Le devoir, 5 avril 2016, Cahier B
[" Crise migratoire La Grèce renvoie 202 migrants Page B 7 ECONOMIEToronto Chantal Pontbriand dirigera le musée du XXIe siècle Page B 9 C A H I E R B \u203a L E D E V O I R , L E M A R D I 5 A V R I L 2 0 1 6 ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR J U L I E N A R S E N A U L T Préoccupée par les commentateurs et médias qui remettent en question ses engagements de protéger les emplois au sein de Rona, la direction de Lowe\u2019s a décidé de s\u2019adresser directement aux employés du quincaillier québécois.Dans un courriel transmis vendredi, le président de Lowe\u2019s au Canada, Sylvain Prud\u2019homme, réitère une fois de plus que le géant américain de la rénovation compte respecter ses six engagements énoncés le 3 février, au moment de l\u2019annonce de la tran sac - tion.«Nous allons respecter les engagements que nous avons pris envers vous, vous avez ma parole », souligne le message transmis par la direction des communications de Rona.Outre le maintien du siège social des activités canadiennes à Boucherville, Lowe\u2019s compte notamment maintenir la « vaste majorité » des postes chez Rona en plus de conserver les diverses bannières.À travers son réseau, Rona exploite près de 500 établissements corporatifs et magasins affiliés indépendants, qui, ensemble, emploient plus de 23 000 personnes, dont 17 000 au Québec.L\u2019entreprise américaine \u2014 qui exploite 42 magasins au Canada mais aucun au Québec \u2014 admet que ces engagements ne figurent pas dans la convention d\u2019arrangement, mais qu\u2019il s\u2019agit néanmoins d\u2019un arrangement entre les deux parties et qu\u2019il sera honoré.« Ce sont des éléments essentiels à la conclusion de la transaction», est-il écrit.La transaction a particulièrement été critiquée par les partis d\u2019opposition à l\u2019Assemblée nationale, mais le manque de précisions dans les documents officiels de la convention d\u2019arrangement n\u2019a rien fait pour apaiser les doutes.Pas d\u2019inquiétude Si le courriel a été transmis aux employés du quincaillier québécois pour rétablir les faits, il est indiqué que « ni Rona, ni Lowe\u2019s n\u2019ont l\u2019intention de participer à un débat public » sur la question de la protection des emplois.Lowe\u2019s dit qu\u2019il honorera ses promesses Le président canadien du quincaillier tente de rassurer les employés de Rona F R A N Ç O I S D E S J A R D I N S L es investissements dans la technologie financière, ou «fin- tech» explosent, et la communauté montréalaise met les bouchées doubles pour que la métropole se taille une place dans cet univers où les grands centres financiers prennent déjà beaucoup de place.Lentement mais sûrement, le milieu s\u2019organise.Outre Finance Montréal, qui veut rallier les acteurs locaux autour d\u2019une même cause, deux fonds spécialisés se donnent comme mission d\u2019appuyer des entreprises (Ferst Capital Partners et M2S Capital).Un autre organisme, Finfusion MTL, a organisé l\u2019an dernier quatre évé- nements pour « propulser » la communauté.« Dans cette révolution, on veut que les institutions puissent s\u2019adapter, parce que ça va avoir un impact sur leur compétitivité.Mais aussi, on veut que Montréal ait sa part du gâteau, même si on sait qu\u2019il y a des gros joueurs comme Londres et New York», dit le directeur général de Finance Montréal, Mario Albert, qui a aussi dirigé Investissement Québec et l\u2019Autorité des marchés financiers.Depuis 2013, Finance Montréal organise chaque automne un colloque sur la question, le plus grand au Canada.La fintech, qui intéresse certaines grandes institutions et en préoccupe d\u2019autres en raison de son potentiel disruptif, fait référence à la nouvelle génération de ser vices financiers: plateformes de prêts interpersonnels, paiement mobile, applications d\u2019épargne automatisée, bitcoin, objets connectés permettant aux assureurs d\u2019offrir des rabais aux clients, etc.Parmi les développeurs montréalais connus figurent des noms comme Block- stream, spécialisé dans les Montréal veut faire sa place dans la « fintech » Finance Montréal souhaite rassembler en un lieu ceux qui œuvrent dans le secteur MICHAËL MONNIER LE DEVOIR P aris \u2014 Quelque 2500 milliards de dollars d\u2019actifs financiers sur les marchés mondiaux seraient menacés si le réchauffement climatique se poursuivait et faisait gagner au monde 2,5 °C d\u2019ici 2100, estime une étude britannique parue lundi dans Nature Climate Change.Des économistes mettent de plus en plus en garde contre les conséquences du réchauffement sur l\u2019activité économique et la croissance : dégâts liés à la recrudescence des intempéries, chute de la productivité, conséquence de la sécheresse sur l\u2019agriculture, etc.Mais pour la première fois, une étude s\u2019attaque à l\u2019estimation de cet impact sur la valeur des actifs mondiaux.Ainsi, si les émissions de gaz à effet de serre (GES) faisaient monter le thermomètre de 2,5 °C par rapport à la Révolution industrielle, 1,8 % de la valeur totale des actifs financiers mondiaux à ce jour serait menacée.Soit environ 2500 milliards de dollars, avance cette étude, qui ne détaille toutefois pas quels secteurs seraient affectés, ni comment.C\u2019est l\u2019équivalent de la moitié de la capitalisation totale du secteur des é n e r g i e s f o s s i l e s , note cette é t u d e c o n d u i t e par Simon Dietz, professeur à la L o n d o n School of Economics and Political Science.Ces experts évoquent également un scénario encore plus noir \u2014 mais peu probable (1% de chance, selon leurs calculs) \u2014 où les pertes s\u2019élèveraient à 24 000 milliards de dollars.«Notre étude montre pourquoi la menace du changement climatique devrait être un enjeu important pour tous les investisseurs sur le long terme tels que les fonds de pension», souligne M.Dietz.La solution?Mettre en place urgemment les mesures de limitation des émissions de GES pour contenir la hausse de la température bien en- deçà de 2 °C, comme la communauté internationale s\u2019y est engagée dans l\u2019accord de Paris de décembre.Rester sous les +2 °C permettrait de limiter à 1700 milliards le montant des actifs en péril, indique l\u2019étude, et à 13 200 milliards dans le pire scénario.Selon les scientifiques du climat, le monde file vers un réchauf fement de +4 °C d\u2019ici 2100 si rien n\u2019est fait.Si tous les États appliquent les mesures promises lors de la conférence de Paris, la hausse serait tout de même de +2,7 à +3 °C.L\u2019accord de Paris, scellé par 195 États sous l\u2019égide de l\u2019ONU, implique ainsi un processus de révision régulière des engagements.Mais il doit encore être ratifié, puis trouver son application concrète.Agence France-Presse RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE 2500 milliards de dollars d\u2019actifs financiers menacés Même en appliquant les mesures décidées à la Conférence de Paris, le réchauffement devrait être de +2,7°C à +3°C ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR VOIR PAGE B 2 : RONA VOIR PAGE B 2 : FINTECH L E D E V O I R , L E M A R D I 5 A V R I L 2 0 1 6 B 2 É C O N O M I E Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Alim.Couche-Tard ATD.B 57.82 -0.05 -0.09 668 Canadian-Tire CTC.A 134.63 -0.66 -0.49 133 Cogeco CCA 69.40 0.35 0.51 183 Corus CJR.B 11.92 -0.32 -2.61 291 Groupe TVA TVA.B 4.08 0.00 0.00 0 Jean Coutu PJC.A 21.66 -0.13 -0.60 160 Loblaw L 72.75 0.25 0.34 395 Magna MG 53.54 -0.96 -1.76 859 Metro MRU 44.96 0.24 0.54 325 Quebecor QBR.B 33.97 0.04 0.12 246 Rona RON 23.79 0.07 0.30 179 Saputo SAP 40.55 -0.35 -0.86 418 Shaw SJR.B 25.01 -0.18 -0.71 633 Dollarama DOL 90.85 -1.28 -1.39 579 Tim Hortons THI 99.00 0.00 0.00 0 Transat A.T.TRZ 7.88 0.00 0.00 24 Yellow Media Y 20.76 0.02 0.10 31 S&P TSX SPTT13336.15-104.29 -0.78 162700 S&P TX20 TX20 518.80 -7.24 -1.38 93385 S&P TX60 TX60 781.39 -6.06 -0.77 86143 S&P TX60 Cap.TX6C 864.06 -6.70 -0.77 86143 Cons.de base TTCS 522.60 -0.05 -0.01 3011 Cons.discré.TTCD 167.52 -1.57 -0.93 7249 Énergie TTEN 165.27 -2.85 -1.70 41393 Finance TTFS 240.84 -0.87 -0.36 16714 Aurifère TTGD 180.23 -3.78 -2.05 37725 Santé TTHC 93.25 -0.11 -0.12 3423 Tech.de l\u2019info TTTK 53.73 -0.02 -0.04 5212 Industrie TTIN 169.16 -0.68 -0.40 16558 Matériaux TTMT 195.46 -4.02 -2.02 49085 Immobilier TTRE 282.92 -2.88 -1.01 6185 Télécoms TTTS 144.58 0.47 0.33 3247 Sev.collect.TTUT 227.51 -0.21 -0.09 4068 Métaux/minerals TTMN 417.44 -19.95 -4.56 12110 TSX Venture JX 582.75 1.34 0.23 71281 Cameco CCO 16.00 -0.52 -3.15 844 Canadian Natural CNQ 33.47 -0.13 -0.39 2394 Canadian Oil Sands COS 9.93 0.00 0.00 0 Enbridge ENB 49.52 0.20 0.41 1313 EnCana ECA 7.70 -0.19 -2.41 5276 Enerplus ERF 4.84 -0.20 -3.97 843 Pengrowth Energy PGF 1.54 -0.06 -3.75 2778 Pétrolière Impériale IMO 41.13 -1.30 -3.06 812 Suncor Energy SU 35.33 -0.70 -1.94 2345 Cenovus Energy CVE 16.59 -0.01 -0.06 997 TransCanada TRP 49.44 -0.15 -0.30 3062 Valener VNR 20.94 0.16 0.77 61 Air Canada AC 8.47 -0.38 -4.29 1229 Bombardier BBD.B 1.28 -0.10 -7.25 10033 CAE CAE 14.74 -0.21 -1.40 675 Canadien Pacifique CP 171.91 0.19 0.11 291 Chemin de fer CN CNR 80.68 -0.44 -0.54 663 SNC-Lavalin SNC 46.66 -0.36 -0.77 199 Transcontinental TCL.A 20.54 -0.23 -1.11 80 TransForce TFI 22.25 0.16 0.72 136 B.CIBC CM 96.87 -0.69 -0.71 900 B.de Montréal BMO 78.67 -0.20 -0.25 710 B.Laurentienne LB 47.10 -0.45 -0.95 59 B.Nationale NA 42.68 0.06 0.14 651 B.Royale RY 74.76 -0.34 -0.45 1905 B.Scotia BNS 62.48 -0.24 -0.38 1566 B.TD TD 56.14 0.04 0.07 2419 Brookfield Asset BAM.A 42.91 -2.16 -4.79 1129 Cominar Real CUF.UN 17.23 -0.04 -0.23 229 Corp.Fin.Power PWF 32.36 -0.03 -0.09 336 Fin.Manuvie MFC 17.99 -0.28 -1.53 2287 Fin.Sun Life SLF 41.86 0.01 0.02 1029 Great-West Lifeco GWO 35.45 -0.16 -0.45 411 Industrielle All.IAG 39.35 0.31 0.79 146 Power Corporation POW 29.73 -0.13 -0.44 296 TMX X 46.49 -0.77 -1.63 38 Agrium AGU 113.76 -1.47 -1.28 236 Barrick Gold ABX 17.64 -0.14 -0.79 2576 Goldcorp G 20.76 -0.17 -0.81 1833 Kinross Gold K 4.44 -0.09 -1.99 3874 Mines Agnico-Eagle AEM 46.78 -0.77 -1.62 514 Potash POT 21.42 -0.76 -3.43 2699 Teck Resources TCK.B 9.55 -0.55 -5.45 4354 Fortis FTS 40.82 0.05 0.12 620 TransAlta TA 5.93 -0.04 -0.67 618 BlackBerry BB 9.51 -0.23 -2.36 1794 CGI GIB.A 62.92 0.49 0.78 457 BCE BCE 59.85 0.44 0.74 1424 Manitoba Telecom MBT 32.52 0.19 0.59 188 Rogers RCI.B 52.27 0.08 0.15 742 Telus T 42.07 -0.06 -0.14 892 iShares DEX XBB 31.77 0.01 0.03 55 iShares MSCI XEM 24.77 -0.19 -0.76 3 iShares MSCI EMU EZU 33.12 0.00 0.00 0 iShares S&P 500 XSP 23.69 -0.12 -0.50 193 iShares S&P/TSX XIC 21.12 -0.16 -0.75 203 ENCANA CORP ECA 7.70 -0.19 -2.41 5276 FIRST QUANTUM FM 6.41 -0.40 -5.87 4790 TECK COMINCO CL B TCK.B 9.55 -0.55 -5.45 4354 EMERA INC EMA.IR 46.26 0.96 2.12 3558 TRANSCANADA TRP 49.44 -0.15 -0.30 3062 WHITECAP RESOURCES WCP 7.15 -0.42 -5.55 3028 POTASH CORP POT 21.42 -0.76 -3.43 2699 BARRICK GOLD CORP ABX 17.64 -0.14 -0.79 2576 HB NYMEX NG BULL HNU 8.39 0.46 5.80 2567 ALGONQUIN POWER & AQN.IR 36.25 0.30 0.83 2486 DRAGONWAVE INC DWI 7.66 0.67 9.59 121 NEW FLYER NFI 35.37 1.97 5.90 359 HORIZONS BETAPRO HVU 22.31 1.23 5.83 617 HB NYMEX NG BULL HNU 8.39 0.46 5.80 2567 HB NYMEX CL BEAR HOD 21.42 1.10 5.41 1865 POLARIS PIF 8.24 0.37 4.70 171 WSP GLOBAL WSP 39.50 1.47 3.87 396 HOME CAPITAL GROUP HCG 36.62 1.32 3.74 431 HORIZONS BETA HGD 5.01 0.17 3.51 1279 EMERA INC EMA.IR 46.26 0.96 2.12 3558 AMALCO CL A AGI 6.79 -0.46 -6.34 680 VALEANT VRX 34.33 -2.22 -6.07 1250 AMAYA INC AYA 16.87 -1.08 -6.02 666 FIRST QUANTUM FM 6.41 -0.40 -5.87 4790 CANFOR CORP CFP 17.16 -1.06 -5.82 279 PARAMOUNT RES LTD POU 6.18 -0.38 -5.79 901 HB NYMEX NG BEAR HND 24.15 -1.42 -5.55 904 WHITECAP RESOURCES WCP 7.15 -0.42 -5.55 3028 TECK COMINCO CL B TCK.B 9.55 -0.55 -5.45 4354 BROOKFIELD ASSET BAM.A 42.91 -2.16 -4.79 1129 NEW FLYER NFI 35.37 1.97 5.90 359 ONEX CORP OCX 79.67 1.60 2.05 136 WSP GLOBAL WSP 39.50 1.47 3.87 396 HOME CAPITAL GROUP HCG 36.62 1.32 3.74 431 OPEN TEXT CORP OTC 68.64 1.26 1.87 230 HORIZONS BETAPRO HVU 22.31 1.23 5.83 617 HB NYMEX CL BEAR HOD 21.42 1.10 5.41 1865 EMERA INC EMA.IR 46.26 0.96 2.12 3558 DRAGONWAVE INC DWI 7.66 0.67 9.59 121 CONCORDIA HEALTH CXR 33.68 0.58 1.75 742 LINAMAR CORP LNR 59.85 -2.59 -4.15 226 VALEANT VRX 34.33 -2.22 -6.07 1250 BROOKFIELD ASSET BAM.A 42.91 -2.16 -4.79 1129 BROOKFIELD BIP.UN 52.76 -1.65 -3.03 208 WEST FRASER TIMBER WFT 49.51 -1.65 -3.23 112 VERMILION ENERGY VET 35.39 -1.47 -3.99 515 AGRIUM INC AGU 113.76 -1.47 -1.28 236 HB NYMEX NG BEAR HND 24.15 -1.42 -5.55 904 METHANEX CORP MX 40.48 -1.32 -3.16 279 IMPERIAL OIL LTD IMO 41.13 -1.30 -3.06 812 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRÉTIONNAIRE ÉNERGIE FINANCIÈRES INDUSTRIELLES ENTREPRISES DE MATÉRIAUX SERVICES PUBLICS TECHNOLOGIE TÉLÉCOMMUNICATIONS FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO LES GAGNANTS EN % LES PERDANTS EN % LES GAGNANTS EN $ LES PERDANTS EN $ LES INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO TSX CROISSANCE Consultez toutes les cotes boursières sur www.decisionplus.com M A R C H É S B O U R S I E R S TORONTO S&P TSX 13 336,15 ?-104,29 -0,8% New York S&P 500 2066,13 ?-6,65 -0,3% NASDAQ 4891,80 ?-22,74 -0,5% DOW JONES 17 737,00 ?-55,75 -0,3% PÉTROLE 35,70 -1,09 $US -3,0% ?OR 1219,30 -4,20 $US -0,3% ?DOLLAR CANADIEN 76,50 -0,34 $US -0,4% ?1$US = 1,3072 67,15 -0,26 EURO 1 EURO = 1,4892 INDICES QUÉBÉCOIS Indice Fermeture var.pts var.% IQ30 2196,84 -10,18 -0,46 IQ120 2218,76 -9,99 -0,45 CENTRE D\u2019ANALYSE ET DE SUIVI DE L\u2019INDICE QUÉBEC L\u2019indice Québec est une initiative du Département de finance de l\u2019Université de Sherbrooke et de l\u2019Institut de recherche en économie contemporaine cryptomonnaies et l\u2019architecture sous-jacente, et Lightspeed Retail, qui vend des services numériques pour la vente au détail.Éventuel carrefour Un des objectifs de Finance Montréal porte sur la création d\u2019un « hub fintech », dit M.Albert.En d\u2019autres mots, un espace de développement commun.«On veut rassembler les gens impliqués dans l\u2019écosystème et les faire travailler ensemble.Ça implique qui ?Les institutions financières, qui sont nos membres, les grands intégrateurs comme CGI, Accenture, Microsoft, qui sont souvent, pour les jeunes pousses, une porte d\u2019entrée vers les grandes institutions.Il y a les universités, les fonds de capital de risque, les associations, les accélérateurs comme District 3, la maison Notman, etc.» Les données financières sur l\u2019investissement dans la fintech canadienne sont encore parcellaires, mais les estimations mondiales sont énormes.Selon des données de Citigroup, l\u2019argent investi dans la fintech est passé de 1,8 milliard à 19 milliards en cinq ans.Au Canada, la ville de Toronto est perçue comme le principal carrefour de la fintech, mais Vancouver a aussi ses aspirations.« Je pense que Montréal peut se doter d\u2019un centre important et de personnes qui restent à long terme et participent au développement de plusieurs entreprises dans le temps, qui créent des profits et des emplois », dit Thomas Pasturel, co- fondateur de Finfusion.Sans nécessairement être issu du milieu universitaire ou d\u2019un centre d\u2019innovation existant, le mouvement montréa- lais évolue de façon un peu plus « organique », dit-il.« Ça s\u2019est organisé progressivement au cours des dernières années, des derniers mois, de manière très informelle.» « Montréal a des chances », dit Philip Barrar, dont le projet BankMe fait partie de ceux appuyés par Ferst Capital Partners, un des fonds montréalais spécialisés en fintech.Y a-t-il une scène fintech montréalaise ?« On essaie d\u2019en créer une», dit-il en parlant de Ferst et du partage d\u2019espaces à bureau dans un édifice de Saint-Henri.« Desjardins Labs travaille for t aussi, tout comme Finfusion.» Plusieurs variables Quiconque veut prendre part au développement du secteur doit savoir que les enjeux sont multiples, dit toutefois M.Barrar.« Avec la réglementation, les approbations gouvernementales, les coûts\u2026 Dans cette industrie, vous travaillez avec les banques et contre les banques en même temps.Et vous essayez de gagner la confiance des consommateurs, qui ne sont pas toujours familiarisés avec la fintech.C\u2019est plein de variables, c\u2019est dif ficile de construire une start-up tout seul.» Le projet de M.Barrar?Construire une plate- forme pour aider les gens à gérer leurs finances, à choisir des services, à les comparer en fonction du coût et des besoins, à ne pas payer trop de frais bancaires, etc.Les gens n\u2019aiment pas s\u2019occuper de leurs finances, dit-il.« On peut comparer ça au fait de sortir les vidanges.Quand c\u2019est vide et propre, on n\u2019y pense pas, mais quand ça se remplit, ça sent et il faut s\u2019en occuper.» Les gens passent plus de temps à préparer un voyage qu\u2019à négocier un taux hypothécaire.«Vous pouvez économiser 500$ sur votre voyage, mais sur la durée de votre hypothèque, vous pouvez économiser 26 000$ si seulement vous essayez de réduire le taux d\u2019un demi- point.Les finances, c\u2019est un sujet qui rend mal à l\u2019aise.On veut améliorer les connaissances des gens, leur donner ça en petites bouchées pour qu\u2019ils puissent le digérer facilement.» Effet disruptif Un récent sondage mondial effectué par Pri- cewaterhouseCoopers auprès de 544 cadres de l\u2019industrie financière et d\u2019entreprises fintech révèle que la majorité des institutions dites « traditionnelles » (83 %) croient qu\u2019une partie de leurs activités sera à risque d\u2019ici 2020.Dans les banques, ce chiffre grimpe à 95 %.«Les institutions financières sont très sensibilisées, très attentives », dit Éric Lemieux, président fondateur de M2S Capital.Son objectif est d\u2019engager des sommes de 1,5 à 12 millions par investissement.Il vise des sociétés en phase de croissance, contrairement à Ferst Capital, qui appuie des start-up.« Le grand gagnant de la fintech, ça sera le consommateur.D\u2019abord, ça va diminuer les coûts de certains services.On le voit depuis longtemps dans les paiements, les transferts, par exemple.» Le virage fintech, dit M.Lemieux, « c\u2019est un petit électrochoc à l\u2019industrie financière qui lui fait comprendre que, même si on est dans un oligopole, la technologie peut la faire trembler».La clientèle peut être moins fidèle ou elle peut être fragilisée.«Mais là, on n\u2019a pas encore vu l\u2019arrivée d\u2019un Uber, comme c\u2019est arrivé dans le monde du taxi.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE B 1 FINTECH M.Prud\u2019homme indique par ailleurs qu\u2019il devrait rencontrer les membres de la direction de Rona au cours des prochaines semaines.Il souhaite également s\u2019adresser aux employés du siège social une fois la transaction conclue.Le syndicat Teamsters Canada, qui représente quelque 2000 travailleurs de la société à l\u2019entrepôt du siège social ainsi qu\u2019à travers diverses succursales, ne croit pas que la démarche de Lowe\u2019s a de quoi inquiéter.«Nous avons été rencontrés dès le départ, a dit son directeur des relations publiques, Stéphane La- croix.Il y a des assurances de fournies.Pour l\u2019instant, il n\u2019y a pas de panique, tant du côté du siège social que des autres magasins.» La semaine dernière, les actionnaires de Rona ont approuvé, dans une large majorité, la vente du quincaillier à Lowe\u2019s, dans le cadre d\u2019une transaction amicale de 3,2 milliards.En vertu de l\u2019entente, les actionnaires de Rona recevront 24 $ par action ordinaire, soit environ le double de la valeur du titre avant l\u2019annonce de l\u2019offre.Alors questionné, le président et chef de la direction de la société québécoise, Robert Sawyer, avait dit croire à la pérennité des bannières Rona et Réno-Dépôt au Québec, mais n\u2019avait pas fermé la porte à des regroupements sous l\u2019enseigne Lowe\u2019s à l\u2019extérieur de la province.La transaction devrait être conclue d\u2019ici la fin mai, à condition qu\u2019elle obtienne l\u2019approbation d\u2019Investissement Canada et du Bureau de la concurrence.D\u2019ici cinq ans, Lowe\u2019s souhaite doubler la rentabilité de ses activités canadiennes.Le géant américain de la rénovation dit avoir identifié des occasions d\u2019affaires d\u2019environ 1 milliard de dollars au pays.L\u2019absence de garanties pour le maintien d\u2019un plancher en matière du nombre d\u2019emplois avait également été soulevée, jeudi dernier, lors de l\u2019annonce de la vente du Groupe St-Hubert à l\u2019ontarienne Cara.Questionné sur la raison pour laquelle il n\u2019en n\u2019avait pas exigé, le grand patron du fleuron québécois de la restauration, Jean-Pierre Léger, avait répondu que la façon de garantir des emplois était d\u2019innover et de développer de nouveaux produits.La Presse canadienne SUITE DE LA PAGE B 1 RONA PAUL CHIASSON LA PRESSE CANADIENNE Robert Sawyer N ew York \u2014 Wall Street a légèrement baissé lundi, tirée vers le bas par une forte baisse des cours pétroliers, à l\u2019issue d\u2019une séance dans l\u2019ensemble peu animée face à une faible actualité économique américaine : le Dow Jones a perdu 0,3 % et le Nasdaq 0,6 %.Selon des résultats définitifs, l\u2019indice vedette Dow Jones Industr ia l Average a cédé 55,75 points à 17 737,00 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 22,75 points à 4891,80 points.Très suivi par les investisseurs, le S&P 500, un indice élargi, a reculé de 6,65 points, soit 0,3 %, à 2066,13 points.« La Bourse a un peu baissé en suivant les cours du pétrole», a mis en avant Peter Cardillo, économiste en chef chez First Standard Financial.Les cours du pétrole ont encore baissé d\u2019environ un dollar le baril, malgré des tentatives de stabilisation, dans un marché découragé par le manque de motivation manifesté par l\u2019Arabie Saoudite, l\u2019Iran et la Russie pour stabiliser une offre surabondante.Pour le reste, Wall Street reste plutôt bien disposée, après une semaine de nette hausse, et sa baisse «n\u2019a rien de grave», a jugé M.Cardillo, remarquant en outre un peu de nervosité à l\u2019approche de la saison des résultats d\u2019entreprises du premier trimestre.Ce déclin, néanmoins, «montre que la Bourse est à un niveau élevé, auquel elle devient assez fragile», a-t-il prévenu.Les investisseurs américains, qui ont récemment été stimulés par la prudence manifestée par la Réserve fédérale, n\u2019ont par ailleurs guère trouvé d\u2019éléments susceptibles de relancer leur enthousiasme, puisque le calendrier économique de lundi était assez vide aux États-Unis.Le marché obligataire avançait très légèrement.Le rendement des bons du Trésor à dix ans baissait à 1,765 % contre 1,776 % lundi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,598 %, contre 2,600 % précédemment.Énergie À Toronto les actions liées aux métaux, à l\u2019or et à l\u2019énergie ont eu la plus grande influence sur l\u2019indice composé S&P/TSX, qui a retraité de 104,29 points à 13 336,15 points.Les actions de grandes sociétés minières ont encaissé des pertes appréciables.Le dollar canadien a aussi perdu des plumes pour une troisième séance de suite, se dépréciant de 34 centièmes à 76,50¢ US.Le cours du pétrole brut, qui est brièvement repassé au-dessus de la barre des 40 $US à la mi-mars, a cédé lundi 1,09 $US à 35,70 $US à la Bourse des matières premières de New York.Le recul du prix du pétrole était attribuable aux nouvelles voulant que l\u2019Arabie saoudite n\u2019accepte de geler sa production pétrolière que si l\u2019Iran et d\u2019autres producteurs acceptaient de faire de même.Selon Kash Pashootan, vice-président et gestionnaire de portefeuille chez First Avenue Advisor y, de Raymond James, n\u2019impor te quel commentaire d\u2019un membre de l\u2019Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) va faire bouger le prix du brut sur les marchés sur une base quotidienne.« Il y a beaucoup de sang et de carnage dans le secteur de l\u2019énergie, beaucoup de souf frances dans cet espace, a-t-il observé.Tant et aussi longtemps que persistera la surabondance de l\u2019of fre, nous continuerons à voir de la douleur.» M.Pashootan croit que les investisseurs devraient s\u2019attendre à ce que la turbulence se poursuive pour les prix du pétrole.«Nous avons eu une reprise considérable et une accalmie sur les marchés du pétrole, ce qui a entraîné un soulagement du même genre pour les marchés de valeurs, mais nous ne sommes pas sortis du bois », a-t-il poursuivi.Ailleurs, le secteur des métaux et minerais diversifiés a affiché le déclin le plus prononcé, soit 4,6 %, tandis que le secteur aurifère a cédé 2,1 %.Le groupe torontois de l\u2019énergie a glissé de 1,7 %.Avec La Presse canadienne Agence France-Presse Wall Street termine en légère baisse une séance prudente La Bourse de Toronto a aussi clôturé en baisse la première séance de la semaine L E D E V O I R , L E M A R D I 5 A V R I L 2 0 1 6 ECONOMIE B 3 L I A L É V E S Q U E Q uelques centaines de syndiqués ont manifesté au centre-ville de Montréal, lundi après-midi, pour demander une loi pour interdire les régimes de retraite à deux vitesses.Le principe de l\u2019adoption d\u2019un régime de retraite moins généreux pour les futurs employés, souvent un régime de retraite à cotisations déterminées plutôt qu\u2019à prestations déterminées, devient de plus en plus fréquent dans les entreprises privées, a déploré en entrevue Serge Cadieux, secrétaire général de la FTQ, au départ de la marche.«C\u2019est de plus en plus fréquent.Il y a 15 ans, il y avait plus de régimes à prestations déterminées que de régimes à cotisations déterminées dans le secteur privé, mais au cours des 15 dernières années, il y a eu un renversement de la situation», a dénoncé le numéro deux de la FTQ La FTQ, la plus importante centrale syndicale au Québec, a plus de 600 000 membres, principalement dans le secteur privé.Des syndiqués du centre de distribution de chez Brault et Martineau participaient à cette marche.La question d\u2019un régime de retraite moins généreux pour les futurs employés est justement au coeur du conflit avec l\u2019employeur.Des syndiqués du producteur de ciment La- farge Holcim, aussi concernés par la question, y participaient également.Les syndicats ont déjà tenté, en vain, de faire reconnaître par les tribunaux que ce genre de clause était discriminatoire, parce qu\u2019elle créait deux catégories d\u2019employés en fonction de la date d\u2019embauche, a fait valoir M.Cadieux.Il invite donc le gouvernement Couillard à régler la question en modifiant la Loi sur les normes, puisque celle-ci interdit déjà certains traitements discriminatoires.La loi stipule en effet qu\u2019«une convention ou un décret ne peut avoir pour ef fet d\u2019accorder à un salarié visé par une norme du travail, uniquement en fonction de sa date d\u2019embauche et au regard d\u2019une matière sur laquelle por te cette norme, [.] une condition de travail moins avantageuse que celle accordée à d\u2019autres salariés qui effectuent les mêmes tâches dans le même établissement».M.Cadieux estime qu\u2019il s\u2019agirait, pour le gouvernement, de préciser que les régimes de retraite font partie de ces conditions de travail qui ne peuvent être moins avantageuses en raison de la date d\u2019embauche.Le numéro deux de la FTQ rappelle que la loi a changé et que les employeurs n\u2019ont plus, comme avant, à verser des cotisations d\u2019équilibre, qui pouvaient représenter un lourd fardeau financier.«On a corrigé la situation.L\u2019employeur n\u2019a plus à combler le déficit du régime de retraite.Anciennement, à chaque année où un régime de retraite était déficitaire, il devait y avoir une nouvelle évaluation et l\u2019employeur avait une obligation, en plus de la cotisation régulière qu\u2019il versait dans le régime de retraite, de verser une cotisation d\u2019équilibre.Souvent, c\u2019était le double de la cotisation prévue.Et on a enlevé cette obligation-là», a expliqué M.Cadieux.Il estime donc que les employeurs qui persistent à vouloir offrir un régime de retraite moins généreux pour les futurs employés de leur entreprise le font pour des raisons «idéologiques», non plus financières.La Presse canadienne Manifestation contre les régimes de retraite à deux vitesses G É R A R D B É R U B É L e rebond des cours boursiers en mars a ramené le rendement des fonds d\u2019investissement en territoire positif au premier trimestre.Il n\u2019a cependant pas été suffisant pour améliorer la solvabilité des régimes de retraite.Les 42 indices de fonds composant l\u2019univers Morningstar ont affiché des résultats positifs en mars, après avoir connu ce que la firme de recherche a qualifié de « deux mois de rendements très largement négatifs ».Selon les données préliminaires publiées lundi, la moitié des 42 indices de fonds de Morningstar Canada ont ainsi pu terminer le premier trimestre en hausse, soutenus essentiellement par les fonds d\u2019actions canadiennes.«Le marché boursier canadien n\u2019a pas connu un très bon début de trimestre, mais l\u2019indice composé S&P/TSX a terminé en beauté avec un gain de 5,3% en mars, se soldant par un gain de 4,5% pour le trimestre », a ajouté Morningstar.Ailleurs, l\u2019ef fet devise s\u2019est inversé en ce début d\u2019année, après avoir été favorable aux gestionnaires canadiens l\u2019an dernier.«Après une chute brutale en 2015 et en janvier 2016, le dollar canadien s\u2019est apprécié de plus de 4% en février et de nouveau en mars par rapport au dollar américain, finissant le trimestre en hausse de 6,7%.Alors que le marché américain a été positif dans l\u2019ensemble pour le trimestre [\u2026], les fonds canadiens qui investissent dans les actions américaines ont baissé à cause des effets de devises.» Même constat en Europe.Là-bas, la progression des indices en mars en devises locales n\u2019a cependant pas été suffisante pour permettre aux bourses européennes de terminer le premier trimestre en territoire positif.Pour les gestionnaires canadiens, «ces pertes se sont amplifiées par les effets de devises puisque le dollar canadien s\u2019est apprécié de 1,7% par rapport à l\u2019euro et de 9,4% par rapport à la livre britannique», retient la firme spécialisée.Résultat, l\u2019indice de fonds Morning- star Actions européennes affichait un recul de 7,3% au terme des trois premiers mois de 2016.Solvabilité en baisse Les gestionnaires de régime de retraite n\u2019ont pas eu la main aussi heureuse.Dans sa lecture présentée le 31 mars dernier, le cabinet en ressources humaines Mercer a souligné qu\u2019un portefeuille équilibré type a produit un rendement négatif de 0,5% après trois mois en 2016.Pour les régimes à prestations déterminées, le ratio de solvabilité des régimes de retraite clients de Mercer a fléchi légèrement pour atteindre 82% au 30 mars dernier, contre 85% en début d\u2019année.«Plus de neuf régimes de retraite sur dix affichaient un déficit de solvabilité à la fin du trimestre».Le cabinet ajoute que son indice mesurant la santé financière selon le ratio de solvabilité d\u2019un régime de retraite hypothétique s\u2019est également replié, passant de 93 à 90 % dans l\u2019intervalle.Ce recul « tient aux mauvais résultats des marchés mondiaux des actions, à la baisse soutenue des taux d\u2019intérêt des obligations à long terme et à l\u2019appréciation du dollar canadien », qui a nui au rendement des placements étrangers ne faisant pas l\u2019objet d\u2019une stratégie de couverture.Les régimes peuvent toutefois se féliciter d\u2019avoir connu un bon mois de mars «et regagné à peu près la moitié du terrain perdu».Mercer constate également que par catégories d\u2019actions, les actions canadiennes ont affiché la meilleure per formance trimestrielle, avec un rendement de 4,6 %.Celle des actions américaines a été plutôt timide, pour produire un rendement négatif de 5,4 % en dollars canadiens.Pour sa part, la contribution des actions internationales a été plutôt décevante, avec un rendement négatif moyen de 5,8 % en monnaie locale et de 9,1 % en dollars canadiens.Le Devoir FONDS D\u2019INVESTISSEMENT Mars sauve le premier trimestre SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE Stephen Poloz, gouverneur de la Banque du Canada, regarde le travail d\u2019une élève qui devait représenter une personnalité inspirante.O ttawa \u2014 Le gouverneur de la Banque du Canada a mis sur pied un comité de sept membres qui sera chargé de rédiger une liste de femmes canadiennes «emblématiques» qui pourraient apparaître sur les prochains billets de banque.La banque centrale a déjà lancé un appel aux Canadiens pour proposer des noms \u2014 un processus qui se terminera le 15 avril.Elle a reçu jusqu\u2019à maintenant plus de 18 000 soumissions.Stephen Poloz a précisé que le comité allait remettre une liste de trois à cinq candidates, qui fera l\u2019objet de discussions entre lui et le ministre des Finances, Bill Morneau.C\u2019est ce dernier qui aura le dernier mot sur la décision.Le comité est formé de l\u2019écrivaine Gurjinder Basran, du jeune militant Michael Redhead Champagne, de la professeure émérite en histoire Margaret Conrad, de la professeure en sociologie Francine Descarries, de la championne du monde en athlétisme Perdita Felicien, de l\u2019historienne Merna Forster, ainsi que du recteur et vice-chancelier de l\u2019Université Lauren- tienne Dominic Giroux.M.Poloz et Carolyn Wilkins, la première sous-gouverneure de la banque, ont fait cette annonce à l\u2019école publique élémentaire Roberta Bondar, à Ottawa, alors que les élèves de l\u2019établissement et ceux de l\u2019école élémentaire publique Gabrielle-Roy exposaient leurs oeuvres sur des femmes inspirantes.Par voie de communiqué, le gouverneur a déclaré qu\u2019il était «formidable de constater que des personnalités féminines d\u2019époques et de lieux différents inspirent les enfants d\u2019aujourd\u2019hui».«Nous espérons que ce nouveau billet de banque incitera les filles et les garçons à prendre conscience de leur rôle important pour le pays.Qui sait?Un jour, peut-être, on les envisagera sur un billet», a-t-il ajouté.Le premier ministre Justin Trudeau a annoncé le mois dernier qu\u2019une femme figurerait sur les prochains billets qui seront en circulation à compter de 2018.La Presse canadienne Une compagne pour Elizabeth II Un comité a été formé afin de proposer des noms de femmes pouvant apparaître sur les prochains billets de banque P I E R R E S A I N T - A R N A U D L e jour où les camions de lait seront propulsés par le méthane produit par les vaches n\u2019est peut-être pas si loin.Coop Carbone a lancé lundi le projet Agro Carbone qui vise à développer ce genre d\u2019outil de réduction de gaz à effet de serre dans le secteur agricole.L\u2019objectif est de dégager des solutions pouvant servir à l\u2019ensemble des producteurs.«Une ferme toute seule n\u2019a pas les moyens pour investir dans le développement de nouvelles technolo-gies , a fait valoir le ministre de l\u2019Environnement, David Heurtel, lors d\u2019un entretien téléphonique avec La Presse canadienne.«Si on met plusieurs fermes ensemble, qu\u2019on les appuie comme on le fait avec le Fonds vert et d\u2019autres partenaires, avec Coop Carbone qui va nous permettre de coordonner le tout, on parle de projets qui vont pouvoir aider plusieurs fermiers.» Les premiers efforts d\u2019Agro Carbone seront dirigés vers la production laitière et se pencheront, notamment, sur la problématique production de méthane des vaches.« Il y a des avancées scientifiques qui démontrent que l\u2019on peut avoir un impact sur les émissions de méthane de l\u2019animal lui-même selon le type d\u2019alimentation, a souligné M.Heurtel.Il y a également, au niveau des fosses de lisier, d\u2019importantes émissions de méthane.On veut voir comment on pourrait capturer ce méthane, le nettoyer et le convertir en sources d\u2019énergie pour les véhicules.» Les promoteurs du projet notent que de telles solutions technologiques pourraient s\u2019étendre à d\u2019autres productions, dont la production porcine.Le secteur agricole est responsable à lui seul de près de 10 % des émissions de gaz à effet de serre du Québec, surtout en raison du transport et de la production animale.Le projet est doté d\u2019un financement initial d\u2019environ 400 000 $, dont 210 000 $ provenant du Fonds vert, annoncés lundi par le ministre Heurtel et son collègue de l\u2019Agriculture, Pierre Paradis.Le reste des sommes provient notamment de la Coop Fédérée, du Fondaction CSN et du Mouvement Desjardins, qui sont parmi les membres fondateurs de la Coop Carbone.La Presse canadienne Coop Carbone lance un effort de réduction des GES en agriculture JACQUES GRENIER LE DEVOIR O ttawa \u2014 Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) craint que Postes Canada essaie de «provoquer un conflit de travail » en demandant à la ministre du Travail de nommer un conciliateur dans les négociations en cours.Les parties discutent depuis la fin de 2015 mais aucun progrès n\u2019aurait été réalisé sur les questions clés, selon la direction de Postes Canada.C\u2019est pourquoi elle fait appel à un conciliateur aux tables de négociations du STTP- FFRS et du STTP-Urbain.Les conventions collectives de ces syndicats ont pris fin, respectivement, les 31 décembre 2015 et 31 janvier 2016.La situation est sans précédent, selon le président national du STTP, Mike Palecek.Il a invité la société d\u2019État à préparer la tenue de consultations publiques sur l\u2019avenir du service postal plutôt que de « déclarer la guerre à ses travailleurs».Le syndicat a déploré qu\u2019une liste de concessions en matière de régime de retraite, d\u2019avantages sociaux et de sécurité d\u2019emploi ait déjà été déposée par Postes Canada, alors que les revendications des employés ont été rejetées dans l\u2019ensemble, selon le STTP.La société d\u2019État a dit souhaiter que ce conciliateur puisse susciter des échanges constructifs et accélérer le processus de négociation.Postes Canada a indiqué vouloir conclure des ententes équitables pour les employés tout en tenant compte de la réalité de l\u2019industrie et des besoins des clients.La Presse canadienne Demande de conciliation aux Postes Journée d\u2019embauche dans les restaurants McDonald\u2019s Les restaurants McDonald\u2019s organisent mercredi leur sixième Journée annuelle d\u2019embauche au Canada.«En une seule journée, McDonald\u2019s du Canada et ses franchisés sont prêts à pourvoir à un nombre record de postes, soit 7000, dont plus de 1400 au Québec», peut-on lire dans le communiqué.Le réseau compte plus de 300 restaurants et 18 000 employés au Québec.Le Devoir Nomination à la Banque Nationale La Banque Nationale a annoncé la nomination de Martin Gagnon à titre de premier vice-président à la direction, Gestion de patrimoine et coprésident et cochef de la direction de la Financière Banque Nationale.Il succède à Luc Paiement, qui agira au cours des prochaines années à titre de conseiller à la direction.«Ces changements s\u2019inscrivent dans le cadre d\u2019un processus rigoureux de planification de la relève», a précisé l\u2019institution.M.Paiement est au service de la Banque Nationale depuis près de 35 ans.Pour sa part, Martin Gagnon a débuté sa carrière à la Banque Nationale en 1987 au service de la trésorerie.Le Devoir L E D E V O I R , L E M A R D I 5 A V R I L 2 0 1 6 É C O N O M I E B 4 A thènes \u2014 Les discussions entre la Grèce et les représentants de ses créanciers (UE, FMI, BCE, MES) ont rep r i s l u n d i a p r è s - m i d i à Athènes, dans un climat tendu après la publication par Wiki- leaks d\u2019un document de représentants du FMI évoquant un éventuel défaut grec.Une première rencontre a d é m a r r é d a n s u n h ô t e l d\u2019Athènes entre le quartet et le ministre grec des Finances, Euclide Tsakalotos, pour faire le point sur de nouvelles mesures qu\u2019Athènes devrait adopter pour obtenir l\u2019aval des créanciers au programme de redressement de l\u2019économie, a-t-on appris auprès du ministère.Ce programme est basé sur l\u2019accord conclu l\u2019été dernier sur un nouveau prêt de 86 milliards d\u2019euros accordé sur trois ans en échange de la poursuite de l\u2019austérité.Le projet de loi sur la réforme des retraites ainsi qu\u2019une nouvelle réforme de la fiscalité seront au cœur des négociations que le gouvernement grec veut « terminer dans l\u2019immédiat sans que les créanciers réclament des mesures irréalistes supplémentaires », a indiqué une source gouvernementale.Selon la presse, le quartet réclame pour boucler un compromis des mesures permettant d\u2019économiser jusqu\u2019à 5,4 milliards d\u2019euros supplémentaires, ce qui provoque la colère des syndicats qui ont appelé à trois grèves générales depuis novembre.Athènes escompte une conclusion rapide de l\u2019audit pour qu\u2019une discussion soit entamée sur la réduction de la dette publique, dont l\u2019ampleur obère toujours les perspectives de reprise.Mais le climat s\u2019est alourdi entre Athènes et le FMI après la publication samedi d\u2019un document par Wiki- leaks, présenté comme la transcription d\u2019une conférence téléphonique tenue le 19 mars entre Poul Thomsen, chef du département Europe du FMI, et sa collègue Delia Velcu- lescu, membre du quartet.Ils s\u2019y plaignent de la lenteur d e s n é g o c i a t i o n s a v e c Athènes, des réticences européennes, allemandes en particulier, à envisager une réduction de la dette grecque et d\u2019une complaisance supposée de la Commission européenne envers Athènes.Il en ressort que le FMI n\u2019exclut pas un défaut du pays si les négociations traînaient jusqu\u2019en juillet car les Européens ne seraient pas en mesure de prendre des décisions sur la Grèce avant l\u2019issue du référendum britannique du 23 juin sur le Brexit.Sommée samedi de fournir des explications par le premier ministre grec, Alexis Tsipras, la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, s\u2019est bornée à répondre que les discussions sur la dette étaient encore loin d\u2019avoir abouti à un programme acceptable par le Fonds.Lundi, le gouvernement a dénoncé « la stratégie d\u2019obstruction des négociations en vue de créer des conditions d\u2019asphyxie financière du pays».Agence France-Presse DETTE GRECQUE Athènes et ses créanciers reprennent leurs négociations L ondres \u2014 Le groupe européen Airbus a écrit à ses 15 000 employés au Royaume- Uni pour les mettre en garde contre une sortie de l\u2019Union européenne, à moins de trois mois du référendum sur la question.« Nous pensons fermement que cela a du sens économiquement de rester dans l\u2019UE, qui a aidé à faire de l\u2019entreprise un succès mondial », écrivent plusieurs dirigeants du géant de l\u2019aéronautique et de la défense, dont Paul Kahn, le président d\u2019Airbus Group au Royaume-Uni.« Notre modèle est entièrement fondé sur notre capacité à faire circuler des produits, des personnes et des idées à travers l\u2019Europe sans aucune restriction et nous ne pensons pas que par tir [de l\u2019UE] augmenterait la compétitivité de nos opérations britanniques», ajoutent-ils dans cette lettre adressée au personnel.« Nous devons tous garder à l\u2019esprit le fait que les futurs investissements dépendent beaucoup de l\u2019environnement économique dans lequel l\u2019entreprise opère», insistent-ils à l\u2019approche du référendum du 23 juin.Le groupe emploie 15 000 personnes dans le pays, où sont notamment conçues et fabriquées les ailes des avions de ligne Airbus.Également actif dans les hélicoptères, l\u2019espace et la défense, il estime générer 100 000 emplois supplémentaires chez ses sous- traitants.Les dirigeants de l\u2019entreprise européenne, qui dispose d\u2019une présence importante en Allemagne et en France, ont déjà clairement fait campagne pour un maintien du Royaume- Uni dans l\u2019UE, prévenant que ses investissements dans le pays pourraient être revus en cas de « Brexit ».En cas de sortie, «nous ne cesserions pas nos activités au Royaume-Uni», assure toutefois Airbus Group dans sa lettre.Agence France-Presse BREXIT Airbus envoie une mise en garde à ses employés du Royaume-Uni B ruxelles \u2014 Le chômage a légèrement reculé en février dans la zone euro à 10,3 % contre 10,4 % en janvier (chiffre révisé), soit son niveau le plus bas depuis août 2011, a annoncé lundi l\u2019Of fice européen de statistiques Eurostat.Ce chiffre correspond précisément au consensus des analystes interrogés par le fournisseur de ser vices financiers Factset, qui tablaient sur 10,3%.Le 1er mars, Eurostat avait annoncé un taux de chômage à 10,3 % en janvier dans la zone euro, mais le chiffre a ensuite été révisé à la hausse de 0,1 point, selon un communiqué.Le chômage dans la zone euro s\u2019élevait encore à 11,2 % en février 2015, rappelle l\u2019office de statistiques, qui souligne qu\u2019en l\u2019espace d\u2019un an le nombre de chômeurs a diminué de 1,3 million.Mais de for tes disparités subsistent parmi les pays ayant adopté la monnaie unique.L\u2019Allemagne a ainsi enregistré un taux de chômage de 4,3 % en février, alors qu\u2019il s\u2019élevait à 20,4 % en Espagne (et 24 % en Grèce en décembre 2015, dernier chiffre disponible pour ce pays).La France est globalement dans la moyenne, avec 10,2 %.Dans l\u2019ensemble des 28 États membres de l\u2019UE, le chômage s\u2019est établi à 8,9 % en février, inchangé par rapport à janvier, et en recul de près d\u2019un point sur un an (9,7 % en février 2015).Eurostat estime qu\u2019en février, 21,65 millions d\u2019hommes et de femmes étaient au chômage dans l\u2019Union européenne, dont 16,63 millions dans la zone euro.Par rapport à janvier, le nombre de chômeurs a diminué de 59 000 dans l\u2019UE et de 39 000 dans la zone euro, indique encore le communiqué.Le taux de chômage de janvier a dû être révisé dans plusieurs pays, à la hausse pour la Belgique (+0,8 point de pourcentage), le Luxembourg (+0,5 point) et l\u2019Irlande (+0,3) notamment, ce qui explique le relèvement global pour la zone euro.Agence France-Presse ZONE EURO Le chômage tombe à son plus bas niveau depuis août 2011 Les chiffres varient considérablement d\u2019un pays à l\u2019autre LOUISA GOULIAMAKI AGENCE FRANCE-PRESSE En Allemagne, le taux de chômage est de 4,3 %; en Grèce (notre photo), il atteint 24 %.W ashington \u2014 Les États- Unis ont annoncé lundi de nouvelles mesures pour freiner l\u2019exil fiscal des multinationales américaines qui fuient l\u2019impôt en transférant leur siège social à l\u2019étranger à la faveur de rachats d\u2019entreprises.«Pendant des années, des entreprises ont profité d\u2019un système qui leur permet d\u2019installer leur résidence fiscale à l\u2019étranger pour éviter les impôts aux États- Unis sans faire de changement majeur dans leur modèle économique», a rappelé le secrétaire américain au Trésor Jacob Lew, cité dans un communiqué.Aux termes des opérations dites «d\u2019inversion fiscale», plusieurs géants américains, notamment Pfizer, ont ainsi racheté des entreprises localisées dans des pays à faible fiscalité (Irlande, Pays-Bas\u2026) pour s\u2019y domicilier tout en conservant ses activités et ses structures de direction aux États-Unis.Ces transactions légales mais controversées visent notamment à échapper à l\u2019impôt fédéral sur les sociétés aux États- Unis qui est le plus élevé parmi les pays industrialisés (35%).Après deux précédents trains de mesures annoncés en 2014 et 2015, le Trésor va renforcer son arsenal et rendre plus dif ficile pour un groupe étranger de revendiquer 20 % du capital d\u2019une société américaine, seuil qui permet à la nouvelle entité d\u2019échapper à l\u2019impôt américain.Les mesures annoncées lundi visent également à s\u2019attaquer au mécanisme qui permet, après une « inversion», à la filiale américaine du nouveau groupe de réduire son ardoise fiscale en déduisant de ses impôts les intérêts qu\u2019elle paye sur un prêt accordé par sa maison-mère.Le Trésor va précisément cibler ces opérations comptables quand ce prêt ne finance aucun nouvel investissement aux États-Unis, précise-t-il dans un communiqué.« Nous allons réfléchir à de nouveaux moyens pour limiter les inversions », a par ailleurs prévenu M.Lew, tout en reconnaissant que seule une loi pourra réellement faire cesser ses opérations.«Le Congrès ne doit pas attendre pour agir alors que ces inversions réduisent notre assiette fiscale », a ajouté le responsable.Agence France-Presse ÉTATS-UNIS Des mesures contre l\u2019exil fiscal des multinationales New York \u2014 Les gouverneurs des États de New York et de Californie ont ratifié lundi deux lois portant le salaire minimum horaire à 15$US, une réforme saluée par Barack Obama qui a appelé le Congrès à généraliser ces dispositions.Les textes feront passer graduellement et sur plusieurs années le salaire minimum de 9$ à New York et 10$ en Californie actuellement (contre 7,25$ au niveau national) à 15$ selon des mécanismes différents en fonction des entreprises et des régions des États.En Californie, 5,6 millions de travailleurs vont bénéficier de la mesure, soit un tiers de la main d\u2019œuvre de l\u2019État, selon des responsables locaux, tandis que dans l\u2019État de New York, 2,3 millions de personnes sont concernées.«Ce n\u2019est pas la fin de la lutte, mais c\u2019est un important pas en avant», a commenté le gouverneur de Californie, Gerr y Brown, dans un communiqué.Dans l\u2019État de New York, le texte introduit également un congé maternité payé de douze semaines, qui sera rémunéré à hauteur des deux tiers du salaire de base.Agence France-Presse Relèvement du salaire minimum à 15 $US confirmé dans deux États L E D E V O I R , L E M A R D I 5 A V R I L 2 0 1 6 LES SPORTS B 5 P our se donner quelques hallucinations qui font changement de la torpeur du quotidien, pas besoin de consommer de la drogue ou quelque autre substance prohibée par les autorités en place.Non, il suffit de jeter un coup d\u2019œil ne serait-ce que furtif (question d\u2019éviter la sur- dose et une possible attaque d\u2019apoplexie) à la liste des masses salariales des équipes professionnelles de baseball majeur publiée chaque année à l\u2019occasion de l\u2019ouverture de la saison régulière.Ef fectuons d\u2019abord un léger retour en arrière.Nous sommes à la fin de 1976.Nos Expos viennent de boucler une campagne de pure horreur, 55-107, à 46 matchs de la tête dans l\u2019Est de la Nationale, mais à peu près personne ne s \u2019en est rendu compte pour des raisons générales de Jeux olympiques à Montréal et toutes ces choses \u2014 ils ont attiré moins de 8000 spectateurs en moyenne par joute.Ils sentent donc qu\u2019il leur faut porter un grand coup alors que l\u2019équipe s\u2019apprête à emménager au Stade olympique, vous savez celui qui est trop caverneux et situé beaucoup trop dans l \u2019est de la vi l le pour seoir à quiconque le moindrement civilisé.Nos Expos décident conséquemment de par tir à la chasse de Reggie Jackson.L\u2019autonomie des joueurs est encore toute jeune et, comme le statut est acquis au compte- gouttes, ceux qui sont libres se font faire une cour intense.Jackson est un voltigeur étoile flamboyant qui tient en relativement haute estime sa propre personne \u2014 lorsqu\u2019on lui demande ce que cela lui fait d\u2019être hué dans les stades adverses, il répond : « Fans don\u2019t boo nobodies » \u2014 et sait se laisser désirer.Jackson intéresse sérieusement au moins quatre clubs, et nos Expos lui déroulent le tapis rouge.Dans le journal, on le voit visiter le Stade olympique et on songe à par t soi que nos Expos ont dû tenter de le séduire avec une formule à l\u2019emporte-pièce, genre « Avec toi avec pas de toit ».En attendant que Reggie prenne une décision, le suspense se révèle proprement insoutenable.Que lu i o f f rent nos Expos ?Presque 5 millions de beaux dollars, apprendra-t- on plus tard.Mais attention, presque 5 millions\u2026 pour cinq saisons.Mar rant , n \u2019est -ce pas ?L\u2019un des plus gros noms du baseball pour un salaire annuel même pas dans les sept chif fres ! Est-ce qu\u2019on dis- cer ne là une méchante aubaine proche du vol en plein jour, oui ou oui ?À l \u2019époque, les propriétaires d\u2019équipes, ceux-là mêmes qui avaient précédemment assuré que jamais au grand jamais ils n\u2019embaucheraient un traître joueur autonome puis faisaient la queue pour acheter à for t prix, s\u2019entendaient pour prédire une chose : quand des joueurs allaient toucher une rémunération de 1 mill ion par année, ce serait la faillite.La f in des haricots, messieurs dames, nous vous remercions d\u2019avoir été des nôtres mais nous n\u2019allons pas dilapider notre colossale fortune pour vos beaux yeux et votre divertissement.Ils ont aussi dit cela quand les salaires ont approché 2 millions par année, puis 3 millions, puis 5, puis 10, puis ils ont arrêté de se plaindre parce qu\u2019ils ont bien vu que personne ne les croyait et ils ont laissé la machine à fric fonctionner à plein régime.D\u2019où les hallucinations évoquées plus haut.Quant à Reggie Jackson, on devait découvrir qu\u2019il n\u2019avait jamais sérieusement eu l\u2019intention de s\u2019établir à Montréal.Car dans la course à ses ser vices, on retrouvait les Yankees de New York, et l\u2019homme ne pouvait s\u2019imaginer ailleurs que sur la plus grande scène.Les Yankees lui of fraient moins d\u2019argent que nos Expos, mais des tonnes de prestige de plus (sans parler d\u2019une Rolls-Royce Corniche flambant neuve), et ce qu\u2019il pourrait toucher en commandites en se produisant dans la Grosse Pomme compenserait largement.Surtout qu\u2019il passerait à la postérité en frappant trois circuits consécutifs dans le 6e et der nier match de la Série mondiale de 1977 et que les Yankees remporteraient aussi le championnat en 1978, alors que nos Expos, vous savez, les titres, ils n\u2019en ont jamais vraiment fait une habitude\u2026 Tout cela remonte à presque 40 ans, et on éprouve un mal insondable à imaginer que ça s\u2019est un jour joué sur des peccadilles comme quelques centaines de milliers de dollars.Car dans la liste qui induit le tournis chez le citoyen moyen, on retrouve au sommet les Dodgers de Los Angeles, qui verseront en 2016 la somme de 249 781 668 $US à leurs 25 joueurs.La prochaine fois, nous nous amuserons d\u2019ailleurs à faire de petits calculs à ce sujet.C\u2019EST DU SPORT ! Hallucinations JEAN DION A L E X I S B É L A N G E R - C H A M P A G N E à Brossard P our l\u2019entraîneur-chef du Canadien de Montréal, Michel Therrien, c\u2019était une question de respect.Voilà pourquoi l\u2019équipe a rappelé le dur à cuire John Scott de son club-école des IceCaps de St.John\u2019s dimanche.Scott disputera un seul match avec le Tricolore, mardi face aux Panthers de la Floride, « à moins que je ne réussisse un tour du chapeau», a-t-il dit en riant.Therrien a expliqué que le Canadien veut ainsi remercier Scott, acquis le 15 janvier des Coyotes de l\u2019Arizona, pour son professionnalisme au cours de la saison.« Il a agi en vrai professionnel depuis qu\u2019il s\u2019est joint à l\u2019organisation », a raconté Ther- rien après une séance d\u2019entraînement à Brossard lundi.Il a connu des hauts et des bas pendant la saison, mais nous voulions le remercier.C\u2019était un geste important pour nous.Il a eu une très bonne attitude à St.John\u2019s.Nous voulions lui donner l\u2019occasion de jouer un match avec le Canadien de Montréal.» Sous les projecteurs Il faut dire que Scott s\u2019est retrouvé sous les projecteurs bien malgré lui cette saison quand il a été élu capitaine de la section Pacif ique en prévision du match des étoiles de la Ligue nationale de hockey.Malgré l\u2019échange et son renvoi dans la Ligue américaine, Scott a participé à au match et sa performance de deux buts a incité les par tisans à l\u2019élire joueur par excellence de la classique annuelle, le 31 janvier à Nashville.«Personne ne me devait quoi que ce soit », a déclaré Scott, un vétéran de huit saisons dans la LNH âgé de 33 ans.« Mais je reçois une faveur et je suis très heureux d\u2019avoir la chance de jouer ici.» Scott, dont l\u2019histoire fera vraisemblablement l\u2019objet d\u2019un film, ajoutera donc un dernier chapitre à sa saison en foulant la glace du Centre Bell dans l\u2019uniforme bleu-blanc-rouge.« C\u2019est presque comme une fin de film, a dit Scott en souriant.Ça complète l\u2019histoire.Je ne sais pas quel accueil les partisans vont me réserver.J\u2019espère que ça va être positif.Les partisans sont toujours incroyables ici.Je suis content de pouvoir être avec l\u2019équipe à domicile pour une fois.» Scott semblait déjà à son aise avec ses nouveaux coéquipiers, lui qui a rappelé qu\u2019il en a « rencontré la moitié à St.John\u2019s ».Il faut dire que sa personnalité pétillante en a charmé plus d\u2019un au match des étoiles et qu\u2019il est un joueur respecté à travers le circuit.McCarron et De la Rose Pour faire de la place à Scott dans sa formation, le Canadien a rétrogradé les attaquants Michael McCarron dimanche et Jacob de la Rose, lundi.Therrien a mentionné que McCarron connaît des matchs plus dif ficiles depuis un certain temps et qu\u2019il souhaite voir les deux jeunes attaquants obtenir plus de temps de jeu avec les IceCaps.« Il a joué 20 matchs dans la LNH.C\u2019est une bonne expérience pour lui », a dit Therrien au sujet de McCarron, qui a inscrit un but et une aide avec le Canadien.«Ça lui permet de réaliser sur quoi il doit travailler pour s\u2019établir dans la LNH.Il est jeune, comme Jacob de la Rose.Nous avons présentement beaucoup d\u2019attaquants disponibles et ces jeunes-là doivent jouer pour aller chercher le plus d\u2019expérience possible.» Par ailleurs, Therrien a confirmé que Mike Condon défendra le filet du Canadien mardi.La Presse canadienne CANADIEN Un cadeau pour John Scott COLIN PEDDLE LA PRESSE CANADIENNE John Scott disputera un seul match avec le Tricolore, mardi face aux Panthers de la Floride.Un 15e défenseur pour le Tricolore Le manège se poursuit en défensive chez le Canadien de Montréal.Comme les débuts dans la Ligue nationale de hockey de Brett Lernout n\u2019auront duré que le temps de huit présences sur la patinoire, c\u2019est au tour de Ryan Johnston d\u2019avoir la chance d\u2019épater la galerie et la direction de l\u2019équipe.Lernout s\u2019est blessé au bas du corps samedi dans la défaite de 4-3 du Canadien face aux Panthers de la Floride et Johnston a donc été rappelé des IceCaps de St.John\u2019s dimanche.Johnston deviendra le 15e défenseur à enfiler l\u2019uniforme du Canadien cette saison, tandis que le nombre total de joueurs employé par le Canadien grimpera à 46 quand John Scott et lui affronteront les Panthers mardi au Centre Bell.D E A N B E N N E T T à Edmonton I l n\u2019était d\u2019abord pas voulu, puis il est arrivé en retard, il a demandé de l\u2019argent et il est resté plus longtemps que prévu.Mais si le Rexall Place, autrefois le Skyreach Centre et le Northlands Coliseum, était un invité non désiré, il s\u2019est révélé un hôte parfait pendant presque 42 années parsemées de hauts et de bas.L\u2019amphithéâtre circulaire en béton situé dans le nord-est d\u2019Edmonton accueillera son dernier match des Oilers d\u2019Edmonton mercredi.Les amateurs et les anciens joueurs diront au revoir à l\u2019édifice que les habitants de la capitale albertaine ne croyaient pas nécessaire au début des années 1970.À l\u2019époque, les citoyens avaient refusé à deux reprises que la Ville s\u2019engage dans la construction d\u2019un nouvel aréna visant à remplacer l\u2019Edmonton Gardens de 7000 places.Mais lorsque les Oilers et l\u2019Association mondiale de hockey ont pris leur envol en 1971, et alors que les Jeux du Commonwealth allaient éventuellement être présentés à Edmonton, les élus municipaux ont réalisé qu\u2019un nouvel amphithéâtre était nécessaire.L\u2019Association d\u2019exposition d\u2019Edmonton a payé la facture avec l\u2019aide des gouvernements provincial et fédéral.Les différentes parties ont choisi de l\u2019établir sur un terrain de cinq hectares en 1973.Les problèmes ont ensuite commencé.Le sol était instable.Les travailleurs de la construction ont fait la grève.L\u2019acier n\u2019était pas au rendezvous.Les coûts sont passés de 10 à 18 millions.Un certain adolescent Les ennuis ont fait l\u2019objet de blagues.Les Oilers et leurs partisans se sont tout de même installés dans le nouvel édifice, grandissant avec l\u2019équipe de l\u2019AMH jusqu\u2019à ce que le propriétaire, Peter Pocklington, change tout en 1978 en faisant l\u2019acquisition d\u2019un adolescent du nom de Wayne Gretzky, celui qui allait populariser l\u2019édifice.Moins d\u2019une décennie plus tard, Pocklington serait diabolisé par les amateurs d\u2019Edmonton pour avoir échangé Gretzky aux Kings de Los Angeles en retour de 15 millions $US, de deux joueurs et trois choix de 1er tour au repêchage.Mais avant cette transaction, Gretzky et les autres vedettes de l\u2019équipe comme Mark Messier, Jari Kurri, Paul Coffey, Kevin Lowe, Glenn Anderson et Grant Fuhr \u2014 sous les ordres de Glen Sather \u2014 ont changé le hockey avec leur style de jeu européen et rythmé qui a permis aux gens d\u2019Edmonton de savourer plusieurs triomphes.Le Rexall Place était un endroit où pères et fils, mères et filles, allaient s\u2019acheter un sac de maïs souf flé pour se perdre dans un monde d\u2019une impor tance illusoire soutenu par des émotions à l \u2019état br ut pendant quelques heures.Ce fut une route parsemée de hauts et de bas pour cet édifice ainsi qu\u2019un important rappel que dans le sport, tout comme dans la vie, la joie se trouve dans l\u2019aventure.La Presse canadienne HOCKEY Un dernier match au Rexall Place New York \u2014 L\u2019ailier gauche Ar temi Panarin, des Blackhawks de Chicago, qui a connu deux matchs consécutifs de quatre points, a décroché la 1re étoile de la dernière semaine d\u2019activités dans la Ligue nationale de hockey.Après avoir été blanchi lors d\u2019une défaite de 4-1 contre le Wild du Minnesota, Panarin a inscrit deux buts et deux passes face aux Jets de Winnipeg et récolté un but et trois mentions d\u2019aide contre les Bruins de Boston.Selon la firme de statistiques Elias, Panarin est devenu la première recrue de l\u2019histoire des Blackhawks à réussir deux performances d\u2019affilée de quatre points et la première recrue de la LNH depuis Nicklas Backstrom, des Capitals de Washington, en 2007-2008.Panarin domine toutes les recrues de la LNH dans la colonne des buts (28), des passes (44), des points (72) et des buts victorieux (7).Le défenseur Brent Burns, des Sharks de San Jose, et le gardien Matt Murray, des Penguins de Pittsburgh, ont reçu les deux autres mentions d\u2019honneur.Burns a récolté un but et six passes en quatre rencontres tandis que Murray a remporté ses trois matchs, dont un par jeu blanc, et a compilé une moyenne de buts alloués par match de 1,95 ainsi qu\u2019un taux d\u2019efficacité de, 929.La Presse canadienne HOCKEY La semaine d\u2019Artemi Panarin JASON FRANSON LA PRESSE CANADIENNE La statue de Wayne Gretzky devant le Rexall Place L E D E V O I R , L E M A R D I 5 A V R I L 2 0 1 6 L E M O N D E B 6 160 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER AHUNTSIC - GRAND 5 1/2 3 chambres fermées, très éclairé, climatisé, à 5 minutes du métro Crémazie et du centre Claude-Robillard.LIBRE 1er JUIN.1 100 $.Katia Gagnon 514-232-5190 DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.OUTREMONT - 5, Vincent d'Indy 11/2, 31/2, 41/2, Penthouse 51/2, rénovés, près métro, UdeM.Poêle/frigo.Chauffé, eau chaude.Ascenceur.514 737-8055 514 735-5331 VILLERAY - 5 1/2 (1er - 1 550 $) & 3 1/2 (bas duplex - 750 $) Rénovés, A/C, frais peint, système d'alarme, non-fum., près 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INTÉRIEURE AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.LE DEVOIR ne sera pas respon sable des erreurs répétées.Merci de votre attention.5 9 9 9 25-7 4 5 1 : c.é l é T 9 4 1 1 1 - 5 52 4 5 é: l é T Q 2 H c, l, a é r Mont u e, r v Ha u D e r , 5 85 1 o l ie r m é e M L (comptoir à la clientèle fermé le dimanche) Sam Dimanche à vendredi:10h à12h et de 1 ar téléphone, télécopieur ou par courriel P Pour une publication s m el.co i olog r ie@lememo cr ne rmé 4 X 2 K edi: fe Heure de tombées 15h15 à 17h00 3h ection décès dans Deux Libyens de Guantánamo transférés au Sénégal Washington \u2014 Deux Libyens détenus à la prison américaine de Guantánamo ont été transférés au Sénégal, marquant une fois de plus la volonté du gouvernement américain de fermer le centre de détention controversé avant le départ du président Barack Obama en janvier.Après ce transfèrement, il reste 89 détenus dans la prison qui en a accueilli au total environ 780.Le secrétaire d\u2019État américain John Kerry a remercié dans un communiqué le Sénégal d\u2019accueillir les deux prisonniers, précisant qu\u2019ils étaient de nationalité libyenne.Agence France-Presse K A R E N M I N A S S I A N à Stepanakert E M I L G O U L I E V à Bakou Les combats entre les forces arméniennes et les troupes azerbaïdjanaises ont fait au moins 13 morts lundi dans la région contestée du Nagorny- Karabakh tandis que le président turc Erdogan, fidèle allié de Bakou, semblait attiser les tensions en assurant que le Na- gorny-Karabakh « retournera un jour» à l\u2019Azerbaïdjan.Au moins 40 militaires des deux camps et six civils ont été tués depuis la reprise vendredi soir des hostilités, les plus meurtrières depuis le cessez- le-feu instauré entre Erevan et Bakou en 1994.Plus de 200 militaires et civils ont été blessés.Ce conflit, dont les sources remontent à plusieurs siècles, mais qui s\u2019est cristallisé à l\u2019époque soviétique lorsque Moscou a attribué ce territoire majoritairement arménien à la république socialiste soviétique d\u2019Azerbaïdjan, intervient dans une région du Caucase stratégique pour le transport des hydrocarbures, près de l\u2019Iran, de la Turquie et aux portes du Proche-Orient.L\u2019escalade militaire se déroule par ailleurs au moment où la Russie, qui entretient de bonnes relations avec l\u2019Arménie, et la Turquie, alliée traditionnelle de l\u2019Azerbaïdjan, traversent une grave crise diplomatique sur fond de guerre en Syrie.Multipliant les messages de soutien à Bakou, le président turc Recep Tayyip Erdogan a encore attisé les tensions lundi en assurant que « le Ka- rabakh retournera un jour, sans aucun doute, à son propriétaire originel », l\u2019Azerbaïdjan, renouvelant ses « condoléances » aux proches des «martyrs » azerbaïdjanais.Sur le terrain, trois soldats azerbaïdjanais ont été tués par des « tirs de mor tier et de lance-grenades depuis les tranchées » des forces arméniennes le long de la ligne de front, a annoncé le por te-pa- role du ministère, Vagif Dargahly, menaçant d\u2019une « opération d\u2019ampleur tout le long de la ligne de front » en cas de poursuite des « provocations arméniennes ».Un porte-parole des autorités de la région séparatiste soutenue par Erevan, Artak Begla- rian, a pour sa part déclaré à l\u2019AFP que les combats avaient fait trois morts de plus parmi les civils, «dont une femme de 92 ans, brutalement tués par les troupes azerbaïdjanaises» dans le village de Talich.Selon le ministère de la Défense du Na- gorny-Karabakh, 20 soldats séparatistes ont au total été tués et 72 blessés depuis la reprise des hostilités, cinq «volontaires» arméniens ayant par ailleurs été tués lundi quand le bus dans lequel ils circulaient a été touché par un missile.Dans un hôpital de Stepana- ker t, la « capitale » du Kara- bakh, deux enfants blessés samedi étaient toujours soignés, ont pu constater des journalistes de l\u2019AFP.Les forces arméniennes « ont largement avancé dans certaines zones du front et ont pris de nouvelles positions », a de son côté assuré le por te- parole du ministère arménien de la Défense, Ar tsrun Hovhannisyan.L\u2019Azerbaïdjan a dénoncé comme « fausses » ces affirmations, assurant contrôler depuis samedi plusieurs hauteurs stratégiques au Karabakh.Les autorités du Nagorny- Karabakh ont déclaré être « prêtes à discuter d\u2019une proposition de trêve » à condition de récupérer les positions et territoires perdus dans la région, reconnue comme appartenant à l\u2019Azerbaïdjan par la communauté internationale.Le président arménien, Serge Sarkissian, a lui estimé qu\u2019un cessez-le-feu ne serait possible que « si les militaires des deux camps retournent aux positions », qu\u2019ils occupaient avant la reprise des hostilités.Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le secrétaire d\u2019État américain John Kerrry ont par ailleurs évoqué ces récents combats lors d\u2019un entretien téléphonique.Semblant dénoncer les déclarations de M.Erdogan, les deux ministres «ont condamné les tentatives de « parties extérieures » au conflit pour aggraver la confrontation», selon un communiqué du ministère russe de la Défense.Des négociations sous les auspices de la France, des États-Unis et de la Russie, coprésidents du Groupe de Minsk de l\u2019Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) chargé de trouver une issue à ce «conflit gelé » depuis plus de 20 ans, doivent se tenir à Vienne mardi, précise le communiqué.Après une guerre ayant fait 30 000 morts et des centaines de milliers de réfugiés, principalement azerbaïdjanais, le Na- gorny-Karabakh est passé sous le contrôle de forces séparatistes proches d\u2019Erevan.La région est désormais peuplée majoritairement d\u2019Arméniens.Aucun traité de paix n\u2019a été signé et après une période de calme relatif, la région a connu ces derniers mois une nette escalade des tensions, Erevan estimant fin décembre qu\u2019on était revenu à la «guerre».Agence France-Presse NAGORNY-KARABAKH Les combats continuent Le président turc, Erdogan, assure que le Nagorny-Karabakh reviendra à l\u2019Azerbaïdjan TOFIK BABAYEV AGENCE FRANCE-PRESSE Un homme regarde le toit de sa maison endommagé lors d\u2019af frontements entre les forces arméniennes et azéries dans le village de Garagoyunlu, en Azerbaïdjan.L e génocidaire r wandais présumé Ladislas Nta- ganzwa, arrêté en décembre en RDC puis transféré en mars au Rwanda, a comparu pour la première fois lundi devant un juge à Kigali, s\u2019abstenant de plaider coupable ou non des crimes qui lui sont imputés.Ancien maire de Nyakizu (sud-est du Rwanda), il était jusqu\u2019à son arrestation un des neuf génocidaires présumés encore recherchés par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), créé pour juger les responsables du génocide de 1994 qui, selon l\u2019ONU, a fait 800 000 morts, principalement Tutsi.Lors de l\u2019audience, le procureur du tribunal de Nyaru- gunga à Kigali a détaillé les cinq charges pour l\u2019instant retenues contre M.Ntaganzwa, 53 ans : il est accusé de «génocide », « d\u2019incitation directe et publique à commettre le génocide», de «massacres», d\u2019«extermination» et d\u2019avoir orchestré le viol de plusieurs femmes.« Je m\u2019abstiens », a répondu M.Ntaganzwa au juge qui lui demandait s\u2019il souhaitait plaider coupable ou non coupable des crimes dont il doit répondre.Son avocat, Me Laurent Bu- gabo, a précisé à l\u2019AFP que son client estime ne pas avoir eu assez de temps pour examiner son dossier, transféré en mai 2012 par le TPIR aux autorités rwandaises.M.Ntaganzwa sera à nouveau amené, ultérieurement, à plaider coupable ou pas.Une date d\u2019ouverture de procès n\u2019a pas encore été déterminée.Agence France-Presse GÉNOCIDE Le Rwandais Ntaganzwa plaide non coupable Une délégation des rebelles yéménites chiites Houthis, soutenus par l\u2019Iran, se trouve à Riyad pour des négociations, a annoncé lundi le ministre saoudien des Af faires étrangères Adel al-Jubeir, peu avant une trêve et des pourparlers de paix sur la crise yéménite.« Une délégation Houthie est en Arabie saoudite et des discussions sont en cours.Je crois que nous avons bien progressé », a déclaré le ministre aux journalistes, qui l\u2019interrogeaient sur des négociations avec les rebelles yéménites à Riyad.L\u2019Arabie saoudite dirige une coalition militaire arabe, intervenue en mars 2015 au Yémen, apporte son soutien au gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale pour lutter contre les Houthis qui se sont emparés de vastes régions, dont la capitale Sanaa.Le vice-prince héritier saoudien, Mohammed ben Sal- mane, avait été le premier à annoncer la présence d\u2019une délégation Houthie à Riyad, dans une entrevue publiée vendredi par l\u2019agence Bloomberg.« Il y a des progrès significatifs dans les négociations, et nous avons de bons contacts avec les Houthis, avec une délégation actuellement à Ryad», a dit l\u2019homme fort du royaume, avant d\u2019ajouter : « Nous estimons que nous sommes plus que jamais proches d\u2019une solution politique au Yémen».Trêve humanitaire De récents contacts inédits, consécutifs à une médiation tribale, ont favorisé une trêve humanitaire à la frontière entre l\u2019Arabie saoudite et le Yémen et permis en mars des échanges de prisonniers.Le ministre saoudien des Affaires étrangères a confirmé que son pays cherchait l\u2019apaisement au Yémen, son voisin du sud.«Nous avons réussi à parvenir à une accalmie dans les régions frontalières.Et nous œu- vrons maintenant à rapprocher les positions des parties yémé- nites» dans la perspective d\u2019un cessez-le-feu à partir du 10 avril et de la reprise huit jours plus tard de pourparlers de paix in- teryéménites au Koweït, sous l\u2019égide de l\u2019ONU, a-t-il dit.«Nous espérons que ces consultations conduiront à un règlement et à la restauration de la sécurité et de la stabilité au Yémen ainsi qu\u2019à l\u2019application de la résolution 2216» du Conseil de sécurité de l\u2019ONU, a-t-il ajouté.Cette résolution prévoit le retrait des rebelles des villes et des régions dont ils se sont emparés par la force et la restitution de l\u2019armement lourd saisi.Agence France-Presse Une délégation de la rébellion yéménite négocie à Riyad Une issue politique serait proche au Yémen Les forces arméniennes «ont largement avancé dans certaines zones du front» C O N G O Victoire de Sassou Nguesso à la présidentielle La Cour constitutionnelle de la République du Congo a validé lundi soir la victoire, contestée par l\u2019opposition, du chef de l\u2019État sortant Denis Sassou Nguesso à la présidentielle du 20 mars.Selon les résultats officiels définitifs proclamés par la Cour à la télévision publique, M.Sassou Nguesso, qui cumule plus de 32 ans de pouvoir, a été élu dès le premier tour en réunissant sur son nom 60,19% des suffrages exprimés, soit un peu moins que ce qu\u2019avait annoncé le gouvernement le 24 mars (60,39%).Agence France-Presse Google supprime une application des talibans Kaboul \u2014 Google a retiré une application des talibans pour téléphone intelligent de son magasin en ligne, a annoncé lundi le groupe technologique, trois jours après la mise en ligne de cette application destinée à renforcer la présence de ce mouvement islamiste sur Internet.Le «département technologie» des talibans, qui a lancé cette application vendredi en pachto sous le nom de «Alemarah», travaille également sur une version en farsi, avait précisé à l\u2019AFP vendredi Zabihullah Mu- jahid, porte-parole des talibans, injoignable lundi.Agence France-Presse B O K O H A R A M Le chef d\u2019une faction dissidente aurait été arrêté Abuja \u2014 Khalid el-Barnaoui, le chef d\u2019Ansaru, aurait été arrêté par les forces de l\u2019ordre nigé- rianes.Il s\u2019agirait de la prise la plus importante dans la guerre contre cette insurrection lancée il y a six ans.El-Barnaoui a été épinglé vendredi dans la ville de Lokoja, dans le centre du pays.Il aurait orchestré l\u2019enlèvement de plusieurs étrangers.Associated Press L E D E V O I R , L E M A R D I 5 A V R I L 2 0 1 6 LE MONDE B 7 R O U B A E L H U S S E I N I à Beyrouth Le Front Al-Nosra, branche syrienne d\u2019al-Qaïda, a subi un revers avec la mor t dimanche de son porte-parole et de 20 autres djihadistes dans des frappes aériennes en Syrie, où les forces du régime progressaient toujours dans le centre face au groupe État islamique.Abou Firas al-Souri (le Syrien), de son vrai nom Rad- wane Nammous, avait combattu contre les Soviétiques en Afghanistan où ce sexagénaire avait rencontré Oussama Ben Laden et Abdallah Azzam, père fondateur du djihad international, avant de rentrer en Syrie avec le début de la révolte en 2011, selon des experts.«C\u2019est un ancien d\u2019al-Qaïda.Il a été ramené du Yémen pour contrebalancer idéologique- ment l\u2019État islamique », grand rival djihadiste d\u2019al-Nosra en Syrie, affirme à l\u2019AFP Pieter Van Ostaeyen, historien et observateur des mouvements djihadistes en ligne.« C\u2019est un coup dur pour al-Nosra, même si cela ne l\u2019af fectera pas énormément au niveau opérationnel», a-t-il ajouté.Le groupe « va continuer à tout tenter pour faire dérailler le cessez-le-feu, ce qu\u2019il a déjà réussi à un cer tain degré », a précisé Aymenn Ja- wad Al-Tamimi, chercheur au Middle East Forum, un groupe de réflexion pour la promotion des intérêts américains dans la région.Les États-Unis ont revendiqué lundi le bombardement en Syrie qui a visé Abou Firas al- Souri, ainsi que plusieurs autres djihadistes lors d\u2019une réunion à laquelle participait Abou Firas al-Souri avec d\u2019autres dji- hadistes d\u2019al-Nosra, de Jound al-Aqsa et des djihadistes ouz- beks dans une localité de la province d\u2019Idleb (nord-ouest).L\u2019armée américaine a mené un bombardement dans le nord-ouest du pays dimanche, tuant plusieurs combattants, a affirmé Peter Cook, porte-parole du Pentagone.«Nous estimons que le haut responsable d\u2019al-Qaïda, Abou Firas al- Souri, y était et nous travaillons à confirmer sa mort», a-t-il dit.Parmi les mor ts figurent également le fils d\u2019Abou Firas al-Souri et sept autres responsables djihadistes, d\u2019après l\u2019Observatoire.La trêve globalement respectée depuis plus d\u2019un mois entre rebelles et régime de Bachar al- Assad a permis aussi bien à l\u2019armée syrienne qu\u2019à son allié russe et à la coalition dirigée par les États-Unis de se concentrer sur la lutte contre les djiha- distes, exclus de l\u2019accord.Toutefois depuis le 27 février, al-Nosra, allié avec les insurgés dans plusieurs régions syriennes, gardait relativement profil bas.Mais vendredi, le groupe djihadiste et des rebelles ont chassé le régime et ses alliés de la localité d\u2019al-Eis, dans la province septentrionale d\u2019Alep et tué notamment 12 membres du Hezbollah chiite, d\u2019après l\u2019OSDH.« Il s\u2019agit de la plus grande opération menée par al-Nosra depuis la trêve », affirme Rami Abdel Rahmane, directeur de l\u2019OSDH.Selon lui, la liquidation de Firas al-Souri pourrait être une mise en garde du régime à al-Nosra pour que le groupe ne s\u2019engage pas dans des attaques similaires à l\u2019avenir.Pour le spécialiste de la Syrie Thomas Pierret, « le succès de cette récente of fen- sive suggère qu\u2019al - Nosra n\u2019a pas été du tout af faibli ».Rival d\u2019al-Nosra, le groupe EI a également a perdu ces dernières semaines plusieurs de ses commandants dans des frappes de la coalition conduite par Washington, qui mène depuis 2014 une campagne aérienne visant les djihadistes en Irak et en Syrie.Un commandant militaire du groupe, le Tunisien Abou al- Haija, a ainsi péri mercredi dans une attaque de drone vraisemblablement menée par la coalition.Et lundi, un membre du groupe EI chargé de la communication a été tué par une frappe aérienne dans la province orientale de Deir Ezzor alors qu\u2019il suivait des combats entre les djiha- distes et les forces du régime, a indiqué l\u2019OSDH.« Il n\u2019est pas clair si c\u2019est une frappe russe ou syrienne qui a tué Mohammad al-Lafi » dont le nom de guerre était Abou Abdallah Azzam, a précisé l\u2019OSDH.Dans le centre de la Syrie, l\u2019armée syrienne s\u2019est emparée dimanche de la ville d\u2019Al-Qarya- tayn, l\u2019un des derniers fiefs du groupe EI dans cette région.Les djihadistes se sont retirés de la ville au terme de cette of fensive lancée il y a près d\u2019un mois.Agence France-Presse SYRIE Le porte-parole d\u2019al-Qaïda est tué L\u2019armée avance face au groupe État islamique OZAN KOSE AGENCE FRANCE-PRESSE Les migrants ont embarqué à l\u2019aube sur les bateaux turcs venus les chercher, deux à Lesbos et un à Chios.W I L L V A S S I L O P O U L O S à Lesbos E M M A N U E L L E B A I L L O N à Dikili T rois bateaux turcs ont ramené lundi en Turquie 202 migrants irrégulièrement débarqués en Grèce, tandis que 43 Syriens étaient envoyés de Turquie dans l\u2019UE, dans une répétition générale de la mise en œuvre de l\u2019accord controversé UE-Turquie.Cet accord était souhaité par l\u2019Allemagne, qui a accepté depuis l\u2019an dernier une immense par tie du million de personnes débarquées dans l\u2019Union par les îles grecques proches de la Turquie.Lors d\u2019un entretien téléphonique, la chancelière Angela Merkel et le premier ministre turc Ahmed Davutoglu ont considéré que lundi était un «jour important» marquant «la mise en application d\u2019une partie centrale» de la stratégie européenne pour juguler l\u2019afflux des migrants, selon le porte-parole du gouvernement allemand.Le plan conclu le 18 mars prévoit que tous ceux arrivés en Grèce depuis le 20 mars seront refoulés s\u2019ils n\u2019ont pas demandé l\u2019asile en Grèce ou si leur demande y a été rejetée au nom de la protection dont ils sont censés jouir en Turquie.En contrepartie, pour chaque Syrien renvoyé en Turquie, l\u2019UE accepte d\u2019en «réinstaller» un autre depuis la Turquie, dans la limite de 72 000.Ainsi, alors que 202 migrants, dont deux Syriens, effectuaient la traversée d\u2019une dizaine de milles depuis les îles grecques de Lesbos et de Chios lundi matin, 32 Syriens atterrissaient à Hanovre en Allemagne, et 11 en Finlande.D\u2019autres étaient attendus mardi aux Pays-Bas.Ces « réinstallés », sur tout des familles, ont été sélectionnées par le UNHCR en fonction de leur vulnérabilité, selon le ministère allemand de l\u2019Intérieur.Retour en Turquie L\u2019opération, bien orchestrée et très médiatisée, respecte à la lettre la date du 4 avril avancée dès la signature de l\u2019accord par Mm e Merkel.En Grèce, elle s\u2019est déroulée dans le plus grand calme.Sous bonne garde de la police grecque et des agents de Frontex, l\u2019agence de surveillance des frontières extérieures de l\u2019UE, les migrants ont embarqué à l\u2019aube sur les bateaux turcs venus les chercher, deux à Lesbos et un à Chios.Selon un décompte final de la police grecque, ils étaient 136 à Lesbos et 66 à Chios, dont 11 femmes au total.La majorité était des Pakistanais, Afghans et Iraniens, et aucun, Syriens compris, n\u2019avait demandé l\u2019asile, a précisé Gior- gos Kyritsis, porte-parole du service grec de coordination de la politique migratoire.Les migrants ont débarqué au port de Dikili en Turquie, où les autorités turques ont indiqué ne pas attendre de nouveaux renvois avant mercredi.Ils ont été conduits, selon le ministre turc des Affaires européennes Volkan Bozkir, à Osmaniye (sud) pour les Syriens, dans un camp de réfugiés existant, et à Kirklareli (nord, frontière bulgare) pour les autres, où ils seront « les invités » de la Turquie avant d\u2019être « renvoyés petit à petit » dans leurs pays respectifs.Seuls quelques dizaines de manifestants à Lesbos et Chios, et deux à Dikili, vite chassés par la police turque, ont protesté contre l\u2019opération.Sa suite s\u2019annonçait toutefois plus compliquée.Car si les 202 premiers renvoyés semblaient avoir jeté l\u2019éponge, il n\u2019en est pas de même pour la plupart des 6000 autres consignés sur les îles depuis le 20 mars.Pour Lesbos seule, plus de 2000 d\u2019entre eux ont déjà demandé l\u2019asile, retardant ainsi leur départ éventuel.Selon M.Giorgos Kyritsis, por te-parole de l\u2019organe de coordination de la politique migratoire en Grèce, « 30 experts du droit d\u2019asile et des interprètes des pays membres de l\u2019UE » arrivés lundi à Athènes doivent être déployés pour former des commissions d\u2019asile sur les îles «d\u2019ici au 7 avril ».«Qu\u2019est-ce qui va arriver aux milliers de gens qui ont demandé l\u2019asile quand tout ça va réellement commencer?», s\u2019interrogeait à Lesbos Gauri Vaugulik, vice-directrice d\u2019Amnesty International pour l\u2019Europe.L\u2019ONG allemande Pro Asyl a dénoncé de son côté « un acte illégal d\u2019inhumanité».Pour Panos Carvounis, chef de la représentation de la Commission européenne en Grèce, le « test » de lundi a envoyé un «signal très fort» pour «dire aux gens \u201cne venez pas en Grèce par barque car vous serez renvoyés\u201d».Mais au moment-même où il s\u2019exprimait, quelque 200 nouveaux migrants parvenaient à rejoindre à leur tour Lesbos depuis les côtes turques, a constaté un journaliste de l\u2019AFP.Près de 50 000 autres migrants et réfugiés arrivés en Grèce avant le 20 mars y restent par ailleurs bloqués depuis la fermeture de la « route des Balkans».Agence France-Presse CRISE MIGRATOIRE La Grèce renvoie 202 migrants Un premier «test» pour l\u2019accord UE-Turquie «C\u2019est un coup dur pour al-Nosra, même si cela ne l\u2019affectera pas énormément au niveau opérationnel» L e président séparatiste de la Catalogne (nord-est de l\u2019Espagne), Carles Puigde- mont, a éloigné lundi la perspective d\u2019une déclaration d\u2019indépendance unilatérale en moins d\u2019un an et demi, sans consultation des Catalans, la comparant à un « saut dans le vide».Interrogé par le quotidien économique Expansion sur une possible déclaration d\u2019indépendance dans les 16 mois à venir, Carles Puigde- mont a répondu : «Ce n\u2019est pas prévu et ce n\u2019est pas ce à quoi nous nous sommes engagés».«Mais nous ferons tout le travail pour que ce pays puisse devenir un État indépendant», ajoute le président, qui a succédé en janvier à Artur Mas, prenant la tête d\u2019une majorité indépendantiste allant du centre droit à l\u2019extrême gauche.Sur ce point M.Puigdemont semble adopter la position de son prédécesseur, qui s\u2019était prononcé contre des décisions brutales.Le doute pouvait subsister suite à l\u2019adoption le 9 novembre par le parlement catalan d\u2019une résolution indépendantiste, annulée depuis par le tribunal constitutionnel, qui proclamait le lancement du processus de sécession et assurait qu\u2019il ne rendrait plus de comptes aux institutions espagnoles.Agence France-Presse CATALOGNE Une sécession rapide est écartée R I M T A H E R à Tripoli L\u2019 humeur a changé en moins d\u2019une semaine à Tripoli où l\u2019arrivée du gouvernement d\u2019union nationale a ravivé les espoirs d\u2019une sortie de la crise politique, sécuritaire et économique dans laquelle est plongée la Libye.Malgré la tempête de sable qui s\u2019est abattue ces derniers jours et la crainte d\u2019affrontements entre groupes armés, la capitale libyenne respire.«Ce n\u2019est peut-être qu\u2019une impression, mais depuis que [Fayez] Sarraj est arrivé à Tripoli, les gens semblent plus détendus », témoigne Abdel- majid Naas, un ingénieur de 36 ans.« Du moins, je le suis ! », précise-t-il dans un éclat de rire.Ce changement est perceptible depuis que Fayez al-Sarraj a débarqué mercredi dans le port de Tripoli pour s\u2019installer comme chef du gouvernement d\u2019union nationale issu d\u2019un accord parrainé par l\u2019ONU et soutenu par les grandes puissances.Son arrivée a provoqué l\u2019ire des autorités non reconnues installées à Tripoli qui l\u2019ont sommé de partir ou d\u2019en assumer les conséquences.Depuis août 2014, la capitale était contrôlée par Fajr Libya, une coalition de milices dont des islamistes, qui y a installé un gouvernement non-reconnu présidé par Khalifa el-Ghweil.Depuis, les Tripolitains vivaient dans un climat de tension sécuritaire permanente due à l\u2019omniprésence des milices dans les rues et à l\u2019angoisse de ne pouvoir subvenir aux besoins de leurs familles sous le contrôle d\u2019un gouvernement paria.Ils étaient confrontés à la cherté de vie d\u2019un niveau inégalé et aux files d\u2019attente devant les banques pour retirer un montant d\u2019argent limité.«Nous avions constamment peur.Nous ne savions pas ce qui pouvait nous arriver demain, ni même à la fin de la journée», se désole Siham, une mère de deux enfants.Agence France-Presse LIBYE Le gouvernement d\u2019union redonne espoir à Tripoli MAHMUD TURKIA AGENCE FRANCE-PRESSE Un homme passe devant un graf fiti écrit en arabe : «Oui au gouvernement d\u2019union nationale pour sauver ce qui peut encore l\u2019être.» L E D E V O I R , L E M A R D I 5 A V R I L 2 0 1 6 C U L T U R E B 8 Femmes autochtones disparues : un phénomène sociohistorique Ce soir à 19 h Partenaire média : Depuis les 30 dernières années, plus de 1186 femmes autochtones sont disparues ou ont été assassinées au Canada.Viviane Michel, présidente de Femmes autochtones au Québec, se penche sur la question.En collaboration avec : L A U R E N C E B E N H A M O U à Cannes La survie avec un téléphone intelligent pour seul ami, un rendez-vous amoureux avec des avatars, un chien qui vole, un mort qui chante\u2026 Les nouveautés des télévisions mondiales, présentées lundi au MIPTV de Cannes, reflètent les travers du monde moderne.Stupid Man, Smar tphone, émission d\u2019aventure de la BBC, suit le comédien Russell Kane au bout du monde, du cercle arctique jusqu\u2019au Sahara, avec un défi : sur vivre uniquement grâce à un téléphone intelligent.Une confrontation entre Internet et le désert, ou comment une géolocalisation peut vous sauver la vie.Entre futurisme et plaidoyer contre les préjugés physiques, dans Date my Avatar, une émission espagnole, trois prétendants cour tisent une même jeune femme qui ne rencontrera que leur «avatar» humain: trois «beaux gosses» «pilotés» à distance par le vrai prétendant, grâce à une oreillette.Ces Cyranos d\u2019aujourd\u2019hui prononcent les mots qui leur sont dictés, font les gestes qui leur sont souf flés, et la vraie rencontre n\u2019a lieu qu\u2019à la fin, quand la jeune femme a fait son choix.Le principe est un peu similaire dans un pilote d\u2019émission israélien, où une femme partage la vie d\u2019un homme toute une journée sans jamais le voir : grâce à une caméra qu\u2019il porte sur lui, elle voit ce qu\u2019il voit, mais pas sa personne.Elle doit habiter son appartement, rencontrer ses amis et ses parents\u2026 et choisit à la fin.C\u2019est aussi sur Internet qu\u2019est basé le nouveau concours de chant de la télé norvégienne, The Stream, déjà un succès : la sélection est faite par les internautes, puisque ce sont les 100 chanteurs les plus visionnés qui peuvent monter sur scène.L\u2019autre tendance est celle de l\u2019immersion des hommes ordinaires dans la nature, comme si « l\u2019homme, concurrencé par les machines, avait besoin de se reconnecter à son côté animal», a souligné Virginia Mouseler, du cabinet spécialisé The Wit, qui présentait la sélection.Wimps in the Wilderness (Mauviettes dans les contrées sauvages) qui démarre au Danemark, largue sur une île dé- ser te un groupe d\u2019hommes peu sûrs d\u2019eux, pour savoir si cette expérience de survie les aide à reprendre confiance.Et SOS Survival of the Sexes, une émission néerlandaise, met en concurrence un groupe de femmes et un groupe d\u2019hommes dans des conditions extrêmes.Crime et justice Le monde du crime et de la justice reste un filon pour les télévisions, avec deux émis- sions-choc.Dans 60 Days In, téléréalité dif fusée sur la chaîne américaine A & E, où sept hommes et femmes volontaires ont passé deux mois dans une prison réputée pour sa violence, sans que les autres détenus ni les gardiens le sachent.Et dans The Innocence Project, émission néerlandaise, on suit l\u2019enquête d\u2019un avocat sur le cas de plusieurs détenus qui clament leur innocence, et il réussit parfois à les innocenter.Deux programmes osent parler de la mort : With Love from Above, à nouveau une idée néerlandaise, a of fer t à un jeune homme malade d\u2019un cancer incurable, et mort depuis, de laisser des messages vidéo posthumes à ses proches, qui forment le cœur de l\u2019émission.Le plus déroutant est sans doute Resurrection Makeover, émission japonaise pour laquelle un acteur, qui porte un masque en latex réalisé sur photo, incarne un mort que sa famille souhaite revoir.Ainsi, une veuve dont le mari est mort depuis 31 ans le voit se matérialiser devant sa porte\u2026 et finalement chanter avec elle un karaoké.Côté insolite, la drôle d\u2019émission Mascot Mania, un car ton au Danemark, filme des batailles absurdes entre les mascottes des clubs sportifs \u2014 des candidats coincés dans d\u2019énormes déguisements far felus, comme des peluches géantes \u2014 qui par exemple doivent poursuivre des hommes tout nus.Plusieurs programmes misent tout sur les animaux, avec l\u2019étonnant Dogs Might Fly, émission britannique de dressage, où 12 chiens secouristes passent des épreuves spectaculaires et même pilotent un avion \u2014 le pilote lève les mains pour montrer que c\u2019est bien le chien qui, avec ses pattes, tient le manche à balai ! Agence France-Presse Chien qui vole et mort qui chante, ou les nouveautés des télévisions mondiales P aris \u2014 Les téléspectateurs ont encore réduit en 2015 le temps consacré à l\u2019écoute de la télévision en direct, surtout les jeunes, qui privilégient de plus en plus d\u2019autres usages, selon une étude portant sur 88 pays dévoilée lundi au MIPTV à Cannes.L\u2019an dernier, le temps consacré en moyenne à l\u2019écoute en direct est ainsi passé dans le monde de 3 h 17 à 3 h 14 par jour.Une tendance encore plus nette chez les jeunes, avec 2 h 04 d\u2019écoute en direct par jour, soit dix minutes de moins qu\u2019en 2014, d\u2019après cette étude Eurodata.Cette décrue, reflet de la concurrence d\u2019Internet, masque de grandes disparités, avec une croissance des temps d\u2019audience en Afrique notamment.La durée d\u2019audience aux États- Unis (4h29) reste près de deux fois supérieure à celle de l\u2019Asie (2h32), contre 3h55 en Europe.Sur tout, l \u2019audience de la té lév i s ion sur In ter ne t grimpe en flèche, même si la France reste très en retard par rappor t aux États-Unis ou au Canada.Aux États-Unis, la télévision en direct ne représente plus que 47 % du temps passé devant des programmes télévisés, de plus en plus regardés en différé et en ligne.Tous les pays ne vont pas au même rythme : alors qu\u2019au Canada, 60 % des jeunes adultes ont regardé la télévision sur Internet au cours du dernier mois, seulement 6 % des Français ont pris cette habitude.Ces pratiques sont tirées par l\u2019augmentation des équipements : par exemple, 60 % des Français ont un téléphone intelligent.Ces nouveaux usages de la télévision sont peu à peu pris en compte dans les mesures d\u2019audience : 7 pays \u2014 dont la France en 2016 \u2014 ont prévu d\u2019intégrer prochainement l\u2019audience télévisée des quatre écrans (téléviseur, ordinateur, téléphone intelligent, tablette) aux mesures habituelles.L\u2019an dernier, le Nouvel An chinois, dif fusé sur la télévision chinoise CCTV, a réuni 151 millions de téléspectateurs, battant encore le record du programme le plus regardé dans le monde.Aux États- Unis, les Oscar restent le programme le plus regardé de l\u2019année.Agence France-Presse TÉLÉVISION L\u2019écoute en direct continue de chuter dans le monde La tendance est encore plus nette chez les jeunes, d\u2019après une étude Eurodata réalisée dans 88 pays M A R I N A K O R E N E V A à Saint-Pétersbourg Fort d\u2019une importante collection de sculptures et de tombes de Palmyre, le célèbre musée de l\u2019Ermitage, à Saint-Pé- tersbourg, offre son aide pour reconstruire la cité antique, tout juste reprise par l\u2019armée de Ba- char al-Assad aux djihadistes de l\u2019organisation État islamique.C\u2019est le volet « culturel » de l\u2019intervention russe en Syrie : l\u2019armée russe a mis en action ses bombardiers dès la fin septembre pour infléchir le cours de la guerre, Vladimir Poutine et son chef de la diplomatie, Sergueï Lavrov, sont chargés du volet politique et des discussions avec le président syrien ou avec les Arabes et les Occidentaux, le directeur de l\u2019Ermitage, Mikhaïl Piotrovski, sera lui chargé de l\u2019aide russe pour redonner son visage à Palmyre.«Restaurer Palmyre est notre responsabilité à tous », dit-il lors d\u2019une interview à l\u2019AFP en montrant d\u2019un geste l\u2019une des salles de l\u2019Ermitage, où sont exposés neuf pier res tombales, des fragments de sculptures et plusieurs objets tels que des pièces de monnaie, tous originaires de Palmyre.La plus belle acquisition du musée russe consiste en quatre dalles lourdes de 15 tonnes au total : les inscriptions en araméen et grec indiquent les tarifs douaniers de Palmyre en vigueur au IIe siècle après Jé- sus-Christ, lorsque la ville-oa- sis s\u2019était transformée en important carrefour caravanier.Découverte par un archéologue amateur, le prince Aba- melek-Lazarev, lors de son voyage à Palmyre en 1882, cette pièce unique fait partie des rares trésors de la cité antique encore préservés.Repris fin mars par les forces du régime syrien appuyées par l\u2019aviation russe, le magnifique site antique de Pal- myre n\u2019est plus que colonnes démantelées et amas de gravats, selon un journaliste de l\u2019AFP qui s\u2019est rendu sur place.« Restaurer Palmyre est un travail de longue haleine et l\u2019essentiel est de prendre son temps», souligne M.Piotrovski, qui estime que les dommages causés par les djihadistes aux ruines de Palmyre peuvent atteindre jusqu\u2019à 70% du site.«Il va falloir inscrire où a été trouvée chaque pierre, avant de prendre une décision sur la façon de restaurer ces monuments historiques», explique-t-il.Il en est convaincu : seule une « société internationale » à laquelle par ticiperaient les pays-membres de l\u2019UNESCO et le directeur des Antiquités syriennes, Maamoun Abdelka- rim, pourrait mener à bien la restauration de Palmyre.M.Abdelkarim a ainsi appelé vendredi « les archéologues et experts du monde entier à venir travailler avec [lui], car ce site fait partie du patrimoine mondial de l\u2019humanité».Mais il faudra avant déminer Palmyre: le groupe EI a planté 4500 engins explosifs ar tisa- naux reliés par des téléphones portables à la centrale téléphonique et désamorcés in extre- mis, selon le gouverneur de Palmyre.Des démineurs russes sont déjà partis de Moscou et ont rejoint la cité antique.Agence France-Presse Palmyre : le musée de l\u2019Ermitage offre son aide RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE Au Canada, 60% des jeunes adultes ont regardé la télévision sur Internet au cours du dernier mois.Seulement 6% des Français ont pris cette habitude.Le Festitrad voit le jour Après le succès de Mémoire et Racines, qui se déroule durant l\u2019été, un nouveau festival intérieur de musique traditionnelle voit le jour dans Lanau- dière, puisque, du 8 au 10 avril, on présente à Saint- Gabriel la première édition du Festitrad, un événement qui propose chansons, musiques et danses.Des artistes bien établis partageront la scène avec des groupes moins connus dans une perspective intergénérationnelle.Ainsi, Yves Lambert Trio, le Vent du nord, les Poules à Colin, Bar- defou, la Volée d\u2019Castors, Danielle Martineau, Musique à bouches, Mythes et légendes, Le Bal à l\u2019huile et Hommage aux aînés offriront des spectacles dans cinq lieux, dont le Centre sportif et culturel de Brandon.Certains artistes de ces formations, en plus des Stéphanie Lépine et Jean-François Branchaud, donneront en plus des ateliers d\u2019initiation au chant, aux instruments, au call et à la danse.À Saint-Gabriel du 8 au 10 avril.Renseignements : festitrad.com.Le Devoir avait, sous les calamités diverses, vu couler son navire en 2000 (en faisant l\u2019objet d\u2019un désopilant documentaire Lost in la Mancha), il ressort des gravats avec un nouveau producteur, le Portugais Paulo Branco.Succédant à Jean Rochefort et Johnny Depp, tombés au combat, Robert Duvall et Ewan McGre- gor reprendraient les rôles du chevalier à la Triste Figure et de son fidèle Sancho Panza.Le tournage devrait débuter en Espagne le 16 septembre avant de s\u2019exporter au Portugal, avec un budget de 16 millions d\u2019euros.Puissent les dieux ne pas déverser leur colère sur le projet cette fois-ci ! Le Devoir Wikipedia condamnée en Suède pour des photos d\u2019œuvres d\u2019art Stockholm \u2014 La fondation gérant l\u2019encyclopédie en ligne Wikipedia a été condamnée en Suède lundi à indemniser une association d\u2019artistes qui contestaient la reproduction sans leur consentement de leurs œuvres exposées dans des lieux publics.Face à Wiki- media Suède, la Cour suprême a donné raison à l\u2019association défendant le droit à l\u2019image des artistes graphiques et plastiques, BUS.Le montant de l\u2019indemnisation doit être déterminé ultérieurement par un tribunal de Stockholm, qui avait préalablement saisi la Cour pour connaître son interprétation de la loi sur le droit d\u2019auteur.D\u2019après la juridiction suprême, même si Wikipedia met à disposition des internautes ces photos gratuitement, elle lèse les artistes.S\u2019il est autorisé de photographier ces œuvres, «il s\u2019agit de tout autre chose quand on parle d\u2019une base de données où les œuvres sont mises à disposition du grand public de manière illimitée sans que le détenteur des droits soit indemnisé», a relevé la Cour suprême.Cette base de données a «une valeur commerciale non négligeable» qui «doit rester entre les mains de l\u2019artiste», a-t-elle ajouté.Agence France-Presse Un film maudit ressuscité Alors que le projet de The Man who Killed Don Quixote du cinéaste Terry Gilliam L E D E V O I R , L E M A R D I 5 A V R I L 2 0 1 6 C U L T U R E B 9 À L A T É L É CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit SRC Le Téléjournal 18 h 30 vies La Facture Unité 9, les IPL Les échangistes Le Téléjournal Entrée principale TVA 17h55 TVANou.Le Tricheur Piment fort Les Gags Chicago Fire / Pour toujours Esprits criminels / Le Silencieux TVA nouvelles 22h35 Denis Lévesque 23h35 Signé M 0h05 BRÜNO TQ Les Argonautes Génial! / Daniel Grenier Cuisine futée, National Geographic LES CHARIOTS DE FEU (1981) avec Ian Charleson, Ben Cross.23h15 La femme honorable 0h15 Appendi.V Atomes Souper parfait Taxi payant Rire et délire LES RACINES DE L'APOCALYPSE (2011) Adrian Pasdar.En mode 22h50 Ménage à trois 23h50 Vidéocli Infopublicité RDI Le National RDI économie 24/60 Les grands reportages Le Téléjournal RDI économie Le National 24/60 Grands rep.TV5 17h50 Champi.Journal FR Parconaute / Adrénaline Nina / La rentrée 21 jours Les pompiers de l'extrême TV5 le journal 23h40 ADOUNA, LA VIE, LED Chroniques paranormales Parcomètre Mushers Routiers de l'Outback Un monde insolite / Souterrain Vacances infernales Jeux mortels Docu-D VIE Pimp garage Idées-grandeur Les petits génies On a raté ma chirurgie Suis-je normal?/ Sharon Mini-maisons Design V.I.P.Big Love / Expiation par le sang Enceinte.sans MX Taxi payant Taxi payant Séduction L'index québéc Les années / Génération Y Souper parfait Souper parfait Charmed La danse des étoiles Chante danse VRAK.TV Arrange-toi ça Rencard Teen Wolf iZombie / Vengeance 2.0 Code F.Filles fauchées The Amazing Race Canada (v.f.) Code F.Degrassi Hors d'ondes RDS 17h00 Le 5 à 7 Hockey 360° LNH Hockey / Panthers de la Floride c.Canadiens de Montréal (D) 22h15 L'antichambre 23h15 Sport30 23h45 Canadiens express HISTORIA La malédiction d'Oak Island Prêt au combat Achète, retape Pawn Stars Pawn Stars Marty et Bam Bam brocantent Les a$ de la brocante Pawn Stars Pawn Stars Chasseurs ARTV Les belles histoires / Le miracle Rock la vie Catherine Les dieux de la danse / Le gala Le Code RéelleMENT RéelleMENT Catherine EXPLORA Indochine sauvage Océania Peuples du désert Au coeur des abysses Révolution agricole Science illusion / Faux meurtre Stupidité SÉRIES+ Castle / Toute une histoire Heartland / Ce qu'on a perdu C.S.I: Les experts Élémentaire / La garde se meure Hawaii 5-0 / Ina Paha La loi et l'ordre: Crimes sexuels Hawaii 5-0 ZTÉLÉ Dans l'net Roy toilettes Remorquage Prêt sur gage Vampires originels / La prison Falling Skies / Retrouvailles Defiance Les pires chauffards québécois Les stupéfiants C.SAVOIR 17h30 Santé Publication uni.Autochtones disparue Cogito Archi branchés Maîtres en musique A question of evidence McGill en parle Rature et lit Quartier Latin ÉVASION Chasse à l'Homme Homme tortue Homme tortue Mordu de la pêche Un couple contre la nature Traqueur de mystères Duo sans limites .de la pêche TFO PetzClub ClubCinq Subito texto Boum, canon Flip TFO 24.7 LA FEMME D'À CÔTÉ (1981) Fanny Ardant.22h45 Cadavre TFO 24.7 Boum, canon Flip Cinépop 17h05 L'EXTASE ET L'AGONIE 19h20 LE SURVIVANT (1971) Charlton Heston.ORDO (2004) Roschdy Zem.22h45 GRAND CANYON (1991) avec Danny Glover, Kevin Kline.SÉcran 17h50 INTRAÇABLE (2015) Nicolas Cage.19h25 THE FINAL GIRLS (V.F.) (2015) CHORUS (2015) Sébastien Ricard.22h40 COMMENT SÉDUIRE UNE AMIE (2014) Cinéma Planète Dead City (Ciutat Morta) Folie meurtrière Échappées belles / Autour de Paris Visite Guidée Douanes High Side R.I.P.Recherches MATV Libre-service Montréalité Billboard Studio direct Premières vues Laboratoire À vos cas Catherine et Laurent Studio direct La Scène Libre-service CBC CBCNews The Exchange JFL: Gags Coronation St.Rick Mercer 22 Minutes Comedy Fest Mr.D CBC News: The National CBCNews Coronation St.Rick Mercer CTV CTV News Montreal eTalk The Big Bang The Flash / King Shark Agents of SHIELD / Spacetime Motive / Index Case CTV National News Montreal 0h05 Daily S.GBL 17h30 News Global National Chicago Med / Us NCIS / Charade NCIS: New Orleans Chicago Fire / On the Warpath News Final 23h35 Stephen Colbert ABC News at 6 World News Local 22 News Inside Edition Fresh Off-Boat Real O'Neals Agents of SHIELD / Spacetime Beyond the Tank News at 11 23h35 Jimmy Kimmel Live CBS Channel 3 News at Six Evening News Ent.Tonight NCIS / Charade NCIS: New Orleans Limitless Ch.3 News 23h35 Stephen Colbert NBC NC5 at 6 p.m.NBC News Jeopardy! Wheel Fortune The Voice Chicago Med / Us Chicago Fire / On the Warpath News 5 at 11 23h35 The Tonight Show PBS (33) PBS NewsHour Travel Det.Outdoor 10 Homes America Secrets of the Dead Frontline / Putin's Way Business Charlie Rose PBS (57) News America Business PBS NewsHour 10 Homes America Secrets of the Dead Frontline / Putin's Way Point Taken Charlie Rose UNIS Pense vite! Chiens.travail Ça va brasser! Hooké J'habite ici Direction: Sud Ni plus ni moi Elles pêchent Pense vite! Six pieds HBO 17h20 INTRODUCING DOR.19h15 RockIcon RockIcon RockIcon Last Week Vinyl / E.A.B.Boardwalk Empire Boardwalk Empire / Eldorado Mapplethorpe AddikTV Continuum / Manque de temps Passages de l'espoir / En éveil DANNY OCEAN 13 (2007) avec Brad Pitt, Matt Damon, George Clooney.Mort en service Les Sons of Anarchy / Être Dog: Chasseur TVA Sports 17h00 TVA sp.Le top 25 Avant-match LNH Hockey / Lightning de Tampa Bay c.Rangers de New York (D) Dave Morissette en direct Le TVA sports Hockey / T.B./N.Y.R.04/05 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit Nos choix ce soir UN MÉTIER COMME UN AUTRE Dans cette nouvelle série documentaire, Stéphane Fallu nous fait découvrir un univers aussi familier que rebutant : celui de l\u2019enthousiaste Roy Clément, propriétaire d\u2019une entreprise de location de toilettes portatives.Le Roy des toilettes, Z Télé, 18h30 UN MÉTIER DANGEREUX En 20 ans, le métier d\u2019IPL (intervenant de première ligne) a beaucoup changé.Dans ce documentaire d\u2019Hélène Choquette, lequel fait suite à celui sur les détenues présenté l\u2019an dernier, des IPL témoignent des risques et des complexités de leur métier.Unité 9, le documentaire : Les IPL, ICI Radio-Ca- nada Télé, 20 h FAIRE SON DEUIL Dans ce magnifique drame en noir et blanc de François Delisle, Fanny Mallette et Sébastien Ricard incarnent avec brio un couple tentant de se réconcilier huit ans après l\u2019enlèvement de son fils dont les restes viennent d\u2019être retrouvés.Chorus, Super Écran, 21 h Manon Dumais J É R Ô M E D E L G A D O D ans un peu plus d\u2019un an, en mai 2017, naîtra à Toronto le musée du XXIe siècle.Ce projet, basé sur un concept novateur conjugué au présent davantage qu\u2019au passé, et qui ne collectionnera que l\u2019art réalisé après l\u2019an 2000, est piloté par Chantal Pontbriand.Celle qui a fondé, et a mis fin à des aventures appréciées, telles que la revue Parachute (1975- 2007) et le Festival international de nouvelle danse (1982- 2003), amorce ainsi son retour au pays après un exil en Europe de dix ans.Conçu sur les bases du Museum of Canadian Contemporary Art (MOCCA), un centre d\u2019art créé par la Ville de Toronto en 1999 et rebaptisé Museum of Contemporary Art_Toronto_Canada (MOCA), la nouvelle entité prendra place dans Junction Triangle, un quartier au cœur de la réalité multilingue de la métropole ontarienne.Pour la critique et commissaire de réputation internationale, le changement de nom dépasse bien plus qu\u2019un acronyme amputé d\u2019une lettre.Si chaque vocable est important, les mots « musée » et « contemporain » demeurent clés.« L\u2019idée est de faire le musée du maintenant, dit celle qui préfère, pour faire court, l\u2019appellation Museum à celle de MOCA.Il faut essayer de comprendre les enjeux de ce que c\u2019est la contemporanéité.Qu\u2019est-ce qui fait que c\u2019est diffé- rent maintenant d\u2019avant, et d\u2019après ?Et surtout, comment ces questions sont travaillées par les pratiques ar tistiques d\u2019aujourd\u2019hui?» Nommée en novembre «première présidente et directrice » du MOCA, Chantal Pontbriand croit avoir jeté les couleurs d\u2019un musée d\u2019un nouveau genre.Rencontrée dans son pied-à-terre montréalais quelques jours après le dévoilement à Toronto d\u2019un plan en deux phases intitulé 20/20, elle s\u2019est montrée emballée par cette énième aventure.Évalué à 75 millions de dollars, dont la moitié devrait être assumée par des fonds publics, ce premier musée d\u2019art contemporain en sol canadien en dehors du Québec est soutenu par Alfredo Romano, un agent immobilier spécialisé dans la revitalisation de sites historiques.Dans sa première phase, le MOCA s\u2019élèvera dans une de ses propriétés, un édifice bâti en 1919 et utilisé par l\u2019industrie automobile jusqu\u2019en 2006.Il faut croire qu\u2019un tel accompagnement a permis à la Montréalaise de panser ses plaies, elle qui en 2013 avait échoué à prendre les rênes du Musée d\u2019ar t contemporain de Montréal.Destiné à faire des visiteurs des acteurs de premier plan, le MOCA sera actif en tout temps, ouver t de midi à minuit.Il s\u2019agira d\u2019un « musée où vivre, [qui] ne se visite pas en une heure et on s\u2019en va», dit sa directrice.Au-delà de commodités incitant à s\u2019y éterniser (salon et café, postes de recherches, aires ouvertes, personnel accessible), l\u2019établissement misera sur le « live », notamment au moyen d\u2019expositions qui incluent la per for- mance d\u2019artistes et la participation du public.« Le musée ne peut plus être un monument, un lieu d\u2019érudition et de méthodes éducatives transmises telles quelles.L\u2019apprentissage et la promotion de nouveaux savoirs sont les tâches des musées de demain», estime néanmoins Chantal Pontbriand.Le plan 20/20 Le plan 20/20, inspiré de la vision oculaire idéale, repose sur le principe d\u2019être à l\u2019écoute de son époque.Pour Chantal Pontbriand, cela s\u2019exprime par le reflet d\u2019une réalité plus que jamais migratoire et changeante.À ses yeux, Toronto, que l\u2019on dit habitée par un taux d\u2019immigrants dépassant les 50 % de sa population, est déjà la ville la plus cosmopolite.« Être Canadien, c\u2019est être international», résume-t-elle.« On est dans un état de changement constant, sur tous les plans, poursuit-elle.On ne peut plus s\u2019appuyer sur des valeurs aussi fixes qu\u2019avant.Tout a éclaté, tous les fondements sont devenus mobiles, la famille, l\u2019éducation, l\u2019argent, la religion.» La phase 1 de ce plan, celle qui accueillera les premiers visiteurs en 2017, occupera, sur 4600 mètres carrés, cinq des dix étages du bâtiment patrimonial de Junction Triangle.La phase 2, prévue pour s\u2019amorcer en 2020, consistera en un édifice tout neuf, qui poussera sur le même terrain et qui doublera, au final, la superficie de ce nouveau Museum.Seule la programmation de la première année est connue.L\u2019exposition inaugurale, Odyssée 2040, parlera de ce nouveau départ et mettra à l\u2019honneur des collectionneurs torontois.L\u2019ancien directeur ar tistique du MOCCA, David Liss, reste dans le sillon et pilotera la deuxième exposition axée sur des artistes de Toronto, autant ceux qui y résident que les exilés.Collaborateur Le Devoir Inventer le musée du XXIe siècle Chantal Pontbriand revient au Canada après ses aventures européennes C A R O L I N E M O N T P E T I T D e toutes les langues autochtones du Nord, c\u2019est la langue groenlandaise qui est la plus stable et la mieux protégée.C\u2019est une langue du même groupe que l\u2019inuktitut, parlé par les Inuits du Nuna- vik, dans le Nord du Québec, et que l\u2019inupiaq, parlé entre autres au nord de l\u2019Alaska.Il faut dire que le groenlan- dais a joui d\u2019une protection remarquable et que la langue est enseignée du primaire à l\u2019université.C\u2019est ce que disait hier le linguiste Richard Compton, qui organisait en fin de semaine un congrès international sur les langues autochtones, en collaboration avec l\u2019Université du Québec à Montréal.« Ils ont fait en sorte que le groen- landais devienne la langue de la vie, de l\u2019école à l\u2019université.C\u2019est un bon exemple de ce qu\u2019on peut faire pour protéger une langue».Le congrès The Workshop on Structure and Constituency in Languages of the Americas (WSCLA), qui se tenait à Montréal, ratissait large.On y a accueilli des spécialistes autant du michif, ce mélange de français et de cri, du mohawk et de l\u2019inuktitut que de la langue maya ou de l\u2019uto-aztèque.À l\u2019arrivée des Européens, il se parlait environ 300 langues dif férentes en Amérique, selon la chercheuse Marianne Mithun.« De ce nombre, plus d\u2019un tiers a disparu », écrivait- elle déjà en 1999.Mithun recense une cinquantaine de familles de langues autochtones en Amérique.Les familles varient énormément en taille et en nombre de locuteurs.La famille de l\u2019algonquin-ritwa, par exemple, regroupe une trentaine de langues et s\u2019étend du Labrador à la Caroline du Nord, puis vers l\u2019ouest, jusqu\u2019au Pacifique.En étudiant les langues autochtones, les chercheurs tentent de trouver de nouveaux indices sur le comportement humain.«Pendant le dernier siècle, la recherche s\u2019est concentrée sur les langues occidentales», dit Richard Compton, qui enseigne également la linguistique à l\u2019UQAM.«En ajoutant l\u2019étude d\u2019autres langues, on peut mieux comprendre le langage.» Dans la langue inuktitute, par exemple, qui est parlée par les Inuits, un seul mot peut contenir un verbe, un complément d\u2019objet, et même des éléments de négation ou de connotation.En ce sens, les mots de la langue inuktitute fonctionnent comme des phrases.Et cette façon de faire pourrait donner un éclairage nouveau sur la façon dont se forment les mots dans n\u2019importe quelle langue, poursuit M.Compton.S\u2019il est vrai que de plus en plus de dictionnaires et de manuels sont créés pour ser vir à l\u2019éducation en langue autochtone, c\u2019est bien à la maison, dans la toute petite enfance, que la vér i table transmission de la langue se déroule.«Pour qu\u2019une langue soit stable, le plus important, c\u2019est que la langue soit transmise aux enfants et que les enfants adoptent la langue comme langue quotidienne dans la communauté, poursuit M.Compton.Le fait d\u2019avoir des dictionnaires et des grammaires est très utile dans des programmes de revitalisation par exemple, mais le plus impor tant, c\u2019est vraiment la transmission».Selon la position géographique des communautés, selon la trace qu\u2019a laissée l\u2019éducation dans les pensionnats, la vitalité des langues autochtones au Canada varie énormément d\u2019une communauté à l\u2019autre.Dans cer taines communautés, des familles peuvent favoriser le français ou l\u2019anglais au détriment de la langue autochtone, pour permettre une meilleure intégration au travail par exemple.Lorsqu\u2019une langue est vivante, elle se régénère elle-même.Pour désigner un ordinateur, par exemple, les Inuits ne se sont inspirés ni de l\u2019anglais ni du français.« Ils ont utilisé un terme inuktitut qui s\u2019apparente à celui qui désigne le cerveau», dit Richard Compton.Le Devoir LANGUES AUTOCHTONES La transmission comme gage de survie ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Chantal Pontbriand a été nommée en novembre «première présidente et directrice» du MOCA, le nouveau musée d\u2019art contemporain à Toronto.Lire aussi \u203a La critique du spectacle de Diana Ross au Centre Bell par notre journaliste Sylvain Cormier sur l\u2019application tablette et le site Web du Devoir.FREDERIC J.BROWN AGENCE FRANCE-PRESSE «Ils ont fait en sorte que le groenlandais devienne la langue de la vie, de l\u2019école à l\u2019université» Le musée ne peut plus être un monument, un lieu d\u2019érudition et de méthodes éducatives transmises telles quelles.L\u2019apprentissage et la promotion de nouveaux savoirs sont les tâches des musées de demain Chantal Pontbriand « » L E D E V O I R , L E M A R D I 5 A V R I L 2 0 1 6 CULTURE B 10 ŒUVRES DE Jean-Sébastien BACH Manuel DE FALLA John REA w w w.e c m .q c .c a 6 et 7 avril 2016 | 19h30 Théâtre Rouge du Conservatoire de Montréal Sacrée Landowska!.Un théâtre musical avec CATHERINE PERRIN Catherine Perrin clavecin et jeu scénique Véronique Lacroix chef | ECM+ 11 musiciens Jean Marchand mise en scène Martin Sirois éclairages Réservations : ecm.qc.ca | 514-524-0173 D epuis quelques jours, une lettre ou- ver te adressée à la directrice ar tis- tique et générale d\u2019Espace Go, Ginette Noiseux, a été largement partagée et commentée sur les réseaux sociaux.Signée par l\u2019au- teure dramatique Annick Lefebvre, la missive s\u2019en prend aux orientations de ce théâtre qui, tout en continuant d\u2019afficher des orientations féministes, serait plutôt « en per te de curiosité, d\u2019intégrité et de sens » quant à la réalisation de ce mandat.En ligne ainsi que dans les pages de la dernière livraison de la revue Jeu, l\u2019auteure de «J\u2019accuse » adresse ainsi un certain nombre de questions pertinentes à celle qui dirige ce qui fut jadis le Théâtre expérimental des femmes : « [\u2026] Ça remonte à quand, la découverte d\u2019une auteure québécoise à l\u2019écriture singulière et à la voix forte à Espace Go ?Ça remonte à quand, à Go, une pièce d\u2019une auteure dont le travail n\u2019a pas déjà été validé par une autre direction artistique?» Elle s\u2019en prend également au choix de Sophie Cadieux et d\u2019Évelyne de la Chenelière à titre d\u2019ar tistes en résidence, les considérant comme « des artistes consen- suelles et consacrées » comparativement à d\u2019autres voix féministes se développant «hors des institutions ».Si elle dit déplorer le ton peu gracieux et la grossièreté intellectuelle d\u2019une partie de l\u2019argumentaire de Le- febvre, la directrice de Go dit prendre acte de la critique qui lui est adressée et annonce dans la foulée la mise sur pied d\u2019un chantier de réflexion « sur les enjeux actuels du théâtre féministe ».L\u2019événement, dont la forme reste à définir mais auquel Ginette Noiseux dit réfléchir depuis un certain temps déjà, devrait se tenir dans son théâtre dans le courant de la prochaine saison.Récriminations et cohabitation Outre les enjeux liés à la diversité des expressions féministes et à la mutation des mandats artistiques dans le temps, cette controverse ramène également dans le paysage un certain nombre de questions et de frustrations qui ont fortement coloré les débats de notre monde théâtral ces dernières années.Quelles sont les attentes du milieu à l\u2019égard des théâtres établis ?Comment ceux-ci peuvent-ils être porteurs de solutions face à l\u2019actuelle crise de croissance de l\u2019activité théâtrale, qui laisserait sur le carreau les plus jeunes générations ?Ac- corde-t-on à ces maisons les ressources nécessaires pour jouer un rôle d\u2019accueil et d\u2019accompagnement et, le cas échéant, pourrait-on exiger d\u2019eux qu\u2019ils remplissent ces fonctions?Les théâtres à saison qui possèdent ou gèrent leur propre espace sont à la fois ceux dont les dépenses en fonctionnement sont les plus élevées et ceux qui bénéficient la plupart du temps des plus importants investissements de fonds publics.Leur longévité et leur importance dans l\u2019histoire du théâtre local contribuent à en faire en quelque sorte des institutions, ce qui leur vaut à la fois l\u2019attachement, l\u2019admiration et un certain nombre de récriminations de la part de leurs pairs.Parmi celles-ci, on trouve le conservatisme de programmations misant souvent sur des valeurs sûres à cause d\u2019impératifs élevés de rentabilité, ce qui a un effet direct sur les choix de textes, de metteurs en scène et d\u2019interprètes.Notons aussi l\u2019absence d\u2019une culture de l\u2019accueil et du mentorat comme il a pu s\u2019en développer ailleurs ; à quelques exceptions notables près, comme à la Licorne par exemple, les initiatives en ce sens sont encore très timides, voire inexistantes.La mise sur pied des Écuries ou d\u2019un organisme comme LA SERRE \u2013 arts vivants découle de manière assez directe de l\u2019incapacité des institutions à faire une place aux nouveaux venus.Dans le cas d\u2019Espace Go, rappelons que le théâtre du boulevard Saint-Laurent, qui entreprendra bientôt des travaux majeurs de rénovation grâce à un appui important de Québec, est déjà l\u2019hôte de divers créateurs et organismes.Ainsi, outre son programme d\u2019artiste en résidence d\u2019une durée de trois ans, il partage en ce moment une partie de ses ressources avec les compagnies chevronnées UBU et le Théâtre PÀP ainsi qu\u2019avec les plus jeunes entités Orange Noyée (Mani Soleymanlou) et bientôt Millimètre (Sophie Cadieux).Ces ententes colorent évidemment les saisons de diverses manières, Go devenant diffuseur et même coproducteur pour plusieurs spectacles.Si les af finités électives que Ginette Noiseux se reconnaît avec ces créateurs de valeur sont sans aucun doute défendables, le développement d\u2019une pluralité de paroles féministes ne semble pas avoir servi de principale pierre d\u2019assise à l\u2019édification de cette nébuleuse élargie.Vivement un chantier sur le sujet ! acadieux@ledevoir.com THÉÂTRE Questions de mandat ALEXANDRE CADIEUX I S A B E L L E P O R T E R à Québec Du théâtre au cirque en passant par le sirop d\u2019érable, le mécène japonais qui s\u2019est associé lundi au Diamant cumule les liens avec le Québec.Et selon ses dires, ce n\u2019est qu\u2019un début.Lundi matin, Takeya Kaburaki officialisait un don d\u2019un million à la campagne de financement privé du théâtre Le Diamant à Québec.Au Québec, c\u2019est l\u2019une des contributions les plus importantes à ce jour en culture de la part d\u2019un mécène étranger.«Nous avons décidé de soutenir le projet Diamant qui, selon nous, est un projet magnifique», a-t-il déclaré lors de l\u2019annonce à la Caserne Dal- housie lundi matin, en soulignant que Québec était une « ville inscrite au patrimoine mondial ».Le Japon est très présent dans l\u2019œuvre d\u2019Ex Machina (No, Les sept branches de la rivière Ota, etc.).« C\u2019est quelqu\u2019un qui quand même depuis longtemps suit notre travail », a réagi Robert Lepage.« Mais je ne pensais jamais que ça allait s\u2019incarner de façon aussi généreuse.» M.Kaburaki dirige l\u2019entreprise Kabuchan, un gros producteur de kakis semi-séchés (« hoshigaki » en japonais), le fruit emblématique du pays.Or, l\u2019entreprise se spécialise aussi dans l\u2019impor tation de produits étrangers hauts de gamme au Japon et le sirop d\u2019érable du Québec est sa plus grosse vente en matière de volume.Lundi, l\u2019homme d\u2019af faires a raconté avoir eu vent du projet du Diamant par la déléguée générale du Québec au Japon, Claire Deron- zier, lors d\u2019une discussion à l\u2019automne.« J\u2019ai l\u2019intime conviction que ce lieu va devenir l\u2019un des nouveaux symboles de Québec», a-t-il dit.« Je pense y introduire également la culture japonaise une fois le théâtre achevé, car nous sommes également les commanditaires de nombreuses activités artistiques au Japon.En quelques mots, nous désirons implanter davantage les aliments et la culture québécoise au Japon et nous souhaitons également introduire dans un avenir proche et avec votre soutien, nos produits au Québec.» Féru de culture, M.Kaburaki est un grand admirateur du Cirque du Soleil, avec qui Robert Lepage avait collaboré pour les spectacles KÀ et Totem.« Il est très intéressé par les arts circassiens», a expliqué M.Lepage.«Le spectacle que j\u2019ai fait avec le Cirque du Soleil, Totem, joue un an au Japon.Ils sont à Tokyo présentement et M.Kaburaki a acheté un chapiteau au complet il y a deux semaines.Il y avait 4000 de ses clients qui étaient là.Il sent que la culture québécoise est un bon point de rassemblement pour sa clientèle, il s\u2019intéresse beaucoup aux produits québécois, il aime avoir pignon sur rue.Alors pour lui, de s\u2019associer à nous, c\u2019est très prestigieux.Je pense qu\u2019il espère lui-même pouvoir utiliser le Diamant pour des évènements.» Un peu du Japon dans le Diamant L\u2019homme d\u2019affaires a aussi soutenu de nombreux artistes québécois au Japon, dont Marie Choui- nard, Natalie Choquette et diverses compagnies de marionnettes.L\u2019entreprise fondée par son père entretient des liens de longue date, de plus de 20 ans, avec le Québec.Lors de l\u2019annonce, il a raconté que pendant les célébrations du 400e de Québec, il avait nolisé un immense avion à réaction pour permettre à 300 de ses clients de visiter Québec.« Lorsque j\u2019ai appris que le Diamant serait achevé en 2018, soit dix ans après notre séjour, j\u2019ai senti qu\u2019il y avait là un lien qui a renforcé notre envie de soutenir ce projet », a raconté l\u2019homme d\u2019affaires.Comme l\u2019a souligné Robert Lepage, M.Kaburaki ne se contentera pas de financer le projet, mais devient un véritable par tenaire dans l\u2019aventure.« Il est question de leur consacrer un espace qui serait peut-être d\u2019inspiration japonaise et où on va pouvoir inviter toutes sortes d\u2019éléments de la culture japonaise.[\u2026] Notre grand rêve, c\u2019est de faire venir soit le Grand Kabuki soit le bunraku.Y a beaucoup de choses qu\u2019on aimerait faire en partenariat avec le Carrefour.» Son aide permet à la campagne de financement privée d\u2019atteindre 4,5 millions sur l\u2019objectif de 10 millions qui avait été fixé.Le coût total du projet est de 60 millions.En mêlée de presse, M.Lepage a fait valoir que c\u2019était « tout à fait normal » que la collecte de fonds «prenne du temps».Le Diamant doit ouvrir ses portes en 2018 à la place D\u2019You- ville à Québec.En plus de diffuser les créations d\u2019Ex Machina, la salle de 600 places présentera différentes créations d\u2019ici et de l\u2019étranger.Le Devoir Le nouvel ami japonais du Diamant Ex Machina reçoit un don d\u2019un million de la part de Takeya Kaburaki, un mécène étranger amoureux de la culture du Québec PHOTOS RENAUD PHILIPPE Robert Lepage lors d\u2019une conférence de presse en juin 2012, dans les locaux qui abriteront le théâtre Le Diamant, à Québec.Leçon de Friedkin à Cannes C\u2019est le cinéaste américain William Friedkin qui offrira la classique leçon de cinéma au 69e Festival de Cannes.On lui devait des films de genre comme French Connection, L\u2019exorciste, Cruising avec Al Pacino et Sorcerer.Le Devoir Le maire de Québec, Régis Labeaume, avec Takeya Kaburaki.Ce dernier dirige l\u2019entreprise Kabuchan, un gros producteur de kakis semi-séchés.«Il sent que la culture québécoise est un bon point de rassemblement pour sa clientèle, il s\u2019intéresse beaucoup aux produits québécois» Prologue à Louise en hiver À la Cinémathèque québécoise, le 13 avril, les premières images du long métrage d\u2019animation Louise en hiver, du Français Jean-François Laguio- nie, seront présentées.Cette coproduction Canada/France utilise des techniques de l\u2019animation 2D et 3D pour sa peinture animée.Le Devoir Des films du Québec en France Après La passion d\u2019Augustine, 14 autres films québécois prennent ou ont pris l\u2019affiche en France en 2016, précise le journal La Croix.Chorus, Early Winter et L\u2019odorat (Le nez) sont déjà sortis.Mobile étoile de Raphaël Nadjari, Ville-Marie de Guy Édoin, Boris sans Béatrice de Denis Côté, Paul à Québec de François Bouvier, Les démons de Philippe Lesage, Les loups de Sophie Deraspe, Pinocchio d\u2019André-Line Beauparlant, Guibord s\u2019en va-t-en guerre de Philippe Falardeau, Nelly d\u2019Anne Émond, Un jour mon prince de Flavia Coste et Juste la fin du monde de Xavier Dolan attendent leur tour.Le Devoir «Ça remonte à quand, à Go, une pièce d\u2019une auteure dont le travail n\u2019a pas déjà été validé par une autre direction artistique?» "]
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