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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2016-03-15, Collections de BAnQ.

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[" V O L .C V I I N o 5 6 L E D E V O I R , L E M A R D I 1 5 M A R S 2 0 1 6 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Actualités \u203a La Fondation Lucie et André Chagnon largue Québec.Elle se retirera des OBNL «Québec en forme» et «Avenir d\u2019enfants» après y avoir injecté des dizaines de millions de dollars.Page A 3 Économie \u203a Le 3D imprime sa marque sur l\u2019industrie.Une véritable révolution qui permet de construire localement, à moindre coût, et d\u2019offrir un service après- vente amélioré.Page B 1 Avis légaux.A 6 Décès.B 6 Météo.B 4 Mots croisés.B 4 Petites annonces .B 6 Sudoku.B 5 ?w w w .l e d e v o i r .c o m Budget Leitão La taxe santé sera abolie dès 2018, soit un an plus tôt Page A 2 A L E X A N D R E S H I E L D S L e pipeline Énergie Est servira à exporter du pétrole de schiste exploité aux États-Unis.TransCanada prévoit en effet construire un autre important pipeline qui pourra transporter 300 000 barils chaque jour du Dakota du Nord vers le Canada, pour ensuite l\u2019acheminer vers l\u2019est et l\u2019exporter grâce au controversé projet actuellement évalué par le BAPE.Les partisans du projet Énergie Est font souvent valoir que ce pipeline permettrait d\u2019abord de réduire les importations de pétrole au Canada.Or, en plus du pétrole des sables bitumineux, TransCanada entend utiliser son futur pipeline afin de servir les besoins d\u2019exportation de l\u2019importante production de pétrole du nord des États-Unis.Un élément clé du projet passé jusqu\u2019ici inaperçu.Selon ce qu\u2019a confirmé au Devoir le porte-parole de TransCanada, Tim Duboyce, la pétrolière albertaine entend construire l\u2019«Upland Pipeline», un projet évalué à 600 millions de dollars.Ce tuyau de plus de 400 kilomètres de longueur pourra transporter quotidiennement 300 000 barils.En théorie, près du tiers du pétrole transporté par le pipeline Énergie Est pourrait donc être du pétrole de schiste exploité aux États-Unis.Pour 2020 La plus récente mise à jour du projet Upland, publiée en décembre 2015, indique que ce nouveau pipeline reliera la région de Williston, au Dakota du Nord, au pipeline Énergie Est.Il pourrait s\u2019y connecter directement sur le territoire de la Saskatchewan, ou alors en passant Du pétrole américain pour Énergie Est TransCanada projette de faire transiter dans son pipeline du pétrole du Dakota du Nord KAREN BLEIER AGENCE FRANCE-PRESSE Les États-Unis produisent de grandes quantités de pétrole de schiste, notamment par l\u2019entremise du gisement de Bakken, au Dakota du Nord.Le projet Upland vise la construction d\u2019un pipeline qui relierait la région de Williston, au Dakota du Nord, au pipeline Énergie Est.M A R I E V A S T E L H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondantes parlementaires à Ottawa L a survie de Thomas Mul- cair à la tête du NPD est loin d\u2019être assurée.Un groupe de trente-sept militants québécois \u2014 dont trois députés défaits cet automne \u2014 pense qu\u2019un renouveau du NPD est nécessaire.Si certains signataires sont encore prêts à donner une chance au chef actuel, d\u2019autres croient que l\u2019élu d\u2019Ou- tremont doit partir.Dans une lettre ouverte au Devoir publiée en page A 9 les militants, ex-élus et membres d\u2019associations de circonscriptions se Des Québécois veulent un NPD renouvelé Certains appellent au départ de Mulcair BRIAN BLANCO GETTY IMAGES AFP Une défaite dans l\u2019Ohio freinerait les ardeurs du milliardaire Donald Trump.J E A N - F R É D É R I C L É G A R É - T R E M B L A Y U n autre mardi de primaires qui a tout de super, sauf le nom.Depuis le «Super Mardi» du 1er mars, ce sont les primaires de ce jour qui mettent le plus de délégués en jeu, et dans le camp républicain, et dans le camp démocrate.Or c\u2019est dans le parti de Ronald Reagan et de George W.Bush que les enchères sont les plus élevées.Si le meneur Donald Trump remporte les deux grands prix de la soirée \u2014 la Floride et l\u2019Ohio \u2014, son avance deviendra alors quasi insurmontable.L\u2019Ohio représente toutefois l\u2019un des derniers remparts pour les républicains qui espèrent faire barrage au pétulant milliardaire.Les primaires républicaines prennent ce mardi un virage qui ne pardonne plus les défaites.Question de règles électorales.Afin d\u2019éviter une longue agonie, la répartition proportionnelle des délégués en fonction des voix devient l\u2019exception.Plusieurs PRIMAIRES AMÉRICAINES L\u2019Ohio, l\u2019un des derniers remparts contre Donald Trump VOIR PAGE A 10 : TRUMP VOIR PAGE A 10 : PÉTROLE K A R L R E T T I N O - P A R A Z E L L I L a Russie a pris la planète de court lundi en annonçant qu\u2019elle retirera ce mardi la majeure partie de ses effectifs militaires de la Syrie.Une annonce étonnante, mais compréhensible, disent les experts, qui survient à un moment crucial dans ce conflit sanglant dont on souligne les cinq ans.« La tâche qui avait été demandée à notre ministère de la Défense et aux forces armées a été globalement accomplie et j\u2019ordonne donc au ministère de la Défense d\u2019entamer à partir de demain [mardi], le retrait de la majeure partie de nos contingents », a lancé lundi le président russe, Vladimir Poutine.«Néanmoins, pour permettre la surveillance de la trêve dans les combats [entrée en vigueur le 27 février], la partie russe conserve sur le territoire syrien un site de maintenance de vols », a précisé un communiqué diffusé par le Kremlin.Depuis septembre, plus de cinquante avions de combat russes auraient visé des milliers de « cibles terroristes ».Plusieurs obser vateurs ont toutefois accusé la Russie de privilégier les frappes sur les rebelles plutôt que sur le groupe État islamique (EI).L\u2019annonce de M.Poutine survient au moment où a débuté à SYRIE La Russie surprend le monde Poutine ordonne le retrait du gros de son contingent alors que débutent les négociations de paix noir L\u2019œuvre au Breveter une couleur?C\u2019est chose faite pour le Vantablack Page A 5 VOIR PAGE A 10 : RUSSIE VOIR PAGE A 10 : NPD Lire aussi \u203a Audiences du BAPE.Québec n\u2019a pas encore décidé comment les Premières Nations seront consultées.Page A 4 L E D E V O I R , L E M A R D I 1 5 M A R S 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 2 Déjeuner-causerie dans le cadre de la Serie Culture présentée par : Thèmes abordés : \u2022 L\u2019apport essentiel de la culture à notre prospérité collective, à l\u2019attractivité et au rayonnement international du Québec \u2022 La perception des Québécois sur l\u2019importance de la culture et la contribution des artistes à notre société \u2022 L\u2019heure des choix : le chantier du renouvellement de la Politique culturelle du Québec en 2017 Sophie Prégent Présidente, Union des artistes (UDA) Avec l\u2019appui de : Mercredi 23 mars 2016 · de midi à 14 h Hôtel Westin Montréal · 270 rue Saint-Antoine Ouest INSCRIVEZ-VOUS \u2022 WWW.CORIM.QC.CA \u2022 514 340-9622 Les artistes : une force innovante pour le rayonnement du Québec R O B E R T D U T R I S A C Correspondant parlementaire à Québec P H I L I P P E O R F A L I À la faveur de son budget de jeudi, le ministre des Finances, Carlos Leitão, doit annoncer que l\u2019abolition totale de la taxe santé se fera un an plus tôt, soit en 2018.En campagne électorale, Philippe Couillard s\u2019était engagé à abolir la taxe santé dans le premier mandat de son gouvernement.Cette taxe représente une ponction de 750 millions de dollars.Or dans son budget de l\u2019an dernier, Carlos Leitão n\u2019avait pu respecter cette promesse : son abolition complète ne surviendrait qu\u2019en 2019, soit après les prochaines élections.Le budget prévoyait qu\u2019une première tranche de contribuables, en commençant par les moins bien nantis, ne paieraient plus la taxe santé en 2017, puis une autre tranche en 2018 et une dernière en 2019.Or, selon les informations obtenues par Le Devoir, la taxe santé sera complètement éliminée à compter de 2018.Pour le gouvernement, la beauté de l\u2019affaire, c\u2019est que la baisse de revenus qu\u2019entraîne pour l\u2019État cette abolition devancée ne sur viendra qu\u2019en 2019, soit après le scr utin, puisque les contribuables paient leur taxe santé quand ils produisent leur déclaration de revenus pour l\u2019année précédente.Il n\u2019y a donc aucun impact financier à court terme.Selon l\u2019économiste en chef du Mouvement Desjardins, François Dupuis, le troisième budget Leitão sera « très serré ».Malgré l\u2019équilibre budgétaire, les réinvestissements que fait miroiter le premier ministre Philippe Couillard seront, somme toute, modestes.Dans son discours devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain vendredi, le premier ministre Philippe Couillard a af firmé qu\u2019il fera de l\u2019éducation « une priorité nationale ».Selon La Presse, Carlos Leitão annoncera un relèvement de 3 % du budget de l\u2019éducation, soit quelque 500 millions de dollars.Or, l\u2019essentiel de cette augmentation ne permettra qu\u2019à couvrir les « coûts de système », ou l\u2019accroissement naturel des charges du réseau scolaire, des cégeps et des universités.Ce n\u2019est pas l\u2019austérité des dernières années : un famélique 0,6 % avait été accordé à l\u2019éducation en 2015- 2016, ce qui s\u2019est traduit par des coupes réelles que le gouvernement Couillard a tenté, plutôt mal que bien, d\u2019occulter.De l\u2019oxygène pour la santé Le secteur de la santé et des services sociaux aura aussi besoin d\u2019oxygène.Au terme du dernier rapport mensuel des opérations financières du gouvernement, rendu public par le ministère des Finances, soit celui de novembre, les dépenses de santé et services sociaux avaient crû non pas de 1,4 % comme prévu, mais à un rythme de 2,6 % après les deux tiers de l\u2019année financière.En 2016-2017, on s\u2019attend à une augmentation des dépenses de cet ordre en santé, d\u2019autant plus que Gaétan Barrette a signifié que le gouvernement Couillard injecterait des sommes dans les soins à domicile.Négliger pendant trop longtemps les soins à domicile risque d\u2019entraîner des coûts impor tants dans les réseaux hospitaliers et d\u2019hébergement en raison du vieillissement de la population.Même si Carlos Leitão la voyait d\u2019un bon œil, la recommandation principale de la commission Godbout sur la fiscalité, soit hausser la taxe de vente pour diminuer l\u2019impôt des particuliers, ne pourra pas être appliquée, du moins pour le moment, en raison de l\u2019incertitude qui entoure le commerce de détail, a souligné François Dupuis.Le Devoir La taxe santé abolie un an plus tôt Philippe Couillard parviendrait à respecter sa promesse électorale J E S S I C A N A D E A U À quelques jours du dépôt du budget à Québec, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) demande au gouvernement de Philippe Couillard de réinvestir de façon massive dans les services publics afin de «mettre fin à la saignée » qui sévit notamment dans les secteurs de l\u2019éducation et de la petite enfance.Le gouvernement doit prendre en compte que les compressions successives des dernières années ont mené les programmes publics au bord du gouf fre, clame la présidente de la CSQ, Louise Chabot, en conférence de presse lundi matin.«On ne peut pas se contenter d\u2019une croissance des dépenses qui ne ferait que maintenir les coûts des systèmes ; nos services publics ont vécu de larges compressions, on doit s\u2019assurer de réinvestir dès maintenant.» Elle se réjouit du message du premier ministre, qui promet d\u2019envoyer «un signal fort » en éducation, mais elle craint un simple « saupoudrage », ce qui n\u2019est pas à la hauteur des attentes de la CSQ.Fonds des générations En ef fet, dans sa dernière mise à jour, le ministre des Finances, Carlos Leitão, prévoyait une croissance des dépenses de 2,3 % pour la prochaine année.Or, il faut un minimum de 3 % simplement pour « maintenir le panier de services » .Pour la CSQ, ce montant serait « largement in- suf fisant ».La centrale syndicale réclame une augmentation du budget de 4,7 %, ce qui permettrait de « stopper la détérioration des services publics et d\u2019amorcer le réinvestissement requis ».« Nous sommes convaincus que le gouvernement a les marges de manœuvre nécessaires pour le faire, c\u2019est une question de volonté politique », affirme Louise Chabot.Non seulement le gouvernement aura un surplus pouvant atteindre entre 500 millions et 1 milliard, mais il dispose d\u2019autres moyens pour dégager les sommes nécessaires, estime la CSQ.La centrale syndicale propose notamment de réduire les versements au Fonds des générations d\u2019un milliard par année.« Ça ne veut pas dire qu\u2019il n\u2019y aura plus de versement au Fonds des générations, il y aurait tout de même un versement de plus de 1 milliard de dollars, mais on irait tout simplement un peu moins vite.Et tout ça ne remet pas en question les objectifs de réduction du poids de la dette », af firme l\u2019économiste Éric Bouchard Boulianne.Erreur Selon la présidente de la CSQ, le gouvernement Couil- lard commence enfin à entendre raison.«On espère qu\u2019il va reconnaître son erreur.Et déjà, le fait de nous dire qu\u2019il y aura un signal fort en éducation, je pense que c\u2019est une manière de nous dire qu\u2019il s\u2019est mis un peu à l\u2019écoute de la grogne populaire.Une telle mobilisation des parents, c\u2019est du jamais vu.Je pense que le gouvernement a peut-être entendu le signal.Mais est-ce qu\u2019il l\u2019aura entendu suffisamment, c\u2019est ce qui reste à voir.» Le Devoir BUDGET La CSQ veut de vraies hausses en éducation JACQUES NADEAU LE DEVOIR Carlos Leitão lors du budget de 2015 M A R C O F O R T I E R L e ministre François Blais garde le cap sur la réforme de l\u2019aide sociale malgré les mises en garde de groupes sociaux et du Parti québécois, qui craignent une chasse aux sorcières contre les pauvres.Le gouvernement tient à imposer des pénalités « modérées, mais strictes » aux nouveaux prestataires qui refuseront de chercher un emploi ou de suivre un programme d\u2019intégration au travail, a précisé le ministre lundi.Une commission parlementaire a entrepris l\u2019étude détaillée du projet de loi 70, qui vise à inciter les nouveaux prestataires à tout mettre en œuvre pour trouver du travail.Les participants au programme d\u2019emploi recevront une prime de 130 $ à 250 $ par mois, en plus de leur chèque habituel de 623 $.Par contre, les nouveaux prestataires aptes à l\u2019emploi qui refusent de prendre par t au programme verront leur chèque amputé \u2014 jusqu\u2019à la moitié, avait dit le ministre Sam Hamad, qui avait la responsabilité de la réforme avant le remaniement du mois dernier.Le chèque amputé de moitié, vraiment?Des pénalités «modérées, mais strictes», ça veut dire quoi?Pour le savoir, il faudra attendre le règlement qui doit suivre l\u2019adoption du projet de loi, a réaffirmé le ministre Blais.C\u2019est ce que lui reprochent les partis d\u2019opposition : des pans entiers de la réforme de l\u2019aide sociale restent flous.Les programmes d\u2019emploi tiendront compte du « potentiel », des « intérêts », des « capacités » et du « rythme » de chacun des prestataires, a insisté le ministre du Travail, de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale.« Si la personne vit des difficultés, elle pourra en discuter avec son agent », a-t-il précisé.Ces explications n\u2019ont pas rassuré les partis de l\u2019opposition, qui ont réclamé la publication des règles complètes de la réforme avant l\u2019adoption du projet de loi.Même la Coalition avenir Québec (CAQ), qui appuie le principe de la réforme, réclame davantage de transparence.Ce type de « workfare » (allocation conditionnelle), qui force les prestataires à travailler ou à suivre une formation, a échoué dans d\u2019autres juridictions, a fait valoir le député Dave Turcotte, du Parti québécois.Il est d\u2019accord pour aider les gens à trouver du travail, mais certains peuvent vivre des difficultés \u2014 séparation, dépression, parent malade \u2014 qui risquent «d\u2019appauvrir les plus démunis», selon lui.La Coalition objectif dignité a émis les mêmes réserves avant le début de l\u2019étude détaillée du projet de loi 70 en commission parlementaire.Pour le ministre Blais, la réforme est plutôt incontournable : il faut briser le cercle vicieux de l\u2019aide sociale d\u2019une génération à l\u2019autre, a-t-il rappelé.Plus de 6000 des 17 000 nouveaux demandeurs d\u2019aide sociale viennent d\u2019une famille qui reçoit des prestations.Et sept nouveaux prestataires sur dix ont moins de 29 ans.Le Devoir RÉFORME DE L\u2019AIDE SOCIALE Les « intérêts » des prestataires seront pris en compte, affirme le ministre Blais G É N I E - C O N S E I L L\u2019UPAC dépose 67 chefs d\u2019accusation L\u2019UPAC a déposé 67 chefs d\u2019accusation pour fraude fiscale contre Roche Groupe- Conseil et Pluritec, deux firmes de génie-conseil.Le commissaire à la lutte contre la corruption, Robert Lafre- nière, a fait état lundi qu\u2019une enquête de l\u2019équipe de Revenu Québec de l\u2019UPAC (Unité permanente anticorruption) a mené au dépôt de ces accusations pour de présumés cas de fraude.La firme Roche Groupe-Conseil, désormais Les partis de l\u2019opposition réclament la publication des règles complètes avant l\u2019adoption du projet de loi Toronto considère les sites d\u2019injection supervisée Toronto rejoint la liste grandissante des villes canadiennes \u2014 dont Ottawa et Montréal \u2014 qui se dirigent vers l\u2019implantation de sites d\u2019injection supervisée.Ces sites permettent aux gens de prendre des drogues qu\u2019ils ont acquises illégalement pendant qu\u2019ils sont supervisés par des infirmières, pour éviter des surdoses.Actuellement, il n\u2019y a que deux sites d\u2019injection supervisée au Canada, et ils sont tous deux à Vancouver.Le médecin hygiéniste de Toronto tiendra une conférence de presse où il fera la promotion d\u2019un nouveau rapport du Conseil de la santé sur les sites d\u2019injection supervisée.Les mesures législatives adoptées l\u2019an dernier font en sorte qu\u2019il est difficile d\u2019établir ces sites.La Presse canadienne Enquête demandée sur Équipe Coderre Projet Montréal a demandé au Directeur général des élections du Québec (DGEQ) d\u2019enquêter sur Équipe Denis Coderre après avoir constaté qu\u2019au moins 21 employés de la firme d\u2019avocats Fasken Marti- neau avaient contribué à la caisse du parti du maire en 2013 et 2014.L\u2019opposition note aussi que cette firme a obtenu, sans appel d\u2019offres, sept mandats totalisant 220 500 $ au cours de la dernière année.Cette situation soulève des questions éthiques, écrit Projet Montréal dans sa lettre adressée au DGEQ : «Les travaux de la commission Charbonneau ont pourtant démontré qu\u2019un regroupement important de donateurs au sein d\u2019une même firme représente un risque de financement sectoriel.» Le Devoir Des militaires ont été agressés par un forcené à Toronto Toronto \u2014 Le service de police de Toronto cherche à déterminer si l\u2019agression au couteau contre deux militaires peut être liée à une activité terroriste.Le chef de la police, Mark Saunders, a raconté qu\u2019un homme est entré dans un centre de recrutement des Forces armées canadiennes vers 15 h30, a sorti un couteau et a attaqué un militaire portant un uniforme.M.Saunders a indiqué que l\u2019homme avait été maîtrisé, mais pas avant qu\u2019un deuxième militaire ne soit blessé.Les autorités ne craignent pas pour la vie des deux blessés.Il a affirmé que le suspect avait dit des choses qui ont amené la police à enquêter sur un possible lien terroriste.Les policiers ont appelé la GRC et le Service canadien du renseignement de sécurité.Des accusations devaient être déposées contre l\u2019individu âgé de 27 ans.La Presse canadienne connue sous le nom de Norda Stelo Inc., est visée, ainsi que plusieurs de ses employés ou administrateurs, tout comme l\u2019entreprise Pluritec et deux de ses dirigeants.Les accusés sont passibles d\u2019amendes minimales totalisant 195 116 $, et les individus pourraient écoper de séjours en prison, a précisé l\u2019UPAC dans un communiqué diffusé lundi.La Presse canadienne L E D E V O I R , L E M A R D I 1 5 M A R S 2 0 1 6 ACTUALITES A 3 «L a virulence, c\u2019est comme la marque de commerce de la vie parlementaire », a plaidé le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, dimanche soir à Tout le monde en parle.Il est vrai qu\u2019il faut savoir encaisser pour survivre en politique, mais il ne faut pas confondre la robustesse avec la méchanceté.M.Barrette ne se contente pas de jouer dur, il cherche à blesser.Il ne faut pas être exagérément sensible.Traiter un adversaire d\u2019«architecte du néant» est plus risible qu\u2019autre chose.En revanche, rien ne peut justifier de le qualifier d\u2019« épileptique », comme M.Barrette l\u2019a fait en parlant de son homologue péquiste, Diane Bellemare.Il peut arriver à tout le monde de s\u2019emporter dans le feu de l\u2019action et de laisser ses paroles dépenser sa pensée.En pareil cas, la chose à faire est de s\u2019excuser, mais ce n\u2019est pas dans la nature de M.Barrette, qui prend plutôt plaisir à en remettre.Au départ, son franc-parler pouvait sembler rafraîchissant dans la rectitude politique ambiante, mais ce dénigrement systématique est encore plus irritant.«On a un ministre qui dérape, qui n\u2019a pas le contrôle de ses émotions », déplore Mme Bellemare.En réalité, c\u2019est le problème inverse : M.Barrette ne laisse pas échapper de propos désobligeants, il les prémédite.C\u2019est un malotru qui s\u2019assume parfaitement malgré le malaise que son comportement provoque, y compris sur les banquettes libérales.On sait depuis longtemps qu\u2019il a du front tout le tour de la tête, mais après les avantages indécents qu\u2019il avait réussi à négocier aux frais des contribuables à l\u2019époque où il dirigeait la Fédération des médecins spécialistes (FMSQ), il ne manquait pas de culot pour accuser Mme Bellemare d\u2019avoir mis « les deux mains dans le plat de bonbons » quand elle présidait l\u2019Ordre des pharmaciens.?Manifestement, le séjour de M.Barrette à la FMSQ, où il était roi et maître, ne lui a pas permis de faire l\u2019apprentissage des exigences de la démocratie et des contrariétés qu\u2019elle implique.Il semble avoir réussi à mettre le réseau de la santé à sa botte avec la loi 10, mais cela ne le dispense pas de rendre quotidiennement des comptes à l\u2019Assemblée nationale, si déplaisant que cela puisse être quand on n\u2019en a pas l\u2019habitude.Il a fallu un certain temps aux partis d\u2019opposition pour trouver une faille dans la cuirasse de ce ministre qui fonçait comme un taureau et donnait l\u2019impression qu\u2019il était possible de réformer un système apparemment voué à une inefficacité aussi chronique que coûteuse.Plusieurs avaient espéré que M.Barrette mettrait au service de la population la même énergie qu\u2019il avait consacrée à préserver les privilèges de la profession médicale.On peut le comprendre d\u2019en vouloir à l\u2019opposition, en particulier à Mme Lamarre, d\u2019avoir réussi à créer la désagréable impression qu\u2019il y a eu tromperie, mais tirer sur le messager ne peut que renforcer cette impression.?Dans une entrevue accordée à La Presse canadienne, la députée de Taillon a laissé entendre que le comportement de M.Barrette pourrait justifier des poursuites juridiques, mais l\u2019immunité dont les élus bénéficient quand ils se trouvent dans l\u2019enceinte parlementaire leur permet de dire à peu près n\u2019importe quoi en toute impunité.Le premier ministre Couillard aurait tout intérêt à prévenir les débordements de son ministre, qui ne peuvent qu\u2019indisposer la population, à qui il avait promis que son gouvernement romprait avec les excès de la politique partisane et les attaques personnelles.Si M.Barrette avait devant lui un Bernard Drainville ou un Jean-François Lisée, qui seraient capables de rendre coup pour coup, on pourrait simplement se désoler que l\u2019Assemblée nationale soit le théâtre d\u2019un autre combat de coqs, mais les attaques à répétition contre Mme Lamarre dégagent un détestable relent de machisme, qui vient s\u2019ajouter à la condescendance naturelle du médecin qui semble toujours reprocher son ignorance au commun des mortels.Jusqu\u2019à présent, M.Couillard ne semble cependant pas avoir exercé un grand contrôle sur son ministre.La réforme qu\u2019il a entreprise est aux antipodes de ce que lui-même préconisait.À l\u2019entendre, il importait de retirer des mains du ministre la gestion quotidienne du réseau de la santé, alors que M.Barrette s\u2019est plutôt octroyé des pouvoirs sans précédent.Il faut dire que le premier ministre est assez mal placé pour lui faire la leçon.Les accusations d\u2019intolérance, pour ne pas dire de racisme, qu\u2019il a lancées contre François Legault, qui s\u2019interrogeait simplement sur la capacité de la société québécoise d\u2019intégrer autant d\u2019immigrants que M.Couillard souhaite en accueillir, ne témoignaient pas d\u2019un grand respect pour l\u2019adversaire.mdavid@ledevoir.com Le malotru M A R C O B É L A I R - C I R I N O Correspondant parlementaire à Québec L a coalition Non aux PPP sociaux demande au gouvernement libéral de prêter main- forte aux organismes qui seront laissés en plan après le retrait de la Fondation Lucie et André Chagnon de Québec en forme et d\u2019Avenir d\u2019enfants en 2017 et en 2019.Au terme de «discussions» avec le gouvernement du Québec, la fondation privée « est arrivée à la conclusion de ne pas renouveler » le financement des deux organisations à but non lucratif (OBNL) pour lesquelles elle s\u2019est engagée à investir un total de 450 millions de dollars.« On est rendus à une autre étape », a dit sans détour le vice-président Stratégie et partenariats à la Fondation Lucie et André Chagnon, Jean-Marc Chouinard, dans un entretien téléphonique avec Le Devoir lundi.« Qu\u2019est-ce qui va arriver après ?Maintenant que vous avez créé des besoins, créé des attentes, qu\u2019est ce que vous allez faire pour soutenir les initiatives qui sont en place?», a affirmé de son côté la porte-parole de la coalition Non aux PPP sociaux, Nancy Harvey.«Dans le contexte actuel de coupes, avec les mesures d\u2019austérité [frappant] les services publics [et] les programmes sociaux, les gens sont très, très, très inquiets », a-t-elle souligné au Devoir.Elle sollicite une rencontre avec le ministère de la Santé, le ministère de la Famille ainsi que le ministère de l\u2019Éducation afin de trouver des pistes de solution.La Fondation Lucie et André Chagnon s\u2019était engagée à injecter 25 millions par année de 2009 à 2019 dans Avenir d\u2019enfants, qui a été chargé de stimuler « la réalisation d\u2019activités, de projets et d\u2019initiatives qui contribueront au développement des enfants âgés de cinq ans et moins vivant en situation de pauvreté».M.Chouinard n\u2019était pas en mesure de confirmer au Devoir lundi que la Fondation aura bel et bien dépensé 250 millions au terme de l\u2019entente, qui prévoyait l\u2019injection de 15 millions de dollars par an du gouvernement du Québec (150 millions au total).«C\u2019est un objectif.[\u2026] On ne pense pas nécessairement que ça va être impossible », a-t-il répondu, convenant toutefois que le «démarrage» des activités a nécessité « plus de temps que [le calendrier] des versements [d\u2019argent] prévus».Qui plus est, moins de la moitié de l\u2019argent versé dans Avenir d\u2019enfants entre 2009 et 2014 \u2014 42 sur 95 millions \u2014 a été investi dans les communautés, a révélé Radio-Canada lundi.L\u2019OBNL a dépensé près de 27 millions de dollars seulement en salaires à ses employés, a fait remarquer le diffuseur public.Ces personnes « facilitaient », « renforçaient » la « collaboration » entre les acteurs sur le terrain, a soutenu M.Chouinard.« Pour nous, ce n\u2019est pas un frais administratif.Pour nous, c\u2019est un frais de programme.» La fin du «partenariat» entre la Fondation Lucie et André Chagnon et le gouvernement du Québec se traduira également par la fin des activités de l\u2019OBNL Québec en forme, dont la mission est d\u2019encourager l\u2019activité physique auprès des jeunes.Les deux parties s\u2019étaient entendues pour investir 200 millions chacune, et ce, entre 2007 et 2017.M.Chouinard a «bon espoir d\u2019atteindre la cible [ou] de ne pas être très loin en tout cas».Moins d\u2019«autonomie» La coalition Non aux PPP sociaux \u2014 qui dénonce l\u2019influence d\u2019acteurs issus du secteur privé sur les stratégies gouvernementales, notamment en matière de lutte contre la pauvreté \u2014 se réjouit de la fin de ces deux «partenariats public-philanthropie» mis en branle en 2007 et en 2009.«Une fondation privée ne devrait pas se mêler des grandes orientations dans le social au Québec», a affirmé Mme Harvey avant d\u2019ajouter : «Ils ont de très bonnes intentions, mais ils ont une très grande prétention.Ils manquent beaucoup d\u2019humilité.» La Fondation a «grandement modifié les priorités d\u2019actions» d\u2019organismes communautaires au fil des dernières années.«Un groupe communautaire n\u2019aurait jamais fait d\u2019ateliers avec ses enfants en halte-garderie sur le développement de la [psychomotricité].Québec en forme tripait là-dessus.[\u2026] Je ne dis pas que ce n\u2019est pas bien de faire ce genre d\u2019ateliers là.[Mais] ce n\u2019est pas nécessairement la priorité que le groupe aurait choisi de faire», a-t-elle expliqué.La porte-parole du Regroupement des organismes communautaires famille de Montréal appelle néanmoins à la tenue d\u2019un «débat » sur « la place de la philanthropie dans les affaires sociales au Québec ».« Ce n\u2019est pas parce que ces PPP se terminent sur ce modèle qu\u2019il n\u2019y en aura pas d\u2019autres.» L\u2019accueil pour le moins tiède des organismes d\u2019aide aux initiatives Québec en forme et Avenir d\u2019enfants ne laisse pas un «goût amer» à la Fondation Lucie et André Chagnon.« Est-ce qu\u2019il y a matière à amélioration?Toujours ! » La fondation privée est aujourd\u2019hui dotée d\u2019un actif oscillant entre 1,7 et 1,8 milliard de dollars, c\u2019est-à-dire 300 à 400 millions de plus que la mise initiale d\u2019André et Lucie Chagnon après la vente de Vidéotron (1,4 milliard).Le Devoir La Fondation Lucie et André Chagnon largue le gouvernement du Québec K A R L R E T T I N O - P A R A Z E L L I S alaire de 414 000 $, voyages en classe affaires, véhicule de luxe : le recteur de l\u2019Université de Montréal (UdeM), Guy Breton, estime que ses conditions de travail sont tout à fait justifiées.Il « livre la marchandise » et n\u2019a pas l\u2019intention de diminuer son train de vie, a-t-il fait valoir lundi en entrevue au Devoir.« Je n\u2019ai pas à avoir honte de ça, je fais mon boulot », a af firmé M.Breton à la sortie d\u2019une conférence de presse à laquelle il participait à l\u2019Hôpital Maisonneuve-Ro- semont, lundi à Montréal.Le recteur s\u2019est retrouvé sous les projecteurs la semaine dernière lorsque Le Journal de Québec a mis en lumière ses conditions salariales.Il a touché 414 000 $ en 2015, soit 50 000 $ de plus qu\u2019à son entrée en poste en 2010.L\u2019Université de Montréal lui a remboursé des voyages en classe af faires et elle lui fournit depuis 2012 un VUS de luxe \u2014 avec chauffeur \u2014 pour des «rencontres professionnelles ».Guy Breton n\u2019avait pas accordé d\u2019entrevue à ce sujet depuis la publication de l\u2019article, mais l\u2019UdeM avait indiqué que le salaire de son recteur «se situe sous la médiane» des grandes universités canadiennes.Mauvais comparatifs Lundi, Guy Breton a répété que tout ce qui a été révélé à son sujet est inclus dans son contrat.Et qu\u2019a-t-il à dire à ceux qui trouvent que ces conditions de travail sont démesurées ?« Qu\u2019ils aillent voir ailleurs comment ça se passe », lance-t-il en évoquant les universités de Toronto, de Calgar y ou de Vancouver.« Je sais que mes revenus sont moindres et que mes dépenses sont inférieures.Je n\u2019ai rien à me reprocher et je suis conforme à mon contrat.Le problème, c\u2019est que les gens n\u2019ont pas les comparables qui sont appropriés », précise-t-il.Guy Breton dit qu\u2019il ne contrôle pas la perception du public, mais que peu importe le mécontentement, il n\u2019a pas l\u2019intention de réduire ses dépenses.« Vous voulez dire changer de contrat?Non, je n\u2019ai pas l\u2019intention de changer mon contrat.Moi, je livre la marchandise.» « On peut faire un petit calcul, poursuit-il.Il y a 45 000 étudiants à l\u2019Université de Montréal, ce qui veut dire que les étudiants paient moins de 10 $ pour le recteur.Si vous regardez les autres universités du Québec, par tout, sauf à l\u2019UQAM, [les étudiants] payent plus de 10$.Alors, je vous laisse la question.Est-ce que les étudiants en ont pour leur argent?C\u2019est moi qui coûte le moins cher avec mon collègue [Robert] Proulx.» Guy Breton n\u2019est pas le premier recteur à faire les manchettes en raison de généreuses conditions salariales.La ministre de l\u2019Enseignement supérieur, Hélène David, a promis que la question de la rémunération des hauts dirigeants universitaires sera le premier point à l\u2019ordre du jour de la rencontre du Bureau de coopération interuniver- sitaire, qui est prévue ce vendredi.Le Devoir CONDITIONS SALARIALES Le recteur de l\u2019UdeM, Guy Breton, estime qu\u2019il « livre la marchandise » MICHEL DAVID JACQUES NADEAU LE DEVOIR Guy Breton a répété que tout ce qui a été révélé à son sujet est inclus dans son contrat.Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, ne se contente pas de jouer dur, il cherche à blesser Le département d\u2019ophtalmologie de l\u2019Hôpital Mai- sonneuve-Rosemont a obtenu mardi le statut de Centre universitaire d\u2019ophtalmologie de l\u2019Université de Montréal.L\u2019annonce a été faite par le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, en présence du recteur de l\u2019UdeM, Guy Breton, et de la chef du département d\u2019ophtalmologie de l\u2019hôpital, la Dre Isabelle Hardy.Cette désignation permettra notamment au département du CIUSS de l\u2019Est-de-l\u2019île-de-Montréal «d\u2019offrir ses services surspécialisés en ophtalmologie à une plus vaste population, en élargissant sa couverture à d\u2019autres régions en dehors de Montréal», précise le ministère.Nouveau centre universitaire Une fondation privée ne devrait pas se mêler des grandes orientations dans le social au Québec [.] Ils ont de très bonnes intentions, mais ils ont une très grande prétention.Ils manquent beaucoup d\u2019humilité.La porte-parole de la coalition Non aux PPP sociaux, Nancy Harvey « » A L E X A N D R E S H I E L D S L e gouvernement du Québec n\u2019a pas encore déterminé de quelle façon ni quand les Premières Nations seront consultées dans le cadre de l\u2019évaluation du projet Énergie Est, selon ce qu\u2019a dit une porte-parole du ministère de l\u2019Environnement lundi soir dans le cadre des audiences du BAPE sur le projet de pipeline de TransCanada.Dans la foulée d\u2019une question posée par un citoyen, le président du BAPE sur Énergie Est, Joseph Zayed, a rappelé lundi que le ministre du Développement durable, de l\u2019Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, David Heur tel, a décidé d\u2019exclure les questions liées aux Premières Nations du processus actuel du BAPE, à l\u2019instar du volet économique du controversé projet.M.Zayed a donc demandé au ministère de l\u2019Environnement quand doivent avoir lieu les consultations des Premières Nations.Il y a aura bel et bien des consultations si le pipeline d\u2019expor tation de TransCanada risque de «porter atteinte aux droits revendiqués» par des nations autochtones, a indiqué une por te-parole du ministère, Mireille Paul.Le tout «est en discussion», a-t-elle simplement ajouté.Du côté du gouvernement fédéral, on a également offert peu de détails concernant le respect des traités signés entre les Premières Nations et le gouvernement canadien.Est-ce que les traités avec les Premières Nations ont préséance sur les projets de pipelines, a demandé un citoyen?«Les us et coutumes des autochtones font partie des préoccupations de l\u2019Office national de l\u2019énergie», a répondu un représentant de l\u2019organisme.Mais il est «difficile de dire si un traité aura préséance».Autochtones opposés Il faut dire que des nations autochtones présentes au Québec et en Ontario ont manifesté leur vive opposition au projet de transport de pétrole de Trans- Canada.Le Caucus iroquois, qui regroupe des leaders de sept communautés, a ainsi fait connaître à la fin janvier son opposition ferme, «au nom de la protection de nos territoires, de nos peuples et de nos cultures contre les risques majeurs que pose ce projet dangereux».Les leaders des communautés autochtones disent ainsi avoir «des inquiétudes sérieuses» par rapport aux «effets dévastateurs que ce projet pourrait avoir sur nos terres et notre eau, mais aussi sur notre mode de vie».Il faut dire que l\u2019opposition claire exprimée jeudi fait écho à ce qui s\u2019est produit sur la côte ouest, dans le cadre du développement du controversé projet Northern Gateway, de la pétrolière Enbridge.Non seulement des communautés autochtones se sont opposées à la construction du pipeline, mais elles ont aussi soutenu que le gouvernement de la Colombie-Britannique avait manqué à ses devoirs en ne les consultant pas.La Cour suprême de la province leur a d\u2019ailleurs donné raison il y a quelques semaines, en statuant que la province avait porté atteinte à l\u2019honneur de la Couronne en ne consultant pas les Premières Nations quant à l\u2019accord conclu avec l\u2019Office national de l\u2019énergie au sujet des consultations.La construction de Northern Gateway, qui transporterait la moitié du pétrole que transporterait Énergie Est, n\u2019a toujours pas débuté.Le Devoir L E D E V O I R , L E M A R D I 1 5 M A R S 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 4 LE DEVOIR DE DÉBATTRE Le mercredi 23 mars 2016, 19 h il d t f ole étr P - ir cois : é québ on à jamais our ou p u a aille obit e R oin Ant De e du st iali or édit \u2019 Animé par l v quoi pa e n oir ?s ce du Québec commer s de e s chambr tion de a édér F s économiq e sident a?air é -pr ice V et g or e F éphan t S s, ue and yr el Ma ar K on e Guy élin C - e Ann e du Québec e et gazièr olièr tion pétr ia ssoc A s, ue s publiq e s a?air eur de t ec Dir e vr eb ef vid L Da uzuki vid S tion Da onda F ur le Québec, al po énér eur g t ec Dir u oussea ormand M N 8 5 1 2 3- 18 64 4 u ez a v ser é R ue, Québec iq abr e de la F 2, côt J E A N - F R A N Ç O I S N A D E A U L a manifestation annuelle du Collectif opposé à la brutalité policière (COBP) se tient ce mardi à 20 h au parc La Fontaine.L\u2019événement sera précédé à 17h par un grand barbecue ouvert à tous.« Que les gens viennent se faire une idée par eux-mêmes de ce qui se passe à cette manifestation plutôt que de prendre seulement l\u2019avis de la police », af firment des membres du COBP.Le site Internet du groupe en appelle en particulier à la présence d\u2019« un contingent des personnes autochtones, noires et/ou racisées», leur enjoignant de participer à la manifestation contre la brutalité policière ce mardi soir.Le profilage n\u2019en demeure pas moins une question d\u2019intérêt général, explique Julien Villeneuve, un des organisateurs.Le COBP estime que le profilage pour des motifs politique, racial, sexuel ou autre se poursuit au sein de la police.Pour le politologue Francis Dupuis-Déry, présent à la conférence de presse lundi, il est étonnant que cette manifestation fasse l\u2019objet d\u2019un encadrement de plus en plus démesuré par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).«Il y a, ces dernières années, plus de policiers que de manifestants!» En l\u2019an 2000, la manifestation attirait 110 policiers.En 2013, ils étaient plutôt 669, selon le COBP.« La cavalerie et l\u2019hélicoptère sont désormais toujours là.[\u2026] Est-ce qu\u2019on a besoin de punir 300 personnes parce qu\u2019une vitre est cassée ?» À se demander, disent certains de ces militants, si la manifestation n\u2019est pas devenue un exercice de défoulement pour la police.Fournir un itinéraire La manifestation a été déclarée illégale ces dernières années au motif que l\u2019itinéraire n\u2019avait pas été donné à l\u2019avance.« Le collectif a recensé une soixantaine de manifestations qui n\u2019ont pas été interdites et qui ne fournissent pas non plus d\u2019itinéraire.L\u2019an passé, une autre manifestation contre la brutalité policière organisée en même temps n\u2019a pas vu un seul policier avant un long moment ! » Pour le COBP, devoir donner un itinéraire à l\u2019avance constitue un recul des droits, d\u2019autant plus que cela apparaît ne s\u2019appliquer qu\u2019à certains citoyens.« On pratique des arrestations de masse pour des motifs politiques, mais on oublie de dire que ces arrestations tombent ou sont suspendues dans la grande majorité des cas, explique Émilie E.Joly, juriste et organisatrice communautaire.C\u2019est donc comme si la police arrêtait du monde tout en sachant qu\u2019il ne pourrait pas y avoir de suite.» Lundi, le SPVM n\u2019a pas voulu répondre aux questions du Devoir au sujet de ses pratiques à l\u2019occasion de cet événement.Le Devoir MANIFESTATION Le COBP invite la société civile à être témoin des pratiques discriminatoires de la police ÉNERGIE EST Québec n\u2019a pas encore décidé comment les Premières Nations seront consultées P A U L I N E G R A V E L S anté Canada s\u2019apprête à revoir les étiquettes nutritionnelles apposées sur l\u2019emballage des aliments vendus au Canada.Dans un commentaire publié lundi dans le Journal de l\u2019Association médicale canadienne (JAMC), deux chercheuses du Département des sciences de la nutrition de l\u2019Université de Toronto militent pour que la nouvelle version précise la quantité de sucres ajoutés aux aliments lors de leur préparation, étant donné les effets délétères de ces sucres sur la santé, et compte tenu du fait que la proposition finale de réglementation retenue en juillet 2015 n\u2019inclut pas la déclaration des sucres ajoutés.Actuellement, les étiquettes nutritionnelles apparaissant sur les al iments préparés mentionnent uniquement leur contenu total en sucres, soit la combinaison des sucres présents naturellement dans les fruits, les légumes, les produits laitiers et certaines céréales, et des sucres ajoutés à l\u2019aliment, comme le sucre de canne, le sirop à haute teneur en fructose, le miel, le sirop d\u2019érable et les jus de fruits.«Les sucres ajoutés sont exempts des bénéfices fournis par les vitamines, les minéraux et les fibres qui sont présents dans les fruits, les légumes et les produits laitiers », précise Jodi Bernstein, stagiaire postdoctorale à l\u2019Université de Toronto et première auteure du commentaire publié dans le JAMC avec la professeure Mary L\u2019Abbé.Information essentielle De plus, des études de plus en plus nombreuses ont montré qu\u2019«une consommation excessive de sucres ajoutés est associée à un risque accru de diabète, d\u2019obésité, de maladies cardiovascu- laires et de caries dentaires », soulignent les deux auteures.Même si de nombreux consommateurs canadiens, professionnels de la santé et organismes voués à la prévention de maladies ont manifesté leur désir que soit précisé le contenu en sucres ajoutés sur les nouvelles étiquettes nutritionnelles, Santé Canada n\u2019a finalement pas retenu cette information pourtant essentielle.Quant à elle, la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis, qui entreprend une refonte majeure des étiquettes nutritionnelles, prévoit d\u2019inclure une mention sur les sucres ajoutés ainsi qu\u2019un rappel de la norme recommandée par l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS), le Public Health England et le US 2015 Dietary Guidelines, lesquels conseil lent de l imiter sa consommation en sucres ajoutés à moins de 10 % des calories absorbées quotidiennement.Sachant qu\u2019un adulte consomme en moyenne 2000 calories par jour, le simple fait de boire une bouteille de boisson gazeuse de 500 ml dépasse déjà cette limite ! Non seulement la déclaration du contenu en sucres ajoutés dans les aliments permettrait aux consommateurs de comparer dif férents produits entre eux et de choisir ceux pouvant les aider à réduire leur consommation en sucres ajoutés, mais elle faciliterait aussi les études sur l\u2019ef fet d\u2019une consommation excessive de sucres ajoutés, font valoir les chercheuses.De plus, cette mesure inciterait probablement les fabricants à réduire la quantité de sucres qu\u2019ils ajoutent à leurs produits afin de faire face à la concurrence.Un tel phénomène a été observé quand le contenu en acides gras trans est apparu sur les étiquettes nutritionnelles, font remarquer Mmes Bernstein et L\u2019Abbé.Les deux chercheuses comptent sur le nouveau gouvernement fédéral élu en octobre dernier pour rectifier la réglementation avant qu\u2019elle ne soit adoptée.«Le premier ministre a demandé à son ministre de la Santé d\u2019améliorer les étiquettes nutritionnelles, de sorte qu\u2019elles fournissent aux consommateurs plus d\u2019informations sur les sucres présents dans les aliments qu\u2019on leur offre», soulignent-elles.Le Devoir Les sucres ajoutés figureront-ils sur les étiquettes nutritionnelles ?JONATHAN HAYWARD LA PRESSE CANADIENNE Des études de plus en plus nombreuses ont montré qu\u2019une consommation excessive de sucres ajoutés est associée à un risque accru de diabète, d\u2019obésité, de maladies cardiovasculaires et de caries dentaires. S T É P H A N E B A I L L A R G E O N C\u2019 est le noir suprême, le noir absolu, le noir pour les dominer tous, plus profond que l\u2019ultranoir de Pierre Soulages, plus sombre que Dark Vador et encore plus performant que le Super Black de la Nasa.C\u2019est le Vantablack S-VIS, une création des nanotechnologies dont le nom concentré dérive de sa déclinaison complète combinant «black» et «Vertically Aligned Nanotube Arrays», soit des tableaux de nanotubes alignés verticalement.Cette matière du XXIe siècle se réclame d\u2019un coefficient d\u2019absorption de 99,965 %, nouveau record homologué.Quand la lumière atteint le Vantablack, au lieu de rebondir, elle pénètre dans la forêt des minuscules tubes et s\u2019y retrouve prisonnière.Ne reste que le noir de chez noir.L\u2019application militaire saute aux yeux.Le revêtement furtif permet de masquer les avions de combat.Anish Kapoor, un des artistes contemporains les plus encensés, y a vite vu un usage artistique, lui qui a déjà réalisé de grandes toiles circulaires monochromes créant des illusions de profondeur abyssale.Avec le Vantablack, il pourrait peindre des trous noirs quasi parfaits.L\u2019artiste indo-britannique a donc obtenu du fabricant Surrey NanoSystems le droit exclusif de l\u2019utiliser dans ses créations.« Le Vantablack n\u2019est généralement pas fait pour une utilisation artistique à cause du processus de fabrication», a expliqué la compagnie anglaise.«C\u2019est pourquoi nous avons décidé d\u2019accorder les droits exclusifs du Vantablack S-VIS aux studios Kapoor afin d\u2019en explorer son utilisation artistique.» Le bleu Klein L\u2019information dévoilée début mars a fait le tour du monde et suscité la grogne de plusieurs artistes.« Tous les grands artistes ont eu une fascination pour le noir pur: Turner, Manet, Goya.Ce noir est comme de la dynamite dans le monde de l\u2019art, a déclaré le peintre français Christian Furr.Nous devrions être en mesure de l\u2019utiliser.Ce n\u2019est pas bien qu\u2019il appartienne à un seul homme.» Le peintre québécois Peter Krausz n\u2019est pas aussi ferme, tout en s\u2019étonnant de l\u2019exclusivité obtenue par Kapoor.«C\u2019est vraiment bizarre», dit le professeur de l\u2019Université de Montréal qui enseigne notamment les cours de techniques picturales.«Je ne comprends pas la possibilité d\u2019arriver à ce monopole, mais je comprends l\u2019intérêt de vouloir utiliser cette couleur qui semble exceptionnelle.» Le professeur Krausz, joint dans son studio montréalais, cite le cas du peintre Yves Klein qui a breveté en 1960 la formule de son fameux International Klein Blue (IKB) produit selon ses exigences par un marchand de couleurs.En fait, Klein a breveté un procédé de fixation du pigment outremer numéro 1311 et l\u2019IKB a été utilisé pour bien d\u2019autres usages par la suite, y compris par Google récemment.Pour l\u2019artiste, il s\u2019agissait aussi de marquer les rapports entre la technologie et son art abstrait.Anish Kapoor ne pourrait-il pas aussi se réclamer de cette liaison entre deux mondes créatifs?«Pour Yves Klein, le copyright sur le bleu est compréhensible puisqu\u2019il a participé à une invention, dit M.Krausz.Obtenir les droits exclusifs sur l\u2019usage d\u2019une couleur, c\u2019est autre chose.À Montréal, Kama vend des pigments qui portent des noms d\u2019artistes montréalais, mais ça ne veut pas dire qu\u2019un autre artiste ne peut pas les utiliser.» Coup de marketing Le maître des couleurs Vincent Deshaies, président et fondateur de Kama Pigments, le confirme : la démocratisation de l\u2019accès aux pigments demeure la règle de base.Au moment de l\u2019interview, il terminait un projet autour d\u2019un concours pour choisir dans une palette de cinq mélanges soumis par un ar tiste professionnel, laquelle serait produite en quantité pour la vente à tous.«En général, on donne le nom de l\u2019artiste à sa couleur, dit-il en renvoyant à son catalogue où l\u2019on croise le Bleu Sonmor ou le Vert Jodoin.Nous avons toujours fonctionné comme ça.Nous avons commencé avec une quarantaine de couleurs de base et, depuis, nous enrichissons notre gamme avec trois ou quatre suggestions d\u2019artistes.» Le professionnel des pigments nuance le problème.Au fond, c\u2019est la compagnie Nano- Systems qui détient le brevet et elle peut bien vendre son produit à qui bon elle l\u2019entend.«Il s\u2019agit d\u2019une nanoparticule exceptionnelle et, technologiquement, on est en face de quelque chose de très, très fort qui doit coûter un prix de fou, commente M.Des- haies.La compagnie ne devait pas s\u2019attendre à en vendre des masses et le contrat d\u2019exclusivité avec Anish Kapoor ne me semble pas attaquable tout en étant un grand coup de marketing.» L\u2019avocat Normand Tamaro, spécialiste des droits d\u2019auteur, contextualise encore plus largement ce « grand coup » et ses sources légales.«Depuis le XVe et le XVe siècles, un monopole limité dans le temps est accordé avec un brevet lié à une invention utile en contrepartie de la divulgation de la méthode de fabrication», explique-t-il.«La norme est de vingt ans dans le monde.Il peut donc y avoir un brevet sur une méthode de fabrication d\u2019une couleur.Ça peut choquer, comme c\u2019est choquant qu\u2019il y ait des brevets sur certains médicaments.Je peux donc comprendre la frustration d\u2019un artiste qui voudrait pouvoir avoir accès à ce nouveau noir, dont l\u2019usage est réservé à Anish Kapoor.» Le Devoir Le Vantablack est le nouveau noir, plus sombre que tous les pigments créés jusqu\u2019ici dans les laboratoires ou les ateliers.L\u2019artiste indo-britannique Anish Kapoor vient de s\u2019en réserver l\u2019usage exclusif, ce qui pose de nombreuses questions scientifiques, juridiques, éthiques, et esthétiques.L E D E V O I R , L E M A R D I 1 5 M A R S 2 0 1 6 S O C I É T É A 5 L\u2019œuvre au Comment un artiste peut-il breveter une couleur ?Touche pas à mon rouge ! Les couleurs exploitées dans les logos, voire les équipements des entreprises (les camions, les uniformes\u2026), deviennent des composantes essentielles de l\u2019identité visuelle d\u2019une marque.Une marque se dépose, mais pas une couleur.Par contre, les combinaisons de couleurs (répertoriées à partir des quelque 1000 références du nuancier Pantone) peuvent rendre la protection légale possible.Elle doit alors être en relation avec un produit précis, et la jurisprudence impose de plus en plus de conditions strictes.Coca-Cola possède son rouge pour les boissons gazeuses depuis plus d\u2019un siècle.Louboutin a fait breveter les fameuses semelles rouges de ses magnifiques escarpins en 2012.Orange, compagnie de téléphonie, possède l\u2019orange pantone 151.Hermès a aussi breveté un orangé.UPS a son brun particulier, qui était le chic des chics au début du XXe siècle à la création de la compagnie.Redbull a déposé le rapprochement du bleu pantone 2747C et de l\u2019argent pantone 877C caractéristique de ses cannettes.D\u2019ailleurs, la reconnaissance d\u2019agencement de nuances semble plus aisée.Pour en savoir plus: timbuktoo-naming.com/une-couleur-peut- elle-etre-une-marque/ Anish Kapoor noir Noir, c\u2019est noir Notre relation avec la « non-couleur » tient du mythique C A T H E R I N E L A L O N D E Au commencement était le noir.Qu\u2019on soit dans la Bible, les grandes mythologies ou l\u2019astrophysique, la teinte nocturne précède la création et le Big Bang, et reste depuis toujours associée à la nuit \u2014 la grande nuit féconde et effrayante des cosmogonies, comme la petite, frivole, amoureuse, frissonnante et sexuelle.«La couleur, les couleurs sont en nous, et sont toujours une interprétation», indique d\u2019emblée en entrevue Mariette Julien, pro- fesseure à l\u2019École supérieure de mode de l\u2019École des sciences de la gestion de l\u2019UQAM, résumant du coup le b.a.-ba de la philosophie des couleurs.Car toute perception de la couleur parle des relations que chacun entretient entre l\u2019esprit et le monde physique, et remet en question la représentation et l\u2019expérience.«Le noir fait partie de notre imaginaire fantasmatique».Lié au blanc depuis l\u2019apparition de l\u2019imprimerie, le noir, comme son opposé sur le damier, « avait progressivement perdu son statut de couleur entre la fin du Moyen Âge et le XVIIe siècle, [donnant] à ces deux couleurs une position particulière que la Réforme protestante d\u2019abord, les progrès scientifiques ensuite avaient fini par situer hors du monde des couleurs», indique Michel Pastoureau dans sa lumineuse histoire du Noir (Seuil, 2008; Points, 2014) en Occident.Car en nommant le spectre chromatique, autour de 1665, Isaac Newton fait dans la foulée naître « un nouvel ordre des couleurs au sein duquel il n\u2019y a désormais plus de place ni pour le blanc ni pour le noir».Révolution.Ce sont les artistes qui redonneront aux nuances de l\u2019ébène leur statut de couleur, lentement, à par tir du début du XXe siècle.Jusqu\u2019à ce que le noir prenne, et pour longtemps, du galon et de la prestance, entre autres parce qu\u2019il arrive, depuis la fameuse petite robe noire, révolutionnaire, de Coco Chanel, à rester dans les défilés année après année, saison après saison.«Dans la durée, avance Pastoureau, le noir reste la couleur fétiche des couturiers et de l\u2019univers de la mode.» Une affirmation que Mariette Julien appuie.Et qui ne s\u2019explique pas seulement par la facilité d\u2019entretien des vêtements noirs.«Ça n\u2019est pas si futile, surtout dans nos vies où tout le monde manque de temps», et où le noir est la teinte qui résiste le plus aux lavages fréquents.Mais outre cet aspect pratico-pra- tique, le noir porte sa part de mythologie et de personnages.Et les annule tout à la fois.La séduction et la mort « Depuis que la mode est moins féerique, sans crinolines, sans frous-frous », les couleurs ont migré au plus près de la peau, depuis les vêtements jusqu\u2019aux phanères (ongles, cheveux\u2026) et à leurs décorations (tatouages, piercings).« La peau est devenue le vêtement à la mode, analyse Mme Julien.Ce n\u2019est plus le corps de l\u2019autre maintenant qui intéresse les gens, mais leur propre corps.On est dans l\u2019auto- érotisation.L\u2019individu transforme son corps, en fait un chantier, de rénovation ou de construction, et y travaille la peau, le muscle.L\u2019apparence postmoderne se joue sur les phanères : les coupes de cheveux design, le vernis à ongles, les tatouages \u2014 on voit par les statistiques que les femmes se font tatouer et percer plus que jamais.» Et le noir, par effet de contraste, aide à faire ressortir la couleur du tatouage, du vernis, de la teinture rouge sang ou bleu marine.Le bon, la brute et le truand On sait d\u2019instinct le noir associé au mal, au côté obscur de la force.D\u2019abord couleur du diable, puis de tous les méchants sur grand écran.« Jusqu\u2019en 1968, le code Hays sur le cinéma américain imposait que les spectateurs puissent discerner visuellement les bons des méchants.» Clint Eastwood aura marqué la transition en incarnant un héros impitoyable, un bon mi-mauvais, vêtu de peaux et de brun.Noir est aussi la couleur du sexe, simplement sulfureux ou carrément sale, la référence à la prostituée, à la bad girl.«De la lingerie noire ou blanche ne fait pas du tout le même ef fet, poursuit Mariette Julien.Et essayez d\u2019imaginer une scène de sadomasochisme avec des accessoires pastel\u2026 » La teinte colpor te l\u2019idée du rebelle éternel, du délinquant, de la jeunesse.Et elle est aussi depuis la nuit des temps couleur de la mort.Les crânes et squelettes sont déjà noirs dans l\u2019iconographie romaine.Et le resteront.Si les vêtements du deuil de la même époque «sont plus sombres que noirs», indique Michel Pastoureau, quelque part entre le gris et le brun, la mort y prend déjà sa couleur symbolique.Aujourd\u2019hui, le noir est indubitablement la couleur chic, de mise en toute occasion.Celle de la démocratisation de la mode et d\u2019une nouvelle ère sociale où hommes, femmes, riches, pauvres le portent, par opposition au blanc qui pullulait dans les garde-robes des riches, afin de bien montrer que ceux-ci ne travaillaient pas, ne se salissaient pas.Maintenant, « por ter du noir, c\u2019est se fondre dans la foule \u2014 c\u2019est d\u2019ailleurs la couleur des agents secrets et des espions\u2026 \u2014, on cherche à attirer l\u2019attention non pas sur le vêtement, mais sur la personne.Dans la mise en scène corporelle, ce sont les qualités humaines qui sont alors mises en avant », analyse la professeure.Le noir est au goût du jour, et se trouve par tout.Pour tant, dans les enquêtes sur la notion de couleur préférée faites en Europe et aux États-Unis, indique Michel Pastoureau, «le noir n\u2019est ni la plus appréciée (bleu) ni la moins aimée (jaune) : pour la première fois de son histoire, il se situe au milieu de la gamme.Serait-il enfin devenu une couleur moyenne?Une couleur neutre?Une couleur comme les autres?» Le Devoir PASCAL PAVANI AGENCE FRANCE-PRESSE L\u2019usage que fait l\u2019artiste Pierre Soulages du noir est reconnu.Les cultures anciennes ont une sensibilité à la couleur noire plus développée et plus nuancée que les sociétés contemporaines [\u2026].Dès le paléolithique, les artistes utilisent plusieurs pigments pour produire cette couleur, et le nombre de ceux-ci va en augmentant au fil des millénaires.Extrait de Noir, de Michel Pastoureau Ce sont les artistes qui redonneront aux nuances de l\u2019ébène leur statut de couleur « » L E D E V O I R , L E M A R D I 1 5 M A R S 2 0 1 6 A 6 A V I S L É G A U X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS LÉGAUX & APPELS D\u2019OFFRES HEURES DE TOMBÉE Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/services- et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services- et-annonces/appels-d-offres Courriel : avisdev@ledevoir.com Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédia - tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsa - bilité se limite au coût de la parution.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE ST-FRANÇOIS NO: 450-17-005351-144 COUR SUPÉRIEURE (chambre civile) Caisse D'Économie Desjardins des Cantons Demanderesse -C- 9208-0522 Québec Inc.Défenderesse -et- 9286-6664 Québec Inc.Mise-en-cause AVIS DE VENTE SOUS CONTRÔLE DE JUSTICE AUX ENCHÈRES Conformément aux jugements rendus en l'instance, Jean-Félix Bou- chard, huissier de justice, de l'Étude J.F.Bouchard Inc., huissiers de justice, a été désigné aux ?ns de vendre aux enchères, pour et au nom de la défenderesse, les immeubles ici concernés.En conséquence, il sera procédé à la vente aux enchères des immeubles ci- après décrits, le 6 avril 2016 à 11h00, à l'adresse suivante : 976, Croissant du Jaseur, Magog (Québec) J1X 0E3 Prendre note que, s'il y a lieu, sur rendez-vous une visite jumelée à une période d'informations avant la vente où le soussigné sera présent se tiendra, le cas échéant.Pour toute information, veuillez communiquer avec Jean-Félix Bouchard au (514) 350-9000.DESCRIPTION DES IMMEUBLES ET CONDITIONS \" Un immeuble connu et désigné comme étant le lot numéro QUATRE MILLIONS CENT SOIXANTE- DIX MILLE TROIS CENT QUATRE-VINGT-SEPT (4 170 387) au Cadastre du Québec, circonscription foncière de Stanstead.Un immeuble connu et désigné comme étant le lot numéro QUATRE MILLIONS CENT SOIXANTE- DIX MILLE TROIS CENT QUATRE-VINGT-HUIT (4 170 388) au Cadastre du Québec, circonscription foncière de Stanstead.Avec bâtisse portant les numéros 972 et 976, rue Croissant du Jaseur, Magog, Québec, J1X 0E3.La QUOTE-PART DES DROITS INDIVIS dans les PARTIES COMMUNES afférentes à la partie privative ci-dessus désignée, telle qu'établie dans la déclaration de copropriété publiée au bureau de la publicité des droits de la circonscription foncière de Stanstead sous le numéro 17 704 223.Ces dites parties communes sont connues comme suit : La partie commune est constituée par le lot numéro QUATRE MILLIONS CENT SOIXANTE-DIX MILLE TROIS CENT QUATRE- VINGT-QUATRE (4 170 384) du Cadastre du Québec, dans la circonscription foncière de Stanstead.\" Les immeubles sont plus amplement désignés aux jugements.Le montant de la mise à prix des immeubles (départ des enchères) sera celui offert et jugé raisonnable pour chaque immeuble conformément au jugement rendu le 19 octobre 2015 suivant les présentes circonstances en l'instance.Sous réserves du droit de rétention prévu concernant l'immeuble, l'adjudicataire devra payer, au moment de l'adjudication, en argent comptant, traite bancaire ou chèque visé fait à l'ordre de Étude J.F.Bouchard Inc., huissiers de justice en ?déi- commis, vingt-cinq pour cent (25%) du prix d'adjudication à titre de dépôt non remboursable.La prise de possession des immeubles se fera uniquement sur signature des actes de vente et seulement lorsque le prix de vente ainsi que toutes les taxes et /ou toute autre condition de signature, le cas échéant, auront été acquittés en entier.Les autres conditions de vente et la description détaillée des immeubles seront disponibles sur demande ou lors de la visite jumelée à une période d'informations, le cas échéant.St-Eustache, le 10 mars 2016 Jean-Félix Bouchard, huissier de justice Étude J.F.Bouchard Inc., huissier de justice 240, Chemin de la Grande-Côte St Eustache (Québec) J7P 1B5 Tel.: (514)350-9000/Fax.: (514)350-9001 Courriel: ventesouscontrole@etu- dejfbouchard.comª AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE - C.c.Q.art 795 Avis est par les présentes donné que l'inventaire des biens de feu Monsieur René DAOUST, en son vivant de Montréal, décédé le 7 janvier 2016, peut être consulté par les intéressés à l'Étude de Me Pierre-Bernard Labelle, notaire, 1265, rue Berri, bureau 930, Montréal, Québec, H2L 4X4.Avis est donné qu\u2019une assemblée ordinaire du conseil d\u2019agglomération aura lieu : Date le jeudi 24 mars 2016, à 17 h Lieu Salle du conseil de l\u2019hôtel de ville 275, rue Notre-Dame Est (métro Champ-de-Mars) Une période de questions du public est prévue au début de l\u2019assemblée.Les personnes qui désirent poser des questions doivent se présenter entre 15 h et 16 h 30 au rez-de-chaussée de l\u2019édifice Chaussegros-de-Léry situé au 303, rue Notre-Dame Est pour obtenir un numéro d\u2019inscription.Toutefois, les personnes à mobilité réduite peuvent se présenter à l\u2019hôtel de ville, situé au 275, rue Notre-Dame Est, en utilisant l\u2019accès situé au 510, rue Gosford.Le tirage au sort déterminant l\u2019ordre dans lequel les personnes pourront poser leur question se déroulera au 303, rue Notre-Dame Est à compter de 16 h 30.Il est impératif d\u2019avoir en sa possession une preuve d\u2019identité avec photo aux fins de son inscription.À défaut, une personne ne pourra être inscrite.Les personnes inscrites recevront une carte d\u2019identification qui leur permettra d\u2019accéder à la salle du conseil municipal afin de pouvoir poser leur question.Les personnes inscrites à la période de questions ainsi que les personnes intéressées à assister aux délibérations du conseil accèdent à l\u2019hôtel de ville par la porte du côté est (510, rue Gosford).La salle est équipée d\u2019un système d\u2019aide à l\u2019audition.Pour y avoir accès, il suffit de syntoniser la fréquence 100,3 sur la bande FM de votre baladeur.De plus, un service d\u2019interprétation pour les personnes ayant des limitations auditives est offert sur demande, sous réserve de la disponibilité d\u2019interprètes.Veuillez communiquer, au moins 3 jours ouvrables à l\u2019avance, au 514-872-3142.Montréal, le 15 mars 2016 Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon Avis public Avis est donné qu\u2019une assemblée ordinaire du conseil municipal aura lieu : Date le lundi 21 mars 2016, à 13 h Lieu Salle du conseil de l\u2019hôtel de ville 275, rue Notre-Dame Est (métro Champ-de-Mars) Veuillez noter que la période de questions du public n\u2019aura pas lieu au début de l\u2019assemblée mais à 19 h.Les personnes qui désirent poser des questions doivent se présenter entre 17 h et 18 h 30 au rez- de-chaussée de l\u2019édifice Chaussegros-de-Léry situé au 303, rue Notre-Dame Est pour obtenir un numéro d\u2019inscription.Toutefois, les personnes à mobilité réduite peuvent se présenter à l\u2019hôtel de ville, situé au 275, rue Notre-Dame Est, en utilisant l\u2019accès situé au 510, rue Gosford.Le tirage au sort déterminant l\u2019ordre dans lequel les personnes pourront poser leur question se déroulera au 303, rue Notre-Dame Est à compter de 18 h 30.Il est impératif d\u2019avoir en sa possession une preuve d\u2019identité avec photo aux fins de son inscription.À défaut, une personne ne pourra être inscrite.Les personnes inscrites recevront une carte d\u2019identification qui leur permettra d\u2019accéder à la salle du conseil municipal afin de pouvoir poser leur question.Prenez note qu\u2019en prévision de la séance du mardi 22 mars 2016, la période d\u2019inscription débutera à 8 h 30 et le tirage au sort se déroulera à compter de 9 h, et ce, au même endroit, soit dans l\u2019édifice Chaussegros-de-Léry situé au 303, rue Notre-Dame Est.Les personnes inscrites à la période de questions ainsi que les personnes intéressées à assister aux délibérations du conseil accèdent à l\u2019hôtel de ville par la porte du côté est (510, rue Gosford).La salle est équipée d\u2019un système d\u2019aide à l\u2019audition.Pour y avoir accès, il suffit de syntoniser la fréquence 100,3 sur la bande FM de votre baladeur.De plus, un service d\u2019interprétation pour les personnes ayant des limitations auditives est offert sur demande, sous réserve de la disponibilité d\u2019interprètes.Veuillez communiquer, au moins 3 jours ouvrables à l\u2019avance, au 514-872-3142.Montréal, le 15 mars 2016 Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon Avis public AVIS PUBLIC ASSEMBLÉE PUBLIQUE DE CONSULTATION PREMIER PROJET DE RÈGLEMENT NUMÉRO 01-279-44 AVIS est par les présentes donné aux personnes intéressées par le soussigné, secrétaire de l\u2019arrondissement de Rosemont?La Petite-Patrie, que le conseil d\u2019arrondissement a adopté lors de sa séance tenue le 7 mars, le premier projet de règlement portant le numéro 01-279-44 intitulé : « Règlement modifiant le Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement Rosemont-Petite-Patrie (01-279) et le Règlement sur les projets particuliers de construction, de modification ou d\u2019occupation d\u2019un immeuble (RCA-8) » Une assemblée publique de consultation sera tenue, concernant ce projet de règlement, le 4 avril 2016, à 17 h, au 5650, rue D\u2019Iberville, 2e étage, en la Ville de Montréal, conformément aux dispositions de la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (RLRQ, c.A-19.1).Au cours de cette assemblée publique de consultation, le maire de l\u2019arrondissement ou un autre membre du conseil désigné par lui, expliquera le projet de règlement ainsi que les conséquences de son adoption et entendra les personnes qui désirent s\u2019exprimer à ce sujet.En résumé, l\u2019objet du présent projet de règlement vise à modifier le Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement Rosemont-Petite-Patrie (01-279) et le Règlement sur les projets particuliers de construction, de modification ou d\u2019occupation d\u2019un immeuble (RCA-8), afin d\u2019assurer la concordance au Schéma d\u2019aménagement et de développement de l\u2019agglomération de Montréal (RCG 14-029).Les modifications touchent notamment aux dispositions sur l\u2019abattage d\u2019arbres, les enseignes publicitaires et les secteurs significatifs, les conditions de localisation d\u2019un usage sensible aux abords d\u2019une voie à débit important et d\u2019une voie ferrée principale, la localisation d\u2019une installation de transport d\u2019hydrocarbure par pipeline, d\u2019un centre de traitement des matières organiques, d\u2019un centre de biométhanisation, d\u2019un centre de compostage et d\u2019un centre de prétraitement des ordures ménagères.De plus, de nouvelles dispositions sont instaurées relativement à l\u2019accessibilité universelle, le patrimoine archéologique, les lieux de culte d\u2019intérêts et les grandes propriétés à caractère institutionnel.Le territoire concerné par ce règlement comprend des zones visées.Les zones visées par le règlement touchent en partie ou à l\u2019ensemble du territoire de l\u2019arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie selon la disposition applicable.Ce projet de règlement ne contient aucune disposition susceptible d\u2019approbation référendaire.Le projet de règlement est disponible pour consultation au bureau Accès Montréal de l\u2019arrondissement, situé au 5650, rue D\u2019Iberville, 2e étage, en la Ville de Montréal, du lundi au vendredi de 8 h 30 h à 16 h 30.Fait à Montréal, ce 15 mars 2016.Karl Sacha Langlois, LL.L., B.A.A., OMA Secrétaire d\u2019arrondissement AVIS PUBLIC Arrondissement Rosemont?La Petite-Patrie AUX PERSONNES INTÉRESSÉES AYANT LE DROIT DE SIGNER UNE DEMANDE DE PARTICIPATION À UN RÉFÉRENDUM SECOND PROJET DE RÉSOLUTION NUMÉRO CA16 26 0075 OBJET DU PROJET ET DEMANDE DE PARTICIPATION À UN RÉFÉRENDUM À la suite de l\u2019assemblée publique de consultation tenue le 29 février 2016, le conseil d\u2019arrondissement a adopté lors de la séance tenue le 7 mars 2016, un second projet de résolution (CA16 26 0075) et ce, en vertu du Règlement sur les projets particuliers de construction, de modification ou d\u2019occupation d\u2019un immeuble de l\u2019arrondissement de Rosemont?La Petite-Patrie (RCA-8).\u2022 L\u2019objet de ce second projet de résolution vise à autoriser la construction de 2 bâtiments résidentiels de 6 étages comportant des unités de stationnement au sous-sol et, au total, environ 230 logement, situé au 3033, rue Sherbrooke Est (lot 3 361 823), en dérogation aux articles 8 à 10, 22, 23.1 à 26, 34, 40, 52 à 70.2 et 121 du Règlement d\u2019urbanisme Rosemont\u2013Petite- Patrie (01-279), relatifs à la hauteur maximale prescrite, à une disposition sur les constructions hors toits, à la densité minimale prescrite, au taux d\u2019implantation maximale prescrite, à l\u2019alignement de construction et à l\u2019usage et d\u2019assortir l\u2019autorisation des conditions énoncées dans ledit projet.Ce second projet contient des dispositions susceptibles d\u2019approbation référendaire.En effet, les autorisations et les conditions contenues dans la résolution portant sur la hauteur maximale prescrite, l\u2019alignement de construction, l\u2019usage, le taux d\u2019implantation et les dispositions sur les constructions hors toit sont susceptibles d\u2019approbation référendaire.Par conséquent, les dérogations aux articles 8 à 10, 22, 23.1 à 26, 40, 52 à 70.2 et 121 du Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement Rosemont-Petite-Patrie (01-279) sont susceptibles d\u2019approbation référendaire.Ainsi, le projet peut faire l\u2019objet d\u2019une demande de la part des personnes intéressées de la zone concernée 0613 et de celles de toute zone contiguë à celles-ci, telles qu\u2019identifiées au plan ci-dessous, afin que la résolution soit soumise à leur approbation, conformément à la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités.DESCRIPTION DES ZONES Le plan ci-dessous illustre la zone concernée et ses zones contiguës.Ce plan décrivant la zone concernée et ses zones contiguës peut être consulté au bureau Accès Montréal de l\u2019arrondissement, au 5650, rue D\u2019Iberville, 2e étage, du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 16 h 30.CONDITIONS DE VALIDITÉ D\u2019UNE DEMANDE Pour être valide, toute demande doit : \u2022 indiquer clairement le numéro de la résolution qui en fait l\u2019objet et la zone d\u2019où elle provient; \u2022 être reçue au bureau d\u2019arrondissement dans les huit jours suivant le présent avis, soit au plus tard le 23 mars 2016 à 16 h 30, à l\u2019adresse suivante : Secrétaire de l\u2019arrondissement Arrondissement de Rosemont\u2013La Petite-Patrie 5650, rue D\u2019Iberville, 2e étage, Montréal (Québec) H2G 2B3 \u2022 être signée par au moins 12 personnes intéressées de la zone d\u2019où elle provient ou par au moins la majorité d\u2019entre elles si le nombre de personnes intéressées dans la zone n\u2019excède pas 21.PERSONNES INTÉRESSÉES Les renseignements permettant de déterminer quelles sont les personnes intéressées ayant le droit de signer une demande et les modalités d\u2019exercice par une personne morale du droit de signer une demande peuvent être obtenus au bureau Accès Montréal de l\u2019arrondissement.ABSENCE DE DEMANDES En l\u2019absence de demande valide provenant d\u2019une ou de plusieurs zones, le second projet de résolution pourra être inclus dans une résolution qui n\u2019aura pas à être approuvée par les personnes habiles à voter.CONSULTATION DU PROJET Ce second projet de résolution (CA16 26 0075) est disponible pour consultation, du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 16 h 30, au bureau Accès Montréal de l\u2019arrondissement, lequel est situé au 5650, rue D\u2019Iberville, 2e étage, en la Ville de Montréal.Fait à Montréal, ce 15 mars 2016.Me Karl Sacha Langlois, LL.L, B.A.A., OMA Secrétaire d\u2019arrondissement ASSEMBLÉE PUBLIQUE DE CONSULTATION PROJET DE RÉSOLUTION \u2013 PPCMOI 2015-07/C04-29 AVIS est donné aux personnes intéressées de l\u2019arrondissement de Saint-Léonard et des arrondissements de Rosemont\u2013La Petite-Patrie et de Villeray-Saint-Michel\u2013Parc- Extension demeurant dans une zone contiguë à l\u2019arrondissement de Saint-Léonard que lors de sa séance ordinaire tenue le 7 mars 2016, le conseil d\u2019arrondissement de Saint-Léonard a adopté, en vertu du Règlement sur les projets particuliers de construction, de modification ou d\u2019occupation d\u2019un immeuble (2177), un projet de résolution approuvant le projet particulier PPCMOI 2015-07/C04-29 visant à autoriser l\u2019installation d\u2019une (1) enseigne directionnelle sur poteau et d\u2019une (1) enseigne apposée à plat sur le mur du bâtiment situé au 4400-4420, rue Jean-Talon, lot numéro 5 556 179 du cadastre du Québec.Une assemblée publique de consultation sera tenue sur ce projet de résolution, le mercredi 23 mars 2016, à 17 h, à la mairie d\u2019arrondissement située au 8400, boulevard Lacordaire, en conformité avec les dispositions de la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (RLRQ, c.A-19.1).Au cours de cette assemblée publique de consultation, le maire de l\u2019arrondissement ou un autre membre du conseil désigné par lui, expliquera le projet de résolution ainsi que les conséquences de son adoption et entendra les personnes qui désirent s\u2019exprimer à ce sujet.Ce projet de résolution ne contient pas de disposition susceptible d\u2019approbation référendaire et il vise la zone Commerce C04-29.Le plan ci-dessous, illustre la zone visée et ses zones contiguës.Ce projet de résolution et le plan ci-dessus sont disponibles pour consultation à la mairie d\u2019arrondissement située au 8400, boulevard Lacordaire, durant les heures normales de bureau, soit : du lundi au jeudi, de 8 h à 11 h 45, de 12 h 45 à 16 h 45, et le vendredi, de 8 h à 12 h.Montréal, le 15 mars 2016.La Secrétaire d\u2019arrondissement Guylaine Champoux, avocate Cet avis peut également être consulté sur le site Internet de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : www.ville.montreal.qc.ca/st-leonard Avis public ASSEMBLÉE PUBLIQUE DE CONSULTATION PREMIER PROJET DE RÈGLEMENT NUMÉRO 1886-341 AVIS est donné aux personnes intéressées de l\u2019arrondissement de Saint-Léonard et des arrondissements d\u2019Anjou, Mercier\u2013Hochelaga- Maisonneuve, Montréal-Nord, Rosemont\u2013La Petite- Patrie et Villeray\u2013Saint-Michel\u2013Parc-Extension demeurant dans une zone contiguë à l\u2019arrondissement de Saint-Léonard que lors de sa séance ordinaire tenue le 7 mars 2016, le conseil d\u2019arrondissement de Saint-Léonard a adopté un premier projet de règlement numéro 1886-341 intitulé : « Règlement modifiant le règlement de zonage numéro 1886, de façon à modifier les dispositions relatives aux quais de chargement des bâtiments existants implantés sur des terrains d\u2019angle, dans les secteurs industriels ».Une assemblée publique de consultation sera tenue sur ce premier projet de règlement, le mercredi 23 mars 2016, à 17 h, à la mairie d\u2019arrondissement située au 8400, boulevard Lacordaire, en conformité avec les dispositions de la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (RLRQ, c.A-19.1).Au cours de cette assemblée publique de consultation, le maire de l\u2019arrondissement ou un autre membre du conseil désigné par lui, expliquera le premier projet de règlement ainsi que les conséquences de son adoption et entendra les personnes qui désirent s\u2019exprimer à ce sujet.Ce premier projet de règlement contient des dispositions susceptibles d\u2019approbation référendaire et il vise l\u2019ensemble des secteurs industriels du territoire de l\u2019arrondissement.Ce premier projet de règlement, le résumé et le plan de zonage sont disponibles pour consultation à la mairie d\u2019arrondissement située au 8400, boulevard Lacordaire, durant les heures normales de bureau, soit : du lundi au jeudi, de 8 h à 11 h 45, de 12 h 45 à 16 h 45, et le vendredi, de 8 h à 12 h.Montréal, le 15 mars 2016.La Secrétaire d\u2019arrondissement Guylaine Champoux, avocate Cet avis peut également être consulté sur le site Internet de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : www.ville.montreal.qc.ca/st-leonard Avis public ASSEMBLÉE PUBLIQUE DE CONSULTATION \u2013 RCA 40-20 AVIS PUBLIC est par les présentes donné aux personnes intéressées de l\u2019arrondissement d\u2019Anjou et des arrondissements de Rivière-des- Prairies\u2014Pointe-aux-Trembles, Mercier\u2014 Hochelaga-Maisonneuve, Saint-Léonard et Montréal-Nord, demeurant dans une zone contiguë à l\u2019arrondissement d\u2019Anjou, par le projet de règlement numéro RCA 40-20, modifiant le règlement concernant le zonage (RCA 40); Que le conseil d\u2019arrondissement, suite à l\u2019adoption à sa séance du 1er mars 2016, d\u2019un premier projet de règlement intitulé « Règlement numéro RCA 40-20, modifiant le règlement concernant le zonage (RCA 40) », tiendra une assemblée publique de consultation le mardi 5 avril 2016 à 18 h 30, dans la salle du conseil située au 7701 du boulevard Louis-H.-La Fontaine, en conformité des dispositions de la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme; Que l\u2019objet de ce règlement est de modifier certaines dispositions relatives aux allées d\u2019accès et aux cases de stationnement dans les secteurs résidentiels de l\u2019arrondissement d\u2019Anjou, ainsi que d\u2019apporter des précisions, entre autres, aux articles portant sur les terrasses, le triangle de visibilité, les haies, l\u2019aménagement des cours avant, ainsi que les matériaux de revêtement.Que ce projet de règlement vise l\u2019ensemble du territoire de l\u2019arrondissement d\u2019Anjou; Qu\u2019au cours de cette assemblée publique, le maire d\u2019arrondissement (ou un autre membre du conseil désigné par le maire d\u2019arrondissement) expliquera le projet de règlement ainsi que les conséquences de son adoption et entendra les personnes qui désirent s\u2019exprimer à ce sujet; Que ce projet contient des dispositions propres à un règlement susceptible d\u2019approbation référendaire; Que ce projet de règlement est disponible pour consultation à la mairie d\u2019arrondissement située au 7701 du boulevard Louis-H.-La Fontaine, dans l\u2019arrondissement d\u2019Anjou, durant les heures d\u2019ouverture.Fait à Montréal, arrondissement d\u2019Anjou, le 15 mars 2016 La secrétaire d\u2019arrondissement, Louise Goudreault Avis public ENTRÉE EN VIGUEUR DE RÈGLEMENTS Avis est donné que le conseil d\u2019agglomération, à son assemblée du 28 janvier 2016, a adopté les règlements suivants : RCG 16-009 Règlement autorisant un emprunt de 16 230 000 $ pour le financement de travaux de réfection et de reconstruction du réseau routier artériel dans le secteur du centre-ville RCG 16-010 Règlement autorisant un emprunt de 580 000 $ pour le financement des travaux de réfection d\u2019un aqueduc principal dans le cadre du réaménagement de l\u2019avenue Laurier Ouest, entre l\u2019avenue du Parc et le chemin de la Côte-Sainte- Catherine Ces règlements ont été approuvés par le ministre des Affaires municipales et de l\u2019Occupation du territoire le 8 mars 2016.Ils entrent en vigueur en date de ce jour et sont disponibles pour consultation durant les heures normales de bureau au Service du greffe, 275, rue Notre- Dame Est.Ils peuvent également être consultés en tout temps sur le site Internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/reglements Montréal, le 15 mars 2016 Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon Avis public AVIS DE DIVIDENDE Le 9 février 2016, le conseil d\u2019administration de Technologies Interactives Mediagrif Inc.a déclaré un dividende en espèces de 0,10 $ par action, payable le 15 avril 2016 aux actionnaires inscrits le 1 avril 2016.Hélène Hallak Secrétaire corporative Technologies Interactives Mediagrif Inc.Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 avisdev@ledevoir.com Édition du vendredi 25 mars 2016 : les réservations doivent être faites le mercredi 23 mars avant 12h00 Édition du samedi 26 mars 2016 : les réservations doivent être faites le mercredi 23 mars avant 16h00 Édition du mardi 29 mars 2016 : les réservations doivent être faites le jeudi 24 mars avant 12h 00 Édition du mercredi 30 mars 2016 : les réservations doivent être faites le jeudi 24 mars avant 16h 00 Le journal ne sera pas publié le lundi 28 mars 2016.AVIS PUBLICS TOMBÉES POUR LE CONGÉ PASCAL Page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne : https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire_reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 Depuis au moins quatre ans, Ottawa et Washington s\u2019af fai- rent à établir un programme d\u2019échanges de données sur les entrées et sor ties de voyageurs.La mise en œuvre au Canada a pris du retard, mais Ottawa s\u2019est engagé la semaine dernière à terminer le travail dès que possible.Comme toujours, on avance l\u2019argument de la sécurité pour justifier cette coopération, mais les données servent à d\u2019autres fins et les échanges soulèvent des questions en matière de protection de la vie privée.es attentats du 11 septembre 2001 ont profondément changé la nature de la relation entre le Canada et les États-Unis.La sécurité est devenue un sujet incontournable, et l\u2019idée d\u2019un périmètre englobant les deux pays s\u2019est imposée.En 2011, les deux pays ont publié une vision commune à ce sujet.Parmi les engagements du plan d\u2019action qui en a découlé en décembre 2011 est apparue une initiative sur les entrées et les sorties des voyageurs.L\u2019idée est simple.Les deux pays échangent des données sur l\u2019entrée des voyageurs sur leur territoire à la frontière terrestre, ce qui permet à chacun de savoir qui sort du sien.La première étape a permis d\u2019expérimenter le système à quelques points d\u2019entrée terrestres en ne ciblant que les voyageurs n\u2019étant pas citoyens de l\u2019un ou l\u2019autre pays.La deuxième phase, en vigueur depuis 2013, a étendu l\u2019expérience à tous les points d\u2019entrée terrestres automatisés sans viser les citoyens canadiens ni américains.Ces derniers devaient être ajoutés lors de la troisième phase qui tarde à entrer en vigueur.Quant à la quatrième phase, elle devait étendre les échanges à tous les voyageurs quittant le pays en avion.Les États-Unis récoltent déjà cette information, mais ce n\u2019est toujours pas le cas au Canada.Ce sont ces deux dernières étapes que le Canada s\u2019engage maintenant à mettre en œuvre.Ce qui exigera des modifications à des lois et à des règlements.Heureusement, car cela garantira au moins la tenue d\u2019un débat plus que nécessaire au Parlement.?Ces échanges de données soulèvent des inquiétudes depuis le début.Pour s\u2019y opposer, certains évoquent le cas de Maher Arar, bien que ce dernier ait été expulsé en Syrie sur la base d\u2019informations fausses fournies par la GRC.D\u2019autres craignent qu\u2019on fouille dans le passé des gens pour leur interdire l\u2019entrée.Tel qu\u2019il existe, le programme de suivi des entrées et sorties ne le permettrait pas.La liste des données partagées est limitée : nom, date de naissance, nationalité ou citoyenneté, sexe, information sur le document de voyage (numéro, type et pays de délivrance) et en?n la date, l\u2019heure et le point d\u2019entrée.Mais que la liste soit courte ou non, des questions persistent au sujet de la protection de la vie privée, de l\u2019échange avec des pays tiers et de l\u2019utilisation des données à d\u2019autres fins que la sécurité.Les gouvernements ne cherchent pas qu\u2019à conjurer une menace terroriste ou à aider les services frontaliers à confirmer le départ de personnes faisant l\u2019objet d\u2019un ordre d\u2019expulsion.Le gouvernement fédéral envisage d\u2019utiliser ces données pour assurer le respect de certaines lois, comme celles sur la citoyenneté et l\u2019assurance-emploi ou pour véri?er l\u2019admissibilité à certaines prestations.Le hic est qu\u2019à la ?n d\u2019avril dernier, les ministères et agences qui prévoient utiliser ces données \u2014 l\u2019Agence des services frontaliers du Canada, l\u2019Agence du revenu, le Service canadien du renseignement de sécurité, Citoyenneté et Immigration, Emploi et Développement social et la Gendarmerie royale du Canada \u2014 n\u2019avaient toujours pas remis la nécessaire Évaluation des facteurs relatifs à la vie privée, indique le dernier rapport annuel du Commissaire à la vie privée déposé en décembre.Le communiqué canadien publié après la visite of?cielle du premier ministre Justin Trudeau à Washington, la semaine dernière, se limite à dire que la poursuite de cette initiative se fera « en respectant nos cadres constitutionnels et juridiques respectifs et en protégeant le droit des citoyens à la vie privée».Le communiqué américain ne souf?e mot de cette préoccupation.Un autre problème dont on parle peu est l\u2019échange de données avec des pays tiers.Le Canada ne peut actuellement empêcher les États-Unis de par tager celles qu\u2019il leur fournit, même si les autorités américaines sont obligées de l\u2019aviser d\u2019un tel transfert.Avant d\u2019aller de l\u2019avant, le gouvernement canadien doit mettre cartes sur table au sujet du transfert possible de données à un pays tiers, clari?er la véritable utilisation qu\u2019il compte faire des données et exiger de tous les ministères qu\u2019ils fassent leurs devoirs en matière de protection de la vie privée.L E D E V O I R , L E M A R D I 1 5 M A R S 2 0 1 6 A 8 EDITORIAL L E T T R E S La langue et l\u2019art contemporain Le Devoir a récemment publié une lettre (L\u2019art contemporain\u2026 en anglais seulement, 10 mars 2016) dans laquelle une visiteuse du Musée d\u2019art contemporain de Montréal (MAC) déplorait le peu d\u2019efforts faits par cette institution dans le but de faciliter la compréhension des œuvres vidéo en langue anglaise présentées au sein de sa programmation.Dans sa réplique (Pour le MAC, le français est important, 12 mars 2016), le directeur du MAC, John Zeppetelli, répond à la critique en énumérant d\u2019abord les dif férents outils (journal, site Web, publications, etc.) développés par le Musée afin de favoriser une meilleure compréhension des œu- vres.Puis il précise : «Aujourd\u2019hui, les artistes de toutes origines choisissent fréquemment la langue anglaise dans le but avoué de rejoindre le public le plus large et ainsi faire voyager leurs expositions.Or la traduction d\u2019une œuvre est parfois complexe et il n\u2019est pas toujours possible de s\u2019en acquitter en respectant l\u2019intégrité de l\u2019œuvre et la volonté de l\u2019artiste.» Cette précision du directeur du MAC soulève une question essentielle qui, au regard d\u2019une mondialisation toujours bien en selle, mérite d\u2019être régulièrement posée : dans quelle mesure la composante linguistique d\u2019une œuvre d\u2019art \u2014 donc le choix d\u2019une langue plutôt qu\u2019une autre \u2014 influe-t-elle sur le sens de cette œuvre ?Le directeur termine son texte en soulignant que « l\u2019ar t est une oasis de liber té qu\u2019il nous faut, comme société, absolument protéger » et que le MAC, « en cette ère de mondialisation et de circulation des œu- vres et des idées, ne pourrait limiter ses choix de programmation artistique à des considérations linguistiques ».En effet, il importe de protéger la liberté et de favoriser la circulation des idées.C\u2019est pourquoi, en cette ère de mondialisation, il y aurait sans doute lieu d\u2019évaluer l\u2019impact, sur la pratique artistique et sur ses milieux, des choix linguistiques qui les traversent et les façonnent, ici comme ailleurs.Et un musée d\u2019art contemporain, par l\u2019entremise de ses différentes activités (expositions, colloques, publications, biennale internationale, etc.), nous semble l\u2019endroit tout indiqué pour accueillir et diffuser ce type de réflexion.Pierre Landry, historien de l\u2019art Québec, le 14 mars 2016 Un ministre remis à sa place Enfin des gens qui remettent à sa place le ministre de la Santé.À l\u2019émission Tout le monde en parle, ce dernier a littéralement perdu de sa superbe devant la porte-parole de l\u2019opposition officielle, Mme Lamarre.Ses arguments et son attitude à la Donald Trump \u2014 crier, couper la parole et avancer des illusions que nous devrions prendre pour des réalités \u2014 semblaient tellement minables devant les arguments avancés par Mme Lamarre.Mais là où il a paru le plus affaibli, c\u2019est devant trois mères d\u2019enfants handicapés qui, par leur noble attitude calme et pondérée, nous ont montré que le gros méchant ministre de la Santé perdait ses moyens devant des gens qui préfèrent la discussion à l\u2019enflure verbale.Bravo, Mesdames.Michel Chartrand aimait dire que si le Québec doit s\u2019épanouir, c\u2019est par les femmes qu\u2019il le fera.M.Chartrand avait raison.Jean Chenay Sherbrooke, le 14 mars 2016 Donald Trump, l\u2019agent provocateur Samedi soir au Kansas, Donald Trump a pris une demi-heure de son discours d\u2019une heure pour s\u2019en prendre directement aux contestataires présents dans la salle (la forte majorité ayant été retenue à l\u2019extérieur).Une tactique de provocation pour soulever la foule de ses partisans.On en vient à se demander s\u2019il n\u2019est pas en train d\u2019en faire une stratégie pour alimenter la division chez les électeurs républicains traditionnels.Et, du même coup, augmenter sa clientèle dans les classes populaires blanches afin d\u2019élargir à ce point sa base électorale qu\u2019il deviendra impossible de le maîtriser et encore moins de l\u2019empêcher de gagner cette campagne.Devant un tel état de fait, on ne peut s\u2019empêcher de craindre le pire par rapport à une telle exploitation d\u2019un discours haineux qui entretient la violence.Ce qui nous rappelle le pire moment de l\u2019histoire avec la montée des régimes totalitaires.Que cela se passe dans ce pays est impensable.Et pourtant ! Disons enfin que le traitement médiatique de la campagne de Donald Trump est responsable pour une grande part de son succès.Les grandes chaînes de la télévision américaine lui offrent quotidiennement, et ce, aux grandes heures d\u2019écoute, cette présence et cette publicité qu\u2019il n\u2019a pas à financer.Il a donc eu le génie de comprendre l\u2019influence de ce précieux outil d\u2019information que l\u2019on peut transformer, à son profit, en moyen d\u2019action politique.Ce pays est politiquement en pleine dérive.À faire frémir! Claude Poulin Québec, le 13 mars 2016 FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints NELLIE BRIÈRE, PAUL CAUCHON, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET L I B R E O P I N I O N DONNÉES À LA FRONTIÈRE Plus qu\u2019un enjeu de sécurité L M A T H I E U S A N T E R R E Associé et formateur agréé, L\u2019Orange bleue affaires publiques inc.J e n\u2019accepte pas l\u2019acceptabilité sociale.C\u2019est un concept grossier et cynique qu\u2019on tente maladroitement de superposer à celui de légitimité politique afin de vainement l\u2019encadrer.Cette semaine, alors que débute une commission parlementaire sur le sujet, tentons de cerner la vraie nature de l\u2019acceptabilité sociale.La lecture du Livre vert du gouvernement en matière d\u2019acceptabilité sociale est très instructive sur la vacuité de ce concept.D\u2019entrée de jeu, les notices méthodologiques placent le débat au bon endroit : « l\u2019acceptabilité sociale ne fait pas l \u2019objet d\u2019une définition consen- suelle ».Ça part fort.On ne sait même pas de quoi on parle.Le gouvernement tente alors sa définition : «L\u2019acceptabilité sociale est essentiellement la résultante d\u2019un processus de consultation dans lequel promoteur, élus, organismes, groupes et citoyens discutent ensemble sur [sic] les conditions permettant la réalisation ou non d\u2019un projet de développement.» Ah bon ?C\u2019est bien, c\u2019est souvent même nécessaire, mais il n\u2019y a rien de nouveau dans cette idée.Par quel ef fet de mode stérile en vient-on à déclarer que «L\u2019acceptabilité sociale s\u2019impose de plus en plus comme un élément incontournable de tout projet de mise en valeur des ressources» ?Pour finir, on nous précise que l\u2019acceptabilité sociale «ne signifie pas unanimité» et que «c\u2019est au gouvernement ultimement qu\u2019il appartient de déterminer les conditions d\u2019autorisation d\u2019un projet ».Tout ça pour ça ?Pourquoi se doter de toute cette architecture conceptuelle pour simplement se dire qu\u2019on doit consulter avant de lancer des projets importants et que le gouvernement, élu démocratiquement, a le dernier mot ?Le Parlement consulte, les conseils municipaux aussi.Certaines entreprises aussi, les plus prudentes ou les plus habiles.Parlons des « vraies affaires ».Le gouvernement propose dans son Livre vert quelques grandes orientations afin de concrétiser son approche dite d\u2019acceptabilité sociale.Résumons en quelques mots : information sur le rôle du gouvernement, processus de consultation transparents et par ticipatifs, par tage des bénéfices de projets et considération juste des souhaits de la population par le gouvernement.On parle donc ici de transparence de la part de promoteurs et du gouvernement, afin que le public ait une information juste à propos d\u2019un projet donné.On parle d\u2019un partage équitable des bénéfices d\u2019un projet afin d\u2019obtenir l\u2019assentiment du gouvernement.On parle d\u2019un processus de consultation sérieux permettant l\u2019expression populaire et nourrissant la décision du gouvernement.Parle-t-on d\u2019acceptabilité sociale ?Non.On parle ici des conditions qui déterminent la légitimité politique de tout projet, que ce soit dans le domaine des ressources naturelles, des régimes de retraite ou du transpor t par taxi.Transparence, équité et consultation : ces trois choses ne sont pas la fameuse résultante d\u2019une pseudo-politique avancée d\u2019acceptabilité sociale, c\u2019est le strict minimum en démocratie si vous voulez assurer la légitimité politique de votre projet ! Ce que j\u2019accepte le moins est la tendance à présenter l\u2019acceptabilité sociale comme un substitut au fonctionnement de nos institutions.D\u2019une part, on envoie un message néfaste de défiance à l\u2019égard de processus de consultation déjà existants, y compris les élections, qui permettent aux citoyens d\u2019exprimer leurs préoccupations et d\u2019obtenir des correctifs au besoin.D\u2019autre part, on dicte aux médias d\u2019information les conditions qui font qu\u2019un projet est dans l\u2019intérêt du public.L\u2019acceptabilité sociale n\u2019est rien d\u2019autre qu\u2019une légit imité pol i t ique obtenue par transparence, équité et consultation.Le processus par lequel cette légitimité se forge est plus complexe et profond que le concept cynique d\u2019acceptabilité sociale qui circule actuellement.L\u2019« acceptabilité sociale », un concept cynique MANON CORNELLIER L E D E V O I R , L E M A R D I 1 5 M A R S 2 0 1 6 A 9 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Michaël Monnier et Olivier Zuida (recher- chistes photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel David(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Julie Carpentier (pupitre); information culturelle : Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline Montpetit(reporters), Benoît Munger et Philippe Papineau(pupitre); information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre); information internationale : Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives), Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre); section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); Loïc Hamon (cahiers spéciaux); équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITÉ Mélisande Simard (adjointe par intérim), Jean de Billy, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Geneviève O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie Filion et Kevin McKissock.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Florentina Draghici et Xavier Pigeon (par intérim).G É R A R D B É L A N G E R Professeur au Département d\u2019économique de l\u2019Université Laval e présent texte offre quelques données sur l\u2019amélioration de la position relative des femmes.Comme tout phénomène démographique, les effets se font sentir progressivement, mais ceux-là demeurent bien réels.Arrivé à la dernière étape de la vie, je suis bien placé pour en juger toute l\u2019importance.Au milieu des années 1960, l\u2019expression «Qui prend mari, prend pays » était courante.Au- jourd\u2019hui, cette expression susciterait à tout le moins la risée.D\u2019ailleurs, le mariage est devenu une institution minoritaire : seulement 27 % des hommes et 30 % des femmes se marieraient avant 50 ans si les taux de nuptialité de 2014 se poursuivaient.Au reste, les indicateurs du progrès relatif des femmes sont nombreux.Il est utile d\u2019en donner des illustrations.La féminisation de la médecine et le succès relatif des femmes en éducation La médecine est un secteur où la féminisation des effectifs fut rapide.En 1979, un médecin sur neuf au Québec était une femme contre près de la moitié, soit 46 %, en 2014.La situation est encore plus marquée pour les médecins âgés de moins de 40 ans : les femmes médecins représentent 63 % des effectifs.La publication Indicateurs de l\u2019éducation (édition 2013) fournit de nombreuses données sur les importants progrès, ou mieux, la domination relative des femmes dans les apprentissages en éducation, et cela, depuis de nombreuses années.En voici trois extraits : Sur l\u2019obtention des diplômes universitaires : «Quant à l\u2019obtention d\u2019un baccalauréat, la situation relative des sexes s\u2019est modifiée profondément depuis 1976, alors que le taux d\u2019obtention d \u2019un baccalauréat était de 13,1 % chez les femmes et de 16,7 % chez les hommes.C\u2019est en 1983 que les taux des deux groupes se sont rejoints.Depuis ce temps, la progression s\u2019est poursuivie à l\u2019avantage des femmes et, en 2011, les taux atteignaient 40,8 % chez les femmes et 25,9 % chez les hommes.Les gains chez les femmes, depuis 1976, sont donc de 27,7 points, contre 9,2 points chez les hommes.» (p.114) Sur l\u2019accès aux études collégiales : « En 2011- 2012, la propor tion de jeunes Québécois et Québécoises qui atteignaient l\u2019enseignement ordinaire au collégial se situait à 63,9 %.L\u2019accès à l\u2019enseignement collégial ordinaire a donc connu une hausse de 24,6 points depuis 1975- 1976.[\u2026] L\u2019écart n\u2019a cessé de se creuser entre les femmes et les hommes depuis le milieu des années 1970, pour atteindre 17,8 points en faveur des femmes en 2011-2012 alors qu\u2019il était inférieur à 1 point en 1975-1976.» (p.60) Sur le décrochage scolaire au secondaire : « Le décrochage annuel en formation générale des jeunes est plus élevé chez les garçons que chez les filles.En 2010-2011, le taux annuel de décrochage s\u2019élève à 20,1 % pour les garçons, comparativement à 12,6 % pour les filles.Il s\u2019agit donc d\u2019un écart de 7,5 points.» (p.58) La société privilégie le savoir.Grâce à la machinerie et à l\u2019équipement, la force humaine brute est de moins en moins importante.La production des biens exige peu de main-d\u2019œu- vre sur le plancher.Dans le passé, les gens étaient payés pour brûler des calories ; au- jourd\u2019hui, ils doivent au contraire dépenser de l\u2019argent pour le faire.Dans toutes les activités, le capital humain prend de plus en plus de place et la performance relative des femmes en éducation les favorise.Le taux de chômage selon le sexe La détérioration de la situation relative des hommes se reflète aussi dans les taux de chômage.La situation se résume ainsi : avant 1982, le taux de chômage des femmes dépassait apprécia- blement celui des hommes pour être assez comparable entre 1982 et 1991.Depuis cette date, le taux de chômage des hommes est plus élevé que celui des femmes et l\u2019écart est substantiel : entre 2008 et 2015, l\u2019écart moyen a été de 2,1 unités de pourcentage par rapport à un taux moyen de chômage pour les femmes de 6,7%.En somme, les données ne mentent pas : l\u2019avenir favorise le sexe féminin même si les femmes continuent de consacrer plus de temps aux enfants.Les effets se produisent sur une longue période à mesure que les générations vieillissent ou disparaissent.Au Canada, en 1976, environ 12 % des femmes dans les familles comptant deux soutiens gagnaient plus que leur conjoint.En 2011, cette proportion avait augmenté de 150 %, atteignant 30 %.Quelle sera-t-elle dans dix ou vingt ans?Cette évolution défavorable aux hommes pourrait même être qualifiée par certains de « la fin des hommes ».Ne justifierait-elle pas d\u2019étendre le mandat du Conseil du statut de la femme pour qu \u2019 il devienne dorénavant le Conseil du statut de la femme et du statut de l\u2019homme ?Bref, de l\u2019égalité des sexes.DÉBAT SUR LE FÉMINISME Pour un élargissement du mandat du CSF La situation est telle qu\u2019il faudrait peut-être envisager de s\u2019intéresser au statut de l\u2019homme C H A N T A L G A G N O N Professeure au Département de linguistique et de traduction de l\u2019Université de Montréal n étudiant les sites mul- tilingues du Bloc québécois (BQ) et du Parti québécois (PQ), nous avons tenté d \u2019évaluer leur positionnement par rapport aux dif férentes communautés linguistiques au Québec.Les années 2000 et 2003 ont été retenues parce qu\u2019à cette époque, les s ites de ces deux par t is étaient multilingues ; ces sites sont aujourd\u2019hui unilingues.[\u2026] Pendant les quelques années où les sites Web du BQ et du PQ ont offert des documents en anglais aux internautes, ils l\u2019ont fait à titre de sites multilingues.Chez les deux partis souverainistes, le bilinguisme ne semble pas être la voie admissible, politiquement parlant, pour atteindre l\u2019électorat d\u2019expression anglaise du Québec.Le fait que ces deux partis militent activement pour la défense de la langue française au Québec (et contre son éventuelle an- glicisation) explique peut-être leur politique de traduction.Par ailleurs, le choix même des langues de traduction invite à penser que ce ne sont pas seulement les communautés anglophones, hispanophones et lusophones qui sont ciblées.Logiquement, on s\u2019attendrait à ce que ces deux partis s\u2019adressent aux communautés immigrantes les plus importantes du Québec.Or, selon Valérie Ami- reault (2004:58), au « Québec, la langue maternelle la plus répandue chez les immigrants demeure, en 2001, l\u2019italien, suivie de la langue arabe en deuxième place.L\u2019arabe devance ainsi l\u2019espagnol qui était deuxième en 1996».Cela dit, si l\u2019espagnol et le portugais n\u2019occupent pas nécessa irement une place prépondérante au Québec, ces langues sont cependant incontournables en contexte continental : l\u2019espagnol, l\u2019anglais, le portugais et le français sont, en ordre d\u2019importance, les langues les plus parlées au sein des Amériques.C\u2019est dire que l\u2019image « non francophone » des partis souverainistes importe autant sinon plus à l\u2019échelle mondiale qu\u2019à l\u2019échelle locale.Par l\u2019intermédiaire de leur site Web, le Parti québécois et le Bloc québécois semblent s\u2019adresser aux communautés linguistiques de l\u2019Amérique du Nord et de l\u2019Amérique du Sud, aux États-Unis, au Mexique et au Brésil, par exemple.Ces choix linguistiques ont pour ef fet de minimiser l\u2019importance de la communauté d\u2019expression anglaise du Québec.[\u2026] En 2002, le portail du gouvernement [du Québec] présentait lui aussi des traductions anglaises et espagnoles .Il faut savo ir qu \u2019à l\u2019époque, le gouvernement était d ir igé par le Par t i québéco is .Sous la gouverne du Parti libéral du Québec, entre 2003 et 2012, Por tail Québec a laissé tomber l \u2019espagnol ; le site est bilingue depuis au moins décembre 2008.Phénomène courant L\u2019utilisation du multilinguisme pour évacuer les problèmes politiques du bilinguisme n\u2019est pas propre au Québec.En Belgique, par exemple, dans la Région flamande, le ministre de l\u2019Intérieur, Marino Keulen, a fait paraître en 2005 une circulaire qui balisait l\u2019utilisation de certaines langues dans les communications destinées aux tour istes .Le b i l in- guisme néerlandais-français est formellement interdit : « Dans les communes qui sont considérées comme centres touristiques (par exemple les communes côtières), les conseils communaux peuvent décider que les avis et communi- cat ions dest inés aux tour is tes soient rédigés dans au moins trois langues.L\u2019ar ticle 11, § 3, des L.L.C.est très clair à ce sujet : il do i t s \u2019agir de tro is langues au moins, dont le néerlandais, que les conseils communaux peuvent définir librement.Il n\u2019est donc pas possible que, dans les communes concernées, les avis et les communications ne soient rédigés qu\u2019en néerlandais et en français.» Reine Meylaerts fait remarquer que les luttes linguistiques font par tie intégrante de l \u2019histoire belge (2009:8).Comme le Québec et le Canada, la Belgique est donc aux prises avec des conflits linguistiques impor tants.En fait, on constate avec De Coster que tout clivage linguistique « révèl[e] le souci premier de préserver une culture, et, partant, une identité, dans la mesure où la langue en représente un élément incontestablement important » (2007:13).Cependant, les enjeux politiques associés à la langue ne se retrouvent pas exclusivement dans les pays dits bi - lingues ou multilingues ; ils sont aussi le fait de pays dits uni - lingues, comme les États-Unis d\u2019Amérique (Meylaerts 2009:8).Dans le cas qui nous intéresse, toutefois, la problématique va au- delà de la plan if icat ion en matière de traduction institutionnelle pour les besoins d\u2019une communauté l ingu ist ique donnée .Car pour les partis politiques canadiens et québécois, il ne s\u2019agit pas tant de répondre aux besoins d\u2019une communauté linguistique, mais plutôt de répondre aux besoins d\u2019une communauté d\u2019électeurs.La politique de traduction des par tis n\u2019est donc pas dictée par les droits éventuels des communautés, mais par la préférence d\u2019une catégorie d\u2019électeurs.C\u2019est ce qui explique le bilinguisme systématique du Parti libéral du Canada, le bilinguisme pragmatique du Parti libéral du Québec et le b i l ingu isme occas ionnel, voire très occasionnel, du Bloc québécois et du Parti québécois.Au PLC et au PLQ, les électeurs appartiennent aux deux communautés linguistiques, alors qu\u2019au Bloc et au Par ti québécois, ils appartiennent essentiellement à la communauté francophone.?Des commentaires ou des suggestions pour Des Idées en revues?Écrivez à arobitaille@ledevoir.com et à gtaillefer@ledevoir.com.Le bilinguisme dans le jeu politique Texte collectif* titre de membres du Nouveau Parti démocratique, nous ne reconnaissons plus notre propre parti.Le NPD a toujours été un levier de changement au Canada, travaillant de manière acharnée pour améliorer la qualité de vie des Canadiennes et Canadiens de tous les horizons socio-économiques.Le souci pour la social-démocratie, la justice sociale et l\u2019égalité économique a mobilisé notre parti depuis sa fondation.Nous pouvons être fiers d\u2019affirmer que l\u2019histoire a donné raison à plus d\u2019une reprise à la vision progressiste du NPD.La dernière campagne électorale a été en deçà des grandes aspirations des néodémo- crates.Nous sommes troublés de voir que le parti a oublié sa raison d\u2019être et les valeurs qu\u2019il a toujours incarnées.En tant que membres, nous ne nous sentions pas représentés par la plate-forme électorale que nous devions défendre.Le NPD n\u2019est pas un parti politique comme les autres.Il cherche à gouverner pour provoquer des changements positifs dans la vie des Canadiennes et des Canadiens, pas pour être au pouvoir.Nous voulons que le NPD se rebâtisse sur ses valeurs fondatrices.Pour y arriver, nous devons renouveler le parti afin de le rendre plus progressif, plus démocratique, plus transparent et plus à l\u2019écoute de ses membres.Le parti devrait communiquer davantage avec ses membres pour mieux canaliser leurs visions politiques, plutôt qu\u2019uniquement leur demander de faire des dons lors des campagnes.Faisons avancer notre parti en nous rappelant les valeurs et les principes qui le caractérisent.Ensemble, nous pourrons façonner un Canada et un monde plus juste et plus solidaire.Il est temps d\u2019être fiers à nouveau d\u2019être néodémocrate.NPD Nous ne reconnaissons plus notre parti Chaque mardi, Le Devoir offre un espace aux artisans d\u2019un périodique.Cette semaine, un extrait de la revue Meta (Vol.59, no 3, meta.erudit.org).DES IDÉES EN REVUES JACQUES NADEAU LE DEVOIR La médecine est un secteur où la féminisation des ef fectifs fut rapide.E L Lire aussi \u203a La liste complète des signataires sur l\u2019application tablette et le site Web du Devoir.À L E D E V O I R , L E M A R D I 1 5 M A R S 2 0 1 6 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S États adoptent ainsi la formule du «winner-take- all», selon laquelle la totalité des délégués vont au candidat qui obtient la pluralité des votes.C\u2019est notamment le cas en Floride et en Ohio, qui octroient un joli pactole de 99 et 66 délégués, respectivement.Il faut 1237 délégués pour avoir la majorité et ainsi être couronné candidat républicain à la présidentielle.Pour l\u2019heure, Donald Trump mène avec 460 délégués.Il est suivi par Ted Cruz (369), Marco Rubio (163) et John Kasich (63).Ohio, Ohio, Ohio Si les sondages avaient valeur de prédiction, Trump l\u2019empor terait dans presque tous les États ce mardi.Il mène par tout avec une avance souvent confortable.Seule exception : l\u2019Ohio, où il est virtuellement à égalité dans les intentions de vote avec le populaire gouverneur de l\u2019État, John Kasich.Selon Rafael Jacob, chercheur associé à l\u2019Ob- ser vatoire sur les États-Unis à l\u2019UQAM, les chances de l\u2019emporter sont bonnes pour celui qui traîne pour tant en queue de peloton en nombre de délégués.Les raisons ?« En Ohio comme dans plusieurs autres États du Midwest, le plafond des intentions de vote pour Trump est généralement plus bas que dans les États du Sud, où il est particulièrement populaire, fait-il remarquer.Kasich y est très populaire et le vote anti-Trump est moins divisé qu\u2019en Floride.Ka- sich est clairement en avance parmi ceux qui s\u2019opposent au meneur.» Effrayées par une fin de semaine émaillée de violence dans les rassemblements du candidat Trump, qui en a rajouté dimanche en menaçant le démocrate Bernie Sanders d\u2019envoyer ses partisans perturber ses activités partisanes, des têtes d\u2019affiche du parti sont venues prêter main-forte à Kasich dans « son » État.Parmi eux : l\u2019ancien candidat républicain à la Maison- Blanche Mitt Romney et l\u2019ex-président de la Chambre des représentants John Boehner.Pour éviter de diviser le vote contre Trump en Ohio, son rival Marco Rubio, qui n\u2019y récolte que 5 % dans les sondages, a même encouragé les électeurs à voter pour Kasich.Une faveur que ce dernier a toutefois refusé de rendre à Rubio en Floride\u2026 Pauvre Rubio Les choses vont de mal en pis pour le sénateur de la Floride.En plus de tirer de l\u2019arrière d\u2019environ 20 % derrière Trump et d\u2019être talonné de très près par Cruz selon les derniers sondages, Marco Rubio n\u2019a attiré que des foules clairsemées aux plus récents rassemblements dans «son» État.Ses alliés, conseillers et partisans parlent désormais d\u2019une éventuelle victoire comme d\u2019un « miracle », a rapporté vendredi le New York Times.« Sauf surprise, Donald Trump ravira les 99 délégués de la Floride, assure Ray La Raja, professeur de science politique à l\u2019Université du Massachusetts.Il est clair que Ted Cruz fait mal à Marco Rubio en lui subtilisant des votes.» Cruz, grand gagnant?Bien que les yeux soient sur tout tournés vers l\u2019Ohio et la Floride, reste que trois autres États volumineux en nombre de délégués votent aussi ce mardi : la Caroline du Nord (72 délégués), l\u2019Illinois (69) et le Missouri (52).Et Ted Cruz, qui a concentré ses efforts dans ces États, pourrait bien s\u2019en tirer honorablement et émerger en fin de soirée comme l\u2019un des principaux gagnants, consolidant ainsi sa deuxième place, fait remarquer Rafael Jacob.Trump mène dans ces trois États, mais les sondages placent Cruz dans une solide deuxième position, et deux de ces États octroient leurs délégués de façon proportionnelle.Mieux encore pour le sénateur du Texas, sa candidature risque fort de profiter dès ce soir de l\u2019éclaircissement du champ de bataille républicain.Il y a fort à parier en effet que Kasich et Ru- bio, qui ont tous deux misé leur campagne sur l\u2019Ohio et la Floride, respectivement, abandonneront la course en cas de défaite.Ce qui est fort probable pour Rubio.«Cruz serait alors dans une bonne position pour empêcher Trump d\u2019obtenir les 1237 délégués nécessaires pour emporter l\u2019investiture», affirme Rafael Jacob, qui ajoute que les sondages sont sans équivoque sur le fait que dans l\u2019éventualité d\u2019un duel entre Cruz et Trump, les électeurs républicains préfèrent le premier.Sanders et le Midwest Du côté des démocrates, l\u2019optimisme règne dans le camp d\u2019Hillary Clinton en Floride et en Caroline du Nord, où des électeurs afro-améri- cains, hispaniques et plus âgés lui sont habituellement favorables.Elle y mène d\u2019ailleurs dans les intentions de vote avec une avance oscillant entre 24 % et 30 %.C\u2019est dans les trois États du Midwest que cela se corse.Bernie Sanders, qui talonne Clinton en Ohio, en Illinois et au Missouri selon les derniers sondages, espère bien répéter l\u2019expérience de sa victoire-surprise la semaine dernière dans le Michigan, un État du Midwest (il l\u2019avait emporté de justesse malgré les sondages qui le plaçaient une vingtaine de points derrière sa rivale).Le sénateur du Vermont mise entre autres sur sa critique virulente du libre- échange, qui aurait participé au déclin de cette région industrielle et manufacturière.L\u2019ex-secrétaire d\u2019État a remporté jusqu\u2019ici 14 États ou territoires contre 9 pour Bernie Sanders, avec des marges généralement plus grandes que son rival.Fait notoire, les démocrates continuent d\u2019octroyer les délégués à la proportionnelle, contrairement aux républicains.En incluant les superdélégués (qui représentent 15 % du total), elle a amassé jusqu\u2019ici 1231 délégués, contre 576 pour Bernie Sanders.Il en faut 2383 pour gagner l\u2019investiture démocrate.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 TRUMP dissocient du programme qu\u2019a défendu le NPD lors de la campagne de 2015.«À titre de membres du NPD, nous ne reconnaissons plus notre propre parti.[\u2026] La dernière campagne électorale a été en deçà des grandes aspirations néodémocrates.Nous sommes troublés de voir que le parti a oublié sa raison d\u2019être et les valeurs qu\u2019il a toujours incarnées.En tant que membres, nous ne nous sentions pas représentés par la plateforme électorale que nous devions défendre.» Les signataires demandent que le NPD « rebâtisse sur ses valeurs fondatrices.Pour y arriver, nous devons renouveler le parti, pour le rendre plus progressif, plus démocratique, plus transparent et plus à l\u2019écoute de ses membres ».Quel type de changement?Quelle forme prendra ce changement ?En entrevue avec Le Devoir, un des instigateurs de la lettre affirme qu\u2019il passera par le départ de Thomas Mulcair.«Pour nous, ça laisse entendre très clairement qu\u2019on veut changer de chef, sans le dire.[\u2026] Rien ne changera si le chef demeure », confie cette source, membre du NPD depuis plusieurs années qui préfère garder l\u2019anonymat à cause de son travail.D\u2019autres se montrent plus nuancés.L\u2019ex-dé- puté de Vaudreuil-Soulanges Jamie Nicholls, qui signe la lettre, estime que le parti et le leadership doivent se renouveler.« Les deux sont liés, ce n\u2019est pas des choses séparées.[\u2026] Si Thomas Mulcair veut être l\u2019agent de renouveau, c\u2019est à lui de décider», dit-il au téléphone.Mais «par respect pour le membership », il préfère s\u2019abstenir de leur dicter le sort qu\u2019ils devraient réserver au chef lors du congrès du parti à Edmonton, mi-avril, où Thomas Mulcair devra faire face à un vote de confiance.Depuis sa défaite, M.Nicholls a consulté plusieurs militants.Le constat est unanime : «les membres sont frustrés de la façon de faire du parti».Le «dialogue était unidirectionnel», les membres ne pouvaient pas communiquer avec le NPD.À cet égard, l\u2019ex-députée de Por tneuf \u2014 Jacques-Car tier, Élaine Michaud, donne l \u2019exemple du pipeline Énergie Est.« C\u2019était dans ma circonscription où on prévoit faire passer l\u2019oléoduc sous le fleuve Saint-Laurent, ce qui est une source de préoccupation majeure [\u2026].Et malgré plusieurs interventions auprès du parti, on n\u2019a pas été capables de prendre une position claire qui reflétait ces inquiétudes-là.» Mme Michaud se dit par ailleurs « encore en réflexion » sur le leadership du chef.« J\u2019ai beaucoup de préoccupations», dit-elle, tout en reconnaissant que changer de chef n\u2019est «pas une panacée».« Je me demande quelle est la meilleure façon d\u2019avoir ce renouvellement.» Elle ajoute que l\u2019absence de candidat de remplacement évident pèse dans la balance.L\u2019ancienne députée de La Salle-Émard Hélène LeBlanc a aussi signé la lettre.Elle n\u2019a pas répondu à nos demandes d\u2019entrevue.Un soutien poli Dans les coulisses, si on ne sent pas de fort mouvement de mobilisation pour déloger Thomas Mulcair, on ne sent pas de grand enthousiasme non plus pour le conserver en poste.La famille néodémocrate est plutôt dans une sorte de flottement.«C\u2019est un gros \u201couin\u201d», illustre un militant.« Il y a une espèce de \u201cc\u2019est ça qui est ça, et on verra plus tard\u201d», relate une autre source bien informée.Pour sa part, l\u2019ancienne élue Rosane Doré- Lefebvre croit que M.Mulcair est l\u2019homme de la situation «pour la prochaine campagne électorale, mais je n\u2019ai aucune idée de ce qui va se passer [au congrès]».De l\u2019avis d\u2019une de nos sources, une victoire le mois prochain ne garantit pas pour autant que M.Mulcair sera en poste à l\u2019élection de 2019.«Les délégués qui vont appuyer Thomas Mulcair à Edmonton, ça va être un peu en absence d\u2019alternative, et pour garder une certaine stabilité pour un certain temps.» Personne ne fait campagne pour le remplacer, mais rien n\u2019empêche qu\u2019ils le fassent d\u2019ici 12 à 18 mois.Le NPD tiendra en outre un nouveau vote de confiance en 2018.À chaque congrès, les membres votent sur la pertinence de tenir ou non une course à la chef ferie .Selon la constitution du parti, une majorité simple suffit.M.Mulcair a refusé de dire quel niveau d\u2019appui il désire obtenir pour asseoir sa légitimité.La présidente du parti, Rebecca Blaikie, a parlé de 70 %.Départ réclamé La lettre québécoise s\u2019ajoute à une initiative du « caucus socialiste du NPD », un groupe de quelques centaines de militants qui tiendra une conférence de presse ce mardi à Toronto pour demander le départ de Thomas Mulcair et son entourage.«Il faut que la plateforme électorale reflète plus ce que les membres du parti décident lors des congrès et pas seulement ce que le chef décide de scribouiller à l\u2019arrière d\u2019une enveloppe», plaide en entrevue Barry Weisleder, le leader du groupe.C\u2019est ce qui est arrivé à l\u2019élection de 2015, selon lui.«Le chef et son entourage ont développé une campagne en s\u2019appuyant sur les sondages plutôt que sur les orientations politiques adoptées aux congrès.» Plusieurs personnes au NPD estiment que le groupe de M.Weisleder ne représente que très peu d\u2019individus sans influence.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 NPD Rectificatif Contrairement à ce qui a été écrit dans l\u2019article de Fabien Deglise intitulé «Éradiquer Facebook pour sauver la démocratie», publié dans notre édition du 14 mars, la conférence de Richard Stall- man à Montréal, président de la Free Software Foundation et militant du logiciel libre, a été organisée par l\u2019Association pour le développement des technologies en éducation (ADTE), regroupement de spécialistes militant pour une informatique libre en enseignement supérieur, et non pas par le Collège Dawson.C\u2019est toutefois au Collège Dawson, le jeudi 17 mars que l\u2019événement se tiendra dans le cadre du colloque libre 2016 de l\u2019ADTE.Genève un nouveau cycle de négociations entre des représentants du président Bachar al-Assad et l\u2019opposition syrienne.Cette dernière a réagi avec prudence à l\u2019annonce russe, lundi, déclarant attendre d\u2019en vérifier les effets sur le terrain et redouter une «ruse» du Kremlin.Le chef de la diplomatie allemande, Frank- Walter Steinmeier, a de son côté estimé que «si les annonces d\u2019un retrait des troupes russes se concrétisent, cela augmente la pression sur le régime du président Assad pour négocier enfin de façon sérieuse à Genève une transition politique».Le président russe s\u2019est également entretenu par téléphone avec son homologue américain, Barack Obama.Le président américain aurait alors salué la baisse des violences en Syrie, tout en soulignant que « la poursuite des actions offensives des forces du régime syrien » risquait d\u2019affaiblir à la fois la cessation des hostilités et le processus de négociation menée par l\u2019ONU.Le ministre canadien de l\u2019Immigration, John McCallum, a pour sa part fait valoir que la décision russe pourrait être une bonne nouvelle si elle peut contribuer à améliorer le sort des millions de migrants af fectés par des années de guerre.On ne sait cependant pas si cela mènera à des résultats concrets, a-t-il noté Poids dans la négociation Tous les observateurs consultés par Le Devoir disent avoir été d\u2019abord surpris par l\u2019annonce de la Russie.Mais ils y voient également plusieurs raisons logiques.Le directeur du Département de science politique du Collège militaire royal du Canada et spécialiste de la politique étrangère russe, Pierre Joli- coeur, estime que la Russie a effectivement atteint deux objectifs importants : elle a su stabiliser le régime du président al-Assad, qu\u2019elle soutient, et elle est maintenant prise au sérieux sur la scène internationale.«Une chose est claire, affirme le professeur.On ne peut plus négocier l\u2019avenir de la Syrie sans tenir compte des positions de la Russie.Moscou a très clairement réussi à faire sa place à la table de négociations.» À cela s\u2019ajoutent selon lui des impératifs économiques, les finances de la Russie ayant été mises à rude épreuve par les sanctions occidentales appliquées dans la foulée du conflit ukrainien et la chute des prix du pétrole.Marie-Joëlle Zahar, professeure et directrice scientifique du Réseau de recherche sur les opérations de paix du CERIUM, croit elle aussi que les Russes ont maintenant le poids nécessaire pour influer sur le cours des négociations entre le régime al-Assad et l\u2019opposition.«Mais nous sommes loin d\u2019un accord, prévient-elle.Nous sommes au tout début d\u2019un processus qui va être long et semé d\u2019embûches.» Il ne s\u2019agit pas seulement de négocier la reconstruction de la Syrie et son avenir politique, mais également de considérer les implications sur l\u2019ensemble de la région, précise-t-elle.Et les Américains dans tout cela ?Le directeur adjoint de l\u2019Observatoire sur les États-Unis de la Chaire Raoul-Dandurand de l\u2019UQAM, Julien Tourreille, estime que le président Obama pourrait voir d\u2019un bon œil le retrait des effectifs russes.« Il va pouvoir dire que l\u2019approche diplomatique est longue et par fois chaotique, mais qu\u2019elle chemine», remarque le chercheur.Pour ce qui est de la lutte contre le groupe EI, il croit que les risques de dérapages dans le commandement des opérations s\u2019en trouvent simplement diminués.«S\u2019il y a moins d\u2019opérations militaires russes dans la région, ça laisse les coudées franches aux États-Unis.Et de toute façon, la Russie ne participait que de manière très marginale à la lutte contre le groupe État islamique.Elle adhérait au discours, peut-être, mais elle voulait surtout soutenir le régime Assad», dit-il.La guerre civile en Syrie, qui a causé la mort d\u2019au moins 250 000 personnes, entrera officiellement dans sa cinquième année, ce mardi.Avec l\u2019Agence France-Presse, La Presse canadienne et l\u2019Associated Press Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 RUSSIE PAVEL GOLOVKIN AFP Vladimir Poutine SANA AFP Bachar al-Assad À suivre \u203a L'analyse en direct de notre journaliste Jean-Frédéric Légaré-Tremblay sur Twitter durant la soirée: @JeanFrederic_LT.par un pipeline secondaire qui sera connecté à Énergie Est à partir du Manitoba.Le calendrier élaboré par TransCanada précise que les études de faisabilité ont débuté en 2014.La mise en service de l\u2019Upland Pipeline est prévue en 2020, soit au moment où doit être achevée la construction d\u2019Énergie Est.Signe que le projet progresse, l\u2019entreprise a déjà déposé une demande officielle auprès des autorités américaines en vue de la construction du pipeline.Une autre demande devrait être déposée auprès de l\u2019Office national de l\u2019énergie.Dans une entrevue diffusée en 2015 dans Pipeline News, une publication spécialisée dans ce type d\u2019infrastructure, le président d\u2019Énergie Est, John Soini, avait précisé que le projet Upland permettra de transporter du pétrole brut « de dif férents points au Dakota du Nord » vers le pipeline Énergie Est.Du brut provenant de la Saskatchewan et du Manitoba pourrait s\u2019y ajouter, selon la description du projet présentée par TransCanada.Demande américaine Comme le projet actuellement étudié par le Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE) doit transporter 1,1 million de barils par jour, le pétrole provenant de l\u2019Upland Pipeline pourrait représenter près de 30% du brut qui doit traverser le territoire québécois d\u2019ici cinq ans.Selon ce qu\u2019a précisé le vice-président d\u2019Énergie Est pour le Québec, Louis Bergeron, la semaine dernière au BAPE, la quantité de pétrole qui sera acheminé avec le pipeline Upland reste à préciser, en fonction de ce que décideront les expéditeurs et les raffineurs du brut.Chose certaine, «un des objectifs d\u2019Énergie Est est de transporter une partie de la production du Bakken», a indiqué M.Bergeron en présentant les sources du pétrole qui coulera d\u2019ouest en est.Il existe ef fectivement une forte demande des pétrolières qui exploitent le pétrole américain de la formation géologique de Bakken et qui souhaitent exporter leur production, qui avoisine un million de barils par jour.«Ces producteurs visent d\u2019abord le marché d\u2019exportation», a ainsi souligné au Devoir Jean-Thomas Bernard, professeur au Département de science économique de l\u2019Université d\u2019Ottawa.Les pétrolières doivent donc pouvoir acheminer leur pétrole vers l\u2019Atlantique.La très forte majorité du pétrole qui sera transporté par le pipeline Énergie Est sera d\u2019ailleurs directement exportée.Dans le meilleur des scénarios actuellement sur la table, pas moins de 900 000 barils transportés chaque jour par le pipeline seraient destinés à l\u2019exportation, soit plus de 80 % du pétrole.D\u2019ailleurs, selon ce qu\u2019a déjà indiqué TransCanada, la multinationale souhaite exporter du brut vers les États-Unis, l\u2019Europe et l\u2019Inde.Le pétrole exploité dans le Bakken, transporté vers le Canada, puis d\u2019ouest en est pourrait donc en théorie être de nouveau exporté vers les États-Unis.M.Bernard estime aussi qu\u2019une partie de ce pétrole pourrait être raffinée au Canada.Le convoi pétrolier qui a provoqué la tragédie de Lac-Mégantic en 2013 transportait justement du pétrole de la formation de Bakken vers la raffinerie d\u2019Irving, au Nouveau- Brunswick.Mais pour les pétrolières, il est plus intéressant de recourir aux pipelines pour le transport, puisque cela est beaucoup moins coûteux, a fait valoir Jean-Thomas Bernard.Selon ce qu\u2019on peut lire dans l\u2019« aperçu du projet » Énergie Est préparé par TransCanada en vue des audiences du BAPE, le pétrole de sch iste de Bakken est un type de pétrole contenant « une forte proportion » de composés chimiques considérés comme très toxiques, selon la littérature scientifique.Les analyses menées à la suite de la tragédie de Lac-Mégan- tic dans la rivière Chaudière ont d\u2019ailleurs démontré des impacts majeurs et inédits sur la faune aquatique.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 PÉTROLE Thomas Mulcair "]
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