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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2016-11-18, Collections de BAnQ.

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[" V O L .C V I I N o 2 6 3 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 6 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S ?w w w .l e d e v o i r .c o m Boréal LE BORÉAL AU SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL Venez rencontrer SERGE BOUCHARD auteur de LES YEUX TRISTES DE MON CAMION ce soir à 17 h, samedi à 14 h et dimanche à 14 h 30 M A R I E - M I C H È L E S I O U I à Val-d\u2019Or « I maginez : on est ensemble et on a peur.Alors, qu\u2019est-ce que ce sera quand on sera seules?» Elles avaient peur, mais elles ont visiblement rassemblé beaucoup de courage, jeudi, ces 12 femmes autochtones qui se sont présentées au Centre d\u2019amitié autochtone de Val-d\u2019Or (CAAVD) pour confirmer ce que des policiers leur ont annoncé, plus tôt cette semaine.Elles sont 12, mais aucune de leurs plaintes concernant les agressions de policiers qu\u2019elles disent avoir subies n\u2019a été retenue par le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).Ce qui les réconforte, c\u2019est la possibilité de « nouer une chaîne d\u2019appui» avec le reste de la province afin que le gouvernement Couillard mette sur pied une commission d\u2019enquête sur les relations entre les autochtones et les services policiers.« Nous nous sentons trahies, humiliées et notre cœur est brisé en mille morceaux.Comme si devant la justice de ce pays, nous n\u2019étions pas impor tantes, nous ne comptions pas », a affirmé Jacqueline Michel, une Algon- quine de Kitcisakik appelée en renfort pour lire la déclaration que les femmes avaient écrite.Car de leurs bouches à elles, les mots ne sortaient pas.C\u2019est « Jacky » qui a parlé, pendant qu\u2019autour d\u2019elle, des femmes ont pleuré et même gémi de douleur.Derrière une table, trop petite pour qu\u2019elles puissent toutes s\u2019y asseoir, elles ont avoué qu\u2019elles avaient brisé le silence, l\u2019automne dernier, parce qu\u2019elles espéraient aider leur amie disparue depuis le printemps 2014, Sindy Ruper- thouse.Mais il n\u2019y avait pas qu\u2019elle: «Nous avions Brisées mais toujours solidaires Les victimes autochtones de Val-d\u2019Or réclament la tenue d\u2019une commission d\u2019enquête GUILLAUME LEVASSEUR LE DEVOIR Des victimes n\u2019ont pu retenir leurs larmes, jeudi, alors qu\u2019une porte-parole exprimait en leur nom toute la déception qui les habite.Actualités \u203a Le square Viger attendra.Montréal renonce à réaménager le lieu pour les célébrations du 375e anniversaire.Page B 9 Le Monde \u203a Mitt Romney, secrétaire d\u2019État?Donald Trump songe à nommer un de ses plus virulents critiques.Page B 9 F R A N Ç O I S L É V E S Q U E D e prime abord, la prémisse du documentaire Le goût d\u2019un pays apparaît irrésistible, mais légère.L\u2019analogie entre la culture du sirop d\u2019érable et l\u2019identité québécoise qui se trouve au cœur du film de Francis Le- gault, aussi appétissante soit-elle, ne saurait en ef fet donner lieu à un questionnement substantiel, se dit-on.À tort, il apper t.Car rapidement, on constate qu\u2019il y a là ample matière à réflexion.On en discute avec le documentariste dans le cadre des Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM), qui présente Le goût d\u2019un pays vendredi et dimanche.Une saveur distincte Francis Legault propose son documentaire Le goût d\u2019un pays aux RIDM RIDM Gilles Vigneault et Fred Pellerin au centre du documentaire allégorique de Francis Legault.VOIR PAGE A 10 : SAVEUR AUJOURD\u2019HUI M A R C O F O R T I E R L a police de Montréal a transmis 37 dossiers au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) après avoir enquêté sur des femmes autochtones qui disaient avoir été agressées par des policiers.Selon l\u2019information rendue publique jeudi, un seul de ces dossiers a donné lieu à des accusations.L\u2019ex-policier Alain Juneau, âgé de 56 ans, a été arrêté mardi à son domicile de Rimouski.Il sera accusé d\u2019avoir agressé sexuellement une femme d\u2019origine innue de Schefferville, sur la Côte-Nord, entre les années 1992 et 1994.Il fait face à un autre chef d\u2019accusation de voies de fait commises alors qu\u2019il portait, utilisait ou menaçait d\u2019utiliser une arme.L\u2019ancien policier de la Sûreté du Québec avait pris sa retraite après avoir été accusé d\u2019incitation à des contacts sexuels et de contacts sexuels sur une personne de moins de 16 ans, en juillet 2013 à Matane.Reconnu coupable en août 2014, il avait été condamné à une peine d\u2019emprisonnement discontinue de 90 jours à purger les lundis et mardis de 9 h à 17 h.Un ex-policier de la SQ accusé sur la Côte-Nord Petites annonces .B 6 Avis légaux.A 4 Décès.B 6 Météo.B 8 Mots croisés.B 8 Sudoku.A 4 VOIR PAGE A 10 : BRISÉES Zeitgeist Aux États-Unis, armés de livres Page B 10 Mission impossible?À Marrakech, Ottawa annonce son intention de réduire ses émissions de GES de 80% d\u2019ici 2050 Page A 3 VOIR PAGE A 10 : EX-POLICIER «Comme si devant la justice de ce pays, nous n\u2019étions pas importantes, nous ne comptions pas» Jacqueline Michel L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 2 Près de Deep River, le long de l\u2019Outaouais, se trouve le centre nucléaire de Chalk River, derrière trois postes de garde et trois clôtures, dont la dernière sépare du reste les aires réservées aux travaux touchant à la radioactivité.Le saint des saints est ainsi gardé en permanence.Moins pour refouler les indésirables, censés être repérés et neutralisés avant la troisième barrière, que pour empêcher toute trace de radioactivité d\u2019en sortir \u2014 malicieusement ou accidentellement.Les gens qui sortent de l\u2019enceinte la mieux protégée sont donc forcés de repasser dans le chas de l\u2019aiguille, histoire de prouver que rien ne déclenchera les sirènes reliées aux compteurs Geiger.Même si elle remonte à plusieurs années, l\u2019alerte la plus surréaliste jamais enregistrée n\u2019a rien perdu de son piquant.À l\u2019aube de ce jour-là, un vacarme infernal a fait bondir le préposé de la chaise où il s\u2019ennuyait.Rien n\u2019avait bougé depuis qu\u2019il avait relevé son collègue à minuit.Ni homme, ni femme, ni enfant, ni robot, ni fantôme, et pourtant, les sirènes mugissaient comme si le feu était pris.Suivant en tout point la consigne, il appela son supérieur et l\u2019avertit qu\u2019à en croire les cadrans et ses oreilles, l\u2019alerte correspondait au pire qu\u2019on puisse imaginer.Mais que pas un chat n\u2019était en vue.Un électricien et un électronicien, dépêchés pour ausculter l\u2019équipement, l\u2019ont trouvé bien mal en point : la porte de l\u2019armoire métallique protégeant les fils et les connexions électroniques de l\u2019appareil de détection était entrebaillée.À l\u2019intérieur, ça bougeait de façon inquiétante.Grâce à une lampe de poche, il est bientôt apparu que les avertisseurs ne réagissaient pas à la présence de matériel radioactif, mais plutôt au fait qu\u2019un intrus s\u2019attaquait aux circuits et continuait de les vandaliser au nez et à la barbe des techniciens horrifiés.Le saboteur avait franchi tous les contrôles qui théoriquement auraient dû l\u2019empêcher d\u2019aller plus loin.Il s\u2019était ensuite introduit dans les tripes de l\u2019appareil de détection où il était maintenant prisonnier.Chaque mouvement qu\u2019il tentait pour se dégager ne réussissait qu\u2019à déconnecter de plus en plus de fils, sinon à arracher d\u2019autres épines de son dos et de sa queue.Il a fallu des gants, des pinces et pas mal de temps pour dégager le pauvre porc-épic qui nous a fourni là une preuve supplémentaire de la loi de Murphy: Chacun des accidents qui pourraient se produire Surviendra à coup sûr dans un proche avenir! Nota - Ce texte relate un incident réellement arrivé à Chalk River où mon mari a travaillé en 1960 après avoir décroché un des emplois d\u2019été que l\u2019Énergie atomique du Canada offrait à quelques étudiants choisis dans toutes les provinces.Bien entendu, l\u2019ours qui a failli déclencher la guerre nucléaire pendant la crise de 1962, dans l\u2019affrontement URSS-USA à propos de Cuba illustre encore davantage la loi de Murphy.Pour l\u2019ours, voir: http://en.wikipedia.org/wiki/Volk Field Air National_ Guard_Base Hortense Michaud Lalanne La loi de Murphy Photo prise au Zoo de St-Félicien par Mario Lalanne FONDATION EN FAVEUR DE LA SOCIÉTÉ ET DE L\u2019ENVIRONNEMENT (FFSE) www.ffse.org OSSIER LE DÉFI DE LA COHABITATION IRE L À MARIE - A LIS DOSS N U DEMAIN , AIS V GER DE IER s, enjeux économiq e s, mosq gue o emps v s et aménag ue uddhi s bo emple s, t uée ontr ux cent clochers, M ille a ?ement urbain ue éliq ang v se é gli s, é e st ui celle de \u2019h d ur ujo st a al e é ensions ilier t s : comment conc s mille et un lieux de culte.LE ET UR O P E U Q C A J M XI MA FR - JEAN I , CÔTÉ A LL I U G A TE NTEX CO TE TEX LE U ADEA N S ET U ODEA L BI E , U ADEA N NÇOIS , ARÉ P E LL E B A S - T UL A G R U BO E UM I S A B E L L E P O R T E R à Québec M algré le fait que Québec ait le statut de capitale nationale, près de la moitié des rencontres entre le gouvernement du Québec et des dignitaires étrangers se sont déroulées dans la métropole au cours des derniers mois.Sur 22 rencontres, 11 se sont déroulées à Québec, 9 à Montréal et 2 dans les deux villes, révèlent des données obtenues auprès du ministère des Relations internationales.Cette semaine, le maire de Québec, Régis Labeaume, déplorait qu\u2019un trop grand nombre de rencontres de ce genre se déroule encore dans la métropole.Une tendance qu\u2019il espère voir renversée avec le projet de loi sur la capitale nationale (109).« Là, on est bien patients, mais on peut devenir un peu impatients, a-t-il déclaré lors de son audience en commission parlementaire lundi.Par exemple, une fois la loi adoptée, si on entend parler qu\u2019un dignitaire étranger a été accueilli à Montréal, là on va être moins patients.» Le projet de loi établit que Québec est « le lieu privilégié et prioritaire » de l\u2019accueil des dignitaires étrangers en visite au Québec, des rencontres diplomatiques, des sommets gouvernementaux, des grandes rencontres politiques et des négociations impor tantes, de toute nature, auxquels prend part le gouvernement.Lundi, le maire de Québec a notamment insisté sur l\u2019importance de tenir à Québec les grandes négociations syndicales.Depuis, Le Devoir a tenté en vain d\u2019obtenir des informations sur la proportion de ces rencontres qui se tiennent à Montréal.À la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), on a préféré ne pas commenter et la Confédération des syndicats nationaux (CSN) ne nous avait toujours pas répondu jeudi après trois jours de demandes.Selon nos informations, le libellé de la loi pourrait poser problème aux grandes centrales selon l\u2019interprétation qu\u2019on en fera.En ef fet, les grandes négociations avec le gouvernement se concluent d\u2018habitude dans la capitale, mais tout le travail des négociations sectorielles se déroule ailleurs, le plus souvent dans la métropole.Quant aux sommets gouvernementaux, un grand nombre se tient déjà dans la capitale, qu\u2019on pense au Sommet sur l\u2019économie et l\u2019emploi (1996), au Sommet de la jeunesse (2000) ou plus récemment au Sommet sur les changements climatiques (2015).Il arrive par ailleurs souvent que le gouvernement dévoile des politiques importantes à partir de la métropole.Ce fut le cas par exemple en octobre pour la Stratégie gouvernementale pour prévenir et contrer les violences sexuelles, de la Stratégie québécoise de l\u2019exportation 2016-2020 ou de la Politique québécoise en matière d\u2019immigration en mars dernier.Faire pression Reste à savoir dans quelle mesure le gouvernement a l\u2019intention de changer ses pratiques avec le projet de loi 109.Lorsqu\u2019on lui a demandé lundi si on devait s\u2019attendre à ce que davantage d\u2019événements se tiennent à Québec, le ministre des Af faires municipal s\u2019est montré vague.« Ce sont des lignes que, comme gouvernement, on a écrites, et on s\u2019engage à faire ce qu\u2019on a dit, a-t-il déclaré à la sor tie de la commission.Il faut que ça veuille dire quelque chose un statut de capitale nationale, alors il y a un article sur les grandes rencontres gouvernementales, sur les négociations avec les syndicats.Ça veut dire ce que ça veut dire.» Quel qu\u2019en soit l\u2019impact immédiat, le maire de Québec a fait savoir qu\u2019au minimum son administration s\u2019en ser virait pour faire pression sur le gouvernement et lui demander de se justifier quand des rencontres officielles ont lieu à Montréal plutôt que dans la capitale.Le Devoir STATUT DE CAPITALE NATIONALE La diplomatie à Montréal près de la moitié du temps P H I L I P P E O R F A L I J ugeant que sa façon de calculer les besoins en matière de ser vices dans les deux langues of ficielles est dépassée, Ottawa impose un moratoire aux bureaux gouvernementaux qui devaient perdre leur statut bilingue, jusqu\u2019à ce qu\u2019un nouveau règlement « plus moderne » soit mis en place.Le président du Conseil du Trésor, Scott Brison, et la ministre du Patrimoine, Mélanie Joly, ont annoncé jeudi la révision complète du Règlement sur les langues of ficielles, adopté en 1991 et jamais revu depuis, en dépit des pressions de groupes francophones en milieu minoritaire et d\u2019associations anglo-québécoises.En tout, ce sont près de 260 bureaux en tous genres qui voient leur statut bilingue préservé.Le Règlement régit les communications avec le public et la prestation des services en anglais et en français, à l\u2019échelle du pays, dans les bureaux d\u2019une panoplie d\u2019organismes fédéraux, des bureaux de Services Canada aux aéroports, en passant par Postes Canada et Air Canada.Des quelque 11 000 bureaux qui offrent des services au public, environ le tiers doivent le faire dans les deux langues, « là où le nombre le justifie ».« Nous devons tenir compte des changements démographiques, des nouvelles technologies et des leçons retenues depuis 25 ans afin de mieux servir les Canadiens dans la langue de leur choix », a déclaré M.Brison jeudi.La Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, qui faisait valoir que la formule actuelle ne tenait pas compte de certains facteurs comme l\u2019immigration, se réjouit de l\u2019annonce.« Vingt-cinq ans, c\u2019est une génération complète, et la francophonie a beaucoup changé en ce laps de temps.Elle est beaucoup plus diversifiée, et les façons dont les gens vivent leur francophonie et se définissent par rapport à elle ont évolué.En 1991, Internet n\u2019entrait pas dans les considérations en matière de services et de communications bilingues.Ce ne sont là que deux des nombreux éléments qui justifient cette modernisation », a déclaré la présidente de l\u2019organisme, Syl- viane Lanthier.Longs délais Déjà, l\u2019ex-sénatrice libérale franco-manitobaine Maria Chaput avait présenté deux projets de loi à cette fin.Le commissaire aux langues officielles Graham Fraser avait également formulé une recommandation en ce sens dans son plus récent rapport annuel.La patience sera toutefois de mise, car le gouvernement entend consulter les communautés visées, et ce, même si une tournée pancanadienne sur les langues of ficielles a été menée pas plus tard qu\u2019à l\u2019été.Et ce n\u2019est qu\u2019au printemps 2019 que le nouveau règlement sera enfin adopté, à quelques mois des prochaines élections fédérales.« On vient juste de faire une vaste consultation sur la dualité linguistique, de façon un peu désorganisée, souligne le député François Choquette, du NPD.Le gouvernement peut agir beaucoup plus rapidement, il ne doit pas attendre jusqu\u2019en 2019.» Chez les conservateurs, la députée Sylvie Boucher déplore aussi la multiplication des consultations.« Il y a eu la tournée pancanadienne cet été, et le Comité des langues of fi- cielles des Communes a déjà rencontré tous les groupes, qui nous ont déjà expliqué très clairement la problématique.Il faut maintenant agir.» Le Devoir Ottawa impose un moratoire sur la fermeture de ses bureaux bilingues Le premier cinéma au Canada disparaît La première salle de cinéma au Canada n\u2019est plus.Un important incendie a dévasté l\u2019immeuble du centre-ville de Montréal, jeudi, avant de se propager aux édifices adjacents.L\u2019édifice Ro- billard se dressait au 974, boulevard Saint-Laurent, à l\u2019angle de la rue Viger, aux portes du quartier chinois.Même avant l\u2019incendie, le bâtiment vacant était jugé dangereux, selon le porte-parole du Service des incendies, Yvon Daunais.De 1896 à 1897, l\u2019endroit a abrité la première salle de cinéma au pays.L\u2019opérateur Louis Minier, concessionnaire des frères Lumière, y avait réalisé la première projection en salle au Canada le 27 juin 1896.Le cinématographe avait ainsi été inauguré à Montréal deux jours avant New York \u2014 et six mois à peine après Paris.L\u2019incendie a également touché les deux édifices adjacents, qui comptaient notamment une bijouterie, des logements et des bureaux.Plus de 125 pompiers ont été appelés à combattre les flammes.JACQUES NADEAU LE DEVOIR L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 6 ACTUALITES A 3 A lain a passé sa vie à Vitry-sur-Seine.Ce vieux bastion communiste situé au sud de Paris abrite aujourd\u2019hui essentiellement une population issue de l\u2019immigration.Dans ces grandes tours qui évoquent le Berlin Est de l\u2019époque du mur, on trouve toutes les nationalités, mais surtout des Maghrébins et des Subsahariens.À Vitry-sur-Seine, 30 % de la population est née à l\u2019étranger.Mais ce chiffre est trompeur.Si l\u2019on considère les enfants et les petits enfants, 80 % de la population est issue de l\u2019immigration.En 40 ans, ce vieux militant communiste a vu la population de sa ville se transformer radicalement.Peu fortuné, il vit sur une petite pension qui rétrécit chaque année.Pourtant, dit-il, «un jour je ne me suis plus senti chez moi à Vitry.J\u2019ai senti qu\u2019on ne voulait plus de moi.J\u2019ai préféré m\u2019en aller ».Le parcours d\u2019Alain est caractéristique de l\u2019itinéraire de cette ancienne population ouvrière depuis longtemps précarisée qui se voit de plus en plus repoussée hors de ses anciens quar tiers et remplacée par une population d\u2019origine immigrée.Comme de nombreuses localités entourant les grandes vil les de France, Vitry-sur-Seine est passé du statut de « banlieue rouge » à celui de ghetto ethnique.En 2013, on y a d\u2019ailleurs démantelé une filière djihadiste.À l\u2019heure où certains proposent au Québec de créer des « quartiers musulmans », il vaut la peine de comprendre comment la France se retrouve aujourd\u2019hui avec de véritables ghettos ethniques.On imagine souvent que ces ghettos sont le résultat de politiques racistes qui refoulent les immigrés, créant ainsi ce que le premier ministre Manuel Valls avait maladroitement qualifié d\u2019«apartheid».Cette vision manichéenne n\u2019a pas grand-chose à voir avec la réalité, car le phénomène est plus complexe.La France s\u2019enorgueillit à juste titre d\u2019avoir des politiques du logement et de la famille qui font l\u2019envie de la gauche nord-américaine.Dans le contexte d\u2019une immigration massive, souvent illégale, pauvre et venue essentiellement d\u2019Afrique, on comprend que les HLM ont rapidement été envahis par cette population défavorisée qui s\u2019est spontanément regroupée par ap- par tenance ethnique.Non pas tant parce qu\u2019elle était rejetée, mais au contraire parce qu\u2019elle a été aidée.Il faut avoir visité les banlieues françaises pour y constater la qualité étonnante des équipements publics comme les écoles, les bibliothèques ou les salles de spectacles.Sans compter ces tours que l\u2019on détruit pour les remplacer par des quartiers à échelle humaine.Rien à voir avec les quartiers bombardés de Los Angeles et de Detroit ! ?Ce sont ces politiques d\u2019aide aux plus démunis, doublées du refus à gauche comme à droite de s\u2019interroger sur les seuils d\u2019immigration permettant une véritable intégration, qui ont créé ce qu\u2019il faut bien définir aujourd\u2019hui comme des ghettos ethniques.Depuis 30 ans, la France a d\u2019ailleurs multiplié les crédits destinés à l\u2019aménagement urbain.Elle a multiplié les aides aux zones dites prioritaires dans le domaine de l\u2019éducation, de l\u2019urbanisme et de l\u2019emploi.Mais rien n\u2019y fait.On peut même constater que depuis un certain nombre d\u2019années, ces aides créent le contraire exactement de ce qu\u2019elles veulent favoriser.À partir de quand la naïveté devient-elle criminelle ?Ces politiques sont aujourd\u2019hui à l\u2019origine d\u2019un véritable clientélisme.Nombre de maires courtisent les associations ethniques et religieuses pour se faire élire.On finance en sous-main la construction de mosquées.Ce faisant, on sous-traite à des « communautés » des fonctions qui devraient revenir à l\u2019État.Histoire d\u2019acheter la paix.Ce sont certains de ces quartiers qui sont au- jourd\u2019hui contrôlés par un curieux mélange de petite criminalité et d\u2019islamisme identitaire.Les deux allants souvent de pair.Des quar tiers comme la cité de la Grande-Borne dans l\u2019Essonne où, le mois dernier, deux policiers attaqués par de petits délinquants sont passés à deux doigts d\u2019être brûlés vifs dans leur voiture.Des quartiers où l\u2019on caillasse les pompiers et les infirmiers venus secourir des habitants.Ce sont ces quartiers qui sont devenus le terreau de l\u2019islamisme.Voilà pourquoi nombre de spécialistes ne croient pas à une véritable intégration sans une limitation drastique des nouvelles arrivées.Sans une reprise en main par l\u2019État de ces quartiers où cer taines « communautés » pratiquent volontairement une politique de ségrégation et de séparation à l\u2019égard de la société majoritaire.On s\u2019imagine que l\u2019intégration des immigrants est l\u2019af faire de quelques années, alors que c\u2019est une affaire de générations ! Elle est d\u2019autant plus difficile qu\u2019en France, ces immigrants sont nombreux, pauvres et peu instruits.L\u2019immigration de masse a des conséquences que la gauche passionnelle, enfermée dans sa morale, et la droite néolibérale, enfermée dans son utilitarisme, se refusent obstinément à voir.Elle crée notamment, partout où elle existe, une jeunesse en perte de repères et en quête d\u2019identité.Bref, un terreau idéal pour les idéologies les plus extrémistes.Pour éviter la création de ghettos, il ne suffira jamais de vouloir le bien.Ghetto mode d\u2019emploi CHRISTIAN RIOUX à Paris JEFF MCINTOSH LA PRESSE CANADIENNE P A T R I C E B E R G E R O N à Marrakech P hilippe Couillard doute que le Canada atteigne sa cible de réduction de 80 % des gaz à ef fet de serre (GES) d\u2019ici à 2050.Ottawa a confirmé qu\u2019il s\u2019alignait sur l\u2019objectif de 80 %, à l\u2019instar d\u2019autres pays comme les États-Unis, mais le premier ministre du Québec a estimé jeudi que ce sera particulièrement difficile.En mission à Marrakech, au Maroc, pour la COP22, la conférence des Nations unies sur les changements climatiques, la ministre fédérale de l\u2019Environnement, Catherine McKenna, a dit que comme « tous les pays autour du monde», le Canada allait viser les 80 % de réduction de GES, à par tir de l\u2019année de référence 2005, conformément à l\u2019accord de Paris signé en décembre 2015.« On doit avoir un plan à long terme, parce que nous savons qu\u2019on doit faire plus», a-t-elle déclaré dans un point de presse à l\u2019extérieur d\u2019un pavillon de la COP22.Le plan canadien visant à atteindre 80 % de réduction de GES en 2050 devrait être dévoilé sous peu.Il préconiserait de doubler la production d\u2019électricité propre, issue de sources non polluantes.La production d\u2019énergie tirée de la biomasse ferait aussi partie de la stratégie.De même, l\u2019intégration des réseaux de transport d\u2019électricité entre les provinces et aussi avec les États américains serait privilégiée.À Marrakech pour une dernière journée, Philippe Couillard a commenté la cible fédérale.« Il va falloir travailler très fort pour y arriver», a-t-il affirmé dans une mêlée de presse, en laissant entendre que d\u2019autres provinces tirent de la patte.Ottawa a une grosse côte à remonter, selon lui, et il entend le démontrer au gouvernement Trudeau, mais il semble aussi lancer un message en faveur d\u2019une aide fédérale plus forte au Québec.Même si c\u2019est le fédéral qui est signataire de l\u2019accord de Paris, le mécanisme d\u2019Ottawa doit tenir compte des efforts de chaque province et territoire.Opposition dubitative À 6000 km de là, à Ottawa, les partis d\u2019opposition se sont eux aussi montrés dubitatifs, dans l\u2019attente d\u2019un plan détaillé démontrant de quelle façon il entend atteindre ses nouvelles cibles.Le néodémocrate Robert Aubin estime que le gouvernement Trudeau « pellette la neige par en avant».«On n\u2019a aucune mesure concrète qui nous permette de voir où le Canada s\u2019en va.Je pense qu\u2019on est à la veille de recevoir encore une fois des prix Fossile, pour une aussi piètre approche», a dénoncé le député.La bloquiste Ma- rilène Gill aimerait elle aussi voir le plan de match du fédéral.À son avis, « il faudrait mettre un frein à la politique extractive » et réduire le recours aux énergies fossiles.Le conservateur Ed Fast, estime de son côté que l\u2019élection de Donald Trump aux États-Unis et sa promesse de se retirer de l\u2019accord de Paris changent la donne.«Nous devons faire très attention quant aux types de politiques sur le carbone que nous instaurons», a-t-il argué, en notant que le plan pancanadien de lutte contre les changements climatiques du gouvernement Trudeau ne pourrait se résumer à une taxe sur le carbone.Avec Le Devoir La Presse canadienne Vers une réduction de 80 % des GES La cible fédérale ambitieuse laisse Couillard dubitatif J E S S I C A N A D E A U M algré l\u2019annonce par le gouvernement canadien de nouvelles cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre, la population n\u2019est pas prête à se lancer dans ce « marathon » contre les changements climatiques, estiment les experts.Une réduction des émissions de gaz à ef fet de serre de 80 % d\u2019ici 2050 est « dans l\u2019ordre de ce qui est attendu pour atteindre les objectifs de limiter le réchauf fement climatique », estime Pierre-Olivier Pineau, titulaire de la Chaire de gestion du secteur de l\u2019énergie de HEC.Mais est-ce réaliste ?«Oui et non», répond l\u2019analyste.« D\u2019un point de vue technique, c\u2019est réaliste, il n\u2019y a aucun problème à réduire de 80% nos émissions de GES.D\u2019un point de vue économique, c\u2019est envisageable.Mais d\u2019un point de vue sociologique, c\u2019est tout un défi étant donné l\u2019iner tie dans les mœurs et les habitudes des Canadiens.2050, c\u2019est dans 35 ans.Si on regarde les 35 dernières années, on ne s\u2019est pas du tout dirigé dans cette di- rection-là, bien au contraire, le Canada n\u2019a pas du tout amorcé sa transition énergétique, ni même le Québec, alors ça reste très ambitieux étant donné notre passé récent et notre présent.» Selon lui, c\u2019est l\u2019équivalent de demander à quelqu\u2019un qui n\u2019a jamais couru s\u2019il est prêt à faire un marathon demain matin.«Ça ne veut pas dire qu\u2019on ne peut pas se préparer et qu\u2019on ne peut pas y arriver.Je pense qu\u2019on peut y arriver, il est impératif qu\u2019on y arrive.Mais au- jourd\u2019hui, est-ce que nous sommes prêts?La réponse, c\u2019est non.» À titre d\u2019exemple, il évoque la vente de VUS qui a connu une année record en 2016 au Québec, au Canada et en Californie.« C\u2019est un signe qu\u2019on n\u2019est pas prêt.» Changements à prévoir Selon lui, la première chose que le gouvernement de Tr udeau devrait faire, c\u2019est « d\u2019être franc avec la population et de dire aux Canadiens que oui, la cible, c\u2019est bien, mais qu\u2019il y a des choses qui vont devoir changer.» Pierre-Olivier Pineau plaide pour un système de transport plus efficace : le rail plutôt que les camions pour le transport de marchandises, la fin de l\u2019auto en solo, un réaménage- ment du territoire et des bâtiments moins énergivores.«On a du plain sur la planche.Mais la bonne nouvelle, c\u2019est que ces solutions sont rentables.Ce sont des initiatives qui sont structurantes pour l\u2019économie canadienne.» Si on veut atteindre l\u2019object i f , d \u2019autres changements sont à prévoir, tant au Québec qu\u2019au Canada, estime Félix Boudreault, spécialiste des politiques environnementales canadiennes et fondateur de F & B Advisors.« Ça passe aussi par une transformation des secteurs industriels tel qu\u2019on les connaît.Les secteurs minier et manufacturier par exemple, ça n\u2019a pas beaucoup évolué dans les dernières décennies, mais il va falloir que ça change, parce que si on parle de réductions de 80 %, ça va af fecter tous les secteurs.» Réglementation Selon Félix Boudreault, tant le Canada que le Québec devront « mettre les bouchées doubles » en matière de réglementation et de politiques publiques, notamment sur le prix du carbone.« Il n\u2019y a pas d\u2019autres façons d\u2019atteindre une cible comme ça sans y aller agressivement en matière de réglementations.Il faut imposer des changements à la structure économique du pays, parce que ça paraît long, d\u2019ici 2050, mais en termes de cycle économique, c\u2019est relativement cour t.Donc il faut mettre toutes les incitations pour accélérer les changements.» Le Devoir HABITUDES DE VIE Un défi de taille pour les Canadiens PEDRO RUIZ ARCHIVES LE DEVOIR La vente de VUS a connu une année record en 2016 au Québec et à l\u2019échelle canadienne.Je pense qu\u2019on peut y arriver, il est impératif qu\u2019on y arrive.Mais aujourd\u2019hui, est-ce que nous sommes prêts ?La réponse, c\u2019est non.Pierre-Olivier Pineau « » L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 6 A 4 A V I S L É G A U X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS LÉGAUX & APPELS D\u2019OFFRES HEURES DE TOMBÉE Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/services- et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services- et-annonces/appels-d-offres Courriel : avisdev@ledevoir.com Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé - dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsa bilité se limite au coût de la parution.AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE (Avis dans le journal: C.c.Q., art.795) Prenez avis que Margaret Elizabeth Lidson, en son vivant domiciliée au 24, chemin des Aigles, Sainte-Anne-des-Lacs (Québec), J0R 1B0, est décédée à St-Jérô- me, le 19 juillet 2016.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés, au bureau de Me Isabelle Gar- neau, notaire, 3964, rue Saint- Jacques, Montréal (Québec) H4C 1H8, SUR RENDEZ-VOUS SEULEMENT.AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis que NOËL VINCENT, en son vivant domicilié au 940, rue Dupré, Beloeil (Québec) J3G 4A6, est décédé le 30 août 2016.Un inventaire des biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés à l'étude de Chantal L'Heureux, notaire, située au 905, avenue du Palais, Saint-Hyacinthe, province de Québec, J2S 5C6.Donné ce 15 novembre 2016, à Saint-Hyacinthe.Johanne Vincent Lucie Vincent, liquidatrices REPORT D\u2019OUVERTURE Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : S-AC-2016-028 Descriptif : Parc Henri-Julien : Transformation d?un terrain de soccer en terrain de rugby - Revêtement L?ouverture des soumissions prévue pour le 21 novembre à 11 h est reportée au 30 novembre à 11 h.DONNÉ à Montréal, ce dix-huitième jour de novembre deux mille seize.Me Sylvie Parent Chef de division, division greffe, performance et informatique Secrétaire d?arrondissement substitut Services institutionnels Gestion et planification immobilière Catégorie : travaux Appel d\u2019offres : 5877 Descriptif : Mise aux normes de l\u2019aréna Fleury L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 21 novembre 2016 est reportée au 28 novembre 2016 à 14 h au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6.Montréal, le 18 novembre 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 16-15547 Services professionnels en architecture de paysage en soutien à divers projets L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 21 novembre 2016 est reportée au 23 novembre 2016 à 14 h dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, le 18 novembre 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres APPEL D\u2019OFFRES Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 11 h à la date ci-dessous, au bureau d?arrondisse- ment d?Ahuntsic-Cartierville à l?attention du secrétaire d?arrondissement, 555, rue Chabanel Ouest, bureau 600, Montréal, H2N 2H8, pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : S-AC-2016-027 Descriptif : Démolition et reconstruction du pavillon de parc, de la pataugeoire et ajout de jeux d?eau au parc St-Paul-de-la-Croix Date d\u2019ouverture : 9 décembre 2016 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission (par cautionnement, chèque visé ou garantie bancaire) Renseignements : Pour  toute question  s?adresser  à  : geneviève.descoteaux@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d?offres seront disponibles à compter du 18 novembre 2016.Visites supervisées des lieux : S.O.ou X Oui, obligatoire La visite supervisée des lieux est obligatoire.La date limite pour prendre rendez-vous est le 24 novembre 2016 à 15 h, à l?adresse courriel suivante : geneviève.descoteaux@ville.montreal.qc.ca Les visites auront lieu le 25 novembre 2016, selon l?horaire suivant : 8 h à 17 h.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s?adressant au Service électronique d?appels d?offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7236 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Internet www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l?identi?cation fournie en annexe du cahier des charges.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement au bureau de l?arrondissement immédiatement après l?expiration du délai ?xé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s?engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n?assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.DONNÉ à Montréal, ce dix-huitième jour de novembre deux mille seize.Chantal Chateauvert Secrétaire d?arrondissement AVIS PUBLIC EN VERTU DE L\u2019ARTICLE 192 DE L\u2019ANNEXE C DE LA CHARTE DE LA VILLE DE MONTRÉAL 3e avis Avis est donné qu\u2019aux dates ci-après mentionnées, la Ville a approuvé la description des immeubles suivants afin d\u2019en devenir propriétaire en vertu de l\u2019article 192 de l\u2019annexe C de la Charte de la Ville de Montréal : - les lots 3 795 724, 3 796 156, 3 796 202, 3 796 222 et 3 946 548 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par l\u2019avenue des Érables, la rue Gilford, l\u2019avenue Papineau et la rue Dandurand, et une partie du lot 3 796 014 du cadastre du Québec, d\u2019une superficie de 504,7 m², situé dans le quadrilatère délimité par la rue de Bordeaux, l\u2019avenue Laurier Est et les rues Chabot et Masson, dans l\u2019arrondissement du Plateau- Mont-Royal (DA166896035 \u2013 11 octobre 2016) - les lots 3 791 673, 3 791 749, 3 791 873, 3 791 940, 3 791 979 et 3 792 314 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par l\u2019avenue De Lorimier et les rues Bélanger, Marquette et Everett, dans les arrondissements de Villeray\u2013Saint-Michel\u2013Parc-Extension et de Rosemont\u2013La Petite-Patrie (DA166896038 \u2013 17 octobre 2016) - les lots 1 193 324, 1 193 325, 1 193 355, 1 193 445, 1 193 449 et 1 193 456 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les avenues Papineau et Laurier Est et les rues Marquette et Saint-Grégoire, dans l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal (DA162551007 \u2013 17 octobre 2016) - lots 3 790 604, 3 790 939, 3 790 967, 3 791 098, 3 791 117 et 5 763 411 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues Chabot et L.O.-David, l\u2019avenue Papineau et la rue Jarry Est, dans l\u2019arrondissement de V i l l e r a y \u2013 S a i n t - M i c h e l \u2013 P a r c - E x t e n s i o n (DA166896040 \u2013 27 octobre 2016) Les propriétaires des immeubles expropriés en vertu de l\u2019article 192 peuvent réclamer une indemnité de la Ville.À défaut d'entente, l'indemnité est fixée par le Tribunal administratif du Québec à la demande des propriétaires ou de la Ville, et les articles 58 à 68 de la Loi sur l'expropriation (RLRQ, chapitre E-24) s'appliquent, compte tenu des adaptations nécessaires.Cet avis est le troisième de trois que la Ville est tenue de publier.Montréal, le 18 novembre 2016 Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon Avis public ASSEMBLEES PUBLIQUES Étude des budgets de fonctionnement 2017, des budgets des sociétés paramunicipales et du budget 2017 de la Société de transport de Montréal par la Commission sur les finances et l\u2019administration et la Commission de la sécurité publique Vendredi 2 décembre 2016 COMMISSION SUR LES FINANCES ET L\u2019ADMINISTRATION 9 h Présentation du budget général de fonctionnement 2017 de la Ville de Montréal (volet ville, volet agglomération et budgets des sociétés paramunicipales) 13 h 30 Présentation de la Direction générale Présentation du Service des commu - nications Présentation du Service de la perfor - mance organisationnelle Lundi 5 décembre 2016 COMMISSION SUR LES FINANCES ET L\u2019ADMINISTRATION 8 h 30 Présentation du Service des finances Présentation du Service des ressources humaines Présentation du Service des technologies de l\u2019information 13 h 30 Présentation du Service de la mise en valeur du territoire Présentation du Service du dévelop - pement économique Mardi 6 décembre 2016 COMMISSION SUR LES FINANCES ET L\u2019ADMINISTRATION 8 h 30 Présentation du Service de l\u2019environ - nement Présentation du Service de l\u2019eau Présentation de la Commission des services électriques 13 h 00 Présentation du Service des infrastruc - tures, de la voirie et des transports Présentation du Service de la concer - tation des arrondissements Mercredi 7 décembre 2016 COMMISSION SUR LES FINANCES ET L\u2019ADMINISTRATION 8 h 30 Présentation du Service des affaires juridiques Présentation du Service de l\u2019approvision - nement Présentation du Service du matériel rou - lant et des ateliers Présentation du Service de l\u2019évaluation foncière COMMISSION DE LA SÉCURITÉ PUBLIQUE 13 h 30 Présentation du Service de police de la Ville de Montréal Présentation du Service de sécurité incendie de Montréal COMMISSION SUR LES FINANCES ET L\u2019ADMINISTRATION 19 h 00 Présentation du Service du greffe Présentation du Service de la gestion et de la planification immobilière Présentation du Service de l\u2019Espace pour la vie Jeudi 8 décembre 2016 COMMISSION SUR LES FINANCES ET L\u2019ADMINISTRATION 13 h 30 Présentation du Service de la diversité sociale et des sports Présentation du Service des grands parcs, du verdissement et du mont Royal Présentation du Service de la culture Vendredi 9 décembre 2016 COMMISSION SUR LES FINANCES ET L\u2019ADMINISTRATION 8 h 30 Présentation de la Société de transport de Montréal Lundi 12 décembre 2016 COMMISSION SUR LES FINANCES ET L\u2019ADMINISTRATION 9 h Délibérations finales et adoption des recommandations COMMISSION DE LA SÉCURITÉ PUBLIQUE 11 h Délibérations finales et adoption des recommandations ENDROIT Salle du conseil de l\u2019hôtel de ville - 275, rue Notre-Dame Est; Métro Champ-de- Mars : stm.info ACCESSIBILITÉ Les personnes à mobilité réduite accèdent à l\u2019hôtel de ville par la porte du côté est (510, rue Gosford).La salle est équipée d\u2019un système d\u2019aide à l\u2019audition.Pour y avoir accès, il suffit de syntoniser la fréquence 100,3 sur la bande MF de votre baladeur.De plus, un service d\u2019inter - prétation pour les personnes ayant des limitations auditives peut être offert sur demande, sous réserve de la disponibilité d\u2019interprètes.Les personnes qui désirent participer à la période de questions et de commentaires sont priées de s\u2019inscrire 30 minutes avant le début de l\u2019as - semblée.La documentation relative à cette assemblée publique sera disponible à l\u2019adresse ville.montreal.qc.ca/commissions le 30 novembre 2016, en après-midi.RENSEIGNEMENTS Service du greffe Division des élections, du soutien aux commis - sions et de la réglementation 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134 Montréal (Québec) H2Y 1C6 514-872-3000 commissions@ville.montreal.qc.ca @comm_MTL Avis public Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR 2 Restaurants pour vendre dont un sur terrasse 2 Bars dont 1 sur terrasse (suite à une cession) 1 Restautant pour vendre 1 Bar sur terrasse (suite à une cession) 1 Bar 1 Restaurant pour vendre sur terrasse (suite à une cession) 417, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2W 2M7 1030, rue Saint- Alexandre Montréal (Québec) H2Z 1P3 1678, boul.Saint-Joseph Montréal (Québec) H8S 2N1 1684, avenue Dollard Montréal (Québec) H8N 1T8 NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Monsieur Edgard Dumarsais RESTAURANT LE BABANKOUT 417, rue Saint- Denis Montréal (Québec) H2W 2M7 Dossier : 2191-625 9348-3337 Québec Inc.CAFÉ DAYLIGHT 1030, rue Saint- Alexandre Montréal (Québec) H2Z 1P3 Dossier : 1884-774 Restaurant El Meson Inc.RESTAURANT EL MESON 1678, boul.Saint- Joseph Montréal (Québec) H8S 2N1 Dossier : 542-639 9347-5077 Québec inc.BAR VOODOO 1684, avenue Dollard Montréal (Québec) H8N 1T8 Dossier : 385-534 1 Bar avec spectacles sans nudité (suite à une cession) 1 Restaurant pour vendre Changement de catégorie de 1 Restaurant pour vendre à 1 Bar 2 Bars dont 1 avec danse et spectacles sans nudité et 1 sur terrasse (suite à une cession) 1 Restaurant pour servir 9336-9643 Québec inc.MTL BAR 4051, rue Saint- Hubert Montréal (Québec) H2L 4A7 Dossier : 360-859 9165-1141 Québec inc.CAFÉ BISTRO MYSTERIUM 195, rue Jarry E Montréal (Québec) H2P 1T4 Dossier : 4460-226 9320-5334 Québec inc.RESTAURANT LE BIRD 1800, rue Notre- Dame Ouest Montréal (Québec) H3J 1M5 Dossier : 4240-800 9342-8464 Québec inc.LA P'TITIE GRENOUILLE - MONTRÉAL 3435, boul.Saint- Laurent Montréal (Québec) H2X 2T6 Dossier : 2987-741 9345-2480 Québec inc.RESTAURANT PANZZEROTTI 2115, rue Jean- Talon Est Montréal (Québec) H2E 1V4 Dossier : 2540-763 4051, rue Saint-Hubert Montréal (Québec) H2L 4A7 195, rue Jarry E Montréal (Québec) H2P 1T4 1800, rue Notre-Dame Ouest Montréal (Québec) H3J 1M5 3435, boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H2X 2T6 2115, rue Jean-Talon Est Montréal (Québec) H2E 1V4 Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Demande d\u2019un permis d\u2019entrepôt (bière) aux fins de l\u2019agent Demande d\u2019un permis industriel de distributeur de bière 1500, rue Notre-Dame Est Montréal (Québec) H2L 2R4 1595, rue Dickson Local 180 Montréal (Québec) H1N3T4 NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Heineken JM Canada inc.A/s : Me Pierre Gattuso 154, avenue Laurier Ouest Suite 200 Montréal (Québec) H2T 2N7 dossier : 55-30- 1782 Heineken JM Canada inc.A/s : Me Pierre Gattuso 154, avenue Laurier Ouest Suite 200 Montréal (Québec) H2T 2N7 dossier : 55-10- 0558 Demande d\u2019un permis d\u2019entrepôt (bière) aux fins de l\u2019agent Demande d\u2019un permis d\u2019entrepôt (bière) aux fins de l\u2019agent Demande d\u2019un permis d\u2019entrepôt (bière) aux fins de l\u2019agent Heineken JM Canada inc.A/s : Me Pierre Gattuso 154, avenue Laurier Ouest Suite 200 Montréal (Québec) H2T 2N7 dossier : 55-30- 1785 Heineken JM Canada inc.A/s : Me Pierre Gattuso 154, avenue Laurier Ouest Suite 200 Montréal (Québec) H2T 2N7 dossier : 55-30- 1784 Heineken JM Canada inc.A/s : Me Pierre Gattuso 154, avenue Laurier Ouest Suite 200 Montréal (Québec) H2T 2N7 dossier : 55-30- 1783 2625, rue Viau Montréal (Québec) H1V 3J1 1900, rue Dickson Montréal (Québec) H1N 2H8 1595, rue Dickson Montréal (Québec) H1N 3T4 Les documents de cet appel d\u2019offres pourront être obtenus par le Système électronique d\u2019appel d\u2019offres (SEAO) à partir du vendredi 18 novembre 2016 en consultant le site Internet www.seao.ca.Les documents seront obtenus au coût établi par le SEAO.Les soumissionnaires peuvent également obtenir plus d\u2019informations sur cet appel d\u2019offres en visitant le site Internet de la SPJD www.parcjeandrapeau.com 20161154PUBCO Exécution de travaux d\u2019arboriculture dans le cadre de la phase 1 du plan d\u2019aménagement et de mise en valeur du parc Jean-Drapeau APPEL D\u2019OFFRES L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 5 J E A N N E C O R R I V E A U U n autre legs du 375e anniversaire de Montréal ne sera pas prêt à temps pour les festivités de 2017.La Ville de Montréal a décidé de retarder d\u2019un an les travaux de réamé- nagement du square Viger en raison de l\u2019incertitude quant à l\u2019état réel de la structure recouvrant l\u2019autoroute Ville-Ma- rie.En entrevue au Devoir, le responsable du centre-ville au sein de l\u2019administration Co- derre, Richard Bergeron, assure toutefois que le tunnel routier est sécuritaire.La Ville a dû en venir à cette décision après avoir découvert que trop d\u2019informations manquaient sur l\u2019état de la structure en dessous du square.« On s\u2019est rendu compte que, non seulement le tunnel routier est moins solide qu\u2019on pensait, mais qu\u2019il est d\u2019une solidité variable.Ça nous a étonnés, et les gens du MTQ autant que nous, parce qu\u2019il y a des sections qui paraissent, selon les sondages qu\u2019on a faits, étonnamment fragiles et d\u2019autres sections qui paraissent très solides.» Normes techniques Richard Bergeron rappelle que le recouvrement de l\u2019autoroute Ville-Marie dans ce secteur a été réalisé dans les années 1980, à une époque où les exigences techniques étaient moins élevées.En planifiant le réaménagement du site, la Ville de Montréal s\u2019est aussi rendu compte que le ministère des Transpor ts du Québec (MTQ) ne disposait pas d\u2019informations suffisantes sur les capacités de charge du tunnel pour lui permettre d\u2019entreprendre les travaux à la date prévue.«Par exemple, avant de mettre une pelle mécanique au-dessus du tunnel routier, il faut savoir sur quel segment on se trouve et s\u2019il n\u2019est pas mieux d\u2019être à côté pour ne pas se ramasser en bas sur l\u2019autoroute», explique Richard Bergeron.« C\u2019est clair que ça ne nous plaît pas.Ça ne plaît pas au maire.Ça ne plaît à personne, dit-il.Mais c\u2019est ça la réalité d\u2019une intervention dans ce type de milieu.Il va y avoir un magnifique square Viger, mais\u2026 une année plus tard qu\u2019on le pensait.» Et alors qu\u2019à l\u2019origine, la Ville se questionnait surtout sur le type d\u2019imperméabilisation qu\u2019elle devrait appliquer en sous-sol, elle a découvert que, contre toute attente, la structure bétonnée n\u2019était même pas recouverte d\u2019une membrane.Richard Bergeron assure qu\u2019il ne faut pas être alarmiste quant à l\u2019état du tunnel.«Il n\u2019y a pas de risque d\u2019ef fondrement.Même s\u2019il n\u2019y a pas de membrane, ça n\u2019a pas coulé », dit-il tout en expliquant qu\u2019on observe des signes précurseurs lorsqu\u2019une structure se dégrade : infiltrations d\u2019eau, fissures, béton ef frité et armatures d\u2019acier apparentes.«Il n\u2019y a rien de ça! Il n\u2019y a aucun signe qui nous laisse penser qu\u2019il y a quoi que ce soit de grave.» Jeudi, le MTQ n\u2019a pas été en mesure de fournir des explications au sujet de l\u2019état du tunnel.Le métro Mais là ne s\u2019arrêtent pas les « incertitudes », car une partie du square se trouve aussi au- dessus du tunnel du métro de la ligne orange et du tunnel en boucle qui permet de transférer des rames de métro vers la ligne verte.Encore là, les informations manqueraient concernant la résistance des sous-sols, indique Richard Bergeron.« On s\u2019est fait une raison et on est prêts à assumer, dit l\u2019élu.Il y a un mois à peine, on pensait encore y arriver.[\u2026] Malheureusement, on a perdu notre pari d\u2019y arriver cette année.On s\u2019en désole.[\u2026] Mais ce sera une année de plus pour 100 ans de bonheur.» Rappelons que le réaména- gement du square Viger prévoit la démolition d\u2019une dizaine d\u2019édicules de béton créés par le sculpteur Charles Daudelin et le déplacement de la fontaine Mas- todo, ainsi que la construction d\u2019un café-terrasse.Le projet, dont le coût est évalué à 28,3 millions, a nécessité la fermeture du site en mai dernier afin d\u2019amorcer les travaux préparatoires.Le chantier est toutefois inactif depuis le mois d\u2019août.La Ville entend désormais entreprendre les travaux d\u2019aménagement en avril 2018 plutôt qu\u2019au printemps 2017, pour une inauguration du square Viger à l\u2019automne 2018.Richard Bergeron ne croit pas que ces délais feront augmenter la facture des travaux.« Pour l\u2019instant, on n\u2019a pas de raisons de penser que ça va coûter plus cher», avance-t-il.L\u2019élu indique toutefois que les quatre îlots, soit Daudelin, Chénier, Gnass et Théberge, seront inaugurés d\u2019ici la fin de 2020.Le Devoir SQUARE VIGER Le réaménagement est retardé d\u2019un an J E A N N E C O R R I V E A U A u procès de Michael Ap- plebaum jeudi, la défense s\u2019est appliquée à miner la crédibilité du témoin-clé de la Couronne, Hugo Tremblay, et à relever les failles dans son témoignage qui dure depuis quatre jours.L\u2019avocat de la défense, Me Pierre Teasdale, a questionné l\u2019ancien directeur de cabinet de Michael Applebaum sur les dif férences entre ses propos des derniers jours et ses déclarations faites aux policiers en 2013.À titre d\u2019exemple, Me Teasdale cherchait à savoir pourquoi, il y a trois ans, Hugo Tremblay n\u2019avait jamais mentionné que, dans le cadre du projet immobilier de la rue Troie, Michael Applebaum aurait recommandé de réclamer 50 000 $ des promoteurs.Le témoin a reconnu avoir modifié ses déclarations et qu\u2019au fil du temps, certains détails lui revenaient: «C\u2019était au meilleur de ma connaissance.Mes souvenirs ont évolué.[\u2026] On ne sait pas ce qui est utile à la police.» Questionné par Me Teasdale, M.Tremblay a admis qu\u2019il était corrompu, et qu\u2019il avait corrompu le promoteur immobilier Anthony Keeler ainsi que Patrice Lapor te et Claude Asselin, de la firme Dessau.Me Teasdale a également insisté sur le fait que le témoin avait conclu une entente afin de collaborer avec les policiers et obtenu l\u2019assurance qu\u2019il ne ferait pas l\u2019objet d\u2019accusations.Il a demandé à Hugo Tremblay s\u2019il avait reçu une mise en demeure de la Ville de Montréal pour rembourser les pots- de-vin qu\u2019il avait touchés : «Non», a répondu le témoin.Train de vie Au sujet de son train de vie, Hugo Tremblay a indiqué que ses dépenses dépassaient généralement sa rémunération et que l\u2019argent de la corruption lui avait permis de se payer des voyages, des vêtements et des repas au restaurant.«Mais ce n\u2019est pas mon train de vie qui a amené la corruption.C\u2019est la corruption qui a amené le train de vie», a-t-il dit à la cour.Le témoin a aussi admis consommer de la cocaïne de façon occasionnelle, soit environ de deux à trois fois par année lors de sor ties ou de voyages.Mais, a-t-il dit, il s\u2019agissait d\u2019« une consommation de loisir ».Voie de la corruption Le témoin a d\u2019ailleurs insisté pour dire que ce n\u2019est pas l\u2019appât du gain qui l\u2019avait incité à s\u2019engager sur la voie de la corruption en 2007, mais bien le souhait qu\u2019aurait exprimé son patron, Michael Applebaum.À partir du moment où Michael Applebaum lui aurait suggéré d\u2019appeler les promoteurs immobiliers pour leur demander un « ef for t politique », il s\u2019est senti pris dans l\u2019« engrenage» : « Je ne pouvais pas dire non dans ma situation.J\u2019avais 27- 28 ans et j\u2019essayais de construire une carrière.» Il a fait valoir qu\u2019il eut été difficile pour lui d\u2019aller voir la police pour dénoncer Michael Applebaum puisqu\u2019à ce moment, il n\u2019y avait pas eu de « crime ».Il craignait aussi de perdre son emploi s\u2019il n\u2019acquiesçait pas à la demande de son patron.Le procès de Michael Apple- baum, qui fait face à des accusations de fraude contre le gouvernement, d\u2019abus de confiance et de complot, se poursuit vendredi.Le contre- interrogatoire d\u2019Hugo Tremblay se terminera en matinée et un autre témoin sera appelé à la barre.Le Devoir PROCÈS APPLEBAUM La crédibilité du témoin- clé mise à l\u2019épreuve ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Les travaux de réaménagement du square Viger sont retardés en raison de l\u2019incertitude quant à l\u2019état réel de la structure recouvrant l\u2019autoroute Ville-Marie.Réforme électorale et référendum: Monsef reste tiède Ottawa \u2014 Le comité parlementaire se penchant sur la réforme électorale est peut- être sur le point de s\u2019entendre pour réclamer la tenue d\u2019un référendum, mais la ministre responsable des Institutions démocratiques ne semble pas plus encline qu\u2019avant à en respecter les recommandations.« Je tiendrai compte de votre rapport au même titre que tous les autres renseignements que m\u2019ont fournis les Canadiens », écrit Maryam Monsef au comité dans une lettre dont Le Devoir a obtenu copie.Le comité de 12 députés doit suggérer au gouvernement d\u2019ici le 1er décembre comment aller de l\u2019avant pour transformer le mode de scrutin fédéral.La ministre répète depuis quelques semaines qu\u2019elle « n\u2019ira pas de l\u2019avant avec une réforme sans un vaste appui des Canadiens ».Or, dans sa lettre, elle écrit que « bien que les défenseurs du système de représentation proportionnelle et ceux du système majoritaire uninominal semblent être les plus passionnés, aucun consensus ne s\u2019est fait autour d\u2019un système en particulier ».Dans les coulisses de l\u2019opposition, on craint que la ministre ne télégraphie ainsi son intention de ne pas aller de l\u2019avant avec une réforme électorale.Le Devoir La consultation sur les violences sexuelles est lancée La ministre de l\u2019Enseignement supérieur, Hélène David, invite les cégeps et les universités à consulter leur communauté sur la lutte contre les violences sexuelles.Elle souhaite que les associations étudiantes et les syndicats nationaux, notamment, puissent s\u2019exprimer sur le sujet.Elle invite les établissements à participer à cinq séances de consultation qui permettront de partager les meilleures pratiques en la matière.Ces séances auront à l\u2019hiver 2017 à Montréal, Québec, Sa- guenay, Gatineau et Sherbrooke.Dans un document publié jeudi, Mme David oriente la discussion autour de trois thèmes: la prévention des agressions, les mesures de sécurité et la gestion des plaintes.Ces consultations font suite à la série d\u2019agressions survenues le mois dernier aux résidences de l\u2019Université Laval, à Québec.Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR Richard Bergeron L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 6 A 6 É C O N O M I E Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Alim.Couche-Tard ATD.B 63.20 0.02 0.03 893 Canadian-Tire CTC.A 140.41 2.42 1.75 196 Cogeco CCA 63.46 1.02 1.63 67 Corus CJR.B 11.65 0.09 0.78 315 Groupe TVA TVA.B 3.31 0.06 1.85 4 Jean Coutu PJC.A 20.32 0.26 1.30 80 Loblaw L 68.24 1.33 1.99 947 Magna MG 54.60 0.73 1.36 888 Metro MRU 42.17 0.46 1.10 780 Quebecor QBR.B 37.60 0.87 2.37 294 Uni Select UNS 30.41 0.41 1.37 145 Saputo SAP 45.94 0.14 0.31 898 Shaw SJR.B 26.22 0.15 0.58 771 Dollarama DOL 98.71 1.86 1.92 288 Restaurant Brands QSR 62.11 1.72 2.85 508 Transat A.T.TRZ 5.87 -0.07 -1.18 37 Yellow Media Y 19.02 0.83 4.56 28 S&P TSX SPTT14826.09 92.87 0.63 258580 S&P TX20 TX20 616.78 -1.27 -0.21 90871 S&P TX60 TX60 875.91 6.50 0.75 121878 S&P TX60 Cap.TX6C 968.58 7.19 0.75 121878 Cons.de base TTCS 522.24 4.60 0.89 4839 Cons.discré.TTCD 174.37 2.30 1.34 9656 Énergie TTEN 208.47 -0.13 -0.06 52646 Finance TTFS 268.71 2.26 0.85 31292 Aurifère TTGD 194.54 -4.21 -2.12 84353 Santé TTHC 76.32 2.18 2.94 7659 Tech.de l\u2019info TTTK 56.27 0.69 1.24 3855 Industrie TTIN 199.94 2.35 1.19 12801 Matériaux TTMT 231.40 -1.88 -0.81 100962 Immobilier TTRE 271.84 2.10 0.78 8039 Télécoms TTTS 149.33 0.82 0.55 3899 Sev.collect.TTUT 226.49 2.23 0.99 7344 Métaux/minerals TTMN 670.38 0.00 0.00 0 TSX Venture JX 742.44 0.59 0.08 96678 Cameco CCO 12.48 0.11 0.89 1138 Canadian Natural CNQ 42.38 -0.21 -0.49 2018 Hydro One H 23.25 0.08 0.35 503 Enbridge ENB 56.65 1.12 2.02 1625 EnCana ECA 15.31 0.20 1.32 6890 Enerplus ERF 9.86 -0.03 -0.30 1595 Pengrowth Energy PGF 1.83 -0.02 -1.08 992 Pétrolière Impériale IMO 44.49 0.17 0.38 465 Suncor Energy SU 41.22 0.21 0.51 4285 Cenovus Energy CVE 19.52 -0.16 -0.81 1445 TransCanada TRP 60.38 0.38 0.63 9913 Valener VNR 19.76 -0.13 -0.65 59 Air Canada AC 13.74 0.56 4.25 1991 Bombardier BBD.B 1.96 0.05 2.62 3797 CAE CAE 19.27 0.05 0.26 558 Canadien Pacifique CP 197.24 2.36 1.21 576 Chemin de fer CN CNR 86.68 1.32 1.55 967 SNC-Lavalin SNC 55.17 0.40 0.73 311 Transcontinental TCL.A 17.69 0.07 0.40 114 TransForce TFI 32.93 0.27 0.83 416 B.CIBC CM 103.50 0.51 0.50 1208 B.de Montréal BMO 87.60 0.85 0.98 1536 B.Laurentienne LB 51.19 0.47 0.93 72 B.Nationale NA 48.65 0.49 1.02 1185 B.Royale RY 86.83 0.80 0.93 2641 B.Scotia BNS 71.63 1.02 1.44 2665 B.TD TD 62.75 0.35 0.56 3095 Brookfield Asset BAM.A 45.27 0.80 1.80 1068 Cominar Real CUF.UN 13.76 0.07 0.51 402 Corp.Fin.Power PWF 32.62 0.00 0.00 296 Fin.Manuvie MFC 22.93 0.06 0.26 6000 Fin.Sun Life SLF 51.56 0.56 1.10 1877 Great-West Lifeco GWO 34.45 0.01 0.03 390 Industrielle All.IAG 55.63 0.35 0.63 146 Power Corporation POW 29.28 0.05 0.17 582 TMX X 64.89 0.35 0.54 59 Agrium AGU 132.00 0.38 0.29 294 Barrick Gold ABX 20.67 -0.31 -1.48 4514 Goldcorp G 18.09 -0.36 -1.95 3498 Kinross Gold K 4.79 -0.06 -1.24 7289 Mines Agnico-Eagle AEM 57.77 -1.72 -2.89 812 Potash POT 23.99 0.38 1.61 2786 Teck Resources TCK.B 31.45 0.01 0.03 3962 Fortis FTS 40.42 0.67 1.69 1472 TransAlta TA 5.36 0.11 2.10 740 BlackBerry BB 10.11 -0.06 -0.59 842 CGI GIB.A 64.03 0.41 0.64 579 BCE BCE 58.43 0.48 0.83 1621 Manitoba Telecom MBT 37.97 0.16 0.42 525 Rogers RCI.B 51.86 0.10 0.19 711 Telus T 42.00 0.32 0.77 1042 iShares DEX XBB 31.42 -0.06 -0.19 76 iShares MSCI XEM 26.44 0.19 0.72 22 iShares MSCI EMU EZU 33.12 0.00 0.00 0 iShares S&P 500 XSP 25.16 0.12 0.48 150 iShares S&P/TSX XIC 23.55 0.18 0.77 219 CANOPY GROWTH CORP CGC 13.06 1.66 14.56 10208 TRANSCANADA TRP 60.38 0.38 0.63 9913 ENCANA CORP ECA 15.31 0.20 1.32 6890 MANULIFE FINANCIAL MFC 22.93 0.06 0.26 6000 BAYTEX ENERGY CORP BTE 5.21 -0.06 -1.14 5552 BARRICK GOLD CORP ABX 20.67 -0.31 -1.48 4514 SUNCOR ENERGY INC SU 41.22 0.21 0.51 4285 HORIZONS BETA HGD 11.47 0.40 3.61 4140 iShares S&P TSX 60 XIU 22.09 0.17 0.78 4036 HB NYMEX CL BULL HOU 6.81 -0.14 -2.01 3979 SOLIUM CAPITAL INC SUM 8.30 1.17 16.41 197 CANOPY GROWTH CORP CGC 13.06 1.66 14.56 10208 EXCHANGE EIF 43.43 2.76 6.79 395 ELEMENT FINANCIAL EFN 11.88 0.69 6.17 2206 GRANITE OIL CORP GXO 5.06 0.28 5.86 376 AMAYA INC AYA 20.79 1.04 5.27 482 NORBORD INC OSB 31.00 1.46 4.94 285 SHOPIFY INC SHOP 56.91 2.61 4.81 109 CARGOJET INC CJT 49.49 2.17 4.59 109 CRH MEDICAL CORP CRH 7.72 0.33 4.47 878 GREAT CANADIAN GC 23.49 -2.16 -8.42 2668 THE INTERTAIN IT 8.12 -0.55 -6.34 228 CANYON SERVICES FRC 5.26 -0.34 -6.07 293 ENDEAVOUR MINING EDV 20.67 -0.95 -4.39 429 DETOUR GOLD CORP DGC 17.53 -0.80 -4.36 1744 ENDEAVOR SILVER EDR 5.04 -0.22 -4.18 830 TRILOGY ENERGY TET 5.99 -0.25 -4.01 240 FORTUNA SILVER FVI 8.40 -0.35 -4.00 846 SANDSTORM GOLD LTD SSL 5.09 -0.21 -3.96 512 HB NYMEX NG BULL HNU 8.19 -0.33 -3.87 3135 EXCHANGE EIF 43.43 2.76 6.79 395 WESTON GEORGE LTD WN 108.38 2.73 2.58 196 SHOPIFY INC SHOP 56.91 2.61 4.81 109 CANADIAN TIRE CORP CTC.A 140.41 2.42 1.75 196 CANADIAN PACIFIC CP 197.24 2.36 1.21 576 CARGOJET INC CJT 49.49 2.17 4.59 109 PACIFIC & WESTERN PWC.NT.C 66.00 2.00 3.13 129 DOLLARAMA INC DOL 98.71 1.86 1.92 288 RESTAURANT BRANDS QSR 62.11 1.72 2.85 508 CANOPY GROWTH CORP CGC 13.06 1.66 14.56 10208 FAIRFAX FINANCIAL FFH 590.27 -14.63 -2.42 121 GREAT CANADIAN GC 23.49 -2.16 -8.42 2668 AGNICO EAGLE MINES AEM 57.77 -1.72 -2.89 812 FRACO-NEVADA CORP FNV 78.65 -1.51 -1.88 901 ENDEAVOUR MINING EDV 20.67 -0.95 -4.39 429 DETOUR GOLD CORP DGC 17.53 -0.80 -4.36 1744 SILVER WHEATON SLW 25.87 -0.78 -2.93 2487 PAN AMERICAN SLVR PAA 21.82 -0.68 -3.02 816 THE INTERTAIN IT 8.12 -0.55 -6.34 228 S&P TSX GLOBAL HGU 15.10 -0.55 -3.51 1469 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRÉTIONNAIRE ÉNERGIE FINANCIÈRES INDUSTRIELLES ENTREPRISES DE MATÉRIAUX SERVICES PUBLICS TECHNOLOGIE TÉLÉCOMMUNICATIONS FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO LES GAGNANTS EN % LES PERDANTS EN % LES GAGNANTS EN $ LES PERDANTS EN $ LES INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO TSX CROISSANCE Consultez toutes les cotes boursières sur www.decisionplus.com M A R C H É S B O U R S I E R S TORONTO S&P TSX 14 826,09 ?+92,87 +0,6% New York S&P 500 2187,12 ?+10,18 +0,5% NASDAQ 5333,97 ?+39,39 +0,7% DOW JONES 18 903,82 ?+35,68 +0,2% PÉTROLE 45,42 -0,15 $US -0,3% ?OR 1216,90 -7,00 $US -0,6% ?DOLLAR CANADIEN 74,04 -0,36 $US -0,5% ?1$US = 1,3507 69,69 +0,05 EURO 1 EURO = 1,4349 INDICES QUÉBÉCOIS Indice Fermeture var.pts var.% IQ30 2368,87 +24,67 +1,05 IQ120 2411,72 +24,15 +1,01 CENTRE D\u2019ANALYSE ET DE SUIVI DE L\u2019INDICE QUÉBEC L\u2019indice Québec est une initiative du Département de finance de l\u2019Université de Sherbrooke et de l\u2019Institut de recherche en économie contemporaine V I R G I N I E M O N T E T à Washington L a présidente de la banque centrale des États-Unis, Janet Yellen, vivement critiquée par Donald Trump durant la campagne, a assuré qu\u2019elle comptait rester jusqu\u2019à la fin de son mandat en 2018 et redit qu\u2019une hausse des taux était pour bientôt.S\u2019exprimant publiquement pour la première fois depuis l\u2019élection présidentielle, Mme Yellen a répété devant une commission du Congrès qu\u2019un resserrement du crédit «pourrait bien être approprié relativement rapidement si les données économiques continuaient de montrer des progrès».Mais elle s\u2019est montrée prudente, insistant plusieurs fois sur le fait que l\u2019économie américaine avait encore une marge d\u2019appréciation.La Fed tiendra une réunion monétaire les 13 et 14 décembre et les analystes s\u2019attendent à un relèvement des taux d\u2019intérêt, pour la première fois depuis un an.Interrogée sur ses intentions à la tête de la banque centrale, alors que Donald Trump l\u2019a accusée de jouer le jeu des démocrates en conservant des taux bas, Mme Yellen, 70 ans, a assuré qu\u2019elle avait « tout à fait l\u2019intention de servir » son mandat « jusqu\u2019à son terme», en février 2018.Prudence Sur les mesures de relance budgétaire envisagées par le président désigné en réduisant les impôts des sociétés notamment, la patronne de la banque centrale a invité les élus et le nouveau gouvernement à « examiner avec prudence » l\u2019impact de telles mesures, notamment sur l\u2019endettement à long terme.Elle a aussi insisté sur « l\u2019impor tance cruciale» de l\u2019indépendance de la banque centrale, qui doit garder «une vue d\u2019ensemble» et ne pas réagir aux pressions à court terme pour fixer la politique monétaire, alors que plusieurs projets de loi républicains au Congrès veulent réformer la structure, voire les mandats de la Réserve fédérale.Sur l\u2019état de l\u2019activité économique, Mme Yellen a affirmé que la première économie mondiale faisait « de très bons progrès » vers les deux cibles de la Fed, qui sont le plein-emploi et une inflation de 2 %.Mais elle estime qu\u2019il y a encore une marge d\u2019amélioration, notamment sur le front de l\u2019emploi.La relative stabilité du taux de chômage à 4,9% et le fait que le taux de participation à l\u2019emploi n\u2019augmente guère font dire à la patronne de la Fed qu\u2019il y a encore des progrès à faire.Dans son discours, elle a relevé que le taux de chômage parmi les Noirs et les Hispaniques était «plus haut» que pour le reste de la population, tandis que leurs revenus médians étaient « encore bien en dessous » de celui du reste des ménages américains.La patronne de la Fed a assuré que la croissance économique, qui s\u2019est accélérée à 2,9 % au 3e trimestre, « continuerait à un rythme modéré » suf fisant pour générer de meilleures conditions sur le marché du travail et un retour de l\u2019inflation vers l\u2019objectif de 2 %.Celle-ci s\u2019est accélérée en octobre à 1,6 % sur un an, selon l\u2019indice CPI publié jeudi par le département du Travail.Selon l\u2019autre indice PCE, baromètre favori de la Fed, elle s\u2019élève à 1,5 %.«Attendre davantage de preuves» d\u2019amélioration de l\u2019activité «ne reflète pas un manque de confiance dans l\u2019économie», a-t-elle assuré, ajoutant qu\u2019il ne fallait pas non plus attendre trop longtemps avant de relever les taux, sous peine de devoir les augmenter plus brutalement par la suite.Consommation Mm e Yellen a noté que les dépenses de consommation, moteur de l\u2019économie américaine, poursuivaient « leur progression modérée» mais que la production industrielle continuait d\u2019être «restreinte par la faiblesse de la croissance à l\u2019étranger et l\u2019appréciation du dollar».Pour les économistes de HFE, les propos de la présidente de la banque centrale « vont sans doute renforcer les attentes d\u2019une hausse des taux pour décembre».Agence France-Presse ÉTATS-UNIS Janet Yellen veut rester à la barre de la Fed Bombardier se refinance La société Bombardier émettra pour 1,4 milliard $US en obligations de cinq ans afin de financer le rachat de titres d\u2019emprunt dont l\u2019expiration n\u2019est prévue qu\u2019en 2018.Cependant, le taux d\u2019intérêt qu\u2019elle devra payer sur les nouvelles obligations sera de 8,75 %, a-t-elle indiqué mercredi soir, alors que les titres remboursés comprenaient des taux de 7,5 % et 5,5 %.Pour Bombardier, cette main tendue aux marchés obligataires est un retour : elle n\u2019y avait pas mis le pied depuis le début 2015, à une époque où les coûts de son programme CSeries pesaient lourd dans ses finances.Les nouvelles obligations viendront à échéance le 1er décembre 2021, un horizon suffisamment lointain pour faire dire à certains analystes que Bombardier pourra respirer un peu mieux sans la pression d\u2019un remboursement en 2018.Le Devoir JPMorgan à l\u2019index pour avoir recruté des enfants de dignitaires chinois Washington \u2014 JPMorgan Chase a accepté de verser 264 millions de dollars aux États-Unis pour mettre un terme aux enquêtes pour corruption visant le recrutement d\u2019enfants de dignitaires chinois en échange de contrats, ont annoncé les autorités jeudi.La banque américaine était accusée d\u2019avoir mis en place un programme spécial de recrutement pour les «fils et filles» de dignitaires chinois pendant sept années dans l\u2019espoir d\u2019obtenir, en contrepartie, des contrats avec des entreprises publiques dans le pays.Environ 100 stagiaires et employés à plein-temps ont ainsi été embauchés par la filiale hong-kongaise de la banque, lui permettant de décrocher des contrats qui lui ont rapporté 35 millions de dollars de bénéfices.«Le programme \u201cFils et filles de\u201d n\u2019était rien d\u2019autre que des pots-de-vin sous une autre appellation», a assuré la ministre adjointe de la Justice Leslie Caldwell, citée dans un communiqué du département de la Justice (DoJ).Agence France-Presse AOL supprime 500 emplois et se concentrera sur la vidéo et le mobile New York \u2014 AOL a annoncé jeudi qu\u2019elle supprimera 500 emplois, soit environ 8 % de sa main-d\u2019œuvre, et qu\u2019elle se concentrera davantage sur ses activités mobiles, la vidéo et les données.Dans une note transmise à ses employés, le chef de la direction d\u2019AOL, Tim Armstrong, a souligné que la filiale du géant des télécommunications Verizon avait ajouté 1500 employés à son effectif depuis un an, par l\u2019entremise d\u2019acquisitions et de partenariats.Selon M.Armstrong, AOL doit maintenant se consolider pour améliorer ses activités.En outre, la société embauchera dans les secteurs qui alimentent la croissance.Verizon a racheté AOL en 2015 pour 4,4 milliards $US, dans le but de se tailler une place sur le marché publicitaire numérique.AOL détient les sites Internet Huffington Post et TechCrunch.Verizon a aussi présenté une offre de 4,8 milliards pour mettre la main sur Yahoo.Associated Press G É R A R D B É R U B É A ir Transat conserve le premier rang en Amérique du Nord et demeure parmi les 20 compagnies aériennes pour son ef ficacité en matière d\u2019émissions de gaz à ef fet de serre.L\u2019ONG allemande Atmosfair a publié jeudi sa sixième édition annuelle de l\u2019Airline Index.L\u2019exercice consiste à mesurer les émissions de GES des compagnies aériennes par passager transporté et par kilomètre parcouru.L\u2019ONG établit son indice pondéré à partir des données publiques fournies par quelque 200 compagnies aériennes cumulant 92 % du trafic mondial.Un transpor teur régional chinois fait son apparition au premier rang du classement.Le spécialiste en vols nolisés TUIFly suit.Le premier doit son classement à sa flotte composée uniquement d\u2019appareils reconnus pour leur efficacité énergétique (incluant des A320), à la densité de la configuration des sièges et à un coefficient d\u2019occupation élevé.Le second doit son positionnement à l\u2019utilisation d\u2019une flotte comprenant également des appareils énergétiquement efficaces (essentiellement des B737-800), à une maximisation de sa capacité et à un coef fi- cient élevé.Premier au Canada Chez les transporteurs canadiens, le nom d\u2019Air Transat est le premier à apparaître dans le classement 2016.La composante aérienne de Transat A.T.occupe le 14e rang, toutes catégories confondues.Air Canada suit loin derrière avec une 50e position, selon les données 2014, et son partenaire régional Air Canada Express, la 104e.Air Canada rouge, West- jet et Sunwing Airlines, dont la flotte est essentiellement constituée de B737-800 nouvelle génération, n\u2019apparaissent pas dans le classement.« Pour une sixième année consécutive, Air Transat se classe numéro un en Amérique du Nord et dans le top 20 mondial de l\u2019Atmosfair Airline Index pour sa performance en matière d\u2019économie de carburant et de réduction de gaz à effet de serre (GES) [\u2026] Air Transat se retrouve au douzième rang mondial dans les catégories moyen et long-courrier et au quatorzième rang toutes catégories confondues de cet indice annuel », peut-on lire dans le communiqué de Transat.Dans ses commentaires, At- mosfair retient d\u2019Air Transat la « forte densité » de sièges dans tous les appareils.Cette configuration se combine avec un haut taux d\u2019occupation sur les moyennes et longues distances, Transat perdant des points sur les cour tes distances avec un coef ficient d\u2019occupation « loin sous la moyenne».Atmosfair dit également de la flotte du transporteur que le quart est composé d\u2019appareils énergétiquement inef ficaces (des A310) et qu\u2019environ les trois quarts des appareils sont plus efficaces.Nouveaux appareils Air Transat a toutefois introduit depuis dans sa flotte une plus forte proportion d\u2019Airbus A330 et de Boeing 737, des appareils plus écoénergétiques.S\u2019ajoute l\u2019installation progressive d\u2019ailettes de bout d\u2019aile sur les Boeing 737, a déjà souligné le transporteur.Dans les facteurs ser vant de calcul à l\u2019indice, Atmosfair accorde un poids de 48 % au coef ficient d\u2019occupation passagers et de 31 % au type d\u2019appareil.La configuration des sièges de cargo, les moteurs et les ailettes se partagent le reste.Globalement, l\u2019ONG allemande calcule que les émissions de GES ont crû de 3% en 2014.Elle rappelle que le trafic aérien est exclu de l\u2019Accord de Paris et que l\u2019entente de Montréal visant à plafonner puis à réduire les émissions de GES ne sera pas contraignante avant 2027: «Nos résultats indiquent que le trafic aérien mondial n\u2019est pas sur les cibles de Paris», a-t-elle souligné.Le Devoir TRANSPORT AÉRIEN Air Transat reste parmi les 20 plus efficaces en matière de GES Les ventes de Walmart déçoivent Le géant de la distribution américain Walmart a annoncé jeudi des ventes trimestrielles décevantes, principalement en raison d\u2019effets de change défavorables, mais son offensive dans le commerce en ligne commence à porter ses fruits.Le chiffre d\u2019affaires a progressé de 0,7 % sur un an à 118,18 milliards entre août et octobre, troisième trimestre de l\u2019exercice décalé 2016-2017.Le bénéfice net a plongé de 8,2 % à de 3,03 milliards.Si les ventes à magasins comparables aux États-Unis ont affiché leur huitième trimestre de hausse d\u2019affilée, celle-ci n\u2019est que de 1,2 %.Les ventes générées par les achats effectués sur la plate- forme Walmart.com se sont envolées de 20,6 % au troisième trimestre, contre 11,8 % trois mois plus tôt.Agence France-Presse L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 6 ECONOMIE A 7 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 75201373-01 Ce Résultats des tirages du : En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.compl.compl.l o t o q u e b e c .c o m / l o t e r i e s l o t o q u e b e c .c o m / l o t e r i e s Prochain gros lot (approx.) : Ce soir, 15 MILLIONS $ (approx.) 2016-11-16 9 000 000 $ 03 05 06 09 33 47 19 07 11 39 40 43 49 26 7095903 1 LOT GARANTI DE 1 000 000 $ F R A N Ç O I S D E S J A R D I N S L a situation financière de la Société canadienne d\u2019hypothèques et de logement (SCHL) est suffisamment solide «même dans les scénarios extrêmes », af f irme l \u2019agence fédérale après avoir simulé en interne plusieurs sor tes de crises économiques.Le scénario de référence de la SCHL pour la période 2017- 2021 prévoit que le cumul du résultat net pour ses activités d\u2019assurance sera de 6,5 milliards, selon son rapport publié jeudi.Cependant, divers scénarios font planer des résultats inférieurs à cela, voire négatifs.La SCHL, qui garantit plus de 500 milliards en prêts hypothécaires partout au pays, a tenté de prédire l\u2019impact des événements suivants: une hausse soudaine des taux suivie de l\u2019échec d\u2019une institution financière, une «dépression grave et prolongée», une crise immobilière comme celle vécue aux États-Unis et un important tremblement de terre dans une grande ville.Dans le cas précis d\u2019une hausse soudaine des taux d\u2019intérêt, une perspective qui pourrait causer des maux de tête aux ménages surendettés et vulnérables à des variations soudaines, l\u2019impact aurait pour effet d\u2019entraîner une perte cumulative de plus de 1,1 milliard sur la période 2017-2021.Dans ce scénario, les taux hypothécaires grimperaient de 2,4 % (100 points de base dans un trimestre de 2016 et 140 points dans un trimestre de 2017), le taux de chômage passerait à 11,3 % et les prix de l\u2019immobilier chuteraient de 30%.Par ailleurs, l\u2019hypothèse d\u2019un cours du pétrole pataugeant entre 20 et 30 $US pendant quatre ans aurait elle aussi des conséquences, mais moindres : elle ferait passer l\u2019excédent cumulatif de 6,5 milliards à 4,5 milliards.Transférer le risque Cette analyse de la SCHL survient un mois après que le gouvernement fédéral a annoncé une consultation pour déterminer la per tinence de transférer une plus grande par t de risque aux prêteurs hypothécaires.À l\u2019heure actuelle, tous les prêts hypothécaires dont la valeur excède 80 % du prix de la propriété doivent être couverts par une assurance.Celle-ci est offerte par la Société canadienne d\u2019hypothèques et de logement (SCHL), une société de la Couronne, de même que deux sociétés privées, Genworth et Canada Guaranty.En publiant ses documents de consultation, le ministère des Finances avait précisé que le transfert d\u2019une part de risque pourrait améliorer la gestion globale des risques et limiter l\u2019exposition des contribuables.Improbables Dans un communiqué diffusé jeudi, le chef de la gestion des risques, Romy Bowers, a af firmé que les « pires scénarios » ayant fait l\u2019objet d\u2019une évaluation sont « très peu susceptibles de se produire et à planifier en conséquence».Le gouvernement fédéral a entrepris un train de mesures au cours des dernières années afin de contenir l\u2019augmentation rapide des prix de l\u2019immobilier dans certaines villes comme Toronto et Vancouver.Dans cette dernière, la hausse a été associée à la forte présence d\u2019acheteurs étrangers.La province a choisi cet été d\u2019imposer une taxe de 15% pour refroidir les ardeurs.De plus, le conseil municipal envisage la possibilité d\u2019imposer une taxe de 1 % sur les résidences non occupées.La SCHL a signalé le mois dernier que la surchauffe observée à Toronto et Vancouver a commencé à toucher des villes comme Hamilton et Victoria.Selon l\u2019agence, neuf marchés canadiens présentent un problème de surévaluation modéré, mais d\u2019autres données, comme la croissance actuelle des prix et le rythme de construction, n\u2019inquiètent pas.Le Devoir IMMOBILIER La SCHL se dit capable d\u2019encaisser des chocs importants JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le gouvernement fédéral of fre 350 millions à l\u2019industrie laitière du Canada pour compenser l\u2019arrivée probable de 17 700 tonnes de fromages européens par année à partir de 2017.K A R L R E T T I N O - P A R A Z E L L I L es producteurs de lait du Québec sont encouragés par les propos du premier ministre Philippe Couillard, qui veut qu\u2019Ottawa bonifie son programme d\u2019indemnisation pour compenser les impacts de l\u2019accord de libre-échange avec l\u2019Union européenne, mais ils se demandent jusqu\u2019où ira le gouvernement pour défendre leur cause.«S\u2019il le veut vraiment, M.Couil- lard a la capacité d\u2019aller nous chercher de meilleures compensations», a affirmé le président des Producteurs de lait du Québec, Bruno Letendre, en marge d\u2019une assemblée générale spéciale.Jeudi, le premier ministre Couillard a laissé entendre que la part dévolue au Québec des 350 millions de dollars prévus par Ottawa ne suf fit pas.Il estime que le programme d\u2019indemnisation annoncé par Ottawa est injuste, puisqu\u2019il prévoit un financement égal pour chaque province alors que le Québec produit une plus grande part de fromages fins au pays.« Avoir une distribution qui soit égale entre les provinces ne semble pas refléter la réalité et ne semble pas tout à fait juste pour nos producteurs», a-t-il déclaré dans une mêlée de presse en marge de la Conférence des Nations unies (ONU) pour les changements climatiques, à Marrakech, au Maroc, où il est en mission.Le ministre québécois de l\u2019Agriculture, Pierre Paradis, qui a déclaré vendredi dernier que l\u2019enveloppe offerte par Ottawa ne correspond « absolument pas » à ses attentes, devait rencontrer jeudi son homologue fédéral, Lawrence MacAulay.Aide insuffisante Le gouvernement fédéral a annoncé la semaine dernière qu\u2019il offrira 350 millions à l\u2019industrie laitière du Canada pour compenser l\u2019arrivée probable de 17 700 tonnes de fromages européens par année à partir de 2017, avec l\u2019entrée en vigueur provisoire de l\u2019Accord économique et commercial global (AECG).Le programme comprend 250 millions sur cinq ans pour les producteurs et 100 millions sur quatre ans pour les transformateurs.«Qui a dit que 250 millions, c\u2019est suffisant et que ça couvre les pertes?On ne le sait pas», s\u2019insurge M.Letendre, qui croit que les compensations devraient plutôt se situer entre 750 millions et un milliard de dollars.Le ministre MacAuley a fait savoir que les modalités du programme de compensation seront déterminées à la suite d\u2019une nouvelle période de consultations.« Le gouvernement libéral, c\u2019est un gouvernement de consultations.Il ne fait que ça», soupire M.Letendre.Les producteurs de lait sont déçus de voir qu\u2019Ottawa n\u2019a pas profité de l\u2019annonce sur les compensations pour intervenir dans le dossier du lait diafiltré, cet ingrédient qui échappe aux tarifs douaniers lorsqu\u2019il est importé au Canada, ce qui crée une brèche dans le système de gestion de l\u2019offre.Ils craignent par ailleurs qu\u2019une renégociation de l\u2019Accord de libre-échange nord- américain (ALENA), tel que promis par Donald Trump en campagne électorale, mette à mal l\u2019industrie laitière.Avec La Presse canadienne Le Devoir COMPENSATIONS FINANCIÈRES Les producteurs de lait comptent sur Couillard pour influencer Ottawa R O S S M A R O W I T S D es procureurs améri - cains ont déposé des accusations contre un ancien haut dirigeant de la pharmaceutique québécoise Valeant ainsi que l\u2019ex-grand patron de la société de commandes postales pharmaceutiques Philidor.Les deux hommes sont accusés d\u2019avoir été impliqués dans une fraude évaluée à plusieurs millions de dollars.Le bureau du procureur du district sud de New York a indiqué jeudi avoir procédé à l\u2019arrestation de Gary Tanner, un ex-haut dirigeant de Va- leant et d\u2019Andrew Davenport, autrefois président et chef de la direction de la pharmacie américaine Philidor.Les deux hommes font face à quatre chefs d\u2019accusation.On leur reproche notamment d\u2019avoir commis une fraude électronique, d\u2019avoir conspiré en vue de commettre une fraude électronique et d\u2019avoir conspiré en vue de blanchir de l\u2019argent.Conspiration Les enquêteurs allèguent que les deux hommes ont conspiré en vue d\u2019obtenir des dizaines de millions de dollars de la part de Valeant et de se par tager le produit de la fraude, selon une plainte de 28 pages signée par l\u2019agent Ryan Redel, du FBI.Dans le document, M.Redel af firme que M.Davenport a donné à M.Tanner environ 10 millions $US en commission clandestine.La plainte fait valoir que cet argent a été blanchi par l\u2019entremise de sociétés coquilles et provenait d\u2019un paiement de 40 millions que M.Tanner avait reçu de Valeant.Les accusés auraient utilisé les produits de leurs manigances pour acheter des résidences secondaires, rembourser des dettes et faire des investissements.M.Davenport aurait aussi dépensé 50 000 $US pour se faire installer une cave à vin sur mesure, selon la plainte.Les accusations n\u2019ont pas été prouvées en cour.Son travail L\u2019avocat de M.Tanner a affirmé que son client était innocent et qu\u2019il communiquait fréquemment avec ses patrons chez Valeant pour discuter de ses ef forts pour faire croître l\u2019entreprise.«Aujourd\u2019hui, il a été accusé d\u2019un crime pour avoir fait son travail », a estimé Howard Shapiro dans un courriel.«Nous allons démontrer son innocence lors du procès.» L\u2019avocat de M.Davenpor t ne pouvait pas être joint immédiatement pour commenter la situation.Selon la plainte, M.Davenport a évoqué, dans un échange de courriel avec M.Tanner, des images du classique du cinéma western Butch Cassidy and the Sundance Kid en disant qu\u2019ils allaient « chevaucher au soleil couchant» ensemble.La Presse canadienne Des procureurs américains accusent un ex-haut dirigeant de Valeant Mark Buzzell à la direction de Ford du Canada Oakville \u2014 Ford du Canada a annoncé jeudi la nomination de Mark Buzzell au poste de président et chef de la direction du constructeur automobile, en remplacement de Dianne Craig.M.Buzzell, actuellement directeur général du marché de l\u2019Ouest américain, occupera son nouveau poste à compter du 1er janvier.Mme Craig, qui a passé cinq ans à la tête de la division canadienne, deviendra directrice en chef des ventes de Ford Motor aux États-Unis.La Presse canadienne États-Unis : l\u2019inflation à 0,4 % Washington \u2014 La hausse des coûts de l\u2019énergie a vu l\u2019indice des prix à la consommation augmenter de 0,4% en octobre aux États-Unis.L\u2019augmentation annoncée jeudi par le département du Travail est la plus importante depuis avril.L\u2019inflation s\u2019était établie à 0,3% en septembre.L\u2019indice des prix est en hausse de 1,6% sur un an, une performance inférieure à la cible de 2% visée par la Réserve fédérale.Les prix de l\u2019énergie ont progressé de 3,5% le mois dernier, et ceux de l\u2019essence de 7%.Le coût du logement s\u2019est apprécié de 0,4%.Les prix des aliments sont demeurés stables pour un quatrième mois consécutif.L\u2019inflation de base, qui exclut les coûts volatiles de l\u2019alimentation et de l\u2019énergie, a s\u2019est établie à un modeste 0,1%.Elle atteint 2,1% sur une base annuelle.Associated Press Suncor: hausse de production Calgary \u2014 Suncor Énergie s\u2019attend à voir sa production augmenter l\u2019an prochain, mais la société planifie néanmoins de réduire ses dépenses en immobilisations.Le géant énergétique prévoit une production moyenne d\u2019entre 680000 à 720000 barils équivalent pétrole par jour en 2017.Ses dépenses en immobilisations devraient s\u2019établir entre 4,8 milliards et 5,2 milliards.Environ 40% des dépenses de 2017 seront réservées aux projets de croissance en amont, incluant ceux de Fort Hills et Hebron.La Presse canadienne Sous le gouvernement conservateur, le Code criminel a subi des changements en cascade, toujours dans l\u2019esprit de punir le plus sévèrement possible.Devant composer avec un gouvernement minoritaire, craignant une élection précipitée, l\u2019opposition libérale a parfois coopéré, mais souvent protesté.Un an après l\u2019élection du gouvernement Trudeau, le ménage se fait toutefois attendre.e Code criminel et toute l\u2019architecture juridique qui s\u2019y rattache sont de gros navires très complexes impossibles à nettoyer à toute vapeur.On ne peut, dans ces circonstances, reprocher à la ministre de la Justice, Jody Wilson-Raybould, de vouloir prendre le temps de bien faire les choses.Mais il est dif?cile de ne pas s\u2019impatienter.Depuis un an, elle n\u2019a présenté que quatre projets de loi.À sa décharge, elle a dû se plier à l\u2019échéancier serré imposé par la Cour suprême dans le dossier de l\u2019aide médicale à mourir, ce qui a accaparé les ressources de son ministère.Ses trois autres projets sont de moindre envergure, mais importants.Deux d\u2019entre eux ont une forte valeur symbolique puisqu\u2019ils contrent la discrimination à l\u2019endroit des personnes transgenres et des hommes gais.Le troisième, présenté il y a moins d\u2019un mois, est le premier à annuler une mesure adoptée sous les conservateurs et jugée injuste par les libéraux à l\u2019époque, soit l\u2019imposition aux contrevenants d\u2019amendes compensatoires salées, qu\u2019ils en aient les moyens ou non.C\u2019est un premier pas remarqué, mais de nombreuses mesures conservatrices, contestées avec succès devant les tribunaux, apparaissent toujours dans le Code criminel.On pense entre autres au calcul de la durée d\u2019une peine.Selon les dispositions conservatrices, les juges ne peuvent, sauf exception, soustraire d\u2019une peine d\u2019emprisonnement davantage qu\u2019une journée par jour passé derrière les barreaux avant le prononcé de la sentence.C\u2019est toujours écrit dans le Code.Mme Wilson-Raybould dit vouloir effacer les dispositions «zombies» et celles tombées en désuétude.C\u2019est à son honneur.Elle promet un ou des projets de loi «dans un proche avenir».Tant mieux, mais la bouchée est très grosse.Vaut mieux s\u2019attaquer en priorité aux dispositions qui ont eu pour effet de modi?er l\u2019esprit de notre système de justice.La multiplication des peines minimales, remise en question par les tribunaux, y compris la Cour suprême, en est un bon exemple et devrait être une des premières cibles de la ministre.Il a été démontré que les sentences minimales pénalisent de façon disproportionnée les contrevenants les plus démunis, les autochtones en particulier.La discrétion des juges, qui est ainsi fortement restreinte, doit être rétablie a?n que les sentences soient déterminées en tenant compte à la fois du crime et de la situation du contrevenant.Si les libéraux croient à la réhabilitation, ils devraient aussi s\u2019attarder rapidement aux dispositions entourant la suspension d\u2019un casier judiciaire, une responsabilité qui revient au ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, mais quand même.Les conservateurs ont durci ce recours au point de nuire à la réinsertion d\u2019anciens détenus.Mme Wilson-Raybould a beaucoup de pain sur la planche et a largement consulté la communauté juridique pour préparer le terrain.L\u2019héritage que lui ont laissé les conservateurs est lourd et enchevêtré.Le Code criminel est labyrinthique.Il n\u2019est toutefois pas nécessaire de tout nettoyer d\u2019un coup.Elle peut procéder par étapes, mais elle doit agir sans tarder car plus les élections approcheront et plus la pression populiste en faveur d\u2019une justice musclée se fera sentir, et on n\u2019a pas envie de jouer à nouveau dans ce ?lm.L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 6 A 8 EDITORIAL L E T T R E S Femmes autochtones en détresse Selon toute vraisemblance, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) devrait annoncer qu\u2019il ne déposera pas d\u2019accusations dans la saga entourant les allégations d\u2019abus de six patrouilleurs de la SQ envers des femmes autochtones, estimant qu\u2019il n\u2019y a pas de preuves suffisantes pour porter des accusations de sévices sexuels, d\u2019intimidation et d\u2019abus de pouvoir contre les patrouilleurs de la SQ suspendus dans la foulée du reportage de l\u2019émission Enquête d\u2019octobre 2015.Est-il utile de rappeler que l\u2019enquête contre les six patrouilleurs de la SQ a été menée par le Service de police de la Ville de Montréal?En termes clairs, des policiers ont enquêté sur des policiers, une démarche contestable qui prête flanc à des conflits d\u2019intérêts prévisibles, voire quasi certains.De leur côté, les femmes autochtones, cantonnées sans ressources dans leurs régions respectives, sont laissées à elles- mêmes devant une force policière organisée et toute-puissante.C\u2019est David contre Goliath, à la dif férence que les femmes autochtones ne disposent pas de « fronde » pour attaquer le géant.Ces femmes en détresse n\u2019ont sûrement pas inventé de toutes pièces ces allégations de sévices sexuels concernant ces patrouil- L I B R E O P I N I O N D A M I E N H A L L E G A T T E Professeur de marketing à l\u2019Université du Québec à Chicoutimi U ne partie de l\u2019explication du succès de Donald Trump pourrait se trouver dans les similitudes entre le fonctionnement de la politique et celui des marchés.L\u2019économiste Joseph Schumpeter, en particulier, a montré que la politique est un marché où des politiciens se vendent à des électeurs.Si voter, c\u2019est acheter, il ne faut pas s\u2019étonner que lors d\u2019un vote, comme d\u2019un achat, les électeurs-consom- mateurs puissent faire des choix insensés qui mettent en péril la planète.Une vision optimiste du marketing politique consiste à considérer que l\u2019on vend des idées.Malheureusement, lors d\u2019une élection, les citoyens-consommateurs achètent plutôt des politiciens, auxquels sont associées un ensemble hétéroclite d\u2019idées qui, espère-t-on, se concrétiseront et changeront nos vies.Bref, les politiciens vendent l\u2019espoir d\u2019une vie meilleure, comme les compagnies de cosmétiques ou les constructeurs automobiles.Or, l\u2019espoir est facile à vendre, puisqu\u2019il fait du bien ici et maintenant, et ne se heurtera à la réalité qu\u2019ultérieurement.Une élection est une situation de choix qui, par conditionnement néolibéral, met les électeurs dans un état d\u2019esprit de consommateur.Le vote responsable est donc tout aussi improbable que la consommation responsable, un oxymore qui n\u2019empêche pas les thuriféraires du libéralisme économique de dormir.Comme le marché est censé transformer l\u2019intérêt égoïste de chacun en bien collectif, se soucier véritablement des conséquences de nos achats serait subversif.Non seulement le marché serait moins efficient, mais une telle réflexion pourrait nous amener à une réduction de notre consommation, et donc à une décroissance économique.Le peu d\u2019impact négatif de toutes les inepties proférées par Trump sur le choix des électeurs pourrait s\u2019expliquer par cette propriété intrinsèque du marché de promouvoir l\u2019intérêt égoïste de chacun.Le marché tend à réduire les critères de choix aux problèmes ou désirs les plus immédiats et évidents, en favorisant l\u2019insouciance.Ainsi, une écologiste féministe pourrait voter pour Trump si ses pressants besoins de sécurité et de prospérité outrepassent ses convictions morales abstraites, qui ont tendance à se dissoudre dans l\u2019amoralité du marché.Si tous les partis politiques utilisent des techniques du marketing, le populisme en constitue une application littérale.Le marketing consiste en premier lieu non pas à communiquer, mais à concevoir un produit différencié, susceptible de plaire à une cible.Il ne s\u2019agit pas de vendre une idée, mais de concevoir une idée que les gens veulent acheter.En mettant en apparence les intérêts du peuple avant celui des élites, le populiste sait qu\u2019il plaira à une grande part du marché électoral.La seule contrainte pour le populiste, à l\u2019instar du publicitaire, est de rester dans les limites de la légalité, tout en repoussant celles de ce qui est socialement acceptable.La liberté de voter Trump Le contraste entre l\u2019intérêt de dizaines de millions d\u2019Américains et le dégoût de l\u2019immense majorité du reste du monde envers Trump peut aussi s\u2019expliquer par la logique du marché.En effet, les Américains sont invités à acheter un candidat par leur vote, alors que le reste du monde doit se contenter d\u2019exprimer une préférence.Or, le choix réel, qui peut avoir un impact sur son quotidien, ne s\u2019appuie pas sur les mêmes critères que le choix hypothétique, dont la seule fonction est de communiquer ses valeurs.Il est tout aussi facile d\u2019exprimer une préférence pour Hillary Clinton sans être américain que de prétendre acheter un véhicule hybride en cas d\u2019augmentation de salaire.Donald Trump est une innovation politique qui a su se dif férencier très nettement de sa concurrente, et même des candidats passés et futurs.Cette propriété le rend attrayant, nonobstant qui il est et ce qu\u2019il propose.Mais surtout, le fait de choisir Trump, c\u2019est exercer ses pouvoirs fondamentaux de consommateur d\u2019essayer un nouveau produit, de changer de fournisseur et de goûter la différence.Voter, c\u2019est acheter FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente du développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente des ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET leurs.Le DPCP se doit d\u2019en prendre bonne note et d\u2019agir en conséquence\u2026 À défaut de quoi, une enquête publique devra faire toute la lumière sur cette saga qui dure depuis trop longtemps! Henri Marineau Québec, le 17 novembre 2016 Brossard, bientôt ghetto ?Ce qui est très inquiétant pour une société démocratique comme le Québec c\u2019est le fait que puissent se créer des zones de «non-droit» où pourront évoluer des communautés comme celle que veut établir M.Nabil Warda à Brossard.«Non-droit» parce que les lois du Québec ne s\u2019y appliqueraient pas intégralement, mais celles d\u2019une communauté qui cherche par voie d\u2019accommodements divers à instaurer des façons de vivre antidémocratiques.Mais ce qui est plus inquiétant encore, c\u2019est que le député de La Pinière, M.Gaé- tan Barrette, ait pu même envisager de gagner des votes au mépris des lois du pays, à moins, bien entendu, que la caste ministérielle médicale fonctionne selon des lois et principes qui lui sont propres ! Veut-on créer à proximité de Montréal un Molenbeek bruxellois ou ces banlieues françaises ou la police n\u2019ose pas entrer?J\u2019invite le promoteur de ce projet insensé à revoir la définition de ce qu\u2019est un «ghetto», car c\u2019est très exactement ce qu\u2019il Donner un sens au renoncement de son salaire Bien assis sur ses actifs immobiliers, Donald Trump a donc décidé de ne pas toucher le salaire versé à la personne occupant la fonction de la présidence des États-Unis, soit tout près de 400 000$.Il devrait peut- être trouver inspiration auprès de José Mu- jica dit «Pepe Mujica».À son élection à la présidence de l\u2019Uruguay en 2010, il a décidé de ne conserver que l\u2019équivalent du salaire moyen de ses compatriotes, soit un dixième de la rémunération présidentielle dans ce petit pays d\u2019Amérique du Sud, le reste étant remis en soutien aux programmes de logements sociaux.N\u2019est-ce pas aussi un enjeu aux États-Unis?J\u2019oubliais, sous Mujica les dépenses sociales ont augmenté, le soutien aux syndicats a été manifeste.À son départ de la présidence en 2015, l\u2019économie était en bonne santé et la stabilité sociale incontestable.Émettons un doute raisonnable que ce ne sera malheureusement pas le cas chez nos voisins du sud en 2020.Jean-Pierre Girard Montréal, le 17 novembre 2016 DROIT PÉNAL Des réformes qui tardent L MANON CORNELLIER veut créer ici en terre québécoise.Et qu\u2019on ne me taxe pas d\u2019«islamophobe», car il ne s\u2019agit pas de religion, mais bien de politique.Angèle Dufresne Montréal, le 16 novembre 2016 e prime abord, la Commission d\u2019enquête sur la protection de la con?dentialité des sources journalistiques repose sur des assises solides.La compétence et la rigueur du juge Jacques Chamberland ne font pas l\u2019ombre d\u2019un doute.Il sera bien entouré avec des commissaires tels que l\u2019ancien directeur de la police de Québec Alexandre Matte, et une avocate spécialisée en droit des médias, Guylaine Bachand.Une part de doute subsiste.La voix des journalistes, directement visés par la chasse aux sources à la Sûreté du Québec (SQ) et au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), est minoritaire.Le choix du personnel sera déterminant pour la crédibilité de la commission.Les représentants du monde des médias devront être mis à contribution pour colliger la preuve et orienter les travaux dans la bonne direction.Il ne faudrait surtout pas laisser le champ libre aux policiers, car dans cette histoire de chasse aux sources, ils font partie du problème.Il est dif?cile d\u2019envisager qu\u2019ils puissent faire partie de la solution.La commission ne doit pas ser vir de prétexte pour faire le procès du journalisme et de ses méthodes.Comme son nom l\u2019indique, elle doit porter sur la protection des sources, ce qui revient à dire qu\u2019elle mettra sur la sellette des policiers qui fouinent dans les téléphones intelligents des journalistes et des politiciens qui les auraient encouragés à le faire, directement ou indirectement.Les relations de proximité entre le pouvoir politique et policier devront être au cœur du mandat de cette commission.À ce chapitre, il y aurait amplement matière à blâmer des fautifs\u2026 Mais dans un geste d\u2019une trop grande prudence, les libéraux ont déjà décidé que la commission ne pourra pas formuler de blâmes.C\u2019est un irritant majeur qui renforce l\u2019impression d\u2019impunité dont béné?cieraient les policiers louvoyants et leurs maîtres politiques.Puisque le décret of?cialisant la création de la commission n\u2019a pas encore été publié, il est encore temps de modi?er son mandat.D\u2019une part, il faut ajouter la possibilité de blâmer des témoins qui auront fait preuve d\u2019une conduite répréhensible.D\u2019autre part, il faut remonter à 2008 (et non 2010 comme le veut le gouvernement) pour prendre la mesure des problèmes.La surveillance des journalistes, dont Alain Gravel, a débuté en 2008, au moment même où s\u2019est amorcé l\u2019un des cycles les plus féconds en journalisme d\u2019enquête au Québec.Un cycle qui coïncide avec les années les plus sombres du gouvernement Charest.Il est donc essentiel que les travaux portent sur la période 2008 à 2016, a?n que l\u2019on crève l\u2019abcès sur l\u2019existence, réelle ou imaginée, d\u2019une police politique au Québec.PROTECTION DES SOURCES Une commission sous surveillance D BRIAN MYLES L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 6 A 9 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel David(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Julie Carpentier (pupitre); information culturelle : Catherine Lalonde (reporter culturel), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline Montpetit(reporters), Benoît Munger et Philippe Papineau(pupitre); information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre); information internationale : Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre); section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); Loïc Hamon (cahiers spéciaux); équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITÉ Cynthia Floccari (adjointe), Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Caroline Filion, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Osvaldo Casas (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Sébastien Beaupré, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Ginette Rouleau et Isabelle Sanchez.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici et Véronique Pagé.L undi prochain, le Québec célébrera le vingtième anniversaire de l\u2019adoption de la Loi sur l\u2019équité salariale par l\u2019Assemblée nationale.Lorsqu\u2019elle a vu le jour en 1996, l\u2019écart salarial horaire entre les hommes et les femmes était alors de 15,8 %.Son avènement a créé de l\u2019espoir chez bien des femmes, mais toute une onde de choc pour les entreprises de plus de dix personnes salariées.Vingt ans plus tard, l\u2019écart salarial horaire entre femmes et hommes a baissé à 9,9 %.Cette loi a changé la vie de plus d\u2019un demi-million de personnes au Québec.Elle a accordé de meilleurs revenus à de nombreuses travailleuses, a augmenté leur pension à la retraite et a contribué à de meilleures conditions de vie notamment pour les femmes chefs d\u2019une famille monoparentale.Au- jourd\u2019hui, 88 % des entreprises auraient atteint l\u2019équité salariale au Québec.Néanmoins, il reste bien du chemin à parcourir.Selon les données de la Commission sur l\u2019équité salariale, 3600 entreprises n\u2019auraient toujours pas réalisé leur révision des salaires.L\u2019écar t salarial horaire entre les femmes et les hommes n\u2019ayant baissé que de 5,9 % en 20 ans, faudra-t-il attendre près d\u2019un demi-siècle pour que disparaisse l\u2019écart persistant et honteux de 9,9 % ?Au moment de publier son rapport annuel, le Forum économique mondial déclarait le mois dernier qu\u2019il faudrait patienter encore 170 ans pour en finir avec les disparités économiques entre les femmes et les hommes.Il importe que l\u2019on redouble d\u2019efforts pour faire une promotion permanente de la loi afin de s\u2019assurer qu\u2019elle soit bien comprise dans tous les milieux, en particulier ceux où il y a de la résistance de la part d\u2019employeurs.Selon la Commission sur l \u2019équité salar iale, une confusion ralentit l\u2019impact de la loi.Lorsqu\u2019on parle « d\u2019équité salariale », l\u2019on ne cesse de la confondre avec « l\u2019égalité salariale ».L\u2019égalité salariale consiste à attribuer un salaire égal pour un même travail ; par exemple, avec les mêmes qualifications et le même nombre d\u2019années d\u2019expérience, une caissière devrait recevoir le même salaire qu\u2019un caissier.L\u2019équité salariale, quant à elle, exige un salaire égal pour un travail différent, mais jugé équivalent.Dans un hôtel, le travail d\u2019une préposée à l\u2019entretien a une valeur comparable à celui d\u2019un por t ier et devra it a ins i être rémunéré au même taux.L\u2019application de l\u2019équité salariale s\u2019effectue en évaluant les équivalences entre les emplois à partir des critères suivants : les qualifications requises ; les responsabilités assumées ; les efforts exigés ; et les conditions de travail.L\u2019application de la loi et la réduction de la discrimination salariale systémique représentent un travail de longue haleine qui requier t à la fois proaction et vigilance, même auprès des employeurs qui ont atteint l\u2019équité salariale.?Au-delà de la loi, n\u2019y a-t-il pas des équivalences collectives à faire entre les métiers ?En 2016, malgré une mixité graduelle dans plusieurs secteurs, la ségrégation professionnelle entre les sexes perdure.Les femmes sont encore majoritaires dans des postes traditionnellement féminins, à temps partiel et au salaire minimum, ce qui les expose à des conditions précaires.Ces réalités sont particulièrement celles des femmes autochtones, des minorités visibles, des immigrantes, ou qui vivent avec un handicap.Cette division du travail est un lourd héritage du passé.Pour rompre avec ce dernier, les nouvelles générations doivent exiger de meilleures pratiques de conciliation famille- travail et encourager l\u2019ambition professionnelle de toutes les femmes.Il y a des défis importants, tel celui de l\u2019écart salarial alarmant entre les femmes et les hommes non diplômés.Au Québec, un peu plus du quart de la population féminine travaille sans diplôme ; lorsque ces femmes sont employées à temps plein, elles obtiennent seulement 69,8 % du salaire médian annuel des hommes non diplômés.Et même avec un diplôme en poche, les femmes ne touchent que 80 % du revenu annuel des hommes diplômés.Si la Loi sur l\u2019équité salariale ne peut régler à elle seule l\u2019ensemble des disparités salariales, elle demeure un outil essentiel pour les atténuer.Pour ses 20 ans, souhaitons-lui qu\u2019elle franchisse de nouveaux caps décisifs pour réaliser son plein potentiel.Le mois dernier, des milliers d\u2019Islandaises ont symboliquement cessé leur journée de travail à 14 h 38.Selon elles, il s\u2019agit de l\u2019heure théorique à laquelle elles ne sont plus payées lorsque l\u2019on compare leur salaire à celui des hommes.Au Québec, pour chaque dollar gagné par les hommes, les femmes obtiennent en moyenne seulement 80 cents.Lundi prochain, à quelle heure les Québécoises devraient-elles quitter le boulot ?Pour en finir avec l\u2019iniquité salariale CATHY WONG P A U L I N E M A R O I S Ex-première ministre du Québec Extraits de l\u2019allocution que prononcera samedi Pauline Marois lors du colloque organisé par la Société Saint-Jean-Baptiste à l\u2019occasion du 40e anniversaire de l\u2019accession au pouvoir du Parti québécois.ans un monde où le temps de réaction est de plus en plus court, les occasions de mettre les événements en perspective sont précieuses.Elles nous permettent de mieux comprendre le présent et, quelques fois, d\u2019entrevoir l\u2019avenir.[\u2026] On dit aujourd\u2019hui que le Parti québécois est à la croisée des chemins.Ce serait une erreur de croire qu\u2019il s\u2019agit là de quelque chose de vraiment inédit.Lors du référendum de 1995, les forces souverainistes ont connu une défaite crève-cœur.La marge entre les camps fédéraliste et souverainiste était si mince qu\u2019encore aujourd\u2019hui, beaucoup s\u2019interrogent sur l\u2019issue véritable de cette consultation.Ce résultat extrêmement serré ne doit pas occulter une réalité incontestable : 21 ans plus tard, le Québec n\u2019est toujours pas un pays souverain.Le fait est brutal mais bien réel, et il faut en tirer les conclusions.Une de celles-ci est évidente, je peux en témoigner : un par ti qui a une ambition aussi grande que la souveraineté d\u2019un peuple est toujours à la croisée des chemins quand son option fondamentale est tenue en échec.[\u2026] Cri du cœur Si vous me le permettez, j\u2019aimerais prendre un instant pour lancer un message, une sorte de cri du cœur.Tout ce que le Parti québécois fait ou peut faire demeurera toujours insuffisant aux yeux de celles et ceux qui pensent qu\u2019il suf fit de croire assez fort pour que cela soit vrai, ces personnes dont, très souvent, le principal engagement vise davantage à fragmenter les forces souverainistes qu\u2019à convaincre des fédéralistes.Nos véritables adversaires, ceux qui ne veulent pas nous voir gagner, se réjouissent de cette attitude autodestructrice.Le Parti québécois est la seule formation politique qui, à leurs yeux, et ils connaissent ça croyez-moi, représente une menace réelle pour l\u2019unité du Canada.De Pierre Elliot Trudeau autrefois à son fils aujourd\u2019hui, tous les leaders fédéralistes et leurs alliés l\u2019ont bien compris.Ils savent que pour réaliser la souveraineté, il y a une condition préalable incontournable : que le parti qui dirige le gouvernement au moment où les Québécois seront prêts à assumer les pouvoirs d\u2019un État souverain soit un parti souverainiste.L\u2019histoire nous l\u2019a démontré : pour être en position de réaliser la souveraineté, le Parti québécois ne peut limiter son action à la défense d\u2019un idéal.Il doit être un parti de gouvernement.Jusqu\u2019au moment où les Québécois se seront ralliés à son option, il doit assumer les obligations incontournables et les responsabilités exigeantes que cela comporte envers le peuple québécois.[\u2026] Le 15 novembre 1976 Le 15 novembre 1976, il y a 40 ans, le Québec a porté au pouvoir un parti qui avait un véritable programme de gouvernement, un programme dont la mise en œuvre a exigé courage et détermination.La volonté de mener à bien les réformes engagées au début des années 1960 sur de nouvelles bases était évidente.Pour M.Lévesque, une des clés de la liberté d\u2019un peuple était de séparer le monde de l\u2019argent du monde de la politique.On se souviendra du travail de titan fait par Robert Burns pour assainir le financement des partis politiques.Et, quoi qu\u2019on en dise, même si ce travail doit sans cesse être actualisé, il n\u2019y a que le Parti québécois qui, au fil de son histoire, a posé des gestes ambitieux à cet égard.[\u2026] Toutes ces politiques, au moment où elles ont été discutées et mises en place, ont été source de fortes tensions.Mais aucune n\u2019a suscité autant de divisions et de débats acrimonieux que la Charte de la langue française.On a dépeint le Québec comme une société fasciste, raciste, xénophobe.On a caricaturé Camille Laurin en le dépeignant en dictateur nazi.On a ridiculisé le travail de l\u2019Office de la langue française en l\u2019accusant de mettre aux trousses d\u2019honnêtes commerçants une abominable police de la langue.Et pourtant, 40 ans plus tard, force est d\u2019admettre qu\u2019en établissant un cadre sur la place respective du français et de l\u2019anglais, cette loi a été un des socles de la paix linguistique et de la paix sociale au Québec.[\u2026] Je crois sincèrement qu\u2019une société qui ignore les problèmes au lieu de les régler se condamne à vivre dans la frustration, l\u2019incompréhension et des conflits interminables.À cet égard, je regrette que la CAQ, même si nous avions accepté ses demandes de compromis, ait refusé que nous modernisions la Charte de la langue française.Je regrette également que le débat sur la charte des valeurs, en fait une charte de la laïcité de l\u2019État, n\u2019ait pu conduire à l\u2019adoption d\u2019une loi qui, l\u2019avenir le dira, est essentielle dans une société ouverte et plurielle comme le Québec.L\u2019État doit être aussi laïque que les individus libres de leur foi.Campagne de peur J\u2019ai eu le privilège d\u2019être première ministre et d\u2019être la première femme à occuper cette fonction au Québec.Élue à la tête d\u2019un gouvernement minoritaire, rescapée avec ma famille et les militants de mon parti d\u2019un attentat politique meurtrier le soir de notre victoire, aux prises avec une situation budgétaire délicate, condamnée à un rendez-vous électoral dans un horizon plutôt court que long, le moins qu\u2019on puisse dire est que les vents n\u2019étaient pas favorables.Malgré tout, je crois sincèrement que le gouvernement que j\u2019ai dirigé, tout en prenant en compte les problèmes de notre temps, s\u2019est comporté en droite ligne avec celui que dirigeait M.Lévesque en 1976.[\u2026] Vous devinez que j\u2019ai pris le temps de réfléchir et d\u2019analyser cette défaite douloureuse.Aujourd\u2019hui, ma conclusion est claire.Nous n\u2019avons pas perdu en raison des politiques que nous avons adoptées.Nous n\u2019avons pas perdu en raison de notre volonté d\u2019affirmer clairement la laïcité de l\u2019État.La raison de notre échec est simple.Et, a posteriori, facile à comprendre.Les Québécois nous ont retiré leur appui parce que nous avons refusé de nous engager à ne pas tenir de référendum sur notre avenir constitutionnel.Nous avons perdu aussi en raison d\u2019une candidature économique exceptionnelle, une candidature que je souhaitais et qui a éveillé les peurs profondes de nos adversaires politiques.La présence souhaitée de Pierre Karl Péladeau à nos côtés rendait crédible le discours de peur de nos adversaires.Du jour au lendemain, ils se sont mobilisés par milliers.Nos adversaires se sont multipliés.Nous avons assisté à une campagne de peur aux caractéristiques référendaires.Le parti d\u2019une génération?Vous savez, le Parti québécois a été créé en 1968, il y a maintenant 48 ans.Je comprends bien que ses adversaires et certains analystes espèrent signer son acte de décès le plus rapidement possible.Mais après 48 ans, après la génération des Lé- vesque, Parizeau, Laurin, après la génération des Landry et Bouchard à laquelle j\u2019appartiens, au moment où Lisée et la génération talentueuse qui l\u2019entoure arrivent aux commandes, parler du PQ comme du parti d\u2019une génération m\u2019apparaît comme une fausseté.Il serait temps que les adversaires fédéralistes et les analystes qui se sont trompés passent à autre chose.Le Parti québécois est, encore aujourd\u2019hui, la plus grande force politique au Québec, la seule force capable d\u2019y apporter les changements essentiels à notre avenir économique, social et politique.À la croisée des chemins, le Parti québécois doit se poser deux questions fondamentales.Seulement deux.La première est évidente.Est-ce que l\u2019idée de bâtir un pays peut représenter un défi stimulant pour la jeunesse?En 1976, nous avons rêvé d\u2019avoir la chance de construire un nouveau pays, un pays en accord avec nos valeurs, avec notre désir de nous ouvrir au monde et notre vision de la modernité.Est-ce qu\u2019un rêve aussi noble et aussi grand n\u2019est pas de nature à mobiliser une nouvelle génération?Est-ce que l\u2019aspiration à construire un monde meilleur serait étrangère aux générations qui nous suivent?Quand j\u2019entends des gens de ma génération dire que les jeunes sont individualistes, manquent d\u2019idéal et ne sont pas intéressés aux projets collectifs, cela me met en colère.Je ne peux adhérer à ces préjugés alors que je les vois chaque jour s\u2019engager avec passion et générosité dans des combats pour la justice, pour l\u2019environnement, pour l\u2019éducation, pour la culture.[\u2026] La deuxième question est plus large encore.Est-ce que cette idée de souveraineté répond à un besoin actuel, un besoin qui prend en compte l\u2019état du monde qui se dessine sous nos yeux ?Un besoin pour le Québec, un besoin pour l\u2019humanité?Les événements politiques survenus en Europe au cours des dernières années, aussi bien qu\u2019ici en Amérique il y a quelques jours, mettent en lumière un problème que nous n\u2019avons pas le droit d\u2019ignorer.Une ligne de fracture profonde s\u2019est creusée entre celles et ceux qui incarnent le pouvoir et les populations dont les espoirs ont été déçus, la situation économique s\u2019est détériorée et l\u2019identité ignorée.Au moment où on conteste la légitimité des institutions, où on remet en cause les effets bénéfiques de l\u2019adhésion à de grands ensembles négociés sans prendre en compte suffisamment l\u2019existence des peuples et des citoyens, notre projet de souveraineté est un devoir envers nous- mêmes aussi bien qu\u2019envers l\u2019humanité.LE PQ, QUARANTE ANS PLUS TARD Apprendre à tirer les leçons de l\u2019histoire Tant que son option fondamentale ne sera pas réalisée, affirme Pauline Marois, le Parti québécois sera toujours à la croisée des chemins ALAIN RENAUD LE DEVOIR René Lévesque en compagnie de militants péquistse en 1976 D PEDRO RUIZ LE DEVOIR Pauline Marois À lire \u203a La version intégrale de l\u2019allocution de Pauline Marois sur l\u2019application tablette et le site Web du Devoir.Lire aussi \u203a Des leçons de l\u2019élection de Donald Trump pour les indépendantistes et les progressistes québécois, de Marc Laviolette et Pierre Dubuc, sur l\u2019application tablette et le site Web du Devoir. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 6 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S Pour une bonne part, Le goût d\u2019un pays est construit autour d\u2019un entretien entre Gilles Vi- gneault et Fred Pellerin sur fond de cabane pendant le temps des sucres.Entretenant tous deux un rapport direct avec la culture du sirop d\u2019érable, ils abordent celle-ci comme un révélateur de la nature profonde du peuple québécois.Fleuve, leur conversation est entrecoupée des interventions, toutes plus pertinentes les unes que les autres, d\u2019une variété de participants : une jeune famille du Mile-End qui s\u2019exile une fois l\u2019an pendant les sucres, l\u2019écologiste Roméo Bouchard qui continue de soigner l\u2019érablière qu\u2019il baptisa jadis « le petit pays », l\u2019historien Daniel Turcotte, le chef Martin Picard, la romancière Kim Thúy, le comédien et dramaturge Fabien Cloutier, etc.Ça nous ressemble La genèse du projet remonte à 2007.« Je réalisais un épisode de L\u2019autre midi à la table d\u2019à côté avec Gilles Vigneault et Fred Pelle- rin, explique Francis Legault.Ils se rencontraient pour la première fois.Les réunir, ça relevait pour moi de l\u2019évidence.C\u2019était le printemps, et à la fin, Gilles a dit que ça allait se \u201cmettre à couler \u201d bientôt à son érablière, et Fred d\u2019enchaîner sur son père qui fait lui aussi les sucres\u2026 Ç\u2019a commencé à germer là.» Quand le projet s\u2019est précisé, Francis Legault savait que le sujet serait aussi un prétexte pour parler de différents enjeux qui lui sont chers : la noblesse du travail, la transmission, l\u2019éducation, le temps qui passe, mais surtout, le rapport compliqué que l\u2019on entretient avec l\u2019identité.«Au Québec, on ne sait jamais si on avance ou si on recule, et les sucres, c\u2019est ça : il faut qu\u2019il fasse froid la nuit mais chaud le jour ; la sève est hyperfroide avant qu\u2019on la fasse bouillir, puis refroidir, puis bouillir de nouveau ; on l\u2019étend ensuite sur la neige pour en faire de la tire.C\u2019est un processus tout en contrastes, comme nous.Ça nous ressemble.Et ce qui est magnifique, c\u2019est que ça se mérite : le sirop ne vient pas tout seul, il nécessite un labeur.Et j\u2019aime aussi l\u2019idée de l\u2019érable qui, avec la neige et l\u2019absence de feuille, semble mort, et puis soudain, il y a cette goutte qui perle, pleine de promesses.» Une blessure productive Selon Francis Legault, la culture du sirop d\u2019érable revêt un caractère emblématique.« C\u2019est un rituel tellement improbable quand on y pense, mais qui nous est propre.D\u2019une entaille, d\u2019une blessure, naît la richesse.Et ça, c\u2019est nous.C\u2019est une illustration de notre résilience.» Des propos qui font écho à ceux de Gabriel Nadeau-Dubois, l\u2019un des intervenants.Il confie que son grand-père, propriétaire d\u2019érablière, lui a appris à faire le tour de l\u2019arbre afin de ne pas toujours l\u2019entailler du même côté ; que ce n\u2019est pas grave de le blesser du moment qu\u2019on tient compte de sa capacité à se régénérer.Le militant poursuit : «C\u2019est une belle image, parce que ça montre que les blessures peuvent être productives.On n\u2019est pas condamné à dépérir parce qu\u2019on est blessé [\u2026] Et ça, ça veut dire que la, plutôt les blessures historiques du Québec \u2014 la Conquête, les patriotes, les échecs référendaires, le rapatriement de la Constitution: la liste est longue \u2014, si on a la volonté collective, on peut les transformer.Ces blessures-là, ces entailles-là dans notre histoire, elles peuvent devenir des agents de changement social.» Ce «nous» ardu Lorsqu\u2019on aborde l\u2019aspect politique, Francis Legault précise aussitôt que son film ne se veut pas « antagonisant », comme si l\u2019un n\u2019allait pas sans l\u2019autre.« On a du mal à dire \u201c nous \u201d sans avoir l\u2019impression d\u2019exclure des gens.Je trouvais important de montrer que la fragilité de cette culture-là, qui est nôtre, illustre la fragilité de toutes les autres cultures.» Lorsqu\u2019on lui demande si d\u2019après lui, au Québec, on accorde de l\u2019importance à toutes les cultures, sauf à celle d\u2019ici, il acquiesce.Le goût d\u2019un pays revient d\u2019ailleurs sur cet épisode de 2007 lors duquel un groupe de musulmans mit une cabane à sucre en émoi en demandant qu\u2019on ne serve pas de porc et que l\u2019orchestre fasse silence pour la prière.Psychologue interculturelle, Rachisa Azdouz analyse ainsi l\u2019incident dans le documentaire : « Je pense qu\u2019il y avait quelque chose de l\u2019ordre de la menace identitaire.On touchait à quelque chose de profondément québécois.On allait au cœur d\u2019une tradition culturelle et on tentait \u2014 je ne dis pas que c\u2019est ce qui s\u2019est passé, mais que c\u2019est comme ça que ç\u2019a été vécu \u2014 de la modifier de l\u2019intérieur.» D\u2019où la réaction épidermique.Pour inventer, pour recréer Il ressor t du documentaire une nécessité d\u2019assumer le rituel des sucres, ce qu\u2019il représente ; de se le réapproprier.« Y\u2019a souvent une couleur folklorisante, aliénante, de rattachée à cette af faire-là, note Fred Pellerin durant le film.La symbolique de la raquette en babiche pis de la ceinture fléchée\u2026 ces mots-là, on fait juste les dire pis ç\u2019a saveur de poussière pis de grichage.Alors que c\u2019est des affaires qui nous appartiennent, pis à partir desquelles on pourrait bâtir quelque chose d\u2019immense.Parce que c\u2019est pas vrai qu\u2019on peut bâtir sur du vide.On fait pas un pays sur pilotis [\u2026] Le but, c\u2019est pas d\u2019être puriste.Mais si on peut partir de ces procédés-là pour inventer, pour recréer, ben on part sur du dur, sur quelque chose qui est approuvé par le temps.» Francis Legault abonde : «C\u2019est dommage qu\u2019on s\u2019en aperçoive encore si peu, et que pour plusieurs, la culture du sirop d\u2019érable reste entourée d\u2019une aura de désuétude.Est-ce que les Français se demandent si les vendanges, c\u2019est quétaine?Je ne pense pas.Et s\u2019il y en a qui le font, ils ont tort.» C\u2019est dit.Le goût d\u2019un pays prendra l \u2019af f iche le 2 décembre.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 SAVEUR J.S.DESROSIERS Le réalisateur Francis Legault Rectificatif Dans l\u2019article «L\u2019hôpital St.Mary mis en cause par un coroner pour le décès d\u2019un patient», publié le jeudi 17 novembre et signé par Philippe Orfali, il est écrit que Mark Blandford est décédé dans l\u2019ambulance alors qu\u2019on le transportait de St.Mary au Centre universitaire de santé McGill.Le patient est en fait décédé sur la table d\u2019opération au CUSM.Nos excuses.Depuis, il est inscrit au Registre national des délinquants sexuels pour une période de 10 ans.Il ne pouvait se trouver seul en présence d\u2019un mineur durant deux ans.Il ne pouvait non plus boire de l\u2019alcool, consommer des stupéfiants ou fréquenter des bars.Le policier retraité n\u2019est pas au bout de ses peines, puisqu\u2019il a été accusé en août dernier d\u2019agression sexuelle, de contacts sexuels sur un enfant et d\u2019incitation à des contacts sexuels.Les faits reprochés se seraient déroulés durant plusieurs années, selon le dossier de cour.Son enquête préliminaire a été fixée au 11 janvier 2017.Crise de confiance Le Directeur des poursuites criminelles et pénales doit faire le point, ce vendredi après- midi à Val-d\u2019Or, sur les 37 dossiers qu\u2019il a en main concernant des agressions alléguées de femmes autochtones par des policiers.Des médias ont rapporté qu\u2019aucun des six policiers de la SQ de Val-d\u2019Or suspendus après la diffusion du repor tage de Radio-Canada, à l\u2019automne 2015, ne sera accusé.Des sources af firment que d\u2019autres accusations ont été portées ou sont sur le point de l\u2019être, ce que le DPCP a refusé de commenter jeudi.Chose certaine, le DPCP et le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), qui mène l\u2019enquête sur la conduite de policiers de la SQ, font face à une énorme pression pour faire la lumière sur les multiples allégations faites par des femmes autochtones sur des agressions.La juriste Fannie Lafontaine, mandatée par Québec pour veiller à la bonne marche de l\u2019enquête du SPVM, a indiqué mercredi que le corps policier a travaillé de façon « intègre et impartiale» sur ce dossier délicat.Dans son volumineux rapport, elle soutient qu\u2019il faut aller plus loin pour rétablir la confiance des autochtones envers les policiers.Avec Dave Noël Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 EX-POLICIER espoir que la justice nous serait rendue, et qu\u2019ainsi la cause des femmes autochtones de Val-d\u2019Or, de toutes les femmes autochtones du pays, pourrait dorénavant être mieux entendue, et considérée avec plus de respect par tous et toutes», ont-elles déclaré.Québec «complice», selon le CAAVD Avant elles, la directrice du CAAVD, Édith Cloutier, a défié les élus provinciaux.« Si le gouvernement du Québec refuse d\u2019instituer une commission d\u2019enquête indépendante, il devient en quelque sor te complice de ces gestes commis à l\u2019endroit des femmes autochtones.Il est responsable de cette police.Il en est l\u2019employeur », a-t-elle déclaré.Elle a également annoncé que la firme d\u2019avocats BLG apportera un soutien juridique pro bono aux femmes qui en auraient besoin.La veille, l\u2019observatrice civile indépendante Fanny Lafontaine écrivait dans son rapport sur l\u2019enquête concernant les allégations de sévices policiers à l \u2019endroit de femmes autochtones qu\u2019une enquête policière ne peut pas faire la lumière sur « les questions de l\u2019existence d\u2019un racisme systémique au sein des institutions policières du Québec et de la surjudiciarisation des autochtones».À Québec, le ministre responsable des Affaires autochtones, Geoffrey Kelley, n\u2019a pas voulu statuer, jeudi, sur l\u2019existence ou non de ce racisme systémique.«C\u2019est une question qui est très importante, qu\u2019il faut débattre», a-t-il affirmé.Il a invité une nouvelle fois les chefs autochtones à participer à un groupe de travail qui réfléchirait à des mesures permettant d\u2019établir une relation de confiance entre les populations autochtones et les corps policiers.C\u2019est « une espèce de pansement [appliqué] à un mal beaucoup plus profond », a répondu le chef de l\u2019Assemblée des Premières Nat ions du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, en déclinant encore l\u2019invitation.« Il y a encore plus de raisons aujourd\u2019hui de, vraiment, se tourner vers un processus beaucoup plus indépendant où le gouvernement du Québec ne sera pas en même temps juge et partie.» Les chefs autochtones seraient cependant disposés à par ticiper à table de concertation sur le racisme systémique, a-t-il nuancé.Mais le gouvernement libéral «refuse de reconnaître un racisme systémique ou un racisme tout court », s\u2019est-il désolé.« Le gouvernement est tout à fait malhonnête.» «On vous croit» À des kilomètres de Québec, au Centre d\u2019amitié de Val- d\u2019Or, il y avait les pleurs, les sanglots, mais aussi les yeux noirs rivés sur le sol, partout dans la pièce bondée, pour comprendre que la décision du DPCP \u2014 qui doit encore être confirmée ce vendredi \u2014 a brisé le bonheur friable des femmes qui ont por té plainte et de leurs familles.Même « Coco », solide barmaid devenue intervenante auprès des autochtones, a craqué.En pleurs, complètement bouleversée, elle a lancé un message aux femmes : «Je veux que les filles, celles qui n\u2019ont pas dénoncé et celles qui ont dénoncé, sachent que le Centre d\u2019amitié, Édith [Cloutier], Chez Willie, Chez Nigan, on est là », a-t-elle affirmé, en nommant des ressources d\u2019aide valdoriennes.«On va les appuyer jusqu\u2019à la fin.Ça prendra des semaines, des mois, des années : on est là pour les appuyer.Nous, on les croit», a-t-elle martelé.Carole «Coco» Marcil a livré un témoignage fort devant la caméra de l\u2019émission Enquête, à la base de la vague de dénonciations d\u2019agressions policières présumées.Depuis des années, elle gardait dans son cœur les anecdotes qu\u2019elle récoltait derrière le bar du Manoir, sur la 3e Avenue de Val-d\u2019Or.«Quand elles me parlaient, il y a sept ans, [\u2026], elles ne savaient pas que le 11 août 2015, j\u2019allais être assise dans une chambre d\u2019hôtel en train de parler pour l\u2019émission Enquête.Pourquoi elles m\u2019auraient menti?» a-t-elle demandé en pleurant.« Sur les 22, elles sont 22 [à avoir partagé des histoires d\u2019agressions]\u2026 Elles ne m\u2019ont pas toutes raconté la même fucking menterie!» Coco n\u2019en démord pas : à son avis, il y a « trois ou quatre pommes pourries » parmi les agents du poste de la Sûreté du Québec à Val-d\u2019Or.Elle n\u2019arrive pas à comprendre que ceux-là ne fassent pas l\u2019objet d\u2019accusations.Ce vendredi, à 13 h, elle sera au palais de justice de Val-d\u2019Or.Le DPCP doit officiellement y annoncer s\u2019il portera des accusations, ou non, dans les dossiers d\u2019agressions présumées de policièers sur des femmes autochtones.Là-bas, elle espère trouver des réponses à ses questions.Elle devrait entre autres savoir si les « trois ou quatre» policiers qu\u2019elle a évoqués seront bientôt de retour en poste, à Val-d\u2019Or.Avec Robert Dutrizac Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 BRISÉES J E S S I C A N A D E A U P arents, commissions scolaires, directions d\u2019écoles et syndicats accueillent avec des réactions plutôt partagées l\u2019adoption du projet de loi 105 qui modifie la Loi sur l\u2019instruction publique.Le projet de loi 105, qui est venu remplacer le très controversé projet de loi 86, vient renforcer le rôle des parents et des établissements d\u2019enseignement dans la gouvernance du réseau scolaire.«L\u2019adoption de ce projet de loi constitue une étape importante aujourd\u2019hui, s\u2019est réjoui le ministre de l\u2019Éducation, Sébastien Proulx, par voie de communiqué jeudi.Un consensus fort a d\u2019ailleurs émergé sur plusieurs aspects du projet de loi.» Le ministre dit avoir donné suite aux demandes de plusieurs groupes qui se sont fait entendre pendant l\u2019étude du projet de loi ces derniers mois.«Le projet de loi, tel qu\u2019adopté, prévoit notamment l\u2019attribution du droit de vote aux commissaires représentant le comité de parent ; la mise sur pied, dans chaque commission scolaire, d\u2019un comité de répartition des ressources, composé en majorité de directeurs d\u2019établissements ; l\u2019ajout d\u2019un représentant du milieu du spor t et de la santé au sein du conseil des commissaires, en vue de favoriser la prise en compte des saines habitudes de vie dans les décisions, et l\u2019allégement des processus de planification et de reddition de comptes pour que plus de temps soit consacré à la réussite », résume le cabinet du ministre.Les réactions n\u2019ont pas tardé à se fuser jeudi.La Fédération des comités de parents du Québec, directement touchée par le projet de loi, y va d\u2019un accueil favorable, mais timide.« Même si toutes nos demandes n\u2019ont pas été entendues et que beaucoup de clarifications sont encore attendues, nous sommes satisfaits du projet de loi adopté par les parlementaires », a soutenu la présidente de la FCPQ, Corinne Payne.Le ministre pourra compter sur « l\u2019entière collaboration des commissions scolaires pour la mise en œuvre des mesures » contenues dans le projet de loi, promet la Fédération des commissions scolaires du Québec.Du côté des directions d\u2019école, on parle carrément de «désolation» et d\u2019une «perte de temps et d\u2019argent pour les contribuables québécois ».«Alors que le projet de loi 86 venait reconnaître, l\u2019année dernière, le rôle majeur de l\u2019école dans la réussite des élèves, son cousin, le projet de loi 105, est d\u2019une dilution totale, affirme Michèle Demers de la Fédération québécoise des directions d\u2019établissement.C\u2019est la montagne qui accouche d\u2019une souris.» Enfin, du côté de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), la présidente Louise Chabot se contente de « prendre acte » de l\u2019adoption du projet de loi.« Nous l\u2019avons dénoncé dès le départ [\u2026] On se retrouve devant un brassage de structures qui ne sert pas la réussite des élèves et n\u2019est pas la solution aux enjeux actuels de l\u2019éducation.» Le Devoir Éducation : une réforme accueillie sans enthousiasme GUILLAUME LEVASSEUR LE DEVOIR Jacqueline Michel a accepté d\u2019être la porte-parole des victimes pour exprimer leur déception après avoir appris qu\u2019aucun policier valdorien ne serait poursuivi.«Elles ne m\u2019ont pas toutes raconté la même fucking menterie!» Coco "]
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