Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

Le devoir, 2016-07-14, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" V O L .C V I I N o 1 5 6 L E D E V O I R , L E J E U D I 1 4 J U I L L E T 2 0 1 6 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Économie \u203a La robotisation du travail épargnera peu de gens.Le secteur de la restauration et de l\u2019hébergement a le plus fort potentiel d\u2019automatisation, selon un rapport.Page B 1 Actualité \u203a Écrasement aux îles de la Madeleine.L\u2019avion qui transportait Jean Lapierre volait trop vite et trop haut.Page A 5 Actualité \u203a Design urbain.Les haltes routières comme destination vacances.Page A 2 Avis légaux.A 4 Décès.B 6 Météo.B 2 Mots croisés.B 4 Petites annonces .B 6 Sudoku.B 4 ?w w w .l e d e v o i r .c o m SOLIDARITÉ POUR LES JEUNES NOIRS ABATTUS JACQUES NADEAU LE DEVOIR Par le slam, par des mots tristes ou survoltés, des Montréalaises et Montréalais ont dénoncé le pro?lage dont les Noirs sont victimes, au sud comme au nord de la frontière, lors d\u2019un rassemblement mercredi soir dans un parc de la métropole.Au nombre des porte-voix, Jennifer Sidney (en photo), qui a livré un vibrant plaidoyer pour la ?n de la discrimination.Page A 5 J E A N N E C O R R I V E A U L a mise au rancart des vieilles voitures de métro MR-63 a inspiré deux jeunes entrepreneurs qui souhaitent créer un bâtiment iconique dans l\u2019arrondissement du Sud-Ouest avec l\u2019appui de la Ville de Montréal.Combinant la valeur historique du métro à un concept d\u2019économie sociale, leur projet prévoit la construction d\u2019un immeuble de trois étages intégrant huit voitures de métro afin d\u2019accueillir un café-bar et une galerie d\u2019art.Frédéric et Étienne Morin-Bordeleau sont deux frères.Âgés respectivement de 28 et 25 ans, ils peaufinent depuis plus de trois ans leur projet.Entrepreneurs dans l\u2019âme, ils sont aussi des amoureux du métro de Montréal, qu\u2019ils ont fréquenté toute leur jeunesse.Maintenant que la Société de transport de Montréal (STM) veut se départir des vieilles voitures MR-63, les deux frères souhaitent mettre la main sur huit d\u2019entre elles pour réaliser leur projet dont ils dévoileront les détails MÉTRO De vieilles voitures recyclées en immeuble?S Y L V A I N C O R M I E R L ongtemps, je l\u2019ai cru distant, froid.Qu\u2019il se prenait, lui, au sérieux (trop beau pour ne pas se mirer dans les glaces, sup- putais-je) : je comprends, à lui parler du spectacle qu\u2019il présente ce jeudi sur les plaines d\u2019Abraham dans le cadre du Festival d\u2019été de Québec, que c\u2019est la chanson qu\u2019il prend au sérieux.Et le public qui le suit depuis quatre décennies et demie, sur disque et surtout sur scène.« C\u2019est mon métier dans la vie.Quand j\u2019écris une chanson, dès l\u2019abord, je pense à la scène.Parce que j\u2019ai compris depuis l\u2019âge de 20-21 ans [dès La cavalerie, premier succès en 1968], que c\u2019est par la scène que j\u2019aurais une chance de durer.Et que mes chansons pourraient durer.Ma vérité première, c\u2019est d\u2019être assis à mon piano et d\u2019écrire une chanson qui soit appelée peut-être un jour à être jouée devant dix personnes\u2026 ou 10 000 ! » Notez le «peut-être» qui vient relativiser le propos.Si son Palais des sports de l\u2019an dernier alignait une saine trentaine de ces chansons qui ont franchi le Rubicon de la pérennité \u2014 il y en aura un peu moins sur les Plaines, programme double avec Fred A M É L I E D A O U S T - B O I S V E R T Québec a renoncé à obliger les nouveaux médecins à suivre 500 patients en cabinet pour obtenir un poste dans un hôpital.Mais ceux qui veulent travailler à l\u2019urgence sans faire de suivi dans la communauté essuieront des pénalités financières.Le ministre de la Santé et des Ser vice sociaux Gaétan Barrette a abandonné la clause, décrétée fin avril, qui obligeait les nouveaux médecins à suivre un quota de patients en cabinet pour pratiquer à l\u2019urgence ou aux soins intensifs, par exemple.Québec avait aussi tenté de contraindre ces médecins à travailler un nombre minimal de 210 jours par an.« Notre objectif d\u2019augmenter la prise en charge et l\u2019inscription de patients est toujours le même, mais nous avons modifié les modalités pour y arriver », confirme l\u2019attachée de presse du ministre, Julie White.Recul, donc, d\u2019une part, mais de nouvelles modalités s\u2019appliquent aux nouveaux médecins.Ils doivent tous exécuter des « activités médicales prioritaires », ou AMP.Et les AMP accordées cette année sont la prise en charge de\u2026 500 patients, justement, la majorité du temps.C\u2019est donc bonnet blanc, blanc bonnet pour les nouveaux médecins qui veulent travailler à l\u2019hôpital.« La dif férence, c\u2019est qu\u2019ils n\u2019ont plus l\u2019obligation de suivre ces patients pour maintenir le privilège de travailler à l\u2019hôpital », soutient le NOUVEAUX MÉDECINS Barrette recule, mais obtient ce qu\u2019il veut Royaume-Uni Cameron parti, Theresa May élit domicile au 10, Downing St.Page B 5 Injonction de Pétrolia La Cour supérieure appelle à la négociation avec Québec Page A 3 VOIR PAGE A 8 : MÉDECINS VOIR PAGE A 8 : MÉTRO VOIR PAGE A 8 : SCÈNE LOIC VENANCE AGENCE FRANCE-PRESSE FESTIVAL D\u2019ÉTÉ DE QUÉBEC Ma préférence, la scène Pour Julien Clerc, chaque spectacle est « une pierre à l\u2019édifice » Louis Godin J E S S I C A N A D E A U C iblé par des perquisitions de l\u2019Unité permanente an- ticorruption (UPAC) mercredi, le maire de Terrebonne, Jean- Marc Robitaille, n\u2019aura d\u2019autre choix que de démissionner, et ce, même si aucune accusation n\u2019est portée contre lui, estime le président de la Ligue d\u2019action civique, Frédéric Lapointe.«En général, ça se passe mal pour un maire en poste lorsqu\u2019il y a des perquisitions [de l\u2019UPAC].Je ne dis pas qu\u2019il est personnellement coupable ou passible d\u2019accusations criminelles, mais manifestement, lorsqu\u2019il y a de tels exercices de perquisitions au sein d\u2019une municipalité, c\u2019est un très mauvais signe pour la longévité du maire en poste», affirme Frédéric Lapointe, l\u2019un des fondateurs de la Ligue d\u2019action civique, un organisme visant à lutter contre la corruption par l\u2019engagement citoyen.Ce dernier donne l\u2019exemple de Saint-Jérôme et de Laval, dont les maires ont dû démissionner, et celui de Saint- Constant, où le maire a été battu aux élections à la suite de la perquisition de l\u2019UPAC.« Il serait probablement plus facile pour les électeurs de la ville de Terrebonne, pour l\u2019administration et la communauté, de gérer la suite des choses si le maire [Robitaille] pouvait préciser qu\u2019il ne se présentera pas aux prochaines élections ou qu\u2019il démissionne.» Cas d\u2019école Pour Frédéric Lapointe, le maire Jean-Marc Robitaille, en poste depuis 1997, est « l\u2019un des représentants de la vieille façon de faire de la politique municipale au Québec », estime M.Lapointe.«On sait que les élections sur la Rive-Nord de Montréal, dans les années 1990 et 2000, dans à peu près toutes les municipalités, ont été le fait d\u2019entrepreneurs électoraux qui organisaient l\u2019élection avec l\u2019argent des firmes d\u2019ingénieurs [\u2026] Et Terrebonne n\u2019était pas l\u2019exception, c\u2019était plutôt un cas d\u2019école.Et donc le maire lui-même était en lien avec à peu près tous les personnages louches qui font le folklore maintenant en matière de corruption sur la Rive-Nord de Montréal.» Rappelons que le maire Jean-Marc Robitaille a avoué, en 2014, avoir menti sur ses liens avec l\u2019entrepreneur Tony Accurso.Dans la foulée de la commission Charbonneau, le maire a été contraint d\u2019admettre qu\u2019il avait bel et bien séjourné, tous frais payés, sur le Touch, le célèbre yacht d\u2019Ac- curso, en compagnie de l\u2019entrepreneur Normand Trudel.Et deux fois plutôt qu\u2019une.La commission Charbon- neau se penchait alors sur une histoire de changement de zonage à Terrebonne pour des terrains vendus à l\u2019entreprise de Tony Accurso par l\u2019ex-pré- sident du conseil exécutif de la Ville de Montréal, Frank Zam- pino, avec l\u2019aide de la SOLIM, le bras immobilier du Fonds de solidarité FTQ.Perquisitions Est-ce en lien avec cette histoire que l\u2019UPAC est débarquée à l\u2019hôtel de ville de Terrebonne et à la résidence du maire aux petites heures, mercredi matin?La porte-parole de l\u2019Unité permanente anticollusion, Anne-Frédérick Laurence, refuse de préciser les motifs de l\u2019opération, qui a été menée simultanément par une centaine de policiers dans cinq bureaux et cinq résidences privées de Terrebonne.Elle se limite à parler de «contrats publics [et de] possible corruption dans les affaires municipales».«Ce sont des perquisitions en cours d\u2019enquête, ça veut dire qu\u2019il y a une enquête en cours et qu\u2019on va chercher des éléments de preuve pour faire avancer cette enquête-là », ajoute la porte-parole de l\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC), Anne-Frédérick Laurence.Cette dernière confirme que ces perquisitions pourraient mener à des arrestations, mais que ce n\u2019est pas pour tout de suite.« Aujourd\u2019hui, il n\u2019y a pas de mandats d\u2019arrestation, on va chercher des éléments de preuve pour faire avancer l\u2019enquête et à l\u2019issue de l\u2019analyse de cette preuve- là, s\u2019il y a lieu, il peut y avoir un dépôt d\u2019accusations, mais il peut y avoir un bon moment qui va se passer.» À la Ville de Terrebonne, on s\u2019est fait avare de commentaires mercredi.« L\u2019administration collabore pleinement avec les agents de l\u2019UPAC.La Ville n\u2019émettra aucun autre commentaire pour l\u2019instant », peut-on lire dans le bref communiqué de presse dif fusé mercredi sur le site de la Ville.Soulagement Le président de la Ligue d\u2019action civique, Frédéric Lapointe, se dit pour sa part «soulagé» de voir l\u2019UPAC débarquer à Terre- bonne.«C\u2019est la preuve que les signalements qui sont faits à l\u2019UPAC por tent leurs fruits.L\u2019UPAC peut parfois mettre plusieurs années avant de produire des gestes visibles tels que les perquisitions qu\u2019on a vus au- jourd\u2019hui à Terrebonne, mais l\u2019UPAC fait son travail.Elle ne peut pas enquêter sur toutes les villes en même temps [\u2026] Il y a 1100 villes au Québec, dont un bon nombre mérite peut-être l\u2019attention de l\u2019UPAC, mais elles ne peuvent pas toutes être perquisitionnées en même temps.» Le Devoir L\u2019UPAC braque les projecteurs sur le maire de Terrebonne Des perquisitions ont été menées chez le maire Robitaille ainsi qu\u2019à l\u2019hôtel de ville L E D E V O I R , L E J E U D I 1 4 J U I L L E T 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 2 I S A B E L L E P O R T E R à Québec B âtiments vétustes, toi lettes nauséabondes, café infect, paysages en- nuyants\u2026 Les haltes routières des autoroutes du Québec ne sont pas très attrayantes.Et si on réinventait le concept?C\u2019est ce qu\u2019a proposé cet hiver un groupe d\u2019étudiants en architecture et design urbain de l\u2019Université Laval dans un atelier.«On voulait amener les touristes à s\u2019approprier les lieux, à se promener dans la halte au lieu de simplement faire un arrêt et repartir », explique l\u2019une de ses membres, Laurence St-Jean.Faire un arrêt pour apprécier quoi au juste ?« On s\u2019est rendu compte que les haltes cachaient des petits bijoux du paysage québécois : des rivières, des chutes\u2026 Mais on ne s\u2019en rend pas compte parce que la halte ne met pas ça en valeur.» En ef fectuant une tournée de dif férentes haltes, le groupe d\u2019étudiants a en effet découver t toutes sor tes de choses dans leur ar rière- cour : à Boischatel, un magni- f ique point de vue sur le fleuve ; à Saint-Malachie, la proximité de la rivière Etche- min.« La signalisation pourrait par exemple nous indiquer la présence d\u2019une rivière ou d\u2019une falaise » , poursuit l\u2019étudiante à la maîtrise.«On pourrait même penser à les relier avec des parcours permettant de visiter les paysages riverains, des routes des saveurs, ou de relier les haltes à d\u2019autres attraits régionaux.» Selon leur professeure Geneviève Vachon, de l\u2019École d\u2019architecture, l\u2019idée est vraiment intéressante.«Ce sont vraiment des lieux oubliés dans nos parcours et nos paysages.[\u2026] Alors qu\u2019on innove dans l\u2019aménagement des villes et des banlieues, ça, ça n\u2019a pas bougé.Comme une photo figée dans le temps.» L\u2019exemple de la Norvège Or ailleurs, on innove.En Norvège, les haltes routières sont devenues des destinations touristiques en soi.À l\u2019invitation du gouvernement, des ar tistes et architectes ont conçu de magnifiques haltes mettant en valeur les paysages naturels du pays.« L\u2019objectif, c\u2019est d\u2019amener les touristes dans l\u2019arrière-pays.[\u2026] Ça fait en sor te qu\u2019on profite des arrêts sur la route pour apprécier les paysages », explique Laurence St-Jean, qui s\u2019est beaucoup inspirée du modèle.Au Québec, le professeur Philippe Poullaouec-Gonidec essaie depuis 20 ans de convaincre le ministère des Transports de changer d\u2019approche.« Tôt ou tard, il va falloir s \u2019attaquer à ce pro- blème-là », avance le titulaire de la Chaire UNESCO en paysage et environnement de l\u2019Université de Montréal (CU- PEUM).« On ne pourra pas enlever les haltes routières.On a besoin de s\u2019arrêter sur la route.Même le ministère des Transports nous incite à nous arrêter pour éviter qu\u2019on s\u2019endorme.Mais moi, j\u2019évite parfois de m\u2019arrêter parce que je ne veux pas m\u2019arrêter dans un endroit épouvantable!» Plusieurs de ces haltes n\u2019ont pratiquement pas été rénovées ces dernières décennies, dé- plore-t-il.«À part deux ou trois cas récents, l\u2019ensemble des haltes routières est à repenser», dit-il.Et la réflexion devrait se faire entre le ministère et les collectivités locales, selon lui.« On pourrait mettre en valeur le territoire, faire dif férentes choses.Faire des expositions, des projets d\u2019architecture, de jardin ou de land ar t\u2026 Pour qu\u2019on ait le goût de s\u2019arrêter.Pour que ce soit un plaisir de prendre l\u2019autoroute et pas une corvée.» Rénovations Au ministère des Transports, on répare les erreurs du passé.Un vaste projet visant à gérer les haltes routières du Québec en partenariat public-privé ces dernières années a mal tourné en 2012, quand le partenaire du gouvernement (Aires de service Québec) l\u2019a traîné en justice en raison d\u2019une mésentente sur le versement de primes à l\u2019entreprise.Le coûteux dossier est resté sur la glace jusqu\u2019au lancement au printemps d\u2019un projet-pilote à l\u2019aire de service du Point- du-Jour de Lavaltrie.Le site doit être « modernisé » d\u2019ici à l\u2019an prochain.Mais la réflexion ne va pas jusqu\u2019à la mise en valeur des paysages, semble-t - i l .« On parle de moderniser le bâtiment, le terrain », a indiqué mardi le porte-parole du ministère, Alexandre Bougie.«Deux autres projets sont en cours de planification sur la route 289 à proximité de l\u2019ancienne ville de Gagnon et une halte routière du domaine sur la route 117 dans la réserve faunique de La Vérendrye, poursuit-il.À terme, le ministère vise à moderniser 33 haltes routières le long des routes et autoroutes nationales.» Quant au rôle du privé, il reste nébuleux à cette étape-ci.«Présentement, le ministère revoit son modèle d\u2019affaires», dit-on.Le ministère a aussi entrepris un virage techno.À l\u2019automne, le ministre de l\u2019époque, Robert Poëti, a lancé deux projets-pi- lotes.Le premier vise à créer des «aires de textage» avec un réseau sans fil gratuit pour permettre aux utilisateurs de téléphones intelligents de faire une pause sécuritaire sur la route afin de répondre à des messages.Pour l\u2019heure, sept aires de ce genre ont été créées; trois autres devraient suivre.Le second vise quant à lui à aménager des bornes de recharge pour les voitures électriques.Onze de ces bornes ont été installées dans les aires de services de Lavaltrie, Maskinongé, Saint-Augustin-de-Des- maures (A-40), Melbourne (A- 55), Rivière-Beaudet et Rigaud (A-20).«On étudie avec Hydro- Québec la possibilité d\u2019en ajouter d\u2019autres au cours des prochaines années», précise le porte-parole du MTQ.Interrogé là-dessus, le professeur Poullaouec-Gonidec salue l\u2019initiative mais la juge insuffisante.«Pour moi, c\u2019est un minimum.Mais il faut voir plus loin que ça.Il faut voir un projet de type culturel qui peut devenir un atout pour le tourisme.» Le réseau routier québécois compte 134 lieux d\u2019arrêts publics, dont 9 aires de service, 18 haltes routières permanentes, 30 haltes routières saisonnières, 33 belvédères, 40 vil- lages-relais et 4 aires de repos pour camionneurs.Le Devoir Le bord de route comme destination vacances Pour plusieurs, les haltes routières du Québec sont sous-exploitées PHOTOS FOURNIES PAR LAURENCE ST-JEAN Un groupe d\u2019étudiants en aménagement à l\u2019Université Laval a repensé la halte routière comme une destination en soi.Et pour plusieurs experts, les haltes québécoises ont le potentiel de servir l\u2019industrie touristique.Les étudiants ont recensé des paysages intéressants mais méconnus ou mal mis en valeur autour des haltes existantes.Plusieurs haltes auraient besoin d\u2019être rénovées, et leur aménagement revu.L\u2019identité de l\u2019espion de Julie Snyder gardée secrète L\u2019audition pour la requête d\u2019injonction de l\u2019animatrice Julie Snyder a été suspendue, mercredi en fin d\u2019après-midi au Palais de justice de Montréal, pour laisser les avocats discuter en privé.Ces discussions devraient se conclure jeudi, mais tout indique que l\u2019identité de la personne qui a fait suivre l\u2019animatrice ne sera pas divulguée au grand public.Les parties ont en effet indiqué leur intention de garder confidentielle une éventuelle entente.La demande de suspension est survenue lorsque l\u2019avocat de Mme Snyder et celui de l\u2019enquêteur privé Claude Viens ont demandé à discuter en privé.L\u2019animatrice s\u2019est adressée au tribunal afin qu\u2019il force l\u2019enquêteur et son employeur, la firme Garda, à divulguer le nom de la personne qui a commandé sa filature à l\u2019aéroport de Québec le 26 juin dernier.Les avocats de Mme Snyder, qui n\u2019était pas présente elle- même mercredi, ont fait valoir devant le tribunal que leur cliente vit un stress et une violence psychologique «perpétuelle» et craint pour sa sécurité et celle de ses enfants.Mme Snyder demande la cessation immédiate et future de surveillance à son endroit.La Presse canadienne L\u2019UPAC peut parfois mettre plusieurs années avant de produire des gestes visibles [\u2026], mais l\u2019UPAC fait son travail Frédéric Lapointe, Ligue d\u2019action civique du Québec « » Au MTQ, on répare les erreurs du passé L E D E V O I R , L E J E U D I 1 4 J U I L L E T 2 0 1 6 ACTUALITES A 3 A L E X A N D R E S H I E L D S L es par tenaires de la Société en commandite Hydrocarbures Anticosti ont une semaine pour s\u2019entendre sur la suite des choses dans le projet d\u2019exploration pétrolière sur l\u2019île, a tranché mercredi la Cour supérieure.Sans quoi, la Cour devra statuer sur la demande d\u2019injonction de Pétrolia, qui veut forcer le gouvernement du Québec et l\u2019entreprise Saint- Aubin à respecter leurs engagements financiers.Il faut dire que la situation presse, selon Pétrolia.Hydrocarbures Anticosti, mise sur pied pour mener le projet d\u2019exploration pétrolière sur l\u2019île, risque de manquer de fonds dès vendredi, a déploré la pétrolière en présentant sa demande d\u2019injonction en Cour supérieure.La demande déposée insiste donc sur l\u2019urgence de débloquer les fonds nécessaires pour la réalisation de trois forages «au cours des trois prochains mois».On exige un paiement immédiat de près de 13 millions de dollars, soit 7,3 millions de Ressources Québec et 5,6 millions de Saint-Aubin.Pour le moment, comme Ressources Québec et Saint-Aubin refusent de fournir les millions nécessaires pour ces forages, Pé- trolia estime que c\u2019est tout le projet d\u2019exploration qui est «mis en péril».Et à partir du 15 juillet, «le projet devra être mis en veilleuse, ce qui pourrait le compromettre irrémédiablement», souligne le document déposé en cour.Retrait Le document d\u2019une soixantaine de pages fait d\u2019ailleurs état de plusieurs mois de dissensions au sein du conseil d\u2019administration «clairement divisé» de la Société en commandite Hydrocarbures Anticosti.On y souligne ainsi que les nombreuses sorties publiques du premier ministre au sujet du possible « saccage » d\u2019Anticost i ont conduit Ressources Québec à devenir un «outil de neutralisation» de tout le projet.Toujours selon Pétrolia, le partenaire financier de Québec, Saint-Aubin, une filiale de la société française Maurel & Prom, tenterait aussi d\u2019obtenir « la suspension » des travaux d\u2019exploration sur l\u2019île.La demande d\u2019injonction affirme ainsi que l\u2019entreprise, qui doit investir 43,3 millions de dollars dans les travaux pétroliers, a réitéré à plusieurs reprises la possibilité d\u2019un retrait pur et simple.L\u2019entreprise a effectivement fait savoir ce printemps qu\u2019elle pourrait se retirer s\u2019il lui apparaît impossible que le projet d\u2019exploration puisse déboucher sur une éventuelle exploitation commerciale de pétrole et de gaz de schiste sur Anticosti.Un tel droit de retrait est inscrit dans le contrat signé en 2014 par le gouvernement péquiste de Pauline Marois.Qui plus est, un tel retrait aurait pour effet de forcer Ressources Québec à «augmenter» sa «mise de fonds» dans le projet.Toutefois, un tel retrait ne peut se concrétiser qu\u2019après la réalisation d\u2019un forage avec fracturation.Par ailleurs, Pétrolia fait valoir qu\u2019il est impossible de « suspendre » l\u2019exécution du programme d\u2019exploration en cours, « sauf par décision unanime des partenaires ».Or l\u2019entreprise af firme dans sa demande qu\u2019il n\u2019en est pas question.Les partenaires ont aussi, selon Pétrolia, l\u2019obligation de participer « pleinement et diligemment» au projet.Cela signifie que la première phase d\u2019exploration, incluant trois forages avec frac- turation, doit être menée à terme.Une deuxième phase devrait suivre et comprendre elle aussi des forages avec fracturation.La facture totale pour l\u2019État québécois s\u2019élève à 56,7 millions de dollars.Couillard attaqué Or Pétrolia accuse le premier ministre Philippe Couil- lard de s\u2019être opposé « clairement » à l\u2019exploration de façon « idéologique » et « en faisant fi des règles de retenue qui s\u2019imposent ».Selon la pétrolière, le chef libéral « a transmis une instruction limpide et impérative à ses commettants : le projet ne doit pas se poursuivre ni se réaliser sous sa gouverne».Interpellé durant son voyage à Hambourg, Philippe Couil- lard s\u2019est défendu en affirmant que le gouvernement du Québec s\u2019est acquitté de toutes ses obligations.Il a aussi réfuté les allégations de l\u2019entreprise.« C\u2019est faux, mais encore une fois les tribunaux décideront, nous avons exécuté le contrat à la lettre», a-t-il dit.Rappelant sa première sortie contre le projet, M.Couil- lard s\u2019est défendu de lui nuire avec ses déclarations sur l\u2019utilisation de l\u2019eau des rivières de l\u2019île.«Moi, je ne suis pas le promoteur du projet.À Paris, d\u2019ailleurs, j\u2019ai dit que je ne suis pas le promoteur du projet, je suis lié par contrat », a-t-il dit.Avec La Presse canadienne Le Devoir Anticosti : une semaine pour trouver un accord La Cour pousse les parties à s\u2019entendre sur le financement, sans quoi elle tranchera CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Le maire John Pineault attendra l\u2019hiver \u2014 et le retour de la majorité des habitants à Port-Menier \u2014 pour consulter sa population.C A R O L I N E M O N T P E T I T L e maire d\u2019Anticosti, John Pineault, songe à tenir un référendum cet hiver auprès des habitants de l\u2019île, au sujet des projets pétroliers.M.Pineault pense faire ce référendum en hiver parce que c\u2019est la période de l\u2019année au cours de laquelle le plus d\u2019habitants d\u2019Anticosti sont au village.En effet, durant l\u2019été, la plupart des travailleurs sont disséminés sur le vaste territoire de l\u2019île.L\u2019île d\u2019Anticosti compte quelque 216 habitants permanents, qui vivent principalement dans le village de Port-Menier, autour du magasin général L\u2019accommodeur Malouin, de la coopérative du marché d\u2019alimentation et de l\u2019hôtel de ville.Pour l\u2019instant, le maire estime qu\u2019environ 70% des habitants d\u2019Anticosti s\u2019opposent au projet de prospection de pétrole par fracturation sur l\u2019île, contre environ 30% qui sont pour.En fait, l\u2019opposition au projet semble s\u2019être accrue au cours des derniers mois, alors que des informations au sujet des conséquences possibles de la fracturation sur l\u2019environnement, notamment à travers les analyses d\u2019un comité d\u2019experts indépendants, ont circulé.Mais il y a encore des gens qui sont pour l\u2019exploration pétrolière à Anticosti.C\u2019est le cas de Joël Malouin, par exemple, qui tient la station-service.«Le pétrole, c\u2019est mon douzième choix», dit-il, ajoutant qu\u2019il préférerait de loin que l\u2019on procède à une bonification de l\u2019offre touristique.«Mais il faut qu\u2019il se passe quelque chose sur l\u2019île.» Présentement, l\u2019école d\u2019Anti- costi, qui reçoit des élèves de la maternelle à la deuxième année du secondaire, compte moins de 15 enfants.Après la deuxième secondaire, les jeunes doivent s\u2019exiler à Havre-Saint-Pierre, sur la Côte-Nord, pour poursuivre leurs études.Masse critique Pour permettre à une entreprise de sur vivre sur l\u2019île, il faut qu\u2019il y ait une masse cri- t i q u e d \u2019 h a b i t a n t s e t d e consommateurs.« On a du mal à attirer des familles », reconnaît le propriétaire du magasin général, Nick Malouin.Lui-même est né sur l\u2019île d\u2019Anticosti, et a fait des études en informatique qui l\u2019ont mené à s\u2019établir durant dix ans à Québec.Quand sa conjointe, qui est également originaire d\u2019Anticosti, est tombée enceinte, ils ont décidé de revenir chez eux.« On était dans un appartement, dit M.Malouin.On ne voulait pas élever nos enfants sur un balcon.» M.Malouin a donc mis de côté ses projets de carrière en informatique pour reprendre le commerce que son père a ouver t il y a 40 ans sur l\u2019île.Mais avec la morte-saison, le commerce fait tout juste ses frais, reconnaît-il.«Pas de profits, pas de pertes.» Inaccessible De l\u2019avis de tous, les frais faramineux du transport, pour entrer et sortir de l\u2019île, sont un empêchement majeur au développement.«Un traversier, ça serait très utile », reconnaît le préfet de la MRC de Minganie, qui couvre Anticosti, Luc Noël, ajoutant qu\u2019il en coûte 325$ par personne pour circuler par voie aérienne entre Havre-Saint- Pierre et Port-Menier.Reste qu\u2019il y a quelques années, une compagnie privée a tenté d\u2019opérer un traversier entre Rivière-au-Renard, en Gaspé- sie, et Port-Menier.Mais l\u2019un des problèmes rencontrés, outre le faible volume de visiteurs sur l\u2019île, était que les touristes arrivaient alors avec des véhicules mal adaptés aux routes de l\u2019île, et que leurs pneus étaient sujets aux crevaisons.Pour John Pineault, le service de traversier devrait être assuré par la Société des traversiers du Québec.La Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ), qui occupe plus de la moitié du territoire de l\u2019île, et qui a une auberge, un restaurant et un bureau d\u2019information à Por t-Menier, n\u2019est pas opérationnelle en hiver.La SEPAQ confirme que plus de 90% de la clientèle vient pour la saison de la chasse, à l\u2019affût des quelque 100 000 chevreuils qui gambadent partout dans l\u2019île.Mais même la clientèle des chasseurs peut devenir aléatoire, entre autres lorsque la population de chevreuils est affectée par un hiver rigoureux, comme ça a été le cas il y a deux et trois ans.Lorsque l\u2019hiver est très froid et qu\u2019il y a surabondance de neige, le cheptel peut perdre jusqu\u2019à 60 000 têtes en une seule année.Il est loin d\u2019être sûr cependant que la tenue de travaux d\u2019exploration ou d\u2019exploitation du pétrole amènerait réellement du travail et des familles à Anticosti.«Les jobs à 25$ de l\u2019heure», dit M.Pineault, n\u2019iront pas aux Anti- costiens.Les compagnies engagent en effet du personnel spécialisé qui ne se trouve pas sur l\u2019île.Si quelques entreprises peuvent espérer profiter temporairement d\u2019un certain flot de travailleurs sur l\u2019île, il est clair pour plusieurs que ce flot n\u2019attirera pas de familles à long terme.Le maire John Pineault donne l\u2019exemple de Fort McMurray, cette ville pétrolière de l\u2019Alberta décrite en des termes durs par l\u2019écrivaine canadienne Nancy Houston: une ville où on trouve principalement des travailleurs seuls, que suit une cohor te d\u2019agences d\u2019escorte.«Je ne veux pas d\u2019un autre Fort McMurray à Anticosti», dit John Pineault.Le Devoir La voix des Anticostiens entendue dans un référendum ?Le maire John Pineault songe à consulter les 216 habitants de l\u2019île sur le pétrole cet hiver F A N N I E O L I V I E R à Ottawa U n autre chapitre du scandale des dépenses au Sénat se conclut, alors que les accusations de fraude et d\u2019abus de confiance contre Patrick Bra- zeau ont été abandonnées.Mais ce n\u2019est pas la fin de l\u2019histoire pour autant, puisque l\u2019avocat de ce dernier n\u2019exclut pas une poursuite en dommages et intérêts.M.Brazeau était le dernier sénateur impliqué dans le scandale qui a secoué la Chambre haute en 2013 au-dessus duquel planaient toujours des accusations de fraude et d\u2019abus de confiance.Au palais de justice d\u2019Ottawa mercredi, la Couronne a signalé qu\u2019à la lumière des dossiers des autres sénateurs mis en cause dans cette affaire, il n\u2019existait «plus de perspective raisonnable de condamnation» pour M.Brazeau.Le sénateur québécois pourra donc, à l\u2019instar de Mike Duffy et Pamela Wallin, reprendre son travail à la Chambre haute quand il le souhaite.M.Brazeau n\u2019était pas en cour mercredi, mais il a exprimé son soulagement sur Twitter.«Je ne souhaite de fausses accusations à personne, pas même à mon pire ennemi.Cela a presque ruiné ma vie.J\u2019ai été jeté sous l\u2019autobus, mais j\u2019ai survécu», a-t-il écrit en anglais.Son avocat, Christian Deslau- riers, a signalé qu\u2019il étudiait désormais toutes les avenues possibles \u2014 d\u2019un recours interne auprès du Sénat à une poursuite contre la Gendarmerie royale du Canada (GRC).« Évidemment, c\u2019est quelque chose qu\u2019on va explorer.Mais il y a définitivement des dommages sur M.Bra- zeau [résultant] de tout ce qui s\u2019est passé», a-t-il souligné.Il a rappelé que le sénateur avait tenté de mettre fin à ses jours l\u2019an dernier, qu\u2019il avait connu des problèmes d\u2019alcool et qu\u2019il avait vécu des ennuis de santé.Tous blanchis Avec l\u2019acquittement de Mike Duffy, le retrait des accusations envers Mac Harb et Patrick Bra- zeau, ainsi que l\u2019abandon de la poursuite de la GRC contre Pamela Wallin, tous les sénateurs accusés au criminel dans la foulée du scandale au Sénat ont ainsi été blanchis.«Franchement, c\u2019est un gros gaspillage d\u2019argent», a laissé tomber M.Deslauriers.D\u2019autant que \u2014 même s\u2019il ne peut le prouver \u2014 il estime que les accusations étaient avant tout politiques.«Ça donne l\u2019impression d\u2019une revanche», a-t-il expliqué, ajoutant que le caractère «un peu bouillant» de M.Brazeau ne plaisait pas à tous.«Il y a quelqu\u2019un à la GRC, au plus haut niveau, qui a décidé que la GRC devait enquêter là-dessus», a-t-il présumé.Il pense que la GRC «regrette» désormais de l\u2019avoir fait.M.Brazeau a été suspendu du Sénat pour avoir touché des allocations de logement et de déplacement auxquelles la Chambre haute a jugé qu\u2019il n\u2019avait pas droit.Le sénateur québécois de 41 ans, nommé par Stephen Harper en 2008, avait af firmé au Sénat que sa résidence principale était située à Maniwaki, alors qu\u2019il louait une maison à Gatineau, en face d\u2019Ottawa.La Presse canadienne SÉNAT Blanchi, Brazeau songe à poursuivre De l\u2019avis de tous, les frais faramineux du transport, pour entrer et sortir de l\u2019île, sont un empêchement majeur au développement.«Un traversier, ça serait très utile.» SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE Le sénateur Patrick Brazeau L E D E V O I R , L E J E U D I 1 4 J U I L L E T 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 4 Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/services- et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services- et-annonces/appels-d-offres Courriel : avisdev@ledevoir.com Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi AVIS LÉGAUX & APPELS D\u2019OFFRES HEURES DE TOMBÉE AV I S L É G AU X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S La suite des avis se trouve en page A 5 AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédia - tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsa bilité se limite au coût de la parution.Avis public \u2013 Demande de dérogation mineure AVIS PUBLIC est par les présentes donné par la soussignée, Secrétaire substitut de l\u2019arrondissement d\u2019Outremont : 1º que l\u2019arrondissement doit statuer sur une demande de dérogation mineure reçue par la Direction de l\u2019aménagement urbain et du patrimoine de l\u2019arrondissement, visant l\u2019immeuble situé au 475, avenue Villeneuve et portant sur l\u2019objet suivant : \u2022 Autoriser l\u2019agrandissement d\u2019un bâtiment dérogatoire, malgré l\u2019article 5.3 du Règlement de zonage (1177); 2º que le conseil d\u2019arrondissement statuera sur cette demande de dérogation mineure au cours de sa séance ordinaire devant se tenir à 19 h le lundi, 1er août 2016 à la salle du conseil de l\u2019arrondissement située au 530, avenue Davaar à Outremont; 3º qu\u2019à cette occasion, toute personne intéressée pourra se faire entendre par le conseil sur cette demande; 4º que dans l'éventualité où le conseil décidait d'accorder cette demande de dérogation mineure, l\u2019agrandissement du bâtiment dérogatoire sera réputé conforme aux dispositions du règlement de zonage de l\u2019arrondissement.Pour de plus ample renseignements, veuillez vous adresser à la Direction de l\u2019aménagement urbain et du patrimoine, au 514 495-6234.Montréal, ce 14 juillet 2016 Me Julie Desjardins, avocate Secrétaire substitut de l\u2019arrondissement Avis public \u2013 Demande de dérogation mineure AVIS PUBLIC est par les présentes donné par la soussignée, Secrétaire substitut de l\u2019arrondissement d\u2019Outremont : 1º que l\u2019arrondissement doit statuer sur une demande de dérogation mineure reçue par la Direction de l\u2019aménagement urbain et du patrimoine de l\u2019arrondissement, visant l\u2019immeuble situé aux 838-840-842, avenue Bloomfield et portant sur l\u2019objet suivant : \u2022 Autoriser l\u2019agrandissement d\u2019un bâtiment dérogatoire, malgré l\u2019article 5.3 du Règlement de zonage (1177); 2º que le conseil d\u2019arrondissement statuera sur cette demande de dérogation mineure au cours de sa séance ordinaire devant se tenir à 19 h le lundi, 1er août 2016 à la salle du conseil de l\u2019arrondissement située au 530, avenue Davaar à Outremont; 3º qu\u2019à cette occasion, toute personne intéressée pourra se faire entendre par le conseil sur cette demande; 4º que dans l'éventualité où le conseil décidait d'accorder cette demande de dérogation mineure, l\u2019agrandissement du bâtiment dérogatoire sera réputé conforme aux dispositions du règlement de zonage de l\u2019arrondissement.Pour de plus ample renseignements, veuillez vous adresser à la Direction de l\u2019aménagement urbain et du patrimoine, au 514 495-6234.Montréal, ce 14 juillet 2016 Me Julie Desjardins, avocate Secrétaire substitut de l\u2019arrondissement Avis public \u2013 Demande de dérogation mineure AVIS PUBLIC est par les présentes donné par la soussignée, Secrétaire substitut de l\u2019arrondissement d\u2019Outremont : 1º que l\u2019arrondissement doit statuer sur une demande de dérogation mineure reçue par la Direction de l\u2019aménagement urbain et du patrimoine de l\u2019arrondissement, visant l\u2019immeuble situé au 835, avenue Dunlop et portant sur l\u2019objet suivant : \u2022 Autoriser l\u2019agrandissement d\u2019un bâtiment dérogatoire, malgré l\u2019article 5.3 du Règlement de zonage (1177); 2º que le conseil d\u2019arrondissement statuera sur cette demande de dérogation mineure au cours de sa séance ordinaire devant se tenir à 19 h le lundi, 1er août 2016 à la salle du conseil de l\u2019arrondissement située au 530, avenue Davaar à Outremont; 3º qu\u2019à cette occasion, toute personne intéressée pourra se faire entendre par le conseil sur cette demande; 4º que dans l'éventualité où le conseil décidait d'accorder cette demande de dérogation mineure, l\u2019agrandissement du bâtiment dérogatoire sera réputé conforme aux dispositions du règlement de zonage de l\u2019arrondissement.Pour de plus ample renseignements, veuillez vous adresser à la Direction de l\u2019aménagement urbain et du patrimoine, au 514 495-6234.Montréal, ce 14 juillet 2016 Me Julie Desjardins, avocate Secrétaire substitut de l\u2019arrondissement AVIS PUBLIC AUX PERSONNES INTÉRESSÉES AYANT LE DROIT DE SIGNER UNE DEMANDE DE PARTICIPATION À UN RÉFÉRENDUM SECOND PROJET DE RÉSOLUTION NUMÉRO CA16 26 0204 OBJET DU PROJET ET DEMANDE DE PARTICIPATION À UN RÉFÉRENDUM À la suite de l\u2019assemblée publique de consultation tenue le 7 décembre 2015, le conseil d\u2019arrondissement a adopté lors de la séance tenue le 4 juillet 2016, un second projet de résolution (CA16 26 0204) et ce, en vertu du Règlement sur les projets particuliers de construction, de modification ou d\u2019occupation d\u2019un immeuble de l\u2019arrondissement de Rosemont?La Petite-Patrie (RCA-8).- L\u2019objet de ce second projet de résolution vise à autoriser, en vertu du Règlement sur les projets particuliers de construction, de modification ou d\u2019occupation d\u2019un immeuble de l\u2019arrondissement de Rosemont\u2013La Petite-Patrie (RCA-8), l\u2019autorisation de démolir le bâtiment situé au 1295 rue des Carrières et la construction d\u2019un nouvel édifice semi-commercial, en dérogation aux articles 9, 21.1, 22.1, 34, 40, 41, 81 et 87 du Règlement d\u2019urbanisme Rosemont\u2013Petite-Patrie (01-279), relatifs à la hauteur, à la hauteur des constructions hors toit, à la densité, au taux d\u2019implantation ainsi qu\u2019à l\u2019apparence d\u2019un bâtiment.Ce second projet contient des dispositions susceptibles d\u2019approbation référendaire, soit les articles 9, 21.1, 22.1, 34, 40, 41 du Règlement d\u2019urbanisme Rosemont\u2013Petite-Patrie (01-279), relatifs à la hauteur, à la hauteur et les dimensions des constructions hors toit, à la densité et au taux d\u2019implantation.Ainsi, il peut faire l\u2019objet d\u2019une demande de la part des personnes intéressées de la zone concernée 0262 et de celles de toute zone contiguë à celles-ci, telles qu\u2019identifiées au plan ci-dessous, afin que la résolution soit soumise à leur approbation, conformément à la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités.DESCRIPTION DES ZONES Le plan ci-dessous illustre la zone concernée et ses zones contiguës.Ce plan décrivant la zone concernée et ses zones contiguës peut être consulté au bureau Accès Montréal de l\u2019arrondissement, au 5650, rue D\u2019Iberville, 2e étage, du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 16 h 30.CONDITIONS DE VALIDITÉ D\u2019UNE DEMANDE Pour être valide, toute demande doit : \u2022 indiquer clairement le numéro de la résolution qui en fait l\u2019objet, la disposition susceptible d\u2019approbation référendaire contestée et la zone d\u2019où provient la demande; \u2022 être reçue au bureau d\u2019arrondissement dans les huit jours suivant le présent avis, soit au plus tard le 22 juillet à 16 h 30, à l\u2019adresse suivante : Secrétaire de l\u2019arrondissement Arrondissement de Rosemont\u2013La Petite-Patrie 5650, rue D\u2019Iberville, 2e étage, Montréal (Québec) H2G 2B3 \u2022 être signée par au moins 12 personnes intéressées de la zone d\u2019où elle provient ou par au moins la majorité d\u2019entre elles, si le nombre de personnes intéressées dans la zone n\u2019excède pas 21.PERSONNES INTÉRESSÉES Les renseignements permettant de déterminer quelles sont les personnes intéressées ayant le droit de signer une demande et les modalités d\u2019exercice par une personne morale du droit de signer une demande peuvent être obtenus au bureau Accès Montréal de l\u2019arrondissement.ABSENCE DE DEMANDES En l\u2019absence de demande valide provenant d\u2019une ou de plusieurs zones, le second projet de résolution pourra être inclus dans une résolution qui n\u2019aura pas à être approuvée par les personnes habiles à voter.CONSULTATION DU PROJET Ce second projet de résolution (CA16 26 0204) est disponible pour consultation, du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 16 h 30, au bureau Accès Montréal de l\u2019arrondissement, lequel est situé au 5650, rue D\u2019Iberville, 2e étage, en la Ville de Montréal.Fait à Montréal, ce 14 juillet 2016.Karl Sacha Langlois, LL.L, B.A.A., OMA Secrétaire d\u2019arrondissement AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) SECTION I \u2013 AVIS Avis est donné à Danny Courtemanche de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district de Laval situé au 2800 St-Martin Ouest dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d\u2019instance en recouvrement d\u2019une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019avis des options qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.SECTION II \u2013 INFORMATIONS RELATIVES À LA PUBLICATION Le présent avis est publié aux termes d\u2019une ordonnance rendue le 12 juillet 2016 par le greffier de la Cour du Québec dans le dossier numéro 540-32-029457-163.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.SECTION III \u2013 INFORMATIONS FINALES Laval, le 12 juillet 2016 Manon Larivière Greffière-adjointe de la Cour du Québec ALIÉNATION DE BIENS AVIS est donné, en vertu de l\u2019article 28 de la Loi sur les cités et villes (RLRQ, chapitre C-19), que la Ville de Montréal a autorisé l\u2019aliénation de biens au cours du mois de juin 2016 : Échange par lequel la Ville cède à Investissements O.P.M.inc.un terrain situé à l\u2019est de la 81e Avenue et au nord de la rue Sherbrooke Est, constitué des lots 1 875 138, 5 211 887, 5 211 889, 5 211 891, 5 211 893 et 5 211 895 du cadastre du Québec, d\u2019une superficie de 5 092,9 m² dans l\u2019arrondis se - ment de Rivière-des-Prairies\u2013Pointe-aux-Trembles, en contrepartie d\u2019un terrain situé en arrière lot du terrain qui est cédé, d\u2019une superficie de 5 496,8 m², avec soulte en faveur de la Ville de 635 250 $.(CG16 0417) Vente au Syndicat de la copropriété du 4550 Espace Mont-Royal Est de tous les droits, titres et intérêts qu\u2019elle peut détenir dans une ancienne ruelle localisée à l\u2019intérieur des limites des propriétés situées au 4550, avenue Charlemagne, constituée des lots 3 415 948 à 3 415 955, 3 616 534 à 3 616 537 et 3 415 965, tous du cadastre du Québec, dans l\u2019arrondissement de Rosemont\u2013La Petite-Patrie, pour 222 300 $.(CM16 0724) Vente à 9114-8957 Québec inc.d\u2019un terrain cons - titué du lot 3 257 959 du cadastre du Québec, situé au nord-est des rues Eadie et Cabot, d\u2019une super - ficie de 237,3 m², dans l\u2019arrondissement du Sud-Ouest, pour 40 000 $.(CM16 0749) Le 14 juillet 2016 Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon Avis public ENTRÉE EN VIGUEUR DE RÈGLEMENTS Avis est donné que le conseil d\u2019agglomération, à son assemblée du 19 mai 2016, a adopté le règlement suivant : RCG 08-053-1 Règlement abrogeant le Règlement autorisant un emprunt de 5 000 000 $ afin de financer diverses études détaillées relatives à la mise en place de la première ligne du réseau initial de tramways (RCG 08-053) Ce règlement a été approuvé par le ministre des Affaires municipales et de l\u2019Occupation du territoire le 11 juillet 2016.Il entre en vigueur en date de ce jour et est disponible pour consultation durant les heures normales de bureau au Service du greffe, 275, rue Notre-Dame Est.Il peut également être consulté en tout temps sur le site Internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/reglements Montréal, le 14 juillet 2016 Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon Avis public L I S A - M A R I E G E R V A I S M algré un sursis de deux mois qui aura laissé planer le doute sur son avenir au Canada, la famille Lakatos, des Roms de la Hongrie, s\u2019apprête à quitter le pays samedi.En mai dernier, Gilda, 17 ans, et sa mère Katalin avaient imploré le gouvernement d\u2019accéder à leur demande de résidence permanente pour motifs humanitaires.L\u2019af faire avait alors connu un certain battage médiatique.Le gouvernement avait offert un permis de séjour temporaire aux deux femmes Lakatos, jusqu\u2019au 16 juillet 2016.Ensuite?«Il n\u2019est pas arrivé grand-chose.On n\u2019a eu aucune nouvelle», raconte Gilda, en entrevue au Devoir.«On est stressées.J\u2019aimerais beaucoup rester, on le mérite.» De son côté, Immigration Canada ne commente pas les cas particuliers.Mais il appert qu\u2019il n\u2019y a pas eu jusqu\u2019ici de décision prise dans le dossier.En théorie, tout peut encore arriver jusqu\u2019à samedi.Il arrive parfois que les réfugiés expulsés apprennent qu\u2019ils peuvent rester au moment de monter dans l\u2019avion.«On essaie de garder l\u2019espoir», dit Gilda.Ces deux derniers mois, Gilda et sa mère ont vécu de l\u2019aide d\u2019amis et du réseau d\u2019entraide Solidarité sans frontières (SSF), qui prête assistance aux demandeurs d\u2019asile et aux sans- papiers.Selon Mary Foster, de SSF, le permis de séjour temporaire qu\u2019a reçu la famille ne comprenait pas une autorisa- t ion de travai l .Les deux femmes ont donc dû déposer une demande pour obtenir un permis de travail, qui met du temps à être délivré.Sans revenus, elles vivent de dons.Gilda Lakatos soutient qu\u2019il ne lui a pas non plus été possible de faire en juin ses examens de cinquième secondaire à l\u2019école Henri-Bourrassa, à Montréal.Lorsque la demande d\u2019asile de sa famille a officiellement été refusée, en octobre dernier, la jeune femme a, par peur, lâché l\u2019école.Elle a alors commencé un stage dans une pharmacie pour éventuellement y travailler.La peur de partir Gilda et sa mère craignent beaucoup le retour en Hongrie, un pays qu\u2019elles ont voulu fuir à cause de la discrimination constante dont elles étaient victimes.Agressions, insultes, difficultés pour travailler ou étudier\u2026 À l\u2019été 2011, après le suicide d\u2019un des fils de la famille, les Lakatos \u2014 le père et la mère, ainsi que Gilda et son autre frère \u2014 ont fui la Hongrie pour demander l\u2019asile au Canada.Quatre ans plus tard, leur requête a été rejetée, mais la famille, découragée, s\u2019est entêtée à rester.Peu de temps après, soit en septembre 2015, ils ont tenté l\u2019ultime recours, soit une demande de résidence permanente pour motifs humanitaires.Quelques mois plus tard, le père et le fils ont été arrêtés lors d\u2019un contrôle policier de routine et expulsés vers la Hongrie.«Ils essaient de trouver du travail.Mon père est en dépression et mon frère n\u2019a pas pu trouver du travail», explique Gilda Lakatos.Ils vivent chez une amie, sans toilettes ni eau courante.Mary Foster craint la double discrimination dont souffrira la famille : celle d\u2019être rom mais aussi celle d\u2019avoir osé tenter de quitter le pays.Elle ne comprend pas pourquoi leur dossier n\u2019arrive pas à convaincre les autorités.«On a l\u2019appui du public et le dossier est solide», assure-t-elle.Le Devoir Les Lakatos seront expulsées samedi Une femme rom et sa fille de 17 ans iront rejoindre les autres membres de la famille, renvoyés en Hongrie en 2015 JACQUES NADEAU LE DEVOIR En mai dernier, Gilda, 17 ans, et sa mère Katalin avaient obtenu un sursis de deux mois.On est stressées.J\u2019aimerais beaucoup rester, on le mérite.[.] On essaie de garder l\u2019espoir.Gilda Lakatos « » L E D E V O I R , L E J E U D I 1 4 J U I L L E T 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 5 AVIS LÉGAUX AVIS AUX CREANCIERS AVIS EST PAR LES PRÉSENTES donné que M.EDGAR, ATELIER DE COMMUNICATIONS VISUELLES INC.société légalement constituée ayant son siège social au 1-6550, Chabot, Montréal, Qc, a fait cession de ses biens le 29 juin 2016 entre les mains de Pinsky, Bisson Inc., et que la première assemblée des créanciers se tiendra le 20 juillet 2016 à 14h00, au bureau du Syndic, 6726 rue Saint-Hubert, 2e Étage, Montréal, Qc.FAIT À SAINTE-THÉRÈSE, ce 7 juillet 2016.Eric Bisson, CPA, SAI Responsable de l'actif Avis de clôture d'inventaire Prenez avis que BENOIT CÔTÉ, domicilié au 268, rue de Tilly, à Terrebonne (Qc), est décédé le 3 juillet 2015.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés, sur rendez-vous, à l'étude de Me Annie Lépine, notaire, 172 rue Notre-Dame, bur.203, Repenti- gny (Qc) J6A 2P8.Donné ce 27 juin 2016.Christine Gosselin, liquidatrice BNP PARIBAS (CANADA) BNP PARIBAS ENERGY TRADING CANADA CORP.LETTRES PATENTES DE FUSION Avis est par les présentes donné que BNP Paribas (Canada) et sa filiale en propriété exclusive, BNP Paribas Energy Trading Canada Corp., ont l'intention de demander conjointement au ministre des Finances d'émettre en vertu du paragraphe 229(1) de la Loi sur les banques des lettres patentes les fusionnant et les continuant en une seule et même banque sous la dénomination sociale BNP Paribas (Canada).La fusion projetée prendrait effet le 1er septembre 2016 ou à toute autre date fixée par les lettres patentes de fusion.Le siège de la banque issue de la fusion serait situé à Montréal.Le 23 juin 2016 BNP PARIBAS (CANADA) BNP PARIBAS ENERGY TRADING CANADA CORP.COUR DU QUÉBEC PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT MONTRÉAL NO: 500-22-231125-165 COMMISSION DES NORMES, DE L'ÉQUITÉ, DE LA SANTÉ ET LA SÉCURITÉ DU TRAVAIL Partie demanderesse c.BIOPHARMA S.A.LTÉE &.R&D BIOPHARMA S.A.Partie défenderesse ASSIGNATION (135, 136 et 137 C.p.c.) PAR ORDRE DE L'HUISSIER: Avis est donné à la partie défenderesse que la partie demanderesse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du district de Montréal, une demande introductive d\u2019instance.Une copie de cette demande et de l\u2019avis d\u2019assignation ont été laissés à l\u2019intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de Montréal, situé au 1 rue Notre-Dame Est.Il est ordonné à la partie défenderesse de comparaître dans un délai de 30 jours de la publication de la présente ordonnance.À défaut de comparaître dans ce délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l\u2019expiration de ce délai et vous pourriez devoir payer les frais de justice.À Montréal, le 12 juillet 2016 Sonia Lavoie, huissier de justice COUR DU QUÉBEC PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LAVAL NO: 540-22-024620-162 COMMISSION DES NORMES, DE L'ÉQUITÉ, DE LA SANTÉ ET LA SÉCURITÉ DU TRAVAIL Partie demanderesse c.MARYSE LABELLE Partie défenderesse ASSIGNATION (135, 136 et 137 C.p.c.) PAR ORDRE DE L'HUISSIER: Avis est donné à la partie défenderesse que la partie demanderesse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du district de LAVAL, une demande introductive d\u2019instance.Une copie de cette demande et de l\u2019avis d\u2019assignation ont été laissés à l\u2019intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de LAVAI, situé au 2800, BOUL.SAINT-MAR- TIN OUEST, LAVAL, Il est ordonné à la partie défenderesse de comparaître dans un délai de 30 jours de la publication de la présente ordonnance.À défaut de comparaître dans ce délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l\u2019expiration de ce délai et vous pourriez devoir payer les frais de justice.À Montréal, le 12 juillet 2016 Sonia Lavoie, huissier de justice Suite des avis de la page A 4 U ne mise à jour de l\u2019enquête du Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) sur la tragédie aérienne qui a coûté la vie à l\u2019ex- ministre et chroniqueur politique Jean Lapierre et à des proches, en mars dernier, indique que l\u2019altitude et la vitesse de l\u2019avion à l\u2019approche de la piste à l\u2019aéroport des îles d e l a M a d e l e i n e étaient plus élevées que celles qui sont recommandées.Le BST précise que d\u2019après le profil d\u2019approche aux instr u- ments de l\u2019avion en cause, la vitesse standard avant le repère d\u2019approche initiale est de 150 nœuds, avant de ralentir à la vitesse d\u2019approche finale de 125 nœuds, au-delà du repère d\u2019approche finale.La vitesse de l\u2019aéronef qui transportait les sept victimes avant le repère d\u2019approche initiale était de 240 nœuds et, au-delà du repère d\u2019approche finale, la vitesse a diminué en dessous de 175 nœuds.Le document que le BST a publié mercredi ajoute que les moteurs de l\u2019avion Mitsubishi MU-2B-60, les commandes de vol, le train d\u2019atterrissage et les systèmes de navigation ne présentaient aucune anomalie mécanique.Pilotes qualifiés Les dossiers indiquent que le pilote, Pascal Gosselin, possédait les licences et les qualif ications nécessaires pour ef fectuer le vol conformément à la réglementation en vigueur et qu\u2019il avait suivi un programme de formation.Il avait aussi accumulé environ 2500 heures de vol au total, dont environ 140 heures aux commandes de ce type d\u2019avion.Quant au passager- pilote, Fabrice Labourel, qui était assis à la droite de M.Gosselin, il était un pilote professionnel.M.Labourel, qui ne pouvait toutefois pas piloter cet appareil, avait été invité pour aider M.Gosselin.Les conditions météorologiques ont également été étudiées par le BST.Au fil de la journée, la visibilité et la hauteur des nuages ont varié et des rafales de vent ont été ob- ser vées.« Ça varie d\u2019un aéroport à l\u2019autre [\u2026] mais de mémoire, aux îles de la Madeleine, la visibi- li té requise minimale est d\u2019un mille et quart », a souligné le por te-parole du BST, Jean-Marc Le- doux.Pour cet incident, la visibilité aurait varié entre 1,5 à 3 milles terrestres.« Ce ne sont pas des visibilités si basses que ça.Nous, on commence surtout à parler de basse visibilité lorsqu\u2019on a un demi-mille de visibilité », a-t-il poursuivi.«Bons vents» Pour ce qui est des rafales, ce sont de «bons vents», a soutenu M.Ledoux, mais dans ce cas-ci, ils allaient en direction de l\u2019axe de piste, « ce qui ne cause pas vraiment de problème».Dans les environs des îles de la Madeleine, il y avait des risques de givrage mixte et modéré sous les 3000 kilomètres et un risque de turbulence mécanique modérée en dessous d\u2019environ 900 mètres.L\u2019une des prochaines étapes de l\u2019enquête du BST sera de déterminer pourquoi l\u2019altitude et la vitesse de l\u2019avion à l\u2019approche étaient si élevées à l\u2019aide notamment de l\u2019enregistreur qui était à bord.La Presse canadienne ÎLES DE LA MADELEINE L\u2019avion qui transportait Jean Lapierre volait trop vite et trop haut M A R I E - M I C H È L E S I O U I Q uelques centaines de Montréalais \u2014 de toutes les couleurs \u2014 se sont réunis mercredi soir au parc Nelson- Mandela, dans l\u2019arrondissement Côte-des-Neiges, pour exprimer leur solidarité aux familles des jeunes Noirs abattus par des policiers aux États- Unis.Par le slam, par des mots tristes ou survoltés, ils ont dénoncé le profilage dont les Noirs sont victimes, au sud comme au nord de la frontière.Debout sur une table de pique-nique, Svens Telemaque a crié, dans la langue de Nina Simone : « Ma peau est noire ! » Rassemblée autour de lui, la foule était transportée par l\u2019émotion.Ils étaient nombreux: des Noirs anglophones ou francophones, petits ou grands, réunis pour clamer leur unité, mais aussi leur unicité.«Je ne vais pas abandonner mes enfants et non, je ne vends pas de drogue», a encore lancé l\u2019artiste.«Délivre-moi de tes statistiques, car elles ne me définissent pas.» Au-delà des statistiques Pourtant, les chif fres existent: en 2006 et 2007, la proportion de jeunes hommes noirs soumis à un contrôle d\u2019identité a atteint de 30% à 40% à Montréal, tandis qu\u2019elle était de 5% à 6% pour les Montréalais ne faisant pas partie des «minorités visibles», rapportait le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) en 2009, dans un rapport suivant le soulèvement populaire causé par la mort de Fredy Villanueva.Mais ces statistiques ne disent pas pour autant que les Noirs sont plus dangereux, ont fait valoir les divers inter venants.Elles disent plutôt qu\u2019ils «attirent l\u2019attention en raison de la couleur de leur peau», a résumé Loik Wamumamba, un étudiant de 22 ans qui assistait au rassemblement organisé par La ligue des Noirs du Québec.Loik Wamumamba et son amie Kanku Fuamba prenaient part à leur tout premier rassemblement en soutien à la communauté noire, à laquelle ils s\u2019identifient.Ce qui les a amenés là?Le sort réservé à Alton Sterling et à Philando Castille, tués par des policiers la semaine dernière.«Il faut informer la population que ce qui se passe, ce n\u2019est pas normal», a déclaré Kanku Fuamba, elle aussi étudiante, âgée de 23 ans.«Je ne pense pas que ce soit safe de dire qu\u2019ici, on est en sécurité, parce que ça arrive.On en parle moins, mais ça arrive», a-t-elle insisté.Les noms qu\u2019allaient nommer les interlocuteurs du rassemblement allaient lui donner raison.Anthony Grif fin, Trevor Kelly ou, plus récemment, Alain Magloire sont autant de personnes noires qui sont tombées sous les balles des policiers, ont rappelé les manifestants.« J\u2019ai été chanceux », a d\u2019ailleurs répondu Loik Wamumamba, instinctivement, quand on lui a demandé s\u2019il avait déjà été victime de violence policière.«Médecins, professeurs, infirmières, manufacturiers, architectes, couturiers, coiffeurs, cuisiniers et j\u2019en passe!» a aussi crié Jennifer Sidney, devant tous ceux qui avaient sorti affiches et banderoles pour rappeler que les vies des Noirs comptent (Black Lives Matter).« Il est temps que le système de suprématie blanche dans lequel on vit nous enlève les étiquettes de minorités visibles ou de gangs de rue qu\u2019ils tiennent à nous accoler à la peau pour justifier leur méfiance, leur peur face aux taux de mélanine de nos garçons pour ainsi les tuer froidement», a-t-elle encore tonné, avant d\u2019être enterrée par des applaudissements.Le Devoir Les vies des Noirs comptent ici aussi, disent des manifestants Le fils de 15 ans de l\u2019homme qui a été tué par des policiers en Louisiane la semaine dernière a pris la parole pour la première fois, mercredi, implorant les Américains de ne pas sombrer dans la violence.Devant des journalistes rassemblés à l\u2019endroit même où Alton Sterling est mort à Baton Rouge, Cameron Sterling a déclaré que les Américains devaient se rassembler, à l\u2019image d\u2019une grande famille, peu importe leur appartenance ethnique.Il a ajouté qu\u2019il était convaincu que son père était un homme bon et qu\u2019il allait toujours le demeurer.L\u2019adolescent, qui avait fondu en larmes et avait dû être évacué la semaine dernière lorsque sa mère avait pris la parole pour commenter la mort de son père, est apparu plus calme mercredi en demandant aux Américains de s\u2019unir plutôt que de s\u2019éloigner les uns des autres.Il a remercié tous ceux qui l\u2019ont soutenu dans sa peine et a prié les manifestants de demeurer pacifiques.Associated Press Le ?ls de Sterling appelle à l\u2019unisson C algary \u2014 Les autorités policières ont annoncé que des témoins disent avoir vu une enfant dont la description correspond à celle de Taliyah Leigh Marsman, environ neuf heures avant la découverte du cadavre de la mère de la fillette âgée de cinq ans.Ces témoins ont raconté avoir aperçu une fille ressemblant à Taliyah aux alentours de 11 h 30, lundi, en compagnie d\u2019un «homme noir trapu».Ils auraient été vus dans le quartier où Taliyah et sa mère Sara Baillie demeuraient.La fille et l\u2019homme marchaient près de l\u2019endroit où les policiers ont retrouvé le véhicule de Mme Baillie, ont ajouté les enquêteurs.Selon ces témoins, la petite fille portait des bottes rouges ou roses à pois blancs.Elle transportait une valise rougeâtre.L\u2019alerte Amber demeure en vigueur.La police considère la mort de Sara Baillie comme un homicide.Les policiers ont aussi révélé que des caméras en circuit fermé avaient filmé Mme Baillie et sa fille dans un Dairy Queen vers l\u2019heure du souper, dimanche.Sara semblait discuter avec un membre de sa famille.Les enquêteurs tenteront de déterminer l\u2019identité des personnes apparaissant sur la vidéo.Des photographies provenant de cette vidéo ont été affichées sur le site Internet du Service de police de Calgary.Cri du cœur du père Plus tôt mercredi, le père de Taliyah avait sollicité la collaboration de toute personne pouvant posséder des informations à son sujet.Colin Mars- man a af firmé dans un communiqué que son enfant est « la lumière » de sa vie et qu\u2019il l\u2019aime de tout son cœur.Il ne demande qu\u2019une chose : son retour rapide auprès des siens.Le Service de police de Cal- gar y a déclenché une aler te Amber pour retrouver la fillette, après avoir découvert le cadavre de sa mère, Sara Baillie, dans l\u2019appartement qu\u2019elles occupaient.Selon les policiers, la petite Taliyah a été vue pour la dernière fois dimanche matin par des membres de sa famille, qui se sont ensuite inquiétés, lundi, lorsque Mme Baillie ne s\u2019est pas présentée au travail.Taliyah Leigh Marsman est décrite comme une enfant métisse, aux cheveux bruns bouclés et aux yeux bleus.On ignore comment elle était habillée au moment de sa disparition.La Presse canadienne CALGARY La petite Taliyah Leigh Marsman a été aperçue La fillette a été vue avec un homme peu avant que sa mère soit découverte En Bixi avec la carte Opus Les vélos Bixi de 15 stations montréalaises pourront être loués à l\u2019aide d\u2019une carte Opus à partir du 1er août, ont annoncé mercredi le service de vélos en libre-service et la Société de transport de Montréal.Les détenteurs d\u2019une carte Opus pourront donc se procurer un aller simple à même les bornes de paiement, sans effectuer de dépôt de sécurité.Ce projet-pi- lote doit prendre fin en même temps que la saison de Bixi, le 15 novembre.Le Devoir VILLE DE CALGARY La jeune Taliyah Leigh Marsman est portée disparue depuis que le corps de sa mère a été retrouvé à leur domicile.Elle a les yeux bleus et les cheveux bouclés.L\u2019une des prochaines étapes de l\u2019enquête sera de déterminer pourquoi l\u2019altitude et la vitesse étaient si élevées JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le Québec accablé par la chaleur Alors que les Québécois \u2014 et les travailleurs du secteur de la construction \u2014 vivaient une journée de chaleur accablante mercredi, un rapport publié récemment par l\u2019Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) constate que la chaleur est un problème important au pays.Plusieurs régions verront le mercure dépasser les 30 degrés Celsius jusqu\u2019à vendredi, alors que les températures devraient diminuer graduellement.Selon les recherches de l\u2019INSPQ, de tels épisodes de canicule ne sont pas sans conséquence sur les citoyens, car il s\u2019agit maintenant d\u2019un problème de santé publique important.«Entre 1981 et 2009, on avait compté six vagues de chaleur alors que depuis 2010, il y en a au moins une par année», a souligné Marie-Christine Gervais, l\u2019une des auteures du rapport. À première vue, l\u2019af faire Allali donnera à tout défenseur du français au Québec l\u2019envie de rager.Les faits conduisent toutefois à conclure que ce cas ne le justifie pas.Nous avons ici af faire à de faux procès.rédéric Allali est cet avocat qui s\u2019est étonné en janvier 2015 d\u2019avoir reçu, à Montréal, un jugement rédigé uniquement en anglais.C\u2019était au terme d\u2019un procès où toutes les parties, tous les procureurs étaient francophones ; où les audiences se sont tenues en français.Il a exprimé son étonnement dans une lettre à la juge Karen Kear-Jodoin.Ayant été mis en copie conforme de la lettre, François Rolland, alors juge en chef de la Cour supérieure, a transmis ladite missive au Barreau, exprimant à son tour son étonnement, non pas quant à l\u2019aspect linguistique de la lettre, mais quant à sa « teneur» et au « ton» adopté par son auteur.Par la suite, le syndic du Barreau a jugé qu\u2019il y avait matière à plainte.M.Allali a été traduit devant son conseil de discipline.La décision est tombée le 31 mai et a depuis fait l\u2019objet de quelques articles et réactions.Verdict : coupable ! De quoi ?D\u2019avoir somme toute été impoli avec la juge Kear-Jodoin.Le Code de déontologie des avocats dit, entre autres à son ar ticle 2.00.01 : «L\u2019avocat doit agir avec dignité, intégrité, honneur, respect, modération et courtoisie.» Aurait-il été puni pour avoir eu l\u2019impudence d\u2019exiger un jugement dans la langue of?cielle du Québec ?Honnêtement, le conclure reviendrait à instaurer un faux procès.Dans sa lettre à la juge Kear-Jodoin, M.Allali ne se bornait pas à exprimer son étonnement quant à la langue du jugement ; il soulignait que la magistrate avait mis beaucoup de temps à trancher.Sans preuve, il présumait en plus que seule une intervention du juge en chef avait conduit au dénouement de l\u2019affaire.Jamais le fait que l\u2019avocat ait réclamé un jugement en français ne semble avoir motivé le syndic à porter plainte.Tout est dans la manière de s\u2019adresser à la juge.Bien sûr, on est loin, dans cet écrit, du ton ordurier que l\u2019on peut régulièrement observer, par exemple, sur les réseaux dits «sociaux»! De la perspective d\u2019un citoyen normal, le ton de M.Allali apparaîtra presque cordial.Pas selon le syndic, qui lui reproche quelques passages en particulier.L\u2019un d\u2019eux semble exsuder l\u2019exaspération : « Il aura fallu plus de [neuf] mois et l\u2019intervention du juge en chef pour qu\u2019enfin [mon client] puisse être fixé sur son sort», écrit M.Allali.Ailleurs, le syndic estime que, sous couvert de s\u2019interroger, l\u2019avocat adresse des reproches à la juge : «Dans ces circonstances, nous comprenons mal ce qui a pu faire en sorte qu\u2019un jugement entièrement en anglais puisse être rendu.» «La présente a donc pour but de vous demander si quelque chose de particulier» a justi?é la rédaction de ce jugement dans cette langue\u2026 «Bien que nous ne comprenions pas tout à fait le processus [\u2026] nous nous devons de présumer que\u2026» S\u2019il y a reproches, ils sont plutôt doux.Davantage, il faut le dire, que la jurisprudence, citée par le syndic, où des avocats ont été reconnus coupables en raison de leurs critiques envers des magistrats d\u2019avoir «porté préjudice à l\u2019administration de la justice».À cette aune, la décision du conseil de discipline apparaît en certains points excessive: on soutient par exemple que M.Al- lali a «insulté» la juge! Ailleurs, qu\u2019en demandant des explications sur la longueur du délibéré, il aurait opéré une «brèche importante» dans le processus décisionnel.(Pourtant, jugement avait été rendu!) Pire, on laisse entendre que M.Allali a «blâmé» la juge pour un «trait quelconque de caractère ou de comportement».La lettre ne semble pas soutenir cette accusation.Les avocats, comme « of?ciers de justice », dans l\u2019exercice de leur fonction, n\u2019ont certes pas une liberté d\u2019expression aussi grande que les citoyens ordinaires.Il serait toutefois déplorable d\u2019en faire des «eunuques de la parole », pour reprendre une expression dont use la Cour suprême.Ce faux procès qu\u2019on semble faire à Me Allali s\u2019explique peut-être par une intéressante thèse d\u2019Alexis de Tocqueville, développée dans la Démocratie en Amérique : « Les hommes qui ont fait leur étude spéciale des lois ont puisé dans ces travaux des habitudes d\u2019ordre, un certain goût des formes.» Or, pour qu\u2019il y ait ordre, il faut un respect de « l\u2019autorité », notait le célèbre Français.Dans l\u2019affaire Allali, le respect des formes exigé est extrême.Du reste, l\u2019étonnement que l\u2019avocat a manifesté quant au jugement en anglais de la juge Kear-Jodoin a peut-être quelque chose de légitime.L\u2019ennui est qu\u2019à la ?n des procédures, la juge avait averti qu\u2019elle trancherait, comme la loi le lui permet, dans cette langue.M.Allali était absent du tribunal à ce moment-là et l\u2019avocate qui le représentait avait donné son accord à ce choix linguistique.Lorsqu\u2019il a réclamé une version française, il l\u2019a obtenue dans les 24 heures.On peut s\u2019étonner qu\u2019il en soit ainsi au Québec, mais la Charte le permet.Il faudrait peut-être que les juges francophones, dans le ROC, aient des possibilités comparables.Mais ça, c\u2019est un autre procès.L E D E V O I R , L E J E U D I 1 4 J U I L L E T 2 0 1 6 A 6 EDITORIAL L E T T R E S Bonne nouvelle pour le collégial À titre de membre de l\u2019ex-Conseil des collèges (1987-1993), je me réjouis de l\u2019annonce de la ministre de l\u2019Éducation concernant l\u2019avenir de l\u2019enseignement supérieur et en particulier de la réinsertion d\u2019un Conseil des collèges avec un mandat renouvelé.Je voudrais rappeler que le Conseil auquel je fais référence (aboli en 1994) avait, à la suite d\u2019une largue consultation, produit un volumineux rapport : « Les collèges pour le Québec du XXIe siècle ».Ce rappor t suggérait des orientations sur l\u2019organisation des collèges et de leurs programmes, lesquelles méritent d\u2019être relues maintenant, puisqu\u2019elles abordaient la plupart des questions soulevées par le projet ministériel proposé ici.C\u2019est avec la plus grande déception qu\u2019à l\u2019époque, les membres de ce conseil (représentants des instances collégiales et du public) avaient appris que la ministre Ro- billard allait « tabletter » ce rappor t, pour, un an plus tard, imposer la funeste Réforme des programmes fondée sur la théorie des compétences et confier au Conseil supérieur l\u2019éducation le mandat de suivre son évolution avec le concours d\u2019une commission d\u2019évalua- t ion soumise aux mêmes object i fs .Aussi aujourd\u2019hui, en lisant les intentions ministérielles actuelles, je me réjouis du fai t que, sensible aux fai - blesses du modèle actuel d\u2019enseignement supérieur, la ministre Hélène Da- L I B R E O P I N I O N E R I C B O U C H A R D Directeur général et porte-parole du Mouvement Québec français L e Mouvement Québec français (MQF) salue l\u2019annonce de la ministre de l\u2019Immigration, Mme Kathleen Weil, d\u2019investir 250 000 $ d\u2019ici le 30 août à la promotion des cours de français auprès des immigrants qui sont conjoints des travailleurs qualifiés et auprès de ceux qui viennent rejoindre leur famille.Il s\u2019agit d\u2019une excellente décision puisque les personnes visées ne font pas partie des immigrants que le Québec choisit en fonction de la grille de sélection où la capacité à parler français facilite l\u2019accès au territoire.Cela étant dit, même avec ces investissements ciblés en francisation, la société québécoise ne réussira pas à franciser ses immigrants à un niveau tel que ces derniers feront usage du français dans l\u2019espace public comme les immigrants font usage du français en France, de l\u2019allemand en Allemagne et de l\u2019anglais à Toronto.Rappelons que sur le territoire québécois, un citoyen sur huit est un immigrant, ce qui représente un million de Québécois.Un immigrant sur cinq (200 000) ne connaît pas le français et parmi ceux-ci, 160 000 ne connaissent que l\u2019anglais outre leur langue maternelle.Ainsi, ils usent de l\u2019anglais dans l\u2019espace public et au travail.Pire, ils ne lisent, n\u2019écoutent et ne regardent aucun journal, radio ou télévision de langue française et ne sont pas des consommateurs des arts et de la culture québécoise.Comme ils connaissent l\u2019anglais, ils anglicisent la société au travail et dans les commerces puisque c\u2019est la langue qu\u2019ils utilisent dans l\u2019espace public.Devrait-on montrer ces immigrants du doigt pour l\u2019anglicisation de notre société ?Aucunement ! La non-exemplarité linguistique de l\u2019État québécois et une francisation non obligatoire de l\u2019immigration expliquent que plusieurs font le choix de ne pas faire l\u2019effort d\u2019apprendre le français.La non-exemplarité de l\u2019État Aujourd\u2019hui, le bilinguisme institutionnel s\u2019est grandement développé dans le secteur public québécois, notamment en raison d\u2019un laxisme commandé par l\u2019«approche client».L\u2019État québécois bilinguise ses institutions pour desservir des clients de la communauté d\u2019expression anglaise.On ne parle plus de la communauté historique anglophone, mais de toute personne s\u2019exprimant mieux en anglais qu\u2019en français.Tous les immigrants qui préfèrent utiliser l\u2019anglais que le français sont considérés comme faisant partie de la communauté d\u2019expression anglaise.Ainsi, de plus en plus de postes du secteur public exigent la connaissance de l\u2019anglais.Au lieu d\u2019obliger les immigrants à se franciser et de fournir une allocation de 400 $ par semaine pendant 50 semaines à ceux qui suivent leur cours avec succès, l\u2019État québécois investit dans la bilinguisation institutionnelle pour le 5% de la population qui ne connaît pas le français.C\u2019est le monde à l\u2019envers ! Quand un immigrant communique par téléphone avec le gouvernement, la première chose qu\u2019il entend est « For English instructions, press 9 ! » Le message envoyé par l\u2019État est assez clair : « There is no need to learn French ! » De plus, quand un immigrant s\u2019exprime un peu mieux en anglais qu\u2019en français, un code de langue est inscrit au dossier, ce qui fait que pour le restant de ses jours, il recevra sa correspondance en anglais.Enfin, malgré le fait qu\u2019il y ait une politique linguistique de l\u2019administration publique, les directives ministérielles édictées par les différents ministères et organismes laissent la plupart du temps les employés de l\u2019État faire l\u2019arbitrage linguistique.Pour ne pas être réprimandés, plusieurs employés de l\u2019État préfèrent passer directement à l\u2019anglais en cas de doute.L\u2019anglicisation en cours Devant l\u2019attitude de l\u2019État, pourquoi un nouvel arrivant se franciserait-il et pourquoi des entreprises privées favoriseraient-elles l\u2019usage du français au travail ?Pourquoi les 20 000 nouveaux arrivants qui franchissent le seuil du Québec annuellement et qui déclarent ne pas connaître le français feraient-ils l\u2019apprentissage de la langue officielle ?À moins que certains élus ne proposent d\u2019arrêter le bilinguisme systématique pratiqué par nos institutions publiques pour envoyer un message clair que la langue officielle et la langue de l\u2019État, c\u2019est le français, il ne reste que la francisation obligatoire de l\u2019immigration qui peut inverser l\u2019angli- cisation en cours.Nous pourrions alimenter le cynisme et nous montrer sceptiques en ce qui concerne le courage politique potentiel de tous nos élus, mais au Mouvement Québec français, nous sommes optimistes puisque de nos rêves, naît le possible ! Pour l\u2019exemplarité linguistique de l\u2019État et la francisation obligatoire ! FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET REM: les infrastructures aux financiers Dans un article publié dans Le Devoir du 9 juillet au sujet du Réseau électrique métropolitain (REM) de Montréal, les auteurs Rémi Guertin et Jacques Vandersleyen écrivent qu\u2019en voulant faire de ce projet une entreprise rentable, la Caisse de dépôt et placement (CDP) fait «comme si le transport en commun pouvait être rentable alors qu\u2019il ne l\u2019est nulle part au monde».Il y a là matière à réflexion pour nos politiciens, car le Québec ne va peut-être nulle part avec le REM.De plus, en confiant à la CDP la construction de telles infrastructures, le gouvernement Couillard a fait une finan- ciarisation du processus habituel de réalisation des travaux publics, d\u2019où une sorte de financiarisation de la démocratie.Quoi de mieux pour fariner les citoyens?Le financier remplace dorénavant les ingénieurs et autres professionnels du métier.Dans ce dossier, l\u2019Ordre des ingénieurs est dorénavant devenu le subalterne d\u2019un organisme (CDP) en possession des fonds publics.Le génie est-il présent à la conception de ses œuvres?Les coûts et tarifs sont-ils fiables ?L\u2019intérêt public s\u2019y trouve-t-il?On ne sait pas.Au temps des financiers, la foi est de mise.Jean-Marie Desgagné Québec, le 13 juillet 2016 LE FRANÇAIS AU TRIBUNAL Les faux procès F ANTOINE ROBITAILLE La mélasse d\u2019Anticosti Quel bourbier, Anticosti ! Le tout commence par le gouvernement Marois, mais sans doute bien avant.Comme le port de Gros-Cacouna, qui a fait rêver les gens du coin depuis le début du XXe siècle ! Mais c\u2019est le gouvernement Marois qui ouvre ici sérieusement le bal préélectoral en 2014; c\u2019est un rêve d\u2019un klondike pétrolier.Le gouvernement et de petites entreprises (pas de grosses) s\u2019impliquent dans le projet.Les défenseurs de l\u2019environnement y apportent beaucoup de réserves.Arrive le nouveau gouvernement libéral.Le premier Couillard ne veut rien savoir de l\u2019exploitation gazière à Anticosti, mais il autorise l\u2019exploration, soit la fracturation hydraulique, histoire, dit-il, de respecter le contrat\u2026 secret conclu par le gouvernement Marois.Mais nous nageons ici dans l\u2019absurde : une exploration limitée est permise, mais au grand jamais il n\u2019y aura d\u2019exploitation à Anticosti, foi de Philippe Couillard.Maintenant, les Innus, menaçants, se mêlent de l\u2019affaire, voulant être davantage consultés.Les habitants d\u2019Anticosti eux-mêmes s\u2019opposent majoritairement au projet, comme les élus de la Côte-Nord.Bref, c\u2019est une sacrée pagaille.Conclusion : que Philippe Couillard mette enfin ses culottes et mette fin à la récréation.Fin du projet et du rêve ou, plutôt, d\u2019une balloune tristement électoraliste.Et dédommageons, s\u2019il le faut, les compagnies privées impliquées.La population applaudira et la mélasse sera enfin consommée ! Michel Lebel Entrelacs, le 13 juillet 2016 vid propose enfin de faire un pas dans la bonne direction.Claude Poulin Québec, le 13 juillet 2016 L E D E V O I R , L E J E U D I 1 4 J U I L L E T 2 0 1 6 A 7 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel David(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Julie Carpentier (pupitre); information culturelle : Catherine Lalonde (reporter culturel), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline Montpetit(reporters), Benoît Munger et Philippe Papineau(pupitre); information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre); information internationale : Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre); section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); Loïc Hamon (cahiers spéciaux); équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITÉ Cynthia Floccari (adjointe), Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Caroline Filion, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Osvaldo Casas (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Sébastien Beaupré, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Ginette Rouleau et Isabelle Sanchez.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici et Véronique Pagé.Écrivez-nous ! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page les commentaires et les analyses de ses lecteurs.Étant donné l\u2019abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution à 6500 caractères (y compris les espaces), ou 1000 mots.Inutile de nous téléphoner pour assurer le suivi de votre envoi : si le texte est retenu, nous communiquerons avec son auteur.Nous vous encourageons à utiliser le courriel (redaction@ledevoir.com), mais dans tous les cas, n\u2019oubliez pas d\u2019indiquer vos coordonnées complètes, y compris votre numéro de téléphone.M A R I E P A G È S Travailleuse sociale en « congé maternisant» alut à toi, lecteur- lectrice En attendant ton arrêt de métro, entre deux gorgées de café, laisse-moi te décrire ce nouveau phénomène que j\u2019appelle le «congé m a t e r n i s a n t » .Prenons cinq minutes ce matin pour réfléchir à la question suivante: comment devient-on maman dans les quartiers bobos de Montréal?Ou, plus par ticulièrement, par quel processus insidieux les femmes en congé de maternité se retrouvent- elles librement dans des espaces de socialisation ayant pour but de les transformer en parfaites mères de famille ?Ce qui s\u2019of fre à nous ?Ateliers de couture et cours de cuisine afin d\u2019assurer une transmission des savoirs traditionnellement féminins.Cours de cardio-poussette, zumba et yoga postnatal afin d\u2019assurer un retour au ventre plat et satisfaire aux critères de beauté.Ateliers de discussion arborant des thématiques telles que la discipline, la diversification alimentaire, le développement psychomoteur.Sans parler des haltes d\u2019allaitement offer tes par les CLSC, où l\u2019on retrouve les mêmes thématiques, ainsi qu\u2019un soutien à l\u2019allaitement, sujet que je me garderais bien de commenter.Créer la mère d\u2019aujoutd\u2019hui Prétendant produire une programmation qui répond aux besoins et aux désirs des mères, ces espaces font bien plus que briser l\u2019isolement des femmes à la maison, ils créent les mères d\u2019au- jourd\u2019hui.Elles deviennent non pas des mamans, mais des expertes de la maternité.Grâce aux cours de RCR, au soutien à l\u2019allaitement exclusif et aux ateliers sur le sommeil, elles se retrouvent donc responsables non seulement des besoins primaires du bébé \u2014 santé, alimentation et sommeil \u2014, mais aussi de (sur)veiller à son bon développement moteur, social et psychosexuel.Et pour assurer une réelle paix sociale, maman a également accès gratuitement à divers ateliers sur la santé sexuelle de son couple, sur les relations à entretenir avec les grands-parents et sur la facilitation des ententes dans la fratrie.Bref, nutritionnistes, couturières, infirmières, ménagères, ergothérapeutes et distributrices à temps plein d\u2019amour inconditionnel, les expertes de la maternité sont prêtes à répondre à toutes vos questions.Blogues, groupes Facebook et autres ne manquent pas de vous rappeler que vous devez en tout temps savoir répondre aux besoins de bébés.À coups de notifications, vous faites face à des photos «pensez-vous que c\u2019est de l\u2019eczéma?», des publicités « je viens d\u2019acheter telle poussette, je ne peux plus m\u2019en passer ! », des questionnements «bébé a 6 mois, je peux lui donner du raisin?», des angoisses «elle a 9 mois elle ne marche pas encore, est-ce normal?» et des grandes joies « enfin mon bébé a dormi 6 heures en ligne!» Faux choix C\u2019est pire que la situation des mères d\u2019autrefois : celles d\u2019au- jourd\u2019hui ont le sentiment d\u2019être libres et de faire des choix.Or, les attentes de la société envers elles n\u2019ont pas changé.Elles sont toujours majoritairement responsables des soins, de l\u2019éducation des enfants, du travail domestique, et en plus de tout cela, leur performance se comptabilise en nombre de « j\u2019aime » et de commentaires.Loin d\u2019être seulement hormonal, ce qui est appelé communément le « cer veau maternel » est en fait créé à force de sol itudes masquées derrière l\u2019écran et de confinement dans des espaces de mamans.Ces lieux physiques ou virtuels censés briser notre isolement sont en réalité des espaces qui participent à la banalisation et à la normal isat ion du vécu de mèr(d)e et cela, par le fait même, tue toute animosité et tout désir de révolte.Les fr ustrations du quot id ien qu i , à une cer ta ine époque, ont produit le populaire slogan « le privé est politique » sont aujourd\u2019hui mises en commun, dédramatisées et normalisées dans la sphère privée/publique des réseaux sociaux ainsi que dans les organismes communautaires et les espaces publics.Le congé de maternité s\u2019avère un moment d\u2019aliénation maternel agrémenté de surconsommation de bébelles.Le tout, financé par l\u2019État.Bon, allez, finis ton café tant qu\u2019il est chaud, moi, je retourne à mes couches et à mon fil Facebook! Le congé maternisant Ou comment le congé de maternité vous transforme en parfaite mère de famille MARTINE DOUCET GETTY IMAGES L\u2019éventail d\u2019activités disponibles pour les mamans cherche à créer des expertes de la maternité, dit l\u2019auteure.F R A N C I S C H A R L E B O I S Enseignant à Rimouski Lettre à Sébastien Proulx, ministre de l\u2019Éducation, des Loisirs et du Sport onsieur le Ministre de l\u2019Éducation, à mon tour, j\u2019aimerais vous souhaiter un bel été et du repos après une année parlementaire des plus mouvementées : vous êtes le troisième ministre de l\u2019Éducation depuis l\u2019arrivée au pouvoir du gouvernement Couil- lard.Ce qui ne doit pas être facile, j\u2019en conviens.Je ne doute pas de votre sincérité avec cette lettre de louanges et de promesses d\u2019un avenir meilleur pour l\u2019éducation au Québec («Bon été, chers professeurs», Le Devoir, 4 juillet 2016).En fait, nul n\u2019est contre la vertu d\u2019un système éducatif de qualité.Il faut avouer que votre vision tranche diamétralement avec les politiques néo- libérales de votre gouvernement ayant pour conséquence première de porter atteinte au système scolaire qui se trouve, paradoxalement, à constituer le meilleur levier de développement économique que peut compter un pays.Vous parlez, Monsieur le Ministre, de notre tâche qui contribue au développement des élèves.Pourtant, les récentes compressions limitent justement nos actions en détournant les enseignants de leur tâche première : l\u2019enseignement.À force d\u2019amputer les services aux élèves tels les orthopédagogues, les travailleurs sociaux, les animateurs, etc., le personnel enseignant est obligé de se détourner de sa mission de transmission des savoirs pour occuper le plus clair de son temps à faire des interventions psychosociales auprès d\u2019élèves maintenant privés de ces services.Vous dites, Monsieur le Ministre, avoir bien ressenti notre passion lors de vos passages dans les écoles du Québec.Tant mieux si vous appréciez notre «passion», mais j\u2019aimerais bien aussi que vous ne passiez pas sous silence notre professionnalisme et nos compétences dans votre combinaison élève-enseignant-réussite ; la passion ne suf fit pas.Je comprends toutefois que la valorisation de nos compétences pourrait signifier des hausses salariales pour cette fonction si importante pour l\u2019avenir de notre société.Laissez les enseignants enseigner Mais bon, vous entendez nos préoccupations depuis plus d\u2019une décennie.Pourquoi ne pas nous laisser enseigner en réduisant le nombre d\u2019élèves par classe, une recette éprouvée et attestée par un tas de données probantes pour favoriser la réussite.Laissons donc de côté les principes de gestion par résultats calqués sur l\u2019entreprise privée que l\u2019on tente d\u2019implanter dans nos écoles.Il est primordial de ne pas oublier que Félix est un garçon de 11 ans qui éprouve quelques difficultés d\u2019apprentissage.Son existence ne peut pas se résumer par un code 4 dans la colonne 7.Le quantitatif prend trop de place dans l\u2019atteinte d\u2019objectifs prédéfinis par le ministère de l\u2019Éducation.Vous nous annoncez, Monsieur le Ministre, des investissements dans le réseau scolaire centrés sur la réussite scolaire.Encore une fois, on ne peut être contre la vertu, mais sachez que la réussite scolaire a toujours été la principale finalité pour tous les intervenants scolaires ! Pourquoi ne pas tenter d\u2019inculquer une culture scolaire afin de mettre l\u2019éducation au centre des intérêts de tous les citoyens?Impossible d\u2019y perdre au change ! Finalement, je trouve un peu gênant d\u2019apprendre que vous avez fait un surplus budgétaire de 1,8 milliard de dollars, et ce, pendant que l\u2019on coupait maladroitement dans les services scolaires.Pour paraphraser un de vos illustres prédécesseurs, aucun élève ne mourrait d\u2019avoir plus de services dans une classe salubre.Moi aussi, Monsieur le Ministre, je termine en vous exprimant mon profond respect pour votre travail.Les élèves du Québec vous seront reconnaissants de ne pas les sacrifier sur l\u2019autel des chiffres.Le quantitatif prend trop de place Pourquoi ne pas tenter d\u2019inculquer une culture scolaire afin de mettre l\u2019éducation au centre des intérêts de tous les citoyens ?S M S É B A S T I E N B I L O D E A U Candidat à la maîtrise en service social, secrétaire- trésorier de Génération nationale l y a cent ans, le psychanalyste Sigmund Freud déclara avoir découvert les fondements de l\u2019inconscient humain.Aujourd\u2019hui, un lecteur du Devoir reprend la démarche freudienne.Mieux encore, il donne des noms à ce qu\u2019il voit, caché dans l\u2019esprit de chacun, à son insu.Le sexisme.Le racisme.L\u2019homopho- bie.Mais serions-nous vraiment tous coupables de ce qu\u2019il croit voir?Le propos de Gabriel Villeneuve contient trois éléments, relativement à des problèmes sociaux: une intention, une interprétation et une solution.La bonne intention est le désir de combattre les nombreuses difficultés de différents groupes sociaux, notamment les Noirs, les femmes et les minorités sexuelles (homosexuels, transsexuels et autres).Loin de nous l\u2019idée de contester une telle intention.Mais il ne nous suffit pas d\u2019afficher de bonnes intentions, il faut aussi voir comment un problème est diagnostiqué.Car, pour prouver les préjugés collectifs, Villeneuve propose une grille d\u2019analyse.Elle consiste à diviser le genre humain entre les opprimés et leurs oppresseurs, puis à tout expliquer par cette division.Les opprimés seraient les Noirs, les femmes et les minorités sexuelles.Les oppresseurs seraient les Blancs, les hommes et les hétérosexuels.Tout s\u2019expliquerait par l\u2019oppression que les oppresseurs déploieraient contre les opprimés.Un homme noir est abattu par un policier blanc?Une seule explication légitime : «De vieux préjugés raciaux induisent chez les policiers un comportement souvent démesurément violent [\u2026] auprès de personnes de couleur.» Un homme noir abat des policiers ?Le pauvre tireur souffrait de ce que la société lui aurait inculqué, une «détresse psychologique violente, trop souvent fatale».En d\u2019autres mots, le geste d\u2019un Blanc ne peut être que le fruit des privilèges et de conditionnements sociaux associés à sa race.Celui d\u2019un Noir ne peut être que le résultat des maux qui lui sont infligés par une société diabolique et raciste.Cela rappelle le propos de l\u2019universitaire Peggy McIntosh, qui était incapable d\u2019associer ses succès professionnels à autre chose que sa peau blanche et d\u2019interpréter les souffrances imposées à un Noir autrement que par sa race.Pourtant, des données statistiques montrent que la réalité est beaucoup plus complexe.Noirs et Blancs sont victimes de bavures policières, de pauvreté et de violences.Aussi, n\u2019oublions pas une triste réalité : la majorité des Afro-Américains victimes de meurtre tombent sous les coups de leurs pairs raciaux.Ces faits sont omis par l\u2019auteur, dont les analyses sont surtout des amalgames.Aussi, elles tendent à diviser moralement les humains.D\u2019un côté, ceux d\u2019une majorité puissante et inconsciemment maligne.De l\u2019autre, ceux de minorités opprimées, innocentes, à libérer.Solution problématique Mais Villeneuve ne fait pas qu\u2019annoncer ses bonnes intentions et son interprétation des problèmes sociaux d\u2019aujourd\u2019hui.Il annonce aussi la solution.Vu que nous serions tous des êtres inconsciemment racistes, sexistes et homophobes, Villeneuve déclare «[qu\u2019]un travail de déconstruc- tion considérable [est] à effectuer».Il faudrait déboulonner les multiples valeurs et conduites associées à la majorité oppressive afin d\u2019assurer un avenir radieux, sans haine, pour tous.Rien de moins.Dans ce discours, on peut difficilement s\u2019empêcher de percevoir une certaine mégalomanie.L\u2019auteur prétend non seulement connaître les fondements secrets de notre société, mais il prétend aussi disposer des connaissances pour la remplacer par quelque chose de mieux.On peut douter de l\u2019ambition d\u2019un tel propos, mais aussi s\u2019inquiéter du fait qu\u2019il cache mal une tendance à vouloir catégoriser moralement les groupes sociaux.Avec ses amalgames, l\u2019auteur semble insinuer que, sous les multiples facettes de la diversité humaine, il n\u2019existe que deux catégories sociales et morales.Une, celle des oppresseurs, qui doit être inhibée, diminuée, et l\u2019autre, celle des opprimés, qui doit pouvoir fleurir sans entraves.Illégitimes Cette vision dichotomique révèle ses effets pervers lorsque l\u2019auteur partage une réflexion sur les préférences des hommes gais.Villeneuve déclare qu\u2019un homme gai qui n\u2019approuve pas les «comportements traditionnellement féminins» chez d\u2019autres hommes gais serait en train d\u2019intérioriser «le discours homophobe qui différencie \u201cl\u2019homme\u201d de \u201cla tapette\u201d».Sous couvert d\u2019un propos émancipateur, l\u2019auteur ne fait que séparer les désirs sexuels humains légitimes de ceux qui ne le sont pas.Certains homosexuels risquent de voir là une triste ironie qui semble avoir échappé à Villeneuve.En somme, on voit que ce dernier propose une solution d\u2019apparence grandiose mais qui ne ferait que diviser de nouveau le genre humain entre dignes et indignes, selon les préférences de l\u2019auteur.Pour terminer, le discours de Villeneuve, qui est aussi celui de plusieurs personnalités médiatiques et universitaires, ne doit pas être jugé que par ses bonnes intentions.Il doit aussi être jugé quant à la rigueur de ses analyses et pour les conséquences possibles des solutions qu\u2019il propose.Sur ces deux derniers points, on peut bien douter de la capacité du discours de Villeneuve à bien décrire et à combattre les maux qu\u2019ils nomment.LA RÉPLIQUE \u203a TENSIONS RACIALES Anatomie d\u2019une anti-oppression mégalomane LE DÉCLENCHEUR « La société dans laquelle nous baignons est raciste, sexiste et homophobe et, par conséquent, nous le sommes aussi, puisque nous y avons grandi.Une fois ce fait reconnu, le travail de déconstruction doit commencer.» \u2014 Gabriel Villeneuve, « Lettre d\u2019un homme raciste, sexiste et homophobe », Le Devoir, 11 juillet 2016 I L E D E V O I R , L E J E U D I 1 4 J U I L L E T 2 0 1 6 A 8 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S jeudi matin en conférence de presse.Selon les plans dessinés par Antonin Labossière, de la firme d\u2019architectes Rayside La- bossière, les voitures bleues du métro seront fixées sur des structures d\u2019acier et l\u2019immeuble à l\u2019allure éclatée comportera des espaces terrasses.Au rez-de-chaussée, un café-bar mettra en valeur des produits locaux et aux étages supé - rieurs, une galerie d\u2019art et des espaces créatifs feront découvrir aux visiteurs des artistes émergents de Montréal.«Le but, c\u2019est que ça devienne permanent et une icône architecturale pour Montréal.On veut aussi donner de la visibilité aux marchands et aux artistes.C\u2019est vraiment l\u2019essence du projet », explique Frédéric Morin-Bordeleau.« Mais on veut aussi quelque chose qui soit faisable.» Ainsi, de nombreux enjeux techniques devront être réglés, qu\u2019il s\u2019agisse de l\u2019étanchéisa- tion des voitures, de leur isolation et du respect des normes de sécurité incendie.«On travaille avec des ingénieurs et des architectes pour répondre à ces problèmes», explique Frédéric Morin-Bordeleau.Un terrain de la Ville Les deux entrepreneurs ont reçu l\u2019appui de l\u2019arrondissement du Sud-Ouest.Si la STM retient le projet, une entente pourrait être conclue avec la Ville pour l\u2019utilisation d\u2019un terrain municipal dans le Quartier de l\u2019innovation, a indiqué au Devoir le maire du Sud-Ouest, Beno it Dora is .« C\u2019est audacieux et innovant », souligne M.Dorais qui ne tarit pas d\u2019éloges à l\u2019égard du projet et de l\u2019esprit d\u2019initiative des deux frères.« Cette infrastructure pourrait devenir une icône du Sud-Ouest.Ce que je trouve intéressant, c\u2019est le mariage entre le patrimoine, le développement durable et la culture.» L\u2019arrondissement envisage de procéder à l \u2019acquisition d\u2019un terrain dans le Quartier de l\u2019innovation afin de permettre à l\u2019OBNL d\u2019y implanter son projet.La formule d\u2019emphytéose est évoquée, mais pour l\u2019instant, le terrain n\u2019a pas encore été choisi car l\u2019analyse se poursuit, a précisé M.Dorais.Entrepreneuriat social Les deux entrepreneurs estiment le coût de leur projet à 3,5 millions.Ils comptent sur la commandite privée autant que la donat ion publ ique pour le démarrage, mais pensent qu\u2019une fois lancé, le projet s \u2019autofinancera.Encore faudra-t-il que la STM accepte de leur céder les voitures de métro demandées.La question du terrain est aussi cruciale pour conclure des ententes avec les partenaires financiers qui ont déjà été déterminés, souligne Frédéric Morin-Bordeleau.Avant de se lancer dans cette aventure, Frédéric avait voyagé quatre ans en Australie, au Japon et en Chine.« Je suis revenu ici en me disant que tout est possible.J\u2019ai découvert l\u2019entrepreneuriat social un peu par la bande là-bas.Avec cet entrepreneuriat, on se donne les moyens de nos ambitions pour changer les choses, explique-t-il.Moi et mon frère avons décidé de monter un projet qui pourrait aider les artistes et les fournisseurs locaux, qui sont deux causes qui nous tiennent vraiment à cœur.» De son côté, Étienne a travaillé dans le domaine du cinéma et gère Art Bang Bang, une plateforme Web de prêt, de location et de vente d\u2019œu- vres d\u2019art.En mars dernier, la STM avait lancé un appel de projets afin de donner une seconde vie aux voitures de métro MR- 63 qui prendront leur retraite avec l\u2019arrivée graduelle des voitures Azur.La société de transport devrait faire connaître les projets qui seront retenus à l\u2019automne dans le cadre des célébrations du 50e anniversaire du métro.Les voitures sont of fer tes par la STM au coût de 750 $ ou 1000 $ (sans les bogies) et les acheteurs dont les projets seront choisis devront assumer les coûts de transport.L\u2019automne der n ier, Ph i - lippe Schnobb, président du conseil d\u2019administration de la STM, avait précisé qu \u2019il ne souhaitait pas que les vieilles voitures soient transformées en « cabanes de chasse ou en stands de patates frites ».Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 MÉTRO RAYSIDE LABOSSIÈRE Les voitures bleues du métro seront fixées sur des structures d\u2019acier et l\u2019immeuble à l\u2019allure éclatée comportera des espaces-terrasses.Un complexe hôtelier tout en verre La Société de transport de Montréal dit avoir reçu une trentaine de dossiers dans le cadre de l\u2019appel de projets lancé au printemps dernier pour trouver une nouvelle utilité aux vieilles voitures de métro MR-63.Le designer Benjamin Van den Eede a indiqué avoir soumis un projet à la STM.Il a ainsi imaginé un complexe hôtelier de huit étages intégrant plus de 300 voitures de métro dans un immense cube de verre avec des espaces commerciaux au rez-de-chaussée.Chaque étage serait consacré à un thème \u2014 l\u2019un d\u2019eux serait Expo 67 \u2014, et les voitures seraient décorées en conséquence par des artistes locaux, a expliqué au Devoir le fondateur de BV Design.L\u2019immeuble comporterait à l\u2019étage supérieur un restaurant et un bar-discothèque.M.Van den Eede évalue le coût du projet à près de 60 millions et il affirme avoir des partenaires financiers pour le réaliser.Pellerin oblige \u2014, la réussite de chaque titre demeure pour lui «un miracle».Oui, ça importe, le sérieux de l\u2019artisanat chansonnier du compositeur.Oui, c\u2019est essentiel, l\u2019apport de paroliers plus que doués : quinze ans de parfaite complémentarité avec Ét ienne Roda-G i l , sans oublier Luc Plamondon et, plus récemment, un Alex Beau- pain.Et oui, ça compte dans l\u2019équation, l\u2019attrait physique, le charme, mais Julien Clerc insiste, « un artiste populaire c\u2019est inexplicable ».Il ajoute : « Dieu merci, à une époque où l\u2019on essaie d\u2019avoir des recettes pour tout, pour ça on n\u2019a toujours pas trouvé\u2026 » L\u2019épreuve du temps Et chaque nouvel album est pareillement soumis à l\u2019épreuve du temps.«J\u2019ai connu une très riche décennie [ses années 1970, en gros], mais c\u2019était aussi ma période de plus grande productivité, on sortait un album tous les ans ! Et ce sont les chansons de cette période que les gens viennent m\u2019entendre chanter : c\u2019est un peu un rendez-vous avec leur vie, et on ne peut pas trahir ça.Maintenant, s\u2019il y a une chanson ou deux qui survivent à la courte actualité d\u2019un nouvel album, c\u2019est déjà beaucoup.Alors on en joue quelques- unes, dans l\u2019espoir qu\u2019elles s\u2019ajoutent aux incontournables, mais en toute humilité.» Rires étouffés de Londres, où Julien Clerc séjourne chez des amis.« On devient humble avec le temps qui passe\u2026» Julien Clerc a 68 ans, c\u2019est à peine croyable, tellement il incarne une certaine idée de la jeunesse soixante-huitarde.Même en vieillissant il est devenu tout au plus un élégantis- sime monsieur sans âge.Ça le fait rigoler, cette impression très figée, je ne vois pas au téléphone les pattes d\u2019oie qui la dénonceraient.«Ceux qui m\u2019ont influencé, ce sont tous des artistes qui s\u2019inscrivaient dans la longueur.Mis à part les Beatles, avec leur carrière géniale et météorique.Mais c\u2019était un groupe : McCartney a toujours dit qu\u2019il ferait des chansons toute sa vie.» Il aime dire qu\u2019il vient des Beatles et de\u2026 Brassens.« Même pas les mots de Bras- sens : ses musiques.Ma mère était une très grande fan.Enfant, j\u2019allais chez elle pendant le week-end parce que mes parents étaient séparés, elle faisait jouer du Brassens.À huit ans je ne comprenais pas trop les mots, qui n\u2019étaient pas tellement destinés aux enfants.Mais la musique, les mélodies ! Je pense qu\u2019il y a eu là pour moi le début d\u2019une envie.Les gens dont les oreilles ne marchent pas n\u2019ont pas toujours compris quel merveilleux musicien il était.» Une entité sans âge Je profite de l\u2019anecdote Bras- sens pour constater : ses fans à lui vont le voir avec leurs enfants et, de plus en plus, leurs petits-enfants.Ça se transmet dans la famille, du Julien Clerc.«Ce qui continue de me surprendre.Mais je n\u2019y pense pas beaucoup, et ce n\u2019est pas de l\u2019indif fé- rence, plutôt de l\u2019inconscience.Je ne me demande pas qui vient au concert.C\u2019est le public.C\u2019est une entité sans âge.Ce sont les gens qui vous apprécient, pour dif fé- rentes raisons.» Pas d\u2019étude de marché: tant qu\u2019ils viendront, il chantera.«La seule chose dont je suis vraiment conscient, c\u2019est d\u2019avoir toujours souhaité plaire au plus grand nombre.Et que chaque spectacle est une nouvelle pierre à l\u2019édifice.» Le Devoir JULIEN CLERC Dès 19h30 sur les plaines d\u2019Abraham, en programme double avec Fred Pellerin SUITE DE LA PAGE 1 SCÈNE président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), le Dr Louis Go- din.C\u2019est plutôt une pénalité de 30 % sur la rémunération qui s\u2019applique quand un médecin ne respecte pas ses AMP.Le Dr Godin, qui est satisfait de cette entente avec Québec, expl ique que, pour la FMOQ autant que pour le gouvernement, il est « prioritaire » que les nouveaux médecins suivent des patients dans la communauté pour atteindre les cibles d\u2019inscription à un médecin de famille.Rappelons que le coercitif projet de loi 20 s\u2019appliquera si les médecins de famille n\u2019ont pas inscrit 85 % de la population au 31 décembre 2017.« S\u2019il y a des besoins particuliers, il pourra arriver qu\u2019un médecin obtienne une dérogation pour travailler exclusivement en établissement à temps plein.Mais ça doit demeurer exceptionnel, ça ne peut pas être la moitié des 400 nouveaux [médec ins] » , expl ique le Dr Louis Godin.En ce qui concerne les 32 nouveaux médecins qui avaient obtenu, fin juin, un «assouplissement » de l\u2019exigence de suivre 500 patients pour pratiquer à l\u2019hôpital, impossible de savoir si cela sera respecté.« Il y a des discussions» en cours, indique Julie White.Des conséquences dans les hôpitaux «Aucun médecin hospitalier ne va obtenir un poste sans suivre des patients en plus », prédit le Dr Simon-Pierre Landry.Pour le co-porte-pa- role du Regroupement des omnipraticiens pour une médecine engagée (ROME), il semble acquis que des hôpitaux se retrouveront à décou- ver t rapidement en raison de ces mesures, puisqu\u2019ils n\u2019arrivent pas à recruter des finissants.Le ROME regroupe environ 700 membres.Il y a plus de 10 000 médecins de famille au Québec.Cette semaine, le départ de trois omniprati- c iens du Centre de réadaptat ion La Res- sourSe, en Outaouais, a forcé le transfert de patients à l\u2019hôpital de Hull voisin.Selon les syndicats locaux, les règles édictées par Québec empêchent le centre de recruter de nouveaux médecins pour combler les dépar ts.Conséquence, les patients sont transférés dans un établissement moins adapté à leur condition, qui comprend des handicaps physiques le plus souvent.Pendant ce temps, des médecins qui travaillent à l\u2019hôpital ne peuvent diminuer leur tâche pour travailler davantage en cabinet, même s\u2019ils le désirent.«Ça désorganise complètement le réseau, constate le Dr Landry.J\u2019ai des collègues qui voudraient aller faire du cabinet, mais qui en sont empêchés parce qu\u2019il y a des trous dans la liste de garde à l\u2019hôpital.» Départs vers l\u2019Ontario La directive aura eu le temps de causer des dégâts puisque de jeunes médecins sont partis pratiquer en Ontario comme l\u2019a écrit Le Devoir en mai, dénonce aussi le Dr Landry.Il dénonce l \u2019application de la loi 20 aux jeunes médecins « par la porte d\u2019en arrière ».«Les jeunes médecins pensaient que la loi 20 ne s\u2019appliquait pas avant 2018, mais ils apprennent sur le tard qu\u2019elle est déjà imposée et ils paniquent », raconte-t-il.Selon lui, « les jeunes sont sacrifiés au nom de l\u2019engagement de donner un médecin de famille à tous».Pour atteindre cet objectif, le ROME préconise une meilleure utilisation des infirmières.« Plutôt que d\u2019envoyer les médecins de famille d\u2019un bord et de l\u2019autre, formons des infirmières praticiennes spécialisées et utilisons au maximum les compétences des infirmières actuelles », demande le Dr Landry.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 MÉDECINS Cette infrastructure pourrait devenir une icône du Sud-Ouest Benoit Dorais « » Je ne me demande pas qui vient au concert.C\u2019est le public.C\u2019est une entité sans âge.Ce sont les gens qui vous apprécient, pour différentes raisons.Julien Clerc « » ISTOCK "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.