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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2016-07-18, Collections de BAnQ.

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[" V O L .C V I I N o 1 5 9 L E D E V O I R , L E L U N D I 1 8 J U I L L E T 2 0 1 6 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S ?w w w .l e d e v o i r .c o m AUJOURD\u2019HUI Sur la route \u203a S\u2019inspirer de l\u2019audace de San Francisco.La maison mère de plusieurs des mutations à venir compte bien tirer son épingle du jeu.Page B 5 Annonces.B 6 Avis légaux.A 4 Décès.B 6 Grille télé.B 7 Météo.B 2 Motscroisés B 5 Sports .B 4 Sudoku.B 5 Nos ponts avec le passé L\u2019art de se couvrir Page A 5 À Nice, la piste d\u2019un attentat islamiste se con?rme Page A 3 A M É L I E D A O U S T - B O I S V E R T S auf exception, les patients qui souhaitent recevoir l\u2019aide médicale à mourir devront dorénavant attendre dix jours entre leur demande et sa réalisation.Québec a discrètement modifié les conditions d\u2019administration de l\u2019aide médicale à mourir dans une directive interne envoyée aux établissements de santé mercredi dernier.Dans une lettre envoyée aux dirigeants des établissements de santé du Québec le 13 juillet dernier, et dont Le Devoir a obtenu copie, le sous-ministre Michel Fontaine indique que des modifications étaient « nécessaires », « pour éviter tout risque d\u2019infraction au Code criminel ».Québec cherche ainsi à se conformer à la loi fédérale, adoptée le 17 juin.Les formulaires d\u2019aide médicale à mourir ont déjà été modifiés pour répondre à ces nouvelles exigences.Le sous-ministre Fontaine demande aux dirigeants des établissements de transmettre « rapidement » les nouvelles exigences aux équipes concernées.Délai de dix jours La modification la plus importante concerne le délai d\u2019administration de l\u2019aide médicale à mourir.En effet, comme le prévoit le projet de loi C14, qui a modifié le Code criminel à son adoption, « un délai de dix jours francs », « excluant le jour de la demande », devra s\u2019écouler entre le moment de la demande et l\u2019administration de l\u2019aide médicale à mourir, indique le sous-ministre.La nouvelle directive aurait pour ef fet de rallonger les délais respectés jusqu\u2019ici au Québec.Ce délai pourra être raccourci si les deux AIDE À MOURIR Les patients devront attendre dix jours Québec a modifié ses formulaires pour se conformer à la loi fédérale B O R I S P R O U L X N ouvelle semaine, nouvelles victimes policières.Des six agents atteints par les balles d\u2019un tireur à Baton Rouge, en Louisiane, trois ont trouvé la mort et l\u2019un était toujours en situation critique au moment d\u2019écrire ces lignes.CNN a révélé que l\u2019un des agents tombés, Montrell Jackson, 32 ans, avait justement écrit sur sa page Facebook la difficulté d\u2019être policier et noir.« J\u2019aime cette ville, mais je me demande si elle m\u2019aime », se questionnait le policier.Le drame s\u2019est déroulé en moins de 10 minutes, vers 8 h 40, heure locale (9 h 40 HE), dans le stationnement d\u2019un centre commercial à proximité d\u2019une ar tère où avaient lieu les manifestations en réaction à la mort d\u2019Alton Sterling, homme noir de 37 ans tué par la police de Baton Rouge le 5 juillet.En conférence de presse en milieu d\u2019après-midi, dimanche, les dif férents corps de police ont confirmé que le tireur abattu était le seul suspect, et qu\u2019aucun autre tireur n\u2019était actif à Baton Rouge.Cela a mis fin à plus de cinq heures de confusion et de spéculations quant au nombre de ti- ÉTATS-UNIS Les policiers pleurent trois autres morts L\u2019espace de quelques semaines, Le Devoir troque le Point chaud pour la minisérie d\u2019été Mises aux points, portant sur les signes de ponctuation.Aujourd\u2019hui : grandeurs et misères du punctum admiratîuum aut exclamatîuum.S T É P H A N E B A I L L A R G E O N Ç a suffit ! Assez! Basta! Allez oust ! Enough is enough! Des points d\u2019exclamation, les élèves de l\u2019elementary school du Royaume-Uni en mettent partout.Partout, tout le temps, que c\u2019en serait very shocking! Le ministère de l\u2019Éducation a donc réagi à l\u2019abusive invasion exclamative.Les correcteurs des examens nationaux ont reçu la consigne ferme et non équivoque cet hiver, avant la période des évaluations nationales.«Dans le cadre du test de grammaire, de ponctuation et d\u2019orthographe anglaises, une phrase exclamative doit débuter soit par Quoi [what] soit par Comment [how]», dit la règle du bureau des MISES AUX P?INTS Sus au point d\u2019exclamation ! Comment et pourquoi nous admirons le signe admiratif PURGE, FUNÉRAILLES ET MANIFESTATIONS EN TURQUIE EMILIO MORENATTI ASSOCIATED PRESS Deux jours après la tentative de coup d\u2019État, le régime Erdogan appelle le peuple à se mobiliser et entend faire payer le prix fort aux putschistes.Nos journalistes à Istanbul racontent un dimanche pas tout à fait comme les autres.Nos textes en page B 1 DAVID GUTTENFELDER ASSOCIATED PRESS En Corée du Nord, la propagande gouvernementale est souvent exclamative.Ci-dessus, un homme vérifie son vélo devant un panneau qui af fiche un slogan.VOIR PAGE A 8 : DIX JOURS VOIR PAGE A 8 : POLICIERS VOIR PAGE A 8 : EXCLAMATION L E D E V O I R , L E L U N D I 1 8 J U I L L E T 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 2 P A T R I C E B E R G E R O N à Québec Après plus d\u2019un an de flottement et d\u2019incertitudes, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) ne sait toujours pas combien il paiera des milliers de cadres de son réseau, mais cette fois les gestionnaires « découragés » songent à en appeler au premier ministre Philippe Couillard, a appris La Presse canadienne.Le MSSS a annoncé cette semaine à l\u2019association qui les représente un autre repor t des échéanciers prévus à l\u2019origine pour le reclassement de ces ef fectifs.Depuis la réforme du réseau mise en place par le projet de loi 10 du ministre Gaétan Barrette en février 2015, pas moins de 4500 cadres ont changé de poste et leur tâche a été en général alourdie, mais ils ont conservé la même rémunération en attendant un reclassement officiel.Dans une correspondance adressée à l\u2019Association des gestionnaires des établissements de santé et des services sociaux (AGESSS) dont La Presse canadienne a obtenu copie, le sous-ministre adjoint responsable du dossier, Marco Thibault, a fait savoir que la définition des postes et la détermination des salaires attendront encore, « considérant les impacts des résultats sur dif fé- rents dossiers ministériels et gouvernementaux et les nombreux changements qui ont toujours cours actuellement dans les organigrammes des établissements », peut-on lire.« Il n\u2019y a pas grand respect pour les gestionnaires là-de- dans », a commenté le président de l\u2019AGESSS, Yves Bolduc, dans une entrevue avec La Presse canadienne.Échéanciers non respectés Le plan de Gaétan Barrette était de se débarrasser de plus de 1200 cadres du réseau par une réforme de structures, le projet de loi 10.Ainsi, 6000 postes de directeurs généraux, de cadres supérieurs et de cadres intermédiaires des secteurs cliniques ont été abolis et 4500 de ces gestionnaires ont été mutés dans des postes refondus, jumelant souvent un poste et demi ou deux postes.À l\u2019origine, le ministère devait transmettre le résultat des évaluations d\u2019emploi en mars 2016 pour les postes d\u2019encadrement supérieur (cliniques et administratifs) et les postes de cadre intermédiaire administratif, tandis que les résultats d\u2019évaluation des emplois de cadre intermédiaire clinique étaient attendus à la fin de septembre.Le ministère avait aussi indiqué de façon officieuse que des classes provisoires, tant pour les postes administratifs que cliniques, seraient connues en juin et les classes finales, à la fin septembre, a précisé l\u2019AGESSS.Toutefois, à la suite de la correspondance de cette semaine, « tous les échéanciers, déjà non respectés, sont balayés du revers de la main sans connaître les nouvelles dates», a résumé une autre porte-parole de l\u2019AGESSS, Valérie Pépin.En attendant, les gestionnaires n\u2019ont aucun recours.Ils ne peuvent bien sûr faire la grève, ont du mal à négocier avec leurs vis-à-vis du ministère, et le ministre Gaétan Barrette est resté sourd à leur demande de rencontre.Lettre à Couillard M.Bolduc songe maintenant à une lettre ouver te au premier ministre Philippe Couillard, lui-même ancien ministre de la Santé et médecin.« Je vais interpeller le premier ministre, pour essayer de lui faire ouvrir les yeux.C\u2019est impossible, inhumain, ce qui se passe, et ces gestionnaires continuent à s\u2019occuper de tout.[\u2026] Il faut absolument que je réponde à ça», a-t-il dit.Le président de l\u2019AGESSS a af firmé que ses troupes sont « découragées » et « amères » au moment où plusieurs cadres par tent en vacances, des vacances qui ne permettront pas de se ressourcer, selon lui, en raison de l\u2019incertitude.En effet, pour ceux qui ont obtenu un classement provisoire, la rémunération baisse.Par exemple, un gestionnaire a hérité des tâches d\u2019un poste en plus de deux tiers des tâches d\u2019un autre poste, mais son salaire annuel est passé de 81 000 $ à 76 000 $.On ne sait pas encore sur quels critères seront évalués chaque poste, le nombre d\u2019installations à gérer, le nombre d\u2019employés, la formation nécessaire, etc.Pendant ce temps, la rémunération du personnel syndiqué continue de progresser et dépasse même celle de ses supérieurs hiérarchiques, grâce notamment à l\u2019équité salariale ou aux primes de soins critiques.Ainsi, des gestionnaires gagnent entre 3000 $ et 10 000 $ de moins que leurs subalternes, a constaté l\u2019AGESSS.Qui plus est, on leur laisse entendre qu\u2019ils pourraient bien ne pas compter sur la « clause remorque », la hausse salariale de 5,25 % accordée aux syndiqués d\u2019ici à 2018, mais traditionnellement versée à tous les salariés de l\u2019État.L\u2019AGESSS compte 7000 membres actifs, en plus de 1000 retraités.Il y a environ 10 000 gestionnaires dans le réseau de la santé, selon les estimations de l \u2019AGESSS.Avant le projet de loi 10, il y en avait environ 12 000.Le salaire annuel moyen des membres de l\u2019AGESSS avoisine les 85 000 $, incluant les cadres supérieurs.La Presse canadienne SALAIRE Les gestionnaires du réseau de la santé veulent que Couillard intervienne S T E P H A N I E L E V I T Z à Ottawa C et automne, des fonctionnaires du gouvernement fédéral devraient se rendre dans le nord de l\u2019Irak pour tenter de déterminer comment amener des centaines de personnes de là-bas au Canada en tant que réfugiés.Pour la première fois, des employés canadiens iront à Er- bil, la capitale du Kurdistan irakien, précisément pour cette raison.Les groupes de parrainage privé et le gouvernement essaient depuis des mois de trouver un moyen pour sortir les réfugiés de cette région, mais ils ont été limités par le manque de ressources canadiennes sur le terrain.Le ministère de l\u2019Immigration envoie une équipe alors que plusieurs intervenants font pression sur le gouvernement libéral pour qu\u2019il poursuive ses efforts auprès des réfugiés dans la foulée du programme qui a permis d\u2019accueillir 25 000 Syriens au pays en l\u2019espace de seulement quelques mois.Cette semaine, le Comité permanent de la citoyenneté et de l\u2019immigration de la Chambre des communes accentuera cette pression.Les membres du comité participeront à une série de rencontres estivales afin d\u2019aider tous les immigrants \u2014 pas seulement les réfugiés \u2014 qui fuient les conflits à arriver au Canada.Bizarrerie administrative Mis à par t le par rainage privé, il y a peu de recours juridiques pour les gens qui voudraient fuir les conflits et immigrer au Canada en évoquant des motifs humanitaires \u2014 une bizarrerie autour de la définition de ce que sont les réfugiés et les personnes déplacées et de la politique de rétablissement datant de 1951, selon Bor ys Wrzesnewskyj, le député libéral qui préside le comité.Un grand nombre de personnes ne correspond à ni l\u2019une ni l\u2019autre des catégories, a-t-il souligné.«Nous ne pouvons pas rester là, serrer les poings nerveusement et nous dire que ça ne fonctionne pas», a-t-il lancé.« Trouvons des moyens de fournir un cadre pour offrir un refuge à ces gens au Canada », a-t-il ajouté.La coordonnatrice des réfugiés de la section canadienne anglophone d\u2019Amnistie internationale, Gloria Naf- ziger, accueil le favorablement cette évaluation, bien qu\u2019elle se dise perplexe par rapport à celle-ci.Seulement une minorité parmi une petite partie des réfugiés dans le monde qui ont besoin d\u2019être réinstallés y arrive, a-t-elle soutenu.« C\u2019est bien que nous reconnaissions que plusieurs personnes déplacées dans leur pays sont dans des situations semblables aux réfugiés, mais elles ne peuvent pas pour plusieurs, plusieurs raisons franchir la frontière et bénéficier de protection», a-t-elle remarqué.«Mais trouver une solution à cela ou examiner des solutions à cela lorsque nous n\u2019avons pas pu trouver des solutions pour les réfugiés qui franchissent les frontières est déconcertant pour moi», a-t-elle indiqué.Proposition conservatrice Cette évaluation tient son origine d\u2019une proposition de la députée conservatrice Michelle Rempel, qui souhaitait accélérer les ef forts pour accueillir les Yézidis, une minorité ethnique kurde, dont le traitement par le groupe armé État islamique a été qualifié de génocide par les Nations unies le mois dernier.Certains Yézidis sont établis en Turquie, où des parrains privés se butent au processus lent d\u2019approbation du gouvernement turc pour les permis de sortie.La tentative de coup d\u2019État survenue vendredi devrait ralentir d\u2019autant plus ce processus.Mais la plupart de ces gens sont dans le nord de l\u2019Irak et, puisqu\u2019il s\u2019agit de leur pays natal, les Nations unies ne les dirigeront pas vers le Canada pour qu\u2019ils se réinstallent.Les conser vateurs jugent que la situation est si grave que les libéraux devraient demander directement à l\u2019ONU de les sor tir de là.L\u2019équipe qui ira à Erbil à l\u2019automne traitera seulement les demandes en cours.Le gouvernement a, jusqu\u2019à présent, refusé cette proposition.Les libéraux avaient également résisté à l\u2019appel des conservateurs pour qualifier la situation de génocide, mais ils ont finalement décidé de le faire après que le rapport de l\u2019ONU a été publié.Ils ont également refusé d\u2019étudier spécifiquement la situation des Yézidis, à la demande de Mme Rempel.Les députés pourront entendre d\u2019autres groupes, dont les Sikhs en Afghanistan, et en savoir davantage notamment sur la situation au Soudan du Sud, où la reprise des combats dans les dernières semaines suscite beaucoup d\u2019inquiétudes.Michelle Rempel estime que les libéraux ne veulent pas se concentrer sur les Yé- zidis parce que la politique des réfugiés sous l \u2019ancien gouvernement conservateur était axée sur les minorités religieuses.Elle espère que les audiences de cette semaine pour ront les faire changer d\u2019idée.«Ce ne doit pas être la gauche contre la droite ou les bleus contre les rouges, ce sont des politiques complémentaires que le gouvernement boude parce que c\u2019est quelque chose que nous avions fait», a-t-elle déploré.La Presse canadienne RÉFUGIÉS Des fonctionnaires canadiens en mission en Irak cet automne Les employés fédéraux tenteront de déterminer comment aider certaines personnes à venir s\u2019installer au Canada JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Sans réponse du ministre Gaétan Barrette, l\u2019AGESSS se tourne vers le premier ministre Couillard.ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Salle de jeux à ciel ouvert Les adeptes de jeux vidéo, de jeux de société et de jeux de cartes ont pu se rassembler pour leur «mondial», dont la 3e édition a débuté ce week-end.Ce que les organisateurs qualifient de «plus grande salle de jeux gratuite au Québec» a été installé dans le Quartier des spectacles, où le boulevard de Maisonneuve se transforme en foire ludique à ciel ouvert.Le public était au rendez-vous, dimanche après-midi, particulièrement autour du clou de l\u2019événement: un terrain de «baby-foot» grandeur nature, où les humains agrippés à des barres horizontales remplacent les joueurs miniatures.Le Mondial des jeux Loto-Québec se poursuit jusqu\u2019au 30 juillet.AHMAD AL-RUBAYE AGENCE FRANCE-PRESSE Le sort des Yézidis, une minorité ethnique kurde, préoccupe la députée conservatrice Michelle Rempel.Plusieurs intervenants font pression sur le gouvernement libéral pour qu\u2019il poursuive ses efforts auprès des réfugiés Je vais interpeller le premier ministre, pour essayer de lui faire ouvrir les yeux Yves Bolduc, président de l\u2019AGESSS « » L E D E V O I R , L E L U N D I 1 8 J U I L L E T 2 0 1 6 ATTENTAT DE NICE A 3 S\u2019 il fallait une nouvelle preuve, la voici : l\u2019attentat odieux perpétré au camion lors des festivités du 14 juillet à Nice n\u2019a pas pu être évité, même s\u2019il s\u2019est joué dans la ville la plus vidéosurveillée de France.Depuis 2010, en effet, sous la houlette de l\u2019ex-maire de l\u2019endroit, Christian Estrosi, un conser vateur proche de Sarkozy et chantre comme lui du discours hypersécuritaire, 1250 caméras y ont été installées, transformant le quotidien des 340 000 Niçois en véritable Truman Show (vous savez, le film).Un excès de surveillance cultivé au nom d\u2019une sécurité et qui aujourd\u2019hui, encore plus qu\u2019hier, ne s\u2019avère rien de plus qu\u2019un triste leurre.Surveiller sans relâche, au mépris du respect de la vie privée, pour plus de sécurité : le discours ultrasécuritaire a aussi été percuté par un poids lourd jeudi soir dans le sud huppé de la France, où, malgré la présence d\u2019une caméra pour 277 habitants, un homme a réussi à déjouer le regard des 70 fonctionnaires du Centre de supervision urbain (CSU) de Nice \u2014 nom donné au service de vidéosurveillance \u2014, approcher le périmètre fermé de la promenade des Anglais, puis accélérer pour emporter dans la mort plus de 80 innocents, dont plusieurs enfants, et en placer une cinquantaine d\u2019autres à la lisière de la vie.En matière de tromperies nourries par la politique de la peur, Nice ne manquait d\u2019ailleurs pas d\u2019illustrations affligeantes : ville française avec le plus gros parc de caméras en milieu urbain, le plus gros effectif de policiers municipaux, une milice citoyenne formée de 520 personnes à la « moralité vérifiée », elle n\u2019en demeure pas moins au 401e rang des 408 métropoles de France pour les crimes contre la propriété et contre la personne.Et désormais au premier rang des villes de France ayant subi une attaque de civils au camion.Une promesse non tenue Le paradoxe en amène un autre : les atteintes portées aux libertés individuelles par la surveillance de masse reposent bel et bien sur une promesse de sécurité, de protection, de défense du confort des masses, qui, malgré la conviction des politiques portées comme des dogmes par une frange grandissante de populistes, est loin de se réaliser.Nice jeudi.Orlando avant.L\u2019aéroport d\u2019Istanbul, Bruxelles, Paris également, tout comme le quintuple assassinat de policiers à Dallas début juillet \u2014 et maintenant la fusillade mor telle de Baton Rouge \u2014, ou les attaques contre des militaires à Saint-Jean-sur-Richelieu ou Ottawa en 2014.Chaque fois, les programmes de surveillance posés par les gouvernements comme gage de sécurité, autant dans les univers numériques que dans les rues par des caméras, n\u2019ont pas réussi à anticiper l\u2019horreur et à en changer la sinistre trajectoire.Tout au plus, leur défaillance vient surtout nourrir la bête.Au lendemain de l\u2019attentat de Nice, le parti conservateur français, Les Républicains, a réclamé une modification de la loi pour autoriser la reconnaissance faciale automatique par vidéosurveillance.Ainsi, en passant devant une caméra, le citoyen dévoilerait plus qu\u2019un visage : il livrerait aussi aux autorités un pedigree, une adresse, un numéro de téléphone, une date de naissance\u2026 Une autre intrusion dans l\u2019intimité des citoyens qui, on s\u2019en doute, face à l\u2019ingéniosité du désespéré, ne peut être encore une fois rien de plus qu\u2019un autre leurre.Liberté menacée S\u2019il y a une chose sur laquelle la surveillance de masse ne ment pas, c\u2019est finalement les dérives liberticides et l\u2019érosion des fondements de la démocratie qu\u2019elle apporte.On se souviendra qu\u2019en 2013, dans la foulée des révélations d\u2019Edward Snowden, ex-analyste des services secrets américains, sur la surveillance institutionnalisée des communications numériques des citoyens des États-Unis et d\u2019ailleurs, plus de 500 intellectuels, dont 5 Prix Nobel, ont signé une pétition pour rappeler qu\u2019une « société sous surveillance n\u2019est plus une démocratie » et « qu\u2019une personne sous surveillance n\u2019est plus libre ».Selon eux, surveillé, l\u2019humain s\u2019autocensure, il perd sa créativité, il est craintif et soumis.Il laisse également sa pensée s\u2019homogénéiser, il craint les idées minoritaires, il se perd dans des cadres moraux de plus en plus étriqués, à en croire une récente étude de la Wayne State University sur les environnements surveillés et leur capacité à cultiver et à rétrécir les consensus.La sur veillance de masse n\u2019est pas une source de sécurité, mais plutôt de conformisme, de lissage, d\u2019éradication des aspérités\u2026 Dans les heures qui ont suivi le drame de Nice, un témoin a parlé d\u2019une sombre «configuration de l\u2019horreur», pour résumer l\u2019attaque et ses conséquences.Étrangement, il aurait très bien pu le faire pour évoquer cette surveillance passive à la sauce niçoise qui, couplée à la montée des populismes, à la peur induite par le terrorisme et au rétrécissement du spectre des idées, des perspectives et des points de vue que tout cela induit, est en train de configurer un avenir obscur dans lequel entrer est tout sauf réjouissant.Autant à pied, en voiture qu\u2019en camion.chroniquefd@ledevoir.com Sur Twitter : @FabienDeglise Le leurre de la surveillance FABIEN DEGLISE C H R I S T I A N R I O U X L a piste d\u2019un attentat terroriste islamiste ne semble plus faire de doute en France alors que l\u2019enquête sur le massacre survenu à Nice le 14 juillet et revendiqué par le groupe État islamique (EI) avance rapidement.Pendant que le débat politique s\u2019intensifie sur les mesures de sécurité à prendre, le carnage qui a fauché 84 vies sur la promenade des Anglais apparaît de plus en plus comme un geste terroriste mûrement réfléchi et exécuté.Plus l\u2019enquête avance, plus les informations recueillies par la police laissent penser que Mohamed Lahouaiej Bouhlel, que l\u2019on pouvait d\u2019abord juger comme un simple déséquilibré, et qui n\u2019avait pas été repéré par les services de renseignement, apparaît comme un terroriste relativement classique, même s\u2019il s\u2019était « radicalisé très rapidement», a déclaré le ministre de l\u2019Intérieur, Bernard Cazeneuve.Les 200 enquêteurs qui travaillent sur l\u2019enquête ont découvert qu\u2019avant de foncer dans la foule l\u2019homme avait envoyé un texto dans lequel il se félicitait de s\u2019être procuré un pistolet 7,65 mm et réclamait d\u2019autres armes («Amène plus d\u2019armes, amènes-en 5 »).Dans son ordinateur, on a aussi découvert que cet homme par ticulièrement violent avec les femmes et qui ne respectait pas le ramadan consultait des sites islamistes violents mettant en scène des décapitations.Selon une voisine citée par le Journal du Dimanche, il venait de renoncer à l\u2019alcool.Un attentat planifié Les policiers recherchent tout particulièrement les destinataires des textos de Mohamed Lahouaiej Bouhlel.Parmi les sept personnes mises en garde à vue depuis le début de l\u2019enquête, un couple d\u2019Albanais est soupçonné d\u2019avoir procuré au tueur l\u2019arme de poing qu\u2019il a utilisée.Ces deux personnes seraient connues pour des faits relatifs à la traite d\u2019êtres humains.Selon Le Monde, le téléphone du tueur aurait révélé des noms « intéressants ».Le quotidien cite aussi une source évoquant des relations communes avec Omar Diaby, une figure du djihadisme niçois proche du Front al-Nosra, la branche syrienne d\u2019al-Qaïda concurrente du groupe EI.Les inspecteurs tentent aussi de retrouver les destinataires des photos que le tueur a lui-même prises au volant de son camion peu avant l\u2019attentat.Chose certaine, le crime a été minutieusement planifié.Le terroriste avait réser vé le poids lourd à Saint-Laurent-du-Var dix jours plus tôt.Selon l\u2019AFP, il avait repéré les lieux les 12 et 13 juillet avec son camion, ce qui l\u2019a aidé à pénétrer sur la promenade des Anglais en contournant les voitures de police bloquant l\u2019avenue et à poursuivre sa course sur le trottoir sur deux kilomètres de long.Le 14 juillet, il avait même fait des selfies avec des soldats.Depuis une semaine, Lahouaiej Bouhlel avait vidé son compte en banque et vendu sa voiture.Selon son frère Jaber, inter viewé par le Daily Mail de Londres, il aurait fait parvenir une somme de 100 000 euros à sa famille il y a quelques jours.L\u2019information a cependant été démentie par Nice Matin.La revendication de l\u2019attentat et « la radicalisation rapide du tueur viennent confirmer le caractère islamiste de cette attaque, a indiqué Manuel Valls.Daech [acronyme arabe du groupe EI] fournit à des [\u2026] déséquilibrés un kit idéologique donnant sens à leurs actes.[\u2026] C\u2019est sans doute le cas de l\u2019attentat de Nice».Selon l\u2019expert David Thomson, interviewé par l\u2019AFP, le groupe EI n\u2019est «pas forcément commanditaire» des attentats qu\u2019il revendique, mais il n\u2019a « jamais» revendiqué une attaque à tort.La confiance en Hollande chute Les mesures du gouvernement français, qui proposera demain à l\u2019Assemblée nationale de prolonger l\u2019état d\u2019urgence, ne convainquent pas une majorité de Français.Selon un sondage Ifop publié ce lundi par Le Figaro, 67 % des Français ne font pas confiance au gouvernement pour combattre le terrorisme.L\u2019embellie qu\u2019avait connue la cote du président après les attentats de Charlie Hebdo et du 13 novembre risque de ne pas se reproduire cette fois.Après l\u2019ancien premier ministre Alain Juppé, candidat à la primaire de la droite, ce fut au tour de l\u2019ancien président Nicolas Sarkozy de critiquer sévèrement le gouvernement.Dimanche sur TF1, le président des Républicains a déclaré que « tout ce qui aurait dû être fait depuis dix-huit mois ne l\u2019a pas été ».Selon lui, les 11 400 personnes fichées comme islamistes par les services de renseignement devraient être évaluées et les plus dangereux munis de bracelets électroniques, assignés à résidence ou regroupés dans des centres de détention.Il propose de plus la « fermeture des lieux de culte dont nous ne voulons pas sur notre territoire ».De son côté, la présidente du Front national, Marine Le Pen, a appelé à « employer tous les moyens légitimes » de la Constitution et de la législation pour « désarmer et éradiquer l\u2019islamisme radical ».Depuis quelques jours, de nombreux experts et plusieurs élus s\u2019interrogent sur l\u2019utilité de l\u2019état d\u2019urgence et de la présence des militaires dans tous les lieux critiques.D\u2019autres remettent en question les rassemblements qui n\u2019ont cessé de se multiplier en France ces derniers mois à cause des manifestations syndicales et de l\u2019Euro.«Nommer le mal» Sur BFMTV, l\u2019expert en renseignement Pierre Conesa, ancien haut fonctionnaire du ministère de la Défense, a réclamé «plus de renseignements humains » et « moins de renseignements techniques».Mais pour l\u2019essayiste Thibault de Mont- brial, interviewé par Le Figaro, «il faut au préalable réussir à nommer le mal qui nous frappe: l\u2019islamisme radical.Et prendre conscience de ce que notre problème n\u2019est pas en Syrie et en Irak, mais bien sur notre territoire, où des milliers d\u2019islamistes sont en capacité de passer à l\u2019action, eux-mêmes soutenus par un second cercle de plusieurs dizaines de milliers de sympathisants».À Nice, 18 blessés sont toujours entre la vie et la mort.Pour la troisième fois depuis 18 mois, une minute de silence se tiendra lundi midi dans toute la France.Le Devoir La piste du terrorisme islamiste se confirme L\u2019enquête révèle que Mohamed Lahouaiej Bouhlel a soigneusement planifié l\u2019attaque ANNE-CHRISTINE POUJOULAT AGENCE FRANCE-PRESSE Sur la promenade des Anglais, des marcheurs circulent près des fleurs déposées au sol pour honorer la mémoire des victimes de l\u2019attentat.N ice \u2014 Plusieurs centaines de personnes ont rendu hommage dimanche aux victimes de l\u2019attentat de Nice, lors de rassemblements silencieux ou dans des édifices religieux en France.«Je penserai à vous le reste de mes jours, Chan- tal» : au milieu des poussettes et des landaus, la promenade des Anglais, où s\u2019est déroulé le carnage jeudi soir à l\u2019issue d\u2019un feu d\u2019artifice, est devenue un lieu de recueillement trois jours après l\u2019attaque au camion qui a fait 84 morts.Des milliers de fleurs, peluches, petits mots de condoléances et bougies s\u2019entassent pêle- mêle à un carrefour.« Pourquoi nous ?», « Nous ne vous oublierons jamais », peut-on lire sur des notes déposées entre les bouquets.« On montre ainsi qu\u2019il y a un minimum d\u2019unité malgré cet acharnement », commente Éric Lemaitre, 49 ans, la voix étranglée par l\u2019émotion, venu avec sa femme et son bébé déposer des roses et un hochet.Un petit groupe de militants d\u2019une association musulmane est aussi venu se recueillir et déposer une grande pancar te : « Amour pour tous, haine pour personne » , écrit en français et en arabe.« On espère que les gens ne feront pas d\u2019amalgame », souffle Abdelrani Belarbi, 38 ans, originaire de la région parisienne.« Le détraqué », quand il a tué, « n\u2019a pas fait de détail entre musulmans, athées ou catholiques », alors « c\u2019est en s\u2019unissant qu\u2019on avancera », espère-t-il.Rassemblements et commémorations Ailleurs en France et outre-mer, plusieurs hommages étaient aussi signalés.À Saint-Denis de La Réunion, dans l\u2019océan Indien, environ 200 personnes se sont retrouvées sur la place des Droits de l\u2019Homme à l\u2019appel d\u2019un groupe de dialogue interreli- gieux.Dans le nord de la France, à Cambrai, environ 300 personnes se sont rassemblées, tandis qu\u2019à Roncq, une réunion d\u2019habitants s\u2019est ef fectuée sous une af fiche « Pray for Nice ».Dans le sud-ouest, à Périgueux, 84 bougies ont été allumées dans la cathédrale en hommage aux victimes.Dans le sud, une minute de silence a été obser vée lors d\u2019une commémoration des victimes des crimes racistes et antisémites, au Camp des Milles, près d\u2019Aix-en-Provence.Agence France-Presse « Nous ne vous oublierons jamais » Plusieurs rassemblements ont été organisés dimanche pour rendre hommage aux victimes Lire aussi \u203a Le camion de Nice.Une chronique de Jean-Claude Leclerc.Page B 6 Tout ce qui aurait dû être fait depuis dix-huit mois ne l\u2019a pas été Nicolas Sarkozy, président des Républicains « » L E D E V O I R , L E L U N D I 1 8 J U I L L E T 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 4 AVIS LÉGAUX & APPELS D\u2019OFFRES \u2022 HEURES DE TOMBÉE Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Courriel : avisdev@ledevoir.com Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi AV I S L É G AU X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsa bilité se limite au coût de la parution.AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis que ROBERT BRUCE MACKENZIE, en son vivant domicilié au 3435, rue Drum- mond, app.65, Montréal, Québec H3G 1X8, est décédé à Montréal le 2 mars 2016.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés, à Agnieszka Swierzbinska Avocat, située au 1117 Sainte-Ca- therine Ouest, suite 317, Montréal, Québec, H3B 1H9.Donné ce 18-07-2016.Scott MacKenzie et Andrea MacKenzie, liquidateurs AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est donné que, à la suite du décès de Cécile Laurendeau , en son vivant résidant au 5626 Des Roses, Montréal, Québec , H1G 1W2, survenu le 22 avril 2016 à Montréal, un inventaire des biens de la défunte a été fait ce jour, conformément à la loi, par la liquidatrice Lucie Prévost .Cet inventaire peut être consulté par les intéressés au 554 Des Fauvettes, Longueuil, Québec, J4G 2K6.Donné ce 15 juillet 2016 Lucie Prévost, liquidatrice AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l\u2019affaire de la faillite de 4089871 Canada Inc.Avis est par les présentes donné que la faillite de 4089871 Canada Inc.est survenue le 15 juillet, 2016, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 11 août, 2016 à 15h30, au bureau du syndic, 2550 boul.Da- niel-Johnson, bureau 220, Laval, Québec H7T 2L1.DEVLETIAN & ASSOCIÉS INC.Syndic autorisé en insolvabilité Jerry J.Devletian CPA, CA, CIRP, SAI 469, Jean-Talon O., Bureau 300, Montréal Québec H3N 1R4 Téléphone: (514) 777-8888 Service des infrastructures, de la voirie et des transports Direction des infrastructures Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l'attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 221302 Descriptif : Travaux complémentaires de pavage et revêtement pour les chemins de détour du projet Turcot.Date d\u2019ouverture : 17 août 2016 Dépôt de garantie : 10 % du montant soumissionné (cautionnement) Renseignements : Pour de plus amples renseignements, veuillez nous envoyer un courriel à l\u2019adresse suivante : appelsdoffres.infos.dtp@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 18 juillet 2016 Appel d\u2019offres : 329408 Descriptif : Travaux de réhabilitation de conduites d\u2019égout par chemisage sur diverses rues de la Ville de Montréal.Date d\u2019ouverture : 17 août 2016 Dépôt de garantie : 10 % du montant soumissionné (cautionnement) Renseignements : Pour de plus amples renseignements, veuillez nous envoyer un courriel à l\u2019adresse suivante : appelsdoffres.infos.dtp@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 18 juillet 2016 Les personnes et les entreprises intéressées par ces contrats peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l'Hôtel de ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 18 juillet 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Division sécurité et aménagement du réseau artériel Direction des transports Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 2016-ECL001 Descriptif : Remplacement des projecteurs de 6 édifices du Plan Lumière du Vieux-Montréal Date d\u2019ouverture : 24 août 2016 Dépôt de garantie : 10% Renseignements : Isabelle Lessard, ing.(514-872-5961) Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 18 juillet 2016 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel de ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 18 juillet 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 16-15454 A53 - Fourniture et l\u2019installation d\u2019une serre urbaine bioclimatique sur le toit du nouvel agrandissement du chalet du Parc de la Vérendrye L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 10 août 2016 est reportée au 15 août 2 0 1 6 à 14 h dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, le 18 juillet 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Avis public Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Demande d\u2019information sur les services de développement d\u2019applications mobiles, de développement de services web et de gestion de plate-forme de services transactionnels Avis d\u2019appel d\u2019intérêt 16-00009 Date d\u2019ouverture : 10 août 2016 Renseignements : Élisa Rodriguez, agente d\u2019approvisionnement : 514 872-5506 Documents : Les documents relatifs à cet avis d\u2019appel d\u2019intérêt seront disponibles à compter du 18 juillet 2016 Les personnes et les entreprises intéressées par cet avis d\u2019appel d\u2019intérêt peuvent se procurer les documents en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669- 7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Les réponses doivent être placées dans une enveloppe cachetée et reçues, avant 11 h 30 à la date ci-haut mentionnée au Service de l\u2019approvisionnement de la Ville de Montréal à l\u2019attention d\u2019Élisa Rodriguez au 9515, rue Saint- Hubert, Montréal (Québec) H2M 1Z4 Montréal, 18 juillet 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon AVIS D\u2019APPEL D\u2019INTÉRÊT Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Biens et services Appel d\u2019offres : 16-14954 Descriptif : Acquisition de dispositifs radiofréquence (RF), antennes banalisées (AM/FM), câbles et coupleurs Date d\u2019ouverture : 10 août 2016 Dépôt de garantie : Aucun Appel d\u2019offres : 16-15371 Descriptif : Fourniture sur demande d\u2019ordinateurs de table, portatifs, semi-robustes et robustes, de tablettes électroniques, des moniteurs et autres équipements Date d\u2019ouverture : 29 août 2016 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Bernard Boucher, agent d\u2019approvisionnement : 514 872-3573 Appel d\u2019offres : 16-15477 Descriptif : Service de déneigement des chaussées et des trottoirs, par secteur, pour deux (2) arrondissements Date d\u2019ouverture : 29 août 2016 Dépôt de garantie : 40000 $, Cautionnement et/ou chèque visé Renseignements : Simona Radulescu Tomescu, agente d\u2019approvisionnement : 514 872-0486 Catégorie : Services professionnels Appel d\u2019offres : 16-15421 Descriptif : Services professionnels d\u2019une firme d\u2019ingénierie pour des ressources spécialisées en web/mobile Date d\u2019ouverture : 22 août 2016 Dépôt de garantie : Aucun Appel d\u2019offres : 16-15470 Descriptif : Services professionnels pour l\u2019analyse de paramètres hydrologiques pour l\u2019aménagement d\u2019un bain portuaire dans le Vieux-Port de Montréal Date d\u2019ouverture : 10 août 2016 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Élisa Rodriguez, agente d\u2019approvisionnement : 514 872-5506 Documents : Les documents relatifs à ces appels d\u2019offres seront disponibles à compter du 18 juillet 2016 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel de ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, 18 juillet 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres REPORT DE DATE D\u2019OUVERTURE 16-011 - Travaux de réaménagement de la partie amont du ruisseau Bertrand 16-023 - Services professionnels d\u2019un labo - ratoire de sols pour le contrôle quali tatif des matériaux dans le cadre des travaux de réaménagement de la partie amont du ruis - seau Bertrand Veuillez prendre note que la date d\u2019ouverture des soumissions 16-011 et 16-023 est reportée au mer credi, 10 août 2016, à 11 heures.La secrétaire du Conseil d\u2019arrondissement, Isabelle Bastien, avocate Le 18 juillet 2016 Appel d\u2019offres Appel d\u2019offres public ADDENDA Appel d\u2019offres 2016-025 : Services professionnels dans le cadre du projet de réaménagement du CRC Saint- Donat dans les locaux du centre commercial Domaine.Veuillez prendre note que l\u2019appel d\u2019offres est annulé.DONNÉ À MONTRÉAL, CE 18E JOUR DE JUILLET 2016.Le secrétaire d\u2019arrondissement, Monsieur Magella Rioux AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) SECTION I \u2013 AVIS Avis est donné à : nom et dernière adresse connue numéro de dossier Nazar Lilo Mohamad : 100 du Golf # 417, La Prairie, Qc., J5R OG9 500-32-152035-160 La Fiducie Marnia : 1250 René Lévesque, Montréal, Qc., H3B 4W8 500-32-149267-157 Les Divans Italia Inc.; Divani Italia : 2000-1 Westmount Square, 500-32-148679-154 Westmount, Qc., H3Z 2P9 de vous préstenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district de Montréal situé au 1 Notre-Dame Est # 1.04, Montréal, Qc., H2Y 1B6, dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d'instance en recouvrement d'une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l'avis d'assignation qui l'accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.SECTION II \u2013 INFORMATIONS RELATIVES À LA PUBLICATION Le présent avis est publié aux termes d'une ordonnance rendue le 15 juillet 2016 par le greffier dans les dossiers portant les numéros ci-haut mentionnés.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.SECTION III \u2013 INFORMATIONS FINALES Montréal, le 15 juillet 2016 Marioara Albastroiu Greffière de la Cour du Québec Canada Province de Québec District de MONTREAL Localité MONTREAL C O U R D U Q U É B E C Chambre civile Division des petites créances 1 NOTRE-DAME EST MONTRÉAL (QC) H2Y 1B6 Téléphone : 514-393-2304 À Montréal, les propriétaires de chien auront tout avantage à marcher dans le droit chemin à compter de lundi.À partir de ce moment, une patrouille supplémentaire fera son apparition dans la métropole québécoise pour avoir un œil ouvert sur eux.Son objectif sera surtout de s\u2019assurer que la réglementation relative au port de la laisse et au permis animalier est bel et bien respectée.Tout propriétaire d\u2019un chien qui laissera son compagnon à quatre pattes se promener librement pourra recevoir un constat d\u2019infraction.Des amendes pourront aussi être remises à ceux qui ne se seront pas procuré un permis animalier.La vice-présidente du comité exécutif de la Ville de Montréal, Anie Samson, estime qu\u2019il est par ticulièrement nécessaire de serrer la vis aux gens qui refusent de se procurer des médailles pour leurs bêtes.Elle soutient qu\u2019il y a entre 145 000 et 150 000 chiens dans la métropole.Or, un peu moins de 14 % d\u2019entre eux ont des médailles attestant qu\u2019ils ont été dûment enregistrés, et ce, même si c\u2019est obligatoire.Selon Mme Samson, c\u2019est une véritable aberration.«Je pense que si vous aimez votre animal, la première chose à faire, c\u2019est de lui donner son permis pour qu\u2019on puisse le retrouver si jamais vous le perdez», souligne-t-elle.Elle précise qu\u2019il ne s\u2019agit pas d\u2019une dépense exorbitante.«D\u2019un arrondissement à l\u2019autre, ça coûte entre 25 et 50$.[Par contre], se faire prendre sans permis animalier entraîne une amende de 250$.» Anie Samson, qui est aussi responsable de la sécurité publique et des services aux citoyens, ser t un petit rappel aux propriétaires de chiens.«Les gens disent souvent \u201cavoir un animal, c\u2019est un droit\u201d.Or, ce n\u2019est pas le cas.C\u2019est un privilège, et ça vient avec des responsabilités », conclut-elle.Manifestation pro-pitbulls Des centaines de Montréa- lais et leurs compagnons à quatre pattes sont par ailleurs descendus dans la rue, samedi après-midi, pour dénoncer l\u2019interdiction des pitbulls dans certaines villes et d\u2019autres mesures jugées discriminatoires envers certains chiens.L\u2019événement s\u2019inscrivait dans le cadre d\u2019une journée mondiale d\u2019action contre les lois et règlements ciblant certaines races canines.Des événements similaires étaient prévus dans d\u2019autres villes canadiennes et ailleurs dans le monde.À Montréal, des centaines de personnes se sont rassemblées au parc du Pélican, dans le quartier Rosemont, et ont marché sur l\u2019avenue Papineau jusqu\u2019au parc La Fontaine, dans l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal.L\u2019organisatrice de la marche, Dana Hyde, a rappelé que le rassemblement de cette année a une signification particulière parce que le maire Denis Co- derre a annoncé son intention de bannir les pitbulls et d\u2019autres types de chiens jugés dangereux à partir de septembre.La Presse canadienne Nouvelle patrouille animalière à Montréal dès lundi La Ville veut s\u2019assurer que les propriétaires de chiens respectent les règles concernant le port de la laisse et le permis animalier J E A N - F R A N Ç O I S N A D E A U D epuis 2008, à raison de cinq fois par semaine, Pascal Conner, 44 ans, publie un bilan de santé des ponts couver ts du Québec dans le riche blogue qu\u2019il leur consacre.Ces ponts couverts, environ 300, ce technicien en documentation pour la Ville de Longueuil les a tous visités au fil des ans, histoire de les photographier, de les filmer, d\u2019en apprécier l\u2019état.«En général, près des grands centres, en Montérégie ou dans les Cantons de l\u2019Est, les ponts couverts sont en assez bon état.Mais en Abitibi par exemple, c\u2019est la catastrophe.Quatre sont fermés.On sait très bien que personne ne va les réparer et qu\u2019ils vont finir par s\u2019effondrer.» L\u2019intérêt de Pascal Conner pour les ponts couverts tient en bonne partie à sa passion pour la photographie combinée à un for t intérêt pour la préser vation du patrimoine.« Je sais que des gens au ministère des Transports lisent mon blogue.Les nouvelles que je donne sur l\u2019état des ponts peuvent influencer des décisions.» En 2016, selon le ministère des Transpor ts, le système routier québécois compte 9665 structures à entretenir, dont une part substantielle de ponts et viaducs.Pour 2016- 2018, une somme de 2,145 milliards de dollars est prévue pour leur entretien.Le Québec a compté environ 1000 ponts couverts au fil de son histoire.Des passionnés voués à leur étude les ont patiemment répertoriés.Les fins de semaine ou à l\u2019occasion des vacances, Pascal Conner visite les ponts de bois qui subsistent.En Amérique du Nord, c\u2019est au Québec qu\u2019on en aurait construit le plus.Plusieurs sont encore en usage, comme l\u2019imposant pont Félix-Gabriel-Marchand en Ou- taouais, d\u2019une longueur de 148 mètres.Mais on en trouve aussi en Ontario, au Nouveau- Br unswick, en Nouvelle- Écosse et dans la plupart des États de la Nouvelle-Angle- terre.En Europe, on en trouve encore du côté de la Suisse.«Certains, comme le pont couvert Perrault de Notre-Dame-des- Pins, en Beauce, sont de véritables endroits touristiques», souligne Pascal Conner, tout en ajoutant que partout ils ajoutent une touche de magie au paysage.Construit en 1929, le pont de bois Perrault, couleur sang de bœuf, est le plus long du Québec avec ses 154 mètres.Aux origines Quelle est l\u2019origine de ces ponts couverts ?Leur histoire plonge dans les eaux noires de la colonisation du Nouveau Monde.Leurs racines sont sans doute plus profondes encore.Au Moyen Âge, nombre de ponts apparaissent en quelque sorte quasi couverts.Ils sont habités.De chaque côté sont installées des habitations qui prennent appui autant que faire se peut sur la structure ainsi que sur des pilotis.Cette vie humaine empiète complètement sur le tablier.Il reste quelques exemples dans le monde de ces ponts habités.Le Ponte Vecchio (« pont vieux ») de Florence est peut- être le plus célèbre, mais on trouve aussi le pont des Épiciers à Erfurt, en Allemagne, le pont de Lovetch, en Bulgarie, et quelques autres encore du côté du Royaume-Uni.En Suisse, des ponts couver ts existent depuis le XIIIe siècle, où ils sont concentrés surtout dans la portion allemande de la fédération.Au XIVe siècle, les ponts de Paris étaient tous habités.Boutiques, ateliers, maisons y étaient tant bien que mal accrochés.Cela réduisait d\u2019autant l\u2019espace pour celui qui souhaitait seulement y passer.En ces lieux, l\u2019encombrement était permanent.L\u2019accumulation de divers objets, le mauvais entretien et la faiblesse du bois rongé peu à peu par l\u2019humidité furent la cause de plusieurs ef fondrements de ces str uctures au Moyen Âge.Couvrir les ponts de bois leur assure en principe une plus grande durée de vie.C\u2019est un principe de protection du bois qui est à l\u2019origine des toits des ponts québécois.Contrairement à ce que l\u2019on croit volontiers, ce n\u2019est pas pour éviter la neige que les ponts sont coiffés.Il s\u2019agit surtout de protéger leur structure du soleil et de la pluie afin de leur assurer une plus longue vie.Un pont de bois qui n\u2019est pas couvert pourrit en moins de dix ans.Une économie Soumis aux intempéries, aux écarts de température, le bois réagit mal et perd ses propriétés.Une structure de bois, à condition d\u2019être protégée par un toit, constitue en fait une économie reportée dans le temps.Les pièces sont ensuite protégées de diverses façons, souvent par des enduits de créosote, un produit pétrolier souvent concocté dans les campagnes à partir de vieille huile moteur.Au temps du règne absolu des chevaux sur les routes, l\u2019absence de neige sous les toits des ponts se révèle en fait un problème.Les cantonniers voués aux travaux de voirie pour les municipalités et les comtés doivent même s\u2019assurer que de la neige soit pelletée sur le tablier des ponts couverts.C\u2019est à cette condition seulement que les patins des traîneaux pourront glisser.L\u2019habitude d\u2019enneiger les ponts ne s\u2019ar rêtera que lorsque l\u2019automobile, ce cheval de fer, finit par dominer tout le réseau routier.Les ponts de bois québécois rappellent en partie les structures du Moyen Âge.Mais des ponts couverts sont en fait millénaires.En Chine, des ponts couver ts faits de bois et de pierres sont déjà en usage il y a plus de deux millénaires.Apparition et disparition Selon les données historiques réunies par le ministère des Transports du Québec à l\u2019initiative des spécialistes que sont Gérald Arbour, Fernand Caron et Jean Lefrançois, la trace la plus ancienne d\u2019un pont couvert au Québec remonte au tout début du XIXe siècle.Un document d\u2019époque évoque la construction en 1812 d\u2019une structure identique à la précédente.On peut en déduire que ce type de construction apparaît à tout le moins à la charnière du XVIIIe et du XIXe siècle, sous le régime anglais.Il en existe plusieurs types, selon la charpente utilisée.Avant même que les réseaux routiers n\u2019apparaissent, des ponts couver ts sont par fois construits afin de faciliter les échanges entre deux rives et ainsi les efforts de colonisation.Ce sont des ouvrages associés de près aux ef for ts de peuplement.Le bois est plus facile à manœuvrer que la pierre par des équipes de simples volontaires.La plupar t des ponts couverts québécois sont construits en pin, en mélèze ou en épinette.L\u2019été, ces ponts sont particulièrement vulnérables aux incendies.Fumer y est interdit et les fumeurs de pipe seront longtemps maudits.À la belle saison, on place aux extrémités des ponts des barils où s\u2019accumule l\u2019eau de pluie.En cas d\u2019incendie, un seau et de la chance suffiront, espère-t-on, à vaincre le pire.Plusieurs ponts ont disparu dans les flammes ou sombré dans les eaux glacées de l\u2019indifférence.Sensibles Christophe-Hubert Joncas a étudié les ponts couverts de la Côte-Nord.En entrevue, ce consultant en aménagement et patrimoine observe que « plusieurs ponts couverts ont été érigés à l\u2019initiative du ministère de la Colonisation afin d\u2019ouvrir la voie à de nouveaux territoires.D\u2019autres ponts ont été construits dans le cadre de travaux pour contrer le chômage, permettre l\u2019accès aux grands chantiers hydroélectriques ou aux territoires forestiers, ou encore suivre les grandes tendances de l\u2019urbanisation».À son sens, ces ouvrages ont une grande «importance dans le paysage » québécois.La politique qui les protège reste fragile, plaide-t-il.Il existe un risque à son sens de ne juger de leur importance qu\u2019«en regard de leur structure».La beauté de ces ponts, note-t-il, «tient beaucoup au fait qu\u2019ils sont souvent complètement perdus sur le territoire et qu\u2019il faut pratiquement un GPS pour arriver à les repérer.Ce sont vraiment des objets sensibles.Et il faut tout faire pour les préserver».Le Devoir L E D E V O I R , L E L U N D I 1 8 J U I L L E T 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 5 Un pilote perd la vie lors d\u2019un spectacle aérien en Alberta Cold Lake \u2014 Un avion s\u2019est écrasé au cours d\u2019un spectacle aérien à Cold Lake, en Alberta.Le pilote, Bruce Evans, a perdu la vie.L\u2019engin, un T-28 Trojan, a chuté lors d\u2019une performance peu après 14 h (16 h, heure locale), dimanche, a indiqué le capitaine Matthew Strong, un agent en affaires publiques à la base des Forces canadiennes Cold Lake.Le Trojan est un avion à hélices qui était utilisé dans les années 1950 et 1960 pour entraîner les pilotes.L\u2019engin a fait une boucle, s\u2019est retourné, puis a piqué directement vers le sol, a raconté Cathy Heron, une spectatrice qui assistait à la représentation.Il n\u2019y a eu aucune flamme au moment de l\u2019écrasement, seulement de la poussière, a-t-elle ajouté.La Presse canadienne Terre-Neuve: un site ajouté au Patrimoine mondial de l\u2019UNESCO La réserve écologique de la pointe Mistaken, à l\u2019extrémité sud-est de l\u2019île de Terre- Neuve, a été ajoutée à la liste du Patrimoine mondial de l\u2019UNESCO.L\u2019endroit, bien connu des paléontologues, détient quelques-uns des secrets des origines de la vie complexe.On y a retrouvé des traces de vie multicellulaires, des fossiles datant de 565 millions d\u2019années.Le Comité du patrimoine mondial a rendu sa décision lors de sa 40e session, qui s\u2019est déroulée à Istanbul, en Turquie, dimanche.Le Canada compte dorénavant 18 sites inscrits à la liste de l\u2019UNESCO.Quatre d\u2019entre eux sont à Terre-Neuve-et-La- brador.Les autres lieux sont l\u2019Anse aux Meadows, le parc national du Gros-Morne et la Station baleinière basque de Red Bay, au Labrador.Deux sites du Québec sont aussi sur la liste du patrimoine mondial de l\u2019UNESCO : l\u2019arrondissement historique de Québec et le parc national de Miguasha, en Gaspésie.La Presse canadienne Iran : les prisons refusent des soins, selon Amnistie Alors que le sort d\u2019une profes- seure d\u2019université montréa- laise détenue en Iran, Homa Hoodfar, suscite de plus en plus l\u2019inquiétude de la communauté internationale, un rapport d\u2019Amnistie internationale allègue que les autorités iraniennes mettent régulièrement à risque la vie des prisonniers d\u2019opinion en leur refusant des soins médicaux.Le rapport affirme que les autorités pénitentiaires iraniennes refusent des soins et des médicaments spécialisés, rejettent des libérations pour raisons médicales, interrompent volontairement des traitements médicaux et exercent des représailles contre les prisonniers qui se lancent dans des grèves de la faim.Puisque l\u2019organisation de défense des droits de la personne n\u2019est pas autorisée à mener ses enquêtes en Iran, son rapport s\u2019appuie sur des entrevues avec des avocats, d\u2019anciens prisonniers et d\u2019autres sources « bien informées ».La Presse canadienne Leadership du PC : un premier candidat de l\u2019Ouest Ottawa \u2014 Un cinquième candidat est entré dans la course au leadership du Parti conservateur du Canada.Le député Deepak Obhrai a décidé de se lancer dans la course à la succession de Stephen Harper.Il est le premier candidat provenant de l\u2019ouest du pays.Âgé de 66 ans et originaire de la Tanzanie, M.Obhrai représente la circonscription de Cal- gary-Est.Les quatre autres candidats en lice sont le Québécois Maxime Bernier et les Ontariens Kellie Leitch, Michael Chong et Tony Clement.La Presse canadienne PASCAL CONNER Le Québec a compté environ 1000 ponts couverts au fil de son histoire.Parmi eux, il y a le pont Louis-Gravel de Sacré-Cœur (en haut à gauche), le pont Émile-Lapointe de Pointe-aux-Outardes (en haut à droite), le pont des Draveurs de Rimouski (en bas à gauche) et le pont Rouge de Sainte-Jeanne-d\u2019Arc (en bas à droite).Imagine-t-on Montréal sans le pont Jacques-Cartier ou encore la ville de Québec sans son vieux pont de fer centenaire ?Les ponts, qu\u2019ils soient de bois ou de béton, font partie de l\u2019image des villes comme des villages.Aux anciennes routes liquides, ils ont ajouté une humanité dont il convient de rappeler l\u2019histoire.NOS PONTS AVEC LE PASSÉ (2/6) Se couvrir, un art québécois FILIPPO MONTEFORTE AGENCE FRANCE-PRESSE Le Ponte Vecchio («pont vieux») de Florence est peut-être le plus célèbre des ponts habités.C\u2019est un principe de protection du bois qui est à l\u2019origine des toits des ponts québécois La montée de Trump aux États-Unis et le «oui » au Brexit au Royaume-Uni prouveraient que nous sommes bel et bien entrés, avec les médias sociaux, dans une ère «post-factuelle ».Dans les débats publics de nos démocraties, le consensus sur les faits ne serait plus vraiment important pour les acteurs politiques de même que pour les électeurs.La thèse a de quoi inquiéter.Doit-on en faire une vérité ?lusieurs signes semblent indiquer que nos sociétés sont entrées dans l\u2019ère « post-vé- rité » ou « post-factuelle ».Il est stupéfiant d\u2019entendre par exemple le candidat républicain à la présidentielle, Donald Trump, marteler que le taux de chômage aux États-Unis est de 42 %.Les exper ts disent qu\u2019 i l se trompe ?« Ne les croyez pas », tonna-t-il.Les tenants du Brexit auraient délibérément opté pour une argumentation fondée sur le même type de mépris des faits, soutient Katharine Viner, rédactrice en chef du Guardian.Dans un riche essai publié mardi, elle mentionne qu\u2019un des principaux bâilleurs de fonds du parti Ukip, Arron Banks, a déclaré qu\u2019au début de la campagne référendaire, les leaders du Leave (pro-Brexit) ont conclu que les « faits, ça ne fonctionne pas».La campagne du «Remain» (anti-Brexit) mettait en relief «que des faits, des faits, des faits.Ça ne fonctionne pas, c\u2019est tout ! C\u2019est par les émotions que vous devez toucher les gens.De là vient le succès de Trump».Dif?cile toutefois de départager, dans ces événements, la part de nouveauté et ce qui relève de traits humains éternels.L\u2019envie de dire « rien de nouveau sous le soleil » est forte.La sophistique n\u2019a pas été inventée par des contemporains.Elle fut exposée et sophistiquée par de célèbres Grecs\u2026 Les procédés de rhétorique, que l\u2019éducation classique enseignait \u2014 en partie pour mieux apprendre aux futurs citoyens à s\u2019en mé?er \u2014, n\u2019ont pas été inventés par Trump ou Farage.Notons aussi que les argumentaires mensongers peuvent être le fait de tous les camps, droite comme gauche.Si l\u2019on n\u2019y prend garde, le « post-factuel » pourrait rapidement devenir un argument rhétorique passe-partout pour dé- moniser l\u2019adversaire.(Exemple : Pierre-Marc Johnson a comparé la semaine dernière les opposants au libre-échange aux climatosceptiques et à ceux qui niaient pendant des années les risques de la cigarette.) Il y a cependant un peu de nouveau sous le soleil.Cette réalité découlerait, selon Katharine Viner, des médias sociaux.Ceux-ci carburent aux hameçons à clics faciles.(Paradoxe : au bas d\u2019un article du Monde exposant la thèse de Viner, on trouvait au moins huit de ces liens « sponsorisés » ! « Il creuse un trou dans son arrière-cour, ce qu\u2019il découvre ensuite est inimaginable ! ») Avant les médias sociaux, avant Internet, il y avait bien des publications imprimées qui faisaient fonds sur des titres accrocheurs.Aujourd\u2019hui, le phénomène est décuplé et les médias traditionnels \u2014 dont la tradition est de véri?er les faits \u2014 ont peine à les concurrencer.Jadis, la course aux «cotes d\u2019écoute» se faisait entre les médias; aujourd\u2019hui, chaque titre (d\u2019article, de vidéo) se bat pour obtenir le meilleur «audimat», peu importe la véracité de l\u2019histoire exposée.Vidéos falsi?ées et canulars, présentés comme des informations, cartonnent sur YouTube et se trouvent parfois relayés par de grands médias.À l\u2019ère des médias sociaux, tout militant a tendance à s\u2019enfermer dans une niche qui lui renverra toujours des « faits» confortant sa vision du monde.En plus, notre époque est marquée par une montée du relativisme propre au « baratin » (cette « bullshit » décryptée par le philosophe Harry Frankfurt).Le menteur sait qu\u2019il trahit une vérité puisqu\u2019il estime qu\u2019elle existe ou qu\u2019on peut tendre vers elle.Le «baratineur» ne croit pas à la vérité et n\u2019a donc aucun scrupule à utiliser n\u2019importe quel argument pour faire avancer ses intérêts.L\u2019ère des médias de masse \u2014 engendrée d\u2019abord par l\u2019invention de l\u2019imprimerie \u2014 avait bien des défauts, mais créait de l\u2019unité.Les médias Internet ont accru la rapidité, l\u2019interactivité, donné rapidement accès à des documents et à une foule de bases de données, etc.Mais cette « ère de l\u2019information » tant vantée depuis l\u2019irruption de l\u2019Internet public en 1995 demeure humaine, donc imparfaite.Entre autres, elle fragmente.Comme nous nous le demandions il y a six ans déjà, le déclin des médias de masse conduirait-il à une ?n des nations (Le Devoir, 27 juin 2009) et à l\u2019épuisement de ces conversations si essentielles à la démocratie ?Poser ces questions, c\u2019est, en dé?nitive, rappeler la nécessité d\u2019un débat sur l\u2019aide publique à ces médias attachés au travail rigoureux sur les faits.L E D E V O I R , L E L U N D I 1 8 J U I L L E T 2 0 1 6 A 6 EDITORIAL L E T T R E S Terrorisme et médias : des questions sans réponse Même s\u2019il y a par fois de louables ef- for ts analytiques, beaucoup de « pourquoi » ne cessent de nous hanter, lorsque nous, humains, prenons conscience de cette pléthore d\u2019attentats qui tuent et mutilent des êtres humains, un peu partout sur cette planète.Des attentats, il y en a tellement que, très souvent, il y en a dont on ne nous parle même pas.Pourquoi ces attentats ?Pourquoi cer tains pays sont-ils davantage ciblés ?Pourquoi les médias électroniques (je pense, notamment, à LCN et RDI) présentent-ils une pléthore d\u2019émissions spéciales lorsque ces attentats sont perpétrés dans des pays du monde dit occidental ?Pourquoi y a-t-il une moindre couverture lorsque ces attentats sont perpétrés au Maghreb, au Moyen-Orient ou en Afrique ?Bamako, Beyrouth et Kaboul sont-elles des villes de seconde classe, si on les compare à Paris ?Lorsque les attentats touchent des pays du monde dit occidental, pourquoi les chaînes d\u2019information consacrent-elles tellement d\u2019heures de couverture, tout en faisant semblant de tout nous dire ?Lors des attentats récents, à Nice, L I B R E O P I N I O N R O B E R T L A M O N T A G N E Astrophysicien à l\u2019Université de Montréal et directeur du télescope de l\u2019Observatoire du Mont-Mégantic J\u2019 exerce le métier d\u2019astronome et d\u2019astrophy- sicien depuis plus de 30 ans (oui, je commence à être vieux\u2026 !).Outre mes activités de recherche, j\u2019ai consacré une partie importante de mon temps à la diffusion de ma science auprès du public \u2014 ce que l\u2019on appelle, au sens noble du terme, la vulgarisation scientifique.C\u2019est à l\u2019occasion d\u2019une de mes premières incursions dans le monde des médias que Réal D\u2019Amours, journaliste scientifique à Radio-Ca- nada de 1971 à 2003, m\u2019a expliqué une règle non écrite de la couver ture médiatique des sciences.Grosso modo : La moitié des nouvelles à caractère scientifique traitées par les médias touche à la recherche en santé et en médecine ; Un quart concerne l\u2019astronomie et/ou l\u2019exploration spatiale ; Toutes les autres disciplines se partagent le dernier quart ! Même si plus de 25 années se sont écoulées depuis cette « révélation» de Réal D\u2019Amours, je ne crois pas que les choses aient beaucoup changé.Encore aujourd\u2019hui, je demeure étonné de l\u2019espace dispropor tionné qu\u2019occupe ma science dans les médias.Après tout, l\u2019astronomie (ou l\u2019astrophysique) est une science fondamentale qui, contrairement à la recherche médicale, ne change strictement rien dans le quotidien des gens.De plus, le nombre de chercheurs dans le domaine est petit comparativement à l\u2019ensemble de la communauté scientifique ; à l\u2019échelle du Canada, on compte quelques centaines d\u2019astronomes/as- trophysiciens par rapport à quelques dizaines de milliers de chercheurs dans toutes les disciplines.Ma première explication a toujours été que l\u2019astronomie dispose d\u2019une « arme de diffusion massive » sous la forme d\u2019images dont la beauté est souvent à couper le souf fle.Je suis convaincu que les photographies de planètes, de nébuleuses ou de galaxies, captées par les sondes spatiales et les télescopes, contribuent à rendre l\u2019astronomie médiatiquement attrayante.Une autre par tie de l\u2019explication tient dans le fait que le cosmos est un monde d\u2019extrêmes fascinants.Qu\u2019il s\u2019agisse des distances, des vitesses, des masses, des températures, des échelles de temps, tout est hors norme.L\u2019astronomie suscite une réflexion philosophique sur notre place dans l\u2019univers.La communication, l\u2019ingrédient essentiel Outre ces « qualités » propres à l\u2019astronomie qui favorisent son succès médiatique, il faut aussi et surtout que la manière de communiquer l\u2019information soit adaptée à son public.Le rôle du journaliste, à plus forte raison celui du journaliste scientifique, est crucial dans cette interaction, car, il faut bien l\u2019avouer, les bons chercheurs ne sont pas nécessairement de bons communicateurs ! À la base, un journaliste rapporte des nouvelles et raconte des histoires.Il les met en perspective, leur donne de la profondeur.De ce point de vue, les nouvelles scientifiques ne sont pas différentes des autres.Cependant, rapporter et raconter une nouvelle scientifique exige des compétences particulières et les obstacles sur la route d\u2019une bonne histoire sont nombreux.Le premier auquel je pense est celui de la langue et, ici, je ne fais pas référence au fait que les mathématiques soient souvent le langage au cœur de la recherche scientifique.Non, il s\u2019agit plutôt de la manière qu\u2019ont les chercheurs d\u2019une discipline donnée de s\u2019exprimer entre eux.Leur discours est truf fé de mots et d\u2019expressions auxquels ils attribuent un sens souvent très différent du sens commun.Combien de mes collègues font partie du «club des mal cités» alors qu\u2019en fait ils font partie du «club des mal compris»! L\u2019arbre autant que la forêt L\u2019autre difficulté à laquelle font face les journalistes est de replacer la nouvelle dans un contexte plus large.Règle générale, les chercheurs s\u2019intéressent surtout à des aspects très pointus d\u2019un problème.Un bon journaliste doit contextualiser le discours des chercheurs dans une perspective à la fois scientifique et historique.En fait, le travail du journaliste est de voir la forêt tout autant que l\u2019arbre ! Il y a 40 ans, dans la foulée des missions Apollo sur la Lune, les journalistes affectés aux nouvelles scientifiques se sont naturellement intéressés à l\u2019astronomie et à l\u2019astrophysique, possiblement au détriment des autres sciences.La situation aujourd\u2019hui est bien différente.À l\u2019échelle mondiale, il y a plus de chercheurs que jamais.Le rythme des découvertes augmente rapidement, tout comme leur potentiel.Mais curieusement, malgré cet impact grandissant, la fenêtre médiatique demeure aussi étroite.Cet état de choses me désole, car, il faut le souligner, c\u2019est le public qui finance le gros de la recherche scientifique par le biais des taxes et des impôts.Les chercheurs sont redevables aux citoyens et ces derniers méritent d\u2019avoir accès aux résultats de la recherche grâce à une information de qualité.Je suis convaincu qu\u2019en ce début de troisième millénaire le rôle des journalistes, à plus forte raison celui des journalistes scientifiques, est plus que jamais déterminant pour informer correctement le public.Ce texte s\u2019inscrit dans une série rédigée tout au long de 2016 par des universitaires sur le journalisme scientifique, et publiée par l\u2019Agence Science-Presse.Les sciences passent trop souvent sous le radar médiatique FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET LCN et RDI n\u2019ont parlé que de cela pendant des heures et des heures, alors que, très souvent, personne ne disposait vraiment des informations pertinentes.Pourquoi ce babillage un peu sot ?Pourquoi chasser et éliminer toutes les autres nouvelles ?On spécule profusément sur un éventuel effet de contagion lorsque des attentats sont perpétrés.Se peut-il qu\u2019une couverture médiatique permanente, vide et lassante soit l\u2019un des facteurs qui alimentent et nourrissent cette éventuelle contagion ?Il y a tellement de « pourquoi ».Un de mes gros « pourquoi » concerne l\u2019attitude irresponsable de beaucoup de médias.Pourquoi ?Jean-Serge Baribeau Montréal, le 16 juillet 2016 Pourquoi avoir peur de l\u2019aide médicale à mourir ?I l me semble que ceux qui sont contre l \u2019a ide médicale à mourir devraient se rassurer un peu.Non, cette nouvelle loi ne les obligera pas à mourir de quelque façon que ce soit ; non, cette nouvelle loi ne les empêchera pas de souf frir avant de mourir comme ils le souhaitent ; non, cette nouvelle loi ne les obligera pas à accepter des médicaments s\u2019ils ne veulent pas en prendre ; non, cette nouvelle loi n\u2019est pas faite pour eux.Cette nouvelle loi est faite pour ceux qui n\u2019en peuvent plus de souffrir inutilement ; elle est faite pour ceux qui ne croient pas à l\u2019existence de Dieu ou qui n\u2019en ont pas peur ; elle est faite pour ceux qui n\u2019accordent pas à leur propre existence une impor tance outrancière ; elle est faite pour ceux qui connaissent le prix de leur vie et ne sont pas prêts à le payer ni à le faire payer par d\u2019autres : elle est faite pour ceux qui savent qu\u2019ils ne sont finalement qu\u2019un amas de matières organiques en plus ou moins grand état de décomposition ; elle est faite pour permettre à quelques-uns d\u2019entre eux \u2014 pas tous, malheureusement \u2014 d\u2019obtenir qu\u2019on mette fin à leur triste existence.Cette loi est sur tout faite pour ceux qui sont à l\u2019écoute de ces malheureux de telle sorte qu\u2019ils puissent poser des gestes qui conviennent sans s\u2019attirer les foudres de la justice et de tous ceux qui pensent que Dieu n\u2019est pas compassion ou, pire, qu\u2019Il n\u2019est pas assez grand pour se rendre justice lui-même, si besoin est.Claude Guay Sherbrooke, le 15 juillet 2016 L\u2019ARGUMENTATION EN DÉMOCRATIE Ère post-factuelle ?P ANTOINE ROBITAILLE Un bon journaliste doit contextualiser le discours des chercheurs dans une perspective à la fois scientifique et historique L E D E V O I R , L E L U N D I 1 8 J U I L L E T 2 0 1 6 A 7 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel David(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Julie Carpentier (pupitre); information culturelle : Catherine Lalonde (reporter culturel), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline Montpetit(reporters), Benoît Munger et Philippe Papineau(pupitre); information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre); information internationale : Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre); section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); Loïc Hamon (cahiers spéciaux); équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITÉ Cynthia Floccari (adjointe), Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Caroline Filion, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Osvaldo Casas (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Sébastien Beaupré, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Ginette Rouleau et Isabelle Sanchez.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici et Véronique Pagé.P I E R R E M A R C O T T E Président de la Fondation des artistes e 1er décembre, notre fondateur René Caron célébrait ses 90 ans.Et voilà qu\u2019il a effectué sa sortie.Pendant toute sa vie, René est resté fidèle à son rêve de jeunesse.Il a vécu en artiste.Il s\u2019est rapidement détaché du peloton des petits nouveaux.Doté d\u2019un timbre de voix exceptionnellement chaleureux, il a vite trouvé un micro à la radio.Chanteur lyrique talentueux, il a aussi pu monter sur scène régulièrement.Puis, la télévision est entrée dans nos maisons.René franchissait avec elle une nouvelle étape.Les plus âgés se souviendront du merveilleux Des Groseilliers qu\u2019il incarnait si bien aux côtés du Radisson de Jacques Godin.Ils ont fait rêver d\u2019exploits et d\u2019aventures toute une génération qui ne les a pas oubliés.Inoubliable Todore Mais ce n\u2019était qu\u2019une autre facette du talent de René.Il atteindra plus tard un nouveau sommet avec le Todore Bou- chonneau des Belles histoires des pays d\u2019en haut.La bonhomie et la truculence du personnage se nourrissaient aux mêmes sources que l\u2019appétit de vivre qui animait René.Le public l\u2019a bien vu et s\u2019est identifié à cet homme dont la générosité embellissait tous les actes.Vedette, René Caron ne s\u2019est jamais pris au sérieux.Non, c\u2019est la vie qu\u2019il a prise au sérieux.En entrant dans la cinquantaine, René s\u2019est débarrassé de toutes les entraves qui s\u2019acharnaient à lui mettre des bâtons dans les roues .Tout en continuant à exercer ce mer veilleux métier qu\u2019il avait choisi, il s\u2019est tourné vers les autres.Membre d\u2019associations philanthropiques, il a sillonné le Québec de Val-d\u2019Or à Coaticook.Partout, il incitait à la générosité, il appuyait des campagnes de financement\u2026 Bref, il faisait du bien.Engagé dans la Fondation C\u2019est donc tout naturellement qu\u2019il a plongé dans la création de la Fondation des artistes.D\u2019abord, bien modestement, il contactait une grande chaîne d\u2019alimentation pour lui demander des paniers de Noël.René connaissait tout le monde et chacun se sentait honoré de pouvoir l\u2019aider à venir en aide .Au temps des fêtes, en compagnie de Reine France, de Renée Girard, de Roger Sylvain et d\u2019une belle équipe d\u2019artistes aujourd\u2019hui décédés, il rendait visite aux camarades âgés.Depuis, la Fondation ne cesse de se développer.C\u2019est pourquoi, au temps des fêtes, toute une équipe d\u2019artistes bénévoles rend visite à des aînés.Ils apportent des cadeaux et ils prennent le temps d\u2019écouter se raconter ces êtres exceptionnels qui les ont précédés.Et cette année, juste avant Noël, j\u2019ai eu le bonheur de rendre la pareille à René.J\u2019ai passé un moment inoubliable chez lui.Pour ma part, je suis conscient que si j\u2019ai pu mener une si belle vie d\u2019artiste, c\u2019est parce que des gens comme toi m\u2019ont ouvert la voie, René.Au nom de tous les artistes que tu as aidés, merci.Salut, l\u2019artiste ! RENÉ CARON 1925-2016 Une vie d\u2019artiste PAUL VATHIS ASSOCIATED PRESS La petite reine des Jeux de Montréal, la Roumaine Nadia Comaneci M A R C T R E M B L A Y Montréal avais 16 ans au mois de juillet 1976 .Les Jeux olympiques, c\u2019était pour moi, pour la jeunesse du monde entier, comme on se plaisait à le proclamer sur toutes les tribunes.Ils allaient faire parler de Montréal par tout sur la planète, montrer notre savoir-faire et laisser un héritage incomparable.Les Jeux olympiques rappellent au contraire de mauvais souvenirs.La « magie des jeux » a été dès le départ brisée par ce qu\u2019on appelle encore aujourd\u2019hui la saga des Jeux de Montréal avec son cortège de scandales.Sa nomenclature a déjà fait l\u2019objet de quantité d\u2019œuvres, mais mentionnons les principaux: fraudes systématiques de nombreux entrepreneurs et fournisseurs, détournements de fonds et favoritisme du COJO, abus et chantages syndicaux comptent parmi les mieux documentés.Ajoutons une forte dose d\u2019incurie politique et de mégalomanie, mot qui s\u2019est d\u2019ailleurs ajouté à mon vocabulaire d\u2019adolescent en même temps que se multipliaient les promesses oiseuses de Jean Drapeau, dont celle d\u2019un stade et de Jeux autofinancés\u2026 Pour la postérité, mentionnons que nous avons collectivement mis plus de trente ans à payer ce stade qui attend maintenant qu\u2019on lui trouve une vocation en plus des centaines de millions nécessaires à sa réfection.Bilan sportif peu reluisant Le bilan sportif n\u2019est guère plus reluisant.Les Jeux de Montréal marquent un tournant dans l\u2019histoire en matière de dopage alors que le monde entier a pour la première fois découvert des contingents entiers d\u2019athlètes usant de stéroïdes telles ces fameuses nageuses est-allemandes dont l\u2019adolescent maigrelet que j\u2019étais rêvait d\u2019avoir la carrure.C\u2019est tout dire\u2026 Quant à la petite reine des Jeux de Montréal, la Roumaine Nadia Coma- neci, j\u2019ai toujours des haut-le-cœur en la voyant s\u2019exécuter sur la poutre ou à la barre fixe sur des images d\u2019archives censées nous rappeler ses éblouissantes per formances.Ces p e r f o r m a n c e s , comme elle l\u2019a si bien rappelé par la suite, étaient en réalité le produit d\u2019un régime étatique qui avait broyé son enfance.Par ailleurs, a-t-on besoin de rappeler que le Canada a eu l\u2019insigne honneur de devenir le premier pays hôte des Jeux à être incapable de gagner la moindre médaille d\u2019or ?Comme héritage sportif, on a déjà vu mieux\u2026 Comme de jeunes mariés L\u2019ado que j\u2019étais au milieu des années 1970 se rappelle aussi que l\u2019époque était marquée par une certaine légèreté et une confiance en l\u2019avenir qui a semblé s\u2019évanouir au fur et à mesure qu\u2019on faisait le bilan des Jeux.Passés si près de la catastrophe (on croyait quelques mois avant les Jeux être incapable de les tenir tant les retards de construction semblaient catastrophiques), comptant les zéros qui s\u2019allongeaient sur la facture, nous ressemblions collectivement à ces jeunes mariés qui finissent leur nuit de noces en dégueulant dans les toilettes.Montréal semble encore au- jourd\u2019hui assommé par la saga des Jeux.Quand je vois ces infrastructures en lambeaux, ces chantiers qui n\u2019en finissent plus, ces trous dans nos rues, ces entrepreneurs véreux, ces syndicats omnipuissants qui encore aujourd\u2019hui dictent les règles, ces politiciens roublards, je vois des relents de 1976 .Comme si tout avait commencé là.Comme si les Jeux olympiques nous avaient à jamais enlevé la foi en nous- mêmes, le goût d\u2019entreprendre et l\u2019envie d\u2019exceller.Notre incurie, notre laxisme, notre impuissance collective, est-ce bien ça le legs des Jeux de Montréal ?J\u2019en ai bien peur\u2026 40 ANS APRÈS LES OLYMPIQUES L\u2019héritage empoisonné Montréal semble encore assommé par la saga des Jeux ANDRÉ LE COZ RADIO-CANADA René Caron atteindra un nouveau sommet avec le Todore Bouchonneau des Belles histoires des pays d\u2019en haut.Sur la photo en conversation avec sa femme Georgiana Bouchonneau, jouée par Réjane Desrameaux.M E H R D A D I S H A N A I N près avoir lu l\u2019article « Francisation : Québec dit avoir été trop passif » (Le Devoir, 12 juillet 2016), je voudrais vous donner mon témoignage en tant qu\u2019immigrant d\u2019origine iranienne qualifié, francisé et à la recherche d\u2019un emploi.J\u2019ai répondu à une of fre d\u2019emploi pour un poste d\u2019ingénieur chimiste qui était af fichée sur le site d\u2019une grande entreprise dont le propriétaire est très connu au Québec.On m\u2019a dirigé vers une entreprise partenaire qui a déclaré être une firme privée d\u2019experts en recrutement de personnel et de solutions en ressources humaines.Je répondais aux exigences du poste, car cette société recherchait des personnes ayant au minimum cinq ans expérience, et j\u2019avais plus de six ans d\u2019expérience dans le domaine.Par ailleurs, mon niveau d\u2019études était plus élevé que celui qui était demandé.Néanmoins, je me suis dit que ce n\u2019était pas important puisque j\u2019étais immigrant, et que je commencerais à partir de la première étape.Après un premier échange téléphonique, une responsable du recrutement a organisé sur-le- champ une entrevue téléphonique.À la fin de notre entrevue, elle s\u2019est dite intéressée à ce que nous tenions une autre entrevue sur Skype, à une date très rapprochée.Nous avons donc eu une longue conversation sur Skype, d\u2019environ une heure et demie.Quelques minutes après cette entrevue, elle m\u2019a demandé une copie de ma carte de résident permanent, que je lui ai envoyée immédiatement.Elle m\u2019a ensuite demandé trois lettres de recommandation de Québécois, chose dif ficile à trouver lorsqu\u2019on est immigrant et qu\u2019on ne connaît pas grand monde ; toutefois, deux de mes professeurs de francisation et mon superviseur de la Croix- Rouge de Québec (où j\u2019avais travaillé quelques mois en tant que bénévole) m\u2019en ont donné.Ensuite, elle a communiqué avec les trois dernières entreprises iraniennes pour lesquelles j\u2019avais travaillé, dont les responsables ont annoncé qu\u2019ils avaient été tout à fait satisfaits de mes services.Dois-je souligner, à ce stade, que la recruteuse semblait désireuse de m\u2019embaucher?Connaissance de la langue Par la suite, on m\u2019a invité à me rendre à Granby pour une troisième entrevue.Je me suis dit que ce serait la dernière étape, pour vérification des références et négociation de l\u2019offre d\u2019emploi.Lors de cette entrevue, j\u2019ai passé un examen pour mesurer ma capacité à travailler en équipe, un examen de mathématiques et un test de QI, que j \u2019ai réussis facilement.Je me sentais proche du but.Or, à la toute fin de ce processus, on m\u2019a imposé un examen sur les synonymes dans la langue française.Oui, vous avez bien lu, sur les synonymes dans la langue française ! Quelques jours plus tard, j\u2019ai reçu un courriel m\u2019indiquant que je n\u2019avais pas été retenu à cause de ma connaissance insuffisante de la langue française.Honnêtement, après cet événement, je suis découragé de continuer à apprendre le français, et d\u2019ailleurs, c\u2019est le cas de tous mes amis immigrants.Pensez-vous que les immigrants, avec de telles attitudes, peuvent être heureux de contribuer au français au Québec ?Ou bien vont-ils se tourner vers l\u2019anglais?J\u2019ai voulu relater ici mon histoire personnelle pour souligner que le problème pour nous, au Québec, ce n\u2019est pas le joual, l\u2019accent ou la façon de parler dif féremment le français.Le grand problème, c\u2019est que la société québécoise n\u2019a pas encore réussi à donner aux immigrants la chance de contribuer à la protection du français.Mon but n\u2019est pas de revendiquer l\u2019emploi que je n\u2019ai pas eu ; je voudrais seulement dire que si les Québécois ne donnent pas la chance aux immigrants qui ont, bien sûr, un peu difficulté avec le français, cela n\u2019aidera ni la francisation des immigrants ni le français en tant que langue officielle du Québec, et les immigrants continueront de souffrir d\u2019isolement.Nous devrions essayer de protéger la langue française tous ensemble, et non dire que c\u2019est seulement l\u2019affaire du gouvernement.FRANCISATION Récit d\u2019une déception Le Québec donne-t-il aux immigrants la chance de contribuer à la protection du français ?Si les Québécois ne donnent pas la chance aux immigrants qui ont, bien sûr, un peu de dif ficulté avec le français, cela n\u2019aidera ni la francisation des immigrants ni le français en tant que langue officielle du Québec A L J\u2019 Notre incurie, notre laxisme, notre impuissance collective, est-ce bien ça le legs des Jeux de Montréal? reurs.Le maire Doug Cain a toutefois précisé : «Nous ne sommes pas prêts à affirmer qu\u2019il [le tireur] a agi seul.» Deux autres personnes «d\u2019intérêt» étaient détenues dans la ville voisine d\u2019Addis, dimanche soir.Les autorités ont demandé aux médias de cesser de relayer de l\u2019information non confirmée, précisant que le FBI et divers corps de police mèneront l\u2019enquête.Un suspect troublé La police s\u2019est abstenue, dimanche, de révéler l\u2019identité du suspect abattu, décrit simplement comme étant lourdement armé au moment des faits, vêtu de noir et portant un masque.Divers médias américains ont tout de même rapporté l\u2019identité du tireur, citant des sources proches de l\u2019enquête.Il s\u2019agirait de Gavin Eugene Long, un homme noir originaire de Kansas City, au Missouri qui devait célébrer son 29e anniversaire le jour même.Ex-marine, Long aurait rejoint les forces armées américaines en 2005 et aurait servi un an en Irak, selon les informations recueillies par le New York Times.Des policiers se sont rendus à son domicile de Kansas City, au Missouri, a rapporté pour sa part l\u2019Associated Press.En soirée, dimanche, des médias internationaux, dont The Guardian, ont révélé l\u2019identité numérique de Gavin Eugene Long, qui publie sur le Web sous le nom « Cosmo Setepenra ».Son vaste legs numérique était toujours en ligne dimanche soir, et se décline sur un site Web, des enregistrements audio et vidéo et une présence active sur les principaux réseaux sociaux.On peut y lire un mélange d\u2019appels à la révolte des Noirs américains et de confus conseils sur la spiritualité, la nutrition ou la séduction, le suspect se décrivant lui-même comme un «mâle alpha».Dans une vidéo datée du 10 juillet, «Cosmo» prétend être allé à Dallas peu après la fusillade qui a tué cinq policiers, et mentionne plusieurs fois vouloir «éduquer son peuple».Un climat tendu La fusillade s\u2019est produite dans un contexte de climat social tendu aux États-Unis dans les dernières semaines.La vidéo de la mort d\u2019Alton Sterling à Baton Rouge, alors qu\u2019il était maintenu au sol par deux policiers blancs, a soulevé l\u2019indignation de la communauté afro-américaine.Le lendemain, la dif fusion en direct de la mort de Philando Castile, au Minnesota, avait été vue par des millions de personnes.Les funérailles d\u2019Alton Sterling ont eu lieu vendredi à Baton Rouge, après une semaine ponctuée par des manifestations pacifiques et l\u2019arrestation de quatre personnes suspectées, justement, de complot afin d\u2019assassiner des policiers.Parmi les suspects, des adolescents de 12, 13 et 17 ans, arrêtés par la police entre mardi et vendredi, avaient en leur possession plusieurs armes volées.Selon le New York Times, la police a utilisé cet incident pour justifier la for te présence policière et les techniques musclées utilisées aux dernières manifestations de Baton Rouge, ce qui a provoqué une avalanche de critiques.Le sud, dangereux pour les policiers Selon le National Law Enforcement Of ficers Memorial Fund (NLEOMF), le nombre de policiers mor ts par balle en Louisiane cette année s\u2019élève maintenant à sept, un bilan qui pourrait s\u2019alourdir étant donné qu\u2019un policier était dans un état critique dimanche soir.L\u2019État du sud des États-Unis serait le deuxième plus meurtrier du pays pour les policiers, tout de suite après le Texas, où s\u2019est produite la fusillade ayant tué cinq policiers le 7 juillet.Cette journée était la plus meur trière pour un corps policier aux États-Unis depuis le 11 septembre 2001.Les récents décès portent à 31 le nombre de policiers tués par balle depuis le début de l\u2019année aux États-Unis.Selon le NLEOMF, le nombre de policiers abattus serait 72 % plus élevé qu\u2019à la même période l\u2019an dernier.Sur toute l\u2019année 2013, par exemple, seuls 33 policiers ont été abattus par balle.Avec Guillaume Levasseur Le Devoir L E D E V O I R , L E L U N D I 1 8 J U I L L E T 2 0 1 6 A 8 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S normes et des tests (Standards & Testing Agency) énoncée en mars.La gardienne des normes fournit des exemples très simples à suivre: «What a lovely day!» (Quelle belle journée!) et «How exciting!» (Comme c\u2019est excitant!) La balise exclusive a déclenché un tsunami de réactions critiques.Un exper t du think thank pédagogique Schools Week a jugé que le gouvernement britannique faisait régresser l\u2019écriture au XIXe siècle, et rien de moins ! Il n\u2019y a rien de semblable ici.Les petits Québécois de la fin des deuxième et troisième cycles du primaire ont passé en juin les examens ministériels d\u2019écriture.Le ministère de l\u2019Éducation n\u2019a pas sanctionné l\u2019usage du point d\u2019exclamation, peu importe le contexte de son utilisation.Pourtant, ici aussi, les jeunes font grand usage de ce point expressif pour écrire, comme au surligneur, à coup de clameur et d\u2019interjection.Like-moi !!! « Le point d\u2019exclamation vit une période faste au Québec, ou du moins dans la région montréa- laise», explique Geneviève Laberge, conseillère pédagogique de français au primaire de la Commission scolaire de Montréal.«On le voit dans les textes des jeunes.C\u2019est peut-être en lien avec l\u2019oral : ils s\u2019expriment et ils ont besoin de ce signe pour souligner des choses parfois en mettant trois points d\u2019exclamation de suite.» Mettez-en tous! Les recommandations officielles québécoises prennent même le contre-pied de la tendance outre-Atlantique, à une nuance essentielle près : au Québec, la maîtrise du point d\u2019exclamation ne figure même pas au programme de la formation primaire ! «Il n\u2019y a pas de sanction, ni de mot d\u2019ordre contre ce point, ni de la commission scolaire ni du ministère, poursuit Mme Laberge.Les documents ministériels plus normatifs incitent même les jeunes à utiliser le point d\u2019exclamation pour exprimer l\u2019émotion ou s\u2019exclamer.Toutefois, au primaire, on ne travaille pas ce type de phrase qui commence par quoi ou comment.Cet apprentissage se fait au secondaire.La structure de la phrase exclamative est plutôt complexe et depuis 2009, au primaire, on se concentre sur trois autres types: la déclarative, l\u2019interrogative et l\u2019impérative.» Mme Laberge travaille comme conseillère pédagogique depuis une quinzaine d\u2019années.Elle sait que l\u2019usage de ce point d\u2019expression demeure important; elle ne saurait dire s\u2019il augmente depuis quelque temps, ni si les nouveaux moyens de communication gonflent l\u2019habitude.Il vit peut-être un regain de popularité à cause des textos, mais rien ne prouve que d\u2019autres tics d\u2019écriture des nouveaux médias (dont les abréviations) affectent les textes scolaires.Les jeunes maîtrisent les deux codes et voilà tout! Des porte-parole du ministère de l\u2019Éducation britannique ont eux-mêmes expliqué que la consigne «anti» ne cherchait pas à contrer la prolifération du point d\u2019exclamation par les jeunes qui en abuseraient sur papier comme ils le font sur les réseaux sociaux.De même, le simple point marquant la fin d\u2019une phrase a tendance à disparaître des textos, mais pas des compositions scolaires.Un signe sentimental D\u2019ailleurs, pourquoi s\u2019en prendre à ce jeunot, qui plus est le plus sentimental et le plus émotif des signes de la langue écrite ?Le point d\u2019exclamation est un des plus récents du système de ponctuation.Il apparaît vers la fin du XIVe siècle, plus d\u2019un demi-millénaire après le point d\u2019interrogation, en Italie.Pouvait-il même naître ailleurs que là, à ce moment, au pays de toutes les innovations modernes?Le signe exclamatif s\u2019impose très rapidement dans l\u2019Europe de la Renaissance.Les humanistes le surnomment le point affectueux (afe- tuoso).En traversant en France, il va d\u2019abord devenir le point admiratif.«Le point d\u2019interrogation avait été inventé, dans un contexte de recul intellectuel, comme une aide à la lecture des textes du passé; l\u2019admiratif est né lors d\u2019une période d\u2019essor des idées, qui réclamait des signes neufs pour s\u2019exprimer, expliquent Olivier Houdart et Sylvie Prioul dans leur délicieux traité La ponctuation ou l\u2019art d\u2019accommoder les textes (Seuil).[\u2026] Qu\u2019il intervienne dans la narration, les passages dialogués ou les pièces de théâtre, le point d\u2019exclamation est dans tous les cas la marque visible de l\u2019oralité, et assume une bien grande responsabilité tant sont nombreuses les nuances qu\u2019il est censé exprimé.» Indeed ! En maths, le point d\u2019interrogation désigne la factorielle.Sur les panneaux signalétiques européens, le point d\u2019exclamation avertit d\u2019un danger imminent, un accotement non stabilisé, par exemple.En bande dessinée, cet indice placé au-dessus d\u2019un personnage marque sa surprise.Cer taines marques (Yahoo !) et cer taines villes (dont Saint-Louis-du-Ha ! Ha !, au Québec) l\u2019ont intégré officiellement dans leur nom.Il peut même se mélanger au point d\u2019interrogation pour signifier un étonnement encore plus grand.Mme Laberge confirme que cette utilisation saugrenue par les élèves québécois n\u2019est pas non plus sanctionnée par les correcteurs officiels ! ?! Le Devoir médecins qui ont traité la demande jugent que «la mort de la personne ou la perte de sa capacité à fournir un consentement éclairé est imminente».De plus, les demandes d\u2019aide médicale à mourir devront dorénavant être faites devant trois personnes plutôt qu\u2019une seule: en plus d\u2019un professionnel de la santé, deux témoins indépendants devront signer le formulaire.Ces derniers pourront faire partie du personnel de l\u2019établissement de santé, précise le sous-ministre.Ensuite, dans le cas où un tiers remplit la demande en raison d\u2019une incapacité physique à le faire chez le patient, cette personne « ne peut savoir ou croire qu\u2019elle est bénéficiaire de la succession testamentaire [\u2026] ou qu\u2019elle recevra autrement un avantage matériel, notamment pécuniaire, de la mort de celle-ci ».Finalement, le médecin qui administre l\u2019aide médicale à mourir et celui qui fournit le second avis devront être « indépendants » l\u2019un de l\u2019autre, écrit le sous-ministre.L\u2019un ne devra pas super viser l\u2019autre ou agir à titre de mentor, précise-t-il.Pour «satisfaire les opposants» L\u2019avocat spécialisé en droit des patients Jean- Pierre Ménard estime le délai réglementaire de dix jours «excessif » en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés, car il pourrait être considéré comme « traitement ou peine cruels et inusités », dont chacun doit être protégé (article 12).«Le délai ne protège pas les plus vulnérables, af- firme-t-il.Souvent, les patients diminuent leur consommation de médicaments après leur demande pour être certains d\u2019être lucides afin de ne pas faire annuler la procédure.Ils vivent une grande souffrance, c\u2019est excessif de la prolonger dix jours.» Il y a bien une possibilité d\u2019exception pour raccourcir le délai, mais la souffrance des patients n\u2019est pas nommée comme raison valide par le sous-ministre Michel Fontaine.Selon Me Ménard, ce délai de dix jours s\u2019est retrouvé dans la loi fédérale pour « satisfaire les opposants ».Il a remarqué que les patients souhaitent le plus souvent recevoir l\u2019aide médicale à mourir rapidement après en avoir fait la demande.Une deuxième source a confirmé au Devoir que l\u2019administration survient généralement assez rapidement, en l\u2019espace de quelques jours, à la demande des patients.L\u2019attitude de la Commission des soins de fin de vie \u2014 chargée de sur veiller l\u2019application de la loi \u2014 par rapport à cette directive sera déterminante.Demandera-t-elle des précisions aux médecins qui exemptent leurs patients du délai de dix jours ?Plusieurs médecins qui administrent l\u2019aide médicale à mourir ont reçu des demandes de précision sur l\u2019aptitude à consentir des patients.« Il faudra voir si la commission aura une attitude flexible ou rigide à l\u2019égard des dix jours », dit Me Ménard.Mort prévisible Jusqu\u2019ici, le gouvernement avait laissé entendre que la loi fédérale ne l\u2019obligeait pas à agir.Encore mardi dernier, en marge d\u2019une conférence de presse, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, affirmait attendre la conclusion d\u2019un recours contre la loi fédérale pour procéder à des aménagements de la loi québécoise.Le recours intenté en Co- lombie-Britannique, qui reproche à la loi fédérale d\u2019être moins permissive que le jugement Carter qui en est à l\u2019origine, « pourrait rendre la loi fédérale inconstitutionnelle, a expliqué M.Barrette.Nous avons donc choisi d\u2019attendre ».Les nouvelles directives ont finalement été envoyées mercredi.Reste que Québec passe outre la question la plus litigieuse à survenir depuis l\u2019adoption de la loi fédérale : qui est admissible à l\u2019aide médicale à mourir?«Le patient québécois se trouve face à trois normes, constate Jean-Pierre Ménard.La loi québécoise, avec la notion de fin de vie, le jugement Carter de la Cour suprême, qui parle de maladie grave et irrémédiable, et la loi fédérale, qui est plus large que la loi québécoise, mais moins que Carter avec la notion de mort raisonnablement prévisible.» Ce triple standard place les Québécois dans une «incertitude juridique» qui devra être tranchée rapidement, dit l\u2019avocat.Le ministre Barrette a réitéré mardi dernier que la loi fédérale englobe le « maximum » qu\u2019une province peut offrir en matière d\u2019aide médicale à mourir, et qu\u2019une loi provinciale peut être plus restrictive.«L\u2019avortement est décriminalisé depuis plusieurs années au Canada, et encore tout récemment une province ne l\u2019offrait pas», a-t-il donné à titre d\u2019exemple.C\u2019est parce qu\u2019elle se dit privée d\u2019un droit constitutionnel qui lui serait garanti depuis le jugement Carter qu\u2019une jeune femme handicapée de Colombie-Britannique, Julie Lamb, conteste en cour la loi fédérale.Elle est atteinte d\u2019une maladie neurodégénérative qui ne menace pas sa vie à court terme.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 DIX JOURS SUITE DE LA PAGE 1 EXCLAMATION GERALD HERBERT ASSOCIATED PRESS Des policiers gardaient l\u2019entrée de l\u2019urgence de l\u2019hôpital où les agents blessés étaient soignés.SUITE DE LA PAGE 1 POLICIERS Les demandes d\u2019aide médicale à mourir devront dorénavant être faites devant trois personnes plutôt qu\u2019une seule ASSOCIATED PRESS Le policier afro-américain Montrell Jackson figure parmi les victimes.Son vaste legs numérique était toujours en ligne dimanche soir [.] On peut y lire un mélange d\u2019appels à la révolte des Noirs américains et de confus conseils sur la spiritualité, la nutrition ou la séduction."]
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