Le devoir, 17 septembre 2016, Cahier A
[" AUJOURD\u2019HUI Plaisirs \u203a Tendances voyage: où irons-nous demain?Anatomie d\u2019une destination vedette, ou comment nous savons que le Japon, la Corée du Sud ou encore la Namibie feront bientôt fureur.Page D 1 Avis légaux.A 8 Carrières .C 3 Décès.C 6 Mots croisés .D 4 Petites annonces .C 6 Sudoku .D 4 V O L .C V I I N o 2 1 1 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 7 E T D I M A N C H E 1 8 S E P T E M B R E 2 0 1 6 2 , 8 3 | S + T A X E S = 3 , 2 5 | S Culture: là où crèche Marc Labrèche Page E 1 ?w w w .l e d e v o i r .c o m 50 QUÉBEC 418-654-8677 LÉVIS 418-654-8677 TROIS-RIVIÈRES 819-696-8677 MONTRÉAL 514-231-8677 LAVAL 450-627-3716 LONGUEUIL 450-445-9829 .CA Certifié 5 Étoiles® TOILES À ROULEAUX \u2022 PANNEAUX COULISSANTS \u2022 PERSIENNES \u2022 STORES VOILAGE \u2022 STORES ROMAINS STORES HORIZONTAUX \u2022 STORES MOTORISÉS \u2022 STORES DE VERRIÈRES \u2022 STORES VERTICAUX FABRIQUÉ AU QUÉBEC SUR MESURE ESTIMATION GRATUITE 1 855 770-8677 OPAQUES TRANSLUCIDES SOLAIRES MOTORISATION DISPONIBLE Claude Bouchard Québec, Lévis, Montréal, Trois-Rivières, Repentigny, Laval, Boisbiand, Mont-Tremblant, Longueuil, Beloeil, Magog % de rabais ou INSTALLATION GRATUITE Jusqu\u2019à INSTALLATION GARANTIE COURSE AU PQ \u203a LES GRANDES ENTREVUES DU DEVOIR JACQUES NADEAU LE DEVOIR Nous poursuivons avec Jean-François Lisée notre série de rendez-vous avec les candidats à la chefferie du Parti québécois.Les tables éditoriales, dont l\u2019ordre a été déterminé au sort, se succèdent chaque samedi jusqu\u2019à la ?n septembre.Page A 3 M A R C O F O R T I E R L I S A - M A R I E G E R V A I S I S A B E L L E P O R T E R L e gouvernement Trudeau s\u2019apprête à renverser une mesure controversée qui force les femmes immigrantes parrainées par leur conjoint à rester en couple au moins deux ans, à défaut de quoi elles risquent l\u2019expulsion vers leur pays d\u2019origine.Ces règles ont été édictées par le gouvernement IMMIGRATION Prisonnières de leur couple Ottawa est sur le point d\u2019annuler une règle de parrainage qui a de dangereux effets secondaires J E S S I C A N A D E A U Q uébec revient à la charge avec l\u2019idée de créer un ordre professionnel pour les enseignants et de leur imposer de la formation en continu.Ce sont deux pistes d\u2019action suggérées par le ministère dans un document de consultation rendu public vendredi, qui vise à poser les bases d\u2019une nouvelle politique de la réussite éducative.«La qualité de l\u2019enseignement et des pratiques pédagogiques est une condition essentielle à la réussite éducative», peut-on lire dans le document de quatre pages qui sera soumis à une consultation générale au cours des prochains mois.Québec entend ainsi «proposer la création d\u2019ordres professionnels pour soutenir le développement ÉDUCATION Québec lance la réflexion\u2026 et relance le débat La proposition pour un ordre professionnel des enseignants divise le milieu F R A N Ç O I S L É V E S Q U E à Québec «J\u2019 ai été placé à 12 ans dans un pensionnat.C\u2019est là que j\u2019ai vécu des abus.Ç\u2019a fait de moi un homme de rage.Ce que j\u2019ai fait subir à ma femme, c\u2019est pas bon\u2026 Je regrette tellement.As- theure, je l\u2019aime encore plus.Pis elle, elle m\u2019attend quand même.Elle m\u2019attend à maison ».Ce témoignage, formulé avec DOCUMENTAIRE Délinquants en guérison Waseskun rend visite aux détenus autochtones qui séjournent dans un centre sans barreau ni grillage Dossier \u203a La double épreuve des immigrantes violentées.Page A 4 Moi, Luisa, battue et sans statut.Page A 5 Trop peu de financement pour les interprètes spécialisées.Page A 6 ONF Au centre Waseskun, les conditions de détention sont bien particulières.VOIR PAGE A 10 : PRISONNIÈRES VOIR PAGE A 10 : GUÉRISON VOIR PAGE A 10 : ÉDUCATION Présidentielle américaine Une chronique et une série pour explorer les États-Unis chaque samedi Pages B 2 et F 1 A M É L I E D A O U S T - B O I S V E R T D evant un imposant parterre de dignitaires et de chefs d\u2019État, le premier ministre du Canada, Justin Tr u- deau, a lancé un appel à la solidarité mondiale dans le cadre de l\u2019ouver ture, vendredi à Montréal, de la conférence qui vise à amasser 13 milliards $US pour le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.Hôte de cet événement qui se clôt ce samedi, le premier ministre souhaitait donner le ton en mettant de l\u2019avant le poids que ces maladies font peser sur les épaules des femmes et des filles, particulièrement dans les pays en voie de développement.« Nous pouvons mettre un terme à ces maladies pour de bon », a af firmé M.Trudeau, alors que la conférence a fixé l\u2019objectif de les éradiquer d\u2019ici 2030.Il a appelé à « briser le cercle vicieux » de la pauvreté qui « touche de manière dispro- por tionnée les femmes et les filles ».« La pauvreté est sexiste », a-t-il ajouté.Il a appelé les autres pays à contribuer « avec compassion et de manière ambitieuse».«Nous devons montrer l\u2019exemple et travailler ensemble, parce que nous démontrerons alors au monde entier ce qui peut être accompli lorsque nous joignons nos efforts dans une cause commune», a-t-il lancé aux délégués.La secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean, l\u2019a secondé dans ses propos, mais elle est allée plus loin en plaidant pour un renforcement de l\u2019économie des pays les plus touchés par ces maladies.Les actions menées grâce au Fonds « ne seront qu\u2019un coup d\u2019épée dans l\u2019eau », a-t-elle affirmé, « si on n\u2019améliore pas parallèlement les conditions de vie des populations».« La santé publique revêt le même ordre de priorité que la paix et la sécurité internationales », a aussi ajouté le président du Sénégal, Macky Sally, aussi invité à prendre la parole lors de la conférence d\u2019ouverture.On saura samedi si les enchères ont permis de renflouer le Fonds.L\u2019objectif affiché de cette conférence est de collecter 13 milliards de dollars pour les opérations courantes entre 2017 et 2019, en vue de mettre fin à l\u2019épidémie de sida d\u2019ici 2030, conformément aux engagements des Nations unies.Le Canada a injecté plus de 800 millions de dollars, une hausse de 20 % par rapport à son effort précédent.Des objectifs réalistes?Une conférence de cette ampleur revêt une par t de spectacle, mais les inter venants actifs dans la lutte contre ces épidémies sur le terrain voyaient le tout d\u2019un bon œil.Rencontré sur place, le Dr Réjean Thomas, médecin québécois bien connu pour son engagement dans la lutte contre le VIH, se réjouissait que la « popularité internationale » de Justin Trudeau profite à la cause.«Nous avons les moyens scientifiques d\u2019éradiquer le sida pour 2030, a-t-il dit au Devoir.Mais les fonds sont instables, on peut avoir l\u2019impression que la situation est réglée en raison de l\u2019existence de traitements.On peut rapidement perdre le contrôle si les donateurs ne tiennent pas leurs promesses.» Jointe au téléphone alors qu\u2019elle se dirigeait vers la conférence, la directrice adjointe d\u2019UNICEF Canada, Car- leen McGuinty, croit que la conférence est une occasion « historique » d\u2019éradiquer ces maladies d\u2019ici une génération.Non seulement elle souhaite voir le fonds renfloué, mais surtout que l\u2019argent se rende là où il est le plus nécessaire.« On veut voir un investissement dans les soins de santé, pas seulement dans les médicaments, pour que les populations les plus dif ficiles d\u2019accès soient rejointes », a-t-elle souhaité.« Particulièrement les enfants, ajoute-t-elle.La malaria tue un enfant toutes les deux minutes, et le nombre de décès dus au sida chez les jeunes a doublé depuis 2000.» Hélène Laverdière, députée du NPD, a dit souhaiter que le gouvernement libéral de Justin Trudeau prenne des engagements tout aussi importants en matière de développement inter national , puisque ce dernier va de pair avec la santé publique.Des dons de partout Les États-Unis sont en tête des donateurs avec 4,3 milliards de dollars promis pour les trois prochaines années, suivis par la France (1,6 milliard de dollars), l\u2019Allemagne (1,2 milliard), le Japon et le Canada (800 millions de dollars chacun).La décision du Royaume-Uni n\u2019était toujours pas connue vendredi soir.La France, représentée par André Vallini, secrétaire d\u2019État chargé du développement, a par ailleurs été accusée par cinq ONG (Sidaction, Action Santé Mondiale, Équilibres & Populations, Oxfam France et Solthis) de vouloir réduire de 20 % sa participation dans Uni- taid, une organisation internationale visant à réduire les coûts des médicaments traitant le VIH, la tuberculose et le paludisme.M.Vallini a fermement démenti ces affirmations à l\u2019AFP, indiquant que Paris a toujours l\u2019intention de demeurer le premier contributeur à Unitaid et que la participation française serait annoncée en fin d\u2019année, le temps que soient menés des arbitrages budgétaires.Avec l\u2019Agence France-Presse Le Devoir L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 7 E T D I M A N C H E 1 8 S E P T E M B R E 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 2 VENDANGES SUR L A R O U T E D E S VINS 2016 VIVEZ Les DESVINS.CA LAROUTE \u2022 Massage suédois \u2022 Massage clinique de l\u2019abdomen \u2022 Thérapie sacro-crânienne intégrée \u2022 Migraines \u2022 Tendinites \u2022 Mal de dos \u2022 Stress et tension générale ou spécifique \u2022 Problèmes de sciatique MD *** Reçus d\u2019assurances disponibles *** SERVICES OFFERTS PROBLÈMES RÉCURRENTS Carlos Otero | Massothérapeute Agréé FQM Centre Médical Westmount | Métro Vendôme | 514.503.7726 Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou edevarennes@ledevoir.com CONFÉRENCE À MONTRÉAL 13 milliards attendus par le Fonds mondial Pour parvenir à ses objectifs, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a besoin que les États intensifient leur participation M A R I E V A S T E L Correspondante parlementaire à Ottawa L e filtre des valeurs antica- nadiennes proposé par la candidate conservatrice Kellie Leitch ne semble pas susciter la même indignation chez les chroniqueurs anglophones que la défunte charte des valeurs péquiste.Cer tes, la char te du Par ti québécois était un projet de loi gouvernemental, alors que l\u2019idée de Kellie Leitch demeure une proposition d\u2019une aspi- rante-chef d\u2019un parti d\u2019opposition.Mais, en comparant la couverture médiatique qui leur a été accordée, Le Devoir a constaté que les mots pour décrier l\u2019une et l\u2019autre n\u2019avaient pas la même virulence.La char te des valeurs du gouvernement péquiste de Pauline Marois avait été abondamment dénoncée au Québec comme au Canada anglais, à la suite de son dépôt à l\u2019automne 2013, et ce, jusqu\u2019aux élections provinciales le printemps suivant.Nationalisme ethnique, populiste, ignoble, xénophobe, raciste.Les qualificatifs ne manquaient pas dans les chroniques et les éditoriaux anglophones.Une simple recherche dans l\u2019outil Eureka, qui recense les publications médiatiques, permet de retracer à l\u2019époque 21 textes d\u2019opinion portant sur la charte des valeurs du Québec et contenant le mot « raciste », 30 autres comportant le mot « xénophobie » .Kellie Leitch, de son côté, ne se mérite qu\u2019une chronique parlant de racisme et aucune de xénophobie.Une recherche plus vaste sur Internet, pour consulter davantage de médias anglophones, permet d\u2019en recenser quelques- uns.Mais on est loin du compte que s\u2019était mérité la charte des valeurs du « séparatisme québécois xénophobe», tel que le nommait le columnist Matt Gurney dans le National Post, en septembre 2013.« Le monde devrait appeler un chat un chat, en ce qui a trait à la charte des valeurs que vient de dévoiler Québec ; une charte d\u2019intolérance, un cadre pour instaurer une discrimination institutionnalisée et un étendard pour les sectaires », déplorait le Prince Albert Daily Herald en Saskatchewan.« Nous voici devant un cas flagrant de gouvernement provincial xénophobe qui tente de restreindre la liberté religieuse de citoyens canadiens », s\u2019indignait le National Post dans un éditorial au mois d\u2019août.Le Telegram de St.John\u2019s (Terre-Neuve) dénonçait une « charte sociale odieuse».«Ap- pelons-la ce qu\u2019elle est vraiment : xénophobe est probablement trop poli.D\u2019un racisme flagrant?C\u2019est un bon début.» Le National Post accusait régulièrement Pauline Marois de «tenter de raviver la fibre xénophobe ».Son chroniqueur Michael Den Tandt se réjouissait, au lendemain des élections en avril 2014 qui ont vu la défaite du Parti québécois, de voir que les électeurs de la province avaient rejeté « la \u201c charte des valeurs du Québec\u201d mesquine et xénophobe ».Les Québécois avaient refusé «l\u2019intolérance, la peur et la xénophobie», concluait à son tour Celine Cooper dans la Gazette de Montréal.Dans les quotidiens québécois, la charte a aussi été traitée de proposition «raciste» ou «xénophobe».Mais bien moins souvent, les chroniques et lettres ouvertes venant plutôt nier que l\u2019idée puisse être ainsi résumée.Comparaison En proposant de discerner les immigrants aux « valeurs anticanadiennes » en leur soumettant un questionnaire avant leur arrivée au Canada, Kellie Leitch s\u2019est fait comparer par Maxime Bernier à cette même charte des valeurs si vivement pourfendue.Pourtant, Mme Leitch et son questionnaire ne se sont pas mérités les mêmes blâmes.La candidate à la chef ferie du Parti conservateur a été accusée de vouloir faire «mousser sa marque en exploitant les peurs racistes et xénophobes de cer tains militants du Par ti conservateur», a reproché Desmond Cole dans le Toronto Star cette semaine.Mais les quelques fois qu\u2019on sor t les gros mots et qu\u2019on parle de racisme ou de xénophobie dans son cas, c\u2019est pour évoquer la comparaison qui a été faite avec Donald Trump \u2014 qualifié, lui, de raciste \u2014 ou pour définir l\u2019électorat qu\u2019elle courtise.Un seul texte met en doute le fait que la candidate conservatrice ne soit pas elle-même, comme ses supporteurs, « xénophobe ou sectaire ».L\u2019éditorial du Hamilton Spectator refuse de trancher.« Cela n\u2019importe pas, car elle fait de la politique identitaire et c\u2019est mal», se contente de reprocher poliment le texte.Le ton est beaucoup moins tranché.Et Kellie Leitch, son idée ou son parti ne sont pas invectivés.La controverse entourant la députée ontarienne reste jeune.Son idée de test de valeurs n\u2019a été révélée qu\u2019il y a deux semaines.Mais, pour l\u2019instant, les commentateurs semblent moins pressés de dresser le même constat qu\u2019au lendemain du dépôt de la charte des valeurs péquiste.Le Devoir COUVERTURE MÉDIATIQUE Pauline Marois et Kellie Leitch : deux poids, deux mesures ?Si la charte des valeurs québécoise était vivement dénoncée, l\u2019idée du test sur les valeurs canadiennes de Kellie Leitch l\u2019a moins été PAUL CHIASSON LA PRESSE CANADIENNE Le premier ministre Trudeau a passé la journée à rencontrer de nombreux dignitaires, dont la secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean, qui s\u2019était déplacée pour l\u2019événement. L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 7 E T D I M A N C H E 1 8 S E P T E M B R E 2 0 1 6 ACTUALITES A 3 Montréal : 4875, Jean-Talon Ouest · (514) 344-8555 · 1 (866) 747-8555 Laval : 2267, boul.Le Corbusier · (450) 682-8280 www.abatjourillimites.ca \u2022 Plus de 5,000 abat-jour en magasin.\u2022 Le plus grand choix au Canada.\u2022 Service de recouvrement sur mesure.\u2022 Apportez votre pied de lampe pour un ajustement parfait.Présentez ce coupon au moment de l\u2019achat.Excluant les commandes.Aucun ajustement de prix sur les commandes ou achats antérieurs.Valide du 17 septembre au 31 décembre 2016.OBTENEZ 20% de rabais sur TOUS nos abat-jour 40%de rabais sur TOUS nos pieds de lampes et 445, rue St-Sulpice, Vieux-Montréal Téléphone : 514 845-4980 Heures d\u2019ouverture : du lundi au vendredi de 10 h 00 à 18 h 00 les samedis et dimanches de 10 h 00 à 16 h 30 Papeter ie Casse - Noisette Nous tenons en inventaire agendas, papiers Lalo, papier St-Gilles, cartes, plumes et stylos, albums de photos, articles de bureau, sceaux, cires à cacheter .R O B E R T D U T R I S A C E n 2014, Jean- François Li- sée, qui avait annoncé son intention de se présenter à la succession de Paul ine Marois , ava i t é té prompt à a f f i r mer que la Charte des valeurs avait « empoisonné » le débat sur la laïcité au Québec et qu\u2019il ne fallait pas revenir là-dessus dans un avenir prévisible.Un peu moins de deux ans plus tard, le candidat à la direction du Par t i québécois crée des remous en proposant une « discussion » sur l\u2019interdiction de la burqa et du niqab dans l\u2019espace public.« Ce débat-là, il nous est imposé par la conjoncture, l\u2019actualité locale et internationale », a déclaré Jean-François Lisée au cours de l\u2019entrevue éditoriale qu\u2019il a accordée, vendredi, au Devoir.Il en veut pour exemples la controverse entourant les journées pédagogiques dont les dates coïncident avec une fête musulmane, ainsi que l\u2019autorisation du port du bur- kini dans des piscines d\u2019école, deux accommodements survenus à Montréal, ou, à Toronto, ces centaines de parents qui réclament que leurs enfants soient dispensés des cours d\u2019ar t dramatique et de musique.« Ce sont des faits qui s\u2019imposent à nous.» Sur l\u2019interdiction de la burqa et du niqab, Jean-François Li- sée a affirmé qu\u2019il avait eu des discussions avec des forces policières et il en fait une question de sécurité publique.Mais il a ajouté une autre raison pour cette interdiction : le respect de l\u2019égalité entre les hommes et les femmes.« Ma première responsabilité, si je suis premier ministre, c\u2019est la sécurité des citoyens du Québec.Alors, on va discuter de ça.Et un de mes rôles, c\u2019est [de juger si] cette valeur universelle de l\u2019égalité entre les hommes et les femmes [est] en contradiction avec cela.» Quant au port du burkini, il note que « ce n\u2019est pas envisageable qu\u2019il y ait une police des plages là-dessus » et que ce vêtement ne pose aucun enjeu de sécurité.Des terroristes pourraient dissimuler une mitraillette sous une burqa, et c\u2019est en Afrique q u e l e c a n d i d a t d é n i c h e un exemple.« En Afrique, les AK-47 sous les burqas, c\u2019est avéré», a-t-il soutenu.La situation européenne Jean-François Lisée a avancé que 10 pays européens ont adopté des lois pour permettre aux forces de l\u2019ordre d\u2019exiger qu\u2019une personne qui porte la burqa se dévoile pour des fins d\u2019identification.Il s\u2019est défendu de vouloir importer au Québec une situation sociale et politique européenne.«Est-ce qu\u2019il y a contraste ou il y a un délai [entre les contextes européen et québécois] ?Parce que ces discussions-là, il n\u2019y en avait pas en Europe il y a 15 ans, a-t-il fait observer.Ayons la discussion.N\u2019attendons pas que ça devienne tellement banalisé que ce serait plus compliqué d\u2019intervenir.» En tant que premier ministre, Jean-François Lisée lancerait d\u2019autres «discussions », notamment sur le port de signes religieux ou autres à la garderie et à l\u2019école primaire.Il veut aussi régler le problème des écoles religieuses illégales.«Le droit absolu des enfants au savoir, c\u2019est un principe qui, pour moi, est cardinal », a-t-il dit.Les pédagogues font observer que les symboles que porte une figure d\u2019autorité à l\u2019école finissent par être associés à l\u2019autorité, a-t-il souligné.« S\u2019il [l\u2019enseignant] avait une casquette de Greenpeace tout le temps, bien, on dirait : c\u2019est l\u2019autorité.Ayons cette discussion avec les pédagogues.» Jean-François reconnaît toutefois, comme il y a deux ans, les « conséquences négatives » qu\u2019a eues sur le PQ le débat sur la Charte des valeurs.« Je vois les traces que ç\u2019a laissées dans des communautés, pas toutes, et chez la jeunesse.» Mais il a nuancé la sortie qu\u2019il faisait alors.« J\u2019ai dit qu\u2019il ne fallait pas tenter de revenir à l\u2018interdiction globale des signes religieux dans la fonction pub l ique .» Le candidat pr o - pose aujourd\u2019hui que l\u2019administration publique n\u2019exprime qu\u2019une préférence pour l\u2019absence de signes religieux, préférence étatique à laquelle l\u2019employé aura le choix de se conformer ou non.À ses yeux, la Char te des valeurs n\u2019explique en rien l\u2019amère défaite du PQ en 2014 ; c\u2019est plutôt la crainte de la tenue d\u2019un référendum, principalement, qui a poussé nombre d\u2019électeurs péquistes à rester chez eux, a-t-il analysé.Éloigner le calice du référendum Il y a deux ans, le candidat Lisée proposait de trancher un an avant les élections de 2018 si, oui ou non, le gouvernement qu\u2019il dirigerait tiendrait un référendum dans un premier mandat.Il a invoqué deux raisons : la première, c\u2019est que le parti a perdu un an de préparation, et la seconde, c\u2019est le dépar t de Stephen Harper.Cer tes, il voyait dans la victoire de Justin Trudeau, en octobre dernier, un « germe prometteur» pour la souveraineté.Mais ce germe prendra du temps avant de se manifester.« Il y a une énorme dif férence entre avoir devant soi, à un moment de décision de souveraineté, l\u2019homme politique le plus détesté au Québec \u2014 Harper \u2014 ou l\u2019homme politique le plus aimé au Québec, qui est Justin Trudeau», dit-il aujourd\u2019hui.Avec le temps, le gouvernement Trudeau va « montrer son incompatibi l i té » avec le Québec, que ce soit sur l \u2019 identité mult iculturel le, l\u2019oléoduc d\u2019Énergie Est et les conditions sans doute imposées pour les transfer ts en santé, a-t-il fait valoir.« Ça va être long.Il part de très haut.Alors, forcer ce blocus- là en 24 mois, je ne veux même pas essayer», a-t-il dit.Selon lui, Alexandre Cloutier risque fort d\u2019arriver à six mois des élections en demandant aux militants de renoncer à la tenue d\u2019un référendum dans un premier mandat.« Le Conseil national va être la mère de toutes les chicanes», a-t-il prédit.L\u2019engagement à tenir un référendum sur l\u2019indépendance dans le deuxième mandat d\u2019un gouvernement Lisée, « il est en béton, il est inamovible », a dit le candidat, qui a dit s\u2019inspirer de la détermination montrée par Jacques Parizeau en 1995.Convergence et coalition Une fois élu chef du PQ, Jean-François Lisée tentera de convaincre Québec solidaire que l\u2019un des deux par tis ne présente pas de candidat dans certaines circonscriptions aux élections de 2018 \u2014 il a cité l \u2019exemple de Saint-Henri\u2013 Saint-Anne \u2014 de façon à battre les candidats libéraux.Mais il n\u2019y aura jamais d\u2019entente de ce genre avec la Coalition avenir Québec.« Les é lect ions de 2018, [ce sera] le PQ contre la CAQ comme gouvernement de remplacement .Ce sont les électeurs de la CAQ qui m\u2019intéressent », a-t-il signalé E n r e v a n c h e , s i J e a n - François Lisée est à la tête d\u2019un gouvernement minoritaire, il n\u2019écarte pas la possibilité de former une coalition avec la CAQ et QS en nommant François Legault et Françoise David à des postes de ministre, comme il l\u2019avait suggéré à Pauline Marois en 2012.« Je n\u2019écar te rien et je n\u2019annonce rien parce je ne sais rien de ce que sera la configuration», a affirmé le candidat.Le Devoir COURSE AU PQ \u203a LES GRANDES ENTREVUES DU DEVOIR Rouvrir la boîte de Pandore La conjoncture forcerait Jean-François Lisée à lancer une discussion sur l\u2019interdiction de la burqa JACQUES NADEAU LE DEVOIR Jean-François Lisée était de passage dans les bureaux du Devoir vendredi.En Afrique, les AK-47 sous les burqas, c\u2019est avéré « » Ça va être long [de contrer Justin Trudeau].Il part de très haut.Alors, forcer ce blocus-là en 24 mois, je ne veux même pas essayer.« » Âge 58 ans Formation Licence en droit, UQAM; maîtrise en communication, UQAM.Expérience politique Député de Rosemont depuis septembre 2012; ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur de septembre 2012 à avril 2014; au- jourd\u2019hui porte-parole de l\u2019opposition en matière de services sociaux, de protection de la jeunesse, de soins à domicile, de santé publique et de prévention.Notes biographiques Ma première responsabilité, si je suis premier ministre, c\u2019est la sécurité des citoyens du Québec.Alors, on va discuter de ça.Jean-François Lisée sur l\u2019interdiction de la burqa dans l\u2019espace public « » Lire aussi \u203a Du tchador à la burqa.La chronique de Michel David.Page B 3 Il est en béton, il est inamovible Jean-François Lisée sur son engagement à tenir un référendum sur l\u2019indépendance dans un deuxième mandat, à compter de 2022 « » A 5 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 7 E T D I M A N C H E 1 8 S E P T E M B R E 2 0 1 6 COUPS ET CONTRECOUPS DE L \u2019EXIL AU FEMININ A 4 La brutalité conjugale prend divers visages Quelques cas de figure I S A B E L L E P O R T E R à Québec Des enfants agresseurs Même si, dans la plupart des cas, l\u2019agresseur est un homme, il arrive aussi que les enfants soient en cause.À Québec, des intervenantes ont rapporté qu\u2019une dame birmane dans la fin de la cinquantaine avait été placée en maison d\u2019hébergement après avoir été maltraitée par un de ses enfants, adulte.La personne cachait notamment les cahiers de francisation de la mère pour l\u2019empêcher de sortir et la forcer à prendre en charge toutes les tâches ménagères.De partout Beaucoup d\u2019inter venantes soulignent que les victimes proviennent de tous les milieux, sont souvent occidentales et scolarisées.C\u2019est le cas de Laurie*, qui a quitté la Belgique contre son gré pour accompagner au Québec son conjoint, qui a obtenu un permis vacances-travail (PVT) pour un an.Son statut est précaire puisqu\u2019elle possède l\u2019équivalent d\u2019un visa de touriste qui ne lui permet pas de travailler au Québec.Ils ont un enfant rapidement après leur arrivée à Montréal, et leur situation conjugale se dégrade.Jaloux et agressif, le conjoint de Laurie lui fait subir toutes les formes de violence psychologique.Sans réseau ni famille, elle hésite à le quitter puisqu\u2019elle se retrouvera sans statut.Lorsqu\u2019elle se réfugie dans une maison d\u2019hébergement pour femmes victimes de violence conjugale, son mari, furieux, l\u2019accuse d\u2019enlèvement.S\u2019amorce alors une longue saga judiciaire dont elle attend toujours le dénouement, quatre ans plus tard.L\u2019isolement total «On a reçu des femmes qui ne parlaient ni le français ni l\u2019anglais, qui n\u2019étaient jamais sorties de la maison dans laquelle on les avait lancées à leur arrivée », a raconté en commission parlementaire Marie-Hélène Senay, de la Fédération des maisons d\u2019hébergement, à propos d\u2019un groupe de femmes originaires du Bangladesh.«Ça faisait cinq ans.Elles étaient privées de vêtements d\u2019hiver, de chauffage, de nourriture, d\u2019éclairage, et sans télé, évidemment.Quand on a fini par leur parler, elles savaient qu\u2019elles étaient au Canada, mais ne connaissaient ni la province, ni la ville, ni la rue, ni le transport en commun\u2026» Des mariages sur Internet «Des hommes sont ici, qu\u2019ils soient immigrants ou d\u2019origine canadienne-québé- coise, qui, de plus en plus, par Internet, vont connaître des femmes asiatiques, de l\u2019Europe de l\u2019Est ou autre, et les font venir ici.Ça peut être des femmes qui arrivent sans statut, et l\u2019homme leur dit : «Quand tu vas arriver ici, je vais faire tous les papiers», raconte Nicole Richer, de la maison Secours aux femmes.J\u2019ai même vu un mariage à distance, par vidéo.Sinon, le monsieur va là-bas, marie la femme et, de retour ici, refait la demande de parrainage, et là, la femme est sous sa responsabilité pendant deux ans si elle veut la résidence.Parfois, il y a même eu des enfants nés pendant cette courte période de temps.» Seule et enceinte Dans un mémoire de maîtrise sur des immigrantes parrainées ici, Lorena Suelves Ezquerro rapportait en 2014 le cas d\u2019Audrey, une femme d\u2019origine colombienne qui a commencé à être maltraitée par son conjoint une fois enceinte au Québec.«J\u2019étais au parc Victoria avec lui, son frère et un ami.Ils étaient à vélo tous les trois.Je ne pouvais pas aller à vélo parce que j\u2019étais enceinte.Je ne pouvais pas les suivre parce que je marchais à mon rythme, alors ils ont commencé à accélérer de plus en plus et je leur disais: je ne peux pas courir! Eux riaient très fort, ils s\u2019amusaient\u2026 Ils sont partis et m\u2019ont laissée toute seule dans le parc.Je ne pouvais même pas rentrer chez nous parce que je ne connaissais pas le chemin.« Imaginez, la seule chose que j\u2019ai faite, c\u2019est de m\u2019asseoir sous un arbre et de commencer à pleurer.Un jeune Québécois qui jouait de la guitare pas loin s\u2019est approché de moi.Il voulait m\u2019aider, mais on ne pouvait pas communiquer.Je pleurais, je hurlais, et je pense que les gens croyaient que j\u2019étais folle, mais je criais désespérément\u2026» Le Devoir * Certains lieux et noms ont été modifiés pour protéger les victimes.22 % Les femmes immigrantes victimes de violence conjugale constituaient 13 % de la clientèle des maisons d\u2019hébergement en 2006-2007 et sont près de 22 % dix ans plus tard, selon la Fédération des maisons d\u2019hébergement du Québec.40 % À Montréal, 40% de la clientèle de ces maisons est immigrante (atteignant 100 % dans certaines résidences) et la proportion tend à augmenter également en région.JACQUES NADEAU LE DEVOIR PHOTOS ISTOCK L I S A - M A R I E G E R V A I S P our Luisa*, l\u2019année 2007, celle de son arrivée com - me réfugiée au Canada, aura été marquante.Dans tous les sens du terme.Sur les bras, au visage, tout juste au-dessus de l\u2019œil droit, cette jeune Mexicaine a des cicatrices qui lui rappellent son calvaire.« J\u2019essaie de bien placer mes cheveux pour les cacher », dit-elle, en baissant légèrement le regard.Sous l\u2019emprise d\u2019un mari agressif et jaloux, Luisa con - naissait déjà l\u2019enfer de la violence avant de quitter son pays d\u2019origine.Isolée de tout, elle était forcée de rester à la maison avec ses deux enfants.Jusqu\u2019à ce que son mari, prétextant que la famille était en danger et persécutée, décide de s\u2019enfuir au Canada pour demander le statut de réfugié.«Moi, je ne voulais pas.À l\u2019aéroport, je me disais: «Mais qu\u2019est-ce que je vais faire ici ?» J\u2019étais encore plus seule, loin de mon pays et de ma famille», explique-t-elle.Pendant quatre ans, pire qu\u2019une sans-statut, elle n\u2019a été qu\u2019une ombre.Elle ne pouvait pas parler ni même sourire aux voisins de son immeuble.Encore moins sortir seule.Lors qu\u2019elle l\u2019accompagnait en voiture, son mari la forçait à garder la tête baissée.«J\u2019en avais mal au cou », raconte-t-elle.Dans un climat quotidien de terreur psychologique, Luisa se faisait abreuver d\u2019insultes et de menaces, elle était régulièrement frappée, avait des relations sexuelles contre son gré.À quelques reprises durant ces quatre années, elle a quitté son appartement pour se réfugier dans des maisons d\u2019hébergement pour femmes victimes de violence conjugale.La première fois, à la suite d\u2019un épisode violent, elle a demandé à son fils d\u2019appeler le 911.La police est venue mais, terrorisée, Luisa a refusé de porter plainte.Son mari a été arrêté, mais relâché 24 heures plus tard.Après quelques jours de répit dans une maison d\u2019hébergement, elle est rentrée chez elle avec ses enfants.« Je dépendais de lui.Et il me disait que c\u2019était ma faute, tout ce qui arrivait.Je me disais : «Pauvre lui, il ne mérite pas ça.»» La deuxième fois qu\u2019elle s\u2019est enfuie, Luisa est revenue chez elle au bout de deux semaines, tétanisée par la peur.«Il me disait qu\u2019il allait me trouver et tuer mes enfants si je ne revenais pas.» Il y a eu une troisième fois, puis d\u2019autres.Elle a changé plusieurs fois de maisons d\u2019hébergement, dont deux fois parce que son mari fou était parvenu à découvrir où elle était.« Il me disait toujours qu\u2019il pouvait me retrouver n\u2019impor te où.Une fois où je m\u2019étais cachée chez une nouvelle amie qu\u2019il ne connaissait pas, je ne sais pas comment il a fait, mais il m\u2019a retrouvée.» Peur et instabilité Après chaque déménagement, ses enfants changeaient d\u2019école.Pour plus de stabilité, son agresseur, en habile manipulateur, l\u2019avait convaincue de revenir s\u2019installer dans l\u2019appartement familial, affirmant que c\u2019était lui qui allait partir vivre ailleurs.Promesse jamais tenue.Jusqu\u2019à ce fameux jour d\u2019automne qui marqua à jamais sa mémoire.Et son visage.«On revenait de l\u2019église et il était furieux.Il disait que j\u2019avais regardé d\u2019autres hom - mes », raconte la jeune trentenaire.Il a attrapé un vase qu\u2019il lui a lancé au visage.La demande d\u2019asile de Lui - sa et de son mari ayant été refusée, ainsi que l \u2019appel qu\u2019ils avaient déposé, tous leurs recours étaient épuisés.Ils étaient sans papiers.La jeune maman ne voyait pas comment elle pouvait quitter son mari, vivre en mère célibataire, sans statut, sans revenu et ne parlant ni français ni anglais.Mais elle n\u2019en pouvait plus.« J\u2019ai pris deux-trois af faires et la police m\u2019a accompagnée jusqu\u2019à l\u2019école pour aller chercher mes enfants.C\u2019était terminé.» Une maison d\u2019hébergement, la première où elle s\u2019était réfugiée quelques années auparavant, l\u2019a accueillie à bras ouverts.On l\u2019a aidée à déposer une demande de résidence pour motifs humanitaires, l\u2019ultime recours.Luisa se souvient d\u2019une audience en particulier dans les bureaux de l\u2019Immigration, audience qu\u2019elle a encore sur le cœur.« J\u2019avais ma blessure au visage, une grande ligne de points de suture.Mon avocat et les intervenants avaient tous plaidé en ma faveur, mais l\u2019agent de l\u2019Immigration a dit : «Qu\u2019est-ce qui me prouve qu\u2019elle ne ment pas sur sa situation pour pouvoir rester au pays?»» La résidence de Luisa et de ses deux enfants a finalement été acceptée.L\u2019aide sociale et l\u2019allocation pour ses enfants lui ont permis de trouver un petit appartement.Son tor tionnaire devenu « ex », qu\u2019u ne ordonnance de la cour empêchait de s\u2019approcher de sa famille, a été expulsé du pays peu de temps après.D\u2019abord grâce à une plainte pour voies de fait déposée par un travailleur qu\u2019il avait agres - sé, et sur tout grâce à une plainte pour violence conjugale de Luisa.Une plainte déposée un jour dans un élan de courage et que, cette fois, elle n\u2019a jamais consenti à retirer.Le Devoir * Certains noms et détails de l\u2019histoire ont été changés pour préser ver la confidentialité des personnes concernées.Moi, Luisa, battue et sans statut «Je dépendais de lui.Il me disait que c\u2019était ma faute, tout ce qui arrivait.» On revenait de l\u2019église et il était furieux.Il disait que j\u2019avais regardé d\u2019autres hommes.Ce fameux jour d\u2019automne marqua à jamais la mémoire de la jeune trentenaire.Et son visage.Il a attrapé un vase qu\u2019il lui a lancé au visage.« » L I S A - M A R I E G E R V A I S L aurie* n\u2019a jamais aimé l\u2019hiver.Alors, le Québec\u2026 ce n\u2019était pas du tout son choix.C\u2019est son copain qui a drôlement insisté pour qu\u2019elle quitte la Belgique afin de l\u2019accompagner, lui qui avait obtenu un permis vacances- travail (PVT).Ça ne devait être que pour un an ou deux, après tout.Mais la voilà encore ici quatre ans plus tard, dans une saga judiciaire face à un conjoint agressif et jaloux qui est prêt à tout pour l\u2019empêcher de partir et la priver de son enfant.«Tout ce que je veux, c\u2019est pouvoir rentrer chez moi avec mon fils !» La violence dont elle a été victime a sculpté sa silhouette frêle et menue, la rendant presque invisible.Dans la chambrette de la maison d\u2019hébergement où elle vient de passer près de deux ans de sa vie, elle raconte d\u2019une voix douce, voire chuchote l\u2019histoire abracadabrante de son séjour au Québec qui a viré au cauchemar.Cri ses, chantage émotif, menaces et insultes verbales, men - son ges et manipulations\u2026Elle a eu droit à tous les types de violence psychologique de la part de son conjoint, avec qui la si - tuation s\u2019est rudement dégradée à la naissance de leur enfant, peu de temps après leur ar rivée à Montréal.« Il me disait : \u201cTu ne vas jamais retrouver ton fils.Et comment tu vas faire sans moi ?Tu ne peux pas travailler\u201d », raconte Laurie, qui ne pouvait pas retourner en Belgique avec son fils par crainte d\u2019être accusée d\u2019enlèvement.Subir la violence est déjà une épreuve.Lorsqu\u2019on a un statut d\u2019immigration précaire, qu\u2019on ne connaît pas nos droits, l\u2019épreuve apparaît d\u2019autant plus insurmontable.« Assez souvent, les femmes sont convaincues qu\u2019elles n\u2019ont pas le droit à un revenu et se sentent à la merci de celui qui travaille », constate Flora Fernandez, coordonnatrice de la maison d\u2019hébergement Assistance aux femmes, qui compte des décennies d\u2019expérience avec les victimes de violence conjugale.« Des groupes communautaires ont même déjà dit à des femmes que, si elles quittaient leur con joint pour aller en maison d\u2019hébergement, il y aurait nécessairement un rapport à la police et cinq ans de dossier criminel.On leur dit : \u201cC\u2019est comme ça que tu vas remercier ton conjoint qui t\u2019a emmenée ici ?\u201d Mais c\u2019est un paquet de mensonges ! » Augmentation constante Il serait urgent de se pencher sur le cas des femmes immigrantes qui vivent de la violence conjugale, car celles-ci sont en augmentation, ont constaté la Fédération des maisons d\u2019hébergement du Québec (FMHQ) et le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale.Les immigrantes constituaient 13 % de la clientèle de ces maisons en 2006-2007 et sont près de 22% dix ans plus tard, selon les données de la FMHQ.À Montréal, 40 % de la clientèle de ces maisons est immigrante (atteignant 100 % dans certaines résidences) et la proportion tend à augmenter également en région.D\u2019où l\u2019importance d\u2019une réelle coordination des services.«Si on augmente le flux migratoire en région, il faut tenir compte des impacts sociaux.Et il ne s\u2019agit pas juste de l\u2019intégration à l\u2019emploi», souligne Marie-Hélène Se- nay, coordonnatrice communication et analyse à la FMHQ.Elle déplore que les antennes régionales du ministère de l\u2019Immigration aient été coupées.La FMHQ insiste sur l\u2019importance, dans un cas de violence conjugale, de protéger l \u2019 immigrante et ensuite de régulariser son statut.« Il y a un protocole à instaurer », ajoute Mme Senay.Un protocole qui implique, dès le tout début du processus, les agents douaniers qui reçoivent par exemple les demandes d\u2019asile.« Il faudrait que les femmes puissent s\u2019exprimer sans que ça passe par leur mari.Peut-on juste séparer madame et monsieur pendant 15 minutes pour au moins expliquer à madame ses droits et lui donner des informations ?» La directrice de la FMHQ, Ma- non Monastesse, explique pour sa part que certaines femmes, sachant qu\u2019elles ont plus de droits au Canada, vont vouloir se déclarer victimes de violence dès leur arrivée à l\u2019aéropor t.Une maison d\u2019hébergement située non loin de là s\u2019occupe d\u2019ailleurs de ces cas particuliers.«Peut-on au moins les écouter?» Des maisons de réconfort Que ce soit dès le départ ou après quelques années, des immigrantes finissent par briser le silence.« Quand j\u2019ai commencé dans le milieu, il y a 35 ans, beaucoup de femmes, francophones ou anglophones, subissaient des violences physiques, surtout venant d\u2019hommes alcooliques, se rappelle Flora Fernandez.Aujourd\u2019hui, il y en a encore, mais c\u2019est plus de la violence psychologique ou post-séparation.» Et, loin des clichés, les immigrantes qui vont chercher de l\u2019aide auprès des maisons d\u2019hébergement ne sont pas nécessairement l\u2019archétype de la femme soumise à l\u2019homme parce qu\u2019issue d\u2019une société machiste et conservatrice, contrôlée par la religion.« En général, elles ont un bon niveau d\u2019éducation», soutient Flora Fernandez.(Voir l\u2019encadré en page A 5.) Quand ce ne sont pas les enseignants en francisation qui appellent pour signaler une femme en détresse, ce sont les professeurs des enfants lorsque ceux- ci font leur entrée à l\u2019école.Laurie a eu de l\u2019aide de sa famille, qui, à distance, l\u2019a aidée à trouver de l\u2019information sur Internet.«Quand une femme peut accéder à un cours ou à une formation, ça brise l\u2019isolement », dit Fanny Mar tel, inter venante à Assistance aux femmes.Mais par fois , impossible d\u2019échapper au contrôle des agresseurs.« Il n\u2019est pas rare que monsieur garde les documents.La carte d\u2019assurance sociale, d\u2019assurance maladie, le passepor t.Par fois, les femmes ne savent même pas où elles sont rendues dans leur démarche d\u2019immigration.Et souvent, on découvre que la demande de parrainage n\u2019a même pas été complétée par monsieur », souligne Nicole Richer, coordonnatrice depuis près de 30 ans à la maison Secours aux femmes.« Ça prend un temps fou pour retrouver tous ces papiers-là.» C\u2019est à cette tâche \u2014 et bien d\u2019autres \u2014 que s\u2019attellent les inter venantes des maisons d\u2019hébergement.Dans ces endroits anonymes dont l\u2019adresse est confidentielle, les femmes reçoivent protection et réconfort, en plus de l\u2019aide pour régulariser leur statut, témoigner en cour, recevoir l\u2019allocation à laquelle elles peuvent avoir droit.Et encore faut-il que la maison d\u2019hébergement ait accès à des interprètes pour of frir ses services dans la langue voulue.(Voir le texte en page A 6.) La plupart des séjours sont de trois à quatre mois, soit le temps qu\u2019il faut pour récupérer les documents et les informations et mettre de l\u2019ordre dans la situation de l\u2019immigrante.Lorsqu\u2019on parvient à redonner à une femme un statut quelconque, que ce soit un visa de travail, un statut de réfugiée ou une résidence pour motif humanitaire, par exemple, elle est admissible à l\u2019aide sociale, à l\u2019allocation familiale et à une panoplie de services.Mais pour celles qui sont carrément sans statut, les difficultés sont énormes.« Les sans-pa- piers n\u2019ont généralement pas le droit à l\u2019aide juridique, à l\u2019aide sociale, les enfants ne peuvent pas aller à l\u2019école », explique Nicole Richer.Un sourire d\u2019espoir Ce fut le cas de Laurie, qui a bénéficié des bonnes grâces de la maison Secours aux femmes pendant 18 mois.« Je n\u2019avais qu\u2019un visa de touriste, donc pas de possibilité de revenus, ni d\u2019accès aux HLM ou aux appartements de seconde étape [une sorte de logement de transition sous supervision].» Dans la chambrette qui les a accueillis, elle et son fils, la jeune maman a commencé à faire ses bagages.Il y a quel ques semaines, un juge a semblé sensible à sa cause après l\u2019avoir entendue.« J\u2019ai eu la garde complète de mon fils », dit-elle dans un sourire où point l\u2019espoir.« Mais je ne me réjouirai pas tant que je ne verrai pas [le jugement] écrit », souffle-t-elle.Depuis le procès, tous ses jours sont meublés par l\u2019attente de l\u2019ordonnance finale du juge, qui, sait-on jamais, arrivera peut-être avant l\u2019hiver.Le Devoir Avec Isabelle Porter La double épreuve de la violence Peut-on juste séparer madame et monsieur pendant 15 minutes pour au moins expliquer à madame ses droits et l\u2019informer?Marie-Hélène Senay, coordonnatrice communication et analyse à la FMHQ « » L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 7 E T D I M A N C H E 1 8 S E P T E M B R E 2 0 1 6 CONTRECOUPS DE L \u2019EXIL A 6 Apostrophes: de grands noms d\u2019ici chez Pivot Samedi 19 h 30 Partenaire média : Le poète québécois Gaston Miron parle de poésie et de création.Revoyez des géants de la littérature canadienne sur le plateau de la mythique émission littéraire.L I S A - M A R I E G E R V A I S I S A B E L L E P O R T E R C omment nommer « violence psychologique » en kirundi ?En népalais ?Les interprètes jouent un rôle crucial dans l\u2019aide aux immigrantes victimes de violence.Or les maisons d\u2019hébergement n\u2019ont souvent pas les moyens de se payer leurs services.En août dernier, la Fédération des maisons d\u2019hébergement pour femmes a lancé un véritable cri du cœur au gouvernement.« L\u2019interprétariat en maison d\u2019hébergement, c\u2019est un vrai problème.Ces femmes-là, on a un travail d\u2019intervention à faire avec elles, il faut souvent désamorcer une vie de violence dont les conséquences sont incroyables.Les interprètes disponibles, c\u2019est 40 $ l\u2019heure, et les maisons n\u2019ont pas de budget pour ça.Il faut un fonds spécial, il faut des accords », a plaidé l\u2019organisme devant la ministre de l\u2019Immigration, Kathleen Weil, en commission parlementaire.Sur le terrain, Le Devoir a pu constater l\u2019ampleur du problème.«Ça nous a coûté 5700$ l\u2019an dernier en interprétariat ; pour quiconque, c\u2019est des miettes, mais pour nous, c\u2019est énorme», explique Nicole Richer, coordonnatrice depuis 30 ans de la maison d\u2019hébergement Secours aux femmes.Le principal lieu où trouver des interprètes est la Banque d\u2019interprètes inter régionale à Montréal.Elle fait 23 407 interventions par année, dont 99 % dans la région métropolitaine.Le ser vice coûte 35 $ l\u2019heure, mais on exige deux heures au minimum et il faut payer le déplacement\u2026 « Quand la maison est loin du centre- ville, les interprètes, ça devient plus cher, poursuit Mme Richer.Je fais des demandes chaque année pour boucler ce budget-là.Je fais des demandes de dons, j\u2019envoie des lettres à des organismes et à des entreprises un peu partout.Et demander des sous pour les frais d\u2019interprétariat, ce n\u2019est pas comme demander des sous pour les enfants malades.Pourtant, les maisons d\u2019hébergement, ce sont de vrais services essentiels.» Les mots de la violence Certains refuges pour femmes préfèrent solliciter une banque de Québec dont les interprètes ont une formation spécifique en violence conjugale.La Maison des femmes immigrantes est d\u2019abord un refuge pour femmes violentées.En 2014, elle a constitué une banque de 76 interprètes dans 41 langues.Toutes des femmes, dont la moitié sont des anciennes pensionnaires de la maison.«On a commencé à l\u2019interne avec des femmes qui avaient déjà été hébergées.On leur a donné une formation en interprétariat et sur la violence conjugale », explique la directrice Nahid Ghafoor, une Afghane d\u2019origine qui a émigré au Québec pendant la guerre des années 1980.« Ce qui est intéressant, c\u2019est l\u2019engagement de ces femmes-là, qui veulent aider d\u2019autres femmes.» Les interprètes accompagnaient les femmes au palais de justice, à la clinique des réfugiés, au bureau de l\u2019aide sociale\u2026 De plus en plus d\u2019organismes extérieurs se sont mis à solliciter la Maison, qui reçoit désormais des demandes de refuges pour femmes de Sherbrooke, et même de Montréal.En violence conjugale, il faut faire très attention au choix des interprètes, explique Mme Ghafoor.« Selon notre expérience, on a vu qu\u2019il y avait chez les interprètes cer tains préjugés et jugements de valeur.Par fois, elles essayaient de changer la décision de la femme, ou elles prenaient beaucoup de place, ou elles n\u2019interprétaient pas comme il faut.» Les mots de la violence ne se traduisent pas dans toutes les langues, alors il faut expliquer, bien expliquer, pour- suit-elle.« Des termes comme \u201cvictimisation\u201d et \u201ccycle de violence\u201d, ça prend des connaissances pour pouvoir les traduire.Si on ne connaît pas ça, on peut dire n\u2019importe quoi.[\u2026] On peut dire à une interprète de ne pas juger, mais il faut qu\u2019elle ait la grille d\u2019analyse pour ne pas juger.On interprète le sens des mots, les émotions, tous les aspects.Sinon, ce ne sont que des mots secs qui se suivent.Surtout pour des femmes immigrantes qui ne connaissent pas le système, qui ne font pas confiance.» Malgré son succès, la Maison des femmes immigrantes n\u2019arrive pas à autofinancer le ser vice.Elle demande 35 $ l\u2019heure, dont 20 $ vont à l\u2019interprète.Le reste permet d\u2019embaucher une employée pour gérer les demandes.« On est capables de la payer pour 15 heures par semaine, mais c\u2019est clair qu\u2019on pourrait presque l\u2019embaucher à temps plein.En attendant, elle fait du bénévolat, remarque la coordonnatrice de la Maison, Lisette van Lier.On fait un léger profit, mais ce n\u2019est pas suf fi- sant pour la payer, elle, et payer tous les autres frais.C\u2019est pas cher, 35 $, mais pour des organismes communautaires, c\u2019est cher.» Selon elle, le gouvernement du Québec devrait créer un programme provincial pour payer les organismes qui ont besoin du service.« Immigration Québec devrait faire quelque chose et pourrait débloquer un montant d\u2019argent pour la province.Les organismes qui auraient à utiliser les interprètes pourraient envoyer leurs factures et se faire rembourser.[\u2026] « Cer tains vont refuser des immigrants parce qu\u2019ils n\u2019ont pas d\u2019argent pour payer les interprètes.Alors nous, on accepte de le faire bénévolement, on assume les frais, mais ce n\u2019est pas juste.Pourquoi on assumerait les frais ?On n\u2019a pas plus de budget.» À ses yeux, c\u2019est un problème de fond.« Il faut vraiment que quelqu\u2019un allume à un moment donné\u2026 On ouvre les por tes aux immigrants, mais jusqu\u2019à quel point on a les services pour les accueillir ?» Au gouvernement, on se dit sensibilisé au dossier, mais aucun changement n\u2019est au programme pour l\u2019instant.« Il y a plusieurs maisons d\u2019hébergement qui ont été rencontrées au printemps à cause de ces préoccupations et les échanges se poursuivent sur ce sujet », indique-t-on au cabinet de la ministre déléguée à la Santé publique, Lucie Charlebois, qui est responsable du dossier des banques d\u2019interprètes.Le Devoir Comment «interpréter» la violence conjugale?Les problèmes du sous-financement de la traduction dans ce secteur Nous recevons près de 3000 femmes et leurs 1500 enfants, dont 20 %, à l\u2019échelle de la province, de femmes immigrantes aux statuts divers et variés.À Montréal, c\u2019est 40 %, et dans certaines maisons, jusqu\u2019à 92 % d\u2019accueil d\u2019immigrantes.Parmi elles, 25 % ne maîtrisent ni le français ni l\u2019anglais.Données de la Fédération des maisons d\u2019hébergement pour femmes « » ISTOCK 76 En 2014, la Maison pour femmes immigrantes de Québec a constitué une banque de 76 interprètes dans 41 langues.Toutes des femmes, dont la moitié sont d\u2019anciennes pensionnaires de la maison.99% La Banque d\u2019interprètes interré- gionale à Montréal fait 23 407 interventions par année, dont 99 % dans la région métropolitaine. L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 7 E T D I M A N C H E 1 8 S E P T E M B R E 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 7 La famille de monsieur Bernard Lamarre tient à offrir ses remerciements à tous ceux et celles qui ont offert leurs témoignages de sympathie à la suite de son décès survenu le 30 mars 2016.Nous avons été extrêmement touchés par le très grand nombre de personnes qui nous ont fait part de l\u2019influence que Bernard Lamarre a eue dans leur vie, tant par sa générosité légendaire que par l\u2019intérêt qu\u2019il a démontré et l\u2019aide qu\u2019il a apportée dans leurs différents projets, que ce soit dans le domaine du génie qu\u2019il affectionnait tout particulièrement ou dans quelque projet que ce soit de nature commerciale, culturelle, sociale ou familiale.Il croyait fermement que chacun s\u2019épanouit par le travail bien accompli selon ses propres aptitudes et que cela ne peut se faire que dans le cadre d\u2019une société équitable et progressiste.Selon Harry Gordon Selfridge qu\u2019il citait souvent, « Le leader encourage, le boss exige; le leader essaie de corriger les erreurs avec son équipe, le boss veut attribuer le blâme ; le leader stimule son équipe, le boss commande ses troupes » et Bernard d\u2019ajouter « Moi, je veux être un leader, et je pense que c\u2019est ce que j\u2019étais aussi », ce que nous croyons pouvoir affirmer tout autant.Compte tenu de l\u2019ampleur des témoignages reçus, nous avons privilégié la voie des journaux pour remercier chaleureusement les personnes qui l\u2019ont côtoyé au cours des années et qui sont venues en grand nombre lui faire un dernier adieu et ont donné généreusement aux différents organismes dont l\u2019École Polytechnique, la Fondation du Musée des Beaux-Arts de Montréal et la Société de Développement Angus, qui lui tenaient tant à cœur.Nous vous en sommes reconnaissants et vous disons à tous un très grand merci.- Photo : Yves Beaulieu R E M E R C I E M E N T S B E R N A R D L A M A R R E S A R A H R .C H A M P A G N E L es pressions exercées par le Canada pour la libération de Kevin Garratt en Chine seront difficiles à reproduire pour Homa Hoodfar, emprisonnée en Iran.« Nous avons des relations étroites maintenant nourries avec nos homologues chinois.On n\u2019a pas ces relations avec l\u2019Iran.On n\u2019a même pas d\u2019ambassade avec l\u2019Iran.On n\u2019a rien », a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, lors d\u2019un impromptu de presse, vendredi matin.M.Garratt est rentré jeudi à Vancouver, après avoir passé deux ans en prison dans le nord de la Chine.Inculpé sous des motifs «d\u2019espionnage» et de «vol de secrets d\u2019État », il a été déporté vers le Canada après que le tribunal de Dandong eut rendu sa décision, selon le communiqué publié par sa famille.Son épouse, Julia Dawn Garratt, avait également été arrêtée en 2014, puis libérée sous caution six mois plus tard.Ils vivaient en Chine depuis environ 30 ans et tenaient un café près de la frontière de la Chine et de la Corée du Nord, tout en participant à des œuvres caritatives chrétiennes.Si « les plus hauts échelons du gouvernement du Canada ont été saisis » du dossier Garratt, comme l\u2019a indiqué jeudi le premier ministre, Justin Trudeau, par voie de communiqué, les négociations s\u2019annoncent plus ardues avec l\u2019Iran.M.Trudeau avait en effet attiré l\u2019attention des autorités chinoises sur son dossier lors de sa visite officielle en Chine en août dernier.Le directeur du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), Michel Coulombe, aurait rencontré Geng Huichang, ministre chinois de la Sécurité de l\u2019État, selon le Globe and Mail.«C\u2019est quelque chose qui n\u2019aidait pas les relations entre les deux», a avoué le ministre Dion, maintenant soulagé de cet irritant majeur, à une semaine de la venue à Ottawa du premier ministre chinois, Li Keqiang.Il a assuré du même souffle ne pas avoir fait de concessions pour le retour au pays de Kevin Garratt.Peu d\u2019influence Quant à Homa Hoodfar, cette professeure canado-iranienne de l\u2019Université Concordia, « la situation est dif férente », a dû reconnaître Stéphane Dion.Il donne tout de même l\u2019assurance de « faire tout pour que cette professeure soit libérée comme il se doit ».Les leviers que le Canada peut utiliser pour faire pression dépendent de la reconstruction des relations diplomatiques.Les diplomates iraniens en poste à Ottawa ont été expulsés en septembre 2012, et l\u2019ambassade du Canada à Téhéran, fermée.Accusée de porter atteinte à la sécurité nationale, notamment en raison de ses activités à caractère féministe, Mme Hoodfar a dû être hospitalisée le mois dernier après que son état de santé se fut sérieusement détérioré.Elle a été arrêtée d\u2019abord en mars dernier, puis libérée sans possibilité de partir, avant d\u2019être à nouveau emprisonnée en juin dernier.Le régime iranien n\u2019a pas divulgué les raisons exactes de son incarcération dans la funeste prison d\u2019Evin, là où la photojournaliste canadienne Zahra Kazemi a trouvé la mort en 2003.Sa famille soupçonne qu\u2019elle est accusée d\u2019avoir porté atteinte à la sécurité nationale, notamment pour ses activités de recherche à caractère féministe.Le Devoir CANADIENS DÉTENUS À L\u2019ÉTRANGER Des forces de persuasion inégales Le Canada ne peut exercer autant de pression pour Homa Hoodfar que dans le cas de Kevin Garratt G U I L L A U M E B O U R G A U L T - C Ô T É L\u2019 indépendance de Statistique Canada est-elle menacée par son « infrastructure informatique» ?Selon le statisticien en chef, Wayne Smith, la réponse est oui.Et le problème est assez criant pour qu\u2019il décide de claquer la porte de l\u2019organisme \u2014 un geste jugé «prématuré» par le gouvernement.Dans un courriel envoyé à tous les employés de Statistique Canada, M.Smith écrit qu\u2019il « démissionne afin d\u2019attirer l\u2019attention du public » sur la situation qu\u2019i l dénonce.M.Smith était en poste depuis 2010.Il avait pris la relève de Munir Sheik, après la démission fracassante de ce dernier, dans le contexte de l\u2019abolition du formulaire long obligatoire du recensement.Le contexte est cette fois dif- férent.M.Smith en a contre une décision en apparence technique \u2014 celle qui fait en sorte que l\u2019infrastructure informatique physique de Statistique Canada est placée sous l\u2019égide de Services partagés Canada (SPC).Selon lui, cela donne à SPC un «veto sur plusieurs des décisions de Statistique Canada en matière de collecte, de traitement, de stockage, d\u2019analyse et de diffusion des statistiques officielles ».M.Smith estime que cela occasionne une « per te d\u2019indépendance et de contrôle » pour son organisme.«La livraison des programmes de Statistique Canada est de plus en plus entravée en raison de l\u2019approvisionnement perturbateur, inefficace, lent et hors de prix des services d\u2019infrastructure informatique de Services partagés Canada», écrit-il.M.Smith avait déjà dénoncé cet été les problèmes vécus par Statistique Canada depuis que SPC héberge l\u2019informatique du groupe.Le 8 juillet, le site Internet de l\u2019organisme était notamment demeuré inaccessible pendant plusieurs heures, alors qu\u2019un important rapport devait être dévoilé.Ces ennuis techniques ne sont pas anodins pour une agence dont le mandat est de collecter, d\u2019analyser et de diffuser des données qui sont toujours for t attendues : Wayne Smith parle d\u2019une « déchéance progressive » qui a un impact sur la capacité de Statistique Canada de demeurer « un chef de file en matière de statistiques officielles ».Ottawa s\u2019étonne À Ottawa, le gouvernement Tr udeau s\u2019est étonné de la décision de M.Smith, qui écrit avoir « fait tout [son] possible pour remédier à cette situation, mais sans ef fet ».« Ça nous paraît prématuré comme décision, indique Philip Proulx, attaché de presse du ministre Navdeep Bains [Sciences].Nous sommes en train de travailler avec eux [pour régler les problèmes] et il y a eu plusieurs rencontres pour proposer des solutions.» Le gouvernement réexaminera cet automne la Loi sur la statistique, dans le but « de renforcer l\u2019indépendance » de Statistique Canada, a confirmé le ministre Bains vendredi \u2014 c\u2019était un engagement électoral libéral.Sauf que cette révision ne concerne théoriquement pas la question informatique.Et, pour Wayne Smith, c\u2019est là le cœur du problème : « Je ne peux pas prêter mon concours à des initiatives du gouvernement qui prétendront protéger l \u2019 indépendance de Statistique Canada quand, en réalité, cette indépendance n\u2019a jamais été aussi compromise.» M.Smith sera remplacé par Anil Arora, un haut fonctionnaire qui possède une longue feuille de route au sein de Statistique Canada.« Il possède des connaissances poussées sur la modernisation de l\u2019infrastructure statistique », a souligné M.Bains par communiqué.Il a du même coup salué le travail de Wayne Smith, qui « a joué un rôle-clé dans le rétablissement du questionnaire détaillé du recensement».Le Devoir STATISTIQUE CANADA Le statisticien en chef claque la porte Wayne Smith estime que l\u2019indépendance de son service est menacée SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE Wayne Smith était en poste depuis 2010.B R U C E C H E A D L E à Ottawa L e gouvernement fédéral ratifiera le traité international de Paris sur le climat cet automne, et ce, même s\u2019il ne s\u2019est pas encore entendu avec les provinces et les territoires à propos des mesures à adopter pour atteindre, d\u2019ici 2030, les cibles établies par le Canada concernant la réduction de ses émissions de gaz à effet de serre (GES).Des sources gouvernementales ont révélé à La Presse canadienne qu\u2019Ottawa comptait enregistrer sa ratification auprès des Nations unies avant que le premier ministre Justin Trudeau ne rencontre ses homologues provinciaux et territoriaux au sujet du plan national pour contrer les changements climatiques, qui fait l\u2019objet de discussions depuis des mois.Le secrétaire général de l \u2019ONU, Ban Ki-moon, fait pression sur les pays pour qu\u2019ils ratifient l\u2019accord de Paris avant l\u2019élection présidentielle américaine du 8 novembre, dans l\u2019espoir de garantir les dispositions de l\u2019entente pour au moins les quatre prochaines années.Le traité historique, qui exige de maintenir l\u2019augmentation des températures globales bien en dessous de deux degrés Celsius au cours du prochain siècle, entrera en vigueur seulement lorsque 55 pays produisant 55 % des émissions de GES mondiales l\u2019auront officiellement ratifié.I l est peu probable que M.Tr udeau rencontre les premiers ministres des provinces et des territoires avant que les représentants du Canada n\u2019assistent à la conférence sur le climat qui doit avoir lieu du 7 au 18 novembre, à Marrakech, au Maroc, afin de débattre de la mise en œuvre de l\u2019accord de Paris.Cette rencontre, baptisée COP22, n\u2019est pas considérée comme une réunion de chefs d\u2019État et de gouvernement et Justin Trudeau n\u2019y sera pas présent, ont indiqué les sources.Promesses Par le passé, le Canada a souvent fait des promesses à l\u2019international, concernant la réduction des émissions de GES, qu\u2019il n\u2019a pas réussi à honorer, d\u2019abord à la suite de la signature du protocole de Kyoto en 1997, puis après la conclusion de l\u2019entente de Copenhague en 2009.Les libéraux ont remporté les élect ions fédérales tenues l\u2019automne dernier avec une plateforme électorale comprenant des mesures importantes pour lutter contre le réchauf fement de la planète, s\u2019engageant à rencontrer les provinces dans les 90 jours suivant la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, qui s\u2019est déroulée en décembre dernier, afin d\u2019élaborer une politique sur la tarification du carbone.Justin Trudeau a bel et bien discuté avec les premiers ministres provinciaux et territoriaux à Vancouver en mars, où ils se sont entendus sur un processus de négociation concernant les politiques en matière de cl imat.Quatre groupes de travai l ont été créés pour examiner les différentes possibilités et devraient présenter sous peu leur rapport, après avoir raté la date limite initiale du 2 septembre.Le gouvernement fédéral soutient que les provinces et territoires ont accepté l\u2019accord de Paris en signant la déclaration de Vancouver et qu\u2019il peut donc ratifier l\u2019entente sans avoir en main un plan détaillé.La Presse canadienne CLIMAT Ottawa ratifierait l\u2019accord de Paris avant de rencontrer les provinces JAMES ZIMMERMAN LA PRESSE CANADIENNE Kevin Garratt a été accueilli par son épouse Julia à son retour au Canada jeudi, à Vancouver.Ça nous paraît prématuré comme décision.Nous sommes en train de travailler avec eux [pour régler les problèmes] et il y a eu plusieurs rencontres pour proposer des solutions.Philip Proulx, attaché de presse du ministre de l\u2019Innovation et des Sciences Navdeep Bains « » L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 7 E T D I M A N C H E 1 8 S E P T E M B R E 2 0 1 6 A 8 A V I S L É G A U X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS LÉGAUX & APPELS D\u2019OFFRES \u2022 HEURES DE TOMBÉE Tél.: 514-985-3344 | Fax: 514-985-3340 | Courriel : avisdev@ledevoir.com Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics | www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12h00 le vendredi | Publications du mardi: Réservations avant 16h00 le vendredi AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédia - tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsa - bilité se limite au coût de la parution.DEMANDE DE PARTICIPATION À UN RÉFÉRENDUM Second projet de règlement modifiant le Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement de Ville-Marie (01- 282), le Règlement sur les opérations cadastrales (O-1), le Règlement sur les certificats d'autorisation et d'occupation (CA-24-224), le Règlement sur les projets particuliers de construction, de modification ou d'occupation d'un immeuble (CA-24-011) et le Règlement sur la démolition d\u2019immeuble (CA-24-215) afin d\u2019assurer, notamment, la concordance au Schéma d'aménagement et de développement de l'agglomération de Montréal (RCG 14-029) (dossier 1166347002) Aux personnes intéressées ayant le droit de signer une demande de participation à un référendum AVIS PUBLIC est donné de ce qui suit : 1.APPROBATION RÉFÉRENDAIRE À la suite de l\u2019assemblée publique de consultation tenue le 24 août 2016 le conseil d\u2019arrondissement a adopté, lors de sa séance du 13 septembre 2016, le second projet de adopté le projet de règlement CA-24-282.109 intitulé Règlement modifiant le Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement de Ville-Marie (01-282), le Règlement sur les opérations cadastrales (O-1), le Règlement sur les certificats d'autorisation et d'occupation (CA-24-224), le Règlement sur les projets particuliers de construction, de modification ou d'occupation d'un immeuble (CA-24- 011) et le Règlement sur la démolition d\u2019immeuble (CA- 24-215) afin d\u2019assurer, notamment, la concordance au Schéma d'aménagement et de développement de l'agglomération de Montréal (RCG 14-029) Ce second projet de règlement contient une disposition qui peut faire l\u2019objet d\u2019une demande de la part des personnes intéressées afin qu\u2019un règlement qui la contient soit soumis à l\u2019approbation de certaines personnes habiles à voter conformément à la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités (RLRQ, c.E-2.2).2.OBJET DU SECOND PROJET Une copie du résumé du second projet de règlement ainsi que les notes explicatives peuvent être consultées sur le site internet de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : www.ville.montreal.qc.ca/villemarie, aux comptoirs Accès Ville-Marie situés au 17e étage du 800, boulevard De Maisonneuve Est, station de métro Berri-UQÀM, et au rez-de-chaussée du 275, rue Notre-Dame Est, station de métro Champ-de-Mars ou en communiquant le Secrétaire d\u2019arrondissement au (514) 872-3125.3.DISPOSITIONS SOUMISES À UNE APPROBATION RÉFÉRENDAIRE Les renseignements permettant de déterminer quelles dispositions peuvent êtres soumises à une approbation référendaire et quelles personnes intéressées ont le droits de signer une demande à l\u2019égard de chacune des dispositions du second projet de règlement peuvent être obtenus en communiquant avec le Secrétaire d\u2019arrondissement au (514) 872-3125 Une telle demande vise à ce que le règlement soit soumis à l\u2019approbation des personnes habiles à voter de la zone à laquelle le règlement s\u2019applique et de celles de toute zone contiguë d\u2019où provient la demande.4.TERRITOIRES VISÉS Une demande relative à ces dispositions peut provenir d\u2019une zone faisant partie de l\u2019arrondissement de Ville- Marie et des zones contigües situées dans les arrondissements de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, du Pla- teau-Mont-Royal, d\u2019Outremont, de Côte-des- Neiges\u2013Notre-Dame-de-Grâce, de Rosemont\u2013La Petite- Patrie et du Sud-Ouest.Le plan illustration l\u2019ensemble des zones du territoire de l\u2019arrondissement et ses zones contiguës peut être consulté aux comptoirs Accès Ville-Marie situés au 17e étage du 800, boulevard De Maisonneuve Est durant les heures normales de bureau, soit de 8 h 30 à 16 h 30 du lundi au vendredi.5.CONDITIONS DE VALIDITÉ D'UNE DEMANDE Pour être valide, une demande doit : - indiquer clairement la disposition qui en fait l'objet et la zone d'où elle provient; - être signée par au moins 12 personnes intéressées de la zone d'où elle provient ou, si leur nombre dans la zone n'excède pas 21, par au moins la majorité d'entre elles; - être reçue avant 16 h 30, le 26 septembre 2016, à l'adresse suivante : Demandes de participation à un référendum a/s de Me Domenico Zambito, Secrétaire d'arrondissement Ville de Montréal, arrondissement de Ville-Marie 800, boulevard De Maisonneuve Est, 17e étage Montréal (Québec) H2L 4L8 6.PERSONNE INTÉRESSÉE Toute personne qui n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter en vertu de la loi et qui remplit les conditions suivantes le 13 septembre 2016 : - être majeure, de citoyenneté canadienne et ne pas être en curatelle; et - être domiciliée dans une zone d\u2019où peut provenir une demande valide et, être depuis au moins six (6) mois, au Québec; ou - être, depuis au moins douze (12) mois, propriétaire d\u2019un immeuble ou occupant d\u2019un établissement d\u2019entreprise au sens de la Loi sur la fiscalité municipale (RLRQ c F-2.1), dans une zone d\u2019où peut provenir une demande.Condition supplémentaire aux copropriétaires indivis d\u2019un immeuble et aux cooccupants d\u2019un établissement d\u2019entreprise : - être désigné, au moyen d\u2019une procuration signée par la majorité des copropriétaires ou cooccupants, comme celui qui a le droit de signer la demande en leur nom et être inscrit sur la liste référendaire, le cas échéant.Condition d\u2019exercice du droit de signer une demande par une personne morale : toute personne morale doit désigner parmi ses membres, administrateurs ou employés, par résolution, une personne qui, le 13 septembre 2016, est majeure et de citoyenneté canadienne, n\u2019est pas en curatelle, et n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter prévue par la loi.Les personnes morales, les copropriétaires et cooccu- pants doivent produire leur résolution ou leur procuration en même temps que la demande.Elle prend effet lors de sa réception et demeure valide tant qu\u2019elle n\u2019est pas remplacée.Sauf dans le cas d\u2019une personne désignée à titre de représentant d\u2019une personne morale, nul ne peut être considéré comme personne intéressée à plus d\u2019un titre conformément à l\u2019article 531 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités.7.ABSENCE DE DEMANDE Ce second projet de règlement contient une disposition propre à un règlement susceptible d\u2019approbation référendaire.Les dispositions qui n\u2019auront pas fait l\u2019objet d\u2019une demande valide pourront être incluses dans un règlement qui n\u2019aura pas à être approuvée par les personnes habiles à voter.8.CONSULTATION DES DOCUMENTS PERTINENTS Une copie de ce second projet ainsi que les notes explicatives peuvent être consultées sur le site internet de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : www.ville.montreal.qc.ca/villemarie et aux comptoirs Accès Ville-Marie situés au 17e étage du 800, boulevard De Maisonneuve Est, station de métro Berri-UQÀM, et au rez-de-chaussée du 275, rue Notre-Dame Est, station de métro Champ- de-Mars.Montréal, le 17 septembre 2016 Le Secrétaire d\u2019arrondissement, Me Domenico Zambito Cet avis peut également être consulté sur le site Internet de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : www.ville.montreal.qc.ca/villemarie AVIS PUBLIC AUX PERSONNES INTÉRESSÉES AYANT LE DROIT DE SIGNER UNE DEMANDE DE PARTICIPATION À UN RÉFÉRENDUM Second projet de résolution adopté le 13 septembre 2016 1.APPROBATION RÉFÉRENDAIRE À la suite de l\u2019assemblée publique de consultation tenue le 24 août 2016, le conseil d\u2019arrondissement a adopté le 13 septembre 2016, le second projet de résolution CA16 240452.Ce second projet de résolution contient des dispositions qui peuvent faire l\u2019objet d\u2019une demande de la part des personnes intéressées afin que la résolution qui les contient soit soumise à leur approbation conformément à la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités (RLRQ, c.E-2.2).2.OBJET DU SECOND PROJET En vertu du Règlement sur les projets particuliers de construction, de modification ou d\u2019occupation d\u2019un immeuble (CA-24-011), le second projet de résolution CA16 240452 autorisant l'usage « salle de réception » au rez-de-chaussée du 755, rue Berri, et ce, en dérogation notamment aux articles 207, 208 et 270 du Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement de Ville-Marie (01-182) relatifs, entre autres, à l\u2019usage non autorisé dans la catégorie M.4 et à la distance minimale exigée d\u2019un autre débit de boisson alcoolique \u2013 pp 339 (dossier 1162931006).3.DISPOSITIONS SOUMISES À UNE APPROBATION RÉFÉRENDAIRE Une demande relative à une disposition ayant pour objet d\u2019autoriser une dérogation aux normes énumérées ci-dessous peut provenir de la zone visée et des zones contiguës : - usage non autorisé dans la zone M.4 (art.207 et 208 règl.01-282); - distance minimale exigée d\u2019un autre débit de boisson alcoolique (art.270 règl.01-282).4.TERRITOIRE VISÉ Le territoire visé est constitué de la zone visée 0155 et des zones contiguës 0071, 0083, 0105, 0425, 0437, 0090, 0498 et 0349; il peut être représenté comme suit : 5.CONDITIONS DE VALIDITÉ D'UNE DEMANDE Pour être valide, une demande doit : - indiquer clairement la disposition qui en fait l'objet et la zone d'où elle provient; - être signée par au moins 12 personnes intéressées de la zone d'où elle provient ou, si leur nombre dans la zone n'excède pas 21, par au moins la majorité d'entre elles; - être reçue avant 16 h 30, le 26 septembre 2016, à l'adresse suivante : Demandes de participation à un référendum a/s de Me Domenico Zambito, Secrétaire d'arrondissement Ville de Montréal, arrondissement de Ville-Marie 800, boulevard De Maisonneuve Est, 17e étage Montréal (Québec) H2L 4L8 6.PERSONNE INTÉRESSÉE Toute personne qui n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter en vertu de la loi et qui remplit les conditions suivantes le 13 septembre 2016 : - être majeure, de citoyenneté canadienne et ne pas être en curatelle; et - être domiciliée dans une zone d\u2019où peut provenir une demande valide et, être depuis au moins six (6) mois, au Québec; ou - être, depuis au moins douze (12) mois, propriétaire d\u2019un immeuble ou occupant d\u2019un établissement d\u2019entreprise au sens de la Loi sur la fiscalité municipale (RLRQ c F-2.1), dans une zone d\u2019où peut provenir une demande.Condition supplémentaire aux copropriétaires indivis d\u2019un immeuble et aux cooccupants d\u2019un établissement d\u2019entreprise : - être désigné, au moyen d\u2019une procuration signée par la majorité des copropriétaires ou cooccu- pants, comme celui qui a le droit de signer la demande en leur nom et être inscrit sur la liste référendaire, le cas échéant.Condition d\u2019exercice du droit de signer une demande par une personne morale : toute personne morale doit désigner parmi ses membres, administrateurs ou employés, par résolution, une personne qui, le 13 septembre 2016, est majeure et de citoyenneté canadienne, n\u2019est pas en curatelle, et n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter prévue par la loi.Les personnes morales, les copropriétaires et cooc- cupants doivent produire leur résolution ou leur procuration en même temps que la demande.Elle prend effet lors de sa réception et demeure valide tant qu\u2019elle n\u2019est pas remplacée.Sauf dans le cas d\u2019une personne désignée à titre de représentant d\u2019une personne morale, nul ne peut être considéré comme personne intéressée à plus d\u2019un titre conformément à l\u2019article 531 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités.7.ABSENCE DE DEMANDE Ce second projet de résolution contient des dispositions susceptibles d\u2019approbation référendaire.Les dispositions qui n\u2019auront pas fait l\u2019objet d\u2019une demande valide pourront être incluses dans une résolution qui n\u2019aura pas à être approuvée par les personnes habiles à voter.8.CONSULTATION DES DOCUMENTS PERTINENTS Le second projet de résolution peut être consultés, de 8 h 30 à 16 h 30, aux comptoirs Accès Ville-Marie situés au 17e étage du 800, boulevard De Maisonneuve Est, station de métro Berri-UQÀM, et au rez-de-chaussée du 275, rue Notre-Dame Est, station de métro Champ-de-Mars.Montréal, le 17 septembre 2016 Le secrétaire d\u2019arrondissement, Me Domenico Zambito Cet avis peut également être consulté sur le site Internet de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : www.ville.montreal.qc.ca/villemarie AVIS PUBLIC DEMANDES DE DÉROGATIONS MINEURES Les personnes intéressées sont priées de noter qu\u2019elles pourront être entendues par les membres du conseil d\u2019arrondissement qui statueront, en vertu du Règlement sur les dérogations mineures (CA-24-008), sur des demandes approuvant : - pour le bâtiment à être construit sur le lot 2 160 962 du cadastre du Québec, actuellement au 2088, boulevard Saint-Laurent, des dérogations permettant la construction d\u2019un stationnement intérieur automatisé avec des voies de circulation de 3,1 m au lieu du 5,2 m et des dimensions de cases de station de 2,3 m de large par 5,2 m de profondeur au lieu du 2,5 m par 5,5 m, et ce, en dérogation aux articles 617 et 620 du Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement de Ville- Marie (01-282) [dossier 1163332007]; - pour le bâtiment situé au 1199 à 1205 Berri, des dérogations permettant la construction d\u2019une verrière en marge avant et ce, en dérogation aux paragraphes 4 et 6 du deuxième alinéa de l\u2019article 372 puisque la verrière doit avoir une profondeur minimale de 4 mètres sur toute sa largeur et se situer à une distance minimale de 1 mètre par rapport au trottoir du Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement de Ville-Marie (01-282) [dossier 1163332010]; - pour la construction d\u2019un agrandissement du bâtiment situé au 1600, rue Victor-Hugo, des dérogations permettant un retrait d\u2019environ 1,11 m par rapport à la ligne latérale mitoyenne ouest alors qu\u2019un minimum de 1,98 m doit être laissé libre, un décroché par rapport au prolongement de la façade latérale du bâtiment alors que tout agrandissement doit se faire dans le prolongement des murs existants et un revêtement constitué d\u2019un matériau différent de celui du bâtiment existant, et ce, en dérogation aux paragraphes a) et e) de l\u2019article 9 du Règlement portant approbation du plan de construction et d\u2019occupation du projet « Les Floralies de la montagne » (6458) tel que modifié par le Règlement modifiant le Règlement portant approbation du plan de construction et d\u2019occupation du projet « Les Floralies de la montagne » (7371) [dossier 1167303002]; - pour le bâtiment à être construit sur les lots 3 746 514 et 3 361 128 du cadastre du Québec, actuellement au 2297, rue Hogan, une dérogation permettant une hauteur de 3 étages plutôt que 2 étages, et ce, en dérogation à l\u2019article 24 du Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement de Ville-Marie (01-282) [dossier 1162931010]; La séance du conseil d\u2019arrondissement au cours de laquelle seront étudiées ces demandes aura lieu le jeudi 6 octobre 2016, à 19 h, à la salle du conseil, 800, boulevard De Maisonneuve Est, rez-de-chaussée.Toute personne qui désire obtenir des renseignements relativement à ces demandes peut communiquer avec la Direction de l\u2019aménagement urbain et des services aux entreprises au 514 872-9545 et en mentionnant les numéros de dossier indiqués précédemment.Montréal, le 17 septembre 2016 Le Secrétaire d\u2019arrondissement, Me Domenico Zambito Cet avis peut également être consulté sur le site Internet de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : www.ville.montreal.qc.ca/villemarie AVIS PUBLIC RÈGLEMENT À sa séance du 13 septembre 2016, le conseil d\u2019arrondissement a adopté le règlement suivant : - Règlement CA-24-260 intitulé règlement modifiant le Règlement portant approbation du plan de construction et d'occupation d'un édifice à bureaux sur un emplacement situé à l'angle sud-est des rues Sherbrooke et Mansfield (8093) afin d\u2019abroger les articles 4 et 6.ORDONNANCES Il a édicté à cette même séance les ordonnances suivantes : - B-3, o.506, P-1, o.462 et CA-24-085, o.80 relatives à la tenue d'événements sur le domaine public (saison 2016, 6e partie, B); - B-3, o.507, P-1, o.463, CA-24-085, o.81, 01-282, o.174 et P-12-2, o.88 relatives à la tenue des festivals et des événements culturels sur le domaine public (saison 2016, 7e partie C); - B-3, o.508, P-1, o.464, CA-24-085, o.82, 01-282, o.175 et C-4.1, o.171 relatives à la tenue d'événements sur le domaine public (saison 2016, 7e partie, A); - E-7.1, o.50 relative aux demandes de permis d'artistes ou d'artisans pour la saison 2016; - 5984, o.119 exemptant le propriétaire du bâtiment situé au 900, rue Sainte-Catherine Est, de l'obligation de fournir 5 unités de stationnement; - 5984, o.120 exemptant le propriétaire du bâtiment situé au 1125, rue du Square-Amherst, de l'obligation de fournir 2 unités de stationnement; et ce, en vertu des règlements concernant le bruit (R.R.V.M., c.B-3), la paix et l\u2019ordre sur le domaine public (R.R.V.M., c.P-1), le civisme, le respect et la propreté (CA-24-085), l'urbanisme (01-282, article 560), la propreté et la protection du domaine public et du mobilier urbain (R.R.V.M.c.P-12.2), la circulation et le stationnement (R.R.V.M., chapitre C-4.1), l\u2019exposition et la vente d\u2019œuvres artisanales, picturales ou graphiques sur le domaine public (R.R.V.M., c.E-7.1) et les exemptions en matière d\u2019unités de stationnement (5984).Ce règlement et ces ordonnances entrent en vigueur à la date de la présente publication; ils peuvent être consultés aux comptoirs Accès Ville-Marie situés au 17e étage du 800, boulevard De Maisonneuve Est, station de métro Berri-UQÀM, et au rez-de-chaussée du 275, rue Notre-Dame Est, station de métro Champ-de-Mars.Montréal, le 17 septembre 2016 Le Secrétaire d\u2019arrondissement, Me Domenico Zambito Cet avis peut également être consulté sur le site Internet de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : www.ville.montreal.qc.ca/villemarie AVIS PUBLIC ARTISTES ET ARTISANTS PERMIS DE VENTE SUR LE DOMAINE PUBLIC (SAISON 2017) Les artistes et artisans son priés de noter, relativement aux demandes de permis de vente sur le domaine public pour la saison 2017, les informations suivantes : - les demandes de permis doivent être déposées du 11 au 14 octobre 2016, de 8 h 30 à 15 h; - les comités d\u2019évaluations tiendront leurs séances dans la semaine du 24 octobre 2016 et au besoin les jours subséquents; - les séances d\u2019attribution des emplacements auront lieu comme suit : - artisans : le 23 novembre 2016 à 10 h; - artistes qui utilisent un autre procédé de réalisation que la caricature ou le portrait : le 24 novembre 2016 à 10 h; - artistes qui utilisent la caricature ou le portrait comme procédé de réalisation : le 24 novembre 2016 à 13 h.Toutes les activités en lien avec ces demandes seront tenues au bureau d'arrondissement situé au 17e étage du 800, boulevard De Maisonneuve Est, à l'exception des séances d'attribution des emplacements qui se tiendront à la salle du conseil de l'arrondissement au rez- de-chaussée du 800, boulevard De Maisonneuve Est.L\u2019émission des permis se feront du 1er au 28 février 2017 au bureau d\u2019arrondissement situé au 17e étage du 800, boulevard De Maisonneuve Est.Toute personne qui désire obtenir des renseignements peut communiquer avec la Division des communications et des relations avec les citoyens au 514 872-6158.Montréal, le 17 septembre 2016 Le secrétaire d\u2019arrondissement, Me Domenico Zambito Cet avis peut également être consulté sur le site Internet de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : www.ville.montreal.qc.ca/villemarie AVIS PUBLIC Calendrier des séances ordinaires du conseil d\u2019arrondissement pour l\u2019année 2016 Toutes les personnes intéressées sont priées de noter que le conseil d\u2019arrondissement, lors de sa séance du 13 septembre 2016, a modifié le calendrier de ses séances pour l\u2019année 2016 en remplaçant la date du mardi 11 octobre par celle du jeudi 6 octobre et l\u2019endroit où se tiendra cette séance, soit à la salle du conseil situé au 800, boul.De Maisonneuve Est, rez-de- chaussée.Les séances ordinaires à venir seront tenues à 19 h aux dates et endroits suivants : Jeudi 6 octobre salle du conseil, 800, boul.De Maison- neuve Est, rez-de-chaussée Mardi 8 novembre salle du conseil, 800, boul.De Mai- sonneuve Est, rez-de-chaussée Mardi 13 décembre salle du conseil, 800, boul.De Mai- sonneuve Est, rez-de-chaussée Montréal, le 17 septembre 2016 Me Domenico Zambito Secrétaire d\u2019arrondissement Cet avis peut également être consulté sur le site Internet de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : www.ville.montreal.qc.ca/villemarie AVIS PUBLIC Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR 1 Bar Addition d\u2019autorisation de spectacles sans nudité dans 1 Bar existant (suite à une cession) (demande amendée) 9341-4647 Québec Inc.SALON CRISPO'S / CRIPO'S LOUNGE 4664, rue Jarry Est Montréal (Québec) H1R 1X3 Dossier : 454-181 4664, rue Jarry Est Montréal (Québec) H1R 1X3 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE BEAUHARNOIS, C.QC (CH.CIV.) VALLEYFIELD No 760-02-009813-085 AGENCE DU REVENU DU QUEBEC Partie demanderesse RICHARD DUHAIME Partie défenderesse SOCIÉTÉ CANADIENNE DE TRANSFERT Tierce saisie PRENEZ AVIS que le 20/10/2016 à 10:00 AU PARQUET DE LA BOURSE DE TORONTO seront vendus par L'INTERMEDIAIRE DE LA FIRME DE COURTAGE VALEURS MOBILIERES DE LA BANQUE LAURENTIENNE saisis en cette cause soit: LE CERTIFICAT D'ACTION #C511284 COMPRENANT 115 ACTIONS DE LA FI- NANCIERE SUN LIFE HUGO PHILIPPE HUISSIER DE L'ETUDE PHILIPPE ET ASSOCIES HUISSIERS DE JUSTICE 165 DU MOULIN ST-EUSTA- CHE QUEBEC J7R 2P5 TEL 450-491-7575 AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de Jean Durand, en son vivant domicilié au 775, rue Muir, Saint-Laurent, survenu le 11 novembre 2015, un inventaire des biens du défunt a été fait par le liquidateur successoral le 15 septembre 2016, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par tout intéressé au 130, avenue de l'Épée à Montréal.Montréal, ce 15 septembre 2016.Me Judith Pinsonneault, avocate AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que suite au décès d'André (aussi connu André Désiré) BOZZO, en son vivant domicilié au 12 130, Place Pierre-Blan- chet, Montréal, Québec, H1E 3P2, survenu le 18 décembre 2015, un inventaire des biens du défunt a été déposé et peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Suzanne HOTTE, notaire, sise au 7077, rue Beau- bien Est, bureau 201, à Montréal, (Qc), H1M 2Y2.Donné ce 15 septembre 2016, par Me Suzanne HOTTE, notaire.Avis de demande de changement de nom Prenez avis que Oussama Sou- laïmani, dont l'adresse de domicile est le 2171 rue de l'Équateur, Saint-Laurent, Québec, H4R 3M3, présentera au Directeur de l'état civil une demande pour changer son nom en celui de Zachary Soulaïmani.Cet avis a été rempli et signé à Saint- Laurent, le 14-09-2016, par Ous- sama Soulaïmani.Avis en vertu de l'article 795 C.c.Q.Susan Elliott, liquidateur de la succession, avise que l'inventaire des biens du défunt Phillip Elliott, né le 16 septembre 1950, est clos.Un avis de clôture d'inventaire est inscrit au Registre des droits personnels et réels mobiliers (16-0854482-0001).L'inventaire peut être consulté par les intéressés au 61, boulevard des Laurentides, Laval, Québec, H7G 2S9.DEMANDE DE PROROGATION EN VERTU DE LA LOI CANADIENNE SUR LES SOCIÉTÉS PAR ACTIONS Avis est par les présentes donné en vertu du paragraphe 39.1(2) de la Loi sur les banques (Canada) [la \"Loi\"] que BNP Paribas (Canada), une banque constituée sous le régime de la Loi, a l'intention de demander au ministre des Finances d'agréer une demande pour la délivrance d'un certi?cat de prorogation la prorogeant le 1er janvier 2017 en société par actions en vertu de la Loi canadienne sur les sociétés par actions, sous la dénomination sociale Corporation BNP Paribas Canada.Montréal, le 17 septembre 2016 BNP PARIBAS (CANADA) DEMANDES D\u2019AUTORISATION D\u2019EXERCER UN USAGE CONDITIONNEL Les personnes intéressées sont priées de noter qu\u2019elles pourront être entendues par les membres du conseil d\u2019arrondissement qui statueront, en vertu de la procédure des usages conditionnels du Règlement d'urbanisme de l'arrondissement de Ville-Marie (01-282), sur les demandes approuvant : - pour le bâtiment portant le numéro 1055 rue Saint- Mathieu, l\u2019usage « résidence de tourisme », et ce, conformément au paragraphe 7e de l\u2019article 136 du Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement Ville- Marie (01-282) [dossier 1163332008]; - pour le bâtiment portant le numéro 1444 rue Saint- Mathieu, l\u2019usage « résidence de tourisme », et ce, conformément au paragraphe 7e de l\u2019article 136 du Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement Ville- Marie (01-282) [dossier 1163332009]; - pour le bâtiment à être construit sur le lot 2 160 962 du cadastre du Québec, actuellement aux 2088-2100, boulevard Saint-Laurent, l\u2019usage « résidentiel » pour 2 logements situés au rez-de-chaussée et donnant sur la rue Clark, et ce, conformément au paragraphe 8° de l\u2019article 136 du Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement de Ville-Marie (01-282) [dossier 1162931009]; - pour deux appartements situés au 853, rue Ontario Est et un appartement situé au 2011, rue Saint-Chris- tophe, l'usage « résidence de tourisme », et ce, conformément au paragraphe 7e de l\u2019article 136 du Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement de Ville- Marie (01-282) [dossier 1156347051].La séance du conseil d\u2019arrondissement au cours de laquelle seront étudiées ces demandes aura lieu le jeudi 6 octobre, à 19 h, à la salle du conseil, 800, boulevard De Maisonneuve Est, rez-de-chaussée.Toute personne qui désire obtenir des renseignements relativement à ces demandes d\u2019autorisation peut communiquer avec la Division de l\u2019urbanisme de la Direction de l\u2019aménagement urbain et des services aux entreprises au 514 872-9545 et en mentionnant les numéros de dossiers indiqués précédemment.Montréal, le 17 septembre 2016 Le Secrétaire d\u2019arrondissement Me Domenico Zambito Cet avis peut également être consulté sur le site Internet de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : www.ville.montreal.qc.ca/villemarie AVIS PUBLIC L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 7 E T D I M A N C H E 1 8 S E P T E M B R E 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 9 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 R iga \u2014 C\u2019est en mai 2017 qu\u2019arriveront les 455 soldats déployés en Lettonie par le Canada, dans le cadre d\u2019un projet de l\u2019OTAN en vue de renforcer sa présence dans cette région préoccupée par les activités de la Russie, a indiqué le général canadien Jonathan H.Vance.La promesse d\u2019Ottawa s\u2019inscrit dans le cadre du déploiement par l\u2019OTAN de quatre bataillons multinationaux de quelque 1000 hommes chacun en Pologne et dans les pays baltes, commandés par les États-Unis, le Canada, l\u2019Allemagne et la Grande-Bretagne.Il s\u2019agit du plus grand renforcement de l \u2019OTAN sur son flanc oriental depuis la fin de la guerre froide, décidé en juillet lors du sommet de l\u2019Alliance, à Varsovie.«Je pense que les soldats vont commencer à arriver au printemps prochain, autour de mai, et nous prévoyons être pleinement déployés au début de l\u2019automne», a déclaré, jeudi soir, le général Vance aux journalistes, lors de son passage dans la base d\u2019Adazi, près de Riga.«Pour le moment, je ne peux pas dire quelles autres forces arriveront aussi, mais le résultat, ce sera un groupe de combat d\u2019environ 1000 soldats qui viendront compléter l\u2019armée lettone», a ajouté le général canadien.Des représentants militaires du Canada, de l\u2019Italie, de la Pologne, de la Slovénie et de l\u2019Espagne sont venus inspecter les installations lettones début septembre.Bien que ces pays soient censés contribuer à la création de ce bataillon, aucune décision définitive sur la composition de cette unité n\u2019a encore été prise.Depuis l\u2019annexion de la Cri- mée, en mars 2014, par la Russie et le début du conflit dans l\u2019est de l\u2019Ukraine, les pays baltes, indépendants depuis l\u2019explosion de l\u2019Union soviétique en 1991 et désormais membres de l\u2019OTAN, s\u2019inquiètent du risque d\u2019une agression semblable à celle subie par l\u2019Ukraine.Agence France-Presse Les soldats canadiens déployés en Lettonie arriveront en mai 2017 J U L I E N A R S E N A U L T L e front commun de l\u2019industrie du taxi devra patienter jusqu\u2019à la semaine prochaine avant de savoir s\u2019il obtiendra une injonction provisoire afin de contrer l\u2019entente inter venue la semaine dernière entre Uber et Québec.Après avoir entendu vendredi les arguments des parties concernées, le juge Michel Déziel, de la Cour supérieure du Québec, a pris la cause en délibéré et rendra sa décision mardi , à 14 h.L\u2019avocat du front commun, Marc-Antoine Cloutier, qui fait valoir qu\u2019il y a « urgence d\u2019agir», puisque la situation actuelle cause un important préjudice aux chauffeurs de taxi, ne croit pas que cela indique que le juge Déziel penche du côté des avocats d\u2019Uber et du gouvernement du Québec, qui prétendent le contraire.« Je pense que c\u2019est une question de droit complexe qui mérite réf lexion.Je demeure convaincu qu\u2019il y a urgence », a - t - i l expliqué en point de presse, à sa sortie de la salle d\u2019audience.À ses côtés, le porte-parole du Comité provincial de concertation et de développement de l\u2019industrie du taxi (CPCDIT), Guy Chevrette, a abondé dans son sens, estimant qu\u2019il était normal qu\u2019un « juge sérieux » prenne « quelques heures pour réfléchir».Les avocats du gouvernement québécois et d\u2019Uber ne se sont pas adressés aux journalistes.La multinationale n\u2019a pas commenté.Cette demande d\u2019injonction provisoire vise à faire suspendre l\u2019application de l\u2019entente sur le projet-pilote jusqu\u2019à ce que le tribunal débatte de la question sur le fond.Le but du front commun est de faire invalider l\u2019entente intervenue entre Québec et Uber.Laisser la chance au projet-pilote Me Cloutier a entre autres plaidé que le ministre des Transports, Laurent Lessard, avait outrepassé ses pouvoirs en négociant un projet-pilote avec Uber, ce qui « jetait à la poubelle » le système des permis détenus par les chauffeurs, en plus de créer un « régime à deux vitesses».«Pourquoi quelqu\u2019un achèterait un permis de taxi quand il n\u2019a qu\u2019à télécharger l\u2019application d\u2019Uber, lui verser 20 % de ses revenus et faire exactement la même chose que celui qui paie son permis 200 000 $, le tout avec moins de contraintes?Pourquoi quelqu\u2019un achèterait ce permis-là ?Ça ne vaut plus rien», a-t-il affirmé.Pour leur part, les avocats d\u2019Uber et du gouvernement du Québec ont demandé au juge Déziel de rejeter la demande d\u2019injonction provisoire en affirmant qu\u2019il n\u2019y avait «aucune urgence d\u2019agir», puisqu\u2019aucun arrêté ministériel n\u2019a été publié par le gouvernement pour valider le projet-pilote.Dans ses arguments, l\u2019un des avocats d\u2019Uber, François Giroux, a notamment fait valoir qu\u2019une autre demande d\u2019injonction déposée par Me Cloutier au printemps, soulevant des arguments similaires, sera entendue prochainement par le tribunal, ce qui, à son avis, démontre que le juge Déziel n\u2019avait pas à accorder une injonction provisoire.Me Giroux a également estimé qu\u2019il fallait « laisser au projet-pilote la chance de vivre », ajoutant que l\u2019entente n\u2019était pas « statique» et qu\u2019elle permettait une certaine « flexibilité » au besoin.Dans le cadre du projet-pi- lote d\u2019un an, Uber se verra octroyer l\u2019équivalent de 300 permis de taxi.La multinationale devra toutefois payer des taxes et impôts en plus de percevoir la TPS et la TVQ, notamment, en plus de verser des redevances.Elle devra également contribuer à un fonds de modernisation de l\u2019industrie du taxi et appliquer un tarif minimum de 3,45 $ par course, comme le font les taxis.La Presse canadienne ENTENTE QUÉBEC\u2013UBER La décision sur l\u2019injonction demandée par les taxis sera rendue mardi P A T R I C E B E R G E R O N à Québec L es cas d\u2019abus contre les personnes les plus vulnérables augmentent parce que le Curateur public n\u2019arrive plus à accomplir sa mission.C\u2019est ce qu\u2019ont dénoncé à l\u2019unisson des organismes et un syndicat vendredi, en réclamant la fin des compressions du gouvernement Couillard et un réinvestissement pour améliorer les services du Curateur.Les syndiqués sont alarmés par un document interne qui évoque notamment des scénarios de privatisation, de hausse des tarifs et de réduction des services.« L\u2019augmentation de la charge de travail place l\u2019organisation aux limites de ses capacités », peut-on lire dans le document obtenu par le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ), par l\u2019entremise de la Loi d\u2019accès à l\u2019information.«L\u2019actuel dispositif sur lequel repose la protection de ces personnes et de leurs biens parvient dif ficilement à répondre à l\u2019ensemble des besoins et le pourra encore moins dans les années à venir, compte tenu de l\u2019accroissement anticipé», lit-on plus loin.Politiques d\u2019austérité La situation actuelle est devenue «critique», avec les politiques d\u2019austérité du gouvernement Couillard, a affirmé le président du SFPQ, Christian Daigle, au cours d\u2019une conférence de presse tenue à la Tribune de la presse parlementaire à Québec.En 10 ans, les effectifs syndiqués sont passés d\u2019environ 340 à 300.La clientèle augmente et le Curateur a du mal à assurer les services de soutien, d\u2019accompagnement des familles, de vérification auprès des personnes sous curatelle et des personnes responsables de curatelle, a-t-il ajouté.« Le fait de ne pouvoir faire les vérifications, oui, cela est propice aux abus», a-t-il dit.À ses côtés, la directrice générale de l\u2019Association des groupes d\u2019intervention en défense des droits en santé mentale (AGIDD), Doris Pro- vencher, a confirmé qu\u2019il y a beaucoup d\u2019abus, par ticuliè- rement contre les personnes plus isolées.« Ce n\u2019est pas nécessairement de gros abus : on rogne sur la nourriture, sur les vêtements, il y a beaucoup d\u2019abus et les gens n\u2019arrivent pas à contacter leur curateur délégué », a-t-elle expliqué.Elle a aussi donné des exemples de l\u2019impuissance des personnes qui dépendent du Curateur public.« Ça peut prendre des semaines avant qu\u2019une personne puisse avoir accès à son curateur pour obtenir une paire de bottes en hiver», a-t-elle dit.Commande politique Judith Gagnon, de l\u2019Association de défense des droits des personnes retraitées, s\u2019est indignée du sort qu\u2019on réserve à ces personnes qui ne peuvent manifester leur mécontentement.«Ce sont les plus vulnérables, les sans-voix, des gens qui n\u2019ont pas de poids social.Ils ne sont pas millionnaires et on leur coupe des services.Ont-ils moins de droits parce qu\u2019ils sont plus vulnérables ?Les services devraient être de haute qualité.Ce n\u2019est pas leur faute, ils sont dans une situation dif ficile et on devrait les protéger», a-t-elle dit.Le Curateur public, Normand Jutras, répond à une commande politique du gouvernement Couillard, plutôt que de protéger les personnes inaptes, comme le veut sa mission, a résumé M.Daigle.«[Le Curateur public] prend des décisions sans consulter ni les proches, ni le milieu, il engage le destin de 40 000 personnes sous curatelle privée et publique, sans aucun débat public, c\u2019est inacceptable », a affirmé le directeur de l\u2019Association pour la défense des personnes et de leurs biens sous curatelle publique, Ura Greenbaum.Le regroupement réclame l\u2019abandon des scénarios de privatisation et de réduction des services, l\u2019augmentation du financement du Curateur public et l\u2019embauche de personnel.En 2014-2015, le budget du Curateur publ ic étai t de 57,9 millions de dollars, tandis qu\u2019en 2013-2014 il était de 55,7 millions.La Presse canadienne La mission du Curateur public compromise en raison des compressions Le manque d\u2019effectifs et de moyens au sein du service public crée une situation « propice aux abus » contre les personnes vulnérables Nouvelle grève dans les cégeps Une nouvelle journée de grève sera tenue le 20 septembre dans 16 cégeps.Le Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) compte profiter de la rentrée parlementaire pour se faire entendre devant l\u2019Assemblée nationale, en plus des piquets de grève qui freineront les activités régulières des 16 établissements d\u2019enseignement concernés.Les 700 membres du SPGQ sont sans convention collective depuis plus d\u2019un an et dénoncent le traitement salarial inégal des emplois professionnels.En négociation avec la ministre responsable de l\u2019Enseignement supérieur, Hélène David, le SPGQ juge « inacceptables les offres patronales ».Ses syndiqués occupent une dizaine de postes tels que conseiller pédagogique, conseiller en orientation, psychologue, conseiller en services adaptés et autres.Le Devoir DAVID AFRIAT LE DEVOIR L\u2019avocat du front commun fait valoir qu\u2019il y a « urgence d\u2019agir », puisque la situation actuelle cause un important préjudice aux chauffeurs de taxi.Des représentants militaires du Canada, de l\u2019Italie, de la Pologne, de la Slovénie et de l\u2019Espagne sont venus inspecter les installations lettones début septembre Les pharmaciens vont en arbitrage Invoquant l\u2019échec des négociations avec le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, l\u2019Association québécoise des pharmaciens propriétaires (AQPP) indique qu\u2019elle ira devant un tribunal d\u2019arbitrage pour régler le conflit.Dans un communiqué diffusé vendredi soir, l\u2019AQPP accuse le ministre de fragiliser le secteur de la pharmacie communautaire en refusant de négocier sérieusement avec les pharmaciens propriétaires.La période de négociations qui a débuté le 2 juin, à la suite de la trêve convenue entre les parties, a pris fin vendredi, rappelle-t-elle.Selon elle, l\u2019échec des négociations vient du fait que le ministre n\u2019a pas donné à ses représentants les mandats qui auraient permis une véritable négociation.De son côté, elle soutient avoir apporté plusieurs pistes de solution, notamment en proposant de revoir le modèle de rémunération des pharmaciens.La procédure d\u2019arbitrage signifiée en mai dernier sera donc poursuivie, est-il indiqué.La Presse canadienne Cloutier demande des excuses à Lisée Autre flèche lancée vendredi par Jean-François Lisée contre son adversaire dans la course à la direction du Parti québécois.M.Lisée a associé Alexandre Cloutier à l\u2019imam Adil Char- kaoui, affirmant qu\u2019il lui avait donné son appui public.Il faisait référence à des propos sur les candidats publiés par le Collectif québécois contre l\u2019is- lamophobie, pour lequel milite l\u2019imam Charkaoui.L\u2019équipe de M.Cloutier n\u2019a pas tardé à réagir, niant toute association.«M.Cloutier n\u2019a jamais été en contact, de près ou de loin, avec M.Charkaoui et n\u2019a jamais reçu son appui», a-t-il indiqué sur sa page Facebook, en début de soirée, vendredi.Le Devoir L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 7 E T D I M A N C H E 1 8 S E P T E M B R E 2 0 1 6 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S Harper en 2012.En cas de rupture dans les deux années suivant le début de leur relation conjugale, ces femmes doivent reprendre à zéro le processus d\u2019accession à la résidence permanente, qui ouvre la porte à une vie normale au Canada.Elles risquent d\u2019être expulsées vers leur pays d\u2019origine, même si elles ont des enfants nés au Canada.Selon ce que Le Devoir a appris, le ministère de l\u2019Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté compte déposer, d\u2019ici la fin de l\u2019année 2016, un projet de règlement qui modifiera ces règles encadrant la « résidence permanente conditionnelle ».Le Conseil du statut de la femme, le Conseil canadien des réfugiés et des chercheurs spécialisés en immigration attendent avec impatience ces changements à la loi.Ils dénoncent depuis longtemps les « ef fets pervers » de ce règlement, qui vise d\u2019abord à empêcher les mariages de convenance destinés uniquement à obtenir la citoyenneté canadienne.Cette mesure touche tous les immigrants parrainés par un conjoint \u2014 environ 36 000 personnes au Québec, entre 2008 et 2012 \u2014 mais les femmes sont plus vulnérables que les hommes, selon les organismes d\u2019aide aux nouveaux arrivants.«Le gouvernement Harper a instauré une résidence permanente conditionnelle.Beaucoup d\u2019hommes en profitent.Ils vont chercher des femmes à l\u2019étranger en se disant que les femmes ne connaissent pas leurs droits ni les lois, elles ne parlent ni français ni anglais, elles sont donc plus faciles à contrôler.Et ils savent que, si ça ne fait pas leur af faire, en deux ans monsieur peut quitter madame, et celle-ci perd sa résidence et sera retournée dans son pays d\u2019origine», dit Nicole Richer, coordonnatrice depuis près de 30 ans de la maison d\u2019hébergement Secours aux femmes de Montréal.«Vous imaginez des couples où il y a des tensions, des violences?Ça veut dire que, si jamais la femme quitte le domicile, elle perd ses papiers», ajoute Yasmina Chouakri, de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes.« L\u2019égalité hommes-femmes non négociable, tout le monde est d\u2019accord là-dessus au Québec et au Canada.Cependant, ça reste un discours si, dans la réalité, on s\u2019aperçoit que les statuts d\u2019immigration et les programmes ne favorisent pas cette égalité.Il y a un problème », ajoute-t-elle.Des femmes vulnérables Le gouvernement Trudeau proposera des modifications à ces dispositions pour répondre à des préoccupations comme la vulnérabilité des époux parrainés, indique-t-on à Ottawa.C\u2019est un engagement électoral des libéraux.Le projet de règlement sera publié dans la Gazette du Canada d\u2019ici la fin de l\u2019année 2016, confirme Nancy Caron, porte-parole d\u2019Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada.Le parrainage « place les femmes dans des situations de vulnérabilité en raison de leurs dépendances juridique, économique et sociale envers leur conjoint», conclut une étude menée en 2014 à l\u2019Université Laval.La chercheure Lorena Suelves Ezquerro est parvenue à ce constat après avoir suivi dix immigrantes parrainées par leur conjoint.Ces femmes scolarisées gagnaient généralement bien leur vie dans leur pays d\u2019origine.Elles étaient autonomes.La moitié d\u2019entre elles ont immigré au Québec pour suivre ou rejoindre leur conjoint, qui avait un meilleur emploi.L\u2019autre moitié de ces femmes ont rencontré leur conjoint au Québec.Ce conjoint peut être citoyen canadien (né au Canada ou dans un pays étranger) ou résident permanent.Le problème, c\u2019est que les immigrantes parrainées deviennent entièrement dépendantes de leur conjoint.En vertu des règles fixées par Ottawa, le mari s\u2019engage à subvenir à tous les besoins de sa femme durant trois ans.Elle n\u2019a droit à aucun programme social.Elle a un accès limité aux cours de francisation.Le « parrain » doit non seulement subvenir aux besoins de sa femme durant trois ans, mais le couple doit se maintenir pendant au moins deux ans pour prouver à l\u2019État qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une réelle union conjugale et non d\u2019une arnaque pour immigrer au Canada.Plusieurs de ces femmes ne parlent ni français ni anglais en arrivant au pays.Elles ne comprennent pas le fonctionnement de leur société d\u2019accueil.Elles n\u2019ont aucun réseau d\u2019amis.Ces femmes sont isolées.L\u2019immigration entraîne un stress énorme qui peut donner lieu à des problèmes de santé.Six des dix femmes mentionnées dans l\u2019étude de l \u2019Université Laval ont subi des problèmes comme un infarctus, la maladie de Crohn ou une inflammation de la vésicule biliaire.Problèmes de couple Toutes ces difficultés mènent souvent à des difficultés conjugales.La moitié des femmes citées dans l\u2019étude de l\u2019Université Laval ont divorcé dans les années suivant leur arrivée au Québec.Certaines ont rapporté avoir subi de la violence, du chantage.Le règlement actuel prévoit une exception à la règle de résidence permanente conditionnelle pour les femmes victimes de violence.Elles peuvent se séparer de leur «parrain» sans risquer l\u2019expulsion du pays.Dans les faits, cette exception n\u2019est d\u2019aucun secours.Les conséquences potentielles d\u2019une séparation \u2014 le renvoi dans le pays d\u2019origine \u2014 sont trop importantes pour que les immigrantes prennent le risque de quitter leur conjoint, selon les groupes de défense des femmes.«La résidence permanente conditionnelle, c\u2019était un très mauvais cadeau de Stephen Harper.Cela a rendu les femmes extrêmement vulnérables.Certaines femmes sont en panique car elles ne veulent pas rester [avec leur conjoint].Elles sont dans des situations impossibles et le conjoint profite largement de cette réalité qu\u2019amène le règlement.Les hommes se sentent protégés par le gouvernement fédéral et ils jouent avec ça», dit Flora Fernandez, coordonnatrice de la maison Assistance aux femmes.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 PRISONNIÈRES Si ça ne fait pas son affaire, en deux ans monsieur peut quitter madame, et celle-ci perd sa résidence et sera retournée dans son pays d\u2019origine Nicole Richer, Maison d\u2019hébergement secours aux femmes « » et consolider l\u2019expertise des différentes professions liées à l\u2019enseignement et à la pédagogie».Il souhaite également «améliorer la préparation et la formation continue des enseignants pour mieux répondre aux besoins des élèves dans des classes de plus en plus hétérogènes».« On va avoir cette réflexion- là d\u2019abord \u2014 bien entendu \u2014 avec les enseignants et avec les gens qui sont intéressés par l\u2019école », a répondu le ministre de l \u2019Éducation, Sébastien Proulx, lors d\u2019une conférence de presse tenue pour le lancement de sa vaste consultation publique sur l\u2019éducation, vendredi matin.Le ministre dit vouloir réfléchir avec les acteurs du milieu à la façon dont cela pourrait se faire « dans le respect de l\u2019espace d\u2019autonomie des enseignants [et] dans le cadre de leur motivation».Mécontentement Si l\u2019annonce de la consultation a été applaudie par la majorité des acteurs du réseau, dont plusieurs dizaines de représentants s\u2019étaient déplacés à la Grande Bibliothèque de Montréal pour assister à l\u2019événement, vendredi matin, ces deux points suscitent déjà du mécontentement.Il faut dire que les idées de la formation en continu et de la création d\u2019un ordre professionnel reviennent constamment dans le débat public et sont, chaque fois, rejetées par les ensei - gnants eux-mêmes.« Sur des questions comme l\u2019ordre professionnel des enseignants, on l\u2019a déjà dit : pour nous, ce dossier-là est clos, on ne devrait même pas perdre de temps là-dessus » , répond Louise Chabot, présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), qui souhaite plutôt que les consultations soient « centrées sur les vraies af faires », soit la réussite des jeunes.C\u2019est également la position de Normand Baillargeon, essayiste et professeur en sciences de l \u2019éducation à l\u2019UQAM.« Je pense que, entre toutes les graves questions qui se posent en éducation, celle-là n\u2019est pas la plus urgente et qu\u2019on risque encore une fois de débattre de structures plus que de contenus.» Quant à la question de la formation continue, le spécialiste af firme que c\u2019est une « belle idée, mais [que] la priorité doit être la formation initiale, qui est parfois, voire souvent, une catastrophe.» Enseignants-experts À la Fédération autonome des enseignants (FAE), le président, Sylvain Mallette, se réjouit d\u2019entendre le ministre de l \u2019Éducation dire qu \u2019 il veut écouter les propositions des « experts » que sont les enseignants.Mais il craint ceux qu \u2019 il appelle les « pédago- crates » du ministère et des commissions scolaires, qui imposent leur vision et empiètent sur l \u2019autonomie des professeurs.« Il y a plein de gens qui rentrent dans la classe au- jourd\u2019hui, qui viennent nous dire comment faire le travail et la consultation, ça doit être une occasion de récupérer cet es- pace-là qui nous appartient.» Il espère également convaincre le ministre de faire marche arrière sur la question des ordres professionnels.«On va répondre à ses questions et on va lui expliquer pourquoi la création d\u2019un ordre professionnel, ce n\u2019est pas une bonne solution, ça ne changera rien à la réussite, et on va lui rappeler qu\u2019il existe déjà de la formation continue.» Barricades Pourtant, certains sont ravis que le ministre ramène cette idée sur la table.C\u2019est le cas du président de la Fédération des établissements d\u2019enseignement privés, Jean-Marc Saint-Jacques, qui affirme que la création d\u2019un ordre professionnel est « le meilleur moyen de reconnaître la compétence des enseignants et d\u2019assurer une formation continue tout au long de leur carrière».Mais il est conscient que c\u2019est un terrain miné.« Je sais que, dès que l\u2019on parle d\u2019un ordre professionnel, tout de suite les barricades se dressent partout, alors si on trouve d\u2019autres façons de le faire, moi, je suis ouvert.» Cinquante ans après la création du ministère de l\u2019Éducation et 20 ans après les derniers états généraux, le ministre Sébastien Proulx estime qu\u2019il faut «moderniser notre système d\u2019éducation ».Il entend mener des consultations à travers tout le Québec avant de conclure, le 1er décembre prochain, par une rencontre nationale qui jettera les bases d\u2019une politique de la réussite éducative.On y discutera des services de garde éducatifs et du dépistage précoce, de l\u2019intégration des élèves handicapés ou en difficulté d\u2019apprentissage, des ressources technologiques nécessaires à la réussite, de la préparation au marché du travail, d\u2019inter ventions ciblées pour les nouveaux arrivants et de l\u2019engagement parental.«Aveu d\u2019un échec» La réflexion sera intéressante et Sylvain Mallette, de la FAE, a bien hâte de faire entendre les propositions des enseignants.Mais il ne peut s \u2019empêche d \u2019y voir « l\u2019aveu d\u2019un échec» des politiques gouvernementales des dernières décennies.« On a chambardé le réseau des écoles publiques, le programme de formation des maîtres, le programme de formation de l\u2019école québécoise.On nous a dit : \u201cArrêtez d\u2019enseigner de telle façon \u201d, et on nous a obligés à enseigner de telle autre façon, pour se rendre compte que, 20 ans plus tard, ça ne semble pas avoir fonctionné, puisqu\u2019on se pose encore les mêmes questions.Les argument s que j \u2019 en t ends au - jourd\u2019hui, ce sont ceux qui ont servi à nous imposer la réforme.C\u2019est comme si le temps s\u2019était arrêté pendant 20 ans.» Le Devoir JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Le ministre Sébastien Proulx dit vouloir « améliorer la préparation et la formation continue des enseignants».un mélange bouleversant de vulnérabilité et de dignité, n\u2019est que l\u2019un des nombreux captés par la caméra de Steve Patry, qui a passé un an en compagnie des détenus de Waseskun.Le documentaire du même nom qu\u2019il en a tiré est présenté en première mondiale ce dimanche, puis mercredi, au Festival de cinéma de la ville de Québec (FCVQ), avant sa sortie à la Cinémathèque québécoise, le 30 septembre.Un lieu particulier, ce Waseskun.Dixit son site Web : «Le Centre de guérison Waseskun, incorporé en 1988, est un organisme autochtone à but non lucratif, af filié aux Services correctionnels du Canada et aux Services correctionnels du Québec, ayant pour mission de faciliter la guérison holistique des délinquants autochtones qui ont commis des crimes et actes violents, souvent reliés à l\u2019abus de drogues et d\u2019alcool et qui ont été acceptés à Waseskun à titre de résidents.» Les Autochtones qui, apprend-on, représentent 23 % de la communauté carcérale du pays, alors qu\u2019ils ne forment que 4 % de la population.Ceux qui sont admissibles à purger leur peine à Waseskun acceptent de se soumettre à un protocole strict.Des rituels traditionnels de purification et des cercles de partage se trouvent au cœur de l\u2019action de ce pénitencier, dénué de barreau et de grillage et sis à l\u2019orée d\u2019une forêt.Une approche inhabituelle C\u2019est au cours de la production de son précé- dent documentaire, De prisons en prisons, que Steve Patry a découvert l\u2019existence de Waseskun.« Dans le cadre de ce film-là, j\u2019ai suivi plusieurs prisonniers résidant dans dif férents pénitenciers, explique le jeune cinéaste.On m\u2019a parlé de Waseskun, une prison à sécurité minimum pour autochtones et métis.Un des détenus a participé au documentaire, mais, dès que j\u2019ai visité le centre, j\u2019ai été happé.C\u2019est un endroit tellement improbable.J\u2019ai compris qu\u2019il y avait là un sujet fort.C\u2019était clair que je voulais revenir pour réaliser un documentaire exclusivement consacré à Waseskun, qui est complètement méconnu.» L\u2019administration de Waseskun, un centre alternatif géré par et pour les Premières Nations, accepta de bon gré d\u2019ouvrir ses portes à Steve Patry.Il en résulte un documentaire éclairant.Et puissant.Un film sur la durée Placée davantage en périphérie au commencement, ou du moins à distance polie, la caméra se rapproche graduellement ; on sent l\u2019apprivoisement de part et d\u2019autre.En cela, l\u2019approche non interventionniste de Steve Patry demeure toujours respectueuse.Pour autant, sa réalisation attentive saisit et met en lumière tout ce qui est tu, tout ce qui est exprimé par les visages, par les gestes et les attitudes.« Je souhaitais réaliser un film sur la durée dont le contenu ne consisterait pas en des entrevues classiques, mais plutôt en matériel issu de la vie de tous les jours dans le centre.Un moment décisif pour moi, et il est dans le film, est survenu lorsque Glenda, l\u2019aidante qu\u2019on voit à plusieurs reprises, a résumé la situation en disant qu\u2019il s\u2019agit d\u2019hommes blessés qui blessent d\u2019autres gens.J\u2019ai dès lors voulu montrer ça.» Question de confiance On s\u2019en doute, il ne dut pas être aisé de s\u2019immiscer de la sorte dans le quotidien des gars de la place.Entre eux règne un rapport de frater- n i té , de con f iance abso lue , ma is ce t te confiance-là, Steve Patry, lui, devait la gagner.« Créer un lien de confiance était primordial.Je me suis rendu à Waseskun avec un preneur de son au rythme de trois ou quatre jours par semaine pendant 12 mois ; on habitait là.Je me suis familiarisé avec l\u2019endroit et avec ses résidants, et eux ont pu se familiariser avec nous.Je leur ai expliqué mon projet, tranquillement.Au bout de six mois, j\u2019ai eu accès aux séances de thérapie de groupe, qui sont devenues le point central autour duquel s\u2019articule le film.Ils m\u2019ont accueilli dans leurs cérémonies aussi.Mais, pour en arriver là, comme je disais, ç\u2019a été une démarche de longue haleine.Je voulais que les hommes comprennent ce que je voulais faire.Et je leur demandais si eux étaient d\u2019accord.Ç\u2019a été un processus transparent, collaboratif.» Confronter ses démons Le documentariste l\u2019avoue: l\u2019ambiance qui règne à Waseskun l\u2019a parfois étonné.En effet, malgré la teneur dramatique, voire tragique, des échanges, les détenus sont capables de faire preuve d\u2019humour.On pense entre autres à cet homme qui, en rencontre individuelle avec son intervenant social, confie n\u2019avoir jamais réellement confronté ses démons avant d\u2019aboutir à Waseskun.« J\u2019ai fait deux cures de désintoxication avant, sans que ça dure.En chemin, j\u2019ai brisé cinq petits cœurs, ceux de mes enfants.Six en comptant celui de leur mère.Et pourtant, ils sont encore capables de m\u2019apprécier, de m\u2019aimer.Ils me voient m\u2019épanouir \u2014 et engraisser ! », conclut-il en désignant son ventre rebondi.Sans complaisance Un autre aspect qui frappe, là encore, très for t, c\u2019est la complète absence de complaisance de ces hommes martyrisés qui devinrent, pour plusieurs, bourreaux à leur tour \u2014 envers autrui mais sur tout, souvent, envers eux-mêmes.Lorsqu \u2019 ils s \u2019ouvrent sur leurs traumatismes, qu\u2019ils les nomment, on ne sent jamais un désir d\u2019être pris en pitié ou de minimiser la gravité des crimes commis.Ni, en l\u2019occurrence, de surpasser en horreur une précédente confession.On le précise, cer tains témoignages rendent à cet égard compte de sévices inhumains \u2014 inhumains \u2014 subis durant la petite enfance, l\u2019enfance, puis l\u2019adolescence.Un pattern émerge, avec la violence comme seule porte de sortie dès que le corps de la victime devient aussi for t, sinon plus, que celui de l\u2019agresseur, avec à la clé un cycle sans fin de destruction et d\u2019autodestruction.Cycle que les intervenants du centre essaient justement de briser.Vers le salut Le regard encore hanté, les détenus de Wa- seskun tâtonnent devant nos yeux en quête d\u2019une élusive rédemption, d\u2019un salut difficile à atteindre, mais possible.Car, pour la petite histoire, « waseskun » signifie en langue crie : « le moment, après une tempête, où les nuages commencent à se dissiper, laissant apparaître le bleu du ciel et les premiers rayons du soleil.» Le petit miracle qu\u2019accomplit Steve Patry, au final, réside dans ce qu\u2019il révèle derrière ces hommes de rage, des hommes de courage.Le Devoir François Lévesque est à Québec à l\u2019invitation du FCVQ.SUITE DE LA PAGE 1 GUÉRISON SUITE DE LA PAGE 1 ÉDUCATION "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.