Le devoir, 16 décembre 2016, Cahier A
[" V O L .C V I I N o 2 8 7 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 6 D É C E M B R E 2 0 1 6 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Zeitgeist \u203a Le clou de Noël.Le hygge, une recette du bien-être qui nous vient du Danemark.Page B 10 Avis légaux.A 4 Décès.B 8 Météo.A 6 Mots croisés.B 9 Petites annonces .B 8 Sudoku.B 4 ?w w w .l e d e v o i r .c o m Délais judiciaires L\u2019arrêt Jordan force l\u2019UPAC à revoir ses méthodes Page A 3 Autochtones Québec se rallierait à l\u2019idée d\u2019une enquête publique Page A 5 BARAA AL-HALABI AGENCE FRANCE-PRESSE Des milliers de civils ont été évacués d\u2019Alep-Est, jeudi, à la suite de la conclusion d\u2019un accord de cessez-le-feu.Il y aurait encore 40 000 civils et jusqu\u2019à 5000 rebelles qui attendent d\u2019être évacués.Les civils sont dirigés vers Alep-Ouest, tandis que les rebelles doivent prendre le chemin d\u2019Idleb, sous contrôle des forces de l\u2019opposition au régime syrien.D\u2019aucuns craignent que cette ville ne connaisse le même sort qu\u2019Alep.H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondante parlementaire à Ottawa L e gouvernement de Justin Trudeau passe à l\u2019action comme promis et interdira d\u2019ici 2018 la production, l\u2019utilisation, l\u2019importation et l\u2019exportation des produits d\u2019amiante.Et si Ottawa insiste pour dire qu\u2019il a écouté les doléances du Québec en autorisant l\u2019exploitation des résidus d\u2019amiante, il ne s\u2019engage pas à tenir cette promesse éternellement, soulignant que des «consultations» auront lieu dans le futur.Ce sont pas moins de quatre ministres fédérales qui ont été dépêchées jeudi matin dans l\u2019aile d\u2019oncologie de l\u2019hôpital d\u2019Ottawa pour faire l\u2019annonce en grande pompe.«Nous faisons l\u2019histoire.Aujourd\u2019hui est un grand jour», a lancé la ministre responsable des Services publics et de l\u2019Approvisionnement, Judy Foote.«Nous allons adopter une approche pangouvernementale dans ce dossier », a expliqué sa collègue aux Sciences, Kirsty Duncan, en désignant ses collègues à la Santé et l\u2019Environnement.Le plan d\u2019Ottawa comporte plusieurs volets, dont le plus substantiel est évidemment la fin de la par ticipation canadienne dans le commerce de l\u2019amiante.Certes, le Canada ne produit plus d\u2019amiante depuis 2012.La mine Lac d\u2019Amiante, à Thetford Mines, a fait faillite en 2011, et la mine Jeffrey, à Asbestos, a fermé en 2012 après que le gouvernement péquiste de Pauline Marois eut annulé un prêt de 58 millions de dollars que lui avait consenti le précé- dent gouvernement libéral pour assurer sa relance.Mais le Canada continue d\u2019acheter cette substance classée cancérigène en 1987 par l\u2019Organisation mondiale de la santé.RÉSIDUS D\u2019AMIANTE Ottawa n\u2019exclut pas d\u2019en bannir l\u2019exploitation Les promesses d\u2019aujourd\u2019hui pourraient ne plus tenir demain L I S A - M A R I E G E R V A I S L e diable est dans les détails et à Alep, l\u2019horreur est dans les derniers retranchements.Même si le régime du président Bachar al-As- sad a pratiquement repris le contrôle de la deuxième ville de Syrie, le cessez-le-feu, qui permet actuellement l\u2019évacuation de milliers de civils, ne signifie pas la fin des violences.Non, la guerre ne se termine pas avec la chute d\u2019Alep.Selon les Nations unies, quelque 40 000 civils et de 1500 à 5000 rebelles se déplacent vers Alep-Ouest, une zone déjà contrôlée par le gouvernement.«Notre priorité est que nos collègues de l\u2019ONU puissent être présents avec le peuple [évacué] et que les combattants soient respectés », a déclaré à Paris l\u2019émissaire des Nations unies, Staffan de Mistura.La fin des violences et une évacuation pacifique des rebelles ?«C\u2019est peu probable», euphé- mise Thomas Juneau, professeur à l\u2019Université d\u2019Ottawa et spécialiste du Moyen-Orient.Comprendre : impossible.« Pour beaucoup d\u2019entre eux, c\u2019est le combat jusqu\u2019à la mort.» D\u2019autant, souligne-t-il sans vouloir se faire prophète de malheur, que le régime syrien, qui voudra se livrer à une opération d\u2019épuration des derniers insurgés, est d\u2019une « brutalité inouïe ».« On l\u2019a vu depuis le début de la guerre civile, ce régime- là a clairement dit qu\u2019il allait tout faire pour rester au pouvoir.Il n\u2019y a pas de compromis.C\u2019est une lutte impitoyable des deux côtés.» Missiles, tirs d\u2019obus, barils d\u2019explosifs.Les troupes du régime ont en effet été sans merci et n\u2019ont cessé, surtout depuis la dernière offensive du 15 novembre, de combattre pour reprendre la totalité d\u2019Alep, point crucial dans le plan de reconquête de la Syrie utile.Une reconquête sanglante qui a un coût humain exorbitant.Les survivants d\u2019Alep Des milliers de civils ont été évacués, mais l\u2019inquiétude demeure bien présente M A R C O F O R T I E R U ne partie de bras de fer s\u2019engage entre le «prince du pot» et la Ville de Montréal.Les huit boutiques illégales de cannabis récréatif qui ont ouvert leurs portes jeudi, dont une près de deux écoles primaires, doivent s\u2019attendre à recevoir la visite de policiers et d\u2019inspecteurs municipaux.Le maire Denis Coderre a ser vi une mise en garde à l\u2019homme d\u2019affaires et activiste Marc Emer y, qui a commencé jeudi à vendre \u2014 et même à donner, dans un geste d\u2019éclat \u2014 de la marijuana aux Montréalais : la Ville compte utiliser « tous les outils administratifs » à sa disposition pour faire respecter la « tolérance zéro » MARIJUANA Le « prince du pot » défie Montréal Les boutiques Cannabis Culture dans la mire de Coderre et de la police JACQUES NADEAU LE DEVOIR Marc Emery et sa conjointe, Jodie, dans une de leurs boutiques montréalaises Il sera interdit de produire, d\u2019utiliser, d\u2019importer ou d\u2019exporter des produits d\u2019amiante VOIR PAGE A 10 : AMIANTE VOIR PAGE A 10 : ALEP VOIR PAGE A 10 : MARIJUANA Lire aussi \u203a Ne pas brûler les étapes.L\u2019éditorial de Manon Cornelier.Page A 8 Lire aussi \u203a Naufrage humanitaire.L\u2019éditorial de Guy Taillefer.Page A 8 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 6 D É C E M B R E 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 2 UN MONDE POSTORWELLIEN Vivons-nous dans une société postorwellienne ?La guerre est-elle devenue la paix, la liberté un esclavage et l\u2019ignorance une force ?Un bilan de l\u2019année qui s\u2019achève à partir de la dystopie 1984.POUR LE TEXTE ET LE CONTEXTE UN DOSSIER DE STÉPHANE BAILLARGEON.PHOTOS DE JACQUES NADEAU.À LIRE DEMAIN OSSIER M A R I E V A S T E L Correspondante parlementaire à Ottawa I l n\u2019y a plus que l\u2019opposition qui s\u2019inquiète des activités de financement privées auxquelles par ticipe Justin Trudeau.La commissaire à l\u2019éthique se dit « préoccupée » par certaines de ces soirées, au point de vouloir « faire le suivi » avec le premier ministre.L\u2019opposition y voit une preuve de plus que M.Trudeau a mal agi.Convaincus que le premier ministre a enfreint la Loi sur les conflits d\u2019intérêts, le Parti conservateur et le NPD ont écrit à la commissaire aux conflits d\u2019intérêts et à l\u2019éthique pour lui demander de faire enquête sur les soirées de financement libérales à 1500 $ le couvert.La commissaire Mary Dawson leur a répondu par écrit, le 5 décembre, pour leur faire savoir qu\u2019elle se pencherait sur le dossier.«Bien que l\u2019information fournie pour soutenir les allégations ne soit pas suffisante à ce jour pour me permettre de commencer une étude en vertu de la Loi, votre lettre et les articles des médias me laissent des préoccupations quant aux échanges de M.Trudeau avec les individus [\u2026] Je ferai le suivi auprès de M.Trudeau », a confié la commissaire à la chef intérimaire du Parti conservateur, Rona Ambrose.Une lettre quasi identique a été envoyée au néodémocrate Alexandre Bou- lerice, tirant les mêmes conclusions.Le bureau du premier ministre a confirmé avoir «reçu une lettre de la commissaire à l\u2019éthique qui demandait quelques renseignements».Le bureau de Mme Dawson n\u2019a pas demandé de réunion avec M.Trudeau, a-t-on indiqué au Devoir.« Nous allons répondre à toute question que quiconque a là-dessus, comme la commissaire à l\u2019éthique, a assuré M.Trudeau en point de presse au Parlement.Sa responsabilité, c\u2019est d\u2019être préoccupée par les enjeux qui lui sont avancés et elle est en train de faire son travail.» Le premier ministre compte-t-il délaisser ces soirées privées de financement, qui lui ont valu des critiques depuis près de deux mois ?Justin Trudeau n\u2019a pas répondu.Question de confiance « Je suis déterminé à démontrer aux Canadiens que la confiance qu\u2019ils ont placée en moi et envers notre gouvernement est bien placée, a-t-il affirmé.Cela signifie notamment de s\u2019assurer que nous respectons toutes les lois et les règles en place et que notre gouvernement est plus ouvert et transparent que jamais.C\u2019est ce que nous avons toujours fait et que nous ferons constamment.» La Loi sur les conflits d\u2019intérêts « interdit à tout titulaire de charge publique de solliciter personnellement des fonds [\u2026] si l\u2019exercice d\u2019une telle activité plaçait le titulaire en situation de conflit d\u2019intérêts ».Il leur est également interdit « d\u2019accorder, dans l\u2019exercice de [leurs] fonctions of ficielles, un traitement de faveur ».Les requêtes du PC et du NPD ne fournissent «aucun fait à l\u2019appui d\u2019une telle allégation» d\u2019infraction de la part du premier ministre, note la commissaire Dawson.Une routine?Le simple fait que la commissaire compte faire le suivi avec le premier ministre convainc cependant l\u2019opposition de la gravité de la situation.«Si, pour la commissaire à l\u2019éthique, il n\u2019y avait strictement rien là, elle n\u2019aurait pas engagé [une conversation] avec le premier ministre.Il n\u2019y a pas de fumée sans feu», a argué le conservateur Gérard Deltell.«C\u2019est un événement qui est sans précédent depuis une décennie [\u2026] que l\u2019on convoque un premier ministre pour lui poser des questions », a renchéri le néodémocrate Alexandre Boulerice.Conservateurs et néodé- mocrates ont accusé les libéraux, aux Communes, de «corruption».Le Commissariat à l\u2019éthique n\u2019a pas pu préciser la fréquence à laquelle il avait invité dans le passé un premier ministre en fonction à défendre son intégrité, évoquant la «nature confidentielle du travail ».La dernière occurrence remonterait à Stephen Harper en 2006, selon le Globe and Mail, qui a ébruité jeudi les réponses de Mme Dawson aux partis d\u2019opposition.M.Boulerice s\u2019inquiète maintenant que la commissaire ait les mains liées par la Loi sur les conflits d\u2019intérêts qui, dit-il, « manque de mordant ».« Si c\u2019est une discussion entre elle et M.Trudeau qui est sans lendemain, ce serait extrêmement dommage.C\u2019est ce qui risque for t bien de se passer », s\u2019est-il désolé.Il espère que Mme Dawson fournira à l\u2019opposition un compte- rendu de ses échanges avec le premier ministre, afin de pouvoir connaître ses explications.La commissaire prévoit également de rencontrer Bill Blair, secrétaire parlementaire de la ministre de la Justice, pour discuter d\u2019une autre soirée de financement.Le Devoir COCKTAILS DE FINANCEMENT Trudeau devra rendre des comptes à la commissaire à l\u2019éthique ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE Mary Dawson se penchera sur le dossier des soirées de financements des libéraux.A L E X A N D R E S H I E L D S A près avoir signé un contrat qui force le gouvernement à investir au moins 56,7 millions de dollars dans un projet d\u2019exploration pétrolière sur l\u2019île d\u2019Anticosti, le Parti québécois souhaite maintenant que les libéraux mettent fin au contrat.Il évoque même la négociation d\u2019une compensation financière pour les entreprises privées concernées.Dans un communiqué publié jeudi après-midi, le porte-parole du Parti québécois en matière d\u2019énergie et de ressources naturelles, Sylvain Ro- chon, demande au gouvernement Couillard de prendre «une décision politique claire » dans le dossier de l\u2019exploration pétrolière sur Anticosti.« Le gouvernement doit, sans plus tarder, entreprendre des négociations pour mettre fin au contrat qui le lie à ses partenaires du secteur privé dans la coentreprise Hydrocarbures Anticosti, souligne le député Rochon dans le communiqué.Si une compensation financière doit être of fer te, que l\u2019on confie à un organisme compétent et neutre le mandat d\u2019en évaluer le montant, et mettons fin à ce projet en tout respect des partenaires qui y sont impliqués.» Les partenaires privés du gouvernement du Québec dans le cadre de son contrat sont notamment Pétrolia et Corridor Resources.Mais l\u2019autre partenaire qui finance les travaux d\u2019exploration est Saint-Aubin, une filiale de la société française Maurel & Prom, à hauteur de 43,3 millions de dollars.Selon le contrat signé par l\u2019ancien gouvernement péquiste de Pauline Marois en 2014, quelques jours avant le déclenchement des élections, l\u2019État québécois doit injecter 56,7 millions de dollars dans les travaux, notamment pour la réalisation de forages avec fracturation.Mais si l\u2019autre partenaire financier, Maurel & Prom, décidait de se retirer du projet, le gouvernement devrait augmenter sa contribution, a déjà révélé Le Devoir.Le gouvernement Couillard a autorisé cette semaine l\u2019opérateur des travaux, Pétrolia, à modifier l\u2019emplacement d\u2019un des trois sites de forage qui doivent être préparés en vue des forages prévus en 2017.Selon le Par ti québécois, il s\u2019agit d\u2019une mauvaise décision de la part du gouvernement libéral.«Malgré le discours à saveur environnementale de Philippe Couillard, le projet d\u2019exploration pétrolière et gazière continue de progresser à Anticosti, notamment à cause de cette décision et du projet de loi 106, adopté de force, sous bâillon, fait valoir Sylvain Rochon dans le communiqué publié jeudi.Seule une décision politique claire permettrait de dissiper la confusion qui règne concernant les intentions du gouvernement libéral dans ce dossier.Son attitude actuelle, qui consiste à critiquer le contrat sans rien faire pour y mettre fin, est indécente.» M.Rochon n\u2019était pas disponible jeudi pour accorder une entrevue.Jusqu\u2019à présent, un seul des trois sites de forage a été préparé en vue des travaux à venir.Une fois les trois forages réalisés, d\u2019autres pourraient suivre dans le cadre de la «Phase 2» prévue au contrat signé en 2014.Cela signifie que d\u2019autres forages avec fracturation pourraient être nécessaires pour confirmer s\u2019il existe un potentiel pétrolier exploitable commercialement.Le Devoir PÉTROLE Le PQ exige l\u2019annulation du contrat d\u2019exploration pour Anticosti R O B E R T D U T R I S A C Correspondant parlementaire à Québec Fort d\u2019un transfert additionnel de 80 millions de la part du gouvernement fédéral, Québec haussera les bourses des 146 000 étudiants qui en touchent et augmentera plus encore les bourses des étudiants monoparentaux.Mais le gouvernement Couillard ne met pas fin à la prise en compte des pensions alimentaires pour enfants qui sont versées aux chefs de famille \u2014 ce sont surtout des femmes \u2014 dans le calcul de leurs prêts et bourses.Entourée des représentants d\u2019associations étudiantes, la ministre responsable de l\u2019Enseignement supérieur, Hélène David, en a fait l\u2019annonce lors d\u2019une conférence de presse à Montréal.« Nous posons un geste concret pour permettre une plus grande accessibilité aux études supérieures, particulièrement pour les étudiants en situation précaire», écrit la ministre dans un communiqué.Le gouvernement Couillard consacre 68,9 millions, dont 65,2 millions en bourses, pour rehausser les frais de subsistance admis pour le programme d\u2019aide financière, ce qui représente 462$ par an en moyenne par étudiants.Pour les 11 000 étudiants qui sont chefs de famille, l\u2019augmentation est de 994$ par an en moyenne pour chacun d\u2019entre eux, pour un débours de 11,2 millions de la part de l\u2019État.Satisfaction L\u2019Union étudiante du Québec (UEQ) \u2014 70 000 membres \u2014, la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) \u2014 65 000 membres \u2014, l\u2019Association pour la voix étudiante du Québec (AVEQ) \u2014 33 000 membres \u2014 ainsi que la Fédération des associations étudiantes universitaires québécoises en éducation permanente (FAEUQEP) ont été consultées pour la conception de ces mesures.Le président de l\u2019UEQ, Nicolas Lava- lée, et la présidente de la FECQ, Rose Crevier-Dage- nais, ont accueilli avec enthousiasme l\u2019annonce de la ministre.« C\u2019est une gigantesque victoire » , a indiqué Rose Crevier-Dagenais.« Nous sommes très, très satisfaits », a affirmé Nicolas Lavallée.L\u2019UEQ a signalé qu\u2019il s\u2019agit de la plus impor tante hausse de l\u2019aide financière aux études en 15 ans.Les retards dans l\u2019indexation des frais de subsistance de 1995 à 1999 et de 2003 à 2007 s\u2019élèvent à 127 millions, relève-t-elle.Pour l\u2019UEQ, il était crucial que Québec allège le fardeau des chefs de famille monoparen- tale.L\u2019UEQ réclamait toutefois que le gouvernement ne prenne plus en compte la pension alimentaire pour enfant dans le calcul du revenu du parent.Les parents \u2014 essentiellement des femmes \u2014 qui touchent une pension alimentaire pour leurs enfants doivent ajouter à leur revenu tout montant qui excède 1200$ par an, par enfant, pour le calcul des prêts et bourses auxquels ils ont droit.Hypocrisie Du côté de l\u2019Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE) \u2014 70 000 membres \u2014, on se montre critique.Il s\u2019agit à ses yeux d\u2019un « réinvestissement de façade » après des coupes majeures.« Face aux milliards coupés dans les dernières années par le gouvernement [dans les services publics], il est hypocrite d\u2019annoncer des sommes si petites ! » affirme la porte-parole de l\u2019ASSE, Rosalie Rose, dans un communiqué.Les nouvelles mesures annoncées vont permettre à un plus grand nombre d\u2019étudiants à temps partiel d\u2019obtenir un prêt.Les étudiants provenant de régions éloignées pourront se faire rembourser un deuxième aller- retour en avion afin de retrouver leurs proches.Dans son dernier budget, le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, a annoncé l\u2019ajout de 300 millions au programme canadien de bourses d\u2019études.Québec, qui s\u2019est doté d\u2019un programme distinct, a exercé son droit de retrait avec compensation.Le Devoir Québec bonifie les prêts et bourses grâce à Ottawa SharQc : deux accusés obtiennent un arrêt des procédures Les deux derniers membres des Hells Angels qui faisaient encore face à des accusations en lien avec l\u2019opération SharQc, dont un qui se trouvait sur la liste des dix criminels les plus recherchés au Canada, ont vu toutes les procédures intentées contre eux abandonnées, jeudi.Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a déposé un arrêt des procédures contre Claude Gauthier, 48 ans, membre du chapitre de Trois-Rivières des Hells Angels, et Guy Rodrigue, 59 ans, du chapitre de Sherbrooke.Vingt-neuf chefs d\u2019accusation, notamment de meurtre, complot pour meurtre, trafic de stupéfiants et gangstérisme ont donc été abandonnés.Guy Rodrigue, qui était détenu depuis qu\u2019il s\u2019était livré lui-même aux policiers le 1er décembre dernier après plusieurs années en cavale, a demandé et obtenu une libération immédiate du juge Marc David, de la Cour supérieure.La Presse canadienne Un attaché politique du maire Coderre filmé avec du crystal meth Le maire Denis Coderre a congédié un de ses attachés politiques filmé à son insu en train de consommer du crystal meth.Les images obtenues par TVA montrent Jean- François Thibault, 62 ans, tenant une pipe et un chalumeau.Celui-ci a admis qu\u2019il s\u2019agissait bien de lui sur les images.« Ce genre de comportement est inacceptable pour le maire de Montréal.Cet employé ne fait plus partie de l\u2019équipe du maire et du cabinet à compter d\u2019aujourd\u2019hui », a indiqué jeudi la directrice des communications du maire, Catherine Maurice.« Nous allons par contre nous assurer que cette personne reçoit l\u2019aide et le soutien nécessaires.» Travaillant au cabinet du maire depuis 2014, M.Thibault s\u2019occupait notamment de la logistique entourant les déplacements du maire.Le Devoir ALEXANDRE SHIELDS LE DEVOIR Sylvain Rochon, porte-parole du Parti québécois en matière d\u2019énergie et de ressources naturelles, demande au gouvernement de prendre « une décision politique claire » dans le dossier.Le gouvernement Couillard a autorisé l\u2019opérateur des travaux à modifier l\u2019emplacement d\u2019un des trois sites de forage L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 6 D É C E M B R E 2 0 1 6 ACTUALITES A 3 I l est rare de saisir l\u2019histoire en plein vol.C\u2019est pourtant ce qui se passe sous nos yeux ces jours-ci.Voilà pourquoi j\u2019emprunte le titre de cette chronique au chef-d\u2019œu- vre de Bertrand Tavernier qui, dès 1980, nous annonçait la téléréalité dans toute son horreur.À quelques mois du Brexit et à quelques semaines de la défaite d\u2019Hillary Clinton, à quoi as- sistons-nous en France sinon au troisième épisode de la mor t en direct d\u2019une cer taine gauche, incarnée ici par le Par ti socialiste.Exactement comme Har vey Keitel, dans la mise en abîme de Tavernier, filmait à son insu les derniers jours de Romy Schneider.Plus que le triomphe de ce qu\u2019on nomme confusément le « populisme », c\u2019est au rejet par le peuple d\u2019une certaine gauche culturelle et morale que nous assistons aujourd\u2019hui de part et d\u2019autre de l\u2019Atlantique.La France nous en offre depuis quelques semaines une illustration saisissante.De quoi donner raison à Marx qui voyait dans ce pays « la terre classique de la lutte des classes ».Reportons-nous cinq ans plus tôt.En 2012, à quelques mois de la présidentielle, deux stratégies s\u2019offraient alors aux socialistes.La première, formulée par le think tank Terra Nova, incitait la gauche à se tourner vers les minorités ethniques et sexuelles des grandes villes et à poursuivre la stratégie « antiraciste » amorcée par François Mitterrand, qui n\u2019avait pas hésité à pour fendre un Front national alors pratiquement inexistant.La seconde fut formulée dans un manifeste intitulé Plaidoyer pour une gauche populaire (éd.Le Bord de l\u2019eau).Les militants Laurent Baumel et François Kalfon invitaient les socialistes à reconquérir les couches populaires sous l\u2019emprise du FN en rompant avec les valeurs dites du « progressisme culturel ».Longtemps avant Donald Trump, ils expliquaient combien les sermons gauchistes sur la diversité, l\u2019ouverture, l\u2019hédonisme bobo, les bienfaits de l\u2019immigration et de l\u2019éclatement de la famille étaient éloignés de ce que vivaient ces populations.En maître de la « synthèse », François Hollande a fait campagne en ménageant tous les camps.Mais, une fois au pouvoir, c\u2019est la première stratégie qui s\u2019imposa.D\u2019abord, parce que lesdits milieux populaires exigeaient surtout que l\u2019on mette fin au chômage.Or, en début de mandat, le président a cru que quelques mesures suffiraient et que la reprise ferait le reste.Or, la reprise n\u2019est jamais venue.Ensuite, parce que le reste de son mandat se passa à attendre les résultats de nouvelles mesures heureusement plus énergiques.D\u2019ici là, il fallait bien donner quelques gages à sa gauche, du genre de ces réformes « sociétales » qu\u2019affectionnent tout particulièrement les élites petites- bourgeoises des grandes villes.?La façon dont a été mené le débat sur le mariage homosexuel fut éloquente.Alors qu\u2019une majorité de Français souhaitait que la loi s\u2019arrête à l\u2019adoption et ne modifie pas un mode de filiation millénaire, le gouvernement a préféré traiter cette majorité de « ploucs ».Il est même passé à deux doigts de légaliser la « gestation pour autrui » considérée par l\u2019immense majorité des Français comme une forme de marchandisation des enfants.Il n\u2019y a donc rien de surprenant à voir le gagnant de la primaire de la droite, François Fillon, revenir sur le sujet.Le besoin de protection des milieux populaires est aussi entré en collision frontale avec la seule grande conviction de François Hollande : l\u2019Europe.Pendant que les petits salariés paupérisés réclamaient un bouclier contre les délocalisations et l\u2019afflux des migrants, le président français est demeuré à la remorque de l\u2019Allemagne.Alors que les attentats terroristes exigeaient un retour aux frontières nationales, François Hollande n\u2019a jamais osé remettre en question le tabou européen.Devant la crise d\u2019identité française, il s\u2019est déclaré aux abonnés absents.«Les gauches ont donné la priorité aux catégories populaires venues de l\u2019extérieur du pays, perdant ainsi l\u2019adhésion de leur électorat historique », expliquait le politologue Laurent Bouvet dans l\u2019hebdomadaire Marianne.Résultat, une partie de la population ne supporte plus ce discours «progressiste» mondialisé qui prêche le multiculturalisme, l\u2019ouverture des frontières, la révolution des mœurs et le changement perpétuel comme seul point de repère.Un exemple récent illustre l\u2019étonnante surdité des socialistes sur ces questions.Un reportage de France 2 en caméra cachée montrait récemment deux femmes en train de se faire expulser d\u2019un café par des hommes qui considéraient qu\u2019elles n\u2019y avaient pas leur place.« Ici, c\u2019est comme au bled », expliquaient les barbus.On pourrait citer des centaines de cas où les femmes de ces banlieues islamisées ne peuvent plus s\u2019habiller et se promener librement.Pourtant, Sevran est une ville de gauche depuis presque toujours.Or, les candidats de la primaire socialiste, de même que certaines féministes, n\u2019ont pas jugé bon de s\u2019indigner.Avec La mort en direct, Bertrand Tavernier avait anticipé la téléréalité trente ans avant son apparition.Dans les banlieues françaises, une partie de la gauche, elle, ne voit toujours rien venir.La mort en direct CHRISTIAN RIOUX à Paris G U I L L A U M E B O U R G A U L T - C Ô T É L\u2019 Unité permanente anticorrup- tion (UPAC) a déjà modifié ses méthodes d\u2019enquête pour éviter que l\u2019arrêt Jordan sur les délais déraisonnables ne fasse déraper de futurs dossiers, soutient le commissaire Robert Lafrenière \u2014 qui se frotte par ailleurs les mains devant le dénouement du dossier Vaillancourt.« Oui, ça change nos façons de faire, c\u2019est clair », a indiqué le commissaire à la lutte contre la corruption au moment de faire le bilan de l\u2019année 2016 de l\u2019UPAC, jeudi.Premier changement important : les arrestations de personnes soupçonnées de corruption se feront dorénavant quand 100 % de la preuve aura été recueillie.« Dans le passé, on amassait peut-être 80% ou 90% de la preuve [avant que le Directeur des poursuites criminelles et pénales \u2014 DPCP \u2014 ne dépose des accusations].Maintenant, il est entendu avec le DPCP qu\u2019on amasse toute la preuve avant et qu\u2019on est prêt à tout divulguer quand on va faire les arrestations.Ça va étirer un peu les délais de \u201cratissage\u201d, mais on va gagner du temps en fin de parcours, devant les instances judiciaires », dit M.Lafrenière.Autre modification : le commissaire indique que ses enquêteurs vont devoir « faire des choix qui vont peut-être être déchirants, quand on regarde l\u2019ensemble du dossier et qu\u2019on se dit : bon, on arrête là pour l\u2019instant et on verra peut-être plus tard» s\u2019il y a moyen d\u2019aller plus loin.En d\u2019autres mots : circonscrire les enquêtes pour arriver plus rapidement à un résultat.«Ce sont des décisions à prendre, dit M.Lafrenière.Mais mieux vaut un que tu as que deux que tu n\u2019auras pas.» Délais maximaux En juillet dernier, l\u2019arrêt Jordan de la Cour suprême est venu ébranler tout le milieu du droit criminel en établissant des délais maximaux \u2014 sauf cas exceptionnels \u2014 pour les procès devant la Cour du Québec (18 mois) et la Cour supérieure (30 mois).Le délai est calculé de la mise en accusation jusqu\u2019au rendu du jugement.Pour l\u2019UPAC, l\u2019impact est direct : en témoigne la requête en arrêt de procédures présentée par les coaccusés du procès du Faubourg Contrecœur, mais rejetée mercredi par la Cour du Québec.Le juge a estimé que la complexité du dossier permettait de dépasser les délais nouvellement prescrits.Dans le cas du procès lié aux malversations à Laval \u2014 Gilles Vaillancourt a réglé son dossier, mais il reste 33 accusés \u2014, 14 d\u2019entre eux demandent un arrêt des procédures.Nerveux à cet égard, Robert La- frenière ?Non, assure-t-il.« Je n\u2019ai pas peur de les perdre, on est assez confiants et on a eu un bel exemple avec Contrecœur.Il y a des appréciations au niveau de la complexité [\u2026].C\u2019est une très, très bonne nouvelle.Pour nous, ça met la table pour la suite des choses et ça fait sûrement réfléchir d\u2019autres accusés », pense-t-il.Mais au-delà de l\u2019arrêt Jordan, M.Lafrenière soutient que l\u2019UPAC a aussi pris bonne note des conclusions du rapport Bou- chard sur la gestion des mégapro- cès (déposé en novembre).« Il dit qu\u2019il faut amasser de la preuve, mais qu\u2019elle doit être gérable pour tout le monde.Si on arrive avec des mégadossiers et qu\u2019on n\u2019est pas capable de gérer [la preuve], que ça cause des délais incroyables, on n\u2019est pas plus avancé.Alors, oui, il y a des choix à faire.» Il y a un an, Robert Lafrenière disait que le procès du Faubourg Contrecœur serait un « moment charnière » pour l\u2019UPAC en 2016.Douze mois plus tard, son bilan de l\u2019année montre finalement deux autres gros coups d\u2019éclat : l\u2019arrestation de l\u2019ex-vice-première ministre Nathalie Normandeau en mars et le fait que l\u2019ancien maire de Laval, Gilles Vaillancourt, a plaidé coupable.« Je dois dire que la condamnation de M.Vail- lancourt est un moment très marquant qui m\u2019a surpris.Je ne m\u2019attendais pas à ça.Vous m\u2019auriez demandé l\u2019an dernier si une condamnation était possible au 15 décembre, j\u2019aurais dit que vous en aviez fumé du bon.Je pensais qu\u2019il y aurait procès, je ne pouvais m\u2019imaginer ça [que M.Vail- lancourt plaide coupable].» Ces deux dossiers politiques ont-ils permis à l\u2019UPAC de prouver une fois pour toutes son indépendance ?« Je n\u2019ai rien à prouver » à cet égard, répond Rober t Lafre- nière.« Je ne fais pas de politique.» Mais le commissaire affirme qu\u2019il « y en a qui veulent faire de la politique sur le dos de l\u2019UPAC» et qu\u2019il « n\u2019acceptera jamais ça ».Ça le «met en maudit », même.Il réitère que l\u2019arrestation de Nathalie Normandeau s\u2019est produite un jour de budget provincial parce que le DPCP a autorisé le dépôt des accusations à ce moment, point barre.Et il af firme « qu\u2019il n\u2019y a pas de contact » entre l\u2019UPAC et les élus ou leur personnel politique.Les attentes du commissaire pour 2017 ?Des verdicts pour les procès de Michael Applebaum et du Faubourg Contrecœur ; l\u2019adoption du projet de loi 107, qui donnerait à l\u2019UPAC le statut de corps policier autonome ; la mise en place des recommandations du rapport Bouchard ; et le raffermissement des liens « à l\u2019international », notamment avec des ressources à New York et en Suisse.Les voyous sont « imaginatifs » : le partage de trucs et astuces entre autorités compétentes aide à déjouer quelques stratagèmes, dit-il.Le Devoir DÉLAIS DES PROCÈS L\u2019arrêt Jordan force l\u2019UPAC à revoir ses méthodes La totalité de la preuve sera notamment amassée avant le dépôt des accusations JACQUES NADEAU LE DEVOIR Pour son bilan de 2016, Robert Lafrenière se félicite de deux gros coups d\u2019éclat : l\u2019arrestation de l\u2019ex-vice-première ministre Nathalie Normandeau en mars et le fait que l\u2019ancien maire de Laval, Gilles Vaillancourt, a plaidé coupable.J E S S I C A N A D E A U P our avoir «abusé de la confiance de sa position privilégiée durant 14 ans », l\u2019ex-maire de Laval, Gilles Vaillancour t, devra purger six ans de prison, a tranché le juge James L.Brunton jeudi.Il s\u2019agissait d\u2019une recommandation commune que la Couronne et la défense avaient présentée au juge lors des observations sur la peine le 1er décembre dernier, date à laquelle l\u2019ex-maire avait plaidé coupable à trois chefs d\u2019accusation, soit fraude, complot et abus de confiance pour des actes commis entre 1996 et 2010.Ce dernier avait également remboursé plus de 8,6 millions de dollars à la Ville de Laval, provenant principalement de comptes bancaires en Suisse et du transfert de son condo de l\u2019île Pa- ton, évalué à environ 1 million de dollars.Tout cela était le fruit de mois de négociations entre l\u2019accusé, le directeur des poursuites criminelles et pénales et la Ville de Laval.Facteurs aggravants Après analyse, le juge Brunton a reconnu que cette suggestion commune était « juste » et qu\u2019elle « ne serait pas contraire à l\u2019intérêt public ».Parmi les facteurs aggravants, il évoque notamment « la préméditation, la planification, la fréquence et l\u2019ampleur de la fraude commise sur une période de 14 ans », de même que « le contexte de l\u2019abus de confiance et le rôle principal de l\u2019accusé, en tant que maire, dans l\u2019accomplissement de l\u2019activité criminelle ».En effet, celui-ci rappelle que, «contrairement à d\u2019autres dossiers en matière de collusion où des entreprises s\u2019entendent à l\u2019insu du donneur d\u2019ouvrage, ce système était à la connaissance du maire Gilles Vaillancourt et de certains fonctionnaires de l\u2019administration municipale».Facteurs atténuants Du côté des facteurs atténuants, le juge souligne « le plaidoyer de culpabilité », qui permet de gagner du temps et d\u2019économiser de l\u2019argent, de même que « le remboursement substantiel au profit des contribuables de la Ville de Laval, qui n\u2019aurait pas été de cette valeur n\u2019eût été [.] la volonté de remboursement de l\u2019accusé et des mesures qu\u2019il a entreprises pour le rapatriement des fonds détenus à l\u2019étranger».Les parties avaient également plaidé son âge, son absence d\u2019antécédents judiciaires et son implication communautaire.Le juge se permet un petit commentaire personnel en réponse au témoignage livré par l\u2019accusé devant la cour, le 1er décembre dernier.« Durant les représentations sur la peine, l\u2019accusé a exprimé ses remords et a attiré l\u2019attention de la Cour sur ce qu\u2019il décrit comme ses réalisations marquantes à la Ville de Laval au cours de ses mandats à la mairie.Si la Cour accepte que ses remords soient sincères, elle laissera le soin aux autres \u2014 les citoyens et citoyennes de la Ville de Laval, les historiens et les commentateurs sociaux et politiques \u2014 de poser un verdict sur ses réalisations.Pour la Cour, elle a devant elle un homme qui a abusé de la confiance de sa position privilégiée durant 14 ans.Il mérite amplement la peine qui est recommandée.» Les coaccusés L\u2019avocat de la Couronne, Me Richard Rou- geau, s\u2019est dit « satisfait » que le juge ait accepté la peine suggérée.« Cet après-midi, c\u2019était une étape importante dans le dossier Honorer, une étape importante pour le ministère public [et] pour l\u2019ensemble de la société québécoise, a-t-il affirmé en point de presse.L\u2019équipe Honorer s\u2019attelle à la tâche dès lundi matin pour continuer ce long dossier qui n\u2019en est pas à finalité.» Celui-ci a refusé de commenter davantage les procédures entourant les coaccusés de Gilles Vaillancourt, arrêtés en mai 2013 dans le cadre de l\u2019opération policière Honorer.« Il y a des procédures pour les 33 accusés qui sont toujours devant les tribunaux et je serai avare de commentaires quant à la suite des procédures et quant à l\u2019existence ou non de négociations avec les autres parties.» Rappelons que 14 des 33 coaccusés ont demandé cette semaine l\u2019arrêt des procédures, invoquant l\u2019arrêt Jordan qui stipule que les procédures devant la Cour supérieure ne devraient pas dépasser 30 mois, un délai calculé à partir du dépôt d\u2019accusations.Leurs requêtes seront entendues en cour à compter du 19 janvier prochain.Le Devoir JUSTICE Six ans de prison pour Vaillancourt En juillet dernier, l\u2019arrêt Jordan de la Cour suprême est venu ébranler tout le milieu du droit criminel en établissant des délais maximaux pour les procès Gilles Vaillancourt En chiffres 15 personnes accusées au criminel en 2016 660 signalements de citoyens en 2016 44 enquêtes en cours 171 arrestations depuis 2011 56 condamnations en cinq ans 34 millions en récupération d\u2019actifs L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 6 D É C E M B R E 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 4 AVIS LÉGAUX & APPELS D\u2019OFFRES \u2022 HEURES DE TOMBÉE Tél.: 514-985-3344 | Fax: 514-985-3340 | Courriel : avisdev@ledevoir.com Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics | www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12h00 le vendredi | Publications du mardi: Réservations avant 16h00 le vendredi AV I S L É G AU X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé - dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsa bilité se limite au coût de la parution.AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis que Louis Christin, autrefois domicilié de son vivant en la Ville Montréal, Province de Québec, Canada, est décédé à Montréal le 29 avril 2016.Un inventaire successoral a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés, au bureau de : Derhy | Successions et Fiducies 1100 Sherbrooke Ouest, 2e étage Montréal, Québec, H3A 1G7 Donné ce 8 décembre 2016 Diana Marilyn Mc LAUGHLIN, Liquidatrice AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que suite au décès de Serge BEAUDRY, en son vivant domicilié au 5191, avenue Saint-Do- nat, appartement 1, Anjou, Québec, H1K 3P1, survenu le 19 décembre 2009, un inventaire des biens du défunt a été déposé et peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Khanh Linh Vo Doan, notaire, sise au 7077, rue Beaubien Est, bureau 201, à Montréal, (Qc), H1M 2Y2.Donné ce 13 décembre 2016, par Me Khanh Linh Vo Doan, notaire Avis public AVIS PUBLIC est donné par les présentes, que des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 11 h à la date ci-dessous, à la Direction des services administratifs, des relations avec les citoyens et du greffe, arrondissement d\u2019Anjou au 7701, boul.Louis-H.-La Fontaine, Anjou, (Québec), H1K 4B9 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 2016-15 Descriptif : Travaux de réfection des infrastructures au parc Lucie-Bruneau Date d\u2019ouverture : 18 janvier 2017 Dépôt de garantie : 10 % du montant soumissionné (cautionnement) Renseignements : Pour de plus amples renseignements, veuillez nous envoyer un courriel à l\u2019adresse suivante : louise_goudreault@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 16 décembre 2016.Les personnes et les entreprises intéressées par ces contrats peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Les soumissions seront ouvertes publiquement immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.Par ailleurs, nous vous invitons à prendre connaissance de nos politiques d\u2019approvisionnement et de gestion contractuelle sur le site Internet de la Ville de Montréal à : http://ville.montreal.qc.ca.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, arrondissement d\u2019Anjou, le 16 décembre 2016.La secrétaire d\u2019arrondissement Louise Goudreault Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 16-15603 Acquisition de dispositifs pour le cadenassage du réseau d'eau secondaire L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 14 décembre 2016 est reportée au 9 janvier 2017 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, le 16 décembre 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 16-15626 Services professionnels en gestion de projet et support technique pour la réalisation du plan stratégique des espaces administratifs de la Ville de Montréal L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 14 décembre 2016 est reportée au 19 décembre 2016 à 14 h dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, le 16 décembre 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Avis public Appel d\u2019offres Des soumissions sont demandées et devront être reçues avant 11 h à la date ci-dessous, au bureau d\u2019arrondissement de Rosemont?La Petite-Patrie, situé au 5650, rue d\u2019Iberville, 2e étage, Montréal, H2G 2B3, pour : Catégorie : Services professionnels Appel d\u2019offres : RPPS17-01002-OP Descriptif : Services professionnels en ingénierie pour la réalisation des plans et devis du programme de réfection routière, la réalisation des plans et devis d'éclairage de rues et de parcs, l'étude de circulation sur demande, la surveillance des contrats de construction et l'inspection des chantiers de construction en matière de SST pour l'arrondissement Rosemont\u2013La Petite-Patrie Date d\u2019ouverture : 17 janvier 2017 à 11 h Renseignements : M.Jeevanathan Regis, ing.\u2013 jregis@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 16 décembre 2016 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SEAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1-866-669-7326 ou au 514-856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SEAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement audit bureau d\u2019arrondissement, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal (Arrondissement de Rosemont?La Petite-Patrie) ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, ce 16 décembre 2016.Arnaud Saint-Laurent Secrétaire d\u2019arrondissement substitut Prenez avis que, suite à la retraite de Me Georges A.Brosseau, notaire à Montréal, son greffe et ses dossiers ont été cédés à Me Bruno Burrogano, notaire, 507, Place d'Armes, bureau 1300, Montréal (Québec), H2Y 2W8, téléphone: 514-282-1287, en vertu d'une décision du comité exécutif de la Chambre des notaires du Québec, datée du 17 novembre 2016.Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Changement de capacité de 1 Restaurant pour servir existant 1 Bar 1 Bar 586, rue Villeray Montréal (Québec) H2R 1H6 6522, boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H2S 3C6 975, Roméo Vachon Nord - B3301 Dorval (Québec) H4Y 1H1 NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Petit Villeray Inc.RESTAURANT TANDEM 586, rue Villeray Montréal (Québec) H2R 1H6 Dossier : 2981-777 Série 54 Café Bar Lounge Inc.SÉRIE 54 CAFÉ BAR LOUNGE INC 6522, boul.Saint- Laurent Montréal (Québec) H2S 3C6 Dossier : 3051-588 Swissport Canada Deicing Inc.SALON ODYSSÉE DESJARDINS 975, Roméo Vachon Nord - B3301 Dorval (Québec) H4Y 1H1 Dossier : 4486-056 1 Bar avec danse et spectacles sans nudité (suite à une cession) 1 Restaurant pour vendre Addition d\u2019autorisation de spectacles sans nudité dans 1 Bar existant Permis addtionnel 1 Restaurant pour vendre sur terrasse (suite à une cession) 9346-1804 Québec Inc.BAR CHEZ FRANÇOISE 3785, rue Sainte- Catherine Est Montréal (Québec) H1W 2E9 Dossier : 196-162 Gia Du Dam LE GRILL 5125, boul.Saint- Laurent Montréal (Québec) H2T 1R9 Dossier : 802-132 9220-2431 Québec Inc.BILLARD SHOOTERS (2202) 5017, boul.des Sources Montréal (Québec) H8Y 3E3 Dossier : 1200-617 9339-1944 Québec Inc.PASQUALE RESTAURANT - PIZZERIA 7001, boul.de la Vérendrye Montréal (Québec) H4E 3R9 Dossier : 2016-707 3785, rue Sainte- Catherine Est Montréal (Québec) H1W 2E9 5125, boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H2T 1R9 5017, boul.des Sources Montréal (Québec) H8Y 3E3 7001, boul.de la Vérendrye Montréal (Québec) H4E 3R9 Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Demande d\u2019un permis d\u2019entrepôt (bière) aux fins de l\u2019agent Les Brasseurs du Temps inc.A/s : M.Dominique Gosselin 170, rue Montcalm Gatineau (Québec) J8X 2M2 dossier : 55-30- 1814 2350, rue Dickson Local 950 Montréal (Québec) H1N 3T1 ADOPTION D\u2019UNE RÉSOLUTION \u2013 CONTRÔLE INTÉRIMAIRE Avis est donné que le conseil municipal, à son assemblée du 21 novembre 2016, a adopté une résolution de contrôle intérimaire conformément à l\u2019article 112 de la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (RLRQ, c.A-19.1).Cette résolution (CM16 1268) interdit toute nouvelle construction, tout agrandissement d\u2019un immeuble, toute opération cadastrale, tout lotissement, tout nouvel usage, et tout agrandissement d\u2019un usage sur le territoire projeté de programme particulier d\u2019urbanisme Assomption Nord illustré en annexe à ladite résolution.Cette résolution est disponible pour consultation durant les heures normales de bureau au Service du greffe, 275, rue Notre-Dame Est (bureau R-134).Montréal, le 16 décembre 2016 Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon Avis public AVIS PUBLIC EN VERTU DE L\u2019ARTICLE 193 DE L\u2019ANNEXE C DE LA CHARTE DE LA VILLE DE MONTRÉAL Avis est donné que le 8 décembre 2016, la Ville a autorisé l\u2019accomplissement des formalités prévues à l\u2019article 193 de l\u2019annexe C de la Charte, afin que la Ville soit libérée des restrictions qui affectent ses titres dans l\u2019usage futur des lots suivants: - le lot 1 092 768 du cadastre du Québec, situé au nord de la 9e Avenue, entre les rues Sainte-Catherine Est et René-Lévesque, dans l\u2019arrondissement de Rivière-des-Prairies\u2013Pointe-aux-Trembles (DA166896048) Montréal, le 16 décembre 2016 Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis que monsieur OVILA TOUCHETTE, en son vivant domicilié au Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie Est, Hôtel-Dieu de Saint-Hyacinthe, situé au 1800, rue Dessaulles, Saint-Hyacinthe, province de Québec, J2S 2T2, est décédé à son domicile, le 14 août 2016.Un inventaire des biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Chantal L'Heureux notaire, située au 905, avenue du Palais, à Saint- Hyacinthe, province de Québec, J2S 5C6.Donné ce 14 décembre 2016, à Saint-Hyacinthe.Lise Touchette, liquidateur Avis d'intention de dissolution Boucherville, le 16 décembre 2016 - Prenez avis que la personne morale sous le nom de Fédération des plastiques et alliances composites (FÉPAC) demandera au Registraire des entreprises du Québec la permission de se dissoudre conformément aux dispositions de la Partie III de la Loi sur les compagnies.AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l\u2019affaire de la faillite de 9322-5894 Québec Inc.Avis est par les présentes donné que la faillite de 9322-5894 Québec Inc.est survenue le 14 décembre, 2016, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 12 janvier, 2017 à 13h30, au bureau du syndic, 365 boul., Saint Jean, bureau 134, Longueuil, Québec.DEVLETIAN & ASSOCIÉS INC.Syndic autorisé en insolvabilité Jerry J.Devletian CPA, CA, CIRP, SAI 469, Jean-Talon O., Bureau 300, Montréal Québec H3N 1R4 Téléphone: (514) 777-8888 J E A N N E C O R R I V E A U L e complexe immobilier qui sera construit sur le site de l\u2019ancien Hôpital de Montréal pour enfants pourrait comporter une école primaire, a indiqué jeudi le promoteur Serge Goulet, président de Devimco.M.Goulet a dévoilé les détails du projet immobilier de 400 millions de dollars qui sera réal isé sur le s i te de l\u2019ancien hôpital situé à l\u2019angle de la r ue Tupper et de l\u2019avenue Atwater.Le projet comptera sept immeubles \u2014 dont six auront entre 20 et 32 étages \u2014, 1400 unités d\u2019habitation, un hôtel de 250 chambres, des commerces, de même qu\u2019un centre communautaire doté d\u2019une bi - bliothèque et d\u2019une salle de spectacle.Environ 17 % des 1400 unités seront des logements sociaux et 600 logements seront mis en location.Des logements seront aussi destinés aux familles.Une école, peut-être Le bâtiment de l\u2019ancien hôpital sera démoli et seule la Maison des infirmières sera conservée.De- vimco, qui a réalisé le Dix30 à Brossard, a envisagé de conserver le bâtiment de l\u2019ancien hôpital, mais a finalement abandonné cette idée.«Ce n\u2019était pas possible, a expliqué M.Goulet.Cer taines par ties de l\u2019immeuble datent de 1930.[\u2026] La remise aux normes, particulièrement les normes sismiques, faisait en sorte qu\u2019on transformait le visage de la bâtisse.Il aurait fallu faire des poutres de soutien et modifier les ouvertures.Alors, on se ramassait avec un résultat final qui était n\u2019importe quoi.» La Commission scolaire de Montréal (CSDM) avait déploré la semaine der nière que Québec ait vendu l\u2019ancien hôpital sans prendre en considé- rat ion les besoins criants pour une école dans ce secteur.La CSDM prévoit une augmentation de la clientèle scolaire de 48 % dans les prochaines années.Serge Goulet affirme qu\u2019il souhaite inclure une école dans son projet.Des discussions à ce sujet ont d\u2019ailleurs été engagées avec la Ville et la CSDM, a-t-il dit.La FTQ, qui est partenaire dans le projet, dispose d\u2019un fonds d\u2019infra- str uctures municipales qui pourrait être utilisé pour réaliser un tel projet, a-t-il laissé entendre.Une école réduirait la par t de 30 % d\u2019espaces ver ts sur le site.Pour la présidente de la CSDM, Catherine Harel Bourdon, la constr uction d\u2019une école dans le secteur est « essentielle ».« On a déjà fait des démarches auprès du ministère de l\u2019Éducation pour le financement», a-t-elle dit au Devoir en précisant qu\u2019à plus long terme, il faudra songer à l\u2019ajout de plusieurs établissements.« Mais c\u2019est assez inhabituel de passer par un promoteur immobilier», a-t-elle reconnu.Interaction du quartier Pe- ter-McGill a salué le projet tout en exprimant cer taines préoccupations.Selon l\u2019organisme, le projet devrait inclure un parc multispor t.Phyllis Lambert et Cameron Charle- bois, de la Table de concertation du Quar tier des grands jardins, sont d\u2019avis que le projet doit être destiné « majoritairement» aux familles.Le conseil municipal devra se prononcer sur le projet lundi prochain et le dossier sera confié à l \u2019Of fice de consultation publique de Montréal (OCPM).Le Devoir IMMOBILIER Le site de l\u2019ancien Hôpital pour enfants pourrait accueillir une école IDEJ ELIXE CREATIVE COMMONS Le site est situé à l\u2019angle de la rue Tupper et l\u2019avenue Atwater.Le bâtiment de l\u2019ancien hôpital sera démoli et seule la Maison des infirmières sera conservée L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 6 D É C E M B R E 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 5 JEAN-MARC LÉGER, JACQUES NANTEL et PIERRE DUHAMEL « (.) un outil pour mieux comprendre le Quebecis vulgaris, sans complaisance, et qui dévoile, chiffres à l\u2019appui, nos forces, nos faiblesses, nos failles et nos qualités.» \u2013 Vincent Marissal, La Presse « (Le Code Québec) marque un tournant dans la perception que nous avons de nous- mêmes comme Québécois.» \u2013 Mario Dumont, Le Journal de Montréal « J\u2019ai beaucoup aimé lire ce livre-là, je le conseille, c\u2019est facile et agréable à lire.C\u2019est un portrait sans complaisance et sans photoshop ».\u2013 Guy A.Lepage Livres papier et numérique en vente maintenant © J u l i a M a r o i s © S y l v i a n e R o b i n i Offrez le Québec en cadeau pour Noël P H I L I P P E O R F A L I «N ous y sommes presque, à 95 %.» Optimistes mais prudents, les chefs autochtones qui ont rencontré jeudi soir le premier ministre Couillard et plusieurs de ses subalternes sont convaincus de pouvoir annoncer, « d\u2019ici la fin de l\u2019année », la tenue d\u2019une commission d\u2019enquête provinciale sur le sor t réser vé aux femmes autochtones.Deux semaines après une première rencontre au sommet entre le chef de l\u2019Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, le grand chef des Cris, Matthew Coon Come, Philippe Couillard et plusieurs de ses ministres, la création d\u2019une commission d\u2019enquête chargée de se pencher sur le « racisme systémique » envers les autochtones semble désormais inévitable.« On peut confirmer qu\u2019on a fait des progrès substantiels par rapport à notre proposition [de commission d\u2019enquête], a dit le chef Picard à l\u2019issue de la rencontre.On va attendre que le tout se confirme du côté du gouvernement.» Cette « enquête judiciaire indépendante » dirigée par un ou des commissaires aurait une durée de vie « d\u2019environ 12 mois » et « traiterait de toutes les questions ayant trait à la relation entre les policiers », l\u2019administration de la justice « et les membres de nos communautés, et particulièrement les femmes », a expliqué M.Picard.Pas que Val-d\u2019Or Son mandat s\u2019échelonnerait sur les 15 dernières années.Son rappor t devrait être remis au plus tard le 31 décembre 2017.La commission d\u2019enquête n\u2019aurait toutefois pas comme mandat de se pencher spécifiquement sur les incidents d\u2019inconduite sexuelle rappor tés par des femmes autochtones de la région de Val-d\u2019Or et qui auraient été commis par des policiers de la Sûreté du Québec.Aucune accusation n\u2019avait été portée à l\u2019encontre des policiers de la SQ visés, en novembre, à l\u2019issue d\u2019une enquête menée par le Service de police de la Ville de Montréal.En point de presse à la suite de la rencontre, les ministres libéraux ne sont pas allés jusqu\u2019à confirmer la tenue d\u2019une commission d\u2019enquête.«Ce que nous pouvons dire au- jourd\u2019hui, c\u2019est que nous avons fait de grands progrès par rapport aux premières discussions que nous avons eues.Suffisamment de progrès pour dire que très bientôt, nous pourrons vous donner plus d\u2019informations sur la manière dont nous allons poursuivre les choses », a indiqué le ministre Coiteux.Couillard était contre Pourtant, pendant des mois, Philippe Couillard et les principaux membres de son gouvernement se sont catégoriquement opposés à la création d\u2019une telle commission d\u2019enquête québécoise, arguant que celle créée par Ottawa faisait parfaitement l\u2019affaire.En août dernier, le ministre responsable des Affaires autochtones, Geof frey Kelley, avait par exemple assuré que les membres de la commission fédérale disposeraient du «pouvoir d\u2019aller au fond des questions soulevées [\u2026] dans l\u2019histoire de Val-d\u2019Or, par exemple».Or, jeudi, la commission fédérale a complètement réfuté la thèse de Québec, la directrice générale de la commission, Michèle Moreau, soutenant dans une lettre que « le mandat de l\u2019Enquête nationale ne permet pas de mener une enquête factuelle approfondie sur des cas précis ».«Cette tâche ne relève pas de notre mandat national de deux ans », écrit-elle dans une lettre citée par Ra- dio-Canada.«On va tenir compte» du travail de la commission fédérale, a simplement admis Mar tin Coiteux, jeudi.Le Devoir FEMMES AUTOCHTONES Québec créerait une commission d\u2019enquête d\u2019ici la fin de l\u2019année A M É L I E D A O U S T - B O I S V E R T Le quart des tentatives de suicide dans le métro de Montréal pourrait être prévenu, selon une étude.Alors que les deux tiers des personnes qui se jettent devant une voiture survivent avec de très graves séquelles, ces données pourraient être précieuses non seulement pour éviter des décès, mais également des handicaps permanents.En observant le comportement des personnes suicidaires sur les quais à partir des enregistrements des caméras de surveillance, le Centre de recherche et d\u2019intervention sur le suicide et l\u2019euthanasie de l\u2019UQAM a recensé des signes qui précèdent souvent une tentative.Le directeur du centre, Brian Mishara, croit que ces résultats pourraient être utilisés afin d\u2019inter venir rapidement avant qu\u2019une personne ne commette l\u2019irréparable.Constantes Les chercheurs ont visionné les images enregistrées par les caméras de surveillance du métro entre 2010 et 2013 avant et après des tentatives de suicide pour tenter de déterminer les signes précurseurs les plus fiables.À partir des résultats, ils ont ensuite demandé à des étudiants, après une formation de dix minutes, de repérer des individus à risque, ce qu\u2019ils ont réussi à faire dans plus de 50 % des vidéos présentant une personne suicidaire.Brian Mishara a aussi observé que 75 % des personnes qui commettaient une tentative de suicide étaient ambivalentes.Elles pouvaient avoir hésité, laissé passer des trains ou même tenté de remonter sur le quai après avoir sauté.«C\u2019est le plus difficile pour moi, d\u2019observer des personnes qui semblaient avoir changé d\u2019avis, rapporte-t-il.On peut toujours faire plus en prévention, chaque tentative est tragique et la majorité des personnes qui survivent sont heureuses d\u2019être toujours en vie.» L\u2019étude est parue dans le journal scientifique Bio Med Central Public Health.Nouvelles voitures Les nouvelles voitures Azur sont équipées d\u2019écrans qui permettent aux conducteurs de visualiser ce qui se passe en station avant d\u2019y pénétrer.La sensibilisation des chauffeurs, du personnel des stations et même du grand public aux signaux d\u2019alarme pourrait aider à prévenir les suicides dans le métro encore davantage, croit Brian Mishara.« Des systèmes informatiques peuvent aussi dépister des compor tements à par tir des caméras de surveillance en temps réel », ajoute-t-il, ce qui peut accroître l\u2019ef ficacité de la sur veillance des quais en combinaison avec la vigilance des employés.Le Devoir Besoin d\u2019aide?1-866-APPELLE SUICIDES DANS LE MÉTRO Repérer les actes caractéristiques I S A B E L L E P O R T E R à Québec L\u2019 ancien directeur général de la Ville de Québec Denis de Belleval reprend le collier dans le dossier de l\u2019amphithéâtre.Choqué par le faible avis d\u2019imposition remis à Qué- becor, il est prêt de nouveau à porter le débat jusqu\u2019en Cour supérieure.« Tout ça, à mon avis, ça ne tient pas la route , a déclaré M.de Belleval en entrevue jeudi.C\u2019est immoral que des entreprises commerciales ne paient pas leurs taxes foncières.» M.de Belleval s \u2019élève contre le fait que l\u2019avis remis à Vidéotron pour l\u2019amphithéâtre ne soit que de 365 000 $, alors que des immeubles comme le Centre Bell à Montréal, par exemple, rapportent des revenus annuels de plusieurs millions.L\u2019écart découle du fait que la Ville ne taxe que 3 % de la taille de l\u2019immeuble.Le reste du bâtiment, dit-elle, n\u2019est pas à «usage exclusif » puisqu\u2019il arrive qu\u2019elle s\u2019en serve.« Considérant que le Centre Vidéotron est une propriété de la Ville de Québec, entièrement payé par des fonds publics et construit sur des terrains publics, les espaces communs à usage non exclusif, évalués à 338,8 millions, ne sont donc pas taxables ou imposables », a fait valoir la ville dans un communiqué jeudi.Pour l\u2019opposition, c\u2019est « injuste » dans la mesure où il est « très rare » que la Ville se ser ve du reste du bâtiment, fait valoir la chef de l\u2019opposition, Anne Guérette.Les citoyens de Québec, dit-elle, se privent de revenus importants.«Ça équivaudrait à 12 millions par année.Sur 20 ans, ça fait 240 millions.[\u2026] C\u2019est un peu comme si on subventionnait Québecor.» Absent de l\u2019hôtel de ville jeudi, le maire Régis Labeaume n\u2019a pas commenté le dossier, mais a fait savoir qu\u2019il le ferait ce vendredi en après-midi.Fiscalité municipale L\u2019entente conclue entre la Ville et Québecor sur la gestion de l\u2019amphithéâtre précisait déjà que l\u2019entreprise serait en partie exemptée de taxes foncières.Or, selon M.de Belle- val, le libellé de l\u2019entente n\u2019est pas clair à cet égard.Sur tout, il plaide que l\u2019avis d\u2019imposition remis à Québe- cor contrevient à la Loi sur la fiscalité municipale, notamment à l\u2019ar ticle 208.Le fait que la Ville soit propriétaire de l\u2019immeuble (ce qui n\u2019est pas le cas du Centre Bell par exemple) ne soustrait pas Québecor à ses obligations, précise-t-il.Dans un premier temps, il entend contester la taxation imposée à Québecor à la Ville, une démarche simple et essentiellement administrative.Cela pourrait donner lieu ensuite à une médiation, et en cas d\u2019échec, à une requête en Cour supérieure.Rappelons que M.de Belle- val avait voulu contester en 2011 la légalité de l\u2019entente conclue avec Québecor devant les tribunaux parce qu\u2019elle contrevenait à son avis à plusieurs lois, dont la Loi sur les cités et villes.Pour se protéger, la Ville avait fait voter un projet de loi privé (204) protégeant cette entente avec le concours du Parti québécois.M.De Belle- val et son associé Alain Mi- ville-Deschênes avaient ensuite décidé de contester également la loi privée devant la cour.Or, ils avaient perdu leur cause en juin 2012, le juge estimant que tant la loi 204 que l\u2019entente étaient légales.Le Devoir Denis de Belleval contestera l\u2019avis d\u2019imposition de Québecor pour l\u2019amphithéâtre Vidéotron SPORTSANDENTERTAINMENT CREATIVE COMMONS L\u2019avis d\u2019imposition remis au Centre Vidéotron par la Ville de Québec n\u2019est que de 365 000 $.L\u2019entente conclue entre la Ville et Québecor précisait déjà que l\u2019entreprise serait en partie exemptée de taxes foncières F R A N Ç O I S D E S J A R D I N S L e nombre de ménages « fortement endettés » continue d\u2019augmenter mais la Banque du Canada estime que les diverses mesures visant à refroidir le marché immobilier dans certaines villes finiront par améliorer la situation.Ce constat, présenté jeudi dans la Revue du système financier, sur vient alors que les données ont révélé cette semaine une nouvelle hausse du taux d\u2019endettement des ménages canadiens, qui atteint désormais 1,67 $ de dette pour chaque dollar de revenu.Le gouvernement fédéral a déployé ces dernières années plusieurs mesures visant à res- ser rer les mécanismes de prêts hypothécaires, notamment par une réduction de la durée des prêts et, plus récemment, un exercice de simulation de crise pour les emprunteurs ayant besoin d\u2019une assurance prêt.« Les ménages fortement endettés pourraient avoir plus de mal à s\u2019adapter à une baisse de revenu ou à un autre choc financier », a écrit la Banque.« Ils pourraient être contraints de réduire considérablement leurs dépenses, voire, dans les cas extrêmes, se retrouver en défaut de paiement, ce qui pourrait avoir des conséquences notables pour l\u2019économie.» Trois points focaux La vulnérabilité des ménages est un de trois points d\u2019intérêt soulevés par la Banque du Canada, les deux autres étant les « déséquilibres » du marché immobilier et la possibilité de problèmes de liquidité sur les marchés des titres à revenu fixe.Ce troisième point, plus technique, est lié à une transition que vit la négociation des titres du marché obligataire.Somme toute, a estimé la Banque du Canada, « le système financier canadien demeure résilient, alors que l\u2019économie du pays s\u2019améliore et que les réformes financières lancées au Canada et ailleurs dans le monde progressent ».L\u2019institution a rappelé que les villes problématiques, où les prix sont particulièrement élevés par rapport aux revenus des ménages, sont notamment Vancouver, Toronto et Calgary.Les mesures de resserrement «auront aussi d\u2019importants ef fets à l\u2019échelle nationale».À Vancouver, la taxe imposée aux acheteurs étrangers, entrée en vigueur le 2 août, a contribué à ralentir considérablement le niveau d\u2019activité dans la revente.Le gouvernement fédéral a récemment commencé à s\u2019interroger sur la possibilité de transférer aux prêteurs, comme les banques, une plus grande partie du risque.Cela permettrait de réduire l\u2019exposition de la Société canadienne d\u2019hypothèques et de logement, qui garantit des prêts, et donc de diminuer l\u2019exposition des contribuables.Le Devoir L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 6 D É C E M B R E 2 0 1 6 A 6 É C O N O M I E Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Alim.Couche-Tard ATD.B 62.65 0.35 0.56 950 Canadian-Tire CTC.A 141.99 0.04 0.03 163 Cogeco CCA 65.56 0.24 0.37 116 Corus CJR.B 12.62 -0.04 -0.32 535 Groupe TVA TVA.B 3.05 0.04 1.33 0 Jean Coutu PJC.A 21.69 0.02 0.09 134 Loblaw L 70.62 -0.19 -0.27 526 Magna MG 59.82 0.63 1.06 1104 Metro MRU 40.15 -0.13 -0.32 592 Quebecor QBR.B 36.89 -0.19 -0.51 127 Uni Select UNS 29.30 0.05 0.17 44 Saputo SAP 46.05 0.31 0.68 581 Shaw SJR.B 27.01 0.02 0.07 889 Dollarama DOL 99.66 -0.55 -0.55 491 Restaurant Brands QSR 64.26 0.27 0.42 304 Transat A.T.TRZ 5.68 -0.12 -2.07 51 Yellow Media Y 18.08 0.13 0.72 18 S&P TSX SPTT15218.31 21.13 0.14 276847 S&P TX20 TX20 644.52 -0.34 -0.05 107814 S&P TX60 TX60 900.44 3.30 0.37 135529 S&P TX60 Cap.TX6C 995.70 3.64 0.37 135529 Cons.de base TTCS 519.52 -2.69 -0.52 6974 Cons.discr?©.TTCD 181.44 0.57 0.32 7673 ?ânergie TTEN 223.00 1.10 0.50 50924 Finance TTFS 284.53 2.12 0.75 35251 Aurif?®re TTGD 174.33 -5.81 -3.23 138495 Sant?© TTHC 66.15 -0.25 -0.38 5087 Tech.de l\u2019info TTTK 55.82 0.44 0.79 4993 Industrie TTIN 202.98 1.13 0.56 26605 Mat?©riaux TTMT 219.11 -4.82 -2.15 113491 Immobilier TTRE 275.89 -2.56 -0.92 8512 T?©l?©coms TTTS 148.11 0.01 0.01 3276 Sev.collect.TTUT 230.61 -1.14 -0.49 6003 M?©taux/minerals TTMN 670.38 0.00 0.00 0 TSX Venture JX 730.39 -11.14 -1.50 97445 Cameco CCO 13.82 0.43 3.21 1670 Canadian Natural CNQ 44.18 -0.59 -1.32 2113 Hydro One H 23.22 -0.08 -0.34 368 Enbridge ENB 55.94 0.49 0.88 1759 EnCana ECA 16.35 0.08 0.49 5105 Enerplus ERF 12.60 -0.12 -0.94 1757 Pengrowth Energy PGF 2.14 0.08 3.88 3855 P?©troli?®re Imp?©riale IMO 47.51 0.47 1.00 321 Suncor Energy SU 43.79 0.56 1.30 2225 Cenovus Energy CVE 20.90 0.50 2.45 2284 TransCanada TRP 60.08 -0.18 -0.30 1454 Valener VNR 20.96 -0.01 -0.05 40 Air Canada AC 14.27 0.34 2.44 1861 Bombardier BBD.B 1.95 0.04 2.09 18046 CAE CAE 18.75 0.01 0.05 957 Canadien Pacifique CP 194.08 0.47 0.24 638 Chemin de fer CN CNR 89.58 0.68 0.76 1347 SNC-Lavalin SNC 56.81 -0.22 -0.39 285 Transcontinental TCL.A 21.76 -0.32 -1.45 290 TransForce TFI 35.06 0.86 2.51 343 B.CIBC CM 111.60 0.24 0.22 1159 B.de Montr?©al BMO 96.60 0.45 0.47 1679 B.Laurentienne LB 57.72 0.12 0.21 161 B.Nationale NA 54.87 0.07 0.13 1687 B.Royale RY 91.49 0.82 0.90 3313 B.Scotia BNS 76.47 -0.12 -0.16 2364 B.TD TD 66.51 0.74 1.13 5925 Brookfield Asset BAM.A 44.30 0.28 0.64 869 Cominar Real CUF.UN 14.26 -0.33 -2.26 688 Corp.Fin.Power PWF 34.13 -0.01 -0.03 504 Fin.Manuvie MFC 25.01 0.64 2.63 7573 Fin.Sun Life SLF 52.12 0.88 1.72 1465 Great-West Lifeco GWO 35.55 -0.05 -0.14 441 Industrielle All.IAG 54.85 0.08 0.15 786 Power Corporation POW 30.29 0.09 0.30 1657 TMX X 70.40 0.60 0.86 151 Agrium AGU 136.00 1.31 0.97 461 Barrick Gold ABX 18.68 -0.86 -4.40 5368 Goldcorp G 16.26 -0.20 -1.22 3667 Kinross Gold K 4.17 -0.08 -1.88 6318 Mines Agnico-Eagle AEM 48.62 -1.67 -3.32 1052 Potash POT 24.58 0.19 0.78 2561 Teck Resources TCK.B 33.66 0.00 0.00 0 Fortis FTS 40.38 -0.41 -1.01 1380 TransAlta TA 7.17 -0.06 -0.83 682 BlackBerry BB 10.17 -0.06 -0.59 1420 CGI GIB.A 65.25 0.91 1.41 560 BCE BCE 57.37 0.14 0.24 1343 Manitoba Telecom MBT 37.20 0.09 0.24 63 Rogers RCI.B 51.38 -0.36 -0.70 794 Telus T 42.62 0.10 0.24 1075 iShares DEX XBB 30.90 -0.08 -0.26 162 iShares MSCI XEM 26.61 0.18 0.68 2 iShares MSCI EMU EZU 33.12 0.00 0.00 0 iShares S&P 500 XSP 26.04 0.11 0.42 236 iShares S&P/TSX XIC 24.22 0.04 0.17 85 BAYTEX ENERGY CORP BTE 6.74 0.15 2.28 8350 MANULIFE FINANCIAL MFC 25.01 0.64 2.63 7573 TORONTO DOMINION TD 66.51 0.74 1.13 5925 SILVER WHEATON SLW 22.75 -2.06 -8.30 5705 BARRICK GOLD CORP ABX 18.68 -0.86 -4.40 5368 ENCANA CORP ECA 16.35 0.08 0.49 5105 iShares S&P TSX 60 XIU 22.60 0.08 0.36 4958 HB NYMEX CL BULL HOU 8.38 0.04 0.48 4326 GOLDCORP INC G 16.26 -0.20 -1.22 3667 ROYAL BANK of RY 91.49 0.82 0.90 3313 HORIZONS BETAPRO HZD 7.28 0.62 9.31 108 HORIZONS BETA HGD 13.95 0.96 7.39 3264 HB NYMEX NG BEAR HND 10.11 0.64 6.76 1293 HIGH ARCTIC ENERGY HWO 5.11 0.21 4.29 177 NA ENERGY PARTNERS NOA 5.26 0.19 3.75 232 MEG ENERGY CORP MEG 9.15 0.30 3.39 1975 CAMECO CORP CCO 13.82 0.43 3.21 1670 TRANSALTA CORP PR TA.PR.F 15.64 0.45 2.96 151 CANADIAN ENERGY CEU 7.41 0.20 2.77 1163 ATS AUTOMATED ATA 11.63 0.30 2.65 354 EMPIRE CO LTD EMP.A 15.52 -3.18 -17.01 2421 FIRST MAJESTIC FR 9.79 -1.14 -10.43 2145 TOREX GOLD TXG 18.49 -2.14 -10.37 728 COMEX SILVER BULL HZU 15.24 -1.74 -10.25 147 DETOUR GOLD CORP DGC 15.69 -1.50 -8.73 1864 TAHOE RESOURCES THO 11.66 -1.09 -8.55 2718 SILVER WHEATON SLW 22.75 -2.06 -8.30 5705 SEABRIDGE SEA 10.95 -0.98 -8.21 170 KIRKLAND LAKE GOLD KL 6.95 -0.61 -8.07 2201 MAG SILVER CORP MAG 13.90 -1.19 -7.89 386 AGRIUM INC AGU 136.00 1.31 0.97 461 WASTE CONNECTIONS WCN 103.31 1.23 1.20 150 HORIZONS BETA HGD 13.95 0.96 7.39 3264 METHANEX CORP MX 60.18 0.92 1.55 520 CGI GROUP INC GIB.A 65.25 0.91 1.41 560 SUN LIFE FINANCIAL SLF 52.12 0.88 1.72 1465 TRANSFORCE INC TFI 35.06 0.86 2.51 343 ROYAL BANK of RY 91.49 0.82 0.90 3313 TORONTO DOMINION TD 66.51 0.74 1.13 5925 PEYTO EXPLORATION PEY 34.47 0.73 2.16 559 EMPIRE CO LTD EMP.A 15.52 -3.18 -17.01 2421 TOREX GOLD TXG 18.49 -2.14 -10.37 728 SILVER WHEATON SLW 22.75 -2.06 -8.30 5705 COMEX SILVER BULL HZU 15.24 -1.74 -10.25 147 AGNICO EAGLE MINES AEM 48.62 -1.67 -3.32 1052 PAN AMERICAN SLVR PAA 19.77 -1.53 -7.18 686 DETOUR GOLD CORP DGC 15.69 -1.50 -8.73 1864 MAG SILVER CORP MAG 13.90 -1.19 -7.89 386 FIRST MAJESTIC FR 9.79 -1.14 -10.43 2145 ENDEAVOUR MINING EDV 18.55 -1.14 -5.79 465 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRÉTIONNAIRE ÉNERGIE FINANCIÈRES INDUSTRIELLES ENTREPRISES DE MATÉRIAUX SERVICES PUBLICS TECHNOLOGIE TÉLÉCOMMUNICATIONS FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO LES GAGNANTS EN % LES PERDANTS EN % LES GAGNANTS EN $ LES PERDANTS EN $ LES INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO TSX CROISSANCE Consultez toutes les cotes boursières sur www.decisionplus.com M A R C H É S B O U R S I E R S TORONTO S&P TSX 15 218,31 ?+21,13 +0,1% New York S&P 500 2262,03 ?+8,75 +0,4% NASDAQ 5456,85 ?+20,18 +0,4% DOW JONES 19 852,24 ?+59,71 +0,3% PÉTROLE 50,90 -0,14 $US -0,3% ?OR 1129,80 -33,90 $US -2,9% ?DOLLAR CANADIEN 74,92 -0,42 $US -0,6% ?1$US = 1,3347 71,94 +0,41 EURO 1 EURO = 1,3900 INDICES QUÉBÉCOIS Indice Fermeture var.pts var.% IQ30 2428,13 +8,75 +0,36 IQ120 2452,11 +6,16 +0,25 CENTRE D\u2019ANALYSE ET DE SUIVI DE L\u2019INDICE QUÉBEC L\u2019indice Québec est une initiative du Département de finance de l\u2019Université de Sherbrooke et de l\u2019Institut de recherche en économie contemporaine J U L I E N A R S E N A U L T A près s\u2019être délestée d\u2019activités en France et en Grèce, Transat A.T.réfléchit maintenant à ce qu\u2019elle fera de sa par ticipation de 35 % qu\u2019elle détient dans la chaîne Ocean Hotels.En dévoilant ses résultats du quatrième trimestre, jeudi, le voyagiste québécois a évoqué les possibilités de céder cette participation à son partenaire espagnol H10 ou de mettre la main sur la totalité d\u2019Ocean Hotels.«Le but est d\u2019être propriétaire à 100% afin de contrôler le produit et d\u2019être en mesure de se différencier», a expliqué son président et chef de la direction, Jean-Marc Eustache, au cours d\u2019une conférence téléphonique avec les analystes.Ocean Hotels possède trois établissements au Mexique ainsi qu\u2019en République dominicaine en plus d\u2019en gérer quatre autres à Cuba, ce qui, au total, représente quelque 3600 chambres.Advenant une vente de sa participation de 35 %, Transat A.T., disant être en discussions avec plusieurs joueurs, s\u2019attend à pouvoir réaliser une autre transaction afin de mettre la main sur des hôtels dans des destinations soleil.Percée aux États-Unis La société établie à Montréal caresse également l\u2019ambition d\u2019ef fectuer une percée aux États-Unis en acquérant un voyagiste, mais cela figure au deuxième rang des priorités, a expliqué le chef de la direction financière, Denis Pétrin.« D\u2019ici le mois de mars, nous devrions être en mesure de donner plus de détails, particulièrement en ce qui a trait à notre participation dans Ocean Hotels.» Par ailleurs, la société mère du transporteur Air Transat s\u2019attend à un autre hiver dif ficile sur le marché des destinations soleil même si l\u2019entreprise a réduit sa capacité de 3 %.Plus de sièges sont offerts aux voyageurs qui désirent fuir le temps hivernal, calcule l\u2019entreprise, qui évalue notamment que sa rivale Air Canada a bonifié de 30 % sa capacité.«L\u2019an dernier, la saison hivernale avait été grandement affectée par les craintes entourant le virus Zika, les attentats terroristes en Europe ainsi qu\u2019une menace de grève de nos pilotes, a commenté M.Pétrin.Cette année, il se pourrait donc que les résultats soient supérieurs à ceux de l\u2019an dernier.» Profits et revenus en baisse L\u2019entreprise a vu ses profits et revenus fléchir au quatrième trimestre terminé le 31 octobre, qui couvre une partie de l\u2019été, période au cours de laquelle l\u2019entreprise n\u2019a pas été en mesure de répéter sa performance de 2015.Son bénéfice net a plongé de 50 % par rapport au quatrième trimestre de 2015 pour s\u2019établir à 34,9 millions, ou 95 ¢ par action, alors que les revenus ont fléchi de 3,5 %, à 612,1 millions.Ce recul des ventes est essentiellement attribuable à une diminution des coefficients d\u2019occupation ainsi qu\u2019à une baisse de 8,9 % des prix de vente sur le marché transatlantique à destination de l\u2019Europe.Abstraction faite des éléments non récurrents, l\u2019entreprise a vu son profit ajusté plonger de 45,7 %, à 24,2 millions, ou 66 ¢ par action.Pour l\u2019exercice, Transat A.T.a af fiché une perte nette de 41,7 millions, ou 1,13$ par action, par rapport à un profit de 42,6 millions, ou 1,10$ par action, en 2015.Ce résultat s\u2019explique par une charge de dépréciation de 15,8 millions liée aux marques de commerce et par une charge de dépréciation d\u2019amortissement de 63,9 millions comptabilisée au quatrième trimestre.Les revenus sont demeurés stables à 2,9 milliards.Sur une base ajustée, le voyagiste a perdu 15,5 millions, ou 42¢ par action en 2016, comparativement à un profit de 45,9 millions, ou 1,19$ par action, au terme de l\u2019exercice 2015.La Presse canadienne Transat A.T.réfléchit à son investissement dans Ocean Hotels ENDETTEMENT Les mesures de resserrement immobilier réduiront les risques, estime la Banque du Canada ISTOCK Le Canada compte de plus en plus de ménages « fortement endettés».JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le président et chef de la direction de Transat A.T., Jean-Marc Eustache K A R L R E T T I N O - P A R A Z E L L I L e premier portrait exhaustif de l\u2019utilisation des technologies de pointe au Québec publié jeudi par l\u2019ISQ démontre que le recours aux technologies vertes demeure marginal à travers le Canada, et particulièrement au Québec.Les données compilées par l\u2019Institut de la statistique du Québec (ISQ), qui proviennent de l\u2019Enquête sur les technologies de pointe 2014 menée par Statistique Canada, indiquent que moins de 10 % des entreprises canadiennes de dix employés et plus utilisent au moins une technologie de pointe verte.Les entreprises ontariennes font légèrement mieux (12%), tandis que les compagnies québécoises tirent de l\u2019arrière (6%).Au Québec, les technologies vertes le plus souvent utilisées concernent la gestion des déchets ou des émissions atmosphériques.Les entreprises des secteurs du pétrole et du charbon et de la fabrication de papier se distinguent avec des taux d\u2019utilisation dépassant les 20%.Question d\u2019argent «L\u2019obstacle le plus fréquent chez les entreprises qui utilisent les technologies vertes est d\u2019ordre monétaire», indique le rapport de l\u2019ISQ, qu\u2019il s\u2019agisse du faible retour sur investissement ou encore de la longue période de recouvrement de l\u2019argent dépensé.Une étude publiée en juillet dernier par le MIT Energy Initiative a en quelque sor te confirmé les craintes financières des entreprises en démontrant que des firmes de capital de risque qui ont investi 25 milliards de dollars américains dans des entreprises du domaine des technologies propres entre 2006 et 2011 ont perdu la moitié de leur argent.Fait intéressant, la résistance des employés, qui est citée comme le principal obstacle lorsqu\u2019il est question d\u2019implanter d\u2019autres types de technologies de pointe, ne représente pas un défi majeur pour l\u2019utilisation des technologies vertes.Bonne performance L\u2019étude publiée par l\u2019ISQ indique néanmoins que, contrairement à ce qu\u2019on pourrait croire, le Québec fait bonne figure en matière d\u2019utilisation des technologies de pointe.Le rapport sépare les différentes technologies de pointe en quatre catégories : logistique, conception et fabrication, informatique décisionnelle et technologies vertes.Si le Québec accuse un retard dans la dernière catégorie, il surpasse légèrement le Canada dans les trois autres et fait mieux que l\u2019Ontario dans deux catégories.« Pour une fois, ça va plutôt bien au Québec.On n\u2019a pas de dif férence significative avec l\u2019Ontario et le reste du Canada.Les technologies de pointe sont utilisées dans des proportions semblables et le Québec n\u2019est pas en retard par rapport aux autres », obser ve Marianne Bernier, économiste à l\u2019ISQ et auteure du rapport.Document de référence En utilisant les données de Statistique Canada, l\u2019ISQ est parvenue à publier le rapport le plus complet réalisé à ce jour au sujet de l\u2019utilisation des technologies de pointe au Québec.Statistique Canada avait réalisé une enquête à ce sujet en 2007, mais seulement auprès d\u2019entreprises du secteur manufacturier.«C\u2019est la première fois qu\u2019on a accès à des données sur autant de secteurs industriels au Québec», précise Mme Bernier.L\u2019utilisation des technologies de pointe devrait s\u2019accélérer au cours des prochaines années, et le bulletin d\u2019information publié jeudi par l\u2019ISQ se veut rassurant.« Bien que les obstacles soient nombreux pour l\u2019adoption des technologies de pointe, que ce soit le manque de formation des employés ou la dif ficulté à intégrer ces nouvelles technologies aux systèmes, normes et processus existants, plusieurs entreprises qui utilisent des technologies de pointe affirment n\u2019avoir rencontré aucun obstacle», écrit-on.Le Devoir L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 6 D É C E M B R E 2 0 1 6 ECONOMIE A 7 68505054-01 Ce Résultats des tirages du : En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.compl.compl.l o t o q u e b e c .c o m / l o t e r i e s l o t o q u e b e c .c o m / l o t e r i e s Prochain gros lot (approx.) : + (approx.) Ce soir, 55 MILLIONS $ + 4 LOTS DE 1 MILLION $ 2016-12-14 10 000 000 $ 20 22 40 41 42 47 15 05 20 23 25 31 41 46 4408862 1 LOT GARANTI DE 1 000 000 $ Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 R O S S M A R O W I T S B ombardier est près de s\u2019entendre avec le gouvernement fédéral au sujet d\u2019une aide financière, même si le géant du transpor t a prédit jeudi que ses bénéfices afficheraient une solide croissance l\u2019an prochain et qu\u2019il aurait assez d\u2019argent pour compléter son plan de redressement.« Je crois que nous réalisons de bons progrès», a affirmé jeudi le chef de la direction de Bombardier, Alain Bellemare, lors d\u2019un entretien depuis New York.Au cours d\u2019une conférence de trois heures destinée aux investisseurs, M.Bellemare a estimé que la demande d\u2019une aide financière d\u2019un milliard de dollars faite il y a plus d\u2019un an à Ottawa procurerait à l\u2019entreprise une flexibilité financière accrue.Celle-ci permettrait de s\u2019ajuster à cer tains risques inattendus ou de développer un nouvel avion d\u2019affaires ou commercial.Bombardier a surmonté les dif ficultés financières qui se sont présentées à elle pendant le développement du plus grand avion de son histoire.Les appareils de la CSeries sont entrés en ser vice cette année, après des années de retards et de dépassements de coûts.«Notre situation a aussi changé, ce qui explique en partie pourquoi il a fallu un peu plus de temps, mais je crois que [le gouvernement] of fre un bon soutien, qu\u2019il cherche des solutions et que nous voulons une solution avec laquelle tout le monde trouve son compte», a expliqué M.Bellemare.Potentiel intellectuel Malgré certaines critiques publiques au sujet d\u2019un nouvel appui gouvernemental à la société montréalaise, M.Belle- mare a souligné que tous ses concurrents étaient soutenus soit directement dans le développement de nouveaux produits ou indirectement grâce à des fonds pour le développement technologique ou à des dépenses en défense.« Le but du jeu est de trouver comment utiliser le potentiel intellectuel que nous avons au Canada pour construire des produits au Canada.» À Ottawa, le premier ministre Justin Trudeau a dit espérer pouvoir faire une annonce à ce sujet avant le prochain budget.« Nous travaillons de façon très productive avec Bombardier » , a-t-il indiqué aux journalistes.« Notre gouvernement comprend dans quelle mesure l\u2019industrie aéronautique est importante pour l\u2019ensemble du pays, et pas seulement pour le Québec.» Maintenant que Bombardier se concentre sur l\u2019atteinte du seuil de la rentabilité de la production des avions de la CSeries d\u2019ici 2020, M.Belle- mare a indiqué ne pas avoir encore décidé si le prochain programme d\u2019avion de la société serait un grand jet d\u2019affaires ou une version allongée de la CSeries, de plus de 160 sièges.Plan de redressement Bombardier s\u2019attend à avoir livré un total de sept appareils de la CSeries en 2016, en raison de problèmes de fourniture de moteurs.Le fabricant croit être en mesure d\u2019en livrer entre 30 et 35 l\u2019an prochain, pour atteindre une cadence de 90 à 120 avions en 2020, avec des revenus de 3 milliards $US attribuables à la CSeries.La société s\u2019attend à livrer 135 avions d\u2019af faires l\u2019an prochain, ainsi que 85 avions commerciaux, soit moins que ne le prévoyaient certains analystes.M.Bellemare, qui dirige l\u2019entreprise depuis maintenant près de deux ans, a annoncé cette année deux vagues de coupes d\u2019emplois, éliminant un total de 14 500 employés et réduisant le risque financier de Bombardier.« Nous avons fait d\u2019énormes progrès en 2016», a expliqué M.Bellemare aux analystes.« Notre plan de redressement est en plein élan.» L\u2019objectif est de générer plus de 1,75 milliard $US en bénéfice avant impôts d\u2019ici 2020, en partie grâce à la rationalisation des activités, tout en augmentant les revenus à 25 milliards.En comparaison, Bombardier prévoit un chiffre d\u2019af faires de 16,5 milliards pour l\u2019exercice 2016.En 2017, les revenus consolidés devraient croître de 1 à 3 %, et l\u2019utilisation des flux de trésorerie devrait s\u2019améliorer et s\u2019établir entre 750 millions et 1 milliard.Les profits avant intérêt et impôts devraient atteindre entre 530 millions et 630 millions, ce qui représente une amélioration d\u2019environ 50 % d\u2019une année à l\u2019autre, si on considère le point milieu de cette fourchette.La Presse canadienne Bombardier et Ottawa se disent près d\u2019une entente d\u2019aide financière GRAHAM HUGHES LA PRESSE CANADIENNE Le chef de la direction de Bombardier, Alain Bellemare F ondaction CSN investit 12,5 millions dans la société en commandite Iohwahs pour financer le parc éolien de la Rivière-du-Moulin.Ce partenariat permet à la nation hu- ronne-wendat d\u2019ef fectuer le plus important investissement de son histoire.Fondaction se positionne aux côtés de la Nation hu- ronne-wendat pour compléter un investissement 43,8 millions qui permet une acquisition de 5 % du parc éolien de la Rivière-du-Moulin.Construit par EDF EN Canada, ce parc « constitue l\u2019installation d\u2019énergie éolienne la plus importante au Canada regroupée sous un même contrat.Présentant une capacité de 350 mégawatts, sa production énergétique peut alimenter jusqu\u2019à 77 000 foyers annuellement », peut-on lire dans le communiqué.Retombées Plus d\u2019une centaine d\u2019entreprises sont en activité sur le territoire de Wendake, où vivent près de la moitié des membres de la nation hu- ronne-wendat.Cet investissement de Fondaction facilitera la réalisation de retombées économiques sur le territoire de la nation et une participation accrue de celle-ci aux décisions relatives à l\u2019exploitation des ressources naturelles territoriales, a expliqué Léo- pold Beaulieu, président-directeur général, Fondaction CSN.Le Devoir Fondaction et la nation huronne- wendat dans l\u2019éolien L\u2019utilisation des technologies vertes est infime au Canada Le Fonds de solidarité dans JLR Pour appuyer la croissance de JLR, le Fonds de solidarité FTQ, ECLO Capital et Investissements W3 investissent un total de 4,2 millions dans l\u2019entreprise montréalaise JLR, qui compte 46 employés.«Cet investissement nous permettra de solidifier nos bases et d\u2019accélérer notre développement nord-américain, par le déploiement de nouvelles solutions à portée internationale», a souligné le p.-d.g.Félix Laroche.Fondée en 1986 par Jacques Laroche, JLR conçoit des solutions basées sur les données immobilières.JLR facilite la recherche d\u2019information foncière et l\u2019ensemble du processus de transaction immobilière.Son site de recherche permet d\u2019obtenir toute l\u2019information légale liée à une propriété, d\u2019estimer sa valeur marchande et de prospecter de nouveaux clients.Le Devoir L\u2019inflation a progressé de 0,2 % en novembre aux États-Unis Washington \u2014 Les prix à la consommation aux États-Unis ont affiché en novembre leur plus faible progression des trois derniers mois.Le département du Travail a témoigné jeudi d\u2019une inflation de 0,2%, comparativement à 0,4% en octobre.L\u2019inflation de base, qui exclut les coûts volatiles de l\u2019énergie et du carburant, a avancé de 0,2% en novembre et est en hausse de 2,1% sur un an.Associated Press Les ventes des fabricants ont reculé de 0,8 % Ottawa \u2014 Les ventes du secteur de la fabrication ont diminué de 0,8% pour s\u2019établir à 51 milliards en octobre, selon Statistique Canada.Les ventes ont diminué dans 15 des 21 industries suivies par Statistique Canada, lesquelles représentaient 61% du secteur de la fabrication.En dollars constants, les ventes ont diminué de 1,7% en octobre, ce qui indique qu\u2019un volume moins élevé de biens fabriqués a été vendu.La Presse canadienne Le rapport de l\u2019ISQ démontre que l\u2019utilisation de plusieurs technologies émer- gentes demeure très limitée au Québec.C\u2019est notamment le cas de la fabrication additive (ou impression 3D) : 1,4 % des entreprises québécoises sondées y ont recours pour les plastiques, 0,7 % pour les métaux et 0,6 % pour des matériaux autres que les plastiques et les métaux.Ces proportions augmentent légèrement lorsqu\u2019on isole le secteur de la fabrication (3,4%).Il en va de même pour les drones, qui ne sont utilisés que par 0,5 % de l\u2019ensemble des entreprises.Cette technologie est cependant plus répandue dans celles du secteur de la fabrication de produits du pétrole et du charbon (5,6 %) et des services publics (3,4 %).Quelques technologies sous la loupe Électricité : entente de 1 milliard entre le Québec et l\u2019Ontario Le Québec et l\u2019Ontario ont signé une entente de 1 milliard pour l\u2019exportation d\u2019hydroélec- tricité, qui, de l\u2019avis des premiers ministres des deux provinces, est historique en plus de marquer le début d\u2019un partenariat énergétique dans le centre du Canada.Le premier ministre Philippe Couillard et son homologue ontarienne Kathleen Wynne ont pris part jeudi à une cérémonie pour officialiser l\u2019entente annoncée en octobre dernier.Sur sept ans, le Québec exportera annuellement deux té- rawattheures (TWh) \u2014 une quantité suffisante pour approvisionner une ville d\u2019environ 200 000 personnes \u2014 à destination de sa voisine.«C\u2019est une entente historique, la première du genre et une continuation de la résurgence de l\u2019influence du bloc du centre du Canada», a dit M.Couillard.Mme Wynne a affirmé que l\u2019Ontario pourra réduire sa facture énergétique de 70 millions.La Presse canadienne a légalisation de la marijuana n\u2019est plus une hypothèse.Le gouvernement de Justin Trudeau y tient.Le défi est de le faire de façon responsable et, pour cela, il faut y mettre le temps.Le rapport du groupe de travail sur la légalisation et la réglementation du cannabis rendu public cette semaine le démontre bien avec ses 80 recommandations.Le premier ministre l\u2019a encore répété jeudi.Un projet de loi sera présenté dès le printemps prochain.Mais ne nous y trompons pas, ce ne sera que la première étape d\u2019un processus complexe.Avant que la loi n\u2019entre en vigueur, il faudra élaborer un cadre réglementaire pour la production et le contrôle de la qualité des produits.Les provinces devront établir les règles gouvernant la distribution et la vente.Et que dire de la recherche, de la prévention et de l\u2019éducation pour préparer le terrain de manière à éviter les dérapages?Les enjeux de santé publique et de sécurité routière devront trouver réponse.Comme l\u2019écrit le groupe de travail, le fédéral doit «veiller à ce que la capacité soit développée parmi tous les ordres de gouvernement AVANT le lancement du régime réglementaire ».(Nous soulignons.) Bref, ce n\u2019est pas le printemps prochain que vous pourrez vous procurer légalement du cannabis à un magasin de votre quartier.Cette politique ambitieuse et judicieuse n\u2019est pas sans risque.Il faut trouver le juste équilibre entre la protection des enfants et de la santé publique et la lutte contre le tra?c illicite.Ce souci d\u2019équilibre a d\u2019ailleurs mené le groupe de travail à recommander 18 ans comme âge minimal pour l\u2019accès légal au cannabis.La même évaluation doit guider les décisions en matière de taxation, ce qui est loin d\u2019être simple, comme l\u2019illustre un rapport récent du directeur parlementaire du budget.Il faut que le gouvernement assortisse son projet de loi d\u2019un plan de mise en œuvre et d\u2019un échéancier a?n que tous sachent à quoi s\u2019en tenir.Selon le Globe and Mail, on reconnaît en privé que le scénario le plus réaliste serait que la loi, avec toutes ses rami?cations, entre pleinement en vigueur en 2019.Cela pourrait servir les intérêts électoraux des libéraux, mais on voit mal comment il pourrait en être autrement.Il y a toutefois un geste que le gouvernement pourrait poser rapidement a?n de corriger un des effets pervers de la loi actuelle.Un nombre croissant de jeunes reconnus coupables de possession simple se retrouvent avec un casier judiciaire.Cela doit cesser.Il faut, d\u2019ici à ce que la loi change, décriminaliser rapidement cette infraction pour y substituer des sanctions ?nan- cières et administratives.Après tout, éliminer ce fardeau inutile est un des objectifs du gouvernement.Alep-Est reconquise par l\u2019armée syrienne, des rebelles et des civils ont enfin pu être évacués, sur fond d\u2019exactions.«Effondrement total de l\u2019humanité », a dit le secrétaire général de l\u2019ONU, Ban Ki-moon, devant la violence des bombardements des dernières semaines.Lamentable incapacité de la communauté internationale à respecter sa promesse de ne «plus jamais» laisser faire pareille catastrophe \u2014 combien de fois répétée depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale ?ous, Occidentaux, regardons depuis cinq ans se déployer la descente aux enfers de la Syrie avec des sentiments d\u2019horreur dilués dans l\u2019indifférence.Entendu que le régime de Bachar al-Assad n\u2019aurait pas pu venir à bout des rebelles qui tenaient Alep-Est sans l\u2019appareil militaire russe et le soutien de l\u2019Iran.Mais entendu aussi que l\u2019épouvantable catastrophe humaine dont le monde est témoin est le résultat de l\u2019isolement d\u2019un soulèvement populaire laissé à lui-même par les pays occidentaux, à commencer par les États-Unis de Barack Obama.La Russie de Vladimir Poutine a donné son appui à l\u2019armée syrienne au mépris le plus total du droit international \u2014 en bombardant sans relâche et sans discernement les quartiers résidentiels, en détruisant les hôpitaux, en refusant de laisser passer les convois humanitaires de nourriture et de médicaments\u2026 Moscou se comporte incontestablement de manière abjecte.Mais dif- ?cile en même temps de ne pas prendre acte de la par t d\u2019hypocrisie af?chée mardi au Conseil de sécurité de l\u2019ONU par l\u2019ambassadrice américaine, Samantha Power, qui s\u2019est adressée à la partie russe en lui lançant un «N\u2019avez-vous pas honte?» pour la série de veto mis par Moscou à des résolutions visant à af?r- mer le respect du droit humanitaire en Syrie.C\u2019est que les États-Unis devraient sans doute aussi avoir «honte» pour la détresse humaine \u2014 se comptant en centaines de milliers de morts et en millions de déplacés \u2014 que la guerre an- glo-américaine a partout semée en Irak depuis 2003.Que Mme Power n\u2019ait pas appartenu au gouvernement de George W.Bush ne la dédouane qu\u2019en partie.Louise Arbour, pionnière du droit pénal international, avait bien raison de dire cette semaine sur les ondes de Radio-Canada qu\u2019il était pour le moins simpliste de faire porter à la Russie tout le fardeau de la paralysie du Conseil de sécurité.Pas de coupables sans complices.Prions que soient entendus les appels lancés par le prochain patron de l\u2019ONU, Antonio Gu- terres, qui entrera en fonction le 1er janvier, en faveur d\u2019une réforme de l\u2019institution onusienne, y compris de son Conseil de sécurité, pour faire face aux crises.En attendant, le Conseil restera en dé?nitive à une espèce de cirque à la mission dévoyée, où se négocient les intérêts stratégiques des puissants.Vladimir Poutine mérite d\u2019être diabolisé, certes, mais il reste que la propagande antirusse aura été en Occident aussi aveuglante qu\u2019ef?cace, permettant, par exemple, de faire oublier que les États-Unis ne se scandalisent pas outre mesure du comportement de l\u2019allié saoudien au Yémen, où la catastrophe humanitaire et les violations du droit international ne sont guère moins graves qu\u2019en Syrie.Alep reprise, la catastrophe reste.Pourquoi Assad s\u2019arrêterait- il en si bon chemin ?La guerre risque de se déplacer avec la même intensité à Idlib, au nord-ouest, repère ultime de la rébellion et par ailleurs siège d\u2019une organisation liée à al-Qaïda.Auquel cas le drame humanitaire demeurera entier.À moins que M.Poutine juge ne plus avoir intérêt à soutenir Damas avec la même énergie.Et que la communauté internationale décide de se racheter pour avoir laissé faire pendant tout ce temps et trouve le courage de prendre ses responsabilités.L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 6 D É C E M B R E 2 0 1 6 A 8 EDITORIAL L E T T R E S L I B R E O P I N I O N J E S S I C A G O S S E L I N Doctorante en droit A lors que se terminait mardi le sommet de l\u2019Arctic Circle à Québec et que le premier ministre Couillard profitait de l\u2019occasion pour reprendre la promotion du Plan Nord, la consultation du plan d\u2019action et du plan stratégique version 2016 permet aisément de constater qu\u2019une analyse approfondie des impacts genrés du projet continue de briller par son absence.En 2011, après avoir utilisé la loi sur l\u2019accès à l\u2019information pour obtenir plus de détails sur les fondements du Plan Nord et les analyses sur lesquelles il reposait, je n\u2019ai reçu que des documents promotionnels.Une conversation téléphonique avec une avocate de la direction de la coordination du Plan Nord avait été fort éloquente.Alors que j\u2019interrogeais celle-ci pour savoir si une analyse différenciée entre les sexes (ADS) avait été effectuée dans le processus d\u2019élaboration du projet, sa réponse avait été on ne peut plus claire : «Une analyse différenciée entre les sexes?Non.» Déceler les biais discriminatoires L\u2019ADS est un outil qui permet de réfléchir aux conséquences d\u2019un projet sur les femmes indépendamment des conséquences qu\u2019il présentera pour les hommes.Il s\u2019agit d\u2019un outil qui peut être utilisé à toutes les phases d\u2019un projet, de son élaboration jusqu\u2019à sa mise en œu- vre.Il permet de déceler les biais discriminatoires en amont et de favoriser des solutions qui stimuleront la progression de l\u2019égalité réelle.Le Canada s\u2019est engagé à réaliser ces analyses à la suite de la Déclaration et du Programme d\u2019action de Pékin dans le cadre de la Quatrième Conférence mondiale sur les femmes des Nations unies, en 1995.C\u2019est dans la même foulée que l\u2019implantation de l\u2019ADS s\u2019est déroulée sur la scène québécoise.En 1997, le gouvernement du Québec allait de l\u2019avant avec l\u2019expérimentation de l\u2019ADS, et ce, jusqu\u2019en 2004, à la suite de quoi fut lancée la politique gouvernementale Pour que l\u2019égalité de droit devienne une égalité de fait, qui donna lieu à deux plans d\u2019action.Le premier se déroule de 2007 à 2010, et dès les premières pages du document qui le consacre, on retrouve l\u2019engagement suivant : «Depuis l\u2019adoption par plus de 180 pays du programme d\u2019action de la Quatrième Conférence mondiale des Nations unies sur les femmes, l\u2019analyse différenciée selon les sexes est un outil de gestion de plus en plus utilisé par les gouvernements dans le processus d\u2019élaboration de l\u2019ensemble de leurs politiques.Le gouvernement du Québec s\u2019engage à implanter, selon l\u2019approche transversale, un tel outil de gestion.» Le deuxième plan d\u2019action, qui vise la période 2011-2015, poursuit le travail entamé dans le premier et coïncide avec l\u2019avènement de la première mouture du Plan Nord.Le développement nordique implique l\u2019injection de sommes exorbitantes en provenance des cof fres de l\u2019État.Comment expliquer qu\u2019ait été mis en branle un projet d\u2019une telle envergure sans que l\u2019ADS ait été déployée dans les dif férentes phases de son élaboration ?Comment expliquer qu\u2019elle ne soit pas plus à l\u2019ordre du jour près de six ans plus tard, maintenant qu\u2019a été élaboré un plan stratégique s\u2019étalant jusqu\u2019en 2020 pour le Plan Nord actualisé version Couillard?L\u2019égalité réelle, une chimère?L\u2019importance de la progression égalitaire est pourtant largement admise, au moins en théorie.Juridiquement parlant, elle est notamment consacrée par la Charte canadienne des droits et libertés, ainsi que par la Charte québécoise des droits et libertés de la personne.Dans sa tentative de développer un cadre d\u2019analyse pour encadrer l\u2019examen des affaires portées devant le plus haut tribunal, la Cour suprême a admis dès 1989 dans l\u2019affaire Andrews que l\u2019égalité allait au-delà de l\u2019égalité de droits \u2014 l\u2019égalité formelle \u2014 et concernait plutôt l\u2019égalité réelle, donc l\u2019égalité de résultats.Malgré les impor tantes variations quant au test à effectuer, l\u2019égalité réelle a toujours fait consensus à la Cour suprême.Or, l\u2019égalité réelle ne peut s\u2019envisager sans mener un solide combat contre la discrimination systémique, une discrimination souvent en apparence invisible et qui se cache dans les procédés et différents systèmes.C\u2019est justement cette pernicieuse discrimination que peut mettre en lumière un outil comme l\u2019ADS.Malheureusement, l\u2019égalité comme valeur sociétale est admise juridiquement, mais la progression égalitaire demeure tributaire des choix politiques et des mécanismes de gouvernance.À défaut d\u2019une reconnaissance juridique que la progression de l\u2019égalité réelle requiert la mise en œuvre de voies procédurales telles que l\u2019ADS, la discrimination systémique aura encore de beaux jours devant elle.Le Plan Nord en est un exemple patent.Durable et exemplaire, le développement du Plan Nord ?Sans analyses formelles des impacts relatifs au sexe et au genre, en plus des autres procédés permettant d\u2019assurer un développement équitable, égalitaire, inclusif et intergéné- rationnel, le Plan Nord ne demeure qu\u2019une autre stratégie d\u2019exploitation des ressources nordiques.Espérons que l\u2019Institut de recherche nordique, dont la création vient d\u2019être annoncée, saura pallier ces lacunes.Les impacts sexospécifiques du Plan Nord FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente du développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-président des ventes publicitaires MARK DROUIN Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET « tout croche» de ses campagnes publicitaires et adopter une politique linguistique et l\u2019appliquer, sans aucune exception, pour exposer aux yeux du monde que Montréal est la «métropole francophone d\u2019Amérique du Nord», et ce, en présentant une animation uniquement en français lors de tous les spectacles des fêtes du 375e.Par ailleurs, dans de ce dossier comme dans tous les autres, un «devoir» d\u2019exactitude respectueuse s\u2019impose quand on traite de données relatives à Ottawa, capitale du Canada, et à Gatineau, 4e ville en importance du Québec.En conséquence, l\u2019amalgame «Ottawa-Gatineau», créature irréelle sortie de l\u2019imaginaire radiocanadien depuis trop d\u2019années, ne doit plus être utilisée dans les médias pour rapporter des phénomènes linguistiques et autres parce que la région « Ottawa-Gatineau » n\u2019existe tout simplement pas, point à la ligne.Monique Bisson Gatineau, le 15 décembre 2016 «Ottawa-Gatineau » n\u2019est pas une région Dans la foulée d\u2019une autre bêtise linguistique de Tourisme Montréal (www.lede- v o i r.c o m / s o c i e t e / a c t u a l i t e s - e n - societe/487102/375e-en-anglais), qui s\u2019est adressé uniquement en anglais aux francophones d\u2019Ottawa, bien sûr que Tourisme Montréal doit présenter des excuses senties à tous les francophones et francophiles d\u2019Ottawa pour cette erreur empreinte d\u2019une ignorance méprisante que M.Alain Dupuis, vice-président de l\u2019Association des communautés francophones d\u2019Ottawa, a dénoncée avec raison.De plus, bien sûr que Tourisme Montréal doit corriger le tir La société verbalisée Vous traversez la rue alors qu\u2019il n\u2019y a aucun trafic : amende ! Vous retournez chez vous en métro avec vos skis de fond parce que la neige du matin a fondu : amende ! Vous tournez à droite au feu orange de façon tout à fait sécuritaire : amende ! Vous n\u2019enregistrez pas votre chat : amende ! Votre chat a fur tivement pris l\u2019air : amende, qui vous est envoyée grâce à son récent enregistrement obligatoire ! C\u2019est vrai, nous vivons dans un environnement protégé, où la santé et la sécurité sont généralement bien assurées, mais tout cela coûte cher.Et il semble que la société se rattrape en nous verbalisant à outrance, pour un oui ou pour un non.Morale de l\u2019histoire, et message adressé par notre société aseptisée : si vous ne voulez plus vous ruiner en contraven- ALEP Naufrage humanitaire MARIJUANA Ne pas brûler les étapes N L GUY TAILLEFER MANON CORNELLIER tions, ne sortez plus, restez chez vous et enfermez-vous à double tour ! Christian Feuillette Montréal, le 15 décembre 2016 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 6 D É C E M B R E 2 0 1 6 A 9 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel David(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Julie Carpentier (pupitre); information culturelle : Catherine Lalonde (reporter culturel), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline Montpetit(reporters), Benoît Munger et Philippe Papineau(pupitre); information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre); information internationale : Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre); section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); Loïc Hamon (cahiers spéciaux); équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITÉ Cynthia Floccari (adjointe), Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Caroline Filion, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Osvaldo Casas (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Sébastien Beaupré, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Ginette Rouleau et Isabelle Sanchez.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici et Véronique Pagé.«L e prochain défi est de les accompagner jusqu\u2019au marché du travail.» Comme cela semble simple lorsqu\u2019on écoute la ministre Kathleen Weil parler de ce qui attend les réfugiés syriens, un an après leur arrivée au pays.Depuis lundi, le gouvernement québécois se félicite de son accueil et annonce l\u2019arrivée d\u2019une nouvelle vague de centaines de réfugiés parmi les plus défavorisés pris en charge par l\u2019État.Aux dires de la ministre de l\u2019Immigration, de la Diversité et de l\u2019Inclusion, l\u2019intégration des réfugiés s\u2019effectuerait en deux étapes faciles: une première année «normalement consacrée à apprendre le français », puis un accompagnement vers le marché de l\u2019emploi grâce au Programme d\u2019aide à l\u2019intégration des immigrants et des minorités visibles en emploi (PRIIME).Mais alors que les premiers réfugiés syriens entament leur treizième mois au pays, il n\u2019existe toujours ni données sur leur intégration linguistique ni programme d\u2019em- ployabilité conçu sur mesure pour eux.Sur papier, les programmes de francisation et le PRIIME semblent de bons tremplins, mais ils ont leurs limites quand vient le temps de prendre en compte la situation particulière des réfugiés, qu\u2019ils proviennent de Syrie ou d\u2019ailleurs.Comme me l\u2019a confié Stephan Reichhold, directeur général de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes, le PRIIME vise surtout les immigrants qualifiés prêts à intégrer le marché du travail.Or, ce n\u2019est pas le cas des réfugiés qui, contrairement aux immigrants économiques, sont «souvent plus éloignés du marché du travail».Alors que les immigrants économiques sont sélectionnés en fonction de leurs compétences professionnelles, les réfugiés sont plutôt choisis en vertu de leur vulnérabilité.Les uns ont le loisir de préparer leur départ, les autres sont forcés de fuir en catastrophe.Fragilisés par un parcours ponctué de violences et de traumatismes divers, les réfugiés atterrissent, déboussolés, dans leur pays d\u2019accueil.En dépit de ces différences entre immigrants et réfugiés, le gouvernement demeure dans la pensée magique.Il n\u2019est pas raisonnable de croire que le parcours d\u2019intégration des réfugiés ressemblera en tout point à celui des immigrants économiques.Les obstacles systé - miques à l\u2019accès des réfugiés au marché du travail ont été amplement analysés et documentés au cours des dernières décennies.Si la ministre souhaite véritablement les accompagner jusqu\u2019au marché du travail, elle ne peut ignorer les défis radicalement explicites auxquels ils font face.L\u2019accueil spontané de milliers de réfugiés requiert des programmes d\u2019employabilité qui tiennent compte de leur réalité unique.Une question additionnelle s\u2019impose.Depuis l\u2019adoption du projet de loi 70 sur l\u2019aide sociale, les prestataires seront désormais obligés de se soumettre aux exigences du nouveau programme Objectif emploi sous peine de pénalité, de coupe, voire de perte de leurs prestations.Les réfugiés syriens pris en charge par l\u2019État et inscrits à l\u2019aide sociale dans les 12 premiers mois seront-ils assujettis à ce nouveau programme, sans tenir compte de leur trajectoire particulière?La nouvelle législation constitue non seulement un recul majeur pour les droits des personnes assistées sociales, mais serait une absurdité si elle devait s\u2019appliquer aux réfugiés prestataires de l\u2019aide sociale.À en croire les éloges du gouvernement, les réfugiés seraient censés être aptes, au treizième mois, à communiquer en français, à réussir les exigences du programme Objectif emploi ou à participer au PRIIME.Cependant, en l\u2019absence de politique précise de la par t de Québec, doit-on en conclure que leur intégration professionnelle dépendra essentiellement de la seule volonté des réfugiés?Depuis 2011, la très grande majorité des 1078 réfugiés irakiens pris en charge par l\u2019État québécois ont déménagé en Ontario pour des raisons de langue et d\u2019occasions d\u2019emploi, selon M.Reichhold.Plusieurs familles réfugiées syriennes les ont imités dernièrement, et pour les mêmes raisons.Ces échecs de notre capacité de rétention sont inacceptables et doivent faire l\u2019objet d\u2019une analyse serrée.De quoi ces insuccès sont-ils le signe ?Alors que le Québec s\u2019apprête à accueillir d\u2019autres réfugiés dans les prochaines semaines, le gouvernement doit se montrer proactif en ce qui a trait à l\u2019intégration économique.S\u2019il souhaite réellement «accompagner les réfugiés jusqu\u2019au marché du travail » et assurer une intégration réussie, il faudra qu\u2019il fasse davantage qu\u2019offrir des billets d\u2019avion et de bons sentiments.Treize mois plus tard, peut-on se mettre au travail?Le treizième mois des réfugiés syriens CATHY WONG Y V A N A L L A I R E Président exécutif du conseil d\u2019administration de l\u2019Institut sur la gouvernance (IGOPP) a récente controverse à propos de la Société immobilière du Québec a fait réaliser que, malgré des progrès certains, les espoirs investis dans une meilleure gouvernance des organismes publics se sont dissipés.Ce n\u2019est pas tellement les crises récurrentes dans des organismes ou sociétés d\u2019État qui posent problème.Ces phénomènes sont inévitables même avec une gouvernance exemplaire, comme cela fut démontré à maintes reprises dans les sociétés cotées en Bourse.Non, ce qui est remarquable, c\u2019est l\u2019acceptation des limites inhérentes à la gouvernance dans le secteur public selon le modèle actuel.Appartenant à l\u2019État, les organismes publics ne jouissent pas de l\u2019autonomie qui permettrait à leur conseil d\u2019administration d\u2019assumer les responsabilités essentielles qui incombent à un CA normal : nomination du p.-d.g., établissement de la rémunération des dirigeants, élection des membres du conseil par les « actionnaires» sur proposition du conseil, etc.Ainsi, le CA d\u2019un organisme public, dépouillé des responsabilités qui donnent à un conseil sa légitimité auprès de la direction, entouré d\u2019un appareil gouvernemental en communication constante avec le p.-d.g., ne peut que difficilement affirmer son autorité sur la direction et décider vraiment des orientations stratégiques de l\u2019organisme.Indépendance d\u2019esprit Pourtant, l\u2019engouement pour la «bonne» gouvernance, inspirée par les pratiques de gouvernance mises en place dans les sociétés ouvertes cotées en Bourse, s\u2019était vite propagé dans le secteur public.Dans un cas comme dans l\u2019autre, la notion d\u2019indépendance des membres du conseil a pris un caractère mythique.Or, à l\u2019épreuve, on a vite constaté que l\u2019indépendance qui compte est celle de l\u2019esprit, ce qui ne se mesure pas, et que l\u2019indépendance qui se mesure est sans grand intérêt et peut, en fait, s\u2019accompagner d\u2019une dangereuse ignorance des particularités de l\u2019organisme à gouverner.Ce constat des limites des conseils d\u2019administration que font les ministres et les ministères devrait les inciter à modifier ce modèle de gouvernance, à procéder à une sélection plus serrée des membres de conseils, à prévoir une formation plus poussée des membres sur les aspects substantifs de l\u2019organisme dont ils doivent assumer la gouvernance.Or, l\u2019État manifeste plutôt une indif férence courtoise, parfois une certaine hostilité, envers les conseils et leurs membres, que l\u2019on estime ignorants des vrais enjeux et superflus pour les décisions importantes.Constat Évidemment, le caractère politique de ces organismes exacerbe ces tendances.Dès qu\u2019un organisme de l\u2019État met le gouvernement dans l\u2019embarras pour quelque faute ou quelque erreur, les partis d\u2019opposition sautent sur l\u2019occasion et, les médias aidant, le gouvernement est pressé d\u2019agir pour que le «scandale» s\u2019estompe, que la «crise» soit réglée au plus vite.Alors, les ministres concernés deviennent préoccupés surtout par leur contrôle sur ce qui se fait dans tous les organismes sous leur responsabilité, même si cela est au détriment d\u2019une saine gouvernance.Ce brutal constat fait en sorte que le gouvernement, les ministères et ministres responsables contournent les conseils d\u2019administration, les consultent rarement, semblent considérer cette agitation de gouvernance comme une obligation juridique, un mécanisme pro forma utile qu\u2019en cas de blâme à partager.Prenant en compte ces réalités qui leur semblent incontournables, les membres des conseils d\u2019organismes publics, bénévoles pour la plupart, se concentrent alors sur les enjeux pour lesquels ils ont encore une certaine influence, se réjouissent d\u2019avoir cette occasion d\u2019apprentissage et apprécient la notoriété que leur apporte dans leur milieu ce rôle d\u2019administrateur.Cet état des lieux, s\u2019il est justement décrit, soulève des défis considérables pour l\u2019amélioration de la gouvernance dans le secteur public.Les mesures suivantes pourraient s\u2019avérer utiles : Améliorer la qualité de la formation donnée aux membres de conseil en ce qui concerne les particularités de fonctionnement de l\u2019organisme, ses enjeux, ses défis et critères de succès.Cette formation doit aller bien au-delà des cours en gouvernance qui sont devenus quasi obligatoires.Sans une formation sur la substance de l\u2019organisme, un nouveau membre de conseil devient une sorte de touriste pendant un temps assez long avant de comprendre suffisamment le caractère de l\u2019organisation et son fonctionnement.Accorder aux conseils d\u2019administration un rôle élargi pour la nomination du p.-d.g.de l\u2019organisme ; par exemple, le conseil pourrait, après recherche de candidatures et évaluation de celles-ci, recommander au gouvernement deux candidats pour le choix éventuel du gouvernement.Le conseil serait également autorisé à démettre un p.-d.g.de ses fonctions, après consultation du gouvernement.De même, le gouvernement devrait élargir le bassin de candidats pour les conseils d\u2019administration, et recevoir l\u2019avis du conseil sur le profil recherché.Verser une rémunération adéquate aux membres de conseils ; le bénévolat en ce domaine prive souvent les organismes de l\u2019État du talent essentiel au succès de la gouvernance.Rendre publique la grille de compétences pour les membres du conseil dont doivent se doter la plupart des organismes publics ; fournir une information détaillée sur l\u2019expérience des membres du conseil et rapprocher l\u2019expérience et l\u2019expertise de chacun de la grille de compétences établie.Cette information devrait apparaître sur le site Web de l\u2019organisme.Au risque de trahir une incorrigible naïveté, je crois que l\u2019on pourrait en arriver à ce que les problèmes qui surgissent inévitablement dans les organismes publics soient pris en charge par le conseil d\u2019administration et la direction de l\u2019organisme.En d\u2019autres mots, en réponse aux questions des partis d\u2019opposition et des médias, le ministre responsable indique que le président du conseil de l\u2019organisme en cause et son p.-d.g.tiendront incessamment une conférence de presse pour expliquer la situation et présenter les mesures prises pour la corriger.Si leur inter vention semble insuf fisante, alors le ministre prend en main le dossier et en répond devant l\u2019opinion publique.Comment améliorer la gouvernance des organismes publics québécois ?HYDRO-QUÉBEC Selon Hydro-Québec, l\u2019eau dans ses réservoirs est froide et bien oxygénée, ce qui ne favorise pas la formation de méthane.Sur la photo : la centrale René-Lévesque, sur la Côte-Nord.A L A I N T R E M B L A Y Conseiller Environnement et Milieux aquatiques chez Hydro-Québec et Ph.D.en sciences de l\u2019environnement ydro-Québec tient à corriger cer taines af firmations présentées dans la lettre d\u2019opinion intitulée « La réduction de GES nous mènera-t-elle vers la Grande Noirceur?» rédigée par Alexandre Joly de la Fondation Rivières (Le Devoir, 9 décembre 2016).Monsieur Joly avance que la construction de barrages hydroélectriques produit de grandes quantités de GES lorsque la matière végétale présente sur le territoire se décompose.Clarifions les faits : dans nos régions boréales, il y a moins de matière végétale présente, donc moins de décomposition et moins de GES ; c\u2019est pour cette raison que les réservoirs en milieu boréal ont des émissions de GES de loin plus faibles que ceux en milieu tropical.Pour ce qui est du méthane, encore là, il est faux d\u2019affirmer que les réservoirs d\u2019Hy- dro-Québec en émettent de grandes quantités.En raison de notre positionnement géographique avantageux, l\u2019eau dans nos réservoirs est froide et bien oxygénée, ce qui ne favorise pas la formation de méthane.Ainsi, en l\u2019espace de moins d\u2019une dizaine d\u2019années, les émissions de GES à partir de nos réservoirs diminuent graduellement pour s\u2019établir au niveau de celles des rivières et des lacs environnants.Hydro-Québec encourage l\u2019efficacité énergétique, et les Québécois ont grandement amélioré leur performance en la matière.Mais nous aurons toujours besoin d\u2019énergie pour les besoins de nos maisons, nos institutions et nos entreprises.Toute production énergétique a une empreinte carbonique.C\u2019est incontestable.Cependant, les aménagements hydroélectriques au Québec émettent en moyenne 50 fois moins de GES que les centrales au gaz naturel, et environ 70 fois moins que les centrales au charbon.En terminant, le représentant de Fondation Rivières fait fausse route dans sa présentation du coût de production du chantier de la Romaine.Largement supérieur à 10,1 ¢/kWh ?Pas du tout.Il est plutôt de 6,0 ¢/kWh.Et ce prix inclut bel et bien le coût de transpor t.Soulignons que ce projet est entièrement financé par Hydro-Québec.Il est très rentable et continuera de l\u2019être pour des générations à venir.N\u2019oublions pas, enfin, que la Romaine et les autres installations et activités d\u2019Hydro-Québec ont permis de contribuer un total de près de 3,5 milliards de dollars aux finances du Québec en 2015.Ces données sont présentées noir sur blanc dans le dernier rapport annuel de la société d\u2019État.On peut retrouver ce document sur notre site Internet (hydroquebec.com).Et pour les responsables de recherche scientifique, qui voudront assurément creuser un peu plus loin, nous avons aussi mis en ligne de multiples études sur les GES, publiées par des chercheurs de notoriété internationale.RÉDUCTION DES GES Hydro-Québec fait la lumière L H Il n\u2019existe toujours ni données sur leur intégration linguistique ni programme d\u2019employabilité conçu sur mesure pour les réfugiés L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 6 D É C E M B R E 2 0 1 6 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S envers le commerce illégal du cannabis.Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a confirmé de son côté que les huit boutiques ayant pignon sur rue font l\u2019objet d \u2019une enquête criminelle.M.Emer y, surnommé le «prince du pot» dans le reste du Canada, a lancé un défi au maire et à la police : «Le Québec est une des deux seules provinces où je n\u2019ai pas encore été arrêté.Je suis prêt à aller en prison.Emprisonnez-moi si vous voulez ! » a-t-il lancé à l\u2019ouverture de son commerce de l\u2019avenue du Mont-Royal Est, jeudi matin.L\u2019homme d\u2019affaires et militant a allumé un gros pétard devant les caméras de télévision.Il a distribué gratuitement du cannabis à des dizaines de clients qui avaient fait la file devant son commerce du Plateau-Mont-Royal.L\u2019entreprise Cannabis Culture, de Marc et Jodie Emery, ainsi que son concurrent Weeds comptent ouvrir une centaine de boutiques de pot récréatif au Canada dans les prochains mois, avant même la présentation du projet de loi fédéral visant à légaliser la marijuana.Dans un apparent geste de défi, Cannabis Culture a même ouvert une succursale près de deux écoles primaires dans le quartier Saint- Michel à Montréal.La boutique se trouve en face de l\u2019école Sainte-Lucie (déménagée pour cause de présence de moisissures), et tout près de l\u2019école Montcalm, à deux pas de là.Le rapport fédéral chargé de recommander la marche à suivre pour la légalisation, déposé cette semaine, propose d\u2019interdire la vente de cannabis près des écoles et des parcs, notamment.«Je ne comprends pas pourquoi ils ouvrent près d\u2019une école, c\u2019est irresponsable», a réagi la Dre Ga- briella Gobbi, professeure au Département de psychiatrie de l\u2019Université McGill et spécialisée dans les dépendances.La consommation quotidienne de cannabis peut provoquer une psychose chez les adolescents, dont le cerveau n\u2019est pas entièrement développé, rappelle-t-elle.«Chez les personnes susceptibles de souffrir d\u2019une psychose ou de dépression \u2014 par exemple en raison d\u2019antécédents familiaux \u2014, même la consommation occasionnelle de cannabis peut provoquer une psychose», explique la Dre Gobbi.Au moment de la visite du Devoir, la boutique Cannabis Culture du boulevard Saint- Michel était fermée.Deux autres succursales, qui devaient ouvrir dans la Petite Italie et dans Hochelaga-Maison- neuve, avaient aussi gardé leurs portes closes.Acheter et fumer en paix Toute la journée, des dizaines et des dizaines de clients, en majorité de jeunes hommes, sont venus frapper aux portes des huit boutiques de cannabis récréatif.« J\u2019ai envie d\u2019essayer ce qui sera bientôt le pot légal », dit un client rencontré devant la boutique du quartier Saint-Michel.La boutique de l\u2019avenue du Mont-Royal a été la plus achalandée.Des centaines de personnes ont fait la file, une bonne partie de la journée, dans l\u2019espoir d\u2019acheter de la marijuana commerciale.Il ne s\u2019agit pas ici de cannabis médical : pas besoin d \u2019un papier du médecin.Chaque gramme se vend 10 $ plus taxes.Les clients reçoivent une facture.Les transactions se font dans une pièce à l\u2019arrière du magasin, loin de la façade vitrée de la boutique.«C\u2019est un peu plus cher que sur le marché noir, mais je préfère acheter dans des boutiques légales \u2014 même si je sais que ce n\u2019est pas encore légal!» dit un client de 40 ans, père de trois enfants.Il sait de quoi il parle : l\u2019homme affirme avoir purgé 10 mois d\u2019emprisonnement (sur une sentence de 18 mois) à la prison de Bordeaux, au début des années 2000, pour avoir livré du cannabis.Ce consommateur régulier explique que le pot l\u2019aide à contrôler son déficit d\u2019attention.Il dit cultiver juste ce qu\u2019il lui faut dans son sous- sol avec une petite serre hydroponique.L\u2019été, il fait pousser quelques plants dans un terrain boisé devant chez lui.L\u2019homme a hâte de pouvoir fumer l\u2019esprit en paix.Mises en garde Tout cela reste criminel malgré l\u2019engagement du gouvernement Trudeau à légaliser le cannabis, rappelle le SPVM.«La loi continue de s\u2019appliquer.Il n\u2019y a pas de tolérance », dit la commandante Marie-Claude Dandenault, responsable des relations avec les médias du SPVM.Elle a confirmé au Devoir que les boutiques Cannabis Culture font l\u2019objet d\u2019une enquête.Le député Bill Blair, ancien chef de police de Toronto et responsable du dossier de la marijuana au sein du gouvernement Trudeau, insiste lui aussi sur le fait que la production, la vente et la consommation de cannabis, notamment, restent illégales pour le moment.Il a invité les corps policiers à appliquer les lois en vigueur.Des descentes policières sont survenues au cours des derniers mois dans les boutiques de cannabis de plusieurs villes canadiennes sous la juridiction de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).Les villes de Vancouver et de Victoria, par contre, semblent tolérer davantage la présence de dizaines de boutiques illégales de marijuana.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 MARIJUANA Selon les données du ministère Innovation, Sciences et Développement économique, le Canada a impor té en 2015 pour près de 270 mi l l ions en produ its contenant de l\u2019amiante.Il s\u2019agit principalement d\u2019isolants thermiques ou sonores (112 millions), de mach iner ie comme des meules ou des sc ies (87 mi l l ions) et des t issus (62 mi l l ions) .L\u2019amiante, à cause de sa qualité ignifuge, se retrouve aussi dans cer tains freins automobiles, mais cette catégorie est beaucoup moins importante : 6,4 millions de dollars.La même année, le Canada a aussi exporté pour 204 millions de produits contenant la substance (principalement des tissus et des isolants).Le Québec s\u2019inquiétait qu\u2019Ottawa aille jusqu\u2019à interdire la valorisation des résidus des anciennes mines québécoises d\u2019amiante, ce à quoi s\u2019adonne l\u2019entreprise Alliance-Magnésium, qui extrait par électrolyse du magnésium de la roche serpentine présente dans les résidus du minerai.Or, il n\u2019en sera rien.Du moins, pour l\u2019instant.« Nous sommes conscients des préoccupations du Québec », a indiqué la ministre Duncan en point de presse.« J\u2019ai parlé avec les maires des deux communautés minières mercredi, j\u2019ai parlé avec la députée.Nous comprenons la longue histoire minière du Québec et nous sommes sensibles à l\u2019importance du développement économique.L\u2019interdit n\u2019inclura pas les résidus », a-t-elle assuré.Néanmoins, lors d\u2019une séance d\u2019information à la suite de l\u2019annonce, quand les journalistes ont demandé \u2014 à répétition \u2014 si les résidus pourraient être ciblés à l\u2019avenir, les fonctionnaires se sont bornés à répéter qu\u2019il y aurait «un processus de consultation.Il y a d\u2019autres actions pour mieux contrôler l\u2019amiante qui font partie de ce plan.[\u2026] Il pourrait y avoir d\u2019autres actions».Pour l\u2019instant, Karine Vallières, la députée libérale provinciale de Richmond, qui abrite la ville d\u2019Asbestos, se réjouit de l\u2019annonce, tout comme son collègue de Lotbinière-Frontenac, Laurent Lessard, le maire d\u2019Asbestos, Hugues Grimard, et le vice-président principal d\u2019Al- liance-Magnésium, Pierre Saint-Aubin.« S\u2019il y a une consultation, on y participera pour s\u2019assurer que la question des résidus est écartée dès le départ », dit M.Saint-Aubin.Du côté de l\u2019Association canadienne des constructeurs automobiles, l\u2019annonce de jeudi ne change rien.Chrysler, Ford et GM, les trois fabricants canadiens que regroupe l\u2019Association, « n\u2019utilisent pas de freins contenant de l\u2019amiante depuis plusieurs années », assure le président, Mark Nantais.Toutefois, M.Nantais a indiqué qu\u2019il ne pouvait pas parler pour les garages génériques qui remplacent les freins et pourraient utiliser ce genre de produit.La stratégie d\u2019Ottawa pour enrayer l\u2019amiante prévoit par ailleurs que de nouvelles règles sur la santé et la sécurité au travail seront élaborées «dans un avenir rapproché» afin d\u2019abaisser le niveau maximal d\u2019exposition permis pour les travailleurs.Ottawa reverra son Code national du bâtiment pour en éliminer toutes les références à l\u2019amiante.Depuis le printemps, il interdit l\u2019utilisation de l\u2019amiante dans les nouvelles constructions fédérales ou les rénovations majeures, et il travaillera avec les provinces afin qu\u2019elles aussi revoient leurs codes respectifs pour faire de même.Ottawa indique aussi qu\u2019il changera de ton sur la scène internationale.La Convention de Rotterdam est un traité international qui liste les produits jugés dangereux et qui oblige les pays exportateurs à avertir clairement leurs clients des risques associés à ces produits.Entre 2006 et 2011, sous le gouver nement conservateur, le Canada a été le grain de sable qu i a empêché à deux repr ises l \u2019ajout de l\u2019amiante chrysotile à cette liste de produits dangereux.Toutefois, en septembre 2012, Ottawa avait annoncé qu\u2019il ne s\u2019opposerait plus à l\u2019inscription puisque l\u2019industrie de l\u2019amiante canadienne était morte avec le retrait du prêt à la mine Jeffrey.Alors, quelle sera la nature du changement de ton ?Encore là, les fonctionnaires ont systématiquement refusé de le dire, répétant que « le Canada mettra à jour sa position » en vue de la réunion internationale au printemps 2017.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 AMIANTE Une réunion du Conseil de sécurité est prévue aujourd\u2019hui, vendredi, à la demande de la France.Elle examinera concrètement « le déploiement d\u2019observateurs pour s\u2019assurer qu\u2019il n\u2019y a aucune exaction, aucun règlement de comptes, que les populations civiles soient protégées.C\u2019est possible de le faire extrêmement vite », a assuré le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ay- rault.Pourtant, l\u2019espoir goûte l\u2019amertume.Ces deniers jours, plusieurs organisations ont conclu à la « faillite morale» de la communauté internationale et ont sacré le conflit syrien « tombeau de la diplomatie et du droit internationaux ».Pour d\u2019autres, on assiste à un autre échec du Conseil de sécurité l\u2019ONU, alors que la Russie, qui y siège notamment, possède un droit de veto.Une autre Srebrenica?Srebrenica, Kigali, des villes rappelant d\u2019horribles massacres sont évoquées par plusieurs pour parler d\u2019Alep.«On a atteint un point où ne peut pas dire qu\u2019on ne sait pas ce qui se passe.C\u2019est un peu comme suivre l\u2019holocauste live sur les réseaux sociaux, déplore Faisal Alazem, un militant syro-canadien des droits de l\u2019Homme.Nous avons tourné le dos au Rwanda, et là, ça fait cinq ans qu\u2019on sonne les alarmes.Déjà, la moitié du peuple syrien est déplacée.» Pour contrer son sentiment d\u2019impuissance, il a organisé jeudi avant-midi un rassemblement devant le consulat de général de Russie.Dans un froid glacial, une centaine de personnes s\u2019y sont présentées à 24 heures d\u2019avis, surtout des Québécois d\u2019origine, s\u2019est réjoui M.Alazem.« C\u2019était quelque chose de très émouvant pour nous.Il y a cinq ans, la Syrie était un pays lointain, mais je sens de plus en plus, au Québec et au Canada, il y a un attachement.» Le secrétaire d\u2019État américain sortant, John Kerry, s\u2019est pour sa part inquiété de voir que la ville d\u2019Alep, reprise par le régime syrien, risquait de devenir une «autre Srebrenica», cette ville de Bosnie où fut commis en 1995 le pire massacre européen depuis la Seconde Guerre mondiale.« Ce qui s\u2019est déjà déroulé à Alep est impensable.Mais il reste des dizaines de milliers de vies concentrées dorénavant dans un tout petit espace à Alep, et la dernière chose que l\u2019on veut voir \u2014 et le monde observe \u2014, c\u2019est que cette petite zone se transforme en une autre Srebrenica», a-t-il déclaré.Car le président Assad permettra le retour des convois d\u2019aide humanitaire dans Alep-Est lorsque bon lui semblera.« Ce ne sont pas des motifs humanitaires qui vont guider sa décision de faire revenir l\u2019aide internationale », note Thomas Juneau.Même si Alep ne sera plus, de manière constante, le théâtre de cruels affrontements, elle risque d\u2019être dévastée pendant de nombreuses années, un peu à l\u2019image de la ville de Homs, plus au sud.« Le président Assad va finir par permettre l\u2019accès aux convois humanitaires, mais c\u2019est un régime de guerre, un régime qui n\u2019a pas, en pratique, de ressources et de soutien pour permettre la reconstruction.» Après Alep, Idleb?Selon l\u2019émissaire de l\u2019ONU, les combattants et leurs familles vont quant à eux aller à Idleb, une ville dans le nord-ouest de la Syrie encore tenue par l\u2019insurrection.«Nous ne savons pas ce qui va se passer à Idleb.S\u2019il n\u2019y a pas d\u2019accord politique, de cessez-le-feu, Idleb devient la prochaine Alep », a mis en garde M.de Mistura, qui a réitéré ses appels à une reprise des négociations de paix pour la Syrie.Située dans la province du même nom, la ville d\u2019Idleb, non loin d\u2019Antioche en Turquie, pourrait être en effet l\u2019un des prochains fronts du régime Assad.«C\u2019est dur à dire de façon définitive, mais c\u2019est plausible », croit le chercheur Thomas Juneau, qui invite à garder certains paramètres en tête.Primo, même si elles sont victorieuses à Alep sur les rebelles, les troupes du régime, qui sont épuisées et pas très bien équipées après cinq ans de combat, voudront d\u2019abord se reposer et se consolider avant de poursuivre.Deuzio, il faut considérer la stratégie du président Assad, connue depuis plusieurs années, qui est de transformer ce conflit et de le faire voir comme étant une simple guerre qu\u2019il livre \u2014 et remporte ! \u2014 contre le terrorisme.« Autant que possible, le régime syrien et ses alliés russes et iraniens ciblent l\u2019opposition soutenue par les États-Unis, les Émirats arabes unis, le Qatar, etc., une opposition qui est, disons, moins extrémiste.» En tassant cette opposition du radar, le régime demeurera fin seul dans sa lutte contre le terrorisme qu\u2019il veut bien prétendre mener.« C\u2019est sa stratégie, et il faut considérer ça pour voir [quelles villes] seront parmi ses prochaines cibles », poursuit-il, rappelant toutefois qu\u2019Idleb est aux mains d\u2019al-Qaïda.Le diable est dans les détails, disions-nous.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 ALEP C\u2019est un peu comme suivre l\u2019holocauste live sur les réseaux sociaux Faisal Alazem, militant syro-canadien des droits de la personne « » SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE Les ministres Judy Foote (Services publics et Approvisionnement), Kirsty Duncan (Sciences), Jane Philpott (Santé) et Catherine McKenna (Environnement) ont participé à une conférence de presse conjointe afin d\u2019annoncer le bannissement de l\u2019amiante au Canada.«Le Québec est l\u2019une des deux seules provinces où je n\u2019ai pas encore été arrêté» Marc Emery Le projet de loi de Mourani sur la traite des personnes revivra Le premier ministre Trudeau s\u2019est engagé pour la première fois, jeudi soir, à présenter une nouvelle mouture du projet de loi C-452 de l\u2019ex-dépu- tée Maria Mourani, qui renversait le fardeau de la preuve vers l\u2019exploiteur et permet que puissent être confisqués les biens issus de la criminalité de celui qui est reconnu coupable d\u2019exploitation et traite de personnes.Cette version, qui doit être présentée à la reprise des travaux de la Chambre, en février, ne contreviendrait pas à la Charte des droits et libertés, contrairement à la précédente, a affirmé Justin Trudeau, lors d\u2019un bilan de fin d\u2019année tenu à Radio-Canada jeudi soir.«On est d\u2019accord avec le projet de loi.On s\u2019est rendu compte qu\u2019il y avait des éléments anticonstitutionnels [\u2026] on a réglé ce problème et on s\u2019attend à [le] présenter d\u2019ici peu, à la rentrée», a déclaré M.Trudeau.Le Devoir bec dénonce les évictions de locataires par des propriétaires qui veulent reprendre leur logement, notamment pour l\u2019hébergement de type Airbnb.Au cours d\u2019une conférence de presse à l\u2019extérieur, jeudi dans le Plateau-Mont-Royal à Montréal, le regroupement a cité ses données pour cette année, selon lesquelles ce sont surtout des locataires qui habitaient leur logement depuis longtemps qui sont victimes d\u2019évictions.Ainsi, selon les chiffres que le regroupement a cités, 63 % des locataires qui avaient reçu un avis de reprise du logement ou d\u2019éviction habitaient leur logement depuis au moins 10 ans.Quelque 41 % l\u2019habitaient depuis plus de 15 ans.La Presse canadienne Les évictions de locataires dénoncées Encore une fois, le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Qué- "]
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