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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2016-10-14, Collections de BAnQ.

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[" V O L .C V I I N o 2 3 3 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 4 O C T O B R E 2 0 1 6 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Politique \u203a Questions identitaires.Les mises en garde de Lucien Bouchard au Parti québécois de Jean-François Lisée.A 3 Le monde \u203a Présidentielle américaine.Le républicain Donald Trump nie tout et se dit victime d\u2019un complot.Page B 9 Avis légaux.A 4 Décès.B 6 Météo.B 7 Mots croisés.B 7 Petites annonces .B 6 Sudoku.B 7 ?w w w .l e d e v o i r .c o m Zeitgeist Les médias, qu\u2019ossa donne Page B 10 La burqua, un outil de revendication politique, dit Manuel Valls, premier ministre de la France Page A 3 A L E X A N D R E S H I E L D S Non seulement les lois environnementales du Québec sont-elles inadéquates pour encadrer l\u2019exploitation d\u2019une mine à ciel ouver t comme celle de Canadian Malartic, mais le gouvernement n\u2019utilise pas les moyens coercitifs dont il dispose pour faire respecter la réglementation en vigueur.C\u2019est ce que constate le BAPE dans un rapport qui conclut que le projet d\u2019expansion de la mine d\u2019or est acceptable seulement si l\u2019entreprise apporte des modifications « substantielles» à l\u2019exploitation, qui impose des nuisances aux citoyens de la ville depuis ses débuts.Canadian Malartic compte prolonger l\u2019exploitation de son imposant gisement d\u2019or à ciel ouvert jusqu\u2019en 2028.La fosse sera alors deux fois plus grosse que ce qui était prévu au début de l\u2019extraction, il y a de cela cinq ans.Mais ce projet d\u2019expansion suscite de vives inquiétudes chez plusieurs citoyens de cette ville d\u2019Abitibi, qui déplorent les impacts majeurs de cette mine sur leur qualité de vie et leur santé.Dans son rapport de 330 pages rendu public jeudi, le Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE) constate lui aussi que l\u2019exploitation d\u2019or lancée en 2011 nuit à la population.«Certes, les gens de Malartic doivent s\u2019attendre à vivre des désagréments à cause de la proximité des travaux, mais la situation actuelle n\u2019est pas soutenable, en particulier pour les résidants vivant le plus près des activités minières», insiste le BAPE.Le document note ainsi « des dépassements systématiques » des critères sonores, de jour comme de nuit, mais aussi que « la poussière, le bruit et les vibrations dérangent une for te propor tion de l\u2019ensemble des Malar ticois ».MINE À CIEL OUVERT Le BAPE accuse Québec de négligence Impunie malgré de multiples infractions, Canadian Malartic pourrait agrandir la fosse si elle corrige ses pratiques d\u2019exploitation I S A B E L L E P O R T E R à Québec L a Société de l\u2019assurance automobile du Québec (SAAQ) a décidé de revoir le contenu de ses examens théoriques en réaction notamment au taux d\u2019échec élevé de certains groupes d\u2019immigrants.« Nous avons entrepris une révision générale de toutes les questions de l\u2019examen», a fait savoir la porte-parole de la SAAQ, Audrey Chaput.La décision, dit-elle, a été prise « à la lumière des questions qui ont été soulevées sur les dif ficultés qu\u2019il représentait pour les personnes d\u2019autres pays.On a regardé ça en se disant que c\u2019était peut-être le temps de le réviser, et nous en avons conclu que oui».Pour l\u2019instant, la SAAQ n\u2019est pas en mesure de dire quand le nouvel examen sera disponible.Elle indique toutefois que l\u2019examen sera revu dans toutes les langues.« L\u2019un des objectifs, c\u2019est de rendre la compréhensibilité des questions plus évidente », a signalé la porte-parole.Ces derniers mois, Le Devoir a consacré plusieurs articles à l\u2019impact de ce test sur l\u2019intégration de certains immigrants qui peuvent passer le test cinq, six, sept fois sans jamais le réussir.À Québec, des membres de la communauté de réfugiés népalais affirmaient avoir opté pour l\u2019Ontario en partie à cause de leur incapacité à obtenir le permis ici.En milieu rural, des intervenants soutenaient que cela constituait une embûche majeure à leur employabilité dans le monde agricole.Enfin, un réfugié syrien résidant à Lévis interviewé par Le Devoir a raconté avoir dû passer le test à huit reprises avant de le réussir.Interpellée à ce sujet, la ministre de l\u2019Immigration Kathleen Weil avait demandé en septembre qu\u2019on lui soumette des solutions.C\u2019est à la suite de cela que la SAAQ a décidé de revoir son examen.Un questionnaire particulièrement problématique Quand les immigrants arrivent au Québec, le permis de conduire de leur pays d\u2019origine est valide pendant six mois.S\u2019ils ne parviennent pas à réussir l\u2019examen de la SAAQ au cours de cette période, ils perdent leur droit de conduire.On leur permet aussi de faire l\u2019examen théorique dans la langue de leur choix (français, anglais, espagnol, arabe ou mandarin) dans les trois années suivant leur arrivée.Pour les autres langues, les demandeurs peuvent bénéficier des services d\u2019un interprète, à Montréal.Or une fois ce délai écoulé, ils doivent passer l\u2019examen en anglais ou en français.Selon le directeur général de l\u2019Association des écoles de conduite du Québec (AECQ), Marc Thompson, la version arabe du test est particulièrement problématique.« Les gens me disent que les questionnaires en arabe sont mal écrits.[\u2026] J\u2019en vois qui ont 18 ans de conduite EXAMENS DE CONDUITE La SAAQ refait ses devoirs Les épreuves théoriques seront plus compréhensibles pour améliorer le taux de réussite des immigrants NOBEL DE LITTÉRATURE 2016 KEVIN WINTER AGENCE FRANCE-PRESSE Bob Dylan, photographié lors d\u2019une prestation en 2009, a été sacré Nobel de littérature.F A B I E N D E G L I S E C ouronné dans la controverse.L\u2019attribution jeudi par l\u2019Académie suédoise du prix Nobel de littérature 2016 au chanteur folk et poète américain Bob Dylan a fait souf fler des vents contradictoires sur les milieux littéraires un peu partout sur la planète Lettres dans les 24 dernières heures.Certains auteurs ou aspirants à ce prix ont jugé sévèrement la décision, alors que d\u2019autres âmes, moins amères, ont préféré saluer l\u2019audace du geste tout comme l\u2019œuvre de l\u2019artiste de 75 ans qui, à elle seule selon eux, justifie une telle reconnaissance.« C\u2019est un grand choix », a indiqué le romancier Salman Rushdie sur son compte Twitter dans les minutes qui ont suivi l\u2019annonce de l\u2019attribution du prix, le dernier de la série de Nobel décernés cette année, à l\u2019homme qui, en 1973, a « frappé à la porte du paradis ».L\u2019auteur des Versets sataniques et de Shalimar le Clown a un nom qui revient lors de chaque saison des Nobel dans la liste des « pressentis ».« D\u2019Orphée à Faiz, chanson et poésie ont toujours été intimement liées.Dylan est le brillant héritier de la tradition des bardes », a-t-il ajouté en convoquant dans son mi- cromessage la mémoire d\u2019un héros grec et celle du poète pakistanais Faiz Ahmed Faiz.Pour la première fois depuis sa première attribution en 1901, au poète français Sully Pr udhomme, l\u2019Académie suédoise a décidé à 13 h jeudi, heure de Scandinavie, de remettre son Nobel de littérature à un musicien, « icône » de Bob Dylan, l\u2019exception Jamais avant lui le prix n\u2019avait été décerné à un musicien, ce qui ne fait pas l\u2019unanimité Pour ou contre?ODILE TREMBLAY La remise du Nobel de littérature à l\u2019auteur-compositeur-interprète Bob Dylan fait débat.Et les opinions sont parfois tranchées.Odile Tremblay et Catherine Lalonde se glissent dans la discussion.Page A 10 CATHERINE LALONDE Bon nombre d\u2019immigrants doivent s\u2019y reprendre à plusieurs fois pour réussir l\u2019examen théorique Le cadre juridique et réglementaire des exploitations à ciel ouvert est déficient C\u2019est une hérésie, disent les uns; une heureuse ouverture, disent les autres VOIR PAGE A 10 : DYLAN VOIR PAGE A 10 : SAAQ VOIR PAGE A 10 : MINE L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 4 O C T O B R E 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 2 OSSIER JUSTIN TRUDEAU, UN AN APRÈS LIRE À HÉLÈNE REP N U DEMAIN , TI ZZET U B DE E G A T R O é a t i l a é r e d h c u el ?B r i o v u o e p s d i o 2 m s 1 è r p m d t a e e l op e p e s s e r a p e l e n t t e e c s d e t en t t t a n e a l i d u r n T i t s u c, J i l b u u p é d r i er p r a H - t s o e p e èr l el v u o t s e e t l l i - t - e s s a u p a e .LE ET UR O P C A J ET RISTIAN H C G R U BO MARIE TE NTEX CO TE TEX LE .U ADEA N S E U Q X U IO R , CÔTÉ - T L U A E UM ILLA U G , ASTEL V ÉCOUTER SA CONSCIENCE AU DÉBUT DE MONTRÉAL EXERCER SA CONSCIENCE : PARCOURS HISTORIQUE ET ENJEUX CONTEMPORAINS Des hommes et des femmes de courage et d\u2019audace ont contribué à la fondation de Montréal en 1642.Toutes ces personnes ont connu d\u2019innombrables obstacles et dif?cultés qui ont bien failli, à de nombreuses reprises, mettre en péril le projet d\u2019un petit établissement au pied du Mont- Royal.Les pouvoirs civils et ecclésiastiques de la Nouvelle-France ne se sont pas montrés très favorables à la fondation de ce petit poste avancé, pour toutes sortes de raisons.Il a fallu beaucoup de diplomatie, de patience et de persévérance à ces pionniers des débuts de Montréal pour poursuivre leur mission jusqu\u2019au bout.Pour ce faire, ils et elles ont suivi leur conscience envers et contre tout.Nous verrons quelques uns des obstacles rencontrés et comment ils sont parvenus, en écoutant leur conscience, à les contourner.LORRAINE CAZA, CND, est docteure en théologie.Elle a été professeure et doyenne de la Faculté de Théologie du Collège universitaire Dominicain d\u2019Ottawa et supérieure générale de la Congrégation de Notre-Dame.Collège Villa Maria Pavillon Marguerite-Bourgeoys, Salle Thérèse-Casgrain 5015 Notre-Dame-de-Grâce, Montréal, QC H4A 1K2 pré-inscription : 20 $ \u2013 inscription à la porte : 25 $ Lundi, 17 octobre 2016, à 19h Enregistrez-vous en ligne au www.revermontreal.com ou communiquez avec nous au 514-737-6262 DIDIER CAENEPEEL, dominicain, est professeur de théologie morale et de bioéthique à la Faculté de théologie du Collège universitaire dominicain à Ottawa.Il est détenteur d\u2019un doctorat en physique et d\u2019un doctorat en théologie.Le renouveau de la morale depuis le Concile Vatican II s\u2019est accompagné de la reconnaissance du rôle central que joue la conscience morale dans la vie des croyants.Bien qu\u2019elle n\u2019ait pas toujours été valorisée dans un passé encore pas si lointain, la notion de conscience possède pourtant un riche héritage millénaire.Cette conférence vise à explorer quelques moments clés de l\u2019histoire de la conscience morale au sein de la pensée chrétienne et de dégager ses fonctions dans la morale catholique actuelle.J E A N N E C O R R I V E A U M ontréal s\u2019est lancée dans une vaste opération de recrutement afin de regarnir les effectifs de son Service des technologies de l\u2019information.La Ville cherche à pour voir 115 postes de professionnels pour son ser vice qui doit lui permettre de devenir la ville la plus intelligente du monde l\u2019an prochain.En 2015, alors qu\u2019il présentait son rapport annuel, l\u2019ex-vé- rificateur général de la Ville, Jacques Bergeron, avait qualifié le Service des technologies de l\u2019information de « shop informatique de bas niveau ».Jacques Bergeron soulignait notamment que ce ser vice n\u2019était pas en mesure de gérer avec efficacité les systèmes informatiques de la Ville.Ce ser vice avait aussi fait parler de lui lorsqu\u2019une fraude avait été dévoilée en 2009.L\u2019ex-chef de la Direction des systèmes d\u2019information (DSI), Gilles Parent, avait d\u2019ailleurs été condamné à six ans de pénitencier pour avoir détourné 4,6 millions au moyen d\u2019un système sophistiqué de préfac- turation et de prête-noms.D\u2019importantes mesures de redressement ont été mises en place après cet épisode, sans compter l\u2019ambition de Denis Coderre de faire de Montréal une ville intelligente.«C\u2019est un redressement majeur pour un service qui va être appelé à jouer un rôle prépondérant dans toutes les activités de la Ville pour les 5 à 10 années à venir», explique Harout Chitilian, responsable des technologies de l\u2019information et de la ville intelligente au comité exécutif.La semaine dernière, la Ville a créé une page Web, «Je code ma ville », pour af ficher les postes offerts : administrateurs de réseaux, architectes de solutions TI, développeurs et chargés de pratique font partie des postes de professionnels à pourvoir.Depuis le lancement le 6 octobre dernier, la Ville a reçu quelque 1500 curriculum vitae.Il s\u2019agit de la troisième vague d\u2019embauches pour ce service qui comptera quelque 600 employés.Au printemps 2015, la Ville avait engagé 10 cadres pour remettre le service sur les rails.Puis, au début de l\u2019année 2016, elle a procédé à l\u2019embauche de 40 personnes.L\u2019arrivée éventuelle de 115 autres employés n\u2019augmentera pas la masse salariale du service et respectera les compressions imposées à l\u2019ensemble des ser vices de la Ville avec son Plan quinquennal de main- d\u2019œuvre (PQMO), assure M.Chitilian.«On n\u2019ajoute pas de postes additionnels dans l\u2019équipe.On pourvoit des postes vacants», a-t-il dit.Ainsi, le service comptera l\u2019équivalent de 598 années-personnes en 2016, contre 605 en 2015.Outre l\u2019ambition qu\u2019elle a de devenir la ville la plus intelligente au monde en 2017, Montréal veut se doter de nouveaux outils numériques tels que des applications permettant de suivre le processus d\u2019octroi de contrats ou de diffuser en temps réel les données sur la criminalité.Inquiétudes L\u2019opposition convient que le service informatique de la Ville avait besoin d\u2019une sérieuse mise à niveau compte tenu des progrès technologiques.Les bogues dans le réseau informatique sont fréquents, admet la conseillère de Projet Montréal Émilie Thuillier.À titre d\u2019exemple, elle cite l\u2019accès sécurisé qui permet aux élus de consulter les documents du conseil municipal, mais qui flanche si souvent que son utilisation n\u2019est pas recommandée par le gref fier.De même, les dossiers liés aux plaintes des citoyens deviennent fréquemment inaccessibles, relate-t-elle Mais avec ces embauches massives, Mme Thuillier s\u2019inquiète de la capacité de la Ville de respecter son plan d\u2019accès à l\u2019emploi qui vise à recruter des femmes, des personnes handicapées et des membres des minorités visibles.« Pour moi, c\u2019est ça l\u2019enjeu.Bien sûr, il faut avoir les personnes qui correspondent à nos besoins.Mais c\u2019est historique d\u2019embaucher plus de 100 personnes dans un même service.Donc, il faut bien faire les choses», dit-elle.Le Devoir Ville intelligente : Montréal veut recruter 115 professionnels L\u2019administration veut en profiter pour redresser son Service des technologies de l\u2019information RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR Les chercheurs de 90 institutions ont compilé et analysé les données d\u2019inventaires forestiers de 780 000 parcelles de forêt réparties dans 44 pays et 13 régions écologiques dif férentes.P A U L I N E G R A V E L L es forêts boréales du Québec souffriront bien davantage du déclin de la biodiver- sité que les forêts tropicales de l\u2019Amazonie, selon une vaste étude internationale publiée hier dans la revue Science.Cette étude visait à évaluer les effets concrets de la perte de biodiversité qui s\u2019obser ve à travers le monde en raison de la déforestation et du changement climatique.Les scientifiques avaient déjà obser vé que plus un écosystème comprend un grand nombre d\u2019espèces différentes, meilleur est son état de santé étant donné qu\u2019il contient plusieurs espèces jouant le même rôle.«En écologie, on parle de redondance.Pour un écosystème où il y a beaucoup de redondances, ce n\u2019est pas si grave de perdre quelques espèces parce qu\u2019il y en a d\u2019autres qui vont faire le boulot et maintenir les processus de base.Ainsi, si une forêt qui possédait dix espèces fixatrices d\u2019azote en perd trois ou quatre, ce n\u2019est pas très grave parce que les espèces qui ont survécu vont faire le travail.Mais si la forêt perd les deux seules espèces qu\u2019elle avait, c\u2019est toute la forêt qui en pâtit parce qu\u2019il n\u2019y a plus d\u2019azote pour tout le monde», explique Bruno Hérault de l\u2019Unité mixte de recherche Écologie des forêts de Guyane du Cirad, l\u2019organisme français de recherche agronomique pour le développement durable.Perte de productivité Les chercheurs savaient aussi, grâce à la modélisation mathématique, que la biodi- versité augmente la stabilité et la productivité d\u2019un écosystème.« Mais ça restait des résultats d\u2019équations qui sont très dif ficiles à voir dans la nature.On l\u2019a mis en évidence dans des systèmes herbacés des prairies, mais la grande question était de savoir si ça marchait aussi dans les forêts », dit M.Hérault.Cette fois, les chercheurs de 90 institutions ont compilé et analysé les données d\u2019inventaires forestiers \u2014 remontant à plus de 30 ans \u2014 de 780 000 parcelles de forêt répar ties dans 44 pays et 13 régions écologiques différentes.Les résultats de cette étude exceptionnelle par son ampleur montrent que la perte de biodiver- sité au sein d\u2019une forêt diminue sa productivité, qui correspond à toute la biomasse créée par la forêt sous forme de bois, de feuilles et de racines.De façon générale, une diminution globale de 10% de la diversité des espèces d\u2019arbre dans une forêt causerait un déclin de 2 à 3 % de sa productivité.Les chercheurs ont aussi trouvé, par simulation, qu\u2019une perte de 99% de la biodiversité entraînerait une chute de 62 à 78 % de la productivité.Même si la même tendance a été observée partout sur la planète, d\u2019importantes variations sont apparues entre les dif fé- rents types d\u2019écosystème.Ainsi, un même pourcentage de perte de biodiversité entraîne un plus grand déclin de la productivité relative (soit le pourcentage de productivité perdue) dans les forêts boréales de l\u2019Amérique du Nord, du nord- est de l\u2019Europe, du centre de la Sibérie, de l\u2019Asie de l\u2019Est, notamment, que dans les forêts tropicales de l\u2019Amazonie, de l \u2019 oues t e t du sud -es t de l\u2019Afrique, du sud de la Chine, du Myanmar et du Népal \u2014 bien que ces dernières forêts tropicales perdent plus de tonnes de carbone par an en termes absolus en raison de leur plus grande productivité de base.« Dans la forêt tropicale du nord de l\u2019Amérique du Sud, on trouve entre 150 et 200 espèces d\u2019arbre à l\u2019hectare [10 000 mètres carrés].Perdre 50 espèces dans de telles forêts qui sont naturellement très riches est moins grave que de les perdre dans une forêt où on aurait entre 60 et 70 espèces.Et que dire des forêts de Sibérie et du nord du Canada, qui ne comptent parfois que deux espèces?» souligne M.Hérault.Rentable, la biodiversité Les chercheurs ont par ailleurs évalué qu\u2019une perte de biodiversité moyenne de 25 % réduit de 7,2 % la capacité d\u2019une forêt à stocker le carbone, ce qui par ricochet diminue le rôle que les forêts peuvent jouer dans l\u2019atténuation du changement climatique.Ils ont également estimé la valeur économique de la biodiversité, compte tenu de son rôle dans la productivité des forêts qui sont exploitées commercialement.Ils ont calculé que la présence d\u2019une bonne biodi- versité permet de gagner entre 166 et 490 milliards $US par an, soit au moins deux fois plus que ce qu\u2019on investit pour la protection des forêts.Les ef fets négatifs de la per te de biodiversité sur la productivité des forêts devraient inciter les forestiers à revoir leurs pratiques de plantation et à privilégier les peuplements d\u2019essences mixtes plutôt que les monocultures, affirment les auteurs de l\u2019article dans Science, parmi lesquels figure Bruno Hérault.Le Devoir Biodiversité : l\u2019Amazonie moins en danger que les forêts boréales La revue Science montre que tous les écosystèmes ne sont pas égaux devant une variation de sa richesse «On n\u2019ajoute pas de postes additionnels dans l\u2019équipe.On pourvoit des postes vacants.» L\u2019ouragan Nicole sur les Bermudes Miami \u2014 Les vents extrêmement violents de l\u2019ouragan Nicole ont balayé l\u2019archipel des Bermudes jeudi, les météorologues américains mettant en garde contre une montée des eaux dans le petit territoire britannique situé en plein Atlantique.Nicole était monté en catégorie 4 avant d\u2019être rétrogradé dans la matinée en catégorie 3 sur l\u2019échelle de Saffir- Simpson, qui compte 5 échelons.À 15 hGMT, l\u2019œil de l\u2019ouragan se trouvait à 20km à l\u2019est des Bermudes et a balayé l\u2019archipel dans les heures suivantes, avant de s\u2019en éloigner dans l\u2019après-midi, selon le dernier bulletin du Centre national américain des ouragans (NHC).«Ne vous aventurez pas dehors.Bien que les vents soient légers dans l\u2019œil, les conditions météorologiques caractéristiques des ouragans reviennent rapidement après son passage, et se poursuivront jusqu\u2019en début d\u2019après- midi», a prévenu le NHC.Les Bermudes doivent s\u2019attendre à une houle dangereuse, des vagues destructrices, ainsi qu\u2019à des pluies torrentielles.Agence France-Presse Radicalisation : le CEFIR est né à Édouard-Montpetit Le cégep Édouard-Montpetit, en partenariat avec ceux de Saint-Hyacinthe et de Saint- Jean-sur-Richelieu et le Collège militaire royal de Saint- Jean, a annoncé jeudi la création du Centre d\u2019expertise et de formation sur les intégrismes religieux et la radicalisation (CEFIR).Ce centre unique visera à prévenir la radicalisation chez les jeunes et alliera chercheurs et intervenants du milieu.Les recherches du CEFIR permettront notamment le développement d\u2019un programme d\u2019éducation populaire, d\u2019outils pédagogiques et de formations destinés principalement aux établissements d\u2019enseignement et aux organismes.Le Devoir L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 4 O C T O B R E 2 0 1 6 ACTUALITES A 3 I l y a des mots comme ça qui font irruption dans l\u2019actualité et qui deviennent vite des mots bateaux.Certes, ils sont le symptôme d\u2019une situation bien réelle.Mais leur utilisation à tort et à travers fait qu\u2019on ne sait plus trop ce qu\u2019ils signifient.Ainsi en va-t-il du mot « populisme », qui est aujourd\u2019hui devenu synonyme d\u2019« affreux, sale et méchant », et qui est utilisé pour décrire à peu près tout et n\u2019importe quoi.Cela va du Front national (FN) en France au mouvement de gauche Syriza en Grèce, en passant par le parti Cinq étoiles de Beppe Grillo en Italie et certains partis ouvertement néofas- cistes d\u2019Europe de l\u2019Est ou du Nord, sans oublier le clown médiatique Donald Trump.Tout ce qui ne rentre pas dans le cadre un peu lisse des partis traditionnels, aujourd\u2019hui partout en crise, risque de se retrouver un jour ou l\u2019autre dans la case du populisme.Même un social-démocrate pur jus comme Jean-François Lisée y a goûté.C\u2019est dire si le mot est galvaudé ! Il peut paraître rassurant de classer ainsi des mouvements qu\u2019on connaît mal et qui n\u2019ont pas grand-chose en commun.Comme si leur référence au peuple suffisait à elle seule à les renvoyer dans les limbes de l\u2019extrême droite.L\u2019histoire ne manque pourtant pas de grands hommes, de De Gaulle à Churchill en passant par René Lévesque, qui n\u2019ont pas hésité à faire appel au peuple.Les traiterait-on bientôt de populistes ?La chose vaut la peine d\u2019être rappelée à une époque où certains se promènent sur les plateaux de télévision pour affirmer de manière péremptoire que le peuple, et bien, ça n\u2019existe pas! À une telle affirmation, le philosophe de gauche Michel Onfray avait répondu sur France 2 que le peuple, c\u2019est «ceux sur qui s\u2019exerce le pouvoir».Bref, l\u2019ensemble des citoyens qui ne sont pas, contrairement aux journalistes, aux hommes politiques et aux détenteurs du capital, dans une position de domination.Cette définition n\u2019est pas très loin de celle que proposait en son temps Nicolas Machiavel, selon qui, dans toute société et à toutes les époques, il y avait des dominés («po- polo minuto», ou petit peuple) et des dominants («popolo grasso»).?Il n\u2019est pas question de nier la montée du populisme aujourd\u2019hui un peu par tout dans le monde.Mais, avant de se lancer dans une dénonciation tous azimuts d\u2019un phénomène aussi complexe, encore faut-il s\u2019arrêter sur les facteurs qui ont contribué à ce que nous voyons se dérouler sous nos yeux.J\u2019en mentionnerais deux qui me semblent déterminants.Où le populisme contemporain est-il d\u2019abord apparu sinon dans les médias ?On est justifié de parler d\u2019un véritable populisme médiatique.La télévision de papa était peut-être un peu terne, mais on y interviewait des écrivains et des hommes politiques aux heures de grande écoute sans les forcer à se déguiser en clowns.En France, la montée du FN coïncide avec la privatisation des chaînes publiques et l\u2019explosion des chaînes privées.Aujourd\u2019hui, un dirigeant politique n\u2019a guère le choix d\u2019aller faire le pitre dans des émissions comme Tout le monde en parle.Quand ce ne sont pas les humoristes eux-mêmes qui envahissent les rares émissions d\u2019information encore un tantinet sérieuses.Les journalistes ont beau jeu de dénoncer le populisme, alors que le système médiatique contribue à sa propagation en récompensant souvent le dénigrement de la politique et la petite phrase provocante.La télévision publique, qui a liquidé toute idée de service public, porte à cet égard une lourde responsabilité.La dégradation de la langue qu\u2019on y constate n\u2019est que le symptôme d\u2019un mal plus profond.L\u2019autre cause majeure de la montée du populisme doit être cherchée dans la crise de la gauche.On oublie que ces couches populaires furent traditionnellement représentées par des partis de gauche, en Europe du moins.Or, il y a longtemps que ces partis se sont « gentrifiés », à l\u2019image de certains quartiers de nos centres- villes.Aujourd\u2019hui, les électeurs du Front de gauche en France, ceux de Die Linke en Allemagne (de l\u2019Ouest) ou de Québec solidaire au Québec se recrutent généralement dans les beaux quartiers, quand ce n\u2019est pas dans la petite bourgeoisie médiatique.Ces partis ont migré vers des clientèles ciblées (communautés ethniques, minorités sexuelles, fonctionnaires) dont ils ont adopté les préoccupations.Quand ils ne jugent pas les milieux populaires racistes et réactionnaires et ne se contentent pas de leur faire la morale, notamment sur le plan des mœurs.Une grande partie des électeurs du FN est composée d\u2019anciens électeurs du Parti communiste ou qui en ont le profil.Comme l\u2019a montré le géographe Christophe Guilluy en France, les milieux les plus déshérités, souvent repoussés à la marge des grandes villes, sont devenus des orphelins politiques.Ils s\u2019abstiennent généralement aux élections.Au lieu d\u2019être encadrés dans des partis, des syndicats, une église, ils sont dorénavant livrés au marché et au premier démagogue venu.Voilà qui explique en partie le populisme ambiant.Ce qui ne devrait dispenser personne de faire l\u2019analyse concrète de chaque cas au lieu de se contenter de lancer des anathèmes.Le populisme ou la tarte à la crème CHRISTIAN RIOUX à Paris H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondante parlementaire à Ottawa L e premier ministre de France, Manuel Valls, n\u2019adhère pas à la thèse multiculturaliste selon laquelle il faut accepter toutes les déclinaisons vestimentaires au motif qu\u2019elles relèvent de la liberté individuelle.Au contraire, il voit dans la burqa ou encore le burkini des outils de revendication politique \u2014 parfois précurseurs d\u2019un discours radical \u2014 qu\u2019il faut condamner.M.Valls, qui est au Canada depuis mercredi, a participé jeudi à Montréal à une conférence des premiers ministres sur l\u2019accord de libre-échange entre le Canada et l\u2019Union européenne.Mais au cours d\u2019un déjeuner de presse en matinée jeudi, auquel a participé Le Devoir, il a été invité à se prononcer sur le débat entourant les voiles islamiques.Tout en disant respecter les divergences canadiennes sur la question, il souligne à gros traits à quel point ces voiles ne sont pas neutres et doivent être combattus.« Il y a une bataille politique, culturelle qu\u2019il faut mener.Et je pense en ef fet que les signes religieux sont souvent moins des signes religieux que des revendications politiques ou culturelles, a déclaré M.Valls aux quelques journalistes présents.Comment on le traite ?Chacun a son modèle, chacun a sa réponse.Mais je considère, moi, que la burqa, le voile intégral, est un élément profond de la négation de la femme.Cacher la femme de l\u2019espace public, c\u2019est la négation de la femme, et ça, ce n\u2019est plus un problème de religion.C\u2019est un problème de valeurs démocratiques.» Selon Manuel Valls, pour justifier de «laisser les femmes s\u2019habiller ainsi avec le niqab, le voile intégral, la revendication de la seule liber té ne m\u2019apparaît pas suffisant».Il rappelle que le voile a déjà été l\u2019apanage, à une certaine époque, de «toutes les femmes du pourtour méditerranéen, quelle que soit la religion».Mais le voile d\u2019aujourd\u2019hui doit se comprendre dans un contexte géopolitique large.«Dans les territoires délivrés en Irak par les forces kurdes ou les forces arabes, les gens de ces villages qui ont subi le joug de Daech [le groupe État islamique] enlèvent les voiles, écoutent de nouveau de la musique et se coupent la barbe.Parce qu\u2019ils ont vécu avec ce joug.Qu\u2019en Occident on puisse défendre comme un élément d\u2019émancipation et de liber té, notamment la liber té de la femme, de porter un voile intégral ou un burkini sur la plage, personnellement, ça m\u2019étonne toujours.» D\u2019ailleurs, lorsqu\u2019on lui demande s\u2019il voit le port de la burqa ou du burkini comme le précurseur d\u2019une certaine radicalisation, le premier ministre français répond sans hésitation : « Oui, bien sûr.[\u2026] Oui, ce sont des signes politiques qui sont parfois, pas toujours, l\u2019avant-garde de ce mouvement.» Plus tard dans la journée, au cours d\u2019une conférence de presse en présence de son homologue Justin Trudeau, M.Valls a réitéré quelques-uns de ses propos, mais de manière atténuée.Il a évité de dire ce qu\u2019il pensait par exemple de la défense par M.Trudeau en campagne électorale du droit de Zunera Ishaq de prêter allégeance au Canada à visage voilé.«Je disais à Justin Trudeau combien nos sociétés ont un défi \u2014 et c\u2019est vrai au Canada comme en France ou en Europe \u2014 de faire la démonstration que l\u2019islam, puisqu\u2019on parle de cela, est profondément compatible avec la démocratie, l\u2019égalité femmes-hommes et, pour ce qui concerne la France, la laïcité.» À ses côtés, Justin Trudeau a lui aussi évité d\u2019exacerber publiquement les divergences, reprenant plutôt à son compte cette idée que le but est de «démontrer que Daech se trompe, que l\u2019extrême droite dans nos pays se trompe aussi ».Lisée se frotte les mains Les déclarations de Manuel Valls n\u2019ont pas tardé de résonner dans l\u2019arène politique québécoise.Jean- François Lisée demande à Philippe Couillard d\u2019entendre les arguments de son homologue français.« J\u2019étais content que Philippe Couil- lard entende un démocrate socialiste dire qu\u2019il est légitime d\u2019aborder ces questions-là », a lancé le chef du Parti québécois.Cette fin de semaine, M.Couillard a dit du chef péquiste nouvellement élu qu\u2019il incarne « une sorte de nationalisme d\u2019assiégés, de nationalisme de peureux essentiellement, des gens qui ne veulent pas faire face à la diversité» et qu\u2019il «ramène cette formation politique vers la voie des partis populistes d\u2019Europe».M.Lisée comprend les propos de Manuel Valls comme une légitimation des siens.«Arrive un premier ministre français socialiste \u2014 pas des mouvements populistes européens \u2014 qui dit : \u201cMoi je crois que l\u2019égalité hommes-femmes nous a conduit, nous, le berceau des droits de l\u2019Homme, la France, à dire que c\u2019était normal de discuter de la présence du voile intégral dans l\u2019espace public.\u201d Alors j\u2019espère que M.Couillard va en tirer une leçon, de se dire : \u201cAh, on peut, entre démocrates, et même avec des progressistes et des sociaux-démocrates, avoir ces idées-là sans être intolérants et arrogants envers les gens qui portent des propos comme ceux-là.\u201d» Avec Jessica Nadeau Le Devoir Manuel Valls voit dans la burqa un outil de revendication politique Jean-François Lisée saisit la balle au bond et demande à Philippe Couillard d\u2019entendre les arguments de son homologue français JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le premier ministre de France, Manuel Valls M A R C O B É L A I R - C I R I N O Correspondant parlementaire à Québec M oins d\u2019une semaine après l\u2019élection de Jean- François Lisée à la tête du Parti québécois, l\u2019ancien premier ministre Lucien Bouchard a invité les indépendantistes à ne pas craindre de «s\u2019abaiss[er] à gouverner une province».Le conférencier d\u2019honneur de la Fondation René Lévesque s\u2019expliquait mal, jeudi soir, « la répugnance exprimée par certains [notamment durant la course à la direction du PQ] à gouverner une province ».« Il échappe à mon entendement qu\u2019on puisse ainsi minimiser le rôle crucial joué par notre gouvernement dans la survie et le développement de notre peuple.Je n\u2019arrive pas à voir un avantage quelconque à rabaisser la dignité des élus québécois et de notre État », a-t-il déclaré lors d\u2019une allocution au Musée national des beaux-arts du Québec jeudi soir.L\u2019ex-chef de gouvernement a écorché les soi- disant héritiers de l\u2019ex-premier ministre René Lévesque qui accusent de «provincialistes» ceux s\u2019abstenant de mettre à l\u2019ordre du jour le troisième référendum sur l\u2019indépendance du Québec.M.Lévesque respectait le « r ythme de [l\u2019]évolution» de la population québécoise, a insisté M.Bouchard.En 1981, il «ne souhaitait pas s\u2019obliger à l\u2019aveugle à tenir un autre référendum qui exposerait les Québécois et la cause souverai- niste aux graves conséquences d\u2019un échec».«À aucun moment, René Lévesque n\u2019a jugé au-dessous de lui de gouverner une province», a-t-il ajouté, rappelant du même souf fle le legs laissé par son gouvernement.Appel à la prudence L\u2019ex-chef de gouvernement a par la suite servi une sérieuse mise en garde aux péquistes rêvant d\u2019ébaucher une charte des valeurs québécoises 2.0.René Lévesque et Jacques Parizeau auraient, selon lui, été «troublés» par les débats en matière d\u2019identité «qui secouent depuis quelque temps » le PQ.« À coup sûr, l\u2019homme qui a donné sa lettre de créance démocratique au Parti québécois et parrainé l\u2019œuvre de Gérald Godin s\u2019inquiéterait de tout dévoiement identi- taire, craignant l\u2019effet d\u2019exclusion qu\u2019en subiraient les nouveaux arrivants et les minorités issues de l\u2019immigration», a-t-il affirmé d\u2019un ton solennel.Selon M.Bouchard, le nationalisme de M.Lé- vesque se définissait «par le rejet du mythe dévastateur du petit pain et par l\u2019ouverture aux siens des portes de l\u2019universel ».« [Il était à] l\u2019opposée d\u2019un repli sur soi», a-t-il souligné.Dans l\u2019auditoire, le 9e chef du PQ, Jean-François Lisée, était tout ouïe.Il a rejoint au-devant de la scène son ancien patron dès qu\u2019il eût terminé son allocution.« La prudence est une vertu», a dit M.Bouchard.« Il a raison, il a raison, et il aurait fallu l\u2019écouter lorsqu\u2019il a dit ce qu\u2019il a dit pendant le débat sur la charte, et d\u2019ailleurs ma position sur les signes religieux est beaucoup plus proche de celle de M.Bou- chard », a poursuivi M.Lisée, notant « des divergences [de vue] sur certains aspects, des convergences sur d\u2019autres » entre M.Bouchard et lui.Des universitaires et d\u2019ex-politiques et administrateurs d\u2019État disséqueront la pensée de René Lévesque sur « les grands débats planétaires de son temps » vendredi, en marge de la XIXe rencontre alternée entre les premiers ministres français et québécois \u2014 dont M.Lévesque a été l\u2019un des instigateurs.Avec Dave Noël Le Devoir PQ : Lucien Bouchard ne voit rien de mal au fait de « gouverner une province» Lire aussi \u203a La rencontre sur l\u2019accord de libre-échange entre le Canada et l\u2019Union européenne.Page A 7 Cacher la femme de l\u2019espace public, c\u2019est la négation de la femme, et ça, ce n\u2019est plus un problème de religion.C\u2019est un problème de valeurs démocratiques.Le premier ministre français Manuel Valls « » Lucien Bouchard L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 4 O C T O B R E 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 4 AVIS LÉGAUX & APPELS D\u2019OFFRES HEURES DE TOMBÉE Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/services- et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services- et-annonces/appels-d-offres Courriel : avisdev@ledevoir.com Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi AV I S L É G AU X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé - dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsa bilité se limite au coût de la parution.AVIS PUBLIC Contact Resource Services Inc.porte à l'attention du public, qu'à titre d'agent de renseignements personnels, elle recueille et détient des données de nature personnelle ou financière sur des individus.À la présentation d'un document justifiant de votre identité, il vous est possible de savoir si nous disposons un dossier sur vous et, le cas échéant, de le consulter dans nos bureaux avec rendez-vous ou par demande écrite.Il vous est aussi possible, par demande écrite, de faire corriger dans votre dossier des renseignements inexacts, incomplets ou équivoques ou de les faire supprimer si leur collecte n'est pas autorisée par la loi.Votre demande de consultation ou de rectification doit être adressée à : Contact Resource Services Inc.Attention: M.Dave Finn Agent de Protection des renseignements personnels et Superviseur des Communications 2075 Boul.Robert-Bourassa, Suite 1600 Montréal (Québec) H3B 1H9 (514) 282-1322 ou sans frais 1 (866) 282-1322 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC NO : SAI-M-250928-1608 TRIBUNAL ADMINISTRATIF DU QUÉBEC (Section des affaires immobilières) MUNICIPALITÉ DU CANTON DE GORE, personne morale de droit public, légalement constituée, 9, rue Cambria, à Gore, province de Québec, J0V 1K0 Expropriante c.NEUTRAL ENTERPRISES CORPORATION adresse inconnue Expropriée AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (Art.40.1 L.E., 136 à 137 C.p.c.) Avis est donné à un représentant de Neutral Enterprises Corporation de se présenter au Secrétariat du Tribunal administratif du Québec situé au 500, boulevard René-Lévesque ouest, 21e étage, Montréal, Québec, dans les trente (30) jours, afin de recevoir l'avis d'expropriation qui y a été laissé à son attention.Vous devez comparaître devant le Tribunal administratif du Québec ou contester le droit à l'expropriation devant la Cour supérieure dans les délais indiqués dans l'avis d'expropriation.De plus, soyez avisée que toutes procédures subséquentes seront signifiées au Secrétariat du Tribunal administratif du Québec.Le présent avis est publié aux termes d'une ordonnance rendue le 3 octobre 2016 par la juge Marie Charest du Tribunal administratif du Québec dans le dossier numéro SAI- M-250928-1608.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.Saint-Jérôme, le 14 octobre 2016 PRÉVOST FORTIN D'AOUST Me Daniel Goupil D.goupil@pfdavocats.com notificationstjerome@pfdavo- cats.com 55, rue Castonguay, bureau 400 Saint-Jérôme (Québec) J7Y 2H9 Téléphone : 450.436.8244 Télécopieur : 450.436.9735 Avocats de la partie expropriante DEMANDE DE DISSOLUTION Prenez avis que la société Jeux mondiaux des policiers et pompiers - Montréal 2017, organisme à but non lucratif ayant son siège social au 944 rue St-Paul ouest à Montréal, H3C 1M8, à l'intention de demander sa dissolution au Registraire des entreprises du Québec et à cet effet, produit la présente demande en vertu des dispositions de l'article 37 de la Loi sur la publicité légale des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales et conformément à l'article 28 de la Loi sur les compagnies du Québec.AVIS AUX CRÉANCIERS AVIS EST PAR LES PRÉSENTES donné que COJITO CONSTRUCTION INC.société légalement constituée ayant son siège social au 191, De Sala- berry, Joliette, Qc, a fait cession de ses biens le 30 septembre 2016 entre les mains de PINSKY, BISSON INC., et que la première assemblée des créanciers se tiendra le 20 octobre 2016 à 14h00, au bureau du Syndic, 96 rue Turgeon, suite 300, Sainte-Thérèse, Qc, J7E 3H9.AVIS EST PAR LES PRÉSENTES donné que 9179-8017 QUÉBEC INC.société légalement constituée ayant son siège social au 223, De Sala- berry, Joliette, Qc, a fait cession de ses biens le 30 septembre 2016 entre les mains de PINSKY, BISSON INC., et que la première assemblée des créanciers se tiendra le 20 octobre 2016 à 14h30, au bureau du Syndic, 96 rue Turgeon, suite 300, Sainte-Thérèse, Qc, J7E 3H9.FAIT À STE-THÉRÈSE, ce 5 octobre 2016.Éric Bisson, CPA, SAI Responsable de l'actif Examen public \u2013 Séance annulée L\u2019avenir du secteur manufacturier à Montréal La Commission sur le développement écono - mique et urbain et l\u2019habitation a entrepris l\u2019étude publique sur l\u2019avenir du secteur manufacturier à Montréal au mois de juin 2016.Vu le grand intérêt que le sujet a suscité auprès des organismes du milieu, la Commission sou - haite prendre le temps nécessaire pour analyser attentivement les propositions et les préoccu - pations entendues lors des séances publiques d\u2019audition des mémoires avant de formuler ses recommandations.Par conséquent, la séance publique du 18 octobre 2016 à 19 h prévue pour l\u2019adoption des recom mandations est annulée.Veuillez prendre note qu\u2019une nouvelle date pour l\u2019adoption des recommandations sera annoncée ultérieurement.RENSEIGNEMENTS : Service du greffe Division des élections, du soutien aux commis - sions et de la réglementation 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134 Montréal (Québec) H2Y 1C6 Téléphone : 514 872-3000 commissions@ville.montreal.qc.ca @Comm_MTL Avis public Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 16-15531 Services professionnels pour la sécurisation des falaises du site du Complexe environnemental de Saint-Michel (CESM) L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 17 octobre 2016 est reportée au 26 octobre 2016 à 14 h dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, le 14 octobre 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Direction générale adjointe Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 16-15559 Services professionnels pour la revue de qualité et estimation de contrôle des plans et devis du Projet intégré SRB PIE-IX, tronçon Montréal et Laval L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 19 octobre 2016 est reportée au 24 octobre 2016 à 14 h dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, le 14 octobre 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres ORDONNANCES Avis est donné que le comité exécutif, à sa séance du 12 octobre 2016, a adopté l\u2019ordonnance suivante en vertu de l\u2019article 4 du Règlement sur les subventions relatives à la revitalisation des rues commerçantes (Programme Réussir@ Montréal-Commercer) (RCG 15-082) : - Ordonnance émise afin de désigner le secteur « Promenade Masson » aux fins de l\u2019application du règlement (3) Cette ordonnance prévoit que ce règlement s\u2019applique au secteur décrit en annexe à partir du 16 octobre 2016.Cette ordonnance entre en vigueur en date de ce jour et est disponible pour consultation durant les heures normales de bureau au Service du greffe, 275, rue Notre-Dame Est.Elle peut également être consultée en tout temps sur le site internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/reglements.Montréal, le 14 octobre 2016 Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon Avis public Services techniques Espace pour la vie Catégorie : Travaux de construction Appel d\u2019offres : JA-00046-1 Descriptif : Travaux de réaménagement des serres Louis-Dupire et construction d\u2019une quarantaine fédérale au Jardin botanique L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 17 octobre 2016 est reportée au 26 octobre 2016 à 14 h au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6.Montréal, le 14 octobre 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal, (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Demande d\u2019un permis d\u2019entrepôt (bière) aux fins de l\u2019agent La Chouape inc.A/S : M.Louis Hébert 1070, rang Double Saint-Félicien (Québec) G8K 2N8 Dossier : 55-30- 1768 2350, rue Dickson Local 950 Montréal (Québec) H1N 3T1 Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR 1 Bar 3 Restaurants pour vendre dont 1 avec autorisation de danse sur terrasse (suite à une cession) Changement de capacité de 1 Restaurant pour vendre Changement de catégorie de 2 Restaurants pour vendre à 2 Restaurants pour servir 1 Bar Permis additionnels 2 Bars avec danse et spectacles sans nudité Changement de catégorie de 1 Restaurant pour vendre sur terrasse à 1 Bar sur terrasse 1 Restaurant pour vendre 1498 & 1504, rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H3G 1L3 10005, boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H3L 2N5 1329, rue Sainte- Catherine Est Montréal (Québec) H2L 2H4 4328, boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H2W 1Z3 4705, boul.Saint-Jean Montréal (Québec) H9H 2A9 7064-A, boul.Pie X Montréal (Québec) H2A 2G4 NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR 9340076 Canada Inc.RESTAURANT BEATRICE 1498 & 1504, rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H3G 1L3 Dossier : 1269-752 Billard Colors Inc.BILLARD COLORS 10005, boul.Saint- Laurent Montréal (Québec) H3L 2N5 Dossier : 1038-066 9250-8209 Québec inc.RESTAURANT TABLA VILLAGE 1329, rue Sainte- Catherine Est Montréal (Québec) H2L 2H4 Dossier : 931-089 9317-7103 Québec inc.À VENIR 4328, boul.Saint- Laurent Montréal (Québec) H2W 1Z3 Dossier : 735-423 Brasserie La Résidence inc.BAR LA RÉSIDENCE 4705, boul.Saint- Jean Montréal (Québec) H9H 2A9 Dossier : 308-551 JOSEPH Carline GRILLADES HAÏTIENNES 7064-A, boul.Pie X Montréal (Québec) H2A 2G4 Dossier : 201-343 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour servir 1 Restaurant pour vendre 2 restaurants pour ventre dont 1 sur terrasse Changement de catégorie de 2 Restaurants pour servir à 2 Restaurants pour vendre Permis additionnel 1 Bar (suite à une cession) 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre avec spectacles sans nudité 2 Bars dont 1 avec spectacles sans nudité et 1 sur terrasse 9342-6484 Québec Inc.MANDYS 423, rue Saint- Nicolas Montréal (Québec) H2Y 2P4 Dossier : 4427-852 9328-7472 Québec Inc.RESTAURANT PALAIS ÉLÉGANT 7048, rue Allard Montréal (Québec) H8N 0E1 Dossier : 4426-391 9323-2619 Québec inc.LOV DU VIEUX- MONTRÉAL 464, rue McGill Montréal (Québec) H2Y 2H2 Dossier : 4424-248 Café Septembre Inc.CAFÉ SEPTEMBRE 2471, rue Notre- Dame Ouest Montréal (Québec) H3J 1N6 Dossier : 3495-090 9330-8179 Québec inc.INDUSTRIA PIZZERIA + BAR - ANJOU 7999, les Galeries D'anjou, L.G001 Montréal (Québec) H1M 1W9 Dossier : 2017-119 9299-1447 Québec inc.DIRTY DOGS CANTINE GOURMET 3685, boul.Saint- Laurent Montréal (Québec) H2X 2V5 Dossier : 2003-317 9338-0087 Québec inc.BAR SOUVLAKI 3310, boul.de la Côte-Vertu Montréal (Québec) H4R 1P8 Dossier : 1662-832 423, rue Saint- Nicolas Montréal (Québec) H2Y 2P4 7048, rue Allard Montréal (Québec) H8N 0E1 464, rue McGill Montréal (Québec) H2Y 2H2 2471, rue Notre-Dame Ouest Montréal (Québec) H3J 1N6 7999, les Galeries D'anjou, L.G001 Montréal (Québec) H1M 1W9 3685, boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H2X 2V5 3310, boul.de la Côte-Vertu Montréal (Québec) H4R 1P8 AVIS DU TAUX DE DIVIDENDE ANNUEL POUR LES ACTIONS PRIVILÉGIÉES DE CATÉGORIE A, SÉRIE 9 AVIS EST PAR LES PRÉSENTES DONNE QUE le taux de dividende pour les actions privilégiées de catégorie A, série 9 (les « actions privilégiées de série 9 ») de Brookfield Asset Management Inc.(« Brookfield ») pour la période de cinq ans allant du 1er novembre 2016 au 31 octobre 2021 a été fixé à 2,75 % par année.Ce dividende sera payable trimestriellement à compter du dividende payable le 1er février 2017.Ce taux de dividende représente 357 % du rendement interpolé, calculé en date du 11 octobre 2016 à 10 h (heure de Toronto), des obligations du gouvernement du Canada à 0,75 % échéant le 1er septembre 2021 et des obligations du gouvernement du Canada à 2,75 % échéant le 1er juin 2022.Les porteurs d\u2019actions privilégiées de série 9 de Brookfield ont le privilège de convertir, à leur gré, la totalité ou une partie de leurs actions en actions privilégiées de catégorie A, série 8 (les « actions privilégiées de série 8 ») à compter du 1er novembre 2016.Ce privilège de conversion doit être exercé au plus tard à 17 h (heure de Toronto) le 18 octobre 2016.Les porteurs d\u2019actions privilégiées de série 8 de Brookfield ont le privilège de convertir, à leur gré, la totalité ou une partie de leurs actions en actions privilégiées de série 9 de Brookfield à compter du 1er novembre 2016.Ce privilège de conversion doit être exercé au plus tard à 17 h (heure de Toronto) le 18 octobre 2016.Pour obtenir plus de renseignements, veuillez communiquer avec Société de fiducie CST au 416-682-3860 ou sans frais au 1-800-387-0825 ou avec Brookfield au 416-363-9491.Brookfield Asset Management Inc.www.brookfield.com M A U D E B R U L A R D S O P H I E M I G N O N à La Haye A près avoir légalisé l\u2019euthanasie il y a près de 15 ans, les Pays-Bas envisagent désormais d\u2019autoriser l\u2019aide au suicide pour les personnes âgées qui ont le sentiment d\u2019avoir «accompli » leur vie, même si elles ne sont pas malades.« Les personnes qui pensent, après avoir mûrement réfléchi, avoir achevé leur vie, doivent, sous de strictes conditions et selon des critères très précis, être autorisées à finir leur vie d\u2019une manière qui leur semble digne », ont affirmé les ministres de la Santé et de la Justice dans une lettre adressée au Parlement.Avec la Belgique, les Pays- Bas ont été en 2002 le premier pays au monde à légaliser l\u2019euthanasie.Mais pour autoriser la procédure, deux médecins minimum doivent avoir la conviction qu\u2019il n\u2019existe pas d\u2019autre solution raisonnable pour le patient malade et que la souffrance est «insupportable et sans perspective d\u2019amélioration».Ces dispositions, qui peuvent être sujettes à interprétation, font régulièrement l\u2019objet d\u2019un débat aux Pays-Bas et sont souvent critiquées à l\u2019étranger : certaines maladies mentales ou la démence peuvent être considérées comme « souf france insuppor table ».Les enfants de plus de 12 ans peuvent également demander l\u2019euthanasie.En 2015, les Pays-Bas ont enregistré 5516 cas d\u2019euthanasie, soit 3,9 % des décès dans le pays, contre 3136 cas cinq ans plus tôt.Parmi ces personnes, plus de 70 % souffraient de cancer et 2,9 % de maladies psychiatriques ou de démence.Le futur texte, qui sera élaboré après des discussions avec des experts, ne portera que sur les personnes âgées, mais le gouvernement n\u2019a pas évoqué d\u2019âge précis.Les personnes concernées « ne voient plus de possibilité pour donner un sens à leur vie, vivent mal leur per te d\u2019indépendance, ont un sentiment de solitude, assure le gouvernement.Mais pour pouvoir mettre en place leur fin de vie, elles ont besoin d\u2019aide.» Un « assistant à la mor t », une personne avec une éducation médicale et des formations spécifiques, devra autoriser la procédure après avoir exclu qu\u2019un traitement puisse effacer ce « souhait de mort ».Le processus sera examiné après le décès par une commission spécialisée.Pour Robert Schurink, président de l\u2019Association néerlandaise pour une fin de vie volontaire, « ceci of fre une solution », a-t-il af firmé au quotidien populaire AD : certaines personnes «étaient contraintes à des mesures draconiennes comme le suicide ou arrêter de manger et de boire quand elles ne voulaient plus vivre».L\u2019aide au suicide est illégale, mais, en 2013, un homme reconnu coupable d\u2019avoir aidé sa mère de 99 ans à se suicider en lui procurant des médicaments n\u2019avait pas été puni par les juges, estimant qu\u2019il «avait agi par amour».Toutefois, plusieurs partis de l\u2019opposition ont critiqué le projet.Le Parti socialiste, notamment, estime qu\u2019un éventuel texte ne peut que mener à «une pression sur les autres personnes âgées qui vont se sentir de trop dans la communauté».Certains Néerlandais éprouvent la même inquiétude, évoquant « les personnes fragiles, solitaires, désespérées » alors que le mot-clic #voltooidleven (#vieaccomplie) était en tête des tendances sur Twitter dans le pays.La ministre de la Santé s\u2019est défendue à la télévision publique NOS, assurant qu\u2019il ne s\u2019agissait pas d\u2019une « mort sur commande» : « il faut organiser un processus très consciencieux».« Il ne doit pas s\u2019agir ici de personnes qui, par exemple, sont seules ou qui sont dépressives ou dont les problèmes peuvent être résolus d\u2019une autre manière», a-t-elle ajouté.Selon un sondage publié début 2016, 64 % des Néerlandais sont favorables à la mise à disposition d\u2019une «pilule de fin de vie » pour les personnes âgées qui le désirent.Également interrogé par la NOS, Pieter Jiskoot, 95 ans, essaie depuis plusieurs années de se procurer de quoi mettre fin à ses jours.« J\u2019ai perdu ma femme et ma fille, ma famille ne vient plus me voir et je ne peux plus lire », a expliqué ce lecteur assidu.« Je suis réduit à mes pensées et celles-ci tournent toujours vers le passé, a-t-il ajouté.L\u2019avenir a disparu.» Agence France-Presse Les Pays-Bas veulent autoriser l\u2019aide au suicide pour les personnes âgées Plusieurs partis de l\u2019opposition ont critiqué le projet du gouvernement néerlandais Les personnes qui pensent, après avoir mûrement réfléchi, avoir achevé leur vie, doivent, sous de strictes conditions et selon des critères très précis, être autorisées à finir leur vie d\u2019une manière qui leur semble digne Les ministres de la Santé et de la Justice des Pays-Bas « » L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 4 O C T O B R E 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 5 À LA UNE RBC VENDREDI 21 OCTOBRE 2016 de midi à 14 h L\u2019HONORABLE MÉLANIE JOLY Ministre du Patrimoine canadien Les dividendes culturels du Canada : le secteur créatif, un moteur de la croissance économique LUNDI 24 OCTOBRE 2016 de midi à 14 h DOMINIQUE ANGLADE Ministre de l\u2019Économie, de la Science et de l\u2019Innovation Ministre responsable de la Stratégie numérique NOS TRIBUNES D\u2019OCTOBRE En collaboration avec : Présenté par : RÉSERVEZ DÈS MAINTENANT : 514 871-4001 WWW.CCMM.QC.CA/OCTOBRE2016 À lire samedi Quatre auteurs, quatre micronouvelles inédites en quatre lignes pour les 50 ans du métro 4 PERRINE LEBLANC MAYA OMBASIC PATRICK SENÉCAL MICHEL TREMBLAY P H I L I P P E O R F A L I Q uébec essuie un nouveau revers dans le dossier de l\u2019équité salariale.La Cour d\u2019appel confirme que l\u2019absence de rétroactivité dans les évaluations du maintien de l\u2019équité, dans les types d\u2019emploi surtout détenus par des femmes, constitue bel et bien « une source de discrimination fondée sur le sexe », ouvrant ainsi la porte à d\u2019éventuelles indemnisations.Cette décision fait suite à un appel intenté par le gouvernement Marois en 2014, en lien avec une décision de la Cour supérieure qui déclarait invalides deux dispositions de la réforme de 2009 de la Loi sur l\u2019équité salariale (LES).Les emplois à prédominance féminine visés par la LES doivent faire l\u2019objet tous les cinq ans d\u2019un examen afin d\u2019établir s\u2019ils ont connu des changements qui justifient une révision salariale.Mais selon les syndicats et les travailleuses ayant intenté le premier recours, les changements appor tés en 2009 ont comme effet de pénaliser les femmes.En ver tu de la nouvelle loi, celles-ci n\u2019ont pas droit à une correction rétroactive de leur salaire à partir du moment où le changement dans leur emploi a été constaté, mais seulement à compter de l \u2019 examen du maintien de l\u2019équité salariale, qui peut survenir jusqu\u2019à cinq ans plus tard.«Déraisonnable» La Cour d\u2019appel se range derrière ces arguments.« La Loi de 2009 fait en sor te que l\u2019iniquité salariale, bien que constatée et démontrée, sera tolérée sans être compensée, au détriment des salariées », pendant des périodes pouvant dépasser cinq ans, soulignent les trois juges.«On peut se demander si [la loi] ne risque pas d\u2019ouvrir une brèche dans la fondation de la réforme du maintien de l\u2019équité salariale, en amenant des employeurs à opérer des changements de tâches chez les salariés à tel moment plutôt qu\u2019à tel autre.» Le caractère « déraisonnable » de la loi ressort « encore davantage» lorsque l\u2019on considère que 40 ans se sont écoulés depuis l\u2019entrée en vigueur de la Charte québécoise des droits de la personne, et 20 depuis l\u2019entrée en vigueur de la LES, ajoutent-ils.Pour le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ), il s\u2019agit d\u2019une victoire de taille.«La Cour confirme que, quand on constate une situation qui mérite un correctif, ce correctif peut être fait de façon rétroactive, s\u2019est réjouie la vice-présidente du SFPQ, Maryse Rousseau.Il se peut qu\u2019il y ait des travailleuses et des travailleurs au Québec qui aient droit [à des dédommagements].» La Fédération interprofessionnelle de la santé, l\u2019un des autres syndicats qui demandaient à la Cour de trancher, en était toujours à analyser le jugement jeudi.« Cela dit, comme organisation représen- tan t major i ta i r ement de s femmes, on est très fiers d\u2019avoir mené cette bataille.C\u2019est que c\u2019est une victoire majeure pour les professionnelles en soins et les femmes.Dans les prochains jours, nous pourrons mieux éta- b l ir la por tée e t les consé - quences du jugement », a estimé le vice-président de la FIQ, Daniel Gilbert.La ministre de la Justice Stéphanie Vallée n\u2019a pas voulu commenter l\u2019affaire, son attachée de presse soulignant par courriel que « le délai d\u2019appel suit présentement son cours ».Les avocats du ministère étudient actuellement le dossier, a-t-elle ajouté.La possibilité que Québec porte la cause devant la Cour suprême n\u2019est donc pas écartée.La Commission des normes, de l\u2019équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), chargée de l\u2019application de la Loi sur l\u2019équité salariale, et le Consei l du statut de la femme n\u2019ont pas of fer t de commentaires jeudi, af f ir - mant devoir d\u2019abord analyser la décision.Le Devoir ÉQUITÉ SALARIALE Québec essuie un nouveau revers L\u2019absence de rétroactivité est une discrimination, dit la Cour d\u2019appel J E A N N E C O R R I V E A U Le Québec imitera-t-il l\u2019Allemagne qui interdira, à compter de 2030, les voitures à essence?Le ministre de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles Pierre Arcand n\u2019écarte pas cette idée, du moins pour les camions.Alors qu\u2019il prononçait une allocution devant les membres de l\u2019Association du transport urbain du Québec (ATUQ) réunis jeudi à Montréal pour leur colloque annuel, le ministre Ar- cand s\u2019est lancé dans un plaidoyer en faveur d\u2019une transition énergétique visant à réduire la dépendance des Québécois au pétrole.Il a alors cité le cas de l\u2019Allemagne, qui, plus tôt cette semaine, a adopté une interdiction des véhicules à combustion interne pour 2030: «Ceux qui pensent que c\u2019est dans un horizon qui est à ce point lointain, vous voyez que les choses avancent rapidement.» À l\u2019issue de son discours, le ministre s\u2019est montré prudent lorsque questionné sur la possibilité que le Québec emboîte le pas à l\u2019Allemagne.«On n\u2019est pas rendu là.Mais on a un marché du carbone.Il faut que les émissions baissent d\u2019année en année», a-t-il dit.Le ministre croit qu\u2019il faudra mettre une insistance particulière sur les camions, source importante d\u2019émissions de gaz à ef fet de serre (GES).« Je ne comprends pas qu\u2019on ait autant de camions qui roulent au diesel.Il y a seulement 2% des camions qui utilisent le gaz naturel.Les camions au diesel, ça pollue jusqu\u2019à 11 fois plus qu\u2019une automobile», a-t-il fait valoir.Rappelons que dans le cadre de sa politique énergétique dévoilée en avril dernier, le gouvernement Couillard vise une réduction de 40% de la consommation de pétrole d\u2019ici 2030.Au chapitre des GES, l\u2019objectif de Québec est de les réduire de 37,5 % en 2030 par rapport aux niveaux de 1990.Selon le ministre Arcand, la création de Transition énergétique Québec, qui doit découler de l\u2019adoption du projet de loi 106 sur les hydrocarbures, permettra de mieux coordonner les efforts pour atteindre les objectifs énergétiques.Et la ligne bleue?Le président du conseil d\u2019administration de la Société de transport de Montréal (STM), Philippe Schnobb, a aussi pris la parole devant les membres de l\u2019ATUQ.Il a notamment dévoilé quelques indicateurs de performance du réseau.Ainsi, les arrêts de service de plus de 5 minutes dans le métro ont baissé de 15 % en 2016 et 97,8 % des clients du métro arrivent à l\u2019heure, a-t-il dit.Questionné sur les possibles prolongements de métro au moment où celui-ci fête son 50e anniversaire, M.Schnobb a indiqué qu\u2019une décision était attendue quant au prolongement de la ligne bleue, jugée prioritaire par le gouvernement du Québec.«Il y a des décisions qui seront prises prochainement, mais comme je l\u2019ai dit à plusieurs reprises, cette décision n\u2019appartient pas à la STM, a-t-il rappelé.Il est clair qu\u2019il y aura des prolongements de métro d\u2019ici les 50 prochaines années.» Le Devoir INTERDICTION DES VOITURES À ESSENCE L\u2019Allemagne pourrait inspirer le Québec JACQUES NADEAU LE DEVOIR Josée Boileau honorée La journaliste Josée Boileau s\u2019est vu remettre jeudi soir le prix Hélène-Pedneault de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJB), en présence d\u2019une centaine de personnes, dont l\u2019ex-première ministre Pauline Marois et la députée de Québec solidaire Françoise David.La SSJB rend ainsi hommage à l\u2019ex-rédactrice en chef du Devoir, qui fut également reporter, éditorialiste et directrice de l\u2019information du quotidien, pour sa contribution «exceptionnelle à l\u2019avancement et à l\u2019affirmation de la société québécoise, pour son engagement dans la lutte pour l\u2019amélioration de la situation des femmes, et ce, dans une perspective de justice sociale».Josée Boileau est la seconde lauréate de ce prix annuel créé en 2015.JACQUES BOISSINOT PC Pierre Arcand L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 4 O C T O B R E 2 0 1 6 A 6 É C O N O M I E Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Alim.Couche-Tard ATD.B 66.35 1.11 1.70 1486 Canadian-Tire CTC.A 130.92 -0.21 -0.16 154 Cogeco CCA 62.39 -0.64 -1.02 86 Corus CJR.B 11.43 -0.46 -3.87 674 Groupe TVA TVA.B 3.58 -0.01 -0.28 3 Jean Coutu PJC.A 19.64 0.32 1.66 205 Loblaw L 66.38 -0.11 -0.17 746 Magna MG 55.64 -1.00 -1.77 919 Metro MRU 41.46 -0.04 -0.10 764 Quebecor QBR.B 38.05 0.05 0.13 422 Uni Select UNS 31.58 0.19 0.61 66 Saputo SAP 46.61 -0.01 -0.02 475 Shaw SJR.B 26.52 0.27 1.03 1341 Dollarama DOL 101.12 -0.13 -0.13 239 Restaurant Brands QSR 57.55 -0.85 -1.46 425 Transat A.T.TRZ 6.26 -0.05 -0.79 18 Yellow Media Y 20.76 -0.08 -0.38 13 S&P TSX SPTT14643.71 24.74 0.17 212846 S&P TX20 TX20 634.19 1.73 0.27 73498 S&P TX60 TX60 856.02 1.70 0.20 99442 S&P TX60 Cap.TX6C 946.59 1.89 0.20 99442 Cons.de base TTCS 530.23 2.20 0.42 4565 Cons.discré.TTCD 174.83 -1.52 -0.86 6790 Énergie TTEN 207.05 1.21 0.59 50100 Finance TTFS 255.71 0.46 0.18 32202 Aurifère TTGD 212.00 2.78 1.33 63554 Santé TTHC 81.13 -0.46 -0.56 2692 Tech.de l\u2019info TTTK 55.42 -0.42 -0.75 3022 Industrie TTIN 195.60 -0.35 -0.18 8832 Matériaux TTMT 229.76 0.81 0.35 76632 Immobilier TTRE 286.20 1.66 0.58 6891 Télécoms TTTS 152.57 0.19 0.12 2503 Sev.collect.TTUT 234.00 0.10 0.04 11960 Métaux/minerals TTMN 670.38 0.00 0.00 0 TSX Venture JX 777.50 6.95 0.90 71940 Cameco CCO 10.33 0.05 0.49 2034 Canadian Natural CNQ 42.81 -0.24 -0.56 1764 Hydro One H 24.35 -0.18 -0.73 285 Enbridge ENB 58.21 0.27 0.47 1392 EnCana ECA 14.75 0.18 1.24 4863 Enerplus ERF 9.65 0.04 0.42 1702 Pengrowth Energy PGF 2.26 0.01 0.44 750 Pétrolière Impériale IMO 43.39 0.26 0.60 516 Suncor Energy SU 37.59 0.40 1.08 2662 Cenovus Energy CVE 20.50 0.21 1.03 2046 TransCanada TRP 61.10 -0.04 -0.07 1169 Valener VNR 21.27 0.12 0.57 70 Air Canada AC 12.61 0.10 0.80 1511 Bombardier BBD.B 1.75 -0.02 -1.13 2443 CAE CAE 18.77 0.12 0.64 359 Canadien Pacifique CP 201.08 0.47 0.23 253 Chemin de fer CN CNR 87.83 -0.01 -0.01 1196 SNC-Lavalin SNC 51.10 -0.62 -1.20 336 Transcontinental TCL.A 17.39 -0.03 -0.17 142 TransForce TFI 27.57 -0.35 -1.25 95 B.CIBC CM 100.35 0.33 0.33 1425 B.de Montréal BMO 84.54 0.26 0.31 1122 B.Laurentienne LB 48.76 0.04 0.08 70 B.Nationale NA 45.64 0.06 0.13 801 B.Royale RY 82.61 0.50 0.61 2397 B.Scotia BNS 70.24 0.25 0.36 1537 B.TD TD 58.23 0.31 0.54 2589 Brookfield Asset BAM.A 47.36 0.26 0.55 2076 Cominar Real CUF.UN 15.17 0.13 0.86 777 Corp.Fin.Power PWF 30.80 -0.05 -0.16 339 Fin.Manuvie MFC 19.14 -0.13 -0.67 3712 Fin.Sun Life SLF 43.27 -0.16 -0.37 1040 Great-West Lifeco GWO 33.14 0.01 0.03 367 Industrielle All.IAG 49.23 -0.51 -1.03 131 Power Corporation POW 28.33 0.00 0.00 600 TMX X 61.99 -0.07 -0.11 90 Agrium AGU 117.93 -0.13 -0.11 236 Barrick Gold ABX 21.15 0.13 0.62 3899 Goldcorp G 19.39 0.35 1.84 2657 Kinross Gold K 4.96 0.05 1.02 4625 Mines Agnico-Eagle AEM 61.16 0.07 0.11 680 Potash POT 21.20 -0.02 -0.09 4094 Teck Resources TCK.B 23.92 -0.82 -3.31 5212 Fortis FTS 40.96 -0.38 -0.92 6901 TransAlta TA 5.80 0.03 0.52 386 BlackBerry BB 9.86 -0.20 -1.99 779 CGI GIB.A 61.61 -0.45 -0.73 540 BCE BCE 60.38 0.04 0.07 1087 Manitoba Telecom MBT 37.30 0.06 0.16 143 Rogers RCI.B 54.62 0.10 0.18 460 Telus T 42.85 0.03 0.07 814 iShares DEX XBB 32.13 0.06 0.19 50 iShares MSCI XEM 27.44 -0.32 -1.15 11 iShares MSCI EMU EZU 33.12 0.00 0.00 0 iShares S&P 500 XSP 24.48 -0.09 -0.37 375 iShares S&P/TSX XIC 23.20 0.04 0.17 59 HORIZONS BETA HGD 10.37 -0.25 -2.35 7882 FORTIS INC FTS 40.96 -0.38 -0.92 6901 BAYTEX ENERGY CORP BTE 5.64 0.07 1.26 5619 ALGONQUIN POWER & AQN.IR 40.60 1.05 2.65 5576 TECK COMINCO CL B TCK.B 23.92 -0.82 -3.31 5212 ENCANA CORP ECA 14.75 0.18 1.24 4863 FIRST QUANTUM FM 10.61 -0.12 -1.12 4185 POTASH CORP POT 21.20 -0.02 -0.09 4094 BARRICK GOLD CORP ABX 21.15 0.13 0.62 3899 MANULIFE FINANCIAL MFC 19.14 -0.13 -0.67 3712 PAINTED PONY PPY 9.06 0.63 7.47 1902 HB NYMEX NG BULL HNU 14.22 0.85 6.36 1628 AETERNA ZENTARIS AEZ 5.30 0.30 6.00 289 ASANKO GOLD INC AKG 5.05 0.26 5.43 1227 PREMIUM BRANDS PBH 64.33 3.19 5.22 173 IBI GROUP INC IBG 5.90 0.25 4.42 112 CANYON SERVICES FRC 5.84 0.24 4.29 514 KELT EXPLORATIONS KEL 6.29 0.24 3.97 1586 GUYANA GOLDFIELDS GUY 7.50 0.26 3.59 678 SEMAFO SMF 5.19 0.18 3.59 2400 HB NYMEX NG BEAR HND 9.65 -0.67 -6.49 1298 AMAYA INC AYA 21.50 -1.42 -6.20 637 CONCORDIA INTL CXR 5.35 -0.32 -5.64 808 CORUS CJR.B 11.43 -0.46 -3.87 674 MITEL NETWORKS MNW 8.97 -0.36 -3.86 111 HORIZONS BETAPRO HVI 12.83 -0.44 -3.32 571 TECK COMINCO CL B TCK.B 23.92 -0.82 -3.31 5212 NORTHVIEW NVU.UN 21.08 -0.72 -3.30 194 CASCADES INC CAS 12.40 -0.41 -3.20 120 HORIZONS BETA HGD 10.37 -0.25 -2.35 7882 PREMIUM BRANDS PBH 64.33 3.19 5.22 173 ALIMENTATION ATD.B 66.35 1.11 1.70 1486 ALGONQUIN POWER & AQN.IR 40.60 1.05 2.65 5576 FRACO-NEVADA CORP FNV 85.41 1.02 1.21 596 HB NYMEX NG BULL HNU 14.22 0.85 6.36 1628 DETOUR GOLD CORP DGC 24.15 0.82 3.51 1071 EXTENDICARE REALTY WTE 25.39 0.82 3.34 135 BOARDWALK EQUITIES BEI.UN 52.68 0.69 1.33 134 PAINTED PONY PPY 9.06 0.63 7.47 1902 TOURMALINE OIL TOU 36.29 0.60 1.68 455 AMAYA INC AYA 21.50 -1.42 -6.20 637 MAGNA INTL INC MG 55.64 -1.00 -1.77 919 RESTAURANT BRANDS QSR 57.55 -0.85 -1.46 425 TECK COMINCO CL B TCK.B 23.92 -0.82 -3.31 5212 WEST FRASER TIMBER WFT 39.68 -0.79 -1.95 339 SHAWCOR LTD SCL 32.84 -0.76 -2.26 228 NORTHVIEW NVU.UN 21.08 -0.72 -3.30 194 HB NYMEX NG BEAR HND 9.65 -0.67 -6.49 1298 SHOPIFY IINC SH 55.59 -0.66 -1.17 132 SNC-LAVALIN GROUP SNC 51.10 -0.62 -1.20 336 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRÉTIONNAIRE ÉNERGIE FINANCIÈRES INDUSTRIELLES ENTREPRISES DE MATÉRIAUX SERVICES PUBLICS TECHNOLOGIE TÉLÉCOMMUNICATIONS FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO LES GAGNANTS EN % LES PERDANTS EN % LES GAGNANTS EN $ LES PERDANTS EN $ LES INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO TSX CROISSANCE Consultez toutes les cotes boursières sur www.decisionplus.com M A R C H É S B O U R S I E R S TORONTO S&P TSX 14 643,71 ?+24,74 +0,2% New York S&P 500 2132,55 ?-6,63 -0,3% NASDAQ 5213,33 ?-25,69 -0,5% DOW JONES 18 098,94 ?-45,26 -0,3% PÉTROLE 50,44 +0,26 $US +0,5% ?OR 1257,60 +3,80 $US +0,3% ?DOLLAR CANADIEN 75,73 +0,31 $US +0,4% ?1$US = 1,3205 68,53 +0,06 EURO 1 EURO = 1,4592 INDICES QUÉBÉCOIS Indice Fermeture var.pts var.% IQ30 2342,20 +1,11 +0,05 IQ120 2398,46 -1,15 -0,05 CENTRE D\u2019ANALYSE ET DE SUIVI DE L\u2019INDICE QUÉBEC L\u2019indice Québec est une initiative du Département de finance de l\u2019Université de Sherbrooke et de l\u2019Institut de recherche en économie contemporaine F R A N Ç O I S D E S J A R D I N S D es institutions financières canadiennes se penchent de manière un peu plus formelle sur des façons d\u2019aider les gestionnaires et les clients à mesurer le risque carbone des placements.Alors que l\u2019accord climatique de Paris se met en place, l\u2019analyse du risque associé aux investissements dans des entreprises qui émettent des gaz à effet de serre prend de l\u2019ampleur, si bien que certains établissements y voient une nécessité.«Il serait naïf de ne pas reconnaître qu\u2019il y a un risque au fait d\u2019investir dans des entreprises qui ont une grosse empreinte carbone, a écrit la Banque CIBC dans une note d\u2019analyse cette semaine.Notre approche ne consiste pas à éviter les titres du secteur énergétique.[\u2026] Nous privilégions une approche holistique pour permettre aux investisseurs de déterminer si leur portefeuille est davantage exposé à ce risque dif ficile- ment quantifiable.» La CIBC dit avoir conçu une mesure carbone du por te- feuille qui calcule d\u2019abord les « émissions par dollar investi dans deux indices, soit le S & P/TSX et le S & P/TSX 60 ».Selon elle, cela permettra de voir si un portefeuille donné est plus lourd en placements carbone ou plus léger que les indices.«L\u2019objectif est d\u2019assister les gestionnaires de portefeuille dans l\u2019évaluation du risque carbone», a dit un porte-parole de la banque, Tom Wallis.La Banque Royale étudie aussi cet enjeu.« Nous explorons actuellement dif férentes façons afin d\u2019aider nos clients à mesurer et à comparer l\u2019impact carbone des fonds dans lesquels ils investissent », a affirmé un porte-parole, Denis Dubé.Par ailleurs, a-t-il précisé, le risque carbone dans sa division RBC Gestion mondiale d\u2019actifs est géré « dans le cadre de notre approche en gouvernance d\u2019entreprise et investissement responsable ».Fausse croyance Le plus grand investisseur institutionnel au monde, BlackRock, a récemment publié un rapport sur la quête du rendement dans une économie en transition vers un modèle plus vert.La croyance générale depuis longtemps, bien que fausse, veut que les investissements de nature responsable produisent des rendements inférieurs.«Investir dans le but de lutter contre les changements climatiques est peut-être une question de choix pour la plupart des investisseurs», a écrit BlackRock, dont les actifs sous gestion atteignent 4500 milliards de dollars américains.«Mais nous croyons qu\u2019il est nécessaire d\u2019intégrer la question du climat au processus d\u2019investissement.» D\u2019autant plus, selon la firme, que des portefeuilles alignés sur les enjeux climatiques pourraient connaître des per formances supérieures avec les changements technologiques, le resserrement continu de la réglementation et les incidents climatiques.L\u2019analyse du risque carbone pourrait être facilitée si jamais la Securities and Exchange Commission, qui réfléchit à des règles forçant les entreprises à divulguer leur empreinte carbone, passait à l\u2019action.Par ailleurs, un comité spécial présidé par l\u2019ex-maire de New York Michael Bloom- berg travaille sur cette question et doit remettre son rapport final au Conseil de stabilité financière (CSF) au mois de décembre.Mark Carney, qui dirige le CSF et la Banque d\u2019Angleterre, milite depuis longtemps pour une meilleure transparence et pour le développement de la finance verte.Le Devoir Des banques canadiennes veulent mesurer le risque carbone Plusieurs institutions financières s\u2019intéressent à l\u2019impact des changements climatiques sur les investissements G É R A R D B É R U B É L a Caisse de dépôt et le Fonds de solidarité FTQ veulent par ticiper à l\u2019essor des stations-service multicarburants.Les deux institutions ont misé jeudi 45 millions sur le Groupe Harnois.La Caisse de dépôt et placement du Québec a annoncé un investissement de 30 millions, sous forme de capital-actions, dans Harnois Groupe pétrolier.Le Fonds de solidarité FTQ participe à l\u2019opération en injectant 15 millions.Ces sommes permettent notamment à Harnois de financer l\u2019acquisition des 36 stations-service Esso situées dans les régions de Montréal et de Québec, annoncée en mars.Le réseau compte désormais plus de 400 stations-service sous les bannières Harnois, Pétro-T et Esso, indique-t- on dans le communiqué.Harnois était déjà distributeur de la marque Esso depuis 2004.Cette acquisition devenait la deuxième transaction d\u2019importance en moins d\u2019un an pour le groupe.En août 2015, il mettait la main sur Les Pétroles Therrien et ses 142 postes d\u2019essence «afin de regrouper les activités de deux des plus grands distributeurs indépendants de produits pétroliers dans la province », disait-on alors.Il est ajouté dans le communiqué que « l\u2019entreprise évalue présentement le développement de sites multicarburants qui pourraient être mis en place au cours des deux prochaines années.Un projet, qui vise une dizaine de sites au Québec, est d\u2019ailleurs présentement à l\u2019étude pour l\u2019intégration de bornes électriques de recharge rapide.L\u2019ajout de dispositifs pour des énergies telles que le propane et le gaz naturel compressé est également à l\u2019étude.» Pour Christian Dubé, premier vice-président, Québec à la Caisse, «en visant l\u2019intégration de bornes électriques de recharge rapide, nous croyons que Harnois, le plus grand réseau indépendant au Québec avec ses 400 stations-service, pourrait devenir l\u2019un des premiers réseaux à offrir une telle offre multicarburants, ce qui positionnerait l\u2019entreprise avantageusement dans la transition énergétique qui s\u2019opère dans le marché».Québec avec Sonic Plus tôt en octobre, le ministre des Ressources naturelles et de l\u2019Énergie, Pierre Ar- cand, a annoncé un projet pilote pour implanter des stations multicarburants, dont la première d\u2019ici la fin de 2018.Quatre régions ont été choisies pour ce projet, soit Montréal, Québec, l\u2019Es- trie et l\u2019Outaouais.Québec s\u2019est associé à la Coop fédérée, propriétaire de la pétrolière Sonic.«C\u2019est un comité qui verra au bon fonctionnement du projet, piloté par le gouvernement du Québec et par la Coop fédérée.Le comité s\u2019est adjoint plusieurs partenaires, soit Gaz Métro, Hydro-Québec, Air Liquide, Toyota Canada et Énergie Sonic, qui est une filiale de la Coop fédérée», peut-on lire dans un texte de La Presse canadienne.En décembre dernier, Sonic et le Groupe Filgo ont fusionné leurs activités dans le domaine des stations-ser vice et des produits d\u2019énergie.Sonic employait 220 personnes et exploitait un réseau de 185 stations-service et de 45 dépanneurs Soni-Choix.Filgo, un distributeur Shell, employait 640 personnes.L\u2019entreprise basée à Sainte-Marie exploitait 145 sta- tions-ser vice, 15 centres de distribution, 12 sites libre-service pour camions et 10 sites d\u2019entreposage régionaux.Le Devoir La Caisse et le Fonds de solidarité misent sur le Groupe Harnois L\u2019investissement de 45 millions de dollars met la table pour le développement de stations-service multicarburants Fondaction CSN investit dans Ficodis Ficodis reçoit un investissement de 5,3 millions de la part du Fondaction CSN.Groupe de distribution de fournitures industrielles dont le siège social est basé à Montréal, Ficodis annonce également l\u2019acquisition de Varco, ce qui porte à quatre le nombre de ses acquisitions en 2016 et à 115 le nombre d\u2019employés de l\u2019entreprise.Le Devoir Opposition à la fusion entre Amaya et William Hill Le plus important actionnaire de la société britannique William Hill s\u2019oppose à une éventuelle fusion entre la société de pari sportif et le spécialiste québécois du jeu en ligne Amaya.Dans une lettre ouverte envoyée au conseil d\u2019administration de William Hill, Parvus Asset Management, qui détient 14,3% de la société, demande l\u2019abandon des discussions.Dans sa missive consultée par La Presse canadienne, le gestionnaire londonien indique clairement qu\u2019il se prononcera contre toute proposition qui serait présentée aux actionnaires par William Hill.Amaya, propriétaire 90 postes éliminés chez Pharmascience Pharmascience a annoncé jeudi une restructuration interne en éliminant environ 90 postes à son siège social de Montréal.«Cette décision a été prise pour accroître sa compétitivité et optimiser son efficacité opérationnelle», a souligné l\u2019entreprise pharmaceutique, qui compte plus de 1500 employés.«Les pressions sur les prix et les réglementations ont entraîné une instabilité accrue des marchés, surtout au Québec, mais aussi au Canada et à l\u2019échelle mondiale», a indiqué le fabricant de médicaments génériques, qui se décrit comme le plus grand employeur pharmaceutique au Québec.Le Devoir Il serait naïf de ne pas reconnaître qu\u2019il y a un risque au fait d\u2019investir dans des entreprises qui ont une grosse empreinte carbone Extrait d\u2019une note d\u2019analyse de la Banque CIBC « » MICHAËL MONNIER LE DEVOIR Les sommes annoncées jeudi permettent notamment à Harnois de financer l\u2019acquisition des 36 stations-service Esso situées dans les régions de Montréal et de Québec.du site PokerStars, et William Hill ont confirmé vendredi dernier la tenue de pourparlers entourant une éventuelle fusion.L\u2019entreprise établie à Pointe- Claire réévalue sa stratégie d\u2019affaires depuis février.La Presse canadienne L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 4 O C T O B R E 2 0 1 6 ECONOMIE A 7 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 B O R I S P R O U L X L es chefs de gouvernement du Québec, de la France et du Canada ont d\u2019une même voix encensé le projet de libre- échange avec l\u2019Union européenne (UE) devant des gens d\u2019af faires réunis à Montréal, jeudi.Tour à tour, Philippe Couillard, Manuel Valls et Justin Trudeau ont pris le micro pour répondre aux principales critiques de l\u2019Accord économique et commercial global (AECG), qui doit être signé le 27 octobre à Bruxelles.Les trois premiers ministres ont martelé sans relâche les bienfaits de l\u2019entente, basée sur les «valeurs communes» entre le Canada et l\u2019Europe.L\u2019AECG serait bénéfique tant pour le droit des travailleurs que pour la prospérité des moins fortunés, garantissant le maintien des services publics et l\u2019exception culturelle, aux dires des dirigeants, qui vont jusqu\u2019à le comparer à l\u2019ambitieux accord de Paris sur les changements climatiques.Pas unanime À l\u2019intérieur du Centre Sheraton, les quelque 850 invités de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), qui ont dû débourser 150 $ pour le dîner-confé- rence, ont applaudi le consensus af fiché par les premiers ministres.Pourtant, le sujet ne fait pas l\u2019unanimité dans la population.Des deux côtés de l\u2019Atlantique, le milieu environnementaliste et altermondia- liste s\u2019oppose au traité.L\u2019eurodéputé du parti Europe écologie Les Verts (EELV), José Bové, de passage à Montréal mercredi, a dit craindre pour les Canadiens advenant la mise en place de l\u2019accord, «conçu pour le 1%», selon lui.«On va ouvrir les marchés, et les grandes multinationales européennes pourront s\u2019installer sans autre critère que celui du moins cher.» Une manifestation organisée par le comité d\u2019accueil Stop AECG a d\u2019ailleurs eu lieu en marge de la venue du premier ministre Valls.Des représentants de Québec solidaire y ont notamment participé.Le premier ministre du Québec a pesté contre les opposants à l\u2019AECG, qualifiant leur discours de «protectionniste et défensif ».Son appui sans faille au libre-échange avec l\u2019Europe est la position « véritablement progressiste », selon lui.«La fermeture des marchés nuit à l\u2019emploi [\u2026] et nuit avant tout aux moins fortunés.» Le chef du gouvernement français a pour sa part qualifié l\u2019entente de « meilleur accord jamais conclu entre l\u2019Union européenne et une autre puissance commerciale».Manuel Valls a du même souffle émis des doutes quant au projet d\u2019accord similaire, cette fois entre l\u2019UE et les États-Unis, « embourbé » après 15 séances de négociations.Avec le Canada, au contraire, l\u2019Europe partage «les mêmes valeurs, la même vision du progrès», soutient-il.C\u2019est pourquoi l\u2019entente représente une situation «win-win-win» : bénéfique tant pour les entreprises, les pays que « pour les citoyens, aussi».Le texte de l\u2019AECG devra dans un premier temps être voté par le gouvernement fédéral canadien et par le Parlement européen, après quoi la majorité de ses dispositions s\u2019appliqueront.Dans certains pays, l\u2019accord est fortement contesté, comme en Allemagne, en Autriche ou en Belgique.Selon Philippe Couillard, la crédibilité du projet européen serait mise à mal par un rejet du traité.«C\u2019est aussi un test sur l\u2019Europe quant à sa capacité d\u2019agir dans son contexte actuel.Car, disons-le franchement, s\u2019il y a un pays avec lequel il est logique pour l\u2019Europe de conclure une entente de libre-échange, c\u2019est bien le Canada.À l\u2019inverse, on pourrait dire que si ce n\u2019est pas possible avec le Canada, avec qui donc ce serait possible?» Nouveau partenaire de référence Le premier ministre français a aussi présenté une offre inusitée aux dirigeants d\u2019entreprises.Revenant sur le Brexit, vote crucial de juin à l\u2019issue duquel le Royaume-Uni a choisi de quitter l\u2019UE, Manuel Valls invite les entrepreneurs canadiens, historiquement plus liés à Londres, à se tourner vers Paris.«Dans une Union européenne sans la Grande-Bretagne [sic], vous devrez aussi vous adapter.La France propose au Canada, comme au Québec, d\u2019être votre par tenaire de référence dans l\u2019Union européenne.» Le Royaume-Uni est le premier partenaire du Canada en Europe, avec des échanges bilatéraux de l\u2019ordre de 22 milliards de dollars en 2013, suivi de l\u2019Allemagne (18,9 milliards) et de la France (8,5 milliards).Le Devoir Des premiers ministres en croisade pour le libre-échange Philippe Couillard, Manuel Valls et Justin Trudeau se portent à la défense du traité critiqué par plusieurs JACQUES NADEAU LE DEVOIR Philippe Couillard, Manuel Valls et Justin Trudeau ont parlé d\u2019une même voix jeudi.Le nouveau chef du Parti québécois a assisté comme spectateur à l\u2019échange entre les premiers ministres.Il a déclaré à la presse être favorable à l\u2019AECG, qui «va créer des emplois au Québec».Le député de Rosemont a toutefois indiqué qu\u2019à son avis, les agriculteurs de l\u2019industrie laitière risquent de ne pas être suffisamment compensés par Ottawa.«M.Couillard a laissé tomber nos producteurs laitiers», croit- il.Un gouvernement du PQ n\u2019aurait pas non plus tenu à accorder le droit aux entreprises étrangères de poursuivre le gouvernement s\u2019ils se sentent lésés par l\u2019État, a-t-il ajouté.Lisée met son grain de sel B erlin \u2014 La Cour constitutionnelle a autorisé jeudi, sous conditions, le gouvernement allemand à approuver l\u2019application provisoire de l\u2019accord de libre-échange entre l\u2019Union européenne et le Canada (Accord économique et commercial global [AECG], en anglais CETA), donnant satisfaction aux soutiens et aux détracteurs du texte.Le gouvernement pourra comme prévu signer cet accord le 27 octobre prochain au cours d\u2019un sommet Canada- UE à Bruxelles, selon le jugement rendu par les juges de Karlsruhe.La Cour exige toutefois de Berlin la garantie que l\u2019Allemagne pourra à l\u2019avenir sortir de l\u2019accord, au cas où elle lui demanderait.Les juges n\u2019ont en effet pas encore statué sur la constitutionnalité du traité et plusieurs mois s\u2019écouleront avant qu\u2019ils n\u2019arrivent à un jugement sur ce point.L\u2019AECG n\u2019entrera par ailleurs pleinement en vigueur qu\u2019après sa ratification par les parlements nationaux des 28 pays de l\u2019UE, ce qui peut prendre des années.Nombreuses craintes Le traité fait l\u2019objet d\u2019un vif débat en Allemagne, où ses détracteurs craignent qu\u2019il n\u2019entraîne une déréglementation généralisée et un recul du champ d\u2019action des gouvernements, tout comme l\u2019accord TTIP (ou TAFTA), toujours en cours de négociations avec les États-Unis.Près de 200 000 citoyens et le groupe parlementaire du par ti de gauche, Die Linke, ont déposé des plaintes auprès de la Cour, jugeant que l\u2019AECG contrevient à la Constitution.La Cour a posé jeudi deux autres conditions à son aval : seules les par ties du traité sous la compétence de l\u2019Union européenne doivent entrer en vigueur provisoirement, et non celles qui dépendent des États nationaux, comme notamment la propriété intellectuelle ou encore le transport maritime.Elle veut aussi des garanties fermes d\u2019un règlement transparent et démocratique des litiges.Les détracteurs du traité redoutent la mise en place d\u2019un mécanisme d\u2019arbitrage parallèle pour les investisseurs étrangers qui viendrait notamment af faiblir le pouvoir des autorités publiques face aux grandes entreprises.Agence France-Presse Berlin autorisé par la justice à signer l\u2019entente sous conditions Selon Philippe Couillard, la crédibilité du projet européen serait mise à mal par un rejet du traité T oronto \u2014 La longue bataille sur le par tage des 7,3 milliards $US recueillis lors de la liquidation de faillite de Nortel Networks a pris fin mercredi soir, avec la conclusion d\u2019un règlement.L\u2019ancien géant canadien des télécommunications a fait faillite en 2009 à la suite d\u2019un scandale comptable.À son sommet, en 1999 et en 2000, Nortel valait près de 300 milliards et employait plus de 90 000 personnes à travers le monde.L\u2019entente annoncée mercredi fait suite à des années de batailles devant les tribunaux au sujet du partage des actifs restants de Nor tel \u2014 dont la plus grande partie est composée du produit de la vente de certaines parties de l\u2019entreprise dans la foulée de son démantèlement.En vertu de l\u2019accord, les créanciers canadiens de Nortel obtiendront environ 57 % du produit de la vente d\u2019actifs, ce qui équivaut à environ 4,1 milliards $US.Les créanciers américains toucheront 24 % de l\u2019actif, soit environ 1,8 milliard.Le reste devrait être partagé entre les créanciers européens.Longue bataille Le règlement, qui doit toujours être approuvé au Canada, en France, aux États- Unis et au Royaume-Uni, permettrait aux pensionnés et aux autres créanciers de recevoir des paiements.La décision pourrait apporter une certaine certitude aux quelque 20 000 retraités de Nortel au Canada, qui ont vu leurs prestations de retraite chuter de façon importante depuis la procédure de faillite de 2009.La bataille juridique sur les actifs de Nor tel a débuté en mai 2014, alors que la question a été débattue devant des juges au Canada et aux États- Unis.Les audiences visaient à répartir les milliards de dollars entre diverses entreprises de Nortel à travers le monde, afin qu\u2019elles puissent payer leurs créanciers, incluant les détenteurs d\u2019obligations, les retraités de Nortel et environ 40 000 pensionnés britanniques de Nortel.Coûteuses procédures Le procès de Nor tel est considéré comme un des plus grands cas de faillite de l\u2019histoire canadienne.Le coût de la procédure a grimpé bien au- dessus de la barre de 1 milliard ces cinq dernières années, les dépenses juridiques ayant grugé de l\u2019argent qui aurait autrement été partagé entre les diverses parties.En mai, le plus haut tribunal de l\u2019Ontario a rejeté une demande d\u2019appel de la part d\u2019un groupe de détenteurs d\u2019obligations américains au sujet d\u2019une décision de 2015 déterminant comment les 7,3 milliards d\u2019actifs devraient être divisés.Un panel de trois juges de la Cour d\u2019appel de l\u2019Ontario a rejeté les raisons mises de l\u2019avant par le groupe, af firmant qu\u2019elles étaient sans fondement.Dans son jugement, la Cour d\u2019appel a exprimé une certaine frustration vis-à-vis des retards et des querelles juridiques qui avaient eu lieu dans cette affaire.Elle a noté que sept années s\u2019étaient écoulées depuis le début de la procédure de faillite et que plus de 6800 anciens employés et retraités de Nortel étaient morts pendant que les coûts des démarches juridiques grimpaient au-delà de 1 milliard.La Presse canadienne FAILLITE Nortel s\u2019entend sur le partage de ses actifs Près de 7,3 milliards $US devraient être partagés entre les créanciers et les pensionnés I S A B E L L E P O R T E R à Québec L es milieux d\u2019affaires de la capitale dénoncent l\u2019absence d\u2019entrepreneurs de la région au sein du nouveau conseil consultatif sur l\u2019économie et l\u2019innovation créé par le gouvernement Couillard.Dirigé par Monique F.Leroux, ce conseil est composé de 26 personnes.« Le Québec inc.ne se li - mite pas à la région de Montréal.Ce n\u2019est cer tainement pas les représentants qui manquent dans la région », a fait valoir jeudi le président de la Chambre de commerce et d \u2019 industr ie de Québec (CCIQ), Alain Aubut.« Une initiative aussi porteuse en matière de développement économique doit absolument se doter d\u2019une voix forte en provenance de la Capitale » , plaide-t- i l dans un communiqué.Noms connus Créé mercredi, le conseil consultatif doit faire des recommandations au gouvernement sur les moyens d\u2019accélérer la croissance de l\u2019économie dans tous les secteurs.En plus de Mme Leroux, il compte parmi ses membres Pierre Boivin (p.-d.g.de Cla- ridge), Alain Bouchard (Couche- Tard), Sophie Brochu (Gaz Métro), le nouveau président du Mouvement Desjardins, Guy Cormier, et le président d\u2019Investissement Québec, Pierre Gabriel Côté, et plusieurs autres.La Coalition avenir Québec (CAQ) a, elle aussi, dénoncé l\u2019absence de Québec au comité jeudi.« Le ministre Blais et ses collègues sont-ils d\u2019accord avec le PM qui ignore les gens d\u2019af faires de la Capitale-Natio- nale pour son comité?», a écrit le député de La Peltrie, Éric Caire, sur Twitter.Changements possibles Invitée à réagir, la ministre de l\u2019Économie, Dominique An- glade, a affirmé jeudi en fin de journée que Québec n\u2019avait en aucun cas été oublié.« On a approché plusieurs personnes [de Québec], dont une qui devait faire par tie du conseil jusqu\u2019à la dernière minute, mais qui a dû se retirer.» La ministre ajoute qu\u2019elle est «ouverte » et qu\u2019il serait possible d\u2019intégrer un autre membre d\u2019ici à la première réunion, prévue le 4 novembre.Elle signale que la « grande région de Québec » est déjà représentée par Marcel Dutil du Groupe Canam (Beauce) et le président du Mouvement Desjardins, Guy Cormier.Le Devoir CONSEIL CONSULTATIF Québec exige qu\u2019on lui accorde une place ACCORD ÉCONOMIQUE ET COMMERCIAL GLOBAL 200 000 Nombre de citoyens qui ont déposé des plaintes auprès de la Cour constitutionnelle allemande, jugeant que l\u2019Accord économique et commercial global contrevient à la Constitution du pays a tragédie qui a coûté la vie à 47 personnes de Lac-Mé- gantic en ce soir fatidique du 6 juillet 2013 continue de hanter la population qui, chaque jour, doit toujours vivre avec le passage de convois ferroviaires, certains transportant des matières dangereuses.Plus de trois ans ont passé et on n\u2019en est encore qu\u2019aux études préliminaires de la voie de contournement du centre-ville.Comme l\u2019écrivait Le Devoir jeudi, il faudra peut-être attendre encore sept ans avant que ce projet se concrétise.C\u2019est trop long pour une population très ébranlée dont les deux tiers, selon une étude de la Direction de santé publique de l\u2019Estrie rendue publique l\u2019hiver dernier, souffrent encore de «manifestations modérées ou sévères de stress post-traumatique».Construire une voie ferrée n\u2019est pas aussi simple que de construire une route, on en convient, sur tout quand cette voie ser t au transport de matières dangereuses, enjambe la rivière Chaudière et exige de procéder à des expropriations.Mais faut-il vraiment dix ans entre le déraillement funeste de 2013 et la réalisation du projet ?Le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, fait face à des pressions répétées pour faire accélérer les choses.Sa réponse est toujours la même.Il veut bien que les choses aillent plus vite, mais «c\u2019est vraiment la ville de Lac-Mégantic qui gère le projet ».Il l\u2019a répété cette semaine ainsi que le 5 octobre dernier en réponse à un rapport du comité des transports sur la sécurité ferroviaire.Financée par Ottawa et Québec, l\u2019étude de la ?rme AECOM a démarré en 2015.En mai dernier, une proposition de trajet a été présentée à la population, mais ce n\u2019est que l\u2019an prochain que le rapport préliminaire sera achevé, celui qu\u2019Ottawa attend pour prendre une décision en matière de ?nancement.Puis, ce sera l\u2019étude d\u2019« avant-projet définitif » en 2018, les plans et devis en 2019 et 2020 et la construction en 2021 et 2022.Le maire de la ville, Jean-Guy Cloutier, disait en mai dernier que la Ville ne pouvait sauter les étapes si elle voulait obtenir les autorisations nécessaires au nouveau tracé de 12km, dont le coût est évalué à 115 millions.On ne lui reproche pas de vouloir faire les choses dans les règles, mais, à entendre le ministre, on croirait qu\u2019il revient à la Ville d\u2019accélérer les choses.Si elle n\u2019en a pas le pouvoir, que le ministre cesse de le laisser entendre.Si c\u2019est plutôt une question de moyens \u2014 l\u2019échéancier de l\u2019étude ayant été établi par la ?rme AECOM, aux dires même du ministère \u2014, qu\u2019il nous explique alors pourquoi il n\u2019offre pas de prendre les choses en main ou de mieux soutenir la ville a?n que cette voie soit construite plus tôt que tard.C\u2019est tout ce que souhaitent les Méganticois.À quoi sert l\u2019ONU ?Le conflit en Syrie et l\u2019impuissance onusienne à y remédier ont plongé l\u2019organisation internationale dans l\u2019une des pires crises de son histoire.Arrive le Portugais António Guterres, nouveau secrétaire général des Nations unies.Le choix est heureux ; les défis, énormes.a marge de manœuvre d\u2019un secrétaire général est forcément limitée.L\u2019ONU est l\u2019addition plus ou moins ordonnée des États membres qui siègent à son Assemblée générale et, plus précisément, des quinze diplomates assis à la table de son Conseil de sécurité, habitués qu\u2019ils sont à se crêper le chignon.Mais il se trouve, en l\u2019occurrence, que la candidature d\u2019António Gu- terres, ancien premier ministre socialiste du Portugal, a fait l\u2019objet d\u2019une certaine unanimité, relative et calculée certes, mais réelle \u2014 et, donc, encourageante, comme l\u2019ONU est en mal de cohésion.Aussi son élection a-t-elle quelque chose d\u2019inattendu: d\u2019abord parce qu\u2019existait au sein du Conseil de sécurité la volonté d\u2019élire pour la première fois une femme au poste de secrétaire général.Ensuite parce qu\u2019on attendait un choix venu de l\u2019ex-Europe de l\u2019Est, comme une loi non écrite veut qu\u2019il y ait rotation géographique des secrétaires généraux.C\u2019est un vote qui, en fait, aurait facilement pu tourner autrement, avec veto russe à la clé contre M.Guterres, si la candidature de la Bulgare Irina Bokova, secrétaire générale de l\u2019UNESCO, avait tenu la route.Pour ne pas avoir dit non au candidat qui était manifestement le plus populaire et le plus compétent, on comprend du reste que Moscou a marchandé son adhésion et qu\u2019il s\u2019attendra à obtenir sa part de postes in?uents au sein de la nouvelle administration.Tout comme Pékin, d\u2019ailleurs.?Choisi la semaine dernière par le Conseil de sécurité, M.Gu- terres a vu sa désignation entérinée par acclamation jeudi par l\u2019Assemblée générale.Après les dix années de mandat sans éclat du Sud-Coréen Ban Ki-moon, on attend beaucoup de lui.Probablement trop.On attend de lui qu\u2019il améliore l\u2019ef?cacité générale de l\u2019appareil onusien.Au premier chef, il lui faudra faire preuve de leadership sur la question syrienne, là où les membres permanents du Conseil de sécurité ont lamentablement échoué jusqu\u2019à maintenant.En s\u2019appuyant sur « l\u2019heureuse collusion» des États-Unis et de la Russie autour de sa nomination, suggère en outre The Guardian en analyse, le nouveau secrétaire général ferait bien de saisir l\u2019occasion pour faire pression sur les membres du Conseil a?n qu\u2019ils acceptent en?n de renoncer à leur pouvoir de veto dans les situations où sont commis des crimes de guerre.Haut-commissaire de l\u2019ONU pour les réfugiés de 2005 à 2015, il a été critiqué pour des ratés commis par le HCR face à la crise migratoire qui a poussé à l\u2019exil quatre millions de Syriens.Mais sa réputation est surtout celle d\u2019un rassembleur doté d\u2019un grand savoir-faire politique et diplomatique.Au Haut-Commissariat pour les réfugiés, il a laissé le souvenir d\u2019un patron «humble et humain » et d\u2019un « travailleur acharné et méthodique », selon d\u2019anciens collaborateurs cités par Le Monde.Sous son règne, le nombre d\u2019employés au siège du HCR à Genève a été réduit et le personnel de terrain, augmenté.Grand défenseur des droits de la personne, signale encore Le Monde, il est très respecté par les organisations non gouvernementales.Devenant secrétaire général de l\u2019ONU, il a en outre promis, quand il entrera en fonction le 1er janvier, d\u2019appliquer la parité hommes-femmes dans les postes de haute responsabilité au sein de l\u2019organisation.António Guterres, l\u2019homme de la situation?De toute évidence.Voyons maintenant dans quelle mesure il sera libre d\u2019agir.L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 4 O C T O B R E 2 0 1 6 A 8 EDITORIAL L E T T R E S Défendez les employés du Centre des sciences ! Madame Julie Payette, En ce mercredi soir, vers 21 h, je m\u2019apprêtais à vous écrire une lettre en tant que directrice du Centre des sciences de Montréal.J\u2019entre votre nom dans un moteur de recherche, et j\u2019apprends que vous avez démissionné de ce poste et que la nouvelle est publique depuis quelques heures à peine.J\u2019ai décidé de vous écrire cette lettre ouverte quand même.Je m\u2019adresserai à vous comme citoyenne.Citoyenne, maintenant, libre d\u2019exprimer ses opinions sur la place publique.Mme Payette, je vous exhorte à prendre position publiquement pour les employés dont vous étiez la directrice ces trois dernières années et qui sont en grève depuis quatre mois.Ces travailleuses et ces travailleurs luttent courageusement, mais elles et ils sont écoeurés et choqués.Je vous demande d\u2019affirmer haut et fort que ces employées et employés et, par extension, leur famille, méritent mieux que les conditions salariales déplorables que le Centre des sciences de Montréal leur a jusqu\u2019à maintenant octroyées.Elles et ils méritent mieux que l\u2019indifférence, les interminables silences et le mépris dont a fait preuve l\u2019employeur dans la négociation en cours.Convenez publiquement avec moi, Mme Payette, que cela est totalement inacceptable pour un centre scientifique aussi important de Montréal.Centre des sciences, il faut que cela se sache, qui relève d\u2019une agence fédérale dont L I B R E O P I N I O N M O N I Q U E R I C H A R D Comédienne et conseillère municipale à Saint-Adolphe-d\u2019Howard M onsieur Couillard, mon nom est Monique Richard.Vous vous souviendrez peut-être de moi, je vous ai serré la main avant la première officielle du Tar- tuf fe au TNM en vous demandant un entretien privé.Je vous écris en mon nom personnel, en tant que conseillère municipale à Saint- Adolphe-d\u2019Howard et en tant qu\u2019artiste.Je n\u2019ai pas envie de vous parler de bataille juridique, d\u2019avocats, d\u2019ingénieurs, de détails techniques où chaque virgule a son impor tance, où chaque erreur devient une guerre de gros sous, non\u2026 Je veux vous parler de la beauté du paysage.Dernièrement, vous vous êtes prononcé en faveur de l\u2019environnement.Par ce geste, vous comprenez que les grands espaces vierges et naturels sont un moteur incontestable pour le développement économique de la région des Laurentides.Pour avoir vu nos paysages de long en large lors de mes dif férentes tournées théâtrales, je peux vous affirmer, et vous serez d\u2019accord avec moi, que nous avons une richesse incroyable au Québec, qui nous a été donnée.Le Québec a besoin d\u2019électricité.Mais tout est dans la manière.Depuis le grand verglas, la façon de faire d\u2019Hydro-Québec n\u2019a pas beaucoup changé, comme si l\u2019on n\u2019avait tiré aucune leçon de cette catastrophe.On continue de nous dépayser en saccageant nos villages à grands coups de pelles mécaniques pour installer ces monstres métalliques, et ce, où on le veut, quand on le veut, avec des œillères, des bouchons dans les oreilles et des gardiens pour ne pas être dérangé; on éventre les îles, défigure le fleuve, ruine les sommets des montagnes, chasse les animaux de leur territoire et crève le cœur de tant de citoyens.C\u2019est vrai, Hydro-Québec propose aux villages des consultations publiques: on discute de l\u2019acceptabilité sociale, du schéma d\u2019aménagement, des emprises existantes, d\u2019enfouissement des fils, etc.Et les responsables d\u2019Hydro repartent comme ils sont venus.Ils ont fait ce qu\u2019on leur a demandé de faire comme de bons soldats.Ils ont entendu, mais n\u2019ont pas écouté, c\u2019est comme si l\u2019on parlait dans le vide, c\u2019est très frustrant.Hydro n\u2019est pas censée être une compagnie créée par les Québécois pour les Québécois ?Hydro-Québec n\u2019est-elle pas censée innover ?Le Vermont enfouit ses fils, pourquoi pas le Québec?Un peu de courage! Monsieur le Premier Ministre, quand le bateau va mal, quand un bateau dérive, ce n\u2019est pas au premier maître à qui je veux parler, mais bien au capitaine.Nous avons besoin de vous pour trouver des solutions afin de diriger Hydro- Québec vers un Québec innovateur, avant-gardiste et contemporain.Soyez le premier des premiers à dire : cessons le saccage.Soyez celui qui va sortir du lot, soyez courageux, le Québec s\u2019en sentira mieux.Le capitaine du Québec, c\u2019est vous, et c\u2019est à vous que je veux m\u2019adresser pour réfléchir sur l\u2019avenir du Québec dans toute sa splendeur.Et croyez-moi, avec l\u2019écotourisme et nos montagnes vierges, ça sera plus payant à long terme que nos monstres de métal, je vous le garantis.Pourrais-je vous rencontrer, ne serait- ce que quelques minutes, seule ou avec mes collègues du conseil municipal de Saint-Adolphe ?Innover plutôt que saccager FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente du développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente des ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET les coffres débordent d\u2019argent : la Société immobilière du Canada.Le Centre des sciences a permis à des centaines de milliers d\u2019enfants et d\u2019adultes, de groupes scolaires, de familles et de curieux de tout acabit d\u2019explorer le monde fascinant des sciences.La qualité et la rigueur de ces expositions sont le résultat direct du travail de dizaines de travailleuses et de travailleurs, du commis à l\u2019accueil au personnel administratif, jusqu\u2019aux équipes de recherchistes-concepteurs.Défendez publiquement ces hommes et ces femmes, Mme Payette.Au nom de la solidarité humaine, au nom de la science, au nom de la culture, ils et elles le méritent amplement.Louis-Raphaël Pelletier Le 13 octobre 2016 ont pensé que leurs lecteurs ne les comprendraient pas.On tourne en rond ici.Pourtant, il y a encore des politiciens qui font état de leur culture, en toute simplicité.Ainsi, le jeune maire de Verchères, Alexandre Bélisle, s\u2019est présenté le 2 octobre dernier en costume d\u2019époque au dévoilement d\u2019une plaque commémorative dans sa ville, avant d\u2019entonner, a cappella, une vieille complainte en hommage à l\u2019héroïne Madeleine de Verchères.Chapeau, Monsieur le Maire! Pierre Ducharme Laval, le 13 octobre 2016 Le poète Philippe Couillard se mêle de faire des vers teintés de miel et de fiel.Sa muse occasionnelle adresse à ses adversaires des vœux sinistres à la poésie cauteleuse.Ça sent l\u2019affront ; appâter le PQ par la «douceur de l\u2019union» sous-entend assujettissement des Québécois, assimilation, indifférence à la vente de nos fleurons économiques, partage inégal de nos richesses, tiédeur dans la défense du français, tiédeur dans les relations France-Québec abandonnant au multiculturalisme canadien l\u2019intégration de nos immigrants, ce «melting- pot» si cher aux fédéralistes, etc.Quand Philippe Couillard compare le PQ à un « frêle esquif » voué au naufrage, il le voit avec des yeux de taupe.Le PQ est un paquebot bâti fort, sillonnant la mer fédérale, bravant ouragans et tempêtes, mettant le cap sur l\u2019indépendance.Denise Rochette-Cossette Charlesbourg, le 13 octobre 2016 NATIONS UNIES Un choix prometteur LAC-MÉGANTIC Qu\u2019on accélère ! L L GUY TAILLEFER MANON CORNELLIER De la culture chez nos politiciens Dans Le Devoir du 13 octobre, Odile Tremblay revient avec raison sur le mépris de notre société envers la culture, reflété notamment par le peu d\u2019empressement de plusieurs de nos politiciens à soigner leur langage ou à appuyer leurs propos de références culturelles, même quand ils en ont.Ces politiciens ont peut-être raison d\u2019ailleurs : en soulignant que les mots de Gilles Vigneault, cités par Jean-François Lisée le 7 octobre, n\u2019ont pas été repris dans les médias, madame Tremblay veut sans doute nous dire que peu de journalistes les ont compris, et que ceux qui les ont compris L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 4 O C T O B R E 2 0 1 6 A 9 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel David(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Julie Carpentier (pupitre); information culturelle : Catherine Lalonde (reporter culturel), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline Montpetit(reporters), Benoît Munger et Philippe Papineau(pupitre); information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre); information internationale : Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre); section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); Loïc Hamon (cahiers spéciaux); équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITÉ Cynthia Floccari (adjointe), Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Caroline Filion, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Osvaldo Casas (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Sébastien Beaupré, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Ginette Rouleau et Isabelle Sanchez.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici et Véronique Pagé.S emblerait-il que la poésie est dans l\u2019air du temps.Alors voici : Éducation Pensons Hérisson Fin du poème.Hérisson ?C\u2019est qu\u2019avant le poète Lafontaine, il y a eu Archilochus, durant l\u2019Antiquité.Un Grec.Poète, lui aussi.Archilochus a dit : «Le renard connaît beaucoup de choses, mais le hérisson connaît une grande chose.» Le renard est rusé.Il a tout plein d\u2019idées visant à dévorer le hérisson.Cependant, il est constamment mis en échec grâce à une seule et même manœuvre du hérisson : se recroqueviller en boule piquante.Cette parabole fut reprise par Berlin au XXe siècle.Pas la ville allemande, le philosophe anglais.Berlin suggère que le monde se divise en deux: d\u2019un côté, les hérissons, qui conçoivent leur univers en fonction d\u2019une seule et même vision, un système cohérent et articulé, et de l\u2019autre, les renards, qui poursuivent plusieurs fins éparpillées, isolées les unes des autres, sans connexion à une vision unique.L\u2019auteur américain Jim Collins, dans son ouvrage Good to Great, ajoute que les plus grands leaders sont des hérissons : ils savent organiser un univers complexe en une seule grande idée qui capture toute la complexité des enjeux propres à cet univers, un seul grand principe de base qui unifie, organise et guide la prise de décisions.Malheureusement, en matière d\u2019éducation, c\u2019est la pensée renard qui prédomine au sein de notre gouvernement.En concevant l\u2019éducation strictement sous l\u2019angle utilitaire, celui-ci se voit souvent contraint d\u2019élaborer, en réaction aux impératifs de l\u2019actualité, des plans et politiques qui auraient pu être davantage mûris en abordant l\u2019éducation sous un angle holistique.Éducation : pensons hérisson.À ce sujet, l\u2019objectif fixé en 2009 par le gouvernement d\u2019atteindre un taux de diplomation ou de qualification de 80 % chez les élèves de moins de 20 ans d\u2019ici 2020 est louable, mais se confine à l\u2019obtention d\u2019attestations reconnues.Applaudissons le dynamisme de notre nouveau ministre de l\u2019Éducation, qui lançait d\u2019ailleurs cette semaine des consultations publiques en vue de l\u2019élaboration d\u2019une politique sur la réussite éducative.Celui-ci reconnaît les limites du plan d\u2019action de 2009 en proposant désormais, dans son document en préparation aux consultations, une conception de l\u2019éducation portée sur la réussite éducative.Selon les propos mêmes du min istère, la « réussite éducative englobe la réussite scolaire.Elle va ainsi au-delà de la diplomation et de la qualification en tenant compte de l\u2019atteinte du plein potentiel de la personne dans ses dimensions intellectuelles, af fectives, sociales et physiques ».Le développement global.Voilà qui est plus englobant.Or, de par la lecture des grands axes proposés par le ministère afin de tendre vers l\u2019idéal de réussite éducative, il est manifeste que cette notion est galvaudée au profit de priorités limitées à la fonction utilitaire de l\u2019éducation.Certes, le document traite des compétences dites « du XXIe siècle », dont l\u2019autodétermination, la gestion personnelle et la responsabilité sociale, mais celles-ci sont discutées en conjonction directe avec l\u2019enjeu de l\u2019émergence du numérique.Le besoin d\u2019éduquer des jeunes susceptibles de s\u2019adapter aux changements de société rapides qu\u2019entraîne la technologie est important, mais l\u2019attention portée à ce chapitre porte pour risque de noyer la place prépondérante que devrait occuper la réflexion sur le développement holistique de chacun.Éducation : pensons hérisson.Certes, malgré l\u2019élaboration d\u2019une grande idée, surviendront toujours des problèmes de société ponctuels qui requerront des interventions précises.Encore faut-il que ces interventions ne s\u2019inscrivent pas qu\u2019en réaction aux aléas de l\u2019actualité, mais reposent sur un grand socle inspiré d\u2019une vision commune à long terme.Ce socle, il n\u2019est campé nulle par t : quelles défaillances de notre système d\u2019éducation ont mené à ce que notre gouvernement sente nécessaire de produire en 2015 un plan de 60 pages pour lutter spécifiquement contre l\u2019intimidation?Avons-nous vraiment besoin que la ministre de l\u2019Enseignement supérieur, soudainement en 2016, élabore un plan visant à baliser les initiations ?La pensée renard, la voilà.Pourquoi pas une attention accrue sur le développement global de la personne, y compris l\u2019aspect socioaffectif ?Plusieurs des pistes d\u2019actions proposées par notre gouvernement sont pertinentes en matière d\u2019éducation.Encore faut-il que nous sachions quelle éducation nous visons bien au- delà des prochaines élections.Souhaitons que les consultations en cours permettent d\u2019élaborer cette vision dont nous avons besoin.Éducation : pensons hérisson.Éducation : pensons hérisson FABRICE VIL N O R M A N D B R E A U L T Montréal uébec solidaire et Option nationale viennent de dire non au PQ, ils n\u2019acceptent pas l\u2019invitation du chef Lisée à présenter une candidature unique à la prochaine élection par tielle dans Verdun.Cette multiplicité de candidatures progressistes et indépendantistes rendra sûrement plus difficile la défaite du Parti libéral, ultraconserva- teur et archifédéraliste.Je persiste à croire que la première priorité (pléonasme bien ancré) des indépendantistes progressistes, c\u2019est la défaite de Couillard aux élections générales de 2018.En deux ans de règne, le gouvernement Couillard a déjà sérieusement endommagé le modèle québécois tant sur les plans économique, social que culturel et linguistique.Lui offrir un deuxième mandat serait, aux yeux de nombreuses citoyennes et de nombreux citoyens, mettre à mort le projet d\u2019un Québec égalitaire et libre de ses choix.Déloger Couillard ne peut cependant se faire sans une opposition progressiste unie.Il faut en ef fet tenir compte des forces en présence : d\u2019une part, les libéraux peuvent s\u2019appuyer toujours sur le bloc anglophones-allophones qu\u2019ils tiennent d\u2019ailleurs pour acquis (il y a de très heureuses mais encore trop peu nombreuses exceptions) ; d\u2019autre part, le vote francophone divisé à gauche entre QS, ON, PQ, et convoité, à droite, par la CAQ.Je suis très heureux de voir à la tête du PQ le non-conformiste Jean-François Lisée, dont je partage l\u2019analyse réaliste qui lui fait conclure à la nécessité première de débarquer Couillard en 2018.Le nouveau chef du PQ n\u2019est peut-être pas aussi à gauche que QS et pas aussi impatient qu\u2019ON, mais il m\u2019apparaît le seul politicien capable de déloger les libéraux «honteux», non éthiques, coupables de ravaler le Québec au rang de « province comme les autres ».Quatre années supplémentaires, et il ne restera du Québec que très peu des choses positives de notre révolution tranquille, de la loi 101, de nos politiques sociales et économiques\u2026 Mon plus grand souhait, donc : un rapprochement significatif des trois partis indépendantistes progressistes.Dans un système proportionnel, on pourrait imaginer des coalitions pos- télectorales, mais tel n\u2019est pas le cas.Notre système actuel suppose une offensive électorale unifiée.Ainsi, dans la majorité des circonscriptions accessibles, il ne peut y avoir qu\u2019une seule candidature de gauche gagnante, sans quoi Couillard ne tombera pas et le massacre anti- nous-mêmes se poursuivra.Le Harper québécois doit partir.Qui, dans cette opposition indépendantiste progressiste divisée, pourra accepter d\u2019être celui ou celle qui aura permis que la mise à la porte de Couil- lard ne se fasse pas en 2018 ?Et si les structures politiques actuelles de gauche n\u2019arrivent pas à s\u2019unifier, il faudra alors compter sur les citoyennes et les citoyens conscients de l\u2019urgence de la situation.Compter aussi sur les membres des partis QS et ON.On vient de voir les membres du PQ voter pour un chef qui n\u2019avait la faveur ni de la majorité du caucus ni celle des «bonzes» du parti.Je me prends à espérer qu\u2019à leur tour, les membres QS et ON décident autrement que leurs porte-parole.Ce serait alors le Québec que nous aimons toutes et tous qui en profiterait.La priorité : battre Couillard Y V E S C A P U A N O Montréal e soutiens que le rapprochement politique du Québec avec la France serait souhaitable pour relancer l\u2019idée de la souveraineté du Québec.La France constitue la mère patrie du Québec.Le Canada, lui, est lié à la Grande-Bretagne par la re ine d\u2019Angleterre qui n\u2019en est rien de moins que le chef d\u2019État.Pourquoi ne pas rapprocher le Québec de la France dans la politique constitutionnelle d\u2019un Québec souverain dans un contexte de souve- raineté-association, par exemple ?Une confédération francophone transatlantique pourrait aussi être envisagée.Une entente France-Québec, permettant la libre circulation totale des personnes, des biens et des services entre nos deux pays, assurerait un marché commun intér ieur de 74 millions d\u2019habitants à nos entreprises et aux citoyens des deux pays.La France est la sixième puissance économique mondiale.La France possède la plus vaste zone économique exclusive (ZEE) océanique de la planète avec toutes ses îles et territoires répartis dans tous les océans.Unie au Québec, cette zone deviendrait encore plus grande.Le territoire des Québécois et des Français s\u2019étendrait pratiquement à travers toute la planète.Le Québécois deviendrait véritablement ouvert sur le monde avec un accès à l\u2019Europe et à l\u2019Amérique du Nord en plus de tous les autres territoires français dispersés à travers le monde.Mais surtout, ce nouveau territoire serait francophone ! Il serait logique d\u2019utiliser l\u2019armée française dans un Québec souverain ayant un statut d\u2019État associé français.L\u2019armée française serait actuellement la sixième en impor tance sur la planète, selon un récent classement effectué par la revue Business Insider, derrière les armées américaine, russe, chinoise, indienne et britannique.L\u2019armée canadienne v iendra i t en se iz ième pos i t ion selon ce même classement.La France est une puissance nucléaire reconnue, un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l\u2019ONU avec droit de veto.La sécurité d\u2019un Québec souverain serait ainsi augmentée avec la souveraineté.D\u2019un point de vue démographique, la venue encore plus nombreuse de Français au Québec assurerait la survie du français, de plus en plus menacé à Montréal.En ce qui concerne la culture, un espace culturel commun France- Québec serait renforcé par une telle entente qui s\u2019appliquera bien entendu à notre culture commune.Des ordres professionnels communs aux deux pays pourraient être mis en place pour assurer la fluidité professionnelle sur tout le territoire.L\u2019embarras du choix Le Québec, en matière de politique monétaire, aurait alors l\u2019embarras du choix : en plus de la possibilité de créer sa propre monnaie québécoise ou d\u2019utiliser les monnaies canadiennes ou américaines, le Québec pourrait aussi utiliser l\u2019euro.Stratégiquement, une souveraineté-associa- tion du Québec avec la France assurerait au moins l\u2019accès au marché français à un Québec souverain dès la déclaration de souveraineté.On imagine dif ficilement la France déclarer of ficiellement qu\u2019elle refuserait une telle entente avec un Québec avant un référendum québécois sur la souveraineté du Québec.Alors que le reste du Canada et les États-Unis maintiendront toujours of ficielle- ment (même si c\u2019est un bluff) qu\u2019ils n\u2019acceptera ient pas le Québec automat iquement comme membre du libre-échange nord-américain avant le référendum.Le point faible fondamental des propositions de souveraineté-association et de partenariat économique, lors des référendums de 1980 et en 1995, était d\u2019être officiellement rejetées par le gouvernement fédéral avant même la décision référendaire.Cette proposition-ci a l\u2019avantage de contrer le principal argument fédéraliste contre la souveraineté : la peur.Cette proposition n\u2019empêchera aucunement le Québec de devenir membre de l\u2019ALENA une fois indépendant et associé à la France.L\u2019UE négocie d\u2019ailleurs déjà une entente avec l\u2019ALENA et si cette entente est réalisée avant le prochain référendum québécois, cela signifierait que la France serait déjà liée par entente de libre-échange avec les États-Unis et le Canada.N\u2019est-ce pas la France, par l\u2019entremise de la célèbre déclaration du général de Gaulle, qui a donné la crédibilité nécessaire au mouvement indépendantiste québécois en 1967 ?Vive le Québec libre ! Pourquoi pas une souveraineté-association entre le Québec et la France ?Q J JACQUES NADEAU LE DEVOIR Dans la majorité des circonscriptions accessibles, il ne peut y avoir qu\u2019une seule candidature de gauche gagnante, sans quoi Couillard ne tombera pas. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 4 O C T O B R E 2 0 1 6 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S la culture populaire, créateur de « poésie pour l\u2019oreille » qui a « créé dans le cadre de la grande tradition de la musique américaine de nouveaux modes d\u2019expression poétique », a résumé la secrétaire générale de l\u2019Académie, Sara Da- nius.« Il s\u2019inscrit dans une longue tradition qui remonte à W illiam Blake, ce poète britannique », a-t-elle ajouté sur les ondes de la télévision publique suédoise.Bob Dylan est le deuxième Américain à décrocher un tel honneur, et ce, près de 25 ans après celui attribué à Toni Morrison, cette romancière originaire de l\u2019Ohio qui s\u2019est distinguée dans le monde des lettres avec des titres comme Paradis, Sula, le chant de Salomon ou encore Beloved, pour lequel elle a obtenu un Pulitzer en 1988.Il succède également à Svetlana Aleksie- vitch, journaliste et romancière biélorusse, qui l\u2019a remporté l\u2019an dernier.Le choix de Bob Dylan s\u2019est fait dans une « grande cohésion » au sein du jur y a indiqué Mme Danius.Il intervient cinq ans à peine après l\u2019attribution du prix littéraire Prince des Asturies au chanteur et poétique montréalais Leonard Cohen.Dans les salons de l\u2019Académie à Stockholm, un tonnerre d\u2019applaudissements a retenti à l\u2019annonce de l\u2019entrée de Bob Dylan dans le cercle très restreint des nobélisés.N\u2019empêche, pour l\u2019écrivain écossais Irvine Welsh, la plume caustique derrière le roman Trainspotting, «un prix mal conçu puant de nostalgie extirpé des prostates rances de vieux hippies séniles et bredouillants», a-t-il résumé sur son compte Twitter.« Lui attribuer le Nobel de littérature, c\u2019est af fligeant, a pour sa part commenté le romancier et membre de l\u2019académie Goncourt Pierre Assouline, interrogé par l\u2019Agence France-Presse.Le nom de Dylan a été souvent cité ces dernières années, mais ça a toujours été pris pour un canular.L\u2019académie suédoise se ridiculise.C\u2019est méprisant pour les écrivains.» Une figure redondante L\u2019attribution du Nobel de littérature se fait sur les mêmes bases de sélection, de discussion et de vote que les autres Nobel (paix, chimie, économie\u2026).Le nom du créateur de Like a Rolling Stone est revenu régulièrement dans la liste informelle des prétendants au Nobel de littérature, et ce, depuis 1986, année où son pote Allen Ginsberg a soutenu la candidature de ce «barde et ménestrel américain majeur du XXe siècle », selon lui.En 2011, le New Yorker s\u2019indignait toutefois de cette présence redondante dans la liste des aspirants au Nobel de littérature.« À ce stade tardif de sa carrière, Bob Dylan est devenu une sorte de Zelig culturel [référence au personnage caméléon du film de Woody Allen] dont le nom ou le visage apparaissent à un grand nombre d\u2019endroits improbables.D\u2019abord il gagne un Oscar, ensuite un Pulitzer [\u2026] maintenant il monte sur la liste des cotes de Ladbrokes [un preneur au livre britannique qui en 2011 a monté la cote de Dylan sur la route du Nobel de littérature].» « Poète, peintre, prix Nobel ?» se demandait alors le magazine.À l\u2019autre bout du courriel, le romancier mont- réalais d\u2019origine américaine David Homel tempère.« Ce prix, tout le monde le mérite et personne ne le mérite, a-t-il expliqué au Devoir.Le comité a cherché sans doute avec cette attribution a élargir le champ de définition de la littérature et c\u2019est une très bonne chose.» «Les puristes et autres râleurs crieront certainement au sacrilège, au dévoiement de l\u2019esprit du Nobel, mais je suis heureux que la littérature soit aussi reconnue dans la Parole, au sens poétique de ce terme », a réagi pour sa part l\u2019écrivain Alain Mabanckou, en soulignant que « Georges Brassens l\u2019aurait mérité aussi ».Au magazine Le Point, l\u2019académicien français Marc Lambron a attiré les regards surpris sur la grande richesse de cette nomination : «Pour le monde littéraire, le fait que Dylan soit un musicien est un moins.Alors que c\u2019est un plus ! En plus de la poésie, il y a la musique, a-t-il indiqué.Dylan ajoute à sa poésie ce véhicule qu\u2019est la musique.C\u2019est un grand artiste de synthèse qui réunit l\u2019ancienne poésie anglo-saxonne dans la tradition récitée.Il y a eu Shakespeare, William Blake, Walt Whitman\u2026 Je tiens Dylan pour le Walt Whitman du XXe siècle.» La voix d\u2019une génération Né en 1941, à Duluth, dans le Minnesota, Bob Dylan n\u2019a que 22 ans quand il sor t The Freewheelin\u2019 Bob Dylan (1963), puis The Times They Are a-Changin\u2019 (1964), deux albums qui rythmeront l\u2019af firmation des droits civiques aux États-Unis et s\u2019imposeront comme la poésie surréaliste adulée par une génération, la beat generation.À l\u2019intérieur de son deuxième album, la chanson Blowin\u2019 in the Wind, avec ses tonalités pacifistes, va devenir le chant de l\u2019opposition à la guerre du Vietnam.« Dylan, c\u2019est l\u2019histoire de l\u2019Amérique, dit David Homel.Ses textes ont raconté la contestation.Il n\u2019a jamais eu peur d\u2019être incompris, d\u2019être cynique, de témoigner du cauchemar.» Bob Dylan a été romancier.Il a écrit en 1966 Tarantula (publié en 1971), recueil de poésie expérimentale dont le sens peut apparaître lorsqu\u2019on est « gelé », résume David Homel, mais également une autobiographie, Chronicles, dont la première partie, sur trois prévues par l\u2019auteur, est sortie en 2005.La suite est encore attendue.Des nombreux obser vateurs qui, depuis jeudi, s\u2019étonnent de la nobelisation du chanteur, Bob Dylan a certainement été le premier.Dans le film Hearts of Fire, un drame musical réalisé par Richard Marquand et le mettant en vedette, il disait : « J\u2019ai toujours su que je ne serais jamais un de ces chanteurs qui gagnent un prix No-bel\u2026 C\u2019est bien comme ça que ça s\u2019appelle ?Un prix No-bel.» Depuis jeudi, le risque de le lire s\u2019est élevé d\u2019un coup sur la surface du globe, mais celui de ne plus le croire, aussi.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 DYLAN Vive le Nobel libre ! Prouvant que sa chanson : The Times They Are Changin\u2019 conserve pleine résonance, boum! Ce Nobel de littérature à Bob Dylan.Comme le Grand Palais de Paris invitant enfin la bédé dans ses beaux quartiers avec l\u2019expo Hergé, l\u2019Académie suédoise ouvre sa porte et le vent s\u2019y engouffre.Il était temps que ces dignes institutions anoblissent l\u2019art populaire de longue portée.Bob Dylan, le routard rebelle juif américain, qui sut transformer le folk et la country music en cris de ralliement d\u2019une jeunesse électrique au cours des décennies 60 et 70, depuis 50 ans à la guitare et à la voix, a gagné ses épaulettes.Par la qualité et la profondeur de ses textes comme par leur impact immense, parce que la notion d\u2019écrivain réclamait de s\u2019élargir aux auteurs-compositeurs inspirés et révolutionnaires.Parce que les grands poètes s\u2019évadent parfois des livres, même si Dylan en écrivit aussi.Dans son sac, on admire l\u2019éclectisme de l\u2019œuvre : il passa du chant de protestation à la poésie amoureuse, puisant à l\u2019affliction du blues, aux complaintes humanistes de Woody Guthrie, son mentor, à la prose éclatée de la beat generation, à la mystique des gospels, à la fureur du rock.Ni son lyrisme, ni ses accords, ni sa révolte n\u2019ont renié la riche tradition musicale et littéraire dont il est issu.Le fait que d\u2019immenses auteurs hantent toujours l\u2019antichambre du grand prix littéraire ne lui retire ni sa valeur ni son droit au titre.On souhaite à Leonard Cohen de l\u2019obtenir aussi.Vive le Nobel libre! Odile Tremblay Dylan ?Non.Le problème ici n\u2019est pas Bob Dylan, dont je révère les chansons.Mais rappelons que le mandat de l\u2019Académie suédoise du Nobel est de saluer une « personne faisant en littérature le travail le plus extraordinaire, qui guide vers une direction idéale ».Tirer son chapeau au mégachansonnier Bob Dylan, par ailleurs auteur du très oubliable recueil Tarantula (1971), reste un faux pas.La chanson est peut-être un des avenirs de la littérature, comme le proclame le cercle suédois en décloisonnant les genres et en tirant sur la suprématie de « l\u2019objet livre ».Mais celles qui, lues en aplat, gardent leurs pleines forces \u2014 signées Cohen, Ferré, Smith, Prévert\u2026 \u2014 m\u2019en eurent davantage convaincue.La décision marque le tournant du Nobel vers l\u2019oralité en une époque toute médiatique.Dépoussiérer le Nobel de littérature ?D\u2019accord, mais il apparaît nettement plus urgent de l\u2019ouvrir aux femmes (13 % seulement depuis 1901), et de le sortir d\u2019abord de la suprématie de la langue anglaise (24 % des lauréats au fil des ans).Le cœur de l\u2019Académie suédoise a toujours balancé entre le Vieux et le Nouveau Monde, entre les lauréats oubliables et l\u2019illumination de talents profonds mais méconnus (Müller ; Tranströmer).Et c\u2019est dans ce dernier cas qu\u2019on la préfère ; là qu\u2019elle fait œuvre utile pour la littérature et les lecteurs.Dans tout l\u2019univers de la littérature d\u2019aujourd\u2019hui, Dylan est-il vraiment celui qui devait être couronné cette année ?Lui, plutôt qu\u2019un Joyce Carol Oates, Adonis ou Philip Roth?Non.Le problème, ici, c\u2019est le Nobel.Catherine Lalonde qui ne sont pas capables de réussir l\u2019examen ici.» Des propos qui semblent validés par les plus récentes statistiques de la SAAQ, qui montrent que le taux de réussite en langue arabe est en effet de 33 %, contre 65 % pour l\u2019ensemble des tests, toutes langues confondues.À titre comparatif, notons que les résultats en espagnol sont également inférieurs à la moyenne, mais de façon beaucoup moins marquée, avec un taux de réussite de 45,6 %.Pour ce qui est de la version du test en mandarin, les résultats sont au même niveau que la moyenne.Pourquoi réviser l\u2019examen dans toutes les langues s\u2019il est plus problématique dans certaines ?« Par souci d\u2019équité », nous a-t-on répondu à la SAAQ.Une décision bien accueillie par les formateurs Dans les écoles de conduite, on se réjouissait jeudi de la nouvelle.«C\u2019est sûr que ce serait bien parce que beaucoup d\u2019élèves reviennent me voir après l\u2019avoir passé 9 ou 10 fois », a raconté An- drée-Anne Paquet de l\u2019École de conduite Lau- zon à Québec.Son école est située rue de la Canardière, dans l\u2019arrondissement de Beauport, secteur où résident de nombreux immigrants.«Quand ils sont à l\u2019école, ils arrivent à se débrouiller, mais quand ils arrivent à la SAAQ, ils ne sont pas capables de le réussir [\u2026] Ça peut leur prendre des mois avant de réussir.Chaque mois, ils se réinscrivent et ça ne marche pas encore.» À l\u2019École de conduite Potvin dans le secteur Charlesbourg, on y voyait aussi une bonne nouvelle.« Il y a beaucoup d\u2019échecs.Ce serait bon de changer l\u2019examen », a réagi Micheline Dubois qui donne des cours de conduite depuis 34 ans.Selon Mme Dubois, « les Québécois aussi » trouvent l\u2019examen théorique ardu.« Il y a plus d\u2019échecs qu\u2019avant.Les examens sont plus dif fi- ciles.Il faut étudier beaucoup.» Le président de l\u2019Association des écoles de conduite (l\u2019AECQ), François Lauzière, avance que les récents examens que la SAAQ a implantés contiennent des colles.« Je peux vous dire que les gens qui conduisent depuis longtemps et ont perdu leur permis pour une raison quelconque ont de la dif ficulté à réussir leur examen théorique.» Le hic, concède-t-il, c\u2019est qu\u2019il s\u2019agit d\u2019informations de deuxième main puisqu\u2019il est impossible de voir les examens à moins de les passer soi- même.«On ne les voit pas.On se base plutôt sur les commentaires que les élèves nous amènent.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 SAAQ L\u2019exploitation d\u2019or à ciel ouvert, une pratique récente au Québec, a également eu des impacts sociaux négatifs au sein de la communauté.Et tous ces effets seraient amplifiés par le projet d\u2019expansion.Cadre déficient Si de nombreux problèmes de cohabitation doivent être résolus avant d\u2019autoriser le projet, le rapport montre surtout du doigt un cadre légal et réglementaire déficient au Québec.À titre d\u2019exemple, les lois actuelles ne prévoient aucune «zone tampon » entre une mine et un milieu habité.«Une modification réglementaire ou administrative s\u2019impose afin de remédier rapidement à la situation», concluent les auteurs du rapport, qui y voient une condition essentielle à «l\u2019acceptabilité sociale des projets miniers de cette nature».Les commissaires du BAPE écorchent aussi directement le ministère du Développement durable, de l\u2019Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, qui n\u2019en fait pas assez pour « faire respecter sa réglementation ».Même si celui-ci a remis plus de 170 avis de non-conformité à Canadian Malartic depuis 2011, « aucune sanction, tant administrative, pécuniaire que pénale, portant sur ces dépassements n\u2019a toutefois été prise à ce jour».Le rapport est pourtant on ne peut plus clair : depuis le début de l\u2019extraction de minerai, « l\u2019exploitant n\u2019a pas été en mesure de démontrer qu\u2019il peut opérer cette mine à ciel ouvert en milieu urbain en conformité avec les exigences légales qui lui sont imposées, conformité qui, à elle seule, ne saurait éviter des nuisances».Acceptable Le BAPE estime néanmoins que si « des modifications substantielles sont apportées au préalable à l\u2019exploitation», le projet d\u2019expansion est acceptable, dans la mesure où la prolongation proposée « se situe dans la foulée directe de l\u2019actuelle exploitation » et qu\u2019elle « contribuerait à une sécurité économique cer taine dans la région ».Pour le Québec, on évalue la « valeur ajoutée» à plus de 4 milliards de dollars.Le BAPE note aussi que Canadian Malartic «a récemment amélioré sa performance environnementale», en plus de s\u2019être «engagée dans une démarche de compensation pour les dommages» causés aux citoyens.On recommande toutefois au gouvernement de nommer un médiateur indépendant pour évaluer ces compensations.Le cabinet du ministre David Heurtel n\u2019a pas voulu préciser jeudi quels éléments du rapport du BAPE pourraient être retenus.«Le ministère réalisera l\u2019analyse environnementale du projet en collaboration avec ses partenaires.Le gouvernement prendra ensuite une décision», a simplement répondu son attaché de presse, Émilie Si- mard, par courriel.Mine Canadian Malartic a pour sa part dit vouloir analyser les recommandations du rapport.L\u2019entreprise affirme toutefois que les commissaires « ont accordé une très grande importance à des éléments du passé et à de nombreuses opinions émises durant les audiences ».La minière a souligné avoir mis en place plusieurs « améliorations significatives » en matière environnementale depuis deux ans.Pour la Coalition Québec meilleure mine, le rapport du BAPE donne raison aux citoyens, qui réclament des mesures plus strictes pour le respect des normes environnementales.Le groupe juge aussi que le document critique Québec, qui n\u2019applique pas selon lui « les lois et les normes» en vigueur.L\u2019expansion de cette mine à ciel ouvert, dont l\u2019exploitation a déjà nécessité la démolition d\u2019une partie de la ville de Malartic, est motivée par la découverte d\u2019un potentiel d\u2019or économiquement viable.En fait, les réserves pourraient dépasser les 10 millions d\u2019onces, alors qu\u2019elles étaient estimées à 6,55 millions d\u2019onces en 2008.En supposant une valeur moyenne de 1000 $ l\u2019once, la valeur brute de l\u2019or dépasse les 10 milliards de dollars.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 MINE GÉRALD DALLAIRE LE DEVOIR L\u2019exploitation à ciel ouvert de la mine d\u2019or de la Canadian Malartic en Abitibi."]
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