Le devoir, 27 août 2016, Cahier D
[" M A R C O F O R T I E R C e matin-là, des nua - ges ont envahi le ciel au moment où l\u2019on montait sur nos vélos.Puis le vent s\u2019est levé.Cette première journée sur la Véloroute a été la plus mouvementée de notre tour du lac Saint-Jean.Des averses et des bourrasques nous ont accompagnés sur les 28 kilomètres qui séparent Alma et le parc national de la Pointe-Taillon.Oh, rien de dramatique.Quand on part pour cinq jours à vélo, il faut se préparer à toutes les humeurs de la météo.Le beau temps est revenu dès notre arrivée au parc, en fin d\u2019après-midi : visage au soleil, les pieds dans l\u2019eau, nous avions l\u2019immense plage de sable fin presque à nous tout seuls.C\u2019était tellement beau, on était tellement bien\u2026 Avoir su, on serait restés là, dans le parc, une ou deux journées de plus.Nous avons passé la nuit dans une tente Huttopia tout équipée, déjà installée sur place.Pratique, confortable, et pas besoin de transporter du matériel de camping.La région des castors Le lendemain matin, on devait par tir car une chambre nous attendait dans un motel de Dolbeau-Mistassini.Il faisait beau.Et beaucoup moins chaud qu\u2019à Montréal.Nous avons traversé le parc national sur la piste cyclable en gravier qui longe le lac.On a vu un orignal.Le long du sentier, des dizaines d\u2019arbres abattus confirmaient que c\u2019est le pays des castors.Après avoir pris le traversier jusqu\u2019à Péribonka, on a mangé au bistro du village.Puis on a fait une sieste sur les tables de pique-nique qui nous attendaient au soleil.On a continué notre route vers Dolbeau-Mis- tassini en passant par le moulin historique de Sainte-Jeanne- d\u2019Arc, un charmant village fondé au pied d\u2019une chute.En route vers Dolbeau, nous avons traversé une forêt et des bleuetières à per te de vue.C\u2019est tranquille.C\u2019est joli.Ça sent bon.C\u2019est un peu moins joli, disons, en arrivant à Dolbeau-Mistassini par la route 169, sorte de boulevard Taschereau où les concessionnaires automobiles succèdent aux restaurants de poutine.On est au Québec, quand même.La piste cyclable dévie dans les petites rues résidentielles et nous mène vers la chute des Pères, où nous attend notre motel à côté de la rivière.Des champs à perte de vue La journée du lendemain nous mène encore loin du lac Saint-Jean, dans la zone agricole au nord de la région.On traverse des champs de canola à perte de vue, puis des bleuetières.En fin d\u2019avant-midi, un coup de cœur nous attend au village d\u2019Albanel.L\u2019entreprise familiale Délices du Lac\u2013Saint-Jean a ouvert en novembre dernier un musée voué au bleuet sauvage.La copropriétaire, Émilie Gaudreault, nous fait visiter la bou- tique-atelier où elle et sa petite équipe nous font redécouvrir ce qu\u2019elle appelle la « manne bleue » de la région.Ça sent les confitures, les tar tinades et tous les autres produits cuisinés sur place.«Je suis une passionnée du bleuet sauvage », dit Émilie.Une en- trepreneure dans l\u2019âme, aussi : elle a acheté sa première terre à bleuets à l\u2019âge de 15 ans.Là où ils étaient juste 4000 Une autre surprise nous attendait pour le dîner dans le village de Normandin, une dizaine de kilomètres plus loin : le restaurant Dédélicieux, situé dans un centre commercial anonyme en bordure de la route 169.Pourquoi Dédél ic ieux ?Parce que c\u2019est un restaurant qui rend hommage à Dédé For tin, l\u2019ex-chanteur des Colocs.Normandin, c\u2019est la « petite ville » où « on était juste 4000 » dans la chanson des Colocs.La rue principale s\u2019appelle encore Saint-Cyrille.Le restaurant Dédélicieux est situé dans le « centre d\u2019achats » de la chanson.« On voulait un restaurant qui a une personnalité, un restaurant pas comme les au - tres », raconte Émilie Frigon, la copropriétaire avec Marie- Josée Girard.Saveurs Une nouvelle chronique et la recette du chef Olivier Perret Page D 5 Jardins Le Domaine Maizerets, une belle visite à Québec Page D 6 Une randonnée facile, jalonnée de plages, de bonnes tables et d\u2019auberges sympathiques, autour d\u2019un des plus beaux lacs du Québec : la Véloroute des bleuets figure parmi les meilleurs circuits de cyclotourisme de la province \u2014 et peut-être du monde.Récit d\u2019une virée mémorable au Lac\u2013Saint-Jean.Circuit vert au pays des Bleuets Un trajet mémorable de 256 kilomètres à vélo, autour du lac Saint-Jean TOURISME SAGUENAY\u2013LAC-SAINT-JEAN La Véloroute traverse de vastes zones agricoles.Ci-dessous : deux beaux points de vue sur le lac Saint-Jean.C A H I E R D \u203a L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 7 E T D I M A N C H E 2 8 A O Û T 2 0 1 6 TOURISME SAGUENAY\u2013LAC-SAINT-JEAN En route vers Dolbeau, on traverse une forêt et des bleuetières à perte de vue.C\u2019est tranquille.C\u2019est joli.Ça sent bon.VOIR PAGE D 2 : VÉLO MARCO FORTIER LE DEVOIR L\u2019idée d\u2019un resto en l\u2019honneur du plus célèbre des résidants du village s\u2019est vite imposée.La famille de Dédé a approuvé le projet.Le menu s\u2019inspire du chanteur.L\u2019endroit est décoré de photos, de dessins et de paroles de chansons des Colocs.Dans un coin, on voit des objets lui ayant appar tenu : ses lunettes d\u2019aviateur, une paire de chaussures, un macaron du OUI\u2026 Au- dessus de la porte qui mène à la cuisine : « Je chante com me une casserole.» Il y a 25 ans, ils étaient 4000 à Normandin.Ils sont maintenant 3593, mais plusieurs jeunes de la place reviennent lancer des entreprises, fonder des familles\u2026 La « petite ville » revit grâce à des gens comme Émilie et Marie-Josée, qui ont ouvert un resto de déjeuners et dîners pour pouvoir souper à la maison avec leurs chums et leurs enfants.C\u2019est bon, chez Dédélicieux.Ils font aussi du bon expresso.Ça roule bien à vélo après avoir bu un allongé préparé par Émilie.Il y a même un petit stationnement de vélo devant le restaurant.Bière et fromage On repar t heureux vers la jolie ville de Saint-Félicien.Il paraît que la Véloroute passe devant la maison du député local, le premier ministre Philippe Couillard.Premier arrêt : le parc du Sa- cré-Cœur, sur la rive de la rivière Ashuapmushuan.Une belle fontaine donne des airs d\u2019Europe à l\u2019endroit.On va prendre un verre à La Chouape, la microbrasserie locale avec vue sur la rivière.On retrouve Geneviève et Nicolas, un jeune couple d\u2019enseignants et des grands voyageurs croisés plus tôt dans la journée.Comme nous, ils adorent la Vélorou - te, ses paysages, les rencontres, l\u2019aventure\u2026Ce soir, on se paye la traite en soupant à l\u2019auberge des Berges, un peu plus loin sur la route, décrite comme une des meilleures tables de la région.C\u2019est d\u2019abord un endroit magnifique.La salle à manger, dans une verrière à l\u2019arrière, nous fait voir le plus beau coucher de soleil, sur la rivière tout en bas.Le lendemain, on fait une halte à Saint-Prime pour visiter le musée du cheddar.On apprend comment la famille Perron a commencé à fabriquer du fromage à la fin du XIXe siècle, dans cette maison de 1895.Intéressant.On déguste aussi des fromages fins des 10 fromageries du Saguenay\u2013Lac-Saint-Jean, qui n\u2019ont rien à envier aux fromages français ou d\u2019ailleurs au Québec.Pour couronner le tout, dîner au restaurant Perron, près de l\u2019église du village, où l\u2019on peut se servir à volonté au bar à poutine.On roule 50 ou 60 kilomètres de vélo par jour, on peut bien prendre quelques calories\u2026 Des fantômes Nous sommes en grande forme en arrivant à notre destination pour ce soir, le camping de Val-Jalbert.Oui, Val- Jalbert, ce « village fantôme » qui a été déserté dans la première moitié du siècle dernier après la fermeture de son unique industrie, une usine de pâte et papier qui avait vu le jour en 1901.Pour être honnête, on n\u2019avait pas de grandes attentes envers ce « village fantôme ».Le but était surtout de dormir dans un des adorables mini- chalets en bois of ferts par le camping.Val-Jalbert fut pourtant une des surprises de notre Véloroute.On recule de 100 ans en visitant les maisons et autres bâtiments bien préservés.Il est même possible de dormir dans ces maisons bien rénovées ou dans les chambres à l\u2019étage supérieur du magasin général .Le couvent, qui ser vait aussi d\u2019é - cole, est impressionnant.L\u2019ancien moulin, au pied de la fameuse chute de 72 mètres \u2014 20 mètres de plus que la chute du Niagara \u2014, héberge désormais un bon restaurant.Au moment de notre visite, la vaste majorité des clients étaient d\u2019origine française.On se dit qu\u2019ils ont raison de s\u2019émouvoir devant la beauté de ces «grands espaces».Le dernier segment, entre Val-Jalbert et Alma, est peut- être le plus beau de toute la Véloroute.Il nous fait voir le lac Saint-Jean de plus près.On longe de belles plages à Des- biens, Métabetchouan, Saint- Gédéon\u2026 Ça fait du bien de s\u2019arrêter pour prendre un jus et faire une saucette dans l\u2019eau (plutôt froide) du lac.La plupart des plages proposent canots, kayaks, pédalos ou motomarines en location.On préfère poursuivre notre route à vélo en se promettant de revenir.Oui, c\u2019est ce qu\u2019on se dit en revenant à notre point de départ, le centre de villégiature Dam-en-terre, à Alma, après une excursion de cinq jours : on reviendra sur la Véloroute.Le Devoir Notre journaliste était l\u2019invité de Tourisme Saguenay\u2013Lac-Saint- Jean.L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 7 E T D I M A N C H E 2 8 A O Û T 2 0 1 6 P L A I S I R S D 2 Ça fait du bien de s\u2019arrêter pour prendre un jus et faire une saucette dans l\u2019eau (plutôt froide) du lac.La plupart des plages proposent canots, kayaks, pédalos ou motomarines en location.Mais on préfère poursuivre notre route à vélo en se promettant de revenir.TOURISME VOYAGES PLEIN AIR Boston, Île de Majorque (Espagne), Costa Rica, Népal, Île de Madère (Portugal), Grand Canyon.www.randopleinair.com 514-252-3330 Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Caroline Filion au 514 985-3444 ou cfilion@ledevoir.com B O N S P L A N S / E S C A P A D E S M A I N E , U .S .A .ELMWOOD RESORT.WELLS, MAINE Vous en aurez plus; Plus de confort et beaucoup plus d\u2019espace! Idéal pour la famille recherchant plus qu\u2019une simple chambre d\u2019hôtel ou pour le couple qui recherche le luxe.Nos confortables et abordables suites de 1 à 3 chambres avec cuisine & salon offrent espace et luxe.À quelques min.de la plage, sur l\u2019itinéraire du «trolleybus», piscines int.& ext.chauffées, sauna, aire de picnic, terrain de jeux, conditionnement physique, Internet sansfil et plus encore! «TripAdvisor Certificate of Excellence».www.elmwood-resort.com 1 800 697-8566 SUITE DE LA PAGE D 1 VÉLO TOURISME SAGUENAY\u2013LAC-SAINT-JEAN La Véloroute des bleuets longe le lac Saint-Jean en proposant des points de vue exceptionnels.En vrac La Véloroute des bleuets.Un circuit de 256 kilomètres qui fait le tour du lac Saint-Jean.La piste est bien balisée, la plupart du temps séparée de la chaussée, mais parfois dans l\u2019accotement de la route 169 ou dans de petites rues résidentielles.Le guide Expérience Vélo, offert gratuitement en papier et sur le Web, décrit à merveille toutes les étapes du parcours.Y aller.C\u2019est facile.Relativement plat.Accessible à quiconque est capable de rouler à vélo.Les paysages sont magnifiques.Les gens accueillants.Il y a plein d\u2019activités à faire.Pour qui?La majorité des cyclistes que nous avons croisés étaient des babyboomers.Ils sont en forme, en santé, ils ont du temps et de l\u2019argent.On croise aussi des familles.Mais on conseille de commencer par des balades d\u2019une ou deux journées avec les enfants, pour ne pas décourager les petits.Plus de 200 000 personnes par année arpentent la Véloroute, ouverte en 2000.Combien de jours?Certains font la Véloroute en une journée.Nous l\u2019avons faite en cinq jours d\u2019environ 50 à 60 kilomètres, avec les détours et les visites.Ça permet d\u2019arrêter souvent, de prendre son temps et de déguster tranquillement l\u2019apéro à notre destination en fin d\u2019après-midi.Dans quel sens faire le tour?On nous a conseillé le sens contraire des aiguilles d\u2019une montre.Alma est un bon point de départ et d\u2019arrivée.On commence par le nord-est, les champs de bleuets et de canola, les fermes, et on termine par les plus belles vues sur le lac Saint-Jean, du côté ouest.De cette façon, on descend certaines côtes (du côté ouest) plutôt que les monter.Le transport des bagages.Deux entreprises offrent le service : Équinox Aventure, d\u2019Alma, et Navette de bagages Véloroute des bleuets, de Chambord.Où dormir.Il vaut mieux réserver l\u2019hébergement à l\u2019avance pour éviter les mauvaises surprises, surtout en haute saison.Nos suggestions : à Alma, hôtel Universel ou centre de villégiature de la Dam-en-terre (chalet, condos, suites).Au parc national de la Pointe-Taillon, camping et tentes Huttopia.À Dol- beau-Mistassini, motel Chute des pères.À Saint-Félicien, gîte La maison Banville.À Val-Jalbert, camping, chalets et hébergement dans les maisons ancestrales du «village fantôme ».Nos coups de cœur Le parc national de la Pointe-Taillon.Un des plus beaux du Québec.Magnifique plage.Nature sauvage.45 kilomètres de sentiers cyclables.L\u2019Économusée de la confiturière.Bleuet sauvage, à Albanel.Le restaurant Dédélicieux à Normandin fait revivre la mémoire de Dédé Fortin, le chanteur des Colocs mort tragiquement en 2000.Saint-Félicien.Ville charmante.Belles vues sur la rivière Ashuapmushuan.Mi- crobrasserie La Chouape.Village historique de Val-Jal- bert.La prochaine fois, on réserve une chambre dans une des maisons où vivaient les habitants.Marina de Roberval.Vue magnifique sur le lac.Restaurant, crèmerie, Maison du vélo, parc pour enfants.Les plages de Métabet- chouan, Desbiens et Saint- Gédéon.MARCO FORTIER LE DEVOIR De belles plages jalonnent le parcours cycliste, comme ici à Métabetchouan. L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 7 E T D I M A N C H E 2 8 A O Û T 2 0 1 6 P L A I S I R S D 3 L\u2019auberge a aménagé des jardins biologiques sur l\u2019île d\u2019Orléans pour récolter des produits frais que transforme le chef Louis Pacquelin au restaurant Panache, ainsi qu\u2019à la roulotte gourmande de Sainte-Pétronille, au Café de la promenade Samuel De Champlain et au Panache du parc du Bois-de-Coulonge.TOURISME Pour réserver un espace publicitaire, contactez Caroline Filion au 514 985-3444 ou cfilion@ledevoir.com POUR ANNONCER DANS CETTE SECTION, VEUILLEZ CONTACTEZ CAROLINE FILION AU 514 985-3444 Expérience d'immersion interculturelle Albanie, Bénin, Burkina Faso, Dharamsala (Inde), Pérou, Sénégal et Vietnam Séjour de 7 semaines COÛT : de 5 250 $ à 6 225 $ (formule « tout inclus ») proposée aux personnes de 50 ans et plus avec hébergement dans une famille et bénévolat Voyages solidaires Pour assister à une séance d'information, téléphonez au 514 325-0150, poste 2039 http://voyagessolidaires.collegemv.qc.ca Experts en Voyages de Groupe Louise Drouin.com D I A N E P R É C O U R T à Québec D ire que l\u2019Auberge Saint-Antoine fascine par son cachet archéologi - que est un euphémisme.Mais là comme ailleurs dans le milieu de l\u2019hôtellerie, rien n\u2019est jamais acquis, et les mises à jour du décor et des installations se font sur une base constante pour pouvoir rester dans le coup.C\u2019est vrai pour la structure matérielle de l\u2019établissement, ça l\u2019est aussi pour l\u2019originalité des prestations et la qualité du service.Aussi, l\u2019hôtel tout adjacent au Musée de la civilisation subissait récemment d\u2019importantes rénovations de ses chambres, dont certaines incluent un petit balcon avec vue charmante sur une portion du Vieux-Québec ou du Vieux-Port, selon l\u2019orientation.Cela, sans compter l\u2019impressionnant décor façonné en tenant compte des vestiges archéologiques qui y ont été mis au jour, de même que nombre d\u2019artefacts disséminés un peu partout dans l\u2019auberge de 84 chambres et 11 suites, membre de l\u2019affiliation Relais & Châteaux.On a aussi aménagé des jardins biologiques sur l\u2019île d\u2019Orléans pour récolter des produits frais que transforme le chef Louis Pacquelin, au restaurant Panache ainsi qu\u2019à la roulotte gourmande située au cœur du vignoble de Sainte-Pétronille, au Café de la promenade Samuel De Champlain et au Panache du parc du Bois-de-Coulonge.« Ça ne s\u2019arrête jamais, affirme le directeur général Jean- Louis Souman.Juste sur le plan de la technique, il nous faut absolument suivre les courants, faute de quoi l\u2019hôtel sera vite considéré comme dépassé.Même les aménagements et les appareils à la fine pointe de l\u2019innovation deviennent rapidement dé - suets.Alors on recommence!» Par exemple, on a pensé aux propriétaires des nouvelles voitures électriques Tesla en installant des bornes de chargement, et on peut facilement parier que leur nombre devra augmenter éventuellement.Entre autres adaptations.Ce sont les clients qui mènent le bal.La concurrence impitoyable sévissant dans l\u2019industrie, le moindre détail pour se démarquer prend tout son poids pour combler les demandes toujours plus poussées et les exigences toujours plus pointues.Les technologies occupent une place capitale dans la vie des individus, mais dans le milieu de l\u2019hôtellerie, elles entrent en scène à une puissance décuplée.L\u2019élément sécurité Et elle se compor te comment, cette clientèle, en 2016?Si l\u2019hiver québécois refroidit un tant soit peu les ardeurs des voyageurs, il faut dire que d\u2019autres facteurs peuvent jouer en faveur de la Belle Province pendant la haute saison estivale et les entre-saisons touristiques.«Cette année, poursuit M.Sou- man, il est clair que l\u2019élément sécurité influence considérablement le choix d\u2019une destination.» Les récents attentats et autres terribles événements qui se sont produits dans certaines villes du monde ne sont certes pas d\u2019attrayantes portes d\u2019entrée pour ces municipalités, en plus de noircir le tableau du pays tout entier.Ajoutons à cela la faiblesse actuelle de la devise canadienne et on obtient un bouquet propice à l\u2019accueil de touristes étrangers, mais aussi de Québécois qui choisissent de « vacancer » chez eux, toutes saisons confondues.Le Devoir Auberge Saint-Antoine ?418 692-2211, 1 888 692-2211 saint-antoine.com L\u2019Auberge Saint-Antoine revisitée Rénos et jardins bios pour l\u2019hôtel de Québec PHOTOS AUBERGE SAINT-ANTOINE Le petit frère du restaurant Panache de l\u2019hôtel, Panache mobile, est situé dans un décor champêtre, au beau milieu du vignoble de Sainte-Pétronille à l\u2019île d\u2019Orléans.Certaines chambres incluent un petit balcon avec vue charmante sur une portion du Vieux-Québec.G E R M A I N M O Y O N M oscou \u2014 Le jeu au succès planétaire Pokémon Go n\u2019est toujours pas disponible en Russie, mais on peut chasser d\u2019autres créatures virtuelles à Moscou : les doubles numériques d\u2019Ivan le Terrible, Alexandre Pouchkine ou Youri Gagarine.Sur l\u2019écran du smartphone, l\u2019aiguille de la boussole pointe vers l\u2019entrée de la place Rouge.La distance vers la cible se réduit peu à peu et soudain, l\u2019écran de l\u2019appareil photo s\u2019ouvre.Encore quelques mouvements au hasard autour de soi et surgit sur l\u2019image un personnage barbu, manteau de fourrure sur les épaules et sceptre en or à la main.On peut alors attraper la figurine, comme on le ferait avec un Pokémon.Le but n\u2019est toutefois pas de la capturer pour la dresser, mais de se prendre en photo dans toutes les poses imaginables à côté du premier tsar de Russie, Ivan le Terrible.Neuf personnages Cette nouvelle version de l\u2019application Découvre Moscou Photo, créée par la mairie de Moscou pour appareils Apple et sous Android, intègre la technologie de la réalité augmentée, qui enrichit d\u2019éléments virtuels le monde réel vu par l\u2019appareil photo des téléphones, grâce à la géolocalisation.Neuf personnages historiques peuvent être traqués sur des sites de Moscou, non pas choisis par un algorithme, mais en lien avec leur histoire, dont l\u2019empereur Pier re le Grand, le compositeur Piotr Tchaïkovksi, l\u2019écrivain Alexandre Pouchkine, le cosmonaute Youri Gagarine ou encore\u2026 Napoléon Bonaparte.L\u2019idée est d\u2019offrir un moyen ludique aux visiteurs d\u2019arpenter la capitale et d\u2019en savoir plus sur son histoire.À par tir de chaque personnage, l\u2019utilisateur peut basculer sur la grande sœur de l\u2019application, Découvre Moscou (Discover Moscow sur les plateformes non russes), qui propose informations et conseils aux touristes.La mairie, qui a investi un million de roubles dans ce projet (plus de 21 000 $CAN), ne cache pas la ressemblance apparente avec Pokémon Go, mais assure qu\u2019elle a initié le développement de cette application il y a déjà trois ans.Le jeu Pokémon, Go qui fait un tabac mondial, n\u2019est officiellement pas encore sorti en Russie.Son succès planétaire, qui a braqué les projecteurs sur la technologie de la réalité augmentée, n\u2019a toutefois pas échap - pé aux médias et réseaux sociaux russes, et bien des amateurs ont trouvé des moyens détournés de le télécharger.« Le lancement de Pokémon Go a donné une impulsion » à l\u2019application de la mairie de Moscou, observe Kirill Kouz- netsov, responsable du projet à la mairie.Puis il a fallu trouver une technologie accessible pour numériser les personnages en trois dimensions.L\u2019application est disponible depuis très récemment.Les similitudes Les similitudes entre les deux jeux offrent un argument inespéré pour attirer des utilisateurs vers ce nouveau service des autorités moscovites, qui cultivent une image high-tech.«Notre objectif est d\u2019attirer les visiteurs vers l\u2019application principale [Découvre Moscou], où ils pourront apprendre des choses sur les richesses de la ville», souligne Ki- rill Kouznetsov.La prochaine étape sera d\u2019ajouter une dizaine de personnages à l\u2019application.Agence France-Presse À Moscou, Ivan le Terrible en attendant les Pokémons J U S T I N E S A L V E S T R O N I en Estonie I nterdites d\u2019accès par les Soviétiques car propices à l\u2019évasion vers l\u2019Ouest, les îles ont conser vé leurs traditions, folklore et dialectes d\u2019avant le communisme, épargnées au passage par les usines grises et les immeubles sans âme.Un voyage sur la côte, puis dans les îles, donne à voir deux versions d\u2019une seule Estonie, l\u2019une moderne et presque froide (difficile d\u2019arracher un sourire), l\u2019autre rustique et presque chaleureuse (mais difficile d\u2019arracher un mot d\u2019anglais), reliées par les ferries qui sillonnent la Baltique.Pärnu, familière et exotique Parce qu\u2019on y fait beaucoup la fête et qu\u2019il faut y être vu l\u2019été, les guides touristiques l\u2019ont surnommée «la Saint-Tropez d\u2019Estonie».Ville thermale la plus fréquentée du pays, elle est posée sur la via Baltica, à mi-chemin entre Riga et Tallinn.Restos italiens, chinois, japonais, américains, «cuisine estonienne et européenne», spas et résidences chez l\u2019habitant, centres commerciaux et stations-service, touristes russes\u2026 On retrouve à Pärnu l\u2019atmosphère propre aux stations balnéaires de l\u2019ancien Bloc soviétique, ce qui la rend à la fois familière et exotique.Les rues pavées, bordées de maisons en bois colorées, mènent à une longue plage de sable.Dans les eaux grises de la Baltique \u2014 ni algues, ni coquillages, ni vagues \u2014, il faut marcher longtemps pour s\u2019immerger entièrement, jusqu\u2019à ne plus voir sa serviette, et faire demi- tour.Sur la «plage des dames» (Naisterand Plaaz), un grand panneau en quatre langues annonce la couleur : ici, on ne mate pas, c\u2019est la «tradition».Héritage d\u2019une culture balte plutôt matriarcale, les femmes peuvent y bronzer en paix et seins nus.On n\u2019y croise que des filles en tenue de sport venues suivre des cours de fitness, et le seul homme qui a l\u2019audace de s\u2019y installer se fait impitoyablement déloger.Haapsalu et le tsar Presqu\u2019île réputée pour ses bains de boue, Haapsalu, autrefois appelée Hapsal, était si chère à l\u2019aristocratie russe qu\u2019une gare aux murs pourpre et or y fut construite spécialement pour accueillir le tsar, en 1907.Les aléas de l\u2019histoire firent qu\u2019il n\u2019eut jamais l\u2019occasion de l\u2019utiliser.L\u2019unique quai du bâtiment Art nouveau fait office aujourd\u2019hui de curieux musée ferroviaire où trônent des locomotives si pimpantes qu\u2019on dirait des jouets\u2026 et un train de déportation pour la Sibérie.La station thermale, entourée de la Baltique, a accueilli à l\u2019été 1867 Piotr Tchaïkovski et sa famille.Souvenir d\u2019Hapsal, une œuvre pour piano dédiée à la sœur de son beau-frère, est composée entre deux balades en bord de mer.Une attention polie à l\u2019égard d\u2019une femme qui l\u2019aimait mais à qui il ne pouvait rendre son affection, tor turé intérieurement par son homosexualité.En souvenir de Tchaïkovski, Hapsal a érigé sur le front de mer un banc en béton qui diffuse le morceau en boucle, son portrait incrusté dans le dossier, le regard posé sur une baie préservée.Tout près, planqué à l\u2019étage d\u2019un hôtel-spa avec vue sur la mer, ser vice à l\u2019ancienne et odeur de chlore envahissante, le Blu Holm Cafe, un des meilleurs restaurants de la ville, dixit les guides, propose une carte éclectique, abordable et de qualité pour manger en compagnie de Finlandais qui prennent l\u2019apéro en peignoir devant un match de foot.Peut-être aurait-il mieux valu dîner dans l\u2019un des petits restos du centre, avec vue sur les villas Jugendstil (Art nouveau).Hiiumaa, l\u2019île aux géants Le bateau déverse à Helter- maa son flot de voitures et de vélos qui filent en ligne avant de se disperser dans les hameaux de l\u2019île.Indiqués par des panneaux, ils sont invisibles depuis les petites routes qui sillonnent les denses forêts de pins et de genévriers, les maisons sont cachées derrière des barrières artisanales en rondin, et on devine à peine les toits de chaume à travers le feuillage.On jurerait voir dans les fourrés les yeux brillants des créatures qui peuplent les légendes locales.De nombreuses petites criques, quelques barques, pas un chat.Pour trouver l\u2019unique supermarché de l\u2019île, il faut se rendre dans la capitale, Kärdla, petite ville paisible où l \u2019on se procure un anti - moustique indispensable et salvateur.Une météori te tombée i l y a 455 millions d\u2019années y a laissé un cratère de quatre kilomètres de diamètre, selon la littérature de voyage.L\u2019enthousiasme est vite douché : il ne reste qu\u2019un bourrelet de terre.Après une courte nuit à Poama \u2014 le soleil se couche après minuit et se lève avant 4 h en été \u2014, direction sud pour prendre le ferry à Söru, minuscule port de pêche à l\u2019atmosphère très scandinave, d\u2019où l\u2019on aperçoit les côtes de Saaremaa.Saaremaa, l\u2019île aux moulins À ce point du voyage, le nom de l\u2019île a été croisé bien des fois : sur des emballages de fromage, de jambon, ou des bouteilles de vodka.Nombreuses sont les marques à répandre en Estonie et ailleurs des produits industriels estampillés Saaremaa, comme une promesse de qualité.Connue pour sa bière et ses brasseurs, son miel et ses fermes, son emblème est le moulin à vent, jadis présent dans tous les villages et devenu principal argument touristique.Pour dîner à l\u2019intérieur d\u2019un moulin, on opte pour le restaurant Tarvern Veski, institution de Kuressaare, la capitale.Seule vraie ville de l\u2019archipel, elle vaut le détour pour ses maisons aux toits rouges typiques et son château fort intact.Enfin, si l\u2019on souhaite dormir dans un petit moulin, une habitante d\u2019Ohessaare a transformé le sien en hôtel.Paysage enchanteur, vue sur la mer magnifique, ambiance bout-du-monde.Les promeneurs laissent des cairns sur les plages de galets.Peut-être le plus bel endroit de l\u2019île.Muhu, l\u2019île endormie « We sailed on a f ishing- boat/Between these two sho - res/The Island of Lovers/And the Island of Whores » (« Nous naviguions sur un bateau de pêche/Entre ces deux rivages/L\u2019île des amants/Et l\u2019île des putes») chantaient en 2002 les Pet Shop Boys.Un couplet inspiré par leur passage à Muhu, au Pädaste Manor, palace aussi champêtre que luxueux qui «fait la réputation de l\u2019île» selon un de ses fondateurs, le Hollandais Martin Breuer.En 1992, il pique-nique avec un camarade de l\u2019armée dans les ruines de ce manoir.Trois ans plus tard, ils l\u2019achètent et se demandent dès le lendemain s\u2019ils n\u2019ont pas fait une belle connerie.En véritable amoureux de Muhu, il ponctue à nos côtés le tour du propriétaire d\u2019anecdotes colorées sur les élans « aussi gros que des éléphants », les fermiers qui ont déser té l\u2019île, l\u2019école architecturale de Muhu, prisée jusque sur le continent\u2026 Le restaurant du chef Matthias Diether, l\u2019Alexander, qui se trouve au sein du manoir, est sacré tous les ans meilleur établissement d\u2019Estonie.Côté pile, Muhu est un lieu de passage pour touristes pressés d\u2019arriver à Saaremaa.Côté face, c\u2019est un lieu de villégiature pour riches et puissants qui « veulent prendre le temps de ne rien y faire ».Et qui, les nuits de pleine lune, prennent le bateau au fond du grand parc pour al ler boire du champagne et rêver de l\u2019île des amants et de l\u2019île des putes.Libération Le plus scandinave des pays baltes, l\u2019Estonie, est surtout une terre de métissage ballottée par des siècles de remous historiques, au fil des occupations danoise, suédoise, russe, allemande\u2026 À tort ou à raison, les Estoniens ont la conviction que le millier d\u2019îles semées le long de la côte, dans le golfe de Riga, reflètent la véritable âme de leur nation, une « estonicité » qui leur est chère.L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 7 E T D I M A N C H E 2 8 A O Û T 2 0 1 6 P L A I S I R S D 4 Parce qu\u2019on y fait beaucoup la fête et qu\u2019il faut y être vu l\u2019été, les guides touristiques ont surnommé Pärnu « la Saint-Tropez d\u2019Estonie».Ville thermale la plus fréquentée du pays, elle est posée sur la via Baltica, à mi-chemin entre Riga et Tallinn.TOURISME DÉFI DES CANTONS-DE-L\u2019EST Samedi 10 septembre Départ/arrivée : Mont-Orford CHOIX DE PARCOURS : DE 50 À 150 KM INSCRIVEZ-VOUS MAINTENANT ! velo.qc.ca EN PARTENARIAT AVEC P h o t o : M a x i m e J u n e a u , L \u2019 É t a t B r u t Inspections environnementales DES TRANSACTIONS IMMOBILIÈRES EN TOUTE CONFIANCE Spheratest est un fournisseur recommandé par le CAA Habitation et accrédité par les grandes institutions financières canadiennes 5000, rue Iberville, bur.324, Montréal (514)522-5005 / 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s\u2019y intéresser.D\u2019abord de loin, à travers les réseaux sociaux, les chaînes de YouTu- beurs, les sites Web, et ensuite de près.En général, la première grande transition se passe dans l\u2019assiette.D\u2019omnivore, on devient végétarien, puis végétalien (œufs, laitages, miels sont alors abandonnés).Par la suite, pour por ter la casquette végane, chacun y va de ses envies et con - victions, pouvant aller jusqu\u2019à ne plus por ter de cuir, réduire son impact sur l\u2019environnement en éliminant les emballages inutiles, etc.Être végane, c\u2019est refuser tout produit de consomma- t ion issu d\u2019animaux ou de l \u2019exploitat ion animale : du fromage au lait de vache et au miel de forêt en passant par les cosmétiques testés sur des souris, les lainages et jusqu\u2019à la col le des semelles de chaussures.Un truc de filles ?Cer tes, les clients d\u2019Élise Bellerose, propriétaire du café-resto Antidote comptoir végane, dans le quartier Ho- chelaga à Montréal , et de Sylvain Karpinski, fondateur de Gusta (petite fabrique de saucisses et de fromages vé- ganes), sont majoritairement des femmes dans la fin de la vingtaine, début trentaine.Mais pas seulement.Sexer le véganisme serait une erreur.« Mes clients sont principalement de jeunes adultes du quar tier : des étudiants, des végés confirmés, des curieux, mais aussi des familles.Tous s \u2019 intéressent à ce qu\u2019 i l s consomment.C\u2019est sûr qu\u2019il y a plus de filles, mais souvent, le gars va la suivre ! » explique Élise.Pour Sylvain, le mouvement végane connaît un gros boom depuis 2012.Il s\u2019est ouvert et démocratisé.« Avant, ce mode de vie était surtout le choix de gens plus radicaux, plus politisés.Aujourd\u2019hui, n\u2019impor te qui peut devenir végé \u2014 tarien ou talien) ! » La déco dans l\u2019assiette L\u2019offre alimentaire suit donc le mouvement.En matière de proposition, mais aussi de présentation.Car la génération végane carbure pas mal à l\u2019image.« Il faut que ce soit bon et beau ! » confirme Éli se, qui bichonne la déco de son resto et celle de ses assiettes.À peine ser vies, aussitôt « instagra- misées ».Beau et bien pour soi.Bon pour la planète.Mais pas à n\u2019importe quel prix.La jeune propriétaire en sait quelque chose, elle qui a dû revoir sa copie de départ, qui était d\u2019ouvrir une épicerie vé- gane avec une microsection pour consommer sur place, et non l\u2019inverse, comme deux ans plus tard.La raison ?Des coûts jugés trop élevés et donc boudés par la clientèle (hormis pour les préparations maison).Jongler avec divers critères d\u2019appel (végane, biologique, sans OGM, local\u2026), tout en proposant des prix acceptables, n\u2019est pas un exercice facile pour ces marchés émergents.Sylvain Karpinski, qui a lancé son entreprise en 2015, se sent à l\u2019aise avec le fait que son huile de coco provient des Philippines et sa protéine de blé, des Prairies canadiennes.Des compromis, il faut savoir en faire.Par contre, la fabrication de ses saucisses et fromages végétaux af fiche 100 % local.C\u2019est d\u2019ailleurs au cœur du marché Jean-Talon qu\u2019il ouvrira prochainement son comptoir-boutique.Entre ceux qui virent vé- ganes pour des questions d\u2019éthique et d\u2019autres pour des raisons de santé personnelle, il y a un champ de possibles.En croissance Et même si le manque de données ne permet pas encore de chif frer significativement le mouvement, la courbe des consommateurs végés, toutes allégeances confondues, est incontestablement en croissance.Aussi ne devrait-on pas tarder à voir poindre plus d\u2019offres et d\u2019originalités dans les assiettes.Comme tout ce qui tourne autour des imitat ions de viande (Impossible Foods et Beyond Meat, deux entreprises californiennes qui se démarquent avec leur steak plus vrai que végétal !), ou une version végane de la malbouf fe (un végane ne se nourrit pas que de feuilles de laitue).Histoire de se dépar tir du gros bol « énergisant » qui prime encore dans nombre d\u2019établissements, ou des fameuses « options » inscrites sur bien des menus.Une option, le végane ?De moins en moins.?Antidote comptoir végane, 3459, rue Ontario Est, Montréal?514 303-6300, info@goan tidote.com.Gusta : petite fabrique de saucisses et de fromages vé- ganes, 191, place du Marché- du-Nord, Montréal, gusta- foods.com.Prochainement un comptoir-boutique au marché Jean-Talon.L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 7 E T D I M A N C H E 2 8 A O Û T 2 0 1 6 P L A I S I R S D 5 Entre ceux qui virent véganes pour des questions d\u2019éthique et d\u2019autres pour des raisons de santé personnelle, il y a un champ de possibles.Et même si le manque de données ne permet pas encore de chiffrer significativement le mouvement, la courbe des consommateurs végés, toutes allégeances confondues, est en croissance.SAVEURS Nous amorçons aujourd\u2019hui la publication d\u2019une nouvelle chronique qui abordera notamment les tendances, les mouvements et les nouveautés dans le monde de l\u2019alimentation, et qui présentera des personnes clés de ce secteur riche en transformations.Tour à tour aide-pâtissière, aide-cuisinière, animatrice d\u2019ateliers culinaires pour enfants et auteure, Sophie Suraniti possède aussi une formation en communication.La génération végane Les adeptes carburent au beau et bien pour soi, au bon pour la planète, mais pas à n\u2019importe quel prix ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Un bol de poké chez Antidote comptoir végane à Montréal : ananas grillés, edamame, tofu frit et sauce chili sucrée.Le jus cardinal : carottes, pommes, gingembre et citron.Ci-dessous: la réserve de pousses.POUR ALLER PLUS LOIN Le défi végane 21 jours de l\u2019auteure québécoise Élise Desaulniers (Tré- carré, 2016) : concis, très pra- tico-pratique avec des mises en contexte, des conseils, des témoignages et une vingtaine de recettes.Le prochain défi débute le 4 septembre : ledefivegane21jours.com.Très similaire, mais sans le côté défi : Vivre végane de la journaliste française Gwendoline Yzèbe (Livre de poche, 2016).Versus, un magazine végane québécois lancé en 2015 : versus- magazine.co.Le 3e Festival végane de Montréal : les 5 et 6 novembre, au marché Bonsecours de Montréal.festivalveganedemontreal.com.Voici une recette concoctée par le chef Olivier Perret, du restaurant Le Renoir à l\u2019hôtel Sofitel de Montréal.Il est l\u2019un des cinq chefs invités dont nous publierons à tour de rôle une recette au cours des prochaines semaines.Outre M.Perret, les autres chefs sont Michael Tozzi (Olive & Gourmando), He- méla Pourafzal (Byblos), David Côté (Crudessence) et Kim Lallouz (Monsieur).Lotte rôtie façon bouillabaisse Pour 4 personnes 1 kg de lotte 12 tiges de mini-fenouils 12 mini-carottes nantaises (petites carottes de couleurs variées) 5 g de beurre 3 gousses d\u2019ail épluchées 2 litres de fumet de poisson 100 ml de vin blanc 1 oignon 500 g de fenouil 1 citron 2 branches de céleri 300 ml de crème 35 % 100 ml d\u2019huile d\u2019olive 100 g de micro-herbes (qu\u2019on trouve notamment dans les marchés publics) Sel et poivre du moulin Préparation de la lotte Bien nettoyer la lotte avec un couteau à lame souple.Garder les parures pour la soupe de poisson.Faire 4 portions de lotte de 150 à 170 g.La soupe de poisson Dans une casserole, avec un peu d\u2019huile d\u2019olive, faire revenir les oignons émincés, les parures de lotte et le fenouil émincé.Mouiller avec du vin blanc et le fumet de poisson (on peut ajouter un peu de Ricard si on en a).Ajouter le céleri en branche taillé, l\u2019ail et le citron coupé en deux.Amener à ébullition et réduire le feu (frémissement) pour faire cuire pendant 30 minutes.Chinoiser (passer au tamis fin) et remettre sur le feu avec 200 ml de crème 35 %.Faire chauffer 15 minutes et mélanger avec un batteur à main.Assaisonner.Petits légumes Faire blanchir les mini-lé- gumes dans une eau frémissante salée et beurrée.Une fois ceux-ci cuits, les faire revenir dans un peu d\u2019huile d\u2019olive et assaisonner.La lotte : faire colorer à la poêle sur tous les côtés et finir au four (8 minutes à 380 °F).Montage Dans le fond d\u2019une grande assiette creuse, déposer la lotte et les mini-légumes.Ajouter la soupe de poisson bien chaude.En final, ajouter un peu de micro-pousses et une cuillère à soupe d\u2019huile d\u2019olive.HÔTEL SOFITEL 1155, rue Sherbrooke Ouest Montréal?514 788-3074 sofitelmontreal.com OLYA KRASAVINA Le plat de lotte façon bouil - labaisse du chef Olivier Per - ret, au restaurant Le Renoir.SIMON BERNIER-BILODEAU Gusta est une petite fabrique de saucisses et de fromages véganes à Montréal.SOPHIE SURANITI ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR L\u2019offre alimentaire suit le mouvement.En matière de proposition, mais aussi de présentation.MANGER VÉGANE AU QUÉBEC L\u2019Association végétarienne de Montréal publie chaque année, sur son site Internet, un petit guide d\u2019adresses : vegemontreal.org.Le site Happycow.net permet de trouver des adresses végés partout dans le monde. S ite d\u2019interprétation de la nature et espace de loisirs, le Domaine Maizerets est un parc méconnu de l\u2019arrondissement de La Cité- Limoilou à Québec.C\u2019est un bel endroit à découvrir et à visiter pour ses arbres centenaires, son labyrinthe de cèdres, son jardin d\u2019eau, son pavillon éducatif et ses bâtiments historiques.Poumon vert de 27 hectares dans cette zone semi-industrielle, le domaine joue un rôle essentiel pour les résidants des environs.Le cœur historique du Domaine Maizerets séduit immédiatement par ses bâtiments magnifiques, ses beaux aménagements et ses arbres imposants.Commençons par les bâtiments, pour vous mettre en contexte.Ceux-ci ont été érigés au cours de la période où le domaine appar tenait au séminaire.L\u2019immense grange de pierre a été construite en 1755, à la demande du supérieur du séminaire Louis-Ango des Mai- zerets.Le domaine a été nommé en son honneur.Quant à la maison Maizerets, elle a été conçue en 1777 en respectant l\u2019architecture typique du Régime français et a été classée monument historique.De 1932 à 1970, le domaine devient une colonie de vacances où des jeunes viennent découvrir, entre autres, les sciences naturelles.Puis, depuis 1980, le lieu s\u2019est donné comme principal mandat l\u2019éducation par l\u2019interprétation de la nature.Dans le cœur historique Située derrière la maison Maizerets, l\u2019île Saint-Hyacinthe est un lieu romantique composé d\u2019un long anneau d\u2019eau et d\u2019immenses saules, d\u2019érables argentés, d\u2019érables rouges et de frênes.À certains moments de la saison, l\u2019eau de l\u2019anneau se couvre d\u2019un tapis vert surprenant formé de lentilles\u2026 d\u2019eau.Au sud des bâtiments, vers le fleuve, la majestueuse Ormaie assemble ormes d\u2019A - mérique et peupliers deltoïdes centenaires, tandis qu\u2019à ses côtés se trouve le marais, une zone naturelle où l\u2019on peut observer la faune et la flore.Le grand boisé de ce secteur comprend la peupleraie et l\u2019étonnante saulaie.Celle-ci, avec ses arbres monumentaux, donne un aspect surprenant et fantasmagorique au boisé.Quant au ruisseau du Moulin, qui traverse le domaine du nord au sud, il trace la fin du boisé et le début de l\u2019arboretum.En suivant le sentier qui longe le ruisseau, on emprunte un pont qui nous mène dans le nouveau secteur, celui de l\u2019arboretum.L\u2019arboretum Inauguré en 1997, le jeune arboretum de sept hectares, de facture contemporaine, a été conçu sur un ancien dépotoir à neige.Sa visite permet de découvrir plus de 1500 arbres, répartis en 215 espèces, variétés et cultivars, quelque 277 espèces, variétés et culti- vars d\u2019arbustes et de plantes grimpantes et 120 espèces, variétés et cultivars de vivaces.Le long des sentiers, des panneaux d\u2019interprétation permettent d\u2019apprécier la diversité des végétaux présentés.Un des attraits de ce secteur est le jardin d\u2019eau, dont les contours sont joliment aménagés et où sont décrites les cinq grandes catégories de plantes aquatiques.Néanmoins, le labyrinthe de cèdres, qui, à ce que je sache, n\u2019a pas son pareil ailleurs au Québec, est l\u2019élément spectaculaire de ce secteur.On apprécie particulièrement la symétrie de son dessin vu de l\u2019observatoire non loin.Ses 350 mètres de sentiers sont délimités par de hautes haies concentriques où jeunes et moins jeunes peuvent s\u2019amuser, se perdre et se retrouver.Un ar rêt au pavillon d\u2019accueil Edmond-Ga- gnon permet de voir l\u2019intéressante exposition permanente qui explique notamment les plantes, la géologie de la région, le boisé et l\u2019histoire du domaine.De même qu\u2019on peut apprécier son toit végé- talisé, l \u2019un des premiers à avoir été aménagés dans la ville de Québec.Application mobile On peut également découvrir le domaine à l\u2019aide d\u2019une application mobile gratuite que l\u2019on télécharge à par tir de son site, à l\u2019onglet « Services offerts ».L\u2019application, toutefois, ne fonctionne qu\u2019avec les iPhone ou iPod.Si on n\u2019a pas de « iMachin », le ser vice à la clientèle du chalet Lacroix ou du pavillon Edmond-Gagnon est en mesure de vous en prêter un gratuitement, pour vu que vous ayez un permis de conduire valide à leur remettre.Le Domaine Maizerets appartient à la Commission de la capitale nationale du Québec.Il est géré par la Ville de Québec et animé et entretenu par la Société du Domaine Maize- rets.L\u2019accès est gratuit.lgobeille@ledevoir.com L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 7 E T D I M A N C H E 2 8 A O Û T 2 0 1 6 JARDINS D 6 MARIE VERMETTE inc.Fleurs, plantes et objets choisis 801, av.Laurier Est, Montréal Livraison 1 877 272-2226 514 272-2225 www.marievermette.com 25 ANS Le Domaine Maizerets, une belle visite Un site historique, des arbres centenaires, un arboretum de facture contemporaine à Québec LISE GOBEILLE INVENTAIRE ILLUSTRÉ DES FLEURS Virginie Aladjidi Illustratrice : Emmanuelle Tchoukriel Albin Michel jeunesse Paris, 2016, 80 pages Du bouton-d\u2019or à la capucine, du tournesol à la jonquille, cet inventaire présente des fleurs connues faciles à observer lors d\u2019une promenade, mais aussi des espèces surprenantes, comme le géant Arum titan ou le puant rafflésia de l\u2019Indonésie.Chaque plante fait l\u2019objet d\u2019une belle planche botanique accompagnée d\u2019un texte descriptif et parfois d\u2019animaux ou d\u2019insectes.Des anecdotes évoquent aussi l\u2019origine du nom de certaines fleurs ou la manière dont elles sont utilisées en médecine ou en cuisine.Ainsi, on y apprend que le pissenlit tient son nom de ses effets diurétiques, ou encore que la dionée met deux à trois semaines à digérer sa proie.Magnifique.DANS LA BIBLIOTHÈQUE Quelques idées de vivaces pour fleurir et colorer votre jardin à l\u2019automne, car nous sommes encore loin de la saison «morte », comme certains l\u2019appellent ! D\u2019abord, deux plantes à fleurs.La première est l\u2019anémone «Honorine Jobert », une élégante et haute plante aux fleurs simples ayant de gros pétales blancs.Un classique dont la floraison débute vers la fin de l\u2019été et se poursuit jusqu\u2019à tard dans l\u2019automne.Elle a été nommée vivace de l\u2019année par la fameuse Perennial Plant Association des États-Unis.L\u2019autre est l\u2019hélénie, une cousine des marguerites.Facile à cultiver, elle est haute et ses fleurs colorées ont un cœur proéminent.Sa longue floraison débute en juillet pour se terminer, dans le cas de certains cultivars, à la fin de septembre.Ensuite, deux graminées qui s\u2019enflamment quand les jours raccourcissent.L\u2019Andropogon gerardii « Indian Warrior » est une haute plante de 150 cm dont le feuillage prend des teintes rouges dès la mi-été, qui tournent graduellement au pourpre, pendant que ses épis de la même couleur émergent et complètent le spectacle.L\u2019autre, un peu plus petite à 100 cm, est le Schizachyrium sco- parium, une graminée indigène des États-Unis.Avec l\u2019arrivée du temps frais, son feuillage bleu-vert qui pousse en touffe érigée prend une belle coloration rouge-ocre qui illumine l\u2019aménagement.Au jardin cette semaine PHOTOS LISE GOBEILLE Un des attraits de l\u2019arboretum est le jardin d\u2019eau, dont les contours sont joliment aménagés et où sont décrites les cinq grandes catégories de plantes aquatiques.Le labyrinthe de cèdres est un élément spectaculaire.On apprécie particulièrement la symétrie de son dessin vu de l\u2019observatoire non loin.La maison Maizerets a été conçue en 1777 en respectant l\u2019archi - tecture typique du Régime français.Un arrêt au pavillon d\u2019accueil Edmond-Gagnon permet d\u2019apprécier son toit végétalisé, l\u2019un des premiers à avoir été aménagés à Québec.Dernière chance de s\u2019inscrire aux 3es Journées des ruelles vertes organisées par le Comité vert de Villeray, qui auront lieu les 10 et 11 septembre.Les comités de citoyens qui souhaitent convier voisins et visiteurs doivent remplir le formulaire goo.gl/forms/vjgU4bgi12145FLE3 avant le 28 août.Les activités vont du 5 à 7 à des ateliers, conférences et projections de films.Pour plus d\u2019information, consulter la page Facebook de l\u2019événement Journées ruelles vertes.Journées des ruelles vertes de Montréal "]
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