Le devoir, 14 mars 2016, Cahier A
[" V O L .C V I I N o 5 5 L E D E V O I R , L E L U N D I 1 4 M A R S 2 0 1 6 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Actualités \u203a Ville de Québec.La clinique sans médecin est menacée de fermeture.Page A 3 Actualités \u203a Écoroutes d\u2019hiver.Les routes du Québec peuvent- elles s\u2019affranchir du sel pour déglacer sans trop polluer?Page A 2 Avis légaux.A 4 Décès.B 6 Météo.B 5 Mots croisés.B 5 Petites annonces .B 6 Sudoku.B 4 ?w w w .l e d e v o i r .c o m Un colloque sur l\u2019art de risquer en ?ction télévisée Page B 8 Le dilemme de la tari?cation des espaces de stationnement Page B 5 TURQUIE NOUVEL ATTENTAT À ANKARA SELAHATTIN SONMEZ HURRIYET DAILY / ASSOCIATED PRESS Un attentat à la voiture piégée en plein centre d\u2019Ankara a fait au moins 34 morts et 125 blessés dimanche, trois semaines après une attaque-suicide qui avait fait 29 morts dans la capitale turque.Page B 1 I S A B E L L E P A R É D es chercheurs américains sonnent l\u2019alarme.Le recours fréquent aux cosmétiques, parfums et autres produits de beauté peut aller jusqu\u2019à doubler l\u2019exposition des adolescentes à certains perturbateurs du système endocrinien au potentiel toxique.Réalisée par des chercheurs du Center for Environmental Research and Children\u2019s Health (CERCH) de l\u2019École de santé publique de l\u2019Université de Berkeley, l\u2019étude a suivi pendant plusieurs jours la concentration de plusieurs agents chimiques courants chez une cohorte d\u2019une centaine de jeunes filles.En mesurant la présence dans l\u2019urine de plusieurs de ces composés, avant et après leur usage, l\u2019étude conclut que l\u2019usage fréquent de savons, shampooing et crèmes de tout acabit peut comporter des risques à la santé à un âge où le système hormonal et reproducteur de ces jeunes femmes se trouve en plein développement.Haro sur des produits de beauté Les adolescentes sont particulièrement exposées aux perturbateurs endocriniens qui pullulent dans les cosmétiques L I S A - M A R I E G E R V A I S D e multiples ovations, des applaudissements sentis et chaleureux, des étudiants et admirateurs touchés \u2014 et même en pleurs \u2014 qui font la queue pour une photo ou un autographe.L\u2019ex-ministre de la Justice de France Christiane Tau- bira faisait figure de rock star lors d\u2019une allocution prononcée au colloque Maîtres chez vous organisé par Force jeunesse samedi, à Montréal.Or la principale intéressée a plutôt charmé par son éloquence, son intelligence, son courage et son humilité.Son message à la jeunesse: rêvez, impliquez-vous et ne faites pas de compromis.Des compromis, l\u2019intellectuelle de gauche n\u2019en a effectivement pas fait lorsqu\u2019elle a démissionné de son poste le 27 janvier dernier pour un désaccord avec le gouvernement, qui voulait déchoir de la nationalité française toute personne reconnue coupable d\u2019un acte terroriste.La tête haute, elle a quitté à vélo le ministère de la Justice après la passation des pouvoirs à son successeur.«J\u2019obéis à toutes les règles pour autant qu\u2019elles ne soient pas en contradiction avec ma conscience», a expliqué l\u2019ex-mi- nistre, auteure de plusieurs ouvrages, dont le récent Murmures à la jeunesse, une envolée lyrique où elle décor tique ses choix et revient sur les attentats terroristes de 2015 qui ont secoué la France.Elle dit comprendre cette réaction vive des Français à la suite des attentats du 13 novembre, où 130 personnes ont P?INT CHAUD Christiane Taubira, une femme sans compromis F A B I E N D E G L I S E P our le fondateur du mouvement du logiciel libre, Richard Stallman, impossible de vivre libre dans des environnements où la socialisation et où l\u2019informatique sont assujetties à des entreprises privées qui balisent les activités humaines avec des logiciels privateurs ou avec des services dont les codes et leurs intentions sont gardés secrets.L\u2019homme, de passage au Québec cette semaine, où il a été invité par l\u2019Université Laval et par le Collège Dawson à parler de liberté numérique et de logiciel libre, demande d\u2019ailleurs aux gouvernements et aux citoyens de prendre conscience des injustices qui accompagnent ces nombreuses soumissions et appelle même au démantèlement du réseau Facebook, pour sauver la démocratie.« Il faut éliminer Facebook pour protéger la vie privée», a lancé en entrevue au Devoir le célèbre programmeur américain, président-fonda- teur de la Free Software Foundation et militant de longue date pour une informatique libre et ouverte.L\u2019homme est, par exemple à l\u2019origine Éradiquer Facebook pour sauver la démocratie Richard Stallman, le père des logiciels libres, appelle les citoyens à reprendre le contrôle de leur vie VOIR PAGE A 8 : STALLMAN FRANÇOIS GUILLOT AGENCE FRANCE-PRESSE Richard Stallman a lancé le mouvement du logiciel libre.d\u2019être utilisé, étudié, modifié et dif fusé.VOIR PAGE A 8 : BEAUTÉ VOIR PAGE A 8 : TAUBIRA KENA BETANCUR AFP Christiane Taubira L E D E V O I R , L E L U N D I 1 4 M A R S 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 2 ISABELLE BURGUN Je vote pour la science NORMAND MOUSSEAU La grande équation radiovm.com 91,3 FM MONTRÉAL 100,3 FM SHERBROOKE 89,9 FM TROIS-RIVIÈRES 89,3 FM VICTORIAVILLE 104,1 FM RIMOUSKI J O C E L Y N E R I C H E R à Québec L e conflit qui couvait depuis des mois entre Gaétan Barrette et Diane Lamarre éclate au grand jour.La députée péquiste de Taillon accuse le ministre de la Santé de harcèlement et d\u2019intimidation à répétition à son égard et elle demande au premier ministre Philippe Couillard d\u2019inter venir pour que ce comportement cesse immédiatement.Le premier ministre doit agir personnellement et publiquement pour faire entendre raison à son ministre et le ramener à l\u2019ordre, a plaidé Mme La- marre dans une longue entrevue à La Presse canadienne.Excédée, la critique de l\u2019opposition officielle en matière de santé dit subir sans broncher, depuis deux ans, les attaques personnelles répétées du ministre Barrette, ses remarques blessantes, propos mensongers, insultes, atteintes à son intégrité et à sa réputation, et ce, presque quotidiennement, en commission parlementaire, durant la période de questions ou dans les points de presse du ministre.Elle dit maintenant : assez, c\u2019est assez.Recours juridiques?Mme Lamarre se dit prête à utiliser tous les recours à sa disposition pour que le ministre Barrette ne doute pas de sa détermination à le voir changer d\u2019attitude.«S\u2019il ne comprend pas le message, on va devoir effectivement penser à d\u2019autres façons », a-t- elle indiqué, en faisant allusion à des recours juridiques.Car il y a « certainement » matière à de tels recours, à son avis, dans l\u2019attitude générale du ministre à son égard depuis deux ans.Tout lien de confiance étant rompu avec le ministre, elle en appelle donc au premier ministre lui-même, qui « aurait dû depuis longtemps faire des interventions, et il devrait, je pense, les faire publiquement».« J\u2019ose espérer que le premier ministre va le rappeler sérieusement à l\u2019ordre », a-t-elle ajouté, indiquant que M.Couillard s\u2019était engagé à ce que son gouvernement se tienne loin des attaques personnelles.C\u2019est un fait que M.Couil- lard a hissé la lutte contre l\u2019intimidation au rang de ses priorités, au point de nommer une ministre responsable du dossier, Francine Charbonneau.En annonçant une série de mesures, en novembre dernier, M.Couillard déclarait : « Tout geste d\u2019intimidation est inacceptable, peu importe la forme qu\u2019il peut prendre», en ajoutant que «personne ne mérite d\u2019être humilié, diminué ou exclu».Les deux autres porte-parole de l\u2019opposition en santé, Amir Khadir (Québec solidaire) et François Paradis (Coalition avenir Québec), ont été témoins du style Barrette envers Mme Lamarre et disent tous deux en éprouver un grand malaise depuis des mois, au point de sentir le besoin de le dénoncer publiquement.En entrevue téléphonique, M.Paradis parle du « sentiment d\u2019inconfort majeur » qui l\u2019habite chaque fois que le ministre s\u2019en prend à la députée.La Presse canadienne HARCÈLEMENT Couillard doit rabrouer Barrette publiquement, dit Lamarre I S A B E L L E P O R T E R à Québec A lors que la Ville de Québec cherche à limiter le recours aux sels de voirie pour protéger son eau potable, un programme du ministère des Transports permet déjà à des municipalités de s\u2019affranchir de ce produit sans compromettre la sécurité des automobilistes.Le maire de Saint-Aimé-du- Lac-des-Îles parle de son «éco- route d\u2019hiver » avec enthousiasme.Depuis deux ans, le chemin du Village est entretenu sans sel de déglaçage.«On ne met plus de calcium sur le chemin, seulement du sable, explique Pierre-Paul Goyette.On utiliserait le sel s\u2019il y avait des pluies verglaçantes avec des routes impraticables, mais ce n\u2019est pas encore arrivé.» Située dans les Laurentides, la petite municipalité a voulu tenter l\u2019expérience pour protéger son lac, « l\u2019un des plus beaux de la région », souligne son maire.Pour remplacer les abrasifs, la Ville a complètement changé ses façons de faire.En plus de miser sur le sable, le chemin est gratté plus souvent et plus tôt, tandis que la limite de vitesse est passée de 80 à 50 km à l\u2019heure.« On est une des municipalités avec les meilleures cotes pour l\u2019entretien de nos chemins.» L\u2019entente avec le ministère des Transports prévoit que ce dernier assume les coûts de ce déneigement nouveau genre, mais c\u2019est la Ville qui s\u2019en occupe.« On ne fait pas d\u2019économies et ça ne nous coûte rien de plus, mais par contre, on sauve notre lac», ajoute M.Goyette.Une nouvelle écoroute?À l\u2019heure actuelle, on recense quinze écoroutes d\u2019hiver aux quatre coins du Québec.Elles sont toutes situées en milieu rural, dans des secteurs peu populeux qui relient des petites et moyennes municipalités.Cette initiative méconnue s\u2019inscrit dans la Stratégie québécoise pour une gestion environnementale des sels de voirie.Les écoroutes ont en outre une signalisation particulière avec des panneaux verts indiquant la longueur de l\u2019artère concernée.Pour l\u2019heure, on n\u2019en trouve aucune dans le bassin versant du Lac-Saint-Charles.La seule de la région se trouve à Ri- vière-à-Pierre, dans Portneuf.La Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) ga- gnerait-elle à en implanter une à Stoneham?Chose certaine, il va falloir réduire la quantité de sel utilisée dans le secteur, répond Mélanie Deslongchamps, la directrice de l\u2019Association pour la protection de l\u2019environnement du Lac-Saint-Charles et des Marais du Nord (APEL).L\u2019APEL et les représentants de la CMQ doivent justement rencontrer les fonctionnaires du ministère des Transports cette semaine pour parler de l\u2019impact du réseau routier sur le lac, qui constitue la principale réserve d\u2019eau potable de la Ville de Québec.Au-delà des fosses septiques des nouveaux développements de la couronne nord, les recherches de l\u2019APEL laissent entendre que la nouvelle autoroute à Stoneham a joué un rôle notable dans le vieillissement accéléré du lac ces dernières années.À moins d\u2019imposer les pneus à crampons comme en Norvège, on va devoir apprendre à rouler moins vite et à moins compter sur le calcium, croit Mme Deslonchamps.Parce qu\u2019il n\u2019y a pas vraiment de solution de rechange au sel, dit-elle.Le fameux jus de betterave, dont on vantait les mérites il y a quelques années comme substitut aux abrasifs, ne résoudrait rien.« C\u2019est plein de sucre, ça contribuerait à réduire le taux d\u2019oxygène dans le lac».Quant aux produits qu\u2019on utilise sur les pistes d\u2019atterrissage des aéropor ts, ils sont cer tes moins nocifs que les sels, dit-elle, «mais ils ont aussi un impact négatif sur l\u2019oxygène du lac et on ne veut pas ça».Expériences concluantes En attendant, les expériences des écoroutes ailleurs au Québec se révèlent instructives.À Saint-Alfred, en Beauce, le projet a suscité une levée de boucliers au tout début.Il n\u2019y a pas eu d\u2019accident, mais une déferlante de plaintes à la Ville.«Le premier hiver, on ne savait pas trop comment faire et, en plus, on avait eu un hiver difficile, explique le maire, Jean-Roch Veil- leux.Maintenant, on passe le sable avant que ça gèle.» La Ville utilise encore un peu de sel, mais le maire estime avoir réduit les quantités de 75%.À Saint-Alfred, ce n\u2019est pas tant la protection des cours d\u2019eau que l\u2019état de la machinerie qui a motivé le changement.«Avec le calcium, le camion en prend un coup.C\u2019est beaucoup plus d\u2019entretien et de nettoyage», explique le maire.Il ajoute qu\u2019il y a des puits artésiens « tout le long de la route ».« À un moment donné, la nappe phréatique va être contaminée.» À Saint-Théodore d\u2019Acton, en Montérégie, l\u2019écoroute fait près de 15 km de long et est en fonction depuis 2011.Le directeur de la municipalité, Marc- Lévesque, concède qu\u2019il y a eu «quelques plaintes dans les premières années ».« Mais on a fait une bonne campagne d\u2019information avec le MTQ et, maintenant, c\u2019est socialement bien accepté.» Dans son secteur, on a voulu tester la formule pour protéger les terres agricoles aux abords de la route qui mène à Saint-Na- zaire.La limite de vitesse n\u2019a pas été réduite, mais «c\u2019est sûr que la gestion des opérations de déneigement est différente», souligne-t-il.Les autres écoroutes d\u2019hiver se trouvent dans le Té- miscamingue (Duhamel- Ouest), au Bas-Saint-Laurent (Lac-au-Saumon), en Estrie (à Nantes, Wobur n et au lac Memphrémagog), dans le Centre-du-Québec (Sainte-So- phie-d\u2019Halifax et Saint-Albert) et au Saguenay\u2013Lac-Saint- Jean (entre Mistassini et Saint-Eugène et entre Roberval et Mashteuiatsh).Chaque année, 1,5 million de tonnes de sel de voirie sont utilisées sur les routes du Québec.Le Devoir Les routes du Québec peuvent-elles s\u2019affranchir du sel?Plusieurs exemples d\u2019écoroutes d\u2019hiver ont démontré qu\u2019il est possible de déglacer sans trop polluer ISTOCK En évitant le recours au sel, des municipalités disent économiser en coûts d\u2019entretien des camions.M A R I E - M I C H È L E S I O U I Un nouveau procès concernant le recours frauduleux à une banque de données utilisée par les forces policières s\u2019ouvre ce lundi au palais de justice de Laval et cette fois, c\u2019est l\u2019ex-policier de Laval Yves Smagghe qui est soupçonné d\u2019avoir recherché des informations sur des citoyens pour servir ses fins personnelles.Le policier de 46 ans, dont le départ a été confirmé le 18 novembre 2015, est of ficielle- ment accusé d\u2019«utilisation non autorisée d\u2019un ordinateur», un acte criminel passible d\u2019un emprisonnement maximal de dix ans.On reproche à Yves Smagghe d\u2019avoir consulté le Centre de renseignements policiers du Québec (CRPQ), notamment pour obtenir des informations sur des locataires potentiels, selon ce qu\u2019a appris Le Devoir.Données confidentielles Le Directeur des poursuites criminelles et pénales n\u2019a pu donner de détails sur la nature des faits reprochés à l\u2019ex-poli- cier.Mais il a confirmé qu\u2019une utilisation abusive du CRPQ constitue une infraction à l\u2019article 342.1 du Code criminel, article qui concerne l\u2019«utilisation non autorisée d\u2019un ordinateur».Le CRPQ est une banque de données confidentielles qui regroupe l\u2019ensemble des renseignements informatisés \u2014 à caractère criminel et non criminel \u2014 que les policiers peuvent utiliser dans le cadre de leurs fonctions.Il contiendrait quelques millions de dossiers et sa consultation est strictement limitée au travail policier.Selon nos sources, Yves Smagghe en aurait fait une utilisation abusive, et ce, entre novembre 2007 et septembre 2012.Son procès doit commencer ce lundi au palais de justice de Laval et il devrait permettre d\u2019en apprendre davantage sur les motivations de l\u2019ex- policier, qui gère aujourd\u2019hui Oasis Montebello, une vaste propriété située sur le golf du Château Montebello et pouvant être louée par le public.Le Devoir Un policier de Laval accusé d\u2019utilisation frauduleuse d\u2019une banque de données M A R I E - M I C H È L E S I O U I U n Montréalais de 53 ans est mor t les menottes aux poings, dimanche.Il aurait vraisemblablement subi un ar rêt cardiorespiratoire au cours d\u2019une intervention policière sur venue dans le quar tier Mercier\u2013Hochelaga- Maisonneuve.Sylvain Beauchamp a été interpellé par des policiers du SPVM vers 5 h15, quand il aurait traversé la r ue Sherbrooke à un feu rouge, à l\u2019intersection de la rue Bossuet.« Les policiers ont dû menot- ter l\u2019individu parce qu\u2019il semblait fortement intoxiqué et refusait de collaborer », a relaté Ann Mathieu, porte-parole à la Sûreté du Québec.C\u2019est après avoir passé les menottes que les autorités auraient constaté que l\u2019homme était en ar rêt cardiorespiratoire.« Ils ont appelé Urgences- Santé et ef fectué des manœu- vres de réanimation », a poursuivi l\u2019agente Mathieu.Sylvain Beauchamp a été trans- por té dans un centre hospitalier, où son décès a été constaté.Bureau à venir En attendant l \u2019entrée en fonction du Bureau des enquêtes indépendantes, prévue au printemps, les cas de décès et de blessures graves résultant d\u2019interventions policières continuent d\u2019être confiés à un corps policier dif férent de celui impliqué dans les événements.C\u2019est donc à la Sûreté du Québec que le ministre de la Sécurité publique, Martin Coi- teux, a confié l\u2019enquête sur cette intervention policière.Le Devoir MONTRÉAL Un homme perd la vie lors d\u2019une intervention policière L\u2019enquête a été confiée à la Sûreté du Québec Exemples récents d\u2019utilisation frauduleuse Décembre 2015 Le policier de Québec Jean-Bernard Lajoie est mis en accusation pour trafic de cocaïne et, entre autres infractions, pour avoir accédé de manière non autorisée au CRPQ.Novembre 2015 Philippe Bonenfant, du SPVM, est accusé de trafic de stupéfiants et d\u2019utilisation frauduleuse d\u2019un ordinateur, encore pour consulter le CRPQ.Novembre 2015 La policière de la Sûreté du Québec Marie- Pierre Tremblay plaide coupable d\u2019abus de confiance, d\u2019entrave à la justice, de possession et de trafic de drogue.Elle aurait consulté le CRPQ pour transmettre des informations à son conjoint, le trafiquant de drogue Keven Harvey-Maltais.2000 L\u2019inspecteur-chef responsable des enquêtes criminelles à la police de Laval, Ronald Montpetit, quitte ses fonctions après avoir mené illégalement des vérifications dans le CRPQ à propos de personnes ayant postulé pour travailler au complexe Tops, qui appartenait à Tony Accurso.Martin Coiteux L E D E V O I R , L E L U N D I 1 4 M A R S 2 0 1 6 ACTUALITES A 3 U ne connaissance m\u2019enjoint de cesser de croire aux vertus des médicaments que le système de santé nous prescrit.On ne sait jamais, dit-elle, ce qu\u2019il y a de caché dans ces cachets-là.On nous fait avaler n\u2019importe quoi.On nous empoisonne.On nous\u2026 Vous voyez un peu le discours.Pour se soigner, elle ne jure que par un concentré à base de pépins de pamplemousse produit je ne sais où.Elle prend aussi une bouillie de pavot bio importée de Californie.Ces derniers temps, elle croit beaucoup aussi aux propriétés d\u2019un mélange secret de plantes chinoises et d\u2019huiles rares combiné avec la prise quotidienne de gélules jaunes conçues à base d\u2019ail transylvanien.Après avoir avalé tout cela, elle se trouve d\u2019ordinaire vite plus malade qu\u2019elle ne l\u2019était.Sans compter qu\u2019elle empeste l\u2019ail.Mais se trouver plus malade dans un premier temps fait partie du processus de guérison, me dit-elle.Voilà qui est raisonné ! À ce compte, il est entendu que notre système social, de plus en plus malade lui aussi, ne pourra qu\u2019aller de mieux en mieux.Sans doute lui suf fit-il de bien se gargariser avec le petit jus de ses victoires passées en fermant les yeux sur la réalité de ses maladies d\u2019aujourd\u2019hui.Considérez le cas des médecins, ces grands incompris.Ils ont désormais gagné le droit de s\u2019incorporer, comme s\u2019il s\u2019agissait de simples plombiers.Leur employeur, l\u2019État, leur a ainsi accordé, à la dif férence de ses autres employés, le droit de payer la moitié moins d\u2019impôt.Sans compter qu\u2019entre 2010 et 2015, la rémunération brute des médecins a déjà gonflé de 42 %.Au même moment pourtant, les autres employés de l\u2019État, ceux des secteurs public et parapublic, ont touché en moyenne des augmentations de seulement 7,5 %.S\u2019assurer d\u2019être à ce point mieux traité, est-ce de la médecine préventive ?Regardez aussi du côté de l\u2019éducation supérieure, autre pôle social crucial.Au début des années 1990, les étudiants de l\u2019Université de Montréal avaient dénoncé les conditions plus que généreuses faites au recteur du temps, le médecin René Simard : voiture et chauf feur, chic centre d\u2019entraînement, club social huppé, indemnités pharaonesques.Les étudiants reprochaient aussi à cette administration d\u2019accaparer des biens collectifs pour un usage quasi privé, par exemple une collection d\u2019œuvres d\u2019art que personne ou presque ne pouvait voir sauf elle.En 1995, le recteur René Simard touchait un salaire de base de 175 000 $.Dix ans plus tard, son successeur, Luc Vinet, touche quelque 260 000 $.Et on apprend ces jours-ci, grâce à la Loi d\u2019accès à l\u2019information, que le recteur actuel, le radiologue Guy Breton, touche 414 000 $, sans compter la voiture de luxe et les voyages en première classe.La ministre de l\u2019Enseignement supérieur, Hélène David, gagne un salaire presque trois fois inférieur.En moins de vingt ans, le salaire du recteur de l\u2019Université de Montréal a augmenté de 137 %.Et à la fin de son contrat, ce recteur pourra même compter sur une année de salaire complète, afin de pouvoir retomber doucement sur ses pieds.Tandis que notre système d\u2019éducation se trouve malade à force de subir des régimes minceur, les recteurs sont mieux engraissés que jamais.On se souvient par exemple de l\u2019indemnité de dépar t de 650 000 $ de Michael Goldbloom, recteur de la petite Université Bishop\u2019s à Lennoxville, et de son « indemnité » de 250 $ par nuit lorsque le pauvre homme doit par malheur dormir chez lui à Montréal.Du côté de l\u2019Université Laval, on a vu le salaire du recteur augmenter de 100 000 $ en un an il n\u2019y a pas si longtemps.Et de l\u2019Université McGill, on a tant dit qu\u2019il vaut mieux se taire.Ces histoires en apparence plutôt sales sont pourtant le propre des bien nantis depuis très longtemps.Il ne s\u2019agit au fond que d\u2019un même vieux système d\u2019accaparement sans cesse remis à jour.Le drame est que le spectacle de ces citoyens traités comme des rois en est à nous faire oublier que le pire se joue désormais hors de l\u2019univers national où par habitude notre regard s\u2019arrête.La plus récente livraison de l\u2019émission Enquête, diffusée par Radio-Canada, rappelait entre les lignes que le gros de ce qui devrait désormais inquiéter les citoyens en matière d\u2019accaparement de la richesse collective se passe désormais tout à fait à l\u2019abri des regards, dans des paradis fiscaux.Devant les paradis fiscaux, on ne parle pas de quelques centaines de milliers de dollars d\u2019avantages indus et grossiers, mais de milliards qui flottent en apesanteur, bien loin des projecteurs.Tandis que ceux qui ont la charge de l\u2019État feignent de soigner cette infection sociale que sont les paradis fiscaux à grand renfort de poudre de perlimpinpin, de « déclarations volontaires » des fraudeurs et d \u2019autres joyeux remèdes de grand-mère, tout ce bal se poursuit à qui mieux mieux.L\u2019État continue d\u2019être détourné de ses fonctions de régulation par ceux qui les pervertissent à leur seul profit.Et ceux-là mêmes qui égorgent ainsi la société ont le culot de nous demander aujourd\u2019hui de ne pas hausser la voix tandis que se poursuivent leurs bassesses.C\u2019est à hurler.jfn@ledevoir.com À hurler JEAN-FRANÇOIS NADEAU F A B I E N D E G L I S E Action.Réaction.Québec débloque 400 000$ pour venir en aide au Collège de Maison- neuve de Montréal dans sa lutte contre la radicalisation de plusieurs de ses étudiants.L\u2019annonce en a été faite dimanche matin par la ministre de l\u2019Enseignement supérieur, Hélène David, en présence du maire de Montréal, Denis Coderre.L\u2019enveloppe doit alimenter un «projet-pilote» et l\u2019embauche d\u2019une «personne-ressource», le tout pour l\u2019implantation «de mesures d\u2019appui au vivre-ensem- ble», a indiqué la ministre.L\u2019octroi de cette aide financière fait suite à une rencontre de la ministre, le 29 février dernier, avec le personnel enseignant, les représentants des étudiants et la direction de l\u2019établissement scolaire où plusieurs incidents liés à la montée d\u2019une pensée radicale violente ont été recensés dans les dernières années.« Ces 400 000 $ vont permettre d\u2019avoir une présence pour être témoin ou prévenir des situations, a indiqué Denis Coderre.C\u2019est le chaînon manquant dans le processus visant à ramener un climat propice aux études.» Pour la directrice générale du collège, Malika Habel, c\u2019est également une somme qui doit favoriser le rapprochement entre les personnes fréquentant le collège tout comme une meilleure compréhension de «ce qui se passe sur le terrain», a-t-elle indiqué.Pas question toutefois d\u2019un budget pour du « travail de bureau», a dit Mme David.Cette somme doit permettre de «rétablir le dialogue» et «renouer des liens» concrètement au sein du collège, et ce, pour y rétablir un environnement consacré réellement à l\u2019apprentissage, plus qu\u2019à la violence et à la division.Aide supplémentaire Ces nouveaux fonds injectés par Québec dans la lutte contre la radicalisation s\u2019ajoutent au demi-million octroyé début mars par le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, au Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence pour prévenir la montée de ce type de discours et les embrigadements qu\u2019ils peuvent induire en milieu scolaire.Depuis plusieurs mois, le Collège de Maison- neuve fait régulièrement la manchette pour les incidents qui s\u2019y produisent ou pour ses liens avec des jeunes partis grossir en Syrie ou en Irak les rangs du groupe terroriste État islamique après avoir fréquenté l\u2019établissement.Deux de ces cégépiens radicalisés, Mahdi Ja- mali et Sabrine Djaermane, 18 ans, ont d\u2019ailleurs été interceptés par la police alors qu\u2019ils s\u2019apprêtaient à quitter le pays pour suivre les traces de cinq autres élèves, partis plus tôt en janvier 2015 sans laisser de trace.Le couple est actuellement derrière les barreaux et fait face à des accusations de terrorisme et de possession de substances explosives.Fin février, la police a été appelée au collège pour mettre un terme à une altercation impliquant l\u2019imam et prédicateur Adil Charkaoui avec un gardien de sécurité de l\u2019établissement scolaire.L\u2019utilisation d\u2019une partie du gymnase pour de la prière, alors que le groupe avait réservé l\u2019endroit pour normalement y jouer au soccer, aurait déclenché les hostilités, selon les informations rapportées alors par La Presse.Par ailleurs, plusieurs membres du personnel se plaignent d\u2019un climat d\u2019intimidation qui règne dans une partie de la bibliothèque occupée par un groupe d\u2019élèves.Le Devoir COLLÈGE DE MAISONNEUVE 400 000 $ pour lutter contre la radicalisation Québec espère que l\u2019aide financière permettra d\u2019assainir l\u2019environnement de l\u2019établissement JACQUES NADEAU LE DEVOIR La ministre de l\u2019Enseignement supérieur, Hélène David, a annoncé l\u2019octroi de l\u2019aide financière en présence de la directrice générale du Collège de Maisonneuve, Malika Habel, et du maire de Montréal, Denis Coderre.Elle promet que l\u2019argent ne servira pas à du « travail de bureau».I S A B E L L E P O R T E R à Québec À moins d\u2019un revirement majeur, la première clinique sans médecin du Québec fermera ses portes le 1er mai.Déjà incapable d\u2019obtenir un soutien gouvernemental, la Coopérative de solidarité SABSA vient de se faire refuser une subvention de la Fondation de l\u2019Ordre des infirmières du Québec (OIIQ).SABSA avait posé sa candidature pour obtenir une subvention de 250 000 $ de la Fondation de l\u2019OIIQ.«C\u2019est sûr que, nous, on se fiait beaucoup là-dessus pour être capables de se donner un poumon, le temps de négocier avec le gouvernement », a expliqué Isabelle Têtu, l\u2019infirmière praticienne qui pilote la clinique.SABSA, ré- sume-t-elle, est désormais à court d\u2019options.La fondation a plutôt choisi de verser l\u2019aide au Centre intégré universitaire de santé et services sociaux de la Capitale-Nationale (CIUSSS) et son projet HoPE (Horizon parent-enfant), un projet de prévention en santé mentale.Le professeur en soins infirmiers Bernard Roy, qui soutient SABSA depuis le début, est littéralement furieux de la décision de l\u2019ordre.« Cette nouvelle a eu l\u2019ef fet d\u2019une puissante gifle pour l\u2019équipe de SABSA, qui l\u2019a pris comme un désaveu de la par t de l\u2019ordre », a dénoncé ce chercheur de l\u2019Université Laval dans une lettre adressée à sa présidente, Lucie Tremblay.Cette lettre peut être consultée sur le site Internet du Devoir.Invitée à réagir, Mme Tremblay rétorque que la fondation a dû faire des choix «déchirants».Elle ajoute que SABSA est une initiative malgré tout intéressante.«Je souhaite de tout cœur qu\u2019on soit capable de trouver du financement pour soutenir ces initiatives-là», dit-elle.«Des initiatives comme celle de SABSA démontrent qu\u2019on peut améliorer l\u2019accès et désengorger le réseau.» Interrogée sur le genre d\u2019appui que l\u2019ordre pouvait donner à SABSA, Mme Tremblay souligne qu\u2019elle fait du lobby pour qu\u2019on augmente le nombre d\u2019infirmières spécialisées au Québec, mais qu\u2019elle ne peut pas défendre une clinique en particulier par souci d\u2019équité pour tous ses membres.Pas possible à l\u2019extérieur des GMF Cette mauvaise nouvelle s\u2019ajoute au refus du ministère de la Santé et du CIUSSS de financer SABSA à l\u2019extérieur d\u2019un groupe de médecine familiale.Ils ont plutôt offert de créer un poste d\u2019infirmière spécialisée pour Isabelle Têtu dans le GMF le plus proche de la clinique.Or pour Bernard Roy, «c\u2019est ne rien comprendre à ce qu\u2019est SABSA».«C\u2019est comme si on demandait au docteur Julien de quitter Hochelaga-Maison- neuve et de retourner à Sainte-Justine.Gilles Julien travaille dans une petite maison de Hochelaga- Maisonneuve parce que c\u2019est comme ça qu\u2019il réussit à rejoindre les gens.SABSA, c\u2019est pareil.» Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, n\u2019a jamais caché son désaccord avec le développement d\u2019un réseau parallèle aux GMF.Il ne souhaite pas créer de précédent avec SABSA.À l\u2019heure actuelle, la clinique a le statut de coopérative.Créée d\u2019abord pour soigner les personnes ayant contracté l\u2019hépatite C, SABSA accueille beaucoup de patients envoyés par des organismes communautaires, dont de nombreux toxicomanes et des personnes avec des problèmes de santé mentale.Plus de la moitié des quelque 1500 patients n\u2019ont pas de médecin de famille.Depuis ses débuts en 2014, ce « service à bas seuil d\u2019accessibilité » roulait grâce à une aide de 300 000 $ de la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIS), qui n\u2019a pas été renouvelée.La clinique a assez d\u2019argent pour offrir ses services jusqu\u2019au 1er mai.Après cela, seules les activités de traitement de l\u2019hépatite C seront maintenues dans son local du boulevard Charest.Près du quart de ses patients actuels en souffrent.Le Devoir QUÉBEC La clinique sans médecin menacée de fermeture La coopérative de solidarité s\u2019est vu refuser la subvention qu\u2019elle espérait pour survivre C\u2019est le chaînon manquant dans le processus visant à ramener un climat propice aux études Denis Coderre, maire de Montréal « » RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR Isabelle Têtu (à droite) lors d\u2019une consultation L E D E V O I R , L E L U N D I 1 4 M A R S 2 0 1 6 A 4 A V I S L É G A U X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS LÉGAUX & APPELS D\u2019OFFRES HEURES DE TOMBÉE Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/services- et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services- et-annonces/appels-d-offres Courriel : avisdev@ledevoir.com Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé - dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsa bilité se limite au coût de la parution.CANADA, PROVINCE DU QUÉBEC, DISTRICT DE TERREBON- NE, COUR DU QUÉBEC, NO: 700-02-033632-150 et le ETA-4376-15 AVIS DE VENTE JUDICIAIRE.AGENCE DU REVENU DU QUEBEC, Partie demanderesse -vs- 9240-5844 QUEBEC INC.EXPLOITANT SOUS LE NOM MOTEL RENDEZ VOULAC, Partie défenderesse.Le 30ième jour de mars 2016 à 14h00, au 4480 BOUL.STE ADELE, STE-ADELE, district de Terrebonne, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets de 9240-5844 QUEBEC INC.EXPLOITANT, saisis en cette cause, consistant en: 5 chambres ameublement complet, table de pool, 2 tv 40 pouces samsung table et chaises en cuir etc Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: SIMON MENARD huissier du district de Terrebonne.ETUDE GUIN- DON, PILON senc, HUISSIERS, 819-326- 7707, Fax: 326-0081, 22 rue Ste-Agathe, Ste-Agathe-des- Monts, Qc, J8C 2J4.AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Avis est, par les présentes, donné que l'inventaire des biens de Feu Gilles LAPLANTE, en son vivant domicilié au 1455 boulevard de l'Avenir, Laval, province de Québec, H7N 0A1, décédé le 7 février 2014, peut être consulté par toute personne démontrant un intérêt à l'étude de Me Jacques Roberge notaire, 507 Place d'Armes, bureau 1300, Montréal, Québec, H2Y 2W8.DIRECTION DU DEVELOPPEMENT DU TERRITOIRE ET ETUDES TECHNIQUES Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 11 h à la date ci-dessous mentionnée, à la réception de la Maison du citoyen, située au 12090, rue Notre-Dame Est, Montréal (Québec) H1B 2Z1, pour : Appel d\u2019offres : RP-ING16-06 Descriptif : Correction des raccordements inversés, là où requis, dans l\u2019arrondissement de Rivière-des-Prairies\u2013Pointe-aux-Trembles de la Ville de Montréal Date d\u2019ouverture : Le mercredi 30 mars 2016 Dépôt de garantie : 10 % du montant total de la soumission Renseignements : Mourad Khemnou, ingénieur, 514-872-0703 Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin.DOCUMENTS Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter de la publication du présent avis.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SEAO), en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SEAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.OUVERTURE DES SOUMISSIONS Les soumissions seront ouvertes publiquement à 11 h, le mercredi 30 mars 2016, soit immédiatement après l\u2019expiration du délai pour leur présentation, à la Maison du citoyen située au 12090, rue Notre-Dame Est, Montréal (Québec) H1B 2Z1.La Maison du citoyen est ouverte de 8 h 30 à 12 h et de 13 h à 16 h 30, du lundi au vendredi.L\u2019arrondissement de Rivière-des-Prairies\u2013Pointe- aux-Trembles ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 14 mars 2016.Le secrétaire d\u2019arrondissement Me Alain Roy, LL.M., OMA, avocat APPEL D\u2019OFFRES Service des grands parcs, du verdissement et du Mont-Royal Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal H2Y 1C6, pour: Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres: 16-6713 Descriptif : Parc Jarry \u2013 Aménagement de l\u2019entrée Saint-Laurent et Jarry Date d\u2019ouverture : 30 mars 2016 Dépôt de garantie : 10 % du montant de la soumission / cautionnement, chèque visé ou lettre de garantie bancaire Renseignement : appelsdoffres.infos.dgpv@ville.montreal.qc.ca Claudia Pelletier, agente de bureau Télécopieur : 514-872-1474 Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin.Documents: Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 14 mars 2016.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appel d\u2019offres (SEAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca .Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SEAO.Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 16-6872 Descriptif : Parc Angrignon \u2013 Aménagement des accès au stationnement Date d\u2019ouverture : 30 mars 2016 Dépôt de garantie : 10 % du montant de la soumission / cautionnement, chèque visé ou lettre de garantie bancaire Renseignement : appelsdoffres.infos.dgpv@ville.montreal.qc.ca Claudia Pelletier, agente de bureau Télécopieur : 514-872-1474 Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin.Documents: Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 14 mars 2016.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appel d\u2019offres (SEAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca .Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SEAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel de Ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 14 mars 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Services institutionnels Gestion et planification immobilière Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : travaux Appel d\u2019offres : 5839 Descriptif : Garage des Carrières \u2013 Remplacement des fenêtres, mise aux normes de la plomberie et de la distribution électrique.Date d\u2019ouverture : 06 avril 2016 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission (cautionnement, chèque visé ou garantie bancaire) Renseignements : pour toute question, s\u2019adresser à immeubles.soumissions@ville.montreal.qc.ca Visites : Les visites sont individuelles.La date limite pour prendre rendez-vous est le 23 mars 2016, à 15 heures.Les visites auront lieu du 18 février 2016 au 24 mars 2016 inclusivement, selon l\u2019horaire suivant : 9 heures, 10 heures 30, 13 heures et 14 heures 30.pour prendre rendez-vous, s\u2019adresser à immeubles.soumissions@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 14 mars 2016.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel de ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 14 mars 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres ENTRÉE EN VIGUEUR DE RÈGLEMENTS ET RÉSUMÉ DE MODIFICATIONS AU PLAN D\u2019URBANISME Avis est donné, conformément à l\u2019article 110.3 de la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (RLRQ, c.A-19.1), que le conseil de la Ville, à son assemblée du 25 janvier 2016, a adopté les règlements suivants : 04-047-166 Règlement modifiant le Plan d\u2019urbanisme de la Ville de Montréal (04-047) pour fins de concordance au Schéma d\u2019aménagement et de développement de l\u2019agglomération de Montréal Ce règlement apporte des modifications aux cartes, au document complémentaire et au texte du Plan d\u2019urbanisme afin de les rendre conformes au Schéma d\u2019aménagement et de développement de l\u2019agglomération de Montréal.Ces modifications touchent pr incipalement le document complémentaire du Plan, les affectations et les densités.Ce règlement met également à jour les définitions ainsi que la description des limites territoriales de la Ville de Montréal et supprime certaines disposit ions du document complémentaire qui se trouvent maintenant dans le document complémentaire du Schéma.Des ajouts sont aussi apportés au document complémentaire pour expliquer la répartition des contenus de planification entre le Schéma et le Plan ainsi que le traitement des différences des dispositions des documents complémentaires du Schéma et du Plan.(CM16 0150) 04-047-172 Règlement modifiant le Plan d\u2019urbanisme de la Ville de Montréal (04-047) Ce règlement modifie la liste des « Bâtiments d\u2019intérêt patrimonial et architectural hors secteurs de valeur exceptionnelle », pour l\u2019arrondissement de Côte-des-Neiges\u2013Notre-Dame-de-Grâce, par le retrait de l\u2019adresse « 4020, avenue Hingston » de la catégorie « Les lieux de culte ».(CM16 0151) 04-047-159 Règlement modifiant le Plan d\u2019urbanisme de la Ville de Montréal (04-047) Ce règlement intègre le Programme particulier d\u2019urbanisme (PPU) du Quartier des gares qui énonce la planification détaillée pour le secteur délimité au nord par le boulevard René-Lévesque, au sud par la rue Notre-Dame, à l\u2019est par le boulevard Robert-Bourassa et à l\u2019ouest par les rues de la Montagne (entre les rues Notre-Dame et Saint-Jacques) et Lucien-L\u2019Allier (entre la rue Saint- Jacques et le boulevard René-Lévesque), incluant la rue Saint-Antoine et ses abords jusqu\u2019à la rue Guy.Ce règlement fait également passer la limite de hauteur, du côté sud de la rue Saint-Antoine, entre les rues Saint-Félix et Peel, de 120 m à 170 m.Les cartes intitulées « Les parcs et les espaces verts » et « La densité de construction » sont aussi modifiées.(CM16 0152) À la suite de l\u2019avis publié le 2 février 2016 dans ce journal, et conformément aux articles 137.13, 137.15 et 264.0.3 de la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (RLRQ, c.A-19.1), ces règlements sont réputés conformes au Schéma d\u2019aménagement et de développement de l\u2019agglomération de Montréal à compter du 3 mars 2016 et entrent en vigueur à cette date.Ces règlements sont disponibles pour consultation durant les heures normales de bureau au Service du greffe, 275, rue Notre- Dame Est et peuvent également être consultés en tout temps, sur le site Internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/reglements.Montréal, le 14 mars 2016 Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon Avis public Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Biens et services Appel d\u2019offres : 16-15185 Descriptif : A55 - Service d\u2019élagage systématique, travaux d\u2019abattage et d\u2019essouchement d\u2019arbres publics pour l\u2019arrondissement de Mercier\u2014 Hochelaga-Maisonneuve Date d\u2019ouverture : 30 mars 2016 Dépôt de garantie : 10 % (Cautionnement et/ou chèque visé) Appel d\u2019offres : 16-15186 Descriptif : A52 - Service d\u2019arrosage d\u2019arbres, de saillies de trottoirs, de jardinières suspendues, de paniers au sol et de terre-pleins, ainsi que l\u2019entretien des carrés d\u2019arbres pour l\u2019arrondissement de Ville-Marie, 2016-2019 Date d\u2019ouverture : 30 mars 2016 Dépôt de garantie : 10 % (Cautionnement et/ou chèque visé) Renseignements : Alexandre Muniz, agent d\u2019approvisionnement : 514 872-1028 Appel d\u2019offres : 16-15144 Descriptif : Avertisseurs de fumée Date d\u2019ouverture : 30 mars 2016 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Badre Eddine Sakhi, agent d\u2019approvisionnement : 514 872-4542 Appel d\u2019offres : 16-15168 Descriptif : A52 - Service d\u2019excavation pneumatique et travaux connexes, 24 mois Date d\u2019ouverture : 6 avril 2016 Dépôt de garantie : 10 % (Cautionnement et/ou chèque visé) Renseignements : Éliane Clavette, agente d\u2019approvisionnement : 514 872-1858 Appel d\u2019offres : 16-15177 Descriptif : Fourniture et livraison d\u2019un refroidisseur à absorption de 728 tonnes à la station de pompage de la station d\u2019épuration des eaux usées Jean-R.-Marcotte 1628-AE-16 Date d\u2019ouverture : 4 avril 2016 Dépôt de garantie : 2 % (Cautionnement et/ou chèque visé) Renseignements : Laurence Théorêt, agente d\u2019approvisionnement : 514 872-4907 Appel d\u2019offres : 16-15137 Descriptif : A89 - Fourniture et installation d\u2019une boîte de service avec équipements et accessoires sur un camion F-350 châssis XL cabine simple SD 4x4 RARS 141 po.Date d\u2019ouverture : 4 avril 2016 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Youness Faouzi, agent d\u2019approvisionnement : 514 868-5852 Catégorie : Services professionnels Appel d\u2019offres : 16-15156 Descriptif : Services professionnels pour l\u2019évaluation de l\u2019épaisseur résiduelle des conduites en béton acier - TYPE SSP-381 / C303.Date d\u2019ouverture : 30 mars 2016 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Claude Houle, agent d\u2019approvisionnement : 514 872-5282 Appel d\u2019offres : 16-14038 Descriptif : Services professionnels pour l\u2019acquisition d\u2019une solution de service de centre de contacts clients Date d\u2019ouverture : 11 avril 2016 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Pierre L\u2019Allier, agent d\u2019approvisionnement : 514 872-5359 Appel d\u2019offres : 16-15085 Descriptif : Services professionnels pour la surveillance de l\u2019arrosage des arbres 2016 Date d\u2019ouverture : 30 mars 2016 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Yves Belleville, agent d\u2019approvisionnement : 514 872-5298 Documents : Les documents relatifs à ces appels d\u2019offres seront disponibles à compter du 14 mars 2016 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel de ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, 14 mars 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Service des infrastructures, de la voirie et des transports Direction des infrastructures Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 315901 Descriptif : Reconstruction d\u2019un égout unitaire, d\u2019une conduite d\u2019eau secondaire, réhabilitation d\u2019un tronçon d\u2019égout unitaire, reconstruction complète de la chaussée et des trottoirs, la où requis, mise aux normes du réseaux de CSEM dans la rue Saint-Philippe, de la rue Charlebois à la rue Langevin Arrondissement: Le Sud-Ouest Date d\u2019ouverture : 6 avril 2016 Dépôt de garantie : 10 % du montant soumissionné (cautionnement) Renseignements : Pour de plus amples renseignements, veuillez nous envoyer un courriel à l\u2019adresse suivante : appelsdoffres.infos.dtp@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 14 mars 2016 Appel d\u2019offres : 258208 Descriptif : Construction de saillies, de trottoirs, réfection de la chaussée, construction de piste cyclable et travaux d\u2019éclairage dans divers endroits de la Ville de Montréal Date d\u2019ouverture : 6 avril 2016 Dépôt de garantie : 10 % du montant soumissionné (cautionnement) Renseignements : Pour de plus amples renseignements, veuillez nous envoyer un courriel à l\u2019adresse suivante : appelsdoffres.infos.dtp@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 14 mars 2016 Appel d\u2019offres : 309901 Descriptif : Travaux de voirie, de conduite d\u2019eau, d\u2019égout et d\u2019éclairage dans le boulevard Langelier, de la rue Marie-Victorin à la rue Tardif Date d\u2019ouverture : 6 avril 2016 Dépôt de garantie : 10 % du montant soumissionné (cautionnement) Renseignements : Pour de plus amples renseignements, veuillez nous envoyer un courriel à l\u2019adresse suivante ç: appelsdoffres.infos.dtp@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 14 mars 2016 Les personnes et les entreprises intéressées par ces contrats peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856- 6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel de ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 14 mars 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Service des infrastructures, de la voirie et des transports Direction des transports Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Travaux de construction de système de feux de circulation (route) Appel d\u2019offres : 16-44002 Descriptif : SP-2016-02 Travaux électriques et civils de signalisations lumineuses sur diverses intersections (40 intersections) dans tous les arrondissements de la Ville de Montréal.- CORPO Date d\u2019ouverture : 6 avril 2016 Dépôt de garantie : 10% du montant de la soumission Renseignements : Info.soumission.reseau.arteriel@ville.montreal.q c.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 14 mars 2016 Date de publication : 14 mars 2016 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856- 6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fourni en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel de ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 14 mars 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 avisdev@ledevoir.com Édition du vendredi 25 mars 2016 : les réservations doivent être faites le mercredi 23 mars avant 12h00 Édition du samedi 26 mars 2016 : les réservations doivent être faites le mercredi 23 mars avant 16h00 Édition du mardi 29 mars 2016 : les réservations doivent être faites le jeudi 24 mars avant 12h 00 Édition du mercredi 30 mars 2016 : les réservations doivent être faites le jeudi 24 mars avant 16h 00 Le journal ne sera pas publié le lundi 28 mars 2016.AVIS PUBLICS TOMBÉES POUR LE CONGÉ PASCAL L E D E V O I R , L E L U N D I 1 4 M A R S 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 5 M A R I E - M I C H È L E S I O U I « L orsqu\u2019une personne est obligée de faire ce que l \u2019agresseur exige d\u2019elle, elle ne consent pas librement à l \u2019acte sexuel.» La phrase semble citer une évidence et, pourtant, elle est au cœur d\u2019une campagne de sensibilisation au consentement à laquelle par ticiperont 16 établissements universitaires du Québec à compter de ce lundi.Les établissements, parmi lesquels se trouvent entre autres l\u2019École polytechnique de Montréal, l\u2019Institut national de recherche scientifique et les universités du Québec à Montréal, Concordia et McGill, annonceront en matinée qu\u2019ils s\u2019engagent dans la campagne « Sans oui, c\u2019est non ! », conçue en 2014 par l\u2019Université de Montréal, son Bureau d\u2019intervention en matière de harcèlement et la Fédération des associations étudiantes du campus de l\u2019Université de Montréal.Les questions de harcèlement et de violences sexuelles ont pris «beaucoup de place» dans les universités, nous dit-on en coulisses.En effet, les associations étudiantes et les universités ont choisi d\u2019attaquer la question de front.Consentement et ressources La campagne vise dans un premier temps à définir les notions de harcèlement sexuel, de consentement et d\u2019agression sexuelle, en plus d\u2019en exposer les formes.« Le harcèlement sexuel peut se manifester notamment par des questions intimes intrusives ; des regards concupiscents, notamment dirigés vers les par ties sexuelles de la personne», lit-on par exemple sur le site Web sansouicestnon.ca, qui sera aussi lancé en matinée.La campagne «Sans oui, c\u2019est non !» sert également à répertorier les ressources d\u2019aide, par université et par région, tant pour les victimes que pour les agresseurs.En se joignant à la campagne, les établissements universitaires espèrent parvenir à mettre en commun leurs expertises, leurs outils et leurs ressources.Divers cas d\u2019agression ou de harcèlement sexuel dans les universités québécoises et canadiennes ont fait les manchettes au cours des dernières années.Le plus récent s\u2019est produit à l\u2019Université Brock, en Ontario, où l\u2019administration a tenté de museler une victime qui avait porté plainte contre un professeur en raison d\u2019attouchements sexuels.En janvier, l\u2019Université du Québec à Montréal a été critiquée pour sa gestion d\u2019une plainte pour harcèlement sexuel, après que certains étudiants ont eu l\u2019impression que l\u2019établissement tentait de minimiser l\u2019affaire.Quelques mois plus tôt, la même université essuyait des critiques pour avoir refusé d\u2019imposer des sanctions à un professeur bien que son Bureau d\u2019intervention et de prévention en matière de harcèlement eût démontré qu\u2019il y avait bel et bien eu harcèlement sexuel.Le Devoir CONSENTEMENT SEXUEL Des universités québécoises unies pour attaquer la question de front F A B I E N D E G L I S E Fâcheuse coïncidence.L\u2019Université Laval s\u2019est retrouvée cette fin de semaine sous un feu nourri de critiques après le dévoilement dans plusieurs quotidiens du Québec samedi d\u2019une publicité pour sa campagne de financement qui convoquait l\u2019esprit du pavillon de l\u2019Allemagne nazie conçu pour l\u2019Exposition universelle de 1937.Un mimétisme troublant qui, dimanche, a forcé l\u2019administration de l\u2019établissement scolaire à faire marche arrière et à revoir au pied levé le visuel de sa campagne soulignant 350 ans d\u2019excellence.Censé représenter un alérion, ce petit aigle sans pattes ni bec que l\u2019on trouve sur les armoiries de l\u2019Université Laval, «propulsé par la générosité des donateurs», le graphisme de cette publicité a surtout placé l\u2019institution face à la controverse dans les univers numériques.Plusieurs inter- nautes y ont souligné, photos comparatives à l\u2019appui, le caractère douteux de la chose, tout en se demandant sur le réseau Twitter si la Faculté d\u2019histoire de l\u2019Université Laval n\u2019aurait pas pu être consultée pour éviter le triste écueil.Souvenir dérangeant Avec le mot « Propulsons », surmonté de trois lignes rouge et or, les couleurs de l\u2019université, convergeant vers un alérion, la publicité qui appelle à la générosité de donateurs donne surtout l\u2019impression de rappeler au souvenir du présent une composante de l\u2019architecture nazie développée par Albert Speer, ministre de l\u2019Armement et de la Production de guerre sous le régime d\u2019Adolf Hitler, en 1937, lors de l\u2019Exposition universelle de Paris.Installé au pied de la tour Eiffel, près du Trocadéro, le bâtiment massif laissait la verticalité de ses lignes rejoindre un aigle, symbole de la dictature allemande, placé au sommet de sa structure.«L\u2019Université Laval va revoir le visuel pour éliminer la ressemblance avec l\u2019image du pavillon conçu pour l\u2019Exposition universelle de Paris», a indiqué le service des communications de l\u2019établissement tôt dimanche matin.Selon lui, la combinaison d\u2019éléments historiques du blason de l\u2019établissement, qui représente les traits distinctifs du blason de Monseigneur de Laval avec des lignes verticales de couleur, a induit une ressemblance fortuite avec l\u2019iconographie du nazisme.Par voie de communiqué, l\u2019université s\u2019est dite «désolée si cette ressemblance a pu offenser certaines personnes».Dimanche en milieu d\u2019après- midi, l\u2019Université Laval a dévoilé d\u2019ailleurs sur Twitter un nouveau visuel qui, en remplaçant l\u2019alérion par les armoiries complètes de l\u2019établissement, ne prêtait plus flanc à la critique.La publicité de l\u2019Université Laval s\u2019inscrit dans la campagne de financement qualifiée d\u2019historique par l\u2019établissement qui, pour souligner ses 350 ans d\u2019existence, cherche à récolter 350 millions de dollars.Le Devoir L\u2019Université Laval est forcée de revoir une publicité douteuse Le graphisme utilisé par l\u2019établissement rappelle le pavillon de l\u2019Allemagne nazie D J A L L A L M A L T I au Bourget P rès d\u2019un an après la catastrophe de Germanwings dans les Alpes françaises, l\u2019aviation civile française a appelé, dans un rapport final publié dimanche, à un renforcement du contrôle médical et psychologique des pilotes, en confirmant le scénario d\u2019un crash volontaire du copilote.La catastrophe avait fait 150 morts en mars 2015 et soulevé des questions inédites en matière de sécurité aérienne.Le rapport du Bureau d\u2019enquêtes et d\u2019analyses (BEA), rendu public lors d\u2019une conférence de presse au Bourget, près de Paris, confirme définitivement que l\u2019écrasement a été volontairement provoqué par le copilote allemand de l\u2019appareil, Andreas Lubitz, qui souffrait de problèmes psychiques.Le BEA émet deux recommandations de sécurité « pour ef fectuer une analyse régulière des incapacités de vol, en particulier pour des problèmes psychologiques ou psychiatriques».L\u2019Agence européenne de sécurité aérienne a déjà, à titre provisoire, recommandé la présence permanente de deux personnes dans la cabine de pilotage tout au long du vol.Mais cette mesure, très largement appliquée par les compagnies européennes à titre volontaire depuis le crash, ne fait pas l\u2019unanimité.Le syndicat allemand des pilotes estime qu\u2019elle comporte des «risques» qui « pèsent plus lourd que les gains de sécurité présumés».Le 24 mars 2015, Andreas Lubitz, le copilote du vol GWI18G Barcelone-Düssel- dorf de Germanwings, filiale à bas prix de la compagnie allemande Lufthansa, avait profité de l\u2019absence provisoire du pilote dans la cabine pour engager la descente de l\u2019Airbus une demi-heure après le décollage.L\u2019appareil, qui transportait 144 passagers et six membres de l\u2019équipage, s\u2019était écrasé au bout de dix minutes dans le sud des Alpes françaises.Agence France-Presse GERMANWINGS Un rapport recommande un meilleur contrôle médical des pilotes Résultats des tirages du : Résultats des tirages du : En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.compl.compl.l o t o q u e b e c .c o m / l o t e r i e s l o t o q u e b e c .c o m / l o t e r i e s + LOTS BONIS du 12 au 26 mars 2016 01 05 35 39 COMPL.09 17 27 30 31 34 42 21 60 000 000 $ Prochain gros lot (approx) : (APPROX.) 8557294 06 27 30 34 35 42 16 03 28 40 42 43 46 32 2016-03-12 2016-03-11 + 1 LOT GARANTI DE 1 000 000 $ + 1 LOT GARANTI DE 1 000 000 $ 58684890-01 (Numéros complets non décomposables) 5 000 000 $ Prochain gros lot (approx.) : 1573943 + 29 lots de 1 million $ Résultats complets sur lotoquebec.com Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 UberX : le PQ revient à la charge Dans la foulée de la tenue des consultations parlementaires sur l\u2019industrie du taxi, l\u2019opposition officielle a envoyé ses demandes au ministre provincial des Transports, Jacques Daoust, dimanche avant-midi.Le Parti québécois (PQ) en a profité pour revenir à la charge avec une requête qu\u2019il a déjà formulée dans le passé.Il a de nouveau demandé à M.Daoust de suspendre le transport illégal dans la province en visant plus spécifiquement UberX.Selon la porte-parole de l\u2019opposition officielle en matière de transports, Martine Ouellet, cette mesure devrait demeurer en vigueur jusqu\u2019à l\u2019adoption d\u2019une nouvelle loi pour encadrer l\u2019industrie du taxi à l\u2019Assemblée nationale.Cette élue péquiste y voit une façon de «garantir la paix sociale».Elle a rappelé que le ministre «s\u2019est dit extrêmement indigné» de l\u2019attitude d\u2019UberX en commission parlementaire.Le PQ préconise par ailleurs la mise en place d\u2019une application mobile pour la province en entier ou pour de grands pans du territoire du Québec pour permettre aux clients de faire leur choix parmi les différentes compagnies de taxi existantes.La Presse canadienne Caserne fermée : Rosemère interpelle ses pompiers Rosemère \u2014 Le conseil municipal de Rosemère demande à ses pompiers licenciés de cesser d\u2019«apeurer» la population de la ville et celle de la MRC quant à leur sécurité.Selon un communiqué de la direction des communications, des citoyens ont informé les autorités que des pompiers utilisaient « la tactique de la peur» afin de les inciter à signer une pétition pour rouvrir la caserne fermée depuis lundi dernier.Rosemère a fermé sa caserne à la suite d\u2019un accord sur 20 ans avec sa voisine Blain- ville, qui lui fera économiser 30 millions.Madeleine Leduc, la mairesse de Rosemère, juge tout à fait «irresponsables» et «inacceptables» les propos véhiculés aux citoyens voulant que leur vie soit en jeu.Mme Leduc soutient que l\u2019entente avec Blainville respecte le schéma de couverture de risques de la MRC et la Loi sur la sécurité incendie du gouvernement.Les autorités rappellent aussi qu\u2019il y a des ententes avec les villes voisines des Basses-Lauren- tides dans le cas où un feu se déclarerait à Blainville et à Ro- semère en même temps.La Presse canadienne Projet Montréal présente sa candidate dans Montréal-Nord Projet Montréal a présenté dimanche sa candidate à l\u2019élection partielle à la mairie de Mont- réal-Nord.Kerlande Mibel, diplômée en communications et en gestion, représentera le parti à l\u2019élection, qui doit permettre de choisir le successeur de l\u2019ex- maire Gilles Deguire, accusé en janvier d\u2019agression sexuelle et d\u2019attouchements sur une personne mineure de moins de 16 ans.«C\u2019est une femme d\u2019exception, grandement impliquée dans la communauté, et nous sommes très fiers d\u2019offrir aux résidents de Montréal-Nord l\u2019occasion d\u2019élire une telle femme», a déclaré le chef intérimaire de Projet Montréal, Luc Ferran- dez.Kerlande Mibel a fondé une agence de communication, Zwart, et s\u2019est notamment impliquée en entrepreneuriat féminin.Elle a aussi été conseillère politique au bureau du maire de Montréal.À l\u2019élection partielle du 24 avril, elle affrontera entre autres la candidate d\u2019Équipe Coderre, Christine Black.Le Devoir FRANÇOIS PESANT LE DEVOIR La campagne «Sans oui, c\u2019est non !» a été conçue en 2014 par l\u2019Université de Montréal, son Bureau d\u2019intervention en matière de harcèlement et la Fédération des associations étudiantes du campus.Contrats : un rapport indépendant expose les ratés d\u2019Ottawa Ottawa \u2014 Une étude indépendante sur les politiques du gouvernement fédéral en matière de contrats et d\u2019établissement des coûts affirme que le système encourage les entreprises faisant affaire avec Ottawa à hausser leurs coûts, surtout dans le domaine de l\u2019équipement militaire.Selon le rapport de la firme Pricewaterhouse- Coopers, Services publics et Approvisionnement Canada de même que la Défense nationale ne disposent pas du personnel et de l\u2019expertise nécessaires pour comprendre les détails techniques qui contribuent à faire grimper les coûts des projets.Le document a été commandé par l\u2019ancien gouvernement conservateur, mais remis aux libéraux de Justin Trudeau, qui ont promis de remédier aux ratés du système d\u2019approvisionnement fédéral afin d\u2019assurer que les Forces armées canadiennes disposent de l\u2019équipement dont elles ont besoin.La Presse canadienne TWITTER Plusieurs internautes ont remarqué des similitudes entre la publicité de l\u2019Université Laval et le pavillon de l\u2019Allemagne nazie.Divers cas d\u2019agression ou de harcèlement sexuel ont fait les manchettes au cours des dernières années eudi 10 mars: pendant que Gaétan Barrette s\u2019offusquait d\u2019avoir été quali?é de Tartuffe par Pierre Karl Péladeau; que Philippe Couillard donnait de condescendantes leçons d\u2019«ouverture» à François Legault ; que le chef du Parti québécois assimilait sur son compte Facebook les réponses du premier ministre à une «attaque en règle contre le parlementarisme», des élus de tous les partis, sans partisa- nerie, s\u2019illustraient ailleurs à l\u2019Assemblée nationale.Et au sujet d\u2019une «vraie affaire»: les contrats informatiques.Où?À la Commission de l\u2019administration publique (CAP), institution héritière du fameux Comité des comptes publics.De la CAP Le Devoir s\u2019inquiétait il y a un an (voir «Farces de contrôle», 18 février 2015).Ce qui s\u2019est passé jeudi nous porte à croire qu\u2019il y a eu progrès dans les activités de contrôle de cette commission.La CAP entendait ce jour-là la véri?catrice générale (VG) qui, dans un rapport touffu déposé en novembre, avait décrit plusieurs phénomènes troublants liés au mer veilleux monde de l\u2019informatique : contrats à taux journalier, soumissionnaire souvent unique, con?its d\u2019intérêts apparents dans la préparation d\u2019appels d\u2019of fres, omniprésence des consultants, recommandations antérieures du VG systématiquement ignorées.Ces éléments, avait af?rmé Mme Leclerc en novembre, «augmentent le risque de collusion et de corruption».Devant la CAP jeudi, les dirigeants du Conseil du trésor, de Revenu Québec et de la CSST avaient été conviés.Ils furent questionnés sans ménagement par les parlementaires au sujet des découvertes de la VG.Au terme de l\u2019exercice, le député libéral de Saint- Maurice, Pierre Giguère, lança: «Ça fait deux heures que je vous écoute et, honnêtement, je ne peux pas vous dire que j\u2019ai vraiment plus confiance.» La VG exprima à peu près le même sentiment de désespoir devant l\u2019apathie des grands bureaucrates présents.La CAP fera bientôt rapport au gouvernement, rapport qui contiendra des recommandations dont on ignore la teneur pour l\u2019instant.On peut espérer qu\u2019elles contiendront l\u2019expression d\u2019une impatience : qu\u2019attend le gouvernement Couillard pour créer le poste de commissaire aux contrats publics qu\u2019il avait promis en octobre ?La commission Charbonneau n\u2019a-t- elle pas réclamé la mise sur pied d\u2019une Autorité des contrats publics ?Pour l\u2019informatique, ça urge.En clair, si la renaissance de la CAP est bien réelle, son rapport contiendra des propositions précises visant à réduire la proximité risquée et, dans certains cas, potentiellement criminelle, d\u2019une certaine haute fonction publique avec de grands fournisseurs de services informatiques.Le Brésil, géant de l\u2019Amérique latine, traverse une crise politique qui n\u2019en finit pas de dégénérer.Colosse aux pieds d\u2019argile, donc.Au point que même le «mythe» Lula risque d\u2019être emporté par la tempête.À travers ce déboulonnage, c\u2019est toute la gauche latino-américaine qui est interpellée.our avoir promis de faire de la politique autrement et pour avoir incontestablement contribué à sortir de la pauvreté des millions de Brésiliens pendant la « décennie Lula » (2003- 2010), la chute du Parti des travailleurs (PT, gauche) n\u2019en est que plus brutale.C\u2019est de justesse que la présidente, Dilma Rousseff, a été réélue pour un second mandat en octobre 2014, quelques mois après la révélation, dans un climat économique délétère, d\u2019une gigantesque affaire de corruption politique impliquant la pétrolière d\u2019État Petrobras et les grandes compagnies brésiliennes actives dans le bâtiment et les travaux publics.Les malversations, à hauteur de 3 milliards $US, auraient servi à ?nancer des campagnes électorales, avant tout celles du PT, mais pas seulement.Le gâchis pourrait difficilement être plus total, le Brésil plus déstabilisé, à quelques mois des Jeux olympiques d\u2019été de Rio.Mme Rousseff, réélue de justesse, n\u2019a pas été nommément montrée du doigt par la justice, dont l\u2019impartialité n\u2019a apparemment pas à être mise en doute, mais, comme elle a été notamment ministre de l\u2019Énergie sous Luiz Inácio Lula da Silva, une grande partie de l\u2019opinion publique est à juste titre convaincue que la présidente ne pouvait pas ne pas savoir.Les mobilisations de l\u2019opposition, comme celles de dimanche, prennent de l\u2019ampleur pour réclamer le départ de Mme Rous- sef f, qui fait par ailleurs l\u2019objet d\u2019une procédure de destitution de la part d\u2019une partie du Congrès déterminée à la faire tomber.L\u2019état de délabrement du climat politique est tel que ses jours sont peut-être comptés.D\u2019autant que le scandale Petrobras se rapproche depuis quelques mois, lentement mais sûrement, de l\u2019ancien président Lula, dont la résidence a fait récemment l\u2019objet d\u2019une perquisition et contre lequel ont été portées la semaine dernière des accusations dans une affaire connexe de blanchiment d\u2019argent.Il était demi-dieu des classes populaires et champion incorruptible du boom démocratique et économique du Brésil ; son image est aujourd\u2019hui écorchée par le sentiment qu\u2019il a fait sienne l\u2019indéracinable culture de corruption des élites nationales, avec laquelle il était censé rompre.Le PT s\u2019en tirerait sans doute mieux politiquement si l\u2019économie brésilienne n\u2019était pas aussi malade.Le PIB a chuté de 3,8 % en 2015, du jamais vu en 25 ans, l\u2019économie nationale ayant été particulièrement ébranlée par la chute du prix des matières premières.Le gouvernement Rousseff a réagi par une aberrante stratégie d\u2019austérité néolibérale, en pratiquant des coupes claires dans les dépenses publiques.Haute trahison ! En conséquence, les gains sociaux des années Lula se trouvent carrément menacés d\u2019effacement.Du reste, l\u2019ensemble de la gauche latino-américaine est éclaboussé par le naufrage brésilien.Les dommages se répercuteront inévitablement à l\u2019échelle régionale.Il fut un temps, cela dit, où l\u2019opacité des dictatures en Amérique latine invisibilisait la prévarication.Si, accédant au pouvoir dans plusieurs pays du continent, la gauche s\u2019est à son tour rendue coupable de scandales de corruption, il se trouve malgré tout que les gains démocratiques faits depuis vingt ou trente ans ont brisé cette opacité, jusqu\u2019à un certain point.Avançons sur une note modestement optimiste que les sociétés civiles deviennent des acteurs qui se résignent de plus en plus mal à voir les classes dominantes s\u2019en tirer impunément.Le progrès est timide, mais néanmoins réel.L E D E V O I R , L E L U N D I 1 4 M A R S 2 0 1 6 A 6 EDITORIAL L E T T R E S Privilégions les énergies vertes pour sauver notre planète Depuis quinze ans, l\u2019air et les océans se réchauf fent rapidement.Ces derniers s\u2019évaporent davantage, causant de nombreuses tempêtes violentes.Les gaz à effet de serre s\u2019échappant des océans et du pergélisol accélèrent le réchauffement.Le niveau des mers monte ; en Floride, lors des plus hautes marées, l\u2019eau refoule dans les rues par les égouts pluviaux.La chaleur assèche les sols et les récoltes manquent.Les maladies tropicales remontent vers le nord.Selon 750 économistes interrogés, les changements climatiques sont la principale menace pour l\u2019économie.C\u2019est grave.Pourtant, Al Gore est optimiste, car la production des énergies éolienne et solaire croît de manière exponentielle.Les piles sont plus performantes.Les coûts des énergies ver tes baissent et rejoindront bientôt ceux des énergies fossiles.Les pays, riches et pauvres, adoptent rapidement ces nouvelles énergies.Les investissements affluent.Le temps presse, et nos enfants vivront avec les conséquences de nos choix.Pour eux, refusons de soutenir une production accrue de combustibles fossiles, même si leur extraction et leur transport étaient sécuritaires à 100 %.Que ceux qui veulent faire beaucoup d\u2019argent le fassent avec les énergies vertes, pas en détruisant le climat.Deuxièmement, refusons les accords commerciaux comme le Par tenariat transpacifique.Le « fait ailleurs » entraîne la désindustrialisation ici et nécessite d\u2019énormes quantités de combustibles pour le transport des marchandises.Pire, le PTP permettrait aux entreprises de poursuivre un État dont les politiques, d\u2019achat local par exemple, nuiraient aux profits qu\u2019elles anticipent.Vive le soleil, le vent, l\u2019efficacité énergétique et la proximité.Pamela Walden-Landry Montréal, le 13 mars 2016 Le délicat débat sur l\u2019immigration Un débat qui revient de façon cyclique dans l\u2019actualité a refait surface cette semaine.Après l\u2019ADQ et le PQ, c\u2019est au tour de la CAQ de remettre en question le taux d\u2019immigration du Québec, considérant notre dif ficulté collective à intégrer nos immigrants.Je ne crois pas que les questions soient injustifiées, mais il semble qu\u2019il soit difficile au Québec de soulever un tel débat sans un dérapage indécent de par t et d\u2019autre.La racine du problème est la même que celle soulevée lors des auditions de la commission Bouchard-Taylor, soit le manque de balises claires au Québec.Comme on le dit souvent, «c\u2019est l\u2019fun quand c\u2019est clair ».Le PLQ entretient la mince ligne rouge dans ce débat par oppor tunisme politique, au même titre qu\u2019il parle de souveraineté de façon périodique pour garder un certain niveau de crainte, notamment chez les anglophones.Nous sommes seulement en 2016, mais il faut se poser la question dès maintenant : peut-on continuer dans un régime démocratique en prenant constamment des décisions en fonction de la peur de l\u2019autre ou peut-on avancer comme société et parler d\u2019enjeux sans provoquer de tempête médiatique ?Il nous faut un changement de paradigme au Québec et je crois que la CAQ n\u2019est pas très loin de représenter ce changement.Il reste à voir ce que le PQ va devenir.Guillaume Boivin Le 10 mars 2016 FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints NELLIE BRIÈRE, PAUL CAUCHON, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET L I B R E O P I N I O N BRÉSIL Le naufrage INFORMATIQUE L\u2019épée de la CAP P J S I M O N C O U I L L A R D Enseignant en philosophie au Cégep de Victoriaville et doctorant en études québécoises à l\u2019UQTR J\u2019 ai beaucoup apprécié l\u2019article de Rober t Dutrisac, dans l\u2019édition de samedi dernier du Devoir, qui traitait de la question des seuils d\u2019immigration, et il m\u2019apparaît que le paragraphe de conclusion mérite d\u2019être approfondi : « Même si ces économistes prônent la prudence, le premier ministre a tranché pour une cible record.Ceux qui s\u2019y opposent \u201csouf flent sur les braises de l\u2019intolérance\u201d.Pierre Fortin avait fait observer que les députés de l\u2019Assemblée nationale étaient \u201cnaturellement portés à combattre la perception, répandue dans les autres provinces, selon laquelle les Québécois forment une nation chauvine, xénophobe, voire raciste\u201d.François Legault doit se demander si, au fond, Philippe Couillard ne partage pas cette perception bien canadienne.» (« Couillard et ces nationalistes intolérants», 12 mars 2016) En fait, ces propos m\u2019ont rappelé une étude de Elke Winter, aujourd\u2019hui profes- seure à l\u2019Université d\u2019Ottawa, parue en 2007.Dans son article intitulé « Neither \u201cAmerica\u201d nor \u201cQuebec\u201d : constructing the Canadian multicultural nation », cette spécialiste des études ethniques note, à travers l\u2019analyse du contenu de grands journaux torontois durant les années 1990, que la quête d\u2019identité des Canadiens anglais les a progressivement amenés à intégrer un idéal du multicultura- lisme construit par opposition à une représentation des sociétés québécoise et étatsunienne.D\u2019une par t, la chercheuse constate l\u2019« omniprésence des références aux États- Unis» dans les articles cherchant à définir l\u2019identité canadienne-anglaise.Ces références ne sont pas strictement négatives, puisque les similitudes entre les deux sociétés sont soulignées et nombreuses.Simplement, le Canada y est « [\u2026] souvent construit en tant que projet alternatif de nationalité », un projet plus axé sur la compassion.Dans le même corpus, l\u2019image du Québec comme d\u2019une «nation ethnique» sert généralement de contraste (« contrasting other ») pour mieux souligner « la nation multiculturelle imaginée du Canada».Ici, il n\u2019est pas question du Québec comme d\u2019un projet alternatif, mais plutôt d\u2019un élément important d\u2019une problématique interne liée au pluralisme.Cette problématique suppose qu\u2019« en incarnant \u201cl\u2019humanité commune\u201d, le pluralisme canadien devient le point de référence, la norme sociale », et le Québec, comme il en constitue souvent un désaveu (pourquoi Meech, Charlottetown et octobre 1995 ?) et une menace de fragmentation pour l\u2019ensemble, est conçu à travers sa non-corres- pondance à la norme: «À partir du milieu des années 1990, le discours autour de la nationalité canadienne se caractérise progressivement par la construction d\u2019une opposition entre un Québec tribal et ethnocen- trique et un Canada ouvert d\u2019esprit et diversifié sur le plan culturel», écrit Winter.Si ce constat est juste, n\u2019y a-t-il pas à craindre que les appar tenances canadienne et québécoise ne soient que difficilement compatibles ?C\u2019est peut-être ce qui explique ce constat d\u2019Antoine Robi- taille au mois de novembre dernier : «Pour désigner [Philippe Couillard], \u201cfédéraliste\u201d n\u2019est même plus la bonne étiquette.Un fédéraliste, logiquement, chercherait à \u201cfédéraliser\u201d ce Dominion que la nation majoritaire, le ROC, cherche toujours à transformer en pays unitaire.Le gouvernement Couillard est davantage anti-souve- rainiste et \u201ccanadianiste\u201d.» Précisons que cette disposition n\u2019est pas nouvelle.Mario Dumont, alors qu\u2019il était en politique, s\u2019étonnait de ces électeurs en région qui ne songent qu\u2019à faire battre les « séparatistes » et qu\u2019il qualifiait pour sa part de « mange-péquistes ».Quoi qu\u2019il en soit, ces gens devraient tout de même rester attentifs à l\u2019édification de la référence canadienne, pour être certains de vouloir aller là où ils s\u2019en vont.Pour les mêmes raisons, François Le- gault et la Coalition avenir Québec pourraient se trouver à la croisée des chemins avant longtemps, si le «nationalisme d\u2019ouverture» continue de se buter à l\u2019esprit de supériorité et à la fermeture des Canadiens.La référence canadienne de Philippe Couillard ANTOINE ROBITAILLE GUY TAILLEFER L E D E V O I R , L E L U N D I 1 4 M A R S 2 0 1 6 A 7 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Michaël Monnier et Olivier Zuida (recher- chistes photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel David(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Julie Carpentier (pupitre); information culturelle : Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline Montpetit(reporters), Benoît Munger et Philippe Papineau(pupitre); information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre); information internationale : Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives), Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre); section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); Loïc Hamon (cahiers spéciaux); équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) ; correction : Andréanne 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Bilyakova (responsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Florentina Draghici et Xavier Pigeon (par intérim).J e me suis beaucoup réjoui d\u2019entendre Jean-Paul de Gaudemar.Le nouveau recteur de l\u2019Agence universitaire de la Francophonie (AUF) est venu exprimer sa vision au Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM) jeudi dernier.Chose encore plus rare parmi les instances francophones, Jean-Paul de Gaudemar est un économiste.Non seulement il a été professeur, mais il a dirigé des universités et des académies (équivalent de nos commissions scolaires) et il a conseillé des ministres.Sa formation et son expérience ressortent immédiatement de son propos.Devant le CORIM, il a défendu l\u2019idée que les universités francophones doivent mieux assumer leur rôle d\u2019opérateur de développement économique \u2014 sans pour autant perdre de vue leur mission de transmission et de développement du savoir.Cette idée s\u2019est imposée à son esprit il y a plus de vingt ans, alors que l\u2019on commémorait le transfert de l\u2019Université de Strasbourg à Cler- mont-Ferrand, pendant la Seconde Guerre mondiale.«En 1939, l\u2019opération touchait 1000 étudiants et 100 professeurs.Il fallait un train spécial pour déménager deux millions de livres, raconte-t- il.Aujourd\u2019hui, cela équivaudrait à déménager une ville.L\u2019Université de Strasbourg, c\u2019est 50 000 étudiants, des milliers de professeurs, trois millions de livres, un ancrage territorial considérable et une grosse partie du PIB de l\u2019Alsace.» Selon lui, l\u2019université doit non seulement assumer le rôle économique qu\u2019elle a acquis en se démocratisant, mais le revendiquer.«Dans les pays d\u2019Afrique, on manque de techniciens partout.Quand l\u2019université était strictement une institution d\u2019élite, l\u2019emploi des diplômés n\u2019était pas un enjeu.Maintenant qu\u2019elles produisent des millions de diplômés par an, il faut se demander comment se fait leur rencontre avec le marché du travail.» Une université qui ignore cette question crée une divergence.Selon lui, c\u2019est exactement ce qui s\u2019est passé avec le Printemps arabe.« En Tunisie, l\u2019université fonctionnait en vase clos.Elle occupait les jeunes en leur donnant des diplômes qui ne valaient rien sur le marché du travail.C\u2019est devenu une bombe à retardement qui alimentait le désespoir.» «Huit cents millions de francophones en 2060, ce serait formidable, mais quel chemin à faire ! Ce chif fre est basé sur des hypothèses de croissance démographique, mais il se réalisera si on donne un avenir aux jeunes.» En entretien avec les journalistes après sa conférence, Jean-Paul de Gaudemar précise que sa vision n\u2019est pas un message pour la commercialisation de la recherche.«L\u2019université, ce n\u2019est pas seulement pour les marchands de soupe : elle doit aider à relever tous les défis sociaux», dit-il.«Sans perdre de vue sa mission quant au savoir, elle doit construire la chaîne entre l\u2019université et la localité.Il n\u2019existe pas un projet de développement qui ne fasse appel à la matière grise et à l\u2019innovation.L\u2019avenir des diplômés n\u2019est pas dans des emplois existants, mais dans des emplois et des avenues économiques qui n\u2019existent pas encore.» Le défi pédagogique En pratique, toutes les institutions de haut savoir dans toutes les langues doivent relever un grand défi pédagogique puisque leurs méthodes remontent au XIIIe siècle.«En éducation, il n\u2019y a pas d\u2019économie d\u2019échelle.Au contraire, les coûts augmentent à mesure qu\u2019on augmente le nombre d\u2019élèves, parce qu\u2019on fait entrer des populations d\u2019étudiants qui ont plus de difficultés.Et le numérique fera partie des solutions, parce qu\u2019il comporte l\u2019avantage de pouvoir traiter à la fois le grand nombre et la singularité.» Il explique que l\u2019AUF se prépare à mettre en ligne un métapor tail des ressources numériques disponibles en ligne \u2014 une commande des ministres de l\u2019Enseignement supérieur des pays membres.Ce portail touchera davantage que les seuls CLOM (Cours en ligne ouverts et massifs), mais donnera accès à toutes les formations en ligne de toutes les institutions.Il entrevoit également un nouveau rôle pour les campus numériques, qui devront aller au- delà de leur mission originale de boîte à services pour agir comme des laboratoires d\u2019innovations pédagogiques ou de recherche.«Dans certains pays, les ingénieurs et les techniciens sortent de l\u2019université sans travaux pratiques.Les campus numériques devront explorer ce qu\u2019ils peuvent faire en matière de simulation et d\u2019expérience à distance.» Selon Jean-Paul de Gaudemar, le fait que les 820 institutions membres de l\u2019AUF partagent une langue comporte un puissant volet économique qui va au-delà de la culture.«On peut mesurer que les pays qui partagent une langue échangent plus.On peut en mesurer la contribution au PIB.La langue, c\u2019est la monnaie des échanges humains.Si nous voulons que la langue française devienne une devise forte, faisons que nos institutions émergent comme des moteurs de développement économique, faisons que la langue soit une monnaie forte de nos échanges universitaires.» Un économiste à l\u2019AUF JEAN-BENOÎT NADEAU C H A R L E S B E N J A M I N Professeur de science politique au Cégep Saint-Jean- sur-Richelieu près avoir ébranlé l\u2019establishment républicain, le succès inattendu de Donald Trump sème maintenant la panique dans le camp des néoconser- vateurs.Réputés pour la croisade ratée qu\u2019ils ont menée contre l\u2019Irak, les néoconser- vateurs cherchent une nouvelle icône pour ressusciter leurs idéaux.La défaite annoncée de leur favori, Marco Rubio, ne les convainc pas de se rallier au meneur, dont le populisme trahit leurs convictions politiques.La nomination du candidat controversé pourrait donc entraîner l\u2019exode des néoconserva- teurs vers le clan de Hillar y Clinton, qui incarne davantage leur engagement idéologique.Cette rupture est révélatrice du clivage qui sépare les prétendants à la présidence.Au-delà des personnalités, les élections primaires sont le théâtre d\u2019un af frontement entre des traditions politiques profondément enracinées dans l\u2019histoire américaine.Marco Rubio : l\u2019espoir des néoconservateurs Les néoconservateurs sont d\u2019anciens démocrates opposés à l \u2019 invest iture de George McGovern, qui prône la détente à l\u2019égard de l\u2019URSS lors des primaires de 1972.Ils sont séduits par le zèle idéologique avec lequel Ronald Reagan combat « l\u2019empire du mal ».Les attentats du 11 septembre 2001 scellent leur emprise sur la présidence de George W.Bush.Habités par l\u2019esprit missionnaire légué par Woodrow W ilson, ils souhaitent libérer le Moyen-Or ient à la po inte des armes et y exporter la démocratie comme remède au terrorisme.Ils ont une foi presque aveugle dans la supériorité morale et les capacités militaires de leur pays.L\u2019Irak leur sert de laboratoire et ils y jouent les apprentis sorciers sans assumer leur défaite.Empressés de défaire l\u2019héritage de Barack Obama, les néoconser vateurs conseillent Marco Rubio pour regagner la Maison-Blanche.Ils sont ravis par le discours belliqueux de celui qui évoque Reagan.Décidé à réaffirmer la prééminence des États-Unis, Rubio s\u2019est engagé à augmenter le budget de la défense, durcir les sanctions contre Moscou, armer l\u2019Ukraine et étendre l\u2019OTAN aux portes de la Russie.Il entend accroître les troupes pour lutter contre le groupe EI, ranimer l\u2019alliance avec Israël et résilier l\u2019accord de désarmement nucléaire avec l\u2019Iran.Fils d\u2019immigrés cubains, il promet aussi de rompre le dialogue avec le régime castriste et resserrer l\u2019embargo contre l\u2019île.Donald Trump : le paléoconservateur Les détracteurs de Donald Trump le décrivent comme un imposteur qui a une méconnaissance profonde des affaires internationales.Celui-ci s\u2019est pourtant démarqué en cultivant une vieille tradition isolationniste qui remonte à l\u2019entre-deux-guerres.Trump est un paléocon- servateur qui prêche une réduction de la présence et de l\u2019engagement des États-Unis dans le monde.Ses précurseurs militent dans le mouvement America First, qui tient à la neutralité américaine lors de la Deuxième Guerre mondiale.Il peut se réclamer de Robert Taft, un sénateur républicain hostile à l\u2019OTAN et l\u2019expédition en Corée au début de la guerre froide.Il partage aussi le nationalisme de Pat Buchanan, qui se porte candidat avant lui.Si la philosophie politique de Trump n\u2019est pas entièrement désincarnée, ses engagements de campagne n\u2019ont pas la même cohérence idéologique.Il accuse le président Bush d\u2019avoir menti pour envahir l\u2019Irak, mais désire confisquer le pétrole irakien pour indemniser les victimes américaines de la guerre.Il exprime son admiration pour Vladimir Poutine, mais veut ériger un mur à la frontière mexicaine et fermer des bases militaires dans des pays alliés.Il prévoit s\u2019unir à la Russie pour bombarder le groupe EI, mais envisage une guerre tarifaire contre la Chine pour protéger des emplois.Il adhère à l\u2019entente sur le nucléaire iranien et écar te un changement de régime en Syrie, mais suggère d\u2019éliminer le dirigeant nord-coréen et les familles de leaders terroristes.Hillary Clinton : le « faucon» démocrate La tentation isolationniste et le caractère imprévisible de Donald Trump amèneront-ils les néoconservateurs à renouer avec leur ancienne formation politique?Déjà, deux figures du mouvement ont désavoué le meneur républicain et annoncé leur appui prochain à Hillary Clinton.La candidate démocrate défend une posture beaucoup plus robuste et inter ventionniste que celle d\u2019Obama.Agacée par la prudence de son patron lorsqu\u2019elle est secrétaire d\u2019État, Clinton plaide tôt pour l\u2019envoi de renforts massifs en Afghanistan.Elle croit en l\u2019impérialisme humanitaire des États-Unis et persuade le président de recour ir à la force contre Mouammar Kadhafi en Libye.Son appel à aider les rebelles syriens à l\u2019aube du printemps arabe est ignoré.Elle donne aujourd\u2019hui un appui timide à l\u2019accord négocié avec l\u2019Iran et soutient la création d\u2019une zone d\u2019exclusion aérienne au-dessus de la Syrie.Son programme of fre un nouveau terreau aux néoconser va- teurs, qui devront décider s\u2019ils restent fidèles à leurs idées ou à leur parti.PRIMAIRES RÉPUBLICAINES Donald Trump hante les néoconservateurs L\u2019homme d\u2019affaires est plutôt un paléoconservateur qui prône une forme d\u2019isolationnisme B E R N A R D B O H B O T Étudiant, Montréal D A V I D C O H E N Consultant à la retraite, Ottawa titre de membres (mais nous parlons en notre nom personnel) des Canadiens amis de la Paix maintenant, organisation qui milite pour la cessation de la colonisation israélienne en Cisjordanie ainsi que pour la création d\u2019un État palestinien indépendant aux côtés d\u2019Israël, nous souhaitons réagir à la lettre de Rachad Antonius, professeur à l\u2019UQAM (Le Devoir, 26 février).Dans cette lettre, adressée au ministre des Af faires étrangères, Stéphane Dion, M.Antonius qualifiait de «honte» le soutien apporté par le gouvernement fédéral à la motion conservatrice condamnant le mouvement BDS (Boycott, désinvestissement et sanctions) contre Israël.Selon lui (ainsi que Québec solidaire et les grandes centrales syndicales québécoises qui soutiennent BDS), il s\u2019agit du seul moyen non violent pour changer la politique d\u2019Israël envers les Palestiniens.Nous ne souhaitons pas polémiquer avec M.Antonius.Toutefois, en tant que membres d\u2019un groupe dont la raison d\u2019être est la lutte contre la création d\u2019implantations israéliennes et leur expansion en Cisjordanie et à Jérusalem Est, nous voulons mettre en relief son double discours.Car depuis quelques années déjà, M.Antonius, qui réclame l\u2019évacuation de la Cisjordanie par Israël ainsi que la constitution d\u2019un État palestinien indépendant à ses côtés \u2014 ce qui est louable \u2014 fait également la promotion du mouvement BDS.Or, BDS a des objectifs beaucoup moins nobles, soit la destruction pure et simple de l\u2019État d\u2019Israël.Malheureusement, M.Antonius n\u2019est pas le seul à essayer de susciter l\u2019adhésion au mouvement BDS, tout en dissimulant ses intentions véritables.Certes, le mouvement BDS ne réclame pas ouvertement la liquidation d\u2019Israël.Toutefois, les exigences de ce mouvement sont articulées de telle manière que, si elles devaient toutes être acceptées, l\u2019État d\u2019Israël cesserait d\u2019exister.Car outre le fait qu\u2019il exige la fin de l\u2019occupation de la Cisjordanie ainsi que la fin des discriminations contre les citoyens palestiniens d\u2019Israël (ce qui est tout à fait légitime), BDS réclame également la possibilité pour tous les descendants des réfugiés palestiniens de la guerre de 1947-1949 (estimés à près de 6 millions), de pouvoir retourner vivre en Israël.Or, si un tel retour non consenti par Israël devait avoir lieu, l\u2019État d\u2019Israël serait constitué majoritairement de Palestiniens.Il cesserait donc d\u2019exister comme État juif.Pour citer Omar Barghouti, cofondateur de BDS qui, contrairement à M.Antonius, avance à visage découvert : «Si tous les réfugiés rentraient, il n\u2019y aurait pas une solution à deux États, mais une Palestine à côté d\u2019une autre Palestine.» Il va sans dire que sans le consentement d\u2019Israël, un retour illimité des réfugiés palestiniens serait illégal.Car même si droit au retour il y a (inscrit dans la résolution 194 des Nations unies), les résolutions onusiennes protègent aussi l\u2019existence d\u2019Israël (à travers les résolutions 181, mais surtout les résolutions 242 et 338, les deux seules à avoir une portée contraignante puisqu\u2019elles émanent du Conseil de sécurité et non pas de l\u2019Assemblée générale, dont les résolutions n\u2019ont qu\u2019une por tée symbolique).C\u2019est justement pour éviter ce «clash of rights », que les résolutions 242 et 338, acceptées par l\u2019Organisation de libération de la Palestine, réclament non pas un droit au retour illimité, mais bien un « juste règlement du problème des réfugiés» palestiniens, qui respecterait également l\u2019existence d\u2019Israël.Cela implique évidemment un compromis sur le nombre de réfugiés autorisés à retourner en Israël même.C\u2019est pour cela qu\u2019en 2000, Bill Clinton a proposé un plan de paix qui prévoyait, entre autres choses, un droit au retour illimité au sein de l\u2019État palestinien, mais un droit au retour restreint pour ce qui est du territoire israélien lui-même accompagnés de dédommagements de dizaines de milliards pour les réfugiés ne pouvant retourner en Israël même.Évidemment, BDS rejette cette idée que nous appuyons et qui impliquerait un renoncement à la destruction d\u2019Israël.À vrai dire, le mouvement BDS est tellement radical que même l\u2019Autorité palestinienne, qui reconnaît Israël (contrairement à BDS), «ne demande pas le droit au retour de six millions de Palestiniens, veut leur trouver une solution», rejette le boycottage des produits de l\u2019ensemble de l\u2019État d\u2019Israël et soutient uniquement le boycottage des colonies juives.Pour conclure, souhaitons que les lecteurs du Devoir ne se laissent pas berner par le mouvement BDS qui partage en réalité les mêmes objectifs que le Hamas, le Hezbollah et le régime des mollahs de Téhéran : soit la destruction de l\u2019État d\u2019Israël.Aussi souhaitons-nous réitérer notre soutien au gouvernement canadien pour sa condamnation de BDS, tout en nous opposant à la limitation de la liberté du droit d\u2019expression, qui n\u2019est en rien un appui à la politique illégale et immorale de colonisation du gouvernement Nétanyahou.MOUVEMENT BDS Pourquoi nous appuyons Stéphane Dion A À GALI TIBBON AGENCE FRANCE-PRESSE Les Canadiens amis de la Paix maintenant militent, entre autres objectifs, pour la cessation de la colonisation israélienne en Cisjordanie. A 8 L E D E V O I R , L E L U N D I 1 4 M A R S 2 0 1 6 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S Rectificatif Contrairement à ce que disait l\u2019article de Stéphane Baillargeon «Un lion conquérant» publié samedi, la série télévisée Book of Negroes a bien été diffusée au Québec, par Super Écran, en mai 2015.Le livre de Lawrence Hill qui a inspiré la série a été republié en poche en 2014 sous le titre Aminata aux Éditions de la Pleine Lune de Montréal.du système d \u2019exploitation GNU/Linux qui, depuis des années, fait la nique aux systèmes informatiques priva- teurs développés par Apple ou Microsoft.Sans cette vie privée, sans la possibilité de communiquer et d\u2019échanger sans être surveillé, la démocratie ne peut plus perdurer.» Pour M.Stallman, dans un monde où les communications sont surveillées, les possibilités de dénoncer les abus, de savoir ce que l\u2019État fait diminuent forcément, avec à la clé une perte de contrôle du citoyen sur ce même État.Utiliser ou se faire utiliser?Le réseau social numérique de Mark Zuckerberg « utilise bien plus ses usagers que ses usagers ne l\u2019utilisent», dit-il en boutade.«C\u2019est un service parfaitement calculé pour extraire et pour amasser beaucoup de données sur la vie des gens.C\u2019est un espace de contraintes qui profile et fiche les individus, qui entrave leur liberté, qui induit forcément une perte de contrôle sur les aspects de la vie quotidienne que l\u2019on exprime à cet endroit.» Et selon lui, même si le plaisir d\u2019utilisation accentue une certaine dépendance chez plusieurs utilisateurs, les conséquences sociales et politiques ne peuvent être que délétères à moyen ou long terme, surtout si le pouvoir de ce réseau se voit renforcé au fil du temps par les abonnés qui se multiplient en son sein.« On le voit avec l\u2019informatique privative [celle por tée par les Apple et Microsoft de ce monde] qui, depuis des années, ne laisse aucune place à l\u2019alternative de l\u2019informatique libre, résume M.Stallman.Les entreprises qui soumettent les gens avec ces produits gagnent beaucoup d\u2019argent, argent qu\u2019elles utilisent pour amplifier l\u2019iner tie sociale qui bloque toutes les portes de sortie.» Liberté sous surveillance Et pourtant, une telle domi- nat ion est néfaste pour les gouvernements assure-t-il.En laissant leurs administrations publiques se placer sous le joug d\u2019entreprises, ils perdent de leur pouvoir tout en ne servant pas très bien les citoyens qu\u2019ils représentent.« Une informatique publique dans l\u2019intérêt du peuple n\u2019est pas une informatique dont le contrôle est dans les mains d\u2019entreprises privées qui cultivent le secret sur leurs codes informatiques, dit cet ancien du Massachusetts Institute of Technology (MIT) qui pour fend les brevets logiciels et la gestion des droits numériques.Le logiciel privateur surveille ses utilisateurs, décide de ce qu\u2019il est pos- sib le de faire avec ou pas, contient des por tes dérobées universelles qui permettent des changements à distance par le propriétaire, impose de la censure.Lorsqu\u2019on l\u2019utilise, on se place forcément sous l\u2019emprise de la compagnie qui le vend.Avec ce pouvoir, le propriétaire est tenté d\u2019imposer des fonctionnalités pour profiter des utilisateurs.On ne peut décider librement du code que l\u2019on installe ou pas.On est donc forcément soumis et moins libre.» À Québec mercredi , lors d\u2019une conférence organisée par l\u2019Institut Technologies de l \u2019 information et Sociétés (ITIS) de l\u2019Université Laval, puis à Montréal jeudi, au Collège Dawson, l\u2019homme va d\u2019ailleurs réitérer les appels qu\u2019il lance désormais aux quatre coins du globe à se défaire de ces chaînes numériques pour retrouver la liberté de créer, de partager, de construire des données, loin des contraintes imposées par les géants du numérique.« Les gouvernements ont un rôle important à jouer pour combattre ces injustices en s\u2019échappant des cadres priva- teurs dans lesquels ils se sont placés, dit-il.Le système scolaire, aussi, doit appor ter sa contribution en n\u2019imposant plus la dépendance des élèves à des entités informatiques privées.Il ne devrait enseigner que le logiciel libre.C\u2019est la seule façon de regagner collectivement la liberté perdue et de reprendre le contrôle sur des activités qui nous ont d\u2019ores et déjà échappé», conclut-il.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 STALLMAN Le partage contre l\u2019aliénation Richard Stallman est devenu au fil des années une icône incontournable de l\u2019avènement d\u2019une société de la connaissance qui, en rupture avec la société de l\u2019information, préconise le partage des savoirs, des données dans des environnements sociaux et numériques où la transmission de la connaissance est favorisée par l\u2019éradication des murs, des outils de contrôle et des contraintes.Ce serait, selon lui, la condition nécessaire pour la construction d\u2019une société plus éduquée, plus égalitaire et plus libre.C\u2019est dans cette optique qu\u2019il a lancé le mouvement du logiciel libre, en 1983, pour combattre le secret industriel imposé par une poignée d\u2019entreprises informatiques, Microsoft et Apple en tête, pour mieux asseoir leur emprise sur les utilisateurs avec, par exemple, des systèmes informatiques fermés ne permettant pas les échanges d\u2019informations avec d\u2019autres systèmes et imposant surtout des formats de bases de données liés à des logiciels payants dont ils font commerce.En 1999, Richard Stallman a mis au monde The Free Universal Encyclopedia and Learning Resource, une encyclopédie participative en ligne qui a ouvert la voie à Wikipédia mis au monde par Jimmy Wales et Larry Sanger deux ans plus tard.Pour quantifier l\u2019exposition à ces agents chimiques, les chercheurs ont remplacé pendant quelques jours les produits couramment utilisés par les jeunes filles par d\u2019autres, ceux- là exempts de perturbateurs endocriniens connus, comme les phtalates (dont six dont déjà interdits dans les produits pour bébé), les parabens, le tri- closan et l\u2019oxybenzone.Après trois jours, la pré - sence de parabens, un agent de conservation largement utilisé dans les savons, les shampooings et les crèmes, avait chuté de 45 %, alors que celles de différents phtalates, un dérivé du plastique, avait diminué de 27 %.De la même manière, les taux de triclosan, un antibactérien présent dans les savons, le dentifrice et les désinfectants pour les mains, et d\u2019oxybenzone utilisé dans des lotions solaires, avaient pour leur part fondu de 36 %.« Parce que les femmes sont les premières consommatrices de plusieurs de ces produits, elles sont exposées de façons disproportionnées à ces agents chimiques.Quant aux adolescentes, elles courent un risque particulier, car elles sont à un moment où leur système reproducteur se développe, et les recherches montrent qu\u2019elles utilisent plus de ces produits par jour que le consommateur moyen », souligne Kim Harley, auteure principale de l\u2019étude, directrice associée du CERCH en Californie.Douze produits par jour Selon des données compilées aux États-Unis, les femmes consomment deux fois plus de produits cosmétiques et de soins personnels que les hommes, soit en moyenne douze produits différents chaque jour, truf fés de plusieurs de ces perturbateurs du système hormonal.Parmi les plus grandes consommatrices, les adolescentes arrivent en tête de liste.À ce jour, plusieurs études concluent que l\u2019exposition à long terme à ces divers perturbateurs endocriniens (PE) est particulièrement préoccupante durant «les fenêtres critiques du développement» que vivent les femmes enceintes, les nourrissons, les enfants et les adolescents lors de la puberté.Ces agents chimiques peuvent perturber le développement sexuel, le développement des organes reproducteurs et entraîner des cancers hormonaux dépendants chez les animaux.Chez l\u2019humain, leur effet sur la santé est toujours sujet à controverse, mais on les soupçonne d\u2019être à l\u2019origine de problèmes de fertilité et de certains types de cancers.Réglementation timide L\u2019usage de six phtalates est interdit depuis 2010 au Canada, mais seulement dans les ar ticles et produits destinés aux jeunes enfants.«C\u2019est vrai que les adolescentes ou les enfants sont plus exposés, mais plusieurs de ces produits, qui ne sont pas vraiment réglementés, sont aussi utilisés de façon quotidienne par l\u2019ensemble de la population », déplore Jean-Pa- trick Toussaint, chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki.Au Canada comme aux États-Unis, à par t les phta- lates, les fabricants de cosmétiques peuvent légalement inclure ces agents chimiques dans leurs produits, mais sont tenus d\u2019en faire mention sur l\u2019étiquette.Le problème, soulève M.Toussaint, c\u2019est qu\u2019on en ignore la quantité et que les fabricants recourent à certains ingrédients « fourre-tout » comme les «parfums» et « fragrances » pour éviter d\u2019avoir à af ficher tous les ingrédients actifs de leurs produits.« L\u2019autre problème, c\u2019est que la composition et la sécurité des nouveaux produits ne sont étudiées qu\u2019après leur mise en marché par les fabricants.C\u2019est un principe qui, en soi, est aberrant », affirme ce dernier.Plus de 4000 nouveaux produits sont commercialisés chaque année au Canada.Dans ce contexte, il est dif fi- cile pour Santé Canada d\u2019en évaluer rapidement l \u2019 innocuité, estime le porte-parole de la fondation.L\u2019organisme a d\u2019ailleurs produit en 2010 un important rapport sur les ingrédients toxiques contenus dans les produits cosmétiques, ciblant douze produits à éviter.Selon les chercheurs de l\u2019Université de Berkeley, les chutes importantes observées dans la concentration de certains produits chez les adolescentes seulement quelques jours après leur retrait montrent que des gestes très simples peuvent faire une grande différence.« Nous en savons assez pour être inquiets à propos de l\u2019exposition des adolescentes à ces produits, a commenté Mme Harley au Berkeley News.Parfois, il vaut mieux retenir un principe de précaution, surtout s\u2019il y a des changements faciles à opérer en modifiant les habitudes de consommation.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 BEAUTÉ PETEK ARICI GETTY IMAGES trouvé la mort.Peu après ces tragiques événements, 90 % des citoyens de l\u2019Hexagone étaient d\u2019accord avec la proposition de déchéance de la nationalité.« C\u2019est non seulement compréhensible, mais je trouve ça sain [que la population ait réagi ainsi] », a souligné l\u2019ancienne ministre originaire de la Guyane française.Toutefois, cette mesure qui a force de symbole n\u2019aura aucun effet sur les terroristes au moment où ils attacheront leurs ceintures d\u2019explosifs.« Attention au symbole.On ne va pas là dissuader les terroristes, mais on va abroger la Constitution républicaine de la nationalité, la notion de citoyenneté qui garantit l\u2019égalité entre les individus », explique-t-elle, défendant toujours avec vigueur les droits de la personne.Mariage pour tous Sans compromis, Mme Tau- bira l\u2019est aussi pour protéger la d ign ité de la parole publique.Critiquée pour refuser d\u2019accorder des entrevues succinctes, notamment aux émissions de radio et télévision matinales, elle répond : « J\u2019assume, je ne cours pas les médias et je ne cours pas les matinales.[\u2026] L\u2019exercice qui consiste à venir dix minutes le matin commenter les propos d\u2019un autre ministre ou de l\u2019opposition, à alimenter par de petites phrases de faux problèmes et de faux débats, je refuse de m\u2019y soumettre.» Christiane Taubira, c\u2019est aussi le combat pour légaliser les mariages entre conjoints de même sexe dans lequel elle est rentrée de plein front.« Je savais que c\u2019était un bouleversement social et législatif, je savais que ça allait provoquer un ébranlement, mais je ne m\u2019attendais pas à cette violence», a-t-elle confié.On lui avait conseillé une réforme anonyme, pour ne bousculer personne.Mais de son avis, une telle réforme se devait d\u2019être extrêmement claire, intelligible.«L\u2019ensemble des citoyens devait comprendre ce qu\u2019on était en train de faire.Pour une réforme de cette nature, il fallait aller franchement au combat», note-t-elle.Ce qui a provoqué du «bruit ».«Mais il faut accepter le bruit de la société.Il faut toujours respecter la diversité d\u2019opinion.J\u2019assume entièrement mes engagements et mes choix.» Ses choix qui lui valent les foudres de ses adversaires.À maintes reprises, elle a reçu insultes, injures graves, allant jusqu\u2019au sexisme et au racisme.En 2013, un hebdomadaire d\u2019extrême droite va même publier en une une photo de la ministre de la Justice portant le titre «Maligne comme un singe, Taubira retrouve la banane ».«J\u2019ai un devoir moral et ontologique de résister et de ne pas me laisser affaiblir.Sinon, j\u2019affaiblis tous ceux qui subissent ces discriminations», souligne avec sagesse celle qui a donné son nom à la loi française qui reconnaît comme crimes contre l\u2019humanité la traite négrière et l\u2019esclavage.Le choc des attentats Dans Murmures à la jeunesse, Christiane Taubira rev ient sur les attentats du 13 novembre, qu\u2019elle décrit comme une « conflagration » reçue « en plein plexus » .Comme toute la France, elle a eu le souffle coupé.Mais elle devait remplir avec rigueur son rôle de ministre sans oublier l \u2019être humain en elle, très affligé.« On a le choc psy- choaf fecti f .On est en souffrance d\u2019apprendre que des jeunes qui sont allés s\u2019amuser à un concer t sont mor ts.Je me dis comment les mamans vont apprendre ça ?, raconte-t- elle.Mais en même temps, il faut faire face.Il faut être debout aux côtés des familles des victimes et des décédés, il faut tout organiser.» Les attentats de Charlie Hebdo avaient révélé quelques failles dans la prise en charge des victimes et de leurs familles, et Mme Taubira a aussitôt pris sur elle de revoir ce processus pour le corriger.Coup du destin, elle fait entrer en vigueur ce nouveau dispositif de prise en charge la nuit du 12 au 13 novembre 2015, soit celle précédant les attentats.Encore plus surprenant, le hasard veut que, le matin du 13 novembre, les équipes de secours du système de santé s\u2019étaient exercées à une opération de sauvetage en cas d\u2019attentat faisant 200 victimes, en pensant que c\u2019était une hypothèse extravagante.« C\u2019est effrayant d\u2019une cer taine façon.Car en tant que responsable politique, on fait des hypothèses, mais on est persuadé que ça ne va jamais arriver », soutient Mme Taubira.Sa liberté de parole retrouvée \u2014 l\u2019a-t-elle vraiment un jour perdue \u2014, Christiane Tau- bira s\u2019occupe maintenant de rencontrer la jeunesse, son livre à la main.«Souvent, la jeunesse [\u2026] ne constitue pas une catégorie de la population envers laquelle on fait des ef forts particuliers », lance-t-elle, devant le jeune auditoire, déjà conquis, présent à HEC Montréal.«Murmures à la jeunesse, c\u2019est pour vous rendre des comptes.Ma génération doit vous rendre des comptes », dit- elle avant de conclure paraphrasant la poète Andrée Che- did : «Vous serez alors capables de nous introduire un large souffle dans le corps de la vie.» Le Devoir MURMURES À LA JEUNESSE Christiane Taubira Éditions Philippe Rey Paris, 2016, 96 pages SUITE DE LA PAGE 1 TAUBIRA L\u2019autre problème, c\u2019est que la composition et la sécurité des nouveaux produits ne sont étudiées qu\u2019après leur mise en marché par les fabricants.C\u2019est un principe qui, en soi, est aberrant.Jean-Patrick Toussaint, chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki « » Christiane Taubira en cinq dates 1952 Naissance à Cayenne, en Guyane 1978 Début de son militantisme pour l\u2019indépendance de son pays 1993 Élection comme députée «non-inscrite » de Guyane 2012 Nomination comme garde des Sceaux (ministre de la Justice) 2016 Démission le 27 janvier du gouvernement de François Hollande ISTOCK "]
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