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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2016-05-28, Collections de BAnQ.

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[" C H A R L E S - A N T O I N E R O U Y E R à Bordeaux L e premier module de l\u2019exposition permanente de La Cité du vin de Bordeaux donne le ton.Au menu : une célébration du vin aux quatre coins de la planète, à l\u2019image de tous ces paysages façonnés de la main humaine, pour optimiser la nature à force de savoirs acquis au fil des siècles.Pour trouver la symbiose entre le type de raisin et le ter roir.Pour t irer de ces baies le meilleur suc possible et en faire le nectar fermenté digne des dieux, dit- on : le vin.Des vignobles vus du ciel défilent plus grands que nature sur trois immenses écrans : au fond d\u2019une vallée, bien alignés et verdoyants en Champagne ; en terrasses, accrochés au flanc d\u2019une colline aride parmi des oliviers en Italie ; avec des raisins sur pied sous la neige en Suisse ; des ceps de vignes entourés chacun d\u2019un muret dans les Canaries ; sur fond de palmiers en Polynésie ; au bord d\u2019un immense lac de l\u2019Okana- gan en Colombie-Britannique ; aux pieds d\u2019un petit château classique sur son promontoire de calcaire à Saint-Émilion.Chacun de ces écrans de près de quatre mètres de haut diffuse une projection différente du même lieu.Le visiteur se tourne pour embrasser chaque angle, amplifiant l\u2019expérience immersive pendant ces huit premières minutes d\u2019une visite d\u2019environ deux heures (qui pourrait durer la journée).Chacune des 22 régions viticoles projetées (pour 17 pays) est identifiée en français, anglais et espagnol.L\u2019exposition est trilingue pour un public cible résolument international.Et le propos sera loin d\u2019être nombriliste, même si les Bordelais ont été privilégiés par la nature sur les rives de la Garonne.Un fleuve qui a permis au petit port de rayonner en expédiant ses vins par bateau, notamment grâce aux Hollandais et aux Britanniques.Œnotourisme numérique La qualité des images et de la bande sonore de ce « Tour du monde des vignobles » est aussi annonciatrice de la débauche de technologie numérique de ce parcours permanent : 200 écrans, 50 vidéopro- jecteurs, 20 caméras à détection de mouvement, 40 dif fu- seurs d\u2019odeurs, 300 détecteurs infrarouges assurant l\u2019interac- tivité avec l\u2019audioguide, plus proche d\u2019un téléphone intelligent, d\u2019ailleurs.Tout comme le casque audio, créé pour La Cité du vin, pour entendre le commentaire en huit langues et les sons ambiants.Pour « ce voyage dans l\u2019espace et dans le temps » au fil de la vigne explorant le monde du vin et le vin dans le monde, la Ville de Bordeaux a vu grand afin de rattraper son retard en matière d\u2019œnotou- risme.Et de retrouver son rang de capitale mondiale du vin, malmené notamment par le Nouveau Monde, Californie en tête ?Design Bruxelles, un hub de créativité qui n\u2019en ?nit plus de se réinventer Page D 4 Jardins Pour le plaisir de découvrir de curieux fruits et légumes Page D 6 Un hybride entre parc d\u2019attractions et musée interactif sur le vin, à la pointe de la technologie numérique, La Cité du vin ouvrira à Bordeaux le 1er juin prochain.On espère repositionner la ville comme chef de file de la planète vin et asseoir sa réputation de destination touristique prisée en of frant un nouvel équipement d\u2019envergure internationale et une porte d\u2019entrée vers ses vignobles de l\u2019arrière-pays.TOURISME FRANCE Bordeaux, cité du vin Une cuvée d\u2019œnotourisme grand format au cœur d\u2019un centre de loisirs culturel ultramoderne ANAKA LA CITÉ DU VIN La Cité du vin ouvrira à Bordeaux le 1er juin prochain.Ci-dessous : «Le tour du monde des vignobles» dans le parcours permanent.Et tout en bas : «De la vigne au verre».C A H I E R D \u203a L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 8 E T D I M A N C H E 2 9 M A I 2 0 1 6 ANAKA LA CITÉ DU VIN VOIR PAGE D 3 : BORDEAUX Lire aussi \u203a Le monde du vin en modules.La Cité du vin de Bordeaux en six grands thèmes Page D 2 CHARLES-ANTOINE ROUYER J U L E S N A D E A U à Denver L a cérémonie dominicale du thé avec petits fours est un rituel.Dès l\u2019entrée dans le hall du Brown, sous le chandelier du vaste atrium, le pianiste et la harpiste vous transportent vers le Vieux-Conti- nent.«Admirez le style Renaissance italienne.On se croirait à Florence», répète Debra Faulkner.L\u2019au- teure de Ladies of the Brown est la dernière historienne de l\u2019établissement.Moult célébrités ont fréquenté ce panthéon.Douze présidents américains et encore trois suites de luxe en souvenir de Theodore Roosevelt, Dwight Eisenhower et Ronald Reagan.John Wayne y lança son film The Alamo.Les Beatles et Joan Baez y convergèrent le même jour du mois d\u2019août 1964.Vive la France: la divine Sarah Bernhardt y régala ses admirateurs (sans provoquer les ministres du culte comme elle le fit à Québec).Les Denverites vénèrent le Brown.La reine Marie de Roumanie a été accueillie en grande pompe par le maire Ben Stapleton en 1906.Son arrière-petit-fils, Walker Stapleton, grand trésorier du Colorado, lance : « Pendant les années 1940-60, c\u2019était le rendez-vous de la haute société.La photo de débutante de ma grand-mère, maintenant 97 ans, qui a fondé le bal des débutantes en 1956, est affichée à la mezzanine.» Gratte-ciel révolutionnaire Le marchand d\u2019art oriental Paul Ramsey raconte : «Le 10 octobre 2011, nous étions au 321 pour commémorer le centenaire du séjour de Sun Yat-sen.Là où il apprit la nouvelle de l\u2019éclatement de la révolution en Chine.Faut voir sa signature dans les registres.» Et le professeur d\u2019histoire Gabriel Finkelstein : «J\u2019ai été conçu au Brown pendant la lune de miel de mes parents.» Sorti de terre en 1892 au coût (exorbitant pour l\u2019époque) de deux millions de billets verts, le pic urbain offrait une vue inédite sur les Rocheuses.L\u2019ambitieux Henry C.Brown dota le Colorado d\u2019un «gratte-ciel» révolutionnaire.«À l\u2019épreuve du feu» par surcroît.Un tel joyau pour 140 000 mineurs et cow-boys de la reine du Far West?L\u2019ex-maire de Montréal Honoré Beaugrand était sur place en 1890 : «On admire aujourd\u2019hui une cité qui s\u2019enorgueillit de ses superbes édifices publics\u2026 Les hôtels ne le cèdent en rien à ceux des États de l\u2019Est [où] l\u2019on construit constamment des édifices qui feraient honneur aux grandes villes de l\u2019Est », écrivit le fondateur de La Patrie.Les squelettes du placard Les squelettes du placard ?Le chapitre local du Ku Klux Klan y fut fondé.L\u2019année de Sun Yat-sen et de Sarah Bernhardt, un ménage à trois aboutissant à un crime passionnel inspira le best-seller Murder at the Brown Palace.Enfin, la légende serait incomplète sans évoquer l\u2019intrigant tunnel qui aurait relié le Brown à l \u2019hôtel Richelieu voisin.Pendant la Prohibition, c\u2019était le stratagème pour acheminer du gin aux accros du jeu.Plus coquine, l \u2019astuce pour « ravitailler » l e s m e s s i e u r s d e l a G r a n d e D a m e e n jeunes filles de la maison close d\u2019en face \u2014 l \u2019actuel Navar re, voisin de l \u2019église de la Trinité.Collaboration spéciale Le Devoir Qui dit Brown Palace Hotel dit apparat, extravagance et bourgeoisie.La Grande Dame de Denver incarne la petite histoire du siècle dernier avec son carnet mondain.Le Ritz Carleton de la capitale du Colorado s\u2019illustre par ses prouesses architecturales.Sans oublier sa légende coquine et un meurtre médiatisé.BROWN PALACE HOTEL La Grande Dame de Denver au registre de l\u2019histoire L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 8 E T D I M A N C H E 2 9 M A I 2 0 1 6 P L A I S I R S D 2 Dès l\u2019entrée dans le hall du Brown, sous le chandelier du vaste atrium, le pianiste et la harpiste vous transportent vers le Vieux-Continent.«Admirez le style Renaissance italienne.On se croirait à Florence», répète Debra Faulkner.L\u2019auteure de Ladies of the Brown est la dernière historienne de l\u2019établissement.TOURISME C H A R L E S - A N T O I N E R O U Y E R à Bordeaux L\u2019 exposition permanente à La Cité du vin de Bordeaux se décline en six grands thèmes : « Vignobles du mon - de, De la vigne au verre, Au cœur des civilisations, Le vin et vous, Les imaginaires du vin et Bordeaux».Certains de ses 19 modules sont très didactiques, d\u2019autres plus divertissants, notamment pour les enfants, version parc d\u2019attractions dans une facture qui reste très élégante, pour un résultat final plus proche du parc à thème grand public que du musée.La Cité du vin espère attirer ainsi 450 000 visiteurs par année.Ce parcours permanent, conçu par l\u2019agence britannique Casson Mann, est de format très modulaire plutôt que linéaire et pourra tourner à l\u2019avalanche de contenu étourdissante, comme le vin.Une pause en cours de visite sera bienvenue, mais la billetterie horodatée pourrait manquer de souplesse\u2026 Quelques modules plus légers permettront aussi de laisser souf fler ses neurones, et ses jambes.En fin de visite, Bordeaux survole brièvement l\u2019histoire de la ville et l \u2019 influence du vin : à tout seigneur tout honneur, sans risquer d\u2019être taxé de « bor- deaux-centrique ».Vignobles du monde s\u2019avère excellent, en trois parties : un survol de 22 vignobles dans le monde sur grand écran ; La table des terroirs : pleins feux sur dix régions (de l\u2019Argentine à la Nouvelle-Zélande en passant par la Californie, la France, l\u2019Allemagne, l\u2019Italie) qui présente des entrevues avec des producteurs locaux ; Planètes vin : quatre mappemondes sur- dimensionnées à manipuler, couplées à un écran vidéo distillant de l\u2019information (climat, histoire, cépages, économie) sur la par tie du globe sélectionnée à la main.Le visiteur peut y visualiser la zone de culture de la vigne, une bande au centre de chaque hémisphère que déplace le réchauffement climatique : en 50 ans, elle a migré de 80 à 240 kilomètres vers les pôles, avec des dates de floraison plus précoces.Dans la section suivante, De la vigne au verre, cinq ceps de vignes stylisés (« e-vigne ») portent de petits écrans vidéo en guise de feuilles.Des spécialistes y expliquent la notion de terroir (l\u2019interaction entre la palette des sols et le climat) ; la culture de la vigne raisonnée ou biodyna- mique ; l\u2019histoire de la vigne, une longue liane grimpante avec peu de baies à l\u2019origine ; les particularités d\u2019une soixantaine de cépages.Un second module, Portraits de vins, s\u2019avère séduisant mais déroutant car peu intuit i f au f inal : six immenses bouteilles stylisées en bois clair (vins rouges, blancs, rosés, effervescents, liquoreux, mutés) abritent une grande table ronde interactive, sur les cépages, l \u2019historique, mais la navigation avec détecteurs de mouvement s\u2019avère compliquée.Plus loin, La galerie des civilisations, le plus muséal de tous les modules, explique par exemple l\u2019origine des châteaux comme image de mar - que dans le Médoc, à renfort de maquettes.À ne pas manquer dans la dernière partie sur Bordeaux : deux tables interactives avec modélisations en 3D illustrant l\u2019évolution de la ville depuis le petit village Burdigala à nos jours, en six périodes (un mi- nimusée de la Pointe-à-Cal- lières virtuel).Le Buffet des 5 sens (Le vin et vous), le plus ludique de tous les modules, permet d\u2019exercer son odorat et son acuité visuelle.Côté intermèdes détente, Bacchus et Vénus invite à s\u2019affaler sur un grand divan arrondi au dossier à 45 degrés et à se laisser emporter par des projections au plafond illustrant des écrits poétiques sur le vin mis en voix.Le Banquet des hommes illustres permet de se poser devant un film sur un écran incurvé d\u2019une dizaine de mètres de large, où l\u2019acteur Pierre Ar- diti (l\u2019un des mécènes) se perd dans un songe comique où il croise Pline, Rabelais, Mozart, Louis XIV, Churchill, Maria Calas, en chair et en os, en costume d\u2019époque, les uns à côté des autres, évoquant le vin à leur manière.Tout un art de vivre aborde par tage et convivialité dans une scénographie très originale : trois longues tables dans une atmosphère feutrée, des chaises à longs dossiers où est projetée une discussion avec successivement un historien, Franck Fer rand, une jour nal is te , Ariane Massenet , et une chef, Hélène Daroze, tous trois originaires du Grand- Sud-Ouest.À bord ! est une animation pour petits et grands projetée sur un écran à 270 degrés sur le rôle du transport maritime (le roulis et la chaleur pouvaient améliorer la qualité du vin en barriques), en quatre escales depuis Bordeaux, Amsterdam et Ma- deire, vers Boston, Philadel- phie, le Japon et à travers la Méditerranée.Collaboration spéciale Le Devoir BORDEAUX Le monde du vin en modules JULES NADEAU Les Denverites vénèrent le Brown et moult célébrités ont fréquenté ce panthéon.ANAKA LA CITÉ DU VIN Dans le parcours permanent de La Cité du vin de Bordeaux : «Le mur des tendances», puis, à droite, «La table des terroirs».ANNICK NADEAU L\u2019entrée de l\u2019hôtel. Pour parachever aussi d\u2019un geste for t sa mue urbaine amorcée il y a une vingtaine d\u2019années.La Ville se dote alors d\u2019un tramway moderne et redes- sine ses places publiques, petites et grandes.Donne la priorité aux piétons et aux cycl istes en centre-vi l le (mais les encombrements automobiles demeurent endémiques).La cité renoue avec le fleuve en réaménageant ses quais.Au final, et à la faveur d\u2019une inscription au Patrimoine mondial de l\u2019UNESCO en 2007 (Le Devoir, 22 septembre 2007), elle séduit les touristes, au nombre de millions en 2015.Tout en rondeurs La Cité du vin, c\u2019est un édifice qui va ancrer un nouveau quartier en ébullition, à la frange nord de la ville: Bacalan, la zone portuaire et ouvrière jadis malfamée, est criblée de grues de construction et desservie par le tramway à quelques minutes du centre-ville.Après dix ans de gestation (proche d\u2019avor ter en 2009), La Cité a poussé en trois ans sur les berges du fleuve, à l\u2019entrée de la ville, en aval, sur le site des anciennes forges du port, en bordure des bassins à flot.Le bâtiment résolument moderne détonne volontairement dans son cadre.Tout en rondeurs, pour la volupté du vin, il rappelle une grosse bouée drapée d\u2019aluminium cuivré (ou un beigne : le « tore », un tube courbé refermé sur lui-même), coiffée sur un côté d\u2019une petite tour de huit étages à la façade de verre torsadée.Selon les architectes du cabinet par is ien XTU, le doré évoque les eaux bou - euses de la Garonne (et de la vase visible aux pieds de l\u2019édifice à marée basse).La tour torsadée imite le vin qui virevolte dans un verre pendant la dégustation.Un verre au belvédère Au sommet de la tour de 35 mètres, un belvédère et sa promenade extérieure à 180 degrés permettent d\u2019embrasser la courbe du fleuve en croissant de lune, d\u2019où le surnom de Por t de la Lune, un pont-levant ultramoderne et ses tourelles biseautées et l\u2019enfilade des quais se déroulant vers la ville.Le reste de la tour abrite un restaurant gastronomique, Le 7, les bureaux de la Fondation pour la culture et les civilisations du vin qui gère la Cité du vin, une salle d\u2019exposition temporaire, la billetterie et l\u2019accueil.Le tore doré accueille les activités culturelles : un espace polysensoriel pour les ateliers de dégustation, un auditorium de 250 places, un salon de lecture, une boutique de la Cité, un kiosque touristique, une cave à vin (800 références dont 600 étrangères), un bar à vin et un snack gourmand.Un ponton sur le fleuve Au cœur du tore, un puits de lumière égaie l\u2019intérieur, don - ne aux visiteurs un point de repère et enlace un escalier monumental qui s\u2019enroule vers le cœur de La Cité au-dessus : le parcours permanent.L\u2019exposition occupe la total i té du deuxième niveau, sous de hauts plafonds vertigineux soutenus par plusieurs centaines d\u2019arches de bois clair, l \u2019armature intérieure du tore.Autre signe que la ville continue de se réconcilier avec son fleuve, à l\u2019extérieur, un ponton de 90 mètres de long verra appareiller trois nouvelles excursions fluviales vers les vignobles.Et la navette f luviale, le BatCub (compris dans les transpor ts col lecti fs et la car te City Pass), aura un 5e ar rêt à La Cité du vin \u2014 sans doute la meilleure manière d\u2019aborder la visite, en admirant depuis le centre- vi l le la façade des quais XVIIIe de l\u2019âge d\u2019or du vin à Bordeaux et qui a contribué au statut UNESCO.Collaboration spéciale Le Devoir Notre journaliste était l\u2019invité d\u2019Air France (airfrance.fr).L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 8 E T D I M A N C H E 2 9 M A I 2 0 1 6 P L A I S I R S D 3 La Cité du vin, c\u2019est un édifice qui va ancrer un nouveau quartier en ébullition, à la frange nord de Bordeaux : Bacalan, la zone portuaire et ouvrière jadis malfamée est criblée de grues de construction et desservie par le tramway à quelques minutes du centre-ville.TOURISME Pour annoncer, contactez Evelyne De Varennes au 514 985-3454 ou edevarennes@ledevoir.com La PLUS GRANDE SÉLECTION de miroirs de tous styles et grandeurs Miroirs SUR MESURE à partir de nos moulures Service de LIVRAISON DISPONIBLE 514.282.0900 4556-B, Boul.St-Laurent, Montréal, Qc H2T 1R3 www.OMiroir.com / info@OMiroir.com / omiroirmtl SUITE DE LA PAGE D 1 BORDEAUX CHARLES-ANTOINE ROUYER La section «Tout un art de vivre» aborde partage et convivialité dans une scénographie originale.ANAKA LA CITÉ DU VIN En vrac Euro 2016 de soccer.Cinq parties à Bordeaux (11 juin au 2 juillet), avec soirées Hors Jeu à La Cité du vin: dégustation de vins des pays en lice et parties retransmises dans l\u2019auditorium.Bordeaux fête le vin.Festival au cœur de la ville pour découvrir 80 appellations et son nouveau pass numérique, du 23 au 26 juin.bordeaux-fete-le-vin.com.S\u2019y rendre.En tramway, à vélo (VCub, le Bixi bordelais, vcub.fr), en navette fluviale (Batcub, batcub.fr).Dormir.Hôtel de Sèze, 4 étoiles, un hôtel-boutique dans la décoration plus créative et l\u2019intimité (55 chambres), entièrement rénové par la famille Janvier, avec spa, restaurant, salon à cigare.Ouvert en 2012 et situé allées de Tourny, où se dressait jadis la fontaine donnée à la Ville de Québec.hotel-de-seze.com.Trétrodons.Original : des conteneurs agrandis, sur la rive droite, à l\u2019écosystème Darwin (Maylis au 09 70 80 55 65).Manger.Hôtel de Sèze, pour sa cuisine du marché raffinée selon la saison, de la chef Élodie Bogner.Passage Saint-Michel.Style brasserie avec pignon sur rue place Saint-Michel, lepassagesaintmichel.com.Sur la rive droite.L\u2019estacade, pour la vue sur l\u2019élégante place de la Bourse (estacade-restaurant.com); le Café du Port, ravissante terrasse au bord du fleuve (lecafeduport.com); le magasin général à Darwin, un bistrot-réfectoire dans une ancienne caserne réhabilitée en pépinière d\u2019entreprises écosolidaires, avec des 5 à 7 avec DJ en extérieur certains soirs, magasingeneral.camp.Visiter.Croisiere-bordeaux.com : depuis la Cité du vin, croisière- dégustation et trois nouvelles excursions fluviales (Côtes de bourg, Graves, Haut-Médoc, retour en autocar.) Autres croisières (retour en bateau) vers Blaye UNESCO et sa citadelle Vauban, Sauternes; croisières-apéro ou croisières-repas.Bordeaux- WineTrip.com: nouveau portail de l\u2019œnotourisme dans le Bordelais, dont six nouvelles routes des vins lancées en 2015.Balades sur la Garonne en canot, kayak ou SUP (en pourparlers pour excursions depuis le ponton de la Cité du vin), bordeauxcanoe.com.City Pass.Accès illimité au transport collectif, BatCub compris, entrée à plus de 20 musées et réductions sur diverses dégustations, excursions dans les vignobles.Quartier Saint-Michel.Le Vieux-Bordeaux encore authentique et multiculturel, village dans la ville avec ses marchés (samedi et lundi), ses épiceries et cafés ethniques, et pour monter dans la flèche de la basilique Saint-Michel qui culmine à 114 mètres, bordeaux-tourisme.com.La rive droite.Après la visite à la Cité du vin, traverser le pont-le- vant; continuer le long des quais-jardins jusqu\u2019à Darwin, faire incursion au jardin botanique, puis retourner par le pont de pierre.Renseignements: laciteduvin.com.ANAKA LA CITÉ DU VIN La section «Planètes vin» du musée et ci-dessous, celle de «La galerie des civilisations». L a capitale de la Belgique et de l\u2019Europe n\u2019en finit plus de se réinventer à coups d\u2019audace et d\u2019innovation.Métropole cosmopolite au carrefour des cultures, Bruxelles protège jalousement ses traditions et son histoire tout en faisant rayonner sa créativité novatrice.En parcourant ses rues, ses places et ses jardins, on vogue de surprises en découvertes, admirant le meilleur d\u2019hier et d\u2019aujourd\u2019hui.La ville du Man- neken-Pis déploie à chaque coin de rue tout un art de vivre, singulier et pluriel, porteur de sens.De l\u2019architecture à la gastronomie, de l\u2019art au design, de la mode à la bande dessinée, le visiteur a droit à un véritable foisonnement d\u2019idées et de propositions.Pour les férus d\u2019architecture, la ville est littéralement un musée à ciel ouvert avec, notamment, la fameuse Grand-Place, une merveille d\u2019exubérance avec ses splendides maisons baroques et ses édifices gothiques.Les amoureux de l\u2019Art nouveau et de l\u2019Art déco sont au 7e ciel devant tant de trésors parsemés, çà et là, dans les quartiers.La maison familiale de Victor Horta, le célèbre architecte et icône du mouvement Art nouveau, abrite dorénavant un musée qui lui est consacré.Parmi les autres incontournables, soulignons le musée Magritte qui expose l\u2019essentiel des toiles et des af fiches de ce peintre surréaliste ; Bo- zar, le palais des beaux-ar ts qui met en scène à chaque saison un best of de la création contemporaine tous azimuts ; ADAM (Ar t & Design Ato- mium Museum) qui rend hommage aux créations de plastique avec plus de 2000 objets conçus dans les années 1960-1970 et por tant les grif fes de designers notoires comme Massimo Vignelli, Joe Colombo, Marcel Breuer ou Gaetano Pesce.Cet espace voué à la gloire du PVC est situé aux pieds d\u2019un des symboles les plus emblématiques du pays, l\u2019Atomium, le totem phare dans le ciel bruxellois, un héritage de l\u2019Exposition universelle de 1958.Quant au MIMA (Millenium Iconoclast Museum of Ar t), c\u2019est le tout nouveau musée dédié au Street Ar t dans ce qu\u2019il a de plus actuel et révolutionnaire.On y présente une histoire de la culture 2.0.Il ne faudrait pas bouder son plaisir d\u2019inspecter le Centre belge de la bande dessinée, la référence absolue à l\u2019échelle internationale.C\u2019est dans un temple de l\u2019Art nouveau signé Hor ta que s\u2019est installé, en 1989, ce musée qui témoigne de la grande histoire et de l\u2019exceptionnel imaginaire des auteurs belges du 9e art, de Peyo à Hergé.On risque fort d\u2019y retrouver son âme d\u2019enfant.L\u2019ar t contemporain est également omniprésent sous toutes ses formes à Bruxelles.Non seulement est-il exposé dans plusieurs musées, mais il est également exhibé dans une multitude de galeries d\u2019art avant- gardistes, qui rivalisent d\u2019audace en faisant découvrir tant les artistes con f i r més que les ta lents émergents.C\u2019est le cas notamment de la très cotée Alice Galler y, des galeries prestigieuses comme Albert Dumont, Daniel Tem- plon et Maison Particulière, et de la Patinoire royale, sans oublier l\u2019incomparable Wiels.Des hôtels coups de cœur Parmi les nombreux hôtels coups de cœur, on notera les hôtels-boutiques au design raffiné comme le Vintage, le Zoom, le Made in Louise et l\u2019Hôtel des galeries.Du côté des palaces, le majestueux hôtel Amigo, ouvert en 1958, continue de séduire, comme le légendaire hôtel Métropole qui rappelle le faste de Bruxelles à la fin du XIXe siècle.Celui-ci fut pendant des années le refuge de Jacques Brel et de Maurice Béjar t, qui y possédaient leur suite.Pour un séjour incomparable, The Dominican, niché dans un couvent du XVe siècle, est une parenthèse de luxe et de volupté au creux de la vieille cité.De mode et de style Bruxelles impose de plus en plus son empreinte distinctive comme capitale de styles et de tendances en lançant une invitation à la découverte, au cœur de la ville qui a vu naître Marguerite Yourcenar, Audrey Hepburn, Toots Thielemans, Maurane, Lara Fabian, Jacques Brel, Annie Cordy, Eric-Emma- nuel Schmitt, Amélie Nothomb et Stromae.Côté mode et design, la bel- gitude se porte bien, avec un vivier de créateurs et de de - signers hétéroclites et éclatés, parfois diamétralement opposés mais qui ont tous en commun de rejeter la banalité.Par fois guidés par des figures de proue comme la griffe iconoclaste de l\u2019antifashion Maison Martin Margiela, les designers actuels sont à créer les assises percutantes d\u2019un nouvel ar t de vivre avec une passion pour le vintage, qu\u2019ils perçoivent comme une mémoire inspirante.Ce bouillonnement créatif est particulièrement perceptible dans le quartier Dansaert où pullulent ateliers, laboratoires et boutiques.C\u2019est le cas de Carine Gilson, une créatrice de lingerie fascinée par la soie et la dentelle, qui conçoit des collections exclusives dans le respect de la grande tradition.Conni Kaminski est une créatrice qui renouvelle les techniques du drapé en inventant de nouvelles coupes pour des pièces asymétriques à la signature caractéristique.Els Vansteelandt et Sophie Heymans sont des artisanes et joaillières qui par tagent le même atelier-galerie où l\u2019on retrouve un espace bijoux et un lieu d\u2019exposition pour leurs objets d\u2019art contemporain, qui se retrouvent aussi dans une multitude de musées et de galeries à travers l\u2019Europe.Bel\u2019Arte est une vitrine fascinante pour les collections de bijoux, d\u2019accessoires et d\u2019objets de plus de 90 designers belges.Diito, cette salle de montre-galerie fondée par deux architectes, continue de susciter le buzz avec ses créations de designers de la relève, ses meubles stylés de marques pointues et ses objets rares et précieux.Charles Kaizin, lui, est un de - signer industriel pluridisciplinaire, architecte, musicien, directeur artistique multifacettes, bref un créateur inclassable.Il est au design ce que Fellini fut au cinéma, un magicien prodigieux qui aime bien décloisonner les frontières du design et bouleverser les règles de l\u2019art.Dans son laboratoire hype, il aime provoquer le chaos.C\u2019est dans cette ruche vibrante, entouré de son équipe, qu\u2019il rêve d\u2019inventer l\u2019impensable.Plusieurs de ses nombreuses créations éclectiques, fantaisistes, complexes et sophistiquées se retrouvent au- jourd\u2019hui réunies dans un très beau livre : Charles Kaizin.Design in motion.On y découvre un styliste hors normes, fanatique de pliage et d\u2019origami, un art qu\u2019il est d\u2019ailleurs allé étudier au Japon et qui est au centre de son univers.Au beau milieu de ce hub de créativité que vit présentement Bruxelles, l\u2019École nationale supérieure des ar ts visuels de la Cambre, fondée en 1927, démontre avec éloquence que le temps est venu de penser différemment et de faire les choses autrement.La Cambre est devenue une des écoles d\u2019art et de design les plus réputées d\u2019Europe en misant sur l\u2019innovation et en proposant une expérience transversale af fichée de renouveau original, bigarré et diversifié.L\u2019institution bruxelloise compte près de 700 étudiants répartis dans 18 départements, allant du design industriel à la création de mode, de la communication graphique et visuelle à l\u2019architecture d\u2019intérieur.Une école ancrée dans l\u2019audace et la modernité qui donne tout son sens à la parole d\u2019Einstein: «Inventer, c\u2019est penser à côté.» Jean-Claude Poitras était l\u2019invité de Wallonie-Bruxelles Tourisme (ndroulans@bellnet.ca)et d\u2019Air Canada (aircanada.com).Cette chronique est publiée le dernier samedi de chaque mois.L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 8 E T D I M A N C H E 2 9 M A I 2 0 1 6 P L A I S I R S D 4 De l\u2019architecture à la gastronomie, de l\u2019art au design, de la mode à la bande dessinée, le visiteur a droit à un véritable foisonnement d\u2019idées et de propositions qui ne laissent personne indif férent.Pour les férus d\u2019architecture, Bruxelles est littéralement un musée à ciel ouvert.DESIGN Mots-croisés du samedi Horizontalement Verticalement I II III IV V VI VII VIII IX X Solution du n° 298 Horizontalement I.Immunisation.II.Néologie.Rda.III.Triment.Béer.IV.Rit.Ue.Coq.V.Inélégant.Nu.VI.Go.Atlas.VII.Assoupie.Ami.VIII.Ont.Ovules.IX.Tain.Inanimé.X.Enregistrées.Verticalement 1.Intrigante.2.Mérinos.An.3.Moite.Soir.4.Ulm.Lionne.5.Noème.Ut.6.Ign.Gap.II.7.Situations.8.Ae.Enlevât.9.Ta.Unr.10.Irec (crie).Salie.11.Odéon.Même.12.Narquoises.Philippe Dupuis 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 1 1 12 MOTS CROISÉS PROBLÈME N° 299 1.Redonne belle allure.2.Ebène verte.Rouge et frétillant dans les étangs.Les pharaons devinrent ses fils.3.Bout de citron.Conjonction.4.Auront beaucoup de mal avec Le Monde.5.A perdu un E à Maastricht.Refuges pour doux rêveurs.6.Chez Barack Obama.Met les rats au travail et les souris en fête.7.Bien rangée.8.Echange de bons procédés.Voie étroite.9.Supports de pois.Bout de métal.10.Ne devrait pas se faire avoir.11.Bien entourée.Moscou et ses satellites.12.Sorties en nombre bien organisées.I.A les pieds dans l\u2019eau et la tête au soleil.II.Découpés pour être compris.Suis avec beaucoup de difficultés.III.Tour pleine de tours et de détours chez Dumas.Mis fin.IV.Droit sur la planche.Attribua avec solennité.V.Réunifié depuis 1976.Père du grand Ramsès.VI.Lettres d'admiratrice.Louis IX n\u2019en est pas revenu.Sur une carte asiatique.VII.Jettera au sol.VIII.Venu d\u2019une partie de la Méditerranée.Mis au point par Guérin et Calmette.IX.Décorée.A plat.X.Arrive en se faisant remarquer.Fournisseur d\u2019huiles.Philippe Dupuis est également l\u2019auteur des mots-croisés du Monde Bruxelles, un hub de créativité JAMES STOKES L\u2019hôtel The Dominican est niché dans un couvent du XVe siècle, au creux du Vieux-Bruxelles.JEAN-CLAUDE POITRAS à Bruxelles MUSÉE ADAM La chaise Cantilever, Verner Panton, 1967, fait partie de la collection de l\u2019Art & Design Ato mium Museum (ADAM) à Bruxelles.LIO KIEFER La chronique Long-courrier fait relâche cette semaine.La capitale de la Belgique et de l\u2019Europe n\u2019en finit plus de se réinventer à coups d\u2019audace et d\u2019innovation L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 8 E T D I M A N C H E 2 9 M A I 2 0 1 6 P L A I S I R S D 5 La disponibilité et la variété des aliments que nous consommons ont grandement évolué.Et cela, à la base, mais aussi lors de transformations où il est désormais possible d\u2019y ajouter vitamines, antioxydants, oméga 3 et autres substances.SAVEURS L es Québécois sont de grands consommateurs de saumon.C\u2019est en fait l\u2019un des aliments favoris des Canadiens en général, bien qu\u2019on ait tout entendu ces dernières années au sujet de ce poisson mythique.Toutefois, les informations à l\u2019égard des OGM demeurent encore bien floues, et l\u2019Agence canadienne d\u2019inspection des aliments (ACIA) peine à légiférer sur le sujet, imitant en cela nos chers vo is ins américains.Depuis l\u2019arrivée en sol canadien du nouveau saumon trans- génique, on en vante les mérites tant sur le plan nutritionnel que sur le plan gustatif.On va même jusqu\u2019à se donner bonne conscience par rap- por t à la lutte pour l\u2019environnement, récupérée par le marketing de la société qui commercialise le saumon AquaAdvantage.Comment savoir ce que nous mangeons?Alors que tous les pays parlent de traçabilité, de culture biologique et de respect des cultures, il semble bien que nous fassions le contraire.Comment les consommateurs peuvent-ils savoir ce qu\u2019ils mangent, ce à quoi s\u2019attendre ?On ne parle même pas d\u2019identifier le poisson comme OGM, ce qui peut laisser le champ libre à bien des écarts dans la vente de ce produit.Le ministre canadien de l\u2019Agriculture et de l\u2019Agroali- mentaire, Lawrence MacAulay, af firme qu\u2019il est prêt à manger sans crainte ce saumon, qui évolue comme un TGV en grandeur et en grosseur par rapport à ses congénères de l\u2019Atlantique ou du Pacifique.Comment prévoir ce que peuvent produire des hormones de croissance sur un pr odu i t e t l eurs consé - quences à long terme chez l\u2019humain ?Aussi, pourquoi les consommateurs que nous sommes n\u2019auraient-ils pas le droit de savoir si un produit est génétiquement modifié, d\u2019où il provient et quel producteur l\u2019a élevé ou commercialisé ?O n t r o u v e a u - jourd\u2019hui des fraises de la grosseur des œufs et qui durent 12 jours, des poulets élevés en trois semaines alors que la durée normale est trois fois plus longue.Et c\u2019est sans compter les mauvaises conditions d\u2019élevage que subissent cer tains animaux.En fait, les risques de consommer du saumon AquaAdvan- tage sont peut-être nuls ou infimes pour la santé des Canadiens, mais alors, pourquoi ne pas indiquer clairement que le produit est transgénique ?C\u2019est là que le bât blesse.Le manque de transparence dissimule peut-être d\u2019autres produits de même nature commercialisés chez nous sans que personne le soupçonne.Puis, il ne faudrait pas s\u2019attendre à une baisse de prix pour un produit aussi populaire que le saumon, trans- génique ou pas.Conséquences à long terme Il est bien difficile actuellement au Canada d\u2019obtenir du maïs ou du soja qui ne soit pas issu de la culture transgé- nique.Certains pesticides ou végétaux transformés entraînent des conséquences dramatiques pour la nature, comme la destr uction de millions d\u2019abeilles pour tant nécessaires à la pollinisation.Oui à la science, mais non aux manipulateurs qui peuvent modifier les légumes ou la génétique des animaux sans notre accord.Si le processus fonctionne bien avec le saumon, alors on peut imaginer que les crevettes, le homard ou n\u2019importe quel autre poisson fragilisé par les pêches abusives deviendront un jour les nouveaux joujoux des chercheurs.La disponibil i té et la variété des aliments que nous consommons ont grandement évolué.Et cela, à la base, mais aussi lors de transformations où il est désormais possible d\u2019y ajouter v i t amines , an t ioxydants , oméga 3 et autres substances.Ce qui permet, dans certains cas, d\u2019utiliser le marketing pour en vanter des bienfaits nutritionnels parfois discutables.Les scientifiques de la planète ne s\u2019entendent pas sur les organismes génétiquement modifiés.De plus, l\u2019irradiation de certains produits, comme les épices ou le bœuf haché, pour éviter leur contamination par E.coli, Listeria ou d\u2019autres b a c t é r i e s , e s t d e v e n u e presque monnaie courante chez nos voisins américains.Avec des conséquences, notamment, sur la santé des jeunes.En 2016, nous avons le droit de choisir ce que nous voulons consommer et, pour ce faire, nous avons besoin d \u2019une in for m at ion c l a i r e grâce, entre autres, à l\u2019étiquetage des produits.Philippe Mollé est conseiller en alimentation.On peut l\u2019entendre toutes les semaines à l\u2019émission Samedi et rien d\u2019autre à ICI Ra- dio-Canada Première.Le saumon OGM Devons-nous craindre de consommer ce poisson modifié ?Asperges grillées, sauce à l\u2019estragon Pour 4 personnes 2 belles bottes d\u2019asperges 1 échalote hachée finement 30 ml d\u2019estragon haché 30 ml de moutarde au miel 1 jaune d\u2019œuf 125 ml d\u2019huile d\u2019olive extra- vierge 30 ml de jus de citron Fleur de sel au goût Pour faire griller : 30 ml d\u2019huile d\u2019olive Éplucher les asperges de la tête au pied de la tige, puis couper le bout de la tige.Laver ensuite les asperges afin de vous assurer qu\u2019elles ne contiennent pas de sable.Dans un saladier, mélanger la moutarde avec le jaune d\u2019œuf comme pour faire une mayonnaise.Ajouter progressivement l\u2019huile d\u2019olive, puis le jus de citron, l\u2019échalote et l\u2019estragon.Assaisonner.Mettre les asperges dans un contenant et arroser d\u2019huile d\u2019olive.Saler légèrement.Préchauffer le barbecue et faire griller à feu moyen les asperges durant 3 à 4 minutes de chaque côté.Servir avec la sauce à l\u2019estragon.RECETTE DE LA SEMAINE Découverte Un nouveau marché s\u2019est installé au bord de l\u2019eau à Montréal, dans le coin des écluses, au 400, rue de la Commune Ouest.Ce marché des Éclusiers, ouvert aux petits producteurs locaux et aux artisans, permet des échanges entre commerçants et consommateurs durant toute la belle saison, jusqu\u2019au 1er novembre.marche514.com.Dans la bibliothèque FRUITS 75 TECHNIQUES Thierry Molinengo Éditions de la Martinière France, 2016, 311 pages Cet ouvrage passionnant offre en images une multitude de renseignements sur la façon d\u2019apprêter les fruits : comment les déshydrater, faire de la pâte de fruits, etc.De belles photographies explicatives montrent les techniques utilisées et des trucs pour profiter des fruits durant toute l\u2019année.VALÉRIE MACON AGENCE FRANCE-PRESSE PHILIPPE MOLLÉ Oui à la science, mais non aux manipulateurs qui peuvent modifier les légumes ou la génétique des animaux sans notre accord ÉRIC PIERMONT AGENCE FRANCE-PRESSE Les risques de consommer du saumon génétiquement modifié sont peut-être nuls ou infimes pour la santé, mais alors, pourquoi ne pas l\u2019étiqueter comme OGM ? L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 8 E T D I M A N C H E 2 9 M A I 2 0 1 6 JARDINS D 6 L a culture des légumes gagne en popularité d\u2019année en année, et producteurs et semenciers diversifient leur offre pour répondre à la demande des jardiniers curieux et de plus en plus urbains.On trouve donc maintenant des légumes adaptés à la culture dans des espaces restreints, des fruits au goût nouveau ou aux formes différentes, ou encore des plantes complètement renversantes.La «pomate» Ketchup\u2019n\u2019Fries Qu\u2019est-ce donc que la «pomate»?Arrivée cette année dans les jardineries, la pomate est un plant de tomates gref fé sur un plant de pomme de terre! L\u2019idée n\u2019est pas nouvelle puisque déjà, en 1828, un jardinier français, M.Fourquet, avait réussi une telle greffe.Un seul plant pourrait produire jusqu\u2019à 500 petites tomates cerises et jusqu\u2019à deux kilos de pomme de terre, selon les informations fournies par la compagnie.Une bonne productivité qui toutefois devra être démontrée.La greffe se pratique uniquement entre plantes d\u2019une même famille, dans ce cas-ci les solanacées.Et afin d\u2019éviter toute confusion, précisons qu\u2019une plante greffée n\u2019a rien en commun avec les organismes génétiquement modifiés.Plus coûteuse car la greffe doit être faite à la main, la pomate Ketchup\u2019n\u2019Fries ne manquera pas néanmoins d\u2019étonner.Pour les gens qui cultivent dans un espace restreint, elle a aussi l\u2019avantage d\u2019être un « deux-dans-un » ! Peu disponible au Québec cette année, on la retrouve encore seulement dans quelques endroits, comme à la Jardinerie du Nord à Saint-Félix-de-Valois, aux Jardins André Carbonneau à Louiseville, et peut-être dans quelques autres jardineries.La fraise albinos La fraise albinos, une étonnante fraise blanche au léger goût d\u2019ananas, vient d\u2019arriver dans quelques jardineries du Québec.Pour les Nord-Américains en général, une fraise blanche est une fraise qui n\u2019est pas encore mûre ; mais elle est connue des Sud-Américains, car il y en a une espèce dans leur région.Comme quoi la couleur des fraises dépend de l\u2019endroit où on est né\u2026 Fragaria ananassa « Pineberry », vendue sous le nom de fraise albinos, est un hybride entre une fraise rouge (nord-américaine) et une fraise blanche (sud-américaine).Voilà ce qu\u2019on en dit : son fruit, plus petit que la fraise standard, entre 15 et 23 mm, mûr, est complètement blanc avec des graines (akènes) rouge foncé.Sa chair est d\u2019un blanc pâle allant jusqu\u2019à l\u2019orange et son parfum est prononcé.Le plant produit peu et seulement en jours courts, comme nos anciennes variétés, donc seulement au printemps.Et, afin d\u2019avoir des fruits, le fraisier à fr uits albinos doit toujours être vendu avec un fraisier à fruits rouges pour assurer sa pollinisation.Il est encore peu disponible sur le marché cette année, mais je l\u2019ai vu à la Jardine- rie du Nord, à Saint-Félix-de-Valois, de même que les fraises.Aussi, Provigo, Loblaws et Maxi indiquent qu\u2019on y vend ces fraises ananas « Pi- neberry » et les fraisiers.Le concombre jaune Original, le concombre lemon a la peau jaune, sa forme est ronde et il est un peu plus gros qu\u2019un citron.Sa peau, un peu plus épaisse que celle d\u2019un concombre traditionnel, est couverte de petites rugosités qui s\u2019éliminent facilement en la frottant.Chaque plant produit énormément de fruits et leur chair est délicieuse et croquante s\u2019ils sont récoltés matures, mais jeunes.Un avantage intéressant surtout pour la culture en pot : il est moins gourmand en eau.Comme les autres concombres, il a tendance à s\u2019étaler ; il est donc préférable de le palisser.Et il est sensible aux maladies, en particulier le mildiou, que l\u2019on peut contrôler avec du purin d\u2019ortie ou de la bouillie bordelaise.Un singulier concombre à cultiver avec les enfants, qui pourront mordre dedans à pleines dents, mais qui saura aussi plaire aux plus grands.?Le prix Henry-Teuscher Cette année, le lauréat du prestigieux prix Henry-Teuscher est remis à Bertrand Dumont, horticulteur, auteur et conférencier reconnu.Toujours décerné lors du Rendez-vous horticole, le prix souligne la contribution exceptionnelle du lauréat à l\u2019avancement de l\u2019horticulture ornementale québécoise.Formé en France, Ber trand Du- mont a consacré la majorité de sa carrière à l\u2019écriture.Il a à son actif plus d\u2019une trentaine d\u2019ouvrages sur l\u2019horticulture écologique, les arbres, les plantes indigènes et l\u2019environnement.Son accomplissement le plus important est sans contredit son passage comme rédacteur en chef, de 1994 à 2003, du magazine Fleurs, plantes et jardins.À cette époque, la publication rejoignait plus de 800 000 lecteurs chaque mois, un succès inégalé pour ce type de magazine.Bertrand Dumont est aussi un formateur, un chroniqueur et un conférencier apprécié.Horticulteur, botaniste et architecte paysagiste visionnaire et passionné, Henry Teuscher (1891-1984) fut l\u2019architecte concepteur du Jardin botanique de Montréal.?Le Rendez-vous Le Rendez-vous hor ticole du Jardin botanique de Montréal a lieu cette fin de semaine et, si vous comptez y aller, vous pouvez ajouter à la liste des beaux jardins à voir en ce moment la collection de lilas et celle des pommetiers, qui seront probablement à leur summum.Afin d\u2019avoir le temps de visiter les jardins et de faire le tour des kiosques, il faut compter quatre bonnes heures, car il y a beaucoup à voir et d\u2019agréables discussions à faire.lgobeille@ledevoir.com De curieux fruits et légumes Sortir des sentiers battus pour le plaisir de découvrir des nouveautés PHOTOS LISE GOBEILLE Pour avoir des fruits, le fraisier à fruits albinos doit toujours être vendu avec un fraisier à fruits rouges pour assurer sa pollinisation.Au jardin cette semaine Au potager, on sème les cucurbitacées, tels les concombres, les courges et les citrouilles, quand le sol est réchauffé, donc autour du 1er juin en zone 5 et autour du 15 juin en zone 4.On peut également acheter des plants, mais comme leurs racines sont fragiles et que la transplantation ralentit un peu la croissance, c\u2019est souvent aussi rapide de semer.Les cucurbitacées aiment un bon amendement de compost, une exposition plein soleil et beaucoup d\u2019eau, c\u2019est pourquoi il est préférable de les pailler.On peut les cultiver en pot, mais il est essentiel de choisir de gros formats.Pour gagner de l\u2019espace, on les fait grimper sur un support fabriqué avec de la broche à poule, des tuteurs ou un support à tomates en broche.Pour les gens qui cultivent de l\u2019ail, le réseau d\u2019avertissements phytosanitaires recommande déjà de faire un traitement pour le contrôle de la teigne du poireau.Le Bacillus thuringensis ssp.kurstaki (Btk) est efficace et non toxique, mais on peut également couvrir nos plants d\u2019un voile si la surface n\u2019est pas très grande.La journée de la plante médicinale La Guilde des herboristes célèbre le samedi 4 juin l\u2019avoine fleurie, une plante aux nombreuses vertus, au Jardin botanique de Montréal de 10 h à 17 h.Saviez-vous qu\u2019elle fortifie le système nerveux, qu\u2019elle est une bonne source de calcium et qu\u2019elle aide à combattre la fatigue et le stress?Lors de cette journée, visites guidées, vente de plantes et de produits québécois ainsi que conférences et dégustations gratuites sont au menu.info@guildeherboristes.org.Par la suite, la fête se déplace en région : le 11 juin à la Ferme du Crépuscule, Yamachiche, en Mauricie ; le 12 juin aux Jardins Atsenti Auarata, Pont-Rouge, région de Québec ; le 18 juin au Jardin Herbes de vie, Saint-Basile-le-Grand, Montérégie ; le 3 juillet à la ferme des Arpents roses, Sainte-Mélanie, Lanaudière le 21 août au Jardin botanique du Nouveau-Brunswick, à Edmunston.Dans la bibliothèque MON GRAND-PÈRE JARDINAIT COMME ÇA ! TOURS DE MAIN, POTIONS DE SANTÉ ET AUTRES TRUCS DE JARDINIERS Serge Schall Larousse, 2016 C\u2019est un fort joli petit cahier qui donne de nombreux trucs pratiques pour cultiver bio- logiquement nos légumes au jardin.Sa présentation à l\u2019ancienne lui confère un charme singulier et la mise en pages est excellente, car on y repère rapidement les informations recherchées.Maintes techniques de jardinage du grand- père nous sont expliquées, comme la rotation des cultures, les engrais verts, les purins, etc.Des astuces nous sont transmises pour réussir les tomates, avoir de beaux poireaux ou des melons fort bons\u2026 On y trouve également des recettes utiles pour protéger les végétaux des prédateurs et des maladies, telles que la cendre, la bouillie bordelaise, et des insecticides maison, entre autres.Et, dans le dernier chapitre, sont abordés les plantes médicinales, la production de ses propres graines, l\u2019importance des insectes pollinisateurs et comment jardiner avec la lune.À seulement 9 $, on ne s\u2019en passe pas.LISE GOBEILLE Précisons qu\u2019une plante greffée n\u2019a rien en commun avec les organismes génétiquement modifiés Le pomato Ketchup\u2019n\u2019Fries est une bouture de tomate gref fée sur un plant de pomme de terre.On voit sur la photo de gauche la partie végétative de la pomme de terre encore présente.Une fois que le gref fon est bien soudé, elle est éliminée.À droite, le concombre lemon.CHRISTIAN RIES CREATIVE COMMONS "]
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