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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2016-03-08, Collections de BAnQ.

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[" V O L .C V I I N o 5 0 L E D E V O I R , L E M A R D I 8 M A R S 2 0 1 6 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Actualités \u203a Un féminisme passéiste dénoncé.170 Québécoises signent une lettre appelant à un mouvement plus ouvert.Page A 2 Actualités \u203a Terrorisme.Des combattants de retour au Canada ont réussi à repartir faire le djihad à l\u2019étranger.Page A 2 Le Monde \u203a Crise migratoire.La Turquie fait monter les enchères pour aider l\u2019UE.Page B 7 Culture \u203a Douces mélodies pour petits mélomanes.Marie-Annick Lépine lance l\u2019album jeunesse J\u2019ai brodé mon cœur.Page B 10 Avis légaux.B 6 Décès.A 6 Météo.B 4 Mots croisés.B 4 Petites annonces .A 6 Sudoku.B 5 ?w w w .l e d e v o i r .c o m Décès d\u2019Alain Magloire Le coroner recommande l\u2019usage accru du Taser Page A 4 Énergie Est devant le BAPE Une première audience sur fond de tensions Page A 3 A L E X A N D R E S H I E L D S M ême si le ministre David Heurtel reconnaît que TransCanada refuse de respecter les lois environnementales du Québec, son ministère a maintenu et même prolongé la validité des autorisations pour réaliser des levés sismiques dans le fleuve Saint-Laurent, aux limites d'une réserve naturelle.Une prolongation accordée la veille du dépôt de la demande d\u2019injonction du gouvernement à l\u2019endroit de la pétrolière, a appris Le Devoir.Le ministère du Développement durable, de l\u2019Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) a ainsi confirmé que TransCanada a toujours le droit de mener des « travaux préliminaires » en prévision de la construction de son pipeline Énergie Est, et ce, avant que ne soit terminée l\u2019évaluation environnementale du projet.En vertu des «certificats d\u2019autorisation» délivrés par le ministre de l\u2019Environnement David PIPELINE D\u2019abord la permission, ensuite l\u2019injonction Québec a prolongé la validité des levés sismiques dans le Saint-Laurent la veille du dépôt de l\u2019injonction contre TransCanada M A R C O F O R T I E R U n comité des Nations unies critique sévèrement le Canada pour ses «mesures d\u2019austérité » et invite Ottawa et les provinces à mesurer l\u2019impact des compressions budgétaires sur les personnes les plus vulnérables.Les gouvernements du Canada et des provinces doivent s\u2019assurer que l\u2019austérité reste « temporaire, nécessaire et proportionnée », fait valoir le Comité des droits économiques, sociaux et culturels de l\u2019Organisation des Nations unies (ONU) dans un rapport publié lundi à Genève.Ce document n\u2019a toutefois aucune valeur contraignante et ne peut mener à un blâme du Canada ou du Québec sur la scène internationale, préviennent les experts.Ce document des Nations unies dresse sans le nommer un bilan de la décennie au pouvoir du gouvernement Harper.Les transferts fédéraux pour les programmes sociaux ont baissé, par rapport à la taille de l\u2019économie, depuis le dernier rapport du Comité de l\u2019ONU en 2006 \u2014 qui est aussi l\u2019année de l\u2019arrivée au pouvoir des conservateurs.Le Comité se dit encouragé par certains engagements pris par le gouvernement libéral de Justin Trudeau, qui a chassé les conservateurs du pouvoir en octobre dernier.L\u2019ONU cite en- L\u2019ONU semonce le Canada pour l\u2019austérité Le document dresse sans le nommer un bilan de la décennie au pouvoir de Harper ISSOUF SANOGO AGENCE FRANCE-PRESSE Des femmes attendent leur consultation avec un médecin à Niamey, au Niger.HOMMAGE À PAULINE MAROIS JACQUES NADEAU LE DEVOIR Pauline Marois a décrit un parcours semé d\u2019embûches devant des citoyens, artistes, et souverainistes de toutes les générations qui étaient rassemblés lundi soir à Montréal, à la veille de la Journée internationale des femmes, pour rendre hommage à la «première première ministre du Québec» Page A 7 J E S S I C A N A D E A U E nviron trois femmes meurent chaque heure de causes liées à la maternité en Afrique de l\u2019Ouest francophone.C\u2019est l\u2019endroit où l\u2019on trouve les plus forts taux de mortalité maternelle et juvénile.Pour lutter contre ce fléau, des pays se sont regroupés dans le but d\u2019améliorer l\u2019accès à la contraception.Et cela fonctionne, se réjouissent les instigateurs de cette avancée majeure pour la santé et l\u2019autonomie des femmes.« Perdre la vie en donnant la vie, c\u2019est inadmissible en 2016, s\u2019indigne Fatimata Sy au téléphone.Dans les pays d\u2019Afrique de l\u2019Ouest francophone, 510 femmes perdent la vie pour 100 000 naissances, c\u2019est énorme ! Les femmes meurent parce que les naissances sont trop rapprochées, parce qu\u2019elles font des enfants trop tôt ou qu\u2019elles continuent à en faire trop tard.C\u2019est ce qu\u2019on appelle la règle des « trois trop».L\u2019accès à la contraception permet donc de faire diminuer de façon importante la mortalité maternelle.» ACCÈS À LA CONTRACEPTION Faire échec aux « trois trop » VOIR PAGE A 10 : ONU VOIR PAGE A 10 : PIPELINE VOIR PAGE A 10 : ACCÈS Dopage Sharapova suspendue Page B 5 L E D E V O I R , L E M A R D I 8 M A R S 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 2 H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondante parlementaire à Ottawa U ne poignée de personnes qui avaient combattu dans un théâtre terroriste à l\u2019étranger et qui étaient revenues au Canada ont réussi à quitter à nouveau le pays pour retourner se battre.Le patron du Ser vice canadien du renseignement de sécurité (SCRS) reconnaît que, malgré toutes les lois canadiennes qui interdisent les voyages à des fins terroristes, cer tains s\u2019y adonnent encore, dont des personnes sous surveillance.À l\u2019occasion de son passage en comité sénatorial, le directeur du SCRS, Michel Coulombe, a mis à jour les chiffres concernant les Canadiens impliqués dans le terrorisme outre-mer.Ainsi, ce ne sont plus 80 personnes qui sont de retour au pays après avoir combattu à l\u2019étranger, mais bien 60.La différence s\u2019explique en par tie, a reconnu M.Coulombe, par le fait que « les gens sont revenus et sont repartis ».« Les gens reviennent et même s\u2019ils sont sous surveillance, on ne peut pas les surveiller 24 heures sur 24, sept jours par semaine.Quand les gens ont vraiment le désir de partir, même s\u2019ils n\u2019ont pas de passeport, ils vont utiliser celui d\u2019un membre de la famille, d\u2019un cousin, d\u2019un ami ou en voler un.Alors il y a plusieurs façons de quitter le pays si vraiment c\u2019est ce qu\u2019on veut faire.» Une loi interdisait déjà aux Canadiens de se rendre à l\u2019étranger avec l\u2019intention de commettre des actes terroristes et la Loi antiterroriste C- 51 adoptée par le gouvernement conser vateur l\u2019an dernier a resserré encore davantage ces dispositions.Sans compter que ces personnes ayant combattu à l\u2019étranger sont censées être sous la surveillance des autorités.Y a-t-il laxisme ?«On ne veut pas d\u2019un État policier, justifie M.Coulombe.Si le désir de partir et la volonté sont là, quitter le pays, c\u2019est toujours faisable.» Selon le directeur du SCRS, le nombre de personnes ayant un lien avec le Canada qui combattent à l\u2019étranger s\u2019élève maintenant à 180, dont une centaine se trouve en Irak ou en Syrie aux côtés du groupe État islamique.Un Canadien mort en Libye Le chef du NPD, Thomas Mulcair, voit dans ces chiffres la preuve que les autorités ont besoin de davantage de ressources.« Je pense que les lois sont une chose, mais donner les moyens aux gens qui doivent les appliquer, ces lois, c\u2019est encore plus important», a-t-il indiqué.Son homologue bloquiste, Rhéal Fortin, tempère.« C\u2019est évident qu\u2019on ne peut pas tirer de règles générales disant qu\u2019à partir du moment où on pense que tu as peut-être combattu aux côtés du présumé [groupe] État islamique, on te met en prison.» La présence de combattants canadiens aux côtés de terroristes à l\u2019étranger est encore d\u2019actualité.Cette fin de semaine, des médias ont rap- por té qu\u2019Owais Egwilla, un universitaire d\u2019Ottawa, aurait été tué en Libye.Le ministère des Af faires mondiales ne confirme pas l\u2019information, se bornant à indiquer par cour- riel être «au courant des informations selon lesquelles un Canadien serait décédé en Libye».Owais Egwilla est le fils de l\u2019ancien imam d\u2019Ottawa Abdu Albasset Egwilla.Il y a presque un an, le National Post a mis la main sur un rapport du Centre intégré d\u2019évaluation du terrorisme, qui fait partie du SCRS, faisant état d\u2019une vidéo You- Tube d\u2019août 2014 dans laquelle Abdu Albasset Egwilla « fai [t] la promotion du djihad violent en Libye».Le rapport soutient qu\u2019il a lancé à «un parterre de combattants islamistes libyens» : « le dj ihad aujourd\u2019hui es t simple et facilement accessible et ne nécessite pas de déménager comme dans le passé, pour l\u2019Afghanistan et l\u2019Irak».La loi C-51 interdit la promotion du terrorisme.La Gendarmerie royale du Canada n\u2019a pas répondu à l\u2019appel du Devoir demandant si des accusations avaient été déposées contre l\u2019ancien imam.Le Devoir TERRORISME Des combattants de retour au Canada ont réussi à repartir T oronto \u2014 Le magazine d\u2019actualités 60 Minutes, de la chaîne américaine CBS, a commis une bourde lors de la diffusion d\u2019un portrait de Justin Trudeau, dimanche soir.Le reportage, en grande partie élogieux, a été présenté en prévision de la visite du nouveau leader canadien à Washington ce jeudi, où il sera l\u2019invité d\u2019honneur de la Maison-Blanche à un grand banquet donné par le président Barack Obama.Mais le por trait de 60 Minutes comportait une erreur qui n\u2019est pas passée inaperçue aux yeux d\u2019attentifs téléspectateurs canadiens, qui ont aussitôt rapporté la gaffe sur Twitter.Plusieurs messages publiés sur le site de microblogage ont en effet souligné qu\u2019alors que le journaliste de CBS parlait des parents du premier ministre, Pierre Elliott et Margaret Trudeau, l\u2019émission a montré à l\u2019écran une vieille photo de Pierre Elliott Trudeau lors d\u2019une sortie avec l\u2019actrice Kim Cattrall en 1981.M.Trudeau n\u2019a pas immédiatement commenté l\u2019affaire, mais Mme Cattrall a semblé prendre la chose avec humour, écrivant sur Twitter.«J\u2019ai un fils qui est premier ministre du Canada?Je ne pourrais pas être plus fière.» La Presse canadienne 60 Minutes confond Margaret Trudeau avec l\u2019actrice canadienne Kim Cattrall M A R I E V A S T E L Correspondante parlementaire à Ottawa J ustin Trudeau a repris ces mots que ses prédécesseurs conservateurs n\u2019osaient plus associer.Réitérant l\u2019appui du Canada à son allié Israël, le premier ministre a par la même occasion déclaré lundi qu\u2019Ottawa n\u2019hésiterait pas pour autant à dénoncer certains gestes de l\u2019État hébreu, comme les « colonies illégales » en territoires occupés.Le gouvernement canadien n\u2019a jamais changé de position quant à la construction d\u2019habitations par Israël dans les territoires qu\u2019il occupe illégalement, selon le droit international, depuis 1967.« Le Canada ne reconnaît pas le contrôle permanent exercé par Israël sur les territoires occupés », stipulait toujours le ministère des Af faires mondiales sous Stephen Harper.Mais le premier ministre conservateur et ses ministres avaient exclu le mot « colonie » de leur vocabulaire, évitant d\u2019évoquer la situation et encore plus de la dénoncer.« Le fait est que nous adoptons une position bien plus en adéquation avec l\u2019approche traditionnelle du Canada », a indiqué le premier ministre Trudeau, en répondant à une panoplie de questions sur sa politique internationale lors d\u2019une séance de discussion organisée par le Huffington Post lundi.« C\u2019est-à-dire qu\u2019en premier lieu nous reconnaissons qu\u2019Israël est un ami, un allié [\u2026] Mais qu\u2019en même temps, nous n\u2019hésiterons pas à parler des mesures improductives, comme la poursuite des colonies illégales de peuplement.» Un changement de ton auquel s\u2019opposent toujours les conservateurs.«Bien sûr, il est important d\u2019avoir un vrai dialogue avec un allié.[\u2026] Mais que les libéraux parlent de ce que fait une partie sans parler de l\u2019état de la sécurité des Israéliens n\u2019est pas une vraie position», a déploré le porte-parole en af faires étrangères, Tony Clement, en refusant encore de parler des «colonies ».M.Trudeau a par ailleurs reconnu lundi que le retrait des CF-18 en Irak pour envoyer davantage de soldats faire de la formation sur le terrain était « probablement plus risqué » .Il n\u2019a pas précisé d\u2019échéancier aux efforts militaires; « ce n\u2019est pas une mission d\u2019une seule journée », a-t- il simplement indiqué.Et il n\u2019a pas fermé la porte à l\u2019expansion de la mission contre le groupe État is lamique jusqu\u2019en Libye : toute mission se décide «au cas par cas».En Syrie, l\u2019avenir ne pourra pas comprendre Bachar al-Assad, qui « fait par tie du problème, mais il est aussi possible qu\u2019il fasse par tie de la transition vers une solution», a affirmé le premier ministre.Souveraineté catalane Justin Trudeau a en outre été invité à se prononcer sur le droit des Catalans à déclarer leur indépendance.Il a pris soin d\u2019éviter de répondre, refusant de «dire aux autres pays comment mener leurs propres af faires ».Mais reconnaîtrait-il un vote pour la souveraineté à majorité simple?Là encore, le premier ministre a esquivé le piège politique.«Ce sera à la communauté internationale de décider.[\u2026] Je prendrai une décision au cas par cas si la question se pose réellement.Je ne me lancerai pas dans des questions hypothétiques.» Quant à la controversée vente de blindés à l\u2019Arabie saoudite, M.Trudeau a réitéré que le contrat avait été octroyé par ses prédécesseurs et que la décision n\u2019avait pas été la sienne.Mais le Canada signe des ententes avec plusieurs pays au nom de plusieurs manufacturiers, et ne peut pas être perçu comme étant un partenaire qui «déchire» un contrat s\u2019il y a un changement de gouvernement.« Cela créerait un terrible précédent.» Le mois dernier, son ministre des Af faires mondiales, Stéphane Dion, avait fait valoir, devant le Sénat, que « si nous devions résilier un contrat qui a été approuvé, il y aurait probablement des pénalités assez salées à payer par les contribuables canadiens».Le Devoir ISRAËL Les colonies en territoires occupés à nouveau dénoncées, cette fois par Justin Trudeau TIM FRASER LA PRESSE CANADIENNE Le premier ministre Justin Trudeau durant une séance ouverte de discussion, lundi à Toronto.Justin Trudeau évite autant que possible de commenter l\u2019élection américaine et les positions du coloré candidat républicain Donald Trump, à l\u2019approche de son voyage à Washington cette semaine.« Je ne vais pas me lancer dans une dispute avec Donald Trump.Mais je ne vais pas l\u2019appuyer non plus », a-t-il tranché lundi.Les Américains devraient toutefois se demander pourquoi leurs concitoyens sont autant en colère contre leur système politique et veulent à ce point faire connaître leur mécontentement en se rangeant derrière certains candidats, selon le premier ministre.Le financement politique pourrait être un élément de réponse, à son avis.Le Canada a interdit les dons d\u2019entreprises et de syndicats, et limité ceux des individus à 1500$.Ce qui a «changé complètement la structure politique [\u2026] et le pouvoir d\u2019organisations et de lobbyistes», a fait valoir M.Trudeau.«Lorsque la poussière sera retombée après le mois de novembre, peu importe ce qu\u2019il adviendra, une conversation quant au rôle du financement de campagnes électorales dans la mise en place d\u2019une démocratie qui fonctionne bien sera, je crois, nécessaire.» Le phénomène Trump, source de réflexion Le patron du Service canadien du renseignement de sécurité, Michel Coulombe, reconnaît que son organisme a utilisé les nouveaux pouvoirs conférés par la Loi antiterro- riste C-51.Le SCRS a utilisé les pouvoirs de perturbation «certainement moins de deux douzaines de fois ».Le SCRS a dû mettre en place des règles à suivre et former son personnel avant de passer à l\u2019action.Il n\u2019a commencé à utiliser ses nouveaux outils légaux qu\u2019au «début de l\u2019automne», selon M.Coulombe, qui a reconnu du même souffle qu\u2019ils seraient davantage utilisés à l\u2019avenir.Les pouvoirs de perturbation, que possèdent déjà les corps policiers, permettent aux espions canadiens de s\u2019infiltrer dans les réseaux des gens qu\u2019ils surveillent pour faire dérailler leurs activités.Ces pouvoirs sont controversés, car le SCRS, contrairement aux policiers, n\u2019a pas le mandat de procéder à des enquêtes ou de déposer des accusations.Ses activités de perturbation ne seront donc jamais mises à jour \u2014 et éventuellement contestées \u2014 dans le cadre d\u2019un procès.«On a seulement utilisé les mesures de réduction de la menace qui ne nécessitent pas un mandat d\u2019un juge», a tenté de rassurer M.Coulombe.Une autorisation d\u2019un juge n\u2019est exigée que si les espions envisagent de poser des gestes illégaux.Le C-51 utilisé par le SCRS L E D E V O I R , L E M A R D I 8 M A R S 2 0 1 6 ACTUALITES A 3 L a CAQ a hérité de son ancêtre adéquiste un certain talent pour lancer ou recycler des idées qui, à défaut de faire augmenter ses intentions de vote, font parler d\u2019elle et contribuent à nourrir le débat public, qu\u2019il s\u2019agisse de l\u2019évaluation des enseignants ou encore du test de valeurs québécoises qu\u2019elle proposait d\u2019imposer aux immigrants.Reprenant à son compte une proposition faite par Bernard Drainville durant la récente course à la chefferie, mais que le PQ n\u2019a pas soutenue depuis, le député de Lévis, François Paradis, suggère maintenant d\u2019interdire aux médecins la possibilité de s\u2019incorporer et de consacrer les sommes que l\u2019État pourrait récupérer au développement des soins à domicile, qui demeurent nettement sous-financés malgré toutes les belles promesses.La réaction du corps médical n\u2019a pas tardé.Si le droit à l\u2019incorporation a été accordé aux médecins en 2007 par le ministre de la Santé de l\u2019époque, Philippe Couillard, « c\u2019était par principe d\u2019équité par rap- por t aux médecins du reste du Canada, qui peuvent s\u2019incorporer depuis longtemps, mais aussi par principe d\u2019équité par rappor t aux autres professionnels », a fait valoir la Fédération des omnipraticiens du Québec, qui avait d\u2019ailleurs encouragé ses membres à se prévaloir de cette possibilité pour payer moins d\u2019impôt.Le sang corporatiste du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, n\u2019a fait qu\u2019un tour.«C\u2019est de la stigmatisation, de la petite politique de bas étage.C\u2019est sectaire.C\u2019est honteux de proposer ça [\u2026] On ne va pas commencer à faire des sous-catégo- ries de citoyens», s\u2019est-il indigné.En décembre dernier, Bernard Drainville avait lancé à la blague que la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) n\u2019aurait pas dû verser une indemnité de départ de plus d\u2019un million à son président sor tant puisqu\u2019il continuait à travailler pour elle.En rétrospective, force est de reconnaître que c\u2019était un excellent investissement.?Revenu Québec lui ayant refusé l\u2019accès à ses données, la CAQ s\u2019en est remise à l\u2019évaluation faite en 2014 par la chaîne Argent et le magazine Santé inc., qui évaluaient à 150 millions les sommes qui échappaient au fisc en raison de l\u2019incorporation des médecins.Un chiffre qu\u2019il faudrait vraisemblablement réviser à la hausse et qui sera appelé à augmenter au fur et à mesure que cette échappatoire, qu\u2019utilisent déjà près de la moitié des médecins, deviendra la règle.Deux sociétés de gestion en placements pour les médecins estimaient l\u2019an dernier que l\u2019incorporation pouvait leur permettre d\u2019épargner jusqu\u2019à 20 000$ en moyenne par année.Le taux d\u2019imposition des sociétés est très inférieur à celui des particuliers et il est possible d\u2019attribuer une partie des revenus à des membres de sa famille.Tout cela est parfaitement légal, mais il est permis de se demander pourquoi il faut consentir un tel avantage à des gens qui ont un employeur unique, c\u2019est-à-dire l\u2019État, et qui ne sont pas soumis aux aléas du marché au même titre que la plupart des entreprises.François Paradis a déclaré avoir bon espoir que les médecins québécois renoncent volontairement à ce privilège, mais ils ne nous ont pas habitués à un tel désintéressement.Dans son essai intitulé Un médecin se confie (2014), le docteur Serge Daneault disait ressentir « une petite gêne » devant les exigences salariales de ses confrères, mais elle ne semble guère contagieuse.De toute évidence, M.Barrette n\u2019en éprouve aucune.?Le ministre nie que les médecins québécois, en particulier les spécialistes, soient aujourd\u2019hui mieux rémunérés que leurs confrères canadiens, qui lui servaient toujours de barème à l\u2019époque où il présidait la FMSQ, mais il n\u2019a toujours pas démontré en quoi l\u2019Institut canadien d\u2019information sur la santé a erré dans les calculs qui lui ont permis d\u2019arriver à cette conclusion.Il n\u2019a pas davantage expliqué au nom de quel principe il est justifié que la rémunération des médecins québécois n\u2019ait cessé d\u2019augmenter au cours des dernières années par rapport à ce qu\u2019on a observé dans le reste du pays, où le coût de vie est notoirement plus élevé, alors que celle des salariés québécois a suivi la courbe inverse.Qui plus est, sous prétexte de les encadrer, la loi 20 a légalisé au profit des médecins l\u2019imposition des « frais accessoires » que les usagers québécois devront payer de leur poche, même si cela contrevient aux dispositions de la Loi canadienne sur la santé.C\u2019était une erreur de concéder aux médecins le droit à l\u2019incorporation, comme si la pratique de la médecine était une simple business comme une autre.À défaut de leur retirer cet avantage, un minimum d\u2019équité envers les contribuables moins fortunés exigerait qu\u2019il soit pris en compte quand viendra le temps de renégocier leurs conditions de travail.mdavid@ledevoir.com Une simple business MICHEL DAVID Le sang corporatiste du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, n\u2019a fait qu\u2019un tour A L E X A N D R E S H I E L D S à Lévis L es audiences du BAPE sur le pipeline de TransCanada ont débuté lundi soir dans une certaine tension, alors que des opposants ont interrompu pendant quelques minutes la présentation du projet livrée par des représentants de la pétrolière.Plusieurs citoyens ont d\u2019ailleurs critiqué vivement le processus d\u2019évaluation du projet, qui ne respecterait pas les dispositions de la Loi sur la qualité de l\u2019environnement.Des citoyens opposés au projet de pipeline ont ainsi scandé « TransCanada ne passera pas», tout en dénonçant le transport de pétrole des sables bitumineux sur le territoire québécois.Deux personnes ont déroulé une banderole sur laquelle on pouvait lire : « Même si le gouvernement donne les permis, ce sont les communautés qui donnent la permission.» La séance du Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE) a d\u2019ailleurs été interrompue pendant une vingtaine de minutes, interruption au cours de laquelle des opposants et des partisans du projet ont échangé quelques propos parfois acerbes.Le directeur général de Nature Québec, Christian Simard, ne s\u2019étonne pas d\u2019une telle situation.Il souligne ainsi qu\u2019il existe « des frustrations bien réelles » par rapport au processus d\u2019évaluation québécois du pipeline Énergie Est.« Il ne faut pas oublier que le processus est contesté en Cour supérieure, justement parce qu\u2019il ne respecte pas la Loi sur la qualité de l\u2019environnement », a-t-il souligné.«On comprend mal comment le BAPE a pu accepter un mandat tronqué», a ajouté M.Simard.En vertu de la Loi sur la qualité de l\u2019environnement, tout projet de pipeline de plus de deux kilomètres construit au Québec doit passer par un processus d\u2019étude qui impose au promoteur de déposer un avis de projet, mais aussi une étude d\u2019impact avant le début du BAPE.Le vice-président d\u2019Énergie Est pour le Québec, Louis Bergeron, a toutefois profité de sa présentation lundi pour répéter que le pipeline serait soumis uniquement à la réglementation fédérale.Une af firmation d\u2019ailleurs inscrite dans la présentation du projet qui sert de base aux audiences du BAPE.M.Bergeron a par ailleurs réitéré que le projet de pipeline constitue une « opportunité » de remplacer les importations de pétrole dans l\u2019est du Canada.Quel pourcentage du pétrole, parmi les 1,1 million de barils par jour, pourrait être raffiné au Québec, a demandé Christian Simard ?« Il existe un déficit de 100 000 à 150 000 barils par jour au Québec », a simplement indiqué M.Bergeron.Le reste serait et transporté et raf finé à l\u2019extérieur de la province.Selon TransCanada, le pétrole des sables bitumineux pourrait être expor té vers les États-Unis, l\u2019Europe et l\u2019Inde.Le vice-président d\u2019Énergie Est a également af firmé que le projet émettrait peu de gaz à effet de serre, contrairement au transport par train.Une affirmation réfutée par Jacques Té- treault, qui a profité de la période de questions pour affirmer que le pipeline Énergie Est « favorisera une augmentation des gaz à ef fet de serre».Selon une étude de l\u2019Institut Pembina, la production de pétrole qui coulera dans le tuyau devrait générer 32 millions de tonnes de gaz à ef fet de serre par année.Le BAPE doit d\u2019ailleurs consacrer deux séances à la question des gaz à effet de serre.M.Bergeron a en outre essuyé plusieurs critiques de la part d\u2019intervenants qui ont dénoncé la teneur de ses réponses, les qualifiant parfois de « demi-vérités ».« TransCanada s\u2019est gardée de mentionner que le projet permettra une expansion massive de la production de pétrole dans l\u2019Ouest et que 80 à 90 % du pétrole transporté sera exporté sur les marchés internationaux.La présentation de TransCanada relevait plus d\u2019un exercice de relations publiques que d\u2019une volonté d\u2019informer la population », a déploré le porte-parole de la campagne climat de Greenpeace, Patrick Bonin.M.Bonin a également qualifié d\u2019« indécente» l\u2019idée de présenter un « choix » dans les modes de transport, soit entre les trains et les pipelines.«Le véritable choix n\u2019est pas entre les pipelines et les trains, mais bien entre être complices de l\u2019expansion du pétrole le plus sale au monde ou devenir un leader des alternatives vertes qui nous permettraient de nous libérer du pétrole d\u2019ici 35 ans comme la science climatique l\u2019exige.» Les audiences du BAPE sur le projet de pipeline se poursuivent ce mardi.Le Devoir Les audiences du BAPE sur le projet Énergie Est débutent dans la tension R O B E R T D U T R I S A C Correspondant parlementaire à Québec L a nouvelle politique de l\u2019immigration, présentée lundi par la ministre de l\u2019Immigration, de la Diversité et de l\u2019Inclusion, Kathleen Weil, fait miroiter les avantages de hausser de 50 000 à 60 000 le nombre d\u2019immigrants reçus annuellement au Québec.« Selon les perspectives démographiques, à par tir d\u2019un niveau de 60 000 personnes immigrantes admises annuellement, le Québec éviterait un recul de sa population en âge de travailler en dessous de son niveau de 2011 » alors qu\u2019avec le maintien du seuil d\u2019immigration actuel de 50 000 nouveaux arrivants par année, « la taille de la population en âge de travailler connaîtrait un recul marqué entre 2016 et 2031, entraînant une rareté de main-d\u2019œuvre, particulièrement dans cer taines régions et secteurs d\u2019activité », peut-on lire dans le document de 61 pages décrivant la nouvelle politique d\u2019immigration du Québec et accompagné d\u2019une stratégie d\u2019action 2016- 2021.Dévoilé en mars 2015, le Plan économique du gouvernement Couillard prévoyait consacrer 42,5 millions de dollars en cinq ans à cette stratégie.En février, lors de la consultation en commission parlementaire por tant sur le projet de loi 77 qui refonde la Loi sur l\u2019immigration adoptée en 1991, des part icipants, notamment l \u2019économiste Pierre Fortin, mettaient en garde le gouvernement contre une hausse des seuils d\u2019immigration qui pourrait s\u2019avérer « destructive » pour la cohésion sociale, tout en ne présentant pas d\u2019avantages économiques pour la population d\u2019accueil.La politique d\u2019immigration dévoilée lundi insiste plutôt sur le « rôle important [de l\u2019immigration] pour accroître la prospérité du Québec ».Distincte de la politique, la consultation sur les seuils d\u2019immigration triennaux doit se tenir plus tard cette année.Entre sélection et besoins La nouvelle politique préconise de mettre en place « un système d\u2019immigration novateur qui permettra une adéquation optimale entre la sélection et les besoins du marché du travail », a déclaré la ministre Kathleen Weil en conférence de presse à Montréal.Le projet de loi 77 permet l\u2019implantation de ce nouveau système reposant sur une déclaration d\u2019intérêt de la part des candidats à l\u2019immigration dite «économique», c\u2019est-à- dire les candidats choisis par Québec.« Il mettra fin au principe du premier arrivé, premier servi », a souligné la ministre.Les délais imposés au candidat avant son arrivée au pays, variant de un à quatre ans à l\u2019heure actuelle, passeront de trois à six mois, a promis Kathleen Weil.Le gouvernement Couillard entend accentuer ses efforts pour recruter des immigrants parmi les étudiants étrangers et les travailleurs temporaires.Un peu moins du quart de ces étudiants et travailleurs décident de s\u2019établir au Québec, une proportion que la ministre souhaite augmenter substantiellement.La moitié des étudiants étrangers souhaitent immigrer au Québec, a signalé la ministre, citant un sondage commandé par Montréal International.Kathleen Weil a présenté la connaissance du français comme « la clef de voûte de la réussite de la participation économique et sociale des personnes immigrantes ».Le Québec sélectionne une majorité d\u2019immigrants qui connaissent le français.Entre 1990 et 1994, ils étaient 35,1 % de l\u2019ensemble des immigrants reçus contre 61,3 % entre 2010 et 2014, a-t-elle mentionné.L\u2019immigration est « une contribution à la vitalité du français » au Québec.Les cours de français destinés aux immigrants seront mieux adaptés aux besoins particuliers des immigrants.Tout immigrant, quelle que soit sa date d\u2019admission au Québec, aura droit à des cours à temps partiel.Avec La Presse canadienne Le Devoir POLITIQUE D\u2019IMMIGRATION Québec met en avant les avantages d\u2019accueillir plus d\u2019immigrants RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR Les audiences du Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement sur l\u2019oléoduc Énergie Est, qui s\u2019ouvraient lundi soir à Lévis, ont été interrompues durant une quinzaine de minutes par des manifestants venus signifier leur opposition au projet.JACQUES NADEAU LE DEVOIR La ministre de l\u2019Immigration, de la Diversité et de l\u2019Inclusion, Kathleen Weil, a présenté lundi à Montréal la nouvelle politique d\u2019immigration, à laquelle une somme de 42,5 millions sur cinq ans est rattachée. L E D E V O I R , L E M A R D I 8 M A R S 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 4 Pour annoncer, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou edevarennes@ledevoir.com CHOISISSEZ MAINTENANT ! CAMPS.QC.CA Camp de vacances \u2022 Camp de jour \u2022 Camp familial \u2022 176 expériences diff érentes #MONSALESIEN 135, rue Don Bosco Nord, Sherbrooke Camp Vivre l\u2019anglais! Du 3 au 23 juillet 2016 Programme intensif d\u2019immersion anglaise lesalesien.com En librairie, en kiosque et sur revueliberte.ca La Terre : une ressource ?Liberté no 311 dans ce numéro Habiter ou e xploiter le m onde?L\u2019environne ment, de la culture au p olitique Suzanne Bet h, Gabriel Na deau-Dubois , Julia Posca, Yvon Rivard liberté ART & POLITIQU E | NO 311 | PRI NTEMPS 2016 | 12 $ I S A B E L L E P O R T E R à Québec L e retour d\u2019une équipe de hockey à Québec « n\u2019est pas pour demain matin», a déclaré lundi le président du conseil d\u2019administration de Québecor, Brian Mulroney, mais la ville demeurerait en haut de la liste.« On travaille bien avec la Ligue nationale de hockey, et le dossier avance tranquillement pas vite, mais on avance comme il se doit », a déclaré l\u2019ex-premier ministre en entrevue à l\u2019émission de radio Normandeau-Duhaime.« Est- ce que ce sera pour demain matin ?Non, je pense que non.Mais je pense qu\u2019on est haut placés sur la liste de candidatures importantes à retenir à l\u2019avenir » , a-t - i l af firmé.M.Mulroney a reconnu que la valeur actuelle du dollar canadien constituait une embûche importante.« C\u2019est un défi extraordinaire pour le Québec, mais également pour tout le Canada vis-à-vis des États-Unis, a déclaré M.Mulroney.Il faut composer avec cette réalité.» L\u2019ancien joueur Georges La- raque avait créé des remous en après-midi quand il a affirmé au micro du 91,9 Sport que Québec était exclue d\u2019une éventuelle expansion.Il a prétendu que l\u2019Association des joueurs de la LNH aurait été avisée de l\u2019information.La ligue s\u2019est empressée de démentir l\u2019information.Dans un communiqué, le commissaire adjoint du circuit a affirmé que le processus suit son cours.«Aucune décision finale n\u2019a été prise et la ligue ou le comité exécutif n\u2019a fait ou transmis aucune recommandation que ce soit à l\u2019Association des joueurs ou au bureau des gouverneurs de la LNH » , a déclaré Bill Daly, ajoutant que la ligue n\u2019a pas l\u2019intention de commenter davantage le dossier.Régis Labeaume attaqué En fin de journée, l\u2019opposition à la ville de Québec est revenue sur les propos de M.Mulroney pour critiquer le maire.« Le maire ne peut pas nier que c\u2019est une promesse qu\u2019il avait faite.Il avait dit aux gens de Québec : on veut le retour des Nordiques et on va tout faire pour qu\u2019il y ait le retour des Nordiques.» La conseillère Anne Gué- rette a ajouté que son groupe disait «depuis le début» que le projet d\u2019amphithéâtre était un « pari hautement risqué».Invité à réagir, le maire Labeaume a demandé aux journalistes de s\u2019en remettre aux propos de M.Mulroney.« M.Mulroney m\u2019informe et, écoutez, le dossier est dans la cour de Quebecor, appelez-les », a-t-il dit.Il a ajouté que la lenteur du processus ne l\u2019inquiétait pas.« Je ne suis pas inquiet de nature.L\u2019important, c\u2019est que l\u2019amphithéâtre fonctionne.Ça va très bien, on est très contents.» Déjà en janvier, en marge du match des étoiles, le commissaire Gary Bettman avait fait savoir que le comité exécutif du conseil d\u2019administration n\u2019était pas prêt à faire des recommandations relativement aux candidatures de Québec et de Las Vegas, et qu\u2019aucune décision ne serait prise avant encore plusieurs mois.S\u2019étant alors fait demander si la faiblesse du dollar canadien pourrait jouer contre la candidature de Québec, le commissaire de la LNH avait répondu par la négative.Avec La Presse canadienne Le Devoir ÉQUIPE DE HOCKEY Québec doit attendre, dit Brian Mulroney La Vieille Capitale serait toujours «haut placée» dans la liste des villes candidates A N N A B E L L E C A I L L O U Les policiers devraient bénéficier d\u2019une meilleure formation en santé mentale et d\u2019un plus grand accès à des pistolets Taser.C\u2019est ce qui ressort des 14 recommandations du rapport de l\u2019enquête publique sur la mort de l\u2019itinérant Alain Magloire.L\u2019intervention policière du 3 février 2014 lors de laquelle Alain Magloire a été abattu par un agent du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) «a été correcte, mais sans plus », écrit le coroner Luc Malouin, qui présidait l\u2019enquête publique.«La communication était clairement déficiente entre les policiers et M.Magloire.Ça ne donne rien de crier, on l\u2019a bien vu», lance-t-il en entrevue au Devoir.Les policiers auraient dû rapidement demander l\u2019aide de services médicaux ainsi qu\u2019un Ta- ser, croit-il.« Ils ont juste demandé du renfort sur les ondes, ils n\u2019ont pas eu le bon réflexe.» À ses yeux, la situation aurait été bien différente si les agents du SPVM avaient été mieux préparés à une telle situation.Il recommande ainsi au ministère de l\u2019Éducation et à celui de la Sécurité publique de revoir la formation des policiers au niveau collégial et à l\u2019École nationale de police de Nicolet, en axant davantage sur les problèmes en santé mentale.« Ça s\u2019apprend l\u2019empathie, baisser la voix pour aider la personne en détresse.Il faut leur apprendre à mieux communiquer et à mieux gérer leur stress», explique le coroner.Il estime primordial qu\u2019un agent RIC (réponse en intervention de crise) soit présent dans chaque voiture de patrouille.«À terme, il faudrait les former tous, mais ça se fera peut-être plus tard.» À ses yeux, les policiers devraient également obtenir une formation tout au long de leur carrière.«Les avocats, les médecins, les mécaniciens, ils ont tous une formation continue pour être plus per formants, être à jour dans les nouvelles technologies et les nouvelles découvertes.Pourquoi on ne fait pas pareil avec les policiers?La société évolue autour d\u2019eux, il y a plus de problèmes d\u2019itinérance, de personnes avec des maladies mentales, des personnes vieillissantes aussi, sa- vent-ils comment leur parler?», s\u2019interroge-t-il.Le coroner recommande également au SPVM d\u2019augmenter le nombre d\u2019armes à impulsion électrique sur le terrain.D\u2019après son rapport, on compte à l\u2019heure actuelle 75 pistolets Taser à Montréal, dont 33 seulement sur le terrain, alors que d\u2019autres villes canadiennes en détiennent beaucoup plus : 600 à Toronto, 200 à Vancouver, et 168 à Calgary.«Si les patrouilleurs avaient eu un Taser cela aurait pu neutraliser M.Magloire avant de devoir faire feu», croit Me Malouin.À travers son enquête, il a également pu constater les failles du système de santé.«M.Magloire a rencontré trois professionnels de la santé dans les derniers mois de sa vie.Mais il n\u2019y a eu aucune communication entre eux, car il n\u2019avait pas de dossier.Avec un dossier complet, le dernier médecin aurait pu mieux évaluer les problèmes de M.Magloire», pense-t-il.Le coroner recommande ainsi au ministère de la Santé et des Services sociaux la création d\u2019une clinique de santé urbaine pour venir en aide aux itinérants et aux personnes souffrant de maladies mentales.Pierre Magloire content De son côté, le frère d\u2019Alain Magloire, Pierre Magloire, s\u2019est dit «content » des recommandations de Me Malouin.«Les policiers devraient adopter une approche plus humaniste plutôt qu\u2019une attitude contrô- lante et autoritaire.Si ça ne fonctionne pas, là le Taser peut entrer en compte, et Alain serait encore en vie», confie-t-il.M.Magloire reste toutefois sceptique.« Est-ce que le gouvernement va donner les ressources nécessaires pour les formations ?On le voit, l\u2019éducation n\u2019est pas sa priorité, c\u2019est plutôt les coupures.» Joint lundi soir par Le Devoir, le SPVM n\u2019a pas été en mesure de commenter les recommandations de Me Malouin.Le SPVM devrait toutefois réagir dans la journée de mardi.Le Devoir MORT D\u2019ALAIN MAGLOIRE Le coroner appelle à une meilleure formation policière et à davantage de Taser ASSOCIATED PRESS Le coroner recommande notamment au SPVM d\u2019augmenter le nombre d\u2019armes à impulsion électrique sur le terrain.Alain Magloire Brian Mulroney L E D E V O I R , L E M A R D I 8 M A R S 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 5 FAIRE DU BIEN, C\u2019EST PAYANT.goALGO.ca 514 381-2546 Mesdames, participer à de futures études cliniques pourrait vous faire obtenir jusqu\u2019à 5 000 $.FINIE LA MÉNOPAUSE?JACQUES NADEAU LE DEVOIR Au total, le projet « Îlot apparts» compte 374 logements.K A R L R E T T I N O - P A R A Z E L L I L es logements en construction dans l\u2019édifice qui devait devenir l\u2019îlot Voyageur ne sont pas à la portée de toutes les bourses et ne permettront pas de répondre au criant besoin de résidences étudiantes abordables dans le Quartier latin, déplore l\u2019organisme UTILE.Le Groupe Aquilini, qui a fait l\u2019acquisition de la structure inachevée en 2013, a récemment fait connaître le prix de location des unités qui accueilleront leurs premiers occupants dès le 1er juillet.Au total, le projet « Îlot ap- parts» compte 374 logements : le studio est offert à partir de 800 $ par mois, tandis que les appartements avec une chambre (à partir de 1500$/mois) et deux chambres (2200$/mois) sont plus onéreux.Lorsque Québec a cédé l\u2019édifice au Groupe Aquilini il y a trois ans pour la somme de 45,5 millions de dollars, la première ministre de l \u2019époque, Pauline Marois, avait souligné la volonté du promoteur d\u2019of frir des logements à prix « abordables ».« Je pense qu\u2019un appartement climatisé et chauf fé en plein cœur du centre-ville, à ce prix- là, ce n\u2019est pas si cher», affirme aujourd\u2019hui au Devoir le vice- président aux opérations du Groupe Aquilini, Jocelyn La- fond.« Notre projet n\u2019est pas seulement pour les étudiants, il vise tout le monde», dit-il.Manque de chambres L\u2019Unité de travail pour l\u2019implantation de logement étudiant (UTILE), un organisme à but non lucratif qui vise le développement et la promotion du logement étudiant au Québec, juge que ni la super ficie des unités ni leur prix ne répondent aux besoins des étudiants.Le coordonnateur général de l\u2019organisme, Laurent Levesque, ne blâme pas le promoteur privé, qui peut développer son projet comme il l\u2019entend.Il constate cependant que le problème de manque de logements étudiants dans le Quartier latin demeure entier.« Ça ne répond pas aux besoins de logements étudiants que le projet de l\u2019îlot Voyageur devait combler», dit-il.Lorsque l\u2019UQAM a lancé le projet de l\u2019îlot Voyageur en 2005, le quadrilatère situé au coin de la rue Berri et du boulevard De Maisonneuve devait effectivement accueillir un pavillon, un immeuble de bureaux et des résidences étudiantes.«Montréal se veut une métropole universitaire, mais il n\u2019y a pas assez de ressources pour accueillir les étudiants », poursuit M.Levesque.Selon une étude commandée en 2014 par l\u2019UTILE, il manque plus de 4000 chambres offertes à prix abordable pour répondre aux besoins des étudiants montréalais.« Pour répondre en partie à ce besoin immédiat en logement étudiant, l\u2019UTILE travaille sur des solutions originales », a fait savoir l\u2019organisme par voie de communiqué.De son côté, le Groupe Aqui- lini est satisfait de la réponse des locataires potentiels.Son projet « Îlot apparts » compte déjà 35 réser vations pour le 1er juillet, se réjouit Jocelyn Lafond.« La demande est là, c\u2019est incroyable, s\u2019exclame-t-il.Jusqu\u2019à maintenant, la réponse est au-delà de nos attentes.» Le Devoir ÎLOT VOYAGEUR Le problème du logement étudiant demeure entier dans le Quartier latin I S A B E L L E P O R T E R à Québec I l n\u2019y aura pas de cuisine de rue cet été à Québec parce que l\u2019administration Labeaume veut ménager les restaurants qui traversent une période difficile.Or, le maire ouvre la porte à un projet-pilote à l\u2019été 2017.«Il n\u2019y en aura pas l\u2019été prochain, mais probablement l\u2019autre été, a déclaré le maire Labeaume avant la séance du conseil municipal lundi soir.Les food trucks, c\u2019est incontournable, on sait tout ça, c\u2019est juste que ce n\u2019est pas si simple», a-t-il déclaré.Contrairement à Montréal, la Ville de Québec a toujours interdit la cuisine de r ue, mais la pression sur le maire augmente pour qu\u2019il révise sa politique.La semaine dernière, une jeune résidante de Québec a lancé une pétition qui a récolté plus de 4300 signatures pour l\u2019y pousser.Or, l \u2019administrat ion La- beaume veut ménager les restaurateurs pour qui « c\u2019est une année très dif ficile », a-t-il dit.« L\u2019idée là-dedans, c\u2019est de rester solidaire de ceux qui existent qui en arrachent.» Les 700 restaurants accrédités sur le territoire de la ville emploient entre 15 et 20 000 personnes, a-t-il souligné.Parmi eux, 17 % se trouvent dans des secteurs dits « contingentés » parce qu\u2019ils comptent trop d\u2019établissements.«Ce n\u2019est pas si simple que ça parce que là où voudraient [s\u2019installer] les food trucks, on ne peut pas ajouter d\u2019autres restaurants.Depuis qu\u2019on est arrivés que c\u2019est contingenté.» Les secteurs contingentés sont le Vieux-Québec, le Vieux-Port, Place-Royale et la Grande Allée.La vice-présidente du comité exécutif, Julie Lemieux, a fait savoir par ailleurs qu\u2019elle menait une réflexion élargie sur le sujet et n\u2019excluait pas de mettre un terme au contingentement.Le Devoir Cuisine de rue à Québec : le maire Régis Labeaume ouvre la porte pour 2017 L a Fédération autonome de l\u2019enseignement (FAE) demande « l\u2019intervention d\u2019un Conseil de médiation, tant sur les enjeux sectoriels qu\u2019intersectoriels » du renouvellement de leur convention collective.« La FAE continuera de proposer des solutions concrètes dans le cadre de la négociation actuelle pour y parvenir.La FAE ne peut baisser les bras devant l\u2019état lamentable dans lequel nos gouvernements successifs ont placé les écoles publiques » a déclaré par voie de communiqué Sylvain Mallette, président de la FAE.De plus, la Fédération, qui représente 34 000 ensei - gnants, demande la tenue d\u2019une rencontre avec les ministres du Conseil du trésor, Sam Hamad, et de l\u2019Éducation, Sébastien Proulx, ainsi qu\u2019avec les chefs des par tis d\u2019opposition.Le gouvernement avait posé un ultimatum jusqu\u2019à hier lundi au syndicat des enseignants afin de reconsidérer leur proposition soumise en janvier dernier.L\u2019of fre était principalement fondée sur l\u2019entente de principe conclue avec le Front commun intersyndical, dont la FAE ne fait pas partie.Le Devoir NÉGOCIATIONS Les enseignants demandent une médiation A L E X A N D R E R O B I L L A R D à Québec L es dirigeants de la société Pétrolia rencontreront le premier ministre Philippe Couillard mercredi, a indiqué lundi l\u2019entreprise.Le président de Pétrolia, Alexandre Gagnon, avait augmenté la pression sur le premier ministre Couillard la semaine dernière.Le gouver nement est un partenaire financier dans une coentreprise dont le mandat est d\u2019explorer un gisement d\u2019hydrocarbures sur Anti- costi.M.Couillard s\u2019était engagé en février à rencontrer rapidement les dirigeants de l \u2019entreprise, sans donner suite à cette déclaration.Pétrolia a indiqué lundi que M.Gagnon par ticipera ce mercredi à une réunion avec M.Couillard, à son cabinet, à une heure qui restait à confirmer.Lundi dernier, M.Gagnon avait enjoint à M.Couil- lard de joindre le geste à la parole « prestement », concernant le projet d\u2019exploration pétrolière sur l\u2019île d\u2019Anticosti.Dans sa lettre datée du 29 février, M.Gagnon avait affirmé que cette rencontre pourrait dissiper la « confusion » et les « incertitudes » provoquées par les prises de position publiques de M.Couillard contre les forages avec fracturation hydraulique.Après avoir exprimé son intention de « tout faire » pour empêcher la fracturation hydraulique sur Anticosti, au début du mois de février, M.Couillard a déclaré que les fonctionnaires, qui doivent évaluer les demandes d\u2019autorisations réglementaires, « feront ce qu\u2019on leur dira » .M.Couillard a plaidé que le gouvernement péquiste est responsable de la par ticipa- tion financière de l\u2019État, annoncée en 2014, dans une co- entreprise d\u2019exploration, Hydrocarbures Anticosti, mais des documents ont démontré que le projet avait été lancé alors que les libéraux de Jean Charest étaient au pouvoir, en 2012.Distances Lors du sommet de Paris sur les changements climatiques, en décembre, M.Couil- lard avait commencé à prendre ses distances du projet d\u2019exploration sur Anticosti.En février, Pétrolia a déposé une demande d\u2019autorisation réglementaire afin d\u2019amorcer la deuxième étape du programme d\u2019exploration, qui nécessite le recours à la fractura- tion hydraulique, une méthode d\u2019exploration controversée qui nécessite l\u2019injection de produits chimiques dans le sol.M.Couillard a répété à de nombreuses reprises que l\u2019autorisation de poursuivre des travaux sera analysée sur la base de son impact sur l\u2019hydrogéologie de l\u2019île d\u2019Anticosti.Par ai l leurs, le chef ca- quiste, François Legault, favorable au développement des hydrocarbures sur Anti- costi, devait rencontrer les dirigeants de Pétrolia, à sa demande, lundi.La Presse canadienne ANTICOSTI Pétrolia obtient sa rencontre avec le gouvernement L E D E V O I R , L E M A R D I 8 M A R S 2 0 1 6 J O U R N É E I N T E R N A T I O N A L E A 6 LES PET ITES ANNONCES AVIS DE DÉCÈS DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.NOUVEAU - ROSEMONT 4 1/2 sur Place Beaubien.Belle luminosité.Secteur paisible avec terrasse.820 $ 514-255-0347 OUTREMONT - 5, Vincent d'Indy 11/2, 31/2, 41/2, Penthouse 51/2, rénovés, près métro, UdeM.Poêle/frigo.Chauffé, eau chaude.Ascenceur.514 737-8055 514 735-5331 OUTREMONT - 7 1/2 Sur Wiseman, h-duplex, semi-meu- blé, entièrement rénové, métro.1 500 p.c + rangement au s-sol.LIBRE.2 600 $ 514-503-6542 ROSEMONT - 3 1/2 - H-triplex Rénové, ?nition qualité.Jeanne- d'Arc & Mont-Royal.Lumineux, 2 balc., près métro Pie-IX.JUIL.790 $.À VOIR ! 514-899-1031 564 DÉCORATION INTÉRIEURE 564 DÉCORATION INTÉRIEURE 564 DÉCORATION INTÉRIEURE 160 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER 160 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER OUTREMONT 445 St-Joseph Ouest, près Laurier Immeuble béton, ascenseurs Chauffé, eau chaude et électroménagers inclus.Garages intérieurs 125 $/mois SURINTENDANT 514-276-5949 4½ (petit) 1 400 $/mois 4½ 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Mont-Royal Est Votre PME paie trop cher ses télécommunications?Me Julien Valois-Francoeur 514-667-4860 170 HORS FRONTIÈRES EUROPE À LOUER 307 LIVRES ET DISQUES 515 INFORMATIQUE ET BUREAUTIQUE AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.LE DEVOIR ne sera pas respon sable des erreurs répétées.Merci de votre attention.LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 À 17H00 Pour placer, modi?er ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l?édition du lendemain.Téléphone: 514-985-3322 Télécopieur: 514-985-3340 petitesannonces@ledevoir.com Conditions de paiement : cartes de crédit r r s TM Pour une publication section décès dans Le Mémoriel 1855, rue Du Havre Montréal Qc H2K 2X4 Télé: 514 525-1149 Téléc.: 514 525-7999 necrologie@lememoriel.com Par téléphone, télécopieur ou par courriel Dimanche à vendredi : 10h à 12 h et de 13h à 17h00 (comptoir à la clientèle fermé le dimanche) Samedi : fermé Heure de tombée 15h15 I S A B E L L E P A R É E n ce 8 mars, pas moins de 170 femmes appellent, dans une lettre publique, la société à se tourner vers un féminisme moins passéiste, plus ouvert aux réalités modernes de la diversité culturelle, sexuelle et religieuse.Cette lettre, signée par plusieurs personnalités et militantes féministes connues, dont l\u2019ex-prési- dente de la Fédération des femmes du Québec Alexa Conradi, Cathy Wong, Anne Lagacé Dowson, Martine Delvaux et plusieurs autres pro- fesseures et intellectuelles, s\u2019inscrit en faux contre une certaine vision «traditionaliste» du féminisme.Une vision incarnée récemment, disent- elles, par plusieurs des instigatrices du Sommet des femmes.«L\u2019initiative est née de femmes qui se questionnent sur le féminisme d\u2019au- jourd\u2019hui.Elles veulent un féminisme moderne, plus ouvert, qui travaille avec les groupes qui sont sur le terrain et doivent prendre en compte la diversité.Les femmes p.-d.g., les femmes immigrantes, musulmanes, noires ou autochtones ne vivent pas les mêmes réalités.Toutes ces voix doivent être entendues », a expliqué au Devoir l\u2019une des signataires, avant que la lettre ne soit rendue publique.Pour plusieurs, le Sommet des femmes, tenu le 4 mars à Montréal pour souligner notamment le 75e anniversaire de l\u2019obtention du droit de vote des femmes, est devenu le symptôme d\u2019un féminisme peu rassembleur et déconnecté de la réalité vécue par plusieurs groupes de femmes sur le terrain.Selon certaines des signataires interrogées par Le Devoir, la lettre collective résulte d\u2019une division qui déchire depuis des années le mouvement féministe sur la question de la diversité religieuse.Une déchirure née dans la foulée du débat lancé sur les accommodements raisonnables, puis exacerbée par ceux qui ont suivi sur la Char te des droits et le por t de signes religieux.La négation de cette diversité des points de vue par une certaine frange du mouvement féministe a notamment placé en porte-à-faux plusieurs militantes et associations féministes qui travaillent quotidiennement à mieux faire valoir les droits de femmes musulmanes, notamment, et de toutes origines culturelles ou religieuses confondues.Plusieurs des femmes signataires ont d\u2019ailleurs brillé par leur absence la semaine dernière lors de ce sommet, dont Lise Payette, ex-ministre péquiste et chroniqueuse au Devoir, et Martine Desjardins, figure médiatique de la crise étudiante de 2012 et ex-candidate du PQ dans Groulx, étaient les porte-étendard.L\u2019événement, qui devait être une célébration collective, a été perçu comme sélectif et peu porté par une réelle démarche de mobilisation, affirme la lettre.Des militantes auraient en sus exprimé un certain malaise face au parti pris politique de l\u2019événement, que cer taines jugeaient « teinté politiquement ».Enfin, la lettre déplore au passage les récentes bourdes de la ministre Lise Thériault qui, la semaine dernière, se réclamait d\u2019un féminisme individuel.Un féminisme qui, en plus de refuser de se nommer clairement, laissait supposer que l\u2019avancement des femmes dépend d\u2019un « leadership féminin», et non d\u2019un ef for t collectif ou de la responsabilité de l\u2019État.Une rencontre rassurante Par ailleurs, les associations réunies au sein du Collectif du 8 mars se sont montrées lundi «rassurées» sur le fait que la ministre de la Condition féminine, Lise Thériault, pourra «porter la voix des femmes» dans plusieurs dossiers cruciaux pour l\u2019avancement des droits des femmes.La ministre avait déclenché une tempête la semaine dernière en disant ne pas «être féministe».Malgré tout, au terme d\u2019une rencontre d\u2019une heure avec la ministre, le Collectif a jugé que celle-ci «était très bien préparée» et s\u2019est engagée à défendre plusieurs de leurs revendications.«Nous sortons d\u2019une rencontre somme toute hyperpositive», a déclaré Mélanie Sarazin, présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) et porte-parole de ce regroupement qui rallie une dizaine d\u2019associations syndicales représentant plus de 700 000 femmes.Le Collectif s\u2019est toutefois montré déçu des réponses obtenues en ce qui a trait à la bonification des services de garde publics et au maintien d\u2019un programme de retrait préventif des travailleuses enceintes avec pleine compensation, autant d\u2019enjeux pour lesquels la ministre Thériault a défendu la ligne prônée par son parti.« Il y a un prochain budget où l\u2019on verra si la condition des femmes compte pour le gouvernement, a dit Louise Chabot, présidente de la CSQ, membre du Collectif.Lors du dernier budget, les compressions ont atteint 27%.On va donner la chance au coureur, mais on va juger l\u2019arbre à ses fruits.» Le Devoir Un féminisme passéiste dénoncé Près de 200 Québécoises signent une lettre appelant à un mouvement plus ouvert JACQUES NADEAU LE DEVOIR La porte-parole du Collectif 8 mars, Mélanie Sarazin (deuxième à partir de la gauche), a af firmé que la rencontre avec la ministre de la Condition féminine, Lise Thériault, a été « somme toute hyperpositive».K A R L R E T T I N O - P A R A Z E L L I Le maire de Montréal, Denis Coderre, considère que la parité hommes-femmes au comité exécutif est un «objectif à atteindre», mais il ne prévoit pas effectuer de changement dans l\u2019immédiat pour y arriver.À la veille de la Journée internationale des femmes, Projet Montréal a fait le point lundi sur la place des femmes à la Ville de Montréal et a dénoncé le manque de leadership de l\u2019administration Coderre en matière de parité.«Le pourcentage de femmes dans la fonction publique stagne depuis 2007, alors qu\u2019au comité exécutif, les femmes ne représentent que 31% des élus», a dénoncé la conseillère Marie-Andrée Mauger.«Je suis sensible à la question de la parité, on travaille en ce sens, a réagi le maire Coderre.C\u2019est un objectif à atteindre.» Cela dit, la composition du comité exécutif ne sera pas modifiée dans l\u2019immédiat.«Pour l\u2019instant, il n\u2019y aura pas de changement», a-t-il indiqué.Le maire a précisé que son équipe avait fait élire une femme lors de l\u2019élection par tielle dans Outremont, l\u2019an dernier, et que Christine Black sera sa candidate pour l\u2019élection au poste de maire dans l\u2019arrondissement Mont- réal-Nord, le 24 avril.Pour ce qui est de l\u2019administration municipale, M.Coderre a ajouté qu\u2019une «stratégie» serait nécessaire pour accroître la présence des femmes.«On doit s\u2019assurer qu\u2019il y ait une bonne représentativité.C\u2019est vrai pour les femmes, c\u2019est vrai aussi pour la diversité», a-t-il dit.À l\u2019écart du pouvoir Dans son bilan, Projet Montréal a fait remarquer que la ville compte 44 élues sur un total de 103 sièges.«Même si, depuis 2013, [43%] des élus de Montréal sont des femmes, la parité n\u2019est pas atteinte dans l\u2019exercice du pouvoir», a constaté la conseillère Valérie Plante, puisque les femmes occupent 53% des postes de conseiller d\u2019arrondissement, mais seulement 21% des postes de maire.«Le maire Coderre ne contrôle pas le nombre de femmes élues à la Ville, mais il a l\u2019entière responsabilité des nominations au comité exécutif, a insisté Mme Plante.Si Justin Trudeau est parvenu, en 2015, à nommer un Conseil des ministres paritaire, qu\u2019est-ce qui empêche Denis Coderre, en 2016, de mettre sur pied un comité exécutif paritaire?» Projet Montréal a par ailleurs demandé à M.Coderre de mettre en œuvre une politique de conciliation travail-famille pour la fonction publique montréalaise.Lundi, le maire s\u2019est contenté de souligner l\u2019importance qu\u2019il accorde à ce dossier.La conciliation travail-famille «doit se refléter à tous les niveaux», a-t-il répondu.Le Devoir COMITÉ EXÉCUTIF Pas encore de changement prévu pour atteindre la parité, dit Coderre Féminisme : moins frileux au fédéral Les députés fédéraux semblent beaucoup moins frileux à se qualifier de féministes que certains de leurs homologues québécois.«Si elle travaille pour l\u2019équité entre les sexes, je dirais qu\u2019en dépit de l\u2019étiquette, elle est féministe», a lancé la ministre fédérale de la Condition féminine, Patty Hajdu.«Je suis moi-même un féministe.Et je crois que nous avons besoin de nous assurer d\u2019avoir l\u2019équité salariale, l\u2019égalité des sexes», a insisté le premier ministre Justin Trudeau lors d\u2019une table ronde avec le Huffington Post.Pour le conservateur Gérard Deltell, dans la mesure où on parle d\u2019égalité des sexes, il se dit «bien entendu» féministe.Même son de cloche du côté du néodémocrate Alexandre Boulerice: «Regardez, ça a sorti tout seul: je suis féministe», a-t-il ironisé.«Ça fait partie de ma définition du rôle principal d\u2019un social-démocrate, et j\u2019oserais dire, de toute personne qui est active en politique», a affirmé son chef Thomas Mulcair.La ministre Mélanie Joly a elle aussi affirmé ses convictions féministes.La Presse canadienne L E D E V O I R , L E M A R D I 8 M A R S 2 0 1 6 D E S F E M M E S A 7 C A T H E R I N E L A L O N D E À l\u2019œuvre dans le magasin où elle travaille, Marie- Ève Blais a un jour trouvé les exemplaires d\u2019Une chambre à soi, l\u2019essentiel pamphlet de Virginia Woolf sur la place des femmes dans la littérature, classé dans la section des romans.Une simple erreur de classement ?La l i - braire y a plutôt vu un glissement qui l \u2019a choquée, ouvrant une réflexion qui a fait naître le projet de librairie coopérative féministe L\u2019Eu- guélionne, pensé et parti par un quintette de jeunes d\u2019entre 20 et 30 ans \u2014 avec Camille Toffoli, Sandrine Bour- get-Lapointe et Nicolas Long- tin-Martel.« Quand une femme écrit sur l\u2019écriture des femmes, sa réflexion n\u2019est pas considérée comme faisant par t de la grande pensée littéraire masculine, mais doit être reléguée à la fiction, s\u2019insurgeait alors Mme Blais sur les réseaux sociaux.On la classe en littérature, avec les romans.» Ce glissement, trop connu, ramène les œuvres écrites par des femmes hors du champ des œuvres impor tantes, hors par fois de la pensée même, en les reléguant au récit de soi, à l\u2019intime, au journal, au témoignage, voire à l\u2019autobiographique.«C\u2019est la petite anecdote, l\u2019allumette dans la meule de paille qui a déclenché notre réflexion, explique Stéphanie Dufresne en entrevue téléphonique au Devoir.Une réflexion sur la façon dont l\u2019écriture des femmes est reçue et considérée.» Ils sont étudiants en littérature, en études féministes, ou libraire.Mme Dufresne œuvre aussi à la maison d\u2019édition artisanale Possibles Éditions.Et ils entendent redonner et redorer la place des femmes dans la littérature comme dans le marché du livre.«C\u2019est un sujet qui est énormément discuté, et qui a besoin d\u2019être discuté, on le voit ces jours-ci.Il y a des communautés qui se forment autour de ces idées, précise Stéphanie Dufresne.On pense qu\u2019il y aura de l\u2019intérêt à créer un lieu où on pourra s\u2019informer et se réunir.On ne veut pas être la libraire d\u2019un seul féminisme, mais des féminismes, où un doctorant en études féministes pourra trouver le seul livre, très pointu, qu\u2019il n\u2019a pas lu, mais aussi où des parents pourront trouver des livres sans stéréotypes de genre pour leurs enfants, par exemple.On veut que ce soit accessible au plus grand nombre possible.» Pour tous Pour mener leur projet à terme, le collectif lancera le 14 mars prochain une campagne de sociofinancement afin d\u2019amasser 25 000 $ pour créer leur petite entreprise.Ils espèrent l\u2019aide du Chantier pour l\u2019économie sociale.Ils veulent trouver, pour la fin de l\u2019été prochain, pignon sur rue dans le Centre-Sud, pas trop loin du Village gai.Car la librairie, qui sera de niche, se spécialisera non seulement en études féministes, mais aussi en livres queer et lesbiens, gais, bisexuels et transgenres (LGBT).Ce créneau n\u2019a pas été repris depuis la fermeture des librairies L\u2019androgyne en 2002 et Serge et Réal en 2008.Quelque 6000 titres seront à l\u2019étalage pour débuter, en français et en anglais (car tous les titres de Bell Hooks ou d\u2019Angela Davis ne sont pas traduits en français, par exemple).« L\u2019idée est de devenir une ressource spéciali - sée.» Place sera faite aux livres signés par des femmes, mais L\u2019Euguélionne n\u2019entend pas être une l ibrair ie de quar tier, d\u2019autant que Zone Libre et la Coop UQAM remplissent ce rôle dans ce secteur, et que Le Chercheur de trésors tient les trouvailles, l ivres rares et d\u2019occasion.« Et donner une place à la littérature des femmes fait clairement par tie de notre démarche, incluant les auteures qui ne se réclament pas du féminisme, » précise l \u2019étudiante à l\u2019Institut Simone de Beauvoir de Concordia.Le Devoir LIVRES L\u2019Euguélionne, future librairie féministe à Montréal Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 L\u2019origine d\u2019un nom Signé par Louky Bersianik (1930-2011) en 1976, L\u2019Euguélionne (Typo) est considéré comme un des premiers romans québécois qui dénoncent la condition des femmes.Plusieurs le voient donc comme le premier roman féministe d\u2019ici, bien qu\u2019il se situe entre roman, essai et manifeste, entre parodie et polémique.«En choisissant ce nom pour notre librairie, on voyait une façon de valoriser cet héritage féministe d\u2019ici, explique Stéphanie Dufresne.Si ce livre a connu et connaît un succès d\u2019estime, il reste peu connu, et on veut le remettre à l\u2019honneur.Et il y a dans le livre toute une réflexion aussi sur le langage.» L\u2019Euguélionne arrive de sa planète sur la Terre, où elle observe que la moitié masculine de la population est en position de supériorité.«Si une femme a du génie, on dit qu\u2019elle est folle, y lit-on.Si un homme est fou, on dit qu\u2019il a du génie.Voilà, dit l\u2019Euguélionne, entre beaucoup d\u2019autres, un puissant ressort au mutisme des femmes.Un autre postulat fait marcher le système désespérément en sens unique, surtout en littérature.Il pourrait s\u2019énoncer à peu près comme ceci : le critère du génie est sa misogynie ! » ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Camille Toffoli, Sandrine Bourget-Lapointe et Stéphanie Dufresne sont du collectif qui a conçu L\u2019Euguélionne.K A R L R E T T I N O - P A R A Z E L L I C itoyens, artistes, et souve- rainistes de toutes les générations ont rendu lundi soir un vibrant hommage à la «première première ministre du Québec », Pauline Marois, qui est revenue sur son parcours semé d\u2019embûches en tant que femme en politique.L\u2019ancienne chef péquiste a pris la parole au terme d\u2019une soirée ponctuée de témoignages et d\u2019anecdotes rappelant les moments qui ont marqué sa car rière politique.Cette soirée était organisée par un comité désirant saluer son héritage politique.« Nos routes se croisent ce soir, même si nous n\u2019avons pas toujours été d\u2019accord, a lancé Mme Marois devant la foule rassemblée dans l\u2019auditorium de la Grande Bibliothèque, à Montréal.Nous sommes réunis parce que, pour l \u2019essentiel, nous par tageons un idéal : construire un Québec de justice, de générosité.» À la veille de la Journée internationale des femmes, l\u2019ancienne première ministre s\u2019est remémoré ses débuts en politique, notamment aux côtés de Lise Payette.« Avec vous, je suis devenue totalement féministe, a-t-elle lancé.En travaillant avec vous, j\u2019ai acquis la conviction que notre monde demeurerait injuste sans une révolution féministe, sans une politique qui appuie une véritable égalité homme-femme.» « Cette égalité, a-t-elle poursuivi, n\u2019est pas un concept abstrait.L\u2019égalité économique et sociale sera réelle quand le revenu des femmes sera égal à celui des hommes.L\u2019égalité sera atteinte quand autant de femmes que d\u2019hommes occuperont des postes de direction.L\u2019égalité sera concrète quand une jeune femme se sentira aussi en sécurité qu\u2019un jeune homme en marchant seule le soir dans la rue.» Plafond de verre Lors de la soirée, plusieurs femmes ont témoigné des avancées qu\u2019elles ont pu observer au fil des décennies et du chemin qu\u2019il reste à parcourir.Le monde politique n\u2019y échappe pas, a affirmé Pauline Marois.«La politique est souvent cruelle, a-t-elle noté.C\u2019est vrai pour tous les politiciens et, encore au- jourd\u2019hui, c\u2019est particulièrement vrai pour les femmes.» Cela dit, l\u2019action politique apporte des « satisfactions exceptionnelles», a-t-elle ajouté.«Il y a la joie que l\u2019on ressent quand on brise un plafond de verre.Il y a surtout l\u2019immense satisfaction que nous éprouvons quand une de nos réalisations contribue à construire une société un peu plus juste et plus humaine et quand nous par ticipons à la mise en œuvre d\u2019une politique qui améliore la vie quotidienne des gens.» Après avoir fait le bilan de son passage en politique, Pauline Marois a mis de côté la cause des femmes pour revenir plus largement sur le projet qu\u2019elle aimerait voir se réaliser.«Tout au long de mon parcours politique, je n\u2019ai jamais renoncé à ce que le Québec devienne un État souverain, un pays indépendant, a-t-elle conclu.Aucune aventure ne peut être plus grande et plus noble.» Hommage-surprise Avant de faire son entrée sur scène, l\u2019ex-première ministre a eu droit à une série d\u2019hommages, en discours et en chanson.Cer tains sont provenus de la bouche d\u2019amis et de suppor ters de longue date, tandis que d\u2019autres ont été plus inattendus : la ministre de la Condition féminine, la libérale Lise Thé- riault, a salué une « femme d\u2019exception ».« En tant que femmes, nous avons toutes les raisons d\u2019être fières d\u2019elle, et de saluer son parcours, a-t-elle déclaré dans un message livré en son absence par Lorraine Pintal, la directrice artistique du Théâtre du Nouveau Monde.Mme Thériault a par ailleurs félicité les organisateurs de la cérémonie qui a permis de rendre hommage «à celle qui, grâce à sa persévérance et à son formidable engagement envers le Québec, a écrit une page importante de l\u2019histoire de femmes et contribué à celle-ci dans les lieux du pouvoir».Le Devoir Pauline Marois décrit un parcours semé d\u2019embûches PHOTOS JACQUES NADEAU LE DEVOIR Plus de 300 personnes se sont déplacées pour rendre hommage à Pauline Marois, première ministre du Québec de 2012 à 2014.L\u2019actuel chef du Parti québécois et successeur de Pauline Marois, Pierre Karl Péladeau, figurait parmi les invités de la soirée. Lancée en juin dernier, la Stratégie maritime du gouvernement Couillard vient d\u2019accoucher de seize « zones industrialo- portuaires » situées dans autant de villes le long du Saint- Laurent.Une af faire d\u2019un demi-milliard de fonds injectés d\u2019ici cinq ans pour attirer des entreprises qui devraient créer 10 000 emplois.Mais ici, le conditionnel s\u2019impose, voici pourquoi.raversé d\u2019un bout à l\u2019autre par un fleuve navigable, le Québec a toujours tiré profit du transport maritime pour son développement.Malheureusement, l\u2019arrivée des techniques « juste-à-temps » dans la production manufacturière et le commerce a encouragé le recours aux camions, devenus des entrepôts roulants.Aujourd\u2019hui, les ports du Québec ont souvent une vocation spécifique liée au secteur industriel de la région, voire à une seule entreprise : le minerai de fer sur la Côte-Nord, le pétrole à Lévis, le bois à Ca- couna, etc.Sans oublier les grands ports urbains à vocation généraliste, comme ceux de Montréal et de Québec.Puis il y a le cas de Bécancour, avec ses cinq quais en eau profonde et son parc industriel de 7000 hectares, le seul qui appartienne au gouvernement du Québec.Créé dans les années soixante pour accueillir des entreprises transformatrices d\u2019envergure (aluminium, magnésium, etc.), ce port a été beaucoup négligé par Québec depuis une vingtaine d\u2019années.Malgré sa vocation nationale, on a même déjà annoncé qu\u2019on le cédait à la région lors d\u2019une précédente vague de compressions, avant de se raviser après avoir constaté qu\u2019il n\u2019était pas déficitaire, mais bien rentable pour les finances de l\u2019État.On s\u2019est donc contenté de le laisser suivre son bonhomme de chemin et de l\u2019utiliser pour récompenser des amis, péquistes ou libéraux, la plupar t incompétents pour l\u2019emploi et pour tant nommés par décret au poste de directeur général.L\u2019actuel directeur général, un ex-maire et ex-député libéral, diplômé de l\u2019école primaire Curé-Brassard de Nicolet, a été nommé en 2012 à l\u2019âge de 65 ans.Personne dans cette organisation n\u2019est responsable de faire du démarchage auprès d\u2019éventuels investisseurs.Conséquence : après 50 ans, le parc n\u2019est occupé qu\u2019à 40 % de sa capacité.?Or, en lisant la documentation rendue publique la semaine dernière par le ministre délégué à la Stratégie maritime, Jean D\u2019amour, on a la nette impression que c\u2019est précisément du modèle de Bécancour qu\u2019on s\u2019est inspiré pour créer les seize « zones industrialo-portuaires » (ZIP) de la Stratégie maritime.Dans chaque cas, on a demandé aux organisations locales (port, chambre de commerce, etc.) de se regrouper pour préciser les contours de leur nouvelle ZIP où l\u2019on accueillera les futures entreprises désireuses de s\u2019y installer grâce aux 300 millions qu\u2019on leur réserve.Qu\u2019il existe ou non un parc industriel à proximité du port importe peu.On le souhaite, sinon tant pis.On ne va quand même pas créer de nouveaux parcs industriels alors que toutes les villes en ont déjà au moins un quelque part le long d\u2019une autoroute ! Surtout pas avec les seuls 200 millions qui doivent servir à moderniser les infrastructures portuaires elles-mêmes.Sans oublier le fait que la plupart des ports du Québec appartiennent à Ottawa ou à une société minière.Ce qui risque de se produire, c\u2019est qu\u2019on assiste à une montée de la concurrence entre les ports du Saint-Laurent pour attirer les rares sociétés étrangères d\u2019envergure qui envisagent de s\u2019établir dans une zone portuaire au nord de la frontière américaine.Quant aux PME locales, ce dont elles ont surtout besoin, c\u2019est qu\u2019on améliore l\u2019accès aux installations dans une perspective de transport intermodal, et non pas qu\u2019on crée des ZIP où elles seront incitées à déménager à cause de l\u2019aide ?nancière qui y sera rattachée.L\u2019intérêt de la Stratégie maritime ne réside pas dans la création de ZIP, mais dans les investissements prévus pour moderniser les infrastructures réservées au transport des biens et des personnes, avec la participation du propriétaire fédéral ou privé.Pour le reste, nous avons affaire au saupoudrage régional habituel dans lequel les politiciens québécois sont passés maîtres pendant les deux années qui précèdent une élection.L E D E V O I R , L E M A R D I 8 M A R S 2 0 1 6 A 8 EDITORIAL L E T T R E S Ceci n\u2019est pas un pipeline Comme un loup portant une parka en laine de mouton un point trop serrée et sonnant à votre porte pour vous vendre du savon, le projet Énergie Est qu\u2019on tente de nous faire avaler se présente, chez nous, comme un intrus.On peut même parler d\u2019une tentative de violation de domicile d\u2019une certaine façon, tellement la volonté de la pétrolière TransCa- nada, c\u2019est-à-dire de passer outre à la Loi sur la qualité de l\u2019environnement du Québec (article 31.1), ressemble à une véritable introduction par ef fraction de territoire (75 % du tracé du pipeline au Québec se retrouve en zone agricole).On ne verra jamais la lumière au bout du pipeline dans ce dossier, si une véritable étude d\u2019impact environnemental n\u2019est pas faite sérieusement, comme le demandent plusieurs groupes et citoyens environnementaux.À l\u2019heure actuelle, audiences du BAPE en bandoulière, les dés vous sem- blent-ils «pipelinés» d\u2019avance?Il nous faut juste assez de front pour ne pas laisser le loup entrer dans la bergerie en tuxedo.[\u2026] Alain Petel Le 7 mars 2016 Comportement étrange Le Devoir du 5 mars 2016 nous a présenté un dossier remarquable sur le projet de pipeline Énergie Est.De quoi confirmer l\u2019inquiétude d\u2019un nombre croissant de citoyens quant aux risques consi- de services sociaux mis en place au Québec dans les années 1970.Le projet CLSC se caractérise par une intégration entre le social et la santé, ainsi que par l\u2019importance accordée à la santé communautaire de première ligne et à la prévention.Les CLSC se construisent à partir de la participation de la population dans la définition des besoins et des services à mettre en place.[\u2026] Dès leur création, les CLSC sont boudés par les médecins, qui y voient une entrave à leurs intérêts d\u2019entrepreneurs privés.Le paiement à l\u2019acte y est remplacé par un salaire et les équipes multidisciplinaires, dont font partie les infirmières, ne sont pas sous les ordres des médecins.Ces derniers, sauf exceptions, vont préférer s\u2019investir dans des cliniques privées, dont les nouvelles polycliniques qui fleuriront dans les années 1970 et 1980 alors même que les CLSC sont incapables de recruter des médecins.Le véritable échec, ce sont ces polycliniques qui ont dû être remplacées par les Groupes de médecine de famille (GMF) issus de contrats d\u2019association exclusivement entre médecins, mais financés par des fonds publics, y compris le salaire des infirmières qui y pratiquent et bientôt des travailleurs sociaux qui y seront transférés en provenance des CLSC selon le ministre Barrette.Mais ce ne seront pas des CLSC, car ils n\u2019auront rien de communautaire et d\u2019innovant mais simplement une nouvelle formule pour s\u2019abreuver au bar ouvert.Denis Bourque Le 4 mars 2016 FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints NELLIE BRIÈRE, PAUL CAUCHON, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET L I B R E O P I N I O N STRATÉGIE MARITIME Du meilleur et du pire T F É L I X C O U T U R E Pour le Comité MedPASS* D e nombreux exper ts se sont fait entendre depuis février 2015 sur l\u2019encadrement légal à venir de l\u2019aide à mourir au Canada.Avec raison, nos législateurs ont passé les derniers mois à étudier les dif férents moyens de protéger les populations vulnérables et d\u2019éviter les failles judiciaires.La notion d\u2019accès ne semble avoir ressurgi que tout récemment dans les échanges publics.Dans son rapport, le comité d\u2019étude Med- PASS sur l\u2019aide médicale à mourir a souligné l\u2019impor tance d\u2019une réglementation provinciale de cette pratique, étant donné l\u2019expertise et la proximité des provinces pour réglementer leur système de santé et la pratique médicale.Néanmoins, nos membres ont dû reconnaître qu\u2019une telle gestion régionale pourrait entraîner des disparités significatives dans l\u2019accès aux soins de fin de vie.Pardessus tout, le refus de cer tains médecins, motivé par l\u2019objection de conscience, de pratiquer l\u2019aide à mourir, pourrait s\u2019avérer problématique dans cer taines provinces.On peut déjà prévoir que dans chaque région du pays se trouveront assurément au moins quelques professionnels de la santé prêts à fournir l\u2019aide à mourir.Pour tant, l\u2019histoire nous apprend que des impasses peuvent être envisagées.Pour l\u2019interruption volontaire de grossesse (IVG), c\u2019est la situation actuelle à l\u2019Île-du- Prince-Édouard (Î.-P.-É.).Aucune n\u2019est pratiquée actuellement.Cela inquiète notre comité.Bien que l\u2019avortement soit décriminalisé au Canada depuis 1988, l\u2019Î.-P.-É.s\u2019est dotée de lois contraignantes afin d\u2019empêcher toute forme d\u2019IVG sur son territoire et d\u2019en faire « la seule province canadienne pro-vie ».Dif férents groupes activistes et religieux, ainsi qu\u2019une lourde pression sociale ont créé un climat d\u2019incertitude dans la communauté médicale, si bien qu\u2019aucun spécialiste de la santé ne peut fournir ce genre de soins, par peur de représailles.Les femmes ayant besoin d\u2019un avortement sont, depuis juin 2015, dirigées vers Moncton, au Nouveau-Bruns- wick.Le gouvernement prince-édouardien fait d\u2019ailleurs actuellement l\u2019objet d\u2019une poursuite judiciaire pour ses lois jugées inconstitutionnelles et son incapacité à assurer ce service.Il est possible d\u2019anticiper que des barrières similaires se lèveront devant l\u2019aide à mourir.Seule dif férence avec l\u2019avor tement : l\u2019aide médicale à mourir a été reconnue comme un droit par la Cour.Si l\u2019objection de conscience est \u2014 tout comme l\u2019aide à mourir \u2014 protégée par la Charte canadienne des droits et libertés, les provinces se devront d\u2019instaurer un système qui saura respecter le jugement de la Cour suprême et assurer un accès juste à l\u2019aide à mourir.Pour un enjeu qui, selon cer tains, soulève encore plus les passions que l\u2019avortement, la tâche pourrait être très délicate dans certains endroits.La solution à ce problème, propre à chaque province et à son contexte, est cependant capitale : à la limite, i l est possible de permettre à des femmes enceintes d\u2019avoir des soins hors de leur province, mais cela est impensable pour des patients à l\u2019agonie ou en fin de vie.Ce sera aussi la responsabilité du gouvernement fédéral d\u2019étudier la situation à travers la fédération et d\u2019assurer, dans le respect de la juridiction provinciale, un accès universel.À cela s\u2019ajoute la complexité du protocole entourant l\u2019aide médicale à mourir, qui pourrait varier d\u2019une province à l\u2019autre.Bien que tous les comités parlementaires sur la question aient préconisé une discussion pancana- dienne sur cette nouvelle pratique, les dif fé- rents gouvernements provinciaux demeurent les uniques maîtres à établir le processus de demande (et de révision) de l\u2019aide à mourir en leur sol.Les étapes et exigences administratives de chaque système auront certainement un ef fet direct sur l\u2019accès à ce type de soin.Ici aussi, une étroite collaboration entre les législatures canadiennes permettra une meilleure compréhension et pourra définir la formule qui est dans le meilleur intérêt des patients.Les inquiétudes ici soulevées sont, à nos yeux, inévitables dans le contexte canadien.Vu la nature de notre fédération, cer taines dif férences devront être tolérées d\u2019une province à l\u2019autre.Cependant, des échanges honnêtes, des investissements sérieux et des mesures légales appropriées permettront une transition plus ef ficace et un juste accès à cette mesure.Ce genre de dilemme législatif n\u2019a rien de nouveau pour notre fédération.Les ajustements seront probablement nombreux dans les prochaines années.La bonne volonté des législateurs provinciaux permettra, espérons-le, d\u2019éviter de longues batailles juridiques et des retards indésirables.*L\u2019auteur est membre du comité MedPASS.Le comité MedPASS regroupe des étudiants en médecine et en droit de l\u2019Université McGill et a pour but d\u2019étudier et d\u2019analyser l\u2019enjeu de l\u2019aide médicale à mourir au Canada.Prévoir les barrières à l\u2019aide à mourir JEAN-ROBERT SANSFAÇON dérables que ce projet fait planer sur les milieux de vie, les plans d\u2019eau et les terres agricoles du Québec.Certaines informations que fournit le dossier provoquent l\u2019étonnement.Ainsi, on y apprend que la Caisse de dépôt et placement du Québec détient des intérêts dans des joueurs majeurs du secteur des sables bitumineux, dont TransCanada, Enbridge et Suncor.À quoi s\u2019ajoutent des placements impor tants de sa branche Ivanhoé Cambridge dans le secteur de l\u2019immobilier à Calgary et à Edmonton.Cela s\u2019appelle avoir le sens des affaires, diront certains.D\u2019autres y verront plutôt le syndrome d\u2019un comportement ambigu, quelque peu suicidaire.Étrange double jeu de la part d\u2019une institution vouée au développement économique et social du Québec.Comment réagira la Caisse de dépôt et placement quand le transporteur d\u2019or noir qu\u2019elle finance en partie aura pollué des lacs et des rivières, des terres agricoles, des milieux de vie ?Sera-t-elle en mesure alors de nous présenter un bilan annuel aussi impressionnant que celui qu\u2019elle vient de publier pour l\u2019année 2015?Louis O\u2019Neil Le 6 mars 2016 Échec ou sabotage des CLSC?Les centres locaux de services communautaires (CLSC) sont l\u2019innovation la plus significative du système public de santé et L E D E V O I R , L E M A R D I 8 M A R S 2 0 1 6 A 9 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Michaël Monnier et Olivier Zuida (recher- chistes photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel David(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Julie Carpentier (pupitre); information culturelle : Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline Montpetit(reporters), Benoît Munger et Philippe Papineau(pupitre); information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre); information internationale : Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives), Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre); section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); Loïc Hamon (cahiers spéciaux); équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITÉ Mélisande Simard (adjointe par intérim), Jean de Billy, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Geneviève O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie Filion et Kevin McKissock.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Florentina Draghici et Xavier Pigeon (par intérim).F R A N Ç O I S C Ô T É Avocat, chargé de cours et doctorant en droit à l\u2019Université de Sherbrooke, appuyé par une liste de signataires, dont vous trouverez les noms sur l\u2019application tablette et le site Web du Devoir.e 2 février, la Cour supérieure renda i t un jugement qu i ébranlait le droit québécois en ouvrant la por te à des mariages religieux exempts de conséquences juridiques.« [U] n mariage célébré par un ministre du culte [n \u2019a pas] nécessairement des conséquences civiles », écrivait la cour au paragraphe 61.Il suffirait, comprend-on à la lecture du jugement, de se marier « uniquement religieusement », sans faire inscrire son mariage auprès du Directeur de l\u2019état civil, pour être dispensé des règles relatives à la pension alimentaire, au patrimoine familial et au partage des biens lors d\u2019un divorce.Cela s\u2019explique par le fait que, selon la logique des chartes des droits, un simple citoyen ou un ministre du culte peut demander qu\u2019il soit déclaré contraire à ces chartes, plus précisément à la liberté de religion et au droit à l\u2019égalité, de rendre obligatoire l\u2019inscription d\u2019un mariage religieux auprès du Directeur de l\u2019état civil.Dans ce contexte où elle devait éviter une telle déclaration d\u2019inconstitutionnalité, la Procureure générale a plaidé qu\u2019on pouvait interpréter notre Code civil comme s\u2019il permettait la création d\u2019un nouveau régime de mariages «uniquement religieux» dénués de toutes conséquences civiles.Reconnaître la possibilité de mariages religieux exempts d\u2019effets juridiques en droit québécois entraînerait de graves conséquences qui nous feraient reculer socialement de plusieurs décennies.Depuis les années 1980, nous avons fait le choix de société de joindre aux mariages québécois, qu\u2019ils soient civils ou religieux et sans égard à la confession, un encadrement civil destiné à protéger les conjoints des conséquences d\u2019une rupture.Ce choix de société, fait à l\u2019issue d\u2019un long processus de réflexion démocratique et de consultations publiques, a pour but de protéger les femmes et les mères au foyer (ainsi que les hommes et les pères au foyer) qui mettent de côté leur carrière au moment de se marier pour se dévouer à leur famille, alors que l\u2019autre parent accumule les revenus et les biens du ménage en son nom.Cet acquis social, édicté pour protéger les par tenaires en situation de vulnérabilité et leurs enfants, est aujourd\u2019hui remis en question au nom de la liberté de religion \u2014 ce qui est paradoxal, car les personnes qui seraient les plus durement touchées sont justement des femmes qui vivent leurs mariages dans des contextes marqués par des valeurs religieuses traditionnelles.En outre, il apparaît illogique au sein d\u2019une société laïque de permettre l\u2019instauration d\u2019un régime de droit à deux vitesses où la religion prendrait le pas sur le droit dans un domaine aussi important que celui du mariage.Dans cette perspective, nous sommes d\u2019avis que le gouvernement doit tout faire pour protéger le droit de la famille québécois et empêcher l\u2019instauration d\u2019un régime de mariages «uniquement religieux » qui prétendrait s\u2019y soustraire, et ce, au besoin en modifiant le Code civil et en invoquant les dispositions dérogatoires.Car, comme l\u2019affaire qui risque d\u2019aboutir à la création d\u2019un tel régime est fondée sur les chartes des droits, le moyen le plus sûr d\u2019y parvenir est d\u2019invoquer les dispositions dérogatoires prévues par ces chartes.Même si la cause est actuellement en appel, nous estimons que l\u2019enjeu social est d\u2019une trop grande importance pour être détourné de son fondement au nom de croyances religieuses individuelles et laissé à l\u2019adjudication des tribunaux qui peuvent rendre, comme le démontre cette af faire, des jugements en inadéquation avec les valeurs collectives de la société québécoise.Sans parler du fait que, peu importe le jugement que rendrait la Cour d\u2019appel et sans doute plus tard la Cour suprême, si le gouvernement n\u2019utilise pas immédiatement les dispositions dérogatoires, pendant des années les Québécoises et les Québécois seront plongés dans l\u2019insécurité juridique face aux effets civils des mariages religieux.Comme le démontre une étude à paraître sous peu, réalisée par Me Guillaume Rousseau, professeur à la Faculté de droit de l\u2019Université de Sherbrooke et chercheur associé à l\u2019Institut de recherche sur le Québec, les dispositions dérogatoires des chartes \u2014 en dépit d\u2019une certaine mauvaise presse au Canada anglais \u2014 ont été utilisées à des dizaines de reprises au Québec, très souvent pour protéger des personnes vulnérables, notamment des femmes ou des enfants, et garantir une sécurité juridique.Nous pensons que nous sommes donc en présence d\u2019un cas où il serait légitime d\u2019y avoir recours.Car aucun doute ne doit subsister sur cette question: en matière de droit de la famille, c\u2019est à la société québécoise d\u2019avoir le dernier mot, par elle-même et pour elle-même grâce à son Code civil \u2014 et d\u2019affirmer au travers d\u2019un recours aux dispositions dérogatoires qu\u2019au Québec, il y a un seul droit de la famille, dont toute personne peut bénéficier, peu importe sa religion.Signé par un collectif de femmes, d\u2019hommes et de juristes ayant à cœur la protection qu\u2019offrent les ef fets civils du mariage à des personnes vulnérables, notamment les femmes et les enfants, et l\u2019intégrité de notre droit civil.MARIAGES RELIGIEUX La clause dérogatoire pour protéger femmes et enfants En matière de droit de la famille, c\u2019est à la société québécoise d\u2019avoir le dernier mot, grâce à son Code civil C L A I R E P O R T E L A N C E Docteure en études québécoises, Professeure au Collège Lionel-Groulx a fiction cinématographique québé - coise est un véritable recueil des angoisses collectives et de la résistance à l\u2019assimilation, lesquelles ne datent pas d \u2019au jourd \u2019hui.Ses thèmes récurrents sont la famille ou la recherche d\u2019une seconde famille, la quête du père ou de la mère, la mort, la vie privée, l \u2019expérience quoti - dienne et les relations af fec- tives interpersonnelles.[\u2026] De 1960 à aujourd\u2019hui : un passé obsédant Dans les années soixante à soixante-dix, avec La vie heureuse de Léopold Z (1965) et Mon oncle Antoine (1971), le por trait du Canada français, rural et urbain, se démarque par la démyst i f icat ion de l\u2019image folklorique que véhiculait de nous le cinéma cana- dien-français, celui des prê- tres-cinéastes comme le cinéma de fiction des années quarante.Ce que Gilles Carle et Claude Jutra montrent, à travers les personnages, c\u2019est un désir de liberté qui arrive encore mal à s \u2019expr imer, comme si ces films voulaient donner une voix à une parole longtemps confisquée.Les deux décennies sui - vantes (1980-1990) mettent en scène une crise du présent.Dans Les bons débarras (1980), Francis Mankiewicz filme un présent qui a toutes les apparences du passé, comme si la Révolution tranquille avait abouti à une trahison de la promesse qu\u2019elle por tait.La modernisation, semble nous dire le film, n\u2019a pas amélioré le sort des Québécois.La Révolution tranquille se heurte à ses propres contradictions et recondu i t à une nouvel le forme de sur vivance.Léolo (1992) présente un passé et un présent qui débouchent sur une impasse.D\u2019un côté, la mémoire de Léolo n \u2019est qu \u2019angoisse et douleur, sauf dans la relation qu\u2019il a avec sa mère hyperprotectrice.De l\u2019autre, le présent rassemble tous les obstacles qui empêchent l\u2019enfant de devenir adulte.Jean- Claude Lauzon récupère son passé en une forme de catharsis personnelle, mais en ne proposant aucune issue à cette mémo ire blessée .Le film ressemble à une fin du monde qui, d\u2019une certaine façon, représenterait à la fois la fin de la survivance et l\u2019impossibilité de la dépasser.Dans les films des dernières décennies, avec Jésus de Montréal (1989) et La neuvaine (2005), le passé religieux du Canada frança is resurgi t comme pour faire contrepoids à un présent insensé et à des lendemains incer tains où l\u2019identité québécoise semble s\u2019être dissoute dans la vision canadienne du multicultura- lisme triomphant.C\u2019est avec une certaine nostalgie que ces deux cinéastes regardent dans le rétroviseur et réinterprètent l\u2019univers symbolique du catholicisme.Ce thème qui avait été complètement absent du cinéma québécois des décennies précédentes manifeste une cer taine volonté de renouer avec l\u2019héritage du Canada français, comme une reconnaissance désespérée de la filiation identitaire québécoise.Entre déracinement et exode Consacré par le jur y au Festival de Cannes et adulé par le public québécois, Mommy (2014), de Xavier Dolan, rompt avec la tradition de la cinématographie québécoise.Dans ce long métrage, le territoire est sans épaisseur.Bien que l\u2019action se situe en banlieue, sans identification précise \u2014 contrairement au film Coteau rouge (2011) d\u2019André Forcier, le lieu n\u2019a, pour ainsi dire, aucune influence sur les personnages qui circulent d\u2019un endroit à un autre sans regard ni appartenance au territoire qu\u2019ils habitent.Filmé au présent, le propos ne présente aucun recul critique, aucun sens de la temporalité.Les personnages sont enfermés dans leurs émot ions, sans nuances, dans une langue colonisée par l\u2019anglais.Si le film est un miro ir de la soc iété québécoise, il en représente un miroir dénationalisé.Le film Wild (2014), de Jean- Marc Vallée, qui récolte une nomination aux Golden Globes, est un succès de salle dès sa sortie.Comme Dallas Buyers Club (2013) du même réalisateur, Wild est tourné hors Québec, en anglais, selon une trame fictionnelle qui relève d\u2019un récit autobiographique américain.Bien qu\u2019il ne soit pas le premier du genre \u2014 on assiste à un décentrement de notre cinéma, voire de notre imaginaire dès les années quatre- vingt \u2014, ce film peut, comme le précédent, représenter un symptôme de la crise identi- taire que connaît le Québec contemporain comme si nous perdions à la fois notre langue et notre présence au monde.Il reste pourtant des interprètes de la conscience historique québécoise, mais leurs réalisations sont malheureusement moins prisées par le public.En témoignent le film Camion (2012), de Raphaël Ouellet, et Le vendeur (2011), de Sébastien Pilote.Ces deux films s\u2019ancrent dans l\u2019identité québécoise, la prolongent et l\u2019interrogent, à l\u2019exemple du cinéma des années soixante.Dans ce type de cinéma, le drame est moins important que la situation de l\u2019homme québécois écorché par la v ie, dans un espace- temps qui combine des images, voire des traces du passé qui refluent dans le présent et où le territoire sert de lieu d\u2019ancrage à l\u2019intrigue.Avec la séquence de la chasse, le film Camion rappelle La bête lumineuse (1982), de Pierre Perrault, mais aussi Le temps d\u2019une chasse (1972), de Francis Mankiewicz.Dans Le vendeur, le spectateur suit le personnage principal dans sa vie quotidienne (comme dans La vie heureuse de Léo- pold Z) de vendeur de «chars», sur fond de fermeture d\u2019usine d\u2019une petite ville de région éloignée en perdition (comme dans Mon oncle Antoine).Ces deux tendances du cinéma seraient-elles symptomatiques de l\u2019un des drames les plus profonds de l\u2019existence québécoise, celui qui se joue entre la fatigue culturelle, pour reprendre les mots d\u2019Hubert Aquin, et « le dur désir de durer», comme le formule une des strophes du poème de Paul Éluard?Des commentaires ou des suggestions pour Des Idées en revues?Écrivez à arobitaille@ledevoir.com et à gtaillefer@ledevoir.com.Cinéma québécois : de l\u2019enracinement à l\u2019exode Entre la fatigue culturelle d\u2019Aquin et « le dur désir de durer » d\u2019Éluard J E A N - Y V E S B E R N A R D Cap Tourmente arce que, dans le quotidien, cela exige de répondre à des questions qui dérangent : comment moi, homme ou femme, je me positionne dans ce débat?Comment, moi, homme ou femme, j\u2019agis pour modifier les inégal i tés et les in justices scandaleuses dont est aujourd\u2019hui victime la moitié de l\u2019humanité ?Comment convaincre ceux avec qui l\u2019on vit que la seule réponse individuelle (incarnée dans les questions ci-dessus) ne suffit pas?Comment convaincre notre entourage que seul un engagement collectif peut modifier le rapport de force qui profite à la domination masculine ?Le bruit médiatico-politique qui ramène ce débat à la surface en ce 8 mars 2016 a du bon, car il permet de rappeler la longue lutte des femmes, en par ticulier celle des années 1960-1980 qui leur a redonné le contrôle de leur corps (lire les phrases d\u2019Annie Ernaux : « Le plus dé fendu, ce qu \u2019on n\u2019avait jamais cru possible, la pilule contraceptive, était autorisé par une loi.On n\u2019osait pas la réclamer au médecin, qui ne la proposait pas, surtout quand on n\u2019était pas mariée.C\u2019était une démarche impudique.On sentait bien qu\u2019avec la pilule la vie serait bouleversée, tellement libre de son corps que c\u2019en était ef frayant.Aussi libre qu \u2019un homme.» Les années , Galli - mard, 2008, p.95).Est-ce que les lois d\u2019accès à l \u2019avor tement auraient été adoptées sans engagement collectif ?Si je souligne ces deux succès du mouvement féministe, c \u2019est parce qu \u2019ils incarnent mieux que tout autre débat la force de la dynamique féministe qui dépasse largement sa revendication égalitaire.Le féminisme, à mes yeux, va bien au-delà de l\u2019égalité entre les hommes et les femmes.En un sens, l \u2019égalité est un piège qui fait bien l\u2019affaire de ceux qui dominent le discours sur la place publique.Car on peut facilement la ramener à des critères économiques et s\u2019en contenter (salaire égal, accès aux conseils d\u2019administration, aux mêmes postes de pouvoir, etc.), ce que les dirigeants capitalistes savent bien comment récupérer.C\u2019est oublier la nature même du féminisme : proclamer la dif férence de nature entre la vision du monde de la femme, sa manière de réfléchir, de vivre et d\u2019agir, et celles des hommes, trop accoutumés à imposer les leurs.Le féminisme exige l\u2019ouverture à une autre dynamique, au respect et au goût enrichissant (et menaçant) de la différence.Malheureusement, un des problèmes qui le paralyse concerne autant les femmes que les hommes.Des centaines, des milliers d\u2019années d\u2019oppression et de conditionnement ont aliéné les femmes, contraintes de s\u2019affirmer sur la base des critères dominants, ceux imposés par le modèle masculin capitaliste.Et la recherche de l \u2019égal ité , auss i nécessaire soit-elle, en est une illustration, comme l\u2019a montré le discours des ministres du gouvernement Couillard.Mais il y a plus insidieux, car la dynamique féministe doit s\u2019affirmer dans la manière d\u2019être et d\u2019agir, et socialement cela doit renverser des com- por tements jugés normaux, acceptables, habituels, sympathiques et pour tant souvent tragiques (Nancy Huston en illustre cer tains aspects dans Reflets dans un œil d\u2019homme).En ce sens, il n\u2019est pas exagéré d\u2019af firmer que si le féminisme dérange, c\u2019est parce qu\u2019il est fondamentalement révolutionnaire, collectivement, individuellement.Pourquoi être féministe dérange-t-il ?Chaque mardi, Le Devoir offre un espace aux artisans d\u2019un périodique.Cette semaine, un extrait du numéro no 15 (hiver 2016) de la revue Les nouveaux cahiers du socialisme (cahiers- dusocialisme.org).DES IDÉES EN REVUES ISTOCK Reconnaître la possibilité de mariages religieux exempts d\u2019ef fets juridiques en droit québécois entraînerait de graves conséquences qui nous feraient reculer socialement de plusieurs décennies.L L P L E D E V O I R , L E M A R D I 8 M A R S 2 0 1 6 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S Heurtel, la pétrolière pourra donc mener des «relevés sismiques» dans le fleuve Saint-Laurent entre Saint-Augustin-de-Desmaures, sur la rive nord, et Lévis, sur la rive sud.C\u2019est à cet endroit que le tuyau d\u2019un mètre de diamètre doit traverser le fleuve, et ce, sur une distance de plus de 3,5 kilomètres.L\u2019autorisation accordée par le ministère de l\u2019Environnement stipule que TransCanada peut utiliser des « canons à air » pour mener ses tests.Il s\u2019agit de la même technologie que celle employée à Cacouna en 2014.TransCanada doit cependant vérifier si les relevés entraînent des mortalités de poissons dans le secteur et aver tir le ministère de la Faune si de telles mortalités sont constatées.L\u2019entreprise doit aussi « aviser les responsables de l\u2019usine de filtration de Québec (Sainte-Foy) au moins 48 heures avant le début des travaux».Le MDDELCC a également autorisé la pétrolière à mener des relevés sismiques dans un « marécage riverain » situé du côté nord du Saint-Laurent, et ce, à l\u2019aide de « charges explosives ».La pétrolière pourra aussi débroussailler une bande de végétation de 375 mètres carrés pour réaliser ses travaux.L\u2019entreprise alber- taine doit cependant respecter « une zone tampon » de 20 mètres entre les relevés sismiques et la réserve naturelle des Battures-de-Saint-Au- gustin-de-Desmaures.Le pipeline qui transpor tera chaque jour 1,1 million de barils de pétrole brut traversera directement ce milieu dont la protection est reconnue par le gouvernement.Ces battures, qui comptent des marais et des herbiers bénéficiant d\u2019une protection reconnue, s\u2019étendent sur plusieurs kilomètres en bordure du fleuve, de Cap- Rouge à Neuville.On y retrouve plus de 200 espèces d\u2019oiseaux, mais aussi des espèces de vertébrés et de plantes considérées comme «menacées» en vertu des lois provinciales et fédérales.Report accordé Le certificat d\u2019autorisation délivré le 23 octobre 2015 précisait au départ que les travaux devaient être terminés avant la fin novem - bre 2015.TransCanada n\u2019a toutefois pas respecté cet échéancier.En fait, l\u2019entreprise alber- taine a demandé une « modification » au ministère le 17 novembre 2015 .Selon ce qu \u2019a confirmé le MDDELCC, TransCanada a obtenu le droit de reporter les « travaux de relevés sismiques » le 29 février dernier.Ils pourront être menés en septembre et novembre 2016.Fait à noter, la décision d\u2019accéder à la demande de TransCanada a été accordée la veille de l\u2019annonce, par le ministre Heurtel, du dépôt d\u2019une demande d\u2019injonction pour tenter de forcer TransCanada à respecter la Loi sur la qualité de l\u2019environnement.Selon les dispositions en vigueur depuis 1980, la pétrolière aurait dû déposer un avis de projet, puis produire une étude d\u2019impact de son pipeline Énergie Est avant que ne débute l\u2019évaluation environnementale québécoise du projet.La multinationale albertaine a toujours refusé de se conformer à la législation québécoise, ce qui a forcé le ministre Heurtel à mandater le BAPE sans avoir obtenu les documents exigibles légalement.Mais au moment où le ministre annonçait le mandat accordé au BAPE, en juin 2015, il annonçait du même coup qu\u2019il entendait permettre à TransCanada de mener des « travaux préliminaires » en vue de la construction de son pipeline, qui doit normalement débuter en 2018.Rivière des Outaouais Outre le feu vert du gouvernement Couillard pour les travaux de forages réalisés en plein cœur du fleuve Saint-Laurent, TransCanada a obtenu le droit de mener des relevés sismiques dans la rivière Batiscan, et ce, afin d\u2019«acquérir davantage de données techniques pour la conception de la méthode de traversée de l\u2019oléoduc dans la rivière».Selon les précisions du MDDELCC, ces relevés sont prévus à Sainte-Geneviève-de-Batiscan sur une distance de 780 mètres, dont 250 mètres dans le littoral de la rivière Batiscan.En dehors du littoral, les relevés sismiques prévus « seront réalisés à l\u2019aide d\u2019explosifs enfouis ».TransCanada est par ailleurs en attente d\u2019un autre certificat d\u2019autorisation, cette fois pour des travaux de relevés sismiques dans la rivière des Outaouais.« Les travaux prévus auraient lieu à la hauteur de la municipalité de Pointe- Fortune sur une distance de 477 mètres, dont 255 dans le littoral de la rivière des Outaouais », précise le ministère de l\u2019Environnement.En 2014, TransCanada avait omis de demander un certificat d\u2019autorisation au gouvernement du Québec avant de mener des levés sismiques à Cacouna, en plein cœur de la pouponnière des bélugas du Saint-Laurent.Quelques semaines avant d\u2019autoriser la pétrolière à mener de nouveaux levés sismiques dans le Saint- Laurent, mais cette fois dans le secteur de Saint-Augustin-de-Desmaures, le ministère de l \u2019Environnement a d \u2019ailleurs imposé une amende à TransCanada pour avoir enfreint la Loi sur la qualité de l\u2019environnement à Ca- couna.L\u2019entreprise, qui développe un projet de pipeline de 15 milliards de dollars, a été forcée de payer une amende de 5000 $, soit la sanction minimale prévue par la loi.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 PIPELINE Le dossier de la planification familiale a longtemps été ignoré dans les pays d\u2019Afrique de l\u2019Ouest francophone.Pour inciter les bailleurs de fonds à soutenir des projets dans la région, il fallait se donner un poids démographique et créer des circonstances favorables, explique Fatimata Sy, qui dirige le Partenariat de Ouagadougou.Cette initiative, qui regroupe Bénin, Burkina Faso, Côte d\u2019Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Togo, avait pour objectif d\u2019atteindre un million de nouvelles utilisatrices de méthodes de planification familiale d\u2019ici 2015.On a réussi à en rejoindre 1,2 million, un succès phénoménal pour la région.«Ça semble peu, un million de femmes, mais pour l\u2019Afrique de l\u2019Ouest, c\u2019était une cible très ambitieuse.Quand je faisais des présentations aux différents partenaires, les gens me regardaient avec de grands yeux incrédules.Cela semblait irréaliste», rappelle Mme Sy.Gains significatifs En effet, malgré les efforts consentis au fil des ans, les avancées étaient jusqu\u2019alors plus que minimes dans la région.En 2012, la Mauritanie affichait un taux de prévalence contraceptive d \u2019à peine 8 %.La moyenne régionale était à 12 %, ce qui est bien loin des taux que l\u2019on observe dans le reste du monde.« Ça augmentait généralement de 0,5 % par année.Quand on faisait 1 %, on était tout heureux.Et là, chaque pays a doublé son taux de prévalence en trois ans à peine.C\u2019est spectaculaire», se réjouit Mme Sy.Au Sénégal, par exemple, on est passé de 12 % des femmes qui ont accès à la contraception à plus de 20 % aujourd\u2019hui.« On a gagné davantage en trois ans que depuis les vingt dernières années ; je n\u2019ai jamais vu une telle croissance », s\u2019étonne Babacar Gueye, directeur de l\u2019Initiative sénégalaise de santé urbaine.Ruptures de stock Plusieurs luttes sont menées de front pour améliorer l\u2019accès à la contraception.Au fil des ans, les ONG locales ont pu voir plusieurs problèmes, comme en témoigne M.Gueye.« Nous avons mené une étude qui démontrait qu\u2019il y avait eu des ruptures de stock dans 80 % des points de prestation de services pour la planification familiale.Et dans certains cas, ces ruptures de stock pouvaient s\u2019étirer sur 300 jours.On s\u2019est attaqué au problème et au- jourd\u2019hui, c\u2019est descendu sous la barre de 2 %.» Dans ce cas-ci, les solutions étaient plutôt simples à appliquer puisqu\u2019elles étaient essentiellement logistiques.Mais lorsque vient le temps de s\u2019attaquer aux problèmes de perceptions et d\u2019enjeux socioculturels, c\u2019est un travail de longue haleine.Mythes et perceptions « Il y a plusieurs goulets d\u2019étranglement, et nous essayons de travailler sur tous ces aspects », explique la directrice du Partenariat de Ouagadougou.Il y a, dans un premier temps, le mythe persistant selon lequel la contraception rend infertile.Il y a également la religion, qui encourage les familles nombreuses et, enfin, l\u2019image de l\u2019homme viril et de la femme fertile qui est encore valorisée dans la culture africaine.« Il faut travailler beaucoup avec les leaders religieux.Si certains résistent encore, plusieurs encouragent aujourd\u2019hui les femmes à espacer un peu les naissances.On travaille aussi beaucoup avec les hommes, parce qu\u2019il y a un faible niveau d\u2019autonomie de la femme.Nous sommes dans une culture où l\u2019homme a le pouvoir de décision dans sa famille.On ne dit pas non au mari», explique Mme Sy.Le sujet de la contraception est toujours tabou en Afrique de l\u2019Ouest francophone, note-t- elle.Ainsi, les chiffres officiels ne correspondent pas aux avancées réelles.«Dans les chif fres officiels, les pays ne prennent en compte que les femmes en union.Politiquement, ils n\u2019ont pas le courage de dire qu\u2019il y a aussi du travail fait auprès des jeunes femmes célibataires.» Plusieurs défis subsistent, principalement auprès des adolescentes et des femmes célibataires, mais le sujet fait aujourd\u2019hui l\u2019objet de débats animés dans les médias, ce qui constitue tout de même une avancée par comparaison à la loi du silence qui prévalait encore jusqu\u2019à tout récemment, note Babacar Gueye.Le Canada appelé en renfort Forts de ces succès inespérés, les pays partenaires et les bailleurs de fonds ont renouvelé leur engagement pour une deuxième phase dite d\u2019accélération.On espère doubler encore le taux de prévalence dans l\u2019ensemble des pays d\u2019ici 2020, pour arriver à une moyenne de 45 %.Pour ce faire, on espère aller chercher davantage de partenaires et on compte notamment sur le Canada, qui avait fait de la santé maternelle et infantile sa priorité lors du Sommet de Muskoka en 2010.«Avec le nouveau gouvernement de Justin Trudeau, et connaissant la longue tradition canadienne de travailler sur le droit des femmes, nous espérons que le Canada se joindra à notre ef fort », lance la représentante du Partenariat de Ouagadougou.« Le jour où la femme en Afrique de l\u2019Ouest francophone pourra avoir accès librement à la contraception, ce sera non seulement un gain pour sa santé, mais également pour son autonomie sur le plan économique et professionnel.L\u2019épanouissement des femmes passe nécessairement par la maîtrise de sa fécondité.C\u2019est le message pour le 8 mars : les choses sont en train de changer.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 ACCÈS tre autres la mise sur pied de la commission d\u2019enquête sur les femmes autochtones, la promesse de rétablir le questionnaire long du recensement, le rétablissement des soins de santé pour les réfugiés et la parité homme- femme au Conseil des ministres.Le Canada a quand même du rattrapage à faire pour mettre fin à la discrimination envers les plus démunis, estime le rapport des Nations unies.Les Canadiens les plus vulnérables, dont les femmes, les autochtones, les itinérants et les personnes handicapées, notamment, ont souffert de la baisse relative du financement des programmes sociaux, selon l\u2019ONU.Le Comité montre du doigt tant Ottawa que les provinces pour ces manquements au Pacte sur les droits économiques, sociaux et culturels entériné par le Canada en 1976.«Le Comité est préoccupé par la stagnation du financement des programmes sociaux par rap- por t au produit intérieur brut.Le Comité est aussi préoccupé par les taux d\u2019imposition des entreprises, plus bas que ceux d\u2019autres pays riches, et par l\u2019impact dispropor tionné des mesures d\u2019austérité introduites dans un certain nombre de provinces», indique l\u2019ONU.Le Comité invite les provinces à évaluer l\u2019impact des compressions budgétaires sur la population.Au gouvernement Couillard, on attend avant de réagir à ce coup de semonce des Nations unies.Le cabinet du président du Conseil du Trésor, Sam Hamad, n\u2019a pas répondu à notre demande de précision à ce sujet, lundi soir.Des actions, S.V.P.Le rapport de l\u2019ONU dresse une liste d\u2019actions que devrait entreprendre le Canada pour remplir ses obligations : promouvoir davantage l \u2019égalité entre les hommes et les femmes, quitte à imposer des quotas sur la présence de femmes ; annuler la réforme de l\u2019assurance-emploi, qui a réduit l\u2019accès aux prestations et leur durée ; augmenter son aide humanitaire de 0,24 % à 0,70 % du produit intérieur brut ; forcer les entreprises canadiennes qui investissent à l\u2019étranger à mesurer l\u2019impact de leurs gestes sur les droits des humains ; investir dans les logements sociaux et mettre fin aux expulsions pour cause de non-paiement de loyer.« Les Nations unies arrivent aux mêmes conclusions que nous», s\u2019est réjoui François Saillant, du Front d\u2019action populaire en réaménage- ment urbain (FRAPRU).Il souhaite que le rap- por t de l\u2019ONU inspire les ministres des Finances de Québec et d\u2019Ottawa, qui doivent déposer leurs budgets dans les deux prochaines semaines.La Ligue des droits et libertés et Amnistie internationale ont aussi souligné l\u2019urgence d\u2019agir mise de l\u2019avant par l\u2019ONU.« Je vous rappelle que le gouvernement Couillard parle de couper le chèque d\u2019aide sociale qui n\u2019est déjà que de 623$ par mois », a réagi de son côté Françoise David, de Québec solidaire.«Ce que dit l\u2019ONU, c\u2019est que nos programmes sociaux ne sont pas dignes d\u2019un pays riche de l\u2019Amérique du Nord», ajoute-t-elle.Le mur de la réalité Ce verdict n \u2019a toutefois aucune valeur contraignante pour le Canada, qui ne viole aucune de ses obligations sur le plan international malgré les critiques des Nations unies, rappelle Stéphane Beaulac, professeur à la Faculté de droit de l\u2019Université de Montréal.Le Pacte sur les droits économiques, sociaux et culturels est formulé de façon à tenir compte des « ressources disponibles » des États membres.C\u2019est une sorte d\u2019idéal à atteindre, qui se heurte à la réalité budgétaire des pays signataires.«Ce Pacte est considéré comme le parent pauvre [du droit international]», dit-il.Le Pacte de l\u2019ONU sur les droits civils et politiques, lui, est plus contraignant, explique le juriste.Les droits civils et politiques peuvent être plaidés en ver tu des Chartes canadienne et québécoise des droits et libertés, mais pas les droits économiques, sociaux et culturels.L\u2019ONU suggère que ces droits sociaux puissent faire l\u2019objet de débats juridiques en vertu des char tes au Canada, quitte à modifier la Charte québécoise.Mais cela n\u2019arrivera pas, croit le professeur Stéphane Beaulac.«C\u2019est une utopie.Le Comité de l\u2019ONU fait ses observations, ce genre de rapport veut frapper l\u2019imaginaire, c\u2019est de bonne guerre, et les ONG s\u2019en servent pour faire valoir la nécessité d\u2019investir dans les programmes sociaux», explique-t-il.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 ONU CLAUDE SAMSON Les relevés sismiques auront lieu au large de Saint-Augustin-de-Desmaures.Ce que dit l\u2019ONU, c\u2019est que nos programmes sociaux ne sont pas dignes d\u2019un pays riche de l\u2019Amérique du Nord Françoise David « » Rien pour l\u2019avortement Ottawa \u2014 Le gouvernement de Justin Trudeau annonce que le Canada financera à nouveau la planification des naissances et la contraception à travers une agence des Nations unies.Il demeure toutefois muet quant à sa promesse de mettre fin au boycottage du financement des avortements dans les pays en développement que le gouvernement conservateur avait mis en place.La ministre du Développement international, Marie-Claude Bibeau, a annoncé lundi la reconduction d\u2019enveloppes et l\u2019injection de nouveaux fonds pour différents programmes du Fonds des Nations unies pour la population.Ottawa investit notamment 5 millions pour la contraception dans les pays du Sud et 11 millions dans la prévention des grossesses chez les adolescentes au Honduras.Il reconduit par ailleurs 15,6 millions en contribution canadienne à l\u2019agence onusienne et va de l\u2019avant avec un financement de 50 millions pour appuyer les sages- femmes au Soudan du Sud.Mme Bibeau a indiqué qu\u2019il n\u2019était pas question, pour l\u2019instant, d\u2019argent qui pourrait servir à financer des avortements pour des grossesses non désirées dans son enveloppe d\u2019aide internationale.La Presse canadienne "]
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