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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2017-01-07, Collections de BAnQ.

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[" AUJOURD\u2019HUI Culture \u203a Du Bertolt Brecht au goût du jour.Le TNM rafraîchit La bonne âme du Se-Tchouan.Page E 1 Avis légaux.C 4 Carrières .C 3 Décès.C 7 Mots croisés .D 4 Petites annonces .C 7 Sudoku .D 4 V O L .C V I I N o 3 0 3 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 7 E T D I M A N C H E 8 J A N V I E R 2 0 1 7 2 , 8 3 | S + T A X E S = 3 , 2 5 | S ?w w w .l e d e v o i r .c o m 50 QUÉBEC 418-654-8677 LÉVIS 418-654-8677 TROIS-RIVIÈRES 819-696-8677 MONTRÉAL 514-231-8677 LAVAL 450-627-3716 LONGUEUIL 450-445-9829 .CA Certifié 5 Étoiles® TOILES À ROULEAUX \u2022 PANNEAUX COULISSANTS \u2022 PERSIENNES \u2022 STORES VOILAGE \u2022 STORES ROMAINS STORES HORIZONTAUX \u2022 STORES MOTORISÉS \u2022 STORES DE VERRIÈRES \u2022 STORES VERTICAUX FABRIQUÉ AU QUÉBEC SUR MESURE ESTIMATION GRATUITE 1 855 770-8677 OPAQUES TRANSLUCIDES SOLAIRES MOTORISATION DISPONIBLE Claude Bouchard Québec, Lévis, Montréal, Trois-Rivières, Repentigny, Laval, Boisbiand, Mont-Tremblant, Longueuil, Beloeil, Magog % de rabais ou INSTALLATION GRATUITE Jusqu\u2019à INSTALLATION GARANTIE JACQUES NADEAU LE DEVOIR Montréal figure au troisième rang mondial de la production de jeux vidéo, grâce, notamment, à la présence de géants comme Ubisoft.Mais les petits et les moyens studios indépendants se sont mis à fleurir aussi dans la métropole québécoise.Les échographies seront remboursées, sauf pour les femmes enceintes Page A 3 Poutine a cherché à favoriser l\u2019élection de Trump, selon le renseignement Page C 5 P H I L I P P E O R F A L I L\u2019 heure la plus effroyable de sa vie, Caroline Guertin l\u2019a vécue vendredi, recroquevillée derrière le bar d\u2019un restaurant de l\u2019aéroport de Fort Lauderdale.Plus d\u2019une heure à ne pas savoir ce qu\u2019il se passe, plus d\u2019une heure à voir défiler l\u2019horreur \u2014 son horreur \u2014 sur les écrans des téléviseurs qui l\u2019entourent.« Plus d\u2019une heure à ne pas savoir combien de personnes sont visées.Combien il y a de tireurs.À ne pas savoir si tu vas t\u2019en sortir.» Secouée, la Montréalaise racontait, la voix toujours tremblante, ces interminables minutes qui ont tout changé pour les voyageurs à l\u2019aéroport international de Fort Lauderdale-Holly- wood, vendredi après-midi, lorsqu\u2019un homme a ouvert le feu sur ceux qui récupéraient leurs bagages au terminal 2, presque exclusivement destiné aux compagnies aériennes Air Canada et Delta.Cinq personnes sont tombées sous les balles du tueur et huit autres personnes ont été blessées, ont confirmé les autorités.Près d\u2019une quarantaine de personnes ont aussi subi des blessures en tentant de se mettre à l\u2019abri.Le tireur a été identifié sous le nom d\u2019Esteban Santiago.Après avoir lui-même récupéré son bagage enregistré, il aurait pris le fusil qui s\u2019y trouvait, avant de le charger dans la salle de bain, puis de se mettre à tirer sur la foule.Sans distinction, au hasard, a expliqué un témoin, Mark Lea, sur l\u2019antenne de MSNBC.« Il est resté calme tout le temps », a-t-il ajouté, en TUERIE EN FLORIDE Un projet meurtrier dans ses bagages Parti d\u2019Alaska, le suspect a atterri à Fort Lauderdale, où il a tué cinq personnes et en a blessé huit autres JEUX VIDÉO C A R O L I N E M O N T P E T I T C herchez l\u2019intrus, ou plutôt l\u2019intruse.Nathalie Lacoste, qui dirige avec son mari le studio Alice & Smith, est une femme de plus de quarante ans qui crée des jeux vidéo.Nous la rencontrons à l\u2019Espace ludique de Montréal, lieu de rencontre pour les créateurs de jeux vidéo, rue Saint-Alexandre à Montréal.Ici, la moyenne d\u2019âge tourne autour de 30 ans et la majorité des têtes penchées sur les écrans d\u2019ordinateur sont celles de jeunes hommes.«En 2015, on a gagné le prix de la start-up au gala des prix Numix.On avait l\u2019air de has been ! Mais j\u2019ai été époustouflée par la qualité des participants.Des jeunes de 20 ans, bilingues, trilingues, qui arrivaient avec des modèles d\u2019affaires », raconte Nathalie Lacoste.Le concours Numix est organisé par le Regroupement des producteurs multimédias et récompense des entreprises situées au Québec.À ce chapitre, Montréal est assez bien pourvue.Quand Vincent Blanchard, créateur et ex-enseignant de design de jeux vidéo à l\u2019UQAM, a démarré Artifices Studio il y a six ans, les producteurs indépendants de jeux vidéo à Montréal se comptaient sur les doigts d\u2019une main.Aujourd\u2019hui, la métropole en compte plus de 130.On sait que Montréal se classe au troisième rang au monde en matière de production de jeux vidéo, entre autres grâce aux géants que sont Ubisoft ou Warner Bros.On sait peut- être moins que, depuis quelques années, ces géants ont donné naissance à des dizaines de créateurs qui ont eu envie de mettre leurs propres idées en marché.Après l\u2019établissement des joueurs de taille moyenne que sont Frima, Behaviour ou Hibernum, les petits studios prolifèrent sur le sol québécois.Selon un sondage effectué par le groupe Transtudio, leur nombre Les géants ont fait des petits Montréal héberge les Ubisoft et Warner Bros., mais compte aussi plus de 130 producteurs indépendants Ma grand-mère Angélique vient de franchir le cap des 100 ans.Un siècle presque improbable pour une femme qui a frôlé la mort dès l\u2019enfance.Pour souligner l\u2019événement, nous sommes retournés dans la maison qui l\u2019a vu naître, puis grandir, au sein d\u2019une famille de 16 enfants.Petite entorse à l\u2019objectivité journalistique pour raconter un quotidien qui semble aujourd\u2019hui très lointain, mais qui fait partie de notre histoire.A L E X A N D R E S H I E L D S S a mémoire est intacte, celle des dates comme celle des événe- ments ou des émotions.Assise dans la pièce qui servait de cuisine dans la maison familiale de son enfance, Angélique résume assez simplement le sentiment qu\u2019elle garde Ma grand-mère Angélique ALEXANDRE SHIELDS LE DEVOIR Grand-mère Angélique, femme active malgré ses 100 ans, continue de tricoter.VOIR PAGE A 8 : JEUX VOIR PAGE A 8 : FUSILLADE VOIR PAGE A 8 : ANGÉLIQUE Dossier \u203a Portraits de quatre joueurs indépendants du secteur de la production de jeux vidéo.Pages A 4 et A 5 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 7 E T D I M A N C H E 8 J A N V I E R 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 2 445, rue St-Sulpice, Vieux-Montréal Téléphone : 514 845-4980 Heures d\u2019ouverture : du lundi au vendredi de 10 h 00 à 18 h 00 les samedis et dimanches de 10 h 00 à 16 h 30 Papeter ie Casse - Noisette Nous tenons en inventaire agendas, papiers Lalo, papier St-Gilles, cartes, plumes et stylos, albums de photos, articles de bureau, sceaux, cires à cacheter .Montréal : 4875, Jean-Talon Ouest · (514) 344-8555 · 1 (866) 747-8555 Laval : 2267, boul.Le Corbusier · (450) 682-8280 www.abatjourillimites.ca \u2022 Plus de 5 000 abat-jour 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philanthrope renommé.M.Ahmad a rappelé que M.Trudeau et l\u2019Aga Khan sont des amis proches depuis plusieurs années.Pour des raisons de sécurité, M.Trudeau et sa famille se sont rendus à Nassau à bord de l\u2019avion gouvernemental Challenger.Ses amis n\u2019étaient pas à bord de l\u2019avion, selon M.Ahmad.M.Trudeau remboursera d\u2019ailleurs le coût du vol pour lui et sa famille, a ajouté son porte-parole.L\u2019Aga Khan a fondé l\u2019une des plus grandes organisations de développement dans le monde, le Réseau Aga Khan de développement, qui vise à encourager le progrès dans les régions sous-développées.La Presse canadienne Les Trudeau en vacances chez l\u2019Aga Khan J E S S I C A N A D E A U Comment tirer profit des nouvelles technologies pour enseigner aux jeunes ?Quels sont les défis dans les salles de classe?Quelles sont les possibilités pour les apprenants du XXIe siècle ?Ce sont autant de questions qui ont été abordées par des créateurs, éducateurs et autres experts de l\u2019intégration technologique dans les apprentissages réunis à Ottawa vendredi pour la conférence Les Tablettistes 2017.Le Devoir s\u2019est entretenu avec Ron Canuel, président de l\u2019Association canadienne d\u2019éducation.Il a piloté en 2003 l\u2019un des premiers programmes canadiens visant à fournir gratuitement des ordinateurs portables à tous les élèves de la commission scolaire Eastern Townships dans les Cantons- de-l\u2019Est, dont il était directeur général.Où se situe le Québec par rapport au reste du Canada en matière d\u2019intégration des nouvelles technologies?Je dirais qu\u2019ils sont parmi les meilleurs.La réforme pédagogique de 1999 y est sans doute pour beaucoup, puisque l\u2019intégration de la technologie était l\u2019un des piliers identifiés dans cette réforme.Tant au Québec qu\u2019au Canada, ça se fait lentement, mais sûrement.Je ne parlerais pas d\u2019une révolution, parce que ça dure depuis presque 35 ans, mais il y a assurément un changement d\u2019attitude, une reconnaissance du potentiel de la technologie.Y a-t-il encore des résistances?Les gens sont encore craintifs de la technologie.On s\u2019 imagine par exemple que la technologie est une source de distraction dans les classes.Il y a également des craintes concernant le fait que les jeunes aillent sur des sites inappropriés.Pour répondre à ces préoccupations, plusieurs commissions scolaires ont mis des filtres, pour empêcher l\u2019accès à cer tains sites, mais ceux-ci sont souvent trop restrictifs, ce qui empêche les enseignants d\u2019utiliser les outils à leur plein potentiel.C\u2019est une source de frustration pour plusieurs.Est-ce que les professeurs plus âgés sont plus réticents que leurs jeunes collègues à intégrer les nouvelles technologies dans leurs classes?C\u2019est une idée qui est souvent véhiculée, mais c\u2019est le contraire.On a constaté que les professeurs qui avaient entre 5 et 10 ans d\u2019ancienneté étaient plus à l\u2019aise avec les nouvelles technologies que les nouveaux profs.Et c\u2019est facilement compréhensible, car les jeunes ne maîtrisent pas encore la gestion de la classe et la pédagogie.Ils souhaitent donc se concentrer sur ces as- pects-là.Ils ne sont pas réfractaires aux nouvelles technologies, mais ils ne sont pas encore prêts à les utiliser.Quels avantages peut-on tirer de l\u2019utilisation des nouvelles technologies dans une classe?Ça permet d\u2019ouvrir de nouvelles portes, pour les élèves, mais sur tout pour les enseignants, qui sont toujours à la recherche de nouvel les idées.Ça leur permet de présenter le matériel pédagogique de dif férentes façons pour un apprentissage plus créatif.L\u2019implantation des tableaux blancs interactifs a été un véritable fiasco.Avons-nous tiré des leçons de cela?Lorsque l\u2019on fournit la technologie sans offrir, avant, une bonne formation aux professeurs sur la façon de l\u2019utiliser, ça risque d\u2019être un échec.Et c\u2019est ce qui s\u2019est passé au Québec avec les tableaux interactifs.[\u2026] Il faut offrir une formation aux enseignants pour leur apprendre à bien utiliser et intégrer les technologies dans la pédagogie.La formation, c\u2019est une réclamation constante de la part des enseignants, tant au Québec que dans le reste du Canada.Est-ce que l\u2019intégration des nouvelles technologies doit se faire de façon universelle ou doit-on cibler des clientèles ou des secteurs en particulier?À la commission scolaire Eastern Townships, où j\u2019étais directeur, nous avions un programme universel : des ordinateurs por tables pour tout le monde.Mais je dirais que l\u2019effet le plus important et positif, c\u2019était pour les élèves en adaptation scolaire.Ça leur donnait une autre façon d\u2019apprendre et de combler leurs lacunes.Quel conseil donnez-vous aux enseignants pour maximiser leur enseignement avec les nouvelles technologies?Tout doit se faire de façon équilibrée, et la qualité aura toujours raison sur la quantité.Une bonne intégration, qui se fait sur environ 10 % du temps dans la classe, est beaucoup mieux qu\u2019une ut i l isat ion constante mais banale avec du traitement de texte ou de la recherche de base sur Internet.Une bonne façon d\u2019intégrer la technologie dans un cours, c\u2019est, par exemple, de poser la question « pourquoi ?» plutôt que «quand?».On peut demander par exemple: «Pourquoi a-t- on besoin d\u2019un estomac ?» «Pourquoi Christophe Colomb est-il venu en Amérique ?» Contrairement à une date, qui se trouve en seul clic, ça oblige les élèves à faire différentes recherches, à réfléchir, à juger de la pertinence et de la fiabilité des données qu\u2019ils vont lire sur Internet.Ça les encourage à utiliser leur propre jugement, ce qui va leur servir pour l\u2019avenir.Le Devoir Apprivoiser la techno dans la classe Rencontre avec Ron Canuel, président de l\u2019Association canadienne d\u2019éducation, en prévision du colloque Les Tablettistes FRANCIS VACHON LE DEVOIR Les Québécois « sont parmi les meilleurs [au Canada].La réforme pédagogique de 1999 y est sans doute pour beaucoup, puisque l\u2019intégration de la technologie était l\u2019un des piliers identifiés dans cette réforme», af firme M.Canuel JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le SPVM a ouvert le feu sur un suspect d\u2019agression à l\u2019arme blanche Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a indiqué avoir fait feu sur un suspect, vendredi après- midi, dans le Vieux-Montréal.Le porte-parole Daniel Lacoursière rapporte que l\u2019individu aurait agressé quelqu\u2019un à l\u2019arme blanche vers 14 h 30, à l\u2019intérieur d\u2019un immeuble à l\u2019intersection du boulevard René- Lévesque et de la rue Saint-Urbain.Il aurait ensuite pris la fuite, suivi par des citoyens.Le poste frontalier de Lacolle rouvert Le poste frontalier de Saint- Bernard-de-Lacolle a rouvert vendredi, en début après-midi, après qu\u2019un appel menaçant eut déclenché la fermeture des douanes, a indiqué la Sûreté du Québec (SQ).La porte-parole de la SQ Ingrid Asselin affirme que les vérifications se sont conclues vers 13 h, avec l\u2019aide des agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).«Rien de suspect n\u2019a été localisé», a déclaré la sergente Asselin, en entrevue avec La Presse canadienne.L\u2019appel menaçant avait été fait peu après 9 h, en matinée.Les bâtiments abritant le personnel des douanes avaient été évacués de manière préventive, et les voies pour les automobilistes avaient été fermées des deux côtés de la frontière.Le ministère des Transports avait installé une voie de déviation pour la circulation routière.La sergente Asselin rapporte que les employés ont pu réintégrer les installations et que l\u2019enquête se poursuit.Aucune arrestation n\u2019avait été effectuée vendredi en début d\u2019après-midi.La Presse canadienne L I A L É V E S Q U E I l n\u2019est pas question pour l\u2019opposition péquiste de perturber une activité du 150e anniversaire de la fédération canadienne.Le PQ veut au contraire être le « boute-en- train » des célébrations, qui, sans lui, seraient plutôt en- nuyantes, croit son chef, Jean- François Lisée.Le chef péquiste s\u2019est présenté à la presse, vendredi à Montréal, aux côtés des deux co-por te-parole de sa campagne, « L\u2019autre 150e » : l\u2019au- teur-compositeur-interprète et rappeur Rod le Stod et la militante Marie Imalta Pierre-Lys, chimiste de profession.Dans les faits, le Parti québécois veut faire valoir l\u2019autre versant de l\u2019histoire, tout au long de l\u2019année des festivités canadiennes, grâce à son projet baptisé « L\u2019autre 150e ».M.Lisée dit vouloir ainsi « faire des trous dans la propagande» canadienne.« On veut être les boute-en- train du party.C\u2019est sûr qu\u2019on n\u2019a pas été formellement invités, mais on est citoyens canadiens, alors on a droit au chapitre, et je pense qu\u2019à l\u2019intérieur de ce party qu\u2019organise le Canada, nous allons être le boute- en-train », a lancé M.Lisée en souriant.« Je pense qu\u2019on va attirer beaucoup d\u2019attention sur l\u2019anniversaire qui, sans nous, aurait été fade, a ajouté le chef péquiste.La bonne nouvelle au- jourd\u2019hui, c\u2019est que ceux d\u2019entre vous qui avaient peur que ce soit plate, le 150e anniversaire du Canada, détrompez-vous, ça va être intéressant ! » Échanges La participation du PQ prendra la forme de prises de parole, de dialogues entre les deux co-porte-parole dans les médias sociaux, de capsules Web et d\u2019autres formes qu\u2019il n\u2019a pas voulu toutes divulguer pour l\u2019instant.« Il a fallu faire un tri ; on a choisi 150 événements qu\u2019on veut mettre en lumière, d\u2019une façon ou d\u2019une autre.Il va y avoir des gros événements, des petits événements », a résumé M.Lisée, aussi député péquiste de Rosemont.Parmi les thèmes qui seront retenus pour les interventions du PQ, l\u2019historien Gilles La- por te, à ses côtés, a noté « 150 ans de Québec basting », « la francophonie canadienne malmenée» et «pas de leçons à recevoir du Canada».Le budget de «L\u2019autre 150e » sera pris à même les fonds du Par ti québécois.Le travail d\u2019une demi-douzaine d\u2019historiens qui alimentent cette campagne est fait bénévolement.Le quotidien The Globe and Mail a révélé récemment qu\u2019une somme de 500 millions de dollars serait consacrée aux festivités du 150e de la fédération canadienne.M.Lisée assure qu\u2019il n\u2019est « pas question » de perturber une des activités du 150e anniversaire et qu\u2019 i l veut au contraire dialoguer et mettre en valeur certains aspects de l\u2019histoire du Canada qui pourraient être oubliés ou trop peu soulevés.La Presse canadienne 150E DU CANADA Le PQ propose sa propre version de la fête Le chef a dit vouloir que sa formation agisse en « boute-en-train » tout au long de l\u2019événement L E D E V O I R , L E S S A M E D I 7 E T D I M A N C H E 8 J A N V I E R 2 0 1 7 ACTUALITES A 3 % A M É L I E D A O U S T - B O I S V E R T L es échographies sont maintenant couvertes en cabinet privé, mais pas pour les femmes enceintes.La couverture publique promulguée par Québec à compter du 29 décembre dernier exclut la majorité des examens obstétricaux.Seuls les examens réalisés par les radiologistes sont couver ts.Comme les gyné- cologues-obstétriciens pratiquent la très grande majorité des échographies chez les femmes enceintes, ces dernières devront continuer à payer lorsqu\u2019elles se rendent en cabinet privé pour cet examen.Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, se défend d\u2019avoir omis de mentionner cette exception publiquement.« C\u2019est faux » , dit son attachée de presse, Julie White, puisque les communiqués de presse diffusés au fil de l\u2019évolution de ce dossier, en juillet et en décembre, indiquent bel et bien que ce sont les échographies « pratiquées par des radiologistes » qui sont couvertes.C\u2019est aussi ce que stipule le règlement entré en vigueur le 29 décembre dernier.« Pour les échographies qui ne sont pas faites par des radiologistes, les patients ont toujours la possibilité de les faire faire gratuitement dans les établissements du réseau ou de payer pour les faire faire en cabinet », indique Julie White.L\u2019échographie est utilisée pour de nombreuses autres situations que la grossesse, notamment pour le diagnostic et le suivi de plusieurs cancers.Ce sont ces examens qui sont majoritairement faits par des radiologistes.Des patientes surprises Les patientes enceintes sont surprises lorsqu\u2019elles apprennent qu\u2019elles doivent toujours débourser pour les échographies.L\u2019une d\u2019entre elles ne s\u2019attendait pas à devoir sortir son chéquier, plus tôt cette semaine, après un examen dans une clinique montréalaise.« À cause des propos tenus par le ministre ces dernières semaines, je m\u2019attendais à ce que ce soit gratuit.J\u2019avais pourtant lu tout ce qui s\u2019était écrit sur le sujet ! » raconte Sara-Emmanuelle Du- chesne.Enceinte de douze semaines, elle devait passer un test de dépistage impor tant en raison des effets possibles d\u2019un médicament qu\u2019elle prenait alors qu\u2019elle ignorait être enceinte.En raison d\u2019une erreur administrative, elle n\u2019a pas pu obtenir l \u2019examen à l\u2019hôpital où elle est suivie.Elle a appelé de nombreux hôpitaux pour constater que très rares sont ceux qui offrent l\u2019échographie de premier trimestre.L\u2019examen permet entre autres de détecter des anomalies fœtales et de mesurer la clarté nucale.Cette dernière est l\u2019un des indicateurs utilisés dans le diagnostic de la trisomie 21.Mme Duchesne déplore avoir dû finalement débourser 150 $ alors que les autres examens échographiques sont maintenant couver ts.« Je considère que c\u2019est une injustice.Les femmes enceintes et les couples ont déjà beaucoup de dépenses à prévoir.La décision du ministre de couvrir l\u2019échographie est positive, mais on apprend au- jourd\u2019hui qu\u2019il y a des exclus.» Le Dr Pierre Miron, qui dirige une clinique qui offre le dépistage prénatal à Laval, confirme que les patientes sont nombreuses à demander, depuis l\u2019annonce, si les échographies sont désormais gratuites.Dépistage déficient La présidente de l\u2019Association des obstétriciens et gynécologues du Québec, la Dr e Sylvie Bouvet, obser ve qu\u2019il faut s\u2019attarder aux « sub- ti lités » des « grandes annonces tapageuses ».« La variable qui détermine si l\u2019acte est assuré ou pas, c\u2019est s\u2019il est fait par un radiologiste ou non.Cer taines femmes vont s\u2019en trouver pénalisées, mais c\u2019était déjà le cas», constate-t-elle.Les femmes se tournent principalement vers les cabinets privés pour l\u2019échographie de dépistage au premier trimestre de la grossesse.Cet examen n\u2019est pas of fert dans la majorité des hôpitaux du Québec, n\u2019étant pas inclus dans le suivi de grossesse standard par le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).« Nous avons l\u2019air du tiers-monde, déplore la Dre Bouvet.C\u2019est beaucoup plus que la clarté nucale, ça permet de dater la grossesse, de dépister toutes sortes de problématiques.Quand on se compare avec le reste du monde, c\u2019est horripilant de constater que ce n\u2019est pas of fer t ici, car la valeur ajoutée a été démontrée, c\u2019est utilisé partout dans le monde.» Elle-même a réussi à rendre cet examen disponible au public au CIUSSS de la Mauri- cie\u2013Centre-du-Québec, où elle pratique.Le Dr Miron abonde dans le même sens.« Si le gouvernement avait réellement pensé à la population, il aurait mis en place un bon programme de dépistage au premier trimestre de grossesse », dit-il.Il déplore que, abolissant le programme de procréation assistée d\u2019une main, le gouvernement décide de couvrir les échographies en cabinet, lesquelles étaient le plus souvent remboursées par les régimes d\u2019assurances privés.Un dossier non réglé « Pourquoi couvrir les échographies seulement si ce sont des radiologistes qui les font, c\u2019est au ministre de répondre», demande la présidente de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), la Dre Diane Francœur.Elle déplore sur toute la ligne la gestion du dossier de la gratuité de l\u2019échographie en cabinet.Québec et les radiologistes ne se sont toujours pas entendus sur un tarif.Conséquence : plusieurs cliniques ont préféré cesser de donner des rendezvous aux patients, malgré l\u2019entrée en vigueur de la couverture publique.Alors que la FMSQ se dit prête à investir 30 millions de dollars à même son enveloppe de rémunération pour 250 000 examens, Québec lui demande d\u2019en couvrir le double, af firme la Dre Francœur.« C\u2019est normal que les cliniques n\u2019ouvrent pas les rendez-vous à pleine porte alors qu\u2019elles ignorent combien elles vont être payées», dit-elle.Gaétan Barrette, plus tôt cette semaine, a accusé les radiologistes de «prendre les patients en otage ».« [Les médecins] vont être payés même s\u2019il faut les payer rétroactivement», a-t-il affirmé à TVA.Le Devoir ÉCHOGRAPHIES AU PRIVÉ Les femmes enceintes n\u2019ont pas droit au remboursement JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le Parti québécois a lancé vendredi sa programmation, notamment en présence de Jean-François GETTY IMAGES Une grande partie des échographies pratiquées est subie par des femmes qui attendent un enfant.À cause des propos tenus par le ministre ces dernières semaines, je m\u2019attendais à ce que ce soit gratuit.J\u2019avais pourtant lu tout ce qui s\u2019était écrit sur le sujet ! Sara-Emmanuelle Duchesne, enceinte de douze semaines « » Carrières & professions 1 2 3 1 SERVICES PRIX mcote@ledevoir.com 514.985.3313 A 5 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 7 E T D I M A N C H E 8 J A N V I E R 2 0 1 7 DANS L \u2019OMBRE DES GEANTS A 4 T E X T E S : C A R O L I N E M O N T P E T I T PEDRO RUIZ LE DEVOIR Louis-Félix Cauchon a toujours été son propre patron.Borealys est sa deuxième entreprise.GABRIELLE LURIE AGENCE FRANCE-PRESSE Une joueuse met à l\u2019essai le jeu Minecraft en réalité virtuelle lors d\u2019une démonstration organisée à San Francisco le 15 mars dernier.PEDRO RUIZ LE DEVOIR Nathalie Lacoste a fondé le studio Alice & Smith il y a deux ans avec son mari.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Français d\u2019origine, Thomas Gaudy est cofondateur de l\u2019entreprise Ludociels pour tous.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Au moment de sa création, au printemps dernier, la Guilde des développeurs de jeux vidéo indépendants du Québec regroupait 75 studios, qui géraient 18 millions de dollars en masse salariale annuelle et qui généraient 600 emplois directs et indirects.SOURCE MINORITY MEDIA Le jeu Papo & Yo, du studio Minority Media, met en scène un jeune garçon du nom de Quico et son meilleur ami, un monstre.À 39 ans, Thomas Gaudy assume ses contradictions.Complètement passionné des jeux vidéo, il est aussi très critique envers leur contenu et leurs effets.Installé au Québec depuis une dizaine d\u2019années, ce Français d\u2019origine a créé avec sa conjointe l\u2019entreprise Ludo- ciels pour tous, qui produit des jeux vidéo adaptés aux personnes handicapées.L\u2019un de ces jeux, Vic Dor, s\u2019adresse aux enfants souf frant de troubles cognitifs et moteurs graves.« Ils ne peuvent pas parler ou manger, ni utiliser un clavier ou une souris.Leur mode d\u2019interaction avec l\u2019ordinateur, ce sont de gros boutons », explique Thomas, qui a fait son doctorat sur l\u2019adaptation de jeux vidéo pour les aveugles.Son entreprise, sans but lucratif, a produit à ce jour une trentaine de jeux.«La plupart de nos jeux sont gratuits », dit-il.La boîte donne aussi des ateliers de formation à la création de jeux vidéo, qui s\u2019adressent aux jeunes de plus de sept ans.Les jeux vidéo ainsi créés sont ensuite mis en disponibilité sur le site Web de Ludo- ciels pour tous.« Je suis accro, admet Thomas Gaudy.J\u2019ai du mal à m\u2019en passer.Ce qui pose un problème.En tant que concepteur, il y a une question éthique.D\u2019accord, c\u2019est un média fantastique, mais est-ce qu\u2019on cherche à rendre les autres accros, à leur prendre leur temps, à leur faire perdre du temps?» soulève l\u2019entrepreneur.« Ou est-ce qu\u2019on n\u2019essaie pas plutôt de s\u2019approprier le média et de le faire évoluer en lui injectant quelque chose de personnel, une démarche éthique, quelque chose de plus social?C\u2019est ce qu\u2019on essaie de faire.» Bien qu\u2019il ait suivi des études doctorales, Thomas Gaudy reconnaît qu\u2019il a obtenu durant toute sa scolarité des résultats moyens.« Parce que j\u2019essayais de faire un minimum de travail, de façon à pouvoir réussir mes études, tout en ayant un maximum de temps à consacrer aux jeux vidéo.Maintenant, je joue toujours, mais je joue moins », confie-t-il.Plus de contenu Selon lui, le problème n\u2019est pas tant le temps passé sur un jeu que l\u2019expérience qu\u2019on en retire ou non.«Je trouve qu\u2019actuellement, le jeu vidéo est vide de sens.On en tire du plaisir, on passe un bon moment et on développe certaines compétences, mais par rapport à d\u2019autres médias [\u2026] ou d\u2019autres interactions sociales, l\u2019expérience qu\u2019on en retire est pauvre.» Thomas Gaudy s\u2019est donc donné pour but de faire du jeu vidéo un média à part entière, porteur de contenu.Il cite quelques exemples.Il se souvient entre autres d\u2019un jeu vidéo qui avait été créé durant le printemps érable.« Je trouvais à l\u2019époque que c\u2019était un des médias qui touchaient le fond du problème le plus justement, dit-il.Il existe quelques jeux vidéo présentant des revendications, mais pas assez.» Il aime citer les jeux qui ont remporté des récompenses, aux Games for Change Awards, un organisme américain qui favorise la création et la distribution de jeux à caractère social.«Nous devrions organiser une remise de prix similaire ici», dit-il.Le Devoir THOMAS GAUDY À la recherche d\u2019une expérience plus humaine A vant de fonder une entreprise de jeux vidéo, Nathalie Lacoste a étudié en histoire de l\u2019ar t.Puis elle s\u2019est tournée vers les communications et s\u2019est laissé tenter par l\u2019aventure de la création.«En histoire de l\u2019art, on étudie la sémiologie, l\u2019iconographie, la communication.J\u2019avais écrit des articles pour des expositions.Je me disais que j\u2019aimais produire du contenu», dit-elle.Le studio Alice & Smith, fondé il y a à peine deux ans avec son mari, Andrea Doyon, vend déjà des jeux dans 180 pays et a une antenne à Toronto, ainsi qu\u2019une autre à Sherbrooke.Six employés en tout.« C\u2019est notre cinquième entreprise », dit Nathalie Lacoste.Après avoir lancé Black Watchmen, qui a conquis les 18 à 25 ans, Alice & Smith présentait il y a quelques semaines son dernier-né, Ahnayro, qui plaît beaucoup aux femmes de 30 à 45 ans.«Selon les statistiques, la population des amateurs de jeux vidéo compte 50% d\u2019hommes et 50% de femmes.Cependant, il y a très peu de jeux qui s\u2019adressent spécifiquement à des femmes», soutient Nathalie Lacoste.Alice & Smith n\u2019a pas cherché à viser ce public, mais il l\u2019a trouvé, explique-t-elle.Explorer la maladie mentale Sor tant des sentiers battus, Ahnayro plonge dans le monde de la psychologie, explore l\u2019univers glauque des élans suicidaires et de la maladie mentale.Le joueur devient une « psycho pompe » pour le personnage, c\u2019est-à-dire qu\u2019il le tire vers la mort.«Les personnages sont des femmes, et le sujet, c\u2019est la maladie mentale.On est dans le monde des rêves.Le spectateur joue le rôle d\u2019un psycho pompe.On va devoir emmener notre personnage vers le monde de la mort et, à la fin, on va le tuer.Le personnage est une fille, donc, qui se rend compte que, lorsqu\u2019elle rêve, ses rêves ne sont pas des rêves normaux.Elle a peut-être des rêves lucides.Elle ne sait pas s\u2019ils sont dus à une maladie mentale.» Nathalie Lacoste assure que, malgré son propos sombre, le jeu « reste léger ».« Ce n\u2019est pas déprimant comme jeu».L\u2019action se déroule à la fin du XIXe siècle, au temps de Freud et de Jung.Un jeu féminin?« On commence à dépasser l\u2019hystérie des femmes.Ce jeu-là est plus intellectuel, mais dans tous nos jeux, on apprend beaucoup sur l\u2019histoire.Pour résoudre les énigmes ou les puzzles, il faut faire de la recherche », explique la créatrice de jeux vidéo.Les jeux d\u2019Alice & Smith proposent des casse-tête, des problèmes mystères, des jeux en réalité alternée.«On peut y jouer en ligne ou dans la rue, avec son cellulaire.Il y a des jeux de cache, où on doit aller se promener dans la ville», ajoute Nathalie Lacoste.«Ce ne sont pas des jeux dispendieux que je développe, dit-elle, ajoutant que la création d\u2019un jeu peut coûter 300 000 $.Il n\u2019y a pas de console, on n\u2019est pas dans le 3D ou dans la grosse technologie.Ce sont des jeux assez simples, axés pour beaucoup sur le contenu.Ce qui me coûte le plus cher, ce n\u2019est pas la technologie.C\u2019est écrire l\u2019histoire, trouver la musique, les images, payer les rédacteurs.» Tous les jeux d\u2019Alice & Smith ne sont pour l\u2019instant proposés qu\u2019en anglais.«On pourrait les traduire, mais il faudrait une masse critique», dit-elle.Alors que les jeux du jeune studio sont vendus aux États-Unis et en Europe, la compagnie demeure peu connue ici.«Malheureusement, c\u2019est un travail qu\u2019on doit faire ensemble, les indépendants, pour faire connaître nos jeux», dit-elle.Le Devoir NATHALIE LACOSTE Faire sa place dans un monde d\u2019hommes L e jeu Minecraft a filé comme une comète dans le firmament des success stories des jeux vidéo créés par des concepteurs indépendants.Et c\u2019est un tout jeune homme introver ti, le Suédois Markus « Notch » Persson, qui l\u2019a d\u2019abord conçu seul devant son écran.Enfant, Markus Persson était du genre à jouer avec ses Lego durant des heures et des heures, créant des navettes spatiales, puis les défaisant au gré des heures, comme il le raconte dans sa biographie Mi- necraft \u2013 The Unlikely Tale of Markus \u201cNotch\u201d Persson and the Game that Changed Everything.Lorsque son père a ramené chez lui un ordinateur Commodore 128, il s\u2019est mis à passer des heures à jouer à des jeux, mais aussi à en créer, pendant que sa mère était partie travailler.Plus tard, son jeu Minecraft, une sorte de Lego virtuel aux possibilités infinies, fera de lui un milliardaire.Dans sa forme actuelle, le jeu exploite un monde de ressources naturelles que l\u2019on transforme en produits artisanaux.En 2010, mesurant la grande popularité de son jeu, Persson quitte son emploi et fonde la compagnie Mojang.En janvier 2011, le jeune entrepreneur enregistre déjà un million d\u2019exemplaires vendus, et dix millions six mois plus tard, selon les données du magazine Forbes.Mojang employait alors 25 personnes.En 2014, Persson a déjà écoulé 15 millions d\u2019exemplaires du jeu Minecraft lorsqu\u2019il en cède les droits à Microsoft pour la somme de 2,5 milliards de dollars.Ce jeu vidéo se classerait aujourd\u2019hui au deuxième rang des jeux les plus vendus de tous les temps, derrière Tetris.Au- jourd\u2019hui, le jeu suit sa destinée, avec une panoplie de produits dérivés.Quant à Markus Persson, il poursuit sa vie virtuelle, sous le pseudonyme de Notch, et se montre ouvertement critique envers les grosses compagnies.Son compte Twitter compte près de quatre millions d\u2019abonnés.En 2016, il se classait au 1367e rang des hommes les plus riches du monde, toujours selon Forbes, et il ne se gêne pas pour faire des commentaires sur sa condition d\u2019homme riche sur les réseaux sociaux.« Le problème avec le fait de tout avoir, écrit-il, c\u2019est que vous n\u2019avez plus aucune raison d\u2019essayer quoi que ce soit.Et les interactions humaines deviennent impossibles à cause du déséquilibre.» Le Devoir MARKUS PERSSON Devenir milliardaire, un bloc à la fois A vant même d\u2019être à la disposition du public, le nouveau jeu que s\u2019apprête à lancer la compagnie Borealys, Les mages de Mystralia, attire déjà l\u2019attention.Louis-Félix Cauchon, président du studio Boréalys, qui embauche une vingtaine de personnes, en est tout excité.« Il y a une grosse innovation dans ce jeu, dit-il.Les joueurs vont pouvoir inventer les sorts qu\u2019ils jettent », explique-t-il.Contrairement à d\u2019autres créateurs, qui ont acquis leur formation au sein de gros studios, Louis-Félix Cauchon a toujours été son propre patron.Borealys est sa deuxième entreprise.Il est maintenant aussi président de la Guilde des développeurs de jeux vidéo indépendants du Québec, une coopérative qui permet aux créateurs indépendants de mettre en commun leurs ressources, par l\u2019entremise d\u2019assurances ou d\u2019ententes communes.Après avoir étudié le design de jeux vidéo à l\u2019UQAM, Louis-Félix a fondé avec un de ses professeurs, Vincent Blanchard, et un autre designer le studio Artifices, créateur du jeu Sang froid, inspiré de la culture québécoise, de ses chasseurs et de ses loups-garous.Curieusement, le jeu a eu un très grand succès en Pologne et en Russie.À l\u2019époque, c\u2019était le jeu de propriété intellectuelle québécoise le plus vendu dans le monde.Puis, Louis-Félix Cauchon a constaté que, bien que le milieu montréa- lais ait de grandes forces du côté de la création, les designers ont besoin de soutien pour financer leurs produits.« Souvent, les gens sont bons dans le développement des jeux, dit-il, mais sont moins bons du côté du marketing et de la commercialisation, de l\u2019avant et de l\u2019après-production.» Essaimer hors des centres M.Cauchon se réjouit que la Guilde regroupe des concepteurs qui vivent en dehors des grands centres que sont Montréal et Québec.Une petite entreprise de Métabet- chouan, au Saguenay\u2013Lac-Saint-Jean, vient même de recevoir une subvention du Fonds des médias du Canada, constate-t-il.Au moment de sa création, au printemps dernier, la Guilde regroupait 75 studios, qui géraient 18 millions de dollars en masse salariale annuelle et qui généraient 600 emplois directs et indirects.Pour Louis-Félix Cauchon, le fait de fonder sa propre compagnie donne l\u2019avantage du « contrôle créatif au complet».Pour réaliser son prochain jeu, Borealys a recruté Ed Greenwood, l\u2019écrivain canadien qui a créé l\u2019univers des Royaumes oubliés.«C\u2019est l\u2019un des dix auteurs de littérature fantastique les plus populaires au monde, dit Louis-Félix Cauchon.On s\u2019entend que, même s\u2019il ne faisait qu\u2019un dollar par livre vendu, il n\u2019aurait pas besoin de nous.Mais on lui a montré notre système de création de sorts et il a voulu faire partie de l\u2019invention.» Avant même sa parution officielle, Les mages de Borealys est déjà traduit en huit langues.Le Devoir LOUIS-FÉLIX CAUCHON Se regrouper pour mieux créer Louis-Félix Cauchon est président de la Guilde des développeurs de jeux vidéo indépendants Le Suédois Markus «Notch» Persson a d\u2019abord conçu Minecraft seul devant son écran Thomas Gaudy s\u2019est donné pour but de faire du jeu vidéo un média à part entière L E D E V O I R , L E S S A M E D I 7 E T D I M A N C H E 8 J A N V I E R 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 6 Pour réserver un espace publicitaire, contactez Caroline Filion au 514 985-3444 ou cfilion@ledevoir.com Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 P H I L I P P E O R F A L I Q uébec bonifie une fois de plus son aide financière à sept villes et municipalités de la Mauricie et du Centre-du- Québec afin d\u2019aider les propriétaires de résidences endommagées par la pyrrhotite.Le gouver nement Couil - lard a annoncé vendredi l\u2019octroi de 17 millions de dollars, de même qu\u2019une modification au Programme pour les résidences endommagées par la pyr- rhotite, qui fera passer de 0,3 % à 0,23 % le seuil d\u2019admissibi- l i té quant aux volumes de ce minerai dans le béton.Ces modif ications permettront d\u2019élargir le bassin de propriétaires admissible à ce fonds.Près d\u2019une centaine de maisons de plus pour raient ainsi bénéficier du programme.La pyrrhotite est un minerai qui, lorsque présent dans l\u2019agrégat utilisé pour le béton, s\u2019attaque aux fondations des maisons.Elle détériore le béton et le fai t f issurer.Les propriétaires d\u2019une résidence touchée n\u2019ont alors d \u2019autre choix que de faire soulever leur maison, puis de faire couler de nouvelles fondations, des travaux qui peuvent faci lement s \u2019élever à plus de 150 000 $.Le gouvernement aurait donc investi jusqu\u2019à présent près de 52 millions afin d\u2019indemniser les foyers touchés par ce minerai, souligne le député de Maskinongé, Marc H.Plante.«C\u2019est une très bonne nouvelle pour les victimes.La bonification et l\u2019élargissement des critères étaient une demande qu\u2019elles faisaient depuis longtemps.» Au total, près de 700 résidences auront bénéficié, une fois les fonds dépensés, des programmes d\u2019indemnisation fédéral et provincial, a-t - i l ajouté.Le gouvernement du Canada avait inclus dans son dernier budget une aide de 30 millions sur trois ans.En entrevue, M.Plante n\u2019a pas précisé s\u2019il souhaitait qu\u2019Ottawa bonifie à son tour l\u2019aide accordée.La Coalition d\u2019aide aux victimes de la pyrrhotite, qui affirme que plus de 2000 propriétaires sont touchés par ces problèmes, s\u2019est réjouie de cette année.« La mise en place de la cote uniforme de 0,23 % de pyrrhotite éliminera plusieurs iniquités et permettra aux victimes couvertes ou non par un plan de garantie d\u2019être traitées de la même manière et contribuera à débloquer certains dossiers dont le taux de pyrrhotite se situait entre 0,23 % et 0,30%», a souligné le vice-président de la Coalition, Michel Lemay, dans un communiqué.Le Devoir QUÉBEC 17 millions de plus pour les victimes de la pyrrhotite C A R O L I N E M O N T P E T I T R echerché pour ses interventions comme psychanalyste et auteur, reconnu comme dramaturge, jouant à Paris dans sa propre pièce, Guy Corneau était au sommet de sa carrière lorsqu\u2019une car- diomyopathie fulminante l\u2019a terrassé vendredi, à l\u2019âge de 65 ans.Il est mor t deux semaines après le décès de sa sœur, la peintre Joanne Corneau.Guy Corneau avait d\u2019ailleurs fait ses débuts au théâtre avant de devenir psychanalyste, puis d\u2019intervenir au petit écran, aux côtés de Janette Bertrand, dans les années 1980.Mais c\u2019est son livre Père manquant, fils manqué, traduit en treize langues, qui l\u2019a propulsé sur la scène internationale en tant que psychanalyste.Originaire de Chicou- timi, Corneau a fondé le réseau Hommes Québec, qui a ensuite fait école en France et en Belgique.« Il avait une souf france d\u2019avoir manqué d\u2019un père au Québec, qui est une société matriarcale, dit son amie et collègue Marie-Lise Labonté.[\u2026] Ça l\u2019avait tellement marqué qu\u2019il a eu l\u2019idée de faire des groupes d\u2019hommes à travers le monde, pour qu\u2019ils puissent parler ensemble de leur vécu, avec leur masculinité.» Des êtres vulnérables En pleine montée du féminisme, Guy Corneau met en avant l\u2019idée que les hommes ont eux aussi une souffrance, ont eux aussi besoin de parler entre eux avant de faire face au matriarcat.Ce discours est bien accueilli en France, où la société est davantage patriarcale.Les analyses de Guy Cor- neau rejoignent un grand public et se basent sur son expérience personnelle.« Il aborde la vulnérabilité de l\u2019homme en l\u2019expliquant psychologiquement par la relation avec le féminin intérieur, nous amenant à réunifier l\u2019homme en soi et la femme en soi », poursuit Mme Labonté.25 ans après la parution de Père manquant, fils manqué, en 2014, Guy Corneau revient sur la situation des hommes, dans une introduction à la réédition de l\u2019ouvrage.« Pour résumer, on pourrait dire que les hommes ont besoin d\u2019aide et qu\u2019ils cherchent leur père», écrit-il, faisant référence entre autres à la vulnérabilité des hommes à diverses maladies.Il raconte ensuite l\u2019un des groupes d\u2019hommes qu\u2019il a dirigés dans les années 1980.«À la première question que je jetai sur la table : \u201cVous sentez- vous homme ?\u201d, pas un seul, pas même les plus âgés ayant vingt ans de vie conjugale et par fois des enfants, n\u2019a répondu positivement ! Parce que justement, le sens d\u2019identité ne correspond pas nécessairement à l\u2019expérience vécue mais beaucoup plus à cette impression intérieure d\u2019avoir ou non une fondation.» Selon Judith Landry, directrice générale aux éditions de l\u2019Homme, l\u2019éditeur de Guy Corneau au Québec, l\u2019auteur avait pour père spirituel le psychosociologue Jacques Salomé.C\u2019est parce que ses parents s\u2019y opposaient que Guy Cor- neau avait abandonné le théâtre dans ses jeunes années, avant d\u2019y revenir récemment.Le psychanalyste a également souf fer t d\u2019un cancer dont il s\u2019était entièrement remis.Cette rémission avait donné lieu au livre Revivre !.Récemment, la mort de sa sœur Joanne ainsi que la production de sa pièce, la comédie L\u2019amour dans tous ses états, qui doit reprendre l\u2019affiche le 13 janvier à Paris, lui avaient causé un certain stress, selon son amie Marie-Lise Labonté.Le Devoir GUY CORNEAU, 1951-2017 Celui qui voulait donner une voix aux hommes de son temps La moitié des Canadiens souffrent d\u2019hypertension La moitié des Canadiens souffrent d\u2019hypertension artérielle, mais la majorité d\u2019entre eux n\u2019en savent rien ou ont tout simplement décidé de ne pas s\u2019occuper du problème, selon une nou- U ne sieste d\u2019environ une heure après le dîner semble protéger la mémoire et la capacité de raisonnement, selon une étude publiée par le Journal of the American Geriatrics Society.Les chercheurs ont demandé à quelque 3000 Chinois âgés de 65 ans et plus s\u2019ils siestaient ou non après le repas du midi.Quelque 60 % d\u2019entre eux ont répondu par l \u2019af firmative.La durée des siestes allait de 30 minutes à plus de 90 minutes, avec une durée moyenne de 63 minutes.Les participants ont été soumis à une batterie de tests pour mesurer leur acuité mentale, qu\u2019il s\u2019agisse seulement de se souvenir de la date, de mémoriser des mots, de résoudre des équations mathématiques ou encore de recopier des formes géométriques simples.Les par ticipants qui fai - saient une sieste d\u2019une heure ont offert un meilleur rendement que ceux qui ne sies- taient pas du tout.I ls ont aussi fait mieux que ceux qui dormaient plus ou moins longtemps.Le déclin des facultés mentales était de quatre à six fois plus important chez les participants qui ne dormaient pas, ou encore qui faisaient des siestes plus cour tes ou plus longues.Le déclin chez ces participants correspondait approximativement à l\u2019ajout de cinq années d\u2019âge.La Presse canadienne Une étude montre les bienfaits de la sieste pour la mémoire JACQUES NADEAU LE DEVOIR Coup d\u2019envoi des Hivernales du 375e de Montréal La Ville de Montréal donnait, ce vendredi, le coup d\u2019envoi aux festivités entourant son 375e anniversaire avec Les Hivernales, en présence, notamment, du maire de la métropole, Denis Coderre.Au cours des deux prochaines semaines, les amoureux de la ville sont ainsi invités à célébrer le caractère nordique de Montréal à travers une panoplie d\u2019activités réparties au parc Jean-Dra- peau, dans le Vieux-Montréal et dans le Quartier des spectacles.Au programme : concours de fabrication de bonshommes de neige, curling ludique et tournoi de hockey en plein air.Il aborde la vulnérabilité de l\u2019homme en l\u2019expliquant psychologiquement par la relation avec le féminin intérieur, nous amenant à réunifier l\u2019homme en soi et la femme en soi Marie-Lise Labonté, amie et collègue de Guy Corneau « » Guy Corneau L\u2019ambassadeur américain au Canada démissionne Ottawa \u2014 L\u2019ambassadeur des États-Unis au Canada a La pyrrhotite est un minerai qui, lorsque présent dans l\u2019agrégat utilisé pour le béton, s\u2019attaque aux fondations des maisons velle étude publiée par l\u2019American Journal of Hypertension.L\u2019hypertension augmente le risque de problèmes cardiovasculaires, comme la crise cardiaque ou l\u2019accident vasculaire cérébral (AVC).Les chercheurs ont mesuré la tension artérielle de 1097 participants rencontrés dans des centres d\u2019achat, des hôpitaux, des lieux de travail ou des centres communautaires d\u2019une grande ville du nord de l\u2019Amérique.La moitié des sujets souffraient d\u2019hypertension, dont 2 % qui souffraient d\u2019une hypertension si élevée qu\u2019elle constituait un risque pour leur santé.La plupart des hypertensifs ne prenaient pas de médicaments (s\u2019ils étaient au courant du problème), n\u2019en savaient rien ou ne voulaient pas admettre la gravité de la situation.La Presse canadienne annoncé vendredi sur Twitter qu\u2019il démissionnait de son poste, « comme demandé ».Bruce Heyman, un proche du président Barack Obama, a précisé que la date officielle de son départ était le 20 janvier prochain.C\u2019est ce jour-là que Donald Trump sera assermenté président des États-Unis à Washington.L\u2019ambassadeur Heyman, qui est issu du milieu de la finance, a été nommé à son poste dans la capitale fédérale en mars 2014 par Barack Obama.Sa femme Vicki et lui étaient très actifs sur la scène sociale à Ottawa.Celle-ci a écrit vendredi sur Twitter que ce fut « un honneur et un immense plaisir » de représenter les États-Unis au Canada.La Presse canadienne J E A N N E C O R R I V E A U P romise par Québec en 2014, mais reportée à l\u2019arrivée de chaque nouveau ministre des Transports, la refonte du Code de la sécurité routière pourrait se concrétiser en 2017.Des consultations pilotées par la Société de l\u2019assurance automobile du Québec (SAAQ) débuteront lundi avec, entre autres au menu, la difficile cohabitation entre les usagers de la route et l\u2019éventuelle légalisation de la marijuana.Le décès de la cycliste Mathilde Blais, happée par un camion sous le viaduc de la rue Saint-Denis en avril 2014, avait eu l\u2019effet d\u2019un électrochoc.Le ministre des Transpor ts de l\u2019époque, Robert Poëti, avait alors promis de moderniser le Code de la sécurité routière.Après des mois de discussions à la Table de la sécurité routière, cer tains amendements ont pu être appor tés, notamment en ce qui a trait à l\u2019emportiérage et aux dépassements des cyclistes, mais la réforme attendue ne s\u2019est toujours pas réalisée.Arrivé en poste en août 2016, le ministre Laurent Lessard a décidé d\u2019élargir le débat et d\u2019inciter les citoyens à par ticiper à l\u2019exercice visant à améliorer la sécurité routière.À compter de lundi, un questionnaire en ligne permettra aux personnes intéressées de faire leurs suggestions.Les citoyens ou groupes pourront aussi soumettre un mémoire ou participer aux séances de consultation qui se dérouleront du 3 février au 3 mars dans onze villes, dont Montréal, Québec, Sherbrooke, Trois-Rivières, Chibougamau et Rimouski.Les plus vulnérables Vélo Québec, qui avait participé aux précédentes discussions, a toujours les mêmes préoccupations.« On trouve qu\u2019il y a un changement de paradigme à adopter pour mettre en avant un principe de prudence afin que les plus vulnérables soient mieux protégés et que les plus dangereux aient plus de responsabilités envers les plus vulnérables », explique Magali Bebronne, chargée de projet en transpor ts actifs à Vélo Québec.Elle cite à titre d\u2019exemple les vélorues, ces zones où la priorité est accordée aux vélos.L\u2019actuel Code de la sécurité routière ne permet pas d\u2019en implanter, puisqu\u2019 i l oblige les cyclistes à se tenir à droite sur la chaussée, ex- plique-t-elle : « La prépondérance de l\u2019automobile par rap- por t aux autres usagers s\u2019applique toujours.» Vélo Québec milite pour que les cyclistes possédant un per mis de conduire ne se voient pas imposer trois points d\u2019 inaptitude en cas d\u2019 infract ion.L\u2019organisme plaide également pour qu\u2019on n\u2019oblige plus les cyclistes à faire un arrêt complet devant un panneau d\u2019arrêt si le chemin est dégagé ou à rouler à l\u2019extrême droite de la chaussée alors que ces zones sont à risque pour eux, notamment en matière d\u2019emportiérage.Vélo Québec craint que, compte tenu du mandat large de la consultation, les revendications des cyclistes et des piétons soient noyées dans celles des autres intervenants.La marijuana au volant Déjà interpellée sur les questions de cohabitation, l\u2019Association du camionnage du Québec entend bien par ticiper aux consultations pour exprimer ses préoccupations à l\u2019égard notamment de la signalisation et des distractions au volant.Marc Cadieux, p.- d.g.de l\u2019Association, estime que le nouveau Code devra prévoir une coercition « équitable et équilibrée» pour l\u2019ensemble des usagers de la route.Selon lui, l\u2019interdiction de texter pour les automobilistes devrait aussi s\u2019appliquer aux piétons qui traversent une rue tout en textant sur leur téléphone.Il suggère aussi que les amendes appliquées aux automobilistes qui textent en conduisant augmentent en cas de récidive.La suspension du permis devrait même être envisagée, dit-il.Mais ce qui préoccupe particulièrement les compagnies de camionnage, c\u2019est la question de la drogue et l\u2019éventuelle légalisation de la marijuana.« Pour les employeurs, c\u2019est tout un véritable casse- tête », dit M.Cadieux.Un employé qui consomme de la marijuana à des fins thérapeutiques pourrait voir ses facultés diminuées et même se voir interdire de circuler aux États-Unis, où les tests de drogue et d\u2019alcool sont obligatoires, explique-t-il.De plus, des doutes subsistent quant à l\u2019ef ficacité des tests de détection, d\u2019autant que le THC, la substance qui provoque un effet chez la personne consommant du cannabis, peut demeurer dans l\u2019organisme pendant plusieurs jours, voire des semaines.« Pour l\u2019alcool, ça se vérifie avec un test d\u2019alcoolémie, mais la drogue, ce n\u2019est pas aussi facile.Il y a pas mal de zones grises.Il faudra voir si les autorités auront la capacité de détecter [la présence de drogue] et déterminer les ratios.Pour l\u2019alcool, c \u2019est 0,8 g/l, mais qu\u2019est-ce que ce sera pour la drogue ?On ne le sait pas », avance M.Cadieux.À l\u2019heure actuelle, les policiers de la Sûreté du Québec ont recours à des tests de coordination auprès des automobilistes s\u2019ils ont des soupçons, indique Martine Asse- lin, porte-parole de la SQ.Si requis, ils peuvent par la suite utiliser des tests d\u2019urine, mais les résultats d\u2019analyse peuvent se faire attendre plusieurs semaines.Le ministre Lessard a déjà mentionné qu\u2019il souhaitait présenter une révision du Code de la sécurité routière d\u2019ici juin 2017.Le Devoir CODE DE LA SÉCURITÉ ROUTIÈRE Une consultation en attendant la réforme Vélos, camions et marijuana seront au menu des discussions JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les cyclistes qui circulent en ville sont particulièrement vulnérables.L\u2019organisme Vélo Québec veut présenter dif férentes mesures qui pourraient améliorer la sécurité des personnes qui se déplacent à vélo.L E D E V O I R , L E S S A M E D I 7 E T D I M A N C H E 8 J A N V I E R 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 7 1 866 506 4095 Départs de Montréal.Le solde « Un million d\u2019économies sur les vacances ensoleillées » est une off re d\u2019une durée limitée qui s\u2019applique aux nouvelles réservations faites entre le 7 et le 13 janvier 2017 (inclusivement) ou jusqu\u2019à écoulement des stocks sur une sélection de départs.L\u2019off re ne peut être jumelée à aucune autre off re promotionnelle, peut changer et peut être retirée à tout moment sans préavis.Les vols sont sur Sunwing Airlines ou Jetairfl y.Le service en vol varie selon l\u2019heure de vol et la destination.Pour les modalités et conditions complètes, veuillez vous référer à la brochure de Vacances Sunwing 2016-17.Titulaire d\u2019un permis du Québec #702928.| 07012017 UNE PLAGE PARFAITE n\u2019est que le commencement UN MILLION D\u2019ÉCONOMIES Des aubaines imbattables off rant des millions de dollars en économies! Réservez d\u2019ici le 13 janvier Envolez-vous avec le n°1 au Canada dans le sud Ontario : retour en cour pour une infirmière accusée de 8 meurtres Woodstock \u2014 L\u2019infirmière accusée d\u2019avoir tué huit personnes âgées dans des centres d\u2019hébergement et de soins de longue durée en Ontario doit revenir devant le Tribunal vendredi prochain.Elizabeth Wettlaufer est accusée de huit chefs de meurtre prémédité relativement aux décès survenus dans des foyers pour personnes âgées de Woodstock et de London, dans le sud-ouest de la province.Selon la police, Mme Wettlaufer a tué ses victimes en leur administrant des médicaments, alors qu\u2019elle était infirmière dans ces établissements entre 2007 et 2014.La Presse canadienne Fusillade meurtrière de Moncton : la GRC chez les accusés Moncton \u2014 La Gendarmerie royale du Canada (GRC) sera au banc des accusés, en avril, pour défendre ses pratiques d\u2019intervention lors de la fusillade meurtrière de juin 2014 à Moncton, qui avait fait trois morts au sein de la police fédérale.La GRC est accusée par Emploi et Développement social Canada de quatre violations du Code du travail.La police fédérale a plaidé non coupable en mai dernier, et le Tribunal a réservé vendredi plus de deux mois pour entendre la cause, à compter du 18 avril, au palais de justice de Moncton.La Presse canadienne Un immense iceberg prêt à se détacher en Antarctique Paris \u2014 Un iceberg couvrant une surface de 5000 km2, soit presque aussi grand que l\u2019île de Bali, pourrait bientôt se détacher de la banquise de l\u2019ouest de l\u2019Antarctique, ont prévenu vendredi des chercheurs de l\u2019Université de Swansea.Depuis des années, les scientifiques surveillent une crevasse formée dans cette zone.Mais « en décembre, la crevasse s\u2019est brutalement allongée de quelque 18 km et il ne reste plus qu\u2019une vingtaine de kilomètres avant qu\u2019elle ne traverse de part en part la banquise ».Agence France-Presse À compter de lundi, un questionnaire en ligne permettra aux personnes intéressées de faire leurs suggestions L E D E V O I R , L E S S A M E D I 7 E T D I M A N C H E 8 J A N V I E R 2 0 1 7 A 8 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S a crû de 84,6 % entre 2010 et 2014.Della Rocca, qui ne crée pas de jeux vidéo mais qui s\u2019intéresse au financement de ceux- c i , est auss i cofondateur d \u2019Execution Labs, un organisme recruteur qui accompagne de jeunes talents dans la production de jeux vidéo grâce à des fonds amassés auprès d\u2019entreprises privées.« Il fallait choisir les candidats.Et en en choisissant un, j\u2019en mettais cent de côté » , raconte Della Rocca, vêtu d\u2019un t-shirt sur lequel on peut lire « I play to win».C\u2019est ce qui a poussé Jason Della Rocca à cofonder l\u2019Espace ludique, en 2012.Frustré de ne pouvoir financer tout le monde, il a eu l\u2019idée de créer cet espace où les créateurs peuvent tout au moins se rencontrer, échanger, assister à des conférences ou à des ateliers.« Du fait que le marché est international, il n\u2019y a pas vraiment de concurrence entre les studios indépendants », dit Louis-Félix Cauchon, président de la Guilde des développeurs de jeux vidéo indépendants du Québec.Reste que la rumeur veut que les créateurs du studio montréalais Red Barell, qui a produit le jeu Outlast \u2014 la propriété intellectuelle la plus vendue du Québec \u2014, aient gagné, à 12, autant d\u2019argent que toute l\u2019industrie cinématographique québécoise\u2026 Les dirigeants de Red Barrell, Philippe Morin, David Château- neuf et Hugo Dallaire, ont tous déjà travaillé chez Ubisoft.Testé par les usagers Le jour de notre visite, les représentants d\u2019Alice & Smith, une boîte de jeux vidéo que Nathalie Lacoste dirige avec son mari Andrea Doyon, avaient convoqué des usagers à un dîner, avant de partager avec eux les stratégies de développement (kickstar t) du prochain jeu du studio.Pour financer son développement, Alice & Smith utilise entre autres le sociofinancement et sollicite énormément sa « communauté » d\u2019usagers, demandant à ces derniers leur avis à dif férentes étapes de la création.Le procédé est courant dans le monde de la création du jeu vidéo.En utilisant l\u2019avis des amateurs avant même d\u2019entamer la mise en marché, on réduit considérablement le risque de faire fausse route, reconnaît Vincent Blanchard.Cela donne par fois lieu à des anecdotes surprenantes.Un militaire de l\u2019armée canadienne qui participait au développement des jeux d\u2019Alice & Smith s\u2019est fait rabrouer par ses supérieurs parce que les stratégies qu\u2019il proposait aux concepteurs é ta ient t rop conformes à la réalité de l\u2019armée.Il a donc dû se retirer de la «communauté » de ce jeu.Un coup de pouce On sait depuis longtemps que les crédits d\u2019impôt et les aides gouvernementales de diverses formes attirent à Montréal les gros producteurs de jeux vidéo.Les producteurs indépendants peuvent désormais aussi compter sur l\u2019aide du Fonds des médias du Canada.À l\u2019Espace ludique, les créateurs s\u2019aident les uns les autres à remplir les formulaires.Nathalie Lacoste affirme pour sa part qu\u2019elle ne pourrait pas vivre à 100 % des jeux vidéo que crée Alice & Smith.Pour survivre, il lui faut aussi accepter des contrats de service d\u2019autres compagnies.Selon un sondage effectué en 2014 par le groupe Momentum, les studios indépendants du Québec emploient en moyenne huit personnes.En guise de comparaison, le géant Ubisoft emploie à lui seul quelque 3000 personnes\u2026 D\u2019ailleurs, pour concurrencer des jeux produits à coups de dizaines de millions de dollars, il faut avoir de très bonnes idées.Ici, pas de marché réservé, pas d\u2019auditoire captif.« Quand on lance un studio de production de jeux vidéo, on est à l\u2019international dès le jour 1», explique Jason Della Rocca.Lorsqu\u2019on travaille en petite équipe, la création d\u2019un seul jeu peut prendre des mois, voire des années, même si les outils pour le réaliser sont de plus en plus accessibles.Pour créer son prochain jeu vidéo, V incent Blanchard, comme producteur-designer, travaille avec une autre personne à temps plein sur la recherche et le développement de l\u2019idée, et trois autres personnes à temps partiel, soit un artiste qui dessine et invente les personnages, un modélisa- teur et un animateur.Et les bonnes idées, c\u2019est ce qui motive les jeunes producteurs à lancer leur propre studio de production.Matière à idées Vander Caballero et Julien Barnoin, eux, travaillaient chez Electronic Arts avant de lancer Minority Media, une « p e t i t e » b o î t e d e v e n u e moyenne, qui compte désormais une cinquantaine d\u2019employés.« Ils avaient le désir de lancer de nouvelles idées, explique Rommel Romero, des relations publiques de l\u2019entreprise.Dans une grosse boîte comme celle-là, les dépar te- ments de marketing sont très lourds, très puissants.Ils avaient envie de faire quelque chose de novateur, de tenter une approche plus humaine des jeux vidéo.» À vous d\u2019en juger.Le premier jeu de Minority Media, Papo & Yo, raconte l\u2019histoire d \u2019un garçon qui vit avec un monstre rose .Ce monstre souffre d\u2019une dépendance aux grenouilles toxiques qui le rendent très violent.Le garçon, Quico, auquel s\u2019identifie le joueur, tente d\u2019abord d\u2019amener son monstre à se désintoxiquer, puis comprend qu\u2019il doit se détacher et poursuivre son propre chemin.«Dans tous nos jeux, poursuit Rommel Romero, on essaie de faire en sorte que le conflit se résolve de façon pacifique, plutôt que par la violence ou les armes », comme c \u2019est le cas dans bien des jeux vidéo.À l\u2019image de ses fondateurs, Minority Media prend aussi le virage famille et propose des jeux où tous peuvent jouer à tour de rôle, ainsi que des jeux qui nécessitent moins de temps, pour les parents plus occupés.«C\u2019est un peu comme un jeu de société auquel on joue à tour de rôle», explique Romero.Jouer autrement Tous le reconnaissent d\u2019ailleurs, les jeux vidéo entraînent une dépendance.La plupar t des concepteurs de ces jeux en ont fait l\u2019expérience personnelle.Certains ont même décidé de créer leurs propres jeux pour donner un sens aux milliers d \u2019heures plus ou moins perdues chaque année devant les jeux des autres.C\u2019est ainsi que Thomas Gaudy en est venu à créer Lu- dociels pour tous, un studio qui crée des jeux vidéo adaptés aux personnes souffrant de dif férents handicaps, mais mettant aussi en scène des enjeux sociaux.Selon lui, le problème des jeux vidéo n\u2019est pas tant lié au contenant qu \u2019au contenu.« C\u2019est la même chose à la télévision, mais dans le cas des jeux vidéo, c\u2019est pire», dit-il.Lui aussi essaie de sor tir des thèmes d\u2019affrontement ty- p i q u e s .À l \u2019 o c c a s i o n d u 375e anniversaire de Montréal, il a créé un jeu vidéo portant sur l\u2019histoire de l\u2019arrondissement de Verdun, où il vit.Le jeu interactif permet d\u2019entrer en contact avec les citoyens et avec les événements qui ont créé la ville.Pour réaliser ce jeu, l\u2019équipe de Ludociels pour tous a récolté des souvenirs de Verdun auprès de dif férents résidants de l\u2019arrondissement.Le jeu, une sorte de vidéodo- cumentaire, permettra de visiter, en personne et en pensée, leurs endroits préférés.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 JEUX de sa « maison de pierres » , dans laquelle elle est née en 1916 : « J\u2019ai des bons souvenirs dans cette maison.On était heureux.» C e t t e g r o s s e m a i s o n , construite en 1841, est située sur le 9e Rang à L\u2019Avenir, au sud de Drummondville.C\u2019est son père, Léon Simoneau, qui l\u2019a achetée en 1916.« Il voulait une ferme plus grande, se souvient ma grand-mère.Il voulait cultiver et faire vivre sa famille.» Angélique est d \u2019ailleurs la première de la famille à être née sur cette ferme laitière.Mais elle était déjà la 12e enfant de ses parents.Au total, sa mère Marianne, une femme qu\u2019elle vouvoyait, donnera naissance à 16 enfants.Un chiffre qui, s\u2019il semble au- jourd \u2019hui sur réaliste, était alors monnaie courante.« Il y avait des voisins qui avaient 20 enfants », précise-t-elle.V ivant sans électricité et avec des moyens modestes, tous les membres de la famille devaient être mis à contribution pour assurer le nécessaire de la vie quotidienne.« Tout était fait sur place.Il n\u2019était pas question d\u2019aller acheter tout.Ma mère faisait son pain.On faisait notre beurre, notre savon et nos vêtements.» Comment faire suf fisam - ment de pain pour nourrir tout le monde ?« Elle faisait du pain deux fois par semaine, raconte ma grand-mère.Mais le pain prenait du temps à lever dans ce temps-là.Elle le faisait lever dans le jour et elle le faisait cuire la nuit, en tricotant des bas et des mitaines, à la lueur du poêle de la cuisine.Et on avait du bon pain chaud pour déjeuner.» Patates et viande Les enfants avaient évidemment des tâches attitrées, pour que tout le monde puisse manger.« Mes grandes sœurs se levaient en premier et préparaient le déjeuner, pendant que les hommes étaient par tis à l\u2019étable pour voir aux animaux et traire les vaches.» Dès l\u2019âge de 12 ans, les garçons travaillaient sur la ferme, qui comptait des vaches laitières, des porcs et des poules, mais aussi une petite érablière et un grand jardin.« Les hommes faisaient boucherie l\u2019automne.Ils tuaient un bœuf, un porc et un veau, se rappelle aussi Angélique.La viande était enveloppée dans des sacs de coton, parce qu\u2019on achetait le sucre et la farine dans des sacs de coton.On gardait ces sacs pour emballer les quartiers de viande, qui étaient conservés tout l\u2019hiver dans le grain qui était stocké dans le hangar à grains.» Les patates, consommées quot id iennement , é ta ient conser vées dans du sable, dans un espace aménagé sous la cuisine.«Chaque printemps, il fallait égermer les patates, pour qu\u2019elles ne pourrissent pas.C\u2019était la tâche des enfants.» Ma grand-mère devait aussi, avec une de ses sœurs, peler des patates le samedi, en vue du repas du dimanche, servi après la messe.«On mettait une belle nappe blanche et on avait souvent un bon rôti, mais aussi un dessert.Maman faisait souvent des tartes.» À l\u2019époque, se souvient-elle, le gaspillage de nourriture était inexistant.Chaque repas, pris dans un silence complet, était au contraire très apprécié.« On se contentait de peu, mais on avait une maman qui était très bonne cuisinière et qui devait parfois faire des miracles pour en avoir assez pour tout le monde.Mais on avait toujours quelque chose à manger, alors qu\u2019en ville, bien souvent, il y avait des gens qui avaient de la misère.En campagne, on avait tout ce qu\u2019il nous fallait, et c\u2019était de la bonne nourriture.Dans le temps, il n\u2019était pas ques t ion de produ i t s ch i - miques.Tout était biologique.» Vie organisée Reste que la vie quotidienne ne laissait pas de place à l\u2019improvisation ni au farniente.Les semaines s\u2019écoulaient selon un horaire régulier et plutôt chargé , auquel tous et toutes devaient se plier, se rappelle Angélique.« Chacun faisait son travail.Le samedi, on frottait le poêle.Il fallait essuyer les escaliers et les pattes de la machine à coudre.C\u2019était aussi le travail des enfants de tailler la mèche des lampes à l\u2019huile.» Les filles devaient en outre faire le lavage et le repassage, à l\u2019aide de fers qui chauffaient directement sur le poêle de la cuisine.Elles devaient même « empeser » les cols des chemises des hommes, c \u2019est-à- dire les raidir.En contrepar tie du labeur quotidien, certaines traditions festives étaient incontournables.Si on soulignait à peine les anniversaires de naissance, évidemment nombreux, la période des Fêtes était toutefois synonyme de réjouissances.Ma grand-mère se souvient du rendez-vous annuel de la messe de minuit, à Noël, à laquelle la famille se rendait à bord de voitures tirées par des chevaux.Le jour de l\u2019An revêtait cependant une plus grande importance pour les enfants, ins iste - t -e l le .« Même s i on n\u2019avait pas grand-chose, on avait chacun notre surprise.C\u2019était une orange, ce qu\u2019on ne voyait pas de l\u2019année.Il y avait aussi des bonbons.C\u2019était la surprise du matin du jour de l\u2019An.» « Il y avait aussi la bénédiction paternelle du jour de l\u2019An.Le message était assez simple : \u201cque le bon Dieu vous bénisse\u201d, et ça finissait là.Mais il ne fallait pas manquer ça.Même quand les enfants sont partis de la maison, ils revenaient pour le jour de l\u2019An pour avoir la bénédiction paternelle.Et mon père l\u2019a fait jusqu\u2019à sa mort.» Devenir centenaire La mort, justement, n\u2019a pas épargné la famille Simoneau.Celle de la sœur d\u2019Angélique, Éva, morte de la diphtérie, une maladie aujourd\u2019hui aisément évitable.Ou encore celle de Christine, bébé de moins d\u2019un an, échappée par accident sur le poêle de la cuisine et morte quelques jours plus tard, probablement par manque de soins adéquats, non disponibles à l\u2019époque, particulièrement en campagne.Angélique, qui se décrit elle- même comme la « survivante » \u2014 son dernier frère, Armand, est décédé au printemps 2016 à l \u2019âge de 106 ans \u2014, a elle aussi frôlé la mort à plus d\u2019une reprise.Âgée d\u2019à peine plus d\u2019un an, elle a bu un javellisant très puissant, qui lui cause des problèmes de santé depuis 98 ans.Elle a aussi subi, en 1938, une opération médicale selon les critères archaïques de l\u2019époque, opération qui a failli lui coûter la vie, au point où le curé lui a administré les derniers sacrements.« J\u2019ai toujours été considérée comme la petite fragile de la famille.Et je me souviens qu\u2019une fois, on devait aller à une noce, mais ma robe était chère.J\u2019ai entendu ma mère dire à mon père : \u201cC\u2019est peut-être la dernière fois qu\u2019on lui en achète une\u201d », laisse-t-elle tomber, en riant.Et comment fait-on pour vivre jusqu\u2019à 100 ans ?« Il faut être positif et essayer de prendre la vie comme elle vient, parce qu\u2019il y a des mauvais bouts.Il y a des moments dif ficiles, mais il faut s\u2019accrocher à ce qu\u2019il y a de bon et espérer que ça aille mieux.J\u2019aimerais bien dire quelque chose d\u2019extraordinaire, mais dans ma petite vie, il ne s\u2019est pas passé grand-chose d\u2019exceptionnel.» À part peut-être traverser quasiment tout le XXe siècle et passer le cap des 100 ans.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 ANGÉLIQUE précisant que l\u2019homme avait visé les personnes qui tentaient de se cacher.«Des voix» Santiago est un ancien soldat américain de la Garde nationale de Por to Rico et de l\u2019Alaska, a affirmé un responsable du ministère de la Défense.Le suspect a quitté l\u2019armée en août dernier et était porteur d\u2019une carte d\u2019identité militaire.Il a été déployé en I r a k d \u2019 a v r i l 2 0 1 0 à f é - vrier 2011.Un témoin a décrit à l\u2019AFP avoir entendu ce qu\u2019il a cru d\u2019abord être des détonations de pétards, avant que n\u2019éclatent les cris de passagers tentant frénétiquement de fuir l\u2019auteur de l\u2019attaque, dans la zone de récupération des bagages.Selon des enquêteurs fédéraux, un homme correspondant au signalement d\u2019Esteban Santiago est entré il y a deux mois dans un bureau du FBI à Anchorage, affirmant que les autorités l\u2019avaient contraint à regarder des vidéos d\u2019État islamique.Préoccupés par son état mental, les agents du FBI avaient conduit l\u2019individu dans un hôpital psychiatrique.Les autorités ont ajouté qu\u2019il avait récemment consulté du matériel produit par le groupe État islamique sur Internet.Il n\u2019y a pas de «connexion canadienne» Après avoir épuisé ses munitions, Esteban Santiago a posé son arme et s\u2019est laissé arrêter, sans combattre.« Aucun p o l i c i e r n \u2019 a f a i t f e u » , a confirmé le shérif Scott Israel, en conférence de presse.Le suspect doit comparaître lundi pour faire face à des chefs d\u2019accusation qui n\u2019ont pas été précisés.Contrairement à ce que plusieurs médias avaient d\u2019abord affirmé, le tireur ne provenait pas du Canada et aucun transporteur canadien n\u2019est impliqué dans les événements, a confirmé au Devoir Af faires mondiales Canada, niant l\u2019existence d\u2019une « connexion canadienne ».Le transporteur Air Canada a également af firmé qu\u2019il n\u2019avait aucun passager ainsi nommé dans ses dossiers et qu\u2019il n\u2019avait enregistré aucun fusil sur ses vols à destination de Fort Lauderdale ce jour-là.Le suspect était, sem- ble-t-il, à bord d\u2019un vol en part a n c e d \u2019 A n c h o r a g e ( e n Alaska), qui a transité par Minneapolis, avant d \u2019atter rir à Fort Lauderdale.« Heureusement, nos passagers et employés sont tous sains et saufs », s\u2019est réjouie Isabelle Arthur, une porte-parole d\u2019Air Canada.De nombreux Canadiens se trouvent actuellement sur les lieux, mais le bureau du min istre des Af fa ires étrangères, Stéphane Dion, a indiqué qu\u2019il n\u2019avait aucune information selon laquelle il y aurait des victimes ou des blessés canadiens.Parmi ces voyageurs se trouvait Caroline Guertin, qui attendait patiemment son vol de retour vers Montréal lorsque des policiers ont fait irruption dans la zone sécurisée.«On a vu soudainement 5, 6 policiers courir, comme des fous.Ils c r ia i en t : \u201cGe t down , g e t down !\u201d » Alors, on est allés se réfugier derrière le bar.On était terrorisés.On suivait les événe- ments en direct à la télé.C\u2019était irréel.L\u2019aéroport était désert, c\u2019est comme s\u2019il ne restait que ce groupe, caché derrière le bar.On entendait de temps à autre des policiers nous dire de rester cachés.Pendant tout ce temps- là, tu ne sais pas si le tireur va soudainement tourner le coin et se mettre à tirer.» « Des tirs viennent de retentir.Tout le monde cour t », a tweeté l\u2019ancien porte-parole de George W.Bush, Ari Flei - scher, qui se trouvait lui-même sur place.D \u2019autres, comme Valérie Dufour, d \u2019Ottawa, sont demeurés enfermés dans leur avion pendant près de sept heures, malgré la chaleur suffocante, l\u2019aéroport ayant été transformé en scène de crime majeur.Le shérif n\u2019a pas indiqué les motifs du crime, alors que la Floride reste meurtrie par la tuerie perpétrée le 12 juin dernier dans un club gai d \u2019Orlando.Le gouverneur républicain Rick Scott a néanmoins refusé de « joueur le jeu politique » en se prononçant sur un contrôle accru des armes à feu, lors d\u2019un point de presse en après-midi.Avec Associated Press et l\u2019Agence France-Presse Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 FUSILLADE MIKE STOCKER / SOUTH FLORIDA SUN-SENTINEL / ASSOCIATED PRESS Les gens qui se trouvaient à l\u2019aéroport de Fort Lauderdale au moment de la fusillade se sont mis à l\u2019abri du mieux qu\u2019ils le pouvaient."]
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