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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2016-12-01, Collections de BAnQ.

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[" États-Unis: Un loup de Wall Street à la Maison- Blanche Page B 3 ECONOMIEThéâtre: Shakespeare à la carte Page B 7 C A H I E R B \u203a L E D E V O I R , L E J E U D I 1 E R D É C E M B R E 2 0 1 6 On peut retirer des données de l\u2019Institut de la statistique du Québec (ISQ) sur l\u2019écart salarial entre le public et le privé que l\u2019administration québécoise n\u2019a pas été épargnée par la crise et par l\u2019austérité qui a suivi.Et que ces emplois à bas salaires toujours plus nombreux dans le privé justifient cette réflexion sur le salaire minimum à 15$ l\u2019heure.L\u2019 exercice de l\u2019ISQ comparant salaire et rémunération entre les secteurs public et privé devient une occasion annuelle de récupération des données à des fins d\u2019analyse, de compréhension et d\u2019interprétation.Deux observations, parmi d\u2019autres, peuvent être ressorties de l\u2019édition 2016 et justifier une méditation profonde.Selon les populations étudiées, le salaire des employés de l\u2019administration québécoise est inférieur de 13,8 % à celui des autres salariés québécois évoluant dans des entreprises de 200 personnes et plus, de 10,9 % par rapport aux employés du secteur privé.Sur la base de la rémunération globale, l\u2019écart passe à 9,3 % dans le premier cas, pour se transformer en parité dans le second.Entre ces deux balises se déploie toute une série de variantes selon que la comparaison se fait avec des salariés syndiqués ou non syndiqués, avec des employés des sociétés d\u2019État, des universités ou des administrations municipales et fédérale.Une première conclusion peut attirer l\u2019attention.La situation comparative de l\u2019administration québécoise s\u2019est affaiblie entre 2009 et 2016.Le retard salarial défavorable par rapport aux autres salariés québécois est passé de 8,7 à 13,8 % dans l\u2019intervalle.Même constat pour la rémunération globale.L\u2019écart défavorable s\u2019est creusé, de 3,7 % à 9,3 %.La situation de l\u2019administration québécoise par rapport au secteur privé s\u2019est également détériorée sur le plan salarial, mais est demeurée stable au chapitre de la rémunération globale, nous dit l\u2019ISQ.On peut, ici, ressentir les ef fets de la crise de 2008 et de l\u2019austérité budgétaire qui a suivi.Syndicalisation Une deuxième conclusion invite également à la réflexion.S\u2019il y a parité de la rémunération globale entre l\u2019administration québécoise et le secteur privé, le public prend sensiblement le dessus en l\u2019absence de syndicalisation.C\u2019est ici que toutes les subtilités de l\u2019exercice se manifestent.D\u2019abord, la présence de loin supérieure des régimes complémentaires de retraite dans la fonction publique, les sociétés d\u2019État, les universités et les administrations municipales et fédérale, avec une proportion plus grande de régimes à prestations déterminées.Ensuite, les semaines de travail légèrement plus courtes et les heures chômées payées plus élevées dans le public.Sans compter la sécurité d\u2019emploi, le taux de perte d\u2019emploi pouvant être neuf fois plus élevé dans le privé.Aussi, la comparaison est faussée par l\u2019absence de fonctions comparables dans le privé, notamment pour les infirmières et les enseignants.Et par la comparaison avec les entreprises de 200 employés et plus, une grande majorité des travailleurs dans le privé se retrouvant au sein de PME ou dans le rang des travailleurs autonomes, avec une surreprésentation dans le commerce de détail, la restauration et l\u2019hôtellerie.C\u2019est également ici que peut prendre un autre sens l\u2019actuel débat sur le salaire minimum.Un analyste de la Banque CIBC relevait lundi que les emplois à bas salaires ne cessaient de gagner du terrain, la proportion des personnes ayant un salaire inférieur à la moyenne atteignant 61 % en 2015 contre 58 % en 1997.Les emplois moins bien rémunérés se sont multipliés plus rapidement que les autres, ce qui n\u2019est pas sans s\u2019arrimer avec le creusement des inégalités.L\u2019analyste reconnaissait, au passage, que les changements dans les politiques sur le salaire minimum avaient agi tel un adoucisseur pour les personnes occupant les échelons inférieurs.La semaine dernière, l\u2019Organisation de coopération et de développement économiques allait dans la même direction, soulignant que les inégalités de revenus restent à des niveaux records dans la plupart des pays de l\u2019OCDE.Entre 2007 et 2010, le revenu réel disponible a davantage reculé pour les 10 % de ménages les plus modestes que pour les 10 % de ménages les plus riches.Il y a eu redressement par la suite, profitant davantage aux ménages les plus aisés, dont le revenu a progressé deux fois plus vite que celui des ménages les plus pauvres.PERSPECTIVES Au minimum GÉRARD BÉRUBÉ OLIVIER ZUIDA LE DEVOIR La situation géographique joue un rôle dans l\u2019acquisition de propriétés immobilières par des étrangers.Si celle-ci se situe à 1,1% pour l\u2019ensemble de la métropole, elle grimpe à 4,3% pour le centre-ville et L\u2019Île-des-Sœurs.F R A N Ç O I S D E S J A R D I N S S ans exclure l\u2019idée qu\u2019un « très léger déplacement » de la demande puisse avoir eu lieu entre Vancouver et Montréal, la Société canadienne d\u2019hypothèques et de logement (SCHL) conclut que la présence d\u2019acheteurs étrangers à Montréal demeure un phénomène marginal.Désireuse de faire le point après que la Co- lombie-Britannique eut imposé une taxe extrêmement dissuasive le 2 août dernier, la SCHL calcule que les transactions faites par des acheteurs étrangers dans le Grand Montréal ont augmenté de 62 % entre 2015 et 2016, mais qu\u2019elles représentent seulement 1 % de l\u2019ensemble.De janvier à octobre 2016, soit avant l\u2019imposition de la taxe de 15 % sur les achats étrangers à Vancouver, 635 logements ont été acquis par des étrangers dans le Grand Montréal, par rapport à 392 en 2015.Si l\u2019on se limite aux acheteurs chinois, ils étaient 62 cette année, contre 30 l\u2019an dernier.Une grosse partie des acheteurs étrangers sont des Américains et des Français.Un Canada sûr «L\u2019investissement étranger demeure un phénomène très limité dans la métropole», selon l\u2019analyste Francis Cortellino.Le nombre d\u2019acheteurs chinois «y demeure minime», estime-t-il, et la ville «ne semble pas être devenue la première destination» de ceux qui regardent au-delà de Vancouver.Déjà, cet été, les spécialistes avançaient que l\u2019impact de la taxe serait à peu près nul à Montréal.IMMOBILIER Encore peu d\u2019acheteurs étrangers à Montréal Les investisseurs venus d\u2019ailleurs sont plus nombreux, mais ils ne représentent que 1 % des transactions K A R L R E T T I N O - P A R A Z E L L I P as facile d\u2019être un investisseur en cette période de faible croissance économique et de bouleversements sur la scène politique mondiale.Le Brexit, le sacre de Donald Trump et les élections à venir en Europe plongent les marchés financiers dans un épais brouillard, mais le spécialiste des actions européennes Serge Pépin croit que les défis qui pointent à l\u2019horizon représentent aussi de belles occasions.Cet analyste renommé, qui fait par tie de l\u2019équipe de gestion de Lloyd George Management, une filiale de BMO Gestion mondiale d\u2019actifs située à Londres, a profité mercredi de son passage au Québec pour présenter sa vision du contexte économique mondial, de manière générale, et européen, en particulier.Dans cette entrevue de M.Pépin avec Le Devoir, le mot « incertitude» revient constamment.L\u2019incertitude «Le problème, en Europe et au Royaume-Uni, c\u2019est l\u2019incertitude liée au Brexit et aux élections qui sont prévues au cours de la prochaine année, ré- sume-t-il.La montée des partis politiques non traditionnels pourrait amener beaucoup de volatilité dans le marché et peut-être même ralentir le taux de croissance, qui est encore très faible aujourd\u2019hui.» Le Front national qui gagne des appuis à l\u2019approche de la présidentielle française, l\u2019Autriche qui assiste à la montée du FPÖ, un parti d\u2019extrême droite, un scénario semblable aux Pays- Bas : les rendez-vous électoraux mettent les investisseurs sur leurs gardes, convient M.Pépin.INVESTISSEMENT Naviguer en plein brouillard L\u2019analyste Serge Pépin croit que l\u2019incertitude ambiante ne doit pas être un frein PEDRO RUIZ LE DEVOIR Serge Pépin fait partie de l\u2019équipe de gestion de Lloyd George Management, une filiale de BMO Gestion mondiale d\u2019actifs située à Londres.Les emplois moins bien rémunérés se sont multipliés plus rapidement que les autres Une grosse partie des acheteurs étrangers sont des Américains et des Français VOIR PAGE B 2 : IMMOBILIER VOIR PAGE B 2 : INVESTISSEMENT L E D E V O I R , L E J E U D I 1 E R D É C E M B R E 2 0 1 6 B 2 É C O N O M I E Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Alim.Couche-Tard ATD.B 61.99 -2.24 -3.49 1668 Canadian-Tire CTC.A 139.92 -2.19 -1.54 277 Cogeco CCA 64.55 -0.17 -0.26 91 Corus CJR.B 12.14 0.10 0.83 497 Groupe TVA TVA.B 3.17 -0.06 -1.86 1 Jean Coutu PJC.A 20.71 0.08 0.39 277 Loblaw L 69.79 -0.12 -0.17 895 Magna MG 54.28 -0.39 -0.71 1281 Metro MRU 40.91 -0.14 -0.34 1071 Quebecor QBR.B 36.41 -1.04 -2.78 528 Uni Select UNS 30.31 -0.08 -0.26 200 Saputo SAP 45.43 -1.28 -2.74 936 Shaw SJR.B 26.29 -0.25 -0.94 1571 Dollarama DOL 99.91 -3.23 -3.13 710 Restaurant Brands QSR 63.97 -1.02 -1.57 544 Transat A.T.TRZ 5.68 -0.03 -0.53 21 Yellow Media Y 18.00 -0.40 -2.17 38 S&P TSX SPTT15082.85 83.04 0.55 367858 S&P TX20 TX20 636.04 15.43 2.49 150984 S&P TX60 TX60 888.30 2.71 0.31 171662 S&P TX60 Cap.TX6C 982.28 3.00 0.31 171662 Cons.de base TTCS 520.97 -7.90 -1.49 7381 Cons.discr?©.TTCD 175.91 -2.21 -1.24 9772 ?ânergie TTEN 220.18 16.14 7.91 136447 Finance TTFS 273.20 -1.92 -0.70 38539 Aurif?®re TTGD 190.81 -4.22 -2.16 79234 Sant?© TTHC 71.68 -1.80 -2.45 5936 Tech.de l\u2019info TTTK 56.80 -0.27 -0.47 6091 Industrie TTIN 205.20 1.57 0.77 15891 Mat?©riaux TTMT 233.09 -0.51 -0.22 100564 Immobilier TTRE 277.86 -0.52 -0.19 9241 T?©l?©coms TTTS 148.29 -1.95 -1.30 5156 Sev.collect.TTUT 229.61 -1.44 -0.62 15546 M?©taux/minerals TTMN 670.38 0.00 0.00 0 TSX Venture JX 736.97 2.06 0.28 102457 Cameco CCO 12.36 0.16 1.31 2230 Canadian Natural CNQ 45.33 3.66 8.78 5902 Hydro One H 23.08 -0.09 -0.39 1551 Enbridge ENB 56.50 -0.19 -0.34 3131 EnCana ECA 16.87 1.66 10.91 9684 Enerplus ERF 11.62 1.72 17.37 2927 Pengrowth Energy PGF 2.04 0.33 19.30 3340 P?©troli?®re Imp?©riale IMO 45.99 1.77 4.00 1462 Suncor Energy SU 42.78 2.43 6.02 6700 Cenovus Energy CVE 20.77 1.81 9.55 5547 TransCanada TRP 60.33 -0.13 -0.22 2864 Valener VNR 20.84 -0.20 -0.95 106 Air Canada AC 13.50 -0.36 -2.60 1660 Bombardier BBD.B 1.88 -0.02 -1.05 5029 CAE CAE 19.81 0.02 0.10 750 Canadien Pacifique CP 205.63 5.44 2.72 659 Chemin de fer CN CNR 89.81 0.04 0.04 1602 SNC-Lavalin SNC 56.92 0.75 1.34 581 Transcontinental TCL.A 18.65 -0.13 -0.69 78 TransForce TFI 34.21 -0.28 -0.81 247 B.CIBC CM 105.98 -0.03 -0.03 1570 B.de Montr?©al BMO 88.53 -0.61 -0.68 1866 B.Laurentienne LB 53.35 -0.05 -0.09 104 B.Nationale NA 50.32 0.18 0.36 1405 B.Royale RY 87.08 -3.04 -3.37 6331 B.Scotia BNS 74.14 0.44 0.60 3236 B.TD TD 63.57 -0.52 -0.81 4069 Brookfield Asset BAM.A 44.73 -0.46 -1.02 2006 Cominar Real CUF.UN 14.00 -0.05 -0.36 385 Corp.Fin.Power PWF 33.92 0.24 0.71 664 Fin.Manuvie MFC 23.39 0.30 1.30 6321 Fin.Sun Life SLF 51.58 0.15 0.29 1671 Great-West Lifeco GWO 35.36 -0.26 -0.73 675 Industrielle All.IAG 56.95 1.06 1.90 278 Power Corporation POW 30.00 0.01 0.03 805 TMX X 67.71 1.71 2.59 100 Agrium AGU 135.39 3.43 2.60 429 Barrick Gold ABX 20.15 -0.60 -2.89 6733 Goldcorp G 17.73 -0.32 -1.77 4548 Kinross Gold K 4.44 -0.08 -1.77 6353 Mines Agnico-Eagle AEM 55.20 -1.17 -2.08 1348 Potash POT 24.50 0.92 3.90 3776 Teck Resources TCK.B 34.01 0.18 0.53 4167 Fortis FTS 40.04 -0.89 -2.17 2582 TransAlta TA 7.35 0.11 1.52 1168 BlackBerry BB 10.34 0.34 3.40 1325 CGI GIB.A 63.63 -1.87 -2.85 998 BCE BCE 57.89 -0.62 -1.06 1997 Manitoba Telecom MBT 37.28 -0.71 -1.87 243 Rogers RCI.B 51.90 -0.62 -1.18 1000 Telus T 41.96 -0.45 -1.06 1917 iShares DEX XBB 31.34 -0.14 -0.44 137 iShares MSCI XEM 26.96 0.12 0.45 4 iShares MSCI EMU EZU 33.12 0.00 0.00 0 iShares S&P 500 XSP 25.32 -0.05 -0.20 607 iShares S&P/TSX XIC 23.98 0.14 0.59 173 BAYTEX ENERGY CORP BTE 5.76 0.83 16.84 19809 HB NYMEX CL BULL HOU 7.81 1.13 16.92 13232 ALGONQUIN POWER & AQN.IR 36.55 1.20 3.39 10062 ENCANA CORP ECA 16.87 1.66 10.91 9684 iShares S&P TSX 60 XIU 22.25 0.06 0.27 8954 CRESCENT POINT CPG 17.10 1.90 12.50 8218 MEG ENERGY CORP MEG 6.79 0.89 15.08 6920 HB NYMEX CL BEAR HOD 10.73 -2.31 -17.71 6797 PRECISION DRILLING PD 7.12 1.04 17.11 6742 BARRICK GOLD CORP ABX 20.15 -0.60 -2.89 6733 TRILOGY ENERGY TET 6.52 1.01 18.33 760 ENERPLUS CORP ERF 11.62 1.72 17.37 2927 PRECISION DRILLING PD 7.12 1.04 17.11 6742 TORC OIL & GAS LTD TOG 8.41 1.22 16.97 3777 HB NYMEX CL BULL HOU 7.81 1.13 16.92 13232 BAYTEX ENERGY CORP BTE 5.76 0.83 16.84 19809 HB S&P TSX BULL HEU 13.24 1.90 16.75 385 BONTERRA ENERGY BNE 26.49 3.64 15.93 373 MEG ENERGY CORP MEG 6.79 0.89 15.08 6920 CARDINAL ENERGY CJ 9.65 1.23 14.61 1502 HB NYMEX CL BEAR HOD 10.73 -2.31 -17.71 6797 HB S&P TSX BEAR HED 7.98 -1.61 -16.79 171 VALEANT VRX 21.24 -1.81 -7.85 2779 RICHMONT MINES INC RIC 8.70 -0.48 -5.23 372 DETOUR GOLD CORP DGC 17.12 -0.81 -4.52 2161 S&P TSX GLOBAL HGU 14.30 -0.66 -4.41 1657 COTT CORP BCB 15.27 -0.64 -4.02 260 MAG SILVER CORP MAG 16.66 -0.68 -3.92 325 ALIMENTATION ATD.B 61.99 -2.24 -3.49 1668 MEDICAL FACILITIES DR 16.75 -0.60 -3.46 121 CANADIAN PACIFIC CP 205.63 5.44 2.72 659 METHANEX CORP MX 59.13 4.45 8.14 639 DELPHI ENERGY CORP DEE.NT 109.00 4.00 3.81 119 CANADIAN NATURAL CNQ 45.33 3.66 8.78 5902 BONTERRA ENERGY BNE 26.49 3.64 15.93 373 AGRIUM INC AGU 135.39 3.43 2.60 429 VERMILION ENERGY VET 54.49 3.22 6.28 1034 SUNCOR ENERGY INC SU 42.78 2.43 6.02 6700 PRAIRIESKY ROYALTY PSK 32.79 2.34 7.68 2063 SEVEN GENERATIONS VII 30.94 1.94 6.69 2679 DOLLARAMA INC DOL 99.91 -3.23 -3.13 710 ROYAL BANK of RY 87.08 -3.04 -3.37 6331 HB NYMEX CL BEAR HOD 10.73 -2.31 -17.71 6797 ALIMENTATION ATD.B 61.99 -2.24 -3.49 1668 CANADIAN TIRE CORP CTC.A 139.92 -2.19 -1.54 277 CGI GROUP INC GIB.A 63.63 -1.87 -2.85 998 VALEANT VRX 21.24 -1.81 -7.85 2779 MOLSON COORS TPX.B 131.83 -1.77 -1.32 193 HB S&P TSX BEAR HED 7.98 -1.61 -16.79 171 FRACO-NEVADA CORP FNV 78.03 -1.52 -1.91 910 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRÉTIONNAIRE ÉNERGIE FINANCIÈRES INDUSTRIELLES ENTREPRISES DE MATÉRIAUX SERVICES PUBLICS TECHNOLOGIE TÉLÉCOMMUNICATIONS FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO LES GAGNANTS EN % LES PERDANTS EN % LES GAGNANTS EN $ LES PERDANTS EN $ LES INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO TSX CROISSANCE Consultez toutes les cotes boursières sur www.decisionplus.com M A R C H É S B O U R S I E R S TORONTO S&P TSX 15 082,85 ?+83,04 +0,6% New York S&P 500 2198,81 ?-5,85 -0,3% NASDAQ 5323,68 ?-56,24 -1,1% DOW JONES 19 123,58 ?+1,98 +0,0% PÉTROLE 49,44 +4,21 $US +9,3% ?OR 1173,90 +16,90 $US +1,5% ?DOLLAR CANADIEN 74,47 +0,05 $US +0,1% ?1$US = 1,3429 70,27 +0,36 EURO 1 EURO = 1,4231 INDICES QUÉBÉCOIS Indice Fermeture var.pts var.% IQ30 2381,33 \u201328,79 \u20131,19 IQ120 2425,14 \u201324,61 \u20131,00 CENTRE D\u2019ANALYSE ET DE SUIVI DE L\u2019INDICE QUÉBEC L\u2019indice Québec est une initiative du Département de finance de l\u2019Université de Sherbrooke et de l\u2019Institut de recherche en économie contemporaine J O S E P H S O T I N E L à Londres L\u2019 Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) a trouvé mercredi un accord qui limitera sa production à partir de janvier, mais des analystes sceptiques préviennent que son application devra être surveillée de près.Le cartel a annoncé réduire sa production de 1,2 million de barils par jour, ce qui équivaut à un plafond de 32,5 millions barils par jour, à la surprise des marchés qui craignaient que les tensions géopolitiques, notamment entre deux de ses plus grands producteurs que sont l\u2019Iran et l\u2019Arabie Saoudite, fassent s\u2019écrouler les négociations.L\u2019Arabie Saoudite a accepté de supporter le gros de l\u2019effort, faisant reculer sa propre production de 486 000 barils par jour, afin de permettre aux cours de remonter.Dans un premier temps, l\u2019accord devrait redonner de l\u2019énergie au secteur.« Il pourrait y avoir une hausse des investissements dans le pétrole à moyen terme, et si le cours se maintient au-dessus de 50$US, le pétrole de schiste américain pourrait revenir en force sur les marchés », a commenté Lukman Otunuga, analyste chez FXTM.« La hausse des prix du pétrole pourrait faire grimper l\u2019inflation.Les Banques centrales vont devoir être vigilantes », a prévenu Naaem Aslam, de Think Markets.Aucune sanction Mais l\u2019analyste souligne que la limitation à 32,5 millions de barils par jour n\u2019est pas encore actée : «Ce que les investisseurs vont regarder dorénavant, c\u2019est combien de temps l\u2019accord va tenir, et si un des participants va tricher ».En effet, pour rendre une telle remontée des cours possible, il faudra que l\u2019accord soit respecté par les pays de l\u2019OPEP.Or rien n\u2019est moins sûr, car aucune sanction n\u2019est prévue pour les pays qui ignoreraient les limitations.« Dans le passé, la Russie [non-membre de l\u2019OPEP] a accepté à trois reprises de limiter sa production avant de l\u2019augmenter, qu\u2019est-ce qui l\u2019empêcherait de le refaire ?», s\u2019est demandé Bjarne Schieldrop, analyste chez SEB, avant l\u2019annonce de l\u2019accord.En 2008, la Russie avait ainsi affirmé qu\u2019elle se joindrait à l\u2019effort de réduction de la production du cartel.L\u2019année suivante, l\u2019OPEP avait en vain rappelé ses promesses à la Russie, dont la production avait atteint des niveaux records pour l\u2019époque.Cette fois-ci, elle a assuré qu\u2019elle limiterait sa production de 300 000 barils par jour en 2017.« Il y aura un mécanisme de surveillance pour s\u2019assurer que chacun fait sa part, et que les pays non-membres de l\u2019OPEP se joindront à l\u2019ef fort », a assuré Khaled al-Falih, ministre saoudien de l\u2019Énergie, avant la réunion de mercredi, sans préciser la forme que prendrait ce mécanisme.Données peu fiables Dans ce contexte incer tain, les analystes s\u2019apprêtent à observer attentivement le marché pour voir si l\u2019accord sera respecté.Les données publiées mensuellement par chaque pays et compilées par l\u2019OPEP sont parfois suspectées d\u2019être peu fiables par les experts, et d\u2019ailleurs le cartel lui-même a préféré se baser sur les « rapports secondaires », c\u2019est-à- dire les données compilées par les analystes, pour fixer les ajustements de production de chaque pays.«Nous allons regarder les rapports d\u2019agences d\u2019analystes, mais aussi les données du trafic maritime, si des pétroliers quittent le pays, c\u2019est un signe assez clair » qu\u2019il y a de la triche, a résumé pour l\u2019AFP Deshpande Abhishek, de Natixis.Les producteurs profiteraient certes dans un premier temps d\u2019une remontée des cours permise par une limitation collective de la production, argue cet analyste.Mais ils pourraient tirer avantage à sciemment contrevenir aux termes de l\u2019accord.Selon M.Abhishek, les producteurs pourraient voir dans la baisse possible de la demande une bonne raison de tout faire pour conserver leurs parts d\u2019un marché qui pourrait rétrécir.De quoi leur donner envie de ne pas réduire la production, quitte à vendre l\u2019or noir moins cher.« Que la demande soit sur le point d\u2019atteindre son pic ou non, cette idée est forcément dans les esprits des ministres de l\u2019OPEP», a-t-il commenté.Agence France-Presse À peine annoncé, l\u2019accord de l\u2019OPEP est déjà controversé « La victoire de certains partis pourrait amener beaucoup d\u2019incertitude, parce qu\u2019on ne sait pas comment ils pourront diriger dans le contexte politique actuel.Ça nous rend nerveux parce qu\u2019on pense que les ménages ne dépenseraient pas autant, que les entreprises n\u2019investiraient pas autant, ce qui aurait un ef fet sur l\u2019économie et les marchés financiers.» Surveiller Trump L\u2019élection de Donald Trump à la tête des États-Unis s\u2019ajoute à la liste des facteurs de risque pour les marchés financiers, mais comme plusieurs autres analystes, M.Pépin préfère attendre de voir la teneur des politiques du milliardaire avant de se réjouir ou de craindre le pire.Les politiques protectionnistes que veut mettre en place le président désigné pourraient avoir un effet sur le commerce mondial, mais l\u2019Europe devrait s\u2019en tirer sans trop de dommages, estime-t-il.«L\u2019Union européenne a toujours été reconnue pour faire des échanges entre ses membres, donc pour l\u2019instant, ce n\u2019est pas très inquiétant.» D\u2019ici l\u2019investiture de M.Trump en janvier, l\u2019analyste aura les yeux rivés sur Washington, où la présidente de la Réserve fédérale américaine, Janet Yellen, pourrait décider dans deux semaines de hausser les taux d\u2019intérêt.Il espère \u2014 et anticipe \u2014 que la Fed privilégiera une augmentation rapide et graduelle.« Je pense que Yellen est sage en voulant hausser le taux directeur le plus vite possible.Parce que si elle ne le fait pas en décembre, elle devra procéder à une hausse plus substantielle un peu plus tard, et ça pourrait être nocif pour les marchés financiers.» M.Pépin s\u2019attend à ce que les dépenses en infrastructures promises par Donald Trump entraînent une augmentation de la croissance économique, mais aussi de l\u2019inflation, en 2017.Il espère donc que Mme Yellen réagira de la manière appropriée.Miser sur l\u2019Europe Basé à Londres, Serge Pépin est un observateur privilégié du marché européen et il croit «qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019excuses pour ne pas investir en Europe ».« Je pense que l\u2019Europe a été délaissée au cours des dernières années.Si on regardait la valorisation des actifs européens et celle des actifs américains, on verrait qu\u2019il y a un escompte assez important en Europe.» «La géopolitique en Europe, au cours des dernières années, n\u2019a pas eu un effet trop important sur les actions, poursuit-il.Les compagnies ont une grande encaisse, elles ont très peu de dettes, les bénéfices sont assez bons, donc même s\u2019il survenait un événement politique impor tant, ça n\u2019empêcherait pas ces compagnies-là de faire de l\u2019argent.» Ce qui vaut pour l\u2019Union européenne (UE) vaut aussi pour le Royaume-Uni, lequel demeurera selon lui un par tenaire commercial de choix, même en faisant cavalier seul.M.Pépin prédit d\u2019ailleurs que Londres conservera son titre de capitale mondiale de la finance.« Je pense que Paris ou Francfort pourraient devenir le prochain Londres, mais ça va prendre du temps.» À l\u2019investisseur qui se demande s\u2019il doit se montrer patient et attendre que l\u2019incertitude ambiante se dissipe, Serge Pépin conseille plutôt de prendre des décisions en toute connaissance de cause et de diversifier son portefeuille.Le Devoir SUITE DE LA PAGE B 1 INVESTISSEMENT L\u2019économiste en chef de la Fédération des chambres immobilières du Québec, Paul Cardinal, avait dit au Devoir que «ça ne change pas [sa] prévision pour 2016, ça, c\u2019est certain» et qu\u2019il n\u2019était «pas convaincu que ça va énormément changer la donne pour Montréal».L\u2019augmentation générale tient au fait que le Canada est vu comme un endroit sécuritaire pour les investissements, a constaté la SCHL dans le cadre de ses tables rondes à Vancouver, à Toronto et à Montréal, a-t-il dit en entrevue.Au moment où la Colombie- Britannique a imposé la taxe, environ 13% de toutes les transactions à Vancouver étaient bouclées par des étrangers, principalement des Chinois, cela se soldant par des hausses astronomiques des prix de l\u2019immobilier qui ont inquiété le gouvernement fédéral.La taxe a refroidi le marché, mais la migration massive vers Toronto et Montréal n\u2019a pas eu lieu.Au cours des prochains mois, a noté M.Cortellino, il faudra surveiller l\u2019impact d\u2019une nouvelle liaison d\u2019Air Canada entre Montréal et Shanghai en février 2017.«Ça pourrait être un élément de plus dans l\u2019équation, qui permettrait à Montréal d\u2019attirer d\u2019autres investisseurs étrangers au cours des prochains mois.» D\u2019ici là, les transactions étrangères en novembre et en décembre représenteront probablement encore 1 % de l\u2019ensemble, a-t-il avancé.Condos inoccupés Par ailleurs, entre 4 % et 8 % des condos détenus par des investisseurs étrangers, toutes provenances confondues, étaient inoccupés en 2015.La SCHL en vient à cette conclusion après avoir croisé leurs adresses \u2014 obtenues par Métro et Les Affaires plus tôt cette année grâce à une demande d\u2019accès à l\u2019information \u2014 avec un outil d\u2019estimation de consommation d\u2019électricité sur le site d\u2019Hydro-Québec.Évidemment, la situation géographique joue un rôle dans l\u2019acquisition de propriétés immobilières par des étrangers.Si celle-ci se situe à 1,1% pour l\u2019ensemble de la métropole, elle grimpe à 4,3 % pour le centre- ville et l\u2019Île-des-Sœurs.Autre constat : 40% des acheteurs étrangers sont passés à l\u2019acte pour l\u2019acquisition d\u2019un condo sans avoir besoin d\u2019un prêt hypothécaire, selon la SCHL, alors que c\u2019est le cas de 15% des Canadiens partout au pays.Les logements qu\u2019ils achètent ont également une valeur plus élevée : en 2015, l\u2019écart pouvait atteindre 23,4% entre la valeur de ces logements et celle des logements achetés par un «Canadien investisseur » dans l\u2019arrondissement de Ville-Marie.Le Devoir SUITE DE LA PAGE B 1 IMMOBILIER L E D E V O I R , L E J E U D I 1 E R D É C E M B R E 2 0 1 6 ECONOMIE B 3 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 Zone euro : l\u2019inflation s\u2019accélère L\u2019inflation dans la zone euro a continué de s\u2019accélérer en novembre à 0,6 % à son niveau le plus haut depuis 31 mois, une bonne nouvelle pour la BCE.Ce chiffre, conforme aux attentes des analystes interrogés par le fournisseur de services financiers FactSet, est le meilleur depuis avril 2014, où l\u2019inflation s\u2019était établie à 0,7 %.Agence France-Presse O ttawa \u2014 Après s\u2019être contractée au cours du deuxième trimestre, l\u2019économie canadienne a rebondi pendant la période de juillet à septembre en af fichant sa croissance la plus rapide en plus de deux ans.Le PIB réel du pays a progressé au troisième trimestre au rythme annuel de 3,5 %, soutenu par une solide performance des exportations d\u2019énergie, a indiqué mercredi Statistique Canada.Les experts avaient prévu ce rebondissement après la stagnation du deuxième trimestre, qui était principalement attribuable aux incendies de forêt du mois de mai en Alberta, qui ont forcé l\u2019interruption de plusieurs installations de sables bitumineux.Au cours de ce trimestre, le PIB avait reculé de 1,3 % sur une base annuelle \u2014 un chiffre révisé par rapport à celui de 1,6% initialement annoncé.Mais les données du plus récent trimestre se sont avérées supérieures aux prévisions des économistes, et plusieurs d\u2019entre eux ont été encouragés par la croissance particulièrement solide de 0,3 % du mois de septembre, dernier mois du trimestre.« Le relais semble cer taine- ment plus ferme que nous l\u2019avions cru», a observé Jimmy Jean, économiste principal chez Desjardins, lors d\u2019un entretien.« Je crois qu\u2019il y a de bonnes raisons de se montrer raisonnablement optimiste.» M.Jean a noté que jusqu\u2019à mercredi, Desjardins tablait sur une croissance de 1,9 % pour le quatrième trimestre.Il s\u2019attend maintenant à ce que cette prévision soit révisée, for t probablement au- delà de 2 %.Dans l\u2019ensemble, les exportations de biens et services ont avancé de 2,2 % au troisième trimestre après s\u2019être contractées de 3,9 % au deuxième trimestre.La Presse canadienne Le PIB canadien rebondit J E A N - L O U I S D O U B L E T V I R G I N I E M O N T E T à Washington L e président désigné des États-Unis, Donald Trump, a cherché mercredi à faire dégonfler une polémique sur ses conflits d\u2019intérêts en annonçant qu\u2019il se mettrait en retrait de son empire immobilier avant d\u2019entrer à la Maison- Blanche le 20 janvier.Dans sa tour à Manhattan, le milliardaire populiste a continué de bâtir son gouvernement en ayant nommé mercredi matin son équipe économique, dont son secrétaire au Trésor, le banquier de Wall Street Steven Mnuchin et Wilbur Ross au Commerce.Mais pour d\u2019autres por tefeuilles stratégiques \u2014 Affaires étrangères, Défense \u2014 le 45e président américain hésite encore et il ne devrait pas y avoir d\u2019autres nominations ministérielles cette semaine.Dans des tweets matinaux, Donald Trump a annoncé qu\u2019il tiendrait à New York le 15 décembre une « conférence de presse majeure » en présence de ses enfants.Elle por tera « sur le fait que je quitterai ma formidable entreprise afin de me concentrer entièrement et totalement à la direction du pays et à redonner à l\u2019AMÉRIQUE SA GRANDEUR ! » a twitté le président, reprenant son slogan de campagne.Au même moment, Steven Mnu- chin annonçait lui-même en direct sur CNBC sa nomination à la tête du Trésor.Il était en compagnie de Wilbur Ross, un autre investisseur de Wall Street, nommé secrétaire au Commerce.Ramifications internationales De nombreuses questions de conflits d\u2019intérêts sont soulevées par l\u2019arrivée inédite à la Maison-Blanche d\u2019un milliardaire à la tête d\u2019un empire aux ramifications internationales.M.Trump a réaf firmé que légalement il n\u2019a aucune obligation de s\u2019isoler de la gestion de son entreprise.« Je sens que c\u2019est impor tant [\u2026] de n\u2019avoir aucun conflit d\u2019intérêts avec mes diverses af faires, en tant que président », a-t-il toutefois indiqué.« Par conséquent, des documents légaux sont en cours de rédaction qui font que je me retire totalement des opérations de gestion des af faires.La présidence est une tâche bien plus importante ! », a-t-il souligné.M.Trump envisagerait de confier la direction de ses affaires à trois de ses enfants, selon les maigres détails qu\u2019il a donnés depuis qu\u2019il s\u2019est lancé dans la course présidentielle en juin 2015.Nombre d\u2019exper ts ont souligné que cela ne réglerait en rien les problèmes de conflits d\u2019intérêts, ces trois enfants étant de proches conseillers de leur père et jouant un rôle actif dans les nominations de sa future administration.Patriotisme économique Ni Steven Mnuchin, 53 ans, ni Wilbur Ross, 79 ans, n\u2019ont d\u2019expérience en politique mais ils ont appor té depuis longtemps leur soutien à Donald Trump.Wilbur Ross avait travaillé avec le magnat de l\u2019immobilier lorsque certains de ses casinos traversaient des difficultés à la fin des années 1980.L\u2019industrie des casinos a failli mener Donald Trump à la ruine et l\u2019a contraint à se déclarer quatre fois en faillite pour renégocier sa dette.Généreuses baisses d\u2019impôts, refonte des régulations bancaires et promesses d\u2019une croissance accélérée: l\u2019équipe économique de Donald Trump avec Steven Mnuchin au Trésor et Wilbur Ross au Commerce, adopte un nouveau ton, basé sur le patriotisme économique.«Les États-Unis sont le meilleur pays du monde pour investir et c\u2019est pour cela que l\u2019argent y afflue.Nous allons vraiment nous concentrer sur la croissance économique et créer des emplois.Ce sera vraiment notre priorité», a résumé le prochain secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, un banquier de 53 ans.Cette volonté a été symboliquement concrétisée mardi soir avec l\u2019annonce par le groupe manufacturier américain Carrier qu\u2019il renonçait à délocaliser un millier de postes au Mexique.Filiale du géant industriel United Technologies, le groupe a assuré dans un tweet avoir « conclu un accord avec le président élu» pour stopper sa délocalisation.«Le deal avec Carrier, c\u2019est génial ! » a lancé M.Mnuchin mercredi.Le propriétaire de Carrier, United Technologies, est également propriétaire de Pratt et Whitney \u2014 un important fabricant de moteurs d\u2019avions qui décroche fréquemment des contrats de l\u2019armée américaine.« Le président élu et le vice- président [Mike Pence, gouverneur de l\u2019Indiana où se trouve l\u2019usine concernée] ont pris leur téléphone, appelé le patron d\u2019United Technologies et ont dit qu\u2019ils voulaient que les emplois restent ici », a-t-il affirmé.Accords à la poubelle Mais pour que cette méthode continue d\u2019opérer, le nouveau gouvernement entend tordre le cou aux accords commerciaux multilatéraux et abaisser les impôts sur les bénéfices pour que les multinationales rapatrient leurs opérations sur le territoire national.Il ne s\u2019agit pas de « protectionnisme », assure Wilbur Ross, l\u2019homme d\u2019af faires de 79 ans nommé secrétaire au Commerce.«C\u2019est un terme péjoratif ».Selon lui, il faut simplement distinguer «un commerce sensé avec un commerce stupide ».« On a fait beaucoup de commerce stupide et on va réparer ça », a-t-il promis avec M.Mnuchin à ses côtés sur CNBC.Exit l\u2019accord de partenariat transpacifique (PTP) signé en 2015, « un horrible deal » , af firme M.Ross qui jure désormais par « les négociations bilatérales ».Pour encourager les entreprises et doper la croissance, Steven Mnuchin veut tenir la promesse de Donald Trump de réduire l\u2019impôt sur les bénéfices à 15 % « et faire revenir beaucoup de cash aux États- Unis ».Le taux d\u2019imposition des sociétés est théoriquement de 35 % actuellement mais donne lieu à beaucoup de déductions.Du côté de l\u2019impôt sur le revenu, la ressource la plus importante du budget fédéral, la classe moyenne aura aussi une ristourne.Au total « ce sera le plus grand changement fiscal depuis Reagan », a assuré M.Mnuchin.Quant aux plus riches, si eux aussi pourront payer moins d\u2019impôts, cette baisse sera compensée par la disparition de cer taines déductions, a-t-il poursuivi.Sur le front de la régulation financière, l\u2019ex-banquier entend « dénuder » la législation qui a réformé le secteur bancaire après la grande crise de 2008.Ces règles « sont bien trop complexes et empêchent de prêter », af firme le nouveau grand argentier.Agence France-Presse Le président désigné va se mettre en retrait de son empire immobilier TIMOTHY A.CLARY AGENCE FRANCE-PRESSE Steven Mnuchin à son arrivée à la Trump Tower mercredi S T É P H A N E L A U E R Wall Street fait une nouvelle fois son entrée à la Mai- son-Blanche par la grande porte.Steven Mnuchin, 53 ans, devient secrétaire au Trésor dans le prochain gouvernement américain.Le choix de cet ex- banquier de Goldman Sachs et directeur financier de la campagne électorale du candidat républicain semble assez paradoxal par rapport à la rhétorique populiste de M.Trump.Pendant des mois, le président élu n\u2019a eu cesse de fustiger «les élites de la finance », dont M.Mnuchin est un pur produit.Sans expérience politique, l\u2019homme va toutefois constituer une pièce maîtresse du nouveau gouvernement.Point commun Trump et Mnuchin ont un point commun : tous deux ont bénéficié de l\u2019entregent et de la fortune de leur père respectif.Si le premier intégra l\u2019entreprise familiale spécialisée dans l\u2019immobilier, le second, lui, suivra les pas de son père, associé chez Goldman Sachs.Après sa sortie de l\u2019université de Yale, il fera une bonne partie de sa carrière au sein de la banque d\u2019affaires en y restant pendant 17 ans.M.Trump, qui a reproché pendant sa campagne à Hil- lar y Clinton ses liens avec Wall Street en général et avec Goldman Sachs en particulier, a donc choisi de confier les clés de l\u2019économie américaine à l\u2019un de ses ex-dirigeants.Ce n\u2019est pas la première fois que cela arrive : Robert Rubin et Henry Paulson, deux anciens de cet établissement, avaient aussi été nommés secrétaires au Trésor par, respectivement, Bill Clinton et George W.Bush.Des faits d\u2019armes juteux Après avoir gravi les échelons jusqu\u2019à devenir vice-président exécutif et amassé une fortune de 46 millions de dollars, Steven Mnuchin quitte la banque d\u2019investissement en 2002.Comme beaucoup de banquiers d\u2019affaires, il rejoint ensuite un fonds spéculatif.C\u2019est Eddie Lampert, son colocataire de Yale, qui le persuade de rejoindre sa structure, ESL.Il y restera quelques mois avant de fonder son propre fonds, Dune Capital, avec deux anciens de chez Goldman, Daniel Neidich et Chip Seelig.Le nom fut choisi en référence aux dunes de sable visibles de sa luxueuse maison située dans les Hamptons, une région où de nombreux milliardaires de Wall Street disposent d\u2019un pied-à-terre.Son fai t d \u2019ar mes le plus spectaculaire consiste, en 2009, à monter un tour de table avec un groupe d\u2019investisseurs dont Michael Dell, le fondateur du fabricant d\u2019ordinateurs, et le célèbre spéculateur George Soros, af in de racheter IndyMac Bank, une caisse d\u2019épargne spécialisée dans les prêts hypothécaires à risques qui venait de faire faillite après la crise des subprimes.Placée dans un premier temps sous le contrôle du Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC), l\u2019agence fédérale qui garantit les dépôts bancaires aux États - Unis, la société a été reprise par M.Mnuchin et ses associés pour 1,5 milliard de dollars.Un montant largement inférieur à la valeur des actifs de la société.Socialisation des pertes Pour ses détracteurs, cette opération est le parfait exemple d\u2019une opération de socialisation des pertes suivi d\u2019une privatisation des profits.La FDIC a en ef fet assumé l\u2019essentiel des risques.Selon l\u2019association à but non lucratif California Reinvestment Coalition, l \u2019agence fédérale a versé plus de 1 milliard pour couvrir le coût des saisies immobilières dans le seul État de Californie.Délestée de son passif, la société se transforme en affaire juteuse pour les acheteurs, qui, dès la première année, se versent 1,57 milliard de dividendes.Rebaptisé OneWest, l\u2019établissement est rapidement à la tête de trente-trois succursales et de 16 milliards d\u2019actifs.En quelques années, l\u2019organisme de crédit se bâtit une réputation d\u2019entreprise sans scrupule, multipliant les saisies.OneWest fait également l\u2019objet de plusieurs plaintes pour discrimination raciale dans la façon d\u2019accorder ses prêts.En juillet 2014, OneWest est revendu à CIT Group pour 3,4 milliards, soit une plus-value de 100 % en l\u2019espace de cinq ans.Après le rachat, Steven Mnuchin est resté vice-président du conseil d\u2019administration jusqu\u2019au 31 mars 2016, fonction pour laquelle il a été rémunéré 4,5 millions de dollars par an.À son départ, il a eu droit à un parachute doré, qui, selon le Wall Street Journal, s\u2019est élevé à 10,9 millions.Depuis, l\u2019homme d\u2019af faires s\u2019était reconverti dans la production cinématographique en participant notamment au financement de superproductions comme X-Men ou Avatar.Le Monde Un loup de Wall Street à la Maison-Blanche Technologies Adaptive à Montréal La britannique Adaptive Financial Consulting, spécialisée dans le secteur des technologies financières, a annoncé l\u2019implantation d\u2019un centre de recherche et développement nord-américain dans le Grand Montréal.La nouvelle filiale prévoit la création de 50 emplois au cours des trois prochaines années.Le Devoir LES CHOIX ÉCONOMIQUES DE DONALD TRUMP L E D E V O I R , L E J E U D I 1 E R D É C E M B R E 2 0 1 6 É C O N O M I E B 4 Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres Courriel : avisdev@ledevoir.com Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi AVIS LÉGAUX & APPELS D\u2019OFFRES HEURES DE TOMBÉE AV I S L É G AU X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé - dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsa bilité se limite au coût de la parution.avisdev@ledevoir.com Tél.: 514-985-3344 | Télec.: 514-985-3340 RÉSERVATIONS : Publications des samedis 24, et 31 déc.: TOMBÉE les jeudis 22 et 29 déc.avant midi Publications des mercredi 28 et jeudi 29 déc.: TOMBÉE jeudi 22 décembre avant midi Publications des mercredi 4 et jeudi 5 janv.: TOMBÉE jeudi 29 décembre avant midi Le Devoir ne sera pas publié les 26 et 27 décembre 2016 ainsi que les 2 et 3 janvier 2017 TOMBÉES \u2013 PÉRIODE DES FÊTES AVIS LÉGAUX ET D\u2019APPELS D\u2019OFFRES AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à JEAN-PIERRE ST-ONGE de vous présenter au greffe de la Cour du Québec du district de Longueuil situé au 1111 Jacques-Cartier Est, Longueuil, Qc.dans les 30 jours afin de recevoir la Demande introductive d'instance, Avis d'assignation (art.145 et ss.C.p.c.et Pièces p-1 à p-4, qui y ont été laissées à votre attention dans le numéro de cause 505-22-025256-167.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l'avis d'assignation qui l'accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié à la demande de Louis-Philippe Tou- rigny, huissier, qui a tenté sans succès de vous signifier les procédures ci-haut mentionnées.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.Laval, le 29 novembre 2016 Sylvain Brouillard, huissier de justice AVIS PUBLIC EN VERTU DE L\u2019ARTICLE 192 DE L\u2019ANNEXE C DE LA CHARTE DE LA VILLE DE MONTRÉAL 2e avis Avis est donné qu\u2019aux dates ci-après mentionnées, la Ville a approuvé la description des immeubles suivants afin d\u2019en devenir propriétaire en vertu de l\u2019article 192 de l\u2019annexe C de la Charte de la Ville de Montréal : - le lot 5 599 817 du cadastre du Québec, faisant partie de l\u2019emprise du boulevard Décarie, entre la rue Saint-Jacques et le chemin de la Côte- Saint-Antoine, dans l\u2019arrondissement de Côte- des-Neiges\u2013Notre-Dame-de-Grâce (CE16 0156 \u2013 27 janvier 2016) - une partie du lot 2 698 629 du cadastre du Québec, d\u2019une superficie de 86,1 m², située au nord-est de la rue Francis, entre les rues Linden et Fleury Est, dans l\u2019arrondissement d\u2019Ahuntsic- Cartierville (DA162551006 \u2013 3 novembre 2016) - les lots 3 791 353, 3 792 026, 3 792 074, 3 792 076, 3 792 145 et 3 792 218 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues Marquette, Bélanger, De Lanaudière et L.-O.- David, dans les arrondissements de Villeray\u2013 Saint-Michel\u2013Parc-Extension et de Rosemont\u2013 La Petite-Patrie (DA166896039 \u2013 3 novembre 2016) - les lots 3 725 819, 3 790 899, 3 790 925, 3 791 131 et 3 791 144 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par l\u2019avenue Papineau et les rues L.-O.-David, Chambord et Tillemont, dans l\u2019arrondissement Villeray\u2013Saint-Michel\u2013Parc- Extension (DA166896041 \u2013 3 novembre 2016) - les lots 3 790 509, 3 790 571, 3 791 017, 3 791 037, 3 791 069 et 3 791 082 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par l\u2019avenue De Lorimier et les rues L.-O.-David, Chabot et Jarry Est, dans l\u2019arrondissement de Villeray\u2013 Saint-Michel\u2013Parc-Extension (DA166896042 \u2013 7 novembre 2016) - les lots 1 192 096, 1 192 103, 1 192 165, 1 192 169, 1 192 172, 1 192 174, 1 192 175, 1 192 176, 1 192 179, 1 192 183, 1 192 186, 1 192 188, 1 192 190, 1 192 195 et 1 289 063 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par l\u2019avenue De Lorimier, les rues Marie-Anne Est et de Bordeaux et par l\u2019avenue du Mont-Royal Est, dans l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal (DA162551008 \u2013 8 novembre 2016) - les lots 3 725 878, 3 725 888, 3 725 891, 3 725 898, 3 726 117, 3 726 120 et 3 726 121 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues De Normanville, Saint-Zotique Est, Boyer et Bélanger, dans l\u2019arrondissement de Rosemont\u2013La Petite-Patrie (DA166896044 \u2013 11 novembre 2016) - les lots 3 790 323, 3 790 342, 3 790 371, 3 790 407 et 3 790 421 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues Chabot, Jarry Est et Fabre et par le boulevard Crémazie Est, dans l\u2019arrondissement de Villeray\u2013Saint-Michel\u2013Parc- Extension (DA166896043 \u2013 14 novembre 2016) - les lots 3 725 856, 3 725 860, 3 725 867, 3 725 868, 3 725 870, 3 725 872, 3 725 882, 3 725 883, 3 726 110, 3 726 114 et 3 726 115 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues De Normanville, Bélanger, Boyer et Jean- Talon Est, dans l\u2019arrondissement de Rosemont\u2013 La Petite-Patrie (DA166896045 \u2013 16 novembre 2016) Les propriétaires des immeubles expropriés en vertu de l\u2019article 192 peuvent réclamer une indemnité de la Ville.À défaut d\u2019entente, l\u2019indemnité est fixée par le Tribunal administratif du Québec à la demande des propriétaires ou de la Ville, et les articles 58 à 68 de la Loi sur l\u2019expropriation (RLRQ, chapitre E-24) s\u2019appliquent, compte tenu des adaptations nécessaires.Cet avis est le deuxième de trois que la Ville est tenue de publier.Montréal, le 1er décembre 2016 Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon Avis public La redynamisation des zones industrielles en mutation à Montréal La Commission permanente sur le schéma d\u2019aménagement et de développement de Montréal invite la population à participer à une consultation publique sur la redynamisation des zones industrielles en mutation de l\u2019agglo mé - ration de Montréal, notamment les friches industrielles.La consultation publique se dérou - lera en trois parties.D\u2019abord, une séance d\u2019infor - mation sera consacrée à la présentation du dossier par des représentants du Service du développement économique et du Service de la mise en valeur du territoire.La deuxième partie sera réservée à l\u2019audition des mémoires et opinions et, enfin, la commission adoptera ses recommandations pour clore le processus de consul tation.Voici les dates et heures des assemblées publiques prévues à cet effet : PARTIE 1 \u2013 SÉANCE D\u2019INFORMATION : PRÉSENTATION ET PÉRIODE DE QUESTIONS JEUDI 15 DÉCEMBRE 2016, À 19 H Les citoyens ainsi que les représentants d\u2019orga - nismes et d\u2019institutions qui désirent intervenir à la période de questions et de commentaires du public sont priés de s\u2019inscrire 30 minutes avant le début de la séance ou de communiquer dès main - tenant avec le Service du greffe.Il sera également possible de s\u2019inscrire durant la pause suivant la présentation.PARTIE 2 \u2013 AUDITION DES MÉMOIRES ET OPINIONS 31 JANVIER 2017, À 19 H 2 FÉVRIER 2017, À 9 H 1ER FÉVRIER 2017, À 13 H 30 (SI LE NOMBRE D\u2019INSCRIPTIONS LE REQUIERT) Les personnes qui désirent soumettre un mémoire ou une opinion lors des audiences publiques sont priées de s\u2019inscrire en ligne sur le site web de la commission à l\u2019adresse suivante : ville.montreal.qc.ca/commissions, ou encore par téléphone à (514) 872-3000.La date limite d\u2019inscription est le 11 janvier 2017, à 17 h.Les personnes qui préfèrent faire part de leur opinion par courriel sont invitées à le faire à l\u2019adresse suivante : commissions@ville.montreal.qc.ca.Veuillez prendre note qu\u2019aucune inscription n\u2019est requise pour assister à l\u2019une ou l\u2019autre assemblée publique.Seules les personnes désirant prendre la parole sont invitées à s\u2019inscrire.PARTIE 3 \u2013 ADOPTION DES RECOMMANDATIONS La date d\u2019adoption des recommandations sera communiquée ultérieurement par le biais d\u2019un avis public.LIEU : HÔTEL DE VILLE, SALLE DU CONSEIL, 275, RUE NOTRE-DAME EST / MÉTRO CHAMP-DE-MARS www.stm.info En raison des travaux, veuillez utiliser la porte du 510, rue Gosford.ACCESSIBILITÉ Les personnes à mobilité réduite accèdent à l\u2019hôtel de ville par la porte du côté est (510, rue Gosford).La salle est équipée d\u2019un système d\u2019aide à l\u2019audition.Pour y avoir accès, il suffit de synto - niser la fréquence 100,3 sur la bande FM de votre baladeur.De plus, un service d\u2019inter prétation pour les personnes ayant des limitations auditives peut être offert sur demande, en communiquant avec le Service du greffe cinq jours à l\u2019avance, sous réserve de la disponibilité d\u2019interprètes.La documentation afférente est disponible pour consultation sur le site web de la commission à partir du 5 décembre 2016, ainsi qu\u2019aux bureaux Accès Montréal, aux bureaux d\u2019arrondissement, dans les hôtels de ville et au Service du greffe.RENSEIGNEMENTS : Service du greffe Division des élections, du soutien aux commissions et de la réglementation 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134 Montréal (Québec) H2Y 1C6 Téléphone : 514 872-3000 commissions@ville.montreal.qc.ca @Comm_MTL Avis public Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 16-15603 Acquisition de dispositifs pour le cadenassage du réseau d'eau secondaire L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 30 novembre 2016 est reportée au 7 décembre 2016 à 14 h dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, le 1er décembre 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Gestion et planification immobilière Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 10 h 30 à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Vente d\u2019un immeuble Appel d\u2019offres : 31H05-005-7660-01 \u2013 APS2 Descriptif : Vente d\u2019un immeuble vacant situé au 5225 Décarie, dans l\u2019arrondissement de Côte-des- Neiges \u2013 Notre-Dame-de-Grâce (lot 2 647 831), pour la mise en valeur de l\u2019immeuble; la mise-à- prix est de 1 $; la Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaire(s).Date d\u2019ouverture : 20 mars 2017 Dépôt de garantie : 10 000 $ (chèque certifié ou lettre de garantie bancaire à l\u2019ordre de la Ville de Montréal) Documents : Les documents relatifs à ces appels d\u2019offres seront disponibles à compter du 1er décembre 2016 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel de ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, 1er décembre 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres J U L I E N A R S E N A U L T L es salariés de l\u2019administration publique québécoise continuent d\u2019accuser du retard au chapitre du salaire comparativement à leurs pairs du secteur privé, mais cet écart est comblé lorsque l\u2019on tient compte de leur rémunération globale.C\u2019est l\u2019un des aspects du portrait annuel de la rémunération des employés de l\u2019administration québécoise dévoilé mercredi par l\u2019Institut de la statistique du Québec (ISQ).Grâce à une semaine de travail plus cour te et du « temps chômé payé » \u2014 des congés plus nombreux \u2014 les employés du secteur public sont à parité avec le secteur privé du côté du salaire global, qui tient compte, par exemple, des avantages sociaux et congés.Écart de 10,9% En 2016, le salaire moyen d\u2019un employé de l\u2019administration publique s\u2019est établi à 47 466 $, comparativement à 52 647 $ pour un travailleur du secteur privé, ce qui représente un écar t de 10,9 %.L\u2019Institut a souligné que la semaine de travail dans le secteur public est en moyenne de 35,9 heures, alors qu\u2019elle est de 37,9 heures dans le secteur privé.Si l\u2019on tient uniquement compte des salaires, les employés du secteur public sont en retard par rapport à toutes les autres catégories d\u2019employés avec lesquelles ils ont été comparés : administration municipale, universitaire, privé syndiqué et non syndiqué, entre autres.Ce portrait brossé par l\u2019Institut comporte toutefois des limites.Par exemple, dans le secteur public, on ne tient pas compte des enseignants et des infirmières, faute d\u2019un échantillon comparable dans le secteur privé.De plus, on exclut également les employés qui travaillent dans les sociétés de moins de 200 employés, et ce, même si la majorité des entreprises québécoises sont des petites et moyennes entreprises.L\u2019ISQ souligne également que de 2009 à 2016, l\u2019écar t a continué de se creuser entre le public et le privé au chapitre du salaire, passant de 6 % à 10,9%.En ce qui a trait à la rémunération globale, l\u2019avance de 3,6 % du secteur public a progressivement reculé pour atteindre la parité en 2016.La Presse canadienne Salaires : l\u2019administration publique québécoise toujours en retard VINCENT LARIN LE DEVOIR Manifestation en avril à Montréal en faveur du salaire minimum à 15$ L I A L É V E S Q U E A près avoir réclamé le salaire minimum à 15 $ auprès du gouvernement Couil- lard, la FTQ va s\u2019attaquer à un deuxième front : celui des employeurs.La plus grande centrale syndicale du Québec a décidé en congrès, mercredi, que l\u2019ensemble de ses syndicats af fi- liés revendiqueraient un minimum de 15 $ l\u2019heure à leurs tables de négociation respectives.La FTQ représente quelque 5000 syndicats locaux dans l\u2019ensemble du Québec, sous l\u2019égide de 35 grands syndicats.Elle compte plus de 600 000 membres.Plusieurs de ses membres ne touchent pas 15 $ l\u2019heure, notamment dans les résidences privées pour personnes âgées, l\u2019alimentation, le commerce de détail et même dans des usines.Avant de voter debout, tous en chandail rouge marqué « Minimum 15 $ » , les 1000 congressistes ont entendu de nombreux témoignages de personnes touchées.«Moi, ça fait 40 ans que je suis dans le métier et j \u2019ai à peine 13 $ l\u2019heure », a relaté Chantal Bé- langer, une syndiquée qui travaille dans l\u2019industrie du vêtement.« J\u2019ai une mère qui travaille dans un Valentine.Elle a 58 ans ; elle gagne 10,50 $ l\u2019heure.Ce n\u2019est pas normal que c\u2019est moi, sa fille de 37 ans, qui lui prête de l\u2019argent parce qu\u2019elle ne gagne pas 15 $ l\u2019heure », a déploré à son tour la syndiquée Sonia Ramzay.Une priorité Pour la FTQ, ce vote des 1000 congressistes engage tous ses syndicats, qui en feront maintenant une priorité avec leurs employeurs respectifs.« C\u2019est un pas immense qu\u2019on franchit » et tous les syndicats en feront une af faire personnelle, a prévenu Daniel Boyer, président de la FTQ.« Quand on a lancé notre campagne, le 1er mai [fête des Travailleurs], c\u2019est pour que le gouvernement atterrisse en modifiant la Loi sur les normes du travail pour que tous les salariés aient 15$ l\u2019heure, en 2021 au maximum.Là, aujourd\u2019hui, on dit à nos syndicats : vous avez un rapport de forces, vous avec le moyen de négocier des conventions collectives, donc on veut s\u2019assurer qu\u2019on n\u2019ait plus de convention collective comprenant des échelles de salaire en bas de 15$ l\u2019heure.C\u2019est un deuxième front qu\u2019on ouvre», a résumé Serge Cadieux, secrétaire général de la FTQ.En 2015, 211 500 personnes étaient rémunérées au salaire minimum au Québec, dont 58 % de femmes.Le salaire minimum est actuellement de 10,75 $ l\u2019heure.La Presse canadienne La FTQ mobilise ses troupes autour du salaire minimum à 15 $ A L E X A N D R A P O S A D Z K I à Toronto L a Banque Royale a vu son bénéfice net du quatrième trimestre glisser de 2 % à 2,54 milliards.Cela n\u2019a pas empêché la plus grande banque du pays d\u2019afficher mercredi un profit record pour l\u2019ensemble de son exercice financier.Le profit trimestriel de la banque, qui s\u2019est établi à 1,65$ par action, se comparait à un bénéfice de 2,59 milliards, soit 1,74$ par action, pour la même période l\u2019an dernier.La banque jouissait d\u2019un plus faible taux d\u2019imposition ef fectif l\u2019an dernier.Après ajustements, la banque a engrangé un bénéfice de 1,69$ par action.La Royale a indiqué mercredi que ses provisions pour pertes sur prêts avaient atteint 358 millions au plus récent trimestre, soit davantage que celles de 318 millions de la même période l\u2019an dernier.Elle a expliqué cette hausse par la faiblesse des prix du pétrole.Attentes réduites Pour l\u2019ensemble de l\u2019exercice financier, la Banque Royale a engrangé un bénéfice net de 10,46 milliards, un montant record pour elle, qui représente une augmentation de 4 % par rappor t au profit de 10,03 milliards de l\u2019an dernier.Le profit annuel par action s\u2019est établi à 6,78 $, comparativement à celui de 6,73 $ par action de l\u2019exercice 2015.Lors d\u2019une conférence de presse pour discuter des résultats de la banque, son président et chef de la direction, Dave McKay, a indiqué que la banque réduisait ses attentes pour le rendement des capitaux propres.«À l\u2019avenir, nous avons décidé de réviser notre objectif à moyen terme pour le rendement des capitaux propres à 16%, reconnaissant la pression sur les rendements sur le marché, incluant la faiblesse persistante des taux d\u2019intérêt et l\u2019incertitude entourant les exigences réglementaires pour les capitaux», a expliqué M.McKay.«Ce nouveau niveau continue de nous accorder la flexibilité nécessaire pour faire croître nos activités, incluant à l\u2019étranger.» La Presse canadienne BANQUES Le bénéfice de la Royale glisse au 4e trimestre RICHARD COOTE GETTY IMAGES En 2016, le salaire moyen d\u2019un employé de l\u2019administration publique s\u2019est établi à 47 466$, comparativement à 52 647$ pour un travailleur du secteur privé ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR La Banque Royale a engrangé un bénéfice net de 10,46 milliards. L E D E V O I R , L E J E U D I 1 E R D É C E M B R E 2 0 1 6 LE MONDE B 5 N ations unies \u2014 La partie est de la grande ville syrienne d\u2019Alep risque de «devenir un gigantesque cimetière » si les combats ne cessent pas et que l\u2019aide humanitaire reste bloquée, a averti mercredi un haut responsable de l\u2019ONU.Stephen O\u2019Brien, patron des opérations humanitaires des Nations unies, a appelé à l\u2019aide le Conseil de sécurité, réuni en urgence à la demande de la France.Mais les ambassadeurs des quinze pays ont dressé un constat d\u2019impuissance, les Occidentaux rejetant la faute sur la Russie.M.O\u2019Brien a estimé que 25 000 civils avaient fui Alep-Est depuis samedi.Il a fait état de «dizaines de morts dans un seul raid aérien ce [mercredi] matin», sans donner de précisions.Faute d\u2019ambulances, a-t-il dit, «des blessés sont transportés sur des charrettes à légumes».« Nous appelons, nous supplions même, les par ties au conflit et ceux qui ont de l\u2019influence, de faire tout leur possible pour protéger les civils et pour permettre l\u2019accès à la partie assiégée d\u2019Alep-Est avant qu\u2019elle ne devienne un gigantesque cimetière», a-t-il déclaré.L\u2019ONU a pré-positionné des stocks de médicaments et de nourriture capables de ravitailler plusieurs dizaines de milliers de personnes et ses camions sont prêts à entrer dans Alep-Est.« Il est donc vital que le gouvernement syrien nous permette de déployer du personnel à Alep en toute sécurité et sans restrictions inutiles », a martelé M.O\u2019Brien.Il s\u2019est dit «extrêmement inquiet» pour les quelque 250 000 habitants pris au piège dans Alep-Est.Il a déploré que jusqu\u2019à présent, «nos appels, nos demandes, et même les exigences de ce Conseil aient été largement ignorés» par les belligérants.La faute de la Russie En réponse, les représentants américain, français et britannique se sont succédé pour accuser la Russie de bloquer toute solution.«Ce Conseil a été totalement incapable d\u2019agir», a reconnu l\u2019ambassadeur britannique Matthew Rycroft.«Pourquoi?Parce que la Russie a mis son veto, encore et encore.» M.Rycroft a rappelé qu\u2019un projet de résolution avait été soumis récemment au Conseil par l\u2019Espagne, la Nouvelle-Zélande et l\u2019Égypte pour réclamer une trêve de 10 jours afin de secourir les habitants d\u2019Alep-Est.Il a souhaité un vote rapide sur ce texte.Mais aucune date n\u2019a encore été fixée et des diplomates du Conseil se déclarent persuadés que ce texte serait bloqué par Moscou.L\u2019ambassadeur russe Vitali Tchourkine a réaf firmé pour sa part la nécessité de poursuivre « l\u2019opération anti-terroriste» à Alep.Il a accusé les États- Unis de ne pas avoir tenu leur promesse de « séparer les militants supposés modérés et les terroristes du Front Al-Nosra».Selon lui, les Occidentaux veulent « sauver des terroristes » et «utiliser des problèmes humanitaires à des fins politiques».Rencontre avec les rebelles Par ailleurs, des représen- t an ts de l a Russ ie e t de groupes rebelles syriens se sont rencontrés à Ankara pour discuter de l \u2019 instaurat ion d\u2019une trêve à Alep, a indiqué mercredi à l\u2019AFP une source proche des factions syriennes.« Plusieurs rencontres ont eu lieu à Ankara pour discuter des moyens de parvenir à une trêve », a déclaré une source qui a requis l\u2019anonymat.Les groupes syriens représentés à ces discussions sont ceux liés à la principale coalition de l\u2019opposition syrienne et ne comprennent pas les djiha- distes du Front Fateh al-Cham (ex-Front al-Nosra, branche syrienne d\u2019al-Qaïda).Ces tractations entre les rebelles et l\u2019un des principaux alliés du président syrien Bachar al-Assad se sont déroulées alors que les forces loyalistes appuyées par l\u2019aviation russe avancent inexorablement depuis quelques jours vers les quartiers Est d\u2019Alep contrôlés par les combattants anti-régime, et dont la chute porterait un coup de massue à l\u2019opposition.Discussion entre la Russie et la Turquie De leur côté, les présidents turc Recep Tayyip Erdogan et russe Vladimir Poutine ont convenu lors d\u2019un entretien téléphonique mercredi d\u2019« accélérer les ef for ts » pour mettre fin aux combats à Alep et permettre l\u2019acheminement de l\u2019aide humanitaire dans la ville syrienne, selon l\u2019agence de presse turque Anadolu.Le Kremlin a confirmé dans un communiqué le déroulement d\u2019un entretien, « à l\u2019initiative de la partie turque», indiquant que les deux présidents avaient « poursuivi leur échange d\u2019opinions substantiel sur le problème syrien, y compris sur la situation à Alep».Ce nouvel entretien téléphonique entre MM.Erdogan et Poutine, le troisième en moins d\u2019une semaine, survient alors que les forces loyales au président syrien Bachar al-Assad, appuyées par l\u2019aviation russe, progressent depuis plusieurs jours dans leur reconquête des quartiers Est d\u2019Alep contrôlés par l\u2019opposition.La Turquie et la Russie, dont les relations se sont réchauffées après une grave crise diplomatique liée à un incident aérien, restent opposées sur la Syrie, où Ankara appuie les rebelles qui tentent de chasser Bachar al-As- sad, qui est de son côté soutenu par Moscou.La Russie a ainsi annoncé mercredi attendre des explications de la Turquie après que M.Erdogan eut affirmé la veille que l\u2019intervention militaire lancée l\u2019été dernier par Ankara en Syrie visait à «mettre fin au règne du tyran» Bachar al-Assad.Ni le Kremlin, ni l\u2019agence progouvernementale turque Anadolu n\u2019ont précisé si le sujet avait été abordé pendant la conversation entre M.Poutine et M.Erdogan.Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov est attendu jeudi en Turquie.Depuis son déclenchement en 2011, le conflit en Syrie a fait plus de 300 000 morts et provoqué le déplacement de plus de la moitié de la population.Agence France-Presse SYRIE Alep-Est risque de devenir « un gigantesque cimetière », avertit l\u2019ONU YOUSSEF KARWASHAN AGENCE FRANCE-PRESSE Des milliers de personnes ont dû fuir Alep-Est.Elles vivent dans des conditions difficiles alors que l\u2019aide humanitaire continue d\u2019être bloquée.A N D R É V I O L L A Z à New York L\u2019ONU a resserré mercredi l\u2019étau des sanctions internationales autour de la Corée du Nord à la suite de son dernier essai nucléaire, en plafonnant les exportations nord-coréennes de charbon vers la Chine.Une résolution, mise au point par les États-Unis à l\u2019issue de trois mois de difficiles négociations avec Pékin, a été adoptée à l \u2019unanimité des 15 pays membres du Conseil de sécurité.Ces sanctions « sont les plus sévères et les plus complètes jamais imposées par le Conseil » et elles envoient « un message sans équivoque », a souligné à l\u2019ouverture de la séance le secrétaire général de l\u2019ONU Ban Ki-moon.M.Ban est un ancien ministre sud-coréen des Af faires étrangères et on lui prête des ambitions politiques dans son pays lorsque son mandat se terminera fin décembre.Il a rappelé que Pyongyang avait ef fectué cette année deux essais nucléaires, en janvier et le 9 septembre, et au moins 25 tirs de missiles balistiques, au mépris des résolutions de l\u2019ONU.La poursuite par Pyongyang de ses programmes militaires « représente une menace croissante à la sécurité régionale et au régime international de non-prolifération» nucléaire, a- t-il af firmé.C\u2019est aussi « l\u2019un des défis les plus persistants et urgents pour la sécurité à notre époque».Plafond des ventes de charbon M.Ban a appelé une nouvelle fois le régime communiste «à cesser ses actions provocatrices et à respecter pleinement ses obligations internationales».La principale nouveauté de la réso lu t ion es t qu \u2019e l l e plafonne les ventes nord- c o r é e n n e s d e c h a r b o n à 400,9 millions de dollars (ou 7,5 millions de tonnes) par an à partir du 1er janvier 2017, soit une réduction de 62 % par rapport à 2015.La Chine est actuellement quasiment le seul débouché pour le charbon nord-coréen.Pékin, seul allié et principal par tenaire économique de Pyongyang, a néanmoins voté en faveur de la résolution.Rappelant l\u2019essai nucléaire du 9 septembre, l\u2019ambassadeur chinois Liu Jieyi a réaffirmé que « le gouvernement chinois est fermement opposé à une telle action».Mails il a aussi critiqué la volonté de « certaines parties de renforcer leur présence militaire» dans la région au risque d\u2019attiser la tension, une allusion aux exercices militaires conjoints menés par Washington et Séoul.Selon l\u2019ambassadrice américaine Samantha Power, les nouvelles sanctions vont priver le régime communiste de plus de 700 millions de dollars de revenus en devises fortes, susceptibles de financer ses programmes militaires.La résolution « fait payer un prix sans précédent au régime pour les défis qu\u2019il lance », a-t- elle affirmé.Il s\u2019agit de la sixième série de sanctions décrétées contre Pyongyang depuis 2006.Plus de sanctions La résolution « condamne de la manière la plus ferme possible l\u2019essai nucléaire mené le 9 septembre, en violation et au mépris flagrant des résolutions de l\u2019ONU ».Elle exige une nouvelle fois que Pyongyang « mette fin immédiatement » à ses ac t i v i tés nu - cléaires et balistiques.Le Conseil ajoute aussi 10 entreprises ou administrations et 11 individus, dont deux anciens ambassadeurs en Égypte et en Birmanie, à une liste noire de personnes et entités accusées de contribuer aux programmes militaires nord-coréens et frappées de sanctions ciblées (gel d\u2019avoirs et interdiction de voyager).Cette liste comprend déjà 28 individus et 32 entités.Il sera désormais interdit à Pyongyang d\u2019expor ter certains métaux (cuivre, argent, zinc, nickel), qui lui rapportent 100 millions de dollars par an, ainsi que des statues et des hélicoptères.Une précédente résolution adoptée en mars avait déjà alourdi les sanctions économiques mais elle prévoyait une exemption pour les ventes de charbon « ayant pour but d\u2019assurer la subsistance», et non de financer des programmes militaires.Dans la nouvelle résolution, cette clause est plus restrictive.La Chine en avait en ef fet profité pour augmenter nettement ses achats.Mais l\u2019ef ficacité des sanctions dépend toujours de la bonne volonté de Pékin.Les dirigeants chinois ont été irrités par la volonté du leader nord-coréen Kim Jong-Un de continuer coûte que coûte à mettre au point des missiles balistiques pouvant emporter une charge nucléaire.Mais la Chine craint de voir le régime communiste s\u2019effondrer, ce qui ferait émerger une Corée unie sous influence américaine.Elle a donc toujours protégé son allié et voisin des représailles les plus sévères.Agence France-Presse CORÉE DU NORD L\u2019ONU resserre l\u2019étau des sanctions internationales Berlin \u2014 Le gouvernement allemand a défendu mercredi la fiabilité et la sécurité de son service de renseignement intérieur alors que des détails embarrassants apparaissaient sur le passé de l\u2019agent arrêté, un islamiste soupçonné d\u2019avoir infiltré cet organe pour préparer un attentat.L\u2019Office de protection de la Constitution (BfV), le renseignement intérieur, a dû néanmoins admettre que l\u2019agent recruté au printemps avait réussi à cacher sa conversion à l\u2019islam qui datait de 2014.Par ailleurs, mercredi soir, le quotidien populaire Bild affirmait que l\u2019employeur n\u2019avait pas non plus découvert que le suspect, un Allemand d\u2019origine espagnole de 51 ans, avait joué dans des films pornographiques homosexuels.« Pour l\u2019instant, nous ne disposons d\u2019aucune information selon laquelle il y a des problèmes structurels » au sein du renseignement intérieur, a défendu un porte-parole du ministère de l\u2019Intérieur, Tobias Plate, lors d\u2019un point presse dans l\u2019après-midi.«Au contraire», a ajouté M.Plate, c\u2019est l\u2019Office lui-même qui a «démasqué» le suspect, dont l\u2019arrestation et le placement en détention ont été annoncés mardi soir.L\u2019homme travaillait à la surveillance de la scène islamiste, selon les médias.« Il s\u2019agit d\u2019un cas particulier », a insisté le por te-parole du ministère de l\u2019Intérieur, interrogé sur l\u2019existence de précédents ou de cas semblables au sein des services de renseignement.Selon une por te-parole du BfV, les enquêteurs reprochent à l\u2019agent interpellé d\u2019avoir « tenu sur Internet des propos islamistes et proposé lors de dialogues en ligne des informations internes».Le parquet a lui indiqué que l\u2019homme est suspecté d\u2019avoir recherché en ligne des complices pour commettre un acte de violence visant la centrale du service de renseignement « au nom d\u2019Allah ».Mais durant ces échanges, son interlocuteur était un autre collaborateur des renseignements intérieurs, dont le signalement à l\u2019Office a déclenché l\u2019enquête, selon le quotidien Die Welt.L\u2019Allemagne a été jusqu\u2019ici épargnée par des attaques dji- hadistes d\u2019ampleur du groupe État islamique, du type de celles qui ont ensanglanté Paris ou Bruxelles.En revanche, plusieurs attentats islamistes ont été récemment commis par des personnes isolées.Agence France-Presse ALLEMAGNE L\u2019agent du renseignement islamiste serait un cas isolé A L E X A N D R E G R O S B O I S à La Havane L e cortège funèbre de Fidel Castro a quitté mercredi La Havane pour un voyage de quatre jours à travers l\u2019île jusqu\u2019au berceau de la révolution, Santiago de Cuba, où ses restes seront enterrés dimanche.Après deux jours d\u2019hommages sur la place de la Révolution, les cendres contenues dans un coffre de cèdre, enveloppé d\u2019un drapeau cubain et protégées sous une boîte de verre, ont été placées sur une remorque militaire pour refaire en sens inverse le trajet effectué par le «Comandante» au moment de la victoire de sa guérilla en 1959.Le convoi s\u2019est ébranlé à 7 h 16 depuis le ministère des Forces armées en présence de membres du gouvernement, de dignitaires du parti communiste et de la veuve de Fidel Castro, Dalia Soto del Valle.À bord du véhicule tirant la remorque figurent les quatre plus hauts gradés de Cuba, dont le ministre des Forces armées, le général Leopoldo Cintra Frias.Des centaines de milliers de Cubains massés le long de cordons de sécurité ont agité des drapeaux en lançant des «Viva Fidel ! » au passage du cortège composé de sept véhicules, qui doit traverser en quatre jours 13 des 15 provinces du pays.« Je viens d\u2019une famille pauvre, je suis noire, à une autre époque je n\u2019aurais pas eu la possibilité d\u2019être ce que je suis », assurait, très émue, Maria Gonzalez, ingénieure informatique de 31 ans, postée sur un point de passage du centre-ville.En larmes, Esperanza Pares, 86 ans, se disait quant à elle « très émue de dire adieu à une personne d\u2019une telle valeur».Au terme de près 1000 km, les restes de Fidel Castro seront enterrés dimanche au cimetière de Santa Ifigenia de Santiago, à côté du mausolée de José Marti, héros de l\u2019indépendance de Cuba.Ces funérailles scelleront la fin du deuil national décrété pour neuf jours après son décès annoncé vendredi soir par son frère et successeur Raúl Castro.Du 2 au 8 janvier 1959, à bord de sa « Caravane de la liberté », Fidel Castro avait traversé le pays en triomphateur, dans la foulée de la fuite à l\u2019étranger du dictateur Fulgencio Batista, acculé à La Havane par les troupes castristes, alors que le père de la révolution prenait le contrôle de Santiago de Cuba.Agence France-Presse Fidel Castro entreprend son dernier voyage dans Cuba L E D E V O I R , L E J E U D I 1 E R D É C E M B R E 2 0 1 6 LES SPORTS B 6 # perfoCIBL AUJOURD\u2019HUI 13h + DE 50 ARTISTES + DE 6 HEURES DE PERFO CLAY AND FRIENDS | SYZZORS KLÔ PELGAG | ALÉATOIRE | PIF PAF LUDO PIN | MAUVES | BUELLER JOHN JACOB MAGISTERY | AMYLIE DES ÉBAUCHES | ÉMILE BILODEAU LP GINGRAS | ANTOINE CORRIVEAU LOOK VIBRANT | LILY KO | WESLI VAN CARTON | VINCENT APPLEBY MEHDI CAYENNE | SONIDO PESAO D-TRACK | LA BRONZE | KRIEF LE COULEUR | LES PASSAGERS MADEMOISELLE PHILIPPE | (.) En partenariat avec V I N C E N T L A R I N L e Norvégien Magnus Carl- sen a défendu pour la troisième fois son titre de champion du monde d\u2019échecs en battant le Russe Sergueï Kariakine au terme d\u2019une phase finale de quatre parties «semi-rapides», au dernier jour du Championnat du monde d\u2019échecs, mercredi, à New York.En sacrifiant sa reine pour mettre fin aux aspirations de son concurrent russe, Carlsen a signé un véritable « coup d\u2019éclat», aux dires du président de la Fédération québécoise d\u2019échecs, Bernard Labadie.Les deux compétiteurs ont donc évité l\u2019«Armageddon», cette ultime partie de départage où les pièces blanches disposent de cinq minutes pour jouer et les noires quatre, mais qui est rem- por tée par les noires en cas d\u2019égalité.Cette phase finale de départage, tels des tirs de barrage au soccer, faisait suite à trois semaines de matchs intenses, entamées le 11 novembre, d\u2019où Carlsen et Kariakine étaient sor tis ex æquo avec dix par ties nulles et une gagnée par chacun.Une situation qui peut paraître incongrue pour les non-initiés, mais qui est relativement normale à ce niveau de jeux, explique Bernard Labadie.Carlsen, connu comme le « Mozar t des échecs », avait été confirmé champion du monde en 2014 en défaisant l\u2019Indien Viswanathann Anand, au terme de 11 parties, dont 7 nulles.« [Cette année] tout le monde donnait Carlsen gagnant», dit Bernard Labadie.Son adversaire russe, détenteur du titre du plus jeune «grand maître », obtenu à l\u2019âge de 12 ans, a toutefois prouvé qu\u2019il pouvait se tirer des pires situations, décrochant par le fait même le surnom d\u2019« Houdini des échecs».« Carlsen a frappé un mur, indique Bernard Labadie.Il ne s\u2019attendait pas à ce que son adversaire soit aussi coriace.» Guerre psychologique Obtenir le titre de champion mondial en temps «classique » relève plus que jamais de la guerre psychologique, indique le président de la Fédération québécoise d\u2019échecs, Bernard Labadie.« Il y a vraiment, au- delà du travail sur les échecs, du talent, du fait qu\u2019ils ont tout étudié depuis des années, une réalité humaine psychique du combat » , explique Bernard Labadie.Le Russe Kariakine avait réussi, lors de la 8e partie, à l\u2019emporter avec les pièces noires, un exploit remarquable, et qui avait frustré son adversaire, Carlsen, qui avait coupé court à la conférence de presse d\u2019après match.Le fait que le Championnat se soit terminé par des parties de départage «semi-rapides» reste toutefois «décevant» selon Bernard Labadie, puisqu\u2019il s\u2019agissait du Championnat mondial de parties «classiques», véritable épreuve maîtresse dont Carlsen conserve la couronne.Le Devoir ÉCHECS Le roi est sauf J E A N D I O N L a seule possibilité que le match retour de la finale de l\u2019association Est de la Major League Soccer donne lieu à de prolongation consistait à ce que le Toronto FC domine l\u2019Impact de Montréal par le score exact de 3-2 après 90 minutes de jeu.Cela ne se pouvait à peu près pas?C\u2019était oublier que dans le « derby de la 401 », tout se peut.On a donc bu la coupe jusqu\u2019à la lie et quand tout a été entendu, ce sont les hommes en rouge qui ont prévalu.Dans une rencontre endiablée disputée sous une pluie persistante qui n\u2019a pas refroidi une foule survoltée au BMO Field de la Ville reine, le TFC a profité de deux buts marqués en l\u2019espace de deux minutes en période supplémentaire pour décrocher une victoire de 5-2 et l\u2019emporter 7-5 au cumulatif dans la série de deux matchs.Toronto passe ainsi à la finale de la Coupe MLS, dans le cadre de laquelle il recevra les Sounders de Seattle, vainqueurs dans l\u2019Ouest, le 10 décembre prochain.Jamais une équipe canadienne n\u2019a gagné le championnat du circuit.L\u2019attaquant Benoît Cheyrou, d\u2019une belle reprise de tête d\u2019un centre de Steven Beitas- hour, et le milieu de terrain Tossent Ricketts, glissant devant le filet adverse pour redi- riger une passe de Jozy Alti- dore, ont réglé le sort de l\u2019Impact à la 98e et à la 100e minute respectivement.Pour le onze montréalais, c\u2019est la fin d\u2019un parcours somme toute inattendu, plus long qu\u2019annoncé, qui a cependant vu encore une fois l\u2019équipe courir à sa perte en accordant des buts tardifs, comme ç\u2019avait été le cas au Stade olympique lors du match aller la semaine dernière.Sur les talons Après la première demie, on avait peu de raisons de croire que la rencontre s\u2019étendrait ainsi, le Toronto FC s\u2019y étant révélé solide en attaque alors que l\u2019Impact semblait jouer un peu sur les talons.C\u2019est cependant Montréal qui a fait mouche en premier.À la 24e, Dominic Oduro, posté dans la zone de réparation à la hauteur du poteau des buts droit, a reçu une passe parfaite de Matteo Mancosu qui fonçait.Oduro a logé le ballon bas à la droite du gardien Clint Irwin, qui a plongé en vain.1-0 Montréal.À la 37e, le TFC, dont l\u2019attaque bourdonnait en zone adverse depuis plusieurs minutes, a fait mouche.Corner de l\u2019attaquant Sebastian Gio- vinco, repris de la tête par Nick Hagglund directement devant le filet d\u2019Evan Bush, qui fait l\u2019arrêt, mais le ballon revient aussitôt sur le pied gauche d\u2019Armando Cooper, qui ne rate pas sa chance et atteint le côté gauche de la cible.À la 45e, un corner parfait de Giovinco a trouvé la tête d\u2019Alti- dore à l\u2019embouchure de la cage montréalaise, près du premier poteau.Bush n\u2019y pouvait rien.La seconde demie allait se révéler beaucoup plus partagée.À la 53e minute, un jeu à moitié raté a tout de même permis à l\u2019Impact de créer l\u2019égalité.Ignacio Patti s\u2019est retrouvé avec le ballon dans la zone de réparation, mais avait très peu d\u2019espace de manœu- vre à la suite d\u2019une remise de Johan Venegas venu remplacer Hernan Bernardello à la mi-temps.Son tir faible a paru toucher la jambe d\u2019un défenseur torontois, ce qui a en a fait dévier la trajectoire et la balle a roulé lentement derrière la ligne de but.Un quart d\u2019heure plus tard, une très haute tête de Hag- glund trompait Bush sur sa gauche et on se retrouvait à égalité parfaite au cumulatif, 5-5 avec chacun deux buts à l\u2019étranger.L\u2019arrivée de Didier Drogba à la 73e minute en remplacement de Mancosu n\u2019a rien changé au tableau, et on a dû se résoudre à la prolongation.Le Devoir SOCCER L\u2019Impact éliminé en prolongation NATHAN DENETTE LA PRESSE CANADIENNE Benoît Cheyrou (8) reçoit les félicitations de son coéquipier torontois Justin Morrow à la suite du but qui donnait les devants au Toronto FC durant la prolongation.Magnus Carlsen L E D E V O I R , L E J E U D I 1 E R D É C E M B R E 2 0 1 6 C U L T U R E B 7 À L A T É L É CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit RC Le Téléjournal 18 h District 31 Infoman Les dieux de la danse Enquête Le Téléjournal Marina Orsini TVA TVA nouvelles Le Tricheur Les Gags LOL :-) La Relève / Demi-finale Mensonges / Empreinte TVA nouvelles 22h35 Denis Lévesque 23h35 TAXI (2004) TQ Les Argonautes Génial! Conseils Formule Diaz Belle et Bum LA GUERRE EST DÉCLARÉE (2011) 0h20 Questions V Atomes Souper parfait Permis chanter Tu m'aimes, tu mens Recettes pom Chicago Police En mode 22h50 Espace Découvertes 23h50 Infopub Zone Séduction RDI Le National RDI économie 24/60 Les grands reportages Le Téléjournal RDI économie Le National 24/60 Grands rep.TV5 17h50 Champi.Journal FR Une saison chez les bonobos 360@ / Italie Urgences au bout du monde Hôpital vétérinaire Journal/ Afrique 23h40 Capri et les îles D Douanes Douanes De l'or sous la glace Hantise / Un esprit protecteur Les dossiers de la NASA 24CH Boss enchères Réal Béland, une autre planète VIE ByeMaison Déco Top Propriétaire Sous-sol! Le goût de l'amour Encan et flip au Texas Qui vit ici?Quoi ton plan?Dans les coulisses des urgences Médium MAX Espace Découvertes / La raie Le mentaliste Chicago Med / Héros d'un jour Éternel / Des loups et des hommes Souper parfait Souper parfait La loi & l'ordre VRAK.TV Les menteuses La famille royale La vie malgré tout Jane l'Immaculée Journal d'un vampire Derek Derek Hors d'ondes RDS 17h00 Le 5 à 7 Hockey 360° LNH Hockey / Flyers de Philadelphie c.Sénateurs d'Ottawa (D) L'antichambre (D) Sports 30 24CH Patinage Art.HISTORIA L'Amérique Fièvre encans Vitesse grand V Fous bolides Fous bolides Légendes Légendes FantomWorks / Impala et TR6 Les montagnards / Besoin vital No Man's Land ARTV Temps-Paix Temps-Paix Visite libre Nouveau Appelez mon agent Esprit critique 22h05 ENNEMI (2013) avec Mélanie Laurent, Jake Gyllenhaal.0h10 Intrmède EXPLORA Canada gnature / L'arctique Redout.créat.Redout.créat.Océania Rêver le futur / L'école du futur Génie de l'extrême Stupidité Sexplora Mégast.nazies SÉRIES+ La loi et l'ordre: Crimes sexuels La Reine / Haute trahison Une femme exemplaire Secrétaire d'État / In extremis Les mystères de Laura Scandale La loi & l'ordre Z Carbornaro Dans l'net Couples sauvage / Pour le pire Expédition extrême Maripier! 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(2015) Michael Caine.Planète Dr Cath Shamwari Planète Safari La mafia avec Trevor McDonald Notre espion chez Hitler Faits divers le mag Les mots qui dansent Dr Cath MATV Billboard Street Speaks Urban Nations Black Wealth CityLife Caucus CurieuseCité Culture zone Billboard CityLife Street Speaks CBC CBC Montreal News 22 Minutes Coronation St.The Nature of Things Firsthand CBC News: The National CBCNews Coronation St.Rick Mercer CTV CTV News Montreal Grey's Anatomy The Big Bang The Goldbergs The Big Bang The Big Bang A Russell Peters Christmas CTV National News Montreal 0h05 Daily S.GBL 17h30 News Global National E.T.Canada Ent.Tonight TheSimpsons Great Indoors Pitch / Scratched Pure Genius Global News 23h35 Stephen Colbert ABC News at 6 World News Local 22 News Inside Edition A Charlie Brown Christmas The Great American Baking Show / Cake Week/ Cookie Week News at 11 23h35 Jimmy Kimmel Live CBS Channel 3 News at Six Evening News Ent.Tonight The Big Bang Great Indoors Mom Life in Pieces Pure Genius Ch.3 News 23h35 Stephen Colbert NBC NBC5 @ 6 NBC News Jeopardy! 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DANS L\u2019OUEST Cette nouvelle série documentaire nous entraîne dans les recoins les moins accessibles et les plus spectaculaires de l\u2019Ouest canadien.Premier arrêt : la forêt pluviale du Pacifique.Terres d\u2019exploration, UNIS, 22 h « FESTIVALER » DEVANT SON ORDI Jusqu\u2019au 8 décembre prochain, vous pouvez assister au premier festival de films «se déroulant à 100% sur Facebook».Trois courts métrages en compétition seront mis en ligne chaque jour.www.facebook.com/pleinsecrans Amélie Gaudreau S T É P H A N E B A I L L A R G E O N L e sort de L\u2019actualité sera fixé avant la Noël, vraisemblablement par une vente, et la rumeur persistante veut que l\u2019homme d\u2019affaires Alexandre Taillefer, déjà à la tête du Groupe Voir, soit le mieux positionné pour l\u2019emporter.Des informations par venues au Devoir disent au contraire que l\u2019achat serait sur le point de se concrétiser avec un autre acheteur qui n\u2019a aucune expérience dans le domaine des publications.«Nous sommes au cœur du processus de vente du magazine L\u2019actualité et nous communiquerons davantage d\u2019information dans les prochaines semaines », indique simplement un mémo interne de Rogers dévoilé mardi.Selon des professionnels mêlés aux dossiers consultés, cette formulation ambiguë cache la nécessité de poursuivre les négociations sous le sceau de la confidentialité, mais aussi la volonté de ne pas créer de faux espoirs auprès des employés au cas où les négociations achoppent dans le sprint final.Cette délicatesse ne concerne évidemment pas la cinquantaine de personnes sur les quelque 60 employés à Montréal qui ont été mises à pied mardi par Rogers, propriétaire de L\u2019actualité, mais aussi de Loulou (qui fermera) et de Châtelaine (qui deviendra un bimensuel).«En ce moment, il n\u2019y a pas d\u2019acheteur pour L\u2019actualité, mais ça ne veut pas dire que les négociations sont arrêtées et qu\u2019il n\u2019est pas minuit moins une pour conclure», résume une personne qui a été liée à certaines négociations et qui veut conserver l\u2019anonymat.L\u2019échéance est fixée au 20 décembre par les négociateurs torontois, selon une autre information obtenue par Le Devoir.Voici le résumé des autres informations colligées dans les derniers jours: L\u2019actualité.Les négociations se poursuivent.Selon les informations du Devoir, d\u2019autres acheteurs potentiels ont discuté à plusieurs reprises avec les délégués torontois de Rogers au cours du dernier mois.Le défilé dans les bureaux montréalais servait à l\u2019examen des livres comptables, mais aussi des mécaniques de production du magazine.L\u2019exercice a parfois permis de déceler certaines pratiques jugées dépassées ou trop coûteuses par rapport aux nouvelles réalités du marché en crise.«Un nouvel acheteur pourrait être tenté de mettre le personnel restant à la porte pour recommencer à neuf en gardant juste le titre de la publication, résume un observateur.Je souhaite que le prochain propriétaire ne soit pas dans de telles dispositions.Il y a beaucoup de talent dans ce personnel.Mais il y a des contraintes sectorielles avec lesquelles il faut composer.» Châtelaine.Dans ce cas, le nœud du problème concernait le dédoublement de la marque.Rogers publie depuis des décennies et encore aujourd\u2019hui une version canadienne-anglaise (Chatelaine, sans l\u2019accent circonflexe) dont le magazine québécois est une version sœur.Le géant des médias cherchait davantage un partenaire pour continuer l\u2019exploitation de la licence avec des contraintes qui ont finalement apeuré les éventuels acquéreurs.D\u2019où la décision de Rogers de conserver ce média en réduisant la parution à six numéros par année, dès l\u2019an prochain.Cette compression du tirage ira certainement de pair avec des compressions dans les conditions de production.Loulou.Aucun acheteur sérieux ne se serait manifesté in fine pour cette publication commerciale déguisée en magazine pour adolescentes.Le magazine serait d\u2019autant moins attrayant qu\u2019il aurait de la difficulté à se classer pour obtenir du soutien du gouvernement fédéral pour les magazines qui diffusent du contenu canadien.En plus, la tendance est à la dématérialisation pour les médias du créneau de consommation de vêtements bas de gamme.Le Devoir MÉDIAS Ce qui attend L\u2019actualité C A R O L I N E M O N T P E T I T G uy A Lepage est né à Montréal.Il a grandi dans Ho- chelaga-Maisonneuve, mais a aussi habité à Saint-Léonard, où il a joué au basket-ball avec, ou contre, des jeunes arrivés des différentes vagues d\u2019immigration, haïtienne ou vietnamienne.Pour lui, le spectacle anniversaire du 375e de Montréal, qu\u2019il animera le 17 mai \u2014 date de la fondation de la ville, en 1642 \u2014 au Centre Bell, devait forcément être mul- tiethnique et bilingue.Guy A Lepage a donc annoncé mercredi la tenue de ce grand spectacle inti tulé Bonne fête Montréal, où on y retrouvera Diane Dufresne et Rufus et Martha Wainwright, Gad Elmaleh et Dead Obies, Robert Charlebois et Kim Richardson, Boogat et Ariane Moffatt, Laurent Paquin, et plusieurs autres.La mise en scène sera de Serge Denoncourt.Ce dernier a d\u2019ailleurs insisté, mercredi, sur l\u2019aspect festif de l\u2019affaire.Il dit avoir l\u2019intention de favoriser les échanges entre les artistes, ne se contentant pas d\u2019une simple succession de numéros.Et c\u2019est nul autre que le chef Yannick Nézet-Séguin qui dirigera le house band du spectacle, soit l\u2019Orchestre métropolitain.En rencontre de presse, Guy A Lepage et Serge De- noncourt ont dit avoir été ravis de l\u2019enthousiasme soulevé auprès des ar tistes approchés pour participer à ce spectacle.On ne connaît pas encore les noms de l\u2019ensemble des participants, mais les numéros d\u2019humour et les chansons devront porter sur Montréal.Lepage et Denoncourt ont par ail leurs remarqué que plusieurs chansons sur Montréal sont nostalgiques.Il s\u2019agira donc, entre autres, de remettre le tout au goût du jour.Ils cherchent aussi à montrer ce que possède Montréal et que n\u2019ont pas des villes comme Paris ou New York.« Montréal est une ville cool, dit Guy A Lepage.C\u2019est ce que les gens disent lorsqu\u2019on voyage à l\u2019étranger », ajoute-t-il, précisant que Montréal a, malgré sa taille moyenne, trois festivals d\u2019envergure internationale, le Festival de jazz, le Festival Juste pour rire et les FrancoFolies.Les deux hommes souhaitent faire du spectacle un événement historique, comparable à celui de la fête de la Saint- Jean célébrée jadis sur le mont Royal.À la différence que les spectateurs devront payer leur place au Centre Bell.Le Devoir SPECTACLE Guy A Lepage reçoit pour les 375 ans de Montréal GLOUCESTER Texte : Simon Boudreault et Jean-Guy Legault.Une coproduction de La Bordée, du Théâtre Les Enfants Terribles, de Simoniaques Théâtre, du Théâtre des Ventrebleus et de la Place des Arts.À la Cinquième Salle, jusqu\u2019au 17 décembre.M A R I E L A B R E C Q U E L es créateurs de Gloucester ne sont pas les premiers à pasticher le vénérable « grand Will », loin de là.La parodie shakespearienne relèverait presque d\u2019une tradition dans le théâtre anglo-saxon.On trouve cer tes dans ce riche réper toire matière à démesure.Fruit des efforts combinés de cinq compagnies, la pièce de Simon Boudreault et Jean-Guy Legault donne dans l\u2019épique.Trois heures, entracte compris, une soixante- dizaine de personnages, dont certains passent rapidement, et de multiples références.On y reconnaît aussi bien une version absurde de la scène du balcon de Roméo et Juliette qu\u2019un gag pêché dans Le père Noël est une ordure.Tel un Frankenstein théâtral, Gloucester est cousu de personnages et d\u2019allusions inspirés de différentes pièces, clins d\u2019œil auxquels s\u2019ajoutent quelques anachronismes et décrochages.Le spectacle propose donc une sorte de rapiéçage de l\u2019univers shakespearien, une macédoine colorée pour rendre un hommage humoristique à un auteur qui, après tout, pratiquait le mélange des genres, chez qui cohabitaient le grossier et le sublime.Si elle amalgame nombre d\u2019œuvres, l\u2019intrigue, à la base, semble emprunter surtout aux tragédies comme Le roi Lear, Macbeth ou Richard III.On y voit la reine Goneril (forte Ma- rie-Josée Bastien), frustrée par la répartition du territoire de l\u2019Écosse conquise, et l\u2019un des (nombreux) bâtards marginalisés du roi (David Bouchard) manigancer afin de créer un schisme entre les généraux Gloucester (Simon Boudreault) et York (Jean-Guy Legault).Luttes de pouvoir et guerres forment ainsi l\u2019assise du récit, et on reconnaît dans quelques tableaux des motifs contemporains (notamment la scène où l\u2019on discute du sort du peuple vaincu), comme la propension à identifier un ennemi.Mais ce filon plus politique, on le regrette un peu, est plutôt noyé dans tout ce joyeux délire.Gloucester est d\u2019abord une comédie loufoque, une immense pochade qui fait flèche de tout bois.Et qui ne craint pas de multiplier les gags gratuits et parfois faciles.Si la pièce eut pu endurer des coupures, à mon sens, certains éléments parodiant de réels motifs shakespeariens s\u2019avèrent irrésistibles.Pensons à cette mise en abyme accusatrice à la Hamlet, hilarante séance de marionnettes.Ou à cette mise en lumière des excès sanglants et parfois horrifiques auxquels s\u2019adonnait l\u2019auteur de Titus Andronicus.Le sor t grotesque réser vé ici à Horatio (amusant Eloi Cousineau) ou à la pauvre jeune première (Alexandrine Warren) pousse la comédie dans le grand-guignolesque.À l\u2019inverse, le show dirigé avec énergie par Marie-Josée Bastien ne manque pas de trouvailles qui surprennent en sortant carrément des ornières shakespeariennes.Témoin cette formidable caricature de musical.En voyant ces personnages se battre avec des épées en bois (le matériau principal de l\u2019ingénieuse scénographie) contre des ennemis représentés par des balais, l\u2019image qui s\u2019impose d\u2019emblée est celle d\u2019enfants jouant.Un ludisme indéniable règne sur scène, porté à un train d\u2019enfer par une distribution polyvalente qui s\u2019amuse visiblement.Un plaisir au final souvent contagieux.Collaboratrice Le Devoir THÉÂTRE Shakespeare à la carte NICOLA-FRANK VACHON Gloucester est d\u2019abord une comédie loufoque, une immense pochade qui fait flèche de tout bois.Et qui ne craint pas de multiplier les gags.La mort frappe au Cirque du Soleil Le fils du cofondateur du Cirque du Soleil Gilles Ste- Croix a perdu la vie, mardi, à San Francisco, après un « tragique incident» alors qu\u2019il travaillait à la préparation du spectacle Luzia.Technicien pour le Cirque du Soleil, Olivier Rochette, 42 ans, a été atteint par la chute d\u2019une nacelle télescopique pendant le montage du spectacle.Des agents de la police de San Francisco et des enquêteurs de la division de la santé et sécurité au travail de la Californie se sont rendus sur place pour enquêter.Le Cirque du Soleil a assuré qu\u2019il « travaillait avec les autorités compétentes et offrait [sa] pleine collaboration».Les spectacles prévus mardi et mercredi ont été annulés.La Presse canadienne La mise en scène du spectacle Bonne fête Montréal sera de Serge Denoncourt C A T H E R I N E L A L O N D E «L e patrimoine est l\u2019utopie du XXIe siècle », illustre Laurier Turgeon, professeur en patrimoine à l\u2019Université Laval, en entrevue téléphonique d\u2019Addis-Abeba où il suit la 11e session du Comité du patrimoine culturel immatériel de l\u2019UNESCO.« Ça réunit les gens, ça donne espoir en l\u2019avenir, ça recoupe d\u2019importants enjeux de développement durable, de cohésion sociale et de diversité culturelle », précise le titulaire de la Chaire de recherche en histoire et en ethnologie.En Éthiopie pour représenter l\u2019Association canadienne d\u2019ethnologie et de folklore, M.Tur- geon déplore que le Canada n\u2019ait toujours pas signé, depuis son entrée en vigueur en 2006, la Convention de l\u2019UNESCO en patrimoine immatériel.«Chaque année, quand on demande à Patrimoine canadien pourquoi le pays ne signe pas, on se fait répondre que c\u2019est parce que beaucoup se fait déjà par le truchement des musées et des conseils des ar ts.Mais ça changerait beaucoup notre participation au niveau international, ainsi que la reconnaissance mondiale de notre patrimoine.Toutes les politiques en patrimoine immatériel sont en train de se réfléchir là, maintenant\u2026» Depuis 10 ans, selon le spécialiste, la position du Canada, qui s\u2019inscrit pour tant for te- ment en patrimoine bâti, a déjà glissé vers le bas.« On reconnaît notre expertise.Au Québec, on a démarré des inventaires de patrimoine immatériel avant tout le monde.On a l\u2019expertise, en études universitaires et en mise en valeur.Mais on était plus reconnus avant.Le risque, en restant des backbenchers [seconds violons], c\u2019est de ne pas participer pleinement à ce mouvement international.Si on n\u2019est pas à la grande table, on n\u2019est pas vraiment là.» M.Turgeon croit qu\u2019une vieille crainte, non exprimée, traîne depuis l\u2019adoption de la convention en 1983.« Le Canada était plutôt réservé sur la question ; on craignait que les communautés culturelles et autochtones, à cette époque, ne s\u2019en servent comme tremplin pour des revendications politiques.» N\u2019y a-t-il pas incohérence désormais, alors qu\u2019une volonté politique s\u2019active pour faire reconnaître toutes les cultures qui composent le Canada, à ne pas s\u2019inscrire en sauvegarde du patrimoine vivant?«D\u2019autant que plusieurs pays ayant des populations autochtones importantes ont signé sans problème, comme le Brésil, ou la France avec ses Bretons, ses Basques et ses Corses.Ils en ont fait une occasion de célébrer ces patrimoines autres et de créer de la cohésion.» Tous ensemble Sommes-nous en train de rater une belle occasion de briller à l\u2019international ?« Tout à fait.Et de ne pas faire reconnaître notre patrimoine à nous : les courses de canots à glace, les chants de gorge inuits, le Carnaval d\u2019hiver de Québec, etc.» Possible également qu\u2019une compétition interne entre patrimoine bâti et patrimoine immatériel nuise à la valorisation de ce dernier.« Depuis les années 1960-1970, les gens qui ont occupé des postes importants en patrimoine viennent du bâti, risque M.Turgeon.Ce sont des architectes, des archéologues, des urbanistes.» Ils arrivent peut-être avec un biais.Et le lobby du patrimoine bâti, qui fait vivre, par les restaurations et rénovations, son lot de métiers, est beaucoup plus for t que celui du patrimoine immatériel.Même si le patrimoine vivant coûte beaucoup moins cher en conservation (« la restauration se fait par les fêtes et festivals »), l\u2019écar t reste brûlant.« Juste pour le patrimoine bâti religieux, au cours des dix dernières années, le gouvernement a investi à peu près 155 millions de dollars ; pour la conservation du patrimoine immatériel religieux \u2014 les communautés, les chants \u2014, en tout et pour tout moins de 1 million.» Ce n\u2019est pas pour raviver la concurrence que Laurier Tur- geon expose cette hypothèse, mais pour souligner ce que peut apporter, pour tous, la reconnaissance du patrimoine immatériel.«Même en restauration, les maçons, charpentiers et menuisiers ont besoin de connaissances traditionnelles.Et une fois qu\u2019on a visité un bâtiment une ou deux fois, voilà, c\u2019est fini.Mais si on y met des chansons, de la danse, des fêtes, on fait vivre tout le patrimoine.Il y a une demande sociale pour ça, et une forte demande touristique.C\u2019est bénéfique pour la société et l\u2019économie.Pour tout le monde.» Le Devoir L E D E V O I R , L E J E U D I 1 E R D É C E M B R E 2 0 1 6 CULTURE B 8 L\u2019 endroit n\u2019était pas bien loin, mais il fait noir de bonne heure en ce temps-ci de l\u2019année\u2026 Du coup, ça semblait une petite expédition de se rendre dans Hochelaga-Maisonneuve, près des nouveaux bureaux de la Fondation Gilles-Carle.Le métro était en retard, l\u2019autobus aussi.Quelques frissons de saison\u2026 et la porte s\u2019ouvrit.Le bistro Le Ste-Cath était rempli des gens du quartier, mais aussi des proches de Gilles Carle, mort il y a sept ans tout juste, des choristes et du musicien Réjean Bouchard.Elle est tellement chaleureuse, Chloé Sainte-Marie, en muse qui virevolte.Si vivante, mais traînant ses amours passées dans ses bagages.On se ré- chauf fe au contact de la fille aux cheveux rouges.Elle lançait là-bas le vidéoclip Auréoler sans tambour ni trompette, sous la direction artistique d\u2019Hugo Latulippe.Mariant des scènes du documentaire de Charles Binamé Gilles Carle ou l\u2019indomptable imaginaire à des images du rapatriement des cendres de son célèbre conjoint à l\u2019île Verte pour les inhumer, le clip ressuscitait le cinéaste de La vraie nature de Bernadette, par-delà son enterrement.Les films de Gilles Carle lui survivent, mais parfois un coup de pouce hors des œu- vres semble nécessaire pour garder à vif les héritages.Bonne chose donc, si la Fondation des aidants naturels initiée par Chloé, offrant un répit aux accompagnateurs des grands malades, porte le nom du disparu.Ça aurait pris une porteuse de mémoire à Claude Jutra, dont le Québec a ef facé le nom en deux coups de cuillère à pot.Il n\u2019était pas un saint, Gilles Carle, grand érotomane s\u2019il en fut.Faudrait pas trop creuser pour l\u2019écorcher.D\u2019ailleurs on s\u2019en garde.Souhai- tons-lui de mugir en paix face à son fleuve chéri.Chloé s\u2019est élancée avec son groupe sur la petite scène du bistro Le Ste-Cath.C\u2019était son spectacle À la croisée des silences en condensé avec des poèmes incendiaires comme Larguez les amours de Patrice Desbiens.Claude Gauvreau était de la fête, Jean-Paul Daoust aussi et les Premières Nations.Elle peut bien chanter en innu, en latin, en français ou en exploréen, Chloé Sainte- Marie, c \u2019est sa fougue qui épate.Et le flambeau de Carle porté au bout de ses bras.On la félicitait de préserver si bien le souvenir.Mais la chanteuse s\u2019inquiétait un peu : « Pour ses films, je ne sais pas trop.En tout cas, l\u2019ONF devrait sortir quelque chose dans ses futurs locaux du Quar tier des spectacles.» L\u2019Of fice le fera sans doute.Pas juste parce que Chloé veille, mais ça doit bien aider un peu.Grabuge En sortant après le show, sur Sainte-Catherine Est, je songeais à quel point ce coin de Montréal s\u2019est transformé pour le meilleur et pour le pire.Les petits bistros, les fondations comme celle de la Maison Gilles-Carle poussent sur un terrain autrefois plus trash.Ce n\u2019est pas juste le Plateau qui a changé de gueule depuis l\u2019enfance de Michel Tremblay.Plus à l\u2019est, la ville s\u2019embourgeoise de concer t.Voici les marginaux de tous poils indésirables en leurs terres consacrées, les plus pauvres tassés encore en périphérie.Les loyers grimpent.Les couteaux s\u2019affûtent.Ambiance ! La nuit avant l\u2019hommage anniversaire à Gilles Carle, il y avait eu du vandalisme dans cinq commerces d\u2019Hochelaga- Maisonneuve (boutiques de meubles, salon de coif fure bobo, agence immobilière) en protestation contre la gentrification du quartier.Des actes à la fois revendiqués et anonymes.On a lu le manifeste, évoquant un acte de guerre, sur le site anarchiste Montréal Contre-information.Ce n\u2019était ni la première attaque (22 depuis le début 2016) ni la dernière, mais en aspergeant de peinture et en démolissant l\u2019intérieur des commerces, les casseurs masqués débordaient du saccage des vitrines.«Ces boutiques sont le visage sympathique d\u2019un processus violent que nous désirons saboter», préviennent les auteurs, disant s\u2019opposer au nettoyage social.À l\u2019opposé, plusieurs voix s\u2019élèvent pour réclamer davantage de caméras de surveillance et de patrouilles policières.Des remue-méninges se préparent dans le quartier en cellule de crise.Les commerçants touchés, paisibles, s\u2019affolent.\u2014 Pourquoi moi?Des cibles au hasard\u2026 Oui, on comprend la frustration d\u2019une population bousculée et évincée.Mais comment se désolidariser du malheur des marchands ?Et pas question de défendre des actes de terrorisme ! Il doit bien exister d\u2019autres méthodes que la violence d\u2019un bord et la répression de l\u2019autre.Fallait-il attendre avant de négocier que deux couches sociales soient ainsi dressées nez à nez?Ces questions se bousculent en sortant d\u2019un bistro accueillant, d\u2019un spectacle au profit d\u2019une fondation qui aide les gens à en aider d\u2019autres, en plein quar tier déchiré.Gardant en tête l\u2019hommage à un cinéaste proche de son peuple jusqu\u2019à se fondre en lui.Bobos, ar tistes, junkies , «BS» se côtoyaient dans l\u2019œu- vre de Gilles Carle en un vrai pudding chômeur, of fert à la ronde.Chloé Sainte-Marie chante à sa suite les mixités.On rêve dans leur sillage qu\u2019il y ait moyen là-bas de moyenner.otremblay@ledevoir.com Gilles Carle, en écho d\u2019aujourd\u2019hui ODILE TREMBLAY L\u2019occasion ratée du Canada Réflexion à l\u2019occasion du Comité du patrimoine culturel immatériel de l\u2019UNESCO ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Le katajjaniq, chant de gorge inuit, est une pratique millénaire (un jeu aussi) surtout féminine.La culture de la bière en Belgique et la rumba cubaine ont été sacrées mercredi «patrimoine culturel immatériel de l\u2019humanité » par une décision du comité ad hoc de l\u2019UNESCO, a annoncé l\u2019organisation.La célébration du Nouvel An le 21 mars par 12 pays (Afghanistan, Azerbaïdjan, Inde, Iran, Irak, Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Pakistan, Tadjikistan, Turkménistan et Turquie) figure aussi dans la liste de six nouveaux entrants sur la liste du patrimoine culturel immatériel.Un événement festif (Mangal Shobhajatra) au Bangladesh, les 24 périodes solaires chinoises, précieuses pour les agriculteurs, ainsi que la musique et la danse du merengue en République dominicaine complètent la liste.Le Comité de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l\u2019humanité, qui siège depuis le 28 novembre et jusqu\u2019au 2 décembre en Éthiopie, examine 37 dossiers portant sur différents types de patrimoine vivant (danse, musique, gastronomie, fêtes ou festivals\u2026).Il doit également se prononcer sur les éléments devant être inscrits à la liste du patrimoine immatériel nécessitant une sauvegarde urgente.Agence France-Presse et Le Devoir Bière belge et rumba cubaine au patrimoine immatériel Six nouveaux prix au Gala Québec Cinéma Avec ses Iris, Québec Cinéma annonce la création de six nouveaux prix d\u2019importance, en plus des 20 remis jusqu\u2019ici chaque année.L\u2019Iris prix du public remplace le Billet d\u2019or du film le plus populaire et se fera par vote entre les cinq longs métrages québécois ayant engrangé le plus de recettes en salles.L\u2019Iris de la révélation de l\u2019année récompensera les nouveaux visages, en cinq nominations indifféremment masculines ou féminines.S\u2019y ajoutent l\u2019Iris des meilleurs effets visuels et celui de la meilleure distribution des rôles.Dans la section documentaire, deux nouveaux prix apparaissent : l\u2019Iris du meilleur montage et l\u2019Iris de la meilleure photographie.Rappelons que le Gala Québec Cinéma a repoussé ses dates sous la controverse et se déroulera le dimanche 4 juin.Le Devoir C E N T R E P H I Court métrage : la crème de la crème Le Centre PHI de Montréal continue de soigner les cinéphiles amateurs de court métrage, forme volontiers occultée par son pendant long, plus populaire.En décembre, deux programmes s\u2019imposent à l\u2019agenda.Viendra d\u2019abord, le 3 décembre, le volet «Les meilleurs courts métrages de Lo- carno \u2013 2016», festival exclusivement consacré au cinéma d\u2019auteur.Arrivera ensuite, le 14 décembre, le volet «Les meilleurs courts métrages de Venise \u2013 2016», festival à vocation plus généraliste et glamour.Sélectionnées par Danny Lennon, programmateur du Centre PHI et grand promoteur du court au Québec, les œuvres proposées proviennent de partout dans le monde et se veulent un juste aperçu de ce que le format a de mieux à offrir.Le Devoir "]
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