Le devoir, 22 octobre 2016, Cahier D
[" L O U I S E G A B O U R Y aux îles Baléares L a position géographique des Baléares entre l\u2019Europe et l\u2019Afrique en a fait un territoire stratégique convoité.Déjà occupée il y a des millénaires, Majorque a subi les invasions successives des Phéniciens, Grecs, Carthaginois, Romains, Vandales, Byzantins, Maures, Chrétiens, etc.Reprise au début du XIIIe siècle par le roi de la Catalogne, Jac - ques 1er, elle a ensuite connu les dominations française et anglaise, avant de redevenir espagnole et d\u2019être envahie par le tourisme de masse à partir des années 1960, et surtout après la mort de Franco en 1975.Depuis, les hôtels ont poussé comme des champignons et les transporteurs aériens à rabais ont déversé jusqu\u2019à plus soif leurs cargaisons de joyeux touristes.Résultat : de juin à septembre, les vacanciers s\u2019entassent sur les plages le jour et s\u2019éclatent dans les discothè - ques la nuit.Le reste de l\u2019année, les îles se reposent.Plus que mer et soleil Formé des îles de Major - que, Ibiza, Formentera et Mi- norque, l\u2019archipel espagnol est devenu la Communauté autonome des îles Baléares en 1983.On aime Majorque pour ses plages et ses riches monuments, Minorque et Formen- tera pour la nature, et Ibiza demeure le paradis de la fête avec ses méga-discothèques.Si les côtes de Majorque sont bondées, l\u2019arrière-pays est paisible.Dans ce lieu qui jouit de plus de 260 jours de soleil par année, l\u2019arrière-saison est idéale.À l\u2019hiver 1838- 39, George Sand et Chopin y ont séjourné, installés au cœur de la Serra de Tramuntana, un paysage culturel au- jourd\u2019hui inscrit au Patrimoine mondial de l\u2019UNESCO.L\u2019organisme a ainsi reconnu ce superbe environnement agricole méditerranéen, ses constructions de pierre sèche et sa culture en terrasses héritée des Maures, tout ça à moins de 30 minutes en voiture des plages surpeuplées.Dur, dur de se prélasser toute la journée sur des pla - ges saturées de musique en ignorant Palma, dominée par la silhouette de la superbe cathédrale construite sur l\u2019emplacement de la plus grande mosquée de la ville.Sa construction est une épopée qui se termina au début du XXe siècle avec la « modernisation » de son intérieur par Gaudí.Cette cathédrale, La Seu, une des plus grandes d\u2019Europe, est récemment passée au ver t grâce à une saine utilisation de l\u2019énergie électrique renouvelable.Ce monument, plus le Castel de Bel- ver, l \u2019un des plus beaux châteaux gothiques d\u2019Europe, les bains arabes du Xe siècle, la Plaça Major, l \u2019architecture éclectique, les ruelles médiévales et le musée consacré à Miro, qui vécut sur l\u2019île pendant 40 ans, tous ces trésors valent à eux seuls une visite aux Baléares.Partir Le touriterrorisme, la nouvelle donne dans le voyage Pages D 3-D 4 Jardins Une douce ?n de saison: la chronique de Lise Gobeille Page D 6 C A H I E R D \u203a L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 2 E T D I M A N C H E 2 3 O C T O B R E 2 0 1 6 C\u2019est un petit archipel méditerranéen situé au large de Valence.Peuplé d\u2019à peine plus d\u2019un million d\u2019habitants, il a reçu l\u2019année dernière 14 millions de visiteurs.Un record.Ce n\u2019est pourtant pas une raison pour bouder la destination.TOURISME ESPAGNE Agréables Baléares PHOTOS LOUISE GABOURY La silhouette imposante de la cathédrale de Palma.Ci-dessous : dans l\u2019île d\u2019Ibiza.VOIR PAGE D 2 : BALÉARES Découverte par les hippies dans les années 1960, Ibiza est devenue mythique grâce au film More de Schröder Ibiza, découver te par les hippies dans les années 1960 et devenue mythique à la suite du film More de Barbet Schrö- der, a vu sa ville haute inscrite au Patrimoine mondial de l\u2019UNESCO en 1999.C\u2019est un plaisir de se promener doucement le matin, quand les fêtards viennent de s\u2019endormir, dans ses rues étroites entre les maisons blanches qui dominent le port, en s\u2019arrêtant à la cathédrale et en admirant les remparts au passage.Toute cette beauté ne peut être balayée du revers de la main pour cause de sur tourisme.Même si la menace est réelle, elle ne devrait pas empêcher la découver te de la riche culture des Baléares.Des lendemains qui chanteront?Pilar Carbonell Raya, directrice générale du tourisme au gouvernement des îles Ba- léares, est consciente des dangers du tourisme de masse pour le fragile écosystème des îles : «Nous essayons d\u2019étirer la saison en mettant l\u2019accent sur le golf, par exemple, sur l\u2019histoire partout présente et sur le vélo, puisque plusieurs équipes du Tour de France viennent s\u2019entraîner chez nous.Nous misons également sur la beauté et l\u2019authenticité de nos villages de montagne, l\u2019œnotou- risme, la randonnée, l\u2019observation des oiseaux et la spéléologie.«D\u2019ailleurs, 40% de l\u2019archipel est protégé.Nous travaillons également à mieux distribuer les arrivées des passagers de croisières pour éviter d\u2019engorger Palma, afin que les résidants, comme les visiteurs, puissent y circuler librement.Il ne s\u2019agit pas de limiter le nombre de bateaux, mais de réorganiser les escales.» La production de l\u2019île n\u2019étant pas suffisante pour nourrir cet afflux de visiteurs, on a recours à l\u2019importation.«Nous devons économiser l\u2019eau et recycler, ce que nous faisons davantage que la moyenne espagnole.Nous voulons aussi favoriser l\u2019utilisation des voitures électriques et multiplier les points de recharge.» L\u2019État travaille en collaboration avec l\u2019entreprise privée pour revitaliser la station balnéaire de Magaluf, il n\u2019y a pas si longtemps tristement célèbre pour son tourisme de masse alcoolisé.Ce programme vise à améliorer la destination en rénovant et en améliorant les hôtels.Les revenus de la nouvelle taxe touristique seront réinvestis dans le développement durable et les énergies renouvelables.Collaboratrice Le Devoir L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 2 E T D I M A N C H E 2 3 O C T O B R E 2 0 1 6 P L A I S I R S D 2 L\u2019État et le privé vont revitaliser la station balnéaire de Magaluf, il n\u2019y a pas si longtemps tristement célèbre pour son tourisme de masse alcoolisé.On veut améliorer et rénover les hôtels.Puis les revenus de la nouvelle taxe touristique seront réinvestis dans le développement durable et les énergies renouvelables.TOURISME VOYAGES PLEIN AIR Boston, Île de Majorque (Espagne), Costa Rica, Népal, Île de Madère (Portugal), Grand Canyon.www.randopleinair.com 514-252-3330 Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Caroline Filion au 514 985-3444 ou cfilion@ledevoir.com Q U É B E C HÔTEL MANOIR VICTORIA VIEUX-QUÉBEC Déambuler au cœur de sites historiques, de rues marchandes animées.Découvrir de La Maison de la littérature, le Monastère des Augustines, près de l\u2019hôtel.Goûter l\u2019automne à la façon des Chefs Jean-Luc Boulay et Arnaud Marchand au populaire restaurant Chez Boulay-bistro boréal.Se prélasser dans le confort douillet d\u2019une chambre contemporaine.Lire le livre oublié, s\u2019offrir un massage boréal au SPA du Manoir.Tentant n\u2019est-ce-pas?Et abordable en plus! Voir la promotion en ligne pour les séjours de deux nuits et plus.www.manoir-victoria.com \u2022 1-800-463-6283 CHALETS DES PINS Rawdon,site enchanteur, hébergement en chalet tout confort au bord du lac des Pins.Satellite, foyer, b.remous, véranda.Lac naturel, plage privée,embarcations, sentiers.Offrez-vous du bonheur : www.chaletsdespins.com 450-834-3401 ou 1-877-834-3401 L A N A U D I È R E B O N S P L A N S / E S C A P A D E S SUITE DE LA PAGE D 1 BALÉARES En vrac S\u2019y rendre.Évidemment, il n\u2019y a pas de vol direct entre Montréal et les Baléares.Elles sont, par contre, facilement accessibles par avion de Madrid et, mieux, de Barcelone où la desserte d\u2019Air Transat commencera dès avril, au moment où les îles s\u2019éveillent.Ces escales urbaines, entre le Prado et Gaudi, se marient à merveille avec un séjour balnéaire.À l\u2019été 2017, Air Transat volera en direct cinq fois par semaine vers Barcelone.Sur place, on peut voler ou voguer d\u2019une île à l\u2019autre.Y séjourner.Pour éviter les foules estivales aux îles, choisir le printemps ou l\u2019automne.Plusieurs hôtels ferment en hiver.Se loger.Les hôtels Melià, qui célèbrent cette année leur 60e anniversaire, ont vu le jour à Palma lorsqu\u2019un jeune homme sans le sou, Gabriel Escarrer, loue un premier hôtel avec la bénédiction de son curé.Fidèle à ses origines, la chaîne, qui compte 370 hôtels dans une quarantaine de pays, mise toujours sur sa présence dans les îles.Son portefeuille comprend des hôtels de plage, des complexes pour les familles et des établissements de luxe pour une clientèle branchée et friquée.melia.com.Gastronomie.On dit que la tradition culinaire des Ba- léares est une des plus riches d\u2019Europe.Influencée par la cuisine arabe, elle utilise les fruits secs et les pignons et jongle avec les épices.La réputation du fromage de Minorque n\u2019est plus à faire.Une chef se distingue, Marga Coll, dont on peut apprécier le génie au restaurant Miceli, à Selva (miceli.es).La magicienne des produits locaux, dont la tomate Ramallet de Ma- jorque, officie également au restaurant Arrels, du Gran Melià de Mar, à Palma.Vins.Majorque produit de très bons vins blancs et rouges.Les vignobles sont plutôt petits et la production, limitée, mais la qualité est au rendez-vous.On utilise notamment les cépages Montenegro pour le rouge et Prinsel blanc pour le blanc.L\u2019œnotourisme se concentre autour de Santa Maria et Binissalem.Dans ses bagages.Rapporter de la poterie, des tissus traditionnels, de l\u2019huile d\u2019olive, de la fleur de sel, des chapeaux et sacs de paille, des objets de cuir, notamment les chaussures Camper, une marque fondée à Ma- jorque en 1975, et des perles, de Majorque bien sûr! Adresse.illesbalears.es.Notre journaliste était l\u2019invitée d\u2019Air Transat et des hôtels Melià.PHOTOS LOUISE GABOURY Ibiza a vu sa ville haute inscrite au Patrimoine mondial de l\u2019UNESCO en 1999.Une rue dans l\u2019île d\u2019Ibiza.Pilar Carbonell Raya La fleur de sel d\u2019Ibiza.Ci-contre, le Palma Plaça Major.Nous travaillons notamment à mieux distribuer les arrivées des passagers de croisières pour éviter d\u2019engorger Palma Pilar Carbonell Raya, directrice générale du tourisme au gouvernement des îles Baléares « » L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 2 E T D I M A N C H E 2 3 O C T O B R E 2 0 1 6 P L A I S I R S D 3 Une culture terroriste frappe la planète tourisme, une sorte de mondialisation de la terreur par quelque État boulimique qui aspire à mouler le monde à sa tragique façon.Il y a bien un « tourisme de catastrophe» qui s\u2019est développé pour visiter des lieux sinistrés.Une forme de voyeurisme cynique.VOYAGE Pour réserver un espace publicitaire, contactez Caroline Filion au 514 985-3444 ou cfilion@ledevoir.com Pour des voyages pas comme les autres Des circuits les mieux conçus sur le marché.Ce qui fait toute la différence.P e r m i s d u Q u é b e c PRÉSENTATIONS, CONFÉRENCES VOYAGES 2017 Montréal \u2013 dimanche le 23 octobre Hôtel Ruby Foo\u2019s : 7655 Boulevard Décarie Splendeurs Italie 22jrs 10h00 Magistrale Russie 21jrs 11h30 Trésors Italie Sud, Sicile 22jrs 13h00 Patrimoine du Portugal 22jrs 14h00 Argentine, Patagonie 22jrs 10h00 L\u2019Inde des Grands Empires 29jrs 11h30 Angleterre, Écosse, Irlande 23jrs 13h00 Les Perles des Balkans 22jrs 14h00 Nos prix vedettes pour les départs 2017 Des rabais avantageux allant de 600$ à 1000$ par couple Ces prix sont valides du 15 octobre au 15 décembre 2016 Circuit culturel d\u2019Espagne, Portugal 22jrs Départs mai et septembre 6839-400 = 6 439 $ Splendeurs de l\u2019Italie 22jrs Départs mai et septembre 6794-500 = 6 294 $ L\u2019Inde des Grands Empires 29jrs Départ mars 7940-400 = 7 540 $ Angleterre, Écosse, Irlande 23jrs Départs mai et septembre 7 999-400 = 7 599 $ La Grèce et ses Îles 22jrs Départ mai 6 995-200 = 6 795 $ Départ septembre 7 536-200 = 7 336 $ Patrimoine du Portugal et Madère Départs avril.fin septembre prix à venir VOIR NOS AUTRES PROMOTIONS SUR NOTRE SITE.Voyages Symone Brouty 1 800 650-0424 \u2022 www.voyagesbrouty.com DÉJA 22 ANS ! 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Le phénomène du « terrorisme touristique », lui, n\u2019est pas nouveau, souligne Michel Ar- chambault, professeur émérite en tourisme à l\u2019UQAM.« Dans tous les cas, les troubles vont perturber une région pendant quelques mois ou même quelques années, et diriger les gens ailleurs.» Les individus ne cesseront pas de voyager partout sur la boule ronde, comme l\u2019attestent les statistiques, et les moindres recoins du monde, même les plus confidentiels, sont dé - sormais explorés.«La catastrophe pour les acteurs de l\u2019industrie réside dans la répétition des actes terroristes », poursuit-il.Or, depuis le 11-Septembre 2001, ils se multiplient.Paris, Nice, Bruxelles, Istanbul\u2026 C\u2019est là qu\u2019intervient notamment le stay- cation (stay at home vacation, ou vacances à la maison) qu\u2019évoquait récemment dans ces pages la journaliste Carolyne Parent.Selon le World Travel and Tourism Council, l\u2019industrie du tourisme a généré 7200 milliards de dollars américains en 2015 et contribué à un emploi sur 11 dans le monde.Soit.Ce qui ne veut pas dire que les voyageurs cherchent le trouble.Et lorsque sévit la terreur dans un lieu, même étroitement circonscrit, le pays entier pourra en être affecté.Pendant l\u2019épidémie de SRAS qui avait secoué Toronto à l\u2019époque, certaines personnes évitaient tout le «Canada» par crainte de contamination.De Vancouver à Charlottetown, même combat.Les bibittes se paient de beaux voya - ges.Et vite ! Plusieurs Japonais, eux si friands de visiter le site qui a inspiré Lucy Maud Montgomery pour son roman Anne\u2026 la maison aux pignons verts, avaient aussi boudé l\u2019île du Prince-Édouard («au Canada») par crainte du virus concentré à Toronto\u2026 La routine de la peur Tourisme et capitalisme: l\u2019amalgame?«Cette culture terroriste se déplace de plus en plus en Occident, dans des pays plus proches de nous, peut- on lire sur le site geotourweb.com.Le tourisme représente un terreau fertile pour le terrorisme, le nombre de déplacements étant en hausse cons - tante, notamment dans les pays développés économiquement forts [lire : Amérique du Nord et Europe de l\u2019Ouest, où se situent près des trois quarts du tourisme mondial].Les voyageurs doivent désormais accepter de gérer le risque.» Ainsi admet-on dorénavant comme un mal nécessaire les mesures de sécurité extraordinaires prises par les autorités aux aéroports, aux gares, à bord des avions et jusqu\u2019à l\u2019admission aux festivités.Des mesures qui s\u2019installent insidieusement comme une routine de la peur.Le terrorisme ne sème-t-il pas la terreur par la seule menace de pouvoir frapper n\u2019importe qui, n\u2019importe où, n\u2019importe quand, et entretenir un climat d\u2019insécurité «mondialisé »?Fritz Joussen, patron du numéro un mondial germano-britannique du tourisme, TUI, a récemment émis un commentaire plutôt étonnant (inquiétant ?) : « Plus il y a d\u2019incidents, plus les gens acceptent que le monde est instable et qu\u2019on ne peut pas y faire grand-chose\u2026» Des cibles «rêvées» Pour les terroristes, les touristes, éminemment vulnérables à l\u2019étranger, sont en effet des cibles « rêvées », eux qui, en quelque sor te, trimballent dans leurs valises le symbole de leur pays, peut-être hostile à une idéologie ou à une politique de l\u2019endroit visité.Et quand on y greffe la couverture médiatique et « réseaux-so- ciaux» de tout acte extrémiste qui frappe l\u2019imagination, le terrorisme puise là une bonne partie de ses terribles ressources et desseins.Les États-Uniens sont particulièrement chatouilleux à propos de leur image à l\u2019étranger, on le comprend aisément.Surtout quand l\u2019oncle Sam postillonne des décisions impopulaires dans certaines régions du globe.«Pendant la guerre déclarée contre l\u2019Irak, par exemple, le duo Bush-Cheney n\u2019avait pas la cote auprès des Européens, des artistes et des intellectuels, souligne Michel Archambault.Cheney encourageait implicitement des campagnes contre les gais et favorisait des techniques d\u2019interrogation peu \u201ccatholiques\u201d.La même chose s\u2019était produite dans les années 1960-1970 après le Vietnam, le Canada devenant un refuge pour les Américains refusant de s\u2019enrôler.Certains d\u2019entre eux allaient jusqu\u2019à arborer des drapeaux canadiens sur leurs bagages!» Le comportement des voyageurs trace des tangentes de plus en plus imprévisibles, en réaction à toutes sortes d\u2019événements.Ceux issus du terrorisme, mais aussi des grèves, soulèvements populaires, catastrophes naturelles et autres Zika.Faut-il se surprendre de la propension des gens pour les réservations de plus en plus tardives?Un cauchemar pour l\u2019industrie touristique.Michael Nowlis est assistant-doyen à l\u2019École de gestion Johnson de l\u2019Université Cornell (Ithaca, New York).Sa formation et son expérience professionnelle se situent au carrefour de l\u2019économie d\u2019entreprise et de la sécurité appliquées: «Alors que la nature des organisations terroristes et leurs objectifs ont évolué ces trois dernières décennies (principalement du politique au religieux), les touristes continuent d\u2019être une cible attractive pour les groupes extrémistes employant la violence dans le but de faire avancer leur propre cause.» La planète est vaste et, non, le voyageur ne cessera pas de la sillonner, voilà un pur euphémisme.Le secteur aérien à lui seul desservira 7,2 milliards de passagers d\u2019ici 2035, le double du nombre actuel, prévoit l\u2019Association du transport aérien international (IATA).Mais les critères de choix d\u2019un touriste plus «stratégique» obéissent à une nouvelle donne.Malgré les assurances tous risques.dprecourt@ledevoir.com Le touriterrorisme «Les voyageurs doivent désormais accepter de gérer le risque» ANNE-CHRISTINE POUJOULAT AGENCE FRANCE-PRESSE Des gens étaient réunis la semaine dernière sur la promenade des Anglais à Nice, en France, pour un hommnage national aux victimes de l\u2019attaque terroriste du 14 juillet.Lire aussi \u203a Le tourisme à l\u2019attaque, une entrevue avec Michael Nowlis Page D 4 DIANE PRÉCOURT L O U I S E G A B O U R Y L a location d\u2019appartement est de plus en plus populaire auprès des voyageurs.Ils apprécient ce mode d\u2019hébergement urbain pour mieux vivre la ville qu\u2019ils visitent et côtoyer leurs voisins au marché ou au café du coin.Quand on opte pour ce type de séjour, on peut se fier aux petites annonces, à la recommandation d\u2019amis, à divers sites web ou à des agences de location.Certaines de ces sources peuvent réserver de mauvaises surprises, d\u2019autres pas.C\u2019est à Rome que Loc\u2019appart a vu le jour en1996.L\u2019entreprise est née de l\u2019expérience sur le terrain de Christophe Trognon, recherchiste pour des guides de voyage spécialisés sur l\u2019Italie.Les premiers appartements du portfolio sont situés Via Laurina, près de la piazza di Spagna et sur la piazza San Cosimato, dans le Trastevere.Il s\u2019est enrichi au fil des ans d\u2019appartements disponibles toute l\u2019année ou seulement pendant les périodes d\u2019absence de leurs propriétaires.Loc\u2019appar t fournit ce type d\u2019expériences locales en toute tranquillité d\u2019esprit, sur tout que l\u2019entreprise dispose d\u2019une antenne à Montréal, Eurocratt.«Avec Loc\u2019appart, les clients logent dans de vrais appar te- ments, non standardisés, et n\u2019ont pas que des touristes comme voisins, contrairement aux chaînes d\u2019appart\u2019hôtels.Ils peuvent vraiment plonger dans la vie du quartier où ils vivent, explique Erwan Even, président d\u2019Euro- car TT.De plus, la formule de Loc\u2019appart est souple puisque le séjour peut commencer n\u2019importe quel jour de la semaine.» Une douzaine de jours avant l\u2019ar rivée du client, on lui donne une heure de rendezvous à l\u2019appar tement, précisant son adresse et les équipements fournis et spécifiant comment s\u2019y rendre.Pignon sur rue J\u2019ai testé le service de Loc\u2019ap- part à Rome.À mon arrivée via Laurina avec quelques minutes de retard, Sophie m\u2019attendait.Elle m\u2019a montré l\u2019appartement, expliqué le fonctionnement des appareils, les consignes, les clefs, et m\u2019a indiqué les épiceries, cafés, bars, glaciers (dont un des meilleurs de la ville, littéralement la porte d\u2019à côté) et restaurants du coin.Toute cette information est d\u2019ailleurs consignée dans un classeur qui reste sur place.Elle m\u2019a promis le wifi quelques jours plus tard et a tenu sa promesse.Avant de par tir, elle a précisé que je n\u2019avais qu\u2019à laisser les clefs dans l\u2019appartement au moment de partir, après avoir enlevé et plié draps et serviettes.Pas de ménage à faire : le bonheur ! J\u2019ai passé neuf nuits dans ce petit appartement (Laurina F2) au 4e étage, sans ascenseur mais avec une jolie terrasse sur les toits.S\u2019il est un peu ardu à gravir à l\u2019arrivée et au départ avec les bagages, il permet de faire un peu d\u2019exercice pour brûler les calories des cornet- tos, pizzas, pastas, gelatos, vi- nos, etc.La chambre était petite, mais le lit très grand.Le réchaud à deux ronds était suffisant pour faire mon café du matin, et le frigo, bien assez grand pour entreposer mes provisions de fromages, charcuteries, yogourts et vins! Pas de télé, mais bon, nous sommes à Rome! Généralement, les séjours des clients de Loc\u2019appar t à Rome sont assez brefs \u2014 trois ou quatre nuits \u2014, mais quel - ques locataires restent parfois jusqu\u2019à un mois.Dans ce cas, les draps sont changés aux deux semaines.Il est possible, moyennant supplément, de faire changer la literie en cours de séjour.Pendant mon séjour, j\u2019ai visité quelques autres appartements faisant par tie de l\u2019of fre de Loc\u2019appart, plus grands, certains dans mon immeuble, d\u2019autres ailleurs à Rome, comme dans le Trastevere.Le portefeuille est varié et peut répondre à des besoins dif férents : avec cuisine complète, terrasse, chambre supplémentaire, immeuble avec ascenseur\u2026 Loc\u2019Appar t connaît bien ses appar tements et peut conseiller ef ficacement ses clients.L\u2019avantage ?Faire affaire avec une agence qui a pignon sur rue à Montréal.Ça peut même être vital en cas de pépin.Et ça peut être plus sécuritaire qu\u2019un contrat entre particuliers.Les appartements peuvent être réservés via une agence de voyages, une garantie supplémentaire.Ailleurs en Italie, Loc\u2019appart dispose d\u2019une belle gamme d\u2019hébergements en Basilicate, Toscane, Ombrie, Sicile, dans les Pouilles et sur la côte Amalfitaine, à Bologne, Florence, Turin, Milan, Palerme, Rome, Venise et Vérone.Collaboratrice Le Devoir À Rome avec les Romains L\u2019entreprise d\u2019hébergement Loc\u2019appart dispose d\u2019une antenne à Montréal LOUISE GABOURY Notre journaliste a passé neuf nuits dans un petit appartement avec une jolie terrasse sur les toits. P R O P O S R E C U E I L L I S P A R D I A N E P R É C O U R T Comme vous l\u2019avez déjà souligné, « tourisme et terrorisme» est un thème apportun dans l\u2019industrie du voyage actuellement : est-ce seulement en raison des récents événements?Le recours à des attaques terroristes visant des touristes et des lieux touristiques n\u2019est pas nouveau.Les opérations terroristes contre des infrastructures touristiques, compagnies aériennes et aéroports remontent au début des années 70.L\u2019attaque commise par l\u2019Organisation de libération de la Palestine (OLP) aux Jeux olympiques de 1972, à Munich, a choqué le monde entier en amenant la brutalité du terrorisme dans des millions de foyers du monde par la télévision.Les premières attaques ci- blaient des symboles étatiques (transporteur aérien national, athlètes olympiques, aéroports majeurs).Les objectifs des terroristes étaient d\u2019embarrasser les gouvernements en exposant leur vulnérabilité et de montrer à la communauté internationale qu\u2019ils pouvaient attaquer au jour et à l\u2019endroit qu\u2019ils avaient choisis.En 1985, par exemple, ils ont réalisé l\u2019impact qu\u2019ils avaient sur la scène mondiale avec des attaques visant les transports et les sites touristiques.En octobre cette année- là, un commando de l\u2019OLP a détourné le bateau de croisière Achille Lauro, dans la Méditerranée, prenant tout le monde en otage, en plus de tuer un passager en fauteuil roulant et de jeter son corps en pleine mer.Une opération suivie de près par les massacres commis simultanément dans les aéroports de Rome et de Vienne par d\u2019autres groupes.La compagnie aérienne TWA fut également ci- blée par un détournement d\u2019avion: 850 000 annulations.Et l\u2019État d\u2019Israël avait accusé une diminution de 47% du tourisme à l\u2019époque.Entre autres\u2026 Les groupes extrémistes ont très vite compris qu\u2019ils peuvent attirer l\u2019attention mondiale et infliger des dégâts économiques importants au moyen d\u2019actes terroristes.Compte tenu des récents attentats qui ont frappé des sites occidentaux, les gens boudent-ils des destinations traditionnellement populaires?Il est dif ficile de faire des généralisations sur les choix de destinations basés sur des perceptions de risques.L\u2019année suivant le 11-Septembre 2001, le nombre de touristes a augmenté à New York.Alors que les étrangers étaient moins nombreux, l\u2019af fluence fut compensée par les visiteurs américains.Encore plus résiliente que New York, Londres avait accueilli un nombre record de touristes en 2005, en dépit d\u2019attaques contre des bus et le métro ayant fait 56 morts et 784 blessés.Alors que ces assauts attein- gnaient un triste record du nombre de victimes, ils furent suivis par des incidents moins impor tants commis par des lone wolves.Par contre, Paris et Bruxelles, attaquées ces dernières années d\u2019une manière extrêmement violente, effraient les touristes individuels et le marché du MICE (meetings, incentives, conférences et expositions).Les hôtels parisiens furent particulièrement affectés par une for te baisse d\u2019achalandage depuis l\u2019attaque de Nice, le 14 juillet dernier, ayant fait 87 morts et 434 blessés.Dans la majorité des cas, les terroristes ont sélectionné des lieux de loisir et de tourisme (bar, restaurant, salle de con - cert, événement sportif ou célébration de la fête nationale).Ces événements entraînent-ils des effets collatéraux?En plus des conséquences économiques, les initiatives de lutte contre le terrorisme ont exigé des investissements massifs dans les équipes de sécurité, les technologies de pointe, l\u2019analyse de données et l\u2019actualisation des infrastructures.La vigilance quotidienne pour surveiller les bad guys a un coût énorme.Les autorités brésiliennes ont affecté 85 000 agents de sécurité aux Jeux olympiques cette année.La sur veillance contre d\u2019éventuelles attaques terroristes y a mobilisé à elle seule 23 000 soldats.Un rapport récent de Market- sandMarkets estime que le coût global de la homeland security (lutte contre le terrorisme) augmente de 5,54% par an et devrait atteindre 544 milliards américains en 2018.Selon cette étude, son coût mondial entre 2013 et 2018 devrait atteindre 2842 milliards américains.Un poids colossal sur les budgets des gouvernements et des entreprises.Le choix d\u2019une destination se fera-t-il de façon dif férente maintenant?Les récentes attaques terroristes dans des lieux populaires ont engendré une peur bien compréhensible chez les gens.Il y a toutefois de l\u2019espoir.Dans les pays développés et dans plusieurs marchés émergents, les citoyens sont mieux informés.La nouvelle classe moyenne en Asie et en Amérique latine est curieuse et ouverte sur le monde.L\u2019économie d\u2019un grand nombre de pays s\u2019est remise de crises financières, permettant à leur population de voyager.Voilà des tendances économiques et démographiques à long terme qui encouragent ces peuples à aller vers des destinations ayant un niveau de risque qu\u2019ils jugent acceptable.Le terrorisme affecte-t-il d\u2019autres formes que le tourisme d\u2019agrément?Le spectre entier du tourisme souf fre du terrorisme.Alors que les entreprises ont l\u2019habitude d\u2019organiser leurs événements très longtemps à l\u2019avance, on a observé un grand nombre d\u2019annulations de réunions à la suite d\u2019attaques terroristes.Les entreprises sont prêtes à assumer les frais de révocation pour éviter le stress chez les participants.Dans une enquête réalisée par la Business Travel Coalition en novembre 2015, par exemple, 20% des répondants ont indiqué qu\u2019ils annuleraient très probablement leur voyage en France pour une période donnée et 20% également ont signalé la même chose pour toute l\u2019Europe.Ce sondage a été effectué auprès de gestionnaires de risques et de responsables des voyages dans 84 entreprises, universités et gouvernements.En raison de la planification à long terme dans le marché du MICE, l\u2019impact du terrorisme sur les congrès et les grands événements est souvent ressenti deux à quatre ans après une attaque.Ces manifestations mettent des années à se positionner pour être rentables.Ainsi, les organisateurs qui choisissent une destination si longtemps à l\u2019avance évitent autant que possible les régions à risque.Beaucoup d\u2019entreprises déconseillent ou même interdisent à leur personnel de se rendre dans des endroits considérés comme dangereux.Mon précé- dent employeur m\u2019avait dissuadé de voyager dans un pays africain au long passé d\u2019attaques terroristes et criminelles visant les étrangers.J\u2019y suis finalement allé, mais, avant le départ, on m\u2019a remis une police d\u2019assurance indiquant la somme limite de la rançon qui serait payée en cas d\u2019enlèvement\u2026 Les touristes sont-ils une cible privilégiée pour les terroristes?Oui.Les extrémistes islamistes rejettent le style de vie des « infidèles », qu\u2019ils accusent de polluer leur pays par des idées hérétiques et un compor tement obscène.Ils sont révoltés par leurs habits impudiques, la musique et la consommation d\u2019alcool dans les hôtels, les bars et les restaurants.Les islamistes radicaux interprètent le Coran pour permettre de sanctionner ces «vices» par la violence.Facilement identifiables puisque physiquement dif fé- rents et vêtus autrement que les résidants, les touristes sont une proie facile.Ils connaissent généralement peu l\u2019environnement local et souvent ne parlent pas la langue régionale.S\u2019ils connaissent mal les coutumes de l\u2019endroit, il leur sera difficile de repérer les comportements suspects.Aussi, les opérations terroristes réussies exigent de la précision.Des avions partent chaque jour aux mêmes heu - res.Les restaurants et les bars sont achalandés à des moments précis.Les tours des autocars font toujours les mêmes circuits\u2026 Les terroristes peuvent donc évaluer assez aisément le nombre de touristes dans un lieu particulier, à un moment spécifique.Et les destinations touristiques fournissent un environnement idéal pour planifier et exécuter des opérations terroristes.La mixité des nationalités, l\u2019infrastructure des transports, la facilité d\u2019échanger et d\u2019utiliser des devises favorisent les activités illicites.Dans les circonstances, quelles sont les perspectives pour le tourisme?Il est tout à fait compréhensible que les gens soient émotifs sur un sujet aussi violent que le terrorisme.Les morts tragiques liées à des actes fanatiques sous couvert d\u2019idées religieuses et politiques malsaines sont une honte pour l\u2019humanité.Et la forte couverture médiatique «sensationnalise» ces évé- nements.Je suis un optimiste, mais un optimiste inquiet.Personne ne devrait prendre des risques démesurés et mettre sa vie en danger, mais nous devons rester réalistes par rapport à notre époque et tenir compte des éléments en perspective.Le tourisme permet de former, de divertir et d\u2019enrichir les populations par la compréhension du monde.Il génère des millions d\u2019emplois.Dans ce contexte complexe mais passionnant, nous allons continuer de voyager pour nos activités professionnelles et le loisir.La bataille du terrorisme sera longue, mais ne stoppera pas la croissance touristique.Le Devoir Michael Nowlis, assistant-doyen à l\u2019École de gestion Johnson de l\u2019Université Cornell (Ithaca, New York), possède une longue expérience comme dirigeant d\u2019entreprise, consultant en management et formateur dans le secteur du tourisme.Il est fréquemment conférencier pour des entreprises, des ONG et des militaires.Entrevue.Le tourisme à l\u2019attaque L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 2 E T D I M A N C H E 2 3 O C T O B R E 2 0 1 6 P L A I S I R S D 4 «Le tourisme permet de former, de divertir et d\u2019enrichir les populations par la compréhension du monde.Il génère des millions d\u2019emplois.Dans ce contexte complexe, mais passionnant, nous allons continuer de voyager pour nos activités professionnelles et le loisir.» VOYAGE Pour réserver un espace publicitaire, contactez Caroline Filion au 514 985-3444 ou cfilion@ledevoir.com Inspections environnementales DES TRANSACTIONS IMMOBILIÈRES EN TOUTE CONFIANCE Spheratest est un fournisseur recommandé par le CAA Habitation et accrédité par les grandes institutions financières canadiennes 5000, rue Iberville, bur.324, Montréal (514)522-5005 / info@spheratest.com www.spheratest.com Sols contaminés Moisissures Géotechnique Démantèlement de réservoirs souterrains Vermiculite Amiante Mots-croisés du samedi Horizontalement Verticalement I II III IV V VI VII VIII IX X Solution du n° 319 Horizontalement I.Pudibonderie.II.Ondule.Isard.III.Lit.Oise.III.IV.If.Sclère.Sf.V.Situa.Mêchai.VI.Seings.Sue.VII.Ost.Eche.Tan.VIII.Assis.Bert.IX.Nini.Parée.X.Electrochocs.Verticalement 1.Polissonne.2.Unifiés.Il.3.Ddt.Titane.4.Iu.Sun.Sic.5.Blocages.6.Œil.Scier.7.Sem.Hs.8.Diérèse.Pc.9.Es.Ecu.Bah.10.Rai.Hétéro.11.Irisa.Arec.12.Edifiantes.Philippe Dupuis 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 1 1 12 MOTS CROISÉS PROBLÈME N° 320 1.A ne pas prendre au sérieux.2.Bas morceau qui fera de bons plats.Enzyme.3.Met les gens d\u2019actions en ébullition.Met à mal hommes et animaux en Afrique.4.Grand noir.Cité antique.5.Finit en septembre.Rencontre risquée.6.Victime du quotidien.7.Bon filon.Venu d\u2019Amérique il a envahi le monde.8.Fait la liaison.Renforce l\u2019accord.Pleine de bulles.9.Cours primaire.Eut une fin difficile.10.Crient en forêt.En bois.11.Donna son accord.Touchés.12.Pour mettre son argent à l\u2019abri des regards.I.En seulement deux lettres il pourra tout rapporter.II.Pauvre type.Ça presse chez les jeunes.III.Vous ne pourrez pas lui résister.Point sur la monture.IV.Bout d\u2019intestin.Partent les premières.V.Malheureusement trop souvent débitée.Jase dans les sous bois.VI.Facilite la prise en main.Excellente disposition.VII.Sortie de la roue ou sortie de la route.VIII.Joliment travaillée en surface.Douzième chez les Grecs.IX.Fléchée pour pouvoir s\u2019en sortir.Effaces même les grosses fautes.X.Européenne de la première heure.Philippe Dupuis est également l\u2019auteur des mots-croisés du Monde YORICK JANSENS AGENCE FRANCE-PRESSE Des rescapés de l\u2019attaque terroriste à l\u2019aéroport Zaventem et dans un wagon du métro de Bruxelles le 22 mars 2016, faisant 35 morts et plus de 200 blessés.LONDON BUSINESS SCHOOL Michael Nowlis S on livre est sorti il y a un an.Depuis, il poursuit son bonhomme de chemin.Un chemin qui nous mène de la Tunisie à la Pologne, en passant par les États-Unis et Israël.À l\u2019image de cette cuisine juive ancrée dans une longue tradition, plurielle, dispersée aux quatre coins de la planète.Au bout du fil, à Paris, Annabelle Schachmes s\u2019étonne encore du succès de son livre de recettes.« Je n\u2019ai pas imaginé un seul instant que cela allait autant marcher.Sur le coup, je l\u2019ai fait de façon très égoïste », confie-t- elle.Lorsque la photographe s\u2019est lancée dans l\u2019aventure, à savoir fixer et coucher sur papier sa propre histoire culinaire familiale, c\u2019était surtout pour rendre hommage à son grand- père paternel, Lucien, juif ashkénaze de l\u2019Europe de l\u2019Est décédé en 1995.Et aussi pour laisser un héritage à Juliette, sa fille de 13 ans.« J\u2019étais très proche de mon grand-père.On parlait beaucoup ensemble.Il faisait des recettes toutes simples, très basiques.Vu que mon métier est de faire des photos de cuisine, cela s\u2019est imposé naturellement.Dans la famille, nous n\u2019avons jamais vécu le judaïsme comme une religion, mais davantage comme une culture, une façon de vivre », raconte la jeune femme.Parmi les 160 recettes du livre, plusieurs sont en ef fet non cashères \u2014 le beurre y côtoie même la viande, un grand interdit dans la religion judaïque ! Si le livre d\u2019Annabelle Schachmes fonctionne, c\u2019est justement parce qu\u2019il ne s\u2019inscrit pas dans la religion, mais dans une modernité gourmande.« Il y a beaucoup de livres sur la cuisine juive, mais je trouvais qu\u2019aucun ne représentait vraiment ma génération (j \u2019ai 40 ans).Les gens qui achètent mon livre développent un rapport très affectif avec lui.La plupart connaissent déjà les recettes.Ce qui les touche, c\u2019est que, à travers ces souvenirs culinaires d\u2019enfance, ils replongent dans les leurs.» Le livre af fiche ainsi une facture à la fois très contemporaine et intemporelle, tout en remettant brièvement en contexte les recettes puisées dans le réseau familial ou amical de l\u2019auteure.Il balaie aussi visuellement beaucoup d\u2019endroits où la cuisine juive s\u2019est installée, avec ses deux grandes branches que sont la cuisine séfarade (de l \u2019Espagne, du Portugal, des pays du nord de l\u2019Afrique) et la cuisine ashkénaze (des pays de l\u2019Europe de l\u2019Est).D\u2019ailleurs, lors du dernier voyage en Israël, sa fille Juliette a suivi.« Nous y avons vécu des situations très cocasses ! À la fin du livre, on peut voir des photos d\u2019hommes religieux.Il a fallu se déguiser un peu et photographier en cachette, car c\u2019est interdit de faire ça le samedi, jour de repos hebdomadaire (sabbat).Un p\u2019tit vieux nous a même couru après en hurlant ! », se rappelle Annabelle.Et quel serait le point commun de cette cuisine juive qui se décline à travers le monde ?« La façon de la manger.C\u2019est une cuisine de par tage, avec des plats qui procurent de vrais moments d\u2019échange \u2014 que ce soit du couscous ou du ge- filte fish [un poisson entier farci].» L\u2019autre grand héritage d\u2019Annabelle Schachmes est photographique.Avec un père connu pour ses reportages et ses portraits de célébrités (grand ami des Dion-Angélil, Gérard Schachmes a notamment été l\u2019œil de la tournée mondiale de Céline Dion en 2008-2009), il aurait été difficile de passer à côté.« Quand on a un père comme le mien, il faut être sûr de son coup.On ne veut pas faire les choses à moitié ! », confie celle qui a d\u2019abord longtemps œuvré dans la production de photos \u2014 à savoir, organiser des séances avec de grands noms pour le magazine Vanity Fair, en France \u2014 avant de se lancer.Il y a une quinzaine d\u2019années, une personne qui connaissait son travail pour des expositions d\u2019ar t (chose qu\u2019elle faisait en parallèle) lui propose de réaliser les photos des pages gastronomiques du quotidien France Soir.«C\u2019est à ce moment-là que j\u2019ai commencé la photographie culinaire.Puis, il y a eu des livres de cuisine pour de grands chefs », résume-t-elle.Et aujourd\u2019hui, qu\u2019en est-il de ce métier de photographe culinaire ?« Il évolue beaucoup, du fait de la proximité que l\u2019on peut avoir avec des ar tisans, des chefs.Et même s\u2019il tend à s\u2019uniformiser, il y a encore des dif férences.Par exemple, je trouve les stylistes nord-américains beaucoup plus audacieux que les européens ; dans leur façon de placer les éléments.Ils vont laisser dégouliner un plat, laisser les biscuits sur la plaque de cuisson.C\u2019est plus opulent, plus gourmand.Alors qu\u2019en France il faut encore que ce soit très propre, très lissé.» Sans compter la grande (r)évolution du métier avec les nouvelles façons de partager sur les réseaux sociaux.« C\u2019est vrai, aujourd\u2019hui, tout le monde fait des photos de ses assiettes.Mais sont-elles suf fi- samment belles ou appétissantes ?Je ne sais pas ! Pour moi, ce qui rend une photo jolie, c\u2019est toute la culture qu\u2019il y a derrière elle : connaître la cuisine du chef depuis plusieurs années, savoir pourquoi un artisan a travaillé de telle manière et pas d\u2019une autre.C\u2019est ce qui fait qu\u2019on ne peut pas s\u2019improviser.» Annabelle Schachmes sera en séance de signatures à la Librairie gourmande du marché Jean-Talon, le samedi 29 octobre.LA CUISINE JUIVE Textes et photographies d\u2019Annabelle Schachmes Gründ Paris, 2015, 384 pages L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 2 E T D I M A N C H E 2 3 O C T O B R E 2 0 1 6 P L A I S I R S D 5 Parmi les 160 recettes de La cuisine juive, plusieurs sont non cachères.Le livre ne s\u2019inscrit pas dans la religion, mais dans une modernité gourmande.SAVEURS L\u2019œil gourmand d\u2019Annabelle Schachmes L\u2019auteure et photographe sera au Québec avec son livre sur la cuisine juive MONTRÉALISSIMO VIVRE ET MANGER À L\u2019ITALIENNE Lynne Faubert et Michele Forgione Éditions de l\u2019Homme Montréal, 2016, 232 pages Cette fois, ce sont les Italo- Montréalais que nous découvrons dans ce livre co- écrit par Lynne Faubert et le chef Michele Forgione (photos de David De Ste- fano).On remonte d\u2019abord dans l\u2019histoire, celle des premiers arrivants en sol québécois, pour aboutir inévitablement à la table (on mange chez les Italiens !), avec des récits ou des portraits de famille, mais aussi ce qui fait la particularité (et le charme) de cette communauté : le goût pour le jardinage, le calendrier religieux qui rythme la table (où est- ce le contraire, finalement ?!), les tomates, la pasta, le café ristretto, les gelati\u2026 DANS LA BIBLIOTHÈQUE Jusqu\u2019au 30 octobre, une vingtaine de restaurants de la ville de Sherbrooke proposent une table d\u2019hôte (trois services) entre 15 $ et 20 $ le midi et entre 25 $ et 35 $ le soir.Nouveauté pour cette troisième édition, chaque restaurateur a mis ses menus sur le site de l\u2019événement : sherbrookemetlatable.com.Sherbrooke met la table SOPHIE SURANITI Soupe Mamillet Une recette de David Côté, chef des restos Crudessence Préparation : 15 minutes Ustensile : mélangeur Donne 1 litre (4 tasses) 1 t.de courge poivrée coupée très finement à la mandoline 1/4 t.d\u2019oignon rouge coupé finement 1/4 c.à thé de sel de mer 1 1/2 t.de flocons de noix de coco 2 t.d\u2019eau fraîche 1 t.de millet cuit 3 c.à soupe de concentré de mexicano (voir ci-dessous) 1/2 c.à thé d\u2019ail en purée 1 t.d\u2019eau chaude 1/2 t.de courgette râpée 1/4 c.à thé de sel de mer 1 Mettre la courge poivrée et l\u2019oignon rouge dans un bol.Les masser avec le sel.Laisser dégorger pendant 10 minutes.Essorer pour retirer l\u2019eau salée.2 Au mélangeur, broyer en une fine purée les flocons de noix de coco et l\u2019eau fraîche.Passer au filtre à lait pour séparer la pulpe et le lait.Remettre le lait obtenu au mélangeur.3 Ajouter au mélangeur 1/4 du millet cuit, le concentré mexicano et l\u2019ail.Réduire en une crème uniforme.4 Ajouter le reste du millet, l\u2019eau chaude, la courgette et le sel de mer.Pulser quelques seccondes seulement afin de garder les morceaux.5 Décorer de flocons de piments rouges broyés et d\u2019un trait de concentré mexicano.6 Se conserve trois jours au réfrigérateur dans un contenant hermétique.Décoration Quelques flocons de piments rouges broyés, au goût.Quelques traits de concentré de mexicano, au goût.Cuisson du millet Cuisson : 20 minutes (selon les variétés) Temps de repos : 10 minutes Ustensile : casserole ou autocuiseur à riz Donne 360 g (2 1/2 tasses) 1 tasse de millet 2 tasses d\u2019eau 1 Rincer les graines de millet jusqu\u2019à ce que l\u2019eau devienne claire.2 Mettre le riz et l\u2019eau dans une casserole et porter à ébullition.Couvrir puis cuire à feu doux pendant environ 20 minutes, selon les instructions sur le paquet.Sortir du feu et laisser reposer 10 minutes en gardant couvert.Défaire les grains à l\u2019aide d\u2019un fourchette.3 Au besoin, égoutter l\u2019excé- dent d\u2019eau.4 Se conserve cinq jours au réfrigérateur, dans un contenant hermétique Concentré mexicano Préparation : 15 minutes Ustensiles : mélangeur Donne 350 g (1 1/3 tasse) 1/2 t.de tomates séchées 1 piment chipotle moyen 2 c.à soupe de graines de coriandre moulues Le jus d\u2019un citron vert 1/3 t.d\u2019huile de tournesol 1/2 c.à soupe de cumin moulu 1/2 c.à soupe de paprika doux moulu 2 c.à soupe d\u2019origan séché 1 c.à soupe de poudre de mesquite 1 c.à soupe de graines de céleri 1 1/2 c.à soupe de sel de mer 5 c.à soupe d\u2019eau 1 Broyer tous les ingrédients au mélangeur jusqu\u2019à l\u2019obtention d\u2019une pâte uniforme.2 Pour préparer un bouillon, diluer 1 1/2 c.à soupe de ce mélange dans 1 tasse d\u2019eau.3 Se conserve 1 mois au réfrigérateur dans un contenant hermétique.CRUDESSENCE 105, rue Rachel Ouest Montréal ?514 510-9299 crudessence.com Le sernik, gâteau au fromage blanc polonais.PHOTOS ANNABELLE SCHACHMES La dafina, un plat mijoté, grand classique de la cuisine séfarade.La bénédiction du challah, un pain brioché et tressé, précède toujours les repas de shabbat et de fêtes.CRUDESSENCE L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 2 E T D I M A N C H E 2 3 O C T O B R E 2 0 1 6 JARDINS D 6 L\u2019 été a été exceptionnellement chaud, et l\u2019automne aussi.Malgré tout, bientôt un grand manteau blanc viendra s\u2019étendre sur les jardins.Fascinant comme le monde végétal permet d\u2019aborder de multiples facettes de la société.Réinsertion sociale, ethnobotanique, hibiscus vivaces, engrais verts, forêts urbaines, potager pour non-voyants, stabilisation des berges sont quelques-uns des sujets abordés ici cette année.Mais voilà, les rouges, les oranges et les jaunes de l\u2019automne annoncent la fin de ma saison au Devoir.Changements dans les zones de rusticité Un ami horticulteur nous a appris que Montréal est maintenant une zone 6a.Surprise, je suis allée consulter le site de Ressources naturelles Canada, dont une partie est consacrée aux zones de r usticité des plantes.À titre d\u2019information, les premières zones ont été établies durant les années 1960, puis une révision a été réalisée en 1990 et la dernière remonte à 2010.Elle reflète, comme tant d\u2019autres données recueillies sur le climat, le fait que celui-ci se réchauf fe incontestablement.De sorte que Montréal est maintenant une zone 6a et que Québec, Sherbrooke et Montmagny sont des zones 5a ! Pour savoir dans quelle zone votre municipalité est maintenant située, rendezvous sur le site planthardi ness.gc.ca, à l\u2019onglet «Rusticité des plantes par municipalité ».Le réchauffement climatique a des conséquences généralement désastreuses pour l\u2019environnement, mais en voici un des rares avantages.Toutefois, il est important de préciser qu\u2019 i l n \u2019y a pas que la température qui est utilisée pour établir les zones de r usticité.Celles-ci sont obtenues au moyen d\u2019une équation complexe qui tient compte des facteurs sui - vants : température minimale quotidienne moyenne du mois le plus froid et du mois le plus chaud, épaisseur maximale moyenne du manteau nei - geux, etc.Si, étrangement, personne ne l\u2019a su plus tôt, c\u2019est probablement parce que l\u2019information n\u2019a pas été diffusée, tout simplement.L\u2019horticulture en hiver L\u2019hiver n\u2019est pas une période de dormance pour les hor ti- culteurs et les jardiniers, mais plutôt un temps de réflexion, de lecture et de planification pour la saison suivante.Une période où l\u2019on rêve son jardin, son potager.On regarde les catalogues de semences, on passe à la bibliothèque \u2014 ma préférée reste celle du Jardin botanique de Montréal \u2014 on se renseigne sur Internet.D\u2019ailleurs, voici quelques sites sur lesquels je navigue souvent: espacepourlavie.ca/carnet-horti cole-et-botanique et jardinierpa resseux.com, pour toutes sortes de sujets.Ensuite, horticulture- indigo.com, pour les plantes indigènes, et jardinsmichelcor beil.com, pour les vivaces.Pour le potager, je consulte souvent urbainculteurs.org, ecoumene.com et jardinsdu grandportage.com.Pour de l\u2019information sur les végétaux, j\u2019aime bien mlpaysagiste.com et jardin2m.com.Et le seul site d\u2019outremer que je consulte est gerbeaud.com.Une autre façon d\u2019être en réseau, qu\u2019on oublie parfois de nos jours\u2026 est de rencontrer des gens qui s\u2019intéressent aussi à l\u2019horticulture.Comment ?En devenant membre d\u2019une société près de chez soi.Pour savoir quelle est la plus proche et quels sont ses sujets de conférence, rendezvous sur le site de la Fédération des sociétés d\u2019hor ticul- ture et d\u2019écologie du Québec, fsheq.com.Finalement, une chance qu\u2019il y a les plantes tropicales pour verdir notre intérieur, sans compter qu\u2019en plus elles épurent l\u2019air de nos maisons.Tout sur les toits végétalisés Le Groupe de travail sur les toitures végétalisées (GTTV) et le Conseil du bâtiment durable du Canada \u2014 Québec, en collaboration avec Bell Fibe TV1, ont produit un documentaire afin de démystifier les toitures végétalisées.On y explique comment ces toitures, qui d\u2019ailleurs sont une phytotechnologie, permettent de diminuer les îlots de chaleur urbains, aident à gérer les eaux pluviales et favorisent l\u2019augmentation de la biodiversité en ville.Elles peuvent servir à faire de l\u2019agriculture urbaine, mais également devenir un autre espace de vie.Des points techniques sont également discutés, tels que les systèmes, les substrats de culture, les végétaux utilisés et l\u2019entretien.Finalement, on peut y voir plusieurs toitures végétalisées dans la région métropolitaine et entendre divers acteurs, propriétaires et spécialistes dans ce domaine.Quatre intéressants documentaires d\u2019environ 25 minutes chacun, pour occuper les longues soirées froides qui s\u2019en viennent.you- t u b e .c o m / c h a n n e l / U C MOycZG7Mr0vzQwiAzUbmyQ.Bonne fin de saison et bon hiver ! Une douce fin de saison Une bonne nouvelle pour les phytotechnologies.Le lundi 17 octobre a été inaugurée, au Centre sur la biodiversité de l\u2019Université de Montréal, la Chaire de recherche industrielle CRSNG\u2013Hydro-Qué- bec en phytotechnologie.La directrice de l\u2019Institut de recherche en biologie végétale (IRBV), Anne Bruneau, en a présenté le titulaire, le botaniste Jacques Brisson, professeur à l\u2019Université de Montréal (UdeM) et chercheur à l\u2019IRBV.Elle a souligné que la chaire est le résultat de plusieurs années de travail et d\u2019un esprit de collaboration remarquable.Tania Saba, doyenne par intérim de la Faculté des arts et sciences de l\u2019UdeM, a insisté sur l\u2019aspect multidisciplinaire de ce programme, qui accueillera jusqu\u2019à 30 étudiants dans un lieu d\u2019Espace pour la vie.Quant à Mario Pinto, directeur du Centre de recherche en sciences naturelles et génie du Canada (CRSNG), partenaire de la Chaire, il a mis l\u2019accent sur le travail de collaboration qui sera réalisé par les chercheurs, les professeurs et les industriels.Enfin, Dominique Chartier, chef expertise et soutien lignes, civil, environnement, à Hydro-Québec, aussi partenaire, a fait valoir que les phy- totechnologies sont un nouveau domaine de recherche prometteur qui devrait permettre de trouver des solutions aux problématiques écologiques liées aux activités de l\u2019entreprise.La chaire a deux enjeux écologiques majeurs, soit l\u2019érosion des sols et la contamination de l\u2019eau et des sols, qui seront abordés selon trois axes: écologique, écophysiologique et moléculaire mycorhizien.La Chaire de recherche en phytotechnologie Pour notre grand bonheur, le temps doux et magnifique de cet automne allonge la saison de jardinage.Il est encore possible de planter des vivaces, des arbres et des arbustes, et parfois, à ce temps- ci, on peut profiter de rabais.Quoique, si on peut attendre au printemps, on risque moins.Pour les bulbes, il n\u2019est pas trop tard : on peut les planter jusqu\u2019aux gelées.Comme plusieurs le savent, les tulipes sont parmi les mets préférés des écureuils, mais il paraît que, si on les plante à 30 cm de profondeur, ils ne les trouvent pas.À essayer ! Une fois les feuilles tombées, on voit mieux si nos arbres et arbustes ont besoin d\u2019être taillés, car on discerne bien leur structure.Généralement, tout ce qu\u2019il y a à faire est d\u2019éliminer les branches mortes, celles qui rentrent vers l\u2019intérieur et celles qui s\u2019entrecroisent.Néanmoins, si on veut rajeunir ses arbustes, il faut savoir comment faire et quelles sortes supportent cette taille, disons\u2026 drastique.Pour ce faire, je vous recommande de consulter le site du Jardin botanique, à l\u2019onglet sur la taille des arbustes, car les explications et les graphiques y sont clairs.Pour émonder de grands arbres, il est préférable de s\u2019adresser à un groupe spécialisé pour ne pas qu\u2019ils se fassent saccager par un imposteur.La Société internationale d\u2019arboriculture du Québec est un regroupement de professionnels voués à l\u2019entretien et à la préservation des arbres.Sur son site, les arboriculteurs sont répertoriés par région : siaq.org.Les protections hivernales, ce n\u2019est pas ma tasse de thé.Pour moi, ça passe ou ça meurt.Toutes ces structures et couvertures donnent des allures fantomatiques aux arbustes et gâchent la beauté hivernale des jardins.Quand même, j\u2019en conviens, si on cultive des plantes frileuses ou si elles sont exposées au vent asséchant de l\u2019hiver \u2014 en particulier les conifères \u2014 il faudra les protéger.Mais se poser la question sur l\u2019utilisation de ces protections n\u2019est sûrement pas une mauvaise idée, et n\u2019oubliez pas que le sol doit être gelé avant de les installer.Au jardin cette semaine LISE GOBEILLE LISE GOBEILLE L\u2019hiver n\u2019est pas une période de dormance pour les horticulteurs et les jardiniers, mais plutôt un temps de réflexion, de lecture et de planification pour la saison suivante.LISE GOBEILLE Les rouges, les oranges et les jaunes de l\u2019automne annoncent la fin de la saison.Le comité directeur de la Chaire, de gauche à droite: (devant) Cédric Frenette, Anne Bruneau, Jacques Brisson, Michel Labrecque, Normand Lesieur; (derrière) Charles Greer, Dominique Chartier, François Aubre, Laurent Lewis, Étienne Laliberté "]
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