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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2016-07-23, Collections de BAnQ.

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[" C A R O L I N E M O N T P E T I T à Anticosti L a nature sauvage de l\u2019île, ses canyons et ses rivières d\u2019eau claire, la faune et la flore qui s\u2019y ébrouent en liberté, son sol truf fé de fossiles datant de temps immémoriaux, son histoire tissée des projets de grandeur du chocolatier français Henri Me- nier, de naufrages, mais aussi de convoitise par les plus grandes puissances mondiales, en font un endroit absolument distinctif.Relativement dif ficile d\u2019accès, peu peuplée, Anticosti possède des trésors qui demeurent des secrets bien gardés, hormis tout le plat qu\u2019on fait de son hypothétique sous-sol pétrolier.C\u2019est pour tant le tourisme qui apparaît à chacun comme la solution de remplacement principale à l\u2019exploitation pétrolière.Mais pour vraiment apprécier Anticosti, il faut être sur place.Le sol de l\u2019île est formé de roches datant de plus de 400 millions d\u2019années, alors que toute la Gaspésie et la Côte-Nord étaient enfouies sous un océan peu profond soumis à un climat tropical.C\u2019est de cette époque que datent les fossiles animaux que l\u2019on trouve un peu partout, incrustés dans les éclats de roches sédimentaires qui forment des canyons et des grottes.Puis, poussée par la dérive des continents, l\u2019île a migré sous nos latitudes, et les autochtones en ont fait un territoire privilégié pour chasser l\u2019ours.L\u2019animal devait en effet y vivre comme au paradis, parmi les rivières regorgeant de saumon, les petits fruits qui y poussaient en telle abondance qu\u2019on aurait pu en faire le commerce, comme l\u2019ont noté les contemporains d\u2019Henri Menier qui ont habité l\u2019île.Aujourd\u2019hui, on considère qu\u2019il n\u2019y a plus d\u2019ours à Anticosti puisqu\u2019on y aurait aperçu le dernier en 1980.Chassé par l\u2019humain, mais aussi concurrencé dans sa consommation de fruits par l\u2019omniprésent chevreuil, espèce introduite dans l\u2019île par Henri Me- nier et qui y compte aujourd\u2019hui plus de 100 000 têtes, l\u2019ours noir a tout bonnement disparu.Aujourd\u2019hui, la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ) occupe la moitié de l\u2019île.Pour accueillir les touristes dans ses installations, c\u2019est elle-même qui nolise les vols de la compagnie Chronoaviation.Au village de Port-Me- nier, où atterrit l\u2019avion, la SEPAQ tient une auberge et un restaurant, entièrement reconstruit en 2011 après un incendie.La chau- drée de fr uits de mer y vaut le détour, comme la visite de la petite exposition sur l\u2019histoire de l\u2019île.Mais pour vraiment plonger dans les petits et les grands secrets d\u2019Anticosti, rien ne vaut les « petites histoires de la grande île » que raconte Luc Jobin, dans un film à budget restreint réalisé en 2013 par Jean- François Labelle et qu\u2019on peut trouver au magasin général du coin, L\u2019Accommodeur Malouin.Jobin y raconte notamment comment Henri Menier, qui était un ami du directeur du jardin zoologique du Bronx, lui avait fait don de plusieurs ours d\u2019Anticosti.L\u2019un d\u2019eux, par ticulièrement costaud, s\u2019est enfui du zoo et s\u2019est engouffré dans un tramway de New York, semant la terreur parmi les passagers.L\u2019ours a finalement été abattu par les policiers new-yorkais, une fin que ne laissait pas présager sa naissance dans les boisés sauvages d\u2019Anticosti.Partant de Port-Menier, il faut impérativement louer un camion de la SEPAQ qui permettra de gagner le lieu de la réservation et de circuler à travers l\u2019île pour la durée du séjour.Les chalets de la société sont généralement regroupés autour de rivières à saumon, la Vauréal, la Chicotte, la Patate ou la Jupiter, la plus prisée par les amateurs de pêche à saumon, qui y réservent des forfaits à grands frais.Cirque Des acrobates, des chevaux et du rêve avec la troupe Eskaringa Page D 3 Jardins Alain Cuerrier, l\u2019un des rares ethnobotanistes du Québec Page D 6 C A H I E R D \u203a L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 3 E T D I M A N C H E 2 4 J U I L L E T 2 0 1 6 On la croirait presque vierge.Elle est pourtant fréquentée par l\u2019homme depuis la nuit des temps.Surgie au milieu du golfe du Saint-Laurent, quelque part entre Gaspé et Havre-Saint-Pierre, l\u2019île d\u2019Anticosti, avec ses 7923 kilomètres carrés de nature, n\u2019a pas seulement de quoi faire rêver d\u2019éventuels prospecteurs de pétrole.TOURISME CÔTE-NORD ANTICOSTI l\u2019île convoitée Relativement difficile d\u2019accès, peu peuplée, Anticosti possède des trésors qui restent des secrets bien gardés, hormis tout le plat qu\u2019on fait de son hypothétique sous-sol pétrolier CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR La rivière Chicotte.Ci-dessous : la chute Vauréal.VOIR PAGE D 2 : ANTICOSTI PIERRE TRUDEL Anticosti se laisse connaître doucement.C\u2019est par les rou tes de bois, qu\u2019ont tracées les compagnies forestières qui ont un jour été propriétaires de l\u2019île, qu\u2019on circule.À un détour du chemin, on débouche sur la mer, celle que l\u2019on regardera ensuite pendant des heures pour voir sauter des baleines, pêcher des phoques ou entendre chanter les huards.Partout, partout, gambadent des chevreuils, heureux habitants de cette île où ils n\u2019ont pas de prédateurs sauf l\u2019homme, au moment de la chasse, à l\u2019automne.Les chalets Vauréal, où loge mon trio familial père, mère, enfant, se situent quant à eux à l\u2019embouchure de la rivière du même nom.Le lieu, situé sur la rive nord de l\u2019île, a l\u2019avantage d\u2019être à distance raisonnable d\u2019un certain nombre de sites à voir.Par temps clair, on prend la route du canyon de la chute Vauréal, à quelques kilomètres au sud.C\u2019est là que la rivière Vauréal chute subitement de quelque 79 mètres, avant de poursuivre sa route jusqu\u2019à la mer.Après l\u2019avoir contemplé d\u2019en haut, un sentier permet de s\u2019y rendre par la rivière.Un trajet de quelques heures aller-retour qu\u2019on fait chaussé de souliers d\u2019eau, et au terme duquel on peut prendre un bon lunch au pied de l\u2019impressionnante cascade, et même faire une saucette dans le bassin où fraie le saumon, si la température le permet.Car, si le golfe du Saint-Lau- rent est franchement glacial sous ces latitudes, l\u2019eau des rivières, chauffée par le soleil, est quant à elle très fréquentable.Au sud de l\u2019île, après un trajet de deux heures au travers des bois, on atteint notamment la rivière Chicotte où on se baigne aussi en regardant les caplans sauter hors de l\u2019eau.Nous ne sommes pas seuls à apprécier la chaleur du soleil.Tout le long de la côte, un sentier qu\u2019on appelle l\u2019échouerie permet d\u2019obser ver les troupeaux de phoques qui se chauffent sur les roches, tout handicapés qu\u2019ils soient lorsqu\u2019ils touchent le sol, eux qui n\u2019ont pas de pattes mais un simple gros ventre sur lequel ils glissent en se tortillant maladroitement.« Les phoques migrent, explique Cow-Boy, alias Stéphane Villemure, qui s\u2019occupe des installations de ce secteur pour la SEPAQ.Tout récemment, on pouvait en voir des milliers.» Par temps couver t ou pluvieux, on peut aussi prendre la route de la grotte à La Patate, la troisième en importance au Québec, pour qui ne recule pas devant la perspective de tâter les entrailles de la terre.Casqués et éclairés avec des lampes de poche frontales, nous nous glissons, fiston et moi, entre la cathédrale, la grande salle, celle du Gour ou la salle du céphalopode, où l\u2019on peut admirer le fossile d\u2019une bête du même nom incrusté dans la paroi.Cette grotte n\u2019a été découverte qu\u2019en 1980 par un guide de chasse.Plus tard, des géographes de l\u2019Université de Sherbrooke l\u2019ont car togra- phiée : elle fait 625 mètres de long mais seulement 580 ont pu être explorés.Mon fils apprécie plus que moi la beauté étrange et humide de l\u2019intérieur terrestre, où l\u2019on peut ob- ser ver une colonie de grenouilles qui ne voient jamais la lumière.Devant la perspective de ramper durant 18 mètres pour me rendre à la salle des draperies, où tombent les stalactites et montent les stalagmites, je renonce et retourne en hâte à l\u2019air libre.Ce sont les chasseurs qui fréquentent le plus l\u2019île d\u2019Anti- costi en touristes.La SEPAQ considère qu\u2019ils représentent plus de 90 % de sa clientèle sur place.Mes deux hommes, le grand et le petit, se procurent quant à eux un droit d\u2019accès pour pêcher la truite au lac à l\u2019Orignal, où les fosses sont connues.Ils reviennent au bout d\u2019à peine deux heures avec dix truites rutilantes, tellement belles qu\u2019il fait de la peine de les regarder cuire.On les dégustera pourtant avant de retourner compter les étoiles sur la plage ou écouter de nouvelles histoires de Luc Jobin sur la Grande Île.Ce dernier dit notamment connaître l\u2019existence de quel - ques trésors toujours enfouis à Anticosti.L\u2019un deux est constitué des pistons de platine de l\u2019une des premières voitures à avoir été utilisée en Amérique.C\u2019est Henri Menier qui l\u2019avait fait venir sur l\u2019île.Rappelons que ce richissime homme d\u2019affaires avait acheté l\u2019île en 1895 et en avait fait son terrain de jeu, y construisant un château dont on peut encore voir les fondations et même un chemin de fer pour transporter les denrées.Menier avait frappé sa propre monnaie, que tous utilisaient sur l\u2019île.Mais l\u2019une des histoires les plus incroyables que raconte Jobin est sans doute celle voulant que le IIIe Reich de Hitler ait été intéressé à acheter An- ticosti en 1938, prétextant être attiré par ses ressources naturelles.Il est vrai qu\u2019un groupe d\u2019experts allemands s\u2019est montré très intéressé à acheter l\u2019île lorsqu\u2019elle a été mise en vente, à cette époque, par la Consolidated Paper Corporation.«Son but avoué était de mener une étude des ressources boisées, écrit Robert H.Thomas dans un article publié en 2001 dans la Revue militaire canadienne, mais cer tains ont cru qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019of ficiers de l\u2019armée et de la marine.» La transaction n\u2019a jamais été complétée et l\u2019île a finalement été achetée par le gouvernement du Québec en 1974.Mais il est permis de penser, compte tenu du contexte mondial de l\u2019époque, qu\u2019elle aurait pu changer la face du monde.Le Devoir L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 3 E T D I M A N C H E 2 4 J U I L L E T 2 0 1 6 P L A I S I R S D 2 Anticosti se laisse connaître doucement.On circule par les routes de bois qu\u2019ont tracées les compagnies forestières qui ont un jour été propriétaires de l\u2019île.À un détour du chemin, on débouche sur la mer, qu\u2019on regardera pendant des heures pour voir sauter des baleines, pêcher des phoques ou entendre chanter les huards.TOURISME Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Caroline Filion au 514 985-3444 ou cfilion@ledevoir.com B O N S P L A N S / E S C A P A D E S N E W - J E R S E Y , U .S .A .M A I N E , U .S .A .ELMWOOD RESORT.WELLS, MAINE Vous en aurez plus; Plus de confort et beaucoup plus d\u2019espace! 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C A T H E R I N E F E R L A N D à Baie-Saint-Paul L a région de Charle- voix jouit d\u2019une belle tradition dans l\u2019ar t du cirque.C\u2019est donc à Baie-Saint-Paul, dans un splendide écrin à la fois naturel et patrimonial, que le cirque équestre Eskaringa a érigé son chapiteau pour y présenter son nouveau spectacle, La bonne aventure.Même en cette ère numérique, le charme circassien opère toujours, pour les petits autant que pour les grands.Pour sa quatrième année d\u2019existence, la troupe d\u2019Eska- ringa a choisi un thème bohémien.Sous la direction artistique de Frédérique Foiret, dans une mi se en scène d\u2019Émilie Gilber t- Gagnon, près d\u2019une trentaine d\u2019artis - tes, humains et animaux, se partagent la piste en faisant vivre au public des émotions fortes.La scénographie (décors et costumes) de Carole-Anne Turcotte fait gentiment écho à l\u2019imaginaire gitan avec ses cramoisis, ses ors, ses pourpres et ses indigos mettant en valeur la beauté et le travail des saltimbanques.On rit beaucoup.On réfléchit, aussi.C\u2019est que, si les enfants adorent les p i trer ies des clowns, les numéros d\u2019animaux savants (notamment le cochon Idéfix !), la grâce des chevaux et les prouesses des acrobates, les adultes seront sensibles au propos sous-jacent.Sur une habile trame poétique et philosophique, ces artistes témoignent en effet du tiraillement inhérent à la condition humaine : a-t-on vraiment une prise sur sa destinée?Que signifie devenir grand?« J\u2019aurais voulu être un artiste », se disent nombre d\u2019adu - ltes en revêtant leur gris veston\u2026 La qualité des numéros d\u2019Eskaringa se double donc de ce second degré maniant habilement émotion, réflexion et rêves d\u2019enfant.Deux heures de magie qui transporte.Oui, les représentations en soirée se terminent par conséquent un peu tard\u2026 mais notre boule de cristal nous dit que vous ferez de très beaux rêves ! LA BONNE AVENTURE Sous chapiteau (beau temps, mauvais temps), 350 places disponibles.Représentations en après-midi (24, 29 et 31 juillet, puis 3 et 7 août) ainsi qu\u2019en soirée (27, 28 et 30 juillet, puis 4, 5 et 6 août) au boisé du quai de Baie-Saint-Paul.Information et billetterie : cirqueequestre.com.En passant par là\u2026 Pour les pressés Pas le temps de faire le tour des producteurs ?On peut se procurer en une seule halte la plupart des produits du terroir charlevoisien, dont, bien sûr, les fromages Hercule, Fleur- mier et Origine.Laiterie Charlevoix, 1167, boulevard Mgr-de-Laval (route 138), Baie-Saint-Paul?418 435- 2184.Pour les gourmands Les chèvres de Didier et Fanny se baladent allègrement aux alentours pendant que vous goûtez aux savoureux fromages produits sur place.On y accède par la route 138.Une visite coup de cœur.Chèvrerie Charlevoix, 131, rang Saint-Jean-Baptiste, Sainte- Agnès?418 439-3839.Pour les amoureux de l\u2019art Ce n\u2019est pas un secret, les galeries d\u2019art foisonnent dans le secteur.Prévoyez quelques heures pour arpenter la rue Saint-Jean-Baptiste, arrêter au petit bonheur la chance et aboutir au bistro juste à temps pour l\u2019apéro.Chez Bouquet Éco-bistro, 39, rue Saint-Jean-Baptiste, Baie- Saint-Paul?418 435-6839.Collaboratrice Le Devoir L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 3 E T D I M A N C H E 2 4 J U I L L E T 2 0 1 6 P L A I S I R S D 3 Sur une habile trame poétique et philosophique, les artistes d\u2019Eskaringa témoignent du tiraillement inhérent à la condition humaine : a-t-on vraiment une prise sur sa destinée ?Que signifie devenir grand?On rit beaucoup.On réfléchit, aussi.SPECTACLE Pour réserver un espace publicitaire, contactez Caroline Filion au 514 985-3444 ou cfilion@ledevoir.com POUR ANNONCER DANS CETTE SECTION, VEUILLEZ CONTACTEZ CAROLINE FILION AU 514 985-3444 Départ de groupe guidé en français accompagné de Montréal \u2013 22 jours Du 8 au 29 Novembre 2016 4 599 $ par personne en occupation double (frais d\u2019OPC non inclus) ?Accompagnateur de Montréal ?Petit groupe, maximum 17 personnes ?Guides locaux francophones ?Vol au départ de Montréal avec Swiss International Air Lines ?Tous les repas inclus (57 repas), hôtels catégories 4* Tél : 514-844-3616 / 1877 887-7843 www.legroupevip.com info@legroupevip.com 2055 rue Peel #525, Montréal, QC H3A 1V4 Permis du Québec Rabais de 100$ par personne pour réservation effectuée jusqu\u2019au 30 juin 2016.Les Merveilles de l\u2019Inde du Nord et du Rajasthan TOUS LES DÉTAILS ET VIDÉO DE CE PROGRAMME: WWW.LOUISEDROUIN.COM 1 888 475-9992 Du 25 novembre au 14 décembre 2016 Navire 5* de seulement 34 passagers pour 24 membres d\u2019équipage.La beauté des escales de cette croisière ?uviale vous émerveillera ! LE MYANMAR DORÉ AU FIL DU FLEUVE IRRAWADDY Navire nolisé exclusivement pour Voyage Louise Drouin Groupe guidé par M.Dino Ricci o et accompagné par Louise Dr ouin P e r m i s d u Q u é b e c Expérience d'immersion interculturelle Albanie, Bénin, Burkina Faso, Dharamsala (Inde), Pérou, Sénégal et Vietnam Séjour de 7 semaines COÛT : de 5 250 $ à 6 225 $ (formule « tout inclus ») proposée aux personnes de 50 ans et plus avec hébergement dans une famille et bénévolat Voyages solidaires Pour assister à une séance d'information, téléphonez au 514 325-0150, poste 2039 http://voyagessolidaires.collegemv.qc.ca BAIE-SAINT-PAUL Des acrobates, des chevaux et du rêve En piste avec le cirque équestre Eskaringa CATHERINE FERLAND Même en cette ère numérique, le charme circassien opère toujours, pour les petits comme pour les grands.LA VITRINE ART DE VIVRE SPRITZ Talia Baiocchi et Leslie Pariseau Traduction de Cécile Giroldi Éditions Marabout Paris, 2016, 176 pages Parce qu\u2019ils ne pouvaient supporter le goût trop corsé des vins de ce nord de l\u2019Italie qu\u2019ils occupaient au XIXe siècle, puis ensuite pendant la Grande Guerre, des soldats autrichiens, sans doute biberonnés aux rieslings acides, adouciront innocemment leur boire d\u2019une banale lampée d\u2019eau.Ils concevaient ainsi, sans le savoir, le premier prototype de spritz, mythique cocktail vénitien qui, à la faveur d\u2019une énergique campagne publicitaire d\u2019Aperol, colonise au- jourd\u2019hui les buvettes de la planète entière par l\u2019entremise de son incarnation canonique, mêlant prosecco, liqueur amère et eau pétillante.Récit d\u2019une excursion sur la route du plus pétillant des drinks doublé d\u2019une kyrielle de recettes, ce beau livre tout aussi abordable que coloré célèbre l\u2019heure de l\u2019apéritif consubstantielle au spritz en tant que quintessence de l\u2019art de vivre à l\u2019italienne.«[Q]uelle personne ne serait meilleure, et davantage elle-même, que lorsqu\u2019elle tient un verre de spritz à la main?» demandent ses deux auteures américaines, en sachant pertinemment que la réponse se cache au fond du prochain verre.Dominic Tardif MAGALI BOULET Près d\u2019une trentaine d\u2019artis tes, humains et animaux, se partagent la piste en faisant vivre au public des émotions fortes.C\u2019est dans un splendide écrin naturel qu\u2019est présentée la création La bonne aventure CATHERINE FERLAND H É L È N E C L É M E N T «I mpossible de tout visiter et de tout vivre en un seul jour, explique Nicolas Des- châtelets, du complexe Espace pour la vie.Il faut faire un choix, créer sa journée pour profiter à fond de chacune des activités of fer tes au sein des quatre univers.Et revenir.» Certains choisissent le Planétarium pour une odyssée d\u2019un jour sur la planète Mars, d\u2019autres l\u2019Insectarium pour s\u2019instruire sur la por tée des crottes chez les insectes.C\u2019est guidé par le désir de retomber à fond en enfance que nous optons pour le Jardin botanique et le Biodôme.Notons d\u2019ailleurs qu\u2019à partir du 6 septembre prochain, le Biodôme fermera ses portes pour subir de grands travaux de transformation qui se poursuivront sans doute jusqu\u2019en décembre 2017.Une aventure fantastique La quête se déroule dans le secteur de l\u2019Arboretum, plus spécifiquement dans le légendaire comté d\u2019Arbol où les arbres, maîtres des lieux, posent des questions, transforment l\u2019aventurier en écureuil le temps de franchir quelques troncs et abritent des créatures étranges.Mais le sol est couver t de lave, celle du volcan Kaos ! Un sentier façonné de billots permet de se rendre sans se brû- ler jusqu\u2019au sage pour recevoir titre et amulette.Non sans embûches.L\u2019aspirant au titre de héros de la forêt doit traverser la terre des saules, la terre des frênes et des chênes et celle des prunus.À la fin, ces arbres n\u2019ont plus de secrets pour le futur héros à la condition qu\u2019il lise les pancar tes en chemin.Le sage vérifie les connaissances de la jeune pousse qui a survécu à sa nuit en forêt dans un abri qu\u2019il aura construit de ses mains pour se protéger.L\u2019idée de ce parcours ludique ?« Retrouver la naïveté de l\u2019enfance face à la nature », explique Nicolas Deschâtelets.\u201cEnfant Nature\u201d est le thème du complexe Espace pour la vie cet été.Retrouver en famille ses yeux et son cœur d\u2019enfant par des activités qui sollicitent l\u2019imagination.» Le parcours autonome est disponible en tout temps, le parcours animé les vendredis, samedis et dimanches.Pendant ces journées, des animateurs aux prénoms de Ramo, Trae, Arbol\u2026 accompagnent qui le veut dans sa quête.Surtout, n\u2019hésitez pas à lui poser des questions.Et pour conclure cette quête chimérique, les familles ont rendez-vous les vendredis et samedis, à l\u2019ombre des pomme- tiers, avec des conteurs venus partager leurs histoires abracadabrantes et drolatiques.Loup, lièvres et esprits de la forêt ne sont jamais bien loin.Histoires de crottes « Ce n\u2019est pas une exposition mais un parcours un peu éclaté pour déclencher les sourires et informer, explique Ronald Fortier, animateur et concepteur au Bio- dôme, en montrant du doigt un tamarin-lion doré.Ses crottes \u2014 qui ne sentent pas la rose \u2014 sont comme les nôtres, lit-on sur le panneau.Il mange de tout, le primate au long poil est un omnivore comme l\u2019homme.» Le week-end, il faut jouer du coude car vu l\u2019af fluence, l\u2019Indiana Jones distrait a tendance à louper les panneaux cachés par la foule.Et c\u2019est dommage parce que les textes ne sont pas que rigolos, ils sont aussi très informatifs.Ils ont été écrits par la romancière Angèle Delaunois, auteure, entre autres, du livre pour enfants Le grand voyage de monsieur caca (Les 400 coups).Au total, 12 panneaux \u2014 14 espèces d\u2019animaux réparties entre la forêt tropicale, l\u2019érablière laurentienne, le golfe du Saint-Laurent et la région polaire.Les matières fécales exposées et expliquées ne concernent que les animaux qui vivent en permanence au Biodôme.On y apprend que les ratons laveurs \u2014 qui, ont le sait, courent les ruelles de Montréal \u2014 produisent des cacas que les chiens ne devraient pas avaler car ils peuvent contenir les œufs d\u2019un dangereux ver parasite.Que les éléphants, qui mangent chaque jour une quantité astronomique d\u2019herbe, produisent une bouse si pleine de fibres qu\u2019on l\u2019utilise pour la fabrication du papier.On en trouve sous forme de petits carnets à la boutique du Bio- dôme sous le nom de « Poo Poo Papier».Le parcours traverse tous les écosystèmes, continue dans la salle de découver te Naturalia \u2014 où les enfants jouent, manipulent et expérimentent mille choses en relation avec les animaux et les biotopes terrestres \u2014 et se poursuit jusque\u2026 dans les toilettes publiques.À ne pas manquer, ne serait- ce que pour aller lire de quoi est fait le « cacaburger » créé par un scientifique japonais ! Bon, tout ça donne chaud ! On termine la visite sur la banquise, entouré d\u2019ours polaires, de phoques, de baleines et de pingouins.Une étonnante expérience immersive de réalité augmentée.espacepourlavie.ca.Collaboratrice Le Devoir Le complexe Espace pour la vie, qui regroupe le Biodôme, le Jardin botanique, l\u2019Insectarium et le Planétarium, a concocté pour la période estivale un programme qui pique la curiosité de toute la famille.En voici un échantillon, qui commence par une quête excitante en forêt, où l\u2019aventurier tente de devenir un héros des bois, et qui se termine par des histoires de crottes.Vivre la nature avec des yeux d\u2019enfant Le complexe Espace pour la vie propose un programme estival éclaté L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 3 E T D I M A N C H E 2 4 J U I L L E T 2 0 1 6 P L A I S I R S D 4 « Impossible de tout visiter et de tout vivre en un seul jour, explique Nicolas Deschâtelets, du complexe Espace pour la vie.Il faut faire un choix, créer sa journée pour profiter à fond de chacune des activités of fertes au sein des quatre univers.Et revenir.» SORTIE naturesauvage.ca 514 521-8356 ou 1 800 567-8356, poste 504 EN VENTE MAINTENANT GRANDEUR NATURE Reliques du Jurassique À L'ORÉE DU BOIS \u2022 La diversité secrète des rivières \u2022 Campagnols, souris et musaraignes Les lutins au service de la forêt À VOL D\u2019OISEAU \u2022 Buse à queue rousse La conquérante \u2022 Identifier les canards d\u2019eau douce Au cœur du Québec et de l\u2019Amérique Nature sauvage à voir À lire et dans cette édition ABONNEZ-VOUS ! Lors de notre passage, l\u2019heure du conte se déroulait avec le conteur Jocelyn Bérubé.PHOTOS HÉLÈNE CLÉMENT Des animateurs du Biodôme interviennent à tout moment pour répondre aux questions des visiteurs.À droite : le petit tamarin-lion doré était bien visible ce matin-là.Voici le texte qui accompagne cette image : «Porc-épic d\u2019Amérique.L\u2019hiver, je ne sors que pour me nourrir de l\u2019écorce interne des arbres et je rentre chez moi tout de suite.Quand il fait très froid, je fais caca dans mon lit et je dors sur un tas de petites crottes sèches.» Drôle de matelas ! C ela fait presque 30 ans que je côtoie cette femme d\u2019exception qu\u2019est la nutritionniste Hélène Laurendeau.À une certaine époque, nous avons partagé des écrits dans des revues comme Sel et poivre et beaucoup échangé sur l\u2019alimentation au Québec.Peut- être grâce à son éducation familiale, elle prônait déjà, dans la pratique quotidienne de son métier de nutritionniste, l \u2019 impor tance d\u2019utiliser des produits de qualité.Ceux qui la connaissent bien disent qu\u2019elle est dif fé- rente des autres professionnels, que ce soit par ses interventions dans les médias ou par ses prises de position, par exemple sur le chocolat, l\u2019huile d\u2019olive, la charcuterie artisanale ou surtout en ce qui concerne le goût des aliments.La bande à Hélène Mme Laurendeau est hautement respectée dans son milieu et dans ceux de la gastronomie et des journalistes en alimentation.Cette amoureuse du goût et de la science a beaucoup collaboré aux émissions de Ricardo Larrivée.Sa grande amie Brigitte Coutu, l\u2019épouse de Ricardo, est aussi une confidente, avec qui elle aime partager des idées.Ces femmes font partie des gens qui ont favorisé les mutations alimentaires des Québécois.Hélène Laurendeau aimerait que certains de ses collègues s\u2019impliquent plus ouvertement dans les causes alimentaires.«Une nutritionniste peut rêver, aimer la bonne bouffe et ne pas confondre plaisir et situation médicale.» Car, selon elle, il est nécessaire dans certains cas d\u2019user de contraintes alimentaires, sur avis médical, pour la santé d\u2019une personne.Mais il reste que la restriction totale est souvent néfaste pour le moral.Aussi, quand on lui parle de régimes et de produits miracles pour perdre du poids, elle crie au scandale.Femme de convictions Épicurienne, grande voyageuse, Hélène Laurendeau fait partie de ces gens « vrais » qui peuvent, par exemple, s\u2019émerveiller, dans un marché, au contact d\u2019un petit producteur qui présente un produit.Aussi, elle aime rappeler ses voyages en Provence pour ses étals de fruits confits, en Espagne pour ses nombreuses visites au marché de Barcelone et en Italie, à la découver te d\u2019un producteur d\u2019huile d\u2019olive, d\u2019un grand parmesan ou d\u2019un jambon d\u2019exception.Et rien ne pour ra évacuer de sa mémoire la tarte aux blettes que lui préparait une amie à Nice, ni la ter rasse et les odeurs d\u2019un petit café en Espagne.Jamais Hélène Laurendeau ne s \u2019attarde aux calories consommées ; elle ajuste plutôt son alimentation en fonction des saisons et de la disponibilité des produits.Ce qui la désole, par fois, c\u2019est de voir comment certains chefs peuvent dénaturer le goût d\u2019un plat par des artifices.« La valeur d\u2019un produit est liée à sa fraîcheur et à son goût lorsqu\u2019il est cuisiné.Il ne faut pas le transformer outre mesure, au risque de lui faire perdre son identité.» Elle pose aussi un regard crit ique sur le manque de clar té de l\u2019étiquetage nutritionnel, qui entraîne, selon elle, une confusion chez un grand nombre de consommateurs.Cela dit, elle croit que les gens devraient se préoccuper davantage de la composition et de l\u2019origine des aliments qu\u2019ils consomment.L\u2019importance de la transmission Cuisiner ce qu\u2019elle adore et transmettre ses connaissances à ses enfants est ce qui compte le plus pour Hélène Laurendeau, qui voue un culte sans limites à la famille.Elle se souvient de la façon dont sa mère lui a donné la piqûre du bien-man- ger.Après une longue maladie, cela a pris encore plus d\u2019importance et donne même un sens à sa vie.Au- jourd\u2019hui, transmettre ses valeurs et ses connaissances liées à la nutrition est devenu l\u2019une de ses grandes ambitions.Depuis des années, tant à la radio qu\u2019à la télévision avec le chef Jean Soulard et dans des conférences, elle ne mâche pas ses mots pour dénoncer les abus de la publicité, surtout en ce qui concerne les al iments dits « santé », un terme également galvaudé par certains médias.Comparativement à ses débuts en nutrition et en communication, c\u2019est une nouvelle vision qu\u2019af fiche aujourd\u2019hui Hélène Laurendeau.Et elle rêve maintenant d\u2019écrire sur sa vie afin de poursuivre son œuvre d\u2019éducation.Car, selon elle, si le Québec a pris le train en marche en ce qui concerne l\u2019évolution des habitudes alimentaires, il existe malheureusement encore bien des déserts alimentaires dans nos villes, et il faut encore améliorer la diversité et l\u2019accessibilité des produits ici.Il y a donc encore du chemin à faire.Philippe Mollé est conseiller en alimentation.L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 3 E T D I M A N C H E 2 4 J U I L L E T 2 0 1 6 P L A I S I R S D 5 La nutritionniste pose un regard critique sur le manque de clarté de l\u2019étiquetage nutritionnel, qui entraîne, selon elle, une confusion chez un grand nombre de consommateurs.Cela dit, elle croit que les gens devraient se préoccuper davantage de la composition et de l\u2019origine des aliments qu\u2019ils consomment.SAVEURS Hélène Laurendeau dénonce l\u2019abus du marketing dans le secteur de l\u2019alimentation Des chefs qui bougent.Dans l\u2019attente de l\u2019ouverture, en novembre prochain, du nouveau restaurant L\u2019Atelier de Joël Ro- buchon au Casino de Montréal, qui sera dirigé par l\u2019excellent chef Éric Gonzalez, c\u2019est au tour de Guy Martin, autre sommité en France, lui aussi 3 étoiles au Michelin, d\u2019ouvrir un restaurant à l\u2019étranger, à St Barth\u2019s cette fois, dans les Caraïbes.Il y propose une cuisine inventive adaptée aux ressources locales.lebarthelemyhotel.com Découverte PÂTISSERIE PREMIERS PAS Thomas Feller Hachette cuisine Espagne, 2014, 219 pages C\u2019est en plein le temps des petits fruits et le moment parfait pour confectionner d\u2019excellentes tartes.Cet ouvrage simplifie la façon de réaliser vos desserts et assure, étape par étape, la réussite à tout coup.À essayer : le framboisier.DANS LA BIBLIOTHÈQUE Vin de framboises aux épices Pour 6 à 8 personnes 750 ml de vin rosé 45 ml de sucre d\u2019érable 1 casseau de framboises 1/2 bâton de cannelle 1 étoile d\u2019anis étoilé 4 clous de girofle 1/2 bâton de vanille ouvert en deux 2 écorces d\u2019orange 3 ml d\u2019eau de fleur d\u2019oranger Écraser les épices et les emprisonner dans une gaze avec la vanille et les écorces d\u2019orange.Faire chauffer le vin avec le sachet d\u2019épices.Ajouter l\u2019eau de fleur d\u2019oranger et le sucre d\u2019érable.Porter à ébullition et arrêter le feu.Couvrir et laisser infuser de 5 à 6 minutes.Filtrer le mélange et ajouter les framboises.Conserver au réfrigérateur durant 4 jours avant de servir comme une sangria, avec les framboises.RECETTE DE LA SEMAINE PHILIPPE MOLLÉ PHILIPPE MOLLÉ Cuisiner ce qu\u2019elle adore et transmettre ses connaissances à ses enfants est ce qui compte le plus pour Hélène Laurendeau.WWW.CIRCUITDESARTS.COM DU 23 31 JUILLET AU Exposition collective à partir du 20 juillet Visite d\u2019ateliers d\u2019artistes 10 h à 17 h au centre-ville de Magog, 61 rue Merry Nord 23e ÉDITION ! Jamais Hélène Laurendeau ne s\u2019attarde aux calories consommées ; elle ajuste plutôt son alimentation en fonction des saisons et de la disponibilité des produits L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 3 E T D I M A N C H E 2 4 J U I L L E T 2 0 1 6 JARDINS D 6 D u Grand Nord à la Guyane en passant par le Maroc, Alain Cuerrier étudie les relations entre les hommes et les plantes.Sa profession?Ethnobotaniste.Son parcours professionnel l\u2019a amené à s\u2019intéresser en particulier aux connaissances sur les plantes des communautés inuites et cries du Grand Nord.Depuis peu, il collabore à la création d\u2019un jardin ethnobota- nique dans un couvent au Maroc et est allé en Guyane afin d\u2019y établir des partenariats pour réaliser des études comparatives.M.Cuerrier est botaniste au Jardin botanique de Montréal et professeur associé au Département de sciences biologiques à l\u2019Université de Montréal.Qu\u2019est-ce qui vous a amené vers l\u2019ethnobotanique et les plantes médicinales?Tout jeune, j \u2019avais une grand-tante qui était herboriste et je discutais souvent avec elle.Un jour, on lui a diagnostiqué un cancer et prescrit des médicaments, qu\u2019elle a jetés.Elle est morte à 91 ans.Mon intérêt pour les plantes médicinales remonte à cette époque.Par la suite, j\u2019ai choisi la biologie et entrepris un doctorat en classification des plantes à l\u2019Université de Montréal, avec un an à Harvard.Puis, j\u2019ai obtenu un poste de chercheur au Jardin botanique de Montréal lié à la création du Jardin des Premières Nations.Pour choisir des plantes, on m\u2019a envoyé dans le Nord.Ce voyage a favorisé un rapprochement avec les Premières Nations, et c\u2019est alors que j\u2019ai pu apprécier les connaissances des Inuits sur les plantes.Au fil du temps, les projets se sont développés et j\u2019ai eu la chance de rencontrer les bonnes personnes.Le savoir des Premières Nations et des Inuits est grand et il est important de le sauvegarder avant qu\u2019il ne disparaisse avec les aînés.Je souhaite aider, mais il n\u2019est pas question de créer des entreprises ou de développer des produits.Il est prioritaire pour moi de conser ver de bons liens avec les communautés.Parlez-nous de vos recherches sur les plantes antidiabé- tiques avec la nation crie du Québec.Pour mémoire, cette population présente un taux d\u2019incidence élevé du diabète de type II chez les adultes.Dans ce cas, j \u2019ai travaillé avec l\u2019équipe de recherche sur les médecines autochtones an- tidiabétiques des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).Ces études ont fait l\u2019objet d\u2019un accord de partenariat signé avec la communauté.L\u2019équipe était formée de quatre Cris et de six chercheurs, dont moi-même.Nous avons étudié 17 plantes, parmi lesquelles des arbres, des éricacées, et en particulier le bleuet.Il n\u2019était pas question de valider le savoir qui nous était transmis des aînés, mais plutôt de le traduire dans un langage scientifique pouvant être entendu par les infirmiers et les médecins.Nous avons colligé ce savoir en travaillant dans le respect de celui-ci.Certains éléments de cette recherche répondent à une demande des Cris et des gens des communautés.L\u2019objectif est de remettre en valeur la médecine traditionnelle pour tenter de stopper la progression du diabète.Vous collaborez depuis quelques années à l\u2019élaboration d\u2019un jardin ethnobotanique dans un couvent au Maroc.Pouvez- vous nous décrire le projet?En 2013, je suis allé au Maroc comme membre d\u2019un jury en soutenance d\u2019une thèse de doctorat et c\u2019est lors de ce voyage que j\u2019ai visité pour la première fois le couvent Dar Taliba.Celui-ci fournit logement et éducation à des jeunes filles amazighes, auparavant nommées berbères, qui viennent de petits villages éloignés dans le Haut Atlas.Il y existait déjà un petit jardin de plantes aromatiques et j\u2019ai eu le goût de pousser plus loin ce projet avec eux et de créer un jardin ethnobotanique.L\u2019aménagement de ce jardin, en cours de réalisation actuellement, est piloté par Hasnaa.Il présentera et mettra en valeur des plantes médicinales et comestibles utilisées par les gens du Haut Atlas.C\u2019est un beau projet réalisé pour et par ces jeunes filles qui participent à sa conception.Il est là pour leur dire de ne pas oublier ce savoir traditionnel, sans toutefois rejeter la modernité, mais plutôt en épousant les deux.C\u2019est un projet dans lequel je m\u2019investis personnellement et financièrement.J\u2019y suis retourné deux fois depuis ma première visite pour le suivre.L\u2019inauguration devrait avoir lieu en 2017.En février dernier, vous avez séjourné en Guyane afin de développer des par tenariats.En quoi cela consiste-t-il?Je suis allé rencontrer Françoise et Pierre Grenand, des anthropologues qui travaillent pour le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) en Guyane, et leur successeur Damien Davy pour développer un partenariat entre le CNRS et l\u2019Institut de recherche en biologie végétale (IRBV).Les trois chercheurs connaissent bien les Premières Nations de ce pays.Le but est de faire des études comparatives entre les nations du Sud et du Nord, de construire des ponts, de permettre des rencontres entre les peuples, de voir comment s\u2019articule la perception de la médecine traditionnelle et d\u2019étudier les plantes antidiabétiques utilisées par les Palikurs, un peuple indigène de l\u2019est de la Guyane.Il est aussi question d\u2019une possible collaboration en vue de planifier de petits jardins pour un écomusée dans la ville de Regina, ainsi que pour un musée à Cayenne.?Précision Une erreur s\u2019est glissée dans la chronique de la semaine dernière consacrée à deux jardins collectifs de Lyon.Ce ne sont pas 200 euros que doit débourser une personne pour louer une parcelle de 200 mètres carrés aux Jardins de Fontanière, mais plutôt 50euros.Lise Gobeille est horticultrice.On peut l\u2019entendre tous les dimanches de cette saison à l\u2019émission Dessine-moi un été à Ici Radio-Canada Première.Un métier très spécial Alain Cuerrier est l\u2019un des rares ethnobotanistes du Québec Le temps chaud et humide des dernières semaines a favorisé le développement de la maladie de la tache noire du rosier.Si vous avez des rosiers, il serait bien de faire une petite inspection pour voir l\u2019état de vos plants.Si vous voyez des taches noires de 2 à 12 mm, entourées d\u2019une auréole jaune, sur la face supérieure des feuilles, vous devriez traiter vos rosiers.Différents produits sont efficaces pour le contrôle de cette maladie : les produits à base de cuivre (bouillie bordelaise), ceux à base d\u2019acide lactique (fongicide Bioprotec pour rosier) ou les décoctions de prèle.Une infection non contrôlée peut complètement défolier un plant.Si c\u2019est le cas, la floraison sera considérablement réduite.Pour les gens qui cultivent leur petit lot d\u2019ail, la récolte est imminente.Pour savoir quand passer à l\u2019action, Sylvie Maurice, de Samour\u2019 Ail, suggère ceci : l\u2019ail est prêt à être récolté quand la moitié des feuilles du haut sont encore vertes.Au jardin cette semaine INANC TEKGUC Le couvent Dar Taliba, situé au Maroc, fournit logement et éducation à des jeunes filles amazighes.Il y existait déjà un petit jardin de plantes aromatiques et Alain Cuerrier a eu le goût de pousser plus loin ce projet avec eux et de créer un jardin ethnobotanique.MICHEL RAPINSKI Alain Cuerrier en compagnie de Tivi Etok, un des aînés inuits de Kangiqsualujjuaq avec lesquels il a travaillé afin de transmettre leur savoir botanique.ALAIN CUERRIER Alain Cuerrier a fait des recherches sur Rhodiola rosea et a même écrit un livre avec Kwesi Ampong-Nyarko à son sujet.Cette plante indigène du nord du Canada a de multiples propriétés médicinales.ALAIN CUERRIER Alain Cuerrier a étudié l\u2019impact de la récolte des feuilles sur le Rhododendron tomentosum, ou thé du Labrador, plante prisée pour faire du thé ainsi que pour ses propriétés médicinales.Les jardins du Grand Portage Deux acres de terre, une cinquantaine de planches, des associations ludiques et productives, 5000 plants de fruits, de légumes, d\u2019herbes et de fleurs\u2026 Nul doute qu\u2019aux Jardins du Grand Portage, dans Lanaudière, vous serez inspiré pour votre potager et vos aménagements, ou vivrez simplement un magnifique moment de sérénité.Ouvert jusqu\u2019au 5 septembre.Unique, ce jardin écologique en est déjà à sa 37e année d\u2019existence.Des visites guidées sont offertes tous les dimanches de l\u2019été, à 11 h, au coût de 15 $.Une contribution de 10$ est demandée pour les visites libres.jardins- dugrandportage.com Les jardins de plantes médicinales de La Clef des champs Au sommet d\u2019une montagne de Val-David, dans la magnifique région des Laurentides, se trouve le jardin La Clef des champs.Aménagé en impressionnantes terrasses, ce jardin de plantes médicinales certifié biologique est ouvert pour les visites jusqu\u2019au 21 août.Une nouveauté cette année : Marie Provost, maître herboriste et fondatrice des jardins, accueillera les visiteurs et partagera son savoir et sa grande expérience.Conseils santé sur mesure, recommandations sur l\u2019utilisation des plantes et discussion sur les principes de l\u2019herboristerie sont au menu.Tous les jours de 10 h à 18 h.Visites guidées à 10 h tous les matins : 13,50 $.Visites libres de 10 h à 17 h : 9 $.Avec audioguide : 11 $.Mercredi de Marie : tous les mercredis après-midi.Gratuit pour les enfants de 12 ans ou moins accompagnés d\u2019un parent.clefdeschamps.net À visiter LISE GOBEILLE "]
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