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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier B
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2017-01-19, Collections de BAnQ.

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[" Libre-échange: l\u2019ALENA, une priorité pour Washington Page B 3 ECONOMIECulture: «Vu / pas vu» à la manière des critiques du Devoir Page B 7 C A H I E R B \u203a L E D E V O I R , L E J E U D I 1 9 J A N V I E R 2 0 1 7 La 47e édition du Forum économique de Da- vos fera époque.Le discours capitaliste et pro- libre-échange du président chinois détonne, même si d\u2019aucuns n\u2019y voient qu\u2019une rhétorique empruntant à l\u2019opportunisme.Mais le contraste est frappant avec le désemparement de l\u2019élite politique occidentale face à l\u2019éclosion du populisme dans leur propre cour.C\u2019 est l\u2019inversion des pôles à Davos.Face à un Donald Trump se faisant l\u2019apôtre de la démondialisation et du localisme, le chef d\u2019État et du Parti communiste chinois est venu dans les Alpes suisses se poser en grand timonier du libre-échange, en pourfendeur du protectionnisme, en défenseur de la mondialisation.Il a, en face, des leaders économiques et politiques encore sous le choc des récents résultats des votes au Royaume-Uni et aux États-Unis, n\u2019ayant pour solutions à un rétablissement des liens avec la classe moyenne que leurs vieux thèmes réchauffés.La directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, est revenue mercredi sur l\u2019urgence de lutter contre la montée des inégalités, de mener une réflexion profonde sur les dividendes de la mondialisation et d\u2019encourager la mise en place de mécanismes de redistribution.Elle reprenait l\u2019argumentaire classique du FMI exhortant à des réformes structurelles et fiscales prenant le relais d\u2019une politique monétaire poussée dans ses derniers retranchements de l\u2019assouplissement.Le secrétaire au Trésor sous Bill Clinton, Larry Summers, qui a popularisé l\u2019expression « stagnation séculaire », a pour sa part rejoué la carte des paradis fiscaux et de la corruption comme ingrédients au rétablissement de la confiance de la classe moyenne.Depuis tout ce temps qu\u2019on en parle\u2026 La porte devenait grande ouverte pour le Nobel de l\u2019économie Joseph Stiglitz et l\u2019ironie est venue : « Ces gens ont contribué à mettre en place les conditions pour l\u2019arrivée de Trump.Qu\u2019on leur demande à eux comment régler le problème est un peu bizarre », peut-on lire dans un texte de l\u2019Agence France-Presse.Une bravade Le discours du président chinois Xi Jinping reste donc, pour l\u2019heure, l\u2019élément-clé de cette 47e édition du Forum de Davos.Une allocution qui pourrait être vue par certains comme une bravade devant le désarroi occidental.Si, politiquement parlant, le repli sur soi américain ne peut qu\u2019alimenter l\u2019influence russe outre-Atlan- tique, l\u2019isolationnisme pressenti ne fait que stimuler cette obsession outre-Pacifique de montée en puissance de l\u2019influence économique mondiale que la Chine entend exercer.Et un renforcement confirmé de son leadership économique régional après la non-ratification annoncée du Partenariat transpacifique par les États-Unis.Le dirigeant chinois n\u2019a même pas hésité à reprendre des expressions chères aux sociodé- mocrates.« Il faut amortir les chocs de la mondialisation de telle sorte qu\u2019elle bénéficie à tous, rééquilibrer le processus, le rendre plus inclusif et durable, trouver un équilibre entre ef ficacité et égalité », nous rapporte Le Monde, le chef d\u2019État y voyant «une responsabilité que doivent endosser les dirigeants de notre temps.C\u2019est ce que les peuples attendent de nous».Mais au-delà des mots, ce plaidoyer contre la guerre commerciale ne peut faire oublier qu\u2019il vient d\u2019un pays qui, sans s\u2019adonner à la manipulation systématique des taux de change, n\u2019hésite pas à recourir à la guerre des devises et à l\u2019hostilité monétaire régionale.Un pays à l\u2019économie contrôlée et encore peu ouverte, dont les grands pans demeurent sous la domination de sociétés d\u2019État, tanguant plutôt vers le protectionnisme et le contrôle des mouvements des capitaux et disposant d\u2019excédent de capacité l\u2019incitant au «dumping».Le président chinois a soutenu qu\u2019il ne sert à rien d\u2019attribuer à la mondialisation tous les maux de la planète.Le conseiller de Donald Trump présent à Davos lui a rappelé que le problème n\u2019était pas tant la mondialisation que l\u2019asymétrie de ses retombées, cristallisée dans les accords commerciaux.Il aurait pu ajouter la perte de souveraineté des États et de leur population devant le diktat des multinationales et de la libéralisation du commerce.Ce qu\u2019un autre vote, celui de la Wallonie, a mis en évidence.PERSPECTIVES Inversion des pôles GÉRARD BÉRUBÉ F R A N Ç O I S D E S J A R D I N S S i rien n\u2019est fait, le système actuel ne pourra pas régler à lui seul le problème des revenus à la retraite, estiment des experts en gestion de régimes qui signalent notamment l\u2019insuffisance des programmes d\u2019épargne volontaire.De plus, ont af firmé les représentants de l\u2019Association canadienne des administrateurs de régimes de retraite (ACARR) au jour 2 d\u2019une commission parlementaire, le projet de bonification actuel du Régime des rentes du Québec par le gouver nement Couillard n\u2019arrivera pas non plus à résoudre l\u2019enjeu.«Les prestations bonifiées en vertu de la proposition québécoise nous semblent trop faibles pour permettre de résoudre le problème de la suf fi- sance des revenus de retraite pour les travailleurs à revenu moyen qui ne participent pas à un régime de retraite en entreprise », a indiqué l\u2019ACARR, qui représente une panoplie de gestionnaires et de cabinets-conseils comme Aon, Desjardins, Manuvie, Teachers, Sun Life et Great-West.Sans prendre position pour l\u2019option de Québec ou celle d\u2019Ottawa, le groupe mentionne toutefois qu\u2019il privilégie l\u2019harmonisation des règles à travers le pays.Exemption supplémentaire La Commission des finances publiques doit entendre pendant cinq jours des groupes sur la bonification du Régime des rentes.Québec a choisi de mener cette consultation après avoir refusé, en juin 2016, de se joindre aux autres provinces pour signer un accord avec Ottawa sur la majoration des régimes publics, soit le Régime de pensions du Canada et le RRQ.Selon le document de consultation préparé par Québec, une personne gagnant 40 000 $ verra le taux de remplacement de son revenu à la retraite passer de 25 % à 27,9 %.Pour se rendre là, la personne verrait ses cotisations annuelles passer de 1971 $ à 2097 $.Les personnes gagnant moins de 27 500 $ ne subiraient pas d\u2019augmentation de cotisation, mais leur taux de couver ture de 70 % serait inchangé.Pour cela, Québec veut proposer à Ottawa une exemption supplémentaire des revenus qui servent au calcul du Supplément du revenu garanti (SRG), cela visant à éviter que ceux qui reçoivent le SRG subissent une réduction.De son côté, Ottawa compte faire passer de 25 % à 33 % le taux de remplacement des revenus de travail à la retraite, mais veut imposer une hausse de cotisation même aux travailleurs dont les revenus sont moins élevés.L\u2019enjeu de la retraite est débattu depuis des années, en raison notamment de l\u2019allongement de l\u2019espérance de vie et du vieillissement de la population, deux facteurs qui augmentent la pression sur les régimes.L\u2019espérance de vie a d\u2019ailleurs mis en lumière au fil des ans une réalité criante : chez ceux qui gagnent moins de 50 000 $, six travailleurs sur dix ne mettent pas d\u2019argent de côté en vue de la retraite.Québec a forcé les entreprises à implanter un nouvel outil, le Régime volontaire d\u2019épargne-retraite, mais celui-ci ne fait que commencer.Se rallier aux autres La FTQ, de son côté, est venue demander au ministre Leitão de se rallier aux autres provinces, car les retraités québécois se retrouveraient avec des conditions de retraite inférieures à celles du reste du pays.«Le document de consultation déposé par Québec est reçu comme une douche froide», a dit son président, Daniel Boyer.« C\u2019est décevant et loin de répondre aux besoins des Québécois.Dans les faits, nos retraités vont hériter du pire régime de retraite public au Canada.» La Centrale des syndicats du Québec a fait la même demande.Encore une fois, il a été question mercredi du délai de préparation qu\u2019ont eu les groupes après la publication du document de consultation en décembre.«Notre position est annoncée depuis le mois de juin, on a eu amplement le temps de connaître les positions, a répondu le ministre des Finances, Carlos Leitão.Je veux aussi vous rassurer, aucune décision n\u2019a été prise.» Par ailleurs, a dit M.Leitão, la proposition fédérale sera mise en œuvre «en 2019, alors on a le temps, on n\u2019a pas besoin de se précipiter».Les audiences se poursuivent jusqu\u2019à vendredi.Le Devoir RETRAITE Il en faudra plus, se fait dire Québec Le scénario de bonification du Régime des rentes demeure insuffisant FABRICE CROFFINI AGENCE FRANCE-PRESSE La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, lors d\u2019un débat au Forum économique mondial intitulé «Comment renouer avec les classes moyennes».A N T O N I O R O D R I G U E Z à Davos P rendre les mouvements populistes au sérieux, lutter contre l\u2019évasion fiscale ou distribuer plus équitablement les richesses : l\u2019élite économique réunie à Davos cherche des solutions pour renouer avec les classes moyennes occidentales après le Brexit et la victoire de Donald Trump.« Si les politiciens n\u2019ont pas capté le message maintenant, je me demande quand ils le feront», s\u2019est interrogée la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, lors d\u2019un débat au Forum économique mondial intitulé «Comment renouer avec les classes moyennes ».La victoire de Donald Trump et le vote sur le Brexit ont été analysés comme les symptômes du malaise des classes moyennes occidentales craignant de faire les frais de la mondialisation.La question des inégalités constitue l\u2019un des sujets principaux cette année.En amont du Forum, l\u2019ONG britannique Ox- fam avait dénoncé que huit personnes sur la planète détiennent actuellement autant de richesse que la moitié la plus pauvre de la population mondiale, fustigeant une situation «indécente» qui «exacerbe les inégalités».Devant le mécontentement croissant des classes populaires et moyennes, Mme La- garde a lancé un appel depuis les montagnes suisses.L\u2019élite économique fait de l\u2019œil aux classes moyennes J U L I E N A R S E N A U L T à Davos L e secteur québécois de la recherche et de l\u2019innovation a été appuyé par les multinationales Microsoft et ABB au Forum économique mondial, à Davos, même si, dans les faits, la création d\u2019emploi est relativement modeste.Une semaine après avoir acheté l\u2019entreprise de démarrage Maluuba, le géant de l\u2019informatique a fait part de son intention de doubler la taille du bureau montréalais de l\u2019entreprise.Le montant de cet investissement, entièrement privé, n\u2019a toutefois pas été dévoilé.Ainsi, d\u2019ici 2019, ce laboratoire spécialisé en apprentissage profond devrait voir sa taille doubler pour compter environ 80 ingénieurs.La majorité de ces nouveaux postes devraient être pourvus par l\u2019entremise d\u2019embauches locales.INTELLIGENCE ARTIFICIELLE Microsoft et ABB renforcent leur présence à Montréal FORUM DE DAVOS Le dirigeant chinois n\u2019a même pas hésité à reprendre des expressions chères aux sociodémocrates VOIR PAGE B 2 : MICROSOFT Ces gens ont contribué à mettre en place les conditions pour l\u2019arrivée de Trump.Qu\u2019on leur demande à eux comment régler le problème est un peu bizarre.Le Prix Nobel d\u2019économie Joseph Stiglitz « » VOIR PAGE B 2 : DAVOS L E D E V O I R , L E J E U D I 1 9 J A N V I E R 2 0 1 7 B 2 É C O N O M I E Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Alim.Couche-Tard ATD.B 61.68 -0.25 -0.40 619 Canadian-Tire CTC.A 142.02 -1.32 -0.92 252 Cogeco CCA 70.14 0.47 0.67 113 Corus CJR.B 13.21 -0.22 -1.64 658 Groupe TVA TVA.B 3.16 -0.06 -1.86 3 Jean Coutu PJC.A 20.29 -0.24 -1.17 137 Loblaw L 70.15 0.59 0.85 561 Magna MG 56.58 -0.55 -0.96 1028 Metro MRU 42.22 0.95 2.30 1053 Quebecor QBR.B 38.90 0.21 0.54 599 Uni Select UNS 30.01 0.02 0.07 67 Saputo SAP 47.09 -0.34 -0.72 590 Shaw SJR.B 27.70 -0.11 -0.40 1402 Dollarama DOL 98.52 -0.15 -0.15 285 Restaurant Brands QSR 65.01 0.72 1.12 304 Transat A.T.TRZ 5.23 0.00 0.00 19 Yellow Media Y 17.59 -0.04 -0.23 22 S&P TSX SPTT15397.85 -43.51 -0.28 232024 S&P TX20 TX20 661.87 -7.52 -1.12 69625 S&P TX60 TX60 910.85 -1.67 -0.18 116058 S&P TX60 Cap.TX6C 1007.22 -1.84 -0.18 116058 Cons.de base TTCS 522.84 1.67 0.32 4261 Cons.discré.TTCD 178.31 -0.27 -0.15 8984 Énergie TTEN 209.81 -2.91 -1.37 51453 Finance TTFS 285.01 0.22 0.08 27447 Aurifère TTGD 208.17 -1.17 -0.56 80111 Santé TTHC 70.89 0.58 0.82 4400 Tech.de l\u2019info TTTK 56.19 -0.14 -0.25 4210 Industrie TTIN 204.42 0.70 0.34 22034 Matériaux TTMT 246.49 -1.32 -0.53 75651 Immobilier TTRE 284.25 -1.51 -0.53 5832 Télécoms TTTS 150.53 0.24 0.16 4885 Sev.collect.TTUT 237.80 -0.47 -0.20 8577 Métaux/minerals TTMN 670.38 0.00 0.00 0 TSX Venture JX 791.68 -5.15 -0.65 71149 Cameco CCO 14.39 -2.93 -16.92 7177 Canadian Natural CNQ 40.60 -0.54 -1.31 2524 Hydro One H 24.32 0.15 0.62 604 Enbridge ENB 57.22 -0.07 -0.12 2067 EnCana ECA 17.38 -0.07 -0.40 5658 Enerplus ERF 12.03 -0.17 -1.39 976 Pengrowth Energy PGF 1.81 -0.06 -3.21 1506 Pétrolière Impériale IMO 44.61 -0.52 -1.15 566 Suncor Energy SU 42.43 -0.31 -0.73 2878 Cenovus Energy CVE 19.27 -0.32 -1.63 1508 TransCanada TRP 61.98 0.18 0.29 1005 Valener VNR 20.87 -0.16 -0.76 40 Air Canada AC 13.52 -0.04 -0.29 1611 Bombardier BBD.B 2.65 -0.10 -3.64 14495 CAE CAE 18.55 0.12 0.65 592 Canadien Pacifique CP 192.48 2.08 1.09 403 Chemin de fer CN CNR 92.48 0.67 0.73 1107 SNC-Lavalin SNC 56.18 -1.18 -2.06 356 Transcontinental TCL.A 22.24 -0.23 -1.02 195 TransForce TFI 35.00 0.00 0.00 0 B.CIBC CM 110.79 0.41 0.37 814 B.de Montréal BMO 97.46 -0.22 -0.23 1339 B.Laurentienne LB 58.30 -0.28 -0.48 101 B.Nationale NA 54.90 0.13 0.24 1012 B.Royale RY 93.29 -0.29 -0.31 2028 B.Scotia BNS 76.48 -0.22 -0.29 1507 B.TD TD 66.68 0.31 0.47 3482 Brookfield Asset BAM.A 45.02 0.54 1.21 849 Cominar Real CUF.UN 14.81 -0.20 -1.33 542 Corp.Fin.Power PWF 33.56 -0.20 -0.59 410 Fin.Manuvie MFC 24.32 0.25 1.04 3875 Fin.Sun Life SLF 52.67 0.14 0.27 1629 Great-West Lifeco GWO 35.72 -0.32 -0.89 437 Industrielle All.IAG 54.81 0.00 0.00 140 Power Corporation POW 29.85 -0.26 -0.86 1381 TMX X 70.97 -0.50 -0.70 66 Agrium AGU 134.35 -2.07 -1.52 249 Barrick Gold ABX 22.30 -0.22 -0.98 4306 Goldcorp G 20.24 0.47 2.38 5083 Kinross Gold K 4.70 -0.03 -0.63 6365 Mines Agnico-Eagle AEM 60.48 -0.23 -0.38 815 Potash POT 24.08 -0.44 -1.79 2185 Teck Resources TECK.B 31.42 0.58 1.88 2029 Fortis FTS 41.53 0.05 0.12 783 TransAlta TA 7.99 -0.08 -0.99 671 BlackBerry BB 9.54 0.21 2.25 1141 CGI GIB.A 63.87 -0.74 -1.15 547 BCE BCE 58.06 -0.44 -0.75 1893 Manitoba Telecom MBT 37.94 -0.01 -0.03 184 Rogers RCI.B 51.98 1.08 2.12 1522 Telus T 43.53 -0.27 -0.62 1286 iShares DEX XBB 31.14 -0.07 -0.22 79 iShares MSCI XEM 27.00 0.25 0.93 5 iShares MSCI EMU EZU 33.12 0.00 0.00 0 iShares S&P 500 XSP 25.92 0.05 0.19 305 iShares S&P/TSX XIC 24.41 -0.05 -0.20 133 ALGONQUIN POWER & AQN.IR 40.20 0.20 0.50 20314 CAMECO CORP CCO 14.39 -2.93 -16.92 7177 HB NYMEX CL BULL HOU 8.02 -0.38 -4.52 6567 ENCANA CORP ECA 17.38 -0.07 -0.40 5658 BAYTEX ENERGY CORP BTE 5.48 -0.27 -4.70 5471 GOLDCORP INC G 20.24 0.47 2.38 5083 BARRICK GOLD CORP ABX 22.30 -0.22 -0.98 4306 LUNDIN MINING CORP LUN 7.28 -0.14 -1.89 4083 FIRST QUANTUM FM 16.67 -0.09 -0.54 3937 MANULIFE FINANCIAL MFC 24.32 0.25 1.04 3875 HIGH ARCTIC ENERGY HWO 5.59 0.26 4.88 265 HB NYMEX CL BEAR HOD 9.96 0.42 4.40 2101 HB NYMEX NG BEAR HND 9.92 0.40 4.20 1884 FINNING INTL LTD FTT 26.96 1.03 3.97 548 POLARIS PIF 14.99 0.38 2.60 107 BRP INC DOO 27.42 0.69 2.58 133 SHOPIFY INC SHOP 66.17 1.56 2.41 156 GOLDCORP INC G 20.24 0.47 2.38 5083 METRO INC MRU 42.22 0.95 2.30 1053 TAHOE RESOURCES THO 12.21 0.27 2.26 1718 CAMECO CORP CCO 14.39 -2.93 -16.92 7177 TORC OIL & GAS LTD TOG 7.33 -0.52 -6.62 1615 PAINTED PONY PPY 7.99 -0.42 -4.99 1179 CARDINAL ENERGY CJ 9.30 -0.47 -4.81 285 BAYTEX ENERGY CORP BTE 5.48 -0.27 -4.70 5471 HB NYMEX CL BULL HOU 8.02 -0.38 -4.52 6567 HB NYMEX NG BULL HNU 10.30 -0.47 -4.36 1958 BIRCHCLIFF ENERGY BIR 8.22 -0.37 -4.31 1961 THE INTERTAIN IT 10.00 -0.39 -3.75 649 FIRST MAJESTIC FR 11.93 -0.46 -3.71 1720 CANADIAN PACIFIC CP 192.48 2.08 1.09 403 SHOPIFY INC SHOP 66.17 1.56 2.41 156 WASTE CONNECTIONS WCN 105.56 1.14 1.09 155 ROGERS RCI.B 51.98 1.08 2.12 1522 WESTON GEORGE LTD WN 113.04 1.04 0.93 101 FINNING INTL LTD FTT 26.96 1.03 3.97 548 METRO INC MRU 42.22 0.95 2.30 1053 GILDAN ACTIVEWEAR GIL 33.50 0.72 2.20 682 RESTAURANT BRANDS QSR 65.01 0.72 1.12 304 BRP INC DOO 27.42 0.69 2.58 133 CAMECO CORP CCO 14.39 -2.93 -16.92 7177 AGRIUM INC AGU 134.35 -2.07 -1.52 249 CANADIAN TIRE CORP CTC.A 142.02 -1.32 -0.92 252 FRACO-NEVADA CORP FNV 82.83 -1.25 -1.49 678 SNC-LAVALIN GROUP SNC 56.18 -1.18 -2.06 356 CINEPLEX INC CGX 52.04 -1.07 -2.01 126 PRAIRIESKY ROYALTY PSK 31.80 -1.04 -3.17 690 WSP GLOBAL WSP 43.82 -0.83 -1.86 176 CGI GROUP INC GIB.A 63.87 -0.74 -1.15 547 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRÉTIONNAIRE ÉNERGIE FINANCIÈRES INDUSTRIELLES ENTREPRISES DE MATÉRIAUX SERVICES PUBLICS TECHNOLOGIE TÉLÉCOMMUNICATIONS FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO LES GAGNANTS EN % LES PERDANTS EN % LES GAGNANTS EN $ LES PERDANTS EN $ LES INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO TSX CROISSANCE Consultez toutes les cotes boursières sur www.decisionplus.com M A R C H É S B O U R S I E R S TORONTO S&P TSX 15 397,85 ?-43,51 -0,3% New York S&P 500 2271,89 ?+4,00 +0,2% NASDAQ 5555,65 ?+16,92 +0,3% DOW JONES 19 804,72 ?-22,05 -0,1% PÉTROLE 51,08 -1,40 $US -2,7% ?OR 1212,10 -0,80 $US -0,1% ?DOLLAR CANADIEN 75,42 -1,16 $US -1,5% ?1$US = 1,3259 70,91 -0,63 EURO 1 EURO = 1,4103 INDICES QUÉBÉCOIS Indice Fermeture var.pts var.% IQ30 2462,41 \u20133,79 \u20130,15 IQ120 2500,05 \u20136,10 \u20130,24 CENTRE D\u2019ANALYSE ET DE SUIVI DE L\u2019INDICE QUÉBEC L\u2019indice Québec est une initiative du Département de finance de l\u2019Université de Sherbrooke et de l\u2019Institut de recherche en économie contemporaine L a Société des alcools du Québec (SAQ) a annoncé mercredi qu\u2019elle supprimerait 190 postes dans les prochaines semaines, ce qui représente environ 10 % de ses effectifs.Les postes touchés, certains syndiqués et d\u2019autres pas, se trouvent dans tous les secteurs de l\u2019organisation sauf son réseau de succursales, a précisé la SAQ dans un bref communiqué.Cer tains des postes éliminés sont actuellement vacants.Une vingtaine de postes de cadres seront touchés par cette restructuration, a précisé Anne-Sophie Hamel-Longtin, directrice des af faires publiques à la SAQ.L\u2019employeur offrira à ses employés un programme de départ volontaire et déterminera par la suite quels postes seront abolis.Stratégie d\u2019allégement La société d\u2019État a expliqué que cet « allégement de la structure administrative» s\u2019inscrivait dans le cadre d\u2019une stratégie de gestion entamée il y a quelques années et qui s\u2019intensifie au niveau de la performance financière.Celle-ci lui a notamment permis de réinvestir dans les réductions de prix annoncées ces derniers mois, a-t-elle fait valoir.Le Syndicat du personnel technique et professionnel de la SAQ (SPTP-CSN) a décrié cette nouvelle vague de licenciements, qui survient quelques mois à peine après l\u2019abolition d\u2019une soixantaine de postes survenue au printemps dernier.Selon sa présidente Sandrine Thé- riault, 100 postes de professionnels seront touchés cette fois, dont sept qui sont actuellement vacants.«Jamais, on ne se serait attendu à autant de coupes en moins d\u2019un an», déplore-t-elle.« L\u2019ambiance est morose depuis le printemps, mentionne Mm e Thériault.Ça va faire presque un an que les équipes essayaient de se reconstruire, c\u2019est un nouveau coup très très dur pour les équipes.» Inquiétude Le syndicat estime que le nombre de professionnels à l\u2019emploi de la SAQ \u2014 notamment des techniciens informatiques, des analystes et des ingénieurs \u2014 a chuté d\u2019environ 30 % en l\u2019espace de deux ans.« Il y a énormément d\u2019inquiétude et d\u2019anxiété auprès de nos membres » , souligne-t-elle, ajoutant que les employés ne sauront que dans quelques semaines s\u2019ils perdront ou non leur emploi.Pour le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui représente 850 employés de la SAQ dans ses entrepôts de Montréal et de Québec, la situation « est alarmante ».Environ 35 à 40 de ces employés pourraient être touchés par ces nouvelles abolitions.Le président de la section locale 3535, Patrick Lessard, rappelle que ces compressions surviennent un mois seulement après la signature d\u2019une nouvelle convention collective.«C\u2019est de la poudre aux yeux devant la menace de la privatisation et ça se fait sur le dos des emplois de qualité que nous avons pu préserver.C\u2019est inadmissible !» a-t-il lancé dans un communiqué.La Presse canadienne La Société des alcools du Québec abolit 190 postes « Cela démontre l\u2019enthousiasme à l\u2019endroit de Montréal comme écosystème de classe mondiale dans le secteur de l\u2019intelligence artificielle », a expliqué en point de presse le président et chef des af faires juridiques de Microsoft, Brad Smith, accompagné du premier ministre Philippe Couillard, de la ministre de l\u2019Économie, Dominique Anglade, et du ministre fédéral de l\u2019Industrie, Navdeep Bains.En s\u2019engageant à l\u2019endroit de la métropole, l\u2019entreprise établie à Redmond, dans l\u2019État de Washington, livrera concurrence à Google, qui, en novembre dernier, avait annoncé vouloir implanter dans la métropole un nouveau centre de recherche sur l\u2019apprentissage profond en plus de subventionner l\u2019Université de Montréal à hauteur de 4,5 millions.La nouvelle économie Fondée en 2011 par deux diplômés de Waterloo, Maluuba s\u2019est démarquée entre autres en développant une technologie qui permet aux machines de communiquer de manière interactive.«On a l\u2019habitude au Québec de se dire \u201con a de l\u2019hydroélectricité, des ressources naturelles et de l\u2019ingénierie\u201d, a af firmé M.Couillard.Nous avons fait cela pendant des décennies.Mais de plus en plus, les entreprises regardent les gens, leur talent.L\u2019intelligence artificielle, c\u2019est ce qu\u2019il y a de plus avancé dans la nouvelle économie.» M.Smith a expliqué que le laboratoire mont- réalais travaillera en collaboration avec ceux de Vancouver et de Seattle, déjà exploités par le géant informatique.Microsoft avait décidé de mettre la main sur Maluuba pour accélérer sa croissance dans le secteur de l\u2019intelligence artificielle, un sujet largement discuté au Forum, aux côtés de la montée du protectionnisme ainsi que du populisme.Par ailleurs, le géant informatique s\u2019est engagé à verser, au cours des cinq prochaines années, des subventions de 6 millions à l\u2019Université de Montréal et de 1 million à l\u2019Université McGill, qui regroupent quelque 150 chercheurs.« Montréal a deux joyaux, soit Maluuba et les deux universités », a résumé M.Smith.ABB encore plus montréalaise Pour sa part, la multinationale helvético-sué- doise spécialisée dans l\u2019énergie et l\u2019automation ABB investira 90 millions dans son siège social canadien de Montréal pour y regrouper des activités de recherche et de développement et y développer une plateforme destinée aux véhicules électriques.On ne procédera pas à de nouvelles embauches, mais ABB affirme que cet investissement privé permettra de consolider environ 700 postes.L\u2019endroit sera le «centre d\u2019excellence» de la multinationale en matière de mobilité électrique.«Notre but est de faire avancer le monde sans ravager la planète, a expliqué le président-directeur général d\u2019ABB, Ulrich Spiesshofer, au cours d\u2019un point de presse.Avec sa filière pour les véhicules électriques, le Québec offre toutes les conditions pour le développement de plateformes technologiques mondiales.» En 2015, l\u2019entreprise avait déjà annoncé un investissement de 70 millions sur 10 ans pour consolider les activités de son secteur de l\u2019énergie dans la métropole.Dossier de Bombardier Dans la foulée, le dossier de l\u2019aide fédérale à Bombardier a été brièvement abordé, mais Québec n\u2019a pas fait pression outre mesure auprès du ministre fédéral responsable du dossier, qui se trouvait lui aussi dans les Alpes suisses.En point de presse, M.Couillard s\u2019est limité à dire, mercredi, que le ministre de l\u2019Innovation, des Sciences et du Développement économique, Navdeep Bains, lui avait dit que les discussions avec la multinationale québécoise « allaient bien », sans toutefois avoir plus de détails.« Je n\u2019ai aucun détail à vous donner sur le type d\u2019entente ou le type d\u2019investissement qui serait fait, a dit M.Couillard.Ce qu\u2019ils vont faire, j\u2019espère que ça va bientôt être annoncé.» Questionné, le premier ministre n\u2019a pas voulu conjecturer sur la possibilité qu\u2019Ottawa puisse investir dans un autre projet que la CSe- ries de Bombardier, un scénario qui, s\u2019il se concrétise, augmenterait le risque pris par l\u2019État québécois à l\u2019endroit de ce nouvel avion commercial.«Si l\u2019entreprise dit avoir des projets d\u2019innovation dif férents de la CSeries et que le gouvernement fédéral apporte son soutien, c\u2019est bon pour le Québec et l\u2019entreprise», a-t-il affirmé.Dans un entretien distinct, M.Bains a également confirmé avoir discuté du dossier, répétant son message selon lequel son gouvernement voulait s\u2019assurer de préserver des emplois au pays en plus de stimuler les investissements dans le secteur de l\u2019innovation.Il s\u2019est défendu d\u2019avoir repris le même message lorsqu\u2019il avait été interrogé sur le sujet, l\u2019an dernier, au Forum économique.«La demande initiale était pour 1 milliard, a rappelé M.Bains.Maintenant, [les discussions] concernent l\u2019innovation.Ce n\u2019est pas une question de si, mais de quand.Nous sommes engagés à l\u2019égard du secteur aéronautique et nous voulons maintenir au pays des emplois de qualité.» De passage à Sherbrooke dans le cadre de sa tournée pancanadienne, le premier ministre Justin Trudeau a également dit que son gouvernement travaillait avec Bombardier, ajoutant qu\u2019il fallait prendre le temps nécessaire pour appuyer l\u2019entreprise de la «bonne façon».La Presse canadienne SUITE DE LA PAGE B 1 MICROSOFT « Le moment est venu de dire quelles mesures nous prenons pour réduire les inégalités, de quel filet de sécurité disposent nos citoyens, quelle éducation ou formation nous avons mise en place », a-t-elle affirmé, assurant que sa propre institution s\u2019était mise à travailler sur le problème des inégalités.« Les préoccupations principales sont la corruption, la transparence et le besoin de rendre des comptes », a-t-elle détaillé.« Il faudrait peut-être veiller à ce que l\u2019économie serve les intérêts d\u2019une plus large part des par ties prenantes des entreprises [\u2026] qu\u2019elles servent davantage les populations », a déclaré à l\u2019AFP le p.-d.g.de Veo- lia Antoine Frérot, commentant cette évolution de Davos.L\u2019ancien secrétaire au Trésor, Larry Summers, aujourd\u2019hui professeur à l\u2019université de Har vard, a appelé à « lutter contre les paradis fiscaux et contre la corruption » pour retrouver la confiance de la classe moyenne.Des recommandations qui ont fait éclater de rire le Prix Nobel d\u2019économie Joseph Sti- glitz.«Ces gens ont contribué à mettre en place les conditions pour l\u2019arrivée de Trump», a-t-il assuré à l\u2019AFP, rappelant notamment que M.Summers était secrétaire au Trésor sous Bill Clinton.« Qu\u2019on leur demande à eux comment régler le problème est un peu bizarre», a- t-il affirmé.Prendre le populisme au sérieux Lors du débat, le ministre italien des Finances, Pier Carlo Padoan, s\u2019est distingué en appelant «à prendre au sérieux le populisme.Tous ceux qui votent pour des idées populistes ne sont pas mauvais.Dans de nombreux cas, ce sont des bonnes personnes, de bons citoyens, qui ont de vraies préoccupations à propos de l\u2019avenir de leurs enfants, l\u2019emploi ou la sécurité», a- t-il expliqué.Pour lui, il y a urgence: «Le temps passe et peut- être n\u2019avons-nous plus beaucoup de temps aujourd\u2019hui», a-t-il prévenu lors de ce débat.« Le populisme est au- jourd\u2019hui le plus grand problème à l\u2019échelon mondial.Le problème économique numéro un est comment le populisme va se manifester cette année ou la prochaine », a estimé Ray Dalio, du fonds d\u2019investissements Bridgewater.Quand elle évoque les solutions, Mme Lagarde reprend le discours classique du FMI, souhaitant des réformes structurelles, fiscales et la politique monétaire.«Mais cela doit être original , ajoute-t-elle.Cela signifie probablement une meilleure distribution [des bénéfices de la mondialisation] que ce que nous avons en ce moment.» Investissements stratégiques De son côté, M.Summers propose des investissements dans les nouvelles technologies et dans l\u2019éducation, ainsi qu\u2019une « stratégie mondiale pour que l\u2019intégration à cet échelon fonctionne pour les classes moyennes».M.Stiglitz propose d\u2019autres solutions, comme « réécrire les règles de l\u2019économie».Pour les États-Unis, il propose notamment de rétablir les droits des travailleurs supprimés ces dernières années.Agence France-Presse SUITE DE LA PAGE B1 DAVOS OLIVIER ZUIDA LE DEVOIR Près de 200 postes seront abolis par la SAQ dans les prochaines semaines. L E D E V O I R , L E J E U D I 1 9 J A N V I E R 2 0 1 7 ECONOMIE B 3 A N D Y B L A T C H F O R D à Ottawa L a Banque du Canada a lancé un avertissement, mercredi, au sujet des conséquences appréciables que pourraient avoir les politiques protectionnistes du président désigné américain Donald Trump sur l\u2019économie si elles devaient voir le jour.Le gouverneur de la banque centrale, Stephen Poloz, a affirmé que la juxtaposition de la forte incertitude entourant les politiques américaines et de la lenteur relative de l\u2019économie canadienne laissait la porte ouverte à une éventuelle baisse du taux d\u2019intérêt directeur de la banque.Les déclarations de M.Poloz ont eu lieu peu de temps après que la Banque du Canada eut annoncé qu\u2019elle maintenait son taux d\u2019intérêt directeur à 0,5 %, comme prévu.La banque a aussi livré mercredi son plus récent Rapport sur la politique monétaire, offrant ses premières prévisions et sa première évaluation des conditions économiques depuis l\u2019élection de M.Trump, en novembre.Celui-ci sera assermenté vendredi.La publication du document trimestriel survient alors que des experts s\u2019inquiètent des conséquences potentielles, pour le Canada, des politiques promises par M.Tr ump.Plusieurs leaders à travers le monde se préparent à évaluer la forme que pourraient prendre les changements annoncés par le nouveau président, et tentent de déterminer quand \u2014 et si \u2014 ceux-ci verront le jour.Optimisme La banque centrale a offert des perspectives teintées d\u2019optimisme en confirmant, essentiellement, les prévisions de croissance qu\u2019elle avait faites en octobre, avant l\u2019élection américaine.La Banque du Canada mise ainsi sur une croissance de 2,1 % du PIB pour l\u2019année qui vient de commencer \u2014 une prévision en légère hausse par rapport à celle de 2 % d\u2019octobre.Pour 2018, la croissance devrait se maintenir à 2,1 %, a poursuivi la banque.Mais les perspectives de la banque ne tenaient compte que des conséquences possibles de la reprise attendue aux États-Unis, a-t-elle précisé, sans incorporer toute la gamme des changements de politiques évoqués par M.Trump.L\u2019expansion économique anticipée aux États-Unis \u2014 le plus grand par tenaire commercial du Canada \u2014 devrait stimuler l\u2019économie avec une augmentation de la demande étrangère.La banque centrale a aussi tenu compte de la promesse de M.Trump visant à réduire les impôts des entreprises, ce qui, juge-t-elle, ne menace pas la compétitivité du Canada.« D\u2019éventuelles mesures commerciales protectionnistes au sud de la frontière auraient certes des conséquences appréciables pour les investissements et les exportations du Canada, mais elles n\u2019ont pas été incluses dans le scénario de référence », a indiqué la banque centrale, ajoutant que cette perspective devrait être considérée comme un « point de départ raisonnable » qui sera mis à jour lorsque le plan de M.Trump prendra forme.«Toutefois, les perspectives sont entachées d\u2019une incertitude considérable, compte tenu des inconnues entourant les mesures qu\u2019adoptera la nouvelle administration américaine, par ticulièrement en matière de commerce.» Le dollar chute M.Trump, qui s\u2019est engagé à se défaire de l\u2019Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), a souvent évoqué ces dernières semaines la mise en place d\u2019une taxe frontalière à l\u2019importation.En raison de plusieurs éléments d\u2019incertitude, M.Poloz a indiqué lors de sa conférence de presse qu\u2019une « baisse des taux restait possible ».Sa déclaration a immédiatement fait chuter le dollar canadien.Le huard a clôturé la séance de mercredi à 75,42 ¢ US, en baisse de 1,16 ¢ US.M.Poloz a précisé que la banque n\u2019avait pas encore fait d\u2019évaluation interne sur les propositions commerciales évoquées aux États-Unis, en raison d\u2019un manque d\u2019information et de la nature complexe de ce genre d\u2019analyse.La Presse canadienne La Banque du Canada évoque les « conséquences » du protectionnisme à la Trump 1,16 ¢US La perte subie par le dollar canadien après que le gouverneur de la banque centrale, Stephen Poloz, ait évoqué la possibilité d\u2019une baisse des taux.Le dollar a clôturé la séance à 75,42 ¢US.M I K E B L A N C H F I E L D à Ottawa L\u2019 homme d\u2019af faires désigné par Donald Trump pour devenir secrétaire américain au Commerce a prévenu mercredi que le nouveau gouvernement à Washington se pencherait « très, très rapidement » sur l\u2019Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).Le milliardaire Wilbur Ross comparaissait mercredi devant le comité sénatorial qui doit entériner sa nomination.Il a précisé qu\u2019en toute logique, la nouvelle intendance au Commerce se pencherait en premier lieu sur l\u2019ALENA.M.Ross a expliqué que les États-Unis doivent consolider au mieux les relations avec leurs voisins avant de se tourner vers d\u2019autres régions du monde.L\u2019homme d\u2019affaires se dit partisan d\u2019un «commerce sensé», qui «ne désavantage pas les travailleurs et les manufacturiers américains».Donald Trump a souvent qualifié l\u2019ALENA de « désastre » et promis de se débarrasser de cet accord commercial, ou du moins d\u2019en renégocier les termes.Après l\u2019élection présidentielle américaine, le gouvernement libéral à Ottawa a ouver t la por te à une « amélioration » de l\u2019ALENA, entré en vigueur il y a 23 ans, en 1994.Nouveau secrétaire parlementaire En visite mercredi soir à Sherbrooke, Justin Trudeau a indiqué que son gouvernement discutait déjà avec le nouveau gouvernement- Trump de différents sujets, dont le commerce extérieur.Le premier ministre a rappelé que « des millions d\u2019emplois de la classe moyenne » dans les deux pays dépendent du commerce ca- nado-américain.M.Trudeau a soutenu que même si M.Trump et lui ont été élus sur des plateformes différentes, ils partagent tous les deux le désir de protéger la classe moyenne.Le premier ministre a par ailleurs confié mercredi au député Andrew Leslie, lieutenant-géné- ral à la retraite, la mission de tisser des liens avec le nouveau gouvernement Trump, composée de plusieurs anciens of ficiers militaires.M.Leslie est nommé secrétaire parlementaire de la nouvelle ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, elle-même une spécialiste du commerce, qui sera aussi responsable des relations commerciales avec les États-Unis.Le nouveau ministre du Commerce international, François-Philippe Champagne, avait été délesté des dossiers américains.« Je sais que ce lieutenant-général à la retraite, qui a cumulé des années d\u2019expérience de travail avec les États-Unis, possède les relations et l\u2019expérience nécessaires pour aider à établir un dialogue constructif avec la nouvelle administration», explique M.Trudeau dans un communiqué annonçant la nomination d\u2019Andrew Leslie.Contacts chez les militaires Député d\u2019Orléans, en Ontario, depuis 2015, M.Leslie est aussi le whip en chef du gouvernement.Tout au long d\u2019une carrière mi l i ta i r e de 35 ans , i l a t i ssé des l iens étroits avec plusieurs membres de l\u2019état- major américain, notamment lors de la mission canadienne en Afghanistan, qu\u2019il a dirigée.Il a d\u2019ailleurs été décoré en 2007 de la Légion du mérite aux États-Unis en reconnaissance de sa collaboration avec l\u2019armée américaine.Donald Trump a nommé deux anciens généraux à des postes clés de son cabinet : James Mattis à la Défense et John Kelly à la Sécurité intérieure.Il a aussi demandé au général à la retraite Michael Flynn de le conseiller sur les questions de sécurité nationale.La Presse canadienne L\u2019ALENA, une priorité, selon le futur secrétaire américain au Commerce JASON FRANSON LA PRESSE CANADIENNE L\u2019un des quartiers dévastés par l\u2019incendie de Fort McMurray, en Alberta B O B W E B E R à Edmonton U ne nouvelle étude évalue les coûts directs et indirects des incendies de forêt à Fort McMur- ray le printemps dernier à près de 8,9 milliards.Selon l\u2019économiste Rafat Alam, de l\u2019Université MacEwan à Edmonton, la somme inclut les frais liés au remplacement des édifices et des infrastructures, ainsi que les pertes de profits et de redevances des industries forestières et des sables bitumineux.Le total comprend également des prévisions quant aux coûts indirects, tels que les dommages environnementaux, les pertes en bois et les frais médicaux, notamment les traitements en santé mentale.Dix ans pour tout savoir Selon M.Alam, cela pourrait prendre dix ans avant qu\u2019un portrait global de la situation et des conséquences financières puisse être brossé avec exactitude.Son estimation dépasse de loin les 3,7 milliards que les sociétés d\u2019assurances s\u2019attendent à payer.L\u2019immense brasier a détruit 1800 maisons unifamiliales et de nombreuses autres infrastructures, forçant plus de 80 000 personnes à fuir les lieux.L\u2019incendie a commencé dans un secteur boisé et isolé au sud-ouest de la ville, le 1er mai, pendant une période inhabituellement chaude et sèche dans la région.La Presse canadienne ÉTUDE L\u2019incendie à Fort McMurray a coûté près de 8,9 milliards Des investissements de 17 millions pour Alithya Alithya, une société privée de services conseils en stratégie et en technologie de l\u2019information, a conclu une nouvelle ronde d\u2019investissement, de 17 millions.«Capital régional et coopératif Desjardins, Investissement Québec et TELUS Capital de risque renouvellent leur implication et iA Groupe financier participe pour une première fois au capital-actions de l\u2019entreprise», a précisé Ali- thya, qui chiffre sa croissance à 400% au cours des cinq dernières années.«Ces investissements significatifs contribueront à augmenter sa présence tant au Canada qu\u2019à l\u2019international.» Le Devoir Royaume-Uni : le taux de chômage inchangé à 4,8 % Londres \u2014 Le taux de chômage au Royaume- Uni est resté stable à 4,8 % lors de la période de trois mois achevée fin novembre, au plus bas depuis l\u2019été 2005, a annoncé mercredi l\u2019Office des statistiques nationales.Cet indicateur, qui se maintient à un très faible niveau depuis le vote pour le Brexit, est conforme aux attentes des économistes interrogés par Bloomberg.Agence France-Presse Zone euro : l\u2019inflation confirmée à 1,1% en décembre Bruxelles \u2014 L\u2019inflation dans la zone euro a fortement accéléré en décembre, à 1,1 %, son niveau le plus haut depuis plus de trois ans, a annoncé mercredi l\u2019Office européen de statistiques Eurostat, confirmant sa première estimation.Ce chiffre est en hausse par rapport au mois de novembre, où l\u2019inflation s\u2019était élevée à 0,6 %.Cette hausse est une bonne nouvelle pour la BCE, qui s\u2019échine depuis deux ans à tenter de doper les prix.Mais le chiffre de mercredi reste encore éloigné de l\u2019objectif qu\u2019elle s\u2019est fixé d\u2019une inflation de presque 2 %, niveau jugé bénéfique à l\u2019activité économique.Dans l\u2019ensemble de l\u2019UE, les prix à la consommation ont également augmenté de 1,2 % en décembre, contre 0,6 % en novembre.Agence France-Presse Goldman Sachs se redresse New York \u2014 Les résultats de la banque américaine Goldman Sachs, qui avait connu un quatrième trimestre difficile l\u2019année précédente, ont été particulièrement solides pendant les trois derniers mois de 2016 du côté de ses activités de courtage.La banque d\u2019investissement new- yorkaise a affiché un bénéfice de 2,35 milliards, soit 5,08 $US par action, pour son plus récent trimestre.En comparaison, elle avait engrangé un profit de 765 millions, ou 1,27 $US par action, au cours de la même période un an plus tôt.Associated Press L E D E V O I R , L E J E U D I 1 9 J A N V I E R 2 0 1 7 É C O N O M I E B 4 L E S P E T I T E S A N N O N C E S AVIS DE DÉCÈS Courriel : petitesannonces@ledevoir.com Téléphone : 514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 160 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.160 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER PROVENCE Vallée du Rhône Maison de village dans le quartier médiéval de Nyons.2 c.c.2 s.de b.Toute équipée.Terrasse ensoleillée.Internet.www.bonnevisite.ca/nyons mariehalarie@gmail.com 819-300-1330 170 HORS FRONTIÈRES EUROPE À LOUER Gîte à vendre clé en main (B&B) Classé 3 Soleils par la CITQ 4 saisons.Clientèle établie.Endroit apprécié.Île Anticosti.Hélène : 579-488-0323 *Librairie Bonheur d'Occasion* achète à domicile livres de qualité en tout genre.514 914-2142 1317, ave du Mont-Royal Est 307 LIVRES ET DISQUES 170 HORS FRONTIÈRES EUROPE À LOUER OUTREMONT 445 St-Joseph Ouest, près Laurier Immeuble béton, ascenseurs Chauffé, eau chaude et électroménagers inclus.Garages intérieurs 125 $/mois SURINTENDANT 514-276-5949 4½ (petit) 1 450 $/mois 4½ (grand) 1 750 $/mois CHARLEVOIX : LE FLEUVE DANS VOTRE ASSIETTE À LOUER AU MOIS Maison sur la falaise de Pointe-au-Pic (La Malbaie).Tranquille.Entièrement meublé, 3 chambres, tout compris, câble, Wi-Fi.Vue panoramique sur le fleuve et les montagnes.Près de tous les services et attractions.Immense terrain.Non-fumeur.Pas d?animaux.Hiver et printemps 2017 : 2 000 $ / mois Tarif à discuter pour plus d\u2019un mois en continu.438-491-2301 PRECOURT.GAGNE@GMAIL.COM 165 PROPRIÉTÉS À LOUER 165 PROPRIÉTÉS À LOUER 564 DÉCORATION INTÉRIEURE 564 DÉCORATION INTÉRIEURE 564 DÉCORATION INTÉRIEURE BAIN EN BOIS 100 % QUÉBEC ARTECO INC arteco.ca 438.397.1560 arteco.inc@gmail.com PARCE QUE VOUS ÊTES UNIQUE FERMETURE Librairie Marché du Livre 25% DE RABAIS ADDITIONNEL Angle Maisonneuve / St-Hubert Métro Berri-UQAM 307 LIVRES ET DISQUES M adrid \u2014 Le nombre de touristes a progressé de 4 % au niveau mondial en 2016, atteignant 1,2 milliard de visiteurs, grâce à la croissance du nombre de voyageurs provenant d\u2019Asie (+8 %), a annoncé mardi l\u2019Organisation mondiale du tourisme (OMT).L\u2019Europe reste la région du monde la plus visitée, avec 620 millions de touristes, mais le nombre de visiteurs y a moins progressé (+2 %) que l\u2019année précédente en raison des craintes liées à la sécurité dans cer tains pays.En revanche, le nombre de touristes recule de 4% au Moyen-Orient, selon des données encore partielles qui doivent être prises avec précaution, a précisé l\u2019OMT, agence des Nations Unies basée à Madrid.Le secrétaire général Taleb Rifai s\u2019est félicité de la « résilience » du tourisme mondial, malgré les défis posés dans plusieurs régions par les problèmes de terrorisme.Sept ans de croissance Quelque 46 millions de touristes supplémentaires ont voyagé à travers le monde en 2016, soit la septième année de croissance depuis 2009, après la crise financière mondiale.La hausse du nombre de touristes asiatiques provient à la fois de visites à l\u2019intérieur de la région Asie-Pacifique et à l\u2019extérieur, explique l\u2019OMT.L\u2019Asie-Pacifique est la 2e région mondiale à accueillir des touristes, avec 303 millions de personnes l\u2019an dernier.Les résultats européens sont « très mitigés », certaines destinations ayant «un taux de croissance à deux chif fres et d\u2019autres un taux plat », a souligné Taleb Rifai, lors d\u2019une conférence de presse.Les arrivées en Europe du Nord et Europe centrale sont en nette hausse (+6 % et +4 %), alors qu\u2019en Europe du Sud méditerranéenne la croissance n\u2019est que de 1 % et qu\u2019elle stagne en Europe de l\u2019Ouest.Amériques Les Amériques ont enregistré une croissance de 4 % du nombre de touristes, dans la moyenne mondiale.L\u2019Amérique du Sud et centrale enregistrent la progression la plus nette (+6 %).L\u2019Afrique rebondit après une forte chute en 2015, et enregistre une hausse de 8 % du nombre de visiteurs.Mais comme pour le Moyen-Orient, les données ne sont pas complètes pour cette région.Les chif fres précis pays par pays n\u2019ont pas été détaillés.Ils seront publiés dans quelques semaines.En 2015, la France s\u2019était classée 1e destination mondiale, suivie des États- Unis et de l\u2019Espagne.« Je crois que ce classement [\u2026] restera le même pour 2016 », a expliqué M.Rifai, tout en refusant de donner plus de détails.En 2017, le tourisme mondial devrait continuer à croître de 3 à 4 %, estime l\u2019OMT.Le tourisme représente 10% du PIB mondial, 7 % du commerce international et 30% des exportations de services, selon l\u2019OMT.Un emploi sur 11 dans le monde provient du tourisme, si l\u2019on tient compte des emplois directs, indirects et induits.Agence France-Presse VOYAGE Le tourisme mondial est en hausse de 4 % NICOLAS ASFOURI AGENCE FRANCE-PRESSE Une rue de Pékin dans une Chine dont la croissance connaît un ralentissement jamais vu en un quart de siècle J U L I E N G I R A U L T à Pékin L a Chine a vu son économie s\u2019essouffler en 2016, avec une croissance attendue au plus bas depuis 26 ans, selon un panel d\u2019experts, tandis que les moteurs qui soutiennent l\u2019activité \u2014 immobilier en surchauffe et endettement \u2014 risquent de caler en 2017.D\u2019après la prévision médiane de 23 exper ts sondés par l\u2019AFP, la croissance du PIB chinois a ralenti l\u2019an dernier à 6,7 %, après avoir trébuché à 6,9 % en 2015.Ce serait le plus faible taux de croissance de la deuxième économie mondiale depuis 1990, mais il serait conforme aux anticipations du régime, qui visait une croissance entre 6,5 % et 7 %.Le chiffre officiel, publié vendredi, sera scruté de près en dépit d\u2019une fiabilité contestée : le géant asiatique représente 30 % de la croissance planétaire et reste la première puissance commerciale.Le président Xi Jinping s\u2019est d\u2019ailleurs fait mardi, à Da- vos, le chantre de la mondialisation, rappelant que la Chine contribuait à la prospérité du globe.Certes, Pékin maintient les apparences : après une croissance de 6,7 % sur chacun des trois premiers trimestres de 2016, les analystes attendent une nouvelle stabilisation (+6,7 %) sur octobre décembre.Mieux : les prix à la sortie d\u2019usine progressent à un rythme inédit depuis cinq ans \u2014 de bon augure pour la demande \u2014 et la production industrielle comme manufacturière a accéléré.Piliers fragiles Mais à quel prix ?Les piliers de l\u2019économie chinoise sont fragiles : une embardée du crédit alimentée par des taux accommodants, des dépenses publiques fortement accrues dans les infrastructures et surtout une envolée du marché immobilier, obser ve Claire Huang, analyste à la Société Générale.Les grandes métropoles ont vu le prix du mètre carré neuf s\u2019envoler (+40 % sur un an dans certaines villes), les Chinois plébiscitant la pierre faute d\u2019autres investissements rémunérateurs.Or, immobilier et construction représentent environ 15 % du PIB chinois.« Une part substantielle de la croissance de 2016 \u2014 0,5 point de pourcentage \u2014 provient des services de ventes immobilières », estime Brian Jackson, analyste de IHS Market.Dans le même temps, le gonflement des crédits immobiliers participe à l\u2019irrépressible dérive de l\u2019endettement : la dette publique et privée avoisine 250 % du PIB.En réaction, plusieurs dizaines de villes ont durci les règles d\u2019achat et d\u2019obtention d\u2019un crédit, dans l\u2019espoir de juguler la bulle immobilière.«Le gouvernement resserre la réglementation sur l\u2019immobilier, la banque centrale veut restreindre le crédit : on s\u2019attend logiquement à voir le PIB piquer du nez mi-2017 », commente Mme Huang.«On peut prévoir un douloureux contrecoup du marché immobilier, qui plombera la croissance, confirme M.Jackson.Ce problème va dominer l\u2019année qui s\u2019ouvre.» Des inconnues Le panel d\u2019exper ts table pour 2017 sur une croissance de 6,5 %, deux banques anticipant même seulement 6 %.Pour tant, quelques inconnues pourraient bousculer les pronostics \u2014 à commencer par Donald Tr ump.Le prochain président américain promet rabais d\u2019impôts et investissements dans les infrastructures : «Autant de mesures susceptibles de doper la demande américaine et d\u2019avoir des retombées positives pour le commerce chinois », souligne Eva Yi, du courtier CICC.D\u2019autant que la dépréciation du yuan (qui a plongé de 7 % l\u2019an dernier face au dollar) pourrait finir par appor ter un coup de pouce, après un plongeon des expor tations chinoises en 2016.« Mais l\u2019intensification des incertitudes [politiques] et le risque de restrictions douanières » imposées par Donald Trump « devraient enrayer les exportations », tempère Louis Kuijs, d\u2019Oxford Economics.Sur tout, la conjoncture demeure précaire : l\u2019industrie chinoise est plombée par des surcapacités et hantée par des sociétés étatiques « zombies » surendettées, tandis que les fuites de capitaux s\u2019intensifient.Douloureuse transition Certes, Pékin vante ses efforts de rééquilibrage, en dopant la consommation intérieure, les nouvelles technologies et les ser vices et en restructurant les sociétés d\u2019État.Mais la transition s\u2019avère douloureuse : pour transformer la Chine sans se reposer sur l\u2019endettement, « la croissance doit être sacrifiée », insiste Claire Huang.Or Pékin redoute tout «atterrissage brutal» susceptible de menacer la stabilité sociale.«Réformes économiques et croissance à court terme sont contradictoires, conclut Mme Huang.Si le gouvernement recourt à de vieilles recettes pour stimuler l\u2019économie, sa détermination à réformer restera superficielle.» Agence France-Presse CROISSANCE L\u2019économie de la Chine s\u2019est essoufflée en 2016 MIGUEL MEDINA AGENCE FRANCE-PRESSE Touristes asiatiques devant la tour Eif fel, à Paris Bénéfice en hausse pour Citigroup New York \u2014 Le géant bancaire américain Citigroup a affiché mercredi un bénéfice en hausse de 7 % au quatrième trimestre.La banque new-yor- kaise a témoigné d\u2019un profit de 3,57 milliards $US ou 1,14 $US par action, comparativement à 3,34 milliards ou 1,02 $US par action l\u2019an dernier.Pour l\u2019exercice, la banque annonce des revenus de 20,29 milliards.Associated Press Le géant asiatique représente 30% de la croissance planétaire L E D E V O I R , L E J E U D I 1 9 J A N V I E R 2 0 1 7 LE MONDE B 5 Afghanistan : les suicides de jeunes femmes augmentent Kaboul \u2014 Le nombre de suicides et de tentatives de suicides en Afghanistan a bondi au cours des quatre dernières années, en particulier chez les filles et femmes de 15 à 29 ans, selon le ministère de la Santé.«Sur les quatre dernières années, le nombre de personnes ayant tenté ou s\u2019étant suicidées a fortement augmenté, atteignant les 10 000», soit une moyenne annuelle de 2500, contre « seulement 1205 en 2012», affirme le ministère dans une étude publiée sur le site du gouvernement afghan.«La plupart sont des femmes âgées de 15 à 29 ans.» Difficile de savoir s\u2019il s\u2019agit d\u2019un meilleur enregistrement des cas de suicides ou d\u2019une véritable hausse, mais le ministère évoque « les pressions économiques et sociales » comme principales causes de cette augmentation vertigineuse, dans un pays en guerre depuis quatre décennies où la sécurité se détériore.Agence France-Presse Nigeria : le bilan s\u2019alourdit Maiduguri \u2014 Les opérations de secours restaient extrêmement difficiles mercredi dans le nord-est du Nigeria, où l\u2019armée de l\u2019air a bombardé par erreur mardi un camp de déplacés, faisant au moins 70 morts selon un dernier bilan du Comité international de la Croix- Rouge.Ce camp accueille des déplacés qui ont fui les violences perpétrées par le groupe djihadiste Boko Ha- ram, qui mène depuis 2009 une insurrection contre le gouvernement.Selon le CICR et MSF, ce bilan devrait encore évoluer, compte tenu des conditions de soins extrêmement précaires.L\u2019organisation des évacuations et des premiers secours représentent un défi dans cette région isolée, près de la frontière camerounaise, où sont toujours retranchés de nombreux combattants islamistes de Boko Haram.Agence France-Presse Donald Trump n\u2019aime pas Twitter Washington \u2014 Le président américain désigné Donald Trump, dont les diatribes matinales et prises de position politiques sur Twitter tiennent le monde en haleine, assure qu\u2019il n\u2019aime pas utiliser ce réseau social.«Je n\u2019aime pas Twitter», a dit M.Trump à l\u2019émission Fox and Friends sur Fox News, diffusée mercredi.«J\u2019ai d\u2019autres choses à faire.Mais j\u2019ai droit à une couverture médiatique très malhonnête, à une presse très malhonnête.Et c\u2019est la seule manière que j\u2019ai trouvée de réagir», a-t-il déclaré.Agence France-Presse P H I L I P P E O R F A L I «M erci beaucoup, membres de la presse.Et bonne chance.» C\u2019est sur ces mots lourds de sens que le 44e président des États-Unis, Barack Obama, a conclu sa toute dernière conférence de presse mercredi, à deux jours de son dépar t de la Maison- Blanche.Bilan de 45 minutes au cours desquelles il ne s\u2019est pas défilé.Sur Manning et Assange Dès la première question, Obama a été appelé à expliquer sa décision de commuer la peine de prison de 35 ans de Chelsea Manning, cette mil i taire transgenre qui, alors qu\u2019elle se prénommait Bradley, avait été reconnue coupable d\u2019avoir transmis plus de 700 000 documents classifiés Confidentiel au site WikiLeaks, en 2013.« Je n\u2019ai aucun problème à dire que justice a été rendue», a déclaré M.Obama, au lendemain de sa décision qui permettra à Chelsea Manning de quitter la prison pour hommes où elle est incarcérée, le 17 mai.Elle a purgé «une dure peine de prison [\u2026] elle a été jugée et elle a reconnu sa responsabilité pour son crime, la peine qu\u2019elle a reçue était très dispropor tionnée », a-t-il estimé, rappelant qu\u2019il avait commué et non annulé cette peine.Cette commutation survient alors que le fondateur de Wiki- Leaks, Julian Assange, déclarait la semaine dernière sur Twitter qu\u2019il ne s\u2019opposerait pas à son extradition aux États-Unis adve- nant la libération de Mme Manning.Il est réfugié depuis quatre ans à l\u2019ambassade d\u2019Équateur à Londres.Il s\u2019est depuis ravisé en disant qu\u2019il exigeait sa libération immédiate.« Je ne porte pas beaucoup d\u2019attention aux publications de M.Assange [sur Twitter] », a soutenu M.Obama.Il n\u2019a pas voulu dire ce qui adviendrait de M.As- sange à son éventuelle arrivée au pays, soutenant que cela relève de la justice américaine.Sur la Russie Se gardant bien de critiquer son successeur, Barack Obama a plutôt reproché à la Russie une « escalade du discours antiaméricain » qui a coïncidé avec le retour de Vladimir Poutine à la présidence de la fédération russe, en 2012.« Je pense qu\u2019il est dans l\u2019intérêt de l\u2019Amérique et du monde d\u2019avoir une relation constructive avec la Russie », a-t-il insisté, reconnaissant qu\u2019elle est plus « dif ficile » et « antagoniste » que « constructive » par les temps qui courent.Sur Israël et la Palestine Le président âgé de 55 ans «continue d\u2019être préoccupé par la relation israélo-palestinienne».Le statu quo est «intenable, dangereux pour Israël, pour les Palestiniens, la région et notre sécurité nationale», a-t-il insisté, disant être arrivé en poste avec l\u2019espoir d\u2019en faire davantage.On ne peut forcer les deux parties à s\u2019entendre, mais la solution à deux États est la seule qui puisse fonctionner, selon lui.Il s\u2019est dit « profondément inquiet », lançant une importante mise en garde à Donald Trump, qui avait promis de déplacer l\u2019ambassade américaine à Jérusalem, ce qui ferait dérailler cette option.«Les électeurs israéliens et palestiniens doivent comprendre que la fenêtre est en train de se refermer», a-t-il dit.Obama, la «belle-mère» de Trump S\u2019il compte se faire discret au cours des prochaines années pour laisser l\u2019avant-plan à son successeur, Obama a affirmé qu\u2019il prendrait la parole si les «valeurs fondamentales » de l\u2019Amérique étaient menacées.« Je suis profondément convaincu que ça va aller », a déclaré le président sortant, sur un ton calme et rassurant.« Je mets dans cette catégorie la discrimination systématique, les obstacles au droit de vote, les tentatives visant à faire taire les voix discordantes ou la presse, ou encore l\u2019idée d\u2019expulser des enfants qui ont grandi ici et qui sont, à tous égards, des enfants américains.» Se tenant devant les reporters au sein de l\u2019imposante salle de presse de l\u2019aile ouest de la Maison-Blanche, M.Obama y est également allé d\u2019un vibrant plaidoyer en faveur de la liberté de la presse, si vertement critiquée par M.Trump.« Vous avoir dans ce bâtiment a permis à ce lieu de mieux fonctionner», a-t-il déclaré.Les journalistes doivent être aussi « tenaces » avec son successeur, selon lui.Et puis, après?Abordant sa vie d\u2019après la Maison-Blanche, il a insisté sur son envie de prendre du recul après huit années dans la «bulle» de Washington.«Je veux écrire, être un peu silencieux, je veux passer du temps avec mes filles.» «Je ne veux pas m\u2019entendre parler autant», a-t-il ajouté dans un sourire, avant d\u2019exprimer longuement sa fierté pour ses deux adolescentes.Le Devoir Des adieux en forme de mise en garde Barack Obama défend sa décision de commuer la peine de Manning lors de sa dernière conférence de presse CAROLYN KASTER ASSOCIATED PRESS Le 44e président américain a tenu, mercredi, la dernière conférence de presse de son mandat.I S A B E L L E P A R É À quelques heures de l\u2019assermentation du nouveau président américain, Donald J.Trump, on prévoyait encore que la foule attendue pour assister à «la journée présidentielle» ne dépasserait pas les masses qui convergeront dans la capitale américaine samedi pour participer à la fameuse marche des femmes et aux diverses marches de protestations.Depuis plusieurs jours déjà, de nombreux médias américains rapportent que les réservations liées aux événements de « la journée présidentielle » dans les hôtels ne sont pas au rendez-vous.De nombreux hôteliers ont dû sabrer leurs prix (faramineux, jusqu\u2019à 1500 $ la nuit !) ou diminuer le nombre de journées minimales requises pour réserver une chambre à proximité des événements of ficiels.Dès le lendemain de l\u2019élection présidentielle, plusieurs partisans d\u2019Hillar y Clinton avaient annulé leurs réservations dans la capitale américaine, et les admirateurs de Trump ont tardé à se manifester.Mais il semble que la marche monstre, qui prévoit de réunir jusqu\u2019à 200 000 femmes et divers groupes sociaux pour protester contre le discours misogyne et exclusif du futur président, ait permis de compenser l\u2019enthousiasme plus discret d\u2019autres cl ients à l\u2019égard du futur président, rapportait mercredi le L.A.Times.Bien que Donald Trump ait appelé ses partisans républicains à « établir un record de foule » lors de son assermen- tat ion, on prévoit que les anti-Tr ump seront aussi \u2014 sinon plus \u2014 nombreux lors de la journée marquant l\u2019entrée en fonction of ficielle du nouveau commandant en chef des États-Unis.Selon le New York Daily News, plus de 1200 permis de stationnement pour bus ont été requis auprès de la Ville de Washington par des groupes de protestation associés à la marche du 21 janvier, alors que seulement 200 ont été obtenus pour le jour où Trump prêtera serment.Plus de 30 groupes ont aussi réclamé un permis de manifester lors de cette journée présidentielle, soit quatre fois plus que lors des assermentations précédentes, selon le service national des Parcs.Tensions en vue Dès ce jeudi soir, plusieurs événements officiels lanceront les célébrations des partisans républicains, mais des rassemblements non of ficiels, dont ceux organisés par trois groupes de motards opposés, devraient attirer à Washington plusieurs milliers d\u2019autres admirateurs de Donald Trump.D\u2019ailleurs, la cohabitation de pros et d\u2019anti-Trump en aussi grand nombre dans les commerces et hôtels de la capitale est une situation «unique» qui a poussé plusieurs établissements à rehausser le nombre de leurs agents de sécurité par mesure de précaution, selon le site Politico.com.Et cela, pour prévenir d\u2019éventuelles échauffourées.Plusieurs résidants ont choisi de quitter la ville pendant le prochain week-end, soit par dépit, soit par crainte d\u2019éventuelles prises de bec, affirme le site de nouvelles politiques.Plus philosophes, certains hôtels ont plutôt décidé d\u2019offrir des cocktails « biparti- sans » à leurs clients, espérant ainsi jouer d\u2019humour pour faire baisser la tension.Le Devoir WASHINGTON Assermentation de Trump : la bataille des chiffres La marche des femmes compense les réservations tardives dans les hôtels G ao \u2014 Un attentat suicide visant des combattants de groupes armés signataires de l\u2019accord de paix au Mali, qui a fait près de 60 mor ts mercredi à Gao, principale ville du nord du pays, a été revendiqué par al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).Les combattants, appar tenant à la Coordination des mouvements de l \u2019Azawad (CMA, ex-rébellion à dominante touareg), ou à des groupes armés pro-gouverne- mentaux, se préparaient pour les patrouilles mixtes prévues par l\u2019accord de paix signé en mai-juin 2015 entre Bamako et ces différents groupes armés.Ces patrouilles, auxquelles doivent également se joindre des militaires maliens, sont censées préfigurer la refonte d\u2019une armée malienne unitaire.Le président Ibrahim Bouba- car Keïta a annoncé un deuil national de trois jours à la suite de cet attentat, le plus meurtrier de l\u2019histoire récente du Mali.Dans une allocution télévisée, il a annoncé au moins 60 morts et 115 blessés, sans préciser si ce bilan incluait le ou les auteurs de l\u2019attentat.Le gouvernement malien a fait état de «cinq kamikazes» parmi les tués, mais dans sa revendication, le groupe du djihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar, rallié à Aqmi depuis plus d\u2019un an, n\u2019a cité qu\u2019un auteur.Il l\u2019a identifié comme « Ab- delhadi al-Foulani », indiquant son appar tenance à l\u2019ethnie peule, dans un communiqué publié par l\u2019agence maurita- nienne Al-Akhbar, et SITE, centre américain de sur veil- lance des sites djihadistes.Le même groupe avait déjà revendiqué l\u2019attentat suicide à la voiture piégée contre l\u2019aéroport de Gao, à quelques centaines de mètres de là, le 29 novembre 2016.La Mission de l \u2019ONU au Mali (MINUSMA) a évoqué « des dizaines de morts », ainsi que « des dizaines de blessés », précisant que le camp abritait 600 combattants.Des corps ont été déchiquetés et des membres projetés par l\u2019explosion, très puissante, selon un témoin.Le véhicule utilisé dans l\u2019attentat était aux «couleurs du Mécanisme opérationnel de coordination» (MOC), chargé d\u2019organiser ces patrouilles, a souligné le président malien, s\u2019indignant de cette «manière traîtresse».Un combattant rescapé a dénoncé les défaillances des mesures de sécurité.La médiation internationale et les par ties signataires de l\u2019accord ont condamné «un attentat lâche et meurtrier commis par les ennemis de la paix».Le Conseil de sécurité de l\u2019ONU, réuni mercredi pour discuter de la situation au Mali, a estimé que « les retards continuels menacent la viabilité de l\u2019accord ».« En l\u2019absence d\u2019autorité étatique et des arrangements intérimaires, le phénomène terroriste prend des proportions de plus en plus inquiétantes au nord et au centre du Mali », a déploré le chef des opérations de maintien de la paix de l\u2019ONU, Hervé Ladsous.Agence France-Presse MALI Attentat kamikaze contre les groupes signataires de l\u2019accord de paix Snowden, en Russie au moins jusqu\u2019en 2020 Moscou a prolongé jusqu\u2019en 2020 le permis de séjour de l\u2019ex-consultant de la NSA et lanceur d\u2019alerte Edward Snowden, qui vit depuis 2013 en Russie.M.Snow- den réunit «toutes les conditions nécessaires pour obtenir la nationalité» russe dans le futur, a ajouté son avocat, cité par l\u2019agence de presse russe RIA Novosti.Snow- den bénéficiait jusque-là d\u2019un permis de séjour de trois ans, obtenu après un droit d\u2019asile d\u2019un an.Il avait au départ passé plus d\u2019un mois \u2014 selon la version officielle \u2014 dans la zone de transit de l\u2019aéroport international moscovite.L\u2019ancien consultant de la NSA a fui en Russie après avoir transmis à la presse des dizaines de milliers de documents prouvant l\u2019étendue des activités de la NSA, démontrant l\u2019ampleur de la surveillance électronique exercée par les États-Unis.La décision d\u2019offrir la clémence à Chelsea Manning a été saluée par Edward Snowden, lui-même inculpé aux États-Unis d\u2019espionnage et de vol de documents appartenant à l\u2019État.«Dans cinq mois, tu seras libre.Merci pour tout ce que tu as fait pour tout le monde, Chelsea», a-t-il réagi sur Twitter, ajoutant : «Merci, Obama.» Agence France-Presse Bush père et son épouse hospitalisés Washington \u2014 George H.W.Bush et son épouse Barbara étaient tous deux hospitalisés mercredi à Houston, au Texas, l\u2019ancien président américain de 92 ans à la santé déclinante ayant été admis en soins intensifs après une pneumonie.Le républicain qui succéda à Ronald Reagan pour un seul mandat, de 1989 à 1993, a été hospitalisé samedi pour une insuffisance respiratoire.Mercredi, il a été transféré en soins intensifs.« Il a été admis dans l\u2019unité de soins intensifs [\u2026] pour un problème respiratoire aigu lié à une pneumonie, a indiqué son fidèle porte-parole, Jim McGrath, dans un communiqué.Les médecins ont effectué une procédure pour protéger et libérer ses voies respiratoires, ce qui a requis une sédation.Le président Bush est dans un état stable et se repose confortablement dans l\u2019unité de soins intensifs, où il va rester pour observation», poursuit-il.Barbara Bush, 91 ans, a elle aussi été admise à l\u2019hôpital.Il s\u2019agit d\u2019une précaution «à la suite d\u2019une fatigue et de toux», selon Jim McGrath.Agence France-Presse Avec près de 60 morts, cet attentat est le plus meurtrier de l\u2019histoire récente du Mali L E D E V O I R , L E J E U D I 1 9 J A N V I E R 2 0 1 7 LES SPORTS B 6 M I C H E L L A M A R C H E à Brossard I l est permis de se demander si l\u2019initiative de la Ligue nationale de hockey de permettre à ses 30 équipes, pendant les deux premiers mois de 2017, de bénéficier de cinq journées consécutives de congé sans entraînement, ni match procure plus de désavantages que de bénéfices.Quelques heures avant l\u2019affrontement de mercredi contre les Penguins de Pittsburgh au Centre Bell, le sujet du calendrier condensé est revenu sur le tapis en plusieurs occasions pendant le point de presse de Michel Therrien.D\u2019ailleurs, mais sans élaborer, l\u2019entraîneur-chef du Canadien a admis qu\u2019il partageait l\u2019opinion émise par Mike Babcock, son homologue des Maple Leafs de Toronto, qui a récemment manifesté son désaccord au sujet de cette pause dont viennent de profiter ses joueurs.Celle du Canadien s\u2019échelonnera du 13 au 17 février.Dans le but évident de permettre à sa troupe de refaire le plein d\u2019énergie le plus possible, Therrien a plusieurs fois annulé des séances d\u2019entraînement pourtant planifiées à l\u2019horaire.Ce fut le cas mardi, au lendemain du match à Detroit.Et il lui est aussi arrivé de décréter des séances optionnelles auxquelles n\u2019ont pris par t que quelques joueurs.Alors qu\u2019il s\u2019apprête à jouer sa 46e rencontre de la saison, le Canadien se trouve au cœur d\u2019une deuxième semaine d\u2019affilée où il doit disputer quatre matchs en six jours.Le Tricolore a vécu de telles séquences à la fin d\u2019octobre et à la mi-novembre, et devra se payer huit rencontres en 13 jours entre le 31 janvier et le 12 février, incluant des visites au Colorado et en Arizona.Situation difficile Dans un tel contexte, il peut parfois être dif ficile pour un entraîneur-chef de tenir des séances d\u2019entraînement pour apporter les correctifs.Pour cette raison, Therrien dit ne pas regarder trop loin devant.«Chaque petit temps qu\u2019on a pour s\u2019entraîner est important.On prend souvent le temps, le matin d\u2019un match, par exemple, pour travailler l\u2019avantage numérique.C\u2019est sûr que c\u2019est une situation qui n\u2019est pas idéale pour personne.On se concentre beaucoup sur notre préparation d\u2019un match à la fois.On ne pense pas à ce qui s\u2019en vient », a-t-il expliqué.Sans faire de lien direct avec le calendrier condensé et les entraînements moins fréquents, Therrien a constaté qu\u2019il y a eu effusion de buts récemment.Ce fut le cas lundi lorsque les Penguins ont défait les Capitals de Washington 8-7 et de nouveau mardi, dans un gain de 7-6 des Stars de Dallas contre les Rangers de New York.Le Canadien a vécu un match de ce genre à Winnipeg, où il a gagné 7-4 le 11 janvier.Lors de son point de presse, Therrien a insisté sur l\u2019importance de bien doser ses énergies, tout en s\u2019entraînant et en apprenant.« Ce n\u2019est pas seulement au hockey, c\u2019est comme ça dans tous les sports confondus.Si un athlète veut performer à son maximum, il a besoin d\u2019être efficace mentalement, physiquement aussi.Il y a des temps dans notre calendrier où on n\u2019est pas capable d\u2019aller chercher tous ces éléments-là.Ça donne que souvent, tu vas gagner des matchs uniquement avec l\u2019énergie du désespoir.Ça donne des matchs intéressants pour les par tisans, mais peut-être pas pour les entraîneurs.» La Presse canadienne Le calendrier condensé dans la LNH semble laisser des traces Le Canadien s\u2019incline à domicile contre les Penguins Des champions de la coupe Stanley en grande forme ont in?igé un revers de 4-1 au Canadien de Montréal, mercredi soir.Les Penguins ont pu pro?ter de la contribution de Ian Cole, Eric Fehr, Jake Guentzel et Olli Maata tandis que Sven Andrigetto a fourni l\u2019unique but du Tricolore.Sur notre photo, le défenseur du Canadien Nathan Beaulieu est frappé par l\u2019attaquant des Penguins Nick Bonino.Lisez notre compte-rendu du match sur les plateformes numériques du Devoir.J E A N D I O N Au bout du compte, la patience de Tim Raines aura été récompensée.Une décennie et demie après qu\u2019il eut accroché ses crampons au terme d\u2019une remarquable carrière, l\u2019ancien voltigeur étoile des Expos de Montréal fera son entrée au Temple de la renommée du baseball par la grande porte.À sa 10e et dernière année d\u2019admissibilité, Raines a reçu 86% d\u2019appuis des 442 membres de la Baseball Writers\u2019Association of America ayant pris part au scrutin annuel scrutin dont les résultats ont été rendus public mercredi.Il fallait obtenir 75% de voix pour être élu.Raines, qui sera accompagné au Panthéon du premier-but des Astros de Houston Jeff Bagwell (86,2% à sa septième année) et du receveur Ivan Rodriguez (76% à sa première), deviendra ainsi le troisième joueur à porter une casquette des Expos sur la plaque qui l\u2019honorera à Cooperstown, après Gary Carter et Andre Dawson.Une autre ancienne gloire du club montréalais, le voltigeur Vladimir Guerrero, a pour sa part échoué à recueillir un nombre suffisant de votes pour accéder au Temple.Mais avec 71,7% d\u2019appuis, lui dont le nom apparaissait sur le bulletin pour la première fois pourrait franchir la barre dès l\u2019an prochain.En tout cas, il a le temps.«J\u2019étais à la maison avec ma famille et j\u2019espérais que le téléphone sonne.Et il a sonné», a commenté Raines, 57 ans, sur mlb.com immédiatement après son élection.« Il y avait beaucoup, beaucoup d\u2019excitation.» Il a rappelé les belles années du baseball à Montréal, où, dit-il, il a fait l\u2019objet d\u2019un soutien «tout à fait incroyable».Il a évoqué la saison 1981, sa première complète dans les ligues majeures, alors que les Expos sont passés à un point d\u2019atteindre la Série mondiale.«Nous étions si près, a- t-il mentionné.Mais nous pensions que l\u2019avenir était prometteur et que nous aurions d\u2019autres occasions [de rempor ter le championnat].Malheureusement, ce n\u2019est jamais arrivé.» Il a aussi rendu hommage aux leaders de l\u2019équipe à l\u2019époque, notamment Carter, Dawson et Warren Cromartie, qui l\u2019ont aidé alors qu\u2019il était encore tout jeune.«Ces gars-là m\u2019ont tout appris», a-t-il expliqué.Le cœur à Montréal De la longue attente qu\u2019il a dû endurer avant d\u2019entrer au Temple \u2014 il est le quatrième joueur seulement de l\u2019histoire à le faire à sa dernière année d\u2019éligibilité \u2014, Raines a dit que la chose devenait plus stressante à mesure que la fenêtre se refermait.«Les six premières années, je ne peux pas dire que c\u2019était difficile.J\u2019étais très loin du compte [en 2009, il n\u2019a récolté que 22,6% d\u2019appuis].Mais ces derniers temps, je voyais les votes en ma faveur augmenter et je me demandais si je finirais par en avoir assez.» « L\u2019an dernier, j\u2019étais passablement heureux avec 69,8% et j\u2019ai songé que c\u2019était à ma portée.Mais je peux dire que j\u2019ai perdu un peu de sommeil ces derniers mois.» Même si Raines a joué pour d\u2019autres équipes et connu du succès ailleurs \u2014 il a remporté deux fois la Série mondiale avec les Yankees de New York, en 1996 et 1998 \u2014, il n\u2019a jamais fait de doute dans son esprit qu\u2019il entrerait au Temple sous les couleurs des Expos, avec lesquels il a disputé ses 10 premières vraies campagnes dans les ligues majeures.Dans une récente entrevue à mlb.com, il disait : «Montréal signifie tout pour moi.Les partisans m\u2019ont accueilli comme un fils.J\u2019adore cette ville.Les gens appréciaient la façon dont je jouais, et ils me l\u2019ont fait savoir.Ça m\u2019a beaucoup aidé lorsque j\u2019étais jeune.Ils ont été derrière moi dès le premier jour.» La cérémonie d\u2019intronisation 2017 aura lieu le 30 juillet à Cooperstown, dans l\u2019État de New York.En plus de Raines, Bag- well et Rodriguez, l\u2019ancien commissaire du baseball majeur Bud Selig et le dirigeant de longue date des Braves d\u2019Atlanta John Schuerholz seront également honorés.Un grand voleur Raines a passé 23 saisons dans les ligues majeures entre 1979 à 2002, portant les couleurs des Expos (deux fois, 1979-1990 et 2001), des White Sox de Chicago, des Yankees, des Athletics d\u2019Oakland, des Orioles de Baltimore et des Marlins de la Floride.Il a maintenu une moyenne au bâton de ,294 avec 1571 points marqués, 170 circuits et 980 points produits.Mais la véritable marque de commerce de Raines était sa formidable rapidité.En carrière, il a volé 808 buts, dont un sommet de 90 en 1983, ce qui lui vaut le 5erang de tous les temps.Et il se donnait souvent l\u2019occasion de courir: son taux de présence sur les sentiers était de ,385.Guerrero, lui, a frappé pour une moyenne de ,318 et réussi 449 coups de circuit au fil de 16 campagnes dans l\u2019uniforme des Expos (1996-2003), puis des Angels d\u2019Anaheim, auxquels il s\u2019est joint en tant que joueur autonome en 2004, des Rangers et des Orioles.La liste des rares joueurs qui ont fait mieux que lui quant à la moyenne au bâton et aux circuits est faite de la crème de la crème: Babe Ruth, Lou Gehrig, Jimmie Foxx, Ted Williams et Stan Musial.«Vlad» a fait partie de l\u2019équipe d\u2019étoiles de sa ligue à neuf reprises.En 2004, il a été nommé joueur par excellence de la Ligue américaine.Guerrero a cependant déjà fait savoir que s\u2019il est un jour élu, il arborera la casquette des Angels.Un tournant?Le scrutin de cette année marque peut-être par ailleurs un tournant dans le comportement des membres de la BBWAA et dans la façon dont ils perçoivent l\u2019« ère des stéroïdes» qui a eu cours au baseball majeur dans les années 1990 et 2000.Car si Bagwell et Rodriguez n\u2019ont jamais été reconnus coupables de quoi que ce soit, leurs noms ont souvent été associés à des soupçons d\u2019usage de produits dopants.Bagwell, qui a passé toute sa carrière avec les Astros de Houston (1991-2005), a présenté un rendement de ,297 à la plaque, avec 401 circuits et 1401 points produits.Il a régulièrement tenu des propos controversés sur les substances illicites par le passé.Rodriguez, 14 fois membre de l\u2019équipe d\u2019étoiles ( ,296\u2013311- 1332), a disputé 21 saisons avec les Rangers, les Marlins, les Tigers de Detroit, les Yankees, les Astros et les Nationals de Washington.En 2005, son ancien coéquipier au Texas Jose Canseco a affirmé qu\u2019il avait lui-même injecté des stéroïdes à Rodriguez.Quand on lui a demandé quelques années plus tard s\u2019il avait déjà eu un résultat positif à un test antidopage, celui-ci a répondu: «Dieu seul le sait.» Si Bagwell et Rodriguez ont été retenus, les votants ont en revanche continué de bouder d\u2019autres gros noms liés à l\u2019ère des stéroïdes.Le lanceur Roger Clemens, lauréat de cinq trophées Cy Young, a recueilli 54,1 % d\u2019appuis, et Barr y Bonds, le roi des coups de circuit, a obtenu un score de 53,8%.À leur cinquième année d\u2019admissibilité, les deux ont cependant franchi pour la première fois le seuil de la majorité de voix, bondissant chacun de près d\u2019une dizaine de points de pourcentage par rapport à l\u2019an dernier, et ils peuvent toujours garder espoir d\u2019être retenus avant que leur période d\u2019éligibilité s\u2019achève.Le Devoir BASEBALL Tim Raines fera son entrée au Temple de la renommée PAUL CHIASSON LA PRESSE CANADIENNE L E D E V O I R , L E J E U D I 1 9 J A N V I E R 2 0 1 7 C U L T U R E B 7 À L A T É L É CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit RC Le Téléjournal 18 h District 31 Infoman L'auberge du chien noir Enquête Le Téléjournal Marina Orsini TVA TVA nouvelles Le Tricheur Piment fort Les Gags Juste pour rire L'appât / L'arnaque TVA nouvelles 22h35 Denis Lévesque 23h35 CHAOS (V.F.) (2005) TQ Cochon dingue Génial! Conseils Microphone / Marjo SOS sages-femmes De garde 24/7 REBELLE (2012) Rachel Mwanza.0h10 Nat.Geo.V Coup de foudre Souper parfait L'arbitre L'amour est dans le pré Chicago Police / L'enfant maudit En mode 22h50 Espace Découvertes 23h50 S.Silk Zone Séduction RDI Le National RDI économie 24/60 Les grands reportages Le Téléjournal RDI économie Le National Le National 24/60 TV5 17h50 Champi.Journal FR Débats: Primaire de la gauche Palais de l'Élysée Chasseurs d'aventures Journal/ Afrique 23h40 Profilage D Douanes Douanes: Can E.T.E.T.Chroniques paranormales Les dossiers de la NASA Amour fatal / Harrod 24CH Boss enchères Grand Rire VIE Comment rén.Décore ta vie Mini-maisons sur mesure Vendre ou rénover?Encan et flip au Texas Les McGillivray / Grippe-sous Amour aveugle Amour aveugle Médium MAX Espace Découvertes Mémoire sous enquête Chicago Med Younger Amour Personne d'intérêt / Samaritain Souper parfait Souper parfait La loi & l'ordre VRAK.TV Les menteuses La famille royale La vie malgré tout Lourd Lourd Charmed Partie 1 de 2 Med PL>Y Hors d'ondes RDS 17h00 Le 5 à 7 Hockey 360° LNH Hockey / Sénateurs d'Ottawa c.Blue Jackets de Columbus (D) L'antichambre (D) Sports 30 Blitz Shore lunch HISTORIA Fièvre encans Les moteurs Route 66 Dieux du ciel Fous bolides Voitures de Le lot du diable Beautés d'acier Beautés d'acier Racines Pawn Stars ARTV Le temps d'une paix Bienvenue au paradis Visite libre boîteMusique Esprit critique LA CHANSON DE L'ÉLÉPHANT (2014) Bruce Greenwood.Ça fait un bye EXPLORA Le mystère mérou Poissons monstres Océania Uranium, si puissant Concevoir l'impossible Forteresses Terre SÉRIES+ La loi et l'ordre: Crimes sexuels La Reine Une femme exemplaire Le lot du diable Perception / Le prix du sang Scandale La loi & l'ordre Z Remorquage Pros du ticket Seuls et tout nu BattleBots: Combats de robots Rois du drag Smashs Couples en déroute S'coucher Infiltration Le Carol C.SAVOIR Face à Face Le Devoir de débattre Publication uni.Rencontre Face à Face Planète Terre Rencontre Le Devoir de débattre René Lévesque ÉVASION Échappée gourmande Bikinis et mer Bikinis et mer Soleil tout inclus / Punta Cana Croisières de rêve Hôtels de luxe Lydiane autour du monde Mtl bouche TFO Flip Subito texto Boum, canon Lightning Point Danse rêves 24.7/ #ONfr LA FEMME D'À CÔTÉ (1981) Fanny Ardant.22h40 Filmstr.24.7/ #ONfr Artisans Parent un jour Cinépop 17h35 UN COEUR INVAINCU (2007) 19h25 L'ENLÈVEMENT (2008) Liam Neeson.LA FÉLINE (1982) avec Malcolm McDowell, Nastassja Kinski.CLIENT FATAL (2014) Ally Sheedy.SÉcran Cinéma 18h50 TRUMBO (V.F.) (2015) avec Diane Lane, Helen Mirren, Bryan Cranston.L'ENVIE D'ÊTRE MÈRE (2016) Josie Bissett.UN HOMME IDÉAL (2015) Pierre Niney.Cinéma Planète Planète Dinos Nounous Tribu XXI La résistance / La lutte armée Olympie, aux origines des jeux Faits divers le mag Le jugement d'Hadwin MATV Billboard Street Speaks Urban Nations Black Wealth CityLife Caucus CurieuseCité Culture zone Billboard CityLife Street Speaks CBC CBCNews On the Money Extraordinary Coronation St.The Nature of Things Firsthand / Reefer Riches CBC News: The National CBCNews Coronation St.Rick Mercer CTV CTV News Montreal Grey's Anatomy The Big Bang The Goldbergs The Big Bang The Big Bang The Big Bang The Big Bang CTV National News Montreal 0h05 Daily S.GBL 17h30 News Global National E.T.Canada Great Indoors The Good Place The Good Place Chicago Med / Graveyard Shift The Blacklist / The Harem Global News 23h35 Stephen Colbert ABC News at 6 World News Local 22 News Inside Edition Grey's Anatomy Scandal / That's My Girl 20/20 Special Edition News at 11 23h35 Jimmy Kimmel Live CBS Channel 3 News at Six Evening News Ent.Tonight The Big Bang Great Indoors Mom Life in Pieces Pure Genius / I Got This Ch.3 News 23h35 Stephen Colbert NBC NBC5 @ 6 NBC News Jeopardy! 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Oiseaux Angela, 15 ans HBO 17h40 Hip Hop Risky Drinking YouMeHer You Me Her Girls Girls John Adams / Reunion 23h10 John Adams 0h15 Pope AddikTV Les enquêtes de Murdoch Les recrues de la 15e Les enquêtes de Murdoch Il était une fois Le trône de fer Blue Moon Amis assassins TVA Sports 17h30 #Lavoie #Lavoiedubé Avant-match LNH Hockey / Capitals de Washington c.Blues de St.Louis (D) Dave Morissette en direct Le TVA sports LNH Hockey 01/19 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit Nos choix ce soir TÉLÉRÉALITÉ AU PARFUM HISTORIQUE Mais sans histoire\u2026 Enfin, celle avec un grand H.Cette nouvelle téléréalité plante ses concurrents dans le fin fond du bois dans des conditions semblables à celles qu\u2019ont connues les colons d\u2019Abitibi pendant la Grande Dépression.L\u2019ensemble est enlevant, mais il est fort dommage qu\u2019on n\u2019en profite pas pour nous éclairer sur la vraie histoire des pionniers de cette région.Le lot du diable, Historia et Séries +, 21 h ET SI ON ÉTAIT LES PROCHAINS?Cette première édition d\u2019Enquête de 2017 s\u2019intéresse à la nature de la «menace terroriste » qui pèse sur le Canada et aux moyens qui sont déployés par les autorités pour la contrer.Enquête, ICI Radio-Canada, 21 h LA VENGEANCE DE LA « PRIVÉE » Une détective privée fait équipe avec un agent du FBI pour coincer son ex, qui l\u2019a escroquée de plusieurs millions de dollars.C\u2019est la prémisse de cette nouvelle acquisition de TVA.L\u2019appât, TVA, 21 h Amélie Gaudreau JERK Dramaturgie : Dennis Cooper.Conception et mise en scène : Gisèle Vienne.Production : DACM, avec la collaboration du Quartz \u2014 Scène nationale de Brest.À l\u2019Usine C, jusqu\u2019au 21 janvier.M A R I E L A B R E C Q U E Susciter l\u2019horreur au théâtre n\u2019est pas une mince affaire.Jerk y par vient grâce à un excellent comédien-ventrilo- quiste , assisté de quelques marionnettes à gaine, d\u2019un fanzine et d\u2019effets sonores.C\u2019est tout.Et c\u2019est bien suf fisant pour créer une expérience à la fois éprouvante et étrangement absorbante.La pièce marion- nettique s\u2019appuie sur une prémisse vraie, qui dépassait justement les frontières de l\u2019humain : le meurtre, la torture et les sévices sexuels dont furent victimes près de 30 adolescents dans les années 1970 à Houston.Signé par l\u2019auteur Dennis Cooper et la metteure en scène Gisèle Vienne, la paire créatrice qui avait présenté The Ventriloquists Convention au dernier Festival TransAmé- riques, le solo, d\u2019abord joué au théâtre La Chapelle en 2010, ef fectue un dernier tour de piste à l\u2019Usine C.La marionnette y prend une charge d\u2019autant plus symbolique que la pièce met en jeu la manipulation.L\u2019effroyable récit est ainsi raconté par David, l\u2019un des deux jeunes hommes sur lesquels le tueur en série Dean Corll exerçait son joug et dont il avait fait ses complices.De la prison où il est incarcéré, d\u2019une voix dont la douceur n\u2019accuse que davantage l\u2019horreur du récit, le narrateur retrace les atrocités dont il était aussi un spectateur puisqu\u2019il les filmait.Outre David, le comédien français Jonathan Capdevielle incarne aussi, par poupées interposées, le sadique Dean, son autre protégé Wayne ainsi que les victimes qui subissaient ses fantasmes violents.Sa performance, très maîtrisée, culmine par un soufflant \u2014 et perturbant \u2014 numéro de ventriloque, où il répercute dans sa gorge cris et répliques de plusieurs personnages.En gros, cette reconstitution fictive d\u2019un fait divers offre un riche jeu avec le réel et la représentation, à plusieurs niveaux.On voit ainsi le meurtrier utiliser les cadavres de ses victimes pour y projeter l\u2019identité de ses objets de désir, de jeunes vedettes de la télévision.Un peu comme le marionnettiste insuffle la vie à ses créatures de chiffon inanimées, des pantins que David contrôle désormais.Les pistes de la manipulation y sont ainsi brouillées.L o i n d e l a v i d é o , J e r k convoque des moyens (ventriloquie, marionnettes, lecture d\u2019un récit d\u2019apparence réaliste pendant les changements d\u2019acte) qui mettent à profit l\u2019imaginaire du spectateur.Et qui provoquent, en ce qui me concer ne, plus de malaise qu\u2019un slasher hollywoodien bien gore.Étonnant l\u2019effet que peuvent créer, grâce à l\u2019art de l\u2019évocation scénique, une poupée à tête de panda ou un écœurant bruitage de bouche\u2026 Collaboratrice Le Devoir THÉÂTRE Être le pantin d\u2019un monstre ALAIN MONOT Dans Jerk, la marionnette prend une charge d\u2019autant plus symbolique que la pièce met en jeu la manipulation.SARAH-JÄDE CHAMPAGNE STÉPHANE BAILLARGEON À un moment du spectacle, après beaucoup trop de numéros ordinaires, je me suis dit dans mon amphore intérieure qu\u2019il était vraiment temps de conclure.J\u2019ai discrètement regardé l\u2019heure sur mon cell (je sais, ça ne se fait pas).Il restait encore une demi-heure pour combler les deux heures programmées.Trente fois une minute ! Au secours! C\u2019est la première évidence de cette exploration scénique pour l\u2019équipe radiophonique de La soirée est (encore) jeune : il aurait fallu que le metteur en scène Serge Denoncourt comprime vers l \u2019essentiel du sympaticodrolatique.L\u2019autre évidence découle aussi d\u2019un trop-plein de confiance.Désolé, mais les personnalités brillantes, brouillonnes et attachantes du quatuor radiophonique ne fournissent pas une assise suffisante pour construire sur scène.Et, malheureusement, il n\u2019y a pas dans chaque gars de radio un comédien qui sommeille.La bande le savait.Elle s\u2019est donc adjoint l\u2019aide du pro du one man show Fabien Cloutier.Il domine effectivement par sa présence théâtrale et s\u2019intègre agréablement dans l\u2019univers irrévérencieux de ses hôtes spectaculaires.On ne se refait pas.L\u2019auto- dérision et la critique demeurent les deux mamelles de cette production.L\u2019autodéri- sion de vedettes par rapport au vedettariat.La crit ique des dérives kétaines, prétentieuses ou politiques de la société québécoise.C\u2019est en activant ce ressort que le spectacle donne son meilleur \u2014 mais en quoi est- ce dif férent de ce qu\u2019on entend le samedi et le dimanche soir, sur tout quand on paye son billet ?Quelques blagues font mouche.Par exemple quand Fred Savard annonce que le cabinet Trudeau a allumé un gros joint en juin pour fêter la légalisation de la mari au Canada et qu\u2019une fois stone, le premier ministre a renommé Stéphane Dion aux Affaires étrangères.Jean-Sébastien Girard parle évidemment de ses maladies imaginaires.Il annonce qu\u2019il va réchapper de deux cancers, du Zika et de la petite Véro avant l\u2019automne.Par contre, il ne montre pas son « péni » alors qu\u2019on nous promettait de la nudité frontale depuis des mois.L\u2019exhibition est assumée par un autre membre de l\u2019Union.On tombe souvent dans ce genre de blague facile, de joke de mononc\u2019 et d\u2019humour de cuisine.Vers la fin du trop long spectacle, Olivier Niquet (« c\u2019est notre meilleur ») prédit que le spectacle Prédictions 2017 a été encensé.Les inconditionnels vont effectivement applaudir.Mais ils auraient aussi dévoré et goûté une version en opérette de deux ou même quatre heures\u2026 Le Devoir La soirée est (encore) longue P H I L I P P E P A P I N E A U S upposer que l\u2019idiotie et l\u2019absurdité seront encore reines cette année dans l\u2019actualité, voilà un pronostic que les gars de l\u2019émission de radio La soirée est (encore) jeune pouvaient faire sans trop de risques lors de leur spectacle Prédictions 2017, présenté sur la scène du Saint-Denis.Mais étant donné la forte moyenne au bâton de ces comiques des ondes, le public, lui, ne pouvait pas prévoir que les bons coups de ce spectacle longuet allaient s \u2019accompagner de plusieurs soupirs.Dans ce Prédictions 2017, les pros du micro ont plutôt joué le jeu de la télévision, alors que, durant l\u2019ensemble du spectacle, Jean-Philippe Wauthier, Jean-Sébast ien Girard, Olivier Niquet, Fred Savard et leur invité Fabien Cloutier se sont tenus debout derrière un bureau de type téléjournal, tandis que l\u2019ar- rière-scène était utilisée à la façon des late shows américains, avec des images en mortaise.Par moments, Wau- thier s\u2019avançait avec un de ses acolytes le temps d\u2019un sketch.Le spectacle vit un trouble de personnalité.Annoncé comme un pronostic de l\u2019année qui vient, Prédictions 2017 a souvent plus des allures d\u2019un Bye Bye 2016.Avec au menu des blagues souvent déjà entendues lors de La soirée est (encore) jeune, comme les extraits sonores d\u2019Olivier Niquet ou la chronique sur les micro-agres- sions de Fred Savard \u2014 par ailleurs très peu actif pendant le spectacle, à l\u2019inverse de Jean- Sébastien Girard, omniprésent.A-t-on ri de bon cœur ?Souvent.Comme lors de l\u2019apparition sur scène d\u2019un technicien vêtu uniquement d\u2019une ceinture d\u2019outils.« Une mise en scène de Serge Denoncourt », a expliqué Girard sous les rires justifiés.Mais le gag ponctuel s\u2019est révélé redondant, alors que le jeune homme et sa nudité frontale ont bien dû monter sur scène une dizaine de fois.Combien de blagues sur Lise Payette et Hélène David ?Les meilleures sont parfois les plus courtes.Fabien Cloutier, qui transforme habituellement tout ce qu\u2019il touche en or, a un peu raté son coup avec un numéro long et futile sur la masturbation \u2014 « franchement\u2026» \u2014 et joué les poncifs en fin de spectacle, soulignant les travers des spectateurs contents d\u2019avoir les bonnes références pour rire de ces blagues mais qui, au fond, ne sont pas des vecteurs de changement.C\u2019est peut-être le talent d\u2019improvisateur de la bande à Wau- thier dont on s\u2019est le plus ennuyé lors de Prédictions 2017.Ce qui fait sa force à la radio a révélé des faiblesses sur scène.Après une heure et demie de spectacle, qui en dure deux, on avait envie de lui dire : «Rapidement ! » Le Devoir Pros du micro, apprentis de la scène CRITIQUE VU / PAS VU La solution : Le journaliste qui a vu le spectacle est celui qui relate la blague sur «une mise en scène de Serge Denoncourt ».Le Devoir s\u2019amuse et tente ici une version «plus» \u2014 donc bonifiée \u2014 de la critique culturelle.Rebondissant sur la chronique récurrente «Vu / pas vu» de l\u2019émission La soirée est (encore) jeune, nos journalistes Philippe Papineau et Stéphane Baillargeon donnent leur vision, une réelle et l\u2019autre inventée, avant la représentation de mercredi, du spectacle Prédictions 2017, présenté au théâtre Saint-Denis jusqu\u2019au 25 janvier.La réponse ci-dessous.Prix humanitaire à Buffy Sainte-Marie Toronto \u2014 L\u2019engagement de la chanteuse canadienne Buffy Sainte-Marie sera reconnu lors de la prochaine cérémonie des prix Juno.Celle qui a reçu quatre prix Juno dans sa carrière sera la lauréate du prix humanitaire Allan-Waters, un honneur qui est réservé aux musiciens canadiens qui ont eu un impact social positif.L\u2019Académie canadienne des arts et des sciences de l\u2019enregistrement soutient que Buffy Sainte-Marie personnifie l\u2019essence même de l\u2019humanitarisme grâce à son engagement pour protéger les communautés autochtones.L\u2019Académie souligne également que plusieurs de ses chansons ont provoqué des questionnements dans la société, notamment sur le mouvement pacifiste.La Presse canadienne L E D E V O I R , L E J E U D I 1 9 J A N V I E R 2 0 1 7 CULTURE B 8 J\u2019 arrive de Paris, après enchaînement d\u2019entrevues aux Rendez-vous d\u2019Uni- france avec les cinéastes et les acteurs, dont les films sor tiront chez nous en 2017.Au chic quartier de l\u2019Opéra, on a une vue imprenable sur les ors et les muses du palais Garnier, mais à pleins couloirs de notre hôtel, le nom de Trump résonne avec mille points d\u2019exclamation, comme un peu partout.Le cinéma, c\u2019est aussi la vie\u2026 Unifrance trimballe la presse étrangère.Réceptions, hommages, ceci et cela.Le ministère de la Culture a pignon sur rue de Valois.Sa titulaire, Audrey Azoulay, y recevait lundi quatre journalistes \u2014 j\u2019en fus \u2014 avant la cérémonie d\u2019un prix honorifique remis à Isabelle Huppert.Elle est la troisième ministre sur ce siège en quatre ans ; en poste depuis février dernier.Ça a roulé, rue de Valois.La veille, Audrey Azoulay était allée voir le one man show de l\u2019animateur Michel Drucker aux Bouffes Parisiens avec François Hollande, ce dernier ayant préféré sortir plutôt que de suivre en direct le deuxième débat télévisé des candidats de la gauche appelés à lui succéder.Pied de nez qui causait l\u2019émoi en France.Cette ministre qui vantait, imperturbable, le spectacle de Drucker, appartient au dernier bastion des fidèles d\u2019un président bien diffamé.Nul ne l\u2019attend au poste aux prochaines élections en mai.La voici à l\u2019heure des bilans, pas trop mauvais au demeurant, avec budgets accrus pour la Culture, coup de pouce au Patrimoine, à la lecture, etc.Côté cinéma, l\u2019accès à de meilleurs crédits d\u2019impôt aura ramené plusieurs tournages au pays, après nombreux exils pour considérations budgétaires.Tout n\u2019est pas rose pour autant.Les parts de marché du cinéma français ont dégringolé de 69 % hors du pays en 2016, par rapport au cru précédent.Une situation conjoncturelle, estime Audrey Azoulay en écho aux dirigeants d\u2019Uni- france.Pas de comédies exportables à la Intouchables, Famille Bélier et compagnie.Surtout aucun blockbuster en anglais, à l\u2019américaine.Guère trop français dans l\u2019esprit, ces films-là, mais sous drapeau bleu, blanc, rouge, vrais succès planétaires venus gonfler les chif fres des exportations.Jean-Paul Salomé, le président d\u2019Unifrance, mise beaucoup en 2017 sur Valerian, le Luc Besson nouveau.Effets spéciaux, science-fiction et langue anglaise, aptes à attiser le public sous toutes latitudes.Bien fou qui résumerait pour autant le cinéma de l\u2019Hexagone à ses embardées dans les ornières américaines.La France possède un réseau de salles et des modes de financement uniques au monde.Son public maison s\u2019accroît au grand écran quand il s\u2019amenuise ailleurs.Ses comédies non exportables font le plein de spectateurs en leur sol.Ses films d\u2019auteur continuent de rouler, Elle de Ver- hoeven par exemple.Mais la vigilance s\u2019impose là-bas pour maintenir le cap sur la qualité.Isabelle Huppert recevait d\u2019Unifrance, rue de Valois «a French Cinema Award», comme ils disent, dans la foulée du Golden Globe récolté à Hollywood pour sa prestation dans ce Elle-là.La rousse interprète de La pianiste, qui souhaiterait tourner avec Xavier Dolan, a l\u2019intelligence de prendre contact à l\u2019étranger avec les cinéastes qui l\u2019intéressent, qui lui font signe, tôt ou tard.Ses prix récoltés sur le trône d\u2019Hollywood font saliver tout particulièrement la France.On est toujours le colonisé de quelqu\u2019un.Les acteurs québécois à Paris À l\u2019opposé, ce qui frappe à Paris, c\u2019est le règne\u2026 des acteurs québécois.La comédie favorite en France, Demain tout commence, donne la vedette, aux côtés du populaire Omar Sy, à Antoine Bertrand (admiré par le cinéaste dans Starbuck), lequel a joué aussi dans Le petit locataire avec Karin Viard.Le succès des films de Xavier Dolan a permis à des interprètes comme Niels Schneider (à qui Libération vient de consacrer un grand portrait), Suzanne Clément, Anne Dorval et Monia Chokri de tourner en France.Accueillis à bras ouverts, comme des enfants chéris.Pas nouveau, le phénomène, mais il a pris le mors aux dents.Carole Laure avait déjà été adoubée là-bas grâce aux films de Gilles Carle et Marie-Josée Croze, dans la foulée de son rôle de junkie (primé à Cannes) pour Les invasions barbares de Denys Arcand.Yves Jacques, après le triomphe du Déclin de l\u2019empire américain, fut de la famille cinéma de Claude Miller.Le succès de C.R.A.Z.Y.de Jean-Marc Vallée valut à Marc-André Grondin un César du meilleur espoir masculin pour son rôle dans Le premier jour du reste de ta vie.N\u2019empêche, ça explose.On le constate : les films ayant propulsé nos acteurs sur l\u2019arène française, distribués là-bas (condition sine qua non), ont les deux pieds ancrés dans la culture québécoise, sans s\u2019éparpiller à travers des compromis de coproductions.Morale de l\u2019histoire : faites des films authentiques, aux assises solides.Réussis, ils pourraient se muer en clés d\u2019or pour ouvrir les portes de la ville la plus cinéphile du monde, quoique inclinée devant une Amérique si loin, si proche, si clignotante à son tour.otremblay@ledevoir.com Dans les coulisses du cinéma à Paris ODILE TREMBLAY J É R Ô M E D E L G A D O E n 2010, John Zeppetelli, alors directeur de la Fondation DHC/ART, avait accueilli une exposition de Jenny Holzer sans pour autant avoir réussi à faire intervenir l\u2019artiste sur l\u2019architecture montréalaise.Les projections de mots dans l\u2019espace public sont pourtant la grande signature de celle qui réside à New York.Désormais directeur du Musée d\u2019art contemporain de Montréal (MAC), Zeppetelli tient sa revanche : en 2017, dans le cadre de l\u2019exposition hommage à Leonard Cohen, Holzer jettera son dévolu sur le silo no 5.Le retour en ville de l\u2019ar tiste conceptuelle sera un des moments phares de l\u2019année du MAC, qui dévoilait mardi sa programmation 2017.«La première projection aura lieu le 7 novembre, pour marquer le 1er anniversaire de la mort de Cohen.Elle précédera l\u2019inauguration de l\u2019expo», confiait en conférence de presse John Zeppetelli.L\u2019année du MAC débutera en février par deux expositions dures, mais nécessaires, sur la «violence de masse», titre du colloque qui les accompagnera.À l\u2019autre bout, en novembre, elle se conclura donc avec l\u2019hommage posthume à Leonard Cohen.La mort ne sera cependant pas seule à planer sur l\u2019établissement cinquantenaire.Un retour créatif sur Expo 67 et les installations immersives et lumineuses du Danois Olafur Eliasson animeront les jours d\u2019été.Regards sur le monde En février, le MAC réserve ses salles à deux artistes consternés par les horreurs du monde, la Mexicaine Teresa Margolles et le Montréalais Emanuel Licha.«Ce bloc d\u2019expérimentation formelle et d\u2019engagement social, comme l\u2019énonce Zeppetelli, est une réponse, par pur hasard, à ce qu\u2019on vit présentement, une sorte de néofascisme.» De Margolles, que Zeppetelli avait aussi invitée dans ses années à la DHC, le solo Mundos réunira une série d\u2019œuvres marquées par la « violence endémique » au Mexique et en particulier à Ciudad Juárez, ville du nord du pays.De Licha, jadis de la Triennale québécoise du MAC en 2008, le solo Et maintenant regardez cette machine tournera autour d\u2019un film et d\u2019archives sur le travail des correspondants de guerre.La machine en question, ce sont les hôtels où séjournent ces journalistes, notamment ceux que l\u2019artiste a visités à Belgrade, Beyrouth, Gaza\u2026 Olafur Eliasson, célébrité planétaire, n\u2019a jamais exposé en solo au Canada.Le MAC fera donc une première en rassemblant cinq installations emblématiques de son travail, porté par les expériences scientifiques et corporelles.La lumière, le mouvement, les rapports au temps et à l\u2019espace en sont les principaux éléments.Eliasson aurait été informé qu\u2019il exposerait au même moment que À la recherche d\u2019Expo 67.Selon le musée, il en serait à ce point ravi qu\u2019il serait prêt à y mettre du sien.Il faut dire que le retour sur l\u2019exposition universelle consiste en une série de commandes d\u2019œuvres.Quinze artistes, surtout des Québécois, y seront, dont Stéphane Gilot, connu pour ses maquettes de pavillons et ses thèmes utopistes.Le cas Cohen C\u2019était déjà connu : le MAC honorera Leonard Cohen par une exposition.Intitulée Une brèche en toute chose, celle-ci est soutenue à hauteur de 450 000 $ par les célébrations du 375e anniversaire de Montréal.Le projet, ambitieux, comportera plusieurs volets.Si la participation du milieu musical avait en par tie été déterminée (Jean Leloup, Ariane Moffatt, Lou Doillon), aucun nom des arts visuels n\u2019était connu.Jenny Holzer, qui projettera sur le vieux silo les paroles originales et en français des chansons de Cohen, en est la première.D\u2019autres noms s\u2019ajouteront au compte-gouttes, étant donné la complexité du programme, dit-on au MAC.«Plus qu\u2019un hommage, ce sera une réflexion artistique sur le legs de Cohen.On n\u2019a jamais fait une expo sur un musicien, et le 375e nous en a offert le prétexte.Cohen est profondément montréalais et à la fois international», raisonne John Zeppetelli.Collaborateur Le Devoir Violences et mort du poète au MAC C A R O L I N E M O N T P E T I T C\u2019 est une lumière nordique posée comme un bijou sur une chambre close.Un regard qui glisse sur le dos d\u2019une femme.Le Musée des beaux-ar ts du Canada a annoncé mardi qu\u2019il avait fait l\u2019acquisition de sa première toile du maître scandinave Vilhelm Hammershoi, Un rayon de soleil dans le salon.Le conservateur en chef du musée, Paul Lang, caressait ce projet depuis son entrée en poste en 2010.Peintre du XIXe siècle célébré de son vivant, Hammershoi a été un peu oublié au cours du XXe siècle, avant de refaire l\u2019objet de grandes rétrospectives depuis les années 1980.« Hammershoi a été redécouvert dans les années 1980-1990 et maintenant, c\u2019est un artiste extrêmement recherché dans tous les grands musées », dit-il.Peintre solitaire et artiste libre, Vilhelm Hammershoi a peint à sa guise, ne suivant aucune école et se fichant des modes.« Il travaillait en dehors des grands centres, et était indif férent aux mouvements d\u2019avant-garde, peignant pour lui- même, de manière totalement indépendante», dit Paul Lang.L\u2019œuvre connue de V ilhelm Hammershoi compte en tout quelque 370 tableaux.Né en 1864 à Copenhague et mort dans la même ville en 1916, Vilhelm Hammershoi a notamment été célébré de son vivant par le poète Rainer Maria Rilke, qui lui a consacré un essai.Selon M.Lang, les deux hommes partageaient une certaine intériorité et un certain silence, l\u2019intention de se ficher de ce qui se passe autour d\u2019eux, et une grande solitude.Hammershoi a cependant par ti- cipé, avec succès, à l\u2019Exposition universel le de Paris en 1900.« Mais il est toujours resté discret.On dit qu\u2019il parlait à voix très basse», ajoute-t-il Puis est sur venu ce que Paul Lang appelle « la dictature de l\u2019avant-garde », dans les années 1920, 1930, 1940, où on ne parle que «de cubisme, de post-cubisme et d\u2019expressionnisme», dit-il.Hammershoi, qu\u2019on associe entre autres aux peintres hollandais du XVIIe siècle et à Vermeer, est relégué aux oubliettes.Pour tant, poursuit Paul Lang, Hammershoi est à la frontière de l\u2019abstraction, avec ses volumes presque vides et une insistance sur le plafond, sur les surfaces de peinture, sur les jeux de lumière.En 1980, Kirk Varnedoe, du Museum of Modern Art de New York, remet au goût du jour la peinture d\u2019Hammershoi en lui consacrant une exposition.Depuis, « chaque grand musée veut compter une œu- vre du maître dans sa collection », dit Paul Lang.L\u2019équipe du Musée des beaux- ar ts du Canada a pour sa par t acheté Un rayon de soleil dans le salon dans une foire d\u2019ar t de New York.C\u2019est le deuxième tableau d\u2019Hammershoi à entrer dans la collection publique d\u2019un musée canadien, l\u2019autre faisant partie de la collection de la Art Gallery of Ontario.M.Lang dit d\u2019ailleurs travailler présentement à la mise sur pied d\u2019une exposition qui la mettrait en valeur au MBAC.Le Devoir Vilhelm Hammershoi à Ottawa Le Musée des beaux-arts du Canada acquiert une toile du peintre scandinave MUSÉE DES BEAUX-ARTS DU CANADA, OTTAWA Un rayon de soleil dans le salon (Solskin i dagligstuen), Vilhelm Hammershoi, 1910, huile sur toile ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR L\u2019année du Musée d\u2019art contemporain de Montréal, telle que présentée mardi par son directeur, John Zeppetelli, débutera en février par deux expositions dures, mais nécessaires, sur la « violence de masse», titre du colloque qui les accompagnera.Le MAC attend toujours de plonger dans le chantier qui mènera à une transformation partielle de son bâtiment et à une réorganisation de la collection qui occupe «50% de l\u2019espace sans être vue».Première étape de ce long processus de 45 millions de dollars : la tenue d\u2019un concours d\u2019architecture.Le directeur, John Zeppetelli, n\u2019a pas caché devant les médias son exaspération quant à la lenteur du processus.Mais il se voulait rassurant : le 25 janvier, il s\u2019attend à ce que le Conseil du trésor, à Québec, donne son aval.Le concours devrait alors être lancé au printemps.La Fondation du MAC doit encore trouver sa part dans le financement (7 millions), alors que les travaux doivent débuter en janvier 2019.Ils forceront le musée à fermer une bonne partie de ses espaces pendant 24 mois.«On pense à faire appel à des partenaires pour des projets d\u2019exposition.On ne veut pas disparaître des radars», dit M.Zeppetelli.Concours d\u2019architecture "]
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