Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

Le devoir, 2016-07-08, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" V O L .C V I I N o 1 5 1 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 8 J U I L L E T 2 0 1 6 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Week-end \u203a Révéler les possibles\u2026 au fur et à mesure.Les citoyens invités à participer au chantier du nouveau village éphémère de Montréal.Page B 1 Avis légaux.A 4 Décès.B 7 Météo.A 6 Mots croisés.B 6 Petites annonces .B 7 Sudoku.B 6 ?w w w .l e d e v o i r .c o m 50 QUÉBEC 418-654-8677 LÉVIS 418-654-8677 TROIS-RIVIÈRES 819-696-8677 MONTRÉAL 514-231-8677 LAVAL 450-627-3716 LONGUEUIL 450-445-9829 .CA Certifié 5 Étoiles® TOILES À ROULEAUX \u2022 PANNEAUX COULISSANTS \u2022 PERSIENNES \u2022 STORES VOILAGE \u2022 STORES ROMAINS STORES HORIZONTAUX \u2022 STORES MOTORISÉS \u2022 STORES DE VERRIÈRES \u2022 STORES VERTICAUX ESTIMATION GRATUITE 1 855 770-8677 OPAQUES TRANSLUCIDES SOLAIRES MOTORISATION DISPONIBLE Claude Bouchard Québec, Lévis, Montréal, Trois-Rivières, Repentigny, Laval, Boisbiand, Mont-Tremblant, Longueuil, Beloeil, Magog % de rabais ou INSTALLATION GRATUITE OLIVER JONES, MONUMENT DU JAZZ MONTRÉALAIS, DIT ADIEU AU FESTIVAL ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Oliver Jones a fait jeudi \u2014 avec son habituelle classe \u2014 ses adieux au Festival international de jazz de Montréal, auquel il participait pour une 28e et dernière fois.La Maison symphonique af?chait complet pour l\u2019occasion.Le pianiste montréalais de 81 ans entend se retirer dé?nitivement de la scène musicale en janvier, après 76 ans de carrière.Lisez le compte rendu de Guillaume Bourgault-Côté sur l\u2019application tablette et le site Web du Devoir.J E S S I C A N A D E A U U n an après avoir obtenu l\u2019autorisation de mise en marché par Santé Canada, la pilule abortive n\u2019est toujours pas disponible pour les femmes canadiennes.Le fabricant refuse d\u2019expliquer la raison de ces délais dans la mise en marché.Certains commencent à s\u2019impatienter, alors que différents groupes s\u2019activent dans l\u2019ombre pour permettre une distribution plus souple que ce qui est présentement autorisé.«Comme praticiens, on trouve que c\u2019est long, plus d\u2019un an pour mettre un médicament en marché alors qu\u2019il est déjà approuvé », af firme la Dre Édith Guilbert, clinicienne-conseil à l\u2019Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).Pas si simple, la pilule abortive Un an après l\u2019autorisation de Santé Canada, les femmes n\u2019ont toujours pas accès à cette option MANOOCHER DEGHATI AGENCE FRANCE-PRESSE La pilule RU486, ou Mifegymiso M A R I E - M I C H È L E S I O U I I ls sont déjà quelques-uns et, selon le chef du Service de police de Montréal (SPVM), ils pourraient être encore davantage : quatre policiers du SPVM, dont les enquêteurs David Char- trand et Fayçal Djelidi, ont été arrêtés jeudi.Ces derniers font face à des accusations de parjure, de tentative d\u2019entrave à la justice, et, dans le cas de M.Djelidi, de sollicitation et d\u2019obtention de services sexuels moyennant rétribution, ainsi que d\u2019abus de confiance.Ce policier a dû faire face à la justice en 2006 pour avoir crevé l\u2019œil gauche d\u2019un de ses camarades de classe pendant ses études en techniques policières, six ans plus tôt.À l\u2019époque, la juge Sylviane Borenstein de la Cour supérieure avait condamné le jeune policier et le Cégep de Maisonneuve, où il a étudié, à verser près d\u2019un million de dollars à Vincent Imbeault, dont l\u2019œil s\u2019est liquéfié après qu\u2019il a été pris de court par un coup porté par Fayçal Djelidi dans un cours intitulé «Se défendre contre les coups frappés».La juge n\u2019avait accordé aucune crédibilité au Le SPVM inculpe deux de ses enquêteurs Quatre policiers ont été arrêtés, et l\u2019un d\u2019eux a déjà fait face à la justice I S A B E L L E P O R T E R à Québec L es cliniques privées sans médecin occupent une place grandissante en marge du système de santé publique.Jeudi, deux infirmiers de la capitale las d\u2019attendre que le système public fasse de la place aux cliniques sans médecin ont lancé la première bannière du secteur baptisée « Infirmia».Dans un monde idéal, Isabelle Lechasseur et son collègue, David Tremblay-Deschênes, affirment qu\u2019ils préféreraient offrir ces services de première ligne au sein du réseau public, mais jugent que ce n\u2019est pas possible pour le moment.Ne risquent-ils cependant pas de légitimer Les cliniques sans médecin bourgeonnent .au privé Zeitgeist Queer platonique tendance bi curieuse: cet été sera sexuel ou ne sera pas Page B 10 Tensions raciales Deux bavures policières en deux jours provoquent un séisme aux États-Unis Page A 3 VOIR PAGE A 10 : CLINIQUES VOIR PAGE A 10 : SPVM VOIR PAGE A 10 : PILULE L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 8 J U I L L E T 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 2 L e 21 juin, à 48 heures du vote historique des Britanniques, la City semblait apaisée.Chez Harris and Hoole, un café à la mode sur Cannon Street où les traders londoniens se donnent rendez-vous, on brandissait les derniers sondages.Après les sueurs froides de la semaine précédente, les résultats étaient enfin revenus à la « normale ».Le Brexit, cette idée folle née dans la tête d\u2019une bande de bouseux incultes et arriérés, n\u2019aurait donc jamais lieu.Ouf, on avait eu peur ! À une dizaine de stations de métro de là, dans les chics think tanks de Westminster, on appelait ça « la prime au statu quo ».Voilà comment les très cosmopolites politologues londoniens, tous plus ou moins partisans de l\u2019Union européenne, nommaient l\u2019avantage apparemment insurmontable que détenait le statu quo dans tous les référendums.Cela ne s \u2019éta i t - i l pas véri f ié au Québec et en Écosse ?Entre la sécurité économique des grands ensembles mondialisés et la liber té politique, les peuples choisissaient donc toujours la première ?Traders de droite et poli- tologues de gauche étaient convaincus que le vote du 23 juin confirmerait la règle une fois de plus.Les électeurs britanniques auront donc renvoyé les prophètes de la mondialisation à leurs idées toutes faites.C\u2019est pourquoi le Brexit est particulièrement riche en leçons pour ces peuples en mal de liberté.Ces leçons, on pourrait essayer de les résumer de la façon suivante.On peut vaincre la peur.La première leçon du Brexit, c\u2019est qu\u2019on peut venir à bout du chantage économique.Contrairement aux Québécois et aux Écossais, les Britanniques n\u2019y ont pas cédé.Il est vrai que, lorsqu\u2019on a dominé le monde, on a la couenne plus dure que les anciens coloniaux.Les partisans du Brexit ont même utilisé les ingérences des Juncker, La- garde, Obama et Trudeau pour montrer aux Britanniques combien ces derniers faisaient peu de cas de la volonté du peuple et de sa souveraineté nationale.Le chantage économique mené tambour battant s\u2019est retourné contre ses auteurs.Il est devenu la preuve que, pour les élites mondialisées, le peuple comptait pour des prunes.La politique reprend ses droits.Si les partisans du Brexit ont pu vaincre ces peurs, c\u2019est parce qu\u2019ils se sont situés clairement sur le terrain politique.Certes, plusieurs partisans du Brexit ont expliqué que le Royaume-Uni ne quitterait l\u2019Europe que pour mieux commercer avec le reste du monde, en particulier l\u2019Asie.Mais cette argumentation est demeurée secondaire.Les partisans du Brexit ont préféré faire appel aux plus hautes aspirations du peuple britannique et à son désir de liberté.C\u2019est ce message qui a dominé toute la campagne.Face aux banquiers et aux marchands, ils ont invoqué le beau mot de souveraineté et imposé le bon vieux « maître chez nous » de René Lévesque.Même si les motivations furent évidemment diverses, c\u2019est d\u2019abord à cet appel que les électeurs ont répondu le 23 juin dernier.Renouer avec le peuple.Certes, on a qualifié la campagne du « Leave » de démagogique et elle le fut à l\u2019occasion.Mais elle ne le fut pas plus que celle du « Remain » avec ses scénarios à la Dracula.Au-delà de ces exagérations inévitables, les partisans du Brexit furent capables de rejoindre les milieux populaires.Ils ont tout particulièrement mobilisé les laissés-pour-compte de la mondialisation.Le bon taux de par ticipation (72 %) montre que des couches populaires qui délaissent généralement les urnes se sont exceptionnellement déplacées pour voter.Affronter les questions qui fâchent.Pour rejoindre ces milieux, il a évidemment fallu tenir compte de leurs préoccupations.Parmi celles-ci, l\u2019immigration a été déterminante.Depuis dix ans, le Royaume-Uni a connu une augmentation importante de l\u2019immigration.Cette immigration pauvre a particulièrement af fecté les anciens milieux ouvriers en accentuant la concurrence pour l\u2019emploi, en faisant baisser des salaires déjà maigres et en favorisant la crise du logement dans l\u2019est de Londres et à la périphérie des grandes villes.Il ne faut pas confondre la xénophobie et le racisme, qui ne fleurissent pas plus au Royaume-Uni qu\u2019ailleurs, avec le désir parfaitement légitime des Britanniques exprimé depuis longtemps de contrôler l\u2019immigration, de l\u2019ajuster aux besoins du moment et à la volonté démocratique du peuple.En votant pour le Brexit, les Britanniques ont af firmé qu\u2019ils n\u2019entendaient pas se dépar tir de ce droit souverain.Ni droite ni gauche.La dernière leçon de ce référendum, c\u2019est que, pour mobiliser le peuple, il faut savoir aller chercher aussi bien la droite que la gauche.Dans la campagne du Brexit, on a vu se mobiliser non seulement des conservateurs, mais aussi des leaders de gauche, comme la brillante députée travailliste Gisela Stuar t, elle-même immigrante.Les vieilles banlieues ouvrières traditionnellement travaillistes ont massivement voté pour le Brexit.C\u2019est aussi ce qu\u2019avait compris le social-démocrate René Lévesque autrefois en s\u2019alliant avec des personnalités de droite comme Gilles Grégoire et Jean Garon.Tant il est vrai que l\u2019indépendance concerne aussi bien la droite que la gauche.Bref, ce qu\u2019on appelle le peuple souverain.Les leçons du Brexit H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondante parlementaire à Ottawa L a tenue d\u2019un référendum sur une éventuelle réforme électorale, à laquelle le Parti conservateur tient comme à la prunelle de ses yeux, n\u2019est pas impossible, selon le directeur général des élections.Mais elle coûterait aux contribuables 300 millions de dollars.Et le gouvernement doit se décider rapidement pour que l\u2019échéancier déjà serré puisse la permettre.Marc Mayrand comparaissait jeudi matin devant le comité parlementaire étudiant la réforme du mode de scrutin au Canada.Les députés lui ont demandé s\u2019il serait possible de soumettre toute future réforme à un référendum, puis de mettre celle-ci en place \u2014 si les citoyens l\u2019approuvent \u2014 à temps pour le scrutin d\u2019octobre 2019.La réponse est oui, mais il faudrait faire vite.« S\u2019il devait y avoir un référendum, celui-ci devrait avoir lieu tôt, parce qu\u2019il déterminerait la suite des choses.Alors, je dirais qu\u2019il devrait avoir lieu très tôt », a déclaré M.May- rand en réponse aux questions du conservateur Scott Reid.Aux journalistes, le patron d\u2019Élections Canada a précisé que le gouvernement fédéral devrait indiquer d\u2019ici la fin de l\u2019année s\u2019il entend tenir une consultation populaire pour que celle-ci ait lieu «au plus tard en juin» 2017.Car M.May- rand a expliqué aux députés qu\u2019il aura besoin d\u2019environ 26 mois pour mettre en place la réforme.Avec une élection à date fixe dont le déclenchement devra avoir lieu au plus tard début septembre 2019, cela ne laisse qu\u2019un mois ou deux de jeu.« En Nouvelle-Zélande, a rappelé M.May- rand, il a fallu presque 10 ans pour adopter un nouveau système électoral.Alors, oui, c\u2019est possible, mais je ferais très attention de ne pas trop accélérer le processus.Si vous le faisiez, vous mettriez en péril la tenue de l\u2019élection.» Quant à un référendum, il en coûterait 300 millions d\u2019en tenir un, a-t-il dit, soit légèrement moins qu\u2019une élection générale.La différence de coût s\u2019explique par le fait que l\u2019État n\u2019a pas à rembourser une partie des dépenses électorales des candidats et des partis lors d\u2019un référendum.Au nom de la démocratie Les conser vateurs, qui sont d\u2019ordinaire prompts à dénoncer toute dépense superflue, ne sont pas démontés par une telle facture.«Si nous nous inquiétons à propos des coûts de la démocratie, alors nous devrions cesser de tenir des élections ! La démocratie vaut ce prix», a déclaré Scott Reid.Les conservateurs n\u2019ont jamais pris position dans le débat sur le mode de scrutin autrement que pour exiger que toute proposition de réforme obtienne l\u2019approbation de la population lors d\u2019un référendum.Plusieurs déduisent de cette demande qu\u2019ils sont pour le statu quo, aucune réforme électorale soumise à un référendum au Canada (deux fois en Colombie-Britannique, une fois en Ontario et une fois à l\u2019Île-du- Prince-Édouard) n\u2019ayant été approuvée.Le Nouveau Par ti démocratique ne juge pas un tel référendum nécessaire, tandis que le Parti vert s\u2019y oppose carrément.Les deux formations militent pour une forme de représentation proportionnelle.Le gouvernement libéral, sans avoir écarté définitivement l\u2019option du référendum, n\u2019y est pas chaud, estimant qu\u2019il y a de meilleurs moyens de consulter la population en 2016.Les libéraux ne veulent pas indiquer leur préférence quant à une réforme, mais Justin Trudeau a déjà déclaré dans le passé qu\u2019il privilégiait le vote préférentiel.Quant au Bloc québécois, il se dit pour une consultation populaire.Faut-il consulter la population?M.Mayrand, dont la fonction exige la neutralité, n\u2019a pas voulu dire s\u2019il estimait qu\u2019un référendum était nécessaire pour que la future réforme électorale soit légitime.Mais son prédécesseur, Jean-Pierre Kingsley, qui comparaissait après lui, n\u2019a pas eu cette retenue.«À ce moment-ci, je ne le considère pas comme nécessaire», a dit celui qui a été le patron d\u2019Élections Canada de 1990 à 2007.Ce n\u2019est que si le comité parlementaire devait accoucher d\u2019une proposition de réforme qui ne recueille l\u2019appui que d\u2019un seul parti qu\u2019il changerait d\u2019avis.Au député conservateur Gérard Deltell qui lui demandait ce qui, d\u2019un référendum ou d\u2019une série de réunions de cuisine, permettrait le mieux de jauger l\u2019opinion publique, M.Kings- ley a répondu : « C\u2019est une élection qui est la meilleure façon, parce que nous sommes dans une démocratie représentative.L\u2019introduction d\u2019un référendum a été problématique.[\u2026] Car personne ne voulait voir cela s\u2019implanter comme une façon régulière de faire les choses.» M.Kingsley a par ailleurs tenu à rappeler que, si tout le processus en cours devait déboucher sur le statu quo, il faudrait en prendre acte plutôt que d\u2019y voir un échec.«Si vous n\u2019aboutissez pas à un nouveau système, alors les gens qui se plaignent du système actuel devront comprendre que c\u2019est ainsi que la question a été réglée et que cela fait partie du compromis que le Canada est prêt à faire.» Le comité parlementaire doit formuler des propositions au gouvernement de Justin Trudeau sur la façon de modifier le mode de scrutin d\u2019ici le 1er décembre.Le gouvernement s\u2019engage ensuite à faire adopter une loi au printemps.Le Devoir RÉFORME DU MODE DE SCRUTIN Un référendum coûterait 300 millions de dollars Si le gouvernement fédéral veut tenir une consultation populaire, il devra faire vite M A R I E V A S T E L Correspondante parlementaire à Ottawa S ommé de quitter son poste de député fédéral, puisqu\u2019il se lance en politique provinciale, Jason Kenney a obtempéré jeudi\u2026 en partie.L\u2019ex-ministre quittera la politique fédérale dans trois mois, ce qui est insuffisant, selon la Fédération canadienne des contribuables (FCC), que dirigeait lui-même Jason Kenney il y a 25 ans.Aussitôt le député albertain avait-il annoncé qu\u2019il briguerait la chefferie du Parti progres- siste-conser vateur (PCC) de l\u2019Alberta, mercredi, que les partisans de la rigueur budgétaire enjoignaient à Jason Kenney de quitter son siège fédéral de Calgary Midnapore.Et immédiatement.Le politicien le fera, le 1er octobre \u2014 date de lancement officiel de la campagne pour la chefferie du PPC albertain.« Je n\u2019assure pas mes arrières.Je vais quitter mon siège au Parlement », a-t-il annoncé jeudi à Edmonton.Mais M.Ken- ney veut d\u2019abord revenir à la Chambre des communes.« Je crois que c\u2019est une bonne tribune pour parler au nom des Albertains sur des enjeux comme l\u2019énergie et les oléoducs.» Or, de l\u2019avis de la Fédération canadienne des contribuables, un député fédéral payé par les contribuables canadiens doit s\u2019acquitter de ses fonctions à temps plein.«Si vous êtes payé pour faire un boulot, vous devriez être en train de faire ce boulot », a tranché le directeur fédéral de la FCC, Aaron Wudrick.Le salaire annuel d\u2019un député fédéral se chif fre à 170 400 $.M.Kenney touchera donc le quart \u2014 42 600 $ en trois mois \u2014 tout en faisant campagne au provincial.« Idéalement», selon M.Wudrick, Jason Kenney aurait dû démissionner « le jour où il a annoncé» sa candidature provinciale.Il y a 25 ans, un dénommé Jason Kenney présidait cette même fédération, après en avoir dirigé la branche albertaine en 1989.«On ne fait pas de passe-droit, a rétorqué M.Wudrick.On ne va pas fermer les yeux juste parce que quelqu\u2019un a travaillé pour la FCC.» Le néodémocrate Alexandre Boulerice est d\u2019ailleurs du même avis.«Si la chose acceptable à faire quand on se lance à la course au leadership d\u2019un parti d\u2019un autre ordre de gouvernement, c\u2019est de démissionner comme député fédéral, pourquoi attendre le mois d\u2019octobre?» Kenney n\u2019est pas le premier L\u2019ex-ministre conservateur et proche de Stephen Harper a cependant rappelé que plusieurs avant lui avaient conservé leur siège fédéral tout en briguant un poste en politique provinciale.«La norme, c\u2019est que, quand des gens briguent un poste de chefferie, ils conservent le poste pour lequel ils ont été élus.Mais je vais déroger à cette norme pour démontrer clairement à quel point je suis dévoué à ce projet d\u2019unir les Alber- tains.Pour moi, pas question de faire marche arrière », a fait valoir Jason Kenney, qui briguera la chef ferie du PPC en promettant d\u2019unir le parti au Wildrose, plus à droite.Aaron Wudrick en a cependant marre d\u2019entendre des politiciens se justifier en citant leurs prédécesseurs.«Parfois, il faut faire ce qui est juste et non pas pointer les autres et dire qu\u2019ils l\u2019ont fait, donc on le fait aussi.» L\u2019an dernier, le collègue de Jason Kenney Patrick Brown a conservé son siège de Barrie, en Ontario, tout en sollicitant la chefferie du Parti progressiste-conservateur ontarien.Il a démissionné à la Chambre des communes le 14 mai 2015, après avoir gagné son pari le 9 mai.L\u2019ex-chef libéral Bob Rae a fait pareil en briguant la chefferie du NPD en 1982.Poste qu\u2019il a remporté le 7 février 1982, avant de quitter son siège fédéral le 2 mars suivant.D\u2019autres ont carrément hérité d\u2019un poste de premier ministre.Le libéral Brian Tobin a quitté les Communes le 25 janvier 1996, la veille de sa victoire le 26 janvier au leadership du Parti libéral au pouvoir à Terre-Neuve-et-La- brador.Catherine Callbeck a quant à elle quitté le Parlement fédéral le jour même de son élection à la tête du Parti libéral au pouvoir à l\u2019Île- du-Prince-Édouard, le 25 janvier 1993.Les règles parlementaires ne prévoient pas la possibilité qu\u2019un député réclame un congé sans solde tout en conservant son siège.Le Devoir Jason Kenney démissionnera\u2026 dans trois mois Le député fédéral, qui se lance en politique provinciale, se défend d\u2019assurer ses arrières CHRISTIAN RIOUX à Paris SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE Le patron d\u2019Élections Canada, Marc Mayrand, a comparu jeudi matin devant le comité parlementaire étudiant la réforme du mode de scrutin.Si vous êtes payé pour faire un boulot, vous devriez être en train de faire ce boulot Aaron Wudrick, directeur fédéral de la Fédération canadienne des contribuables « » L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 8 J U I L L E T 2 0 1 6 TENSIONS RACIALES A 3 L I S A - M A R I E G E R V A I S L\u2019 horreur a frappé la communauté afro-américaine deux fois plutôt qu\u2019une ces derniers jours.Au lendemain du décès d\u2019Alton Sterling, un Louisianais noir tué mardi par un policier blanc, un jeune homme noir du Minnesota, Philando Castile, a trouvé la mort sous les balles d\u2019un policier mercredi soir.La communauté afro-américaine est en émoi, le président américain, Barack Obama, a parlé d\u2019un «grave problème» et a appelé à réformer la police, tandis que le gouverneur du Minnesota réclame une enquête fédérale indépendante.Arrêté dans sa voiture pour un phare défectueux, Philando Castile venait d\u2019aviser le policier qu\u2019il était effectivement en possession d\u2019une arme, mais, selon les dires de sa petite amie Diamond Reynolds, n\u2019a fait qu\u2019obéir en cherchant dans son sac de quoi s\u2019identifier.Le policier aurait alors fait feu plus d\u2019une fois sur la victime.En état de choc, Mme Reynolds a eu la présence d\u2019esprit de filmer la scène avec son téléphone, la dif fusant en direct sur Facebook.Sous les pleurs de la fillette assise à l\u2019arrière et les cris des policiers, on y voit l\u2019arme toujours pointée par la fenêtre à demi baissée et l\u2019homme agonisant, son chandail maculé de sang.Dans la journée de jeudi seulement, la vidéo a été vue plus de 3,5 millions de fois.À son arrivée à Varsovie, où il doit participer à un sommet de l\u2019OTAN, M.Obama a déploré le fait que son pays avait vécu « trop de fois des tragédies comme celle-ci ».Vingt-quatre heures auparavant, c\u2019est la mère du fils aîné d\u2019Alton Sterling qui condamnait l\u2019homicide de ce dernier, tué par un policier dans la nuit de lundi à mardi.L\u2019homme âgé de 37 ans vendait des CD dans un stationnement à Baton Rouge lorsque deux policiers l\u2019ont abordé après avoir reçu un appel qui le présumait armé.Après l\u2019avoir brutalement maîtrisé, l\u2019un des agents a fait feu sur lui.Deux différentes vidéos amateurs de la fusillade ont circulé, donnant lieu à deux jours de vives protestations de la part de la communauté noire.Très rapidement, on a annoncé l\u2019ouverture d\u2019une enquête fédérale.Une escalade?Deux Noirs tués par des policiers blancs.Deux trentenaires avec des enfants à charge, l\u2019un au nord, l\u2019autre au sud.Les deux possédaient une arme, mais celle-ci n\u2019a pas constitué une menace lors de l\u2019une ou l\u2019autre des arrestations, d\u2019après les images disponibles.Deux homicides en deux jours, captés par des caméras et vus des millions de fois, alors que s\u2019ouvrait jeudi au Maryland le procès du plus haut gradé des six policiers de Baltimore accusés en lien avec la mort de Freddie Gray, un jeune Noir de 25 ans.« Ce n\u2019est pas étonnant », déplore Amélie Escobar, chercheuse à l\u2019Obser vatoire des États-Unis de la Chaire Raoul- Dandurand.«Mais j\u2019ai été relativement surprise de ne pas voir d\u2019escalade de violence comme on a vu à Ferguson et Baltimore, dit-elle.Il y a eu de la frustration, mais elle s\u2019est plutôt exprimée dans la paix et la tristesse, pas tant dans la révolte.Comme si maintenant c\u2019était tellement devenu chose courante.» En 2015, aux États-Unis, sur 599 morts causées par des policiers, 26% des victimes étaient des personnes noires.Cette année, sur 509 homicides répertoriés jusqu\u2019ici, 24 % sont des Afro-Américains.«L\u2019année n\u2019est pas finie, ça va forcément augmenter », souligne la chercheuse.Elle note que ces chiffres sont dispropor tionnés, étant donné que 15% de la population étasunienne est noire.Cercle vicieux Selon l\u2019Américain Greg Robinson, les abus envers la minorité afro-américaine ont toujours existé, mais deviennent heureusement plus visibles depuis l\u2019avènement des téléphones avec caméra.«Cela permet une prise de conscience», se réjouit ce professeur au Département d\u2019histoire de l\u2019UQAM.Mais il demeure réaliste.«C\u2019est le dilemme américain.Plus les Noirs sont discriminés, plus ils sont défavorisés et plus il y a un décalage avec les Blancs.» Et plus ils seront susceptibles de basculer dans la violence.«C\u2019est un cercle vicieux.» Toutes ces années d\u2019esclavage des Noirs et de guerre civile ont causé de profondes blessures dans la société américaine, constate Yoa Assogba, professeur émérite de l\u2019Université du Québec en Outaouais.«La confiance est rompue depuis longtemps et chaque nouvel événement la rompt davantage », déplore-t-il.Sans compter que les Américains sont plongés dans un climat politique tendu.«Il y a une montée de la violence qui n\u2019est pas étrangère au discours anti-immigration de Donald Trump.» Le Devoir ÉTATS-UNIS La communauté afro-américaine en émoi Deux hommes noirs sont morts sous les balles de policiers en l\u2019espace de 48 heures Un quatrième policier jugé dans l\u2019affaire Freddie Gray Washington \u2014 Le procès d\u2019un policier jugé pour l \u2019homicide de Freddie Gray, un Noir américain mortellement blessé dans un fourgon de police, s\u2019est ouver t jeudi à Baltimore, alors que les États-Unis sont agités par deux affaires similaires.Le lieutenant de police Brian Rice, 42 ans, est le quatrième membre des forces de l\u2019ordre de cette ville de l\u2019est du pays à comparaître pour ce décès qui avait déclenché des émeutes locales et une controverse nationale en avril 2015.Freddie Gray, 25 ans, avait été victime d\u2019une blessure fatale aux ver tèbres cervicales peu après son interpellation, alors qu\u2019il avait les membres entravés.Six policiers impliqués dans cette ar restation ont été renvoyés au tribunal, pour être jugés séparément.Deux ont déjà été acquittés, un troisième a vu son procès annulé.M.Rice, le plus gradé des six agents, est donc le quatrième membre de l\u2019équipe à comparaître.Il répond des chefs d\u2019accusation d\u2019homicide involontaire, de mise en danger de la vie d\u2019autrui, de voie de fait et de faute dans l\u2019exercice de ses fonctions.Il a choisi d\u2019être jugé non par un jury, mais directement par le juge présidant l\u2019audience.Pas de condamnation La procureure de Baltimore, les proches de Freddie Gray et des militants associatifs sont convaincus que la mor t du jeune homme n\u2019était pas acci - dentelle, mais le ministère public a pour l\u2019instant rencontré les plus grandes dif f icultés à le prouver.L\u2019absence de condamna- t ion lors des trois premiers procès de cette affaire alimente en tout cas des soupçons d\u2019impunité de la police de Baltimore.La mort de Freddie Gray avait déclenché des émeutes, des pillages et de graves actes de vandalisme.Les autorités avaient déclaré l\u2019état d\u2019urgence, instauré un couvre-feu nocturne et appelé en renfort les militaires de la Garde nationale.Le président Barack Obama avait condamné les violences, tout en relevant les «questions troublantes» restant en suspens.Agence France-Presse F A B I E N D E G L I S E «V ous lui avez tiré quatre balles dessus, Monsieur ! Oh, mon Dieu, ne me dites pas qu\u2019il est mort, ne me dites pas que mon petit ami s\u2019en est allé juste comme ça\u2026» Le commentaire est aussi saisissant que l\u2019image.Mercredi soir, vers 21 h, alors que son petit ami Philando Castile, 32 ans, vient de se faire tirer dessus fatalement par un policier de Falcon Heights au Minnesota, au terme d\u2019un contrôle routier banal qui a mal tourné, Diamond Reynolds prend son téléphone, ouvre son compte Facebook et active le service de vidéo en direct pour diffuser la scène et la commenter en temps réel depuis l\u2019intérieur du véhicule.«Reste avec moi», lance-t-elle avec calme et détermination à Philando, en état d\u2019agonie évident, le t-shirt blanc maculé de sang à la hauteur du ventre.«Nous avons été arrêtés pour un feu arrière brisé\u2026 S\u2019il vous plaît, of ficier, ne me dites pas que vous venez de faire ça.» Dehors, l\u2019homme en uniforme, l\u2019arme toujours en joue, hurle un « fuck » tout en manipulant nerveusement la crosse de son pistolet.En ligne, près de 4 millions de personnes ont été témoin de cette scène qui, dans la journée de jeudi, s\u2019est répandue à travers le monde avec ce caractère viral désormais de circonstance pour ces vidéos toujours plus nombreuses de bavures policières impliquant des policiers blancs et des citoyens noirs aux États-Unis.Direct plutôt que différé Filmer pour dénoncer, pour donner un visage à l\u2019injustice : le culte de l\u2019instant, nourri depuis quelques années par une socialisation mobile et en réseau vient une nouvelle fois de se mettre au service de la documentation d\u2019un drame, de l\u2019intérieur.Et chose nouvelle, en direct cette fois sur Facebook, plutôt qu\u2019en différé sur YouTube, où, concordance de l\u2019horreur, une vidéo y a été téléversée quelques heures plus tôt depuis Baton Rouge en Louisiane.À l\u2019écran: Alton Sterling, autre afro-améri- cain, y perd la vie sous les balles d\u2019un policier blanc dans le stationnement d\u2019un grand magasin.Triste loi des séries.«Ajouter du sensible» Depuis un an, de Chicago à Columbia, de la Caroline du Sud en passant par Arlington ou Prairie View au Texas, des dizaines de vidéos du même genre se sont multipliés en ligne pour raconter cette violence ordinaire qui par fois dérape, mais sur tout pour « ajouter du sensible à une réalité dif ficilement intelligible », expliquait récemment le chercheur Richard Bégin, professeur au Dépar tement d\u2019histoire de l\u2019art et d\u2019études cinématographiques de l\u2019Université de Montréal, qui s\u2019intéresse à la perception des drames désormais médiatisés par fragments dans les univers numériques.« Je n\u2019ai pas fait ça pour la pitié, pas fait ça pour la célébrité », a indiqué jeudi matin la jeune femme, au lendemain du contrôle de police désastreux qui a coûté la vie à son petit ami et privé sa jeune fille de quatre ans d\u2019un père.« J\u2019ai fait ça pour que le monde sache que la police n\u2019est pas là pour nous protéger et nous servir.Elle est là pour nous assassiner.Elle est là pour nous tuer, parce que nous sommes Noirs », a-t-elle ajouté lors d\u2019une manifestation organisée devant la résidence du gouverneur Mark Dayton, à Saint-Paul.«Beaucoup de personnes sont profondément choquées par ce que ces vidéos révèlent», a indiqué Paul D.Butler, professeur de droit à la Georgetown University dans les pages du New York Times.«Ces vidéos sont des preuves tangibles, elles soulèvent l\u2019indignation parce qu\u2019elles sont très visuelles, mais également parce que les gens croient ce qu\u2019ils voient » plutôt que ce qu\u2019on leur raconte.Une perspective à double tranchant toutefois, selon M.Bégin, qui voit dans l\u2019accumulation de ces images la source possible d\u2019une anesthésie par effet d\u2019accumulation ou au contraire la formation de « communautés traumatiques » qui réagissent vivement à cette violence, par ticulière- ment en ligne.Un entre-deux qui, pour le moment, semble surtout servir les forces policières qui, malgré la multiplication de ces vidéos personnelles racontant le profilage et l\u2019injustice dans la violence, font rarement les frais de telles dif fusions.Le policier qui a étranglé Eric Garner à New York en 2014 n\u2019a jamais été inculpé.Ceux qui ont causé la mort de Freddie Gray à Baltimore en 2015 ont été acquittés dans les dernières semaines.Le Devoir Être témoin de la mort La diffusion de vidéos en direct, notamment sur Facebook, ajoute une nouvelle dimension à la documentation des drames STEPHEN MATUREN AGENCE FRANCE-PRESSE Diamond Reynolds, deuxième à partir de la gauche, était durement ébranlée au lendemain du décès de son petit ami.LE DEVOIR 509 Nombre de personnes tuées par la police depuis le début de l\u2019année aux États-Unis.Les Noirs sont 2,5 fois plus susceptibles de se faire tirer dessus par un policier qu\u2019un Blanc.MARK MAKELA AFP Les manifestations se sont multipliées depuis la mort du jeune Freddie Gray.Cas marquants de Noirs tués par des policiers L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 8 J U I L L E T 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 4 AV I S L É G AU X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsa bilité se limite au coût de la parution.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR SUPÉRIEURE (CHAMBRE CIVILE), NO: 500-17-094377-168 MAGDALENE TELENGA DEMANDERESSE C.JEANNINE MACKZA OU SUCCESSIBLES DE JEANNINE MACKZA DÉFENDEURS Avis est donné à Jeannine Mackza ou Successibles de Jeannine Mackza, de vous présenter au greffe de la Cour Supérieure du district de Montréal, situé au 1, rue Notre- Dame est, Montréal, Québec, a?n de recevoir la Demande introductive d'instance en acquisition judiciaire du droit de propriété par prescription décennale qui y a été laissée à votre attention.La présente demande introductive d'instance sera présentée devant un des Honorables juges de cette Cour, ou le gref?er spécial, le 26 août 2016, à 9h00 de l'avant-midi, en chambre 2.16.Le présent avis est publié à la demande de Daniel Jean, huissier, qui a tenté sans succès de vous si- gni?er la présente Demande introductive d'instance.Cet avis ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.À Montréal, le 6 juillet 2016 Daniel Jean, Huissier de justice CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR DU QUEBEC (CHAMBRE CIVILE) No 500-02-181761-110 AGENCE DU REVENU DU QUEBEC Partie demanderesse VASILIOS LIONTIS Partie défenderesse SOCIETE CANADIENNE DE TRANSFERT D ACTION INC Tierce saisie PRENEZ AVIS que le 12/08/2016 à 10:00 AU PARQUET DE LA BOURSE DE TORONTO seront vendus PAR L'INTERMEDIAIRE DE LA FIRME DE COURTAGE: VALEURS MOBILIERES BANQUE LAURENTIENNE saisis en cette cause soit LE CERTIFICAT D'ACTIONS #C399887 COMPRENANT 1108 ACTIONS DE LA FINANCIE- RE MANUVIE HUGO PHILIPPE HUISSIER DE L'ETUDE PHILIPPE ET ASSOCIES HUISSIERS DE JUSTICE 165 DU MOULIN ST-EUSTA- CHE QUEBEC J7R 2P5 TEL 450-491-7575 Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les 30 jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ci- après mentionné en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs, ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les 45 jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à la personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 560, boul.Charest Est, Québec (Québec) G1K 3J3.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR (1) Restaurant pour (vendre) 51, rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H2X 1X2 Fondation Osmo FONDATION OSMO 51, rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H2X 1X2 Dossier : 4 356 440 Avis public ASSEMBLEE PUBLIQUE DE CONSULTATION MODIFICATION AU PLAN D\u2019URBANISME RÈGLEMENT MODIFIANT LE PLAN D\u2019URBANISME DE LA VILLE DE MONTRÉAL (04-047) Arrondissement de Villeray\u2013Saint-Michel\u2013Parc-Extension Le projet de règlement intitulé : « Adoption du Règle ment modifiant le plan d\u2019urbanisme de la Ville de Montréal (04-047) pour y inclure les orien tations du Programme particulier d\u2019urba - nisme (PPU) de la rue Jarry Est en modifiant la carte des affectations pour le secteur des avenues et les paramètres de densité pour une propriété institutionnelle Jarry Est » a été adopté par le conseil d\u2019arrondissement le 5 juillet 2016.À la demande du conseil d\u2019arrondissement, une assemblée publique de consultation se tiendra sur ce projet de règlement et la documentation pertinente à ce sujet est rendue disponible.OBJET DE LA CONSULTATION Le projet de règlement modifie le Plan d\u2019urba - nisme de la Ville de Montréal (04-047) pour l\u2019arrondissement de Villeray\u2013Saint-Michel\u2013Parc- Extension pour y inclure les orientations du Programme particulier d\u2019urbanisme (PPU) de la rue Jarry Est en modifiant la carte des affecta - tions pour le secteur des Avenues et les para - mètres de densité pour une propriété institution - nelle Jarry Est.Les personnes et organismes intéressés à prendre connaissance du projet de règlement et de la documentation relative au projet sont invi - tés à le faire dès aujourd\u2019hui à l\u2019endroit suivant, aux heures habituelles d\u2019ouverture : \u2022 BUREAU ACCÈS MONTRÉAL, situé au 405, avenue Ogilvy.ASSEMBLÉE PUBLIQUE DE CONSULTATION Le conseil d\u2019arrondissement de Villeray\u2013Saint- Michel\u2013Parc-Extension convie les personnes intéressées à participer à l\u2019assemblée publique de consultation, le 26 juillet 2016 à compter de 18 h, au 405, avenue Ogilvy, 2e étage Montréal.SECTEUR VISÉ Ce projet vise la portion de la rue Jarry située entre la rue D\u2019Iberville et le boulevard Pie-IX, ainsi que celle qui se trouve au nord du boulevard Crémazie Est et au sud de la rue Jarry Est, entre la 14e et la 17e Avenue.Au cours de cette assemblée publique, le maire de l\u2019arrondissement ou tout autre membre du con seil qu\u2019il désigne, expliquera le projet de règle ment ainsi que les conséquences de son adop tion et entendra les personnes qui dési re - ront s\u2019exprimer sur le sujet.Ce projet de règlement n\u2019est pas susceptible d\u2019approbation référendaire.Le 8 juillet 2016 La secrétaire d\u2019arrondissement, Me Danielle Lamarre Trignac Avis public ASSEMBLÉE PUBLIQUE AVIS PUBLIC EST, PAR LES PRÉSENTES, DONNÉ À TOUTES LES PERSONNES INTÉRES SÉES : 1.Le conseil d\u2019arrondissement, lors de sa séance ordinaire tenue le 5 juillet 2016 a approuvé, le : PREMIER PROJET DE RÈGLEMENT NUMÉRO 01-283-89 intitulé : « Règlement 01-283-89 modifié, modifiant le Règlement de zonage de l\u2019arrondissement de Villeray\u2013Saint- Michel\u2013Parc-Extension (01-283) et visant à assurer la concordance au Plan d\u2019urbanisme de Montréal (04-047).» 2.Conformément à la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (RLRQ c.A-19.1), ce projet de règlement fera l\u2019objet d\u2019une assemblée publique le 26 juillet 2016 à compter de 18 h, au 405, avenue Ogilvy, 2e étage à Montréal.L\u2019objet du projet de règlement vise à rendre conforme les normes du règlement de zonage aux orientations énoncées dans le PPU de la rue Jarry Est.3.Ce projet vise les zones 0123, 0201, 0355, 0362, 0374, 0397, 0416, 0422, 0428, 0436, 0440, 0448, 0454, 0459, 0460, 0466, 0502, 0566, 0568, 0569, 0570, 0599, 0600, 0601, 0603, 0604, 0605, 0610, 0612, 0646, 0460, 0475.4.Au cours de cette assemblée publique, le maire de l\u2019arrondissement ou tout autre membre du conseil qu\u2019il désigne, expliquera le projet de règlement ainsi que les consé - quences de son adoption et entendra les per - sonnes qui désireront s\u2019exprimer sur le sujet.5.Ce projet de règlement n\u2019est pas susceptible d\u2019approbation référendaire puisqu\u2019il est adopté en concordance suite à une modifi - cation au plan d\u2019urbanisme.6.Le projet de règlement et un plan de la zone visée sont disponibles pour consultation au bureau d\u2019arrondissement, situé au 405, ave - nue Ogilvy, bureau 100, aux heures habituel - les de bureau.Le 8 juillet 2016 La secrétaire d\u2019arrondissement, Danielle Lamarre Trignac, avocate, M.A.Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Addition d\u2019autorisation de danse dans 1 Bar avec spectacles sans nudité existant Permis additonnel 1 Bar sur terrasse sur domaine public 2 Restaurants pour vendre dont 1 sur terrasse 1 Bar 2 Restaurants pour vendre dont 1 sur terrasse Changement de capacité de 1 Restaurant pour vendre existant et 1 Bar existant 2 Restaurants pour vendre dont 1 sur terrasse 295, rue Saint-Paul Est Montréal (Québec) H2Y 1H1 4126, rue Sainte- Catherine Ouest Westmount (Québec) H3Z 1P4 5460, chemin de la Côte- des-Neiges Montréal (Québec) H3T 1Y5 975, boul.Roméo- Vachon Nord, #275 Dorval (Québec) H4Y 1H1 4723, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2J 2L5 NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR 9337-3074 Québec Inc.CHEZ ÉRIC 2016 295, rue Saint-Paul Est Montréal (Québec) H2Y 1H1 Dossier : 945-436 9341-0165 Québec Inc.CAFÉ GENTILE WESTMOUNT 4126, rue Sainte- Catherine Ouest Westmount (Québec) H3Z 1P4 Dossier : 300-491 9334-6054 Québec inc.N.B.G.5460, chemin de la Côte-des-Neiges Montréal (Québec) H3T 1Y5 Dossier : 4354-007 Host International Of Canada, Ltd AÉROPORT P.E.TRUDEAU 975, boul.Roméo- Vachon Nord, #275 Dorval (Québec) H4Y 1H1 Dossier : 2153-211 9280-3998 Québec inc.EL NOPAL 4723, rue Saint- Denis Montréal (Québec) H2J 2L5 Dossier : 888-057 1 Bar 2 Restaurants pour vendre dont 1 sur terrasse 1 Bar (suite à une cession) Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre sur terrasse 1 Restaurant pour vendre 2 Bars dont 1 sur terrasse (demande amendée) 9336-7472 Québec inc.TIRATIDO 1076, rue de Bleury, suite 100 Montréal (Québec) H2Z 1N2 Dossier : 4357-703 Le Restaurant El Habanero Grill Mexicain Inc.EL HABANERO GRILL MEXICAIN 5470, chemin de la Côte-des-Neiges Montréal (Québec) H3T 1Y5 Dossier : 4353-850 Café Bar Gypsy inc.CAFÉ BAR GYPSY 9546, rue Sherbrooke Est Montréal (Québec) H1L 1E8 Dossier : 1528-579 9310-6623 Québec inc.RESTAURANT CHEZ THONY 5050, chemin de la Côte-des-Neiges Montréal (Québec) H3V 1G6 Dossier : 341-578 Roza Ramakaev et Guillermo Vergara (Bistro Lomito\u2019s, s.e.n.c.BISTRO LOMITO\u2019S 1392, rue Beaubien Est Montréal (Québec) H2G 1K9 Dossier : 4355-186 9271-5697 Québec inc.LE SAINT-JUDES ESPACE TONUS 3988, rue Saint- Denis Montréal (Québec) H2W 2M2 Dossier : 3817-129 1076, rue de Bleury, suite 100 Montréal (Québec) H2Z 1N2 5470, chemin de la Côte- des-Neiges Montréal (Québec) H3T 1Y5 9546, rue Sherbrooke Est Montréal (Québec) H1L 1E8 5050, chemin de la Côte- des-Neiges Montréal (Québec) H3V 1G6 1392, rue Beaubien Est Montréal (Québec) H2G 1K9 3988, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2W 2M2 APPEL D\u2019OFFRES ADDENDUM - APPEL D\u2019OFFRES - Direction des travaux publics La réception des soumissions prévue pour le 13 juillet 2016 avant 11 h est reportée au 20 juillet 2016 avant 11 h au bureau d\u2019arrondissement, à l\u2019attention de Me Pascale Synnott, secrétaire d\u2019arrondissement, au 815, rue Bel-Air, 1er étage, Montréal (Québec) H4C 2K4 pour : Titre : Travaux d\u2019égouts, de conduites d\u2019eau, de voirie, d\u2019éclairage, de feux de circulation, d\u2019aménagement paysager et de structures souterraines pour CSEM et Bell, dans la rue Notre-Dame Ouest, de l\u2019avenue Atwater à la rue Saint-Augustin Soumission : 211618 Ouverture des soumissions: mercredi le 20 juillet 2016 à 11 h Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres sont disponibles depuis le 20 juin 2016 sur le site Internet du Service Électronique d\u2019Appels d\u2019Offres (SÉAO) Renseignements : Veuillez communiquer toute demande de renseignement par courriel à madame Annie Boutin, ingénieure, à l\u2019adresse suivante : annie.boutin@ville.montreal.qc.ca, ainsi qu\u2019à monsieur Stéphane Caron, chef de division, à l\u2019adresse suivante : stephane.caron@ville.montreal.qc.ca.Montréal, le 8 juillet 2016 Pascale Synnott, avocate Secrétaire d\u2019arrondissement Direction des travaux publics AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l'affaire de la faillite de LE POMMIER FLEURI DE VAL-DAVID INC.Avis est par les présentes donné que la faillite de Le Pommier Fleuri de Val- David inc., personne morale dû- ment constituée, ayant son siège social au 7, rue Principale Est à Sainte-Agathe-des-Monts, Québec J8C 1J2 est survenue le 4 juillet 2016 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 25 juillet 2016, à 11h, au bureau du syndic, 124, rue Saint-Vincent, Sainte-Agathe- des-Monts, Québec.Fait à Montréal, le 8 juillet 2016.Pomerleau & Associés Syndic Inc.4159, rue Bélanger Montréal (Québec) H1T 1A2 Tél: 514-721-3744 Web: www.LibereTesDettes.ca AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de Robert GRONDIN, domicilié à Montréal, Québec, survenu le 15 octobre 2015, un inventaire des biens du défunt a été fait par le liquidateur, François-Claude MERCIER, le 5 juillet 2016, devant Me Marcella De PIANO, notaire au 5777 Sherbrooke est, #201, Montréal, Québec, H1N 3R5, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l'étude de Me Marcella DE PIANO, notaire.Donné ce 6 juillet 2016 François-Claude MERCIER, liquidateur AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (Article 136 et 137 du C.p.c.) Avis est donné à Monsieur Hugo Leblanc, adresse inconnu, de vous présenter au greffe de la cour du Québec district de Montréal situé au 01 Notre Dame Est Montréal Q.c.dans les (10) jours a?n de recevoir un rapport d'exécution, avec un état de collocation qui a été laissée à votre attention dans le DOSSIER; 500-22-223164-156 Montréal le 08 juillet 2016 Gaétan Bélanger Huissier de justice CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE BEAUHARNOIS NO: 760-04-012696-168 COUR SUPÉRIEURE LINE LANDRY Demanderesse -vs- GUY ROY Défendeur AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (Art.136 et 137 C.P.C.) Avis est donné à Guy Roy, de vous présenter au greffe de la Cour supérieure, du district de Beauharnois, situé au 74 rue Académie, Salaberry-de-Valley- ?eld, QC, J6T 0B8, dans les 30 jours a?n de recevoir la demande introductive d'instance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l'avis d'assignation qui l'accompagne sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié aux termes d'une ordonnance rendue le 5 juillet 2016 par la gref- ?ère adjointe de la Cour supérieure dans le dossier numéro 760-04-012696-168.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.S A L A B E R RY- D E - VA L L E Y- FIELD, le 5 juillet 2016 Sylvie Pagé Gref?ère adjointe de la Cour supérieure district de Beauharnois Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/services- et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services- et-annonces/appels-d-offres Courriel : avisdev@ledevoir.com Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi AVIS LÉGAUX & APPELS D\u2019OFFRES HEURES DE TOMBÉE M A R I E - M I C H È L E S I O U I L\u2019 ex-président de l\u2019Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) Daniel Lebel est loin d\u2019être fier de voir son ordre professionnel placé sous tutelle par le gouvernement québécois.Mais il n\u2019en est pas moins content, car il espère que l\u2019organisation en profitera pour se renouveler.Ex-candidat péquiste, président de l\u2019OIQ de 2012 à 2014, « dans la pire période de l\u2019histoire de l\u2019Ordre » selon lui, Daniel Lebel en a lourd sur le cœur.À commencer par la maigre cotisation des membres, qui, à son avis, ne permet pas à l\u2019OIQ de bien faire son boulot.Dès son arrivée au conseil d\u2019administration de l\u2019Ordre, en 2009, il a vu les demandes d\u2019enquête augmenter « de manière significative ».« On n\u2019avait pas les ressources pour le faire », a-t-il relaté dans un entretien au Devoir.Manque de moyens Or à son avis , des membres de l\u2019OIQ se sont opposés systématiquement à l\u2019augmentation de la cotisation à leur ordre professionnel.Résultat ?« L\u2019Ordre, pendant plusieurs années, n\u2019a pas fait son boulot et ne s\u2019est pas donné les moyens de faire son boulot », a déploré M.Lebel.Son obser vation trouve écho dans le rapport des experts Yves Lamontagne et Pierre Pilote, qui concluaient en 2015 que le syndic de l\u2019OIQ n\u2019avait simplement pas les moyens de faire son travail.À l\u2019époque, les cotisations étaient de 325 $ par année.Elles passeront à 340 $ le 1er avril 2017.En comparaison, les podiatres paient une cotisation 3785 $ par an.Les avocats paient 1837 $ et les urbanistes, 544 $.Bien qu\u2019il faille être prudent avec les com- parati fs \u2014 qui dépendent du nombre de membres, des activités de l\u2019ordre ou d\u2019autres facteurs \u2014, la différence paraît majeure.Appliquer les recommandations « Selon moi, on est 200 $ à 300 $ en bas de ce qu\u2019on devrait payer.Si on avait suivi le coût de la vie, on serait à 500 $, 600 $», estime Daniel Lebel.Quand même, il ne veut pas faire de la hausse des cotisations son cheval de bataille.À son avis, un grand ménage s\u2019impose au sein de l\u2019OIQ.« En ce moment, rien ne change.En janvier 2015, l\u2019Of fice des professions a fait une série de recommandations et aucune d\u2019elles n\u2019a été mise en place », a-t-il déploré, en faisant référence au rappor t La- montagne-Pilote.Celui-ci recommandait entre autres une modernisation des processus d\u2019inspection, la réduction de la taille du conseil d\u2019administration et une modification au Code des professions pour que la cotisation soit fixée par le conseil d\u2019administration, et non les membres de l\u2019OIQ.Le Devoir Plaidoyer pour un grand ménage Un ancien président de l\u2019Ordre des ingénieurs du Québec croit que la tutelle représente une occasion à saisir EDUARDO LIMA LA PRESSE CANADIENNE Daniel Lebel croit qu\u2019un ménage s\u2019impose au sein de l\u2019Ordre des ingénieurs du Québec.340 $ Montant prévu de la cotisation annuelle à l\u2019Ordre des ingénieurs le 1er avril 2017.En comparaison, les podiatres paient une cotisation 3785$ par an.Les avocats paient 1837$ et les urbanistes, 544$.Daniel Lebel L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 8 J U I L L E T 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 5 Montréal : 4875, Jean-Talon Ouest · (514) 344-8555 · 1 (866) 747-8555 Laval : 2267, boul.Le Corbusier · (450) 682-8280 www.abatjourillimites.ca \u2022 Plus de 5,000 abat-jour en magasin.\u2022 Le plus grand choix au Canada.\u2022 Service de recouvrement sur mesure.\u2022 Apportez votre pied de lampe pour un ajustement parfait.Présentez ce coupon au moment de l\u2019achat.Excluant les commandes.Aucun ajustement de prix sur les commandes ou achats antérieurs.Valide du 8 juillet au 30 septembre 2016.OBTENEZ 20% de rabais sur TOUS nos abat-jour 40%de rabais sur TOUS nos pieds de lampes et Québec aura son anneau de glace couvert La Ville de Québec est parvenue à financer le centre de glaces couvert dont elle rêvait pour accueillir des compétitions internationales de patinage de vitesse.L\u2019infrastructure serait construite sur le campus de l\u2019Université Laval.Les coûts, estimés à 68 millions de dollars, se partagent à parts égales entre la Ville, le gouvernement du Québec et le gouvernement fédéral dans le cadre du programme Chantiers Canada-Québec.Le centre inclura trois glaces, dont une de dimension olympique.En plus de recevoir des compétitions, il sera aussi ouvert au grand public.Le Devoir GRC: Sheila Fraser examinera le suivi de plaintes Ottawa \u2014 Le gouvernement fédéral nomme l\u2019ancienne vérificatrice générale Sheila Fraser pour examiner le traitement accordé par la GRC à quatre plaintes de harcèlement au sein de la police fédérale.Quatre femmes de la GRC \u2014 Catherine Galliford, Alice Fox, Atoya Montague et Susan Gastaldo \u2014 ont intenté des procédures judiciaires contre la force policière pour harcèlement en milieu de travail.En examinant le traitement accordé par la GRC à ces plaintes, la conseillère spéciale Sheila Fraser fournira conseils et recommandations en matière d\u2019application de diverses politiques et procédures par la GRC, pour le traitement futur de cas similaires.Le mandat de la conseillère spéciale prendra fin en mars prochain.La Presse canadienne Un puissant typhon devrait frapper Taïwan ce vendredi Ilan \u2014 Un puissant typhon s\u2019approchait jeudi de l\u2019est de Taïwan, générant des vagues immenses et des vents violents qui ont empêché les bateaux de pêche, les navires commerciaux et les avions de circuler.Le typhon Nepar- tak demeurait dangereux jeudi après-midi, même après avoir ralenti et légèrement faibli, puisqu\u2019il s\u2019accompagnait de vents soutenus de 205 km/h et de rafales de 240 km/h.Le cœur de la tempête se trouve en mer, à environ 160 kilomètres au nord- est de la ville d\u2019Itbayat, dans la province de Batanes, sur l\u2019île la plus au nord de tout l\u2019archipel philippin.La circonférence du typhon mesure 650 kilomètres selon l\u2019agence météorologique philippine.Nepartak devrait toucher terre vendredi matin au sud de la ville de Hualien, dans l\u2019est de Taïwan.Des vagues puissantes martèlent déjà les côtes de la ville portuaire voisine d\u2019Ilan, où des pêcheurs s\u2019affairaient à mettre leurs embarcations en sécurité.Des vagues pouvant atteindre sept mètres sont attendues.Les deux principaux transporteurs aériens hong- kongais, Cathay Pacific Airways et Dragonair, ont annulé leurs vols vers et depuis Taïwan entre jeudi soir et vendredi après-midi.Associated Press ALEXANDRE SHIELDS LE DEVOIR Les prélèvements d\u2019eau doivent servir aux forages avec fracturation à venir sur l\u2019île d\u2019Anticosti.A L E X A N D R E S H I E L D S L a Fédération québécoise pour le saumon atlantique (FQSA) est «outrée» de la décision du gouvernement Couillard d\u2019autoriser le prélèvement de millions de litres d\u2019eau dans des rivières de l\u2019île d\u2019Anticosti.Elle demande carrément au premier ministre de l\u2019annuler.« La FQSA se dit convaincue que de tels prélèvements sur des rivières ayant déjà des débits déficients représenteront une menace sérieuse à la survie déjà précaire du saumon atlantique dans les rivières d\u2019Anticosti », affirme l\u2019organisme de promotion de la pêche au saumon et de protection de son habitat dans un communiqué publié jeudi matin.Comme le révéla i t Le Devoir lundi, le gouvernement a autorisé le prélèvement de 30 millions de litres d\u2019eau dans des rivières de l\u2019île, dont deux rivières à saumon, pour les forages avec fracturation à venir.L\u2019une d\u2019elles, la Jupiter, abrite 30 % de tous les saumons d\u2019Anticosti, une espèce classée « en voie de disparition » selon les autorités fédérales.«Irresponsable» La Fédération insiste sur le fait que le saumon est une espèce très sensible à la variation des niveaux d\u2019eau dans les rivières.Or, celles d\u2019Anticosti ont déjà des débits relativement faibles pour assurer le maintien des populations de saumons.« Il est donc irresponsable de prélever la moindre goutte d\u2019eau dans ces milieux car il s\u2019agit du facteur le plus critique pour la survie de cette espèce emblématique pour le Québec », insiste le président de la FQSA, Jean Boudreault.L\u2019organisme cite d\u2019ailleurs le premier ministre Philippe Couillard, qui disait en décembre dernier que « s\u2019il y a le moindre risque, le moindre risque, pour ce milieu naturel extraordinaire qu\u2019est Anticosti, le projet n\u2019aura pas lieu ».La FQSA demande du même souffle au chef libéral d\u2019« annuler » l\u2019autorisation délivrée le 15 juin.M.Couillard a répété mardi qu\u2019il était forcé de respecter le contrat signé par le précédent gouvernement.Ce contrat, sans clause de retrait pour l\u2019État québécois, prévoit la réalisation de trois forages avec fracturation.D\u2019autres forages exploratoires pourraient suivre avant de statuer sur une éventuelle exploitation commerciale d\u2019énergies fossiles sur la plus grande île du Québec.Impact jugé acceptable Selon le ministre de l\u2019Environnement, David Heurtel, les impacts des prélèvements ont été analysés par le gouvernement avant d\u2019être autorisés.«C\u2019est sûr qu\u2019il y a un impact, mais cet impact a été jugé acceptable au niveau de l\u2019analyse scientifique qui en a été faite », a affirmé mercredi le ministre.L\u2019entreprise Pétrolia, opérateur des travaux au nom de la société en commandite Hydrocarbures Anticosti, a également soutenu que les prélèvements ne devraient pas affecter les saumons des rivières de l\u2019île, qui seraient moins de 3000 « adultes » à l\u2019heure actuelle, en plus de montrer des signes de déclin.En période d\u2019exploitation, a également fait valoir Pétrolia dans une lettre transmise aux médias mercredi, l\u2019eau nécessaire pour les milliers de puits à fracturer serait puisée directement dans le Saint-Laurent.C\u2019est aussi là que seront rejetées les eaux usées des opérations de frac- turation, après avoir été traitées directement sur Anticosti.Le Devoir ANTICOSTI La Fédération québécoise du saumon atlantique veut empêcher le prélèvement d\u2019eau L\u2019organisation juge « irresponsable » la décision du gouvernement du Québec dans le dossier P H I L I P P E O R F A L I Conscient que les parcours scolaires sont de plus en plus variés, le gouvernement du Québec envisage la possibilité d\u2019offrir des diplômes d\u2019études collégiales (DEC) par cumul d\u2019attestations d\u2019études, comme c\u2019est déjà le cas au niveau du baccalauréat.De passage à Toronto, à l\u2019occasion de la réunion du Conseil des ministres de l\u2019Éducation du Canada (CMEC), la ministre de l\u2019Enseignement supérieur, Hélène David, a dit croire que le Québec pourrait emboîter le pas à d\u2019autres provinces en permettant à ses élèves d\u2019obtenir un DEC en cumulant plusieurs attestations d\u2019études collégiales, ce qui est actuellement impossible.Un peu comme un étudiant universitaire peut obtenir un baccalauréat en effectuant trois cer tificats, un élève du collégial pourrait ainsi ef fec- tuer différentes AEC, d\u2019une durée variant de 300 à 1500 heures, pour ensuite ressortir du cégep avec un DEC.Assurer la fluidité « La fluidité des parcours, c\u2019est un sujet dont on parlait très, très peu avant, mais ça semble tellement simple et évident maintenant qu\u2019il faut le rendre facile comme ça tout le temps », a-t-elle déclaré en entrevue au Devoir en marge de la rencontre du CMEC.Elle souhaite aussi faciliter la tâche aux élèves inscrits à un diplôme d\u2019études professionnelles (DEP) souhaitant effectuer un DEC par la suite, lesquels doivent en ce moment obtenir une dérogation spéciale pour effectuer directement ce transfert.Le Québec pourrait-il également s\u2019inspirer des provinces voisines dans d\u2019autres domaines, comme la lutte contre le décrochage scolaire, où il fait piètre figure ?Hélène David pense que oui.Elle vante le réinvestissement prochain de son gouvernement en éducation, sans toutefois mentionner les nombreuses compressions budgétaires effectuées dans les services aux élèves en difficulté au cours des deux dernières années.« On ne veut plus perdre de jeunes qui ne finissent pas l\u2019école.J\u2019ai l\u2019impression que ça y est, on est conscients de ça.Le réinvestissement en éducation va aller dans ce sens-là.Ce doit être la priorité non seulement du gouvernement, mais aussi de tous les citoyens.» Milieu de peloton Comparer les provinces entre elles et les résultats scolaires de leurs élèves constitue bien souvent un exercice périlleux.Cela dit, le Québec se situe en milieu de peloton à bien des égards en ce qui a trait à la qualité de son système d\u2019éducation.Dans la plus récente étude du Conference Board du Canada sur l\u2019éducation, en 2012, le Québec avait décroché un «A» en ce qui concerne les études secondaires et collégiales, en plus de briller pour ce qui est des compétences en mathématiques de ses élèves.Le Québec est aussi la province la mieux classée à l\u2019indicateur de la «résilience des élèves», qui mesure le nombre d\u2019élèves qui, quoique venant d\u2019un milieu socio-économique défavorisé, obtiennent de bons résultats.Les ministres provinciaux et territoriaux de l\u2019Éducation concluent leur sommet de deux jours vendredi.La santé mentale des étudiants et l\u2019éducation autochtone doivent également être au cœur des discussions.« On fait beaucoup pour l\u2019éducation des Premières Nations, mais je pense qu\u2019on est encore aux balbutiements de ce qu\u2019on devrait faire pour [les] encourager et [leur] permettre d\u2019aller chercher des diplômes.On a beaucoup de travail à faire à ce sujet», dit-elle.Le Devoir ÉDUCATION Québec envisage d\u2019offrir un DEC par cumul M A R I E V A S T E L Correspondante parlementaire à Ottawa L e Sénat comptera bientôt plus de sénateurs indépendants que de sénateurs affiliés à un mouvement politique.Le gouvernement Trudeau nommera 20 nouveaux sénateurs d\u2019ici la fin de l\u2019année \u2014 dont six au Québec.Les Canadiens de plus de 30 ans ont quatre semaines pour déposer leur candidature.La ministre des Institutions démocratiques, Maryam Mon- sef, a annoncé jeudi que le mode de sélection des sénateurs dévoilé cet hiver serait maintenant permanent.Trois membres fédéraux, épaulés de deux membres des provinces où les sièges sénatoriaux doivent être pourvus, continueront donc de recommander des candidats au premier ministre.Justin Trudeau en choisira 20 d\u2019ici la fin de 2016 \u2014 un de la Colombie- Britannique, deux du Manitoba, six de l\u2019Ontario, six du Québec, deux du Nouveau- Brunswick et de la Nouvelle- Écosse, et un de l \u2019Île-du- Prince-Édouard.Sylvie Bernier et le Dr Yves Lamontagne \u2014 qui avaient participé au comité intérimaire ayant recommandé la nomination de Chantal Petitclerc et d\u2019André Pratte au mois de mars \u2014 reprendront du service pour choisir les prochains sénateurs québécois.Querelle avec Québec Le nouveau mode de sélection des sénateurs par Ottawa avait mené à une querelle avec Québec au printemps.Le ministre québécois responsable des Relations canadiennes, Jean-Marc Fournier, avait exigé que le comité chargé d\u2019éplucher les candidatures sénatoriales compte un nombre égal de représentants fédéraux et provinciaux.Et que le premier ministre québécois fasse la recommandation ultime à Ottawa.Les deux demandes avaient été rejetées par la ministre Monsef.Le ministre Fournier s\u2019était du coup retiré du mécanisme.«On ne participe pas et on ne participera pas », a-t-on réitéré à son bureau jeudi.Mm e Ber nier et le Dr La- montagne avaient été nommés au comité de consultation intérimaire, fin janvier, après que leur nom eut été soumis par le gouvernement québécois.Leur mandat était d\u2019un an.Puisqu\u2019ils souhaitaient tous deux poursuivre leur travail, Ottawa les a laissés en poste pour choisir les prochains sénateurs.La dispute entre Ottawa et Québec a ainsi été évitée.Et une fois les vacances actuelles comblées au Sénat, aucun sénateur québécois n\u2019a de retraite prévue avant 2019.La Chambre haute compte 19 sièges vacants, et le sénateur québécois Michel Ri - vard quittera son poste début août.Le Sénat compte actuellement 42 sénateurs conservateurs, 21 d\u2019allégeance libérale et 23 sans af f i l iat ion (dont sept qui ont été nommés par M.Trudeau au mois de mars).Le Devoir Bientôt six nouveaux sénateurs québécois Le gouvernement fédéral accepte les candidatures d\u2019ici le mois d\u2019août Hélène David vante le réinvestissement prochain de son gouvernement en éducation Québec a autorisé le prélèvement de 30 millions de litres d\u2019eau dans des rivières de l\u2019île d\u2019Anticosti L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 8 J U I L L E T 2 0 1 6 A 6 É C O N O M I E Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Alim.Couche-Tard ATD.B 53.91 -0.15 -0.28 1015 Canadian-Tire CTC.A 141.07 -0.27 -0.19 103 Cogeco CCA 63.59 -5.36 -7.77 230 Corus CJR.B 13.60 0.14 1.04 199 Groupe TVA TVA.B 4.08 0.00 0.00 0 Jean Coutu PJC.A 18.98 0.40 2.15 323 Loblaw L 69.33 -0.33 -0.47 291 Magna MG 44.12 0.30 0.68 747 Metro MRU 46.14 -0.29 -0.62 312 Quebecor QBR.B 37.68 -0.20 -0.53 246 Rona RON 23.99 0.00 0.00 0 Saputo SAP 38.53 -0.22 -0.57 395 Shaw SJR.B 24.55 -0.05 -0.20 1731 Dollarama DOL 90.48 0.60 0.67 224 Tim Hortons THI 99.00 0.00 0.00 0 Transat A.T.TRZ 7.05 0.22 3.22 32 Yellow Media Y 18.32 -0.13 -0.70 15 S&P TSX SPTT14134.46 -96.60 -0.68 205374 S&P TX20 TX20 631.09 -7.51 -1.18 99710 S&P TX60 TX60 820.76 -5.53 -0.67 99273 S&P TX60 Cap.TX6C 907.59 -6.12 -0.67 99273 Cons.de base TTCS 501.46 -0.98 -0.20 3792 Cons.discré.TTCD 162.91 0.05 0.03 6732 Énergie TTEN 187.75 -2.88 -1.51 51975 Finance TTFS 239.92 -0.43 -0.18 17795 Aurifère TTGD 268.08 -8.19 -2.96 70513 Santé TTHC 89.56 1.43 1.62 4143 Tech.de l\u2019info TTTK 50.46 0.05 0.10 4378 Industrie TTIN 177.62 -0.12 -0.07 11829 Matériaux TTMT 260.31 -6.00 -2.25 84454 Immobilier TTRE 302.51 -0.58 -0.19 4906 Télécoms TTTS 153.62 -0.10 -0.07 2509 Sev.collect.TTUT 244.29 -2.49 -1.01 6445 Métaux/minerals TTMN 595.85 -4.68 -0.78 17327 TSX Venture JX 747.79 -9.86 -1.30 69729 Cameco CCO 13.57 -0.12 -0.88 858 Canadian Natural CNQ 39.55 -1.20 -2.94 2262 Canadian Oil Sands COS 9.93 0.00 0.00 0 Enbridge ENB 53.81 -0.88 -1.61 1799 EnCana ECA 9.65 -0.29 -2.92 6131 Enerplus ERF 8.15 -0.28 -3.32 1375 Pengrowth Energy PGF 2.29 -0.03 -1.29 1030 Pétrolière Impériale IMO 40.97 -0.22 -0.53 887 Suncor Energy SU 36.06 -0.37 -1.02 2866 Cenovus Energy CVE 17.28 -0.44 -2.48 1843 TransCanada TRP 60.07 -0.33 -0.55 2588 Valener VNR 22.25 -0.04 -0.18 61 Air Canada AC 8.65 -0.01 -0.12 706 Bombardier BBD.B 1.98 0.04 2.06 5621 CAE CAE 16.10 0.55 3.54 405 Canadien Pacifique CP 169.42 -0.58 -0.34 273 Chemin de fer CN CNR 76.81 -0.16 -0.21 1683 SNC-Lavalin SNC 54.62 -0.57 -1.03 227 Transcontinental TCL.A 17.75 -0.40 -2.20 186 TransForce TFI 23.64 0.00 0.00 149 B.CIBC CM 96.84 -0.08 -0.08 1327 B.de Montréal BMO 82.30 -0.25 -0.30 900 B.Laurentienne LB 48.10 0.04 0.08 71 B.Nationale NA 43.99 -0.18 -0.41 614 B.Royale RY 76.73 0.12 0.16 1754 B.Scotia BNS 62.89 -0.21 -0.33 1421 B.TD TD 54.85 0.02 0.04 2105 Brookfield Asset BAM.A 43.31 -0.44 -1.01 599 Cominar Real CUF.UN 17.31 0.05 0.29 220 Corp.Fin.Power PWF 29.35 0.14 0.48 310 Fin.Manuvie MFC 16.91 0.05 0.30 3298 Fin.Sun Life SLF 40.77 0.02 0.05 977 Great-West Lifeco GWO 33.39 0.04 0.12 387 Industrielle All.IAG 40.02 -0.41 -1.01 102 Power Corporation POW 27.22 0.02 0.07 505 TMX X 53.78 0.03 0.06 33 Agrium AGU 115.66 0.28 0.24 175 Barrick Gold ABX 29.08 -0.95 -3.16 4494 Goldcorp G 25.50 -0.58 -2.22 3018 Kinross Gold K 7.02 -0.42 -5.65 7437 Mines Agnico-Eagle AEM 71.93 -1.07 -1.47 781 Potash POT 20.78 -0.10 -0.48 2451 Teck Resources TCK.B 17.20 -0.21 -1.21 3450 Fortis FTS 43.81 -0.72 -1.62 963 TransAlta TA 6.69 -0.12 -1.76 592 BlackBerry BB 8.45 0.00 0.00 770 CGI GIB.A 55.40 0.02 0.04 338 BCE BCE 61.59 -0.05 -0.08 800 Manitoba Telecom MBT 38.08 -0.03 -0.08 143 Rogers RCI.B 53.64 -0.09 -0.17 843 Telus T 43.16 0.03 0.07 724 iShares DEX XBB 32.65 0.01 0.03 56 iShares MSCI XEM 24.75 0.05 0.20 1 iShares MSCI EMU EZU 33.12 0.00 0.00 0 iShares S&P 500 XSP 23.98 -0.03 -0.12 158 iShares S&P/TSX XIC 22.39 -0.15 -0.67 102 HB NYMEX CL BULL HOU 8.30 -0.84 -9.19 8287 BAYTEX ENERGY CORP BTE 7.22 -0.21 -2.83 8201 FIRST QUANTUM FM 9.21 0.08 0.88 7994 KINROSS GOLD CORP K 7.02 -0.42 -5.65 7437 ENCANA CORP ECA 9.65 -0.29 -2.92 6131 YAMANA RES INC YRI 7.36 -0.24 -3.16 5926 EMERA INC EMA.IR 51.26 -1.04 -1.99 5866 BARRICK GOLD CORP ABX 29.08 -0.95 -3.16 4494 PARAMOUNT RES LTD POU 11.87 0.93 8.50 4450 HORIZONS BETA HGD 7.42 0.37 5.25 4130 HB NYMEX CL BEAR HOD 13.34 1.11 9.08 1934 PARAMOUNT RES LTD POU 11.87 0.93 8.50 4450 SEVEN GENERATIONS VII 26.89 1.79 7.13 3445 PREMIUM BRANDS PBH 57.54 3.09 5.67 427 CONCORDIA INTL CXR 27.36 1.41 5.43 567 HORIZONS BETA HGD 7.42 0.37 5.25 4130 KLONDEX MINES LTD KDX 5.56 0.21 3.93 494 HORIZONS BETAPRO HZD 5.19 0.19 3.80 140 CAE INC CAE 16.10 0.55 3.54 405 LINAMAR CORP LNR 44.05 1.24 2.90 252 HB NYMEX CL BULL HOU 8.30 -0.84 -9.19 8287 COGECO CCA 63.59 -5.36 -7.77 230 TRILOGY ENERGY TET 6.26 -0.43 -6.43 610 SANDSTORM GOLD LTD SSL 6.12 -0.40 -6.13 414 SEMAFO SMF 6.85 -0.42 -5.78 2019 BLACK DIAMOND BDI 5.12 -0.31 -5.71 673 KINROSS GOLD CORP K 7.02 -0.42 -5.65 7437 ENDEAVOR SILVER EDR 5.71 -0.33 -5.46 389 S&P TSX GLOBAL HGU 30.83 -1.77 -5.43 1010 MCEWEN MINING INC MUX 5.67 -0.31 -5.18 823 PREMIUM BRANDS PBH 57.54 3.09 5.67 427 SEVEN GENERATIONS VII 26.89 1.79 7.13 3445 CONCORDIA INTL CXR 27.36 1.41 5.43 567 LINAMAR CORP LNR 44.05 1.24 2.90 252 HB NYMEX CL BEAR HOD 13.34 1.11 9.08 1934 PARAMOUNT RES LTD POU 11.87 0.93 8.50 4450 VALEANT VRX 30.62 0.80 2.68 1354 TOROMONT IND LTD TIH 39.42 0.61 1.57 204 DOLLARAMA INC DOL 90.48 0.60 0.67 224 CAE INC CAE 16.10 0.55 3.54 405 COGECO CCA 63.59 -5.36 -7.77 230 FRACO-NEVADA CORP FNV 100.45 -2.79 -2.70 492 DETOUR GOLD CORP DGC 33.52 -1.80 -5.10 931 S&P TSX GLOBAL HGU 30.83 -1.77 -5.43 1010 INTACT FINANCIAL IFC 91.77 -1.51 -1.62 285 CANADIAN NATURAL CNQ 39.55 -1.20 -2.94 2262 KEYERA CORP KEY 37.99 -1.09 -2.79 346 AGNICO EAGLE MINES AEM 71.93 -1.07 -1.47 781 EMERA INC EMA.IR 51.26 -1.04 -1.99 5866 BROOKFIELD BIP.UN 59.37 -1.03 -1.71 156 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRÉTIONNAIRE ÉNERGIE FINANCIÈRES INDUSTRIELLES ENTREPRISES DE MATÉRIAUX SERVICES PUBLICS TECHNOLOGIE TÉLÉCOMMUNICATIONS FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO LES GAGNANTS EN % LES PERDANTS EN % LES GAGNANTS EN $ LES PERDANTS EN $ LES INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO TSX CROISSANCE Consultez toutes les cotes boursières sur www.decisionplus.com M A R C H É S B O U R S I E R S TORONTO S&P TSX 14 134,46 ?-96,60 -0,7% New York S&P 500 2097,90 ?-1,83 -0,1% NASDAQ 4876,81 ?+17,65 +0,4% DOW JONES 17 895,88 ?-22,74 -0,1% PÉTROLE 45,14 -2,29 $US -4,8% ?OR 1362,10 -5,00 $US -0,4% ?DOLLAR CANADIEN 76,91 -0,26 $US -0,3% ?1$US = 1,3003 69,51 +0,00 EURO 1 EURO = 1,4386 INDICES QUÉBÉCOIS Indice Fermeture var.pts var.% IQ30 2196,98 -0,82 -0,04 IQ120 2261,86 -2,84 0,13 CENTRE D\u2019ANALYSE ET DE SUIVI DE L\u2019INDICE QUÉBEC L\u2019indice Québec est une initiative du Département de finance de l\u2019Université de Sherbrooke et de l\u2019Institut de recherche en économie contemporaine Londres \u2014 Deux gérants de fonds immobilier britanniques ont annoncé que la valeur de leurs propriétés immobilières au Royaume-Uni avait chuté d\u2019au moins 15 %, au moment où des investisseurs sont pris de panique à cause du Brexit.Aberdeen Fund Managers a publié u n c o m m u n i q u é mercredi soir pour expliquer que les investisseurs qui désiraient retirer leur mise jeudi midi devraient accepter une chute de 17 % de la valeur de leur placement, en comparaison de leur valeur de mercredi midi.D\u2019après un porte-parole de cette firme financière joint par l\u2019AFP, la valeur des 79 propriétés immobilières commerciales de ses deux fonds a en ef fet chuté d\u2019autant, d\u2019après des estimations des tendances brutales à l\u2019œuvre sur le marché depuis la décision des Britanniques de quitter l\u2019UE le 23 juin.Un autre groupe financier, Legal & General Investment Management, a expliqué pour sa part avoir intégré une décote de 15% en raison de la chute estimée des prix de l\u2019immobilier.Ses fonds gèrent plus d\u2019une centaine de propriétés immobilières commerciales (magasins, usines, bureaux).Depuis le début de la semaine, six groupes financiers distincts ont tout simplement suspendu l\u2019activité de leurs fonds immobiliers, incapables de répondre en bon ordre à l\u2019afflux d\u2019investisseurs apeurés et pressés de récupérer leurs billes.Ces fonds suspendus pèsent ensemble quelque 15 milliards de livres, soit plus de la moitié des actifs immobiliers commerciaux gérés au total par des fonds au Royaume-Uni.Des analystes préviennent que les prix de l\u2019immobilier britannique risquent de baisser, voire de chuter, dans les mois qui viennent après avoir flambé ces dernières années.À Londres, les prix dépassent de 54% le pic atteint avant la crise financière internationale de 2008- 2009, en par tie du fait d\u2019une forte demande étrangère.Agence France-Presse BREXIT Dévaluation d\u2019au moins 15% de plusieurs fonds immobiliers britanniques O ttawa \u2014 La valeur des permis de construction accordés par les municipalités s\u2019est élevée à 6,8 milliards en mai \u2014 une baisse de 1,9% par rapport au mois dernier, a annoncé jeudi Statistique Canada.Un des principaux facteurs de cette chute est la diminution des intentions de construction de maisons unifamiliales en Ontario ainsi que d\u2019immeubles à vocation commerciale au Québec et en Ontario, selon l\u2019agence fédérale.La valeur des permis de construction non résidentielle a chuté de 3,3 % pour se chiffrer à 2,5 milliards.Au mois d\u2019avr i l , e l le avai t pourtant connu une hausse de 1,9 %.Statistique Canada avance qu\u2019en mai, la valeur des permis de construction commerciale a reculé de 15,6 % pour se situer à 1,2 milliard en raison de projets moins nombreux de bureaux, de centres de loisirs et d\u2019entrepôts de distribution.En contrepartie, les valeurs des permis de construction industrielle et institutionnelle se sont respectivement accrues de 0,6 %, pour atteindre 384 millions, et de 20,3 %, pour s\u2019établir à 842 millions.Dans le secteur résidentiel, la valeur des permis a diminué de 1,1%, se chiffrant à 4,3 milliards à travers le pays, indique le rap- por t publié jeudi.En ce qui concerne les logements multi- familiaux, leur progression n\u2019a pas tout à fait compensé la chute de la valeur des permis pour les maisons unifamiliales.La Presse canadienne La valeur des permis de construire a chuté de 1,9 % au mois de mai Postmedia veut réduire le poids de sa dette Toronto \u2014 Postmedia a dévoilé jeudi une proposition visant à réduire ses coûts d\u2019intérêt et le poids de son importante dette.En vertu du plan annoncé, le groupe de médias se verrait accorder une prolongation de quatre ans avant de devoir rembourser ce qu\u2019il doit à ses créanciers de premier rang \u2014 d\u2019août 2017 à juillet 2021.Ce paiement de dette serait réduit et passerait de 303 millions à 225 millions à la condition que la société rembourse les 78 millions restant une fois que le nouveau plan serait en vigueur.L\u2019entente verrait aussi les créanciers de deuxième rang échanger les montants qui leur sont dus contre 98% d\u2019action de Post- media.La société émettrait en outre de nouveaux billets de deuxième rang valant environ 110 millions.Postmedia s\u2019attend à ce que l\u2019entente réduise sa dette d\u2019environ 307 millions et lui permette d\u2019économiser environ 50 millions en dépenses d\u2019intérêt.La proposition est assujettie à l\u2019approbation des actionnaires et des créanciers.La Presse canadienne L I A L É V E S Q U E M algré la faiblesse de sa filiale Cogeco Peer 1, qui offre des services aux entreprises, la direction de Cogeco se dit globalement satisfaite de ses résultats au dernier trimestre.Elle admet toutefois que la concurrence se fait vraiment vive dans le secteur des services aux entreprises.Cogeco Communications et sa société mère, Cogeco, ont affiché des pertes au troisième trimestre, qui a pris f in le 31 mai.Celles-ci sont attribuables principalement à la réduction de valeur dans les services de technologies de l\u2019information et de la communication aux entreprises.La per te trimestrielle pour Cogeco Communications s\u2019est chiffrée à 387,4 millions, ou 7,89 $ par action, comparativement à un bénéfice de 64,1 millions, ou 1,31 $ par action, à la période correspondante de l\u2019exercice 2015.Au cours d\u2019une conférence téléphonique avec les analystes financiers, jeudi, le président et chef de la direction de Cogeco et Co- geco Communications, Louis Audet, a toutefois admis que les résultats de sa filiale Co- geco Peer 1 n\u2019étaient pas à la hauteur de ses attentes.« Nous continuons d\u2019être satisfaits de la per formance relative de nos activités dans un environnement très concurrentiel, sauf pour ce qui est de la faiblesse de Cogeco Peer 1 », a-t- il affirmé.M.Audet assure que sa filiale est malgré tout en bonne santé financière et il continue de croire qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019un secteur de développement prometteur pour Cogeco.« Nous croyons que notre plan pour sa croissance est solide et notre équipe est maintenant complète », a-t-il ajouté.Plus généralement, au plan financier, les ser vices Internet à haute vitesse aux États- Unis ont contribué à une augmentation des revenus totaux, alors que les revenus des services Internet à haute vitesse canadiens sont demeurés stables.Les revenus de Cogeco Communications ont augmenté de 4,6 % au troisième trimestre, pour atteindre 540,3 millions, essentiellement stimulés par la croissance de 24,1 % du secteur des services à large bande américains.Les revenus ont diminué de 7,8 % au sein du secteur des services de technologies de l\u2019information et de la communication (TIC) aux entreprises.Les revenus de la société mère Cogeco ont augmenté de 2,9%, pour atteindre 574 millions, stimulés par la croissance du secteur des communications, et contrebalancés en partie par la diminution des revenus provenant du secteur des médias qui était attribuable à la vente de Métromédia CMR Plus, le 5 janvier.La perte au troisième trimestre de Cogeco s\u2019est chiffrée à 381,9 millions, comparativement à un bénéfice de 66,3 millions pour le troisième trimestre de l\u2019exercice 2015.La Presse canadienne La direction de Cogeco se dit satisfaite des résultats malgré la «faiblesse» de Peer 1 RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE Le président et chef de la direction de Cogeco et Cogeco Communications, Louis Audet L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 8 J U I L L E T 2 0 1 6 ECONOMIE A 7 L I A L É V E S Q U E L es négociations se poursuivaient encore, jeudi, entre Postes Canada et son principal syndicat, après que l\u2019offre d\u2019arbitrage final faite par le ministère fédéral du Travail eut été rejetée par le syndicat.Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP), qui représente les 47 000 employés des Postes au pays, a confirmé jeudi après-midi que des discussions avaient toujours cours dans l\u2019espoir d\u2019éviter le lockout déjà évoqué par la direction.Le syndicat dispose déjà d\u2019un mandat de grève octroyé par ses membres, mais il n\u2019a pas l\u2019intention de l\u2019exercer pour l\u2019instant.« Absolument pas », a clairement af firmé en entrevue Yannick Scott, dirigeant régional à l\u2019éducation et à l\u2019organisation du Montréal métropolitain pour le STTP.Il n\u2019est pas question non plus de ralentissement de travail ou de grève du zèle, a assuré M.Scott.Si les activités semblent moins soutenues aux Postes, c\u2019est parce que des clients ont choisi d\u2019autres moyens pour effectuer leurs livraisons et envois postaux, et non parce que les syndiqués adopteraient des moyens de pression, a-t-il affirmé.Privilégier les négociations Le syndicat, qui a déjà offert en vain de prolonger la période de négociation de deux semaines, continue de privilégier les discussions aux tables de négociations.«Les négociations, bien qu\u2019elles soient en cours depuis huit mois, les discussions constructives n\u2019ont eu lieu qu\u2019à partir de l\u2019offre de l\u2019employeur du 25 juin.On veut laisser une chance à la libre négociation et aux parties de vraiment parler, discuter et débattre des demandes de notre \u201ccontre-of- fre\u201d, entre autres», a expliqué M.Scott.L\u2019espoir qui était apparu avec la possibilité de confier le litige à l\u2019arbitrage s\u2019est vite éteint, jeudi matin, après que le syndicat eut refusé cette offre.C\u2019est la ministre de l\u2019Emploi, du Développement de la main-d\u2019œuvre et du Travail, Ma- ryAnn Mihychuk, qui avait proposé à la direction de Postes Canada et au syndicat de soumettre leur différend à l\u2019arbitrage final.Tard mercredi soir, la direction de Postes Canada avait accepté l\u2019offre et reporté sa menace de lockout, afin de laisser le temps au syndicat d\u2019étudier la question.Mais quelques heures plus tard, jeudi matin, le syndicat a fait savoir qu\u2019il refusait l\u2019offre d\u2019arbitrage puisque, à ses yeux, la question de l\u2019équité salariale envers les femmes relève d\u2019une loi, et non d\u2019une question de négociation de la convention collective avec la direction de Postes Canada.Cette question de l\u2019équité salariale est en fait reliée à la rémunération des facteurs en milieux rural et suburbain, qui sont majoritairement des femmes, et qui sont nettement moins rémunérés que les facteurs en milieu urbain, qui sont majoritairement des hommes.«Nous lui sommes reconnaissants de son offre d\u2019aide, mais le principe d\u2019un salaire égal pour un travail de valeur égale est garanti par la loi.Il ne s\u2019agit pas d\u2019un avantage pouvant être accordé ou refusé par un arbitre », a fait savoir le président national du STTP, Mike Palecek.Selon le syndicat, les facteurs en milieux rural et suburbain, dont 70 % sont des femmes, gagnent 30 % de moins que leurs homologues des grands centres urbains, qui sont majoritairement des hommes.Arbitrage De son côté, la partie patronale se disait prête à confier le litige à l\u2019arbitrage «afin de résoudre l\u2019impasse dans les négociations».La société disait y voir « une occasion pour les deux parties d\u2019en arriver à une résolution acceptable» du conflit.«La conclusion d\u2019ententes négociées est toujours l\u2019option la plus souhaitable, mais il est devenu clair, après sept mois de négociations, que les parties demeurent très éloignées sur les principaux enjeux à la table de négociation», a affirmé la direction.Plusieurs points sont en litige, parmi lesquels la rémunération des facteurs en milieu rural et suburbain, l\u2019instauration d\u2019un régime de retraite à cotisations déterminées plutôt qu\u2019à prestations déterminées pour les nouveaux employés, de même que la création de postes temporaires et à temps partiel pour la livraison de colis.Lorsqu\u2019elle avait accepté l\u2019offre d\u2019arbitrage, Postes Canada avait aussi indiqué qu\u2019elle repoussait la possibilité de lockout à 12h01, lundi.Cette menace de lockout incluait également la suspension de cer taines dispositions de la convention collective.Le tout est donc reporté à lundi, à moins d\u2019autres développements d\u2019ici là.Entre-temps, mercredi, le syndicat a déposé une plainte de pratique déloyale de travail contre Postes Canada au Conseil canadien des relations industrielles.Il reproche à la direction de ne pas négocier de bonne foi et de ne pas déployer tous les efforts nécessaires pour ce faire.Il reproche aussi à la direction de s\u2019ingérer dans les af faires du syndicat.« Des représentants de la direction se permettent de communiquer directement avec les membres du syndicat, leur faisant des menaces et leur transmettant de l\u2019information erronée», a soutenu le syndicat.La Presse canadienne POSTES CANADA L\u2019arbitrage est refusé Les négociations ont toutefois toujours cours G É R A R D B É R U B É L es emplois perdus depuis la crise n\u2019ont pas été récupérés, la croissance des salaires reste anémique et les chômeurs de longue durée sont en forte hausse depuis 2007.Faible consolation, le Canada fait mieux que la moyenne des pays de l\u2019OCDE.Dans ses Perspectives de l\u2019emploi 2016 publiées jeudi, l\u2019Organisation de coopération et de développement économiques dresse le portrait d\u2019un marché du travail se redressant, avec un retour de l\u2019emploi au niveau d\u2019avant-crise attendu pour 2017.Il aura donc fallu dix ans aux pays industrialisés membres de l\u2019OCDE pour récupérer les emplois retranchés par la crise et la Grande Récession qui a suivi.Mais tout n\u2019est pas regagné.« Le redressement du marché de l\u2019emploi n\u2019est qu\u2019à moitié achevé, car les salaires restent à la traîne, martèle le secrétaire général de l\u2019OCDE, Angel Gurría.Les pouvoirs publics doivent prendre des mesures globales et ambitieuses pour relancer les gains de productivité et la croissance des salaires, et pour lutter contre le creusement des inégalités sur le marché du travail.» Le taux d\u2019emploi des 15 à 74 ans devrait atteindre 61 % à la fin de 2017, soit un niveau légèrement supérieur à celui mesuré à la fin de 2007.La croissance des salaires demeure cependant atone dans plusieurs pays, dit l\u2019OCDE.« Les gains de productivité stagnent depuis ces dernières années et parmi les travailleurs qui ont perdu leur emploi dans l\u2019industrie manufacturière ou la construction pendant la crise, nombreux sont ceux qui ont retrouvé, dans le secteur des services, des emplois faiblement rémunérés qui ne correspondent pas à leurs compétences.» Pire, l \u2019OCDE constate que, même si le taux de chômage doit reculer à 6,1 % fin 2017 dans la zone, 39 millions de personnes resteront sans emploi, soit 6,3 millions de plus qu\u2019avant la crise.« Un chômeur sur trois environ est sans emploi depuis 12 mois ou plus, soit une hausse de 54,6 % depuis fin 2007.Plus de la moitié d\u2019entre eux sont sans emploi depuis deux ans ou plus, ce qui les rend plus susceptibles d\u2019être définitivement exclus du marché du travail.» Chez les jeunes, la proportion dite déscolarisée, sans emploi et ne suivant aucune formation était à 15 % en 2015, contre 13,5 % en 2007.Mieux au Canada Le Canada peut se consoler à l\u2019idée qu\u2019il fait mieux que la moyenne de l\u2019OCDE.Le taux d\u2019emploi des 15 à 74 ans s\u2019y situe à 65 % au premier trimestre de 2016, soit un taux tout de même inférieur de près de deux points de pourcentage à son niveau d\u2019avant la crise.Ces données ne sont toutefois pas sans refléter le choc pétrolier qui perdure depuis la mi-2014.Le taux de chômage s\u2019est élevé à 6,9% en mai, soit un taux d\u2019un point de pourcentage supérieur à son plus bas d\u2019avant la récession.Il avait atteint un pic à 8,6% au cours de la contraction économique de 2008-2009.La proportion des chômeurs à la recherche d\u2019un emploi depuis plus d\u2019un an se situait à 11 % au quatrième trimestre de 2015, l\u2019une des plus basses de l\u2019OCDE, mais elle est tout de même supérieure de quatre points de pourcentage à son creux de 7% atteint au dernier trimestre de 2008.L\u2019Organisation ajoute que les salaires réels ont augmenté au Canada plus rapidement que dans la moyenne des pays de l\u2019OCDE depuis la crise.La progression est cependant plus faible au cours de la période 2008-2015 que durant la période 2000-2007.Chez les jeunes, 13 % des Canadiens de 15 à 29 ans entraient dans la catégorie des plus vulnérables parce que déscolarisés et sans emploi.C\u2019est moins que la moyenne de 15 % de l\u2019OCDE, mais le taux canadien demeure supérieur d\u2019un point de pourcentage à ce qu\u2019il était avant la Grande Récession.Le Devoir L\u2019emploi reste en déficit depuis la Grande Récession F ort McMurray \u2014 Le Bureau d\u2019assurance du Canada (BAC) soutient que les coûts des dommages assurés causés par les incendies de forêt de Fort McMurray, en Al- ber ta, s\u2019élèvent à 3,58 milliards, ce qui en fait la catastrophe naturelle la plus coûteuse de l\u2019histoire du pays pour les assureurs.« Ces incendies de forêt et les dommages assurés qu\u2019ils ont provoqués prouvent malheureusement, une fois de plus, que les événements météorologiques extrêmes continuent d\u2019augmenter en fréquence et en gravité » , a estimé Don Forgeron, président et chef de la direction du Bureau d\u2019assurance du Canada.Les coûts des dommages assurés causés par les incendies de Fort McMurray représentent plus de deux fois le montant de la précédente catastrophe naturelle la plus chère enregistrée au pays, soit les inondations dans le sud de l\u2019Alberta en 2013, dont le montant s\u2019est élevé à 1,7 milliard, indique le BAC.Mais en dollars constants (de 2014), c\u2019est la « crise du verglas » au Québec en 1998 qui arrivait jusqu\u2019ici en première place, avec 1,9 milliard de dommages assurés, révélait le rapport du BAC l\u2019an dernier.Les incendies du mois de mai à For t McMur ray ont forcé l\u2019évacuation de près de 90 000 résidants de la municipalité régionale de Wood Buffalo et ont détr uit quelque 2400 maisons et édifices.Les résidants ont pu depuis regagner leur communauté, mais il aura fallu attendre deux mois avant que l \u2019état d\u2019urgence ne soit levé.Le BAC souligne qu\u2019il y a eu plus de 27 000 réclamations pour des biens personnels (moyenne de 81 000 $), 12 000 réclamations en assurance automobile (moyenne de 15 000 $) et plus de 5000 réclamations en assurance commerciale (moyenne de 250 000 $).Les chif fres du BAC pour For t McMurray sont basés pour la première fois sur des données colligées par une firme privée, Catastrophe Indices and Quantification, qui estime les dommages assurés à l\u2019aide de sondages menés auprès des assureurs.La Presse canadienne Les dommages assurés des incendies de Fort McMurray s\u2019élèvent à 3,58 milliards JACQUES NADEAU LE DEVOIR C\u2019est la ministre de l\u2019Emploi, du Développement de la main-d\u2019œuvre et du Travail, MaryAnn Mihychuk, qui avait proposé à la direction de Postes Canada et au syndicat de soumettre leur dif férend à l\u2019arbitrage final.La conclusion d\u2019ententes négociées est toujours l\u2019option la plus souhaitable, mais il est devenu clair, après sept mois de négociations, que les parties demeurent très éloignées sur les principaux enjeux à la table de négociation La direction de Postes Canada « » Tous les articles déjà dans le système postal y demeureront jusqu\u2019à la reprise des activités.Aucun nouvel article ne sera accepté.Les travailleurs des postes distribueront certains chèques gouvernementaux, mais pas tous.Au fédéral, les deux parties se sont entendues pour distribuer les chèques de sécurité de la vieillesse et du Régime de pension du Canada, de l\u2019Allocation pour enfants et de la Prestation fiscale pour le revenu de travail, ainsi que les prêts étudiants fédéraux.Au Québec, les chèques de la Régie des rentes figurent aussi sur cette liste, qui est sujette à changements ; Portail Québec mettra à jour ces informations.Pour les autres chèques (remboursement d\u2019impôt, santé et sécurité, SAAQ), on peut toujours s\u2019inscrire au dépôt direct.Pour l\u2019assu- rance-emploi, le citoyen qui ne peut s\u2019inscrire au dépôt direct pourra demander par téléphone (1 800 808-6352) d\u2019aller lui-même cueillir son chèque aux bureaux de Services Canada le plus près.Toute demande de passeport devra être présentée en personne si vous comptez partir d\u2019ici six semaines.Sinon, il vaut peut-être mieux attendre.Aucun courrier envoyé à l\u2019Agence du revenu du Canada (comme un paiement d\u2019impôt) et aucun courrier attendu de cette agence (remboursement, crédit) ne sera transmis pendant le conflit.Les factures (électricité, gaz, télécom, eau\u2026) doivent être acquittées même si le facteur ne les a pas apportées.Le magasinage en ligne ne sera pas paralysé : les commerçants se tournent vers d\u2019autres expéditeurs, mais ne livreront pas, bien sûr, dans les cases postales, et pas nécessairement non plus en régions éloignées.Postes Canada et le syndicat n\u2019ont pris aucune disposition pour la livraison de marijuana thérapeutique.Les producteurs agréés se tourneront eux aussi vers le privé.Le Service correctionnel du Canada et la Commission des libérations conditionnelles communiqueront avec les victimes d\u2019actes criminels par téléphone ou courriel, et pourraient recourir aux services de messagers.Le ministère des Affaires indiennes et du Nord fera appel aux services de messagerie pour le courrier urgent (certificats, passeports\u2026).Parcs Canada enverra par messagerie les permis et articles offerts en ligne, qui pourront aussi être cueillis sur place.La Presse canadienne Les impacts d\u2019un éventuel arrêt de travail La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, a pris la bonne décision en décrétant la mise sous tutelle de l\u2019Ordre des ingénieurs du Québec (l\u2019OIQ), un organisme qui a raté plusieurs occasions de faire le ménage dans ses activités.a mise sous tutelle de l\u2019OIQ est le résultat d\u2019une longue incurie de la part d\u2019un organisme qui s\u2019est détourné de sa mission essentielle de protéger le public pour se comporter comme un syndicat à la défense de ses membres.Un ordre professionnel n\u2019est pas un syndicat.Les ingénieurs, comme les membres des 45 autres ordres professionnels, doivent faire de la protection du public leur «mission principale», dixit l\u2019Of?ce des professions du Québec.Depuis trop longtemps, les ingénieurs ont réduit la mission de protéger le public à de savants calculs de charges et de portées.Tant que les ponts, poutrelles, gratte-ciel, barrages et autres ouvrages ne s\u2019effondraient pas, nos braves ingénieurs entretenaient l\u2019impression d\u2019avoir assumé leur mission première de protéger le public.Ces « crimes de culture » qu\u2019étaient la corruption et la collusion n\u2019entraient manifestement pas dans leur dé?nition d\u2019une activité à risque pour la sécurité du public.Lors des travaux de la commission Charbon- neau, d\u2019illustres ingénieurs spécialisés en développement des affaires, en ?nancement politique illégal et en élections clefs en main ont d\u2019ailleurs af?rmé maintes fois que l\u2019orgie de collusion organisée aux frais des contribuables s\u2019était déroulée sans jamais faire de compromis sur la qualité et la sécurité des ouvrages.Le rapport ?nal de la Commission a relevé que l\u2019OIQ n\u2019avait pas rempli son mandat de protéger le public.Ce rapport a clairement démontré les effets pernicieux du ?nancement politique par des entreprises.«Lorsque la monnaie d\u2019échange dans un pacte de corruption est une contribution politique, le détournement des finalités d\u2019intérêt public se double d\u2019une violation de l\u2019égalité démocratique», écrivent les commissaires.L\u2019effet immédiat de ces dons illégaux est de saper le principe fondamental en démocratie «d\u2019une personne, un vote».L\u2019effet prolongé est de saper les bases de l\u2019état de droit et de délégitimer les institutions étatiques dans l\u2019esprit du public.Tout part d\u2019un malentendu, au fond.Pour les ingénieurs porteurs d\u2019enveloppes brunes, il allait de soi que les activités de ?- nancement illégal n\u2019entraînaient pas leur responsabilité professionnelle.Il faut faire preuve d\u2019un certain sens de l\u2019abstraction pour assimiler ces pratiques de ?nancement illégal à un risque pour la sécurité du public, ou à tout le moins à un risque pour la viabilité des institutions étatiques.Nul ne pouvait s\u2019attendre à ce que l\u2019OIQ le comprenne du premier coup.Mais depuis 2009, les journalistes d\u2019enquête, les partis d\u2019opposition et la commission Charbonneau ont crevé l\u2019abcès.Pendant toutes ces années, l\u2019OIQ est resté en décalage profond avec le climat d\u2019indignation, hormis quelques tentatives de redresser la situation qui se sont soldées par des putschs.En 2014, le comité exécutif et la direction générale ont notamment été destitués pour avoir osé proposer une hausse de la cotisation annuelle a?n de donner au syndic les moyens de mener des enquêtes.Bref, à la suite d\u2019une prise de conscience fragile et tardive sur l\u2019étendue du marasme, l\u2019OIQ et ses membres ont choisi de consacrer peu d\u2019efforts et de ressources à la prévention et à la détection des comportements à risque en matière de corruption, de collusion et de ?nancement illégal.Ces problèmes d\u2019éthique et de déontologie, doublés aux con?its mesquins entre le conseil d\u2019administration et la direction générale, ont incité la ministre Vallée à passer à l\u2019action.La nouvelle présidente, Kathy Baig, respecte la décision de la ministre Vallée bien qu\u2019elle se dise déçue de la mise sous tutelle car elle jugeait l\u2019organisation sur la bonne voie.Lorsqu\u2019elle était vice-présidente de l\u2019Ordre, Mme Baig s\u2019est fait une ?erté d\u2019avoir réussi à battre en brèche le projet de hausse des cotisations.À 310 $ par année, la cotisation à l\u2019OIQ ?gure parmi les plus basses de tous les ordres professionnels.Nul besoin d\u2019un génie pour comprendre que l\u2019OIQ n\u2019arrivera pas à discipliner les fautifs et à assumer son rôle de protection du public si le syndic est à court de ressources pour mener des enquêtes.Ces problèmes avaient été relevés en 2015 dans un rapport de l\u2019Of?ce des professions rédigé par le Dr Yves Lamontagne et l\u2019avocat Pierre Pilote.En mai dernier, le Dr Lamontagne constatait que l\u2019OIQ était resté au neutre depuis le dépôt du rapport.L\u2019OIQ ne méritait pas une autre chance, et il faudra espérer une longue tutelle pour changer en?n sa culture de négligence.L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 8 J U I L L E T 2 0 1 6 A 8 EDITORIAL L E T T R E S Il faut revoir en profondeur le rôle de l\u2019État-providence Dans une lettre d\u2019opinion parue dans Le Devoir le 6 juillet, le président de la CSN se désolait des surplus budgétaires engrangés par le gouvernement du Québec.De mon côté, je m\u2019en réjouis.Les déficits sont des vols intergénérationnels où les bénéficiaires présents vivent au-dessus de leurs moyens aux crochets des générations futures de contribuables.Par contre, M.Létourneau a raison de dire que le vrai record, c\u2019est que la population est tarifée plus que jamais.C\u2019est en effet le contribuable qui a été le plus mis à contribution pour atteindre le surplus.Les revenus autonomes de l\u2019État ont augmenté de 4,4% en 2015-2016.Or, l\u2019inflation au Québec a à peine dépassé 0,7% d\u2019avril 2015 à mars 2016.C\u2019est donc dire que le rythme de croissance des revenus puisés dans les poches des contribuables a été de six fois celui de l\u2019inflation.Par ailleurs, les revenus des quelque 60 organismes non budgétaires (par exemple : la Société d\u2019habitation du Québec, la Financière agricole, la RAMQ, la SAAQ et l\u2019Agence métropolitaine de transports) ont bondi de 5,8%, huit fois l\u2019inflation! L\u2019austérité sauvage dont parle M.Létour- neau doit être relativisée.Il n\u2019y a pas eu de coupes dans les dépenses de programmes depuis deux ans.Quand on ajoute la croissance de celles-ci à la hausse des dépenses L I B R E O P I N I O N P H I L I P P E F O U R N I E R Chercheur invité au CERIUM, chargé de cours en science politique à l\u2019Université de Montréal et à McGill Le retour des grandes métropoles à leur rôle historique de plaques tournantes de l\u2019économie mondiale en aura surpris plusieurs.Il y a à peine 30 ans, on aurait pu croire que les nouvelles technologies de communication permettraient aux travailleurs de vivre à peu près n\u2019importe où.Ajoutons à cela la pollution, la congestion automobile, l\u2019augmentation du prix des logements et l\u2019insécurité, le déclin des villes semblait inévitable.Pourtant, dans les dernières décennies, le pouvoir d\u2019attraction et le poids économique des villes n\u2019auront jamais été aussi grands.Elles sont non seulement des lieux d\u2019interaction essentiels pour le développement du savoir et de l\u2019innovation, mais elles sont aussi des plate- formes centrales pour les échanges de biens de services et pour les transactions financières.Selon le McKinsey Global Institute, la croissance de la consommation dans les grandes villes sera de 91 % d\u2019ici 2030 et représentera alors 81 % de la consommation mondiale.Les grandes villes se trouvent donc aux prises avec un nombre grandissant de défis, mais doivent en plus assumer de nouvelles responsabilités dans le contexte de la concurrence féroce qui s\u2019est installée entre les métropoles pour attirer les investissements et le capital humain nécessaires à leur développement.Cela implique notamment la mise en place de services et d\u2019infrastructures de pointe, des plans de développement durable, la réduction de la pollution atmosphérique et l\u2019intégration des nouveaux immigrants.À l\u2019heure où les grands ensembles comme l\u2019Union européenne se heurtent au rejet des populations d\u2019un pouvoir lointain et bureaucratique, les villes seront aussi appelées à combler le déficit démocratique.Manque de moyens et de pouvoirs Devant ces nouvelles attentes et responsabilités, les grandes villes mondiales se retrouvent avec trop peu de pouvoirs et de ressources, ayant de surcroît trop souvent fait les frais de l\u2019austérité budgétaire imposée par les gouvernements régionaux ou nationaux.Au Canada, la Constitution de 1867 ne reconnaît pas l\u2019autonomie des villes.Ce sont les provinces qui se voient conférer le pouvoir exclusif sur « les institutions municipales».Cent cinquante ans plus tard, les pouvoirs des villes ont peu changé, même si 85% de la population est maintenant urbaine, et que les trois plus grandes villes \u2014 Toronto, Montréal et Vancouver \u2014 sont responsables d\u2019une grande partie de l\u2019activité économique du pays.Soulignons néanmoins que le gouvernement de l\u2019Ontario a transféré des pouvoirs importants à la Ville de Toronto en 2006, mais que le manque de nouvelles sources de revenus a limité la marge de manœuvre de la Ville.Par rapport à bon nombre de métropoles internationales, les grandes villes canadiennes sont sous-financées.Au Canada, 8% du total des revenus gouvernementaux se retrouvent dans les mains des municipalités.Aux États-Unis, ce montant s\u2019élève à 14%, et la Constitution américaine prévoit des pouvoirs de taxation auxquels les villes canadiennes n\u2019ont pas accès.En plus, les revenus des grandes villes sont imprévisibles et dépendent du bon vouloir et des priorités du gouvernement du jour.Un partage plus équilibré des revenus de la taxation (taxe de vente, par exemple) s\u2019impose, ainsi qu\u2019un nouveau partage des pouvoirs.Au- jourd\u2019hui, les maires canadiens doivent souvent se faire concurrence pour s\u2019insérer dans les programmes des deux autres ordres de gouvernement, parfois aux dépens des priorités de leurs communautés.Des mécanismes tripartites (provincial et fédéral) où les grandes villes seraient des partenaires à part entière sont essentiels, notamment pour les priorités de financement, le développement économique, les infrastructures, le logement et le développement durable.Montréal en mauvaise posture Pour Montréal, le diagnostic est inquiétant.Même si, sur plusieurs plans, elle peut prétendre à un statut mondial, Montréal n\u2019est pas une locomotive.Selon un rapport intitulé Un nouveau pacte pour les grandes villes du Québec publié en 2014, l\u2019écart entre le revenu par personne à Montréal et la moyenne québécoise est assez faible, tout le contraire de la plupart des grandes villes mondiales, qui affichent une performance économique largement supérieure à leur pays d\u2019appartenance (PIB, productivité et emploi).Il existe au- jourd\u2019hui un consensus tant aux niveaux canadien qu\u2019international voulant que les grandes villes soient la clé de la réussite nationale.Déjà en 2008, une entente entre Montréal et le gouvernement du Québec visait à «permettre à la ville de mieux jouer son rôle de métropole, en lui accordant une plus grande autonomie financière et administrative ».Depuis quelques années, quelques rapports et de nombreuses discussions sont venus confirmer l\u2019urgence d\u2019agir.Après plusieurs retards, le gouvernement du Québec s\u2019est engagé à déposer cet automne un projet de loi sur le statut de métropole.La nouvelle loi doit définir clairement les pouvoirs de Montréal et éliminer une fois pour toutes le décalage entre les ressources et les responsabilités de la ville.On ne peut se contenter de permettre à Montréal de déterminer l\u2019heure d\u2019ouverture des commerces et les limites de vitesse dans ses rues.Le temps des symboles est terminé.Au-delà des querelles de clocher et des luttes de pouvoir, le gouvernement du Québec devra trouver le courage politique de confier à Montréal des pouvoirs et ressources comparables aux autres métropoles mondiales.C\u2019est à ces conditions que l\u2019aspiration légitime de Montréal de devenir une métropole mondiale se réalisera et que les retombées pour l\u2019ensemble du Québec pourront être maximisées.Montréal, une métropole mondiale ?FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET des organismes non budgétaires, on constate une hausse de 2,3 milliards de dollars en deux ans, un taux de croissance près de la moitié plus élevé que l\u2019inflation au Québec pendant cette période.Mais la dette du Québec, elle, a continué d\u2019augmenter de belle façon depuis deux ans.Le plus récent budget prévoyait une hausse de 3,7 milliards de la dette brute, excluant l\u2019augmentation de la dette des universités, des municipalités et des autres entreprises sous la responsabilité finale du gouvernement.Depuis deux ans, la dette brute aura augmenté de près de 10 milliards et elle devra être remboursée par des impôts futurs.La triste réalité, c\u2019est que l\u2019État québécois sera toujours inefficace à livrer les services à la population.Seule une réflexion en profondeur sur le rôle de l\u2019État-providence pourra nous sortir du cul-de-sac dans lequel nous nous trouvons, où les contribuables sont saignés à blanc et où la qualité des services ne cesse de diminuer.Adrien Pouliot, chef du Parti conservateur du Québec Le 7 juillet 2016 Lac-Mégantic : à quand la voie de contournement?À n\u2019en pas douter, le témoignage troublant du porte-parole de la Coalition des citoyens et organismes engagés pour la sécurité ferroviaire, M.Robert Bellefleur, démontre à quel point les citoyens de Lac-Mé- gantic sont demeurés craintifs et anxieux devant le transport ferroviaire de matières dangereuses qui continue de circuler sur les rails jour et nuit, à l\u2019endroit même où est survenue la tragédie du 6 juillet 2013 qui a coûté la vie à 47 personnes.Pourtant, une récente étude indique qu\u2019encore aujourd\u2019hui, 60 % de la population est toujours très affectée psychologiquement par cette tragédie qui continue d\u2019offrir aux citoyens le spectacle désolant où la zone touchée est entourée de clôtures et fermée à la circulation.Et, pendant ce temps, le gouvernement fédéral en est encore à tergiverser sur le scénario qui recevra son aval, à savoir enclaver la voie actuelle à l\u2019aide de murs antibruit et protecteurs en béton dont la hauteur varierait de 3 à 5 mètres pour la rendre plus sécuritaire, ou la déplacer sur près de 12 kilomètres pour contourner le centre-ville.Aux yeux de M.Bellefleur, «il n\u2019a jamais été question de garder la voie ferrée au centre- ville, et ça ne peut pas être le cas.Pas après ce qu\u2019on a vécu».Or dans le meilleur des cas, on ne prévoit pas de pouvoir commencer la construction avant 2021, soit huit interminables années après la tragédie\u2026 Un délai tout simplement révoltant qui dénote un laxisme scandaleux de la part du fédéral! Henri Marineau Québec, le 7 juillet 2016 ORDRE DES INGÉNIEURS Une tutelle bien méritée L BRIAN MYLES L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 8 J U I L L E T 2 0 1 6 A 9 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel David(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Julie Carpentier (pupitre); information culturelle : Catherine Lalonde (reporter culturel), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline Montpetit(reporters), Benoît Munger et Philippe Papineau(pupitre); information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre); information internationale : Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre); section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); Loïc Hamon (cahiers spéciaux); équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITÉ Cynthia Floccari (adjointe), Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Caroline Filion, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Osvaldo Casas (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Sébastien Beaupré, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Ginette Rouleau et Isabelle Sanchez.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici et Véronique Pagé.A L A I N L E G A U L T Inf., Ph.D., professeur à la Faculté des sciences infirmières de l\u2019Université de Montréal epuis l\u2019adoption de la Loi concernant les soins de fin de vie, et plus encore depuis son entrée en vigueur en dé - cembre dernier, nous assistons régulièrement dans les médias à des levées de boucliers, quand ce n\u2019est pas à des menaces, dirigées vers des professionnels de la santé, surtout des médecins, ou des maisons de soins palliatifs qui émettent des réserves sur le bien-fondé d\u2019offrir l\u2019aide médicale à mourir en contexte de soins palliatifs.Proposons une autre façon d\u2019envisager la poursuite de la mise en place de toute la Loi concernant les soins de fin de vie, et pas seulement des articles sur l\u2019aide médicale à mourir, dans un climat de dialogue constructif.Je voudrais d\u2019abord rappeler que cette lo i a été adoptée après une large consultation publique qui a montré que les avis sur la pertinence de légaliser l\u2019aide médicale à mourir étaient loin de faire l\u2019unanimité.D\u2019ailleurs, le jour de son adoption, le 5 juin 2014, ce sont 94 députés qui ont voté pour la loi, et 22 qui ont voté contre.Sur le plan de la démocratie parlementaire, nous pouvons cer tes parler d\u2019une large majorité, mais cette loi n\u2019a pas été adoptée à l\u2019unanimité comme il arrive encore de le lire dans cer tains médias.Depuis l\u2019adoption de la loi québécoise, la Cour suprême a reconnu le droit de recevoir l\u2019aide médicale à mourir.Là encore, la discussion qui vient de se terminer à Ottawa par l\u2019adoption du projet de loi C-14 a montré que l\u2019unanimité sur cette question était loin d\u2019être faite.Les Communes ont adopté C -14 à 186 voix contre 137, tandis que le Sénat l\u2019a adopté à 44 contre 28.Il est impor tant de signaler que parmi les opposants à C-14, il se trouvait des députés ou sénateurs qui jugeaient la loi trop permissive et d\u2019autres trop restrictives.D\u2019ailleurs, une première contestation juridique de C-14 a déjà été déposée en Colombie-Britannique pour élargir sa portée.C\u2019est justement cette dimension essentiellement juridique du débat que je nous appelle à dépasser.Transparence : je ne suis pas du tout gêné d\u2019avouer que j\u2019aurai préféré que l\u2019aide médicale à mourir ne soit pas légalisée.Cependant, j\u2019ajoute immédiatement que je reconnais totalement la légitimité des débats sur le sujet et des décisions prises par l\u2019Assemblée nationale.Maintenant que la Cour suprême a reconnu le droit de recevoir l\u2019aide médicale à mourir et que la Loi concernant les soins de fin de vie est entrée en vigueur au Québec, serait-il possible de travailler à la mise en œuvre de tous les aspects de cette loi en dépassant condamna- t ions et anathèmes envers ceux qui veulent continuer d\u2019offrir des soins palliatifs de qualité sans of frir l\u2019aide médicale à mourir ?Loi québécoise sur la fin de vie contient déjà tout ce qu\u2019il faut pour ouvrir un espace de dialogue.Tout d\u2019abord, elle distingue clairement les soins palliatifs de l\u2019aide médicale à mour ir en déf in issant les « soins de fin de vie comme étant les soins palliatifs of ferts aux personnes en fin de vie et l\u2019aide médicale à mourir (art.3) ».Dans le même ar ticle, elle définit les soins palliatifs d\u2019une manière tout à fait class ique en préc isant même qu\u2019ils ont pour but de soulager les souf frances des personnes en fin de vie « sans hâter ni retarder la mort ».Finalement, en définissant la séda- tion palliative, la loi précise qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un « soin of fer t dans le cadre des soins pallia- ti fs » , ce qu\u2019elle ne fa it pas lorsqu\u2019elle définit l\u2019aide médicale à mourir.Donc, selon la loi québécoise sur la fin de vie, les soins palliatifs sont une approche de la fin de vie complètement dif férente de l\u2019aide médicale à mourir.Encore plus fondamental : au moment d\u2019of frir des soins palliatifs ou de répondre à une demande d\u2019aide médicale à mourir, les personnes impliquées (personne en fin de vie, ses proches, professionnels de la santé) sont des êtres humains réels, non des constructions juridiques.Certains artisans des soins palliatifs ont décidé d\u2019offrir aussi l\u2019aide médicale à mourir et c\u2019est très bien ainsi.Cependant, d\u2019autres sont réticents, en raison de convictions professionnelles ou personnelles, par respect pour les personnes en fin de vie et leurs proches qu\u2019ils côtoient parfois depuis longtemps et à qui ils veulent un of frir un sanctuaire en fin de vie dans lequel on ne vise ni à retarder ni à devancer le décès.En menaçant ces réticents, en leur reprochant de ne pas respecter les droits des patients, certains espèrent les faire changer d\u2019idées à court terme.Est- ce éthiquement acceptable de contraindre une personne à poser un geste allant contre sa conception des soins palliatifs ?Les lois n\u2019éteignent que rarement les débats éthiques.On le constate dans les pays qui ont légalisé l\u2019euthanasie ; mais aussi dans les débats autour du projet de loi C-14.La loi trace les lignes qui encadrent une pratique, mais laisse toujours des zones grises qui sont les lieux de l\u2019éthique.Rappelons que la loi québécoise et la loi fédérale depuis peu marquent un changement majeur dans les frontières qui existent dans toutes les sociétés humaines en regard de l\u2019interdiction de tuer.Je comprends très bien que l\u2019aide médicale à mourir ne peut être bêtement assimilée à un meurtre, mais elle remet tout de même en question les frontières entourant l\u2019interdiction de tuer.Est-ce un bien, est-ce un mal ?Pour le moment, il est difficile de se prononcer clairement sur cette question.Le temps nous permettra de juger de cette question fondamentale.En attendant, pourrions-nous inaugurer une période de coexistence pacifique et de dialogue entre les artisans des soins palliatifs qui ne se sentent pas capables d\u2019ajouter l\u2019aide médicale à mourir à leur « offre de services » et ceux qui sont prêts à le fa ire ?C \u2019est le souha it que je formule et je suis prêt à par ticiper à ce dialogue si d\u2019autres personnes se sentent interpellées par ce texte.SOINS PALLIATIFS CONTRE AIDE MÉDICALE À MOURIR Plaidoyer pour une coexistence pacifique D A N I E L P O U L I N Journaliste retraité de Radio-Canada, Daniel Poulin a couvert la scène sportive pendant une trentaine d\u2019années.Il a également été témoin du déclin des Expos, contribuant à titre de coauteur à La saga des Expos : Claude Brochu s\u2019explique (Libre Expression, 2001).Il est aussi l\u2019auteur de L\u2019affaire Lindros (Guy Saint-Jean éditeur, 1991), Dans les coulisses de 110% (Éditions au Carré, 2010) et Pour l\u2019amour du CH (Éditions au Carré, 2013).n parle de plus en plus du retour d\u2019une équipe de baseball majeur à Montréal.Encouragés par le soutien d\u2019un maire populiste convaincu du bien- fondé de ce rêve, les instigateurs de cet ambitieux projet sont mis devant un ensemble d\u2019obstacles qui rendent la concrétisation de leur plan plutôt aléatoire.Ceux qui s\u2019imaginent que le Stade olympique pourrait encore accueillir une équipe de baseball majeur rêvent en couleurs.Le commissaire Rob Manfred n\u2019endossera jamais une telle option.De surcroît, les conditions climatiques de Montréal vont forcer l\u2019érection d\u2019un stade avec toit rétractable.En 1989, le Skydome de Toronto (maintenant Rogers Stadium) avait coûté 370 millions.Trente ans plus tard, un stade similaire ne pourrait se faire à moins du double de ce montant.D\u2019ailleurs, au cours des dix dernières années, cinq nouveaux stades ont été construits aux États- Unis à des coûts oscillant entre 435 millions (Twins) et 1,1 milliard (Yankees).La même année (2009), les Mets ont également élu domicile dans un tout nouveau stade (City Field) plus modeste (!) au coût de 688 millions.Et, croyez-le ou non, c\u2019est la Ville de New York qui est propriétaire des deux nouveaux édifices.On imagine mal Montréal éponger à elle seule la facture d\u2019un nouveau stade au centre-ville.Pour se por ter acquéreur d\u2019un club déjà existant \u2014 si jamais le baseball approuvait le déménagement d\u2019une équipe \u2014, il faudrait en toute probabilité prévoir près de 1 milliard $US.La dernière équipe à avoir été vendue (Padres de San Diego) a coûté 800 millions à ses nouveaux propriétaires.Deux villes traversent présentement une période dif ficile : Oakland dans l\u2019ouest et Tampa Bay dans l\u2019est.Et dans les deux cas, on parle de la construction d\u2019un nouveau stade pour ainsi garder l\u2019équipe sur place.Le maire de St-Petersburg étudie depuis février un projet soumis par les Rays ; les pressions sont fortes pour éviter le départ d\u2019une des deux équipes de Floride.Pour ce qui est des A\u2019s d\u2019Oakland, il serait impensable qu\u2019ils déménagent dans l\u2019est si les élus municipaux n\u2019approuvent pas la construction d\u2019un nouvel édifice.Las Vegas serait alors envisagée.Quant à l\u2019éventualité d\u2019une expansion des cadres, elle ne figure pas dans les plans du baseball majeur pour l\u2019instant.Et si jamais l\u2019on procédait à un tel élargissement, le commissaire ne se cache pas pour dire qu\u2019il rêve d\u2019une inter nat ional isat ion du baseball (Mexique ?Europe ?Japon ?).Manfred n\u2019est pas bête : il laisse miroiter la candidature de Montréal dans des déclarations médiatiques qui n\u2019ont aucun poids et qui ne l\u2019engagent en rien.Dans le cas où Montréal serait sur les rangs, les exigences financières seront très élevées.En plus du coût initial de l\u2019acquisition d\u2019une franchise (1 milliard), le baseball demanderait des garanties budgétaires assurant un fonds de roulement et une continuité financière à long terme ne comptant aucunement sur des subventions.De plus, l\u2019accès à la péréquation serait inaccessible pour une période prolongée.Et la masse salariale se situera sans doute dans la moyenne des deux ligues, autour de 400 à 500 millions par année.En tout et partout, l\u2019arrivée d\u2019une équipe de baseball majeur à Montréal représentera pour ses investisseurs une acquisition excédant 2 milliards $US ; donc près de 3 milliards en dollars canadiens.Là où la situation se complique pour Montréal, c\u2019est le passé négatif pas très lointain du monde des affaires dans le dossier du départ des Expos.Mécontents de la gestion de Jeffrey Loria durant les dernières années de l\u2019équipe montréalaise, les ex-partenaires ont accusé le baseball majeur d\u2019être de connivence avec le nouveau propriétaire pour dévaluer les Expos (Loria avait progressivement racheté les parts de ses coactionnaires à la suite d\u2019une série d\u2019appels de fonds auxquels ces derniers n\u2019avaient pas donné suite), traînant même en cour américaine la « Major League Baseball » et son commissaire Bud Selig sous des chefs d\u2019accusation découlant d\u2019une loi rarement utilisée et qui avait été ajoutée au Code criminel en 1970 pour lutter contre le crime organisé, le « Rico Act ».Les partenaires québécois, Jacques Ménard en tête, ont tout perdu : la poursuite, leur argent et la face.Au bureau du commissaire, on ne l\u2019a pas digéré : être accusés comme de vulgaires criminels par de soi-disant hommes d\u2019affaires sérieux, ça laisse des traces.Aujourd\u2019hui encore, certains gouverneurs du baseball majeur éprouvent une aversion viscérale vis-à-vis de Montréal.Quand viendra le temps d\u2019approuver ou de rejeter une demande d\u2019accession de Montréal dans ce groupe sélect de propriétaires multimillionnaires très souvent mégalomanes, on devine facilement la réponse.Les cicatrices laissées par cette poursuite sont encore vives ; elles mettront beaucoup de temps à se refermer.Le récent succès commercial des deux matchs des Blue Jays de Toronto dans un Stade olympique rempli à craquer ne fait que confirmer deux choses : les Québécois aiment le baseball et Montréal est une ville événementielle.Encourager une équipe durant un week-end ne signifie pas pour autant qu\u2019on est prêt à la soutenir pendant 80 matchs par saison pour des années à venir.D\u2019autant plus que la renaissance du baseball à Montréal ne verrait pas une équipe gagnante du jour au lendemain.Or, on ne cesse de dire de Montréal qu\u2019elle aime les gagnants.Même les Alouettes de la Ligue canadienne de football arrivent difficilement à remplir leur stade agrandi depuis que l\u2019équipe éprouve des ennuis sur le terrain dans une courte saison de moins de dix matchs à domicile.Au soccer, l\u2019Impact peine à jouer à guichets fermés régulièrement.La présence des Bronfman père et fils durant les cérémonies d\u2019avant-match des Blue Jays le samedi après-midi en a ravi plus d\u2019un.Elle n\u2019aura servi qu\u2019à exciter les Rodger Brulotte de ce monde qui ont vu là le signe que les richissimes Montréalais voulaient s\u2019impliquer à nouveau dans le rêve du retour des Expos.Sauf que le fils Bronfman, sous les conseils de son paternel, ne serait prêt à investir qu\u2019un maigre 50 millions si jamais le projet voyait le jour.On est très loin des milliards requis pour mener à bonne fin une telle aventure.Dans la vie, disaient les anciens, il faut avoir l\u2019ambition de ses moyens.Montréal n\u2019a tout simplement pas les moyens de faire partie des ligues majeures.Pourquoi le baseball majeur ne reviendra pas à Montréal de sitôt La métropole n\u2019a tout simplement pas les moyens de faire partie des ligues majeures PAUL CHIASSON LA PRESSE CANADIENNE Le récent succès commercial des deux matchs des Blue Jays de Toronto dans un Stade olympique rempli à craquer ne signifie pas pour autant qu\u2019on est prêt à soutenir une équipe montréalaise pendant 80 matchs par saison pour des années à venir.D O L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 8 J U I L L E T 2 0 1 6 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S l\u2019abandon par le gouvernement de ser vices publics ?David Tremblay-Deschênes rétorque qu\u2019ils en avaient assez d\u2019attendre que les institutions changent.«On s\u2019est dit que comme professionnels, il fallait passer à l\u2019action.On sait que le modèle privé peut susciter des questionnements », dit-il.Isabelle Le- chasseur indique qu\u2019ils n\u2019excluent pas de « négocier à moyen ou long terme » avec le ministère.À l\u2019heure actuelle, le nombre de cliniques privées gérées par des infirmières praticiennes spécialisées, dites «su- perinfirmières », est très restreint au Québec, mais selon Mme Lechasseur, cofondatrice d\u2019Infirmia, l\u2019intérêt des membres de la profession est immense.« Quand on a ouver t notre première clinique en 2014, on a eu une grande réponse des infirmières.C\u2019était très mobilisateur pour elles.Elles voyaient ça comme une manière de sortir du carcan du réseau public où il y a beaucoup d\u2019irritants et de frustrations.On a eu beaucoup, beaucoup de demandes d\u2019infirmières.» Aujourd\u2019hui, les partenaires d\u2019affaires regroupent trois cliniques privées sans médecin qui fonctionnent sur le modèle de la coopérative de solidarité SABSA, située dans la basse- ville de Québec et seule clinique du genre financée par le public.Cette année, SABSA a craint d\u2019être forcée de fermer ses por tes, faute d \u2019engagement financier de la par t de Québec.Isabelle Lechasseur est d\u2019ailleurs l\u2019une des initiatrices de la campagne de sociofinancement pour sauver la clinique SABSA, qui a eu du mal à renouveler son financement auprès du ministère de la Santé.«C\u2019est important pour nous que les gens vulnérables ne soient pas laissés à eux-mêmes», dit-elle.Indif férence et inquiétude À propos de la création du réseau privé, le cabinet du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, avait peu à dire jeudi.« [Les infirmières] ont le droit de le faire », a répondu l\u2019attachée de presse du ministre, Julie White.« On n\u2019a pas de commentaires par ticuliers à faire là-dessus.» À la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), par contre, on ne voyait pas l\u2019annonce d\u2019un très bon œil.Le syndicat qui milite depuis des années pour qu\u2019on donne plus de place aux infirmières praticiennes spécialisées dans le système public se désole que ces cliniques sans médecin se forment au privé.« Les soins de santé au Québec ne devraient pas être payants, répond la vice-présidente, Line Larocque.C\u2019est encore un système à deux vitesses.Les gens qui n\u2019ont pas la capacité financière pour se payer ça vont encore devoir attendre des heures à l\u2019urgence.» Le prix de l\u2019accessibilité Isabelle Lechasseur et David Tremblay-Deschênes ont regroupé trois cliniques infirmières privées existantes dans la région de Québec.D\u2019ici un an, ils prévoient de s\u2019être établis à Montréal et dans l\u2019est du Québec.«Notre ambition, c\u2019est d\u2019ouvrir plusieurs cliniques à travers le Québec », avance M.Tremblay-Deschênes, qui est lui-même infirmier praticien spécialisé en soins de première ligne.« Les infirmières sont propriétaires de leur pratique au sein de notre réseau», ajoute sa collègue, qui est elle-même bachelière en soins infirmiers.« Elles gèrent leur clinique et leur personnel et font af faire avec mon autre entreprise qui offre des soins à domicile et du placement de personnel.» Divers ser vices peuvent être offerts, comme le traitement d\u2019infections (otites, sinusites, conjonctivites, etc.), des infections transmises sexuellement, la vaccination, le soin de plaies, des verrues, les suivis pédiatriques, etc.Les trois cliniques du réseau Infirmia comptent actuellement 15 infirmières qui peuvent tra iter au total jusqu\u2019à 200 patients par jour, précise Mme Lechasseur.Elles sont ouvertes 24 heures sur 24 et offrent des soins à domi- c i le à des gens qu i n \u2019y aura ient pas accès, ajoute M .Tremblay-Deschênes .« Dans le réseau public, pour avoir accès au service à domicile, ça prend un paquet de conditions.» Il donne l\u2019exemple d \u2019une aidante naturelle qui les a contactés.« Elle devait [subir] des prélèvements sanguins mais [avait] seulement deux heures de répit , alors c\u2019était dif ficile pour elle de se présenter à l\u2019hôpital.Elle nous a contactés, on s\u2019est rendus chez elle, elle a pu continuer à assister la personne dont elle s\u2019occupait.» Or, tout cela a un prix.«C\u2019est accessible pour la classe moyenne », résume Mme Le- chasseur.« On veut vraiment rendre ça le plus abordable possible.» Tout de même, pour un problème simple comme une infection urinaire par exemple, il faut compter 30 $ pour l\u2019ouverture du dossier et 70 $ pour le traitement, pour un total de 100 $.La création d\u2019une bannière vise-t-elle à tuer la concurrence ?« Il existe plusieurs bannières de pharmacies au Québec et elles ont chacune leur force », rétorque David Trem- blay-Deschênes.« On a des communications avec les autres cliniques d\u2019infirmières », ajoute son associée.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 CLINIQUES témoignage de M.Djelidi, car il avait fourni selon elle «une version [des événements] évolutive et remplie de contradictions ».Elle avait aussi souligné qu\u2019il ne s\u2019était « pas comporté en élève prudent et diligent » en continuant de frapper son collègue malgré ses avertissements.Appelé à commenter l\u2019embauche de M .Djel id i , le SPVM a décliné la demande d\u2019entrevue du Devoir.M.Dje- lidi travaillait vraisemblablement déjà au SPVM lors du jugement de la Cour supérieure.Gestion des sources À présent, Fayçal Djelidi et son collègue de la Division Sud David Chartrand sont suspendus sans solde en raison de la manière dont ils auraient agi avec des sources.«Quand on fait affaire avec une source, il faut absolument que des choses soient faites, ne serait-ce qu\u2019un rapport de source et que tout soit consigné de façon exemplaire, a expliqué le directeur du SPVM, Philippe Pichet.Dans ce cas-là, il y a eu des irrégularités, ce qui nous a amenés à demander des corrections, qui n\u2019ont pas été faites, et ce qui nous a amenés à faire l\u2019enquête [criminelle].» « En faisant cette enquête-là, ça nous a emmenés dans un autre volet, qui était celui de la sollicitation et de l\u2019obtention de faveurs sexuelles », a déclaré Philippe Pichet, autrement avare de détails.L\u2019enquête se poursuit, a-t-il ajouté, sans exclure la possibilité que d\u2019autres arrestations soient faites dans le futur.Selon le chef Pichet, ce sont les mécanismes de sur veil- lance et les mesures de sécurité mis en place dans la foulée des affaires Roberge et Davidson \u2014 des noms de policiers qui ont tenté de remettre des informations sensibles au crime organisé \u2014 qui ont permis de détecter les comportements répréhensibles des quatre agents.Devant l\u2019échec des corrections administratives d\u2019abord proposées, la Division des affaires internes du SPVM a ouver t en décembre 2015 une enquête qui l\u2019a menée sur des pistes insoupçonnées.Suspension sans solde Pour une source du monde policier, le fait que le SPVM ait choisi de suspendre sans solde les enquêteurs Djelidi et Char trand témoigne du sérieux de l\u2019af faire.« C\u2019est une nuance impor tante.[\u2026] On fait ça uniquement dans les cas de fautes graves », a déclaré cette personne.Les deux policiers accusés travaillaient dans une équipe multidisciplinaire responsable d\u2019opérations concernant tant les gangs de rue que la moralité, l\u2019alcool ou les stupéfiants.Selon l\u2019avocat Alain Arse- nault, les accusations peuvent témoigner d\u2019un échange d\u2019informations qui a dérapé.« Les informateurs de police, ce sont des gens qui ont affaire à avoir de bonnes relations avec des policiers parce qu\u2019ils font des affaires particulières.Le bon père de famille ne devient pas informateur», a-t-il affirmé.Des relations avec des sources qui trempent dans la criminalité peuvent tourner au chantage si un policier choisit de fermer les yeux sur certains crimes en échange d\u2019informations privilégiées, a-t-il illustré.Épisodes troubles Dans le jugement qu\u2019elle a rendu en 2006 à propos des agissements de Fayçal Djelidi, la juge Borenstein a estimé que l \u2019élève a « commis une faute grave en frappant le bouclier sans s\u2019assurer que monsieur Imbeault était prêt ».« Monsieur Djelidi ne s\u2019est pas compor té en élève prudent et diligent, car malgré les avertissements de monsieur Imbeault, qu\u2019on relève sur la vidéo, tels que : \u201c relaxe, relaxe, relaxe \u201d et \u201c wowow \u201d, monsieur Djelidi continue à envoyer des coups forts et imprécis », a-t-elle noté.M.Djelidi a aussi fendu la lèvre de son compagnon de classe à un autre moment, a relevé la juge.Le procès au civil a été intenté par Vincent Imbeault, un étudiant à la formation accélérée en techniques policières du cégep de Maisonneuve qui n\u2019a jamais pu permettre à la Sûreté du Québec d\u2019honorer la promesse d\u2019embauche qu\u2019elle lui avait faite en raison du handicap que lui a causé M.Djelidi.Le 12 janvier 2000, pendant un cours d\u2019autodéfense, Fayçal Djelidi a frappé V incent Im- beault avant que les élèves se soient donné le signal de départ.Le coussin de frappe de M.Imbeault a heurté son œil gauche, dont l\u2019iris et le cristallin se sont détruits.Au moment du procès, M.Djelidi avait terminé sa formation collégiale et il était passé par l\u2019École nationale de police, à Nicolet.Pendant les procédures, un collègue de classe appelé à témoigner a rapporté qu\u2019il n\u2019avait pas semblé tempérer ses ardeurs après l\u2019accident de M.Imbeault.«Je lui ai dit : \u201cAttends, je te dirai quand je serai prêt.\u201d Le professeur a dit: \u201cCommencez.\u201d Djelidi a frappé sans que je lui dise \u201cprêt\u201d et j\u2019ai reçu le matelas sur le côté du cou.Je lui ai dit : \u201c T\u2019as pas compris encore?\u201d, car c\u2019était après l\u2019accident de Vincent.Il m\u2019a dit : \u201cJe m\u2019excuse\u201d», a rapporté le témoin.À Nicolet, Fayçal Djelidi a aussi fêlé la côté d\u2019un autre de ses compagnons de classe, a souligné la juge.Avec Jeanne Corriveau Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le directeur du SPVM, Philippe Pichet, a annoncé les arrestations jeudi matin à Montréal.SUITE DE LA PAGE 1 SPVM C\u2019est que la pilule abortive est attendue depuis longtemps au Canada.Dans plusieurs pays d\u2019Europe, et même aux États-Unis, elle est disponible depuis des années, voire des décennies.Au Canada, l\u2019approbation du Mifegymiso fut donnée par Santé Canada en juillet 2015, au terme de plusieurs années de débats et de controverse.À l\u2019époque, le fabricant, Line- pharma international, et son distributeur canadien, Celo- pharma, parlaient d\u2019un lancement commercial pour janvier 2016.Le distributeur parle au- jourd\u2019hui d\u2019une commercialisation pour l\u2019automne prochain, sans expliquer pourquoi le produit se fait toujours attendre.« Il est malheureux que nous ayons eu des délais dans le lancement commercial, mais en même temps, cela permet de mieux développer le matériel requis tel que l\u2019offre de formation, les brochures, etc.», se contente de répondre par courriel la porte-parole de Celopharma, Paula Tenenbaum.C\u2019est au fabricant de décider du moment de la mise en marché.Mais il y a des éléments externes à considérer.Et tout n\u2019est pas encore parfaitement au point pour l\u2019arrivée de la pilule abortive, selon la Dre Édith Guilbert.«Il y a un problème sur le plan de l\u2019arrimage, particulièrement dans les [autres] provinces.» Pas une pilule comme les autres Il faut dire que Santé Canada a imposé des conditions de distribution et d\u2019administration très strictes qui chamboulent les façons de faire.En effet, c\u2019est le médecin qui doit non seulement prescrire le médicament, mais qui doit également l\u2019administrer.Ainsi, une femme qui souhaite prendre la pilule abor tive devra prendre la première dose dans le bureau de son médecin.Ces précautions ne sont pas vaines, car la pilule abortive n\u2019est pas une pilule ordinaire, prévient Anne-Marie Messier, directrice du Centre de santé des femmes de Montréal.« Les gens pensent que c\u2019est une petite pilule qu\u2019on prend comme ça, comme la contraception d\u2019urgence, et que l\u2019avortement va se passer sans qu\u2019on s\u2019en rende compte.Un instant ! Ce n\u2019est pas ça du tout! La première dose, qui bloque la progestérone, on ne sent rien.Mais quand on prend la deuxième dose, c\u2019est du sérieux.Ça provoque une fausse couche qui peut être douloureuse, avec des crampes et des saignements importants.Pour certaines femmes, ça se vit très bien, mais si elles ne sont pas bien informées, il y a des femmes qui paniquent.[\u2026] C\u2019est pour ça qu\u2019il faut donner toute l\u2019information et faire un accompagnement correct.» De toute façon, ajoute-t-elle, la femme doit quand même voir un médecin avant de prendre la pilule abortive, car il y a des contre-indications médicales.Il faut également faire un examen plus poussé pour connaître le nombre exact de semaines de grossesse, la pilule abortive devant être administrée dans les sept premières semaines.Craintes des médecins Or, plusieurs médecins ne sont pas à l\u2019aise avec l\u2019idée de stocker ou de vendre des médicaments, comme le révélait la CBC dans un reportage diffusé plus tôt cette semaine.Cela génère une crainte pour l\u2019accès au médicament, en particulier dans les régions rurales.« Ça pose un problème dans au moins deux provinces, soit la Colombie-Britannique et le Manitoba, où les médecins n\u2019ont pas le droit d\u2019acheter ou de vendre des médicaments », précise la Dre Édith Guilbert de l\u2019INSPQ.Au Québec, l \u2019Ordre des pharmaciens a entamé des démarches pour être impliqué dans le processus, de pair avec le Collège des médecins.«On est en train de valider un modèle avec Santé Canada où ce serait le pharmacien qui distribuerait le médicament, mais pas directement à la patiente », confirme la directrice générale de l\u2019Ordre, Manon Lambert.Selon ce modèle, c \u2019est le pharmacien qui tiendrait les inventaires.Lorsqu\u2019un médecin voudrait administrer une dose à une patiente, il enverrait une prescription au pharmacien qui pourrait alors préparer l\u2019ordonnance et la livrer directement à la clinique, tout ça pendant que la patiente est dans le cabinet du médecin.« Selon les discussions préliminaires qu\u2019on a eues avec Santé Canada, ce serait faisable », soutient Mme Lambert.En entrevue au Devoir, le directeur du Bureau des produits pharmaceutiques de Santé Canada, Marc Ber- thiaume, confirme que c\u2019est une avenue envisageable.Il se dit même ouver t à ce que la vente de la pilule abor tive puisse éventuellement se faire en pharmacie comme tous les autres médicaments, ainsi que le réclame le distributeur.«La balle est dans le camp de la compagnie [\u2026] Si le manufacturier soumet des données qui nous démontrent qu\u2019une distribution par le pharmacien au patient n\u2019entraîne pas de complications plus importantes, à ce moment-là, la position peut évoluer.Mais la position actuelle de Santé Canada est basée sur les données que le manufacturier nous a soumises.Ce n\u2019est pas une objection de principe, c\u2019est basé sur les données qui nous ont été fournies.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 PILULE D\u2019autres policiers dans la mire du SPVM Janvier 2014 Philippe Paul, de la Division de la lutte au crime organisé, est retiré de ses fonctions.Il fait l\u2019objet d\u2019une enquête conjointe du SPVM et de la Gendarmerie royale du Canada, qui le soupçonnent d\u2019avoir révélé des informations sensibles et d\u2019entretenir de mauvaises relations.Il quittera le SPVM trois mois plus tard.Mai 2013 Les policiers Amir El Alfy et Charles Lavallée sont arrêtés lors du démantèlement d\u2019un réseau de trafic de stupéfiants.Le second plaidera coupable à des accusations de trafic de stéroïdes et de possession de haschich et s\u2019en tirera sans sentence.Le premier fait encore l\u2019objet d\u2019une enquête.Octobre 2013 L\u2019enquêteur Benoit Roberge est arrêté.Il aurait vendu des informations au membre des Hells Angels Robert Charlebois, en échange de 125 000$.Il plaide coupable en mars 2014 à des accusations de gangstérisme et d\u2019abus de confiance et est condamné à huit ans de prison.Octobre 2011 Le policier Ian Davidson est arrêté à l\u2019aéroport de Montréal, alors qu\u2019il s\u2019apprête à quitter le pays.Il fait l\u2019objet d\u2019une enquête pour avoir essayé de vendre pour un million de dollars une liste contenant le nom de 2000 informateurs de police à des groupes du crime organisé.Il se suicidera dans un hôtel de Laval en janvier 2012.Ces précautions ne sont pas vaines, car la pilule abortive n\u2019est pas une pilule ordinaire C\u2019est une nuance importante.[\u2026] On fait ça uniquement dans les cas de fautes graves.Une source du monde policier, à propos de la suspension sans solde des policiers accusés « » "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.