Le devoir, 19 décembre 2016, Cahier A
[" V O L .C V I I N o 2 8 9 L E D E V O I R , L E L U N D I 1 9 D É C E M B R E 2 0 1 6 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Société \u203a L\u2019étonnante journée de travail des enfants du numérique.« Zapper » au bureau et changer le monde du travail.Page A 5 Culture \u203a Conte symphonique.Avis légaux.A 4 Décès.B 4 Météo.B 2 Mots croisés.B 5 Petites annonces .B 4 Sudoku.B 5 ?w w w .l e d e v o i r .c o m Évacuation des civils en Syrie Le Conseil de sécurité de l\u2019ONU passe au vote Page B 1 Attentat terroriste en Jordanie Une touriste canadienne est au nombre des victimes Page B 1 Mobilité et équité La face cachée de l\u2019automobile Page B 5 PIERRE MOREAU AMORCE SON RETOUR EN POLITIQUE JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le premier ministre Philippe Couillard et de nombreux députés libéraux ont célébré dimanche le retour au travail de Pierre Moreau, après plusieurs mois de maladie.Alors que les rumeurs de remaniement vont bon train, M.Couillard a promis que ses «capacités immenses [\u2026] seront mises à contribution» sous peu.Page A 3 P H I L I P P E O R F A L I L a « voix distincte » du Québec à l\u2019étranger sera gaie.Un mois après avoir appelé \u2014 en vain \u2014 ses homologues à s\u2019attaquer à la discrimination envers les personnes LGBT au sommet de la Francophonie de Madagascar, la ministre des Relations internationales, Christine St-Pierre, franchit un pas de plus.La défense des droits des lesbiennes, gais, bisexuels et transgenres fera désormais partie intégrante de la politique étrangère québécoise, a appris Le Devoir.Dans leurs échanges avec des diplomates ou des politiciens de pays où les personnes LGBT font l\u2019objet de discrimination, Christine St- Pierre et son personnel évoquent maintenant cette question de façon systématique et sans ambages.Et ce, malgré les tensions ou les malaises que cela suscite.« Il y a des dossiers dans lesquels on veut avoir un leadership, et le dossier LGBT en est un.On va être proactifs», explique la ministre, qui souhaite s\u2019attaquer à la « résistance » de plusieurs États, notamment au sein de la Francophonie internationale, concernant la POLITIQUE ÉTRANGÈRE Le Québec, porte-voix des droits LGBT L\u2019histoire de Montréal, c\u2019est aussi l\u2019histoire des sports qui s\u2019y sont pratiqués.À l\u2019occasion du 375e anniversaire de la métropole, cette grande série de dix articles explore les enjeux politiques, culturels, sociaux et économiques autour de dif férents sports marquants dans l\u2019histoire de la ville.Nous commençons cette série avec la crosse, sport emblématique des premiers habitants du territoire.Premier de dix articles.375E DE MONTRÉAL La crosse, ce sport autochtone devenu national WILLIAM NOTMAN/MUSÉE MCCORD Équipe de crosse de Kahnawake, en 1876.La majorité de ces joueurs avaient voyagé en Angleterre pour une tournée organisée par William George Beers.L\u2019homme portant une coiffe traditionnelle est le capitaine de l\u2019équipe, Sawatis Aiontonnis.J E A N - F R A N Ç O I S N A D E A U E n 1867, une délégation de sportifs de Montréal vogue sur les flots de l\u2019océan A t l a n - tique en direction des îles britanniques.Ces hommes s\u2019en vont présenter des matchs de crosse devant la reine Victoria.À Londres, on s\u2019apprête à adopter l\u2019Acte de l\u2019Amérique du Nord britannique, une loi qui donne un souf fle de vie juridique à cette colonie qu\u2019est le Dominion du Canada.Réunis au sein de la National Lacrosse Association of Canada, ces sportifs anglo-saxons s\u2019approprient un jeu autochtone au nom de leurs perspectives politiques et culturelles.La devise de l\u2019association indique déjà assez leur dessein nationaliste: «Our Country & Our Game».Notre pays.Notre jeu.Ces spor tifs qui prennent ainsi la mer pour se rendre en VOIR PAGE A 8 : CROSSE I S A B E L L E P O R T E R à Québec L a Régie du logement du Québec a récemment créé un nouveau service de plaintes en ligne, dont les propriétaires sont les seuls à pouvoir bénéficier, à part quelques exceptions.Déjà sur la sellette pour ses délais, la Régie doit de nouveau se défendre.«Seuls les propriétaires peuvent ouvrir des demandes en ligne», dénonce Maxime Roy-Allard, porte-parole du Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ).«Pour nous, c\u2019est encore une fois une illustration assez patente du deux poids, deux mesures qui existe à la Régie.» Depuis le début du mois, il est en effet possible de déposer une plainte (ou demande, selon le terme utilisé par la Régie) à l\u2019organisme sur son site Web sans avoir à se déplacer en personne aux bureaux de ce tribunal administratif en matière de logement locatif.Une initiative saluée par les regroupements de propriétaires, qui y voient un irritant de moins.Près de 9 demandes sur 10 à la Régie sont déposées par eux.« Voilà une excellente nouvelle », se réjouit Hans Brouillette, de la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ).«Les propriétaires, la majorité du temps, sont des gens qui travaillent de jour, donc, pour eux, ce n\u2019est pas nécessairement évident d\u2019avoir à s\u2019absenter du travail pour aller à la Régie.» Il souligne en outre que l\u2019accès aux bureaux est encore «plus PLAINTES Le service en ligne de la Régie du logement jugé inéquitable VOIR PAGE A 8 : LGBT VOIR PAGE A 8 : LOGEMENT L E D E V O I R , L E L U N D I 1 9 D É C E M B R E 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 2 JEAN-MARC LÉGER, JACQUES NANTEL et PIERRE DUHAMEL « (.) un outil pour mieux comprendre le Quebecis vulgaris, sans complaisance, et qui dévoile, chiffres à l\u2019appui, nos forces, nos faiblesses, nos failles et nos qualités.» \u2013 Vincent Marissal, La Presse « (Le Code Québec) marque un tournant dans la perception que nous avons de nous- mêmes comme Québécois.» \u2013 Mario Dumont, Le Journal de Montréal « J\u2019ai beaucoup aimé lire ce livre-là, je le conseille, c\u2019est facile et agréable à lire.C\u2019est un portrait sans complaisance et sans photoshop ».\u2013 Guy A.Lepage Livres papier et numérique en vente maintenant © J u l i a M a r o i s © S y l v i a n e R o b i n i Offrez le Québec en cadeau pour Noël JACQUES NADEAU LE DEVOIR Dans la rue pour l\u2019anniversaire de la ligne 9 d\u2019Enbridge Une cinquantaine de personnes ont marché de la raf?nerie Suncor, à Montréal-Est, jusqu\u2019au site historique de la place de la Grande-Paix-de-Montréal, pour souligner le premier anniversaire de l\u2019inversion et de l\u2019augmentation de la capacité de transport du pipeline 9 d\u2019Enbridge.Les manifestants ont exigé l\u2019arrêt du transport de produits pétroliers dans cette ligne et dénoncé la nouvelle loi québécoise sur les hydrocarbures.Cette dernière, adoptée sous bâillon le 9 décembre, boni?e notamment les pouvoirs des entreprises d\u2019exploitation et d\u2019exploration pétrolière.O ttawa \u2014 Les libéraux fédéraux ont indiqué précisément aux provinces et aux territoires quelles sommes supplémentaires en transferts en santé ils recevront l\u2019an prochain, et celles-ci sont bien inférieures à ce que souhaitaient les premiers ministres.Les chiffres dévoilés par le ministère des Finances dimanche matin ont montré que les libéraux tablaient sur une augmentation de 3 % du f inance- ment des soins de santé, à 37,15 mil - liards de dollars l\u2019an prochain, par rapport à 36,1 milliards pour la période correspondante de l\u2019année précédente.Le portrait ainsi affiché a mis la table pour un affrontement entre les deux ordres de gouvernement quant au sor t du financement en santé.Le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, devait recevoir dimanche soir à Ottawa ses homologues des provinces et des territoires, avant que les ministres de la Santé ne se joignent aux discussions, lundi, sur le financement en santé à long terme.M.Morneau avait été catégorique, vendredi, af firmant que les demandes des provinces quant aux hausses des transfer ts en santé « dépassaient tout ce que [le gouvernement fédéral] considérerait ».Le ministre fédéral a martelé qu\u2019il n\u2019accepterait pas que les augmentations annuelles des transfer ts dépassent 3 %, ou que la part des dépenses assumée par le gouvernement fédéral soit relevée à 25 % des budgets provinciaux en santé.Idée «indécente» Ainsi, le taux de croissance du transfert en santé passerait de 6 à 3 %, comme prévu, ce qui réduirait de près de 1,1 milliard par année les paiements combinés d\u2019Ottawa aux provinces par rappor t à ce qu\u2019elles comptaient obtenir.Les gouvernements des provinces affirment que cela laisserait de grands trous dans leur budget de soins de santé.Dimanche, le ministre de la Santé du Québec, Gaétan Barrette, a qualifié sur son compte Twitter d\u2019« indécente » et d\u2019« irresponsable» l\u2019idée de M.Mor- neau de réduire la part du fédéral « de 23 % aujourd\u2019hui à moins de 20% sur 10 ans».«La 1re promesse électorale que le gouv@JustinTrudeau choisit de briser est celle qui a le + d\u2019impact sur les Canadiens vulnérables», a-t-il écrit un peu plus tôt.En entrevue, il a déclaré que « Bill Mor- neau jouait avec les chiffres, c\u2019est enfantin».« À moins qu\u2019il ne présente une meilleure proposition, cela va mal se passer demain [lundi] », a-t-il ajouté.Certaines provinces soutiennent l\u2019idée d\u2019un financement fédéral sur dix ans qui verrait les transferts en santé augmenter de 5,2% par année, tandis que d\u2019autres voudraient voir le gouvernement fédéral faire croître graduellement sa part des budgets provinciaux de soins de santé à 25%.Le gouvernement fédéral se dit par ailleurs prêt à investir des montants significatifs dans les soins à domicile et la santé mentale.En tout, le gouvernement fédéral prévoit fournir aux provinces et aux territoires environ 72,8 milliards en paiements de transfer t l\u2019an prochain, incluant les paiements de péréquation aux provinces qui y auront droit.Quatre provinces n\u2019auront pas droit aux paiements de péréquation l\u2019an prochain en vertu de la formule de calcul: Terre-Neuve- et-Labrador, Saskatchewan, Alberta et Colombie-Britannique.Les six provinces restantes recevront au total 18,25 milliards, le Québec obtenant la plus large part, à 11 milliards.Le programme de péréquation inscrit dans la Constitution redistribue l\u2019argent aux provinces les plus pauvres pour aider à financer les services publics.La Presse canadienne TRANSFERTS EN SANTÉ Des sommes bien inférieures aux vœux des provinces L I A L É V E S Q U E Q uébec ferait mieux de signer l\u2019entente fédérale- provinciale sur les pensions, conclue en juin dernier, que d\u2019aller de l\u2019avant avec la réforme faiblarde du Régime des rentes envisagée par le ministre des Finances, Carlos Lei- tão, estime le secrétaire général de la FTQ.La Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) a adopté une position commune avec la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et la Confédération des syndicats nationaux (CSN), dans le cadre de la consultation sur l\u2019avenir du Régime des rentes du Québec.Les trois centrales estiment que les retraités du Québec y perdront au change, parce que Québec protège beaucoup moins les retraités, dans sa bonification du Régime des rentes, qu\u2019Ottawa et les autres provinces canadiennes vont le faire avec le Régime de pensions du Canada (RPC).« Notre régime doit encore être un équivalent du RPC.Il n\u2019est pas question que nous acceptions qu\u2019un retraité québécois ait moins qu\u2019un retraité alber- tain, du Nouveau-Brunswick, de la Colombie-Britannique ou de la Nouvelle-Écosse ou de n\u2019importe quelle autre province canadienne», a tonné Serge Cadieux, secrétaire général de la FTQ, au cours d\u2019une entrevue avec La Presse canadienne.À par tir du document de consultation rendu disponible par le ministère des Finances, les centrales syndicales ont effectué divers calculs et en arrivent à la conclusion que «pour toutes les tranches de travailleurs, dans tous les cas de figure, les retraités du Québec vont recevoir moins que les retraités du reste du Canada » si Québec garde le cap avec ses propositions de réforme.Lorsque la réforme conclue par Ottawa et les autres provinces entrera pleinement en vigueur, le travailleur d\u2019Edmonton touchera 33,3 % de 40 000 $.Et celui du Québec, si la réforme envisagée par Québec va de l\u2019avant : 27,5 % de 40 000 $.Ainsi, le travailleur d\u2019Edmonton avec un salaire de 40 000$ gagnera 3320 $ de plus par année tandis que celui du Québec, à salaire égal, devra se contenter de 1000 $ de plus.La Presse canadienne RÉGIMES DE RETRAITE Les centrales syndicales s\u2019attaquent à la réforme de Leitão Lire aussi \u203a Proposition Leitão sur les régimes de retraite : nous serons tous perdants, un texte de Serge Cadieux publié dans notre rubrique Libre opinion.Page A 6 Le ministre fédéral a martelé qu\u2019il n\u2019accepterait pas que les augmentations annuelles des transferts dépassent 3 % Coderre déplore le « show» de Cannabis Culture Au lendemain de plusieurs descentes dans des boutiques montréalaises de Cannabis Culture, le maire de la métropole, Denis Coderre, considère que ses propriétaires ont fait un «show» inutile puisque de toute façon, la marijuana sera à terme légalisée au Canada par le gouvernement Trudeau.Interrogé à l\u2019événement annuel de l\u2019organisme Moisson Montréal, samedi matin, M.Coderre a dit qu\u2019il ne comprenait pas pourquoi les militants procan- nabis se sont lancés dans une telle démarche de désobéissance civile alors que leur cause a déjà gagné.Vendredi soir, six des huit boutiques montréalaises de Cannabis Culture ont fait l\u2019objet de descentes du Service de police de la Ville de Montréal, au lendemain de leur ouverture illégale.Plus de 40livres de marijuana ont été saisies, ainsi que de l\u2019argent et de l\u2019équipement.Le SPVM a effectué dix arrestations, quatre femmes et six hommes, dont le copropriétaire des boutiques, Marc Emery, surnommé communément «le prince du pot».Neuf des dix personnes ont été libérées sous promesse de comparaître.Le dernier, Marc Emery lui-même, a comparu samedi après-midi.Il fera face à trois chefs d\u2019accusation: trafic de stupéfiants, possession de stupéfiants avec l\u2019intention d\u2019en faire le trafic et complot.Il a été libéré après avoir versé un cautionnement de 5000$.La Presse canadienne P H I L I P P E O R F A L I à Mercier L ui promettant que ses « capacités immenses [\u2026] seront mises à contribution» sous peu, le premier ministre Philippe Couillard a célébré dimanche en fin de matinée le retour au travail du député libéral Pierre Moreau, après plusieurs mois de maladie.Dans une salle de réception bondée, M.Couillard, quelques centaines de militants de la circonscription de Châteauguay ainsi qu\u2019une bonne partie du Conseil des ministres et de la députation libérale ont souligné en grande pompe le retour de M.Moreau.«Tout le monde est conscient, mon cher Pierre, que tes capacités sont immenses, et elles seront mises à contribution», a promis M.Couillard, ému de la rémission de son « ami », alors que les rumeurs de remaniement ministériel en début d\u2019année 2017 vont bon train.Ovationné à maintes reprises par les quelques centaines de personnes présentes, M.Moreau, ému et semblant en bonne forme physique, a souligné maintes fois à quel point il était heureux de reprendre le travail.Impopulaires Tout en faisant l\u2019éloge du « système de santé de Gaétan [Barrette] », le député a reconnu la nécessité pour les libéraux de Philippe Couillard de « mieux faire comprendre » leur message et leurs accomplissements, alors qu\u2019un sondage Léger-Le Devoir révélait, samedi, qu\u2019ils sont plus impopulaires que jamais.« Nous devons nous imposer comme le parti avec lequel les Québécois souhaitent poursuivre leur chemin», a-t-il dit.« J\u2019ai eu une position d\u2019observateur privilégié.Ce que j\u2019ai vu, c\u2019est un premier ministre qui n\u2019a jamais dévié de son but, pour donner aux Québécois les moyens de leurs ambitions et amener le Québec à son plein potentiel », a poursuivi celui qui est actuellement ministre délégué aux Finances, après avoir dû renoncer au por te- feuille de l\u2019Éducation à cause de la maladie.Quelles responsabilités ai- merait-il se voir confier ?« Je suis prêt à faire le mandat que le premier ministre estimera que je suis à même de por ter pour le bénéfice de l\u2019équipe qui a fait un travail formidable», a- t-il indiqué en mêlée de presse.Malgré l\u2019accueil exceptionnel qui lui a été réser vé par ses collègues à son retour de congé, il a affirmé ne pas être le «sauveur» du Parti libéral.Philippe Couillard s\u2019est fait tout aussi évasif.«C\u2019est clair qu\u2019avec son expérience, son grand talent, Pierre Moreau doit se voir confier des responsabilités proportionnelles à ça.On vous annoncera quelque chose le moment venu, mais ce n\u2019est pas aujourd\u2019hui, a-t-il dit.Un jour, il y en aura un remaniement, peut-être.Mais ce n\u2019est pas aujourd\u2019hui.Puis je ne sais pas quand.Puis peut-être que non.Puis peut- être que oui.Puis on verra.» Le Devoir ASSEMBLÉE NATIONALE Pierre moreau reprend son rôle de député L E D E V O I R , L E L U N D I 1 9 D É C E M B R E 2 0 1 6 ACTUALITES A 3 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 L a seule et unique fois où mon journal a parlé de ma mère, c\u2019était à l\u2019occasion de sa naissance.Et c\u2019était à la une.Un bébé de l\u2019année, ma maman adorée ?Même pas.D\u2019ailleurs, les bébés du Nouvel An, cela n\u2019a jamais été tellement le genre du Devoir.À raison, ce journal s\u2019est toujours soucié bien davantage de l\u2019éducation que de la procréation.Si ce bébé qui allait devenir ma mère se retrouvait en tête de l\u2019actualité, c\u2019est tout simplement que son attente avait retardé quelque peu les activités d\u2019une élection partielle.Mon grand-père, voyez-vous, se lançait en politique à titre de candidat pour le Bloc populaire canadien, un mouvement dont avait accouché la crise de la conscription en 1942.Parti politique aux accents autonomistes, présent à Ottawa comme à Québec, le Bloc populaire était structuré autour de deux figures phares du temps, le député Maxime Raymond et le jeune intellectuel André Laurendeau.Le Bloc recevait l\u2019appui de plusieurs personnalités, dont Henri Bourassa.Le puissant orateur qu\u2019était le fondateur du Devoir avait accepté, non sans se faire prier, de sor tir de sa retraite pour haranguer les foules de sa voix haut perchée.Lancé en 1991, le Bloc québécois de Lucien Bou- chard lance un clin d\u2019œil à cet autre Bloc.Au sortir de la guerre, mon grand-père n\u2019avait aucune chance d\u2019être élu.Il comptait tout de même sur un organisateur politique redoutable.Son nom : Michel Chartrand.Il aurait eu cent ans demain, le bouillant Chartrand.Sa fille Suzanne vient de publier un album à sa mémoire et à sa gloire.Oh ! ce n\u2019est pas le très grand livre qu\u2019une vie pareille mériterait.Une vingtaine de témoignages, réunis dans un format qui tient plus du magazine que du livre.Mais pour nous rappeler le chemin parcouru par Char- trand, voilà déjà beaucoup mieux à mon sens que ce simple pont flanqué de son nom sur l\u2019autoroute des Cantons.Dans À bas les tueurs d\u2019oiseaux, publié aux Éditions Trois-Pistoles, on trouve des témoignages, des réflexions, des extraits de documents, textes récents et anciens, par exemple un portrait signé par Pierre Vadeboncœur en 1971.«Ce passionné, souvent excessif, tout plein d\u2019intransigeance et de feu, explique l\u2019écrivain, est animé en son fond par des idées d\u2019une générosité sans pareille.» Chartrand, on l\u2019ignore souvent, fut aussi imprimeur et éditeur.Les Édit ions de l\u2019Arc, son enseigne, publièrent notamment les recueils de poésie de Gil les V i - gneault.Le Dr Alain Vade- boncœur, le fils de Pierre, raconte dans ce livre qu\u2019il s\u2019est trouvé un jour à un repas chez Char trand tandis que V igneault mangeait à la même table.À la fin, dit-il, Vi- gneault chanta a cappella une nouvelle création.Char- trand l\u2019écouta très attentivement.Sitôt la chanson terminée, Char trand dit gravement : « Le premier couplet est très bon.Mais y a pas mal de choses à couper dans le reste.» J\u2019adore cette franchise totale, sans faux-fuyant.Elle est le propre d\u2019une vieille et solide amitié.Au fond, Char trand était pour la société québécoise un vieil ami sur qui elle pouvait compter pour se faire dire ses quatre vérités.« Le capitalisme, c\u2019est amoral, asocial, apatride, anatio- nal, sans aucune espèce de considération humaine», répé- tait-il.Il rappelait en même temps que le mépris de classe existe encore et toujours.On le voit d\u2019ailleurs dégouliner ces jours-ci de la bouche de ceux qui se sont empressés de signaler à François Legault qu\u2019il fait fausse route en soutenant, même très timidement, que les plus nantis devraient contribuer davantage au bonheur de la société.Très souvent absent pour cause d\u2019activités syndicales, le Chartrand imprimeur-éditeur était agacé, m\u2019a-t-on raconté, devant le manque d\u2019entrain de ses employés à prendre leur destin en main.Il les avait en conséquence réunis en leur demandant s\u2019il allait devoir leur botter le cul pour qu\u2019ils se structurent enfin dans un syndicat! Toutes les fois où j\u2019ai eu affaire à Michel Chartrand, le bouillant syndicaliste commençait par me parler doucement de mon grand-père, en quittant pour un instant son petit sourire narquois.Il avait toujours beaucoup de considération et d\u2019attention.Ce batailleur était un homme de paix.Il avait non seulement du cœur, mais de l\u2019estomac.À un policier nerveux qui avait un jour dégainé son arme pour le mettre en joue, Char trand avait lancé ceci : «Arrête de trembler : tu vas me manquer!» Au temps de l\u2019université, nous étions par tis avec quelques amis pour manger avec lui.Au café, dès son entrée, toutes les têtes s\u2019étaient tournées.Une serveuse balbutiante lui avait fait signer une page du menu.Aux tables, toutes les conversations s\u2019étaient vite tues afin de mieux pouvoir écouter la nôtre.Char trand, se sachant écouté, prenait le restaurant entier pour son théâtre.Ses lancées étaient ponctuées par son rire très par ticulier, un rire fait de points d\u2019exclamation sonores.« Tous les humains sont de ma race », répétait-il, citant son ami Vigneault.Il insistait pour nous rappeler la nécessité de penser à l \u2019horizon commun de l\u2019humanité, au- delà des nations ou des religions.À cette fin, il ne fallait pas craindre les insectes, di- sait-il, et af fronter d\u2019abord toutes ces lucioles qui, au- jourd\u2019hui comme hier, prétendent éclairer le monde alors qu\u2019elles l \u2019égarent dans les profondeurs de la nuit.« Les lucioles disparaîtront quand nous prendrons conscience du soleil.» C\u2019est à ce moment, s i je me souviens bien, que tout le restaurant jugea bon de l\u2019applaudir.jfn@ledevoir.com Un grand soleil J O C E L Y N E R I C H E R à Québec L a cravate est plus utile que la jupe pour obtenir un bon salaire dans un cabinet de ministre.Car la paye versée aux hommes qui dirigent les cabinets des ministres du gouvernement Couillard est en général bien plus alléchante que celle consentie aux femmes effectuant le même travail.L\u2019écart de rémunération entre directeurs et directrices de cabinet atteint environ 12 %, en moyenne.En 2016, le salaire moyen versé aux chefs de cabinet varie de 141 856 $, si on est un homme, à 124 653 $, si on est une femme, un écar t de 17 203 $.C\u2019est ce qui ressor t d\u2019une compilation en fonction des sexes effectuée par La Presse canadienne, à par tir du tableau produit en mars par le Conseil exécutif pour l\u2019année financière 2015-2016 et mis à jour pour tenir compte des changements sur venus depuis dans les cabinets des ministres Martin Coiteux et Hélène David.Poste stratégique, le chef de cabinet agit comme bras droit et principal conseiller des ministres et du premier ministre.Le gouvernement actuel en compte 28, soit 15 hommes et 13 femmes.En nombre, l\u2019égalité paraît donc à peu près acquise, mais en argent sonnant, c\u2019est apparemment une autre histoire.En 2016, selon les règles en vigueur, la personne chargée de diriger un cabinet peut espérer gagner entre 110 000 $ et 145 941 $, un salaire élevé, mais pour un poste politique, donc à statut précaire.Des 28 chefs de cabinet, 8 figurent au sommet de la pyramide des salaires, soit dans la catégorie des 144 000 $ et plus : 8 hommes, mais aucune femme.C\u2019est donc dire qu\u2019environ la moitié des chefs de cabinet de sexe masculin (huit sur 15) ont accès aux meilleures conditions salariales disponibles, alors que pas même une seule de leurs collègues féminines n\u2019a droit à ce privilège.Là comme ailleurs, c\u2019est plutôt au bas de l\u2019échelle salariale qu\u2019on retrouve les femmes.Avec un revenu de 110 000 $, soit le salaire minimum fixé pour ce type d\u2019emploi, on trouve quatre chefs de cabinet : trois femmes (23 %) et un homme (6 %).En fait, la grande majorité des femmes (77 %) exerçant la fonction de bras droit d\u2019un ministre gagnent 130 000 $ ou moins.On ne trouve que 26 % des messieurs dans la même catégorie.Le «boys\u2019 club» Dans le milieu politique, au moment de fixer un salaire, la taille du ministère, le nombre d\u2019années d\u2019expérience, mais surtout une bonne dose d\u2019arbitraire \u2014 dont le sexe de l \u2019 individu \u2014 peut faire toute la dif férence dans le porte-monnaie.Un exemple parmi d\u2019autres: en février 2015, François Blais devient ministre de l\u2019Éducation.Son directeur de cabinet compte plusieurs années d\u2019expérience.Salaire annuel: 144 000$.Un an plus tard, remaniement.Sébastien Proulx passe à l\u2019Éducation, tout en conservant la Famille.Sa directrice de cabinet fait elle aussi partie du personnel politique depuis des années.Mais même si sa tâche, par rapport à son prédécesseur, a augmenté, la paye, elle, a diminué.Salaire annuel: 125 000$.Une ancienne directrice de cabinet du gouvernement actuel, qui a demandé l\u2019anonymat, raconte sa surprise quand elle a pris ses fonctions et découvert que son prédécesseur, un homme, gagnait 15 000 $ de plus qu\u2019elle.Insultée, elle a dû frapper à la porte du cabinet du premier ministre pour revendiquer un salaire égal pour un travail égal, ce qu\u2019elle a finalement obtenu.Si elle s\u2019était tue, personne n\u2019aurait levé le petit doigt, selon elle.« C\u2019est vraiment un boys\u2019 club », où les femmes « n\u2019ont pas beaucoup de place» et surtout pas aux postes décisionnels, stratégiques, raconte cette ex-directrice de cabinet qui a quitté la politique, après plusieurs années dans les cabinets du gouvernement Cha- rest, puis Couillard.La Presse canadienne CABINETS COUILLARD Les hommes mieux payés que les femmes L\u2019écart de rémunération entre directeurs et directrices atteint environ 12 % JACQUES NADEAU LE DEVOIR Philippe Couillard et des centaines de militants de Châteauguay, la circonscription de Pierre Moreau (à droite), ont souligné dimanche avant-midi le retour au travail de l\u2019élu, qui s\u2019était absenté plusieurs mois à cause de problèmes de santé.JEAN- FRANÇOIS NADEAU « Tous les humains sont de ma race », répétait Michel Chartrand, citant son ami Vigneault Trop de restaurants à Montréal?Avec une féroce concurrence et de minces marges de profit \u2014 environ 2,7 % en moyenne \u2014, le rôle que devrait jouer le gouvernement du Québec dans le secteur de la restauration, l\u2019un des plus dynamiques de la province, demeure source de frictions.Le débat n\u2019est pas nouveau, et a été réa- limenté plus tôt cette année par Carlos Ferreira, notamment à la tête du Café Fer- reira, qui affirme que Montréal devrait imposer des quotas dans certains quartiers pour restreindre la concurrence et aider des restaurants bien établis en difficulté à maintenir leurs activités.Le célèbre chef Daniel Vézina a soutenu récemment que la cessation des activités de bon nombre de restaurants quelques mois après leur ouverture montrait qu\u2019il y avait trop d\u2019adresses culinaires à Québec et à Montréal.«Tout le monde veut ouvrir un restaurant, devenir chef; cela doit changer», a dit M.Vézina aux journalistes.Montréal compte une proportion de restaurants par habitant parmi les plus élevées en Amérique du Nord.La Presse canadienne Le salaire moyen versé aux chefs de cabinet varie de 141 856 $, si on est un homme, à 124 653 $, si on est une femme L E D E V O I R , L E L U N D I 1 9 D É C E M B R E 2 0 1 6 A V I S L É G A U X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S A 4 Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres Courriel : avisdev@ledevoir.com Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi AVIS LÉGAUX & APPELS D\u2019OFFRES HEURES DE TOMBÉE AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsa bilité se limite au coût de la parution.avisdev@ledevoir.com Tél.: 514-985-3344 | Télec.: 514-985-3340 RÉSERVATIONS : Publications des samedis 24, et 31 déc.: TOMBÉE les jeudis 22 et 29 déc.avant midi Publications des mercredi 28 et jeudi 29 déc.: TOMBÉE jeudi 22 décembre avant midi Publications des mercredi 4 et jeudi 5 janv.: TOMBÉE jeudi 29 décembre avant midi Le Devoir ne sera pas publié les 26 et 27 décembre 2016 ainsi que les 2 et 3 janvier 2017 TOMBÉES \u2013 PÉRIODE DES FÊTES AVIS LÉGAUX ET D\u2019APPELS D\u2019OFFRES AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis de la clôture d'inventaire des biens de la succession de Martin BOIVIN, en son vivant domicilié au 12-50 rue Saint-Hubert, Granby, Québec, J2G 5L9, décédé le 09-11-2016, lequel inventaire peut être consulté par les personnes intéressées à l'étude Desjardins & Lévesque Notaires située au 233, rue Champlain, Saint-Jean- sur-Richelieu (Québec) Me Julie LÉVESQUE, notaire Avis de clôture d'inventaire (art.795 C.c.Q.) Prenez avis qu'à la suite du décès de monsieur Ronald Cam- peau, en son vivant domicilié au 1725, boulevard Gouin Est, Montréal, Québec, H2C 1C2, survenu le 29 octobre 2015, un inventaire de ses biens a été dressé par le liquidateur successoral, monsieur François Leduc, et peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Marie France Carrère, notaire, sise au 10 105, de l'avenue Hamel, en la ville de Montréal; 514-388-3884, sur rendez-vous.Donné ce 15 décembre 2016 Me Marie France Carrère, notaire Avis légal Avis est par les présentes donné, qu'Agathe Bourassa, domiciliée à la Résidence Les Deux Aires, 505 boulevard Gouin Ouest, appartement 220, Montréal, Québec, H3L 3T2, est décédée le 26 septembre 2016 et qu'un inventaire de ses biens a été préparé par sa liquidatrice, Francine Bourassa, et peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Claire Pouliot, notaire, sise au 558 avenue Notre-Dame, bureau 202, Saint- Lambert, QC, J4P 2K7.Donné ce 19 décembre 2016.Francine Bourassa Liquidatrice d'Agathe Bourassa CANADA COUR DU QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL (Chambre civile) NO.: 500-22-025374-168 NISSAN CANADA INC.Demanderesse c.MANAGEMENT WORKFORCE INC.Défendeur Avis public de notification (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à Management Workforce Inc.de vous présenter au greffe civil du district de Longueuil situé au 1111, boul.Jac- ques-Cartier Est, Longueuil dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d'instance, avis d'assignation (art.145 et suivants) & pièces P-1 à P-3 qui y à été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l'avis d'assignation qui l'accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié à la demande d'Olivier Gaucher, huissier, qui a tenté sans succès de vous signifier la demande introductive d'instance, avis d'assignation (art.145 et suivants) & pièces P-1 à P-3.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.Repentigny, ce 15 décembre 2016 Olivier Gaucher, Huissier de justice Service des infrastructures, de la voirie et des transports Direction des infrastructures Des soumissions, sont demandées et devront être reçues, avant, 10h30 h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l'attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 333701 Descriptif : Réhabilitation sans tranchée de conduites d\u2019eau par la technique de chemisage sur diverses rues dans les arrondissements de Côte-des-neiges\u2014Notre-Dame-de-Grâce, Le Plateau\u2014Mont-Royal et Ville-Marie Date d\u2019ouverture : 23 janvier 2017 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : appelsdoffres.infos.dtp@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 19 décembre 2016 Visite supervisée des lieux : N/A Appel d\u2019offres : 333702 Descriptif : Réhabilitation sans tranchée de conduites d\u2019eau par la technique de chemisage sur diverses rues dans les arrondissements de Lachine, LaSalle, Le Sud-Ouest et Verdun Date d\u2019ouverture : 25 janvier 2017 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : appelsdoffres.infos.dtp@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 19 décembre 2016 Visite supervisée des lieux : N/A Appel d\u2019offres : 333706 Descriptif : Travaux de réhabilitation de conduite d'égout par chemisage dans les arrondissements de Côte-des-Neiges\u2014Notre-Dame-de-Grâce, du Plateau\u2014Mont-Royal et de Ville-Marie Date d\u2019ouverture : 23 janvier 2017 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : appelsdoffres.infos.dtp@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 19 décembre 2016 Visite supervisée des lieux : N/A Appel d\u2019offres : 333707 Descriptif : Travaux de réhabilitation de conduite d'égout par chemisage dans les arrondissements de Lachine, de LaSalle, d'Outremont, de Sud- Ouest et de Verdun.Date d\u2019ouverture : 25 janvier 2017 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : appelsdoffres.infos.dtp@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 19 décembre 2016 Visite supervisée des lieux : N/A Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel de ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 19 décembre 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres REPORT DE DATE D\u2019OUVERTURE 16-024 - Travaux de réfection et mise aux normes de la piscine et réaménagement partiel du chalet au parc Decelles Veuillez prendre note que la date d\u2019ouverture de la soumission 16-024 est reportée au mercredi 18 janvier 2017, à 11 heures.Montréal, le 15 décembre 2016.La Secrétaire du Conseil d\u2019arrondissement, Isabelle Bastien, avocate.Appel d\u2019offres CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL À : Stéphane CARLE, d\u2019adresse inconnue Dossier no : 525-43-007286-160 ORDONNANCE Le Tribunal vous enjoint de répondre dans un délai de trente (30) jours à compter de la publication de la présente ordonnance à la Cour du Québec, Chambre de la jeunesse, au 410, rue de Bellechasse, à Montréal et vous avise qu\u2019une copie de la demande d\u2019adoption pour votre enfant né(e) le 29 janvier 1996 a été laissée à votre attention au greffe de l\u2019adoption, local RC-011.Cette demande sera présentée devant le tribunal le 2 février 2017, à 9h00, en la salle 1.08 et qu\u2019à défaut de vous présenter et de manifester votre intention de contester cette demande dans les délais légaux, un jugement par défaut pourra être rendu sans autre avis, ni délai.Montréal, le 8 décembre 2016 Sébastian HÉBERT Greffier adjoint COUR DU QUÉBEC Chambre de la jeunesse En matière d\u2019adoption Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 16-15744 A89 - Fourniture et installation d\u2019un engin élévateur à nacelle d\u2019une hauteur de travail de 61 pieds et d\u2019une carrosserie de service sur un châssis de camion fourni par la Ville L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 21 décembre 2016 est reportée au 11 janvier 2017 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, le 19 décembre 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 10 h 30 à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l'attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Biens et services Appel d\u2019offres : 16-15719 Descriptif : Renouvellement du support pour les serveurs Hewlett-Packard du système de la RAO du SPVM Date d\u2019ouverture : 18 janvier 2017 Dépôt de garantie : aucun Appel d\u2019offres : 16-15810 Descriptif : Acquisition et configuration de licences Airwatch pour l\u2019utilisation de 600 appareils en mobilité Date d\u2019ouverture : 23 janvier 2017 Dépôt de garantie : aucun Renseignements : Eddy Dutelly, agent d'approvisionnement : 514 872-5253 Appel d\u2019offres : 16-15788 Descriptif : A52 - Location de cinq (5) tracteurs avec opérateurs pour les opérations de déneigement de l'arrondissement Ville-Marie, 16 mois Date d\u2019ouverture : 16 janvier 2017 Dépôt de garantie : 3000 $, cautionnement et/ou chèque visé Renseignements : Geneviève Fortin, agente d'approvisionnement : 514 872-4437 Catégorie : Services professionels Appel d\u2019offres : 16-15732 Descriptif : Services professionnels d'estimateurs en construction pour les projets d'infrastructures urbaines Date d\u2019ouverture : 18 janvier 2017 Dépôt de garantie : aucun Renseignements : Eddy Dutelly, agent d'approvisionnement : 514 872-5253 Documents : Les documents relatifs à ces appels d'offres seront disponibles à compter du 19 décembre 2016 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux au Service du greffe à l\u2019Hôtel de Ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 19 décembre 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres ENTRÉE EN VIGUEUR DE RÈGLEMENTS Avis est donné que le conseil de la Ville, à son assemblée du 14 décembre 2016, a adopté les règlements suivants : 16-065 Règlement sur les tarifs (exercice financier 2017) 16-066 Règlement sur les taxes (exercice financier 2017) 16-067 Règlement concernant la taxe foncière sur les parcs de stationnement (exercice financier 2017) 16-068 Règlement relatif au fardeau fiscal (exercice financier 2017) L\u2019objet est de préciser la partie de l\u2019augmentation du fardeau fiscal qui ne relève pas de la constitution de la Ville en ce qui a trait à l\u2019harmonisation des fardeaux fiscaux des différents secteurs lorsque le fardeau fiscal supporté par l\u2019ensemble des unités d\u2019évaluation d\u2019une catégorie d\u2019immeuble est plus élevé en 2017 qu\u2019il ne l\u2019était en 2016.16-069 Règlement autorisant un financement interne au montant de 5 000 000 $, pour l\u2019exercice financier 2017, afin de financer le manque à gagner découlant des changements apportés aux modalités de remboursement de la TVQ 16-070 Règlement modifiant le Règlement intérieur de la Ville sur la délégation du conseil de la Ville aux conseils d\u2019arrondissement de certains pouvoirs relatifs à des parcs et équipements (08-056) et modifiant le Règlement du conseil de la Ville sur la subdélégation de certains pouvoirs relatifs à des équipements, infrastructures et activités d\u2019intérêt collectif identifiés à l\u2019annexe du Décret concernant l\u2019agglomération de Montréal (1229-2005, 8 décembre 2005) (07-053) Ce règlement introduit les ajustements aux règlements 08-056 et 07-053 pour tenir compte du fait que la compétence relative à l\u2019aménagement et au réaménagement du domaine public, y compris les travaux d\u2019infrastructures, dans un secteur désigné comme le centre-ville, relève désormais de la compétence du conseil municipal plutôt que du conseil d\u2019agglomération, à la suite de l\u2019adoption de la Loi modifiant diverses dispositions législatives en matière municipale (2016, chapitre 30).Ce règlement prendra effet le 1er janvier 2017.Ces règlements entrent en vigueur en date de ce jour.Ils sont disponibles pour consultation durant les heures normales de bureau au Service du greffe, 275, rue Notre-Dame Est et peuvent également être consultés en tout temps, sur le site Internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/reglements Montréal, le 19 décembre 2016 Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon Avis public ALIÉNATION DE BIENS AVIS est donné, en vertu de l\u2019article 28 de la Loi sur les cités et villes (RLRQ, chapitre C-19), que la Ville de Montréal a autorisé l\u2019aliénation de biens au cours du mois de novembre 2016 : Vente à Les Immeubles TD inc.d\u2019un terrain situé entre la rue La Martinière et le chemin de fer de la Compagnie des chemins de fer nationaux, constitué du lot 5 659 142 du cadastre du Québec, d\u2019une superficie de 1 031,8 m², dans l\u2019arrondissement de Rivière-des-Prairies\u2013Pointe- aux-Trembles, pour 34 000 $.(CM16 1250) Vente à Les Papiers M.P.C.inc.d\u2019un terrain situé du côté nord de la rue Cabot et à l\u2019ouest de l\u2019avenue Gilmore, constitué du lot 1 573 991 du cadastre du Québec, d\u2019une superficie de 979,8 m², dans l\u2019arrondissement du Sud-Ouest, pour 140 000 $.(CM16 1251) Échange par lequel la Ville cède à Michel Plante et Isabelle Parenteau un terrain situé au nord de la 96e Avenue, constitué du lot 5 785 876 du cadastre du Québec, d\u2019une superficie de 61,3 m² dans l\u2019arrondissement de Rivière-des-Prairies\u2013 Pointe-aux-Trembles, en contrepartie d\u2019un terrain situé au nord de la 96e Avenue et à l\u2019est de la rue Marion, d\u2019une superficie de 103 m², sans soulte.(CM16 1259) Le 19 décembre 2016 Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon Avis public ORDONNANCES Avis est donné que le comité exécutif, à sa séance du 14 décembre 2016, a adopté les ordonnances suivantes : - En vertu de l\u2019article 44 du Règlement sur la subvention municipale à la rénovation et à la démolition-reconstruction résidentielles (14-036) : Ordonnance modifiant les montants maximaux de valeur foncière (2) - En vertu de l\u2019article 19 du Règlement sur la subvention municipale à la rénovation résidentielle pour la réalisation de travaux ciblés (14-037) : Ordonnance modifiant les montants maximaux de valeur foncière (1) Ces ordonnances modifient les montants maximums déterminant l\u2019admissibilité des immeubles afin de les ajuster en vue de l\u2019entrée en vigueur du rôle foncier 2017-2019.Elles entrent en vigueur en date de ce jour avec effet au 1er janvier 2017 et sont disponibles pour consultation durant les heures normales de bureau au Service du greffe, 275, rue Notre-Dame Est.Elles peuvent également être consultées en tout temps sur le site internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/reglements.Montréal, le 19 décembre 2016 Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon Avis public Appel d\u2019offres public Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h, à la date ci-dessous, à la mairie de l\u2019arrondissement située au 6854, rue Sherbrooke Est, Montréal, pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 2016-040 Lien vert Hochelaga-Maisonneuve \u2013 Réaménagement des passages Date d\u2019ouverture : Lundi 23 janvier 2017 à 14 h.Renseignements : Monsieur Éric Fauteux, chef de division, Division des études techniques au 514 868-3367.Dépôt de garantie de soumission : 10 % de la valeur de la soumission.Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin.Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 19 décembre 2016.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669- 7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux de la mairie de l\u2019arrondissement située au 6854, rue Sherbrooke Est, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.FAIT À MONTRÉAL, CE 19E JOUR DE DÉCEMBRE 2016 La secrétaire d\u2019arrondissement substitut, Madame Annick Barsalou L E D E V O I R , L E L U N D I 1 9 D É C E M B R E 2 0 1 6 SOCIETE A 5 L es fins d\u2019année sont toujours propices à la gueule de bois, mais 2016, va l\u2019être sans doute bien plus que les autres.Et pas besoin d\u2019abuser d\u2019un gin aux algues de Rimouski ou d\u2019un gin au panais de Longueuil pour ressentir les symptômes désagréables de ce que la médecine nomme sobrement une veisalgie.Le fil de l\u2019actualité suf fit à lui seul, quand on le remonte, à faire poindre cette douleur et cet inconfort qui succèdent à la débauche, à l\u2019irresponsabilité, au dérapage ou à l\u2019abus, qui ont été nombreux en 2016.Le plus grossier de ces excès va d\u2019ailleurs faire sentir ses effets secondaires le 20 janvier prochain en ouvrant la por te de la Maison- Blanche, après une cérémonie d\u2019assermentation qui a déjà tout de surréelle, à Donald Trump, troll en chef des univers numériques, misogyne assumé, chantre du clientélisme, intimidateur notoire et vulgaire qu\u2019une minable campagne électorale dans une époque malade de sa démocratie vient de conduire aux plus hautes fonctions de la fédération américaine.La gueule de bois peut parfois reposer sur ce petit verre de trop que l\u2019on finit par prendre dans l\u2019euphorie du moment, sous la pression d\u2019un groupe euphorique.En matière de choix politique, Trump en a, à première vue, tous les attributs.Administration frelatée Le mal de tête vient aussi, à la fin de 2016, avec le constat d\u2019une administration publique toujours frelatée par la corruption, et ce, cinq ans après le déclenchement d\u2019une commission d\u2019enquête qui a levé le voile sur une mécanique douteuse qui fait cohabiter financement de partis politiques et octroi de contrats dans un tout plutôt insultant pour l\u2019intelligence de l\u2019électeur et méprisant pour le contribuable.En mai dernier, il fallait en ef fet déployer beaucoup d\u2019ef forts pour refouler son cynisme et son ironie devant les révélations de falsification de documents compromettants au ministère des Transpor ts du Québec (MTQ) par une sous-minis- tre accusée au passage d\u2019entrave au travail d\u2019enquêteurs chargés d\u2019assainir un environnement public où, depuis plusieurs années, la formule du «bar ouvert » semble particulièrement appréciée.La haute fonctionnaire a été limogée, pour mieux être rapprochée du premier ministre en étant nommée au Conseil exécutif avec un salaire de 210 000 $ par année.L\u2019alcool frelaté peut rendre aveugle.Quand cette dénaturation à dessein atteint la sphère publique, elle convoque surtout l\u2019aveuglement volontaire pour en être un peu moins affligé.C\u2019est ce qui arrive d\u2019ailleurs depuis cet automne et la mise à jour de ces cocktails de financement tenus avec des milliardaires chinois et auxquels a pris part un jeune premier ministre qui avait pourtant promis de faire de la politique autrement, avec un peu plus de transparence et un peu moins de ses combines ayant alimenté dans une autre ère politique une partie du contenu d\u2019une certaine commission Gomery.Aboyer son individualisme La gueule de bois peut aussi être induite par ce très gênant débat sur les pitbulls qui a occupé une bonne part de l\u2019été et de l\u2019automne.Il était question de chiens.C\u2019est sans doute pour ça que plusieurs défenseurs de cette race canine se sont octroyé le droit d\u2019aboyer et de porter sur la place publique des discours haineux et acrimonieux, en essayant de faire passer leurs appels à la destruction de l\u2019autre pour de l\u2019indignation.De manière gênante en 2016, la mort d\u2019enfants \u2014 et de leurs parents \u2014 qui traversent toujours la Méditerranée en quête de liberté, la mort de civils dans les ruines d\u2019Alep en Syrie n\u2019a même pas fait naître le début d\u2019un commencement d\u2019une telle mobilisation.Sur Twitter, un mot-clic s\u2019imposerait dans les circonstances: #malaise L\u2019individualisme de nos sociétés, le confort et l\u2019indifférence, l\u2019indolence des élus et des détenteurs de charge publique devant des structures administratives sclérosées et dysfonc- tionnelles, le culte de la médiocrité, le rapport ambigu entretenu avec la responsabilisation, la fascination pour le repli et le rejet font, de manière prévisible, monter les populismes et les discours radicaux.Ils devraient aussi faire monter dans les prochains mois et année la honte.Vous savez : cette honte qui s\u2019installe par fois quand on prend conscience d\u2019avoir abusé \u2014 d\u2019une boisson alcoolisée comme d\u2019un droit \u2014, d\u2019avoir perdu le contrôle, d\u2019avoir pris un ensemble de décisions irréfléchies que l\u2019on est contraint de regretter une fois placé dans l\u2019insoutenable et douloureuse réalité de leurs lendemains.sur Twitter : @FabienDeglise chroniquefd@ledevoir.com #CHRONIQUEFD La gueule de bois FABIEN DEGLISE ISTOCK Les travailleurs nés entre 1980 et 1997 ne conçoivent pas le travail de la même manière que leurs aînés.Soucieux de préserver leur temps libre, les « digital natives » inventent leurs propres modes de vie et bouleversent les codes au travail.Décryptage A M A N D A C A S T I L L O I ls sont allergiques à la hiérarchie, portent des jeans et écoutent Spotify au bureau.Ils se rencontrent virtuellement et fuient les réunions qu\u2019ils considèrent comme coûteuses en temps et inutiles.Ils se méfient du « corporate life », trop contraignant, vertical, cloisonné et impersonnel, et rêvent d\u2019entreprendre.D\u2019aucuns auront reconnu les fameux «Y» ou «digital natives », ces individus nés entre 1980 et 1997.Mal à l\u2019aise avec les codes traditionnels du monde professionnel, ils n\u2019acceptent pas les journées de travail dites « à la papa ».Aux horaires classiques de 9 heures à 17 heures, ils préfèrent les longues journées entrecoupées de multiples pauses pendant lesquelles ils échangent avec leurs amis, font des achats en ligne, répondent à leurs courriels privés, ou encore réservent leurs prochaines vacances.«On parle de multitasking, le travail multitâche qui nous fait zapper d\u2019un dossier à l\u2019autre et perdre en efficacité, mais aussi de blurring pour désigner l\u2019effacement de la frontière entre la vie professionnelle et personnelle », relève le site Régions Job, dans un article intitulé «La journée de travail des générations Y et Z va vous étonner».Du travail au loisir Ainsi, chez Best Buy par exemple, Beth Trip- pie passe allègrement du travail au loisir pendant les heures de bureau.Cette spécialiste de la planification estime en effet que, tant que les résultats sont là, ses employeurs n\u2019ont pas à se demander comment le travail est réalisé.« Je joue constamment aux jeux vidéo, on m\u2019appelle au téléphone, et je me mets au travail.Et, il faut le dire, je le fais et je le fais bien.» Cette manière de travailler pose cependant de vrais problèmes aux entreprises qui, dans bien des cas, se trouvent désemparées face aux «Y».Les recruteurs leur reprochent notamment de ne pas avoir la « culture de l\u2019ef fort », contrairement à leurs aînés les baby-boomers et les «X» (les quadragénaires d\u2019aujourd\u2019hui), mais aussi d\u2019être des zappeurs compulsifs, incapables de se concentrer sur une tâche.Pour 53% des dirigeants d\u2019entreprises, les «Millenials» sont enfin difficiles à recruter et à fidéliser.L\u2019épanouissement avant toute chose À quoi sont dues ces différences ?« Contrairement à leurs aînés, les générations Y et Z ne vivent plus pour le travail.Leur priorité est l\u2019épanouissement personnel », explique Pierre Moniz- Barreto, auteur du livre Slow Business.Pour Clément Finet, auteur du livre Vraies passions, vrais talents, nous vivons depuis trois décennies dans un monde où les parents élèvent leurs enfants en leur disant, et ce depuis leur plus jeune âge : « Mon [ma] chéri[e], peu importe le travail que tu feras plus tard, du moment qu\u2019il te plaît et que tu le fais à fond ! » Et 25 ans plus tard, ce sont des personnes ainsi câblées qui débarquent sur le marché du travail.« Sachant cela, comment feindre la surprise en constatant que les jeunes refusent de rester en poste quand ils se sentent condamnés à faire un travail qui ne leur plaît pas?» Les « Y » veulent par ailleurs être reconnus pour « ce qu\u2019ils sont », y compris dans le cadre du travail.«C\u2019est une attitude qui reste bien mystérieuse pour un grand nombre d\u2019entreprises », poursuit Clément Finet.Car dans l\u2019esprit des plus jeunes, «ce qu\u2019ils sont » se traduit par le fait qu\u2019ils ne sauraient être résumés au titre qui figure sur leur carte de visite professionnelle.Ils veulent et attendent des entreprises qu\u2019elles se montrent capables de prendre en compte leurs spécificités, leur individualité.Comprendre le monde des Y D\u2019ici 2025, environ 76 % de la main-d\u2019œuvre sera composée de « Millennials ».Que peuvent faire les entreprises pour attirer, mais aussi intégrer, impliquer et retenir ces salariés ?Dans Henri IV, de Shakespeare, Falstaff explique au roi que, pour être populaire auprès de ses sujets, il doit entrer dans « leur monde ».À cet égard, le monde dans lequel évoluent les « Y » ne ressemble guère à celui de leurs parents.Ils doivent par exemple affronter des milliers de diplômés pour décrocher un premier emploi.La génération Y est aussi la première à faire face au déclassement social.« Autrefois, ce qui faisait la vraie attractivité du travail, c\u2019est qu\u2019il était perçu comme un ascenseur social », poursuit Clément Finet.Au cours du XXe siècle, et même un peu avant, cet ascenseur a fonctionné dans les pays occidentaux : la plupart des cols blancs qui réussissaient entraient dans une entreprise réputée au début de leur carrière professionnelle puis gravissaient les échelons d\u2019une hiérarchie fonctionnelle étroite tout en apprenant l\u2019art du management.«Aujourd\u2019hui, cette belle machine est grippée.Désormais, plus personne ne parle d\u2019ascenseur social, mais on craint au contraire la descente sociale.» Les défis managériaux Cette «génération sacrifiée », pour reprendre le terme du sociologue Louis Chauvel, se retrouve flouée avant même d\u2019avoir commencé à travailler.« Les \u201cmilleuristas\u201d, ceux qui gagnent 1000euros et moins par mois, sont présents partout », dit Stéphane Garelli, président du conseil d\u2019administration du Temps et auteur du livre Êtes-vous un tigre, un chat.ou un dinosaure?.Ces jeunes n\u2019ont le choix qu\u2019entre le chômage, le sous-emploi ou le sous-paiement.Ils sont désabusés par rapport à notre société qui n\u2019a pas tenu ses promesses : \u201cNous avons étudié, nous avons travaillé dur comme vous nous l\u2019avez dit \u2014 et maintenant nous n\u2019avons toujours pas d\u2019emploi décent.\u201d » En résulte un refus des anciens modes de fonctionnement.Un constat s\u2019impose : les employeurs doivent évoluer sur certaines questions, comme la gestion du temps et des espaces.À cet égard, l\u2019Alliance4YOUth, qui regroupe en Suisse les entreprises AMAG, DS Smith, EY, Firmenich, la Poste Suisse, Lagerhäuser Aarau AG, Model Group, Nestlé, l\u2019Université de Genève et White & Case, a demandé à une cinquantaine d\u2019étudiants issus des hautes écoles de toutes les régions linguistiques suisses de définir l\u2019employeur de leur rêve.Bilan : l\u2019entreprise idéale est celle qui présente notamment une hiérarchie horizontale et propose des horaires flexibles, avec « home office » et « mobile of fice ».Les jeunes rêvent aussi d\u2019égalité salariale, de développement durable et de pouvoir exercer librement leurs hobbies sur leur lieu de travail.Des initiatives remarquables émergent de certains employeurs qui font l\u2019effort de s\u2019adapter aux attentes de cette génération en proposant une grande liberté d\u2019horaires, mais aussi en supprimant les échelons hiérarchiques ou encore en organisant des vidéoconférences avec Skype en lieu et place des traditionnelles réunions chronophages.Aucune contrainte horaire Chez Loyco par exemple, une entreprise basée à Genève, les salariés ne connaissent aucune contrainte horaire.Très proche de ses employés, le coiffeur star italien Rossano Ferretti se targue d\u2019avoir un roulement de personnel particulièrement faible par rapport à la moyenne du secteur de la coiffure.Son secret?«Je leur prépare une aventure de vie, confie-t-il.Un coiffeur originaire des Pouilles qui rêve d\u2019exotisme peut se retrouver s\u2019il le souhaite aux Maldives, à Shanghai ou à Paris.Si l\u2019aventure lui déplaît, je m\u2019arrange pour qu\u2019il retrouve sa terre natale au plus vite.En toutes circonstances, les maîtres mots sont \u201cflexibilité\u201d et \u201cécoute\u201d.À cet égard, tous mes collaborateurs ont accès à mon mail privé.En cas de problème, ils peuvent donc me joindre directement et ne doivent pas passer par différents intermédiaires, ce qui horizontalise bien évidemment la communication.» Quant à Michael Page, l\u2019entreprise de recrutement a revu toute sa philosophie il y a trois ans.«En 2013, nous avions un roulement de personnel important, se souvient Charles Franier, directeur Exécutif Michael Page Genève-Lau- sanne.Une remise en question s\u2019imposait.La direction a pris des initiatives pour améliorer l\u2019environnement de travail et réduire les départs, tels que les horaires flexibles, le télétravail, le temps partiel, mais aussi la promotion d\u2019activités sportives.Nous avons enfin un réseau social interne, Yammer, l\u2019équivalent de Facebook pour les entreprises.» Ces efforts ont porté leurs fruits : Michael Page occupe aujourd\u2019hui le 4e rang des entreprises certifiées «Top Employer» en Suisse.Le Temps L\u2019étonnante journée de travail des enfants du numérique « Zapper » au bureau et changer le monde du travail Contrairement à leurs aînés, les générations Y et Z ne vivent plus pour le travail.Leur priorité est l\u2019épanouissement personnel Pierre Moniz-Barreto, auteur du livre Slow Business « » L\u2019alcool frelaté peut rendre aveugle.Quand cette dénaturation à dessein atteint la sphère publique, elle convoque surtout l\u2019aveuglement volontaire pour en être un peu moins affligé. aris étouffe dans son nuage de smog; Pékin aussi, où les autorités ont avisé vendredi dernier la population que la capitale chinoise entrait dans un épisode de pollution de l\u2019air extrême qui allait durer cinq jours.En vertu des normes ?xées par l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS), la quantité de particules polluantes dans l\u2019air ne devrait pas dépasser en moyenne dix micro- grammes par mètre cube.À Paris, la pollution a atteint ces derniers temps un pic cinq fois supérieur au plafond acceptable de l\u2019OMS ; en Chine, les concentrations de particules ?nes ont atteint plus de 100 microgrammes par mètre cube, soit dix fois plus.Les chiffres mesurent une catastrophe qu\u2019il est de moins en moins possible de nier.Des études évaluent à environ un million par année le nombre de morts prématurées en Chine pour cause de pollution de l\u2019air.La dictature chinoise, pourtant opaque par dé?nition, a fait le pari d\u2019une certaine transparence ces dernières années en matière environnementale en rendant publiques les informations sur la qualité de l\u2019air.Devant les enjeux de pollution, il y a en Chine une certaine prise de conscience, à laquelle les pressions populaires ne sont d\u2019ailleurs pas étrangères; une conscientisation plus ample en tout cas qu\u2019en Inde où l\u2019on continue de faire l\u2019autruche face à des maux environnementaux non moins chroniques.Pékin a donc émis vendredi sa première «alerte rouge» de l\u2019année 2016, impliquant que les écoles doivent rester fermées et que la moitié des voitures privées ne peuvent pas circuler.La capitale (22 millions d\u2019habitants) n\u2019est pas la seule touchée : 22 autres villes du nord-est du pays ont émis de pareilles alertes maximales.Pékin est dans une situation géographique particulièrement dangereuse pour ses citoyens : elle est ceinturée au sud et à l\u2019est par une activité industrielle qui carbure au charbon et bordée au nord et à l\u2019ouest par des montagnes qui retiennent les émissions ultrapolluantes.D\u2019où l\u2019urgence pour l\u2019économie chinoise de «verdir », en amont, ses moyens de production.En contradiction avec le sentiment que la Chine gagne en conscience environnementale, a relevé The New York Times, les autorités pékinoises ont par ailleurs récemment pris la décision bizarre de dé?nir le smog comme un « désastre naturel ».Au grand dam des environnementalistes.Pour mémoire, la Chine communiste a déjà fait pire sous Mao : la famine provoquée par le Grand Bond en avant (1958-1961), et qui ?t des dizaines de millions de victimes, est of?ciellement appelée les « Trois Années de catastrophes naturelles».Comme si hier la famine et aujourd\u2019hui le smog n\u2019étaient pas un désastre avant tout manufacturé.De ceci à cela, le gouvernement continue de manipuler la vérité.Les municipalités du Québec ont obtenu de nouveaux pouvoirs dans le cadre du projet de loi 122, notamment concernant la publication de leurs avis publics.Cette réforme est cependant une calamité pour les journaux imprimés et les citoyens qui tiennent à l\u2019information locale.es quotidiens et les hebdomadaires imprimés, dont Le Devoir, sont inquiets.Le projet de loi 122 permettra aux municipalités de publier leurs avis publics en ligne sur leurs propres sites, sans passer par les jour naux comme ce fut toujours le cas.Tout au plus le gouvernement pourrait-il fixer « des normes minimales » sur la publication des avis.Cette décision insensée survient à un moment charnière de l\u2019histoire des médias imprimés québécois, qui luttent pour leur survie.Ils subissent une érosion constante de leurs revenus publicitaires, en raison de la concurrence sauvage des géants américains du Web, tout en investissant dans le développement de plateformes numériques.La création de la Coalition pour la pérennité de la presse d\u2019information au Québec, dont fait partie Le Devoir, témoigne du sentiment d\u2019urgence qui habite les patrons de presse.L\u2019État devrait soutenir le virage numérique des médias imprimés, entre autres par la création de crédits d\u2019impôt sur le développement technologique.À défaut de fournir cette aide, l\u2019État devrait au moins veiller à ne pas nuire aux médias par l\u2019adoption de mesures régressives.La publication des avis publics génère des revenus d\u2019environ 20 millions de dollars pour les journaux et les hebdomadaires.L\u2019Union des municipalités du Québec (UMQ), qui réclamait depuis belle lurette la publication des avis sur Internet, prétend que la nouvelle mesure aidera les municipalités à équilibrer leurs budgets.C\u2019est un argument fallacieux.Selon les estimations d\u2019Heb- dos Québec, la publication des avis publics représente de 0,1 % à 0,25 % du budget d\u2019une ville moyenne.Petite suggestion pour les sages de l\u2019UMQ : misez donc sur le contrôle rigoureux des dépenses en rémunération et sur la saine gestion des processus d\u2019octroi des contrats publics afin de réaliser de véritables économies.Les élus municipaux sont de joyeux drilles.Ce sont les premiers à se plaindre de la « montréalisation » de l\u2019information, de la précarité et de la disparition de l\u2019information locale.Or, ce sont aussi les premiers à se réjouir d\u2019un changement des règles qui fragilisera la situation financière des journaux.C\u2019est l\u2019incohérence à son comble.Les citoyens devraient se préoccuper de cette réforme, car elle a le potentiel d\u2019accroître le déficit démocratique dans les municipalités où les petits potentats font la loi.La publication des avis publics dans les médias imprimés est un gage de leur caractère justement public.Qui ira consulter les sites Internet des municipalités, qui sont trop souvent d\u2019obscurs fourre-tout, pour connaître les intentions de leurs élus ?La publication des avis publics sur Internet of frira aux municipalités une occasion en or de faire passer des projets controversés en catimini : développement immobilier anarchique, changement de zonage douteux, et ainsi de suite.Il faut un contrepoids au déficit démocratique des municipalités.Si l\u2019heure est venue de publier les avis publics sur Internet, Le Devoir exige au minimum que la publication se fasse sur les plateformes de médias reconnus, en favorisant le jeu de la concurrence.Cette proposition est dans l\u2019intérêt des médias et des citoyens, tout en ne pénalisant pas indûment les municipalités.L E D E V O I R , L E L U N D I 1 9 D É C E M B R E 2 0 1 6 A 6 EDITORIAL L E T T R E S Un nouveau modèle de gouvernance pour Noël Cher père Noël, crois-moi, j \u2019ai été sage cette année.Il faut avouer que mon gouvernement provincial m\u2019a beaucoup aidé avec ses nombreuses hausses de tarifs et de taxes, qui n\u2019ont été accompagnées d\u2019aucune amélioration des ser vices.I l m\u2019en restait beaucoup moins pour ne pas être sage.Mon gouvernement me dit souvent que notre modèle, le « modèle québécois », est très bon et qu\u2019il faut y faire attention.Mais moi, j \u2019a imerais bien que tu le changes.Parce que ce modèle coûteux nous fait attendre honteusement à l\u2019urgence, nous donne des écoles piteuses et des infrastructures délabrées.Notre « modèle » ne comprend pas non plus que, pour avoir une économie vigoureuse, il faut avoir des entrepreneurs et des consommateurs dans une situation enviable qui leur est avantageuse.Pour les consommateurs, il faudrait laisser l\u2019argent dans leurs poches.Ce sont eux qui feraient croître l\u2019économie en dépensant selon leurs besoins.Pour les entrepreneurs, ça prendrait par exemple un allégement de la bureaucratie, une diminution des taxes sur la masse salariale, qui sont les plus hautes au Canada, entre autres.La meilleure façon de les aider serait de ne pas leur nuire ! Appuyés sur notre « modèle », les partis en place nous proposent pourtant tous l \u2019 inverse ! On soutire l \u2019argent des consommateurs et des entrepreneurs pour ne faire que quelques privilégiés sous forme de subventions.Donc mon premier vœu c\u2019est que tu me trouves un meilleur modèle.Mais je ne suis pas paresseux, père Noël, je peux faire des efforts : si tu ne peux pas pour le modèle, donne-moi juste un nouveau parti politique provincial dans lequel je pourrai m\u2019impliquer pour changer ce vieux modèle.Parce que, vois-tu, ceux en place l\u2019aiment beaucoup trop ce modèle et veulent seulement en assurer la pérennité.Le PQ et le PLQ s\u2019échangent le pouvoir depuis des années avec comme seule dif férence entre eux, la couleur qu\u2019ils préfèrent, le bleu ou le rouge.Quant à la CAQ, les changements de positions du chef au gré des sondages, son inter ventionnisme économique et sa fermeture complète à la réelle mixité en santé ne me donnent aucun espoir.Daniel Castonguay Saint-Roch-de-Richelieu, le 18 décembre 2016 L I B R E O P I N I O N S E R G E C A D I E U X Secrétaire général de la FTQ N on content d\u2019avoir imposé une austérité budgétaire dévastatrice pour les services publics du Québec, le ministre des Finances, Carlos Leitão, propose maintenant le recul social le plus spectaculaire des récentes années.Au moment où le gouvernement fédéral ainsi que toutes les autres provinces ont fait le constat de la nécessité de bonifier le régime public de retraite, le Régime de pensions du Canada (RPC), le ministre Leitão propose un recul pour les futurs retraités québécois.Depuis plus de cinquante ans, le Régime de rentes du Québec (RRQ) équivaut au RPC.Ainsi, une personne retraitée à Vancouver ou à Québec a toujours obtenu le même niveau de remplacement de revenu.Actuellement, un travailleur gagnant 40 000 $ à Edmonton ou à Rimouski touchera 25 % de ce montant lors de sa retraite.Mais grâce à l\u2019entente fédérale-provinciale intervenue en juin dernier, celui d\u2019Edmonton touchera désormais 33,3 %.Celui de Ri- mouski, par contre, risque for t de devoir se contenter de 27,5 % si la proposition Leitão est adoptée.Dans ce cas de figure, le retraité d\u2019Edmonton touchera 3320 $ de plus par année, tandis que le Rimouskois touchera seulement 1000 $ de plus.Et ce n\u2019est pas tout.Le document de consultation sur l\u2019avenir du RRQ rendu public il y a quelques jours confirme qu\u2019il y a un effet Leitão sur ce gouvernement : en plus de cette hausse anémique de la pension de retraite, il y est question d\u2019augmenter l\u2019âge de la retraite, de diminuer l\u2019indexation, de réduire la rente au conjoint survivant, etc.L\u2019ef fet Leitão est ce qui se produit lorsqu\u2019un ministre des Finances est déconnecté de sa population.Il dit qu\u2019il n\u2019y a pas de problème avec le niveau du salaire minimum actuel à 10,75 $ l\u2019heure, alors que son premier ministre reconnaît qu\u2019il est trop faible.Il impose le plus grand recul du financement des services publics de notre histoire en affirmant sans sourciller que cela n\u2019aura aucun effet sur les services aux citoyens.Nous avons beau tenter d\u2019imaginer ses prédécesseurs placés devant l\u2019entente de Vancouver de juin dernier, nous ne par venons pas à imaginer un Yves Séguin ou un Raymond Bachand proposer aux futurs retraités québécois moins que ceux du reste du Canada.C\u2019est totalement surréaliste.Bonification La FTQ fait campagne depuis 2009 pour obtenir une bonification du régime public de retraite qui serait favorable au plus grand nombre.Nous trouvons que la bonification convenue à Vancouver est bien inférieure à ce qui serait réellement possible et souhaitable, mais elle vaut mieux que rien.À l\u2019opposé, le ministre Leitão propose une formule complexe et moins avantageuse pour la classe moyenne.Comme prévu dans l\u2019entente de Vancouver, la proposition Leitão implique des cotisations supplémentaires de 2 % au RRQ (1 % pour les employeurs et 1 % pour les travailleurs et les travailleuses); cependant elles ne s\u2019appliqueraient qu\u2019à partir d\u2019un seuil de revenus annuels de 27 500 $.Cela aurait pour effet de pénaliser tous les travailleurs et travailleuses en les empêchant d\u2019épargner décemment pour leur retraite sur une portion significative de leur revenu.Ensuite, une cotisation de 8 % (4 % pour les employeurs et 4 % pour les travailleurs et les travailleuses) serait ajoutée pour les gains annuels se situant entre 54 900 $ et 62 600 $.Le résultat serait une prestation maximale supplémentaire de 4621 $ comparativement à 7000 $ avec l\u2019entente de Vancouver.Si, en plus du gouvernement fédéral, les ministres des Finances de toutes les provinces ont convenu de la nécessité d\u2019aller de l\u2019avant avec une bonification du RPC, ce n\u2019est certainement pas sous l\u2019effet euphorisant d\u2019une drogue douce, fût- elle légale.Ils répondent simplement à un besoin d\u2019équilibre économique dans une société capitaliste en croissance.Le système public de retraite canadien et québécois offre un des taux de remplacement du revenu parmi les plus bas des pays développés.Or, au Québec, seulement 4 travailleurs sur 10 ont accès à un régime complémentaire de retraite négocié avec leur employeur.C\u2019est dire que la vaste majorité doit vivre d\u2019une épargne personnelle trop maigre, du régime de retraite public et, beaucoup, grâce au programme de soutien du revenu pour personnes retraitées (le Supplément de revenu garanti).La FTQ fera les démarches nécessaires afin que le gouvernement du Québec entende raison et bonifie le RRQ de manière à garantir une sécurité financière à la retraite pour tous et toutes et certainement pas inférieure au reste du Canada.Proposition Leitão sur les régimes de retraite : nous serons tous perdants FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente du développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-président des ventes publicitaires MARK DROUIN Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET AVIS PUBLICS Médias à risque PÉKIN Ciel de charbon L P GUY TAILLEFER BRIAN MYLES L E D E V O I R , L E L U N D I 1 9 D É C E M B R E 2 0 1 6 A 7 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel David(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Julie Carpentier (pupitre); information culturelle : Catherine Lalonde (reporter culturel), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline Montpetit(reporters), Benoît Munger et Philippe Papineau(pupitre); information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre); information internationale : Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre); section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); Loïc Hamon (cahiers spéciaux); équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITÉ Cynthia Floccari (adjointe), Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Caroline Filion, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Osvaldo Casas (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Sébastien Beaupré, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Ginette Rouleau et Isabelle Sanchez.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici et Véronique Pagé.J E A N - L O U I S B O U R Q U E Politologue on premier séjour à Cuba m\u2019a marqué à tout jamais.Depuis le restaurant de l\u2019hôtel Deau- ville sur le front de mer de La Havane, j\u2019ai découvert, en 1970, la misère du tiers- monde.Les Havanais nous regardaient manger derrière d\u2019immenses baies vitrées, et l\u2019on devait fermer les tentures pour ne pas leur montrer les privilèges encore très limités, accordés aux quelques étrangers et touristes qui commençaient à visiter Cuba.Je découvrais ce qu\u2019était un régime militaire avec des soldats armés de mitraillettes à tous les coins de rue.J\u2019ai été arrêté et fouillé.J\u2019ai été soumis dans une chambre d\u2019hôtel à un interrogatoire serré suivi de consignes rigoureuses, comme si j\u2019étais un dangereux espion.Qu\u2019est-ce que tu viens faire à La Havane ?Pour qui ?Combien de temps vas-tu rester ?Comment se fait-il qu\u2019un type comme toi parle couramment l\u2019espagnol ?Interdiction de photographier la place de la Révolution et la « raspadura ».Interdiction de voyager librement dans l\u2019île.On me faisait savoir que j\u2019étais placé sous surveillance.Ce fut un choc terrible pour moi.Je venais de terminer mon diplôme en lettres espagnoles à la Sorbonne, à Paris.Je voulais tout découvrir, vivre et comprendre ce qui se passait à Cuba, avec un préjugé favorable pour cette jeune révolution et l\u2019arrivée des guérilleros barbus au pouvoir, accueillis à La Havane au son de la Marseillaise dix ans auparavant.Cinquante ans plus tard L\u2019an dernier, j\u2019ai revisité le Deauville maintenant rénové et fraîchement repeint.Sa table est ouverte à tous, son menu abondant et varié.Les temps ont bien changé.J\u2019ai été reçu à bras ouverts à la Casa de las Américas, qui diffuse la culture cubaine et hispano-américaine.J\u2019ai longuement arpenté les allées du Cementerio Cris- tobal Colon où se côtoient les artistes, les écrivains, les membres des grandes familles et les héros de la Révolution, un immense livre où l\u2019histoire repose en paix.Témoin privilégié de la révolution cubaine depuis les années soixante-dix, j\u2019ai pu observer, tout au long de ce demi-siècle tumultueux, l\u2019évolution du régime castriste, ses succès comme ses échecs, d\u2019abord avec une admiration juvénile, peu à peu tempérée par le sens critique obligé, d\u2019un politologue devenu septuagénaire.Comment ne pas être secoué par la mort du Comandante, que certains appelaient le « serpent », « el bicho », ce géant capable de séduire même ses ennemis, lui qui a tant fait pour la libération, la fierté et la dignité de son peuple, au prix de bien des sacrifices, de privations durement imposées, de souffrances encore impossibles à pardonner ?Pendant 50 ans, Fidel Castro a résisté à toutes les attaques, même les plus sournoises.Il a survécu à la haine viscérale qui s\u2019étale encore dans les médias états-uniens.La CIA ne recule devant rien pour en venir à bout.Elle a multiplié les tentatives d\u2019assassinat, placé des bombes dans La Coubre, navire de ravitaillement français qui livrait enfin des munitions commandées\u2026 par l\u2019ancien dictateur Batista.Elle a provoqué des épidémies de peste porcine pour décimer l\u2019élevage.La base militaire de Guantánamo est une indéracinable verrue états-unienne à Cuba, cédée en bail perpétuel depuis 1903, dont Fidel n\u2019a jamais accepté les paiements.Tout cela sans parler du blocus condamné par les Nations unies, qui asphyxie l\u2019économie cubaine.La lumière et les ombres On reconnaît que le castrisme a apporté des bienfaits réels aux Cubains en matière d\u2019éducation, avec un taux d\u2019alphabétisation de 99,8 %, et de santé publique : l\u2019espérance de vie y est la plus élevée en Amérique latine.La vitalité culturelle, la pratique généralisée des sports et le développement des coopératives agricoles apportent fierté et dignité au peuple cubain.Tout le monde s\u2019entend aussi pour qualifier ce régime de dictature militaire oppressive qui n\u2019hésite pas à bafouer la démocratie (malgré le principe de la démocratie directe), les libertés et les droits de l\u2019homme.Les camps de réhabilitation pour homosexuels, le poteau d\u2019exécution pour les adversaires, les emprisonnements ou les condamnations à l\u2019exil pour les dissidents ternissent sans équivoque l\u2019image idyllique de la Révolution cubaine.Poussé par l\u2019impérialisme américain, Fidel est passé du socialisme à un communisme, opportuniste généreux et tyrannique.Rappelons ici la boutade de Nikita Khrouchtchev « Je ne sais pas si Fidel est communiste, mais je sais que je suis fidéliste ».Avec l\u2019usure du temps, dépassé et malade, à la fois aigri et même angoissé, le vieil homme a lui-même reconnu que le « modèle cubain » ne marche plus et que la Révolution doit sans cesse s\u2019adapter.Le castrisme ou socialisme cubain ne disparaîtra pas du jour au lendemain.Toutes ces années de lutte et d\u2019endoctrinement ont profondément marqué la conscience de tout un peuple qui tient à sa liberté nationale, dans la dignité et la solidarité.Pour la suite du monde Le développement de l\u2019ALBA (Alternative bo- livarienne pour les Amériques), avec l\u2019appui du Venezuela, le renforcement du traité du Merco- sur, l\u2019ouverture à l\u2019Église avec les visites du pape Jean-Paul II en 1998, puis du pape François en 2016, changent peu à peu la donne cubaine.La mort de Fidel va obliger les dirigeants cubains et la population cubaine à faire un bilan, à se questionner sur l\u2019orientation à venir.Le rapprochement inattendu de Barack Obama avec Raúl Castro, l\u2019ouverture timide vers un certain néolibéralisme pas seulement américain amorcent une tendance lourde qu\u2019il sera très difficile d\u2019arrêter.L\u2019infiltration du capitalisme sous régime totalitaire à la chinoise pourrait offrir un modèle inspirant.Le rouleau compresseur numérique qui nivelle les langues et les cultures et qui a largement fait son entrée à Cuba : les jeunes «pitonnent» sur leurs téléphones intelligents dans l\u2019espace wifi des hôtels.Raúl Castro, moins dogmatique, moins rigide et plus ouvert que son frère, pourra-t-il dans le temps qui lui reste et sans trahir l\u2019élan mener à bien les réformes d\u2019ouverture tant attendues par une population très éduquée et sans cesse plus exigeante ?Pourra-t-il, sans trahir le « fidé- lisme », amorcer les réformes souhaitées par le président Obama et les démocrates américains, afin de négocier la fin du blocus ?Son futur interlocuteur, l\u2019imprévisible président désigné, Donald Trump, voudra-t-il poursuivre l\u2019œuvre de son prédécesseur plutôt que la détruire ?Souhaitons que cet homme d\u2019affaires prospère, qui a bâti son immense fortune avec les hôtels, les casinos et les fruits de la spéculation financière, soit capable d\u2019oublier les humiliations passées et qu\u2019il relâche progressivement la strangulation de l\u2019économie cubaine qui a tellement fait souffrir Cuba.Le Cuba de l\u2019après-Fidel N I C O L A S M A R C E A U Député de Rousseau et porte-parole du Parti Québécois en matière de finances u Par ti québécois, n o u s a v o n s l a conviction qu\u2019un panier de services publics généreux est le socle d\u2019un Qué - b e c p r o s p è r e e t juste.En investissant dans les ser vices publics, le Québec s\u2019assure d\u2019une plus forte croissance économique, d\u2019une réduction des inégalités et d\u2019une véritable égalité des chances.Si nous formons le gouvernement en 2018, nous agirons en conséquence.D\u2019une part, le Parti québécois rehaussera le financement des ser vices publics à une hauteur compatible avec un panier de services accessibles et de qualité.Pour assurer un financement adéquat de nos services publics, il faudra maintenir les impôts au niveau où ils se trouvent, sans les hausser, ma is sans les baisser non plus.D\u2019autre part, le Parti québécois mettra en place des mesures progressives ciblées et ef ficaces qui accroîtront le pouvoir d\u2019achat des fami l l es de l a c lasse moyenne et des plus démunis.La lutte contre les inégalités est au cœur de notre engagement à rehausser le financement des services publics.La montée des inégalités découlant de l\u2019accélération de la mondialisation est possiblement l\u2019enjeu le plus important de notre époque.Tout récemment, Christine Lagarde, la directrice du FMI, déclarait avec justesse : «Nous devons nous atteler à la lutte contre les inégalités.» Il y a en ef fet plusieurs raisons de les combattre.Ascenseur social Tout d\u2019abord, il y a bien sûr le fait que, dans une société inégalitaire, les conditions de vie de nombreux citoyens sont dif ficiles et injustes.Combattre les inégalités, c\u2019est travailler à rehausser leurs conditions de vie.Ensuite, des travaux récents ont mis en lumière le lien entre les inégalités, l\u2019égalité des chances et la mobilité sociale, soit la capacité d\u2019une personne à grimper dans l\u2019échelle sociale.L\u2019égalité des chances n\u2019est réelle que lorsque la mobilité sociale est élevée et qu\u2019un ascenseur social ef fi- cace permet à tous de progresser.Or, ces travaux ont montré que plus une société est inégalitaire, moins l\u2019ascenseur social est ef ficace, et donc plus l\u2019iniquité et l\u2019injustice persistent dans le temps.Cette persistance résulterait de la difficulté, pour les personnes à plus faibles revenus, à transmettre à leurs enfants les habiletés leur permettant de mieux réussir leur parcours scolaire.Pour assurer une véritable égalité des chances, il faut donc réduire les inégalités.E n f i n , d e s t r a v a u x d e l\u2019OCDE concluent qu\u2019une réduction des inégalités serait associée à une plus forte croissance économique.Le mécanisme à l\u2019œuvre se résume ainsi : dans les sociétés plus égalitaires, l\u2019accès à l\u2019éducation est meilleur et tous ont donc la possibilité de contribuer à la société ; il n\u2019y a pas de talents laissés en plan.Pour créer de la richesse, il est donc impératif de combattre les inégalités.Votez Bougon! On pourrait aussi ajouter que le cynisme et la colère sont plus à même de se développer dans les sociétés inégalitaires dont l\u2019ascenseur social est en panne.L\u2019élection de Donald Trump s\u2019explique au moins en partie par la colère de citoyens ayant le sentiment d\u2019être exclus et ne voyant aucune porte de sortie.Nous ne connaissons pas encore ce qu i résultera de l\u2019élection de M.Trump, mais il y a lieu d\u2019être inquiets.Il y a bien sûr du cynisme et de la colère au Québec \u2014 Votez Bougon ! \u2014, mais leur ampleur n\u2019a rien à voir avec ce qu\u2019on peut observer aux États- Unis, et pour cause.On ne peut en arriver qu\u2019à une seule conclusion avec les statistiques disponibles sur les inégalités et la mobilité sociale : par rapport aux États-Unis, le Québec est beaucoup plus égalitaire, et son ascenseur social s\u2019avère beaucoup plus efficace.Il en est ainsi parce que nous avons, dans le passé, fait le choix collectif d\u2019un panier de services publics généreux, financé par un système fiscal comportant un impôt progressif sur le revenu.Austérité toxique Or, depuis 2014, le Parti libéral a imposé une austérité toxique qui a étouf fé notre économie et s\u2019est traduite par des coupes extrêmement sévères dans les ser vices publics.Ces choix du Parti libéral ont ébranlé le modèle que nous nous sommes donné.Ils contribuent à accroître les inégalités et à réduire la mobilité sociale.Pour la suite des choses, le Parti libéral et l a C A Q p r o m e t t e n t d e s baisses d\u2019impôt régressives, et ils ne s\u2019engagent pas à rehausser significativement le financement des services publics.Avec ces deux partis, il est à prévoir que les inégalités s\u2019accentueront.De notre côté, en plus de rehausser le financement des services publics, nous nous assurerons de maintenir la progressivité de notre système fiscal et nous mettrons en œu- vre des mesures ciblées qui accroîtront le pouvoir d\u2019achat des familles.Nous agirons avec vigueur dans la lutte contre les paradis fiscaux et nous combattrons le déséquilibre fiscal, lesquels nous privent de revenus essentiels.Nous mettrons un terme au laisser-faire actuel et déploierons une véritable politique économique qui encouragera l\u2019innovation et l\u2019investissement, stimulera les exportations, freinera la délocalisation des emplois et favorisera le maintien et le développement de sièges sociaux au Québec.Il est urgent de mettre un terme à l\u2019austérité, au démantèlement de notre État et au laisser-faire.Seul le Parti québécois propose le véritable et nécessaire réinvestissement dans nos services publics qui permettra de renouer avec une croissance économique plus vigoureuse, de réduire les inégalités et d\u2019assurer une véritable égalité des chances à toutes les Québécoises et à tous les Québécois.Il faut rehausser le financement de nos services publics NICHOLAS KAMM AGENCE FRANCE-PRESSE Le rapprochement inattendu de Barack Obama avec Raúl Castro et l\u2019ouverture timide vers un certain néolibéralisme amorcent une tendance lourde qu\u2019il sera très dif ficile d\u2019arrêter.L\u2019infiltration du capitalisme sous régime totalitaire à la chinoise pourrait of frir un modèle inspirant.M JACQUES NADEAU LE DEVOIR Des travaux récents ont mis en lumière le lien entre les inégalités, l\u2019égalité des chances et la mobilité sociale, soit la capacité d\u2019une personne à grimper dans l\u2019échelle sociale.A L E D E V O I R , L E L U N D I 1 9 D É C E M B R E 2 0 1 6 A 8 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S Angleterre se font accompagner pour l\u2019occasion de Mohawks de Kahnawake, les vrais héritiers de ce jeu.Chez les Amérindiens, ce jeu très ancien est connu sous différents noms, tewa\u2019araton en mohawk ou baaga\u2019adowe en ojibwé.Les joueurs de crosse se servent d\u2019un bâton recourbé, semblable à celui des bergers, auquel on suspend un filet à l\u2019une des extrémités.Le but du jeu : mettre une balle dans le but adverse.Le mot crosse apparaît pour la première fois en Europe en 1534 pour décrire un jeu dans le célèbre Gargantua, de Rabelais.Quand le missionnaire jésuite Jean de Brébeuf évoque à son tour la crosse au Nouveau Monde, parle-t-il de la même activité ?Nul ne sait.Patriotisme En 1834, une équipe de crosse de Kahnawake fait une démonstration du jeu dans le Montréal colonial.L\u2019intérêt pour cette activité va vite s\u2019accroître dans la population.L\u2019élite anglo- saxonne se tourne vers ce sport avec enthousiasme.Dès 1842, le Montreal Olympic Club propose des par ties de crosse contre des autochtones.Un Montréalais très actif, le dentiste W illiam George Beers, va s\u2019employer à codifier le jeu en lui imposant les règles de fair-play britannique.En 1856, Beers fonde le Montreal Lacrosse Club.Il publie un livre sur le sujet, illustré par le photographe William Notman, tout comme lui désireux de forger un nouveau sentiment national à l \u2019aide de symboles for ts, comme le sport.Beers estime que la crosse possède les qualités recherchées dans la formation de nouveaux citoyens.Il trouve que ce jeu constitue un exercice viril, dont la pratique développe le courage et la confiance en soi.Le poids politique qu\u2019il fait porter au développement de ce jeu est en vérité énorme.Beers va notamment écrire ceci : «Si la république de Grèce fut redevable aux Jeux olympiques, si l\u2019Angleterre avait des motifs de louer le jeu de cricket, le Canada peut, quant à lui, s\u2019enorgueillir de la crosse.[\u2026] Elle a peut-être contribué plus que n\u2019importe quoi à instiller le sentiment de patriotisme chez les jeunes hommes du Canada.» La croissance et l\u2019implantation de ce jeu nécessitent tout d\u2019abord une forte présence autochtone, ne serait-ce que pour frapper l\u2019imagination de spectateurs qui s\u2019émerveillent \u2014 comme ce sera le cas de ceux réunis au Château de Windsor devant la reine Victoria \u2014 d\u2019un affrontement symbolique entre deux mondes.Entre 1844 et 1866, des bourses sont offertes aux Iroquois et aux Algonquins qui pratiquent ce spor t.Les joueurs autochtones se démarquent, semble-t-il, par leur agilité, leur vitesse et leur force.On va cependant voir à les écar ter peu à peu de la pratique de ce jeu, qui leur est si simple.Ils vont se voir interdire d\u2019intégrer des équipes régulières sous prétexte que ce sont des «professionnels».En 1867, J.B.L.Flynn fonde le Shamrock Lacrosse Club de Montréal.Le club de crosse décidera bien plus tard de créer une équipe de hockey sur glace.Mais la crosse occupe largement les préoccupations.En septembre 1893, les Capitals d\u2019Ottawa af frontent alors les Shamrocks de Montréal pour le championnat canadien.Des convois de trains conduisent des milliers de spectateurs à Montréal.Les places sont payantes.L\u2019année précédente, les deux mêmes équipes s\u2019étaient aussi retrouvées en finale.Elles avaient alors à se partager des revenus de 4638 $.Après une nouvelle tournée de promotion en Angleterre en 1876, le jeu a définitivement conquis les cœurs.Beers va recommander chaudement que ce spor t soit désormais pratiqué par les enfants, dans toutes les écoles.La crosse féminine naît dans les années 1890.Le sport trouve de plus en plus d\u2019adeptes, au Canada comme à l\u2019étranger.Arrachée à la culture autochtone pour en faire un étendard nationaliste canadien, la crosse deviendra vite un sport extrêmement populaire, tel que l\u2019espérait Beers.Dans les années 1930, on commence à jouer à la crosse en enclos \u2014 6 joueurs par équipe \u2014 contre 12 joueurs par équipe pour la crosse en champ.Cette dernière version du jeu a été au programme des Jeux olympiques d\u2019été de 1904 à Saint- Louis et de 1908 à Londres.Exclusion Au Canada, Algonquins et Iroquois sont officiellement exclus de la pratique commune de ce sport à compter de 1880.Ils sont pourtant sollicités pour participer à une nouvelle tournée de promotion en Angleterre en 1883, puisque l\u2019attraction des foules en Grande- Bretagne tient en bonne partie à la présence d\u2019une équipe autochtone.À Inverness, en Écosse, le révérend D.V.Lucas présente le sport aux curieux et se félicite de voir que les autochtones se convertissent massivement au christianisme.Il souligne en outre que le gouvernement canadien a bien en main leur situation puisque le Dominion a créé une cinquantaine d\u2019écoles vouées exclusivement aux enfants autochtones.On connaît depuis l\u2019effet désastreux de ces pensionnats sur la culture autochtone.La volonté de les assimiler au nom du progrès apparaît totale.Des gravures anglaises de l\u2019époque montrent ces autochtones sous les traits marqués de noirs.Le racisme s\u2019affiche sans gêne.La crosse codifiée par le Dr Beers fut longtemps pratiquée de façon passionnée au pays des érables.Joseph Catta- rinich (1881-1938), copropriétaire du Canadien de Montréal dans les années 1930 ainsi que de nombreux hippodromes, sera un joueur de crosse redoutable.Plusieurs joueurs de hockey de cette période gagnent d\u2019ailleurs plus d\u2019argent à jouer à la crosse en été qu\u2019au hockey sur glace en hiver.Montréal va compter des superstars de la crosse.Jean-Baptiste «Jack» Laviolette, premier capitaine du Canadien de Montréal, est d\u2019abord un joueur de crosse surdoué.Dans les années 1930, Bernard « Coco » Blanchard est aussi une idole populaire associée à la crosse.Élevé chez les Jésuites, où l\u2019on s\u2019intéresse à la crosse depuis les origines de la colonie, il est passionné par ce sport.Le martyr jésuite Jean de Brébeuf aurait été le premier à évoquer ce jeu autochtone qui a pour fonction de réguler les conflits entre les dif férents clans et de permettre d\u2019entretenir physiquement les joueurs.Sait-on qu\u2019une loi adoptée le 12 mai 1994 par le parlement canadien à Ottawa fait officiellement de la crosse \u2014 avec le hockey \u2014 un des deux sports nationaux officiels du Canada?Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 CROSSE À suivre \u203a Série «Montréal, c\u2019est du sport».La semaine prochaine, le hockey.discrimination basée sur l\u2019orientation sexuelle et l\u2019identité de genre.« Il y a des pays qui vont nous dire qu\u2019on se mêle de leurs politiques internes.C\u2019est comme ça.Je n\u2019ai pas peur de créer un malaise, on n\u2019est pas agressifs, mais on l\u2019af firme : nos valeurs démocratiques incluent les droits des LGBT.[\u2026] Ça va finir par rentrer.» Peine de mort Dans douze pays membres de l\u2019Organisation internationale de la francophonie (OIF), l\u2019homosexualité est passible de prison, voire de la peine de mort.Six autres ne l\u2019ont pas officiellement criminalisée, mais ont signé, en 2008, une déclaration s\u2019opposant aux droits des LGBT.Dans bien d \u2019autres encore, les personnes LGBT font l\u2019objet d\u2019intimidation et de discrimination au quotidien, même si les relations sexuelles entre personnes de même sexe ne constituent pas un crime.Comme l\u2019OIF constitue l\u2019un des forums internationaux où le Québec a le plus d\u2019influence, on estime, au sein du gouvernement, qu\u2019il s\u2019agit de l\u2019endroit tout indiqué pour intervenir sur cette question.Tabou Québec a donc tenté d\u2019inclure, dans la déclaration ratifiée à l\u2019issue du plus récent sommet de l\u2019OIF, à Antananarivo, à Madagascar, un article sur la question LGBT, ce qui a suscité « de très fortes résistances de la part de certains États africains, notamment le Cameroun», révèle une note interne.La proposition n\u2019a finalement pas été retenue par les membres, mais la question a été abordée à maintes reprises.« Dans nos rencontres bilatérales, je constate avec mes homologues que lorsqu\u2019on en parle entre nous, tout le monde dit avoir un ami, un enfant, une connaissance LGBT.Comme individus, ils admettent qu\u2019il n\u2019y a pas de problème.Mais au moment de poser un geste politique, il y a toute une résistance », observe la ministre St-Pierre.En coulisse, on reconnaît toutefois que ce dossier ne passe pas toujours comme une lettre à la poste.La question est non seulement taboue dans de nombreux pays, mais elle est, de plus, souvent perçue comme une « importation culturelle » de l\u2019Occident.« On se fait parfois répondre que, si on veut leur parler d\u2019homosexualité, eux vont parler de polygamie et pourquoi pas d\u2019excision », ex- plique-t-on.Le Québec entend revenir à la charge lors de la prochaine rencontre des ministres de la Francophonie, en 2017 en Arménie, cette fois en s\u2019entourant de « membres alliés », par exemple la Belgique, le Canada ou la France, pour promouvoir cet enjeu.Par ailleurs, le gouvernement du Québec a annoncé la semaine dernière qu\u2019il allait octroyer 300 000 $ aux organisateurs de Fierté Montréal (la plus impor tante de l \u2019espace francophone) afin de piloter la tenue d\u2019une conférence internationale sur la diversité sexuelle et la pluralité des genres dans la francophonie.Près de 250 personnes sont attendues, et Québec souhaite que la secrétaire générale de l \u2019OIF, Michaëlle Jean, y participe.Un pari risqué S\u2019il n\u2019est pas inédit, le geste de Québec demeure significatif, estime le politologue Stephen Brown, qui se spécialise dans les enjeux LGBT sur la scène internationale.Hillar y Clinton, Justin Trudeau et l\u2019ex-ministre des Affaires étrangères de Stephen Harper John Baird ont tous dénoncé publiquement, dans le cadre de leurs fonctions, les atteintes aux droits des minorités sexuelles.Or, toute l\u2019attention que suscitent de telles interventions de leaders occidentaux peut avoir des conséquences néfastes pour la communauté LGBT, rappelle M.Brown.« C\u2019est une bonne chose, mais ça ne doit pas être la seule action posée.Il faut appuyer les militants locaux, leur demander quelle stratégie serait selon eux la plus ef ficace.Car c\u2019est eux qui vivent cette réalité au jour le jour et, par fois, l\u2019attention internationale peut empirer la situation.Dans certains endroits, les gens se sont retrouvés encore plus ostracisés à cause de l\u2019attention négative que ça attirait envers leur pays.» «L\u2019autre danger, c\u2019est que la position du Québec passe pour de l\u2019impérialisme », poursuit le professeur de l\u2019Université d\u2019Ottawa.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 LGBT JACQUES NADEAU LE DEVOIR La défense des droits des lesbiennes, gais, bisexuels et transgenres fera désormais partie intégrante de la politique étrangère québécoise, a confirmé au Devoir la ministre des Relations internationales, Christine St-Pierre.dif ficile » en région à cause des horaires et que cela va faciliter «énormément les choses » Le problème, c\u2019est qu\u2019on ne peut pas déposer des demandes pour tous les types de plaintes et que celles qui intéressent les locataires ne sont pas comprises dans le service.Les seules demandes en ligne qui sont acceptées sont celles pour non-paiement de loyer, fixation de loyer, modification du bail et reprise du logement.Or la quasi-totalité de ces dossiers intéressent seulement les propriétaires, à par t de rares dossiers en fixation de loyer déposés par des locataires (quand un nouveau locataire constate que le loyer qu\u2019il paye est beaucoup plus élevé que celui de son prédécesseur, par exemple).Les plaintes des locataires plus «complexes» Invitée à réagir, la Régie dit ne vouloir favoriser personne et que l\u2019apparente iniquité découle du fait que les causes intéressant les locataires sont généralement plus complexes.« La Régie a limité le type de demandes pouvant être transmises en fonction de leur degré de complexité.Il ne s\u2019agit donc pas d\u2019un parti pris envers les propriétaires, comme le prétend le RCLALQ.Ainsi, seules les demandes suivantes peuvent être déposées en ligne : non- paiement de loyer [recouvrement de loyer et résiliation du bail], fixation du loyer [demandée par le locateur ou le locataire], modification du bail [demandée par le locateur] et reprise de logement.» Une affirmation qui fait bondir l\u2019avocate Suzanne Guévremont qui défend des dossiers de locataires depuis trois décennies à Montréal.Cet argument ne tient pas la route selon elle parce qu\u2019un type de recours très simple pour les locataires ne figure pas dans la liste, celui des locataires qui contestent leur expulsion lorsque les propriétaires prétextent par exemple des travaux ou une prise de possession du logement (dite « éviction pour agrandissement, subdivision ou changement d\u2019affectation ».) «Dans ce cas-là, si on permet au propriétaire de faire sa demande en ligne, je ne comprends pas que le locataire ne puisse pas avoir la même possibilité.Ce sont deux types de recours qui se ressemblent énormément.» Relancée à ce propos, la Régie répond que ce type de demande pourrait s\u2019ajouter à terme à la liste.«La possibilité de produire en ligne des demandes au tribunal en est à ses débuts.Comme il s\u2019agit d\u2019un tout nouveau service, il faut y aller étape par étape afin de bien l\u2019évaluer avant de l\u2019étendre davantage.[À terme], d\u2019autres types de recours pourraient être déposés en ligne.Il est donc possible que le recours en opposition à une éviction en fasse partie», nous a-t-on répondu.Le projet de réforme fait réagir Pendant ce temps, le projet de réforme de la Régie du logement (RDL) fait réagir.Comme le révélait Le Devoir récemment, l\u2019organisme est sous pression depuis la publication en mai d\u2019un rapport dévastateur du vérificateur sur sa gestion interne.Sa présidente, Anne Morin, a depuis soumis au gouvernement un plan d\u2019action en cinq points pour améliorer son efficacité et réduire ses délais.On propose notamment de tenir des « audiences sur dossier » qui permettraient aux parties de faire leurs représentations au régisseur par écrit sans se présenter à la Régie.Une mesure qui plaît davantage aux propriétaires qu\u2019aux locataires.« On ne voit vraiment pas ça d\u2019un bon œil », a déclaré à ce propos Maxime Roy-Allard, porte- parole du RCLALQ.« Ça donne l\u2019avantage au propriétaire qui n\u2019aura pas à se présenter à l\u2019audience.Ça leur facilite la vie une fois de plus alors que, du côté locataire, on ne met rien en place pour faciliter la compréhension des procédures des délais.Avec l\u2019audience du dossier, il faut s\u2019assurer que les locataires aient bien reçu l\u2019avis et aient compris ce que ça implique.Les personnes vulnérables comprennent déjà dif ficilement.» À la CORPIQ, on estime que ce sont de «bonnes propositions », mais on voudrait que le gouvernement aille encore plus loin, explique son porte-parole, Hans Brouillette.La CORPIQ voudrait par exemple que les propriétaires aient à attendre moins longtemps que trois semaines avant de pouvoir réclamer un loyer dû.Selon un sondage interne de la CORPIQ, seulement le quart des propriétaires récupèrent au moins une partie des loyers impayés lorsqu\u2019ils font une démarche auprès de la Régie.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 LOGEMENT Édouard L\u2019Heureux, un des meilleurs joueurs de crosse du Montréal National avant la Première Guerre mondiale.Ces cartes de joueurs de crosse à collectionner, très populaires, étaient dif fusées dans des paquets de tabac entre 1910 et 1912.«Si la république de Grèce fut redevable aux Jeux olympiques, si l\u2019Angleterre avait des motifs de louer le jeu de cricket, le Canada peut s\u2019enorgueillir de la crosse» "]
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