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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2016-11-05, Collections de BAnQ.

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[" À VOS MONTRES ! Remonter le temps, une heure à la fois.Le moment est venu de revenir à l\u2019heure normale en reculant montres et horloges d\u2019une heure à 2 h la nuit prochaine.Avis légaux.C 4 Carrières .C 5 Décès.C 8 Mots croisés .D 4 Petites annonces .C 8 Sudoku .D 4 V O L .C V I I N o 2 5 2 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 5 E T D I M A N C H E 6 N O V E M B R E 2 0 1 6 2 , 8 3 | S + T A X E S = 3 , 2 5 | S Géorgie Entre mensonges et révolte Page A 2 et A 3 Culture Devenir femme en faisant rire Page E 1 COP21 Un an plus tard, le dé?reste entier Page B 1 ?w w w .l e d e v o i r .c o m 50 QUÉBEC 418-654-8677 LÉVIS 418-654-8677 TROIS-RIVIÈRES 819-696-8677 MONTRÉAL 514-231-8677 LAVAL 450-627-3716 LONGUEUIL 450-445-9829 .CA Certifié 5 Étoiles® TOILES À ROULEAUX \u2022 PANNEAUX COULISSANTS \u2022 PERSIENNES \u2022 STORES VOILAGE \u2022 STORES ROMAINS STORES HORIZONTAUX \u2022 STORES MOTORISÉS \u2022 STORES DE VERRIÈRES \u2022 STORES VERTICAUX FABRIQUÉ AU QUÉBEC SUR MESURE ESTIMATION GRATUITE 1 855 770-8677 OPAQUES TRANSLUCIDES SOLAIRES MOTORISATION DISPONIBLE Claude Bouchard Québec, Lévis, Montréal, Trois-Rivières, Repentigny, Laval, Boisbiand, Mont-Tremblant, Longueuil, Beloeil, Magog % de rabais ou INSTALLATION GRATUITE Jusqu\u2019à INSTALLATION GARANTIE M A R I E V A S T E L Correspondante parlementaire à Ottawa E stimant qu\u2019il n\u2019y a rien de mieux que le cannabis pour soulager les vétérans souffrant de stress post-traumatique, un ancien combattant dirige ses frères d\u2019armes vers des médecins qui leur prescriront la solution.Le tout en échange d\u2019une prime\u2026 versée par les producteurs de marijuana médicale.Certains médecins profiteraient de bonis semblables.Bien que ces informations circulent depuis plus d\u2019un an, Santé Canada n\u2019est pas intervenu.Le groupe Marijuana for Trauma ne cesse d\u2019agrandir ses activités depuis que son fondateur, Fabian Henry, a lancé son projet au Nou- veau-Brunswick il y a trois ans.Cet ancien combattant de la guerre en Afghanistan compte maintenant 12 centres répartis dans les Maritimes, en Ontario, en Alberta, de même qu\u2019au Québec.Une succursale a pignon sur rue à Saint-Jean-sur-le-Richelieu et Fabian Henry prévoit en ouvrir une autre près de la base de Valcartier.L\u2019entreprise accueille les vétérans, leur offre des conseils pour gérer les douleurs physiques et émotives de la guerre et leur recommande Profession, conseiller en marijuana Une entreprise agit comme intermédiaire entre les vétérans, les médecins et les producteurs de « pot » JACQUES NADEAU LE DEVOIR Entre l\u2019ombre et la lumière.Pour les enfants autistes atteints de dé?cience intellectuelle, apprendre est un combat de tous les instants.De petits miracles \u2014 comme ce moment passé sous la douche pour William \u2014 ponctuent le quotidien de ces élèves hors norme et de leurs professeurs uniques.Un photo- reportage de Jacques Nadeau et Jessica Nadeau.Page A 4 et A 5PHOTO-BasDeVignette À L\u2019ÉCOLE DE LA DIFFÉRENCE JACQUES NADEAU LE DEVOIR Nathalie Bondil, directrice du MBAM VOIR PAGE A 10 : MARIJUANA J É R Ô M E D E L G A D O R u e B i s h o p , l a course contre la m o n t r e s e m b l e avoir été gagnée.Promis pour être livré avant 2017, le pavillon pour la Paix Michal et Renata Horn- stein est prêt à accueillir les visiteurs du Musée des beaux- arts de Montréal.Fort de ses 750 œuvres historiques sur quatre étages, de ses deux niveaux voués à l\u2019éducation et à l\u2019art-thérapie et de son « sentier de la paix » \u2014 un parcours d\u2019art contemporain faisant le pont entre tout ça \u2014, le cinquième bâtiment du « campus muséal », comme aime le dire la directrice du MBAM, Nathalie Bondil, animera comme prévu le 375e anniversaire de Montréal.Conçu par un consor tium formé d\u2019Atelier TAG et de Jo- doin Lamarre Pratte Architectes, le pavillon de la Paix abrite la collection d\u2019art dite internationale, couvrant des siècles de peinture (surtout, mais pas seulement) du Moyen Âge aux années 2000.Il honore la mémoire de Michal et Renata Hornstein, décédés en 2016.Lors de la cérémonie d\u2019inauguration, Philippe Couillard a estimé qu\u2019il « est important de se montrer fiers collectivement avec [ce type] de projet culturel ».Il faut rappeler que la considérable contribution f inanc ièr e de Québec \u2014 18,5 millions sur les 25,5 millions qu\u2019aura coûtés l\u2019édifice \u2014 s\u2019inscrit comme un legs du 375e.Pour sa part, Denis Coderre a signalé que le MBAM per- VOIR PAGE A 10 : MUSÉE Inauguré vendredi en présence du premier ministre Philippe Couillard et du maire Denis Coderre, le pavillon pour la Paix, cinquième bâtiment du Musée des beaux-arts de Montréal, ne sera livré que dans deux semaines au public.Les médias, dont Le Devoir, y ont eu accès.MBAM, un musée singulier Le Musée des beaux-arts de Montréal inaugure le pavillon pour la Paix, tout beau tout chic Ce sont les producteurs de marijuana qui rétribuent l\u2019entreprise de Fabian Henry L E D E V O I R , L E S S A M E D I 5 E T ELECTIONS A 2 LE 8 NOVEMBRE, SUIVEZ EN DIRECT SUR LE WEB LA COUVERTURE DE L\u2019ÉLECTION.ledevoir.com P A U L C A U C H O N Deux pages pleines.C\u2019était la compilation, réalisée par le New York Times le 23 octobre dernier, des centaines de tweets agressifs et mensongers proférés par Donald Trump depuis le début de la campagne électorale américaine, auprès de 282 personnes et institutions différentes.Pour tenter de comprendre le phénomène Trump les médias sortent leur calculette.En octobre, le site PolitiFact avait calculé que 71 % de 300 déclarations dites « d\u2019importance » étaient complètement ou à peu près fausses, et 14 % « à moitié vraies».La liste inclut les mensonges évidents, les statistiques erronées, les attaques biaisées contre des opposants et les exagérations de ses propres réussites.Daniel Dale, lui, est encore plus minutieux.Correspondant du Toronto Star à Washington, il publie une compilation quotidienne de tous les mensonges proférés par Donald Trump.« Je me suis lancé là-dedans tout simplement parce que personne ne le faisait systématiquement, raconte-t-il au Devoir.Il y a d\u2019excellents \u201cfact checkers\u201d aux États-Unis, mais ils se concentraient sur quelques affirmations mensongères, en ignorant d\u2019autres.Je crois que si un candidat raconte 15 mensonges par jour, la fréquence des mensonges est, en soi, une histoire journalistique».Selon Daniel Dale, Donald Trump a atteint un sommet le 24 octobre, avec 37 mensonges di f férents dans la même jour née\u2026 À t i tre d\u2019exemple, pour fustiger les positions de Hillar y Clinton sur l\u2019avortement il a soutenu ce jour-là qu\u2019on pouvait retirer le bébé la vei l le de la naissance (aucun médecin ne ferait ça), et il a déclaré que les États-Unis connaissaient le plus haut taux de meurtre depuis 45 ans (ce qui est faux selon toutes les statistiques officielles).Daniel Dale précise qu\u2019il a aussi relevé des mensonges chez Hillary Clinton, mais à un niveau beaucoup moins élevé.Comment peut-on mentir autant et atteindre quand même les plus hauts sommets?Le politologue français, chroniqueur et essayiste Thomas Guénolé avait publié en 2014 Petit guide du mensonge en politique.Bien sûr, les politiciens mentent souvent, dit-il.« Comme l\u2019ont relevé de nombreux médias de fact checking, Nicolas Sar- kozy exprime très abondamment des constats parfaitement faux sur l\u2019état du pays, sur le bilan de ses adversaires, ou encore sur le sien.Cependant, les proportions sont très éloignées de celles prises par les mensonges de Donald Trump.Trump a atteint un tel niveau de déclarations fausses qu\u2019il ne reste que deux hypothèses possibles : soit c\u2019est un démagogue d\u2019un cynisme terrifiant, soit c\u2019est un mythomane.» Angoisse et peur En octobre, un rapport du Southern Power y Law Center soutenait que la campagne de Trump « provoquait un niveau alarmant d\u2019angoisse et de peur chez les enfants d\u2019immigrés et de couleur, et rallume les tensions raciales dans les classes ».Donc, Trump aurait libéré une parole taboue ?Frédérick Gagnon, directeur de l \u2019Obser vatoire des États -Unis à l \u2019UQAM, remarque que « Trump autorise des groupes à faire entendre des propos qu\u2019on n\u2019entendait pas.Ses par tisans savent qu\u2019il exagère, mais ils en ont te l le - ment contre la c l a s s e p o l i - tique que ça passe.On a rarement vu ça ».« Je ne pense pas que Donald Trump ait libéré une parole qui aurait été jusque-là taboue, nuance Thomas Gué- nolé.Les discours de haine envers les minorités existaient déjà dans tout un pan de la droite états-unienne depuis des décennies.Ce qu\u2019il a fait, c\u2019est plutôt la débrider, c\u2019est-à- dire exprimer cette haine des minorités dans toute sa brutalité, sans les habituelles périphrases de la droite dure \u201cbon teint\u201d.Il existe aux États-Unis une composante de l\u2019électorat qui éprouve de la haine, il n\u2019y a pas d\u2019autre mot, envers les minorités : les Afro-américains, les Latinos, les Américains de confession musulmane, les LGBT, et ainsi de suite ».Plusieurs médias font du fact checking (vérification des faits) systématique des propos prononcés autant par Trump que par Clinton.Mais ce travail journalistique ne semble pas émouvoir leurs partisans respectifs.Est-ce un signe de la perte de confiance envers les médias ?À la fin octobre, un sondage Gallup révélait que jamais la confiance des Américains envers leurs médias n\u2019avait été aussi basse \u2014 seulement 32 % des personnes sondées disaient avoir grandement ou assez confiance en leurs médias.« Il y a un dialogue de sourds aux États-Unis, une polarisation importante, explique Fré- dérick Gagnon.Les gens se limitent à lire et regarder les médias qui leur ressemblent.À gauche, on a accusé les médias de jouer le jeu de l\u2019establishment en n\u2019accordant pas assez d\u2019impor tance à Bernie Sanders.De l\u2019autre côté, les partisans de Trump sont convaincus que les médias sont de connivence avec les démocrates ».« C\u2019est un problème de croyance, ajoute Thomas Gué- nolé.Le plus souvent, lorsque vous êtes partisan d\u2019une of fre politique, que ce soit un parti ou un candidat, vous avez la foi.Donc, quand quelqu\u2019un essaye de convaincre un partisan de Donald Trump que son champion dit des choses factuellement fausses 7 fois sur 10, l\u2019exercice est aussi vain que d\u2019essayer de convaincre un catholique ardent qu\u2019en fait Dieu n\u2019existerait pas.» Donc, on pourrait mentir sans problème dans cette campagne?« Le succès de Donald Trump est une conséquence, un symptôme, de la dérive hystérique et sensationnaliste du système médiatique des États-Unis, fait valoir Thomas Guénolé.Lorsque, pendant des années, vous cherchez à maximiser votre auditoire avec du trash, du gore, des débats qui tournent au ring de catch entre des intervenants caricaturaux, du buzz sur la moindre provocation d\u2019untel ou untel, et une absence globale de fact checking sur le vif quand un politicien dit quelque chose de c o m p l è t e m e n t f a u x , c e l a donne, au bout du compte, Donald Trump vainqueur des primaires du Parti républicain.» « Les vrais partisans ne veulent pas entendre dire que leur favori ment, conclut Daniel Dale.Mais cette élection est très serrée, alors si la vérification des faits peut influencer 5 % de la population, ça peut faire une différence\u2026» Le Devoir L\u2019art de la fausseté selon Donald Trump MANDEL NGAN AGENCE FRANCE-PRESSE Depuis le début de la campagne, les déclarations-chocs de M.Trump ont fait sa renommée.Mais une grande proportion de ses dires s\u2019est révélée fausse ou encore teintée de désinformation.Le clan Trump Taxes et impôts promet de réduire le nombre de tranches d\u2019imposition en le faisant passer de sept à trois ; de couper les impôts sur les sociétés en les faisant passer de 35% à 15%; d\u2019éliminer les taxes foncières ; Économie promet de créer 25 millions d\u2019emplois d\u2019ici les dix prochains années en mettant en avant des mesures protectionnistes, en investissant dans les infrastructures et en s\u2019attaquant au dé?- cit commercial ; de développer la production d\u2019énergies fossiles à l\u2019échelle du pays ; Immigration promet de construire un mur de 3200 kilomètres sur la frontière américano-mexicaine ; de durcir les lois et règlements sur l\u2019immigration et la déportation d\u2019immigrants illégaux ; d\u2019abaisser les seuils d\u2019immigration actuellement en vigueur; Affaires étrangères promet de réchauffer les relations américaines avec la Russie de Vladimir Poutine a?n d\u2019accroître la sécurité du pays ; de systématiquement faire primer les intérêts américains en politique étrangère ; d\u2019éradiquer le groupe État islamique, et envisage de déployer des troupes au sol ; Loi et ordre promet d\u2019augmenter les pouvoirs des forces policières, ce qui leur permettrait d\u2019user plus facilement de la force et de pratiquer le pro?lage ; de protéger le droit de circuler librement avec des armes à feu ; Climat promet de couper dans le ?nancement des programmes et organismes luttant contre le changement climatique, comme l\u2019Environmental Protection Agency ; de mettre la hache dans l\u2019accord de Paris et tous les autres accords relatifs à l\u2019environnement, pour prétexte que « les changements climatiques n\u2019existent pas» ; Droits de la mère et de la petite enfance promet d\u2019instaurer un congé de maternité (mais pas de paternité) payé de six semaines.Le clan Clinton Taxes et impôts promet d\u2019imposer davantage les plus riches, notamment avec une «surimposition» de 4% pour les foyers gagnant plus de 5 millions qui servirait en retour à ?nancer l\u2019accès à l\u2019université gratuit pour les Américains les plus pauvres ; de mettre ?n à diverses échappatoires dont pro?tent les mieux nantis ; Économie promet de créer 10 millions d\u2019emplois en investissant dans le secteur manufacturier de pointe, la technologie, l\u2019énergie renouvelable et les petites entreprises, de même que la formation professionnelle ; Même si elle s\u2019est déjà montrée très favorable au Partenariat transpaci?que, Mme Clinton a depuis retiré son appui à cet accord ; Immigration promet de poursuivre l\u2019initiative du président Obama, qui a permis à plusieurs immigrants non documentés et à leurs familles d\u2019accéder à la résidence permanente; veut faire passer le nombre de réfugiés syriens accueillis annuellement de 10000 à 65000; Affaires étrangères promet de jouer un rôle bien plus actif dans la lutte contre le groupe État islamique, notamment en armant les rebelles syriens, et de poursuivre la présence américaine en Afghanistan; Loi et ordre s\u2019oppose aux peines minimales ; souhaite que les personnes condamnées pour des crimes non violents liés à la drogue béné- ?cient de programmes de réinsertion plutôt que de prison ferme; veut interdire les armes d\u2019assaut et imposer des véri?cations plus strictes lors de l\u2019achat ; Climat s\u2019oppose à un moratoire sur l\u2019extraction du gaz de schiste, mais souhaite imposer des règles plus strictes au sein de l\u2019industrie énergétique ; Droits de la mère et petite enfance s\u2019engage à ce que les familles ne dépensent pas plus de 10% de leurs revenus en frais de garderie et souhaite créer des maternelles quatre ans à l\u2019échelle du pays.À travers le fiel, les promesses La course de 2016 aura été marquée davantage par les scandales, les déclarations rocambolesques et les attaques personnelles que par les plateformes des deux principaux candidats à la Maison-Blanche.Le Devoir résume ici les principaux engagements. D I M A N C H E 6 N O V E M B R E 2 0 1 6 AMERICAINES A 3 Montréal : 4875, Jean-Talon Ouest · (514) 344-8555 · 1 (866) 747-8555 Laval : 2267, boul.Le Corbusier · (450) 682-8280 www.abatjourillimites.ca \u2022 Plus de 5 000 abat-jour en magasin.\u2022 Le plus grand choix au Canada.\u2022 Service de recouvrement sur mesure.\u2022 Apportez votre pied de lampe pour un ajustement parfait.sur tous nos abat-jour en magasin Excluant les commandes et les parchemins peints main.Aucun ajustement de prix sur les commandes ou achats antérieurs.Présentez ce coupon au moment de l\u2019achat.30 70 De à de rabais * % % GRANDE VENTE - * Pour un temps limité.Ouvert ce dimanche à Montréal 445, rue St-Sulpice, Vieux-Montréal Téléphone : 514 845-4980 Heures d\u2019ouverture : du lundi au vendredi de 10 h 00 à 18 h 00 les samedis et dimanches de 10 h 00 à 16 h 30 Papeter ie Casse - Noisette Nous tenons en inventaire agendas, papiers Lalo, papier St-Gilles, cartes, plumes et stylos, albums de photos, articles de bureau, sceaux, cires à cacheter .M A R C O F O R T I E R à Atlanta N ous sommes en plein «berceau des droits civiques ».Mar tin Luther King a lancé ici, dans le quartier Sweet Auburn d\u2019Atlanta, le vaste mouvement pour les droits des Noirs qui allait transformer l\u2019Amérique.Un million de personnes viennent chaque année se recueillir sur la tombe du célèbre pasteur et de sa femme, Coretta Scott King.Près de 50 ans après son assassinat, King reste un héros à Atlanta.Sa lutte non violente pour les droits civiques inspire encore les dirigeants politiques et les citoyens, dans cette ville peuplée d\u2019une majorité de Noirs.« Tôt le matin ou en fin de journée, quand je marche ici, je sens sa présence», dit Judy Forte, gestionnaire du Lieu historique national nommé en l\u2019honneur de Martin Luther King.L\u2019église baptiste Ebenezer, où King et son père ont galvanisé les foules, a été transformée en musée.Une grande église toute neuve accueille désormais les fidèles de l\u2019autre côté de la rue.Un vaste complexe abrite la tombe du héros et de sa femme, une bibliothèque et des expositions.Des haut-parleurs dif fusent en boucle des extraits de discours de Martin Luther King, dont le célèbre « I have a dream», livré le 28 août 1963 à Washington.Sweet Auburn fut jadis le « quartier noir le plus prospère du monde ».Un quartier noir, au temps de la ségrégation, c\u2019était un quartier où les Afro-Américains vivaient littéralement confinés.Ces citoyens de seconde classe avaient leurs propres écoles, leurs propres hôpitaux, leurs autobus, leurs salons de coiffure\u2026 Ironiquement, en faisant adopter la Loi sur les droits civiques et la Loi sur les droits électoraux, en 1964 et en 1965, King a sonné le glas de son quartier.À la fin de la ségrégation, les Noirs se sont dispersés partout en ville.Aujourd\u2019hui, deux commerces subsistent dans cette section de l\u2019avenue Auburn: des salons funéraires\u2026 Dès qu\u2019on quitte le parc historique Martin Luther King, les rues se vident.Les rares âmes qui déambulent autour sont de pauvres Noirs qui parlent tout seuls, le regard vide, parfois en poussant un chariot d\u2019épicerie qui rassemble toutes leurs possessions.Exaspération tranquille Ici comme ailleurs, la colère gronde dans la communauté noire.La remontée de Donald Trump dans les sondages, à trois jours du scrutin présidentiel, suscite une énorme crainte dans la ville qui a vu naître le mouvement pour le droit à l\u2019égalité.Mais au-delà de ce hoquet de l\u2019actualité, c\u2019est le racisme, la violence et les inégalités chroniques qui alimentent l\u2019inquiétude des Afro-Américains.Le mouvement Black Lives Matter a ouvert une section fort active à Atlanta.Ces activistes ont le sens de l\u2019humour : quand on cherche leur adresse sur Google, on arrive dans un parc du centre-ville où les sans-abri (tous des Noirs, évidemment) viennent passer le temps\u2026 « Atlanta est soi-disant une Mecque des droits civiques depuis la fin de la ségrégation.Il y a eu bien sûr des progrès réels, mais cette réputation internationale découle d\u2019une mise en marché du rêve de Martin Luther King», affirme l\u2019historien Maurice J.Hobson, rencontré au Département d\u2019études afro-américaines de l\u2019Université d\u2019État de Géorgie (UEG).Cet intellectuel de 40 ans s\u2019apprête à publier La légende de la Mecque des Noirs, un essai sur la commercialisation d\u2019Atlanta en tant que « terre promise des droits civiques».Une savante opération de marketing a notamment mené à la tenue des Jeux olympiques de 1996 à Atlanta, selon le chercheur.« Le maire de l\u2019époque a compris que la tolérance est bonne pour les af faires.Plutôt que d\u2019être raciste, il a décidé d\u2019être un modéré.Il a mis en marché Atlanta comme une entité distincte d\u2019autres villes du Sud, comme Birmingham, Montgomery, La Nouvelle-Orléans, Little Rock ou Greensboro», dit-il.Suprématie blanche Maurice J.Hobson est fâché.Oui, une classe moyenne prospère a émergé au sein de la communauté noire d\u2019Atlanta \u2014 et partout en Amérique, en fait.Une simple visite à l\u2019Université d\u2019État de Géorgie, au centre d\u2019Atlanta, suf fit pour s\u2019en rendre compte : cette classe moyenne afro-américaine est éduquée.Les Noirs d\u2019Atlanta ont aussi acquis un pouvoir politique considérable depuis l\u2019élection du premier maire afro-amé- ricain du Sud, Maynard Jackson, en 1973.Encore une fois, comme toujours en politique américaine, il y a un mais.Mais la pauvreté des Noirs.Mais la violence policière.Mais le racisme\u2026 «L\u2019élection de Barack Obama devait mener à une société post-raciale.Ce n\u2019est absolument pas arrivé.On vit encore dans un système de suprématie blanche», dit Maurice J.Hobson.Son collègue Michael Simanga est encore plus fâché.Loin d\u2019apaiser les tensions, l\u2019élection du premier président noir a stimulé le racisme, selon lui.Ce professeur de 62 ans est un oiseau rare.Il a travaillé comme soudeur et organisateur syndical dans l\u2019industrie automobile de Detroit.Comme des milliers d\u2019autres ouvriers, il a perdu son emploi au milieu des années 1990.Si- manga est retourné sur les bancs d\u2019école et a obtenu un doctorat à 50 ans.Il enseigne maintenant à l\u2019université.Il a un profond respect pour Martin Luther King, mais son idole est Malcolm X, leader radical converti à l\u2019islam.« Il était parmi les plus pauvres des plus pauvres.Il n\u2019avait pas d\u2019éducation, son père a été tué, il a été élevé en famille d\u2019accueil, il était un jeune délinquant, il est devenu un criminel, il était violent, drogué, et il est devenu une des figures les plus marquantes du XXe siècle ! » raconte Michael Simanga.Vivement la révolte Les États-Unis ont besoin de radicaux progressistes pour affronter les radicaux comme Donald Trump, estime le professeur.«Le Parti républicain manque de respect depuis le début envers le président Obama.Ce parti est devenu raciste et a attiré des suprémacistes blancs.Ces gens n\u2019ont jamais considéré Obama comme légitime tout simplement parce qu\u2019il est noir», affirme-t-il.Un demi-siècle après la fin de la ségrégation, les institutions américaines restent contaminées par le racisme, déplore Michael Simanga.Les minorités sont considérées comme des citoyens de seconde classe même si leurs droits sont reconnus par la Constitution.« Les enfants de race noire sont plus susceptibles de se faire suspendre ou expulser de leur école à tous les niveaux, de la maternelle jusqu\u2019à l\u2019université.Les Noirs sont plus susceptibles de se faire arrêter par la police, de se faire accuser et condamner, et les sentences sont plus sévères pour les Noirs que pour les Blancs pour des délits comparables.Les statistiques démontrent tout cela», rappelle Michael Simanga.Qu\u2019il accède ou non à la Maison-Blanche, Donald Trump a causé un tor t considérable à toutes les minorités, selon lui.«Les racistes ont un porte-parole à l\u2019échelon politique le plus élevé.» Si Hillary Clinton gagne, Michael Simanga et Maurice J.Hobson sont convaincus que des révoltes isolées de suprémacistes blancs peuvent survenir dans le sud et l\u2019ouest des États-Unis.Ils vont même jusqu\u2019à souhaiter une forme de chaos pour crever l\u2019abcès du racisme et des inégalités.«Les progressistes vont gagner.Historiquement, les États-Unis sont au mieux quand ils mettent en avant les idéaux d\u2019inclusion.» Le Devoir LE DEVOIR EN GÉORGIE Au cœur de la révolte des Noirs Les militants pour l\u2019égalité attendent toujours la société postraciale BRANDEN CAMP ASSOCIATED PRESS Le mouvement Black Lives Matter d\u2019Atlanta a tenu une manifestation en septembre dernier devant le Lenox Square Mall, en réaction aux meurtres par des policiers blancs de Terence Crutcher à Tulsa, en Oklahoma, et de Keith Lamont Scott à Charlotte, en Caroline du Nord.Trois questions à trois experts Quel bilan pour a campagne de Donald Trump?« Donald Trump est la résultante de 30 années de populisme au Parti républicain ; 30 années d\u2019usage, d\u2019instrumen- talisation d\u2019une droite extrême, de gens en colère, de ces fameux \u201chommes blancs en colère\u201d.On les a utilisés, instrumentalisés à travers les guerres culturelles, à travers des questions autour du mariage gai.Donc, tous ces éléments-là se sont agrégés et ont fini par exploser entre les mains mêmes de son créateur.[Donald Trump], c\u2019est le Frankenstein du Parti républicain.» \u2014 Élisabeth Vallet, professeure associée à la Chaire Raoul-Dandurand de l\u2019UQAM Quel bilan pour la campagne d\u2019Hillary Clinton?« Il y avait déjà cette impression-là auprès de l\u2019électorat, qui la poursuivait depuis le début, c\u2019est-à-dire que c\u2019était une insider.Elle représente l\u2019establishment politique, le centre, la stabilité aussi, en quelque sor te.Mme Clinton, depuis le début de sa carrière politique, n\u2019est pas là nécessairement pour bouleverser la vie politique américaine en prenant des positions qui sont trop extrêmes, qui sont trop à gauche.C\u2019est quelqu\u2019un qui gouverne au centre et qui est à l\u2019aise avec ça.Et on a vu que, même si c\u2019est une candidature qui est assez rodée et que c\u2019est une personne qui est éminemment compétente, la colère et le ressentiment de l\u2019électorat ont fait en sorte que ça a été plus difficile et plus pénible que prévu.» \u2014 Philippe Fournier, chargé de cours à l\u2019Université de Montréal et chercheur au CERIUM Quel b i lan pour la démocrat ie américaine ?«C\u2019est un bilan assez sombre.Nos collègues américains [\u2026] nous disent: je suis un petit peu gêné dans les circonstances.[\u2026 ] Michelle Obama le disait lors de la convention démocrate: est-ce que M.Trump est un exemple pour nos enfants?De l\u2019entendre parler des femmes ainsi, est-ce que ça brosse un portrait positif de ce qu\u2019est notre société?La réponse, c\u2019est non.[\u2026] Il y a eu beaucoup de gens très déçus du fait que Bernie Sanders n\u2019a pas gagné les primaires démocrates.On le voit, c\u2019est une espèce de concours d\u2019impopularité en ce moment et, d\u2019ailleurs, ça pourrait avoir un effet sur le taux de participation le 8 novembre.[\u2026] Mais on sent du cynisme, un certain désintérêt.» \u2014 Frédérick Gagnon, titulaire de la Chaire Raoul-Dandurand de l\u2019UQAM Lire aussi \u203a Recul du taux de chômage à la veille de l\u2019élection présidentielle dans nos pages Économie.Page C 3 « Les racistes ont un porte-parole à l\u2019échelon politique le plus élevé » A 5 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 5 E T D I M A N C H E 6 N O V E M B R E 2 0 1 6 A L \u2019ECOLE DE LA DIFFERENCE A 4 Nicolas, 15 ans, fait une crise au petit-déjeuner.Il frappe sur la table, hurle et se mord.Valérie, Anne-Marie et Julie tentent de le maîtriser et de le calmer.A vant même que les premières gouttes d\u2019eau ne touchent le sol, William lève un bras frêle pour se rapprocher de la source.Il redresse la tête, puis c\u2019est l\u2019extase.L\u2019eau de la douche ruisselle sur son corps, sur ses paupières qui restent désespérément fermées.Son visage s\u2019illumine.Il rit.Devant ce moment de grâce sublime, ce sont toutes les émotions du matin qui remontent à la surface.Elles se bousculent et s\u2019entrechoquent au contact de ces enfants qui cumulent des diagnostics d\u2019autisme et de déficience intellectuelle sévère.Le quotidien, dans cette école spécialisée de Deux-Montagnes, c\u2019est la violence qui côtoie la douceur, la tristesse et l\u2019espoir, les miracles qui jaillissent du chaos.Des larmes coulent sur mes joues, comme l\u2019eau de la douche sur le visage de William.Les mains de l\u2019enseignante se posent doucement sur mes épaules.«C\u2019est normal, tout le monde a cette réac- tion-là la première fois.» William a 14 ans, mais il a l\u2019air d\u2019un enfant de 7 ans.Il est autiste, sourd et aveugle et présente une déficience intellectuelle.Pour diverses raisons, et malgré tout l\u2019équipement dont dispose l\u2019école pour permettre aux enfants d\u2019avoir accès à la piscine, William ne peut se joindre à ses camarades de la classe des polyhandicapés pour le cours d\u2019éducation physique.Mais le personnel a découvert récemment que l\u2019enfant s\u2019épanouit comme une fleur au soleil sous la douche.William reste donc sous le jet pendant que Maély et Nicolas traversent la piscine.«Il trouve le moyen de sourire à travers ça.D\u2019où ça vient, on ne le sait pas, mais c\u2019est tellement beau\u2026», s\u2019émeut Lyne, préposée des élèves handicapés pour la piscine.S\u2019exprimer sans les mots Pendant ce temps, dans la classe des grands, Valérie et les deux éducatrices tentent de ramener le calme.La journée est par tie sur les chapeaux de roues.Plusieurs de ses neuf élèves sont « fragiles » ces jours-ci.Avant même que les jeunes ne mettent les pieds dans la classe, Valérie, qui fait à peine 5 pieds, est obligée de se battre avec un grand gaillard de 20 ans pour qu\u2019il remonte son pantalon descendu à la mi-cuisse, faute de ceinture.Quelques minutes plus tard, sans raison apparente, Nicolas, 15 ans, pique une crise.Anne-Marie, l\u2019éducatrice, tente de calmer l\u2019adolescent, mais c\u2019est l\u2019escalade.Agité, Nicolas frappe sur la table, se mord et hurle de plus en plus fort.Valérie et Anne-Marie forcent cet enfant prisonnier d\u2019un corps d\u2019adulte à se poser sur un matelas de sol.Il se démène, se contorsionne, comme traversé par des convulsions.Il se lève, saute, bat des bras comme s\u2019il voulait s\u2019envoler, puis s\u2019écrase au sol en émettant des sons gutturaux qui déchirent le cœur.Comme plusieurs de ses camarades, Nicolas ne parle pas.Dans le jargon du milieu, on appelle ça un «non-verbal».Chacun s\u2019exprime comme il peut, et cela passe souvent par une agressivité mal maîtrisée.«Ils ont changé sa médication», lance Anne-Marie en guise d\u2019explication.Puis, quand Nicolas se calme un peu, Julie, l\u2019autre éducatrice, l\u2019amène dans la Snoezelen, une salle multisensorielle qui permet de stimuler les polyhandicapés et d\u2019apaiser les plus anxieux.Au- jourd\u2019hui, on limite au minimum les effets : lumières tamisées, tube de bulles lumineuses et images apaisantes projetées sur le mur.Couché sur le ventre, Nicolas s\u2019approche de la colonne d\u2019eau et s\u2019y accroche comme à une bouée.La crise est passée.De l\u2019obsession au rire Mais la scène a per turbé toute la classe de Valérie.La belle Alexandra, 18 ans, qui mangeait ses gaufres tranquillement, interrompt son déjeuner.Elle se balance sur sa chaise, l\u2019air désemparé.Anne-Marie propose de lui faire une tresse française pour la calmer.Félix, 21 ans, commence à marcher à reculons dans la classe sous le regard découragé des éducatrices.Kathryn, 20 ans, repart dans ses obsessions rituelles : « Maman.Trois, scande-t-elle sur un ton militaire.Maman.Kathryn.Deux.Yes ! Yes ! Yes ! » Elle tape dans les mains de Julie, qui lui lance un retentissant «Bravo championne !».Kathryn répétera les mêmes mots, les mêmes gestes, au moins une dizaine de fois dans la journée.Sur la table centrale, Jean-Michel s\u2019échine sur un casse-tête en bois.Gabriel, 21 ans, déplace des animaux de la ferme sur le iPad.Jamy, 20 ans, se berce, les yeux dans le vide, en lançant de temps à autre des «Encore!» suivis de grands éclats de rire.Dans le coin radio, Médé- rick J.écoute les Ramones, confortablement assis sur un pouf rempli de billes.Médérick R., lui, est allongé sur un matelas dans le coin jeu, une couverture sur la tête.Dès son arrivée en classe, le jeune homme de 19 ans s\u2019est précipité sur les pictogrammes pour demander d\u2019aller en période de repos.«Ça fait deux nuits qu\u2019il ne dort pas.Il ne va manifestement pas bien, on le voit tout de suite dans ses yeux, se désole Valérie.On va le laisser se reposer.De toute façon, ça ne sert à rien d\u2019essayer de le forcer à rester avec nous, il n\u2019est pas disponible.» Une petite minuterie sonne sur le bureau de Valérie.C\u2019est au tour de Gabriel de passer au coin professeur pour travailler, individuellement, son programme pédagogique.Aujourd\u2019hui, il fait des maths, sa matière préférée.« C\u2019est ma spécialité ! » lance fièrement le jeune homme.Il doit résoudre des énigmes à partir d\u2019un tableau composé de chiffres et de lettres.« La réponse, c\u2019est 105 ?Oh, non ! J\u2019ai fait une erreur ! » Gabriel est accablé.Il se prend la tête à deux mains, sa voix devient celle d\u2019un enfant de 3 ans.Valérie doit mettre plusieurs minutes pour lui remonter le moral, reconstruire son estime.«Tous les êtres humains font des erreurs, Gabriel.Tu vas en faire toute ta vie.Regarde, moi, j\u2019ai renversé tous les blocs tantôt, ce n\u2019est pas grave.» Les exercices d\u2019Alexandra sont plus faciles, mais elle se tord les mains à force d\u2019efforts.Elle doit compter des seaux et encercler le chiffre qui y est associé.Elle peine à tenir le crayon et n\u2019arrive pas à identifier le 7.Elle tente ensuite de compléter des suites logiques avec des pictogrammes : les fleurs avec les fleurs, les animaux avec les animaux.« Chaque élève a un horaire et un programme adapté , explique Valérie.Je ne peux dire qu\u2019ils ont l\u2019équivalent d\u2019une première ou d\u2019une troisième année, ce ne sont pas des niveaux comme ça.Ce qu\u2019on enseigne, ça ne ressemble à rien.Pour moi, l\u2019enseignement, ce n\u2019est pas juste scolaire, c\u2019est aussi l\u2019hygiène corporelle, la vie domestique, la communication.On veut leur apprendre à vivre et à être le plus autonomes possible.» Rêves d\u2019adolescente Quand la minuterie sonne à nouveau, Alexandra passe au coin ordinateur.Elle demande à l\u2019éducatrice de l\u2019aider à aller sur YouTube.«Tu veux Justin Bieber ou Katy Perry?» La question nous rappelle qu\u2019Alexandra n\u2019est pas seulement une élève autiste avec une déficience intellectuelle.C\u2019est d\u2019abord et avant tout une adolescente qui adore la musique pop et les vidéoclips.Elle chante et tape des mains en écoutant Teenage Dream.Les rêves de la célèbre Californienne n\u2019ont sans doute rien à voir avec ceux d\u2019Alexandra.Mais qu\u2019importe, c\u2019est son petit moment de bonheur à elle.Le Devoir Entre violence et douceur « Tous les êtres humains font des erreurs, Gabriel.Tu vas en faire toute ta vie.Regarde, moi, j\u2019ai renversé tous les blocs tantôt, ce n\u2019est pas grave.» T E X T E : J E S S I C A N A D E A U P H O T O S : J A C Q U E S N A D E A U L\u2019école des Érables à Deux-Montagnes Commission scolaire Seigneurie des Mille-Îles.Fondation en 1977.Depuis 2007-2008, l\u2019école a un mandat régional pour les élèves souffrant d\u2019un trouble du spectre de l\u2019autisme doublé d\u2019une déficience modérée à sévère ou profonde.Elle dessert des enfants de cinq commissions scolaires, de Laval à Mont-Tremblant.L\u2019école accueille 95 élèves, âgés de 5 à 21 ans, répartis dans 14 groupes.Source : Fédération autonome de l\u2019enseignement (FAE) Les écoles spécialisées au Québec 29 écoles spécialisées ; 17 classes spécialisées dans des écoles ordinaires.De ces 46 écoles et classes spécialisées, une seule l\u2019est auprès de la clientèle souffrant uniquement d\u2019un trouble du spectre de l\u2019autisme et 24 sont spécialisées pour les enfants souffrant d\u2019un trouble du spectre de l\u2019autisme doublé d\u2019une déficience intellectuelle moyenne à sévère.Source : Fédération autonome de l\u2019enseignement (FAE) En plus d\u2019avoir un diagnostic d\u2019autisme et de déficience intellectuelle, Maély, 8 ans, souffre de cécité partielle.Elle semble aimer le contact de l\u2019eau et le calme de la piscine, où elle évolue avec une certaine crainte malgré les encouragements de son éducatrice.Méderick J.fait des mathématiques à l\u2019ordinateur.Le jeune homme suit, à l\u2019aide de ses doigts, le mouvement des personnages qui empilent à l\u2019écran des tonneaux dans un camion.«1 + 3 = 4 ! », s\u2019écrie-t-il, tout fier de lui.Après la crise, Julie emmène Nicolas dans la salle multisensorielle pour le calmer.Il va y rester une vingtaine de minutes, couché sur un matelas dans la pénombre, avant de revenir en classe poursuivre sa journée.Petit moment de répit à la récréation pour Jean-Michel, qui s\u2019amuse sur une balançoire.Dans la classe des enfants polyhandicapés, un coin est réservé pour « la petite chambre», une maisonnette tout en textures pour stimuler les enfants comme Maély. J E S S I C A N A D E A U L es enfants passent trop de temps à se préparer aux examens et pas assez à apprendre, estime le ministre de l\u2019Éducation, Sébastien Proulx, qui envisage de diminuer le nombre d\u2019évaluations au primaire et au secondaire.« [Sur la question des évaluations], je fais cer tains constats, a soutenu le ministre Proulx, lors des consultations publiques sur la réussite éducative qui se tenaient à Montréal vendredi.Je remarque que, pas très loin de nous, en Ontario, le taux de diplomation est plus élevé.Et on se retrouve dans la situation où ils ont beaucoup, beaucoup moins d\u2019évaluations qu\u2019il y en a à l\u2019école québécoise.On a 83 évaluations au primaire et au secondaire à l\u2019école québécoise, et ils en ont 18.Est-ce que vous êtes de mon avis \u2014 je vais déclarer ma perception \u2014 qu\u2019on pourrait peut-être évaluer moins, évaluer mieux, au bon moment, et arrêter de se préparer à un examen plutôt qu\u2019en situation d\u2019apprentissage?» Les enseignants de Montréal, dont les syndicats s\u2019étaient regroupés pour faire une présentation commune au ministre, se sont montrés favorables à l\u2019idée.«Je vais être très honnête, Monsieur le Ministre, les professeurs qu\u2019on représente, souvent, on les entend dire : \u201cOn passe notre temps à évaluer les enfants, on passe notre temps à les préparer à l\u2019évaluation, vient un temps où on se demande quand est-ce qu\u2019on a du temps pour enseigner\u201d », a répondu Mélanie Hubert, présidente du Syndicat de l\u2019enseignement de l\u2019ouest de Montréal (SEOM), qui témoignait avec le Syndicat de l\u2019enseignement de la Pointe-de-l \u2019Î le (SEPI) et l\u2019Alliance des professeurs de Montréal, et dont les membres manifestaient devant l\u2019hôtel Zéro 1, où se tenait la rencontre.Cette dernière émet toutefois des mises en garde bien senties.«Évaluer moins?Possiblement.Mais si on évalue mieux.Ça va ensemble.Parce que si l\u2019évaluation n\u2019est pas signifiante, ce n\u2019est pas plus utile.Et, surtout, il faudrait que l\u2019évaluation soit prise en compte, parce qu\u2019en ce moment, bien qu\u2019il y ait un seuil de réussite fixé à 60%, il y a constamment des pressions sur cette note.Il y a continuellement des élèves qui n\u2019atteignent pas ce seuil de réussite et qui sont promus au niveau supérieur.Et on ment aux parents ouvertement en leur disant que leur enfant réussit, alors que ce n\u2019est pas le cas.La difficulté, pour nous, elle est là.L\u2019évaluation doit servir de repère pour dire si ça va ou si ça ne va pas.Et si ça ne va pas, il va falloir mettre en place des choses, on ne peut pas continuer de faire semblant que ça va, parce qu\u2019en ce moment, notre système diplôme des analphabètes fonctionnels.» Redoublement Le ministre a pris la balle au bond pour ramener le sujet sur la question du redoublement et sonder la position des enseignants de Montréal.«Rapidement, dans le parcours scolaire, il faudra être en mesure de faire l\u2019évaluation des aptitudes en littératie, a soutenu le ministre.Et manifestement, on fait des examens, des évaluations, en lecture et en écriture.Mais peut-être qu\u2019on devrait avoir, à un moment ou un autre, un constat qui se fait pour l\u2019ensemble des élèves du Québec sur les aptitudes pour être capable de poursuivre.Et je ne me trompe pas si je dis que vous avez comme position, dans certaines occasions, de revoir le redoublement?Ce qui n\u2019est pas le cas actuellement pour la majorité des cas.» La présidente du Syndicat de l\u2019ouest de Montréal abonde dans le même sens.« Oui, il faudra repenser le système de redoublement, mais si le redoublement, à l\u2019origine, n\u2019était pas la solution, l\u2019autopromotion actuelle ne l\u2019est pas non plus.» Inégalités sociales La compétition entre les écoles, et plus par ticulière- ment avec les écoles à vocation par ticulière, qui accentuent les inégalités au détriment des élèves issus de milieux défavorisés, comme le révélait le Conseil supérieur de l\u2019éducation cette semaine, a également été relevée par plusieurs intervenants qui ont défilé devant le ministre vendredi.« Le problème, ce n\u2019est pas les programmes par ticu- liers et les projets de certaines écoles, lance Pascale Grignon, porte-parole du mouvement Je protège mon école publique.C\u2019est le fait que les autres écoles et les autres élèves n\u2019aient pas cette même chance.Il y a ici un réel enjeu d\u2019accessibilité et d\u2019équité.Ne nivelons pas vers le bas, côté stimulation.Au contraire ! Inspirons-nous de ce qui motive et plaît et of frons-le à tous les élèves, qu\u2019ils réussissent très bien ou non, dans toutes les régions.» Le Devoir L E D E V O I R , L E S S A M E D I 5 E T D I M A N C H E 6 N O V E M B R E 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 6 CONSULTATIONS EN ÉDUCATION La quantité d\u2019évaluations freine l\u2019apprentissage Les profs estiment perdre du temps avec les examens ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Les enseignants s\u2019insurgent contre l\u2019obsession de la note de passage à 60% : « Il y a continuellement des élèves qui n\u2019atteignent pas ce seuil de réussite et qui sont promus au niveau supérieur.» J E S S I C A N A D E A U P our répondre aux préoccupations des parents, des professeurs et d\u2019autres groupes de la communauté anglophone, la commission scolaire English-Montréal revendique des changements au nouveau cours d\u2019histoire présentement enseigné dans ses écoles dans le cadre d\u2019un projet-pilote.«Le conseil des commissaires de la commission scolaire English-Montréal a entendu sa communauté et partage ses préoccupations profondes concernant le contenu du cours d\u2019histoire de secondaire 3 et 4 », écrivent les commissaires dans une résolution adoptée à l\u2019unanimité en septembre et envoyée ces dernières semaines au ministre de l\u2019Éducation, Sébastien Proulx.Faisant écho à d\u2019autres groupes, dont le Québec Community Group Network, les commissaires estiment que le nouveau programme « fait abstraction des contributions historiques des minorités linguistiques et culturelles de la province et fait la promotion d\u2019une idéologie nationaliste biaisée».Ainsi, ils demandent au ministre «de surseoir à l\u2019approbation du nouveau cours d\u2019histoire de secondaire 3 et 4 tant que des changements n\u2019auront pas été apportés pour inclure une représentation plus juste des contributions historiques des communautés des premières nations, des anglophones et des allophones au développement de la société québécoise».Message clair En entrevue, la présidente de la commission scolaire, Angela Mancini, explique que différents groupes ont fait des représentations aux commissaires pour demander des changements.Les parents et les professeurs en particulier se sont montrés « inquiets » au sujet du nouveau cours qui est donné aux enfants, explique-t-elle.En mai dernier, le ministre avait affirmé qu\u2019il avait fait des modifications pour satisfaire notamment la communauté anglophone, mais sans être capable de donner des exemples précis.L\u2019implantation obligatoire a également été reportée d\u2019un an.Il y a bien eu «des ajustements » dans ce nouveau programme, convient la présidente, «mais ce n\u2019est pas assez».« [Avec cette résolution], on voulait envoyer un message clair au ministre», précise-t-elle.Sondage Un sondage a été envoyé ces dernières semaines à tous les professeurs d\u2019histoire des écoles de la commission scolaire English-Mont- réal pour tenter de préciser les événements historiques qui devraient être ajoutés au cursus.«Les premiers résultats commencent à rentrer.On espère avoir un portrait complet pour le prochain conseil des commissaires, le 23 novembre prochain», répond la présidente Angela Mancini.La liste sera acheminée au ministre avec une demande explicite d\u2019ajouter les éléments choisis au cursus.« Il faut faire vite, les gens sont inquiets.[Ils craignent] que le ministre adopte le programme final avant même que l\u2019on puisse lui présenter nos demandes plus concrètes.» Contrôle sur le curriculum Cette démarche n\u2019est toutefois pas suffisante pour certains commissaires, dont le commissaire et parent Andrew Ross, qui a pourfendu l\u2019administration Mancini lors du dernier conseil des commissaires mercredi dernier.« Rien ne bouge, c\u2019est très désappointant.La raison spécifique pour laquelle le comité de parents a mis ce dossier en avant, c\u2019était pour que cela engendre des changements dans le programme d\u2019histoire.Alors, je demande, j\u2019espère et je supplie la commission scolaire de prendre des mesures plus fortes afin d\u2019encourager le changement dans ce programme.» Certains commissaires ont exprimé le souhait d\u2019avoir un plus grand contrôle sur le curriculum enseigné dans les écoles anglophones.Interpellée sur ce sujet, la présidente a rappelé que cela n\u2019était pas prévu dans la loi et que c\u2019était donc impossible, « à moins d\u2019entreprendre des démarches légales à l\u2019encontre du gouvernement».« Pourrions-nous aller plus loin pour avoir un droit de regard sur le curriculum ?Absolument, a répondu la présidente aux commissaires.En Ontario, et dans le reste du Canada, c\u2019est exactement ce qui se passe.Au Canada, les minorités linguistiques ont beaucoup plus de contrôle que nous n\u2019en avons ici au Québec sur les curriculums, y compris sur le curriculum du programme d\u2019histoire.Nous n\u2019avons jamais revendiqué ce genre de chose, et il y a des raisons d\u2019être politiques, de travailler ensemble avec le gouvernement.» En entrevue au Devoir, la présidente assure que le droit de regard sur le curriculum ne fait pas partie des revendications de la commission scolaire English-Montréal.« C\u2019étaient des discussions pour comparer [ce qui se fait ici par rapport aux autres provinces], mais ce n\u2019est pas une demande comme telle.» Le Devoir ÉCOLE SECONDAIRE Le nouveau cours d\u2019histoire déplaît aux écoles anglophones [Le nouveau programme] fait abstraction des contributions historiques des minorités linguistiques et culturelles de la province Les commissaires de la commission scolaire English-Montréal « » P A T R I C E B E R G E R O N à Québec Les citoyens doivent s\u2019attendre à plus de grèves des transports en commun et des services municipaux : les syndicats ont fait savoir vendredi qu\u2019une nouvelle loi du gouvernement Couillard les forcera à débrayer plus souvent.Des dirigeants du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) et de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) ont annoncé vendredi qu\u2019ils contesteront devant la Cour supérieure le projet de loi 110, adopté cette semaine, qui change les règles de négociations des conventions collectives dans le monde municipal.Dans une conférence de presse commune à la Tribune de la presse parlementaire à Québec, ils ont aussi indiqué qu\u2019ils entendent donner une raclée au gouvernement libéral aux élections de 2018, qu\u2019ils qualifient de «pire gouvernement antitravailleurs depuis celui de Maurice Duplessis », en raison des autres lois adoptées qu\u2019ils jugent antisyndicales.Selon les syndicats, le projet de loi 110 change l\u2019équilibre des forces dans les négociations en donnant un avantage à la partie patronale, ce qui vient bafouer les droits des travailleurs.Résultat : ils devront exercer leurs moyens de pression beaucoup plus tôt, puisque la nouvelle loi prévoit, à la demande d\u2019une des parties, l\u2019intervention d\u2019un mandataire nommé par le ministre, ce qui suspend le droit à l\u2019arbitrage.« Il va y avoir beaucoup plus de débrayages dans le transport en commun et les municipalités à cause de la loi », a expliqué le coordonnateur de la Fédération des employés des services publics (FEESP-CSN), Richard Fortin.La Presse canadienne PROJET DE LOI 110 Plus de grèves, disent les syndicats G U I L L A U M E B O U R G A U L T - C Ô T É A ucun journaliste n\u2019est actuellement surveillé par la GRC et le SCRS\u2026 mais Ottawa n\u2019a pas idée si cette situation a pu se produire dans un passé récent.Le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, ne l\u2019a pas demandé.Et il n\u2019a pas l\u2019intention de le faire : c\u2019est le présent qui compte, dit-il.Pour M.Goodale, « la question por te sur ce qui se passe maintenant et nous pouvons offrir l\u2019assurance que ce genre d\u2019activité n\u2019a pas lieu.Je ne sais rien sur les événements qui se sont produits lorsque nous [les libéraux] ne formions pas le gouvernement », a indiqué le ministre en point de presse.Questionné à savoir s\u2019il demanderait directement au patron du Ser vice canadien du renseignement de sécurité (SCRS) si des mandats de surveillance ont pu être lancés dans les cinq dernières années, Ralph Goodale a répondu que c\u2019était précisément la «responsabilité du directeur de répondre aux questions opérationnelles».Or, interrogé la veille à savoir si le SCRS a pu mettre des journalistes sous surveillance dans les dix dernières années, le directeur en question \u2014 Michel Coulombe \u2014 avait répondu : « Ce qui s\u2019est passé au Québec ne se produit pas au niveau fédéral.Je ne commenterai pas plus que cela et je ne commenterai pas des questions opérationnelles.» Il avait ajouté qu\u2019à « cause des mesures en place au niveau fédéral, une situation comme on voit présentement au Québec ne s\u2019est pas produite et ne se produira [pas]».Reste qu\u2019il existe un exemple contradictoire : en 2007, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) avait filé deux journalistes de La Presse\u2026 à la demande du SCRS.Lors de la période de questions, M.Goodale a indiqué trouver « très inquiétantes» les révélations qui ont marqué la semaine au Québec \u2014 l\u2019espionnage de plusieurs journalistes par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ou la Sûreté du Québec (SQ).Le flou demeure sur ce que les forces policières ont fait des informations récoltées (notamment les registres des téléphones des animateurs de l\u2019émission phare Enquête, de Radio-Canada).C\u2019est dans ce contexte qu\u2019un juge de la Cour supérieure du Québec a ordonné vendredi la mise sous scellés des informations tirées du téléphone cellulaire de Patrick Lagacé, chroniqueur à La Presse espionné par le SPVM.La commission d\u2019enquête mise sur pied par Québec dans la foulée devra déposer son rapport «dans un délai relativement cour t », a pour sa part précisé le premier ministre Couillard vendredi matin.« On veut qu\u2019ils travaillent bien, mais on ne veut pas non plus que ça s\u2019éternise pour qu\u2019on puisse passer à l\u2019action.» Le chef caquiste François Legault a réclamé que cette commission scrute attentivement la question de la nomination des directeurs de services policiers, de même que les relations entre policiers et dirigeants politiques.« C\u2019est un drôle de hasard que les deux derniers premiers ministres \u2014 ou première ministre \u2014 du Québec, dès leur arrivée, aient changé le directeur général de la SQ, a-t-il fait valoir.Que Stéphane Ber- geron [ancien ministre péquiste de la Sécurité publique] sente qu\u2019il a le droit d\u2019appeler le d.g.de la SQ pour demander ce qui se passe avec son ami Michel Arsenault de la FTQ, c\u2019est troublant.» M.Legault a réitéré qu\u2019il souhaite aussi une meilleure protection pour les lanceurs d\u2019alerte que celle prévue dans la version actuelle du projet de loi 87 \u2014 qui ne protège pas un divulgateur qui s\u2019adresserait aux médias plutôt qu\u2019aux instances internes.« Ce n\u2019est pas pour rien que des policiers appellent des journalistes : c\u2019est parce qu\u2019en haut, c\u2019est bloqué et ils n\u2019ont pas le droit, quand ça concerne des politiciens, de parler », pense M.Legault.Avec La Presse canadienne Le Devoir L E D E V O I R , L E S S A M E D I 5 E T D I M A N C H E 6 N O V E M B R E 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 7 Le cadeau idéal Abonnez-les sur bayardjeunesse.ca/science ou au 1 866 600-0061 en mentionnant le code promo 1711NODV Pour moins de 4 $ par mois ! « Comment donner le goût de la lecture et de la science à nos jeunes ?En les abonnant à un magazine éducatif et ludique ! 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\u2013 inte rpré tatio n \u2022 a arm e et à la san té \u2022 desi gn in dust riel \u2022 scie nces hum aine s \u2022 s cien ces biom édic ales \u2022 ph iq tion \u2022 gé nie b iom édic al \u2022 étud es a ngla ises \u2022 ki nési olog ie \u2022 actu ariat \u2022 sc ienc es b iologn hoé duc atio n \u2022 h istoi re d e l\u2019a rt \u2022 étud es h ispa niqu es \u2022 édu catio n pr ésco laire en e nsei g n eign eme nt a u se cond aire \u2022 de sign d\u2019in térie ur \u2022 prat ique pha rma ceut ique \u2022 m usiq ues rpré tatio n \u2022 m éde cine vét érin aire \u2022 arc hite ctur e \u2022 l ingu istiq ue \u2022 vict imo logie \u2022 ét ude s h e \u2022 é tude s lus oph one s \u2022 jo urna lism e \u2022 d ével opp eme nt d urab le \u2022 info rma tiqu e \u2022 b ioéts que \u2022 sa nté pub lique \u2022 ét ude s ara bes \u2022 fra nçai s lan gue sec ond e \u2022 o rtho dida ctiq ue d e gi nthr opiq ue \u2022 gén ie bi omé dica l \u2022 é tude s mé diév ales \u2022 ré dact ion 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n \u2022 g éog raph ie \u2022r tude s his pan ique s \u2022 é duc atio n pr ésco laire en e nsei gne men t pri mair e \u2022 s cien ces de la ph d\u2019int érie ur \u2022 prat ique pha rma ceut ique \u2022 am énag eme nt \u2022 méd ecin e de ntai re \u2022 orth o io ogie \u2022 ét ude s au toch tone s \u2022 m ultim édia \u2022 th éolo gie \u2022 mu séol ogie \u2022 dé mog raph ie \u2022 b si tiqu e \u2022 b ioét hiqu e \u2022 s tatis tiqu es s ocia les \u2022 arts , cré atio n et tec hno logie \u2022 ét ude s cla s g dact ique des mat hém atiq ues \u2022 ne uros cien ces \u2022 hy gièn e du trav ail \u2022 aud iolog ie \u2022 mp ique des TIC \u2022 fin ance mat hém atiq ue e t co mpu tatio nnel le \u2022 mus ique \u2013 co t ie et ana lyse du risqu e \u2022 e rgot héra pie \u2022 scie nces cog nitiv es \u2022 mo bilit é, o es \u2022 psy chop édag ogie \u2022 sc ienc es d e la com mun icati on \u2022 psy chol mi ée \u2022 scie nces hum aine s ap pliq uées \u2022 sc ienc e po litiq ue \u2022 chi dust rielle s \u2022 m usiq ue \u2013 inte rpré tatio n \u2022 c rimi nolo gie \u2022 d t histo ire \u2022 litté ratu res d e lan gue fran çais e \u2022 p ublic i h et à la s anté \u2022 de sign indu strie l \u2022 sc ienc es é ie bi omé dica l \u2022 é tude s an glais es \u2022 kinni \u2022 his toire de l\u2019art \u2022 ét ude s his paes érie ur \u2022 mus ique s nu mér iqu m étud es a utoc hton es \u2022 u éthi que \u2022 st atist iq ng fran çais laéd es \u2022 r il 3200, rue Jean-Brillant Université-de-Montréal dimanche 6 novembre de 10 h à 16 h  Rencontres d\u2019experts et d\u2019étudiants  Visites de pavillons  Conférences admission.umontreal.ca ESPIONNAGE DE JOURNALISTES Ottawa ferme les yeux sur le passé Aucun journaliste n\u2019est surveillé actuellement par la GRC et le SCRS, dit Goodale J I M B R O N S K I L L à Ottawa L e ministre responsable de l\u2019agence d\u2019espionnage canadienne a annoncé, vendredi, que la consultation fédérale sur la sécurité nationale tentera de déterminer si le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) devrait avoir le droit de consulter le type de données personnelles qu\u2019il a conservées illégalement pendant des années.Dans un jugement rendu public jeudi, la Cour fédérale a statué que le SCRS a agi dans l\u2019illégalité en conservant pendant dix ans des données personnelles dans le cadre d\u2019un programme dont il n\u2019avait pas informé le tribunal.Le juge Simon Noël estime que le SCRS aurait dû communiquer ses activités à la cour puisqu\u2019elles ne concernaient pas directement la sécurité nationale \u2014 et que le programme en question fonctionnait en vertu d\u2019ordonnances judiciaires.Le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, a appris en janvier que le SCRS gardait la main sur ces métadonnées depuis 2006.Cette information se trouvait dans un rapport du Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité (CSARS), déposé aux Communes par le ministre lui- même au début de l\u2019année.M.Goodale dit cependant avoir pris conscience de l\u2019envergure de ce dossier il y a quelques semaines, quand le jugement préliminaire lui est parvenu.Vendredi, le ministre a soutenu qu\u2019un «principe fondamental de la vie privée au Canada» est que le SCRS devrait éviter d\u2019accumuler des informations concernant des personnes innocentes.Il n\u2019a pu dire combien de Canadiens ont vu des informations les concernant être stockées, mais il s\u2019agit selon lui d\u2019un nombre «excessif».Il s\u2019est cependant montré ouvert à ce que le SCRS soit doté de l\u2019autorité légale de conserver et analyser des données électroniques de citoyens qui ne posent pas une menace à la sécurité.« Je veux entendre des conseils d\u2019experts des deux côtés, a-t-il lancé en conférence de presse.Je ne devance pas la consultation.» M.Goodale a également souligné que le rappor t du CSARS et l\u2019intervention de la Cour fédérale sont la preuve que le SCRS est gardé à l\u2019œil.Il a ajouté que son projet de loi C-22, qui crée un comité de députés et de sénateurs pour surveiller les agences comme le SCRS et la GRC, renforcera le système.Ce comité aura accès aux opérations en cours de ces agences, alors que le CSARS ne peut que revenir sur le passé du SCRS.Jeudi, le directeur du SCRS, Michel Coulombe, a annoncé que l\u2019agence avait cessé toute analyse et verrouillé l\u2019accès aux données en question.Il a dit regretter que la cour « s\u2019inquiète en ce qui a trait au respect de l\u2019obligation de franchise» du SCRS.La décision de la Cour fédérale signifie que de telles méta- données ne peuvent être conservées et utilisées par le SCRS qu\u2019à condition de concerner la défense nationale, les affaires étrangères, une enquête, une poursuite ou une menace précise à la sécurité du Canada.La Presse canadienne Les pouvoirs du SCRS seront examinés MICHELLE SIU LA PRESSE CANADIENNE Le ministre Ralph Goodale lors de la période de questions de vendredi Copeman passe dans le camp de Coderre Élu sous la bannière de Coalition Montréal en 2013, le maire de l\u2019arrondissement de Côte-des-Neiges\u2013Notre- Dame-de-Grâce, Russell Co- peman, a rejoint l\u2019Équipe Denis Coderre vendredi.Cette annonce ne constitue guère une surprise puisque M.Co- peman siège au comité exécutif de M.Coderre depuis trois ans.Le président de Coalition Montréal, l\u2019ex- maire de Montréal Laurent Blanchard, s\u2019est dit déçu de la décision de M.Copeman.Rappelons qu\u2019un autre élu de ce parti, le maire de Mer- cier-Hochelaga-Maison- neuve, Réal Ménard, a déjà annoncé son intention de rejoindre l\u2019équipe du maire Co- derre en 2017.« Les autres [élus] entendent respecter le mandat reçu en 2013 », a dit M.Blanchard.Le Devoir La Ville installe des radars photo autour des écoles Les automobilistes pressés devront lever le pied de l\u2019accélérateur dans certaines zones scolaires.Dès lundi, la Ville de Montréal installera des radars photos aux abords de quatre établissements scolaires où le débit véhiculaire est élevé, soit autour des écoles Saint-Lau- rent, Marc-Laflamme, Lu- cien-Pagé et Christ-Roi.Et à compter du 17 novembre, six axes routiers seront surveillés par radars, parmi lesquels le boulevard Pie-IX, entre le boulevard Henri- Bourassa Est et la rue Notre- Dame-Est, et le boulevard René-Lévesque, entre les avenues Hope et Papineau.Montréal estime que la présence de radars contribue à réduire de 20 à 30 % le nombre d\u2019accidents.Le Devoir Lire aussi \u203a La confiance ébranlée, l\u2019éditorial de Manon Cornellier.Page B 4 A M É L I E D A O U S T - B O I S V E R T L es Québécois mettent un peu moins de boissons sucrées dans leur panier d\u2019épicerie depuis 2010, mais ces dernières occupent toujours une par t trop importante des achats, révèle une étude de l\u2019Institut national de santé publique (INSPQ) publiée vendredi.La part du lait et de l\u2019eau a augmenté, passant de 49 à 51 % des achats de boissons non alcoolisées entre 2010-2011 et 2013-2014, pendant que la part des boissons sucrées diminuait.Puisque le lait connaît un recul, c\u2019est surtout à la popularité de l\u2019eau embouteillée que l\u2019on doit ces résultats.De plus, ce sont les achats de boissons gazeuses qui ont connu le recul le plus important, soit de 18 %.Le lait est la boisson la plus présente dans les paniers d\u2019épicerie, mais il a connu un recul de 10 % pendant la période étudiée.L\u2019eau a remplacé les boissons gazeuses en deuxième place à compter de 2012-2013.Encore trop de boissons sucrées Reste que les options moins «santé » comptent encore pour près la moitié des achats de boissons.«Les résultats sont encourageants avec la diminution observée pour les boissons gazeuses, observe la chercheuse et auteure principale de l\u2019étude, Laurie Pla- mondon.Mais alors que le lait a des apports nutritifs intéressants et devrait être consommé chaque jour, la proportion ne devrait pas être la même que pour des boissons comme les jus et autres boissons sucrées, qui devraient être consommées à l\u2019occasion.» Certaines boissons qui doivent être consommées en quantité l imitée jouissent d\u2019ailleurs d\u2019une popularité grandissante, comme les laits aromatisés et les boissons énergisantes.Globalement, les options «à favoriser» comptaient pour 51% des achats en 2013-2014, les boissons « à consommer avec modération » pour 29 %, et les boissons «à limiter» pour 27%.Les boissons « à favoriser » comprennent le lait nature et l\u2019eau plate.Les chercheurs classent les jus de fruits purs, les jus de légumes, les laits aromatisés, les boissons de soya et les boissons gazeuses diètes dans la catégorie « à consommer avec modération », alors que la catégorie «à limiter » comprend les boissons gazeuses ordinaires, les boissons aux fruits et les boissons énergisantes.Le lait de soya nature et non sucré n\u2019a pas été inclus dans la catégorie à favoriser, car il était assimilé à la même catégorie que les laits de soya sucrés dans la base de données.L\u2019eau embouteillée est populaire Les résultats mettent aussi en relief la popularité de l\u2019eau embouteillée, avec une hausse de 21 % pendant la période étudiée.Même si l\u2019eau est la boisson à privilégier pour s\u2019hydrater, rien n\u2019indique que l\u2019eau embouteillée augmente la quantité d\u2019eau totale ingérée, puisqu\u2019elle peut simplement venir remplacer l\u2019eau du robinet, remarque Mme Plamon- don.L\u2019augmentation du nombre de bouteilles de plastique en circulation pose par ailleurs des enjeux environnementaux, souligne l\u2019étude.Mme Plamondon souligne que, devant la perte de terrain des boissons gazeuses, les fabricants tentent de regagner des parts de marché grâce à l\u2019eau et d\u2019autres types de boissons.Les chercheurs ne s\u2019avancent pas du côté des solutions, alors que de plus en plus d\u2019acteurs réclament une taxe sur les boissons sucrées.«Le lait coûte deux fois plus cher que les boissons sucrées, l\u2019accessibilité économique a son rôle à jouer dans les achats», remarque Mme Plamondon.Le prix de l\u2019eau embouteillée, des laits aromatisés et des boissons énergisantes ont reculé pendant la période étudiée.Les chercheurs de l\u2019Institut de santé publique du Québec (INSPQ) ont étudié les paniers d\u2019épicerie des Québécois entre 2010 et 2014.Les données proviennent de la base de données Market Track, qui comptabilise les achats à la caisse des consommateurs.Entre 592 et 834 bannières par an ont été visitées, incluant les Provigo, Loblaws, Maxi, IGA, Métro, Super C, Walmar t, Target et Zellers.C\u2019est grâce à Québec en forme que l\u2019INSPQ a pu acheter des données.Les boissons achetées en dépanneur ou dans de petites épiceries ne sont pas comptabilisées.Le Devoir L E D E V O I R , L E S S A M E D I 5 E T D I M A N C H E 6 N O V E M B R E 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 8 Livres papier et numérique en vente maintenant ER, JEAN-MARC LÉG EL JACQUES NANT et MEL PIERRE DUHA © J u l i a M a r o i s © S y l v i a n e R o b i n i Offrez le Québec en cadeau pour Noël Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 ÉTUDE Moins de lait et de boissons gazeuses et plus d\u2019eau dans les paniers d\u2019épicerie MICHAËL MONNIER LE DEVOIR Les achats de boissons gazeuses ont connu un recul de 18%.Lait nature Eau embouteillée Boissons gazeuses ordinaires Jus de fruits purs Boissons aux fruits Boissons gazeuses diètes Autres 24,7 % 21,5 16,3 14,4 9,2 7,5 6,4 Boissons achetées en supermarché 2013-2014 (% de litres) B ernard Derome, Claude Jasmin et douze autres personnalités se sont vu décerner les Prix du Québec dans les domaines de la culture et de la science, vendredi.Le dévoilement des lauréats a été réalisé par le ministre de la Culture, Luc For tin, ainsi que la ministre de l\u2019Économie, de la Science et de l\u2019Innovation, Dominique Anglade.Parmi les récipiendaires figurent le romancier Claude Jasmin et l\u2019ancien chef d\u2019antenne de Radio-Canada, Bernard Derome.La cinéaste autochtone Ala- nis Obomsawin, l\u2019anthropologue Carole Lévesque et l\u2019ex- per t du cer veau humain, le docteur Alan Evans, font également partie du lot.La liste de lauréats en matière de culture comprend aussi Lorraine Vaillancour t, Noëlle Guilloton, Jules Bélan- ger, Rita Letendre ainsi que Renée Daoust et Réal Lestage.John Hall, Mario Leclerc, Denis Richard et Michel Drouet ont obtenu la distinction dans le domaine des sciences.« À la fine pointe » Ce prix vise à reconnaître le parcours de Québécois « à la fine pointe de leur discipline », a souligné par voie de communiqué le cabinet du ministre Fortin, qui est également responsable de la protection et de la promotion de la langue française.Ils recevront chacun une bourse de 30 000 $ à l\u2019occasion de la 39e cérémonie des Prix du Québec, le 9 novembre.La Presse canadienne Bernard Derome et Claude Jasmin parmi les lauréats des Prix du Québec ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Bernard Derome est du nombre des 12 lauréats des Prix du Québec. « Comme jamais, nous sommes conscients des effets de la guerre sur les victimes civiles: des millions de personnes tuées, déplacées, violées, handicapées, kidnappées, orphelines.Portons le coquelicot blanc pour préserver leur mémoire.» Ariane Émond, porte-parole de la campagne du coquelicot blanc 2016 «\u2026C'est par le souvenir des victimes \u2014et non la glorification de la guerre et l\u2019occultation de ses ravages \u2014 qu'on peut éviter de répéter les horreurs passées.» François Avard, porte-parole de la campagne du coquelicot blanc 2016 INDIVIDU.E.S Arnold Aberman Gisèle Ampleman Rachad Antonius Michèle Asselin Viviane Aubé Angèle Aubin Jiad Awad Louis Azzaria Maryse Azzaria Bineta Ba Denise Babin Sylvie Babin Jean Baillargeon Normand Beaudet Céline Beaulieu Guylaine Bélanger Dyane Belhumeur Michèle Benoit Suzanne Benoit Mariette Benoit Simonne Bernier Clothilde Bertrand Nesrine Bessaïh Marguerite Bilodeau Jean Binette Muriel Bittar Dominique Boisvert Louise Boivin Claude Boucher Ginette Boudreau Monique Boudreau Joane Bourget Gisèle Bourret Mathieu Boyd John Bradley Louise Breton Marianne Breton-Fontaine Jacques Brodeur Marie Brodeur-Gélinas Andrée Brosseau Denise Brouillard Nancy Brown Michelle Brulé Denise Brunelle Raphael Canet Catherine Caron Manon Cataford Josette Catellier Alain Chagnon Judith Champagne Lionel Chartier Suzanne-G.Chartrand Mireille Chilloux Juan Carlos Luis Chirgwin Véronique Cimon Bill Clennett André Cloutier Normand Comte Louise Constantin Céline Cyr Christine Dandenault Philippe Robert de Massy Gisèle Delarosbil Lise Demers Madeleine Desnoyers Jean-Marie Desroches Michou Desrosiers domlebo Claire Doran Gérald Doré Nathalie Drouin Emily Drysdale Martin Duckworth Marcel Duhaime Christine Dumas Christine Eddie Martine Eloy Ariane Émond Ginette Faubert Ghyslaine Fleury Ormsby Ford Francine Fournier André Francoeur André Frappier Pascale Frémond Christiane G.Julie Gabriele Clara Galan Tello Élisabeth Garant Diane Gariépy Bernard Gauvin Lorraine Guay Sylvie Gendron Normand Gilbert Xavier Gillet John Gilmore Hélène Gobeil Kim Grenon-Morin Lorraine Guay Monique Hamelin Danny Heap David Heap Margaret Heap Marilyn Hébert Renée Hétu Jean-Luc Hétu Nicole Jetté Hélène Jolin Fred Jones Steven Kaal Molly Kane Stephanie Kelly Jooneed Khan Denis Kosseim Michel Laberge Éric Labonté René Lachaine Danièle Lacourse Suzanne Lalande Alain Lalonde Serge Lalonde Raymond Lamborelle Ève Lamont Jean-Claude Landry Claire Lapointe Claudie Lavallée André Le Corre Dominique Lebeau Marie-Paule Lebel France Leblanc Vincent Leclair Anne Leclerc Charlotte Leduc Annick Legault Etienne Legault Raymond Legault Denis Lemelin Charles Lemieux Francis Lemonde François Lépine Richard Lépine Dominique Leprévost Andrea Levy Lucie Lippé Abby Lippman Suzanne Loiselle Farida Mohamed Robert Mahood Evelyne Major Geneviève Manceaux Jacinthe Marceau Gilles Marsolais Laureen McLaughlin Céline Métivier Françoise Miquet Farida Mohamed Serge Mongeau Ken Monteith Charles Montpetit Hélène Morin Ed Napier Myriam-Zaa Normandin Gaby Ouellette Catherine Paquin Rachel Payment Anita Pereira Claude Perron Dominique Peschard Karine Peschard Caroline Proulx-Trottier Marlène Rateau Louise Rivard-Plouffe Mercédez Roberge Nora Robichaud Michel Roy Marianne Roy Blanche Roy Barbara Rufo François Saillant Madeleine Samson Josée Sarrazin Christiane Sibillotte Marcelle Sinclair Carol Schwartz Danny Taylor Jeannette Thiffault Eve Torres Jacques Tousignant Carmina Tremblay Céline Trudeau Claude Vaillancourt Constance Vaudrin Felip Vicencio-Heap Florent Villeneuve ORGANISATIONS Alternatives Antennes de paix Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI) Avec des Elles Carrefour d\u2019éducation à la solidarité internationale-Québec Centre international de solidarité ouvrière (CISO) Centre Terre Sacrée Coordination du Québec de la Marche Mondiale des Femmes (CQMMF) Comité de solidarité/Trois-Rivières (CS/3R) Congrégation des Sœurs des Saints Cœurs de Jésus et de Marie Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM - CSN) Fédération autonome de l\u2019enseignement (FAE) Fédération des Femmes du Québec (FFQ) Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) Femmes de Diverses Origines Femmes en Mouvement Front d\u2019action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) Groupe solidarité justice (CND) L\u2019Autre Parole LaVOIEdesFemmes L\u2019Entraide missionnaire Ligue de la jeunesse communiste du Québec (LICQ) Ligue des droits et libertés (LDL) MÉPACQ Parti Communiste du Québec (PCQ) Parti marxiste-léniniste du Québec (PMLQ) Québec Solidaire (QS) Québec Solidaire \u2013 Chicoutimi Regroupement des Femmes de la Côte-de-Gaspé Religions pour la paix Réseau québécois des groupes écologistes du Québec (RQGE) Service de préparation à la vie (SPV) Sœurs auxiliatrices Sœurs de l\u2019Assomption de la Sainte-Vierge de Nicolet Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie Solidarité Ahuntsic Syndicat de l\u2019enseignement de l\u2019Ouest de Montréal (SEOM) Syndicat des employés(es) de Développement et Paix Syndicat des enseignantes et enseignants du cegep Montmorency (SEECM) Syndicat du personnel enseignant du Collège Ahuntsic (SPECA) Table de pastorale sociale, diocèse de Saint-Jean \u2013 Longueuil La publication de cette page a été rendue possible grâce aux contributions de 194 individu.e.s et de 41 groupes.VIGILE à la mémoire de toutes les victimes des guerres Vendredi 11 novembre 2016, 10h30 Place du Canada (angle Peel et René-Lévesque Ouest) à Montréal Parce que nous nous inquiétons de l\u2019escalade des tensions dans le \u2022 monde, particulièrement celles qui opposent l\u2019OTAN et la Russie en Syrie et en Europe orientale Parce que nous nous opposons à la participation du Canada à cette es- \u2022 calade et à la propagande de guerre qui s\u2019y rattache Parce que nous constatons que le gouvernement Trudeau, malgré sa \u2022 prétention à jouer un « nouveau rôle » dans le monde, poursuit les politiques militaristes du gouvernement précédent : envois plus importants de troupes en Irak et en Europe de l\u2019Est, ventes d\u2019armements à l\u2019Arabie saoudite, dépenses militaires astronomiques, etc.Parce que nous nous indignons face aux conséquences effroyables des \u2022 guerres en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Syrie, au Yémen pour des millions de personnes civiles (mortes, blessées, violées, traumatisées, déplacées, réfugiées) Parce que nous refusons que les commémorations officielles du Jour \u2022 du Souvenir ignorent ces victimes \u2013 beaucoup plus nombreuses que les victimes militaires \u2013 et qu\u2019elles servent à glorifier la guerre Nous porterons le coquelicot blanc jusqu\u2019au 11 novembre prochain et nous vous invitons à le porter aussi pour dire NON à la guerre et aux politiques militaristes du Canada.À L A M É M I R E D E T O U T E S L E S V I C T I M E S D E S G U E R R E S Pour vous procurer des coquelicots blancs et pour toute information : www.echecalaguerre.org / info@echecalaguerre.org / 514-919-7249 Le Collectif Échec à la guerre mène présentement au Québec sa 6e campagne annuelle du coquelicot blanc.Dans ce contexte, un grand nombre d\u2019individus et d\u2019organismes ont pris l\u2019engagement suivant : Portons le coquelicot blanc c r é d i t : D o m i n i q u e L a f o n d c r é d i t : C r i l a L E D E V O I R , L E S S A M E D I 5 E T D I M A N C H E 6 N O V E M B R E 2 0 1 6 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 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p.-d.g.de la SQI, Luc Meunier, a senti le besoin d\u2019intervenir auprès d\u2019eux.« C\u2019est important, dans la confusion, qu\u2019il y a pu avoir dans certains propos hier [jeudi] de bien les rassurer en leur disant : ces gens-là sont des professionnels, ils travaillent dans l\u2019intérêt public », a livré au Devoir Luc Meunier vendredi.Le p.-d.g.a fait parvenir au personnel de la SQI un message à la suite de la diffusion d\u2019un reportage de Radio-Canada sur des présumées fraudes de plusieurs millions qui auraient profité, entre 2004 et 2006, à quatre libéraux notoires, soit Marc-André Fortier, alors président de la SIQ, un organisateur, William Bartlett, et deux importants collecteurs de fonds, Franco Fava et Charles Rondeau.«Vous êtes sans doute nombreux à avoir regardé le reportage diffusé à Enquête hier [jeudi] soir, et je comprends que vous puissiez être ébranlés et choqués par les révélations qui y ont été faites et par les propos durs tenus par certains intervenants», écrit Luc Meunier dans son message.Dans ce reportage, Monique Jérôme-Forget, la ministre qui était responsable de la SIQ, a confié qu\u2019elle n\u2019avait aucun intérêt pour cette société d\u2019État qui n\u2019avait «pas d\u2019envergure».Impossible d\u2019attirer à son conseil d\u2019administration des gens compétents, estimait-elle.« C\u2019est une gang de pas bons», a-t-elle dit.En désaccord Luc Meunier n\u2019est évidemment pas de cet avis.« Je crois fièrement en la mission de notre organisation et au rôle essentiel qu\u2019elle accomplit au sein de l\u2019État québécois.Je crois également à votre professionnalisme, votre compétence et votre dévouement», écrit-il.Dans un courriel envoyé à Radio-Canada, vendredi matin, pour refuser une entrevue radiophonique, Monique Jérôme-Forget a qualifié de « malheureuse » l\u2019expression de « pas bons ».L\u2019ancienne ministre écrit qu\u2019elle les trouvait « sans envergure», mais qu\u2019elle ne les soupçonnait pas de malhonnêteté.Elle se dit « sidérée » par l\u2019ampleur de la fraude, ampleur qu\u2019elle ne connaissait pas au moment de l\u2019entrevue.Toutes les personnes mêlées à cette affaire ont quitté l\u2019organisation, a signalé Luc Meunier.Au moment de sa création en 2013, la SQI s\u2019est dotée d\u2019un conseil d\u2019administration entièrement renouvelé, formé d\u2019administrateurs choisis en fonction de leur « profil de compétence », selon des règles de gouvernance exigeantes, qui sont inscrites dans sa loi constitutive.C\u2019est il y a trois ans que l\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC) a informé la SQI de l\u2019existence d\u2019« irrégularités » entourant la vente de trois immeubles, soit Place Québec et l\u2019immeuble J.-A.-Tardif à Québec, et le 500 René-Lé- vesque Ouest, à Montréal.Monique Jérôme- Forget, dans sa volonté de « réingénierie», souhaitait que la SIQ se débarrasse de certains de ses immeubles.L\u2019UPAC a demandé à la SQI de procéder à un examen administratif de ces transactions, une tâche que la direction de la société d\u2019État a confiée à la firme Accuracy, qui a produit, depuis, trois rapports.Les actes de vente contiennent une clause tout à fait anormale qui force l\u2019État, comme locataire, à défrayer tous les travaux majeurs que requièrent les immeubles, tels que décidés par les propriétaires, au prorata de l\u2019espace que le gouver nement occupe .Cette clause, « c\u2019est un scandale qu\u2019elle soit là », s\u2019est indigné Luc Meunier.La SQI a reçu une première facture de quelque 40 millions pour l\u2019immeuble J.-A.-Tardif ; elle a refusé de payer.Avec l\u2019aide d\u2019Accuracy, la SQI a réduit la note à 13 millions, un montant qu\u2019elle n\u2019a pas d\u2019autre choix que de payer, a indiqué le p.-d.g.Le même scénario s\u2019est répété pour Place Québec, mais la facture est moins lourde.La SQI l\u2019a contestée et le différend n\u2019est pas réglé.La SQI entend poursuivre les fraudeurs au civil.Mais elle ne pourra le faire avant que la cause criminelle soit entendue et que les protagonistes soient condamnés.Bien des années s\u2019écouleront avant que le gouvernement puisse espérer recouvrer ses billes.Legault veut forcer le PLQ à payer À Montréal, le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a réclamé que le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) suspende le financement public du Parti libéral du Québec jusqu\u2019à cette affaire soit tirée au clair.Philippe Couillard estime que le chef ca- quiste « s\u2019égare ».En marge d\u2019une conférence de presse à Montréal, le chef libéral a fait valoir que le financement de son parti est aujourd\u2019hui « largement irréprochable », puisque la loi a été modifiée, imposant une limite de 100 $ par donateur, par parti, et que le PLQ a changé ses pratiques.Quant à ses liens avec William Bartlett, qui fut l\u2019un de ses organisateurs pour son élection dans Jean-Talon en 2007, il s\u2019agit d\u2019un simple « bénévole ».Il a accusé ses adversaires de faire «une tentative déplorable de culpabilité par association».Le Devoir Le patron de la SQI doit remonter le moral de ses troupes Les fraudes présumées et les commentaires de l\u2019ex-ministre Jérôme-Forget ont ébranlé les employés de se tour ner vers la mari - juana médicale pour soulager leurs souf frances .Ma is à chaque mal son propre remède, insiste Fabian Henr y.Et voilà toute son expertise, argue-t-il : savoir proposer la bonne souche de cannabis ou le bon mode de consommation pour apaiser dif férents maux.Et c\u2019est pour s\u2019assurer que ses confrères ont accès aux bons remèdes qu \u2019 i l a conclu, pla ide-t- i l , des ententes financières avec « la majorité » des 35 producteurs de mar i juana méd icale au pays détenant une licence \u2014 qu\u2019il refuse d\u2019identifier.« Certains d\u2019entre eux ont la souche nécessaire pour des gars qui souf frent de douleurs chroniques.Certains d\u2019entre eux ont la bonne souche pour le TSPT [trouble de stress post-trauma- tique].On essaie de recommander [les producteurs] qui ont le bon médicament, le meilleur médicament, et on laisse le patient décider » , fait valoir M.Henry en entretien avec Le Devoir.En retour, Marijuana for Trauma récolte des primes de la part des producteurs.Le directeur financier de l \u2019entreprise, Edwin Corey, plaide quant à lui que c\u2019est en échange de « services rendus » aux clients de ces producteurs de marijuana médicale.«Nous avons un contrat avec les producteurs licenciés, afin de fournir des services éducatifs à leurs clients en leur nom», a indiqué M.Corey au Devoir, en refusant de préciser davantage la nature de ces ententes.S\u2019agit-il d\u2019une somme fixe par patient référé à un producteur en question?Ou d\u2019un pourcentage des produits prescrits?«Je ne veux pas rentrer là-dedans», a martelé M.Corey en se contentant de parler de «redevances».Les profits ser vent à « financer toutes nos opérations», tant les salaires du patron Fabian Henry ou des « coachs en cannabis » que les opérations des centres de MFT, a-t-il indiqué.Les directives de Santé Canada somment les producteurs de marijuana médicale de «veiller à ne pas se trouver dans des situations qui pourraient compromettre la santé et la sécurité de patients, en offrant par exemple à un particulier ou à une organisation des modalités de paiement direct ou indirect».Dès l\u2019été 2015, Fabian Henry reconnaissait avoir conclu ces ententes commerciales avec des producteurs de cannabis.Il n\u2019a jamais reçu de coup de fil du ministère fédéral, qui n\u2019a pas non plus sévi contre les producteurs.«Santé Canada n\u2019a pas à ce jour pris de mesures de conformité et d\u2019application de la loi à l\u2019endroit de producteurs autorisés pour des paiements relatifs à l\u2019aiguillage de clients, confirmait au Devoir le ministère cette semaine.Si jamais on portait à l\u2019attention de Santé Canada qu\u2019un producteur autorisé participe à des paiements en contrepartie d\u2019une recommandation, le ministère ouvrirait une enquête et prendrait les mesures de conformité et d\u2019application de la loi», a plaidé un porte-parole en encourageant « toute personne qui a des preuves [\u2026] de telles activités» à communiquer avec Santé Canada.Fabian Henr y trouve-t-il éthique de diriger des vétérans souf frant de TSPT vers des producteurs de marijuana qui lui refilent des profits ?« On dit aux patients qu\u2019ils ont droit d\u2019aller voir où ils veulent », rétorque-t-il.Tant M.Henry que M.Corey ont par ailleurs reconnu que des médecins toucheraient eux aussi des redevances de la part de producteurs de marijuana médicale, par l\u2019intermédiaire de tierces parties.Le Devoir a tenté de contacter deux médecins des Prairies qui, selon nos informations, feraient des consultations par télémédecine avec des clients québécois de Marijuana for Trauma.Ni l\u2019un ni l\u2019autre n\u2019a rendu nos appels.Fabian Henry condamne la pratique, arguant que ces médecins sont déjà payés par les provinces.Il n\u2019a pas su préciser si les médecins avec qui il fait affaire profitent de tels cachets.« Pas à ma connaissance », a de son côté af firmé Edwin Corey.Puisque rares sont les médecins qui acceptent de prescrire du cannabis médical, Marijuana for Trauma dirige ses clients vers un groupe de docteurs qui y sont ouverts.MFT épaule ces médecins en leur offrant des conseils \u2014 quelles souches soulagent quels problèmes \u2014 et les aide à remplir les documents qui permettront aux patients de se faire rembourser par le ministère des Anciens Combattants.MFT ne compte pas encore de médecin partenaire au Québec.Grands consommateurs Le ministère des Anciens Combattants rembourse l\u2019achat de marijuana médicale en vertu de son programme d\u2019assurance médicaments.Et la consommation est en forte hausse.Alors que la facture de cannabis médical atteignait 40 000$ en 2013- 2014, le vérificateur général prédisait au printemps dernier qu\u2019elle représenterait près du tiers des coûts de médicaments remboursés par le ministère fédéral en 2016-2017 pour se chiffrer à 25 millions.Les vétérans ont droit à un maximum de 10g par jour \u2014 Fabian Henr y consomme lui-même cette dose maximale.Ils consomment en moyenne 9200$ de cannabis par année, avec un prix moyen de 11,26$ le gramme.Le Devoir\\ SUITE DE LA PAGE 1 MARIJUANA Ces gens-là sont des professionnels, ils travaillent dans l\u2019intérêt public Luc Meunier, p.-d.g.de la SQI « » met d\u2019asseoir, avec ce pavillon de teneur humaniste, la réputation de Montréal comme « capitale du vivre-ensemble ».Notons que la Ville a investi 4,8 millions pour l\u2019élargissement des trottoirs autour du musée, notamment ceux de la rue Bishop, dont bénéficiera aussi l\u2019Université Concordia.Il y a eu de la fierté et de l\u2019émotion parmi ceux qui ont pris le micro, notamment Sari Hornstein, fille des mécènes à l\u2019origine du nouvel agrandissement.« Ils ont eu un appel qu\u2019ils n\u2019ont pu refuser », a-t-elle dit au sujet de ses parents.La donation Michal et Renata Hornstein comporte 77 œuvres, dont un bon lot, les peintures du siècle d\u2019or hollandais, forme l\u2019essentiel du 3e étage du pavillon de la Paix.Trois fois plus d\u2019œuvres La course contre la montre a été gagnée.Non sans effort.Une semaine avant l\u2019inauguration of ficielle, les œuvres arrivaient à peine dans les salles.Il a fallu travailler jour et nuit, selon Nathalie Bondil.Les représentants des médias ont découvert vendredi un musée tout beau tout chic, à quelques détails près.La veille, la directrice du musée se montrait minutieuse dans son inspection des salles.Un cartel associé à la mauvaise œuvre aussitôt retiré, deux petites sculptures mal orientées aussitôt notées, un panneau sale photographié avec son cellulaire\u2026 L\u2019œil n\u2019est pas seulement celui d\u2019une patronne, mais aussi celui d\u2019une auteure : c\u2019est elle, l\u2019architecte de la muséographie et du programme artistique.Certes, elle n\u2019a pas travaillé seule, appuyée à la scénographie par Sandra Gagné, chef du service des expositions, mais elle n\u2019a fait appel à l\u2019équipe de conservation que parcimonieusement.«J\u2019ai mis trois fois plus d\u2019œuvres», dit Nathalie Bondil, faisant remarquer qu\u2019un «bond» de 150% plus de pièces exposées a été orchestré depuis 2010.L\u2019arrivée en 2011 du pavillon d\u2019art canadien n\u2019avait pas seulement libéré de l\u2019espace.«Le redéploiement de 2011 a été très important, affirme-t-elle.C\u2019est ce qui a incité les Hornstein à faire leur donation.Quand on montre de l\u2019amour aux collections, ça rassure les collectionneurs.» Mélange de trésors du MBAM, icônes comme pièces méconnues, de prêts privés ou institutionnels, cette grande exposition a de nombreuses surprises.Nathalie Bondil en est plutôt fière.La salle consacrée à l\u2019époque romantique ne comporte, dit-elle, que des nouveautés, dont celle du grand tableau Funérailles d\u2019un of ficier de marine sous Louis XVI (1836), huile d\u2019Eugène Isabey acquise en 2013 lors d\u2019une prestigieuse foire.«Il a de la gueule, hein!» s\u2019exclame celle qui est aussi conservatrice en chef de l\u2019établissement.Un Monet restauré par là, un Sisley réévalué par ici, le verso d\u2019un Dali enfin exposé, ailleurs plein de rapprochements inusités.Dans la salle de la Renaissance, tout en haut du pavillon, surgit un Vasari, La circoncision, prêté par l\u2019oratoire Saint-Joseph.La grande huile sur bois a jadis appartenu au MBAM, puis été vendue aux enchères.La voilà de retour.«On peut raconter une histoire cohérente, pas tout, il manque des trucs, mais on raconte une histoire vraiment articulée, structurée, qui a du sens.Pour quelqu\u2019un qui veut apprendre l\u2019histoire de l\u2019art, qui veut découvrir les grands mouvements, eh bien, il peut le faire ici », soutient Nathalie Bondil, devant une série de noms associés à l\u2019histoire de l\u2019abstraction américaine.À ses yeux, le MBAM peut enfin af ficher l\u2019ampleur de son identité, « un pied du côté de l\u2019histoire de l\u2019ar t anglaise, un pied du côté de l\u2019histoire de l\u2019art française».«C\u2019est ce que je trouve singulier dans ce musée.Et c\u2019est ça qu\u2019il faut montrer, finalement.Une histoire qui est particulière, [qui] ne ressemble pas à [celle] des musées américains et même du Canada.C\u2019est une collection montréalaise.» Le public pourra découvrir les lieux à compter du 19 novembre .L\u2019entrée sera libre jusqu\u2019au 15 janvier.Collaborateur Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 MUSÉE JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le pavillon pour la Paix est le cinquième édifice du « campus muséal ».Consommation de cannabis chez les vétérans Dépenses du fédéral Nombre de vétérans 2013-2014 408 810$ 112 2014-2015 5 160 740$ 628 2016-2017 25 000 000$ (projections) Source : vérificateur général, mai 2016 Lire aussi \u203a La culture libérale.La chronique de Michel David.Page B 3 9200 $ C\u2019est la somme par vétéran que débourse chaque année le gouvernement fédéral pour payer la marijuana médicale.Ottawa rembourse un maximum de 10g par jour."]
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