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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2016-09-02, Collections de BAnQ.

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[" V O L .C V I I N o 1 9 9 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 S E P T E M B R E 2 0 1 6 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Politique \u203a Des allocations plus généreuses\u2026 pour l\u2019instant.Sans indexation, l\u2019aide aux familles du PLC perdra du lustre.Page A 2 Éditorial \u203a Énergie Est: un projet vicié.Il faut reprendre la discussion sur les seules bases qui comptent, celles du développement durable, estime Brian Myles.Page A 8 Avis légaux.A 4 Décès.B 6 Météo.B 8 Mots croisés.A 4 Petites annonces .B 6 Sudoku.B 8 ?w w w .l e d e v o i r .c o m La vieillesse est culturelle, constate Joblo Page B 10 Course au PQ: la tension monte d\u2019un cran Page A 3 Ratés informatiques chez Desjardins Page A 7 Ils seraient au moins 500 000 au Canada.Résultat des politiques migratoires, de plus en plus d\u2019immigrants rejoignent les rangs des personnes sans statut.Pensant trouver une oreille attentive auprès du gouvernement Trudeau, plusieurs groupes de défense des droits des immigrants réactivent leurs campagnes pour obtenir une régularisation de leur situation.Une vie dans l\u2019obscurité Au moins 500 000 personnes se trouveraient sans statut légal au Canada.Elles réclament le droit de sortir de l\u2019ombre et les moyens pour y arriver.M A R C O F O R T I E R P erte de milliers d\u2019emplois, pollution du sol et de l\u2019eau, faibles redevances aux villes, érosion des berges : un vent de mécontentement souf fle au Saguenay\u2013Lac-Saint-Jean contre le géant Rio Tinto Alcan, qui domine l\u2019économie de la région depuis près d\u2019un siècle.Un forum sur l\u2019industrie de l\u2019aluminium doit regrouper plus de 200 acteurs régionaux (élus municipaux, députés, entrepreneurs, professeurs, économistes, groupes de citoyens), ce vendredi à l\u2019Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).Ces gens de tous les horizons souhaitent réviser le pacte social qui lie le géant de l\u2019aluminium à la région depuis 1926 : l\u2019entreprise met à profit l\u2019immense bassin hydrologique du lac Saint-Jean (35 000 lacs et 35 rivières) pour produire de l\u2019hydroélectricité à faible coût, en échange de l\u2019engagement à créer des emplois.Des emplois moins nombreux Le problème, c\u2019est que Rio Tinto Alcan a éliminé des milliers de postes dans la région depuis trois décennies.Le nombre d\u2019emplois au sein de l\u2019entreprise au Saguenay\u2013Lac-Saint-Jean est passé de 9270 en 1980 à 3100 aujourd\u2019hui, selon un calcul du Centre de recherche sur le développement territorial (CRDT), affilié au réseau des universités du Québec (Rio Tinto Al- can affirme plutôt fournir du travail à 5000 personnes dans la région).« L\u2019économie de l\u2019aluminium a donné 40 années de très forte croissance au siècle dernier.La région a eu une classe ouvrière riche, qui achetait des chalets et de gros pick-up.Cette classe moyenne prospère rétrécit année après année.De nos jours, les sous-traitants de Rio Tinto doivent réhypothéquer leur maison pour acheter un pickup ! Toute l\u2019économie du Saguenay\u2013Lac-Saint- Jean en souf fre et souf frira encore plus dans 10 ou 15 ans », dit Marc-Urbain Proulx, codirecteur du Centre de recherche sur le développe- Grogne contre Rio Tinto au Lac-Saint-Jean Le partage des ressources entre le géant de l\u2019aluminium et la région est remis en question P H I L I P P E O R F A L I Déjà contestée devant les tribunaux, la nouvelle loi visant à bloquer l\u2019accès aux sites Internet qui font concurrence à Loto-Québec a un nouvel adversaire de taille.Dans un avis publié tard jeudi, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) estime que le gouvernement Couillard contrevient aux lois fédérales avec cette mesure, censée permettre à Québec de récupérer des centaines de millions de dollars en mises et paris en ligne.Adoptée en mai, la loi 74 oblige les fournisseurs d\u2019accès Internet (FAI) \u2014 tels que Bell, Vi- déotron ou Cogeco \u2014 à bloquer ces sites de jeux de hasard et d\u2019argent, sous peine de lourdes amendes, afin de permettre à Loto-Québec de maintenir son monopole sur le jeu en ligne.La mesure, unique à l\u2019échelle du pays, avait été décriée par plusieurs experts en droit numérique et par des groupes comme le Centre pour la défense de l\u2019intérêt public (CDIP) et l\u2019Association canadienne des télécommunications sans fil, qui remettent en doute sa constitutionnalité et estiment que ces changements législatifs ouvrent la porte à la censure gouvernementale d\u2019Internet.Avec son avis préliminaire, le Conseil ajoute un nouveau clou dans le cercueil.« Le Conseil JEUX EN LIGNE Québec ne peut pas bloquer les concurrents de Loto- Québec Selon le CRTC, la loi 74 contrevient aux lois fédérales sur les télécoms LA CHINE « EN 2016 » ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE Place aux droits de la personne.À la troisième journée de sa visite en Chine \u2014 et après une excursion familiale à la Grande Muraille \u2014, le premier ministre canadien, Justin Trudeau, a abordé la question des droits de la personne.Devant des gens d\u2019affaires, il a encouragé les Chinois à en faire davantage pour protéger la liberté d\u2019expression.«Messieurs, nous sommes en 2016: davantage de femmes devraient prendre place à cette table», a-t-il aussi suggéré à son auditoire.Page A 2 ISTOCK Travail au champ, empaquetage, entretien ménager.Pour les personnes sans papiers, la quête d\u2019un emploi se transforme souvent en obsession.VOIR PAGE A 10 : JEU VOIR PAGE A 10 : RIO TINTO S A R A H R .C H A M P A G N E D e nouvelles politiques de régularisation constituent le seul espoir de « sortir de l\u2019obscurité » pour Andrea et Juan.C\u2019est l\u2019expression qu\u2019ils utilisent à tour de rôle, attablés dans un café anonyme d\u2019une chaîne bien connue au centre-ville de Montréal.À 30 ans, Juan a déjà passé la moitié de sa vie au Québec.Né au bord de la mer en République dominicaine, élevé par son arrière- grand-mère, il a disparu sur un bateau, à l\u2019instar de son père avant sa naissance.Il n\u2019avait plus rien à perdre, dit-il, et beaucoup à fuir : « Deux de mes frères sont morts depuis mon départ et le quartier était très violent.On manquait de tout », expose-t-il.Débarqué à Québec encore mineur, il a été pris en charge par une famille d\u2019accueil de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).Travaillant dès ses 18 ans, il a toujours réussi à renouveler son permis de travail, jusqu\u2019à ce que son dossier « se mette à rebondir de l\u2019immigration aux douanes, à l\u2019avocat, VOIR PAGE A 10 : STATUT L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 S E P T E M B R E 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 2 OSSIER QUI DIRIGERA LE PARTI QUÉBÉCOIS ?LIRE À OBE R D N U DEMAIN , C A IS R T DU T R DE ER I SS O izon de leurs int \u2019hor e Plamondon dé ssionnair obr t u 7 oc mi rr d entions.oilent leurs idé v u.Depui a de éla l P ar e K ierr e P e s membr ochain, le e pr s dans le but de démontr e urse, le s le début de la co o s ser uébécoi ti q s du Par enir chef v é à de it apac er leur c sée, Ouellet et , Li utier s Clo ucce sir le s s à choi pelé nt ap .sseur LE ET UR O P A J ET R MA TE NTEX CO TE TEX LE .U ADEA N S E U CQ INO R I C - R ÉLAI B CO INSCRIVEZ-VOUS \u2022 WWW.CORIM.QC.CA \u2022 514 340-9622 Thèmes abordés : Vice-Président du Gouvernement wallon, Ministre de l\u2019Économie, de l\u2019Industrie, de l\u2019Innovation et du Numérique Vice-Président du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Ministre de l\u2019Enseignement supérieur, de la Recherche et des Médias Mercredi 7 septembre 2016 de midi à 14 h Marriott Château Champlain Montréal 1050 Rue de la Gauchetière Ouest Avec l\u2019appui de : Dix bonnes raisons pour une entreprise québécoise d\u2019investir en Wallonie Politique En association avec : ISTOCK Environ les trois quarts de toute l\u2019aide fédérale versée aux familles auparavant étaient indexés au coût de la vie.Ce n\u2019est pas le cas de l\u2019ACE.H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondante parlementaire à Ottawa L e gouvernement libéral de Justin Trudeau a fait table rase des anciens programmes d\u2019appui aux familles pour les remplacer par une seule allocation qu\u2019il dit plus généreuse.Mais un rapport du Directeur parlementaire du budget (DPB) confirme qu\u2019en l\u2019absence d\u2019indexation, ce nouveau programme ne restera pas éter nellement plus copieux que l\u2019ancien.Sa prodigalité déclinera à partir de 2018 jusqu\u2019à devenir moins avantageux pour les familles que l\u2019ancien régime dans huit ans.L\u2019Allocation canadienne pour enfants (ACE) a commencé à être versée aux parents en juillet.Elle a remplacé trois programmes d\u2019aide aux familles dont un seul \u2014 la PUGE \u2014 avait été instauré par les conservateurs de Stephen Harper.Environ les trois quarts de toute l\u2019aide fédérale versée aux familles auparavant étaient indexés au coût de la vie.Ce n\u2019est pas le cas de la nouvelle ACE.Elle est non imposable et modulée selon les revenus de la famille, mais les montants prévus ainsi que les seuils de revenus à partir desquels les réductions s\u2019appliquent ne suivent pas l\u2019inflation.Le résultat est que l\u2019ACE atteint son sommet de générosité à sa première année complète de mise en vigueur, soit en 2017- 18.Les parents admissibles recevront alors un total de 22,4 milliards de dollars, contre 18,1 milliards si l\u2019ancien système était encore en place (soit en moyenne 1054 $ de plus par famille qu\u2019avant).Inflation oblige, à mesure que le temps passera, les revenus des parents augmenteront.Le montant de leur chèque d\u2019ACE diminuera alors et il deviendra même nul pour cer tains parents qui étaient déjà en haut de l\u2019échelle salariale.Tout basculera à partir de 2024-2025 quand le nouveau système deviendra moins généreux que l\u2019ancien, calcule le DPB.Manque à gagner La différence ne sera que de 45 millions de dollars cette an- née-là.« On n\u2019a pas évalué ce que ça ferait par famille.Pas grand-chose», admet lui-même le DPB, Jean-Denis Fréchette.Mais en 2026-2027, le manque à gagner sera beaucoup plus marqué : le nouveau programme versera 1,5 milliard de moins aux familles que ne l\u2019aurait fait l\u2019ancien régime.Cette année-là, une ACE indexée aurait versé presque 33 milliards et non les 20 milliards prévus.«Oui, il [le nouveau programme] est plus généreux au départ, le coût net est supérieur», a expliqué M.Fré- chette en conférence de presse.«Mais avec le temps, le programme tend à diminuer en terme de valeur.Jusqu\u2019à ce qu\u2019il soit moins [généreux] en 2024-2025.C\u2019est le moment où les deux courbes se croisent et l\u2019ancien système deviendrait plus généreux, essentiellement à cause de l\u2019indexation et du nombre de familles qui seraient admissibles.» Au bureau du ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social, Jean-Yves Duclos, on répond que ces prévisions ne s\u2019avéreront pas.« C\u2019est l\u2019intention du gouvernement de mettre en place l\u2019indexation », et ce, « dès 2020 », assure le porte-parole du ministre, Mathieu Filion.Si tel est le cas, alors le point de bascule où le nouveau programme devient moins généreux que l\u2019ancien ne sera jamais atteint.En 2020, le nouveau programme versera encore environ 3 milliards de plus que ne l\u2019aurait fait l\u2019ancien.Mais il versera quand même 4 milliards de moins aux familles que si l\u2019indexation avait été instaurée au premier jour.Et 27 000 familles auront perdu leur allocation parce que leurs revenus auront dépassé les seuils d\u2019admissibilité inchangés.Il faut noter que cette intention d\u2019indexer à compter de 2020 n\u2019est écrite dans aucun document officiel : ni dans le budget ni dans le site Internet expliquant l\u2019Allocation canadienne pour enfants.On n\u2019en connaît donc pas les paramètres.Le programme électoral libéral de 2015 stipule que l\u2019ACE serait «non imposable et indexée sur le revenu », ce qui en a amené certains à croire que les libéraux promettaient la pleine indexation, mais il s\u2019agissait d\u2019une erreur de traduction \u2014 comme la plateforme libérale en contient quelques-unes.En anglais, on lit plutôt que l\u2019allocation serait « tied to income», soit «modulée selon le revenu».Le Devoir ALLOCATION CANADIENNE POUR ENFANTS Le programme libéral est plus généreux, mais pas pour longtemps A N D Y B L A T C H F O R D à Shanghai J ustin Trudeau a évoqué la délicate question des droits de la personne en Chine, jeudi soir, devant un par terre de gens d\u2019affaires à Shanghai.Au détour d\u2019une allocution de 22 minutes, le premier ministre a soutenu que le Canada, qui a pu constater concrètement les bienfaits de la liberté d\u2019expression et de la bonne gouvernance, encourage la Chine à s\u2019engager davantage dans cette voie.Il a expliqué à son auditoire que la liber té d\u2019expression constitue une valeur fondamentale au Canada, garantie par la Char te canadienne des droits et libertés.M.Trudeau a estimé que le rapprochement économique et commercial entre les deux pays favorisera un dialogue franc et direct sur les questions de droits de la personne, de gouvernance et d\u2019État de droit.Discussions nécessaires Il s\u2019agissait de la troisième journée de visite officielle de M.Trudeau en Chine.Mardi et mercredi, à Pékin, il avait rencontré les dirigeants politiques chinois, dont le premier ministre Li Keqiang et le président Xi Jinping.Devant les gens d\u2019af faires réunis à l\u2019invitation du Conseil d\u2019affaires Canada-Chine, jeudi soir à Shanghai, le premier ministre a rappelé que tous les membres du village global ont un intérêt certain dans ce qui se passe en Chine.Les succès de la planète tout entière sont inexorablement liés à ceux de la Chine, a-t-il dit.« Je sais que ces discussions provoquent par fois des malaises, mais elles sont nécessaires », a indiqué M.Trudeau.Le premier ministre a soutenu qu\u2019il avait rappelé aux dirigeants chinois, cette semaine, que le Canada avait grandi en acceptant une diversité de perspectives, et que la Chine bénéficierait tout autant de cette ouverture.Il a aussi évoqué jeudi la question de l\u2019égalité des sexes, en montrant du doigt la table d\u2019honneur très masculine.« Messieurs, nous sommes en 2016 : davantage de femmes devraient prendre place à cette table», a-t-il lancé.M.Trudeau n\u2019est pas le premier dirigeant canadien à évoquer directement en Chine le bilan de ce pays en matière de droits de la personne.Mardi, l\u2019agence de presse of ficielle Chine nouvelle reprochait au Canada d\u2019envenimer inutilement les relations en propageant des allégations « sans fondements » et arrogantes.L\u2019agence rappelait aussi le bilan peu reluisant du Canada en matière de droits des autochtones, qui vivent parfois dans des «conditions misérables ».La Presse canadienne DROITS DE LA PERSONNE Trudeau invite la Chine à en faire davantage Le premier ministre évoque la liberté d\u2019expression, la bonne gouvernance et la question de l\u2019égalité des sexes ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE Le premier ministre Justin Trudeau, lors de son discours prononcé devant le Conseil d\u2019af faires Canada-Chine.Les montants prévus ainsi que les seuils de revenus à partir desquels les réductions s\u2019appliquent ne suivent pas l\u2019inflation L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 S E P T E M B R E 2 0 1 6 ACTUALITES A 3 Montréal : 4875, Jean-Talon Ouest · (514) 344-8555 · 1 (866) 747-8555 Laval : 2267, boul.Le Corbusier · (450) 682-8280 www.abatjourillimites.ca \u2022 Plus de 5,000 abat-jour en magasin.\u2022 Le plus grand choix au Canada.\u2022 Service de recouvrement sur mesure.\u2022 Apportez votre pied de lampe pour un ajustement parfait.Présentez ce coupon au moment de l\u2019achat.Excluant les commandes.Aucun ajustement de prix sur les commandes ou achats antérieurs.Valide du 2 septembre au 30 novembre 2016.OBTENEZ 20% de rabais sur TOUS nos abat-jour 40%de rabais sur TOUS nos pieds de lampes et M A R C O B É L A I R - C I R I N O à Gatineau L es candidats à la direction du Par ti québécois (PQ) n\u2019ont pas su éviter les accrochages durant le caucus pré- sessionnel de leur formation politique.La députée de Vachon, Martine Ouellet, s\u2019est of fusquée jeudi avant-midi du comportement du camp Cloutier dans les couloirs de l\u2019hôtel Hilton Dou- bleTree.Une dizaine d\u2019élus se sont mis à chanter joyeux anniversaire au député de Lac-Saint- Jean, ce qui l\u2019a forcée à interrompre un échange avec les journalistes.«S\u2019ils ont le goût de prendre ce genre de stratégie là, ça leur appartient, je pense que ce n\u2019est pas très utile », a-t-elle laissé tomber, l\u2019air fâché.Mme Ouellet disait regretter de voir le caucus mettre sous le tapis le thème de l\u2019indépendance du Québec, et ce, au profit de « priorités de gestion quotidienne provinciale » comme la santé et l \u2019éducation.« C\u2019est la première fois depuis 2010 que l\u2019indépendance est autant évacuée de nos travaux.Ça, c\u2019est inquiétant » , a déclaré la seule candidate promettant la tenue d\u2019un référendum au cours des quatre années suivant l\u2019élection d\u2019un gouvernement péquiste.Le chef intérimaire du PQ, Sylvain Gaudreault, a pris soin de rappeler à la presse jeudi après-midi l\u2019«objectif » d\u2019un caucus présessionnel.« C\u2019est de fixer les priorités pour la session parlementaire.[\u2026] On n\u2019a pas beaucoup de temps», a-t-il expliqué, entouré de ses quatre officiers parlementaires.Nationalisme économique, immigration, santé et éducation : « Ce sont nos priorités.» De nombreux débats Sous pression, Alexandre Cloutier s\u2019est dit prêt à débattre avec les autres candidats à la direction du PQ n\u2019importe où, n\u2019importe quand.« Ils veulent des débats.Il va y en avoir, des débats.Je vais être partout ! » a lancé le député de Lac-Saint-Jean, ravalant ses paroles de la veille.Il a d\u2019ailleurs accepté l\u2019invitation à participer à un débat organisé le 18 septembre dans la région du Sa- guenay\u2013Lac-Saint-Jean par une antenne régionale des Organisations unies pour l\u2019indépendance (OUI Québec).M.Cloutier s\u2019est défendu de modifier sa stratégie à cinq semaines de l\u2019élection du 9e chef du PQ.«Ce n\u2019est pas un changement de stratégie pour deux cennes.[\u2026] On a un plan de match.On le suit », a-t-il lancé lors d\u2019un impromptu de presse.Invoquant un horaire chargé, l\u2019élu répétait pourtant mercredi qu\u2019il par ticiperait seulement aux deux débats officiels du PQ (à Sherbrooke le 11 septembre et à Montréal le 25 septembre), ainsi qu\u2019à ceux du Comité national des jeunes du Parti québécois (CNJPQ) et du quotidien Le Devoir.Les trois autres aspirants-chefs Jean-François Lisée, Martine Ouellet et Paul St-Pierre Pla- mondon s\u2019en étaient désolés.M.Cloutier les avait par la suite accusés, en anglais, d\u2019« inventer de nouvelles règles » parce ce qu\u2019« ils sentent qu\u2019ils sont en train de perdre».Plusieurs soupçonnent M.Cloutier d\u2019avoir fait volte- face afin de couper court à une progression du député de Ro- semont, Jean-François Lisée, dans les intentions de vote des membres du PQ.Aux yeux de Martine Ouellet, M.Cloutier « change un peu sa chemise de bord parce qu\u2019il ne sait pas exactement comment y arriver [à la victoire]».L\u2019ex-ministre responsable des Af faires intergouvernementales canadiennes entend profiter de ces débats notamment pour exposer les risques associés aux démarches d\u2019accession à l\u2019indépendance de ses adversaires.« Jean-François Lisée veut remettre aux calendes grecques l\u2019indépendance du Québec.Martine, c\u2019est la baguette magique.Moi, j\u2019arrive avec une approche qui est documentée, qui est rationnelle », a- t-il fait valoir.Une « nouvelle phase » débute, se réjouissait M.Lisée dans la foulée de l\u2019annonce de la participation de M.Cloutier à « tous les débats ».« Il y a des gens qui craignaient que la course soit ennuyeuse.Je pense que c\u2019est derrière nous.Il y a des gens qui craignaient qu\u2019il y ait un couronnement.Je pense que c\u2019est derrière nous », a affirmé l\u2019élu montréalais, le cœur en joie.Sondage à venir Les quatre candidats à la succession de Pierre Karl Péla- deau éprouvent une impatience tantôt fébrile, tantôt inquiète à prendre connaissance du prochain sondage national.«Un sondage, c\u2019est une conversation des individus avec le groupe.L\u2019individu veut savoir où est le groupe pour se situer.Dans la mesure où l\u2019individu pense que c\u2019est un couronnement, que c\u2019est certain qu\u2019il y en a un qui va gagner, il est moins motivé à participer », a souligné le député de Rosemont.Les résultats du coup de sonde risquent toutefois d\u2019en déprimer plus d\u2019un.« Au- jourd\u2019hui, dans les médias, il y a trois candidats qui disent qu\u2019ils sont les premiers.Attendons de voir la réponse de Léger», a conclu M.Cloutier.Le Devoir Le caucus du PQ se conclut sur fond de tensions Les candidats à la chefferie s\u2019affrontent au sujet de l\u2019indépendance, des débats et des sondages JACQUES NADEAU LE DEVOIR Alexandre Cloutier s\u2019est défendu de modifier sa stratégie concernant les débats à cinq semaines de l\u2019élection du 9e chef du PQ.A L E X A N D R E S H I E L D S L e gouvernement Couillard appuie sans réserve le projet de por t d\u2019expor tation de gaz naturel liquéfié que l\u2019entreprise Tugliq espère implanter à Gaspé.Québec n\u2019exclut d\u2019ailleurs pas un soutien financier public pour ce projet, qui permettrait d\u2019exporter du gaz exploité par Pétrolia.Le Devoir révélait jeudi que Tugliq, partenaire de Pétrolia, vient de déposer une demande de permis à l\u2019Office national de l\u2019énergie (ONE) pour exporter une bonne partie du gaz naturel qui serait exploité dans le cadre du projet Bourque, financé notamment par Québec.Le gouvernement a toujours vanté ce projet en insistant sur le fait que le gaz produit servirait à alimenter des entreprises québécoises.Mais il se dit également favorable à l\u2019idée d\u2019expor ter le gaz qui sera exploité.« Les Québécois pourront bénéficier pleinement des retombées qui en découlent puisque notre gouvernement en est le partenaire », a d\u2019ailleurs répondu jeudi le cabinet du ministre de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand.Le cabinet a aussi rappelé que des volumes de gaz seraient réser vés pour répondre à une éventuelle demande au Québec, notamment des compagnies minières.Dans sa demande déposée le 30 août à l \u2019ONE, T ugliq émet toutefois plusieurs réserves par rapport à la future demande locale en gaz naturel liquéfié (GNL).Globalement, l\u2019entreprise estime que le développement du marché québécois « est actuellement incertain ».Acheteurs internationaux Le marché international lui apparaît plus intéressant, car «le prix du GNL produit par le projet sera compétitif en comparaison des cours mondiaux de cette commodité, et de ce fait attrayant pour les acheteurs internationaux de gaz naturel ».Tugliq précise même être «en discussion afin de conclure des ententes avec des acheteurs potentiels qui viendraient s\u2019approvisionner au point d\u2019exportation».Si le projet se concrétise, le gaz exploité serait transporté jusqu\u2019à la baie de Gaspé par un gazoduc de 60 kilomètres.Une «usine de liquéfaction flottante» serait installée dans le secteur du quai industriel de Sandy Beach, à environ trois kilomètres du centre-ville.C\u2019est là que viendraient s\u2019amarrer les méthaniers pour l\u2019exportation, des navires d\u2019environ 250 mètres de longueur sur 45 mètres de largeur.Il s\u2019agirait de navires d\u2019une taille similaire à ceux qui devaient importer du GNL dans le cadre du projet Rabaska.Le gouvernement Couillard se dit ouvert à offrir du financement public à ce projet.« Le gouvernement n\u2019a pas reçu pour l\u2019instant de demande du promoteur pour le financement des installations portuaires, mais nous accordons une grande importance aux projets comme celui de Pétrolia, qui en plus de s\u2019intégrer dans la Stratégie maritime présentée en juin dernier, nous laisse présager des avenues exceptionnelles sur le plan maritime au Québec.» La Ville de Gaspé est elle aussi favorable au projet de Tugliq, tout comme elle croit que celui-ci « sera vu favorablement par une grande majorité des citoyens ».Elle estime cependant qu\u2019il serait souhaitable de mandater le Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement pour qu\u2019il mène une évaluation du projet gazier Bourque avant une éventuelle mise en exploitation.Le Devoir GAZ NATUREL LIQUÉFIÉ Québec appuie le projet de port d\u2019exportation à Gaspé L I S A - M A R I E G E R V A I S Le sor t d\u2019Amer Omar, un médecin spécialiste des maladies génétiques de la rétine, de Montréal, est toujours incer tain, mais son histoire pourrait connaître un dénouement imminent.Selon l\u2019Office québécois de la langue française (OQLF), aucune dérogation ne semble possible pour cet ophtalmologiste qui s\u2019est vu retirer son permis faute d\u2019avoir réussi le test de français obligatoire, mais le Collège des médecins s\u2019est réuni jeudi en comité exécutif pour en discuter et prendre une décision, a-t-on indiqué au Devoir.Quant au ministre de la Santé, Gaétan Barrette, et celui responsable de la Charte de la langue française, Luc Fortin, ils se sont faits plutôt discrets, refusant de commenter ce cas particulier, préférant renvoyer le dossier dans le camp de l\u2019OQLF.La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, a quant à elle pris la balle au bond, reconnaissant qu\u2019il y avait un problème dans les admissions aux ordres professionnels et qu\u2019il fallait agir.«Bien souvent, il y a des gens qui se retrouvent dans des situations où ils n\u2019arrivent pas à faire reconnaître leurs acquis ou intégrer un [ordre].On se lance un peu la balle car il n\u2019y a pas d\u2019instance à laquelle l\u2019individu qui traverse ces dif ficultés peut s\u2019adresser pour arriver à déterminer les problèmes», a dit la ministre Vallée en entrevue au Devoir.Son projet de loi 98, présentement à l\u2019étude en commission parlementaire, vise justement à élargir le rôle d\u2019un commissaire, qui serait chargé d\u2019entendre les problèmes, comme celui qu\u2019éprouve le Dr Omar, et d\u2019enjoindre aux parties visées \u2014 que ce soit les ordres professionnels, l\u2019OQLF, les universités ou autres \u2014 de trouver une solution.« Quand on a des gens qui ont une spécialité et des compétences et qu\u2019on souhaite les intégrer à notre système de santé, on peut se demander \u201cest-ce que nos façons de faire actuelles sont les meilleures?Est-ce qu\u2019il n\u2019y a pas lieu de revoir certaines choses à l\u2019intérieur du système pour l\u2019adapter?\u201d» Pas de dérogation Questionné sur la possibilité d\u2019offrir une dérogation, notamment pour le cas du Dr Omar, qui est ul- traspécialisé dans son domaine et qui laisse en plan des patients qui ont besoin de soins, l\u2019OQLF est demeuré ferme.Il a indiqué qu\u2019il avait déjà approuvé les trois demandes de renouvellement du permis de pratique temporaire du Dr Omar, mais qu\u2019il ne pouvait faire plus : «L\u2019Office ne peut pas déroger au Règlement qui prévoit un maximum de trois renouvellements», a dit sa porte-parole, Isabelle Létourneau.Pour la ministre Stéphanie Vallée, cela « soulève des questionnements ».« On sait que l\u2019OQLF est un organisme indépendant et autonome.Mais l\u2019objectif serait de l\u2019amener autour de la table pour voir comment s\u2019assurer du respect de la langue française et de la protection du public tout en voyant s\u2019il y a quelque chose qu\u2019on peut faire», a-t-elle soutenu, évoquant, par exemple, la possibilité de revoir les examens ou de les adapter.Réagissant au cas de M.Omar rapporté par Le Devoir, le chef de l\u2019opposition officielle, Sylvain Gaudreault, a invité le gouvernement libéral à trouver une «solution particulière» à la «situation tout à fait particulière» de cet ophtalmologiste.«L\u2019administration gouvernementale devrait être et peut être suffisamment souple.[\u2026] La population comprendrait considérant aussi les besoins qu\u2019on a en matière de spécialistes en santé.À un cas exceptionnel, on peut peut-être trouver des solutions exceptionnelles.C\u2019est ma façon de voir les choses», a-t-il déclaré à la clôture du caucus présession- nel du PQ jeudi après-midi.Avec Marco Bélair-Cirino Le Devoir MÉDECIN PRIVÉ DE PRATIQUE Le cas du spécialiste Amer Omar sous la loupe du Collège des médecins La ministre de la Justice mise sur un projet de loi pour éviter des problèmes semblables Le PQ invite les libéraux à trouver une «solution particulière» L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 S E P T E M B R E 2 0 1 6 A 4 A V I S L É G A U X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS LÉGAUX & APPELS D\u2019OFFRES HEURES DE TOMBÉE Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/services- et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services- et-annonces/appels-d-offres Courriel : avisdev@ledevoir.com Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsa bilité se limite au coût de la parution.AVIS PUBLIC EN VERTU DE L\u2019ARTICLE 192 DE L\u2019ANNEXE C DE LA CHARTE DE LA VILLE DE MONTRÉAL 2e avis Avis est donné qu\u2019aux dates ci-après mentionnées, la Ville a approuvé la description des immeubles suivants afin d\u2019en devenir propriétaire en vertu de l\u2019article 192 de l\u2019annexe C de la Charte de la Ville de Montréal : - les lots 2 242 608, 2 243 203, 2 243 220, 2 244 340 et 2 244 365 et une partie des lots 2 243 024, d\u2019une superficie de 496,4 m², et 2 454 999, d\u2019une superficie de 321,9 m², tous du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues Pierre-Tétreault, Notre- Dame Est, Liébert et De Grosbois, dans l\u2019arrondissement de Mercier\u2013Hochelaga- Maisonneuve (DA166896013 \u2013 16 août 2016) - les lots 1 591 152, 1 591 161 et 1 591 322 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par la 9e Avenue, la rue Holt, la 1re Avenue et le boulevard Rosemont, dans l\u2019arrondissement de Rosemont\u2013La Petite-Patrie (DA166896014 \u2013 16 août 2016) - les lots 2 242 461 et 2 242 462 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par l\u2019avenue Mercier et les rues de Marseille, Saint- Donat et De Teck, dans l\u2019arrondissement de M e r c i e r \u2013 H o c h e l a g a - M a i s o n n e u v e (DA166896016 \u2013 18 août 2016) - les lots 2 003 480, 2 003 491, 2 004 486, 2 004 532, 2 004 656 et 2 004 666 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par la rue Rachel Ouest, le boulevard Saint- Laurent, la rue Roy Est et la rue Saint-Urbain, dans l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal (DA166896017 \u2013 23 août 2016) - les lots 2 003 208, 2 003 225, 2 003 381, 2 003 417, 2 003 440, 2 003 565, 2 003 673, 2 003 922 et 2 004 129 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les avenues Duluth Est et Laval et les rues Sherbrooke Est et Saint-Dominique, dans l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal (DA166896018 \u2013 23 août 2016) Les propriétaires des immeubles expropriés en vertu de l\u2019article 192 peuvent réclamer une indemnité de la Ville.À défaut d'entente, l'indemnité est fixée par le Tribunal administratif du Québec à la demande des propriétaires ou de la Ville, et les articles 58 à 68 de la Loi sur l'expropriation (RLRQ, chapitre E-24) s'appliquent, compte tenu des adaptations nécessaires.Cet avis est le deuxième de trois que la Ville est tenue de publier.Montréal, le 2 septembre 2016 Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon Avis public APPEL D\u2019OFFRES Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 11 h à la date ci-dessous, au bureau d?arrondissement d?Ahuntsic-Cartierville à l?attention du secrétaire d?arrondis- sement, 555, rue Chabanel Ouest, bureau 600, Montréal, H2N 2H8, pour : Catégorie : Travaux d?aménagement dans les parcs Appel d\u2019offres : S-AC-2016-024 Descriptif : Installation d?un ?let de protection contre les ballons de soccer au parc de Louisbourg Date d\u2019ouverture : 19 septembre 2016 Dépôt de garantie : Cautionnement représentant 10 % du montant de la soumission Renseignements : Jérôme Janelle, architecte paysagiste jerome.janelle@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d?offres seront disponibles à compter du 2 septembre 2016.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s?adressant au Service électronique d?appels d?offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7236 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Internet www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement au bureau de l?arrondissement immédiatement après l?expiration du délai ?xé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s?engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n?assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.DONNÉ à Montréal, ce deuxième jour de septembre deux mille seize.Me Sylvie Parent Secrétaire d?arrondissement substitut Chef de division greffe, performance et informatique Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 560, boul.Charest Est, Québec (Québec) G1K 3J3 NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Changement de catégorie du permis de Restaurant pour (vendre) à permis de Restaurant pour (servir) et Addition de (1) permis de Restaurant pour (servir) sur terrasse Cession totale des permis pour : (1) Bar avec autorisations de danse et spectacles (sans nudité), (1) Bar, (1) Bar sur terrasse et (2) Restaurant pour (vendre) (1) Bar 7087, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2S 2S5 555, boulevard Mc Millan Dorval (Québec) H9P 1B7 2151, rue de La Montagne Montréal (Québec) H3G 1Z8 NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR 9309-8556 Québec Inc.RESTAURANT NAM DO 7087, rue Saint- Denis Montréal (Québec) H2S 2S5 Dossier : 283 242 9344-7951 Québec Inc.LE SHERATON MONTRÉAL AÉROPORT HÔTEL 555, boulevard Mc Millan Dorval (Québec) H9P 1B7 Dossier : 335 083 9343-9669 Québec Inc.À VENIR 2151, rue de La Montagne Montréal (Québec) H3G 1Z8 Dossier : 339 275 Addition d'autorisation de spectacles (sans nudité) au permis de Bar #9916859 (1) Restaurant pour (vendre) et (1) Restaurant pour (vendre) sur terrasse (1) Bar La Brasserie Mcauslan Inc.L'ANNEXE ST- AMBROISE 5080, rue Saint- Ambroise Montréal (Québec) H4C 2G1 Dossier : 4 078 036 9055-1391 Québec Inc.DÉJEUNER COSMOPOLITAIN 7600, boulevard Viau, suite RDC 113 Montréal (Québec) H1S 2P3 Dossier : 4 394 565 Café Yala Habibiz Inc.CAFÉ YALA HABIBIZ 1228, rue Drummond Montréal (Québec) H3G 1V7 Dossier : 247 999 5080, rue Saint- Ambroise Montréal (Québec) H4C 2G1 7600, boulevard Viau, suite RDC 113 Montréal (Québec) H1S 2P3 1228, rue Drummond Montréal (Québec) H3G 1V7 APPEL D'OFFRES PUBLIC \u2013 TRAVAUX DE CONSTRUCTION DIRECTION DE L\u2019AMÉNAGEMENT URBAIN ET DES SERVICES AUX ENTREPRISES DIVISION DE L\u2019URBANISME Aménagement de la rue Paré à partir de l\u2019avenue Mountain Sights jusqu\u2019à un point 352m à l\u2019Est et le remplacement de la conduite d\u2019aqueduc.Appel d\u2019offres public no CDN-NDG-16-AOP-DAUSE-044 L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 7 septembre 2016 à 14 heures est reportée au 13 septembre 2016 à 14 heures.Les soumissions devront donc être reçues avant 14 heures, le 13 septembre 2016 au 5160, boulevard Décarie, bureau 100, (Accès Montréal), rez-de-chaussée, Montréal (Québec), H3X 2H9, à l\u2019attention du secrétaire d\u2019arrondissement et ce, pour l\u2019appel d\u2019offres CDN-NDG- 16-AOP-DAUSE-044.Montréal, le 2 septembre 2016.La secrétaire d\u2019arrondissement substitut, Katerine Rowan, avocate Arrondissement de Côte-des-Neiges Notre-Dame-de-Grâce Service des infrastructures, de la voirie et des transports Direction des infrastructures Appel d\u2019offres : 284401 \u2013 ERRATUM Descriptif : Travaux d\u2019égout, de conduite d\u2019eau, de voirie, d\u2019éclairage et de feux de circulation dans les avenues Laurier et de l\u2019Épée et dans le boulevard Saint-Joseph Veuillez noter que l\u2019avis d\u2019appel d\u2019offre publié le 31 août 2016 est reporté à une date ultérieure.Montréal, le 02 septembre 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR 1 Restaurant pour vendre 1 Bar 2 Restaurants pour vendre (demande amendée) Changement de catégorie de 1 Restaurant pour vendre sur terrasse à 1 Bar sur terrasse 2 Restaurants pour vendre (suite à une cession) 1 Restaurant pour servir 1 Restaurant pour vendre 6300-A, autoroute Transcanadien ne Pointe-Claire (Québec) H9R 1B9 1200, rue Peel Montréal (Québec) H3B 2T6 1260, chemin Remembrance Montréal (Québec) H3H 1A2 1900, rue du Centre Montréal (Québec) H3K 1H9 2328, chemin Lucerne Mont-Royal (Québec) H3R 2J8 NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Lennox Greenidge BISTRO MAX BAR ET RESTAURANT 6300-A, autoroute Transcanadienne Pointe-Claire (Québec) H9R 1B9 Dossier : 899-104 9341-5883 Québec Inc.RESTAURANT NICKELS PEEL 1200, rue Peel Montréal (Québec) H3B 2T6 Dossier : 1918-416 Café Des Amis CAFÉ DES AMIS \u2013 MAISON SMITH 1260, chemin Remembrance Montréal (Québec) H3H 1A2 Dossier : 2190-197 Bitoque Inc.BITOQUE 1900, rue du Centre Montréal (Québec) H3K 1H9 Dossier : 3295-029 9219-7607 Québec Inc.BEN & FLORENTINE 2328, chemin Lucerne Mont-Royal (Québec) H3R 2J8 Dossier : 4394-862 2 Restaurants pour vendre dont 1 sur terrasse Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre sur terrasse (suite à une cession) 2 Bars dont 1 sur terrasse (suite à une cession) Addition d\u2019autorisation de spectacles sans nudité dans 1 Bar avec danse et projection de films existant Changement de capacité de 1 Bar Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre Changement de capacité de 1 Bar sur terrasse existant 1 Restaurant pour servir 9334-6450 Québec Inc.RESTAURANT SAN ANTONIO\u2019S 632, rue Notre- Dame Montréal (Québec) H4L 3L8 Dossier : 262-295 Bar De Quartier Le Zotique inc.LE ZOTIQUE 227, rue Saint- Zotique Est Montréal (Québec) H2S 1L2 Dossier : 319-483 Coopérative de Solidarité Reggie\u2019s REGGIE\u2019S 1455, boul.de Maisonneuve Ouest, H711 Montréal (Québec) H3G 1M8 Dossier : 347-583 Restaurant Amarone Montresor Inc.RESTAURANT AMARONE MONTRESOR 2040, rue Saint- Denis Montréal (Québec) H2X 3K7 Dossier : 374-801 Saint-Houblon inc.SAINT-HOUBLON 1567, rue Saint- Denis Montréal (Québec) H2X 3K3 Dossier : 376-756 Bitoque Inc.BITOQUE 1900, rue du Centre Montréal (Québec) H3K 1H9 Dossier : 3295-029 632, rue Notre-Dame Montréal (Québec) H4L 3L8 227, rue Saint- Zotique Est Montréal (Québec) H2S 1L2 1455, boul.de Maisonneuve Ouest, H711 Montréal (Québec) H3G 1M8 2040, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2X 3K7 1567, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2X 3K3 1900, rue du Centre Montréal (Québec) H3K 1H9 AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) SECTION I \u2013 AVIS Avis est donné à : nom et dernière adresse connue numéro de dossier Chad Russell- 264 Rue de L'Opale, St-Zotique, Qc., JOP 1Z0 500-32-149880-157 Lashley Tyrell Hugh- 3060 Louis- Pare, Montréal, Qc., H8S 1L1 500-32-152952-166 Bourque Sebastien- 6-3120 Adam, Montréal, Qc., H1W 1X3 500-32-152925-162 P.P.Lalonde (2009) Ltee-167-3811 Place du Commerce, Verdun, Oc., H3E 1T8 500-32-152858-165 Beaulieu Sebastien- 264 Cure-Boivin, Boisbriand, Qc., J7G 2A4 500-32-152424-166 Yu Stephen S.R.- 3157 Belanger, Montréal, Qc., H1Y 1B6 500-32-152285-161 Marotte Sylvain- 3187 Victoria, Montréal, Qc., H8S 1Z4 500-32-152076-164 9296-1416 Québec Inc.-1-243 Armand-Majeau, St-Roch-de-L'Achigan, Qc., JOK 3HO 500-32-151798-164 Dermo Stephane- 21-7530 de Lanaudiere, Montréal, Qc., H2E 1Y6 500-32-151735-166 9257-5349 Qc.Inc; Construction Stephane et Step- 21-7530 de Lanaudiere, Montréal, 500-32-151735-166 Qc., H2E 1Y6, de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district de Montréal situé au 1 Notre-Dame Est # 1.04, Montréal, Qc., H2Y 1B6, dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d'instance en recouvrement d'une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l'avis d'assignation qui l'accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.SECTION II - INFORMATIONS RELATIVES À LA PUBLICATION Le présent avis est publié aux termes d'une ordonnance rendue le 31 AOÛT 2016 par le greffier dans les dossiersportant les numéros ci-haut mentionnés.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.SECTION III - INFORMATIONS FINALES Montréal, le 31 AOÛT 2016 Marioara Albastroiu Greffière de la Cour du Québec Canada Province de Québec District de MONTREAL Localité MONTREAL C O U R D U Q U É B E C Chambre civile Division des petites créances 1 NOTRE-DAME EST MONTRÉAL (QC) H2Y 1B6 Téléphone : 514-393-2304 Appel d\u2019offres public AVIS PUBLIC est donné par les présentes, que des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 11 h à la date ci-dessous, à la Direction des services administratifs, des relations avec les citoyens et du greffe, arrondissement d\u2019Anjou au 7701, boul.Louis-H.- La Fontaine, Anjou, (Québec), H1K 4B9 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 2016-12 Descriptif : Travaux de réaménagement du dépôt à sel Date d\u2019ouverture : 19 septembre 2016 Dépôt de garantie : 10 % du montant soumissionné (cautionnement) Renseignements : Pour de plus amples renseignements, veuillez nous envoyer un courriel à l\u2019adresse suivante : louise_goudreault@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à ces appels d\u2019offres seront disponibles à compter du 2 septembre 2016 Les personnes et les entreprises intéressées par ces contrats peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Les soumissions seront ouvertes publiquement immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.Par ailleurs, nous vous invitons à prendre connaissance de nos politiques d\u2019appro - visionnement et de gestion contractuelle sur le site Internet de la Ville de Montréal à : http://ville.montreal.qc.ca.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, arrondissement d\u2019Anjou, le 2 septembre 2016.La secrétaire d\u2019arrondissement substitut Viviane Iturriaga Espinoza Services institutionnels Gestion et planification immobilière Catégorie : travaux Appel d\u2019offres : 5862 Descriptif : Rénovation majeure de la caserne 26, 2151 Avenue du Mont-Royal Est, arrondissement du Plateau Mont-Royal L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 7 septembre 2016 est reportée au 14 septembre 2016 à 14 h au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre- Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6.Montréal, le 2 septembre 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 16-15571 \u2013 ERRATUM Fabrication et livraison de manchons d\u2019usure pour pompes de marque ÉBARA pour la station d\u2019épuration Jean-R.-Marcotte Veuillez noter qu\u2019une erreur c\u2019est glissée dans le titre publié le 31 août 2016, il aurait dû se lire comme indiqué plus haut au lieu de : Fabrication et livraison d\u2019anneaux d\u2019usure pour pompes et marque ÉBARA pour la station d\u2019épuration Jean-R.-Marcotte Montréal, le 2 septembre 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) SECTION I \u2013 AVIS Avis est donné à : Services KlimPro inc.12, rue France, Saint-Roch-de-L'Achigan, Qc J0K 3H0 540-32-029657-168 Sylvain Rioux 10 038, Audoin, Montréal, Qc H1H 5C9 540-32-029638-168 Baubhrynsky Ménard 11 001 boul Lacordaire, app.410, Montréal, Qc H1G 6B7 540-32-029656-160 Pavé Extra 36 Délisle, Notre-Dame-des-Prairies, Qc J6E 1A3 540-32-029661-160 Maxime Brown 5250, Montée Saint-Hubert, St-Hubert, Qc J3Y 1V7 540-32-029662-168 Eric Barrack 1900 boul du Souvenir, app.108, Laval, Qc H7N 0B9 540-32-029686-167 Entretien d\u2019Aquarium MB 1024 rue Lalonde, Mont-Tremblant, Qc J8E 3K4 540-32-029663-166 de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district de Laval situé au 2800 St-Martin O dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d\u2019instance en recouvrement d\u2019une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019avis d\u2019assignation qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.SECTION II \u2013 INFORMATIONS RELATIVES À LA PUBLICATION Le présent avis est publié aux termes d\u2019une ordonnance rendue le 31 août 2016 par le greffier de la cour du Québec dans les dossiers portant les numéros ci-haut mentionnés.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.SECTION III \u2013 INFORMATIONS FINALES Laval, le 31 août 2016 Manon Larivière Greffière-adjointe de la Cour du Québec AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à Succession de Gertrude Brouillard de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, du district judiciaire de Québec situé au 300, boul.Jean-Lesage, Québec, Québec, dans les 30 jours a?n de recevoir l'avis d'exécution, déclaration de la tierce-saisie et état des frais qui y ont été laissés à votre attention dans la cause numéro 200-22-077278-158.Vous devez répondre à cette demande, sans quoi nous procéderons à la distribution des sommes saisies en vertu de la Loi.Le présent avis est publié à la demande de François Doyon, huissier, qui a tenté sans succès de vous signi?er les documents décrits ci-haut.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.Québec, le 31 août 2016 Denise Guérard, huissière AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis que Diane Frezza, en son vivant domiciliée au 5438, rue de Montana, Montréal (Québec) Canada, H2J 4B3 est décédée à Montréal le 13 mai 2016.Un inventaire de ses actifs et de son passif a été dressé conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les personnes ayant un intérêt juridique au bureau de Natasha Girouard, notaire, au 1100, boulevard René-Lévesque Ouest, bureau 2500, Montréal, Québec, H3B 5C9, sur rendezvous (514-397-2676).(dossier # 41745/1) Donné ce 30 août 2016.Alain Lesage, liquidateur. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 S E P T E M B R E 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 5 LES GRANDES ENTREVUES DU DEVOIR La course à la che?erie du Parti québécois Demain Martine Ouellet À VENIR 10 septembre Alexandre Cloutier 17 septembre Jean-François Lisée 24 septembre Paul St-Pierre Plamondon P A U L I N E G R A V E L Un nouvel espoir pour les personnes atteintes de la maladie d\u2019Alzheimer apparaît enfin dans les résultats d\u2019une étude clinique qui sont publiés cette semaine dans la revue Nature.Pour la première fois depuis 30 ans, le nouveau médicament en question parvient non seulement à éliminer les plaques de bêta-amyloïde qui empoisonnent le cerveau, mais il réussit aussi à ralentir le déclin cognitif des patients.La communauté scientifique demeure toutefois prudente quant à cette étude que plusieurs jugent préliminaire.Selon l\u2019hypothèse avancée par la majorité des spécialistes, la maladie est induite par l\u2019accumulation dans le cortex cérébral d\u2019une protéine, appelée bêta-amyloïde, qui est produite dans la membrane des neurones.La bêta-amyloïde produite est normalement détruite par les macro- phages présents dans le cerveau ou évacuée dans la circulation sanguine.Mais parfois cette protéine, qui est lipophile, c\u2019est-à-dire qui a une affinité pour les corps gras, reste dans le cerveau, qui contient beaucoup de matière grasse, où elle s\u2019agglutine pendant plus de 30 ans.Or, ces plaques de bêta-amyloïde sont très toxiques pour les neurones, qui meurent peu à peu.Plusieurs traitements visant à déloger et à éliminer ces plaques de bêta-amyloïde ont été expérimentés au cours des dernières années, mais aucun ne s\u2019est avéré efficace.Certains de ces traitements faisaient appel à des anticorps dirigés contre la bêta-amyloïde.Mais la plupart de ces anticorps injectés dans le sang avaient du mal à atteindre le cerveau en raison de la présence de la barrière hémato-encéphalique qui empêche les pathogènes, les toxines et autres substances circulant dans le sang de pénétrer dans le cerveau.«Ces anticorps ne pénétraient pas dans le cerveau en quantité suffisante pour le débarrasser de l\u2019amyloïde.L\u2019anticorps aducanumab, qui vient d\u2019être testé chez 165 patients, traverse quant à lui la barrière beaucoup mieux que les anticorps précédents.Cet anticorps monoclonal recombinant est produit dif féremment.La compagnie Biogen les obtient à partir de cellules sanguines prélevées chez des personnes âgées exemptes de la maladie d\u2019Alzheimer», explique Pedro Rosa-Neto, directeur par intérim du Centre de recherche et d\u2019études sur le vieillissement de l\u2019Université McGill.Une première Au cours de cette étude de phase 1b, 165 patients ont reçu chaque mois pendant 54 semaines un placebo ou l\u2019une des trois doses d\u2019anticorps aducanumab choisies.Des scanographies du cerveau des participants ont alors montré que plus la dose d\u2019aducanumab administrée était élevée, moins les plaques d\u2019amyloïdes étaient abondantes dans le cerveau.Chez les patients ayant reçu la plus haute dose, on ne trouvait plus aucune trace de la protéine, et plus intéressant encore, le déclin cognitif associé à la maladie avait progressé moins rapidement que chez les autres patients.«C\u2019est la première fois qu\u2019une intervention thérapeutique a un effet à la fois sur la pathologie et sur les symptômes cognitifs.Les traitements précédents parvenaient à éliminer la protéine tant bien que mal, mais ils n\u2019amélioraient pas les aspects cognitifs, tels que la mémoire, l\u2019attention et le langage », souligne le Dr Rosa-Neto, qui est également directeur du Laboratoire de neuro- imagerie translationnelle à l\u2019Institut Douglas.Selon le Dr Jacques P.Tremblay, professeur et chercheur au Département de médecine moléculaire de la Faculté de médecine de l\u2019Université Laval, « ces résultats sont encourageants, mais il faut les considérer avec beaucoup de prudence, car les patients n\u2019ont été suivis que pendant un an.Il faudra mener une étude portant sur un plus grand nombre de patients et d\u2019une plus longue durée avant de pouvoir conclure de l\u2019efficacité de ce nouveau médicament», dit-il.Or, justement, une étude de phase 3 portant sur 2700 patients débutera sous peu en Europe, en Asie et en Amérique du Nord, dont à Montréal.Le volet montréalais sera dirigé par les Drs Rosa-Neto et Serge Gauthier, de l\u2019Institut Douglas, ainsi que la Dre Angela Genge, de l\u2019Institut neurologique de Montréal.«C\u2019est un peu inhabituel que nous passions de la phase 1b à une étude de phase 3, mais cela s\u2019explique par le fait que les résultats étaient très solides et enthousiasmants, et que le traitement s\u2019est avéré sécuritaire», indique le Dr Rosa-Neto.Le Devoir ALZHEIMER Percée prometteuse grâce à un nouveau médicament P H I L I P P E O R F A L I P longée depuis des années dans un pénible effort de redressement budgétaire, la Commission scolaire de Montréal (CSDM) s\u2019est privée de précieux millions de dollars en vendant l\u2019un de ses édifices du Plateau-Mont-Royal à 70 % de rabais, mercredi soir.En toute fin de soirée, lors de leur première réunion de l\u2019année, les élus du conseil des commissaires de la CSDM ont entériné la vente de l\u2019édifice situé au 4251, rue Saint-Urbain à la Fondation Jeunesse au Soleil.L\u2019organisme caritatif, locataire de l\u2019édifice depuis de nombreuses années, a pu acquérir le bâtiment au prix de 2,5 millions de dollars, bien en deçà de l\u2019évaluation foncière de 8 millions.Québec avait au préalable approuvé la vente de l\u2019ancienne Baron Byng High School à la Fondation.Si la décision a été saluée par le milieu associatif, elle est déplorée par d\u2019autres, en cette période de compression budgétaire à la CSDM, l\u2019une des plus difficiles de l\u2019histoire de la commission scolaire, ponctuée de vastes restructurations, de diminution de services et de mises à pied.«On m\u2019a toujours dit que nous avions comme politique de ne pas vendre sous la valeur foncière, qu\u2019on s\u2019en tenait à la valeur marchande», a notamment souligné le commissaire indépendant Jean-François Gosselin.«Nous sommes en sous-financement, on a des défis financiers énormes qui sont liés à notre mission !» a-t-il ajouté, tout en soulignant « l\u2019importance» d\u2019organismes comme Jeunesse au Soleil.Pour atteindre l\u2019équilibre budgétaire d\u2019ici à juin prochain, la CSDM devra encore se serrer la ceinture.Un effort de 19 millions est prévu, sur un budget total de 1,063 milliard.Des mesures de compressions de l\u2019ordre de 9,3 millions ont déjà été ciblées et adoptées en mai dernier.Décision justifiée, selon Harel Bourdon Quoi qu\u2019il en soit, la décision entérinée mercredi était la bonne, selon la présidente de la CSDM, Catherine Harel Bourdon.Le bâtiment est vétuste et nécessite d\u2019importants travaux, a- t-elle fait valoir.« Dans ce secteur du Plateau, il n\u2019y a pas de besoins immédiats, puisqu\u2019il y a plusieurs écoles à proximité.Et il y en a pour près de 6 millions de dollars, juste pour la maçonnerie, en plus de travaux immédiats à faire dans la toiture, la chaufferie, etc.» Le prix avait été négocié entre les parties, en tenant compte de la capacité de payer de l\u2019organisme, mais également des loyers perçus et des rénovations importantes à effectuer.Du côté de Québec, on précise que l\u2019autorisation ministérielle « est conditionnelle à l\u2019insertion au contrat de vente d\u2019une clause de premier refus en faveur de la CSDM », en vertu de laquelle la Fondation devra, si elle désire vendre l\u2019immeuble, l\u2019offrir d\u2019abord à la CSDM au prix auquel elle l\u2019a initialement acquis de celle-ci, soit 2,5 millions.La réunion de mercredi fut également l\u2019occasion pour les commissaires d\u2019entériner la nomination de Robert Gendron au poste de directeur général de l\u2019organisme.Engagé à la CSDM en 1985, il a été tour à tour enseignant, directeur d\u2019école et coordonnateur administratif.Depuis 14 mois, il assurait l\u2019intérim à la direction générale à la suite du départ précipité de Gilles Petit- clerc, dont le mandat à titre de d.g.avait fait l\u2019objet d\u2019une enquête interne.Celui-ci travaillerait toujours pour la CSDM, sans toutefois occuper de poste particulier.Le Devoir La CSDM vend un édifice au rabais à Jeunesse au Soleil Le bâtiment évalué à 8 millions a été cédé pour 2,5 millions JACQUES NADEAU LE DEVOIR L\u2019édifice du 4251, rue Saint-Urbain était loué par Jeunesse au Soleil depuis de nombreuses années.Le gouvernement du Canada sollicite actuellement des candidatures auprès de Canadiennes et Canadiens talentueux qui manifestent un intérêt pour des postes à temps partiel à la Commission des lieux et monuments historiques du Canada.Les membres représenteront les provinces et territoires suivants : Terre-Neuve-et-Labrador, Nouvelle- Écosse, Nunavut, Ontario, Île-du-Prince-Édouard, Québec et Yukon.Depuis 1919, la Commission des lieux et monuments historiques du Canada a pour mandat de conseiller le gouvernement du Canada sur la commémoration de lieux, de personnages et d\u2019événements qui ont marqué et façonné le Canada.Le gouvernement du Canada tiendra compte du bilinguisme des candidats et de la diversité pour combler ces postes.Les candidats qui appartiennent à l\u2019un des groupes suivants sont encouragés à y postuler : femmes, Autochtones, personnes handicapées et membres de minorités visibles.Les candidats doivent soumettre leur demande en ligne au plus tard le 19 septembre 2016 sur le site web du gouverneur en conseil.Postes offerts à la Commission des lieux et monuments historiques du Canada appointments-nominations.gc.ca De plus amples renseignements au sujet de ces postes et un lien vers la demande en ligne se trouvent à l\u2019adresse suivante : L I N A D I B à Ottawa L e ministre fédéral des Ressources naturelles réclame indépendance et neutralité à l\u2019Office national de l\u2019énergie (ONE).À mots couverts, Jim Carr semble se ranger dans le camp de ceux qui exigent de nouveaux commissaires à l\u2019ONE pour mener les audiences sur le projet de pipeline Énergie Est.«L\u2019indépendance et la neutralité sont des principes fondamentaux pour l\u2019ensemble des organismes réglementaires du Canada, y compris ceux responsables de l\u2019évaluation de grands projets tels que l\u2019Office national de l\u2019énergie, écrivait le ministre dans un communiqué diffusé jeudi après-midi.Les Canadiens s\u2019attendent à ce que l\u2019ensemble des organismes réglementaires évalue avec grand sérieux toute allégation de manquement aux principes et normes d\u2019indépendance et de neutralité», a-t-il ajouté.«Rétablir la confiance» C\u2019est l\u2019impartialité de deux commissaires \u2014 Lyne Mercier et Jacques Gauthier \u2014 qui est en jeu.On leur reproche d\u2019avoir rencontré Jean Charest alors que l\u2019ancien premier ministre travaillait comme consultant pour le compte de TransCanada, l\u2019entreprise qui veut faire approuver son projet d\u2019oléoduc évalué à 15,7 milliards.Sans attaquer l\u2019ONE aussi ouvertement que le maire Coderre, le ministre Carr insiste, dans son communiqué, pour rappeler que son gouvernement est en train de moderniser l\u2019ONE afin de «rétablir la confiance du public envers l\u2019organisme».Les audiences sur le projet Énergie Est, qui devaient se tenir à Montréal cette semaine, ont été suspendues indéfiniment.Des manifestants ont réussi à empêcher la tenue de la première réunion lundi.Le lendemain, l\u2019ONE renonçait à reprendre l\u2019exercice tant que la question de la destitution des commissaires n\u2019était pas tranchée.La Presse canadienne PROJET ÉNERGIE EST Le ministre Jim Carr tient à l\u2019indépendance et à la neutralité de l\u2019ONE L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 S E P T E M B R E 2 0 1 6 A 6 É C O N O M I E Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Alim.Couche-Tard ATD.B 68.06 0.43 0.64 754 Canadian-Tire CTC.A 135.66 1.33 0.99 237 Cogeco CCA 64.19 0.74 1.17 42 Corus CJR.B 12.31 0.02 0.16 510 Groupe TVA TVA.B 4.00 -0.03 -0.74 2 Jean Coutu PJC.A 19.38 -0.03 -0.15 200 Loblaw L 71.53 0.18 0.25 406 Magna MG 52.65 -0.16 -0.30 1363 Metro MRU 44.64 0.10 0.22 589 Quebecor QBR.B 39.92 -0.19 -0.47 252 Uni Select UNS 31.62 0.83 2.70 196 Saputo SAP 44.10 0.50 1.15 576 Shaw SJR.B 26.38 0.15 0.57 542 Dollarama DOL 101.19 4.29 4.43 937 Restaurant Brands QSR 63.52 0.95 1.52 624 Transat A.T.TRZ 6.80 0.30 4.62 39 Yellow Media Y 18.68 0.01 0.05 5 S&P TSX SPTT14683.91 85.96 0.59 218685 S&P TX20 TX20 634.25 9.07 1.45 86570 S&P TX60 TX60 855.60 4.22 0.50 113134 S&P TX60 Cap.TX6C 946.13 4.68 0.50 113134 Cons.de base TTCS 551.46 3.01 0.55 3520 Cons.discré.TTCD 176.62 1.52 0.87 8051 Énergie TTEN 195.59 -0.11 -0.06 37593 Finance TTFS 254.31 0.33 0.13 19508 Aurifère TTGD 236.71 8.23 3.60 97562 Santé TTHC 84.71 -0.13 -0.15 2489 Tech.de l\u2019info TTTK 56.56 0.61 1.09 3389 Industrie TTIN 195.98 0.96 0.49 11265 Matériaux TTMT 247.01 5.64 2.34 109490 Immobilier TTRE 293.37 0.60 0.20 5608 Télécoms TTTS 156.39 1.16 0.75 3197 Sev.collect.TTUT 239.40 0.74 0.31 5519 Métaux/minerals TTMN 670.38 0.00 0.00 0 TSX Venture JX 794.00 8.25 1.05 63955 Cameco CCO 11.95 -0.15 -1.24 2095 Canadian Natural CNQ 40.78 0.05 0.12 1262 Hydro One H 26.19 -0.03 -0.11 254 Enbridge ENB 51.79 0.07 0.14 1685 EnCana ECA 12.32 -0.20 -1.60 4357 Enerplus ERF 9.04 -0.09 -0.99 1068 Pengrowth Energy PGF 1.88 -0.01 -0.53 745 Pétrolière Impériale IMO 40.02 0.01 0.02 443 Suncor Energy SU 35.20 -0.36 -1.01 2612 Cenovus Energy CVE 19.11 0.16 0.84 1068 TransCanada TRP 60.42 0.95 1.60 1251 Valener VNR 21.24 0.07 0.33 93 Air Canada AC 8.93 -0.03 -0.33 773 Bombardier BBD.B 2.13 -0.02 -0.93 3988 CAE CAE 18.66 -0.04 -0.21 738 Canadien Pacifique CP 201.43 0.58 0.29 405 Chemin de fer CN CNR 84.65 0.38 0.45 2054 SNC-Lavalin SNC 56.07 0.17 0.30 341 Transcontinental TCL.A 19.11 -0.09 -0.47 139 TransForce TFI 26.93 0.16 0.60 196 B.CIBC CM 104.12 0.02 0.02 880 B.de Montréal BMO 87.02 0.04 0.05 848 B.Laurentienne LB 49.42 0.26 0.53 116 B.Nationale NA 46.57 0.48 1.04 2124 B.Royale RY 81.46 -0.07 -0.09 2118 B.Scotia BNS 70.08 0.27 0.39 1897 B.TD TD 58.67 0.15 0.26 1788 Brookfield Asset BAM.A 44.28 0.03 0.07 520 Cominar Real CUF.UN 16.38 -0.07 -0.43 895 Corp.Fin.Power PWF 30.23 0.02 0.07 412 Fin.Manuvie MFC 17.86 -0.03 -0.17 3155 Fin.Sun Life SLF 41.29 -0.09 -0.22 877 Great-West Lifeco GWO 31.44 0.12 0.38 469 Industrielle All.IAG 46.87 0.13 0.28 143 Power Corporation POW 27.68 -0.04 -0.14 555 TMX X 57.04 0.14 0.25 109 Agrium AGU 126.59 0.23 0.18 377 Barrick Gold ABX 23.31 1.02 4.58 5141 Goldcorp G 20.42 0.46 2.30 3689 Kinross Gold K 5.46 0.22 4.20 6972 Mines Agnico-Eagle AEM 68.15 1.68 2.53 693 Potash POT 23.33 -0.43 -1.81 2412 Teck Resources TCK.B 21.61 0.36 1.69 3341 Fortis FTS 41.54 0.29 0.70 720 TransAlta TA 5.62 -0.06 -1.06 682 BlackBerry BB 9.97 0.02 0.20 537 CGI GIB.A 65.25 1.42 2.22 536 BCE BCE 61.35 0.08 0.13 1006 Manitoba Telecom MBT 38.24 0.09 0.24 215 Rogers RCI.B 56.80 0.64 1.14 768 Telus T 43.63 0.61 1.42 1208 iShares DEX XBB 32.50 0.01 0.03 42 iShares MSCI XEM 27.08 0.04 0.15 1 iShares MSCI EMU EZU 33.12 0.00 0.00 0 iShares S&P 500 XSP 24.89 -0.00 -0.02 278 iShares S&P/TSX XIC 23.34 0.15 0.65 106 YAMANA RES INC YRI 5.57 0.26 4.90 18129 ALGONQUIN POWER & AQN.IR 43.01 1.31 3.14 9920 KINROSS GOLD CORP K 5.46 0.22 4.20 6972 BARRICK GOLD CORP ABX 23.31 1.02 4.58 5141 FIRST QUANTUM FM 10.05 0.11 1.11 4951 BAYTEX ENERGY CORP BTE 5.96 0.04 0.68 4824 HB NYMEX CL BULL HOU 6.96 -0.44 -5.95 4503 ENCANA CORP ECA 12.32 -0.20 -1.60 4357 SEMAFO SMF 5.72 0.15 2.69 4035 LUNDIN MINING CORP LUN 5.12 0.16 3.23 3716 ENDEAVOUR MINING EDV 21.75 1.85 9.30 619 ASANKO GOLD INC AKG 5.35 0.41 8.30 1056 SANDSTORM GOLD LTD SSL 7.46 0.52 7.49 990 RICHMONT MINES INC RIC 11.86 0.82 7.43 752 S&P TSX GLOBAL HGU 23.28 1.55 7.13 746 OSISKO GOLD OR 15.87 1.05 7.09 665 PRETIUM RESOURCES PVG 13.38 0.73 5.77 870 HB NYMEX CL BEAR HOD 14.36 0.76 5.59 2301 TOREX GOLD TXG 31.66 1.62 5.39 957 ENDEAVOR SILVER EDR 5.96 0.30 5.30 373 HORIZONS BETA HGD 8.90 -0.70 -7.29 1824 HB NYMEX CL BULL HOU 6.96 -0.44 -5.95 4503 HB NYMEX NG BULL HNU 11.15 -0.60 -5.11 1309 CONCORDIA INTL CXR 11.04 -0.38 -3.33 627 BONTERRA ENERGY BNE 23.96 -0.82 -3.31 125 ALARIS ROYALTY AD 22.32 -0.67 -2.91 168 FIRST MAJESTIC FR 15.41 -0.40 -2.53 1911 CI FINANCIAL CIX 25.03 -0.64 -2.49 643 IGM FINANCIAL INC IGM 36.25 -0.85 -2.29 197 DOMINION DIAMOND DDC 11.24 -0.26 -2.26 571 DOLLARAMA INC DOL 101.19 4.29 4.43 937 FRACO-NEVADA CORP FNV 94.03 2.40 2.62 652 ENDEAVOUR MINING EDV 21.75 1.85 9.30 619 WASTE CONNECTIONS WCN 101.89 1.83 1.83 465 AGNICO EAGLE MINES AEM 68.15 1.68 2.53 693 TOREX GOLD TXG 31.66 1.62 5.39 957 S&P TSX GLOBAL HGU 23.28 1.55 7.13 746 WESTON GEORGE LTD WN 114.44 1.54 1.36 148 CGI GROUP INC GIB.A 65.25 1.42 2.22 536 CANADIAN TIRE CORP CTC.A 135.66 1.33 0.99 237 IGM FINANCIAL INC IGM 36.25 -0.85 -2.29 197 BONTERRA ENERGY BNE 23.96 -0.82 -3.31 125 HORIZONS BETA HGD 8.90 -0.70 -7.29 1824 ALARIS ROYALTY AD 22.32 -0.67 -2.91 168 CI FINANCIAL CIX 25.03 -0.64 -2.49 643 HB NYMEX NG BULL HNU 11.15 -0.60 -5.11 1309 HB NYMEX CL BULL HOU 6.96 -0.44 -5.95 4503 POTASH CORP POT 23.33 -0.43 -1.81 2412 FIRST MAJESTIC FR 15.41 -0.40 -2.53 1911 CONCORDIA INTL CXR 11.04 -0.38 -3.33 627 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRÉTIONNAIRE ÉNERGIE FINANCIÈRES INDUSTRIELLES ENTREPRISES DE MATÉRIAUX SERVICES PUBLICS TECHNOLOGIE TÉLÉCOMMUNICATIONS FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO LES GAGNANTS EN % LES PERDANTS EN % LES GAGNANTS EN $ LES PERDANTS EN $ LES INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO TSX CROISSANCE Consultez toutes les cotes boursières sur www.decisionplus.com M A R C H É S B O U R S I E R S TORONTO S&P TSX 14 683,91 ?+86,76 +0,59% New York S&P 500 2170,86 ?+0,09 +0,00% NASDAQ 5227,21 ?+13,99 +0,27% DOW JONES 18 419,30 ?+18,42 +0,10% PÉTROLE 43,53 -1,17 $US -2,62% ?OR 1317,20 +5,80 $US +0,44% ?DOLLAR CANADIEN 76,42 +0,18 $US +0,2% ?1$US = 1,3116 68,21 -0,21 EURO 1 EURO = 1,4662 INDICES QUÉBÉCOIS Indice Fermeture var.pts var.% IQ30 2361,74 +11,21 +0,48 IQ120 2407,21 +11,98 +0,50 CENTRE D\u2019ANALYSE ET DE SUIVI DE L\u2019INDICE QUÉBEC L\u2019indice Québec est une initiative du Département de finance de l\u2019Université de Sherbrooke et de l\u2019Institut de recherche en économie contemporaine P A U L H A N D L E Y à Washington L a demande de remboursement record d\u2019avantages fiscaux à Apple par les autorités européennes a braqué les projecteurs sur l\u2019immense somme de bénéfices non taxés que les compagnies américaines ont cumulé à l\u2019étranger.Ces bénéfices placés à l\u2019abri des impôts se montaient à la fin de l\u2019année dernière à quelque 2400 milliards de dollars, selon un rapport d\u2019Audit Analytics.Washington revendique le droit d\u2019imposer ces revenus qui représenteraient des profits transférés au gré d\u2019astuces comptables.Mais les géants de l\u2019industrie et du secteur technologique comme Apple, Microsoft, General Electric et Pfizer rétorquent qu\u2019ils attendent que Washington réduise son taux d\u2019imposition des entreprises à un niveau plus raisonnable avant de rapatrier ces fonds aux États-Unis.Ce taux est actuellement de 35 %.Mardi, à l\u2019issue de trois ans d\u2019enquête, la Commission européenne a demandé à Apple de rembourser la somme record de 13 milliards d\u2019euros (14,5 milliards $US) d\u2019avantages fiscaux accordés par le gouvernement irlandais qui constituaient «des aides illégales».L\u2019entreprise informatique américaine a immédiatement annoncé qu\u2019elle comptait faire appel de cette décision, tandis que le Trésor américain a accusé les autorités européennes de prendre des mesures unilatérales et rétroactives.Le secrétaire américain au Trésor, Jack Lew, a aussi clairement laissé entendre que les États-Unis croyaient fermement avoir un droit d\u2019impôt sur ces bénéfices thésaurisés of fshore et que l\u2019Union européenne allait trop loin.«Cela reflète une tentative de piocher dans l\u2019assiette fiscale des États-Unis pour imposer un revenu qui devrait l\u2019être aux États-Unis », a af firmé Jack Lew mercredi.Cette pile d\u2019argent a enflé au cours des dix dernières années.Selon ce rapport de la firme de Boston Audit Analytics, les 1000 groupes américains les plus importants détenaient fin 2015 2430 milliards de dollars de profits non-imposés of fs- hore, le double du niveau de 2008 et 130 milliards de plus qu\u2019en 2014.En 2004, Washington avait offert un congé fiscal, proposant de ne taxer les fonds rapatriés qu\u2019à hauteur de 5,25 % et cela avait attiré sur les côtes américaines quelque 300 milliards de dollars.Cet argent était censé être réinvesti pour financer des créations d\u2019emplois mais, selon des études menées plus tard, ces fonds rapatr iés avaient plutôt servi à rémunérer actionnaires et dirigeants.« Hélas, il n\u2019y a pas de signe que cette manœuvre ait conduit à créer des emplois et cela a finalement coûté aux contribuables des millions» en manque à gagner, avait écrit en 2011 le secrétaire adjoint au Trésor, Michael Mundaca.«Les États-Unis devraient réformer leur système fiscal, a affirmé à l\u2019AFP Jennifer McClos- key, une responsable du lobby de l\u2019industrie high-tech, l\u2019Information Technology Industry Council.Sur le papier, cet argent est dû aux États-Unis au titre d\u2019un certain taux d\u2019imposition.Nous travaillons depuis des années à tenter de trouver un moyen de réformer de manière qui soit rationnelle», a-t-elle dit.Mais tandis que gonflent les sommes conser vées à l\u2019abri de l\u2019impôt, les critiques af f irment que les compagnies ne font qu\u2019attendre le prochain congé fiscal.«Apple a systématiquement organisé ses opérations en Irlande d\u2019une manière à éviter les impôts», assure Matt Gardner, de l\u2019Institute on Taxation and Economic Policy.Les régulateurs américains «devraient s\u2019inspirer du livre de la Commission européenne et réprimer cette évasion fiscale galopante», ajoute-t-il.Howard Gleckman du Tax Policy Center estime que les Européens ont agi parce qu«\u2019ils essayent de briser la concurrence entre les systèmes fiscaux dont ont tant profité les multinationales américaines.En fait, cela pourrait créer un nouveau minimum d\u2019imposition pour ces multinationales», conclut-il.Agence France-Presse Des milliers de milliards de dollars à l\u2019abri du fisc américain Le cas d\u2019Apple braque les projecteurs sur les profits non taxés des multinationales L ondres \u2014 Le patron d\u2019Apple, Tim Cook, a qualifié jeudi de « foutaise politique» la décision de Bruxelles de demander à l\u2019américain de rembourser à l\u2019Irlande 13 milliards d\u2019euros d\u2019avantages fiscaux, critique aussitôt rejetée par la Commission européenne.« C\u2019est de la foutaise politique», a-t-il lancé, dans un entretien accordé au quotidien irlandais Irish Independent.Il s\u2019en prenait en particulier au chiffre avancé par la Commission européenne concernant son taux d\u2019imposition sur ses bénéfices européens en 2014, évalué à 0,005 % par Bruxelles.« Ils ont juste pris un chif fre je ne sais où.Durant l\u2019année au cours de laquelle la Commission dit que nous avons payé ce taux d\u2019impôt, nous avons en fait payé 400 millions de dollars.Nous pensons que cela fait de nous le plus grand contribuable en Irlande cette année-là», a-t-il expliqué.M.Cook s\u2019est vigoureusement défendu d\u2019avoir pu bénéficier d\u2019un traitement fiscal privilégié de la part de l\u2019Irlande.« C\u2019est exaspérant, c\u2019est décevant, c\u2019est quelque chose de politique, ce n\u2019est pas fondé sur les faits ou la loi », a-t-il estimé dans un entretien à la télévision irlandaise RTE.M.Cook espère donc que le pays va faire appel de cette décision.«Nous sommes engagés en Irlande depuis 37 ans, nous avons une histoire d\u2019amour de long terme ensemble et je crois que le gouvernement va prendre la bonne décision et je pense que la bonne décision est de se tenir debout et de riposter », a-t- il expliqué sur RTE.Il a estimé que son groupe, qui va faire appel de son côté, «n\u2019avait pas à présenter ses excuses » et que le gouvernement irlandais « n\u2019avait absolument rien fait de mal».La commissaire européenne à la concurrence, Margrethe Vestager, a immédiatement rejeté l\u2019idée que la décision de la Commission puisse avoir été politique.« Cette décision se base sur des faits », a-t-elle répondu à Tim Cook lors d\u2019une conférence de presse, soulignant que les chiffres utilisés lors de l\u2019enquête avait été fournis « par Apple lui-même » ou recueillis lors des auditions du groupe devant le Sénat américain en 2011.« Le dossier Apple concerne des bénéfices issus de ventes en Europe », mais « enregistrés en Irlande», a-t-elle ajouté.«C\u2019est, je pense assez manifestement, une question européenne », qui concerne « les règles de l\u2019UE sur les aides d\u2019État.» L\u2019Irlande a indiqué immédiatement après l\u2019annonce de Br uxelles mardi qu\u2019elle se préparait à faire appel, mais n\u2019a pas encore arrêté sa décision.Le gouvernement doit se réunir vendredi sur le sujet, alors qu\u2019une première réunion d\u2019urgence tenue mercredi n\u2019a pas abouti, une minorité de ministres souhaitant un vote parlementaire.L\u2019Irlande pourrait ainsi prendre le risque de renoncer à cette manne afin de protéger son économie qui profite à plein du faible taux d\u2019impôt sur les sociétés, qui s\u2019établit à 12,5%.Agence France-Presse « Foutaise politique », dit Tim Cook Pour la seule année 2014, Apple a versé à l\u2019Irlande 400 millions d\u2019impôts, dit son président ROBIN VAN LONKHUIJSEN ASSOCIATED PRESS Tim Cook, le grand patron, ne voit pas de raison de s\u2019excuser.W ashington \u2014 La directrice générale du Fonds m o n é t a i r e i n t e r n a t i o n a l Christine Lagarde a appelé jeudi les pays du G20 à « prendre des mesures énergiques afin d\u2019éviter le piège d\u2019une croissance faible ».Dans une note avant la tenue d\u2019un sommet du G20 à Hangzhou, dans l\u2019est de la Chine, les 4 et 5 septembre, la patronne du FMI met en garde contre « le pendule politique qui balance du mauvais côté de l\u2019ouverture économique.» «Sans actions percutantes, le monde pourrait souf frir d\u2019une croissance décevante pendant longtemps, avertit-elle.Jamais depuis le début des années 1990 [\u2026] l\u2019économie mondiale n\u2019a été si faible pendant une si longue période » , a ajouté Mme Lagarde.Elle rappelle que l\u2019année 2016 sera la cinquième année d\u2019affilée où la croissance mondiale restera sous la moyenne réalisée entre 1990 et 2007 (3,7%).«2017 pourrait bien être la sixième année», affirme-t-elle.L\u2019équi l ibre des r isques penche du mauvais côté, ajoute un rapport du FMI publié par la même occasion.Du côté des pays riches, les séquelles de la crise financière, une faiblesse de la demande, une tendance démographique défavorable et une frêle productivité sont mises à l\u2019index.Le FMI va même réviser en baisse sa prévision de croissance pour les États-Unis au vu de la médiocre performance de la première économie mondiale au premier semestre, a indiqué jeudi à la presse l\u2019économiste du FMI Helge Berger, principal auteur du rapport.En juillet, le FMI avait estimé que l\u2019économie des États-Unis montrerait une croissance de 2,2 % pour 2016 et 2,5 % pour 2017, révisant déjà de 0,2 point de pourcentage à la baisse ses projections d\u2019avril.« Il est clair que nous nous dirigeons vers une dégradation de ces prévisions de croissance pour les États-Unis vu la performance des deux premiers trimestres », a affirmé M.Berger sans dire l\u2019ampleur de cette révision.L\u2019économie américaine n\u2019a crû que de 0,8 % au 1er trim e s t r e e t d e 1 , 1 % a u deuxième, en rythme annuel.Pour les pays émergents, la croissance forte de la décennie passée a fait place à un taux d\u2019expansion plus conforme à la norme historique, plombé par la chute des prix des matières premières notamment.La transition économique de la Chine « pourrait rencontrer des obstacles qui ont la potentialité d\u2019être contagieux », note le rapport.«Cela pourrait provoquer une volatilité financière tout au long de la route», avertit Mme Lagarde.Les incer titudes sur les suites du choix britannique de sortir de l\u2019Union européenne sont en outre encore présentes et « menacent les perspectives économiques, particulièrement en Europe, où les institutions financières vont faire face à des défis », dit encore le Fonds.Cette faible croissance globale, ajoutée aux montées des inégalités, « nourrit un climat politique où les réformes se gèlent et où les pays ont recours à des mesures de repli sur soi ».Agence France-Presse G20 Lagarde réclame une action énergique L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 S E P T E M B R E 2 0 1 6 ECONOMIE A 7 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 JACQUES NADEAU LE DEVOIR F R A N Ç O I S D E S J A R D I N S U n problème informatique sur venu au Mouvement Desjardins a empêché ses clients de se brancher au service AccèsD pendant une partie de la journée, ce qui a une fois de plus mis sa réputation à mal sur les réseaux sociaux.De plus, un problème distinct a entraîné un retard dans le versement des paies.La situation est malheureuse, a reconnu Desjardins, mais aucune donnée n\u2019a été compromise et les clients qui recevront une pénalité pour un retard de paiement seront indemnisés, a promis sa direction.« C\u2019est une situation malheureuse et fortuite, qui se produit un premier du mois encore une fois, mais il n\u2019y a pas de lien de cause à ef fet », a dit un por te-parole, André Cha- pleau.« Nous reconnaissons que c\u2019est une situation malcommode pour nos membres, je peux comprendre leur frustration et c\u2019est inacceptable.Je suis persuadé que ça sera examiné à la loupe pour éviter que ça ne se reproduise.» La fermeture temporaire d\u2019AccèsD fait suite à certains problèmes vécus cet été, auxquels la direction de Desjardins a fait référence comme un « ralentissement» de l\u2019accès au service.« Il n\u2019y a pas eu de panne cet été », a toutefois affirmé M.Chapleau.Il y a près d\u2019un an, le 1er octobre 2015, une grande panne a empêché toutes les transactions sur Internet, au guichet et dans les commerces pendant une bonne partie de la journée.Selon un récent sondage de l\u2019Association des banquiers canadiens, 77 % des gens ont effectué des opérations sur une plateforme numérique dans la dernière année alors que 55 % des clients en font leur principale façon de fonctionner.Le problème ayant af fecté AccèsD est survenu à la centrale informatique.« Les injections de données se font de manière séquentielle.Pour des raisons que l\u2019on ignore, à un moment donné, deux fichiers se sont placés de façon simultanée en parallèle, ce qui a provoqué une sor te de blocage pour la centrale », a dit M.Chapleau.« Une alarme a été déclenchée et les techniciens, pour éviter que ça ne dégénère, ont limité le branchement à AccèsD, le temps de régler le problème, et de rouvrir les vannes graduellement » dans un contexte où l\u2019achalandage est plus fort les jours de paie.« Ça fait cer tainement trois fois cette année que j\u2019essaie de me brancher sur AccèsD un matin de paie et que je n\u2019y arrive pas », a dit Paul, qui s\u2019occupe des finances de deux autres personnes dans sa famille.Chaque jeudi matin, 52 semaines par année, il se branche pour vérifier le solde des comptes et pour effectuer certains transferts.«Pour une institution financière, c\u2019est carrément inacceptable.Les gens n\u2019ont pas accès à leurs finances», a-t-il dit en entrevue.Le problème de retard dans le versement de la paie a été réglé vers 6 h du matin alors que l\u2019ouverture d\u2019AccèsD a eu lieu vers 12 h 40.Sur les réseaux sociaux, Desjardins a toutefois prévenu ses clients d\u2019un « for t achalandage » et qu\u2019ils devraient peut-être effectuer plus d\u2019une tentative pour se connecter.D\u2019autres institutions ont été frappées par des déboires informatiques au fil des dernières années.Le 2 novembre 2012, par exemple, les clients de la Banque de Montréal d\u2019un bout à l\u2019autre du Canada ont été incapables d\u2019effectuer des achats pendant plusieurs heures.Le Devoir AccèsD inaccessible Une nouvelle panne informatique chez Desjardins, doublée d\u2019un retard dans le dépôt des paies J U L I E N A R S E N A U L T D es employés de Bombardier à Dor val devront faire leur part pour éviter d\u2019autres mises à pied en raison d\u2019une réduction temporaire des activités au centre de finition des avions d\u2019affaires Global 5000 et 6000 l\u2019an prochain.Le constructeur d\u2019avions et de trains proposera des congés sans solde aux quelque 1900 employés de son usine.«C\u2019est un ajustement mineur de nos activités qui se fera au cours de 2017 », a expliqué un porte-parole de Bombardier, Mark Masluch, attribuant la décision aux conditions actuelles du marché des avions d\u2019af faires ainsi qu\u2019à une gestion des coûts.L\u2019an dernier, Bombardier avait annoncé une baisse de la production de ses Global 5000/6000 pour la faire passer de 80 à environ 50 appareils par année.Selon des informations obtenues par La Presse canadienne, un des scénarios étudiés ajouterait environ 20 jours à la pause de deux semaines habituellement prévue pendant la période estivale.Bombardier et le syndicat Unifor \u2014 qui représente quelque 1300 travailleurs de l\u2019usine de Dorval \u2014 n\u2019ont pas voulu se prononcer quant au nombre de jours.« Toutes les options sont sur la table lorsque nous prenons une décision comme celle-ci, mais nous devons en discuter avec le syndicat ainsi que les employés », a dit M.Masluch.Selon le président de la section locale 62 d\u2019Unifor, Yan- nick Houle, des rencontres sont prévues dès la semaine prochaine entre les deux parties pour tenter d\u2019éviter des réductions d\u2019effectif.Au cours d\u2019un entretien téléphonique, celui-ci a déploré la décision de l\u2019employeur qui, à son avis, forcera certains syndiqués à se tourner vers leur banque de temps pour éviter de se retrouver sans salaire.« C\u2019est dommage, parce que la réduction des coûts se fait toujours aux frais des travailleurs, a affirmé M.Houle.Un programme de travail partagé pourrait également être une option.» Les employés af fectés aux programmes des avions d\u2019affaires Challenger et Learjet ont également fait les frais du régime minceur décrété par Bombardier.D\u2019après l\u2019Association internationale des machinistes et des travailleurs de l\u2019aérospatiale (AIMTA), l\u2019entreprise prévoit une interruption de la production de ses jets d\u2019affaires Challenger 350 et 650 dans ses usines montréalaises pour une période d\u2019un mois.À Wichita, dans l\u2019État du Kansas, où sont construits les avions Learjet, on a également annoncé à des travailleurs qu\u2019ils seraient transférés ou mis à pied.M.Masluch n\u2019a pas voulu fournir de détails entourant la décision de suspendre la production du Challenger, af fir- mant qu\u2019elle est attribuable à la restructuration annoncée en février qui prévoyait également la suppression de 7000 emplois.La semaine dernière, Bombardier avait remis des lettres de mises à pied à des employés dans le cadre de sa stratégie «d\u2019optimisation de la main-d\u2019œuvre».La Presse canadienne BOMBARDIER Un calendrier de travail allégé pour les employés de Dorval L\u2019entreprise a réduit la cadence de production de ses avions d\u2019affaire Global 5000 et 6000 BOMBARDIER Rendez-vous raté Bombardier Transpor t a été incapable de respecter l\u2019échéance du 31 août pour la livraison d\u2019un véhicule d\u2019essai à l\u2019agence de transport ontarienne Metrolinx dans le cadre d\u2019un projet de train léger sur rail à Toronto.L\u2019entreprise assure que cela n\u2019aura aucun impact sur les livraisons du projet de 5,3 milliards, dont la mise en service est prévue en 2021.Un plan pour accélérer les essais a également été présenté.Une porte-parole de Metrolinx, Anne Marie Aikins, a affirmé que Bombardier avait fourni des garanties quant au respect des dates de livraison.J U L I E N A R S E N A U L T B ien qu\u2019elle évalue la possibilité de se lancer dans le commerce en ligne, la direction de Dollarama a prévenu que cette avenue ne serait que complémentaire au modèle d\u2019af faires à l\u2019origine de son succès.« Notre priorité demeure l\u2019amélioration continue de l\u2019expérience du client dans nos magasins», a affirmé le chef de la direction financière, Michael Ross, jeudi, au cours d\u2019une conférence téléphonique visant à discuter des résultats du deuxième trimestre.L\u2019entreprise établie à Montréal \u2014 qui exploite 1051 magasins au pays \u2014 confirme avoir retenu les services de la firme québécoise Orckestra, qui fournit entre autres des solutions pour le commerce en ligne.Toutefois, en discutant avec les analystes, la direction de Dollarama a pris bien soin de dire qu\u2019aucune décision n\u2019avait encore été prise.«Nous évaluons cette possibilité de la même façon que nous analysons les tendances dans le secteur du commerce de détail », a dit M.Ross.Si Dollarama venait à lancer un site transactionnel en ligne, la plateforme s\u2019adresserait principalement aux consommateurs intéressés à acheter cer tains ar ticles en grande quantité.Par exemple, il n\u2019est pas question pour Dollarama de vendre des boîtes de papiers mouchoirs ou des crayons à l\u2019unité.«Si un consommateur désire une grande quantité d\u2019un article en particulier, il devra se rendre dans plusieurs magasins, a analysé M.Ross.Cela n\u2019est pas très pratique.» Pour Irène Nattel, de RBC Marchés des capitaux, il n\u2019est pas surprenant de voir Dolla- rama réfléchir à la possibilité de vendre en ligne, estimant que cette stratégie s\u2019inscrit dans une longue liste d\u2019initiatives visant à satisfaire ses clients.Après avoir songé à offrir le paiement par carte de crédit en 2010, le détaillant a déployé, depuis le début de l\u2019année, un projet pilote dans environ 80 magasins en Colombie- Britannique.L\u2019entreprise ignore encore si elle ira de l\u2019avant avec cette initiative, mais Mme Nattel s\u2019attend à une décision d\u2019ici la fin de fin de l\u2019exercice 2017.Pour la période terminée le 31 juillet, Dollarama a vu ses profits bondir de 11 % à 106,4 millions, ou 88 ¢ par action.Stimulées entre autres par l\u2019ouverture de nouveaux magasins, les ventes se sont établies à 729 millions, en hausse de 11,6 %.Ces résultats ont surpassé les attentes des analystes sondés par Thomson Reuters, qui tablaient sur un profit par action de 84 ¢ et des recettes de 726 millions.Les ventes des magasins ouverts depuis au moins un an \u2014 un indicateur clé dans le secteur du commerce de détail \u2014 ont progressé de 5,7 %.« Nous continuons à rejoindre de nouveaux clients de manière ef ficace, s\u2019est félicité le chef de la direction, Neil Rossy.Nous prévoyons toujours ouvrir un nombre net de 60 à 70 nouveaux magasins d\u2019ici la fin de l\u2019exercice.» Depuis le début du mois d\u2019août, quelques ar ticles \u2014 notamment dans la catégorie des produits saisonniers \u2014 dont le prix oscille entre 3,50 $ et 4 $ ont fait leur apparition sur les tablettes des magasins.« Le déploiement se fera très lentement, a souligné Mme Nat- tel dans une note.Cela ne devrait avoir aucun impact [sur les résultats de l\u2019entreprise] avant au moins le début de l\u2019exercice 2018.» Au deuxième trimestre, 63,9 % des ventes provenaient des produits vendus à plus de 1,25 $, par rapport à 59,4 % à la période correspondante de l\u2019an dernier.La Presse canadienne COMMERCE EN LIGNE Pas question de changer notre modèle, dit Dollarama L\u2019étude du projet Énergie Est est compromise en raison des déficiences de l\u2019ONE.Un examen de conscience est de mise.a suspension, pour une durée indéterminée, des audiences l\u2019Of?ce national de l\u2019énergie (ONE) sur le projet Énergie Est marque une occasion inespérée de faire table rase du projet et de reprendre la discussion sur les seules bases qui comptent : le développement durable.Il n\u2019y a qu\u2019un mot pour quali?er le projet d\u2019oléoduc Énergie Est : désarroi.Cette fois, la faute ne repose pas uniquement sur le promoteur du projet, TransCanada.L\u2019ONE n\u2019a pas su offrir une réponse rapide et adéquate à la controverse entourant la partialité alléguée de deux commissaires, Jacques Gauthier et Lyne Mercier.En janvier 2015, ces deux commissaires chargés de l\u2019étude du projet et le président de l\u2019ONE, Peter Watson, ont rencontré l\u2019ancien premier ministre Jean Charest, reconverti en consultant pour TransCanada.Précision importante : ce n\u2019est pas M.Charest qui a sollicité cette rencontre, mais plutôt le commissaire Gauthier.Ce manque de jugement ?agrant des deux commissaires jetait déjà un doute sur leur capacité d\u2019étudier le projet avec rigueur et impartialité.L\u2019affaire aurait connu beaucoup moins de retentissement si l\u2019ONE avait agi en fonction de « l\u2019intérêt public canadien», comme l\u2019exige son mandat.Au contraire, l\u2019ONE s\u2019est enlisé en niant qu\u2019il ait été question d\u2019Énergie Est lors de la rencontre avec M.Charest.Un pieux mensonge, comme l\u2019a révélé par la suite le National Observer, courriels et documents à l\u2019appui.Comme si ce n\u2019était pas suf?sant, l\u2019ONE s\u2019est obstiné dans un refus de suspendre les deux commissaires mis en cause.La décision n\u2019est pas dépourvue de cohérence\u2026 Si l\u2019ONE avait décidé de relever de leurs fonctions les deux commissaires, le président Watson aurait dû quitter lui aussi son poste, temporairement du moins, puisqu\u2019il accompagnait les deux fautifs à la rencontre ! L\u2019ONE a raté plus d\u2019une occasion d\u2019agir avec bonne foi et diligence dans cette histoire, et le scandale a fait tache d\u2019huile.Les allégations de partialité des commissaires ont contaminé la réputation de l\u2019organisation tout entière, et à raison.Jeudi, le ministre fédéral des Ressources naturelles, Jim Carr, a insisté sur l\u2019importance de « l\u2019indépendance et la neutralité » de l\u2019ONE dans l\u2019évaluation des projets.Les mots sont faibles, et l\u2019heure n\u2019est plus aux déclarations de principes.Les commissaires Gauthier et Mercier doivent être remplacés, comme le réclame le maire de Montréal, Denis Coderre.Mais il y a plus.Le processus de consultation sera dépourvu de toute crédibilité si le ministre des Ressources naturelles ne force pas la haute direction de l\u2019ONE à faire son examen de conscience.La solution paraît tellement évidente.Les Québécois, plutôt défavorables à Énergie Est, ne se convertiront pas plus aux vertus de l\u2019oléoduc s\u2019ils n\u2019ont aucune con?ance dans l\u2019impartialité et la crédibilité des consultations de l\u2019ONE.Au-delà de ces considérations, quel avenir reste-t-il pour Énergie Est ?Une fois réalisé, le projet de 15,7 milliards de dollars générera des retombées anémiques pour le Québec : 33 maigres emplois permanents.L\u2019oléoduc traversera plus de 860 cours d\u2019eau, dont le ?euve Saint-Laurent, et les terrains privés de quelque 2000 propriétaires, parmi lesquels ?gurent des agriculteurs.Le tout pour transporter le pétrole des sables bitumineux de l\u2019Alberta, une ressource honnie des environnementalistes.Il n\u2019y a rien de surprenant à ce que la Colombie-Britannique et les États-Unis aient tous les deux tourné le dos à des projets comparables au cours des dernières années.Le tracé actuel, 4600 kilomètres de tuyaux qui traverseront six provinces d\u2019ouest en est, est l\u2019équivalent d\u2019une voie de garage.TransCa- nada n\u2019a tout simplement pas d\u2019autre option.Cette triste réalité n\u2019est ni la faute ni la responsabilité du Québec.Énergie Est se présente sous un jour moins détestable depuis la venue d\u2019un nouveau vice-président pour le Québec, Louis Ber- geron, il y a un an.Il n\u2019en demeure pas moins que l\u2019acceptabilité sociale du projet, un concept désormais incontournable en matière de politique publique, n\u2019est pas au rendez-vous.Le maire Coderre, la Communauté métropolitaine de Montréal, l\u2019Union des producteurs agricoles et les Premières Nations sont contre le projet, pour ne nommer que ceux-là.Si jamais les consultations reprennent un de ces jours, à la condition qu\u2019elles soient exemptes d\u2019irrégularités, il faudra que le développement durable et la protection de l\u2019environnement pèsent autant que les intérêts des pétrolières dans l\u2019analyse.L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 S E P T E M B R E 2 0 1 6 A 8 EDITORIAL L E T T R E S Une réforme attendue pour le programme d\u2019histoire du Québec et du Canada Contrairement aux propos alarmistes tenus par certains détracteurs du nouveau programme d\u2019histoire du Québec et du Canada, il est bon de rappeler que la majorité des écoles du Québec ont opté pour la mise en œuvre de ce programme dès cet automne parce qu\u2019il répond aux attentes pédagogiques des enseignants d\u2019histoire.L\u2019approche chronologique sur deux ans avec une coupure en 1840 et la redéfinition des compétences pour mieux tenir compte de la réalité dans les classes sont particulièrement bienvenues.Il ne s\u2018agit donc pas d\u2019un obscur complot de méchants nationalistes québécois qui veulent embrigader les élèves, mais bien d\u2019enseignants professionnels qui souhaitent amener les élèves à mieux comprendre le monde dans lequel ils vivent en regard de l\u2019héritage façonné par ceux qui nous ont précédés.Pour y ar river, le programme propose « d\u2019amener les élèves à acquérir des connaissances sur l\u2019histoire du Québec et du Canada, à développer les habiletés intellectuelles liées à l\u2019étude de l\u2019histoire et à développer des aptitudes critiques et délibératives favorables à la participation sociale ».Cette intention pédagogique est tout à fait louable et en lien L I B R E O P I N I O N S Y L V I A O L J E M A R K Présidente et fondatrice de Coalition verte E n 2013, lors de l\u2019arrivée de Denis Coderre à la mairie, Montréal se classe au dernier rang des villes canadiennes pour les espaces verts naturels protégés, par habitant.Mais en héritant d\u2019un immense déficit d\u2019espaces verts, le nouveau maire et son équipe ont hérité aussi de la responsabilité de faire quelque chose.Au lieu de cela, un des premiers gestes que l\u2019équipe Coderre a faits a été de sabrer les fonds dédiés à la protection des milieux naturels.En même temps, le maire clamait qu\u2019il trouverait, le temps venu, l\u2019argent nécessaire pour l\u2019achat d\u2019espaces verts.Cette ambivalence envoie le message suivant : Montréal est indifférente à la disparition de ses espaces verts et ne prend pas au sérieux ses propres cibles de protection.Quelle situation déplorable alors que notre ville pourrait montrer la voie à suivre et s\u2019enorgueillir de son patrimoine naturel exceptionnel ! En 2009, sous la précédente administration municipale, Christine Alfsen de l\u2019UNESCO rencontra des représentants de Montréal pour évaluer la possibilité et les moyens à employer pour que la région montréalaise obtienne le statut de Réser ve mondiale de la biosphère des Nations unies.Mme Alfsen était très consciente qu\u2019avec son fleuve majestueux, ses forêts, ses milieux humides, ses bandes riveraines et ses terres agricoles, cette région recèle la plus riche biodiversité de tout le Québec ! D\u2019ailleurs, le Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique des Nations unies siège au centre-ville de Montréal.Biodiversité menacée La biodiversité sur le territoire montréalais est plus que jamais menacée tandis que l\u2019étalement dévore le peu de territoires naturels ruraux et urbains qui subsistent encore.À la suite de la pression des citoyens, Montréal a, dans le Schéma d\u2019aménagement et de développement de l\u2019agglomération de Montréal de 2015, établi un nouvel objectif de conservation de territoires naturels de 10 % de même qu\u2019un plan métropolitain qui soutient la création d\u2019une ceinture verte régionale \u2014 un vaste réseau d\u2019espaces naturels protégés sur tout le territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).Malgré tout, sur l\u2019île de Montréal, moins de 6 % du territoire est protégé : ce qui veut dire que pour atteindre l\u2019objectif que la Ville s\u2019est elle-même fixé, nous avons besoin de 2000 hectares de plus ! À ce jour, l\u2019administration Co- derre n\u2019a réussi à protéger que 61 hectares\u2026 À ce rythme, l\u2019objectif du 10 % attendu ne sera atteint que dans 100 ans ! Les prairies humides de l\u2019Anse-à-l\u2019Orme qui s\u2019étendent sur 185 hectares à Pier re- fonds-Ouest représentent le plus grand espace naturel non protégé de l\u2019île de Montréal et leur importance stratégique explique l\u2019attention médiatique accrue accordée récemment à ce dossier.Mais l\u2019administration Co- derre a donné son accord à la construction de 6000 nouvelles habitations sur ces 185 hectares en plein cœur de l\u2019écosystème le plus sensible de Montréal.Voilà pourquoi 14 000 citoyens ont signé la pétition pour sauver l\u2019Anse-à-l\u2019Orme ! Plusieurs groupes environnementaux tels que le Sierra Club, Sauvons la Falaise, Sauvons l\u2019Anse-à-l\u2019Orme, Les amis du parc Mea- dowbrook et la Coalition verte ont pressé la Ville d\u2019être fidèle aux objectifs qu\u2019elle s\u2019était elle-même fixés et de rejoindre les « ligues majeures » de la conservation de la biodiversité.Tous souhaitent voir la métropole rattraper les capitales reconnues inter nationalement, comme Londres, Berlin, Vancouver et Toronto.En 2005, l\u2019Ontario a créé une ceinture verte qui protège maintenant environ 2 millions d\u2019acres dans et autour de Toronto, ce qui en fait la plus grande ceinture verte au monde.Les citoyens montréalais attendent des mesures de conservation réelles de la part de nos dirigeants politiques.Pour une Réserve de biosphère mondiale Nous pouvons avoir une Réser ve de biosphère mondiale des Nations unies dans la région de Montréal.Et nous pourrions créer un grand parc national pour notre métropole.L\u2019Anse-à-l\u2019Orme, avec les parcs nature le long du lac de Deux-Montagnes, offre un potentiel écologique et économique pour l\u2019écotourisme, unique parmi les agglomérations urbaines ! Il y a à peine quelques années, alors que Christine Alfsen envisageait pour Montréal le statut de Réserve mondiale de la biosphère des Nations unies, elle déclarait : « La région de Montréal a tous les atouts naturels lui permettant d\u2019obtenir cette reconnaissance internationale ! » Une telle vision devrait inspirer le maire Denis Coderre à prendre au sérieux la protection du patrimoine naturel emblématique de Montréal.Voilà le vrai cadeau que veulent les Mont- réalais pour le 375e anniversaire de Montréal ! Un héritage vivant laissé par notre maire à ses concitoyens ! Un grand parc national sur l\u2019île de Montréal qui servirait d\u2019exemple et de stimulation aux 82 municipalités de la Communauté métropolitaine de Montréal afin d\u2019unir une mosaïque d\u2019espaces protégés au sein de la Ceinture verte de la grande région de Montréal.Faire un cadeau « vert » à Montréal pour son 375e anniversaire FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET avec l\u2019évolution de l\u2019enseignement de l\u2019histoire.On y aborde l\u2019histoire du Québec et du Canada sous tous ses aspects, économique, politique, social et culturel.Il est donc inapproprié de parler de recul dans l\u2019enseignement de l\u2019histoire ou de programme conservateur, et il ne faudrait pas faire de procès d\u2019intention sur le dos des enseignants qui ont réclamé cette réforme.Aussi, il ne faut pas non plus confondre histoire nationale et histoire nationaliste.À l \u2019 instar d\u2019autres pays, tels la France, l\u2019Allemagne, les États-Unis ou la Chine, il est normal de parler de la nation lorsqu\u2019on aborde l\u2019histoire.Il est temps de mettre un terme à l\u2019utilisation abusive de l\u2019épouvantail du nationalisme pour décrier cette réforme.En tenant compte des développements de l\u2019historiographie, les versions actuellement en expérimentation un peu partout au Québec tendent vers un idéal d\u2019objectivité dans l\u2019étude de l\u2019histoire du Québec et du Canada ; il faut donc poursuivre dans cette voie.Tout cela suscite un enthousiasme évident chez un fort grand nombre d\u2019enseignants.Raymond Bédard Président de la Société des professeurs d\u2019histoire du Québec (SPHQ) et enseignant au secondaire Félix Bouvier Historien et didacticien, vice-président de la SPHQ et professeur titulaire à l\u2019UQTR Le 1er septembre 2016 La tutelle pour la Commission scolaire de Montréal et ses incuries Quand on n\u2019en finit plus d\u2019accumuler les incuries, la tutelle est de mise.La Commission scolaire de Montréal n\u2019en finit plus d\u2019accumuler les bourdes administratives : mauvais calcul des cohortes dans les écoles, gestion du personnel boiteux pour ne pas dire déficitaire, autant sous l \u2019aspect des relations humaines que sous l\u2019aspect de la qualité des relations de travail et du respect de la profession enseignante (et ce n\u2019est pas une question syndicale), discours insipide de la présidence qui se traduit toujours par des conditions inacceptables pour les enfants.Où est donc passée la fonction première de l\u2019administration de cette commission scolaire qui n\u2019en finit plus de gaspiller les fonds publics pour justifier sa présence autocratique ?Bien sûr, les enjeux politiques d\u2019un redressement de cette organisation ne seront pas mis de l\u2019avant, parce que le gouvernement actuel a décidé de ne plus remettre en question la dictature d\u2019un organisme qui, en fin de compte, remet aux enseignants et enseignantes les fientes de ses bavures administratives ! Michel Leclerc Le 31 août 2016 ÉNERGIE EST Un projet vicié L BRIAN MYLES L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 S E P T E M B R E 2 0 1 6 A 9 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel David(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Julie Carpentier (pupitre); information culturelle : Catherine Lalonde (reporter culturel), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline Montpetit(reporters), Benoît Munger et Philippe Papineau(pupitre); information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre); information internationale : Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre); section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); Loïc Hamon (cahiers spéciaux); équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITÉ Cynthia Floccari (adjointe), Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Caroline Filion, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Osvaldo Casas (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Sébastien Beaupré, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Ginette Rouleau et Isabelle Sanchez.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici et Véronique Pagé.M A R C - U R B A I N P R O U L X Professeur en économie régionale à l\u2019Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) près avoir triplé sa production de 1980 à 2010 jusqu\u2019à 2,5 millions de tonnes par année, l\u2019industrie de l\u2019aluminium hésite beaucoup actuellement à lancer ses chantiers de construction au Québec.Déjà contractualisés, des projets d\u2019implantation pour fondre un million de tonnes supplémentaire sont en attente au Saguenay\u2013Lac-Saint-Jean et sur la Côte-Nord.Pourtant, le principal marché de l\u2019aluminium québécois est en expansion.En effet, les importations américaines d\u2019aluminium primaire ont doublé au cours des cinq dernières années, en s\u2019accélérant récemment pour atteindre 4,6 millions de tonnes.La forte consommation américaine de ce métal culminera à 5,5 millions de tonnes en 2016.Elle s\u2019inscrit dans un marché mondial en forte croissance dont le niveau de 50 millions de tonnes en 2015 bondira à 80 millions avant 2030, selon les experts.Les réserves américaines entreposées ont ainsi diminué considérablement de leur niveau anormalement élevé des dernières années.Par ailleurs, on a assisté aux États-Unis à des fermetures d\u2019alumineries énergivores et polluantes, faisant régresser la production de 3,7 millions de tonnes en 2000 à 0,9 million de tonnes actuellement.Au début des années 1970, les États-Unis fondaient 32% de l\u2019aluminium primaire consommé dans le monde.En août 2016, cette production représente moins de 2%.Il s\u2019agit d\u2019un déplacement universel de la production d\u2019aluminium friande d\u2019énergie à partir des pays centraux vers des périphéries.On ne produit pratiquement plus d\u2019aluminium en Europe, au Japon et sur le littoral chinois.Par contre, avec ses nouvelles alumineries à Grande-Baie, Laterrière, Bé- cancour, Deschambault, Sept-Îles et Alma, le Québec fait partie des périphéries d\u2019accueil.Bref, les États-Unis ont de plus en plus recours à l\u2019offre extérieure pour nourrir leur grand appétit d\u2019aluminium primaire.D\u2019autant plus que le recyclage croissant depuis 25 ans s\u2019est désormais stabilisé autour de 30% de la consommation américaine de métal gris.En 2017, les importations du pays de l\u2019oncle Sam augmenteront de 42%.Belle occasion pour les producteurs du Québec! Le Canada a d\u2019ailleurs bénéficié de cette hausse de la demande au sein de son principal marché, avec les livraisons de la nouvelle alu- minerie de 420 000 tonnes récemment démarrée à Kitimat en Colombie-Britannique.Ainsi, les exportations canadiennes de ce métal aux États-Unis augmenteront encore de 25 % en 2016.Mais ce bénéfice de proximité ne s\u2019accroîtra plus à cour t terme étant donné l\u2019absence actuelle de chantier de construction d\u2019alumineries canadiennes, seules capables de générer de nouvelles exportations.En conséquence, si 77 % des importations américaines d\u2019aluminium primaire provenaient du Canada en 2015, très largement du Québec, ce ratio va inévitablement décroître considérablement au cours des prochaines années.Faute de livraison supplémentaire de son voisin, les Américains en besoin d\u2019aluminium primaire se tournent désormais vers d\u2019autres fournisseurs tels que l\u2019Inde, la Russie, l\u2019Iran, qui établissent des alumineries à grand gabarit.Ces pays pourront offrir aux États-Unis de l\u2019aluminium primaire à des prix certes encore peu élevés pour le moment, mais en hausse anticipée en considérant les réserves à la baisse.Ces livraisons bénéficieront par ailleurs d\u2019une prime de transport dite Mid-West qui augmentera aussi afin d\u2019attirer les importations.Conditions réunies On peut ainsi se demander pourquoi les trois producteurs québécois d\u2019aluminium, soit Rio Tinto, Alcoa et Alouette ne sont pas davantage proactifs dans ce marché dont les signaux sont favorables.Certes, le secteur de l\u2019aluminium primaire n\u2019a historiquement que très rarement of fert une rentabilité financière exceptionnelle, comme de 2002 à 2008.Aussi, la dernière alu- minerie de Rio Tinto construite à Kitimat a vu ses coûts bondir de 3,4 milliards à 5,3 milliards, ce qui causa des émotions au siège social de Londres.De plus, les principaux géants de cette industrie mondiale s\u2019inscrivent parfaitement à travers ce grand capital sans âme et sans attache qui désormais fait chanter les collectivités d\u2019accueil tout en exigeant des États nationaux des conditions favorables à la maximisation de leur profitabilité.Ils sont très habiles à cet effet, notamment pour jouer avec les éléments de conjoncture tels que les échéances électorales.Or, les conditions offertes aux alumineries par le Québec s\u2019avèrent comparativement avantageuses, notamment les infrastructures de transport.Ce soutien public considérable comprend une fiscalité flexible, de la recherche et développement ciblée, de la formation professionnelle adaptée, des prêts sans intérêt et autres coups de pouce.Cette industrie bénéficie aussi d\u2019une belle énergie propre à tarifs compétitifs alors que près de 75% des alumineries projetées sur la planète dépendent de l\u2019énergie fossile et son carbone.Selon la très crédible agence CRU de Londres, le Québec propose finalement des coûts d\u2019implantation d\u2019alumineries parmi les meilleurs de la planète.Toutes les conditions québécoises sont au rendez-vous du marché pour de nouvelles alumine- ries qui, pour des raisons technologiques, ne créent plus beaucoup d\u2019emplois.Que faut-il de plus?L\u2019une des tendances lourdes dans ce secteur réside dans la prise de propriété industrielle par les États.L\u2019exemple norvégien s\u2019avère particulièrement inspirant.L\u2019État est bel et bien actionnaire, mais à seulement 37% des actifs, en laissant largement l\u2019initiative au secteur privé, ce qui lui permet néanmoins de mieux maîtriser la structuration de la filière industrielle dans un esprit d\u2019ajout de valeur et de création d\u2019emplois en Norvège.En ce sens, il serait pertinent que la nouvelle stratégie québécoise de l\u2019aluminium examine attentivement les occasions de partenariats, puisque les grands leviers économiques québécois possèdent une marge de manœuvre considérable.Se tient ce vendredi à l\u2019Université du Québec à Chicoutimi le premier forum Pacte social aluminium sur les enjeux liés à cette industrie.INDUSTRIE DE L\u2019ALUMINIUM Le Québec est-il en train de rater le coche ?S E R G E B L A I S Directeur général de Mine Canadian Malartic n ar ticle publié dans l\u2019édition du 26 août du Devoir («La minière Canadian Malartic n\u2019a jamais payé d\u2019impôt») affirme que Mine Canadian Ma- lartic «a reçu près de 200 millions en aides fiscales depuis 2012» en se basant sur un document du ministère de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles (MERN) présenté au Bureau d\u2019audiences publiques en environnement (BAPE).Dans les faits, il n\u2019en est rien.Nous n\u2019avons pas reçu une telle aide fiscale durant cette période.Les montants indiqués dans le document du MERN font plutôt référence à un seul prêt de 37,5 millions d\u2019Investissement Québec (IQ) en 2011.Ce prêt, d\u2019ailleurs détaillé en toute transparence dans les rapports annuels d\u2019IQ, a été contracté avec un taux d\u2019intérêt de 7,5 %.Cet emprunt a servi à soutenir le démarrage des activités de la mine et a été totalement remboursé en 2015 selon les modalités prévues.En se basant sur le même document, l\u2019article parle aussi d\u2019une aide fiscale de 50 millions pour l\u2019année 2015-2016.Vérification faite, il s\u2019agit plutôt d\u2019une injection de capitaux par Ressources Québec, une filiale d\u2019IQ, dans la société Redevances aurifères Osisko.Cette société montréalaise n\u2019a toutefois jamais été propriétaire de la mine Canadian Ma- lartic.Elle n\u2019a pas et n\u2019a jamais eu de lien corporatif avec notre société.Comment peut-on alors attribuer cette même somme à Mine Canadian Malartic ?Même régime fiscal Récapitulons.Le montant de 200 millions cité vient de l\u2019addition erronée de quatre années de file d\u2019un seul et même prêt de 37,5 millions contracté en 2011, et d\u2019une débenture convertible subordonnée de 50 millions à une société tierce.L\u2019équation pour en arriver à ce montant, ainsi que l\u2019assimilation de ces sommes à de l\u2019aide fiscale, ne correspond pas à la réalité.Soyons bien clairs: Mine Canadian Malartic ne fait l\u2019objet d\u2019aucun traitement d\u2019exception quant au paiement de ses impôts.La mine est assujettie au même régime fiscal que toutes les entreprises, tous secteurs confondus, en plus d\u2019être assujettie à l\u2019impôt minier du Québec, un troisième palier d\u2019imposition propre à notre industrie.Rappelons que le calcul de l\u2019impôt à payer pour toutes les compagnies minières est déterminé en fonction des revenus générés et de l\u2019ensemble des dépenses engagées.Jusqu\u2019en 2015, plus de 2,1 milliards ont été investis en capital par Mine Canadian Malartic, essentiellement dans les infrastructures et les équipements de production, alors que la mine a généré durant cette même période des revenus taxables (avant amortissements) de 1,1 milliard.Les revenus taxables totaux résultant de l\u2019extraction des ressources minérales québécoises sont donc toujours inférieurs de 1 milliard par rapport aux investissements nécessaires pour y arriver.Depuis 2014, Mine Canadian Malartic a payé annuellement 15 millions en impôt minier en vertu du nouveau régime adopté en 2013 par le gouvernement du Québec.À compter de 2018, les revenus taxables de Mine Canadian Malar- tic auront dépassé les dépenses encourues pour le démarrage des activités.Nous paierons dès lors en impôts directs (impôts sur les sociétés et régime d\u2019impôt minier du Québec) 78 millions, puis 133 millions en 2019 et 183 millions en 2020, en plus de toutes les autres charges fiscales, dont les taxes perçues sur la masse salariale et les taxes municipales.Au total, entre 2011 et 2016 seulement, nos activités auront déjà généré plus de 309 millions en recettes fiscales.CANADIAN MALARTIC La mine ne jouit d\u2019aucun traitement d\u2019exception G A B R I E L A R S E N A U L T J U L I E N G A G N O N Respectivement docteur en science politique et docteur en économie ifficile d\u2019imaginer une réforme moins libérale que le projet de loi 70, pourtant proposé par un gouvernement libéral.Après avoir proposé, à l\u2019automne dernier, de couper de moitié l\u2019aide sociale aux prestataires qui manqueraient à leurs obligations dans le cadre des programmes d\u2019insertion à l\u2019emploi , le gouvernement jongle au jourd\u2019hui avec l\u2019idée de retenir leurs chèques en de pareilles circonstances.L\u2019a priori du gouvernement est assez évident : pour lui, cer tains prestataires manquent de motivation à se trouver du travail.L\u2019approche punitive lui apparaît donc nécessaire, certaines personnes n\u2019arrivant décidément pas à fournir l\u2019ef for t que la société attend d\u2019elles sans la peur de l\u2019indigence extrême.Depuis des mois, des voix s\u2019élèvent de toute part pour défendre le consensus québécois, tant chez les partis d\u2019opposition (Québec solidaire et Par ti québécois) qu\u2019au sein des milieux citoyens, communautaires et universitaires.Ces voix font en outre valoir que les personnes en situation de pauvreté et d\u2019exclusion sociale ne le sont pas par choix et sont les premières à vouloir s\u2019en sortir, et que l\u2019État a le devoir de les soutenir.À droite comme à gauche, donc, le prestataire de l\u2019aide sociale ne semble pas tout à fait adulte.Il est soit un paresseux qu\u2019il nous faut fouetter, ou encore une victime qu\u2019il nous faut aider.Ces constructions excluent la possibilité que vivre de l\u2019aide sociale puisse refléter un choix raisonnable.Cette possibilité existe pourtant bel et bien, et nous appelle à réfléchir davantage au rôle de l\u2019État libéral en matière d\u2019aide sociale.Un exemple : Gilles Kègle Pour nous, s\u2019il y a un principe qui sous-tend l\u2019État libéral, c\u2019est bien que celui-ci n\u2019a pas à épouser une conception particulière de la vie bonne.Un État libéral ne dicte pas à ses citoyens comment ils doivent vivre .Or, en s\u2019acharnant sur les prestataires de l\u2019aide sociale qui ne semblent pas pressés de se trouver un emploi, l\u2019actuel ministre de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais, se comporte justement de façon paternaliste.Soyons clairs : nous ne supposons évidemment pas que la majorité des prestataires de l\u2019aide sociale \u2014 sans « contraintes sévères à l\u2019emploi » \u2014 le sont par choix.Nous reconnaissons que la pauvreté et l\u2019exclusion sont des phénomènes sociaux aux causes économiques, politiques ou sociales profondes.Toutefois, et contrairement au discours de gauche dominant, nous refusons également de voir les prestataires d\u2019aide sociale, nécessairement et systématiquement, comme des victimes.Pas convaincus ?Prenons un exemple célèbre, près de chez nous.Membre de l\u2019Ordre du Canada et Chevalier de l\u2019ordre national du Québec, Gilles Kègle est sûrement un bon citoyen.Depuis 1986, il est infirmier auxiliaire bénévole à Québec.Or, pendant une dizaine d\u2019années, de 1986 à 1996, avant qu\u2019il ne devienne assez connu pour avoir sa propre fondation, « l\u2019infirmier de la rue » vivait essentiellement de l\u2019aide sociale tout en ser vant les autres, 18 heures par jour, 7 jours sur 7 .Animé d\u2019une foi profonde, le « BS » Gilles Kè- gle tenait à ne pas être rémunéré pour son travail et à vivre similairement du « don » d\u2019autrui.Une telle conception de la vie bonne s\u2019inscrit certes contre les valeurs dominantes d\u2019autosuf fisance et de responsabilité individuelle, mais un État libéral doit justement éviter d\u2019imposer les valeurs dominantes aux individus.Si Gilles Kègle a fait le choix éthique de l\u2019aide sociale, d\u2019autres peuvent en faire le choix pour d\u2019autres raisons tout aussi raisonnables.Par exemple, un filet de sécurité permet à bon nombre d\u2019ar tistes et d\u2019entrepreneurs de poursuivre leur passion en l\u2019absence d\u2019une reconnaissance immédiate du marché.Beaucoup, d\u2019ailleurs, y trouvent succès et en font profiter l\u2019ensemble de la société.À l\u2019étranger, le cas de J.K.Rowling est par ticulière- ment éloquent : lorsqu\u2019elle rédigeait le premier volume de sa sér ie Har r y Potter, Mme Rowling a en effet vécu pendant plusieurs mois de l\u2019aide sociale.De toute évidence, on peut avoir de bonnes raisons de vivre de l\u2019aide sociale sans activement chercher un emploi.Un État libéral doit en tenir compte.AIDE SOCIALE Ni paresseux ni victimes On peut avoir de bonnes raisons de vivre de l\u2019aide sociale sans activement chercher un emploi MARIO LAPORTA AGENCE FRANCE-PRESSE Il serait pertinent que la nouvelle stratégie québécoise de l\u2019aluminium examine attentivement les occasions de partenariats.A U D À droite comme à gauche, le prestataire de l\u2019aide sociale ne semble pas tout à fait adulte L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 S E P T E M B R E 2 0 1 6 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par 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six ans, puis il s\u2019est effacé peu à peu des registres des institutions : assurance-maladie, permis de conduire, Agence du revenu, etc.À ses côtés, Andrea déroule doucement son histoire précise, détaillée « et vraie », in- siste-t-elle.Établie avec sa mère à Guadalajara au Mexique, elle a dû fuir la ville après avo ir parlé « un peu trop for t » contre un homme lié au narcotrafic.« Je me suis fatiguée des extorsions après huit ans » , résume la jeune femme de 30 ans.« C\u2019est moi maintenant qui vis comme un délinquant, je suis tannée.» Andrea a présenté une demande d \u2019asile en arrivant en 2011, qui s\u2019est vue déboutée dès 2012.Avec son copain dans la même situation, ils ont décidé de rester malgré tout.« Nous sommes partis vivre dans une \u201cgrotte\u201d en laissant notre appartement.» Les amis se sont éloignés, craignant d\u2019être mêlés aux « illégaux », l\u2019accès aux services rétrécit, l\u2019absence de papiers affecte tous les aspects de leur identité.La quête d\u2019un travail décent se transforme en obsession.Andrea a, entre autres, travaillé dans les champs pour quelques dizaines de dollars par jour, dans l\u2019empaquetage de produits cosmétiques de luxe ou d\u2019aliments pour 10 $ l\u2019heure et pour une entreprise de pyjamas qui la payait 8,50 $ l\u2019heure.Juan lui, se maintient dans l\u2019entretien ménager, souvent la nuit, au salaire oscillant autour du minimum, toujours payé comptant.« Aussitôt que les gens sont au courant de ma situation, on dirait qu\u2019ils veulent en profiter, comme des vampires », dit la Mexicaine.Les agences qui servent souvent d\u2019intermédiaires aux personnes dans leur situation tardent parfois des semaines, voire des mois avant de verser leurs salaires.« Je n\u2019ai pas d\u2019autres options et en même temps je pense que les entreprises profitent de ce type de pauvreté, renchérit Juan, c\u2019est un business.» Présence accrue Comme la plupart des personnes sans statut au Canada, Andrea et Juan ont perdu leur statut légal après avoir eu \u2014 et produit beaucoup \u2014 des « papiers ».Parmi les scénarios les plus courants : ceux entrés temporairement au pays pour travailler ou visiter leur famille et ne repartant plus, ainsi que les demandeurs d\u2019asile refusés.« Vous ne pouvez pas passer une journée à Montréal sans voir une personne sans papiers.Ils sont partout dans les cuisines, les usines, le ménage, la construction », expose Jaggi Singh, membre de Solidarité sans frontières (SSF).La dernière fois que la Chambre des communes s\u2019est penchée sur le phénomène, en 2008, un comité avait recommandé « d\u2019élargir les voies légales ».L\u2019estimation de 500 000 personnes sans statut légal n\u2019apparaissait alors pas farfelue, mais elle était considérée comme une borne maximale.Huit ans plus tard, et toujours sans possibilité de les répertorier, M.Singh estime plutôt qu\u2019ils sont de 500 000 à 1 000 000 au Canada.La moitié d\u2019entre eux se trouveraient à Toronto, et de 50 000 à 100 000 à Montréal.Les récentes réformes fédérales des lois sur l\u2019immigration ont précipité davantage de gens dans l\u2019illégalité, croit aussi Janet Dench, directrice du Conseil canadien pour les réfugiés (CCR).La dernière mouture de la loi sur le système de l\u2019immigration adoptée en 2012 a restreint le droit d\u2019appel pour les pays désignés « sûrs », dont le Mexique.Avec les changements, plus de 6000 demandes ont aussi été laissées dans un vide administratif pour prioriser les nouvelles, relate Mme Dench.Renouveler l\u2019appel «Politiquement, il y a une certaine ouverture de la part du gouvernement fédéral », croit Carmelo Monge, membre de Mexicanos unidos por la regularizacion (MUR).L\u2019association compte se faire entendre pour la régularisation, tout comme Solidarité sans frontières (SSF), le Collectif des femmes sans statut et le CCR.La dernière politique visant la régularisation des personnes autrement laissées dans les limbes date de 2004.Depuis, un petit nombre de sans- statut dépose une demande de résidence permanente pour «considérations humanitaires».Ces demandes sont cependant traitées de «façon discrétionnaire », tranche Mme Dench.Le CCR a en effet constaté que la prise de décisions «manque d\u2019uniformité».Le ministre fédéral de l\u2019Immigration, John McCallum, a entrepris le printemps dernier la révision de plusieurs programmes.«Il est bien au courant et intéressé par la recherche de solutions plus efficaces pour le traitement», observe la directrice du CCR.« Il est temps qu\u2019on ait une solution globale, inclusive, complète et continuelle », plaide M.Singh de SSF.Il met en garde contre la tentation de favoriser une seule catégorie de «main-d\u2019œuvre » considérée comme plus utile.Juan et Andrea y croient-ils ?« Je ne vois pas quoi d\u2019autre», dit la jeune femme.«Je ne suis déjà plus rien», réfléchit Juan.Il parle vite et fort, conjurant son invisibilité le temps d\u2019un café noir.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 STATUT est d\u2019avis que la Loi sur les télécommunications interdit le blocage de certains sites Web par les entreprises canadiennes.[\u2026] Le respect d\u2019autres obligations juridiques, qu\u2019elles soient municipales, provinciales ou étrangères, ne justifie pas en soi le blocage de sites Web par les entreprises canadiennes, en l\u2019absence de l\u2019approbation du CRTC conformément à la loi fédérale.» La missive, mise en ligne sans tambour ni trompette en fin de journée, a aussi été acheminée aux ministres de la Justice de toutes les provinces, y compris le Québec, ainsi qu\u2019à tous les fournisseurs d\u2019accès Internet du pays.Le CRTC y précise en outre qu\u2019il suspend une demande d \u2019 inter vention du CDIP, l \u2019un des groupes opposés à la loi 74, « compte tenu de l\u2019importance des questions constitutionnelles » soulevées devant la Cour supérieure.L\u2019Association canadienne des télécommunications sans fil, l\u2019organisme ayant intenté une poursuite contre Québec devant la Cour supérieure afin de contester la loi, a salué la prise de position du CRTC.« Nous sommes ravis que le Conseil prenne cet enjeu autant au sérieux, et qu\u2019il s\u2019implique dans ce dossier en tant qu\u2019organisme responsable de la Loi sur les télécommunications », a indiqué par courriel son vice-président, Marc Choma.Une intervention inhabituelle Pour Pierre Trudel, professeur au Centre de recherche en droit public de l\u2019Université de Montréal et avocat spécialisé en technologies de l\u2019information, l\u2019intervention du CRTC, bien que «prévisible », n\u2019en demeure pas moins surprenante.«Beaucoup de gens s\u2019attendaient à ce que cette loi du gouvernement Couillard puisse mener à un test constitutionnel.[\u2026] Ce qui est surprenant, c\u2019est qu\u2019en vertu des avis préalablement rendus par le CRTC, l\u2019organisme reconnaissait jusqu\u2019à maintenant que lorsqu\u2019une loi provinciale l\u2019exige, il peut y avoir un blocage de sites Web.» Il souligne que l\u2019organisme permet également la censure de cer tains sites lorsqu\u2019ils contreviennent au Code criminel, par exemple lorsqu\u2019il s\u2019agit de la diffusion de pornographie infantile.« Il faut savoir que le Code criminel prévoit que les seules loteries légales sont celles exploitées en vertu des lois provinciales, comme Loto-Québec, et que cela concerne également le jeu sur Internet », ajoute-t-il.Cette lettre aux ministres et aux FAI constitue un « avis préliminaire », ce qui signifie que d\u2019autres interventions du Conseil sont à prévoir.Le cabinet de la ministre québécoise de la Justice, Stéphanie Vallée, s\u2019est montré prudent jeudi soir, lorsque joint par Le Devoir.« Nous prenons acte de l\u2019avis du CRTC, mais comme ce dossier est actuellement devant les tribunaux, la ministre ne commentera pas ce dossier », a indiqué la directrice de cabinet Nathalie Roberge.Le ministre des Finances Carlos Leitão avait soutenu plus tôt cette année qu\u2019il était nécessaire d\u2019adopter cette loi afin de protéger la santé et la sécurité des Québécois, car ces sites n\u2019appliquent pas les mêmes « règles de jeu responsable » que Loto-Québec et qu\u2019ils posent ainsi «un risque pour la population».Le ministre fédéral de l \u2019Innovation, des Sciences et du Développement économique, Navdeep Bains, s\u2019est lui aussi fait avare de commentaires, évoquant les procédures judiciaires en cours.Loto-Québec n\u2019a pas donné suite à nos demandes d\u2019entrevue, jeudi soir.Mesures complexes Dans tous les cas, la plupart des mesures prévues à cet article de la loi 74 n\u2019entreront en vigueur qu\u2019en 2018, tellement le processus prévu par Québec pour encadrer ces sites « illégaux» est complexe.Loto-Québec, qui a dans sa mire quelque 2200 sites de jeux de hasard et d\u2019argent, doit transmettre sous peu à la Régie des courses et des jeux du Québec (RACJ) une liste d\u2019adresses jugées « illégales».C\u2019est par la suite que les fournisseurs devront commencer à bloquer les accès aux sites visés.Les changements technologiques nécessaires pourraient coûter des centaines de milliers de dollars aux fournisseurs.Loto-Québec estime que le marché québécois du jeu en ligne représente des revenus annuels 250 millions.Avec des parts de marché qu\u2019elle estime à 26 %, la société d\u2019État a généré des recettes de 66 millions l\u2019an dernier dans ce secteur.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 JEU ment territorial et organisateur du colloque de vendredi sur l\u2019avenir de l\u2019aluminium.La grogne contre l\u2019entreprise prend de l\u2019ampleur depuis l\u2019acquisition d\u2019Alcan par Rio Tinto en 2007, selon l\u2019économiste.Le siège social de l\u2019entreprise issue de la fusion est resté à Montréal, mais les décisions se prennent à Londres, déplore-t-il.« On veut sensibiliser la compagnie dans un esprit de maturité, sans la confronter : il y a un certain nombre de problèmes qui s\u2019additionnent et qui provoquent un gros malaise», dit le professeur.«Rio Tinto Alcan, c\u2019est du grand capital sans âme et sans attache.C\u2019est un géant planétaire qui n\u2019est pas là pour la population, mais pour maximiser l\u2019avoir de ses actionnaires », ajoute Marc-Urbain Proulx.Eau publique, profits privés Bref, la région a l \u2019impression de donner beaucoup à Rio Tinto Alcan, mais de recevoir de moins en moins.Par exemple, l\u2019entreprise contrôle le niveau du lac Saint-Jean avec ses six barrages qui produisent plus de 2000 méga- watts d\u2019hydroélectricité.Rio Tinto Alcan se sert d\u2019un lac et de rivières qui appartiennent à tout le monde pour produire de l\u2019énergie à faible coût \u2014 un avantage compétitif de 500 millions par année par rapport à ses concurrents Alcoa, de Baie-Comeau, et Alouette, de Sept-Îles, selon une étude de 2004.Il faut revoir les compensations de taxes versées par l\u2019industrie aux municipalités pour les barrages hydroélectriques, estime aussi Marc- Urbain Proulx.Ces sommes sont ridiculement basses, selon lui.Le niveau du lac est gardé artificiellement élevé de plusieurs mètres, depuis 1926, pour alimenter les centrales hydroélectriques de Rio T into Alcan et de l\u2019industrie forestière.« Le changement constant du niveau de l\u2019eau aggrave le problème de l\u2019érosion qui provoque la perte de terres agricoles et urbaines, qui fragilise les milieux riverains et introduit d\u2019importantes quantités de sédiments dans le lac », indique un document du CRDT daté d\u2019août 2016.Le Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE) vient d \u2019entreprendre l\u2019étude du Programme de stabilisation des berges du lac Saint-Jean pour les 10 prochaines années.Deux séances d\u2019information du BAPE sont prévues la semaine prochaine, les 6 et 7 septembre.Déjà, l\u2019exercice met en lumière les intérêts parfois divergents des résidants qui habitent au bord de l\u2019eau, des plaisanciers, des municipalités et de Rio Tinto Alcan.Autre sujet de débats enflammés : Rio Tinto Al- can souhaite augmenter sa capacité de stockage de «boues rouges», des résidus de bauxite, près de son usine Vaudreuil, à Arvida.Sans nouvelle capacité de stockage, l\u2019usine doit fermer ses portes en 2022, prévient Rio Tinto.L\u2019entreprise souhaite augmenter à une hauteur de 30 mètres les résidus stockés sur le site actuel, puis aménager un troisième site d\u2019entreposage dans le Boisé panoramique, à 500 mètres d\u2019un quartier résidentiel qui compte 6200 résidences.L\u2019agrandissement du dépotoir de bauxite permettrait de prolonger la durée de l\u2019usine de 20 à 25 ans, selon Rio Tinto Alcan.Des absents de taille Le puissant Syndicat national des employés de l\u2019aluminium d\u2019Arvida (SNEAA) a causé une surprise en annonçant mercredi qu\u2019il décline l\u2019invitation à participer au forum sur l\u2019industrie de l\u2019aluminium.Le président, Alain Gagnon, a indiqué dans un communiqué que le syndicat participe déjà à d\u2019autres tables de discussion.Le syndicat se consacre à mener d\u2019autres projets, comme les avancées technologiques au Complexe Jonquière.La Chambre de commerce et la Société de la vallée de l\u2019aluminium, qui regroupent des représentants de l\u2019industrie, ont aussi renoncé à se présenter au colloque de vendredi.« Je reste très perplexe devant ce genre de rencontre étant donné qu\u2019il y a déjà des tables ad hoc de bâties, où un grand nombre d\u2019organismes siègent déjà, pour aller dans un environnement de négociation et non de confrontation », a-t-il dit à Radio- Canada mercredi.Rio Tinto Alcan, de son côté, a délégué des observateurs à l\u2019événement.« On va y assister dans une perspective d\u2019écoute », dit Claudine Gagnon, conseillère principale aux relations médias de l\u2019entreprise.À ceux qui déplorent la baisse du nombre d\u2019emplois créés par Rio Tinto Alcan dans la région, elle rappelle que le contexte économique a changé depuis 1980.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 RIO TINTO Vous ne pouvez pas passer une journée à Montréal sans voir une personne sans papier.Ils sont partout dans les cuisines, les usines, le ménage, la construction.Jaggi Singh, Solidarité sans frontières « » Précision L\u2019article «Chronique d\u2019une souffrance inutile » du journaliste Marco Fortier, publié le 1er septembre en page A 1, indiquait que la patiente Gisèle Pérusse Soyez est morte sans avoir pu recourir à l\u2019aide médicale à mourir.La famille de Mme Soyez précise qu\u2019elle avait entamé les démarches pour obtenir l\u2019aide médicale à mourir auprès de la travailleuse sociale de la résidence où elle était hébergée.On lui a indiqué par la suite que le traitement de la demande nécessiterait deux semaines.Devant ce délai qu\u2019elle jugeait inacceptable compte tenu de ses souffrances, la patiente a renoncé à formuler sa demande par écrit et a demandé la sédation palliative continue, qui a entraîné sa mort deux jours plus tard.MARCO FORTIER LE DEVOIR Le niveau du lac Saint-Jean est gardé artificiellement élevé de plusieurs mètres, depuis 1926, pour alimenter les centrales hydroélectriques de Rio Tinto Alcan et de l\u2019industrie forestière."]
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