Le devoir, 14 septembre 2016, Cahier A
[" V O L .C V I I N o 2 0 8 L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 4 S E P T E M B R E 2 0 1 6 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Actualités \u203a Étude du projet Énergie Est.De nouveaux commissaires bientôt, et un délai supplémentaire possible.Page A 2 Actualités \u203a NPD \u2013 Retour aux sources.Un texte de notre nouveau chroniqueur politique Denis Ferland.Page A 3 Le Monde \u203a L\u2019insoluble con?it ?Une analyse de la situation en Syrie dans le cadre d\u2019un entretien Planète Terre.Page A 7 Avis légaux.A 6 Décès.B 8 Mots croisés.A 6 Petites annonces .B 8 Sudoku .B 10 ?w w w .l e d e v o i r .c o m ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Xavier Dolan et Léa Seydoux lundi soir, lors de la première montréalaise de Juste la fin du monde M A N O N D U M A I S A daptation de la pièce de Jean- Luc Lagarce, «le dramaturge français le plus joué dans le monde» aux dires de Nathalie Baye, Juste la fin du monde met en scène la crème des acteurs français.Aux côtés de Baye évoluent Gaspard Ulliel, Vincent Cassel, Marion Cotillard et Léa Seydoux.Bien que l\u2019action se déroule en France, c\u2019est au Québec que Xavier Dolan a décidé de tourner ce sixième long-métrage qui, après avoir fait sensation à Cannes, se dépose enfin sur nos écrans le 21 septembre.« C\u2019est un film français tourné par un Canadien, explique-t-il.Je voulais travailler avec mes amis, ma famille, mes ar tistes.Avec ma scripte Nathalie Pa- Humains et imparfaits Le dernier-né de Xavier Dolan, Juste la fin du monde, met en scène la crème des acteurs français R O B E R T D U T R I S A C Correspondant parlementaire à Québec L e leader parlementaire et ministre responsable des Relations canadiennes, Jean-Marc Fournier, a pris part, mardi, à un petit déjeuner- causerie dans le cadre du 40e anniversaire de la plus importante firme de lobby au Québec, le cabinet de relations publiques National.Jean-Marc Four nier a répondu à l \u2019 invitation de Luc Ouellet, associé directeur de National à Québec.Le ministre était en terrain de connaissance puisque le conférencier était Me Marc-André Blanchard, le nouvel ambassadeur du Canada aux Nations unies.Me Blanchard fut président du Par ti libéral du Québec pendant huit ans, de 2000 à 2008.Il a fait partie de l\u2019équipe de transition du gouvernement de Jean Charest en 2003 et de celle du gouvernement de Justin Trudeau.Il a aussi conseillé l\u2019ancien chef libéral Michael Ignatieff.Le ministre Fournier au 40e de la firme National CUBA RENCONTRE HISTORIQUE ENTRE COUILLARD ET CASTRO RAMON ESPINOSA ASSOCIATED PRESS La visite éclair de Philippe Couillard à Cuba a culminé mardi soir par un tête-à-tête imprévu avec le président cubain, Raúl Castro.C\u2019était la première fois qu\u2019un premier ministre du Québec effectuait une visite of?cielle dans le pays.Philippe Couillard espère voir le Québec pro?ter de la relance économique que laisse entrevoir le dégel des relations diplomatiques entre l\u2019île communiste et les États-Unis.Page A 3 J E A N N E C O R R I V E A U L a bataille engagée par l\u2019industrie du taxi contre Uber a franchi une nouvelle étape.Les représentants de plusieurs organisations font désormais front commun et déposeront jeudi une demande d\u2019injonction afin de forcer la suspension du projet-pilote d\u2019Uber.Le service Uber est illégal et l\u2019entreprise continue de bafouer les lois québécoises, estiment les représentants de l\u2019industrie du taxi.En réunion mardi, ils ont convenu d\u2019expédier mercredi une mise en demeure au gouvernement et de déposer, jeudi, une demande d\u2019injonction afin d\u2019empêcher l\u2019entrée en vigueur de l\u2019entente conclue entre Québec et Uber.Le nouveau front commun mènera des actions sur le terrain, tant à Montréal qu\u2019à Québec, mais pour l\u2019instant, les représentants des diverses organisations n\u2019ont pas voulu dire quels gestes étaient envisagés.Ils n\u2019excluent toutefois pas le recours à une grève.«On ne dévoilera pas cet après-midi ce qu\u2019on va faire, mais aucun moyen n\u2019est exclu.On en a envisagé beaucoup », a expliqué Guy Chevrette, porte-parole du Comité provincial de concertation et de développement du taxi, à l\u2019issue de la réunion à laquelle participaient des associations ENTENTE QUÉBEC-UBER L\u2019industrie du taxi part en guerre Un nouveau front commun annonce le dépôt d\u2019une demande d\u2019injonction et des moyens de pression VOIR PAGE A 10 : TAXI VOIR PAGE A 10 : FOURNIER VOIR PAGE A 10 : HUMAINS Jean-Marc Fournier «Aucun moyen [de pression] n\u2019est exclu.On en a envisagé beaucoup.» Festival de cinéma de la ville de Québec En guise d\u2019ouverture, Pays, une ré?exion sur le pouvoir conjugé au féminin Page B 8 Chefferie du PQ Cloutier redé?nit sa vision de la laïcité Page A 3 L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 4 S E P T E M B R E 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 2 LE DEVOIR DE DÉBATTRE LES CANDIDATS À LA CHEFFERIE DU PARTI QUÉBÉCOIS DÉBAT ANIMÉ PAR Dernier débat avant le vote LUNDI 3 OCTOBRE, 19 h ledevoir.com/debatPQ Deux thèmes seront abordés : Culture Éducation DIFFUSION EN DIRECT SUR LE SITE DU DEVOIR ie ors sér H Mar Oue ierr -P t ul S a P s çoi n Plamondon Gr e usé and Hall du M sation à Québ vili i e de la c My Br Direc Devo Devoir tique au oniqueur vid a el ch ue D 5 R 8 usie, Québec alho c e M A R I E V A S T E L Correspondante parlementaire à Ottawa L e gouvernement de Justin Trudeau nommera « bientôt » de nouveaux commissaires à l\u2019Of fice national de l\u2019énergie (ONE) pour remplacer les trois qui ont été forcés de se récuser la semaine dernière.Et le ministre responsable n\u2019exclut pas d\u2019en nommer plus que trois.« C\u2019est notre travail », a résumé le ministre des Ressources naturelles, Jim Carr, à propos de son intention de substituer les commissaires qui se sont récusés vendredi dernier à la suite des allégations de conflit d\u2019intérêts qui les hantaient.«Nous pourrions en nommer davantage.[\u2026] Possib lement » , a suggéré M.Carr à sa sortie du Conseil des ministres mardi.Il n\u2019a pas voulu s\u2019avancer quant au profil qu\u2019il rechercherait chez les candidats retenus.Devraient-ils être issus du milieu énergétique ou au contraire n\u2019y avoir aucun passé ?« Je crois que la diversité d\u2019expérience est toujours un atout au sein de tout organisme », s\u2019est contenté de répondre le ministre.Les candidats retenus devront avoir, a - t - i l d i t , une « sensibi l i té régionale », savoir prendre en compte les questions autochtones et être bilingues.Reprendre à zéro?Les audiences de l\u2019ONE sur le projet de pipeline Énergie Est sont suspendues depuis deux semaines, après que des manifestations eurent perturbé la rencontre prévue à Montréal le 31 août dernier.Les trois commissaires du comité d\u2019audiences \u2014 Roland George, Jacques Gauthier et L yne Mercier \u2014 se sont ensuite retirés vendredi.Du coup, l\u2019horaire du processus d\u2019évaluation du projet de TransCanada «pourrait être modestement modifié, tout dépendant s\u2019ils [l\u2019ONE] décident de reprendre ou non à la case dépar t », mais la décision reviendra à l\u2019ONE, a indiqué le ministre Carr.En ver tu de l\u2019échéancier actuel, l\u2019ONE prévoit de par tager ses conclusions avec le gouvernement en mars 2018, après quoi l\u2019équipe de Justin Trudeau aurait six mois pour prendre une décision, laquelle serait donc annoncée vers septembre 2018.Outre le retrait des trois commissaires, l\u2019ONE a également annoncé que son président, Peter Watson, et sa vice- présidente, Mme Mercier, ont eux aussi quitté leurs fonctions en ce qui concerne le projet d\u2019oléoduc Énergie Est.Deux autres personnes qui avaient par ticipé aux rencontres de M.Gauthier et Mme Mercier avec l\u2019ex-premier ministre Jean Charest, alors qu\u2019il était consultant pour TransCanada, ont été réaffectées au sein de l\u2019ONE, annonçait l\u2019organisme dans son communiqué de vendredi.Il s\u2019agit du directeur responsable de l\u2019évaluation d\u2019Énergie Est, Jean-Denis Charlebois, et du vice-président aux communications, Tom Neufeld, qui ne toucheront plus au projet de pipeline, a confirmé l\u2019ONE mardi.Le Devoir ÉNERGIE EST Ottawa pourrait nommer plus que trois nouveaux commissaires à l\u2019Office national de l\u2019énergie P H I L I P P E O R F A L I P rès de 11 ans après la fin des travaux de la commission Gomery, celui qu\u2019on décrit comme le principal architecte du scandale des commandites, Jacques Corriveau, subira enfin son procès à partir de la semaine prochaine.Il n\u2019aura fallu que quelques heures, mardi au palais de justice de Montréal, pour sélectionner les douze jurés (et deux suppléants) qui seront chargés de déterminer si l\u2019ex-organisateur libéral, au- jourd\u2019hui âgé de 83 ans, est bel et bien coupable de trafic d\u2019influence, de fabrication de faux et de blanchiment d\u2019argent.Flanqué de son épouse, M.Cor riveau a assisté au choix des jurés.À par tir de lundi prochain, de nombreux témoins, dont plusieurs figures devenues célèbres dans le cadre de la Commission d\u2019enquête sur le programme de commandites et les activités publicitaires pilotée par John Gomer y, devraient défi ler dans la salle d\u2019audience.L\u2019ancien président de la firme de publicité Polygone Luc Lemar y, l\u2019ex-chef de la boîte de publicité Groupaction Jean Brault et l\u2019ancien directeur du Parti libéral du Canada Michel Béliveau seront du nombr e, tout comme une ex-candidate du PLC et une a n c i e n n e m e m b r e d e l a formation désormais dirigée par Justin Trudeau.Rappel Ami intime de Jean Chrétien, le fondateur de PluriDe- sign exerçait une grande influence au PLC section Québec.Selon le rapport Gomery, il aurait joué de son amitié avec l \u2019ex-premier ministre pour que Groupaction et Polygone obtiennent des commandites fédérales.Il aurait obtenu plusieurs mill ions de dollars en retour.À l\u2019époque, M.Corriveau avait qualifié de « rocambolesques et inimaginables » les accusations lancées contre lui.Il avait tout au plus reconnu avoir payé le salaire de trois permanents du PLC- Q, pour environ 100 000 $, et avoir exercé des activités de lobbyisme non déclarées.Le Devoir COMMANDITES Les jurés choisis Le procès de Jacques Corriveau s\u2019ouvrira le 19 septembre H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondante parlementaire à Ottawa L a conser vatr ice Kel l ie Leitch semble marquer des points avec sa sortie sur la détection de valeurs « antica- nadiennes » chez les nouveaux arrivants.Elle se hisse en tête d\u2019un premier sondage sur la popularité des candidats à la chef ferie du Par ti conser va- teur.Son adversaire Maxime Bernier voit dans l\u2019idée de Mme Leitch une sorte de réincarnation de la charte des valeurs péquiste qui pourrait nuire pendant une campagne électorale.La députée ontarienne Kellie Leitch était relativement peu connue dans la course.Or, il n\u2019est question que d\u2019elle depuis presque trois semaines, lorsqu\u2019elle a envoyé un questionnaire à ses militants leur demandant si le temps n\u2019était pas venu de filtrer les immigrants et les réfugiés susceptibles de défendre des valeurs incompatibles avec celles de la majorité canadienne.Depuis que ce questionnaire a fait les manchettes, Mme Leitch s\u2019est attiré les critiques, mais elle n\u2019a pas fléchi pour autant.Elle a réitéré qu\u2019un tel filtre pour détecter «l\u2019intolérance envers les autres religions, cultures ou orientations sexuelles, les compor tements violents et/ou misogynes, ou encore le manque de respect envers notre tradition canadienne de libertés personnelles et économiques » lui « tient très à cœur » .Mardi, la firme Mainstreet Research a publié pour le compte de Postmedia un sondage indiquant que Mme Leitch obtient 15 % des appuis des militants conservateurs.Certes, le chiffre est bas, mais seul Peter MacKay la dépasse, à 19 %.Or, M.MacKay a annoncé lundi qu\u2019il ne serait pas de la course.Tony Clement arrive en troisième place avec 11 %.Michael Chong obtient 7 %, Maxime Bernier, 6 %, et Dee- pak Obhrai ferme la marche avec 1 % .Le pour centage de gens d isant connaî t r e Mm e Leitch a augmenté de 10 points, pour atteindre 34 % par rappor t à avril dernier.M.Bernier est le seul candidat dont le pourcentage de répondants ayant une opinion favorable de lui (19 %) est inférieur à celui de gens ayant une opinion défavorable (23 %).Le sondage a été ef fectué par té léphone, auprès de 5250 personnes, dont 1564 sympathisants conservateurs.Pour ce sous-ensemble, la marge d\u2019erreur est de plus ou moins 2,48 %, 19 fois sur 20.Le choix des membres En entrevue avec La Presse canadienne alors qu\u2019il se trouvait à Halifax pour la réunion de son caucus, M.Bernier a déploré le projet de Mme Leitch.« On a fait le débat au Québec sur la charte des valeurs, c\u2019est un débat que [Pauline] Marois a fait, et on s\u2019est aperçu du résultat électoral, a-t-il indiqué.Mme Leitch veut faire ce débat- là au Canada anglais.C\u2019est parfait, qu\u2019on le fasse, et on va le faire dans le cadre des débats du par ti.On va voir ce que vont choisir les membres.» De son côté, le ministre de l\u2019Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, John McCal- lum, refuse de voir dans cette première place de Mme Leitch la preuve que les Canadiens sont moins tolérants qu\u2019on ne le croit généralement.«Je soupçonne qu\u2019elle a monté parce qu\u2019elle est partie de très bas, ana- lyse-t-il.Mais les sondages que moi j\u2019ai vus en général, si on fait une comparaison sur le Canada et les autres pays, les Canadiens sont extrêmement accueillants envers les immigrants et envers les réfugiés en comparaison avec d\u2019autres pays.» Avec La Presse canadienne Le Devoir Le filtre aux valeurs de Kellie Leitch est populaire Leitch prend la tête de la course à la chefferie du Parti conservateur, Maxime Bernier traîne derrière ANDREW VAUGHAN LA PRESSE CANADIENNE La députée ontarienne Kellie Leitch était relativement peu connue dans la course à la chefferie du Parti conservateur du Canda.Or, il n\u2019est question que d\u2019elle depuis presque trois semaines. L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 4 S E P T E M B R E 2 0 1 6 ACTUALITES A 3 T homas Mulcair doit-il abandonner plus rapidement que prévu son poste de chef intérimaire ?La retraite du caucus du NPD qui commence ce mercredi à Montréal se prépare à être le théâtre d\u2019une franche discussion sur la pertinence de le laisser en place, comme prévu, jusqu\u2019à l\u2019élection de son successeur en octobre 2017.Derrière ce débat latent qui a fait surface ces derniers jours se profile le grand questionnement sur l\u2019orientation d\u2019un parti surpris sur sa gauche par le Parti libéral lors de la dernière campagne électorale.Après le désaveu de 52 % des membres au congrès d\u2019Edmonton en avril, M.Mulcair a sobrement accusé le coup et choisi d\u2019assurer en quelque sor te son propre intérim jusqu\u2019au choix du prochain chef.Le caucus l\u2019a alors soutenu.Réflexion faite au NPD, on a ensuite opté pour la longue course à la direction, forçant M.Mulcair à rester en place jusqu\u2019en octobre 2017.En d\u2019autres mots, une lente marche d\u2019un an et demi vers la porte de sortie.Des membres ontariens et britanno-colom- biens du caucus aimeraient maintenant accélérer cet échéancier.La trop grande discrétion de M.Mulcair cet été leur sert de premier prétexte.Le financement qui périclite et la cote de 12 à 15 % du parti dans les sondages motivent tout autant les députés alarmés.Le doigt de certains s\u2019approche maintenant du bouton panique.Ceux que Jean Chrétien aurait probablement qualifiés de « nervous Nellies » s\u2019appuient sur les derniers déboires du parti pour mettre à l\u2019ordre du jour du caucus la question du départ devancé de M.Mulcair.On s\u2019agite au sein mais aussi autour du NPD.En témoigne cette sortie for t révélatrice du président du géant syndical UNIFOR, Jerry Dias.Ce dernier affirmait ce week-end au réseau CTV qu\u2019il y a longtemps que Thomas Mul- cair aurait dû avoir quitté son poste.Le parti est «coincé et sans gouvernail », selon lui.Derrière ces tractations en coulisse et ces propos tenus au grand jour, on décèle une greffe qui n\u2019a pas complètement pris.Il faut se souvenir que c\u2019est après quatre longs tours de scrutin que M.Mulcair a été élu à la succession de Jack Layton face au candidat de l\u2019establishment néodémocrate, Brian Topp.M.Topp jouissait entre autres de l\u2019appui d\u2019un des bonzes du NPD, Ed Broadbent, qui accusait M.Mulcair, quelques jours avant le scrutin, de vouloir renier les principes sociaux-démocrates du parti.C\u2019est autour de ce doute, de cette suspicion qu\u2019on avait mise sous le boisseau, que se reforme un certain clivage.Les militants de la base syndicale traditionnelle du NPD se sont pincé le nez et ont accordé la chance au coureur Mulcair.On misait sur son expérience et surtout ses talents de bagarreur pour tenir Stephen Harper en respect.Rappelez-vous les interrogatoires musclés du procureur Mulcair en Chambre dans l\u2019affaire Wright-Duffy.Restaient en arrière-plan son passé libéral au Québec, son adhésion récente au parti et son ascension expéditive qui le rendaient suspect auprès de la gauche néodémocrate.La campagne trop à droite de l\u2019an dernier a été la goutte d\u2019eau qui a fait déborder le vase.Depuis ce moment, ce sont autant l\u2019individu que les orientations qu\u2019il imprimait au par ti qui sont contestés.Preuve supplémentaire du regain de popularité d\u2019un retour aux sources au NPD, la décision prise, au même moment à Edmonton, de soumettre à la discussion des membres en prévision du prochain congrès le fameux Manifeste pour un bond en avant.Le document qui va très loin en matière de lutte contre les changements climatiques mettait Thomas Mulcair mal à l\u2019aise, sur la défensive même.Il l\u2019a embrassé du bout des lèvres pour sauver sa peau, sans succès.Depuis, il en minimise la portée en le présentant comme un simple document d\u2019inspiration à être discuté dans les associations locales.Le document a braqué l\u2019Alberta et son gouvernement néodémocrate, les mettant en porte à faux avec le parti fédéral.Par ailleurs, le soutien du caucus québécois à M.Mulcair semble acquis et solide.Non seulement on l\u2019appuie, mais on s\u2019empresse de rappeler qu\u2019on a opté pour cette longue transition en toute connaissance de cause.Aucune raison de réévaluer.Autre grande préoccupation maintes fois entendue dans nos conversations des derniers jours, le NPD doit éviter une décision qui donnerait l\u2019impression d\u2019une division Québec- reste du Canada.Devant ces manœuvres et déclarations, M.Mulcair n\u2019a pas contre-attaqué comme sa nature le lui aurait dicté dans le passé, mais il a quand même répliqué.Il a l\u2019intention de « tenir fermement la barre » du parti pour le mener à bon port, soit jusqu\u2019au congrès qui choisira son successeur.Le ton est mesuré, détendu même.Il entend remplir la commande reçue du caucus.Il y aurait donc une petite ouverture si cette dernière change ?Oui, et elle est réelle quand on connaît M.Mulcair.Une aussi longue et lente relève ne colle pas à l\u2019ADN du combatif Mulcair.Le rôle de canard boiteux politique ne lui sied pas très bien.Pour peu qu\u2019on lui en fournisse l\u2019occasion avec une transition fidèle au savoir-vivre des néodémocrates en la matière, M.Mulcair pourrait profiter d\u2019un nouveau mandat du caucus pour écourter sa sortie.NPD : retour aux sources M A R C O B É L A I R - C I R I N O à Drummondville A lexandre Cloutier s\u2019est converti aux préceptes du rappor t Bouchard-Taylor.Le favori de la course à la direction du Parti québécois préconise désormais d\u2019assujettir exclusivement les employés de l\u2019État en position d\u2019autorité \u2014 les juges, les procureurs de la Couronne, les policiers et les gardiens de prison \u2014 à une interdiction du port de signes religieux ostensibles.Les enseignants ne seraient pas soumis à une telle restriction, a-t-il promis dans la foulée d\u2019un débat organisé par les jeunes péquistes du Cen- tre-du-Québec mardi après-midi à Drummond- ville.Il proposait le contraire il y a à peine quelques mois.«Je me base sur Bouchard-Taylor.Pourquoi ?Parce que c\u2019est ça qu\u2019il y a de plus consensuel au Québec», a-t-il déclaré devant un parterre de quelque 150 personnes réunies dans un café étudiant du cégep de Drummondville.M.Cloutier a aussi dit maintenant embrasser l\u2019idée de mettre à l\u2019abri, par le biais d\u2019une clause de droits acquis (dite « grand-père », les individus en position d\u2019autorité qui travailleraient actuellement pour l\u2019État québécois.Cela dit, aucun juge, procureur de la Couronne, policier ou gardien de prison actuellement en exercice n\u2019arbore de signe religieux ostensible au Québec, selon ses informations.Jean-François Lisée s\u2019est amusé à pointer le « flip-flop» opéré par son principal adversaire en matière de laïcité.« Il va mettre la laïcité dans sa Constitution comme un hochet sans impact sur les signes religieux en tout cas.Il a changé de position sur les renvois, je l\u2019en remercie ! » En janvier 2015, M.Cloutier avait appelé les membres du PQ à balayer l\u2019idée d\u2019une « clause grand-père», mais également à assujettir les enseignants à une interdiction du port de signes religieux ostensibles.«[I]l ne faut pas se diviser autour du port de signes religieux par des fonctionnaires.L\u2019idée de la \u201c clause grand-père \u201d doit être écartée.[\u2026] L\u2019interdiction de signes religieux devrait se limiter aux gens en situation d\u2019autorité, ce qui inclut, à notre point de vue, les enseignants », avait-il écrit dans une lettre cosignée par l\u2019ex-ministre péquiste Louise Beaudoin.«Charte 3.0» En contrepartie, M.Cloutier a accusé mardi M.Lisée d\u2019échafauder une nouvelle version de la charte des valeurs québécoises, qui sèmera la «division» au sein de la population québécoise.« Non seulement tu dis : \u201c Il y a trop d\u2019immigration au Québec\u201d, là tu arrives avec une nouvelle version 3.0 de la charte», a déploré l\u2019élu du Lac- Saint-Jean à la toute fin du débat.La proposition de M.Lisée d\u2019inciter les employés de l\u2019État \u2014 outre ceux en position d\u2019autorité qui seraient assujettis à une interdiction \u2014 de ne pas porter de signes religieux ostensibles par le biais de campagnes d\u2019affichage comparables à celles contre le tabagisme provoquera de la « chicane», a insisté M.Cloutier.« Imaginez à quel point ça va créer une pression sur ceux et celles qui décideront de le porter [leur signe religieux].» Martine Ouellet a pour sa part reproché à M.Lisée d\u2019instrumentaliser le thème de la laïcité afin de favoriser sa candidature à la chefferie du PQ.« Il utilise ce dossier-là pour essayer d\u2019[imposer] une \u201c ballot question \u201d.Je pense que ç\u2019a aussi été la tactique [électorale péquiste] de 2014 et vous avez vu le résultat », a-t-elle soutenu dans un point de presse.Contrairement à M.Cloutier, elle entend élargir la portée de l\u2019interdiction des signes religieux ostensibles aux enseignants.« Sous ma gouverne, il n\u2019y aura jamais de mises à pied », a-t-elle par ailleurs précisé.D\u2019autre part, Mme Ouellet s\u2019est offusquée de voir M.Cloutier et M.Lisée «essa[yer] de faire une course à deux» en s\u2019interpellant l\u2019un et l\u2019autre durant le débat de mardi après-midi.« [C\u2019est] désolant de voir que déjà, ils présument des résultats.» Pourtant, la concorde régnait durant une bonne partie du troisième débat des prétendants à la succession de Pierre Karl Péladeau.« Ce n\u2019est pas un débat, c\u2019est un concert.On est tous d\u2019accord», avait lancé M.Lisée.Tous ont affiché leur opposition au projet de pipeline Énergie Est de TransCanada ou encore leur volonté de revoir le cours d\u2019histoire du Québec.À ce sujet, Mme Ouellet a accusé le gouvernement libéral « obscurantiste » de Philippe Couillard d\u2019empêcher les étudiants de «connaître leur histoire ».Puis, Paul St-Pierre Plamondon a invité les étudiants du cégep de Drummondville à prêter main-forte au PQ afin de « sortir de la grandeur noirceur libérale marquée par le mensonge».«On mérite mieux que ça ! » Le Devoir COURSE AU PARTI QUÉBÉCOIS La laïcité au cœur d\u2019un nouveau débat ERNESTO MATRASCUSA ASSOCIATED PRESS Avant sa rencontre avec le président cubain, le premier ministre Philippe Couillard et la ministre des Relations internationales, Christine St-Pierre (à droite), ont pu discuter af faires avec le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, mardi à La Havane.DENIS FERLAND P H I L I P P E O R F A L I L e passage express de Philippe Couillard à Cuba ne sera pas passé inaperçu, le premier ministre du Québec ayant même eu droit à un tête-à-tête inattendu de plus d\u2019une heure et demie avec le président cubain, Raúl Castro, au Palacio de la Revolution, mardi en soirée.Philippe Couillard repar t de cette visite éclair à Cuba avec trois ententes de partenariat et un engagement à établir une présence permanente du Québec sur l\u2019île au cours des prochaines années, tandis que sa ministre des Relations internationales, Christine St- Pierre, et l\u2019adjoint parlementaire de la ministre de l\u2019Économie, Saul Polo, poursuivent la mission du gouvernement accompagné d\u2019une quarantaine de gens d\u2019affaires.Outre M.Castro, M.Couillard s\u2019est entretenu avec le vice-président du Conseil des ministres et ministre de l\u2019Économie, et avec les ministres des Relations et du Commerce extérieurs de Cuba.«Le président cubain était très au fait de notre visite et des rencontres qui ont eu lieu, et il a dit qu\u2019il voulait accroître la collaboration avec le Québec, avant de raccompagner M.Couillard jusqu\u2019à sa voiture», a indiqué au Devoir le porte-parole du premier ministre, Harold Fortin, joint à La Havane.Des sources se sont dites «agréablement étonnées» de l\u2019accueil réservé au chef de gouvernement à Cuba lors de cette visite, celui-ci ayant eu droit aux mêmes honneurs qu\u2019un chef d\u2019État.«Cuba, c\u2019est l\u2019un des endroits où le Québec peut vraiment se distinguer.» Plus tôt dans la journée, le premier ministre a expliqué vouloir établir de nouveaux partenariats avec Cuba avant que les assouplissements promis par Washington à l\u2019embargo américain n\u2019entrent en vigueur.« On veut marquer notre présence ! On veut dire aux Cubains : \u201c Vous avez des partenaires naturels au Québec.Nous sommes des Latins tous les deux \u201d », a d\u2019ailleurs confié Philippe Couillard à Radio-Canada.Près d\u2019un demi-million de Québécois visitent Cuba chaque année, et le Québec y injecte près de 300 millions par an, ce qui en fait un partenaire commercial intéressant pour l\u2019État socialiste.Trois ententes L\u2019une des ententes ratifiées mardi liera l\u2019Institut de tourisme et d\u2019hôtellerie du Québec (ITHQ) et le ministère cubain du Tourisme.Son objectif est de « per fectionner la main- d\u2019œuvre de ces deux secteurs d\u2019activité à Cuba et de développer la gastronomie nationale», grâce à l\u2019équipe de professeurs et d\u2019autres professionnels de l\u2019ITHQ.La première phase, qui s\u2019échelonnera sur deux ans, se concentrera sur la cuisine.Québec et La Havane ont aussi signé une entente de collaboration intergouvernementale, tout comme le Fonds de recherche du Québec et Bio Cuba Pharma, qui se spécialise dans la commercialisation de la recherche médicale, a précisé M.Fortin.Philippe Couillard a de plus promis d\u2019assurer une « présence permanente» du Québec à La Havane, mais on ignore pour l\u2019heure quelle forme cela pourrait prendre.Par ailleurs, la ministre St-Pierre a confirmé dix exonérations exceptionnelles des droits de scolarité supplémentaires, ce qui signifie que dix étudiants cubains pourront bénéficier d\u2019une formation universitaire abordable au Québec dès janvier 2017.Les rencontres prévues mercredi, jeudi et vendredi s\u2019annoncent plus discrètes mais tout aussi importantes pour les relations Qué- bec-Cuba, indique-t-on.Si M.Couil- lard devait quitter Cuba en matinée mercredi, Mme St-Pierre et M.Polo y demeureront pour la majeure partie de la semaine en compagnie d\u2019une délégation de représentants d\u2019entreprises québécoises.Mme St-Pierre doit notamment rencontrer le ministre de la Culture de Cuba et participer à un dîner organisé par la Chambre de commerce et d\u2019industrie Canada- Cuba et la Chambre de commerce de Cuba.«Les prochains jours porteront beaucoup sur la culture et l\u2019éducation, notamment pour accroître les échanges culturels », in- dique-t-on au gouvernement.Le Devoir Rencontre historique Couillard-Castro à Cuba L\u2019économie, la culture et l\u2019éducation sont au centre des échanges qui se poursuivent P A U L I N E G R A V E L L aisser les jeunes enfants regarder la télévision plus de deux heures par jour augmente significativement le risque qu\u2019ils vivent des relations sociales dysfonction- nelles au moment de l\u2019adolescence, indique une étude longitudinale menée auprès d\u2019enfants québécois.En analysant les renseignements obtenus sur 991 filles et 1006 garçons nés au Québec en 1997 et suivis depuis leur naissance, la professeure Linda Pagani, de l\u2019École de psychoéducation de l\u2019Université de Montréal, avait précédemment relevé que, parmi ces enfants, ceux qui avaient été abondamment exposés à la télévision sans supervision à l\u2019âge de deux ans et demi étaient, à la maternelle, plus souvent victimes de bousculade, de moquerie et de mesquinerie que les autres élèves.La chercheuse avait également noté que le phénomène était toujours présent en 2e année et en 4e année.Selon Mme Pagani, les résultats de l\u2019étude qui viennent d\u2019être publiés dans la revue Psychological Medicine confirment les méfaits d\u2019une écoute excessive de la télévision en bas âge sur le comportement social plus tard dans la vie puisque ce sont les jeunes eux- mêmes, alors âgés de 13 ans, qui ont décrit leurs propres comportements antisociaux.« Ces jeunes qui venaient de terminer leur première année de secondaire ont avoué être plus souvent victimes de bousculade, de moquerie et de mesquinerie, et ont révélé une préférence pour la solitude.Qui plus est, ces jeunes présentaient plus de compor tements antisociaux, comme vandaliser ou voler les biens d\u2019autrui, mentir, tricher, ou exclure une personne quand ils sont fâchés avec elle.Ils étaient aussi plus enclins à faire preuve d\u2019agressivité proactive, comme menacer les autres par la peur, encourager les autres à se moquer ou à embêter quelqu\u2019un qu\u2019ils n\u2019aiment pas dans le but de dominer», précise-t-elle.Développement du cerveau Et plus ces jeunes avaient passé de temps devant la télé à l\u2019âge de deux ans, plus ils étaient à risque de présenter un comportement social problématique à l\u2019âge de 13 ans.Linda Pagani explique cette augmentation du risque par le fait que c\u2019est durant la période postnatale que s\u2019établissent les connexions entre les neurones du cerveau.«Cette phase du développement concerne toutes les parties du cerveau, y compris le cerveau social, où survient un intense réseautage [entre les neurones].Et pour que ce ré- seautage se fasse correctement, l\u2019enfant doit expérimenter plein d\u2019interactions sociales.Or les jeunes enfants qui restent plusieurs heures devant la télé consacrent ainsi moins de temps à des activités enrichissantes qui favorisent le développement des fonctions du cerveau social, lesquelles servent notamment à résoudre les problèmes interpersonnels et à réguler ses émotions», explique la chercheuse.Dès la naissance, le cerveau des bébés cherche à établir un contact visuel avec les personnes qui les entourent.« Le réseau neuronal qui les incite au contact visuel est présent, mais il a besoin d\u2019être développé et entraîné par des interactions avec d\u2019autres personnes.C\u2019est par le contact visuel que nous traitons des informations sensorielles socialement pertinentes et l\u2019état d\u2019esprit interne des personnes avec lesquelles on interagit.Or trop de temps devant la télé diminue les occasions de contact visuel », souligne Mme Pagani, qui déplore le fait qu\u2019en Amérique du Nord, 50 % des enfants mangent devant la télé.«Car le repas familial est une importante activité sociale qu\u2019il faut absolument préserver», dit-elle.La chercheuse recommande aux parents de réduire le temps que leur jeune enfant passe devant la télévision et de plutôt privilégier les jeux créatifs, les activités physiques de groupe et celles impliquant des conversations qui favoriseront un meilleur développement social de l\u2019enfant et par conséquent une vie adulte plus saine.Car les auteurs de l\u2019article rappellent que les adolescents qui vivent des interactions sociales dysfonction- nelles courent un plus grand risque de souffrir de dépression et d\u2019avoir des problèmes socioéconomiques, comme le chômage, à l\u2019âge adulte.Le Devoir L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 4 S E P T E M B R E 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 4 24 septembre Paul St-Pierre Plamondon 3 septembre Martine Ouellet 10 septembre Alexandre Cloutier À LIRE ÉGALEMENT SUR LE WEB LEDEVOIR.COM/ENTREVUESPQ LES GRANDES ENTREVUES DU DEVOIR La course à la che?erie du Parti Québécois Ce samedi Jean-François Lisée À VENIR DÉJÀ PARUES Société des Arts Technologiques 1201, boul.Saint Laurent, Montréal Réservations www.omnivore.com world tour Montréal 16-19 septembre Acteur majeur de la jeune cuisine québécoise depuis 5 ans, le festival Omnivore rassemble et convie des chefs de Montréal et d\u2019ailleurs, des artisans, des vignerons, des producteurs\u2026 Il écrit une nouvelle histoire du goût qu\u2019il vous invite à partager durant quatre jours.© A t e l i e r M a r g e D e s i g n | I l l u s t r a t i o n C h r i s t e l l e E n a u l t Une étude confirme les méfaits d\u2019une écoute excessive de la télévision en bas âge A M É L I E D A O U S T - B O I S V E R T O ttawa songe à resserrer considérablement les lois encadrant les produits de santé naturels, notamment pour combattre des alléga- t ions santé par fois « trompeuses », qui ne sont pas appuyées par des études scientifiques valides.Santé Canada a lancé la semaine dernière une consultation en ligne dans le but de revoir les lois qui concernent les produits cosmétiques, les médicaments en vente libre et les produits de santé naturels.Cela concerne autant les vitamines et minéraux, les probiotiques, l\u2019homéopathie, les médicaments à base d\u2019herbes et de plantes, les crèmes hydratantes, des médicaments en vente l ibre comme des antiallergiques, des produits issus de la médecine traditionnelle chinoise et bien d\u2019autres encore.Santé Canada souhaite par exemple que les étiquettes de ces produits ne trompent pas les consommateurs « en leur donnant à penser qu\u2019une allégation non prouvée est exacte», indique-t-on dans les documents de consultation.«Pour le consommateur [\u2026] un médicament sans ordonnance et un produit homéopathique peuvent présenter une allégation similaire (par exemple, calme la toux), [alors que] seule l\u2019allégation du médicament sans ordonnance est étayée par des preuves scientifiques », explique Santé Canada.Moins de deux Canadiens sur cinq se disent « bien informés » sur l\u2019ef ficacité de ces différents produits, selon un sondage mené par Santé Canada en avril dernier.Allégations santé non prouvées Il suffit d\u2019aller en pharmacie pour constater que les sirops pour la toux dont l\u2019ef ficacité est prouvée côtoient l\u2019homéopathie et les produits naturels sans qu\u2019il soit aisé pour le consommateur de faire la différence.C\u2019est le cas pour toute une panoplie de produits, du dentifrice aux vitamines.Tous sont actuellement autorisés à prétendre avoir un ef fet sur la santé, peu impor tent les preuves qu\u2019ils avancent.Santé Canada propose de revoir le classement de ces produits selon leur niveau de risque.Les produits jugés à «moindre risque», comme des vitamines, des rince-bouche ou des produits homéopathiques n\u2019auront pas besoin de licence.Mais ils ne pourront plus faire d\u2019allégations santé sur leurs étiquettes.Une crème de zinc pourrait par exemple indiquer « contient du zinc », mais pas «prévient l\u2019érythème fessier chez le nourrisson».Les produits jugés «à risque modéré » nécessiteraient une licence.Ils pourraient faire de telles allégations santé, à condit ion qu\u2019el les soient étayées par des preuves scientifiques jugées concluantes par Santé Canada.Les médicaments sans ordonnances tombent pour la plupart dans cette catégorie: analgésiques comme l\u2019ibuprofène, les sirops pour la toux, etc.Finalement, les produits « à risque élevé » feraient l\u2019objet d\u2019un examen approfondi par Santé Canada en ce qui concerne leur innocuité, leur qualité et leur efficacité.Toutes les allégations devraient reposer sur des preuves scientifiques.Les produits nouveaux seraient classés dans cette catégorie, tout comme ceux qui concernent la santé cardiovas- culaire ou tout nouveau produit s\u2019adressant aux enfants, aux femmes enceintes ou aux femmes qui allaitent.Ce serait huit Canadiens sur dix qui consommeraient des produits de santé naturels, dont 38 % chaque jour.La vente de 100 000 produits de santé naturels est permise au Canada.Les revenus de l\u2019industrie des aliments fonctionnels et des produits naturels se sont élevés à 11,3 milliards de dollars en 2011, selon Statistique Canada, dont c\u2019est l\u2019enquête la plus récente à ce sujet.Le Devoir Les produits naturels dans la mire d\u2019Ottawa ISTOCK La chercheuse recommande aux parents de privilégier les jeux créatifs, les activités physiques de groupe et celles impliquant des conversations qui favoriseront un meilleur développement social de l\u2019enfant et par conséquent une vie adulte plus saine.Exemples d\u2019allégations qui seraient prohibées sans données scientifiques valides Traite les symptômes de la toux, du rhume et de la grippe Soulage les douleurs articulaires Prévient la carie Améliore la mémoire Exemples d\u2019allégations non soumises à une évaluation Améliore l\u2019aspect des cicatrices dues à l\u2019acné Hydrate et nourrit la peau Nettoie les dents Source d\u2019oméga-3 S T É P H A N I E M A R I N D ix ans jour pour jour après la fusillade mortelle survenue au collège Dawson de Montréal, beaucoup de questions ont surgi avec le même objectif : s\u2019assurer que pareille tragédie ne se reproduise plus jamais dans une école.Le 13 septembre 2006, Kimveer Gill a abattu une étudiante, Anastasia De Sousa, et a blessé 16 personnes avant de retourner son arme contre lui.Parmi ceux qui ont contribué à fournir des réponses se trouve le coroner Jacques Ramsay, qui a écrit en 2008 un rapport en se penchant sur divers aspects de l\u2019événement : l\u2019inter vention des policiers, l\u2019accès aux armes à feu et le dépistage des personnes en proie au désespoir.Mais ses recommandations ont-elles été suivies ?Voici un résumé de ce qui a été accompli ou pas depuis 2006.Recommandation : une meilleure formation pour la police et des armes plus précises Le coroner Ramsay recommandait au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) d\u2019étudier à fond l\u2019opération qui s\u2019est déroulée au collège Dawson en 2006 afin d\u2019améliorer sa préparation pour des déploiements majeurs sur le terrain.Il recommandait au SPVM d\u2019étudier la possibilité de doter chaque poste de quartier d\u2019une ou deux armes longues que des patrouilleurs pourraient rapidement utiliser.Pour neutraliser un tueur comme Kimveer Gill, les policiers du SPVM n\u2019ont pour arme que leur pistolet, note le coroner.Or, poursuit-il, si le pistolet convient pour une cible relativement proche, il perd considérablement de sa précision au fur et à mesure que l\u2019on s\u2019éloigne.Le policier doit souvent s\u2019approcher, au péril de sa vie, pour augmenter ses chances d\u2019atteindre sa cible, alors que le tireur est souvent mieux armé.Ce jour-là, l\u2019agent Marco Barcarolo tente d\u2019atteindre le tueur, qui se trouve à 25 mètres, avec son arme de poing.« À ce jour, l\u2019agent est convaincu qu\u2019il aurait atteint sa cible s\u2019il avait eu en sa possession une arme permettant une plus grande précision », est-il écrit dans le rapport.Résultat : depuis 2006, et même avant, le SPVM s\u2019est assuré que tous ses policiers reçoivent la formation en déploiement rapide \u2014 une formation à découvert qui est très périlleuse \u2014 pour que ceux-ci sachent comment réagir dans le cas d\u2019un tireur actif qui doit être neutralisé avec rapidité.Les policiers avaient amélioré leurs techniques d\u2019intervention depuis la fusillade survenue à l\u2019École polytechnique de Montréal en 1989 et le résultat avait déjà été démontré sur le terrain, notamment lors de la fusillade de Dawson, a expliqué en entrevue Patrick Lalonde, directeur adjoint à la Direction des opérations du SPVM.Tous les policiers du SPVM reçoivent chaque année des formations d\u2019 inter vention d\u2019urgence plus poussées, avec simulations sur le ter rain, dans leur territoire respectif, «spécifiquement en cas de tireurs actifs », précise M.Lalonde.Résultat: des armes longues, qui permettent des tirs de précision, sont maintenant entre les mains de certains patrouilleurs pour qu\u2019ils af frontent à armes égales les tireurs.Le système de communications du SPVM a aussi été amélioré.Il permet de plus la géolo- calisation de ses policiers.Recommandation : des plans d\u2019urgence pour tous les établissements d\u2019enseignement en cas d\u2019attaques armées, la pose de verrous aux portes et l\u2019élaboration de moyens de communications internes pour rejoindre un maximum de personnes et les tenir informées de la situation.Résultat : toutes les portes des salles de classe du collège Dawson ont été munies de verrous, qui sont activés de l\u2019intérieur.Un système de communication sophistiqué a été installé au sein de l\u2019école.Des tours cellulaires ont été implantées.Le jour de la fusillade en 2006, le réseau cellulaire a été surchargé et pendant près d\u2019une heure, il était impossible pour les étudiants d\u2019appeler leurs proches, et pour les parents de joindre leur enfant dans le périmètre du collège.Le plan d\u2019urgence du collège Dawson a été revu et bonifié.Et le ministère de l\u2019Éducation du Québec a incité tous les écoles, universités et hôpitaux à faire de même.La majorité, sinon la totalité des cégeps se ont depuis un plan d\u2019urgence, selon Judith Laurier de la Fédération des cégeps.Recommandation : cibler les acheteurs présentant un comportement «étrange».Comme les vendeurs d\u2019armes à feu n\u2019ont pas à rapporter aux autorités le compor tement étrange d\u2019un acheteur, le coroner recommandait au Contrôleur des armes à feu d\u2019entretenir des contacts privilégiés avec eux afin qu\u2019ils fassent les signalements appropriés, pour susciter des enquêtes.La stratégie est toutefois limitée, note le coroner, car beaucoup d\u2019achats se font désormais par Internet.Résultat : la Sûreté du Québec n\u2019a pas répondu à nos questions à ce sujet.Recommandation : donner accès au registre canadien des armes à feu aux chercheurs.Le coroner suggérait que les chercheurs d\u2019établissements reconnus aient accès au registre canadien des armes à feu et au registre des détenteurs d\u2019un permis de possession et d\u2019acquisition d\u2019armes à feu, pour que les lois et politiques futures au sujet des armes à feu soient fondées sur des données probantes.« Une question qu\u2019on peut se demander, c\u2019est : est-ce qu\u2019il y a de petits drapeaux rouges qui peuvent être soulevés par rapport à certains, à une classe de détenteurs de permis ou à certaines armes à feu?Pour l\u2019instant, il n\u2019y a pas de recherches avec des données probantes sur la question », avait commenté le coroner Ramsay, au cours de sa rencontre avec la presse, peu après avoir rendu son rap- por t en 2008.Les données pourraient aussi permettre de définir des groupes de détenteurs d\u2019armes à feu présentant des risques de suicide ou d\u2019homicide, croit-il.Dans le cas de Kimveer Gill, il avait procédé à l\u2019achat de plusieurs armes à feu et munitions en l\u2019espace de quelques mois, malgré sa santé mentale fragile, note le coroner.Résultat : cette recommandation devient en par tie caduque.En ef fet, le registre canadien des armes à feu a été par tiellement démantelé en 2012, car le gouvernement conservateur de Stephen Harper a aboli la par tie concernant les armes d\u2019épaule, qui sont classées non restreintes.Elles n\u2019ont désormais plus besoin d\u2019être enregistrées.Le Québec a toutefois l\u2019intention de mettre sur pied sur propre registre et une loi a été adoptée dans ce but.La Presse canadienne L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 4 S E P T E M B R E 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 5 Pour réserver un espace publicitaire, contactez Caroline Filion au 514 985-3444 ou cfilion@ledevoir.com TOUS LES DÉTAILS DE CE PROGRAMME: WWW.LOUISEDROUIN.COM 1 888 475-9992 Du 8 au 21 janvier 2017 George Town, Grand Cayman, Carthagène (Colombie), Colon (Panama), Puerto Limon (Costa Rica), Cozumel (Mexique) Croisière dans les Caraïbes de l\u2019ouest Sur le magni?que Celebrity Equinox Petit groupe exclusif accompag né par Martin Benoît P e r m i s d u Q u é b e c FORFAIT BOISSON COMPRIS * *Cabines extérieures et cabines balcon Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 DIX ANS DE LA FUSILLADE À DAWSON Les recommandations du coroner Ramsay ont-elles été suivies ?RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE Une cérémonie a eu lieu mardi pour commémorer les 10 ans de la fusillade survenue au collège Dawson et se souvenir de l\u2019étudiante, Anastasia De Sousa, qui y a trouvé la mort sous les balles de Kimveer Gill.Des centaines de personnes étaient rassemblées dans la cour de l\u2019établissement montréalais, près du Jardin de la paix où se trouve l\u2019arbre d\u2019Anastasia (en photo).Plusieurs y ont attaché un ruban en signe de paix.I S A B E L L E P O R T E R à Québec L a publication d\u2019une étude estimant à 4 milliards de dollars le coût du tunnel Qué- bec-Lévis ne décourage pas la Coalition avenir Québec (CAQ), qui réclame d\u2019autres études avant de mettre ce projet de côté.Le gouvernement, lui, joue de prudence.L\u2019étude rendue publique mardi « est un leurre » et le gouvernement « cache » d\u2019autres études-clés sur ce projet, ont fait valoir les députés de la CAQ Éric Caire (La Peltrie) et François Paradis (Lévis).La CAQ appuie ses dires sur un échange de courriels du ministère des Transports de février 2015 dans lequel le patron du ministère disait avoir en main « plusieurs études pertinentes » sur le lien Québec-Lévis.Réalisée par le professeur Bruno Massicotte de Polytechnique Montréal, l\u2019étude juge le projet de tunnel « faisable », mais évalue à 4 milliards le coût de sa construction.Le gouvernement a attendu six mois avant de la rendre publique.Au cabinet du ministre des Transports, Laurent Lessard, on dit n\u2019avoir rien à cacher.« On n\u2019a pas intérêt à cacher quoi que ce soit », a déclaré son attaché de presse, Mathieu Gaudreau.« S\u2019il y a d\u2019autres études, on va les rendre publiques avec plaisir.» En ce qui concerne l\u2019ampleur des coûts, il rétorque que « c\u2019est cher » .« À 4 milliards, on va se donner le temps de regarder les autres solutions», dit-il.La CAQ a quant à elle refusé de dire si elle jugeait le montant de 4 milliards trop élevé.Au Parti québécois, on pense que le tunnel n\u2019est pas la solution de toute façon.« La priorité, si on a des milliards à investir, ce sont les transports en commun.Que ce soit le SRB ou le tramway», a déclaré la députée de Taschereau, Agnès Maltais.Treize ans de travaux D\u2019une longueur de 7,8 kilomètres, le tunnel relierait l\u2019échangeur des autoroutes 40 et 440 à la hauteur de Beauport et le sud de la route 132 à l\u2019est de la route Lallemand, qui est reliée à l\u2019autoroute 20.Le tunnel passerait à l\u2019ouest de l\u2019île d\u2019Orléans.L\u2019étude ne précise pas combien de personnes pourraient transiter par le tunnel par jour et ne traite pas non plus de son impact potentiel sur la circulation.Cela ne faisait pas par tie du mandat donné à M.Massicotte, a signalé ce dernier mardi.Dans le scénario qu\u2019 i l a présenté, le tunnel serait constitué de deux tubes de deux voies chacune qui seraient reliés tous les 500 mètres.La limite de vitesse y serait de 70 kilomètres à l\u2019heure.Il faudrait environ 13 ans pour le construire et ses coûts d\u2019exploitation sont évalués à 2,3 milliards sur 100 ans.Poussé à l \u2019origine par la Chambre de commerce de Lévis, ce projet suscite beaucoup d\u2019intérêt à Québec depuis quelques mois.Pas moins de 83% de la population de Lévis y était favorable en 2015, selon un sondage commandé par la Ville.Le maire de Québec, Régis Labeaume, a récemment qualifié le projet de «piège à cons», déclarant que ses par tisans sous-estimaient les coûts d\u2019une telle entreprise.M.Labeaume veut plutôt miser sur le projet de Ser vice rapide par bus (SRB) pour réduire la congestion à Québec.En mars dernier, le gouvernement a injecté 12,5 millions dans le bureau d\u2019étude de ce projet.Selon le professeur Massi- cotte, le principal défi d\u2019un tunnel réside dans la présence de « dépôts meubles » (des sables mous) sur la Rive-Nord, laquelle pourrait « être sujette à des mouvements » en cas de tremblements de terre.Il faudrait donc renforcer la structure à cet endroit, ce qui entraînerait des « coûts assez im- por tants » de « centaines de millions ».Ces coûts ont toutefois été pris en compte dans l\u2019évaluation de 4 milliards.Récemment, une coalition de groupes environnementaux a dénoncé ce projet, qui serait, selon eux, le « scénario contraire à toutes les orientations prises en matière de développement, d\u2019environnement et de mobilité par les dif férents paliers de gouvernement au cours des dernières années».L\u2019emplacement du tunnel choisi par le ministère des Transpor ts a été privilégié parce qu\u2019il relie deux autoroutes.Il ne s\u2019agit toutefois pas du secteur de la région où le trafic est le plus intense.Le Devoir Tunnel Québec-Lévis : la CAQ insiste Agences privées : Barrette ne posera pas d\u2019action Gaétan Barrette juge qu\u2019il n\u2019a pas à agir par rapport à un jugement rendu il y a deux semaines en faveur de la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ).Ce jugement a le potentiel de mettre fin au recours aux agences privées de placement de personnel dans le réseau de la santé.En entrevue, le ministre de la Santé et des Services sociaux a indiqué que puisque la FIQ a une autre cause semblable devant les tribunaux, il n\u2019avait pas à agir, parce qu\u2019un nouveau jugement pourrait changer la donne.Il a aussi évoqué la possibilité qu\u2019une demande en révision soit déposée dans cette affaire.«Que [le ministre de la Santé et des Services sociaux] Gaétan Barrette mette son leadership dans ce dossier», avait demandé la présidente de la FIQ, Régine Laurent, en conférence de presse mardi.Le Devoir tion, en 1965.Nathalie Rochefort avait créé une surprise en remportant la circonscription de Mercier, qui englobe le Pla- teau-Mont-Royal, dans une élection partielle en 2001.La Presse canadienne Nathalie Rochefort lorgne Verdun L\u2019ancienne députée Nathalie Rochefort prépare son retour en politique.Elle sera candidate à l\u2019investiture du Parti libéral du Québec (PLQ) dans la circonscription de Verdun, laissée vacante après la démission de l\u2019ex- ministre Jacques Daoust.Selon ce que Le Devoir a appris, l\u2019ex- députée de Mercier a confirmé son intention de se présenter à l\u2019exécutif libéral de la circonscription.Verdun est une véritable forteresse rouge qui a toujours voté libéral depuis sa créa- Alors que la journée de mardi marque les 10 ans depuis la fusillade au collège Dawson de Montréal, le ministre fédéral de la Sécurité publique a indiqué qu\u2019il allait présenter dans les prochaines semaines des propositions législatives pour renforcer les lois sur les armes à feu.Ralph Goodale s\u2019est fait demander mardi s\u2019il allait agir pour prohiber certaines armes à feu, dont celles du même type que le fusil semi-automatique d\u2019aspect militaire Beretta CX4 Storm utilisé par Kimveer Gill le 13 septembre 2006.Cette arme est légale au Canada.La Presse canadienne a révélé dimanche que depuis 2006, un modèle légèrement modifié de ce fusil a été mis en vente \u2014 la longueur du canon a été augmentée d\u2019environ huit centimètres \u2014 et que pour cette raison il est classé «non restreint», ce qui le rend encore plus accessible.Seul un permis régulier est requis pour se le procurer.Le modèle utilisé par Kimveer Gill était, et est toujours, une arme restreinte \u2014 un permis spécial est requis, de même qu\u2019un permis de transport pour apporter cette arme vers les clubs de tir, le seul endroit où elle peut être utilisée.M.Goodale a rappelé mardi que la plateforme électorale du Parti libéral faisait état d\u2019un nombre de mesures qu\u2019il entendait mettre en œuvre pour renforcer l\u2019efficacité des lois canadiennes.Le travail est en cours, assure-t-il, ajoutant prendre le sujet très au sérieux.Bientôt de nouvelles mesures sur les armes à feu, dit Goodale M O N T R É A L Le nouvelle place Jacques-Cartier devra attendre La place Jacques-Cartier devait être réaménagée pour le 375e anniversaire de Montréal en 2017, mais le projet ne sera pas prêt à temps.Le maire Denis Coderre a annoncé mardi soir que la Ville mettait le projet sur la glace car un seul soumissionnaire a participé à l\u2019appel d\u2019offres et le prix proposé s\u2019est avéré trop élevé.Annoncé en janvier dernier, le projet prévoyait le déplacement des terrasses vers le centre de la place publique, à sept mètres des bâtiments.Il devait faire partie des legs du 375e anniversaire de Montréal de l\u2019administration Coderre et son objectif était de favoriser l\u2019animation de la rue, été comme hiver.Les nouvelles terrasses devaient notamment être dotées de toitures de zinc, de parois vitrées et d\u2019auvents rétracta- bles afin de protéger les clients des intempéries.Des travaux étaient également prévus pour relier les terrasses au réseau électrique.La Ville prévoyait des investissements de 5 millions et a lancé un appel d\u2019offres pour la réalisation de travaux, mais un seul soumissionnaire a manifesté son intérêt et sa facture excédait de 1 million l\u2019estimation de la Ville.Le Devoir L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 4 S E P T E M B R E 2 0 1 6 A 6 A V I S L É G A U X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS LÉGAUX & APPELS D\u2019OFFRES \u2022 HEURES DE TOMBÉE Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Courriel : avisdev@ledevoir.com Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédia - tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsa - bilité se limite au coût de la parution.AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (ARTICLES 135, 136, 137 ET 138 C.P.C) AVIS EST DONNÉ À Miguel LEBOEUF de vous présenter au greffe de Valley?eld, du district de Beauharnois situé au 74, rue Académie, Salaberry -de-Valley- ?eld (Québec) J6T 0B6 dans le délai ?xé a?n de recevoir la DÉCLARATION DU PROCUREUR DU DÉFENDEUR AFIN DE CESSER D'OCCUPER qui y a été laissée à votre attention dans la cause 760-04-006418-041.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l'avis, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer le frais de justice.Le présent avis est publié à la demande de Pascal Malenfant huissier qui a tenté sans succès de vous signi?er le document ci- haut mentionné.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.Salaberry-de-Valley?eld, ce 09 septembre 2016 Robert BRASSARD, Huissier de Justice AVIS AUX CREANCIERS AVIS EST PAR LES PRÉSENTES donné que 9182-8947 QUÉBEC INC.(f.a.s.r.s.GROUPE DUBOIS) société légalement constituée ayant son siège social au 5347, Boul.Cléroux, Laval, Qc, a fait cession de ses biens le 30 août 2016 entre les mains de PINSKY, BISSON INC., et que la première assemblée des créanciers se tiendra le 20 septembre 2016 à 15h30, au bureau du Syndic, 96 rue Turgeon, Suite 300, Ste-Thérèse, Qc.FAIT À SAINTE-THÉRÈSE, ce 7 septembre 2016.Eric Bisson, CPA, SAI Responsable de l'actif AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est donné de la clôture d'inventaire de la succession de Pearl Rosemarin, de la ville de Montréal, Québec, qui est décédée le 4 septembre 2015, et que l'inventaire peut être consulté par les intéressés, aux bureaux de Borden Ladner Gervais, 1000 de la Gauchetière Ouest, Bureau 900, Montréal, Québec, H3B 5H4.AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE AVIS est par les présentes donné que suite du décès de Antoine ENGLISH, en son vivant domicilié au 7832, 57e Avenue, Laval (Québec) H7R 4E9, survenu le 13 avril 2016, un inventaire des biens du défunt, a été fait conformément à la Loi, par Karine Girard, liquidatrice successoral, ainsi qu'il appert du document sous seing privé signé le 2 septembre 2016.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l'étude de Mireille Fortier, Notaire, sise au 7160, boulevard Pie-IX, en la ville de Montréal, province de Québec, H2A 2G4.Donné ce 12 septembre 2016.Karine GIRARD AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE AVIS est par les présentes donné que suite du décès de Mélanie GIRARD, en son vivant domiciliée au 7832, 57e Avenue, Laval (Québec) H7R 4E9, survenu le 13 avril 2016, un inventaire des biens de la défunte, a été fait conformément à la Loi, par Kari- ne Girard, liquidatrice successoral, ainsi qu'il appert du document sous seing privé signé le 2 septembre 2016.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l'étude de Mireille Fortier, Notaire, sise au 7160, boulevard Pie-IX, en la ville de Montréal, province de Québec, H2A 2G4.Donné ce 12 septembre 2016.Karine GIRARD ASSEMBLÉE PUBLIQUE DE CONSULTATION Projet de résolution CA16 170264 approuvant le projet particulier PP-94 visant à permettre la démolition de deux bâtiments et l\u2019agrandissement de la pagode bouddhiste Quan-Âm inc.située au 3781, avenue de Courtrai, en vertu du Règlement sur les projets particuliers de construction, de modification ou d'occupation d'un immeuble (RCA02 17017).AVIS est par les présentes donné, par la soussignée, que le projet de résolution CA16 170264 approuvant le projet particulier PP-94 décrit ci-dessus a été adopté par le conseil d\u2019arrondissement lors de la séance ordinaire tenue le 6 septembre 2016 et fera l\u2019objet d\u2019une assemblée publique de consultation le 28 septembre 2016 à compter de 18 heures 30 au 5160, boulevard Décarie, 4ième étage, à Montréal, en conformité des dispositions de la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (L.R.Q., c.A-19.1).QUE l'objet de ce projet de résolution vise à autoriser la démolition des bâtiments à caractère industriels localisés sur la partie est de la propriété, afin de permettre l\u2019agrandissement de la pagode bouddhiste qui sera utilisée notamment à des fins communautaires, de culte et de monastère.QUE ce projet particulier vise la zone 0143 ci-après illustrée : QU\u2019au cours de cette assemblée publique, le président d\u2019assemblée expliquera le projet de résolution ainsi que les conséquences de son adoption et entendra les personnes qui désirent s\u2019exprimer à ce sujet.QUE ce projet de résolution est susceptible d\u2019approbation référendaire.QUE ce projet de résolution ainsi que le sommaire décisionnel qui s\u2019y rapporte sont disponibles pour consultation au bureau Accès Montréal de Côte-des-Neiges\u2014Notre- Dame-de-Grâce situé au 5160, boulevard Décarie, rez-de-chaussée, du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 17 heures.Toute personne qui en fait la demande peut obtenir une copie du projet de résolution sans frais.Pour toute information additionnelle vous pouvez communiquer au 514 868-4561.QUE le présent avis ainsi que ce projet de résolution et le sommaire décisionnel qui s\u2019y rapporte sont également disponibles sur le site Internet de l\u2019arrondissement dont l\u2019adresse est : ville.montreal.qc.ca/cdn-ndg, en cliquant sur « Avis publics ».FAIT à Montréal, ce 14 septembre 2016.La secrétaire d\u2019arrondissement, Geneviève Reeves, avocate Avis public Arrondissement de Côte-des-Neiges Notre-Dame-de-Grâce DEMANDE DE DÉROGATION MINEURE Centre de la petite enfance Ste-Justine Lot 2 173 329 (Terrain adjacent au bâtiment situé au 3185, avenue Ellendale) Avis public est, par la présente, donné que le conseil d\u2019arrondissement, à sa séance ordinaire du 5 octobre 2016, à 19 heures, au 5151, chemin de la Côte-Sainte-Catherine, statuera sur une demande de dérogation mineure relative à l\u2019occupation des cours.Cette dérogation mineure permettrait d\u2019autoriser dans chacune des deux cours avant, un maximum de deux terrains de jeux accessoires à une garderie à construire sur le lot 2 173 329 situé à l\u2019intersection nord-ouest des avenues Ellendale et McShane, pour un maximum total de deux terrains de jeux, et ce, malgré l\u2019article 28 du Règlement concernant la démolition du bâtiment situé au 3201, chemin de la Côte-Sainte-Catherine et d\u2019une partie de l\u2019aile 8 du bâtiment situé au 3175, chemin de la Côte-Sainte-Catherine, et la construction, l\u2019agrandissement, la transformation et l\u2019occupation du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine sur un emplacement situé au 3175, chemin de la Côte-Sainte-Cathe- rine, et un autre emplacement situé à l\u2019angle nord-ouest de l\u2019intersection des avenues McShane et Ellendale (06-044), qui spécifie que sauf indication contraire, seules les occupations à des fins d\u2019aire de stationnement pour vélos et de débarcadère pour véhicule automobile sont autorisées dans une cour avant, aux conditions suivantes: \u2022 Un terrain de jeux n\u2019est pas autorisé dans un triangle formé par le prolongement des lignes de la limite de chacun des deux trottoirs publics, du côté du terrain, jusqu\u2019à leur point d\u2019intersection, d\u2019une longueur de 7m, et réunies par un troisième côté (triangle de visibilité); \u2022 Le maximum de terrains de jeux est de 2.Toute personne intéressée peut se faire entendre au conseil d\u2019arrondissement relativement à cette demande.Fait à Montréal, ce 14 septembre 2016.La secrétaire d\u2019arrondissement, Geneviève Reeves, avocate Avis public Arrondissement de Côte-des-Neiges Notre-Dame-de-Grâce DEMANDE DE DÉROGATION MINEURE 6255\u20136257, chemin Deacon Avis public est, par la présente, donné que le conseil d\u2019arrondissement, à sa séance ordinaire du 5 octobre 2016, à 19 heures, au 5151, chemin de la Côte-Sainte-Catherine, statuera sur une demande de dérogation mineure relative à l\u2019alignement de construction et à la distance minimale requise entre deux voies d\u2019accès à un stationnement.Cette dérogation mineure permettrait d\u2019autoriser la construction d\u2019un bâtiment principal avec un alignement de construction dont un minimum de 45 % de la superficie de sa façade est construit à l\u2019alignement de construction et ce, malgré l\u2019article 52 du Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement de Côte-des-Neiges\u2014 Notre-Dame-de-Grâce (01-276) qui stipule qu\u2019au moins 60 % de la superficie d\u2019une façade doit être construit à l\u2019alignement de construction.Cette dérogation mineure permettrait également d\u2019autoriser une distance minimale de 3,5 m entre deux voies d\u2019accès à un stationnement, et ce, malgré l\u2019article 573 de ce même règlement qui stipule qu\u2019une distance minimale de 7,5 m de largeur doit être respectée en deux voies d\u2019accès.Toute personne intéressée peut se faire entendre au conseil d\u2019arrondissement relativement à cette demande.Fait à Montréal, ce 14 septembre 2016.La secrétaire d\u2019arrondissement, Geneviève Reeves, avocate Avis public Arrondissement de Côte-des-Neiges Notre-Dame-de-Grâce ORDONNANCES Avis est par les présentes donné que les ordonnances ci-après décrites ont été décrétées par le conseil d\u2019arrondissement de Côte-des-Neiges\u2014Notre-Dame-de- Grâce de la Ville de Montréal, lors de sa séance ordinaire tenue le 6 septembre 2016.RÈGLEMENT SUR LA CIRCULATION ET LE STATIONNEMENT (R.R.V.M., c.C-4.1, article 3, paragraphe 6 o) Ordonnance OCA16 17047 relative au déplacement d\u2019une zone de taxis dans le cadre d\u2019un réaménagement de l\u2019intersection Jean-Talon et Dieppe.RÈGLEMENT SUR LE BRUIT (R.R.V.M., c.B-3, article 20) Ordonnance OCA16 17048 permettant le bruit d\u2019appareils sonores diffusant à l\u2019extérieur selon les sites et les horaires des événements identifiés au tableau 1.RÈGLEMENT CONCERNANT LA PAIX ET L\u2019ORDRE SUR LE DOMAINE PUBLIC (R.R.V.M., c.P-1, articles 3 et 8) Ordonnance OCA16 17049 permettant de vendre des articles promotionnels, de la nourriture, et des boissons alcoolisées ou non alcoolisées ainsi que de consommer des boissons alcoolisées selon les sites et les horaires des événements identifiés au tableau 1.RÈGLEMENT SUR LA CIRCULATION ET LE STATIONNEMENT (R.R.V.M., c.C-4.1, article 3, paragraphe 8 o) Ordonnance OCA16 17050 permettant la fermeture des rues ou le ralentissement de la circulation selon les sites et les horaires des événements identifiés au tableau 1.Toute personne intéressée pourra obtenir une copie des ordonnances et du tableau 1 au bureau Accès Montréal de Côte-des-Neiges\u2014Notre-Dame-de-Grâce situé au 5160, boulevard Décarie, rez-de-chaussée.Le tableau 1 est également disponible sur le site Internet de l\u2019arrondissement dont l\u2019adresse est : ville.montreal.qc.ca/cdn-ndg, en cliquant sur « Avis publics ».FAIT À MONTRÉAL, ce 14 septembre 2016.La secrétaire d\u2019arrondissement, Geneviève Reeves, avocate Avis public Arrondissement de Côte-des-Neiges Notre-Dame-de-Grâce Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Biens et services Appel d\u2019offres : 16-15507 Descriptif :Collecte, transport, récupération, traitement, recyclage et élimination des lampes et diverses pièces électriques désuètes, contenant ou risquant de contenir des matières dangereuses \u2013 60 mois Date d\u2019ouverture : 5 octobre 2016 Dépôt de garantie : 5 % (Cautionnement et/ou chèque visé) Appel d\u2019offres : 16-15512 Descriptif : Interfaces(GPS/Bluetooth/bouton piéton), systèmes de caméras motorisées, fibre optique, détecteurs thermiques, composantes, équipements et accessoires divers pour système de transport intelligent (STI) - 24 mois Date d\u2019ouverture : 5 octobre 2016 Dépôt de garantie : 10 % (Cautionnement et/ou chèque visé) Renseignements : Daniel Léger, agent d\u2019approvisionnement : 514 872-1059 Appel d\u2019offres : 16-14658 Descriptif : Fourniture de matériaux et services de câblage en télécommunications Date d\u2019ouverture : 3 octobre 2016 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Robert Normandeau, agent d\u2019approvisionnement : 514 868-3709 Appel d\u2019offres : 16-15340 Descriptif : Service de gestion vestimentaire integrée pour la Ville de Montréal Date d\u2019ouverture : 16 novembre 2016 Dépôt de garantie : 500000 $, Cautionnement et/ou chèque visé Renseignements : Roxana D.Racasan Oancea, agente d\u2019approvisionnement : 514 872-6717 Appel d\u2019offres : 16-15484 Descriptif : Fourniture et transport de conteneurs de matières résiduelles pour cinq arrondissements de la Ville de Montréal Date d\u2019ouverture : 3 octobre 2016 Dépôt de garantie : 1000 $, Cautionnement et/ou chèque visé par contrat Renseignements : Sonia Bedder, agente d\u2019approvisionnement : 514 872-5514 Catégorie : Services professionnels Appel d\u2019offres : 16-15463 Descriptif : Services professionnels pour l\u2019audit des états financiers de l\u2019Office municipal d\u2019habitation de Montréal pour les exercices se terminant les 31 décembre 2016, 2017 et 2018 Date d\u2019ouverture : 3 octobre 2016 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Matthieu Crôteau, agent d\u2019approvisionnement : 514 872-6777 Documents : Les documents relatifs à ces appels d\u2019offres seront disponibles à compter du 14 septembre 2016 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel de ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, 14 septembre 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Article 12 - Loi sur l\u2019éthique et la déontologie en matière municipale (RLRQ, c.E-15.1.0.1) Avis est donné qu\u2019à l\u2019assemblée du conseil municipal du 22 août 2016, le projet de règlement intitulé « Règlement modifiant le Code d\u2019éthique et de conduite des membres du conseil de la Ville et des conseils d\u2019arrondissement (14-004) » a été présenté et un avis de motion a été donné en vue de son adoption à une séance subséquente de ce conseil.Ce projet de règlement introduit une disposition interdisant aux élus ainsi qu\u2019à leur personnel de cabinet, le cas échéant, de faire l\u2019annonce, lors d\u2019une activité de financement politique, de la réalisation d\u2019un projet, de la conclusion d\u2019un contrat ou de l\u2019octroi d\u2019une subvention, sauf si une décision finale relativement à ce projet, contrat ou subvention a déjà été prise par l\u2019autorité compétente.Ce projet de règlement sera inscrit pour adoption par le conseil municipal lors de l\u2019assemblée ordinaire du lundi 26 septembre 2016 à 13 h, à la salle du conseil de l\u2019hôtel de ville situé au 275, rue Notre-Dame Est.Ce projet de règlement est disponible pour consultation durant les heures normales de bureau au Service du greffe, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal.Il peut également être consulté, avec le présent avis public, sur le site Internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca Montréal, le 14 septembre 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Avis public AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) SECTION I \u2013 AVIS Avis est donné à : nom et dernière adresse connue numéro de dossier Marc Wencelius; Musicos : 3- 2317 Rue Dezery, Montréal, Qc., H1W 2S4 500-32-152848-166 9267- 4407 Qc.Inc.; J.E Solutions: 414 Arthur- Foucher, Repentigny, Qc., J5Z 3X 500-32-152852-168 Eliazar Datilus : 414 Arthur- Foucher, Repentigny, Qc., J5Z 3X2 500-32-152852-168 Issac Cindy: 12546 Buffon, Montréal, Qc., H1C 2L2 500-32-152977-163 Desire Paul-Marie: 12546 Buffon, Montréal, Qc., H1C 2L2 500-32-152977-163 Guzman Hernandez Angela Karina : 4502 Roquebrune, St.Leonard, Qc., H1R 1K6 500-32-153024-163 Enseignes Prisma Inc.: 636 Giffard, Longueuil, Qc., J4G 1T8 500-32-153025-160 St.Denis Normand: 8407, 10e Avenue, Montréal, Qc., H1Z 3B4 500-32-153112-166 de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district de Montréal situé au 1 Notre-Dame Est # 1.04, Montréal, Qc., H2Y 1B6, dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d'instance en recouvrement d'une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l'avis d'assignation qui l'accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.SECTION II - INFORMATIONS RELATIVES À LA PUBLICATION Le présent avis est publié aux termes d'une ordonnance rendue le 12 septembre 2016 par le greffier dans les dossiers portant les numéros ci-haut mentionnés.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.SECTION III - INFORMATIONS FINALES Montréal, le 12 septembre 2016 Marioara Albastroiu Greffière de la Cour du Québec Canada Province de Québec District de MONTREAL Localité MONTREAL C O U R D U Q U É B E C Chambre civile Division des petites créances 1 NOTRE-DAME EST MONTRÉAL (QC) H2Y 1B6 Téléphone : 514-393-2304 AVIS DE DIVIDENDE Le 3 août 2016, le conseil d\u2019administration de Technologies Interactives Mediagrif Inc.a déclaré un dividende en espèces de 0,10 $ par action, payable le 17 octobre 2016 aux actionnaires inscrits le 3 octobre 2016.Hélène Hallak Secrétaire corporative Technologies Interactives Mediagrif Inc.AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) SECTION I \u2013 AVIS Avis est donné à : EB2 INC., 5782, 12e Avenue, Montréal (QC) H1X 3A1 750-32-012591-163 JEAN-FÉLIX PINSON- NEAULT, 5780, boul.Laurier Est, #3, St-Hyacinthe (QC) J2R 2B3 750-32-012605-161 GENEVIÈVE PARIS, 19, Guy, Granby (QC) J2G 7J3 750-32-012611-169 DISTRIBUTION PLANCHERS ESCALIERS F.L.INC., 3118, boul.Bernard-Pilon, St-Mathieu-de-Beloeil (QC) H3T 1G7 750-32-012609-163 SÉBASTIEN CHAYER, 3339, Élizabeth, #3, St-Hubert (QC) J4T 3B2 750-32-012626-167 BENOIT HUOT ET RESTAURATION BJP, 1313, Frère André avenue, St-Hyacinthe(QC) J0T 1T0 750-32-012660-166 LE GROUPE LAPCO CONSTRUCTION INC., 71, chemin de Mille- Isles, Mille-Isles(QC) J0R 1A0 750-32-012578-160 9078-0206 Québec Inc., 2181, de la 1ère Concession, Elgin (QC) J0S 2E0 750-32-012630-169 de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district de Saint-Hyacinthe situé au 1550, Des- saulles, Saint-Hyacinthe (QC) J2S 2S8 dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d\u2019instance en recouvrement d\u2019une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019avis d\u2019assignation qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.SECTION II \u2013 INFORMATIONS RELATIVES À LA PUBLICATION Le présent avis est publié aux termes d\u2019une ordonnance rendue le 12 septembre 2016 par le greffier de la Cour du Québec dans les dossiers portant les numéros ci-haut mentionnés.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.SECTION III \u2013 INFORMATIONS FINALES Saint-Hyacinthe, le 12 septembre 2016 (S) Nathalie Lampron Greffière-adjointe de la Cour du Québec Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 16-15451 Services professionnels pour analyser l\u2019écart entre les pratiques actuelles de gestion d\u2019actifs et les pratiques de classe mondiale - projet de certification ISO 55001 L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 21 septembre 2016 est reportée au 28 septembre 2016 à 14 h dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, le 14 septembre 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d'offres : 16-15530 Analyse cybersécurité, architecture cible et plan de sécurité de l'information - secteur Eau L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 26 septembre 2016 est reportée au 3 octobre 2016 à 14 h dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, le 14 septembre 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 4 S E P T E M B R E 2 0 1 6 LE MONDE A 7 514 861-0469 | ymavocatsmtl.com J E A N - F R É D É R I C L É G A R É - T R E M B L A Y A près plus de cinq ans de guerre et quelque 400 000 morts, un nouveau cessez-le- feu est entré en vigueur lundi en Syrie.Mais celui-ci est fragile et le pays semble encore loin de retrouver la paix.La catastrophe qui afflige les civils ne fait pas fléchir le comportement des acteurs, qui se sont multipliés au fil des ans.Éclairage sur les raisons derrière la pérennité du conflit syrien avec Marie-Joëlle Zahar, pro- fesseure de science politique associée au CERIUM.Le conflit semble toujours aussi inextricable.Pourquoi?D\u2019abord parce qu\u2019il ne s\u2019agit plus d\u2019un, mais de plusieurs conflits imbriqués l\u2019un dans l\u2019autre.La par ticipation des puissances régionales y a greffé les tensions irano-saou- diennes \u2014 d\u2019autres diraient sunnites-chiites.Le contexte international l\u2019a également compliqué.Un bras de fer s\u2019est engagé entre les États-Unis \u2014 et l\u2019Occident dans son ensemble \u2014 et la Russie, sur fond de méfiance à Moscou quant aux intentions occidentales derrière toute intervention dans les affaires d\u2019un pays tiers.On se rappellera la Libye, où l\u2019intervention autorisée par l\u2019ONU pour la protection des civils a finalement mené à un changement de régime, au grand dam des Russes, qui ne veulent plus se faire prendre.Au fil des années, les acteurs se sont multipliés et fragmentés.Et les intérêts des uns ne sont pas nécessairement compatibles avec ceux des autres, ce qui complique la quête d\u2019une solution.Nous sommes maintenant devant un écheveau qui semble inextricable.En quoi le conflit syrien se dis- tingue-t-il de la plupart des autres guerres civiles qui font rage?Il se distingue surtout par l\u2019imbrication de plusieurs tensions internationales, comme un jeu de poupées russes.Par contre, bien qu\u2019on ait parfois tendance à croire qu\u2019il se distingue par sa violence, il faut rappeler que d\u2019autres conflits sont tout aussi violents et donnent lieu à des violations des droits de la personne aussi répugnantes qu\u2019en Syrie.Je songe surtout aux conflits au Yémen et au Soudan du Sud.Si nous sommes plus sensibles à la violence en Syrie, c\u2019est parce que le conflit est plus médiatisé que les autres ; que cer tains des acteurs \u2014 dont Daech [nom arabe du groupe État islamique] \u2014 utilisent une violence «performatrice» souvent diffusée sur les médias sociaux pour frapper les esprits ; et, sur tout, parce que les conséquences nous sont plus tangibles en raison des réfugiés et des risques sécuritaires qui rejoignent nos sociétés.La souffrance des civils et le facteur humanitaire \u2014 acheminer de l\u2019aide \u2014, invoqués pour justifier un cessez-le-feu, ne font manifestement pas fléchir le comportement des belligérants.Pourquoi?Plusieurs protagonistes n\u2019ont pas intérêt à ce que les combats cessent.C\u2019est particulièrement le cas de ceux que l\u2019économie de guerre enrichit, et de ceux dont les objectifs politiques dépassent la Syrie, qui ne devient qu\u2019un terrain de lutte comme un autre.Il faut ajouter la multiplicité des factions armées, ce qui complique tout cessez-le-feu.Chez certains acteurs, il n\u2019y a plus de lignes de commandement claires qui permettent de s\u2019engager et de le faire respecter.Pour ceux qui le veulent, il est alors plus facile de continuer à se battre en jetant sur les autres la responsabilité de la violation d\u2019un cessez-le-feu.Il est très facile de brouiller les cartes.Certains leaders militaires et politiques sont aussi probablement conscients qu\u2019en l\u2019absence de victoire militaire, ils risquent de finir devant la Cour pénale internationale pour crimes de guerre.Le jusqu\u2019au-boutisme est une stratégie de survie.Le cessez-le-feu entré en vigueur lundi a-t-il de meilleures chances de durer que les précédents?Comme pour tout cessez-le- feu en Syrie, la voie est semée d\u2019embûches.Le précédent, limité à Alep, avait tout de même duré plusieurs semaines avant de s\u2019effondrer.Cette fois, le fait qu\u2019il couvre tout le territoire national rendra la surveillance des brèches plus facile, dans un contexte où l\u2019ONU, sans moniteurs, n\u2019a pas vraiment de capacités de surveillance sur le terrain.Par contre, cer tains groupes, sans rejeter le cessez- le-feu, ne l\u2019ont pas accepté entièrement.La méfiance continue à régner, ce qui complique la mise en œuvre.Fait à noter, les États-Unis et la Russie semblent avoir enfin opté pour une approche commune en s\u2019engageant à mener des opérations militaires communes contre Daech en cas de respect du cessez-le-feu.Si les acteurs de la crise syrienne s\u2019engagent dans un processus de résolution du conflit, Américains et Russes les aideront donc à combattre ces djihadistes, qui forment le groupe considéré comme le plus problématique pour la résolution du conflit.C\u2019est la première fois depuis le début de la guerre que l\u2019on entrevoit la possibilité d\u2019un consensus au sein du Conseil de sécurité, à l\u2019ONU.Encore faut-il que les acteurs de terrain saisissent l\u2019occasion.Collaborateur Le Devoir SYRIE L\u2019insoluble conflit ?THAER MOHAMMED AGENCE FRANCE-PRESSE Mardi, les quartiers rebelles d\u2019Alep n\u2019ont pas subi de tirs aériens, contrairement aux derniers jours.N A T H A L I E V E R S I E U X à Berlin W I L L Y L E D E V I N à Paris Les forces de sécurité allemandes ont arrêté mardi trois Syriens, arrivés l\u2019automne dernier dans le pays avec le flot des réfugiés, et soupçonnés d\u2019avoir eu des liens avec les auteurs des attentats du 13 novembre à Paris, selon le ministre allemand de l\u2019Intérieur.Les trois hommes \u2014 Mahir al-H, 27 ans, Mohamed A., 26 ans et Ibrahim M., 18 ans \u2014 «se sont rendus en Allemagne depuis la Turquie via l\u2019île de Leros en Grèce.Ils ont été acheminés par la même filière que les terroristes de Paris, a précisé Thomas de Maizière, ministre de l\u2019Intérieur CDU.Leurs faux pas- sepor ts proviennent du même \u201catelier\u201d syrien.» Les trois suspects ont été conduits vers Karlsruhe, au centre du pays, pour y être présentés au procureur de la cour fédérale de Justice qui doit décider de leur mise en examen.Ils sont soupçonnés d\u2019appartenir à une cellule dormante « s\u2019apprêtant à accomplir une mission, ou attendant l\u2019ordre d\u2019agir », selon le procureur de Karlsruhe, qui a décidé de les poursuivre pour appartenance à une « organisation terroriste étrangère».200 policiers et membres des forces antiterroristes ont procédé tôt mardi matin à des perquisitions dans cinq bâtiments de la banlieue de Hambourg et à proximité de Lü- beck.Ils ont confisqué matériel informatique, documents et téléphones portables.Les suspects ont été interpellés dans trois foyers pour réfugiés de la région.Plusieurs dossiers Selon les enquêteurs, le jeune homme de 18 ans aurait rejoint les rangs du groupe État islamique voici un an, à Raqqa.Il y aurait été familiarisé avec le maniement des armes et des explosifs avant de se mettre en route pour la Turquie avec ses deux complices en octobre.Avant leur départ, les trois suspects se seraient «engagés à voyager ensemble vers l\u2019Europe envers le fonctionnaire du groupe EI chargé des opérations et des actes de terrorisme en dehors du territoire de l\u2019organisation EI» selon le procureur allemand.Ils auraient rejoint la République fédérale mi-novembre.Selon le quotidien conservateur Die Welt, les enquêteurs allemands seraient sur les traces du groupe depuis plusieurs mois, alertés par un tuyau des services de renseignements.L\u2019ordre de les arrêter a été donné «pour éviter » tout danger pour la population, selon Thomas de Maizière.Un cas similaire s\u2019était déjà produit en juin en Allemagne.Le procureur fédéral avait fait arrêter plusieurs Syriens accusés d\u2019avoir préparé à Düsseldorf un attentat commandité par le groupe EI.Les enquêteurs travaillent actuellement sur le dossier de 400 réfugiés, sur lesquels pèsent des soupçons de terrorisme.La plupart seraient de fausses aler tes.60 personnes ont été placées sous contrôle judiciaire.Côté français, policiers et magistrats antiterroristes n\u2019ont jamais caché que les investigations liées aux opérations du 13 novembre étaient loin d\u2019être terminées.Peu de temps avant d \u2019 ê t r e t u é d a n s l \u2019 a s s a u t de Saint-Denis, Abdelhamid Abaaoud, le chef des tueries de l\u2019automne, avait lui-même déclaré à sa cousine Hasna Aït Boulahcen, ainsi qu\u2019à son ami Sonia, qu\u2019il «était entré [en Europe] avec 90 terroristes».Libération Trois Syriens arrêtés en Allemagne Ils sont soupçonnés d\u2019être liés à l\u2019attentat de novembre à Paris D amas \u2014 L\u2019armée syrienne a affirmé avoir abattu mardi un avion et un drone militaires israéliens après une attaque contre l\u2019une de ses positions en Syrie, mais Israël a démenti.Israël et la Syrie restent officiellement en état de guerre.Israël s\u2019emploie à rester à l\u2019écart du conflit en Syrie voisine mais ces derniers jours il a frappé à plusieurs reprises des positions de l\u2019armée syrienne en riposte à des tirs en provenance de Syrie, sur la partie du plateau du Golan occupée et annexée par Israël.L\u2019armée syrienne a indiqué dans un communiqué que « l\u2019armée de l\u2019air de l\u2019ennemi israélien a mené à 1 h locale une agression» contre l\u2019une de ses positions dans la province de Qouneitra dans le sud syrien, non loin de la ligne de démarcation avec Israël.L\u2019armée israélienne a démenti qu\u2019un quelconque de ses appareils ait été touché dans l\u2019opération.« Il n\u2019y a rien de vrai là- dedans », a dit à l\u2019AFP un porte-parole de l\u2019armée, le commandant Arye Shalicar.L\u2019armée israélienne a dit que cette mission était une riposte à la chute sur le Golan d\u2019un projectile en provenance de Syrie.Comme les précédentes, cette chute de projectile a été présentée par Israël comme un tir perdu, conséquence du conflit syrien et qui n\u2019a pas fait de victime.Tout en veillant à ne pas être aspiré dans le conflit syrien, Israël riposte communément en s\u2019en prenant à des positions du régime syrien, disant tenir Damas pour responsable de tout tir partant de Syrie.Mardi après-midi, deux nouveaux projectiles tirés de Syrie se sont abattus sur le nord du Golan, a indiqué l\u2019armée israélienne.Quelques heures plus tard, en soirée, Israël a riposté en frappant de nouveau des positions syriennes.Baisse de la violence Ces incidents sont les derniers en date entre Israël et la Syrie alors qu\u2019une trêve négociée par la Russie et les États-Unis est entrée en vigueur lundi soir à 19 h en Syrie entre les forces gouvernementales et les groupes rebelles.Par ailleurs, les États-Unis ont confirmé lundi en fin de journée avoir tué dans un bombardement aérien en Syrie Abou Mohammed al-Adnani, le numéro deux du groupe djihadiste État islamique.L\u2019organisation terroriste est exclue du nouveau cessez-le-feu.Mardi, l\u2019envoyé spécial de l\u2019ONU pour la Syrie a salué à Genève une «baisse significative de la violence » dans ce pays plus de 24 heures après le début de la trêve annoncée, mais a déploré que les Nations unies n\u2019aient pas pu distribuer d\u2019aide humanitaire faute de garanties de sécurité.« La situation s\u2019est radicalement améliorée», a déclaré Staffan de Mistura devant des journalistes à Genève, mentionnant toutefois des violences isolées, surtout lundi soir, y compris de la part des forces rebelles.L\u2019armée r usse a af firmé mardi que les troupes régulières syriennes respectaient le cessez-le-feu, mais a accusé les insurgés d\u2019avoir tiré «à 23 reprises sur des quartiers d\u2019habitation et des positions des forces gouvernementales ».Staffan de Mistura a par ailleurs démenti les informations de médias d\u2019État turcs selon lesquelles des camions des Nations unies avaient traversé mardi la frontière turco-syrienne en direction d\u2019Alep (nord).Agence France-Presse SYRIE Fragile répit interne, tensions externes La violence a diminué dans le pays, tandis que l\u2019armée syrienne dit avoir abattu des appareils militaires israéliens P hiladelphie \u2014 Barack Obama a défendu mardi avec fougue Hillar y Clinton, candidate démocrate à sa succession, contre les « critiques injustes » dont elle ferait l\u2019objet, dénonçant l\u2019attitude des médias qui manquent selon lui de pugnacité face à son adver- sa i r e républ ica in Dona ld Trump.L\u2019ancienne secrétaire d\u2019État traverse une mauvaise passe : critiquée pour son absence de transparence initiale sur sa pneumonie, elle est étrillée depuis plusieurs jours par le camp républicain pour avoir affirmé que la moitié des électeurs de son adversaire étaient des gens «pitoyables ».« Elle a été caricaturée par la droite et par fois par la gauche », a lancé le président Barack Obama à Philadelphie, visiblement ravi de retrouver une ambiance de campagne.« Elle a été accusée de tout ce que vous pouvez imaginer et a fait l\u2019objet de plus de critiques injustes que qui que ce soit.» À 13 jours du premier débat prés ident ie l avec Donald Trump et à moins de deux mois de l\u2019élection présidentielle, Mme Clinton, 68 ans, continuait mardi à se reposer dans sa maison de Chappaqua, au nord de New York, après son malaise dimanche lors des commémorations du 11-Septembre.L\u2019équipe de la candidate démocrate américaine a précisé qu\u2019elle « se sentait mieux » et annoncé qu\u2019elle était attendue vendredi à Washington pour une r e ncont r e avec des femmes noires.« J\u2019ai vu ce qu\u2019elle pouvait accomplir [\u2026] elle n\u2019abandonne jamais ! » a lancé M.Obama, déterminé, à quelques mois de son départ, à mettre son charisme et sa popularité, qui ne cesse de grimper, au service de l\u2019ancienne première dame.Mais le président américain s\u2019est aussi dit « frustré » de la façon dont la campagne est couver te par les médias, jugeant déplacé de faire un procès en opacité à la candidate démocrate alors que Trump est le premier candidat « depuis des décennies » à refuser de publier sa feuille d\u2019impôts.À l\u2019autre bout du pays, Bill Clinton a lui été chargé de remplacer sa femme au pied levé, pour des collectes de fonds auxquelles elle devait participer mardi à Los Angeles.Il la remplacera également mercredi à Las Vegas.Lui aussi est monté au créneau pour essayer de limiter \u2014 maladroitement \u2014 les turbulences autour de la santé de son épouse dont le malaise a été expliqué par une déshydratation.Agence France-Presse PRÉSIDENTIELLE AMÉRICAINE Obama défend Clinton Voir aussi \u203a Planète Terre à 21 h à Canal Savoir et à l\u2019adresse ledevoir.com/ planete-terre Affaire des courriels : un proche de Clinton élude une audition Washington \u2014 Un ancien collaborateur de Hillary Clinton, qui avait installé un serveur de courriel privé au domicile de l\u2019ex- secrétaire d\u2019État, a refusé de témoigner mardi devant une commission d\u2019enquête parlementaire à Washington.Visé par une citation à comparaître lancée par le Congrès, Bryan Pagliano ne s\u2019est pas présenté à l\u2019audition, une absence qualifiée d\u2019«affront» par l\u2019élu républicain Jason Chaffetz, président de la Commission parlementaire de surveillance de l\u2019action gouvernementale.Alors qu\u2019elle dirigeait la diplomatie américaine, Mme Clinton a utilisé un serveur privé non sécurisé, malgré la sensibilité des dossiers dont elle était chargée.Au terme d\u2019un an d\u2019investigations, la police fédérale a recommandé début juillet de ne pas poursuivre l\u2019ex-secrétaire d\u2019État, en concluant toutefois qu\u2019elle avait fait preuve d\u2019une «négligence extrême».La ministre de la Justice, Loretta Lynch, avait dans la foulée classé l\u2019affaire.Shimon Peres hospitalisé L\u2019ex-président israélien Shi- mon Peres, 93 ans, a été hospitalisé mardi soir près de Tel- Aviv à la suite d\u2019un accident vasculaire cérébral, a indiqué son bureau dans un communiqué.«Son état est stable.Il est conscient et reçoit un traitement adapté», a précisé son bureau.M.Peres avait connu en janvier deux alertes cardiaques en dix jours et avait été hospitalisé à deux reprises.Un des artisans des accords de paix d\u2019Oslo en 1993, Shimon Peres a reçu le prix Nobel de la paix en 1994.À 93 ans, il est resté particulièrement actif à travers son Centre Peres pour la paix, qui promeut la coexistence entre juifs et Arabes.Agence France-Presse est connu, le niveau de bilinguisme dans l\u2019Outaouais est plus élevé que partout ailleurs au Québec.Le voisinage de l\u2019Ontario et d\u2019Ottawa y est pour beaucoup, mais la très grande majorité de la population est francophone, vit et étudie en français.C\u2019est pourtant en anglais que l\u2019Université McGill prévoit d\u2019offrir la moitié des premiers cours de médecine donnés à la faculté satellite de l\u2019Outaouais qui ouvrira ses portes en 2020.L\u2019Outaouais, dont le système de santé est souvent au bord de la crise et connaît des problèmes perpétuels de recrutement, rêve de cette faculté depuis des années.Le premier projet présenté en 2014 prévoyait, pour la première année de formation, des cours à distance totalement en anglais.Ce fut le tollé.On est donc retourné à la planche à dessin et il y a deux semaines, le premier ministre Philippe Couillard annonçait que la faculté verrait le jour dans quatre ans et que 92 % de la formation se donnerait en français.Il omettait cependant de préciser qu\u2019il arrivait à ce chiffre en tenant compte des six années du programme.Durant la première année et demie de formation, ce sera en fait près de 50 % des cours qui seront données en anglais, a découvert le quotidien Le Droit.Le Dr Gilles Brousseau, vice-doyen adjoint à l\u2019enseignement médical de l\u2019Université McGill, a con?é au Droit qu\u2019il y a « de grosses chances» que le français gagne du terrain d\u2019ici l\u2019implantation de la faculté.Tout dépend de la disponibilité du matériel et des ressources de l\u2019université.Ce projet est dans l\u2019air depuis des années.Ces quatre années devraient être suf?santes pour franciser l\u2019enseignement.Il serait inacceptable qu\u2019il en soit autrement, car l\u2019Outaouais ne peut se tourner vers les universités de Sherbrooke et de Montréal qui opèrent des facultés de médecine satellites en français à Sague- nay et en Mauricie.Chaque faculté de médecine dessert un territoire assigné par le gouvernement québécois.McGill a hérité de l\u2019Outaouais, de l\u2019Abitibi-Témiscamingue et du Nord québécois.Un monopole, en quelque sorte, qui doit venir avec des obligations.McGill dessert des régions majoritairement francophones, elle doit le faire en français.Si elle en est incapable, le gouvernement doit envisager un autre scénario, quitte à demander à une autre université de prendre le relais.La population francophone de Gatineau (79 %) a droit au même respect que celle des autres régions.Son bilinguisme et son impatience à obtenir cette faculté ne justi?ent pas de passer outre ce droit dont parlait M.Couillard, en 2014, de recevoir un enseignement «complètement en français », si tel était le souhait des étudiants de l\u2019Outaouais.L\u2019agitation politico-médiatique autour de la pneumonie d\u2019Hillary Clinton est le reflet, partiel certes, mais réel quand même, de l\u2019état de santé de la démocratie électorale américaine.ans un monde politique plus sain, concevons que la publication des bilans de santé des candidats à la présidence des États-Unis irait plutôt de soi et qu\u2019en l\u2019occurrence, Hillary Clinton et Donald Trump, qui sont respectivement âgés de 69 et 70 ans, auraient l\u2019humilité de reconnaître qu\u2019ils sont bêtement humains.En lieu et place, ni l\u2019un ni l\u2019autre n\u2019a vraiment fait preuve de transparence quant à son bilan médical \u2014 lui encore moins qu\u2019elle, en fait.Fort dif?cile de croire en effet que M.Trump, qui s\u2019empiffre de malbouffe et qui s\u2019en vante, serait « la personne la plus en santé jamais élue à la présidence», ainsi que son gastro-entérologue l\u2019a prétendu.Encore qu\u2019ils ne font qu\u2019obéir à une tendance générale et universelle parmi les élus, d\u2019ici et d\u2019ailleurs, qui consistent à garder leurs bobos pour eux-mêmes.Par pudeur sans doute, mais d\u2019abord par calcul.Aurait-il été dans l\u2019intérêt public qu\u2019Hillary Clinton révèle dès vendredi qu\u2019elle souffrait d\u2019une pneumonie, sans attendre de presque tomber dans les pommes en attendant son VUS de fonction?Oui.Mais aussi, et peut- être surtout, dans l\u2019intérêt de sa santé et dans son intérêt politique.« J\u2019espère qu\u2019elle se remettra vite », a déclaré M.Trump sur un ton anormalement posé.Il n\u2019avait pas besoin d\u2019en remettre, comme il s\u2019emploie déjà depuis des semaines, avec l\u2019appui de toute une panoplie de médias conservateurs, à entretenir l\u2019idée très sexiste que Mme Clinton n\u2019est tout simplement pas assez forte pour devenir présidente de la première puissance du monde.C\u2019est que sa pneumonie et la façon dont les Américains ont été mis au courant se trouvent à apporter de l\u2019eau au moulin de tous ceux, et ils sont nombreux, qui se mé?ent d\u2019elle comme de la peste.Elles sont profondes les racines du sentiment parmi la population, y compris chez les démocrates, que Mme Clinton a toujours quelque chose à cacher.Une mé?ance qui est ancienne, du reste, remontant au scandale immobilier de Whitewater qui a éclaboussé les Clinton au début des années 90.Ces derniers eurent-ils fait preuve en cette affaire d\u2019un peu plus de transparence que ce scandale n\u2019aurait pas pris de pareilles proportions, ont souvent dit les observateurs.« La pneumonie peut se soigner avec les antibiotiques, a twitté David Axelrod, ancien stratège en chef d\u2019Obama.Quel est le remède à un penchant exagéré pour la confidentialité causant à répétition des problèmes inutiles?» ?Sa mauvaise réputation a rattrapé Mme Clinton avec l\u2019histoire du serveur de courriels privé qu\u2019elle a utilisé du temps où elle était secrétaire d\u2019État.Qu\u2019il soit cependant dit qu\u2019elle est loin d\u2019avoir le monopole de cette culture du secret \u2014 et que Donald Trump refuse toujours, lui, de rendre publiques ses déclarations de revenus.En fait, ils sont tous les deux la manifestation d\u2019une démocratie de plus en plus opaque et congestionnée.De ceci à cela, Newsweek vient d\u2019ailleurs de révéler que, comme Mme Clinton, l\u2019ex-administration Bush avait aussi utilisé un serveur de courriels privé et qu\u2019entre 2003 et 2009, pendant la guerre d\u2019Irak, elle a fait disparaître 22 millions de courriels, au mépris de la loi.Reste malgré tout que Mme Clinton conserve toujours les meilleures chances de l\u2019emporter.Et que ses chances devraient normalement s\u2019améliorer à la faveur des chiffres publiés mardi, indiquant une augmentation du revenu des ménages pour la première fois depuis 2007.N\u2019est-ce pas que ces nouvelles statistiques tombent bien pour elle?Baume bienvenu sur sa mauvaise passe.L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 4 S E P T E M B R E 2 0 1 6 A 8 EDITORIAL L E T T R E S Pitbulls en cause J\u2019aimerais partager avec vous une préoccupation qui me gruge depuis un certain temps; celle de l\u2019interdiction imminente des pitbulls à Montréal et possiblement au Québec.Je suis mère de trois jeunes enfants, ne suis pas propriétaire de pitbull ou autre canin, et je me préoccupe de la sécurité de mes enfants comme tout bon parent.Par contre, lorsque les expériences des autres villes, provinces et pays indiquent qu\u2019une telle législation est inefficace, très coûteuse et cause des préjudices graves, je ne peux m\u2019empêcher de me questionner sur les motifs de nos décideurs.Contrairement à la croyance populaire et le portrait qu\u2019en font les médias, les études semblent démontrer que les pit- bulls ne sont pas plus dangereux que les autres chiens.Ce qui est vrai, par contre, c\u2019est que certains individus ou groupes tendent à utiliser ce type de chiens comme vecteur d\u2019agressivité (par la violence et la maltrai- tance, soit dit en passant).Il s\u2019agit dans ce sens d\u2019une mode qui ne disparaîtra pas en interdisant une race de chien, comme l\u2019ont démontré les expériences ailleurs.C\u2019est d\u2019ailleurs pourquoi la seule ville au Canada qui a vu des résultats tangibles de diminution de morsures canines à la suite de l\u2019implantation d\u2019un règlement sur le sujet est Calgary, qui n\u2019interdit aucune race.Ce qui est affligeant ici, c\u2019est l\u2019utilisation de la peur et de l\u2019émotivité de la popula- L I B R E O P I N I O N M E G F R E N C H Chef des programmes d\u2019UNICEF Canada I l y a 19 ans, Martha Jere est née au Malawi, infectée par le VIH.À une certaine époque, l\u2019espérance de vie des personnes atteintes du sida était de 18 mois.Au- jourd\u2019hui, Mar tha est toujours en vie.Grâce au diagnostic précoce et aux traitements, les personnes atteintes de maladies autrefois mortelles peuvent maintenant mener une vie en bonne santé.Lors des 16 dernières années, le Canada a mené les efforts pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).Des investissements et des interventions ont permis d\u2019améliorer l\u2019alimentation, de réduire l\u2019incidence de maladies et de renforcer les systèmes de santé.Les taux de mortalité chez les enfants sont à la baisse à l\u2019échelle mondiale depuis 2000.Malgré cela, beaucoup d\u2019enfants ont été laissés pour compte.Chaque jour, 16 000 enfants âgés de moins de cinq ans meurent de causes pour la plupart évitables.Les plus démunis sont près de deux fois plus susceptibles de mourir avant l\u2019âge de cinq ans que les enfants les plus riches.Depuis 2000, le nombre de décès liés au sida chez les jeunes âgés de 15 à 19 ans a plus que doublé ; la tuberculose est la cause d\u2019un de ces décès sur trois chaque année.À l\u2019échelle mondiale, 80 % des cas de paludisme et 78 % des décès sont répar tis dans 15 pays, principalement en Afrique subsaharienne.Avoir des objectifs mondiaux attire l\u2019attention internationale, mobilise les ressources et galvanise la volonté politique pour que le changement se produise.Notre objectif maintenant, dans le cadre du nouveau Plan d\u2019action pour le développement durable, consiste à mettre fin aux épidémies de sida, de tuberculose et de paludisme d\u2019ici 2030.Nous applaudissons la contribution de 785 millions de dollars sur trois ans du Canada au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, ce qui permettra de sauver quelque huit millions de vies et portera la contribution totale du Canada à 2,1 milliards de dollars, ce qui constitue le plus important investissement du pays dans la santé mondiale à ce jour.Le 16 septembre, le Canada accueillera la cinquième conférence de reconstitution du Fonds mondial à Montréal.La conférence réunira les dirigeantes et dirigeants mondiaux et la communauté internationale de la santé dans le but de mobiliser les ef forts pour mettre fin au cours des 14 prochaines années à trois des épidémies les plus dévastatrices du monde.Nous encourageons le Canada à saisir cette occasion de montrer au monde que notre pays est un champion mondial de la promotion de l\u2019équité dans la santé pour les femmes, les jeunes et les enfants.Pour y par venir, nous devons prendre cinq mesures concrètes.Nous devons continuer l\u2019élargissement des travaux sur la santé reproductive et sur la santé des mères, des nouveau-nés, des enfants et des jeunes, en mettant davantage l\u2019accent sur la santé des adolescentes et des adolescents, la santé sexuelle et reproductive et les droits qui s\u2019y rattachent.Nous devons continuer d\u2019investir dans le renforcement des systèmes de santé à l\u2019échelon communautaire.Nous devons continuer de miser sur l\u2019expertise canadienne et encourager de nouveaux partenariats et modèles de financement novateurs pour la santé mondiale.Nous devons aussi nous employer à protéger les gains durement acquis en intensifiant les interventions éprouvées, en particulier dans les États fragiles.Nous devons relever les défis qu\u2019il reste avec une détermination encore plus grande que lorsque nous avons commencé.Et nous devons nous y mettre maintenant.Santé des enfants : redoubler d\u2019efforts FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente du développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente des ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET tion par les élus afin de faire passer une législation non seulement injuste, mais inapplicable.La Ville de Montréal et possiblement la province voudrait interdire tout chien de type pitbull, mélangé ou ressemblant.Voici ouver te la chasse aux sorcières, car si les experts canins se disent incapables d\u2019affirmer à vue d\u2019œil la race d\u2019un chien, imaginez la nouvelle brigade canine de Coderre.Que dire de ces gens qui harcèlent déjà des propriétaires bienveillants de chiens dans la rue en les accusant de posséder des chiens illégaux?Le rapport final du groupe de travail sur l\u2019encadrement des chiens dangereux note qu\u2019un des avantages d\u2019interdire les pitbulls est de répondre à un besoin émotif.Les désavantages : difficulté d\u2019application et efficacité très limitée.À un an des élections, Coderre choisit de pencher pour l\u2019émotivité au lieu du pragmatisme ! Si ce sujet me gruge tant, c\u2019est que je ne peux m\u2019empêcher de voir dans cette législation une allégorie troublante pour la tendance raciste et ségrégationniste des êtres humains, le rejet systématique des faits et de la science au nom de la peur ainsi que des effets dévastateurs de la démonisation médiatique.Mais personne ne veut défendre les pit- bulls, car (apparemment) ils ont mauvaise mine et mauvaise presse\u2026 alors, on préfère interdire sans réfléchir.Tant pis pour les grands principes ! Chantale Bourdages Le 12 septembre 2016 C\u2019 CAMPAGNE AMÉRICAINE Démocratie grippée MÉDECINE EN OUTAOUAIS Le français s\u2019impose D GUY TAILLEFER MANON CORNELLIER L\u2019insupportable vie scolaire Rien n\u2019est moins innocent que le laisser- faire, souligne Pierre Bourdieu dans son livre La misère du monde.Les verdicts scolaires font partie dans nos sociétés des innombrables atteintes à la liberté mais l\u2019obsolescence des partis politiques, incapables d\u2019apporter des idées neuves, de mobiliser des énergies collectives et de prendre le problème de l\u2019exclusion scolaire de front, souligne la vétusté de notre théâtre politique coupé de cette réalité.En 2012-2013, 50 064 élèves ont quitté l\u2019école sans diplôme ni qualification, un problème qui se répète année après année.C\u2019est ahurissant.Que deviennent-ils ?Que font-ils ?Le monde politique devant cette énormité se montre incapable de mettre en scène un consensus sur le fond du problème et sur lequel on pourrait construire l\u2019avenir, à savoir une autre école en milieu défavorisé.Le laisser-faire et le fatalisme l\u2019emportent encore.Les mécanismes scolaires producteurs de l\u2019échec et de son corollaire, l\u2019abandon \u2014 dit autrement, l\u2019exclusion \u2014, sont connus.Ne pas tirer parti des possibilités qui s\u2019offrent, ne pas faire face à ses responsabilités et à ses devoirs revient à démissionner, à refuser de prendre les moyens d\u2019utiliser les marges de manœu- vre laissées à l\u2019action.C\u2019est honteux.En politique le sens moral s\u2019en est allé.Jean Amen Le 13 septembre 2016 L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 4 S E P T E M B R E 2 0 1 6 A 9 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel David(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Julie Carpentier (pupitre); information culturelle : Catherine Lalonde (reporter culturel), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline Montpetit(reporters), Benoît Munger et Philippe Papineau(pupitre); information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre); information internationale : Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre); section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); Loïc Hamon (cahiers spéciaux); équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITÉ Cynthia Floccari (adjointe), Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Caroline Filion, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Osvaldo Casas (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Sébastien Beaupré, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Ginette Rouleau et Isabelle Sanchez.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici et Véronique Pagé.A L A I N N A U D Médecin de famille et en soins palliatifs au CHU de Québec \u2013 Université Laval a loi 2 a instauré la Commission sur les soins de fin de vie (CSFV), chargée de surveiller ces soins, dont l\u2019aide médicale à mourir (AMM).Force est de constater après neuf mois d\u2019expérience que cette entité ne répond pas aux attentes et contribue à réduire l\u2019accès déjà fragile à l\u2019AMM en amenant des médecins à se retirer du processus.Il est urgent de revoir cette commission.Seulement deux médecins font partie des 11 membres.La CSFV n\u2019a aucune compétence, expertise ou expérience concrète avec l\u2019AMM l\u2019autorisant à mettre en doute les diagnostics et les expertises médicales des professionnels concernés, ce qu\u2019elle fait pourtant allègrement.Évaluer une demande d\u2019AMM et accompagner un malade admissible est un acte réservé aux médecins qui engage expérience, compétence et expertise clinique unique.Toutes les demandes d\u2019AMM sont soigneusement évaluées par au moins deux médecins et un pharmacien.Toute une équipe de soignants et de professionnels y participe aussi et surveille tout le processus qui est rigoureux, transparent, détaillé et très bien documenté.La CSFV interpelle les médecins qui ont pratiqué l\u2019AMM en remettant en question leurs diagnostics et leurs évaluations médicales, particulièrement sur l\u2019aptitude à consentir des malades, la fin de vie et la relation thérapeutique suivie.La CSFV n\u2019a jamais rencontré les malades, les familles, l\u2019équipe soignante, ni même révisé le dossier médical.Elle fait sa propre interprétation (qu\u2019elle ne divulgue jamais) de la loi, complètement déconnectée du travail clinique des médecins et sans aucune concordance avec celle du Collège des médecins du Québec (CMQ), à qui il incombe exclusivement de déterminer les normes de bonnes pratiques médicales en cette matière.Les médecins québécois impliqués dans l\u2019AMM font un travail rigoureux, professionnel et exemplaire et n\u2019accepteront jamais d\u2019être considérés d\u2019emblée par la CSFV comme incompétents ou malhonnêtes et d\u2019avoir à lui faire la démonstration du contraire.Impunité Selon le CMQ, plus de 80 lettres ont été expédiées par la CSFV à des médecins qui ont prodigué l\u2019AMM, invoquant la non-conformité de certaines réponses du formulaire de déclaration et remettant en question leurs diagnostics.Tant le CMQ que les Conseils des médecins, dentistes et pharmaciens (CMDP) des établissements, qui ont aussi la responsabilité d\u2019examiner soigneusement exactement les mêmes formulaires, les ont pourtant déclarés parfaitement conformes.Preuve éloquente des dysfonctions majeures de cette commission.Le CMQ confirme sans équivoque que tous les soins d\u2019AMM administrés dans la province l\u2019ont été selon les règles de l\u2019art, en parfaitement conformité avec son guide d\u2019exercice et les exigences de la loi 2.La principale raison d\u2019être de la CSFV est de s\u2019assurer qu\u2019il n\u2019y a pas de dérapage avec l\u2019AMM et que les patients vulnérables sont protégés.Le travail de cette commission à cet égard rate les deux objectifs.Primo parce que de très nombreux témoignages et reportages médias ont démontré clairement dans les derniers mois que les dérapages appréhendés sont plutôt en lien avec les procédures de certains établissements et les actions de certains médecins opposés qui visaient, délibérément ou non, à entraver l\u2019accès à l\u2019AMM.Et ce en toute impunité.Secundo parce que les malades vulnérables qui ne sont pas protégés sont ceux qui ont été refusés sans raison, sont décédés ou tombés en delirium parce que jamais évalués.Ceux qu\u2019on a sorti des unités de soins palliatifs, à qui on a répondu que l\u2019AMM n\u2019est pas offert ou qui ont reçu de fausses informations.Ceux qu i ont ret iré une demande d\u2019AMM sans qu\u2019on s\u2019assure que c\u2019est de façon libre et volontaire et non suite à des pressions ou menaces.Ces actions se font en toute impunité Les rapports que les établissements de santé adresseront à la CSFV ne donneront pas le portrait de ces situations inacceptables pour les mourants ni l\u2019ampleur de celui-ci.Il est pourtant dans le mandat de la CSFV d\u2019interpeller le ministre sur toute situation litigieuse.Indéfendable Un mot concernant la présence au sein de la CSFV d\u2019opposants indéfectibles à l\u2019AMM.Si c\u2019est le cas, leur présence est aussi incompréhensible qu\u2019indéfendable.Être membre de cette commission exige rigueur, ouverture et objectivité, et disqualifie d\u2019office celui qui aurait une objection de principe ou de conscience.C\u2019est le fondement même de n\u2019importe quel jury.Un professionnel a le droit à l\u2019objection de conscience, mais aussi l\u2019obligation de se retirer du processus.La probité pour un membre d\u2019une commission se doit être encore plus grande.S\u2019il y a de ces militants, ils devraient avoir le courage de leurs convictions et démissionner parce qu\u2019ils n\u2019ont aucun rôle à jouer autour de cette table qui serve les intérêts réels des malades qui demandent l\u2019AMM.Le conflit d\u2019intérêts, du moins en apparence, est patent.La présence de membres opposés à l\u2019AMM au sein de la CSFV pourrait-elle expliquer pourquoi cette commission a recensé plus de 80 formulaires de déclarations non conformes alors que le CMQ et les CMDP des établissements les ont tous considérés comme impeccables ?Et pourquoi la CSFV ne s\u2019est-elle jamais penchée sur les dérapages et les malades vulnérables décrits plus haut, elle qui a pourtant le pouvoir d\u2019interpeller le ministre sur tous ces enjeux ?La question mérite assurément d\u2019être posée.Repenser le système Après neuf mois d\u2019expérience avec l\u2019AMM au Québec, il faut maintenant repenser tout le système en fonct ion des beso ins et de l\u2019unique intérêt des malades souf frants, et non pas en fonction de l\u2019intérêt ou de la satisfaction des opposants.Les opposants à l\u2019AMM ne sont pas grabataires et en fin de vie avec des souffrances intolérables, implorant la mort de venir les délivrer.Ils n\u2019évalueront jamais de demande d\u2019AMM, n\u2019accompagneront jamais ces malades ni leurs familles, ne rempliront jamais de formulaire de déclaration et ne seront jamais questionnés ni importunés par la CSFV.Ils ne considéreront jamais l\u2019AMM.Ils en ont parfaitement le droit et doivent être respectés.Mais ce droit est assorti de l\u2019obligation de se retirer de tout le processus d\u2019AMM et de respecter ceux qui ont des valeurs, croyances ou convictions différentes.J\u2019interpelle le ministre de la Santé avec trois demandes : Réévaluer complètement la CSFV.Utiliser entre-temps son pouvoir discrétionnaire pour destituer tout membre qui en entraverait le fonctionnement attendu.Mettre en place un mécanisme permanent d\u2019examen détaillé de toutes les demandes d\u2019AMM refusées, non administrées ou retirées.Si on veut réellement s\u2019assurer qu\u2019il n\u2019y a pas de dérapages et que les malades vulnérables sont protégés, c\u2019est nécessairement de ce côté qu\u2019il faut regarder.L\u2019accès à l\u2019AMM est ténu et repose entièrement sur l\u2019engagement volontaire des professionnels de la santé.Par ses choix et ses actions, la CSFV a déjà malheureusement fait fuir plusieurs remarquables médecins engagés et d\u2019autres qui étaient prêts à le faire en mettant leur écoute, leur humanité, leur compassion, leur bienveillance et leur science au service des malades, sans les juger.Si on attend le jour où tous les médecins se seront retirés de l\u2019AMM, ce sont les malades souffrants et en fin de vie qui en paieront le prix dans leur âme et dans leur chair.Pas les opposants à l\u2019AMM qui se frotteront les mains de contentement, avec la satisfaction du devoir accompli.Est-ce vraiment ce que nous voulons pour ces malades?La Commission sur les soins de fin de vie dérape P armi les choses qui distinguent le Québec, il y en a une qui ne cesse de m\u2019étonner : le multiculturalisme est perçu ici comme un gros mot.«Arrêtez de dire que je suis un multiculturaliste ! » déplorait Alexandre Cloutier dans l\u2019entrevue récemment accordée au Devoir.« J\u2019ai dit sur toutes les tribunes que le multiculturalisme était un échec.» À la réaction épidermique de l\u2019aspirant-chef, on comprend bien qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une insulte.Fédéraliste, c\u2019est déjà pas beau, mais multicultura- liste ?Sors de ce corps, Satan.Il y a des raisons historiques, bien sûr, à cette hantise du multiculturalisme.L\u2019ex-pre- mier ministre Pierre Trudeau s\u2019en serait servi pour remettre le Québec à sa place lors du rapatriement de la Constitution en 1982.À cette occasion, le multiculturalisme s\u2019est retrouvé renforcé et le Québec, lui, tenu à bout de bras, bafoué et humilié.Je ne doute pas un instant que Trudeau père ait joué méchamment du coude lors de la Nuit des longs couteaux.Trudeau savait ce qu\u2019il voulait et n\u2019hésitait pas à forcer pour l\u2019obtenir.A-t-il favorisé cette clause spécifiquement pour embêter le Québec ou plutôt, selon une autre version des faits, pour augmenter ses appuis ailleurs au pays ?Ou encore, tout simplement parce qu\u2019il croyait que le multiculturalisme était la voie la plus prometteuse pour le Canada?On pourrait en discuter longtemps.Le problème c\u2019est que la perception du multiculturalisme au Québec est entièrement collée à ce petit moment ténu de notre histoire, sans tenir compte de ce qui s\u2019est passé avant ou après.Le multiculturalisme est né, non pas avec Trudeau, mais avec la Commission royale d\u2019enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme au milieu des années 1960.Lors de ses audiences, la commission Laurendeau-Dunton doit reconnaître qu\u2019il y a d\u2019autres forces en présence que les seuls « éléments britanniques ou français ».Elle en fera une recommandation : « la reconnaissance de la contribution des divers groupes ethniques à la société canadienne ».En 1971, Trudeau, suivant les indications des commissaires, en fera une politique officielle.Dans son discours à la Chambre des communes, il déclare que le gouvernement accepte « la prétention des autres communautés culturelles qu\u2019elles aussi sont des éléments essentiels au Canada».Sans Trudeau ni la déclaration officielle, sans René Lévesque ni le bras de fer constitutionnel, le Canada serait sans doute devenu « multicul- turaliste » quand même.En prenant un peu plus de temps, c\u2019est tout.En 1980, les immigrants de première et deuxième génération comptent pour plus de la moitié de la population canadienne, tout un changement en l\u2019espace de deux générations.C\u2019est d\u2019ailleurs Brian Mulroney qui fera une loi sur le multiculturalisme (1988) afin de «promouvoir la participation entière et équitable des individus et des collectivités de toutes origines à l\u2019évolution de la nation».Voilà pour la grande histoire.À aucun moment n\u2019est-il question de «congédier la souveraineté populaire», comme le répète Mathieu Bock- Côté, d\u2019abolir le «tronc commun» ou «d\u2019inverser le devoir d\u2019intégration».Ce sont là des lubies entretenues par des nationalistes conservateurs.Mieux: on a beau se targuer de faire de « l\u2019in- terculturalisme» au Québec, rien n\u2019indique, en fait, que notre façon d\u2019aborder l\u2019immigration est différente de celle du ROC.«Les chercheurs s\u2019entendent pour dire que ce modèle a davantage été une déclaration d\u2019intention qu\u2019une véritable politique publique », dit Jocelyn Maclure dans Retrouver la raison.Depuis que le PQ a répudié, au début des années 1980, sa politique de «convergence culturelle» \u2014 perçue comme trop assimilatrice et portant le flanc à des accusations de nationalisme ethnique \u2014, il n\u2019y a pas de différences réelles entre la façon de concevoir l\u2019immigration au Québec ou au Canada.Toutes les deux reposent sur un principe de réciprocité : « L\u2019immigrant est invité à s\u2019intégrer aux principales institutions et à apprendre la langue ou les langues officielles, à participer à la vie politique et à respecter les normes communes.» Sous l\u2019influence desdits conservateurs, de nombreux politiciens tentent aujourd\u2019hui de revenir en arrière, c\u2019est clair.Après la charte des valeurs, le « test des valeurs » proposé par François Legault et la « concordance culturelle » proposée par l\u2019autre aspirant-chef, Jean-François Lisée, indiquent de nouvelles velléités assimilatrices vis-à-vis des immigrants.Des études montrent, pourtant, que c\u2019est en respectant les différentes cultures, plutôt qu\u2019en les neutralisant, que les immigrants sont plus susceptibles de s\u2019intégrer à la société d\u2019accueil.Veut-on vraiment cracher dans la soupe du multiculturalisme ?fpelletier@ledevoir.com Sur Twitter : @fpelletier1 Multiculturaliste, moi?FRANCINE PELLETIER Lire \u203a La version longue de ce texte est disponible sur l\u2019application tablette et le site Web du Devoir.L ISTOCK Toutes les demandes d\u2019AMM sont soigneusement évaluées par au moins deux médecins et un pharmacien.Toute une équipe de soignants et de professionnels y participe aussi et surveille tout le processus qui est rigoureux, transparent, détaillé et très bien documenté.Il y a des raisons historiques à cette hantise du multiculturalisme L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 4 S E P T E M B R E 2 0 1 6 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondante parlementaire à Ottawa L oin de s \u2019excuser, le premier ministre Justin Trudeau estime que c\u2019est son devoir d\u2019aller à la rencontre des gens, même si cela implique de se retrouver dans une mosquée à un moment où les femmes sont tenues à l\u2019écart.Lundi , M.Tr udeau s \u2019est rendu à l\u2019Ottawa Muslim Association pour prononcer quelques mots aux musulmans réunis pour célébrer la fête du sacrifice.Pendant la cérémonie précédant la prise de parole du premier ministre, hommes et femmes étaient séparés.Les hommes occupaient le plancher principal, tandis que les femmes étaient reléguées à un balcon à l\u2019arrière.M.Trudeau a d\u2019ailleurs pris la peine de saluer « les sœurs là-haut » au début de son court laïus.Il s\u2019en est trouvé cer tains pour critiquer ce choix.L\u2019ancien ministre péquiste Bernard Dra inv i l le, celu i qu i avait défendu la Char te des valeurs québécoises, a écrit sur Twitter lundi soir : « Ségrégation sexuelle cautionnée par Justin Trudeau qui salue \u201c the sisters upstairs \u201d à la mosquée d\u2019Ottawa.» Interrogé à ce sujet mardi, M.Trudeau a quelque peu esquivé la question de la ségrégation sexuelle pour parler de sa responsabilité de bâtir des ponts.« Les valeurs qui définissent le Canada incluent le respect et l\u2019ouverture envers tout le spectre de la diversité.» Selon le premier ministre, « les politiciens ont la responsabilité de rassembler les gens plutôt que de fomenter la division.Et c\u2019est pourquoi je suis heureux de par ticiper à des événements communautaires dans des églises, des temples, des synagogues et des mosquées».M.Trudeau a indiqué qu\u2019il continuera d\u2019aller « à la rencontre des Canadiens partout où ils se trouvent ».Il a au passage déploré que « les autres partis politiques, ou les conservateurs, ces jours-ci, sombrent dans cette politique de la division et de peur», allusion à l\u2019as- pirante-chef conservatrice Kellie Leitch qui voudrait détecter les valeurs «anticanadiennes » des nouveaux arrivants.Ce n\u2019était pas la première fois que M.Trudeau visitait une mosquée.En 2014, lors de son voyage en Israël, Stephen Harper s\u2019était rendu au mur des Lamentations pour une séance de prise d\u2019images à laquelle les journalistes fé- min ines n \u2019ava ient pas pu prendre par t.Le député de Québec solidaire, Amir Kha- dir, se rend parfois dans des mosquées montréalaises lors d\u2019événements où la ségrégation est de rigueur, confirme la porte-parole du parti, Stéphanie Guévremont.C\u2019est dans cette même mosquée de la rue Northwestern que se sont déroulées cet été les funérailles d\u2019Abdirahman Abdi, un homme abattu par les policiers.Une journaliste se souvient avoir dû se voiler et revêtir une jupe plus longue par-dessus la sienne pour assister à la cérémonie\u2026 depuis le balcon.Lundi, pour la visite de M.Trudeau, elle n\u2019a pas été embêtée et est restée avec ses collègues masculins.Le Devoir Ségrégation sexuelle à la mosquée: Trudeau n\u2019excuse pas sa présence Avant d\u2019accepter l\u2019invitation, Jean-Marc Fournier a demandé un avis au commissaire à l\u2019éthique et à la déontologie des membres de l\u2019Assemblée nationale, Me Jacques Saint-Lau- rent, avis qu\u2019il a reçu lundi et que son cabinet a transmis au Devoir.Dans cet avis, Jacques Saint-Laurent informe le ministre qu\u2019il peut accepter l\u2019invitation et participer au petit déjeuner-causerie organisé par la firme National.«Le ministre devra néanmoins faire preuve de prudence et de vigilance lors de sa participation à l\u2019événement, et ce, afin de s\u2019assurer du respect des dispositions aux dons et avantage, aux conflits d\u2019intérêts, et aux valeurs et principes éthiques», écrit le commissaire.Conflit d\u2019intérêts Me Saint-Laurent rappelle que le ministre doit éviter de se placer en situation de conflit d\u2019intérêts.«Par exemple, ce genre d\u2019événement ne doit pas être une occasion pour la firme National ou une autre entreprise présente à l\u2019événement de discuter avec le ministre d\u2019un contrat avec le gouvernement, et ce dernier doit avoir la même prudence pour des dossiers avec une entreprise ou une association ayant des liens avec l\u2019État », souligne-t-il.Si la valeur du repas dépasse 200$, le ministre devra, dans les 30 jours, faire une déclaration au commissaire.Proche de Jean Charest, Luc Ouellet est un personnage influent à Québec.L\u2019ancien premier ministre a fait appel à ses services pour des conseils stratégiques en vue d\u2019élections ; Luc Ouellet a travaillé à ses côtés lors de campagnes électorales.Dans le passé, Luc Ouellet s\u2019est engagé activement dans la collecte de fonds pour le PLQ.Le bureau de National a obtenu de nombreux contrats avec le gouvernement libéral, souvent de gré à gré.« Je ne sais pas quelle histoire vous voulez faire avec ça.Marc-André Blanchard, c\u2019est une connaissance depuis 35 ans, OK ! » a livré, mardi au Devoir, Luc Ouellet.Il a précisé que l\u2019événement était organisé pour les clients et les employés de la firme et que Jean-Marc Fournier était le seul élu présent de l\u2019Assemblée nationale.« Il n\u2019y a pas de lobby, il n\u2019y a rien là-dedans.On n\u2019a rien demandé.Il n\u2019y a pas de \u201cbusiness \u201d qui s\u2019est faite là.C\u2019est-tu clair?a indiqué le rela- tionniste et lobbyiste.Alors il n\u2019y a pas d\u2019histoire là, de lobby là et d\u2019intérêt là-dedans, zéro pis une barre.» Chez le Commissaire au lobbyisme, le porte- parole Daniel Labonté a expliqué que les lob- byistes présents lors du déjeuner-causerie n\u2019ont pas à déclarer les contacts qu\u2019ils auraient eus avec le ministre puisqu\u2019il ne s\u2019agit vraisemblablement pas de communications « structurées » qui visent «à influencer une décision précise».National est de loin la plus grande force de lobby au Québec.À l\u2019heure actuelle, la firme compte 13 de ses dirigeants ou membres de son personnel inscrits au registre des lob- byistes pour des mandats actifs.Sa clientèle est for t diversifiée : des entreprises pétrolières comme Pétrolia, des sociétés minières comme Champion Minerals, des entreprises œuvrant dans le domaine médical et pharmaceutique comme Merck Canada et Biron Groupe Santé, un regroupement d\u2019assureurs et l\u2019Aéroport de Québec, pour ne nommer que quelques-uns de ses clients.Depuis 2000, National organise plusieurs fois par an des rencontres entre ses clients et des politiciens, sous le chapeau du Forum Ghislain Dufour du monde des affaires.Depuis l\u2019élection du gouvernement Couillard en 2014, six de ses ministres y ont défilé, soit David Heurtel, Mar tin Coiteux, Pierre Arcand, Jacques Daoust, Pierre Arcand, Sam Hamad et Carlos Leitão.Pierre Karl Péladeau, quand il était chef de l\u2019opposition of ficielle, fut aussi l\u2019un des conférenciers.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 FOURNIER quette, mon directeur photo André Turpin et mon réalisateur adjoint Sinan Saber, on a construit quelque chose ensemble.Ces trois-là me font douter, et j\u2019ai besoin de me faire remettre en question.Ce dialogue est primordial.Ce n\u2019est pas par paresse que je n\u2019ai pas envie de chercher de nouveaux collaborateurs.» Coup de foudre à retardement Il y a quelques années, Anne Dorval, muse et actrice fétiche de Dolan, lui a suggéré de lire la pièce de Lagarce, dans laquelle elle avait incarné Catherine, le personnage qu\u2019interprète avec une justesse incomparable Marion Cotil- lard à l\u2019Espace Go en 2002.Or, Dolan n\u2019a pas succombé aux personnages si «humains et imparfaits » que lui décrivait son amie.« Je n\u2019avais pas compris le matériel, je n\u2019y avais pas vu le potentiel cinématographique», avoue-t-il modestement au cours d\u2019une conférence de presse le lendemain de la première montréalaise.Alors qu\u2019il rêve de tourner un film avec Cotil- lard, Cassel, Seydoux et Ulliel et du coup retrouver Baye qu\u2019il avait dirigée dans Laurence Anyways, Xavier Dolan se rappelle Juste la fin du monde.Il relit donc la pièce : « J\u2019ai vu le potentiel dans ces personnages loquaces, fragiles, nerveux, maladroits, mal engueulés, qui cachent une souffrance, des blessures, qui, sous le déguisement, aspirent à des choses plus profondes, à dire \u201c je t\u2019aime\u201d.» Cris et chuchotements Juste la fin du monde relate les difficiles retrouvailles, après 12 ans d\u2019absence, d\u2019un écrivain (Ulliel) avec sa mère (Baye), son frère aîné (Cassel) et sa sœur cadette qu\u2019il connaît à peine (Seydoux) sous le doux regard de sa belle-sœur que tous bousculent (Cotillard).La raison de sa visite : leur annoncer qu\u2019il va bientôt mourir.Avec André Turpin à la photo, Dolan signe un huis clos d\u2019une intensité palpable en une suite de gros plans plus qu\u2019expressifs où les non-dits comblent le vide des paroles.«Ce n\u2019était pas prémédité et je n\u2019ai rien contre les plans larges, mais j\u2019ai eu envie de me rapprocher des visages, de capter la contradiction entre leur expression et tous ces mots qu\u2019on dit pour éviter de dire l\u2019essentiel », confie Xavier Dolan.« C\u2019est rare qu\u2019on soit filmé et choyé comme ça.Un des déterminants de sa mise en scène, c\u2019est les acteurs, ce qui est très encourageant et rassurant », révèle Gaspard Ulliel.« Xavier a une énergie débordante qui est très inspirante.Le tournage a été particulier parce qu\u2019on a eu peu de temps, mais cette urgence a nourri le film qui se passe en une journée », se souvient Léa Seydoux.Si le mystère qu\u2019entretiennent les personnages autour de leur passé risque d\u2019en agacer quelques-uns, cela ne les empêchera pas de ressentir aisément les déchirements de cette famille sur le point d\u2019éclater.«On n\u2019a pas besoin de tout comprendre, car il y a quelque chose de l\u2019ordre de l\u2019instinct.Le personnage de la mère est très bien dessiné ; c\u2019est une mère absolue, très lucide, qui a tout compris, mais qui veut que tout soit parfait », affirme Nathalie Baye à propos de la mère qui semble fermer les yeux sur la cruelle réalité.«C\u2019est beau de pouvoir rester dans l\u2019attraction», conclut Xavier Dolan.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 HUMAINS locales de chauffeurs, de propriétaires et d\u2019intermédiaires du taxi.«On sait qu\u2019on peut s\u2019aliéner du monde et tout ça fera partie de l\u2019analyse du comité avant de décréter des actions.» Les représentants de l\u2019industrie du taxi demandent au gouvernement de résilier l\u2019entente intervenue jeudi dernier avec Uber.«Le gouvernement a beau dire que cette entente est légale, on a les preuves qu\u2019elle ne l\u2019est pas.Uber ne respecte même pas les protocoles d\u2019entente qu\u2019il a lui -même signée avec le gouvernement » , a avancé Benoît Jugand, porte-parole du Regroupement des travailleurs autonomes Métallos (RTAM).Selon lui, le gouvernement aurait dû régler le litige fiscal qui l\u2019oppose à Uber depuis 2013 avant d\u2019entreprendre des négociations avec l\u2019entreprise.« Ça sent les petits amis », est même allé jusqu\u2019à dire M.Chevrette au sujet de l\u2019entente.Les nouveaux alliés ont convenu d\u2019un partage des coûts des procédures judiciaires qui seront entreprises.Des saisies Sur le terrain, le service d\u2019Uber n\u2019est pas encore considéré comme légal puisque Contrôle routier Québec et le Bureau du taxi de Montréal, qui applique la loi sur l\u2019île de Montréal, ont procédé à des saisies de véhicules au cours des derniers jours.Éric Santerre, porte-parole de Contrôle routier Québec, a précisé que cinq véhicules avaient été saisis à Québec mardi et que dix autres l\u2019avaient été sur la Rive-Sud et la Rive-Nord de Montréal.En plus de voir leur véhicule saisi et leur permis de conduire retiré pour une semaine, les chauf feurs ont reçu des constats d\u2019infraction de 3750 $.Comme le projet-pilote n\u2019est pas encore effectif, les contrôleurs appliquent désormais la loi 100 adoptée par l\u2019Assemblée nationale en juin dernier et qui comporte des amendes salées, celles-ci étant passées de 550 $, en moyenne, à 3750 $.Pour sa part, le Bureau du taxi de Montréal a indiqué que trois véhicules avaient été saisis à Montréal depuis jeudi dernier.«Après étude de l\u2019entente de principe signée entre le gouvernement et l\u2019entreprise Uber la semaine dernière et selon notre compréhension de la nouvelle loi en vigueur, l\u2019entreprise Uber est actuellement en dehors du cadre légal », a expliqué par courriel Marie-Hélène Giguère, chargée de communication au Bureau du taxi de Montréal.Le Devo ir a tenté à p lus ieurs repr ises mardi d\u2019obtenir des explications de la par t d\u2019Uber, mais nos demandes sont demeurées sans réponse.De son côté , le cabinet du ministre des Transports n\u2019a pas voulu commenter l\u2019illégalité dans laquelle se trouverait Uber.L\u2019attaché de presse du ministre, Mathieu Gaudreault, a indiqué que d\u2019ici l\u2019entrée en vigueur du projet-pi- lote à la fin de septembre, Laurent Lessard ne s\u2019immiscera pas dans l\u2019application de la loi que font Contrôle routier Québec et le Bureau du taxi de Montréal.Le compor tement actuel d\u2019Uber ne remet pas en question l \u2019entente conclue, a-t-il signalé.« Le ministre a été clair.L\u2019entente prévoit une clause de résiliation unilatérale si le partenaire [Uber] ne respecte pas ses engagements dans le cadre du projet-pilote , a souligné M .Gaudreault.Je ne présumerai pas de la mauvaise foi de l\u2019entreprise.» Au sujet des procédures judiciaires qui seront engagées par l\u2019industrie du taxi, Mathieu Gaudreault a réitéré que le projet-pilote avait été élaboré « à l\u2019intérieur d\u2019un cadre légal » et que c\u2019était la prérogative du front commun de prendre des recours qu\u2019il jugeait nécessaires.Rappelons que l\u2019entente conclue la semaine dernière prévoit l\u2019octroi de l\u2019équivalent de 300 permis de propriétaire de taxi à l\u2019entreprise, ce qui correspond à 50 000 heures par semaine.Dans le cadre de ce projet-pilote d\u2019un an, Uber devra verser une redevance de 0,90 $ par course, somme qui sera consacrée à la modernisation de l\u2019industrie du taxi.Si le plafond de 50000 heures par semaine est dépassé, la redevance grimpera à 1,10$ (50001 à 100000 heures) et à 1,26$ par course (jusqu\u2019à 150000 heures).L\u2019entreprise devra aussi procéder à la vérification des antécédents judiciaires de ses chauffeurs, s\u2019assurer que ceux-ci détiennent un permis de conduire de classe 4C et que les véhicules font l\u2019objet de vérifications mécaniques régulières.Un tarif minimum de 3,45 $ sera aussi imposé pour chaque course et Uber devra limiter la modulation tarifaire à un facteur maximal de 1,5 en cas de « force majeure».Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 TAXI Le repos du guerrier S\u2019il peut se vanter d\u2019être le premier Québécois à avoir reçu le Grand Prix du jury à Cannes, Xavier Dolan ne cache pas que la cruauté de la critique américaine à l\u2019égard de Juste la fin du monde l\u2019a « extrêmement blessé ».Au cours d\u2019une table ronde suivant la conférence de presse, le jeune cinéaste a admis qu\u2019il ne se serait pas vu présenter un film comme The Death and Life of John F.Donavan au Festival de Cannes l\u2019an prochain.« Je n\u2019aurais pas voulu qu\u2019on prenne le film pour une entreprise revancharde, bien que je l\u2019aie écrit il y a cinq ans », dit-il à propos de son septième film où une rédactrice en chef d\u2019un tabloïd (Jessica Chastain) entreprend de ruiner la vie d\u2019une star hollywoodienne (Kit Harrington).« Face à la critique américaine, j\u2019ai ressenti qu\u2019on était tanné de moi à Cannes, affirme le cinéaste.Je demeure reconnaissant de l\u2019expérience que j\u2019y ai vécue.Être membre du jury a été pour moi l\u2019expérience sociale, intellectuelle et émotionnelle la plus enrichissante de ma vie.» En pause jusqu\u2019au printemps, où il se rendra à Londres et à Prague pour terminer le tournage de The Death and Life of John F.Donavan, dont le montage sera assuré par Mathieu Denis (Corbo), Xavier Dolan révèle que le tournage a été très difficile : «Pas à cause des acteurs, ni à cause du budget, mais par manque de préparation.Il n\u2019y a rien de pire que le manque de temps ; on en paye le prix à chaque instant\u2026 j\u2019ai beaucoup appris sur ce tournage.» DAVID AFRIAT LE DEVOIR La firme National est de loin la plus grande force de lobby au Québec ADRIAN WYLD PC Justin Trudeau "]
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