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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2016-10-26, Collections de BAnQ.

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[" V O L .C V I I N o 2 4 3 L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 6 O C T O B R E 2 0 1 6 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Actualités \u203a Exportation d\u2019électricité vers les États-Unis.Hydro- Québec a choisi de traverser un des rares milieux naturels protégés de l\u2019Estrie.Page A 5 Avis légaux.A 6 Décès.A 4 Météo.A 6 Mots croisés.B 6 Petites annonces .A 4 Sudoku.A 6 ?w w w .l e d e v o i r .c o m A M É L I E D A O U S T - B O I S V E R T A près avoir annoncé que leurs laboratoires seraient réduits et déménagés dans le cadre de la centralisation nommée Optilab, Québec veut modifier la formation des futurs micro- biologistes-infectiologues et hémato-onco- logues.De plus, des médecins achevant leur formation craignent le chômage, faute d\u2019ouverture de postes dans les hôpitaux.D\u2019autres se font dire d\u2019abandonner la portion laboratoire de leur pratique.Le Dr Karl Weiss, dénonçant des décisions « unilatérales » du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), lui a rappelé que les microbiologistes-infectiologues ont été au cœur de la gestion des crises du C.difficile, du SRAS, du H1N1 ou encore de l\u2019Ebola.Dans une lettre envoyée le 5 octobre que Le Devoir a obtenue, il réclame une rencontre « rapide » avant que MÉDECINE Québec s\u2019ingère dans la formation Le gouvernement veut changer la formation des futurs microbiologistes-infectiologues et hémato-oncologues RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR Annie Baillargeon en discution avec l\u2019un des jeunes réfugiés.Dans un local communautaire de la rue Claude-Martin, à Québec, l\u2019artiste amène les enfants à se mettre en scène dans des costumes ou des maisons de carton.Pour la première fois cette année, le programme d\u2019art public de la Ville de Québec a jumelé une artiste en arts visuels avec de jeunes immigrants.Ensemble, ils sont en train de réaliser l\u2019œuvre d\u2019art qui sera érigée l\u2019été prochain dans un parc du secteur de Vanier.Le Devoir est allé les visiter en plein travail.I S A B E L L E P O R T E R à Québec I ls s\u2019appellent Shalina, Patricia, Jawin, Carlos, Odette, Seraphine, Mya et Jefta\u2026 et ont de 9 à 12 ans.Ils viennent du Népal, du Tchad, du Congo ou encore de l\u2019Équateur.Les lundis soir, un petit autobus jaune vient les Se réfugier dans l\u2019art Une artiste et de jeunes immigrants s\u2019allient pour réaliser une œuvre UN BOURBIER NOMMÉ MUSKRAT FALLS PAUL DALY LA PRESSE CANADIENNE Une quarantaine de manifestants ont occupé mardi le devant de l\u2019Assemblée législative de Terre-Neuve-et- Labrador, à Saint-Jean, pour dénoncer les risques environnementaux liés au projet hydroélectrique de Muskrat Falls.Pendant ce temps, à Ottawa, le Bloc québécois disait craindre une nouvelle aide ?nancière pour ce projet plombé par une explosion des coûts, un soutien que le parti juge déloyal pour Québec.Page A 2 L I S A - M A R I E G E R V A I S L a pratique religieuse n\u2019est pas un élément déclencheur de la radicalisation violente.Ce sont au contraire les «Québécois d\u2019origine» sans religion et les migrants de deuxième génération qui sont les plus susceptibles de soutenir une telle logique, révèle une étude menée dans huit cégeps des régions de Montréal et Québec.Ainsi, combattre la radicalisation en profilant certains groupes extrémistes radicaux, comme le font les policiers et les forces de l\u2019ordre, risque d\u2019empirer le problème plutôt que de le résoudre, croit Cécile Rousseau, pédopsychiatre et directrice scientifique du groupe Sherpa qui a contribué à la réalisation de l\u2019étude.En France et en Angleterre, où les méthodes favorisent l\u2019intervention et le profilage, on a davantage « jeté de l\u2019huile sur le feu».«Au Québec, avant de s\u2019engager dans une aventure semblable, va falloir qu\u2019on respire par le nez et qu\u2019on y réfléchisse, sans quoi on peut faire beaucoup de tort», a indiqué mardi Mme Rousseau lors d\u2019une conférence de presse au collège de Rosemont.La logique de détection, en lieu et place de la prévention, ne fonctionne pas.«Elle est contre- productive.On n\u2019a pas les bons outils pour nous permettre de faire de la détection, a-t-elle dit.Si je passe des tests de détection de cancer du sein à plusieurs femmes et que j\u2019apprends à deux d\u2019entre elles qu\u2019elles en sont atteintes et que [ce faisant] je dis à cent femmes qu\u2019elles ont le cancer alors que c\u2019est faux\u2026 C\u2019est la même chose ici.[\u2026] Il faut aller vers la prévention.» ÉTUDE SUR LA RADICALISATION DANS LES CÉGEPS La pratique religieuse n\u2019est pas un déclencheur VOIR PAGE A 10 : FORMATION VOIR PAGE A 10 : CÉGEPS VOIR PAGE A 10 : AR T Mise à jour économique 545 millions de plus pour l\u2019éducation et la santé Page A 3 Journée sans culture Haro sur les piètres conditions de travail des artistes Page B 10 L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 6 O C T O B R E 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 2 M A R I E V A S T E L Correspondante parlementaire à Ottawa L e Bloc québécois s\u2019inquiète de voir Ottawa bonifier son soutien financier pour la centrale hydroélectrique terre-neuvienne de Muskrat Falls.Car déjà la première garantie de prêt octroyée il y a trois ans représentait, aux yeux des bloquistes et de Québec, une concurrence déloyale à Hydro-Québec.Le projet de Muskrat Falls devait coûter au départ 6,4 milliards de dollars \u2014 somme pour laquelle le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador a obtenu une garantie de prêt du précédent gouvernement fédéral conservateur.Or, la facture a explosé depuis, pour atteindre 11,5 milliards de dollars selon la dernière évaluation de Nalcor, la société d\u2019État chapeautant le projet.« Comme Terre-Neuve n\u2019a plus d\u2019argent, elle demande à Ottawa d\u2019accorder une nouvelle garantie d\u2019emprunt.Et elle en a besoin rapidement.Le premier ministre [Justin] Trudeau n\u2019a pas dit non, et pour tant c\u2019est évident que le projet ne fera jamais ses frais.La garantie de prêt va se transformer en participation directe », a prédit la bloquiste Marilène Gill.La députée de Manicouagan espérait convaincre le président des Communes de tenir un débat d\u2019urgence sur la question \u2014 puisque faute d\u2019être un parti reconnu à la Chambre, le Bloc n\u2019a pas droit à une journée d\u2019opposition pour soulever l\u2019enjeu.La réponse a été négative.Pour tant, si le fédéral acquiesce à la demande de Terre-Neuve, la facture pourrait atteindre 1000 $ par contribuable, a fait valoir Marilène Gill \u2014 en citant une étude d\u2019Ernst & Young estimant que Muskrat Falls pourrait coûter 15 milliards de dollars.« On se retrouve avec un fiasco.Ruineux pour Terre-Neuve, ruineux pour tous les contribuables », a renchéri le chef intérimaire du Bloc, Rhéal Fortin.Le ministre des Ressources naturelles, Jim Carr, a confirmé à sa sortie des Communes avoir reçu récemment une demande de Terre-Neuve «d\u2019étendre la garantie d\u2019emprunt» offerte en 2013.Il n\u2019a pas précisé quel était le montant réclamé.«Nous l\u2019étudions sérieusement», s\u2019est-il contenté de répondre aux questions du Bloc québécois.Or, l\u2019Assemblée nationale s\u2019était opposée à l\u2019unanimité à cette garantie de prêt du fédéral «considérant que le Québec a assumé seul, et dans l\u2019affirmation de ses compétences, le coût total de ses installations hydroélectriques », stipulait la motion de 2011.La garantie de prêt d\u2019Ottawa avait permis à Terre- Neuve d\u2019obtenir de meilleurs taux d\u2019emprunt pour construire son complexe hydroélectrique.Craintes de risques environnementaux Les l ibéraux sont outre sommés de vérif ier si les conditions environnementales étaient respectées lorsque les permis ont été délivrés par l\u2019ancien gouvernement.La secrétaire parlementaire aux Affaires autochtones, Yvonne Jones, af firmait la semaine dernière avoir confié la demande au ministre des Pêches et Océans, Dominic LeBlanc.La construction sur le site de Muskrat Falls est ralentie depuis samedi par l\u2019occupation de plus d\u2019une centaine de manifestants en tout.Trois membres de communautés autochtones ont entamé une grève de la faim pour s\u2019opposer à l\u2019inondation prévue, qui pourrait contaminer la région de mercure mé- thylé.Les communautés autochtones réclament que la région soit déboisée et qu\u2019on en retire la matière organique de surface afin d\u2019éviter que le mercure qui s\u2019y trouve ne soit propagé par l\u2019eau qui doit inonder le territoire pour créer le réservoir du barrage d\u2019environ 41 kilomètres carrés.Une mesure qui faisait par tie des recommandations environnementales à l\u2019époque, mais qui a été délaissée par le gouvernement terre- neuvien, faute de sous, note Hugo Vaillancourt, porte-parole et ami des grévistes de la faim.Le Devoir TERRE-NEUVE-ET-LABRADOR Nouveau soutien à Muskrat Falls ?Le Bloc québécois dénonce une aide financière déloyale pour Québec L I N A D I B à Ottawa J ustin Trudeau a été chahuté, mardi matin, alors qu\u2019il se livrait à une séance de questions et réponses à un sommet de jeunes syndicalistes.Le premier ministre devait se prêter à une entrevue devant une salle de quelque 400 jeunes travailleurs à cette réunion organisée par le Congrès du travail du Canada.On avait également prévu des questions de l\u2019assistance.Dès son arrivée sur scène, une quinzaine de jeunes se sont levés pour lui tourner le dos.Puis ont fusé les slogans, « Respectez vos promesses » étant celui qui revenait le plus souvent.M.Trudeau a tout de suite proposé qu\u2019on prenne les questions de la salle plutôt que de suivre le scénario prévu.Mais il a tout de même cherché à faire la leçon à l\u2019assistance.« C\u2019est un peu frustrant pour moi de venir ici, m\u2019asseoir, m\u2019attendre à vous écouter, à parler avec vous, et de voir une salle pleine de gens debout de manière à montrer qu\u2019ils ne m\u2019écoutent pas », a-t- il sermonné avant de reprocher aux protestataires de « fermer les oreilles et le cœur aux réponses possibles ».Ainsi, il a refusé de répondre à Dominic Leblanc qui citait le conflit de travail au Vieux-Port de Montréal et demandait au premier ministre pourquoi il n\u2019y a pas de loi fédérale antibriseur de grève.« Monsieur, si tu ne te retournes pas vers moi, je ne répondrai pas à ta question », a lancé le premier ministre.Le vote des jeunes Une employée d\u2019une organisation environnementale, Sophie Birks, a accepté de faire face au premier ministre.Mais c\u2019était pour lui lancer un avertissement.« Vous savez que, si vous approuvez le pipeline [Kinder Morgan], vous allez nous perdre.Vous allez nous perdre en tant que jeunes, nous n\u2019allons pas voter pour vous », a lancé la jeune femme.À ça, M.Trudeau a offert sa réponse habituelle sur sa responsabilité comme premier ministre de mener « nos ressources vers des nouveaux marchés ».Il a ensuite clairement indiqué sa préférence pour les oléoducs comme moyen de transport.« Les pipelines, c\u2019est moins dangereux que le rail pour l\u2019environnement et pour les gens », a-t-il dit, rappelant l\u2019accident de Lac-Mégantic.« Je comprends les gens qui disent qu\u2019ils ne veulent pas d\u2019exportation de pétrole, qu\u2019ils ne veulent pas d\u2019économie basée sur les carburants fossiles, mais nous n\u2019en sommes pas là encore », a-t-il plaidé.«Pourquoi?» lui a-t-on lancé de la salle.L\u2019affrontement s\u2019est terminé au bout de 30 minutes, alors que plusieurs par ticipants scandaient à nouveau «Respectez vos promesses» et que le premier ministre leur répondait qu\u2019il en avait bien l\u2019intention.«Continuez à me lancer des défis .[\u2026] Je vais garder mes promesses.Je m\u2019y engage devant vous.Je m\u2019y suis engagé auprès des Canadiens.Et c\u2019est comme ça qu\u2019on m\u2019a élevé », a conclu M.Trudeau en quittant la salle.De retour au parlement, les néodémocrates ont brandi les événements du matin comme preuve que les Canadiens \u2014 particulièrement les jeunes \u2014 commencent à « déchanter » après un an de pouvoir libéral.«Ils sont frustrés et ils ont beaucoup de regrets quand ils le voient aller.En matière de changement climatique, par exemple, M.Trudeau ne fait rien.Il a le plan de Stephen Harper », a critiqué Thomas Mulcair à son entrée aux Communes.La Presse canadienne Des environnementalistes et des syndicalistes réservent tout un accueil à Trudeau H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondante parlementaire à Ottawa S i des doutes subsistaient quant à la capacité du nouveau juge de la Cour suprême à comprendre le français et à avoir une sensibilité toute québécoise, Malcolm Rowe les aura dissipés mardi lors de sa comparution publique\u2026 en citant \u2014 dans la langue de Molière \u2014 la devise du Devoir ! Malcolm Rowe est le premier juge nommé par Justin Trudeau au plus haut tribunal du pays.Avant d\u2019entrer officiellement en fonction, il devait se prêter au jeu de la comparution publique et répondre aux questions de députés et de sénateurs.Ce qu\u2019il a fait mardi lors d\u2019une séance tenue exceptionnellement sur le campus de l\u2019Université d\u2019Ottawa devant une centaine d\u2019étudiants en droit.Prenant le taureau par les cornes, le juge originaire de Terre-Neuve a indiqué dans ses remarques liminaires que le français ne lui faisait pas peur.«Je lis en français sans difficulté.Je comprends bien le français oral, mieux d\u2019ailleurs que je ne le parle.À l\u2019occasion, je cherche le mot juste.Ma grammaire n\u2019est pas parfaite, mais j\u2019estime que je peux m\u2019exprimer assez clairement pour me faire comprendre.Est-ce que mon français est parfait ?Non.Est-ce que je vais continuer à suivre des cours de formation en français?Certainement.Et est-ce que j\u2019aurai la chance de pratiquer mon français régulièrement [\u2026] ?Probablement un peu plus qu\u2019à Terre-Neuve-et-Labrador, oui ! » C\u2019est lorsque le chef du Bloc québécois lui a demandé s\u2019il avait de l\u2019expérience dans l\u2019application du Code civil québécois que le juge Rowe a eu sa réponse suscitant l\u2019admiration de la salle : «Malheureusement, non.Il n\u2019y a aucune occasion d\u2019utiliser le Code civil parce qu\u2019il appartient seulement au Québec.C\u2019est une réalité.C\u2019est un défi pour moi et tous les juges hors du Québec.[\u2026] Le journal Le Devoir a une devise, \u201cFais ce que dois\u201d, et je ferai ce que je devrai pour maîtriser le Code civil.» Activisme judiciaire Les questions pouvant être posées au juge lors de telles compar utions sont strictement encadrées.Contrairement à ce qui se fait aux États-Unis, il n\u2019est pas possible de demander au magistrat ses opinions sur des sujets qu\u2019il pourrait être appelé à trancher à l\u2019avenir.Aucune question, donc, sur l\u2019avor te- ment, le por t d\u2019armes ou la peine de mor t.Une seule a failli être déclarée irrecevable : celle du chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair, sur l\u2019ouverture qu\u2019aurait le juge à bloquer un projet d\u2019infrastructure énergétique au nom de l\u2019environnement ou des droits autochtones.Les conser vateurs ont demandé à Malcolm Rowe quelle déférence, à son avis, les tribunaux devraient témoigner aux législateurs.Le magistrat a répliqué que cela dépendait.« En ver tu de la Char te, certains droits \u2014 collectifs ou individuels \u2014 sont donnés aux Canadiens.En ce sens, il y a une limite à l\u2019autorité du Parlement [\u2026].Il ne s\u2019agit donc pas d\u2019être contre la volonté du Parlement, mais d\u2019être pour les droits des Canadiens.» Malcolm Rowe est le premier juge jamais nommé à la Cour suprême du Canada provenant de Terre-Neuve.Si cette diversité régionale est saluée, certains déplorent qu\u2019elle se fasse au détriment d\u2019une diversité identitaire.La nomination de M.Rowe porte à cinq le nombre d\u2019hommes à la Cour suprême.Les neuf juges sont caucasiens, quoiqu\u2019une personne soit d\u2019origine grecque et que deux autres soient juives.À la sénatrice Mobina Jaf fer qui l\u2019interrogeait à ce sujet, le juge a répondu, impuissant, que « la composition de la Cour n\u2019est pas entre [s]es mains».Plusieurs des étudiants présents à l\u2019événement interrogés par Le Devoir avaient d\u2019ailleurs cette préoccupation en tête.C\u2019est le cas notamment d\u2019Avi Cheema.« Étant une femme issue d\u2019une minorité visible, j\u2019espérais voir un peu de diversité à la Cour suprême.Et je suis déçue par le manque de diversité avec cette nomination.Mais je suis aussi de Terre- Neuve, alors je suis déchirée.» Le Devoir COUR SUPRÊME Le juge Rowe fera ce qu\u2019il doit pour se familiariser avec le Code civil du Québec ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE Le juge Malcolm Rowe a démontré, lors de la séance de questions et réponses organisée à l\u2019Université d\u2019Ottawa dans la foulée de sa désignation, qu\u2019il avait une très bonne maîtrise du français.FRED CHARTRAND LA PRESSE CANADIENNE Dès l\u2019arrivée sur scène du premier ministre Justin Trudeau, une quinzaine de jeunes se sont levés pour lui tourner le dos.Puis ont fusé les slogans, «Respectez vos promesses» étant celui qui revenait le plus souvent.Le Centre culturel musulman vandalisé à Sept-Îles Sept-Îles \u2014 Les locaux du Centre culturel musulman de Sept-Îles ont été vandalisés dans la nuit de lundi à mardi, et un membre de l\u2019organisation croit qu\u2019il pourrait s\u2019agir d\u2019un crime haineux.La Sûreté du Québec a confirmé qu\u2019elle avait ouvert une enquête pour introduction par infraction et vandalisme concernant cet établissement situé au 198, rue Brochu.Nizar Aouini, qui s\u2019était rendu au centre la veille pour la prière du soir, s\u2019est dit choqué de constater les dégâts lors d\u2019un échange de messages sur Facebook.Les membres du centre s\u2019inquiètent maintenant de ce qui pourrait se produire «la prochaine fois».Les musulmans de Sept-Îles travaillent depuis 2013 à mettre sur pied cet établissement pour qu\u2019ils puissent «se réunir, prier ou faire la fête», a dit M.Aouini.La Presse canadienne B U R Q A La SQ et le SPVM ne partagent pas les craintes de Lisée Le chef du PQ, Jean-François Lisée, refuse de dire que la Sûreté du Québec (SQ) et le Service de police de Montréal (SPVM) ne partagent pas ses craintes de voir un terroriste se dissimuler sous une burqa ou un niqab, même si ces deux corps de police n\u2019ont jamais commandé d\u2019«étude» portant sur une menace d\u2019attaque terroriste impliquant ces vêtements couvrant pratiquement tout le corps, y compris le visage.La SQ et le SPVM «disent \u201con s\u2019est pas penché sur la question\u201d, c\u2019est tout ce qu\u2019ils disent [\u2026] et le troisième corps policier qui est spécialisé dans les questions terroristes, la GRC, elle dit : \u201cOn ne répond pas à votre question.On ne dit pas si on s\u2019en est préoccupé ou non\u201d», a affirmé M.Lisée dans une radio privée de la région de Québec mardi, invitant du même souffle Le Devoir à «aller voir pourquoi les policiers européens» privilégient l\u2019absence de voile intégral dans la sphère publique.«Si on normalise le port du voile intégral dans des quartiers [comme Molenbeek] où des suspects terroristes peuvent se cacher, mais évidemment c\u2019est là que la difficulté [d\u2019identification] est plus grande.Ça sera pas au centre-ville de Québec que ce sera une difficulté.» Le Devoir Un engagement, mais pas de plan pour les réfugiés yézidis Ottawa \u2014 Geste rare au parlement d\u2019Ottawa: les élus ont adopté une motion unanime mardi.Cette motion déposée la semaine dernière par les conservateurs, puis amendée à la demande des libéraux, engage le gouvernement canadien à offrir, d\u2019ici quatre mois, le refuge à des femmes yézidies et à leurs familles aujourd\u2019hui coincées dans des camps en Irak, en Turquie et en Grèce.Le ministre de l\u2019Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, John McCallum, n\u2019a cependant pas pu donner de détails sur le nombre de réfugiés qui viendront au Canada ni sur la façon dont il s\u2019y prendra pour les choisir et les accueillir d\u2019ici 120 jours.La Presse canadienne L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 6 O C T O B R E 2 0 1 6 ACTUALITES A 3 A près un premier budget préparé en vitesse dans la frénésie de l\u2019arrivée au pouvoir, le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, s\u2019attaque aux véritables politiques économiques qui mèneront le gouvernement Trudeau jusqu\u2019à l\u2019élection de 2019.Il entamera l\u2019exercice la semaine prochaine avec sa mise à jour économique et financière.Le hic pour M.Morneau, c\u2019est que les conditions se sont détériorées depuis son budget de mars, et surtout depuis l\u2019élaboration de la plate- forme libérale au début 2015.Rappelez-vous la dernière campagne électorale quand on attendait avec impatience les données de juin 2015 qui allaient nous dire si on était techniquement en récession.Boum ! Légère reprise en juin, mais un deuxième trimestre consécutif en léger recul.On est en récession, clame Justin Trudeau.Les libéraux trouvent la justification à leurs investissements massifs en infrastructures, quitte à générer un «modeste» déficit, autour de 10 milliards de dollars.Un an plus tard, la Banque TD prévoit un déficit 5 milliards plus élevé que les 29 milliards finalement prévus au budget, et la Banque du Canada vient de revoir à la baisse ses prévisions de croissance pour les deux prochaines années.M.Morneau lui-même ne voit pas tout avec des lunettes roses, sa candeur en a fait sourciller plus d\u2019un lorsqu\u2019il a déclaré en fin de semaine devant des libéraux ontariens que les emplois précaires seraient le lot des plus jeunes.Ajoutez les exportations qui ne sont pas la locomotive anticipée, les ventes au détail au ralenti, etc.Pas mal plus complexe à gérer que de promettre 60 milliards de dollars additionnels en infrastructures sur dix ans en campagne en s\u2019accrochant à une donnée trimestrielle.Le gouvernement Trudeau n\u2019est pas seul dans le bateau des infrastructures qui semblent être devenues une panacée.L\u2019OCDE et la patronne du FMI, Christine Lagarde, vantent la stratégie canadienne d\u2019investissements publics au détriment du choix de l\u2019austérité.M.Morneau a certainement mieux aimé son café du dimanche, quand il a entendu le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz, affirmer que les infrastructures inadéquates sont un des principaux freins à la croissance et surtout que le Canada est encore très loin du point où il faut arrêter d\u2019emprunter pour en financer les dépenses.Les prévisions publiées lundi par le Directeur parlementaire du budget vont dans le même sens.On y voit que le gouvernement Trudeau a une marge de manœuvre et pourrait injecter dans l\u2019économie jusqu\u2019à 6 milliards de plus par an d\u2019ici 2021 et toujours atteindre son objectif d\u2019un ratio de la dette au PIB de 31% cette même année.Deux cautions morales que M.Morneau pourra récupérer au besoin le moment venu.Mais comme on est jamais si bien servi que par soi-même, M.Morneau n\u2019avait pas attendu ces appuis indépendants et avait créé dès mars dernier le Conseil consultatif en matière de croissance économique, qui vient de lui faire des recommandations, par hasard, moins de deux semaines avant sa mise à jour.Le Conseil dit des choses que le ministre voulait entendre, ou encore habille d\u2019un langage nouveau des propositions déjà débattues, sinon appliquées.La psyché libérale va vibrer, il recommande au ministre la création de deux nouveaux organismes, une Banque de développement des infrastructures et une agence de chasse aux investissements directs étrangers (IDE).La Banque est un engagement prévu en page 16 de la plateforme libérale.Sur l\u2019immigration comme palliatif à une main- d\u2019œuvre vieillissante, plutôt des lieux communs sur la sélection des capacités et des talents, l\u2019accès des étudiants étrangers à la résidence permanente et les accréditations professionnelles.La nouveauté, c\u2019est le nombre, soit de hausser l\u2019immigration économique de 150 000 par an en cinq ans, une hausse globale de 50 % ! Pour financer les infrastructures avec des capitaux étrangers, quoi de mieux que d\u2019« introduire des sources de revenus», lire des péages ou des frais d\u2019utilisateurs.Les fonds publics iraient à des projets qui ont «une importance sociale et environnementale », pas de perspectives de revenus.Donc, bénéfices privés et per tes publiques, un autre air connu.Autre exemple, les IDE, les entreprises canadiennes dorment sur 700 milliards de dollars selon Statistique Canada.La rentabilité ou la confiance n\u2019y sont pas pour les Canadiens, comment la nouvelle agence convaincrait-elle les entrepreneurs étrangers d\u2019investir ici ?Dans quels secteurs?On le mentionnait dans cette chronique la semaine dernière, la situation économique sera au cœur du jugement que porteront les Canadiens sur le gouvernement Trudeau.La plate- forme libérale était très mince à ce chapitre.Le défi de M.Morneau consiste à obtenir des retombées concrètes du côté des infrastructures d\u2019ici l\u2019élection de 2019 tout en mettant en place des mesures à plus long terme appuyées par des gens crédibles.La composition de son Conseil laisse cependant songeur et donne une impression de cercle fermé.En ne s\u2019entourant que de gens issus des entreprises ou des milieux financiers, sans représentant de cette main-d\u2019œuvre qu\u2019il prétend vouloir aider, M.Morneau a envoyé un drôle de message.Avis compétents et amicaux recherchés R O B E R T D U T R I S A C Correspondant parlementaire à Québec À la faveur de sa mise à jour économique et financière, le ministre des Finances, Carlos Leitão, a annoncé l\u2019injection de 400 millions de dollars en santé et de 145 millions en éducation, ainsi que l\u2019abolition complète de la taxe santé dès 2017, un an plus tôt que prévu.«Maintenant que la maison est en ordre, nous avons retrouvé les moyens de faire des choix pour répondre aux besoins et aux priorités des Québécois», a affirmé Carlos Leitão en conférence de presse.Pour le réseau de la santé, il s\u2019agit d\u2019une somme de 100 millions ajoutée d\u2019ici le 31 mars et de 300 millions l\u2019an prochain.L\u2019argent frais ira là où les besoins sont criants : soins à domicile, centres d\u2019hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) et soins intermédiaires.La croissance des dépenses en santé s\u2019élèvera à 3,3 % pour l\u2019année en cours et à 3 % pour l\u2019an prochain.Or c\u2019est insuf fisant pour répondre aux besoins, a reconnu le ministre.«Les budgets de la santé devraient augmenter aux alentours de 4% par année, 4,5%», a dit Carlos Leitão.Le Québec, tout comme les autres provinces, réclame que le gouvernement fédéral comble la différence, a-t-il rappelé.En éducation, c\u2019est 35 millions de dollars de plus qui seront versés d\u2019ici la fin de l\u2019exercice financier et 110 millions en 2017-2018.La croissance du budget passe de 3 % à 3,5 %.Un surplus de nature ponctuelle Plutôt qu\u2019un équilibre financier comme le prévoyait pour 2015-2016 le dernier budget, c\u2019est un surplus de 2,2 milliards de dollars que montrent les comptes publics, à quoi s\u2019ajoute 1,45 milliard qui alimente le Fonds des générations afin de réduire le poids de la dette.Au ministère des Finances, on insiste pour souligner que la majeure partie de ce surplus est de nature ponctuelle : le surplus récurrent se limite à 689 millions.Pour la première fois en 50 ans, la dette brute du Québec diminue, soit de 610 millions sur un montant de 203 milliards.En devançant d\u2019un an l\u2019abolition de la taxe santé, l\u2019État se prive de 253 millions.Comme c\u2019est la dernière tranche d\u2019une élimination graduelle qui avait surtout touché les contribuables dont les revenus sont inférieurs à 135 000 $ par an, elle bénéficiera aux plus fortunés, qui auraient payé jusqu\u2019à 800 $.Pour les contribuables qui gagnent entre 43 000 $ et 135 000 $, l\u2019économie ne sera que de 70 $.Or, si Québec consent ainsi à un allégement fiscal d\u2019un peu plus de 250 millions de dollars, le Fonds des générations, de son côté, effectuera une ponction tout aussi importante chez Hydro- Québec, des charges qui seront refilées aux consommateurs.Ainsi, une contribution additionnelle de 215 millions lui sera imposée en 2017- 2018 et l\u2019indexation du prix de l\u2019électricité patrimoniale procurera au Fonds des générations 43 millions de plus, sans compter les redevances hydrauliques dont Hydro-Québec paie la majeure partie et qui augmenteront de 26 millions.«C\u2019est le prix à payer pour assurer un minimum d\u2019équité intergénérationnelle», estime M.Leitão.Après l\u2019abolition des centres locaux de développement (CLD) et des conférences régionales des élus (CRE), le gouvernement Couillard accorde 100 millions par an de plus aux régions, notamment pour appuyer « la prise en charge de leur développement économique».Le ministre a reconnu que, dans certaines MRC, le développement régional connaissait des ratés.Carlos Leitão a dressé un portrait positif de l\u2019économie du Québec.La croissance de 1,4 %, tout près de la prévision de 1,5 %, est sans doute une «vitesse de croisière », a-t-il dit.Pour stimuler l\u2019économie, Québec dépensera tout de même 400 millions de plus pour les infrastructures, ce qui por tera les immobilisations à 10 milliards de dollars l\u2019an prochain.«Bonbons électoraux» Carlos Leitão s\u2019est vanté de la création de 128 000 emplois depuis l\u2019arrivée au pouvoir des libéraux en mai 2014.Le porte-parole péquiste en matière de finances, Nicolas Marceau, a plutôt cité les documents du ministère qui montrent une création annuelle moyenne d\u2019un peu plus de 25 000 emplois.Nicolas Marceau a dénoncé ces « quelques bonbons électoraux» distribués à même un surplus gagné sur le dos des plus vulnérables, «un surplus de patates en poudre, mangées en six minutes ».Le député de Québec solidaire Amir Khadir estime que le ministre, qui dit avoir fait le ménage, a plutôt procédé à un « saccage ».Il l\u2019a comparé à un pyromane «qui vient avec son petit arrosoir en prétendant sauver la mise».Abolir la taxe santé, ce qui représente 140 $ par famille, après lui avoir soutiré 1300$, «c\u2019est vraiment rire des Québécois», a lancé le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, qui milite pour une baisse d\u2019impôt \u2014 financée par le Fonds des générations \u2014 de 1000$ par famille.Le Devoir MISE À JOUR ÉCONOMIQUE Fort d\u2019un surplus hérité de l\u2019austérité, Québec réinvestit dans les services publics DENIS FERLAND M A R C O B É L A I R - C I R I N O Correspondant parlementaire à Québec L es libéraux ne gardent aucun souvenir de paroles ou de gestes inappropriés à l\u2019égard de femmes posés dans le passé par le député de Laurier-Dorion, Gerry Sklavounos, qui était membre du caucus du Parti libéral du Québec jusqu\u2019à jeudi dernier.Le ministre Laurent Lessard a dit mardi n\u2019avoir aucun souvenir d\u2019une plainte pour harcèlement sexuel formulée il y a trois ans \u2014 au moment où il était whip en chef de l\u2019opposition officielle \u2014 par une attachée de presse du gouvernement Marois envers M.Sklavou- nos.« J\u2019ai pas souvenance [sic] que Marjolain Dufour, qui était le whip du gouvernement, m\u2019en ait parlé », a-t-il affirmé, s\u2019engouffrant dans un trou de mémoire.M.Lessard se souvenait toutefois de ne pas avoir dérogé à la règle suivante lorsqu\u2019il agissait à titre de préfet de discipline du PLQ: «Si quelqu\u2019un porte à notre attention ce genre de choses-là, ce genre de pro- pos-là, il faut que ça cesse immédiatement.[\u2026] Il n\u2019y a pas de place dans ce Parlement-là pour des propos inappropriés», a-t-il insisté.De son côté, la ministre Rita de Santis a dit avoir été témoin de « certaines remarques qui ne sont pas appropriées » depuis son arrivée à l\u2019Assemblée nationale, en septembre 2012.L\u2019élue libérale a invité toute personne « se sent[ant] harcelée» à «prendre les démarches pour que ça cesse », comme celles prévues dans la Politique relative à la prévention et à la gestion des situations de harcèlement au travail, qui a été adoptée en juin 2015.D\u2019ailleurs, la vice-première ministre Lise Thériault a annoncé mardi \u2014 cinq jours après la mise au jour d\u2019allégations d\u2019agression sexuelle visant M.Sklavounos \u2014 que les députés libéraux ainsi que leur personnel se «rafraîchir[ont] la mémoire» sur la politique de 20 pages.«Il faut vraiment maintenant que tout le monde se l\u2019approprie », a-t-elle fait valoir dans un impromptu de presse.La ministre responsable de la Condition féminine a aussi appelé ses confrères et ses consœurs à « faire attention au langage qu\u2019[ils] utilisent » dans l\u2019Hôtel du Parlement.«On devrait être plus respectueux.» «Culture de l\u2019hypocrisie et de l\u2019ignorance» Le chef du Par ti québécois, Jean-François Lisée, n\u2019arrivait toujours pas à croire mardi que les libéraux ignoraient que M.Sklavou- nos, qui avait une « réputation sulfureuse», était dans la mire du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) après le dépôt d\u2019une plainte pour agression sexuelle.« Il y a peut-être des gens qui croient ça», a-t-il dit, tout en dénonçant la « culture de l\u2019hypocrisie et de l\u2019ignorance» régnant au PLQ.M.Lisée a réitéré que la police devrait aviser les partis politiques notamment lorsqu\u2019elle fait enquête sur un élu \u2014 et que cette personne en a été avisée \u2014, ce qui lui a valu les reproches de Jean-Marc Fournier et de Mar tin Coiteux.Les deux ministres libéraux se sont affairés mardi à écorner sa crédibilité.« La semaine passée il a annoncé qu\u2019il y avait un \u201c cover up \u201d policier dans une affaire.Ensuite, il a annoncé qu\u2019il y avait une police politique du temps du Parti québécois », a lancé M.Fournier.Par ailleurs, la porte-parole de Québec solidaire, Françoise David, a exhor té mardi au chef du gouvernement, Philippe Couillard, de mettre sur pied « le plus vite possible » un « véritable cours d\u2019éducation à la sexualité ».« Visiblement, le message de tolérance zéro à l\u2019égard des violences sexuelles ne se rend pas à tous les jeunes.Plusieurs ignorent le sens du mot \u201c consentement \u201d », a-t-elle déclaré en Chambre.M.Couillard s\u2019est dit « tout à fait favorable» à sa proposition.Le Devoir AGRESSION SEXUELLE Allégations contre Gerry Sklavounos : les libéraux disent n\u2019avoir aucun souvenir JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Plutôt qu\u2019un équilibre financier comme le prévoyait pour 2015-2016 le dernier budget, c\u2019est un surplus de 2,2 milliards de dollars que montrent les comptes publics, a déclaré mardi à Québec le ministre des Finances, Carlos Leitão.C\u2019est le prix à payer pour assurer un minimum d\u2019équité intergénérationnelle Le ministre des Finances, Carlos Leitão « » Lire aussi \u203a Le prochain défi.L\u2019éditorial de Jean-Robert Sansfaçon.Page A 8 L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 6 O C T O B R E 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 4 L E S P E T I T E S A N N O N C E S AVIS DE DÉCÈS Courriel : petitesannonces@ledevoir.com Téléphone : 514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 Rosemère ouest - 650 000$ Cottage / terrain 22 600 pi.car.planchers et boiseries de chêne 5 ch./ 3 foyers / piscine creusée maison.docum.ca DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.PLATEAU - Grand 9 1/2 De Bordeaux / 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toutefois être prévenus par l\u2019administration d\u2019un traitement antibiotique dès l\u2019apparition des premiers symptômes de cette maladie infectieuse.La complication cardiaque la plus commune est le bloc auri- culo-ventriculaire (BAV), où la conduction électrique entre les oreillettes et les ventricules du cœur est ralentie, voire bloquée.Le BAV se traduit par une bradycardie, soit un cœur qui bat trop lentement, un phénomène qui peut induire des malaises, voire une syncope ou un évanouissement.Parmi les autres symptômes cardiaques pouvant se manifester figurent les palpitations, l\u2019essoufflement, les douleurs à la poitrine et les vertiges.Ces symptômes peuvent apparaître lorsque la bactérie responsable de la maladie de L yme, Borrelia burgdor feri, envahit le tissu cardiaque.«Le plus souvent, la bactérie provoque une inflammation qui affecte le système de conduction électrique du cœur, ce qui entraîne des problèmes de rythmes cardiaques», explique en entrevue l\u2019infirmière Crystal Blakely, de l\u2019équipe multidisciplinaire de l\u2019Hôpital général de Kingston, qui présentait une conférence au Congrès canadien sur la santé cardiovasculaire qui se terminait mercredi à Montréal.Ces symptômes cardiaques sur viennent quelques semaines à un mois après le début de l \u2019 infection, précise Mme Blakely.Ils peuvent être évités en administrant des antibiotiques qui, lorsqu\u2019ils commencent à agir, font aussi disparaître les symptômes.Vigilance Le nombre de personnes atteintes de la maladie de Lyme s\u2019est accru de 16% au cours des sept dernières années au Canada, principalement en raison du réchauffement du climat qui a contribué à allonger les périodes de chaleur, et aussi au fait que les personnes sont plus aver ties de l\u2019impor tance de passer un test si elles croient avoir été piquées par une tique, a rappelé Mme Blakely.Mme Blakely recommande au public une plus grande vigilance lors d\u2019activités récréatives ou de travail dans des zones à risque.« Quand vous avez circulé dans une région à risque, il est important de vérifier si vous avez des tiques sur la peau et de les détacher le plus tôt possible, car la tique doit demeurer attachée pendant de 36 à 48 heures pour que la maladie soit transmise à la personne», suggère-t-elle.Les premiers symptômes à apparaître chez une personne infectée sont « très semblables à ceux de la grippe, de la mononucléose ou de la méningite » puisqu\u2019il s\u2019agit « de fièvre, de frissons, de maux de tête, et parfois de nausées et des douleurs au cou.Le seul symptôme typique de la maladie de Lyme est une rougeur dont le centre est plus pâle, mais cette rougeur ne se manifeste pas chez tous les patients.Ces symptômes apparaissent généralement 24 heures après que la personne a été infectée », souligne l\u2019infirmière Pamela Branscombe, qui co- présentait avec Mme Blakely.«Parce que les symptômes de la maladie de Lyme sont très similaires à ceux d\u2019autres maladies infectieuses, il est important que les professionnels de soins de santé posent des questions pertinentes, notamment au sujet d\u2019une possible exposition aux tiques, et qu\u2019ils ef fectuent un examen physique complet.Et ils doivent toujours considérer la maladie de Lyme comme un des diagnostics possibles », suggère Mme Blakely, avant d\u2019insister sur l\u2019importance de poser un diagnostic le plus rapidement possible, car un traitement précoce est la clé pour éviter que la maladie progresse vers des complications cardiaques.Le Devoir La maladie de Lyme peut induire des complications cardiaques Un diagnostic et un traitement rapides de la maladie peuvent éviter aux patients des répercussions graves sur les organes J E A N N E C O R R I V E A U «L e maire Coderre met les cyclistes en danger.» Voilà comment le président du Syndicat des chauffeurs d\u2019autobus de la Société de transport de Montréal (STM), Renato Carlone, a accueilli l\u2019intention de la Ville d\u2019implanter des voies réservées pour autobus et vélos sur plusieurs grandes artères de Montréal.Non seulement cette cohabitation mettra en péril la sécurité des cyclistes, mais elle ralentira le service de transport en commun, soutient M.Car- lone.« Nous sommes complètement en désaccord avec ça.Faire partager des voies réservées avec des autobus et des vélos sur l\u2019île de Montréal, c\u2019est dangereux», dit-il.Lundi, le chef de l\u2019opposition, Luc Ferrandez, révélait que l\u2019administration Coderre et la STM envisageaient d\u2019implanter des voies réservées au- tobus-vélos sur des ar tères telles que le boulevard Saint- Laurent, les rues Sherbrooke et Saint-Denis, ainsi que les avenues Papineau et De Lori- mier.Ces deux dernières artères pourraient aussi être transformées en sens uniques.Le maire Coderre n\u2019a pas nié l\u2019existence d\u2019un tel projet, mais il a soutenu que dif fé- rents scénarios étaient toujours à l\u2019étude.Le président du syndicat des chauffeurs d\u2019autobus rappelle que le Code de la sécurité routière a été modifié et impose une distance minimale d\u2019un mètre avec les cyclistes, ce qui rend les dépassements difficiles.«C\u2019est sûr qu\u2019il va y avoir des accidents graves», croit Renato Carlone, qui invite le maire Coderre à venir passer deux heures dans un autobus pour prendre lui-même conscience des dangers d\u2019une telle cohabitation.Rouler à fond la caisse Les voies réser vées auto- bus-vélos ont du bon, mais elles ne remplacent pas les pistes cyclables, prévient la p.-d.g.de Vélo Québec, Suzanne Lareau.« Ce ne sont pas tous les cyclistes qui vont se sentir à l\u2019aise de rouler là-dedans », explique-t-elle.La configuration de telles voies par tagées repose sur plusieurs éléments, ajoute-t- elle : la fréquence des bus, la largeur de la voie réservée et la durée de la mise en service de cette voie, qui peut aller de trois heures par jour à 24 heures.« Chaque cas est un cas unique qu\u2019il faut analyser », souligne Mme Lareau.«Les voies réservées sont une bonne idée, mais dans les rues à double sens.Sur De Lorimier et Papineau, qui seraient à sens unique, ça va rouler à fond la caisse.Ça n\u2019a pas de sens », indique-t-elle.Mais ce qui l\u2019exaspère le plus, c\u2019est que la Ville n\u2019a pas informé et sollicité l\u2019expertise de ses partenaires : «On avait une réunion du comité vélo avec la Ville vendredi dernier et ça n\u2019a pas du tout été évoqué.Ce qui me choque là-dedans, c\u2019est qu\u2019on a les mêmes objectifs que la Ville.Pourquoi n\u2019utili- sent-ils pas l\u2019expertise qu\u2019on a?À maintes reprises, j\u2019ai proposé nos services à la Ville.[\u2026] Je ne comprends pas comment cette ville-là fonctionne.» Transport 2000 voit plutôt d\u2019un bon œil l\u2019ajout de voies réservées.«Ce serait un acquis important pour le transport collectif à Montréal.[\u2026] La cohabitation sécuritaire est essentielle pour les vélos et les autobus.Les aménagements sont possibles », avance François Pepin, président du conseil d\u2019administration de Transport 2000.« Par contre, on trouve déplorable la tension qu\u2019on sent entre les arrondissements et la ville centre.» Manque de vision?Directeur de l\u2019Observatoire de la mobilité durable de l\u2019Université de Montréal, Gérard Beaudet s\u2019inquiète de la transformation de grandes artères en sens uniques.Cette idée ressemble à un compromis pour donner satisfaction à tout le monde, dit-il.« Ça augmenterait de manière assez considérable les charges de circulation.On veut avoir des voies réservées pour autobus, mais en même temps, on ne veut pas pénaliser les automobilistes.La pression qu\u2019on devrait mettre sur les gens pour qu\u2019ils passent au transport collectif, on la fait disparaître.» Sans compter que la cohabitation entre autobus et vélos lui paraît hasardeuse.« On a un ministère des Transports qui se vante de ne pas avoir de politique des transports dans la région métropolitaine.On a un plan de transport à Montréal qui a été à peu près totalement inappliqué.Et là, on sort des solutions comme ça pour des bouts de rue et des secteurs.Je me demande si on pourrait avoir une réflexion un peu plus intégrée et avoir un ordre du jour pour faire avancer les choses, pas juste éteindre les feux», conclut M.Beaudet.Le Devoir COHABITATION AUTOBUS-VÉLOS Les chauffeurs d\u2019autobus dénoncent le plan de voies réservées JACQUES NADEAU LE DEVOIR L\u2019implantation de voies réservées pour autobus et vélos mettra en péril la sécurité des cycliste et ralentira le service de transport en commun, soutient le Syndicat des chauffeurs d\u2019autobus de la STM.Une tique attachée à la peau prendra de 36 à 48 heures pour transmettre la maladie à sa victime.Les premiers symptômes semblables à ceux de la grippe apparaîtront 24 heures suivant l\u2019infection.Et si un traitement antibiotique n\u2019est pas administré, des complications cardiaques pourront se manifester quelques semaines à un mois plus tard.Le cycle de Lyme ASSOCIATED PRESS Une tique attachée à la peau prendra de 36 à 48 heures pour transmettre la maladie de Lyme à sa victime. L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 6 O C T O B R E 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 5 L\u2019écrivain-poète est mort il y a 40 ans Les journalistes du Devoir lui ont rendu hommage en 40 styles.À vous d\u2019écrire les 59 autres! Jusqu\u2019au 5 novembre ledevoir.com/queneau Raymond Queneau s s e yl t 9 9 en 514 861-0469 | ymavocatsmtl.com A L E X A N D R E S H I E L D S L a future ligne d\u2019expor ta- tion d\u2019Hydro-Québec vers le New Hampshire traversera en plein cœur l\u2019un des rares territoires naturels protégés en Estrie.Une situation que dénonce l\u2019organisme Corridor appalachien.Dans son mémoire au BAPE, dont Le Devoir a obtenu copie, il déplore le manque de considération pour ce massif forestier légué par son ancien propriétaire précisément pour en assurer la conservation.Le secteur de la forêt Hereford est situé au sud-est de Sherbrooke, tout près de la frontière américaine.Ce massif forestier couvre une superficie de 53 km2, y compris le mont Hereford.Il a été légué par son ancien propriétaire, feu Neil Tillotson, dans le but d\u2019en préserver la richesse écologique « pour les générations futures».Tout ce secteur boisé est d\u2019ailleurs administré par une entreprise de bienfaisance qui est responsable de sa conservation et de son développement dans le «respect de l\u2019environnement».Or, le tracé retenu par Hy- dro-Québec pour son projet Interconnexion Québec-New Hampshire doit traverser en plein cœur ce milieu naturel afin de rejoindre la frontière américaine, où la l igne de 320 kilovolts doit se connecter à la ligne Northern Pass.Inacceptable Pour l\u2019organisme de conservation Corridor appalachien, la décision de la société d\u2019État est tout simplement inacceptable.« Qu\u2019elle soit ou non inscrite au registre des aires protégées du gouvernement du Québec, la servitude réelle et perpétuelle de conservation forestière en vigueur sur la forêt Hereford n\u2019en demeure pas moins une aire protégée à part entière et qui mérite de demeurer entière, intacte et inviolée », souligne leur mémoire, qui doit être présenté jeudi au Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE).L\u2019organisme, qui se consacre à la protection de milieux naturels depuis une quinzaine d\u2019années, juge aussi qu\u2019Hydro- Québec « a minimisé de façon importante la valeur et la portée de la réserve naturelle et de la servitude de conservation dans son étude d\u2019impacts [\u2026]».Sa directrice générale, Mélanie Lelièvre, rappelle d\u2019ailleurs que l\u2019Estrie compte peu de secteurs protégés.À l\u2019heure actuelle, à peine 3,2 % du territoire de la région est dédié à la conservation, dont une bonne part sur des terrains privés.Corridor appalachien, qui a reçu l\u2019appui d\u2019autres groupes environnementaux, redoute par ailleurs le « message » envoyé par un promoteur comme Hydro-Québec aux propriétaires qui voudraient céder un terrain privé à des fins de protection de milieux naturels.«Il serait plus que désolant que les servitudes réelles et perpétuelles à des fins de conservation ne passent pas ce test, et que la protection même de la vocation de tels territoires soit mise en péril », prévient l\u2019organisme.Réduire les impacts Le porte-parole d\u2019Hydro-Québec, Serge Abergel, souligne pour sa par t que la société d\u2019État travaille avec «Forêt Hereford», qui administre ce territoire, afin de réduire les impacts du tracé de la future ligne destinée à l\u2019exportation d\u2019électricité.Par exemple, la largeur de la bande de terre qui sera entièrement déboisée a été réduite.« On comprend que ce n\u2019est pas une ligne invisible », a-t-il toutefois admis, dans le cadre d\u2019un entretien mardi en début de soirée.Hydro-Québec a étudié d\u2019autres tracés, mais ceux- ci auraient eu des impacts visuels plus importants, selon M.Abergel.Quant à l\u2019idée d\u2019enfouir la ligne de transport, celle-ci serait techniquement et financièrement impossible à réaliser, a-t-il affirmé.Le Devoir EXPORTATION D\u2019ÉLECTRICITÉ Hydro-Québec a choisi de traverser un des rares milieux naturels protégés de l\u2019Estrie L I A M C A S E Y à Woodstock U ne infirmière de 49 ans a été accusée d\u2019avoir tué huit résidents de foyers pour personnes âgées dans le sud- ouest de l\u2019Ontario, a indiqué la police mardi.Elizabeth Tracey Mae Wett- laufer, de Woodstock, a été formellement accusée de huit chefs de meurtre prémédité, qui auraient été commis entre 2007 et 2014.Selon la Police provinciale de l\u2019Ontario, elle aurait administré aux victimes des médicaments que l\u2019on retrouve habituellement dans les pharmacies de résidences pour personnes âgées.La police n\u2019a pas voulu préciser les mobiles des meurtres allégués.L\u2019identité des victimes a été dévoilée : il s\u2019agit de James Silcox (84 ans), de Maurice Granat (84 ans), de Gladys Mil lard (87 ans), d \u2019Helen Matheson (95 ans), de Mary Zurawinski (96 ans), d\u2019Helen Young (90 ans), de Maureen Pickering (79 ans) et d\u2019Arpad Hor vath (75 ans).Les sept premières victimes résidaient au centre Caressant Care, à Woodstock, alors que la huitième habitait le centre Meadow Park, à London.La police croit que l\u2019accusée a aussi travaillé dans d\u2019autres centres de soins de longue durée en Ontario, sans préciser davantage.Les registres du Collège des infirmières de l \u2019Ontario révèlent que Mme Wettlaufer s\u2019est inscrite en août 1995 et qu\u2019elle a quitté la profession le 30 septembre dernier.Elle n\u2019était plus autorisée à pratiquer son métier.L\u2019entreprise Caressant Care Nursing and Retirement Homes, qui exploite 15 centres de soins de longue durée en Ontario, surtout dans des petites villes, a simplement indiqué qu\u2019une ancienne employée, qui a quitté l\u2019entreprise il y a deux ans et demi, faisait présentement l\u2019objet d\u2019une enquête policière.La Police provinciale a indiqué que l\u2019accusée a comparu mardi matin et qu\u2019elle demeure en détention.Par ailleurs, l\u2019enquête se poursuit et d\u2019autres accusations pourraient être portées, a-t-on précisé.La Presse canadienne ONTARIO Une infirmière accusée du meurtre prémédité de huit personnes âgées T oronto \u2014 Shoppers Drug Mart a annoncé avoir fait une demande afin de devenir distributeur de mari juana thérapeutique.Une por te-parole a expliqué par cour riel que la chaîne de pharmacies, exploitée sous le nom de Pharma- prix au Québec, avait déposé une demande auprès de Santé Canada afin d\u2019être désignée productrice autorisée de marijuana thérapeutique, mais seulement pour la distribution du produit.Tammy Smitham a précisé que Shoppers n\u2019avait aucunement l\u2019intention de produire du cannabis.La demande est une exigence administrative afin de pouvoir distribuer de la marijuana.Cependant, même si la demande de Shoppers est approuvée, la pharmacie ne pourra pas distribuer le produit dans ses magasins avant que le gouvernement ne modifie la réglementation entourant la marijuana médicinale.Sous le régime actuel, les patients ne peuvent acheter de la marijuana thérapeutique que s\u2019ils passent directement par un producteur autorisé, qui envoie le produit par courrier.Mme Smitham af firme que l\u2019entreprise a bon espoir de voir Ottawa mettre à jour les règles afin de permettre aux pharmacies de jouer un rôle dans la distribution de marijuana thérapeutique.« Nous croyons que permettre la distribution de marijuana médicale en pharmacie of frira aux milliers de Canadiens qui l\u2019utilisent comme médicament un meilleur accès à un produit plus sécuritaire et de meilleure qualité », a-t-elle avancé par courriel.Shoppers Drug Mart appartient à Loblaw.Plus tôt cette année, à la suite de l\u2019assemblée générale annuelle de Loblaw, le président de l\u2019entreprise, Galen G.Weston, avait déclaré que les pharmacies étaient bien positionnées pour distribuer de la marijuana thérapeutique.M.Weston a précisé qu\u2019il ne voyait pas de problème « de sécurité ou de crédibilité » avec le système postal actuel, mais a noté que les patients auraient droit à une consultation si le produit était vendu en mains propres, par des pharmaciens.L\u2019Association des pharmaciens du Canada a déjà indiqué qu\u2019elle s\u2019inquiétait du manque de suivi clinique et que les pharmacies devraient jouer un rôle dans la distribution de marijuana thérapeutique.Le cannabis est devenu un médicament de plus en plus populaire pour les Canadiens, et le nombre de clients enregistrés auprès de Santé Canada pour l\u2019utilisation du produit a crû rapidement.À la fin de juin, il y avait 75 166 clients enregistrés dans le programme de marijuana médicinale, selon le site Web de Statistique Canada.Il s\u2019agit d\u2019une hausse de 40 % comparativement au trimestre précé- dent, alors qu\u2019on comptait 53 649 clients, et de plus de 200 % comparativement à l\u2019an dernier, alors que 23 930 personnes étaient inscrites.La Presse canadienne Shoppers Drug Mart fait une demande de distribution de marijuana thérapeutique RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR Un porte-parole d\u2019Hydro-Québec souligne que la largeur de la bande de terre qui sera entièrement déboisée en plein cœur de l\u2019un des rares territoires naturels protégés en Estrie a été réduite.La pharmacie ne pourra pas distribuer le produit dans ses magasins avant que le gouvernement ne modifie la réglementation entourant la marijuana médicinale L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 6 O C T O B R E 2 0 1 6 A 6 A V I S L É G A U X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres Courriel : avisdev@ledevoir.com Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi AVIS LÉGAUX & APPELS D\u2019OFFRES HEURES DE TOMBÉE AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédia - tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsa - bilité se limite au coût de la parution.AVIS AUX CREANCIERS AVIS EST PAR LES PRÉSENTES donné que GROUPE D'ENTREPRISES DIMEXA INC.société légalement constituée ayant son siège social au 41, Pilon, Blainville, Qc, a fait cession de ses biens le 12 octobre 2016 entre les mains de PINSKY, BIS- SON INC., et que la première assemblée des créanciers se tiendra le 1er novembre 2016 à 10h00, au bureau du Syndic, 96 rue Turgeon, Suite 300, Ste-Thé- rèse, Qc.FAIT À SAINTE-THÉRÈSE, ce 19 octobre 2016.Éric Bisson, CPA, SAI Responsable de l'actif AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE - C.c.Q.art 795 Avis est par les présentes donné que le nouvel inventaire des biens amendé de feue Dame Isabelle Legris, en son vivant de Montréal, décédée le 19 novembre 2013, peut être consulté par les intéressés à l'Étude de Me Pierre-Bernard Labelle, notaire, 1265, rue Berri, bureau 500, Montréal, Québec, H2L 4X4.AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de Pier- rette PILON, en son vivant résidant au 17, Saint-Joachim, Poin- te-Claire, Québec, H9S 4P2, le 3 juillet 2016, un inventaire des biens du défunt a été fait par le liquidateur le 21 octobre 2016.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Marie-Claude Leblanc, notaire, 560 boul.Jacques Bizard, bureau 101, Ile Bizard, Québec, H9C 2H2.Donné ce 21 octobre 2016 Marie-Claude Leblanc, Notaire Invitation SÉANCE DU CONSEIL Les membres de votre conseil d\u2019arrondissement, M.Russell Copeman, maire d\u2019arrondissement, Mme Magda Popeanu, conseillère du district de Côte-des- Neiges, M.Peter McQueen, conseiller du district de Notre-Dame-de-Grâce, M.Jeremy Searle, conseiller du district de Loyola, M.Marvin Rotrand, conseiller du district de Snowdon, et M.Lionel Perez, conseiller du district de Darlington vous invitent à participer à la prochaine séance du conseil d\u2019arrondissement de Côte- des-Neiges\u2014Notre-Dame-de-Grâce, Le lundi 7 novembre 2016 à 19 heures au 6767, chemin de la Côte-des-Neiges Au cours de cette assemblée, une période de 90 minutes sera consacrée aux questions et aux demandes des citoyens sur tous les sujets concernant l\u2019arrondissement ou l\u2019administration municipale.À cet égard, il y aura une période d\u2019inscription de 18 heures 15 à 18 heures 45.L'ordre du jour ainsi que les dossiers décisionnels sont généralement disponibles dans la section Mairie d'arrondissement du site Internet de l'arrondissement de Côte-des-Neiges\u2014Notre-Dame-de-Grâce (ville.montreal.qc.ca/cdn-ndg) ainsi qu\u2019au bureau Accès Montréal de Côte-des-Neiges\u2014Notre-Dame-de-Grâce (311 - arrondissement de Côte-des-Neiges\u2014Notre-Dame- de-Grâce) au 5160, boulevard Décarie, rez-de-chaussée, le jeudi précédant la séance du conseil d'arrondissement, en après-midi.La séance du conseil est diffusée en direct sur le site Internet de l'arrondissement.N.B.L\u2019ordre du jour FINAL est celui adopté par les conseillers municipaux au début de chaque séance.La secrétaire d\u2019arrondissement, Geneviève Reeves, avocate Avis public Arrondissement de Côte-des-Neiges Notre-Dame-de-Grâce MUNICIPALITÉ DE WENTWORTH-NORD AVIS PUBLIC CONCERNANT LA RECONDUCTION DE LA DIVISION DU TERRITOIRE DE LA MUNICIPALITÉ EN DISTRICTS ÉLECTORAUX À TOUS LES ÉLECTEURS DE LA MUNICIPALITÉ DE WENTWORTH-NORD Avis est par la présente donné par Madame Sophie Bélanger, directrice générale et secrétaire-trésorière, le 21e jour d\u2019octobre 2016, que la Commission de la représentation électorale a confirmé que la Municipalité remplit les conditions pour reconduire la division du territoire de la municipalité en six (6) districts électoraux représentés chacun par un conseiller municipal et délimités de façon à assurer un équilibre quant au nombre d\u2019électeurs dans chacun d\u2019eux et quant à leur homogénéité socioéconomique.Les districts électoraux se délimitent comme suit : District électoral No.1 359 électeurs En partant d\u2019un point situé à la rencontre de la limite municipale ouest et du prolongement vers l\u2019ouest de la limite sud de la base de plein air Perce-Neige, ce prolongement, la limite sud de la base de plein air, les lignes arrière des emplacements ayant front sur les voies suivantes : la route Principale (côté sud-ouest) excluant le chemin du Lac-Paradis, le chemin du Lac- Richer (côté nord-ouest et sud-ouest) excluant les chemins Guylaine et Linda, la route Principale (côté nord-ouest) jusqu\u2019à l\u2019intersection du chemin du Lac- Farmer, la route Principale (côté nord), le chemin du Lac-Louisa (côté nord) incluant la rue des Pivoines, le chemin du Domaine-des-Dix (côté généralement ouest) et son prolongement en direction nord-est et la limite municipale jusqu\u2019au point de départ.District électoral No.2 406 électeurs En partant d\u2019un point situé à la rencontre de la limite municipale ouest et de la ligne arrière des emplacements ayant front sur le chemin de la Rivière- Perdue (côté nord), cette ligne arrière, la ligne arrière des emplacements ayant front sur le chemin du Lac- Vert (côtés ouest et nord), le prolongement vers le nord-est de cette ligne arrière jusqu\u2019à la rencontre de la rue de l\u2019Église et du chemin de la Rivière-Perdue, les lignes arrière des emplacements ayant front sur les voies suivantes : le chemin de la Rivière-Perdue (côtés nord et est), la route Principale (côté sud), le prolongement vers le sud du chemin Vickerage, la ligne arrière des emplacements ayant front sur le chemin Rozon (côté généralement nord) et son prolongement en direction est, la limite municipale est, le prolongement en direction nord-est de la ligne arrière des emplacements ayant front sur le chemin du Domaine-des-Dix (côté généralement ouest), cette ligne arrière, les lignes arrière des emplacements ayant front sur les voies suivantes : le chemin du Lac- Louisa (côté nord) excluant la rue des Pivoines, la route Principale (côté nord) jusqu\u2019à l\u2019intersection du chemin du Lac-Farmer, la route Principale (côté nord- ouest), le chemin du Lac-Richer (côté sud-ouest et nord-ouest) incluant les chemins Guylaine et Linda, la route Principale (côté sud-ouest) incluant le chemin du Lac-Paradis, la limite sud base de plein air Perce- Neige et son prolongement en direction ouest et la limite municipale jusqu\u2019au point de départ.District électoral No.3 352 électeurs En partant d\u2019un point situé à la rencontre de la limite municipale nord et la ligne arrière des emplacements ayant front sur le chemin Milette (côté est), cette ligne arrière, la ligne arrière des emplacements ayant front sur le chemin de la Rivière-Perdue (côté nord) jusqu\u2019à l\u2019intersection de la rue de l\u2019Église, le prolongement vers le nord-est de la ligne arrière des emplacements ayant front sur le chemin du Lac-Vert (côté nord), cette ligne arrière (côtés nord et ouest), la ligne arrière des emplacements ayant front sur le chemin de la Rivière-Perdue (côté nord) et la limite municipale jusqu\u2019au point de départ.District électoral No.4 308 électeurs En partant d\u2019un point situé à la rencontre de la limite municipale nord et de la ligne à haute tension, cette ligne à haute tension, la limite municipale est, le prolongement en direction est de la ligne arrière des emplacements ayant front sur le chemin Rozon (côté généralement nord), cette ligne arrière, le prolongement en direction sud du chemin Vickerage, les lignes arrière des emplacements ayant front sur les voies suivantes : la route Principale (côté sud), le chemin de la Rivière-Perdue (côtés est et nord), le chemin Milette (côté est) et la limite municipale jusqu\u2019au point de départ.District électoral No.5 295 électeurs En partant d\u2019un point situé à la rencontre de la limite municipale est et de la ligne arrière des emplacements ayant front sur le chemin Jackson (côté nord), cette ligne arrière, les lignes arrière des emplacements ayant front sur les voies suivantes : le chemin des Montfortains (côté sud-est), le chemin Notre-Dame Nord (côté nord), le chemin des Berges- du-Nord (côté nord) excluant le chemin du Lac-à-la- Croix, le prolongement de cette ligne arrière, la ligne à haute tension et la limite municipale jusqu\u2019au point de départ.District électoral No.6 291 électeurs En partant d\u2019un point situé à la rencontre de la limite municipale est et de la ligne arrière des emplacements ayant front sur le chemin Jackson (côté nord), la limite municipale est et sud, la ligne à haute tension, le prolongement de la ligne arrière des emplacements faisant front sur le chemin des Berges- du-Nord (côté nord), cette ligne arrière incluant le chemin du Lac-à-la-Croix, les lignes arrière des emplacements ayant front sur les voies suivantes : le chemin Notre-Dame Nord (côté nord), le chemin des Montfortains (côté sud-est) et le chemin Jackson (côté nord) jusqu\u2019au point de départ.Le tout en référence au cadastre officiel de Wentworth.Avis est aussi donné que l\u2019avis public de reconduction de la même division ainsi qu\u2019un plan indiquant les limites des districts électoraux, à des fins de consultation, est disponible à l\u2019hôtel de ville, situé au 3488, route Prinicipale, Wentworth-Nord du lundi au vendredi de 8h30 à 12h00 et 13h00 à 16h30.Avis est également donné que tout électeur a le droit, conformément à l\u2019article 40.4 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités (RLRQ c.E-2.2), de faire connaître, par écrit à la secrétaire-trésorière, son opposition à la reconduction de la division en districts électoraux dans les quinze (15) jours de la publication du présent avis.Une telle opposition doit être adressée à : Madame Sophie Bélanger Directrice générale et secrétaire-trésorière Municipalité de Wentworth-Nord 3488, route Principale Wentworth-Nord (Québec) J0T 1Y0 AVIS est aussi donné que le nombre d\u2019oppositions requis pour que la Municipalité soit tenue de suivre la procédure de division en districts électoraux est de 100, tel qu\u2019exigé pour une municipalité de moins de 20 000 habitants, et ce, conformément à l\u2019article 18 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités (RLRQ c.E-2.2).Donné à Wentworth-Nord ce 21e jour d\u2019octobre deux mille seize.Sophie Bélanger Directrice générale et secrétaire-trésorière Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l'approvisionnement Demande d\u2019information sur les progiciels budgétaires Avis d\u2019appel d\u2019intérêt : 16-00015 Date d'ouverture : 23 novembre 2016 Renseignements : Matthieu Crôteau, agent d'approvisionnement : 514 872-6777 Documents : Les documents relatifs à cet avis d\u2019appel d'intérêt seront disponibles à compter du 26 octobre 2016 Les personnes et les entreprises intéressées par cet avis d\u2019appel d\u2019intérêt peuvent se procurer les documents en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669- 7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Les réponses doivent être placées dans une enveloppe cachetée et reçues, avant 11 h 30 à la date ci-haut mentionnée au Service de l\u2019approvisionnement de la Ville de Montréal à l'attention Matthieu Crôteau au 255, boulevard Crémazie Est, 4e étage, bureau 400, Montréal (Québec) H2M 1M2 Montréal, 26 octobre 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Avis d\u2019appel d\u2019intérêt Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l'attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Biens et services Appel d'offres : 16-15608 Descriptif : A52 \u2013 Enlèvement des graffitis sur les domaines public et privé pour l\u2019arrondissement de Ville-Marie \u2013 Districts de Saint-Jacques et de Peter McGill Date d'ouverture : 14 novembre 2016 Dépôt de garantie : 5 % (Cautionnement et/ou chèque visé) Renseignements : Badre Eddine Sakhi, agent d'approvisionnement : 514 872-4542 Appel d'offres : 16-13890 Descriptif : Fourniture d'alternateurs et de démarreurs pour les véhicules et les équipements motorisés - Entente d'approvisionnement de 48 mois Date d'ouverture : 14 novembre 2016 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Geneviève Fortin, agente d'approvisionnement : 514 872-4437 Appel d'offres : 16-15444 Descriptif : A85 - Service de gardiennage pour l'arrondissement de Saint-Léonard Date d'ouverture : 14 novembre 2016 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Johanne Langlois, agente d'approvisionnement : 514 868-5957 Appel d'offres : 16-15644 Descriptif : A86 \u2013 Ouverture et fermeture des systèmes de traitement des eaux des installations aquatiques extérieures Date d'ouverture : 14 novembre 2016 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Roxana D.Racasan Oancea, agente d'approvisionnement : 514 872-6717 Catégorie : Services professionnels Appel d'offres : 16-15676 Descriptif : Services professionnels pour la réalisation d'une étude des déplacements pour le secteur d'emploi du Plateau Est Date d'ouverture : 14 novembre 2016 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Eddy Dutelly, agent d'approvisionnement : 514 872-5253 Appel d'offres : 16-15547 Descriptif : Services professionnels en architecture de paysage en soutien à divers projets Date d'ouverture : 14 novembre 2016 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Matthieu Crôteau, agent d'approvisionnement : 514 872-6777 Documents : Les documents relatifs à ces appels d'offres seront disponibles à compter du 26 octobre 2016 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l'Hôtel de ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, 26 octobre 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (135, 136 et 137 C.p.c.) PAR ORDRE DE L\u2019HUISSIER: Avis est donné à LE GROUPE HARROD INC.que la partie demande- resse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du district de MONTRÉAL, une demande introductive d'instance.Une copie de cette demande et de l'avis d'assignation ont été laissés à l'intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de MONTRÉAL, situé au 1 rue NOTRE- DAME EST à MONTRÉAL dans le dossier 500-22- 233538-167.Il est ordonné à la partie défenderesse de répondre dans les 30 jours de la présente.À défaut de répondre dans le délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l'expiration de ce délai et vous pourriez devoir payer les frais de justice.À Montréal, le 24 octobre 2016 Sonia Lavoie, huissier de justice AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) SECTION I \u2013 AVIS Avis est donné à : nom et dernière adresse connue numéro de dossier PHRMM Inc.: 5705 D Boul.Taschereau, Brossard, Qx., J4Z 1A4 500-32-153318-169 Decime Ricardi : 1070 Alain Grandbois, Montreal, Qc., H4N 3C7 500-32-153715-166 Gestion Michel Plouffe Inc.: 16780 Gouin O., Ste-Genevieve, Qc., H9H 1E4 500-32-153396-165 Ho Ngo Vinh: 4888 Ave Domal, Qc., H3W 1V8 500-32-153692-167 de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district de Montréal situé au 1 Notre-Dame Est # 1.04, Montréal, Qc., H2Y 1B6, dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d'instance en recouvrement d'une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l'avis d'assignation qui l'accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.SECTION II \u2013 INFORMATIONS RELATIVES À LA PUBLICATION Le présent avis est publié aux termes d'une ordonnance rendue le 24 octobre 2016 par le greffier dans les dossiers portant les numéros ci-haut mentionnés.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.SECTION III \u2013 INFORMATIONS FINALES Montréal, le 24 octobre 2016 Marioara Albastroiu Greffière de la Cour du Québec Canada Province de Québec District de MONTREAL Localité MONTREAL C O U R D U Q U É B E C Chambre civile Division des petites créances 1 NOTRE-DAME EST MONTRÉAL (QC) H2Y 1B6 Téléphone : 514-393-2304 Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 16-14658 Fourniture de matériaux et services de câblage en télécommunications L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 24 octobre 2016 est reportée au 2 novembre 2016 à 14 h dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, le 26 octobre 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 16-15655 Exposition temporaire 50e d\u2019expo 67 : Explosion 67 \u2013 Terre des jeunes L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 24 octobre 2016 est reportée au 26 octobre 2016 à 14 h dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, le 6 octobre 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de François THÉORÊT, en son vivant résidant au 197, rue Thorn- hill à Dollard-des-Ormeaux, Québec, H9B 3H8, le 23 juillet 2016, un inventaire des biens du défunt a été fait par le liquidateur, le 21 octobre 2016.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Marie-Claude Leblanc, notaire, 560 boul.Jacques Bizard, bureau 101, Ile Bizard, Québec, H9C 2H2.Donné ce 21 octobre 2016 Marie-Claude Leblanc, Notaire Avis de demande de changement de nom Prenez avis que Martine Cho- quette, dont l'adresse de domicile est le 1290 ch.St Roch Terre- bonne J6Y 1E1, présentera au Directeur de l'état civil, en sa qualité de mère, une demande pour changer le nom de Emily Pagnotta en celui de Emily Paola Pagnotta.Cet avis a été rempli et signé à Terrebonne, le 8 mars 2016 par Martine Choquette.AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis de la clôture d'inventaire des biens de la succession de Gino COULOMBE, en son vivant domicilié au 276, rue Saint-Germain, Rimouski, Québec, G5L 1B4, décédé le 12-05-2016, lequel inventaire peut être consulté par les personnes intéressées à l'étude du notaire au 233, rue Champlain, Saint-Jean-sur-Richelieu (Québec).Me Julie LÉVESQUE, notaire Service des grands parcs, du verdissement et du Mont-Royal Bureau de projets d\u2019aménagement \u2013 grands parcs Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 16-6855 Descriptif : Reconstruction de belvédères, de passerelles et de sentiers aux parcs-nature du Bois-de-Liesse et de la Pointe-aux-Prairies L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le, 31 octobre 2016, est reportée au, 7 novembre 2016, à, 14 h, à l\u2019adresse suivante : Service du greffe de la Ville de Montréal À l\u2019hôtel de ville 275, rue Notre-Dame est Montréal (Québec) Au bureau de réception des soumissions Montréal, le 26 octobre 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 6 O C T O B R E 2 0 1 6 L A « J U N G L E » D E C A L A I S A 7 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 PHILIPPE HUGEN AGENCE FRANCE-PRESSE Mardi, des ouvriers ont commencé à démolir les installation du camp, alors que plus 1260 migrants majeurs ont quitté l\u2019endroit.C L A I R E G A L L E N D A V I D C O U R B E T à Calais S ymbole de la détermination de Paris à raser le camp de migrants de Calais, le démantèlement des tentes et baraques de cet immense bidonville dans le nord de la France, a débuté mardi après l\u2019évacuation de plus de 3100 personnes en deux jours.Vêtus de combina isons orange, des ouvriers ont commencé à démonter ou à détruire à la scie électrique une partie des abris insalubres, de toile ou de bois, qui abritaient jusqu\u2019à ces derniers jours entre 6000 et 8000 migrants rêvant de passer en Angleterre.Entre matelas empilés, couvertures ou casseroles, d\u2019autres équipes ramassaient les déchets avec des tractopelles, pour déverser leur contenu dans des bennes, ont constaté les journalistes de l\u2019AFP.Ce déblaiement, qui avait été annoncé pour la matinée, a été décalé à l\u2019après-midi afin de pouvoir mobiliser suffisamment de policiers pour parer à tout incident.Il a été suspendu à la tombée de la nuit.Les forces de l\u2019ordre ont continué parallèlement à encadrer les départs en autocars vers 451 centres d\u2019accueil, répartis dans toute la France.Plus de 1260 adultes ont quitté Calais mardi, après 1918 lundi, selon les chiffres du ministère de l\u2019Intérieur.« Il y a une forme de soulagement im- por tante et conséquente », a réagi la mairesse de droite de Calais, Natacha Bouchart.Après les Soudanais, premiers à par tir, de nombreux Afghans, jusque là plus réticents, se sont présentés par petits groupes pour être pris en charge.Quarante -c inq autocars étaient mobilisés pour la journée, mais seuls 33 sont finalement par tis, signalant un moindre nombre de volontaires que la veille.Venus pour la plupart d\u2019Afghanistan, du Soudan ou d\u2019Érythrée, beaucoup de ces migrants ne veulent pas renoncer à leur rêve de gagner l\u2019Angleterre, dont les côtes font face au port de Calais.Sélection au faciès Point de tension avec Londres, les dossiers des mineurs isolés continuaient à être examinés.Sur les 1300 enfants et adolescents recensés dans le camp, 500 disent avoir de la famille en Grande-Bretagne.Beaucoup tentaient encore mardi de se faire enregistrer, mais leur progression était ralentie par un filtrage opéré pour vérifier leur âge.«C\u2019est une sélection au faciès qui n\u2019est pas acceptable», a déploré Médecins sans frontières.«Il n\u2019y a pas de tri au faciès, si ce n\u2019est écarter les migrants manifestement majeurs du dispositif», a répliqué Pierre Henry, le directeur général de France terre d\u2019asile, l\u2019association mandatée pour cette sélection.«233 sont passés en Grande-Bretagne» depuis le début de la semaine dernière, dont 33 ce mardi, a-t-il souligné.Quelque 772 mineurs en attente d\u2019une réponse étaient hébergés mardi soir dans un centre d\u2019accueil provisoire au sein du camp.Le ministre français de l\u2019Intérieur, Bernard Cazeneuve, a assuré lundi que le Royaume-Uni «accueillera[it] tous ceux dont l e s a t taches fami l ia le s en Grande-Bretagne sont établies».Les autorités britanniques étudieront aussi les dossiers de mineurs isolés sans liens familiaux «mais dont l\u2019intérêt supérieur serait de rejoindre ce pays», a-t-il ajouté.Vidé d\u2019une bonne partie de ses occupants, le camp prenait des airs de ville fantôme.Les rues animées par de petites échoppes il y a encore une semaine étaient abandonnées, sales, jonchées de tentes vides et crevées.En début de soirée, les pompiers ont du inter venir pour éteindre l\u2019incendies de quelques cabanes.«Jungle, finish», «La \u201cjungle\u201d, c\u2019est fini», a admis Hassan, un Afghan, avant de quitter le pe t i t abr i qu i lu i ser va i t d\u2019échoppe.«Je prends le bus», a- t-il ajouté.Son compatriote Sa- hir, 33 ans, semblait rasséréné par l\u2019appel d\u2019un ami par ti la veille vers un centre d\u2019accueil.«Il m\u2019a dit que c\u2019était bien, que pour moi ce serait bien.» Lui a renoncé à passer en Grande-Bretagne après s\u2019être plusieurs fois blessé en tentant de monter dans un camion.Mais il reste des « irréductibles », qui «partiront avant » la fin du démantèlement de la « jungle » pour disparaître dans la nature et tenter leur chance, assure-t-il.Pour Salim, un autre Afghan, « la \u201cjungle\u201d restera ».«Cela fait 17 ans, il y aura une autre \u201cjungle\u201d ailleurs.» Agence France-Presse 3100 migrants évacués, les tentes commencent à être démantelées SIMON MALFATTO ET KUN TIAN / AGENCE FRANCE-PRESSE Aujourd\u2019hui, j\u2019ai l\u2019impression d\u2019être en France.La \u201cjungle\u201d ce n\u2019était pas la France.[.] Ici, on se sent comme des princes.Mohammed, un Pakistanais arrivé à Nogent-le-Rotrou « » Mon rêve était d\u2019aller en Angleterre, mais ils ne veulent pas de nous.Je vais demander l\u2019asile en France.Je ne connais rien du pays [.] Yahya, un Soudanais de 28 ans « » J\u2019aimerais rejoindre un copain, il est demandeur d\u2019asile et habite là-bas depuis deux ou trois mois.Il m\u2019a dit de venir [.] Ahmad, un Afghan de 29 ans qui veut aller à Strasbourg « » C\u2019est un nouveau départ.D\u2019abord, je dois avoir des papiers, après je veux aller à l\u2019université.C\u2019est ma nouvelle vie qui va commencer.Mohammed, un Soudanais de 20 ans « » Au deuxième jour d\u2019évacuation du bidonville, les candidats à l\u2019asile en France, qui ont renoncé au dernier moment à partir en Grande-Bretagne, choisissent dans l\u2019urgence, et un peu au hasard, leur ville de destination.« J\u2019irai dans n\u2019importe quelle ville prête à m\u2019accueillir » S Y L V A I N M O U I L L A R D I ls ont fait leur choix : ça sera la France.Quand on les a rencontrés lundi dans leur cabane de la « jungle » de Calais, ces dix Soudanais pensaient encore tenter de rejoindre le Royaume-Uni.Ce mardi matin, les voilà qui prennent place dans la file d\u2019attente vers les autocars qui les mèneront dans un des quelque 280 centres d\u2019accueil et d\u2019orientation (CAO) répar tis sur le territoire.« On va essayer de rester groupés, dit l\u2019un d\u2019eux.On a des amis à Orléans et Nantes, on aimerait bien les rejoindre.» Il déplie une feuille blanche, sur laquelle figure une carte de France.Demande qu\u2019on lui indique les quatre points cardinaux, fixe son œil sur la partie ouest, repère Nantes.À l\u2019intérieur du hangar où les autorités orienteront les exilés vers leur nouvelle terre d\u2019accueil, le jeune homme espère qu\u2019on lui proposera bien, parmi les deux choix prévus, un voyage pour la cité mariligé- rienne.Soudain, les CRS qui font passer l e s m i g r a n t s a u compte-gouttes desserrent leur cordon.Les amis saisissent leurs bagages et se mettent en marche.« Jungle, bye bye ! » lancent-ils.Parmi les 6500 à 8000 personnes qui peuplaient encore le bidonville de Calais lundi, une bonne partie a renoncé à son rêve d\u2019outre-Manche.Bon gré, mal gré.Mais leur connaissance de la France est par fois limitée.Quoi de plus normal, après un voyage qui les a menés à quitter un pays en guerre, traverser la mer Méditerranée, avant de se frotter aux polices européennes?De la France, ils gardent souvent en souvenir le passage de la frontière entre Vintimille et Menton, les campements du nord de Paris et la « jungle » calaisienne.Yahya, un Soudanais de 28 ans, résume l\u2019af faire froidement : « Mon rêve était d\u2019aller en Angleterre, mais ils ne veulent pas de nous.Je vais demander l\u2019asile en France.Je ne connais r i en du pay s , j \u2019 i ra i dans n\u2019impor te quelle ville prête à m\u2019accueillir.» Rêver encore D\u2019autres en ont une idée plus précise, forgée à partir de leur expérience personnelle.Dans le bidonville, Muhammad, un Soudanais qui rêve encore de franchir la Manche, raconte que les migrants s\u2019échangent des informations sur les pré fec tur es , dont cer taines ont plus ou moins bonne réputation sur l\u2019accès à l\u2019asile.Said, un Érythréen de 20 ans, dit qu\u2019il a quitté Nantes il y a quelques jours pour rejoindre le bidonville.Il espère bénéficier, là, d\u2019un traitement accéléré de son dossier.Selon lui, la préfecture de Loire- Atlantique a refusé de prendre en compte sa demande d\u2019asile, le renvoyant à son statut de « dubliné ».Enregistré en Italie, son cas relève en théorie des autorités transalpines.Mais le démantèlement de la « jungle » pourrait modifier la donne.Téléphone portable à la main, Said montre sur une car te la région Bourgogne.«Dijon, c\u2019est ici que je veux aller, annonce-t-il.J\u2019ai des amis dans cette ville, ils sont réfugiés depuis huit ans maintenant.» Son doigt glisse légèrement vers le nord, s\u2019arrête sur le nom de Châtillon-sur-Seine : « On avait même fait du tourisme là-bas avec mes amis, c\u2019est vert, c\u2019est joli.» Naqib l\u2019Afghan penche plutôt pour Marseille, rapport à la météo qu\u2019il juge plus clémente.« Mais je veux sur tou t r e s t e r avec mes amis », précise-t-il.De toute façon, du pays, il ne connaît vraiment que deux endroits : «Paris et Calais.» Angers «c\u2019est super, c\u2019est la France calme!» Ahmad, un compatriote de 29 ans, se demande s\u2019il pourra embarquer pour Strasbourg.«On m\u2019a dit que c\u2019est à côté de l\u2019Allemagne, confie cet ancien employé du ministère des Finances afghan.J\u2019aimerais rejoindre un copain, il est demandeur d\u2019asile et habite là-bas depuis deux ou trois mois.Il m\u2019a dit de venir parce qu\u2019il ne connaît personne et que ça serait mieux ensemble.» Raisonnement identique chez Adam, un jeune Soudanais de 24 ans.Un de ses oncles, réfugié depuis dix ans, vit à Angers.Une destination qui semble le convaincre : « C\u2019est super, c\u2019est la France calme !» Un peu plus loin, ce jeune Afghan au visage emmitouflé dans une écharpe se laisserait plutôt tenter par des « grandes villes », qu\u2019il estime plus adaptées pour « trouver du travail et du diver tisse- ment ».D\u2019un anglais mâtiné d\u2019accent écossais (résultat d\u2019un apprentissage auprès d\u2019un bénévole des Highlands dans la jungle), il cite deux destinations dont il a entendu parler par le bouche-à-oreille : « Une ville près de la frontière espagnole » et « Cannes », qu\u2019il prononce « Canisse ».À l \u2019 intérieur même de la « jungle », les départs en autocars organisés par les autorités sont parfois entourés d\u2019un parfum de mystère.Des plaquettes d\u2019information ont été distribuées, des car tes de l\u2019Hexagone aussi, mais cela ne su f f i t pas .Un gr oupe d\u2019oromos, une ethnie éthiopienne persécutée par le gouvernement, nous alpague.Sur un bout de papier, ils ont gribouillé à la hâte trois noms de régions : Occitanie, Nouvelle- Aquitaine et Provence.« Laquelle est la mieux ?» s\u2019enquiè- rent-i ls, puis de préciser : « Celle avec les gens les plus accueillants, des écoles, du travail ?» Sur l\u2019écran d\u2019un téléphone, ils finissent par situer les trois coins.L\u2019un d\u2019eux paraît avoir fait son choix : « Nouvelle-Aquitaine, Nou- velle-Aquitaine ! », scande-t-il à tue-tête, avant de s\u2019évanouir dans le bidonville.Libération Sur un bout de papier, ils ont gribouillé à la hâte trois noms de régions : Occitanie, Nouvelle- Aquitaine et Provence.« Laquelle est la mieux ?» s\u2019enquièrent-ils. Les finances du Québec prennent du mieux et c\u2019est bien qu\u2019il en soit ainsi.Mais pour y parvenir, il a fallu comprimer dangereusement la croissance des dépenses aux dépens de la qualité des ser vices.Si le gouvernement Couillard n\u2019avait qu\u2019une résolution à prendre, ce devrait être de rehausser la qualité des ser vices publics au niveau de ce qui se fait de mieux dans le monde.a mise à jour économique présentée mardi par le ministre des Finances, Carlos Leitão, con?rme que le Québec a enregistré un excé- dent de 2,2 milliards de dollars l\u2019an dernier, auquel s\u2019ajoute le 1,4 milliard engrangé au Fond des générations pour annuler une fraction de la dette de plus de 204 milliards.Où vont ces 2,2 milliards d\u2019excédents ?Ils figurent dans une colonne spéciale appelée Réser ve de stabilisation, dans laquelle le gouvernement pourra piger pour annuler le déficit d\u2019une mauvaise année sans transgresser la Loi sur l\u2019équilibre budgétaire.Simple jeu comptable.Pas question donc d\u2019utiliser cet argent maintenant comme le ferait un particulier.Pour l\u2019année en cours qui se termine le 31 mars prochain, il n\u2019y a pas d\u2019excédent prévu si l\u2019on exclut les 2 autres milliards qui seront versés au Fonds des générations.En revanche, il n\u2019y aura pas non plus de dé?cit.Et malgré les annonces de réinvestissement faites mardi, les dépenses totales de programme atteindront le même niveau que ce qui était prévu au budget de mars dernier.Comment cela est-il possible ?Encore une fois par un simple jeu comptable à l\u2019avantage du gouvernement : les dépenses ayant été inférieures aux prévisions l\u2019an dernier, on peut gonfler le pourcentage de croissance de cette année sans toucher au montant total dépensé.C\u2019est dire que les ministres qui ont réussi à se serrer la ceinture au-delà de ce qui leur avait été demandé l\u2019an dernier peuvent aujourd\u2019hui laisser filer d\u2019un trou : 100 millions de plus en santé, 35 millions en éducation et 100 autres millions pour les régions en prévision des prochaines élections, qui se joueront comme toujours à l\u2019extérieur de Montréal.?On a accusé le gouvernement Couillard de nuire à l\u2019emploi en adoptant des mesures d\u2019austérité en période de ralentissement mondial.Force est d\u2019admettre que l\u2019impact a été marginal : le taux de chômage se situe sous la barre de 7 % et la con?ance des ménages est revenue à ce qu\u2019elle était avant 2008.Le facteur qui a sans doute nui le plus à l\u2019emploi, c\u2019est la faiblesse des exportations vers les États-Unis dans les grands secteurs que sont l\u2019aéronautique et les ressources.Voilà pourquoi il faut reconnaître l\u2019importance d\u2019inciter et d\u2019aider nos PME à exporter davantage, comme on entend le faire.Lors de la campagne électorale, les libéraux avaient promis de revenir à l\u2019équilibre budgétaire, de rétablir un taux de croissance de 3,5 % en éducation et de 4 % en santé, et ?nalement de partager les éventuels excédents en parts égales entre une baisse d\u2019impôt et le remboursement de la dette.À deux ans des prochaines élections, on ne saurait trop inviter le gouvernement à sortir de cette logique strictement comptable.Non pas que les Québécois soient masochistes au point d\u2019aimer payer plus d\u2019impôts que les autres.D\u2019ailleurs, ils applaudissent à l\u2019annonce de la disparition prochaine de la taxe santé.Mais pour le reste, les familles québécoises qui commencent à peine à pro?ter de l\u2019importante baisse d\u2019impôt du premier budget Trudeau ont d\u2019autres attentes à l\u2019endroit du gouvernement provincial, de qui relèvent les missions essentielles de la santé et de l\u2019éducation.Si le Québec a été capable de mettre ?n à la longue tradition d\u2019État dé?citaire tout en injectant chaque année quelque 10 milliards pour la mise à niveau de ses infrastructures, il n\u2019y a aucune raison qu\u2019il ne puisse pas faire sien un autre dé?d\u2019envergure susceptible de rallier toutes les couches sociales : celui de l\u2019excellence dans la qualité des services publics.À cause d\u2019une foule de facteurs qui vont des compressions répétées au corporatisme professionnel et syndical en passant par la surbureaucratisation des organisations, les Québécois ont perdu la fierté qu\u2019ils avaient à l\u2019endroit des grands réseaux de santé, d\u2019éducation et des sociétés d\u2019État comme Hy- dro-Québec et Loto-Québec.Le temps est venu de s\u2019attaquer de front à ce problème, bien plus que d\u2019ajouter de nouveaux services, de baisser les impôts ou d\u2019accélérer le remboursement de la dette.L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 6 O C T O B R E 2 0 1 6 A 8 EDITORIAL L E T T R E S Témoins de Jéhovah et chirurgie Le drame que représente la mort prématurée d\u2019une jeune patiente témoin de Jéhovah exige de remettre en perspective une situation délicate et difficile de la pratique chirurgicale.Lorsqu\u2019une intervention élective permet d\u2019obtenir un consentement éclairé, le chirurgien a l\u2019occasion de discuter avec le patient et les proches, et il peut même demander un avis légal.En situation d\u2019urgence, le chirurgien agit selon sa conscience et son éthique professionnelle, avec les informations dont il dispose, se rappelant le droit absolu du patient de refuser un traitement.J\u2019ai personnellement opéré quelques cas en chirurgie cardiaque, compte tenu du fait que les témoins de Jéhovah acceptent la circulation extracorporelle pourvu qu\u2019il n\u2019y ait pas de transfusion.La première patiente était anémique avant l\u2019intervention.Malgré le fait qu\u2019on L I B R E O P I N I O N S I M O N - P I E R R E S A V A R D - T R E M B L A Y Sociologue et président de Génération nationale, l\u2019auteur publie ces jours-ci L\u2019État-succursale, la démission politique du Québec (VLB éditeur), dont le présent texte est un extrait.Certains désignent par le terme «overclass» la minorité d\u2019individus qui se situent actuellement au-dessus des autres et, notamment, d\u2019anciennes élites nationales.L\u2019overclass est une engeance foncièrement supranationale : son projet est mondial, tant dans ses finalités que dans ses moyens.Elle est un réseau quasi exclusivement occidental.Elle gravite en hauts lieux, est présente dans les grandes occasions politiques ou économiques (comme le G20 ou le forum de Da- vos), voire mondaines.Elle rassemble de grands noms de la banque et de la finance, des abonnés des forums internationaux, des responsables de think tanks, des membres de certaines organisations non gouvernementales ou de grands cabinets d\u2019avocats, quelques empereurs médiatiques et, bien sûr, des dirigeants politiques.Elle déploie le gros de son influence pour favoriser l\u2019accumulation de la richesse, notamment par la défense d\u2019une spéculation boursière sans entrave.Pour elle, les droits et devoirs collectifs sont à encadrer, voire à dissoudre.Ses membres sont en fait beaucoup plus portés sur leurs droits que sur leurs devoirs, bien qu\u2019ils s\u2019en cachent en revêtant très souvent le masque de la philanthropie.Comme pour toute élite, la reproduction sociale est essentielle à sa survie, ayant à se renouveler tant et aussi longtemps que les êtres humains seront mortels.L\u2019overclass a donc établi un système de promotion sociale à l\u2019échelle mondiale.Ainsi, elle est à la fois nouvelle et ancienne, le produit d\u2019un monde économique émancipé du politique et du national et le résultat d\u2019une transformation des élites nationales qui s\u2019y sont fondues.Elle a aussi son idéologie officielle, servant à la nécessaire construction de l\u2019opinion.Tout un discours est mobilisé pour transformer la société par le haut, par et pour ses intérêts.Ses idéaux font rayonner le culte de l\u2019enrichissement individuel comme la manière d\u2019enrichir tout le monde, ainsi que l\u2019émancipation totale de l\u2019individu, lequel devrait être af franchi au maximum du collectif.Le tout est enrobé de messianisme, car la mondialisation mènera à l\u2019unité du genre humain, à la fin des conflits et à la prospérité universelle.Parce que l\u2019overclass souhaite construire un monde dépassionné et neutre au chapitre des valeurs et vertus publiques, son projet fait de l\u2019efficience, élément purement contractuel et prétendument rationnel, le seul critère d\u2019organisation envisageable.Mais son rêve de mondialisation, celui d\u2019un monde d\u2019abondance sans frontières, d\u2019un accès facile au bonheur matériel, d\u2019un vaste univers de possibilités, de village global, elle est la seule, en fait, à pouvoir le vivre, dans sa communauté coupée de la réalité des autres.Elle est la seule à pouvoir véritablement aller de Genève à San Francisco comme on traverserait la rue.Elle vit dans des quartiers résidentiels sécuritaires, ou sécurisés, loin des milieux populaires désindustrialisés où la misère causée par ses actions se fait sentir.Elle travaille dans les grands centres, loin des usines que ses transactions actionnariales ont les moyens de fermer en un après-midi.Ses enfants fréquentent des écoles protégées de la délinquance.Le no fault est son principe, alors qu\u2019elle a la capacité, par ses réseaux, de faire appel au contribuable pour rattraper ses erreurs de gestion économique.Les paradis fiscaux qui embarrassent parfois ses membres ne sont pas une aberration, mais l\u2019aboutissement philosophique logique de sa mondialisation, la fortune n\u2019ayant pas à s\u2019arrêter là où une frontière se dresse, mais devant pouvoir s\u2019expatrier sans difficulté sous des cieux plus cléments.La crise de confiance des peuples à l\u2019égard des élites est aujourd\u2019hui totale.[\u2026] Pour que les intérêts de l\u2019overclass puissent avancer sans cesse, il lui faut transformer le politique en aménageant l\u2019État-succursale.Entièrement tourné vers l\u2019accueil d\u2019un capital mobile, celui-ci a pour mission de lui fournir un environnement optimal.Au contraire de l\u2019État minimal souhaité par les libertariens ou les anarchistes, l\u2019État- succursale intervient énergiquement, mais en faveur d\u2019une minorité.Si l\u2019État-succursale est actif quand beaucoup souhaiteraient qu\u2019il s\u2019efface, et végète quand on voudrait le voir bouger, c\u2019est qu\u2019il a une activité à deux vitesses: l\u2019impuissance consentie pour l\u2019encadrement économique, et la servilité pour la gestion des «vraies affaires».Pour contrer toute dissidence, l\u2019État-succursale a en outre ses outils de distraction et de censure: courroies de transmission idéologiques, hégémonie du politiquement correct et endormissement des consciences par le spectacle, quel qu\u2019il soit.Le Québec, déjà fragilisé par son statut d\u2019État incomplet, n\u2019a pas échappé à la nouvelle donne.Dans un contexte où le client a remplacé le citoyen, l\u2019élection a changé sa vocation, n\u2019étant plus qu\u2019un processus d\u2019estampillage de la certification démocratique.Quand le politique devient technique, quand une seule direction peut être empruntée, le choix d\u2019un gouvernement n\u2019est plus le fruit d\u2019un affrontement entre des visions différentes de la collectivité.Les campagnes ne sont guère plus qu\u2019un long entretien d\u2019embauche où les candidats montrent leur conformité avec une description de tâches très précise, qui ne comprend certainement pas la définition de grandes orientations démocratiques.L\u2019État-succursale, création de l\u2019« overclass » FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente du développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente des ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET ait dû intervenir rapidement, sa décision était éclairée et ferme, sachant que le risque opératoire était augmenté et qu\u2019elle pouvait mourir du fait qu\u2019on ne puisse transfuser.En postopératoire, sa figure était aussi blanche que sa jaquette d\u2019hôpital, mais elle affichait un large sourire de reconnaissance et de bien-être.Ce que j\u2019ai compris de leurs témoignages, c\u2019est que le témoin de Jéhovah qui est transfusé et qui survit a perdu son âme, se voit littéralement ostracisé par les disciples de la famille et de son entourage, et rejeté comme apostat.Dans le cas présent, il est concevable que cette jeune mère qui venait d\u2019accoucher de son premier enfant et qui aurait crié sa volonté de vivre ait changé d\u2019avis.Les directives médicales anticipées peuvent toujours être modifiées tant que la personne est apte à décider.Comme il y a litige quant à cette aptitude et au consentement éclairé, il faut laisser les enquêtes se poursuivre et avoir de la compassion pour la famille et l\u2019enfant orphelin de mère.Les chirurgies requièrent de moins en moins de transfusions, et on accepte des hémoglobines basses qui se corrigent durant la convalescence.Toutefois, si opérer sans le filet de sécurité de pouvoir transfuser exige un certain courage, c\u2019est surtout d\u2019avoir à accepter qu\u2019une personne puisse mourir, alors qu\u2019on pourrait lui sauver la vie, qui en exige le plus.Léon Dontigny, M.D.Le 25 octobre 2016 MISE À JOUR BUDGÉTAIRE Le prochain défi L JEAN-ROBERT SANSFAÇON La clé de la réussite de l\u2019école privée : la sélection des parents Dans une lettre aux lecteurs aux allures d\u2019infopub, Jean-Marc St-Jacques, président de la Fédération des établissements d\u2019enseignement privés, expliquait récemment pourquoi l\u2019école privée était meilleure que l\u2019école publique: «C\u2019est parce qu\u2019elle sélectionne son personnel et le mobilise autour d\u2019un projet éducatif étof fé et inspirant.» Voilà : rien de moins.Les enseignants et les projets éducatifs y sont meilleurs! Pourtant, combien de fois ai-je vu des candidats refusés à l\u2019embauche au secteur public trouver aisément un emploi dans une école privée?Combien d\u2019élèves expulsés de ces milieux inspirants se sont retrouvés dans mes classes?À notre ministre de l\u2019Éducation qui est actuellement en consultation afin de développer des moyens de favoriser la réussite scolaire du plus grand nombre, ne cherchez plus! Il suffit de prendre toutes les directions et les enseignants des écoles privées et de les envoyer dans nos écoles publiques\u2026 Non, le succès de l\u2019école privée ne s\u2019explique pas par la sélection des élèves qui s\u2019y retrouvent, comme le croit M.St-Jacques, citant le très peu crédible Institut Fraser, un think tank reconnu pour ses positons de droite et favorable à la privatisation de l\u2019éducation.Ce que ce dernier oublie de mentionner est que l\u2019école privée opère, dans les faits, une sélection très nette basée sur le revenu des parents.Peu de familles ont les moyens de payer autant pour l\u2019éducation de leurs enfants.Et quand on sait que le statut socio-économique d\u2019un élève est un des principaux prédicateurs de la réussite d\u2019un jeune à l\u2019école, c\u2019est comme de ne pas vouloir voir un éléphant dans une garde-robe.Luc Papineau, enseignant L\u2019Assomption, le 25 octobre 2016 L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 6 O C T O B R E 2 0 1 6 A 9 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel David(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Julie Carpentier (pupitre); information culturelle : Catherine Lalonde (reporter culturel), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline Montpetit(reporters), Benoît Munger et Philippe Papineau(pupitre); information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre); information internationale : Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre); section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); Loïc Hamon (cahiers spéciaux); équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), 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Trump, tout comme les événe- ments récents entourant les agressions sexuelles à l\u2019Université Laval, démontrent que ce que nous appelons d\u2019ancienne mémoire «viol», le terme date de 1647, a énormément changé.Déjà, en 1975, l\u2019Américaine Susan Brownmil- ler venait démanteler la notion du Petit Chaperon rouge et du gros méchant loup.Avant la publication de son livre phare (Against our Will : Men, Women and Rape), on concevait le viol comme essentiellement un crime d\u2019honneur, l\u2019acte d\u2019un dépravé qui s\u2019en prenait à une pauvre innocente, les déshonorant, elle et sa famille, à tout jamais.Brownmiller démontra que les agresseurs n\u2019étaient ni particulièrement détraqués ni, surtout, inconnus de leurs victimes.Qu\u2019il ne s\u2019agissait pas non plus d\u2019une passion sexuelle déréglée, mais bien d\u2019un acte de domination d\u2019un homme envers une femme.Adieu malades mentaux cachés dans les buissons, bonjour ex en colère, étudiants saouls et collègues de bureau .Au jourd\u2019hui, « 90 % des agresseurs sont connus de leurs victimes », dit la di- rectr ice des centres de lutte contre les agressions sexuelles, Nathalie Duhamel.Au Canada comme aux États-Unis, les lois ont changé à la suite de cette révélation- choc.Dans les années 1980, le mot « viol » a été remplacé par le terme « agress ion sexuelle » pour souligner justement son caractère plus anodin, moins «exceptionnel », pour encourager davantage de femmes aussi à s\u2019y retrouver et, idéalement, à porter plainte.Évidemment, ce n\u2019est pas parce que les lois changent que les mentalités suivent.Les plaintes aux autorités policières sont encore au ras des pâquerettes, et il y a toujours quelqu\u2019un pour dire (Alice Paquet est là pour nous le rappeler) que la victime l\u2019a bien cherché.La notion du méchant loup et de l\u2019innocente jeune femme comme condition nécessaire au viol, en d\u2019autres mots, est tenace.Mais, à la lumière des allégations d\u2019agression sexuelle qui hantent aujourd\u2019hui les campus tout comme l\u2019élection américaine, on voit que la notion de violence sexuelle a encore évolué.D\u2019abord, les accusations d\u2019inconduite sexuelle qui pèsent aujourd\u2019hui contre le candidat républicain ont participé à abaisser la barre encore davantage.«Le fait de peloter ou d\u2019embrasser une femme sans sa permission n\u2019aurait pas été reconnu comme une agression sexuelle il y a seulement cinq ans», dit Alexandra Brodsky, militante contre l\u2019agression sexuelle sur les campus américains.Ce n\u2019est qu\u2019aujourd\u2019hui donc que les comportements de «mononcles» \u2014 les attouchements, les mains baladeuses, les farces plates \u2014 sont considérés comme faisant violence à une femme.La génération des Alice Paquet, des Ariane Lita- lien et des Mélanie Lemay a clairement la mèche plus courte que la mienne, et c\u2019est tant mieux.Ce sont leurs vigiles, leurs banderoles, leurs «non veut dire non» qui ont permis aux femmes plus vieilles, dont les victimes de Donald Trump, de se plaindre de ce que, par le passé, on avalait de travers.Il faut les en remercier.Mais ce qu\u2019on voit également, c\u2019est comment la libération sexuelle, celle qui, depuis les années 1970, n\u2019a cessé de faire sa petite bonne femme de chemin, brouille encore davantage les cartes.Au- jourd\u2019hui, l\u2019agression sexuelle se passe souvent, non seulement entre deux personnes qui se connaissent, mais entre deux personnes qui, toutes deux, cherchent l\u2019aventure sexuelle.Au- jourd\u2019hui, les femmes ne sont pas traînées par les cheveux jusqu\u2019à la chambre d\u2019hôtel ; elles y vont de leur propre gré.Sauf que, quelque part entre l\u2019acquiescement initial et la visite à l\u2019hôpital le lendemain, quelque chose dérape sérieusement.Le fait d\u2019avoir consenti initialement n\u2019excuse pas, bien sûr, l\u2019agression subséquente.Disons et redi- sons-le.D\u2019ailleurs, la loi qui encadre l\u2019agression sexuelle aujourd\u2019hui précise que personne ne «peut consentir à ce qu\u2019on lui fasse mal».Cela dit, le contexte où se passe l\u2019agression sexuelle n\u2019a fait que s\u2019embrouiller avec le temps \u2014 ce qui explique le peu d\u2019empressement des victimes à porter plainte.La sexualité a toujours été par définition une zone grise, mais elle l\u2019est bien davantage aujourd\u2019hui.Si la honte est pour vraiment « changer de côté », et si les femmes sont pour enfin porter plainte, il faut de toute urgence mettre l\u2019accent sur la violence, bien davantage que sur le consentement, une notion un peu clinique, en noir et blanc, alors qu\u2019on nage ici dans le gris foncé.Pourquoi autant d\u2019hommes utilisent-ils le prétexte de la sexualité pour humilier, brutaliser et blesser des femmes?La voilà, la vraie question.fpelletier@levevoir.com Sur Twitter : @fpelletier1 Changer la honte de côté J E A N - C L A U D E M A R S A N Professeur émérite à l\u2019Université de Montréal l\u2019invitation de la ministre fédérale de l\u2019Environnement, Catherine McKenna, la V ille de Montréal serait ouverte à soumettre la candidature du mont Royal pour qu\u2019il soit inscrit au patrimoine mondial de l\u2019UNESCO.C\u2019est un projet ambitieux, mais qui est loin d\u2019être farfelu.Car, quelle que soit la décision de l\u2019Organisation des Nations unies pour l\u2019éducation, la science et la culture, l\u2019arrondissement historique et naturel mont- réalais ne peut qu\u2019en ressor tir mieux compris et mieux protégé.Dans toutes les civilisations et au cours de toutes les périodes de l\u2019Histoire, l \u2019élévation d\u2019un site géographique par rapport au relief environnant en a toujours fait un lieu convoité, soit pour la défense d\u2019une communauté ou l\u2019affirmation d\u2019un pouvoir, soit pour mettre en valeur des acquis collectifs ou emblématiques.En témoignent un grand nombre de sites en Occident, dont la citadelle de Québec, le château d\u2019Édim- bourg, le Sacré-Cœur de Paris et l\u2019acropole d\u2019Athènes.D\u2019ailleurs, tant cette acropole que les vieilles villes d\u2019Édimbourg et de Québec figurent maintenant au patrimoine mondial de l\u2019UNESCO.L\u2019arrondissement historique et naturel du Mont-Royal est unique en son genre au Canada, voire en Amérique du Nord.La nature, telle que mise en valeur par son grand parc, y joue un rôle impor tant, mais c\u2019est surtout sa valeur patrimoniale immatérielle qui en fait un lieu exceptionnel.L\u2019histoire prégnante du mont Royal s\u2019avère avant tout celle d\u2019une longue reconquête au profit du bien public et de l\u2019expression des cultures majeures qui ont façonné Montréal.Si des bourgeois britanniques se sont d\u2019abord approprié le mont Royal comme lieu de villégiature, des institutions publiques s\u2019y sont concentrées par la suite.L\u2019Université McGill en premier, suivie par les hôpitaux Royal Victoria et l\u2019Hô- tel-Dieu, greffés sur le flanc sud de la montagne.En parallèle, les cimetières protestant Mont-Royal et catholique Notre-Dame-des-Neiges ont accaparé une bonne partie du territoire.Cette première phase de reconquête fut couronnée par l\u2019aménagement du parc du Mont- Royal par Frederick Law Olmsted, le père de l\u2019architecture de paysage en Amérique du Nord.Cette reconquête de la montagne par le public s\u2019est poursuivie sur le flanc nord avec l\u2019implan- tat ion d\u2019une sér ie de ma isons d\u2019enseignement, dont les collèges Notre-Dame-du-Sacré -Cœur et Jean-de-Brébeuf, la maison mère des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (1420, boulevard Mont-Royal), le tout couronné par le pavillon principal de l\u2019Université de Montréal et l\u2019oratoire Saint-Joseph.Pour protéger ces paysages naturels et construits, le gouvernement du Québec a créé par décret, en 2005, l\u2019arrondissement historique et naturel du Mont- Royal.Il s\u2019agit d\u2019un territoire occupé aujourd\u2019hui à près de 60 % par des institutions publiques, à 30 % par des parcs et, pour le reste, par des résidences privées.Mais la valeur patrimoniale immatérielle de l\u2019arrondissement est depuis lors sérieusement menacée, une ville constituant un organisme complexe toujours en évolution.Ainsi, après le Séminaire de philosophie, des édifices publics tels le 1420, boulevard Mont- Royal et l \u2019Hôtel-D ieu r isquent maintenant d\u2019être récupérés par le privé, inversant le processus qui a donné à la montagne sa valeur patrimoniale originelle.Ce que le gouvernement du Québec et la V ille de Montréal vont apprendre en soumettant la candidature de l\u2019arrondissement historique et naturel du Mont- Royal ?Cette candidature ne sera pas recevable aussi longtemps que sa valeur patrimoniale ne sera pas mieux comprise et que l\u2019arrondissement ne fera pas l\u2019objet d\u2019une gestion contemporaine, rigoureuse et responsable.Ce n\u2019est pas avec une Table de concer tation bancale, des organismes bénévoles qui n\u2019ont d\u2019intérêt que pour les arbres et une administration universitaire qui pontifie que « la montagne, c\u2019est sacré » tout en s\u2019échinant à vendre au privé le 1420, boulevard Mont-Royal, qui se classe sur le plan patrimonial au 9e rang de tous les couvents de l\u2019île montréalaise, que l\u2019UNESCO va ouvrir les bras\u2026 Ça, oh ! non ! MONT ROYAL, JOYAU DU PATRIMOINE DE L\u2019UNESCO Une candidature non recevable ?La valeur patrimoniale du lieu est encore mal comprise L O U I S E B E A U D O I N Ancienne ministre des Relations internationales es Wallons céderont sans doute, tôt ou tard, sous les pressions que le président du Parti socialiste belge qualifie d\u2019« invraisemblables » de la part du Canada et de l\u2019Union européenne.Ils ont pourtant raison de résister, et ce n\u2019est pas parce qu\u2019ils sont seuls à s\u2019élever contre le présent accord de libre-échange qu\u2019ils ont tort.Nos amis francophones de Belgique le font d\u2019ailleurs au nom de millions de citoyens qui ne se reconnaissent pas dans cette entente, en Europe, au Canada et au Québec.Il y a plusieurs raisons de s\u2019opposer.La première concerne le déni de démocratie.Négocié derrière des por tes closes, rédigé dans un langage incompréhensible sauf pour les initiés, sans vrai débat contradictoire, ce traité, nos élus et gens d\u2019affaires voudraient nous faire croire qu\u2019il conduit à une mondialisation heureuse.Pour qui ?Pour le 1 % de la population, sans doute, qui se concocte une nouvelle belle «charte des multinationales», mais qu\u2019en est-il des autres au moment où les inégalités s\u2019accroissent dans tous nos pays?Le chef économiste de la banque Na- taxis, Patrick Artus, qui n\u2019est certainement pas un dangereux altermondialiste, af firme que « pour ces accords commerciaux, la croissance n\u2019est pas le vrai enjeu : les simulations montrent que signer ces traités permet d\u2019augmenter les échanges, mais ne crée pas de PIB ».Ni croissance ni redistribution.Ah bon! La seconde raison a trait au mécanisme de règlement des différends, la fameuse clause de recours des investisseurs contre les États.Enfin ! Un gouvernement, celui de la Wallonie, soulève franchement cette question et s\u2019oppose à la mise sur pied d\u2019une justice privatisée parallèle au service des grandes entreprises et à la diminution de la capacité future des gouvernements de légiférer dans des domaines cruciaux, en fonction du bien commun.Quinze années sont passées depuis les négociations avortées de la ZLEA et le Sommet des Amériques, à Québec, et pourtant, que de démarches, que de demandes depuis, pour plus de transparence, pour moins d\u2019opacité et pour une réappropriation citoyenne de ces dossiers.Sans résultat.Il y a aussi, bien sûr, ce qui touche à l\u2019agriculture qui cloche dans cette entente et qui est contesté par plusieurs acteurs de ce milieu, des deux côtés de l\u2019Atlantique.De surcroît, sur le plan environnemental, Nicolas Hulot, David Suzuki et Karel Mayrand ont demandé de faire de ce traité un projet climato- compatible, ce qui n\u2019est pas le cas, démon- trent-ils actuellement.Enfin, on a bien peu parlé de culture en ce qui concerne cet accord.Un sujet que je connais bien personnellement.Voici pourtant ce qu\u2019écrivaient des membres du Réseau international des juristes pour la diversité des expressions culturelles, dont faisait partie la professeure à la Faculté de droit de l\u2019Université Laval Véronique Guèvremont, et le professeur émérite à la même université Yvan Bernier dans un rap- por t présenté à la Fédération Wallonie- Bruxelles, en octobre 2015 : « Malheureusement, le Canada est ressorti de cette négociation avec une protection moindre que celle qu\u2019il avait dans ses accords antérieurs de libre-échange.» Le secteur du livre en particulier est à risque.Des juristes qui ajoutent que l\u2019accord inclut un chapitre sur le commerce électronique «ouvrant la porte à une éventuelle extension de ces principes (l\u2019application des règles de l\u2019OMC) aux biens et services culturels susceptibles d\u2019être échangés par voie électronique, c\u2019est-à-dire la quasi-totalité des biens et services culturels ».Voilà, tout est dit.Demeure cependant une énigme pour moi : comment le milieu culturel québécois a-t-il pu accepter de tels reculs, lui qui a démontré au moment de la négociation de la Convention de l\u2019UNESCO sur la diversité culturelle, signée en 2005, une réelle pugnacité pour s\u2019assurer de la légitimité de l\u2019exclusion totale des industries culturelles des accords de libre-échange ?A-t-il subi, à l\u2019époque, comme la Wallonie aujourd\u2019hui, des pressions « invraisemblables » ?Il ne manque donc pas d\u2019excellentes et multiples raisons pour s\u2019opposer à cet accord dans son état actuel.Quoi qu\u2019il en soit et quoi qu\u2019il arrive cette semaine : vive la courageuse Wallonie ! ACCORD DE LIBRE-ÉCHANGE CANADA-UE Éloge de la Wallonie FRANCINE PELLETIER L JACQUES NADEAU LE DEVOIR La valeur patrimoniale immatérielle de l\u2019arrondissement historique et naturel du Mont-Royal est sérieusement menacée, une ville constituant un organisme complexe toujours en évolution.À La loi qui encadre l\u2019agression sexuelle aujourd\u2019hui précise que personne ne « peut consentir à ce qu\u2019on lui fasse mal » Louise Beaudoin L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 6 O C T O B R E 2 0 1 6 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 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tsunami et incident nucléaire.Michel Huneault y est retourné, cinq ans plus tard.M A R I E - M I C H È L E S I O U I L es artisans du Devoir ont récolté quatre nominations en vue du congrès de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), où le travail des journalistes et des photographes de la province est récompensé par les pairs.Tro is jour nal istes sont ainsi en lice pour obtenir des prix Judith-Jasmin, qui célèbrent les meilleures œuvres journalistiques ayant été produites au Québec au cours de l\u2019année.Isabelle Paré est final iste pour le texte « Aide à mourir : le tiers des demandes sont refusées », qui exposait les ratés et les l imites de l\u2019aide médicale à mourir.Le travail de Marco Fortier, qui a s igné le doss ier « Voyage jusqu\u2019au bout de la vie » , a aussi été remarqué.Dans ce portrait, le journaliste décrivait le parcours de fin de vie de Christian Plessis-Bélair, un homme coloré atte int d\u2019une forme virulente de leucémie que Le Devoir a suivi pas à pas dès le début de ses traitements.Alexandre Shields s\u2019est quant à lui distingué dans la catégorie Journalisme spécialisé, qui vise à souligner le travail d\u2019un journaliste dans un secteur en par t icul ier.L\u2019intérêt public élevé de ses articles lui a notamment permis de se fa ire remarquer pour sa couver ture des enjeux environnementaux.En photographie, le travail de Michel Huneault s\u2019est illustré.Son photoreportage « Japon, cinq ans après le tsunami » obtient une nomination au prix Antoine-Désilets, qui récompense l\u2019excellence en photojournalisme au Québec.Tous les journalistes et photographes ont été sélectionnés par un jury indépendant composé de 33 de leurs pairs.Les lauréats seront connus lors de la soirée de gala du congrès de la FPJQ, le samedi 19 novembre à 19 h, au Manoir Saint-Sauveur.Le Devoir PRIX JUDITH-JASMIN ET ANTOINE-DÉSILETS Quatre nominations pour Le Devoir « des conséquences irréversibles sur la qualité des soins » ne surviennent.Invité à expliquer la situation, le Dr Weiss a indiqué en entrevue qu\u2019il avait le sentiment que le MSSS s\u2019apprêtait à « détruire un fleuron de la médecine au Québec pour des raisons obscures».Le président de l\u2019Association des microbio- logistes-infectiologues affirme en outre que Québec ne peut décréter comme il fait des changements à la formation médicale, ce qui est une prérogative du Collège royal des médecins et des chirurgiens du Canada, ainsi que du Collège des médecins du Québec.Il s\u2019explique mal les raisons sous-jacentes à ces décisions.Spécialité menacée?La formation de six ans menant au titre de microbiologiste- infectiologue serait remplacée par un parcours sur cinq ans, pour un titre d\u2019infectiologue seulement, selon la lettre écrite par le Dr Weiss au MSSS.Le Dr Weiss décrie ces décisions.«Nous sommes à la fois des infectiologues qui voient des patients et qui s\u2019occupent de la prévention des infections et de la bonne utilisation des antibiotiques.Puis il y a la portion microbiologie, en laboratoire.Il y a une énorme plus value à la dualité de notre spécialité.Grâce à elle, il y a des services de qualité à la grandeur du Québec, pas seulement dans les grands centres», explique-t-il.Il y a huit ou neuf admis par an en ce moment, avec 49 médecins actuellement en formation.De plus, des médecins micro- biologistes-infectiologues qui termineront cette année leur résidence ont constaté que Québec n\u2019avait prévu que deux postes dans le réseau pour eux, a appris Le Devoir.Cer tains pourraient se retrouver au chômage, ou être contraints de quitter le Québec, après 11 ans d\u2019études universitaires.Le Dr Weiss affirme qu\u2019il est en contact avec le MSSS pour corriger cette situation.«Je suis en négociation.Ma priorité absolue, c\u2019est qu\u2019ils aient des emplois.Ce serait une perte immense si nous n\u2019étions pas capables de les placer», a-t-il indiqué au Devoir.Du côté du MSSS, on indique qu\u2019il y a au contraire assez de postes disponibles pour le nombre de finissants, en raison de l\u2019attrition, des départs à la retraite et des postes vacants.Même des médecins déjà en postes et dûment formés ont reçu la directive de ne plus utiliser la dénomination «microbio- logiste-infectiologue».Plusieurs ont reçu une lettre du MSSS qui indique les considérer maintenant comme des «infectiologues» uniquement.«Je suis sur la ligne de front», résume le Dr Weiss.Il n\u2019exclut pas de faire intervenir les collèges fédéral et provincial des médecins, qui ont autorité sur la formation, dans le dossier.Reconnaissant qu\u2019il pourrait y avoir surabondance de diplômés dans sa spécialité, il a lui-même proposé à Québec qu\u2019il en soit formé seulement deux par an.Mais pas de modifier en profondeur le rôle de ces spécialistes des infections.Hémato-oncologie Les hémato-oncologues affrontent des enjeux semblables.De 15 à 20 admis par an, plus que 4 auraient la possibilité de suivre la double formation de six ans menant au titre d\u2019hé- mato-oncologue.«On nous dit que c\u2019est parce que le Québec a surtout besoin d\u2019oncologues seulement», affirme le Dr Christopher Lemieux.Ce dernier, résident en hémato-oncologie, est aussi président de la Fédération des médecins résidents du Québec.«Il y a beaucoup d\u2019inquiétude, c\u2019est une information qui est tombée comme une bombe il y a une semaine», relate le Dr Lemieux.Il comprend mal la décision du MSSS.En effet, dit-il, la très grande majorité des hôpitaux exige la double certification.Comme les hémato-oncologues peuvent assurer les gardes dans les deux spécialités, cela évite aux hôpitaux régionaux d\u2019embaucher davantage de spécialistes.L\u2019oncologie est une spécialité des tumeurs solides (sein, cerveau, etc.), alors que l\u2019hématologie concerne les tumeurs du sang comme les leucémies, ainsi que les maladies comme l\u2019hémophilie ou l\u2019anémie.«C\u2019est une décision qui nuira aux régions et aux soins qui y sont of ferts, tranche le Dr Lemieux.Pratiquement seuls les hôpitaux universitaires peuvent avoir des médecins qui possèdent une seule des certifications, car les équipes sont plus grandes.» Le MSSS affirme que le nombre de postes de résidence offerts vise à « répondre aux besoins de la population».Ce n\u2019est pas parce que les laboratoires sont centralisés dans le cadre d\u2019Optilab que les patients seront moins malades et que le besoin pour ces spécialistes diminuera, selon le Dr Le- mieux: «L\u2019expertise des médecins spécialisés en laboratoire ne sera pas moins cruciale pour interpréter les tests avec toutes les nuances nécessaires.» Ces décisions s\u2019inscrivent dans le climat général dans lequel le projet de centralisation Optilab est mené, selon le Dr Karl Weiss.«J\u2019ai l\u2019impression de travailler avec le système soviétique des années 1970.On s\u2019évertue à expliquer au MSSS que le projet a plusieurs failles, au détriment de la population, et qu\u2019on a des solutions à lui proposer pour atteindre 80% de ses objectifs.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 FORMATION cueillir au local communautaire de la rue Claude-Martin pour les amener bricoler avec l\u2019artiste Annie Baillargeon.« Tu nous as manqué ! » lui lance la petite Patricia à son arrivée dans le gymnase du centre communautaire.La table regorge de cartons, de bouts de laine, de fils brillants, tous classés par couleurs.Annie Baillargeon amène les enfants à se mettre en scène dans des costumes ou des maisons de car ton.« Le projet, c\u2019est qu\u2019ils aient du plaisir là-dedans.Les sortir de leur quotidien et les plonger dans la création.Ça parle de comment on prend racine, comment on habite notre maison, mais je ne veux pas que ce soit trop souligné », explique-t-elle.Membre du collectif les Fermières Obsédées, l\u2019ar tiste a aussi une pratique en solo où elle travaille surtout la photo.«Mon idée, c\u2019est de les prendre comme modèles dans la photographie.Je vais ensuite faire un montage et les intégrer dans des structures en trois dimensions.» Médiation culturelle La Ville souhaite ainsi établir «une rencontre exceptionnelle entre l\u2019artiste, les citoyens et l\u2019œuvre d\u2019art», peut-on lire dans un descriptif du programme.Dans le jargon du milieu, on appelle ça de la «médiation culturelle».Au cours du projet qui s\u2019étire sur six ans, chacun des arrondissements de la ville réalise son projet de médiation.À Charlesbourg, l\u2019artiste Florent Cousineau a conçu une œuvre avec des adeptes du bénévolat ; à Beauport, le sculpteur Jean- Robert Drouillard a travaillé avec des ados qui avaient des dif ficultés langagières, puis dans la Haute-Saint-Charles, Marc-Antoine Côté a créé une sculpture étonnante à partir des suggestions d\u2019un groupe de tout-petits.Dans ce cas-ci, tous les enfants sont des habitués du local communautaire Claude- Martin.Créé il y a un an, ce petit centre a ouvert ses portes pour répondre aux besoins grandissants des réfugiés et immigrants qui s\u2019établissent dans le secteur de Vanier.C\u2019est le cas de Patricia, 10 ans, qui vit dans le même immeuble que le local communautaire avec 11 membres de sa famille.« J\u2019ai trois grands frères, deux grandes sœurs, il y a moi, mes deux petits frères et mes deux nièces, les filles de ma grande sœur.» Après s\u2019être enfuie du Congo, sa famille a vécu dans des camps de réfugiés au Tchad.« Je n\u2019aimais pas ça là- bas.Même à l\u2019école.Parce que là-bas, ils frappaient», résume la fillette tout en collant avec attention un voile de princesse sur sa robe bleue en carton.Carlos, 12 ans, a choisi la couleur jaune.Quand on lui demande ce qu\u2019ils préparent, il dit qu\u2019ils vont faire une « statue».Originaire de l\u2019Équateur, il vit avec sa famille dans un immeuble de la rue Claude-Martin.Les ateliers, il «trouve ça amusant».«Je peux faire plein de choses!» dit-il entre deux coups de ciseau sur sa cape.«Ils tripent là-dedans, je trouve ça beau à voir, remarque l\u2019intervenante du Centre communautaire Jasmine Turcotte-Vaillan- court.Souvent, les parents n\u2019ont pas l\u2019espace qu\u2019il faut dans la maison pour faire du bricolage ou de l\u2019aide aux devoirs.Ils sont trop nombreux.Pendant que les enfants sont ici, les parents font le souper tranquilles et s\u2019occupent des plus jeunes.» La plupart des familles sont arrivées depuis un an ou deux.«Souvent, les enfants n\u2019ont pas tellement d\u2019autres activités de loisir que ce que leur offre l\u2019école et ce qu\u2019on fait au local.Les parents ne vont pas à la piscine le samedi ou dimanche quand il pleut\u2026 Ils ne vont pas au cinéma et ne sont pas inscrits aux loisirs de la Ville», illustre-t-elle.Jeux et réflexions Et l\u2019art là-dedans?«Ils commencent à comprendre un peu vers où ça s\u2019en va, explique Annie Baillargeon.Mais on dirait parfois qu\u2019ils n\u2019ont pas conscience que ça va être une œuvre d\u2019art public qui va se réaliser.» La consultante qui coordonne le projet pour la Ville, Geneviève Leblanc, doute, elle aussi, du fait qu\u2019ils comprennent la démarche, mais n\u2019y voit pas de problème.«Ils s\u2019amusent.On n\u2019est pas dans la réflexion sur l\u2019immigration, on est dans la découverte», dit-elle.Habituée aux projets de médiation, elle dit que celui-là se distingue par sa fougue.«Ils ont une énergie débordante.Une grande envie de participer.Il n\u2019y a pas de retenue chez eux, ils font de la per formance à quelque part!» Récemment, les enfants sont allés visiter l\u2019atelier d\u2019Annie Baillargeon et ses œuvres dans une galerie d\u2019ar t.Selon Jasmine, «ils ont trouvé ça étrange, mais ça les a intrigués».«Ils vivent une expérience, résume Annie Baillargeon.Le processus de médiation, c\u2019est un cheminement.On fait l\u2019œuvre, puis après, ils vont venir me visiter en train de créer l\u2019œuvre, puis à la fin, ils vont voir l\u2019œuvre s\u2019installer dans le parc.Ça va leur permettre de voir ce qu\u2019est le processus de création d\u2019un artiste du début à la fin.» Elle ajoute que l\u2019œuvre s\u2019annonce pleine de vie.« C\u2019est l\u2019énergie des enfants qui ressort dans des photos.Ça s\u2019enligne pour être quelque chose de vraiment ludique.» L\u2019œuvre doit être aménagée à deux pas du centre d\u2019ar t La Chapelle, au parc Louis-Latulippe.L\u2019inauguration est prévue pour juin 2017.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 ART JACQUES NADEAU LE DEVOIR Tout comme les médecins, les technologistes médicaux décrient le projet Optilab.Profession à forte majorité féminine, de 500 à 1000 d\u2019entre elles perdront leur emploi, selon l\u2019Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux.Une centaine a manifesté mardi midi devant les bureaux du ministre de la Santé Gaétan Barrette, à Montréal.Au Canada, le nombre d\u2019incidents et de crimes haineux commis par des organisations d\u2019extrême droite et ceux commis par des extrémistes se réclamant d\u2019une religion sont comparables, souligne-t-elle.Les crimes commis par des néonazis d\u2019extrême droite ont tendance « à ne pas être documentés comme des crimes de radicalisation violente et répertoriés avec des accusations».Facteurs de radicalisation L\u2019étude menée auprès de 1900 étudiants conclut que les hommes, plus que les femmes, et les jeunes de mo ins de 25 ans sont les plus susceptibles de tenir des propos discriminatoires pouvant mener à une certaine exclusion, qui, elle, conduit à la radicalisation.Bouleversant les idées reçues, elle démontre aussi que ceux qui disent n\u2019avoir aucune religion « soutiennent plus la radicalisation violente que ceux qui se réclament du christianisme ou de l\u2019islam », note Mme Rousseau.C\u2019est ce que constate, sur le terrain, le directeur du collège de Rosemont, Stéphane God- bout.Son cégep est l\u2019un des établissements qui louaient un local à Adil Charkaoui, dont les cours étaient suivis par des jeunes qui se sont radicalisés en janvier 2015.«Lorsqu\u2019il y a eu [l\u2019incident impliquant] cette personne qui louait des locaux, on sentait une dérive, comme si le musulman est fautif dès le dépar t », raconte-t-il.Or, « la majorité de nos étudiants musulmans sont d\u2019un pacifisme exemplaire.Leur but est d\u2019obtenir leur diplôme, de trouver du travail et de faire un stage en entreprise ».Y a-t-il des «mosquées ou des prêcheurs problématiques » ?«La question est ouverte.Mais la question de la pratique religieuse n\u2019est pas un élément déclencheur de la radicalisation», insiste M.Godbout.Même qu\u2019elle protège, rapporte l\u2019étude.« Le fait d\u2019avoir une pratique religieuse et que ce soit important pour la personne peut devenir un facteur de protection impor tant.Les personnes qui ont une foi religieuse, qui vivent des événe- ments comme la discrimination ou la violence, se sentent protégées et soutiennent moins des solutions de violence » , a constaté Cécile Rousseau, directrice de l \u2019équipe de recherche et d \u2019 inter vention transculturelles.Autre facteur de risque : le fait d\u2019être vulnérable psychologiquement ou encore d\u2019avoir vécu de la violence.« Ça ne veut pas dire que tous [les gens qui se radicalisent] sont déprimés et doivent se faire soigner en clinique, mais il faut reconnaître que la vie de nos jeunes n\u2019est pas facile et que plusieurs se sentent exclus», dit-elle.Plus de spiritualité Cécile Rousseau suggère de mieux former les intervenants dans les cégeps afin de déconstruire cer tains préjugés et renforcer les activités interculturelles et l\u2019of fre de services psychosociaux.Elle la isse également entendre que les cégeps auraient intérêt à faire une place à la spiritualité.« Il faut qu\u2019on soit capable d\u2019en parler sans que [les cégeps] deviennent des institutions religieuses », dit-elle.Est-ce à dire qu\u2019il faut aménager des espaces de culte, comme des locaux de prière ?Cécile Rousseau ne ferme pas la porte à cette éventualité.«Si on installe un local de prière, ça peut être une bonne solution d\u2019un côté, mais ça peut aussi jeter de l\u2019huile sur le feu » et encourager la division.«Nous invitons au dialogue et à la réflexion.Il n\u2019y a pas de réponse oui ou non.» Le président-directeur général de la Fédération des cé- geps, aussi par tenaire de l\u2019étude, se dit d\u2019accord avec les propositions.« Mais on a vécu des compressions qui ont fait mal » , a rappelé Bernard Tremblay.Pour l\u2019heure, les collèges font le maximum avec les ressources qu\u2019ils ont.Il insiste toutefois sur l\u2019une des premières conclusions de l\u2019étude qui dit que dans l\u2019ensemble, « le soutien à la radicalisation violente extrême demeure très faible et la majorité des collégiens considèrent que le vivre-ensemble se porte bien».Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 CÉGEPS "]
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