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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2016-05-24, Collections de BAnQ.

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[" V O L .C V I I N o 1 1 4 L E D E V O I R , L E M A R D I 2 4 M A I 2 0 1 6 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Société \u203a Des mini-organes créés en laboratoire pour éviter l\u2019expérimentation animale.Page B 3 Actualités \u203a Uber.L\u2019industrie du taxi se dit victime d\u2019« âgisme ».Page A 2 Avis légaux.A 4 Décès.B 6 Météo.B 5 Mots croisés.B 5 Petites annonces .B 6 Sudoku.B 4 ?w w w .l e d e v o i r .c o m ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Le réalisateur québécois Xavier Dolan était de retour à Montréal lundi après-midi après un séjour cannois en montagnes russes.K A R L R E T T I N O - P A R A Z E L L I A près un séjour « tout en contraste» au Festival de Cannes, où son film Juste la fin du monde lui a finalement valu le Grand Prix du jury, Xavier Dolan revient au pays avec la volonté de toucher le cœur des Québécois.Au lendemain d\u2019une soirée riche en émotions, le cinéaste avait troqué le veston et la cravate contre la casquette et le pantalon de sport au moment de se présenter tout sourire devant les médias québécois venus l\u2019accueillir lundi après-midi à l\u2019aéroport Montréal-Trudeau.Il a d\u2019abord décrit une semaine en montagnes russes : les critiques sévères à son endroit, puis l\u2019acclamation du public.Et finalement ce Grand Prix du jury, la plus haute distinction jamais remportée par un film québécois à Cannes.« Ce n\u2019est pas dur d\u2019accepter la critique.C\u2019est dur d\u2019accepter la cruauté, et Cannes est un endroit qui est très passionné, qui peut être très cruel.Parfois inutilement, parfois avec raison, a- t-il raconté.Ce qui a été douloureux, c\u2019est la méchanceté et l \u2019incompréhension.[On se demande] est-ce qu\u2019on est fou ?Est-ce qu\u2019on a vu dans ce film-là des choses que les gens ne verront jamais?» FESTIVAL DE CANNES Xavier Dolan à la conquête des cœurs FABIEN DEGLISE LE DEVOIR Roméo Bouchard vient de publier Survivre à l\u2019offensive des riches.F A B I E N D E G L I S E à Saint-Germain de Kamouraska L\u2019 actualité des derniers jours et l\u2019asphalte de l\u2019autoroute 20 entre Montréal et Saint-Germain de Ka- mouraska pour arriver jusqu\u2019à Roméo Bouchard, dans son habitat naturel, ne pouvaient que se rejoindre pour ouvrir la conversation.Que pense le militant des nouvelles allégations de malversations qui ont heurté la semaine dernière les esprits et surtout le ministère des Transports (MTQ), avec en trame de fond un premier ministre jouant en simultané les trois singes de la sagesse : rien vu, rien dit, rien entendu ?Et ce, quelques mois à peine après le dépôt du rapport de la commission Charbonneau et son autopsie de la corruption au Québec.« C\u2019est af fligeant, lance-t-il.En matière de lutte contre la corruption, on gosse sur des morceaux du puzzle, sans jamais atteindre le cœur de la machine.Cette histoire est une preuve de plus que nous n\u2019avons plus le contrôle sur les décisions collectives, que nos élus n\u2019ont plus de pouvoir et que si nous ne réagissons pas très P?INT CHAUD La constance de l\u2019indigné Le militant Roméo Bouchard signe un essai coup de poing sur le pouvoir des riches A L E X A N D R E S H I E L D S L e partenaire financier du gouvernement dans l\u2019exploration pétrolière sur Anticosti, Maurel & Prom, compte se retirer du projet si Québec refuse d\u2019envisager l\u2019exploitation, comme le répète Philippe Couillard depuis des mois.Une telle situation pourrait forcer l\u2019État québécois à injecter des millions de dollars supplémentaires afin de respecter le contrat en vigueur.« Maurel & Prom est une entreprise cotée en Bourse qui investit dans des projets d\u2019exploration qui ont un potentiel de valorisation pour ses actionnaires.Dans l\u2019éventualité où le gouvernement du Québec aurait une position qui empêcherait d\u2019avoir des perspectives commerciales dans ce projet, il est certain que ça deviendrait un projet dans lequel il deviendrait impossible pour Maurel & Prom de continuer ses investissements », explique au Devoir Jonathan Gagnon, qui est inscrit au registre des lobbyistes en tant que lobbyiste-conseil de l\u2019entreprise.Le mandat de lobbying de M.Gagnon précise d\u2019ailleurs que Saint-Aubin E&P, la filiale de Mau- rel & Prom qui investit dans les travaux d\u2019exploration, «ne peut poursuivre ses investissements dans le projet si aucune perspective commerciale n\u2019est envisageable».Ce mandat, valide jusqu\u2019au 30 juin, vise notamment le premier ministre, le ministère de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles et celui de l\u2019Environnement.L\u2019entreprise, qui mène des projets d\u2019exploration dans plusieurs régions du monde, reconnaît que de telles opérations comportent une part de risque, notamment quant au potentiel réel de pétrole et de gaz naturel.« Mais si le ANTICOSTI Québec pourrait perdre un partenaire financier Lire aussi \u203a Festival de Cannes.Un palmarès et ses émois.Page B 10 VOIR PAGE A 8 : CONSTANCE VOIR PAGE A 8 : ANTICOSTI Obama lève l\u2019embargo sur les ventes d\u2019armes à son ancien ennemi vietnamien Page B 1 Chefferie de 2015 Pierre Céré livre une charge à fond de train contre le PQ Page A 3 VOIR PAGE A 8 : DOLAN L E D E V O I R , L E M A R D I 2 4 M A I 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 2 Déjeuner-causerie de la Série Politique présentée par : Ministre de l\u2019Économie, de la Science et de l\u2019Innovation Ministre responsable de la Stratégie numérique Dominique Anglade WWW.CORIM.QC.CA \u2022 514 340-9622 Avec l\u2019appui de : Lundi 30 mai 2016 · de midi à 14 h Hôtel Le Westin Montréal · 270 rue Saint-Antoine Ouest Oser #Prospérer Thèmes abordés : Les grands chantiers du gouvernement du Québec en matière d\u2019économie Les trois piliers du développement économique : exportations, manufacturier innovant et entrepreneuriat La stratégie québécoise de l\u2019aérospatiale L es groupes environnementaux crient victoire à la suite d\u2019une décision de la Cour fédérale exigeant que le Canada révise plus de 350 pesticides permis au Canada mais interdits en Europe.Selon Équiterre et la Fondation David Suzuki, cette décision rendue jeudi force le gouvernement canadien à ef fec- tuer un examen spécial de tout pesticide interdit par un pays européen pour des raisons de santé ou d\u2019environnement, dont plus de 350 pesticides contenant des ingrédients actifs interdits en Europe.Les deux organismes environnementaux avaient déposé une poursuite judiciaire en 2013.Elles alléguaient que le gouvernement fédéral devait procéder à l\u2019examen de centaines de pesticides contenant 23 ingrédients interdits en Europe.Atrazine Parmi les 350 pesticides qui devront faire l\u2019objet d\u2019un examen se retrouvent ceux contenant l\u2019atrazine.L\u2019atrazine est interdit en Europe depuis 2004, mais demeure couramment utilisé sur les cultures de maïs au Canada.Selon Équi- terre, l\u2019atrazine est l\u2019un des herbicides les plus fréquemment décelés dans les eaux de sur face et les eaux souterraines au Canada et a été associée à la réduction de la fertilité chez les humains.Selon Sidney Ribaux, directeur général d\u2019Équiterre, « il est temps d\u2019of frir aux Canadiens la même protection qu\u2019en Europe».La Presse canadienne 350 pesticides devront être réévalués B R U C E C H E A D L E à Ottawa D es milliers d\u2019anciennes publicités du « Plan d\u2019action économique » qui parsèment le paysage canadien ne sont pas visées par une nouvelle mesure fédérale sur l\u2019affichage et demeureront en place jusqu\u2019à ce que les entreprises chargées des projets décident de les enlever.Les libéraux ont présenté de nouvelles politiques fédérales ce mois-ci afin d\u2019empêcher la partisanerie de teinter les publicités financées par le secteur public \u2014 une réaction directe, affirment-ils, au comportement de l\u2019ancien gouvernement conservateur.Pas de la publicité Mais enlever les derniers vestiges de l\u2019ère conser va- trice, les pancar tes du Plan d\u2019action économique, n\u2019est pas la responsabilité d\u2019Ottawa, a indiqué le Bureau du Conseil privé à La Presse canadienne.La signalisation des projets financés par le gouvernement n\u2019est pas considérée comme étant de la publicité, a précisé le por te-parole du Conseil privé, Raymond Rivet.Il a ajouté que le retrait des pancartes était la responsabilité de l\u2019entreprise menant le projet.De plus, la nouvelle politique est entrée en vigueur le 11 mai et ne s\u2019applique pas aux « produits de communication » mis en place par les anciens gouvernements.Lorsqu\u2019il a annoncé les nouvelles règles lors d\u2019une conférence de presse le 12 mai, le président du Conseil du Trésor, Scott Brison, a répété à plusieurs reprises que « la politique s\u2019appliquait à tous les types de publicités gouvernementales et à la communication».Et même s\u2019il n\u2019a pas clairement évoqué le Plan d\u2019action économique, le ministre libéral a justifié « la forte réponse politique » en déclarant que « l\u2019ancien gouvernement, nous croyons, a franchi la ligne à plusieurs reprises en matière de publicités et de communication et d\u2019une manière qui était abusive envers les contribuables et les valeurs démocratiques».La nouvelle politique, a-t-il dit, couvre les slogans de partis politiques, les images et n\u2019importe quel type d\u2019af filiation aux partis.Continuité Des dizaines de millions de dollars ont été dépensés au fil des années pour publiciser le Plan d\u2019action économique, qui était simplement un slogan et un outil de marketing pour le budget déficitaire des conservateurs visant à contrer la récession en 2009.Mais il s\u2019est poursuivi sans arrêt jusqu\u2019à leur budget final en 2015.Des pancartes continuaient même d\u2019être af fichées sur les nouveaux chantiers financés par le gouvernement fédéral au mois d\u2019août, lors de la campagne électorale.La Presse canadienne PLAN D\u2019ACTION ÉCONOMIQUE Le retrait des publicités n\u2019est pas la tâche d\u2019Ottawa K A R L R E T T I N O - P A R A Z E L L I A lors que débutent ce mardi les consultations particulières sur le projet de loi 100, l\u2019industrie du taxi ravive le débat entourant Uber en se disant victime d\u2019«âgisme».«Depuis quelques jours, dans le courant de pensée de certains Québécois, circule une idée pour le moins surprenante, pour ne pas dire révoltante, écrit le porte- parole du Comité provincial de concertation et de développement de l\u2019industrie du taxi (CPCDIT), Guy Chevrette, dans une lettre ouverte transmise au Devoir.Plusieurs ont l\u2019air de penser que pour comprendre la réalité, la nouveauté d\u2019Uber, il faut avoir moins de 30 ans.» M.Chevrette, qui a été ministre des Transports sous les gouvernements péquistes de Lucien Bouchard et de Bernard Landr y, déplore le fait que les défenseurs de la technologie « révolutionnaire » d\u2019Uber dépeignent leurs opposants comme des « vieux » dépassés par la nouveauté.« On essaie de nous faire croire que de s\u2019opposer à une multinationale qui sème la pagaille partout sur la planète est un acte de sénilité.Il faut avoir du front ! Non seulement Uber méprise les lois, mais elle en vient même à pousser à mépriser les personnes âgées », souligne M.Chevrette.Nouvelles consultations «Un peu partout à travers le monde, les \u201cvieux\u201d ont de plus en plus de raisons de douter de la bonne foi et du bien-fondé du service UberX», insiste-t-il, rappelant qu\u2019Uber a rencontré de nombreux obstacles ou s\u2019est carrément fait barrer la route dans plusieurs juridictions.Cette sortie publique met la table pour les consultations particulières sur le projet de loi 100, qui modifie les dispositions encadrant l\u2019industrie du taxi et por te un dur coup au modèle d\u2019Uber.Si le projet de loi était adopté dans sa forme actuelle, le géant américain devrait se plier aux mêmes règles que celles imposées aux taxis traditionnels.Les chauf feurs d\u2019Uber devraient obtenir (ou louer) un permis de taxi, détenir un permis de conduire de classe 4C et percevoir la TPS et la TVQ pour chaque course effectuée.Après avoir entendu une trentaine de groupes avant le dépôt du projet de loi, la commission des transports et de l\u2019environnement en invitera une vingtaine à témoigner d\u2019ici jeudi.Le CPCDIT sera le premier à prendre la parole ce mardi en avant-midi, tandis qu\u2019Uber se présentera au micro en milieu d\u2019après-midi.La compagnie californienne n\u2019a pas jeté l\u2019éponge au Québec.« Nous souhaitons ardemment pouvoir continuer à exercer au Québec et, dans cet esprit, nous avons l\u2019intention de présenter des compromis qui pourraient assurer une saine concurrence et une conformité fiscale équitable pour tous les joueurs de l\u2019industrie, a réitéré lundi le por te-parole d\u2019Uber Canada, Jean-Chris- tophe de Le Rue.Nous souhaitons trouver un terrain d\u2019entente qui sera à la satisfaction du gouvernement, de l\u2019industrie du taxi et des citoyens du Québec.» De son côté, la Commission- Jeunesse du Par ti libéral du Québec n\u2019a pas été invitée à prendre part aux consultations particulières.Elle avait mis le gouvernement Couillard dans l\u2019embarras la fin de semaine dernière, lors du conseil général du Parti libéral, en soumettant une résolution appuyant Uber qui a été adoptée par les militants de la formation politique.Le Devoir UBER L\u2019industrie du taxi se dit victime d\u2019«âgisme » MICHAEL MONNIER LE DEVOIR Guy Chevrette déplore le fait que les défenseurs de la technologie « révolutionnaire » d\u2019Uber dépeignent leurs opposants comme des « vieux » dépassés par la nouveauté.J eddah \u2014 Les six monarchies du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et le Canada vont renforcer leur «coopération » dans la lutte contre le groupe État islamique (EI) et les autres organisations dji- hadistes, ont annoncé lundi en Arabie saoudite leurs ministres des Affaires étrangères.Ils ont notamment souligné dans leur communiqué commun la nécessité d\u2019«assécher» les sources de financement de ces mouvements et que « la campagne contre Daech [l\u2019acronyme arabe pour le groupe EI] et d\u2019autres organisations terroristes» était «une guerre contre la terreur».Le ministre canadien Stéphane Dion et ses six homologues du CCG, réunis à Jed- dah, sur la mer Rouge, ont en outre décidé de «renforcer leur coopération [\u2026] pour éradiquer le terrorisme », notamment « en redoublant d\u2019ef forts en vue d\u2019arrêter le flux des combattants terroristes étrangers » vers la Syrie et l\u2019Irak.M.Dion avait déjà annoncé samedi la mise en œuvre d\u2019un partenariat sur la sécurité avec la Tunisie, d\u2019une durée initiale de trois ans, afin d\u2019appuyer ce pays dans « son combat contre le terrorisme».Après avoir fait part de leur soutien aux efforts du gouvernement irakien pour «préserver la sécurité et la stabilité», les ministres du CCG et du Canada ont réitéré leur «rejet du soutien de l\u2019Iran au terrorisme et de ses actions qui sapent la stabilité de la région», disant vouloir « travailler ensemble pour faire face à ses ingérences dans la région», d\u2019après le communiqué.Le CCG regroupe l\u2019Arabie saoudite, Bahreïn, le Koweït, Oman, le Qatar et les Émirats arabes unis.Agence France-Presse LUTTE CONTRE LE GROUPE EI Ottawa renforce la coopération avec les pays du golfe Persique LA PRESSE CANADIENNE Stéphane Dion L E D E V O I R , L E M A R D I 2 4 M A I 2 0 1 6 ACTUALITES A 3 JEAN-FRANÇOIS NADEAU L\u2019 absence d\u2019un engagement clair en faveur de la souveraineté du Québec par les candidats à la direction du Par ti québécois (PQ) menace les travaux de la Table de concertation sur la convergence des forces souverainistes.C\u2019est ce que soutient Jocelyn Beaudoin, le président d\u2019Option nationale, dans une lettre envoyée aux médias, lundi (à lire en page A6).M.Beaudoin écrit qu\u2019aucune feuille de route commune ne pourra voir le jour si les prétendants à la direction du PQ ne clarifient pas rapidement leurs positions.Démarche contestée En entrevue lundi, M.Beaudoin s\u2019interroge même sur la pertinence de poursuivre la démarche de convergence dans le contexte actuel.Option nationale rejette la proposition de Jean-François Lisée de repousser la tenue du référendum à un deuxième mandat péquiste.« Il faut assumer notre position », af firme sans détour M.Beaudoin.« Une approche comme celle de M.Lisée, c\u2019est décourageant pour tout le monde.On dirait qu\u2019on a peur de perdre.Et pourtant, c\u2019est en mobilisant et en étant actif qu\u2019on va convaincre les citoyens», dit-il.Quant à Alexandre Cloutier et Véronique Hivon, ils proposent d\u2019annoncer six mois avant la tenue de l\u2019élection générale de 2018 s\u2019ils s\u2019engagent ou non à tenir un référendum au cours d\u2019un premier mandat péquiste.«Ça, c\u2019est dans un an et demi.À la table de concer tation, les travaux sont en cours.Pourquoi est-ce qu\u2019on perdrait un an et demi de temps si de toute façon, il n\u2019y a pas d\u2019engagement à la fin du processus ?» se questionne M.Beaudoin.Seule la candidature de Martine Ouellet pourrait donner un élan au processus, estime-t- il, encourageant la députée péquiste à se lancer dans la course.« C\u2019est la seule qui pourrait, à l\u2019heure actuelle, por ter un engagement clair », relève M.Beaudoin.La Presse canadienne Option nationale remet en question sa participation à la convergence des forces souverainistes G U I L L A U M E B O U R G A U L T - C Ô T É Jacques Parizeau a déjà parlé d\u2019un «champ de ruines » pour qualifier le Par ti québécois.Jean-Martin Aussant a comparé les stratèges du parti à l\u2019équipage du Costa Concordia \u2014 des « naufrageurs entourageux ».Pierre Céré, lui, dit tout cela et un peu plus : le PQ est à ses yeux devenu une « symphonie pathétique ».Et rien n\u2019indique que l\u2019actuelle course au leadership permettra de corriger la partition, craint-il.Candidat à la chefferie en 2015 \u2014 il a abandonné la course dans les derniers milles \u2014, Pierre Céré publie ces jours-ci un livre qui varlope le PQ et son establishment, tout en consacrant plusieurs pages au péril que représentait selon lui le «Citizen Péladeau».Son constat de base est cinglant : la formation est à la dérive et a besoin d\u2019une transformation complète.« Le vote du Parti québécois s\u2019étiole, ses idées s\u2019appauvrissent », note-t-il.Pour Pierre Céré, la démission-surprise du chef péquiste atténue bien sûr certaines inquiétudes liées à la personnalité et au parcours de l\u2019ancien chef.Mais le problème de fond demeure.«Le véhicule [du Parti québécois] est en mauvais état et, encore plus que d\u2019un nouveau chauf feur, c\u2019est d\u2019être retapé de fond en comble dont il a besoin», écrit-il.Or, le parti et ses dirigeants n\u2019ont apparemment aucun appétit pour une telle remise en question, estime Pierre Céré.«La course à la direction [de 2015] a représenté cette occasion \u2014 manquée \u2014 de débattre sérieusement et d\u2019appeler au renouveau de ce parti », dit-il à un moment.« Avant même le début de cette course [\u2026], il était déjà clair qu\u2019au PQ, on ne voulait pas d\u2019examen ni de bilan réel de la situation, les débats s\u2019entendant chez plusieurs comme de la chicane et des divisions au sein du parti.» Coup de barre a été écrit dans les derniers mois et mis à jour (succinctement) après le départ de Pierre Karl Péladeau.Le livre se voulait au départ une occasion de raconter la course de 2015 vue de l\u2019intérieur, tout en étoffant les critiques et la vision de gauche sociale développées par l\u2019ex-candidat Céré.Mais les circonstances actuelles font plutôt de l\u2019ouvrage un pavé dans la mare péquiste au départ d\u2019une nouvelle course que Céré n\u2019entrevoit pas comme porteuse d\u2019espoir.«Ce que je vois jusqu\u2019ici, c\u2019est que le scénario de l\u2019an dernier va se répéter avec ses propres couleurs, disait-il en entretien la semaine dernière.Le PQ s\u2019était trouvé un sauveur qui nous amènerait à l\u2019indépendance en 2018.Là, on change de sauveur et de couleurs, mais on reste devant une course où le PQ risque de ne pas faire sa propre introspection.» Il en veut pour preuve les appels de cer tains ténors à ce qu\u2019il n\u2019y ait pas de course à la chefferie et plutôt une forme de ralliement autour d\u2019Alexandre Cloutier.« Qu\u2019on arrête de nous parler de convergence et de référendum, souhaite-t-il.Qu\u2019on fasse donc ce premier examen pour comprendre pourquoi le PQ est engagé dans un déclin qui dépasse largement la personnalité du chef \u2014 le prochain comme les précédents.Quelque chose ne marche pas.Le discours du parti n\u2019est plus en phase avec le Québec moderne.» Establishment Si Pierre Céré n\u2019a jamais eu le moindre espoir de gagner la course de 2015, il est néanmoins ressorti déçu de l\u2019expérience.Au premier rang de ses critiques : l\u2019establishment du parti.En ce sens, il rejoint l\u2019analyse de l\u2019ex- conseiller Claude Villeneuve, qui parlait récemment dans Le Journal de Montréal de « la machine à perdre du PQ».« J\u2019ai participé à la course à la chefferie du PQ avec cette idée très précise de contester le conformisme aveugle de son establishment qui participe depuis des années à son propre déclin et ne sait plus ni comprendre, encore moins traduire les aspirations de son propre peuple, dit Céré.Un establishment qui a entraîné son parti dans une sorte de huis clos où il ne se parle plus qu\u2019à lui-même, entre autres de mécanique d\u2019accession à l\u2019indépendance.» En 2015, ces stratèges et dirigeants du parti auraient «voulu assurer la continuité en jetant [leur] dévolu sur une approche plus agressive de l\u2019indépendance», celle incarnée par Pierre Karl Péladeau.«En cherchant à imposer comme chef une personnalité se voulant salvatrice, on ne sauvait rien, on ne réglait rien.C\u2019était la fuite par en avant », dit-il.« Personne au PQ n\u2019ose poser de questions, ni lancer le débat.On a mis le couvercle sur la marmite et rien ne semble bouillir à l\u2019intérieur.» Candidat?Pour l\u2019instant, Coup de barre est le livre d\u2019un ex-candidat au leadership du PQ (qui ne se permet par ailleurs aucune autocritique, présentant sa performance comme celle d\u2019un chevalier qui n\u2019a « jamais vacillé »).Mais il n\u2019est pas dit qu\u2019il le demeurera, puisque Pierre Céré maintient entrouverte la porte à une nouvelle candidature.Céré et son équipe attendent de voir quelles seront les règles d\u2019admissibilité qui seront établies par les présidents d\u2019associations plus tard cette semaine avant de prendre une décision finale.Chose certaine, s\u2019il s\u2019agit d\u2019aller chercher 1500 ou 2000 signatures de membres en moins d\u2019un mois, en plus d\u2019avoir à payer quelque 15 000 ou 20 000 $ pour s\u2019inscrire, Céré ne sera pas de la course.«Ce seraient les mêmes règles élitistes qu\u2019en 2015\u2026 mais avec encore moins de temps pour y arriver.» Mais s\u2019il plonge, il promet d\u2019être « plus mordant que l\u2019an dernier ».Question de faire bouillir un peu la marmite.Le Devoir COUP DE BARRE Éditions Somme Toute Montréal, 2016, 160 pages La « symphonie pathétique » du PQ Pierre Céré livre une charge à fond de train contre la formation politique P A U L I N E G R A V E L S ous un soleil radieux, et arborant des drapeaux des patriotes et du Québec, environ trois cents personnes ont défilé hier après-midi dans les rues du centre-ville de Montréal pour souligner la Journée nationale des patriotes.Cette marche organisée par la Société Saint- Jean-Baptiste (SSJB) de Montréal et le réseau Cap sur l\u2019indépendance (RCI) avait pour thème «Non à la pétrocratie canadienne ! ».Au départ de cette marche étaient présents notamment le président général de la SSJB, Maxime Laporte, l\u2019ancien premier ministre du Québec M.Bernard Landry, le président du Bloc québécois, M.Mario Beaulieu, ainsi que des représentants des Premières Nations et des communautés pa- lestinenne et kabyle.«Nous avons inventé ce néologisme de pétrocra- tie pour souligner le fait que nous sommes gouvernés par des intérêts liés à l\u2019industrie des sables bitumineux.Tous les grands partis fédéralistes à Ottawa, même ceux se disant progressistes, comme le NPD, appuient cette pétrocratie, qui veut imposer aux Québécois et aux Premières Nations la construction de l\u2019oléoduc Énergie Est sur notre territoire.Aujourd\u2019hui, on ne se contente pas seulement de commémorer les patriotes, nous voulons réactualiser leur combat et le poursuivre.Nous voulons nous inspirer des patriotes qui réclamaient que le peuple soit maître de son avenir et de son territoire et qu\u2019il se gouverne lui-même plutôt que [d\u2019être gouverné] par une autorité tierce», a déclaré Maxime Laporte, qui dans un discours enflammé, incluant la lecture du testament de François-Marie-Thomas Chevalier de Lorimier, a souligné qu\u2019il avait choisi comme lieu de rassemblement la place du Canada, sur le carré Dorchester, car des patriotes y ont été enterrés après la révolte de 1837-1838.Pour le président du BQ, Mario Beaulieu, « le mouvement des patriotes était avant tout un mouvement républicain, plus qu\u2019indépendantiste ».«Les patriotes se sont battus pour des droits égaux pour les Canadiens français », a-t-il expliqué au Devoir.«Robert Nelson a rédigé une déclaration d\u2019indépendance parce que les gens voulaient s\u2019autodéterminer en tant que peuple, et cela reste à faire.Nous le voyons avec la pétrocratie canadienne qui veut nous imposer un pipeline qui va devenir l\u2019autoroute du pétrole bitumineux alors que l\u2019économie du Québec repose beaucoup plus sur les énergies renouvelables.Ce projet de Trans- Canada n\u2019est avantageux pour le Québec ni économiquement ni environnementalement.La meilleure façon pour le Québec de décider lui-même de ce qui passe sur son territoire et de sa politique environnementale, c\u2019est l\u2019indépendance du Québec.» «Symbole rétrograde» Portant la ceinture fléchée, M.Bernard Landry a rappelé au Devoir qu\u2019il avait été l\u2019initiateur de la Fête nationale des patriotes dans le but d\u2019éliminer «ce symbole rétrograde qu\u2019est celui de la reine Victoria, en tout respect pour les personnes».«On veut une démocratie, une république, pas une monarchie ! Et c\u2019est justement ce que voulaient aussi donner les patriotes : la liberté et l\u2019indépendance», a-t-il souligné.«L\u2019indépendance demeure une priorité et le destin de notre peuple.Il faut faire l\u2019indépendance le plus vite possible parce que la mondialisation progresse et fait reculer notre démocratie alors que le Canada parle en notre nom dans des endroits fondamentaux où nous devons être présents.C\u2019est nous qui devons parler, surtout en matière d\u2019environnement, pas le Canada qui passe pour le cancre de la planète.» La fin de la marche a été marquée par plusieurs discours, notamment par celui de Robin Philpot qui est le premier Québécois d\u2019origine canadienne-anglaise à être décoré du titre de Patriote de l\u2019année.Le Devoir JOURNÉE NATIONALE DES PATRIOTES Un défilé contre la « pétrocratie » canadienne DAVID AFRIAT LE DEVOIR Environ 300 personnes ont défilé lundi après-midi à Montréal pour souligner la Journée nationale des patriotes.Des fêtes pour la Reine Dans les grandes villes canadiennes, comme Toronto et Kingston, la fête de la Reine a donné lieu à diverses festivités, comme des pique-niques, des danses, des concerts et des feux d\u2019artifice en soirée.Au Canada, on célèbre l\u2019anniversaire de la reine Victoria depuis 1845.Victoria Day, comme on nomme ce jour férié dans le Canada anglais, est aujourd\u2019hui une tradition presque spécifiquement canadienne, car on ne souligne plus l\u2019anniversaire de cette souveraine en Angleterre.Seule l\u2019Écosse honore encore sa mémoire.Personne au PQ n\u2019ose poser de questions, ni lancer le débat.On a mis le couvercle sur la marmite et rien ne semble bouillir à l\u2019intérieur.Pierre Céré « » La chronique de Jean-François Nadeau fait relâche cette semaine.Selon Jocelyn Beaudoin, «Martine Ouellet est la seule qui pourrait, à l\u2019heure actuelle, porter un engagement clair» L E D E V O I R , L E M A R D I 2 4 M A I 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 4 Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres Courriel : avisdev@ledevoir.com Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi AVIS LÉGAUX & APPELS D\u2019OFFRES HEURES DE TOMBÉE AV I S L É G AU X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsa bilité se limite au coût de la parution.RÈGLEMENT NUMÉRO 1886-341 PROMULGATION AVIS est donné que le 11 mai 2016, un certificat de conformité a été délivré par le greffier de la Ville de Montréal à l\u2019égard du Règlement numéro 1886-341 intitulé : « Règlement modifiant le règlement de zonage numéro 1886, de façon à modifier les dispositions relatives aux quais de chargement des bâtiments existants implantés sur des terrains d\u2019angle, dans les secteurs industriels » adopté par le conseil d\u2019arrondissement de Saint-Léonard, le 2 mai 2016.En conséquence, le règlement numéro 1886-341 de l\u2019arrondissement de Saint-Léonard est réputé conforme au plan d\u2019urbanisme de la Ville de Montréal et il est entré en vigueur le 11 mai 2016.Toute personne intéressée peut en prendre connaissance à la mairie d\u2019arrondissement située au 8400, boulevard Lacordaire, durant les heures normales de bureau, soit : du lundi au jeudi, de 8 h à 11 h 45, de 12 h 45 à 16 h 45, et le vendredi, de 8 h à 12 h.Montréal, le 24 mai 2016.La Secrétaire d\u2019arrondissement Guylaine Champoux, avocate Cet avis peut également être consulté sur le site Internet de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : www.ville.montreal.qc.ca/st-leonard Avis public AVIS PUBLIC ASSEMBLÉE PUBLIQUE DE CONSULTATION PREMIER PROJET DE RÈGLEMENT NUMÉRO 01-279-47 AVIS est par les présentes donné aux personnes intéressées par le soussigné, secrétaire de l\u2019arrondissement de Rosemont?La Petite-Patrie, que le conseil d\u2019arrondissement a adopté lors de sa séance tenue le 2 mai 2016, le premier projet de règlement numéro 01-279-47 intitulé : « Règlement modifiant le Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement Rosemont-Petite-Patrie (01- 279) et le Règlement sur le certificat d\u2019occupation et certains permis (R.R.V.M., c.C-3.2) à l\u2019égard de l\u2019arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie » à l\u2019égard de l\u2019arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie, afin d\u2019optimiser l\u2019utilisation des stationnements.Une assemblée publique de consultation sera tenue, concernant ce projet de règlement, le 6 juin à 17 h au 5650, rue D\u2019Iberville, 2e étage, en la Ville de Montréal, conformément aux dispositions de la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (RLRQ, c.A-19.1).Au cours de cette assemblée publique de consultation, le maire de l\u2019arrondissement ou un autre membre du conseil désigné par lui, expliquera le projet de règlement ainsi que les conséquences de son adoption et entendra les personnes qui désirent s\u2019exprimer à ce sujet.Ce projet de règlement vise à : - Permettre la location d\u2019une unité de stationnement conforme à la réglementation d\u2019urbanisme; - Interdire la location d\u2019une unité de stationnement si elle est accessible seulement à partir d\u2019une ruelle.Ce projet de règlement contient une disposition susceptible d\u2019approbation référendaire.Ce premier projet de règlement vise l\u2019ensemble du territoire de l\u2019arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie.Le projet de règlement ainsi que l\u2019illustration de la zone concernée sont disponibles pour consultation au bureau Accès Montréal de l\u2019arrondissement, situé au 5650, rue D\u2019Iberville, 2e étage, en la Ville de Montréal, du lundi au vendredi de 8 h 30 h à 16 h 30.Fait à Montréal, ce 24 mai 2016.Karl Sacha Langlois, LL.L., B.A.A., OMA Secrétaire d\u2019arrondissement AVIS PUBLIC ASSEMBLÉE PUBLIQUE DE CONSULTATION PREMIER PROJET DE RÈGLEMENT NUMÉRO 01-279-46 AVIS est par les présentes donné aux personnes intéressées par le soussigné, secrétaire de l\u2019arrondissement de Rosemont?La Petite-Patrie, que le conseil d\u2019arrondissement a adopté lors de sa séance tenue le 2 mai 2016, le premier projet de règlement numéro 01-279-46 intitulé : « Règlement modifiant le Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement Rosemont-Petite-Patrie (01- 279) et le Règlement sur le certificat d\u2019occupation et certains permis (R.R.V.M., c.C-3.2) à l\u2019égard de l\u2019arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie » à l\u2019égard de l\u2019arrondissement Rosemont-La Petite- Patrie.Une assemblée publique de consultation concernant ce projet de règlement sera tenue le 6 juin à 17 h au 5650, rue D\u2019Iberville, 2e étage, en la Ville de Montréal, conformément aux dispositions de la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (RLRQ, c.A-19.1).Au cours de cette assemblée publique de consultation, le maire de l\u2019arrondissement ou un autre membre du conseil désigné par lui, expliquera le projet de règlement ainsi que les conséquences de son adoption et entendra les personnes qui désirent s\u2019exprimer à ce sujet.Ce projet de règlement vise à permettre : - La location d\u2019un espace de rangement dans un bâtiment; - La location d\u2019une parcelle de terrain à des fins de culture maraîchère ou horticole.Ce projet de règlement contient une disposition susceptible d\u2019approbation référendaire.Ce premier projet de règlement vise l\u2019ensemble du territoire de l\u2019arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie.Le projet de règlement ainsi que l\u2019illustration de la zone concernée sont disponibles pour consultation au bureau Accès Montréal de l\u2019arrondissement, situé au 5650, rue D\u2019Iberville, 2e étage, en la Ville de Montréal, du lundi au vendredi de 8 h 30 h à 16 h 30.Fait à Montréal, ce 24 mai 2016.Karl Sacha Langlois, LL.L., B.A.A., OMA Secrétaire d\u2019arrondissement Les documents de cet appel d\u2019offres pourront être obtenus par le Système électronique d\u2019appel d\u2019offres (SEAO) à partir du mardi 24 mai 2016 en consultant le site Internet www.seao.ca.Les documents seront obtenus au coût établi par le SEAO.Les soumissionnaires peuvent également obtenir plus d\u2019informations sur cet appel d\u2019offres en visitant le site Internet de la SPJD www.parcjeandrapeau.com 20160525PUB Services d\u2019un entrepreneur général à taux horaire (3 ans) APPEL D\u2019OFFRES ORDONNANCE Avis est donné que le comité exécutif, à sa séance du 18 mai 2016, a adopté l\u2019ordonnance suivante en vertu de l\u2019article 22 du Règlement sur les véhicules hippomobiles (R.R.V.M., chapitre V-1) : ORDONNANCE GÉNÉRALE SUR LES VÉHICULES HIPPOMOBILES (Numéro 67) L\u2019objet consiste à fixer à 0 le nombre de véhicules hippomobiles pouvant circuler dans la Ville jusqu\u2019au 31 mars 2017, à déclarer que les permis délivrés ou renouvelés pour la période du 1er avril 2016 au 31 mars 2017 sont nuls et sans effet, et à abroger l\u2019ordonnance générale numéro 66.L\u2019ordonnance entre en vigueur en date de ce jour et est disponible pour consultation durant les heures normales de bureau au Service du greffe, 275, rue Notre-Dame Est.Elle peut également être consultée en tout temps sur le site internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/reglements.Montréal, le 24 mai 2016 Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon Avis public ESPACE POUR LA VIE Direction de l\u2019administration et des services techniques Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : JA-00066 Espace pour la vie Réfection des toiles et des tables des serres de services Descriptif : Les travaux consistent, d\u2019une façon générale, à fournir et installer des équipements pour la réfection des écrans et tables agricoles des serres de services du Jardin botanique.Date d\u2019ouverture : 24 août 2016 à 14h00 Dépôt de garantie : 10% (chèque visé, cautionnement de soumission ou garantie bancaire) Renseignements : M.André Chartray, Agent Technique Instrumentation et contrôle.achartray@ville.montreal.qc.ca eplv-appel d\u2019offres@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 24 mai 2016 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux des Services du greffe à l\u2019Hôtel de ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 24 mai 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Direction du développement du territoire et des études techniques Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 11 h à la date ci-dessous mentionnée, à la réception de la Maison du citoyen, située au 12090, rue Notre-Dame, Montréal (Québec) H1B 2Z1, pour : Appel d\u2019offres : PRO-DGP-16-53 Descriptif : Aménagement d\u2019installations en design urbain sur les artères et dans les parcs du Vieux- Pointe-aux-Trembles \u2013 Fabrication et installation de mobilier, de jardin de tiges, d\u2019éléments décoratifs et de marquage au sol Date d\u2019ouverture : Le jeudi 9 juin 2016 Dépôt de garantie : 10% -cautionnement de soumission Renseignements Valérie Bouré, valerie.boure@ville.montreal.qc.ca Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin.DOCUMENTS Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter de la publication du présent avis.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SEAO), en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669- 7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SEAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.OUVERTURE DES SOUMISSIONS Les soumissions seront ouvertes publiquement à 11 h, le jeudi 9 juin 2016, soit immédiatement après l\u2019expiration du délai pour leur présentation, à la Maison du citoyen située au 12090, rue Notre- Dame Est, Montréal (Québec) H1B 2Z1.La Maison du citoyen est ouverte de 8 h 30 à 12 h et de 13 h à 16 h 30, du lundi au vendredi.L\u2019arrondissement de Rivière-des-Prairies\u2013Pointe- aux-Trembles ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 24 mai 2016 Le secrétaire d\u2019arrondissement Me Alain Roy, LL.M., OMA, avocat APPEL D\u2019OFFRES ENTRÉE EN VIGUEUR DE RÈGLEMENTS Avis est donné que le conseil de la Ville, à son assemblée du 16 mai 2016, a adopté les règlements suivants : 16-039 Règlement sur la subvention aux artistes professionnels des arts visuels et des métiers d\u2019art (exercice financier 2016) 15-085-1 Règlement modifiant le Règlement relatif à l\u2019entretien des branchements d\u2019égout (15-085) La modification précise que le propriétaire est responsable des frais liés à la production de la vidéo et du rapport d\u2019inspection remis à la Ville préalablement à l\u2019exécution des travaux correctifs.14-048-1 Règlement abrogeant le Règlement autorisant un financement interne au montant de 14 700 000 $ pour 2015 afin de financer le manque à gagner découlant des changements apportés aux modalités de remboursement de la TVQ (14-048) 04-061-1 Règlement modifiant le Règlement sur la Commission de la fonction publique de Montréal (04-061) L\u2019objet est redéfinir le rôle et les responsabilités de la Commission afin de les centrer sur le traitement des plaintes en matière de dotation.15-053 Règlement relatif à la cession pour fins d\u2019établissement, de maintien et d\u2019amélioration de parcs, de terrains de jeux et de préservation d\u2019espaces naturels sur le territoire de l\u2019arrondissement de Pierrefonds-Roxboro Ce règlement remplace le règlement 08-011 concernant le régime applicable au financement de fonds de parcs afin de préciser la définition d\u2019un projet de redéveloppement.Il abroge aussi le règlement 02-065 pour le territoire de cet arrondissement.Ces règlements entrent en vigueur en date de ce jour.Ils sont disponibles pour consultation durant les heures normales de bureau au Service du greffe, 275, rue Notre-Dame Est et peuvent également être consultés en tout temps, sur le site Internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/reglements Montréal, le 24 mai 2016 Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon Avis public Les documents de cet appel d\u2019offres pourront être obtenus par le Système électronique d\u2019appel d\u2019offres (SEAO) à partir du mercredi 25 mai 2016 en consultant le site Internet www.seao.ca.Les documents seront obtenus au coût établi par le SEAO.Les soumissionnaires peuvent également obtenir plus d\u2019informations sur cet appel d\u2019offres en visitant le site Internet de la SPJD www.parcjeandrapeau.com 20160318PUBSP Services professionnels éclairage PAMV APPEL D\u2019OFFRES Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 16-15149 Services professionnels d\u2019évaluation du potentiel et des compétences de gestion des cadres L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 25 mai 2016 est reportée au 1 juin 2016 à 14 h dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, le 24 mai 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres ENTRÉE EN VIGUEUR DE RÈGLEMENTS Avis est donné que le conseil de la Ville, à son assemblée du 21 mars 2016, a adopté le règlement suivant : 16-032 Règlement autorisant un emprunt de 6 550 000 $ pour le financement des coûts afférents à la réalisation d\u2019une partie de l\u2019Entente sur le développement culturel de Montréal 2016-2017 et des coûts afférents à la réalisation des parties reportées des Ententes sur le développement culturel de Montréal conclues pour des années antérieures à 2016 Ce règlement a été approuvé par le ministre des Affaires municipales et de l\u2019Occupation du territoire le 18 mai 2016.Il entre en vigueur en date de ce jour et est disponible pour consultation durant les heures normales de bureau au Service du greffe, 275, rue Notre-Dame Est.Il peut également être consulté en tout temps sur le site Internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/reglements Montréal, le 24 mai 2016.Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon Avis public AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) SECTION I \u2013 AVIS Avis est donné à : nom et dernière adresse connue : numéro de dossier : Pigeon Marie-Eve: 5-5626 Pie-IX, Montréal, Qc., H1X 2B9 500-32-151883-164 Pelletier Martin: 2458 Ave Ste-Catherine, St-Hyacinthe, Qc., J2S 7E2 500-32-151754-167 Carter Tracey Jane: 5976 Monkland, Montréal, Qc., H4A 1 G8 500-32-151524-164 Lussier Scott: 20 Place Bois-Soleil, Pincourt, Qc., J7W 8S1 500-32-151412-162 9273-9978 Québec Inc.: 3105 Henri de Salières, Montréal, Qc., H1N 2Y1 500-32-151403-161 Kency Phanor Marc: 15- 1235 Montée du Moulin, Laval, Qc., H7 A 3V6 500-32-150827-162 Vincenzo Salera: 7580 Lisieux, St-Leonard, Qc., H1 S 2G8 500-32-145551-158 ACP Academie Inc., Academie Canadienne Prospective: 405-5255 500-32-149291-157 Henri Bourassa Ouest, Montréal, Qc., H4R 2M6 Lussier Rénovation et Restauration Inc.: 500-32-151412-162 4- 536 Ave Atwater, Montréal, Qc.,H4C 2G5 de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district de Montréal situé au 1 Notre-Dame Est # 1.04, Montréal, Qc., H2Y 1B6, dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d\u2019instance en recouvrement d\u2019une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019avis d\u2019assignation qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.SECTION II \u2013 INFORMATIONS RELATIVES À LA PUBLICATION Le présent avis est publié aux termes d'une ordonnance rendue le 20 mai 2016 par le greffier dans les dossiers portant les numéros ci-haut mentionnés.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.SECTION III \u2013 INFORMATIONS FINALES Montréal, le 20 mai 2016 Marioara Albastroiu Greffier de la Cour du Québec Canada Province de Québec District de MONTREAL Localité MONTREAL C O U R D U Q U É B E C Chambre civile Division des petites créances 1 NOTRE-DAME EST MONTRÉAL (QC) H2Y 1B6 Téléphone : 514-393-2304 AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE AVIS est par les présentes donné que, à la suite du décès de feue ANDRÉE SABOURIN, en son vivant domiciliée au 1520 De Toscane, en la Ville de Laval, province de Québec, H7M 4T3, survenu le 14 mars 2016, un inventaire des biens de la défunte a été fait, par la liquidatrice DANIELLE SABOURIN, le 19 mai 2016, devant Me Lynda Maurice, notaire, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l'étude de Me Lynda Maurice, notaire, sise au 4793 boulevard Dagenais Ouest, Suite 204, en la Ville de Laval, province de Québec, H7R 1L7.AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de Adrienne BEAULIEU, domiciliée à Montréal, province de Québec, survenu le 1er février 2015, un inventaire sous seing privé des biens de la défunte a été fait par la liquidatrice, Marie GIARD, le 12 mai 2016, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l'étude de Me Marcella DE PIANO, notaire, au 201-5777, rue Sherbrooke Est, Montréal, Québec, H1N 3R5, tel : 514-257-1106.Donné ce 17 mai 2016 Marie GIARD, liquidatrice AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que suite au décès de Gisèle TREMBLAY, en son vivant domiciliée au 6540, boulevard Ro- semont, Montréal, Québec, H1M 2Y6, survenu le 16 mars 2016, un inventaire des biens de la défunte a été déposé et peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Khanh Linh VO DOAN, notaire, sise au 7077, rue Beaubien Est, bureau 201, à Montréal, (QC), H1M 2Y2.Donné ce 20 mai 2016, par Me Khanh Linh VO DOAN, notaire.Gérer changements d\u2019adresse et déménagements sur le Web Une nouvelle plateforme Web pour aider les Québécois à organiser leurs déménagements et leurs changements d\u2019adresse a été mise en ligne.Le site jede- menage.ca est divisé en trois sections qui permettent de gérer le déplacement des biens, l\u2019installation des services à la nouvelle adresse ainsi que les changements d\u2019adresse.Des partenariats ont été développés avec plusieurs fournisseurs, dont Hydro-Québec, Bell et Desjardins notamment.Par le truchement de ce guichet unique gratuit, les utilisateurs peuvent également obtenir des soumissions auprès de déménageurs, de plombiers ou encore d\u2019assureurs.Les gouvernements québécois et canadien n\u2019ont pas encore rejoint l\u2019initiative pour des questions de confidentialité des données.Des liens vers les sites Internet des différents gouvernements sont toutefois disponibles sur jede- menage.ca.L\u2019entrepreneur Ra- bih Sebaaly est à l\u2019origine de cette initiative.«Aujourd\u2019hui, on fait encore nos déménagements comme on les faisait il y a vingt ans, explique-t-il en entrevue.Je me suis dit qu\u2019il devait y avoir une façon plus facile de faire ça sur le Web.» Le site, dont l\u2019objectif est de guider les Québécois à travers toutes les étapes de leur déménagement, est financé par des ristournes versées par les fournisseurs de services.La Presse canadienne a à son bord notamment deux officiers de police judiciaire et des équipements permettant de rechercher les boîtes noires de l\u2019appareil, à savoir des hydrophones (un installé au bout d\u2019une longue perche et un sur un petit robot sous-marin) qui peuvent être mis en action d\u2019une embarcation mise à la mer à partir du patrouilleur.Leur emploi requiert cependant que la zone de recherche des boîtes noires, qui émettent un signal sonore pendant environ un mois, soit délimitée, ce qui n\u2019est pas encore le cas.Cette recherche se poursuit, notamment grâce aux observations faites à partir d\u2019un avion de reconnaissance maritime qui continue ses survols pour tenter de repérer des restes de l\u2019avion ou d\u2019autres débris.Agence France-Presse ministre.Justin Trudeau affirme que si le conseil municipal de Toronto décide d\u2019aller de l\u2019avant avec sa candidature pour l\u2019Expo 2025, le gouvernement fédéral étudiera le rôle qu\u2019il pourra jouer dans ce projet.Le comité exécutif de la Ville tiendra une réunion, mardi, pour discuter de la proposition.Ceux en faveur du projet soutiennent qu\u2019il permettrait de rehausser la réputation de Toronto sur la scène internationale.Ils croient aussi qu\u2019il est plus logique sur le plan économique que la métropole canadienne soit la ville hôte de l\u2019Expo 2025 plutôt que des Jeux olympiques d\u2019été 2024, que M.Tory a décidé de ne pas briguer.La Presse canadienne EgyptAir : un bateau français patrouille Paris \u2014 Le patrouilleur de haute mer envoyé par la France dans la zone présumée du crash de l\u2019Airbus d\u2019EgyptAir est arrivé sur place lundi en fin de matinée, a annoncé un porte-parole de la Marine.Le patrouilleur Enseigne de vaisseau Jacoubet \u2014 un équipage de 90 membres, 1400 tonnes à pleine charge \u2014 Expo 2025 : Ottawa pourrait aider Toronto Toronto \u2014 Le maire de Toronto, John Tory, affirme qu\u2019il ne soutiendra pas la candidature de la ville pour l\u2019Expo 2025 à moins que les deux ordres de gouvernement s\u2019engagent à investir dans le projet.Le maire a fait ces remarques dans un communiqué écrit, lundi, après qu\u2019un groupe faisant la promotion de la candidature eut publié une lettre signée par le premier L E D E V O I R , L E M A R D I 2 4 M A I 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 5 Pour annoncer vos camps, contactez Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou edevarennes@ledevoir.com DEPUIS 1983 Pour information: à Toronto: (416) 921-6998 à Montréal: (514) 531-4193 \u2022 Pour étudiants de 7 à 17 ans \u2022 Centre-ville de Montréal et Toronto \u2022 Camp de jour et résidence www.mwscamps.com office@mwscamps.com CAMPS D\u2019IMMERSION EN ANGLAIS WWW.GEEGEES.CA 613-562-5800, POSTE 4477 GGCAMPS@UOTTAWA.CA Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 M I C H A E L M A T H E S à Baltimore S H A H Z A D A B D U L à Washington B altimore \u2014 Un policier de Baltimore a été acquitté lundi dans l\u2019af faire Freddie Gray, ce jeune Noir mort il y a plus d\u2019un an après une interpellation aux circonstances toujours floues, dans un procès symbolique des brutalités policières aux États-Unis.Edward Nero, l\u2019un des six policiers jugés séparément dans la cité por tuaire de la côte Est américaine, a été reconnu « non coupable » des quatre chefs d\u2019accusation qui pesaient sur lui, notamment pour violences volontaires, mise en danger de la vie d\u2019autrui et fautes professionnelles.Comparaissant calme dans la salle d\u2019audience, le policier blanc a accueilli le verdict par une accolade avec ses avocats.Le policier et sa famille « sont ravis que ce cauchemar soit finalement terminé », a dit son avocat, Marc Zayon, dans un communiqué selon le journal Baltimore Sun.«Le procureur de la ville s\u2019est empressé de l\u2019inculper, ainsi que les cinq autres policiers, en choisissant d\u2019ignorer totalement les faits et la loi applicable à ce dossier», a poursuivi l\u2019avocat.Violences volontaires Le juge Barry Williams a rejeté l\u2019idée de violences volontaires.Il a estimé que le « contact » entre Edward Nero et Freddie Gray était « légalement justifié » et a écarté la notion de «négligence».Après son interpellation pour un simple regard le matin du 12 avril 2015, Freddie Gray avait été installé dans un fourgon de police, les membres entravés, pour être emmené au poste.Le jeune homme a subi, dans des circonstances floues, une fracture des vertèbres cervicales lors de ce transport.Il a succombé à ses blessures le 19 avril.Freddie Gray n\u2019était pas attaché par une ceinture de sécurité, mais là aussi, le policier ne porte pas de responsabilité, selon le juge noir.Ce dernier affirme que, de là où se trouvait Edward Nero, il pouvait « raisonnablement penser » que l\u2019un de ses collègues allait s\u2019occuper de cette tâche pour éviter à Freddie Gray d\u2019être ballotté dans le véhicule.Plus d\u2019un an après les faits, Edward Nero est le deuxième policier sur six \u2014 trois Blancs, trois Noirs \u2014 à être jugé pour ces faits.Le procès d\u2019un premier officier de police avait démarré en décembre, mais s\u2019était soldé par une annulation surprise, faute de verdict, et le policier sera rejugé.Bavure contre accident Si l\u2019on ne sait toujours pas ce qui s\u2019est réellement passé dans le fourgon, la famille de Freddie Gray, et une partie de la population noire de Baltimore, est convaincue qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une énième bavure policière visant leur communauté.Les policiers, eux, plaident la blessure accidentelle.« Maintenant que l\u2019af faire pénale est finie, le policier Nero va faire l\u2019objet d\u2019une enquête administrative du département de la police », a commenté la maire de Baltimore Stephanie Rawlings-Blake dans la foulée de l\u2019annonce de son acquittement.« Nous demandons de nouveau aux citoyens d\u2019être patients et de permettre au processus d\u2019être mené à terme.En cas de troubles dans la ville, nous sommes prêts à répondre », a-t- elle ajouté.Un avertissement qui n\u2019est pas lancé au hasard : la maire veut éviter que ne se reproduisent les événements survenus après la mort de Freddie Gray, qui avait déclenché des émeutes, pillages et actes de vandalisme, dans un contexte de bavures policières répétées contre des Noirs dans le pays.Manifestants Les autorités avaient dû déclarer l\u2019état d\u2019urgence, instaurer un couvre-feu et appeler les militaires de la garde nationale en renfort pour ramener le calme.« Nous protégerons nos voisins, nos entreprises et les habitants de notre ville », a encore promis Mme Rawlings-Blake.Devant le tribunal de Baltimore, après la décision rendue lundi, une quinzaine de manifestants criaient : « pas de justice, pas de paix».« Innocent ?s\u2019est indigné l\u2019un des manifestants, Arthur Johnson.Comment pouvons- nous continuer à espérer?Mais c\u2019est tout ce qu\u2019il nous reste, n\u2019est-ce pas?» a-t-il dit à l\u2019AFP.Agence France-Presse MORT DE FREDDIE GRAY Un policier de Baltimore est acquitté CHIP SOMODEVILLA AGENCE FRANCE-PRESSE Quelques manifestants se sont réunis devant le tribunal de Baltimore.L\u2019 ancien maire de Mas- couche Richard Marcotte qui devait subir un procès pour fraude, corruption et abus de confiance, est décédé, ont indiqué divers médias, lundi.La conjointe de Marcotte, Shirley Wilkinson, a diffusé un message sur sa page Facebook pour annoncer son décès.Elle ajoute que l\u2019ancien maire est décédé des suites « d\u2019un long combat contre le cancer».Marcotte avait été cité à procès, en compagnie des hommes d\u2019affaires Tony Accurso et Normand Trudel ainsi que 12 autres accusés en août 2015, à la suite de l\u2019opération Gravier de l\u2019Unité permanente anticorrup- tion (UPAC) qui visait un réseau de partage de contrats municipaux.Le juge Paul Chevalier avait alors décrété que le ministère public détenait des preuves suf fisantes pour accuser ce groupe d\u2019individus.Le politicien n\u2019avait pas assisté à cette séance, son avocat af firmant que son client était malade.Les prévenus avaient tous été ar rêtés par l \u2019UPAC en 2012.Richard Marcotte a été maire de Mascouche, dans Lanau- dière, de 1991 à 2012.Il avait dû démissionner après son arrestation.Il avait alors déclaré qu\u2019il quittait la vie politique pour prendre soin du fils de sa conjointe.Candidat l ibéral, i l avait subi la défaite dans la circonscription de Masson lors des élections de 2003.Il avait alors été défait par le péquiste Luc Thériault.La Presse canadienne MASCOUCHE L\u2019ex-maire Richard Marcotte est décédé Innocent ?Comment pouvons-nous continuer à espérer ?Mais c\u2019est tout ce qu\u2019il nous reste, n\u2019est-ce pas?Arthur Johnson, un manifestant « » LE DEVOIR Richard Marcotte O ttawa \u2014 La ministre fédérale du Développement international af firme que les pays doivent en faire davantage pour éduquer les enfants forcés de quitter leur maison, au moment où de nombreux désastres humanitaires frappent la planète.Marie-Claude Bibeau a indiqué à La Presse canadienne que trop peu du montant déjà insuffisant d\u2019aide humanitaire était destiné à l\u2019éducation des enfants qui sont forcés d\u2019évacuer leur maison.Et à moins d\u2019investir davantage d\u2019argent pour leur venir en aide, un plus grand nombre d\u2019enfants seront moins éduqués et plus exposés à l\u2019extrémisme, ce qui causera des menaces à la sécurité, croit-elle.«C\u2019est une question de paix et de sécurité.Si nous ne prenons pas soin de ces enfants, il y a un risque, surtout s\u2019ils vivent dans des pays avoisinants, que s\u2019ils ne vont pas à l\u2019école, ils n\u2019auront pas d\u2019espoir », a-t-elle dit en marge du premier Sommet humanitaire mondial à Istanbul, lundi, où elle a annoncé une contribution canadienne de 274 millions de dollars.Le sommet de deux jours est une démarche importante des Nations unies de se pencher sur le problème, alors qu\u2019elles estiment que le nombre de crises humanitaires dans le monde est le plus élevé depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale.Mme Bibeau est la représentante du Canada au sommet, qui tente de trouver de nouveaux moyens de répondre aux besoins des 125 millions de personnes affectées par des crises, incluant 60 millions qui ont été forcés de se déplacer.La Presse canadienne AIDE HUMANITAIRE Ottawa verse 274 millions aux Nations unies homologation d\u2019un saumon génétiquement modi?é, la semaine dernière, par Santé Canada aura au moins un bon effet : elle relancera le débat sur l\u2019étiquetage obligatoire des OGM.Jadis, les agriculteurs donnaient des noms à chacun de leurs animaux.Désormais, dans le monde hypermo- derne, ceux-ci ont\u2026 des marques déposées.Le saumon homologué est ainsi labellisé AquAdvantage®.Il a été conçu par la ?rme Aqua- Bounty Technologies.C\u2019est le premier animal modi?é génétiquement qui pourra être commercialisé, au Canada, dans 18 à 24 mois.L\u2019affaire peut sembler inquiétante.On imagine une sorte de poisson Frankenstein, deux fois plus gros que les autres, agressif.Or, ce n\u2019est pas le cas.La seule caractéristique qui distingue AquAdvantage® des saumons de l\u2019Atlantique normaux est qu\u2019il atteint sa taille de commercialisation plus rapidement.Entre 16 et 18 mois plutôt qu\u2019entre 28 et 36 mois.Il grandit plus vite grâce à deux gènes qui favorisent la croissance rapide: l\u2019un vient du saumon chinook (espèce de saumon du Paci?que); l\u2019autre provient de l\u2019anguille de roche.Le saumon a quelque chose de trans, donc\u2026 Plusieurs scienti?ques et exper ts, après 20 ans d\u2019enquête, soutiennent qu\u2019il n\u2019y a rien à craindre.On a envie de leur faire con?ance, mais comme consommateurs, pourrait-on au moins savoir quel saumon est génétiquement modi- ?é ?Cela ramène à la surface la fameuse question de l\u2019étiquetage.En 2003, au Québec, les libéraux de Jean Charest s\u2019étaient engagés formellement à adopter cette mesure.L\u2019année suivante, un comité parlementaire avait étudié la question et avait recommandé de procéder, mais cela n\u2019eut jamais de suite.À Ottawa, AquAdvantage® force le débat.Les militants du Parti libéral du Canada discuteront d\u2019une résolution pro-étique- tage lors de leur congrès biennal, ?n mai, à Winnipeg.Le gouvernement Trudeau vient aussi de mandater le Comité permanent de l\u2019agriculture pour qu\u2019il se penche sur les «mesures afin d\u2019informer le public sur les nouveaux produits faits à base d\u2019animaux génétiquement modifiés ».À Québec, le ministre de l\u2019Agriculture, Pierre Paradis, a révélé récemment qu\u2019il souhaitait prendre exemple sur l\u2019État voisin du Vermont, où l\u2019étiquetage obligatoire des OGM entrera en vigueur le 1er juillet.Certains estiment que, contrairement aux OGM, la nocivité d\u2019autres ingrédients a clairement été démontrée et qu\u2019ils ne sont toujours soumis à aucune obligation.Certes, mais pourquoi ne pas tout mettre sur l\u2019étiquette, y compris les OGM ?Comme le rappelaient les élus québécois en 2004, tout le monde reconnaît le principe du « droit à l\u2019information du consommateur », soit à «une information utile, pertinente et transparente sur toutes les denrées alimentaires».La lutte contre la pauvreté a fait partout des pas de géant depuis 20 ans, mais ce sont des progrès dangereusement fragiles.D\u2019où la grogne croissante contre la mondialisation d\u2019obédience capitaliste et le rouleau compresseur du libre- échange.Salutaire retour de bâton.ccupy Wall Street, Podemos en Espagne, la première mouture de Syriza en Grèce, le Parti du citoyen ordinaire en Inde, Nuit debout en France, notre «printemps érable»\u2026 Le mouvement citoyen par lequel les consciences se rebiffent face aux injustices sociales induites par la mondialisation néolibérale n\u2019est pas nouveau.Il y a quelques années qu\u2019il a commencé à émerger.Ce qui est plus nouveau, ainsi qu\u2019en fait particulièrement foi la campagne présidentielle aux États-Unis, c\u2019est que les classes politiques du monde occidental peuvent de moins en moins feindre l\u2019ignorance, comme ce sont leur légitimité et leurs succès dans les urnes qui en souffrent.À droite, l\u2019ascension de l\u2019ultrapopuliste Donald Trump en constitue jusqu\u2019à preuve du contraire l\u2019expression la plus extraordinaire et la plus déjantée.Le voici presque candidat d\u2019un parti libre- échangiste dans l\u2019âme.Sa montée en force expose l\u2019establishment républicain à un dilemme cornélien: comment donc les bonzes du parti vont-ils réconcilier leurs vues avec cet isolationniste?Tirée à gauche par le «socialiste» Bernie Sanders, la candidate démocrate Hillary Clinton a ?ni de son côté par renier le soutien qu\u2019elle avait apporté au grand \u2014 et controversé \u2014 projet de Partenariat transpaci?que (PTP) du temps qu\u2019elle était secrétaire d\u2019État sous Barack Obama.La colère se manifeste contre une mondialisation qui est de plus en plus perçue «à juste titre comme un projet mené par les élites au profit des élites », disait l\u2019économiste américain Larry Summers.Contre une mondialisation essentiellement capitaliste dont les gouvernements nationaux n\u2019ont pas su ou voulu, par incompétence, indifférence ou collusion, freiner la nocivité des impacts sur leurs citoyens.Un nouveau rapport de l\u2019Organisation internationale du travail (OIT), rendu public mercredi dernier, éclaire les racines de cette grogne en faisant valoir qu\u2019à défaut de créer des emplois décents suf?samment rémunérés, les notables progrès réalisés dans la réduction de la pauvreté risquent à tous moments de se défaire.Donnée parlante contenue dans le rapport : plus de 80 % des travailleurs pauvres ont un emploi salarié.On évaluait en 1993 à 2 milliards le nombre de personnes vivant dans l\u2019extrême pauvreté ; elles sont moitié moins au- jourd\u2019hui, malgré la croissance démographique.Il faut s\u2019interroger sur la qualité et la pérennisation de ces avancées.Certes, les délocalisations et l\u2019intégration économique mondiale ont favorisé la croissance des PIB dans le monde en développement, permettant ainsi à des centaines de millions de familles de sortir la tête de l\u2019eau.Ce qui n\u2019est pas rien.Mais il en a très peu découlé, à l\u2019échelle de la planète, une amélioration des conditions de travail.Au contraire, puisqu\u2019on assiste plutôt à une universalisation du travail précaire.L\u2019emploi informel demeure la norme dans les pays émergents.Une norme dont l\u2019exploitation que vivent les travailleuses du textile au Bangladesh n\u2019est que la pointe visible.En même temps que les classes moyennes des pays riches n\u2019arrêtent pas de s\u2019appauvrir.Ce qui fait que cette mondialisation-là \u2014 celle qui cultive le creusement des inégalités, la déconstruction démocratique et l\u2019évasion ?scale \u2014 risque d\u2019af fecter de plus en plus la forme d\u2019un colosse aux pieds d\u2019argile.L E D E V O I R , L E M A R D I 2 4 M A I 2 0 1 6 A 6 EDITORIAL L E T T R E S L I B R E O P I N I O N N I C O L E B R A I S Limoilou D ans une entrevue à la radio récemment, Mme Suzanne Lareau, p.-d.g.de Vélo Québec, commentait les modifications faites au Code de la sécurité routière pour mieux protéger les cyclistes, soit la distance à respecter pour le dépassement et les amendes plus sévères pour emportiérage.Elle mentionnait que ces mesures seraient appréciées à Québec où, selon les commentaires reçus par son organisme, les relations entre cyclistes et automobilistes seraient tendues, tensions entretenues notamment par les radios d\u2019opinion.Il semble en ef fet que ces radios ont une certaine influence et qu\u2019elles sont relayées par une minorité de personnes qui s\u2019insurgent contre tout ce qui n\u2019est pas l\u2019auto individuelle.Cependant, même si du travail reste à faire à Québec pour modifier cette dynamique, je trouve important de témoigner de l\u2019évolution des comportements et des attitudes dans les dernières années.Je fais du vélo utilitaire depuis plus de quarante ans, d\u2019abord dans la région de Montréal, et à Québec depuis le début des années 1990.Je roule à vélo depuis de nombreuses années, huit mois par an, pour me rendre au travail.Si je suis à l\u2019occasion exposée à des ma- nœuvres risquées ou la cible d\u2019attitudes agressives de la par t d\u2019automobilistes, j\u2019observe une augmentation significative des gestes courtois à mon égard ces dernières années.Je le constate en particulier aux intersections à quatre arrêts où, après un contact visuel, les conducteurs sont de plus en plus nombreux à me faire signe de passer alors même qu\u2019ils auraient la priorité.J\u2019explique cette évolution par l\u2019augmentation de la pratique du vélo à Québec comme ailleurs.Au volant de leur voiture, les cyclistes occasionnels ou réguliers sont plus attentifs envers ceux et celles qui circulent sur deux roues.Dans le même sens, quand je prends mon vélo, je conduis en tenant compte des autres personnes qui utilisent la voie, moi qui suis aussi piétonne, cliente du bus et automobiliste selon les déplacements à faire, mon humeur et les saisons.Développer la ville de manière à favoriser les déplacements par une diversité de modes de transport en donnant plus de place aux transpor ts actifs semble donc une voie prometteuse pour faire évoluer les mentalités et les comportements.L\u2019opposition entre cyclistes et automobilistes, encore trop souvent entretenue de par t et d\u2019autre, t ient de moins en moins la route alors que la proportion de « multimodaux » comme moi augmente.Je profite donc de ce billet pour remercier toutes ces personnes qui, au volant de leur voiture, font preuve de courtoisie à l\u2019égard des piétons et des cyclistes.Il suffit de peu pour faire du déplacement des uns et des autres une expérience agréable et empreinte de civilité.Vélo et auto à Québec : une relation qui s\u2019améliore FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET Le pouvoir sans la souveraineté ou la souveraineté sans le pouvoir Voilà le dilemme auquel font face les aspirant(e)s à la chefferie du PQ.Sacrifier momentanément l\u2019ar ticle 1 du programme pour battre les libéraux qui sont en train de déconstruire méthodiquement le Québec de la Révolution tranquille ou mettre en avant l\u2019option souve- rainiste avec le risque que ce thème de- L\u2019 LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ Des progrès sous le signe de la précarité SAUMON GÉNÉTIQUEMENT MODIFIÉ Poisson trans O ANTOINE ROBITAILLE GUY TAILLEFER vienne le point central d\u2019une peur bien orchestrée par les opposants fédéralistes lors de la prochaine élection.C\u2019est en ces termes que les analystes politiques posent le problème en suggérant que les partis indépendantistes sortiront perdants devant ce choix cornélien à venir.Mais peut-on à la fois battre les libéraux tout en mettant en avant l\u2019éventualité d\u2019un référendum ?La réponse repose sur la réussite d\u2019une entente de convergence entre les partis souverainistes qui permettrait de battre le gouvernement Couillard en faisant élire une majorité d\u2019indépendantistes.Cela suppose que ces derniers s\u2019entendent sur des éléments d\u2019un programme commun et sur une stratégie électorale qui les favoriserait.En faisant le cumul des votes indépendantistes des différents partis, une majorité pourrait en résulter, compte tenu de l\u2019importance du vote francophone.Cette convergence est cependant loin d\u2019être réalisée.Est-il possible de rêver d\u2019un rapprochement des forces nationalistes et indépendantistes au Québec ?Tous les acteurs qui ont à cœur la réalisation de cette quête libératrice devraient en faire une priorité de tous les instants.Remettre à demain, c\u2019est risquer de perdre de vue l\u2019objectif et, au bout du compte, l\u2019avènement de sa réussite.Pour sortir gagnants de cet imbroglio qui divise les forces souverainistes, il est impératif d\u2019opter pour une corrélation entre la nécessité de prendre le pouvoir et une projection vers la souveraineté aux prochaines élections de 2018.Pour gagner, il faut que les coureurs se positionnent sur la ligne de départ.Indépendantistes de cœur ou de raison, «à vos marques, partez!» Marcel Perron Neuville, le 23 mai 2016 Sans engagement, pas de coalition possible À peine deux semaines après la démission de Pierre Karl Péladeau, les candidats à la succession ont annoncé leur couleur : M.Lisée refuse de s\u2019engager à réaliser l\u2019indépendance dans un premier mandat alors que Mme Hivon et M.Cloutier entretiennent délibérément un flou à ce sujet.Leur position respective met en péril la réussite des travaux de la Table de concertation des Oui-Québec et l\u2019élaboration d\u2019une feuille de route commune visant la réalisation de l\u2019indépendance du Québec.Si ces candidats souhaitent que les différents partis politiques indépendantistes travaillent de concert en 2018, ils doivent clarifier leur position.Autrement, aucune feuille de route ne verra le jour.C\u2019est cette absence de volonté claire de réaliser l\u2019indépendance du Parti québécois qui a mené à la création d\u2019Option nationale.Il s\u2019agit du principe fondateur du parti.Il faut remplacer le flou artistique et le «bon gouvernement» par une approche directe et assumée.Les aspirants à la chefferie du PQ connaissent notre position à ce sujet.Les statuts d\u2019Option nationale lui permettent d\u2019ailleurs de collaborer avec les partis qui adopteront une attitude similaire.Voilà pourquoi nous participons à la Table de concertation et que nous discutons avec les autres partis.À nos yeux, il est essentiel qu\u2019un engagement à réaliser l\u2019indépendance soit inclus dans une éventuelle feuille de route.Dans une récente sortie contre la position de M.Lisée, Québec solidaire a d\u2019ailleurs affirmé que cela était aussi leur opinion.La conséquence de l\u2019incapacité des candidats à prendre un engagement est flagrante: elle met en péril les travaux qui se déroulent à la Table de concertation.Le ciment qui pourrait permettre de relier les différents partis sera absent.En fait, cela va plus loin encore.Si celui ou celle qui devient chef du PQ ne s\u2019engage pas, quelle sera la pertinence de continuer les discussions ?Il ne s\u2019agirait que d\u2019une perte de temps.Pourquoi discuter s\u2019il est acquis qu\u2019une collaboration est impossible ?Ne pas s\u2019engager constitue donc le meilleur terreau pour préserver la division.Si l\u2019on souhaite rassembler les partis indépendantistes et favoriser un travail commun, il faut prendre position.Autrement, aucun des candidats ne peut se qualifier de «rassembleur» ou de «rassembleuse».Seuls ceux qui proposeront sans détour la réalisation de l\u2019indépendance du Québec pourront prétendre à ce titre.Si elle fait le choix de se lancer dans la course, Martine Ouellet disposera certainement de cette possibilité.Jocelyn Beaudoin, président national d\u2019Option nationale Le 23 mai 2016 L E D E V O I R , L E M A R D I 2 4 M A I 2 0 1 6 A 7 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Michaël Monnier et Olivier Zuida (recher- chistes photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel David(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Julie Carpentier (pupitre); information culturelle : Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline Montpetit(reporters), Benoît Munger et Philippe Papineau(pupitre); information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre); information internationale : Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives), Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre); section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); Loïc Hamon (cahiers spéciaux); équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITÉ Mélisande Simard (adjointe par intérim), Jean de Billy, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Geneviève O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie Filion et Kevin McKissock.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Florentina Draghici et Xavier Pigeon (par intérim).G É R A L D L A R O S E Professeur invité de l\u2019UQAM Président du Conseil de la souveraineté du Québec, 2003-2013 umières ! Caméra ! On tourne ! Prise 2.» Est-ce bien le cas ?En deux ans, bien des choses ont changé.Nous sommes maintenant bel et bien en pleine déconstruction « structurelle » du modèle québécois de développement.Outre les quatre milliards et plus de coupes cumulatives et le traumatisme très sévèrement et très coûteusement contre-productif infligés au système de santé (la moitié du budget du Québec), le régime Couillard a éliminé 26 programmes, pulvérisé 11 structures de dialogue social et de co-construction de politiques publiques, fermé une majorité de bureaux régionaux de huit ministères et éteint sept antennes internationales.Ce que Charest avait amorcé comme virage marchand (privatisation de l\u2019éolien, du gazier, de la sur veillance des travaux publics, des CPE, etc.) et comme mise à l\u2019écart de la société civile (abolition des conseils régionaux de développement, des régies régionales de santé, des CA de CLSC, etc.), Couillard l\u2019a accentué et institutionnalisé.Et d\u2019aucuns voudraient que la course à la direction du Parti québécois ne soit qu\u2019une supplémentaire.La partie n\u2019est plus la même.2016 n\u2019est plus 2014.Encore moins 1996 ou 1982, dates des grandes concertations, négociations et innovations sociales.Ce que la société civile plurielle du Québec, avec tous les gouvernements péquistes et celui de Robert Bourassa, avait construit comme mécanismes de dialogue social et de développement socio-économique a volé en éclats.Des acquis ascendants Pourtant, tous conviennent que le modèle québécois a produit des acquis ascendants en matière d\u2019émancipation des droits, de démocratisation des pratiques politiques, de réduction des inégalités, d\u2019explosion culturelle et de rayonnement international.La Révolution tranquille et le modèle partenarial en construction qui lui a succédé nous ont conduits à une société plus prospère, plus égalitaire et plus solidaire.Pour être précis, il faut dire « plus prospère et égalitaire parce que plus solidaire».Ce résultat tient à l\u2019interaction de deux types d\u2019acteurs : une société civile bien organisée et active dans le dialogue social et une classe d\u2019hommes et de femmes politiques qui croient au rôle majeur de la puissance publique dans la promotion du bien commun, dans l\u2019émancipation économique et sociale de la nation et dans la lutte contre les inégalités et contre les discriminations.Jusqu\u2019à tout récemment, le Québec résistait mieux que quiconque à la dégradation de ses acquis ascendants.Au jourd \u2019hui, la marche néolibérale forcée des régimes Charest et Couillard a inversé les indicateurs.Jusqu\u2019à remettre en cause les bases mêmes du projet national.Ce projet national n\u2019a jamais été la propriété privée des souverainistes.À l\u2019époque, tant les fédéralistes que les souverainistes portaient des propositions qui visaient le développement autonome du Québec et son épanouissement collectif.Bien qu\u2019ils divergeassent sur la portée ultime de leurs démarches, les deux camps militaient pour garantir au Québec son avenir économique, social et culturel.Depuis, le Canada s \u2019étant verrouillé lui-même sur cet enjeu, les ténors fédéralistes québécois n\u2019ont eu d\u2019autre choix que de se mettre à militer pour la « canadianisation » du Québec.C\u2019est une autre dimension de l\u2019impitoyable et cruelle politique d\u2019austérité du régime Couillard.Érosion du sentiment d\u2019appartenance En quoi consiste-t-elle ?D\u2019abord à renoncer au plein exercice de plusieurs de nos compétences.Aussi, à priver l\u2019État du Québec de ses moyens en refusant systématiquement de revoir ses entrées de fonds.Également à sous- traiter à Ottawa nombre de ses responsabilités, dont la plus lourde de conséquences est le projet parfaitement anticlimatique d\u2019Énergie Est.Mais plus dramatiquement encore, la politique d\u2019austérité de Couillard conduit à éroder le sentiment d\u2019appartenance des Québécois et des Québécoises à leur État.Les plus vulnérables se sentent et se savent abandonnés.Idem pour les femmes, les régions, le monde rural, le mouvement communautaire et combien d\u2019autres.Même des fleurons économiques quittent le Québec sous des haussements d\u2019épaules de ministres.Si au moins la commission Charbonneau avait dissipé les odeurs de corruption.Plus encore que la brisure du lien d\u2019appar tenance, c\u2019est l\u2019outil incontournable de développement que sont l\u2019État québécois et son modèle parte- narial sous-jacent qui s\u2019effrite.Sans la restauration du lien de confiance et la restauration de l\u2019État québécois dans ses fonctions régaliennes et de développement, l\u2019indépendance deviendra objectivement impossible.Lisée a raison Jean-François Lisée a raison.2018 est un enjeu déterminant : il faut d\u2019abord sauver le Québec.Et en deux ans, il est possible de rassembler une majorité de Québécoises et de Québécois dans la poursuite de cet objectif.Il en faudra davantage pour réaliser l\u2019indépendance.Le mouvement indépendantiste québécois étant pluriel, converger vers l\u2019indispensable feuille de route commune pour réussir prendra du temps et se conclura en dehors de la dynamique électorale.Les canadianistes ayant réussi à ce que la population méprise, sinon rejette le noble exercice démocratique qu\u2019est le référendum, le réhabiliter supposera que le projet qui ultimement en sera l\u2019objet soit débattu en long et en large de telle sorte que la population en arrive à trouver sain et normal qu\u2019il soit démocratiquement soumis aux voix.C\u2019est ce que Lisée propose comme enjeu de 2022.Je n\u2019ai pas été le seul, un temps, à partager l\u2019avis qu\u2019il fallait tout lier.Plus récemment, je souhaitais plutôt qu\u2019on mette le cap sur l\u2019indépendance.Aujourd\u2019hui, je note que nous ne pouvons pas faire l \u2019économie d \u2019une remise à plat des orientations stratégiques en prenant en compte la pluralité des acteurs indépendantistes, l\u2019œuvre de destruction massive du régime Couillard et la nécessaire re- crédibilisation des mécanismes de décisions démocratiques.Et ça ne peut pas se faire en un tour de main en mêlant à la fois tous les en jeux .À cette ense igne, L isée donne l\u2019heure juste.Jean-François Lisée donne l\u2019heure juste 2018 est un enjeu déterminant : il faut d\u2019abord sauver le Québec D A N I E L L E T E N D R E Chargé de cours à l\u2019UQAM et au Collège de Maisonneuve et chercheur associé au CRILCQ (Université de Montréal) histoire littéraire québécoise conserve généralement de Marie-Claire Blais les textes des années soixante, et encore.Si plusieurs cégépiens ont lu Une saison dans la vie d\u2019Emmanuel, La belle bête et autres Manuscrits de Pauline Archange sont passés à la trappe de l\u2019histoire.Pourtant, un texte comme Un Joualonais sa Joualonie, paru en 1973, a encore quelque chose à dire aux lecteurs de l\u2019ère néolibérale et post-charte des valeurs québécoises.Il parvient à évoquer un rapport conflictuel, toujours d\u2019actualité, de l\u2019individu au groupe, national aussi bien qu\u2019historique.Un Joualonais sa Joualonie est un roman au carnavalesque rabelaisien, écrit dans une forme de joual littéraire qui sonne parfois et à la fois faux et juste.Blais y dresse un portrait ironique moins de la nation québécoise que de l\u2019idée de nation.Cette critique passe par la mise en lumière d\u2019une population habituellement reléguée aux marges du groupe dominant définissant le « Québécois » : femmes, pauvres, travestis, toxicomanes, délinquants et prêtres aux mœurs libérées.Regroupées lors d\u2019une grande manifestation dite des « trous-de-cul », ces multiples communautés n\u2019arrivent pas à s\u2019associer pour défendre une même cause : la libération du Joualonais.Chaque groupe a son oppresseur, ennemi qui ne prend pas toujours le visage du dominant (homme, patron, anglophone, bourgeois) ou de la norme, mais souvent celui-là même des opprimés : les groupes de femmes se battent pour des points de détail dans la doctrine, tirage de cheveux auquel s\u2019adonnent aussi les communistes ou les travailleurs.Quant au poète national, Papillon, il se fait jeter en bas de l\u2019estrade par des « gars d\u2019usines » qui l\u2019accusent de ne connaître « rien de rien à [leur] misère », de n\u2019être qu\u2019une « espèce de professeur payé à la grosse piastre» pour parler à leur place.Une altercation entre Papillon, qui se veut rassembleur et souhaite apprendre le joualo- nais pour parler à tous et au nom de tous, et le représentant des ouvriers manifeste la désagrégation des espoirs de cohésion.La lutte contre l\u2019oppression et l\u2019assujettissement se disperse en autant de revendications individuelles difficiles à coordonner puisque chaque groupe clame la préséance des siennes sur celles de l\u2019autre.Surtout, c\u2019est l\u2019idée d\u2019un combat commun et de l\u2019obligation, pour ce faire, d\u2019une identité et d\u2019une langue partagée qui en prend pour son rhume.La forme «nation» est impossible à définir.Ce qui nous définit En composant un roman dans une langue imaginaire, dans un joual qui n\u2019est pas celui de Tremblay ni celui des quartiers ouvriers ; en insistant sur le par tage peu ef ficace de cette langue imaginaire équivalant, si l\u2019on en croit le titre, à une population, à un territoire et à une identité, Marie-Claire Blais montre l\u2019ineptie de l\u2019enfermement d\u2019un peuple dans une nation unie et indivisible, dans une doctrine économique et philosophique fonctionnant selon une logique de l\u2019exclusion, ou encore dans une langue faisant force de loi.Car le joual mis en scène par Blais n\u2019existe pas.Il sonne tout aussi faux, tout juste à côté de la note du diapason, que le français radio-canadien ou la langue de bois politicienne.Vouloir parler joualonais pour se rapprocher des petites gens, comme le souhaite Papillon, revient à parler une langue qui n\u2019existe pas, mais qui ne saurait surtout pas être le seul critère de rassemblement d\u2019un peuple.Pendant la Révolution tranquille et après les événements d\u2019octobre 1970, la littérature québécoise a cherché un nouveau langage pour définir le Québécois et son identité.Les poètes chantaient le pays à naître, des dramaturges portaient sur la scène la langue ouvrière, des romanciers insistaient sur l\u2019aliénation commune ou la friche imaginaire de cette identité nouvelle.Marie-Claire Blais, de son côté, examinait toutes ces propositions, tant littéraires que politiques, en démontrant chaque fois que ce qui nous définit est moins ce qui nous distingue des autres que ce qui, précisément, nous rend identiques aux autres.Humanité indivisible Le néolibéralisme ambiant a cela de vicieux qu\u2019il conçoit l\u2019individu (et l\u2019État) comme une sorte d\u2019entrepreneur possédant une histoire qui lui est propre et qui ne concerne aucun autre.Être soi-même avec les autres revient dès lors à contester à tous, sauf à soi bien sûr, le droit d\u2019exister.Cette existence n\u2019est toutefois attestée que par la victoire.Le lien social est tissé de luttes inégales entre une minorité qui se tient serrée et parle fort et une majorité silencieuse (si des gens qui ne disent rien peuvent véritablement constituer un groupe politique) formée d\u2019autant de solitudes qui ne l\u2019écoute pas.Dès les années 1970, tandis que cette ère d\u2019individualisme n\u2019était qu\u2019une lueur à l\u2019horizon de l\u2019histoire, Marie-Claire Blais a fait passer en littérature le malaise ressenti devant ce combat des uns contre les autres et face à une définition de soi-même, individu ou groupe, fondée sur la distinction.Ce n\u2019est pas qu\u2019elle nie les luttes qui, pour qu\u2019une reconnaissance sociale et symbolique de groupes opprimés et laissés dans l\u2019ombre du faisceau démocratique ait lieu, nécessitent l\u2019unité du groupe.Ces engagements ne doivent cependant pas se faire, selon elle, au détriment d\u2019une vérité plus grande : l\u2019humanité est indivisible, elle ne comporte aucune classe sociale, car l\u2019espoir, la souffrance et la révolte, qui lui sont concomitantes, forment la base de la condition humaine et ne sauraient être hiérarchisés.Des commentaires ou des suggestions pour Des Idées en revues?Écrivez à arobitaille@ledevoir.com et gtaillefer@ledevoir.com À joual donné, on doit regarder la bride Avec Un Joualonais sa Joualonie, Marie-Claire Blais abordait frontalement la question québécoise, à contre-courant du nationalisme ambiant Des Idées en revues Chaque mardi, Le Devoir offre un espace aux artisans d\u2019un périodique.Cette semaine, un extrait du numéro 312 de la revue Liberté (revueliberte.ca).JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Le député de Rosemont et candidat à la direction du Parti québécois, Jean-François Lisée Les plus vulnérables se sentent et se savent abandonnés, tout comme les femmes, les régions, le monde rural, le mouvement communautaire et combien d\u2019autres ; même des fleurons économiques quittent le Québec sous des haussements d\u2019épaules de ministres.PEDRO RUIZ LE DEVOIR Marie-Claire Blais, auteure de Un Joualonais sa Joualonie, roman au carnavalesque rabelaisien L\u2019 L « L E D E V O I R , L E M A R D I 2 4 M A I 2 0 1 6 A 8 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S vite, c\u2019est dans un mur que nous allons rentrer.» Lucide et déterminé C\u2019est un samedi après-midi ple in de lumière .Entre le fleuve Saint-Laurent, les paysages du Kamouraska, le ter- ro ir et la sérén ité , Roméo Bouchard, fraîchement « octo- génairisé » en avril dernier, a le regard critique posé sur son époque depuis quelques minutes et le côté sombre du tableau qu\u2019il dresse tranche avec la beauté des lieux.« Le bilan, il est là, résume celui qui vient de publier Survivre à l\u2019of fensive des riches (Écosociété).Le néolibéra- lisme a pris toute la place, nous a tous mis au pas.Pendant deux siècles, ça a été plus ou moins acceptable.Lors de la révolution industrielle, le syndicalisme, le marxisme ont réussi à faire ce contrepoids qui a limité l\u2019écart entre les pauvres et les riches.Mais depuis 30 ou 40 ans, avec la mondialisation, la bourgeoisie qui s\u2019est octroyé le pouvoir à partir des révolutions, qui fait tout pour le conserver depuis, s\u2019est concentrée et a concentré ses moyens de contrôle de la planète.On en arrive à un point de délire total qui est sur le point de tout faire basculer.» À l \u2019écouter, on pourrait croire Roméo Bouchard pessimiste.Erreur, l \u2019homme né dans le Québec du premier mandat de Duplessis, qui a co- signé le manifeste fondateur du mouvement étudiant de mai 68 au Québec, qui a été prêtre avant de défroquer pour prendre par t à la révolution sexuelle, qui a cofondé l\u2019Union paysanne, qui a posé les bases de l \u2019opposition à l \u2019oléoduc d\u2019Énergie Est dans sa région, et qui préside aujourd\u2019hui à la destinée de la Coalition pour la constituante, mouvement appelant à une refondation de la démocratie par le peuple, se dit surtout lucide et toujours aussi déterminé.« Je sens l\u2019abattement et l\u2019impuissance autour de moi face à ce qui nous arrive, dit-il.Après toutes ces années, je pourrais baisser les bras, mais ce n\u2019est pas dans ma nature.Je cherche encore les issues de secours.» Devant sa machine à café à capsules qui produit plus de déchets, moins de recyclage et qui asservit le consommateur, Roméo Bouchard s\u2019amuse un instant de la contradiction qu\u2019il a fait entrer dans sa maison, puis revient sur ses préoccupations du moment.« L\u2019austérité, c\u2019est la dernière étape d\u2019un vaste projet de démantèlement de l\u2019État par le pouvoir de l\u2019argent, dit-il.C\u2019est faire entrer les missions de l\u2019État dans le spectre du marché libre et privé tout en faisant oublier au peuple que si nous sommes à ce point endettés, ce n\u2019est pas à cause du coût des services publics et des filets sociaux que nous avons mis en place, mais bien parce qu\u2019un petit groupe d\u2019individus nous endettent collectivement pour mieux s\u2019enrichir eux- mêmes.» La parole au peuple Autour de l \u2019homme, qui vient de préparer la terre de son jardin en prévision d\u2019une nouvelle saison, le printemps tardif expose les signes tangibles de son retour, avec ses bourgeons, un chant d\u2019oiseau et une chaleur dans le fond de l\u2019air, mais Roméo Bouchard, lui, évoque surtout une autre forme de renouveau.« Le changement de civilisation pour lequel j\u2019ai milité depuis toutes ces années, dans une multitude de mouvements, est complètement bloqué, parce que le système démocratique que nous avons l\u2019est aussi.» Il poursuit : « Le choix est désormais simple : pour limiter les dégâts, il faut changer la structure de la démocratie, sinon, ce sera la dégradation complète de nos environnements naturel, social et politique, fatale au maintien de la vie.» La perspect ive est aride, mais c\u2019est pour tant sur elle que son projet d\u2019assemblée constituante, pour lequel il se bat désormais, prend racine.« Quand on a commencé en 2012, c\u2019était tellement neuf que les gens ne savaient même pas de quoi il était question : réécrire une constitution pour le Québec et le faire faire par le peuple, pour le peuple, dans le cadre d\u2019un vaste chantier démocratique.» Depuis, la chose a fait du chemin, assure M.Bouchard, et elle devrait d\u2019ailleurs continuer à en faire pour se substituer à l\u2019idée de référendum sur l\u2019indépendance du Québec, un projet qui ne sait tellement plus où il va qu\u2019il ne peut qu\u2019aboutir nulle part, dit-il.« Les gens n\u2019y croient plus, n\u2019en veulent plus.C\u2019est une vieille cassette du PQ.C\u2019est partisan.Les libéraux ont toutes les armes contre ça.C\u2019est une ornière dont le mouvement souve- rainiste ne peut plus se sortir, résume Roméo Bouchard.La seule issue, c\u2019est l\u2019assemblée constituante qui va définir le Québec de demain en écrivant une constitution.Le référendum va porter sur cette constitution .» Et il ajoute : « Une assemblée constituante, ce n\u2019est pas un sondage rapide.Ce sont deux ans de travaux.C\u2019est un travail énorme de discussion, de réflexion sur notre avenir collectif, comme jamais cela a été fait ici.Et c\u2019est aussi une façon de se reconnecter à un territoire pour retrouver le chemin de l\u2019autonomie.» Autour de lui, les paysages de Kamouraska, avec leurs lignes harmonieuses caressant les rives du fleuve, avec leurs plateaux de terres agricoles, imposent leur majesté, mais résument aussi l\u2019action et l\u2019engagement de l\u2019homme qui est arrivé là en 1975, qui y a fondé une famille et qui y trouve encore la source de son inspiration.« À Montréal, je me battais pour des causes, pour la décolonisation, le marxisme, le Petit Livre rouge de Mao, Che Guevara.Quand je suis arrivé ici, c\u2019est pour moi que je l\u2019ai fait.Ma ferme, je l\u2019ai baptisée \u201cLe petit pays\u201d, et c\u2019est pour lui que je me suis battu dans le respect du territoire, des autres et pour l\u2019égalité.» Les fondements de ce combat et la persistance de cet engagement méritent de plus en plus d \u2019être transmis à d\u2019autres et d\u2019être par tagés, cro it - i l .« Mon dernier bouquin a été présenté comme un testament politique.J\u2019accepte cette définition.C\u2019est un appel à la résistance contre tout ce qu i cherche à remettre en quest ion l \u2019équ i té soc iale.» Une leçon d\u2019intégrité aussi, qui a été et reste encore le carburant de ce militant infatigable qui sait très bien comment justifier la constance de son ind ignat ion : « S i on m\u2019ampute de ma capacité à réfléchir, je meurs.Et même si on ne gagne pas tous nos combats, ce n\u2019est pas une raison pour ne pas continuer.» Le Devoir SURVIVRE À L\u2019OFFENSIVE DES RICHES Roméo Bouchard Écosociété Montréal, 2016, 200 pages SUITE DE LA PAGE 1 CONSTANCE 1936 Naissance à Normandin, au Lac-Saint-Jean 1968 Signe le manifeste fondateur de la révolte étudiante de mai 1975 Se lance dans l\u2019agriculture biologique à Saint-Germain de Kamouraska 2001 Cofonde l\u2019Union paysanne 2012 Devient directeur général et porte-parole de la Coalition pour la constituante du Québec Roméo Bouchard en cinq dates gouvernement ne veut tout simplement plus de perspectives commerciales, ça devient un risque qui va au-delà de ce que l\u2019entreprise est prête à assumer», insiste M.Gagnon.Non, dit Couillard Or, le premier Philippe Couillard a justement dit à plusieurs reprises, et ce, depuis novembre 2015, qu\u2019il s\u2019opposait à la poursuite des forages avec fracturation sur l\u2019île sise en plein cœur du golfe du Saint-Laurent.Il a notamment souligné que le «saccage» ou la «destruction» d\u2019Anticosti par l\u2019industrie pétrolière ne porterait jamais sa signature.Des signaux qui inquiètent l\u2019entreprise française Maurel & Prom, qui veut maintenant « connaître les intentions gouvernementales », souligne leur lobbyiste-conseil.En clair : «Est-ce que l\u2019objectif pour lequel Hydrocarbures Anticosti a été créé tient toujours la route ?» Il n\u2019est pas question de « forcer » le gouvernement à poursuivre le projet, mais bien de savoir « s\u2019il y a toujours un appétit » pour l\u2019exploitation d\u2019un éventuel gisement de pétrole et de gaz de schiste.Est-ce que le gouvernement souhaite aller vers l\u2019exploitation pétrolière sur Anticosti ?«Comme mentionné à de nombreuses reprises, le gouvernement s\u2019est engagé à respecter le contrat le liant à Hydrocarbures Anticosti S.E.C.en ce qui concerne l\u2019exploration sur l\u2019île d\u2019Anticosti, et ce, dans le respect des lois et règlements environnementaux en vigueur », répond le cabinet du ministre de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand.Son attachée de presse, Véronique Normandin, précise qu\u2019« il y a eu des discussions et des rencontres entre le gouvernement et l\u2019entreprise », mais que la nature des échanges n\u2019est pas «de nature publique».Millions supplémentaires Ce qu\u2019on sait, cependant, c\u2019est que le retrait de Maurel & Prom alourdirait probablement le risque financier assumé en bonne partie par le gouvernement du Québec dans la société en commandite Hydrocarbures Anticosti.En vertu de l\u2019entente signée par le gouvernement péquiste en 2014, les entreprises Corridor Resources et Pétrolia ont cédé leurs permis d\u2019exploration à Hydrocarbures Anticosti.Ressources Québec, une filiale d\u2019Investissement Québec, et Saint-Aubin, filiale de Maurel & Prom, doivent pour leur part investir un total de 100 millions de dollars dans le but de «démontrer la viabilité commerciale des ressources en hydrocarbures de l\u2019île d\u2019Anticosti pour ensuite les produire».Ressources Québec, qui ne semble pas avoir obtenu de clause de retrait sans pénalité dudit contrat, doit injecter 56,7 millions de dollars.Saint-Aubin s\u2019est pour sa part engagé à mettre un maximum de 43,3 millions de dollars dans le projet d\u2019exploration.Selon le contrat en vigueur, Maurel & Prom bénéficie toutefois d\u2019un droit de retrait une fois qu\u2019un montant de 35 millions de dollars aura été investi dans les travaux d\u2019exploration, incluant un premier forage avec fracturation.Celui-ci était prévu pour cet été, mais a finalement été reporté à 2017.Un tel retrait aurait une incidence financière pour Investissement Québec.Selon les détails de l\u2019entente de 2014 dévoilés dans un document déposé sur SEDAR, un retrait forcerait en effet Ressources Québec à ajouter un montant de 13,26 millions de dollars pour terminer la «phase 1», soit les trois forages avec fracturation.Les intérêts de la société d\u2019État dans Hydrocarbures Anticosti passeraient aussi de 35% à 50%.Cette première phase pourrait bien être suivie d\u2019une deuxième phase, dans le but de confirmer le potentiel commercial d\u2019un éventuel gisement d\u2019énergies fossiles sur Anticosti.La décision d\u2019aller de l\u2019avant ou non appartient au conseil d\u2019administration d\u2019Hydrocarbures Anticosti.Des investissements de 40 à 45 millions de dollars sont prévus pour cette seconde étape, qui pourrait nécessiter le forage de puits supplémentaires et la réalisation d\u2019études de faisabilité.Qui financerait cette nouvelle étape ?En cas de retrait de Maurel & Prom, tout indique que le gouvernement du Québec devra injecter davantage de fonds, même si le montant est pour le moins impossible à préciser.Pétrolia et Corridor Resources devraient aussi ajouter des fonds dans le projet.Si le projet conduit au final au lancement de l\u2019exploitation sur l\u2019île, les partenaires devraient financer le développement au prorata de leur poids dans la société en commandite.Ressources Québec pourrait toutefois diluer l\u2019actionnariat d\u2019Hydrocarbures Anticosti en cédant des parts à «une entreprise pétrolière de réputation internationale».Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 ANTICOSTI Rectificatif Dans la critique du roman Tam-Tam (XYZ), de Pierre Gariépy, signée par Dominic Tardif et parue le 14 mai dans le cahier Livres (page F 2), on aurait dû parler du personnage de la narratrice- enfant comme étant Valérie.Toutes nos excuses.ALEXANDRE SHIELDS LE DEVOIR Face à l \u2019adversité, Xavier Dolan dit ne jamais avoir douté de son film.Et le prix rempor té dimanche lui confirme par-dessus tout l\u2019importance de créer à sa façon.« La validation des pairs est impor tante, mais ce qui est plus important, c\u2019est la validation du public.Parce que sans le public, le film ne vit pas.» «Je continue de faire des films en restant moi-même.En faisant ce que je pense être bien et juste pour servir le film», a-t-il ajouté, interrompu quelques instants plus tard par le «Bravo Xavier ! » bien senti d\u2019un voyageur qui passait par là.Séduire le Québec Après avoir conquis le public cannois, c\u2019est maintenant les Québécois que Xavier Do- lan veut séduire.Juste la fin du monde devrait prendre l \u2019affiche en septembre prochain, le temps que son équipe et lui puissent élaborer une stratégie de diffusion.« Le marché québécois est un marché qui est dif ficile à séduire », affirme-t-il.Il a bon espoir de voir son film se tailler une place dans le cœur des Québéco is, même lorsque l\u2019attention médiatique entourant le Fest ival de Cannes s\u2019estompera.Il juge que les personnages de Juste la fin du monde sont « moins faciles à aimer » que ceux de ses précédents films, mais il croit que le public québécois s\u2019y reconnaîtra, d\u2019une façon ou d\u2019une autre.« J\u2019espère évidemment, quand le film sortira, que les gens pourront en lire les émotions », résume le cinéaste.Rappelons que Juste la fin du monde, le sixième film du réalisateur et son cinquième présenté à Cannes, est une adaptation de la pièce autobiographique du Français Jean- Luc Lagarce, qui est mort du sida quelques années après l\u2019avoir écrite.Il raconte l\u2019histoire d\u2019un dramaturge malade qui revient dans sa famille à la suite d \u2019une absence de plusieurs années pour révéler son décès imminent, mais qui garde finalement le secret après avoir subi les foudres de ses proches.Comme il l\u2019avait indiqué la veille, Xavier Dolan a juré lundi qu \u2019 il n \u2019est pas déçu d \u2019avoir vu la Palme d \u2019or lui glisser entre les doigts, au profit de Ken Loach pour Moi, Daniel Blake.« Il n\u2019y a aucune déception.J\u2019ai gagné le Grand Prix du jur y du Festival de Cannes.C\u2019est extrême pour moi, pour un film qui, quelques jours plus tôt, était détesté, sif flé », a-t-il rappelé.En se présentant dimanche lors de la soirée de remise des prix, il savait qu\u2019il ne repartirait pas les mains vides.Lorsque tous les prix ont été attribués, sauf les deux plus prestigieux, il a pu rêver aux grands honneurs.Il a vécu un instant d\u2019espoir, pas de déception, dit-il.« Je n\u2019ai pas besoin de Palme d\u2019or dans la vie.J\u2019ai besoin de sentir que les films que je fais sont compris, appréciés, aimés et qu\u2019ils ont un destinataire.J\u2019ai besoin de savoir qu\u2019il y a quelqu\u2019un au bout du fil.» En plus du Grand Prix du public, Xavier Dolan a mis la main sur le prix œcuménique, décerné par un jury indépendant pour récompenser les qualités artistiques et le message d\u2019une œuvre.Fin d\u2019un cycle Mis à par t la dif fusion de Juste la fin du monde, Xavier Dolan se consacrera dans les prochains mois au tournage de son premier film en anglais, The Death and Life of John F.Donovan.Et après?Qui sait ?«C\u2019est la fin d\u2019un cycle où j\u2019ai été très intime, très personnel.Maintenant, j\u2019ai envie de m\u2019ouvrir à quelque chose d\u2019un peu plus hasardeux, d\u2019un peu plus inconnu», répond-il.Pour la suite, il se laisse tenter par des projets de séries télévisées, des films de genre \u2014 pourquoi par un film d\u2019horreur, évoque-t-il au passage, sans rien exclure.Au fil des ans, il a adoré son expérience à Cannes, mais il ne sait pas quand il y retournera.Chose certaine, il refuse qu\u2019on accole à son aventure cannoise l\u2019étiquette de «conte de fées» : il s\u2019agit plutôt, insiste-t-il, du fruit d\u2019un travail acharné.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 DOLAN LOÏC VENANCE AGENCE FRANCE-PRESSE Juste la fin du monde de Xavier Dolan a remporté dimanche un laurier majeur à Cannes, le Grand Prix du jury.Il s\u2019agit de la décoration juste en dessous de la Palme d\u2019or.Jamais un film québécois ne s\u2019était hissé aussi haut au palmarès cannois."]
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