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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2017-01-13, Collections de BAnQ.

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[" V O L .C V I I I N o 4 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 3 J A N V I E R 2 0 1 7 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Le Monde \u203a Primaire de la gauche en France.Le favori, Manuel Valls, effectue un retour lors du premier débat.Page B 9 Avis légaux.B 6 Décès.A 4 Météo.B 7 Mots croisés.B 7 Petites annonces .A 4 Sudoku.B 8 ?w w w .l e d e v o i r .c o m H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondante parlementaire à Ottawa L e premier ministre Justin Trudeau a-t-il contrevenu à la Loi sur les conflits d\u2019intérêts en acceptant de se rendre sur l\u2019île privée du philanthrope Aga Khan pendant ses vacances des Fêtes ?La question se pose alors que M.Trudeau a admis jeudi qu\u2019il avait effectué une portion du voyage dans l\u2019hélicoptère privé de l\u2019Aga Khan mis à sa disposition.M.Trudeau entamait jeudi une tournée pan- canadienne de trois semaines au cours de laquelle il entend multiplier les séances de ques- tions-réponses avec des citoyens et les arrêts impromptus dans des cafés, restaurants et haltes routières.Mais les questions d\u2019éthique, que cette tournée vise probablement à occulter, ont rattrapé le premier ministre lorsqu\u2019il a été questionné en point de presse à propos de ses vacances de Noël.On savait que M.Trudeau avait voyagé à bord du Challenger du gouvernement jusqu\u2019à Nassau, aux Bahamas, mais on ignorait com- Difficile retour de vacances Parti à la rencontre des citoyens, Justin Trudeau est rattrapé par les questions éthiques pour avoir été l\u2019invité de l\u2019Aga Khan ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE Justin Trudeau, accroupi, discute avec la mère de l\u2019enfant qu\u2019on voit en arrière-plan.La scène a été croquée jeudi, à Manotick, en banlieue d\u2019Ottawa.J E S S I C A N A D E A U Les victimes d\u2019agressions sexuelles sont « les grandes exclues » des consultations sur les violences sexuelles dans les campus et les cé- geps, dénoncent deux associations étudiantes, qui réclament un espace pour « soutenir et élever les voix des survivantes ».« Bien que nous soyons heureuses que cette question soit enfin prise au sérieux, nous ne pouvons nous empêcher d\u2019être en parfait désaccord avec la manière dont celles-ci vont s\u2019organiser », peut-on lire dans une déclaration commune de l\u2019Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE) et l\u2019Association pour la voix étudiante du Québec (AVEQ) rendue publique jeudi.«Dans le processus actuel de consultation publique proposé par le gouvernement, nous n\u2019avons vu aucune indication [montrant qu\u2019il y ait une volonté] de fournir les espaces adéquats ou les ressources nécessaires pour une participation directe de la part des survivantes et des groupes qui travaillent avec les survivantes», précise la porte-parole de l\u2019AVEQ, Kristen Perry.Les associations étudiantes affirment avoir des «réticences» sur le choix des invités.«Nous dénonçons que la ministre [de l\u2019Enseignement supérieur, Hélène David] ait invité en grande pompe les administrations universitaires et collégiales à cette consultation.Nous croyons que ce ne sont pas les administrations qui, dans la plupart des cas, ont failli à leur devoir à l\u2019égard des survivantes qui devraient être consultées, mais les survivantes elles-mêmes [\u2026] En matière de réponse au problème des violences sexuelles dans les campus, il est crucial d\u2019entendre les voix des personnes les plus af fectées par celles-ci, les victimes.Elles sont les mieux placées pour décrire l\u2019état des processus disciplinaires et ce qu\u2019elles aimeraient voir comme procédure adéquate.Si le gouvernement souhaite mettre en place une politique efficace, les consultations et les actions subséquentes doivent être abordées selon une approche centrée sur les besoins de survivantes.» VIOLENCES SEXUELLES Quelle place pour les victimes ?La consultation de la ministre de l\u2019Enseignement supérieur devrait inclure les survivantes, disent deux associations étudiantes C A R O L I N E M O N T P E T I T Quelque 150 femmes de théâtre lancent une offensive pour que les théâtres présentent davantage de pièces et de mises en scène de femmes.Après avoir ouvert une page Facebook, le mouvement des Femmes pour l\u2019équité en théâtre souhaite rencontrer les instances gouvernementales et les directions de théâtre, en plus d\u2019agir dans les milieux scolaires pour sensibiliser la population à sa cause.C\u2019est la publication d\u2019un communiqué rappelant les dif férents lauréats du prix Michel-Tremblay, décerné par le Centre des auteurs dramatiques et le Conseil des arts et lettres du Québec, qui a mis le feu aux poudres en novembre.Des huit lauréats récompensés en sept ans, sept étaient des hommes.La seule femme récompensée en sept ans était Jennifer Tremblay, d\u2019ailleurs ex aequo avec un homme.« Là, on s\u2019est dit : ça passe pas », Premier acte d\u2019une bataille pour l\u2019équité Des femmes de théâtre réclament une plus grande place sur les scènes québécoises JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les dramaturges Marilyn Perreault, Marie-Claude St-Laurent, Catherine Bourgeois et Dominick Parenteau-Lebeuf, quatre membres du mouvement Femmes pour l\u2019équité en théâtre.VOIR PAGE A 10 : ÉQUITÉ VOIR PAGE A 10 : TRUDEAU VOIR PAGE A 10 : VICTIMES Zeitgeist Revivre et point ?nal Page B 10 Confrontation entre les cols bleus de Montréal, divisés en deux clans Page A 5 États-Unis Trump contredit par des hommes qu\u2019il a nommés à des postes-clés Page A 3 Lire aussi \u203a Le compas manquant.L\u2019éditorial de Manon Cornellier.Page A 8 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 3 J A N V I E R 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 2 OSSIER Le Devoir DANS TOUS SES ÉTATS LIRE À U Q C A J O T O H P EM N I A D U A E D A N S E E D S photoroman d\u2019un quotidien qui n\u2019a pas pris une ride.ses lecteurs dans les coulisses de sa fabrication.our inaugur P er ses nouveaux locaux et souligner ses 107 ans, u papier à l\u2019univers numérique, D Le Devoir invite E C T L E R U PO S A V E L E G T D E E T X E T N O E T X E T E L .EUR S E M U A L L I U L I S A - M A R I E G E R V A I S Stéfanie Trudeau, mieux connue sous le nom de «matricule 728», vient d\u2019être blâmée pour un autre cas de profilage, cette fois racial, sur venu au printemps 2012.Dans une décision rendue en octobre dernier, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) exhorte l\u2019ex-po- licière du Service de police de la ville de Montréal et son coéquipier Constantinos Samaras, ainsi que leur employeur, la Ville de Montréal, à verser 40 000$ en dommages au plaignant, un anglophone d\u2019origine sud-asiatique.La Ville a jusqu\u2019à aujourd\u2019hui, vendredi, pour répondre à cette décision (qui n\u2019est pas un jugement), sans quoi la cause sera portée devant le Tribunal des droits de la personne.« Mais dans 99,9% des cas, la Ville et le SPVM n\u2019y donnent pas suite», souligne Fo Niemi, directeur général du Centre de recherche- action sur les relations raciales (CRARR).L\u2019incident remonte au 20 mai 2012, en pleine crise étudiante, le jour où Mme Trudeau a été filmée en train d\u2019asperger abusivement un manifestant de poivre de cayenne.À l\u2019époque chargé de cours à l\u2019Université McGill, Julian Menezes aurait été violemment arrêté, apparemment sans motifs, menacé, insulté, ridiculisé et «déporté» dans un autre arrondissement par la policière et son coéquipier qui patrouillaient sur le Plateau-Mont-Royal.Arrestation musclée L\u2019homme d\u2019origine indienne, qui vit à Montréal depuis 16 ans, rentrait à vélo d\u2019un mariage avec sa copine et une amie, toutes deux «blanches», lorsqu\u2019il a vu un cycliste portant le carré rouge, visiblement contrarié, se faire arrêter par les agents Trudeau et Samaras.Voulant lui proposer de l\u2019aider s\u2019il contestait l\u2019amende qu\u2019il venait de recevoir, M.Menezes raconte qu\u2019il a alors été lui- même interpellé, projeté au sol, menotté et placé de force dans l\u2019autopatrouille.Dans la voiture, la policière qui portait le matricule 728 l\u2019aurait traité de «f*cking Indian» et menacé de le faire emprisonner où il serait agressé sexuellement.Conduisant de façon erratique, elle aurait fait exprès pour accélérer et freiner brutalement pour que le jeune homme, qui n\u2019était pas attaché, se frappe la tête sur la paroi de plexiglas qui le séparait des policiers.Julian Menezes a finalement été relâché dans le nord de la ville, loin du lieu de son arrestation, complètement sans le sou, mais avec une contravention de 146$ en poche pour avoir continué «un geste interdit » par un agent de l\u2019ordre, sans aucune autre précision.Causes perdues M.Menezes, qui travaille maintenant à l\u2019hôpital Royal-Vic- toria, se dit content de l\u2019appui de la CDPDJ mais pas complètement « soulagé».Près de cinq ans après l\u2019incident, il entend poursuivre son combat devant les tribunaux, non pas pour son bénéfice personnel, mais pour que la police fasse un réel examen de conscience.«Elle n\u2019a jamais fait une vraie enquête sur la question de profilage racial, dit-il en entrevue au Devoir.Pourtant, ça s\u2019est fait dans d\u2019autres villes canadiennes.Ici, pour une raison ou une autre, il y a une résistance.» Le directeur du CRARR constate que les policiers se défendent « très farouchement » dans ce type de dossiers.Pour l\u2019année 2016, la Commission a perdu dans les cinq cas de profilage racial qu\u2019elle a soumis.Fo Niemi aimerait que, comme le demande la CDPDJ, le SPVM se dote d\u2019un nouveau plan d\u2019action contre le profilage racial et social, le dernier ayant expiré en 2014.Selon lui, tant la Ville de Montréal que l\u2019État québécois, comme législateur, ont le devoir de s\u2019attaquer au problème.Un problème qui a pris de l\u2019ampleur ces dernières années, avec la crise étudiante de 2012 comme «tournant».«Dans le climat social et politique actuel, on semble vivre une sorte de recul sur ces questions.Surtout avec l\u2019arrivée de l\u2019ère Trump, et ici la police qui fait la surveillance des journalistes\u2026 Il faudra être vigilant», soutient M.Niemi.Contactée par Le Devoir, la Ville n\u2019a pas commenté la décision de la Commission des droits de la personne.Une plainte en déontologie policière a également été déposée contre les deux agents.Elle sera entendue le 4 avril prochain.Le Devoir L\u2019ex-policière Stéfanie Trudeau blâmée pour un autre cas de profilage JACQUES NADEAU LE DEVOIR L\u2019incident remonte au 20 mai 2012, le jour où Mme Trudeau a été filmée en train d\u2019asperger un manifestant de poivre de cayenne.Des impacts attendus Le milieu judiciaire attend avec impatience les retombées des investissements de 175,2 millions de dollars sur quatre ans annoncés le mois dernier par la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée.Pour réduire les délais judiciaires, comme l\u2019a exigé la Cour suprême, la ministre s\u2019est engagée à embaucher 69 nouveaux procureurs aux poursuites criminelles et pénales, 16 nouveaux juges à la Cour du Québec, 114 employés de soutien au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) et 252 employés de soutien à la magistrature.En plus de cela, Ottawa doit nommer 11 nouveaux juges à la Cour supérieure.La bâtonnière de Laurentides-Lanaudière dit souhaiter que ces nouveaux juges siègent dans le district de Montréal pour donner une bouffée d\u2019air frais aux tribunaux encombrés de la banlieue nord.M A R C O F O R T I E R Les bouchons de circulation sur l\u2019autoroute 15, entre Montréal et les banlieues de la couronne nord, sont parmi les plus importants au Québec.Des embouteillages, on en trouve aussi au palais de justice, dans cette région qui connaît une des croissances démographiques les plus fulgurantes au pays.Les tribunaux de Saint-Jérôme et de Joliette sont parmi les plus encombrés au Québec, ont indiqué plusieurs sources au Devoir.Les régions des Laurentides et de Lanaudière manquent tellement de juges et d\u2019autre personnel juridique que l\u2019État risque de ne plus « remplir ses obligations constitutionnelles» en matière de justice, a prévenu un juge de la Cour supérieure dans une décision récente.«Le district judiciaire de Ter- rebonne est par ticulièrement taxé par une augmentation de sa population et des activités judiciaires qui en découlent », a dit le juge lors d\u2019une audience le 16 septembre 2016.« Les ressources judiciaires sont insuf fisantes si l\u2019on tient compte qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un des districts judiciaires les plus importants de la province.Des améliorations sont en cours au palais de justice [de Saint-Jé- rôme], mais encore faudrait-il que les ressources soient suf fi- santes pour que l\u2019État puisse remplir ses obligations constitutionnelles », ajoute le jugement.Avec cette décision, le juge André Vincent a rejeté la requête de Ryan Wolfson, décrit comme un «criminel endurci», qui demandait l\u2019annulation de son procès pour meurtre.L\u2019accusé avait fait valoir qu\u2019il s\u2019était écoulé quatre ans entre son arrestation et l\u2019audition de son procès, à Saint-Jérôme.Wolfson avait plaidé l\u2019arrêt Jordan de la Cour suprême, rendu en juillet dernier, qui exige la tenue d\u2019un procès criminel avant 30 mois en Cour supérieure et 18 mois en Cour du Québec.Le juge Vincent l\u2019a forcé à subir son procès.L\u2019accusé a été reconnu coupable d\u2019un meurtre et de deux tentatives de meurtre, puis condamné à la prison à vie.Il subira un deuxième procès pour un autre meurtre et une autre tentative de meurtre.Le magistrat a rappelé que le délai de quatre ans est «raisonnable» dans les circonstances, malgré l\u2019arrêt Jordan de la Cour suprême.Tant la poursuite que la défense ont fait preuve de diligence, a souligné le juge.«[\u2026] Le délai peut excéder le plafond parce que la cause est moyennement complexe dans une région confrontée à des délais institutionnels importants.Les juges qui œuvrent dans les juridictions où sévissent de longs délais institutionnels tenaces et connus doivent tenir compte de cette réalité », indique le juge Vincent.Appel au gouvernement La section régionale du Barreau s\u2019inquiète des délais de justice entraînés par le manque chronique de ressources dans Laurentides-Lanaudière.Ces banlieues de la couronne nord ont un des taux de croissance les plus élevés au Québec, selon l\u2019Institut de la statistique du Québec.Les routes sont congestionnées.Les hôpitaux et les écoles débordent.Les palais de justice aussi.« Les districts judiciaires de Terrebonne et de Joliette sont sur le respirateur artificiel depuis plusieurs années», indique la bâtonnière de Laurentides- Lanaudière, Me Roxane Pré- fontaine, dans une lettre envoyée jeudi au premier ministre Justin Trudeau.Elle demande à Ottawa de pourvoir au plus vite aux postes de juge vacants à la Cour supérieure.«En décembre 2016, 6 postes de juges de la Cour supérieure du Québec étaient toujours vacants.Sans nouvelles nominations, le nombre de postes vacants sera de 9 au 1er février 2017.Suite à la modification de la Loi sur les tribunaux judiciaires annoncée par le gouvernement du Québec, cinq postes supplémentaires seront également à pourvoir.» Manque de personnel Les délais deviennent insoutenables non seulement pour les causes criminelles, mais aussi pour les causes de droit civil ou familial, rappelle Me Préfontaine en entrevue.Des mères attendent parfois plus de deux ans pour obtenir un simple jugement de pension alimentaire, des pères doivent se démener pour voir leurs enfants en attendant d\u2019obtenir la garde partagée\u2026 Et même une fois le jugement rendu, il faut parfois attendre des semaines avant d\u2019obtenir la décision par écrit: «Si je sais que ma cliente a besoin du jugement en sa possession au cas où la police débarquerait, c\u2019est moi qui fais rédiger le jugement par mon adjointe.C\u2019est censé être le juge qui fait ça, mais ils sont débordés.J\u2019arrive devant le juge avec tout ça cuit dans le bec.Si jamais il y a une phrase qui ne convient pas, il va me la corriger et il est assez gentil pour signer le document le même jour», dit Me Préfontaine.Il manque non seulement de juges, mais aussi de greffiers pour ouvrir les salles, de secrétaires, et même de personnel pour faire les photocopies, expliquent des avocats.Le Devoir Une justice sous « respirateur artificiel » Cri du coeur pour l\u2019ajout de juges dans la couronne nord de Montréal R O B E R T D U T R I S A C Correspondant parlementaire à Québec L es négociations entre l\u2019État et ses quelque 1100 juristes sont une fois encore dans l\u2019impasse.Le gouvernement Couillard évalue toutes les avenues qui lui restent, ce qui pourrait comprendre une loi spéciale pour forcer le retour au travail.« On n\u2019a pas statué sur la suite des choses.On évalue nos options », a indiqué Catherine Poulin, l\u2019attachée de presse du président du Conseil du trésor, Carlos Leitão.«Le gouvernement est étonné et déçu que LANEQ [Les avocats et notaires de l\u2019État québécois] ait brisé l\u2019accord de confidentialité et rompu les échanges alors que le gouvernement a fait un pas significatif, a-t-elle affirmé.Le gouvernement estime avoir fait sa part.» Les représentants de LANEQ, dont son président Me Jean Denis, et les négociateurs du gouvernement ont tenu une « rencontre exploratoire » , mercredi à Montréal, rencontre qui a duré quelques heures.Lors d\u2019une assemblée le 21 décembre, quelque 900 membres du syndicat avaient rejeté à 97 % les offres du gouvernement et plus de 90 % d\u2019entre eux avaient voté en faveur de la poursuite de la grève, qui dure depuis le 24 octobre dernier.Les discussions achoppent sur les salaires et les conditions normatives.Mais, surtout, les juristes insistent pour obtenir la reconnaissance, dans une loi, de leur indépendance juridique.Ils veulent aussi échanger leur droit de grève contre le recours à l\u2019arbitrage, comme c\u2019est le cas pour les procureurs de l\u2019État.Lors de cette rencontre exploratoire, le gouvernement, qui, jusque-là, avait rejeté d\u2019envisager le recours à l\u2019arbitrage, a proposé de former un comité pour évaluer le statut des juristes de l\u2019État.« Ça, ça nous insulte au plus haut point » , s \u2019est indigné Jean Denis dans un entretien avec Le Devoir.Dans leur dernière convention figurait une lettre d\u2019entente où le gouvernement s\u2019engageait à se pencher sur la réforme du mode de négociation de ses juristes.En outre, un rappor t datant de 1986 et signé par René Dussault a déjà défini le statut et le rôle des juristes de l\u2019État québécois, a fait valoir le président de LANEQ.Le Devoir Impasse dans les négociations avec les juristes de l\u2019État Les juristes insistent pour obtenir la reconnaissance de leur indépendance juridique L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 3 J A N V I E R 2 0 1 7 ACTUALITES A 3 J e me méfie toujours des étalages de poissons des supermarchés.Vous êtes quelque part dans le Bas-du-Fleuve.Vous entrez chez Metro ou chez Provigo.Au détour d\u2019un rayon, vous tombez sur un surprenant assortiment de poissons.Vous voilà seul et songeur devant cet étal ahurissant d\u2019espèces venues du Chili, de Colombie-Britannique et de Nouvelle-Zélande.Il ne manque que les clients.N\u2019y cherchez pas un simple maquereau, il n\u2019y en a pas.Pourtant, le fleuve à 500 mètres en regorge.Il faut quelques minutes pour comprendre que la plupart de ces poissons ont le goût et la texture insipides du décongelé et que, vu le nombre et l\u2019heure, la moitié finira aux poubelles.Mais peu importe, ils sont là pour attirer le chaland et lui en mettre plein la vue par leur «diversité ».Rien à voir avec le petit étalage de mon poissonnier de la rue des Pyrénées qui, en plein quartier populaire de Paris, ne propose que de la raie de Normandie, des bars de ligne et de la sole de Douvres arrivés le matin même à Run- gis.L\u2019étal est plus petit, mais pas la qualité.Telle est la loi de la prétendue « diversité ».Celle qu\u2019on nous sert sur tous les tons jusqu\u2019à plus soif.On excusera la comparaison un peu triviale, mais le discours politique sur la «diversité » qui sature littéralement nos médias est de cet ordre.Peu importe la qualité, pourvu qu\u2019il y ait de la « diversité ».Comme si la « diversité », quelle qu\u2019elle soit, était une valeur en soi.La télévision nous of fre pour tant un bel exemple de diversité factice.Qui peut affirmer que la multiplication des chaînes de télévision depuis 30 ans s\u2019est accompagnée d\u2019une augmentation de la qualité et de la liberté de parole ?Il en va de même de ces humoristes ethniques qui ne sont trop souvent que les pâles copies des stand-ups américains les plus commerciaux.À quoi bon une telle «diversité »?Il est étonnant de découvrir combien le discours sur la « diversité », qui veut passer pour rebelle et minoritaire, est en réalité devenu aujourd\u2019hui le discours des classes dominantes de la mondialisation.Encore contestée en France à cause de sa tradition républicaine, cette idéologie a pénétré aux États-Unis toutes les sphères de la société jusqu\u2019à gangrener les universités.Pourtant, force est de constater que plus le discours diversitaire prenait de l\u2019ampleur, plus les inégalités économiques s\u2019accroissaient.Comme si le slogan United Colors, symbole des années Obama, n\u2019avait été qu\u2019un cataplasme pour dissimuler une réalité gênante.À l\u2019université, « le nombre d\u2019étudiants issus des minorités a augmenté, celui des étudiants issus des classes les plus aisées aussi, mais la proportion de ceux issus des classes défavorisées de la \u201cmajorité \u201d s\u2019est réduite », expliquait le professeur de littérature de l\u2019Université de l\u2019Illinois Walter Benn Mi- chaels dans un livre dérangeant publié en 2006, The Trouble With Diversity (La diversité contre l\u2019égalité, Raisons d\u2019agir).?Or depuis, la réalité a dépassé les prédictions les plus délirantes.S\u2019il fallait obtempérer aux discours les plus extrêmes, il faudrait dorénavant respecter des quotas ethniques et sexuels dans le choix des députés, des ministres, des comédiens, des membres des conseils d\u2019administration, des professeurs et même des chroniqueurs.Quid de la qualité de leur travail et de l\u2019égalité des citoyens ?Il ne s\u2019agit évidemment pas de s\u2019opposer à l\u2019intégration normale et progressive des populations émigrées au fur et à mesure qu\u2019elles acquièrent les codes de leur nouveau pays, ce qui peut prendre plus d\u2019une génération.Mais de comprendre la finalité de ce discours éminemment idéologique que nos élites répètent comme des perroquets.Car ce nouvel ethnicisme n\u2019est pas seulement un racisme à l\u2019envers.Toutes ces odes au « cosmopolitisme », au « métissage » et à « l\u2019hybridation » ne servent qu\u2019à imposer à chacun la nécessité de se fonder à partir de rien, comme l\u2019expliquait le philosophe Peter Sloterdijk dans son dernier livre (Après nous le déluge, Payot).L\u2019émigrant est en effet devenu la figure idéale d\u2019une mondialisation qui n\u2019a plus rien à faire d\u2019un citoyen chargé de sa propre culture et de sa propre histoire.Ce qu\u2019on aime tellement chez lui, ce n\u2019est pas tant sa «diversité» que son absence de racines et son caractère flexible qui s\u2019adapte à tout justement parce qu\u2019il a laissé chez lui ses proches, ses bagages et son pays.Un être sans famille, sans culture et sans attaches, pour ne pas dire sans langue \u2014 et parlant donc anglais \u2014, tel est l\u2019idéal diversitaire.Ce n\u2019est pas un hasard si, à l\u2019école, la flexibilité et l\u2019adaptabilité ont remplacé la littérature et les humanités.L\u2019objectif étant de faire de chaque élève un émigrant dans son propre pays.Derrière cette diversité factice, où se cache donc la véritable diversité ?Au XVIIe siècle, Jean de La Fontaine avait déjà dit le fin mot de toute cette affaire : Cette diversité dont on vous parle tant, Mon voisin Léopard l\u2019a sur soi seulement ; Moi, je l\u2019ai dans l\u2019esprit [\u2026] Le singe avait raison : ce n\u2019est pas sur l\u2019habit Que la diversité me plaît ; c\u2019est dans l\u2019esprit [\u2026] La « diversité » ou la tarte à la crème CHRISTIAN RIOUX à Paris P H I L I P P E O R F A L I T ranchant avec les commentaires explosifs du président désigné sur Twitter et de ses courbettes pour Vladimir Poutine, la politique étrangère de la prochaine administration américaine se révèle peu à peu, au fur et à mesure que comparaissent les membres de l\u2019équipe du futur président devant le Congrès.La Russie, un allié des États-Unis de Donald Trump ?Rien de plus faux, ont laissé entendre jeudi l\u2019ex-p.- d.g.d\u2019ExxonMobil Rex Tillerson, qui cherche à devenir le secrétaire d\u2019État, et l\u2019ancien général des marines James Mattis, qui brigue la Défense.Les deux hommes ont contredit M.Trump lors de leurs audiences de confirmation devant le Sénat.Russie Sur le front russe, celui qui attire le plus l\u2019attention, les deux hommes n\u2019ont pas hésité à se montrer fermes.M.Mattis a par exemple accusé le Kremlin de « vouloir casser l\u2019Alliance atlantique », l\u2019OTAN.« J\u2019ai des attentes très modestes dans les domaines de coopération avec la Russie », a-t-il ajouté, tandis que M.Tillerson avait estimé que les États membres de l \u2019organisation avaient « raison de s\u2019alarmer de la résurgence de la Russie », celle-ci représentant « un danger » pour l\u2019Europe et les États-Unis.La Russie a « choisi d\u2019être un rival stratégique des États-Unis », a-t-il ajouté.Chine Les deux ministres pressentis se sont montrés tout aussi durs avec la Chine, rivale des États- Unis en Asie-Pacifique, une région jugée prioritaire par l\u2019administration de Barack Obama.Washington enverra un « signal clair » à Pékin pour lui interdire « l\u2019accès » aux îles disputées de mer de Chine, où la seconde puissance mondiale multiplie les constructions d\u2019infrastructures, a menacé M.Tillerson.Il a comparé la militarisation de ces îlots, ce que l\u2019administration Obama dénonce depuis des lustres, à « la prise de la Crimée par la Russie ».Iran et Israël Source de fier té pour Barack Obama, l\u2019accord international de juillet 2015 sur le contrôle du programme nucléaire iranien en échange d\u2019une levée des sanctions avait été vivement critiqué par Donald Trump.Le général Mattis a affirmé que l\u2019accord était «imparfait», mais que «quand l\u2019Amérique donne sa parole, nous devons la respecter et travailler avec nos alliés ».Dans le cas d\u2019Israël aussi, M.Mattis a semblé se distancer de son patron, qui avait annoncé qu\u2019il déplacerait l\u2019ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem et qu\u2019il reconnaîtrait ainsi de facto la ville sainte comme capitale de l\u2019État juif.Il a aussi admis qu\u2019il n\u2019y avait pas d\u2019«autre» voie de sortie du conflit israélo-palestinien que la solution à deux États.CIA Autre comparution suivie avec attention à Washington, celle de Mike Pompeo, appelé à devenir directeur de la CIA, accusée par Trump d\u2019être à l\u2019origine d\u2019une fuite d\u2019informations compromettantes à son égard.M.Pompeo a clairement attribué les piratages à « de hauts responsables en Russie».En parallèle, l\u2019inspecteur général du département de la Justice a annoncé jeudi le déclenchement d\u2019une enquête sur les actions du dépar tement et du FBI lors de l\u2019élection présidentielle 2016, concer nant l \u2019af faire des courriels d\u2019Hillary Clinton.L\u2019enquête tentera de déterminer si les lignes directrices du département et du FBI ont été respectées par le directeur du FBI, James Comey.Le dévoilement par le FBI de l\u2019existence de « nouveaux » courriels, moins de deux semaines avant le jour du scrutin, avait nui à la candidate démocrate dans plusieurs États clés.L\u2019ex-maire de New York devient conseiller de Trump Le président désigné a en outre désigné jeudi Rudy Giuliani, ex- maire de New York, pour le conseiller dans le dossier explosif de la cy- bersécurité, alors que le scandale du piratage informatique de la campagne électorale par Moscou ne cesse de l\u2019empoisonner.Le communiqué publié par son équipe de transition reste vague sur les responsabilités exactes de M.Giuliani, 72 ans, qui fut procureur fédéral puis «maire de l\u2019Amérique » après les attentats du 11 septembre 2001.Le controversé républicain va «partager son expertise » sur « les problèmes de sécurité du secteur privé», dont la contribution est nécessaire pour contrer « la menace majeure » que représente le piratage informatique pour la sécurité nationale, selon le document.Le por te-parole de Trump, Sean Spicer, a précisé que Giuliani présiderait un comité sur la cybersécurité.L\u2019ex-maire de New York a indiqué qu\u2019il entendait « créer une cy- berdéfense très robuste et très dynamique pour le secteur privé comme pour le gouvernement » et qu\u2019il allait réunir des leaders du secteur privé pour conseiller Trump dans ce dossier.« Nous avons laissé notre défense se relâcher », a-t-il es- t imé.Le nom de M.Giul iani avait un temps circulé comme possible secrétaire d\u2019État, poste dont il a finalement été écarté au profit de M.Tillerson.Avec Associated Press et l\u2019Agence France-Presse Le Devoir ÉTATS-UNIS Les contradictions du clan Trump se révèlent ANDREW HARNIK ASSOCIATED PRESS Donald Trump à sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride, entouré de son conseiller Michael Flynn et de son chef de cabinet, Reince Priebus, en décembre dernier H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondante parlementaire à Ottawa Les carottes sont-elles cuites pour Maxime Bernier au Québec ?Alors qu\u2019il n\u2019a pour l\u2019instant l\u2019appui que d\u2019un seul député québécois, son adversaire dans la course à la chefferie Andrew Scheer en a rallié quatre jeudi.Si certains calculent que cette apparente incapacité à faire l\u2019unanimité dans sa propre province nuira à M.Bernier ailleurs au pays, d\u2019autres font valoir que sur le terrain, les militants sont majoritairement partisans du Beauceron.L\u2019ancien président de la Chambre des communes, Andrew Scheer, était de passage à Québec pour annoncer qu\u2019il avait obtenu l\u2019appui de quatre députés : Sylvie Boucher, Pierre Paul-Hus, Alain Rayes et Luc Berthold.«L\u2019appui de quatre députés du Québec est un signal très fort que mon message résonne partout au pays.Le Québec est la seule province où nous avons fait des gains lors de la dernière élection et nous devons poursuivre sur cette lancée », a indiqué M.Scheer par communiqué de presse.En entrevue, M.Paul-Hus explique son appui par le fait que M.Scheer parle français et est rassembleur.« Il est comme une force tranquille.Il ne fait pas de vagues, mais il est rassembleur.Les gens vont vers lui et il met en confiance.» La question de la gestion de l\u2019offre \u2014 que veut abolir Maxime Ber- nier \u2014 n\u2019a pas pesé dans la balance de M.Paul-Hus, qui ne compte pas d\u2019agriculteurs dans sa circonscription de Charlesbourg.Mais elle a pesé lourd dans celle de MM.Berthold et Rayes, assure- t-il.« Ça a été un des facteurs qui pour eux disqualifiaient Maxime.» En coulisse, il s\u2019en trouve pour dire que ce ralliement donne un coup dur à Maxime Bernier puisqu\u2019il envoie le message dans le reste du pays qu\u2019il ne peut pas gagner le Québec.Son directeur de campagne au Québec, le député Jacques Gourde, ne partage pas cet avis.Les élus, soutient-il, ne sont pas un indicateur des appuis réels d\u2019un candidat dans la province.«On fait des sondages auprès des membres conservateurs, et 80 % d\u2019entre eux voteront pour un candidat québécois, donc soit Maxime ou Steven [Blaney].Les 20 % restants vont aux 11 autres candidats », dit M.Gourde.Le choix des membres Ce sont les membres du Par ti conser vateur qui éliront le chef.Chacune des 338 circonscriptions a un poids égal dans le décompte final, qu\u2019elle compte 100 ou 10 000 membres.Même avec seulement 5000 membres en règles, les conservateurs québécois représenteront donc 23 % du score final.Maxime Bernier n\u2019était pas disponible pour commenter à cause d\u2019un problème de santé survenu dans sa famille.Le Québec compte 12 députés conservateurs, dont 2 se portent candidats à la chefferie.Denis Lebel ne peut prendre par ti parce qu\u2019il est chef adjoint.Il reste donc quatre députés ne s\u2019étant pas ralliés à l\u2019un ou l\u2019autre des 13 candidats à la succession de Stephen Harper.Joël Godin (Portneuf\u2013Jacques- Cartier) est l\u2019un d\u2019eux.«Je me permets d\u2019attendre jusqu\u2019à la fin de la période permise pour déposer sa candidature, soit le 24 février prochain», explique-t-il en entrevue.Il insiste cependant pour dire que ce n\u2019est pas parce qu\u2019il attend la candidature de l\u2019homme d\u2019affaires Kevin O\u2019Leary.«Je ne l\u2019appuierai jamais parce qu\u2019il ne respecte pas les Canadiens français», dit-il, une référence au fait que M.O\u2019Leary a déjà dit qu\u2019il n\u2019avait pas besoin de parler français parce que les jeunes Québécois sont presque tous bilingues.Il n\u2019est ni pour ni contre M.Scheer pour l\u2019instant, mais il insiste : «C\u2019est beaucoup de dire que le Québec est derrière lui.Ce [les quatre députés] n\u2019est que le tiers du caucus.Ils ne parlent pas au nom du Québec ou de tous les militants québécois.Si tous les députés étaient derrière lui, ce serait une claque au visage de M.Ber- nier ou M.Blaney, mais ce n\u2019est pas le cas.» Il fait remarquer que M.Scheer, qui vient de la Saskatchewan, n\u2019a pas davantage la totalité du caucus de sa province derrière lui.Cette province compte 10 députés, dont 2 sont dans la course.Quatre appuient M.Scheer, un appui Erin O\u2019Toole et les trois autres ne se sont pas prononcés.Le Devoir CHEFFERIE DU PARTI CONSERVATEUR Quatre Québécois se rallient à Andrew Scheer Kevin O\u2019Leary invité à se lancer L\u2019homme d\u2019affaires et personnalité de téléréalité Kevin O\u2019Leary est invité à se lancer dans la course à la succession de Stephen Harper.En décembre, il avait constitué un « comité exploratoire », composé notamment de l\u2019ancien premier ministre ontarien Mike Harris et de l\u2019ex-sénatrice Marjory LeBreton, devant vérifier s\u2019il y avait de l\u2019appétit pour sa candidature.La réponse est arrivée jeudi : oui.Le comité prétend que 35 000 personnes l\u2019ont contacté à cette fin.« M.O\u2019Leary délibérera au cours des prochains jours sur ces conclusions et par conséquent, ne participera pas au débat en français à venir », dit le communiqué de presse.Il a été supputé que M.O\u2019Leary reportait son lancement dans la course pour s\u2019éviter l\u2019humiliation de ne pouvoir participer pleinement au débat en français de mardi.« J\u2019ai grandi à Montréal et je suis un fier Canadien, écrit-il dans le communiqué.Je m\u2019engage à apprendre à nouveau le français.Par respect pour le Québec et les Canadiens français, je sens que je dois m\u2019abstenir du débat en français jusqu\u2019à ce que je sois plus compétent.Inutile de dire que je regarderai comment les autres s\u2019en sortent », conclut-il.LIAM RICHARDS PC Andrew Scheer L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 3 J A N V I E R 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 4 L E S P E T I T E S A N N O N C E S AVIS DE DÉCÈS Courriel : petitesannonces@ledevoir.com Téléphone : 514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.OUTREMONT - 190 Willowdale 3 1/2 - 4 1/2 réno Près métro UdeM Chauffés, eau ch., poêle/frigo, asc.514 738 5663 - 514 735-5331 OUTREMONT - 5, Vincent d'Indy 11/2, 31/2, 41/2, Penthouse 51/2, réno.Près métro, UdeM.Poêle/frigo.Chauffé, eau chaude.Ascenceur.514 737-8055 514 735-5331 ROSEMONT - 3 1/2 3 pièces fermées.Balcon.Recherche personne tranquille.avail@videotron.ca 514-813-6162 160 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER PARIS - près de Bastille Logement à louer, meublé Deux pièces et demi.Dès février pour période 3 à 6 mois.gagnonmachefer@hotmail.com PROVENCE Vallée du Rhône Maison de village dans le quartier médiéval de Nyons.2 c.c.2 s.de b.Toute 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PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI D E 8 H 3 0 À 1 7 H 0 0 Pour placer, modi?er ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l?édition du lendemain.Téléphone: 514-985-3322 Télécopieur: 514-985-3340 petitesannonces@ledevoir.com Conditions de paiement : cartes de crédit r r s TM OUTREMONT 445 St-Joseph Ouest, près Laurier Immeuble béton, ascenseurs Chauffé, eau chaude et électroménagers inclus.Garages intérieurs 125 $/mois SURINTENDANT 514-276-5949 4½ (petit) 1 450 $/mois 4½ (grand) 1 750 $/mois CHARLEVOIX : LE FLEUVE DANS VOTRE ASSIETTE À LOUER AU MOIS Maison sur la falaise de Pointe-au-Pic (La Malbaie).Tranquille.Entièrement meublé, 3 chambres, tout compris, câble, Wi-Fi.Vue panoramique sur le fleuve et les montagnes.Près de tous les services et attractions.Immense terrain.Non-fumeur.Pas d?animaux.Hiver et printemps 2017 : 2 000 $ / mois Tarif à discuter pour plus d\u2019un mois en continu.438-491-2301 PRECOURT.GAGNE@GMAIL.COM BAIN EN BOIS 100 % QUÉBEC ARTECO INC 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vague, qui a fait déborder le vase du député péquiste de la circonscription de Gaspé, Gaétan Lelièvre.Celui-ci réclame du ministre responsable de la région, Sébastien Proulx, la création d\u2019une cellule de crise interministérielle pour s\u2019attaquer aux problèmes d\u2019érosion qui menacent, non seulement l\u2019industrie touristique, mais aussi la santé et la sécurité des citoyens de la péninsule gaspésienne.Déjà, après les inondations qui avaient emporté une portion de la route 132 le 16 décembre der nier, le député avait convoqué les directions régionales des ministères des Transpor ts, de l\u2019Environnement, de la Sécurité publique, de la Santé et des Affaires municipales afin de discuter des mesures à prendre en cas d\u2019urgence.Il fait valoir que les résidants des municipalités situées entre Sainte-Anne-des- Monts et L\u2019Anse-Pleureuse avaient été extrêmement chanceux que les grandes marées de la mi-décembre se soient calmées avant d\u2019emporter la totalité des tronçons touchés, permettant le passage des véhicules d\u2019urgence.« La route a été emportée sur seulement 50 % de sa largeur.Il s\u2019en est fallu de peu pour qu\u2019elle soit coupée au complet et là, ç\u2019aurait été dangereux parce que les gens auraient été coupés physiquement de tout contact extérieur », a-t-il dit.Il est donc devenu nécessaire, selon M.Lelièvre, de prévoir des mesures d\u2019urgence \u2014 notamment une disponibilité de transpor t héli- por té \u2014 si jamais la route est empor tée sur toute sa largeur.À plus long terme, il demande à Québec de débloquer les fonds promis depuis l\u2019automne 2015 pour mettre à jour les études sur le rechargement de la plage de Percé afin de protéger le cœur de la ville de l\u2019érosion, qui a engouffré de grandes portions du littoral avec la disparition de la promenade et de son mur de protection.Cette mise à jour est évaluée à 1,3 million, et Ottawa s\u2019est engagé en décembre à verser 600 000 $ à cette fin, alors que la contribution de Québec se fait toujours attendre.L\u2019étude initiale sur le rechargement de la plage fait état d\u2019un investissement de 15 à 20 millions requis pour réaliser cette opération, mais celle-ci doit être remise à jour en fonction des dommages causés depuis aux infrastructures existantes.Il ne restait plus que le quart, environ, de la promenade qui était intact avant le début de l\u2019hiver.À Percé, ce sont d\u2019autres grandes marées, le 30 décembre, qui ont causé le plus de dommages à ce qui restait , et celles de mercredi ont achevé la démolition et commencé à faire reculer le littoral.Le député Lelièvre doit rencontrer les représentants des cinq ministères concernés le 25 janvier prochain.La Presse canadienne L\u2019érosion atteint un point critique en Gaspésie John Parisella rejoint National L\u2019ex-délégué du Québec à New York et actuel président de la grande campagne de financement de l\u2019Université de Montréal, de HEC et de Polytechnique, John Parisella, se joint au cabinet de relations publiques National.Celui qui fut aussi proche collaborateur des premiers ministres libéraux Robert Bourassa, Daniel Johnson et Jean Charest agira à titre de conseiller spécial, Stratégie et rayonnement.À ce titre, il devra notamment «favoriser le rayonnement de National».Il demeure associé à Campus Montréal, l\u2019initiative des trois universités de la montagne, «pour une période de transition».Le Devoir THIERRY HAROUN LE DEVOIR Le député Gaétan Lelièvre demande à Québec de débloquer les fonds promis depuis l\u2019automne 2015 pour mettre à jour les études sur le rechargement de la plage de Percé.J E A N - L O U I S S A N T I N I à Washington D e nombreuses incer ti- tudes subsistent quant aux ef fets et risques pour la santé liés à la consommation de cannabis et de ses dérivés, constate jeudi un vaste rapport d\u2019expert sollicité par l\u2019Académie américaine des sciences.Ce comité de 17 scientifiques a analysé plus de 10 000 études, l\u2019un des examens les plus exhaustifs de la littérature médicale sur ce sujet depuis 1999, dont il a tiré une centaine de conclusions.Celles-ci portent sur les effets thérapeutiques du cannabis et des cannabinoïdes, ses dérivés, ainsi que sur les risques que cette drogue provoque certains cancers, des troubles cardiovas- culaires, des maladies mentales ou des blessures.« Ces dernières années, la situation quant à l\u2019usage de la marijuana a changé rapidement avec un nombre grandissant d\u2019États [américains] légalisant sa consommation pour traiter certaines conditions médicales, mais aussi pour un usage récréatif », relève la Dre Marie McCormick, profes- seure de pédiatrie à la Faculté de médecine de Harvard, qui préside ce comité d\u2019experts de l\u2019Académie des sciences.« Le manque d\u2019une synthèse de l\u2019ensemble des connaissances scientifiques sur les ef fets du cannabis sur la santé a créé une incertitude quant à ses bienfaits et ses méfaits.Notre analyse vise à faire la lumière sur ces interrogations et à déterminer les points sur lesquels il faut faire davantage de recherches», ajoute la professeure.À l\u2019heure actuelle, le cannabis est la drogue illégale la plus populaire aux États-Unis.Une récente enquête nationale indique que 22,2 millions d\u2019Américains de 12 ans et plus ont utilisé cette drogue dans les 30 derniers jours.Cette étude montre également que 90 % des adultes consommant du cannabis aux États-Unis le font à titre récréatif ; 10 % l\u2019utilisent pour des raisons médicales.Le rappor t conclut que le cannabis à usage thérapeutique est efficace pour réduire la douleur chronique chez les adultes atteints de sclérose en plaques, qui provoque des spasmes musculaires.Il s\u2019agit ici de can- nabinoïdes pris par voie orale pendant de courtes périodes.Ces mêmes substances sont aussi efficaces contre les nausées et les vomissements provoqués par la chimiothérapie pour les cancéreux.Et les experts n\u2019ont pas trouvé, dans toutes ces études, de lien entre le fait de fumer du cannabis et un risque accru de cancer comme c\u2019est le cas avec le tabac.Le rapport estime également que davantage de recherches sont nécessaires pour déterminer comment la consommation de cannabis pourrait entraîner des problèmes cardiovascu- laires ou du diabète : certaines indications suggèrent en effet que fumer de la marijuana peut provoquer une crise cardiaque.Les experts soulignent que certaines études laissent penser que le cannabis accroît probablement le risque de développer la schizophrénie et d\u2019autres psychoses ainsi que des troubles d\u2019anxiété et, dans une moindre mesure, de la dépression.Le rapport relève en outre qu\u2019une forte consommation de cannabis comporte un risque élevé de développer des pensées suicidaires.Mais il y a peu d\u2019indications montrant que le fait de fumer de la marijuana accroîtrait l\u2019usage d\u2019autres drogues ou contribuerait à créer une dépendance à l\u2019alcool et à d\u2019autres drogues illégales.Même si les capacités intellectuelles (concentration et mémoire) sont diminuées momentanément juste après avoir consommé du cannabis, ces scientifiques n\u2019ont pas trouvé d\u2019indices dans la littérature médicale indiquant que cette drogue af fecte les per for- mances scolaires ou les relations sociales.Certaines de ces études indiquent que fumer du cannabis pendant la grossesse peut entraîner un poids plus faible du nouveau-né.Mais à ce stade des connaissances, les liens entre la grossesse et le développement de l\u2019enfant restent peu clairs.Agence France-Presse Les effets de l\u2019usage du cannabis demeurent nébuleux Un rapport commandé par l\u2019Académie américaine des sciences fait la lumière sur cette drogue très populaire Hausse du salaire minimum au N.-B.Après l\u2019Alberta, c\u2019est au tour du Nouveau-Brunswick d\u2019annoncer une hausse de son salaire minimum.Le premier ministre Brian Gallant a annoncé jeudi que le salaire minimum de sa province passerait de 10,65$ à 11$ l\u2019heure le 1er avril prochain.Il s\u2019agit de la troisième hausse depuis décembre 2014.Au Québec, le salaire minimum atteint 10,75$ l\u2019heure.Le premier ministre Gallant a affirmé qu\u2019il comprenait «que, lorsque vous mettez plus d\u2019argent dans les poches des Néo-Bruns- wickois, ils achèteront et investiront davantage, ce qui aide à renforcer l\u2019économie».La Presse canadienne Le sucre ajouté omniprésent Toronto \u2014 Des chercheurs qui ont examiné la proportion de sucre ajouté contenu dans différents produits alimentaires ont été surpris par son omniprésence dans la nourriture pour bébés, dans les barres tendres et dans les boissons.Les deux tiers des produits dont la liste d\u2019ingrédients a été passée en revue \u2014 plus de 40 000 au total \u2014 en contiennent au moins une forme.Les trois quarts des boissons en comportent, de même que des produits que les gens associent souvent à un choix santé.Environ la moitié des produits destinés aux bébés examinés par les experts contenaient du sucre ajouté.Les résultats ont été publiés jeudi dans le journal de l\u2019Association médicale canadienne.La Presse canadienne L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 3 J A N V I E R 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 5 Ouvert c e dimanc he à Montré al Montréal : 4875, Jean-Talon Ouest · (514) 344-8555 · 1 (866) 747-8555 Laval : 2267, boul.Le Corbusier · (450) 682-8280 www.abatjourillimites.ca \u2022 Plus de 5 000 abat-jour en magasin.\u2022 Le plus grand choix au Canada.\u2022 Service de recouvrement sur mesure.\u2022 Apportez votre pied de lampe pour un ajustement parfait.sur tous nos abat-jour en magasin Excluant les commandes et les parchemins peints main.Aucun ajustement de prix sur les commandes ou achats antérieurs.Présentez ce coupon au moment de l\u2019achat.30 70 De à de rabais * % % GRANDE VENTE * Pour un temps limité.CE DIMANCHE DE 13 H À 15 H \u2022 514 985-3322 PETITESANNONCES@LEDEVOIR.COM POUR ANNONCER DANS CETTE SECTION VEUILLEZ CONTACTER LES PETITES ANNONCES AU 514 985-3322 VIEUX-MONTRÉAL 414-65, RUE SAINT-PAUL OUEST Magnifique studio clé en main.Charme européen.Situé sur l?un des plus beaux segments de la rue St-Paul.Vue imprenable sur le fleuve Saint-Laurent.À voir ! 514-991-2067 - DUPROPRIO #727259 VISITE LIBRE Dim.15 janvier 13H À 15H J E A N N E C O R R I V E A U L a présidente du syndicat des cols bleus de Montréal, Chantal Racette, a obtenu l\u2019appui de 66 % des membres qui ont participé, jeudi, à un vote de confiance.Mais les tensions demeurent vives au sein du syndicat et certains membres de l\u2019exécutif croient que la présidente doit quitter ses fonctions.De 6 h à 20 h jeudi, 914 syndiqués se sont présentés à l\u2019église Saint-Arsène, rue Bé- langer, afin d\u2019exprimer leur appui ou non à la présidente Chantal Racette, dont le leadership est contesté depuis des mois.Ce scrutin, convoqué par la présidente, a fait l\u2019objet de vives critiques.Le président national du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), Mark Hancock, a indiqué par lettre mercredi qu\u2019il n\u2019approuvait pas la tenue de ce vote, qui ne respecte pas les statuts du syndicat car il a été lancé sans l\u2019aval de la majorité des membres de l\u2019exécutif.Selon lui, le processus n\u2019offre pas des « garanties suffisantes de transparence et d\u2019équité procédurale » : « Je suis également préoccupé par le fait que cette convocation vise à remettre en question le résultat d\u2019un vote tenu dans le cadre de l\u2019assemblée générale annuelle des membres, laquelle est une assemblée souveraine.» Rappelons que lors d\u2019une assemblée générale le 10 décembre dernier, deux votes de confiance ont été tenus.Lors du second vote, 50,5 % des membres présents ont désavoué leur présidente.Celle-ci est toutefois restée en poste.Tutelle?Le vice-président du syndicat des cols bleus, Michel Martin, et huit autres membres de l\u2019exécutif (qui compte 16 membres), fustigent leur présidente et l \u2019accusent d\u2019agir à l\u2019encontre des statuts et règlements du syndicat.« Notre volonté est de régler nos problèmes en interne.Nous avons demandé une rencontre de l\u2019ensemble des dirigeants hier, mais en vain.Nous ne pensons pas que la tutelle soit la solution et nous pensons que nous pouvons même l\u2019éviter.Mais l\u2019ensemble des actions et des décisions de Chantal Racette, à titre de présidente, nous nuisent et nous exposent à une tutelle, ce qui n\u2019est pas notre souhait.» Le leadership de Chantal Ra- cette est contesté notamment parce qu\u2019elle est soupçonnée d\u2019avoir ordonné que des GPS soient installés sur les véhicules personnels de deux membres de l\u2019exécutif afin de suivre leurs déplacements.Selon les directeurs dissidents, un ménage s\u2019impose au sein du syndicat et Chan- tal Racette doit quitter ses fonctions.« Malheureusement, je pense qu\u2019il va falloir qu\u2019elle s\u2019en aille », a af firmé Michel Martin.Lui et son groupe se sont d\u2019ailleurs rendus à l\u2019église Saint-Arsène en après-midi, mais ils n\u2019avaient pas l\u2019intention de par ticiper au vote.Selon eux, cet exercice, dont i ls est iment les coûts à 15 000 $, est une « per te de temps et d\u2019argent ».Des conditions optimales Chantal Racette n\u2019a pas accordé d\u2019entrevue durant la journée jeudi, mais dans une lettre adressée au président national, Mark Hancock, elle s\u2019est dite prête à rencontrer celui-ci dès vendredi.Le secrétaire-trésorier du syndicat, Jacques Rochon, a également écrit à M.Hancock pour lui expliquer que le vote du 10 décembre s\u2019était tenu dans un tel climat d\u2019agitation qu\u2019il était légitime de douter de sa fiabilité.« Des agitateurs sont parvenus à créer une ambiance empreinte de menaces et de violence afin de privilégier un objectif politique», écrit-il.Jugeant que ce vote ne pouvait être considéré comme représentatif des 6500 membres du syndicat, les dirigeants syndicaux ont décidé d\u2019en organiser un nouveau dans des « conditions optimales », avec une période de vote s\u2019étalant sur 14 heures et sous la supervision de sept observateurs indépendants, parmi lesquels l\u2019ex-président du SCFP-Qué- bec Claude Généreux.Rétablir le dialogue Le SCFP n\u2019envisage pas de tutelle, a indiqué au Devoir le président québécois du SCFP, Marc Ranger.« On ne parle pas de tutelle.Le syndicat des cols bleus de Montréal est un syndicat autonome, sauf que nos responsabilités, quand il y a une situation comme celle-là, c\u2019est d\u2019intervenir et de donner suite à la plainte qu\u2019on a reçue», a-t-il expliqué.Mais il maintient que la consultation de jeudi n\u2019est pas conforme aux statuts du syndicat.Selon lui, il importe que le dialogue soit rétabli au sein des instances du syndicat.Le Devoir Les cols bleus de Montréal divisés au sujet de leur présidente Chantal Racette, fustigée par une majorité de l\u2019exécutif, a obtenu 66 % d\u2019appui lors d\u2019un vote de confiance tenu jeudi JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le vice-président Michel Martin (troisième à partir de la gauche) et d\u2019autres dissidents n\u2019ont pas participé au vote.Ottawa \u2014 Justin Trudeau a admis, jeudi, que le gouvernement fédéral n\u2019avait pas su tenir compte de signes avant-coureurs qui prédisaient déjà des complications dans le nouveau système de paie des fonctionnaires, avant même qu\u2019il ne soit mis en place il y a près d\u2019un an.Lors d\u2019une séance de discussion ouver te avec les citoyens au premier jour de sa tour née nationale, jeudi, à Kingston, en Ontario, le premier ministre a concédé à un fonctionnaire mécontent que son gouvernement « n\u2019avait pas été suf fisamment attentif aux défis et aux signes avant- coureurs à l\u2019étape de la transition » vers le nouveau système de paie Phénix.M.Trudeau a assuré au fonctionnaire que le gouvernement « travaille extrêmement fort pour remédier à cette situation ».Ottawa tente toujours de régler un arriéré d\u2019environ 8000 dossiers d\u2019employés fédéraux qui ont reçu des chèques de paie erronés \u2014 «c\u2019est 8000 de trop », a admis M.Trudeau, jeudi.Ces fonctionnaires ont été trop payés ou pas assez pour des revenus particuliers comme des heures supplémentaires.Plus tôt jeudi, le syndicat des scientifiques et employés professionnels de la fonction publique fédérale demandait d\u2019ailleurs au gouvernement de créer un système de paie séparé afin d\u2019aider tous ces fonctionnaires qui sont encore victimes des ratés de Phénix.L\u2019Institut professionnel de la fonction publique du Canada prévient que la patience de ses membres est à bout.« Les employés qui doivent composer avec une paie substantiellement réduite \u2014 voire inexistante \u2014 devraient être payés par le biais d\u2019un système séparé, mais parallèle, jusqu\u2019à ce que les problèmes de Phénix soient réglés et qu\u2019ils puissent réintégrer ce système, a indiqué en conférence de presse jeudi la présidente du syndicat, Debi Daviau, à Ottawa.Cela fait presque un an que le fiasco Phénix a été imposé à nos membres.Les appels à la patience du gouvernement sont maintenant déraisonnables.» L\u2019arriéré remonte dans certains cas jusqu\u2019au milieu de 2016, alors que 82 000 dossiers étaient problématiques ; plusieurs centaines de fonctionnaires n\u2019ont même rien reçu pendant un certain temps \u2014 et par fois même pendant des mois.La Presse canadienne SYSTÈME DE PAIE PHÉNIX Le gouvernement a été négligent, admet Trudeau P H I L I P P E O R F A L I L\u2019 abolition des frais accessoires en santé ne se fera pas heur ts : après les radiologues et d\u2019autres médecins spécialistes, les pharmaciens propriétaires menacent à leur tour d\u2019abruptement mettre fin à cer tains ser vices qu\u2019ils offraient jusqu\u2019à maintenant, car ils ne leur rapporteront désormais plus rien.Des tests réalisés en pharmacie pour l\u2019anticoagulothéra- pie (INR) et les prélèvements sanguins ou autres pourraient bientôt être de l\u2019histoire ancienne dans les pharmacies de la province, met en garde l\u2019Association québécoise des pharmaciens propriétaires (AQPP).La vaccination des enfants et celle visée par le Programme québécois d\u2019immunisation, des ser vices de proximité qui contribuent au désengorge- ment du système de santé, pourraient également disparaître des pharmacies, soutient le vice-président et directeur général de l\u2019AQPP, Jean Bourcier.«Dans le cas de l\u2019anticoagulo- thérapie, le pharmacien devra dire au patient d\u2019aller faire son test en milieu hospitalier, au CLSC, là où c\u2019est couvert par la Régie de l\u2019assurance-maladie du Québec, ou en laboratoire privé », explique-t-il, ajoutant que près de 135 000 de ces tests sont réalisés chaque année en pharmacie, et devront désormais être ef fectués ailleurs dans le réseau de la santé.«Le patient va perdre beaucoup plus de temps.On vient de complexifier et de diminuer l\u2019accès à un service qui fonctionne très bien, rapide, performant, pour lesquels les patients ne se plaignent pas [de payer].» Promesses reniées Québec renie ainsi certaines promesses contenues dans l\u2019entente ratifiée entre le gouvernement et l\u2019AQPP en 2015, affirme cette dernière.Celle-ci prévoyait quatre nouveaux actes rémunérés, représentant environ 38 millions.« Rien, dans les communications avec le ministère de la Santé ou avec le ministre, ne laissait entrevoir que ce règlement puisse viser les frais facturés par les pharmaciens, incluant ceux prévus en ver tu de l\u2019entente que nous avions signée en toute bonne foi avec le ministre.» M.Bourcier ignorait toutefois, jeudi, l \u2019ampleur des pertes financières qui toucheront les pharmaciens propriétaires, au lendemain de la publication du Règlement abolissant les frais accessoires liés à la dispensation des ser vices assurés et régissant les frais de transport des échantillons biologiques.Ce dernier entre en vigueur le 26 janvier.Le règlement prévoit aussi que certains médicaments que les cliniques facturaient aux patients seront maintenant fournis par le réseau public aux cliniques.Aucun coût ne pourra être exigé pour les vasectomies, lorsque réalisées en cabinet, ni pour l\u2019azote liquide, utilisé en dermatologie.Problèmes à l\u2019horizon La fin des frais accessoires a également poussé certaines cliniques à fermer leurs portes.Et plusieurs médecins spécialistes, notamment en endoscopie et radiologie, refusaient en décembre d\u2019accorder des rendez-vous aux patients en raison de l\u2019incertitude entourant les frais accessoires.Le gouvernement et les spécialistes s\u2019opposent aussi dans le dossier de la gratuité des échographies, lorsque réalisées par des radiologistes en clinique.Au cabinet du ministère de la Santé, Gaétan Barrette, on soutient que les pharmaciens, comme les autres professionnels, ont eu amplement de temps pour prendre connaissance des nouvelles mesures.« Les frais, pour l\u2019ensemble des professionnels, étaient une source de profit.Nous, notre objectif, c\u2019est d\u2019assurer une meilleure accessibilité aux patients.On s\u2019attend à ce que l\u2019ensemble des professionnels de la santé collabore », a soutenu la porte- parole Julie White.Le Devoir FRAIS ACCESSOIRES Des services en pharmacie pourraient écoper MICHAËL MONNIER LE DEVOIR «Rien [\u2026] ne laissait entrevoir que ce règlement puisse viser les frais facturés par les pharmaciens», déclare Jean Bourcier. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 3 J A N V I E R 2 0 1 7 A 6 É C O N O M I E Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Alim.Couche-Tard ATD.B 59.46 -0.64 -1.06 2224 Canadian-Tire CTC.A 142.45 -0.84 -0.59 136 Cogeco CCA 66.90 0.26 0.39 36 Corus CJR.B 13.13 0.26 2.02 941 Groupe TVA TVA.B 3.25 0.03 0.93 4 Jean Coutu PJC.A 20.34 -0.02 -0.10 65 Loblaw L 69.75 -0.39 -0.56 315 Magna MG 59.18 -0.90 -1.50 890 Metro MRU 40.15 0.10 0.25 840 Quebecor QBR.B 38.29 0.24 0.63 134 Uni Select UNS 29.96 -0.04 -0.13 54 Saputo SAP 46.98 0.17 0.36 325 Shaw SJR.B 27.66 -0.53 -1.88 984 Dollarama DOL 97.40 -0.78 -0.79 409 Restaurant Brands QSR 64.58 -1.39 -2.11 535 Transat A.T.TRZ 5.59 0.00 0.00 28 Yellow Media Y 17.42 0.01 0.06 6 S&P TSX SPTT15418.16 -73.38 -0.47 240680 S&P TX20 TX20 665.10 -3.06 -0.46 77073 S&P TX60 TX60 911.40 -3.81 -0.42 112106 S&P TX60 Cap.TX6C 1007.82 -4.22 -0.42 112106 Cons.de base TTCS 511.18 -2.06 -0.40 5221 Cons.discr?©.TTCD 179.23 -2.09 -1.15 8444 ?ânergie TTEN 211.38 -1.91 -0.90 56279 Finance TTFS 286.28 -1.55 -0.54 29717 Aurif?®re TTGD 204.45 -0.30 -0.15 99885 Sant?© TTHC 70.59 -0.29 -0.41 3721 Tech.de l\u2019info TTTK 56.19 -0.08 -0.14 4496 Industrie TTIN 205.14 -1.06 -0.51 15265 Mat?©riaux TTMT 245.09 -0.98 -0.40 93223 Immobilier TTRE 285.31 -1.72 -0.60 6128 T?©l?©coms TTTS 150.68 0.34 0.23 2899 Sev.collect.TTUT 236.32 1.25 0.53 5802 M?©taux/minerals TTMN 670.38 0.00 0.00 0 TSX Venture JX 789.64 -0.79 -0.10 87799 Cameco CCO 16.62 0.25 1.53 4990 Canadian Natural CNQ 40.41 -0.44 -1.08 2544 Hydro One H 23.81 0.08 0.34 359 Enbridge ENB 56.60 -0.25 -0.44 1821 EnCana ECA 17.12 -0.08 -0.47 5907 Enerplus ERF 11.81 0.10 0.85 968 Pengrowth Energy PGF 1.81 -0.09 -4.74 2527 P?©troli?®re Imp?©riale IMO 45.23 -0.34 -0.75 383 Suncor Energy SU 42.78 -0.39 -0.90 2289 Cenovus Energy CVE 19.33 -0.37 -1.88 1858 TransCanada TRP 60.78 0.03 0.05 1290 Valener VNR 21.00 -0.03 -0.14 40 Air Canada AC 14.00 -0.23 -1.62 837 Bombardier BBD.B 2.56 -0.03 -1.16 8941 CAE CAE 18.66 0.08 0.43 623 Canadien Pacifique CP 193.84 0.04 0.02 245 Chemin de fer CN CNR 92.68 -0.22 -0.24 1114 SNC-Lavalin SNC 57.50 -0.57 -0.98 288 Transcontinental TCL.A 22.83 0.00 0.00 128 TransForce TFI 35.00 0.00 0.00 0 B.CIBC CM 110.85 -0.14 -0.13 939 B.de Montr?©al BMO 97.97 -0.88 -0.89 1656 B.Laurentienne LB 58.66 -0.42 -0.71 124 B.Nationale NA 55.01 -0.15 -0.27 1029 B.Royale RY 93.75 -0.14 -0.15 2796 B.Scotia BNS 77.20 -0.48 -0.62 2434 B.TD TD 67.10 -0.25 -0.37 2769 Brookfield Asset BAM.A 44.60 0.76 1.73 1440 Cominar Real CUF.UN 14.79 -0.05 -0.34 274 Corp.Fin.Power PWF 33.70 -0.46 -1.35 449 Fin.Manuvie MFC 24.43 -0.45 -1.81 4481 Fin.Sun Life SLF 51.48 -0.77 -1.47 1113 Great-West Lifeco GWO 35.45 -0.32 -0.89 307 Industrielle All.IAG 55.17 -0.09 -0.16 224 Power Corporation POW 30.32 -0.53 -1.72 599 TMX X 73.41 -1.69 -2.25 60 Agrium AGU 138.49 -0.18 -0.13 244 Barrick Gold ABX 22.16 0.18 0.82 5459 Goldcorp G 19.20 0.14 0.73 4645 Kinross Gold K 4.36 -0.08 -1.80 6738 Mines Agnico-Eagle AEM 59.92 -0.13 -0.22 1294 Potash POT 24.88 -0.17 -0.68 1687 Teck Resources TECK.B 31.58 -0.02 -0.06 3318 Fortis FTS 41.30 0.43 1.05 862 TransAlta TA 7.85 0.15 1.95 757 BlackBerry BB 9.48 -0.01 -0.11 1453 CGI GIB.A 64.74 -0.53 -0.81 354 BCE BCE 58.11 0.11 0.19 1301 Manitoba Telecom MBT 38.03 -0.14 -0.37 200 Rogers RCI.B 51.48 0.69 1.36 637 Telus T 43.97 -0.09 -0.20 760 iShares DEX XBB 31.27 0.05 0.16 61 iShares MSCI XEM 26.95 0.16 0.60 8 iShares MSCI EMU EZU 33.12 0.00 0.00 0 iShares S&P 500 XSP 25.92 -0.04 -0.15 256 iShares S&P/TSX XIC 24.44 -0.09 -0.37 123 ALGONQUIN POWER & AQN.IR 39.00 0.00 0.00 15297 MEG ENERGY CORP MEG 7.96 -0.46 -5.46 6442 ENCANA CORP ECA 17.12 -0.08 -0.47 5907 BARRICK GOLD CORP ABX 22.16 0.18 0.82 5459 BAYTEX ENERGY CORP BTE 5.90 -0.20 -3.28 5203 CAMECO CORP CCO 16.62 0.25 1.53 4990 GOLDCORP INC G 19.20 0.14 0.73 4645 MANULIFE FINANCIAL MFC 24.43 -0.45 -1.81 4481 HB NYMEX CL BULL HOU 8.58 0.25 3.00 4461 RAGING RIVER RRX 9.90 0.20 2.06 4298 HALOGEN SOFTWARE HGN 9.66 1.66 20.75 340 HB NYMEX NG BULL HNU 10.63 0.52 5.14 3731 TMAC RESOURCES INC TMR 16.40 0.50 3.14 111 HB NYMEX CL BULL HOU 8.58 0.25 3.00 4461 BROOKFIELD BBU.UN 32.40 0.85 2.69 113 STUART OLSON INC SOX 5.41 0.13 2.46 123 NUVISTA ENERGY LTD NVA 6.79 0.16 2.41 552 CAPITAL POWER CORP CPX 24.95 0.56 2.30 765 PRETIUM RESOURCES PVG 13.40 0.29 2.21 740 LIQUOR STORS NA LIQ 10.33 0.22 2.18 139 HB NYMEX NG BEAR HND 9.66 -0.57 -5.57 3634 MEG ENERGY CORP MEG 7.96 -0.46 -5.46 6442 SLATE RETAIL REIT SRT.UN 14.31 -0.54 -3.64 222 PRECISION DRILLING PD 7.34 -0.27 -3.55 1824 MULLEN GROUP LTD MTL 19.03 -0.68 -3.45 144 HUDSONS BAY CO HBC 9.08 -0.32 -3.40 2125 BAYTEX ENERGY CORP BTE 5.90 -0.20 -3.28 5203 SUMMIT INDUSTRIAL SMU.UN 6.23 -0.20 -3.11 370 HB NYMEX CL BEAR HOD 9.34 -0.29 -3.01 1912 BOARDWALK EQUITIES BEI.UN 48.94 -1.52 -3.01 150 HALOGEN SOFTWARE HGN 9.66 1.66 20.75 340 BROOKFIELD BBU.UN 32.40 0.85 2.69 113 FRACO-NEVADA CORP FNV 82.41 0.79 0.97 707 BROOKFIELD ASSET BAM.A 44.60 0.76 1.73 1440 ROGERS RCI.B 51.48 0.69 1.36 637 CAPITAL POWER CORP CPX 24.95 0.56 2.30 765 HB NYMEX NG BULL HNU 10.63 0.52 5.14 3731 TMAC RESOURCES INC TMR 16.40 0.50 3.14 111 PRAIRIESKY ROYALTY PSK 33.18 0.47 1.44 558 FORTIS INC FTS 41.30 0.43 1.05 862 WASTE CONNECTIONS WCN 104.99 -1.71 -1.60 252 PREMIUM BRANDS PBH 64.19 -1.54 -2.34 124 BOARDWALK EQUITIES BEI.UN 48.94 -1.52 -3.01 150 RESTAURANT BRANDS QSR 64.58 -1.39 -2.11 535 LINAMAR CORP LNR 57.94 -0.94 -1.60 174 HOME CAPITAL GROUP HCG 30.43 -0.94 -3.00 210 MAGNA INTL INC MG 59.18 -0.90 -1.50 890 BANK of MONTREAL BMO 97.97 -0.88 -0.89 1656 CANADIAN TIRE CORP CTC.A 142.45 -0.84 -0.59 136 INTACT FINANCIAL IFC 93.52 -0.83 -0.88 327 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRÉTIONNAIRE ÉNERGIE FINANCIÈRES INDUSTRIELLES ENTREPRISES DE MATÉRIAUX SERVICES PUBLICS TECHNOLOGIE TÉLÉCOMMUNICATIONS FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO LES GAGNANTS EN % LES PERDANTS EN % LES GAGNANTS EN $ LES PERDANTS EN $ LES INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO TSX CROISSANCE Consultez toutes les cotes boursières sur www.decisionplus.com M A R C H É S B O U R S I E R S TORONTO S&P TSX 15 418,16 ?-73,38 -0,5% New York S&P 500 2270,44 ?-4,88 -0,2% NASDAQ 5547,49 ?-16,16 -0,3% DOW JONES 19 891,00 ?-63,28 -0,3% PÉTROLE 53,01 +0,76 $US +1,5% ?OR 1199,80 +3,20 $US +0,3% ?DOLLAR CANADIEN 76,15 +0,26 $US +0,3% ?1$US = 1,3132 71,68 -0,09 EURO 1 EURO = 1,3951 INDICES QUÉBÉCOIS Indice Fermeture var.pts var.% IQ30 2451,66 \u201310,79 \u20130,44 IQ120 2493,94 \u201311,13 \u20130,44 CENTRE D\u2019ANALYSE ET DE SUIVI DE L\u2019INDICE QUÉBEC L\u2019indice Québec est une initiative du Département de finance de l\u2019Université de Sherbrooke et de l\u2019Institut de recherche en économie contemporaine T oronto \u2014 Postmedia Network a affiché un bénéfice pour son plus récent trimestre, stimulé par la restructuration de dette opérée par le groupe de médias en difficulté en collaboration avec ses principaux créanciers.Ses revenus ont cependant chuté de près de 15 %.Le propriétaire du quotidien National Post et d\u2019autres journaux à travers le Canada a engrangé un bénéfice de 17,8 millions, soit 31 ¢ par action, pour le trimestre clos le 30 novembre.En comparaison, il avait réalisé une perte de 4,2 millions, ou 2 ¢ par action, pour la même période un an plus tôt.Dette Les revenus du premier trimestre de l\u2019entreprise établie à Toronto ont reculé à 214,9 millions, comparativement à un chiffre d\u2019affaires de 251,1 millions pour la même période de l\u2019année précédente.Les revenus publicitaires de ses médias imprimés ont reculé de 31,1 millions $.Les résultats du plus récent trimestre comprennent un gain de 78,6 millions lié à la restructuration de la dette de l\u2019entreprise.L\u2019entente a retranché environ 307 millions à la dette totale de 648 millions de Postmedia.La perte d\u2019exploitation de Postmedia a atteint près de 46,3 millions au plus récent trimestre.Ce résultat a été miné par une charge de dépréciation hors trésorerie de 21,6 millions et des coûts de restructuration de près de 36 millions.En comparaison, l\u2019entreprise avait dégagé un bénéfice d\u2019exploitation de 19,4 millions au même trimestre un an plus tôt.Ses coûts de restructuration s\u2019étaient alors chiffrés à 11,8 millions.La Presse canadienne JOURNAUX Postmedia affiche un bénéfice trimestriel grâce à la restructuration de sa dette J U L I E N A R S E N A U L T L\u2019 incursion de Cogeco Communications dans le secteur des solutions informatiques \u2014 comme l\u2019hébergement de données \u2014 ne s\u2019est pas faite sans heurts pour le câ- blodistributeur, qui, confronté à des géants comme Amazon, Microsoft et Google, est forcé de se repositionner.Son président et chef de la direction, Louis Audet, a candidement af firmé, jeudi, en marge de l\u2019assemblée des actionnaires, que l\u2019entreprise ne s\u2019attendait pas à faire face à autant d\u2019adversité.«Nous devons délaisser la clientèle susceptible de se tourner vers l\u2019offre d\u2019Amazon et de Microsoft, a-t-il expliqué au cours d\u2019un point de presse.On doit s\u2019ajuster et changer de cible.» En raison de la pression des géants du secteur, le câblodis- tributeur avait décidé l\u2019an dernier de comptabiliser une perte de valeur de 450 millions de sa division des services de technologies d\u2019information et de communication, ce qui, selon M.Audet, est venu entacher les résultats de l\u2019année financière 2016.Vers de plus gros clients À l\u2019avenir, Cogeco doit cesser de courir après des clients qui ne paient que quelques centaines de dollars par mois \u2014 comme les petites PME \u2014 compte tenu de la concurrence trop féroce au chapitre des prix.M.Audet estime que le câblodistributeur doit plutôt miser sur des entreprises ayant besoin d\u2019un large trousseau de ser vices en matière d\u2019hébergement de données, du transport de données ainsi qu\u2019en matière de sécurité, entre autres.Le câblodistributeur québécois avait effectué une percée dans les solutions informatiques en 2012 lorsqu\u2019il avait mis la main sur Peer 1 Networks pour 526 millions.L\u2019entreprise a également inauguré, en septembre dernier, son centre de données dans la banlieue montréalaise de Kirkland, construit au coût de 100 millions.M.Audet estime que le redressement de cette division, dont les ventes annuelles sont estimées à 300 millions, devrait être complété d\u2019ici six à 12 mois, affirmant qu\u2019il ne s\u2019agissait pas d\u2019une tâche insurmontable.Toutefois, d\u2019ici là, Co- geco, qui exploite 16 centres d\u2019hébergement de données au Canada aux États-Unis ainsi qu\u2019au Royaume-Uni, mettra un frein aux ouvertures.Croître aux États-Unis Par ailleurs, après avoir effectué une percée aux États-Unis en 2012 en achetant le câblodis- tributeur Atlantic Broadband pour 1,36 milliard $US, puis MetroCast il y a deux ans pour 200 millions $US, M.Audet souhaite réaliser d\u2019autres acquisitions au sud de la frontière.«Sauf pour les grandes villes, les marchés américains sont généralement mal desservis, a estimé M.Audet.Nous sommes positionnés pour connaître une bonne croissance avec nos services de câblodistribution, de téléphonie et d\u2019Internet.» Très active, la haute direction de Cogeco a déjà étudié plus d\u2019un dossier et de l\u2019avis de M.Audet, il ne faudrait pas se surprendre qu\u2019une acquisition soit annoncée au cours de la prochaine année financière.Celui-ci est même allé jusqu\u2019à dire que la société avait environ 700 millions $US à sa disposition pour acheter.Pour le premier trimestre terminé le 30 novembre, le câ- blodistributeur a engrangé un bénéfice net de 75 millions, ou 1,52 $ par action, en progression de 22,8 %.Ses recettes se sont établies à 549,1 millions, en hausse de 1,6 %.La Presse canadienne HÉBERGEMENT DE DONNÉES Cogeco Communications est forcée de se repositionner NATHAN DENETTE LA PRESSE CANADIENNE Le chef de la direction de Postmedia, Paul Godfrey Le couperet tombe chez Saputo et Agropur Saputo et Agropur licencient 346 personnes dans les provinces atlantiques en éliminant le marchandisage de leur offre de services.À compter du 1er avril, ce sont les détaillants qui auront notamment le mandat de placer la marchandise des deux plus importants transformateurs laitiers au pays sur les tablettes de leurs magasins.Agropur élimine 62 postes à temps plein et 97 autres à temps partiel au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse ainsi qu\u2019à Terre-Neuve-et-Labrador.Chez Sa- puto, c\u2019est 66 salariés à temps plein et 121 autres à temps partiel qui se retrouveront au chômage.La Presse canadienne 160 travailleurs perdent leur emploi dans le vêtement à Boisbriand L\u2019entreprise Vêtements SeF, à Broisbriand, qui fabrique des complets pour hommes, a annoncé la fermeture de ses installations, ce qui touchera 160 travailleurs.La nouvelle a été confirmée à La Presse canadienne, jeudi, par le syndicat qui représente 140 de ces travailleurs, l\u2019Union des employés de service, section locale 800, affiliée à la FTQ.Jointe au téléphone, la direction de l\u2019entreprise de Boisbriand n\u2019a pas voulu commenter.Le président de l\u2019Union des employés de service, Raymond Larcher, a précisé que bon nombre des travailleurs touchés sont à l\u2019emploi de cette entreprise familiale depuis 25 ou 30 ans et sont âgés dans la cinquantaine.Plusieurs sont rémunérés au salaire minimum de 10,75$ l\u2019heure, d\u2019autres à 12$ l\u2019heure.M.Larcher dit croire que la production de l\u2019entreprise sera transférée dans un pays émergent.La Presse canadienne JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le p.-d.g.de Cogeco, Louis Audet CAE décroche pour 1 milliard deux contrats La multinationale montréalaise CAE a annoncé jeudi qu\u2019elle a signé deux contrats de services d\u2019entraînement à long terme avec la U.S.Army et l\u2019Aviation royale du Canada (ARC) d\u2019une valeur totale de plus de 1 milliard, y compris les options.Le contrat avec la U.S.Army porte sur la prestation de services de soutien aux instructeurs en classe, sur simulateur et en vol pour une durée d\u2019un an, avec huit options d\u2019un an chacune, jusqu\u2019en 2026.Celui avec l\u2019ARC a pour objet la modification et la prolongation jusqu\u2019en 2023 du programme d\u2019entraînement en vol de l\u2019OTAN au Canada dans le cadre duquel CAE assure une formation au sol et sur simulateur et soutient l\u2019entraînement en vol des pilotes militaires à Moose Jaw et à Cold Lake.La Presse canadienne Nomination d\u2019un chef de l\u2019exploitation chez BMO BMO Marchés des capitaux, la division des services bancaires aux entreprises et services d\u2019investissement de BMO Groupe financier, a annoncé la nomination de Luke Seabrook au poste de chef de l\u2019exploitation.À ce titre, il supervisera le risque, le bilan financier et toutes les fonctions réglementaires et de conformité de première ligne.M.Seabrook s\u2019est joint à BMO en 2004 à titre de directeur général et chef, Produits liés aux actions et aux fonds communs de placement.Le Devoir W ashington \u2014 Fiat Chrysler a été accusé jeudi par les autorités américaines d\u2019avoir dissimulé la présence dans plus de 100 000 de ses véhicules diesel aux États-Unis d\u2019un logiciel minimisant le niveau réal des émissions de gaz polluants.Ce logiciel controversé a été installé sur des modèles Jeep Cherokee et des camionnettes à plateau Dodge Ram 500, fabriqués entre 2014 et 2016, et pourrait avoir faussé le résultat des tests antipollution et minimisé le niveau réel des émissions, a indiqué l\u2019agence environnementale américaine EPA.« Le fait de dissimuler un logiciel qui af fecte les émissions dans un moteur constitue une grave violation de la loi qui peut se traduire par une pollution néfaste de l\u2019air que l\u2019on respire », a commenté Cynthia Giles, une des responsables de l\u2019EPA, citée dans le communiqué.Le constructeur a par ailleurs omis d\u2019informer les autorités de l\u2019existence de ces « auxiliaires d\u2019émission » alors qu\u2019il savait que c\u2019était obligatoire, assure l\u2019agence qui dit avoir trouvé huit pièces liées à ce programme dans les véhicules incriminés.Pas tout à fait comme Volkswagen L\u2019EPA se garde toutefois de parler d\u2019un « logiciel truqueur» comparable à celui utilisé par Volkswagen et qui avait pour but avoué de fausser le résultat des tests antipollution.Fiat Chrysler a d\u2019ailleurs vivement rejeté ces accusations.« Nous n\u2019essayons pas de violer cette satanée loi [\u2026] nous essayons de faire un travail honnête », a réagi le p.- d.g.de Fiat Chrysler, Sergio Marchionne.Dans un communiqué, son groupe avait assuré attendre « avec impatience de démontrer [\u2026] que sa stratégie de contrôle des émissions est correctement justifiée et ne s\u2019apparente donc pas à un \u201clogiciel truqueur\u201d », assure le groupe dans un communiqué où il af firme plusieurs fois avoir hâte de s\u2019expliquer auprès de la future administration américaine.À Wall Street le titre Fiat Chrysler avait dévissé de plus de 16 % et vu sa cotation suspendue.À Milan, l\u2019action FCA, maison mère de Fiat Chrysler US, plongeait de près de 18 % suivant l\u2019annonce.Pour avoir truqué 600 000 de ses voitures, le groupe allemand Volkswagen a plaidé coupable de fraude mercredi aux États-Unis et devra verser près de 22 milliards de dollars de dédommagements et de pénalités.Agence France-Presse J E R E M Y T O R D J M A N à Washington L e géant de la distribution en ligne Amazon va créer plus de 100 000 emplois aux États- Unis, au moment même où Donald Trump presse les multinationales de développer leurs activités sur le sol américain.Avec cette annonce spectaculaire dévoilée jeudi, le groupe de Jeff Bezos vient s\u2019ajouter à la liste des entreprises qui ont annoncé des investissements aux États-Unis depuis la victoire de Donald Trump (Ford, Fiat Chrysler, Carrier\u2026), parfois en renonçant à des projets de délo- calisation au Mexique.L\u2019équipe du président élu n\u2019a pas manqué de se féliciter de cette nouvelle.Sean Spicer, porte-parole de Donald Trump, a noté que cette annonce intervenait après une rencontre du milliardaire avec plusieurs patrons du secteur technologique mi-décembre à New York.À cette occasion, le magnat de l\u2019immobilier «les avait appelés à garder leurs emplois et leur production aux États-Unis», a souligné M.Spicer.Le géant de la distribution n\u2019a toutefois pas précisé si ces créations d\u2019emplois avaient effectivement été décidées après l\u2019entrevue avec M.Trump.Dans le nuage Le géant américain, qui ambitionne de développer les livraisons de produits par drone et qui a fait des premiers pas réussis dans l\u2019intelligence artificielle avec son assistant virtuel Alexia, va en tout cas considérablement étof fer sa force de travail.«Nous voulons ajouter 100 000 \u201cAmazoniens\u201d dans le groupe dans les 18 prochains mois au moment où nous ouvrons de nouveaux centres de stockage et continuons à investir dans des secteurs comme la technologie du + cloud +, l\u2019apprentissage des machines et des logistiques avancées », a commenté M.Bezos, qui a été un farouche opposant au président élu pendant la campagne.Fondé en 1994, le groupe qui propose également un service de livraison de contenu en continu dans 200 pays compte aujourd\u2019hui 180 000 salariés aux États-Unis et, selon son site Internet, plus de 300 000 dans le monde.Pendant la campagne pour la Maison-Blanche, le p.-d.g.d\u2019Amazon Jef f Bezos, par ailleurs patron du Washington Post qu\u2019il a racheté en 2013, avait eu des échanges très tendus avec le candidat républicain et magnat de l\u2019immobilier.Amazon a également été plusieurs fois mis en cause, aux États-Unis et en Europe, pour ses pratiques d\u2019optimisation fiscale qui ont fait fondre ses impôts.Deux jours après la victoire électorale de M.Trump, le patron d\u2019Amazon avait toutefois spectaculairement changé de ton en adressant ses félicitations au président élu.L\u2019apparent rapprochement s\u2019était poursuivi à la mi-décembre quand M.Bezos avait participé à la table ronde organisée entre le président élu et les patrons de la Silicon Valley qui avaient, dans une écrasante majorité, soutenu sa rivale démocrate Hillary Clinton.Agence France-Presse L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 3 J A N V I E R 2 0 1 7 ECONOMIE A 7 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 Amazon créera 100 000 emplois aux États-Unis AUTOMOBILE Fiat Chrysler accusée de dissimulation des émissions polluantes de certains de ses véhicules aux États-Unis GOEFF ROBINS AGENCE FRANCE-PRESSE Le p.-d.g.de Fiat Chrysler, Sergio Marchionne F R A N Ç O I S D E S J A R D I N S H ypothétique pour le moment, l\u2019imposition d\u2019une taxe d\u2019ajustement aux frontières de 10 % aurait pour effet de réduire de 9 % les exportations canadiennes dans leur ensemble, selon une analyse de la Banque Nationale.Cette estimation se base sur des propos tenus mercredi par le directeur du comité d\u2019investiture de l\u2019équipe Trump, Tom Barrack, qui évoquait une barrière de 10 %, soit deux fois moins élevée que le scénario de 20% qui circulait jusqu\u2019ici dans la documentation républicaine.« Comme si l\u2019économie mondiale déjà vulnérable avait vraiment besoin de ça, le protectionnisme commercial pourrait s\u2019intensifier cette année, a écrit l\u2019économiste Krishen Ranga- samy.Bien que nos expor ta- tions pétrolières vers les États- Unis ne soient pas touchées de façon significative, les biens non pétroliers pourraient reculer de près de 11%, ce qui entraînerait une baisse globale de 9%.» Une taxe d\u2019ajustement aux frontières est appliquée en fonction du lieu de vente d\u2019un produit, ce qui a pour ef fet voulu de taxer les importations et d\u2019exempter les exportations.Régions les plus touchées Dans une deuxième note d\u2019analyse envoyée à ses clients en après-midi, la Banque Nationale a prédit que l\u2019Ontario et le Nouveau-Brunswick seraient les deux provinces les plus touchées.En prenant pour base les exportations du secteur automobile, la foresterie et les biens de consommation, le Québec serait quatrième au classement des régions touchées.Le président désigné des États-Unis, qui entre en fonction dans six jours, a fait du protectionnisme la pierre angulaire de son programme et n\u2019hésite pas à cibler des entreprises qui délocalisent une partie de leur production ou investissent dans un autre pays, notamment le Mexique.Bien qu\u2019il n\u2019ait pas identifié le Canada comme un ennemi commercial, son désir de renégocier l\u2019ALENA suscite l\u2019étonnement chez les exportateurs canadiens.D\u2019autant plus que 34 États américains ont le Canada pour principal partenaire commercial.Vagues propositions Il demeure ardu de mesurer l\u2019impact concret des barrières frontalières brandies par l\u2019administration Trump, car «nous travaillons à partir de propositions vagues », a af firmé Matthew Wilson, vice-président principal aux Manufacturiers et Exportateurs du Canada.Il mentionne entre autres qu\u2019environ 40% du commerce bilatéral est « intra- entreprise», ce qui complique la tâche d\u2019évaluer l\u2019impact pour la production de voitures, d\u2019avions, d\u2019autobus, etc.De manière générale, les entreprises sont par tagées sur les conséquences des politiques de Donald Trump à l\u2019approche de son entrée en fonction.Dans le sondage annuel effectué par la Banque du Canada, cer taines entrevoient avec optimisme l\u2019augmentation des dépenses en infrastructures tandis que d\u2019autres appréhendent le vent protectionniste qui ne cesse de souffler.Aérospatiale et automobile Environ 75% des produits exportés par des entreprises canadiennes en 2015 l\u2019ont été à destination des États-Unis.Selon l\u2019agence fédérale EDC, les secteurs les plus actifs sont l\u2019aérospatiale, l\u2019automobile, les télécommunications, l\u2019agroalimentaire et le secteur des hydrocarbures.La moitié des économistes ont récemment révisé à la baisse les prévisions de croissance pour l\u2019économie canadienne en 2017, selon les résultats d\u2019un sondage de l\u2019agence Reuters publiés jeudi.Ils prévoient en moyenne un gain de 1,9%, comparativement à une croissance de 2% prévue par la Banque du Canada.Le Devoir Une taxe frontalière ralentirait les exportations MARK SPOWART LA PRESSE CANADIENNE Une taxe d\u2019ajustement aux frontière aurait un impact important.LE COMMERCE EXTÉRIEUR SOUS DONALD TRUMP J E R E M Y T O R D J M A N à Washington P arti en guerre contre les délocalisations, Donald Trump menace de rétorsions commerciales le Mexique, la Chine ou des multinationales, mais il devra emprunter une voie légale étroite pour passer à l\u2019acte, tout en exposant les États-Unis à des représailles.Élu sur la promesse de ramener des emplois aux États-Unis, le futur président a encore réitéré sa menace mercredi, assurant qu\u2019il frapperait les entreprises produisant au Mexique d\u2019une lourde taxe frontalière.Mais le pourra-t-il vraiment?Aux termes de l\u2019article 1er de la Constitution, c\u2019est le Congrès américain qui est en charge de lever et collecter les droits de douane et de régir le commerce avec les nations étrangères.La Loi fondamentale confie toutefois au président américain et à son administration la charge de négocier les traités internationaux, sous la réserve qu\u2019ils soient approuvés par le Congrès.Champ d\u2019action étendu Mais, au cours du XXe siècle, le Parlement américain a considérablement étendu le champ d\u2019action du pensionnaire de la Maison-Blanche en matière commerciale.«Les lois américaines donnent aujourd\u2019hui au président un contrôle immense pour restreindre les échanges commerciaux», explique à l\u2019AFP Gary Hufbauer, ancien responsable des questions commerciales au Trésor américain.Voté en 1917, le « Trading with the Enemy Act » permet ainsi au pensionnaire de la Mai- son-Blanche de mettre fin aux importations d\u2019un pays «en temps de guerre ou pendant d\u2019autres périodes d\u2019urgence nationale», un terme suffisamment flou pour permettre des interprétations extensives.En 1941, le président américain Franklin Roosevelt en avait fait usage pour geler les transactions commerciales avec le Japon, et certains experts assurent que M.Trump pourrait s\u2019en servir aujourd\u2019hui en s\u2019appuyant sur le fait que les États-Unis mènent des opérations armées en Irak et en Afghanistan.Risqué D\u2019autres rétorsions seraient plus facilement justifiables.Le « Trade Act » de 1974 permet ainsi à l\u2019exécutif d\u2019imposer des droits de douane contre un pays si ses pratiques sont déraisonnables, ou de suspendre un accord commercial si celui-ci fait peser un fardeau économique sur les États-Unis.Cible privilégiée de Donald Trump, l\u2019accord ALENA unissant États-Unis, Mexique et Canada pourrait être concerné.Cette même loi permet également à l\u2019administration d\u2019imposer une surcharge de 15 % sur des importations pendant une période maximale de 150 jours, pour permettre aux États- Unis de corriger un déséquilibre de balance de paiement avec ses partenaires commerciaux.Le déficit commercial chronique des États-Unis avec la Chine pourrait ici fournir un argument rêvé à Donald Trump.Légalement envisageables, de tels agissements seraient toutefois économiquement et politiquement risqués.«Cela provoquerait un cycle de représailles que les États compléteraient sans aucun doute en engageant des actions devant l\u2019Organisation mondiale du commerce», assure à l\u2019AFP Clif Burns, avocat spécialiste du commerce au cabinet Bryan Cave de Washington.Agence France-Presse La guerre commerciale promise est semée d\u2019obstacles légaux éfendre le français au Québec n\u2019a jamais été une mince affaire.Dans les années 1970, des hommes de vision comme Camille Laurin et Gérald Godin, qui réclamaient de solides mesures en ces matières, étaient souvent fustigés.On les accusait entre autres de « diviser » la population.Il est plutôt triste de voir le chef actuel du Parti québécois, en entrevue au Devoir, reprendre à son compte l\u2019idée des adversaires de la défense du français voulant que promouvoir cette langue ici revienne à «diviser » les Québécois.Parlant du défunt projet de loi 14 du gouvernement Marois, qui devait moderniser la Charte de la langue française, il a déclaré que certaines des mesures qu\u2019il contenait pouvaient «avoir du sens», mais produisaient «beaucoup de division».N\u2019oublions pas que la Charte de la langue française a permis au contraire d\u2019unir les membres de cette société autour du français.Les Anglo-Montréalais sont devenus plus bilingues que jamais ; les membres des communautés culturelles aussi.Le français s\u2019en est trouvé «dés-ethnicisé».Puisque la langue n\u2019est pas un trait biologique mais culturel (on peut l\u2019apprendre ou l\u2019oublier), elle a pu être partagée \u2014 malgré bien des réticences \u2014 au-delà des fractures ethniques.Encore fallait-il faire preuve de vision.Malheureusement, la défense du français n\u2019est plus à la mode.Une minorité, apparemment croissante, de Québécois ne semble plus croire à la nécessité de protéger et de promouvoir cette différence cruciale à notre identité.Il y a chez eux une sorte de désir, très puissant, de normalité anglo-américaine \u2014 ou anglo- mondiale \u2014, sans doute en partie induit par les nouveaux médias, mais aussi par le retour d\u2019une mentalité de type colonisé.Ils perçoivent toute volonté de défendre le français comme le geste d\u2019une majorité tyrannique cherchant à imposer sa langue, à opprimer les minorités, à saper la diversité.Ils oublient que les francophones du Québec forment une fausse majorité.C\u2019est d\u2019abord une minorité sur ce continent où ils représentent une diversité en péril.Comme formation politique et comme politicien, le Parti québécois et M.Lisée n\u2019ont pas le choix d\u2019être sensibles à ce nouvel \u2014 et triste \u2014 état d\u2019esprit.Certes, ils sont loin d\u2019avoir abandonné la défense du français.Mais en laissant d\u2019emblée de côté des mesures qui pourraient aider le français (application de la loi 101 au cégep, réévaluation des municipalités bilingues, exception pour les familles de militaires, etc.) sous couvert de ne pas créer de «division», ils cèdent à l\u2019argumentaire de bien des adversaires du français.Ils devraient au contraire se rappeler la phrase d\u2019Ernest Renan : «Le moyen d\u2019avoir raison dans l\u2019avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé.» Justin Trudeau et sa famille ont des amis de longue date, ce dont on ne peut leur tenir rigueur.Mais quand ces derniers sont riches et puissants, il n\u2019est plus possible pour M.Trudeau, dans la position qui est la sienne, de les traiter de la même manière qu\u2019avant.Quand ils font af faire avec le gouvernement, une distance s\u2019impose, que cela lui plaise ou non.asser les vacances de Noël au soleil avec un vieil ami n\u2019est pas un tort.Pris sous cet angle, on ne peut reprocher à M.Trudeau et à sa famille d\u2019avoir accepté l\u2019invitation de l\u2019imam Ka- rim al-Husseini, Son Altesse Royale Aga Khan IV, de séjourner sur son île privée aux Bahamas.Après tout, l\u2019Aga Khan était un ami de son père, Pierre Elliott Trudeau.Il a été porteur aux funérailles de ce dernier.Il connaît Justin Trudeau depuis l\u2019enfance.Mais Karim al-Husseini n\u2019est pas qu\u2019un ami et M.Trudeau, seulement le ?ls de son père.Le premier dirige un vaste réseau de développement privé et a une fondation qui reçoit d\u2019importantes subventions du gouvernement que dirige le second.De plus, la Fondation Aga Khan Canada est inscrite au registre des lobbyistes.En tant que premier ministre, M.Trudeau se met dans une situation potentiellement compromettante en acceptant de tels cadeaux, vol d\u2019hélicoptère en prime, a-t-il reconnu vendredi.Ces présents seraient d\u2019ailleurs jugés inacceptables venant d\u2019autres dirigeants de fondations ou entreprises traitant avec le gouvernement canadien.Il faut croire que Justin Trudeau et son équipe se doutaient des critiques que ce voyage pourrait susciter puisqu\u2019ils ont d\u2019abord refusé de dire où M.Trudeau se reposait.Quand ils l\u2019ont ?nalement fait, les critiques ont fusé, comme prévu, en particulier des conservateurs qui ont demandé à la commissaire à l\u2019éthique de se pencher sur la question.Le NPD s\u2019est joint au bal après que le National Post eut révélé que la famille Trudeau était accompagnée d\u2019un député, de la présidente du parti et de leurs familles, qui ne sont pas, à ce qu\u2019on sache, des amis de l\u2019Aga Khan.L\u2019acceptation de cette invitation par M.Trudeau met à nouveau en relief son incompréhension du problème éthique que posent certains rapports étroits et privilégiés entre un premier ministre et de riches philanthropes et gens d\u2019affaires.Dans le cas de ce séjour chez l\u2019Aga Khan comme des cocktails de ?nancement privés en présence de riches donateurs, le premier ministre alimente l\u2019impression d\u2019un traitement de faveur pour les mieux nantis, ne serait-ce qu\u2019en leur offrant un accès inégalé à sa personne.Ce n\u2019est pas la tournée qu\u2019il a entreprise jeudi, avec arrêts dans des casse-croûtes et échanges avec le public, qui y changera quelque chose.Passer quelques minutes avec le premier ministre, avoir l\u2019occasion de lui poser une seule question n\u2019a pas de commune mesure avec un dîner privé où une quinzaine de gens d\u2019affaires peuvent échanger à loisir avec lui ou encore avec des vacances de plusieurs jours à la résidence d\u2019un ami fortuné.L\u2019avantage que les premiers tirent de sa présence n\u2019a rien à voir avec l\u2019intérêt des seconds.Que M.Trudeau ne puisse voir ou admettre publiquement cette différence évidente et cruciale est simplement incompréhensible.Il est grand temps qu\u2019il clari?e publiquement les balises qui régissent ses relations avec ses connaissances et amis qui font affaire avec le gouvernement.S\u2019abstient-il, par exemple, de participer aux discussions et décisions pouvant concerner la Fondation Aga Khan?De manière générale et pour plus de transparence, M.Trudeau se doit de confier à la commissaire à l\u2019éthique l\u2019application des lignes directrices qu\u2019il a lui-même dictées à ses ministres.Cela serait plus conforme à sa promesse de faire la politique différemment.L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 3 J A N V I E R 2 0 1 7 A 8 EDITORIAL L E T T R E S Départ du député Dion : une occasion d\u2019élire un vrai porte-parole Les pollués de Montréal-Trudeau (LPDMT) appellent les citoyens de la circonscription de Saint-Laurent à exiger de la part des futurs candidats, qui voudront remplacer Stéphane Dion, une position claire en faveur du contrôle du bruit et de la pollution de l\u2019air causés par les activités aéroportuaires.Les personnes qui habitent dans Saint- Laurent font partie des milliers de Montréa- lais exposés au bruit incessant des avions et à la pollution de l\u2019air causés par les activités aéroportuaires.Un engagement en faveur d\u2019un couvre-feu serait un premier pas en vue d\u2019une amélioration de la situation.Devant les pressions des LPDMT, monsieur Dion a joué un rôle de médiateur timide, en mettant face à face Aéroports de Montréal (ADM) et LPDMT à deux occasions, sans que le dossier progresse.L I B R E O P I N I O N J E A N - P I E R R E L O R R A I N Neuville L e 21 décembre dernier, la Cour supérieure a infirmé une décision de la Cour municipale de Lévis et elle a confirmé que les activités de parachutisme sont « au cœur de la compétence fédérale en aéronautique ».Ce tribunal considère qu\u2019il n\u2019est pas possible pour le provincial de réglementer ce type d\u2019activités aéronautiques, car cela constitue une entrave majeure au pouvoir du ministre.Ce serait donc des activités protégées sous juridiction exclusive du fédéral.Selon le Règlement de l\u2019aviation canadien (RAC), c\u2019est le fédéral qui réglemente les zones aérospatiales et comment certaines activités de parachutisme peuvent être exécutées.Cette solution d\u2019urgence autrefois offerte aux aviateurs est maintenant un sport extrême que Transports Canada considère comme faisant partie intégrante du milieu aéronautique.Toujours selon Transports Canada, la majorité des voilures de parachutes utilisées sont des surfaces profilées qui satisfont présentement à la définition d\u2019un «aéronef», si on se réfère au site Web du ministère.La formation et l\u2019encadrement du parachutisme sont faits par une association canadienne enregistrée de sport amateur qui est reconnue comme l\u2019organisme national de sport pour le parachutisme au Canada, par Spor t Canada.C\u2019est aussi cette même organisation indépendante, et non Transports Canada, qui agrémente les instructeurs, les parachutistes et les plieurs de parachute, selon des standards établis par l\u2019association en question.Les parachutistes doivent respecter la réglementation fédérale concernant les zones aérospatiales et obtenir des certificats pour les opérations aériennes spécialisées, par exemple un saut au-dessus d\u2019un rassemblement de personnes.S\u2019il y a un écrasement de ces « aéronefs » et morts d\u2019homme au Québec, c\u2019est principalement le bureau du coroner qui exécute les enquêtes, qui livre les rapports et soumet des recommandations.Révision du programme Pour les accidents impliquant des travailleurs et formateurs de cette industrie au Québec, la Commission des normes, de l\u2019équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) livre également des rapports et des recommandations aux organismes concernés.C\u2019est précisément ce qui a été fait en 2015, dans le cas du grave accident de Gatineau.Le rapport de cet accident achevé en mars 2016 par la CNESST recommandait une révision complète du programme de formation de parachutisme.La CNESST a donc fait par venir les conclusions de son enquête à l\u2019Association canadienne de parachutisme sportif, l\u2019organisme responsable de la formation et de l\u2019encadrement du parachutisme au Canada.Si on se réfère au récent jugement, pourquoi cette exper tise appar- tient-elle au provincial et non au fédéral ?Transports Canada mentionne qu\u2019un parachute est un aéronef et que les activités de parachutisme font partie intégrante du milieu aéronautique, mais curieusement, ce n\u2019est pas le Bureau de sécurité des transports du Canada (BST) qui mène les enquêtes et qui fait les recommandations.Transpor ts Canada réglemente les zones aérospatiales pour la pratique de ce sport, mais le fédéral ne le régit que très peu.L\u2019encadrement et la formation du parachutisme sont faits par une association nationale indépendante de ce sport reconnu par le fédéral selon des normes de sécurité établies par l\u2019association.En cas d\u2019accidents graves ou de décès dans ce sport extrême, les enquêtes, rapports et recommandations sont faits par des organismes provinciaux.Un récent jugement stipule que le provincial ne peut réglementer les endroits où l\u2019on forme les parachutistes, car cela constitue une entrave majeure au pouvoir du fédéral ! Si la formation et l\u2019exercice de ce sport sont des activités sous juridiction exclusive du fédéral, le provincial ne devrait-il pas immédiatement cesser d\u2019enquêter et de four nir des conclusions à la suite d\u2019accidents de parachutisme et de décès ?Juridiction partagée?Par ailleurs, la quasi-absence d\u2019implication du fédéral dans la formation, accidents et recommandations s\u2019explique-t- elle par le fait que celui-ci considère que les activités de ce sport ne sont qu\u2019accessoires à l\u2019aéronautique ?Pour le fédéral, ce sport extrême serait-il plutôt une compétence partagée ?Encore une fois, s\u2019ajoutant aux cas de Neuville, Saint-Cuthber t, Terrebonne- Mascouche, le flou artistique se poursuit et on se demande qui est réellement responsable de quoi.Le silence assourdissant d\u2019Ottawa dans tous ces dossiers ne fait qu\u2019accentuer un méga-imbroglio générateur de vide juridique.Ou, en d\u2019autres mots, y a-t-il un pilote à la tête du ministère des Transports du Canada?Un silence assourdissant FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente du développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-président des ventes publicitaires MARK DROUIN Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET Le député de Saint-Laurent n\u2019a jamais exprimé de position claire à la défense de la qualité de vie de ses concitoyens dans ce dossier.Plusieurs personnes attendaient plus de transparence et d\u2019engagement d\u2019un élu si engagé dans la défense du protocole de Kyoto.Lors de l\u2019élection de 2015, le candidat Stéphane Dion déclarait lors d\u2019une assemblée publique, au moment où il était interrogé sur le dossier du bruit des avions, qu\u2019il fallait voter libéral pour améliorer la situation.Une année s\u2019est écoulée où monsieur Dion est devenu un inscrit aux abonnés absents.Laissant en quelque sorte ses électeurs sur le bout de la piste\u2026 Pierre Lachapelle, membre du CA des Pollués de Montréal-Trudeau Montréal, le 11 janvier 2017 TRUDEAU ET L\u2019AGA KHAN Le compas manquant LISÉE ET LE FRANÇAIS Vision et division P D ANTOINE ROBITAILLE MANON CORNELLIER Yes We Khan Après avoir remporté la présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy s\u2019est enfui sur le yacht d\u2019un richissime ami, ce qui en avait alors choqué plusieurs en France.Si Justin Trudeau n\u2019avait pas été gêné de passer du bon temps durant les Fêtes sur une île des Caraïbes aux frais de son ami milliardaire l\u2019Aga Khan, il aurait agi comme Sarkozy, au grand jour, mais le premier ministre a tout fait pour qu\u2019on ne l\u2019apprenne pas.L\u2019Aga Khan est un leader religieux musulman (un descendant de Mahomet, pa- raît-il) qui possède une fondation n\u2019ayant reçu rien de moins que 310 millions du gouvernement canadien depuis 2004.310 millions ! Cet argent aurait financé divers projets dans des pays majoritairement musulmans, dont l\u2019Afghanistan (140 millions).Allah seul sait où est vraiment allé cet argent.C\u2019est que les milliardaires qui prétendent faire le bien et qui vivent comme des pachas m\u2019ont toujours inquiété.Nous devrions laisser les pétromonar- chies et les multimilliardaires musulmans aider les leurs, alors que les pays occidentaux devraient aider en priorité les pays de confession chrétienne pauvres.Nous avons déjà beaucoup à faire.Sylvio Le Blanc Montréal, le 11 janvier 2017 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 3 J A N V I E R 2 0 1 7 A 9 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel David(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Julie Carpentier (pupitre); information culturelle : Catherine Lalonde (reporter culturel), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline Montpetit(reporters), Benoît Munger et Philippe Papineau(pupitre); information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre); information internationale : Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre); section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); Loïc Hamon (cahiers spéciaux); équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITÉ Cynthia Floccari (adjointe), Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Caroline Filion, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Osvaldo Casas (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Sébastien Beaupré, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Ginette Rouleau et Isabelle Sanchez.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici et Véronique Pagé.L es débats sur le Brexit et l\u2019avalanche de fausses nouvelles durant la campagne électorale américaine imposent de se poser la question.Comment séparer le vrai du faux quand, selon le site PolitiFact, environ 70% des déclarations de Trump se sont révélées fausses ou partiellement fausses?Et avec le résultat que l\u2019on connaît.Arron Banks, le principal donateur de la campagne du « Leave » qui a mené au Brexit, expliquait qu\u2019une argumentation basée sur les faits n\u2019aurait pas fait gagner leur camp.Pour réussir, il fallait plutôt «connecter émotionnellement avec les gens».«C\u2019est ça le succès Trump», ajoutait-il.Ce qui est désarçonnant, c\u2019est de réaliser à quel point certains politiciens s\u2019appuient de manière décomplexée sur une désinformation calculée et sur la certitude que nombre d\u2019électeurs crédules et cyniques en seront convaincus.Il y a quelques jours, l\u2019actrice Meryl Streep rappelait avec justesse l\u2019importance de «protéger les journalistes qui devront défendre la vérité».Force est de constater qu\u2019une masse critique d\u2019électeurs ont adhéré aux discours politiques faisant la part congrue aux faits.La situation est telle que le dictionnaire Oxford a nommé l\u2019expression «post-fac- tuel» comme mot de l\u2019année 2016.Cette désignation témoigne du triomphe d\u2019une pensée molle ancrée dans une glaise lénifiante de préjugés.Comment s\u2019informer en 2017 ?Cette question est urgente pour la vitalité de nos démocraties.Il n\u2019y a pas de réponse facile.Impossible d\u2019en venir à bout dans le cadre d\u2019une modeste chronique, mais voici trois directions méritant, à mon avis, d\u2019être explorées.Pratiquer le «slow politics» « Notre univers médiatique dégouline de subjectivité, et les chroniqueurs dont la marque de commerce est la caricature et la provocation ne manquent pas», écrit le philosophe Jocelyn Ma- clure dans son livre Retrouver la raison.Pratiquer le « slow politics » consiste à prendre le temps nécessaire pour établir les faits, les analyser et délibérer.Le rythme effréné du monde politique et la surabondance d\u2019opinions exaltées laissent peu de place à l\u2019oxygénation de notre cerveau.La vitesse tue, dit-on.Les entreprises médiatiques sont plus nombreuses à accorder de l\u2019importance à la viralité d\u2019une publication plutôt qu\u2019à sa qualité.Non seulement doit-on mieux trier l\u2019information, mais aussi faut-il résister aux raccourcis intellectuels et exiger des analyses basées sur les faits.Stéphane Albouy, directeur de rédaction du quotidien Le Parisien, a annoncé dans le cadre des présidentielles françaises que son journal renonçait à commander des sondages.Voilà un premier pas intéressant vers un «slow politics» qui met de l\u2019avant la rigueur à la place du spectacle superficiel.D\u2019autres entreprises médiatiques devraient s\u2019en inspirer.Douter « Seule activité humaine capable de contrôler l\u2019exercice du pouvoir de façon positive, le doute est essentiel à la compréhension des choses », écrivait John Saul dans son essai Le compagnon du doute.La popularité des fausses nouvelles sur les réseaux sociaux est devenue exponentielle, au point où Scottie Nell Hugues, une journaliste pro-Trump, affirmait que « la distinction entre le vrai et le faux n\u2019a plus vraiment d\u2019importance».C\u2019est la victoire cynique de la stratégie du mensonge.Pour contrer une telle dérive, la seule issue possible est de pratiquer le doute.En ce sens, il faut applaudir les médias qui se livrent désormais à la vérification systématique des déclarations politiques (fact-checking).Investir les espaces citoyens Selon une étude du New York Times, 44% des Américains s\u2019informent désormais sur Facebook, là où notre conception du monde est biaisée par le pouvoir des algorithmes qui renforcent nos propres croyances et privilégient les publications «aimées» par nos amis.Lawrence Lessig, professeur de droit, n\u2019y va pas par quatre chemins: «La segmentation du monde que provoque Internet est dévastatrice pour la démocratie.» Alors que les débats se polarisent, les espaces communs de discussions citoyennes sont délaissés.L\u2019agoraphobie a envahi l\u2019agora, désormais abandonnée.C\u2019est notre démocratie délibérative qui en ressort affaiblie.« Si vous en avez assez de vous obstiner avec des étrangers sur Internet, essayez donc de leur parler dans la vraie vie ! » a lancé Obama dans son ultime discours à la nation américaine.Comment s\u2019informer en 2017 ?Il faut non seulement revaloriser les faits, mais aussi les espaces d\u2019échange citoyen à l\u2019extérieur du web.Surtout, il y a urgence de revoir nos manières de poser un jugement sur la valeur des informations, y compris leurs sources.Nous sommes privilégiés de vivre à une époque où l\u2019information est riche et diversifiée.Profitons-en mieux.Comment s\u2019informer en 2017 ?CATHY WONG A N D R É P R A T T E Sénateur indépendant es Canadiens et Canadiennes ne le réalisent pas, mais le Sénat, cette institution qu\u2019ils perçoivent comme dépassée et dépensière, change à la vitesse de la lumière.D\u2019abord, un système serré et transparent de contrô le des dé - penses des sénateurs a été mis en place.Ensuite, et surtout, la composition du Sénat a tellement changé en moins d\u2019un an que la Chambre haute est méconnaissable.Jusqu\u2019à l\u2019an dernier, le Sénat était essentiellement composé de libéraux et de conservateurs.Aujourd\u2019hui, 42 des 105 sièges sont occupés par des indépendants, c\u2019est-à-dire des personnes qui ne font pas partie d\u2019un caucus partisan, donc qui ne sont pas soumises à une discipline de parti.Ces sénateurs sont issus du processus de nomination conçu par le gouvernement Trudeau : le premier ministre nomme les sénateurs à partir des candidats que lui soumet un comité de sages, qui lui-même les a choisis au mérite parmi les centaines de candidatures envoyées par les Canadiens de tous horizons.Certains citoyens désabusés diront que l\u2019indépendance des nouveaux sénateurs n\u2019est que de la poudre aux yeux ; après tout, ne sont-ils pas redevables au premier ministre qui les a nommés?On a vu le mois dernier qu\u2019il n\u2019en est rien, au cours du débat sur le projet de loi C-29, dont une partie controversée portait sur les droits des clients des banques.Alerté par les groupes de consommateurs du Québec, j\u2019ai à mon tour ameuté mes collègues sénateurs indépendants, conservateurs et libéraux.Pas une seconde je n\u2019ai songé au fait que mon opposition au projet de loi allait mettre dans l\u2019embarras le gouvernement à qui je devais mon poste de sénateur.Cette partie du projet de loi allait à l\u2019encontre des droits des consommateurs et des intérêts des provinces, et par conséquent, il fallait voter contre, un point c\u2019est tout.Rapidement, une majorité de sénateurs indépendants, pourtant nommés par Justin Trudeau, en sont venus à la même conclusion.Plusieurs sénateurs libéraux ont fait le même raisonnement, démontrant leur propre indépendance par rapport au gouvernement Trudeau.Et les conservateurs s\u2019apprêtaient eux aussi à voter contre cette partie de C-29.Devant une défaite certaine dans ce nouveau Sénat qu\u2019il a créé, le gouvernement a choisi de reculer : les ar ticles controversés ont été retirés du projet de loi.Au fil des départs des sénateurs qui atteindront l\u2019âge de la retraite (75 ans), le Sénat moderne sera de plus en plus composé de membres indépendants.À la fin du mandat du présent gouvernement, à l\u2019automne 2019, on comptera 59 indépendants, 34 conser va- teurs et 12 libéraux.Si les libéraux sont réélus et conservent le même mode de nomination au Sénat, à l\u2019issue de leur deuxième mandat, en 2023, il y aura 75 sénateurs indépendants, contre 25 conservateurs et seulement 5 libéraux.Chantier À première vue, cette nouvelle donne ne comporte que des avantages.Libérés de la discipline de parti, les sénateurs peuvent étudier les projets de loi en toute indépendance d\u2019esprit, avec comme seules préoccupations l\u2019amélioration des textes, la protection des droits fondamentaux des Canadiens et la préservation des intérêts des régions.Mais la nouvelle situation soulève aussi des questions.Les débats du Sénat sont aujourd\u2019hui structurés en fonction de la présence d\u2019un parti gouvernemental et d\u2019une opposition officielle.Les règlements de la Chambre ont été rédigés sur cette base.Dans un sénat où les libéraux et les conservateurs occupent moins de la moitié, voire le tiers des sièges, cette organisation des travaux ne semble plus vraiment avoir de sens.Cependant, par quoi la remplacer?On peut difficilement imaginer une chambre dont la majorité des membres seraient des électrons libres.Pour que les débats puissent être ordonnés, que les projets de loi puissent cheminer, que les résultats des votes soient prévisibles, que des compromis puissent être négociés, les parlementaires doivent se regrouper.Mais s\u2019ils ne sont pas membres d\u2019un caucus partisan, sur quelle base peuvent-ils se rassembler ?Une idéologie ?N\u2019est-ce pas la même chose qu\u2019un parti politique ?D\u2019autres proposent une base régionale, mais cela entraînerait son lot de difficultés.Alors quoi ?Faut-il conserver son statut particulier à l\u2019opposition officielle, peu importe le nombre de sénateurs qui la compose ?Sinon, comment s\u2019assurer que les mesures gouvernementales feront toujours face à une opposition organisée, disposant de moyens équivalant à ceux du cabinet ?Il n\u2019y a pas de réponses simples ou évidentes à toutes ces questions.Cependant, il faut trouver des réponses.Sinon, la réforme du Sénat entreprise par le premier ministre court le risque d\u2019engendrer une institution désorganisée, sinon dysfonctionnelle.Or le Sénat, rappelons-le, jouit de pouvoirs considérables, aussi importants que ceux de la Chambre des communes.Il est donc dans l\u2019intérêt de la population canadienne que le Sénat du XXIe siècle non seulement soit composé de membres compétents et indépendants, mais qu\u2019il soit efficace.C\u2019est le principal chantier dans lequel s\u2019engagent maintenant les sénateurs du Canada.Réussir le Sénat moderne En plus d\u2019être composée de sénateurs indépendants, la Chambre haute doit être efficace D I A N E F R A N C Œ U R Présidente de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) a publication du règlement abolissant les frais accessoires constitue, une fois de plus, l\u2019illustration parfaite du modus operandi qui anime Gaétan Barrette, ministre de la Santé.Il agit seul.Il consulte au minimum et pour la forme, parce qu\u2019il y est obligé.Il instrumentalise les institutions.Il travestit les règles démocratiques.Il bâillonne tous ceux qui ont un mot à dire, et sur tout s\u2019ils sont d\u2019avis contraire.Il impose sa loi.Ses armes favorites : la démagogie, l\u2019intimidation, le déni et la politique-spectacle.Omnipotent, omniscient et omniprésent, il manipule la population et les médias pour arriver à ses fins.Où est passé le beau discours selon lequel le gouvernement libéral de Philippe Couillard voulait faire « de la politique autrement » ?Dispar u dans un écran de fumée ! Comme Donald Tr ump, Gaétan Barrette s\u2019adonne aux twitts nocturnes incendiaires.Il annonce les résultats d\u2019une négociation pendant qu\u2019elle est en cours, ou pire, avant même qu\u2019elle n\u2019ait commencé.Après tout, la collaboration, l\u2019écoute, la bonne foi, Gaétan Barrette n\u2019en a que faire\u2026 Courir le risque que quelqu\u2019un lui fasse réaliser qu\u2019il a oublié de grands pans dans chacun de ses dossiers d\u2019accès aux soins?Jamais ! Exit le droit de négocier de bonne foi.Pourquoi se donnerait-il la peine de demander l\u2019opinion des syndicats ou des professionnels de la santé alors qu\u2019il nous considère comme des nuisances plutôt que comme des partenaires ?Il faut réaliser à quel point les sorties de Gaétan Barrette sont stratégiquement orchestrées pour déguiser son triste bilan.Nous ne sommes pas dupes quand il centre son discours sur la rémunération des médecins pour éviter de parler de la qualité et de la quantité des soins donnés chaque jour aux patients partout au Québec.Devant la population, Gaétan Barrette fait le jars en reprenant la bonne vieille recette du parti.Il distribue des miettes espérant séduire les électeurs alors qu\u2019en réalité, il leur passe sous le nez l\u2019assiette principale qui, elle, sera servie exclusivement au privé.Il impose un régime minceur aux centres hospitaliers, poussant patients et médecins hors des murs.C\u2019est ça la triste réalité.Les coupes sauvages qu\u2019il impose ne profiteront qu\u2019à des amis choisis du privé et aux compagnies d\u2019assurances qui pourront épargner des centaines de millions de dollars en réclamations.Tout ça est proprement navrant et désolant.À la suite des réformes matraques du ministre Barrette, des questions se posent et les réponses sont connues.A-t-il permis d\u2019améliorer l\u2019accessibilité aux soins au cours des deux dernières années ?Aucunement ! A-t-il mis le réseau à feu et à sang?Tout à fait ! A-t-il sacrifié le capital humain au bénéfice du béton?Certainement ! Entretient-il le cynisme envers les professionnels de la santé?Oui\u2026 malheureusement.N\u2019en déplaise au ministre de la Santé, dans notre société, le droit de négocier est un droit fondamental, comme se plaît d\u2019ailleurs à le répéter le gouvernement lorsqu\u2019il aborde la question des accommodements.Je ne crois pas que Philippe Couillard souhaite être le premier ministre d\u2019un gouvernement dictatorial, sans transparence et qui ne respecte rien ni personne.M.Couillard devrait alors user de son autorité et rappeler à l\u2019ordre de toute urgence son ministre de la Santé qui, il le dit lui-même, est déjà en campagne électorale.FRAIS ACCESSOIRES Faire de la politique autrement ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE Le Sénat moderne sera de plus en plus composé de membres indépendants.Dif ficile d\u2019imaginer une chambre dont la majorité des membres seraient des électrons libres.L ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE Le ministre de la Santé Gaétan Barrette L «Il est dans l\u2019intérêt de la population canadienne que le Sénat du XXIe siècle non seulement soit composé de membres compétents et indépendants, mais qu\u2019il soit efficace» L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 3 J A N V I E R 2 0 1 7 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S raconte la dramaturge Marilyn Perreault, membre du mouvement et qui a accepté de donner une entrevue au Devoir sur le thème avec trois de ses collègues, Marie-Claude St-Laurent, Dominick Parenteau-Lebeuf et Catherine Bourgeois.En novembre, donc, à la suite de discussions sur le Web, le groupe des indignées est passé de 14 à 100 membres en dix jours.Puis, une première rencontre réunit une cinquantaine de femmes de théâtre en vue de la création d\u2019un mouvement.La semaine dernière, une page Facebook des Femmes pour l\u2019équité en théâtre (FET) a été créée.Elle propose notamment une liste de pièces de théâtre écrites ou mises en scène par des femmes, pour répondre à un texte annonçant la rentrée culturelle théâtrale, écrit par Louise Bourbonnais dans Le Journal de Montréal, qui proposait une programmation à 95 % masculine.«On en a contre ce boys\u2019 club-là en premier, et contre le fait que les femmes sont très peu représentées.On s\u2019est dit, il faut faire quelque chose pour affirmer que ça ne passe plus», dit Marilyn Perreault.En fait, les textes et les mises en scène de femmes ne comptent que pour 25 % de la programmation des grandes scènes québécoises des théâtres associés, selon une étude menée en 2009 par Marie-Ève Gagnon pour le compte de l\u2019Association québécoise des auteurs dramatiques (AQAD), et intitulée Le rideau de verre.Selon les statistiques compilées par les Femmes pour l\u2019équité en théâtre, le TNM et le Théâtre Jean-Duceppe ne présentent aucune pièce écrite par une femme pour la saison 2016- 2017.Sur les plus petites scènes, la proportion est légèrement supérieure, passant à 33 %, lit-on dans Le rideau de verre.Selon Marie-Claude St- Laurent, le prix Michel-Tremblay est signifiant parce que pour l\u2019obtenir, il faut qu\u2019une pièce ait été produite.Or, les femmes écrivent du théâtre, mais leurs pièces ne sont pas choisies par les producteurs, résument-elles.41% des auteurs membres du Centre des auteurs dramatiques (CAED) sont en ef fet des femmes.Dans un document interne, le CEAD fait son propre mea culpa.Il affirme « viser la parité dans l\u2019ensemble de la programmation annuelle du CEAD: les Théâtres à (re)lire ont été identifiés comme un point où l\u2019amélioration est nécessaire et possible ».Deux employées du CEAD font d\u2019ailleurs partie du mouvement FET.La situation ne date pas d\u2019hier.Il y a longtemps que l\u2019histoire retient et reproduit des œuvres majoritairement écrites par des hommes, de Sophocle à Shakespeare.Dominick Parenteau-Lebeuf aime cependant citer Olympe de Gouges, auteure dramatique qui fut exécutée en 1793 pendant la Révolution française, et à qui on doit la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne.« Mais qui va produire une pièce d\u2019Olympe de Gouges à Montréal ?» demande Dominick Parenteau-Lebeuf.«Ce qu\u2019on se demande, c\u2019est comment ça se fait que c\u2019est dif ficile aujourd\u2019hui pour un texte de femme d\u2019être produit, dif fusé, d\u2019accéder à la scène et surtout aux grandes scènes.On se rend compte que les paroles féminines sont encore réservées aux événements spéciaux, aux petites salles », poursuit Marie-Claude St-Laurent.Les femmes rencontrées parlent d\u2019une sorte de sexisme « inconscient » dans un milieu pourtant traditionnellement ouvert, libéral et de gauche.« Dans tout notre parcours d\u2019artiste, on sent qu\u2019il y a un biais, inconscient, profondément masculin, qui dirige tout », dit Dominick Paren- teau-Lebeuf.Le phénomène a été relevé aussi en France.Dans un rapport tout récent, faisant un état des lieux des cinq dernières années, la Société des auteurs et compositeurs dramatiques de France écrit : «Un constat : la présence de femmes [sur la scène culturelle] reste plus que faible.Malgré les déclarations dans les médias, les engagements politiques, les ef forts ponctuels de certain-e-s, et les impressions de réussite, les chif fres nous montrent que rien n\u2019a vraiment changé.» Le mouvement Femmes pour l\u2019équité en théâtre semble bien décidé à bousculer les choses, quitte à réclamer des quotas dans les programmations.À peine deux mois après sa création, il compte déjà un comité de recherche, un comité politique, un comité de sensibilisation et un comité délégué aux communications.On veut exposer les problèmes, rencontrer les décideurs, voire les femmes dramaturges de demain.Car étonnamment, les dramaturges rencontrées témoignent du fait que les femmes étaient plus présentes que les hommes dans leur cheminement scolaire.Mais le milieu semble ne pas avoir assuré leur pérennité.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 ÉQUITÉ ment il avait parcouru les quelque 100 kilomètres séparant Nassau de l\u2019île privée Bells Cay appartenant à l\u2019Aga Khan.Jeudi, M.Trudeau a confirmé que c\u2019était par hélicoptère.« Le voyage aller-retour entre Nassau et l\u2019île s\u2019est déroulé à bord de l\u2019hélicoptère privé de l\u2019Aga Khan mis à notre disposition, a répondu M.Trudeau.Nous sommes dans le processus d\u2019expliquer cela en détail aux médias et c\u2019est quelque chose dont nous serons prêts à discuter avec la commissaire aux conflits d\u2019intérêts et à l\u2019éthique.Mais nous ne voyons pas de problème à cet égard.» La Loi sur les conflits d\u2019intérêts stipule qu\u2019il «est interdit à tout ministre, ministère d\u2019État ou secrétaire parlementaire et à tout membre de leur famille [\u2026] de voyager à bord d\u2019avions non commerciaux nolisés ou privés pour quelque raison que ce soit, sauf si leurs fonctions de titulaire de charge publique l\u2019exigent ou sauf dans des circonstances exceptionnelles ou avec l\u2019approbation préalable du commissaire ».Il n\u2019y a pas eu de telle approbation préalable et rien n\u2019obligeait M.Trudeau à séjourner là-bas.Le guide d\u2019interprétation de la Loi rédigé par le bureau de la commissaire, Mary Dawson, donne des exemples de « circonstances exceptionnelles » : «urgence, panne de l\u2019avion commercial, pas d\u2019autre avion commercial ».Comme il s\u2019agit d\u2019une très petite île (1,6 kilomètre dans sa portion la plus large), aucun vol commercial ne la dessert.En fait, les images satellites ne font état d\u2019aucune piste d\u2019atterrissage.Ce passage donne donc à penser que l\u2019exception s\u2019applique à M.Trudeau.Mais il est à noter que la version anglaise du guide ne dit pas du tout la même chose.Elle stipule plutôt : « Il existe des circonstances exceptionnelles, comme une urgence ou un bris d\u2019avion commercial et qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019autre vol commercial raisonnable dans les circonstances.» Mis au fait de cette disparité linguistique jeudi soir, le bureau de la commissaire a indiqué qu\u2019il fallait s\u2019en tenir au texte de la Loi.Mis devant, plus tard en cours de conférence de presse, à cette apparente entorse à la Loi, M.Trudeau a répondu qu\u2019il répondra à toutes les questions que la commissaire Dawson «pourrait avoir ».Puis il a réitéré que « l\u2019Aga Khan est un ami de la famille personnel et le voyage pour se rendre à l\u2019île et en sortir ne peut se faire que par des moyens privés».La commissaire Dawson a été saisie de ce dossier à la demande du député conservateur Andrew Scheer.Le chef par intérim du NPD, Thomas Mul- cair, conclut pour sa part qu\u2019il y a eu violation de la Loi.«M.Trudeau soutient que c\u2019était pour des vacances familiales, et non pour des affaires gouvernementales.Il ne s\u2019agissait pas de circonstances exceptionnelles, alors cela ne justifie pas l\u2019utilisation d\u2019un hélicoptère privé.Il y a un conflit d\u2019intérêts évident, et c\u2019est préoccupant de voir à quel point le premier ministre a été vague sur les détails de ce voyage», a-t-il fait savoir par communiqué de presse.« Justin Trudeau savait que ce qu\u2019il faisait était illégal.Il n\u2019avait qu\u2019à dire non, mais il n\u2019a pas pu résister à l\u2019envie de vivre comme un milliardaire», a pour sa part commenté Rona Am- brose.La leader par intérim des conservateurs a fait ce commentaire sur Twitter, en fin de journée jeudi.L\u2019Aga Khan est le chef spirituel héréditaire des musulmans ismaéliens.Le titulaire du titre, le prince Karim Aga Khan IV, est aussi un richissime personnage à la tête d\u2019un empire versant autant dans l \u2019élevage de chevaux de course que dans le pharmaceutique.Les profits sont versés à la fondation du même nom qui prodigue de l \u2019aide humanitaire sur tout en Afrique et en Asie.À ce titre, la Fondation Aga Khan a géré pour 310 millions de dollars d\u2019aide humanitaire canadienne depuis 2004.L\u2019Aga Khan a été porteur aux funérailles du père de M.Trudeau, Pierre Elliott, en 2000.Justin Trudeau s\u2019est rendu sur l\u2019île privée avec son épouse et leurs enfants, mais aussi avec le député terre-neuvien Seamus O\u2019Regan et le mari de ce dernier, Stelios Doussis, ainsi qu\u2019avec la présidente du Parti libéral du Canada, Anna Gainey, et son époux, Tom Pitfield.La tournée de M.Trudeau entamée jeudi se poursuivra vendredi dans cinq localités onta- riennes, dont Toronto et London.Le premier ministre sera en Estrie probablement la semaine prochaine et dans l\u2019Ouest la suivante.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 TRUDEAU Elles demandent que le gouvernement « rende explicite le fait que les survivantes soient les bienvenues et qu\u2019elles recevront le soutien nécessaire pour contribuer à ces consultations ».Elles réclament également de la flexibilité dans le procédé, af firmant que certaines victimes pourraient être mal à l\u2019aise de s\u2019exprimer publiquement et souhaiteraient le faire en privé.Invitations personnalisées Les consultations, qui doivent avoir lieu d\u2019ici la fin du mois de mars dans cinq grandes villes du Québec, ont été annoncées à l\u2019automne dernier par la ministre de l\u2019Enseignement supérieur, Hélène David, en marge des agressions qui sont survenues au campus de l\u2019Université Laval à Québec.Dans le document de consultation, disponible sur le site du ministère, on affirme que ces « journées de réflexion pour prévenir et contrer les violences à caractère sexuel dans les campus et les collèges du Québec» vont permettre de regrouper « les principaux acteurs de l\u2019enseignement supérieur pour partager les meilleures pratiques et les initiatives les plus porteuses ».On souhaite aborder notamment les questions de la prévention et de la sensibilisation, de la sécurité des personnes, notamment dans les activités sociales et sur le campus en général, et la gestion des plaintes.Dans ce document, on écrit spécifiquement que les établissements, les associations étudiantes et les syndicats nationaux « pourront s\u2019exprimer sur le sujet », mais il n\u2019y a aucune référence directe aux victimes.Cette orientation a été réaffirmée en novembre dernier par la ministre David qui a invité personnellement certains groupes à participer aux audiences.Dans un modèle, que Le Devoir a pu consulter, la ministre précise que « seront conviés dif férents partenaires, soit les dirigeants d\u2019établissement, les professionnels des bureaux de prévention, les associations étudiantes ainsi que les communautés collégiales et universitaires ».Des victimes «déçues» L\u2019ASSE et l\u2019AVEQ auront voix au chapitre, ayant reçu l\u2019invitation officielle.Elles comptent bien défendre les victimes, qu\u2019elles représentent comme associations étudiantes.« Oui, je vais défendre les survivantes, mais ce n\u2019est pas la même chose que de donner la parole aux survivantes elles-mêmes, répond Kristen Perry de l\u2019AVEQ en entrevue au Devoir.C\u2019est pour ça que nous sor tons publiquement aujourd\u2019hui, nous voulons qu\u2019elles puissent avoir leur place bien à elles.» C\u2019est aussi l \u2019avis de Kimberley Marin, d\u2019Ariane L\u2019Italien et de Mélanie Lemay, trois jeunes femmes ayant vécu de la violence sexuelle à l\u2019université.Cet automne, elles ont mis sur pied Québec contre les violences sexuelles, une association dont la principale revendication est l\u2019adoption d\u2019une loi-cadre pour régir les universités en matière de violences sexuelles.Au fil des mois, elles ont reçu des centaines de témoignages de sur vivantes.« C\u2019est sûr que nous sommes déçues de ne pas avoir été invitées, on aurait été une bonne référence pour raconter ce qui se passe dans les faits, soupire Kimberley Marin au bout du fil.Et la ministre David connaît notre existence, on lui a parlé à plusieurs reprises.Elle nous dit qu\u2019elle veut travailler en équipe, mais nous avons plutôt l\u2019impression d\u2019être exclues.» La jeune femme rappelle que ce ne sont pas toutes les associations étudiantes qui défendent les victimes.Elle-même n\u2019a jamais été prise au sérieux par son association alors qu\u2019elle tentait d\u2019obtenir de l\u2019aide après avoir été agressée par plusieurs étudiants lors d\u2019une activité d\u2019initiation à l\u2019École de technologie supérieure (ETS).« On a plein d\u2019idées, si on nous en laissait la chance, on aurait plein de choses à dire », conclut Kimberley Marin.L\u2019attaché de presse de la ministre David, Thierry Bélair, n\u2019a pas souhaité commenter, répondant simplement que « la préparation des journées de réflexion est toujours en cours».Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 VICTIMES % FRANCIS VACHON LE DEVOIR La consultation sur les violences sexuelles dans les campus fait suite à la série d\u2019agressions commises dans les résidences étudiantes de l\u2019Université Laval, à Québec.Comment ça se fait que c\u2019est dif?cile aujourd\u2019hui pour un texte de femme d\u2019être produit, diffusé, d\u2019accéder à la scène et surtout aux grandes scènes Marie-Claude St-Laurent « » La loi interdit aux membres du cabinet de voler dans des appareils privés, sauf exceptions L\u2019Aga Khan est un ami de la famille personnel et le voyage pour se rendre à l\u2019île et en sortir ne peut se faire que par des moyens privés Justin Trudeau « » "]
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