Le devoir, 23 juin 2016, Cahier A
[" V O L .C V I I N o 1 4 0 L E D E V O I R , L E J E U D I 2 3 J U I N 2 0 1 6 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Actualités \u203a HEC Montréal songe à ouvrir un nouveau pavillon.au centre-ville.Page A 7 Économie \u203a Immobilier.Le Canada aurait avantage à resserrer son contrôle sur les investisseurs étrangers.Page B 1 Actualités \u203a Procès Cinar.Ronald Weinberg écope de neuf ans de prison pour fraude.Page A 2 Congé \u203a Le Devoir fait relâche vendredi pour la Fête nationale du Québec.Suivez-nous sur LeDevoir.com Avis légaux.A 4 Décès.B 6 Météo.B 5 Mots croisés.B 4 Petites annonces .B 6 Sudoku.B 4 ?w w w .l e d e v o i r .c o m NOUVELLE INTERVENTION CHEZ LES VITZNITZ JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le DPJ est intervenu à nouveau dans l\u2019école religieuse clandestine de la communauté montréalaise des Vitznitz, mercredi.L\u2019opération n\u2019a duré qu\u2019une petite heure.L\u2019engagement des parents à faire scolariser leurs enfants à la maison devrait favoriser la fermeture du dossier d\u2019ici la ?n du mois, indique au Devoir le DPJ.Page A 3 Décret d\u2019urgence pour protéger la rainette faux-grillon Ottawa crée un précédent qui offense Québec Page A 3 Politique culturelle La culture, nerf de la guerre de l\u2019économie Page B 8 J E A N D I O N L e processus d\u2019élargissement de ses cadres que mène la Ligue nationale de hockey depuis deux ans est « formellement terminé » et seule la candidature de Las Vegas a été retenue mercredi, alors que Québec doit se consoler en souhaitant avoir peut-être une autre chance une autre fois, nul ne sait quand.Le « report » de la requête de Québecor pour une équipe dans la Vieille Capitale, selon le mot employé par le commissaire de la LNH, Gary Bettman, est imputable à divers éléments, nommément la faiblesse du dollar canadien et le «déséquilibre géographique» ayant cours actuellement dans le circuit, qui compte 16 équipes dans son association Est et 14 dans l\u2019Ouest.De plus, comme la nouvelle formation, qui disputera une première saison en 2017-2018, pourra réclamer un joueur dans chacun des 30 clubs existants dans le cadre d\u2019un repêchage d\u2019expansion en juin prochain, on a préféré n\u2019ajouter qu\u2019une équipe.Tous des facteurs sur lesquels Québecor n\u2019avait «absolument aucun contrôle », a dit Bettman.La candidature de Québec s\u2019est cependant révélée suffisamment solide pour qu\u2019elle « demeure sur notre écran radar», a indiqué le com- HOCKEY Pas de LNH à Québec\u2026 pour cette fois M A R I E - M I C H È L E S I O U I L a Cour supérieure a porté un nouveau coup mercredi au règlement P-6.Elle a invalidé, en tout ou en partie, ses deux dispositions les plus controversées en statuant que l\u2019interdiction du port d\u2019un masque lors de manifestations contrevient aux droits fondamentaux et que la divulgation de l\u2019itinéraire n\u2019est pas justifiée dans toutes les situations.En dénonçant sa « portée excessive », la juge Chantal Masse a déclaré nul l\u2019article 3.2 du règlement P-6, qui interdit le port de masques, foulards ou cagoules pendant des manifestations, notamment.La magistrate a aussi restreint la portée de l\u2019article 2.1, qui force la divulgation de l\u2019itinéraire d\u2019une assemblée, d\u2019un défilé ou d\u2019un attroupement au directeur du Ser vice de police de la Ville de Montréal (SPVM).La décision de la cour marque la fin d\u2019une étape pour Julien Villeneuve, alias Anarcho- panda.Avec les 22 000 $ de sa campagne de financement Pandaction, le militant anarchiste et enseignant de philosophie a financé la contestation des dispositions du règlement P-6 qui ont RÈGLEMENT MUNICIPAL P-6 La Cour invalide l\u2019interdiction du port du masque JACQUES GRENIER LE DEVOIR Pierre Lalonde s\u2019est produit au Casino de Montréal à l\u2019automne 2000.C H R I S T I A N R I O U X à Londres C e pourrait être le « jour de l\u2019indépendance», selon le leader du Brexit, Boris Johnson, ou celui du grand soulagement pour tous les partisans de l\u2019Union européenne.Et pas seulement en Grande-Bretagne ! Alors que les 46 millions d\u2019électeurs britanniques s\u2019apprêtent à décider de leur appartenance à l\u2019Union, c\u2019est tout un continent qui retient son souffle.Devant Westminster, les tréteaux de la presse internationale sont en place dans l\u2019attente d\u2019une décision que les Britanniques ne découvriront qu\u2019au petit matin vendredi puisque, exceptionnellement, la BBC ne publiera pas de sondages réalisés à la sortie des bureaux de vote (qui fermeront jeudi à 22 h).Dans un dernier sprint, mercredi, les partisans du Remain ont sillonné le pays et misé sur des valeurs sûres.David Cameron a fait campagne avec l\u2019ancien premier ministre John Major pour qui le Brexit représente « le cercueil de notre prospérité ».Boris Johnson, leader du Leave, a appelé à inaugurer «une nouvelle rela- RÉFÉRENDUM Brexit : le Royaume- Uni retient son souffle P H I L I P P E P A P I N E A U L\u2019 ironie fera sourire et rendra triste à la fois.Au tout premier jour de l\u2019été, saison qui ravivait sans faute à l\u2019esprit des Québécois sa célèbre chanson C\u2019est le temps des vacances, le chanteur et animateur de télé Pierre La- londe est mort, à l\u2019âge de 75 ans.Celui qui dans les années 1960 a été l\u2019idole incontestée de toute une génération souffrait depuis 2010 de la maladie de Parkinson, et aussi de la démence à corps de Lewy.Selon son entourage, le chanteur est mort paisiblement, entouré des siens.«Nous on est dans le vent», chantait en 1963 Pierre Lalonde de sa voix caractéristique, élégante et légèrement nonchalante.Le titre en dit beaucoup sur son parcours.Le chanteur l\u2019était, dans le vent, grâce à des chansons for tes (Donne-moi ta bouche, Tu peux pleurer, Gina, Bonjour comment ça va, C\u2019est le temps des vacances\u2026).Lalonde a aussi été porté par l\u2019animation de la populaire émission de télévision Jeunesse d\u2019au- jourd\u2019hui (1962-1965) à Télé-Métropole \u2014 coanimée un temps avec Joël Denis \u2014 avant d\u2019être à la barre de Jeunesse oblige (1965-1966), à Radio-Canada.Et il y a le « nous » de la chanson, qui dit beaucoup.Pierre Lalonde portait la voix d\u2019une génération.« Il était vraiment L\u2019idole d\u2019une génération s\u2019éteint VOIR PAGE A 10 : LALONDE VOIR PAGE A 10 : BREXIT VOIR PAGE A 10 : MASQUES VOIR PAGE A 10 : HOCKEY PIERRE LALONDE, 1941-2016 Lire aussi \u203a Ils ont intérêt à rester.Un éditorial de Guy Taillefer.Page A 8 L E D E V O I R , L E J E U D I 2 3 J U I N 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 2 Au nom des députés de l\u2019opposition officielle, je souhaite de très agréables festivités aux Québécoises et aux Québécois de toutes les régions à l\u2019occasion de notre fête nationale.Sylvain Gaudreault, député de Jonquière et chef de l\u2019opposition officielle P H I L I P P E O R F A L I L es neuf années de prison auxquelles a été condamné mercredi le fondateur de Cinar, Ronald Weinberg, envoient un message percutant aux potentiels criminels à cravate.Mais les investisseurs floués dans cette fraude de 120 millions de dollars devront vraisemblablement faire leur deuil des sommes subtilisées par l\u2019ex-producteur d\u2019émissions jeunesse.Ronald Weinberg devra purger huit ans et 11 mois de prison.Deux autres coaccusés, John Xan- thoudakis et Lino Matteo, dirigeants des firmes d\u2019investissement Norshield et Mount Real, ont pour leur part été condamnés à huit ans de pénitencier.La Couronne réclamait une peine de 10 ans d\u2019emprisonnement pour les trois hommes, alors que l\u2019avocate de Weinberg, Annie Émond, avait suggéré une peine de cinq ans.De 1998 à 2000, le fondateur de Cinar et un complice ont détourné à leur profit personnel des fonds appartenant à l\u2019entreprise dans des portefeuilles de placement, sans l\u2019autorisation du conseil d\u2019administration.L\u2019argent a ensuite été camouflé aux Bahamas, avec l\u2019aide de Xanthoudakis et de Matteo.Le complice de Weinberg, Hasanain Panju, ancien directeur financier de Cinar, avait plaidé coupable avant le procès et écopé une peine de quatre ans de pénitencier.Il a témoigné pour la Couronne lors du procès qui vient de se conclure.L\u2019Après-Norbourg «Ce que cela démontre, c\u2019est que l\u2019Autorité des marchés financiers [AMF] a désormais les outils pour entamer des enquêtes, intenter des poursuites et obtenir des condamnations » en matière de crimes économiques, observe l\u2019avocate fiscaliste Marwah Rizqy, soulignant les progrès effectués depuis l\u2019af faire Norbourg, dans laquelle le conseiller financier Vincent Lacroix avait été reconnu coupable d\u2019avoir détourné 130 millions auprès de petits investisseurs.La professeure de fiscalité à l\u2019Université de Sherbrooke déplore toutefois la clémence avec laquelle l\u2019Agence du revenu du Canada traite les riches Canadiens pris à placer leurs fonds à l\u2019étranger, comme M.Weinberg, un paradoxe selon elle.« Il y a une contradiction entre [la décision dans le cas Cinar] et le fait que l\u2019ARC préfère de loin en arriver à des règlements plutôt que de poursuivre.Lorsqu\u2019elle règle à l\u2019amiable, elle obtient des sommes très minimes par rapport à ce que les tribunaux permettraient d\u2019aller chercher.Ça soulève de nombreuses questions de transparence», souligne-t-elle.Deuil Spécialiste des questions de criminalité financière et ex-membre de l\u2019équipe de la police des marchés financiers de la GRC, Michel Picard applaudit le jugement.Il croit toutefois que les investisseurs floués devront faire leur deuil de la majeure partie des fonds dérobés par Weinberg.«Il faudrait trouver des moyens pour récupérer les sommes.Le gros problème [de] ce type d\u2019enquête en ce moment, c\u2019est qu\u2019elles n\u2019arrêtent pas l\u2019hémorragie.L\u2019argent, on va le récupérer peu, ou pas, ou jamais», souligne l\u2019expert, aujourd\u2019hui député libéral à Ottawa.Maigre consolation, «on est loin d\u2019une sentence virtuelle», estime-t-il.«Neuf ans, c\u2019est beaucoup.» Rappelons que Weinberg, Xanthoudakis, Mat- teo et Panju avaient été arrêtés en 2011, après une longue enquête menée au Canada, aux États- Unis et aux Bahamas.Cinar a notamment créé des émissions pour enfants comme les séries Caillou et Arthur.En tout, Ronald Weinberg a été reconnu coupable de neuf chefs de fraude et d\u2019usage de faux documents, mais a été blanchi de sept autres accusations.Matteo a été acquitté deux fois, mais reconnu coupable de neuf chefs.Quant à John Xanthoudakis, il a été reconnu coupable de 17 chefs de fraude et de fabrication de faux documents financiers.L\u2019AMF a également intenté un procès contre Matteo pour des infractions à la Loi sur les valeurs mobilières, qui reprendra en septembre.Il avait été interrompu entre autres par la tenue du procès Ci- nar.L\u2019AMF n\u2019a pas rappelé Le Devoir, mercredi.Avec La Presse canadienne Le Devoir La prison pour les fraudeurs de Cinar Le procès montre que l\u2019AMF est de mieux en mieux outillée pour intenter des poursuites Prise d\u2019otage à la prison de Sept-Îles Une prise d\u2019otage s\u2019est produite mercredi au centre de détention situé au sous-sol du palais de justice de Sept-Îles.Deux détenus s\u2019en sont pris à une agente des services correctionnels.Ils se sont ensuite rendus aux forces de l\u2019ordre, a précisé la Sûreté du Québec (SQ), qui ne pouvait confirmer si cela s\u2019est produit après un affrontement avec ses policiers.L\u2019agente est saine et sauve, a précisé Hélène Nepton, porte-parole de la SQ.Les deux hommes, âgés de 22 et 26 ans, devraient comparaître ce jeudi en lien avec cette prise d\u2019otage.La Presse canadienne Nouveaux venus à l\u2019Ordre national du Québec Un total de 34 personnalités québécoises ont été décorées mercredi de l\u2019un des trois grades de l\u2019Ordre national du Québec dans le cadre d\u2019une cérémonie à la salle du Conseil législatif de l\u2019hôtel du Parlement.La cinéaste abénaquise Alanis Obom- sawin, l\u2019anthropologue Serge Bouchard, l\u2019homme d\u2019affaires Robert Parizeau, la directrice du Théâtre du Nouveau Monde Lorraine Pintal, la journaliste Anne-Marie Dussault et l\u2019humoriste Boucard Diouf font partie des personnalités honorées par le premier ministre, Philippe Couillard.Le Devoir Printemps érable : un policier blâmé pour abus d\u2019autorité Un policier est blâmé par le comité de déontologie policière pour une intervention musclée faite sur la terrasse d\u2019un bar à Montréal au plus fort des manifestations étudiantes du «printemps érable» en 2012.L\u2019intervention s\u2019est produite le 20 mai 2012, au bar le Saint-Bock sur la rue Saint-Denis.Quatre policiers du SPVM ont été cités devant le comité de déontologie policière.Mais selon la décision du comité, datée du 17 juin, un seul policier aurait violé le Code de déontologie.Ce soir-là, les policiers avaient pourchassé un manifestant qu\u2019ils souhaitaient arrêter et qui s\u2019était réfugié sur la terrasse du bar.Des gaz irritants ont été utilisés sur la terrasse bondée, ce qui a forcé les clients à se réfugier en trombe à l\u2019intérieur.Le comité retient que la plupart des policiers ont agi dans les règles de l\u2019art et que les deux premiers jets de gaz étaient justifiés.Mais il estime que l\u2019un d\u2019entre eux, le sergent Claude Provost, a fait le dernier tir de gaz de façon inutile et non nécessaire et a ainsi commis un abus d\u2019autorité.La Presse canadienne PAUL CHIASSON LA PRESSE CANADIENNE Le fondateur de Cinar, Ronald Weinberg (ici en 2006), a été condamné à neuf ans de prison. L E D E V O I R , L E J E U D I 2 3 J U I N 2 0 1 6 ACTUALITES A 3 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les enfants de l\u2019école exclusivement religieuse seront instruits à la maison à partir du mois de septembre.J E S S I C A N A D E A U L e Directeur de la protection de la jeunesse (DPJ) se réjouit de voir que les parents ont été proac- tifs après l\u2019opération musclée qui a eu lieu il y a quelques semaines à l\u2019école religieuse juive de la communauté des Vitznitz à Outremont.Leur engagement à faire l\u2019école à la maison pour donner une éducation de base à leurs enfants devrait favoriser la fermeture du dossier au DPJ d\u2019ici la fin du mois.«Comme DPJ, j\u2019ai une obligation de m\u2019assurer que chaque enfant qui vit au Québec reçoit une éducation de base.Alors c\u2019est sûr et certain que si cette partie-là est déjà atteinte, ça enlève une par tie du facteur de risque», répond la directrice de la Protection de la jeunesse, Assunta Gallo, en entrevue au Devoir mercredi.L\u2019équipe du DPJ doit maintenant évaluer si la sécurité et le développement des enfants sont compromis, et si les actions prises par les parents sont suffisantes.Mme Gallo a défendu mercredi sa décision de faire appel aux services de la police pour l\u2019intervention qui a été menée au début du mois.Le directeur de l\u2019école située à l\u2019angle des rues du Parc et Beau- bien, Hershber Hirsch, avait dénoncé cette présence policière, qui aurait causé un « traumatisme » aux enfants, affirmant qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une démonstration de force inutile puisque l\u2019école avait toujours collaboré avec le DPJ.Or, Mme Gallo laisse entendre le contraire, affirmant qu\u2019on ne faisait appel aux services de l\u2019ordre qu\u2019en «dernier recours», après avoir cherché par tous les moyens d\u2019obtenir la collaboration de la communauté et de la famille.«Nous avons l\u2019obligation de voir les enfants et on a une période de temps pour le faire.Dans 95 % du temps, ça se déroule bien.Quand, exceptionnellement, on n\u2019est pas en mesure d\u2019avoir le genre de collaboration qu\u2019on a besoin d\u2019avoir, on va chercher l\u2019appui de la police de Montréal.Mais ce n\u2019est qu\u2019après avoir essayé toutes les autres mesures de façon exhaustive.» Évaluation psychosociale Le DPJ entame donc l\u2019analyse de l \u2019évaluation psychosociale qu\u2019elle a menée mercredi matin auprès des 70 enfants d\u2019âge primaire qui fréquentent l\u2019école, qui offre un enseignement exclusivement religieux.Une dizaine d\u2019inter venants du DPJ se sont présentés sur les lieux peu après la rentrée des classes mercredi matin pour rencontrer les enfants.« Les intervenants du DPJ ont une formation très pointue en évaluation des besoins des enfants, précise Mme Gallo.Ils posent des questions afin de s\u2019assurer que l\u2019enfant est dans la norme de développement sur le plan émotif, cognitif, af fectif et éducatif.On va demander par exemple aux enfants de parler de ce qu\u2019ils vont faire pendant les vacances d\u2019été.Selon leur âge, on va pouvoir évaluer leur capacité à articuler et à se faire comprendre, leur vocabulaire, leurs émotions.Tout ça nous donne des indices importants.» Il est trop tôt pour parler des résultats de cette évaluation, mais Mme Gallo assure qu\u2019une décision sera rendue d\u2019ici la fin du mois.«La décision que l\u2019on doit prendre, c\u2019est : est-ce que l\u2019on croit qu\u2019il y a une compromission suffisante pour que le DPJ demeure impliqué?Si oui, on va procéder à une évaluation plus en profondeur.Sinon, on tire la conclusion que la sécurité et le développement de l\u2019enfant ne sont pas compromis et on clôt le dossier.» Défi d\u2019apprentissage Les enfants devraient commencer à recevoir une éducation à la maison dès septembre prochain, encadrés par la commission scolaire En- glish-Montréal.De jour, ils poursuivront leurs études religieuses et, de soir, ils apprendront le français, les mathématiques et la géographie.«C\u2019est la parfaite solution qui donne le meilleur des deux mondes, affirme Ytty Chacham, maman de la communauté qui agit à titre de porte-parole pour l\u2019école religieuse.Les enfants vont recevoir la meilleure éducation possible avec le programme d\u2019éducation de Québec et recevoir tout ce dont ils ont besoin pour être des citoyens qui peuvent s\u2019intégrer à la société québécoise tout en étant fidèles à leur passé religieux.» Mais cela représente un certain nombre de défis, constate pour sa part la chercheuse de l\u2019Université de Montréal Christine Brabant.«C\u2019est sûr qu\u2019il y a un point d\u2019interrogation, à savoir comment les familles vont s\u2019organiser, concrètement, pour mener tout le programme éducatif en soirée et en fin de semaine, surtout pour des parents qui n\u2019ont pas fait ce choix-là, a priori.» Selon elle, il y a des moments plus propices que d\u2019autres pour apprendre, et des limites au temps qui peut être consacré aux apprentissages chez les enfants en bas âge.À Québec, le ministre de l\u2019Éducation, Sébastien Proulx, a répété qu\u2019il travaillait sur un plan d\u2019action pour régler le problème des écoles religieuses et a promis d\u2019augmenter les sommes destinées à la scolarisation à la maison afin que les commissions scolaires puissent of frir un meilleur encadrement aux parents qui choisissent cette option.Le Devoir ÉCOLE JUIVE CLANDESTINE Le DPJ se réjouit des effets de son intervention Le dossier des élèves, scolarisés à la maison, pourrait être clos d\u2019ici la fin du mois A L E X A N D R E S H I E L D S L e ministre David Heurtel accuse le gouvernement Trudeau d\u2019avoir agi de façon «unilatérale» en adoptant un décret d\u2019urgence pour protéger un des derniers habitats au Québec de la rainette faux-grillon, une petite grenouille pratiquement rayée de la carte par l\u2019étalement urbain dans le sud de la province.Le décret fédéral annoncé mercredi limite le développement d\u2019un important projet immobilier à La Prairie, en Montérégie.Au final, 171 des 1200 unités prévues dans le cadre du projet Symbiocité ne pourront pas être construites.Le promoteur privé a toutefois déjà construit une bonne partie du projet, et ce, en plein cœur d\u2019un des derniers habitats de la rainette.La mesure de protection contre «une menace imminente» pour l\u2019espèce, une première au pays sur un terrain privé, doit permettre de protéger un territoire de 2km2.Mais ce site a une valeur écologique importante, selon Ottawa, notamment parce qu\u2019il sert d\u2019habitat à une des dernières populations importantes de cette grenouille au Québec.Dans ce contexte, la protection représenterait une «solution équilibrée» entre la sauvegarde de l\u2019espèce et les impacts sur la communauté.Selon l\u2019analyse du ministère fédéral de l\u2019Environnement, les mesures de protection prévues dans le cadre du projet Symbiocité, et approuvées par le gouvernement Couillard, étaient tout simplement insuf fisantes pour protéger cette espèce, qui a perdu 90 % de son habitat au cours des dernières années.Il ne reste que cinq véritables populations de cette espèce dans le sud du Québec.Québec dénonce Interpellé à la sortie du Conseil des ministres, David Heurtel a toutefois vivement critiqué la décision du gouvernement Trudeau.« Ce qui est dommage aujourd\u2019hui, c\u2019est que le gouvernement fédéral prend une décision sans travailler en collaboration avec l\u2019ensemble des partenaires », a affirmé le ministre de l\u2019Environnement du Québec.« C\u2019est une approche qui est unilatérale, une approche qui va à l\u2019encontre du fédéralisme col- laboratif qu\u2019on espérait et qu\u2019on avait vu depuis l\u2019arrivée du nouveau gouvernement à Ottawa, a ajouté le ministre Heurtel.Avec cette décision, qui est une première au Canada, on décide d\u2019agir sans travailler dans une optique de développement durable et d\u2019atteinte d\u2019un équilibre.» Le ministre a dit que les mesures négociées avec le promoteur et les intervenants municipaux permettaient de protéger quelque 83 % de l\u2019habitat restant de la rainette dans ce secteur de La Prairie.Or, Ottawa a décrété une protection de 100 % de ce même habitat.Si on prend en compte la superficie de 2 km2, la différence entre la position de Québec et celle d\u2019Ottawa équivaut à 0,34 km2.David Heurtel s\u2019est défendu par ailleurs de prendre la défense des promoteurs immobiliers.« Ce que je défends, c\u2019est le développement durable, a répliqué le ministre.Le développement durable, c\u2019est un équilibre entre la protection de l\u2019environnement, le développement économique et l\u2019acceptabilité sociale.» Décision saluée et critiquée Ottawa a l\u2019obligation légale de protéger l\u2019habitat critique de la rainette faux-grillon.Mais le pré- cédent gouvernement conservateur avait tenté de mettre de côté des arguments scientifiques pour autoriser le projet du promoteur privé.Le Centre québécois du droit de l\u2019environnement avait d\u2019ailleurs contesté la décision des conservateurs, et obtenu gain de cause à l\u2019été 2015.La décision du gouvernement Trudeau a d\u2019ailleurs été saluée mercredi par les groupes environnementaux.Selon la Société pour la nature et les parcs du Canada \u2013 Section Québec, cette décision marque une avancée importante pour la protection des espèces en péril au Canada puisqu\u2019il s\u2019agit du premier décret à cibler un habitat en terres privées.«Le message qu\u2019envoie cette décision historique est que la Loi sur les espèces en péril peut être utilisée lorsqu\u2019une province n\u2019assume pas adéquatement son rôle de fiduciaire de la biodiver- sité», a souligné Alain Branchaud, directeur général de la section québécoise de la Société pour la nature et les parcs du Canada.La Fédération des chambres de commerce du Québec a, au contraire, déploré la décision du gouvernement.Même son de cloche du côté du promoteur du projet, Quintcap.«Nous sommes surpris et déçus de cette décision et du fait qu\u2019elle ne prévoie aucune compensation étant donné l\u2019investissement substantiel fait dans les infrastructures du projet et dans le parc de conservation.» L\u2019Union des municipalités du Québec a pour sa part affirmé que « l\u2019adoption de ce décret crée un dangereux précédent dans l\u2019exercice des compétences fondamentales des municipalités sur leur territoire».Le Devoir RAINETTE FAUX-GRILLON Québec pourfend l\u2019opération de sauvetage du fédéral I S A B E L L E P A R É L e ministre de la Santé, Gaétan Barrette, se réjouit que 30 % des demandes d\u2019aide à mourir avortent, preuve que les garde-fous prévus par la loi fonctionnent.Mais les défenseurs du droit de mourir dans la dignité s\u2019inquiètent des délais observés et décrient l\u2019« obstruction idéologique » exercée par les médecins de certains hôpitaux universitaires de la région de Montréal.Interpellé lors d\u2019un impromptu de presse à Québec, le ministre Barrette a fait valoir que les chiffres publiés jeudi dans Le Devoir, révélant que près du tiers des demandes d\u2019aide à mourir ne suivent pas leurs cours, «étaient une bonne nouvelle ».«La population devrait être rassurée de ça, parce que pour avoir accès à l\u2019aide médicale à mourir, il faut satisfaire à un certain nombre de paramètres.[\u2026] On a un système qui fait en sorte qu\u2019on a garde-fou», a-t-il insisté, d\u2019avis que ces chiffres ne doivent pas être reçus «négativement».Or, les rapports de la majorité des régions sur l\u2019application de la loi sur l\u2019aide à mourir compilés par Le Devoir démontrent qu\u2019une forte proportion des demandes non administrées n\u2019est pas du tout liée aux critères dictés par la loi, mais plutôt aux délais qui ont entraîné soit l\u2019inaptitude, la sé- dation ou la mort naturelle du patient avant que sa requête n\u2019ait pu être traitée.« Je n\u2019ai pas les détails de chacun de ces cas refusés, mais le fait que des gens n\u2019y aient pas eu accès, il ne faut pas voir ça négativement.[\u2026] Si 100 % des demandes étaient acceptées, ça soulèverait un questionnement réel » , a ajouté le ministre.Ce dernier n\u2019a fait aucun commentaire sur le fait que l\u2019accès soit inégal selon les régions, et surtout, sur le fait qu\u2019elles soient autorisées au compte-gouttes dans certains centres universitaires de la région de Montréal.Lois déficientes Pour l\u2019Association québécoise pour le droit de mourir dans la dignité (AQDMD), les données révélant que plusieurs patients sont devenus inaptes avant d\u2019avoir pu recevoir l\u2019aide à mourir «sont troublantes» et viennent renforcer l\u2019urgence de modifier les lois actuelles sur le consentement.«Cette portion des lois fédérale et québécoise va devoir être reformulée.Car cela accroît les possibilités que des patients deviennent inaptes ou qu\u2019ils se privent des médicaments que requiert leur état et tolèrent des souffrances intolérables pour rester aptes à consentir », insiste le porte-parole de l\u2019AQDMD, le Dr Georges L\u2019Espérance.Par ailleurs, ce dernier juge inacceptable et «d\u2019une tristesse infinie» le «blocage idéologique» exercé par certains médecins de soins palliatifs dans les centres hospitaliers universitaires de McGill (CUSM) et de l\u2019Université de Montréal (CHUM), où un faible nombre de demandes ont été autorisées, malgré l\u2019important bassin de population desservi par ces centres.« Les lits n\u2019appartiennent pas aux médecins, mais aux patients, a déploré le Dr L\u2019Espérance.Ces médecins confondent l\u2019objection de conscience avec les agissements d\u2019une organisation payée à même les taxes du public.» Le Devoir AIDE MÉDICALE À MOURIR Barrette juge rassurantes les demandes refusées L\u2019Association pour le droit de mourir dans la dignité s\u2019inquiète des délais déraisonnables Quand, exceptionnellement, on n\u2019est pas en mesure d\u2019avoir le genre de collaboration qu\u2019on a besoin d\u2019avoir, on va chercher l\u2019appui de la police Assunta Gallo, directrice de la Protection de la jeunesse « » L E D E V O I R , L E J E U D I 2 3 J U I N 2 0 1 6 A 4 A V I S L É G A U X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S La suite des avis se trouve en page B 5 Avis public AUX PERSONNES INTÉRESSÉES AYANT LE DROIT DE SIGNER UNE DEMANDE DE PARTICIPATION À UN RÉFÉRENDUM SECOND PROJET DE RÈGLEMENT MODIFIANT LE REGLEMENT D'URBANISME DE L'ARRONDISSEMENT DU SUD-OUEST (01-180), LE REGLEMENT REGISSANT LA DEMOLITION D'IMMEUBLES (RCA07 22014), LE REGLEMENT SUR LES USAGES CONDITIONNELS (RCA10 22016), LE REGLEMENT SUR LE RESPECT, LE CIVISME ET LA PROPRETE (RCA11 22005), LE REGLEMENT SUR LES CERTIFICATS D'AUTORISATION DE L'ARRONDISSEMENT DU SUD-OUEST (RCA11 22007) ET LE REGLEMENT SUR LES TARIFS (RCA15 22018) # art.3 3 6 7 7 12 12 13 14 15 16-18-19 20 23 26-27-28 29-30 30 31 Annexe 2 Annexe 3 Annexe 3 Annexe 4 Annexe 4 Annexe 4 Annexe 4 Annexe 4 Annexe 4 Annexe 6 Sujet / catégorie Étage dans les combles pour le secteur de maison des vétérans de Ville-Émard.Village Saint-Augustin Construction hors toit Construction hors toit Construction hors toit Service au volant Local de coin Logement au sous-sol Nombre de logements par terrain Commerces dans les secteurs industriels Vente d\u2019animaux Local de coin Vente de fruits et de légumes Verdissement Vente de fruits et de légumes Dépendance en cour avant Boite de collecte Réduction Taux d\u2019implantation Réduction de la hauteur autorisée Réduction de la hauteur autorisée Réduction du nombre logements par terrain Réduction du nombre logements par terrain Usage - correction Usage \u2013 secteur commercial C.4 Usage \u2013 commerces dans des zones industrielles Usage \u2013 carte - parc Précisions de l\u2019annexe H Description et commentaires Ajout afin d\u2019autoriser, malgré la hauteur maximale, un étage additionnel sous les combles dans un secteur de hauteur en mètres et en étages où se retrouve le symbole sur le plan de l\u2019annexe A intitulé « Limites de hauteur » ; Article visant à limiter la hauteur maximale à 2 étages lorsqu\u2019un bâtiment a actuellement 1 ou 2 étages.Pour une construction hors toit abritant une partie d'un logement, ajout effectué afin : \u2022 d\u2019éliminer l\u2019obligation normative du retrait arrière; \u2022 d\u2019intégrer l\u2019obligation d\u2019un retrait latéral lorsqu\u2019un bâtiment voisin est plus bas de 1 étage et que le bâtiment construit sur la limite latérale du lot; Ajout afin d\u2019interdire les constructions hors toit abritant une partie d'un logement quand un bâtiment est localisé entre 2 bâtiments plus bas de 1 étage (secteur de 2 à 3 étages uniquement).L\u2019interdiction ne s\u2019appliquera pas aux terrains de coin.Ajout afin qu\u2019une construction hors toit comporte minimalement un espace habitable à l\u2019étage inférieur : « un espace ou une pièce destiné à la préparation ou à la consommation de repas, au sommeil ou au séjour en excluant, notamment, une salle de bains, une salle de toilettes, un espace de rangement, une penderie et une buanderie ».Ajout afin d\u2019interdire le service au volant.Ajout visant à protéger les locaux de coin existants.Ajout d\u2019une disposition afin de ne pas autoriser un logement au sous-sol (minimalement 60% de sa superficie au niveau du sous-sol) à moins qu\u2019il ne possède un espace habitable au niveau immédiatement supérieur.Ajout afin d\u2019ajuster le nombre de logements maximal en lien avec la largeur d\u2019un terrain pour les secteurs où est autorisée la catégorie H.4.Ajouter à la catégorie C.1(2) l\u2019usage «vente de produits fabriqués sur place » afin de permettre aux industries de vendre leur production sur place (ex.ébénisterie, distillerie).Articles modifiés afin d\u2019exclure la vente d\u2019animaux des catégories d\u2019usages C.2, C.3(8) et C.6(2).Ajout afin d\u2019autoriser des usages commerciaux dans des locaux de coin.Ajout afin d\u2019autoriser comme usage complémentaire à l\u2019usage « activité communautaire ou socioculturelle » la vente et distribution de fruits et de légumes à des fins communautaires.Ajout afin d\u2019augmenter le pourcentage de verdissement requis en incluant un tableau de verdissement minimal selon le taux d\u2019implantation prescrit.Ajout pour régir l\u2019occupation des cours pour la vente de fruits et légumes.Ajout afin de permettre, sous certaines conditions, l\u2019implantation de dépendances en cours avant d\u2019un bâtiment résidentiel.Ajout afin d\u2019interdire les boites de collecte dans toutes les cours à moins d\u2019avoir obtenu une autorisation en vertu du règlement sur les usages conditionnels.Modification de l\u2019annexe A « Taux d\u2019implantation et densité » afin de réduire le taux d\u2019implantation maximal autorisé dans certaines zones.Modification de l\u2019annexe A « Limites de hauteur » afin de réduire la hauteur maximale autorisée à 2 étages dans certaines zones sensibles.Modification de l\u2019annexe A « Limites de hauteur » afin de réduire la hauteur pour le secteur des maisons de vétéran de la rue Jolicoeur à 1 étage.Modification de l\u2019annexe A « Usages prescrits » afin de réduire le nombre de logements autorisés dans certaines zones.(H4 vers H3) et (H5 vers H4).Modification de l\u2019annexe A « Usages prescrits » afin de modifier une limite de zone sur la rue Angers pour inclure dans un zonage H.1, 4 maisons (avant H.1-3).Modification de l\u2019annexe A « Usages prescrits » afin d\u2019identifier correctement l\u2019église au coin des rues Briand et Denonville comme lieu de culte.Modification de l\u2019annexe A « Usages prescrits » afin de modifier des limites de zone pour agrandir la zone où la classe d\u2019usages C.4c est autorisée.Modification permettant d\u2019étendre l\u2019obligation commerciale à proximité du métro Monk.Modification de l\u2019annexe A « Usages prescrits » afin d\u2019autoriser la catégorie commerciale C.1(2).c dans le secteur Cabot.Confirmer deux nouveaux parcs dans le secteur Griffintown.Le paddock du Horse Palace et un terrain à l\u2019intersection des rues Ann et Brennan.L\u2019annexe traitant de la hauteur sur rue dans Griffintown est modifiée afin d\u2019enlever la hauteur minimale requise.# des zones visées Zone : 0196 Zone : 0267 Ensemble du territoire Ensemble du territoire Ensemble du territoire Ensemble du territoire Ensemble du territoire Ensemble du territoire Ensemble du territoire Ensemble du territoire Ensemble du territoire Ensemble du territoire Ensemble du territoire Ensemble du territoire Ensemble du territoire Ensemble du territoire Ensemble du territoire Zones : 0013, 0020, 0022, 0023, 0030, 0031, 0036, 0039, 0051, 0052, 0053, 0063, 0072, 0076, 0082, 0086, 0095, 0103, 0109, 0113, 0116, 0118, 0120, 0124, 0130, 0133, 0134, 0135, 0157, 0163, 0164, 0165, 0166, 0167, 0169, 0180, 0181, 0183, 0185, 0186, 0191, 0194, 0212, 0228, 0235, 0255, 0263, 0267, 0293, 0311, 0321, 0325, 0336, 0338, 0346, 0347, 0354, 0356, 0376, 0381, 0395, 0401, 0411, 0416, 0442, 0447, 0448, 0465, 0489, 0517, 0539, 0540, 0561, 0563, 0567, 0569 Zones : 0063, 0116, 0126, 0135, 0165, 0201, 0315, 0401, 0408, 0442, 0447, 0463, 0465 Zone : 0196 Zones : 0109, 0304, 0315, 0397, 0401, 0417, 0442, 0356, 0391 Zone : 0224 Zones : 0063, 0527 Zones : 0031, 0108 Zones : 0096, 0214, 0243 Zones : 0548, 0556 Zones : 0363, 0368, 0385, 0390, 0400, 0407, 0409, 0410, 0424, 0430, 0437, 0449, 0453, 0454, 0457, 0464, 0496, 0536, 0543, 0544, 0546, 0547, 0548, 0549, 0550, 0551, 0552, 0553, 0554, 0555, 0556, 0571, 0572, 0573, 0574, 0575, 0576, 0577, 0578, 0579, 0580, 0581, 0582, 0583 LISTE DES DISPOSITIONS MODIFIANT LE RÈGLEMENT D\u2019URBANISME DE L\u2019ARRONDISSEMENT DU SUD-OUEST (01-280) QUI SONT SUSCEPTIBLES D\u2019APPROBATION RÉFÉRENDAIRE AVIS EST DONNÉ aux personnes intéressées de l\u2019arrondissement du Sud-Ouest et des zones contiguës des arrondissements de Verdun, de Côte-des- Neiges/Notre-Dame-de-Grâce, de Lasalle et de Ville-Marie : 1.APPROBATION RÉFÉRENDAIRE À la suite de l\u2019assemblée publique de consultation tenue le 2 mai 2016, le conseil de l\u2019arrondissement du Sud-Ouest a adopté le second projet de règlement ci- dessus mentionné lors de sa séance extraordinaire du 22 juin 2016.Ce second projet de règlement contient des dispositions qui peuvent faire l'objet d'une demande de la part des personnes intéressées afin qu\u2019un règlement qui les contient soit soumis à leur approbation conformément à la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités (RLRQ, chapitre E-2.2).Une demande relative à l\u2019une ou l\u2019autre des dispositions susceptibles d\u2019approbation référendaire (répertoriées au tableau ci-bas) peut provenir de toutes zones situées sur le territoire l\u2019arrondissement du Sud-Ouest et des zones contigües situées sur les territoires des arrondissements de Verdun, de Côte- des-Neiges/Notre-Dame-de-Grâce, de Lasalle et de Ville-Marie ou, dans le cas des zones spécifiquement identifiées dans le tableau ci-dessous, de cette zone spécifique et de ses zones contiguës.Une telle demande vise à ce qu\u2019un règlement qui les contient soit soumis à l\u2019approbation des personnes habiles à voter de la zone à laquelle le règlement s\u2019applique (et de celles de la zone contiguë d\u2019où provient une demande) ou, lorsque la disposition susceptible d\u2019approbation référendaire s\u2019y applique, à l\u2019ensemble du territoire de l\u2019arrondissement.2.OBJET DU SECOND PROJET DE RÈGLEMENT La révision réglementaire qui est proposée touche principalement le Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement, qui permet de déterminer de façon normative la vocation souhaitée pour chacun des secteurs de l\u2019arrondissement et d'y contrôler l\u2019implantation, la hauteur, la forme et l'apparence des nouvelles constructions.Cette révision touche également certains règlements relatifs aux outils discrétionnaires d\u2019urbanisme.Ce second projet de règlement vise, entre autres, à atteindre certains objectifs que s\u2019est fixé l\u2019arrondissement pour mieux encadrer le développement de son territoire soit : \u2022 Assurer une meilleure harmonisation et intégration des nouvelles constructions et des transformations de bâtiments au cadre bâti existant; \u2022 Protéger et valoriser le cadre bâti d\u2019intérêt patrimonial de l\u2019arrondissement; \u2022 Augmenter le verdissement du territoire afin de lutter contre les îlots de chaleur; \u2022 Assurer une meilleure gestion des eaux de ruissellement; \u2022 Encourager de saines habitudes de vie.Le second projet de règlement vise plus spécifiquement à modifier le taux d\u2019implantation dans différents secteurs, à favoriser le verdissement, à modifier les hauteurs permises dans certain secteurs, à interdire certaines constructions hors toit, à restreindre le nombre de logements autorisés en fonction des dimensions du terrain pour les secteurs où sont autorisés les bâtiments de 4 à 8 logements, à revoir la définition réglementaire du terme « démolition », à mieux protéger les locataires en cas de démolition d\u2019un bâtiment et à modifier les dispositions relatives aux sujets suivants : activités commerciales dans certains secteurs, boîtes de collecte, dépendances en cour avant, équipements mécaniques, gestion des matières résiduelles, local de coin, logement au sous- sol, marchés publics, remblais et déblais, parcs dans le secteur Griffintown, service au volant et vente d\u2019animaux.3.DESCRIPTION DU TERRITOIRE Ce second projet de règlement contient des dispositions visant l\u2019ensemble du territoire de l\u2019arrondissement ainsi que des dispositions s\u2019appliquant à des zones spécifiques.Parmi ces dispositions, plusieurs sont susceptibles d\u2019approbation référendaires et sont identifiées au tableau suivant : 4.CONDITIONS DE VALIDITE D\u2019UNE DEMANDE \u2022 Pour être valide, toute demande doit : \u2022 identifier clairement la disposition susceptible d\u2019approbation référendaire qui en fait l\u2019objet; \u2022 la zone d\u2019où elle provient; \u2022 être signée, dans le cas où il y a plus de 21 personnes intéressées de la zone d\u2019où elle provient, par au moins douze (12) d\u2019entre elles ou, dans le cas contraire, par au moins la majorité d\u2019entre elles; \u2022 être reçue au bureau de la secrétaire d\u2019arrondissement (815, rue Bel-Air, Montréal, Québec, H4C 2K4) au plus tard lundi le 4 juillet 2016, avant 16 h 30.De plus, chaque signataire doit être une personne intéressée selon les conditions exposées à la section 5.Le signataire (obligatoirement majeur au 22 juin 2016) indique, à côté de sa signature, son nom en majuscules, son numéro de téléphone, son adresse, le numéro d\u2019appartement et la qualité en vertu de laquelle il est une personne intéressée à signer (voir section 5 à cet effet : résident, propriétaire ou copropriétaire, occupant ou cooccupant d\u2019un lieu d\u2019affaires, représentant d\u2019une personne morale).5.CONDITIONS POUR ÊTRE UNE PERSONNE INTÉRESSÉE À SIGNER UNE DEMANDE 5.1 Est une personne intéressée toute personne qui, le 22 juin 2016, n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter, est majeure, de citoyenneté canadienne, n\u2019est pas en curatelle et qui remplit l\u2019une des deux conditions suivantes : \u2022 est domiciliée dans une zone d\u2019où peut provenir une demande et depuis au moins six (6) mois au Québec; \u2022 est, depuis au moins 12 mois, le propriétaire d\u2019un immeuble ou l\u2019occupant d\u2019un lieu d\u2019affaires, au sens de la Loi sur la fiscalité municipale (RLRL, chapitre F-2.1), situé dans une zone d\u2019où peut provenir une demande.5.2 Condition supplémentaire aux copropriétaires indivis d\u2019un immeuble et aux cooccupants d\u2019un lieu d\u2019affaires : être désigné, au moyen d\u2019une procuration signée par la majorité des copropriétaires ou cooccupants, comme celui qui a le droit de signer la demande en leur nom et d\u2019être inscrit sur la liste référendaire le cas échéant.Cette procuration doit être produite avant ou en même temps que la demande.5.3 Condition supplémentaire au droit de signer une demande par une personne morale : avoir désigné, parmi ses membres, administrateurs et employés, par résolution, une personne qui, le 22 juin 2016, est majeure, de citoyenneté canadienne, qui n\u2019est pas en curatelle et qui n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter selon la loi.Cette résolution doit être produite avant ou en même temps que la demande.Sauf dans le cas d\u2019une personne désignée à titre de représentant d\u2019une personne morale, nul ne peut être considéré comme une personne intéressée à plus d\u2019un titre conformément à l\u2019article 531 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités (RLRQ, chapitre E-2.2).6.ABSENCE DE DEMANDE Toute disposition de ce second projet de règlement qui n\u2019aura fait l\u2019objet d\u2019aucune demande valide pourra être incluse dans un règlement qui n\u2019aura pas à être approuvé par les personnes habiles à voter.7.CONSULTATION DU PROJET DE RÈGLEMENT Le second projet de règlement peut être consulté au bureau Accès Montréal situé au 815, rue Bel-Air, du lundi au vendredi, de 9 h à 17 h.Montréal, le 23 juin 2016 Pascale Synnott, avocate Secrétaire d\u2019arrondissement Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre sur terrasse Addition d\u2019autorisation de spectacles sans nudité dans 1 Restaurant pour vendre Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre sur terrasse 1 Restaurant pour vendre sur terrasse sur le domaine public 1 Bar sur terrasse (demande amendée) 1 Restaurant pour servir 2 Restaurants pour vendre dont 1 avec danse et spectacles sans nudité et 1 sur terrasse 2 Restaurants pour servir dont 1 sur terrasse 7002, rue Saint-Hubert Montréal (Québec) H2S 2M9 5171, avenue du Parc Montréal (Québec) H2V 4G3 630, rue de Courcelle Montréal (Québec) H4C 3C5 3459, rue Notre-Dame Ouest Montréal (Québec) H4C 1P1 131 et 131-A, rue de la commune Ouest Montréal (Québec) H2Y 2C7 7500, boul.Saint-Jean Pointe-Claire (Québec) H9R 5M9 4427, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2J 2L2 760-B, boul.Rosemont Montréal (Québec) H2S 3R2 NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR MURILLO GARCIA Orlando Danilo RESTAURANT CHARROS 7002, rue Saint- Hubert Montréal (Québec) H2S 2M9 Dossier : 2871-655 9272-1836 Québec Inc.MADEMOISELLE 5171, avenue du Parc Montréal (Québec) H2V 4G3 Dossier : 2947-901 9227-1477 Québec Inc.CAMION À TACOS GRUMMAN 78 630, rue de Courcelle Montréal (Québec) H4C 3C5 Dossier : 3010-634 7779275 Canada inc.RESTAURANT RASOI 3459, rue Notre- Dame Ouest Montréal (Québec) H4C 1P1 Dossier : 3525-920 9321-4229 Québec inc.SACRE BLEUE RESTO BAR 131 et 131-A, rue de la commune Ouest Montréal (Québec) H2Y 2C7 Dossier : 4239-463 9658394 Canada Inc.QUESADA BURRITOS & TACOS 7500, boul.Saint- Jean Pointe-Claire (Québec) H9R 5M9 Dossier : 4346-953 9322-3535 Québec inc.BOKIT 4427, rue Saint- Denis Montréal (Québec) H2J 2L2 Dossier : 4347-159 9251-0841 Québec inc.CAFÉ STATION 54 760-B, boul.Rosemont Montréal (Québec) H2S 3R2 Dossier : 4347-423 Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre sur le domaine public 1 Bar 1 Restaurant pour vendre Permis additionnel 1 Bar sur terrasse sur le domaine public 1 Restaurant pour vendre 1 Bar sur terrasse (suite à une cession) 1 Restaurant pour vendre sur terrasse sur le domaine public 1 Restaurant pour servir 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre 1 Bar sur terrasse (suite à une cession) 2 Restaurants pour vendre Permis additonnel 1 Restaurant pour vendre sur terrasse O Berry inc.RESTAURANT ONG CA CAN 79, rue Sainte- Catherine Est Montréal (Québec) H2X 1K5 Dossier : 191-825 9482008 Canada Inc.SASSANO 1202, rue Bishop Montréal (Québec) H3G 2E3 Dossier : 217-315 9304-3461 Québec inc.L\u2019ASSEMBLÉE 4456, rue Sainte- Catherine Est Montréal (Québec) H1V 1Y3 Dossier : 234-575 9342-4455 Québec Inc.RESTAURANT LA DIVA 1273, boul.René- Lévesque Est Montréal (Québec) H2L 2L8 Dossier : 367-359 9322-9797 Québec inc.AMIGOS CANTINA GRILL 575, boul.de Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3A 1L8 Dossier : 997-312 Restaurant Kasaisuta Inc.KASAISUTA FUSION 929, rue Saint- Zotique Est Montréal (Québec) H2S 1M9 Dossier : 1006-386 MACH Duc Tri RESTAURANT KASUMI SUSHI TAPAS 1429, rue Amherst Montréal (Québec) H2L 3L2 Dossier : 1074-384 9342-0081 Québec inc.LA LOCANDA RESTAURANT 7064, boul.Saint- Laurent Montréal (Québec) H2S 3E2 Dossier : 1482-322 La Table du Pêcheur Inc.LA TABLE DU PÊCHEUR 6700-6702, boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H2S 3C7 Dossier : 1667-559 9327-1203 Québec inc.CAFÉ LOUNGE NIRVANA 15783, boul.Pierrefonds Montréal (Québec) H9H 3X6 Dossier : 2083-483 79, rue Sainte- Catherine Est Montréal (Québec) H2X 1K5 1202, rue Bishop Montréal (Québec) H3G 2E3 4456, rue Sainte- Catherine Est Montréal (Québec) H1V 1Y3 1273, boul.René- Lévesque Est Montréal (Québec) H2L 2L8 575, boul.de Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3A 1L8 929, rue Saint- Zotique Est Montréal (Québec) H2S 1M9 1429, rue Amherst Montréal (Québec) H2L 3L2 7064, boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H2S 3E2 6700-6702, boul.Saint- Laurent Montréal (Québec) H2S 3C7 15783, boul.Pierrefonds Montréal (Québec) H9H 3X6 Direction générale adjointe au développement Service de l\u2019eau Direction de l\u2019eau potable Appel d\u2019offres : 10199 Travaux de réfection des surfaces du sous-sol du bâtiment 401 (interconnexion 1) et disposition des matériaux contaminés, Usine Atwater L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 29 juin 2016 est reportée au 6 juillet 2016 à 14h dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, 23 juin 2016 Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon Appel d\u2019offres M A R I E V A S T E L H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondantes parlementaires à Ottawa L es conjoints de premier ministre devraient pouvoir profiter de davantage de ressources pour remplir leur rôle, sans pour autant qu\u2019un modèle officiel leur soit imposé, selon Justin Trudeau.Le premier ministre a confirmé mercredi que son gouvernement étudiait la possibilité de bonifier l\u2019aide of fer te à Sophie Grégoire pour qu\u2019elle s\u2019acquitte de ses fonctions.L\u2019épouse de M.Tr udeau s\u2019était dite débordée, en entrevue avec Le Soleil le mois dernier, inondée qu\u2019elle est de demandes pour participer à divers événements caritatifs.« Je voudrais être partout, mais je ne peux pas.J\u2019ai trois enfants à la maison, puis j\u2019ai un mari qui est premier ministre.J\u2019ai besoin d\u2019aide.J\u2019ai besoin d\u2019une équipe pour m\u2019aider à servir les gens », avait-elle af firmé.À l\u2019heure actuelle, Mme Grégoire peut compter sur une adjointe.Des employés du bureau du premier ministre peuvent également lui prêter main-forte de façon ponctuelle.Un rôle ouvert M.Trudeau estime-t-il qu\u2019il est temps de permettre au conjoint d\u2019un premier ministre de jouer un rôle plus officiel en lui of frant davantage de ressources ?Il juge que oui.M.Trudeau s\u2019est dit «très fier» du travail de son épouse pour diverses causes, notamment la lutte contre les troubles alimentaires.«Et nous travaillons pour nous assurer qu\u2019elle va pouvoir continuer de faire le travail qu\u2019elle fait», a confirmé le premier ministre lors d\u2019une conférence de presse mercredi à l\u2019occasion de la fin de la session parlementaire.« Mais nous reconnaissons aussi que le choix devrait être libre.On ne devrait pas imposer à de futurs premiers ministres et à leurs époux de devoir suivre un modèle particulier.Je pense que les gens reconnaissent que dif férentes familles vont avoir différentes solutions, différentes capacités.Et de garder une certaine flexibilité pour répondre à la façon dont on veut servir, je pense que c\u2019est une bonne chose », a fait valoir Justin Trudeau.À son bureau, on reconnaît que Mme Grégoire est très demandée.« C\u2019est pourquoi nous continuons d\u2019étudier des façons de nous assurer qu\u2019elle soit épaulée aux événements of fi- ciels auxquels elle participe, de même que de nous assurer que la correspondance envoyée par des Canadiens partout au pays soit triée et obtienne une réponse dans un délai convenable », a expliqué un porte-parole du premier ministre.Bilan de fin de session Le premier ministre a par ailleurs dressé un bilan élogieux de ses sept premiers mois et demi au pouvoir.Sa promesse électorale principale, a-t-il rappelé, était d\u2019aider la classe moyenne, et trois réalisations lui permettent à son avis de clamer « mission accomplie» : la refonte de la grille fiscale, la mise en place d\u2019une nouvelle Allocation canadienne pour les enfants (ACE) et la bonification du Régime de pensions du Canada.« Nous avons passé les sept derniers mois à faire ce que nous avions dit que nous ferions, a déclaré M.Trudeau.Mais le plus impor tant c\u2019est que des millions de Canadiens bénéficient déjà de ces promesses tenues.» Mesures à venir Dans les faits, seule la refonte de la grille fiscale est déjà en vigueur.Les revenus compris entre 45 000 $ et 90 000 $ sont moins imposés, tandis que ceux au-delà de 200 000 $ le sont davantage.La nouvelle ACE, plus généreuse pour neuf familles sur dix, ne commencera à être versée qu\u2019en juillet, si le Sénat adopte comme prévu la loi de mise en œuvre budgétaire.Quant au Régime de pensions du Canada, l\u2019entente conclue lundi entre Ottawa et huit provinces (sauf le Manitoba et le Québec) n\u2019entrera que progressivement en vigueur à compter de 2019.Lors de son propre bilan de session plus tôt cette semaine, le NPD avait fait valoir que les libéraux n\u2019ont pas autant de réalisations à leur actif que ce qu\u2019ils prétendent.« Le niveau de pauvreté, le niveau d\u2019endettement des ménages, l\u2019érosion des bons emplois, toutes ces choses n\u2019ont pas changé», avait soutenu le député Peter Julian.Le Devoir L E D E V O I R , L E J E U D I 2 3 J U I N 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 5 M A R C O B É L A I R - C I R I N O Correspondant parlementaire à Québec A près des mois d\u2019atermoiements, le gouvernement libéral a décidé d\u2019octroyer une allocation « exceptionnelle » de 947$ par mois aux parents d\u2019enfants lourdement handicapés.«Ça va changer leur vie de famille », a lancé la porte-parole du collectif Parents jusqu\u2019au bout, Geneviève Dion, dans un entretien téléphonique avec Le Devoir.Cette «mesure d\u2019exception » \u2014 expression utilisée par le ministre de la Famille, Sébastien Proulx \u2014 contribuera notamment à « amortir » le « stress » des familles aux prises avec des dépenses importantes comme l\u2019achat de médicaments et de services d\u2019ergothérapie ou de physiothérapie, a expliqué la mère d\u2019une fillette souffrant d\u2019un syndrome génétique rare.«Ça nous donne un bon coup de pouce.Nous sommes très satisfaits.Il n\u2019y a pas d\u2019autres mots!» Pensions alimentaires Par précaution, el le demande à la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, de garantir que la nouvelle allocation gouvernementale ne sera pas prise en compte dans le calcul des pensions alimentaires versées aux mères célibataires.« Il ne faudrait pas qu\u2019elles gagnent d\u2019un bord et qu\u2019elles perdent de l\u2019autre.» L\u2019État a mis de côté 10 millions de dollars pour l\u2019année 2016-2017 puisque, selon lui, les parents de «plus ou moins» 900 enfants se qualifieront pour cette aide financière annuelle de 11 364$.Le collectif Parents jusqu\u2019au bout s\u2019attend à ce que le nombre de bénéficiaires du nouveau programme se situe plutôt entre 1500 et 2000, soit le double de celui anticipé par le gouvernement.La nouvelle mesure entrera en vigueur le 1er septembre prochain.Les parents obtiendront alors un paiement rétroactif au 1er avril dernier.« Ce que les mamans ont dit, c\u2019est qu\u2019il était plus avantageux d\u2019avoir son enfant en famille d\u2019accueil que chez soi.Nous, ce qu\u2019on souhaite, c\u2019est de préserver le lien familial.[\u2026] On vient corriger cette iniquité-là par un crédit d\u2019impôt [de 947 $ par mois] », a déclaré M.Proulx à la sortie du Conseil des ministres mercredi.«Oui, ça aurait dû être fait il y a 10 ans, peut-être», a laissé tomber la ministre déléguée à la Réadaptation, Lucie Charle- bois.L\u2019élue libérale s\u2019est également dite prête à «revoir l\u2019offre de services » dispensés aux familles dont un des membres est un enfant lourdement handicapé.«D\u2019une région à l\u2019autre, il y a une grosse différence», a souligné Geneviève Dion à l\u2019autre bout du fil.Le Devoir ENFANTS LOURDEMENT HANDICAPÉS Les parents recevront une aide mensuelle Québec accorde enfin 947 $ par mois Trudeau songe à moderniser le rôle du conjoint du premier ministre CLIFF OWEN ASSOCIATED PRESS Sophie Grégoire dit recevoir plusieurs demandes de participation à des événements auxquels elle ne peut participer, faute de soutien suffisant.P A T R I C E B E R G E R O N à Québec C ontrairement au maire Denis Coderre qui craint les précédents, le gouvernement Couillard est favorable au pompage massif de l\u2019eau des Grands Lacs par une ville du Wisconsin.Waukesha a obtenu le feu vert pour puiser son eau dans le lac Michigan, en raison de la contamination au radium de sa source d\u2019eau potable.Le Québec est membre d\u2019une organisation régionale qui a approuvé cette décision, mais le maire de Montréal, Denis Coderre, qui est également président du conseil d\u2019administration de l\u2019Alliance des villes des Grands Lacs et du Saint- Laurent, l\u2019a dénoncée.À ses yeux, cette décision est « inacceptable» et crée un précédent, mais de l\u2019avis du ministre de l\u2019Environnement, David Heur- tel, c\u2019est de l\u2019exagération.Conditions strictes « Il faut faire attention à la notion de précédent : on fait jaillir le spectre [du détournement de] l \u2019eau des Grands Lacs pour alimenter le Texas ou vendre de l\u2019eau, ce n\u2019est pas le cas ici, a-t-il déclaré avant d\u2019entrer à la séance du Conseil des ministres à Québec, mercredi.C\u2019est un cas bien précis, très exceptionnel, il y a des conditions très importantes qui ont été imposées.» Avant que l \u2019autorisation soit accordée, un « travail important » a été effectué par le Québec, l\u2019Ontario et les huit États américains partenaires qui composent le Compact \u2014 l\u2019instance qui sur veille les Grands Lacs \u2014, dans le but de s\u2019assurer que c\u2019était « la meilleure solution dans les cir- c o n s t a n c e s » , a p r é c i s é M.Heur tel.« Imaginez si c\u2019était une ville du Québec, dont la source d\u2019eau principale est contaminée, on dirait non, on ne peut plus avoir d\u2019eau ?» a-t-il demandé.La proposition initiale de Waukesha a été rejetée, des consultations et des analyses ont été menées, la zone de pompage a été réduite, des conditions de suivi et de surveillance ont été fixées, les rejets seront traités et les eaux usées seront à leur tour rejetées dans le lac Michigan, a fait valoir M.Heurtel.L\u2019Entente sur les ressources en eaux durables du bassin des Grands Lacs et du fleuve Saint- Laurent interdit les dérivations d\u2019eau au-delà des limites du bassin hydrographique.La Presse canadienne VILLE DE WAUKESHA Québec favorable au pompage dans le lac Michigan «Oui, ça aurait dû être fait il y a 10 ans, peut- être», a laissé tomber Lucie Charlebois L E D E V O I R , L E J E U D I 2 3 J U I N 2 0 1 6 F Ê T E N A T I O N A L E A 6 OSSIER SUR LES PAS DE GABRIELLE ROY À DE N U DEMAIN LIRE EGLISE D ABIEN F ER I SS O D a célèb è ns apr ie de q ne sér e.U ièr omanc e r de l r t à la déco par oir v Le De s elle, e jusq vr ui s, à s e t x e e t tr a u tiers de M ar u s q e de t er v u e.embr en sept \u2019 u it pr s e \u2019 al dans l é ontr ET O P ET TE NTEX CO LE TE TEX LE UR U ADEA N S E U CQ A J Q ue nous raconte en accéléré le défilé des célébrations du solstice d\u2019été ?Que nous dit la longue accumulation des comptes rendus divers publiés à l\u2019occasion de cette célébration ?Tous les peuples de la terre semblent avoir célébré le pouvoir régénérateur du soleil.Au XVIIe siècle, les arrivants perpétuent à leur façon en Amérique des traditions populaires millénaires, bien que l\u2019Église les juge «vulgaires».Dans ce monde soumis à l\u2019autorité hiérarchique imposée par le roi et la foi, on ne tolère pas que le peuple puisse célébrer un autre soleil, le vrai pour tant, celui qui éclaire, c h a u f f e e t nourrit.D a n s l e s vieilles Relations des Jésuites, sous la plume des pères Lalle- m a n t , L e Jeune ou Ra- gueneau, le 24 juin n\u2019est p a s e n c o r e bien emballé et ficelé dans les oripeaux d\u2019un saint de circonstance : Jean le Baptiste.L\u2019Église compte plutôt tr iompher avec la fête de saint Joseph, sacré patron du pays.Mais ce t te f ê te - l à , cé lébrée l e 19 mars, reste sur tout propice aux giboulées et aux rhumes printaniers.Sur les rives du Saint-Lau- rent, l\u2019hommage populaire à l\u2019astre solaire est déjà célébré par les peuples autochtones.Chez les colonisateurs, il donne lieu à des bains purificateurs.On se jette à l\u2019eau le 24 juin, même si on se méfie encore de son à-propos pour l\u2019hygiène des corps.La nuit venue, à l\u2019aide de torches, on allume par tout des feux de joie.Ces réjouissances du feu conduisent à la danse et à faire bombance.En 1688, Mgr de Saint-Val- lier, le deuxième évêque du diocèse de Québec, règne sur un territoire qui s\u2019étend jusqu\u2019à La Nouvelle-Orléans.À l\u2019entendre, la Saint-Jean serait presque une af faire de mécréants.Considéré par ses compatriotes comme un « terrible fléau», De Saint-Vallier se met à dos le gouverneur de la Nouvelle-France, celui de Montréal, puis les Récollets, les Jésuites, des soldats, bref à peu près tout le monde.Comme tout fléau, il laisse des traces profondes derrière lui, véritables ornières dont ne sortira guère son Église.En 1743, un mandement de Mgr de Pontbriand supprime 17 fêtes populaires.L\u2019Église n\u2019aime pas la concurrence pour ses dimanches.Des villages trop por tés à célébrer sont semoncés.Mais rien n\u2019arrive à dominer la fête solaire.Comment ramener vers l\u2019Église de Rome cette tradition vieille comme l\u2019Homme ?Le solstice se voit progressivement christianisé.Les bûchers et la danse des flammes se poursuivent, mais on va s\u2019employer à les chorégraphier à travers une suite de messes, tout en agitant au-dessus d\u2019elle la figure de Jean le Baptiste, décrété patron des Canadiens.C\u2019est d\u2019ailleurs le 24 juin 1880, sur les plaines d\u2019Abraham, que l\u2019on chantera pour la première fois l\u2019Ô Canada, bien longtemps avant que ce chant ne serve d\u2019hymne aux fêtes de la Confédération.La Saint-Jean bien encadrée devient une suite de processions de notables, de religieux, de zouaves, de majorettes et de petits garçons choisis pour leurs cheveux bouclés afin d\u2019incarner, année après année, un saint Jean Baptiste qui n e g r a n d i t jamais.« Au pays de Québec, écrivait Louis Hémon, rien ne doit m o u r i r , rien ne doit changer.» E n 1 8 3 4 , dans un c l i - mat politique t e n d u q u i conduit aux révo lu t ions écrasées de 1 8 3 7 - 1 8 3 8 , L u d g e r D u - vernay avait v o u l u f a i r e de ces célébrations une forme de réunion nationale p é t r i e d \u2019 u n nouvel élan politique.L\u2019élan se cassa les dents.En 1968, cet élan retrouvé eut le nez cassé à coups de matraque tandis que Pierre Elliott Trudeau était élu premier ministre du Canada.Lors de la Saint-Jean suivante, en 1969, l\u2019événement fut réduit à néant par la télévision d\u2019État, qui censura les commentaires critiques des cinéastes Bernard Gosselin et Pierre Perrault qu\u2019elle avait invités à décrire l\u2019événement au nom de leur connaissance du pays.Cette fête populaire devenue nationale fut par la suite réduite au silence relatif de simples célébrations de quartiers, puis fut redéployée, selon un itinéraire qui limitait pratiquement toujours son existence aux seuls q u a r t i e r s f r a n c o - phones de l\u2019est de la ville.Là, on s\u2019évertua à promener des géants en cartons-pâtes à la démarche incertaine, des Louis-Joseph Papineau, des René Lévesque ou des Félix Leclerc évidés de l\u2019intérieur, allant de concer t avec une coupe Stanley factice faite de papier d\u2019aluminium.En 1877, Arthur Buies, sans doute notre meilleur écrivain du temps, écrivait ceci : «Don- nez-lui des fêtes, des solennités, des pompes, et Québec est heureux, il est fier ; il jouit, il jubile, il se trémousse et tout son peuple est sur pied.Pauvre enfant qu\u2019un rayon de soleil éblouit, qui se console de sa détresse en un jour de spectacle et de fanfares, qui oublie ses oripeaux au carillon bruyant et joyeux des cloches, laissons-lui ses heures d\u2019ébats.» C\u2019est jour de fête.Mais faut- il célébrer pour célébrer ?Cette fête ne pourrait-elle pas enfin devenir l\u2019occasion d\u2019un e x a m e n d e c o n s c i e n c e , comme le suggérait Le Devoir dès 1910 ?jfn@ledevoir.com Jour de fête JEAN- FRANÇOIS NADEAU PEDRO RUIZ LE DEVOIR B O R I S P R O U L X E ncore cette année, il sera possible de fêter la Fête nationale, ou la « Saint-Jean », dans plus de 700 sites du Québec.Comme le veut la tradition, les festivités ont lieu soit le 23 juin au soir, ou le lendemain, 24 juin, ou encore les deux soirs, selon le lieu.La fête conclut une année dif ficile pour l\u2019organisateur, le Mouvement national des Québécoises et Québécois (MNQ).En un an, le gouvernement québécois lui a infligé deux réductions budgétaires, retranchant environ 25 % de son budget tota l .L\u2019un des commandi ta ires principaux, Loto-Québec, s\u2019est d\u2019ailleurs complètement retiré du financement cette année, laissant l\u2019organisme craindre la fin des grandes fêtes nationales.Mar tine Desjardins, ancienne por te-parole de la FEUQ durant le mouvement étudiant de 2012 et candidate défaite du Par ti québécois dans Groulx en 2014, est au- jourd\u2019hui à la tête du MNQ.« Autrefois il y avait jusqu\u2019à deux ou trois grandes fêtes par région.Nous avons dû pour cette année nous limiter à une seule fête régionale pour des territoires parfois très grands.» Les grandes tablées et la tour née des por te -parole dans les régions ne seront pas de retour cette année.Les fê tes loca les do ivent aussi composer avec un budget maximal de 5000 $, mais leur nombre reste stable par rapport à l\u2019an dernier, assure Martine Desjardins.Programmation À Québec, la baisse du financement gouvernemental a été compensée par une plus grande par ticipation de la Ville.Dans le même esprit que les années précédentes, on met l\u2019accent sur les activités familiales, qui s\u2019étaleront sur les deux jours.Par exemple, le public est invité à deux tournées des musées, les « Parcours du solstice », en soirée jeudi et en après-midi vendredi, jour d\u2019ouverture du tout nouveau pavillon Pierre-Las- sonde du Musée national des beaux-arts du Québec.Un responsable des grands événements à l a V i l l e de Québec a précisé au Devoir que la présence policière devrait être semblable à celle des années précédentes .Tant les bouteilles d\u2019alcool que les contenants de plus de 500 ml seront interdits dans la « zone festive ».Le spectacle des plaines d\u2019Abraham de jeudi soir sera animé par Marie-Mai, qui présentera les artistes Pierre Lapointe, Isabelle Boulay, Diane Dufresne, Jonas, Michel Pa- gliaro, Marie-Pierre Ar thur, Patrice Michaud, Zachary Richard, Roch Voisine, Philippe Brach, Rémi Chassé, Alexandre Désilets et Jean-François Breau.Un DJ (DJ Shash\u2019U) prendra la relève jusqu\u2019à 1 h du matin pour accompagner les plus fêtards.Une cinquantaine d\u2019activités sont organisées à Montréal, dont plusieurs concerts sur de plus petites scènes installées dans différents quartiers (voir encadré ci-dessous).Le grand spectacle aura lieu jeudi soir à 21 h à la place des Festivals.Il s\u2019agira encore cette année d\u2019une célébration sans connotation politique, comme l\u2019a affirmé l\u2019animateur Louis-José Houde.Une porte-parole du comité organisateur de la Fête nationale à Montréal a confirmé au Devoir que l\u2019organisme est apolitique.Jean- Pierre Ferland, Éric Lapointe, Les sœurs Boulay, Yann Per- reau, Brigitte Boisjoli, Koriass, Samian, Natasha Kanapé Fontaine et Florent Vollant seront du spectacle, précédés du quatuor d\u2019harmonies vocales QW4RTZ, sur scène dès 20 h.Le 24 juin, le traditionnel défilé décollera à 13 h sur la rue Sainte-Catherine Ouest au dé- par t de la rue For t (station Guy-Concordia) jusqu\u2019à la Place des Arts.Le Devoir Une grande «Saint-Jean» à petit budget Au-delà des deux grands concerts médiatisés de Québec et de Montréal, plusieurs artistes réputés monteront sur les planches de plus petits événements.C\u2019est à Laval et dans Villeray que les affiches sont les plus attirantes.L\u2019arrondissement du nord de Montréal fêtera même sur deux jours : le 23 juin, Mara Tremblay, Safia Nolin et Colectivo seront de la partie, alors que le lendemain ce sera au tour de Yann Perreau, KiloJules (de Misteur Valaire), Joseph Edgar, Pierre Kwenders et Bernhari de chanter à l\u2019ombre de l\u2019église Sainte-Cécile.Le 24 juin, au Parc de la nature à Laval, les invités sont nombreux et de bon goût.Parmi eux : Patrick Watson, Richard Séguin, Les BB, Alex Nevsky, Martine St-Clair, Charlotte Cardin, Dead Obies, Fred Fortin, Galaxie, Sèxe Illégal et Bernard Ada- mus.Le 23 juin, Adamus sera aussi sur l\u2019esplanade du Parc olympique pendant que ses amis de Canailles joueront au parc Lafontaine, avec Alaclair Ensemble et Les guerres d\u2019l\u2019amour.Le vendredi soir, c\u2019est Fanny Bloom qui sera sur cette même scène.Verdun se drapera de punk rock le jour de la Fête nationale, avec la musique de Capitaine Révolte et de Rouge pompier, pendant qu\u2019à La- chine, Louis-Jean Cormier et Philippe Brach chanteront aussi le 24 juin, au parc Saint- Louis.L\u2019arrondissement du Sud-Ouest a quant à lui invité Nicolas Pellerin et les Grands Hurleurs, le 23 juin.À Québec, Zébulon sera dans Charlesbourg le 23 juin, alors qu\u2019Ariane Moffatt sera dans la ville de Mercier le 23 juin et à Saint-Constant le lendemain.L\u2019Outaouais en fête a invité les Cowboys Fringants jeudi, alors que le même soir Sherbrooke chantera les chansons des Vilains Pingouins.Philippe Papineau www.fetenationale.quebec Fêtes de quartier Voir aussi \u203a La Fête nationale à travers les archives du Devoir, sur l\u2019application tablette et le site Web du Devoir LE DEVOIR La une du Devoir le lendemain de la fête nationale en 1968.Bureaux et points de services gouvernementaux et municipaux sont ouverts normalement le jeudi 23 juin, mais fermés le 24.La loi oblige la fermeture des commerces le 24 juin, à l\u2019exception des pharmacies et des petits établissements d\u2019alimentation qui peuvent demeurer ouverts.Cela inclut certaines stations service, fruiteries, boucheries ou restaurants, par exemple.Les succursales de la SAQ seront ouvertes aux heures habituelles le 23 juin, mais fermées le 24 juin.À Montréal, la collecte des déchets a lieu comme à l\u2019habitude, à l\u2019exception des arrondissements Ville-Marie, Lachine et Villeray\u2013 Saint-Michel\u2013Parc-Extension.L\u2019horaire des arénas, piscines, centres sportifs et bibliothèques variera d\u2019un établissement à l\u2019autre le 24 juin.Le Jardin botanique, le Planétarium, le Bio- dôme et l\u2019Insectarium de Montréal demeurent ouverts.Tant le métro que l\u2019autobus suivront un horaire spécial le 24 juin.Une douzaine de lignes seront perturbées par la parade sur la rue Sainte-Catherine.Pour toutes questions, le service 311 fonctionnera normalement.À Québec, la collecte des ordures et du recyclage est maintenue selon l\u2019horaire habituel.Le 23 juin, des autobus supplémentaires circuleront sur les circuits 7, 800 et 801.Le service de nuit est en fonction jeudi et vendredi, tard en soirée.Ouvert ou fermé ?En 1743, un mandement de Mgr de Pontbriand supprime 17 fêtes populaires.L\u2019Église n\u2019aime pas la concurrence pour ses dimanches. L E D E V O I R , L E J E U D I 2 3 J U I N 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 7 Bonne Fête nationale Québec csn.qc.ca M A R C O F O R T I E R L e gouvernement Couillard étudie le projet d\u2019aménagement d\u2019un nouveau pavillon de HEC Montréal au centre-ville même s\u2019il existe déjà trois facultés universitaires de gestion dans le quartier.HEC Montréal manque d\u2019espace dans son campus qui borde l\u2019Université de Montréal, dans le quartier Côte-des-Neiges.Le gouvernement reconnaît à l\u2019établissement un déficit d\u2019espace de 15 500 mètres car rés, l \u2019équivalent de près de trois terrains de football américain, a indiqué HEC Montréal au Devoir.Selon nos sources, le projet de nouveau pavillon au centre-ville fait son chemin au sein du gouvernement, malgré la présence de trois écoles ou facultés de gestion dans le secteur \u2014 affiliées à l\u2019Université du Québec à Montréal (UQAM), à l\u2019Université Concordia et à l\u2019Université McGill.Concurrence Des sources à l \u2019École des sciences de la gestion (ESG) de l\u2019UQAM s\u2019interrogent notamment sur la per tinence de créer une nouvelle of fre de cours en français.L\u2019ESG forme déjà plus de 14 000 étudiants dans le quartier.L\u2019UQAM a déjà enregistré une baisse de 11 % des nouvelles admissions au baccalauréat, l\u2019automne dernier.Cette baisse de fréquentation a créé un trou de plus de 5 millions dans le budget de l\u2019université.Au ministère de l\u2019Éducation et de l \u2019Enseignement supérieur (MEES), on explique que le projet de nouveau pavillon de HEC Montréal reste à l \u2019étude.« Le dossier d\u2019oppor tunité devra notamment établir tous les éléments nécessaires à la prise de déci - sion », indique Br yan St-Louis, responsable des relations avec les médias au MEES.HEC Montréal prépare depuis plusieurs années son projet de pavillon au centre-ville.Dès 2013, le directeur de l\u2019établissement, Michel Patry, avait af firmé en commission parlementaire à Québec qu\u2019un nouveau pavillon au centre- ville lui paraissait essentiel.Études de soir « Nous avons un très grand déficit d\u2019espace.[\u2026] Année après année, nous avons le plus grand ou le deuxième plus grand déficit d\u2019espace relatif, c\u2019est-à-dire par rapport à ce qui est déjà construit.Ce déficit est basé sur la moyenne de la fréquentation des cinq ou six dernières années [et non sur des projections] », a-t-il déclaré.« L\u2019École étudie la possibilité d\u2019ajouter des espaces supplémentaires à ses installations.À l\u2019heure actuelle, plusieurs avenues sont possibles et l\u2019École est en train de préciser ses besoins au gouvernement», a indiqué Julie Lajoye, conseillère en relations avec les médias à HEC Montréal.Le directeur de l\u2019établissement estime que le pavillon du centre- ville pourrait accueillir entre 2000 et 3000 étudiants au certificat de soir.Ça permettrait de libérer de l \u2019espace pour les études de deuxième cycle au campus principal.Le centre-ville est l\u2019endroit idéal pour former des gestionnaires près de leurs lieux de travail, a expliqué Michel Patr y en commission parlementaire : les im- por tants espaces de bureau du Complexe Desjardins et de Revenu Canada se trouvent à distance de marche.Le projet de HEC Montréal est inscrit au plan québécois des infrastructures 2015-2025 dans la catégorie « à l\u2019étude », et au plan quinquennal d\u2019investissements universitaires 2013-2018.Le Devoir HEC Montréal lorgne le centre-ville L\u2019arrivée d\u2019une autre école de gestion laisse présager une concurrence féroce Montréal : le nombre de cadres à salaire élevé explose La création par l\u2019administration du maire Denis Coderre d\u2019une vingtaine de nouvelles structures administratives, comme le Bureau de la Ville intelligente et celui des réfugiés, a fait exploser le nombre de cadres gagnant plus de 100 000$ à la Ville, affirme Projet Montréal.«C\u2019est un peu l\u2019approche générale qu\u2019a M.Coderre dans tout: une crise, un tweet, un nouveau bureau», a ironisé le conseiller Guillaume Lavoie.À la lumière de données obtenues en vertu de la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information, l\u2019opposition signale que le nombre de cadres ayant touché un salaire de plus de 100 000$ est passé de 767 à 881 entre 2014 et 2015, soit une augmentation de 14,9%.Le maire Denis Coderre a rétorqué que son administration avait entrepris de renforcer l\u2019expertise interne et que cela avait un prix.«On se professionnalise.On veut être compétitif et quand vous voulez avoir des gens qui sont compétents, il y a les salaires qui vont avec», a-t-il expliqué.Le Devoir Lac-Mégantic : une poursuite contre le CP serait trop chère Les élus de la Ville de Lac-Mégantic écartent la possibilité de lancer une poursuite contre la compagnie de chemin de fer Canadien Pacifique à propos de la catastrophe ferroviaire qui a fait 47 morts le 6 juillet 2013.Les élus réunis en assemblée mardi soir ont adopté une résolution mettant un terme au processus de poursuite judiciaire.Le maire de Lac-Mégantic, Jean-Guy Cloutier, a expliqué que la Ville serait obligée d\u2019engager des sommes considérables en frais d\u2019experts sans avoir de garantie d\u2019obtenir réparation.La Presse canadienne Année après année, nous avons le plus grand ou le deuxième plus grand déficit d\u2019espace relatif, c\u2019est-à-dire par rapport à ce qui est déjà construit Michel Patry, directeur de HEC Montréal « » Les Britanniques se prononcent aujourd\u2019hui, jeudi, par référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l\u2019Union européenne (UE).S\u2019il coule de source que l\u2019UE souffre de graves dysfonctions et d\u2019un important déficit démocratique, cela ne revient pas pour autant à dire que les Britanniques auraient intérêt à entériner le Brexit.rai que leur insularité fait en sorte que les Britanniques sont par nature et depuis toujours des eurosceptiques.Il ne faudrait cependant pas perdre de vue qu\u2019en l\u2019occurrence, le psychodrame dans lequel ils se sont plongés est avant tout le résultat d\u2019un calcul électoral et partisan fait par le premier ministre David Cameron.En 2013, assiégé par l\u2019aile antieuropéenne de son Parti conser vateur à l\u2019approche des élections générales de 2015, M.Cameron avait réussi à mettre le couvercle sur les divisions en promettant la tenue d\u2019un éventuel référendum sur l\u2019appartenance à l\u2019UE.Sur le plan électoral, il a gagné son pari l\u2019année dernière en remportant aux Communes une petite majorité de sièges, pendant que, signe des stress malsains à venir, les réactionnaires de l\u2019UKIP, parti antieuropéen et anti-immigrants, triplaient leur part des voix (à 12 %) par rapport aux législatives de 2010.Pas sûr maintenant que M.Cameron remportera son pari référendaire : que le camp du Leave sorte gagnant et les pressions seront fortes pour qu\u2019il démissionne, auquel cas la Grande-Bretagne se trouverait immédiatement confronté à un grand tumulte politique en même temps qu\u2019à la peur collective du vide induite par la décision de rompre.Que le Remain l\u2019emporte, ce qui est possible sinon attendu au vu des sondages par ailleurs très serrés, et sa tête pourrait rouler de toute façon.C\u2019est que les calculs politiques de M.Cameron en auront fait, du dégât.Rarement a-t-on vu dans l\u2019histoire moderne de la Grande-Bretagne une campagne politique aussi violente et démagogique, écrivait le collègue Christian Rioux.En Grande-Bre- tagne, comme du reste ailleurs en Europe, se manifestent parmi les gens des courants d\u2019angoisses identitaires et nationales qui sont loin d\u2019être illégitimes relativement aux changements qu\u2019ils vivent et subissent socialement.Le drame, c\u2019est que ces calculs politiciens auront permis au ?nal à un camp du Leave sans véritable projet économique de détourner et d\u2019empoisonner salement le débat en jouant sur les sentiments anti-immigrants.?Il ne fait pourtant pas de doute, tout compte fait, qu\u2019il est dans l\u2019intérêt des 64 millions de Britanniques de conserver les liens \u2014 au demeurant déjà ténus \u2014 qu\u2019ils ont avec les institutions de l\u2019UE.Non pas que le projet européen tel que porté à l\u2019heure actuelle par Bruxelles soit très exaltant.Mais il est manifeste qu\u2019en sortant de l\u2019Union, la Grande-Bretagne affaiblirait sa position dans les affaires du monde \u2014 par rapport à l\u2019UE, bien entendu, mais aussi par rapport à ce grand allié que sont les États-Unis, ainsi que soulignait mercredi le spécialiste Olivier Schmitt dans les pages du Devoir.L\u2019UE n\u2019est pas le « pénitencier » que prétend Boris Johnson, leader des « Brexiters » et ancien maire de Londres.Ce dernier omet par démagogie le fait que la Grande-Bretagne est un pays riche doté des pleins pouvoirs d\u2019un État-nation.Il n\u2019empêche, malgré tout, que le discours des tenants du Leave in?uence une large partie de l\u2019opinion publique \u2014 en particulier parmi les électeurs plus âgés, ce qui fait dire aux sondeurs que la victoire du Remain passe par les jeunes, à condition qu\u2019ils prennent la peine de se rendre aux urnes\u2026 Il ne faut pas sous-estimer la prégnance de cette dérive qui consiste à croire que l\u2019amélioration de nos sociétés passe par le repli sur soi \u2014 comme c\u2019est une dérive sur laquelle surfe aussi Donald Trump.Que le Brexit passe et ce serait autant d\u2019eau apportée au moulin des Marine Le Pen de tout bord.Le référendum en Grande-Bretagne, comme le fut la crise de la dette grecque, est un appel à la construction d\u2019une communauté européenne plus démocratique, plus égalitaire et plus sensible à la vie des peuples.Ce qui veut dire, concrètement, qu\u2019il est impérieux que cette Europe des 28 trouve enfin une solution cohérente à la tragique crise des migrants et qu\u2019elle s\u2019attaque au problème fondamental du chômage des jeunes.Sans quoi, Brexit ou non, l\u2019idée d\u2019une communauté européenne va continuer de s\u2019effilocher.L E D E V O I R , L E J E U D I 2 3 J U I N 2 0 1 6 A 8 EDITORIAL L E T T R E S Aide médicale à mourir Notre époque a inventé la formule et le ser vice de « l\u2019aide médicale à mourir ».Jusqu\u2019ici, la médecine se préoccupait de combattre la maladie, de soulager la souffrance, d\u2019aider le malade à combattre la maladie.Maintenant, on veut que le médecin aide à mourir.On n\u2019aurait jamais accepté une telle formule autrefois.Elle ne respecte pas suffisamment le mystère de la vie et de la mort, toute la part d\u2019inconnu qui envahit la vie humaine à la fin de notre existence alors que cer taines personnes condamnées par la médecine, par le savoir humain, ont persisté dans l\u2019existence.La formule de « l\u2019aide médicale à mourir » me semble un changement historique de perspective de la médecine, et reflète une conception de l\u2019homme tout à fait dif fé- rente de celle qu\u2019a toujours reconnue l\u2019Occident, et sans doute l\u2019Orient.Ce qui est au fond de cette philosophie, c\u2019est une réduction de l\u2019homme à une espèce d\u2019animal ou de mécanique sans ouverture sur quelque forme de transcendance que ce soit.Paul-Émile Roy Le 22 juin 2016 L I B R E O P I N I O N G É R A R D L O R I O T Politologue U n mode de scrutin sert à trois choses absolument essentielles en démocratie : choisir un gouvernement ; choisir un parti politique qui reflète les valeurs, les idéologies et les attentes de la majorité des citoyens ; choisir des représentants de toutes les régions du pays.Avec notre bulletin de vote, on est donc ici mis devant trois décisions : l\u2019idéal, ce serait de séparer ces trois choix et de demander à l\u2019électeur de voter trois fois (les Allemands ont ajouté un deuxième bulletin de vote).On procéderait alors comme si les trois opérations étaient parfaitement égales.Mais il n\u2019en est rien, il tombe sous le sens, au contraire, que l\u2019une de ces opérations est bien plus importante que les deux autres réunies : choisir le gouvernement, aucune société humaine ne pouvant s\u2019en passer bien longtemps.(En Allemagne, il faut six mois pour accommoder les nombreuses « tribus » idéologiques, et d\u2019innombrables palabres pour arriver à former un gouvernement.En Espagne, depuis le 20 décembre 2015, on attend toujours la formation du Conseil de ministres ; le monarque a même dû déclencher de nouvelles élections.) Des miroirs Les partisans de la proportionnelle, en effet, font passer la représentation des partis avant tout autre considération.Ce qui importe pour eux, c\u2019est de représenter fidèlement l\u2019opinion publique.Mais l\u2019opinion publique évolue sans cesse: des études ont montré que si telle élection avait eu lieu une semaine avant (ou une semaine après), les résultats auraient été entièrement différents.D\u2019autres études ont fait la preuve que la proportionnelle engendre, elle aussi, de nombreuses distorsions : elle a permis à Hitler de prendre le pouvoir en Allemagne, en 1933.Et qu\u2019elle a propulsé le Front national en France.Car les modes de scrutin sont les miroirs de la culture politique des citoyens : si le scrutin majoritaire est encore utilisé aujourd\u2019hui (avec bonheur) dans trois des plus grandes démocraties, au Royaume-Uni, aux États-Unis, et au Canada, c\u2019est qu\u2019il répond aux impératifs de la culture politique, et qu\u2019il a fait la preuve, depuis des siècles, qu\u2019il permet de former rapidement un gouvernement légitime, un gouvernement qui représente vraiment l\u2019opinion de la majorité des citoyens le jour de l\u2019élection.Et qu\u2019il possède d\u2019autres vertus remarquables : il favorise le consensus et empêche l\u2019éparpillement des voix, il force le regroupement des électeurs autour de deux pôles, comme dans les sports, deux équipes qui luttent pour occuper entièrement et exclusivement le pouvoir, pour en assumer toute la responsabilité, pendant quatre années.On voit alors apparaître ce mot qui semble faire peur aux réformateurs : « responsabilité », le parti au pouvoir étant le seul responsable de toute l\u2019action \u2014 et de toute l\u2019inaction \u2014 du gouvernement, il en assume l\u2019entière responsabilité.À l\u2019opposé, la proportionnelle favorise souvent l\u2019émergence des partis extrémistes ; elle af faiblit grandement l\u2019autorité et l\u2019unité du Conseil des ministres ; elle oblige les nombreux partis minoritaires ou marginaux à former des coalitions qui ressemblent davantage à un pot-pourri qu\u2019à une grande organisation sociale unitaire ; bref, elle se montre souvent incapable d\u2019assurer la continuité, la stabilité et la légitimité du gouvernement élu.L\u2019émergence de nouveaux partis Il est faux de prétendre que notre mode de scrutin a empêché l\u2019émergence des nouveaux partis : témoins le Parti québécois, le Bloc québécois, le Parti progressiste, etc.Ou qu\u2019il a nui au « darwinisme politique » : le Bloc populaire canadien, l\u2019Union nationale, etc.Car le scrutin majoritaire rend les électeurs avisés et darwiniens : il les pousse à effectuer un choix stratégique, en choisissant le parti le plus proche de leurs valeurs et de leurs attentes, et surtout, il favorise la disparition des mouvements minoritaires de contestation et de mécontentement qui n\u2019arrivent pas à se transformer en partis de gouvernement.Bref, il écarte les partis qui ont perdu leur raison d\u2019être.On reste confondu quand on pense aux efforts déployés par des élus en vue de changer le mode de scrutin depuis les années 1970 : on dirait que certains d\u2019entre eux semblent s\u2019ennuyer au Parlement ; d\u2019autres agitent des projets en vue, soi-disant, d\u2019augmenter la participation démocratique ; d\u2019autres rêvent à des élections «à l\u2019européenne », avec leurs coalitions instables qui se font et se défont sans cesse, leurs conflits idéologiques entremêlés de conflits de personnalités, le chantage odieux des petits partis qui menacent à tout moment de rompre leurs alliances et de déstabiliser le gouvernement, au point où la majorité des électeurs assiste, impuissante, au spectacle désolant des ministres qui se livrent à une véritable foire d\u2019empoigne.D\u2019autres élus semblent avoir honte d\u2019avoir été choisis par le mode de scrutin majoritaire.Et on se demande si certains députés ont peur, tout à coup, d\u2019assumer seuls la totalité des tâches gouvernementales.La responsabilité d\u2019un parti unique qui gouverne, responsable de l\u2019action et de l\u2019inaction du gouvernement pendant quatre ans, au terme desquels il devra rendre compte de ses décisions, toute cette merveilleuse machine serait mise au rancart afin de laisser libre cours aux luttes idéologiques et partisanes qui engendrent le cynisme et l\u2019abstentionnisme.Au contraire, il faut reconnaître que le scrutin majoritaire s\u2019est toujours montré insurpassable quand il s\u2019agissait d\u2019assurer la légitimité, la force, la stabilité et la continuité du gouvernement élu.Le mode de scrutin au Canada : pourquoi réparer ce qui n\u2019est pas cassé ?FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET De l\u2019amour des femmes ! Pour certains, le féminisme est associé à un mouvement radical prôné par des BREXIT Ils ont intérêt à rester V GUY TAILLEFER Réponse à «Habemus papam» Certains propos tenus par votre chroniqueur, en page A 5 de votre journal du lundi 13 juin, dénotent un manque grave de respect et de tolérance à l\u2019égard de la religion catholique et du pape François, en plus d\u2019être très méprisants envers les personnes âgées et les « communautés culturelles ».Ce sont des paroles pleines de préjugés et indignes d\u2019être publiées dans un grand journal comme le vôtre.Ne devriez-vous pas recommander à ce monsieur de prendre connaissance, par exemple, de l\u2019excellent document Lau- dato si\u2019 publié par François, le 24 mai 2015 ?Il trouverait des propos très percutants, très actuels et très modernes sur l\u2019environnement et l\u2019écologie ainsi que sur les grands défis que nos sociétés humaines ont à relever, à l\u2019aube du XXIe siècle.À noter que le pape a su s\u2019entourer de divers spécialistes et scientifiques pour traiter de ces importantes et urgentes questions pour l\u2019avenir de l\u2019humanité.C\u2019est un texte phare et dérangeant dont la valeur et l\u2019opportunité ont été reconnues partout à travers le monde.En terminant, il est évident qu\u2019une laïcité bien comprise est très conciliable avec la visite d\u2019un grand leader tel que François au Québec, à l\u2019occasion du 375e de Montréal.La question ne devrait même pas se poser ! Que l\u2019on soit croyant ou non, c\u2019est un honneur et un privilège d\u2019accueillir cet homme de paix, de miséricorde et de joie à la parole libre et courageuse.Florent Villeneuve Chicoutimi, le 15 juin 2016 femmes qui revendiquent leur place au soleil dans un monde mené par les hommes.Il est donc bien facile pour eux de relier le féminisme à une déclaration de guerre, un mouvement de haine envers les hommes.Voilà une bien piètre perception qui définit bien mal le féminisme.J\u2019ai toujours aimé entendre parler du mouvement de la lutte des femmes.Parce que c\u2019est de cela qu\u2019il s\u2019agit en fait.Une lutte légitime pour l\u2019égalité des sexes dans la société, pour rappeler que la femme est partie intégrante de l\u2019évolution de notre monde et qu\u2019elle a besoin des mêmes outils que l\u2019homme pour veiller aux destinées de l\u2019humanité.J\u2019aimerais qu\u2019on hisse bien haut une voile, sous un vent nouveau, afin que le mouvement de la lutte des femmes se transforme en un grand mouvement d\u2019amour envers elles.Parce que l\u2019amour est aussi un outil indispensable pour nous faire avancer vers un monde meilleur.Yvan Giguère Saguenay, 15 juin 2016 L E D E V O I R , L E J E U D I 2 3 J U I N 2 0 1 6 A 9 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel David(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Julie Carpentier (pupitre); information culturelle : Catherine Lalonde (reporter culturel), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline Montpetit(reporters), Benoît Munger et Philippe Papineau(pupitre); information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre); information internationale : Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre); section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); Loïc Hamon (cahiers spéciaux); équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITÉ Cynthia Floccari (adjointe), Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Caroline Filion, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Osvaldo Casas (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Sébastien Beaupré, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Ginette Rouleau et Isabelle Sanchez.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici et Véronique Pagé.É R I C C O R N E L L I E R Enseignant au primaire et citoyen de Saint-Damien-de-Brandon «C\u2019est revenir tard, je le sens, sur un sujet trop rebattu, et presque oublié.[\u2026] J\u2019aurais moi-même tout à fait supprimé ces lettres, ou plutôt je ne les aurais point écrites, s\u2019il n\u2019eût été question que de moi : mais ma patrie ne m\u2019est pas tellement devenue étrangère, que je puisse tranquillement voir opprimer ces citoyens, surtout lorsqu\u2019ils n\u2019ont compris leurs droits qu\u2019en défendant ma cause.» \u2014 Jean-Jacques Rousseau, Lettres écrites de la montagne, 1763-1764 a marche en forêt est une grande tradition québécoise et canadienne-française.Mais bien entendu, cette tradition n\u2019appartient pas en propre au Québec.Depuis les péripatéticiens grecs, en passant par Jésus, Rousseau et Nietzsche, philosopher en plein air fait partie de la grande tradition méditative occidentale.Et il est vrai que le fait d\u2019être en contact direct avec la nature vient, en quelque sorte, donner une saveur et une orientation au cheminement de la pensée.J\u2019oserais même dire qu\u2019entre l\u2019homme et la nature, des correspondances indéfinissables mais essentielles imposent alors leurs harmonies, des harmonies qui s\u2019accordent avec l\u2019étendue des possibles que recouvre la vérité de l\u2019existence humaine en ce monde.L\u2019homme, la femme, l\u2019enfant, tout être humain est toujours dans une situation particulière à l\u2019égard de la réalité totale du monde ; voilà l\u2019universalité de la condition humaine.Cela étant, il nous reste à explorer, pour nous Québécois d\u2019expression française, quelle est la condition existentielle de notre être-au-monde.Cette condition, reconnaissons-le d\u2019emblée, est problématique.Car il y a bien une espèce de drame, une petite tragédie pourrait-on dire, qui est propre à la nation québécoise.Mais cette petite tragédie est sans éclat, discrète, presque invisible et inaudible.Elle n\u2019en existe pas moins et sa cruauté, bien qu\u2019elle ne s\u2019exerce pas directement sur nos corps et sur notre activité économique, n\u2019en est pas moins culturellement, moralement et humainement inacceptable.Le pire de ses effets est que le peuple du Québec est en train de perdre le sens et la valeur du concept de liberté politique.Solidaire de quoi?Pour un peuple comme le nôtre, issu d\u2019une grande nation européenne et riche d\u2019une langue ayant contribué à forger à l\u2019échelle mondiale des concepts incontournables de la philosophie, de la littérature, de la modernité politique, de l\u2019éducation publique et de la citoyenneté républicaine, c\u2019est une vraie honte que d\u2019en être réduit à la dépendance politique.Et notre déchéance est profonde.Bien plus profonde que tout ce que nos élites veulent bien admettre.Par exemple, dans mon école, nous avons dernièrement reçu des guides d\u2019enseignement écrits en anglais (États-Unis) pour enseigner le français.J\u2019ai protesté, on m\u2019a traité d\u2019archaïque.On m\u2019a expliqué qu\u2019il était déplorable que je choisisse d\u2019exposer au grand jour mon désaccord sur ce sujet.On m\u2019a dit que nous formions une équipe et que je devais être solidaire.La solidarité est une belle chose, mais pas à n\u2019importe quel prix.Car enfin, on me demande d\u2019être solidaire de quoi?De notre bêtise locale et nationale, de notre capitulation pathologique devant tout ce qui vient de l\u2019empire états-unien?Notre langue, la langue française, celle de Rousseau et de Condorcet, celle de Marie Guyart à Québec et de Marguerite Bourgeoys à Montréal, premières éducatrices des enfants de la Nouvelle-France, qu\u2019ils soient indifféremment d\u2019origine française ou amérindienne, serait-elle devenue incapable de penser et de mettre en œuvre une pédagogie du français pour les jeunes Québécois du XXIe siècle?La réponse semble être oui pour ces gens qui ignorent ou qui ne comprennent pas la profondeur et la valeur de la culture à laquelle ils appartiennent.Le grand jeu insignifiant Pour ma part, j\u2019ai la chance d\u2019habiter dans la maison ancestrale de mes grands-parents paternels.Ce n\u2019est pas une maison de grande valeur.Il s\u2019agit plutôt d\u2019une petite maison de bois de construction paysanne plus que centenaire.Petite maison qui a été réparée couci-couça au fil des ans par des gens disposant de peu de moyens financiers.Mais en elle tout a une âme.Je me sers encore d\u2019ustensiles ayant tenu dans les mains de ma grand-mère qui est morte depuis longtemps.Tous ces ustensiles sont de fabrication industrielle ordinaire.On l\u2019aura compris, la valeur patrimoniale des objets dont je me sers et des lieux où j\u2019habite n\u2019est pas monnayable, elle est filiale et amoureuse.C\u2019est là, il me semble, l\u2019essentiel, le creuset où peut se développer le sens vrai de l\u2019appartenance à une communauté historique et politique.Cul-de-sac Quand j\u2019ouvre la porte de ma maison pour sortir à l\u2019extérieur, je me retrouve sur le chemin Désautels.Un chemin de montagne \u2014 jadis chemin de colonisation \u2014 qui est maintenant devenu un cul-de-sac depuis qu\u2019il a été fermé par ordre de la municipalité, il y a de cela plusieurs décennies.Enfant, mon père, qui a maintenant 83 ans, empruntait ce chemin de terre, souvent pieds nus, pour aller chercher les vaches après l\u2019école.Aujourd\u2019hui, des branches et des arbres qui poussent librement sont en train de le rendre impraticable.Ce qui ne m\u2019empêche pas d\u2019y porter mes pas presque quotidiennement.Je prends ce chemin, hiver (en raquettes) comme été, sachant bien qu\u2019il ne me mènera nulle par t ailleurs que dans des souvenirs qui me serreront le cœur ; et que je devrai, de guerre lasse, revenir sur mes pas tôt ou tard.Mais je sais aussi qu\u2019il n\u2019est pas de voyage plus troublant et significatif que ces pas qui reviennent sur eux-mêmes.Ils sont à l\u2019image de ma nation, cette nation qui a passé proche d\u2019être, à la face du monde entier, un exemple de fraternité et de persévérance audacieuse, ce beau rêve d\u2019un Québec libre et français, mais qui ne sera, en fin de compte, qu\u2019un exemple de plus de ceux qui se sont perdus dans ce grand jeu insignifiant et morbide de la mondialisation néolibérale des identités.FÊTE NATIONALE Marche en forêt sur les pas du pays Y V O N R I V A R D Écrivain ans « À fonds perdu » (Le Devoir , 10 juin), je suggérais qu\u2019il fallait chercher dans la Révolution tranquille elle-même les causes de « notre médiocrité morale et politique ».Sous prétexte que cette médiocrité est universelle, Jacques Godbout refuse d\u2019examiner les failles possibles de cette Révolution dont il a été un artisan (Le Devoir, 17 juin).Cette Révolution n\u2019aurait pas échoué, elle « aurait réalisé en bonne partie le programme qu\u2019elle s\u2019était donné ».Je pourrais discuter, comme je l\u2019ai déjà fait ailleurs, certains acquis de cette Révolution (l\u2019éducation qui aurait pris son essor « en sortant du giron clérical »), mais je me range facilement à la conclusion de Jacques Godbout : « Nous avons pris notre modeste place dans le monde occidental, en deux générations, et nous étions en situation de nous affirmer plus encore quand les enjeux ont radicalement changé, à la fin du XXe siècle.» Le problème, ce qui a entraîné «la médiocrité morale et politique», c\u2019est que «notre monde a basculé», que le monde que nous avions réussi à rattraper, dont nous avions assimilé les valeurs et fait nôtres ses enjeux, nous aurait entraînés dans une nouvelle culture.De «la nouvelle nation Facebook» à une éventuelle «Uber-Assemblée nationale», Jacques Godbout brosse à grands traits, comme lui seul peut le faire, un état du monde actuel et à venir, qui n\u2019aurait plus rien à voir avec celui que notre brave Révolution culturelle avait réussi à instaurer en imitant le reste du monde, ce qui l\u2019a sans doute empêchée d\u2019être une révolution politique.Bref, ce n\u2019est pas parce qu\u2019une faute est répandue qu\u2019on ne l\u2019a pas commise.Comment Jacques Godbout, que personne ne peut soupçonner d\u2019être « créationniste », peut-il ainsi s\u2019engouffrer dans le mot « basculer» et expliquer le changement par le changement ?Se pourrait-il que « le bogue de l \u2019an 2000», c\u2019est-à-dire « l\u2019accélérateur culturel » qu\u2019a été « la création des réseaux sociaux» se soit préparé lentement, que le monde nouveau ne se soit pas fait en dix ans, mais soit le résultat d\u2019un lent processus de dégradation d\u2019anciennes valeurs et d\u2019apparition de nouvelles dont cette Révolution était bien fière, comme cette « grande liberté que les individus ont acquise » et qui devrait les amener «à inventer une société à la mesure d\u2019une nouvelle civilisation» ?Autrement dit, se pourrait-il que ceci (les acquis de la Révolution qui ont mis fin «à l\u2019humiliation culturelle et économique des Canadiens français ») explique cela (« la culture du divertissement»), que nous ayons connu plus ou moins le sor t réser vé aux nouveaux riches ou aux nouveaux diplômés qu\u2019aucun retard ne protège plus du progrès ?En 1971, en pleine opération de rattrapage, Vadeboncoeur écrit : «En retard, nous sommes peut-être en avance.» Sa prophétie ne se sera pas réalisée.La pensée affairée D\u2019où vient la technologie, qui serait cause de tous les maux du monde dans lequel nous avons bien pris notre place, sinon d\u2019une pensée affairée à inventer la meilleure façon de faire ceci ou cela, le plus rapidement et au meilleur coût, sans se soucier du sens et de la valeur du monde ainsi construit ?On pourrait s\u2019attendre à ce que le monde nouveau que souhaite Jacques Godbout soit un monde libéré de l\u2019obsession économique, à laquelle est soumise la technologie.Un monde qui, pour avoir flairé l\u2019abîme au bord duquel nous a menés une civilisation matérialiste, se détournera du monde fini, où tout se calcule et se mesure, ou plutôt le rattachera à ce que j\u2019appelle l\u2019exigence d\u2019infini, à ce qui fait qu\u2019un être se soucie de ce qui n\u2019est pas lui et découvre qu\u2019il est relié à tout ce qui est, à tout ce qui vit.Un monde mis en branle par des êtres qui rêvent d\u2019un véritable changement, comme ceux qui avaient rêvé d\u2019un Québec souverain et social-démocrate.Or voici que Godbout déclare que «Miron et Vadeboncoeur ne sont plus des références qui s\u2019imposent», qu\u2019« il faut plutôt espérer que sortent de l\u2019ombre, ou des \u201cstart-ups \u201d, les Lévesque, Pari- zeau, Bourassa et Bouchard du XXIe siècle».De là à associer les hommes politiques à des entrepreneurs, il n\u2019y a qu\u2019un pas que la Révolution tranquille a déjà franchi au XXe siècle.Comme avenir, on peut imaginer mieux.L\u2019écologie Enfin, il est normal que, dans son bilan positif de la Révolution tranquille, Godbout ne dise rien de l\u2019écologie qui n\u2019occupait pas beaucoup les esprits, la grande question étant celle de l\u2019identité et de l\u2019éducation qui menait à la richesse.C\u2019était l\u2019époque où l\u2019on préférait taire tout ce qui nous rappelait notre héritage de la pauvreté : les champs, les forêts, les usines, les églises.Entendu à la revue Liberté dans les années 80 : «Un arbre n\u2019a jamais rien appris à personne.» Cette boutade n\u2019était pas de Jacques Godbout, mais je reconnais bien l\u2019esprit de cette époque qui est aussi la mienne, quand il qualifie d\u2019anecdotique le fait de céder aux pétrolières le droit d\u2019exproprier le sous-sol.Considérer que défendre le territoire, consolider notre lien avec la nature, est anecdotique, n\u2019est-ce pas nourrir cette dérive du virtuel et du numérique propres à « l\u2019hypercolonisation culturelle» que lui-même dénonce?«Pour transformer notre passé en avenir», faut-il attendre une nouvelle «élite ambitieuse» qui reconduira la morale individualiste qui a si bien profité à la précédente, ne faudrait-il pas, au contraire, tout reprendre sur la base de cette idée simple: personne, ici et ailleurs, ne pourra se sauver seul?Car ce qui nous menace, ce n\u2019est pas tant «la mondialisation des marchés» et la «dissémination d\u2019Internet» que la perte du monde sensible qui peu à peu nous a éloignés de nous-mêmes et des autres.Ce n\u2019est pas notre monde qui a basculé, c\u2019est nous qui avons glissé hors du monde.LA RÉPLIQUE \u203a RÉVOLUTION TRANQUILLE À qui la faute ?Ce n\u2019est pas notre monde qui a basculé, c\u2019est nous qui avons glissé hors du monde LE DÉCLENCHEUR «En somme, nous avons mal évalué \u201c le bogue de l\u2019an 2000\u201d.Ce n\u2019était pas un problème de calcul que posaient les ordinateurs, mais celui d\u2019un accélérateur culturel.» \u2014 Jacques God- bout, «Trouver l\u2019ambition de changer notre passé en avenir», Le Devoir, 17 juin.L JACQUES NADEAU LE DEVOIR Été comme hiver, la marche en forêt est une grande tradition canadienne-française qui permet le cheminement de la pensée.D L E D E V O I R , L E J E U D I 2 3 J U I N 2 0 1 6 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S tion avec nos amis qui sont de l\u2019autre côté de la Manche».Quant au président d\u2019UKIP, Nigel Fa- rage, qui a imposé le thème de l\u2019immigration dans cette campagne, il a appelé à « voter avec son cœur».Toute la nuit du 23 au 24, les grandes agences de courtage de la City surveilleront les marchés dans la crainte d\u2019un Brexit.C\u2019est une pratique courante pour des événements politiques importants, dit l\u2019économiste québécois Charles Saint- Arnaud de la banque Nomura, à Londres.«Mais cette fois, l\u2019inquiétude est à son comble», dit-il.Au ministère des Finances, on passera aussi une nuit blanche.Plus tôt cette semaine, le chancelier George Osborne a refusé de confirmer l\u2019information selon laquelle, dans l\u2019éventualité d\u2019un Brexit, son ministère pourrait suspendre vendredi matin les transactions à la Bourse de Londres.Il a cependant admis que le Trésor et la Banque d\u2019Angleterre examinaient des plans d\u2019urgence.La Banque centrale européenne se dit aussi prête «à toutes les éventualités» pour éviter la panique et préserver les liquidités.Quelle abstention?« C\u2019est la participation qui décidera de tout », dit l\u2019analyste John Springford du Center for European Reform.Tous les sondages ont montré que l\u2019électorat favorable au Brexit était le plus déterminé.Le défi des partisans du Remain consiste à « faire sor tir » un électorat mo ins conva incu et souvent composé de jeunes.Si la participation ne dépassait pas les 66 %, comme lors de l\u2019élection législative de 2015, la cause du Remain serait certainement en eaux troubles.Étrangement, contrairement à une campagne électorale normale, ou au référendum écossais, Londres et ses environs ne sont pas couverts d\u2019affiches comme c\u2019est pourtant la tradition en Grande-Bretagne.La veille, l\u2019audience télévisée du grand débat de Wembley qui a rassemblé 6000 participants n\u2019a battu que de peu un match contre l\u2019Espagne.«C\u2019est peut-être le signe que ce référendum passionne plus les élites que le peuple.Du moins que ce n\u2019est pas une affaire vitale», dit le politologue québécois Henry Milner, de passage à Londres.«Si le meurtre sauvage de la députée travailliste Jo Cox a pu favoriser le Remain, dit Spring- ford, plus la campagne progressait, plus le message du risque économique et du prix à payer pour un Brexit a été entendu.» Cela n\u2019a pas empêché le vote pour le Brexit de progresser constamment tout au long de la campagne.Selon le dernier sondage détaillé du Daily Telegraph, 40 % des électeurs croyaient que le Brexit favoriserait « une économie plus for te » alors que 45 % pensaient que le maintien dans l\u2019Union européenne y serait plus favorable.Si vendredi, une majorité se dessinait pour le Brexit, le premier ministre David Cameron a dit qu\u2019il informerait aussitôt Bruxelles de son intention d\u2019invoquer l\u2019article 50 du traité de Lisbonne.L\u2019article prévoit que, pendant une période de deux ans, le pays qui quitte l\u2019Union peut négocier un nouveau traité.La plupart des experts estiment que dans une telle éventualité, la position de David Cameron à la tête du gouvernement serait vite en péril.Suivrait la formation d\u2019un comité de négociation dans lequel on devrait retrouver des porte-parole du Brexit.L\u2019Europe est-elle allée trop loin?«Quel que soit le résultat, l\u2019Union européenne n\u2019en sortira pas indemne», dit John Springford.Il se pourrait en effet que, Brexit ou pas, l\u2019Europe sorte transformée de ce référendum historique.C\u2019est ce que laisse penser le très influent ministre allemand des Finances, Wolfgand Schauble, qui a même exprimé ses sympathies avec les partisans du Brexit.L\u2019intégration européenne est allée trop loin et l\u2019Europe a perdu contact avec les Européens, a af firmé le numéro deux du gouvernement allemand.« Les Britanniques qui se sont montrés sceptiques à l\u2019égard de l\u2019Union européenne ont aussi dans une certaine mesure exprimé nos propres préoccupations, a-t-il poursuivi.[\u2026] Les choses ne pourront plus continuer comme avant.» À Londres, les partisans du Remain sont souvent tout aussi critiques de l\u2019Union européenne que ceux du Leave.Dans sa dernière entrevue accordée au Telegraph, le premier ministre David Cameron a souligné en caractère gras qu\u2019il interpréterait une victoire comme un mandat lui permettant de négocier encore plus d\u2019autonomie pour le Royaume-Uni à Bruxelles.« La réforme ne s\u2019arrêtera pas vendredi », dit-il.Des paroles reprises par la ministre de l\u2019Intérieur, Theresa May, qui af firme qu\u2019il faudra limiter encore plus « les règles de la liberté de mouvement» entre les pays européens.Pour le ministre britannique des Af faires étrangères, Philip Hammond, si le Remain l\u2019emporte de justesse, l\u2019Union européenne devra comprendre que les Britanniques lui demandent de faire preuve de « plus d\u2019humilité » et d\u2019«abandonner la rhétorique et les projets grandiloquents ».Même Sa Majesté Malgré son légendaire devoir de réserve, on a appris mercredi que même la reine pourrait être favorable au Brexit.C\u2019est ce qu\u2019affirme son biographe, Robert Lacey.Dans un dîner, dit-il, Sa Majesté aurait dit : «Donnez-moi trois raisons pour lesquelles nous devrions demeurer dans l\u2019Union européenne.» Buckingham Palace n\u2019a évidemment pas confirmé l\u2019information, mais un informateur proche de la reine a déclaré au Telegraph qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une question et non pas d\u2019une affirmation.Nuance ! Peu avant le référendum écossais, la reine avait aussi trouvé le moyen de se manifester en incitant ses sujets à « penser très sérieusement à leur avenir ».Il se pourrait qu\u2019elle ait trouvé le moyen de le faire à nouveau\u2026 Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 BREXIT un pôle magnétique pour toute la jeunesse », raconte Sébastien Desrosiers, historien de l\u2019art et passionné du patrimoine musical québécois.«Quand on passait à Jeunesse d\u2019aujourd\u2019hui, on était sûr qu\u2019on faisait un succès avec notre chanson», s\u2019est souvenu Michel Louvain, en entrevue avec La Presse canadienne.Jointe par Le Devoir, la grande dame de la chanson Shirley Théroux se souvient que l\u2019émission catalysait «ce qui était nouveau».« Il y avait vraiment un engouement, dit celle qui a rencontré Lalonde pour la première sur le plateau de Jeunesse d\u2019aujourd\u2019hui.C\u2019était une émission de télé, mais les gens pouvaient donner libre cours à leur passion, en studio ils pouvaient danser, ils pouvaient faire comme aux États-Unis et crier pour leurs vedettes.Ç\u2019a été une révolution de liberté.» Que Pierre Lalonde a en quelque sorte incarné.Michel Louvain ainsi que l\u2019agente de Lalonde, Ginette Achim, ont décrit l\u2019homme comme étant un «gentleman».Droit, souriant, «c\u2019était un bon gars, rajoute Sébastien Desrosiers, aussi animateur de l\u2019émission Mondo P.Q.sur les ondes de la radio communautaire montréalaise CIBL.Et, on va se le dire, c\u2019était un beau jeune homme, charismatique, et surtout professionnel.Ses modèles étaient bien propres, il aimait les crooners du type de Frank Sinatra et les vedettes pop américaines qu\u2019il tentait d\u2019émuler ici.» Artiste né Né le 20 janvier 1941, Pierre Lalonde commence sa carrière dès l\u2019âge de quatre ans, lorsqu \u2019il chante sur les ondes de CKAC, à l\u2019émission Café-Concert Kraft.Son père était l\u2019animateur et comédien Jean Lalonde.«Son père, Jean, était déjà une grande vedette québécoise, raconte Shirley Théroux.Pierre a pris sa relève, au fond.Le père n\u2019a pas formé le fils, mais le fils est venu au monde avec le talent du père.Sans vraiment l\u2019avouer, il lui a ouvert des portes.Même si c\u2019était dif ficile d\u2019être le fils d\u2019une grande vedette comme lui.» Après avoir étudié le théâtre aux États-Unis, Pierre Lalonde revient s\u2019installer au Québec dans les années 1960.Sa carrière musicale commencera véritablement en 1962 avec deux 45 tours, réunis l\u2019année suivante sur le disque En d\u2019autres mots\u2026 Le chanteur sera nommé découverte de l\u2019année au Gala des artistes la même année.N\u2019en déplaise aux Winnipégois, où comme le chantait Lalonde « les nuits sont longues», il sera un prolifique chanteur, qui fera paraître au cours de sa carrière près de 20 albums, et plus d\u2019une quarantaine de 45 tours.Por té par la vague yé-yé, le chanteur avait toutefois des racines musicales plus près du cabaret.«Et c\u2019était mélangé avec l\u2019impact indéniable des Beatles, analyse Sébastien Desrosiers.Son yé-yé est un yé-yé soft si on peut dire, c\u2019est surtout concentré sur des adaptations, des reprises de hits internationaux pour le public québécois.» Pierre Lalonde a fait trois disques en anglais, et a même animé une émission de télé aux États-Unis, le Peter Martin Show, avant de revenir au Québec.Dans les années 1970 et 1980, il continue sa carrière de chanteur, mais c\u2019est au petit écran où il brille le plus.Il animera plusieurs émissions, dont Showbizz, Pierre, Jean jasent, Star d\u2019un soir et le jeu-questionnaire Action réaction.Il a reçu la Médaille d\u2019honneur de l\u2019Assemblée nationale en 2011.De ce passionné de golf, Shirley Théroux se souviendra « des conversations d\u2019adultes, entre êtres humains et pas entre artistes ».Elle le décrit aussi comme un homme de famille .«Quand il a eu ses enfants avec Claire [Lewis], je me souviens que pour lui c\u2019était très important.» Pour la star, c\u2019était un « nous » tout aussi important, mais plus personnel.Avec La Presse canadienne Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 LALONDE ARCHIVES LE DEVOIR Pierre Lalonde, à la fin des années 1960.missaire.« Nous savons qu\u2019il y a à Québec plusieurs amateurs de hockey fervents et nous avons été impressionnés par le dossier qu\u2019on nous a soumis.C\u2019est pourquoi nous n\u2019avons pas rejeté la candidature, nous l\u2019avons repoussée.Peut-être [la reconsidérerons-nous] à un autre moment, selon les circonstances.» Aucune nouvelle expansion n\u2019est toutefois pour l\u2019heure envisagée.Québecor persistera Le président et chef de la direction de Québecor, Pierre Dion, a pour sa part exprimé sa détermination à poursuivre le travail.« Ramener les Nordiques à Québec demeure une priorité pour nous, a-t-il dit.Nous continuerons à discuter et à entretenir des liens avec la LNH.» Puis, à l\u2019intention des amateurs : « L\u2019enjeu est trop impor tant pour que nous baissions les bras.Nous aurons encore besoin de votre appui et de votre passion.Une étape a été franchie, mais ce n\u2019est pas la fin.» À Québec, le maire, Régis Labeaume, a fait savoir tôt en jour née mercred i qu \u2019 i l ne commenterait pas dans l\u2019immédiat la décision de la LNH.Pressé de questions par les journalistes, il a dit que sa « priorité » était le bal de finissants de sa fille.Par contre, l\u2019opposition au conseil municipal ne s\u2019est pas fait prier pour réagir.«C\u2019est sûr que c\u2019est une déception, a lancé la conseillère Anne Guérette.Le maire de Québec alimente le rêve de la LNH depuis quelques années déjà et ça tarde à se concrétiser.Et pendant ce temps-là, on paie et on signe des chèques.» Le copropriétaire et président du Canadien de Montréal, Geof f Molson, a de son côté fait valoir que le dossier de Québec était simplement « repor té » en raison d \u2019un « contexte qui n\u2019est pas favorable », donnant ainsi aux plus optimistes des raisons de continuer d\u2019espérer.Unanimité Réunis dans la métropole du Nevada, les membres du Bureau des gouverneurs de la LNH ont donc voté à l\u2019unanimité en faveur de l\u2019admission de Las Vegas alors que 75 % des appuis étaient requis.Le groupe mené par l \u2019homme d\u2019af faires Bill Foley versera 500 millions $US pour obtenir le privilège d \u2019accéder à la grande ligue.Il s\u2019agit d\u2019une première expansion pour le circuit Bett- man depuis 2000, quand les Blue Jackets de Columbus et le Wild du Minnesota avaient déboursé 80 millions chacun pour devenir les 29e et 30e équipes de la LNH.C\u2019est par ailleurs la première fois qu\u2019une des quatre grandes ligues sportives professionnelles en Amérique du Nord choisit de s\u2019aventurer du côté de Las Vegas, longtemps boudée en raison de son statut officieux de capitale du jeu.La tendance semble toutefois en voie de s\u2019estomper alors que les Raiders d\u2019Oakland, de la Ligue nationale de football, ont menacé ces derniers temps d\u2019y déménager s\u2019ils n\u2019obtiennent pas un nouveau stade dans leur ville d\u2019appartenance.Du flambant neuf Mercredi, Gary Bettman a qualifié la ville de « destination mondiale, vibrante et en croissance.La ville jouit d\u2019une réputation internationale, et le fait qu\u2019elle met en vedette le diver tissement, l\u2019excitation et l \u2019amusement d\u2019une façon unique au monde nous est apparu comme une occasion à saisir ».Le domicile de la nouvelle équipe, qui n\u2019a pas encore de nom et qui fera ses débuts alors même que la LNH célébrera le 100e anniversaire de sa création en 1917, sera le T- Mobile Arena, un amphithéâtre pouvant accueillir 17 500 spectateurs pour le hockey et situé dans le secteur Paradise, non loin du Strip qui a fait la renommée de Las Vegas.L\u2019immeuble de 375 mi l l ions, construit entièrement avec des fonds privés, a été inauguré en avril dernier.En plus du nouvel aréna, Foley a lancé, pour appuyer sa candidature, une campagne de dépôts en vue de l \u2019achat d\u2019abonnements saisonniers, et 14 000 personnes ont répondu à l\u2019appel.«Le rêve est devenu réalité», titrait mercredi le site Internet des promoteurs de la candidature de Vegas.À Québec aussi, mais cela y ressemble plutôt à un cauchemar.Avec Isabelle Porter Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 HOCKEY mené à des milliers d\u2019arrestations pendant le conflit étudiant de 2012.La V ille de Montréal, mise en cause dans cette affaire, n\u2019a pas encore annoncé si elle allait en appeler du jugement.« On n\u2019a pas besoin de se masquer ici.On a la liberté d\u2019expression et on peut dire ce qu\u2019on a à dire à moins de vouloir jouer contre le système et faire de la casse », a réagi le maire Denis Coderre, dans une mêlée de presse qui a eu lieu avant qu\u2019il ait l\u2019occasion de prendre connaissance du jugement.Atteinte aux droits fondamentaux Pour se prononcer, la Cour devait d\u2019abord déterminer si les articles 3.2 et 2.1 du règlement P-6, adoptés au sommet des manifestations étudiantes de 2012, por taient atteinte à des droits fondamentaux.Le cas échéant, il revenait à la Ville de démontrer que cette atteinte était justifiée.À propos de l\u2019interdiction de por ter des masques, la juge a conclu que les ef fets bénéfiques de la disposition « ne peuvent l\u2019emporter sur les ef fets préjudiciables aux libertés d\u2019expression et de réunion paci fique qui s\u2019exercent sur l \u2019ensemb le du domaine public ».Elle a ainsi relevé des « raisons par faitement légi - times » pour lesquelles des citoyens pourraient se masquer le visage, par exemple pour circuler sur le domaine public à l \u2019occasion de l \u2019Halloween ou pour par ticiper de façon anonyme au défilé de la Fierté gaie.Fait à noter, l\u2019article 3.2 ne concernait pas seulement les personnes prenant par t à des man i festat ions, mais bien « quiconque par ti- cipe ou est présent à une assemblée, un défilé ou un attroupement sur le domaine public d\u2019avoir le visage couver t sans motif raisonnable ».Ce dernier aspect a aussi intéressé la juge, qu i souligne qu\u2019il peut être dif ficile de faire valoir un motif raisonnable, d \u2019autant que le contexte d\u2019une manifestation est « généralement peu propice aux discussions avec un policier ».Même si elle adhère à l\u2019argumentaire du SPVM et estime qu\u2019il est « évident » que le por t de masque « accroît les risques de comportements violents ou inappropr iés » compte tenu du sent iment d \u2019 impunité que l \u2019anonymat peut procurer, la juge Masse est sans équ ivoque : l \u2019ar t i - cle 3.2 est attentatoire parce qu\u2019il a un « certain ef fet paralysant sur les libertés d\u2019expression et de réunion pacifique ».Pas d\u2019itinéraire, sauf que\u2026 La décision de la juge Masse à propos de l \u2019ar ti - cle 2.1, qui concerne la divulgation d\u2019un itinéraire, est plus ambiguë .Si elle a déclaré cette disposition inopérante, la magistrate a cependant limité la portée de sa décision, en ne l\u2019appliquant qu\u2019aux manifestations « instantanées ».Pour définir ces dernières, la juge a stipulé que leur tenue devait se décider « au moment même où elles se tiennent» et qu\u2019elles devaient avoir « un caractère d\u2019urgence » ou relever de la coïncidence.« On a essayé de tracer une ligne qui sera dif ficile à respecter et qui va encourager l\u2019arbitraire policier », a réagi Frédéric Bérard, professeur à la Faculté de droit de l\u2019Université de Montréal.« Même si vous mettez un événement sur Facebook, il y en a qui vont le voir, et il y en a d\u2019autres qui vont y aller de manière spontanée», a- t-il ajouté, pour illustrer la difficulté d\u2019interpréter le caractère spontané d\u2019un rassemblement.De l \u2019avis de Julien V ille- neuve, cette décision témoigne de « l\u2019incompréhension profonde au sein des autorités de la manière dont les manifestations fonctionnent».«La juge a une conception très hiérarchique de l\u2019action sociale : [selon elle], il y a des gens qui décident et des gens qui participent.Et les gens qui participent doivent se conformer », a-t-il déclaré.Dans les faits, les choses ne se passent pas toujours comme ça, a-t-il fait valoir.«Une manif, c\u2019est un truc organique.Les gens à l\u2019avant de la manifestation, en fonction de ce qu\u2019ils voient, prennent des décisions sur l\u2019endroit où la manifestation devrait aller.» Aussi des citoyens se retrouvent-ils parfois dans une manifestation sans même s\u2019en rendre compte, a-t-il souligné.La décision de la juge Masse a par ailleurs confirmé un jugement de février 2015 de Randall Richmond, de la Cour municipale.Ce dernier avait déclaré que seuls les organisateurs d\u2019une manifestation pouvaient être tenus responsables de la non-divulga- tion de l \u2019 itinéraire .De son côté, la juge Masse a statué que la participation à une manifestation illégale ne constituait pas une infraction pénale en soi, mais qu\u2019elle devait être combinée à un refus de quitter les lieux après qu\u2019un ordre à cet effet eut été donné par les autorités.Avec Jeanne Corriveau et Florence Sara G.Ferraris Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 MASQUES "]
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