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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2016-04-09, Collections de BAnQ.

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[" AUJOURD\u2019HUI Livres \u203a Le Salon international du livre de Québec se tient la semaine prochaine.Découvrez nos suggestions.Cahier Livres Avis légaux.A 10 Carrières .C 5 Décès.C 8 Mots croisés .D 4 Petites annonces .C 8 Sudoku .D 4 V O L .C V I I N o 7 7 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 9 E T D I M A N C H E 1 0 A V R I L 2 0 1 6 2 , 8 3 | S + T A X E S = 3 , 2 5 | S Le PLQ et le jour de la marmotte Page B 1 L\u2019apocalypse contre-culturelle de Monumental s\u2019amène à Montréal Page E 1 ?w w w .l e d e v o i r .c o m 50 QUÉBEC 418-654-8677 LÉVIS 418-654-8677 TROIS-RIVIÈRES 819-696-8677 MONTRÉAL 514-231-8677 LAVAL 450-627-3716 LONGUEUIL 450-445-9829 .CA Certifié 5 Étoiles® TOILES À ROULEAUX \u2022 PANNEAUX COULISSANTS \u2022 PERSIENNES \u2022 STORES VOILAGE \u2022 STORES ROMAINS STORES HORIZONTAUX \u2022 STORES MOTORISÉS \u2022 STORES DE VERRIÈRES \u2022 STORES VERTICAUX ESTIMATION GRATUITE 1 855 770-8677 OPAQUES TRANSLUCIDES SOLAIRES MOTORISATION DISPONIBLE L\u2019Artisan 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domaine au Québec.Le hic, c\u2019est qu\u2019on le fait en bricolant le passé plutôt qu\u2019en le conservant, poursuit Dinu Bumbaru, d\u2019Héritage Montréal.Une tendance H É L È N E B U Z Z E T T I à Edmonton L es quelque 1800 militants néodémocrates réunis à Edmonton en congrès ont choisi vendredi de mettre de côté certaines idées qui les auraient fait paraître trop à gauche, comme une hausse considérable du taux d\u2019imposition des mieux nantis, mais ils ont décidé de poursuivre leur lutte pour que le NPD appuie un manifeste prônant le délaissement des énergies fossiles.Une idée qui risque de créer des remous dans les rangs en fin de semaine alors que la première ministre néodémocrate albertaine Rachel Notley milite désormais pour la construction d\u2019un pipeline.Les militants ont en effet choisi de placer en tête de ses priorités, en vue d\u2019un vote dimanche, une des résolutions demandant que le parti s\u2019inspire du manifeste Un grand bond vers l\u2019avant.Ce manifeste, publié l\u2019automne dernier, est défendu par l\u2019élite progressiste canadienne, avec en tête l\u2019activiste Avi Lewis.Le manifeste écrit notamment qu\u2019il «n\u2019y a plus d\u2019excuse pour construire de nouvelles infrastructures qui nous condamnent à augmenter l\u2019extraction pour des décennies à venir».Déjà, en entrevue à CBC cette semaine, le chef Thomas Mulcair \u2014 qui fera face dimanche à un vote de confiance déterminant \u2014 s\u2019est montré réticent à dire ce qu\u2019il ferait si ses militants lui demandaient d\u2019appuyer ce manifeste.La ligne de fracture au sein du parti est d\u2019autant Le pétrole risque de diviser le NPD S\u2019il obtient la confiance des militants, Mulcair héritera du dossier chaud De la bisexualité des chevreuils à l\u2019instinct maternel des hamsters, la comédienne Isabella Rossellini veut tout savoir des dessous de la sexualité animale.De passage à Montréal la semaine prochaine, elle présente Bestiaire d\u2019amour, une conférence-comédie qui exploite sa nouvelle passion, l\u2019éthologie, ou l\u2019étude du comportement des animaux.C A R O L I N E M O N T P E T I T E nfant, Isabelle Rossellini adorait les animaux.Son père, le grand cinéaste Roberto Rossellini, lui avait d\u2019ailleurs donné un livre de Konrad Lorenz, fondateur de l\u2019éthologie.«Cela m\u2019a passionnée, raconte-t-elle au bout du fil, et quand est venu le temps d\u2019aller à l\u2019université, en Italie, dans les années 1970, j\u2019ai voulu aller dans cette voie.Mais il n\u2019y avait pas de cours d\u2019éthologie, seulement des cours de biologie et de zoologie.» Comme sa mère, la célébrissime actrice Ingrid TIZIANA FABI AGENCE FRANCE-PRESSE Alors que sa carrière d\u2019actrice ralentissait, Isabella Rossellini s\u2019est tournée vers l\u2019ethologie.SPECTACLE Les amours bêtes d\u2019Isabella Rossellini Que sera Le Devoir de Brian Myles?Le nouveau directeur dé?nit sa vision en page éditoriale.Page B 4 VOIR PAGE A 12 : NPD VOIR PAGE A 12 : PATRIMOINE VOIR PAGE A 12 : ROSSELLINI Dossier \u203a Les mal-aimés de la conservation.Des bâtiments modernes et industriels disparaissent dans l\u2019indifférence.Page A 6 Une affaire d\u2019éducation.Il faut discuter davantage de l\u2019importance du patrimoine.Page A 8 Un patrimoine de façade Les reculs se multiplient malgré l\u2019expression de bonnes intentions L E D E V O I R , L E S S A M E D I 9 E T D I M A N C H E 1 0 A V R I L 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 2 AIRFRANCE.CA ICI TOUT TOURNE AUTOUR DE VOUS Soyez au centre de toutes nos attentions:bienvenue dans notre classe Business.M I K E B L A N C H F I E L D O ttawa \u2014 Un litige entre le Canada et l\u2019Union européenne (UE) pourrait mener éventuellement à l\u2019imposition de visas pour les Canadiens qui souhaitent se rendre dans 26 pays européens.Pour éviter cet écueil, les deux par ties devront conclure une entente avant mardi.C\u2019est une demande de l\u2019UE qui est à l\u2019origine du conflit.L\u2019Europe souhaite que le Canada lève les restrictions imposées aux voyageurs provenant de la Roumanie et de la Bulgarie, deux pays membres de l\u2019UE.Le dif férend a soulevé des inquiétudes sur l\u2019issue de l\u2019importante entente commerciale entre l\u2019UE et le Canada \u2014 qui n\u2019a pas encore été ratifiée.Le bloc de 28 pays allègue que le Canada viole le principe de réciprocité, mais le ministère canadien de l\u2019Immigration n\u2019est pas d\u2019accord.Les représentants du Canada, de l\u2019Union européenne, de la Bulgarie et de la Roumanie se sont rencontrés quatre fois pour discuter de cette question \u2014 dont mercredi dernier \u2014, mais aucun progrès n\u2019a été accompli jusqu\u2019à maintenant, selon une source bien au fait des négociations qui a requis l\u2019anonymat.L\u2019échéance de mardi pourrait mener à une querelle ouverte entre le Canada et l\u2019Union européenne \u2014 l\u2019année même où ils célébreront les 40 ans de leurs relations et, espèrent-ils, la ratification de leur accord de libre-échange.Un député roumain du Parlement européen a souligné cet enjeu en janvier dans une lettre ouverte transmise au premier ministre canadien, Justin Trudeau, à son ministre de l\u2019Immigration, John McCallum, et à sa ministre du Commerce international, Chrystia Freeland.Sorin Moisa a écrit que la levée de l\u2019exigence de visas pour les Roumains et les Bulgares « n\u2019entraînerait aucun risque pour le Canada, enlèverait certains des risques politiques pour l\u2019adoption de l\u2019AECG [Accord économique et commercial global] et éviterait à l\u2019UE et au Canada des démêlés judiciaires et politiques».Félix Corriveau, le porte-parole du ministre McCallum, a assuré que le gouvernement travail lait en gardant en tête l \u2019échéance du 12 avril fixée par le mécanisme de réciprocité sur les visas de l \u2019Union européenne, qui touche aussi les États-Unis.«Les représentants au Canada et à Bruxelles ont été et continuent d\u2019être fortement impliqués dans un dialogue positif et suivi avec la Roumanie, la Bulgarie et la Commission européenne sur cet enjeu», a écrit M.Corriveau dans un courriel.« La politique des visas du Canada ne repose pas sur la réciprocité », a-t-il expliqué, ajoutant que les pays devaient satisfaire les critères canadiens pour être exemptés de visas.Le gouvernement doit garantir un équilibre entre l\u2019accueil des visiteurs au pays et la protection de la santé et de la sécurité des Canadiens, a-t-il soutenu.Le porte-parole a précisé que la politique sur les visas ne faisait pas partie des accords commerciaux de libre-échange.Dans sa lettre, le député Moisa plaide le contraire : «Bien que je n\u2019aie pas fait le lien entre AECG et visas moi-même, le sommet entre le Canada et l\u2019Union européenne qui avait clôturé les négociations de l\u2019AECG en septembre 2014 l\u2019a fait avec la plus grande clarté.» La Presse canadienne Le Canada et l\u2019UE négocient activement pour éviter l\u2019imposition de visas L E D E V O I R , L E S S A M E D I 9 E T D I M A N C H E 1 0 A V R I L 2 0 1 6 ACTUALITES A 3 Montréal : 4875, Jean-Talon Ouest · (514) 344-8555 · 1 (866) 747-8555 Laval : 2267, boul.Le Corbusier · (450) 682-8280 www.abatjourillimites.ca \u2022 Plus de 5,000 abat-jour en magasin.\u2022 Le plus grand choix au Canada.\u2022 Service de recouvrement sur mesure.\u2022 Apportez votre pied de lampe pour un ajustement parfait.Présentez ce coupon au moment de l\u2019achat.Excluant les commandes.Aucun ajustement de prix sur les commandes ou achats antérieurs.Valide du 9 avril au 31 juillet 2016.OBTENEZ 20% de rabais sur TOUS nos abat-jour 40%de rabais sur TOUS nos pieds de lampes et 445, rue St-Sulpice, Vieux-Montréal Téléphone : 514 845-4980 Heures d\u2019ouverture : du lundi au vendredi de 10 h 00 à 18 h 00 les samedis et dimanches de 10 h 00 à 16 h 30 Papeter ie Casse - Noisette Nous tenons en inventaire agendas, papiers Lalo, papier St-Gilles, cartes, plumes et stylos, albums de photos, articles de bureau, sceaux, cires à cacheter .ALEXANDRE SHIELDS LE DEVOIR Les forages exploratoires sur Anticosti pourraient devoir se poursuivre au-delà de 2016 afin de déterminer le potentiel commercial d\u2019un éventuel gisement de pétrole et de gaz de schiste.A L E X A N D R E S H I E L D S A près des mois de tergiversations, tout indique que les travaux d\u2019exploration pétrolière prévus cet été sur l\u2019île d\u2019Anticosti auront bel et bien lieu, selon ce qu\u2019a affirmé Pé- trolia en entrevue au Devoir.Le respect du contrat promis par le gouvernement Couillard pourrait d\u2019ailleurs mener à d\u2019autres forages au cours des prochaines années.L\u2019entreprise espère en outre développer plus de projets d\u2019exploitation d\u2019énergies fossiles en Gaspésie.Rencontré en marge du dévoilement de la politique énergétique 2030 du Québec, le président-directeur général de Pétrolia, Alexandre Gagnon, a clairement signifié que son entreprise se prépare en vue de la réalisation de trois forages avec fracturation en 2016 sur Anticosti.« C\u2019est la prémisse avec laquelle nous travaillons », a-t-il souligné, quelques minutes après que Philippe Couillard eut réaffirmé son intention de « respecter le contrat » signé par l\u2019ancien gouvernement péquiste.En plus des propos tenus en entrevue au Devoir, M.Gagnon a été très af firmatif quant à la suite des choses dans un bulletin d\u2019information écrit destiné aux actionnaires de Pétrolia.« Le premier ministre a confirmé le respect de l\u2019entente nous liant à travers Hydrocarbures Anticosti.Ainsi, les travaux pourront aller de l\u2019avant cet été avec la prochaine phase, soit les trois forages pétroliers avec fractura- tion», écrit-il dans cette « Info- lettre » rédigée après la rencontre entre la pétrolière et le cabinet de Philippe Couillard.Pétrolia est responsable de la réalisation des travaux sur le terrain, dans le cadre de la Société en commandite Hydrocarbures Anticosti, dont le gouvernement du Québec est le principal pour voyeur de fonds.« Comme opérateur, nous travaillons pour livrer le programme qui nous est demandé.Il faut être prêts pour mener le programme annoncé dans les ententes », a expliqué jeudi M.Gagnon.Selon lui, les travaux prévus cette année pourraient débuter en mai ou en juin, selon les conditions météorologiques sur cette île sise en plein cœur du golfe du Saint-Laurent.La demande de certificat d\u2019autorisation en vue des forages avec fracturation a été déposée au ministère de l\u2019Environnement en février.Selon ce qu\u2019a indiqué au Devoir le service des communications, le certificat n\u2019a pas encore été délivré.Après 2016 Si la réalisation des travaux prévus en 2016 a donné lieu à de vifs débats au cours des derniers mois, il faut noter que les forages exploratoires sur Anticosti pourraient devoir se poursuivre au-delà afin de déterminer le potentiel commercial d\u2019un éventuel gisement de pétrole et de gaz de schiste.Déjà, a rappelé M.Gagnon, la réalisation des premiers forages a nécessité deux années de travaux.Or, « les ententes prévoient une étape de confirmation qui va peut-être nous amener à une quatrième année de travaux », a-t-il dit.Cela signifie que de nouveaux forages pourraient devoir être réalisés en 2017, voire en 2018.« Les résultats de cet été vont démontrer s\u2019il y a un potentiel ou non.Il se peut que le projet s\u2019arrête après les trois forages de cet été, comme il se peut que les résultats soient bons», a fait valoir le président- directeur général de Pétrolia.Par ailleurs, en vertu de l\u2019entente signée par l\u2019État, il n\u2019existe pas de clause de retrait pour Québec.Le seul autre par tenaire du gouvernement qui finance les travaux, soit Saint-Aubin (une filiale de la société française Maurel & Prom), a droit à une telle clause.Selon les modalités de l\u2019entente, il pourrait se retirer du projet Anticosti après la réalisation du premier forage avec fracturation.Le gouvernement serait alors obligé d\u2019ajouter des fonds publics dans le projet pour compléter le financement total, évalué à 100 millions de dollars.Explorer la Gaspésie En plus de l\u2019exploration sur Anticosti, Pétrolia, dont le premier actionnaire est le gouvernement du Québec, souhaiterait développer davantage de projets en Gaspésie.Selon ce qu\u2019a expliqué Alexandre Gagnon, l\u2019entreprise espère obtenir du «succès» avec le projet d\u2019exploration gazière Bourque, situé près de Mur- dochville.Le gouvernement a d\u2019ailleurs injecté 3,8 millions de dollars dans ce projet, dans le but d\u2019aider l\u2019entreprise à confirmer le potentiel.Si le projet se concrétise, il devrait mener à un projet de liquéfaction de gaz sur une usine flottante qui serait installée à Gaspé.Mais surtout, a ajouté M.Gagnon, le projet Bourque pourrait ouvrir la porte à d\u2019autres projets de recherche de gisements en Gaspésie, une région où Pétrolia détient des permis d\u2019exploration couvrant une superficie de plus de 8000km2.Il pourrait y avoir «un potentiel plus important» dans la région, a-t-il fait valoir, en soulignant que le projet Bourque et le projet pétrolier Haldimand « sont assez petits », compte tenu du territoire qui pourrait encore faire l\u2019objet de travaux d\u2019exploration.Dans le cadre de la politique énergétique, le gouvernement Couillard a d\u2019ailleurs répété à plusieurs reprises qu\u2019il était favorable au développement du secteur gazier au Québec, mais aussi aux projets pétroliers en Gaspésie.Aucun de ces projets n\u2019a fait l\u2019objet d\u2019une étude environnementale indépendante.Le Devoir ANTICOSTI Pétrolia se prépare à forer L\u2019entreprise espère aussi développer plus de projets d\u2019exploitation d\u2019énergies fossiles en Gaspésie M A R C O B É L A I R - C I R I N O Correspondant parlementaire à Québec L e Parti libéral du Québec a versé 22 450$ au Directeur général des élections du Québec (DGEQ) en 2015 pour rembourser des «contributions non conformes » faites à sa caisse électorale, a appris Le Devoir.« Les dernières demandes de réclamations reçues du DGEQ en 2015 s\u2019appliquent aux années antérieures à 2012.Aucune nouvelle demande n\u2019a été reçue pour les années subséquentes », a souligné à gros traits le porte-parole du PLQ, Maxime Roy, dans un échange avec Le Devoir vendredi soir.« Le Parti libéral du Québec a toujours remboursé toutes les contributions qui ont fait l\u2019objet d\u2019une demande de réclamation adressée par le DGEQ conformément à la Loi électorale.» Les autres partis politiques présents à l\u2019Assemblée nationale ont été quant à eux exempts de demande similaire de la part du DGEQ.En effet, le Parti québécois, la Coalition avenir Québec et Québec solidaire n\u2019ont remboursé «aucun montant [\u2026] en lien avec une contribution non conforme» en 2015, a confirmé le DGEQ.Le PLQ a remboursé des dons i l légaux total isant 178 500 $ depuis 2013.« Tout comme les partis d\u2019opposition, le [PLQ] s\u2019est engagé à rembourser les sommes que le Directeur général des élections considère [comme] illégales.C\u2019est ce que nous faisons actuellement », a indiqué la ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques, Rita de Santis, vendredi.Délai de prescription L\u2019élue libérale a été longuement questionnée en matinée sur ses fortes réticences à allonger le délai de prescription du DGEQ au-delà de sept ans.La CAQ réclame que le délai de prescription actuel de cinq ans soit multiplié par quatre.« Le problème majeur [d\u2019un délai de prescription de 20 ans] réside dans la capacité de fournir une preuve permettant de poursuivre, hors de tout doute raisonnable, dans le cas d\u2019une poursuite pénale et sur la prépondérance sur la preuve dans le cas d\u2019une poursuite civile», a mentionné Mme de Santis lors d\u2019une conférence de presse.«En considérant la dégradation qu\u2019apporte le temps aux témoignages et aux preuves, l\u2019enquête ne pourrait aboutir sur des act ions concrètes de prises, comme le souhaite la députée de Montarville [Nathalie Roy].Si un délai de prescription de 20 ans fait en sorte que la loi perd ses ef fets dissuasifs et d\u2019exemplarité, à quoi bon exiger qu\u2019une loi contienne une disposition [si on sait] qu\u2019elle ne serait pas applicable?Viendrons- nous af fecter la confiance du public envers nos institutions si peu de poursuites peuvent être enclenchées, faute de preuve?» a-t-elle demandé.Le gouvernement libéral est en faveur d\u2019un délai de prescription maximal de sept ans, comme l\u2019ont recommandé tour à tour le DGEQ et la commission Charbonneau, a rappelé la nouvelle ministre de la Réforme des institutions démocratiques.Rita de Santis dit s\u2019être attelée à la tâche de «diminuer le cynisme de la population vis-à- vis de la classe politique» depuis son entrée au Conseil des ministres fin janvier der nier.«Moi, je porte toujours mes lunettes roses, je crois profondément dans la démocratie, et la démocratie va fonctionner uniquement si les gens qui vivent y croient, y par ticipent.Alors, ça va être ma responsabilité de travailler dans ce sens-là », a-t-elle lancé au terme de trois semaines par ticulièrement éprouvantes pour l\u2019équipe libérale : de l\u2019arrestation de l\u2019ex- vice-première ministre Nathalie Normandeau par l\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC) jusqu\u2019au retrait de Sam Hamad du Conseil des ministres.«Des peanuts» Mme de Santis a toutefois relativisé vendredi l\u2019objectif de financement de 150 000 $ de certains ministres libéraux en 2009 : ce sont « des peanuts » comparativement aux cibles de 500 000 $ des membres des conseils des ministres de l\u2019Ontario et de la Colombie- Britannique.«L\u2019Ontario et [\u2026] la Colombie-Britannique, ils sont des siècles derrière nous », a-t-elle fait valoir.La députée montréalaise a aussi réfuté les allégations des partis d\u2019opposition selon lesquelles le PLQ détient des centaines de milliers de dollars d\u2019« argent sale » \u2014 environ 20 millions selon Québec solidaire \u2014 dans ses coffres.« Je ne sais pas où est l\u2019argent qui aurait été supposément acquis illégalement.[\u2026] Quand je suis arrivée en 2012, il y avait une dette au parti, et j\u2019ai aidé avec un petit peu d\u2019argent de mon comté, parce que j\u2019ai fait un peu de financement, à réduire cette dette», a-t-elle expliqué.Le Devoir DONS ILLÉGAUX Le PLQ a dû rembourser 22 450 $ en 2015 Harper sortira de son mutisme Ottawa \u2014 Quasi invisible depuis la défaite électorale, Stephen Harper affrontera de nouveau caméras et micros à l\u2019occasion du congrès de son parti à Vancouver en mai.Le Parti conservateur a annoncé vendredi que l\u2019ancien chef et premier ministre prononcera une allocution.M.Harper n\u2019a pas parlé publiquement depuis que son gouvernement a été défait, l\u2019automne dernier.Il n\u2019a d\u2019ailleurs jamais officiellement annoncé sa démission, ni lors de son discours de la soirée électorale ni par la suite par voie de communiqué.Il s\u2019est présenté aux Communes lors de la reprise des travaux en décembre, lors de votes par la suite et de l\u2019hommage offert au député conservateur Jim Hillyer, décédé le mois dernier.Mais chaque fois qu\u2019il se présente au Parlement, M.Harper utilise les portes dérobées auxquelles n\u2019ont pas accès les journalistes.Le Devoir Le premier ministre a confirmé le respect de l\u2019entente nous liant à travers Hydrocarbures Anticosti.Ainsi, les travaux pourront aller de l\u2019avant cet été avec la prochaine phase, soit les trois forages pétroliers avec fracturation.Le président-directeur général de Pétrolia, Alexandre Gagnon « » J U L I E N A R S E N A U L T à Bassin L es Madelinots se sont une fois de plus réunis vendredi pour épauler la famille Lapierre, qui a vu cinq de ses membres, dont le chroniqueur politique et ex-ministre Jean Lapierre, périr dans un tragique écrasement d\u2019avion, la semaine dernière.Plus de 700 personnes se sont ainsi entassées dans l\u2019église Saint-François-Xavier, dans le village de Bassin, pour célébrer ce qui devait à l\u2019origine être les funérailles du patriarche de la famille, Raymond, décédé des suites de la maladie de Parkinson à l\u2019âge de 83 ans.L\u2019émotion était palpable dès l\u2019arrivée du cortège funèbre, alors que plusieurs personnes avaient de la difficulté à contenir leurs larmes en apercevant les urnes de Jean Lapierre, sa conjointe, Nicole Beaulieu, sa sœur Mar tine et ses frères Marc et Louis, qui suivaient le cercueil de Raymond Lapierre.Parmi les nombreux témoignages en l\u2019honneur des disparus, celui de Marie-Anne, la fille de l\u2019ex-ministre et chroniqueur, s\u2019est avéré particulièrement poignant.«Papa, tu disais que c\u2019est en eaux troubles que l\u2019on reconnaît les vrais marins, a-t-elle dit, des trémolos dans la voix.Tu as été et resteras à jamais notre phare.Malgré les eaux troubles, nous te promettons de rester de vrais marins.» Parmi les témoignages livrés par les membres de la famille immédiate, celui d\u2019Alexandra, la fille de Louis Lapierre, en a fait pleurer plus d\u2019un entre les murs de l\u2019église.« Papa, mon idole, je ne peux pas croire que tu sois parti aussi tôt, a raconté la jeune femme, la voix tremblante.Ça me fait tellement mal de parler de toi au passé.Papa, j\u2019ai tellement été choyée d\u2019avoir été déposée sur ta route.» L\u2019autre moment fort des funérailles est survenu lorsque Laure, la sœur de Jean La- pierre, a pris la parole pour remercier une fois de plus les personnes présentes, comme elle l\u2019avait fait au début de la cérémonie.Dans un geste qui a détendu l \u2019atmosphère en plus d\u2019en faire sourire quelques-uns, elle a invité la salle à entonner le refrain de la populaire chanson You Are My Sunshine , après avoir expliqué pourquoi.L\u2019anecdote remonte au plus récent temps des Fêtes, à l\u2019hôpital où était soigné son père Raymond, qui souf frait alors des symptômes de la maladie de Parkinson.Après s\u2019être laissé convaincre par le personnel de l\u2019établissement, celui-ci avait alors chanté cette chanson à quelques reprises, question d\u2019égayer son séjour.«Mon père disait toujours que la peine ne devait pas dépasser le plaisir», a dit Laure Lapierre, avant de raconter l\u2019histoire aux gens dans l\u2019église.Les prêtres Réjean Coulombe et Claude Gosselin ont pour leur part dirigé la cérémonie avec sobriété, notamment en demandant aux Madelinots de continuer à épauler, si la situation l\u2019exige, les membres de la famille Lapierre.Ils ont également eu une pensée pour les pilotes Pascal Gosselin et Fabrice Labourel, qui sont au nombre des sept victimes de l\u2019écrasement d\u2019avion survenu la semaine dernière.Sérénité Pour la plupart encore émus après les funérailles, plusieurs citoyens ont préféré garder pour eux leurs impressions.Parmi celles qui se sont adressées aux journalistes, Johanne Leblanc a particulièrement retenu la fin de la cérémonie.« La chanson que Laure a chantée pour son père, ç\u2019a été un moment joyeux , a-t -el le confié.Malgré les circonstances, on en garde un souvenir mémorable.» Pour sa part, la députée fédérale de la circonscription de Gaspésie\u2013Les Îles-de-la- Madeleine, Diane Lebouthil- lier, a parlé d\u2019une cérémonie touchante, mais d\u2019un drame qui n\u2019est « pas humain ».« Je regardais Mme Lapierre et je pensais à toutes les mères, c\u2019est épouvantable, a-t-elle dit.C\u2019est épouvantable.» En entrevue après les funérailles, le prêtre Gosselin a dit avoir été renversé par la sérénité de la famille Lapierre, rappelant qu\u2019elle avait perdu six de ses membres en très peu de temps.Celui-ci a une fois de plus rappelé que la tragédie laissera des traces et qu\u2019elle continuera assurément de faire appel à la solidarité des Madelinots.«Ça nous bouleverse, a dit le prêtre.Nous sommes frères et sœurs, donc si on sent que c\u2019est le temps d\u2019aller partager une table avec Mme Lapierre, il faudra le faire.Il faudra s\u2019écouter.» Une autre cérémonie commémorative est prévue le samedi 16 avril en l\u2019honneur de Jean Lapierre et de Nicole Beaulieu à l\u2019église Saint-Viateur d\u2019Outremont.Les funérailles de l\u2019un des pilotes de l\u2019appareil, Pascal Gosselin, se tiendront samedi, à La Prairie, sur la Rive- Sud de Montréal.La Presse canadienne L E D E V O I R , L E S S A M E D I 9 E T D I M A N C H E 1 0 A V R I L 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 4 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 I S A B E L L E P A R É D ans un énoncé sur la famille revisitant plus le ton et le discours que la doctrine de l\u2019Église, le pape François ouvre la porte aux «personnes vivant en situation irrégulière», notamment en union libre ou dans des couples divorcés remariés, mais sans changer d\u2019un iota la position traditionnelle de Rome par rapport aux couples homosexuels.L\u2019«exhortation apostolique» sur la famille et le mariage de 260 pages publiée vendredi est le fruit de deux synodes importants qui ont révélé des clivages profonds au sein de l\u2019Église catholique romaine.L\u2019énoncé papal constitue aux yeux de plusieurs obser va- teurs un exercice habile pour tenir compte des nouvelles réalités modernes sans écorcher les éléments les plus conservateurs au sein des épiscopats.« Les divorcés engagés dans une nouvelle union [\u2026] ne doivent pas être catalogués ou enfermés dans des af firmations trop rigides , dixit le texte.Chaque personne, indépendamment de sa tendance sexuelle, doit être respectée dans la dignité et accueillie avec respect», affirme le pape argentin, dans cet opus très attendu.Marqué au sceau de la miséricorde, l\u2019exhortation intitulée « Armoris Lætitia » (la joie par l\u2019Amour) se révèle être un appel à l\u2019ouverture et à l\u2019accompagnement, plutôt qu\u2019un rappel contraignant des dogmes de l\u2019Église en matière familiale et matrimoniale.« On ne parle plus d\u2019une seule norme qui s\u2019applique à tous.Quelque chose a changé dans le discours de l\u2019Église.Au lieu de partir du dogme, on fait référence à la diversité et au cœur de cette diversité, il faut faire preuve d\u2019accompagnement et de discernement », a commenté vendredi Mgr Noël Si- mard, porte-parole de l\u2019Assemblée des évêques catholiques du Québec.« On ne peut plus dire \u201cc\u2019est blanc ou c\u2019est noir\u201d.La diversité des modèles ne nous permet plus d\u2019arriver avec des réponses uniques », a soutenu Mgr Si- mard, heureux du ton emprunté par le pape pour livrer aux catholiques le résultat de deux années de consultations menées auprès des évêques du monde entier.Une nouvelle approche À l \u2019égard du thème très controversé des «divorcés remariés», le pape François invite prêtres et évêques à les «accompagner», et même, «dans certains cas», à leur permettre l\u2019accès à la communion et de la confession.Un pas qui risque d\u2019écorcher la frange la plus rigoriste de l\u2019Église, frileuse face à la disparité que risque d\u2019entraîner cette nouvelle approche qui donne plus de latitude aux prêtres pour apporter, « selon les cultures locales», une réponse dif férente de l\u2019Église aux familles «irrégulières».Cette avancée sur le statut des divorcés, un des points les plus litigieux au sein de l\u2019épiscopat, l\u2019avait emporté par 178 voix contre 177 lors du dernier synode.« Il faut aborder cette diversité comme une occasion de croissance », af firme le porte- parole de l\u2019assemblée épiscopale canadienne, qui déplore que beaucoup de divorcés se soient sentis abandonnés ou exclus de l\u2019Église.Si l\u2019union traditionnelle de l\u2019homme et de la femme demeure la valeur suprême et la seule reconnue par l\u2019Église, l\u2019exhortation papale surprend en valorisant « la dimension érotique de l\u2019amour », et critique le discours historique de l\u2019Église trop longtemps axé sur « le devoir de procréation » et « l\u2019idéalisation excessive».Cette nouvelle ouverture laissera toutefois sur leur faim les progressistes qui appellent le Vatican à revoir sa position sur le mariage des prêtres et le mariage gai.« L\u2019Église souligne l\u2019importance du respect à l\u2019égard des gais, mais le mariage est une institution ancrée dans l\u2019histoire millénaire.Je ne pense pas que l\u2019Église va changer sur cette question», convient Mgr Simard, qui, à titre de prêtre, a déjà pris en charge une maison de soins pour les hommes atteints du sida.«Ce texte manifeste maintenant de la compassion et de l\u2019ouverture.Au lieu de juger, il faut soigner.On doit être une église qui rejoint les gens dans ce qu\u2019ils sont et ce qu\u2019ils vivent.» Le Devoir FAMILLE ET MARIAGE Le pape tend la main aux divorcés remariés La situation des homosexuels reste absente du texte Touchants adieux aux îles de la Madeleine Plus de 700 personnes aux funérailles de Jean Lapierre et ses proches PAUL CHIASSON LA PRESSE CANADIENNE À la sortie de l\u2019église Saint-François-Xavier, dans le village de Bassin, la mère de Jean Lapierre, Lucie Cormier, aidée par sa fille Laure, et d\u2019autres membres de la famille ont suivi le cercueil de Raymond Lapierre et les porteurs des urnes de Jean Lapierre, sa conjointe, Nicole Beaulieu, sa sœur Martine et ses frères Marc et Louis.ANDREW MEDICHINI ASSOCIATED PRESS Le pape François tend la main aux divorcés remariés, et à tous ceux vivant « en situation irrégulière » dans l\u2019Église catholique, mais sans bouger sur les homosexuels, dans ses conclusions publiées vendredi après deux synodes houleux.T errassé mercredi par un accident vasculaire cérébral (AVC), le sénateur et ex- entraîneur du Canadien de Montréal Jacques Demers se trouve maintenant dans un état stable.Dans un communiqué transmis aux médias vendredi après-midi, le Centre universitaire de santé M c G i l l (CUSM) indique que son état de santé s\u2019est amélioré.On peut y l ire que les médecins envisagent de t r a n s f é r e r M.Demers des soins intensifs vers une unité de soins pour AVC pour la poursuite des traitements.Toujours selon l \u2019hôpital, Jacques Demers, âgé de 71 ans, est en mesure d\u2019interagir avec sa famille, qui demeure à son chevet.On ne sait toutefois pas si le sénateur souf frira de séquelles.Le CUSM publiera un nouveau bilan de santé lundi après-midi.Ses proches ont tenu à remercier l \u2019équipe médicale pour la qualité des soins reçus et le public pour les nombreux encouragements.Jacques Demers avait été nommé au Sénat par Stephen Harper en 2009.Il mène parallèlement une carrière de commentateur sportif à la radio et à la télévision.Précédemment, M.Demers s\u2019était fait connaître comme entraîneur dans l\u2019Association mondiale de hockey et la Ligue nationale de hockey.La Presse canadienne L\u2019état de santé de Jacques Demers s\u2019améliore Jacques Demers L E D E V O I R , L E S S A M E D I 9 E T D I M A N C H E 1 0 A V R I L 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 5 Merci à tous nos bénévoles et donneurs ! Votre présence fait la différence.SEMAINE DE L\u2019ACTION BÉNÉVOLE \u2022 DU 10 AU 16 AVRIL 2016 J O A N B R Y D E N à Ottawa L e gouvernement de Justin Trudeau n\u2019adopterait pas la position la plus permissive en matière d\u2019aide médicale à mourir, a appris La Presse canadienne.Selon des sources bien informées, qui n\u2019étaient pas autorisées à discuter publiquement du projet de loi à venir, le gouvernement fédéral n\u2019a pas retenu certaines des recommandations les plus audacieuses du comité mixte spécial des Communes.Ce comité avait recommandé en février de dresser très peu d\u2019obstacles sur la route des Canadiens qui souhaiteraient obtenir l\u2019aide d\u2019un médecin pour abréger leurs souffrances.Or, ce projet de loi du gouvernement libéral, qui pourrait être déposé dès la semaine prochaine, devrait prévoir que seuls les « adultes aptes » à décider seraient admissibles à l\u2019aide médicale à mourir, alors que le comité parlementaire avait recommandé d\u2019of frir éventuellement cet acte médical à des « mineurs matures et capables » \u2014 au maximum trois ans après l\u2019adoption de la loi, à la suite de plus amples consultations.Selon les mêmes sources, Ottawa ne permettrait pas non plus à ceux à qui on diagnostique une diminution progressive des fonctions cognitives de faire une demande d\u2019aide médicale à mourir « anticipée », avant même de devenir inaptes, comme le recommandait le comité.Au Québec, l\u2019aide médicale à mourir est offerte depuis décembre 2015 à toute personne majeure et apte, en fin de vie, atteinte d\u2019une maladie grave et incurable, vivant « un déclin avancé et irréversible de ses capacités », et qui « éprouve des souf frances physiques ou psychiques constantes et insupportables ».Les « directives médicales anticipées » sont aussi permises dans certaines circonstances \u2014 coma, état végétatif permanent, démence à un stade avancé.Le Québec n\u2019a pas of fer t, par contre, l\u2019aide médicale à mourir aux « mineurs matures et capables » ni aux personnes souf frant de certaines maladies mentales, contrairement à ce qu\u2019a recommandé le comité fédéral.En rejetant les recommandations les plus permissives du comité parlementaire, le gouvernement fédéral semble se coller au plus près à l\u2019arrêt Carter de la Cour suprême.Le plus haut tribunal du pays avait conclu l\u2019an dernier que la loi interdisant l \u2019aide médicale à mourir contrevenait aux droits à la vie, à la liber té et à la sécurité de la personne, garantis par la Charte canadienne des droits et libertés.La Cour suprême avait laissé au gouvernement fédéral jusqu\u2019au 6 février 2016 \u2014 un échéancier finalement repoussé de quatre mois, jusqu\u2019au 6 juin \u2014 pour réformer la loi afin de permettre à un adulte pleinement consentant vivant des douleurs physiques ou mentales insupportables d\u2019obtenir l\u2019aide d\u2019un médecin pour mettre fin à ses jours.Interrogé vendredi matin, le premier ministre Trudeau a indiqué qu\u2019«en tant que libéraux, nous voulons défendre les libertés individuelles tout en protégeant les plus vulnérables».« Tous les projets de loi que nous déposerons seront basés là-dessus », a-t-il dit lors d\u2019une visite à Sault-Sainte-Marie, en Ontario.Le premier ministre croit toujours que son gouvernement respectera la date butoir du 6 juin tout en permettant un «débat en profondeur et responsable avec ceux qui doivent être entendus dans ce dossier».Le comité parlementaire avait tenté de cerner ce que son président, le député libéral Rob Oliphant, avait qualifié d\u2019« esprit » de l\u2019arrêt Car ter, prévoyant même de futures contestations judiciaires de la nouvelle loi si elle était trop contraignante.Ainsi, le comité avait estimé qu\u2019il fallait accorder à ceux qui commencent à souffrir de démence le droit de donner à l\u2019avance leurs directives de fin de vie, pendant qu\u2019ils sont encore sains d\u2019esprit.De la même façon, le comité concluait que la Cour suprême avait déjà reconnu aux mineurs matures et capables certains droits en matière de fin de vie, et que le législateur pourrait violer leurs droits s\u2019il leur interdisait l\u2019accès à l\u2019aide médicale à mourir.Le projet de loi serait aussi moins permissif que le comité parlementaire en matière d\u2019« état psychologique ».Les conser vateurs, notamment, ont estimé que les personnes souffrant d\u2019une maladie mentale sont particulièrement vulnérables et doivent être protégées contre toute coercition.Le gouvernement libéral devrait aussi affirmer le droit d\u2019un médecin à refuser d\u2019offrir l\u2019aide à mourir.Ottawa laisserait aux provinces le soin de trouver une formule pour s\u2019assurer que cette « liberté de conscience » ne priverait pas ainsi certains Canadiens de leur droit à mourir dans la dignité.La Presse canadienne AIDE MÉDICALE À MOURIR Ottawa opterait pour l\u2019extrême prudence P I E R R E S A I N T - A R N A U D Q uébec prévoit des investissements de 4,7 milliards de dollars dans le réseau routier de la province au cours des deux prochaines années, mais le détail de ces investissements sera dévoilé à la pièce dans les régions concernées.«C\u2019est le lancement officiel de la saison des cônes orange », a déclaré avec le sourire le ministre des Transports, Jacques Daoust, en dévoilant les grandes lignes du plan d\u2019investissement 2016-2018, vendredi à Montréal.« L\u2019ensemble des partenaires s\u2019ef forcent de planifier et de coordonner leurs travaux afin d\u2019en limiter les impacts sur la circulation et sur la qualité des déplacements », a ajouté le ministre, fort conscient des maux de tête que cause cette course à obstacles imposée aux usagers de la route tous les ans.Contrairement aux années précédentes, l \u2019annonce ne comprenait pas les principaux projets des régions de Montréal, Laval et la Montérégie.En agissant de la sorte, le gouvernement Couillard pourra ajouter d\u2019autres sor ties publiques pour mousser ses investissements et ainsi multiplier les annonces distinctes, ce qu\u2019il faisait déjà pour les autres régions de la province.Malgré le retour à l\u2019équilibre budgétaire et, donc, la fin de l\u2019austérité \u2014 terme auquel le gouvernement libéral a toujours préféré la rigueur \u2014, la somme de 4,7 milliards représente une légère réduction par rapport au plan 2015-2017, qui prévoyait 163 millions de dollars de plus.Commission Charbonneau Celui de 2016-2018 se démarque cependant par une hausse de 50 % des sommes consacrées à la réfection des chaussées, qui passent de 830 millions à 1,245 milliard de dollars.À ce sujet, le ministre Daoust a indiqué que son ministère avait déjà commencé à implanter une des recommandations de la commission Charbon- neau.« La commission Char- bonneau a recommandé que nous nous préoccupions des revêtements [de chaussée] et je peux vous assurer que déjà, dans le ministère, cette recommandation est mise en place», a dit le ministre, précisant qu\u2019on était à finaliser la mise en place d\u2019une structure chargée d\u2019analyser les nouveaux revêtements et méthodes disponibles.«Si on tient pour acquis que seul le revêtement qu\u2019on utilise historiquement est le bon, on n\u2019améliorera jamais notre système.I l y a des matériaux nouveaux qui s\u2019inscrivent et c\u2019est ceux-là qu\u2019il va falloir qu\u2019on utilise», a assuré M.Daoust.Le rehaussement des réfections de chaussée est contrebalancé par une réduction du budget destiné à la conservation des structures, soit les ponts, viaducs et échangeurs, qui chute de 588 millions par rapport au plan précédent, le plan prévoyant des interventions sur 1228 structures, soit 165 de moins que dans le plan de l\u2019an dernier.La réaffectation des sommes permettra au ministère d\u2019intervenir sur 3200 kilomètres de route, soit plus de 1130 kilomètres de plus que dans le plan précédent.Ces investissements devraient permettre de créer ou maintenir 31 500 emplois, selon le ministère.Le ministre Daoust a également reconnu qu\u2019une cagnotte de cette ampleur avait de quoi titiller les appétits des entrepreneurs.La commission Char- bonneau avait d\u2019ailleurs recommandé au ministère de renverser la perte d\u2019expertise interne, notamment pour assurer la surveillance des chantiers plutôt que de confier cette tâche à des sous-traitants privés qui, fréquemment, s\u2019étaient retrouvés sinon en conflit d\u2019intérêts, à tout le moins en apparence de conflit d\u2019intérêts.Jacques Daoust a précisé que Transport Québec avait déjà rapatrié 600 personnes et qu\u2019il comptait en ajouter 300 autres pour combler les besoins.«Ce qu\u2019on constate, c\u2019est qu\u2019on a l\u2019expertise immédiatement disponible, et ça coûte moins cher», a dit le ministre.La Presse canadienne 4,7 millards pour le réseau routier JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le ministre des Transports a précisé qu\u2019on était à finaliser la mise en place d\u2019une structure chargée d\u2019analyser les nouveaux revêtements et méthodes disponibles pour la réfection des chaussées.Le gouvernement fédéral n\u2019a pas retenu certaines des recommandations les plus audacieuses du comité mixte spécial des Communes A L E X A N D R E S H I E L D S L e déversement de pétrole des sables bitumineux provoqué par un bris sur le pipeline Keystone de Trans- Canada, au Dakota du Sud, est beaucoup plus important que ce qui avait été annoncé en début de semaine.Au lieu des 700 litres annoncés au dépar t, ce serait au moins 63 600 litres de brut qui auraient fui de la conduite.Mais près d\u2019une semaine après la détection du déversement, la pétrolière a af firmé vendredi qu\u2019elle aurait localisé l\u2019origine de la fuite.Malgré l\u2019ampleur de la correction dans la quantité de pétrole déversé, TransCanada estime tout de même que le déversement n\u2019a pas provoqué d\u2019impacts environnementaux signif icati fs .Aucun cours d\u2019eau ne se trouve à proximité de l \u2019endroit où le pipeline Keystone s\u2019est brisé, non loin d\u2019une station de pompage.Les autorités de l\u2019État ont également indiqué que la fuite n\u2019aurait pas atteint d\u2019aquifère dans la région.Un porte-parole des autorités de l \u2019État du Dakota du Sud a indiqué plus tôt cette semaine que la présence de pétrole aurait d\u2019abord été notée par un passant.Le pipeline Keystone est utilisé pour transpor ter du pétrole des sables bitumineux de la région d\u2019Hardisty, en Alberta, vers des raf fineries situées aux États-Unis.Il a une capacité de transpor t de 500 000 barils par jour.Ce pipeline, conçu comme une première phase du projet Keystone XL, rejeté par le président américain Barack Obama, est uti l isé depuis 2010.Selon des informations du gouvernement canadien, ce pipeline a connu 21 déversements au cours de sa seule première année d\u2019exploitation.Questions de sécurité Ce nouvel incident impliquant une canalisation de TransCanada soulève des questions sur les déversements qui peuvent sur venir lors de bris de pipelines.Dans le cadre de la future politique énergétique, le gouvernement Couillard a d\u2019ailleurs promis jeudi de faire «un suivi attentif du transit des hydrocarbures sur le territoire québécois et favoriser les modes de transpor t les plus sécuritaires sur les plans technique et environnemental».I l compte également, « en fonction des choix qui seront effectués, s\u2019assurer d\u2019une gestion optimale des risques pouvant être associés à ces activités».Selon les scénarios présentés par TransCanada dans le cadre de la première partie des audiences du BAPE sur le projet Énergie Est, on estime que, dans le pire des cas, le pipeline pourrait laisser fuir 3,6 millions de litres de brut en cas de rupture de la canalisation.Les scénarios ont été élaborés pour estimer l\u2019ampleur d\u2019un déversement qui surviendrait dans un cours d\u2019eau.Le pipeline Énergie Est doit traverser un total de 860 cours d\u2019eau au Québec.L\u2019entreprise estime toutefois qu\u2019en raison de son système de contrôle, elle serait en mesure de détecter très rapidement toute fuite qui pourrait survenir sur ce pipeline d\u2019un mètre de diamètre.La pétrolière affirme aussi pouvoir stopper le flux de pétrole dans son pipeline en seulement 13 minutes.Le Devoir Keystone : TransCanada aurait localisé l\u2019origine de la fuite Au lieu des 700 litres annoncés au départ, ce serait au moins 63 600 litres de brut qui auraient fui au Dakota du Sud J E A N - F R A N Ç O I S N A D E A U L es patrimoines industriel et moderne sont des mal-aimés, obser ve Émilie Vézina-Doré d\u2019Action patrimoine.« Ce sont les bâtiments qui reçoivent le moins d \u2019at tention du public .Pour tant, ils ont été fondamentaux dans le développement des villes et des villages.Mais, comme les usines sont souvent associées à des lieux de vie dif ficiles, on a moins tendance à s\u2019en soucier.» Certaines églises de l\u2019après-guerre ont aussi la vie dure malgré leurs qualités et leur importance.Il y a tout de même des exceptions.« Je vous invite à visiter la bibliothèque Corriveau de Sainte-Foy », plaide l\u2019architecte et professeur à l\u2019UQAM Philippe Lupien.Cette église est considérée comme un joyau du patrimoine québécois moderne.Elle a été transformée en bibliothèque municipale.« Dans ce projet, deux époques dialoguent avec respect et grandeur », observe-t-il.Il faut dire que la situation générale des églises québécoises n\u2019est pas facile.Les anciens lieux de culte sont nombreux à être délaissés et déconsidérés.À Rimouski, un comité s\u2019affaire à sauver la cathédrale afin d\u2019y installer un complexe culturel.Selon ce projet, les voûtes, les volumes du chœur, les vitraux et des éléments architecturaux seraient protégés, tout en donnant une nouvelle vocation active au lieu.De tels aménagements nécessiteraient plusieurs millions, mais permettraient de doter la ville d\u2019un lieu culturel unique et distinctif.Mais en ce qui concerne les usines, on se livre encore très souvent à une destruction hasardeuse, soutiennent les spécialistes.Selon un mode de gestion à la petite semaine du patrimoine, on sauvegarde des lieux dérisoires tout en rasant des sites importants.Des munitions « On prépare l\u2019avenir », indiquent les affiches qui ceinturent le site de démolition d\u2019une ancienne usine de munitions qui date de la Seconde Guerre mondiale, au cœur du secteur industriel Chabanel, à Montréal.Des milliers de femmes et d\u2019hommes ont peiné en ces lieux pour soutenir l\u2019effort de guerre.La Ville de Montréal a décidé de détruire l\u2019édifice en brique rouge soutenu par d\u2019impressionnantes poutres.Est-ce une décision exemplaire de la saine gestion du patrimoine ?Devant cet exemple, et d\u2019autres, le directeur des politiques d\u2019Héritage Montréal, Dinu Bumbaru, s\u2019enflamme : «On se demande si ces gens ont Montréal à cœur !» Pour lui, le cas de cette vieille usine d\u2019armements constitue une occasion en or de montrer que la ville est capable d\u2019innover, de se réinventer.«C\u2019est une belle occasion d\u2019agir pour des gens qui ont beaucoup d\u2019énergie comme le maire Co- derre, comme Mme [la conseillère Manon] Gauthier.On va démolir un lieu pareil pour faire quoi?Un entrepôt de camions?Voyons ! » La Société d\u2019histoire d\u2019Ahunsic-Cartierville (SHAC) se désole aussi de l\u2019approche de la Ville dans ce dossier : «Pendant que l\u2019arrondissement demandait un avis sur le patrimoine, il s\u2019employait déjà à démolir l\u2019usine, démontre le coprésident Vincent Gaudreau.Le contrat de démolition a été accordé à l\u2019entreprise Delsan à l\u2019automne 2015.En attendant que la Ville délivre un véritable permis de démolition, ils ont commencé le travail sous le couvert d\u2019un permis de \u201ctransformation\u201d, ce qui leur permet légalement de détruire jusqu\u2019à 40% du lieu avant que la démolition ne débute.» Un employé de l\u2019entreprise a confirmé au Devoir, sous le couvert de l\u2019anonymat, avoir travaillé tout l\u2019hiver à la démolition de ce bâtiment historique.La SHAC a contesté la validité du permis de démolition.Elle doit être entendue le 11 avril, alors que le chantier progresse lentement.La SHAC se plaint du fait que des avis scientifiques indépendants n\u2019ont pas été produits publiquement et que l\u2019information relative à la transformation du bâtiment apparaît quasi impossible à obtenir pour les citoyens.«On nous renvoie à l\u2019un ou l\u2019autre des services, et finalement on n\u2019obtient aucun des rapports.» « Il est étonnant de voir qu\u2019une ville peut tenir un discours sur le patrimoine et en même temps avoir des services qui font n\u2019importe quoi », affirme Dinu Bumbaru.L\u2019usine fait partie d\u2019un complexe, rappelle la SHAC.De l\u2019autre côté de la rue, on a transformé ces bâtiments pour les utiliser au bénéfice de diverses entreprises.«Mais pour le bâtiment central du complexe, le plus important, on nous dit que, de toute façon, ce n\u2019était pas construit pour durer ! Ce n\u2019est pas logique ! Ç\u2019a 75 ans et c\u2019était construit très solide», dit Valérie Nadon, coprésidente de la SHAC.La Ville a prévu une plaque commémorative et des éléments de rappel construits à partir de quelques pièces récupérées.« Les por tes, les poutres, les planchers, on ne garde rien », a confié un ouvrier sur les lieux.«C\u2019est une honte.Il faudrait que le peuple voie ça.» En cendres Est-il possible de faire autrement que de démolir ce lieu ?« Regardez ce qu\u2019ils ont fait avec les shops Angus, dit Dinu Bumbaru.Une partie a été reconvertie en commerces, une autre en stationnement, une autre en épicerie.Ils ont eu des prix.» C\u2019est à peu près la même chose qui s\u2019annonce pour l\u2019incinérateur des Carrières, craint- il.«On veut dépenser des millions pour démolir ça.Il faut avoir plus d\u2019imagination.» À Vienne, rappelle Dinu Bumbaru, avec des lieux semblables, les Autrichiens ont su créer des sites vivants.« Je comprends qu\u2019on puisse ne pas aimer le béton, mais il y a moyen de faire quelque chose de bien avec ça, autre chose en tout cas qu\u2019un terrain de stationnement.Il faut des initiatives.» Le Devoir A 7 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 9 E T D I M A N C H E 1 0 A V R I L 2 0 1 6 UN PATRIMOINE DE FAÇADE A 6 Des bâtiments modernes et industriels disparaissent dans l\u2019indifférence générale Le manoir Atkinson sera rasé sous peu À Scott, en Beauce, on va raser sous peu le manoir Atkinson, construit à la fin du XIXe siècle, même si ce bâtiment a été cité en 2012 pour son caractère historique propre à la mémoire de cette région.Après avoir défendu un ambitieux plan de conservation alliant le maintien du manoir et l\u2019ouverture d\u2019une annexe dédiée aux loisirs, la Ville, laissée à elle- même, sans moyens financiers ni techniques, a dû se résoudre à construire un nouveau bâtiment en lieu et place, tout en assurant un «rappel» de l\u2019histoire et de l\u2019importance de l\u2019ancien édifice par l\u2019intégration de certains éléments d\u2019origine.Paradoxalement, si la municipalité de Scott n\u2019a pas obtenu l\u2019argent nécessaire pour sauvegarder cet immeuble élégant, elle a par ailleurs obtenu 900 000$ du ministère des Loisirs pour financer une nouvelle construction.Pas d\u2019argent pour conserver, mais de l\u2019argent une fois que tout est rasé?KEVEN LAVOIE (K PRODUXION)/SOCIÉTÉ D\u2019HISTOIRE D\u2019AHUNTSIC-CARTIERVILLE Une ancienne usine de munitions au cœur du secteur industriel Chabanel, à Montréal, qui date de la Seconde Guerre mondiale.MIKAN 3519579/BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA Une façade abandonnée, angle Saint-Jacques et Gauvin à Montréal.À droite : la fabrique E.T.Corsets à Saint-Hyacinthe, en 1927; l\u2019édifice a été complètement démoli.Tout en haut : l\u2019incinérateur des Carrières, dont le sort inquiète l\u2019organisme Héritage Montréal.ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Il est étonnant de voir qu\u2019une ville peut tenir un discours sur le patrimoine et en même temps avoir des services qui font n\u2019importe quoi Dinu Bumbaru, directeur des politiques d\u2019Héritage Montréal « » Comme les usines sont souvent associées à des lieux de vie difficiles, on a moins tendance à s\u2019en soucier Émilie Vézina-Doré d\u2019Action patrimoine « » MIKAN 3626711/BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA Des femmes se parlent tout en assemblalnt des obus de canon de campagne de 25 livres dans une usine de munitions (vraisemblablement à la Robert Mitchell Co.), en mars 1941.MUNICIPALITÉ DE SCOTT Le manoir Atkinson à Scott, dans la Beauce ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR La maison Adélard-Lesage, qui fait partie de l\u2019îlot Turgeon à Sainte-Thérèse, a complètement été détruite jeudi.FRANCIS VACHON LE DEVOIR Émilie Vézina-Doré, d\u2019Action patrimoine Les mal-aimés de la conservation ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR J E A N - F R A N Ç O I S N A D E A U E ntre le début des années 1960 et le milieu des années 1970, on a détruit environ 28 000 bâtiments à Montréal.Autant de bâtiments, ou pres - que, ont été détruits depuis.C\u2019est dire que, dans le dernier demi-siècle, Montréal a rasé l\u2019équivalent de ce qu\u2019elle était en terme de taille aux environs de 1850 ! « La quantité infime de bâtiments qui ont obtenu une reconnaissance publique, un classement, explique pourquoi il est facile de détruire autant ici », af firme Dinu Bumbaru, directeur des politiques d\u2019Héritage Montréal.Dans un pays comme l\u2019Allemagne, pourtant largement détruit par la guerre, on en a classé pratiquement un million.« Cela étant, le classement est une approche.Mais ce n\u2019est pas la seule solution.On voit qu\u2019il existe aujourd\u2019hui des bâtiments cités dont la citation est abrogée par les municipalités, comme l\u2019église de Notre- Dame-de-Fatima au Saguenay.» Et la citation n\u2019évite pas forcément la destruction.« Il y a des bâtiments classés qui ne sont pas pour autant entretenus correctement, comme la maison de René Lévesque à New Carlisle.» Un plan La société a besoin d\u2019un vrai plan de gestion du territoire, estime pour sa par t la directrice d\u2019Action patrimoine, Émilie Vézina- Doré.Un groupe de spécialistes, l\u2019Alliance Ariane, réclame d\u2019ai l leurs une polit ique d\u2019aménagement du territoire et de l\u2019urbanisme.« Il y a un manque de vision, et surtout il y a un besoin pour un plan d\u2019actions concrè - tes.Les rôles doivent être vraiment mieux définis », estime-t-elle.L\u2019architecte et professeur à l\u2019UQAM Philippe Lupien considère que la société québécoise n\u2019a pas encore compris que le patrimoine ne consiste pas à accumuler une suite de vieilleries maintenues plus ou moins sous respiration ar tificielle.« Il faut comprendre l\u2019impor tance de la récupération physique et symbolique des lieux.» Les autorités publiques, croit-il, devraient être obligées de consulter des personnes formées en ce sens.« Il faut s\u2019ouvrir à la connaissance.Il y a des gens, chaque année, qui sont formés pour ça.On pourrait aussi penser à revoir les concours d\u2019architecture.Ils pourraient être beaucoup plus utilisés, sous des formes dif férentes.C\u2019est une bonne façon de lancer des débats.» La responsabilité du patrimoine n\u2019incombe pas qu\u2019à l\u2019État, croit-on chez Action patrimoine.« Beaucoup de maires sous-estiment l \u2019 importance des bâtiments et ne sont même pas au courant des mécanismes existants pour les protéger , explique Mme Vézina-Doré.« Et on ne peut pas s\u2019en remettre seulement au gouvernement du Québec.Si le Québec ne classe pas un bâtiment, beaucoup de maires se disent qu\u2019on peut faire ce qu\u2019on veut.Il y a un système fiscal qui favorise la démolition.» De l\u2019argent La directrice d\u2019Action patrimoine en a assez d\u2019entendre l\u2019argument selon lequel les citoyens doivent se mobiliser pour sauver les bâtiments.« Ce n\u2019est pas un bon argument de dire que, parce que les citoyens ne se mobilisent pas suffisamment pour certains bâtiments, il faut y voir un feu vert pour les démolir.Il faut faire des recherches ingénieuses pour trouver de nouvelles vocations aux lieux.» Ce qui demande forcément du temps et des efforts.Pour toutes sortes de raisons, notamment écologiques, il faut qu\u2019on cesse de démolir autant, pense Philippe Lupien.«On démolit beaucoup, seconde Émilie Vézina-Doré, parce qu\u2019on ne s\u2019occupe pas de l\u2019entretien.Les fonds manquent.Mais, à terme, cela augmente les coûts.» Une ouverture Le problème, c\u2019est que la notion de récupération physique et symbolique des lieux plutôt que leur muséification ne semble pas bien comprise de la part des élus, croit l\u2019architecte Philippe Lupien.« Il faut entendre plus souvent débattre de l\u2019importance de l\u2019architecture sur la place publique.» « Pour le patrimoine au Québec, on est en mode réaction, en mode pompier ! Les usages changent.Il faut être capables de faire le lien entre les besoins présents et les bâtiments existants.» L\u2019information doit aussi circuler davantage, croit Émilie Vézina Doré.«Personne ne se parle ! » La directrice d\u2019Action patrimoine espère surtout une politique mieux définie.Elle réclame d\u2019ailleurs à cette fin une rencontre entre les principaux acteurs du monde du patrimoine et Luc Fortin, le nouveau ministre de la Culture et des Communications.Le Devoir L E D E V O I R , L E S S A M E D I 9 E T D I M A N C H E 1 0 A V R I L 2 0 1 6 UN PATRIMOINE DE FAÇADE A 8 Offrez-vous l\u2019Hôtel Port-Royal Au cœur du vieux Port de Québec petit déjeuner inclus 129 $ 418.692.2777 \u2022 1 866.417.2777 \u2022 info@leportroyal.com LE DEVOIR DE DÉBATTRE Le mercredi 13 avril 2016, 19 h Immigr : n ation elle ouv oblèm pr ou éfugiés, solutions r olitique p ?es égr , int ation, aille obit e R oin Ant De e du st iali or édit \u2019 Animé par l oir v al é ontr é de M ersit v ni \u2019U l s de elle cultur er tions int ela r Rachida Azdouz e ginair e ima d emè Le r e vr eur du li ut et coa aphie gr eur en démo t Doc s oi e Mar um Guilla e ook é de Sherbr ersit v ni \u2019U de l u oussea e R um Guilla é de Sherb ersit v ni \u2019U ial de l soc oussi aar atz-L èle V Mich e ook r tion gr a v ser é (R 819 8 u ez a v ser é R sent é ur pr s étudiants s ur le e po tuit a cultur e centr au u o 1000 - 20 2500 e) e étudiant t ar tion de la c a a c eludes.é, Sherbr ersit v ni \u2019U ul.de l , bo e ook WIKICOMMONS Une carte de l'île de Montréal en 1834 désignant les chemins publics, les paroisses, les fiefs et les villages qui s\u2019y trouvent, le canal de Lachine et les dif férentes parties de l\u2019île qui ne sont pas encore en état de culture.ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Lors de la construction de l\u2019Université du Québec à Montréal, on a rasé l\u2019église Saint-Jacques pour n\u2019en conserver que le clocher, aujourd\u2019hui en piètre état.Il faut entendre plus souvent débattre de l\u2019importance de l\u2019architecture sur la place publique Philippe Lupien, architecte et professeur à l\u2019UQAM « » La conservation est aussi affaire d\u2019éducation Pour contrer la spirale des démolitions, il faut investir l\u2019avenir avec un passé commun Dans le dernier demi-siècle, Montréal a rasé l\u2019équivalent de ce qu\u2019elle était en terme de taille aux environs de 1850! L E D E V O I R , L E S S A M E D I 9 E T D I M A N C H E 1 0 A V R I L 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 9 TOURDESCANADIENS.COM INSCRIVEZ-VOUS MAINTENANT POUR ÊTRE PARMI LES PREMIERS À CHOISIR.S P O R T C U LT U R E D I V E R T I S S E M E N T M A G A S I N S P A R C S Concept d\u2019artistes.Le logo des Canadiens de Montréal sera positionné sur l\u2019un des côtés de la Tour des Canadiens phase 2.SEO.DES VUES GAGNANTES PISCINE INTÉRIEURE NOUVELLE OFFRE D\u2019UNE DURÉE LIMITÉE : LES SUITES SIGNATURE DOMINANT L\u2019ÉTINCELANTE SILHOUETTE DU CENTRE-VILLE DE MONTRÉAL, LES SUITES SIGNATURE, AU SOMMET DE LA TOUR DES CANADIENS 2, OFFRENT DES VUES DÉGAGÉES ET TOUT SIMPLEMENT INÉGALÉES DANS CHAQUE DIRECTION.VIVEZ L\u2019EXPÉRIENCE DE LA VIE AU SOMMET DANS UN RAFFINEMENT À SON APOGÉE.LES SUITES SONT CONÇUES POUR OFFRIR LE MEILLEUR DE L\u2019ÉLÉGANCE.BIENVENUE À LA BELLE VIE.À VENIR BIENTÔT CONDOS À PARTIR DE 300 000 $ La Tour des Canadiens 2 remporte le prestigieux prix nord-américain de \u201cCommunauté unie de l\u2019année 2016\u201d! J E A N N E C O R R I V E A U D es citoyens demandent l\u2019intervention du ministre de la Culture, Luc For tin, afin d\u2019empêcher la démolition de la maison Boileau, une demeure ancestrale de Chambly qui doit être démolie sous peu.Le président de la Société d\u2019histoire de la seigneurie de Chambly, Paul-Henri Hudon, a fait parvenir, plus tôt cette semaine, une lettre au ministre For tin afin de lui demander de classer la maison Boileau en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel.Construite au début du XIXe siècle, cette maison a appartenu au notaire René Boileau, patriote et figure marquante de la ville de Chambly.Dans sa missive, M.Hudon décrit la maison Boileau comme une « icône locale» et un «point d\u2019ancrage de son paysage patrimonial villageois».Compte tenu de sa détérioration et de la présence de moisissures, le conseil municipal de Chambly a autorisé, mardi dernier, sa démolition à la demande des propriétaires, qui disent ne pas avoir les 1,4 million de dollars requis pour la restaurer.L\u2019attaché de presse du ministre Fortin, Karl Filion, a confirmé la réception de la demande de classement.«Elle sera traitée le plus rapidement possible par le ministère», a-t-il indiqué par courriel vendredi.Mobilisation citoyenne L\u2019imminence de la démolition de la maison Boileau a suscité une mobilisation citoyenne.Les propriétaires de la demeure, Sylvain Hubert et Annie Tremblay, disent maintenant se retrouver dans une position difficile.D\u2019autant qu\u2019ils ont reçu, vendredi, la visite d\u2019un homme qui connaît bien la rénovation de maisons anciennes et qui soutient que remettre en état la maison Boileau pourrait être moins coûteux que le soutiennent les études réalisées pour le compte des propriétaires et de la Ville.«On est en pleine période de réflexion», a indiqué Sylvain Hubert lors d\u2019un entretien téléphonique.Le permis de démolition devrait être délivré en début de semaine et, selon M.Hubert, il ne sera valide que pour dix jours.«Le conseil [municipal] a accordé le permis de démolition.Il ne peut pas revenir sur sa parole, à moins d\u2019un arrêté ministériel.» « Il faudra voir l\u2019intérêt de la Ville et du gouvernement.S\u2019il y a des possibilités et du financement, on pourrait voir la situation autrement, a commenté Annie Tremblay.Mais il y a encore plein de points d\u2019interrogation.» Mobilisation Le couple doit aussi composer avec une autre dif ficulté puisque la compagnie d\u2019assurance refuse d\u2019assurer la maison au-delà de la fin du mois d\u2019avril en raison des présumés risques d\u2019effondrement.«Ce qui est dommage, c\u2019est que ça fait quatre ans qu\u2019on fait des démarches, et il n\u2019y a jamais personne qui a voulu nous aider.Et au dernier moment, les gens ont des solutions », souligne M.Hubert.Des citoyens qui souhaitent la préservation de la maison Boileau sont encouragés par la mobilisation des dernières semaines.Mais Louise Chevrier, ex-présidente de la Société d\u2019histoire de la seigneurie de Chambly, déplore que la Ville n\u2019ait jamais cité la maison.Il n\u2019a pas été possible, vendredi, de parler au maire de Chambly, Denis Lavoie.Le Devoir PATRIMOINE Québec appelé à la rescousse de la maison Boileau I S A B E L L E P O R T E R à Québec À Québec, on a tous un jour ou l\u2019autre entendu parler de «Mme Thérèse ».Son légendaire bar clandestin est fermé, mais la dame continue de fasciner.Cette semaine, une nouvelle pièce de théâtre lui rendra hommage, tandis que d\u2019autres rêvent de lui consacrer un documentaire.Maxime Beauregard l \u2019a rencontrée une seule fois, mais elle l\u2019a tellement marqué qu\u2019elle lui a inspiré sa première pièce de théâtre.Baptisée MME G, sa création sera présentée pour la première fois mardi à Premier Acte avec Marie-Ginette Guay dans le rôle-titre.« C\u2019est une personne qui a vécu en marge toute sa vie et qui a réussi.Elle s\u2019est faufilée, elle a réussi à trouver le bonheur en étant à contre-courant.C\u2019est ça qui m\u2019a marqué.Moi, je ne suis pas du tout comme ça.À l\u2019école, j\u2019étais bon élève, je faisais tout ce qu\u2019il fallait, j\u2019étais fasciné par ça», nous a-t- il raconté en entrevue.Si la pièce s\u2019inspire de Mme Thérèse, elle n\u2019a pas la prétention de raconter sa vie, d\u2019où le nom « Mme G », note le jeune metteur en scène.Débarqué de Montréal en 2012, il étudiait en journalisme quand il a entendu parler de Mme Thérèse la première fois par sa coloc de l\u2019époque.« Je faisais des entrevues pour Urbania avec des gens qui avaient des vies extraordinaires et j\u2019ai pensé à elle.» Il a mis deux ans avant de l\u2019appeler, mais ça valait le coup.« À un moment donné, j\u2019ai appelé et j\u2019ai parlé à son co- loc et il m\u2019a dit : \u201c Viens-t\u2019en.Elle est en forme.\u201d Je me suis pointé là avec mon enregistreuse et on a passé trois heures à parler.» Mme Thérèse avait plus de 80 ans à l\u2019époque, mais elle continuait à recevoir les fêtards chez elle le soir.« Elle m\u2019a raconté toutes sortes d\u2019affaires.J\u2019ai tellement trouvé que c\u2019était un moment privilégié et riche.Je trouvais ça très théâtral.[\u2026] Ça a été le point de départ de la pièce.» Projet de documentaire Thérèse Drago, aujourd\u2019hui âgée de 88 ans, a tenu un bar clandestin pendant 15 ans dans son demi-sous-sol du quartier Montcalm.Avant cela, elle a été la propriétaire pendant une trentaine d\u2019années de la Grande Hermine, un bar mythique que fréquentaient notamment des prostituées.Dans la sage ville de Québec, et surtout en haute ville, ce genre d\u2019histoire a de quoi fasciner.Mais on aurait tort de négliger le reste, selon Élisabeth Paradis, qui prépare un film sur elle.Élisabeth a rencontré Mme Thérèse à son bar et elles sont devenues amies.«Elle me disait tout le temps : \u201cSi je suis plus capable de recevoir de gens chez moi, je vais mourir.\u201d Parce que c\u2019était ça, sa raison de vivre finalement.Le monde.Sans jugement, c\u2019est hallucinant.Je sais pas comment elle faisait pour accueillir chez elle des gens super maganés tous les soirs, complètement saouls tout en restant super gentille, en trouvant le moyen de jaser avec eux autres puis de les aider aussi.» À ses yeux, Mm e Thérèse était une sorte de travailleuse sociale sans le titre.Si elle a entrepris de faire un film, c\u2019est parce que quelqu\u2019un devait le faire, explique-t-elle en soulignant qu\u2019elle-même n\u2019est pas réalisatrice même si elle œu- vre dans le milieu culturel.« Je me demandais tout le temps pourquoi à travers toutes ces années-là, personne n\u2019avait décidé de faire un film.» Elle raconte que Mme Thérèse lui a donné « l\u2019exclusivité », mais a exigé que rien ne sorte avant son décès.Élisabeth a des heures d\u2019entrevues, déjà beaucoup de matériel mais peu de moyens.Si elle a accepté de nous parler de son projet, c\u2019est aussi en espérant trouver des gens pour l\u2019aider.« Dans le film, elle revient sur tout.Sa jeunesse, sa famille.Elle est allée vivre à New York pendant plusieurs années avec son mari et son fils.Son fils est né là-bas.» Elle explique qu\u2019elle veut notamment faire son film pour nuancer l\u2019image réductrice de tenancière de bordel qui colle à Mme Thérèse.En entrevue, la vieille dame lui a raconté que les prostituées « dont tout le monde parle » étaient au deuxième étage, qu\u2019elles faisaient partie du package deal quand elle a racheté le bâtiment.«Ça lui a pris au-dessus d\u2019un an avant d\u2019aller communiquer avec elles parce qu\u2019elle était mal à l\u2019aise avec ça.Elle ne savait pas quoi faire avec ça.Elle a décidé de les laisser là mais d\u2019encadrer\u2026 [\u2026] Tout ce qu\u2019il y avait là-bas, c\u2019était de la sollicitation.» Le Devoir aurait bien voulu rencontrer Mme Thérèse pour savoir ce qu\u2019elle pense de toute cette attention.Savoir si elle ira voir la pièce.Mais selon son colocataire, Michel, elle n\u2019était pas assez en forme.En plus, sa chatte et «vieille compagne» est décédée il y a quelques jours, nous a-t-il dit dans un texto.Lors d\u2019une brève rencontre en février, elle semblait de bonne humeur mais très affaiblie.Coincée dans son gros fauteuil, elle fumait ses cigarettes en parlant des petits oiseaux qui venaient la visiter dehors.Le Devoir était venu cogner chez elle pour s\u2019enquérir de cette drôle de pancarte devant chez elle.« Je suis une vieille dame condamnée à son fauteuil, par respect ou par compassion ; pourriez-vous ne pas vous stationner devant la seule fenêtre qui me permette de voir un peu de vie à l\u2019extérieur.» La place de stationnement devant chez elle a beau être à quelques pas de la rue Cartier, elle est presque toujours vide et Mme Thérèse continue de faire les choses à sa façon.Le Devoir Il était une fois madame Thérèse La dame est une source d\u2019inspiration pour plusieurs à Québec ÉLISABETH PARADIS Thérèse Drago a tenu un bar clandestin pendant 15 ans dans son demi-sous-sol du quartier Montcalm, à Québec.Elle me disait tout le temps : «Si je suis plus capable de recevoir de gens chez moi, je vais mourir.» Parce que c\u2019était ça, sa raison de vivre finalement.Le monde.Sans jugement, c\u2019est hallucinant.Élisabeth Paradis, qui prépare un film sur Mme Thérèse « » L E D E V O I R , L E S S A M E D I 9 E T D I M A N C H E 1 0 A V R I L 2 0 1 6 A 10 A V I S L É G A U X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS LÉGAUX & APPELS D\u2019OFFRES HEURES DE TOMBÉE Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/services- et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services- et-annonces/appels-d-offres Courriel : avisdev@ledevoir.com Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi LA SUITE DES AVIS SE TROUVE EN PAGE C 6 AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsa bilité se limite au coût de la parution.Avis de demande de dissolution NEQ 1162363494 Prenez avis que l'OBNL sous la raison sociale W3Québec, ayant son siège social au 11561 rue Poincaré, Montréal, Qc, H3L 3L6, demandera sa dissolution au Registraire des entreprises du Québec, suite au vote unanime en faveur de sa dissolution lors de sa dernière assemblée générale annuelle.Marc Chapdelaine, trésorier- w3qc.org Avis public AUX PERSONNES INTÉRESSÉES AYANT LE DROIT DE SIGNER UNE DEMANDE D\u2019APPROBATION RÉFÉRENDAIRE SECOND PROJET DE RÉSOLUTION NUMÉRO PP16-14004 INTITULÉ : « Accorder, par résolution, la demande d\u2019autorisation pour la construction d\u2019un lieu de culte sur la propriété sise au 7700, avenue de l\u2019Épée, en vertu du Règlement sur les P.P.C.M.O.I.de l\u2019arrondissement (RCA04-14003).» 1.Objet du projet et demande d\u2019approbation référendaire À la suite de l\u2019assemblée publique de consultation tenue le 30 mars 2016, le conseil d\u2019arrondissement de Villeray\u2013Saint-Michel\u2013Parc-Extension a adopté, lors de sa séance du 5 avril 2016, le second projet de résolution numéro PP16-14004, lequel est intitulé tel que ci-dessus.L\u2019objet du projet de résolution est d\u2019accorder la demande d\u2019autorisation pour la construction d\u2019une église au 7700, avenue de l\u2019Épée afin : - d\u2019autoriser un bâtiment d\u2019un seul étage; - d\u2019autoriser un bâtiment d\u2019une hauteur supérieure à 12,5 mètres et d\u2019un maximum de 16 mètres; - d\u2019autoriser un rez-de-chaussée d\u2019une hauteur supérieure à 2 mètres; - d\u2019autoriser l\u2019aménagement d\u2019une seule unité de stationnement; - d\u2019autoriser que l\u2019emplacement de l\u2019unité de stationnement soit en cour avant; - d\u2019autoriser que la délivrance de tout permis ne soit pas assujettie à l\u2019approbation d\u2019un PIIA spécifique à l\u2019alignement de construction, et ce, en vertu du Règlement sur les projets particuliers de construction, de modification ou d\u2019occupation d\u2019un immeuble (RCA04-14003).Ce projet déroge aux dispositions des articles 9, 13, 26, 561 et 566 du Règlement de zonage de l\u2019arrondissement (01-283) et aux dispositions des articles 3 et 25 du Règlement sur les P.I.I.A.de l\u2019arrondissement (RCA06-14001).Ce second projet de résolution contient des dispositions qui peuvent faire l\u2019objet d\u2019une demande de la part des personnes intéressées de la zone visée et des zones contiguës afin qu\u2019une résolution qui les contient soit soumise à leur approbation conformément à la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités.Ainsi, une demande relative à ces dispositions peut provenir de la zone visée 0154 et de ses zones contiguës 0087, 0147, 0156 et 0162.Une telle demande vise à ce que ces dispositions soient soumises à l\u2019approbation des personnes habiles à voter de la zone à laquelle elles s\u2019appliquent et de celle de toute zone contiguë d\u2019où provient une demande valide à son égard.2.Description du territoire La zone ainsi touchée par ces amendements est la zone et ses zones contiguës.Le territoire visé par le présent avis est montré ci-dessous : 3.Conditions de validité d\u2019une demande Pour être valide, toute demande doit : - indiquer clairement la disposition qui en fait l\u2019objet et la zone d\u2019où elle provient; - être reçue au bureau de la secrétaire d\u2019arrondissement dans les 8 jours du présent avis, soit au plus tard le 18 avril 2016 à 16 h 30; - être signée par au moins 12 personnes intéressées de la zone d\u2019où elle provient ou par au moins la majorité d\u2019entre elles si le nombre de personnes intéressées dans la zone n\u2019excède pas 21.4.Conditions pour être une personne intéressée à signer une demande 4.1 Toute personne qui n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter et qui remplit les conditions suivantes le 5 avril 2016: - être domiciliée dans la zone d\u2019où peut provenir une demande; - être domiciliée depuis au moins six mois au Québec; ou 4.2 Tout propriétaire unique d\u2019un immeuble ou occupant unique d\u2019un établissement d\u2019entreprise qui n\u2019est frappé d\u2019aucune incapacité de voter et qui remplit les conditions suivantes le 5 avril 2016: - être propriétaire d\u2019un immeuble ou occupant d\u2019un établissement d\u2019entreprise situé dans la zone d\u2019où peut provenir une demande depuis au moins douze mois ; ou 4.3 Tout copropriétaire indivis d\u2019un immeuble ou occupant d\u2019un établissement d\u2019entreprise qui n\u2019est frappé d\u2019aucune incapacité de voter et qui remplit les conditions suivantes le 5 avril 2016: - être copropriétaire indivis d\u2019un immeuble ou occupant d\u2019un établissement d\u2019entreprise situé dans la zone d\u2019où peut provenir une demande depuis au moins douze mois; - être désignée, au moyen d\u2019une procuration signée par la majorité des personnes qui sont copropriétaires ou occupants depuis au moins douze mois comme celui qui a le droit de signer la demande en leur nom et d\u2019être inscrit sur la liste référendaire, le cas échéant.Cette procuration doit être produite avant ou en même temps que la demande.Dans le cas d\u2019une personne physique, il faut qu\u2019elle soit majeure, de citoyenneté canadienne et ne pas être en curatelle.Dans le cas d\u2019une personne morale, il faut : - avoir désigné parmi ses membres, administrateurs ou employés, par résolution, une personne qui, le 5 avril 2016 est majeure, de citoyenneté canadienne, qui n\u2019est pas en curatelle et n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter prévue à la loi; - avoir produit avant ou en même temps que la demande, une résolution désignant la personne autorisée à signer la demande et être inscrite sur la liste référendaire, le cas échéant.Sauf dans le cas d\u2019une personne désignée à titre de représentant d\u2019une personne morale, nul ne peut être considéré comme personne intéressée à plus d\u2019un titre conformément à l\u2019article 531 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités.5.Absence de demandes La disposition du second projet de résolution numéro PP16-14004 qui n\u2019aura fait l\u2019objet d\u2019aucune demande valide pourra être inclus dans une résolution qui n\u2019aura pas à être approuvée par les personnes habiles à voter.6.Consultation du projet Le second projet de résolution numéro PP16-14004 ainsi que l\u2019illustration du secteur concerné du territoire de l\u2019arrondissement de Villeray\u2013Saint- Michel\u2013Parc-Extension, peuvent être consultés au bureau de la secrétaire d\u2019arrondissement situé au 405, avenue Ogilvy, bureau 200, Montréal, aux heures habituelles d\u2019ouverture.Le 9 avril 2016 La secrétaire d\u2019arrondissement, Danielle Lamarre Trignac, avocate, M.A.Avis public AUX PERSONNES INTÉRESSÉES AYANT LE DROIT DE SIGNER UNE DEMANDE D\u2019APPROBATION RÉFÉRENDAIRE SECOND PROJET DE RÈGLEMENT NUMÉRO 01- 283-92 INTITULÉ : « Règlement 01-283-92 modifiant le Règlement de zonage de l\u2019arrondissement (01-283) afin d\u2019apporter une précision sur les surfaces à calculer pour déterminer le nombre de cases de stationnement requis pour les lieux de culte.» 1.Objet du règlement et demande d\u2019approbation référendaire À la suite de l\u2019assemblée publique de consultation tenue le 23 mars 2016, le conseil d\u2019arrondissement a adopté, lors de la séance du 5 avril 2016, le second projet de règlement modifiant le Règlement de zonage de l\u2019arrondissement (01-283).L\u2019objet du projet de règlement vise à clarifier l\u2019application de la norme relative au calcul du nombre de case stationnement pour les lieux de culte.Ce second projet de règlement contient des dispositions qui peuvent faire l\u2019objet d\u2019une demande de la part des personnes intéressées d\u2019une zone visée énumérée ci-dessous et des zones contiguës afin qu\u2019un règlement qui les contient soit soumis à leur approbation conformément à la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités.Ainsi, une demande relative à ces dispositions peut provenir d\u2019une zone faisant partie de l\u2019arrondissement de Villeray\u2013Saint-Michel\u2013Parc- Extension et des zones contigües situées dans les arrondissements suivant : Arrondissement de Montréal-Nord : I08-229, P05-267 et I-05-268; Arrondissement d\u2019Ahuntsic\u2013Cartierville : 0514, 0528, 0530, 0531, 0536, 0539, 0542, 0547, 0560, 0561, 0563, 0570, 0573, 0576, 0580, 0584, 0588, 0592, 0594, 0596, 0601, 0602, 0604, 0605, 0607, 0610, 0612, 0621, 0630, 0631, 0633, 0635, 0636; Arrondissement de Rosemont\u2013La-Petite-Patrie : 0001, 0002, 0007, 0008, 0011, 0014, 0020, 0023, 0032, 0037, 0040, 0043, 0044, 0050, 0061, 0083, 0089, 0092, 0101, 0105, 0109, 0118, 0142, 0143, 0154, 0159, 0167, 0175, 0193, 0201, 0209, 0224, 0233, 0249, 0256, 0276, 0281, 0292, 0305, 0327, 0323, 0336, 0340, 0662, 0666, 0670; Arrondissement d\u2019Outremont : PB-25; Arrondissement de Saint- Léonard :C04-18, C04-29, C06-01, H04-23, H04-025, H06-03, H06-04, H07-01, H08-03, H08-08, I08-14, I08-19.Une telle demande vise à ce que le règlement contenant cette disposition soit soumis à l\u2019approbation des personnes habiles à voter de la zone d\u2019où provient une demande valide à l\u2019égard de la disposition.2.Description du territoire Les zones ainsi touchées par cet amendement sont celles de l\u2019ensemble de l\u2019arrondissement et ses zones contiguës.Le territoire visé par le présent avis est montré ci-dessous : 3.Conditions de validité d\u2019une demande Pour être valide, toute demande doit : - indiquer clairement la disposition qui en fait l\u2019objet et la zone d\u2019où elle provient; - être reçue au bureau de la secrétaire d\u2019arrondissement dans les 8 jours du présent avis, soit au plus tard le 18 avril 2016 à 16 h 30; - être signée par au moins 12 personnes intéressées de la zone d\u2019où elle provient ou par au moins la majorité d\u2019entre elles si le nombre de personnes intéressées dans la zone n\u2019excède pas 21.4.Conditions pour être une personne intéressée à signer une demande 4.1 Toute personne qui n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter et qui remplit les conditions suivantes le 5 avril 2016; être domiciliée dans la zone d\u2019où peut provenir une demande; - être domiciliée depuis au moins six mois au Québec; ou 4.2 Tout propriétaire unique d\u2019un immeuble ou occupant unique d\u2019un établissement d\u2019entreprise qui n\u2019est frappé d\u2019aucune incapacité de voter et qui remplit les conditions suivantes le 5 avril 2016 : - être propriétaire d\u2019un immeuble ou occupant d\u2019un établissement d\u2019entreprise situé dans la zone d\u2019où peut provenir une demande depuis au moins douze mois ; ou 4.3 Tout copropriétaire indivis d\u2019un immeuble ou occupant d\u2019un établissement d\u2019entreprise qui n\u2019est frappé d\u2019aucune incapacité de voter et qui remplit les conditions suivantes le 5 avril 2016: - être copropriétaire indivis d\u2019un immeuble ou occupant d\u2019un établissement d\u2019entreprise situé dans la zone d\u2019où peut provenir une demande depuis au moins douze mois; - être désignée, au moyen d\u2019une procuration signée par la majorité des personnes qui sont copropriétaires ou occupants depuis au moins douze mois comme celui qui a le droit de signer la demande en leur nom et d\u2019être inscrit sur la liste référendaire, le cas échéant.Cette procuration doit être produite avant ou en même temps que la demande.Dans le cas d\u2019une personne physique, il faut qu\u2019elle soit majeure, de citoyenneté canadienne et ne pas être en curatelle.Dans le cas d\u2019une personne morale, il faut : - avoir désigné parmi ses membres, administrateurs ou employés, par résolution, une personne qui, le 5 avril 2016 est majeure, de citoyenneté canadienne, qui n\u2019est pas en curatelle et n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter prévue à la loi; - avoir produit avant ou en même temps que la demande, une résolution désignant la personne autorisée à signer la demande et être inscrite sur la liste référendaire, le cas échéant.Sauf dans le cas d\u2019une personne désignée à titre de représentant d\u2019une personne morale, nul ne peut être considéré comme personne intéressée à plus d\u2019un titre conformément à l\u2019article 531 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités.5.Absence de demandes La disposition du second projet de règlement numéro 01-283-92 qui n\u2019aura fait l\u2019objet d\u2019aucune demande valide pourra être incluse dans une résolution qui n\u2019aura pas à être approuvée par les personnes habiles à voter.6.Consultation du projet Le second projet de règlement numéro 01-283-92 ainsi que l\u2019illustration du secteur concerné du territoire de l\u2019arrondissement de Villeray\u2013Saint- Michel\u2013Parc-Extension, peuvent être consultés au bureau de la secrétaire d\u2019arrondissement situé au 405, avenue Ogilvy, bureau 200, Montréal, aux heures habituelles d\u2019ouverture.Le 9 avril 2016 La secrétaire d\u2019arrondissement, Danielle Lamarre Trignac, avocate, M.A.APPEL D\u2019OFFRES AVIS est par la présente donné qu\u2019on recevra à l\u2019hôtel de ville, des soumissions pour: No 28784 Travaux de réfection de bordures et de trottoirs de béton sur demande Les soumissions seront reçues au plus tard à 11 heures le mardi 26 avril 2016 au bureau des soumissions du Service du greffe, 1 Place du Souvenir, Chomedey, Ville de Laval.Les heures d\u2019ouverture sont du lundi au vendredi de 8:15 heures à midi et de 13 à 17:30 heures.1.Les documents d\u2019appel d\u2019offres sont disponibles en s\u2019adressant au Système électronique d\u2019appel d\u2019offres SEAO sur le site www.seao.ca ou en communiquant avec un de ses représentants par téléphone au numéro 514 856-6600 pour la région de Montréal, ou pour l\u2019extérieur au numéro 1- 800-669-seao (7326).2.Seules seront considérées les soumissions présentées sur les documents spécialement préparés à cette fin et qui seront trouvées conformes aux conditions énumérées aux cahiers des charges.3.Les soumissions devront être remises au Greffier sous pli cacheté, être identifiées clairement sur l\u2019enveloppe extérieure quant au numéro de la soumission et au nom de l\u2019entrepreneur et être présentées sur les documents préparés à cette fin.4.Seules les soumissions reçues dans le délai ci-dessus mentionné seront ouvertes à 12 heures (midi) ce même jour en la salle du Conseil de l\u2019hôtel de ville.La Ville de Laval se réserve toutefois le privilège de n\u2019accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions et de n\u2019encourir aucune poursuite ou réclamation pour frais ou pertes subis par les soumissionnaires.De plus, la ville n\u2019encourt aucune responsabilité du fait que les avis écrits ou documents quelconques véhiculés par système électronique soient incomplets ou comportent quelque erreur ou omission que ce soit.En conséquence, tout soumissionnaire doit s\u2019assurer, avant de soumissionner, d\u2019obtenir tous les documents reliés à cet appel d\u2019offres.DONNÉ À LAVAL ce 9 avril 2016 Me Chantal Sainte-Marie, greffière VILLE DE LAVAL APPEL D\u2019OFFRES AVIS est par la présente donné qu\u2019on recevra à l\u2019hôtel de ville, des soumissions pour: No 28775 Travaux de réfection de chaussée par revêtement mince sur demande Les soumissions seront reçues au plus tard à 11 heures le mardi 26 avril 2016 au bureau des soumissions du Service du greffe, 1 Place du Souvenir, Chomedey, Ville de Laval.Les heures d\u2019ouverture sont du lundi au vendredi de 8:15 heures à midi et de 13 à 17:30 heures.1.Les documents d\u2019appel d\u2019offres sont disponibles en s\u2019adressant au Système électronique d\u2019appel d\u2019offres SEAO sur le site www.seao.ca ou en communiquant avec un de ses représentants par téléphone au numéro 514 856-6600 pour la région de Montréal, ou pour l\u2019extérieur au numéro 1- 800-669-seao (7326).2.Seules seront considérées les soumissions présentées sur les documents spécialement préparés à cette fin et qui seront trouvées conformes aux conditions énumérées aux cahiers des charges.3.Les soumissions devront être remises au Greffier sous pli cacheté, être identifiées clairement sur l\u2019enveloppe extérieure quant au numéro de la soumission et au nom de l\u2019entrepreneur et être présentées sur les documents préparés à cette fin.4.Seules les soumissions reçues dans le délai ci-dessus mentionné seront ouvertes à 12 heures (midi) ce même jour en la salle du Conseil de l\u2019hôtel de ville.La Ville de Laval se réserve toutefois le privilège de n\u2019accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions et de n\u2019encourir aucune poursuite ou réclamation pour frais ou pertes subis par les soumissionnaires.De plus, la ville n\u2019encourt aucune responsabilité du fait que les avis écrits ou documents quelconques véhiculés par système électronique soient incomplets ou comportent quelque erreur ou omission que ce soit.En conséquence, tout soumissionnaire doit s\u2019assurer, avant de soumissionner, d\u2019obtenir tous les documents reliés à cet appel d\u2019offres.DONNÉ À LAVAL ce 9 avril 2016 Me Chantal Sainte-Marie, greffière VILLE DE LAVAL APPEL D\u2019OFFRES AVIS est par la présente donné qu\u2019on recevra à l\u2019hôtel de ville, des soumissions pour: No 28794 Travaux de réhabilitation de conduites d\u2019aqueduc et autres infrastructures urbaines sur les rues Chartrand, de Belmont, Monty et des Jardins-Sainte-Dorothée, lot 14-4 Les soumissions seront reçues au plus tard à 11 heures le mardi 26 avril 2016 au bureau des soumissions du Service du greffe, 1 Place du Souvenir, Chomedey, Ville de Laval.Les heures d\u2019ouverture sont du lundi au vendredi de 8:15 heures à midi et de 13 à 17:30 heures.1.Les documents d\u2019appel d\u2019offres sont disponibles en s\u2019adressant au Système électronique d\u2019appel d\u2019offres SEAO sur le site www.seao.ca ou en communiquant avec un de ses représentants par téléphone au numéro 514 856-6600 pour la région de Montréal, ou pour l\u2019extérieur au numéro 1- 800-669-seao (7326).2.Seules seront considérées les soumissions présentées sur les documents spécialement préparés à cette fin et qui seront trouvées conformes aux conditions énumérées aux cahiers des charges.3.Les soumissions devront être remises au Greffier sous pli cacheté, être identifiées clairement sur l\u2019enveloppe extérieure quant au numéro de la soumission et au nom de l\u2019entrepreneur et être présentées sur les documents préparés à cette fin.4.Seules les soumissions reçues dans le délai ci-dessus mentionné seront ouvertes à 12 heures (midi) ce même jour en la salle du Conseil de l\u2019hôtel de ville.La Ville de Laval se réserve toutefois le privilège de n\u2019accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions et de n\u2019encourir aucune poursuite ou réclamation pour frais ou pertes subis par les soumissionnaires.De plus, la ville n\u2019encourt aucune responsabilité du fait que les avis écrits ou documents quelconques véhiculés par système électronique soient incomplets ou comportent quelque erreur ou omission que ce soit.En conséquence, tout soumissionnaire doit s\u2019assurer, avant de soumissionner, d\u2019obtenir tous les documents reliés à cet appel d\u2019offres.DONNÉ À LAVAL ce 9 avril 2016 Me Chantal Sainte-Marie, greffière VILLE DE LAVAL APPEL D\u2019OFFRES AVIS est par la présente donné qu\u2019on recevra à l\u2019hôtel de ville, des soumissions pour: No OS-28746 Services professionnels d\u2019ingénieurs-conseils pour la réalisation d\u2019une étude d\u2019opportunité des déplacements piétonniers Les soumissions seront reçues au plus tard à 11 heures le mardi 26 avril 2016 au bureau des soumissions du Service du greffe, 1 Place du Souvenir, Chomedey, Ville de Laval.Les heures d\u2019ouverture sont du lundi au vendredi de 8:15 heures à midi et de 13 à 17:30 heures.1.Les documents d\u2019appel d\u2019offres sont disponibles en s\u2019adressant au Système électronique d\u2019appel d\u2019offres SEAO sur le site www.seao.ca ou en communiquant avec un de ses représentants par téléphone au numéro 514 856-6600 pour la région de Montréal, ou pour l\u2019extérieur au numéro 1- 800-669-seao (7326).2.Seules seront considérées les soumissions présentées sur les documents spécialement préparés à cette fin et qui seront trouvées conformes aux conditions énumérées aux cahiers des charges.3.Les soumissions devront être remises au Greffier sous pli cacheté, être identifiées clairement sur l\u2019enveloppe extérieure quant au numéro de la soumission et au nom de l\u2019entrepreneur et être présentées sur les documents préparés à cette fin.4.Seules les soumissions reçues dans le délai ci-dessus mentionné seront ouvertes à 12 heures (midi) ce même jour en la salle du Conseil de l\u2019hôtel de ville.La Ville de Laval se réserve toutefois le privilège de n\u2019accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions et de n\u2019encourir aucune poursuite ou réclamation pour frais ou pertes subis par les soumissionnaires.De plus, la ville n\u2019encourt aucune responsabilité du fait que les avis écrits ou documents quelconques véhiculés par système électronique soient incomplets ou comportent quelque erreur ou omission que ce soit.En conséquence, tout soumissionnaire doit s\u2019assurer, avant de soumissionner, d\u2019obtenir tous les documents reliés à cet appel d\u2019offres.DONNÉ À LAVAL ce 9 avril 2016 Me Chantal Sainte-Marie, greffière VILLE DE LAVAL PH A S E 3 L A N C E M E N T A U J O U R D \u2019 H U I 4000, rue Marcel Pepin L-J 12h à 19h S-D 12h à 17h 514.270.3100 U31.CA V I V R E I C I L E D E V O I R , L E S S A M E D I 9 E T D I M A N C H E 1 0 A V R I L 2 0 1 6 CULTURE A 11 C H R I S T O P H E H U S S P ierre Dufour, directeur général de l\u2019Opéra de Montréal depuis dix ans, quittera son poste à la fin de la présente saison.La nouvelle du dépar t de M.Dufour a été annoncée par Bernard Stotland, président du conseil d\u2019administration de l\u2019Opéra de Montréal (OdM) et rendue publique par communiqué jeudi.Directeur de production de 2000 à 2006, Pierre Dufour avait assumé la direction générale intérimaire de 2002 à 2003, après les péripéties rocambolesques autour du couple Kim Gaynor (« démissionnée » en novembre 2002, après un an et demi en poste) et Rudolf Berger, alors en poste à Strasbourg, qui se targuait de son dépar t pour Montréal alors qu\u2019il n\u2019avait pas été nommé\u2026 Pierre Dufour a été nommé directeur général en août 2006, après la période (2003-2006) du tandem Bernard Labadie- David Moss, trop ambitieuse par rapport aux moyens mis à la disposition de l\u2019institution et à l\u2019origine d\u2019un trou financier cumulé de 2 millions de dollars.M.Dufour, bénéficiant de l\u2019appui d\u2019un conseil d\u2019admi- nistrat ion enfin épuré de quelques personnages qui se pensaient investis du pouvoir d\u2019influer sur la ligne artistique en échange de leurs dollars, a su gérer l\u2019institution « en bon père de famille » et rétablir sa santé financière entre 2006 et 2008.Joint par Le Devoir, Pierre Dufour souligne d\u2019ailleurs l\u2019appor t majeur du passage pendant six ans d\u2019Alexandre Taillefer à la présidence du conseil d\u2019administration : « Il a quasiment pris neuf mois sabbatiques et nous a nourris dans la réflexion avec une approche plus entrepreneuriale.» M.Dufour souligne aussi que l\u2019accomplissement de « la reconstruction avant le krach de 2008 a été prépondérant dans le succès ».L\u2019ère Dufour restera marquée par l\u2019association avec Opera Australia (Sydney-Mel- bourne), incarnée par le succès de l\u2019opération «Opéra sous les étoiles », lors de laquelle Madame Butter fly a été suivi sur écran géant par plus de 30 000 personnes sur le parvis de la Place des Arts.Pierre Dufour se consacrera désormais à la diffusion mondiale de Another Brick in the Wall \u2014 L\u2019opéra, après sa première à Montréal en mars 2017.«La structure, le profil et le montage financier par rappor t à l\u2019avenir de cette production» seront précisés «mi-mai», nous a- t-il déclaré.Le Devoir MUSIQUE CLASSIQUE L\u2019Opéra de Montréal perd son directeur général ENCORE UNE FOIS, SI VOUS PERMETTEZ Texte : Michel Tremblay.Mise en scène : Michel Poirier.Avec : Guylaine Tremblay et Henri Chassé.Théâtre Duceppe, jusqu\u2019au 14 mai.F A B I E N D E G L I S E L a critique d\u2019Encore une fois, si vous permettez, présentée depuis mercredi chez Duceppe, pourrait facilement tenir en 20 mots : texte patrimonial puissant, interprétation magistrale, mise en scène précise magnifiant ce classique nécessaire.C\u2019est du beau, du délicieux, du pénétrant.Sauf que, cela ne serait pas juste pour Nana, figure volubile de la mère placée par cette dramaturgie de Michel Tremblay dans le huis clos d\u2019une cuisine avec son fils.Cela ne rendrait pas justice à son exubérance, à ses excès, à son expansivité terriblement bien portés par Guylaine Tremblay, ni à son culte du drame et à sa passion communicante des lettres et des mots.Alors, rajou- tons-en, un peu\u2026 Cet hommage sensible, brillamment taillé dans une langue, d\u2019un auteur à sa mère, le metteur en scène Michel Poirier en fait, en une heure trente, un véritable joyau qui suit habilement les contours d\u2019une œuvre dra- maturgique, celle de Tremblay, tout comme ceux aux fondements d\u2019une prise de conscience collective, d\u2019une af firmation avec un peu plus de précision d\u2019une identité, dans l\u2019espace et le temps.La mise en symbiose du texte, du jeu et du décor confirme l\u2019intelligence et la maîtrise de son art.Pas de doute, ce metteur en scène n\u2019est pas du genre à accrocher des lanternes aux derrières des mouches à feu, comme dirait l\u2019autre.Le texte de Michel Tremblay, en ramenant au bon souvenir du présent des tordeurs à linge, des histoires de socialisation sur le par vis d\u2019une église, du divertissement familial passant par les romans populaires d\u2019Alexandre Dumas, plutôt que les abrutissements d\u2019Éric Salvail, a ce fini suranné, cet esprit si loin, mais en même temps si proche, que la proposition posée sur un prélart à carreaux chez Duceppe transforme rapidement en matière classique à teneur universelle.Guylaine Tremblay transmet à son personnage ce charme tranquille, cette sensibilité débordante d\u2019authenticité dans la curiosité maladive, dans le cynisme joyeux, dans l\u2019imagination débordante\u2026 Henri Chassé, en enfant narrateur, de 10 à 18 ans, l\u2019accompagne en par faite harmonie dans ce soliloque débordant de richesse sémantique, d\u2019humour, de lucidité, d\u2019humanité, de lumière dans la fausse banalité du quotidien, dans la généalogie, dans l\u2019ordinaire urbain montréalais qu\u2019il raconte.Au final, dans cette salle qui souvent fait trop cuire ou mal cuire les pièces de viande dra- maturgique qu\u2019elle sert, cette pièce de Tremblay a toutes les allures d\u2019un rôti saisi et mijoté à la perfection \u2014 contrairement à celui de Nana qui, selon son fils, donne l\u2019impression d\u2019un bout d\u2019animal encore vivant \u2014 et expose une mécanique précise qui est loin des incohérences des classiques de la littérature française, soulevées par le fils qui s\u2019étonne de la surre- présentation d\u2019enfants abandonnés sur les routes de France et de la sur vie de femmes enceintes enfermées dans des donjons baignant dans les eaux croupies après six mois d\u2019incarcération sans avoir même eu la chance d\u2019aller aux toilettes ! Quand on y pense\u2026 On pourrait reprendre la ligne de la belle-sœur de Nana après le repas du samedi soir, et dire, sourire en coin, d\u2019Encore une fois, si vous permettez, que le thé y était très bon.Mais tout le reste autour y est également franchement délectable.Le Devoir THÉÂTRE Nana et son homme CAROLINE LABERGE Guylaine Tremblay transmet à son personnage de Nana ce charme tranquille, cette sensibilité débordante d\u2019authenticité.Henri Chassé l\u2019accompagne en parfaite harmonie. L E D E V O I R , L E S S A M E D I 9 E T D I M A N C H E 1 0 A V R I L 2 0 1 6 A 12 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S qui fait reculer le Québec de plusieurs décennies en la matière, affir- ment-ils du même souffle.Ce n\u2019est pas d\u2019hier que se pratique le façadisme, cette pratique urbanistique qui consiste à ne conser ver que la façade de bâtiments anciens pour vouer le reste aux démolisseurs.Ces façades sont incorporées à une nouvelle construction «afin de préserver les apparences de la rue », explique Dinu Bumbaru.Elles deviennent un alibi commode pour une architecture des apparences.«Ce n\u2019est pas un phénomène nouveau au sens où, avant, lorsque les édifices brûlaient, on reprenait l\u2019extérieur pour mettre autre chose dedans», rappelle M.Bumbaru.En 1922, l\u2019intérieur de l\u2019hôtel de ville de Montréal avait été complètement détruit, puis reconstruit en en conservant les apparences.Il en sera de même lors de la construction de l\u2019UQAM ; on a rasé l\u2019église Saint- Jacques pour ne conserver que son clocher, aujourd\u2019hui en piètre état.Le façadisme est toutefois devenu un expédiant commode dans une société qui impose le neuf à toute vitesse.Dans le Vieux-Montréal, rue Saint-Jacques, la façade d\u2019un édifice du XIXe siècle détruit en 2003 attend toujours qu\u2019on finisse par en faire quelque chose.À Québec, la façade de l\u2019église Saint-Vincent-de-Paul a connu le même sort avant de finir par crouler sous son propre poids.Le phénomène connaît un essor nouveau alors que les villes tentent de favoriser la densification tout en soutenant un intérêt pour leur patrimoine selon une ligne de démarcation parfois difficile à suivre, soutient Dinu Bumbaru.«Le clin d\u2019œil remplace même le façadisme.C\u2019est souvent pathétique, même si c\u2019est fait avec beaucoup de sincérité.On revient aux années 1970, quand on se disait que conserver des fragments, c\u2019était mieux que rien.» « On recule », confirme l\u2019architecte et professeur à l\u2019UQAM Philippe Lupien, citant en exemple malheureux un autre clocher privé de sens, celui que l\u2019on a voulu greffer au nouveau CHUM.« C\u2019est un fragment qui devient insensé pour des raisons évidentes.Clairement, on cherche ici à obtenir une indulgence patrimoniale.» Pour la directrice d\u2019Action patrimoine, « beaucoup de gens pensent que le façadisme est une façon d\u2019acheter la paix.La rue Saint-Lau- rent a été démolie et les pierres entreposées pour qu\u2019on puisse refaire plus tard le devant d\u2019immeubles derrière lesquels rien ne sera pourtant comme à l\u2019origine».C\u2019est mal comprendre l \u2019 impor tance du patri - moine, insiste Mme Vézina-Doré.«L\u2019intérêt de la sauvegarde n\u2019est pas uniquement de penser à la mémoire commune, mais au développement durable, au bon sens de réutiliser des lieux, d\u2019habiter aussi l\u2019esprit d\u2019un lieu.» Le clin d\u2019œil Le façadisme tel qu\u2019on le pratique souvent au Québec va à l\u2019encontre de cet esprit.«Ce n\u2019est plus seulement du façadisme que l\u2019on fait maintenant, mais du \u201c rapel- lisme\u201d : pourvu qu\u2019on trouve un élément qui rappelle ce qui appartient à l\u2019histoire, on s\u2019en trouve satisfait.C\u2019est une maladie ça ! » tonne Dinu Bumbaru.Pourquoi ?« Parce que ça se répand !» Dans le secteur industriel Chabanel, la Ville de Montréal s\u2019emploie ces jours-ci à détruire une ancienne usine d\u2019armement de la Seconde Guerre mondiale.Plutôt que de conserver une partie de cet imposant bâtiment riche d\u2019histoire pour le vouer à une nouvelle utilisation, on promet que l\u2019éventuel projet de remplacement intégrera «un ensemble d\u2019éléments architecturaux permettant de retrouver certaines caractéristiques et de saisir l\u2019ampleur du complexe industriel d\u2019origine, le tout devant être perceptible pour le grand public».Pour Émilie Vézina-Doré, cela témoigne d\u2019un glissement inquiétant.«Les gens pensent souvent servir le patrimoine de cette façon.Mais tant qu\u2019à vouloir confondre les gens avec du faux, aussi bien s\u2019assurer qu\u2019ils sachent ce qui était là et voir à produire quelque chose de vraiment intéressant à la place, au lieu de se sentir obligé d\u2019imiter.» Une «touche» de patrimoine À Saint-Hyacinthe, des immeubles à logements doivent s\u2019élever à la place de la fabrique de l\u2019ancienne usine de textile de la E.T.Corsets, symbole de l\u2019histoire industrielle de la ville au XIXe siècle.Le gros bâtiment a été rasé, malgré des appréciations contradictoires quant aux possibilités de le reconvertir.«Les gens étaient attachés à ce symbole de la ville.Le nouvel édifice reprend la forme de celui qui a été détruit.On a voulu conserver une touche patrimoniale », explique Brigitte Massé, responsable des communications de Saint-Hyacinthe.David Bousquet, conseiller municipal de l\u2019arrondissement où se dressait l\u2019usine E.T.Corsets, affirme qu \u2019 il n \u2019était « pas du tout content du processus » ayant conduit à la démolition.En entrevue au Devoir, il soutient que tout a été «un peu bousculé».Il a appris comme ses conci - toyens le sort fait à l\u2019ancienne usine de son secteur au moment où un avis de démolition était publié.Le bâtiment industriel était-il en mauvais état au point où il devait être complètement démoli ?La porte-parole de la Ville le soutient : «L\u2019usine a été inhabitée pendant longtemps.» Selon le conseiller David Bousquet, ce n\u2019est pas aussi tranché.« Des gens disent qu\u2019on pouvait le sauver, d\u2019autres non.Mais à moins que le bâtiment soit classé, c\u2019est le promoteur qui tranche.» Selon lui, l\u2019idée de la conservation de la E.T.Corsets « ne passait pas auprès des promoteurs ».« Au final, c\u2019est la logique économique qui l\u2019a emporté.» La Ville a exigé « un rappel » du passé architectural dans le nouveau projet, qui prévoit la construction d\u2019une tour mimant celle qui a été détruite.Le conseiller Bousquet s\u2019en dit sat isfa it .« La V i l le a fai t des consultations publiques.Le projet, même si c\u2019est une imitation, propose un rappel de notre histoire.» Cet exemple témoigne de l\u2019extrême pauvreté de moyens et des minces connaissances des muni- c ipal ités en mat ière de patr i - moine, fait valoir Dinu Bumbaru, en citant un autre exemple, celui de la maison du notaire René Boi- leau à Chambly (voir autre texte en page A 9).« Le maire a dit que toute chose a une vie » pour justifier le sort réservé à la demeure construite vers 1819.« C\u2019est quoi, cette réflexion, de la part d\u2019un élu censé préserver » le bien commun ?Des pastiches À Sainte-Thérèse, un quadrilatère du centre-ville qui comprend la jolie maison d\u2019Adélard Lesage, fabricant de pianos du temps où chaque maison possédait le sien, vient tout juste d\u2019être complètement rasé.Sept bâtiments ont été détruits, dont celui du forgeron, reconnus pour leur caractère historique.La municipalité n\u2019a pas cru bon dévoiler au préalable les résultats d\u2019une étude historique sur les lieux conduite par la firme Patri-Arch.L\u2019objectif est de « revitaliser» le centre-ville.La maison Lesage a d\u2019abord été dépouillée de ses briques, ce qui a laissé paraître ses bases faites d\u2019impressionnants madriers en pin jaune en queues d\u2019aronde.L\u2019entrepreneur qui a récupéré les briques af firme que le bâtiment était solide.Une pétition de 700 noms pour sauvegarder ce bâtiment n\u2019a pas fait sourciller la municipalité.L\u2019administration de Sainte-Thérèse invoque le fait que cette pétition n\u2019a pas été enregistrée à son service du gref fe.Et pour justifier après coup cette démolition, la mairesse Sylvie Surprenant a tout simplement déclaré « que la maison a davantage une valeur historique qu\u2019architecturale».Un appel d\u2019of fres doit permettre de connaître les propositions pour remplacer ces bâtiments.La mairesse a précisé qu\u2019elle exigerait des projets à venir des éléments de rappel de ces maisons ancestrales « qui ont marqué l\u2019histoire de Sainte-Thérèse ».Plutôt que d\u2019exiger ainsi des pastiches, plaident les opposants, il n\u2019aurait pas coûté plus cher d\u2019intégrer au moins la maison Lesage au projet, à même le budget de la nouvelle construction.À la lumière d \u2019un nombre cons idérable d \u2019exemples du genre, le Québec est-il en proie à une névrose d\u2019un passé nié qu\u2019il s\u2019emploie à camoufler derrière de grands ef for ts maladroits pour laisser entendre qu\u2019il s\u2019en soucie ?Émi l ie Véz ina-Doré le cro it et plaide l\u2019urgence.La sauvegarde est « une question d\u2019identité collective, de développement durable, de société quoi ».Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 PATRIMOINE Bergman, elle entame donc une longue carrière de comédienne.Mannequin, elle a aussi longtemps été égérie de Lancôme.Mais au tournant de la soixantaine, Isabella Rossellini retourne à ses premières amours et entreprend des études en éthologie au collège Hunter (!) de New York.« J\u2019ai eu un intérêt pour le comportement animal toute ma vie, je lisais beaucoup sur le sujet.Mais jusqu\u2019à il y a sept ou huit ans, c\u2019était encore un hobby.» Puis sa carrière ralentit.Elle reste huit ans sans tourner un seul film aux États- Unis.« Je travaillais moins, alors j\u2019ai eu l\u2019occasion de reprendre des études.» Elle commence à tourner une série de courts métrages baptisée Green Porno, en anglais, où elle transpose ses connaissances en petits sketches.Le concept a un succès fou sur Internet, et est ensuite suivi de deux autres séries : Seduce Me et Mammas.Isabella Rossellini a le plaisir de s\u2019initier à la réalisation et d\u2019écrire ses propres textes.On y découvre par exemple que le cerf de Virginie, qu\u2019on appelle ici le chevreuil, a parfois des relations homosexuelles, et que la maman hamster mange les petits qu\u2019elle ne se croit pas capable d\u2019élever.Que le mâle hippocampe porte ses bébés, dont il accouche par de véritables contractions.Ce sont ces sketches qui ont donné naissance au Bestiaire d\u2019amour, qu\u2019Isabella Rossellini a déjà présenté à travers le monde dans quelque 50 pays, en anglais, en italien et en français.«Les gens sont intéressés par la sexualité», dit- elle.Dès son entrée en scène, elle déclare : «Ma conférence n\u2019est pas pornographique, mais elle est obscène.» «Des études ont établi une liste de 450 espèces qui ont des relations homosexuelles », explique-t- elle.Il faut maintenant établir si ces espèces sont marginales ou si elles font partie d\u2019un plus grand ensemble.«Les bernaches, qu\u2019on appelle aussi outardes, ont par fois l\u2019habitude de faire leurs petits avec un mâle, mais de les élever avec une autre femelle », poursuit-elle.Lors de son passage à Montréal pour livrer Bestiaire d\u2019amour, Isabella Rossellini recevra le 14 avril prochain un doctorat honoris causa de l\u2019Université du Québec à Montréal, « pour sa contribution remarquable au domaine du septième art en tant qu\u2019actrice, scénariste, réalisatrice et productrice, ainsi que son engagement pour la sauvegarde de la biodiversité».Elle répondra alors aux questions de Luc-Alain Giraldeau, chercheur en écologie du comportement animal et doyen de la Faculté des sciences de l\u2019UQAM.Transition naturelle Isabella Rossellini ne voit aucune contradiction entre sa carrière de mannequin, d\u2019actrice et cette nouvelle orientation de sa vie professionnelle.« J\u2019ai commencé le cinéma à 30 ans, dit-elle, avant j\u2019étais mannequin.Je suis bien contente que la vie ait voulu que les choses changent.À un moment donné, le travail s\u2019arrête.On n\u2019utilise pas les femmes mûres pour le mannequi- nat.J\u2019ai évolué, d\u2019actrice à metteure en scène puis à écrivain.Je n\u2019ai pas de regret.» Sa carrière d\u2019actrice a pourtant repris du service ces dernières années.Elle tiendra le rôle d\u2019une voyante criminelle, dans la série télévisée Shut Eye, et a joué dans le film Joy, paru en décembre dernier.« J\u2019y reviens avec plaisir, mais je suis un peu surprise, je ne sais pas si ça va durer.J\u2019ai été huit ans sans tourner de film aux États- Unis.Mais grâce à Dieu, j\u2019ai fait mes petits films [sur la vie sexuelle des animaux].J\u2019ai fait les choses que je voulais.» Dans la série Mammas, elle explore la notion d\u2019instinct maternel, entre autres à travers le sketch de la mère hamster qui mange ses petits.« Il y a un groupe de biologistes féministes qui se demandent si l\u2019instinct maternel existe vraiment, si ça n\u2019est pas une conception culturelle.Parce qu\u2019il y a des mères qui se sacrifient et des mères qui ne se sacrifient pas.» Les sketches et les conférences permettent à Isabella Rossellini d\u2019exploiter son côté comique, elle qui est davantage connue pour des rôles dramatiques, dont celui qu\u2019elle a tenu dans le film Blue Velvet, de David Lynch, qui a également été son conjoint.Elle aura 64 ans en juin, et ne cache ni son âge ni ses rides.« Il y a un problème avec les actrices qui vieillissent », dit celle dont la mère, Ingrid Bergman, canon de beauté de la deuxième moitié du XXe siècle, est décédée à 67 ans.« Il y a par contre davantage de rôles pour les femmes mûres au théâtre», dit-elle.Elle-même combine, à travers son spectacle solo, ses métiers d\u2019actrice et de chercheuse.Un rôle qu\u2019elle s\u2019est elle-même créé, tout à fait à sa mesure.Le Devoir BESTIAIRE D\u2019AMOUR Isabella Rossellini Les 15 et 16 avril à la Cinquième Salle de la Place des Arts SUITE DE LA PAGE 1 ROSSELLINI KEVEN LAVOIE (KPRODUXION)/SOCIÉTÉ D\u2019HISTOIRE D\u2019AHUNTSIC-CARTIERVILLE Dans le secteur Chabanel, à Montréal, une ancienne usine de munitions est sur le point d\u2019être démolie.Le façadisme est devenu un expédiant commode dans une société qui impose le neuf plus évidente que, jeudi, la première ministre al- bertaine, toute néodémocrate qu\u2019elle est, a livré un plaidoyer en faveur de la construction d\u2019un nouvel oléoduc.Sans aller aussi loin que le premier ministre de la Saskatchewan, qui soutient que les provinces touchant des paiements de péréquation devraient remercier l\u2019Ouest en autorisant les pipelines, Rachel Notley a vaguement évoqué la contribution économique de l\u2019Alberta au pays.«On ne peut pas continuer à aider l\u2019économie canadienne si le Canada ne nous aide pas», a dit Mme Notley dans un discours télévisé.«Cela veut dire une chose: il faut construire jusqu\u2019aux côtes un pipeline moderne et adéquatement réglementé.Je peux vous promettre ceci: je ne laisserai pas tomber.On doit obtenir un \u201coui\u201d à l\u2019oléoduc.[\u2026] Ça doit se faire, sinon tout le monde perd.» Mme Notley prendra la parole au congrès du NPD fédéral samedi.Pour sa part, la ministre albertaine de l\u2019Environnement, Shannon Phillips, a qualifié de «trahison» l\u2019appui des néodémocrates fédéraux au manifeste, rappelant que sa province comptait sur l\u2019industrie pétrolière pour créer de l\u2019activité économique.«Cela est mesquin, de courte vue et, venant de néodémocrates, c\u2019est fondamentalement une trahison des gens qui ont voté pour le NPD dans cette province l\u2019année dernière», a déclaré Mme Phillips au Globe and Mail.Le député François Choquette, qui a assisté à la séance ayant priorisé la résolution sur le manifeste, explique au Devoir que le NPD «a toujours été de gauche, mais on n\u2019a pas assez mis en avant nos idées, on ne les a pas assez vendues» lors de la dernière élection.Il ne craint donc pas d\u2019aliéner les électeurs en proposant des idées plus radicales.«Oui, il faut vouloir être au pouvoir, dit-il, mais il faut arrêter de marcher sur des œufs.» Le député défait de Beauport-Limoilou, Raymond Côté, estime qu\u2019en général, ce fut la plus grande faiblesse de la campagne néodémocrate de l\u2019automne.«On n\u2019a pas fait rêver les gens», dit-il au Devoir.Revenir aux sources Ce désir de retourner aux racines progressistes du NPD anime les conversations dans les corridors du congrès.Néanmoins, certaines idées allant dans ce sens ont été écartées.Ainsi, derrière des portes fermées aux médias, les militants ont choisi de ne pas prioriser les résolutions suggérant d\u2019augmenter les taux d\u2019imposition pour les contribuables touchant des revenus supérieurs à 200 000$.Les délégués ont aussi écar té les nom - breuses résolutions demandant à la Banque du Canada d\u2019essuyer la dette fédérale sans faire payer d\u2019intérêts au gouvernement fédéral.«Ça n\u2019a pas été jugé réaliste », concède un militant qui a participé à l\u2019atelier à huis clos.Pour sa part, la résolution controversée proposant que le NPD appuie la campagne de boycottage, de désinvestissement et de sanctions visant Israël n\u2019a pas été retenue.«Elle ne sera pas débattue», dit en souriant un autre militant.Un leadership en sursis L\u2019autre enjeu au cœur de ce congrès est évidemment le leadership de Thomas Mulcair.Les 1800 délégués, dont 200 provenant du Québec, voteront dimanche matin pour indiquer s\u2019ils croient que le chef devrait rester en poste ou partir.Thomas Mul- cair prononcera son discours \u2014 le seul du weekend \u2014 quelques minutes avant le vote.À ce sujet, le militant ontarien Julius Arscott a tenté de faire changer l\u2019ordre du jour pour que le discours du chef ait lieu plus tôt et que les militants aient ainsi plus de temps pour en discuter.Katie Oppen, d\u2019Ottawa, l\u2019a appuyé en faisant valoir au micro que cet ordre des choses «donne l\u2019impression que le système appuie M.Mulcair».Elle s\u2019est même insurgée que le nom du chef apparaisse sur le cordon des cartes d\u2019identité des délégués.La proposition a finalement été rejetée, mais une portion significative des délégués a voté pour.La partie n\u2019est donc pas gagnée d\u2019avance pour Thomas Mulcair.Rares sont ceux qui se portent vivement à sa défense.C\u2019est le cas de l\u2019ex-députée de la région de Québec Alexandrine Latendresse.«Moi, je voudrais qu\u2019il puisse continuer à nous mener jusqu\u2019en 2019, dit-elle.[\u2026] Je rêve souvent de vivre dans un Canada dirigé par un premier ministre Mulcair.» Les autres personnes interrogées sont souvent plus ambivalentes.C\u2019est le cas des anciens députés Raymond Côté et Yvon Godin.Les deux disent attendre le discours du chef dimanche avant de se décider.Quant à l\u2019ancienne élue de Hull-Aylmer, Nycole Turmel, elle veut que M.Mulcair reste\u2026 pour l\u2019instant.«Tom en Chambre faisait un excellent travail.On ne s\u2019est jamais caché qu\u2019il avait de la misère à rejoindre les gens.On doit l\u2019aider à changer cela.Mais comme c\u2019est là, je ne pense pas que ce soit le temps d\u2019une course à la chefferie.» Selon Mme Tur- mel, il sera encore temps de remplacer le chef en 2018, au prochain congrès du NPD.«Je ne lui enlève pas sa grande intelligence, son grand leadership et sa vision, mais est-ce que ça passe?» MM.Côté et Godin ne sont pas d\u2019accord.Si les militants décident de garder M.Mulcair dimanche, ils devront accepter que cela signifie qu\u2019il sera le chef à l\u2019élection générale de 2019.«Il ne faut pas attendre à la dernière année» pour choisir un nouveau chef, dit Yvon Godin.«Il faut qu\u2019il se fasse connaître.» Même constat pour Raymond Côté.«Ce serait une très mauvaise décision d\u2019exclure Thomas en 2018.Si une décision doit être prise, elle doit l\u2019être maintenant.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 NPD Jusqu\u2019à il y a sept ou huit ans, c\u2019était encore un hobby Isabella Rossellini, à propos de l\u2019ethologie « » "]
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