univers où le jeu de l\u2019ef fet composé priorise le rendement nominal au numérateur.D\u2019autant que la conjoncture passée, dominée par une croissance économique plus forte et une présence inflationniste plus musclée, a fait place à une « stagnation séculaire » flirtant avec la déflation depuis une dizaine d\u2019années.Et que les potentiels de croissance baissent un peu partout dans le monde sous le poids du vieillissement démographique et de la faiblesse des gains de productivité.Sur une base historique, la Caisse de dépôt fait ressortir que son rendement annualisé est de 6% sur dix ans, soit un taux conforme à celui dont les gestionnaires se servent généralement dans leurs calculs actuariels.Cette moyenne renferme la contre-performance de 2008, une année de «tempête parfaite» qui a forcé l\u2019institution à afficher une perte historique de près de 40 milliards et un rendement négatif de 25,6%.Depuis l\u2019arrivée de Michael Sabia à la présidence de la Caisse, en mars 2009, le rendement moyen annualisé est de 10,2 %, ce qui comprend le maigre résultat de 4 % en 2011.En cette année 2011 sous pression, l\u2019institution parvenait tout de même à se maintenir dans le premier quartile des gestionnaires de caisses de retraite au Canada, absorbant alors la déconfiture du marché boursier canadien et la crise de la dette souveraine en Europe.Il a déjà été dit que sous sa direction, la Caisse s\u2019est éloignée de la volatilité de marchés boursiers plutôt cycliques et de leur horizon de court terme pour s\u2019engager davantage dans l\u2019économie réelle.Dans les placements privés, les infrastructures, les partenariats et autres investissements à long terme.Elle joue la carte de sa masse critique pour accompagner les entreprises québécoises à l\u2019international, et de sa notation triple A pour prendre le relais des gouvernements dans les projets d\u2019infrastructures publiques ayant un but lucratif.Tout en jouant de sa puissance financière pour faire entendre sa voix lorsque rendement et développement économique du Québec se conjuguent.Michael Sabia l\u2019a répété mercredi : l\u2019institution garde le cap sur la gestion dite absolue fondée sur l\u2019analyse fondamentale et la recherche de la création de valeur.En misant également davantage sur l\u2019international et sur des éléments d\u2019actif moins liquides qui, tels l\u2019immobilier, les placements privés et les infrastructures, permettent les arbitrages entre une faible volatilité et un rendement supérieur.Des rendements plus élevés, stables et prévisibles à long terme.L\u2019intervention récente de la Caisse auprès de Bombardier, dans BT Holdco abritant Bombardier Transport, en est une illustration probante.Michael Sabia en était fier mercredi.PERSPECTIVES Créatrice de rendement GÉRARD BÉRUBÉ ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Non, Michael Sabia ne cherchait pas à se cacher mercredi alors que la Caisse de dépôt et placement du Québec publiait ses résultats pour 2015.Le grand patron de la CDPQ donnait plutôt un coup de pouce aux caméramans afin qu\u2019ils puissent ef fectuer leur test de couleurs.K A R L R E T T I N O - P A R A Z E L L I Le projet de pôle québécois de démantèlement d\u2019avions en fin de vie, qui fait l\u2019objet de discussions depuis près de cinq ans, ne se concrétisera pas avant plusieurs années et sera beaucoup plus modeste que prévu, a appris Le Devoir.Ce qui devait être un projet d\u2019envergure profitant à l\u2019ensemble de l\u2019industrie aéronautique du Québec bat plus que jamais de l\u2019aile.Les discussions et les expériences tentées au cours des dernières années permettaient de croire à la mise sur pied d\u2019un pôle qui recyclerait, réutiliserait ou revendrait près de 90 % des pièces des avions vétustes, mais les perspectives ne sont plus aussi bonnes.En 2011, une première étude commandée par Aéro Montréal, la grappe aérospatiale du Québec, a confirmé la faisabilité d\u2019un tel pôle de démantèlement d\u2019avions d\u2019un point de vue technologique, économique et environnemental.Deux ans plus tard, l\u2019entreprise Aerocycle a démantelé avec succès deux avions d\u2019Air Transat à l\u2019aéroport de Mirabel, ce qui a permis aux acteurs de l\u2019industrie de rêver.Mais depuis, le projet de pôle de démantèlement a fait du surplace et les attentes ont été revues à la baisse.« Le projet a évolué dans une nouvelle direction et est encore à l\u2019état d\u2019embryon», a souligné au début du mois de février le DÉMANTÈLEMENT D\u2019AVIONS Un projet envoyé au recyclage Aéro Montréal souhaitait récupérer 90 % des pièces d\u2019un appareil, il est maintenant question de s\u2019intéresser seulement la fibre de carbone FRANK RUMPENHORST AGENCE FRANCE-PRESSE É R I C D E S R O S I E R S L a Caisse de dépôt et placement du Québec a enregistré un rendement moyen de 9,1 % l\u2019an dernier en dépit d\u2019un environnement économique et financier difficile.Sa direction voit dans ces « résultats solides » la confirmation de la « robustesse » de la stratégie qu\u2019elle s\u2019est donnée ces dernières années.Il est vrai que la performance de la Caisse en 2015 paraît bien à côté du rendement de 6,7 % affiché par les marchés selon ses indices de référence.La Caisse a ainsi porté son actif net de 226 milliards à 248 milliards l\u2019an dernier et présente un rendement annuel moyen sur quatre ans de 10,9 %, contre 10 % pour ses indices de référence.« En 2015, notre stratégie a été mise à l\u2019épreuve», a déclaré mercredi son président et chef de la direction, Michael Sabia, lors du dévoilement de ses résultats annuels, citant entre autres « la croissance anémique», « les incertitudes des politiques monétaires», « les mouvements désordonnés de devises» et « l\u2019ef fondrement des prix du pétrole».«Dans ce contexte, la qualité des actifs qui composent notre portefeuille nous a permis de produire des résultats solides qui confirment la robustesse de notre stratégie.Sans nous soustraire aux ef fets de marché, celle-ci nous permet d\u2019être plus résilients en période de turbulence.» Plus qu\u2019une affaire de taux de change La Caisse a admis qu\u2019une partie de ses bons résultats cette année pourrait être attribuable à l\u2019ef fet de ses placements à l\u2019étranger et de la for te dépréciation du dollar canadien, mais s\u2019est dite incapable de le chiffrer et a nié que cet effet ait pu être déterminant.«Ce serait trop simple.L\u2019ef fet du jeu des devises est beaucoup plus compliqué que cela », a expliqué son chef des Placements, Roland Lescure.Pour l\u2019essentiel, dit sa direction, c\u2019est le soin que la Caisse met à se concentrer sur la valeur intrinsèque de chaque placement qui lui a permis d\u2019enregistrer cette année un rendement de 8,4 % sur les marchés boursiers, contre des indices de 7,8 %, à raison notamment de 21,5 % (contre 14,6 % pour les indices) pour son fonds Actions qualité mondiale et d\u2019une perte de seulement 3,9 % (contre un recul de 7,3 % des indices) à la Bourse canadienne.La Caisse entend aussi continuer de réduire ses avoirs (actuellement de 86 milliards) dans les obligations et autres placements à revenu fixe dont les rendements moyens ont fondu au La bonne stratégie, dit Sabia La Caisse de dépôt a inscrit un rendement moyen de 9,1 % en 2015, en dépit de tout ce qui n\u2019allait pas sur la planète économique VOIR PAGE B 2 : SABIA VOIR PAGE B 2 : RECYCLAGE L E D E V O I R , L E J E U D I 2 5 F É V R I E R 2 0 1 6 B 2 É C O N O M I E Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Alim.Couche-Tard ATD.B 60.13 0.11 0.18 643 Canadian-Tire CTC.A 129.00 -2.37 -1.80 279 Cogeco CCA 62.84 -1.28 -2.00 127 Corus CJR.B 9.94 0.11 1.12 248 Groupe TVA TVA.B 4.33 -0.17 -3.78 2 Jean Coutu PJC.A 20.86 0.14 0.68 294 Loblaw L 67.54 0.18 0.27 621 Magna MG 47.62 -0.58 -1.20 1046 Metro MRU 42.48 0.18 0.43 702 Quebecor QBR.B 33.73 -0.02 -0.06 213 Rona RON 23.57 -0.02 -0.08 438 Saputo SAP 38.40 0.12 0.31 383 Shaw SJR.B 23.53 0.29 1.25 1163 Dollarama DOL 78.63 -0.13 -0.17 350 Tim Hortons THI 99.00 0.00 0.00 0 Transat A.T.TRZ 7.70 -0.09 -1.16 58 Yellow Media Y 18.52 0.24 1.31 376 S&P TSX SPTT12740.27 -23.17 -0.18 312129 S&P TX20 TX20 482.00 2.52 0.53 117878 S&P TX60 TX60 747.86 -2.83 -0.38 178419 S&P TX60 Cap.TX6C 826.98 -3.13 -0.38 178419 Cons.de base TTCS 506.08 1.77 0.35 3826 Cons.discré.TTCD 155.32 -0.08 -0.05 9686 Énergie TTEN 150.54 1.91 1.29 73724 Finance TTFS 220.83 -3.63 -1.62 37787 Aurifère TTGD 183.35 0.48 0.26 108216 Santé TTHC 108.21 4.69 4.53 3516 Tech.de l\u2019info TTTK 51.72 0.36 0.70 6211 Industrie TTIN 160.07 -0.35 -0.22 29105 Matériaux TTMT 191.40 0.21 0.11 125338 Immobilier TTRE 268.45 1.75 0.66 5470 Télécoms TTTS 140.94 -0.45 -0.32 4030 Sev.collect.TTUT 213.67 -1.14 -0.53 6340 Métaux/minerals TTMN 342.50 -4.18 -1.21 26649 TSX Venture JX 533.74 1.16 0.22 86951 Cameco CCO 16.60 0.05 0.30 865 Canadian Natural CNQ 27.33 -0.22 -0.80 3129 Canadian Oil Sands COS 9.17 0.08 0.88 2488 Enbridge ENB 43.16 0.39 0.91 2548 EnCana ECA 5.09 0.94 22.65 18913 Enerplus ERF 3.78 0.16 4.42 1779 Pengrowth Energy PGF 1.03 0.05 5.10 2255 Pétrolière Impériale IMO 42.93 0.39 0.92 586 Suncor Energy SU 33.02 0.29 0.89 4243 Cenovus Energy CVE 14.52 0.03 0.21 2469 TransCanada TRP 50.79 -0.04 -0.08 1391 Valener VNR 18.99 0.02 0.11 54 Air Canada AC 7.15 -0.08 -1.11 3813 Bombardier BBD.B 1.18 -0.12 -9.23 17182 CAE CAE 14.89 0.19 1.29 553 Canadien Pacifique CP 164.79 -3.54 -2.10 593 Chemin de fer CN CNR 78.87 0.35 0.45 1398 SNC-Lavalin SNC 42.24 1.13 2.75 544 Transcontinental TCL.A 19.28 0.54 2.88 170 TransForce TFI 21.46 0.24 1.13 147 B.CIBC CM 87.45 -1.75 -1.96 1922 B.de Montréal BMO 73.19 -0.49 -0.67 1901 B.Laurentienne LB 46.73 -0.46 -0.97 110 B.Nationale NA 36.35 -1.09 -2.91 4041 B.Royale RY 67.81 -1.82 -2.61 6443 B.Scotia BNS 53.57 -1.22 -2.23 3448 B.TD TD 51.23 -0.95 -1.82 3953 Brookfield Asset BAM.A 42.05 0.09 0.21 996 Cominar Real CUF.UN 15.29 0.07 0.46 266 Corp.Fin.Power PWF 30.73 -0.06 -0.19 489 Fin.Manuvie MFC 17.18 -0.28 -1.60 5895 Fin.Sun Life SLF 39.63 -0.53 -1.32 1466 Great-West Lifeco GWO 34.53 -0.01 -0.03 346 Industrielle All.IAG 35.92 -0.47 -1.29 412 Power Corporation POW 28.40 -0.08 -0.28 997 TMX X 39.73 -0.31 -0.77 42 Agrium AGU 112.68 -0.21 -0.19 313 Barrick Gold ABX 18.40 -0.23 -1.23 9664 Goldcorp G 21.61 0.35 1.65 6853 Kinross Gold K 4.34 0.10 2.36 8986 Mines Agnico-Eagle AEM 48.21 -0.32 -0.66 1919 Potash POT 22.66 0.69 3.14 2507 Teck Resources TCK.B 7.67 -0.62 -7.48 10100 Fortis FTS 38.01 -0.20 -0.52 2116 TransAlta TA 6.01 0.07 1.18 841 BlackBerry BB 10.06 0.06 0.60 1300 CGI GIB.A 57.00 -0.66 -1.14 657 BCE BCE 58.42 -0.31 -0.53 1483 Manitoba Telecom MBT 33.08 -0.31 -0.93 289 Rogers RCI.B 49.81 -0.20 -0.40 829 Telus T 40.04 0.28 0.70 1430 iShares DEX XBB 31.59 -0.03 -0.09 80 iShares MSCI XEM 23.33 -0.16 -0.68 1 iShares MSCI EMU EZU 33.12 0.00 0.00 0 iShares S&P 500 XSP 22.19 0.10 0.45 525 iShares S&P/TSX XIC 20.25 -0.03 -0.15 152 ENCANA CORP ECA 5.09 0.94 22.65 18913 TECK COMINCO CL B TCK.B 7.67 -0.62 -7.48 10100 BARRICK GOLD CORP ABX 18.40 -0.23 -1.23 9664 GOLDCORP INC G 21.61 0.35 1.65 6853 EMERA INC EMA.IR 38.90 -0.60 -1.52 6846 ROYAL BANK of RY 67.81 -1.82 -2.61 6443 iShares S&P TSX 60 XIU 18.86 -0.09 -0.47 6255 MANULIFE FINANCIAL MFC 17.18 -0.28 -1.60 5895 HORIZONS BETA HGD 5.22 -0.02 -0.38 5160 SUNCOR ENERGY INC SU 33.02 0.29 0.89 4243 ENCANA CORP ECA 5.09 0.94 22.65 18913 DH CORP DH 35.59 2.81 8.57 1085 EXCHANGE EIF 25.60 1.69 7.07 155 CARDINAL ENERGY CJ 6.70 0.43 6.86 436 TORC OIL & GAS LTD TOG 6.04 0.34 5.96 1779 WESTJET AIRLINES WJA 16.31 0.88 5.70 551 VALEANT VRX 115.42 6.02 5.50 634 CONCORDIA HEALTH CXR 41.34 1.84 4.66 453 KIRKLAND LAKE GOLD KGI 7.87 0.35 4.65 1845 PARAMOUNT RES LTD POU 5.23 0.20 3.98 1507 TECK COMINCO CL B TCK.B 7.67 -0.62 -7.48 10100 LABRADOR IRON ORE LIF 9.99 -0.62 -5.84 276 DOMINION DIAMOND DDC 14.23 -0.67 -4.50 271 THE INTERTAIN IT 9.00 -0.42 -4.46 564 CANADIAN WESTERN CWB 20.27 -0.79 -3.75 911 PERFORMANCE SPORTS PSG 10.00 -0.38 -3.66 116 CCL INDUSTRIES INC CCL.B 196.74 -7.16 -3.51 112 NATIONAL BANK of NA 36.35 -1.09 -2.91 4041 HB NYMEX CL BEAR HOD 25.20 -0.70 -2.70 2524 ROYAL BANK of RY 67.81 -1.82 -2.61 6443 VALEANT VRX 115.42 6.02 5.50 634 DH CORP DH 35.59 2.81 8.57 1085 CONCORDIA HEALTH CXR 41.34 1.84 4.66 453 EXCHANGE EIF 25.60 1.69 7.07 155 SNC-LAVALIN GROUP SNC 42.24 1.13 2.75 544 LINAMAR CORP LNR 56.25 1.04 1.88 169 GILDAN ACTIVEWEAR GIL 34.81 1.03 3.05 1516 ENCANA CORP ECA 5.09 0.94 22.65 18913 WESTJET AIRLINES WJA 16.31 0.88 5.70 551 DETOUR GOLD CORP DGC 21.90 0.79 3.74 2499 CCL INDUSTRIES INC CCL.B 196.74 -7.16 -3.51 112 CANADIAN PACIFIC CP 164.79 -3.54 -2.10 593 CANADIAN TIRE CORP CTC.A 129.00 -2.37 -1.80 279 ROYAL BANK of RY 67.81 -1.82 -2.61 6443 CANADIAN IMPERIAL CM 87.45 -1.75 -1.96 1922 INTACT FINANCIAL IFC 85.36 -1.41 -1.62 265 COGECO CCA 62.84 -1.28 -2.00 127 BANK of NOVA BNS 53.57 -1.22 -2.23 3448 NATIONAL BANK of NA 36.35 -1.09 -2.91 4041 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRÉTIONNAIRE ÉNERGIE FINANCIÈRES INDUSTRIELLES ENTREPRISES DE MATÉRIAUX SERVICES PUBLICS TECHNOLOGIE TÉLÉCOMMUNICATIONS FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO LES GAGNANTS EN % LES PERDANTS EN % LES GAGNANTS EN $ LES PERDANTS EN $ LES INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO TSX CROISSANCE Consultez toutes les cotes boursières sur www.decisionplus.com M A R C H É S B O U R S I E R S TORONTO S&P TSX 12 740,25 ?-23,19 -0,2% New York S&P 500 1929,80 ?+8,53 +0,4% NASDAQ 4542,61 ?+39,03 +0,9% DOW JONES 16 484,95 ?+53,21 +0,3% PÉTROLE 32,15 +0,28 $US +0,9 % ?OR 1239,10 +16,50 $US +1,3% ?DOLLAR CANADIEN 73,06 +0,43 $US +0,6% ?1$US = 1,3687 66,38 +0,46 EURO 1 EURO = 1,5065 INDICES QUÉBÉCOIS Indice Fermeture var.pts var.% IQ30 2103,56 -7,58 -0,36 IQ120 2111,47 -3,15 -0,15 CENTRE D\u2019ANALYSE ET DE SUIVI DE L\u2019INDICE QUÉBEC L\u2019indice Québec est une initiative du Département de finance de l\u2019Université de Sherbrooke et de l\u2019Institut de recherche en économie contemporaine T oronto \u2014 La Banque Royale a mis davantage d\u2019argent de côté pour parer aux mauvaises créances, la longue période de faiblesse des prix du pétrole nuisant à la capacité de rembourser les dettes des entreprises énergétiques et des consommateurs dans les provinces productrices de pétrole.« Il n\u2019y a aucun doute que la faiblesse persistante des prix du pétrole est dif ficile pour les clients dans les régions touchées et qu\u2019elle entraîne une augmentation des provisions de crédit dans notre portefeuille », a observé mercredi le chef de la direction de la Royale, David McKay, lors d\u2019une conférence téléphonique pour discuter des résultats du premier trimestre de la banque.« Il est important de noter que l\u2019augmentation fait suite aux creux historiques que nous avons connus ces dernières années, et je voudrais aussi souligner que nous avons réussi à traverser plusieurs cycles.» La banque a af fiché un bénéfice net de 2,45 milliards pour son plus récent trimestre \u2014 un résultat stable par rapport à la même période l\u2019an dernier, et inférieur de 6 % à celui du trimestre précédent, alors qu\u2019il s\u2019était élevé à 2,59 milliards.La hausse du résultat des activités de gestion de patrimoine et de sa principale division des services bancaires a été contrebalancée par les plus faibles résultats des activités d\u2019assurance et des marchés de capitaux.La Royale a en outre augmenté sa provision pour per tes sur prêts à 410 millions \u2014 une hausse de 140 millions, ou 52 % \u2014 ce qui était principalement attribuable aux portefeuilles du secteur du pétrole et du gaz naturel et à celui des prêts personnels et des cartes de crédit.«À cette période l\u2019an dernier, le prix du pétrole était d\u2019environ 50$US le baril, un niveau qui, avions- nous souligné, nuisait à la rentabilité du secteur», a rappelé le chef du risque de la Banque Royale, Mark Hughes, lors de la conférence téléphonique.«Le prolongement de la faiblesse des prix du pétrole, qui se sont établis en moyenne à 37$US le baril (au cours du premier trimestre), a mis une pression additionnelle sur certains de nos clients.» Les provisions pour pertes sur prêts du segment des marchés de capitaux de la banque ont progressé de 84 millions à 121 millions au cours du trimestre, en raison de pertes liées à quatre comptes du secteur du pétrole et du gaz naturel et d\u2019un autre du secteur des services publics.M.Hughes a indiqué que la banque avait effectué des tests de tensions actualisés pour voir comment ses prêts au secteur pétrolier performeraient dans divers scénarios, dont un qui mise sur un baril de pétrole à 30 $US pour le reste de l\u2019année.Après avoir effectué ces tests, la Royale a décidé d\u2019ajouter neuf entreprises à sa liste de surveillance pour le secteur de l\u2019énergie.Elle n\u2019a pas voulu identifier ces entreprises.Entre-temps, du côté des services bancaires La Royale hausse de 52% sa provision pour mauvaises créances à cause du prix du pétrole 2,447 milliards Le bénéfice net au premier trimestre (1,58 $ par action) est sensiblement le même que ce qu\u2019il était au cours de la même période il y a un an (2,456 milliards ou 1,65 $ par action) personnels et commerciaux, les provisions pour mauvaises créances ont grimpé de 44 millions à 284 millions, ce qui était attribuable à la croissance du chômage dans les provinces productrices de pétrole.« Dans ce contexte, nous continuons à surveiller de près les modifications dans les habitudes financières de nos clients pour s\u2019assurer que nous conservions une visibilité sur les premiers signes de dif ficultés », a expliqué M.Hughes.«Nous avons observé une hausse des délinquances au cours du trimestre par rapport aux creux historiques dans notre por tefeuille d\u2019hypothèques résidentielles en Alberta.» Tempête parfaite La banque a aussi procédé à des tests de tension pour voir comment réagirait l\u2019ensemble de son portefeuille si une « tempête parfaite » regroupant plusieurs facteurs devait survenir.Cette tempête comprenait un baril de pétrole à 25 $US pour le reste de l\u2019année, ainsi qu\u2019une récession au Canada et un plongeon de jusqu\u2019à 25 % des prix des maisons à l\u2019échelle du pays.«Dans ce scénario, que nous jugeons improbable pour l\u2019instant, les provisions reposant sur ce test de tension augmenteraient de 40 à 50 points de base, ce qui reste à l\u2019intérieur de notre moyenne historique», a affirmé M.Hughes.Malgré le dif ficile environnement économique, M.McKay a dit croire que la pression émanant de la faiblesse des prix du pétrole serait confinée aux provinces dépendantes à l\u2019énergie, tandis que les bénéfices liés à la dépréciation du dollar canadien pour les fabricants et pour l\u2019activité d\u2019exportation aideraient à soutenir la «modeste» croissance du PIB cette année.La Presse canadienne fil des ans de 8 % à 4 % sous l\u2019effet notamment des politiques ultra-accommodantes des banques centrales.«Prêter de l\u2019argent aux gouvernements commence à ressembler à une opération de charité », dit Roland Lescure.On prévoit notamment de continuer d\u2019augmenter le poids relatif des actifs moins liquides \u2014 comme l\u2019immobilier, les placements privés et les infrastructures \u2014, qui est déjà passé de 24 % à 28 % depuis 2009 et qu\u2019on voudrait à 33 % d\u2019ici quatre ans.Ces types de placements ont encore réussi l\u2019exploit l\u2019an dernier de concilier faible volatilité et rendement élevé (10,6 %).La récente injection par la Caisse de 2 milliards dans Bombardier Transport offre un bon aperçu «de nos façons de faire à l\u2019avenir», a expliqué Michael Sabia.Pas seulement parce que l\u2019af faire présente de bonnes perspectives de croissance, mais aussi en raison « de la façon dont la transaction a été structurée», c\u2019est-à-dire avec un plancher qui protège l\u2019avoir des déposants de la Caisse, mais sans renoncer à sa part du gâteau en cas de succès de la compagnie.S\u2019estimant déjà assez présente dans Bombardier, la Caisse ne s\u2019est pas montrée disposée à y investir davantage pour le moment.Pas de regret pour RONA Elle dit ne pas regretter non plus sa décision d\u2019appuyer la vente de RONA au géant américain Lowe\u2019s en acceptant de céder dans la transaction ses propres actions qui devraient lui rapporter 438 millions.Michael Sabia a admis que tout cela est « malheureux », mais a ajouté que la consolidation du secteur sur la scène mondiale jouait contre le quincaillier québécois et que sa vente était la seule décision à prendre afin «de protéger le capital » des déposants de la Caisse.Cette dernière a la mission de faire fructifier les avoirs de 32 caisses de retraite, régimes d\u2019assurance et autres déposants.Leurs rendements ont varié en 2015 en fonction de leurs choix de placements de 8,1 % à 10,5 % (le taux obtenu par la Régie des rentes du Québec).Depuis quatre ans, la part des placements de la Caisse à l\u2019extérieur du Canada a bondi de 41 % à 54 % (à raison de 17 % à 27 % aux États- Unis seulement) et elle n\u2019a pas l\u2019intention de s\u2019arrêter là.« Nous tentons de bâtir une organisation capable de saisir les occasions, que ce soit en Australie, en Chine, en Inde ou aux États- Unis», a affirmé Michael Sabia.Cela ne signifie pas qu\u2019on s\u2019éloigne du Québec, a-t-il répété.On continue d\u2019y avoir pour environ 60 milliards d\u2019actifs, dont la moitié dans 550 PME.Encore là, on dit vouloir privilégier les compagnies présentant les meilleures perspectives de croissance et d\u2019innovation.Une nouvelle filiale de la Caisse se prépare activement aussi en vue de deux projets de systèmes de transport électrique, l\u2019un sur le nouveau pont Champlain et l\u2019autre entre le centre- ville et l\u2019aéroport Montréal-Trudeau.« Il reste pas mal de travail à faire, mais cela progresse très bien, s\u2019est contenté de dire Michael Sabia.Les nouvelles perspectives sont toujours importantes et intéressantes.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE B 1 SABIA porte-parole d\u2019Aéro Montréal, Gwenaël Brisé.Il y a deux ans, le président et chef de la direction d\u2019Aerocycle, Ron Haber, entrevoyait un projet qui permettrait au futur pôle québécois de recevoir les avions en fin de vie pour les démanteler et disposer du plus grand nombre de pièces et de matériaux possible.Des alumine- ries auraient par exemple pu récupérer les pièces métalliques.Aéro Montréal indiquait mercredi que le projet de pôle se concentrera sur le recyclage de la fibre de carbone.On veut déterminer comment recycler ce matériau afin qu\u2019il soit utilisé par une autre industrie, tout en ciblant les entreprises qui pourraient l\u2019acheter, au Québec comme ailleurs.«Ce projet en est encore à la phase de recherche de financement», précise M.Brisé.Contexte défavorable Après avoir participé en 2013 au démantèlement réussi de deux de ses avions, le directeur principal, durabilité et amélioration des affaires chez Transat, Keith Lawless, s\u2019était montré optimiste par rapport au projet de pôle de démantèlement.« [Montréal] est le troisième pôle aéronautique au monde [après Seattle et Toulouse], donc pourquoi pas ici ?avait-il af firmé au Devoir.Pourquoi devoir envoyer nos avions aux États-Unis ou en Europe?» Le problème, explique aujourd\u2019hui Ron Haber, d\u2019Aerocycle, c\u2019est que le contexte économique n\u2019est pas favorable.Les prix des métaux sont en chute libre, ce qui rend la vente des pièces et des matériaux moins rentable, sans compter que le nombre d\u2019avions à démanteler est insuffisant.«Les composantes de l\u2019avion représentent un problème parce que les quantités ne sont pas suffisantes.On peut les recycler même si ce sont de petites quantités, mais ça coûte de l\u2019argent, soutient M.Haber.On sait qu\u2019Airbus, Boeing et, on l\u2019espère, Bombardier, vont commencer à livrer leurs nouveaux appareils, ce qui va nous permettre de recycler les appareils qui sont en vol aujourd\u2019hui.» Le patron d\u2019Aerocycle confie que la situation est dif ficile et qu\u2019elle devrait le demeurer à court terme.Il croit que son entreprise devra attendre encore trois ans pour recevoir un assez grand nombre d\u2019avions à démanteler pour opérer pendant presque toute l\u2019année.« C\u2019est une question de temps.[\u2026] On continue de développer notre expertise parce qu\u2019on y croit.» Le président de l\u2019Association de l\u2019aluminium du Canada, Jean Simard, suit le dossier du pôle de démantèlement avec intérêt depuis plusieurs années, bien conscient que les alumine- ries qu\u2019il représente pourraient y trouver leur compte.« C\u2019est un modèle d\u2019af faires qui peut se développer, mais j\u2019ai des doutes, dit-il.La création du pôle est possible, mais je suis sceptique.» Au cours des dernières années, le projet de pôle allait par ailleurs de pair avec une offre de formation bonifiée.M.Haber faisait remarquer en 2014 que des discussions avaient été entamées avec le ministère de l\u2019Éducation et la commission scolaire Sir-Wilfrid-Laurier pour mettre sur pied un programme qui formerait des travailleurs spécialisés dans le démantèlement d\u2019avions.La porte-parole de la commission scolaire, Maxeen Jolin, indique que l\u2019étude de faisabilité demandée en 2013 à Emploi Québec Lauren- tides a été refusée.«Depuis ce temps, il n\u2019y a eu aucun développement dans ce dossier.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE B 1 RECYCLAGE L E D E V O I R , L E J E U D I 2 5 F É V R I E R 2 0 1 6 ECONOMIE B 3 JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Événement rare à l\u2019Assemblée nationale, les chefs de l\u2019ADQ et du PQ, François Legault et Pierre Karl Péladeau, ont donné une conférence de presse conjointement, répondant ainsi à l\u2019invitation de Jean Poirier (au centre), le représentant syndical des employés d\u2019Aveos au moment de la fermeture de l\u2019entreprise.Q uébec \u2014 Le Parti québécois et la Coa li tion avenir Québec ont exceptionnellement fait front commun lors d\u2019une conférence de presse, mercredi, aux côtés d\u2019anciens employés d\u2019Aveos, congédiés en 2012.L\u2019ancien représentant syndical des travailleurs d\u2019Aveos, Jean Poirier, a af firmé que le gouvernement québécois n\u2019aurait pas dû s\u2019entendre avec Air Canada pour que l\u2019entreprise suspende sa demande d\u2019appel devant la Cour suprême.Selon M.Poirier, cette décision entre en contradiction avec les propos de M.Couil- lard, qui a répété depuis la semaine dernière que Québec ne renoncerait à sa poursuite que si Air Canada of ficialise l\u2019achat de 45 avions CSeries.«Vous avez vu le même texte que moi, comme quoi ils ont arrêté, qu\u2019ils suspendent les procédures jusqu\u2019au mois de juillet, a- t-il dit.Puis M.Couillard dit que non, on n\u2019arrête pas les procédures, on est encore en train de regarder ça.Pour moi, c\u2019est de la contradiction totalement.» Le chef péquiste, Pier re Karl Péladeau, a af firmé que M.Couillard gaspille ses munitions alors que deux tribunaux ont déjà rendu des décisions favorables à Québec, selon qui Air Canada doit maintenir ses activités d\u2019entretien à Montréal.« Alors, nous avons la démonstration hors de tout doute que ce sont des \u201cpeewee\u201d en matière de négociation, a-t-il dit.[\u2026] Vous n\u2019abandonnez pas des munitions qui vont justement vous amener à la table de négociation avec davantage de leviers.» Le chef caquiste, François Legault, croit que Québec aurait intérêt à tout tenter pour faire valoir les jugements qu\u2019il détient plutôt que de miser sur un engagement d\u2019Air Canada de faire l\u2019entretien de ses appareils de la CSeries à Mon tréal.« Ça se peut qu\u2019il y ait zéro emploi, a-t-il dit.Pourquoi sacrifier 1800 emplois de qualité, avec un jugement clair, pour du vent, pour du vent?Donc, moi, je comprends ces gens-là d\u2019être en colère contre Philippe Couil- lard actuellement.» Avant de se rendre à la période des questions, M.Couil- lard a accusé les partis de l\u2019opposition de manipuler les tra- va i l leurs , dont p lus ieurs étaient des employés d\u2019Air Canada jusqu\u2019à ce que le trans- por teur vende ses activités d\u2019entretien, ce qui a mené à la création d\u2019Aveos.« Ce qui est triste dans cette histoire, et je ressens beaucoup de sympathie et d\u2019empathie pour les travailleurs, les deux partis de l\u2019opposition manipulent les travailleurs d\u2019Aveos, a-t-il dit.Ils ne leur disent pas la vérité, on va leur dire la vérité.» En Chambre, M.Couillard a lancé un message aux ex-em- ployés d\u2019Aveos, au sujet de ses adversaires.« N\u2019écoutez pas ces porteurs de nuages», a-t-il dit.Avant de se rendre à une réunion du Conseil des ministres, Mme Anglade a af firmé que le litige avec Air Canada avait été suspendu, devant la Cour suprême, sans toutefois être annulé.« C\u2019est suspendu pour permettre aux par ties d\u2019échanger et de trouver le terrain d\u2019entente», a-t-elle dit.La ministre de l\u2019Économie a par ailleurs fixé la barre plus haut que la société Bombardier quant au nombre de commandes fermes à atteindre \u2014 300 \u2014 d\u2019ici le début des livraisons des appareils CSeries.En juillet dernier, le président et chef de la direction de Bombardier, Alain Bellemare, avait plutôt pris ses distances d e c e t o b j e c t i f f i x é p a r l \u2019équipe de direction qui l\u2019avait précédé.Alors qu\u2019elle insistait mercredi sur l\u2019importance de miser sur les avions de Bombardier plutôt que sur le maintien de centres d\u2019entretien pour Air Canada, Mme Anglade a été sans équivoque.Selon la ministre, l\u2019atteinte de 300 commandes fermes pourra créer un effet d\u2019entraînement important pour Bombardier, qui peine à trouver des clients.« Il faut franchir le cap mini- malement de 300 commandes pour la Série C et on est très proches du résultat, a-t-elle dit.C\u2019est important le cap du 300 pour pouvoir déjà créer ce momentum.» Le carnet de commandes de la CSeries compte actuellement 243 engagements fermes, un chif fre qui passera à 288 quand Air Canada matérialisera sa lettre d\u2019intention pour l\u2019acquisition de 45 appareils.La Presse canadienne AIR CANADA Le PQ et l\u2019ADQ dénoncent l\u2019amateurisme du gouvernement A ir Transat a confirmé mercredi que le transporteur et ses pilotes avaient conclu une entente de principe, écartant la menace de conflit pendant la relâche scolaire.L\u2019entente est conclue en vue du renouvellement de la convention collective échue en avril dernier.Elle sera soumise aux pilotes dans les prochains jours.L\u2019exécutif syndical en recommandera l\u2019approbation, a souligné Air Transat.« Nous en sommes arrivés à une entente raisonnable, qui convient aux deux par ties, et nous avons confiance qu\u2019elle sera entérinée par l\u2019ensemble des pilotes.La menace d\u2019une grève imminente est écartée», a déclaré Jean-François Lemay, directeur général d\u2019Air Transat.Mardi soir, le syndicat confirmait une entente permettant d\u2019éviter un conflit.On i g n o r e p o u r l \u2019 i n s t a n t l e contenu de l\u2019accord qui fera l\u2019objet d\u2019un vote de ratification dans quelques semaines, affirme le président du syndicat, Patrice Roy.Un blitz de négociations aurait permis de rapprocher les deux par ties, aux antipodes sur les questions touchant les salaires et la caisse de retraite.Pourtant après les processus de conciliation et de médiation, vendredi dernier, c\u2019était l\u2019impasse entre la compagnie et l\u2019Association des pilotes de ligne internationale.Une grève aurait pu être déclenchée lundi, au moment du début de la semaine de relâche scolaire au Québec, bien que la compagnie garantît la poursuite des opérations.Avec Le Devoir La Presse canadienne Entente de principe chez Air Transat K A R L R E T T I N O - P A R A Z E L L I R essources Strateco gonfle de 10 millions sa poursuite déposée contre le gouvernement du Québec à la suite du rejet de son projet de mine d\u2019uranium Matoush, au nord de Chibougamau.La société minière réclame désormais près de 200 millions à l\u2019État québécois.Dans un communiqué publié mercredi, l\u2019entreprise a justifié l\u2019augmentation de la somme réclamée par la découverte de « nouveaux éléments de preuve obtenus dans le cadre de la poursuite».Elle reproche au gouvernement d\u2019avoir refusé de lui délivrer le certificat d\u2019exploration nécessaire pour le développement du projet Matoush « sur la base d\u2019un calcul politique hors du cadre légal établi ».«[Le gouvernement] a choisi de sacrifier en toute connaissance de cause Strateco et l\u2019investissement de chacun de ses actionnaires, sachant fort bien que l\u2019effet de cette décision politique serait de provoquer la ruine de Strateco», fait valoir la société.Elle s\u2019appuie notamment sur le compte-rendu d\u2019une rencontre organisée le 18 décembre 2012, au cours de laquelle des représentants du gouvernement du Québec ont recensé les avantages et les désavantages liés à l\u2019autorisation ou au refus du projet Matoush.Le gouvernement envisageait entre autres qu\u2019un refus mettrait en péril la survie de la société minière.Bataille à venir « Ces révélations sont troublantes.Cela démontre clairement qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une décision politique, contrairement aux prétentions avancées par le g o u v e r n e m e n t d a n s s a défense», a déclaré le président et chef de la direction de Stra- teco, Guy Hébert.Ressources Strateco reproche à Québec de l\u2019avoir encouragé à investir dans son projet d\u2019exploration uranifère, avant de lui barrer la route en refusant l\u2019octroi du certificat d\u2019exploration requis.Elle a déposé une poursuite initiale de 190 millions de dollars contre le gouvernement en décembre 2014.En novembre dernier, la Cour supérieure du Québec a par ailleurs autorisé Strateco à recevoir un financement de 4 millions de la part de la firme d\u2019investissement Third Eye Capital Corporation.Cette somme devrait permettre à la compagnie de couvrir ses coûts d\u2019exploitation et de payer une partie de ses frais d\u2019avocats lors des procédures judiciaires, qui pourraient s\u2019échelonner sur plusieurs années.Le Devoir URANIUM Strateco réclame 10 millions de plus C algar y \u2014 Encana a indiqué mercredi qu\u2019il réduirait de 20 % la taille de son effectif dans l\u2019espoir de réaliser des économies additionnelles de 250 millions cette année, en plus de ce qui avait été annoncé précédemment.Les détails sur le nombre précis d\u2019emplois qui seront touchés et le moment où les mises à pied auront lieu n\u2019ont pas été rendus immédiatement disponibles.Le producteur de pétrole et de gaz naturel de Calgary a annoncé les nouvelles coupes dans son rapport sur ses résultats financiers pour le quatrième trimestre, qui se traduisent par une per te nette de 612 millions, ou 72¢ par action \u2014 essentiellement en raison de la dépréciation d\u2019actifs et d\u2019autres éléments non récurrents.Ceux-ci ont été partiellement contrebalancés par une augmentation de 36% de la production de gaz liquéfié par rapport au quatrième trimestre de l\u2019exercice précédent, ainsi que par des mesures de réduction de coûts qui ont permis à En- cana d\u2019augmenter ses flux de trésorerie malgré la baisse des prix des matières premières.En excluant les dépréciations d\u2019actifs de 514 millions et d\u2019autres éléments comme le taux de change, le bénéfice d\u2019exploitation d\u2019Encana s\u2019est établi à 111 millions, ou 13 ¢ par action, pour le quatrième trimestre, en hausse par rapport à celui de 35 millions, ou 5 ¢ par action, de la même période un an plus tôt.Selon le chef de la direction d\u2019Encana, Doug Suttles, la société commence 2016 avec un solide bilan, un por tefeuille d\u2019actifs de grande qualité et une plus grande productivité qui contrebalancent l\u2019impact d\u2019une réduction des dépenses en immobilisations et la faiblesse des prix du pétrole et du gaz naturel.«Selon notre nouveau plan, nous allons investir pratiquement tout notre capital dans nos quatre actifs de base et notre structure de coûts sera inférieure d\u2019environ 550 millions à celle de 2015 », a indiqué M.Suttles dans un communiqué.Cette cible de 550 millions comprend entre 200 millions et 250 millions d\u2019économies additionnelles dans la structure de coûts d\u2019Encana par rapport à ses prévisions précédentes.Ces nouvelles économies comptent 50 millions en coûts indirects, principalement par l\u2019entremise de la réduction de l\u2019ef fectif.Encana s\u2019attend aussi à réduire ses coûts de transport et de traitement d\u2019entre 75 millions et 125 millions, et à réduire les autres coûts de 75 millions.Encana a en outre révisé son plan de dépenses en immobilisations pour 2016, lequel devrait se situer entre 900 millions et 1 milliard, en baisse de 55% par rapport à son niveau de 2015.La société s\u2019attend à ce que ce plus petit budget ait un impact minimal sur les niveaux de production cette année.Les dépréciations d\u2019actifs du quatrième trimestre ont porté leur total pour 2015 à 4,1 milliards.La perte nette pour l\u2019ensemble de l\u2019exercice s\u2019est chiffrée près de 5,2 milliards, soit 6,28 $ par action.Selon En- cana, les coupes d\u2019emplois de 2016 feront en sorte que son effectif aura diminué de moitié depuis 2013.La Presse canadienne PÉTROLE Encana effectuera d\u2019autres mises à pied Les effectifs de la société de Calgary auront diminué de moitié entre 2013 et 2016 E dmonton \u2014 Le prochain déficit budgétaire en Al- ber ta devrait s\u2019alourdir à 10,4 milliards \u2014 un sommet \u2014 alors que les ef fets de la chute des prix du pétrole se font toujours plus ressentir dans l\u2019économie vacillante de la province.« Notre déficit au prochain exercice financier pourrait être supérieur de 5 milliards à ce que nous avions prévu dans notre budget en octobre.C\u2019est la réalité», a reconnu le ministre des Finances Joe Ceci au cours d\u2019une conférence de presse.En octobre, le gouvernement alber tain avait initialement prévu un déficit de 5,4 milliards pour l\u2019exercice 2016-2017.Quelque 5 milliards pourraient donc s\u2019y ajouter, a prévenu M.Ceci.«Le déclin des prix du pétrole n\u2019a jamais été aussi vertigineux, aussi important.Les prix ont dégringolé de plus de 70% au cours des 18 derniers mois.Les prévisions d\u2019un redressement rapide n\u2019étaient pas fondées.Nous devons relever le défi de toute une génération», a-t-il ajouté.L\u2019économie de l\u2019Alberta dépend des secteurs pétroliers et gaziers.La chute du prix du pétrole \u2014 de plus de 100 $ le baril à environ 30 $ en moins de deux ans \u2014 a largement contribué aux problèmes financiers de la province.Le ministre a ajouté que son gouvernement ne pouvait plus promettre un retour à l\u2019équilibre budgétaire d\u2019ici 2020.Il ne prévoit plus aucun échéancier pour y parvenir.M.Ceci a souligné que la province s\u2019en tiendrait à son plan : maintenir les services de base ; économiser quand cela est possible ; s\u2019endetter pour créer des emplois dans la construction de routes, d\u2019écoles et d\u2019hôpitaux.Le budget 2016-2017 devrait être présenté au début avril.Selon la mise à jour économique du gouvernement al- bertain pour 2015-2016, la province s\u2019attend maintenant à un déficit de 6,3 milliards pour l\u2019exercice en cours, une augmentation de 200 millions rapport à l\u2019automne 2015.La Presse canadienne 2016-2017 Le déficit albertain devrait atteindre 10,4 milliards JEFF MCINTOSH PC D o u g S u t t l e s , c h e f d e l a direction d\u2019Encana L E D E V O I R , L E J E U D I 2 5 F É V R I E R 2 0 1 6 É C O N O M I E B 4 A N T O N I O R O D R I G U E Z à Paris Le fisc français réclame 1,6 milliard d\u2019euros d\u2019arriérés d\u2019impôts au géant de l\u2019Internet Google, soit près de dix fois la somme négociée par la Grande-Bretagne il y a un mois.« En ce qui concerne la France, il y a un redressement de 1,6 milliard infligé à cette entreprise», a indiqué une source proche du dossier, dévoilant pour la première fois le montant réclamé par le fisc français au géant de l\u2019Internet.Interrogé par l\u2019AFP, Bercy n\u2019a pas confirmé cette somme, invoquant le secret fiscal.De son côté, Google n\u2019a pas souhaité commenter cette information.«Cela ne veut pas dire que Google va payer au bout du compte 1,6 milliard.Il va y avoir des recours, et peut-être au bout du bout une négociation, notamment sur les pénalités», a expliqué à l\u2019AFP une source au sein de l\u2019administration fiscale.Ce chiffre a été rendu public alors que le p.-d.g.de Google, Sundar Pichai, se trouve à Paris, où il doit rencontrer mercredi soir le ministre de l\u2019Économie, Emmanuel Macron.L\u2019entourage du ministre n\u2019a pas précisé si ce litige fiscal allait être abordé à l\u2019occasion de cette rencontre.« Il le voit comme il voit de nombreux p.- d.g.», a-t-on indiqué.Lors d\u2019une conférence à l\u2019école Sciences- Po, M.Pichai, interrogé de façon générale sur Google et la fiscalité, avait assuré auparavant que son groupe respectait la loi.«Nous sommes un groupe mondial et nous nous conformons aux lois fiscales [\u2026] dans tous les pays», a-t-il assuré, tout en plaidant pour «une simplification du système d\u2019imposition mondial».L\u2019administration fiscale française avait assuré début février qu\u2019elle ne négocierait pas le montant des arriérés d\u2019impôts qu\u2019elle réclame à Google, comme a pu le faire le gouvernement britannique.Cette somme de 1,6 milliard d\u2019euros est d\u2019ailleurs nettement supérieure aux 500 millions d\u2019euros évoqués initialement par la presse.Le montant réclamé par le fisc français est surtout près de dix fois supérieur à l\u2019accord annoncé à la fin janvier par le gouvernement britannique sur les arriérés d\u2019impôts du géant américain, établis à 130 millions de livres soit près de 170 millions d\u2019euros.Cette somme avait été jugée dérisoire non seulement par l\u2019opposition travailliste mais aussi par des responsables du Parti conservateur au pouvoir, dont le maire de Londres, Boris Johnson.Le fisc italien, pour sa part, réclame plus de 200 millions d\u2019euros au moteur de recherches américain Google, accusé d\u2019avoir fraudé le fisc de la péninsule pendant des années.Agence France-Presse Le fisc français réclame 1,6 milliard d\u2019euros à Google E R W A N L U C A S à Barcelone L ongtemps à la traîne, la sécurité des données des téléphones mobiles devient un enjeu majeur pour les entreprises et les consommateurs, mais la lutte contre le terrorisme complique l\u2019équation.«Pour une très grande majorité des utilisateurs, les questions de sécurité peuvent supposer un frein à un usage plus poussé des technologies», explique Stéphane Geyres, responsable activités conseil et service en cyber-sécurité chez Accenture.Avec le développement des services sur mobiles, comme l\u2019accès aux données bancaires, les utilisateurs s\u2019interrogent de plus en plus sur la sécurité qu\u2019ils peuvent en attendre.Pour autant, paradoxalement, cette question n\u2019est pas au centre de leurs préoccupations lors de l\u2019achat d\u2019un nouveau modèle.«La majorité des utilisateurs ne voient leur téléphone intelligent que comme un téléphone et non l\u2019ordinateur qu\u2019il est devenu.Ils n\u2019ont pas le même niveau d\u2019exigence et ne se posent pas les mêmes questions que lorsqu\u2019ils achètent une voiture par exemple et que cela concerne leur sécurité physique.Nous avons donc besoin d\u2019éduquer les gens», renchérit Raj Samani, directeur technique pour l\u2019Europe, l\u2019Afrique et le Moyen-Orient chez Intel Securities.Fausses applications ou failles de sécurité sont autant de menaces planant sur les téléphones intelligents et d\u2019occasions pour les hackers de mettre en place des programmes de récupération des données ou demander des rançons pour débloquer un appareil bloqué à distance.Les sites d\u2019applications, tel Google Play Store ou Apple Store, renferment plusieurs millions de logiciels malveillants.Ils se déguisent en applications classiques ou mises à jour des systèmes d\u2019exploitation, en par ticulier sous Android.«Android est à la fois important en matière de part de marché et très fragmenté, chaque fabricant de mobile installant une version adaptée à ses produits.Les mises à jour y sont moins fréquentes et plus compliquées que sur iPhone, autant d\u2019occasions pour les hackers, qui y concentrent leurs attaques», détaille Vicente Diaz, analyste pour l\u2019entreprise russe Kas- persky Labs.Les connexions non sécurisées s\u2019avèrent aussi intéressantes pour capter des informations sur les utilisateurs, les appareils étant la porte d\u2019entrée.«Nous avons mené un test sur le sans-fil à l\u2019aéroport de Barcelone qui nous a permis de savoir, sur 2000 connexions, combien étaient sur iPhone, com- bient consultaient leur courriel et combien utilisaient une application de rencontre.Beaucoup de gens pensent que si leur mobile est protégé, leur connexion est protégée, ce qui n\u2019est pas forcément le cas», insiste Filip Chi- try, expert sécurité chez la société tchèque Avast.Les entreprises prennent aussi conscience de l\u2019importance de sécur iser leurs connexions, le téléphone intelligent devenant un outil de travail à par t entière.«Nous devons prendre le temps de réexpliquer ce que la technologie peut permettre en la matière.Les grands groupes et mêmes les entreprises moyennes sont très au fait.La sécurité dans les PME plus classiques commence à devenir un sujet, mais la prise de conscience ne se fait pas de prime abord», dit Maxime Guirauton directeur marketing et communication entreprises chez Samsung.Si la nécessité de protéger données et communications des utilisateurs devient une question centrale pour les acteurs du secteur, elle vient se heur ter aux demandes des gouvernements souhaitant un accès aux mêmes données afin de mieux lutter contre le terrorisme.Dernier exemple en date: la bataille entre les autorités américaines et le géant Apple pour l\u2019accès à plusieurs iPhones dans dif férentes enquêtes, dont celle concernant l\u2019attaque de San Bernardino, qui avait fait 14 morts début décembre en Californie.«Le FBI a publié en 2007 un rapport montrant que malgré ses craintes, le cryptage des ordinateurs n\u2019avait jamais empêché de résoudre une affaire [.] Je ne pense donc pas qu\u2019interdire le cryptage des mobiles résoudrait les problèmes de sécurité nationale», estime Vicente Diaz.Si la question est avant tout politique, une partie de la réponse pourrait venir des consommateurs et de leur volonté de protéger leur vie privée, estime Stéphane Geyres d\u2019Accenture, pour qui «les différents acteurs agiront en fonction de la pression du marché».Agence France-Presse TÉLÉPHONE INTELLIGENT Protection des données ou sécurité nationale ?La cybersécurité touche aussi la téléphonie mobile, quoi qu\u2019en pensent leurs usagers LLUIS GENE AGENCE FRANCE-PRESSE Au Congrès mondial de la téléphonie mobile qui se déroule à Barcelone en ce moment, une visiteuse consulte son téléphone intelligent.W ashington \u2014 La « for te vulnérabilité » de l\u2019économie mondiale doit conduire à réfléchir à de nouveaux « filets de sécurité financière » sur le globe, à destination notamment des pays émergents, a indiqué le Fonds monétaire international (FMI) mercredi.« [Il y a] des risques accrus de déraillement de la reprise au moment où l\u2019économie mondiale est fortement vulnérable à des chocs négatifs », indique le FMI dans un rapport publié à deux jours d\u2019une réunion du G20-Finances à Shanghai.Le Fonds s\u2019inquiète notamment des turbulences financières croissantes, de la chute des marchés boursiers, du ralentissement chinois et de la chute des prix du pétrole.Dans ce contexte, le FMI juge probable un nouvel abaissement de ses prévisions de croissance mondiales en avril.L\u2019institution appelle les grands argentiers du G20 à mener d\u2019urgence des actions for tes pour doper la croissance comme ils s\u2019y sont engagés dans le passé.Son rapport note toutefois que moins de la moitié des mesures écono- miques-clés promises par les grandes pu issances ont , jusqu\u2019à présent, été mises en œuvre.Les États-Unis ont d\u2019ailleurs par avance minimisé la por tée de la réunion de Shanghai.« Il ne faut pas s\u2019attendre à une réponse de crise dans un environnement sans crise », a affirmé le secrétaire américain au Trésor, Jack Lew.Dans son rapport, le FMI estime, lui, que la conjoncture actuelle doit pousser les grandes puissances à innover afin de mieux résister à une possible crise.Selon l\u2019institution, les efforts de la communauté internationale doivent ainsi urgem- ment se concentrer sur des moyens d\u2019améliorer le filet de sécurité financier mondial.«Il pourrait en particulier y avoir besoin d\u2019envisager de nouveaux mécanismes de financement pour faire face aux risques qui menacent les pays exportateurs de matières premières et les pays émergents disposant de fondamentaux solides mais vulnérables aux événements extérieurs», indique le FMI.Le Fonds appelle également le G20 à réfléchir à un nouveau mécanisme de soutien financier qui pourrait permettre de contenir l\u2019impact économique de crises géopolitiques ou sanitaires.« Le monde manque d\u2019un mécanisme pour gérer ces problèmes », estime le FMI, évoquant la crise des réfugiés ou de grandes épidémies.Agence France-Presse FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL L\u2019économie mondiale a besoin de nouveaux outils D écembre est venu sauver l\u2019année 2015 des exportations du Québec.Les exportations du Québec ont augmenté de 4,1 % en 2015 pour s\u2019élever à 75,7 milliards.Au Canada, la hausse a été de 4,4 % pour une va leur de 482,6 milliards.L\u2019Institut de la statistique du Québec (ISQ) souligne que pour le seul mois de décembre, les exportations québécoises enregistrent une croissance de 16,3 % (contre 2,9 % au Canada).Les expor tations vers les États-Unis ont progressé de 11,6% en 2015.«Leur part dans les exportations québécoises atteint 72,4%, une proportion en hausse de 2,5 points de pourcentage en regard de 2014 », a ajouté l\u2019ISQ.De leur côté, les exportations vers l\u2019Europe ont diminué de 0,3% en 2015 et représentent 12 % des exportations du Québec, soit une part inférieure de 1 point de pourcentage en regard de 2014.Vers l\u2019Asie, elles ont progressé de 2,5% pour représenter 8,6% des exportations du Québec, une part en baisse de 0,4 point en regard de 2014.Pour leur part, les importations du Québec ont progressé de 0,5 %, pour se chif frer à 79,3 milliards en 2015.Au mois de décembre 2015, elles s\u2019inscrivaient en hausse de 5,3%.Ce faisant, le déficit commercial atteint 3,6 milliards.Le Devoir Hausse des exportations du Québec L E D E V O I R , L E J E U D I 2 5 F É V R I E R 2 0 1 6 LES SPORTS B 5 D oha, Qatar \u2014 La Québécoise Eugenie Bouchard a vu son parcours prendre fin au troisième tour à l\u2019Omnium de Doha, à la suite d\u2019une défaite de 7-6 (1), 6-1, mercredi, contre la Chinoise Saisai Zheng.Bouchard, qui célébrera son 22e anniversaire de naissance jeudi, a connu des ennuis au ser vice, gagnant seulement 23 % des points quand elle a placé sa deuxième balle de service en jeu.Elle a été victime de cinq bris de service au cours de la rencontre.Zheng, qui occupe le 72e rang mondial, a eu besoin d\u2019une heure et 35 minutes pour achever Bouchard.Lors des quar ts de finale, Zheng af frontera la Lettonne Jelena Ostapenko, gagnante 5- 7, 6-2, 6-1 contre la Tchèque et cinquième tête de série Petra Kvitova.Surprise Une autre tête de série est tombée, la Danoise Caroline Wozniacki, 13e, a perdu 7-5, 5- 7, 6-3 contre la Russe Elena Vesnina.La Polonaise Agnieszka Radwanska, troisième tête de série, a survécu à l\u2019hécatombe en battant la Roumaine Monica Niculescu 7-5, 6-1.L\u2019Espagnole Garbine Muguruza, quatrième tête de série, a eu le meilleur 6-2, 7-5 face à la Hongroise Timea Babos.L\u2019Espagnole Carla Suarez Navarro a aussi atteint les quar ts de finale grâce à une victoire de 6-2, 6-2 face à la Suissesse Timea Bacsinszky.L\u2019Allemande Andrea Petko- vic a défait l\u2019Américaine Coco Vandeweghe 6-3, 6-4 et l\u2019Italienne Rober ta Vinci l\u2019a emporté 7-5, 6-1 contre la Turque Cagla Buyukackay.En double, Gabriela Da- browski, d\u2019Ottawa, et l\u2019Espagnole Maria José Mar tinez Sanchez ont obtenu une place en quarts de finale en l\u2019emportant 7-6 (4), 6-1 face aux Américaines Raquel Atawo et Abigail Spears.La Presse canadienne TOURNOI DE DOHA Eugenie Bouchard s\u2019incline au 3e tour EVAN VUCCI ASSOCIATED PRESS Le Canadien résiste à une poussée tardive des Capitals Mené par un doublé d\u2019Alex Galchenyuk et des arrêts spectaculaires de Mike Condon pendant les deux premières périodes, le Canadien a causé une forte surprise en renversant les Capitals de Washington avec le score de 4-3 mercredi soir dans la capitale américaine.En photo, Brendan Gallagher déjoue le gardien des Capitals Braden Holtby en première période.Notre compte rendu du match est publié sur l\u2019application tablette et le site Web du Devoir.N E I L D A V I D S O N C lear water, Floride \u2014 Le but de Jordan Hamilton à la 79e minute a permis au Toronto FC de créer l\u2019égalité 1-1 et de soutirer un verdict nul à l\u2019Impact de Montréal, mercredi, à l\u2019Invitation Suncoast.Hamilton a touché la cible sur une séquence effrénée au cours de laquelle le gardien Eric Kronberg a réalisé un bel arrêt avant qu\u2019un défenseur ne dégage le ballon qui flir tait avec la ligne des buts.L\u2019attaquant du TFC s\u2019est ensuite emparé du retour pour enfiler l\u2019aiguille.Le but de Dominic Oduro en première demie avait donné les devants à l\u2019Impact en début de match.Il s\u2019agissait d\u2019un troisième but en deux matchs pour l\u2019homme au mohawk, qui a déjà porté les couleurs du Toronto FC.Le match de mercredi était le premier entre les deux rivaux depuis que l\u2019Impact a humilié le TFC 3-0 au Stade Sa- puto en séries éliminatoires.Les deux équipes ont aligné de bonnes formations malgré l\u2019absence de gros noms au Joe DiMaggio Sports Complex, situé à quelques minutes de route du centre d\u2019entraînement des Blue Jays de Toronto.Didier Drogba n\u2019a pas joué pour le onze montréalais tandis que Sebastian Giovinco et Jozy Altidore étaient laissés de côté pour Toronto.L\u2019Invitation Suncoast, qui se conclura samedi à Clearwater et à St.Petersburg, met aussi en vedette l\u2019Union de Philadel- phie, le New York City FC, le D.C.United, les Red Bulls de New York et les Rowdies de Tampa Bay, de la NASL.Les deux équipes compléteront leur préparation samedi alors que Toronto se mesurera à Philadelphie et que Montréal affrontera Tampa Bay.Les deux entraîneurs veulent aligner la majorité des joueurs qui feront partie de leur onze partant au cours de la fin de semaine.L\u2019Impact amorcera sa saison le 6 mars contre les Whitecaps à Vancouver tandis que le Toronto FC, qui disputera ses huit premiers matchs à l\u2019étranger en raison de rénovations au BMO Field, fera face aux Red Bulls.La Presse canadienne SOCCER Match nul de l\u2019Impact contre le Toronto FC GRAHAM HUGHES LA PRESSE CANADIENNE Dominic Oduro, que l\u2019on voit avec Laurent Ciman lors d\u2019un match la saison dernière, a marqué le seul but de l\u2019Impact.R io de Janeiro \u2014 Maxim Bouchard a réalisé sa meilleure performance sur la scène internationale en terminant septième de l\u2019épreuve individuelle à la tour de 10 mètres, mercredi, en conclusion de la Coupe du monde de plongeon de Rio de Janeiro, au Brésil.Bouchard, de St-Constant, a récolté un total de 452,50 points en finale, un nouveau record personnel.Il a abouti à 105,25 points de l\u2019éventuel vainqueur, le Chinois Bo Qiu (557,75).Son compatriote Aisen Chen a obtenu la médaille d\u2019argent, et l\u2019Américain David Dinsmore a complété le podium.Le plongeur de 25 ans a entamé la compétition du mauvais pied en se retrouvant en 11e place après le premier plongeon.Il s\u2019est cependant bien repris par la suite pour lentement gravir les échelons jusqu\u2019à la septième position.Bouchard était le seul représentant de l\u2019unifolié en finale, puisque son compatriote, Vincent Riendeau, de Pointe- Claire, avait été écarté après avoir terminé 20e des préliminaires mardi.La Presse canadienne PLONGEON Maxim Bouchard termine 7e D ubaï \u2014 Novak Djokovic a signé la 700e victoire de sa carrière en venant à bout du Tunisien Malek Jaziri 6-1, 6-2, mercredi, lors d\u2019un match de deuxième tour du Championnat de Dubaï.Djokovic, qui a fait ses débuts il y a plus d\u2019une décennie, a une fiche en carrière de 700-146.Il est un des trois joueurs actifs sur le circuit de l\u2019ATP à compter au moins 700 victoires, les autres étant Roger Federer (1067 victoires) et Rafael Nadal (775).Djokovic a gagné quatre fois le tournoi de Dubaï, mais il s\u2019est incliné contre Federer lors des deux dernières années.Pospisil perd Le Canadien Vasek Pospisil a perdu 6-4, 6-2 face au Chy- priote Marcos Baghdatis au deuxième tour.Classé 45e au monde et originaire de Vernon, en Colombie- Britannique, Pospisil a été victime de trois bris de service au cours de la rencontre et n\u2019a pas été en mesure de profiter des cinq balles de service offertes par son rival.Lors des quar ts de finale, Baghdatis sera opposé à l\u2019Espagnol et quatrième tête de série Roberto Bautista Agut, qui a eu le meilleur 6-0, 6-1 face au Sud-Coréen Hyeon Chung.Bautista Agut a décroché deux de ses quatre titres en carrière cette saison, à Auckland et à Sofia.Le Suisse et deuxième tête de série Stanislas Wawrinka a obtenu sa place en quarts de finale grâce à une victoire de 7-5, 6-1 contre le Croate Franko Skugor.De son côté, Tomas Berdych a atteint les quarts de finale d\u2019un tournoi pour une quatrième fois en 2016 en battant l\u2019Italien Thomas Fabbiano 6-2, 6-2.Deux fois finaliste à Dubaï, Berdych a un dossier de 22-4 à ce tournoi.Il a atteint au moins les demi-finales quatre fois lors des cinq dernières années.Son prochain rival sera l\u2019Australien Nick Kyrgios, tombeur du Kazakh Mikhail Kukushkin 6-3, 6-2.Kyrgios a gagné un premier titre en carrière la semaine dernière à Marseille.La sixième tête de série Feli- ciano Lopez et la huitième tête de série Philipp Kohlschreiber ont également accédé aux quarts de finale.Associated Press Djokovic signe une 700e victoire E R I C B E R N A U D E A U à Zurich K E Y V A N N A R A G H I à Paris L e président démissionnaire de la Fifa Joseph Blatter et le patron de l\u2019UEFA Michel Platini ont vu leurs suspensions réduites de huit à six ans mercredi en appel, alors que le duel Sal- man-Infantino se précise à deux jours de l\u2019élection à la présidence de l\u2019instance mondiale.La commission de recours de la Fifa n\u2019a donc pas été très clémente avec Blatter et Platini, sanctionnés en raison du paiement controversé de 1,8 million d\u2019euros (2,7 millions $CAN) du Suisse au Français en 2011 pour un travail de conseiller achevé depuis 2002.Elle a estimé qu\u2019ils étaient bien coupables d\u2019avoir violé quatre articles du code d\u2019éthique et étaient coupables notamment de conflit d\u2019intérêt.Dans le même temps, la commission a de nouveau écarté les charges de «corruption» et rejeté l\u2019appel de la chambre d\u2019instruction de la Fifa qui avait réclamé une suspension à vie.Pour espérer être blanchis il ne reste plus aux deux hommes, les personnages les plus puissants de la planète football avant leur disgrâce, que la saisine du Tribunal arbitral du Sport (TAS), la plus haute juridiction sportive, une démarche qu\u2019a entreprise Platini moins d\u2019une heure après la sentence de la Fifa.Sepp Blatter, qui s\u2019est dit « profondément déçu » de la décision de la commission de recours, a également annoncé qu\u2019il allait saisir le TAS qui siège à Lausanne.Le coup est rude pour le Français, déjà obligé d\u2019abandonner la course à la succession de Blat- ter pour laquelle il faisait figure de grandissime favori et qui a dénoncé dans un communiqué à l\u2019AFP une décision « insultante, honteuse et un déni de droit».Son objectif est désormais de restaurer une image écornée et de récupérer au moins son fauteuil de président de l\u2019UEFA.La Confédération européenne avait annoncé le 22 janvier qu\u2019elle n\u2019organiserait pas d\u2019élection à sa tête tant que Platini n\u2019aurait pas épuisé toutes les voies de recours.«Sepp» Blatter n\u2019avait lui plus grand-chose à espérer.À bientôt 80 ans (le 10 mars), sa carrière de dirigeant sportif semble derrière lui et il a déjà été remplacé par le Camerounais Issa Hayatou comme président intérimaire de la Fifa.Deux candidats Pendant ce temps, le compte-à-rebours est lancé, à 48 heures du scrutin présidentiel à la Fifa, avec deux candidats en première ligne, Gianni Infantino et le Cheikh Salman, et l\u2019Afrique comme terrain de chasse.Dans un entretien accordé à l\u2019AFP mercredi, Infantino, secrétaire général de l\u2019UEFA, a assuré avoir « des raisons d\u2019être encore plus confiant » après avoir «parcouru l\u2019Afrique», qui s\u2019annonce comme le véritable juge de paix du scrutin.«Les discussions que j\u2019ai pu avoir avec les présidents de fédérations africaines ont été très concluantes », a-t-il ajouté.Bluf f, ou véritable pierre dans le jardin du Cheikh Salman Bin Ebrahim Al Khalifa?C\u2019est en ef fet le patron de la Confédération asiatique (AFC) qui avait reçu le 5 février le soutien du Comité exécutif de la Confédération africaine (CAF).Agence France-Presse FIFA Les suspensions de Blatter et de Platini sont réduites à six ans L E D E V O I R , L E J E U D I 2 5 F É V R I E R 2 0 1 6 L E M O N D E B 6 LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 À 17H00 Pour placer, modi?er ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l?édition du lendemain.Téléphone: 514-985-3322 Télécopieur: 514-985-3340 petitesannonces@ledevoir.com Conditions de paiement : cartes de crédit AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s i?l vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s?y serait glissée.LE DEVOIR ne sera pas respon sable des erreurs répétées.Merci de votre attention.5 9 9 9 25-7 4 5 1 : c.é l é T 9 4 1 1 1 - 5 52 4 5 é: l é T Q 2 H c, l, a é r Mont u e, r v Ha u D e r , 5 85 1 o l ie r m é e M L (comptoir à la clientèle fermé le dimanche) Sam Dimanche à vendredi:10h à12h et de 1 ar téléphone, télécopieur ou par courriel P Pour une publication s m el.co i olog r ie@lememo cr ne rmé 4 X 2 K edi: fe Heure de tombées 15h15 à 17h00 3h ection décès dans L E S P E T I T E S A N N O N C E S Courriel : petitesannonces@ledevoir.com Téléphone : 514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 LE PLATEAU - Rue des Érables Construction soignée.3e et dernier étage.2 CAC.Beaucoup d'inclusions.338 500 $ (Publimaison #GZ632) 514 526-0346 160 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER 103 CONDOMINIUMS ET COPROPRIÉTÉS CDN - 2 1/2, 700 $.3 1/2, 750 $ chauffés, électros, métros, UdeM, HEC, très propres, tranquilles.Libres.Kathy 514-683-3767 DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.OUTREMONT - 5, Vincent d'Indy 11/2, 31/2, 41/2, Penthouse 51/2, rénovés, près métro, UdeM.Poêle/frigo.Chauffé, eau chaude.Ascenceur.514 737-8055 514 735-5331 ROSEMONT - 3 1/2 Ensol., 2 balc., puits de lum., 1 pers.seule, tranq., non-fum., pas aminaux.Meublé 680 $ et non- meublé 575 $.Références.MARS.514-495-4491 PARIS VII - XV Champ-de-Mars Site exceptionnel - 2 1/2 rénové 08 Tt équipé, très ensoleillé.Sur jardin Sem/mois 514 272-1803 165 PROPRIÉTÉS À LOUER 170 HORS FRONTIÈRES EUROPE À LOUER PROVENCE Vallée du Rhône Maison de village dans le quartier médiéval de Nyons.2 c.c.2 s.de b.Toute équipée.Terrasse 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dire monnaie courante en 2015, souligne le secrétaire général, présentée comme nécessaire pour la sécurité nationale, l\u2019ordre public et la protection des valeurs nationales.» Il est apparu que « certains États pratiquaient une surveillance digne d\u2019un roman de George Orwell ».Amnesty dénonce «un assaut massif contre les libertés et les droits fondamentaux », basé sur des « mesures sécuritaires draconiennes».Ainsi, La France est ainsi épinglée pour les excès de sa législation antiterroriste.Les États- Unis sont critiqués pour le maintien de Guantá- namo, Israël pour son blocus militaire sur Gaza, le Royaume-Uni pour sa « surveillance de masse au nom de la lutte contre le terrorisme» et sa tentative de « se soustraire à la surveillance de la cour européenne».À bout de souffle L\u2019ONG note un mouvement insidieux et rampant : « Des gouvernements s\u2019en prennent délibérément aux institutions qui ont été créées pour contribuer à la protection des droits fondamentaux, refusent de leur allouer des fonds suf fisants, ou encore choisissent de n\u2019en faire aucun cas.» De plus en plus de pays cherchent à se soustraire au contrôle d\u2019instances internationales (Cour pénale internationale, organes de défense des droits humains de l\u2019ONU, Conseil de l\u2019Europe\u2026).Pour Shetty, « plus de 70 années de travail acharné et de progrès humains sont en danger.» «Ce sont non seulement nos droits qui sont menacés, mais aussi les lois et le système qui les protègent », insiste le secrétaire général, en s\u2019inquiétant que « des gouvernements veulent faire passer la protection des droits humains pour une menace contre la sécurité, la loi et l\u2019ordre ou les valeurs nationales ».La crise des réfugiés, avec le plus grand nombre de personnes déplacées dans le monde depuis la Deuxième Guerre mondiale, est au cœur des préoccupations.«La répartition de la charge et de la responsabilité des réfugiés est restée immensément déséquilibrée et les moyens appor tés sont loin d\u2019avoir été à la mesure de l\u2019aggravation rapide de la crise », déplore Amnesty, pour qui l\u2019attitude des pays européens s\u2019avère «honteuse».«L\u2019UE, qui compte plus de 500 millions d\u2019habitants et qui constitue l\u2019ensemble politique le plus riche de la planète, s\u2019est singulièrement montrée incapable d\u2019apporter une réponse cohérente, humaine et respectueuse des droits humains.» Pour l\u2019ONG, seule l\u2019Allemagne a développé la volonté politique réclamée par la situation.À l\u2019inverse, « la plupart des dirigeants européens ont préféré prêter l\u2019oreille aux discours tonitruants hostiles aux immigrés, motivés par la peur de l\u2019insécurité et d\u2019une perte de souveraineté nationale ».Avec pour conséquence que « les seules mesures sur lesquelles ils ont pu s\u2019entendre sont celles qui visaient à renforcer la forteresse Europe ».Face à ces dégradations, l\u2019ONU semble « à bout de souf fle ».Le conflit syrien illustre « l\u2019incapacité du système des Nations unies à s\u2019acquitter de son rôle déterminant pour le respect des droits fondamentaux».L\u2019ONU, critiquée en Syri, a « désespérément besoin d\u2019un nouvel élan », estime Amnesty International.Dans le détail, 122 États ont, selon l\u2019ONG, pratiqué la torture ou d\u2019autres mauvais traitements, 29 ont forcé des réfugiés à retourner dans un pays où ils étaient en danger.Dans 19 pays, des crimes de guerre ont été commis par le gouvernement ou des groupes armés.L\u2019Arabie Saoudite, le Burundi, la Chine, et l\u2019Égypte sont cités parmi les mauvais exemples, notamment pour des arrestations massives et des violences, de même que la Russie, le Pakistan, la Hongrie, le Mexique (27 000 disparus) et, bien sûr, la Syrie.Libération DROITS DE LA PERSONNE Amnesty International dénonce une situation «catastrophique » Dans son rapport annuel, l\u2019ONG évoque un assaut massif contre les libertés I C H A E L A C A N C E L A - K I E F F E R à Madrid U n pas en avant, deux pas en arrière : l\u2019Espagne a d\u2019abord annoncé mercredi un accord «historique» entre socialistes et centristes, mais vite suivi d\u2019une rupture entre Podemos et socialistes, entraînant de fait l\u2019impossibilité de former un nouveau gouvernement.Deux mois après les législatives qui n\u2019ont pas dégagé de majorité claire, le Parti socialiste espagnol (PSOE) a obtenu mercredi le soutien des centristes de Ciudadanos en vue de l\u2019investiture de son chef, Pedro Sanchez, à la présidence du gouvernement, un moment qualifié d\u2019«historique» par ce dernier.Un « premier pas pour qu\u2019il puisse y avoir un changement politique dans notre pays », s\u2019était félicité M.Sanchez, chargé depuis début février par le roi de tenter de former un gouvernement.Mais il lui fallait encore convaincre Po- demos de le soutenir, car, dans un parlement fragmenté, les 40 élus de Ciudadanos ne suffisaient pas aux quelque 90 socialistes (sur 350) pour gouverner.Depuis les législatives du 20 décembre, quatre grandes formations se partagent en effet le Parlement et aucune n\u2019a assez d\u2019élus pour diriger seule : les conservateurs du Parti populaire sortant, le Parti socialiste (PSOE), le parti de gauche radicale Podemos et Ciudadanos.Accord ouvert «C\u2019est un accord ouvert, qui n\u2019exclut pas et qui tend la main à la gauche et à la droite », avait expliqué mercredi M.Sanchez.Or, à peine quelques heures après l\u2019accord, Podemos a décidé de rompre des négociations en vue de la formation d\u2019un gouvernement de coalition entamées lundi avec les socialistes.Cet accord « empêche la possibilité de former un gouvernement pluriel et de changement », a déclaré Iñigo Errejon, le numéro deux de Pode- mos.«Nous sommes condamnés à l\u2019échec de l\u2019investiture», de Pedro Sanchez, a conclu M.Erre- jon, annonçant à demi-mot qu\u2019il voterait contre à l\u2019issue d\u2019un débat parlementaire prévu à partir du 1er mars.Agence France-Presse ESPAGNE Les socialistes et Podemos rompent ABDULMONAM EASSA AGENCE FRANCE-PRESSE Il y a les écoutes, la sécurité, la répression, les réfugiés et aussi les civils pris dans les conflits armés.F L O R E N C E P A N O U S S I A N à Bogotá L\u2019 accord de paix attendu en Colombie pourrait ne pas être signé le 23 mars comme prévu et requérir «un peu plus de temps», a expliqué dans un entretien le représentant local de l\u2019ONU, Fabrizio Hochschild, espérant une signature d\u2019ici fin juin.« Espérons qu\u2019il y ait des déclarations le 23 mars qui montrent que [\u2026] les négociateurs continuent à conclure des accords à un rythme soutenu», a déclaré mardi M.Hochschild.Mais «parvenir à un accord final, avec tous les détails réglés [\u2026] va peut-être prendre un peu plus de temps», a-t-il averti.Le gouvernement du président Juan Manuel Santos et les FARC négocient depuis novembre 2012 et se sont engagés à signer un accord de paix d\u2019ici le 23 mars pour en finir avec plus d\u2019un demi-siècle de conflit armé.« Beaucoup espèrent que la signature intervienne durant la première moitié de cette année», a poursuivi le coordinateur de l\u2019ONU, qui quitte la Colombie le 6 mars pour New York afin de préparer le sommet sur les réfugiés prévu en septembre.« Fixer des dates précises est à double tranchant », a-t-il estimé.Cela peut « aider à ce que la négociation progresse » plus vite, mais « les points restant à aborder sont d\u2019une complexité énorme».Le gouvernement et les FARC ont conclu des accords intermédiaires, notamment sur la justice applicable aux ex-belligérants et la réparation des victimes.Il reste l\u2019accord final (cessez- le-feu bilatéral, regroupement et désarmement des guérilleros) et son approbation, M.Santos voulant un plébiscite, les FARC une Assemblée constituante.« Cette étape va être la plus dif ficile.C\u2019est comme le dernier kilomètre d\u2019un marathon », a averti M.Hochschild, qui est en Colombie depuis avril 2013.Mais, selon lui, contrairement aux trois processus antérieurs qui ont échoué, les Colombiens sont «convaincus que cette fois, il va y avoir un accord».Agence France-Presse COLOMBIE L\u2019accord de paix risque de ne pas être prêt le 23 mars R A U L B U R G O A à La Paz L e président bolivien, Evo Morales, a admis mercredi l\u2019échec de son référendum de dimanche, où il demandait à pouvoir briguer un quatrième mandat (2020-2025), une réforme rejetée par plus de 51 % des électeurs.«Nous respectons les résultats, cela fait partie de la démocratie », a déclaré le dirigeant socialiste lors d\u2019une conférence de presse au palais présidentiel, avant d\u2019ajouter : « Nous avons perdu la bataille, mais pas la guerre.La lutte continue.» Après décompte de 99,72 % des bulletins, la tendance est irréversible : le non l\u2019emporte avec 51,30% des suffrages, selon les autorités électorales.Il s\u2019agit de la première défaite politique du plus ancien président en exercice d\u2019Amérique latine, qui, à la tête de la Bolivie depuis 2006, devra alors quitter le pouvoir début 2020.Evo Morales, avait promis lundi de «respecter les résultats » quels qu\u2019ils soient.Il a minimisé la portée de sa défaite, affirmant que son parti, le Mouvement vers le socialisme (MAS) bénéficie encore du soutien de «50%» de la population.Agence France-Presse BOLIVIE Evo Morales reconnaît sa défaite L E D E V O I R , L E J E U D I 2 5 F É V R I E R 2 0 1 6 LE MONDE B 7 I V A N C O U R O N N E à Washington D onald Tr ump gagne, gagne, gagne.Des ultra- conservateurs aux centristes, le candidat républicain à la Maison-Blanche rassemble une coalition indéfectible d\u2019électeurs en colère qui pourraient bien, sans réaction de sa concur r ence , le pousser jusqu\u2019à l\u2019investiture en juillet.« Nous avons gagné chez les évangéliques.Chez les jeunes.Chez les vieux.Les diplômés, et les gens qui n\u2019ont pas fait d\u2019études.J\u2019adore les gens qui n\u2019ont pas fait d\u2019études », a déclaré Donald Tr ump mardi soir après avoir remporté la consultation du Nevada, en se référant, avec exactitude, aux sondages réalisés à l\u2019entrée des bureaux de vote.«Selon les experts, on n\u2019était pas censé gagner grand-chose, et maintenant on gagne, gagne, gagne le pays.Et bientôt, le pays va recommencer à gagner, gagner, gagner», a-t-il dit, répétant son mot favori.Les chances de Donald Trump, 69 ans, s\u2019améliorent, car il a prouvé qu\u2019il n\u2019était pas le candidat d\u2019une faction.Il est arrivé premier aux primaires de trois États très dif férents : le New Hampshire, où plus d\u2019un quart des votants étaient modérés ; la Caroline du Sud, où les trois quarts étaient chrétiens évangéliques; et le Nevada, où 15 % des votants n\u2019étaient pas blancs, la plus forte proportion de minorités à ce jour aux primaires républicaines.Systématiquement, Donald Trump réalise son meilleur score parmi les Américains ayant moins qu\u2019un baccalauréat.Mais il domine aussi chez les diplômés.Désabusement Il arrive donc avec le vent en poupe dans les 11 États, surtout dans le sud, qui voteront aux primaires mardi prochain, avec un quart des délégués en jeu.Loin derrière lui, les sénateurs Marco Rubio (Floride) et Ted Cruz (Texas) se battent pour la deuxième place.Et deux autres candidats plus marginaux continuent aussi la course : le gouverneur de l\u2019Ohio, John Kasich, et le neurochirurgien à la retraite, Ben Carson.Dans chaque État, les sondeurs demandent à un échantillon d\u2019électeurs républicains s\u2019ils sont « en colère » ou « insatisfaits » contre l\u2019État fédéral : environ 90 % répondent oui.Il y a quatre ans, une autre question était posée : sou- tenez-vous le Tea Par ty ?C\u2019est cette souche de mécon- t e n t e m e n t q u e D o n a l d Trump a saisie en la faisant prospérer mieux qu\u2019aucun de ses prédécesseurs.Cary Covington, politologue à l\u2019Université de l\u2019Iowa, voit une filiation avec le mouvement des électeurs de « l\u2019ordre » dans les années 1960, les démocrates pro-Rea- gan des années 1980 ou encore la « majorité morale » des années 1990.Leur point commun : au-delà de la déception envers un Par ti républicain jugé incapable de concrétiser ses promesses conservatrices, ces électeurs sont désabusés, désenchantés.« Le phénomène le plus significatif des 30 ou 40 dernières années est la défiance croissante des Américains envers leurs institutions politiques, dit Car y Covington.Le puits du Par ti républicain est contaminé aux yeux de ce groupe.S\u2019ils perçoivent un candidat comme proche de l\u2019establishment, il devient inacceptable.» Idéologie flexible En théorie, Donald Trump était censé se heur ter à un plafond, mais, au Nevada, il a apparemment sauté : i l y a remporté 46 % des voix, bien plus que le tiers d\u2019électeurs républicains auquel il était habitué à ce stade.Les sondages indiquent même que, parmi les 8 % de républicains d\u2019origine hispanique ayant voté dans cet État, 45 % ont voté pour lui.Une par tie de l\u2019électorat latino n\u2019apparaît donc pas rebutée par les déclarations anti-Mexicains de l\u2019homme d\u2019affaires.Donald Tr ump a des réserves de voix, car il n\u2019est pas figé idéologiquement.Il fut longtemps démocrate.Cette année, sur les armes à feu et l \u2019avor tement, i l est ultra- conser vateur.Mais il sait aussi appâter les centristes voire la gauche.Il répète qu\u2019il veut abolir la réforme du système de santé de Barack Obama, qui vise à ce que chaque habitant soit assuré.En même temps, il promet que sous une présidence Trump, « personne ne mourra dans la rue parce qu\u2019il est malade et n\u2019a pas d\u2019argent ».« Je suis conservateur, au fait, pour information », a-t-il précisé en meeting mardi.Mais même sa vision du capitalisme est teintée de protectionnisme : « Je crois au libre- échange, mais il faut que ce soit intelligent, on ne peut pas continuer à se faire arnaquer.» Pour Cary Covington, cette flexibilité idéologique pourrait faire de Donald Trump un président in fine plus acceptable pour l\u2019appareil républicain que Ted Cr uz, champion d\u2019une droite idéologique et intransigeante, d\u2019ailleurs détesté par la plupart de ses collègues du Congrès.« Nous accueillerons quiconque gagnera l\u2019investiture », a éludé sur CNN mercredi Reince Priebus, le président du Parti républicain.Agence France-Presse PRIMAIRES RÉPUBLICAINES «Maintenant, on gagne, gagne, gagne» Donald Trump aborde le « Super Tuesday » confiant D amas \u2014 La Russie et les États-Unis ont accentué la pression mercredi sur leurs alliés dans la guerre en Syrie en vue de faire respecter un cessez-le-feu censé entrer en vigueur samedi, mais qui est loin d\u2019être acquis tant la situation est complexe sur le terrain.Dans ce conflit dévastateur qui dure depuis près de cinq ans, la Russie et l\u2019Iran soutiennent le régime de Bachar al- Assad alors que les États-Unis, l\u2019Arabie saoudite et la Turquie appuient les rebelles syriens et le cessez-le-feu devrait théoriquement s\u2019appliquer à ces deux protagonistes.Mais les rebelles sont très af faiblis face à la montée en puissance des groupes djiha- distes et des frappes de l\u2019aviation russe, donc marginalisés dans l\u2019équation syrienne.Le régime lui a repris du terrain après l\u2019aide de Moscou.Mercredi, la Russie a annoncé que M.Assad avait confirmé être « prêt à contribuer à la mise en œuvre du cessez-le-feu », qu\u2019il a qualifié comme « un pas impor tant vers un règlement politique du conflit », selon un communiqué diffusé après une conversation téléphonique entre le président syrien et Vladimir Poutine.Les deux hommes ont toutefois « souligné l\u2019impor tance d\u2019une lutte sans compromis contre EI, le Front al-Nosra et les autres groupes terroristes considérés comme tels par l\u2019ONU», selon le Kremlin.Entretiens Le président russe, Valdimir Poutine tente de profiter de ses « succès » sur le terrain pour augmenter son prestige diplomatique et se sert de la moindre occasion pour procéder à des annonces, faisant fi des actions des autres pays impliqués.Après avoir parlé mardi à son homologue américain, Barack Obama, il s\u2019est entretenu mercredi avec le roi Salmane d\u2019Arabie saoudite, qui finance des groupes rebelles, et avec le président iranien, Hassan Rohani, qui a envoyé des conseillers militaires aider le régime syrien.Selon le Kremlin, le roi saoudien «a salué» l\u2019accord de cessez-le-feu.L\u2019Iran a aussi dit soutenir l\u2019accord.La veille, le pouvoir en Syrie, tout en disant oui à la trêve avait affirmé qu\u2019il poursuivrait ses «opérations militaires pour lutter contre Daech [groupe État islamique], al-Nosra et les autres groupes terroristes qui leur sont liés ».Agence France-Presse SYRIE Moscou et Washington accentuent la pression pour une trêve ETHAN MILLER AGENCE FRANCE-PRESSET Donald Trump a rencontré ses partisans lundi soir, après les primaires dans le Nevada.W ashington \u2014 Le Sénat américain promet un blocage, Barack Obama riposte : le président des États- Unis a appelé mercredi les élus du Congrès à respecter, comme lui, la Constitution dans le processus de nomination d\u2019un nouveau juge à la Cour suprême.Le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, a répété mardi avec force que l\u2019assemblée n\u2019accepterait pas d\u2019examiner toute candidature que choisirait le président démocrate, jugeant que la nomination devrait être faite par le prochain président, qui prendra ses fonctions en janvier 2017.« La Constitution donne au président le pouvoir de nommer les juges de la Cour suprême.C\u2019est un devoir que je prends au sérieux et que je remplirai dans les semaines à venir», explique M.Obama dans un texte publié sur SCOTUSblog, blog consacré à la Cour suprême et écrit par des juristes et des journalistes spécialisés.«C\u2019est aussi l\u2019une des décisions les plus impor tantes qui soit pour un président », ajoute-t-il, soulignant que les jugements rendus par cette institution ont un impact direct sur «notre économie, notre sécurité, nos droits, nos vies quotidiennes».Près de deux semaines après le décès du juge conservateur Antonin Scalia, M.Obama énumère les qualités que devra avoir, selon lui, son remplaçant: «Un parcours irréprochable.Un profond respect pour le rôle du système judiciaire.Une fine compréhension du monde et de la façon dont il fonctionne.» «Voilà ce que j\u2019ai à l\u2019esprit au moment où je remplis mon devoir constitutionnel.Au moment où les sénateurs se préparent à remplir le leur en évaluant la personne que je nommerai, j\u2019espère qu\u2019ils agiront rapidement pour [\u2026] la confirmer afin que la Cour puisse continuer à remplir pleinement son rôle pour le peuple américain», ajoute-t-il.La plus haute instance judiciaire américaine compte désormais quatre juges conservateurs et quatre juges progressistes, faisant planer le risque d\u2019égalité sur ses prochaines décisions.Agence France-Presse COUR SUPRÊME Barack Obama brandit la Constitution M A U R E E N C O F F L A R D à Leinster L es Irlandais votent vendredi pour des élections législatives aux résultats particulièrement incer tains, le parti de centre droit au pouvoir, Fine Gael, étant attendu en tête, mais sans majorité suffisante pour constituer un gouvernement, sur fond de rejet général de l\u2019austérité.«C\u2019est clairement une élection contre l\u2019austérité» et « l\u2019une des plus imprévisibles» de ces dernières décennies en Irlande, a déclaré Jon Tonge, professeur de sciences politiques à l\u2019Université de Liverpool.Si ce pays de 4,6 millions d\u2019habitants est redevenu au- jourd\u2019hui le champion de la croissance économique dans l\u2019Union européenne (7 % sur les neuf premiers mois de 2015), les années de sacrifice auxquelles il a dû consentir après la crise financière de 2008 et les mesures d\u2019austérité qui perdurent laissent un goût amer aux Irlandais.« Ils veulent un meilleur avenir, sans les souf frances liées aux mesures d\u2019austérité », a ajouté M.Tonge.For ts des bons résultats économiques actuels, le premier ministre sortant et chef du Fine Gael, Enda Kenn, y et la patronne du Labour (centre gauche), Joan Bur ton, af fir- ment que la reconduction de leur gouvernement de coalition constitue l\u2019unique option viable pour « stabiliser » la croissance économique et finir le travail entamé en 2011.Selon le dernier sondage de RED C Research ef fectué ce week-end, le Fine Gael au pouvoir arriverait en tête avec 30 % des suf frages (six points en moins par rappor t aux élec- t ions de 2011) devant le Fianna Fail (centre droit, 20 %, +2,6 points) et le Sinn Fein (15 %, + cinq points), tandis que le Labour s\u2019effondrerait à 7 % (-12,4 points).Les personnalités politiques indépendantes, les petits part is (Ver ts, Sociaux-démocrates, etc.) et mouvements opposés à l\u2019austérité rassembleraient quant à eux 28 % des suffrages (+13 points par rapport à 2011).« Je pense qu\u2019Enda Kenny va rester premier ministre.C\u2019est un choix logique », a jugé Jon Tonge, mettant en exergue la bonne santé de l\u2019économie.Mais si la forte chute de popularité du Labour prédite par les sondages et liée à son incapacité à défendre l\u2019État-provi- dence au sein du gouvernement se confirmait, elle devrait compliquer la tâche d\u2019Enda Kenny pour obtenir la majorité absolue des 84 sièges (sur un total de 166) nécessaire pour former un nouveau gouvernement.Le ressentiment des Irlandais s\u2019est en particulier cristallisé autour de la nouvelle taxe sur l\u2019eau instaurée début 2015 qui a suscité de nombreuses manifestations.Cela s\u2019est traduit dans le paysage politique par un gain en popularité du parti de gauche nationaliste Sinn Fein, ouvertement hostile à l\u2019austérité, et l\u2019émergence de personnalités indépendantes et de nouveaux partis comme l\u2019Alliance anti- Austérité/Les individus avant le profit (AAA-PBP).L\u2019actuel Taoiseach (premier ministre) pourrait tenter de rester au pouvoir en élargissant la coalition gouvernementale à de petits partis et à des indépendants.« C\u2019est possible, mais ce sera très instable », estime Jon Tonge pour lequel le scénario le plus probable est l\u2019organisation de nouvelles élections.Nouvelle coalition?Alors que l\u2019Irlande a été dirigée alternativement depuis 1932 par les deux par tis de centre droit Fianna Fail et Fine Gael, une autre option est l \u2019al l iance de ces deux frères ennemis au sein d\u2019une coalition.Pour Noel Whelan, un ancien conseiller du Fianna Fail, « une coalition entre le Fine Gael et le Fianna Fail reste l\u2019issue la plus probable », faute d\u2019autres solutions alternatives crédibles, ces deux partis refusant de s\u2019allier au Sinn Fein, quotidiennement critiqué pour avoir été la voix politique de l\u2019Armée républicaine irlandaise (IRA).Agence France-Presse ÉLECTION ANTIAUSTÉRITÉ L\u2019Irlande se dirige vers une nouvelle coalition MANDEL NGAN AGENCE FRANCE-PRESSE Barack Obama entend bien choisir le prochain juge de la Cour suprême.Les chances de Donald Trump s\u2019améliorent, car il a prouvé qu\u2019il n\u2019était pas le candidat d\u2019une faction L E D E V O I R , L E J E U D I 2 5 F É V R I E R 2 0 1 6 C U L T U R E B 8 M I C H E L B É L A I R V ous prenez des Anglais d\u2019Angleterre, des Anglos du Canada et des Polonais de la vieille Europe.Vous pimentez d\u2019un beau gros morceau de Pire Espèce, d\u2019un autobus déguisé en avion, de Belzébrute même, puis vous saupoudrez enfin d\u2019une causeuse tenue Tenon Mor taise\u2026 Et l\u2019air de rien, vous avez déjà l\u2019essentiel de la programmation éclatée de la onzième édition du Festival de Casteliers, consacré à la marionnette pour petits et grands.Du 2 au 6 mars dans l\u2019arrondissement Outremont, ce sera d\u2019ailleurs extrêmement dif fi- cile de ne pas se mettre au diapason de la marionnette, puisqu\u2019on peut déjà en voir plus de 120 \u2014 appartenant à la collection de Micheline Legendre \u2014 depuis le 17 février dans les vitrines d\u2019une trentaine de commerces de tout le quartier.De Beckett à Louis Riel Louise Lapointe, la fondatrice et directrice de l\u2019événement, n\u2019est d\u2019ailleurs pas peu fière de sa programmation.« On est toujours très excités à quelques jours de l\u2019ouver ture d\u2019un festival , dit-elle, mais cette année, j\u2019avoue que je suis par ticulièrement heureuse.Nous accueillons en ef fet six compagnies qui ne sont jamais venues à Casteliers, dont deux qui s\u2019illustrent depuis longtemps sur la scène internationale : le Blind Summit Theatre d\u2019Angleterre et le Teatr Ani- macji de Pologne.» La compagnie anglaise donnera trois représentations de The Table, qui met en scène un Moïse en pleine crise manipulé selon la technique du bunraku.S\u2019il faut en croire le programme du festival, le spectacle \u2014 présenté en anglais avec surtitres français au Théâtre Outremont pour un public de 13 ans et plus \u2014 « combine l\u2019humour noir de Beckett et la technologie d\u2019empaquetage à plat de chez Ikea».Quant aux Polonais du Teatr Animacji, ils proposent Oh ! L\u2019Oie, l\u2019Oie, un spectacle acclamé par tout depuis 2014 ; cette histoire loufoque raconte les malheurs d\u2019une oie déprimée (dès 7 ans à l\u2019école Paul- Gérin-Lajoie-d\u2019Outremont).Toujours aussi enthousiaste au bout du fil à quelques jours de l\u2019inauguration, Louise Lapointe poursuit en parlant du travail très original de la compagnie Mind of a Snail de Vancouver \u2014 théâtre d\u2019ombres colorées et masques \u2014, qui s\u2019amène avec Caws Ef fect (dès 7 ans) et une cour te forme, Buddy, un spectacle pour adulte utilisant la projection vidéo et l\u2019ar t du cirque.Quant à la compagnie anglophone montréalaise RustWerk ReFinery, elle présente au festival Louis Riel.Une bande dessinée, une adaptation théâtrale très physique (dès 12 ans) du roman graphique de Chester Brown.Vortex marionnettique Casteliers accueille aussi deux compagnies québécoises pour la première fois.D\u2019abord l\u2019Ubus Théâtre de Québec, qui a transformé son célèbre autobus jaune en avion pour Cami- nando Avlando, une histoire ponctuée d\u2019exils racontée avec l\u2019invention et les techniques diverses qui caractérisent la compagnie.Puis Tenon Mortaise qui reprend ici Carré de sable, qui avait séduit les enfants de 2 à 6 ans l\u2019été dernier au Festival de marionnettes à Saguenay (FIAMS).Mais Casteliers fait place à d\u2019autres compagnies d\u2019ici habituées du festival, comme la Pire Espèce, qui revient avec son remarquable Petit bonhomme en papier carbone, et Belzébr ute qui présente sa version pour enfants de l\u2019histoire de M.Patate (Monsieur qui ?, dès 8 ans).Sans oublier La causeuse, un spectacle silencieux à la croisée de la danse, du mime et du théâtre d\u2019objets (dès 13 ans) proposé par la compagnie Sens Equi- voc\u2019 de Montréal.À tout cela il faut aussi rajouter un spectacle d\u2019ouverture haut en couleur à l\u2019Outremont, le mercredi 2 mars ; après la première de The Table, on pourra assister à On ne badine pas avec l\u2019amour\u2026 de la marionnette un spectacle mettant en vedette les sœurs Lapointe et Carl Béchard.Cette année, on aura même droit dans le cadre de Ciné-Casteliers à un documentaire sur Yeung Faï, un maître chinois en exil.Louise Lapointe précise que l\u2019événement sera ponctué d\u2019une série de courtes formes, d\u2019ateliers aussi \u2014 la Grande Bibliothèque propose par exemple aux enfants quatre ateliers de fabrication de marionnettes le dimanche 28 février \u2014, de rencontres et de tables rondes.On trouvera bien sûr tous les renseignements possibles, les coordonnées des spectacles, les lieux et les tarifs sur festival à casteliers.ca À voir le vortex d\u2019activités qui prend forme dans le quartier Outremont, qui doutera du fait que la marionnette vit une véritable renaissance un peu partout à travers le monde?Collaborateur Le Devoir FESTIVAL DE CASTELIERS Festival des arts de la marionnette Du 2 au 6 mars dans l\u2019arrondissement Outremont FESTIVAL DE CASTELIERS Des marionnettes partout ! LORNA PALMER Le Blind Summit Theatre d\u2019Angleterre présentera The Table, qui met en scène un Moïse en pleine crise manipulé selon la technique du bunraku.C A T H E R I N E L A L O N D E E n 23 ans, le festival Edgy Women a su devenir le moment fort et le phare de la programmation artistique du Studio 303, à Montréal.On a pu y voir défiler les déjantées Nathalie Claude, Antonija Livingstone, Jacqueline Van de Geer et Alexis O\u2019Hara, mais aussi Annie Sprinkle ou Heather Cas- sils.L\u2019événement de per for- mance de tous poils célèbre depuis le féminisme, dans toute sa complexité, sans être consen- suel, en mélangeant la scène queer à celle du Studio 303.Cette année, exit Edgy.Une toute dernière édition, forcément titrée La fin, sera le chant du signe du festival.Edgy Women, raconte la fondatrice et directrice artistique Miriam Ginestier, est né par accident.«À l\u2019époque, il n\u2019y avait pas de programmation.Les gens venaient à nous, et Edgy a commencé comme tous nos vernissages danse, en suivant une proposition de Karen Bernard, qui voulait venir présenter chez nous avec deux autres artistes new-yorkaises.La soirée, en 1994, avait été titrée Women from the Edge.L\u2019année suivante, Karen a voulu réitérer l\u2019expérience.» Madame Gi- nestier a alors été chargée de la programmation.« Je n\u2019aimais pas le nom, qui me rappelait le film d\u2019Almodovar Women on the Verge of a Nervous Breakdown.J\u2019ai changé le titre pour Femmes au- delà/Edgy Women.Et graduellement, l\u2019événement est devenu féministe.» Il faudra tout de même un peu plus de cinq ans pour que celle qui est devenue depuis directrice générale du Studio 303 ose dire ouvertement que le festival était féministe.«Est- ce parce que ce n\u2019était pas à la mode ?Il y avait certainement plus de connotations (c\u2019est militant, not fun) à l\u2019époque.» « On voulait célébrer le travail des femmes et le mettre en lumière », renchérit Andrea Ri- deout, qui a repris les rênes de la programmation il y a trois ans.« Mais en célébrant surtout la complexité, l\u2019étrangeté, ce qui dérange et repousse les limites », complète Miriam Ginestier.Sexe, genre, corps, race Quelque 500 artistes ont défilé sur les scènes d\u2019Edgy Women, qui se sont elles-mêmes multipliées, au gré des besoins et des par tenaires.La Sala Rossa, La Centrale, et même le club de boxe Chat bleu ont accueilli soirées et spectacles.Est-ce que les thèmes ont évolué, en deux décennies, est-ce que la représentation du féministe a mué ?Dif ficile question, répondent Ginestier et Ri- deout, qui s\u2019entendent pour dire qu\u2019Edgy Women a été un microcosme, certainement le reflet d\u2019une scène plus grande, et un accès peut-être pour les curieux de la scène queer qui ne se seraient pas faufilés dans ses lieux-dits.La réflexion sur le genre et les politiques des sexes a pris de l\u2019importance, comme celle sur les races, nomment à vue de nez les âmes du festival.La transformation du corps, les manières dont il peut être utilisé, ce qui le rend féminin ou non, toutes ces questions qui ne datent pas d\u2019hier ont été et sont encore reposées.Pourquoi en finir avec Edgy ?À cause d\u2019une certaine fatigue artistique, admet Miriam Ginestier, survenue après la grosse édition du 20e anniversaire de 2013.Aussi parce que le financement de Patrimoine canadien a été amputé par le gouvernement conservateur, forçant le festival international sur deux semaines à se condenser en Edgy Redux, une mouture réduite.« Ce fut notre réponse logistique devant la perte de fonds de 15% que le Studio 303 a subi, mais qui se traduisait pourtant en 85% de moins pour Edgy Women.En fait, on a été vraiment chanceuses de pouvoir produire encore trois éditions dans ces conditions-là », indique madame Rideout, qui a repris à ce moment-là la direction de la programmation.Finir en beauté Mais c\u2019est également pour en appeler à de nouvelles idées qu\u2019Edgy Women laisse la place.«La transition est difficile aussi philosophiquement, poursuit Rideout.On a un passé riche et complexe.Mais je suppose que ce serait plus dif fi- cile d\u2019adapter, rendues à ce point, de changer plutôt que de faire place nette, en créant un vacuum.Miriam dit toujours que des choses formidables naissent du vide\u2026» Le désir de rester porte-parole de la performance féministe reste clair.Mais comment ?Les idées sont déjà là : un camp de per formances queer, ou une résidence pour commissaires invités.Mais avant de donner forme au prochain cycle, Miriam Ginestier et Andrea Rideout entendent finir en beauté.La fin d\u2019Edgy Women se déploiera en trois événements : une rétrospective en forme de joyeuse veillée funéraire lors de la Nuit blanche samedi prochain ; un cabaret avec Alexis O\u2019Hara, Alvis Parsley, Claudia Chan Tak, Judy Virago, Marie- Chantal Scholl, T.L.Cowan, Nathalie Claude et Dayna McLeod au Lion d\u2019Or le 5 mars ; et un enterrement numérique de l\u2019histoire d\u2019Edgy Women sur Wikipédia le 12 mars.Pour les détails de la programmation : www.edgywomen.ca Le Devoir VALÉRIAN MAZATAUD LE DEVOIR Andrea Rideout et Miriam Ginestier, têtes dirigeantes du festival Edgy Women GEORGES DUTIL La compagnie Belzébrute et sa version pour enfants de l\u2019histoire de M.Patate, Monsieur qui?.SASHA BRUNELLE Nathalie Claude s\u2019est produite au festival il y a quelques années et sera de la prochaine édition.PERFORMANCE Les dernières Edgy Women Le chant du cygne de l\u2019événement phare du Studio 303 L E D E V O I R , L E J E U D I 2 5 F É V R I E R 2 0 1 6 C U L T U R E B 9 À L A T É L É CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit SRC Le Téléjournal 18 h 30 vies Infoman Prière de ne pas envoyer de fleurs Enquête Le Téléjournal Marina Orsini Entrée principale TVA 17h55 TVA nouvelles Le Tricheur / Dominic Arpin Piment fort La Voix Mensonges / Pom Pom Girls Juste pour rire / Les 7 péchés capitaux: La paresse TVA nouvelles 22h35 Denis Lévesque 23h35 Signé M / Ima 0h05 MACGRUBE.TQ Les Argonautes Subito texto Génial! / Pascal Morrissette , Nicolas Ouellet.Formule Diaz Bazzo.tv Like-moi! Les grands documentaires / Sous pression / Martin Picard La période de questions V Atomes crochus Un souper presque parfait Éternel / Droit dans le mur L'amour est dans le pré Lip Sync Battle Et si?En mode Salvail 22h50 Ménage à trois / Caroline Dhavernas 23h50 Vidéoclips Voyance direct RDI Le National 24/60 Grands reportages Partie 3 de 3 Le Téléjournal RDI économie 24/60 Grands rep.TV5 17h50 Champi.Journal FR Instinct Sauvage Ours polaire 24 heures: Danger! Marchés sur terre TV5 le journal 23h45 Un oeil sur la planète D Enchères Enchères Comédie Club Chroniques paranormales Les dossiers de la NASA Crimes occultes Grand Rire de Québec Comédie Club VIE Pimp garage Hiver avec Joël Quel âge Design V.I.P.Donnez au suivant Maigrir ou mourir / Rachel Vendre ou rénover?Usine maison Des rénos qui Normal?MX Taxi payant Taxi payant Séduction L'index québéc Les années / Boîtes à chansons Souper parfait Souper parfait ABBA: LE FILM (1978) avec Bruce Barry, Stikkah Andersson.Inspiration VRAK.TV Arrange-toi ça Vrak Attak Med Big Bang Filles fauchées New Girl Code F.Rencard Projet haute couture Code F.Med Hors d'ondes RDS 17h00 Le 5 à 7 Hockey 360° Oups Hors-jeu 2.0 Table d'hôte / Hockey féminin L'antichambre (D) LNH Hockey / Sénateurs d'Ottawa c.Canucks de Vancouver (D) HISTORIA Récupérateurs Fièvre encans Chasseurs Motos Café Fous bolides Fous bolides Légendes Truck non stop Beautés d'acier Beautés d'acier Prêt au combat Achète, retape La preuve ARTV Les belles histoires Visite libre Catherine Esprit critique Transparent 21h35 Fait bye Girls (v.f.) 22h45 ARTV Nouveau Prochains Dre Grey EXPLORA Le mystère du dauphin rose S'aime chien Méd ailleurs Fabuleusement gai Le monde de demain Concevoir l'impossible Il était une fois l'humanité L'Amérique SÉRIES+ C.S.I: Les experts Les mystères de Laura Une femme exemplaire Scandale / L'état de l'Union Crimes majeurs Madame la Secrétaire d'État Hawaii 5-0 ZTÉLÉ Malades Pros du ticket Seuls et tout nu Le mobile du crime Killjoys / Les liens du sang Infiltration Passe/Casse Défi limo Escortes Epic Ink C.SAVOIR Regard avenir En panne CodeChasten Communiquer pour réussir Between Pages Champlain McGill en parle Apports technologies Archi branchés Publications Immigrations ÉVASION Bagages Sable Sur la route des vins 1 famille, 1 VR Rois de l'illusion / New York Le cuisinier rebelle prend l'air Les routes mythiques 1 famille, 1 VR TFO PetzClub ClubCinq Subito texto Boum, canon Flip TFO24.7/#ONfr LES BARBOUZES (1964) avec Bernard Blier, Lino Ventura.TFO24.7/#ONfr Boum, canon Flip Cinépop 15h40 JFK 18h50 L'ESPION QUI M'AIMAIT (1977) avec Barbara Bach, Roger Moore.LE TOUR DU MONDE EN 80 JOURS (1956) avec Cantiflas, David Niven.23h50 POTINS DU SUD (1995) SÉcran 16h50 NEED FOR SPEED (V.F.) Olive Kitteridge Olive Kitteridge 22h55 ELLE L'ADORE (2014) Planète 7 merveilles ind.Une histoire du terrorisme 7 merveilles ind.Une histoire du terrorisme Échappées belles / Norvège hivernale Le monde des serpents MATV Libre-service Montréalité Billboard Studio direct CityLife StartLine Living 2 gether Libre-service Montréalité Studio direct Génération Z Libre-service CBC CBCNews The Exchange 22 Minutes Coronation St.The Nature of Things Firsthand / Girls' Night Out CBC News: The National CBCNews Coronation St.Rick Mercer CTV (Mont.) CTV News Montreal Grey's Anatomy The Big Bang DC's Legends of Tomorrow The Goldbergs How to Get Away With Murder CTV National News Montreal 0h05 Daily S.GBL 17h30 News Global National E.T.Canada Ent.Tonight Elementary The Blacklist / The Caretaker Shades of Blue News Final 23h35 Stephen Colbert ABC News at 6 World News Local 22 News Inside Edition Grey's Anatomy Scandal / Wild Card How to Get Away With Murder News at 11 23h35 Jimmy Kimmel Live CBS Channel 3 News at Six Evening News Ent.Tonight The Big Bang Life in Pieces Mom 2 Broke Girls Elementary Ch.3 News 23h35 Stephen Colbert NBC NC5 at 6 p.m.NBC News Jeopardy! Wheel Fortune Apocalypse / Right in the Nuts The Blacklist / The Caretaker Shades of Blue News 5 at 11 23h35 The Tonight Show PBS (33) PBS NewsHour The Connecticut Report From Montpelier Doctor Blake / King of the Lake Mercy Street Business Charlie Rose PBS (57) News America Business PBS NewsHour Call the Midwife Masterpiece Classic Mercy Street Scully World Charlie Rose UNIS Pense vite! Top science Vu intérieur FranCoeur Canada, plus grand que nature Capitaine Alatriste Rebut global Apollo à la mer Chalets Alberta Pense vite! Twin Peaks HBO Tomorrow Tomorrow My Tomorrow Rock Icons Last Week Last Week Girls Togetherness Boardwalk Empire Boardwalk Empire / To the Lost Vinyl AddikTV Les pouvoirs de Toby Les recrues de la 15e Les enquêtes de Murdoch Esprits criminels / Le Pacte Le trône de fer Sans regret Hannibal TVA Sports 17h00 TVA sp.Avant-match LNH Hockey / Wild du Minnesota c.Flyers de Philadelphie (D) Dave Morissette en direct Le TVA sports Hockey / Minnesota vs Philadelphie 02/25 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit Nos choix ce soir ÊTRE BIOGRAPHE C\u2019est la publication de la biographie de Claude Jutra qui a lancé toute l\u2019affaire qu\u2019on connaît.Mais le biographe doit-il tout révéler ?Yves Lever, de même que le collègue Jean-François Na- deau parlent de ce dilemme.Il sera aussi question des Oscar, cette année fort controversés.Esprit critique, Artv, 20 h L\u2019ART DE LA CHRONIQUE Le plateau de Bazzo promet d\u2019être électrique.Michel Dumais répondra à la question «À qui les chroniqueurs sont-ils redevables?», Djemila Benhabib parlera de son livre Après Charlie, qui doit paraître le 1er mars, et des experts examineront le crédit.Deux cartes, est-ce trop?Bazzo.tv, Télé-Québec, 21 h SUR LA GLACE Enquête a obtenu des documents internes de la LNH et rencontré des joueurs, leurs proches et des entraîneurs pour faire la lumière sur le lourd dossier des commotions cérébrales.Enquête, ICI Radio-Canada, 21 h Geneviève Tremblay 225 ans de Parlement en bédé Ce sera trois hommes et une femme.Les dessinateurs Réal Godbout, Vincent Giard, Vincent Rioux \u2014 VoRo pour les intimes \u2014 et Vanessa Lalonde ont été choisis par l\u2019Assemblée nationale pour mettre en bande dessinée plusieurs pans de l\u2019histoire parlementaire du Bas-Ca- nada, et ce, dans un recueil visant à souligner le 225e anniversaire des institutions parlementaires au Québec.Le choix des bédéistes, fait parmi 112 candidatures, a été dévoilé mercredi par le président de l\u2019Assemblée nationale, Jacques Chagnon.Les premières élections générales de 1792, le débat sur la langue officielle, les fondements du Parti patriote de Louis-Joseph Papineau vont être entre autres mis en dessin dans cet album dit souvenir, dont la sortie est prévue en 2017.Le Devoir Lorraine Hébert quitte le RQD La directrice générale du Regroupement québécois de la danse (RQD), Lorraine Hébert, a annoncé mercredi qu\u2019elle entamait un processus de transition et laisserait son poste à l\u2019automne 2016.Durant les 13 années qu\u2019aura duré son mandat, madame Hébert aura pu faire naître les Grands Chantiers de la danse professionnelle (2007) et surtout le Plan directeur de la danse professionnelle 2011-2021, qui a nommé et nomme encore les orientations et objectifs de tout le milieu.Le président du RQD, Harold Rhéaume, a tenu à saluer déjà ce qu\u2019il estime être la contribution inestimable de madame Hé- bert au milieu.«Sa vision, sa rigueur et son dévouement à la cause des artistes et artisans de la danse ont été exemplaires, a-t-il commenté par voie de communiqué.Le RQD est une association forte qui a le vent dans les voiles.» Le processus de relève est pris en charge par un comité du conseil d\u2019administration.Le Devoir Metallica lance un album enregistré au Bataclan New York \u2014 Le groupe de heavy metal américain Metallica a annoncé mercredi la sortie d\u2019un album live enregistré en 2003 dans la salle de concert du Bataclan, dont les recettes iront aux victimes des attentats du 13 novembre à Paris.Avec un titre en hommage à la devise française, \u2014 Liberté, Égalité, Fraternité, Metallica! \u2014, le disque sortira le 16 avril pour coïncider avec le «Disquaire Day», la journée internationale des disquaires indépendants.L\u2019album regroupera les enregistrements de neuf chansons que le groupe avait jouées au Bataclan le 11 juin 2003 lors d\u2019une journée exceptionnelle de concerts à Paris: Metallica avait à l\u2019époque enchaîné trois concerts dans trois salles, dont également La Boule Noire et le Trabendo, bien plus petites que les stades où ses membres ont l\u2019habitude de jouer, pour la promotion de son album St.Anger.Toutes les recettes de l\u2019album enregistré au Bataclan iront à «Give for France», une initiative internationale de collecte de fonds lancée par la Fondation de France pour les familles des victimes et les blessés des attaques de Paris et Saint-Denis.Agence France-Presse Lire aussi \u203a Le compte rendu du concert de l\u2019OSM dirigé par Kent Na- gano avec la violoniste Alina Ibragimova.Au programme, le Concerto pour violon de Beethoven.Sur l\u2019application tablette et le site Web du Devoir.EVA VERMANDEL F R A N Ç O I S L É V E S Q U E S\u2019 il est un âge, qu\u2019enfant, on a hâte d\u2019atteindre, pour ensuite passer sa vie à s\u2019en languir, c\u2019est bien ses 20 ans.S\u2019amorce alors le vrai début de la maturité, mais avec un supplément de folie et de désinvolture rendu possible par un reste d\u2019insouciance.Or, il en va de même pour un événement culturel que pour un individu.Ainsi, dès le 16 mars, le festival Regard fêtera-t-il ses 20 ans d\u2019existence, 20 ans consacrés à la célébration et à la diffusion du court métrage.Bref, édition charnière en vue.Pour l\u2019occasion, on s\u2019est entretenu avec la por te-parole de cette année, la comédienne Anne-Élisabeth Bossé, ainsi qu\u2019avec la nouvelle directrice générale, Marie-Élaine Riou.Bonheur pour l\u2019une, pression pour l\u2019autre.Une pression toute relative, cela dit, Marie- Élaine Riou connaissant bien Regard pour en avoir été la coordonnatrice de la programmation et du marché du court.« J\u2019hérite d\u2019un événement en santé, précise-t- elle d\u2019entrée de jeu.Ça permet d\u2019envisager la suite avec une certaine confiance.Je n\u2019arrive pas avec un désir de révolution ; ma présence se fera plutôt sentir, au début en tout cas, dans des petites choses.Par exemple, on a changé le nom de l\u2019événement.Auparavant, c\u2019était le festival Regard sur le court métrage au Saguenay, mais dans les faits, on disait juste \u201cRegard\u201d.On a décidé d\u2019assumer ça, alors désormais, c\u2019est le festival Regard.On reste dédié au court métrage et on reste bien ancré au Saguenay, mais on simplifie en gardant les points forts de la marque.» Autre «petite chose » imputable à l\u2019arrivée de Marie-Élaine Riou, cet accent mis, en marge des projections, sur les leçons de maîtres.« On n\u2019élimine pas les tables rondes, mais on privilégie les leçons de maîtres, oui.L\u2019avantage est qu\u2019avec une seule personne à la fois, on va beaucoup plus en profondeur.En groupe, veut, veut pas, ça demeure davantage en sur face.Cette année, on aura notamment Ian Lagarde qui va parler de direction photo (Vic + Flo ont vu un ours), Nicolas Roy qui va discuter de montage (Corbo), ou encore Chloé Robichaud, qui va revenir sur le tournage tout récent de Pays, son deuxième long.Ce sont tous des gens dont on a présenté, et dont on continue de présenter, les courts métrages.Et puis, en formule causerie, il y aura François Jaros et Guillaume Lambert, de la relève brillante\u2026 Ces activités-là, j\u2019en suis très proche parce que j\u2019ai contribué à les développer dans le cadre du marché du court.» Bref, on fait évoluer le festival tout en préservant son identité.Une porte-parole «hot» Une identité, en l\u2019occurrence, qui séduit d\u2019emblée quiconque vit Regard, dixit Anne-Éli- sabeth Bossé.« J\u2019y suis allée deux fois ces dernières années alors que je n\u2019avais même pas de films dans la programmation, raconte la covedette des Appendices.Je voulais voir les cour ts, voir le monde, être de l\u2019événement\u2026 Regard, c\u2019est autant du cinéma pointu que bon enfant.C\u2019est très festif, mais ce n\u2019est pas une beuverie : il y a vraiment de beaux échanges sur le cinéma ; il y a vraiment de beaux contacts qui s\u2019établissent.C\u2019est un alliage parfait de \u201c fun\u201d et de \u201c fond\u201d.» Celle que l\u2019animateur Jean-Philippe Wauthier a af fectueusement surnommée « la guédaille dans Série noire » à La soirée est encore jeune n\u2019est pas peu fière d\u2019être la figure de proue du festival.«Lorsque j\u2019ai découvert Regard, je ne travaillais pas énormément et j\u2019éprouvais beaucoup d\u2019admiration pour les porte-parole.Secrètement, je me disais : \u201c j\u2019espère qu\u2019un jour, je serai assez \u201chot \u201d pour qu\u2019on me sollicite.\u201d Et ça s\u2019est produit cette année, pour la 20e édition en plus.Je suis tellement honorée et reconnaissante », se réjouit la comédienne.Le festival Regard se déroulera à Saguenay du 16 au 20 mars.En tout, 165 films issus d\u2019une trentaine de pays seront projetés.Comme par le passé, on y sera.Le Devoir CINÉMA Regard : 20 ans de court métrage La nouvelle directrice Marie-Élaine Riou et la porte-parole Anne-Élisabeth Bossé sont prêtes à fêter ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR La comédienne Anne-Élisabeth Bossé, porte-parole des Rendez-vous du cinéma québécois, et Marie- Élaine Riou, la directrice générale de l\u2019événement TRILOGIE DE LA SÉDUCTION Extraits de Cosi fan tutte, Don Giovanni et Les noces de Figaro.France Bellemare et Myriam Leblanc (sopranos), Pascale Spinney (mezzo-soprano), Keven Geddes (ténor), Christopher Dun- ham (baryton), Dylan Wright (basse), Orchestre de chambre McGill, Boris Brott.Mise en scène : Alain Gauthier.Salle Pierre-Mercure, mardi 23 février.C H R I S T O P H E H U S S N\u2019 attendez pas ici un compte-rendu sur les extraits des Noces de Figaro.Mon quota mensuel de sonorités disgracieuses, de bricolages, de décalages et de problèmes d\u2019intonation était épuisé à la pause, après des bribes de Cosi fan tutte et Don Giovanni.De toute manière, ces soirées ser vent sur tout à faire connaissance avec de jeunes chanteurs et, de ce point de vue-là, les choses étaient claires en un demi-concert.Nul doute que Boris Brott aime Mozart, mais la première preuve d\u2019amour, c\u2019est le respect.Or ce spectacle n\u2019était tout simplement pas prêt.Sur scène, les chanteurs avaient l\u2019air de suivre le rythme adopté lors de leur apprentissage avec piano et, dans la fosse, l\u2019orchestre était en très petite forme.Je ne parle même pas du surréaliste récitatif « Allora rinforzo\u2026 » du Don Giovanni (un grand moment de solitude pour Myriam Leblanc et Boris Brott), mais de plein de petits détails manquant de connivence et de finition.Bref de travail, sans compter le clavecin qui avait l\u2019air d\u2019avoir été trouvé d\u2019occasion sur Kijiji Ouzbékistan.Par opposition, le cadre scénique et la partie théâtrale avaient bénéficié de plus de soin.Une collaboration sensée La collaboration entre un ensemble orchestral et l\u2019Atelier de l\u2019Opéra de Montréal (OM) a du sens.Certes, on ne peut avoir chaque année des Philipp Addis, Frédéric Antoun, Michèle Losier, Mireille Lebel, Étienne Dupuis, Marianne Fiset ou Julie Boulianne, mais cela fait quelque temps que les prestations des chanteurs de l\u2019Atelier de l\u2019OM sont moins révélatrices ou impressionnantes que celles des étudiants de McGill, tous à un stade de formation en dessous.Le Canadien de Montréal a beau ne pas étinceler ces temps-ci, il est tout de même censé battre les Foreurs de Val-d\u2019Or ou les Voltigeurs de Drummondville ! Nous avons vu, mardi six membres de l\u2019Atelier.Les voix accomplies, au stade de finition que devraient avoir des pensionnaires de cette institution, sont celles de France Bellemare et du baryton Christopher Dunham.Les profils que l\u2019on s\u2019étonne de voir ici sont ceux du ténor Keven Geddes et de la basse Dylan Wright.La voix du premier fatiguait dès le 1er ensemble (!) le second a chanté le Soave sia il vento le plus bâclé (intonation) que j\u2019ai entendu depuis longtemps.Wright a un timbre, qu\u2019il expulse avec grande puissance mais par bribes.Il est dans un Atelier d\u2019opéra avec tout à apprendre sur le concept de ligne de chant! On suivra avec intérêt Myriam Leblanc, une voix de Reine de la nuit, qui devra trouver le lien dans les couleurs vocales entre le récit et les airs, et Pascale Spinney, un très fort tempérament avec tant de potentiel que le casse-tête est de savoir quel type de répertoire et de profil vocal développer\u2026 Le Devoir MUSIQUE CLASSIQUE Mozart ne fréquente pas Rona L E D E V O I R , L E J E U D I 2 5 F É V R I E R 2 0 1 6 CULTURE B 10 T out s\u2019est joué à la fine épouvante, dans le malheur, la commotion.Et comment ne pas se désoler devant la maladie du ministre Pierre Moreau, qui le force à prendre congé de ses fonctions ministérielles, en plus d\u2019ébranler ses propres assises ?D\u2019où ce jeu de chaises musicales au sein du Conseil des ministres, lundi dernier.À la Culture et aux Communications, exit Hélène David.Arrive Luc Fortin.Même si le premier ministre Couillard conserve à Pierre Moreau son siège en Chambre, il a bien précisé que les nominations n\u2019étaient pas temporaires.Dont acte ! Des ministres débutants héritent de portefeuilles épineux.Ainsi, Sébastien Proulx, déjà à la Famille, sera désormais attelé aussi à l\u2019Éducation, où ça brasse.Et Luc Fortin, récemment nommé aux Loisirs et aux sports, prend la balle au bond en Culture et Communications.Première réaction éberluée : \u2014 Ils ont nommé un homme!!! Tiens donc ! Au Québec, le Par ti libéral a pourtant l\u2019habitude d\u2019accorder ce portefeuille au féminin.À mon avis d\u2019ailleurs, si les femmes sont surreprésentées à la Culture des divers paliers de gouvernement, c\u2019est parce que les chefs d\u2019État déprécient, souvent sans se l\u2019admettre, à la fois les femmes et la culture.Ça n\u2019empêche pas plusieurs d\u2019entre elles d\u2019exceller dans leurs fonctions.Pareille tradition en dit quand même long sur les préjugés ancrés dans l\u2019inconscient collectif, associant la culture aux ouvrages de dames, façon tricots et vieilles dentelles.Voici l\u2019exception qui confirme la règle quant au sexe du capitaine, mais remet en lumière la fragilité du secteur.En situation d\u2019urgence, comme lors du remaniement éclair de la semaine, les priorités semblaient ailleurs, les feux à éteindre aussi.Le premier ministre Couillard a souligné la pertinence d\u2019offrir à Hélène David les clés du ministère de l\u2019Enseignement supérieur (où plusieurs la pressentaient au dépar t) ; plus avare de commentaires sur l\u2019accès de Luc Fortin à la Culture, qui coulait moins de source.Ainsi va la vie.Il s\u2019en tirera peut-être très bien, remarquez.Ses expériences d\u2019adjoint parlementaire d\u2019Hélène David et de membre de la Commission de la culture et de l\u2019éducation de 2014 à 2016 l\u2019aideront à éclairer sa lanterne.À vue de nez, la fréquentation des ar ts et des lettres semble moins ancrée dans son ADN que chez sa devancière.Mais on verra.On verra.État d\u2019urgence Des esprits cyniques avanceront qu\u2019à l\u2019heure où la culture se confond de plus en plus avec le loisir et peut-être même le sport, ce mariage des deux ministères sous le chapeau d\u2019un même ministre devrait s\u2019effectuer en belle harmonie.Allez ! On fait taire leurs voix un moment, car l\u2019heure est grave.La culture en mutation fait face à des défis vraiment énormes.Le nouveau ministre devra veiller de concert à l\u2019application de la Charte de la langue française, autre vaste programme\u2026 Où donc Luc Fortin trouvera-t-il le temps de s\u2019adonner aux loisirs dont il a de surcroît la charge ?Nos vœux de succès l\u2019accompagnent.Mais pour le milieu des arts et des lettres, ce chambardement n\u2019apparaît pas idéal du tout, avec un nouveau ministre en jonglerie de portefeuilles disparates, bientôt débordé.Des liens ont été créés entre les têtes des institutions culturelles et Hélène David.De gros chantiers sont en branle, qui réclamaient continuité.La nouvelle politique de la Culture, prévue pour 2017, dans un Québec transformé par la révolution technologique, où nos artistes sont mal implantés, demeure à définir.Ajoutez une mondialisation galopante et rugissante, un fossé accru entre une culture de souche classique et un divertissement en cocotte minute.L\u2019humour croque à belles dents le champ des arts au Québec, au point d\u2019exiger la pose de garde-fous.Oui, mais lesquels ?La lecture, les ar ts de la scène et d\u2019écran d\u2019auteur s\u2019érodent ou changent de couleurs et de publics à la vitesse de la lumière.Les fractures générationnelles s\u2019amplifient, les savoirs et édifices patrimoniaux menacent ruine.De nouveaux outils sont à s\u2019approprier presto (il est bien tard), sous peine de voir les œuvres nationales balayées des espaces virtuels, où la par tie se joue sans états d\u2019âme.Du boulot, vous dites ?À la langue, à la mémoire collective, à la création, à leurs échos sonores se superposent des facteurs identitaires, qui dépassent au Québec le champ des lois, pour rebondir vers des professions de foi politiques à marteler en faveur de l\u2019art et des héritages collectifs.Quels ministres crient dans ces déserts-là, au juste ?Jamais les défis de la culture et de l\u2019éducation, sa sœur jumelle, n\u2019ont été aussi grands qu\u2019aujourd\u2019hui.Jamais n\u2019avons-nous eu plus besoin de dirigeants aptes à se concentrer sur ces travaux d\u2019Hercule, sans devoir s\u2019éparpiller.Ce sentiment d\u2019urgence, on voudrait l\u2019entendre se répercuter au sommet de l\u2019État.Mais on doit parler tout bas dans ces cénacles-là.À moins que l\u2019acoustique ne soit bien déficiente par ici\u2026 Chaises musicales à la Culture JACQUES NADEAU LE DEVOIR Radio-Canada a annoncé la création d\u2019une chaîne numérique avec l\u2019animatrice et productrice Véronique Cloutier.S T É P H A N E B A I L L A R G E O N S igne des temps numériques, Radio-Canada annonce coup sur coup la création de deux nouvelles plateformes en ligne.Ce jeudi matin, le diffuseur lance officiellement Première Plus, radio Web exploitant ses riches archives tout en proposant du contenu original.Quelques heures plus tôt, mercredi après- midi, le service public annonçait la création d\u2019une chaîne numérique avec l\u2019animatrice et productrice Véronique Cloutier.Véro.tv sera offerte en exclusivité sur la plateforme Ici Tou.tv Extra (la branche payante) à compter de 2017.Le nouveau média sera « à l\u2019image des valeurs » de la star québécoise.On y retrouvera des contenus originaux et des acquisitions liés à dif férents thèmes, la famille, la mode, l\u2019alimentation et l\u2019humour notamment.La création médiatique s\u2019inscrit dans une entente plus large qui assure un partenariat sur plusieurs années entre la vedette des ondes et le réseau public.Mme Cloutier pilotera la programmation de « sa » chaîne sans s\u2019y retrouver elle-même nécessairement ni même principalement à l\u2019écran.«Ce ne sera pas juste une chaîne sur moi ou à propos de moi, explique Mme Cloutier en appuyant sur l\u2019audace de la proposition.C\u2019est un pas en avant.On avance vers les plateformes numériques en ébullition.Dans ma carrière, j\u2019aime aller là où on ne m\u2019attend pas.» L\u2019animatrice avoue préparer son retour sur ICI RC Télé pour l\u2019an prochain sans fournir plus de détails.De même, la grille de Véro.tv ne sera dévoilée qu\u2019à l\u2019approche de sa mise en ligne.On a seulement su qu\u2019elle approuverait les contenus, comme elle se mêle des numéros de son magazine Véro, autoédité.Elle a par contre refusé de présenter la chaîne comme une nouvelle déclinaison d\u2019elle-même comme marque.« Je ne suis pas une marque, a-t-elle dit.La dernière fois que je me suis présentée comme ça, je me le suis fait reprocher.J\u2019ai bâti quelque chose.L\u2019axe est clair et la création de Véro.tv s\u2019inscrit dans ce parcours-là.» Première Plus La plateforme radiophonique Première Plus fait référence à ICI Radio-Canada Première, chaîne historique du diffuseur public.La programmation de départ dévoilée mercredi matin exploite les très riches archives du diffuseur remontant aux années 1930 pour mettre l\u2019accent sur les formats longs et les productions de fond.La première fournée reprend des reportages et des séries sur 11 thèmes : arts, économie, environnement, famille, histoire, politique, réflexion, santé, science, société et sports.Ce n\u2019est pas tout.La plateforme contient aussi des productions originales.L\u2019animatrice Pénélope McQuade inaugure un premier volet intitulé Parce qu\u2019on est en 2016.Il s\u2019agit d\u2019une enquête sur les insultes en ligne envers les femmes.La journaliste Pascale Lévesque et la sociologue Léa Clermont-Dion, qui ont fait les frais de ces tactiques assassines, témoignent.Élisabeth Mercier et Roxanne Arseneault discutent ensuite de la « réappropriation des injures par les femmes ».Des conseils sont alors prodigués pour faire face à l\u2019amère musique.D\u2019autres sujets seront abordés dans cette série.L\u2019autre production originale a pour titre La route des 20 : sur les traces d\u2019une génération.Cette fois, c\u2019est Patrick Masbourian qui mène l\u2019enquête pour découvrir les rêves, les valeurs et les habitudes de vie des jeunes dans la vingtaine en 2016.Avec ses invités, il discute amour, sexe, argent, école ou engagement politique.Le premier épisode de huit minutes donne la parole à Zak, 23 ans, transgenre.Pour le reste, la plongée dans les archives a ramené et lié d\u2019alléchantes productions.Sur le seul thème de la politique, on retrouve déjà plus de 20 sous-thèmes, dont un repor tage sur la première trudeaumanie (en 1968), cinq éléments qui remettent en question l\u2019âge du vote et sept sur les pires scandales de l\u2019histoire canadienne.Le thème de l\u2019histoire enchaîne une première filée d\u2019une trentaine de longues réalisations.Une série documentaire de 10 épisodes s\u2019intéresse aux femmes et à la guerre, une autre reprend les 20 épisodes de la série J\u2019avais 20 ans, une autre encore diffuse 12 numéros de l\u2019émission De remarquables oubliés consacrés aux athlètes.Le florilège diffuse déjà 16 conférences, dont celles de Serge Bouchard sur « la nécessaire amitié avec les autochtones » et du collègue du Devoir Jacques Nadeau, intitulée Les images qu\u2019il nous reste.Il y a des audiolivres aussi, 13 pour commencer, dont Arvida de Samuel Archibald, Pommes d\u2019Éric Plamondon, L\u2019homme blanc de Perrine Leblanc et Amos Daragon : porteur de masques de Bryan Perro.Le Devoir RC accentue son virage numérique Le diffuseur crée la chaîne Véro.tv et la radio Première Plus C A T H E R I N E L A L O N D E C omment penser les activités d\u2019un salon du livre ?Comment trouver l\u2019équilibre entre la littérature, l\u2019essai, le livre pratique, la fiction et le vécu ?Micheline Chartrand, responsable de la programmation du Salon du livre de l\u2019Outaouais, qui inaugure aujourd\u2019hui jeudi sa 37e édition, admet en appeler for te- ment à son intuition quand elle compose sa partition.«C\u2019est un salon du livre, pas un salon de la littérature, a-t-elle précisé au Devoir en entrevue téléphonique.Il faut des activités pour absolument tout le monde.J\u2019adore faire découvrir de nouveaux auteurs, mais il faut aussi un ballant avec des \u201clocomotives\u201d \u2014 Patrick Senécal, Marie Laberge, Dany Laferrière, par exemple.Il faut qu\u2019il y ait quelque chose pour les plombiers, les chasseurs, les amateurs de cuisine \u2014 on ne peut pas passer à côté de la cuisine\u2026 \u2014, il faut parler santé, et à travers ça, glisser des auteurs comme France Martineau, à découvrir.» Marie Laberge, qui célèbre cette année ses 40 ans de carrière, est la présidente d\u2019honneur de cette édition.L\u2019accompagnent, comme invités d\u2019honneur, l\u2019auteur de polar Mar tin Mi- chaud, la poète de l\u2019Outaouais Julie Huard, le romancier Nicolas Dickner, l\u2019auteure jeunesse Katia Canciani et l\u2019écrivaine Michèle Matteau.À surveiller Une par ticularité cette année ?« Je retiens d\u2019abord la venue des éditions Mémoire d\u2019encrier, mentionne d\u2019emblée madame Chartrand.Ça me faisait mal au cœur depuis des années de ne pas les voir ici, c\u2019était vraiment essentiel qu\u2019ils arrivent, ça manquait, ces paroles différentes, cette présence autochtone, cette façon unique de porter des auteurs des Caraïbes, de Palestine, du Grand Nord, d\u2019ici\u2026» Et les éditions arrivent en grand attelage, avec Dany Laferrière, Joséphine Bacon, Samian et l\u2019éditeur et poète Rodney Saint-Éloi.Parmi les activités à surveiller, notons, entre autres, l\u2019hommage au traducteur littéraire, rendu cette fois pour la première fois à un traducteur du français vers l\u2019anglais.Donald Win- kler s\u2019est attaqué à l\u2019Arvida (Quartanier) de Samuel Archibald, et le livre a fait partie des finalistes au prestigieux prix Giller (samedi, 19 h).L\u2019Outaouais, selon Micheline Chartrand, est une région forte en slam, et D-Track sera en performance (vendredi, 19 h), suivi par Samian et Joséphine Bacon pour Les nuits amérindiennes (19 h 30).L\u2019expert judiciaire François Julien téléporte sa «Reconstitution d\u2019une scène de crime grâce à l\u2019étude des projections de sang » (samedi, 15 h ou 16 h 30).Monia Ma- zigh, Julie Huard et Michèle Matteau, observatrices de la société, auteures et voyageuses, discuteront de la liberté dans le monde, du point de vue des femmes (samedi, 16 h30).Comment la bibliothèque évoluera-t-elle, comment doit- elle évoluer ?Une table ronde réunira l\u2019ancien directeur de la Grande Bibliothèque Guy Ber- thiaume, l\u2019auteure Andrée Poulin, Mireille Apollon et Valérie Lessard (dimanche, 14 h30).Pour les jeunes Les activités jeunesse sont nombreuses.Une demi-douzaine d\u2019auteurs, incluant Annie Groo- vie et François Gravel, vont depuis quelques jours à la rencontre des jeunes, dans une quinzaine d\u2019écoles, et se retrouveront au Salon du livre.Ari Cui Cui (samedi, 10 h) et Nathalie Cho- quette (dimanche, 9 h 30) sont de celles, selon madame Chartrand, qui aimantent les enfants.Le Devoir 37E ÉDITION DU SALON DU LIVRE DE L\u2019OUTAOUAIS Au Palais des congrès de Gatineau Du 25 au 28 février 37E SALON DU LIVRE DE L\u2019OUTAOUAIS Libre livre et livre libre ODILE TREMBLAY "]
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