Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

Le devoir, 2016-08-12, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" O D I L E T R E M B L A Y T rès populaires sont les enregistrements dif fusés sur You- Tube de celle qui fut couronnée par acclamation « la pire chanteuse d\u2019opéra du monde» : Florence Foster Jenkins.À recommander tout particulièrement : son massacre mozartien de l\u2019air de La reine de la nuit dans La flûte enchantée, ainsi que du Laughing Song d\u2019Adèle dans La chauve-souris de Johann Strauss fils.« Arrêtez de torturer ce chat ! » commentait un in- ternaute après l\u2019épreuve.Ça tient de l\u2019écorche-nerf auditif, comme le son d\u2019une craie sur un tableau\u2026 Cette riche mécène américaine, sur des mises en scène extravagantes, affublée le plus souvent de costumes ridicules (et parfois tombant du plafond avec des ailes d\u2019ange), s\u2019est produite entre 1912 et 1944 sous les ricanements étouffés d\u2019un milieu qu\u2019elle contribuait à faire vivre.Elle-même n\u2019aura jamais cessé de croire en la plénitude de son talent, protégée qu\u2019elle était par ses intimes, malgré les critiques féroces venues assombrir ses derniers jours.V O L .C V I I N o 1 8 1 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 2 A O Û T 2 0 1 6 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Économie \u203a La Caisse de dépôt prend le contrôle de la cimenterie de Port-Daniel.Page A 7 Avis légaux.A 4 Décès.B 6 Météo.B 7 Mots croisés.B 7 Petites annonces .B 6 Sudoku.B 7 ?w w w .l e d e v o i r .c o m 50 QUÉBEC 418-654-8677 LÉVIS 418-654-8677 TROIS-RIVIÈRES 819-696-8677 MONTRÉAL 514-231-8677 LAVAL 450-627-3716 LONGUEUIL 450-445-9829 .CA Certifié 5 Étoiles® TOILES À ROULEAUX \u2022 PANNEAUX COULISSANTS \u2022 PERSIENNES \u2022 STORES VOILAGE \u2022 STORES ROMAINS STORES HORIZONTAUX \u2022 STORES MOTORISÉS \u2022 STORES DE VERRIÈRES \u2022 STORES VERTICAUX ESTIMATION GRATUITE 1 855 770-8677 OPAQUES TRANSLUCIDES SOLAIRES MOTORISATION DISPONIBLE Claude Bouchard Québec, Lévis, Montréal, Trois-Rivières, Repentigny, Laval, Boisbiand, Mont-Tremblant, Longueuil, Beloeil, Magog % de rabais ou INSTALLATION GRATUITE Jusqu\u2019à Et Cetera De la Beat Generation à la microbyte à San Francisco Page B 10 RIO 2016 Penny Oleksiak écrit l\u2019histoire avec la première médaille d\u2019or du Canada Pages B 4 et B 5 Au fil du temps, il est devenu assez courant de voir deux films sur le même thème sortir à quelques mois d\u2019intervalle.Pourtant, en règle générale, le doublon ne se fait pas sans heurts, comme en témoigne la sortie cette semaine de Florence Foster Jenkins alors que Marguerite, qui explore le même filon, le fera à l\u2019automne en ciblant tout particulièrement le marché québécois.Retour sur un phénomène loin de s\u2019essouffler.Une cantatrice en deux temps Deux films inspirés par Florence Foster Jenkins confirment que le doublon a encore de beaux jours devant lui au cinéma SOURCE LES FILMS SÉVILLE Meryl Streep incarne Florence Foster Jenkins.M A R I E - M I C H È L E S I O U I Q uelle était la cible d\u2019Aaron Driver ?Le présumé terroriste, abattu à Strathroy, en Ontario, mercredi soir, planifiait une attaque dans les 72 heures «dans un centre urbain, en pleine heure de pointe», a révélé jeudi le sous-commis- saire de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), Mike Cabana.« Cet événement nous rappelle que le Canada n\u2019est pas à l\u2019abri du terrorisme », a réagi le ministre fédéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale, tandis que des failles dans le système de surveillance de la GRC étaient exposées, Aaron Driver étant dans le radar des autorités depuis plus d\u2019un an.Du reste, seuls des détails sur la vie du jeune homme de 24 ans \u2014 né à Regina en Saskatchewan, récemment conver ti à l\u2019islam \u2014 ont émergé, sans que les autorités en disent davantage sur les intentions précises de celui qui avait déjà enregistré une vidéo de revendication pour l\u2019attentat qu\u2019il planifiait.«Oh Canada, tu as reçu plusieurs avertissements.Tu as été TERRORISTE ABATTU Une attaque pour faire «couler le sang» La GRC reconnaît des failles dans sa surveillance; le ministre Goodale veut intensifier la lutte contre la radicalisation I S A B E L L E P O R T E R à Québec En s\u2019attaquant de front à la notion d\u2019ancienneté, les jeunes libéraux ont mis en évidence cette semaine un étonnant consensus gauche- droite sur les clauses de disparité de traitement, dites «orphelin».Or cette fois, on ne parle pas d\u2019iniquités dans les salaires, mais bien dans les régimes de retraite et dans les avantages sociaux.Lors de son congrès qui se tiendra cette fin de semaine, la Commission-Jeunesse du Parti libéral va proposer que le gouvernement clarifie la Loi sur les normes du travail pour abolir les disparités de traitement en fonction de l\u2019embauche tant dans les régimes de retraite que dans les régimes d\u2019assurance collective, les fameuses «clauses orphelin».Fait rare : des représentants jeunesse de la FTQ ont salué la démarche.« On est d\u2019accord avec la formulation de la proposition des jeunes libéraux», a plaidé jeudi Dominic Lemieux, adjoint au directeur québécois des Métallos, un syndicat affilié à la FTQ, en marge d\u2019un débat du Forum social mondial.Le débat sur les clauses de disparité de traitement n\u2019a-t-il pas déjà été fait ?Pas au complet, répond-on.La loi votée en 2001 portait sur les ANCIENNETÉ Consensus droite-gauche contre les régimes à deux vitesses Jeunes libéraux et jeunes syndiqués réclament la fin des clauses «orphelin» ALLERGIES AGIR TÔT RAPPOR TE GROS JACQUES NADEAU LE DEVOIR Fraises, noix et autres douceurs entouraient Ivy et sa famille au marché Jean-Talon, jeudi.Une étude américaine montre qu\u2019une immunothérapie orale administrée dès l\u2019âge de neuf mois permet d\u2019éliminer dé?nitive- ment une allergie aux arachides.Nos informations en page A 3 VOIR PAGE A 10 : DOUBLON VOIR PAGE A 10 : CONSENSUS Lire aussi \u203a À un cheveu du drame.L\u2019éditorial de Brian Myles.Page A 8 VOIR PAGE A 10 : TERRORISME L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 2 A O Û T 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 2 OSSIER MONTRÉAL, LA MÉTISSÉE SERRÉE LIRE À ABIE F D N U AIN M DE ET EGLISE D N DE ER I SS O sc ème e urs po oir v rt iel.al plur é ontr : le M ale e de la métr e v u uit sa déco it de la r pr s e \u2019 opole dans l o ielle R e Gabr ièr omanc .y LE ET UR O P CQU A J TE NTEX CO TE TEX LE .U ADEA N S E CE DIMANCHE DE 14 H À 16 H \u2022 514 985-3322 PETITESANNONCES@LEDEVOIR.COM BORD DU FLEUVE 28 RUE DUQUETTE REPENTIGNY Résidence de prestige sur terrain 21 000 p.c., 12 pièces, site unique avec vue incomparable.Pour une qualité de vie.945 000 $ - CENTRIS # 20110627 LISE D.FERLAND 450-585-9500 courtier immobilier agréé, RE/MAX UNIS POUR ANNONCER DANS CETTE SECTION VEUILLEZ CONTACTER LES PETITES ANNONCES AU 514 985-3322 B O R I S P R O U L X A u moment où le conflit au Sahara occidental refait surface dans l\u2019actualité internationale, des groupes marocains utilisent le Forum social mondial (FSM) de Montréal pour promouvoir la mainmise de leur pays sur ce territoire, revendiqué par un mouvement indépendantiste depuis les années 1970.Mardi, au moment du départ de la marche inaugurale du FSM, l\u2019imposante délégation marocaine était difficile à ignorer.Arborant ses drapeaux et chantant l\u2019hymne national, le contingent s\u2019est posté tout à l\u2019avant du cor tège, aux côtés des peuples des Premières Nations, à qui on avait pour tant réservé cette place.L\u2019Agence marocaine de presse (MAP) a publié, à la suite de cette marche, que les participants marocains ont « clamé leur attachement viscéral à chaque grain de sable du Sahara marocain» et «affirmé le consensus national autour de l\u2019intégrité territoriale du Royaume».Selon un spécialiste du Maghreb, ce coup de force de la délégation marocaine au FSM témoigne de leur quête de sympathie auprès de l\u2019opinion publique occidentale sur le sujet délicat du contrôle du Sahara occidental, un territoire non autonome dont le statut définitif n\u2019est pas arrêté.Contre l\u2019indépendance Durant la semaine, environ une dizaine d\u2019activités autogérées du Forum social mondial ont eu pour thème les crimes commis envers les populations marocaines, par l\u2019Algérie ou par le Front Poli- sario, branche ar mée des mouvements indépendantistes sahraouis.Par exemple, c\u2019est à Tin- douf, dans le sud-ouest de l \u2019Algérie, qu\u2019a été empri - sonné le Marocain Abdellah Lamani pendant près de 23 ans.Rencontré par Le Devoir sur le par vis du Cégep du V ieux Montréal , où i l étai t conférencier, jeudi , l\u2019homme a éclaté en sanglots au moment de relater ce qu\u2019il a vécu durant toutes ces années.L\u2019électricien de profession raconte avoir été enlevé au Maroc, en 1980, par des hommes armés membres du Front Polisario.Ce groupe armé milite pour l\u2019indépendance du territoire, de la taille du Royaume-Uni et sous contrôle marocain depuis le départ des Espagnols, au milieu des années 1970.« Je suis enregistré sous le numéro de la Croix-Rouge 3458 », se présente M.La- mani, le visage sévère.Il brandit les documents of ficiels délivrés par le Comité international de la Croix- Rouge (CICR), dont il garde précieusement sur lui des copies, comme une preuve de ce qu\u2019il a enduré.Durant sa captivité, Abdellah Lamani a réussi à prendre secrètement des notes sur les sévices qu\u2019il a subis, et dont sont mor ts plusieurs de ses compatriotes civils.Un médecin du CICR a servi de passeur pour sortir le manuscrit du pays, au début des années 2000, ce qui a permis sa publication.C\u2019est grâce à son livre, L\u2019horreur, qu\u2019Ab- dellah Lamani a pu retrouver sa libération, fin 2003.Question plus complexe Le témoignage d\u2019Abdellah Lamani est par tagé au FSM dans le cadre de conférences organisées par le collectif marocain Watanouna (« notre patrie », en arabe).Selon Mohamed Ourya, membre de la Chaire Raoul-Dandurand et expert de la géopolitique du Maghreb, de tels groupes « militent sous le vocable des droits de la personne, mais c\u2019est amalgamé avec la cause du Sahara marocain ».Des victimes se trouvent des deux côtés du conflit, pré- vient-il.« Le Maroc est en ce moment beaucoup critiqué sur la question des droits de la personne au Sahara occidental.Un dernier rapport, qui a beaucoup critiqué le Royaume, a provoqué des tensions avec les États-Unis et l\u2019Occident.» Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a même provoqué la colère du gouvernement marocain en qualifiant d\u2019« occupation » son contrôle sur la zone, toujours en attente d\u2019un référendum sur son autodétermination.La forte présence du point de vue marocain sur le conflit au sein du Forum social mondial témoigne, selon Mohamed Ourya, d\u2019une « pa- radiplomatie » en action, afin d\u2019influencer la société civile occidentale .« C\u2019es t perçu comme une lutte pour les Marocains, de faire savoir au monde que le peuple tient à ce territoire.» Victime du conflit, Abdel- lah Lamani ne considère pas qu\u2019il avance une ligne d\u2019action politique.« Personne ne s\u2019intéresse à nous », se désole plutôt l\u2019homme, qui par tage son histoire au FSM dans l\u2019espoir que ses bourreaux soient traînés devant la just ice inter nationale.Au- jourd\u2019hui père de deux jeunes enfants, M.Lamani confie toutefois souhaiter qu\u2019ils se dirigent vers une carrière militaire.« On doit protéger le pays, en par ticulier contre l\u2019Algérie, qui est très puissante à cause du pétrole et du gaz ».Le Devoir FORUM SOCIAL MONDIAL Le conflit au Sahara occidental s\u2019invite à Montréal JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le contingent marocain s\u2019est fait beaucoup entendre lors de la marche d\u2019ouverture du Forum, mardi.S A R A H R .C H A M P A G N E «R acisme systémique » .Même la candidate à la présidence américaine Hillary Clinton a prononcé ces mots lors de son discours d\u2019acceptation.Alors que le Québec en est encore à l\u2019étape du « déni collectif », selon des membres du collectif Montréal Noir, un Sommet noir baptisé Hoods- tock se tient samedi prochain.Le regroupement, formé après la mort de Bony Jean- Pier re en avril dernier, est l\u2019une des voix qui réclament la tenue d\u2019une commission sur le racisme systémique.Espérant que l\u2019expérience américaine puisse éclairer et inspirer, deux activistes ont également été invités à prendre la parole.En retard « Mon impression est que le Canada en est encore à reconnaître que c\u2019est un problème, quelques pas institutionnels derrière », a ainsi commenté Kali Akuno.Auteur et militant, il vient de Jackson au Mississippi, où plus de 85 % de la population est noire.Pas que « les États-Unis soient plus avancés pour trouver des solutions, mais il y a davantage cette conversation», poursuit-il.La taille de la communauté afro-américaine explique que les enjeux de discrimination, de profilage racial et de racisme fassent sur face avec plus d\u2019intensité au sud de la frontière, selon lui.«Mais il serait faux de croire que les statistiques sont mieux ici », avertit Will Prosper, très actif dans les mouvements communautaires de Montréal-Nord.Écarts d\u2019éducation et de salaire, dif ficultés d\u2019embauche, surreprésentation carcérale, sous-représentation politique ; les indicateurs pointent tous dans la direction d\u2019un fossé entre les « Blancs » et les « communautés racisées ».M.Prosper c i te notamment une étude réalisée par Jason Carmichael de l\u2019Univers i té McGi l l .Le cher - cheur y établit que les villes comptant plus de membres des Premières Nat ions et des minorités visibles présentent aussi un corps policier plus imposant, sans lien avec le taux de criminalité.Ce sont 25 000 personnes issues des minorités visibles qui doivent ê tre embauchées dans les organismes publics du Québec pour correspondre à leur proportion dans la population.Dans le milieu Sa consœur américaine Rose Brewer, fraîchement débarquée à Montréal, note un racisme entre « latent » et « palpable ».« J\u2019ai été frappée que nous ayons une si petite présence au Forum social mondial (FSM) [qui se tient à Montréal en ce moment]», a-t-elle déploré.Ils ont en effet dû insister sur l\u2019impor tance de «sortir du centre-ville» pour aborder le racisme systémique près de ceux qui le subissent en premier lieu.La grande conférence de clôture des activités de Hoods- tock ce samedi au parc Henri- Bourassa a finalement été organisée en collaboration avec le FSM, à défaut de quoi ils auraient été « invisibles » de cette grand-messe.Les cris d\u2019alarme ont souvent émané de Montréal-Nord, et «c\u2019est aussi là que les solutions peuvent émerger », selon Ga- briella Kinté, également membre du collectif derrière Hoods- tock.Une commission sur le racisme systémique lui apparaît comme la suite logique de brassage d\u2019idées.«Il n\u2019existe pas de définition reconnue.Une commission servirait à établir des critères de base, à documenter cette réalité», expose-t-elle.« C\u2019est dommage qu\u2019on ait peur d\u2019aborder le sujet ici, on nous reproche tout de suite de faire du \u201cQuébec bashing\u201d » remarque Will Prosper.La tribune doit s\u2019ouvrir, réitère-t-il.L\u2019Ontario a fait figure de pionnière en la matière en créant un Bureau de l\u2019antiracisme (Anti-Racism Directorate) en février dernier.Dans la foulée de cette création, le ministre Michael Coteau a également été nommé responsable de l\u2019antiracisme.« C\u2019est là que nous sommes rendus », renchérit le militant Kali Akuno.Après la reconnaissance du problème aux États-Unis, « ceux avec qui l\u2019on s\u2019assoit à table doivent avoir le pouvoir de créer des politiques publiques.Sinon il y aura beaucoup d\u2019agitation sociale».Une pétition pour la création d\u2019une commission sur le racisme systémique circule depuis mai dernier et plus de 2000 personnes y ont apposé leur nom.Presque simultanément au Sommet noir, les jeunes libéraux débattront durant leur congrès d\u2019une proposition en faveur d\u2019un tel exercice.Le Devoir RACISME Un Sommet noir contre le « déni collectif » En marge du FSM, Hoodstock veut réfléchir sur la discrimination systéique «Une commission servirait à établir des critères de base, à documenter cette réalité» JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le militant Will Prosper estime qu\u2019il est grand temps que le Québec mène une large conversation sur le racisme.Ce coup de force de la délégation marocaine au FSM témoigne de la quête de sympathie auprès de l\u2019opinion publique occidentale L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 2 A O Û T 2 0 1 6 ACTUALITES A 3 A L E X A N D R E S H I E L D S M ême si elle reconnaît la nécessité d\u2019amorcer une transition énergétique, la FTQ-Construction juge qu\u2019il faut dire oui au pipeline Énergie Est, surtout en raison des emplois qui découleront de la phase de constr uction, qui doit s\u2019échelonner sur un peu plus de deux ans.Réagissant au mémoire de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) signifiant son opposition au projet de TransCanada, et dont Le Devoir faisait état mercredi, le directeur général de la FTQ-Constr uction, Yves Ouellet, a souligné jeudi que son syndicat est « dissident » de la centrale dans ce dossier.« Nous n\u2019avons pas les mêmes attentes que les autres syndicats af fi liés de la FTQ.Nous sommes dans le domaine de la construction.Et nous, en construction, notre job, c\u2019est de faire travailler notre monde », a-t-il résumé en entrevue.Le syndicat, qui compte 77 000 membres, a d\u2019ailleurs déjà rencontré des représentants de la pétrolière en vue de la construction du pipeline.« Nous avons dit à TransCanada que nous sommes désireux de construire le pipeline, a souligné M.Ouellet.C\u2019est un projet d\u2019infrastructure impor tant qui va donner énormément de travail à des gens du Québec pendant quelques années.» Énergie Est traverserait le territoire québécois sur plus de 625 kilomètres.Sa construction, qui pourrait débuter en 2018, générerait plus de 3000 emplois directs au Québec, selon l\u2019entreprise.Le pipeline serait en exploitation dès 2021 et pour au moins 40 ans.Son exploitation per - m e t t r a i t l e m a i n t i e n d e 3 3 e m p l o i s d i r e c t s d a n s la province.Oui à la transition Si elle se dit favorable à la construction de cette infrastructure conçue pour faciliter l\u2019exportation du pétrole des sables bitumineux, la FTQ- Construction estime tout de même qu\u2019il est logique de vouloir orienter le Québec sur la voie de la réduction de notre dépendance au pétrole.«On partage l\u2019idée qu\u2019il faut développer une autre avenue énergétique, a insisté jeudi son directeur général.C\u2019est normal.C\u2019est le but et nous le partageons avec tous les intervenants.Le Québec doit aller vers autre chose.Mais on sait très bien que ça ne se fera pas demain matin.» Ce sont de « bonnes intentions », a poursuivi Yves Ouellet.« Le virage ne peut pas se faire du jour au lendemain.Mais au Québec, c\u2019est le rêve de plusieurs que du jour au lende- m a i n o n p r e n n e toutes les autos et qu\u2019elles deviennent toutes électriques.» La FTQ s\u2019oppose La position de la FTQ-Construction se situe à l\u2019opposé de celle mise en avant par la FTQ dans le mémoire qui avait été préparé au printemps en vue des audiences du BAPE sur Énergie Est, audiences qui ont finalement été annulées.Le mémoire d\u2019une vingtaine de pages obtenu par Le Devoir présente un verdict sans appel contre le projet de transport de pétrole des sables bitumineux.« Pour la FTQ, la pertinence du projet Énergie Est doit être remise en question en raison du grand nombre d\u2019inconvénients et du peu d\u2019avantages qu\u2019il comporte pour le Québec», y souligne l\u2019organisation représentant 600 000 membres.La centrale, qui compte plusieurs membres dans le secteur industriel, déplore notamment la faible création d\u2019emplois associée au pipeline de TransCanada.« Pour la FTQ, l\u2019avenir de l\u2019emploi ne passe pas par les projets visant à exporter le pétrole des sables bitumineux, insiste en outre le mémoire.Nous ne voulons pas d\u2019une croissance économique insoutenable qui ne s\u2019inscrit pas dans une logique de développement durable.» L\u2019organisation juge du même souf fle que « pour un même investissement, beaucoup plus d\u2019emplois sont créés dans les secteurs verts de l\u2019économie \u2014 comme l\u2019ef ficacité énergétique, les énergies propres et le transport collectif \u2014 que dans le secteur des combustibles fossiles, ce qui comprend la construction de pipeline».Le Devoir PIPELINE ÉNERGIE EST La FTQ-Construction se dit en accord Il faut réduire notre dépendance au pétrole, mais la création d\u2019emploi doit primer, affirme le syndicat THOMAS PERKINS GETTY IMAGES Plus le traitement est engagé tôt dans le cheminement des enfants, plus les chances d\u2019éliminer les allergies sont grandes.P A U L I N E G R A V E L U ne immunothérapie orale administrée dès l\u2019âge de neuf mois permet d\u2019éliminer définitivement une allergie aux arachides qui vient d\u2019apparaître chez le jeune enfant, indique une étude effectuée par des chercheurs de l\u2019Université de Caroline du Nord à Chapel Hill.Cette nouvelle étude suggère ainsi qu\u2019il serait préférable de procéder le plus tôt possible à une désensibilisation chez les enfants allergiques.Des études antérieures ayant été effectuées chez des enfants plus âgés, voire des adultes, ont montré qu\u2019une désensibilisation à un aliment allergène, tel que les arachides ou les œufs, permet de prévenir les réactions allergiques violentes, comme le choc anaphylactique.La désensibilisation consiste à administrer tous les jours à la personne allergique de petites doses croissantes de l\u2019allergène.« Tant que les patients prennent leur dose quotidienne, ils sont protégés.Mais s\u2019ils cessent de la consommer, ils peuvent recommencer à réagir à l\u2019allergène», explique le Dr Philippe Bégin, allergologue au CHU\u2013Sainte-Justine ainsi qu\u2019au CHUM.Plus récemment, d\u2019autres études cliniques ont permis de découvrir qu\u2019un traitement de désensibilisation de plusieurs années peut induire une « tolérance soutenue » à l\u2019allergène.Dans ces études, les patients ne réagissaient plus du tout à leur allergène, et ce, même après avoir suspendu leur traitement de désensibi l isat ion pendant quelques semaines.Dans le cadre de ces études, 50 % des enfants ayant subi une désensibi l isat ion aux œufs pendant quatre ans ou une désensibilisation aux arachides d\u2019une durée de cinq ans ont développé une tolérance soutenue à leur al lergène.En d\u2019autres termes, « ils ont été guéris de leur allergie », résume le Dr Bégin.Bambins La nouvelle étude qui vient d\u2019être publiée dans le Journal of Allergy and Clinical Immunology visait des enfants beaucoup plus jeunes, qui étaient âgés de 9 à 36 mois.Une quarantaine de ces enfants d\u2019âge préscolaire ont reçu quotidiennement une dose de 300 mg ou de 3000 mg de farine d\u2019arachides que l\u2019on mélangeait à une compote ou un yogour t pendant environ trois ans.Pendant cette immunothérapie, la majorité des par ticipants ont éprouvé quelques effets secondaires, tels que des douleurs abdominales, mais ces derniers étaient généralement légers et n\u2019ont pour la plupar t pas nécessité de traitement.Cette immunothérapie orale a ensuite été interrompue pendant quatre semaines.Après ce délai, les chercheurs ont mesuré la réponse immunitaire des enfants au moment où on réintroduisait des arachides dans leur alimentation, et ils l\u2019ont comparée à celle de 154 enfants allergiques n\u2019ayant pas subi d\u2019immunothérapie.Environ 80 % des enfants ayant été traités n\u2019ont manifesté aucune réaction allergique.De plus, aucune différence significative n\u2019est apparue entre le groupe ayant reçu la plus faible dose d\u2019arachides et celui ayant ingéré les 3000 mg de farine de cacahuètes.« Même si on vise normalement à administrer les plus grandes doses possible d\u2019allergène car celles-ci sont censées être plus ef fi- caces pour désensibiliser, cette étude nous indique que l\u2019administration quotidienne de seulement 300 mg, soit l\u2019équivalent d\u2019une seule arachide, est suf fi- sante pour induire une tolérance soutenue.Une telle dose est plus adaptée aux tout-petits que les 3000 mg qui représentent une douzaine d\u2019arachides.Cela permet aussi de commencer la désensibilisation très tôt, ce qui est une bonne nouvelle, car si on commence plus tard, les taux de succès pour l\u2019instauration d\u2019une tolérance soutenue, soit une guérison complète, sont plus faibles.Cette étude nous porte à croire qu\u2019il est préférable de procéder à une désensibilisation le plus tôt possible, alors que le système immunitaire est encore en formation et avant que la mémoire immunologique se soit établie », explique le Dr Bégin, qui encourage les parents à introduire des arachides (sous forme de farine) dès l\u2019âge de 4 ou 6 mois, soit au moment où le bébé commence à manger de la nourriture solide.« L\u2019ingestion d\u2019arachides va aider à induire naturellement une tolérance chez les enfants à risque d\u2019allergie.» « Le tube digestif considère par défaut les aliments comme inoffensifs.Ainsi, le fait d\u2019introduire l\u2019aliment allergène très tôt permet au système immunitaire de le considérer lui aussi comme inof fensif.De plus, des études en bonne et due forme ont montré que plus on retarde l\u2019introduction des arachides dans l\u2019alimentation des bébés, plus on augmente le risque que l\u2019enfant devienne allergique », souligne le chercheur.Et ici?Malheureusement, l\u2019immunothérapie orale n\u2019est pas encore offerte au Québec.Mais des parents d\u2019enfants souffrant d\u2019allergies ont lancé une collecte de fonds (à laquelle on peut contribuer à l\u2019adresse byebyeallergies.ca/) visant à permettre l\u2019ouver ture d\u2019une première clinique entièrement consacrée à l\u2019immunothérapie orale au CHU\u2013Sainte-Justine, laquelle clinique pourrait, ensuite, chapeauter l\u2019implantation de cliniques périphériques ailleurs au Québec.Le Devoir ALLERGIES Agir tôt rapporte gros L\u2019immunothérapie débutée chez les bambins aussi jeunes que 9 mois permet une éradication définitive S I D H A R T H A B A N E R J E E L a Couronne et la défense se sont af frontées pour une dernière fois lors du procès de Richard Henr y Bain, jeudi, à l\u2019approche des délibérations du jury.L\u2019avocat de Richard Henry Bain a indiqué aux jurés qu\u2019ils devront d\u2019abord et avant tout décider si l\u2019accusé a vraiment agi sous le coup de la colère, ou s\u2019il ne souffrait pas plutôt de psychose le soir du 4 septembre 2012.Me Alan Guttman, le premier à présenter sa plaidoirie finale, a soutenu que son client devrait être reconnu non criminellement responsable pour cause de trouble mental.Richard Henry Bain fait face à six chefs d\u2019accusation, notamment de meurtre prémédité, relativement au décès du technicien de scène Denis Blan- chette, tué à l\u2019extérieur du Mé- tropolis, à Montréal, où les militants du Parti québécois étaient rassemblés après le scrutin provincial.M.Bain est aussi accusé de trois tentatives de meurtre, d\u2019incendie criminel et de possession de matériel incendiaire.Pendant le procès, la défense a plaidé que M.Bain n\u2019était pas criminellement responsable puisqu\u2019il traversait ce jour-là une crise psychotique provoquée par un trouble bipolaire non diagnostiqué et une surdose d\u2019antidépresseurs.La Couronne a pour sa part soutenu que M.Bain avait au contraire prémédité la fusillade et que sa haine des souverai- nistes avait été déchaînée par la victoire du Parti québécois (PQ).La Presse canadienne PROCÈS BAIN Les plaidoiries finales ont commencé A L E X A N D R E S H I E L D S L\u2019 Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) demande à l\u2019Of fice national de l\u2019énergie (ONE) de récuser les commissaires chargés de l\u2019étude du projet de pipeline Énergie Est, dans la foulée des révélations sur la tenue de rencontres avec des promoteurs du projet de TransCanada, dont Jean Charest.Elle exige aussi la suspension des audiences qui ont débuté cette semaine.Dans une lettre transmise jeudi après-midi au secrétaire de l\u2019ONE Sheri Young, et dont Le Devoir a obtenu copie, l\u2019AQLPA demande à l\u2019organisme fédéral de relever de leurs fonctions les trois commissaires qui dirigent présentement les audiences sur le projet de pipeline.Deux de ces commissaires, soit Lyne Mercier et Jacques Gauthier, ont par ticipé l\u2019an dernier à une rencontre avec Jean Charest au bureau de ce dernier, à Montréal.M.Cha- rest était alors consultant pour TransCanada dans le dossier du controversé pipeline Énergie Est.Contre les règles Selon ce que soutient l\u2019AQLPA, de telles rencontres contreviennent aux règles de l\u2019ONE, dont celles d\u2019équité procédurale, mais aussi aux « obligations d\u2019apparence d\u2019impartialité et d\u2019apparence d\u2019indépendance auxquelles le Tribunal est astreint ».« Il est faux de prétendre que le devoir de l\u2019Of fice de consulter les parties l\u2019autorise à tenir de telles consultations privé- ment ou secrètement avec une seule ou quelques-unes des parties seulement, en dehors du processus d\u2019audience établi par les décisions de l\u2019Of fice.Au contraire, c\u2019est précisément cela que les règles interdisent », fait valoir la lettre, signée par l\u2019avocat Dominique Neuman.Suspension Le groupe écologiste demande aussi la suspension des audiences qui ont débuté lundi au Nouveau-Brunswick, et ce, jusqu\u2019à ce qu\u2019un nouveau comité d\u2019audience soit nommé.« Jusqu\u2019à ce que le nouveau président ou vice-président intérimaire additionnel et les nouveaux membres du comité d\u2019audience entrent en fonction, nous demandons logiquement la suspension des audiences et consultations en cours (lesquelles devront être recommencées à partir du début devant le nouveau comité d\u2019audience) », précise la lettre.L\u2019AQLPA exige enfin la tenue d\u2019une « enquête » afin de faire témoigner toutes les personnes qui ont été impliquées dans les rencontres avec des commissaires de l\u2019audience sur le pipeline Énergie Est.Outre Jean Charest, la lettre mentionne le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Michel Leblanc, mais aussi le directeur principal d\u2019Équiterre, Steven Guilbeault.Les audiences sur le pipeline Énergie Est ont débuté cette semaine à Saint John, au Nouveau-Br unswick.Elles doivent se poursuivre tout le long du tracé du pipeline Énergie Est jusqu\u2019en décembre.Des audiences sont prévues à Montréal à la fin du mois d\u2019août, mais aussi à Québec en octobre.Le Devoir ONE: un groupe écologiste exige la récusation des commissaires de l\u2019audience sur Énergie Est Yves Ouellet «Nous sommes dans le domaine de la construction.Et nous, en construction, notre job, c\u2019est de faire travailler notre monde» «Tant que les patients prennent leur dose quotidienne, ils sont protégés» L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 2 A O Û T 2 0 1 6 A 4 A V I S L É G A U X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres Courriel : avisdev@ledevoir.com Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi AVIS LÉGAUX & APPELS D\u2019OFFRES HEURES DE TOMBÉE AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsa bilité se limite au coût de la parution.AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) SECTION I \u2013 AVIS Avis est donné à : Catherine Côté, 725-111 de la Pointe Nord, Montréal (QC) H3E 0B3 755-32-008807-168 White Baobab Group inc., 725-111 de la Pointe Nord, Montréal (QC) H3E 0B3 755-32-008807-168 de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district d\u2019Iberville situé au 109 rue St-Charles, St-Jean- sur-Richelieu (QC) J3B 2C2 dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d\u2019instance en recouvrement d\u2019une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019avis d\u2019assignation qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.SECTION II \u2013 INFORMATIONS RELATIVES À LA PUBLICATION Le présent avis est publié aux termes d\u2019une ordonnance rendue le 8 août 2016 par le greffier de la Cour du Québec, division des petites créances dans les dossiers portant les numéros ci-haut mentionnés.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.SECTION III \u2013 INFORMATIONS FINALES Saint-Jean-sur-Richelieu, le 8 août 2016 (s) Stéphanie Dumoulin Greffière-adjointe de la Cour du Québec Canada Province de Québec District d\u2019Iberville C O U R D U Q U É B E C Chambre civile Division des petites créances ENTRÉE EN VIGUEUR DE RÈGLEMENTS Avis est donné que le conseil de la Ville, à son assemblée du 20 juin 2016, a adopté les règlements suivants : 16-041 Règlement autorisant un emprunt de 4 800 000 $ pour des travaux reliés à l\u2019enlèvement des fils et des poteaux et à la conversion du réseau aérien au réseau municipal de conduits souterrains sous la surveillance de la Commission des services électriques de Montréal 16-042 Règlement autorisant un emprunt de 6 000 000 $ afin de financer l\u2019acquisition de terrains d\u2019intérêt écologique Ces règlements ont été approuvés par le ministre des Affaires municipales et de l\u2019Occupation du territoire le 8 août 2016.Ils entrent en vigueur en date de ce jour et sont disponibles pour consultation durant les heures normales de bureau au Service du greffe, 275, rue Notre-Dame Est.Ils peuvent également être consultés en tout temps sur le site Internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/reglements Montréal, le 12 août 2016 Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon Avis public Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 16-15557 \u2013 ERRATUM Fourniture de blocs de pierre calcaire - Aménagement des abords du Musée des beaux- arts de Montréal Veuillez ne pas tenir compte de l\u2019avis d\u2019appel d\u2019offre publié le 10 août 2016.Un nouvel avis sera publié à une date ultérieure.Montréal, le 12 août 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Espace pour la vie Biodôme de Montréal Catégorie : Travaux de construction et de rénovation, bâtiment Appel d\u2019offres : B-00020-1, No.SÉAO :997655 Descriptif : Dans le cadre du projet de réaménagement du Biodôme de Montréal «Migration », la Ville de Montréal sollicite le marché pour l\u2019exécution des travaux de construction suivants : Le design, la construction et l\u2019installation d\u2019un système d\u2019échangeur avec tubes à ailettes d\u2019aluminium extrudés.L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 15 août 2016 est reportée au 29 août 2016 à 14 h au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6.Montréal, le 12 août 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) SECTION I \u2013 AVIS Avis est donné à 9215-0200 QUÉBEC INC.autrefois domicilié au 8150 boulevard Métropolitain, bureau 260, Montréal, Québec, H1K 1A1 de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district de Terrebonne situé au 25 rue de Martigny ouest, Saint-Jérôme, Québec, J7Y 4Z1 dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d\u2019instance en recouvrement d\u2019une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019avis des options qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.SECTION II \u2013 INFORMATIONS RELATIVES À LA PUBLICATION Le présent avis est publié aux termes d\u2019une ordonnance rendue le 9 août 2016 par le greffier de la Cour du Québec de la Division des petites créances dans le dossier numéro 700-32-032664-169.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.SECTION III \u2013 INFORMATIONS FINALES St-Jérôme, le 9 août 2016 Ghyslaine Fournier Greffière de la Cour du Québec Canada Province de Québec District de Terrebonne Localité Saint-Jérôme COUR DU QUÉBEC Chambre civile Division des petites créances 25, De Martigny Ouest Saint-Jérôme, Québec, J7Y 4Z1 Téléphone: 450-431-4439 AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) SECTION I \u2013 AVIS Avis est donné à : Sylvie Morin, 609 rue des Fortifications, St-Jean-sur-Richelieu (QC) J2W 2W8 755-32-008244-149 HP Climatisation-Chauffage inc., 311 Maisonneuve, St-Jean-sur-Richelieu (QC) J3B 7W1 755-32-007899-133 Marc-André Caron, 2145 boul.Lemire Ouest, Drummondville (QC) J2B 8A9 755-32-008603-153 Gaétan St-Pierre f.a.s.l.n.Les enduits T.D.G.enr., 23 Papineau, St-Jean-sur-Richelieu (QC) J2W 1T8 755-32-008622-153 Garage Valiquette & Fils, 141 Coulombe, St-Jean-sur-Richelieu (QC) J3B 3X8 755-32-008647-150 de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district de Iberville situé au 109 rue St-Charles, RC.14, St-Jean- sur-Richelieu (QC) J3B 2C2 dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d\u2019instance en recouvrement d\u2019une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019avis d\u2019assignation qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.SECTION II \u2013 INFORMATIONS RELATIVES À LA PUBLICATION Le présent avis est publié aux termes le 9 août 2016 par le greffier de la Cour du Québec, division des petites créances dans les dossiers portant les numéros ci-haut mentionnés.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.SECTION III \u2013 INFORMATIONS FINALES Saint-Jean-sur-Richelieu, le 9 août 2016 (s) Stéphanie Dumoulin Greffière-adjointe de la Cour du Québec Canada Province de Québec District de Iberville C O U R D U Q U É B E C Chambre civile Division des petites créances Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Cession totale de (1) Bar avec autorisation de spectacles (sans nudité) 1845, rue Ontario Est Montréal (Québec) H2K 1T6 NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR 9340-8441 Québec Inc.BAR L\u2019ASTRAL 2000 1845, rue Ontario Est Montréal (Québec) H2K 1T6 Dossier : 199 059 (1) Restaurant pour (vendre) Augmentation de la capacité du permis de Bar dans «théâtre» Cammisano Maria ATELIER DE CUISINE IMPARATE 14390, boulevard Gouin Ouest Montréal (Québec) H9H 1B1 Dossier : 4 383 048 Théâtre La Chapelle Inc.THÉÂTRE LA CHAPELLE 3700, rue Saint- Dominique Montréal (Québec) H2X 2X7 Dossier : 933 697 14390, boulevard Gouin Ouest Montréal (Québec) H9H 1B1 3700, rue Saint- Dominique Montréal (Québec) H2X 2X7 Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre 175, rue Ontario Est Montréal (Québec) H2X 1H5 4601, rue Notre-Dame Ouest Montréal (Québec) H4C 1S5 7079, rue Jarry Est Montréal (Québec) H1J 1G3 NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Café Nomade Inc.CAFÉ NOMADE 175, rue Ontario Est Montréal (Québec) H2X 1H5 Dossier : 3936-002 Restaurant Torteria Lupita Inc.RESTAURANT TORTERIA LUPITA 4601, rue Notre- Dame Ouest Montréal (Québec) H4C 1S5 Dossier : 4382-305 Kathia St-Victor KLUVA CHIC TRAITEUR & RESTAURANT 7079, rue Jarry Est Montréal (Québec) H1J 1G3 Dossier : 4383-733 5 Bars dont 1 avec danse et 2 sur terrasse avec changement de capacité dans 2 Bars existants dont 1 sur terrasse (suite à une cession) (amendée) 2 Restaurants pour vendre dont 1 sur terrasse 1 Restaurant pour servir 9335-0130 Québec Inc.LE TABASCO BAR 5412 & 5414, avenue Gatineau Montréal (Québec) H3T 1X5 Dossier : 219-352 9093-6121 Québec Inc.«STUDIO 77» 271, ch.du Bord- du-Lac Lakeshore Pointe-Claire (Québec) H9S 4L1 Dossier : 2937-647 9338-1598 Québec inc.SAI KUNG 7933, boul.Saint- Michel Montréal (Québec) H1Z 3C9 Dossier : 2961-654 5412 & 5414, avenue Gatineau Montréal (Québec) H3T 1X5 271, ch.du Bord-du-Lac Lakeshore Pointe-Claire (Québec) H9S 4L1 7933, boul.Saint-Michel Montréal (Québec) H1Z 3C9 Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les 30 jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ci- après mentionné en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs, ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les 45 jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à la personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 560, boul.Charest Est, Québec (Québec) G1K 3J3.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Demande de permis de brasseur incluant la vente pour consommation sur place dans un local 2255-A, rue Dandurand Montréal (Québec) H2G 1Z3 MMTUM inc.A/s : M.Sébastien Coutu 2255-A, rue Dandurand Montréal (Québec) H2G 1Z3 dossier : 55-10-0532 ESPACE POUR LA VIE Direction de l\u2019administration et des services techniques Appel d\u2019offres : JA-00066 \u2013 ERRATUM Réfection des toiles et des tables des serres de services - Les travaux consistent, d\u2019une façon générale, à fournir et installer des équipements pour la réfection des écrans et tables agricoles des serres de services du Jardin botanique.Veuillez ne pas tenir compte de l\u2019avis d\u2019appel d\u2019offre publié le 24 mai 2016.Montréal, le 12 août 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Appel d\u2019offres public AVIS PUBLIC est donné par les présentes que des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 11 h à la date ci-dessous indiquée, à la Direction des services administratifs, des relations avec les citoyens et du greffe de l\u2019arrondissement d\u2019Anjou, au 7701, boul.Louis-H.- La Fontaine, Anjou (Québec) H1K 4B9, pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 2016-09 Descriptif : Réfection du boulevard du Golf Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 2016-13 Descriptif : Reconstruction des infrastructures routières de l\u2019avenue du Mail Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 2016-14 Descriptif : Travaux de planage et revêtement sur diverses rues locales de l\u2019arrondissement d\u2019Anjou Date d\u2019ouverture : 29 août 2016 Dépôt de garantie : 10 % du montant soumissionné (cautionnement) Renseignements : Pour de plus amples renseignements, veuillez nous envoyer un courriel à l\u2019adresse suivante : louise_goudreault@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à ces appels d\u2019offres seront disponibles à compter du 12 août 2016 Les personnes et les entreprises intéressées par ces contrats peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Les soumissions seront ouvertes publiquement immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.Par ailleurs, nous vous invitons à prendre connaissance de nos politiques d\u2019approvisionnement et de gestion contractuelle sur le site Internet de la Ville de Montréal à : http://ville.montreal.qc.ca.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, arrondissement d\u2019Anjou, le 12 août 2016.La secrétaire d\u2019arrondissement substitut Me Viviana Iturriaga Espinoza AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de Annette CHARBONNEAU, en son vivant domiciliée au 1050, 15 ième Avenue, Laval, Québec, H7R 4N9, survenu le 28 mai 2016, un inventaire des biens de la défunte a été fait par la liquidatrice successorale, Micheline BARON, le 10 août 2016, devant Me Danielle A.BERTRAND, notaire, 410, Boul.Henri-Bourassa est, bureau 204, Montréal, Québec, H3L 1C4, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l'étude de Me Danielle A.BERTRAND, notaire, sise au 410, boul.Henri- Bourassa est, bureau 204, Montréal, Québec, H3L 1C4 (514) 382-6315.Donné à Montréal, ce 10 août 2016 Micheline BARON, liquidatrice M É L A N I E M A R Q U I S à Ottawa Prévenu que la légalisation du cannabis pourrait faire bondir considérablement le nombre de cas de conduite avec facultés affaiblies par la drogue, le fédéral promet de serrer la vis rapidement \u2014 voire avant même le dépôt du projet de loi prévu au printemps 2017.La ministre de la Justice du Canada, Jody Wilson-Ray- bould, a été avertie du risque par ses fonctionnaires en janvier dernier, montrent des documents classés secrets obtenus par La Presse canadienne en vertu de la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information.« La légalisation de la marijuana pourrait entraîner une augmentation significative des cas de conduite avec facultés affaiblies par la drogue », est-il écrit dans un mémorandum destiné à la ministre.Les statistiques sur le phénomène sont peu nombreuses, relèvent les fonctionnaires, qui expliquent avoir basé leur constat sur des «données limitées » en provenance des États de Washington et du Colorado, qui ont légalisé la substance dans les dernières années.Le cas du Colorado «Sur les routes du Colorado, par exemple, dans l\u2019année qui a suivi la légalisation de la marijuana, il y a eu une augmentation de 32 pour cent de la mortalité liée à la conduite sous l\u2019influence de marijuana », indiquent les juristes du ministère.Le secrétaire parlementaire de la ministre de la Justice Bill Blair, qui pilote le dossier, souligne en entrevue que le problème «est déjà sérieux au Canada» et qu\u2019« il est possible qu\u2019il y ait une hausse de ces cas dans un régime où la marijuana ré- créationnelle est légale».«C\u2019est la raison pour laquelle il faut faire le travail en amont pour éduquer les Canadiens et of frir aux corps policiers et au système de justice les outils nécessaires pour contrôler ce com- por tement illégal sur nos routes », signale M.Blair.Le gouvernement de Justin Trudeau compte déposer un projet de loi sur la légalisation du cannabis au printemps 2017.Cet horizon est beaucoup trop rapproché aux yeux de l\u2019opposition, qui invite les libéraux à mettre la pédale douce plutôt que d\u2019exposer la population à des risques.La Presse canadienne LÉGALISATION DU CANNABIS Ottawa se dit conscient des dangers sur la route L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 2 A O Û T 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 5 ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE « Il faut comprendre des arguments oraux et écrits sans interprète», a soutenu la ministre de la Justice, Jody Wilson-Raybould.P H I L I P P E O R F A L I P as besoin de parler le français pour être « ef fective- ment bilingue » aux yeux du gouvernement libéral à Ottawa.C\u2019est du moins ce qu\u2019a soutenu jeudi la ministre de la Justice, Jody Wilson-Raybould, en comité parlementaire.Répondant à une question du chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair, au sujet des nouvelles exigences linguistiques liées aux postes de juges à la Cour suprême, Mme Wilson-Raybould a expliqué qu\u2019il fallait comprendre le français parlé et écrit, mais pas nécessairement le parler, pour répondre aux critères de bilinguisme.«Il faut comprendre des arguments oraux et écrits sans interprète.La capacité pour un juge de soutenir une conversation n\u2019est pas requise.Mais ce serait certainement un attribut bénéfique pour quelqu\u2019un qui souhaite poser sa candidature» pour devenir juge, a-t-elle affirmé.Le chef du NPD s\u2019est montré fort surpris par cette déclaration.«C\u2019est difficile de comprendre comment quelqu\u2019un peut-être \u201cfonctionnellement bilingue\u201d sans pouvoir parler les deux langues», a souligné M.Mulcair.«Même si on ne parle pas la langue, on sera réputé \u201cef fecti- vement bilingue\u201d ! » La ministre Wilson-Ray- bould comparaissait jeudi après-midi devant le Comité permanent de la justice et des droits de la personne afin d\u2019expliquer davantage le nouveau processus de nomination des juges et de répondre aux questions des députés.Elle a aussi confirmé que le prochain juge ne viendra pas nécessairement d\u2019une province de l\u2019Atlantique, comme le veut la tradition, mais a dit comprendre l\u2019importance de la représentativité régionale.Le député Mulcair lui a aussi reproché de n\u2019avoir pas consulté les par tis d\u2019opposition pour développer ce nouveau processus d\u2019embauche et a dénoncé la façon dont celui- ci a été dévoilé, c\u2019est-à-dire par l\u2019entremise d\u2019une lettre ou- ver te de Justin Trudeau publiée dans deux quotidiens, le Globe and Mail et La Presse.Les documents fournis par Ottawa précisent qu\u2019« il est prévu qu\u2019un juge de la Cour suprême puisse lire des documents et comprendre un plaidoyer sans recourir à la traduction ou à l\u2019interprétation».« Idéalement, le juge doit pouvoir discuter avec un avocat et avec les autres juges de la Cour en français ou en anglais », ajoute-t-on.La comparution de la ministre devant le comité survenait alors que la juge en chef de la Cour suprême déclarait, dans un autre forum, qu\u2019elle souhaite la nomination d\u2019un nouveau magistrat, et vite, sur le banc du plus haut tribunal au pays.Désignation rapide Le nouveau processus ne doit pas être une raison de retarder une désignation, a insisté jeudi la juge Beverley McLachlin.L\u2019annonce de la retraite du juge Thomas Cromwell remonte à mars, mais ce n\u2019est que mardi passé, à un mois de son départ, que le gouvernement de Justin Trudeau a annoncé un nouveau processus de nomination des juges.Résultat : « nous voici rendus en août, et aucun remplaçant n\u2019a encore été nommé », s\u2019est désolé la juge en chef dans un discours livré à Ottawa à l\u2019invitation de l\u2019Association du Barreau canadien (ABC).« Je comprends que le processus est important.Mais il est aussi essentiel que le poste vacant soit pourvu afin que la Cour suprême du Canada puisse s\u2019acquitter de ses responsabilités de la meilleure façon qui soit lors de la session à venir», a-t-elle tranché.La doyenne des juges de la Cour suprême a aussi souligné l\u2019urgence, pour le gouvernement libéral, de pourvoir les 44 postes de juges qui sont actuellement vacants à travers le pays.À l\u2019issue de son allocution, la juge en chef n\u2019a pas voulu se prononcer sur le nouveau mode de nomination des libéraux.Mme McLachlin, qui a perfectionné son français au fil des ans, s\u2019est contentée d\u2019affirmer que « fonctionner dans les deux langues du Canada est très, très, important » pour les magistrats du plus haut tribunal au pays.Elle a cependant refusé net de s\u2019aventurer sur le terrain de la représentativité régionale des juges.La tradition voudrait que le juge Cromwell, qui est de la Nouvelle-Écosse, soit remplacé par un autre juge de la région de l\u2019Atlantique.Avec La Presse canadienne Le Devoir NOMINATION DES JUGES Pas besoin de parler français pour être bilingue La ministre de la Justice, Jody Wilson-Raybould, soutient qu\u2019une compréhension orale et écrite est suffisante pour la Cour suprême Trudeau devrait s\u2019excuser auprès des homosexuels Le premier ministre Justin Trudeau devrait présenter cet automne des excuses officielles aux homosexuels canadiens qui ont été persécutés en raison de leur orientation sexuelle, selon ce qu\u2019a rapporté jeudi le Globe and Mail.Il appliquerait ainsi une recommandation d\u2019un rapport publié en juin par le groupe de défense des droits des LGBT Égale.Au bureau du premier ministre, l\u2019attaché de presse Cameron Ahmad n\u2019a ni confirmé ni infirmé la nouvelle.«Nous sommes en train d\u2019examiner attentivement les recommandations [du] rapport et nous aurons plus de commentaires à faire sous peu», a-t- il affirmé.Le Devoir L\u2019UPAC au ministère de l\u2019Environnement L\u2019Unité permanente anticor- ruption (UPAC) a mené une opération jeudi dans les bureaux du ministère de l\u2019Environnement.Des enquêteurs ont rencontré la direction générale du ministère à Montréal, à Laval, dans Lanaudière et dans les Laurentides.«L\u2019UPAC s\u2019intéresse à des informations qui remontent à plusieurs années», a fait savoir le ministère.L\u2019UPAC a confirmé qu\u2019il s\u2019agissait de rencontres, et non de perquisitions.«Le [ministère de l\u2019Environnement] offre son entière collaboration à l\u2019UPAC afin de l\u2019aider à faire son travail», a écrit le ministère dans un communiqué.Le Devoir «Crime d\u2019honneur » en Inde : une extradition contestée en Cour suprême Ottawa \u2014 La Cour suprême du Canada accepte d\u2019entendre l\u2019appel du gouvernement canadien, qui souhaite extrader une mère et un oncle accusés du meurtre d\u2019une jeune femme en Inde \u2014 un crime dit « d\u2019honneur ».La jeune Jaswinder Sidhu avait été poignardée au Pendjab en juin 2000 ; sa mère, Malkit Kaur Sidhu, et son oncle, Sur- jit Singh Badesha, ont été accusés de meurtre et de complot.La Couronne a plaidé que la mère et l\u2019oncle avaient orchestré le meurtre parce que la jeune femme avait épousé un « simple » chauffeur de rickshaw plutôt qu\u2019un homme plus âgé et plus riche, qui lui était destiné par sa famille.La Presse canadienne Nouveau brasier dans le sud de la France Marseille \u2014 La situation sur le front des incendies, qui ont fait trois morts sur l\u2019archipel portugais de Madère et sept blessés en France, était globalement maîtrisée jeudi, mais la situation restait très préoccupante dans le nord du Portugal, et un nouveau feu s\u2019est déclaré près de Perpignan (sud de la France).Le plus violent d\u2019une série d\u2019incendies ayant frappé le sud de la France a été arrêté in extremis mercredi soir aux portes de Marseille, deuxième ville du pays.Mais plus de 3300 hectares de végétation sont partis en fumée et un nouveau foyer s\u2019est déclaré jeudi plus à l\u2019ouest, non loin de Perpignan.Agence France-Presse J O R D A N P R E S S à Ottawa La plus haute fonctionnaire du ministère des Services publics et de l\u2019Approvisionnement a révélé, jeudi, que le gouvernement fédéral tentait maintenant de remonter à la source des problèmes minant le nouveau système de paie automatisé Phénix afin que ce dernier puisse inspirer confiance aux dizaines de milliers de fonctionnaires ébranlés par ses ratés.Le fédéral essaie notamment de traiter les cas d\u2019employés n\u2019ayant pas été payés depuis des mois, dont de nouvelles recrues et des étudiants, ainsi que ceux de femmes de retour au travail après un congé de maternité ou de personnes ayant reçu une promotion sans que cela se traduise par une augmentation de leur paie.Des dossiers de ce genre continuent de faire sur face, 274 fonctionnaires ayant récemment rappor té ne pas avoir été payés.Depuis la mi- juillet, 2646 cas d\u2019employés en congé ou tout juste revenus au boulot ayant éprouvé des problèmes avec leur paie ont été signalés.De ce nombre, 1182 ont été réglés.Marie Lemay, la sous-minis- tre des Services publics et de l\u2019Approvisionnement, a déclaré qu\u2019après des mois à s\u2019échiner à remédier aux ratés de Phénix, les responsables s\u2019attaquaient maintenant à la racine de ces maux ayant touché plus de 80 000 fonctionnaires.Certains d\u2019entre eux ayant été surpayés ou ayant reçu des avances ont découver t que l\u2019argent versé en trop avait été entièrement récupéré sur leur paie subséquente, ne laissant presque rien dans leur compte bancaire.Mme Lemay a indiqué que le gouvernement avait commencé à répartir le remboursement de ces montants sur plusieurs mois afin d\u2019éviter qu\u2019une somme importante soit retenue sur une seule paie et d\u2019apaiser les inquiétudes des employés craignant que ces paiements n\u2019aggravent davantage leur situation financière.« Si les employés ne font pas confiance au système, c\u2019est vraiment dommage, a-t-elle soutenu.J\u2019espère qu\u2019avec tous les ef- for ts que nous faisons et avec tous les progrès que nous réalisons ils se sentiront mieux, seront plus à l\u2019aise et auront l\u2019impression qu\u2019ils peuvent faire confiance au système.Mais je ne dis pas que nous avons réglé les problèmes.Nous avons encore beaucoup de travail à faire.» La Presse canadienne SYSTÈME DE PAIE PHÉNIX S\u2019attaquer à la source des problèmes Le nouveau processus ne doit pas être une raison de retarder une désignation, a insisté jeudi la juge Beverley McLachlin L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 2 A O Û T 2 0 1 6 A 6 É C O N O M I E Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Alim.Couche-Tard ATD.B 59.82 0.91 1.54 997 Canadian-Tire CTC.A 143.01 0.01 0.01 193 Cogeco CCA 64.00 -0.93 -1.43 88 Corus CJR.B 12.94 -0.30 -2.27 225 Groupe TVA TVA.B 3.96 -0.02 -0.50 1 Jean Coutu PJC.A 18.95 0.14 0.74 98 Loblaw L 72.65 -0.33 -0.45 414 Magna MG 53.30 0.30 0.57 696 Metro MRU 47.25 0.10 0.21 380 Quebecor QBR.B 40.99 0.41 1.01 166 Uni Select UNS 31.30 -0.33 -1.04 132 Saputo SAP 43.23 0.43 1.00 584 Shaw SJR.B 26.57 0.11 0.42 391 Dollarama DOL 97.82 0.13 0.13 232 Restaurant Brands QSR 61.52 -0.27 -0.44 242 Transat A.T.TRZ 6.62 0.03 0.46 12 Yellow Media Y 18.36 -0.15 -0.81 15 S&P TSX SPTT14796.06 21.02 0.14 187330 S&P TX20 TX20 662.49 1.81 0.27 93150 S&P TX60 TX60 860.59 1.71 0.20 83822 S&P TX60 Cap.TX6C 951.64 1.89 0.20 83822 Cons.de base TTCS 538.81 1.79 0.33 3689 Cons.discré.TTCD 177.36 1.16 0.66 7798 Énergie TTEN 197.84 2.31 1.18 42775 Finance TTFS 249.39 0.25 0.10 16890 Aurifère TTGD 277.04 -2.61 -0.93 54706 Santé TTHC 85.91 -3.88 -4.32 4167 Tech.de l\u2019info TTTK 55.75 -0.08 -0.14 5773 Industrie TTIN 189.78 0.68 0.36 9672 Matériaux TTMT 273.50 -1.25 -0.45 66957 Immobilier TTRE 298.42 -3.87 -1.28 7080 Télécoms TTTS 159.77 0.17 0.11 2458 Sev.collect.TTUT 243.81 0.16 0.07 15508 Métaux/minerals TTMN 688.63 0.09 0.01 12013 TSX Venture JX 836.65 2.18 0.26 110150 Cameco CCO 12.71 0.36 2.91 1281 Canadian Natural CNQ 41.35 0.53 1.30 1661 Hydro One H 25.16 -0.16 -0.63 469 Enbridge ENB 54.44 0.05 0.09 864 EnCana ECA 11.88 0.63 5.60 5112 Enerplus ERF 8.88 0.23 2.66 826 Pengrowth Energy PGF 1.93 0.00 0.00 676 Pétrolière Impériale IMO 40.89 0.46 1.14 340 Suncor Energy SU 36.31 0.27 0.75 2686 Cenovus Energy CVE 19.16 0.42 2.24 965 TransCanada TRP 61.94 0.59 0.96 995 Valener VNR 22.36 0.09 0.40 34 Air Canada AC 9.09 -0.01 -0.11 1869 Bombardier BBD.B 1.97 -0.01 -0.51 2919 CAE CAE 17.83 -0.03 -0.17 649 Canadien Pacifique CP 190.49 1.77 0.94 253 Chemin de fer CN CNR 82.47 0.54 0.66 826 SNC-Lavalin SNC 56.83 0.33 0.58 231 Transcontinental TCL.A 18.55 0.04 0.22 102 TransForce TFI 26.09 0.05 0.19 97 B.CIBC CM 100.67 0.42 0.42 1130 B.de Montréal BMO 83.92 0.27 0.32 729 B.Laurentienne LB 48.71 -0.23 -0.47 108 B.Nationale NA 46.12 0.29 0.63 834 B.Royale RY 80.45 0.21 0.26 1486 B.Scotia BNS 66.92 0.21 0.31 1344 B.TD TD 57.28 0.06 0.10 1494 Brookfield Asset BAM.A 45.84 -0.33 -0.71 665 Cominar Real CUF.UN 16.71 -0.10 -0.59 421 Corp.Fin.Power PWF 29.45 -0.04 -0.14 443 Fin.Manuvie MFC 17.35 0.02 0.12 3221 Fin.Sun Life SLF 41.63 -0.39 -0.93 1172 Great-West Lifeco GWO 31.39 0.16 0.51 423 Industrielle All.IAG 45.97 0.69 1.52 239 Power Corporation POW 27.43 -0.15 -0.54 459 TMX X 61.50 0.16 0.26 52 Agrium AGU 120.05 -0.16 -0.13 203 Barrick Gold ABX 28.21 -0.21 -0.74 2973 Goldcorp G 24.60 -0.18 -0.73 2360 Kinross Gold K 6.85 -0.21 -2.97 4653 Mines Agnico-Eagle AEM 76.03 -1.16 -1.50 489 Potash POT 21.47 -0.05 -0.23 1938 Teck Resources TCK.B 21.29 0.20 0.95 2101 Fortis FTS 43.25 0.46 1.08 1258 TransAlta TA 5.90 -0.17 -2.80 1056 BlackBerry BB 10.24 0.01 0.10 788 CGI GIB.A 63.76 -0.48 -0.75 313 BCE BCE 63.18 0.09 0.14 733 Manitoba Telecom MBT 38.74 0.01 0.03 140 Rogers RCI.B 58.89 0.24 0.41 718 Telus T 43.88 -0.08 -0.18 867 iShares DEX XBB 32.49 -0.05 -0.15 20 iShares MSCI XEM 27.50 0.23 0.84 2 iShares MSCI EMU EZU 33.12 0.00 0.00 0 iShares S&P 500 XSP 25.04 0.12 0.48 358 iShares S&P/TSX XIC 23.49 0.05 0.21 89 EMERA INC EMA 49.05 0.11 0.22 7392 BAYTEX ENERGY CORP BTE 6.54 0.28 4.47 6177 ENCANA CORP ECA 11.88 0.63 5.60 5112 YAMANA RES INC YRI 7.37 -0.10 -1.34 4923 KINROSS GOLD CORP K 6.85 -0.21 -2.97 4653 HB NYMEX CL BULL HOU 7.25 0.60 9.02 4565 ELDORADO GOLD CORP ELD 5.41 -0.01 -0.18 4449 MANULIFE FINANCIAL MFC 17.35 0.02 0.12 3221 FIRST QUANTUM FM 12.05 0.02 0.17 3099 BARRICK GOLD CORP ABX 28.21 -0.21 -0.74 2973 PAREX RESOURCES PXT 15.35 1.57 11.39 644 SILVER STANDARD SSO 20.02 1.94 10.73 1743 LINAMAR CORP LNR 57.15 5.31 10.24 616 HB NYMEX CL BULL HOU 7.25 0.60 9.02 4565 TOREX GOLD TXG 29.62 2.37 8.70 672 TRICON CAPITAL TCN 10.16 0.71 7.51 626 NEW FLYER NFI 44.82 3.10 7.43 484 GIBSON ENERGY INC GEI 17.11 1.09 6.80 1581 THE INTERTAIN IT 11.24 0.69 6.54 816 AGT FOOD & AGT 37.72 2.31 6.52 169 VALEANT VRX 31.76 -3.99 -11.16 1924 TEN PEAKS COFFEE TPK 7.30 -0.88 -10.76 142 HB NYMEX CL BEAR HOD 14.29 -1.41 -8.98 2931 DREAM OFFICE REIT D.UN 16.92 -1.67 -8.98 1087 JUST ENERGY GROUP JE 7.20 -0.65 -8.28 1176 MEDICAL FACILITIES DR 19.87 -1.62 -7.54 307 EXCHANGE EIF 33.62 -1.74 -4.92 187 NEW GOLD INC NGD 7.39 -0.38 -4.89 2314 CONCORDIA INTL CXR 21.26 -1.04 -4.66 746 ENDEAVOUR MINING EDV 22.79 -1.06 -4.44 797 LINAMAR CORP LNR 57.15 5.31 10.24 616 NEW FLYER NFI 44.82 3.10 7.43 484 TOREX GOLD TXG 29.62 2.37 8.70 672 AGT FOOD & AGT 37.72 2.31 6.52 169 SILVER STANDARD SSO 20.02 1.94 10.73 1743 CANADIAN PACIFIC CP 190.49 1.77 0.94 253 PAREX RESOURCES PXT 15.35 1.57 11.39 644 GREAT CANADIAN GC 20.49 1.21 6.28 145 INTERTAPE POLYMER ITP 21.31 1.11 5.50 307 GIBSON ENERGY INC GEI 17.11 1.09 6.80 1581 VALEANT VRX 31.76 -3.99 -11.16 1924 EXCHANGE EIF 33.62 -1.74 -4.92 187 DREAM OFFICE REIT D.UN 16.92 -1.67 -8.98 1087 MEDICAL FACILITIES DR 19.87 -1.62 -7.54 307 HB NYMEX CL BEAR HOD 14.29 -1.41 -8.98 2931 BOARDWALK EQUITIES BEI.UN 52.58 -1.31 -2.43 316 FRACO-NEVADA CORP FNV 101.97 -1.21 -1.17 337 AGNICO EAGLE MINES AEM 76.03 -1.16 -1.50 489 ENDEAVOUR MINING EDV 22.79 -1.06 -4.44 797 CONCORDIA INTL CXR 21.26 -1.04 -4.66 746 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRÉTIONNAIRE ÉNERGIE FINANCIÈRES INDUSTRIELLES ENTREPRISES DE MATÉRIAUX SERVICES PUBLICS TECHNOLOGIE TÉLÉCOMMUNICATIONS FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO LES GAGNANTS EN % LES PERDANTS EN % LES GAGNANTS EN $ LES PERDANTS EN $ LES INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO TSX CROISSANCE Consultez toutes les cotes boursières sur www.decisionplus.com M A R C H É S B O U R S I E R S TORONTO S&P TSX 14 796,06 ?+21,02 +0,1% New York S&P 500 2185,79 ?+10,30 +0,5% NASDAQ 5228,40 ?+23,82 +0,5% DOW JONES 18 613,52 ?+117,86 +0,6% PÉTROLE 43,49 +1,78 $US +4,3% ?OR 1350,00 -1,90 $US -0,1% ?DOLLAR CANADIEN 77,04 +0,49 $US +0,6% ?1$US = 1,2980 69,17 +0,67 EURO 1 EURO = 1,4458 INDICES QUÉBÉCOIS Indice Fermeture var.pts var.% IQ30 2314,57 +5,17 +0.22 IQ120 2371,79 +3,07 +0,13 CENTRE D\u2019ANALYSE ET DE SUIVI DE L\u2019INDICE QUÉBEC L\u2019indice Québec est une initiative du Département de finance de l\u2019Université de Sherbrooke et de l\u2019Institut de recherche en économie contemporaine RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE Le patron de Valeant n\u2019a pas l\u2019intention de provisionner quelque somme que ce soit pour s\u2019acquitter d\u2019éventuelles amendes.J U L I E N A R S E N A U L T Valeant a une fois de plus été hantée par son passé trouble, jeudi, après la publication d\u2019un article af firmant qu\u2019une demande d\u2019information effectuée par les autorités américaines en est maintenant au stade d\u2019enquête criminelle.Cette nouvelle tuile a eu des répercussions à la Bourse de Toronto, où l\u2019action a plongé de 11,2 %, ou 3,99 $, pour terminer la séance à 31,76 $.Citant des sources, le Wall Street Journal affirme que des procureurs fédéraux tentent de déterminer si l \u2019entreprise a berné des assureurs américains en cachant sa relation d\u2019affaires avec une chaîne de pharmacies spécialisée dans les commandes postales.Les liens entre Valeant et Philidor \u2014 qui a maintenant cessé ses activités \u2014 avaient été mis au grand jour en octobre dernier par le vendeur à découvert Andrew Left, de la firme Citron Research.Valeant avait ensuite révélé que les autorités américaines lui avaient demandé de fournir des informations sur un éventail de d o s s i e r s , d o n t d e s p r o - grammes d\u2019aide aux patients, ses activités de distribution ainsi que ses politiques entourant le prix des médicaments.Par voie de communiqué, la pharmaceutique établie à Laval s\u2019est limitée à dire qu\u2019elle ne pouvait commenter davantage ou spéculer sur le déroulement d\u2019une enquête en cours.«Valeant prend ces allégations au sérieux et nous respectons les standards d\u2019éthique les plus élevés », fait-elle valoir.Le bureau du procureur général à New York n\u2019a pas voulu commenter.Si la société a prévenu que de lourdes amendes et sanctions administratives pourraient découler des enquêtes en cours, son président et chef de la direction, Joseph Papa, a affirmé au réseau BNN qu\u2019aucune somme n\u2019avait été provisionnée à cet effet.La priorité est de réduire la dette de l\u2019entreprise, a- t-il dit, ajoutant qu\u2019il pourrait s\u2019écouler plusieurs années avant les premiers versements liés à de potentielles pénalités.M.Papa, qui a affirmé plus tôt cette semaine que l\u2019entreprise pourrait éventuellement changer son nom si la réputation associée à sa marque actuelle nuisait à son plan de redressement, a décliné une demande d\u2019entrevue.Certains analystes s\u2019attendent à ce que Valeant soit forcée d\u2019allonger plus de 1 milliard $US en raison des amendes et pour régler d\u2019autres poursuites déposées contre elle.« Je crois que ça va être une facture salée si on additionne tous les montants », a a f f i r m é l \u2019 a n a l y s t e V i c k i Br yant, de la firme Gimme Credit, au cours d\u2019un entretien téléphonique.Celle-ci s\u2019est également dite troublée par les ef for ts déployés par Va- leant dans le passé pour cacher sa relation d\u2019affaires avec Philidor, qui a pris fin en octobre dernier.Cette enquête criminelle pourrait aussi représenter une « distraction » supplémentaire pour la direction de la pharmaceutique, qui tente actuellement de renégocier les modalités de certains prêts avec ses créanciers.Par ailleurs, outre la pharmaceutique, les fondateurs de Philidor, Andrew et Matthew Davenport, seraient visés par l\u2019enquête criminelle, affirme le q u o t i d i e n n e w - y o r k a i s .« Chaque jour on se retrouve avec une autre enquête, une autre poursuite, a analysé Mme Bryant.Cela ne fait que renforcer le sentiment de scepticisme des investisseurs et des actionnaires.» Va l e a n t a c c u m u l e l e s controverses depuis un an.En plus de faire l\u2019objet d\u2019une enquête de la Securities and Exchange Commission, l\u2019entreprise est dans la mire du Congrès américain en raison de hausses vertigineuses du prix de cer tains médicaments.Au Québec, l\u2019Autorité des marchés financiers dit suivre la situation de près et poursuivre sa collaboration avec la commission américaine des valeurs mobilières.Bien que les controverses représentent un risque important pour Valeant, l\u2019agence de notation Moody\u2019s a tempéré les impacts de cette enquête criminelle pour fraude.Selon son premier vice-président, Michael Levesque, cela ne devrait pas alourdir la tâche de la société lorsque viendra le temps de s\u2019asseoir avec ses prêteurs.La Presse canadienne Valeant: enquête sur une possible fraude aux É.-U.Le titre de la pharmaceutique lavalloise a perdu 11 % à la clôture de la séance à la Bourse de Toronto B erlin \u2014 Le patron du numéro un mondial du tourisme TUI a assuré jeudi que les gens « veulent toujours voyager » malgré la menace terroriste et l\u2019instabilité de certaines destinations clés, et que les chif fres du tourisme allaient grimper cette année.« Les gens veulent toujours voyager, mais ils voyagent différemment » , a déclaré Fritz Joussen, patron du géant ger- mano-britannique, lors d\u2019une conférence té léphonique jeudi.«Le nombre total de touristes sera supérieur à l\u2019an dernier » cette année, a-t-il prédit, notant que sur les quinze dernières années, une seule, 2009, avait affiché un recul \u2014 sur fond de récession économique mondiale.M.Joussen a décrit une forme d\u2019accoutumance aux mauvaises nouvelles, qui ferait que les touristes se laisseraient de moins en moins décourager.« Plus il y a d\u2019incidents, plus les gens acceptent que le monde est instable, et qu\u2019on ne peut pas y faire grand- chose», a-t-il dit.Les attentats dans de nombreux pays, l\u2019instabilité politique dans d\u2019autres, ont certes conduit à la désaf fection de certaines destinations comme la Turquie, l\u2019Égypte et la Tunisie, mais au profit d\u2019autres, a-t- il expliqué.Parmi les clients de TUI, qui se recrutent pour beaucoup en Allemagne et au Royaume-Uni, quelque 2 millions se sont détournés cette année de ces pays, au profit de l\u2019ouest de la Méditerranée, et notamment de l\u2019Espagne.Le groupe, basé en Allemagne et coté à la Bourse de Londres, a publié jeudi ses résultats du troisième trimestre (avril à juin).Il a accusé un recul de 6 % sur un an de son chif fre d\u2019af faires pour la période, à 4,6 milliards d\u2019euros.Il impute ce résultat à « la date de Pâques » (qui était l\u2019an dernier en avril, mais cette année en mars, donc le trimestre pré- cédent), « des réservations en baisse pour l\u2019Afrique du Nord et la Turquie et les conséquences sur l\u2019environnement de marché des attaques terroristes, par e x e m p l e à l \u2019 a é r o p o r t d e Bruxelles ».TUI s\u2019af fiche néanmoins prudemment optimiste pour le reste de l\u2019année, et entend atteindre ses objectifs de rentabilité, avec une hausse prévue cette année d\u2019au moins 10 % de son bénéfice d\u2019exploitation.Celui-ci a augmenté de 24 % sur un an au troisième trimestre, à 150 millions d\u2019euros.Son concurrent Thomas Cook a abaissé le mois dernier sa prévision de bénéfice annuel après une chute de 93 % de son résultat courant trimestriel.TUI est moins exposé que Thomas Cook à la Turquie, une destination qui souffre de la dégradation des conditions de sécurité et de la tentative de coup d\u2019État du 15 juillet, peut-on lire dans un article de l\u2019agence Reuters.Le groupe bénéficie par ailleurs du renforcement de sa présence sur le segment des hôtels haut de gamme, pour lesquels les réser vations se font plus tôt dans l\u2019année, ce qui lui permet d\u2019avoir moins recours que Thomas Cook à des remises massives en fin de saison, expliquent des analystes.Jeudi, TUI a précisé avoir écoulé 87 % de son programme estival.Il a dit que le vote des Britanniques en faveur de la sortie de leur pays de l\u2019Union européenne le 23 juin ne semblait pas avoir freiné les réservations de ses clients britanniques.« Nous sommes également satisfaits du début de la saison de vente pour l\u2019hiver 2016-2017 et l\u2019été 2017», a déclaré son directeur général dans un communiqué.Avec Le Devoir Agence France-Presse TOURISME Les gens continueront de voyager malgré le terrorisme, selon TUI New York \u2014 Ed Bastian, le patron de Delta Air Lines, a endossé jeudi la responsabilité de la panne informatique géante ayant cloué au sol des milliers de vols de la compagnie aérienne lundi.« C\u2019est notre responsabilité », déclare au Wall Street Journal le dirigeant dans un entretien dont une grande majorité est retranscrite au style indirect.« Nous sommes conscients d\u2019avoir laissé tomber nos clients », poursuit M.Bastian, qui indique que l\u2019incident va également laisser des traces durables dans l\u2019entreprise.Il ajoute toutefois qu\u2019il « n\u2019y a rien d\u2019endémique qui pourrait nous faire croire à un risque » permanent.Delta Air Lines mène toujours son enquête sur cette panne informatique géante qui a duré environ six heures dans la nuit de dimanche à lundi avant que le système ne soit relancé.La cause de ces blocages semble être une panne de courant à Atlanta, où se trouve le siège de la compagnie, qui a paralysé son système informatique.Cet incident a soulevé de nombreuses questions sur le système infor matique de Delta, plus particulièrement si la compagnie aérienne avait eu raison d\u2019effectuer une mise à jour jugée non nécessaire.« Nos investissements n\u2019ont peut-être pas été décidés là où c\u2019est le plus nécessaire », reconnaît M.Bastian.Les vols de Delta, deuxième compagnie aérienne par fréquentation derrière American Airlines, n\u2019ont toujours pas repris leur fonctionnement normal.En mi-journée jeudi, le groupe avait annoncé avoir déjà annulé 25 vols.Mercredi, plus de 317 avaient été annulés, après 800 mardi.Agence France-Presse Le patron de Delta exprime ses regrets L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 2 A O Û T 2 0 1 6 ECONOMIE A 7 F R A N Ç O I S D E S J A R D I N S L a disparition prochaine d\u2019un crédit d\u2019impôt à l\u2019investissement pour l\u2019achat de matériel manufacturier dans les grands centres semble préoccuper le géant Kraft Heinz, qui veut s\u2019adresser au gouvernement québécois afin d\u2019obtenir un prolongement.La société agroalimentaire, dont l\u2019usine de la ville de Mont-Royal produit notamment du fromage Philadelphia et du beurre d\u2019arachide, s\u2019est inscrite au Registre des lobbyistes du Québec cette semaine en signalant son intention de contacter le personnel d\u2019encadrement de l\u2019Agence de revenu et du ministère des Finances.«Nous demandons un prolongement du crédit d\u2019impôt à l\u2019investissement du Québec, qui atteint habituellement 4% des investissements de l\u2019entreprise [Kraft Heinz Canada] en matériel de production et de transformation [pour les années suivant 2016]», indique l\u2019entrée au Registre.La direction des communications de Kraft Heinz, aux États-Unis, n\u2019a pas voulu faire de commentaires.Lors de l\u2019acquisition de Kraft par Heinz et le groupe brésilien 3G au printemps 2015, Kraft comptait au Québec environ 950 employés.Ceux-ci sont répartis entre la grande usine de Mont-Royal et un centre de distribution à Vau- dreuil.Des licenciements ont eu lieu à la fin de l\u2019été 2015, notamment dans les ventes.Au cours des six premiers mois de 2016, Kraft Heinz, présente dans plus de 40 pays, a enregistré des revenus de 13,4 milliards et un bénéfice net de 1,9 milliard.Budget 2015 La décision de diminuer de 8% les taux du crédit d\u2019impôt pour les régions éloignées et intermédiaires remonte au budget de mars 2015 du ministre des Finances, Carlos Leitão.Les nouveaux taux entreront en vigueur au 1er janvier 2017 et le programme a été prolongé de cinq ans.Pour une PME du Bas-Saint-Laurent, par exemple, le crédit passera de 24 % à 16 %.Pour une grande société de la même région, le crédit est présentement de 4% et il va demeurer à ce niveau.Or, dans les zones dites centrales, où les petites et grandes sociétés bénéficient de taux de 8 % et 4 % respectivement, la réduction générale de 8 % aura pour ef fet d\u2019éliminer la mesure complètement dans quatre mois et demi.Lors de l\u2019annonce de la réduction des taux de crédit, le gouvernement estimait qu\u2019il économiserait 90 millions sur cinq ans, cela permettant du coup de financer une baisse d\u2019impôt des sociétés.Le taux d\u2019impôt passera de 11,9 % à 11,5 % entre 2017 et 2020.Pour l\u2019instant, le Registre des lobbyistes ne montre aucune autre entreprise désirant s\u2019adresser au gouvernement sur cette question.Cela pourrait changer, selon un expert.«C\u2019est un crédit d\u2019impôt qui est bien apprécié», a dit lors d\u2019un entretien Denis Langelier, du cabinet comptable PwC.«Le secteur de la fabrication a été affecté par la mondialisation.Pour attirer de l\u2019investissement et maintenir ce qu\u2019on a, ça prend des incitatifs.» Les grands joueurs multinationaux ont cependant le loisir d\u2019investir là où ils veulent, pré- vient-il.«Et dans les grosses entreprises, les décisions peuvent être un peu plus froides.» Le Devoir Kraft Heinz demande le maintien d\u2019un crédit d\u2019impôt ANTOINE ROBITAILLE LE DEVOIR Les coûts du projet de cimenterie en Gaspésie ont explosé pour s\u2019établir maintenant à 1,5 milliard.Moscou \u2014 L\u2019économie russe, en grave crise depuis un an et demi, semble se stabiliser, selon des chiffres officiels publiés jeudi, mais elle fait toujours face au risque d\u2019une longue stagnation.Le PIB de la Russie s\u2019est contracté de 0,6 % sur un an au deuxième trimestre, contre \u20131,2 % au premier, a indiqué l\u2019agence fédérale des statistiques Rosstat dans une première estimation.Conforme à la prévision du gouvernement, ce chiffre confirme que la contraction de l\u2019économie russe, provoquée par l\u2019effondrement des cours du pétrole et les sanctions économiques imposées par les Occidentaux à cause de la crise ukrainienne, perd nettement en intensité.Il ne permet pas de trancher le débat en cours sur une possible fin de la récession la plus longue depuis l\u2019arrivée au Kremlin de Vladimir Poutine il y a 16 ans.L\u2019estimation de Rosstat est en ef fet publiée en comparaison avec le deuxième trimestre de l\u2019an dernier et non par rappor t au premier trimestre, référence habituelle pour mesurer les récessions.Dans un rapport publié en début de semaine, la banque centrale a estimé que le PIB avait augmenté de 0,2 %\u20130,3 % au deuxième trimestre par rapport au premier.Sur 2016, le ministère de l\u2019Économie table sur une contraction de 0,2 % après \u20133,7 % en 2015.La crise a été caractérisée par une envolée des prix et par conséquent une baisse brutale du pouvoir d\u2019achat des ménages russes et de leur consommation.Le ministre de l\u2019Économie Alexeï Oulioukaïev a jugé en juin l\u2019économie russe « en état de stagnation ».Quelques jours plus tôt, Vladimir Poutine avait averti que faute de « réformes structurelles », la croissance resterait proche de zéro et que les marges de ma- nœuvre seraient réduites pour les dépenses sociales et militaires.Agence France-Presse L\u2019économie russe se stabilise Le risque d\u2019une longue stagnation reste toutefois toujours présent M oscou \u2014 Les autorités r usses de la concurrence ont condamné jeudi le géant américain Google à une amende de 438 millions de roubles (9 millions $CAN) pour abus de position dominante avec son système d\u2019exploitation pour téléphone intelligent Android.«Nous sommes certains que l\u2019exécution de cette peine favorisera la développement de la concurrence sur le marché des logiciels pour mobiles en Russie, ce qui aura un ef fet positif pour nos clients », a commenté dans un communiqué Elena Zaïeva, responsable des hautes technologies au sein du Service fédéral antimonopole russe (FAS).Saisi par le numéro un local de l\u2019Internet, Yandex, confronté à un recul de ses parts de marché, cette agence fédérale avait reconnu coupable en septembre 2015 le groupe califor- nien d\u2019abuser de sa position dominante pour imposer ses services aux utilisateurs de téléphones fonctionnant sous système Android.Elle accusait Google d\u2019obliger les constructeurs d\u2019appareils mobiles sous Android de faire de son moteur de recherches celui utilisé par défaut, tout en interdisant de pré-installer avant la mise en vente les services de concurrents.Le gendarme de la concurrence n\u2019avait pas tout de suite fixé le montant de l\u2019amende et menait encore récemment des discussions avec Google pour parvenir à un accord à l\u2019amiable, ce qu\u2019il conditionnait à une reconnaissance de culpabilité.Le groupe américain a cependant toujours rejeté les accusations des autorités russes, martelant que les utilisateurs étaient libres d\u2019avoir recours à ses services ou non.Google va analyser de près la décision des autorités russes «avant de décider de nos prochaines actions, a réagi la société dans une déclaration transmise à l\u2019AFP.En attendant, nous continuons à discuter avec toutes les parties concernées pour aider les consommateurs, les fabricants et les développeurs à profiter au maximum d\u2019Android en Russie», a-t-elle ajouté.Google a été visé par des procédures similaires dans plusieurs pays et notamment de la part de la Commission européenne, l\u2019une des trois procédures lancées par Bruxelles à son encontre concernant justement Android.Le FAS a lancé cette semaine une autre procédure contre un autre géant américain, Apple, à qui il reproche d\u2019être à l\u2019origine d\u2019une entente sur les prix de ses iPhone.« Les revendeurs fixent leurs propres prix pour les produits Apple qu\u2019ils vendent en Russie et dans le monde entier», a assuré la société américaine dans une déclaration transmise à l\u2019AFP.Agence France-Presse Concurrence : Google mis à l\u2019amende en Russie G É R A R D B É R U B É A fin d\u2019éponger des dépassements de coûts de près de 40 % sur une enveloppe initiale de 1,1 milliard, la Caisse de dépôt réinjecte 125 millions et prend le contrôle de Ciment McInnis.Le refinancement total du projet controversé atteint les 250 millions, s\u2019appuyant sur l\u2019arrivée d\u2019un nouveau partenaire financier dans la cimenterie gaspésienne.La valeur du projet Ciment McInnis à Port-Da- niel atteint désormais 1,5 milliard, confirmant les dépassements de coûts de quelque 400 à 450 millions reconnus en juin dernier.Le nouveau financement de 250 millions «est suffisant pour compléter le projet», souligne la Caisse de dépôt et placement du Québec dans son communiqué.L\u2019injection additionnelle de la Caisse prend la forme d\u2019actions privilégiées.L\u2019autre portion de 125 millions est consentie par le gestionnaire de fonds BlackRock Alternative Investors, sous forme d\u2019une débenture, dont les modalités n\u2019ont pas été précisées.L\u2019engagement total de la Caisse atteint désormais les 265 millions.L\u2019institution avait pris une participation initiale de 100 millions dans le ca- pital-actions du holding Beaudier Ciment, principal actionnaire de Ciment McInnis.Dans la foulée de l\u2019annonce des dépassements de coûts, des investissements additionnels en équité avaient été effectués par les actionnaires de Ciment McInnis, « comme prévu dans l\u2019entente d\u2019investissement initiale», ajoute la Caisse, dont la contribution additionnelle était alors évaluée à 40 millions.Du côté d\u2019Investissement Québec, la participation initiale comprenait un investissement de 100 millions en capital-actions et un prêt garanti subordonné de 250 millions portant intérêt.Québec avait rejeté toute injection additionnelle dans l\u2019aventure.Avec sa mise supplémentaire annoncée jeudi, le gestionnaire québécois prend le contrôle du holding Beaudier Ciment, avec une participation de 55%, contre 45% pour la famille Beaudoin-Bombar- dier.Auparavant, cette répartition était inversée.La Caisse occupe également 7 des 11 sièges du conseil d\u2019administration de la cimenterie.Les conditions de la Caisse « Il y avait dépassement de coûts.Nous avions dit que, s\u2019il fallait réinvestir, ça se ferait à nos conditions.Nous le voyons », a déclaré Maxime Chagnon, directeur principal, Relations médias à la Caisse.« Dans une condition dif ficile, on a agi pour protéger la rentabilité de notre investissement et le capital de nos déposants.» L\u2019annonce de jeudi «est une réponse à cela».Malgré cette hausse marquée de la valorisation, malgré l\u2019ajout d\u2019une débenture au passif, la Caisse de dépôt maintient ainsi sa croyance en la rentabilité du projet.On y croit davantage, « maintenant qu\u2019on a pris le contrôle », précise Maxime Chagnon.L\u2019institution souligne dans son communiqué qu\u2019elle a procédé à une réévaluation en profondeur des perspectives de rentabilité du projet «à la lumière des dépassements de coûts importants [\u2026] et pour protéger le capital de ses déposants ».Elle évoque les «qualités fondamentales de la cimenterie» et «de meilleures conditions de marché en Amérique du Nord qu\u2019au moment de l\u2019investissement initial ».Au début du mois, le conseil d\u2019administration de McInnis avait annoncé un remaniement de sa direction et le départ de son grand patron, Christian Gagnon.Un processus de recrutement international est en cours pour embaucher un nouveau p.-d.g.et, dans l\u2019intervalle, un comité de direction a été mis sur pied, sous l\u2019influence de la Caisse.«Nous croyons que ce projet bénéficie de fondamentaux de haute qualité.Pour cette raison, la Caisse a conclu une entente de changement de contrôle avec Beaudier.Avec la nouvelle équipe de direction et la nouvelle structure du capital que nous annonçons au- jourd\u2019hui, Ciment McInnis sera en mesure de saisir des occasions d\u2019af faires attrayantes et de générer des rendements pour les clients de la Caisse », a déclaré Christian Dubé, premier vice-président, Québec de l\u2019institution.Le Devoir CIMENTERIE DE PORT-DANIEL En allongeant 125 millions de plus, la Caisse de dépôt prend le contrôle Les Beaudoin-Bombardier deviennent des partenaires minoritaires au sein du holding qui possède Ciment McInnis Valener accuse une perte de 3,8 millions Valener a affiché jeudi une perte nette de 3,8 millions pour le troisième trimestre, comparativement à un bénéfice de 1,8 million au même moment un an plus tôt.Le bénéfice net ajusté s\u2019est établi à 1,7 million ou 4 ¢ par action, soit deux fois plus que le profit de 800 000 $ ou 2 ¢ annoncé l\u2019an dernier.Valener, le véhicule d\u2019investissement pour le public dans Société en commandite Gaz Métro, a attribué cette amélioration à une augmentation du bénéfice net ajusté de Gaz Métro, atténuée en partie par un régime de vent plus faible observé aux parcs éoliens de la Seigneurie de Beaupré.Le bénéfice net ajusté de Gaz Métro est passé à 9,8 millions, comparativement à une perte de 100 000 $ il y a un an.La Presse canadienne L\u2019OIRPC affiche un rendement de 1,5% au premier trimestre Toronto \u2014 L\u2019Office d\u2019investissement du Régime de pensions du Canada (OIRPC), le plus grand régime de pensions au pays, a affiché jeudi un rendement de 1,5 % sur ses investissements au premier trimestre de l\u2019exercice 2017.Ce rendement était inférieur à sa performance à long terme pour la dernière décennie.Malgré ce faible début d\u2019exercice, le rendement du fonds sur 10 ans s\u2019est établi à 5,5 %, en tenant compte de l\u2019inflation, ce qui était supérieur à l\u2019hypothèse de 4 % émise par l\u2019actuaire en chef du Canada.À la fin juin, la caisse du RPC détenait des actifs nets de 287,3 milliards, un chiffre en hausse de 8,4 milliards par rapport à la fin mars.La Presse canadienne Les Ontariens sont passés à un cheveu d\u2019un massacre.Le cas d\u2019Aaron Driver, converti à l\u2019idéologie meurtrière du groupe État islamique (EI), illustre les dif ficultés de lutter contre les nouvelles formes de terrorisme.aron Driver était fin prêt à mourir en « martyr » (sic) pour la cause insensée du groupe EI.Il a pourfendu les ennemis de l\u2019islam dans une vidéo avant d\u2019emballer ses bombes et de prendre le taxi pour aller semer la mort dans un lieu public achalandé, soit London, soit Toronto, selon les comptes rendus divergents.Driver a été abattu par des policiers de la GRC avant même de prendre la route.Il était à la veille de fêter ses 25 ans.Qu\u2019on ne s\u2019y méprenne pas sur ses intentions.Dans ses derniers gestes, il a actionné le détonateur d\u2019une de ses deux bombes de confection artisanale, sans toutefois réussir à tuer qui que ce soit.Le sous-commissaire à la GRC Mike Cabana a indiqué que l\u2019affrontement avec Driver, une véritable «menace imminente », aurait pu connaître « une fin bien dif férente », et causer « des pertes de vie encore plus importantes ».En effet, grâce à leur sang-froid et à leur déploiement rapide, les agents de la GRC ont réussi à éviter un bain de sang.C\u2019est tout à leur honneur.Libre aux gérants d\u2019estrade de critiquer la décision de l\u2019escouade tactique d\u2019ouvrir le feu sans autre forme de négociation.Quelles étaient les autres options?Attendre que Driver prenne un pauvre chauffeur de taxi en otage?Ou pire, qu\u2019il entraîne cette innocente victime avec lui dans les ténèbres en faisant tout exploser?Le père du terroriste, Wayne Driver, a con?é au National Post que l\u2019intervention rapide de la GRC a probablement permis de sauver la vie de ce chauffeur de taxi.Ces policiers méritent une médaille de bravoure.?La conduite de la GRC soulève cependant des interrogations.Ce ne sont pas des agences de renseignement du Canada qui ont alerté la GRC, mais plutôt le FBI.La police fédérale américaine a mis la main sur la «vidéo de martyr» de Driver, et elle a eu la présence d\u2019esprit d\u2019en informer la GRC.À l\u2019évidence, les services de renseignement américains en font plus que d\u2019autres pour patrouiller les recoins sombres de l\u2019Internet.La GRC ne connaissait ni le nom ni le domicile de l\u2019homme masqué qui menaçait de faire couler le sang des innocents dans la vidéo.Elle a dû s\u2019engager dans une angoissante «course contre la montre» a?n d\u2019identi?er et de localiser Driver.À un cheveu d\u2019un massacre\u2026 Aaron Driver était connu des équipes antiterroristes de la GRC.Converti à la version mortifère de l\u2019islam, il déversait son ?el sur les réseaux sociaux, en af?chant son soutien aux groupes terroristes islamistes.Il défendait l\u2019idée selon laquelle le meurtre de soldats ou de policiers était justi?é pour venger les affronts subis par les musulmans, et il était en contact avec trois terroristes avérés au Royaume-Uni et aux États-Unis.Ce fanatisme aveugle lui a valu des ennuis avec la justice.En juin 2015, il a fait l\u2019objet d\u2019une ordonnance judiciaire, en raison de ses activités de soutien en ligne au groupe EI.La justice manito- baine lui a interdit d\u2019utiliser un ordinateur et de s\u2019associer à des groupes terroristes, et elle l\u2019a forcé à suivre des cours d\u2019orientation religieuse.Il a dû porter un bracelet GPS, au grand désespoir des associations de défense des libertés civiles du Manitoba.Puis en février, la cour a levé les obligations de porter un bracelet électronique et de suivre des cours d\u2019orientation religieuse.Il y a donc des leçons à tirer pour la justice dans cette affaire.Même lorsque les aspirants terroristes ressemblent d\u2019abord et avant tout à des jeunes désœuvrés en perte de repères, tel un Driver, il ne faut pas minimiser le sérieux de leurs intentions et leur capacité de passer à l\u2019acte.?L\u2019épisode rappelle le caractère asymétrique de la lutte contemporaine contre le terrorisme islamiste, une menace atomisée, fragmentée et individualisée.« Notre habileté à surveiller tout le monde vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept, n\u2019existe pas », a dit le sous-commissaire Cabana.Très juste.Il ne faut jamais perdre de vue que la lutte contre le terrorisme déborde la question des pouvoirs et des ressources dévolus aux policiers.Dans la foulée, le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, a réitéré l\u2019intention du gouvernement Trudeau de créer un bureau fédéral de lutte contre la radicalisation.C\u2019est une avenue prometteuse, pour autant qu\u2019Ottawa passe de la parole aux actes.Le fédéral a tout intérêt à s\u2019inspirer du modèle québécois en la matière, et à miser à la fois sur une approche clinique en prévention et en déradicalisation.L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 2 A O Û T 2 0 1 6 A 8 EDITORIAL L E T T R E S Hydro doit s\u2019impliquer Personne ne sera surpris d\u2019apprendre que 99% de la production d\u2019électricité par Hydro- Québec provient de l\u2019hydroélectricité.Mais où sont rendus les enjeux de développement des énergies renouvelables qui représentent l\u2019avenir?Plus précisément, je parle des énergies hydrolienne, osmotique, solaire photo- voltaïque, de la biomasse et de l\u2019éolienne domestique ou commerciale.Voilà bien autant de raisons pour implanter un centre de recherche pour profiter au maximum de ce que le soleil, l\u2019eau et le vent nous apportent grassement autour de nous, une vérité de La Palice! Ces énergies renouvelables se retrouvent dans chaque mètre cube d\u2019air que nous traversons chaque jour.Oui, Hydro- Québec doit s\u2019impliquer davantage.Michel Beaumont Québec, le 11 août 2016 L I B R E O P I N I O N J E A N - B E R N A R D M A R C H A N D Juriste et diplômé de l\u2019École nationale d\u2019administration publique L a frénésie des Jeux de Rio bat son plein sur nos écrans.Il est difficile de ne pas s\u2019y intéresser.À l\u2019heure des conflits et de la terreur sans frontières, il y a dans ce grand rendez-vous et dans le parcours singulier de ces milliers d\u2019athlètes quelque chose d\u2019assurément apaisant et humaniste.Mais derrière le jeu et la compétition, la politique n\u2019est jamais loin, au grand profit de l\u2019unité nationale.Entre l\u2019instrumentalisa- tion des uns et la naïveté des autres, en nier les effets serait contraire à l\u2019analyse des faits.Alors que plusieurs craignent de voir la mondialisation normaliser nos rapports internationaux et aseptiser nos différences, voyez la mosaïque se dessiner à l\u2019horizon depuis quelques jours.Le Brésil, pays hôte des Jeux, nous rappelle la force de sa culture et sa pleine contribution au patrimoine mondial.Les éclats de la grande cérémonie d\u2019ouverture qui déroule le tapis aux porte-drapeaux des nations participantes.La remise de médailles rythmée au son des hymnes nationaux et des larmes patriotiques.Le grand battage des commanditaires, qui n\u2019hésitent pas à puiser dans le profond puits de l\u2019émotion identitaire.Ici, selon la compagnie aérienne nationale, « il faudrait plus de Canada dans le monde» et, selon une autre grande chaîne de vente au détail, « nous serions tous Canadiens » le temps d\u2019un moment.Le journal local de Kahnawake, The Eastern Door, publiait un éditorial cette semaine, affirmant que les Premières Nations devaient envoyer plus d\u2019athlètes aux Olympiques en guise d\u2019af firmation.Même le Bloc québécois s\u2019invite dans la danse, alors que nous pouvions voir la semaine dernière une publicité Web montrant un athlète québécois gravir les plus hautes marches du podium, appelant ce sentiment de fierté nationale si le Québec formait un pays à part entière.Construire le pays par le sport Suzanne Laberge, grande spécialiste du sport au Québec, le souligne à de multiples reprises dans ses écrits : « Le spor t occupe une place impor tante, par fois tumultueuse, dans l\u2019univers des symboles et des imaginaires collectifs, bien au-delà de la simple performance sportive individuelle.» Aujourd\u2019hui, le sport met carrément en relation un nombre important d\u2019enjeux, autant de nature politique, économique, de santé publique et même éthique.Mais quelle est la finalité de ces compétitions?La réponse est certainement ambiguë.Le père des olympiades de l\u2019ère moderne, Pierre de Coubertin, avait très certainement une vision humaniste du sport.Il dira, parmi les nombreuses citations qui portent son nom, que « l\u2019important dans la vie, ce n\u2019est point le triomphe, mais le combat.L\u2019essentiel n\u2019est pas d\u2019avoir vaincu, mais de s\u2019être bien battu».La philosophie sportive est un bar ouvert d\u2019unité nationale et au Canada c\u2019est le premier ministre Justin Trudeau qui profitera de cette couverture sportive estivale.Mais à plus forte raison, ce prétexte de compétition sert également de centrifugeuse identitaire.Même l\u2019ancien président du Comité olympique canadien, Marcel Aubut, ne s\u2019en cachait pas à l\u2019époque des Jeux de Vancouver, affirmant qu\u2019ils étaient une belle occasion d\u2019accomplir beaucoup pour construire une nation : « On ne parle plus de langue, on ne parle plus de Constitution, on ne parle plus de rien.On est derrière nos athlètes et on veut qu\u2019ils performent.» La socialisation par les symboles Mettre l\u2019accent sur la récolte de médailles est un objectif louable pour un pays participant aux Jeux.Mais à qui profitent réellement les victoires ?Les athlètes eux-mêmes ?Hormis quelques privilégiés qui se verront offrir des commandites, la large majorité retrouvera l\u2019anonymat complet une fois le rideau tombé.Les contribuables?Certes, le sport génère des ef fets qui dépassent la simple relation du citoyen contribuable, mais celui-ci aura investi plus de 900 millions de dollars dans le sport amateur entre 2014 et 2017.Sans équivoque, cette contribution sportive sert à la construction de l\u2019État-nation canadien dans sa plus simple expression, en attribuant le « nous » à un collectif, un groupe, une identité.D\u2019autres symboles participent à cette socialisation canadienne, allant de la cérémonie d\u2019assermentation d\u2019un immigrant devenu citoyen jusqu\u2019à l\u2019utilisation de notre passeport autour de la planète.Les journalistes participent eux aussi à l\u2019édification de ces valeurs, parfois politiques, en relatant les exploits sportifs de manière à ce que la performance transcende le sport et atteigne le niveau de métaphore du genre humain.Le but en or de Sidney Crosby à Vancouver ne fut pas la per formance du meilleur joueur de hockey au monde, mais une victoire du Canada sur le monde.Longtemps emprisonnée dans les querelles constitutionnelles opposant le Québec et le Canada, la question de l\u2019unité nationale prend un virage plus moderne alors que le pays se diversifie et se métamorphose au rythme des nouvelles générations.La construction d\u2019une identité nationale forte devient alors plus complexe, mais les Jeux olympiques demeurent un puissant vecteur de socialisation identitaire et de fierté nationale.À l\u2019heure de Rio, l\u2019ensemble des pays profitera de ce plaidoyer en faveur des Nations et le Canada ne sera pas le seul à la table des célébrations.Jeux olympiques : une démonstration de force en faveur de l\u2019unité nationale FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET reuse rente de l\u2019Assemblée nationale.Sans oublier que son nouveau statut lui permettra de faire passer ses idées et de régler des contentieux avec d\u2019autres politiciens qu\u2019il n\u2019a jamais portés dans son cœur, incluant des membres de son propre parti (il n\u2019a pas rendu sa carte du PQ pour rien).Il pourra en outre voir ses enfants et sa femme plus souvent.Bref, il aura une vie normale et\u2026 payante.Tout bien considéré, il aurait été fou de rester député plus longtemps.Sylvio Le Blanc Montréal, le 10 août 2016 Drainville arrive en ville ! Bernard Drainville a laissé son siège de député et quitté le Parti québécois (PQ) pour la raison qu\u2019il aspirait à devenir premier ministre et qu\u2019il a réalisé que cela lui était dorénavant impossible.Il retourne à ses anciennes amours, les médias.En remplaçant Nathalie Normandeau à la radio, il devrait toucher une paie comparable à celle de cette dernière, soit 170 000$ par année (c\u2019est plus que le salaire d\u2019un député), sans oublier une autre bonne paie à toucher comme commentateur à la télé à partir de septembre.En plus, d\u2019ici quelques années, il pourra compter sur une géné- MENACE TERRORISTE À un cheveu du drame A BRIAN MYLES Yvon Tremblay 1935-2016 Il y a quelques jours, nous apprenions le décès d\u2019Yvon Tremblay, un haut fonctionnaire de l\u2019État québécois qui aura joué un rôle déterminant dans le développement du Québec.Œuvrant dans la foulée de la Révolution tranquille, il est à l\u2019origine du premier plan d\u2019aménagement du territoire québécois.Il a également dirigé la conception de la toute première Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme, assurant notamment la mise en place des municipalités régionales de comté et confiant aux MRC le mandat de planifier l\u2019aménagement et le développement de leur territoire.Cette loi reste, à ce jour, un des piliers de la décentralisation au Québec.Le travail de ce grand bâtisseur s\u2019appuyait sur une vision du développement du Québec et de ses régions, vision qu\u2019il savait par tager et autour de laquelle il savait convaincre et mobiliser.Que ce soit pour la construction de l\u2019aéroport de Mirabel, la création des communautés urbaines de Montréal, Québec et Gatineau, le développement du Massif de Petite-Rivière-Saint- François, ou encore la mise en place du premier groupement forestier, il croyait profondément à l\u2019effet structurant des initiatives de développement régional et à l\u2019implication du milieu dans la prise de décision.Tout au long de sa carrière, il a su mettre ses connaissances et son expertise au service du développement des régions, particulièrement celle de Charlevoix, qui lui tenait à cœur et dont il s\u2019inspirera pour forger sa propre vision du développement régional.Esprit curieux et ouvert, il s\u2019inspirera aussi grandement des expériences étrangères et demeurera en lien jusqu\u2019à la fin avec ses collègues québécois et étrangers diplômés, comme lui, de l\u2019École nationale d\u2019administration (ENA) à Paris.En février 2014, il a reçu de la première ministre du Québec la médaille de l\u2019Assemblée nationale pour sa carrière, son travail et son engagement au service de l\u2019État québécois.Louis Bernard, ex-secrétaire général du gouvernement du Québec André Trudeau, ex-sous-ministre et président d\u2019organismes du gouvernement du Québec Le 11 août 2016 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 2 A O Û T 2 0 1 6 A 9 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel David(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Julie Carpentier (pupitre); information culturelle : Catherine Lalonde (reporter culturel), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline Montpetit(reporters), Benoît Munger et Philippe Papineau(pupitre); information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre); information internationale : Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre); section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); Loïc Hamon (cahiers spéciaux); équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITÉ Cynthia Floccari (adjointe), Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Caroline Filion, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Osvaldo Casas (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Sébastien Beaupré, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Ginette Rouleau et Isabelle Sanchez.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici et Véronique Pagé.A L A I N B R U N E L Cofondateur et conseiller climat énergie de l\u2019Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) i n s i , u n séisme majeur, de magnitude 7 sur l\u2019échelle de Richter, mettrait à genoux l\u2019industrie canadienne de l\u2019assurance, selon une étude de l\u2019Institut C.D.Howe réalisée par l\u2019ancien surintendant des institutions financières du Canada.C\u2019est un risque généralement ignoré par les Québécois, bien que la région sismique de Charlevoix soit l\u2019une des plus actives de l\u2019Amérique du Nord.La probabilité qu\u2019un séisme impor tant causant des dommages aux bâtiments se produise dans les 50 prochaines années est en effet estimée à 9% à Montréal et jusqu\u2019à 26% à Rivière-du-Loup.C\u2019est énorme.Conscient de ce risque, nous avons posé avec insistance la question des conséquences d\u2019un séisme majeur sur l\u2019intégrité de l\u2019infrastr ucture de l\u2019oléoduc Énergie Est au cours des audiences du Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE) sur le projet, notamment au regard de la réévaluation à la hausse de l\u2019intensité du grand tremblement d u 5 f é vr i e r 1 6 6 3 .N o u s n\u2019avons pas eu de réponse satisfaisante de la part du promoteur.Expliquons.Les ingénieurs de TransCa- nada témoignent d\u2019une grande confiance dans la résistance des p ipel ines aux tremblements de terre.L\u2019évaluation géotechnique du projet Énergie Est, réalisée par la firme Golder & Associates, en donne la raison et la limite : « Les oléoducs modernes, fabriqués d \u2019acier ductile à joints soudés, se comportent bien lors de conditions de séisme, mais les phénomènes liés à la liquéfaction, tels que l\u2019affaissement, peuvent créer des ef fets de déformations du sol significatifs et permanents susceptibles d\u2019exercer des contraintes bien supérieures sur l \u2019oléoduc à celles découlant des secousses sismiques elles-mêmes.» La palme au Québec Le géorisque le plus important pour un oléoduc est donc celui de la liquéfaction et de l\u2019affaissement du sol.Or Gol- der dit aussi ceci : « Le potentiel de développement de glissements de terrain de grande taille, se produisant rapidement, dans les dépôts marins de la mer de Champlain constitue une condition inhabituelle qui n\u2019est pas observée dans la plupart des régions d\u2019Amérique du Nord.» La conclusion coule de source : les géorisques les plus menaçants pour l\u2019oléoduc Énergie Est se retrouvent tous au Québec.Toutes les zones de sols potentiellement liquéfiables à risques élevés ou modérés se retrouvent au Québec, dont les conditions de géorisques sont quasi uniques en Amérique du Nord.Les 11 zones à risque élevé de glissement de terrain du tracé Énergie Est, sur les 4600 kilomètres du projet, se trouvent sur les rives de 10 traversées de rivières et r uis- seaux, dont les rivières du Loup, Champlain, Batiscan, Sainte-Anne, Por tneuf, Aul- neuse, Pénin et Etchemin.Golder af firme néanmoins « qu\u2019aucune mesure par ticu- lière de mitigation n\u2019est vraisemblablement requise pour l\u2019oléoduc enfoui proposé ».La raison ?Les oléoducs modernes sont « essentiellement non endommagés » par des ondes sismiques d\u2019intensité 7 ou moins sur l\u2019échelle modifiée de Mercalli (échelle d\u2019intensité des effets des ondes, à ne pas confondre avec leur échelle de magnitude dite de Richter).Cela tombe bien, cette valeur « est à peu près équivalente » aux intensités maximales des séismes passés au Québec et à celles envisagées pour ceux du futur.Le séisme de 1663 Mais cette appréciation ne tient pas compte de la réévaluation à la hausse de la puissance et de l\u2019intensité des effets du séisme du 5 février 1663, exposée par Jacques Lo- cat, professeur de géologie et de géotechnique à l\u2019Université Laval et lauréat en 2015 de la médaille Leggett décernée par la société canadienne de géotechnique.Dans un ar ticle publié en 2011 dans la Revue canadienne de géotechnique, intitulé « La localisation et la magnitude du séisme du 5 février 1663 (Charlevoix) revues à l\u2019aide des mouvements de terrain » , M.Locat démontre de façon convaincante que le séisme en quest ion a atte int une magnitude minimale de 7,2 et maximale de 7,8 sur l\u2019échelle de Richter, et une intensité de VII à IX sur l\u2019échelle modifiée de Mercalli.L\u2019un des témoins fiables de l\u2019époque, le père Lallemant, décrit ainsi les ef fets du séisme de 1663 dans la région de Québec : « La guerre semblait même être entre les montagnes, dont les unes se déracinaient pour se jeter sur les autres, laissant de grands abîmes dans le lieu d \u2019où elles sortaient.» Et dans la région de Trois-Ri - vières : « L\u2019on voit de nouveaux lacs là où il y en eût jamais, on ne voit plus cer taines montagnes qui sont engouffrées : plusieurs sauts sont aplanis ; plusieurs rivières ne paraissent plus\u2026» Tempête parfaite La survenue d\u2019un séisme de puissance et d\u2019intensité approchant celui de 1663 constituerait donc le scénario de la tempête parfaite pour Énergie Est.Vu ce qui précède, il serait susceptible de causer de graves dommages à sa structure.Les bouleversements géomorphologiques du terrain qu\u2019il entraînerait, sur la rive nord du Saint-Laurent et à Lé- vis, modifieraient complètement la géométrie du pipeline.Or les vannes de sectionnement de l\u2019oléoduc sont calées sur le relief afin de minimiser les fuites éventuelles.Les volumes de pétrole déversés en cas de fuites, potentiellement multiples, seraient donc bien plus importants que le pire cas possible évoqué par le promoteur au BAPE.D\u2019autant que les équipes d\u2019intervention subiraient elles-mêmes le chaos provoqué par un tel séisme.La fréquence des séismes majeurs (M6 et +) de la région sismique de Charlevoix est de 65 ans en moyenne.Le dernier eut lieu en 1988.Si Énergie Est voit le jour en 2020, le prochain se produira sans doute pendant sa durée d\u2019exploitation, qu\u2019on peut estimer de 40 à 80 ans.En l\u2019état, il ne resterait plus alors qu\u2019à prier pour que ce séisme ne s\u2019approche pas de la magnitude et de l\u2019intensité de celui de 1663.Et à prier pour qu\u2019il ne se produise pas en hiver\u2026 OLÉODUC ÉNERGIE EST L\u2019infrastructure ne résisterait pas au séisme de 1663 JACQUES NADEAU LE DEVOIR L\u2019installation d\u2019un pipeline présente plusieurs risques environnementaux, notamment en cas de séisme.Y V A N A L L A I R E E T F R A N Ç O I S D A U P H I N Institut sur la gouvernance (IGOPP) a saga Bill Ackman au Canadien Pacifique (CP) est terminée.Le milliardaire américain à la tête du fonds de couverture activiste Pershing Square a liquidé ce qui restait de ses actions dans le CP après un passage pour le moins remarqué au sein du chemin de fer canadien.Un «succès» qui laissera peut-être un goût amer aux administrateurs et dirigeants des sociétés canadiennes inscrites en bourse.Selon différentes sources, les gains réalisés par son placement dans le CP atteindraient 2,6 milliards de dollars américains pour Pershing Square.Au total, c\u2019est entre 6 000 et 7 000 emplois qui auront été supprimés au CP pour réaliser ce beau profit.Malgré une année 2015 par ailleurs désastreuse pour le fonds Pershing Square, celui-ci, qui ne compte que 18 personnes à sa direction, leur a distribué en rémunération quelque 515 millions de dollars américains, soit 28,6 millions par individu en moyenne.Pourquoi travailler si dur à bâtir des entreprises quand on peut vite s\u2019enrichir par des tractations financières?La saga Rappelons qu\u2019Ackman avait amorcé en 2011 une course aux procurations visant à remplacer le p.-d.g.et plusieurs membres du conseil d\u2019administration.À l\u2019époque, le conseil en place avait refusé de remplacer son p.-d.g.par Hunter Harrison ainsi que le proposait Ack- man.Et pour cause ! Harrison était le p.-d.g.sortant du concurrent direct, le Canadien National (CN), et une telle embauche aurait constitué une transgression des valeurs du CP et possiblement des valeurs mêmes de la société canadienne.De plus, au fil des années, les membres du conseil du CP, le management et même les analystes et experts qui suivaient de près l\u2019industrie ferroviaire étaient tous convaincus que des dif férences structurelles (la géographie dif fi- cile du réseau du CP, notamment) expliquaient la performance inférieure du CP comparativement aux autres entreprises ferroviaires nord- américaines.À quoi bon changer le p.-d.g.quand les problèmes sont liés à des facteurs externes et incontrôlables?Mais Ackman a gagné son pari.Peu avant l\u2019assemblée annuelle de 2012, le p.-d.g.et le président du conseil du CP, entre autres, ont remis leur démission.Les investisseurs institutionnels s\u2019étaient rangés derrière l\u2019activiste américain, et l\u2019issue du vote était prévisible.Les candidats administrateurs de Pershing Square ont pris le contrôle du conseil, et Harrison a été embauché.En quelques mois à peine, le CP s\u2019est transformé.Le ratio d\u2019exploitation, qui atteignait plus de 81 % sous l\u2019ancienne direction (dépenses d\u2019exploitation en pourcentage des revenus, donc plus le ratio est faible, meilleure est la per formance), s\u2019est rapidement amélioré.Le CN, qui était considéré comme le plus ef ficace des chemins de fer nord-américains, affichait un ratio d\u2019exploitation de 63 % à cette même époque.Cas d\u2019école Pour l\u2019année 2015, le CP a terminé avec un ratio d\u2019exploitation de 61 % contre 58,2 % pour le CN.Une amélioration pour le moins spectaculaire ! Ainsi, l\u2019activiste Bill Ackman aura eu la main heureuse en forçant l\u2019embauche de Hunter Harrison.Évidemment, il aura grandement profité de cette intervention.Cet indéniable succès est devenu le cas d\u2019école cité en exemple pour justifier, voire pour glorifier, le travail de ces activistes.Mais le cas du CP, s\u2019il s\u2019agit d\u2019une réussite jusqu\u2019à présent (mesurée par la per formance financière, du moins), comportait des conditions uniques qui ne peuvent se répéter aisément.En effet, combien de p.-d.g.nouvellement retraités sont disponibles et prêts à traverser chez le concurrent direct (en contravention des ententes formelles avec son employeur) et à reprendre du service immédiatement ?Phénomène plutôt rare s\u2019il en est un ! Le CP reste la seule intervention d\u2019Ackman qui réunissait ces conditions exceptionnelles.En fait, la feuille de route de Bill Ackman contient de nombreux et cinglants échecs.Après des interventions ratées chez les détaillants JC Penney, Target et Borders, Ackman a essuyé de lourdes pertes chez Valeant et Her- balife.D\u2019ailleurs, l\u2019actif géré par Pershing Square a perdu plus de 20 % de sa valeur au cours de l\u2019année 2015, et ce, malgré la performance réalisée avec le CP.Mais, au pays des merveilles des fonds de couverture, une telle performance n\u2019a pas de conséquences négatives sur leur enrichissement ! Legs Quel sera le legs du passage de Bill Ackman au CP dans le paysage de la gouvernance des entreprises canadiennes ?Ce coup d\u2019éclat aura assurément convaincu (ou aurait dû convaincre) tous les conseils de sociétés inscrites en bourse qu\u2019aucune entreprise n\u2019est à l\u2019abri de l\u2019assaut d\u2019un activiste.Peu importe la taille de l\u2019entreprise ou la composition du conseil, toute société est une cible potentielle.D\u2019ailleurs, la réglementation canadienne est très favorable aux actionnaires activistes.Pour éviter d\u2019apparaître sur le radar de ces activistes, les conseils d\u2019administration et la direction des grandes sociétés peuvent être tentés de tout mettre en œuvre pour atteindre les objectifs trimestriels, les « attentes » des analystes de façon à ce que la valeur de l\u2019action croisse sans cesse ou, à tout le moins, ne chute pas.Bref, la menace de l\u2019activisme actionnarial, que le passage d\u2019Ackman au CP aura rendue bien réelle, pourrait bien avoir comme conséquence d\u2019ajouter aux autres sources de pression exercées sur la direction pour l\u2019inciter à prendre des décisions qui auront un effet positif à court terme.Finalement, ce type d\u2019opération, destructrice d\u2019emplois mais créatrice d\u2019immenses richesses pour les fonds de couverture et autres investisseurs, accrédite la thèse d\u2019un système inique qui doit être changé.BILL ACKMAN ET LE CANADIEN PACIFIQUE L\u2019activisme actionnarial est-il un sport payant ?A L Les géorisques les plus menaçants pour l\u2019oléoduc Énergie Est se retrouvent tous au Québec L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 2 A O Û T 2 0 1 6 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S Ce vendredi, la comédie britannique Florence Foster Jenkins de Stephen Frears (mais destinée surtout à une clientèle américaine), donnant la vedette à Meryl Streep dans le rôle-titre et à Hugh Grant dans celui de son mari gérant, prend l\u2019affiche dans nos salles comme à travers toute l\u2019Amérique du Nord.Un film amusant et distrayant, porté par la prestation des deux acteurs principaux, venu retracer la fin de vie à New York de cette rombière cousue d\u2019or qui aurait tant «voulu être une artiste ».Mais un autre film (plus romancé et transposé à Paris) aborde le même sujet avec davantage de flamme et d\u2019amplitude.Il s\u2019agit de Marguerite, du Français Xavier Giannoli, lancé à la Mostra de Venise et lauréat en France de quatre César en 2016.On salue celui, hautement mérité, de la meilleure actrice à Catherine Frot, qui sut insuffler tant d\u2019âme à une femme aussi fervente et attachante que dénuée de talent.Fait inusité : Les Films Séville distribuent les deux œuvres au Québec.« Pour Florence Foster Jenkins, on devait suivre la date de sortie nord-américaine cette semaine, alors que Marguerite sera lancé ici plus tard, à l\u2019automne, avant Noël assurément », précise le président des Films Séville, Patrick Roy.La compagnie Cohen Media Group avait acquis de son côté les droits de Marguerite pour le territoire américain.«Le film de Giannoli est sorti aux États-Unis en juillet très vite, précise Armand Lafond, d\u2019Axia Film, qui avait tenté d\u2019en obtenir les droits canadiens.Marguerite s\u2019est écrasé là-bas.» On peut se féliciter que Séville, qui l\u2019a acquis il y a quelques mois seulement, puisse lui offrir une vie au Québec, où Catherine Frot est appréciée et où la sensibilité et la force du film peuvent faire recette.Pour tout dire, Marguerite, vraiment délicieux, est une des rares productions françaises susceptibles d\u2019atteindre la large audience chez nous, à l\u2019heure où les films issus de l\u2019Hexagone y perdent tant de terrain.Patrick Roy déclare en acheter de moins en moins, trouvant leur potentiel commercial souvent minime.Parfois, les vendeurs français préfèrent céder un film porteur à un distributeur des États-Unis pour toute l\u2019Amérique du Nord, alors que le Québec réclame une mise en marché dif fé- rente, ce qui nuit à leur diffusion en nos terres.Ainsi, un autre film français susceptible de séduire chez nous \u2014 Ma Loute de Bruno Du- mont, savoureux polar surréaliste et charge an- tibourgeoise, sur fond de pêcheurs cannibales et de riche famille décadente dans le nord de la France de 1910 (avec Fabrice Luchini, Juliette Binoche, Valeria Bruni Tedeschi), lancé au dernier Festival de Cannes \u2014 serait, selon Armand Lafond d\u2019Axia Film, vendu directement à un distributeur américain pour l\u2019Amérique du Nord.Ce genre de transaction force souvent les acquéreurs québécois à passer par les États-Unis pour mettre la main dessus.La France se tire parfois dans le pied, côté stratégies marketing au Québec.Mais dans le cas de Marguerite, Les Films Séville ont pu faire affaire directement avec Memento Distribution, à Paris.Effet doublon Pour revenir aux deux biopics sur Florence Foster Jenkins, à l\u2019affiche chez nous en 2016, Patrick Roy, des Films Séville, estime qu\u2019un film ne devrait pas nuire à l\u2019autre.« Il est question de deux réalités dif férentes, estime-t-il.Celui de Frears témoigne de la vraie histoire de Florence Foster Jenkins aux États-Unis, alors que Marguerite, transposé en France, romancé, peut rejoindre par ticulièrement les goûts des Québécois.» Souvent, le premier à prendre l\u2019affiche \u2014 et pas nécessairement le meilleur \u2014 rameute les spectateurs.Ce phénomène donne lieu parfois à des luttes de vitesse au tournage.Ainsi, en France, entre La guerre des boutons de Yann Samuel et La nouvelle guerre des boutons de Christophe Barratier, adaptant, après Yves Robert en 1962, le roman de Louis Pergaud en 2011, la guerre n\u2019était pas que dans les titres.On pense aussi aux cinglantes Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos, œuvre adaptée au cinéma par Stephen Frears en 1988 comme, l\u2019année suivante, sous le titre Valmon, par Milos Forman, lequel avait pâti d\u2019arriver bon deuxième.Même scénario pour la vie de Truman Capote, auteur du livre In Cold Blood, portée successivement à l\u2019écran par Bennett Miller en 2005 dans Capote et par Douglas McGrath dans Infamous un an plus tard.Coups doubles également en France pour des biopics sur la couturière à la petite robe noire.Coco avant Chanel d\u2019Anne Fontaine et Coco Chanel et Igor Stravinsky ont pris l\u2019affiche en 2008.En 2014, ce fut au tour de deux films sur Yves Saint Laurent, l\u2019un de Jalil Lespert (autorisé par la création Berger), l\u2019autre (non autorisé) de Bertrand Bonello, de se succéder pour le meilleur ou pour le pire.Espérons que Marguerite saura briller sur nos écrans de l\u2019automne\u2026 même si Florence Foster Jenkins menace de lui porter, hélas, vraiment quelque ombrage.Le Devoir SUITE DE LA UNE DOUBLON inégalités liées au salaire ; or, avec le temps, les avantages sociaux et inégalités liés à la retraite ont pris de l\u2019ampleur.Le débat actuel prend sa source dans les demandes de plusieurs employeurs afin de transformer les régimes de retraite à prestations déterminées en régimes à cotisations déterminées pour les nouveaux employés.Dans certains cas, cette demande est formulée à cause des difficultés financières du régime, mais, dans d\u2019autres cas, le régime peut être pleinement capitalisé, parfois à plus de 110%.Certains syndicats sont déchirés à l\u2019interne par ce débat, qui oppose des générations d\u2019employés plus anciens à des plus jeunes.« On a une loi sur l\u2019équité salariale pour les femmes au Québec, pourquoi on ne tolère plus la discrimination envers les femmes mais on la tolère pour les jeunes?» lance Dominic Lemieux.« Pour employer une caricature grossière, c\u2019est comme si on négociait une convention collective qui va permettre un meilleur régime de retraite aux hommes qu\u2019aux femmes.Ce serait socialement inacceptable.» Mésentente sur l\u2019ancienneté Par contre, les jeunes leaders syndicaux martèlent que les jeunes libéraux «ratent la cible» en s\u2019en prenant à l\u2019ancienneté.«Personne ne parle de ça dans le monde syndical», fait valoir Maxime Sa- bourin, président du comité des jeunes de la FTQ.« Le monde syndical a évolué.Pour tout ce qui touche aux promotions, l\u2019ancienneté n\u2019est vraiment pas la seule chose qui est prise en compte.» Les jeunes libéraux veulent abolir « un privilège qui n\u2019existe pas», plaidait cette semaine le président du Syndicat de la fonction publique, Christian Daigle.Selon lui, cela découle d\u2019une profonde méconnaissance de la fonction publique, puisque l\u2019ancienneté n\u2019a de l\u2019impact que sur les congés et l\u2019ordre des licenciements quand des postes sont supprimés.Interpellé à ce propos, le président de la Commission- Jeunesse, Jonathan Marleau, rétorque que la proposition reflète le contenu de la consultation menée avant le congrès.«On ne pouvait pas ne pas en parler.C\u2019était une inquiétude qui était vraiment présente», dit-il.«Tout le monde a des histoires à raconter sur l\u2019ancienneté.Prenons l\u2019exemple d\u2019un cas où la personne ne travaillait plus, mais pouvait faire à peu près ce qu\u2019elle voulait à cause de l\u2019ancienneté ; un autre cas où une personne avec plus d\u2019ancienneté avait plus d\u2019autorité malgré sa faible envie de travailler\u2026 L\u2019imaginaire collectif est plein d\u2019histoires comme celles-là.» Lorsqu\u2019on lui demande si ses membres sont mal informés sur la réalité de la fonction publique, il rétorque que, «quand on fait des recherches par mots dans les conventions collectives, l\u2019ancienneté apparaît quand même dans plusieurs pages», notamment dans celles des employés de l\u2019État.«Est-ce que c\u2019est grave dans chaque syndicat?Assurément pas, mais les jeunes se posent ces questions-là et c\u2019est légitime d\u2019en débattre.» Serait-il possible aussi qu\u2019ils aient davantage en tête des secteurs comme la santé et l\u2019éducation (le parapublic) ?« Ça pourrait expliquer ce malentendu-là», concède-t-il.Interrogés là-dessus, les représentants jeunesse de la FTQ font valoir que ça ne s\u2019applique pas dans le parapublic non plus.«Il y a plusieurs années, les plus anciens se planifiaient six semaines de vacances l\u2019été et les plus jeunes se ramassaient avec une semaine avant l\u2019été et une autre à l\u2019automne.Ça, ça s\u2019est réglé aux tables de négos depuis longtemps», affirme Dominic Lemieux.Des jeunes sous-représentés Mais encore, les syndicats ne sont-ils pas complices des clauses de disparité de traitement ?Ne voit-on pas parfois les syndicats lors des négos sauver les conditions de retraite au détriment d\u2019autres combats, comme ceux des jeunes en situation précaire ?«Il ne faut pas oublier que les syndicats, ce sont des membres qui votent à la toute fin», répond Maxime Sabourin du comité des jeunes de la FTQ.Il ajoute que, en changeant la loi pour interdire les régimes à deux vitesses, les employeurs privés pourraient moins facilement brandir la menace d\u2019une délocalisation pour faire peur aux membres qui cherchent à préserver leurs acquis.Les jeunes libéraux et ceux de la FTQ s\u2019entendent par ailleurs pour dire que les jeunes sont sous-représentés dans les assemblées et les négos.En matière de régimes de retraite, les jeunes qui sont affectés par les décisions ne sont « pas encore embauchés », fait remarquer Dominic Lemieux.En entrevue, Jonathan Marleau note aussi que les jeunes, parce qu\u2019ils sont en situation précaire, sont moins représentés lors des assemblées.« Souvent, les gens qui votent ces conventions-là sont ceux qui sont en place et risquent d\u2019en bénéficier.Ils ne vont pas voter pour les gens qui vont rentrer dans 20 ans.» Le Devoir Avec La Presse canadienne SUITE DE LA UNE CONSENSUS «On a une loi sur l\u2019équité salariale pour les femmes, pourquoi on ne tolère plus la discrimination envers les femmes mais on la tolère pour les jeunes?» SOURCE MEMENTO FILMS Catherine Frot prête ses traits à Marguerite, figure romancée de la même cantatrice.prévenu, à de nombreuses reprises, du sort qui attend ceux qui combattent l\u2019État islamique», a-t- il déclaré dans cet enregistrement, présenté par la GRC.Devant un mur blanc, vêtu de noir, une cagoule sur la tête, Aaron Driver a applaudi les attaques terroristes de Paris, Bruxelles et Nice.« Il y a un feu qui brûle dans la poitrine de chaque musulman, et ce feu ne peut être refroidi que par l\u2019ef fusion de votre sang », a-t-il aussi lancé, avant de prêter allégeance à Abu Bakr al- Baghdadi, le chef présumé du groupe armé État islamique (EI).«L\u2019auteur de l\u2019attaque ciblant la police au Canada était un soldat de l\u2019État islamique et a agi en réponse aux appels à attaquer les pays membres de la coalition », a réagi l\u2019organisation par le biais de son agence de presse, Amaq.Mercredi soir, après avoir été alertée par le Federal Bureau of Investigation américain (FBI), la GRC s\u2019est lancée dans la traque d\u2019Aaron Driver.À Toronto, les agences de transport en commun ont été avisées de la menace terroriste, tandis qu\u2019à Ottawa la Défense nationale a reçu le même genre d\u2019avertissement.À Strathroy, une ville du sud-est de l\u2019Ontario, la vaste opération policière s\u2019est soldée par la mort du jeune homme.D\u2019abord repéré alors qu\u2019il montait à bord d\u2019un taxi, Aaron Driver a fait exploser un engin explosif improvisé à l\u2019arrière du véhicule, blessant légèrement le conducteur.«Le suspect est mort à la suite d\u2019un affrontement avec la police», a annoncé la commissaire adjointe Jennifer Strachan, de la GRC, sans fournir davantage de détails.Le choc à Winnipeg À Winnipeg, la présidente de l\u2019Association islamique des services sociaux, Shahina Siddiqui, a encaissé la nouvelle comme un choc.Au début de l\u2019année 2015, quand Aaron Driver a fait les manchettes après avoir été interpellé par la GRC en raison de ses allégeances au groupe EI, Mme Siddiqui est entrée en contact avec son père.«Il était assez bouleversé, il avait peur pour son fils et pour sa famille», a-t-elle raconté au Devoir.«Il s\u2019inquiétait de l\u2019attention médiatique, des impacts sur les réseaux sociaux.On s\u2019est parlé de parent à parent.Je lui ai offert du soutien.» Par le biais de son association, elle a aussi proposé d\u2019accueillir Aaron Driver.«C\u2019est dif ficile, douloureux de voir ces jeunes se faire laver le cerveau, croire que la violence fait partie de la foi», a- t-elle déclaré.« C\u2019est triste que ça se termine comme ça, triste que nous n\u2019ayons pas pu aider.» Dans une entrevue accordée à CBC, Wayne Driver, le père d\u2019Aaron, a dit avoir voulu mourir lui-même quand il a appris ce qu\u2019il était advenu de son fils.L\u2019ex-militaire a déclaré avoir «perdu» son fils il y a 17 ans, quand la mère de ce dernier est morte d\u2019un cancer.Autrefois un enfant heureux, le petit est devenu renfermé, puis violent, drogué, avant de se tourner vers la religion en 2012, a-t-il rapporté.Trois ans plus tard, la découverte d\u2019instructions pour fabriquer des bombes artisanales et de discours pro-EI dans son ordinateur et sur les médias sociaux a mené à l\u2019arrestation d\u2019Aaron Driver.En 2016, le jeune homme s\u2019est engagé à ne pas troubler l\u2019ordre public, pour éviter un procès.Pas surveillé constamment En conférence de presse jeudi, la GRC a reconnu que le jeune sympathisant du groupe EI n\u2019était pas surveillé constamment par les autorités et que seuls les renseignements transmis par le FBI l\u2019ont aiguillée sur ses plans.Questionné sur l\u2019efficacité de cette surveillance policière, Ralph Goodale s\u2019est contenté d\u2019insister sur l\u2019importance de la collaboration internationale entre les divers corps policiers.«Le gouvernement du Canada doit être plus proactif sur les questions de sensibilisation, d\u2019approche communautaire et de lutte contre la radicalisation, pour déterminer quand et comment avoir une influence positive pour changer des compor tements qui deviendraient autrement dangereux», a-t-il déclaré.M.Goodale a par ailleurs annoncé la création d\u2019un centre canadien de lutte contre la radicalisation et la tenue de consultations publiques sur la sécurité nationale, en assurant que le niveau de menace était maintenu à «moyen» au pays.Shahina Siddiqui, qui en a contre le terme «radicalisation» \u2014 trop stigmatisant à son avis \u2014, a accueilli les propositions du ministre avec scepticisme.« Il faut que ces personnes cessent de craindre d\u2019être montrées du doigt.Je ne pense pas qu\u2019un centre va régler le problème », a-t-elle avancé.«Le message que les extrémistes lancent, c\u2019est \u201ctu ne peux pas être musulman et canadien\u201d.Et le message que les racistes lancent, c\u2019est \u201ctu ne peux pas être musulman et canadien\u201d.Les musulmans se font attaquer de toutes parts.Il faut leur dire \u201cvous pouvez être les deux\u201d.» Logique de polarisation À ce sujet, la vidéo d\u2019Aaron Driver est un exemple patent de la « logique de polarisation» qui sert tant le groupe EI, a commenté Frédéric Dejean, chercheur à l\u2019Institut de recherche sur l\u2019intégration professionnelle des immigrants et auteur d\u2019un rapport sur la radicalisation au Collège de Maisonneuve.« Cette idée d\u2019une guerre de l\u2019Occident et des pays du Nord contre l\u2019islam, ils [les sympathisants de groupe EI] en ont besoin.[\u2026] Ils le disent clairement : l\u2019idée est de cliver les sociétés pour qu\u2019elles finissent par imploser», a-t-il souligné.Résultat : on demande par exemple à des musulmans «de prendre position, de se justifier» pour ce type d\u2019événements, a-t-il illustré.Comme si tous les musulmans «étaient là-dedans», a-t-il dit à propos de l\u2019extrémisme.«Pourtant, il y en a qui ne le sont absolument pas!» Avant la création de quelque centre que ce soit, relançons la discussion, a renchéri Sha- hina Siddiqui.« Posons-nous les questions dif fi- ciles : demandons-nous pourquoi ces personnes sont vulnérables, tandis que 99,9% des autres ne le sont pas.» Avec La Presse canadienne, Florence Sara G.Ferraris et Geneviève Tremblay Le Devoir SUITE DE LA UNE TERRORISME JUSTIN TANG LA PRESSE CANADIENNE Jeudi, la GRC a reconnu que le sympathisant du groupe EI n\u2019était pas surveillé constamment par les autorités et que seuls les renseignements transmis par le FBI l\u2019ont aiguillée sur ses plans."]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.