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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2016-12-10, Collections de BAnQ.

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[" SE TIENT MAINTENANT D\u2019UNE SEULE MAIN.Téléchargez gratuitement la nouvelle application du Devoir et profitez d\u2019un accès illimité jusqu\u2019au 1er mars. Téléchargez gratuitement la nouvelle application du Devoir et pro?tez d\u2019un accès illimité jusqu\u2019au 1er mars.M le bi o n A t e hone P i n m o i t a c i l p p a \u2019 L c é t i l a u t ac \u2019 L t e m r e p s u o v roid d r p i o v e u D e d l i b o m i a \u2019 l s ou v e m m o e d r u o .z e r v u o P m r e 1 u a \u2019 qu s ju e d z e t ?o r p t e e t i a F .n i o s e b u o r t e v u o r t e r o f n e i r t o ! rs a m i l l t i i u t a r s g è c c a \u2019 l n e t n i a i m a s s e \u2019 n l e - s s a u o t v n o o d f n i \u2019 e l t é t i t n a z e v u t c a \u2019 l e d n ie r emen n n o r i v en a h s c t e j u s s e l i t a e m u q a h C o é p m r o f n I .é it l a e N .c t e , é t é i c o s , t q i t i l o .P r u o u j s d d u s p u o n v o i t a c i l p p a \u2019 , l n .e é n r u o a j r l u z e u nq a m , e u e t n e s é r s n i \u2019 z l e v u o r T q i s u , m s e r v i L m m o c e s r e L ps m e T l p p a \u2019 s l n a n d o i t a r i p n a r u a t s e , r s m l , ?e u e u D s d n o i t a d n a e r b i l n o i t a c i \u2026 s n i , v s t ! r i o v i o v s a e l r u o p t s r e i o v e D u d r a s o g e uv a S a m s l u o rs s u o j u o r t h s c o z v e d r a g e v u a s le ic t z e rd a ! n i a x i o e v u a S .u l u o v r l u o p n o i t c e s o C ?r e i t n n e e e l d s p m e t e l s t u l e p r i À l v u t q n a t u n a e - z e d r a g o u m r a e t l u s n o c s e e l c i t r s a o z v e v r e s n n d u u e o l c i t r n a e u r i a z p e v a \u2019 s n u o V .d r a s u o e v t n e m r a s p r e i s s o s z p e t i a h u o s e l e t n i \u2019 e à l c â r G a g i v a N m i l l i e é r u d e n u r u o n o e c , l e é r u p e é c a f r tu n i n o ti .e é t i t s u e n e t e v ti i .e hé c r he c re u n z e e r é p e r e f é d s i n a g r o ur t c Le m r o f n i \u2019 l l i œ \u2019 n d i l c n r t o r v e t i l i c a n à f o ç a e n o i t a : e r u t c e e l t c ne on c re t ê , v e é g r a h c é l é t on c s hor t n a t é e v z d e t ?o r P co s r o h .é e s r i a l z l e v u o s p u o l s oi f ne u : on i x ne ê n m o i t a c i l p p e a r t o n o i x e n n s n a on i t i d é \u2019 n e e m AUJOURD\u2019HUI Perspectives \u203a Fin de session parlementaire oblige, Michel David dévoile son bulletin des ministres.Page B 3 Actualités \u203a Mélanie Joly amène la « conversation » sur le numérique à l\u2019UNESCO.Le Canada veut siéger au comité qui gère la Convention sur la diversité culturelle.Page A 5 Avis légaux.C 7 Carrières .C 4 Décès.C 10 Mots croisés .D 6 Petites annonces .C 10 Sudoku .D 5 V O L .C V I I N o 2 8 2 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 0 E T D I M A N C H E 1 1 D É C E M B R E 2 0 1 6 2 , 8 3 | S + T A X E S = 3 , 2 5 | S ?w w w .l e d e v o i r .c o m Marie Gérin-Lajoie (1890-1971) Invitée : Karine Hébert, historienne et professeure Animateur : Éric Bédard, historien Auditorium de la Grande Bibliothèque, 13 décembre 2016, 19 h U N E S É R I E D E G R A N D E S R E N C O N T R E S S U R L\u2019 H I S T O I R E D E M O N T R É A L H É L È N E B U Z Z E T T I M A R I E V A S T E L Correspondantes parlementaires à Ottawa L es premiers ministres fédéral et provinciaux n\u2019ont pas réussi à s\u2019entendre sur les changements climatiques vendredi.Au terme d\u2019une rencontre-marathon s\u2019étant prolongée en soirée, les leaders sont ressortis aussi divisés qu\u2019avant sur l\u2019imposition d\u2019un prix national sur le carbone.La Saskatchewan et le Manitoba ont tous deux rejeté le plan d\u2019Ottawa consistant à imposer en 2018 une taxe de 10 $ la tonne d\u2019émission de gaz à effet de serre (GES), taxe qui augmentera de 10 $ par année pour atteindre 50 $ la tonne en 2022.Le premier ministre manitobain, Brian Pallister, a laissé entendre qu\u2019il protestait ainsi contre le refus d\u2019Ottawa d\u2019accroître autant que désiré les transferts fédéraux en matière de santé.Son homologue de Saskatchewan, Brad Wall, a expliqué pour sa part qu\u2019une telle taxe nuirait trop à l\u2019économie de sa province.«2018 n\u2019est pas le bon temps pour une taxe», a-t- il déclaré au cours de la conférence de presse de clôture.Qu\u2019importe, le premier ministre Justin Trudeau a indiqué que ces refus ne changeraient en rien son plan.«Les mesures que nous avons annoncées pour amener un prix sur le carbone à travers le pays s\u2019il n\u2019y a pas de programme équivalent généré par les provinces continuent à s\u2019appliquer.» Et pour plus de clarté, il a ajouté en anglais que le plan « à 10$ la tonne augmentant à 50$ en 2022 continuera de s\u2019appliquer à 100% du pays».En conférence de presse, la tension était d\u2019ailleurs palpable entre MM.Trudeau et Wall, ce dernier faisant de nombreuses piques à l\u2019endroit de son homologue fédéral.Vers la fin, M.Trudeau PROVINCES Une lutte contre les GES sans consensus Joséphine Baker Au-delà du cliché Cahier Beaux Livres JACQUES NADEAU LE DEVOIR Une page se tourne pour Le Devoir.Après 25 ans passés au centre-ville, notre journal investit aujourd\u2019hui ses tout nouveaux bureaux du Quartier latin.Chapeau bas à la famille Gold, sans qui cette belle aventure aurait été tout autre.Rendez-vous lundi pour la suite, rue Berri ! L I S A - M A R I E G E R V A I S D ans le parc La Fontaine, sous un coin de ciel bleu, les trois enfants Dar wish pourchassent les écureuils et se livrent à une bataille de neige fraîche.Bien emmitouflée, leur maman Marwa est tout sourire au bras de son mari, Feras, qui avance dans le sentier le manteau détaché et sans couvre-chef, rappelant qu\u2019après tout ce qu\u2019il a vécu ces dernières années, le froid ne peut tout simplement pas être considéré comme une épreuve.Depuis son arrivée à l\u2019aéropor t Trudeau Une lune de miel avec le Québec Quelques jours après son arrivée, la famille Darwish prend ses repères GUILLAUME LEVASSEUR LE DEVOIR Sara, Batoul, Adel et leurs parents Marwa et Feras Darwish au parc La Fontaine J E A N D I O N L e temps fuit-il ?Quiconque serait tenté de répondre par la négative n\u2019aurait qu\u2019à jeter un coup d\u2019œil au cahier pour se détromper.Le cahier, c\u2019est le supplément de 20 pages La relance qu\u2019a publié Le Devoir le 30 janvier 1993, deux mois et demi après avoir quitté le vétuste 211, rue Saint-Sacrement, pour emménager au 9e étage du 2050, rue De Bleury.Tenez, on y trouve une publicité pour le câble : « Y pensez-vous deux fois avant de payer 75 ¢ pour un café ?» Au- jourd\u2019hui, on dirait oui avec enthousiasme, un tel prix garantissant que nous aurions droit à de l\u2019eau de vaisselle ou pas loin.Mais bon, à l\u2019époque, il s\u2019agissait d\u2019une excellente proposition, 75 ¢ par jour pour le câble, surtout qu\u2019un abonnement donnait notamment accès aux\u2026 trois grands réseaux Un journal qui déménage De Bleury à Berri, Le Devoir pose ses pénates dans le Quartier latin VOIR PAGE A 10 : LUTTE VOIR PAGE A 10 : DEVOIR VOIR PAGE A 10 : DARWISH Dossier \u203a Ma maison au boulot.Fini les cloisons, place aux aires ouvertes.Page A 6 La montée en flèche des sans- bureau-fixe.Des entreprises flirtent avec la transparence totale.Page A 7 Françoise Sullivan Tout feu tout ?amme Cahier Culture Programmation officielle du 375e 100 artistes 11 décembre, 20 h 4 chaînes télé Soyez là.Ne manquez pas Montréal s\u2019allume, un rendez-vous télé unique pour célébrer Montréal et dévoiler la programmation de son 375e anniversaire.Téléchargez l\u2019application 375MTL 375mtl.com | #375MTL © P a t r i c k M a r t i n e a u une production de L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 0 E T D I M A N C H E 1 1 D É C E M B R E 2 0 1 6 ACTUALITES A 5 G U I L L A U M E B O U R G A U L T - C Ô T É A près des consultations nationales sur la future politique culturelle canadienne à l\u2019ère du numérique, c\u2019est à l\u2019international qu\u2019Ottawa veut poursuivre la réflexion.Plus précisément : à l\u2019UNESCO, où le Canada souhaite obtenir un siège au comité exécutif qui gère la Convention sur la diversité culturelle, a appris Le Devoir.« On est le seul pays à avoir eu une conversation nationale aussi grande sur l\u2019impact du numérique sur notre écosystème, a soutenu en entretien vendredi la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly.Ça nous place dans une position de leadership et de crédibilité quand vient le temps de parler de ces sujets.» La ministre souligne que les consultations menées dans les derniers mois sur le « contenu canadien dans un monde numérique » ont permis d\u2019identifier « cer tains leviers [que le gouvernement a] pour répondre aux enjeux, préoccupations et possibilités que soulève le numérique.Mais en même temps, on doit amener la conversation au niveau international ».Cela parce que, bien sûr, « Internet n\u2019a pas de frontière ».Mme Joly s\u2019envolera ce samedi vers Paris pour participer à une session du Comité intergouvernemental pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles.Ce serait la première présence d\u2019une ministre du Patrimoine à l\u2019UNESCO depuis Liza Frulla en 2004, affirme le cabinet de Mme Joly.L\u2019objectif ?Lancer la campagne du Canada pour obtenir un des 24 sièges du comité (il y a 144 États signataires, en plus de l\u2019Union européenne).L\u2019élection aura lieu en juin.« Le Canada a une ambassadrice [Elaine Ayotte], le Québec aussi [Julie Miville-De- chêne], mais nous n\u2019avons pas de représentation politique fédérale», note Mélanie Joly.Si Ottawa veut être plus présent sur cette scène, c\u2019est notamment parce que l\u2019UNESCO réfléchit actuellement aux «enjeux du numérique et leurs implications pour la mise en œu- vre» de la Convention sur la diversité culturelle, adoptée en 2005 et dont le premier signataire fut le Canada.C\u2019est là un chantier qui rejoint dans la lettre et l\u2019esprit celui en cours au pays.Dans un communiqué diffusé vendredi, le comité intergouvernemental indique qu\u2019il souhaite adopter en début de semaine un projet de « directives opérationnelles sur la mise en œuvre [de la Convention] dans l\u2019environnement numérique ».On note qu\u2019au «cours des 15 dernières années, l\u2019environnement numérique a radicalement transformé la scène culturelle mondiale et bouleversé les mécanismes de régulation classique».Mais quelle position le Canada mettra-t-il en avant, étant donné que le gouvernement Tr udeau est encore en réflexion sur ce que sera la politique culturelle du pays?Mélanie Joly suggère qu\u2019elle peut déjà défendre des principes généraux.« Le plus important comme gouvernement, c\u2019est de maintenir notre capacité à pouvoir soutenir le développement et la promotion du contenu canadien, et ça va passer par une conversation internationale.» Le Devoir NUMÉRIQUE Joly amène la «conversation » à l\u2019UNESCO Le Canada veut siéger au comité qui gère la Convention sur la diversité culturelle M A R C O B É L A I R - C I R I N O Correspondant parlementaire à Québec C oup de force.Au moyen d\u2019un bâillon, le gouvernement libéral a retenu les élus à l\u2019Assemblée nationale toute la nuit pour adopter à toute vapeur un projet de loi « propé- trole » contesté.L\u2019élue solidaire Manon Massé a refusé de prendre part à cette « mascarade libérale ».Avant de rejoindre des protestataires rassemblés sur la colline parlementaire, elle a reproché aux élus libéraux de continuer à faire la sourde d\u2019oreille, et ce, quatre jours après avoir échoué au test des élections par tielles.« Notre premier ministre disait lundi soir [qu\u2019]il était prêt à se mettre \u201cen mode écoute\u201d.Eh bien, si sa réponse, c\u2019est un bâillon, c\u2019est une drôle de façon d\u2019écouter », a-t-elle lancé.Le premier ministre Philippe Couillard s\u2019est couché «dans le lit du lobby pétrolier », a fait valoir le chef de l\u2019opposition of ficielle, Jean-François Lisée.«On est au début du crépuscule de ce régime libéral », a- t-il ajouté.Le gouvernement libéral cherche à dissiper cette impression à tout prix.Prorogation assor tie d\u2019un discours inaugural, remaniement ministériel d\u2019envergure : la machine à rumeurs s\u2019est emballée au fil des derniers jours.M.Couil- lard a tenté de la stopper à l\u2019approche de la suspension des travaux parlementaires.Il a dit à demi-mot que les ministres Gaétan Barrette, Sébastien Proulx et Hélène David seraient épargnés par un éventuel remaniement ministériel, puisque la « stabilité du leadership est importante» en matière de santé, d\u2019éducation et d\u2019enseignement supérieur.D\u2019autre part, il a réitéré sa confiance à l\u2019égard de l\u2019ensemble des membres du Conseil des ministres, à commencer par Stéphanie Vallée, qui a été accusée de toutes parts d\u2019avoir tardé à allouer des ressources additionnelles pour mettre fin à la crise des délais en matière de justice criminelle.« Elle a été traitée injustement», selon lui.Le chef du PQ n\u2019arrive pas à croire que le gouvernement libéral puisse prochainement proroger l\u2019Assemblée nationale pour « faire semblant » de « recommencer à zéro » après une première moitié de mandat marquée par de douloureuses « compressions » budgétaires.«Les témoignages de misère humaine aggravée par les compressions s\u2019empilent.Le premier ministre dit : \u201cContinuez à couper\u201d, a dénoncé M.Lisée.Pour moi, ce qu\u2019il a fait déjà est inexcusable.» La prorogation de l\u2019Assemblée nationale \u2014 qui rendrait normalement caduc tout projet de loi n\u2019ayant pas encore été adopté, y compris ceux déposés par le ministre Gaétan Barrette vendredi \u2014 consti- t u e r a i t u n t e r r i b l e a v e u d\u2019échec de la part du gouvernement libéral, est d\u2019avis le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault.« M.Couillard nous dit : \u201cJ\u2019ai manqué mon coup.\u201d » Il a de son côté promis de continuer à ar rimer le programme de sa formation politique aux préoccupations de la classe moyenne.« Si on veut éviter le dérapage à la Donald Trump, un, il faut mieux intégrer les immigrants, deux, il faut mieux comprendre que la classe moyenne est actuellement étouffée», a-t-il souligné, reprochant à la fois à M.Couillard et à M.Lisée de « regarder de haut» la population.M.Legault a cependant convenu de la nécessité d\u2019huiler la machine électorale de la CAQ pour chasser du pouvoir le « gouvernement usé, usé, usé » de Philippe Couillard à l\u2019automne 2018.M.Couillard s\u2019est défendu d\u2019avoir « sauvé le Québec\u2026 du désastre financier» vendredi.Il a insisté sur la gravité de la crise des finances publiques qui sévissait au moment où il a pris les commandes de l \u2019État , en avril 2014.Le gouvernement libéral a certes fait des «choix difficiles» pour résorber le déficit, mais «vous, qu\u2019est-ce que vous auriez fait avec 7 milliards de dollars dans le trou?» a-t-il demandé lors d\u2019un point de presse.Maintenant, finie l\u2019austérité.« Je veux que le Québec soit prospère et encore plus juste », a-t-il ajouté au terme d\u2019une session marquée par l\u2019adoption la loi 70 obligeant les nouveaux demandeurs d\u2019aide sociale « aptes à l\u2019emploi » à suivre un «plan d\u2019intégration en emploi », à défaut de quoi ils verront leurs prestations mensuelles passer de 623 à 399 $.« Moi, quand je vois mes enfants et mes deux petits-enfants, je les regarde, puis je dis : \u201cJ\u2019ai fait en sor te que vous ayez moins de fardeaux sur les épaules.\u201d C\u2019est ça, la catastrophe qu\u2019on a évitée», a conclu M.Couillard.Le Devoir Crise du pétrole en fin de session Le gouvernement a tenu les députés éveillés toute la nuit pour faire adopter son controversé projet de loi PHOTOS JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Philippe Couillard : « Je veux que le Québec soit prospère et encore plus juste.» J O C E L Y N E R I C H E R à Québec L es médecins vont perdre un peu plus d\u2019autonomie professionnelle, dès l\u2019adoption du projet de loi 130 déposé vendredi par le ministre de la Santé, Gaétan Barrette.Avec ce projet de loi, déposé à la dernière minute au der nier jour de la session parlementaire, le ministre Barrette trouve un nouveau moyen, après la loi 20 qui visait le même objectif, d\u2019augmenter la productivité des médecins.Cette fois, le ministre entend donner le pouvoir aux directions des centres hospitaliers de punir les médecins dont la pratique ne répondra pas aux besoins de l\u2019établissement et à son fonctionnement optimal au jour le jour.Prenons le cas fictif d\u2019un hôpital dont une salle d\u2019opération serait déserte tous les vendredis, faute de chirurgiens voulant travailler ce jour-là.Avec la loi 130, les médecins de cet établissement pourraient s\u2019exposer à des mesures disciplinaires, voire à perdre carrément le privilège de pratiquer dans cet hôpital, s\u2019ils refusent de se conformer aux exigences exprimées par la direction en matière de services requis.En conférence de presse, le ministre Barrette a dit que son but était d\u2019assurer l\u2019ef fi- cience du réseau hospitalier.Il s\u2019est dit bien conscient qu\u2019il allait froisser la susceptibilité des regroupements de médecins, qui dénonceront une nouvelle attaque à leur autonomie professionnelle.Déjà, avec sa loi 20 qui modifiait leur pratique, le ministre s\u2019était mis à dos les médecins, furieux de se voir imposer l\u2019accroissement du nombre de leurs patients, sous peine de voir leur rémunération amputée.La Presse canadienne PROJET DE LOI 130 Barrette serre un peu plus la vis aux médecins Les témoignages de misère humaine aggravée par les compressions s\u2019empilent Jean-François Lisée « » Le problème, ce n\u2019est pas le nombre d\u2019emplois, c\u2019est la qualité des emplois François Legault « » Si sa réponse, c\u2019est un bâillon, c\u2019est une drôle de façon d\u2019écouter Manon Massé « » Taxer Netflix ?Oui, non, peut-être\u2026 Mélanie Joly répète depuis le début des consultations sur le renouvellement de la politique culturelle qu\u2019il n\u2019est pas question pour Ottawa d\u2019imposer une « taxe Netflix» \u2014 soit de forcer les géants de ce type de services à verser une redevance au Fonds des médias du Canada.Mme Joly a répété vendredi cet engagement électoral.Mais pour tout le reste (par exemple, faire en sorte que la TPS soit perçue sur les abonnements à Netflix ou sur la vente de publicités sur Facebook), il y a de la marge, comprend- on.« Il faut étudier toutes les avenues, dit-elle.Je suis prête à avoir une conversation avec les différentes pla- teformes numériques.» La ministre dit qu\u2019elle va à l\u2019UNESCO «pour que le gouvernement puisse maintenir sa capacité à soutenir le contenu canadien».Mais pour des réponses plus concrètes, il faudra attendre le printemps 2017, alors qu\u2019Ottawa dévoilera sa nouvelle politique culturelle. L ové dans un hamac entouré de plantes suspendues, un employé visionne une vidéo sur son cellulaire.Pendant que des collègues discutent autour d\u2019un café dans un camion-restaurant muté en mi- nicafétéria, les matelas et coussins douillets d\u2019un poste de luminothérapie installé pour lutter contre la déprime hivernale attendent leur prochain visiteur.Les chaises adirondack adossées à d\u2019immenses baies vitrées donnent au tout des airs de randonnée en plein Mile-End.Nous som - mes pour tant en plein cœur de l\u2019après-midi chez Ubisoft, une ruche bourdonnante où s\u2019activent plus de 3000 employés vissés à leur écran d\u2019ordinateur.En pleine cure de rajeunissement, ce haut lieu de l\u2019industrie mondiale du jeu vidéo emboîte le pas d\u2019une tendance en plein essor.À l\u2019heure où la dématérialisation permet aux employés de travailler de la maison ou de n\u2019importe quel café Internet le nez collé sur un cellulaire ou un ordinateur portable, plusieurs lieux de travail sont appelés à se réinventer.La nécessité de se redéfinir au jour le jour, la compétitivité et la connectivité sont en voie de sonner le glas des bureaux fixes et fermés, aussi peu attrayants qu\u2019inadaptés aux secousses économiques et sociales qui ébranlent le monde du travail.Née à l\u2019ère du multitâche, la génération Y, allergique au « 9 à 5 » et aux codes traditionnels de l\u2019univers professionnel, accélère cette métamorphose qui ébranle les nouveaux lieux de travail.Bienvenue dans l\u2019ère du living office.Sus au travail solitaire «Le living office, ce n\u2019est pas qu\u2019un lieu conçu pour le travail, c\u2019est un lieu repensé et multifonc- tionnel qui invite à la collaboration et emprunte de plus en plus au vocabulaire de la maison», explique Nicolas Paugam, directeur du Groupe Artdesk.Fondée à Paris en 2003, la firme a réinventé les bureaux de dizaines d\u2019entreprises, dont Blablacar, Facebook, LinkedIn et Alstom.« Cette tendance s\u2019étend maintenant même au monde de la finance et des avocats », assure-t-il.Loin d\u2019être uniquement cosmétique, cette petite révolution participe aux efforts que décuplent les entreprises pour attirer et retenir les meilleurs talents et offrir des milieux de travail susceptibles de stimuler l\u2019échange des idées et le mélange des troupes.Bureaux fermés et séparateurs sont totalement contre-productifs pour la vitalité d\u2019une entreprise, af firme Nicolas Paugam, qui ne jure que par les aires ouver tes où les employés se côtoient en grappes.L\u2019espace ainsi libéré permet de créer des lieux informels, des lieux de rencontres spontanées et d\u2019autres apartés libérateurs où germent les idées folles et la créativité.Dans un environnement qui multiplie les niches zen, les cocons méditatifs et les lieux de réunion, comme la Barbichette, inspirée d\u2019un café du Mile-End, le tiers de la superficie des quelque 500 000 pieds carrés de bureaux chez Ubisoft sera bientôt constituée de « zones communes», le reste, aux postes de travail.« Les gens ont souvent leurs meilleures idées chez eux en prenant un café, quand ils discutent avec d\u2019autres ou même quand ils joggent.C\u2019est logique de vouloir recréer ce confort et cette authenticité au bureau», insiste le fondateur d\u2019Artdesk.À l\u2019image des employés Parsemée d\u2019objets insolites, de fauteuils moelleux et de petits comptoirs où aller faire la pause les pieds posés sur un pouf, la firme parisienne pousse même la logique jusqu\u2019à of frir à ses clients du mobilier inhabituel et des trouvailles dénichées aux quatre coins du globe.Le même esprit plane chez Moment Factor y, dont les nouveaux bureaux, installés dans une usine centenaire du Mile-End, s\u2019ouvrent sur une vaste sal le à manger et un comptoir bistro autour desquels gravitent matin et soir les 200 employés.Selon les besoins, l\u2019endroit peut aussi servir à la tenue de fêtes, d\u2019expositions ou d\u2019autres activités culturelles pour le quartier.«On ne voulait pas de tape-à-l\u2019œil, mais plutôt un endroit sobre qui nous ressemble et que nos employés allaient façonner à leur image », explique Sakchin Bessette, cofondateur de Moment Factory.Bourrés de livres et de plantes exubérantes, des « coins » bibliothèques parsèment les aires ouvertes déployées sur 40 000 pieds carrés par étage.Un chihuahua trottine nonchalamment entre les bureaux, suivi d\u2019un employé en planche à roulettes.« Hunterwasser [peintre allemand] disait que nous avons trois peaux, celle du corps, celle de nos vêtements et celle de l\u2019architecture.Ici, les employés doivent se sentir bien dans les trois », insiste le tout jeune patron, dont le nombre d\u2019employés a doublé depuis un an.Plus qu\u2019une enveloppe, un ADN Pour plusieurs architectes, repenser les lieux de travail d\u2019une entreprise va bien plus loin qu\u2019accoucher d\u2019une architecture organique.« Penser un lieu de travail, ça ne se limite pas à créer un bel endroit.Ça doit s\u2019ancrer dans un lieu qui reflète les valeurs et l\u2019image de la compagnie », souligne Martin Leblanc, associé principal chez Sid Lee architecture, qui choisit désormais les futurs lieux de travail de la moitié de ses clients.Parmi ceux-ci, le siège social de Red Bull que l\u2019entreprise a déménagé dans les anciens entrepôts d\u2019un chantier naval à Amsterdam.Un lieu complètement éclaté, beaucoup moins coûteux que des tours de bureaux « avec vue », devenu depuis un incontournable des endroits à ne pas manquer lors d\u2019une visite dans la capitale néerlandaise, affirme M.Leblanc.Idem pour l\u2019entreprise de haute technologie Lightspeed, pour qui la firme acdf* Architecture de Montréal a déniché l\u2019ancienne gare-hô- tel Viger, laissée à l\u2019abandon depuis des dizaines d\u2019années.«Avec ses combles exposés et ses vieux murs de brique laissés tels quels, cela reflète l\u2019ADN unique de cette entreprise.Mieux vaut investir dans l\u2019architecture durable, l\u2019authenticité ou des œuvres d\u2019art qui vont grandir avec l\u2019entreprise plutôt que dans du gypse qu\u2019il faudra un jour démolir », avance Maxime-Alexis Frappier, architecte senior associé de cette firme.Celle-ci a consacré une partie du budget de rénovations de Light - speed à la réalisation de murales, pour dynamiser les salles de réunion.Un bureau caméléon Avec les soubresauts de l\u2019économie, les bureaux doivent en sus se faire de plus en plus caméléons.Au gré des croissances et des rationalisations, cet esprit « couteau suisse » trouve tout son sens chez Sid Lee, où un ancien entrepôt situé à deux sauts de puce du siège social sert tour à tour de lieu pour présenter des événements, de salle de réunion, de terrain de basketball et, le midi\u2026 de ring de boxe pour les employés.«L\u2019idée, ce n\u2019est pas que le milieu de travail devienne une garderie avec des gadgets, comme ce fut la mode dans les années 2000, tempère Martin Leblanc.Les entreprises recherchent l\u2019authenticité parce que cela a un réel ef fet sur la présence au travail, la durée d\u2019emploi et le roulement du personnel.» Le Devoir A 7 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 0 E T D I M A N C H E 1 1 D É C E M B R E 2 0 1 6 LES L IEUX DE TRAVAIL REPENSES A 6 445, rue St-Sulpice, Vieux-Montréal Téléphone : 514 845-4980 Heures d\u2019ouverture : du lundi au vendredi de 10 h 00 à 18 h 00 les samedis et dimanches de 10 h 00 à 16 h 30 Papeter ie Casse - Noisette Nous tenons en inventaire agendas, papiers Lalo, papier St-Gilles, cartes, plumes et stylos, albums de photos, articles de bureau, sceaux, cires à cacheter .Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 D ans les bureaux d\u2019Ar tdesk à Paris, concepteurs d\u2019espaces de travail repensés, le patron s\u2019af fiche haut et for t « SBF », pour « sans-bureau-fixe ».Plus qu\u2019une formule vide, l\u2019appellation un brin séditieuse traduit l\u2019esprit qui prévaut dans cette entreprise où l\u2019on a choisi, au propre comme au figuré, d\u2019opter pour la mobilité totale et de faire tomber les murs entre patrons et employés.« Je n\u2019ai pas de bureau fixe, je travaille dans des lieux différents chaque jour.Nous nous appelons les SBF, les sans-bureau-fixe», affirme Nicolas Paugam, fondateur de cette boîte qui embauche 80 «collaborateurs», comme sont appelés les employés.Selon lui, les études démontrent que les employés ne passent que de 20 % à 30 % du temps à leur poste de travail.L\u2019entreprise a donc choisi de faire une croix sur les postes individualisés et de requinquer ses aires communes, telles que les comptoirs, cuisines et petits lounges invitants, plus propices à la collaboration et à la discussion.Avec pour résultat qu\u2019on ne compte plus qu\u2019un poste de travail pour deux employés.« Nos collaborateurs travaillent sur des tablettes ou des portables et changent de lieu selon les projets ou les besoins.Il n\u2019y a plus d\u2019ordinateurs fixes.Si on a besoin de travailler sur de plus grands écrans, on se branche au besoin », soutient M.Paugam, convaincu qu\u2019un milieu de travail transparent, sans hiérarchie ni cloison, contribue à façonner des entreprises plus humaines.Faire tomber les murs Sans être aussi radical, le Mouvement Desjardins s\u2019est inspiré de cette nouvelle mouvance pour réaménager de but en blanc son siège social de Lévis.Petite révolution dans le monde attendu des tours de bureaux traditionnelles : les concepteurs ont fait disparaître les bureaux des patrons, alignés le long des fenêtres, et fait table rase des cloisons et des bureaux isolés.«Nous avons plutôt donné la priorité à nos employés en offrant à tous la lumière naturelle.Les bureaux des patrons ont été déplacés au cœur de l\u2019édifice et cloisonnés par des murs vitrés, ce qui traduit la transparence que l\u2019on veut insuffler à notre organisation», souligne Marie-Claude Du- chesne, directrice solution et planification immobilières, chez Desjardins.« Les enquêtes que nous avons faites ont démontré que les gens étaient moins fatigués à la fin d\u2019une journée de travail » quand ils pouvaient profiter de lumière naturelle, dit-elle.Aires ouvertes À Montréal, où seront rapatriés dans la tour Sud du Complexe Desjardins tous les employés actuellement dispersés dans divers édifices de la métropole, 1000 personnes de plus logeront dans la trentaine d\u2019étages déjà occupés par 5000 personnes.« Les aires ou- ver tes, combinées aux aires communes plus confor tables, permettent d\u2019accueillir plus de personnel », assure la responsable de ce grand remue-ménage.Mais cet engouement pour les grandes aires ouver tes doit se faire avec dosage, nuance Maxime-Alexis Frappier, architecte senior associé chez acdf* Architecture.«Certains employés figent comme des chevreuils dans ces grands espaces, se sentent intimidés.Il faut prévoir des lieux de retrait, des espaces qu\u2019on peut personnaliser, et surtout penser à l\u2019acoustique.» Malgré toutes les pressions qui s\u2019exercent sur les milieux de travail, plusieurs d\u2019entre eux restent horriblement peu favorables\u2026 au travail.«Les employeurs se montrent de plus en plus ouverts, croit Nicolas Paugam.Mais à l\u2019heure actuelle, le taux de satisfaction au travail en France dépasse à peine 10 %.Cette révolution reste à faire.» Le Devoir La montée en flèche des SBF, les sans-bureau-fixe Des entreprises flirtent avec la transparence totale Se sentir un peu comme chez soi, tel est l\u2019esprit qui habite les nouveaux locaux de Moment Factory, où les employés sont invités à s\u2019approprier l\u2019espace d\u2019un entrepôt centenaire et à y laisser leur marque.PHOTOS JACQUES NADEAU LE DEVOIR Destinés à accueillir les créations spontanées des employés, de nombreux tableaux noirs parsèment les locaux de la boîte Sid Lee, qui a fait de la créativité sa marque de commerce.LIGHTSPEED L\u2019entreprise de haute technologie Lightspeed a investi l\u2019historique gare-hôtel Viger et déployé des aires de travail ouvertes dans les combles majestueux de l\u2019immeuble.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le temps est à la pause chez cet employé d\u2019Ubisoft, entreprise de jeux vidéo qui alloue le tiers de sa superficie à des aires communes destinées au repos, à la concentration ou à la discussion.JIM WINTER Dans les bureaux de la boîte parisienne Artdesk, fini le travail en solitaire.Les 80 employés se côtoient maintenant dans un milieu ouvert aux allures de salon, de salle à manger et d\u2019autres zones favorables à la collaboration.Penser un lieu de travail, ça ne se résume pas à créer un endroit agréable.Ça doit s\u2019ancrer dans un lieu qui reflète les valeurs et l\u2019image de la compagnie.Martin Leblanc, associé principal chez Sid Lee architecture « » 20-30% Selon les études, c\u2019est le pourcentage du temps passé par les employés à leur poste de travail, explique Nicolas Paugam, fondateur de l\u2019entreprise Artdesk.Malgré toutes les pressions qui s\u2019exercent sur les milieux de travail, plusieurs d\u2019entre eux restent horriblement peu favorables\u2026 au travail Le Devoir emménage dans de tout nouveaux bureaux.Pour l\u2019occasion, nous proposons un survol des tendances de fond qui secouent le monde du travail et des impératifs qui poussent les entreprises à repenser leur environnement et leurs façons de faire.Visite libre.Ma maison au boulot Fini les cloisons, place aux aires ouvertes T E X T E S I S A B E L L E P A R É L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 0 E T D I M A N C H E 1 1 D É C E M B R E 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 8 50 QUÉBEC 418-654-8677 LÉVIS 418-654-8677 TROIS-RIVIÈRES 819-696-8677 MONTRÉAL 514-231-8677 LAVAL 450-627-3716 LONGUEUIL 450-445-9829 .CA Certifié 5 Étoiles® TOILES À ROULEAUX \u2022 PANNEAUX COULISSANTS \u2022 PERSIENNES \u2022 STORES VOILAGE \u2022 STORES ROMAINS STORES HORIZONTAUX \u2022 STORES MOTORISÉS \u2022 STORES DE VERRIÈRES \u2022 STORES VERTICAUX FABRIQUÉ AU QUÉBEC SUR MESURE ESTIMATION GRATUITE 1 855 770-8677 OPAQUES TRANSLUCIDES SOLAIRES MOTORISATION DISPONIBLE Claude Bouchard Québec, Lévis, Montréal, Trois-Rivières, Repentigny, Laval, Boisbiand, Mont-Tremblant, Longueuil, Beloeil, Magog % de rabais ou INSTALLATION GRATUITE Jusqu\u2019à INSTALLATION GARANTIE L I S A - M A R I E G E R V A I S S print final ; la ministre québécoise de l\u2019Immigration promet que quelque 400 réfugiés syriens vont arriver d\u2019ici le 31 décembre, ce qui permet d\u2019atteindre la cible de 7300 pour 2015- 2016.Or, la priorité sera donnée aux réfugiés pris en charge par l\u2019État et non aux réfugiés parrainés au privé par des familles québécoises, qui devront prendre leur mal en patience jusqu\u2019en 2017.Encore très nombreux, 7705 Syriens parrainés au privé, et qui ont été acceptés, attendaient toujours de prendre un avion pour le Québec en date du 8 décembre.Les quelque 400 qui arriveront d\u2019ici fin décembre seront en ef fet des réfugiés pris en charge par l\u2019État, qui viennent généralement des camps et ont des conditions de vie très précaires, précise la ministre Kathleen Weil.« Je trouvais que c\u2019était impor tant que le Québec maintienne cet équilibre [entre réfugiés parrainés au public et au privé].Le gouvernement fédéral nous a assuré qu\u2019on allait pouvoir respecter notre plan.» Mme Weil s\u2019attend toutefois à ce que la cadence des arrivées se maintienne au début de l\u2019année prochaine si le gouvernement fédéral, avec l\u2019Organisation internationale pour les migrations (OIM), est « capable d\u2019organiser des vols.Ce ne seront pas des vols nolisés, mais commerciaux.Et comme on va voir que plusieurs centaines de réfugiés vont arriver dans les prochaines semaines, on peut s\u2019attendre à ce qu\u2019en janvier, février, mars, plusieurs autres arrivent».Elle dit toutefois ne pas avoir de confirmation du fédéral.Son homologue, John McCallum, n\u2019était pas disponible pour une entrevue.Délais et frustrations L\u2019arrivée de la famille Darwish mardi dernier, après plus d\u2019un an de démarches, a créé une vague d\u2019espoir chez de nombreux groupes de parrains québécois qui attendent toujours «leurs Syriens».Mais elle a du même coup ravivé les craintes et l\u2019exaspération devant de si longs délais.«Ça fait un an qu\u2019on attend que les vérifications de sécurité soient réglées», s\u2019indigne Isabelle Mailhot-Leduc, qui fait partie d\u2019un groupe qui parraine les parents Khazal et leurs deux filles.«En février dernier, ils s\u2019étaient pourtant fait dire que ça prendrait maximum dix jours!» Le bail de l\u2019appartement que le groupe de parrains louait en attendant les Khazal a dû être résilié et tous les meubles, mis en entrepôt.Yara Atay paie depuis un an un appartement trop grand pour elle, car elle prévoyait que son père et sa mère, deux sexagénaires qui ont fui pour le Liban, allaient arriver beaucoup plus vite.« C\u2019est la vérification de sécurité qui a l\u2019air de prendre beaucoup de temps pour mon père, mais je ne sais pas pourquoi », dit-elle, émettant l\u2019hypothèse qu\u2019il est Palestinien d\u2019origine.Pourtant, la demande de ses parents a été déposée en novembre 2015, il y a un an, et ceux- ci ont passé leur entrevue à l\u2019ambassade canadienne en avril.La promesse d\u2019une arrivée dans les huit mois suivant l\u2019entrevue n\u2019a pas été respectée, déplore-t-elle.Les promesses non tenues, c\u2019est ce qu\u2019Amel Mebrouk, qui parraine trois familles de Syriens réfugiées, trouve frustrant.« Le gouvernement nous a lancé un appel pour aider l\u2019humanité et on a répondu.Il nous a promis de nous aider, mais moi, je vois qu\u2019il nous a abandonnés, dit- elle, amère.On ne demande même pas d\u2019argent, on veut juste qu\u2019ils arrivent.» Les trois familles qu\u2019elles parrainent ont été acceptées par le Canada, deux d\u2019entre elles ont reçu leur certificat d\u2019acceptation du Québec, mais elles attendent toujours impatiemment au Liban.Problème d\u2019information Toutes les familles de parrains à qui Le Devoir a parlé se plaignent du manque d\u2019information.«Personne ne nous donne de délais.Même les politiciens, les fonctionnaires et les députés ne sont pas capables d\u2019avoir plus d\u2019information que nous.On est vraiment dans le flou», dit Isabelle Mailhot-Leduc.La ministre Weil se dit sensible à ce problème, qui lui a été souligné à maintes reprises.« C\u2019était très dif ficile pour les familles depuis des années d\u2019avoir des informations sur où est rendu leur dossier.[\u2026] Mais là, on a des volumes importants, c\u2019est une préoccupation de voir comment on peut donner plus d\u2019informations à ces familles », a-t-elle indiqué.Elle rappelle qu\u2019il existe une ligne téléphonique « 1 844 307-2433 (AIDE) » pour venir en aide tant aux familles de parrains qu\u2019aux réfugiés eux-mêmes.« Il va falloir travailler avec le gouvernement fédéral pour voir comment on peut leur donner plus d\u2019information.» La ministre se dit très « fière» des efforts accomplis par le Québec pour accueillir des réfugiés syriens depuis qu\u2019une réelle volonté de les aider a été exprimée par le gouvernement de Justin Trudeau.En compagnie notamment de son homologue fédéral, John McCallum, Mme Weil célébrera demain dimanche l\u2019anniversaire du premier vol nolisé de réfugiés syriens \u2014 soit 161 personnes parrainées au privé \u2014, atterri le 13 décembre 2015.«Je crois que tout le monde peut se féliciter», a-t-elle déclaré.Selon le représentant du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés au Canada, le Québec arrive en 4e position, derrière les États-Unis, l\u2019Allemagne et le Canada, pour son effort humanitaire.Le Devoir Plus de 7000 réfugiés syriens attendent de venir au Québec Les familles qui parrainent des réfugiés disent que les vérifications de sécurité entraînent de longs délais OZAN KOSE AGENCE FRANCE-PRESSE Dans un camp de réfugiés syriens en Turquie, cet enfant doit prendre son mal en patience.J E A N N E C O R R I V E A U M ontréal pourra exproprier un terrain de la rue Sainte-Catherine Ouest, à l\u2019angle de la rue Mackay, afin d\u2019y aménager un parc.La Cour supérieure vient de donner raison à la Ville et reconnaît que cette décision a été prise dans l\u2019intérêt public.Immeubles Prime contestait la décision de l\u2019arrondissement de Ville-Marie d\u2019imposer une réserve foncière sur son terrain situé à l\u2019angle nord-est de l\u2019intersection des r ues Sainte-Catherine Ouest et Mackay.L\u2019entreprise alléguait que l\u2019arrondissement n\u2019avait pas la compétence requise pour décréter cette expropriation et qu\u2019en plus, cette décision avait été dictée par l\u2019Université Concordia, qui souhaitait l\u2019aménagement d\u2019un parc à cet endroit.Immeubles Prime avait bien d\u2019autres visées pour ce terrain, sur l eque l e l l e compta i t construire un immeuble commercial et résidentiel.Après trois tentatives, l\u2019entreprise a finalement obtenu les permis de démolition et de construction requis pour la réalisation de son projet.Incapable d\u2019expulser ses locataires, elle ne pourra aller de l\u2019avant.Quand elle réussit à le faire en 2014, elle soumet de nouveaux plans, mais se heur te à un nouvel obstacle : la Ville a lancé son projet de réaménagement de la rue Sainte-Catherine Ouest et, lors des consultations, l\u2019Université Concordia a réitéré son souhait de voir un parc public aménagé sur le site.En octobre 2014, le conseil d\u2019arrondissement décrète une réser ve foncière sur les terrains, coupant court aux ambitions des Immeubles Prime.L\u2019entreprise s\u2019est adressée à la Cour afin de faire déclarer nuls les avis de réser ve foncière et d\u2019expropriation.Mais en vain.Dans une décision rendue cette semaine, le juge Lukasz Granosik conclut que l\u2019arrondissement était dans son droit de décréter cette expropriation et que rien ne permettait de conclure que la Ville avait subi des pressions de la par t de l \u2019Université Concordia.Le Devoir EXPROPRIATION Montréal pourra aménager un parc rue Sainte-Catherine Ouest Les réfugiés et le Québec \u2014 Objectif d\u2019accueil de Syriens pour 2015-2016 : 7300 \u2014 Syriens attendus d\u2019ici le 31 décembre 2016 : 407 \u2014 Syriens acceptés et toujours en attente : 7705 \u2014 Accueil de réfugiés en 2017: environ 6000, dont au moins 4000 parrainés au privé L I A L É V E S Q U E L a Cour supérieure a accordé à la Ville de Mas- couche, vendredi, l\u2019injonction provisoire qu\u2019elle demandait pour stopper des travaux de déboisement dans le cadre d\u2019un projet d\u2019aérodrome privé.La Ville arguait que le terrain convoité est un milieu humide qui doit être préser vé, en regard de la Loi sur la qualité de l\u2019environnement.La juge Marie-France Cour- ville, de la Cour supérieure du district de Joliette, a ordonné de cesser toute activité susceptible de détruire ou d\u2019endommager les milieux humides, cours d\u2019eau et boisés sur le lot concerné, qui est situé aux limites des villes de Mascouche et de Terrebonne.Elle enjoint également à la Corporation de l\u2019aéroport de Mascouche, à Danielle Laurier, propriétaire du lot, et à une compagnie à numéro de ne pas utiliser de machinerie lourde sur ce lot.Comme il ne s\u2019agit que d\u2019une injonction provisoire, accordée pour une période de 10 jours, celle-ci devra être plaidée sur le fond \u2014 ce qui sera fait le 19 décembre.Dans sa décision, la juge Courville relate que, «sans avoir demandé ni obtenu aucune autorisation de la demanderesse [la Ville de Mascouche] et du Ministère et n\u2019avoir fourni aucune information sur les mesures prévues pour protéger l\u2019environnement, les défenderesses ont entrepris, le 2 décembre 2016, des travaux de déboisement sur les lots» visés.Elle ajoute que les défenderesses « prétendent qu\u2019elles n\u2019ont pas d\u2019autorisation à obtenir de la demanderesse ni du ministère de l\u2019Environnement » du Québec, puisque c\u2019est le gouvernement fédéral qui a compétence sur l\u2019aéronautique «et qu\u2019en vertu de la théorie de l\u2019exclusivité des compétences, l\u2019application des règlements municipaux et des lois provinciales est exclue».Or, le 4 novembre, le ministère des Transpor ts du Canada avait avisé la Corporation de l\u2019aéropor t de Mascouche qu\u2019il ne s\u2019opposait pas à la réalisation de son projet, rapporte la juge.La juge Cour ville estime qu\u2019«un débat doit être fait pour déterminer si la Loi sur la qualité de l\u2019environnement s\u2019applique» dans ce cas.La Presse canadienne AÉRODROME Mascouche obtient son injonction provisoire J E A N N E C O R R I V E A U C inq ans après une importante fuite de BPC survenue à son magasin du centre- ville de Montréal, la compagnie La Baie vient de se voir imposer une lourde amende.Dans la nuit du 21 au 22 mai 2011, le bris d\u2019un transformateur situé sur le toit du magasin La Baie de la rue Sainte- Catherine Ouest a provoqué la fuite de BPC.Quelque 146 kilos de produits toxiques se sont alors écoulés du transformateur.Une partie des contaminants a pu être retenue, mais le reste a pris le chemin du drain pour se rendre jusqu\u2019à l\u2019égout pluvial.Me Frédéric Hivon, du Service des poursuites pénales du Canada, a indiqué qu\u2019Environnement Canada avait évalué à quelque 40 kilos la quantité de BPC rejetée dans le fleuve Saint-Laurent.La Baie a mis trois jours avant de signaler l\u2019événement aux autorités, alors qu\u2019elle aurait dû le faire immédiatement.Poursuite À la suite de cet incident, Ottawa avait intenté une poursuite contre La Baie et quatre de ses dirigeants.Une entente est finalement inter venue et une amende de 765 000 $ a été imposée au détaillant pour avoir rejeté des BPC, avoir omis de signaler l\u2019incident et ne pas avoir produit les rapports requis.L\u2019entreprise devra également publier une annonce dans les médias afin de fournir au public des informations au sujet de l\u2019incident et expliquer les raisons de sa condamnation.Les BPC, ou biphényles po- lychlorés, sont non seulement toxiques, mais très persistants dans l\u2019environnement et dans les tissus vivants.Et le système physico-chimique utilisé à l\u2019usine de traitement des eaux usées de Montréal ne permet pas de les éliminer.L\u2019importation, la fabrication et la vente de BPC sont interdites depuis 1977 au Canada et leur rejet dans l\u2019environnement est illégal depuis 1985.Après leur commercialisation en 1929, les BPC ont été utilisés dans la fabrication de matériel électrique, d\u2019échangeurs de chaleur et de systèmes hydrauliques.Le Devoir BPC : La Baie écope d\u2019une lourde amende Jonathan Bettez traqué par la SQ Les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) ont mené une traque intensive contre Jonathan Bettez et trouvé des traces de fichiers de pornographie juvénile dans ses possessions, révèlent des documents judiciaires rendus partiellement publics à la demande d\u2019un consortium de médias.L\u2019homme de Trois- Rivières, qui a été rencontré pendant l\u2019enquête sur la disparition de Cédrika Proven- cher, a été surveillé étroitement après son arrestation pour possession et distribution de pornographie juvénile, le 29 août.La SQ a installé un GPS sur sa voiture, effectué de la surveillance physique et perquisitionné sa résidence et son lieu de travail à son insu, rapporte ICI Radio-Canada.La surveillance a permis de découvrir qu\u2019une des adresses IP utilisées par M.Bettez a servi à télécharger des fichiers qui pourraient être de la pornographie juvénile.Le Devoir Détenus en attendant la suite Les deux adolescents accusés pour un présumé complot de meurtre et d\u2019agression sexuelle visant des élèves de leur école à Saint-Hyacinthe demeureront détenus jusqu\u2019à la fin des procédures les visant.La Cour a jugé vendredi, à l\u2019issue de leur enquête sur remise en liberté et de deux évaluations psychiatriques, que les adolescents de 14 et 16 ans pouvaient représenter une menace pour la sécurité du public et que leur remise en liberté pourrait aussi avoir pour effet de miner la confiance du public à l\u2019égard de la justice.La Presse canadienne md/mc Marque déposée/de commerce d'AIR MILES International Trading B.V., employée en vertu d'une licence par LoyaltyOne, Co.Visitez airmiles.ca aujourd'hui Une modi?cation importante au Programme de récompense AIR MILES Annulation de la politique d\u2019expiration Nous avons annulé la politique d\u2019expiration.Nous avons décidé de faire ce changement en raison de l\u2019instauration d\u2019une nouvelle loi en Ontario, ainsi que de la possibilité que d\u2019autres gouvernements provinciaux fassent de même.Cela signi?e qu\u2019il n\u2019y aura plus de date limite pour que les adhérents AIR MILES utilisent des milles a?n d\u2019obtenir les récompenses qu\u2019ils désirent.Si vous avez des questions, vous trouverez les réponses à airmiles.ca.Amélioration du Programme AIR MILES Nous savons que cette décision tombe à un moment qui peut être frustrant.Nous savons aussi que des millions d\u2019adhérents reçoivent des récompenses fabuleuses.Nous vous rappelons que nous continuons d\u2019élargir notre offre en ajoutant toute une gamme de récompenses à nos programmes Argent et Rêves, notamment des articles divers, des vols, des billets pour des événements et des bons de voyage, ainsi que des Extras AIR MILES.Pour en savoir plus, veuillez visiter airmiles.ca.Depuis près de 25 ans, des millions d\u2019adhérents reconnaissent la valeur du Programme.Au cours des quatre dernières années, les Canadiens ont reçu environ 2 milliards de dollars en récompenses de la part d\u2019AIR MILES.Cette année seulement, ils ont reçu plus de récompenses que jamais auparavant.Nous vous promettons de continuer à renforcer le Programme pour tous nos adhérents.Sincèrement, Le Programme de récompense AIR MILES md L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 0 E T D I M A N C H E 1 1 D É C E M B R E 2 0 1 6 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S américains de télé et procurait une « qualité d\u2019image exceptionnelle».Il y a un message du premier ministre du Québec Robert Bourassa.Une suggestion de verser à son camelot un pourboire hebdomadaire de 1$.L\u2019évocation d\u2019une «vue imprenable sur le mont Royal», disparue depuis longtemps par les bons soins d\u2019un hôtel et d\u2019un immeuble à condos.Plusieurs allusions aux bienfaits et aux promesses d\u2019une technologie résolument moderne \u2014 la «fine pointe» a une sacrée cote \u2014 avec la révélation : «Un journal réalisé de A à Z sur ordinateur».Auquel il fallait néanmoins continuer d\u2019écrire par le bon vieux courrier, avec une enveloppe et un timbre et tout.Ou alors par télécopieur.(Il y avait des copistes pour retranscrire.) Ou alors, magie quand tu nous tiens, en déposant son propos dans une disquette, dure ou molle on ne se souvient plus trop.Le Devoir?Non : LE DEVOIR, écrivait-on en ce temps-là.En majuscules.Comme un cri.Du cœur, sans doute.C\u2019était il y aura bientôt un quart de siècle, mais c\u2019était hier en même temps.Tout a changé \u2014 hé, quelques mois plus tard, le Canadien gagnerait la Coupe Stanley, un truc impensable de nos jours \u2014, mais rien n\u2019a changé : un journal demeure un petit miracle quotidien.Et à compter de dimanche, le miracle ira se produire ailleurs, puisque Le Devoir déménage.Il s\u2019en va au 1265 de la rue Berri, juste au sud de Sainte-Ca- therine, où il occupera les 8e et 9e étages d\u2019un immeuble qui en compte 10.Avec vues imprenables sur toutes sortes d\u2019affaires cette fois, à commencer par le pont Jacques-Cartier qui sera bientôt illuminé.Féerie garantie.Idée de grandeur Pourquoi transférer nos pénates?Parce que les locaux que nous occupions angle De Bleury et Président-Kennedy étaient devenus trop spacieux.Ainsi va la vie lorsqu\u2019on prend de l\u2019âge, et Le Devoir aura 107 ans en janvier.Cela est d\u2019ailleurs un peu la faute de la technologie résolument moderne : le centre de documentation, par exemple, consistait pour l\u2019essentiel en quelques tonnes de papier, dossiers de presse, journaux, livres, encyclopédies.(En 1992, ce sont plus de 1600 boîtes qui avaient changé d\u2019adresse pour ce seul service.) Maintenant que tout est numérisé, on peut faire sans et voyager léger.Les documents qui pouvaient encore avoir une certaine valeur ont été donnés à Bibliothèque et Archives nationales du Québec et les autres ont pris le chemin de la récupération.Le 1265 Berri sera la sixième demeure mont- réalaise de l\u2019histoire du Devoir.À sa fondation en 1910, il s\u2019est établi rue Saint-Jacques.Quatre ans plus tard, c\u2019était direction rue Saint-Vincent, une petite artère du Vieux-Montréal.De 1924 à 1972, le journal a logé au 430, Notre-Dame Est avant d\u2019appareiller vers Saint-Sacrement.Le passage à l\u2019édifice Caron en 1992 a marqué sa première incursion hors de la vieille ville.De ces endroits, on notera qu\u2019un se révélait fort particulier : le 443 de la rue Saint-Vincent, ayant accueilli par le passé une maison de prostitution, Henri Bourassa avait tenu à le faire bénir afin d\u2019«éloigner du travail quotidien toutes les tentations du passé»\u2026 Du Quartier de la fourrure \u2014 qui s\u2019est passablement transformé en 24 ans et est maintenant bien davantage le Quartier des spectacles, avec notamment la place des Festivals à un jet de pierre de nos bureaux \u2014, on passe donc au Quartier latin.Mais ce sera le même journal, soucieux d\u2019informer de manière intelligente et fait par des artisans qui gardent toujours à l\u2019esprit que son atout le plus précieux, ce sont ses lecteurs, en compagnie desquels il a parfois traversé des moments difficiles mais a sans cesse su rester debout.Peut- être s\u2019abreuvera-t-il simplement un peu plus aux pages roses du dictionnaire, comme pour dire : Florebo quocumque ferar (Je fleurirai partout où je serai porté).Après tout, omnia dicta fortiora si dicta Latina (un propos prend plus de force lorsqu\u2019il est dit en latin).Des lieux que nous quittons, on retiendra les moments très forts que nous y avons vécus au fil du temps.La soirée du 30 octobre 1995, entre autres, lorsqu\u2019un référendum a tenu tout un pays en haleine jusqu\u2019à ce que ça se termine sur le fil du rasoir et qu\u2019on se demande immédiatement quand aurait lieu le prochain.La longue, très longue journée du 11 septembre 2001 aussi, quand le monde a basculé sans qu\u2019on sache tout de suite ce qui s\u2019était exactement passé et qui se cachait derrière un acte insensé et jusque-là impensable.La liste est longue dans un métier qui apporte son lot de fébrilité et où il relève de l\u2019euphémisme que de dire qu\u2019on ne sait pas toujours à quoi s\u2019attendre.Une page se tourne donc, mais le récit continue de s\u2019écrire comme il le fait depuis si longtemps.Poursuivez votre lecture, la suite de l\u2019histoire promet d\u2019être passionnante.C\u2019est certain, c\u2019est toujours comme ça.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 DEVOIR Le Devoir en six dates 1910 71 A, rue Saint-Jacques 1914 443, rue Saint-Vincent 1924 430, rue Notre-Dame 1972 211, rue Saint-Sacrement 1992 2050, rue de Bleury 2016 1265, rue Berri C\u2019 est avec un pincement au cœur et un sentiment de vide que les artisans du Devoir quittent leur maison du 2050 de Bleur y.Avant de fermer les lumières sur ces vastes locaux, maintenant si vides alors qu\u2019ils ont por té tant d\u2019espoirs, de passions, de déchirements et d\u2019inquiétudes pendant deux belles décennies, nos dernières pensées vont à nos propriétaires et amis à qui nous remettons les clefs.Merci ! Peu de gens le savent, mais feu Doug las Gold et son frère M i - chael Gold ont joué un rôle discret, mais impor tant dans la relance du Devoir.En 1992, alors que le quotidien était au bord du gouf fre \u2014 une pos it ion récurrente dans notre histoire \u2014, les frères Gold ont déroulé le tapis rouge pour nous accueillir dans leur immeuble sis à l \u2019ang le de Président-Kennedy et de Bleury, dans ce qu i éta it à l \u2019époque le quartier de la fourrure.L\u2019immeuble ne payait pas de mine malgré son hall resplendissant.Notre étage, le 9e, était habité par des pigeons qui avaient au moins l\u2019avantage d\u2019être libres de dettes, contrairement à nous.Le Devoir ne pouvait offrir en caution que la promesse de jours meilleurs.La directrice de l\u2019époque, Lise Bissonnette, se souvient que les frères Gold n\u2019ont même pas demandé à consulter nos livres ou à rencontrer nos futurs investisseurs.La parole donnée \u2014 nous allions payer notre loyer \u2014 leur a suf fi pour conclure une entente commerciale et pour aménager à leurs frais des bureaux modernes de 22 000 pieds carrés.«Vous nous avez porté chance», m\u2019a confié Michael Gold, qui s\u2019occupe toujours des affaires avec son neveu David (le fils de Douglas).L\u2019arrivée du Devoir a marqué en effet la transformation du 2050 de Bleury en un immeuble commercial attrayant pour des locataires institutionnels tels que le Directeur de l\u2019état civil, le Directeur des poursuites criminelles et pénales, ainsi que des entreprises de technologie.Le quartier de la fourrure s\u2019est transformé en un quartier des spectacles prisé et onéreux.Le Devoir, avec ses finances de « classe B », ne pouvait plus s\u2019offrir le luxe d\u2019habiter un immeuble de «classe A ».Il y a plus qu\u2019une relation d\u2019affaires dans cette histoire.Du début à la fin de cette aventure, la direction et le personnel des Gestions Château d\u2019Or (le holding des Gold) nous ont traités avec respect, humanité et décence\u2026 sous réserve des rares sautes d\u2019humeur de George Smith, «notre George », un faux dur au centre mou ! D\u2019aucuns se demandent comment une famille de commerçants anglophones et un journal nationaliste ont pu tisser une alliance aussi durable et prolifique.C\u2019est tout simple.Nous partageons, chacun à notre façon, des valeurs d\u2019engagement dans la communauté.Le journalisme, c\u2019est l\u2019art d\u2019arriver en retard le plus vite possible.C\u2019est une course perdue contre le temps qui file, les sources qui se défilent et les nouvelles qui s\u2019effilochent.Il faut un minimum de stabilité pour survivre à ce chaos quotidien et sans cesse recommencer.Les Gold, George et ses hommes nous ont donné la quiétude à la maison.Ils feront à jamais partie de notre histoire.Le directeur, Brian Myles Une famille en or Les artisans du Devoir ont été choyés par la famille Gold et ses employés Les bibliothèques publiques au Québec : deux siècles de lutte pour le savoir D\u2019OBSCURANTISME ET DE LUMIÈRES Également disponible en version numérique JACQUES NADEAU LE DEVOIR Valentin Lozneanu, Beato Shewtahal, David Gold, son oncle Michael Gold, Brian Myles, George Smith et Jack Goncalves est même allé jusqu\u2019à hocher négativement de la tête pendant que M.Wall parlait.Pour sa part, la Colombie-Britannique, qui s\u2019opposait à l\u2019entente en début de journée, y a finalement apposé sa signature moyennant un compromis.La province impose déjà une taxe sur le carbone de 30$ la tonne.Cela signifie qu\u2019à compter de 2021, elle devrait l\u2019augmenter pour suivre le calendrier fédéral.La première ministre Christy Clark, qui s\u2019en va aux urnes en mai prochain, a obtenu le droit d\u2019étudier ses options en 2020 et de soit hausser sa taxe ou de prendre des mesures «qui permettraient d\u2019obtenir de plus grandes réductions de gaz à effet de serre».C\u2019est que Mme Clark plaide pour l\u2019équité régionale.Elle s\u2019insurge de devoir augmenter sa taxe à 50 $ alors que le prix de la tonne se transige environ à 13 $ à la Bourse du carbone, à laquelle adhèrent l\u2019Ontario et le Québec.Ottawa a indiqué qu\u2019il estimait que les mécanismes de l\u2019Ontario et du Québec équivalaient à son plan et qu\u2019il n\u2019y imposerait donc pas sa taxe.«Un prix national sur le carbone qui crée une profonde injustice entre les provinces de l\u2019Ouest et les provinces du centre n\u2019est pas bon pour le Canada et pour l\u2019unité nationale », avait dit Mme Clark pendant la journée.Québec a rétorqué que le raisonnement de Mme Clark était « illusoire».«On peut faire des extrapolations, mais il n\u2019y a pas de comparaisons à faire entre une taxe et une fixation par le marché», a martelé le premier ministre Philippe Couillard.La marge de manœuvre accordée à la Colombie- Britannique ne l\u2019inquiète pas, M.Couillard n\u2019y voyant qu\u2019un simple «geste de bonne volonté à l\u2019endroit de Mme Clark».En coulisses, d\u2019ailleurs, le fédéral confirme que cette adéquation des prix que tente d\u2019établir Mme Clark ne tient pas la route.Ottawa s\u2019intéresse à l\u2019impact des politiques mises en place.Or, les émissions de la Colombie-Britannique n\u2019ont pas vraiment diminué depuis la mise en place de la taxe.Elles s\u2019élevaient à 66 mégatonnes en 2007.Elles ont diminué avec la crise économique, mais ont augmenté légèrement depuis pour atteindre 64,5 mégatonnes en 2014.L\u2019entente Les premiers ministres se sont cependant entendus sur le plan général de réduction de GES de 30 % d\u2019ici 2030 par rapport à leurs niveaux de 2005 \u2014 soit de les ramener de 742 à 523 mégatonnes (MT).La ventilation prévoit que 89 MT proviendront des efforts des provinces, de la réduction promise des émissions de méthane du secteur pétrolier et gazier et de celles de HFC.Une autre part de 86 MT sera retranchée grâce à l\u2019élimination progressive de centrales au charbon, le resserrement des normes énergétiques des bâtiments et l\u2019amélioration des normes de combustibles propres pour les véhicules.La dernière tranche de 44 MT sera éliminée en favorisant le transport en commun, les infrastructures vertes, de même que le stockage de carbone en protégeant les forêts considérées comme des puits de carbone La quasi-totalité de ces mesures ne compte toutefois pas de date d\u2019entrée en vigueur, et l\u2019entente parle de «travailler ensemble», de «développer» ou encore «d\u2019encourager» de tels changements.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 LUTTE mardi soir dernier, la famille Darwish ne tarit pas de mercis, un mot français qu\u2019elle connaît b ien ma intenant .Merc i aux agents des douanes, merci aux membres du groupe de parrainage et à leurs familles, merci au responsable de la coopérative où ils ont leur logis dans Hochelaga-Maisonneuve.« Merci au Canada et à tous ses habitants.On les aime », ne cesse-t-il de répéter, ouvrant tout grand ses yeux expressifs.La lune de miel avec le Québec ne fait que commencer.«Encore cette nuit, Marwa ne m\u2019a pas laissé dormir, lance Feras avec un air taquin.Elle se réveille en pleurant, en me demandant si on rêve.» Après l\u2019émouvante rencontre à l\u2019aéroport de mardi, deux des marraines du groupe, Rafaëlle Sinave et Maude Ménard- Dunn, ont séparé bagages et famille dans deux voitures pour les accompagner jusqu\u2019à leur maison et leur remettre les clés.La porte s\u2019est ouverte sur un coquet et chaleureux appartement tout meublé, et un frigo bien rempli.Sous l\u2019œil amusé des marraines et des quelques amis venus donner un coup de main, les trois enfants ont vite repéré leurs chambres.Surexcité, l\u2019aîné, Adel, qui ouvrait frénétiquement les portes des garde-robes, a crié de joie en découvrant des vélos.Tandis que Sara, 10 ans, sautait à côté de son lit, la petite Batoul, 7 ans, a refermé derrière elle la porte de sa chambre rose princesse, comme pour protéger les quelques jouets et poupées qui s\u2019y trouvaient.Cela fait des mois que les Darwish vivent et dorment dans des appartements de moins de deux pièces.Que chacun ait sa chambre est en soi un véritable luxe.«Bonyeu, donne-moé une job!» Lorsque Maude est allée déjeuner chez les Darwish le lendemain, la radio était allumée à un poste francophone quelconque et les enfants dansaient au son de Bonyeu donne-moé une job des Colocs.« C\u2019était vraiment drôle », a dit Maude, l\u2019air de dire « ça ne s\u2019invente pas ».Endormis sur le divan, Tom et Boos jouaient très bien leur rôle de chat et chacun des Darwish vaquait à ses occupations, le plus normalement du monde.« Ils avaient déjà commencé à mettre l\u2019appartement à leur main.» Sur la table au milieu des victuailles trônait une pinte de lait en carton percée avec un couteau\u2026 Comment, en effet, ouvrir un contenant qu\u2019on n\u2019a jamais vu?Mille et une questions Les premiers jours, voire heures, sont ainsi une série d\u2019apprentissages et d\u2019adaptations, tantôt cruciaux, tantôt cocasses.Les Darwish avaient mille questions.Mar wa a voulu se faire expliquer comment fonctionnait le four avec de drôles de ronds en spirale ou cet appareil que l\u2019on nomme ici « sécheuse ».Quant à Feras, il s\u2019enquérait de la valeur des choses, du salaire moyen.Après quelques jours, il s\u2019étonne toujours du caractère paisible de la ville, de voir que la police ne l\u2019arrête pas à tous les coins de rue.Il s\u2019étonne aussi de constater que les journaux et les médias jouissent encore d\u2019une crédibilité et ne sont pas des véhicules de propagande de l \u2019État.« En Syrie, quand tu vois quelqu\u2019un se promener avec un journal sous le bras, c\u2019est qu\u2019il va laver des vitres », lance-t-il.En attendant d\u2019inscrire ses enfants à l\u2019école et de commencer la francisation, ce père de famille caresse le rêve de devenir pompier pour pouvoir, à son tour, « sauver des gens».Il y a un an, lui a rappelé Facebook, il écrivait sur son profil que la situation était complètement « folle [crazy]» à Alep, alors que les bombes et les tirs d\u2019obus pleuvaient de partout.À son arrivée à Montréal, cette fois sous une pluie de flocons, c\u2019est un tout autre message qu\u2019il a écrit.«Merci de nous donner une deuxième chance dans la vie.» Si la gratitude avait un visage, elle aurait celui de Feras Darwish.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 DARWISH S\u2019informer est dorénavant plus simple que jamais grâce aux fonctionnalités uniques à l\u2019application Le Devoir Mobile.SE TIENT MAINTENANT D\u2019UNE SEULE MAIN.Pour votre info Informé pour la journée.Chaque matin, l\u2019application vous présente les sujets chauds du jour.Politique, environnement, société, etc.Ne manquez rien de l\u2019actualité.Sauvegardez vos articles À lire plus tard.Vous n\u2019avez pas le temps de lire un article ou un dossier en entier ?Conservez vos articles par section pour les consulter au moment voulu.Sauvegardez-en autant que vous le souhaitez pour une durée illimitée.Temps libre Les recommandations du Devoir ! Livres, musique, ?lms, restaurants, vins\u2026 Trouvez l\u2019inspiration dans l\u2019application du Devoir et sauvegardez vos choix pour les avoir toujours sous la main ! é T z g e g r a ch é l t l n e m e t i u t a r p e a l el v u o a n u n d o i t a c i l p r i o v e D e u \u2019 z d e t i f o r p t i m i l l s i ccè a n er u 1 a \u2019 u q s u é j t R PA E T R FFE O .ars m C\u2019EST DÉJÀ\u2026 Un site web.Évidemment.Un journal papier.Qui se tient à deux mains! Une application tablette .conviviale et mobile.La nouvelle application mobile du Devoir est incluse dans l\u2019abonnement numérique."]
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