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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2016-03-10, Collections de BAnQ.

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[" V O L .C V I I N o 5 2 L E D E V O I R , L E J E U D I 1 0 M A R S 2 0 1 6 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Culture \u203a Festival international du ?lm sur l\u2019art.Pour lancer le festival, un ?lm sur l\u2019intégration des nouveaux Québécois, et pour ?nir, le portrait d\u2019un danseur d\u2019exception.Page B 8 Économie \u203a Évasion ?scale.Revenu Québec est lié par les ententes conclues par l\u2019Agence du revenu du Canada pour amnistier des contribuables.Page B 1 Avis légaux.A 6 Décès.B 4 Météo.A 6 Mots croisés.B 5 Petites annonces .B 4 Sudoku.A 6 ?w w w .l e d e v o i r .c o m Immigration Couillard associe Legault aux mouvements d\u2019extrême droite Page A 3 Énergie Est Les risques pour les cours d\u2019eau sont minimes, dit TransCanada Page A 2 JEAN-PHILIPPE KSIAZEK AGENCE FRANCE-PRESSE Des centaines de milliers de personnes ont manifesté mercredi dans les rues de France pour dénoncer la réforme du travail portée par la ministre du Travail, Myriam El Khomri.Le rassemblement de Lyon comptait quelque 7000 manifestants.Il s\u2019est soldé par trois arrestations.J E A N - F R A N Ç O I S N A D E A U L es femmes déplacées de la prison Tanguay à l\u2019établissement Leclerc fin février manquent toujours de vêtements propres et de produits d\u2019hygiène.Elles sont privées de plusieurs services et se retrouvent dans des situations de proximité avec des prisonniers masculins, selon les informations recueillies par Le Devoir.Cet établissement conçu en 1962 pour des hommes accueille désormais des hommes et femmes pour répondre à des objectifs d\u2019austérité budgétaire, mais sans que les lieux aient été adaptés convenablement aux besoins de chacun.Le ministère de la Justice considère tout de même que le transfert des prisonnières a été réalisé adéquatement le 29 février.«Les femmes peuvent montrer leurs seins aux hommes par les fenêtres lorsque ceux-ci sont dans la cour.On me confirme que des brassières ont été lancées par ces fenêtres, puisqu\u2019il n\u2019y a pas de grillage pour l\u2019empêcher.Ça fait augmenter le taux d\u2019hormones dans la prison.Les tensions aussi augmentent à l\u2019intérieur», explique Mathieu Lavoie, président du Syndicat des agents de la paix en Services correctionnels du Québec (SAPSCQ).«Si ça continue, on va avoir un été chaud.» La détenue de fin de semaine Nathalie Le- comte le confirme au Devoir.«Quand on est arrivés la première fin de semaine, des gars dans des cellules nous voyaient.Ils ont fait des commentaires.On s\u2019entend là, ce sont des hommes\u2026 PRISON Détention difficile au temps de l\u2019austérité Les nouvelles conditions offertes aux prisonnières de l\u2019établissement Leclerc de Laval sont jugées déficientes P aris \u2014 Ulcérés par une réforme ambitieuse du droit du travail qu\u2019ils qualifient de « régression historique », des centaines de milliers de personnes ont manifesté mercredi dans les rues de France, décidées à maintenir la pression sur le gouvernement socialiste de Manuel Valls, à un an de la présidentielle.Ils étaient près d\u2019un demi-million à défiler à l\u2019échelle du pays, dont 100 000 uniquement à Paris, selon les principales organisations syndicales et étudiantes, le ministère de l\u2019Intérieur évaluant pour sa part à 225 000 la foule de manifestants pour tout l\u2019Hexagone.« Ils nous prennent vraiment pour des cons », s\u2019indignait Mé- lody, une manifestante parisienne, « scandalisée» par ce gouvernement de gauche prêt selon elle à prendre à la jeunesse « tous les droits légués par les anciens».«On ne sera jamais de la chair à patrons », lançaient des manifestants sous des pancartes « la précarité, c\u2019est pas un métier», parmi fumigènes et pétards.Au cœur de la contestation : une réforme censée assouplir les règles du marché du travail et favoriser l\u2019embauche, dans un pays où le chômage est coincé à 10 %.La réforme du droit du travail au pilori NIURKA BARROSO AGENCE FRANCE-PRESSE Fils de charpentier, né en janvier 1926 dans le nord de Londres, George Martin a fait décoller les «Fab Four» et un groupe qui allait vendre 1,6 milliard d\u2019albums.En cinq décennies, il a produit plus de 700 albums et 30 simples qui ont atteint la première place des palmarès britanniques.S Y L V A I N C O R M I E R À 90 ans, le sergent Poivre s\u2019en est allé rejoindre son Lonely Hear ts Club Band dans les vertes vallées de Pepperland.L\u2019homme à la vaste carrière dont la part la plus extraordinaire demeure et demeurera d\u2019avoir été le producteur et réalisateur des Beatles, George Henry Martin \u2014 sir George Martin \u2014, a tiré sa révérence, et c\u2019est l\u2019un des deux Beatles sur vivants, Ringo Starr, qui l\u2019a annoncé au monde sur son compte Twitter mardi en fin de soirée.« Merci pour tout ton amour et ta gentillesse, George.» Gentillesse.Comme dans « gentleman ».Le mot juste.J\u2019en témoigne.Ce sont ses yeux rieurs que je revois, deux décennies après ce dîner de presse où je bénissais mon métier.Je revois ce sourire discret, qui trahissait aux commissures une impatience d\u2019enfant qui aurait préféré une console pleine de leviers et de pitons pour jouer.Qu\u2019avait-il à faire dans ce restaurant du boulevard Saint-Laurent ?Promotion pour une série télévisée de fiction sur l\u2019industrie du disque, Platinum, dont il s\u2019occupait de la distribution avec son fils Giles.Je revois le grand monsieur tout droit, s\u2019asseyant à mes côtés, me tendant la main, et moi dans mon émoi.George Martin avait 70 ans alors, moins actif déjà, en perte considérable d\u2019ouïe, comble de cruauté pour qui avait choisi All You Need Is 1926-2016 Sir George Martin, le noble complice des Beatles LA FRANCE PREND LA RUE VOIR PAGE A 10 : FRANCE VOIR PAGE A 10 : DÉTENTION « Ne nous oubliez pas.» Une survivante yézidie du groupe EI raconte.Page B 6 VOIR PAGE A 10 : MAR TIN L E D E V O I R , L E J E U D I 1 0 M A R S 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 2 A L E X A N D R E S H I E L D S Même si une étude de Polytechnique a déjà fait état des risques que représenterait le pipeline Énergie Est pour des rivières importantes au Québec, TransCanada estime que son projet ne posera pas de menaces majeures pour les 860 cours d\u2019eau qui seront traversés.Aucune étude d\u2019impact formelle ne permet toutefois de corroborer les affirmations de l\u2019entreprise.Dans le cadre de la quatrième séance de présentation du projet de pipeline d\u2019exportation tenue à Lévis mercredi soir, TransCanada a précisé qu\u2019un total de 860 cours d\u2019eau seraient franchis, dont 417 sont considérés comme «permanents ».De ce nombre, 117 rivières mesurent plus de cinq mètres de largeur.Une représentante de la pétrolière, Nadia McCarthy, a expliqué que les différentes techniques employées pour traverser les cours d\u2019eau ont été déterminées après des « études » sur les risques, de façon à « assurer la sécurité du pipeline ».La profondeur d\u2019enfouissement du tuyau d\u2019un mètre de diamètre devrait ainsi varier d\u2019une rivière à l\u2019autre.Les promoteurs du projet de pipeline se sont d\u2019ailleurs montrés rassurants quant aux risques de déversements dans les rivières traversées, dont plusieurs servent de source d\u2019eau potable pour des régions entières.Rivières à risque Selon ce qu\u2019a dit le vice-président d\u2019Énergie Est pour le Québec, Louis Bergeron, TransCa- nada a aussi tenu compte des conclusions d\u2019une étude récente de Polytechnique, transmise au ministère de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles, et qui conclut que ce pipeline ne traverserait pas moins d\u2019une trentaine de rivières qui «présentent des risques de glissement de terrain en raison de l\u2019instabilité des berges ».Une situation qui «pourrait toucher directement l\u2019intégrité du pipeline », qui transportera chaque jour 1,1 million de barils de pétrole des sables bitumineux.Selon l\u2019analyse des chercheurs de Polytechnique, « la majorité des traverses à risque se situe sur la rive nord du Saint-Laurent, entre Montréal et Saint-Augustin-de-Desmaures ».Ils établissent ainsi un risque lié au passage du tuyau d\u2019un mètre de diamètre pour la rivière des Ou- taouais, mais aussi pour celle des Mille Îles.Même chose pour la rivière Saint-Maurice.Quant à la rivière Sainte-Anne, elle présente un «haut risque de glissements ».Le risque est tout aussi « élevé » pour la rivière Jacques-Cartier, mais également pour la rivière Batiscan, la Cha- coura, la Petite rivière Yamachiche et la rivière Champlain, entre autres.Le rapport insiste d\u2019ailleurs sur la vulnérabilité du fleuve Saint-Laurent, que le pipeline de TransCanada doit traverser de la rive nord à la rive sud, à par tir de Saint-Augustin-de-Des- maures, en amont de Québec.Aquifères exclus Par ailleurs, tout déversement accidentel résultant d\u2019un bris dans l\u2019imposant pipeline pourrait avoir des impacts environnementaux majeurs et durables.Ainsi, souligne l\u2019analyse de Polytechnique, «dans le contexte d\u2019une traverse de rivière, il est considéré qu\u2019un déversement accidentel de pétrole est impossible à totalement contenir et nettoyer.Le pétrole pourrait rapidement voyager sur plusieurs kilomètres en aval du bris ou de la rupture».Par ailleurs, un représentant de la Ville de Lévis est venu faire part au BAPE des préoccupations de la municipalité par rapport aux traversées de cours d\u2019eau dans la région.Selon ce qu\u2019a précisé TransCanada, il n\u2019est pas prévu d\u2019installer des valves d\u2019urgence de chaque côté des cours d\u2019eau, mais ce sera fait pour les cours d\u2019eau «majeurs».Le représentant de Lévis a en outre précisé que le pipeline Énergie Est traverserait un aquifère d\u2019importance «pour la région».Mardi, au BAPE, un représentant de TransCanada a toutefois affirmé que le pétrole migre «très peu» dans les aqui- fères.La pétrolière a-t-elle répertorié les aquifères au Québec?Il existe de l\u2019information de nature publique à ce sujet, et l\u2019entreprise «l\u2019a consultée».Le Devoir ÉNERGIE EST Les risques pour les cours d\u2019eau sont minimes, dit TransCanada Une étude de Polytechnique conclut pourtant que le pipeline pourrait avoir des impacts sur plusieurs rivières Le ministre des Ressources naturelles, Jim Carr, s\u2019est rendu au Sénat mercredi pour répondre aux questions des sénateurs et la quasi- totalité d\u2019entre elles a porté sur le pipeline Énergie Est.Leur provenance n\u2019a fait aucune différence: les sénateurs libéraux comme conservateurs ont demandé au ministre d\u2019approuver le projet le plus vite possible afin de relancer l\u2019économie de l\u2019Ouest, créer de l\u2019emploi au Nouveau-Brunswick et réduire la dépendance canadienne envers le pétrole étranger.Par exemple, les sénateurs libéraux James Co- wan et Terry Mercer ont plaidé que l\u2019est du pays pourrait, avec Énergie Est, cesser d\u2019importer du pétrole de l\u2019Arabie saoudite.La conservatrice Nancy Raine a invité le ministre à ne pas prêter l\u2019oreille aux campagnes de peur dans le dossier.Ce à quoi le ministre Carr a répondu: «Ces décisions [d\u2019approuver ou non le projet] ne seront pas dictées par les gens de la marge.Et on sait qu\u2019il y en a de tous les côtés du spectre politique.Il y a des gens qui ne veulent rien construire, jamais en aucun cas.Et il y en a d\u2019autres qui veulent en construire plus sans surveillance réglementaire.» Hélène Buzzetti Des sénateurs réclament l\u2019approbation du projet M A R I E V A S T E L Correspondante parlementaire à Ottawa L a course à la chefferie du Par ti conser vateur (PC) battra de nouveaux records en politique fédérale : les candidats à la succession de Stephen Harper pourront dépenser jusqu\u2019à 5 millions de dollars.Une somme importante, selon certains, puisqu\u2019il y a un nombre limité de donateurs à solliciter.Mais « raisonnable », selon d\u2019autres, puisque les candidats devront parcourir tout le pays pour courtiser des appuis.Les conser vateurs ont dévoilé les règles de leur course à la chefferie mardi soir : les candidats devront être membres du par ti depuis six mois, ils pourront se lancer dans l\u2019arène jusqu\u2019au 24 février 2017 en vue de l\u2019élection du 27 mai 2017, et ils devront récolter 300 signatures dans 30 circonscriptions réparties dans sept provinces.Le plafond des dépenses a été fixé à 5 millions.Les aspirants-chefs devront en outre débourser 100 000 $ \u2014 50 000 $ de frais d\u2019inscription et une somme équivalente en dépôt de garantie de conformité aux modalités de la course.« C\u2019est beaucoup d\u2019argent\u2026 C\u2019est beaucoup d\u2019argent », a réagi Lisa Raitt en apprenant mercredi matin les sommes en jeu.La députée ontarienne est toujours en réflexion.La publication des règles accélérera sa décision.«Le temps presse», a-t- elle avoué.Son collègue Tony Clement, qui songe aussi à se lancer, estime lui aussi que «c\u2019est beaucoup».La course conser vatrice compte en effet le plafond de dépenses le plus élevé des dernières années [voir encadré].Un plafond de dépenses de 5 millions ne pipera pas les dés, selon le député Andrew Scheer, car les dons sont limités à 1500$ par personne, et un candidat ne peut verser qu\u2019un maximum de 25 000 $ à sa propre campagne.« Il y a des limites même à ce que les gens riches peuvent investir dans leur propre campagne.Alors il s\u2019agira davantage de voir combien personnes, combien de membres les candidats potentiels au leadership pourront rejoindre», a-t-il fait valoir.« On parle quand même d\u2019une campagne nationale de 15 mois, d\u2019un océan à l\u2019autre, pour aller rencontrer des milliers de Canadiens dans leur communauté, a acquiescé Gérard Deltell.C\u2019est sûr que ça prend des sous.» Les candidats les mieux connus, et comptant le plus de partisans aux quatre coins du pays, pourraient cependant avoir plus de facilité à récolter rapidement la contribution maximale des donateurs potentiels.«Le bassin de ressources sera limité.Il n\u2019y a pas un nombre énorme d\u2019individus qui vont faire des dons», a noté Lisa Raitt.Un vote égal au pays Le Parti conservateur a par ailleurs conservé son système de répartition de votes, qui accorde un poids égal à chacune des circonscriptions, peu importe le nombre de membres au sein de celles-ci.« Chaque circonscription a le même poids quant au choix du gouvernement.Il n\u2019est que juste que chaque circonscription ait le même poids pour choisir un chef », a argué Tony Clement.Plusieurs de ses collègues étaient du même avis.Même ceux des Prairies, où les associations conservatrices comptent beaucoup plus de membres qu\u2019au Québec ou dans les Maritimes et qui pourraient donc être vexés de voir ces régions avoir autant d\u2019influence que la leur.Cette règle faisait partie de l\u2019entente de fusion qui a donné naissance au PC et il « faut la respecter », a tranché l\u2019Albertain Deepak Obhrai.L\u2019Ontarien Scott Reid \u2014 qui tentait encore il y a cinq ans de modifier ce système \u2014 a toutefois refusé de se prononcer sur la question mercredi.Outre Lisa Raitt et Tony Clement, les noms de Kellie Leitch, Jason Kenney, Maxime Bernier et de l\u2019homme d\u2019affaires Kevin O\u2019Lear y ont été évoqués comme candidats potentiels.M.Bernier \u2014 qui a qu\u2019il prenait « tous les moyens pour être capable de dire oui » \u2014 n\u2019a pas voulu commenter les règles de la course mercredi.Ses collègues québécois ont tous jugé « essentiel » que le prochain chef soit bilingue.Mm e Raitt, Mm e Leitch et M.O\u2019Lear y sont unilingues anglophones.Le Devoir COURSE À LA CHEFFERIE Le PC élève le plafond de dépenses à un niveau record JONATHAN HAYWARD LA PRESSE CANADIENNE Plusieurs noms de candidats potentiels circulent pour la succession de Stephen Harper.G U I L L A U M E B O U R G A U L T - C Ô T É Le Canada ferait erreur en cherchant à prendre le commandement de la MINUSTAH et à déployer des centaines de soldats en sol haïtien, estime le Parti conservateur.Cela parce que la formation des soldats canadiens les appelle à des tâches plus musclées.«On prendrait des ressources formées à autre chose, fait valoir Pierre-Paul Hus, porte-parole en matière de Défense.Les soldats sont prêts au combat, mais on les amènerait dans une situation où ils joueraient au gardien de sécurité », dénonce-t-il.Le Devoir révélait mercredi que le Canada étudierait la possibilité de prendre le commandement de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).Si c\u2019était le cas, cela impliquerait le déploiement d\u2019un nombre important de policiers et soldats.C\u2019est un lieutenant-général brésilien qui dirige actuellement la MINUSTAH, et 979 soldats brésiliens sont présents sur le terrain.Le mandat d\u2019Ajax Porto Pinheiro prend fin en octobre.Mercredi, le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, a commenté le dossier Canada-Haïti en disant qu\u2019il ne voulait «pas annoncer quoi que ce soit, sauf pour dire que c\u2019est quelque chose d\u2019important pour nous et pour le premier ministre».M.Dion a ajouté que «ça va être cer tainement un élément de discussion entre le président [Barack Obama] et le premier ministre », ce jeudi à Washington.Son cabinet a toutefois nié les informations transmises au Devoir en soutenant que le gouvernement n\u2019envisage pas une augmentation de sa contribution en personnel à la MINUSTAH, ni ne cherche à en obtenir le commandement militaire.Le plan canadien viendrait appuyer la promesse du premier ministre Trudeau de se « réengager dans ce projet de maintien de la paix par l\u2019ONU à travers le monde ».Il est évidemment tributaire de ce que l\u2019ONU fera du mandat de la MINUSTAH au terme d\u2019un réexamen, qui en cours.L\u2019ONU étudie la possibilité d\u2019un retrait de ses troupes après une phase de transition\u2026 mais cela à condition que le gouvernement haïtien puisse assurer sécurité et stabilité au pays.Avis partagés Pierre-Paul Hus estime globalement que le projet canadien serait une « très mauvaise idée».« Il est prématuré de penser qu\u2019on peut prendre nos troupes formées au combat et de les amener comme Casques bleus, dit-il.Si on veut être logique, il faudra redéfinir les programmes d\u2019entraînement et la structure de préparation des troupes.» M.Hus juge que « d\u2019autres pays sont prêts à agir en Haïti », et que les soldats canadiens seraient mieux utilisés pour contrer la « menace mondiale du groupe armé État islamique».Un avis que ne partage pas du tout Hélène Laverdière, porte-parole du NPD en matière d\u2019Af faires étrangères.« Le plan Haïti est une bonne idée, dit-elle.Il est important de se réinvestir dans le maintien de la paix, et Haïti me semble un endroit très pertinent pour faire un premier pas.» Elle cite « l\u2019aspect linguistique, l\u2019aspect historique et les liens très forts du Canada avec Haïti » comme éléments militant en faveur du projet.Le Devoir CASQUES BLEUS Les conservateurs dénoncent un gaspillage de ressources Les soldats canadiens ne doivent pas « jouer au gardien de sécurité » Plafond des courses récentes 2013 PLC: 950 000 $ 2012 NPD : 500 000 $ 2006 PLC: 3,4 millions (3,98 millions en dollars d\u2019aujourd\u2019hui) 2004 PCC: 2,5 millions (3,07 millions en dollars d\u2019aujourd\u2019hui) Le Canada étudierait la possibilité de prendre le commandement de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti L E D E V O I R , L E J E U D I 1 0 M A R S 2 0 1 6 ACTUALITES A 3 U n dirigeant d\u2019une petite entreprise montréalaise qui œuvre dans le secteur des nouvelles technologies n\u2019a pas aimé de recevoir un courriel rédigé uniquement en anglais signé par la présidente du Réseau jeunes employés (RJE) de la Banque Nationale, Meinna Gwet, qui était à la recherche de conférenciers pour entretenir ses membres des récentes tendances dans l\u2019industrie.« Je croyais qu\u2019il venait de Toronto », a-t-elle dit.Non pas.La présidente du RJE, par ailleurs analyste de portefeuille, est bel et bien basée à Montréal et la conférence en question aura lieu au Musée des beaux-arts le 7 avril prochain.Elle n\u2019a pas voulu élaborer sur les raisons pour lesquelles elle n\u2019a pas jugé utile de traduire son courriel, sinon pour dire qu\u2019elle a agi à titre personnel et que les gens à qui elle voulait s\u2019adresser étaient surtout anglophones.Bien sûr, il n\u2019y a rien d\u2019illégal à envoyer un courriel en anglais et Mme Gwet n\u2019est pas une porte-parole officielle de la banque.De toute manière, comme toutes les entreprises qui relèvent de la compétence du gouvernement fédéral, la Banque Nationale n\u2019est pas soumise aux dispositions de la loi 101, même si elle détient un cer tificat de francisation depuis 1983.C\u2019est plutôt une question d\u2019exemple et de respect.Il y a quelques années, la Banque Nationale s\u2019était retrouvée au centre d\u2019une controverse quand on avait découvert que son premier vice- président aux technologies de l\u2019information, John B.Cieslak, en poste depuis quatre ans, était unilingue anglophone et exigeait de nombreux employés de son département qu\u2019ils travaillent dans cette langue.M.Cieslak avait été invité à suivre des cours de français, mais le président et chef de direction de la banque, Louis Vachon, avait expliqué que son modèle d\u2019affaires très centralisé exigeait que ses clients ailleurs au Canada et dans le monde soient servis à partir de Montréal, ce qui exigeait la connaissance de la langue de Shakespeare.« Je ne ferai pas la chasse à l\u2019anglais », avait-il lancé.?Sans faire la chasse à l\u2019anglais, il n\u2019est pas interdit de favoriser l\u2019usage du français partout où la chose est possible.Si centralisé qu\u2019il puisse être, le modèle d\u2019affaires de la Banque Nationale peut certainement s\u2019accommoder de sa présence dans un courriel destiné à des entreprises de la région de Montréal.Il est vrai que les raisons sociales anglaises \u2014 et l\u2019usage de l\u2019anglais \u2014 sont très en vogue dans les jeunes entreprises de pointe, même si elles opèrent au Québec.Cela fait peut-être plus cool, mais le savoir-faire peut aussi se conjuguer en français.Encore faudrait - i l que les entreprises phares comme la Banque Nationale, qui a traditionnellement fait de ses origines francophones un outil de promotion, donnent le ton.Que la représentante de ses jeunes employés juge préférable d\u2019utiliser l\u2019anglais pour dénicher un conférencier compétent laisse perplexe.?Il ne faudrait tout de même pas faire un plat de cette anecdote, direz-vous.Sans doute, mais elle n\u2019en reflète pas moins un environnement qui rend problématique l\u2019intégration à la majorité francophone du nombre grandissant d\u2019immigrants que le Québec se propose d\u2019accueillir au cours des prochaines années.Soit, les entreprises québécoises auront besoin de main-d\u2019œuvre, mais leurs représentants ont clairement indiqué en commission parlementaire que leur francisation n\u2019était pas leur priorité, pourvu qu\u2019ils soient en mesure d\u2019accomplir le travail qu\u2019on attend d\u2019eux.Au fil des ans, les libéraux n\u2019ont pas davantage démontré que c\u2019était la leur.Seul un signal très clair et sur tout très concret de l\u2019État peut contrebalancer l\u2019attraction presque irrésistible que l\u2019anglais exerce sur les nouveaux arrivants.Or, l\u2019actuel gouvernement semble moins disposé à prendre des mesures énergiques qu\u2019à faire le procès de ceux qui déplorent sa passivité.En quoi serait-il intolérant, voire xénophobe, de rendre les cours de français obligatoires, comme le demande François Legault ?Il est vrai que l\u2019Union européenne, l\u2019Allemagne ou le Danemark, qui imposent aux nouveaux arrivants l\u2019apprentissage de leur langue nationale, n\u2019ont pas le même pouvoir de sélection que le Québec au sein du Canada.Il est cependant manifeste que l\u2019identité des Allemands ou des Danois est bien mieux assurée que celle des Québécois.S\u2019inquiéter des conséquences d\u2019une immigration mal intégrée sur la « cohésion sociale », comme l\u2019a fait récemment l\u2019économiste Pierre For tin, n\u2019est pas « souf fler sur les braises de l\u2019intolérance », comme le premier ministre l\u2019a encore reproché au chef de la CAQ, mais simplement faire preuve de responsabilité.M.Couillard envoie lui aussi un très mauvais message en tentant de culpabiliser ceux qui constatent simplement l\u2019évidente fragilité de la situation du français.Il devrait plutôt prendre les moyens de la consolider.mdavid@ledevoir.com Mauvais message MICHEL DAVID R O B E R T D U T R I S A C Correspondant parlementaire à Québec Dans le feu d\u2019un débat portant sur le nombre d\u2019immigrants que le Québec devrait accueillir dans les prochaines années, le premier ministre Philippe Couillard a associé le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, aux mouvements anti-immigration aux États-Unis, que peut incarner Donald Trump, ou encore en Europe, où émergent des partis populistes d\u2019extrême droite.Lors de la période de questions à l\u2019Assemblée nationale, François Legault a critiqué la volonté de Philippe Couillard de hausser de 50 000 à 60 000 le nombre annuel d\u2019immigrants que le Québec admet, «alors qu\u2019on a déjà de graves lacunes dans l\u2019intégration des immigrants».La réplique du premier ministre a été cinglante.« J\u2019émets une crainte qu\u2019on enfourche, du côté de la deuxième opposition, le mouvement de ressac anti-immigration qu\u2019on observe au sud de notre frontière et en Europe», a-t-il déclaré.«Je crains fort que la deuxième opposition souffle encore une fois, comme ils l\u2019ont déjà fait, sur les braises de l\u2019intolérance», a ajouté Philippe Couillard.Dans un point de presse en début d\u2019après-midi, François Legault a exigé du premier ministre qu\u2019il retire ses propos «indignes d\u2019un premier ministre».«Philippe Couillard a dépassé les limites, s\u2019est insurgé le chef de la CAQ.Philippe Couillard, quand on lui parle de questions identitaires, c\u2019est ses émotions qui prennent le dessus plutôt que la raison.Et ça, c\u2019est inquiétant de la part d\u2019un premier ministre, surtout le premier ministre d\u2019une nation qui sera toujours vulnérable en Amérique du Nord, a avancé François Legault.De dire que parce qu\u2019on veut défendre le français, on souffle sur les braises de l\u2019intolérance, c\u2019est inqualifiable.[\u2026] Je n\u2019accepte pas ça.C\u2019est grave comme affirmation.» Couillard ne recule pas En fin d\u2019après-midi, en marge d\u2019une conférence de presse qu\u2019il tenait avec le gouverneur du Maine, Paul LePage, le premier ministre a refusé de retirer ses propos.«C\u2019est très subtil, mais lorsqu\u2019on parle des immigrants, qu\u2019on parle de l\u2019immigration comme d\u2019un facteur négatif au Québec, on envoie un message volontairement ou involontairement \u2014 je ne fais pas de procès d\u2019intention à M.Legault \u2014 qui va éveiller ce genre de sentiment.» Ajoutant son grain de sel en Chambre, le leader parlementaire du gouvernement, Jean- Marc Fournier, a raillé « les tests de déportation» de François Legault : la CAQ propose de soumettre les immigrants à un examen de français et portant sur les valeurs dites québécoises trois ans après leur arrivée, quitte à les renvoyer dans leur pays en cas d\u2019échec.Dans un point de presse, le porte-parole péquiste en matière d\u2019immigration, Maka Kotto, a pris la défense du chef caquiste.Il a qualifié la réplique du premier ministre de «réaction aberrante ».Poser des questions sur les problèmes d\u2019intégration en emploi des immigrants est légitime, juge-t-il.«Ce n\u2019est pas parce qu\u2019on en pose qu\u2019on est raciste ou xénophobe.» À l\u2019Assemblée nationale, la porte-parole ca- quiste en matière d\u2019immigration, Nathalie Roy, a cité des chiffres du ministère qui illustrent les problèmes d\u2019intégration des immigrants.Ainsi, de 2003 à 2012, sous un gouvernement libéral, le Québec a admis 473 000 immigrants; or, le quart d\u2019entre eux, ou 115 000 personnes, a quitté le Québec.Quatre-vingts pour cent des immigrants ne participent pas aux sessions d\u2019initiation à la société québécoise, déplore aussi la CAQ.Ce n\u2019est pas la première fois que Philippe Couil- lard adresse de tels reproches à ses adversaires péquistes ou caquistes.En novembre dernier, lors d\u2019un Conseil général de son parti, le chef libéral les avait accusés de poser des gestes «qui attisent les braises de ces démons qu\u2019on a chez nous», tout en exprimant son «inquiétude quant à l\u2019intolérance au Québec».Le Devoir IMMIGRATION Le premier ministre Couillard associe Legault aux mouvements d\u2019extrême droite FRED CHARTRAND LA PRESSE CANADIENNE Président d\u2019un jour L\u2019atmosphère était lourde à la Chambre des communes mercredi.Lourde de larmes et d\u2019émotions.Le député d\u2019Ottawa-Vanier, Mauril Bélanger, a obtenu le privilège, l\u2019espace d\u2019une trentaine de minutes, de servir comme président de la Chambre.M.Bélanger aspirait cet automne à être élu à cette fonction, mais une étrange extinction de voix l\u2019a amené à consulter son médecin.Le verdict, impitoyable, est tombé : sclérose latérale amyo- trophique (Lou Gehrig).M.Bélanger a retiré sa candidature.Son état de santé périclite depuis : il ne peut plus parler et a de la difficulté à marcher.Grâce à un logiciel lisant ce qu\u2019il écrit à l\u2019écran, M.Bélanger a pu présider la période de déclarations des députés et un échange d\u2019une ques- tion-réponse entre Justin Trudeau et Rona Ambrose, puis Thomas Mulcair.Un pépin informatique a fait que ce dernier a d\u2019abord été présenté comme\u2026 le premier ministre ! Les bons mots de ses collègues ont arraché à M.Bélanger quelques larmes.M A R C O B É L A I R - C I R I N O Correspondant parlementaire à Québec L a Coalition avenir Québec soupçonne le gouvernement Couillard d\u2019avoir détourné le Programme de soutien aux installations sportives au profit des circonscriptions libérales.À ce jour, 87 % de l\u2019enveloppe budgétaire (9,1 sur 10,5 millions de dollars) a été allouée à des projets éparpillés dans des circonscriptions libérales : construction d\u2019un centre de curling à Chelsea (1,95 million), aménagement de deux terrains multisports à surface synthétique à Gatineau (1,25 million chacun), installation de modules de jeux, de jeux d\u2019eau et d\u2019une patinoire extérieure à Windsor (74 964 $), etc.« Jusqu\u2019à présent, des 10 millions annoncés, 9 millions sont allés, comme par hasard \u2014 eh oui, le hasard fait bien les choses \u2014 à des projets situés dans des comtés libéraux.Encore une fois, ça sent le favoritisme », a déclaré le député ca- quiste Sébastien Schneeberger lors de la période de questions mercredi.Au fil des trois dernières semaines, 23 des 32 projets annoncés dans le cadre de la phase 3 du Programme de soutien aux installations sportives se trouvent dans des circonscriptions libérales, contre deux dans une circonscription péquiste, quatre dans des circonscriptions caquistes et trois dans la circonscription d\u2019Arthabaska, qui est représentée par la députée indépendante Sylvie Roy (4% de l\u2019enveloppe budgétaire).Le ministère de l\u2019Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) y subventionnera l\u2019aménagement d\u2019un parc multisport à Saint-Ferdinand (238 936$), la rénovation des estrades du stade de baseball de Victoriaville (238 936$) ainsi que l\u2019aménagement de jeux d\u2019eau au parc Bourbon à Plessisville.Parti «multirécidiviste» D\u2019autre part, le gouvernement libéral a octroyé 668 087$ à deux projets dans la circonscription de Lac-Saint-Jean, représentée par le député péquiste Alexandre Cloutier, c\u2019est-à-dire 564 308$ à la rénovation de l\u2019aréna municipal à L\u2019Ascension-de-notre- Seigneur et 103 779$ à la réfection de la patinoire et à l\u2019ajout de modules de planche à roulettes à Hé- bertville (6% de l\u2019enveloppe budgétaire).Enfin, le ministère a donné le feu vert au financement de quatre projets dans des circonscriptions caquistes, dont la rénovation des deux pavillons du centre communautaire récréatif Saint- Jean-Baptiste de Drummondville inc.(132 799$).M.Schneeberger, député de Drummond\u2013 Bois-Francs, a pressé le gouvernement libéral de dévoiler la liste des projets qui ont été écartés par le MELS.« Ce n\u2019est pas à nos jeunes de payer des approches qui pourraient être partisanes, à des fins électorales », a-t-il fait valoir en point de presse.Le Parti libéral du Québec est un «multiréci- diviste du favoritisme», a fait remarquer quant à lui le député de La Peltrie, Éric Caire, pointant un rapport du vérificateur du Québec datant de 2012.Le v.g.avait notamment souligné que « l\u2019information transmise au ministre ne lui permet[ait] pas de sélectionner les projets qui répondent le mieux à l\u2019objectif du programme».Le ministre de l\u2019Éducation, du Loisir et du Sport, Sébastien Proulx, ne s\u2019est pas laissé démonter par les allégations de favoritisme lancées par la CAQ.Il a chargé son confrère Jean D\u2019Amour de procéder jeudi après-midi dans la circonscription de Côte-Sud \u2014 également dans le giron libéral \u2014 à l\u2019«annonce d\u2019importants investissements en infrastructures sportives et récréatives dans le Bas-Saint-Laurent».Le Devoir INFRASTRUCTURES SPORTIVES Le PLQ encore une fois soupçonné de favoritisme Près de 90 % de l\u2019enveloppe d\u2019un programme ont été alloués à des circonscriptions libérales Encore une fois, ça sent le favoritisme Sébastien Schneeberger, député caquiste de Drummond\u2013Bois-Francs « » Lire aussi \u203a Et l\u2019intégration?Une chronique de Gérard Bérubé.Page B 1 L E D E V O I R , L E J E U D I 1 0 M A R S 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 4 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 J E A N - F R A N Ç O I S N A D E A U P H I L I P P E O R F A L I D es éléments d\u2019extrême droite des milieux anglophones en seraient à tenter de créer des ponts avec les groupuscules de l\u2019extrême droite québécoise.C\u2019est dans ce contexte que Paul Watson, le leader de Pégida Grande-Bre- tagne, une organisation isla- mophobe, se trouvait à Montréal mercredi.L\u2019allocution prévue dans un hôtel de l\u2019ouest de l\u2019Île a toutefois été annulée à la dernière minute en raison de la présence de manifestants.Ancien cycliste professionnel, Paul Watson a été candidat de l\u2019United Kingdom Independence Party (UKIP), quatrième parti au Royaume-Uni avec 13% des voix.Il est à la tête de Pégida UK, une organisation islamo- phobe dont les racines sont en Allemagne, depuis le 4 janvier.Watson plaide vigoureusement contre l\u2019immigration et affirme l\u2019échec des politiques multiculturelles.L\u2019invitation publique lancée par l\u2019organisme Act for Canada/Agissons pour le Canada à venir entendre ce leader xénophobe affirme que « Paul considère que l\u2019islam constitue la plus grande menace à l\u2019Angleterre depuis le nazisme et le communisme et qu\u2019il correspond à l\u2019enjeu le plus important de notre temps.» Il devait se trouver à Montréal mercredi et devrait être à Toronto jeudi.Tisser des liens?L\u2019annonce de la présence de Watson à Montréal a été relayée notamment par l\u2019organisation Israel Activist Alliance et la Jewish Defense League (JDL).Cette dernière est considérée comme un groupe terroriste par le FBI.Selon Francis Boudrias Plouffe, un des organisateurs de la manifestation contre la présence de Paul Watson au Canada, il s\u2019agit en fait d\u2019une occasion de rassemblement pour plusieurs groupuscules canadiens et étrangers en vue de fédérer des positions communes.« Ils semblent vouloir créer des liens avec Pégida Québec.» Fabienne Presentey, de Voix juives indépendantes, s\u2019insurge, elle aussi, contre la propagation d\u2019un tel discours haineux.« On a un centre antira- dicalisation ici.Ce serait bien qu\u2019on le voie à l\u2019œuvre.» Les effectifs de ces mouvements ici apparaissent difficiles à connaître avec précision, puisque l\u2019organisation n\u2019avance pas en plein jour.Elle se méfie apparemment désormais de l\u2019étalage de ses intentions sur les réseaux sociaux.Les détracteurs de Pégida semblaient avoir une fois de plus réussi à faire fuir le groupe, mercredi, ou du moins à dissuader la direction de l\u2019hôtel Ruby Foo\u2019s d\u2019accueillir l\u2019événement.Un panneau annonçant l\u2019annulation de l\u2019événement avait été placé bien en vue, à l\u2019entrée de l\u2019établissement, a constaté Le Devoir mercredi soir.«J\u2019ai pris cette décision en raison de plusieurs circonstances et sur la base des informations dont je disposais» par rapport à l\u2019événement, a indiqué Maurice Wong Kee Song, directeur général de l\u2019hôtel Ruby Foo\u2019s.Près d\u2019une vingtaine de manifestants antixénophobes et une cinquantaine de policiers étaient présents mercredi soir.M.Watson et les organisateurs de l\u2019événement ne semblaient pas, eux, avoir tenté d\u2019accéder au lieu prévu de la rencontre.Le Devoir Le leader de Pégida UK tenterait de tisser des liens avec l\u2019extrême droite canadienne Une allocution prévue dans un hôtel montréalais a été annulée à la dernière minute M A R C O F O R T I E R Le printemps 2015 devait être aussi « chaud » que celui, mythique, de l\u2019année 2012.Mais sans leader charismatique, sans cause clairement définie et face à une population indifférente, le mouvement de grève a fondu comme neige au soleil.Les syndicats qui représentent un demi-million d\u2019employés de l\u2019État avaient reporté à l\u2019automne leur bataille contre «l\u2019austérité ».Les étudiants avaient plus ou moins envie de reprendre la rue, trois ans après le printemps érable.Même l\u2019association étudiante la plus radicale, l\u2019ASSE (Association pour une solidarité syndicale étudiante), avait déposé les armes en pleine bataille, en renonçant à la grève.Seuls les militants anarchistes les plus convaincus, rassemblés sous la bannière des Comités printemps 2015, ont sonné la charge contre le «système» jusqu\u2019aux vacances d\u2019été.Ils sont sortis amochés de cette saison maudite.Le confort et l\u2019indifférence de la population leur ont fait plus mal que les coups de matraque de la police, qui a maté sans retenue les manifestations du printemps.«En 2012, nous aurions été \u201cl\u2019avenir\u201d, aujourd\u2019hui, nous ne serions que des têtes brûlées.Le mythe de 2012, devenu l\u2019étalon de mesure du mouvement social, s\u2019est alors retourné contre la rupture à son origine.En instaurant le plus grand et le plus long mouvement étudiant de l\u2019histoire nord- américaine comme nouveau standard, on se destine à bien des déceptions», écrit le Collectif de débrayage dans Fuck toute!, un petit recueil des hauts et des bas du printemps 2015, qui sera lancé ce 10 mars à Montréal.Il s\u2019agit d\u2019une suite au coup de gueule On s\u2019en câlisse, écrit dans l\u2019euphorie du printemps étudiant de 2012.Dans les deux cas, les auteurs \u2014 un mélange de gens de lettres, étudiants et professeurs de l\u2019UQAM, et d\u2019anarchistes de la base \u2014 se réclament d\u2019un anonymat qui remonte à la Révolution française, à Mai 68 et à octobre 1970.« Fuck toute ! », donc.C\u2019est devenu le cri de ralliement de cette contestation de 2015, qui visait tellement large que la cible paraissait invisible.Cette fois, les casseroles sont restées sagement à la maison.Les anarchistes se sentaient parfois bien seuls sur la ligne de front, mais ils ont fini par se dire qu\u2019ils se battraient pour le plaisir de se battre.«Les bannières \u201cFuck toute\u201d et \u201cMangez toute de la marde\u201d en tête de cortège ne laissent place à aucune équivoque: l\u2019ennemi du mouvement, c\u2019est la totalité.Celle qui, sociale, récuse toute division.Celle qui, économique, refuse toute gratuité.Celle qui, symbolique, refuse toute magie», écrivent les auteurs.Certains gains Ce curieux printemps a tout de même mené à des acquis, estime Philippe Blouin, des éditions Sabotart, qui publie Fuck toute!.«De nouvelles thématiques ont émergé: la lutte contre les hydrocarbures et contre les pipelines, une solidarité avec les autochtones et une mobilisation contre l\u2019austérité, en dépit des centrales syndicales et des associations étudiantes qui ont refusé de suivre leur propre base», dit-il.Leur engagement peut paraître nihiliste \u2014 ils citent Nietzsche qui veut « le néant, plutôt que de ne rien vouloir du tout» \u2014, mais les contestataires ont aussi prôné une solution de rechange au métro, boulot, dodo.La grève militait «contre l\u2019asservissement de nos vies à l\u2019économie », écrivent les auteurs.Contre la machine à fabriquer des consommateurs.Le quartier général du mouvement restait encore et toujours l\u2019UQAM, foyer de la contre-culture et de la contestation.«Si la grève entraîne une baisse drastique des inscriptions, entachant la cote de l\u2019UQAM sur les marchés mondiaux du diplôme, les arts et les sciences humaines ne fléchissent pas pour autant.Bien au contraire : la jeunesse enragée, ce produit dérivé du désastre, ne manquera pas pour garnir derechef les inflexibles cohortes du QG de la révolte.Car il en va de l\u2019essence même de l\u2019UQAM : née de la grève [de 1968], elle finira toujours par y revenir, tel un mioche aux jupes.» Le Devoir Autopsie d\u2019un printemps qui a dit «Fuck toute!» M A R C O B É L A I R - C I R I N O Correspondant parlementaire à Québec La ministre de l\u2019Enseignement supérieur, Hélène David, invitera poliment les recteurs des universités québécoises à ouvrir leurs livres et, qui sait, à ralentir leur train de vie.La «rémunération des hauts dirigeants universitaires» sera le sujet de l\u2019heure d\u2019une rencontre du Bureau de coopération inter- universitaire (BCI), à laquelle elle assistera au lendemain du dépôt du budget Leitão, soit le 18 mars prochain.«C\u2019est le premier point à ordre du jour», a-t-elle annoncé mercredi, au lendemain de la mise au jour d\u2019informations selon lesquelles l\u2019Université de Montréal fournit notamment à son recteur, Guy Breton, un véhicule Audi Q5 hybride coûtant 862$ par mois, en plus de lui payer des vols en première classe.Mme David a enjoint le 3 mars dernier à la sous-ministre Sylvie Barcelo de lui soumettre «des propositions concernant la rémunération applicable au personnel de direction supérieure des universités».Dans une lettre qu\u2019elle lui a transmise, l\u2019élue libérale \u2014 et ex-vice-rectrice aux relations internationales à l\u2019UdeM \u2014 se dit favorable à l\u2019idée de «modifier le cadre normatif en vue, notamment d\u2019élargir la portée des règles budgétaires pertinentes».Mme Barcelo a demandé mardi aux recteurs des universités québécoises de lui « faire parvenir, dans les meilleurs délais, la documentation pertinente [\u2026], la plus complète possible, [de tous les] documents relatifs à la rémunération, aux conditions de travail et aux avantages directs et indirects de l\u2019emploi de chaque membre du personnel de direction supérieure de [leur] établissement».Projet de loi 590 De son côté, le député péquiste Alexandre Cloutier a déposé un projet de loi visant à étendre la portée des pouvoirs de la vérificatrice générale, Guylaine Leclerc, aux universités dites « à charte », comme l\u2019Université de Montréal, l\u2019Université Laval et l\u2019Université McGill.« L\u2019austérité libérale, le problème, M.le Président, c\u2019est que ça semble être à deux vitesses.Pendant qu\u2019on coupe des centaines de millions dans nos universités, plusieurs de nos recteurs et administrateurs, eux, continuent de piger dans le plat à bonbons : arachides dorées de 620 000 $ pour le recteur de l\u2019Université Bishop\u2019s ; indemnités de départ de 750 000 $ pour l\u2019ex-rectrice de l\u2019Université McGill ; bonis d\u2019après-mandat de 1,4 million pour de hauts dirigeants de l\u2019Université Laval ; traitement royal pour le rectorat de l\u2019Université de Montréal, et carrément des bonis illégaux de 1,2 million versés à des cadres des universités du Québec, M.le Président, c\u2019est carrément indécent », a-t-il déclaré en Chambre, ayant à la main le projet de loi 590.Nombreux reproches La vérificatrice générale, Guylaine Leclerc, a récemment reproché à l \u2019ETS, l\u2019INRS, l \u2019UQAC et l \u2019UQAR d\u2019avoir accordé à leurs dirigeants des « sommes non conformes » totalisant près de 820 000 $ en quatre ans.À elle seule, l\u2019École de technologie supérieure (ETS) a versé une « somme non conforme » de 425 000 $ à ses cadres entre le 1e r avril 2010 et le 31 mars 2015, indiquait-elle dans un rapport déposé à l\u2019Assemblée nationale fin février.Son prédécesseur, Michel Samson, avait un an plus tôt conclu que l\u2019UQAM avait violé la loi 100 sur le retour à l\u2019équilibre budgétaire, en 2013-2014, en octroyant des « sommes forfaitaires » totalisant 352 767 $ à 85 cadres.Le Devoir RÉMUNÉRATION David interpellera les recteurs la semaine prochaine A L E X A N D E R P A N E T T A à Washington La visite tant attendue de Justin Trudeau dans la capitale américaine a finalement débuté.L\u2019avion du premier ministre canadien a atterri mercredi après-midi à la base aérienne militaire Andrews, où il a été accueilli par un orchestre militaire et une haie d\u2019honneur.Au cours de son voyage de trois jours à Washington, le premier ministre rencontrera bien sûr le président Barack Obama, mais aussi des représentants du dépar tement d\u2019État, des groupes d\u2019experts et des universitaires.À sa sor tie de l\u2019appareil, M.Trudeau a été accueilli par l\u2019ambassadeur du Canada aux États-Unis, David McNaughton.L\u2019épouse du premier ministre, Sophie Grégoire-Tru- deau, et ses trois enfants, Xavier, Ella-Grace et Hadrien, font également partie du voyage en terre américaine.La famille Trudeau sera l\u2019invitée d\u2019honneur, jeudi soir, d\u2019un dîner officiel à la Maison- Blanche \u2014 une première en 19 ans, depuis la visite de Jean Chrétien en 1997.Avant de quitter Ottawa, M.Trudeau a déclaré à la Chambre des communes qu\u2019une saine relation canado-américaine est essentielle pour assurer la prospérité du Canada.« Peu de relations sont aussi impor tantes pour le Canada qu\u2019une bonne relation avec les États-Unis, pour les emplois, pour la croissance économique, pour les échanges commerciaux, pour bâtir les types de débouchés dont on a véritablement besoin.» « Pendant dix ans, ces relations ont été tendues, et maintenant, nous sommes heureux d\u2019être en mesure de nous réengager dans un large éventail de dossiers [\u2026] », a-t-il soutenu.Les activités de M.Trudeau seront sans doute très suivies par les médias américains, qui trouvent en lui tous les attributs d\u2019une célébrité.La Presse canadienne WASHINGTON Trudeau amorce sa visite officielle En instaurant le plus grand et le plus long mouvement étudiant de l\u2019histoire nord-américaine comme nouveau standard, on se destine à bien des déceptions Extrait du recueil Fuck toute! « » Pétrolia « rassurée » Le président-directeur général de la société Pétrolia, Alexandre Gagnon, est sorti «rassuré», mercredi, d\u2019une rencontre où le premier ministre Philippe Couil- lard a gardé le silence sur son opposition aux forages par frac- turation hydraulique sur l\u2019île d\u2019Anticosti.Lors d\u2019un bref point de presse qui a suivi, M.Gagnon a déclaré que M.Couillard s\u2019est contenté de répéter que le gouvernement respectera le contrat qui l\u2019associe aux projets d\u2019exploration sur l\u2019île du golfe Saint-Laurent.M.Gagnon ne s\u2019est pas laissé démonter par les doutes exprimés par M.Couil- lard concernant la rentabilité potentielle des hydrocarbures, sur Anticosti.Au cours des dernières semaines, M.Couillard a répété à plusieurs occasions qu\u2019il voulait protéger l\u2019île d\u2019Anti- costi des risques liés aux forages par fracturation hydraulique, une méthode controversée qui nécessite l\u2019injection de produits chimiques dans le sol.M.Gagnon a obtenu mercredi une rencontre avec M.Couil- lard, où le recours à la fractura- tion n\u2019a pas été abordé par les deux hommes.La Presse canadienne TransCanada : Charest se défend L\u2019ex-premier ministre Jean Charest nie avoir sollicité une rencontre entre les dirigeants de TransCanada, promoteur du projet d\u2019oléoduc Énergie Est, et le cabinet du premier ministre Justin Trudeau.Dans une courte mêlée de presse à Québec, mercredi, M.Charest a reconnu avoir fait un appel au cabinet Trudeau et avoir abordé le dossier TransCa- nada, mais s\u2019est défendu d\u2019avoir sollicité une rencontre et a insisté pour dire qu\u2019il ne travaillait plus pour TransCa- nada au moment de l\u2019appel.Or, le cabinet du premier ministre a confirmé au Globe and Mail la semaine dernière que M.Charest avait évoqué la possibilité d\u2019organiser une telle rencontre.La Presse canadienne JACQUES NADEAU LE DEVOIR Une manifestation organisée à la fin du mois de mars 2015 a donné lieu à un af frontement avec les policiers du SPVM.Québec et la FSSS- CSN s\u2019entendent La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS- CSN) et le gouvernement québécois ont conclu une entente de principe en vue du renouvellement de la convention collective de ses quelque 110 000 membres, a annoncé le syndicat, mardi soir.Le président de la FSSS-CSN, Jeff Begley, s\u2019est dit «satisfait du déroulement du processus».Il a annoncé que le syndicat recommandera l\u2019entente de principe aux délégués à l\u2019occasion du conseil fédéral de négociation qui se tiendra jeudi et vendredi.La Presse canadienne L E D E V O I R , L E J E U D I 1 0 M A R S 2 0 1 6 S C I E N C E S A 5 Promotion spéciale Petites annonces Pour les annonces textes de 5 lignes et moins 7 jours de parution : 100 $ Pour les encadrés À l\u2019achat de deux obtenez le troisième gratuitement Pour information Téléphone : 514 985-3322 Courriel : petitesannonces@ledevoir.com P A U L I N E G R A V E L P arce qu\u2019elles sont invisibles, les nanotechnologies intriguent et peuvent même faire peur, surtout quand on découvre qu\u2019elles sont en voie d\u2019envahir nos vies.L\u2019exposition Nanotechnologies : l\u2019invisible révolution qui a ouvert ses portes mercredi au Musée de la civilisation de Québec nous aide à appréhender cet intrigant nanomonde où tout se passe à l\u2019échelle des atomes et des molécules, soit à des dimensions de quelques nano- mètres ou milliardièmes de mètres.Mais cette exposition vise surtout à induire une réflexion sur l\u2019avenir que l\u2019on veut accorder à cette nouvelle science en pleine expansion.Ainsi devrait-elle apaiser les craintes des anxieux et susciter une certaine méfiance, ou du moins une prudence, chez les optimistes béats.D\u2019entrée de jeu, le visiteur est donc invité à prendre position pour ou contre le développement des nanotechnologies, et sa décision déterminera le sens du parcours de sa visite.Si le visiteur est enthousiaste des nanotechnologies, il sera accueilli par Iron Man, qui, dans les plus récents films, s\u2019injecte des nano- par ticules lui permettant de contrôler son armure.Les plus timorés seront quant à eux initiés par Terminator, qui incarne les présages destructeurs suscités par les nanotechnologies.D\u2019abord un fantasme Ces personnages de science- fiction qui ont pu influencer notre perception des nanotechnologies rappellent aussi que celles-ci ont d\u2019abord été et sont longtemps restées un fantasme, même si le physicien américain Richard Feynman avait évoqué en 1959 l\u2019immense potentiel que recelait la matière à très petite échelle qui obéit aux lois de la physique quantique, lesquelles modifient les propriétés optiques, magnétiques, électriques, mécaniques ou chimiques de la matière.«Plusieurs chercheurs ont avoué que c\u2019est Le voyage fantastique, un film de 1966, qui les a inspirés à travailler sur les nanotechnologies », souligne Anouk Gingras, chargée du projet de cette exposition, lors de la visite de presse.Le visiteur réalisera toutefois rapidement que les nanotechnologies ont déjà investi notre quotidien.Ainsi sont présentés divers produits of fer ts dans le commerce, tels qu\u2019une crème solaire contenant des nanoparti- cules de dioxyde de titane qui lui confèrent une fluidité facilitant son application et qui réfléchissent plus efficacement les rayons ultraviolets, une raquette de tennis renfermant des nano- tubes de carbone qui augmentent sa robustesse et sa légèreté, un nettoyant à lunettes dont les nanoparticules qu\u2019il inclut empêchent les gouttes d\u2019eau et les marques d\u2019adhérer à la surface du verre.La nanoélectronique, une branche des nanotechnologies, a pour sa part permis la miniaturisation des puces électroniques, aussi appelées circuits intégrés.Les visiteurs peuvent donc voir une puce produite par IBM en 2015 et sur laquelle ont été gravés des milliards de transistors espacés de seulement sept nanomètres.Usages du passé À proximité de cette extraordinaire réalisation technologique sont suspendus au mur de splendides vitraux médiévaux dont les riches couleurs sont flamboyantes en raison des na- noparticules d\u2019or, d\u2019argent et de cuivre que les maîtres-verriers du Moyen-Âge ajoutaient au verre liquide lors de sa fabrication.Eh oui! nos lointains ancêtres exploitaient les propriétés particulières des nanoparticules à leur insu.L\u2019analyse au microscope à haute résolution des lames des fameux sabres de Damas \u2014 dont un exemplaire est exposé \u2014 a révélé que leur résistance et leur tranchant redoutable étaient dus à leur structure en nanotubes de carbone.Certaines créatures de la nature sont dotées de structures nanométriques qui leur confèrent des qualités particulières.L\u2019expo met ainsi en vedette un couple de geckos, ces lézards qui marchent au plafond et sur les murs grâce aux poils nano- métriques présents sous leurs doigts qui leur permettent d\u2019adhérer à ces parois sous l\u2019effet des forces de Van der Waals.Par ailleurs, les couleurs iridescentes des papillons morphos résultent de la réflexion de la lumière sur les nanostructures créées par la disposition particulière des écailles sur leurs ailes.La découverte de ces merveilles nanométriques n\u2019aurait jamais été possible sans la puissance des microscopes.On relate et expose l\u2019évolution de ce précieux instrument d\u2019observation, dont le plus récent représentant est le microscope à force atomique.Des images grand format obtenues par ces microscopes ultrapuissants sont exposées sur les murs et nous permettent de voir que l\u2019erbium, un métal du groupe des terres rares, présente la forme de magnifiques fleurs à l\u2019échelle nanométrique.En Europe, les nanotechnologies sont utilisées pour la restauration d\u2019œuvres d\u2019ar t.Le Musée de la civilisation a voulu tenter l\u2019expérience avec le Centre de conservation du Québec sur un monument funéraire du cimetière Saint-Patrick de Québec : un ange vieux de 115 ans qui était noir et abîmé.On l\u2019a traité à l\u2019aide de nanochaux, qui, en pénétrant dans la pierre, permet de solidifier le monument.L\u2019ange, qui a retrouvé sa couleur et ses courbes d\u2019antan, est exposé, et un documentaire présente les étapes de sa restauration.Le domaine de la santé Les énormes possibilités qu\u2019of frent les nanotechnologies dans le domaine de la santé sont illustrées par de courts documentaires décrivant d\u2019une part les travaux de Sylvain Mar tel de Polytechnique Montréal, qui a concrétisé en quelque sor te Le voyage fantastique, puisqu\u2019il a réussi à acheminer des médicaments de façon contrôlée jusqu\u2019à l\u2019intérieur du cerveau, qui est pourtant protégé par une barrière hémato-encépha- lique.D\u2019autre par t, la recherche de Normand Voyer a permis de mettre au point des « nanopoignards » capables d\u2019aller détruire des cellules cancéreuses.On apprend aussi que le Québec est un important producteur de nanoparticules, notamment de nanofilaments de cellulose obtenus du bois et qui pourraient servir à rendre le béton plus résistant.On fait aussi remarquer que plusieurs autres produits utilisés au quotidien, comme certains dentifrices, tests de grossesse, vernis à ongles, shampoings, nettoyants, et même certaines confiseries peuvent contenir des nanoparticules, mais les muséologues n\u2019ont pas pu obtenir de confirmation de leur fabricant.Mais peut-être ont-ils peur de rebuter le consommateur.Contrairement à l\u2019Europe, qui exige des fabricants qu\u2019ils mentionnent la présence de nanoparticules dans la liste des ingrédients, ici, aucune réglementation n\u2019impose un tel étiquetage aux fabricants.Même si plane encore une grande incertitude sur les possibles effets toxiques et environnementaux des nanoparti- cules, des études sont menées pour les mettre en lumière et des mesures de protection sont adoptées par les chercheurs et travailleurs.Tout au cours de l\u2019exposition, le visiteur est invité à se prononcer sur des questions de société liées aux nanotechnologies.Aimerions-nous intégrer des nanotechnologies à notre corps pour améliorer nos capacités physiques ?Consentirait-on à un traitement médical impliquant l\u2019injection de nanoparticules dans notre corps?Les réponses à ces questions sont compilées et s\u2019affichent sur un grand écran intégrant les résultats des autres visiteurs.Cette exposition qui a été proposée et soutenue par Prima Québec, le pôle de recherche et d\u2019innovation en matériaux avancés au Québec, est le résultat d\u2019une large collaboration entre le Musée de la civilisation, le Fonds de recherche du Québec, les universités, des collèges et diverses entreprises québécoises.Le Devoir Infiniment petites, mais grandement intrigantes À Québec, une exposition du Musée de la civilisation remet en question notre rapport aux nanotechnologies PHOTOS MUSÉE DE LA CIVILISATION D\u2019abord noirci et abîmé, ce monument funéraire du cimetière Saint-Patrick de Québec a été restauré grâce à de la nanochaux.Admission Été 2016 fep.umontreal.ca CERTIFICATS Communication appliquée Coopération internationale Criminologie Droit Études individualisées Français langue seconde Gérontologie Gestion police et sécurité Gestion services de santé et services sociaux Gestion philanthropique Intervention auprès des jeunes Intervention en déficience intellectuelle et en TSA Petite enfance et famille Rédaction professionnelle Relations industrielles Santé communautaire Santé et sécurité du travail Santé mentale Toxicomanies Traduction II Victimologie AUSSI OFFERT COURS EN LIGNE ÉCOLE DE LANGUES \u2013 Anglais et Français FORMATION CONTINUE PROGRAMME ACCÈS-FEP RECONNAISSANCE DES ACQUIS EXPÉRIENTIELS FEPUdeM 1212, rue Panet, Montréal inscription requise www.centrestpierre.org | 514.524.3561 p.401 CENTRE ST-PIERRE Alain Vadeboncoeur L\u2019urgentologue et la mort La médecine d\u2019urgence n\u2019est pas un travail sans histoires, le docteur Alain Vadeboncoeur en sait quelque chose.Ex-président de Médecins québécois pour le régime public, il a publié Les acteurs ne savent pas mourir (2014) chez Lux.Mercredi 13 avril 2016 | 19 h | 25 $ les grandes conférences Serge Cantin & Jacques Beauchemin Table ronde sur la souveraineté Une occasion unique pour réfléchir et discuter avec les auteurs des ouvrages La souveraineté dans l\u2019impasse et La souveraineté en héritage.Mercredi 23 mars 2016 | 17 h | 25 $ S\u2019il se dit enthousiaste, le visiteur croisera d\u2019abord Iron Man, personnage dont l\u2019armure est alimentée par des nanoparticules. L E D E V O I R , L E J E U D I 1 0 M A R S 2 0 1 6 A 6 A V I S L É G A U X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS LÉGAUX & APPELS D\u2019OFFRES \u2022 HEURES DE TOMBÉE Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Courriel : avisdev@ledevoir.com Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi L a s u i t e d e s a v i s s e t r o u v e e n p a g e A 7 AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé - dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsa bilité se limite au coût de la parution.AVIS PUBLIC EN VERTU DE L\u2019ARTICLE 192 DE L\u2019ANNEXE C DE LA CHARTE DE LA VILLE DE MONTRÉAL 2e avis À sa séance du 24 février 2016, le comité exécutif a approuvé la description des immeubles suivants afin que la Ville en devienne propriétaire en vertu de l\u2019article 192 de l\u2019annexe C de la Charte de la Ville de Montréal : - les lots 1 490 396, 1 998 971, 1 998 980, 1 998 981, 1 998 985, 1 999 036, 1 999 048, 1 999 275 et 1 999 293, une partie du lot 1 995 237, d\u2019une superficie de 322,2 m², et une partie du lot 1 999 277, d\u2019une superficie de 117,5 m², tous du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par l\u2019avenue Millen, la rue Sauvé, la rue Waverly et le boulevard Gouin, dans l\u2019arrondissement d\u2019Ahuntsic-Cartierville (CE16 0301) - les lots 1 998 257, 1 999 068, 1 999 069, 1 999 124, 1 999 139, 1 999 164, 1 999 169, 1 999 171 et 1 999 343 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par la rue Foucher, la rue Farly, l\u2019avenue Henri-Julien et par la rue Sauvé Est, dans l\u2019arrondissement d\u2019Ahuntsic-Cartierville (CE16 0302) - les lots 2 500 803, 2 500 810, 2 698 616, 2 698 617, 2 698 633 et 2 698 706 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par l\u2019avenue Charton, l\u2019avenue Charland, l\u2019avenue Hamel et le boulevard Gouin Est, dans les arrondissements d\u2019Ahuntsic-Cartierville et de Villeray\u2013Saint-Michel\u2013Parc-Extension (CE16 0303) - les lots 2 698 647, 2 698 659, 2 698 673, 2 698 676, 2 698 677, 2 698 678, 2 698 688, 2 698 689 et 2 736 159 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par l\u2019avenue Christophe-Colomb, la rue de Port-Royal Est, l\u2019avenue Saint-Charles et le boulevard Henri- Bourrassa Est, dans l\u2019arrondissement d\u2019Ahuntsic-Cartierville (CE16 0304) Les propriétaires des immeubles expropriés en vertu de l\u2019article 192 peuvent réclamer une indemnité de la Ville.À défaut d\u2019entente, l\u2019indemnité est fixée par le Tribunal administratif du Québec à la demande des propriétaires ou de la Ville, et les articles 58 à 68 de la Loi sur l\u2019expropriation (RLRQ, chapitre E-24) s\u2019appliquent, compte tenu des adaptations nécessaires.Cet avis est le deuxième de trois que la Ville est tenue de publier.Montréal, le 10 mars 2016 Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon Avis public MONTRÉAL AVIS DE VENTE IMMOBILIÈRE EN VERTU DE L\u2019ARTICLE 670 C.p.c.Amendé Canada Province de Québec Cour du Supérieure District de Montréal No.dossier : 500-17-080731-147 No.shérif : 500-18\u2014001958-157 AMALIA JEANNOT ET XAVIER CÔTÉ, 1818, rue Dézéry, Montréal, (Québec) H1W 2R7 partie demanderesse contre ANDRÉ BERNADET 1620, rue Dézéry Montréal (Québec) H1W 2R7 ET RENÉ PÉLOQUIN 1618, rue Dézéry Montréal (Québec) H1W 2R7 ET LES IMMEUBLES BERNADET INC.1620, rue Dézéry Montréal (Québec) H1W 2R7 et L\u2019OFFICIER DE LA PUBLICITÉ DES DROITS DE LA CIRCONSCRIPTION FONCIÈRE DE MONTRÉAL.mis-en-cause.DÉSIGNATION «Les immeubles des défendeurs André Bernadet et René Péloquin indiqués par la partie demanderesse: René Péloquin : (Premier immeuble) Une QUOTE-PART DE VINGT-HUIT POUR CENT (28%) INDIVIS dans l?immeuble dont la désignation suit: Un immeuble connu et désigné comme étant le lot numéro QUATRE MILLIONS HUIT CENT SOIXANTE-DIX-NEUF MILLE SIX CENT QUATRE-VINGT-DIX-HUIT (4 879 698) au Cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal.  Correspondant à l?appartement portant le numéro 1816 rue Dézery, en la ville de Montréal, province de Québec, H1W 2R9.Sujet à une convention d?indivision reçue devant Me Pierre AUDET, notaire, le 15 mai 2012, sous le numéro 8195 de ses minutes, et publiée au bureau de la publicité des droits de la circonscription foncière de Montréal, sous le numéro 19 056 223.Tel que le tout se trouve présentement avec tout ce qui est incorporé, attaché, réuni ou uni par accession à cet immeuble et qui est considéré être un immeuble en vertu de la loi.La mise à prix est fixée à 31 724.00$, soit 25% de l?éva- luation de la QUOTE-PART DE VINGT-HUIT POUR CENT (28%) INDIVIS dans l?immeuble portée au rôle d?évalua- tion municipale de la municipalité, multipliée par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires Municipales et modifiant certaines dispositions législatives, que l?adju- dicataire devra verser au shérif, en argent ou par chèque visé, à l?ordre du shérif du district de Montréal, au moment de l?adjudication.André Bernadet : (Deuxième immeuble) Une QUOTE-PART DE TRENTE-SIX POUR CENT (36%) INDIVIS dans l?immeuble dont la désignation suit Un immeuble connu et désigné comme étant le lot numéro QUATRE MILLIONS HUIT CENT SOIXANTE-DIX-NEUF MILLE SIX CENT QUATRE-VINGT-DIX-HUIT (4 879 698) au cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal ; Correspondant à l?appartement portant le numéro 1814 rue Dézery en la ville de Montréal, province de Québec, H1W 2R9.  Sujet à une convention d?indivision reçue devant Me Pierre AUDET, notaire, le 15 mai 2012, sous le numéro 8195 de ses minutes, et publiée au bureau de la publicité des droits de la circonscription foncière de Montréal, sous le numéro 19 056 223.Tel que le tout se trouve présentement avec tout ce qui est incorporé, attaché, réuni ou uni par accession à cet immeuble et qui est considéré être un immeuble en vertu de la loi.La mise à prix est fixée à 40 788.00$, soit 25% de l?éva- luation de la QUOTE-PART DE TRENTE-SIX POUR CENT (36%) INDIVIS dans l?immeuble portée au rôle d?évaluation municipale de la municipalité, multipliée par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires Municipales et modifiant certaines dispositions législatives, que l?adjudicataire devra verser au shérif, en argent ou par chèque visé, à l?ordre du shérif du district de Montréal, au moment de l?adjudication.Pour être vendu au bureau du shérif, Palais de Justice de Montréal, au 1, rue Notre-Dame Est, local 1.96, Montréal, Québec, H2Y 1B6, Le DOUZIÈME JOUR (12IÈME) JOUR DE AVRIL 2016 à DIX heures (10h00).Montréal, le 10 FÉVRIER 2016 Marie-France DEVLIN Shérif adjoint Bureau du shérif suite 1.146 District de Montréal 1, Est rue Notre-Dame Montréal, Québec H2Y 1B6 Avis public AUX PERSONNES INTÉRESSÉES AYANT LE DROIT DE SIGNER UNE DEMANDE D\u2019APPROBATION RÉFÉRENDAIRE Second projet de résolution adopté en vertu du Règlement sur les projets particuliers de construction, de modification ou d\u2019occupation d\u2019un immeuble (2003-08) pour le bâtiment situé au 30, boulevard Saint-Joseph Est AVIS PUBLIC est, par les présentes, donné aux personnes intéressées : 1.Objet du projet et demande d\u2019approbation référendaire À la suite de l\u2019assemblée publique de consultation tenue le 26 mai 2015, le conseil d\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal a adopté, lors de sa séance ordinaire du 7 mars 2016, le second projet de résolution en vertu du Règlement sur les projets particuliers de construction, de modification ou d\u2019occupation d\u2019un immeuble (2003-08) relativement à l\u2019immeuble situé au 30, boulevard Saint-Joseph Est.L\u2019objet de la résolution vise la conversion du bâtiment sis au 30, boulevard Saint-Joseph Est en un immeuble commercial et résidentiel, et ce, en dérogeant aux usages autorisés et à la règle de retour aux composantes architecturales d\u2019origine des articles 58 et 121 du Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal (01-277).Ce second projet de résolution contient une disposition qui peut faire l\u2019objet d\u2019une demande de la part des personnes intéressées de la zone visée et des zones contiguës afin que cette disposition soit soumise à leur approbation, conformément à la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités (Chapitre E-2.2).Une demande relative à cette disposition peut provenir d\u2019une zone faisant partie de l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal et des zones contiguës.Ainsi, une demande relative à cette disposition peut provenir de la zone visée 0108 et de ses zones contiguës illustrées au plan ci-dessous.2.Description du territoire Le territoire visé par ce projet de résolution comprend la zone visée 0108 et ses zones contiguës 0019, 0088, 0104, 0110, 0113 et 0118, tel qu\u2019illustrées au plan ci-dessus.3.Conditions de validité d\u2019une demande Pour être valide, toute demande doit : - indiquer clairement la disposition qui en fait l\u2019objet et la zone d\u2019où elle provient; - être reçue au bureau du secrétaire d\u2019arrondissement au plus tard le 18 mars 2016, avant 16 h 30; - être signée par au moins 12 personnes intéressées de la zone d\u2019où elle provient ou par au moins la majorité d\u2019entre elles si le nombre de personnes intéressées dans la zone n\u2019excède pas 21.4.Conditions pour être une personne intéressée à signer une demande 4.1 Toute personne qui n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter et qui remplit les conditions suivantes, le 7 mars 2016 : - être domiciliée dans la zone d\u2019où peut provenir une demande; - être domiciliée depuis au moins six mois au Québec; ou 4.2 Tout propriétaire unique d\u2019un immeuble ou occupant unique d\u2019un établissement d\u2019entreprise qui n\u2019est frappé d\u2019aucune incapacité de voter et qui remplit la condition suivante le 7 mars 2016 : - être propriétaire d\u2019un immeuble ou occupant d\u2019un établissement d\u2019entreprise situé dans la zone d\u2019où peut provenir une demande depuis au moins douze mois; ou 4.3 Tout copropriétaire indivis d\u2019un immeuble ou occupant d\u2019un établissement d\u2019entreprise qui n\u2019est frappé d\u2019aucune incapacité de voter et qui remplit les conditions suivantes le 7 mars 2016 : - être copropriétaire indivis d\u2019un immeuble ou occupant d\u2019un établissement d\u2019entreprise situé dans la zone d\u2019où peut provenir une demande depuis au moins douze mois; - être désigné, au moyen d\u2019une procuration signée par la majorité des personnes qui sont copropriétaires ou occupants depuis au moins douze mois comme celui qui a le droit de signer la demande en leur nom et d\u2019être inscrit sur la liste référendaire, le cas échéant.Cette procuration doit être produite avant ou en même temps que la demande.Dans le cas d\u2019une personne physique, il faut qu\u2019elle soit majeure, de citoyenneté canadienne et ne pas être en curatelle.Dans le cas d\u2019une personne morale, il faut : - avoir désigné parmi ses membres, administrateurs ou employés, par résolution, une personne qui, le 7 mars 2016 est majeure, de citoyenneté canadienne, qui n\u2019est pas en curatelle et n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter prévue à la loi; - avoir produit avant ou en même temps que la demande, une résolution désignant la personne autorisée à signer la demande et être inscrite sur la liste référendaire, le cas échéant.Sauf dans le cas d\u2019une personne désignée à titre de représentant d\u2019une personne morale, nul ne peut être considéré comme personne intéressée à plus d\u2019un titre conformément à l\u2019article 531 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités (Chapitre E- 2.2).5.Absence de demandes Toute disposition de ce second projet de résolution qui n\u2019aura fait l\u2019objet d\u2019aucune demande valide pourra être incluse dans une résolution qui n\u2019aura pas à être approuvée par les personnes habiles à voter.6.Consultation du projet Le second projet de résolution ainsi que l\u2019illustration de la zone visée et de ses zones contiguës peuvent être consultés au bureau d\u2019accueil du Plateau-Mont-Royal situé au 201, avenue Laurier Est, rez-de-chaussée, du lundi au vendredi de 9 h à 12 h et de 13 h à 17 h.Montréal, le 10 mars 2016 Le secrétaire d\u2019arrondissement, Me Claude Groulx CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE ROBERVAL No.: 155-22-000051-140 COUR DU QUÉBEC Kisis Technologies Inc.Partie de- manderesse c.Fabalum Inc.Partie défenderesse AVIS DE VENTE Prenez avis que les biens de la partie défenderesse seront vendus en justice par huissier le 22 mars 2016 à 10h00 au 113, de la Couronne à Repentigny, province de Québec.Les biens saisis sont ci-dessous énumérés : 1 centaine de lattes de bois, 3 palettes de plancher de bois, des boîtes de revêtement en plastique, un foyer de couleur noir avec 4 extensions pour les tuyaux, un lot d'outils, etc.Conditions : argent comptant ou par chèque visé fait à l'ordre de Michel Gaucher, huissier de justice en ?déicommis.Pour toute information Michel Gaucher, huissier de justice Tél : 450- 654-6511 entre 9 h00 et 16h00 AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l'affaire de la faillite de Spread Développement inc.Avis est par les présentes donné que la faillite de Spread Développement inc., personne morale dûment constituée, ayant son siège social au 4587, rue Saint- Dominique à Montréal, Québec H2T 1T7 est survenue le 4 mars 2016 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 24 mars 2016, à 10 h, au bureau du syndic, 4159, rue Bélan- ger, Montréal, Québec.Fait à Montréal, le 10 mars 2016.Pomerleau & Associés Syndic Inc.4159, rue Bélanger Montréal, Québec H1T 1A2 Tél: 514-721-3744 Web: www.LibereTesDettes.ca AVIS AUX CREANCIERS AVIS EST PAR LES PRÉSENTES donné que 9226-9158 QUÉBEC INC.(f.a.s.r.s.BAIN RÉNO) société légalement constituée ayant son siège social au 115-215, Boul.René A.Robert, Sainte-Thérèse, Qc, a fait cession de ses biens le 25 février 2016 entre les mains de PINS- KY, BISSON INC., et que la première assemblée des créanciers se tiendra le 16 mars 2016 à 16h00, aux bureaux du syndic, situé au 96, rue Turgeon, suite 300, Sainte-Thérèse, Qc.FAIT À SAINTE-THÉRÈSE, ce 3 mars 2016.Robert M.Malo, LLB, SAI Responsable de l'actif L E D E V O I R , L E J E U D I 1 0 M A R S 2 0 1 6 A C T UA L I T É S AV I S L É G AU X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S A 7 S u i t e d e l a p a g e A 6 Avis public AUX PERSONNES INTÉRESSÉES AYANT LE DROIT DE SIGNER UNE DEMANDE D\u2019APPROBATION RÉFÉRENDAIRE SECOND PROJET DE RÈGLEMENT (2015-21) MODIFIANT LE RÈGLEMENT D\u2019URBANISME DE L\u2019ARRONDISSEMENT DU PLATEAU-MONT-ROYAL (01-277) ET LE RÈGLEMENT SUR LES PLANS D\u2019IMPLANTATION ET D\u2019INTÉGRATION ARCHITECTURALE DE L\u2019ARRONDISSEMENT DU PLATEAU-MONT-ROYAL (2005-18) AFIN D\u2019IDENTIFIER DEUX PARCS AUX ABORDS DES VOIES FERRÉES DANS LE MILE END AVIS PUBLIC est, par les présentes, donné aux personnes intéressées : 1.Objet du projet et demande d\u2019approbation référendaire À la suite de l\u2019assemblée publique tenue le 23 février 2016, le conseil d\u2019arrondissement a adopté, à sa séance ordinaire du 7 mars 2016, un second projet du Règlement (2015-21) modifiant le Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal (01-277) et le Règlement sur les plans d\u2019implantation et d\u2019intégration architecturale de l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal (2005-18) afin d\u2019identifier deux parcs aux abords des voies ferrées dans le Mile End L\u2019objet de ce règlement vise à intégrer les deux terrains dans un zonage E.1(1) autorisant les parcs.Les lots visés (zones 0001 et 0015) par cette intervention réglementaire ont été classés, selon leur localisation.L\u2019annexe A du Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement Le Plateau-Mont-Royal (01-277) serait modifiée par des extraits des plans intitulés : au plan U-1 « Usages prescrits », au plan Z-1 « Zones », au plan TID-1 « Taux d\u2019implantation maximums et densités maximales », au plan S-1 « Immeubles d\u2019intérêt patrimonial et secteurs significatifs », au plan H-1 « Limites de hauteur » et au plan UP-1(1) « Aires et unités de paysage ».Ce second projet de résolution contient une disposition qui peut faire l\u2019objet d\u2019une demande de la part des personnes intéressées de la zone visée et des zones contiguës afin que cette disposition soit soumise à leur approbation, conformément à la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités (Chapitre E-2.2).Une demande relative à cette disposition peut provenir d\u2019une zone faisant partie de l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal et des zones contiguës.Ainsi, une demande relative à cette disposition peut provenir des zones visées 0001 et 0015 et des zones contiguës illustrées au plan ci-dessous.2.Description du territoire Le territoire visé par ce projet de règlement comprend les zones visées 0001 et 0015 et ses zones contiguës 0652, 0730, 0040, 0034, 0648, 0029, 0019, 0008, 0006, 0005, 0003, 0002, C-3, C-6, B-25, 0020, 0035, 0140 et 0148, tel qu\u2019illustrées au plan ci-dessus.3.Conditions de validité d\u2019une demande Pour être valide, toute demande doit : - indiquer clairement la disposition qui en fait l\u2019objet et la zone d\u2019où elle provient; - être reçue au bureau du secrétaire d\u2019arrondissement au plus tard le 18 mars 2016, avant 16 h 30; - être signée par au moins 12 personnes intéressées de la zone d\u2019où elle provient ou par au moins la majorité d\u2019entre elles si le nombre de personnes intéressées dans la zone n\u2019excède pas 21.4.Conditions pour être une personne intéressée à signer une demande 4.1 Toute personne qui n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter et qui remplit les conditions suivantes, le 7 mars 2016 : - être domiciliée dans la zone d\u2019où peut provenir une demande; - être domiciliée depuis au moins six mois au Québec; ou 4.2 Tout propriétaire unique d\u2019un immeuble ou occupant unique d\u2019un établissement d\u2019entreprise qui n\u2019est frappé d\u2019aucune incapacité de voter et qui remplit la condition suivante le 7 mars 2016 : - être propriétaire d\u2019un immeuble ou occupant d\u2019un établissement d\u2019entreprise situé dans la zone d\u2019où peut provenir une demande depuis au moins douze mois; ou 4.3 Tout copropriétaire indivis d\u2019un immeuble ou occupant d\u2019un établissement d\u2019entreprise qui n\u2019est frappé d\u2019aucune incapacité de voter et qui remplit les conditions suivantes le 7 mars 2016 : - être copropriétaire indivis d\u2019un immeuble ou occupant d\u2019un établissement d\u2019entreprise situé dans la zone d\u2019où peut provenir une demande depuis au moins douze mois; - être désigné, au moyen d\u2019une procuration signée par la majorité des personnes qui sont copropriétaires ou occupants depuis au moins douze mois comme celui qui a le droit de signer la demande en leur nom et d\u2019être inscrit sur la liste référendaire, le cas échéant.Cette procuration doit être produite avant ou en même temps que la demande.Dans le cas d\u2019une personne physique, il faut qu\u2019elle soit majeure, de citoyenneté canadienne et ne pas être en curatelle.Dans le cas d\u2019une personne morale, il faut : - avoir désigné parmi ses membres, administrateurs ou employés, par résolution, une personne qui, le 7 mars 2016 est majeure, de citoyenneté canadienne, qui n\u2019est pas en curatelle et n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter prévue à la loi; - avoir produit avant ou en même temps que la demande, une résolution désignant la personne autorisée à signer la demande et être inscrite sur la liste référendaire, le cas échéant.Sauf dans le cas d\u2019une personne désignée à titre de représentant d\u2019une personne morale, nul ne peut être considéré comme personne intéressée à plus d\u2019un titre conformément à l\u2019article 531 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités (Chapitre E- 2.2).5.Absence de demandes Toute disposition de ce second projet de règlement qui n\u2019aura fait l\u2019objet d\u2019aucune demande valide pourra être incluse dans une résolution qui n\u2019aura pas à être approuvée par les personnes habiles à voter.6.Consultation du projet Le second projet de règlement ainsi que l\u2019illustration des zones visées et de ses zones contiguës peuvent être consultés au bureau d\u2019accueil du Plateau-Mont- Royal situé au 201, avenue Laurier Est, rez-de-chaussée, du lundi au vendredi de 9 h à 12 h et de 13 h à 17 h.Montréal, le 10 mars 2016 Le secrétaire d\u2019arrondissement, Me Claude Groulx Avis public AUX PERSONNES INTÉRESSÉES AYANT LE DROIT DE SIGNER UNE DEMANDE D\u2019APPROBATION RÉFÉRENDAIRE SECOND PROJET DE RÈGLEMENT (01-277-79)MODIFIANT LE RÈGLEMENT D\u2019URBANISME DE L\u2019ARRONDISSEMENT DU PLATEAU-MONT-ROYAL (01-277) AFIN DE NE PLUS AUTORISER CERTAINS USAGES DE LA FAMILLE ÉQUIPEMENTS COLLECTIFS ET INSTITUTIONNELS AU REZ-DE-CHAUSSÉE DE L\u2019AVENUE DU MONT-ROYAL EST, ENTRE LES RUES CARTIER ET D\u2019IBERVILLE AVIS PUBLIC est, par les présentes, donné aux personnes intéressées : 1.Objet du projet et demande d\u2019approbation référendaire À la suite de l\u2019assemblée publique tenue le 23 février 2016, le conseil d\u2019arrondissement a adopté, à sa séance ordinaire du 7 mars 2016, un second projet du Règlement (01-277-79) modifiant le Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal (01-277) afin de ne plus autoriser certains usages de la famille équipements collectifs et institutionnels au rez-de-chaussée de l\u2019avenue du Mont-Royal Est, entre les rues Cartier et D\u2019Iberville.L\u2019objet de ce règlement vise à ne plus autoriser, dans les locaux situés au rez- de-chaussée des bâtiments de l\u2019avenue du Mont-Royal Est, entre les rues Cartier et D\u2019Iberville (zones 0462, 0474, 0532 et 0543), les usages de la famille équipements collectifs et institutionnels suivants: école primaire et préscolaire; école secondaire et garderie.Ce second projet de règlement contient une disposition qui peut faire l\u2019objet d\u2019une demande de la part des personnes intéressées de la zone visée et des zones contiguës afin que cette disposition soit soumise à leur approbation, conformément à la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités (Chapitre E-2.2).Une demande relative à cette disposition peut provenir d\u2019une zone faisant partie de l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal et des zones contiguës.Ainsi, une demande relative à cette disposition peut provenir des zones visées 0462, 0474, 0532, 0543 et de ses zones contiguës illustrées au plan ci-dessous.2.Description du territoire Le territoire visé par ce projet de règlement comprend les zones visées 0462, 0474, 0532, 0543 et ses zones contiguës 0557, 0767, 0526, 0479, 0748, 0749, 0698, 0719, 0510, 0431, 0511, 0702, 0750, 0499, 0379, 0473, 0747, 0416 tel qu\u2019illustrées au plan ci-dessus.3.Conditions de validité d\u2019une demande Pour être valide, toute demande doit : - indiquer clairement la disposition qui en fait l\u2019objet et la zone d\u2019où elle provient; - être reçue au bureau du secrétaire d\u2019arrondissement au plus tard le 18 mars 2016, avant 16 h 30; - être signée par au moins 12 personnes intéressées de la zone d\u2019où elle provient ou par au moins la majorité d\u2019entre elles si le nombre de personnes intéressées dans la zone n\u2019excède pas 21.4.Conditions pour être une personne intéressée à signer une demande 4.1 Toute personne qui n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter et qui remplit les conditions suivantes, le 7 mars 2016 : - être domiciliée dans la zone d\u2019où peut provenir une demande; - être domiciliée depuis au moins six mois au Québec; ou 4.2 Tout propriétaire unique d\u2019un immeuble ou occupant unique d\u2019un établissement d\u2019entreprise qui n\u2019est frappé d\u2019aucune incapacité de voter et qui remplit la condition suivante le 7 mars 2016 : - être propriétaire d\u2019un immeuble ou occupant d\u2019un établissement d\u2019entreprise situé dans la zone d\u2019où peut provenir une demande depuis au moins douze mois; ou 4.3 Tout copropriétaire indivis d\u2019un immeuble ou occupant d\u2019un établissement d\u2019entreprise qui n\u2019est frappé d\u2019aucune incapacité de voter et qui remplit les conditions suivantes le 7 mars 2016 : - être copropriétaire indivis d\u2019un immeuble ou occupant d\u2019un établissement d\u2019entreprise situé dans la zone d\u2019où peut provenir une demande depuis au moins douze mois; - être désigné, au moyen d\u2019une procuration signée par la majorité des personnes qui sont copropriétaires ou occupants depuis au moins douze mois comme celui qui a le droit de signer la demande en leur nom et d\u2019être inscrit sur la liste référendaire, le cas échéant.Cette procuration doit être produite avant ou en même temps que la demande.Dans le cas d\u2019une personne physique, il faut qu\u2019elle soit majeure, de citoyenneté canadienne et ne pas être en curatelle.Dans le cas d\u2019une personne morale, il faut : - avoir désigné parmi ses membres, administrateurs ou employés, par résolution, une personne qui, le 7 mars 2016 est majeure, de citoyenneté canadienne, qui n\u2019est pas en curatelle et n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter prévue à la loi; - avoir produit avant ou en même temps que la demande, une résolution désignant la personne autorisée à signer la demande et être inscrite sur la liste référendaire, le cas échéant.Sauf dans le cas d\u2019une personne désignée à titre de représentant d\u2019une personne morale, nul ne peut être considéré comme personne intéressée à plus d\u2019un titre conformément à l\u2019article 531 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités (Chapitre E- 2.2).5.Absence de demandes Toute disposition de ce second projet de règlement qui n\u2019aura fait l\u2019objet d\u2019aucune demande valide pourra être incluse dans une résolution qui n\u2019aura pas à être approuvée par les personnes habiles à voter.6.Consultation du projet Le second projet de règlement ainsi que l\u2019illustration des zones visées et de ses zones contiguës peuvent être consultés au bureau d\u2019accueil du Plateau-Mont- Royal situé au 201, avenue Laurier Est, rez-de-chaussée, du lundi au vendredi de 9 h à 12 h et de 13 h à 17 h.Montréal, le 10 mars 2016 Le secrétaire d\u2019arrondissement, Me Claude Groulx Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 16-00003 Demande d\u2019information sur les systèmes de gestion des actifs L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 9 mars 2016 est reportée au 23 mars 2016 à 14 h dans les locaux du Service de l\u2019approvisionnement.Montréal, le 10 mars 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres I S A B E L L E P A R É A u moment où le ministre de la Santé Gaétan Barrette entame le troisième volet de sa réforme du réseau, l\u2019Institut de recherche et d\u2019information en santé publique (IRIS) conclut que les politiques basées sur le « financement à l\u2019activité», nouvelle marotte du ministre, se sont non seulement soldées par des dépenses accrues dans plusieurs pays, mais sans amélioration notable de la santé des patients.Temps d\u2019attente accru pour des chirurgies en Angleterre, augmentation des réadmissions à l\u2019urgence: l\u2019étude rendue publique par l\u2019IRIS mercredi montre du doigt les nombreux effets pervers et incongruités entraînés par l\u2019instauration de politiques axées sur les indicateurs de performance.«Il est illusoire d\u2019attendre des indicateurs de performance qu\u2019ils contribuent à rehausser la qualité d\u2019un système de santé s\u2019ils sont appliqués dans la foulée de réforme majeure ou durant des phases de compressions budgétaires», conclut le rapport, signé par les chercheurs Guillaume Hébert et Philippe Hurteau.Opération performance En février dernier, le Dr Gaé- tan Barrette lançait le dernier pan de sa réforme, destinée à rendre plus performant le réseau de la santé, en optant pour un financement attribué en fonction de chaque épisode de soins rendu.Un tournant atteignable seulement par l\u2019instauration d\u2019un système complexe d\u2019indicateurs de santé, système pour lequel le ministre a déjà octroyé près de 65 millions de dollars à la firme informatique Logibec.Or, l\u2019analyse de politiques semblables instaurées dans divers pays révèle que cette logique administrative fait souvent chou blanc.Une méta-ana- lyse publiée l\u2019an dernier dans la revue PLOS ONE par des chercheurs canadiens a démontré que le financement à l\u2019activité s\u2019est notamment traduit par une réduction du temps d\u2019attente à l\u2019urgence, suivi d\u2019une hausse des réadmissions.« Cela instaure une pression dans l\u2019hôpital, car il y a un incitatif à augmenter la cadence et donner des congés rapides.Or, les congés trop rapides ne font qu\u2019augmenter le nombre de patients qui reviennent à l\u2019urgence», soutient l\u2019un des coauteurs, Guillaume Hébert.Au Royaume-Uni, où des indicateurs de performance ont été mis en place pour limiter à deux ans les délais pour les patients en attente de chirurgies électives, ces mesures ont entraîné une augmentation globale des délais pour les malades dont les chirurgies étaient jugées plus urgentes.«Avec ces outils, les gouvernements cherchent toujours à avoir un tableau de bord duquel on pourrait tirer des manettes pour améliorer les choses.On finit par \u201c focu- ser \u201d sur un seul service, en oubliant l\u2019impact sur la qualité globale de la population.Il y a une littérature abondante qui indique qu\u2019il ne faut pas aller vers ça, autant en matière de coûts que d\u2019impact sur les services », ajoute le chercheur de l\u2019IRIS.Budget d\u2019abord La revue des diverses politiques instaurées dans le monde démontre que les indicateurs de santé mis en place par les gouvernements ne sont jamais neutres et sont d\u2019abord déployés à des fins politiques ou budgétaires.Leur impact sur les déterminants de la santé des patients est plus que douteux, sinon nul.Plus encore, les chercheurs estiment que le déploiement de systèmes sophistiqués de mesures de la performance est souvent contre-pro- ductif, car extrêmement coûteux en matière de budget et de ressources humaines.« Injecter des fonds dans la mise en place de systèmes pour mesurer le coût d\u2019épisodes de soins, c\u2019est engouf frer des ressources au moment où il serait bien plus utile d\u2019investir dans des politiques de santé globale», estime M.Hébert.Selon les auteurs, plutôt que de chercher à «optimiser» sans cesse la gestion des établissements du réseau de la santé, le gouvernement devrait plutôt investir dans des politiques de prévention et de santé publique qui ont fait leurs preuves.Ils citent notamment l\u2019impact fulgurant obtenu sur la santé des enfants au Québec par l\u2019adoption de politiques comme celles instaurant des services de garde publics, la prévention du tabagisme, ou la prévention des accidents de la route.«Cette avenue [financement à l\u2019activité] n\u2019est pas prometteuse, conclut M.Hébert.Ce n\u2019est pas ainsi qu\u2019on aura le plus d\u2019impact sur la santé des Québécois.» Le Devoir SANTÉ Le financement à l\u2019activité, une impasse, dit l\u2019IRIS G U I L L A U M E B O U R G A U L T - C Ô T É Foi de Stéphanie Vallée, le gouvernement entend être limpide devant la Cour d\u2019appel lorsqu\u2019il devra défendre son interprétation de la portée juridique des mariages religieux.«Le droit est clair, et soyez assuré que lors de nos représentations, nous ferons tout afin de dissiper toute confusion qui pourrait persister», a promis la ministre de la Justice mercredi lors de la période de questions.Mais Mme Vallée a de nouveau refusé de répondre clairement à des questions de l\u2019opposition qui lui demandait ce que Québec plaidera devant la Cour d\u2019appel: la position qu\u2019il a défendue devant la Cour supérieure (qui dit qu\u2019un mariage religieux n\u2019a pas nécessairement de conséquences civiles), ou celle mise de l\u2019avant par le premier ministre Couillard et qui rappelle que le Code civil impose à tout mariage une portée juridique?«Notre Code civil encadre de façon très claire la façon dont est célébré un mariage au Québec et les obligations qui sont dévolues aux célébrants ou aux ministres du culte qui sont autorisés, a répété la ministre Vallée.Il n\u2019y a qu\u2019une forme de mariage au Québec, c\u2019est le mariage tel que le reconnaît notre Code civil.Tout le reste ne constitue pas un mariage au sens du droit québécois.» Mais pour la députée péquiste Véronique Hivon (qui est revenue à la charge pour que Mme Vallée précise ce qu\u2019elle veut dire quand elle évoque des «unions spirituelles»), ces explications ne dissipent pas le brouillard autour du dossier.«Chaque jour qui passe sans que la ministre clarifie sa position est un jour de trop, un jour qui ajoute à la confusion et contribue à l\u2019effritement du lien de confiance entre la population et sa procureure générale, estime- t-elle.Sa responsabilité de procu- reure générale et de ministre de la Justice, ce n\u2019est pas de dire qu\u2019elle va clarifier les choses un jour, c\u2019est de les clarifier maintenant», dit la critique en matière de justice.Le Devoir MARIAGES RELIGIEUX Québec va « dissiper toute confusion »\u2026 plus tard, dit Vallée n le répète depuis des mois.Le ?ot de Syriens fuyant leur pays représente la plus grande crise de réfugiés depuis la Deuxième Guerre mondiale.Plus de 4,8 millions d\u2019entre eux sont dans les pays limitrophes et près de 8 millions, déplacés dans leur propre pays.Impossible de rester indifférent devant ce drame, et le Québec et le Canada ne l\u2019ont pas été.Comme le souhaitaient les libéraux fédéraux, 25 000 réfugiés syriens ont foulé le sol canadien entre la ?n novembre et le 1er mars.Au Québec, 5307 réfugiés ont été accueillis en date du 6 mars dernier.La mobilisation des différents gouvernements et des citoyens devra toutefois se poursuivre.Le gouvernement fédéral a annoncé mardi les niveaux d\u2019immigration pour 2016, et il prévoit l\u2019arrivée de 10 000 réfugiés syriens de plus, parrainés par le gouvernement, d\u2019ici la ?n de 2016.Mais pas question d\u2019oublier les réfugiés originaires d\u2019ailleurs.Il compte donc en parrainer entre 14 000 et 15 000 et prévoit qu\u2019entre 15 000 et 18 000 autres seront pris en charge par des groupes privés.En ?n de compte, une fois prises en considération toutes les catégories de personnes protégées, c\u2019est jusqu\u2019à 57 000 réfugiés que le Canada recevra en 2016, près du double de l\u2019an dernier.Cette générosité est louable, mais malgré l\u2019effort remarquable consenti depuis des mois, il y a eu des ratés qu\u2019il faut corriger.Un exemple.La pénurie de logements à prix abordable dans des villes comme Toronto, Vancouver et même Halifax a créé des goulots d\u2019étranglement.En date de mardi, 38% des familles, surtout celles plus vulnérables et moins instruites parrainées par l\u2019État, étaient encore logées dans des hôtels ou de l\u2019hébergement temporaire, retardant l\u2019inscription des enfants à l\u2019école ou encore celle des parents à des cours d\u2019immersion linguistique \u2014 quand ceux-ci sont offerts.Au Québec, le problème se pose moins parce que la plupart des réfugiés sont pris en charge par des groupes privés, souvent des parents, qui n\u2019ont qu\u2019une famille à loger.Le gouvernement fédéral prend le problème au sérieux, dit- on.À preuve, 10 % des familles ont trouvé un toit au cours des deux dernières semaines.Mais les prochains réfugiés devront- ils poireauter à leur tour dans des hôtels ?Et ceux qui ont absolument besoin de cours d\u2019immersion, passer des semaines sans rien comprendre de ce qui se passe autour d\u2019eux?Il est vrai qu\u2019ils n\u2019arriveront pas 200 à la fois, ce qui atténuera la pression, mais il faut s\u2019assurer que les ressources nécessaires à leur installation en temps opportun et à leur intégration soient au rendez-vous.mcornellier@ledevoir.com Plus tôt cette semaine, Philippe Couillard avait entrouvert la porte à un débat sur une éventuelle remise en question de l\u2019« incorporation» des médecins.Par la suite, le ministre Gaé- tan Barrette a tout fait pour étouffer ce début de réflexion.Encore une fois, le gouvernement Couillard se comporte comme une médicalocratie.epuis 2007, les médecins, parmi les mieux nantis de notre nation, peuvent pratiquer leur métier dans une société par actions ou une société en nom collectif ; en s\u2019« incorporant », selon l\u2019anglicisme courant.Ainsi, ils peuvent économiser beaucoup d\u2019impôt : moyennant un peu de paperasse, ils béné?cient d\u2019un taux d\u2019imposition de quelque 19 %, plutôt que 48 %.En janvier 2016, la CAQ estimait que près de la moitié (48 %) des médecins inscrits à leur ordre professionnel avaient constitué leur société.Les oppositions demandent depuis longtemps au gouvernement de revoir cet avantage.Proposée mercredi, la motion de la CAQ ne réclamait sur ce sujet qu\u2019un simple débat : «Que l\u2019Assemblée nationale demande au gouvernement d\u2019étudier sérieusement, dès maintenant, la possibilité de mettre fin à l\u2019incorporation des médecins.» Le gouvernement refusa de consentir à son dépôt\u2026 Les défenseurs de l\u2019incorporation des médecins, dont le ministre Gaétan Barrette, répondent que presque tous les professionnels ont obtenu en 2002 la possibilité de se constituer des sociétés.« Ils ont été les derniers [\u2026] à avoir le droit de s\u2019incorporer au Québec.Il a fallu des années de démarches pour faire en sorte que la situation se normalise », avait-il pesté dans une interview en juillet 2012.D\u2019autres professionnels de la santé ont cette possibilité depuis 2002 : pharmaciens, inhalothérapeutes, etc.Dif?cile de nier toutefois que les médecins forment une classe à part.La très grande partie d\u2019entre eux \u2014 contrairement aux autres professionnels qui en béné?cient \u2014 n\u2019a qu\u2019un seul payeur : la Régie de l\u2019assurance maladie.Et, faut-il ajouter, aucun risque entrepreneurial ; aucune recherche de « clients ».Ils sont travailleurs autonomes, mais ont droit à une «clause remorque » leur assurant de pro?ter des augmentations de salaire prévues aux conventions collectives des salariés de l\u2019État ! Au surplus, depuis 2007, ces professionnels ont obtenu les augmentations de rémunérations plantureuses (entre autres négociées par M.Barrette) : 60 % pour les omnipraticiens et 72 % pour les spécialistes.Alors qu\u2019il cherche des revenus partout, l\u2019État a donc dû depuis sept ans renoncer à prélever son dû sur une bonne partie de cette nouvelle manne.Lors d\u2019une commission qui aurait étudié l\u2019incorporation des médecins, on aurait pu mettre dans la balance l\u2019«équité interprofessionnelle » chère à M.Barrette et l\u2019équité tout court.On aurait pu évaluer ce que cette mesure coûte à l\u2019État québécois.Actuellement, comme tout ce qui relève de la rémunération des médecins, on nage dans l\u2019opacité.(Ef fet pervers de leur avoir accordé, à la création de l\u2019Assurance-maladie, le statut de travailleur autonome ?) La CAQ en a fait la demande à Revenu Québec (RQ), lequel a bien « retracé » un document sur les coûts de la mesure.Manque de chance, a répondu RQ, il s\u2019agit d\u2019une « esquisse », une « ébauche», d\u2019un «brouillon» ou d\u2019une «note préparatoire».La loi sur l\u2019accès à l\u2019information ne permet pas de divulguer de tels documents\u2026 L\u2019accumulation des avantages consentis aux médecins ces dernières années n\u2019a jamais eu pour contrepartie des exigences ef?caces quant à la productivité.En refusant d\u2019ouvrir un débat sur l\u2019incorporation, le ministre Barrette s\u2019est privé d\u2019un levier important dans la négociation qui s\u2019amorcera bientôt pour le renouvellement des ententes avec les fédérations de médecins.Ré?exe corporatiste ?L E D E V O I R , L E J E U D I 1 0 M A R S 2 0 1 6 A 8 EDITORIAL L E T T R E S Ça m\u2019échappe ! Il doit y avoir quelque chose qui m\u2019échappe.Une compagnie privée dont le seul but est l\u2019enrichissement de ses actionnaires planifie la construction d\u2019un tuyau porteur de pétrole lourd dans notre sous-sol.Tuyau qui fuira un jour (le Bas-Saint-Lau- rent est une région à haut risque sismique), laissant une terre souillée.Et nos élus se questionnent, on fait des études.Il ne s\u2019agit pas d\u2019une autoroute projetée par un État pour le bien commun de ses citoyens, ce qui lui donnerait le droit à l\u2019expropriation.C\u2019est le projet d\u2019une pétrolière qui fait de l\u2019argent en vendant un produit qui pollue notre planète.Les propriétaires visés, qui pensent que la terre ancestrale et ses cours d\u2019eau valent plus que l\u2019argent, n\u2019ont qu\u2019à se regrouper et à refuser le passage du tuyau, non?Jean-Louis Beaulieu Notre-Dame-du-Portage, le 9 mars 2016 Et les soins à domicile ?Et voilà que les caquistes soutiennent qu\u2019il serait possible de mieux financer les soins à domicile si on mettait fin à l\u2019incorporation des médecins.J\u2019ai l\u2019impression d\u2019avoir déjà entendu quelque chose du genre de la part d\u2019un péquiste ou d\u2019un solidaire.Qu\u2019importe\u2026 Bien entendu, le ministre Gaétan Barrette rejette cela.Il trouve la solution simpliste.De son côté, Dominique Renaud, de la Faculté des sciences de la gestion Démission réclamée La position controversée de la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, concernant l\u2019ouverture à un mariage religieux sans reconnaissance par l\u2019État civil a été bafouée catégoriquement par son premier ministre, Philippe Couillard, pour qui « le mariage religieux vient avec une contrepartie civile, point à la ligne».Dans la mesure où le mariage religieux est reconnu par le Code civil, qui stipule que la cérémonie religieuse est indissociable du contrat civil, il m\u2019apparaît aberrant qu\u2019une avocate de formation devenue ministre de la Justice se prononce à l\u2019encontre du Code civil, dont elle doit assurer le respect de par ses fonctions.En conséquence, Mme Vallée n\u2019est plus digne d\u2019assumer les fonctions de ministre de la Justice et doit, de ce fait, démissionner de son poste illico\u2026 C\u2019est une question de légitimité et de crédibilité envers l\u2019institution qu\u2019elle représente ! Henri Marineau Québec, le 7 mars 2016 de l\u2019UQAR à Lévis, interviewé par Radio- Canada, affirme qu\u2019il n\u2019y aurait pas d\u2019économies à faire avec cette idée.La proposition du député François Paradis n\u2019aura donc pas de suite, à moins qu\u2019il documente davantage ce qu\u2019il avance.Cependant, il faut saluer sa tentative d\u2019apporter une solution au problème de l\u2019accessibilité des soins à domicile au Québec.C\u2019est probablement le parent le plus pauvre de notre système de santé.Pour l\u2019instant, le ministre de la Santé semble miser sur les coupes à moyen terme dans le budget du réseau pour dégager des sommes qui seront réaffectées aux soins à domicile.Il réussira sûrement, mais cela ne donne pas d\u2019argent concret ici et maintenant.On le sait, les besoins sont urgents.Qu\u2019en est-il de la promesse des libéraux d\u2019investir annuellement 150 millions en soins à domicile?Benoit Voyer Sainte-Thérèse, le 8 mars 2016 Un documentaire essentiel Alors que le mot féminisme était sur toutes les lèvres depuis la déclaration casse- gueule de la ministre Lise Thériault, quel bonheur ce fut, mardi soir, le 8 mars, de regarder le documentaire 75e, elles se souviennent de Flavie Payette-Renouf, présenté à Télé-Québec.Fouillé, émouvant, donnant la parole aux têtes d\u2019affiche de plusieurs générations, ce regard sur le parcours des Québécoises distille courage, fierté et espérance.Une immense reconnaissance monte au cœur pour le travail et l\u2019engagement des FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints NELLIE BRIÈRE, PAUL CAUCHON, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET L I B R E O P I N I O N MÉDECINS OU MÉDECINS INC.?L\u2019incorporatisme ACCUEIL DES RÉFUGIÉS Le défi de la générosité D O D E N I S B L O N D I N Anthropologue A u Québec, nous sommes allergiques au débat.Nous avons eu deux référendums sur la souveraineté du Québec : c\u2019est peut-être ce qui nous a vaccinés contre le « virus » du débat.Le récent brassage médiatique sur les propos de la ministre Lise Thériault en fournit une parfaite illustration.Elle a refusé de se donner l\u2019étiquette de féministe, mais la réaction quasi unanime véhiculée dans les médias a été d\u2019affirmer haut et fort que toute personne adhérant au principe d\u2019égalité entre hommes et femmes devait s\u2019afficher comme féministe.Point final.Un rapide survol de l\u2019histoire des idées véhiculées au Québec sur le sujet montrerait que la réalité ne se réduit pas à cette définition simpliste du féminisme.Vue de haut, cette histoire a bien les allures d\u2019un consensus.Le Québec a emboîté le pas, plutôt tardivement, mais avec un enthousiasme redoublé, dans le mouvement occidental de revendication de droits égaux pour les femmes et les hommes.Ce mouvement, tel que je l\u2019ai vécu, me semble avoir rallié une très vaste majorité de la population des deux genres.Quant à la résistance, elle se faisait plutôt discrète.Bref, nous étions déjà dans un régime de consensus, bien que le consensus se soit établi progressivement.Vu de plus près, le portrait dif fère un peu, car il y a toujours eu une partie des femmes qui se disaient féministes et une partie d\u2019entre elles qui ne le faisaient pas, tout en souscrivant très majoritairement aux objectifs généraux du mouvement.Pourquoi ne le faisaient-elles pas?C\u2019est la question qui se pose encore maintenant, car elles ne le font pas toutes, et les hommes seraient encore plus nombreux à avoir des hésitations à ce sujet.J\u2019avoue être incapable d\u2019y répondre d\u2019une façon générale et je pense que les réponses varieraient beaucoup d\u2019une personne à l\u2019autre.À mon point de vue, c\u2019est une question qui ressemble un peu trop à la question « êtes-vous croyant ?» et je refuserais sûrement d\u2019y répondre par un oui ou un non.En revanche, il me semble important de signaler l\u2019existence d\u2019une sorte de censure informelle sur la possibilité même de discuter des enjeux du féminisme, comme si toute tentative en ce sens était synonyme de rejet ou d\u2019hostilité.Je pense que nous y gagnerions tous en acceptant de regarder en face certains impacts de la révolution féministe et en cherchant à réfléchir aux possibles façons d\u2019y remédier.Par exemple, se pourrait-il que la révolution féministe, tout en favorisant l\u2019épanouissement d\u2019un plus grand pourcentage de personnes, ait en même temps engendré un nombre important de victimes collatérales, notamment dans l\u2019accroissement du nombre de personnes condamnées à la solitude, en particulier les personnes âgées, par rapport à la condition qui était la leur avant cette révolution sociale ?Se pourrait-il que le féminisme puisse servir de justification à un mouvement social de xénophobie à l\u2019égard des immigrants de cultures différentes et essentiellement de ceux issus du monde islamique ?Se pourrait-il aussi que le féminisme, issu du monde occidental, ait été instrumentalisé pour servir d\u2019argument central d\u2019une prétendue supériorité culturelle sur toutes les autres cultures et pour justifier ainsi la poursuite de la conquête du reste du monde ?La liste de questions pourrait facilement être allongée, ce qui serait perçu par bien des gens comme très désagréable ou très of fensant, voire sacrilège, mais pourrait aussi nous enrichir collectivement si nous acceptions d\u2019en discuter sans laisser les émotions écraser toutes nos capacités de réflexion.Féminisme: un Québec malade de ses consensus?ANTOINE ROBITAILLE MANON CORNELLIER pionnières et de celles qui ont mis, mettent leurs pas dans leurs pas.Merci de ce coup de projecteur de la petite-fille de Lise Payette, ainsi qu\u2019au diffuseur pour lui avoir donné une place de choix dans ses cases horaires.Un documentaire qui devrait être diffusé dans le monde de l\u2019enseignement, du secondaire à l\u2019université.Julie Stanton Québec, le 9 mars 2016 L E D E V O I R , L E J E U D I 1 0 M A R S 2 0 1 6 A 9 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Michaël Monnier et Olivier Zuida (recher- chistes photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel David(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Julie Carpentier (pupitre); information culturelle : Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline Montpetit(reporters), Benoît Munger et Philippe Papineau(pupitre); information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre); information internationale : Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives), Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre); section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); Loïc Hamon (cahiers spéciaux); équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITÉ Mélisande Simard (adjointe par intérim), Jean de Billy, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Geneviève O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie Filion et Kevin McKissock.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Florentina Draghici et Xavier Pigeon (par intérim).L O U I S G I L L Économiste, professeur retraité de l\u2019UQAM écemment, l\u2019hebdomadaire f inanc ier The Economist a consacré un certain nombre d\u2019articles à ce qui peut être caractérisé sans exagération comme la s i tuat ion d \u2019 im - passe dans laquelle se trouve l\u2019économie mondiale, près de dix ans après le déclenchement de la crise en 2007-2008.Sa plus grande crainte, écrit-il, est d\u2019en arriver au constat que les outils d\u2019intervention dont nous disposons pour surmonter la faiblesse de l\u2019économie ne fonctionnent plus.Aussi, s\u2019emploie-t-il à proposer diverses voies de rechange qu\u2019il est utile d\u2019examiner à quelques jours de la présentation des budgets à Québec et à Ottawa.S\u2019endetter davantage! Dans un premier temps, il va jusqu\u2019à regretter que de nombreux pays disposant encore d\u2019une capacité d\u2019emprunt se soient abstenus de s\u2019endetter davantage, d\u2019autant plus que les coûts d \u2019empr unt sont à leur plus bas niveau.Reprenant une proposition déjà formulée par le Fonds monétaire international dans ses « Perspect ives économiques mondiales » d\u2019octobre 2014, il signale que la situation n\u2019a jamais été aussi favorable à un vaste réinvestissement dans la reconstruction d\u2019infrastructures vétustes et délabrées, comme les routes et les édifices publics.Tranchant avec le conservatisme auquel on aurait pu s\u2019attendre de lui, il suggère de re- cour ir au f inancement des dépenses publiques par l\u2019impression pure et simple d\u2019argent (ex nihilo), décrite de manière imagée par le fondateur du monétar isme, Mi lton Friedman, comme le déversement de billets de banque du haut du ciel par hélicoptère.Pour évaluer cette proposition et l\u2019ampleur de l\u2019impasse économique qui incite à y recourir, mentionnons que le financement monétaire par les banques centrales a été écarté en faveur du financement obligataire depuis la fin des années 1970, sous prétexte de soumettre les États jugés trop dépensiers à la discipline des marchés financiers.Le financement monétaire par les banques centrales a aussi été mis en avant par le journaliste vedette, Martin Wolf, de l\u2019autre grand périodique de la City de Londres, le quotidien Financial Times.Pour Wolf, si l\u2019économie est toujours dans la torpeur, c\u2019est parce que les politiques économiques des gouvernements ont imposé l\u2019austérité.Il estime que la seule façon de surmonter ce blocage est de s\u2019en remettre à un système de déficits budgétaires permanents financés par les banques centrales.Une spirale inflationniste des salaires et des prix Tout aussi inattendue est la proposition d\u2019une politique gouvernementale de revenus ayant pour objectif d\u2019impulser, par une augmentation généralisée des salaires, une spirale inflationniste d\u2019augmentation des prix et des revenus, du type de celle que la politique économique des années 1970 s\u2019est évertuée à combattre, au cœur de la stagflation qui a marqué les derniers soubresauts de l \u2019ère keynésienne.Il est à noter que The Economist reprend ici, à titre de politique générale pour l\u2019ensemble du monde capitaliste, la proposition qui vient tout récemment d\u2019être formulée pour le Japon par l\u2019ancien économiste en chef du Fonds monétaire international, Olivier Blanchard, dans un ar ticle intitulé « Japan needs strong inflationar y medecine to tackle public debt » , publ ié dans la Nikkei Asian Review et cosigné par Adam Posen.L\u2019objectif de l\u2019étonnante proposition que désigne ce titre est de réduire le poids réel de l \u2019énorme dette japonaise (privée et publique) par une politique de hausse significative des prix.Les détenteurs de titres de la dette japonaise en souf friront à coup sûr, écr ivent les auteurs, ma is ce sera, répl i - quent-ils, une juste compensation pour la masse de richesse, évaluée par eux à 15-20 % du produit intérieur brut (PIB) japonais, que la déflation a transférée à ces mêmes créanciers au cours des quelque 20 dernières années.Blanchard et Posen proposent un taux d\u2019inflation annuel avoisinant les 10 % pendant les premières années, suivi d\u2019un taux plus modeste par la suite.La spirale inflationniste devrait, selon eux, être déclenchée par le décret d\u2019une augmentation de 5-10 % des salaires et des autres avantages sociaux dès cette année.Le gouvernement devrait par ailleurs augmenter d\u2019au moins 5 % le salaire minimum, ainsi que les salaires fixés administrativement dans les secteurs réglementés et les emplois régis par des contrats gouvernementaux, et instituer l\u2019indexation des salaires au coût de la vie.En somme, pour sortir de l\u2019impasse, l\u2019avenue l ibératrice se s ituerait dans des poli - tiques qui ont été vertement combattues par le néolibéralisme.Matière à réflexion à la veille de la présentation des budgets, les 17 et 22 mars prochains.ÉCONOMIE MONDIALE Les étonnantes propositions de The Economist Tranchant avec le conservatisme habituel, présagent-elles un virage ?Y V E S D E S J A R D I N S Président-directeur général, Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA) opinion du Dr Réjean Hébert publiée dans Le Devoir du 5 mars nous a littéralement indignés.D\u2019abord, bien sûr, parce que les propriétaires et gestionnaires que représente le Regroupement québéco is des rés i - dences pour aînés y sont visés.Mais aussi et surtout parce que sa lettre est infantilisante, voire méprisante à l\u2019égard des centaines de milliers d\u2019aînés québécois qui ont librement choisi de vivre soit en copropriété, soit dans les 1858 (et non 1300) résidences privées que compte le Québec.Reflétant un âgisme surprenant et truffés de faussetés, de tels propos de la part du Dr Hébert déçoivent grandement.C\u2019est à croire qu\u2019il considère comme inaptes tous les aînés du Québec ! Il est dif ficile de concevoir, en ef fet, que cette opinion puisse être émise par un gériatre, tant elle témoigne d\u2019une méconnaissance de la réalité du vieillissement.Loin de « troquer leur patrimoine » à l\u2019incitation de propriétaires de résidences cupides, ce sont les aînés eux-mêmes qui prennent un jour la décision d\u2019en disposer de façon à se libérer des contraintes d\u2019intendance de leur propriété et des corvées fastidieuses dont ils s\u2019acquittent depuis le début de l\u2019âge adulte.Ils en sont à cette étape de leur vie où ils aspirent plus que tout à se délester de ce qui alourdit leur quot id ien pour se ménager, ou i , plus de temps pour eux, leurs enfants, leurs petits- enfants, leurs proches, leurs loisirs, pour faire enfin ce dont ils ont toujours rêvé.Qui peut donc choisir à leur place, vous ?Et de quel droit ?Pas un ghetto, un goulag ou une prison Car c\u2019est bien de droit qu\u2019il s\u2019agit, le droit le plus strict qu\u2019ont ces personnes âgées de décider pour elles-mêmes, de façon éclairée, du milieu de vie qui leur convient.Non seulement elles ne se cachent pas pour mourir, mais elles font au contraire ce choix pour mieux v ivre ! Elles n \u2019abd iquent aucun de leurs droits et ne renoncent à aucun lien familial ou social.Les résidences pour aînés ne sont pas un ghetto et encore moins un goulag ou une prison.Il est faux d\u2019affirmer que « les contacts avec la famille et les petits-enfants sont réglementés ou confinés dans des espaces réservés », sauf s\u2019il s\u2019agit d\u2019assurer la quiétude des autres résidents, ou pire, que les petits enfants ne peuvent y séjour ner plus de quelques heures.Plusieurs aînés prennent, au contraire, « un coup de jeune » après avoir emménagé en résidence, où ils forgent des liens et trouvent une vie sociale riche et stimulante alors qu\u2019ils étaient souvent seuls et isolés auparavant.Ça n\u2019est pas par hasard que les résultats d\u2019un sondage que nous avons effectué ont révélé un taux de satisfaction des résidents de 95 %.Et lorsqu\u2019ils ont besoin de services de soutien à l\u2019autonomie à domicile, ils les reçoivent, puisqu\u2019ils sont, après tout, dans leur domicile ! Mais le comble de la malhonnêteté intellectuelle de la part de l\u2019ancien ministre de la Santé et des Ser vices sociaux est sa référence à de nombreuses situations « d\u2019expulsion en cas de perte d\u2019autonomie significative ou de troubles cognitifs dérangeants ».Pour avoir lui-même fait adopter le règlement actuel sur la cer tification des résidences privées pour aînés, le Dr Hébert sait très bien que les exploitants de résidences pour aînés n \u2019ont pas le droit de permettre à des personnes dont la santé se détériore de demeurer dans leur résidence et sont tenus d\u2019en informer le réseau de la santé, sans quoi ils risquent de perdre leur cer tificat de conformité.Et ils ne sont pas expulsés, mais bien transférés par les intervenants du réseau.On s\u2019attendrait d\u2019un ancien ministre de la Santé et des Ser vices sociaux à ce qu\u2019il éclaire la population plutôt que de recourir à des arguments fallacieux pour justifier sa thèse.Lorsque, justement, vous étiez ministre, plus d\u2019un propriétaire vous a invité à venir visiter sa résidence et à constater par vous- même à quel point les aînés y sont bien.Vous avez tou jours décliné leur invitation .Les portes de plusieurs centaines d\u2019entre elles seront ouvertes, le dimanche 24 avril prochain : nous réitérons donc notre invitation et vous y attendons.Vous pourrez ainsi prendre la vraie mesure de la réalité que vous avez bien maladroitement évoquée dans votre lettre.M.Hé- bert, c\u2019est vous qui devriez vous cacher pour avoir tenu de tels propos.LA RÉPLIQUE \u203a SOINS DE FIN DE VIE Les aînés sont libres, n\u2019en déplaise à Réjean Hébert ! Les résidences pour aînés ne sont pas un ghetto, et encore moins un goulag ou une prison C O L E T T E B E R N I E R Montréal l y a quelques semaines, je me rendais au Musée d\u2019art contemporain voir l\u2019exposition de l\u2019Islandais Ra- gnar Kjartansson.Je ne l\u2019ai pas vraiment vue, puisque dès la première salle, je me suis sentie flouée, humiliée, triste\u2026 non par l\u2019exposition elle-même, mais du fait qu\u2019un musée montréalais peut nous présenter cette série de vidéos exclusivement en anglais, non sous-titrées, hormis le court texte bilingue qui se trouve sur le mur à l\u2019entrée de l\u2019exposition.C\u2019est comme si, me présentant au cinéma pour voir un film dont j\u2019avais lu la publicité en français, on me le présentait en anglais\u2026 Y avait-il au moins un texte d\u2019accompagnement en français ?La jeune fille à l\u2019entrée des expositions s\u2019est montrée tout aussi perplexe que moi, mais n\u2019a pu, pendant la vingtaine de minutes où je faisais le tour des autres expositions, trouver quelqu\u2019un pouvant m\u2019expliquer la situation.Or, ce tour complet du musée m\u2019a aussi permis de voir que plusieurs autres vidéos jalonnaient les expositions, dont une seule était en langue française ! Est-ce que je me trouvais bien à Montréal ?Je repensai alors à une autre exposition du même musée à l\u2019automne dernier, Grosse fatigue de Camille Henrot, une autre vidéo unilingue en anglais.Or, pour cette artiste d\u2019origine parisienne qui vit maintenant à New York, le consulat général de France à Québec avait offert une traduction sur papier de la vidéo.Beau progrès, me direz-vous ?Peut-être bien si on ne dit pas que, faisant dos aux visiteurs, le présentoir des traductions était vide lors de mon passage\u2026 Et, même avec cette traduction en mains, l\u2019obscurité de la salle ne m\u2019aurait pas permis d\u2019en faire la lecture tout en regardant la vidéo ! Il n\u2019est pas si loin, le temps où le Musée d\u2019art contemporain de Montréal, à l\u2019écart du centre- ville, peinait à attirer des visiteurs.Maintenant en plein cœur du Quartier des spectacles, il ne semble plus se soucier autant des visiteurs, si ce n\u2019est des seuls habitants et touristes anglophones de Montréal ! Et dire qu\u2019à l\u2019époque, la Place des Ar ts avait été construite dans ce quar tier pour redorer les quar tiers francophones de Montréal ! Ça n\u2019est là qu\u2019un exemple du processus d\u2019an- glicisation dans le domaine culturel à Montréal.Peut-on seulement souhaiter que la nouvelle politique de la culture annoncée par l\u2019ex-minis- tre Hélène David en 2017, au-delà de son engagement à faire du français le socle de cette politique, avance des moyens d\u2019action concrets pour remédier à la situation actuelle ?En attendant, je compte bien déchirer ma car te de membre du MAC, puisqu\u2019elle ne crée chez moi, presque chaque fois où je mets les pieds au musée, qu\u2019une «Grosse tristesse » ! L\u2019art contemporain\u2026 en anglais seulement R I Écrivez-nous! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page les commentaires et les analyses de ses lecteurs.Étant donné l\u2019abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution à 6500 caractères (y compris les espaces), ou 1000 mots.Inutile de nous téléphoner pour assurer le suivi de votre envoi : si le texte est retenu, nous communiquerons avec son auteur.Nous vous encourageons à utiliser le courriel (redaction@ledevoir.com), mais dans tous les cas, n\u2019oubliez pas d\u2019indiquer vos coordonnées complètes, y compris votre numéro de téléphone.MICHAËL MONNIER LE DEVOIR Le Musée d\u2019art contemporain de Montréal ne semble plus se soucier autant des visiteurs qu\u2019à l\u2019époque où il était hors du centre-ville.LE DÉCLENCHEUR « On constate au Québec un engouement des aînés pour les logements ou les copropriétés dans des immeubles dédiés spécifiquement à leur groupe d\u2019âge.Ils y vivent dans une sorte d\u2019autarcie, à l\u2019écart du reste de la société.Cette autoségrégation marque l\u2019échec des politiques d\u2019intégration des aînés et soulève des enjeux importants, tant d\u2019un point de vue personnel que sociétal et sanitaire dans la perspective du vieillissement rapide de notre population.» \u2014 Réjean Hébert, « Les vieux se cachent pour mourir », Le Devoir, 5 mars 2016 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Il est faux d\u2019affirmer, comme l\u2019a fait l\u2019ex-ministre de la Santé Réjean Hébert, que « les contacts [des aînés] avec la famille et les petits-enfants sont réglementés ou confinés dans des espaces réservés».L\u2019 A 10 L E D E V O I R , L E J E U D I 1 0 M A R S 2 0 1 6 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S Rectificatif Dans l\u2019article de Caroline Montpetit intitulé «L\u2019Inspecteur Épingle ferme ses portes » publié mercredi, nous avons fait état d\u2019amendes pour le bruit, dans le Plateau Mont-Royal, qui allaient de 1000 à 3000 $ pour la première offense d\u2019une personne morale, puis de 3000 à 6000 $ pour une deuxième offense.Précisons que depuis le 10 juillet dernier, ce règlement a été modifié.Les amendes pour une première offense sont de 600 $ à 2000 $ pour une personne morale.Elles peuvent aller de 2000 à 4000 $ pour une première récidive, puis de 4000 $ à 12 000 $ pour toute récidive additionnelle.Ears en titre d\u2019autobiographie.Il n\u2019était pas là pour parler Beatles, mais ramenait lui-même ses «boys» constamment sur la table.Nous régalait d\u2019anecdotes que nous connaissions pourtant par cœur.Dont la fameuse fois où John Lennon, insatisfait des deux versions totalement différentes de Strawberry Fields Forever, demanda au magicien réalisateur « d\u2019arranger ça ».« C\u2019était une impossibilité technique, raconta Martin, les versions n\u2019étaient pas dans la même tonalité ni le même tempo ! Mais j\u2019ai essayé, et par miracle, en accélérant la prise sept et en ralentissant la prise 26, ça concordait ! » Il y a tant de ces moments mythiques en studio, où George Martin rendit possible les désirs fous de ces génies créateurs, et devint lui-même complice créateur, en ce sens le seul véritable « cinquième Beatle », à la fois collaborateur et facili- tateur.Besoin d\u2019un solo un peu baroque pour In my Life, pas de souci, George Martin se mettait au clavecin.Dans ces studios EMI d \u2019Abbey Road avec les techniciens en sarrau, les Beatles changeaient les règles à mesure, et George Martin poussait l\u2019audace encore plus loin.Pas censé placer des micros aussi près de violoncelles?À d\u2019autres ! George Martin enregistra le quatuor à cordes d\u2019Eleanor Rigby tel un orchestre de rock.Sur le deuxième volume d\u2019Anthology, compilation de raretés, on peut entendre les cordes seules.«Vous avez aimé?» me demanda le beau monsieur aux cheveux blancs entre l\u2019entrée et le repas.L\u2019humour avant la musique L\u2019incroyable concours de circonstances qui donna lieu en 1962 à la rencontre de ce trentenaire inventif et des quatre garçons de Liverpool est narré dans le menu détail dans All Those Years : Tune In, le premier tome de la biographie définitive du groupe (Mark Lewisohn, 2013, près de 1000 pages), et c\u2019est trop fertile en péripéties pour tenter ici un résumé : l\u2019important est de dire que George Martin était l\u2019homme qu\u2019il fallait, au bon moment.Sa formation en musique classique \u2014 piano et hautbois \u2014, la niche très particulière qu\u2019il occupait chez Parlophone, filiale du géant EMI, tout le préparait à embarquer dans le Magical Mystery Tour des Beatles, huit ans durant.Ses « novelty records » de la fin des années 1950 et du début des années 1960 avec les humoristes d\u2019avant- garde du Goon Show (dont Peter Sellers) et de Beyond the Fringe regorgeaient déjà de trouvailles sonores et de bruitages singuliers : le brillant arrangeur avait aussi un sens aigu du second degré.De fait, c\u2019est l\u2019humour qui scella l\u2019alliance avec les p\u2019tits vites du nord de l\u2019Angleterre, avant la musique.L\u2019anecdote mille fois répétée de la cravate est encore la plus parlante.À l\u2019audition des Beatles (qu\u2019accorda Martin parce que des pressions internes l\u2019y forçaient), l\u2019impression d\u2019avoir affaire à un maître d\u2019école fut vite dissipée.«Y a- t-il quelque chose que vous n\u2019aimez pas?» s\u2019enquit le producteur.« Well\u2026 I don\u2019t like your tie ! » lança George Harrison du haut de ses 19 ans.Instants d\u2019éternité : allaient-ils se faire jeter comme des malpropres?Non, tout le monde rigola, George Martin fut charmé.La pérennité du corpus Beatles l\u2019occupa encore longtemps après la fin assez pénible du groupe en 1970, de compilation en compilation et jusqu\u2019au spectacle Love du Cirque du Soleil à Las Vegas en 2006, mais son œuvre de compositeur, de réalisateur et d\u2019arrangeur justifia un coffret de six disques, qui incluait les Gerry and The Pacemakers et autres Cilla Black de la première époque, mais aussi les Jeff Beck, America\u2026 et Paul McCartney en solo (Live and Let Die, notamment).J\u2019ai une affection toute particulière pour ses compositions instrumentales, et je chérirai ce moment où, en entrevue téléphonique, j\u2019évoquai sa pièce All Quiet on the Mersey Front (de la bande sonore du film Ferry Cross the Mer- sey).«Oh! C\u2019était une toute petite chose, dans le style de mon arrangement de Ringo\u2019s Theme pour A Hard Day\u2019s Night, mais j\u2019en suis fier, et vous êtes le premier à m\u2019en parler depuis 1965, je vous en remercie\u2026» Je fondis.J\u2019avais fait un petit peu plaisir à cet homme qui m\u2019a rendu la vie magique.Au revoir, sergent Poivre.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 MARTIN « Y a-t-il quelque chose que vous n\u2019aimez pas ?s\u2019enquit le producteur.Well\u2026 I don\u2019t like your tie ! » lança George Harrison E T I E N N E P L A M O N D O N E M O N D S eize groupes spécialisés dans le développement de la main-d\u2019œuvre féminine craignent que Québec mette fin à leur financement servant à répondre aux besoins de leur clientèle la plus vulnérable.Ces organismes qui œuvrent auprès des femmes éloignées du marché du travail ont vu leur financement être coupé de plus de moitié ces dernières années.Entre 2006 et 2015, ils s\u2019étaient vu octroyer annuellement 1,2 million par l\u2019entremise du Fonds québécois d\u2019initiatives sociales (FQIS).Pour l\u2019année financière 2015-2016, le Secrétariat de la condition féminine (SCF) et le ministère de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale (MESS) n\u2019ont versé que 500 000$ à ces groupes.Or, une rencontre avec le SCF et le MESS, le 26 février dernier, s\u2019est conclue sans aucune garantie de voir renouveler, d\u2019ici le 1er avril, l\u2019enveloppe consacrée à leur action.Interrogé par Le Devoir, le MESS s\u2019est limité à dire que d\u2019autres discussions pourraient avoir lieu.Le SCF a indiqué pour sa part avoir tenu des rencontres exploratoires afin de trouver des collaborations possibles dans le cadre du prochain Plan d\u2019action.« On n\u2019a pas de garantie et il y a des mois et des mois qu\u2019on essaie d\u2019en avoir », déclare Thérèse Belley, présidente du comité consultatif Femmes en développement de main-d\u2019œuvre.La plupart des organismes touchés ne sont pas menacés de fermeture, en raison des ententes de ser vice qu\u2019ils ont avec Emploi-Québec.Néanmoins, la disparition de cette aide financière sonnerait le glas de services fournis en marge de l\u2019employabilité, mais tout aussi cruciaux pour les femmes les plus vulnérables dans la réussite de leur intégration sur le marché du travail.«On n\u2019a aucun financement à la mission de base, comme les autres organismes communautaires », explique Judith Gaudreault, directrice du Jalon de Châteauguay.Son organisme utilisait notamment cet argent pour aider ses clientes sans le sou à se procurer des vêtements convenables pour des entrevues d\u2019embauche ou à défrayer leur transport au début d\u2019un retour au travail.Au Ser vice d\u2019orientation et de recherche d\u2019emploi pour l\u2019intégration des femmes au travail (SORIF), à Montréal, ce budget permettait notamment de payer des frais de garde, d\u2019inscription aux études, de matériel scolaire ou de tests psychométriques d\u2019orientation pour les femmes monoparentales qui désiraient revenir sur les bancs d\u2019école.Depuis la diminution du financement en 2015, le SORIF a été forcé de réduire ces dépenses, mais aussi dans celles consacrées à la visibilité.«On se servait de cette enveloppe pour rejoindre directement les femmes monoparentales sur l\u2019aide sociale, parce que c\u2019est une clientèle particulièrement isolée, qui n\u2019est pas facile à rejoindre par des médias ou des canaux traditionnels », explique Nathalie Cloutier, directrice générale du SORIF.Rétablir le financement initial Carole Poirier, porte-parole de l\u2019opposition officielle en matière de condition féminine, juge la situation « inacceptable» et considère que le gouvernement «doit absolument rétablir l\u2019enveloppe initiale» de 1,2 million.«Sa propre analyse a fait la démonstration de la pertinence des projets », ajoute-t-elle.L\u2019approche systémique des 16 organisations a fait l\u2019objet d\u2019une évaluation positive de la part du MESS en 2014.Celui-ci notait, après un sondage, que 76% des femmes trouvaient que leur participation aux activités de ces organismes leur avait permis de régler les problèmes qui freinaient leur recherche d\u2019emploi ou leur maintien au travail.De plus, 64% des 927 personnes interrogées étaient toujours en emploi ou aux études deux ans après avoir demandé de l\u2019aide.Collaborateur Le Devoir DÉVELOPPEMENT DE LA MAIN-D\u2019ŒUVRE Des groupes d\u2019aide aux femmes craignent le pire Or, cette loi est qualifiée de «régression historique » par ses opposants.L\u2019aménagement du temps de travail ou le taux de rémunération des heures supplémentaires, toujours encadrés par la loi, seraient désormais décidés par des accords d\u2019entreprises.Les licenciements pour motifs économiques seraient facilités.L\u2019objectif avoué du gouvernement est de « lever la peur de l\u2019embauche », afin de lutter contre le chômage endémique.Surtout, cette réforme modifierait la semaine de travail française de 35 heures, énoncée dans une loi socialiste datant de l\u2019an 2000.Une pétition lancée sur les réseaux sociaux a recueilli plus d\u2019un million de signatures en deux semaines, un succès inédit qui inquiète l\u2019exécutif, à un an de la présidentielle.Selon des sondages, 70 % des Français sont opposés à la réforme.Hostilité «Valls, Hollande, arrêtez les conneries, retrait, retrait de la loi El Khomri [du nom de la ministre du Travail, Myriam El Khomri] » , ont scandé les manifestants dans les rues de Paris.«On rentre dans un bras de fer dont personne ne connaît l\u2019issue », a estimé mercredi Jean- Claude Mailly, numéro un du syndicat Force ouvrière.«Cette loi, c\u2019est la goutte d\u2019eau qui fait déborder le vase», estimait Maayane Pralus, présidente du Syndicat général des lycéens (SGL), évoquant la proclamation de l\u2019état d\u2019urgence après les attentats de novembre et le projet contesté d\u2019inscrire dans la Constitution le retrait de la citoyenneté française des personnes condamnées pour terrorisme, un projet similaire à celui adopté par le gouvernement Harper l\u2019an dernier.Avec le virage de déréglementation incarné par cette loi, le président français François Hollande se heurte une fois de plus à l\u2019hostilité de son camp, et risque de voir ses appuis de gauche se réduire encore, contrecarrant ses chances de se faire réélire en 2017.M.Hollande justifie cette réforme par la nécessité de freiner le taux de chômage, qui atteint 10 % dans tout le pays et 24 % chez les jeunes.La mobilisation des jeunes de moins de 25 ans est d\u2019ailleurs particulièrement suivie par le gouvernement, qui garde en mémoire les énormes manifestations de jeunes du secondaire et de l\u2019université, en 2006, qui avaient duré trois mois et avaient contraint le gouvernement à abandonner un projet de contrat de travail spécifique.Hasard du calendrier, l\u2019appel coïncidait avec une grève dans les transports ferroviaires sur des revendications salariales.Un train sur trois seulement circulait en moyenne dans la matinée dans le pays.Des syndicats ouverts aux changements Le gouvernement français, qui multiplie les consultations avec ses partenaires et les organismes communautaires, espère encore d\u2019ici le 24 mars diviser le camp des opposants et rallier à sa réforme les syndicats réformistes, qui sont restés à l\u2019écart des manifestations de mercredi.Ces syndicats, la Confédération française démocratique du travail (CFDT) en tête, demandent le retrait de deux dispositions emblématiques : le plafonnement des indemnités en cas de licenciement abusif et, surtout, l\u2019assouplissement des critères pour les licenciements économiques.«Nous pouvons éviter les ruptures », a affirmé mardi François Hollande lors d\u2019un sommet franco-italien à Venise.« Il faut laisser le temps de la concertation, le temps de la discussion, et le temps de la décision viendra», a-t-il poursuivi.Le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, a souligné qu\u2019en Italie, où lui-même a mis en œuvre des réformes libérales, « les choses ont fonctionné » avec « plus de 760 000 emplois » créés.L\u2019ex-président de droite Nicolas Sarkozy, qui ambitionne de revenir au pouvoir l\u2019an prochain, a évoqué « une ambiance de fin de règne » au sein de l\u2019exécutif.Avec l\u2019Agence France-Presse et Associated Press Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 FRANCE Au cœur des manifs, la semaine de 35 heures La réforme du droit du travail que propose le gouvernement de Manuel Valls ne modifie techniquement pas la semaine de travail de 35 heures.Elle permettrait toutefois aux entreprises de réorganiser leurs horaires, pour atteindre un maximum de 48 heures de travail par semaine, et 12 heures par jour.Certains employés pourraient travailler 60 heures par semaine lors de circonstances extraordinaires.En période de forte demande, les entreprises pourraient même être dispensées de dédommager leurs employés pour leurs heures supplémentaires.Ces employés obtiendraient, en retour, davantage de congés plus tard.D\u2019autres mesures assoupliraient les règles qui encadrent les congédiements et le travail à la maison ou la nuit.Ainsi, la loi prévoit le plafonnement à 15 mois de salaire des indemnités pouvant être exigées à l\u2019employeur par le Tribunal du travail en cas de licenciement abusif.Elle assouplit également les règles entourant les licenciements permis en cas de difficultés financières d\u2019entreprise.Agence France-Presse Après deux ans en prison, ils sont pas habitués à voir des femmes ! » Alexandra Paré, porte-parole du ministère de la Justice du Québec, ne nie pas que des contacts visuels et auditifs se produisent dans ces nouveaux lieux communs.Elle insiste toutefois pour dire qu\u2019il n\u2019y a pas de contacts physiques.La planification a été faite « en amateur», estime le président de la SAPSCQ.« Au début, il voulait même que le déménagement de la prison Tanguay soit fait pour décembre ! Tout ça pour rencontrer au plus vite les cibles de l\u2019austérité décrétée dans des bureaux à Québec, où ils ne connaissent rien à la réalité de la prison.» Mercredi, la porte-parole du ministère de la Justice soutenait quant à elle ne pas être au fait de problèmes qui perdureraient dans cette prison.Vêtements propres Trois semaines après leur arrivée au pénitencier Leclerc, explique Marguerite Rivard, bénévole au service de pastorale, certaines femmes n\u2019ont toujours pas pu récupérer leurs effets personnels, leurs vêtements, du shampoing, etc.«Elles sont parties de Tanguay avec deux ou trois sacs chacune.Tout doit être fouillé et tout le contenu doit être consigné par écrit.C\u2019est long.Cer taines familles des prisonnières sont inquiètes », dit-elle.Des femmes portent les mêmes vêtements depuis un long moment.« On a le droit d\u2019avoir des vêtements.C\u2019est la première fois que j\u2019entends ça », rétorque la porte-parole du ministère de la Justice.Le président du syndicat confirme pour sa part qu\u2019il peut y avoir du retard dans le traitement des effets personnels à l\u2019occasion du transfert de prisonnier.«C\u2019est une opération complexe.Tout doit être fouillé et inventorié.Le pénitencier Leclerc est encore en travaux, ce qui n\u2019est pas très adapté pour ce travail.Le bureau d\u2019admission de l\u2019établissement n\u2019est même pas prêt.» Ce qui a été fait, « ce n\u2019est pas une réussite », constate sœur Rivard.« Je pense que les lieux n\u2019étaient pas prêts, ni le personnel.C\u2019est un bordel.Vous n\u2019avez pas idée.» Des choses aussi simples que les douches font défaut.« Les douches pour les femmes sont pour l\u2019instant côte à côte, sans rideaux pour les séparer, avec fenêtres qui donnent sur le corridor et qui permettent de les voir\u2026 Accueillir des femmes comme ça, c\u2019est un gros gâchis.» L\u2019ex-lieutenante-gouverneure Lise Thibault vient d\u2019être transférée de Québec au pénitencier Leclerc.En entrevue à LCN, son compagnon, Réal Cloutier, affirme avoir constaté qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une «vieille prison», «une bâtisse très âgée», bien que la cellule dont dispose sa compagne, ex-vice- reine, soit mieux adaptée à son handicap.«C\u2019est vétuste», a-t-il souligné néanmoins.Réal Cloutier a pu constater, grâce à ses conversations avec Lise Thibault, que les prisonnières ne disposent toujours pas de vêtements de rechange, parfois deux semaines après être arrivées dans leur nouvelle prison.«Hier [le mardi 8 mars], ils ont passé des petites culottes à tout le monde parce qu\u2019il y avait un problème de propreté.» Nathalie Lecomte est au nombre des quelques prisonnières qui ne purgent leur peine que la fin de semaine.Elle doit être derrière les barreaux pour 45 week-ends.À son arrivée à l\u2019établissement Leclerc, elle a été placée avec une vingtaine de femmes dans une pièce, avec un accès aux toilettes seulement après plusieurs heures d\u2019attente.« Des filles avaient envie avant et ont cogné à la fenêtre.Le gardien était pas de bonne humeur.[\u2026] Il a dit : \u201cJe m\u2019en câlisse.Pisse où tu veux.\u201d » Certaines femmes ont dû se soulager comme elles le pouvaient, dans ces circonstances.Les problèmes pour celles qui purgent des peines discontinues semblent en bonne partie réglés.Moins de services L\u2019institut Leclerc manque par ailleurs de personnel pour encadrer les activités de réinsertion.«Il faut couper les services parce qu\u2019on manque d\u2019effectifs», constate le président du Syndicat des agents de la paix.« Ils n\u2019ont gardé que 40 personnes sur les 125 qui travaillaient à la prison Tanguay », dit sœur Rivard.En conséquence, « ils n\u2019ont pas le personnel pour maintenir toutes les activités.La bibliothèque n\u2019est pas en fonction.À la salle de télévision commune, c\u2019est tellement écho qu\u2019il faut être juste à côté de la télévision pour entendre quelque chose.» Le président du Syndicat des agents de la paix confirme les dires de sœur Rivard.Des agents lui ont signalé la baisse des services socioculturels donnés aux détenus.«Le gymnase n\u2019est pas conçu pour être mixte.C\u2019est certain que les hommes ne peuvent pas s\u2019y rendre désormais quand les femmes y sont.L\u2019école aussi, comment ça peut fonctionner?Le parloir, l\u2019infirmerie, c\u2019est pareil.» Il existe au centre Leclerc une buanderie commerciale opérée par les détenus.«Qui va la faire fonctionner?En attendant, rien ne fonctionne comme ça devrait.Les besoins ont été sous-évalués.» Les hommes du pénitencier Leclerc écopent en conséquence eux aussi des mesures d\u2019austérité appliquées aux femmes.«C\u2019est certain que ça a des ef fets sur eux.» Mathieu Lavoie considère d\u2019ailleurs que la situation générale se dégrade dans les prisons du Québec pour cause de restriction budgétaire et de mauvaise planification des besoins humains.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 DÉTENTION "]
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