Le devoir, 18 août 2016, Cahier A
[" P H I L I P P E O R F A L I N ataliya Okhr ymo- vych \u2014 « mais maintenant, c\u2019est Nathalie Okhry!» \u2014 a le sourire facile, et le rire, contagieux.Les yeux pétillants, les deux mains agrippant fermement la barre de son panier d\u2019épicerie, elle arpente une à une les tables du Magasin-Par- tage de Rosemont, flanquée de Vladyslav et Pavlo, ses deux fils, à la recherche de tout ce qui leur faut pour la rentrée scolaire.Tout autour d\u2019elle, employés, bénévoles et autres clients s\u2019activent.Le centre communautaire Gabrielle-et-Marcel-La- palme a des allures de fourmilière en ce chaud après-midi de la mi-août, moment de l\u2019année où la rentrée semble à la fois si lointaine\u2026 et si imminente.Comme pour le quart des familles montréalaises avec enfants, qui vivent sous le seuil de la pauvreté, la rentrée, «c\u2019est une période dif ficile » pour l\u2019Ukrainienne arrivée au Canada il y a près de deux ans à titre d\u2019immigrante qualifiée.Et des initiatives communautaires comme le Ma- gasin-Partage de Rosemont et les 16 autres que compte la mé- V O L .C V I I N o 1 8 6 L E D E V O I R , L E J E U D I 1 8 A O Û T 2 0 1 6 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Économie \u203a Que l\u2019énergie en commun.Le projet de loi sur les hydrocarbures et la mise en œuvre de la politique énergétique regroupe des enjeux qui s\u2019opposent.Une chronique de Gérard Bérubé.Page B 1 Avis légaux.A 4 Décès.A 5 Météo.B 2 Mots croisés.B 8 Petites annonces .A 5 Sudoku.B 6 ?w w w .l e d e v o i r .c o m A L E X A N D R E S H I E L D S M ême si elles constituent des territoires naturels d\u2019une grande richesse fréquentés par les amants de la nature, les réserves fauniques du Québec peuvent être ciblées librement par les compagnies pétrolières.Pas moins de quatre d\u2019entre elles sont d\u2019ailleurs couver tes par des permis d\u2019exploration, a constaté Le Devoir.Le gouvernement Couillard n\u2019entend pas révoquer ces permis.Sans tambour ni trompette, les entreprises qui lorgnent le potentiel en énergies fossiles du sous- sol québécois ont pu mettre la main sur des dizaines de milliers de kilomètres carrés de permis d\u2019exploration au cours de la dernière décennie.La mise à jour de la carte produite par le ministère de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles permet d\u2019ailleurs de constater que ces entreprises ont même ciblé le territoire de quatre «réserves fauniques».Celles-ci relèvent de la responsabilité de la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ), une Société d\u2019État chargée de la gestion et de la conservation de ces territoires.Ces réserves ont toutes été créées dans la foulée de l\u2019abolition des clubs privés, qui ont longtemps eu le contrôle sur des éléments majeurs du territoire naturel du Québec.Sur son site Web, la SEPAQ évoque d\u2019ailleurs une «démocratisation» de l\u2019accès au territoire en parlant de la création des réserves fauniques.Or, deux réserves de la Gaspésie totalisant 2400km2 sont aujourd\u2019hui entièrement couvertes par des permis d\u2019exploration détenus par des entreprises privées.C\u2019est le cas de la réserve des Chic-Chocs, un territoire situé aux limites du parc national de la Gaspésie.Une partie de la réserve Les réserves fauniques ouvertes à l\u2019exploration pétrolière Quatre réserves sont d\u2019ailleurs visées par des permis d\u2019exploration M A R C O F O R T I E R L e collège de Maisonneuve, qui a été aux prises avec l\u2019extrémisme religieux au cours des derniers mois, s\u2019apprête à embaucher cinq professionnels dans l\u2019espoir de désamorcer les idées « radicales» des étudiants.Selon ce que Le Devoir a appris, la direction du collège prépare l\u2019embauche de trois travailleurs de corridor et de deux autres spécialistes de la radicalisation en vue de la rentrée scolaire.Les cours commencent lundi prochain, mais le processus de sélection des cinq professionnels sera terminé dans deux semaines.Ce projet-pilote de 400 000 $ survient après une série de cas de radicalisation d\u2019étudiants du collège.Certains ont tenté d\u2019aller faire la guerre en Syrie pour le groupe armé État islamique, classé comme terroriste par le Canada.Sabrine Djaermane et El-Madhi Jamali, deux anciens élèves du collège de Maisonneuve arrêtés en 2015, font face à la justice pour avoir planifié un attentat à Montréal, en plus d\u2019avoir cherché à aller faire le djihad en Syrie.Des tensions, des bagarres sont aussi survenues entre des groupes du collège au cours des derniers mois.De jeunes musulmans se sentent exclus et stigmatisés.«Les travailleurs de corridor seront sur le terrain pour recueillir la parole des étudiants.Leur défi est de se faire accepter, de gagner la confiance des jeunes pour les aider», dit Line Lé- garé, porte-parole du collège de Maisonneuve.En plus des trois travailleurs de corridor, deux autres professionnels seront embauchés pour appuyer les étudiants et le personnel du collège.Ces experts, formés en relations interculturelles ou qui ont un profil de psychologue ou de travailleur social, aideront Le collège de Maisonneuve se dote d\u2019une équipe anti- radicalisation Les intervenants devront prendre garde de ne pas devenir des informateurs de police, avertit une experte Tandis que les sacs à dos se garnissent peu à peu en vue de la rentrée scolaire, Le Devoir vous emmène dans la réalité d\u2019élèves, de parents et d\u2019enseignants, et de ceux qui les entourent.Première histoire de cette série qui raconte le début de l\u2019année à la fin de l\u2019été.Le prix de la rentrée scolaire Pour les familles défavorisées, la hausse du coût des fournitures est importante JACQUES NADEAU LE DEVOIR Nathaliya a fait les emplettes scolaires de Vladyslav et Pavlo dans un magasin-partage.La valeur des sacs oscille entre 120$ et 360$.VOIR PAGE A 8 : MAISONNEUVE VOIR PAGE A 8 : RÉSERVES VOIR PAGE A 8 : PRIX Rio 2016 Andre De Grasse chauffe Bolt en demi- ?nales du 200 m Page B 5 ALEXANDRE SHIELDS LE DEVOIR La réserve des Chic-Chocs, située aux abords du parc national de la Gaspésie, est visée par des permis.Sur son site Web, la SEPAQ vante un « lieu de prédilection remarquable pour la faune».La marijuana, une avenue intéressante pour réduire la surconsommation d\u2019opioïdes Page A 5 L E D E V O I R , L E J E U D I 1 8 A O Û T 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 2 P A R B I L L G R A V E L A N D à Calgary L e journaliste Mohamed Fahmy, qui a passé près de deux ans dans une prison en Égypte, a conseillé aux proches de deux Canadiens détenus au Moyen-Orient de ne pas compter uniquement sur Ottawa.L\u2019ancien journaliste canadien du réseau anglophone d\u2019Al Jazeera a été libéré l\u2019an dernier, après avoir été gracié par le président égyptien.M.Fahmy, qui livrait un discours mercredi lors d\u2019une conférence sur les droits de la personne à Calgar y, a maintenu que l\u2019aide du gouvernement est cruciale dans la libération d\u2019un imam calgarien emprisonné en Turquie et d\u2019une professeure montréalaise détenue en Iran.Il a cependant précisé que leurs proches devaient œuvrer de concert avec les organisations non gouvernementales, les groupes de défense des droits de la personne et les médias pour capter l\u2019attention internationale et «humaniser» les deux détenus.« C\u2019est le gouvernement qui décide de quand faire ceci ou cela, mais parfois, les familles et les gens sur le terrain saisissent mieux quelle serait la meilleure façon d\u2019aborder le problème», a fait valoir M.Fahmy.Renforcer les interventions L\u2019imam Davud Hanci a été arrêté le mois dernier par les autorités turques, qui le soupçonnent d\u2019être impliqué dans la tentative de coup d\u2019État avorté.Les médias du pays allèguent qu\u2019il entretient des liens avec Fethullah Gülen, accusé d\u2019avoir orchestré le putsch.L\u2019arrestation de la professeure à la retraite Homa Hoodfar, en Iran, a eu lieu plus tôt cette année.Elle fait face à des accusations de nature inconnue.L\u2019anthropologue de 65 ans a mené des recherches sur les femmes musulmanes un peu partout au monde.Par ailleurs, Mohamed Fahmy propose l\u2019instauration d\u2019une nouvelle charte de protection qui renforcerait les interventions du gouvernement fédéral dans les cas de citoyens et de journalistes canadiens détenus à l\u2019étranger.Il souhaite également qu\u2019Ottawa fasse preuve d\u2019une plus grande transparence quant aux gestes posés pour venir en aide aux Canadiens en détresse à l\u2019international.«En ce moment, il y a plus de 1400 Canadiens qui sont détenus à l\u2019étranger», s\u2019est indigné M.Fahmy.« On constate d\u2019énormes violations des droits de la personne dans certains cas.Selon moi, c\u2019est le cas de Mme Homa Hoodfar et de l\u2019imam en Turquie aussi, a-t-il ajouté.J\u2019espère que le gouvernement se tiendra à leurs côtés.» La Presse canadienne CANADIENS DÉTENUS Fahmy conseille aux familles de ne pas compter uniquement sur Ottawa JUSTIN TANG LA PRESSE CANADIENNE Le premier ministre Justin Trudeau a écrit quelques mots dans un livre de condoléances pour rendre hommage à Mauril Bélanger.S H E R Y L U B E L A C K E R à Toronto L a mort, mardi, du député fédéral Mauril Bélanger a remis à l\u2019avant-plan la sclérose latérale amyotrophique (SLA), communément appelée «maladie de Lou Gehrig».Alors que le pronostic est souvent sombre \u2014 la plupart des malades meurent entre deux et cinq ans après l\u2019apparition des premiers symptômes \u2014, des chercheurs demeurent optimistes par rappor t aux chances de mettre au point un traitement qui pourrait à tout le moins ralentir la progression de la SLA.La maladie touche bon an mal an près de 3000 personnes au pays; chaque année, un millier de Canadiens apprennent qu\u2019ils en sont atteints, alors qu\u2019un millier d\u2019autres en meurent.Le neurologue Lorne Zin- man, qui dirige la clinique de SLA au centre hospitalier universitaire Sunnybrook de Toronto, rappelle que la recherche en cette matière s\u2019accélère.Des gènes porteurs liés aux cas héréditaires ont été identifiés, la pathologie est mieux comprise, sa progression aussi, et on sait davantage maintenant comment prolonger la vie des malades, explique le docteur Zinman.À l\u2019échelle mondiale, on estime que 400 000 personnes en sont atteintes et que 100 000 en meurent chaque année.La plupart des malades dépérissent rapidement lorsque les neurones moteurs qui contrôlent les mouvements volontaires sont systématiquement détruits, ce qui mène à la paralysie, à l\u2019aphasie, et même à la perte de la capacité à avaler.Mais, cruel paradoxe : les neurones qui contrôlent le cœur, la digestion et les autres fonctions autonomes demeurent intacts, tout comme les nerfs sensoriels, et habituellement les fonctions cognitives.C\u2019est pourquoi on dit souvent que les malades sont « enfermés », tout à fait conscients, dans un corps qui ne leur obéit plus.Mis à part le joueur de baseball américain Lou Gehrig, qui a donné son surnom à la maladie, la sclérose latérale amyo- trophique est aussi connue «grâce » à l\u2019astrophysicien Stephen Hawking, aujourd\u2019hui âgé de 74 ans, qui en a été atteint à l\u2019âge de 21 ans et qui est confiné à un fauteuil roulant depuis des décennies.Financement difficile En 2014, le Réseau canadien de recherche sur la SLA a amassé 17 millions de dollars grâce au défi du «seau d\u2019eau glacée»; de ce montant, 11,5 millions sont allés directement à la recherche, en plus de 10 millions provenant de la Fondation Neuro Canada et du gouvernement fédéral.Mais les campagnes de sensibilisation et les collectes de fonds sont difficiles, notamment parce qu\u2019il n\u2019y a pas de «survivants» qui peuvent venir témoigner de leur combat \u2014 contrairement au cancer, par exemple.«Dès qu\u2019une personne est atteinte, elle doit se débattre avec des problèmes de mobilité, alors ces malades disparaissent en quelque sor te de l\u2019espace public », rappelle la p.-d.g.de la Société canadienne de la SLA, Tammy Moore.Mauril Bélan- ger aura été à ce chapitre une exception.Les chercheurs ont isolé des gènes mutants responsables des cas héréditaires, qui constituent 10 % de tous les cas.On poursuit les recherches génétiques pour les autres cas, dits « sporadiques ».Un médicament, le riluzole, apparu en 1994, permet de ralentir la progression de la maladie, mais ses effets sont minces \u2014 il prolonge la vie de quelques mois.Les recherches s\u2019orientent aussi vers un biomarqueur de la SLA, qui permettrait au médecin de famille de détecter rapidement la maladie grâce à une prise de sang \u2014 comme le diabète \u2014, mais aussi aux chercheurs de déterminer les médicaments les plus efficaces.La Presse canadienne Les recherches sur la SLA s\u2019accélèrent, mais le sombre pronostic demeure Le décès du député fédéral Mauril Bélanger a attiré l\u2019attention sur la sclérose latérale amyotrophique, une maladie qui touche 3000 Canadiens G E N E V I È V E T R E M B L A Y D e manière unanime, les députés des quatre partis à l\u2019Assemblée nationale entendent décliner toute invitation à l\u2019émission de Nathalie Nor- mandeau, qui doit commencer le 6 septembre à BLVD 102,1, une radio de Québec.Le cabinet du premier ministre Philippe Couillard a donné une consigne en ce sens aux membres du cabinet, qui ont été invités à refuser toute demande d\u2019entrevue le temps que prennent fin les démêlés de l\u2019ex-vice- première ministre avec la justice.Cer tains des anciens collègues de Nathalie Norman- deau ont paru mal à l\u2019aise devant l\u2019interdit, mercredi, mais tous ont indiqué comprendre la per tinence de la consigne.«Dans le contexte actuel, la prudence commande de ne pas accorder d\u2019entrevue», a soutenu la ministre des Relations internationales, Christine St-Pierre.Son collègue à la Santé, Gaétan Barrette, a fait valoir qu\u2019il ne fallait pas prendre «le risque, tout simplement, de venir enfreindre, d\u2019une quelconque façon, le processus [judiciaire] en cours».Perte de crédibilité En entrevue à RDI, mercredi, la présidente du caucus de la Coalition avenir Québec (CAQ), Nathalie Roy, s\u2019est montrée catégorique: étant donné les chefs d\u2019accusation « très graves» qui pèsent sur l\u2019ex-vice-première ministre, ni elle ni aucun de ses collègues ne prendront part, de près ou de loin, à une émission à laquelle par ticipe Nathalie Normandeau.«À partir du moment où le processus judiciaire est enclenché, et au criminel, il faut bien le mentionner, elle perd toute crédibilité pour devenir une analyste», a-t-elle déclaré avec vigueur.Nathalie Roy a reconnu qu\u2019il y a présomption d\u2019innocence et que Mme Normandeau «peut travailler et s\u2019exprimer» librement, mais af firme que le boycottage de son parti tiendra jusqu\u2019à ce qu\u2019elle soit blanchie par la justice.Déjà, la semaine dernière, le chef de la CAQ, François Le- gault, avait déclaré sur les ondes de CHOI Radio X qu\u2019il avait donné une directive à tous ses députés.« Personne à la CAQ ne va donner une entrevue à quelqu\u2019un qui est accusé de corruption.[\u2026] Il y a quand même des limites.» Le Parti québécois et Québec solidaire ont affirmé n\u2019avoir pas davantage l\u2019intention de partager le micro de l\u2019ex-ministre.Longtemps numéro deux du cabinet de Jean Charest, à la tête de ministères stratégiques, Nathalie Normandeau doit répondre à des accusations de complot, de fraude, de corruption et d\u2019abus de confiance envers le gouvernement liées à du financement politique et à l\u2019octroi de contrats publics.Arrêtée en mars par l\u2019UPAC, elle a plaidé non coupable et doit se présenter en cour le 29 août.Avec La Presse canadienne Le Devoir Boycottage politique du micro de Normandeau Les députés provinciaux n\u2019accorderont pas d\u2019entrevue à l\u2019ex-vice-première ministre notamment accusée de corruption Ottawa \u2014 Les hommages, nombreux, continuaient d\u2019affluer au lendemain du décès du député fédéral Mauril Bé- langer.Le premier ministre Justin Trudeau a écrit quelques mots dans un livre de condoléances placé à l\u2019entrée de l\u2019édifice central du parlement.«Mauril, mon cher ami, tu vas tous nous manquer.Ta passion, ta force, ta perspective, ta rigueur, ton dévouement et ta sagesse», a-t-il noté, prenant plusieurs pauses pour choisir ses mots.Le président de la Chambre des communes, Geoff Regan, lui, essuyait ses larmes avec des doigts tachés d\u2019encre, après avoir écrit, à son tour, un long message pour honorer la mémoire de M.Bélanger.D\u2019autres, mercredi, soulignaient surtout sa lutte pour les droits des Franco-Ontariens.Les hommages se multiplient L\u2019entreprise de Marc Bibeau perquisitionnée Le fisc se penche plus attentivement sur les activités de la firme Schokbeton, dont l\u2019actionnaire principal est Marc Bibeau, l\u2019ex-grand argentier du Parti libéral du Québec sous Jean Cha- rest.L\u2019Unité permanente anti- corruption (UPAC) a débarqué en force vers 7 h, mercredi matin, au siège de l\u2019entreprise à Saint-Eustache, sur la couronne nord de Montréal.Une trentaine d\u2019enquêteurs, la plupart provenant de Revenu Québec, mais affectés à l\u2019UPAC, ont ainsi procédé à la recherche de preuves liées à de possibles infractions fiscales.La Presse canadienne Femmes autochtones : pouvoirs accordés Pour offrir son entière collaboration à Ottawa qui a lancé au début du mois la Commission nationale d\u2019enquête sur les femmes autochtones disparues et assassinées, Québec adopte un décret pour donner à ces commissaires fédéraux de pleins pouvoirs d\u2019investigation dans la province.Cela permettra à la commission fédérale d\u2019enquêter sur la violence et les problèmes vécus par les femmes autochtones au Québec.Il n\u2019y aura pas d\u2019enquête spécifique ordonnée par Québec sur les agissements des policiers de la SQ à Val-d\u2019Or.La Presse canadienne ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE Le journaliste Mohamed Fahmy L E D E V O I R , L E J E U D I 1 8 A O Û T 2 0 1 6 ACTUALITES A 3 M A R I E - M I C H È L E S I O U I L e ministre de la Santé, Gaétan Barrette, venait à peine de dévoiler mercredi les progrès dans l\u2019atteinte des cibles imposées aux médecins spécialistes que les uns félicitaient le travail accompli et les autres critiquaient l\u2019approche privilégiée par son gouvernement.Par souci de « transparence», le ministre a annoncé que le nombre de patients en attente de chirurgie depuis plus d\u2019un an est passé de 7009 à 4995 entre le 1er janvier et le 30 juin, tandis que le nombre de chirurgiens ayant des demandes en attente d\u2019une chirurgie depuis plus d\u2019un an est passé de 708 à 498.Gaétan Barrette a aussi présenté les critères dont tient compte le gouvernement pour évaluer l\u2019amélioration de l\u2019accès aux soins en médecine spécialisée (voir encadré).Pour le ministre, il s\u2019agit de nouvelles encourageantes, qui doivent néanmoins amener les médecins spécialistes à « redoubler d\u2019ef for ts » pour atteindre les objectifs prévus pour le 31 décembre 2017.Ceux qui ne le feront pas subiront une coupe de 30 % de leur rémunération, a-t-il rappelé.À la Fédération des médecins spécialistes du Québec, la présidente Diane Francœur a dit avoir bon espoir de voir les spécialistes atteindre les cibles\u2026 à condition que le gouvernement continue d\u2019y mettre du sien.«La seule chose qui ferait en sorte qu\u2019on ne les atteigne pas, ce serait que le gouvernement ne déploie pas les ressources nécessaires», a-t-elle commenté.Pour l\u2019instant, la collaboration est bonne, a-t-elle assuré.«Le ministre s\u2019est engagé à régler les problèmes à mesure qu\u2019on les identifie pour qu\u2019on puisse atteindre ses cibles.» L\u2019opposition moins optimiste Dans l\u2019opposition, on a décrié une approche qui privilégie la productivité au détriment de la qualité.«Les médecins qui en bénéficient le plus sont ceux qui voient leurs patients pour des consultations rapides.Nous connaissons les conséquences engendrées par cette médecine accélérée : la surprescription de médicaments, les tests et consultations inutiles, les diagnostics bâclés ou l\u2019abandon du suivi des cas les plus complexes», a commenté Amir Khadir, député de Québec solidaire et lui-même médecin spécialiste.Pour la porte-parole du Parti québécois en matière de santé et d\u2019accessibilité aux soins, Diane Lamarre, la progression des indicateurs d\u2019accessibilité aux soins montre que les cibles établies par le Dr Barrette sont irréalistes.«Les cibles quant aux délais de réponse aux demandes de consultation à l\u2019urgence ne concernent que les plages horaires entre 8 h et 16 h, et seulement du lundi au vendredi, a-t-elle rappelé.Donc, pour tous ceux qui sont à l\u2019urgence les soirs ou la fin de semaine, les chiffres, ratios, cibles et pourcentages \u2014 avec lesquels tente de nous endormir le ministre \u2014 n\u2019améliorent en rien l\u2019accès aux soins.Ce que ça signifie, c\u2019est qu\u2019au Québec, on ne peut pas être malade du vendredi à 16 h au lundi à 8 h.» Le Devoir ACCÈS AUX SOINS Barrette met de la pression sur les spécialistes Le ministre de la Santé demande aux médecins de «redoubler d\u2019efforts» pour atteindre les cibles A L E X A N D R E S H I E L D S L e gouvernement Couillard refuse de s\u2019engager à imposer un moratoire permanent sur l\u2019exploration pétrolière dans les baies de Gaspé et des Chaleurs, deux territoires maritimes ci- blés par des permis d\u2019exploration détenus par l\u2019entreprise Pétrolia.Le Devoir révélait samedi que le projet de loi sur les hydrocarbures pourrait ouvrir la porte à des projets d\u2019exploration dans ces deux baies bien connues de la Gaspésie.La chose est d\u2019autant plus envisageable que l\u2019entreprise Pétrolia détient depuis plus de dix ans un permis d\u2019exploration qui recouvre la quasi-totalité de la baie de Gaspé, jusqu\u2019aux limites du parc national Forillon.La même entreprise détient depuis 2007 un permis qui couvre une portion de 65km2 de la partie ouest de la baie des Chaleurs.Est-ce que le gouvernement entend maintenir ou révoquer ces permis?Le cabinet du ministre de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, n\u2019a pas répondu directement à la question.Son attachée de presse, Véronique Normandin, a toutefois précisé que «malgré le dépôt du projet de loi 106 [sur les hydrocarbures], le gouvernement du Québec entend maintenir le moratoire temporaire» mis en place par l\u2019entremise d\u2019un arrêté ministériel de 2009.Selon le libellé d\u2019un autre arrêté ministériel publié au même moment, le gouvernement libéral de l\u2019époque avait cependant indiqué que ce moratoire avait pour but de donner au gouvernement « le temps nécessaire » pour « mettre en place un encadrement environnemental adéquat ».Le projet de loi sur les hydrocarbures discuté cette semaine dans le cadre d\u2019une commission parlementaire doit justement permettre d\u2019offrir cette réglementation.Le cabinet du ministre Arcand a cependant refusé de dire ce qu\u2019il entendait faire une fois que la première loi sur hydrocarbures de l\u2019histoire du Québec aura été adoptée.« Il est trop tôt pour répondre à cette question, a précisé Mme Normandin.La commission parlementaire qui débute cette semaine sera l\u2019occasion pour le gouvernement de prendre connaissance des opinions et propositions de tous les groupes et de bien les analyser.» Pétrole dans le golfe Si le flou persiste sur les mesures qui seront prises pour les baies de Gaspé et des Chaleurs, Pierre Arcand juge cependant peu probable la réalisation d\u2019un projet d\u2019exploration pétrolière en milieu marin dans le secteur du golfe du Saint-Laurent nommé Old Harry.Interpellé mercredi par la Coalition Saint- Laurent dans le cadre de la commission parlementaire qui étudie le projet de loi sur les hydrocarbures, le ministre a fait valoir que les chances de voir un jour un forage en milieu marin dans ce secteur sont très faibles.«Les chances qu\u2019il y ait de l\u2019activité demeurent extrêmement réduites, a-t-il dit à propos de cette zone située à 80 kilomètres des îles de la Madeleine.Le projet est à toute fin pratique au point mort », a ajouté Pierre Arcand.Le ministre a tout de même défendu la nécessité de parvenir à une entente avec le fédéral sur la gestion commune des projets pétroliers et gaziers dans les eaux du golfe.Cette entente doit être complétée éventuellement avec l\u2019adoption d\u2019un projet de loi «miroir», le projet de loi 49.Le moratoire sur l\u2019exploration dans le golfe du Saint-Laurent doit aussi être levé après l\u2019adoption du projet de loi 49.L\u2019entreprise Corridor Resources détient, depuis 1996, deux permis d\u2019exploration totalisant 500km2 dans cette zone située à la frontière maritime avec Terre-Neuve.Or, depuis 20 ans, aucun forage n\u2019a été réalisé sur cette structure, qui pourrait renfermer un potentiel pétrolier ou gazier.Le potentiel en énergies fossiles demeure pour le moment très hypothétique, selon les conclusions d\u2019une étude de l\u2019INRS produite pour le gouvernement du Québec.Le Devoir HYDROCARBURES Québec refuse de s\u2019engager à protéger les baies de Gaspé et des Chaleurs JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a présenté mercredi des données concernant l\u2019accès aux soins, graphique à l\u2019appui.ALEXANDRE SHIELDS LE DEVOIR Pétrolia possède un permis d\u2019exploration qui recouvre la quasi-totalité de la baie de Gaspé.M É L A N I E M A R Q U I S à Ottawa L\u2019 interception in extremis d\u2019un sympathisant du groupe armé État islamique (EI) qui voulait commettre un attentat dans une grande ville canadienne a mis en lumière les « limites » des engagements de ne pas troubler la paix publique, a reconnu mercredi le ministre fédéral de la Sécurité publique.Le jeune Aaron Driver a réussi à se procurer des explosifs, à planifier une attaque et à tourner une vidéo pour la revendiquer \u2014 tout cela alors qu\u2019il était visé par une ordonnance de ne pas troubler l\u2019ordre public.La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a reconnu que le jeune homme n\u2019était pas surveillé constamment par les autorités et que seuls les renseignements transmis par la police fédérale américaine (FBI) l\u2019ont aiguillée sur son plan macabre.La police fédérale a finalement déjoué l\u2019attaque en abattant celui qui l\u2019avait imaginée, mercredi soir dernier.Mais dans la foulée de ces événements, une réflexion sur l\u2019efficacité des engagements de ne pas troubler la paix publique s\u2019impose, a convenu M.Goodale.«Ce que l\u2019incident démontre, c\u2019est que les engagements de ne pas troubler l\u2019ordre public sont des outils qui ont des limites.Ce n\u2019est pas une solution parfaite à toutes les situations», a-t-il dit en marge d\u2019un discours livré devant l\u2019Association canadienne des chefs de police, à Ottawa.«Évidemment, nous en tirerons des leçons [\u2026] pour voir quels autres outils et techniques pourraient être plus efficaces», a-t-il poursuivi en mêlée de presse.Assujettir les personnes susceptibles de se radicaliser à des séances de rééducation avec des exper ts en cette matière a été évoqué comme l\u2019une des pistes de solution par le ministre Goodale.«Une idée [\u2026] serait d\u2019inclure dans les conditions des engagements de ne pas troubler la paix publique l\u2019obligation, pour l\u2019individu, de rencontrer des professionnels de la lutte contre la radicalisation», a-t-il exposé.« Il existe actuellement certains centres au Canada qui possèdent cette exper tise.Celui de Montréal, par exemple, est par ticulièrement avancé», a-t-il souligné.Une douzaine d\u2019individus Le ministre a précisé qu\u2019il y a actuellement « environ une douzaine» d\u2019individus au Canada qui se sont engagés à ne pas troubler la paix publique après avoir été identifiés à risque de perpétrer un attentat terroriste.Le gouvernement bougera rapidement pour apporter de nécessaires améliorations à la législation en matière de sécurité nationale.Mais il n\u2019est pas question de céder à la panique et d\u2019accoucher d\u2019un projet de loi «gribouillé au dos d\u2019une enveloppe», a insisté M.Goodale.«Nous allons le faire de façon appropriée et intelligente.Les bonnes lois ne s\u2019élaborent pas dans la panique», a-t-il martelé.C\u2019est la raison pour laquelle le fédéral tient à boucler une consultation sur la sécurité nationale, qui « s\u2019accélérera au cours de l\u2019automne» et qui devrait se conclure d\u2019ici la fin de l\u2019année, avant de se mettre à la rédaction d\u2019une mesure législative, a indiqué le ministre.«Certains des problèmes que nous avons avec les lois adoptées dans le passé, c\u2019est qu\u2019elles avaient été élaborées de façon peu rigoureuse et qu\u2019elles n\u2019avaient pas bénéficié de l\u2019examen approfondi qui s\u2019imposait », a-t-il fait valoir.En campagne électorale, les libéraux ont promis de créer un bureau de sensibilisation et de lutte contre la radicalisation.Le budget déposé en mars dernier prévoit l\u2019octroi de 35 millions sur cinq ans dès 2016-2017, puis 10 millions annuellement, pour ce bureau.La Presse canadienne TERRORISME Ottawa reconnaît les limites des outils de prévention Demande d\u2019injonction : Canadian Malartic réplique La minière Canadian Malartic a annoncé mercredi qu\u2019elle considère que la demande d\u2019injonction formulée par des citoyens de Malartic est infondée et qu\u2019elle a l\u2019intention de la contester.Des résidants de la ville abitibienne se sont tournés vers les tribunaux afin que la minière respecte immédiatement les normes qui lui ont été imposées en matière d\u2019exploitation de roche et de bruit.Selon eux, Canadian Malartic dépasse les normes de bruit qui s\u2019appliquent à elle et ne respecte pas le plan d\u2019exploitation minière de la fosse en exploitant une trop grande quantité de roches quotidiennement.«La demande d\u2019injonction vise à restreindre les activités minières de la mine Canadian Malartic à des niveaux sonores et à des volumes d\u2019extraction inférieurs aux limites auxquelles elle est assujettie», prétend la minière, qui a annoncé avoir l\u2019intention de prendre « toutes les mesures raisonnables nécessaires pour se défendre dans le cadre de cette injonction et de toute action en justice connexe».Canadian Malartic n\u2019a pas voulu donner davantage de détails sur son annonce.Le Devoir Indicateurs d\u2019accessibilité aux soins utilisés par Québec Patients qui attendent moins de quatre heures pour une consultation à l\u2019urgence 1er janvier 2016 : 59,9 % 30 juin 2016 : 61 % Objectif fin 2017 : 75 % Taux de prise en charge par des médecins spécialistes de la clientèle hospitalisée 1er janvier 2016 : 59,5 % 30 juin 2016 : 61,6 % Objectif fin 2017 : 65 % Proportion de chirurgiens qui accordent la priorité aux patients inscrits sur une liste d\u2019attente depuis plus d\u2019un an 1er janvier 2016 : 10,9 % 30 juin 2016 : 47,9 % Objectif fin 2017 : 95 % Pourcentage de respect de la priorité clinique Données non divulguées L E D E V O I R , L E J E U D I 1 8 A O Û T 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 4 Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/services- et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services- et-annonces/appels-d-offres Courriel : avisdev@ledevoir.com Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi AVIS LÉGAUX & APPELS D\u2019OFFRES HEURES DE TOMBÉE AV I S L É G AU X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS : Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsa bilité se limite au coût de la parution.AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 135 et 137 C.p.c.) SECTION I \u2013 AVIS Avis est donné à : nom et dernière adresse connue numéro de dossier Trang Nguyen Thi Bich : 967 Arthur Lismer, Montréal, Qc, H4N 3E1 500-32-140862-139 Simon Levesque : 1401 ch.Chambly C.p.21066 #s47A, Longueuil, Qc, J4J 5J4 500-32-152564-169 9297-2298 Québec inc : 16 Taels, Blainville, Qc, J7C 5B6 500-32-152569-168 Wheeler Beauregard Philip-Francis: 5950 av.Normand, Montréal, Qc, J3Y 1 M7 500-32-152623-163 Hotte Pascal : 4732 chemin Cemetery, Agassiz, BC, VOM 1AO 500-32-152630-168 Daniel Lapierre : 363 des Forges, Trois-Rivières, Qc, G9A 2G9 500-32-152633-162 Agnant Emmanuel : 410 rue Valery, Brossard, Qc, J4W 1 V6 500-32-152687-168 Tetteh Langma Jonathant Kadjo : 110-5975 Glen Erin, Mississauga, On, L5M 5P9 500-32-152745-164 9191-1297 Québec Inc.88 du Piemont, Ste-Julie, Qc, J3E 3A7 500-32-152748-168 de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district de Montréal situé au 1 Notre-Dame Est # 1.04, Montréal, Qc., H2Y 1 B6, dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d'instance en recouvrement d'une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l'avis d'assignation qui l'accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.SECTION II - INFORMATIONS RELATIVES À LA PUBLICATION Le présent avis est publié aux termes d'une ordonnance rendue le 16 août 2016 par le greffier dans les dossiers portant les numéros ci-haut mentionnés.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.SECTION III - INFORMATIONS FINALES Montréal, le 16 AOÛT 2016 Hizia Hadj-Attou Greffière de la Cour du Québec Canada Province de Québec District de MONTREAL Localité MONTREAL C O U R D U Q U É B E C Chambre civile Division des petites créances 1 NOTRE-DAME EST MONTRÉAL (QC) H2Y 1B6 Téléphone : 514-393-2304 Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d'offres : 16-15459 Acquisition d'un fardier à deux (2) essieux de type \"Roll Off\" d'une capacité minimum de trente (30) tonnes L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 17 août 2016 est reportée au 24 août 2016 à 14 h dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, le 18 août 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Avis public \u2013 Assemblée publique de consultation PROJET DE RÈGLEMENT P-AO-321 MODIFIANT LE RÈGLEMENT DE ZONAGE (1177) DE L\u2019ARRONDISSEMENT D\u2019OUTREMONT VISANT À RÉVISER LES DISPOSITIONS CONCERNANT L\u2019AMÉNAGEMENT DES CONSTRUCTIONS HORS TOIT SUR L\u2019ENSEMBLE DU TERRITOIRE AVIS PUBLIC est par les présentes donné aux personnes intéressées de l\u2019arrondissement d\u2019Outremont et d\u2019une zone contiguë à l\u2019arrondissement d\u2019Outre- mont dans les arrondissements de Côte-Des-Neiges\u2013Notre-Dame-de-Grâce, de Villeray\u2013St-Michel\u2013Parc-Extension, du Plateau-Mont-Royal, de Rosemont\u2013La Petite-Patrie et de Ville-Marie par la soussignée, Secrétaire de l\u2019arrondissement d\u2019Outremont : Que lors de sa séance ordinaire du 4 juillet 2016, le conseil d\u2019arrondissement a adopté un projet de règlement intitulé : « Règlement modifiant le Règlement de zonage (1177) » (P-AO-321).Ce projet de règlement a pour objet de modifier le Règlement de zonage (1177) \u2013 afin de réviser les dispositions concernant l\u2019aménagement des constructions hors toit.Ce projet de règlement concerne l\u2019ensemble du territoire de l\u2019arrondissement d\u2019Outremont mais contient des dispositions spécifiques pour les bâtiments dans les zones RA, RB, RC, C et CL qui sont situés sur un lot contigu à une zone PA, PB ou PC.L\u2019illustration de ces zones peut être consultée au bureau de l\u2019arrondissement.UNE ASSEMBLÉE PUBLIQUE DE CONSULTATION sera tenue, concernant ce projet de règlement, le lundi 29 août 2016, à 19 h 30 à la salle du conseil d\u2019arrondissement, 530, avenue Davaar à Outremont, conformément aux dispositions de la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (R.L.R.Q., c.A-19.1).Au cours de cette assemblée publique de consultation, la mairesse de l\u2019arrondissement ou tout autre membre du conseil désigné par elle expliquera le projet de règlement ainsi que les conséquences de son adoption et entendra les personnes qui désirent s\u2019exprimer à ce sujet.Ce projet de règlement ne contient aucune disposition propre à un règlement susceptible d\u2019approbation référendaire.Toute personne intéressée peut consulter ce projet de règlement au Secrétariat de l\u2019arrondissement d\u2019Outremont situé au 543, chemin de la Côte Sainte-Cathe- rine, à Outremont, du lundi au jeudi de 8 h à 16 h 30 et le vendredi de 8 h à 13 h.Montréal, ce 18 août 2016 Me Marie-France Paquet, avocate Secrétaire de l\u2019arrondissement AVIS PUBLIC Séance extraordinaire du Conseil d\u2019arrondissement Programme des immobilisations 2017-2018-2019 AVIS PUBLIC est par les présentes donné par la soussignée que le programme des immobilisations (PTI) 2017-2018-2019 de l\u2019arrondissement d\u2019Outremont sera dressé au cours d\u2019une séance extraordinaire qui se tiendra le mercredi, 31 août 2016, à 19 h, à la salle du conseil située au 530, avenue Davaar à Outremont.Lors de cette séance, les délibérations du conseil et la période de questions porteront exclusivement sur ce programme.Montréal, le 18 août 2016 Me Marie-France Paquet, avocate Directrice des services administratifs, du greffe et des relations avec les citoyens et Secrétaire de l\u2019arrondissement Services institutionnels Gestion et planification immobilière Catégorie : travaux Appel d\u2019offres : 5858 Descriptif : Mise aux normes de l\u2019aréna Fleury L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 31 août 2016 est reportée au 07 septembre 2016 à 14 h au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6.Montréal, le 18 août 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE (CHAMBRE CIVILE) no: 500-17-095101-161 LUC SORENSEN ET HÉLÈNE ARCHAMBAULT Partie demanderesse Et OFFICIER DU BUREAU DE LA PUBLICITÉ DES DROITS DE LA CIRCONSCRIPTION FONCIÈRE DE MONTRÉAL Et MARIE-GUALBERT MAÎTRE ET MARIE-ANTOINE MAÎTRE Partie mise en cause et L'OFFICIER DE LA PUBLICITÉ DES DROITS DE LA CIRCONSCRIPTION FONCIÈRE DE LAVAL Mises en cause Avis public de noti?cation (Articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à MARIE- GUALBERT MAÎTRE ET MA- RIE-ANTOINE MAÎTRE de vous présenter au greffe de la cour Supérieure du district de Montréal situé au 1 rue Notre- Dame Est Montréal H2Y 1B6 dans les 30 jours a?n de recevoir la Demande introductive d'instance en prescription décennale (Article 468 C.p.c.) et avis (Article 306 C.p.c.) qui y ont été laissées à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l'avis d'assignation qui l'accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié à la demande de Paul Gendron, process server, qui a tenté sans succès de vous signi?er la Demande introductive d'instance en prescription décennale, avis d'assignation (Article 468 C.p.c.) et avis (Article 306 C.p.c.).Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.Montréal, le 21 juin 2016 PAUL GENDRON, process server FOISY LABRECQUE HUISSIERS DE JUSTICE INC 356, 90e Avenue, Lasalle (Québec) H8R 2Z7 191C rue Théberge, Delson (Québec) J5B 2J9 Téléphone: 514-368-8219 Télécopieur: 514-368-2486 courriel: foisylabrecquehuis- siers@foisylabrecque.qc.ca Avis public de noti?cation (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à IMMO-SPEC QUEBEC LTÉE, 9109-9945 QUÉBEC INC, CARL BOUR- QUE ET MARCO BOURQUE, de vous présenter au greffe de LA COUR SUPÉRIEURE du district de TERREBONNE situé au 25, DE MARTIGNY OUEST, ST-JEROME, QUEBEC, J7Y 4Z1 dans les 30 jours a?n de recevoir la demande introductive d'instance modi?ée qui y a été laissée à votre attention.Vous devez comparaître dans le délai indiqué dans l'avis d'assignation qui l'accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié à la demande de Jean-Sébastien Philippe, huissier, qui a tenté sans succès de vous signi?er la demande introductive d'instance modi?ée, avis d'assignation et pièce P-1 à P-13.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.St-Eustache, le 18 août 2016 Jean-Sébastien Philippe, huissier de justice #922 AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de Denis SAVOIE, né le 30 juillet 1956, en son vivant domicilié au 59 rue Jauron, Repentigny, province de Québec, J6A 6T2, un inventaire des biens du défunt a été fait par le liquidateur successoral.Cet inventaire peut être consulté par tout intéressé, à l'étude de Me Roberte FLEURMÉ, notaire sise au 6770 Jarry Est, suite 222, Saint-Léonard, Québec, H1P 1W3.Donné ce 1er août 2016.Me Roberte FLEURMÉ notaire AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de Roland DORVIL, né le 31 mars 1951, en son vivant domicilié au 294 rue de Thebes, en la ville de Laval, province de Québec, H7M 5P5, un inventaire des biens du défunt a été fait par le liquidateur successoral.Cet inventaire peut être consulté par tout intéressé, à l'étude de Me Roberte FLEURMÉ, notaire sise au 6770 Jarry Est, suite 222, Saint-Léonard, Québec, H1P 1W3.Donné ce 1er août 2016.Me Roberte FLEURMÉ notaire SOYEZ AVISÉ que la Chambre des notaires du Québec a autorisé la cession du greffe et des dossiers de Me Roxanne Da- viault, notaire à Montréal en faveur de Me Laurent Fréchette, notaire exerçant au 7160, boul.Pie IX, bureau 201, Montréal, province de Québec, H2A 2G4 (Tél.: 514-727-9100).Les bureaux sont ouverts du lundi au vendredi de 9h à 17h.AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE (Avis dans un journal : C.c.Q., art.795, al.2) Prenez avis que madame Monique Cloutier, en son vivant domiciliée au 4-414, rue Champlain, Salaberry-de-Valley?eld, Québec, J6T 6J9, est décédée à Montréal, le 9 février 2014.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Sylvie AUBÉ, notaire, 3380, boulevard de la Concorde Est, bureau 400, Laval, Québec, H7E 2C2.Donné ce 16 août 2016 à Laval.Sylvie HOULE et Caroline HOULE, liquidatrices S T É P H A N I E M A R I N Les gens ont droit à leurs croyances et peuvent s\u2019habiller comme ils le veulent, a déclaré mercredi la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, en réaction à la décision de certaines municipalités de France d\u2019interdire le port du burkini.« Une femme a le droit de se vêtir comme elle le souhaite.Les femmes qui sont vêtues de façon un peu plus choquante aussi par moments », a lancé la libérale, en marge du dépôt du projet de loi 62 sur la neutralité religieuse de l\u2019État.La mesure législative, qui n\u2019est pas encore adoptée, vise notamment à encadrer les demandes d\u2019accommodements religieux dans certains organismes.La ministre Vallée ne croit pas que le port du burkini \u2014 contraction des mots burqa et bikini \u2014 est très fréquent au Québec.Il s\u2019agit d\u2019un type de maillot de bain intégral ressemblant à une tenue d\u2019exercice couvrant les jambes, les bras, le torse et la poitrine, assor tie d\u2019un voile.«C\u2019est un débat qui est de l\u2019autre côté de l\u2019océan.On va le laisser de l\u2019autre côté de l\u2019océan», a-t-elle déclaré.Le gouvernement libéral semble ainsi plutôt prudent et tolérant quant à cette question actuellement débattue en France.La ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Christine St-Pierre, a qualifié la question «d\u2019absolument délicate» et a précisé ne pas vouloir s\u2019immiscer dans les décisions prises par les Français.Lisée ouvre le débat Le candidat à la chefferie du Parti québécois, Jean-François Lisée, a plutôt saisi l\u2019occasion pour s\u2019impliquer dans le débat.À son avis, le Québec n\u2019aura d\u2019autre choix que de discuter du port du burkini, mais aussi de la burqa et du niqab, dans l\u2019espace public.«Nous avons un ennemi déclaré, [le groupe] État islamique, qui recrute ici des gens pour poser des bombes.Notre seul choix est de débattre de l\u2019interdiction de la burqa avant qu\u2019un dji- hadiste s\u2019en serve pour cacher ses mouvements pour un attentat, ou après», a-t-il écrit sur sa page Facebook.Selon lui, le niqab, la burqa et le burkini sont « l\u2019expression ultime de la soumission de la femme», tandis que leur utilisation, « très récente », témoigne de la volonté politique de mouvements « rétrogrades », qui financent «des versions extrêmes de l\u2019islam».Christine St-Pierre a proposé de s\u2019en remettre aux Chartes québécoise et canadienne des droits et libertés, qui protègent la liberté de religion et la liberté d\u2019expression.La ministre ne veut pas que des femmes musulmanes soient stigmatisées ou restent enfermées chez elles si leur tenue de baignade est interdite.«On veut les aider à s\u2019épanouir comme femmes, et c\u2019est la raison pour laquelle on travaille avec elles », a-t-elle déclaré.Jean-François Lisée n\u2019est pas de cet avis.« Si notre société tolère dans l\u2019espace public la manifestation patente de l\u2019oppression des femmes, elle valide le fait que cette oppression est acceptable et acceptée, a-t-il fait valoir.Il faut au contraire promouvoir l\u2019égalité et faire naître chez la femme voilée la conscience que ses contraintes familiales et religieuses l\u2019excluent de l\u2019accès à l\u2019égalité.Qu\u2019elle doit donc faire le choix de s\u2019en libérer.» La Presse canadienne BURKINI Les visions péquistes et libérales s\u2019affrontent H A R O L D T H I B A U L T D A V I D L A R O U S S E R I E L a Chine a pris une longueur d\u2019avance dans la maîtrise des technologies de cryptage en lançant mardi un satellite de communication quantique.Pékin se démarque ainsi en mettant à l\u2019essai, au niveau spatial, une technique de transmission de clés d\u2019encodage réputée inviolable, fondée sur les lois de la physique quantique.Le projet est suivi de près par les physiciens mais aussi par les militaires.Une fusée Longue Marche 2-D tirée mardi à 1 h 40 de la base de Jiuquan, dans le désert de Gobi, a placé en orbite un satellite d\u2019expérimentation quantique à échelle spatiale (QUESS, selon l\u2019acronyme anglais).Également surnommé Mozi, du nom du philosophe et scientifique chinois du Ve siècle avant J.-C., il permettra, sur une mission de deux ans, de tester l\u2019envoi de clés hypersécurisées.«De tels moyens en disent long sur les ambitions de la Chine.Elle n\u2019hésite pas à investir des sommes colossales dans ces recherches», commente Hoi Kwong Lo, chercheur en cryptographie quantique à l\u2019Université de Toronto (Canada).La recherche quantique est l\u2019une des priorités du treizième plan quinquennal, feuille de route présentée en mars et qui guidera l\u2019économie chinoise jusqu\u2019à la fin 2020.Clés de chiffrement De son côté, le Conseil national américain des sciences et technologies note dans un rapport rendu public le 26 juillet que, si les États-Unis dépensent actuellement 200 millions de dollars par an dans ce domaine de recherche, leur rythme de progression dans le secteur de l\u2019information quantique a souffert de «l\u2019instabilité» des financements.Le protocole du satellite chinois utilise des propriétés quantiques des photons qui peuvent être corrélés de telle manière que modifier l\u2019un modifie immédiatement son jumeau, trahissant donc une intervention non désirée.Si les signaux transitant entre le satellite et la Terre sont interceptés par un espion, la source s\u2019en rendra compte immédiatement et n\u2019utilisera pas les informations envoyées.Des clés de chiffrement de messages pourront ainsi être transmises sans risque, assurant la sécurité des communications.Derrière ce projet se trouve un scientifique chinois, Pan Jianwei.À la fin des années 1990, M.Pan a effectué sa thèse à l\u2019Université de Vienne, sous la direction d\u2019un chercheur en physique quantique, Anton Zeilinger.Ce dernier raconte avoir demandé un peu plus tard à l\u2019Union européenne (UE) d\u2019appuyer un programme de développement d\u2019un satellite quantique sans jamais avoir obtenu les financements.De leur côté, les Chinois ont perçu les applications stratégiques d\u2019une telle technologie, y voyant un intérêt national.M.Pan, devenu vice- président de l\u2019Université chinoise des sciences et technologies, a pris, en 2011, la tête de ce nouveau programme.« Beaucoup de gens pensent que les communications quantiques joueront un rôle, notamment dans le futur d\u2019Internet.C\u2019est à double usage, on pourra aussi bien crypter une communication militaire que commerciale, ce ne sera qu\u2019une question d\u2019applications», résume par téléphone le professeur Zeilinger, qui assiste Pan Jianwei sur le projet chinois et était présent lors du lancement de la fusée.En mai, M.Pan se référait aux fuites de dossiers de l\u2019Agence nationale de sécurité (NSA) américaine pour justifier le développement par la Chine de nouvelles technologies de cryptage.«Le cas Edward Snow- den nous a appris que, dans les réseaux de transmission, l\u2019information est exposée au risque d\u2019être surveillée et attaquée par des hackers », déclarait-il à la presse officielle.La Chine testera d\u2019abord des communications sécurisées entre Pékin et Urumqi, grande ville de l\u2019ouest du pays distante de 2400 kilomètres, puis entre la capitale chinoise et celle de l\u2019Autriche.La technologie de cryptage quantique est déjà utilisée au sol, par exemple à l\u2019essai entre des banques reliées par fibre optique, mais sur des distances très limitées.«On sait depuis plusieurs années faire du cryptage quantique dans une même ville, mais pas entre des régions éloignées.L\u2019emploi du satellite permet d\u2019envisager un usage à l\u2019échelle planétaire», résume Alexander Ling, professeur au Centre de technologies quantiques de l\u2019Université de Singapour.Le président chinois, Xi Jin- ping, avait regretté en mai la «faiblesse» de son pays, «toujours sous le contrôle d\u2019autres pour ce qui est des technologies fondamentales dans les secteurs clés ».Il avait détaillé les objectifs fixés par l\u2019État : s\u2019imposer comme «l\u2019un des pays les plus innovants en 2020» puis comme une puissance technologique incontournable en 2049, pour le centième anniversaire de la fondation de la République populaire.Le Monde COMMUNICATIONS La Chine se lance dans le cryptage quantique ISTOCK Le satellite quantique permet l\u2019envoi de clés hypersécurisées.2500 Québécois toujours privés d\u2019électricité Environ 2500 abonnés d\u2019Hy- dro-Québec étaient toujours privés d\u2019électricité à 16 h, mercredi.Des pannes ont été causées par les conditions météorologiques, dont les pluies diluviennes de mardi soir.Celles-ci sont responsables d\u2019une infiltration d\u2019eau dans le sous-sol d\u2019un poste de transport d\u2019Hydro-Québec situé à l\u2019angle de la rue Notre-Dame et de l\u2019autoroute 25.Des mécanismes de protection se sont alors activés : des disjoncteurs ont été ouverts pour protéger le poste, interrompant toutefois l\u2019alimentation en électricité de nombreux abonnés.Au plus fort de la panne mardi soir, quelque 115 000 clients étaient privés d\u2019électricité.La Presse canadienne Procès Bain : sixième jour de délibérations en vue Les jurés au procès pour meurtre de Richard Henry Bain vont délibérer pour un sixième jour, jeudi, puisqu\u2019ils ne sont pas parvenus à un verdict mercredi.Au cinquième jour de leurs délibérations, les jurés ont écrit au juge Guy Cournoyer pour obtenir un ordinateur, ce qu\u2019il a accepté.C\u2019était la première fois que les sept femmes et cinq hommes du jury présentaient une requête liée au procès depuis samedi matin, au tout début de leurs délibérations.Ils avaient alors demandé au juge Cournoyer une version écrite de ses instructions livrées la veille, de même qu\u2019un «arbre décisionnel», qui résume les scénarios possibles de verdicts dans cette affaire.La Presse canadienne L E D E V O I R , L E J E U D I 1 8 A O Û T 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 5 LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI D E 8 H 3 0 À 1 7 H 0 0 Pour placer, modi?er ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l?édition du lendemain.Téléphone: 514-985-3322 Télécopieur: 514-985-3340 petitesannonces@ledevoir.com Conditions de paiement : cartes de crédit r r s TM 5 9 9 9 25-7 4 5 1 : c.é l é T 9 4 1 1 1 - 5 52 4 5 é: l é T Q 2 H c, l, a é r Mont u e, r v Ha u D e r , 5 85 1 o l ie r m é e M L (comptoir à la clientèle fermé le dimanche) Sam Dimanche à vendredi:10h à12h et de 1 ar téléphone, télécopieur ou par courriel P Pour une publication s m el.co i olog r ie@lememo cr ne rmé 4 X 2 K edi: fe Heure de tombées 15h15 à 17h00 3h ection décès dans L E S P E T I T E S A N N O N C E S 165 PROPRIÉTÉS À LOUER 564 DÉCORATION INTÉRIEURE AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s?il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s?y serait glissée.LE DEVOIR ne sera pas respon sable des erreurs répétées.Merci de votre attention.RIVE-SUD - PRÈS MÉTRO Vaste condo fenestré 3 côtés, pièces de vie en aire ouverte, 2 CAC, 2 SDB, grands rangements, 2 stats.450-646-2017 DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.103 CONDOMINIUMS ET COPROPRIÉTÉS 160 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER PARIS VII - XV Champ-de-Mars Site exceptionnel - 2 1/2 rénové 08 Tt équipé, très ensoleillé.Sur jardin Sem/mois 514 272-1803 PROVENCE Vallée du Rhône Maison de village dans le quartier médiéval de Nyons.2 c.c.2 s.de b.Toute équipée.Terrasse ensoleillée.Internet.www.bonnevisite.ca/nyons mariehalarie@gmail.com 165 PROPRIÉTÉS À LOUER 170 HORS FRONTIÈRES EUROPE À LOUER *Librairie Bonheur d'Occasion* achète à domicile livres de qualité en tout genre.514 914-2142 1317, ave du Mont-Royal Est Votre PME paie trop cher ses télécommunications?Me Julien Valois-Francoeur 514-667-4860 564 DÉCORATION INTÉRIEURE 515 INFORMATIQUE ET BUREAUTIQUE 307 LIVRES ET DISQUES BAIN EN BOIS 100 % QUÉBEC ARTECO INC arteco.ca 438.397.1560 arteco.inc@gmail.com PARCE QUE VOUS ÊTES UNIQUE Promotion spéciale Petites annonces Pour les annonces textes de 5 lignes et moins 7 jours de parution : 100 $ Pour les encadrés À l\u2019achat de deux obtenez le troisième gratuitement Pour information Téléphone : 514 985-3322 Courriel : petitesannonces@ledevoir.com S A R A H C H A M P A G N E I l n\u2019y aura plus de nouveaux chiens pitbulls à Montréal.Le règlement attendu sur la gestion des chiens a été déposé mercredi matin au comité exécutif de la Ville de Montréal.Il prévoit que toute nouvelle bête de type pitbull sera interdite.Les croisements de races ou les chiens qui présentent des caractéristiques du pitbull terrier américain, du terrier américain ou du bull-terrier staffordshire sont également visés par le nouveau règlement.Les propriétaires actuels de ces chiens devront déposer une demande pour obtenir un permis spécial avant la fin de cette année.Ils devront en outre se conformer à une série de critères, dont la stérilisation, le micropuçage et l\u2019immunisation contre la rage.Les maîtres de ces bêtes devront présenter un casier judiciaire vierge, sans quoi leur chien pourrait également se voir interdit.Des ordres d\u2019euthanasie seront donnés \u2014 toutes races confondues \u2014 pour les chiens qui ont mordu et causé la mort d\u2019une personne ou d\u2019un animal, tombant automatiquement sous le coup de «chien dangereux».Les chiens à risque seront surveillés de plus près, les morsures devant être obligatoirement rapportées dans un délai de 72 heures par leur maître.Tous les chiens de type pit- bull devront dorénavant être muselés hors des murs de la maison, tenus par une personne majeure avec une laisse d\u2019un mètre maximum, sauf dans les endroits désignés.À terme, le règlement vise l\u2019élimination graduelle de ces chiens, a confirmé la conseillère Anie Samson.La Ville confiante Denis Coderre insiste sur le fait que son équipe a élaboré une politique « équilibrée ».Le maire de Montréal s\u2019attend à ce que le règlement soit contesté par des amoureux des animaux.«Je sais que certains avocats salivent [\u2026] mais je pense qu\u2019on a fait nos devoirs », a-t-il ajouté.La vice-présidente du comité exécutif, Mme Samson, a quant à elle assuré que le service de contentieux de la Ville avait validé le règlement.Le règlement doit entrer en vigueur à partir du 26 septembre, si le conseil municipal lui donne bel et bien son aval la semaine prochaine lors des réunions des 22 et 23 août.Québec avait également fait part de son intention de légiférer, suivant des événements tragiques impliquant des chiens.Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a prôné ouvertement l\u2019interdiction samedi dernier, en décrivant l\u2019agressivité de ce type de chiens et les blessures considérables qu\u2019ils peuvent infliger.Un groupe de travail mandaté par le gouvernement Couillard pour étudier la question n\u2019a cependant pas l\u2019intention de recommander cette interdiction, selon des informations préliminaires.Un permis animalier est déjà exigé pour tous les chiens et les chats dans les 19 arrondissements de la ville de Montréal.Les chiens doivent en outre être tenus en laisse d\u2019une longueur maximale de 1,85 mètre, et ceux pesant plus de 20 kg devront désormais porter un licou ou un harnais.Tous les chiens devront être repérables grâce à l\u2019implant d\u2019une micropuce et être stérilisés avant le 31 décembre.Une patrouille canine additionnelle sillonne le territoire montréalais depuis cet été pour faire respecter les dispositions déjà en vigueur.Si le nouveau règlement était adopté, cette brigade distribuerait des amendes plus salées, soit de 300$ à 750$, aux contrevenants.Le Devoir PITBULLS Montréal passe à l\u2019attaque La Ville propose une nouvelle réglementation plus stricte sur le contrôle des animaux ISTOCK Les ef fets secondaires du cannabis sont très dif férents de ceux de la morphine et des autres opioïdes, et probablement moins graves.P A U L I N E G R A V E L La prescription de cannabis pourrait-elle réduire les sur- doses fatales aux opioïdes, dont le nombre ne cesse de croître aux États-Unis et au Canada ?Des observations cliniques de plus en plus nombreuses permettent de le croire.Des études en bonne et due forme ef fec- tuées à plus grande échelle sont cependant nécessaires pour confirmer que le cannabis est une option thérapeutique valable et moins dangereuse, qui permettrait de réduire les doses d\u2019opioïdes, voire de les éliminer, pour traiter certaines douleurs chroniques.En 2014, Marcus Bachhuber de l\u2019Albert Einstein College of Medicine à New York publiait les résultats d\u2019une étude indiquant qu\u2019il y avait eu 25 % moins de décès par surdose d\u2019opioïdes entre 1999 et 2010 dans les États américains qui autorisaient l\u2019usage de la marijuana à des fins médicales que dans ceux où une telle pratique était toujours illégale.« Cette étude ne montre toutefois qu\u2019une association et non pas une relation de cause à ef fet », prévient le Dr Mark Ware, directeur de la recherche clinique de l\u2019unité de gestion de la douleur Alan Edwards du Centre universitaire de santé McGill (CUSM).Combinaison gagnante Dans l\u2019édition de juin du Journal of Pain, des chercheurs de l\u2019Université du Michigan relataient pour leur part le fait que les 185 patients qui fréquentaient la clinique de la ville d\u2019Ann Arbor offrant du cannabis à des fins médicales avaient pu diminuer de plus de moitié les doses d\u2019opioïdes qu\u2019ils prenaient pour soulager leurs douleurs chroniques.Des études effectuées chez l\u2019animal ont également montré que les cannabinoïdes et les opioïdes agissent en synergie, c\u2019est-à-dire qu\u2019«une petite dose de cannabinoïdes combinée à une petite dose d\u2019opioïdes engendre un effet supérieur à celui résultant de l\u2019administration de l\u2019une ou l\u2019autre de ces deux substances seulement», explique le Dr Ware.Et en février dernier, le Clinical Journal of Pain rapportait que 44 % des 176 patients aux prises avec des douleurs chroniques qui avaient ajouté la consommation de cannabis à leur ordonnance d\u2019opioïdes avaient pu cesser leur traitement aux opioïdes en l\u2019espace de 7 mois.D\u2019autres études encore suggèrent que le cannabis pourrait diminuer les symptômes de sevrage, ce qui permettrait de réduire les doses d\u2019opioïdes plus rapidement, fait aussi remarquer le Dr Ware.Calmer la douleur Toutes ces études indiquent que les cannabinoïdes, ces composés actifs présents dans le cannabis, sont «efficaces pour calmer les douleurs neuropa- thiques», qui sont causées par une lésion du système nerveux périphérique, comme dans la neuropathie diabétique et pour les douleurs post-traumatiques dues à la section d\u2019un nerf lors d\u2019une chirurgie, par exemple, ou qui sont induites par une lésion de la moelle épinière, un accident vasculaire cérébral ou la sclérose en plaques, résume le Dr Ware.Il répète qu\u2019« il ne s\u2019agit toutefois que d\u2019associations, d\u2019observations cliniques, de rappor ts anecdotiques ou d\u2019études animales».«Les médecins qui prescrivent le cannabis ont remarqué que cette substance permet aux patients de diminuer leurs doses d\u2019opioïdes.C\u2019est une observation clinique qui demeure une hypothèse, très intéressante au demeurant, mais une hypothèse qu\u2019il faut vérifier de façon plus directe avant de pouvoir affirmer que le cannabis permet de diminuer les doses d\u2019opioïdes, voire les éliminer.Pour le prouver, il faudra procéder à des études cliniques en bonne et due forme, et de plus grande ampleur, comme celles requises pour l\u2019évaluation d\u2019un nouveau médicament, par exemple», précise-t-il.Chose certaine, « le cannabis est intéressant », car ses effets secondaires sont très dif fé- rents de ceux de la morphine et des autres opioïdes, et probablement moins graves.«Une surdose d\u2019opioïdes peut provoquer une dépression respiratoire potentiellement mortelle, alors que les cannabinoïdes ne présentent pas un tel risque.De plus, les cannabinoïdes provoquent moins de nausées que les opioïdes.Le risque de dépendance au cannabis pourrait aussi s\u2019avérer moindre que pour les opioïdes, mais il faudra mener des études pour le vérifier», indique le chercheur.Le cannabis présente néanmoins quelques inconvénients : «ce ne sont pas tous les patients qui y répondent.Et il peut causer de l\u2019anxiété, de la panique et une psychose chez les individus dotés d\u2019une prédisposition», signale-t-il.Le Devoir DOULEURS CHRONIQUES L\u2019usage du cannabis pourrait contribuer à réduire les surdoses d\u2019opioïdes Différentes études associent le recours aux cannabinoïdes à la réduction des surdoses et à la diminution des symptômes de sevrage RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE Le nouveau réglement prévoit que toute nouvelle bête de type pitbull sera interdite à Montréal.Une petite dose de cannabinoïdes combinée à une petite dose d\u2019opioïdes engendre un effet supérieur à celui résultant de l\u2019administration de l\u2019une ou l\u2019autre de ces deux substances Dr Mark Ware, directeur de la recherche clinique de l\u2019unité de gestion de la douleur Alan Edwards du CUSM « » Il est plutôt dif ficile \u2014 comme le font les syndicats \u2014 de nier que le régime actuel de négociation des conditions de travail des employés municipaux soulève certains problèmes.Le projet de loi 110 du gouvernement Couillard propose des solutions qui ne sont pas toutes sans mérite.Il faudrait toutefois éviter de céder totalement aux demandes des maires avides de pouvoir.n commission parlementaire, cette semaine, au sujet du projet de loi 110, l\u2019attitude des syndicats s\u2019apparenta à une sorte de déni.Le régime actuel de négociation des conditions de travail dans les municipalités ne présenterait aucune espèce de «problème ».Le projet de loi 110 serait inutile.Rappelons que dans le régime actuel, puisqu\u2019ils n\u2019ont pas le droit de grève, les policiers et pompiers peuvent, en cas d\u2019impasse, réclamer l\u2019arbitrage.Avec le temps, ce processus a produit une série de décisions souvent favorables à la partie syndicale.Les concepts d\u2019«équité externe » et « interne » ont créé une sorte de nivellement par le haut.Les maires s\u2019en plaignent depuis des décennies.Régis Labeaume a parlé de « couteau sous la gorge » pour les élus municipaux.Caroline St-Hilaire, de Longueuil, déplorait mardi les décennies de « compromis » que les villes auraient été forcées à faire.De nombreux comités se sont penchés sur cette situation (selon une liste dressée jadis par une universitaire : Larouche, 1980 ; Lemieux 1991 ; Ga- brièle, 1992 ; Jean-Roch Boivin, 1995).Périodiquement, une association de maires réclame le retour au droit de grève et de lock-out.Des experts con?rment une partie de leur analyse.L\u2019Institut de la statistique du Québec (ISQ) a évalué l\u2019avantage des employés municipaux à 39,5 % par rapport aux employés de la fonction publique québécoise.Le directeur du SCFP, Marc Ranger, et le président de la FTQ, Daniel Boyer, ont martelé ces derniers jours que ce chiffre était faux.Ce qui n\u2019a pas empêché les maires de Québec et le ministre Martin Coiteux, entre autres, de le reprendre avec délectation.Dif ficile par fois de s\u2019y retrouver dans ces comparaisons chif frées des traitements de dif férents employés.Quand, en 2005, en pleine négociation entre le gouvernement du Québec et ses employés, l\u2019ISQ avait conclu que l\u2019écart salarial entre les employés de l\u2019État et ceux du privé était de 15,5 %, les syndicats se montraient moins prompts à condamner les conclusions de l\u2019organisme\u2026 C\u2019est plutôt la présidente du Conseil du trésor de l\u2019époque, Monique Jérôme-Forget, qui faisait constamment par t de ses nombreuses « réserves quant à la comparaison » de l\u2019ISQ.Cette semaine, en commission, M.Boyer n\u2019a toutefois pas totalement nié qu\u2019il y ait quelque chose comme un écart entre les employés municipaux et ceux du gouvernement du Québec.Lorsque le ministre lui a demandé d\u2019expliquer cet écart, il a fait semblant d\u2019ignorer la différence dans les rapports de force entre les deux paliers.Or, il y a une différence de taille : le gouvernement du Québec, en bout de course, peut décréter les conditions de travail.La dernière fois, ce fut en 2005.Le projet de loi 110, sans le stipuler explicitement, permettrait à l\u2019Assemblée nationale, après un processus exigeant, de le faire pour des municipalités.Mais le projet de loi arrive-t-il trop tard?Car des jugements de la Cour suprême de 2015 ont constitutionnalisé le droit de grève et ont par le fait même rendu plus ardu qu\u2019auparavant le recours, par l\u2019Assemblée nationale, à une loi spéciale décrétant des conditions de travail.Les syndicats ont raison sur ce point.Et on peut s\u2019attendre à ce que la première loi spéciale qui serait adoptée en vertu de la loi 110 pour imposer des conditions de travail dans une municipalité fasse l\u2019objet d\u2019une contestation judiciaire.Évidemment, le gouvernement et les légistes qui ont préparé la loi ont bien tenté d\u2019éviter cet écueil.En multipliant les étapes : délai de 120 jours pour la négociation, possibilité de nomination d\u2019un médiateur ; en cas de «circonstances exceptionnelles», nomination d\u2019un « mandataire spécial ».Et, par la suite, s\u2019il y a demande commune, décision d\u2019aller en arbitrage.Cette proposition a soulevé l\u2019ire de M.Labeaume et \u2014 dans une moindre mesure \u2014 de Denis Coderre, lesquels ont réclamé l\u2019élimination de cette avenue.Or, il y a sans doute des manières de s\u2019assurer que les arbitres \u2014 qui n\u2019interviendraient qu\u2019en bout de course \u2014 soient indépendants.Le gouvernement n\u2019a pas à tout donner à MM.Co- derre et Labeaume, qui semblent parfois avoir le rêve de régner sans partage sur des quasi-cités États.L E D E V O I R , L E J E U D I 1 8 A O Û T 2 0 1 6 A 6 EDITORIAL L E T T R E S Les tremblements de terre, un risque bien réel au Québec Dans sa lettre d\u2019opinion inti tulée « L\u2019intérêt des assureurs ou celui des assurés ?» (15 août 2016), l\u2019auteur, qui se reporte à une étude sur le risque financier entourant un séisme, semble mettre en doute l\u2019existence du risque de tremblement de terre au Canada et les motivations de l\u2019industrie de l\u2019assurance de dommages.Pour tant, qu\u2019on le veuille ou non, le risque de tremblement de terre est bel et bien réel.D\u2019ailleurs, selon Ressources naturelles Canada, quelque 450 tremblements de terre secouent l\u2019est du Canada chaque année et, toujours selon la même source, on estime que les risques qu\u2019un séisme important frappe le Québec au cours des 50 prochaines années sont de 5 à 15 %.Des données qui ne peuvent être négligées.Cet enjeu en est un d\u2019intérêt public qui va au-delà des questions d\u2019assurance.Scientifiques, ingénieurs, gouvernements fédéral et provincial, municipalités, etc.connaissent le risque, et tous travaillent à rendre le Québec et les Québécois plus résilients.Le Bureau d\u2019assurance du Canada (BAC) également.En commanditant notamment chaque année L I B R E O P I N I O N É R I C B O U C H A R D Directeur général et porte-parole du Mouvement Québec français Les 17, 18 et 23 août à l\u2019Assemblée nationale se tiendront les consultations sur la planification de l\u2019immigration pour la période 2017-2019.Le ministère de l\u2019Immigration, de la Diversité et de l\u2019Inclusion fournit plusieurs documents de référence tout à fait exceptionnels aux participants qui veulent y présenter un mémoire.Ces documents répondent à 99,5% des questions que les Québécois peuvent avoir sur l\u2019immigration.Cependant, il manque deux informations essentielles au Mouvement Québec français (MQF) pour donner son avis sur les seuils proposés de 51 000 individus pour 2017 et 2018 et de 52 500 pour 2019.Afin de prendre position sur la proposition du gouvernement, le MQF aurait aimé que la ministre Kathleen Weil et son ministère rendent disponibles dans ses documents de consultation deux choses incontournables, soit le coût unitaire de francisation d\u2019un immigrant et des prévisions démographiques sur 50 ans qui traitent de la langue maternelle, de la langue parlée à la maison, de la langue de travail et de la langue parlée dans l\u2019espace public.Prévisions démographiques Est-il préférable pour le français d\u2019accueillir annuellement 80 000 immigrants où la moitié des ressor tissants sont francophones et où l\u2019autre moitié est composée de francotropes (immigrants qui proviennent des pays jadis colonisés par la France comme l\u2019Algérie ou de pays de langues latines) ou doit-on choisir d\u2019avoir seulement 19 000 immigrants comme en 1987 où la simple connaissance du français ne franchissant pas la barre des 35 % ?Pourquoi la ministre Weil propose-t- elle le chif fre de 51 000 au lieu de 60 000, chiffre évoqué par notre premier ministre, Philippe Couillard ?Sur quelle base scientifique Jean- François Lisée du PQ se fie-t-il pour proposer de réduire le nombre d\u2019immigrants en accusant le gouvernement d\u2019idéologisme en matière de seuil d\u2019immigration ?Si tous les gouvernements depuis que le Québec est allé chercher certains pouvoirs en immigration en 1991 avaient établi les seuils d\u2019immigration en se basant sur des prévisions démographiques sur 50 ans en fonction du nombre \u2014 mais surtout de la composition linguistique de chaque cohorte que nous recevons annuellement \u2014, l\u2019immigration ne contribuerait pas à l\u2019anglicisation en cours, mais au fait français, comme le désirait Robert Bourassa lorsqu\u2019il est allé chercher des pouvoirs en immigration.À la lumière des documents de consultation remis par le ministère de l\u2019Immigration, de la Diversité et de l\u2019Inclusion et par l\u2019argumentaire qui sous-tend le choix du chif fre de 51 000 du gouvernement, ce n\u2019est pas cette année que nous pour rons faire un choix éclairé sur le seuil optimal.Pourtant, en 2011, l\u2019Office québécois de la langue française, par l\u2019intermédiaire des études du réputé démographe Marc Termote, démontrait l\u2019ef fet sur le français d\u2019ici 2056 en fonction de divers scénarios d\u2019immigration.Selon un des scénarios à 60 000 immigrants par an, le français comme langue la plus souvent parlée à la maison passerait de 69 % à 57 % d\u2019ici 2056 dans la région de Montréal, soit une baisse phénoménale de 12 %.Devant une telle baisse annoncée et des données disponibles, où sont les trois par tis d\u2019opposition pour demander que plusieurs scénarios démographiques sur la langue soient offerts à la population par le gouvernement pour ces consultations ?Coût unitaire de francisation Une étude de l\u2019Institut de recherche en économie contemporaine de janvier 2016 démontre que le Québec rate la cible en matière de francisation de l\u2019immigration.Pour tant, en 2014, c\u2019est plus de 300 millions de dollars que le Québec a reçus du gouvernement fédéral pour l\u2019accueil, l\u2019intégration et la francisation de l\u2019immigration.Avec une telle somme, quelle pourrait être une des raisons qui expliqueraient nos insuccès ?Nos élus qui font chaque année l\u2019étude des crédits du gouvernement sont-ils capables d\u2019établir le coût unitaire de francisation d\u2019un immigrant ?Sont-ils en mesure d\u2019affirmer que le gouvernement erre ou non dans les montants qu\u2019il octroie annuellement en francisation ?Qui de la Coalition avenir Québec, de Québec solidaire ou du Parti québécois peut nous dire si la francisation d\u2019un immigrant est de 5000 $, 10 000 $ ou 15 000 $ ?Si 20 000 immigrants foulent annuellement le territoire en déclarant ne pas connaître le français, quelle somme doit être déboursée par le gouvernement québécois pour que la francisation soit optimale et réussie ?Puisque, depuis 25 ans, nos élus choisissent les volumes d\u2019immigration sans se baser sur des prévisions démographiques, et puisqu\u2019ils n\u2019ont aucune idée de ce que l\u2019État doit débourser pour franciser un immigrant, il n\u2019est pas surprenant que l\u2019immigration contribue à l\u2019an- glicisation du Québec plutôt qu\u2019au fait français.Le problème, ce n\u2019est pas les immigrants, mais nos élus qui ne savent pas \u2014 ou plutôt qui n\u2019osent pas savoir \u2014 planifier ! Savoir planifier son immigration, l\u2019autre tabou FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET la Grande Secousse, un événement international de préparation aux tremblements de terre, le BAC axe ses ef forts sur la prévention et sur la protection de la population.Un article publié par un grand quotidien québécois faisait récemment état du manque de préparation de la population et des risques qu\u2019elle encourait.L\u2019auteur de l\u2019ar ticle a d\u2019ailleurs interrogé plusieurs experts renommés, tels que le sismologue Maurice Lamontagne, le professeur de psychiatrie américain Brian Flynn, ainsi que l\u2019ingénieur expert en dommages sismiques et professeur à la retraite de Polytechnique Montréal René Tinawi.Tous s\u2019accordent pour dire que non seulement les risques sont sérieux, mais qu\u2019en plus, en les ignorant, les Québécois se mettent en position de vulnérabilité.Les séismes sont bel et bien présents au Québec et la population doit s\u2019y préparer.L\u2019assurance fait partie des mesures qui peuvent favoriser la résilience du Québec et des Québécois, mais elle n\u2019est pas la solution à tout.Les diverses études sur les risques et les conséquences financières liés aux séismes au Canada, commandées par le BAC au cours des dernières années, ont permis de mieux comprendre l\u2019impact d\u2019une secousse impor tante pour l\u2019industrie de l\u2019assurance et pour l\u2019ensemble de l\u2019économie.Les assureurs de dommages font par tie de l\u2019équation et travaillent à se préparer eux aussi, notamment en développant des produits mieux adaptés aux besoins de leurs assurés.Préparer le Québec à un tremblement de terre est un vaste chantier qui requiert l\u2019engagement et la participation de tous les secteurs, publics et privés, ainsi que celui de la population, et c\u2019est cela que l\u2019on doit garder à l\u2019esprit.Johanne Lamanque, vice-présidente, Québec, Bureau d\u2019assurance du Canada Le 16 août 2016 Le FFM, loin des grandes vedettes et des paillettes Chaque année, je me faisais un plaisir d\u2019y aller, une des rares façons de pouvoir découvrir le monde, au-delà de l\u2019Amérique du Nord et de l\u2019Europe.J\u2019espère y retourner cette année : malgré les nombreuses critiques négatives, j\u2019y trouvais un très grand plaisir attendu avec une grande impatience.L\u2019absence de grandes vedettes, de paillettes, je m\u2019en foutais royalement.Merci, M.Losique, de m\u2019avoir ap- por té le monde ici à Montréal, ce que très peu de cinémas réussissent à nous offrir.Monique Bourbeau Boucherville, le 17 août 2016 NÉGOCIATION DANS LES VILLES Déni et arbitrage E ANTOINE ROBITAILLE Les volumes d\u2019immigration sont choisis sans égard aux prévisions démographiques et au coût unitaire de francisation L E D E V O I R , L E J E U D I 1 8 A O Û T 2 0 1 6 A 7 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel David(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Julie Carpentier (pupitre); information culturelle : Catherine Lalonde (reporter culturel), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline Montpetit(reporters), Benoît Munger et Philippe Papineau(pupitre); information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre); information internationale : Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre); section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); Loïc Hamon (cahiers spéciaux); équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITÉ Cynthia Floccari (adjointe), Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Caroline Filion, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Osvaldo Casas (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Sébastien Beaupré, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Ginette Rouleau et Isabelle Sanchez.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici et Véronique Pagé.G É R A L D M C N I C H O L S T É T R E A U L T Urbaniste, ex-membre du Conseil du patrimoine de Montréal.L\u2019auteur s\u2019exprime en son nom personnel.article du Devoir du 10 août portait sur un projet de développement immobilier devant remplacer une série d\u2019immeubles anciens rue De Bleury à Montréal.On y prévoit la conservation des façades de pierre grise et le remplacement du bâti vernaculaire derrière ces façades par un édifice d\u2019une hauteur équivalant à 25 étages.La photo accompagnant l\u2019article montre l\u2019enfilade des façades dont la valeur architecturale est indéniable.La hauteur de trois étages de la série de façades anciennes comporte un message architectural pour le présent, puisqu\u2019il implique la participation au décor urbain symétrique et ensoleillé d\u2019une rue agréable.[\u2026] La composition des rez-de-chaussée des trois façades dénote clairement l\u2019intention de leur architecte de reprendre une forme architecturale ancestrale pour participer à la vie d\u2019une rue en milieu urbain favorisant l\u2019installation de commerces ou d\u2019activités artisanales sur rue, clairement séparés par les piédroits des entrées menant aux étages supérieurs privés.Dans le cas des édifices de la rue De Bleury, le remplissage ancien des baies commerciales dénote l\u2019abandon hâtif sinon original de cette fonction privant ainsi la série d\u2019édifices des rentes commerciales et appauvrissant l\u2019animation de ce segment de la rue.Tout projet sérieux d\u2019intégration de ces façades devrait comprendre la réhabilitation des fonctions de commerce et d\u2019habitation impliquant la réouver ture des baies commerciales sur la rue tant sur le plan visuel que fonctionnel, c\u2019est-à-dire avec un accès direct au commerce à partir de la rue.Une façade n\u2019est pas qu\u2019une décoration sur un mur rideau, c\u2019est un filtre qui organise les relations entre l\u2019espace public et l\u2019espace privé.Trop peu de grands projets des trente dernières années prennent en compte ces conditions d\u2019animation essentielles au maintien de la qualité de la vie urbaine.La composition des percements aux deux étages supérieurs des façades anciennes dénote la présence d\u2019appartements.Les croisées originales toujours en place semblent indiquer que l\u2019occupation intérieure a subi peu de modifications et d\u2019entretien au cours des dernières décennies.Les intérieurs Pour ce qui est de l\u2019intérêt patrimonial de l\u2019intérieur du bâtiment, il est impossible de se prononcer sans avoir pu effectuer une inspection exhaustive et scientifique des lieux.L\u2019article ne dit rien à ce sujet.De plus, la Ville de Montréal ne possède aucun mécanisme de reconnaissance de la valeur patrimoniale de l\u2019intérieur des édifices, sa juridiction se limitant à ce qui est visible de la rue, ce qui est l\u2019un des véritables problèmes de la gestion montréa- laise du patrimoine.Il ne faut pas nier que les intérieurs d\u2019édifices peuvent connaître des conditions de conser vation touchant la structure, la charpente, la salubrité, les systèmes électromécaniques, l\u2019intégrité et les finis intérieurs, qui peuvent nécessiter d\u2019impor tantes inter ven- tions et même leur remplacement s\u2019ils ne comportent pas d\u2019éléments significatifs.La Ville de Paris procède de façon régulière à la réhabilitation de son tissu urbain en sauvegardant les façades et reconstruisant les intérieurs.Elle assure ainsi le respect du gabarit de l\u2019espace urbain et les fonctions traditionnelles des quartiers.Les efforts de conservation des œuvres architecturales que sont les façades ne représentent donc pas un mal absolu contrairement à ce que l\u2019accusation de « façadisme » qui tient du manichéisme laisse supposer.Dans la défense d\u2019une cause essentielle à la qualité de vie, les défenseurs du patrimoine ont le devoir d\u2019éviter le dogmatisme culpabili- sateur, qui est l\u2019une des causes du phénomène de désintérêt du public et des élus à l\u2019égard de la conservation et de l\u2019intégration du patrimoine.Leur devoir d\u2019éducation et de participation à l\u2019ébauche de solutions satisfaisantes est essentiel.Concevoir un projet en milieu bâti Dans le cas qui nous occupe, il faut s\u2019inquiéter : comment les intentions et leçons d\u2019architecture incorporées il y a un siècle dans le dessin original des trois façades pourront-elles être prises en compte lors de leur éventuelle intégration?Il faudrait sans doute rétablir des liens visuels et fonctionnels entre la rue, l\u2019intérieur des édifices, et les gens qui y vivent : trois vitrines de commerces à l\u2019échelle humaine ouvrant sur la rue, trois portes d\u2019entrée menant à six logements aux étages supérieurs pour établir des résidants et soutenir la vie du quartier.Une fois ces constats établis, tout dépend de la compétence, de la sensibilité et du talent des architectes.La maîtrise et l\u2019implication de la culture architecturale contemporaine sont aussi un élément essentiel afin de résoudre ce défi et répondre aux beso ins des générat ions actuelles.Un contre-exemple est le placage de l\u2019ancien édifice du Royal George sur la façade de la bibliothèque de l\u2019Université Concordia.Elle n\u2019offre aucune relation d\u2019échange avec la rue \u2014 l\u2019entrée monumentale étant murée.De même, aucune relation fonctionnelle intéressante n\u2019a été créée entre cette bibliothèque et la r ue B ishop .Les récents exemples de « commémorat ion » de vest iges ou de dé - pouilles d\u2019édifices piteusement intégrés à des édifices dépourvus d\u2019intérêt qui les ont remplacés sont autant de pratiques superficielles et calamiteuses.Ce qu\u2019il faut changer Comment sortir de l\u2019impasse ?Ce qu\u2019il faut dénoncer est l\u2019absence d\u2019inventaire municipal critique et exhaustif du patrimoine bâti extérieur et intérieur.[\u2026] De plus, la double juridiction du ministère de la Culture et de la Ville de Montréal, qui s\u2019illustre dans chaque cas de figure, a pour effet de déresponsabiliser ces deux administrations, dont les décisions, il faut bien l\u2019admettre, en matière de zonage et de conservation du patrimoine ne sont pas, dans leurs formes actuelles, exemptes des influences politiques.Il faudrait éliminer ce dédoublement et instituer une autorité scientifique en matière de patrimoine, de zonage et d\u2019urbanisme qui agirait avec autorité à l\u2019abri des influences politiques.Les élus et les citoyens se prononceraient sur la structure, mais non sur le fonctionnement, créant un pouvoir séparé comme celui de la justice.Les institutions actuelles ont été réduites à un rôle purement consultatif qu\u2019un ministre ou un comité exécutif peut ignorer en toute légalité.Enfin, il manque aussi cr uellement à la Ville de Montréal un fonds \u2014 ou une fondation \u2014 du patrimoine montréalais.Un tel outil lui permettrait de faire face à des situations critiques et urgentes.Par exemple, l\u2019acquisition de propriétés afin d\u2019agrandir des sites comme celui du mont Royal, ou encore des expropr iat ions et autres travaux de conservation.On l\u2019a vu dans les cas d\u2019abandon de lieux emblématiques comme le Ben\u2019s ou le restaurant du 9e chez Eaton, toujours à l\u2019abandon, de même que dans des occasions manquées de consolider le parc de la montagne ou sauver de nombreux édifices et jardins négligés ou abandonnés.La situation actuelle, qui favorise l\u2019étude au cas par cas des projets, fait partie des causes de la lente dégradation du patrimoine montréalais que les organismes existants, dépourvus de réels pouvoirs, ne font que constater et gérer.LA RÉPLIQUE \u203a PATRIMOINE ARCHITECTURAL L\u2019accusation de « façadisme » occulte les causes profondes du problème Y V E S L A V E R T U L\u2019auteur fait paraître ces jours-ci une biographie intitulée Les vies et les morts de Gil Courtemanche.e 19 août 2011, le romancier et journaliste Gil Cour te- manche mourait subitement d\u2019une hémorragie interne à l\u2019hôpital Royal Victoria alors qu\u2019il s\u2019apprêtait à reprendre son travail comme chroni - queur au journal Le Devoir.Ce jour-là disparaissait le plus camusien des écrivains et des intellectuels québécois.Le sens de la dignité ; être droit et digne.Voilà ce qu\u2019il admirait avant tout chez l\u2019écrivain français.Gil Courtemanche avait fréquenté tôt dans sa vie l\u2019œuvre de Camus.Adolescent, il s\u2019était délecté de ses écrits tout comme il avait dévoré la prose de Malraux, de Jean-Paul Sartre, de Koestler, d\u2019Hemingway et de Dostoïevski.Au début de 1960, quelques semaines après la mort de l\u2019ancien rédacteur en chef de Combat, il s\u2019était lui aussi lancé dans la voie du journalisme.Au collège des Eudistes où il étudiait, il avait fondé avec quelques confrères, dont Robert Lacroix, futur recteur de l\u2019Université de Montréal, un journal étudiant ayant pour nom L\u2019Échange.Un quar t de siècle plus tard, alors qu\u2019il chroniquait pour les quotidiens Le Soleil et Le Droit, une phrase de Camus l\u2019avait guidé : « Sans doute, je n\u2019ai jamais dit que j\u2019étais juste.Il m\u2019est seulement arrivé de dire qu\u2019il fallait essayer de l\u2019être, et aussi que c\u2019était une peine et un malheur.» Dans une colonne qu\u2019il tenait à la même époque au Journal d\u2019Outremont, Cour- temanche avait confié à ses lecteurs qu\u2019il voulait marcher dans les pas de son aîné.Sa rubrique s\u2019intitulait « L\u2019envers des mots\u2026 ».L\u2019expression faisait référence à un livre de jeunesse d\u2019Albert Camus, L\u2019envers et l\u2019endroit.Le chroniqueur montréalais se reconnaissait particulièrement dans une phrase qui s\u2019y logeait : « Le jour, avait écrit Camus, où l\u2019équilibre s\u2019établira entre ce que je suis et ce que je dis, ce jour-là peut-être, et j\u2019ose à peine l\u2019écrire, je pourrai bâtir l\u2019œuvre dont je rêve.» C\u2019est au cours de cette période que l\u2019ex-reporter de Ra- dio-Canada s\u2019était attaqué à l\u2019écriture d\u2019un premier roman, lui qui avait déjà à son actif un essai remarqué du nom de Douces colères.Tard dans la nuit, il y travaillait, mais la tâche s\u2019avérait laborieuse, car il avait mis la barre haute.Gil Courtemanche souhaitait se mesurer à son maître à penser.Mais l\u2019œuvre de l\u2019écrivain français le tétanisait tant elle tenait à ses yeux du génie.C\u2019est pourquoi il doutait de ses capacités à pouvoir accoucher un jour de pages qu\u2019il jugerait convenables.Ce premier roman ne devait d\u2019ailleurs jamais paraître.À la fin des années 1990, à l\u2019occasion d\u2019un reportage en Algérie pour le compte du magazine L\u2019actualité, il s\u2019était rendu à Tipasa, un site archéologique réputé pour ses ruines romaines et que l\u2019auteur de Noces adorait.Le séjour là-bas avait pris pour lui des airs de pèlerinage.C \u2019est finalement avec l\u2019écriture d\u2019Un dimanche à la piscine à Kigali qu\u2019il était enfin parvenu à oublier sa crainte de ne pas faire honneur à Camus.Son admiration, cela dit, demeurait.Dans ce livre, le protagoniste principal, Bernard Valcour t \u2014 l\u2019alter ego de Cour te- manche \u2014, y était dépeint comme un vieil ombrageux qui entendait marcher droit et sans tricher, lui qui prisait la beauté des vers du poète Paul Éluard et les essais d\u2019Albert Camus.Dans la foulée de la parution de Kigali, des admirateurs avaient commencé à établir un parallèle entre l\u2019écrivain français et lui.Généralement, lorsqu\u2019il était interpellé de si belle manière, Gil enjoignait ses interlocuteurs à se taire.Mais au fond, le compliment le ravissait.Notion du « juste» C\u2019est avec son troisième roman, Le monde, le lézard et moi, qu\u2019il avait réussi à mettre en scène l\u2019être camusien le plus achevé dans son œuvre.Claude Tremblay représentait l\u2019antihéros tel qu\u2019il le concevait, c\u2019est-à-dire l\u2019homme sans panache qui est aux prises avec des décisions dif ficiles à prendre quant aux événe- ments qui s\u2019abattent sur lui.Enfin, tel un ultime coup de chapeau, son recueil posthume, paru en novembre 2011, Le camp des justes (Boréal), devait faire référence une dernière fois à Camus.L\u2019éditeur avait justifié le choix du titre en expliquant que c\u2019est à l\u2019auteur de L\u2019homme révolté que Gil Courtemanche avait emprunté le terme du « juste ».Dans l\u2019esprit de Camus, la notion du « juste » renvoyait ef fectivement à une posture que le chroniqueur du Devoir avait lui aussi voulu adopter depuis des années dans sa façon de percevoir les événements et de les commenter pour ses lecteurs.Le « juste » était, dans l\u2019esprit de Courtemanche, celui qui scrutait l\u2019actualité avec les yeux de l\u2019humain et qui centrait la réflexion sur les personnes au lieu de se faire l\u2019aveugle défenseur d\u2019un dogme ou d\u2019une grille d\u2019analyse.Il y a cinq ans décédait le plus camusien des écrivains québécois L\u2019intellectuel Gil Courtemanche a toujours admiré le sens de la dignité de l\u2019écrivain Albert Camus LE DÉCLENCHEUR «Pour la conseillère Valérie Plante, seule élue de Projet Montréal du centre-ville, il s\u2019agit d\u2019un exemple de la voie du \u201cfaçadisme\u201d trop souvent empruntée à Montréal.\u201cJe suis particulièrement outrée, parce qu\u2019en trois ans de mandat j\u2019ai vu beaucoup de ces situations où l\u2019on détruit les bâtiments en ne gardant que les façades\u201d.» \u2014 «Patrimoine architectural : L\u2019administration Coderre accusée de \u201cfaça- disme\u201d», Le Devoir, 10 août 2016 L JACQUES GRENIER LE DEVOIR Lorsqu\u2019on le comparait à Albert Camus, Gil Courtemanche enjoignait ses interlocuteurs à se taire.Mais au fond, le compliment le ravissait.Le «juste» était, dans l\u2019esprit de Courtemanche, celui qui scrutait l\u2019actualité avec les yeux de l\u2019humain L\u2019 L E D E V O I R , L E J E U D I 1 8 A O Û T 2 0 1 6 A 8 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S SOURCE MERN Réserve faunique de Portneuf Réserve faunique de Rimouski Réserve faunique de Matane Réserve faunique des Chic-Chocs est même enclavée dans le parc.«Cette situation géographique, à la périphérie d\u2019un territoire protégé, en fait un lieu de prédilection remarquable pour la faune et pour la beauté de ses paysages », souligne d\u2019ailleurs la SEPAQ dans sa description de cette réserve.Celle-ci a été créée en 1949, notamment pour protéger «un territoire exceptionnel pour la faune ».L\u2019entreprise Pétrolia, dont le gouvernement du Québec est le «premier actionnaire », détient au- jourd\u2019hui des permis d\u2019exploration qui couvrent une bonne partie de cette région.D\u2019autres permis qui empiètent sur le territoire sont détenus par Junex, dont Québec est le troisième actionnaire.«Paysages époustouflants» À l\u2019ouest du parc national de la Gaspésie, les 1275 km2 de la réserve faunique de Matane sont entièrement couverts par des permis d\u2019exploration contrôlés respectivement par Pétrolia et par Marzcorp Oil & Gas.Dans ce cas, la SEPAQ évoque « une suite de paysages époustouflants », mais aussi des « panoramas incomparables » dans la promotion qu\u2019elle fait de cette réserve.Comme pour les autres territoires de ce type au Québec, il est possible d\u2019y pratiquer la pêche, la chasse, mais aussi la randonnée, l\u2019obser vation de la faune, dif fé- rentes activités de plein air et le camping.Dans le Bas-Saint-Laurent, le sous-sol de la réserve de Rimouski est lui aussi convoité, puisque des permis d\u2019exploration ont été acquis en 2006, puis en 2009.Ils sont au- jourd\u2019hui détenus par de petites entreprises actives dans la recherche de pétrole, soit Olitra et Ressources et Énergie Squatex.On retrouve enf in une qua- tr ième réser ve faun ique, so it celle de Portneuf, située au nord- ouest de Québec.Ce territoire comptant pas moins de 375 lacs est couver t en par tie par trois permis d\u2019exploration acquis en 2012 par une entreprise méconnue, NJ & Exploration.Dans le cas de cette réserve, située à une heure de voiture de Québec, la SEPAQ soul igne qu\u2019« un séjour en famille ou entre amis » constitue « une expérience mémorable ».« Que ce soit pour pê- cher, chasser, skier, glisser, patiner ou simplement pour vous détendre en formule villégiature, c\u2019est un rêve très accessible et facilement réalisab le » , ajoute la soc iété d\u2019État chargée de faire la promotion des réserves fauniques de la province.Exploitation autorisée Interpellée par Le Devoir mercredi, la SEPAQ a simplement reconnu que le statut accordé aux ré- ser ves fauniques « n\u2019exclut pas d\u2019autres types d\u2019activités ».Même son de cloche du côté du cabinet de Laurent Lessard, ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs.«Contrairement au réseau de parcs nationaux, il est possible d\u2019exploiter des ressources naturelles dans les réserves fauniques du Québec .À t i t re d\u2019exemple, des coupes forestières sont autorisées annuellement dans certains secteurs de réserves fauniques», a répondu par écrit son attaché de presse, Mathieu Gaudreault.Ce dernier a également précisé que la délivrance des permis d\u2019exploration relève du ministère de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles.Mais en cas de projet pétrolier, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs «est consulté et peut mentionner ses préoccupations quant à la conservation et à la mise en valeur de la faune».«En somme, lorsque les processus écologiques, la protection des habitats fauniques réglementés et le maintien de la qualité de l\u2019expérience en réserves fauniques sont préservés, l\u2019exploration peut être considérée comme compatible avec la mission de protection », a également fait valoir M.Gaudreault.Est-ce que le gouvernement entend révoquer les permis d\u2019exploration en vigueur dans les ré - serves fauniques ?« Actuellement, le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs n\u2019entend pas demander la révocation des permis d\u2019exploitations», a répondu le cabinet du ministre Lessard.Al ice de Swar te, chargée de projets en conser vation à la Société pour la nature et les parcs (SNAP), a pour sa par t déploré « la préséance des usages industriels sur tous les autres usages du territoire ».Une situation selon elle illustrée par les permis d\u2019exploration pétrolière et gazière en vigueur au Québec.Ces permis bloquent aussi la création d\u2019aires protégées au Bas- Saint-Laurent, selon ce qui se dégage d\u2019un rapport publié plus tôt cette année par la SNAP.Pas moins de six des sept territoires c iblés pour deven ir de telles zones de conser vation se trouvent dans des zones sous permis d\u2019exploration.Pour Nature Québec, l\u2019existence de permis d \u2019exploration aux limites de plusieurs parcs nationaux pose aussi des problèmes de conservation, alors que c\u2019est justement la mission des parcs nationaux.Ces permis rendent également impossible l\u2019agrandissement du territoire protégé.Le Devoir tropole peuvent faire toute la différence.Fruits et légumes, yogourts, cahiers, Duo- Tang, gommes à effacer et crayons, et même quelques surprises (barres de chocolat, t- shirts du Canadien de Montréal) : au magasin- partage, en échange d\u2019une contribution symbolique de 5 $, les familles dans le besoin trouvent ef fets scolaires, denrées alimentaires et dignité.« La majorité des choses dont mes enfants ont besoin, on les a trouvées ici » , constate Mme Okhry une fois les emplettes achevées, tandis que Vladyslav, 11 ans, manie jalousement ses nouveaux stylos et que Pavlo, 8 ans, zyeute les barres Caramilk.« Mon mari est en francisation, moi aussi.On planifie après d\u2019étudier pour être à niveau en français, en anglais, et sur le plan professionnel.Heureusement qu\u2019il y a le magasin-partage », dit-elle, dans son français coloré d\u2019accents slaves.Une machine bien huilée « Les magasins-partage, c\u2019est avant tout un projet humanitaire», résume Rim Bouallegue.En retrait du tohu-bohu, elle observe attentivement la salle, de façon presque maternelle.Gestionnaire depuis trois ans du Magasin-par- tage de Rosemont, cette Tunisienne, au pays depuis quatre ans, en connaît aujourd\u2019hui tous les rouages, tout comme elle connaît le quotidien de sa clientèle.Si tout roule comme sur des roulettes, c\u2019est d\u2019abord grâce à elle et à son équipe.Dès avril, les écoles communiquent avec ces organismes afin de leur transmettre une liste de familles nécessiteuses.Une fois l\u2019admissibilité confirmée, celles-ci sont invitées au magasin, de la même manière dont des Montréalais branchés seraient conviés au cocktail de lancement d\u2019une nouvelle boutique de mode.« Le 5 $ qu\u2019on demande à l\u2019entrée, c\u2019est pour les familles qu\u2019on le fait, explique Mme Boual- legue.Lorsqu\u2019elles contribuent, elles sentent qu\u2019elles achètent.Ça envoie un message : ce n\u2019est pas de la charité, vous êtes dans un magasin ici.Et ça, ça vaut pour beaucoup aux yeux de plusieurs.Ne serait-ce que pour dire à son enfant : \u201cViens, on va aller acheter tes effets scolaires.\u201d » Chaque enfant en ressor tira avec un sac plein à ras bord, comptant l\u2019essentiel de la liste d\u2019articles exigés par l\u2019école.L\u2019aide fournie à sa famille peut varier de 120 $ à 360 $, selon le niveau scolaire.C\u2019est peu, mais c\u2019est, espère Mme Bouallegue, suffisamment pour faire une dif férence, si petite soit-elle, dans la vie des familles à faibles revenus, qui sont aux prises cette année avec une hausse d\u2019environ 4,5 % des dépenses liées à la rentrée scolaire, selon une étude récente.Cette hausse motive d\u2019ailleurs le Regroupement Partage à solliciter une fois de plus la générosité des Montréalais à l\u2019occasion de l\u2019Opération sac à dos, qui vise à amasser cette année 45 000 $ pour l\u2019achat du matériel nécessaire pour les magasins-partage de Montréal.Retards scolaires Les statistiques sur la pauvreté et la réussite scolaire sont implacables.Les enfants de milieux défavorisés sont de trois à quatre fois plus nombreux à accuser des retards scolaires, et deux fois plus nombreux à connaître des problèmes d\u2019apprentissage.Ils sont également plus enclins à décrocher, si bien qu\u2019un élève mont- réalais sur trois ne finira pas son secondaire.Dans certains arrondissements plus durement touchés par la pauvreté, le décrochage scolaire sera l\u2019option privilégiée par la moitié des élèves.À la Commission scolaire de Montréal (CSDM), ce sont près de 42 % des 73 000 élèves du réseau qui se réveillent chaque matin dans ce contexte familial.Ils sont également beaucoup plus portés à quitter la maison sans avoir déjeuné.« On aimerait ça pouvoir fournir plus d\u2019ef fets scolaires gratuitement, fournir des cahiers, des gommes à effacer et les crayons comme ça se fait par exemple en Ontario, pour s\u2019assurer que tout le monde part sur le même pied au moment de la rentrée, souligne la présidente de la CSDM, Catherine Harel Bourdon.Malheureusement, on est rendus à un point où nous devons, en plus des ef fets scolaires, demander une somme aux parents pour les agendas, les photocopies, et plus.» Cette facture varie d\u2019une école à l\u2019autre, mais peut souvent atteindre de 80 $ à 100 $, selon Mme Harel Bourdon.Nathalie Okhr y a de la chance.Son école n\u2019exige d\u2019elle qu\u2019une contribution de 30 $ pour chacun de ses fils.Il lui restera aussi à acheter les espadrilles et quelques vêtements pour les enfants.« Je pense qu\u2019on va se débrouiller, malgré tout.On savait en quittant l\u2019Ukraine qu\u2019on allait recommencer à zéro», dit avec philosophie celle qui espère retrouver sa carrière de comptable agréée d\u2019ici quelques années.Incertitude financière ou non, elle ne changerait rien à son choix de quitter l\u2019ouest de l\u2019Ukraine.« On vit maintenant dans un pays sécuritaire pour les familles.Et je vois qu\u2019il y a beaucoup d\u2019aide pour les gens comme moi.Les gens sont généreux.Il y a une belle qualité de vie.Je voulais tout ça pour mes enfants » , conclut-elle, avant de repartir, les bras bien pleins, vers son domicile.Pendant ce temps, au magasin-partage, Mme Bouallegue et son équipe de bénévoles s\u2019affairent à fournir l\u2019essentiel à des dizaines d\u2019autres familles comme la sienne.Le Devoir la communauté du collège à comprendre et à réagir aux idées « radicales ».Gare aux dérapages Cette initiative est un bon point de départ pour rétablir un climat serein au collège de Maisonneuve, estime Cécile Rousseau, pédop- sychiatre et directrice de l\u2019Équipe de recherche et d\u2019intervention transculturelles (ERIT) de l\u2019Université McGill.Il existe tout de même un risque : il faut éviter que ces travailleurs de corridor deviennent des informateurs de la police, prévient la spécialiste.« Le pire qui puisse arriver, c\u2019est qu\u2019on invite un jeune à s\u2019ouvrir et qu\u2019il se sente trahi.Le programme sera un échec si des jeunes se retrouvent fichés par la police ou par les services de renseignement après s\u2019être confiés à un travailleur de corridor», explique Cécile Rousseau.Les travailleurs de corridor auront clairement le mandat d\u2019aider les élèves et non de faire du profilage pour la police, assure la porte-parole du collège de Maisonneuve.Tant mieux, croit Mme Rousseau, parce qu\u2019une mesure similaire mise sur pied au Royaume-Uni a mené à des dérapages.Ce programme, appelé « Prevent » (« prévenir »), oblige les enseignants et même les éducateurs de garderie à détecter les signes de radicalisation chez les enfants.Comme l\u2019a rapporté Le Devoir en avril dernier, une éducatrice britannique a signalé un bambin de quatre ans aux autorités parce qu\u2019il avait dessiné son père en train de manipuler un concombre ! Elle pensait que c\u2019était une bombe.« C\u2019est absurde de chercher des signes d\u2019extrémisme chez des enfants aux couches, mais ça démontre la paranoïa qui s\u2019empare du système d\u2019éducation », a indiqué au Devoir Mario No- velli, professeur de travail social à l\u2019Université de Sussex, à Brighton, en Angleterre.Le risque de la liberté d\u2019expression Les travailleurs de corridor peuvent pourtant désamorcer des tensions, estime Cécile Rousseau.Une série d\u2019études récentes concluent que la lutte contre la radicalisation violente passe par la création d\u2019espaces de liberté où les jeunes peuvent s\u2019exprimer sans contraintes, rappelle-t-elle.C\u2019est en plein ce que cherche à faire le collège de Maisonneuve : écouter les élèves sans les juger.Pour mieux les comprendre.Et les aider à canaliser leurs frustrations et leur colère.« Il faut permettre l\u2019expression d\u2019un mécontentement, dit Cécile Rousseau.On peut avoir beaucoup de raisons de se fâcher contre ce qu\u2019on est comme société ! » Le défi des établissements comme le collège de Maisonneuve est d\u2019accepter les discours extrémistes des étudiants, souligne la spécialiste.En France, après les attentats de janvier 2015, les élèves qui affirmaient « Je ne suis pas Charlie» se faisaient rabrouer, rappelle-t-elle.«Pourtant, les jeunes qui ont un discours radical ont justement besoin de cela: de parler.Ça ne veut pas dire qu\u2019ils préparent quelque chose de dangereux», explique Mme Rousseau.Et si jamais un étudiant confiait qu\u2019il prépare «quelque chose de dangereux», comme un attentat à la bombe, le collège de Maisonneuve avertirait bien sûr le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence, précise Line Légaré, porte-parole de l\u2019établissement.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 MAISONNEUVE SUITE DE LA PAGE 1 RÉSERVES SUITE DE LA PAGE 1 PRIX «Le programme sera un échec si des jeunes se retrouvent fichés par la police après s\u2019être confiés à un travailleur de corridor» Les réserves fauniques sous permis d\u2019exploration En bleu, le territoire couvert par des permis d\u2019exploration détenus par des entreprises pétrolières et gazières.En rouge, quatre réserves fauniques visées.«Actuellement, le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs n\u2019entend pas demander la révocation des permis d\u2019exploitation» "]
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