Le devoir, 1 septembre 2016, Cahier B
[" Marc Riboud Le photographe «au compas dans l\u2019œil» n\u2019est plus Page B 7 ECONOMIELe haut-parleur abitibien de la musique émergente Page B 8 C A H I E R B \u203a L E D E V O I R , L E J E U D I 1 E R S E P T E M B R E 2 0 1 6 MYCHELLE DANIAU AGENCE FRANCE-PRESSE B O R I S P R O U L X Tout est bousculé parmi les producteurs d\u2019alcool de la Montérégie.Le Domaine Pinnacle, qui produit notamment un cidre de glace et des spiritueux, dont le gin Ungava, scinde en deux ses activités.Le gin primé internationalement et les autres alcools fins distillés à Cowansville sont vendus pour 12 millions de dollars à l\u2019ontarienne Corby spiritueux et vins limitée, détenue majoritairement par la multinationale française Pernod-Ricard.Les activités cidricoles du Domaine Pinnacle, elles, sont regroupées avec celles de l\u2019entreprise La Face cachée de la pomme, récemment placée sous la protection de la Loi sur la faillite et l\u2019insolvabilité.Son fondateur, François Pouliot, dirige désormais la nouvelle entreprise qui chapeaute les deux cidriculteurs.Nommé CidreCo, le nouveau joueur devient le premier producteur de cidre de glace du Québec.Les Spiriteux Ungava En plus du gin québécois Ungava, reconnaissable par sa couleur jaune vif, le rhum Chic Choc et les spiritueux Coureur des bois et Cabot Trail seront commercialisés sous une nouvelle enseigne, Les Spiritueux Ungava.Cette nouvelle filiale de la torontoise Corby sera officialisée le 30 septembre et sera dirigée par le cofondateur du Domaine Pinnacle, Charles Crawford.«Les produits ont connu une bonne croissance dans les dernières années.Ça prend maintenant des ressources pour continuer, et le choix idéal était de vendre [à Corby]», précise le principal intéressé au Devoir.De plus grands moyens financiers vont permettre l\u2019augmentation de la production, mais surtout donner accès à un réseau de distribution orienté vers l\u2019extérieur du Québec.« Il y a beaucoup de compétition.Il faut avoir de gros bras pour se tailler une place ! » Pour le professeur en économie Frédéric Laurin, spécialiste de la distribution des alcools au Québec, les monopoles provinciaux sur l\u2019alcool rendent très difficile la distribution, spécialement pour les petits distillateurs qui ne peuvent vendre leurs produits sur le lieu de production.« C\u2019est vraiment avantageux pour un plus petit producteur d\u2019être acheté par un grand groupe, puisque cela lui permet d\u2019être distribué partout ailleurs [qu\u2019au Québec].La SAQ offre aux produits québécois une place sur ses tablettes, mais pour les autres provinces, ça coûte beaucoup d\u2019argent.» M.Crawford a indiqué que de nouveaux produits sont en développement.Il n\u2019a toutefois pas souhaité préciser comment les parties se sont entendues sur le montant de 12 millions de dollars.Toutes les activités des Spiritueux Ungava, y compris son siège social, resteront à Cowansville.CIDRERIES Y a-t-il un pépin dans la pomme ?Le Domaine Pinnacle vend ses spiritueux à l\u2019ontarienne Corby et fusionne ses autres activités à celles de La Face cachée de la pomme JACQUES GRENIER LE DEVOIR Après avoir vendu son gin Ungava à l\u2019ontarienne Corby, Charles Crawford dirigera sa filiale Les Spriritueux Ungava.Les autres produits du Domaine Pinnacle seront regroupés au sein d\u2019une nouvelle compagnie qui intégrera ceux de La Face cachée de la pomme.C R A I G W O N G à Ottawa L\u2019 économie canadienne a af f iché au deuxième trimestre sa pire performance en sept ans, a indiqué mercredi Statistique Canada.Le produit intérieur brut s\u2019est replié au taux annualisé de 1,6 % pendant les mois d\u2019avril à juin, a précisé l\u2019agence fédérale, essentiellement en raison des incendies de forêt qui ont partiellement détruit la ville de Fort McMur- ray, en Alberta.Il s\u2019agit du plus important déclin de l\u2019économie canadienne depuis le deuxième trimestre de 2009, alors que le pays traversait la crise financière mondiale.La contraction rapportée mercredi se comparait à une croissance annualisée de 2,5 % au premier trimestre \u2014 une estimation révisée par rapport à celle de 2,4 % annoncée initialement.Les économistes s\u2019attendaient en moyenne à un recul du PIB de 1,5 % au deuxième trimestre, selon les prévisions recueillies par Thomson Reuters.«Ça n\u2019a pas été joli, mais personne ne s\u2019attendait à ce que ce le soit », a fait valoir Avery Shen- feld, de CIBC Marchés des capitaux, dans une note de recherche.Le repli du PIB survient dans un contexte où les exportations de biens et de services ont reculé de 4,5 % au cours du trimestre, après avoir CROISSANCE Un trimestre à oublier Le PIB du Canada s\u2019est contracté de 1,6 % d\u2019avril à juin en raison notamment des incendies de forêt à Fort McMurray F R A N Ç O I S D E S J A R D I N S F aute de contrats à court terme, l\u2019usine de tours en béton exploitée par Enercon à Ma- tane, une des quatre installations manufacturières de la filière éolienne au Québec, s\u2019apprête à mettre à pied la majeure partie des employés restants pour ne garder que le personnel essentiel au maintien du bâtiment.Le complexe matanien du groupe allemand, dont l\u2019effectif de 150 travailleurs il y a quelques années n\u2019était plus que d\u2019une soixantaine au printemps dernier, a terminé sa production depuis un cer tain temps et le carnet de commandes est à sec.Selon Eva Lotta Schmidt, gestionnaire en développement des af faires chez Enercon Canada, l\u2019usine compte présentement 15 employés, dont deux seront remerciés à la fin de la semaine et neuf autres la semaine prochaine.Par la suite, quatre employés seront en poste de manière permanente.« Nous ne voulons pas fermer l\u2019usine.Ça ne fait pas partie de nos plans, a dit Mme Schmidt lors d\u2019un entretien téléphonique.Nous travaillons avec tous les partenaires possibles pour faire bouger les choses au Québec.Nous croyons qu\u2019il y a un bon potentiel, un bon régime de vent, et les prix du dernier appel d\u2019offres étaient ultra- compétitifs avec n\u2019importe quelle autre forme de nouvelle électricité produite au Québec.» FILIÈRE ÉOLIENNE Un manufacturier de Matane en panne de contrats Enercon gardera seulement quatre employés pour assurer l\u2019entretien du bâtiment VOIR PAGE B 2 : CROISSANCE VOIR PAGE B 2 : CIDRE VOIR PAGE B 2 : ÉOLIEN L E D E V O I R , L E J E U D I 1 E R S E P T E M B R E 2 0 1 6 B 2 É C O N O M I E Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Alim.Couche-Tard ATD.B 67.63 -0.31 -0.46 1065 Canadian-Tire CTC.A 134.33 -0.79 -0.58 301 Cogeco CCA 63.45 0.45 0.71 83 Corus CJR.B 12.29 0.04 0.33 626 Groupe TVA TVA.B 4.03 0.03 0.75 0 Jean Coutu PJC.A 19.41 0.41 2.16 288 Loblaw L 71.35 0.36 0.51 1080 Magna MG 52.81 0.13 0.25 1142 Metro MRU 44.54 -0.02 -0.04 666 Quebecor QBR.B 40.11 0.22 0.55 206 Uni Select UNS 30.79 0.13 0.42 118 Saputo SAP 43.60 0.36 0.83 671 Shaw SJR.B 26.23 -0.11 -0.42 1286 Dollarama DOL 96.90 -0.19 -0.20 518 Restaurant Brands QSR 62.57 1.06 1.72 523 Transat A.T.TRZ 6.50 0.17 2.69 22 Yellow Media Y 18.67 0.07 0.38 15 S&P TSX SPTT14597.95 -86.90 -0.59 239636 S&P TX20 TX20 625.18 -4.60 -0.73 81774 S&P TX60 TX60 851.38 -6.12 -0.71 137241 S&P TX60 Cap.TX6C 941.45 -6.77 -0.71 137241 Cons.de base TTCS 548.45 1.46 0.27 5177 Cons.discré.TTCD 175.10 0.23 0.13 9894 Énergie TTEN 195.70 -3.41 -1.71 47493 Finance TTFS 253.98 -1.31 -0.51 28529 Aurifère TTGD 228.48 -3.05 -1.32 73339 Santé TTHC 84.84 -1.34 -1.55 2669 Tech.de l\u2019info TTTK 55.95 0.21 0.38 5551 Industrie TTIN 195.02 -0.72 -0.37 16550 Matériaux TTMT 241.37 -1.76 -0.72 89018 Immobilier TTRE 292.77 -1.00 -0.34 5406 Télécoms TTTS 155.23 -0.99 -0.63 2993 Sev.collect.TTUT 238.66 -0.67 -0.28 8211 Métaux/minerals TTMN 670.38 0.00 0.00 0 TSX Venture JX 785.75 -4.60 -0.58 83568 Cameco CCO 12.10 -0.12 -0.98 1914 Canadian Natural CNQ 40.73 -0.78 -1.88 2211 Hydro One H 26.22 0.05 0.19 527 Enbridge ENB 51.72 -0.08 -0.15 2899 EnCana ECA 12.52 -0.24 -1.88 6288 Enerplus ERF 9.13 -0.06 -0.65 835 Pengrowth Energy PGF 1.89 -0.05 -2.58 719 Pétrolière Impériale IMO 40.01 -0.52 -1.28 697 Suncor Energy SU 35.56 -0.86 -2.36 4256 Cenovus Energy CVE 18.95 -0.52 -2.67 1706 TransCanada TRP 59.47 -0.37 -0.62 7620 Valener VNR 21.17 -0.09 -0.42 87 Air Canada AC 8.96 0.03 0.34 918 Bombardier BBD.B 2.15 0.06 2.87 8618 CAE CAE 18.70 0.38 2.07 864 Canadien Pacifique CP 200.85 -2.15 -1.06 355 Chemin de fer CN CNR 84.27 -0.75 -0.88 2208 SNC-Lavalin SNC 55.90 0.21 0.38 397 Transcontinental TCL.A 19.20 0.52 2.78 148 TransForce TFI 26.77 0.19 0.71 185 B.CIBC CM 104.10 -0.36 -0.34 1152 B.de Montréal BMO 86.98 -0.26 -0.30 1209 B.Laurentienne LB 49.16 -0.34 -0.69 185 B.Nationale NA 46.09 -1.49 -3.13 2617 B.Royale RY 81.53 -0.26 -0.32 2692 B.Scotia BNS 69.81 -0.12 -0.17 2130 B.TD TD 58.52 -0.18 -0.31 3156 Brookfield Asset BAM.A 44.25 -0.13 -0.29 2113 Cominar Real CUF.UN 16.45 -0.05 -0.30 378 Corp.Fin.Power PWF 30.21 -0.37 -1.21 401 Fin.Manuvie MFC 17.89 -0.42 -2.29 5517 Fin.Sun Life SLF 41.38 -0.60 -1.43 1066 Great-West Lifeco GWO 31.32 -0.61 -1.91 521 Industrielle All.IAG 46.74 -0.01 -0.02 250 Power Corporation POW 27.72 -0.42 -1.49 821 TMX X 56.90 0.00 0.00 165 Agrium AGU 126.36 1.27 1.02 717 Barrick Gold ABX 22.29 -0.52 -2.28 5601 Goldcorp G 19.96 -0.29 -1.43 4522 Kinross Gold K 5.24 -0.09 -1.69 5849 Mines Agnico-Eagle AEM 66.47 -0.04 -0.06 1026 Potash POT 23.76 0.46 1.97 4470 Teck Resources TCK.B 21.25 -0.62 -2.83 4262 Fortis FTS 41.25 -0.37 -0.89 1372 TransAlta TA 5.68 -0.13 -2.24 950 BlackBerry BB 9.95 -0.34 -3.30 1428 CGI GIB.A 63.83 0.57 0.90 848 BCE BCE 61.27 -0.77 -1.24 1405 Manitoba Telecom MBT 38.15 -0.18 -0.47 103 Rogers RCI.B 56.16 -0.16 -0.28 643 Telus T 43.02 -0.25 -0.58 842 iShares DEX XBB 32.49 0.02 0.06 45 iShares MSCI XEM 27.04 -0.25 -0.92 8 iShares MSCI EMU EZU 33.12 0.00 0.00 0 iShares S&P 500 XSP 24.90 -0.05 -0.20 133 iShares S&P/TSX XIC 23.19 -0.15 -0.64 68 YAMANA RES INC YRI 5.31 -0.09 -1.67 10134 TRANSCANADA TRP 59.47 -0.37 -0.62 7620 FIRST QUANTUM FM 9.94 -0.15 -1.49 6470 ENCANA CORP ECA 12.52 -0.24 -1.88 6288 KINROSS GOLD CORP K 5.24 -0.09 -1.69 5849 BARRICK GOLD CORP ABX 22.29 -0.52 -2.28 5601 MANULIFE FINANCIAL MFC 17.89 -0.42 -2.29 5517 BAYTEX ENERGY CORP BTE 5.92 -0.10 -1.66 4739 GOLDCORP INC G 19.96 -0.29 -1.43 4522 POTASH CORP POT 23.76 0.46 1.97 4470 HB NYMEX CL BEAR HOD 13.60 0.88 6.92 2887 CASCADES INC CAS 11.16 0.56 5.28 258 HB NYMEX NG BULL HNU 11.75 0.36 3.16 1885 HORIZONS BETA HGD 9.60 0.27 2.89 1397 LUNDIN GOLD INC LUG 6.12 0.17 2.86 131 CANWEL BUILDING CWX 6.99 0.19 2.79 215 TRANSCONTINENTAL TCL.A 19.20 0.52 2.78 148 KNIGHT GUD 8.76 0.22 2.58 229 EMPIRE CO LTD EMP.A 21.57 0.47 2.23 558 JEAN COUTU GROUP PJC.A 19.41 0.41 2.16 288 HB NYMEX CL BULL HOU 7.40 -0.55 -6.92 4317 TRILOGY ENERGY TET 5.78 -0.39 -6.32 181 VALEANT VRX 38.09 -1.51 -3.81 1259 HUSKY ENERGY INC HSE 16.12 -0.58 -3.47 960 HB NYMEX NG BEAR HND 12.41 -0.44 -3.42 460 BLACKBERRY LTD BB 9.95 -0.34 -3.30 1428 MEG ENERGY CORP MEG 5.42 -0.18 -3.21 1203 NATIONAL BANK of NA 46.09 -1.49 -3.13 2617 PAREX RESOURCES PXT 15.52 -0.49 -3.06 630 S&P TSX GLOBAL HGU 21.73 -0.66 -2.95 543 AGRIUM INC AGU 126.36 1.27 1.02 717 RESTAURANT BRANDS QSR 62.57 1.06 1.72 523 INTACT FINANCIAL IFC 95.18 1.04 1.10 322 HB NYMEX CL BEAR HOD 13.60 0.88 6.92 2887 OPEN TEXT CORP OTC 82.48 0.78 0.95 281 LINAMAR CORP LNR 54.12 0.68 1.27 164 FRACO-NEVADA CORP FNV 91.63 0.65 0.71 775 CGI GROUP INC GIB.A 63.83 0.57 0.90 848 MAPLE LEAF FOODS MFI 29.13 0.57 2.00 186 CASCADES INC CAS 11.16 0.56 5.28 258 CANADIAN PACIFIC CP 200.85 -2.15 -1.06 355 VALEANT VRX 38.09 -1.51 -3.81 1259 NATIONAL BANK of NA 46.09 -1.49 -3.13 2617 RITCHIE BROS RBA 45.61 -1.13 -2.42 659 SUNCOR ENERGY INC SU 35.56 -0.86 -2.36 4256 CANADIAN TIRE CORP CTC.A 134.33 -0.79 -0.58 301 CANADIAN NATURAL CNQ 40.73 -0.78 -1.88 2211 BELL CANADA BCE 61.27 -0.77 -1.24 1405 CANADIAN NATIONAL CNR 84.27 -0.75 -0.88 2208 TOREX GOLD TXG 30.04 -0.67 -2.18 655 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRÉTIONNAIRE ÉNERGIE FINANCIÈRES INDUSTRIELLES ENTREPRISES DE MATÉRIAUX SERVICES PUBLICS TECHNOLOGIE TÉLÉCOMMUNICATIONS FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO LES GAGNANTS EN % LES PERDANTS EN % LES GAGNANTS EN $ LES PERDANTS EN $ LES INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO TSX CROISSANCE Consultez toutes les cotes boursières sur www.decisionplus.com M A R C H É S B O U R S I E R S TORONTO S&P TSX 14 597,15 ?-87,70 -0,60% New York S&P 500 2170,95 ?-5,17 -0,24% NASDAQ 5213,22 ?-9,77 -0,19% DOW JONES 18 400,88 ?-53,42 -0,26% PÉTROLE 44,86 -1,49 $US -3,21% ?OR 1311,80 -4,70 $US -0,36% ?DOLLAR CANADIEN 76,24 -0,12 $US -1,6% ?1$US = 1,3116 68,42 -0,08 EURO 1 EURO = 1,4599 INDICES QUÉBÉCOIS Indice Fermeture var.pts var.% IQ30 2350,53 -7,48 -0,32 IQ120 2395,23 -2,71 -0,11 CENTRE D\u2019ANALYSE ET DE SUIVI DE L\u2019INDICE QUÉBEC L\u2019indice Québec est une initiative du Département de finance de l\u2019Université de Sherbrooke et de l\u2019Institut de recherche en économie contemporaine P A U L H A N D L E Y à Washington L es deux principaux accords commerciaux avec l\u2019Europe et l\u2019Asie, ardemment défendus par le président américain Barack Obama, risquent de ne jamais entrer en vigueur, victimes de calculs électoraux aux États-Unis et sur le Vieux continent, mais aussi d\u2019une administration en bout de course.Aucun de ces projets de traités de libre- échange, l\u2019un transpacifique (PTP) entre les États-Unis et onze pays d\u2019Asie-Pacifique, l\u2019autre transatlantique entre les États-Unis et l\u2019Union européenne (TTIP) n\u2019est mort, mais les ex- per ts af firment que les obstacles pour les conclure d\u2019ici la fin du mandat de Barack Obama le 20 janvier sont quasi insurmontables.Les deux candidats à la présidentielle américaine du 8 novembre Hillary Clinton et Donald Trump ont déjà exprimé leur opposition au PTP, qui est pourtant déjà négocié et n\u2019attend plus que sa ratification par le Congrès.Quant au TTIP, les négociations bloquent sur plusieurs questions et des dirigeants européens qui seront eux aussi confrontés aux urnes l\u2019an prochain ont affirmé leur opposition.Bien que les négociateurs aient aussitôt assuré que les discussions continuaient voire progressaient, les experts à l\u2019inverse les voient dans l\u2019impasse jusqu\u2019à 2018 au moins.«Le délai imparti est épuisé », explique Gary Hufbauer, expert en commerce international au Peterson Institute for International Economics à Washington.« Je suis davantage dans le camp de ceux qui croient que l\u2019accord est plus mort que vif », a-t-il déclaré à AFP.Ces traités iront bien au-delà des précédents accords commerciaux, en établissant, outre une réduction des droits de douane, des règles pour les données commerciales, les investissements, les droits d\u2019auteur, et d\u2019autres questions qui n\u2019étaient pas couvertes par les précédents accords.Il était prévu que ces deux accords soient négociés en secret puis présentés aux gouvernements et aux parlements respectifs pour être validés.Les 12 pays concernés par le PTP ont conclu un accord en octobre 2015.Mais avec des opposants qui ne cessent de dire que cet accord va supprimer des emplois américains, le PTP est devenu une question brûlante des élections présidentielle et législative américaines.Le TTIP a moins fait les gros titres pendant la campagne présidentielle mais de récentes déclarations cette semaine en Europe montrent qu\u2019il pourrait figurer en bonne place des scrutins prévus en France et en Allemagne l\u2019an prochain.De plus, comparées à celles du PTP, les discussions du TTIP ont été précipitées avant de subir un coup d\u2019arrêt en juin avec le référendum sur le départ du Royaume-Uni de l\u2019UE, qui ôterait un partenaire-clé des États-Unis de cet accord.«Cela ne sera jamais facile entre les États-Unis et l\u2019UE parce que vous avez deux éléphants [du commerce mondial] qui négocient entre eux », explique Frances Burwell de l\u2019Atlantic Council.M.Obama pourrait pourtant faire avancer ces accords avant de quitter la Maison Blanche.Il pourrait d\u2019abord présenter le PTP au Congrès pour ratification après le 8 novembre et avant qu\u2019un nouveau Congrès n\u2019entre en fonction début janvier, quand la pression politique sera moins forte.Mais il y a «environ 1 % de chance » pour que ce vote ait lieu, selon Daniel Ikenson, expert en commerce au Cato Institute, car le parti républicain est profondément divisé sur la question.Le président américain pourrait aussi pousser son négociateur en chef, Michael Froman, à terminer les négociations du TTIP avant son départ.Mais les États-Unis devraient alors faire beaucoup de compromis, au risque de léguer une tempête politique au nouveau président.La conclusion de ces accords risque donc de revenir au prochain président.Agence France-Presse Les accords commerciaux chers à Obama sont menacés Les obstacles sont nombreux et le temps viendra à manquer, selon des experts Les derniers parcs éoliens du Québec doivent entrer en service l\u2019an prochain.Les mises à pied prévues chez Enercon surviennent alors que la filière éolienne supplie le gouvernement Couil- lard de donner une direction claire pour la suite des choses dans un contexte où son plan stratégique mise sur une augmentation de production de 25% des énergies renouvelables d\u2019ici 2030.Selon le Créneau éolien ACCORD au Tech- noCentre éolien, à Gaspé, la filière éolienne compte 5000 personnes, majoritairement dans les services.Dans la Matanie et la Gaspésie, région désignée de l\u2019éolien, il y a 1200 emplois, dont 535 dans les usines.Outre Enercon, il y a l\u2019usine de tours d\u2019acier de Marmen à Matane, l\u2019usine de pales de LM Wind Power à Gaspé et le groupe québécois Fabrication Delta, spécialisé dans les tours d\u2019acier à New Richmond.Arrimés à des exigences de contenu local dans une perspective de développement régional, des appels d\u2019offres pour des parcs éoliens de producteurs privés ont eu lieu en 2003, en 2005, en 2009 et en 2013.Le prix moyen du dernier appel d\u2019offres était de 6,3 ¢ du kWh.Cependant, le gouvernement a averti qu\u2019un cinquième appel d\u2019offres n\u2019aurait pas lieu si les excédents d\u2019électricité d\u2019Hydro-Québec ne passaient pas de 4% à 2,5%.D\u2019ici là, les entreprises font du démarchage dans les autres marchés.Un autre équipemen- tier, LM Wind Power, a confirmé la semaine dernière qu\u2019il doit embaucher 85 travailleurs supplémentaires, portant son effectif à 285 personnes, en raison d\u2019un contrat de plusieurs années décroché aux États-Unis.« Le dernier contrat sur lequel on travaillait était destiné à l\u2019Ontario, a dit Mme Schmidt.L\u2019Ontario a des règles de contenu local, et la partie ef fectuée par Matane était celle dont la production est permise à l\u2019extérieur de la province.» Enercon, qui compte 45 usines dans le monde, fait du démarchage dans l\u2019Ouest canadien, notamment en Alberta et en Saskatchewan, de même qu\u2019en Ontario.Elle regarde aussi du côté des Maritimes et du marché américain, où l\u2019éolien est en forte croissance.Puisque l\u2019usine de Matane fabrique des tours en béton, le poids et la taille des pièces favorisent un rayon d\u2019exportation d\u2019environ 500 kilomètres.Au-delà de cette distance, le transport peut nuire aux coûts.Le maire de Matane, Jérôme Landry, a rencontré la direction d\u2019Enercon à Montréal mercredi afin de faire le point comme il en a l\u2019habitude lorsqu\u2019il est de passage dans la métropole.M.Landry a indiqué qu\u2019une rencontre est prévue la semaine prochaine entre le ministre des Ressources naturelles, Pierre Arcand, et les maires de Matane, de Gaspé et de New Richmond.Ce rendez-vous s\u2019inscrit dans la foulée de la création d\u2019une cellule d\u2019intervention.Le Devoir SUITE DE LA PAGE B 1 ÉOLIEN Deux des principaux producteurs de cidre de glace du sud du Québec ne font maintenant plus qu\u2019un : La Face cachée de la pomme, d\u2019Hemmingford, et la cidrerie du Domaine Pinnacle, de Frelighsburg, 75 kilomètres plus à l\u2019est.« Nous avions besoin de nous regrouper, pour faire ensemble la promotion du produit.Séparés, nous n\u2019y arrivions pas », explique François Pouliot, à la tête de la nouvelle entité, Ci- dreCo.Le consommateur ne verra aucun changement dans la vingtaine de produits déjà offerts à la SAQ par ces deux marques, promet-il.« On ne se le cachera pas, depuis les deux ou trois dernières années, [le cidre de glace] n\u2019était pas la coqueluche du mois », admet-il, ajoutant qu\u2019une promotion accrue, notamment à l\u2019étranger, donnera au produit « le coup de pouce pour se faire remarquer».Environ 15 % de sa production est vendue à l\u2019international, une proportion qu\u2019il entend augmenter au cours des prochaines années.CidreCo sera aussi composée de Stéphanie Beaudoin (La Face cachée de la pomme), de Bertrand Deltour et de David Gare (vinaigrerie Gingras, de Rougemont), et profitera du réseau de distribution de la famille Boisset, le plus important joueur du monde sur le marché du pinot noir, précise-t-on dans un communiqué.Charles Crawford, fondateur du Domaine Pinnacle, s\u2019est quant à lui complètement retiré du cidre de glace.Les deux cidriculteurs montérégiens n\u2019ont pas souhaité révéler le montant des acquisitions faites par la nouvelle entreprise CidreCo, puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une « transaction privée », négociée sur plusieurs mois.La Face cachée de la pomme compte parmi ses créanciers des organismes publics, dont Investissement Québec, à qui elle doit plus de 600 000 $.Le président de l\u2019association Les Cidricul- teurs artisans du Québec, Michel Jodoin, croit que ce regroupement est « une excellente nouvelle » pour l\u2019industrie du cidre, récemment inquiétée par les dif ficultés financières de La Face cachée de la pomme.«On voit ça d\u2019un bon œil, parce que ça reste au Québec.Notre cidre s\u2019exporte bien, nous avons un excellent climat, et l\u2019expertise du Québec se démarque de manière mondiale.» De surcroît, l\u2019annonce survient à l\u2019aube de l\u2019invasion annuelle de la région par les citadins durant le temps des pommes.Le Devoir SUITE DE LA PAGE B 1 CIDRE augmenté de 1,9 % lors des trois premiers mois de l\u2019année.Les exportations de biens ont cédé 5,5 %, tandis que celles de ser vices ont augmenté de 0,6 %.Déjà aux prises avec la faiblesse des prix du pétrole, les incendies albertains ont porté un dur coup au secteur énergétique, forçant l\u2019évacuation de Fort McMurray et l\u2019interruption des activités de plusieurs sites de sables bitumineux dans la région.Les exportations de produits énergétiques ont diminué de 7,5% \u2014 celles de pétrole brut et de bitume ont cédé 9,6% tandis que celles de produits pétroliers raffinés pour combustibles ont rendu 19,6%.Les exportations de véhicules automobiles et de leurs pièces ont aussi échappé 5,8% en raison du moins grand nombre d\u2019exportations d\u2019automobiles et de camions légers.Les exportations d\u2019aéronefs et d\u2019autre matériel et pièces de transport ont pour leur part avancé de 5,6 %.Cependant, malgré la mauvaise performance trimestrielle, l\u2019économie a terminé le trimestre en affichant une croissance pour le mois de juin.Le PIB réel a avancé de 0,6 % en juin, stimulé en partie par l\u2019extraction pétrolière non conventionnelle, qui a profité de la reprise de la production de la région des sables bitumineux en Alberta.Les économistes attendaient une progression de 0,4 % pour ce mois, selon les prévisions de Thomson Reuters.Le secteur de l\u2019extraction minière, l\u2019exploitation en carrière et l\u2019extraction de pétrole et de gaz a progressé de 3,6 % pendant ce mois, stimulé par un gain de 12 % de l\u2019extraction pétrolière par des méthodes non classiques.«La meilleure nouvelle est que le PIB de juin a rebondi de façon plus impor tante que prévu, avec un gain de 0,6 %, et moins de la moitié de cette hausse était attribuable au rebond des mines, du pétrole ou du gaz naturel, parce que la fabrication a aussi enregistré un gain appréciable », a souligné M.Shenfeld.« Il s\u2019agit d\u2019un trimestre qu\u2019on voudra oublier, et dans les quelques prochains mois, c\u2019est précisément ce que la per formance plus soutenue du troisième trimestre nous aidera à faire.» Le résultat du deuxième trimestre était pire que celui prévu par la Banque du Canada dans son rapport sur la politique monétaire de juillet.La banque centrale avait prédit que l\u2019économie se contracterait au taux annualisé de 1,0 % au deuxième trimestre, en raison des incendies de forêt en Alberta.La Presse canadienne SUITE DE LA PAGE B 1 CROISSANCE L E D E V O I R , L E J E U D I 1 E R S E P T E M B R E 2 0 1 6 ECONOMIE B 3 A N D Y B L A T C H F O R D à Pékin Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, et son homologue chinois, Li Keqiang, ont convenu mardi d\u2019approfondir les relations économiques et commerciales entre les deux pays \u2014 et notamment de «discuter de négociations» pour un éventuel accord de libre-échange.Mais l\u2019ambassadeur du Canada à Pékin prévient que ces négociations seraient ardues, surtout au chapitre des normes du travail, de l\u2019environnement et de l\u2019acquisition d\u2019entreprises privées canadiennes par des sociétés d\u2019État chinoises.Lors d\u2019une conférence de presse commune tenue à Pékin au sortir de sa rencontre, mercredi, avec son vis-à-vis canadien, le premier ministre Li a précisé que le Canada et la Chine procéderont à une étude de faisabilité sur la capacité des deux pays de conclure un accord commercial, hautement souhaité par les dirigeants chinois.Aucune négociation formelle n\u2019est cependant en cours, a-t-on immédiatement précisé du côté canadien.Selon l\u2019ambassadeur du Canada en Chine, Guy Saint-Jacques, le premier ministre Trudeau a été très clair sur le cadre d\u2019éventuelles négociations.«Le premier ministre a rappelé que dans le cadre de toute négociation pour un accord de libre- échange, le Canada tient toujours à inclure un certain nombre d\u2019enjeux», a indiqué aux journalistes l\u2019ambassadeur Saint-Jacques, qui a accompagné M.Trudeau lors de sa rencontre avec le premier ministre Li puis plus tard avec le président chinois, Xi Jinping.«Le premier ministre [Trudeau] a été très clair là-dessus.» L\u2019acquisition d\u2019entreprises canadiennes par des sociétés d\u2019État chinoises inquiète beaucoup de Canadiens.Le gouvernement conservateur de Stephen Harper avait même restreint les investissements chinois dans le secteur des sables bitumineux de l\u2019Alberta.M.Trudeau souhaite bien sûr accroître le commerce avec la superpuissance chinoise, mais il n\u2019a jamais promis d\u2019engager formellement des négociations pour un accord de libre- échange avec la Chine.Un haut fonctionnaire canadien a précisé mercredi que des discussions techniques ont eu lieu et se poursuivront, mais qu\u2019aucune négociation formelle n\u2019a débuté.«Espion» canadien en prison Le premier ministre Trudeau a aussi indiqué mercredi que les deux pays œuvreront à l\u2019amélioration de leurs échanges culturels, touristiques et commerciaux, et qu\u2019ils travailleront de concert pour lutter contre le réchauffement climatique.Les deux chefs de gouvernement se sont aussi entendus pour se revoir chaque année.«Nous soulignons cette année le 45e anniversaire des relations diplomatiques entre le Canada et la Chine», a rappelé M.Trudeau lors de son allocution commune avec le premier ministre Li, dans le palais de l\u2019Assemblée du peuple, qui domine la place Tiananmen.«Alors qu\u2019il était premier ministre, mon père, Pierre Elliott Trudeau, a joué un rôle important pour établir un partenariat entre nos deux pays.Je suis donc très heureux de poursuivre dans cette voie aujourd\u2019hui.» Son homologue Li a signalé par ailleurs qu\u2019il était naturel que le Canada et la Chine aient des divergences sur certains dossiers.Il a cependant ajouté que leurs intérêts communs étaient bien plus importants et qu\u2019il leur fallait dialoguer pour résoudre ces différends.Lorsque des journalistes ont demandé à M.Trudeau s\u2019il avait abordé avec son hôte le sort du Canadien Kevin Garratt, emprisonné depuis plus de deux ans en Chine pour espionnage, il a assuré qu\u2019à chaque occasion de rencontre avec des leaders chinois, il faisait mention de tels dossiers.Il n\u2019a toutefois pas révélé le contenu de ses entretiens sur le cas de M.Garratt.Pour sa part, le premier ministre Li a affirmé que la Chine était un État de droit et que les détenus étaient traités de façon humaine.Par l\u2019intermédiaire de son avocat, la famille de Kevin Garratt a fait connaître sa vive frustration devant le peu de progrès du dossier.Elle réclame sa remise en liberté afin qu\u2019il puisse obtenir, dit-elle, les soins médicaux urgents dont il aurait besoin.Droits des autochtones L\u2019agence de presse officielle Chine nouvelle a af firmé que le Canada était mal placé pour faire la leçon aux autres pays, étant donné son bilan en matière de droits des autochtones.L\u2019ambassadeur Saint-Jacques, en poste à Pékin depuis près de quatre ans, soutient que la Chine a accompli de réels progrès au chapitre des droits de la personne \u2014 notamment les droits économiques, en tirant de la pauvreté 600 millions de personnes.Mais il admet que depuis trois ans, le pays semble reculer au chapitre des libertés individuelles, particulièrement sur Internet.Plus tard mercredi, le premier ministre Trudeau s\u2019est rendu à la Résidence des hôtes d\u2019État de Diaoyutai, à Pékin, où il a été reçu par le président Xi Jinping.Le chef du gouvernement canadien a présenté au président Xi l\u2019ambassadeur du Canada en Chine, de même que ses ministres Stéphane Dion, des Affaires étrangères, Chrystia Free- land, du Commerce international, et Bill Mor- neau, des Finances.M.Trudeau a dit croire que l\u2019accueil que lui réservent les leaders chinois démontre l\u2019amélioration des relations sino- canadiennes.Par ailleurs, Justin Trudeau a officiellement présenté mercredi la candidature du Canada pour rejoindre les rangs d\u2019une controversée nouvelle banque chinoise consacrée au financement des infrastructures \u2014 une initiative lancée par le géant asiatique dans l\u2019espoir de rehausser sa crédibilité économique à travers le monde.La Chine a fondé, à hauteur de 100 milliards $US, la Banque asiatique d\u2019investissement pour les infrastructures (BAII) à la fin de l\u2019an dernier pour offrir aux autres pays de la région l\u2019accès au financement dont ils ont besoin pour des projets dans des secteurs comme les transports, l\u2019énergie et les télécommunications.De plus, la Chine a annoncé son intention de conclure une entente à long terme avec le Canada sur les exportations canadiennes de canola en Chine.Le gouvernement chinois avait fixé à jeudi l\u2019obligation pour le Canada de réduire de plus de la moitié la présence de matières étrangères dans ses exportations de canola.La Presse canadienne LIBRE-ÉCHANGE Le Canada refroidit la Chine Ottawa pose ses conditions à Pékin pour jeter les bases d\u2019une négociation ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a été reçu avec tous les honneurs par ses hôtes chinois.Ci-dessus, il passe en revue la garde de l\u2019Armée du peuple.B E N J A M I N C A R L S O N à Pékin L es dirigeants des puissances du G20, réunis ce week-end en Chine, se pencheront sur une conjoncture mondiale fragile et l\u2019essoufflement des échanges commerciaux, mais leur marge de manœuvre pour adopter des actions coordonnées restera limitée, lors d\u2019un sommet hanté par les dossiers géopolitiques.La Chine, qui préside cette année le G20, a prévu un agenda modeste pour le rassemblement des chefs d\u2019État et de gouvernement des pays les plus riches du globe les 4 et 5 septembre à Hangzhou, fixant pour objectif une économie « innovante, vigoureuse, interconnectée et inclusive».La conjoncture demeure morose : le Fonds monétaire international (FMI) a abaissé ses prévisions de croissance mondiale pour 2016 et 2017 à 3,1 % et 3,4 %, à la suite du vote britannique sur le Brexit, dans un contexte de reprise cahotante.« Il n\u2019y a pas beaucoup d\u2019intérêts convergents entre les grandes puissances », ce qui contrarie des solutions concertées, avertit Christopher Balding, professeur à l\u2019Université de Pékin.Et contrairement à certaines des réunions précédentes du G20, «on sent une bien moindre urgence à adopter des initiatives politiques majeures à Hangzhou», abonde Qu Hongbin, analyste de HSBC.« Les inquiétudes sur la dépréciation du yuan et la croissance ont diminué, l\u2019économie en Chine s\u2019est stabilisée, et les turbulences immédiates liées au Brexit restent contenues », résume-t-il.Cibles ratées En 2014 en Australie, les dirigeants du G20, dont les membres représentent 85 % de la richesse mondiale, s\u2019étaient entendus sur une promesse phare : dégager un surplus de croissance de leur PIB de 2,1 % par rapport à la trajectoire spontanée d\u2019ici à 2018.Depuis, l\u2019environnement s\u2019est assombri, et le taux de respect des engagements pris au G20 est tombé en 2015 à 63 %, un plus bas, selon des chercheurs de l\u2019Université de Toronto, faute de réformes structurelles suffisantes.Malgré le souhait répété de parvenir à une croissance « solide, durable, équilibrée », le G20 « n\u2019a atteint aucun de ces objectifs », indique à l\u2019AFP Tristram Sainsbury, expert du G20 Studies Centre du Lowy Institute (Australie).La diversité des situations nationales, les réticences de certains \u2014 Allemagne en tête \u2014 de recourir à la relance budgétaire, ou les craintes d\u2019une « guerre des devises », compliquent l\u2019équation.Les États-Unis s\u2019orientent prudemment vers une hausse des taux d\u2019intérêt, tandis que le Japon poursuit sa politique monétaire extrêmement accommodante.La Chine continue, elle, de susciter la défiance, suite à la dépréciation de sa monnaie, aux assouplissements monétaires alimentant l\u2019envolée de sa dette, et en raison de ses colossales surcapacités de production, particulièrement dans l\u2019acier.Néanmoins, le G20 fournit un forum de discussion « utile » pour consolider la confiance des marchés et parvenir à des consensus sur des sujets comme les paradis fiscaux, tempère M.Sainsbury.La transparence financière \u2014 dans le sillage des Panama Papers \u2014, les moyens de lutter contre le financement du terrorisme, mais aussi la future mise en œuvre de l\u2019accord de Paris sur le climat, seront ainsi à l\u2019agenda à Hangzhou.Autres sujets Pékin promouvra « la finance verte » \u2014 outils financiers dédiés au développement durable \u2014 et un usage accru des Droits de tirage spéciaux du FMI, l\u2019unité de compte de l\u2019institution où est désormais inclus le yuan.Un appel pourrait aussi être lancé pour des actions concertées de relance budgétaire et d\u2019investissements accrus dans les infrastructures, selon HSBC.En revanche, il sera plus difficile de s\u2019entendre sur les questions commerciales, en pleine résurgence «d\u2019une mentalité protectionniste», relève Andrew Polk du cabinet Medley Global Advisors, et à l\u2019heure où agonisent les discussions sur le traité de libre-échange transatlantique.La progression des échanges internationaux s\u2019est effondrée sous 3 % par an depuis 2009.Or, cette année, une vingtaine de mesures supplémentaires restreignant les échanges de biens ont été adoptées en moyenne chaque mois par les membres du G20, selon l\u2019Organisation mondiale du commerce.L\u2019Union européenne insistera sur la nécessité d\u2019un « libre-échange équitable », tout en fustigeant les distorsions dues aux surproductions industrielles, relève un diplomate européen.Enfin, les dossiers géopolitiques (guerre en Syrie, différends territoriaux en mer de Chine méridionale) devraient s\u2019inviter à Hangzhou, au grand dam de Pékin, qui appelle à «ne pas politiser » le sommet.Agence France-Presse Le G20 se réunit au chevet d\u2019une économie fragile La marge de manœuvre des dirigeants des pays riches est plutôt limitée Les élections auront lieu lors de l\u2019Assemblée générale annuelle du 22 septembre 2016 à l\u2019hôtel Westin, salle Viger (8e étage), à partir de 9h00.Dates importantes Jeudi 8 septembre 2016, à 17h00 : date limite pour l\u2019obtention des procurations au bureau de la SDC Vieux-Montréal Jeudi 15 septembre 2016, de 10h00 à 19h00 : vote par anticipation au bureau de la SDC Vieux-Montréal Jeudi 22 septembre 2016, à 9h00 : vote des administrateurs lors de la tenue de l\u2019Assemblée générale annuelle suivie de l\u2019Assemblée générale du budget, hôtel Westin, salle Viger (8e étage).ROBERT ASTELL ALDD Avocats ALFONSO ESPARZA Quartier éphémère CHANTAL FONTAINE Restaurant Accords ALEXANDRE GONZALEZ CleverToday Inc.ÉRIC LUKSENBERG Restaurant St-Amable RAPHAËL RICHARD Bistro Brasserie Les Sœurs Grises ANNE DE SHALLA Productions Anne de Shalla CANDIDATS AUX ÉLECTIONS DE L\u2019ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE DE LA SDC VIEUX-MONTRÉAL Le président du Comité des élections, M.Frédéric L.Cardinal, a le plaisir de vous dévoiler les sept candidats retenus en vue de l\u2019obtention d\u2019un des trois postes d\u2019administrateur à combler au CA de la SDC Vieux-Montréal*.* Les candidats sont présentés par ordre alphabétique.C A R R I È R E S E T P R O F E S S I O N S L E D E V O I R , L E J E U D I 1 E R S E P T E M B R E 2 0 1 6 É C O N O M I E B 4 L E S P E T I T E S A N N O N C E S Courriel : petitesannonces@ledevoir.com Téléphone : 514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s i?l vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s?y serait glissée.LE DEVOIR ne sera pas respon sable des erreurs répétées.Merci de votre attention.LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI D E 8 H 3 0 À 1 7 H 0 0 Pour placer, modi?er ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l?édition du lendemain.Téléphone: 514-985-3322 Télécopieur: 514-985-3340 petitesannonces@ledevoir.com Conditions de paiement : cartes de crédit r r s TM 165 PROPRIÉTÉS À LOUER 564 DÉCORATION INTÉRIEURE 5 9 9 9 25-7 4 5 1 : c.é l é T 9 4 1 1 1 - 5 52 4 5 é: l é T Q 2 H c, l, a é r Mont u e, r v Ha u D e r , 5 85 1 o l ie r m é e M L (comptoir à la clientèle fermé le dimanche) Sam Dimanche à vendredi:10h à12h et de 1 ar téléphone, télécopieur ou par courriel P Pour une publication s m el.co i olog r ie@lememo cr ne rmé 4 X 2 K edi: fe Heure de tombées 15h15 à 17h00 3h ection décès dans LE SANCTUAIRE - Ave du Boisé Condo, 6e étage,1300 pi.ca., gar.2 ch., 2 s/bains.Éval.municipale $547,000 / négo Sur rendez-vous - 514-488-9865 101 PROPRIÉTÉS À VENDRE 160 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.PARIS VII - XV Champ-de-Mars Site exceptionnel - 2 1/2 rénové 08 Tt équipé, très ensoleillé.Sur jardin Sem/mois 514 272-1803 PROVENCE Vallée du Rhône Maison de village dans le quartier médiéval de Nyons.2 c.c.2 s.de b.Toute équipée.Terrasse ensoleillée.Internet.www.bonnevisite.ca/nyons 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ce qui lui a permis de dépasser de 12 ¢ la cible des analystes sondés par Thomson Reuters.Toutefois, les analystes se sont étonnés de constater que la Banque Nationale avait décidé d\u2019inclure le gain non imposable de 41 millions sur la réévaluation de sa participation dans la banque cambodgienne Advanced Bank of Asia (ABA Bank).Selon l\u2019analyste John Aiken, de Barclays Capital, le bénéfice ajusté par action de l\u2019institution devrait plutôt être de 1,21 $, ce qui répond tout juste aux prévisions.«La Banque Nationale a dépassé les attentes, mais de peu, écrit-il dans une note envoyée par courriel.Les résultats ne semblent pas aussi bons que ceux dévoilés par ses rivales.Nous ne nous attendons pas à ce que l\u2019action af fiche une performance à tout casser.» Darko Mihelic, de RBC Marchés des capitaux, a abondé dans le même sens, estimant que la Banque Nationale aurait dû exclure ce gain de 12 ¢ par action lié à ABA Bank.«Selon moi, la bonne façon de calculer le bénéfice par action est de l\u2019exclure, ce qui porte le bénéfice par action à 1,21$», écrit l\u2019analyste dans une note.À quelques reprises, le sujet a été abordé par les analystes avec la direction de l\u2019institution financière au cours de la conférence téléphonique visant à discuter des résultats du troisième trimestre.Son président et chef de la direction, Louis Vachon, s\u2019est justifié en affirmant que les résultats d\u2019ABA Bank seraient intégrés à ceux de la Banque Nationale dans le futur.«Oui, il y a un gain découlant de la réévaluation, mais à l\u2019avenir, les profits et revenus seront là», a-t-il affirmé.Les investisseurs ont toutefois semblé partager les interrogations des analystes financiers, puisqu\u2019en après-midi, à la Bourse de Toronto, l\u2019action de l\u2019institution québécoise se négociait à 46,17 $, en baisse de 1,41 $, ou 2,96 %.En mai dernier, la Banque Nationale avait fait passer de 42% à 90% sa participation dans ABA Bank en injectant 103 millions $US de plus dans l\u2019institution asiatique fondée en 1966 qui compte quelque 1300 employés et 35 succursales.Pour le trimestre terminé le 31 juillet, les provisions pour mauvaises créances de l\u2019institution financière se sont chiffrées à 45 millions, en recul de 11 millions par rapport à la période correspondante en 2015.En raison de son exposition aux secteurs pétrolier et gazier, la Banque Nationale avait inscrit une provision de 183 millions dans ses résultats du deuxième trimestre, ce qui avait fait plonger ses profits.Le secteur des particuliers et entreprises a affiché un résultat net record de 203 millions, en comparaison de 193 millions l\u2019an dernier.Les activités de gestion de patrimoine ont généré un bénéfice de 80 millions, en hausse de 5 %.La division des marchés financiers a toutefois moins bien fait, avec un résultat net en recul de 13 %, à 174 millions.Les grandes banques canadiennes ont dévoilé, ces 10 derniers jours, leurs plus récents profits trimestriels, lesquels ont totalisé plus de 10 milliards.La Presse canadienne BANQUE NATIONALE Les profits grimpent de 6 % Les analystes contestent la façon dont la banque comptabilise un gain J U L I E N A R S E N A U L T L a Banque Laurentienne a vu ses profits grimper au troisième trimestre, mais la croissance a été moins prononcée que celle des six autres grandes banques du pays.L\u2019institution financière québécoise a dévoilé mercredi un bénéfice net de 45,1 millions, ou 1,34 $ par action, en hausse de 2% par rapport à la même période il y a un an.Ce résultat tient compte de frais de 2,3 millions après impôts découlant de la résiliation d\u2019un contrat informatique.Abstraction faite des éléments non récurrents, le profit ajusté de la Banque Lauren- tienne s\u2019est établi à 46,1 millions, ou 1,37 $ par action, ce qui représente une hausse de 1,8 % comparativement au troisième trimestre de l\u2019exercice précédent.De leur côté, les recettes ont légèrement progressé de 1 %, à 229,1 millions.« L\u2019accent mis sur nos cibles de croissance continue de donner des résultats, comme en témoigne l\u2019accroissement de nos prêts aux clients commerciaux et de nos prêts hypothécaires résidentiels », s\u2019est félicité le président et chef de la direction de la Banque Laurentienne, François Desjardins, dans un communiqué.Les attentes Cette performance trimestrielle répondait a en partie aux attentes des analystes sondés par Thomson Reuters, qui tablaient sur un profit ajusté par action de 1,40 $ et sur un chiffre d\u2019affaires de 229 millions.De leur côté, les provisions pour pertes sur créances ont augmenté pour s\u2019établir à 8,2 millions, alors qu\u2019elles avaient été de 7 millions au cours du troisième trimestre de 2015.Le rendement des capitaux propres attribuables aux actionnaires ordinaires \u2014 un indicateur clé dans le secteur financier \u2014 s\u2019est établi à 11,2 %, par rapport à 12,4 % il y a un an.Pour Darko Mihelic, de RBC Marchés des capitaux, la Banque Laurentienne n\u2019a pas réservé de surprise aux investisseurs au cours du trimestre.« Sauf pour la charge liée à la résiliation du contrat, les profits correspondent à nos attentes, indique l\u2019analyste dans une note transmise par courriel.La banque s\u2019améliore également en ce qui a trait à ses dépenses.» Les dépenses salariales et liées aux avantages des employés ont notamment fléchi de 3% pour s\u2019établir à 82,4 millions, ce qui s\u2019explique entre autres par une réduction de l\u2019effectif ainsi que la restructuration de certaines autres activités.Au troisième trimestre, la Banque Lauren- tienne comptait 3631 postes à temps plein, par rapport à 3761 à la même période en 2015.Les grandes banques canadiennes ont dévoilé, ces 10 derniers jours, leurs plus récents profits trimestriels, lesquels ont totalisé plus de 10 milliards.La Presse canadienne BANQUE LAURENTIENNE Le bénéfice a augmenté de 2 % Le troisième trimestre a généré un chiffre d\u2019affaires de 229 millions M É L A N I E M A R Q U I S à Ottawa L\u2019 entente de principe intervenue mardi soir entre Postes Canada et le syndicat qui représente ses employés ne règle pas les problèmes de fond, regrette un regroupement qui représente les intérêts des petites entreprises.Pour la vice-présidente principale de la Fédération canadienne de l\u2019entreprise indépendante (FCEI), Martine Hébert, les deux camps n\u2019ont fait que reporter à plus tard les discussions sur le véritable enjeu : la situation financière de la société d\u2019État.«Ce n\u2019est pas en poussant un problème en avant qu\u2019on règle le problème de fond, et plus on attend, plus le déficit du régime de pension risque de se creuser.Je pense que ce n\u2019est pas souhaitable pour personne», a-t-elle dit en entrevue téléphonique, mercredi.En revanche, il est clair que les petites et moyennes entreprises (PME), «de grandes utilisatrices de Postes Canada», ont poussé un soupir de soulagement en apprenant mardi soir qu\u2019un arrêt de travail avait été évité, a reconnu Mme Hébert.La direction de Postes Canada a plaidé que cette entente à court terme permettra d\u2019avoir plus de temps pour se pencher sur les enjeux «d\u2019une grande complexité» que sont le déclin des volumes du courrier et les régimes de retraite.« Cette approche accorde plus de temps pour des discussions plus réfléchies et des analyses plus approfondies afin de régler ces problèmes sans la menace continue d\u2019un arrêt de travail », a fait valoir la société d\u2019État dans un communiqué publié mardi soir.Le Syndicat des travailleurs et des travailleuses des postes (STTP) recommande à ses quelque 50 000 membres d\u2019approuver l\u2019entente de principe d\u2019une durée de deux ans qui a été conclue à l\u2019issue d\u2019un blitz de négociations en présence d\u2019un médiateur spécial nommé par le fédéral.La partie syndicale est satisfaite des gains réalisés sur les deux principaux points en litige, soit les régimes de retraite et l\u2019équité salariale pour les facteurs ruraux et suburbains \u2014 en majeure par tie des femmes \u2014 et leurs collègues des milieux urbains, a indiqué le porte- parole Yannick Scott.L\u2019entente de principe prévoit la création d\u2019un comité chargé de formuler des recommandations sur la question de l\u2019équité salariale, et elle stipule que le fonds de retraite à prestations déterminées est maintenu pour les employés présents et futurs, a expliqué M.Scott.Mais il est inévitable qu\u2019au cours des prochains mois, le dossier des régimes de retraite devra être renégocié, a signalé Martine Hébert.« Cette problématique met en péril, à long terme, la viabilité financière non seulement des régimes, mais aussi des services dispensés par les agences gouvernementales comme Postes Canada», a-t-elle plaidé.Le processus de ratification de l\u2019accord de principe devrait s\u2019échelonner sur quelques semaines, estime le STTP.La Presse canadienne POSTES CANADA Les vrais enjeux ont été occultés, selon les PME Les entreprises sont toutefois heureuses qu\u2019il y ait eu un règlement ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR L E D E V O I R , L E J E U D I 1 E R S E P T E M B R E 2 0 1 6 LE MONDE B 5 Dilma Rousseff, présidente du Brésil destituée mercredi.PHOTOS EVARISTO SA AGENCE FRANCE-PRESSE Michel Temer, nouveau président du Brésil S E B A S T I A N S M I T H D A M I A N W R O C L A V S K Y à Brasília M ichel Temer est devenu mercredi le nouveau président du Brésil, quelques heures après la destitution de Dilma Rousseff pour maquillage des comptes publics, marquant la fin de 13 ans de gouvernements de gauche dans le plus grand pays d\u2019Amérique latine.Ancien vice-président de Mme Rousseff dont il a précipité la chute, l\u2019homme fort du PMDB (centre droit) a prêté serment au Sénat et dirigera un Brésil dans la tourmente jusqu\u2019aux prochaines élections législatives et présidentielles fin 2018.Tout aussi impopulaire que sa rivale, Michel Temer, 75 ans, a promis « une nouvelle ère de deux ans et quatre mois pour remettre le Brésil sur les rails », lors de sa première réunion de cabinet, retransmise en direct à la télévision.« Il faudra en sortir sous les applaudissements des Brésiliens.Cela va être dif ficile », a reconnu le nouveau président, qui devait ensuite s\u2019envoler vers la Chine pour un sommet du G20, où il tentera de redorer le blason terni de la première économie d\u2019Amérique latine.Vote sans surprise Peu avant, Dilma Rousseff avait réaffirmé son «innocence» et fustigé cette procédure hautement controversée.«Le Sénat a pris une décision qui entre dans l\u2019histoire des grandes injustices.Il a commis un coup d\u2019État parlementaire», a-t-elle dénoncé.Une majorité de plus des deux tiers requis des sénateurs ont voté sans surprise pour la destitution de la dirigeante de gauche, première femme avoir été élue à la tête du Brésil en 2010, puis réélue de justesse en 2014.Sur les 81 parlementaires, 61 ont voté pour sa destitution et seulement 20 ont voté contre.«Dilma Rousseff a commis des crimes de responsabilité importants, elle a été condamnée et perd ainsi son mandat de présidente de la République», a conclu le président de la Cour suprême, Ricardo Lewandowski, qui dirigeait les débats du Sénat transformé pour l\u2019occasion en tribunal.«Nous reviendrons» Mme Roussef f a en revanche conser vé ses droits civiques à la faveur d\u2019un second vote, où la majorité des deux tiers requise pour l\u2019en priver pendant huit ans n\u2019a pas été atteinte.Seuls 42 sénateurs ont voté pour, 36 contre et 3 se sont abstenus.« Cela signifie qu\u2019elle reste éligible.Elle pourra être candidate à des mandats de sénatrice, de députée, mais pas à la présidence en 2018, puisqu\u2019elle a déjà été élue pour deux mandats consécutifs», a expliqué à l\u2019AFP un universitaire en droit de Rio, Rogerio Dultra dos Santos.«Nous reviendrons », a d\u2019ailleurs promis l\u2019ex- dirigeante, s\u2019exprimant devant un petit groupe de partisans depuis sa résidence du palais de l\u2019Alvorada, où elle avait suivi le vote en compagnie de son mentor, l\u2019ex-président Luiz Inacio Lula da Silva.« Il ne s\u2019agit pas d\u2019un adieu, mais d\u2019un à bientôt », a-t-elle lancé à l\u2019adresse des Brésiliens, annonçant une opposition féroce au nouveau «gouvernement putschiste ».Englué depuis la réélection de Mme Rousseff fin 2014 dans une crise politique et économique de magnitudes historiques, sur fond de méga scandale de corruption, le Brésil, cinquième pays le plus peuplé de la planète, rompt ainsi avec 13 ans de gouvernements du Parti des travailleurs (PT) initiés en 2003 par Lula.La gauche latino-américaine condamne D\u2019autres gouvernements de gauche en Amérique latine n\u2019ont pas tardé à réagir à la destitution de Mme Rousseff : le gouvernement véné- zuélien du président socialiste Nicolas Maduro a annoncé le gel des relations diplomatiques avec le Brésil et le rappel de son ambassadeur, condamnant «énergiquement» l\u2019impeachment.En Équateur, le président socialiste, Rafael Cor- rea, a évoqué sur Twitter une «trahison» et décidé de rappeler son chargé d\u2019affaires au Brésil.Le gouvernement cubain a «rejeté énergiquement le coup d\u2019État parlementaire» qui «constitue un outrage au peuple qui a élu» Dilma Rousseff.Agence France-Presse Rousseff destituée, Temer président 61 des 81 parlementaires ont montré la sortie à celle qui dirige le Brésil depuis 2011 M exico \u2014 Le candidat républicain à la Maison-Blanche Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient le droit « de construire un mur » à leur frontière, lors d\u2019une conférence de presse avec le président mexicain, Enrique Peña Nieto à l\u2019issue de leur rencontre à Mexico.Le magnat de l\u2019immobilier a expliqué qu\u2019un mur pouvait servir «à stopper les mouvements illégaux de personnes, la drogue et les armes » et ajouté qu\u2019« une frontière sécurisée est un droit souverain et d\u2019intérêt mutuel ».Mais il n\u2019a pas évoqué le point le plus crucial, sa volonté de faire payer le mur par le Mexique.Plus tard en journée, le président mexicain a déclaré sur son compte Twitter qu\u2019«au début de la conversation avec Donald Trump, j\u2019ai clairement indiqué que le Mexique ne paierait pas le mur », pour ensuite ajouter dans un autre gazouillis que la «conversation a porté sur d\u2019autres sujets et s\u2019est déroulée de façon respectueuse».Rencontre cordiale «L\u2019immigration illégale est un problème pour le Mexique ainsi que pour nous », a également déclaré Donald Trump lors de la conférence de presse.« Les drogues sont un problème terrible pour le Mexique comme pour nous.Ce n\u2019est pas une rue à sens unique.» Le candidat républicain a ajouté que leur rencontre avait permis un « substantiel et constructif échange d\u2019idées », soulignant qu\u2019il était pour lui important d\u2019exposer ses idées sur les impacts des politiques actuelles d\u2019immigration et du commerce entre les deux pays.Toujours en conférence de presse, le président mexicain a de son côté souligné la nécessité de travailler ensemble pour avoir une frontière «plus sûre et efficace», mais insisté sur l\u2019importance d\u2019empêcher les flux d\u2019armes et d\u2019argent en provenance des États-Unis qui alimentent les organisations criminelles implantées plus au sud.«Beaucoup de vies pourraient être sauvées des deux côtés de la frontière si les organisations criminelles cessaient de recevoir armes et argent.Les deux pays doivent investir davantage» dans ce domaine, a-t-il ajouté.Mexicains mécontents Annoncée mardi soir, la visite surprise du candidat républicain a causé tout un émoi chez les Mexicains.Plusieurs manifestations sont survenues dans la capitale.Lorsqu\u2019il a évoqué la construction d\u2019un mur pour la première fois, l\u2019an dernier, Donald Trump avait qualifié les immigrants illégaux mexicains de violeurs et de criminels.Ce dernier a néanmoins répondu positivement à une invitation de séjour lancée la semaine dernière par Enrique Peña Nieto.Un ancien président mexicain, Vicente Fox, et une ex-première dame, Margarita Zavala, ont tous deux fait savoir que, selon eux, le républicain n\u2019était pas le bienvenu dans leur pays.«Nous ne l\u2019aimons pas.Nous ne voulons pas de lui.Nous rejetons sa visite», a dit M.Fox \u2014 qui a été à la tête du Mexique de 2000 à 2006 \u2014 au réseau CNN.Selon Alejandro Hope, un expert en enjeux de sécurité établi à Mexico, le président mexicain aurait voulu inviter la candidate démocrate, Hillary Clinton, à venir le rencontrer, mais cela impliquait aussi de faire de même pour le candidat républicain.«Personne ne pensait que Donald Trump allait accepter en premier», a avancé M.Hope.Agence France-Presse La Presse canadienne À Mexico, Trump défend son droit de construire un mur Le candidat républicain a répondu à l\u2019invitation du président mexicain, Enrique Peña Nieto C E L I A L E B U R S A M I R T O U N S I à Libreville L\u2019Assemblée nationale du Gabon à Libreville a été incendiée mercredi par des manifestants, point culminant des émeutes qui ont éclaté dès l\u2019annonce de la réélection du président, Ali Bongo Ondimba, par la commission électorale.«Tout le bâtiment est en train de prendre feu», a indiqué à l\u2019AFP Yannick, un Librevillois présent devant l\u2019Assemblée.Un panache rouge et noir se dégageait dans la nuit au-dessus du palais Léon Mba, selon des journalistes de l\u2019AFP qui se trouvaient à distance.« Ils sont entrés, ils ont brûlé», selon le même témoin affirmant que les forces de sécurité avaient reculé.Selon la commission électorale, le président sortant, 57 ans, a été réélu pour un deuxième septennat avec 49,80 % des suffrages devant son rival Jean Ping (48,23 %), 73 ans, ex-cacique du régime du défunt Omar Bongo, le père d\u2019Ali.Cet écart marginal représente une différence de voix de 5594 voix, sur un total de 627 805 inscrits, dans ce petit pays pétrolier d\u2019à peine 1,8 million d\u2019habitants.Le président sor tant devrait sa réélection grâce à son score écrasant dans son fief familial, le Haut-Ogooué, où il aurait obtenu 95,46 % pour plus de 99 % de participation.Un score contesté par l\u2019opposition qui a réclamé un deuxième dépouillement bureau par bureau de vote et dont les partisans sont massivement descendus dans la rue.Haute tension Mercredi soir, la ville était toujours sous très haute tension : points de contrôle, grands axes coupés sur le front de mer, véhicules blindés aux carrefours, commerces fermés depuis mardi midi, grande majorité des habitants cloîtrés chez eux.L\u2019ambassade de France a appelé ses ressortissants à éviter tout déplacement jusqu\u2019à nouvel ordre.Dès l\u2019annonce de la victoire controversée de M.Bongo, des troubles ont éclaté sur les grandes artères entre les forces de l\u2019ordre et des opposants criant «Ali doit partir ».« Jean Ping président », « On nous a volé les élections », criaient aussi les manifestants, qui accusent Ali Bongo de perpétuer la dynastie installée par son père, président pendant 41 ans jusqu\u2019à sa mort en 2009, et perpétuée par l\u2019élection de son fils la même année.Des hélicoptères tournaient dans le ciel et des colonnes de fumée s\u2019échappaient de plusieurs quartiers populaires.Agence France-Presse GABON La réélection de Bongo met le feu aux poudres Ankara dément une trêve avec les Kurdes en Syrie Istanbul \u2014 La Turquie a démenti mercredi avoir accepté un accord de cessez-le-feu sous les auspices des États-Unis avec les milices kurdes de Syrie, même si sur le terrain, les rebelles faisaient état d\u2019une accalmie.«Nous n\u2019acceptons sous aucune circonstance», contrairement à ce que «certains porte-parole de pays étrangers disent, un [\u2026] cessez-le-feu entre la Turquie et les éléments kurdes», a déclaré le ministre des Affaires européennes, Ömer Çelik, à propos de l\u2019annonce faite la veille par les États- Unis.«La république turque est un État souverain et légitime» qui ne peut être mis sur un pied d\u2019égalité avec «une organisation terroriste », a ajouté le ministre cité par l\u2019agence pro- gouvernementale Anadolu, évoquant le PYD, le Parti de l\u2019Union démocratique des Kurdes de Syrie.Cependant, aucune frappe turque n\u2019a été rapportée contre les milices kurdes depuis lundi après-midi.L\u2019accord provisoire de cessez- le-feu prévoyait une trêve à partir de minuit, selon des rebelles syriens.Les forces turques ont en revanche poursuivi leur offensive contre le groupe djihadiste État islamique (EI) dans le nord syrien.Agence France-Presse Un haut placé nord-coréen exécuté pour manque de respect Séoul \u2014 La Corée du Nord a exécuté un vice- premier ministre pour avoir fait preuve de manque de respect lors d\u2019une réunion présidée par son dirigeant, Kim Jong-un, et envoyé deux autres cadres du régime en rééducation, a annoncé mercredi la Corée du Sud.Accusé d\u2019être «un agitateur antiparti et antirévolutionnaire», Kim Yong-Jin a été passé par les armes en juillet, a précisé sous couvert d\u2019anonymat un responsable du ministère sud-coréen de l\u2019Unification.Il «a été dénoncé pour sa mauvaise posture lorsqu\u2019il était assis sous la tribune» lors d\u2019une séance au Parlement puis fut soumis à un interrogatoire qui a «révélé» ses autres crimes, a ajouté le responsable sud-coréen.« Il s\u2019est attiré l\u2019ire de Kim après s\u2019être assoupi durant une réunion présidée par Kim.Il a été arrêté sur les lieux et a subi un interrogatoire serré au ministère de la sécurité d\u2019État », a rapporté le Joon- gAng Ilbo, journal sud-coréen à grand tirage.Depuis son arrivée au pouvoir au décès de son père fin 2011, le jeune dirigeant nord-coréen aurait exécuté ou rétrogradé plusieurs hauts responsables dans le but apparent de renforcer son emprise sur le pays.Agence France-Presse Le Sénat a pris une décision qui entre dans l\u2019histoire des grandes injustices Dilma Rousseff, après sa destitution votée « » Trump persiste et signe Phœnix \u2014 Donald Trump a assuré mercredi soir que le Mexique financerait la construction d\u2019un mur à la frontière avec les États-Unis, contredisant le président mexicain quelques heures après l\u2019avoir rencontré à Mexico.«Le Mexique paiera pour le mur, croyez-moi, à 100%.Ils ne le savent pas encore, mais ils paieront pour le mur», a déclaré Donald Trump lors d\u2019un grand rassemblement consacré à l\u2019immigration clandestine à Phœnix, dans l\u2019Arizona.Agence France-Presse YURI CORTEZ AFP L E D E V O I R , L E J E U D I 1 E R S E P T E M B R E 2 0 1 6 LES SPORTS B 6 A L E X I S B É L A N G E R - C H A M P A G N E M ontréal aura autant marqué P.K.Subban que le flamboyant défenseur aura laissé son empreinte sur la ville.L\u2019ancien défenseur étoile du Canadien était de retour dans la métropole mercredi pour souligner la première année de son engagement envers la Fondation de l\u2019Hôpital de Montréal pour enfants.Il a amassé 1,4 million $ au cours de la dernière année et il prévoit toujours atteindre les 10 millions $ promis en sept ans.« Mon message pour les enfants est le suivant : je ne vous laisserai pas tomber», a déclaré Subban en français devant de nombreuses familles réunies dans l\u2019atrium qui porte maintenant son nom.Plus de 9000 familles ont été touchées à travers l\u2019appui de la fondation de Subban et l\u2019ancien numéro 76 du Tricolore prévoit rester engagé à Montréal, qu\u2019il a qualifiée de «deuxième chez- moi».Si Subban était aussi souriant que l\u2019an dernier lors de l\u2019annonce, une chose était bien dif férente.À pareille date en 2015, son nom revenait dans les discussions sur l\u2019identité du prochain capitaine du Canadien.Cette fois, il va plutôt prendre la direction de Nashville pour amorcer une première saison avec les Predators, qui l\u2019ont acquis en retour du défenseur Shea Weber le 29 juin dernier.Subban a répété qu\u2019il a été surpris par l\u2019échange, mais qu\u2019il a rapidement dû se faire à l\u2019idée.« Si quelqu\u2019un m\u2019avait demandé l\u2019an dernier si j\u2019aurais pu m\u2019imaginer jouer avec les Predators un an plus tard, j\u2019aurais répondu non, a-t-il mentionné.Mais ainsi va la vie.C\u2019est quelque chose qui se produit dans le monde du hockey.Je pensais demeurer à Montréal pour le reste de ma carrière, pas seulement de mon contrat.» « Quand vous recevez votre sac avec votre nouvel équipement et que l\u2019autre commence à accumuler la poussière dans le garage, vous réalisez rapidement que les choses ont changé.» Une pensée pour le no 4 Subban est attaché à Montréal non seulement par son engagement envers l\u2019Hôpital pour enfants, mais aussi pour ses sept saisons avec la Sainte Flanelle.Même s\u2019il a grandi dans la banlieue de Toronto, le Canadien a toujours été son équipe favorite.Subban a d\u2019ailleurs amorcé sa conférence de presse en soulignant que le 31 août aurait marqué le 85e anniversaire de naissance de Jean Béliveau.« Je l\u2019ai rencontré quand j\u2019avais 10 ans.Mon entraîneur l\u2019avait invité à Toronto et il nous avait rencontrés dans le vestiaire, a raconté Subban.Je l\u2019avais regardé ébahi parce que j\u2019étais un par tisan du Canadien.Je n\u2019en savais pas beaucoup sur lui, mais je le voyais un peu comme un dieu.Il avait dit quelques mots.» « Sans des personnes comme Jean Béliveau, je n\u2019aurais peut- être pas la même perspective non seulement en tant que joueur de hockey, mais aussi en tant que personne.C\u2019est pour cette raison que je voulais lui rendre hommage.» La Presse canadienne HOCKEY Subban reste enraciné à Montréal TIMOTHY A.CLARY AGENCE FRANCE-PRESSE Milos Raonic s\u2019est incliné face à Ryan Harrison.New York \u2014 Ennuyé au poignet et à la cuisse gauches, Milos Raonic a vu son parcours se terminer hâtivement aux Internationaux de tennis des États-Unis.Finaliste à Wimbledon en juillet, l\u2019Ontarien et 5e tête de série a été battu en deuxième ronde mercredi par l\u2019Américain Ryan Harrison au compte de 6-7 (4), 7-5, 7-5 et 6-1.Il paraissait fort épuisé vers la fin du match.Le 120e joueur au monde a eu raison du 6e en 3 heures et 37 minutes.Marcos Baghda- tis, 44e au classement ATP, attend Harrison au tour suivant.Sans surprise, Raonic a dominé au chapitre des as, 18-7.Mais il a aussi commis 15 doubles fautes, ce qui a joué un rôle- clé dans les sept bris de service obtenus par l\u2019Américain.Le tennisman de Thornhill n\u2019a pris le service de son rival que trois fois, et ses premières balles ne lui ont donné le point que dans 67 % des échanges.Le match s\u2019est aussi joué aux fautes directes : Raonic a commis 62 erreurs de ce genre contre 33 pour Harrison.La victoire représente une percée pour ce dernier, dont la fiche était de 0-6 au deuxième tour d\u2019un tournoi du Grand Chelem.Raonic avait atteint au moins le troisième tour à ses 11 derniers tournois majeurs.Sa dernière défaite aux dépens d\u2019un joueur classé hors du top 100 remontait à octobre 2014.Pospisil impuissant Plus tôt en journée, un autre Canadien a été vaincu au deuxième tour, soit Vasek Pospisil.Le Britanno-Colombien, 123e au monde, s\u2019est incliné 7-6 (3), 6-4, 6-4 devant le Sud-Africain Kevin Anderson, 23e tête de série.Le match a duré 2 h 39 min.Pospisil a inscrit plus d\u2019as que de doubles fautes (13 contre 9) et plus de coups gagnants que d\u2019erreurs directes (32 contre 28), mais il n\u2019a obtenu que quatre balles de bris, dont deux qu\u2019il a su exploiter.Anderson a obtenu 15 balles de bris, en convertissant quatre.La Presse canadienne INTERNATIONAUX DE TENNIS DES ÉTATS-UNIS Raonic et Pospisil tombent la même journée M I C H A E L K E L L Y à Denver J ared Bednar n\u2019a jamais eu la chance de jouer dans la Ligue nationale de hockey, mais il aura l\u2019occasion d\u2019en diriger une équipe.Il y a deux semaines, l\u2019Avalanche du Colorado a embauché Bednar pour succéder à Patrick Roy qui, contre toute attente, a annoncé sa démission à titre d\u2019entraîneur-chef et de vice-président des opérations hockey de l\u2019équipe le 11 août.«Je n\u2019ai jamais été pressé d\u2019atteindre cette étape de ma carrière, a déclaré Bednar.J\u2019espérais que cette occasion allait venir.Je n\u2019ai jamais cessé d\u2019y croire.» Du coup, l\u2019homme de 44 ans pourra faire ses premiers pas dans la LNH après avoir passé toute sa carrière de joueur dans les ligues mineures.Il y a disputé neuf saisons, gravissant les échelons jusqu\u2019à la Ligue américaine avant de devenir entraîneur adjoint.«Nous savions que nous n\u2019avions pas le luxe de passer 20 candidats en entrevue, mais nous avons tenté de constituer un bon groupe de candidats, a expliqué le vice-président et directeur général de l\u2019Avalanche, Joe Sakic.Habituellement, nous avons une ou deux autres entrevues par la suite, mais nous n\u2019avions pas ce luxe.» Le même message Sans avoir trop de temps, Sakic a bénéficié des conseils de différentes personnes gravitant autour de la LNH et il s\u2019est laissé convaincre que Bednar représentait le meilleur choix pour mener la jeune troupe de l\u2019Avalanche.«J\u2019ai fait beaucoup d\u2019appels à dif férentes personnes qui le connaissent et qui ont dirigé contre lui, a fait savoir Sakic.Le message était toujours le même.» Bednar a obtenu sa première chance au poste d\u2019en- traîneur-chef en 2007 avec les Stingrays de la Caroline du Sud, dans la ligue de hockey East Coast.Dès sa deuxième saison, il a mené les Stingrays à la conquête de la Coupe Kelly.Il a dirigé pendant quatre saisons dans la Ligue américaine, un séjour qui a culminé avec un triomphe en finale de la Coupe Calder à la tête des Monsters de Lake Erie, club- école des Blue Jackets de Co- lombus, au printemps dernier.Associated Press HOCKEY Jared Bednar dans les souliers de Patrick Roy PAUL CHIASSON LA PRESSE CANADIENNE P.K.Subban était de passage à Montréal mercredi ALEX BRANDON ASSOCIATED PRESS Vasek Pospisil après un bon coup contre Kevin Anderson L E D E V O I R , L E J E U D I 1 E R S E P T E M B R E 2 0 1 6 C U L T U R E B 7 À L A T É L É CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit SRC Le Téléjournal 18 h Des squelettes Toi & moi Prière de ne pas Les échangistes Le Téléjournal Par ici l'été Entrevues TVA TVA nouvelles Sucré Salé Gags Full Ado BURLESQUE (V.F.) (2010) avec Christina Aguilera, Alan Cumming, Cher.TVA nouvelles 22h35 Sucré 23h05 LES CHIENS DE PAILLE (2011) TQ Les Argonautes Génial! / Pascal Morrissette Cuisine futée, 30 secondes pour / Pauvreté CHINATOWN (V.F.) (1974) avec Faye Dunaway, Jack Nicholson.23h20 Les francs-tireurs 0h20 Like! V Atomes Souper parfait Chicago Police / Les Infiltrées CSI: Miami / Le dernier revers CSI: Miami L'arbitre Atomes Un gars le soir Appelez RDI Le National RDI économie 24/60 Grands reportages Partie 2 de 2 Le Téléjournal RDI économie Le National 24/60 Grands rep.TV5 17h50 Champi.Journal FR Destination nature Des racines et des ailes / La Drôme, entre Vercors et Provence Partir Autrement TV5 le journal 23h40 Passe-moi les jumelles D Douanes Douanes Rat rods de Vegas Hantise Les dossiers de la NASA Affaires roulent Boss enchères Galas ComédiHa! 2015 Grand Rire VIE Design V.I.P.Déco Top Comment rén.Sous-sol! Célibataires Célibataires Vendre ou rénover?Qui vit ici?Idées grandeur Docteur, suis-je normal?Médium MX Tout s'embellit Tout s'embellit Le mentaliste / La veuve rouge L'affaire O.J.21h15 24 heures Chicago Med Souper parfait Souper parfait La loi & l'ordre VRAK.TV Papa où t'es?La famille royale Filles fauchées New Girl MOI, MOI-MÊME ET IRÈNE (2000) avec Renée Zellweger, Jim Carrey.Arrange-toi ça Hors d'ondes RDS Sports 30 Sports 30 L'avant-match LCF Football / Ottawa RedBlacks c.Alouettes de Montréal (D) Sports 30 (D) Images/sec.Boxe HISTORIA L'Amérique Fièvre encans Motos Café Mordus Fous bolides Fous bolides Légendes Légendes FantomWorks Les montagnards / Grand froid Guerriers route ARTV Le temps d'une paix Visite libre Catherine PaparaGilles PaparaGilles Bienvenue au paradis Outlander 23h15 POLISSE (2011) Karin Viard.EXPLORA Bleu Bahamas / Le corail Redout.créat.Redout.créat.Océania / Contre vents et marée Fukushima: Robots Géants des airs Stupidité Monsieur H.Coeur nature SÉRIES+ NCIS: Los Angeles / Big Brother La Reine Une femme exemplaire Madame la Secrétaire d'État Les mystères de Laura Scandale NCIS: L.A.ZTÉLÉ Carbornaro Dans l'net Seuls et tout nus XL BattleBots: Combats de robots Maripier! Conquérants Match parfait?Escortes Classé XXX Chauffards C.SAVOIR Encore plus CodeChasten Maîtres en musique Cogito Rencontre Quartier Latin Chanson La bibliothèque de.The Fast Radio Sky Des outils pour ÉVASION À deux, c'est mieux! / Florence Sur le pouce Benoit à la plage Vacances de Bruno Hôtels de luxe / Hôtels de Paris À faire en Grèce / Rhodes Coups de Food TFO LeRanch Wendy Indie tout prix Subito texto Flip TFO 24.7 TIREZ LA LANGUE, MADEMOISELLE (2013) 22h40 Filmstr.Flip TFO 24.7 Carte de visite Cinépop 17h20 AFFLICTION (1997) 19h15 COEUR SAUVAGE (1993) Marisa Tomei.LE JOUR DE LA MARMOTTE (1993) Bill Murray.22h45 NAPOLÉON DYNAMITE (2004) Cinéma SÉcran 17h30 HEINEKEN: L'ENLÈVE.19h05 50 CONTRE 1 (2014) avec Christian Kane, Skeet Ulrich.ENDORPHINE (2015) Sophie Nélisse.22h25 VALLEY OF LOVE (V.F.) (2015) Cinéma Planète La Reine Bicyclette Les amazones The War Juger Pétain / Acte 1 L'accompagnateur Les Croyants MATV Libre-service Montréalité Billboard Studio direct CityLife Black Wealth The Checklist Libre-service Montréalité Marteau Génération Z Libre-service CBC CBCNews The Exchange Coronation St.Coronation St.The Special Needs Hotel Firsthand CBC News: The National CBCNews Coronation St.Coronation St.CTV CTV News Montreal eTalk The Big Bang The Big Bang The Big Bang The Big Bang The Big Bang Bosch / Donkey Year's CTV National News Montreal 0h05 Daily S.GBL 17h30 News Global National E.T.Canada Ent.Tonight NCIS: New Orleans Big Brother Vikings / Death All 'Round Global News 23h35 Stephen Colbert ABC News at 6 World News Local 22 News Inside Edition BattleBots Partie 1 de 2 BattleBots Partie 2 de 2 Match Game News at 11 23h35 Jimmy Kimmel Live CBS Channel 3 News at Six LNF Football / Patriots de Nouvelle Angleterre c.Giants de New York - Pré-saison (D) Big Brother Ch.3 News 23h35 Stephen Colbert NBC NBC5 @ 6 NBC News Jeopardy! Wheel Fortune Running Wild / Julianne Hough American Ninja Warrior / National Finals Week 1 NBC5 @ 11 23h35 The Tonight Show PBS (33) PBS NewsHour Gordon Lightfoot: Live in Reno Alice's Restaurant 50th Anniversary Concert Summer, Surf & Beach Age Reversed PBS (57) News America Business PBS NewsHour Il Divo: Amor & Pasion Live On the Psychiatrist's Couch With Dr.Daniel Amen, MD Charlie Rose UNIS Pense vite! Top science Vu intérieur Fous animaux Bouffe en cavale EnCouleurs DanyLapin Hors série Goût du pays Chalets Alberta Pense vite! Twin Peaks HBO 18h20 I Am Evel Knievel You Me Her You Me Her The Wire / The Target 22h05 The Wire / The Detail 23h05 The Wire / The Buys 0h05 Night Of AddikTV Les enquêtes de Murdoch Les pouvoirs de Toby Les enquêtes de Murdoch Il était une fois / L'Orpheline Prémonitions / La fuite Psych: Enquêteur malgré lui Le trône de fer TVA Sports Le TVA sports Rentrée LMB Baseball / Marlins de Miami c.Mets de New York (D) Le TVA sports Icônes sport Le TVA sports Volleyball de plage 09/01 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit Nos choix ce soir CARTES POSTALES Dans La Drôme, entre Vercors et Provence, on découvre les surprenants reliefs de la Drôme, département du sud-est de la France portant le nom de la rivière du même nom, la forêt de Saoû, le monastère de Sainte-Croix, construit au XIIe siècle, la vallée de Quint ainsi que ses nombreux châteaux.Des racines et des ailes, TV5, 20 h PARFUMS DE CUISINE Dans ce pèlerinage culinaire, le chef Hakim Chajar se rend auprès des chefs qui l\u2019ont inspiré, dont la meilleure cuisinière du monde, sa propre mère, avec qui il prépare un couscous qui met l\u2019eau à la bouche.Inspiration chef, Casa, 21 h LA VILLE DES ANGES Dans le Los Angeles des années 1930, ce brillant film noir de Roman Polanski met en scène un détective privé (Jack Nicholson) qui se fait engager par une femme pour filer un ingénieur.Un chef- d\u2019œuvre à revoir ou à découvrir.Chinatown, Télé-Québec, 21 h Manon Dumais Y V E S B E R N A R D V oilà déjà la 28e édition de ce festival unique qui donne ses titres de noblesse à tous les accordéons du monde et à ces porteurs de cultures qui se rencontrent du 1er au 5 septembre dans le centre- ville, près du fleuve ou à la polyvalente de Montmagny.La majorité d\u2019entre eux demeurent inconnus du grand public, mais plusieurs sont de véritables vir tuoses.À titre d\u2019exemple : Daniel Colin, Der- mot Byrne, Daniel Mille, Sabin Jacques et Denis Pépin, qui par tageront les scènes avec des ar tistes de musiques traditionnelles et classiques, de chanson française et de variétés internationales.Coup d\u2019œil avec le directeur Reynald Ouellet, lui-même excellent accordéoniste, qui sera du festival avec le Club Carrefour.« On a toujours le même type de programmation au niveau des activités, mais ce sont les ar tistes qui changent , dit-il d\u2019entrée de jeu.Cette année, il y a un petit thème Russie.Nous avons Anatoli Taran, un joueur de bayan qui a gagné le concours de Castelfidardo, et Misha Khlebnov avec Alina Khlebnova, deux jeunes musiciens de Novossibirsk, en Sibérie, un frère et une sœur d\u2019une quinzaine d\u2019années qui jouent le gamoshka, l\u2019accordéon diatonique dans le système russe.» À ceux-là s\u2019ajoute l\u2019excellent duo Paris Moscou, qui porte très bien son nom.Place de choix Un autre thème non of fi- ciel du Carrefour est la présence de plusieurs direc - teurs de festival qui accordent une large place au piano à bretelles.Quelques- uns joueront, d\u2019autres of friront des causeries.Y seront donc regroupés : Christian Riganelli, le nouveau directeur artistique du festival de Castelfidardo en Italie, Olivier Douyez, le directeur du festival à Mons, en Belgique, Jelena Milojevic, la directrice ar tistique du Festival international de l\u2019accordéon de V ictoria, et Patrick La- vaud, le responsable des Nuits atypiques en Sud-Gi- ronde.Cette réunion indique aussi une partie de la vitalité de l\u2019instrument dans un réseau inter national au sein duquel le Carrefour mondial occupe une place de premier plan.Reynald Ouellet parle de quelques musiciens qu\u2019il a invités : « Daniel Colin est l\u2019un des détenteurs du style vraiment musette typiquement parisien.Il a fait partie de Paris musette et il est l\u2019un des derniers à avoir connu Jo Privat.Il vient avec Dominique Cra- vic et Claire Elzière, qui va faire de la chanson française.Quant à Daniel Mille, il possède aussi à la per fection le réper toire musette, mais il fait plein d\u2019autres choses : du jazz, des compositions\u2026 Son projet de musique avec Jean- Louis Trintignant qui lisait des poèmes d\u2019Apollinaire était magnifique.» Liberté aux artistes Que présentera-t-il à Mont- magny ?Reynald ne le sait pas.« Je n\u2019impose jamais de répertoire aux musiciens.Je sais ce qu\u2019ils peuvent faire, je les laisse aller.Je n\u2019ai jamais été déçu et j\u2019ai eu de bonnes surprises.Par exemple, Simon Thoumire, le joueur de concertina écossais, je savais qu\u2019il jouait du répertoire de l\u2019Écosse.Arrivé au Carrefour, il a fait de ça, mais, à un moment, c\u2019est devenu de la musique contemporaine avec des dissonances.Finalement, il a eu une ovation.» Comme chaque année, des artistes de la Bretagne, de la Catalogne et du Pays basque sont invités.Reynald les présente : « Yannig Noguet et Ro- nan Rober t connaissent bien le répertoire breton, mais font aussi leurs compositions avec deux accordéons diatoniques.Laia Font et Elias Fernandez sont deux jeunes Catalans très représentatifs du mouvement de renouveau là-bas, alors que Maider Martineau vient du Pays basque français, mais je trouve que sa musique ressemble beaucoup à celle du côté espagnol.» À voir donc, tout comme l\u2019Irlandais Der- mot Byrne en trio, Le Bruit cour t dans la v i l le et tant d\u2019autres.Collaborateur Le Devoir CARREFOUR MONDIAL DE L\u2019ACCORDÉON À Montmagny du 1er au 5 septembre Renseignements : 418 248-7927, www.accordeonmontmagny.com CARREFOUR MONDIAL DE L\u2019ACCORDÉON Le piano à bretelles encore et toujours L A U R E N C E B E N H A M O U à Paris C eux qui ignorent son nom connaissent ses photos : le Français Marc Riboud, décédé mardi à 93 ans, faisait partie de ces quelques photographes aux clichés mondialement connus, comme sa Fille à la fleur, une militante contre la guerre du Vietnam face aux baïonnettes des soldats.Il se disait flâneur, photographe plutôt que photojour- naliste, et aimait prendre son temps pour capturer, en noir et blanc, les tournants d\u2019un monde qui change.Son regard légèrement décalé, capable de saisir les instants de grâce, se reflète dans son Peintre de la tour Eif fel, qui semble danser sans filet au milieu des poutrelles métalliques au-dessus de Paris, pinceau à la main.Une photo devenue une icône de la capitale française.« On dirait qu\u2019il tient en équilibre grâce à son pinceau.Je n\u2019ai aucun mérite, si ce n\u2019est d\u2019être monté à pied par l\u2019escalier en colimaçon de la Tour », racontait-il en 2009.Avec Magnum C\u2019est en vendant ce cliché au magazine américain Life en 1953 que ce jeune ingénieur trentenaire, issu d\u2019une famille de la bourgeoisie lyonnaise, sera adoubé photographe et rencontrera Henri Car tier- Bresson et Robert Capa, qui l\u2019inviteront à rejoindre la prestigieuse agence Magnum.En 60 ans de carrière, ses clichés seront publiés dans de nombreux magazines, comme Life, Geo, National Geographic, Paris Match ou Stern.« La plupart du temps, je regarde, je me promène, j\u2019ai beaucoup flâné», résumait-il.Ces flâneries l\u2019ont emmené dans le monde entier, en particulier en Asie, où il a passé de longs séjours.Chine, Ghana, Vietnam, Inde, Tibet, Nigeria, Cuba, entre autres, seront ses terrains d\u2019aventures pour l\u2019agence Magnum, dont il assura un temps la présidence Europe.Crinière blanche et réparties moqueuses, il défendait sa singularité.« Je ne suis pas pho- tojournaliste, je ne suis pas un ar tiste, je suis photographe, c\u2019est tout.[\u2026] Je ne suis pas toujours bon, mais j\u2019essaie.» Né le 24 juin 1923 près de L yon (sud-est) dans une famille de sept enfants, frère d\u2019Antoine, futur fondateur et p.-d.g.du géant agroalimen- taire Danone, et de Jean, qui présidera Schlumberger, Marc Riboud a commencé la photo à 14 ans, avec le Vest Pocket noir utilisé par son père dans les tranchées.Un compas dans l\u2019œil Pendant la guerre, il file dans le maquis du Vercors (sud-est) auprès de la Résistance française.Après la guerre, il s\u2019émancipe dans la photographie.« Né géomètre, un compas dans l\u2019œil », disait de lui son mentor Car tier-Bresson, en hommage à son ar t du cadrage et de la prise de vue.Après plus d\u2019un demi-siècle de carrière, un appareil toujours en poche, il continuait inlassablement à photographier le monde, toujours en argentique \u2014 «J\u2019ai essayé le numérique, une après-midi, une fois», disait-il.Il était encore parti, à 85 ans, photographier l\u2019arrivée de Barack Obama à la Maison-Blanche.« J\u2019ai vendu des repor tages photo parce que la presse était le seul moyen de vivre, mais je suis rarement à la recherche de l\u2019actualité, du scoop», confiait-il.«La photo est une question de hasard », disait-il.Il y a aussi « le travail, l \u2019énergie » et\u2026 «être un peu patient ».En 1967 à Washington, des pacifistes s\u2019approchent du Pentagone gardé par des soldats, baïonnettes au fusil.« J\u2019étais là depuis 5 h du matin.Une masse humaine se plante devant une muraille de baïonnettes.Une jeune fille s\u2019approche, parle aux militaires, une fleur à la main.» La photo de son profil est encore aujourd\u2019hui un symbole du pacifisme.Marc Riboud, très souvent exposé en France, à Londres ou à New York, est décédé alors que le festival de photojournalisme Visa pour l\u2019image, en cours à Perpignan (sud de la France), montre ses clichés de Cuba.Agence France-Presse MARC RIBOUD 1923-2016 Le photographe au «compas dans l\u2019œil » Troisième supplémentaire pour Charles Richard-Hamelin La Fondation Arte Musica annonce un quatrième concert \u2014 et donc une troisième supplémentaire ! \u2014 pour le récital que le pianiste Charles Richard-Hamelin donnera en ouverture de la saison à la salle Bourgie.Ce concert, qui reprendra le programme du nouveau CD Beethoven, Enesco, Chopin à paraître chez Analekta le 9 septembre, sera donc aussi donné le lundi 19 septembre à 19 h 30.Pour l\u2019achat des billets, on peut téléphoner au 514 285- 2000, option 4, ou se rendre sur le site de la salle Bourgie (sallebourgie.ca).Le Devoir DAMIEN MEYER AGENCE FRANCE-PRESSE Lors d\u2019une exposition en juin 2005, à Paris, une reproduction de La fille à la fleur, une militante contre la guerre du Vietnam face aux baïonnettes des soldats.M A R I E - M I C H È L E S I O U I L ise Payette n\u2019a pas l\u2019intention d\u2019ar rêter d\u2019écrire.Dans un livre à paraître le 7 septembre, elle revient sur son départ abrupt du Devoir et confirme, en rassemblant quelques dizaines de ses chroniques, que ses mots sont là pour rester.«Ça fait 60 ans que je suis en contact avec le public par la radio, la télévision, les téléro- mans, la politique.J\u2019ai tout fait.J\u2019ai utilisé tous les instruments disponibles pour être en contact avec le public, a-t-elle énuméré mercredi.Eh bien, je le dis très sincèrement : je ne suis pas capable de m\u2019en passer.J\u2019ai besoin de savoir, et d\u2019ailleurs je le dis en riant le matin en me levant : j\u2019ai besoin de parler à mon peuple ! Et j\u2019ai besoin que mon peuple me parle !» À la Maison du développement durable de Montréal, où Le Devoir l\u2019a rencontrée, Lise Payette a accueilli les parents et amis qui venaient jeter un coup d\u2019œil à son plus récent ouvrage, qu\u2019elle a nommé Le sens du devoir.Ce sentiment d\u2019obligation, elle l\u2019avait surtout pour ses lecteurs, qui l\u2019ont suivie dans les pages du quotidien montréalais pendant les neuf années où elle y a signé des chroniques.«Ce que j\u2019ai trouvé triste, c\u2019est la façon dont ça s\u2019est fait.Je reconnais sans difficulté que le directeur du Devoir avait le droit de me mettre à la porte, a-t-elle commencé.J\u2019aurais préféré, gentiment, qu\u2019il m\u2019appelle, me dise : je viens prendre un café chez vous.Qu\u2019il m\u2019explique c\u2019était quoi le problème.» Deux versions des faits Selon la version qu\u2019elle relate dans son ouvrage, le directeur du Devoir, Brian Myles, l\u2019a informée à la dernière minute que sa chronique au sujet du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, ne serait pas publiée.S\u2019en est suivie une conversation au cours de laquelle il lui aurait dit qu\u2019il «n\u2019aimait pas sa façon d\u2019écrire».«J\u2019ai dit : si vous cherchez une raison pour mettre une chroniqueuse à la por te, vous n\u2019avez qu\u2019à le dire.Il a dit : voilà, c\u2019est fait.C\u2019est tout.Pas un mot, rien», a-t-elle raconté.La direction du quotidien a of fer t une tout autre lecture des faits.« Contrairement à ce qu\u2019af firme Mme Payette, le directeur du Devoir, Brian Myles, ne lui a jamais mentionné qu\u2019il n\u2019aimait pas sa façon d\u2019écrire.M.Myles et Mme Julien [Luce Julien, rédactrice en chef] ont cependant souligné l\u2019importance, pour un chroniqueur, d\u2019étayer ses propos avec rigueur et précision factuelle », a-t-elle écrit dans un communiqué.Selon la direction du Devoir, la conversation téléphonique «a fait ressortir [\u2026] des visions irréconciliables sur les critères de rigueur associés à la publication de chroniques » et c\u2019est pour cette raison que le quotidien a décidé de mettre fin à la chronique de Lise Payette.« Le Devoir lui a of fer t la possibilité d\u2019écrire une chronique d\u2019adieux à ses lecteurs, a aussi insisté la direction.Elle a catégoriquement décliné cette invitation.» En entrevue, Lise Payette a maintenu sa version des faits.Et quand on lui a demandé ce qu\u2019elle aurait écrit dans cette chronique d\u2019au revoir, elle n\u2019a pas hésité avant de répondre.« J\u2019aurais dit merci de m\u2019avoir accueillie pendant neuf ans.Bonne chance, et je suis sûre qu\u2019éventuellement, ils vont me remplacer ; il y aura quelqu\u2019un d\u2019autre.Ne vous découragez pas», a-t-elle déclaré.Le Devoir MÉDIAS « J\u2019ai besoin que mon peuple me parle » Lise Payette lance un recueil de ses chroniques parues dans Le Devoir L E D E V O I R , L E J E U D I 1 E R S E P T E M B R E 2 0 1 6 CULTURE B 8 C ette semaine, j\u2019ai sauté dans un taxi près du Devoir.Le conducteur, à la vue de mon calepin, me demanda : « Journaliste?Et dans quel secteur, au juste?\u2014 La culture.\u2014 Ah!!! Le voici remonté comme une montre.\u2014 Mais pourquoi la télé ne parle-t-elle jamais de votre folklore?Pourquoi n\u2019est-il pas enseigné à l\u2019école?Il précise avoir un jour posé la question à une sous-ministre de la Culture péquiste, montée à son bord.\u2014 Elle m\u2019a répondu : \u201cOn verra à ça ! \u201d » La politicienne n\u2019a pas «vu à ça», comme de raison.Ses successeurs non plus.Si elle avait remisé sa langue de bois, cette sous-ministre lui aurait peut-être avoué : «Trop ringard, le folklore ! » Jouer d\u2019honnêteté, c\u2019eût été accepter de nommer la vieille honte nationale collée aux veillées au fond de la boîte à bois ; comme on cache un mononcle mal dégrossi.Elle ne s\u2019y est pas risquée.Tant de récents urbanisés veulent ef facer leurs relents campagnards.Cette acculturation galopante désole mon chauffeur de taxi.De Lima à Montréal Herbert Fernandez, né au Pérou, habite ici depuis 47 ans.Il a épousé une Québécoise de souche, dont il a eu quatre enfants.Longtemps danseur avec sa troupe d\u2019immigrants péruviens, il s\u2019est produit un peu partout, à Montréal, même à Terre des hommes, à Chicoutimi, Québec, Drummondville, etc.côtoyant des artistes populaires du Québec pure laine, comme Les Sor tilèges, la plus ancienne troupe de danse folklorique au pays.«Les Québécois perdent leur mémoire et leurs valeurs, soupire-t-il.Le folklore n\u2019intéresse surtout pas les Montréalais.On a les moyens de combler cette amnésie-là, mais le ministre de la Culture ne fait rien.La télévision non plus.Je suis un vieux de la vieille, peut-être plus québécois que vous!» Ça le chicote profondément.« Au Pérou, notre folklore est au programme scolaire.Pas ici.Vous savez, les émigrés se demandent si les Québécois possèdent des traditions culturelles.Ils ne sont jamais en contact avec elles.Je leur réponds : \u201cMais oui.Et des magnifiques ! \u201d Tant de nouveaux venus issus de sociétés au riche patrimoine de tradition orale nous croient nés d\u2019hier, sans passé artistique.» Ça prenait un fils de Lima pour parler avec autant de chaleur des violons de Monsieur Pointu (qui accompagna Gilber t Bécaud en tournée européenne) et de Ti-Blanc Richard (le père de la chanteuse Michèle Richard, qui joua à l\u2019Olympia).Herbert Fernandez vivait déjà ici à une époque où notre musique traditionnelle fleurissait sur l\u2019écran de Radio-Canada.Ça lui plaisait.«C\u2019était joyeux ! C\u2019était la vie ! » De grands violoneux Le Québec a enfanté de si grands violoneux, à qui le renouveau folklorique des années 70 avait offert leur heure de gloire, avant de les oublier derechef.À commencer par le virtuose de l\u2019archet Ti- Jean Carignan, fils de Lévis qui avait appris à jouer de son instr ument en cachette à quatre ans (faut l\u2019entendre, endiablé, sur You- Tube jouer Le reel du pendu).Yehudi Menuhin se produisit à ses côtés en concert à la Place des Arts en 1976, et André Gagnon composa à son adresse Le concerto pour Carignan.Ce roi des violoneux dut aussi conduire un taxi pour faire vivre sa famille (après s\u2019être produit à Carnegie Hall !) Sa légende demeure.«Sauf que la vie de cette musique s\u2019est perdue.» Herbert Fernandez trouve les chansons québécoises bien tristes, privées du swing, du partage de jadis.Cet homme aurait dû écrire un mémoire en vue de la future politique culturelle, tant notre tradition orale lui tient à cœur.Son témoignage est beau et triste: «Le folklore était présent dans la vie des Québécois.Autrefois, les gens chantaient, mais tout est tombé à l\u2019eau depuis au moins 25 ans.» À l\u2019époque, il partait avec sa jeune famille chez le grand-père francophone qui s\u2019y connaissait en rythmes traditionnels.«Mon beau-père est mort aujourd\u2019hui, mais mes enfants se sont nourris de folklore québécois autant que péruvien.» Il voit les nouvelles générations coupées du tronc commun: «Les jeunes, c\u2019est malheureux, ils disent: \u201cOn n\u2019a rien, nous autres.\u201d» Dans le temps du Jour de l\u2019An, les rigodons reprennent du service en ondes, mais Herbert Fernandez ne les entend même pas, tant ces rythmes lui semblent décollés du cycle annuel de la collectivité.Me voici prise de honte devant cet homme descendu de sa vallée des Andes, un pays où les couleurs nationales se transmettent encore aux générations montantes pour la suite du monde.Par fierté, en somme.Les nouvelles technologies, la réalité virtuelle, la modernité de notre culture sont-elles vraiment inconciliables avec les accents des aïeux?Et pourquoi, les unes sans les autres?Comme si l\u2019ignorance de tout ce qui a précédé la Révolution tranquille constituait la seule por te d\u2019accès à des lendemains trépidants.Comme si un pont s\u2019était rompu sous la débâcle.J\u2019ai pris les coordonnées de Herbert Hernandez, lui redemandant au bout du fil : « S\u2019il vous plaît, témoignez\u2026» Taxi pour la mémoire ODILE TREMBLAY S T É P H A N E B A I L L A R G E O N O n peut tout améliorer, même ce qui marche très bien.Télé-Québec révise donc sa grille, la resserre et la peaufine, alors même que la télévision éducative et culturelle annonce des résultats exceptionnels, ses meilleurs en une décennie.La part de marché de la chaîne est passée de 3 % il y a deux ans à 3,8 % des parts cette année, telle que calculée de septembre à août.Il s\u2019agit de son meilleur résultat depuis 2004.Cet été, le rendement a même gonflé à 4,3 %.Ce sommet a été atteint malgré des compressions qui ont encore réduit l\u2019enveloppe du réseau.TQ a été amputée de 2,4 millions en 2015, et de plusieurs autres millions depuis le début de la décennie.Les succès populaires encouragent la direction à poursuivre sur son erre d\u2019aller.Le directeur général des programmes, Denis Dubois, lui-même nommé il y a environ 18 mois, résume cette stratégie autour de quatre axes : l\u2019éducation dans le plaisir ; la jonction des publics jeunes et adultes ; le déploiement multipla- teforme ; et la production événementielle.Cette stratégie globale se concentre notamment dans L\u2019année de la chanson (voir l\u2019encadré).Elle s\u2019af fiche aussi dans la série MTL qu\u2019on verra au printemps 2017, dans le cadre du 375e anniversaire de la ville.I l s \u2019agit d \u2019une série documentaire sur l \u2019histoire de la métropole, autour de ses lieux phares (comme le Stade ou le site de l \u2019Expo), avec un volet Web.L\u2019animateur Jean-Philippe Wauthier servira de guide, en compagnie d \u2019h is tor iens .Marie -France Bazzo animera un « grand plateau » sur nos rappor ts à l\u2019histoire au lancement de la série commémorative.Marc Labrèche poilu Autre beau cas : Cochon dingue, à paraître l\u2019hiver prochain.Ce magazine multiplateforme s\u2019organisera autour de quatre animateurs et un cochon d\u2019Inde qui élaboreront ensemble une encyclopédie en ligne informative, aa wiki- dingue, que les fans pourront réellement consulter sur le Web.Marc Labrèche donnera la parole au cobaye de laboratoire et François Avard reviendra à l\u2019écriture jeunesse avec ce projet très prometteur.Pour le reste, la grille développe une logique progressive bien visible en soirée.L\u2019ouverture autour de 18 h appartient aux enfants ; puis la programmation passe aux adolescents ; et finalement l\u2019écran fait place à des thématiques fortes pour tous, ou presque.Mais est-ce bien le bon découpage ?« Ça n\u2019existe plus la télévision pour ados, insiste directeur Dubois en revenant sur l\u2019axe de la jonction des publics.Les ados sont des adultes télévisuellement.» On en aura la confirmation avec Conseils de famille (jeudi, 19h30), une des sept nouveautés de l\u2019année.Cette production originale ouvre sur le quotidien d\u2019une famille actuelle recomposée à travers le regard de Clovis, 13 ans, le plus jeune du clan.Pierre-François Legendre et Catherine Trudeau jouent les parents des Blondin-Dupuis.Documentaires originaux La classe ouvrière (lundi, 19 h 30) propose un portrait de groupe d\u2019un autre genre, en fait une incursion dans le quotidien du couple d\u2019apiculteurs Anicet Desrochers et Anne-Virginie Schmidt des Hautes-Laurentides.La soirée du lundi se termine avec des documentaires originaux.Le premier, intitulé Les animaux de la honte, va rappeler que le Québec est l\u2019État de l\u2019Amérique du Nord comptant par personne le plus fort taux d\u2019animaux abandonnés, maltraités et négligés.Le reste de la saison va ratisser large avec des sujets forts.On y verra par exemple Ni fille ni garçon, sur les enfants aux sexes ambigus, T\u2019es où Youssef ?suivant le jeune journaliste et chroniqueur québécois Raed Hammoud qui tente de comprendre pourquoi son ami d\u2019enfance est par ti en Syrie combattre pour le groupe armé État islamique.Les belles et les bonnes surprises abondent.L\u2019émission à sketchs Like-moi reviendra à l\u2019hiver.Tout comme De garde 24/7, qui proposera une suite à l\u2019excellente série sur les urgences en mettant l\u2019accent sur d\u2019autres professionnels de la santé que les médecins, notamment les infirmières.La nouvelle saison se met en branle dans les prochaines semaines.Les détails de la grille se trouvent à telequebec.tv.Le Devoir TÉLÉVISION Télé-Québec sur sa lancée profitable P H I L I P P E R E N A U D À chaque rentrée depuis 2003, Rouyn- Noranda se transforme en capitale québécoise de la musique populaire grâce au Festival de musique émergente qui, cette année encore, s\u2019attend à rassasier près de 35 000 mélomanes.Un seuil de fréquentation atteint l\u2019année dernière et qui, assure son fondateur Sandy Bou- tin, ne sera jamais dépassé, lui qui prône « l\u2019évolution plutôt que la croissance».Faite de découvertes, de valeurs sûres et d\u2019exclusivités, la programmation du Festival de musique émergente (FME) d\u2019Abitibi-Témiscamingue est, comme toujours, des plus fastueuses.Voyez donc cela: cette année, les festivaliers auront droit aux premières sur scène d\u2019Effets spéciaux, nouvel album d\u2019Avec pas d\u2019casque, d\u2019A Wider Space, celui de Groenland, et de Springtime Devil, des Deux- luxes.Des aperçus exclusifs des prochains albums d\u2019Abakos (Pierre Kwenders et Ngabo), de KNLO (d\u2019Alaclair Ensemble) et de We Are Wolves.Des découvertes nommées Royal Caniche, Le Carabine et Partner, tout ça en plus des concerts attendus de Half Moon Run, des Barr Brothers, de Galaxie, des Goules, de Dead Obies et de Koriass, pour ne nommer qu\u2019eux.Du costaud.Événement national «On fait un événement national qui a lieu en Abitibi-Témiscamingue, pas un événement régional qui fait parler de lui dans les journaux à Montréal », martèle Boutin, infatigable organisateur du FME.Soit dit en passant, avec d\u2019autres de ses collègues organisateurs de «petits festivals», le producteur, patron de la maison de disques Simone Records et fier Abitibien, rencontrait cette semaine à Québec la ministre du Tourisme Julie Boulet pour discuter de la révision des programmes d\u2019aide que son ministère accorde aux événements culturels touristiques comme le sien.Il compte plaider pour une meilleure flexibilité des programmes, eu égard au nombre de touristes qu\u2019il aide à attirer en Abitibi.«La difficulté qu\u2019ont les petits festivals, c\u2019est que nos défis ne sont pas les mêmes.Quand bien même je voudrais attirer plus de touristes, ce n\u2019est tout simplement pas possible, puisque toutes les chambres d\u2019hôtel sont occupées durant le FME.Je ne peux juste plus héberger les gens ! » En contrepartie, Boutin fait valoir qu\u2019avec ses 120 professionnels de l\u2019industrie musicale québécoise accrédités, plus les nombreux journalistes étrangers invités, il contribue au rayonnement de sa région.«Lorsque je fais parler de mon festival, c\u2019est bon pour l\u2019Abitibi, avance-t-il.Grâce à ces efforts, je réussis à faire de la rétention de jeunes, j\u2019anime mon milieu de vie.Mes objectifs vont bien au-delà de mettre un groupe de musique sur une scène devant une gang de jeunes.Nous avons un rôle à jouer dans le rayonnement culturel et l\u2019accès à la culture en région, tout en aidant sur le plan touristique.» Bien que près de 40 % des festivaliers qu\u2019il accueille proviennent de l\u2019extérieur de sa région (principalement de Montréal), Boutin souligne qu\u2019il monte l\u2019événement pour les Abitibiens, ce qui justifie la prépondérance d\u2019artistes établis sur son affiche, tout en laissant une part belle à ces «émergents ».«La question qu\u2019on se pose toujours est : est-ce que tel ou tel artiste a encore besoin de nous, de notre plateforme?Yan Perreau, par exemple, a-t- il encore besoin d\u2019être au FME?Je pense que la réponse est oui.Lorsque ces artistes viennent au festival, ils font des salles combles, mais je ne pense pas qu\u2019ils y parviendraient s\u2019ils venaient à un autre moment de l\u2019année, même s\u2019ils ont une longue carrière et plusieurs albums.Avec pas d\u2019casque, ce n\u2019est pas encore une majorité de Québécois qui connaît ça.C\u2019est toujours notre rôle de dif fuser et de faire connaître, et pas uniquement de la découverte.» Le Devoir FESTIVAL DE MUSIQUE ÉMERGENTE Le haut-parleur abitibien TQ prend fait et geste pour la cause de la musique québécoise en lançant L\u2019année de notre chanson.Tous les génériques sont remplacés par des tounes d\u2019ici.Le 24 octobre, la chaîne diffusera La musique à tout prix sur la crise qui affecte cette industrie avec Ariane Moffatt et Louis-Jean Cormier aux commandes du documentaire.Le même Jean-Louis Cormier animera aussi Microphone, à l\u2019hiver, une série de quatre rendezvous musicaux où des invités réinventeront des chansons connues.En avant la musique ! PEDRO RUIZ LE DEVOIR Catherine Trudeau jouera le rôle de la mère dans Conseils de famille, une des sept nouveautés de l\u2019année.ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Le duo Groenland jouera sur scène son nouvel album, A Wider Space."]
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