Le devoir, 20 janvier 2017, Cahier A
[" V O L .C V I I I N o 1 0 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 0 J A N V I E R 2 0 1 7 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Week-end \u203a Cueillette de pommes gelées.Le Domaine Lafrance, un verger qui ne dort jamais.Page B 1 Avis légaux.A 4 Décès.B 6 Météo.B 7 Mots croisés.B 7 Petites annonces .B 6 Sudoku.B 8 ?w w w .l e d e v o i r .c o m Zeitgeist Un monastère vraiment pas austère Page B 10 DONALD TRUMP : UNE INTRONISATION BIEN ORCHESTRÉE JOE RAEDLE ASSOCIATED PRESS La répétition.Alors que le Tout-Washington ?gnolait les derniers détails en vue de la cérémonie d\u2019entrée en fonction du prochain président des États-Unis prévue ce vendredi, Donald Trump a posé les pieds dans la capitale américaine, jeudi.Après un passage au cimetière militaire d\u2019Arlington, il a donné le coup d\u2019envoi des festivités avec un concert au mémorial de Lincoln, un avant-goût des célébrations.Pages A 2, A 3 et A 4 M A R C O F O R T I E R Un ambitieux projet de refonte de la gouvernance de l\u2019Université de Montréal, qui donnerait la majorité des sièges du comité exécutif à des gens issus de l\u2019extérieur de l\u2019établissement, provoque de la grogne au sein de la communauté universitaire, a appris Le Devoir.Le recteur Guy Breton a informé les professeurs, étudiants, doyens et membres du personnel, tout juste avant le congé de Noël, de sa volonté de dépoussiérer la Charte de l\u2019Université, adoptée il y a 50 ans.Le projet vise notamment à faire davantage de place aux diplômés de l\u2019Université \u2014 issus du monde des affaires ou d\u2019autres secteurs de la société \u2014 dans la gouvernance de l\u2019établissement.Des professeurs craignent que l\u2019Université se mette au service des entreprises, au détriment de la liberté intellectuelle des professeurs et des étudiants.L\u2019enseignement n\u2019est pas une marchandise, rappellent-ils.Le projet prévoit aussi que le recteur cesserait de présider le comité exécutif, qui joue un rôle de premier plan dans la gestion de l\u2019établissement.Autre source d\u2019inquiétude chez les professeurs, la Charte précise que les doyens des facultés « relèveraient du recteur ou de la personne que ce dernier désigne », ce qui fait craindre pour la liberté au sein de l\u2019établissement.Selon ce que Le Devoir a appris de plusieurs sources, la Faculté de droit a rejeté à l\u2019unanimité le projet de Charte amendée, mercredi.Levée de boucliers à l\u2019Université de Montréal Une refonte de la gouvernance proposée par le recteur suscite des craintes pour la liberté intellectuelle P H I L I P P E R E N A U D L e rappeur et producteur américain d\u2019origine haïtienne Wyclef Jean sor t d\u2019une longue pause discographique de sept ans pour of frir le mini-album J\u2019Ouver t, prélude au troisième chapitre de sa série The Carnival attendu cet été.En ce jour d\u2019intronisation du président Donald J.Trump, et à quelques semaines de celle du président Jovenel Moïse dans son pays natal, il s\u2019ouvre sur le sens de l\u2019engagement citoyen en politique et sur un nouveau chapitre dans sa carrière musicale.Le rappeur préfère que l\u2019on commence à parler politique avant d\u2019aborder la musique.Alors, Wyclef, avez-vous gagné vos élections?Résident permanent aux États-Unis, il n\u2019y possède pas le droit de vote, mais a tout de même appuyé Bernie Sanders durant la campagne.Autant dire qu\u2019il l\u2019a doublement perdue, cette élection américaine.Wyclef Jean : retour sur disque\u2026 et sur l\u2019importance de l\u2019engagement politique VALÉRIAN MAZATAUD LE DEVOIR Wyclef Jean chante et cause politique.S T É P H A N E B A I L L A R G E O N S i ce n\u2019est pas une première, ça en a tout l\u2019air.Françoise David a annoncé jeudi matin à Montréal qu\u2019elle se retire de la vie politique en expliquant qu\u2019elle est épuisée, tout simplement.Elle quitte immédiatement ses fonctions de députée de Gouin, même s\u2019il reste environ deux années à son mandat.Elle laisse aussi tout de suite son rôle de porte-parole parlementaire de Québec solidaire (QS).Elle ne réclamera pas l\u2019allocation de transition parce qu\u2019elle ne transite vers rien d\u2019autre que sa retraite.Celle qui n\u2019a jamais rien fait comme les autres n\u2019a donc pas cherché à évoquer de vagues « raisons familiales ».Franche et transparente jusqu\u2019au bout, elle a avoué qu\u2019elle craignait l\u2019épuisement professionnel, le burn-out, quoi.« Je ne suis pas et je ne serai pas à la recherche d\u2019un emploi, a-t-elle dit en conférence de presse, rue Saint-Denis, dans sa circonscription.Mon objectif était de me rendre jusqu\u2019en Optimiste, engagée, néanmoins épuisée Françoise David a livré de nombreux combats, mais s\u2019arrête maintenant « avant de tomber » VOIR PAGE A 10 : ÉPUISÉE Lire aussi \u203a Quel avenir pour Québec solidaire?L\u2019éditorial de Jean-Robert Sansfaçon.Page A 8 VOIR PAGE A 10 : BOUCLIERS «Sous le couvert de la gouvernance, on est en train de mettre à mal une institution millénaire» «Ma vie sans écriture aurait été un désastre», raconte Gilles Archambault Page B 4 VOIR PAGE A 10 : DISQUE L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 0 J A N V I E R 2 0 1 7 INTRONISATION A 2 OSSIER EN DIRECT DE WASHINGTON LIR À .SIOUI TE EX T MAIN E D E H M NNIK A : S OTO H P MICHÈLE - MARIE : S as ers à W t epor s par nos r tions monstr a st e e de manif tr â tion de Donald T a asserment \u2019 ndemain de l on.t hing une Amér \u2019 s.Échos d e , la c rump vi s di ue jamai ue plus q iq a samedi aine ser ic ale amér apit sée, LE ET UR O P AR C DE TE NTEX CO TE TEX LE .UFEL J E A N - F R A N Ç O I S N A D E A U E n politique, rien n\u2019est plus impor tant que la fondation de l\u2019ordre constitutionnel pour asseoir l\u2019autorité légitime du pays et assurer sa reproduction au fil du temps.La cérémonie d\u2019intronisation a justement pour fonction de retremper symboliquement les États-Unis dans les eaux de ses origines.Lors de la cérémonie de 1981, le président Ronald Reagan soulignait bien le caractère quasi mystique dont est empreint cet événement : « Cette cérémonie que nous acceptons comme normale tous les quatre ans n\u2019est rien de moins qu\u2019un miracle.» Le miracle de la continuité symbolique de la République américaine.Le président C\u2019est au moment où George Washington, le premier président en titre, s\u2019apprêtait à accepter ses hautes fonctions qu\u2019on décida de son titre formel en tant que responsable de l\u2019exécutif.Certains penchaient pour « Son Altesse », mais on décida plutôt d\u2019un titre plus en accord avec l\u2019esprit républicain qui présidait à ce nouvel édifice constitutionnel : « président des États-Unis ».C\u2019est ce titre de président qui est revalorisé par la cérémonie protocolaire du serment, puis du discours d\u2019intronisation.Le 45e président des États- Unis, Donald John Tr ump, obéit à une tradition solennelle qui reprend au fond, dans un théâtre républicain, le rituel très ancien du sacre royal.Le 30 avril 1789, pour le premier couronnement républicain, les cloches des églises sonnent et l\u2019artillerie de ces forces révolutionnaires qui a triomphé des armées britanniques gronde.Ce moment fondateur, balisé de plusieurs gestes étudiés, sert de modèle à la cérémonie d\u2019au- jourd\u2019hui, comme à toutes celles qui l\u2019ont suivie.Par la fenêtre En 1801, Thomas Jefferson fut le premier à être investi off iciellement de son titre à Washington.C\u2019est lui aussi, pour son second mandat, qui ouvrit les por tes de la Mai- son-Blanche à tous, histoire qu\u2019on puisse lui présenter ses vœux.Cette pratique faillit mal tourner en 1829 pour un de ses successeurs, Andrew Jackson, tandis qu\u2019une foule pressée de le voir cassait le mobilier.Par mesure de précaution, le président Jackson quitta en douce les lieux.Certains af firment qu\u2019il prit la fuite par une fenêtre.Le serment d\u2019origine reste inchangé.En anglais, il tient en 35 mots seulement.Le président jure « solennellement » qu\u2019il fera de son mieux pour « préserver, protéger et défendre la Constitution des États-Unis ».L\u2019ordre constitutionnel s\u2019incarne dès lors en sa personne.Le serment solennel est suivi par une adresse inaugurale, livrée devant d\u2019illustres représentants du pays.Cette cérémonie est d\u2019abord une affaire nationale.George Washington prononça seulement 135 mots à la suite de son assermentation en 1793.Le président William Harrison, en 1841, parla pour sa par t un peu plus de deux heures.Harrison mourra exactement un mois après son assermentation, victime d\u2019une pneumonie.Question d\u2019époque Les discours inauguraux des présidents américains ne sont pas d\u2019ordinaire déterminants pour l\u2019expression de leur politique à venir.En revanche, ils expriment très souvent l\u2019époque dans laquelle ils s\u2019inscrivent.En janvier 1961, le président Kennedy avait frappé l\u2019imaginaire dans son discours inaugural en retrempant le patriotisme grâce à une phrase restée depuis célèbre : « Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, deman- dez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays.» Lors de son discours inaugural, le président Bill Clinton marquait pour sa part la fin de la guerre froide en laissant bien entendre que son pays ne risquait pas, pour sa part, de s\u2019ef fon- drer de l\u2019intérieur : « Il n\u2019y a rien de mal avec l\u2019Amérique qui ne puisse être guérie par ce qu\u2019elle a de juste.» Avant la cérémonie officielle, la tradition récente (1933) veut que le président élu assiste à une cérémonie religieuse.Le président sortant et son épouse rencontrent ensuite le nouveau couple présidentiel pour le thé, avant de se diriger ensemble au Capitol pour l\u2019événement-clé de la journée.Ce 20 janvier 2017, le juge en chef de la Cour suprême conférera alors le titre de président à Donald Trump.À la suite de son discours, les Obama quitteront Washington à bord de Marine One, l\u2019hélicoptère qui transporte d\u2019ordinaire le président des États-Unis.Les discours terminés, il est de coutume de danser dans de grands bals, par tout dans la ville.Une façon ancienne pour les humains de signifier leur joie, leur concorde, leur approbation.Le président Trump doit visiter trois grands bals.En 2009, les Obama en avaient visité 10, et les Clinton 14 en 1997.Le président désigné a promis une journée magnifique : « Nous allons avoir une journée très, très élégante.Le 20 janvier sera quelque chose de vraiment, vraiment spécial, de vraiment beau.» Le Devoir Le « miracle » de l\u2019intronisation Histoire d\u2019une tradition symbolique de la République américaine ARCHIVES ASSOCIATED PRESS C\u2019est lors de son discours d\u2019intronisation en janvier 1961 que John F.Kennedy a livré cette phrase devenue célèbre : «Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays.» À gauche : George Washington n\u2019a prononcé que 135 mots à la suite de son assermentation en 1793.JOYCE NALTCHAYAN AFP Les Clinton ont visité 14 bals en janvier 1997.WIKICOMMONS R etenons d\u2019abord que l\u2019apocalypse annoncée ne s\u2019est pas produite.On se souviendra qu\u2019en juin dernier, en pleine campagne du Brexit, les partisans du « out » avaient certes pris quelques libertés avec les chiffres de l\u2019immigration.Mais leurs adversaires, eux, avaient annoncé rien de moins qu\u2019un marasme économique sans précédent.Un véritable cataclysme qui ferait perdre à chaque famille britannique une grande partie de son pouvoir d\u2019achat.Or, la mise en garde ne venait pas d\u2019un vague député populiste élu au Parlement européen, mais du Conseil du trésor lui-même.On se demandera après cela pourquoi les peuples préfèrent confier leur destin aux populistes.Brexit ou pas, la Grande-Bretagne a connu en 2016 une des meil leures croissances des pays du G7 (2,1 %) et les prévisions demeurent plutôt positives pour les deux années à venir (1,4 % et 1,7 %).Tout cela malgré certains signes de ralentissement et une baisse de la livre sterling qui n\u2019a pas que des effets négatifs.C\u2019est dans ce contexte que la première ministre Theresa May a présenté cette semaine sa vision d\u2019un Brexit « dur ».Réclamer le beur re et l \u2019argent du beurre, quoi de plus normal au moment d\u2019entrer dans des négociations qui dureront au moins deux ans ?Le beurre, c\u2019est le refus catégorique de la libre circulation des personnes par les Britanniques, qui veulent reprendre le contrôle de leur immigration.L\u2019argent, c\u2019est évidemment l \u2019accès au marché unique qui se négociera probablement à la pièce.Theresa May était d\u2019autant plus motivée qu\u2019elle avait reçu la veille le soutien de Donald Trump promettant la signature rapide d\u2019un accord commercial avec le Royaume- Uni.Cette annonce n\u2019aura surpris que ceux qui avaient cru aux menaces proférées par Barack Obama pendant la campagne du Brexit.Rappe- lons-nous le chantage qui avait précédé le vote, et auquel avait activement par ti- cipé Justin Trudeau.En face, l\u2019Union européenne a beau bomber le torse, on voit mal comment un édifice aussi lézardé pourra refuser de lâcher du lest.C\u2019est d\u2019ailleurs l\u2019opinion du Canadien Mark Carney, gouverneur de la Banque d\u2019Angleterre, selon qui le « continent » (déjà ébranlé par la crise de l\u2019euro, des migrants et la montée des populismes) a plus à perdre d\u2019un Brexit que le Royaume- Uni.« Ce sont les 27 qui risquent bien de se retrouver à vouloir conserver les faveurs de la perfide Albion », écrit aussi le correspondant à Londres du quotidien français L\u2019Opinion.Certes, ces négociations seront ardues.Mais, depuis le célèbre « I want my money back » de Margaret Thatcher, Bruxelles a-t-elle déjà refusé aux Britanniques l\u2019« Europe à la car te » qu\u2019elle réclamait ?Sans compter que le symbole de la « libre circulation des personnes » est aujourd\u2019hui contesté par les peuples européens eux-mêmes.?Il se pourrait aussi que, dans les mois qui viennent, Français et Allemands aient mieux à faire que de se colle- tailler avec les Britanniques.Ils devront en effet trouver le moyen de s\u2019adapter à la nouvelle politique européenne de Donald Trump.Si les sympathies de Trump pour Vladimir Poutine ont de quoi inquiéter l\u2019Europe de l\u2019Est, cer taines des déclarations du futur président ne font que confirmer le retrait américain déjà largement entrepris par George W.Bush et Barack Obama.Donald Trump redit en plus vulgaire ce que Bush et Obama disaient déjà, à savoir que sa priorité est la Chine et qu\u2019à l\u2019exception des Français et des Britanniques, les Européens ne paient pas le juste prix de leur défense.Là où Donald Trump se démarque de ses prédécesseurs, c\u2019est lorsqu\u2019il annonce la fin d\u2019une certaine mondialisation naïve.On croyait rêver cette semaine à Davos en entendant le communiste Xi Jinping donner des leçons de libre- échange au président américain.Lorsqu\u2019il critique Angela Merkel d\u2019avoir fait une erreur en ouvrant les portes de l\u2019Europe à un million de migrants, Donald Trump ne fait qu\u2019exprimer l\u2019opinion d\u2019une majorité d\u2019Européens et même d\u2019Allemands.Une opinion qui s\u2019impose aujourd\u2019hui à la chancelière elle-même.Même chose en France lorsqu\u2019il dit que l\u2019Union européenne n\u2019est qu\u2019un véhicule au service de la puissance allemande.«Les Européens, qui croyaient vivre dans le monde idéal de la communauté internationale et du droit, se réveillent dans Jurassic Park», dit l\u2019ancien ministre socialiste Hubert Védrine.Souhaitons tout de même que les ardeurs de Trump soient tempérées par le très respecté général James Mattis.Par contre, il est dif ficile de croire à une stratégie commune des Européens, qui n\u2019en ont jamais eu en politique étrangère.En France, le favori de la présidentielle, François Fillon, propose de repenser le traité de Schengen, de revenir au pragmatisme en Syrie et de renouer avec la Russie.Un programme qui pourrait ne pas déplaire à Donald Trump.Mais qui pourrait le mettre en porte-à-faux avec Angela Merkel, qui affrontera en septembre ses élections les plus dif ficiles.Un scrutin qui se tiendra d\u2019ailleurs sous le signe du terrorisme et de la crise des migrants.Après des années de mondialisation naïve, le politique est de retour en force.Dans huit mois à peine, le paysage européen pourrait avoir radicalement changé de face.Le nouveau président et l\u2019Europe Là où Donald Trump se démarque de ses prédécesseurs, c\u2019est lorsqu\u2019il annonce la fin d\u2019une certaine mondialisation naïve CHRISTIAN RIOUX à Paris CARLOS SCHIEBECK AGENCE FRANCE-PRESSE Le président George Bush père discutant avec son prédecesseur Ronald Reagan lors de sa cérémonie d\u2019intronisation en 1989 DE DONALD TRUMP L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 0 J A N V I E R 2 0 1 7 A 3 ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Une rencontre jeudi avant le départ pour Washington, réunissant notamment Barbara Bedont, au centre, et France Desaulniers, à droite Intronisation 101 Le programme: Matinée Service religieux à l\u2019église épiscopalienne St.John, auquel assisteront les familles de Donald Trump et du vice-président désigné Mike Pence.Cette tradition a été instaurée en 1933 par Theodore Roosevelt.Le président sortant, Barack Obama, et sa femme Michelle accueilleront Donald et Melania Trump pour un thé à la Maison-Blanche, avant de se joindre au cortège qui les mènera sur le parterre du Capitole.Cérémonie d\u2019intronisation 9h30 Ouverture de la cérémonie sur le thème Uniquely American par la fanfare des marines et par le sénateur Roy Blunt, suivie des discours de trois cardinaux et de prestations de la chorale de l\u2019Université du Missouri.11 h 30 Le vice-président Mike Pence prononcera son serment d\u2019office devant le juge de la Cour suprême Clarence Thomas, suivi d\u2019un chant par The Mormon Tabernacle Choir.12 h Le futur 45e président des États- Unis, Donald John Trump, prêtera serment devant le juge de la Cour suprême John Roberts.Il utilisera la bible de l\u2019ancien président Abraham Lincoln et une autre offerte par sa mère en 1955.Autour de midi, Donald Trump prononcera son discours d\u2019entrée en fonction, puis une jeune soprano de 16 ans, Jackie Evancho, entonnera l\u2019hymne national américain.12h30 Déjeuner du Congrès, auquel messieurs Pence et Trump assistent au Capitole.Autour de 15 h Défilé présidentiel du Capitole à la Maison-Blanche.Plus de 8000 participants doivent défiler sur ce parcours de 2,4 kilomètres, dont différents corps d\u2019armée, des corps à cheval, des groupes de vétérans, plusieurs fanfares de collèges et de nombreuses associations de jeunes, de cadets et de scouts.Les absents, les présents Présents Seront notamment présents les juges de la Cour suprême, les anciens présidents des États-Unis Jimmy Carter, George W.Bush et Bill Clinton, ainsi que son épouse, l\u2019ex-ri- vale démocrate de Tr ump, Hillar y Clinton, la majorité des élus du Congrès, le comédien John A.Voight, l\u2019ex-maire de New York Rudolf Giulani et l\u2019ambassadeur de France aux États- Unis, Gérard Araud.Absents Pour protester contre le discours de Trump, une quarantaine de parlementaires, soit le tiers des élus démocrates, boycotteront la cérémonie, dont John Lewis, icône des droits civiques écorchée par le président désigné.La plupart des vedettes approchées ont boudé l\u2019invitation, y compris la chanteuse Jennifer Holli- day, qui avait d\u2019abord accepté.Il n\u2019est pas dans la tradition des premiers ministres canadiens d\u2019assister à cette cérémonie, le gouvernement Trudeau a plutôt dépêché Chr ystia Freeland, Harjit Sattan et Jimm Carr, respectivement ministres des Af faires étrangères, de la Défense nationale et des Ressources naturelles.Le coût La facture de la « journée présidentielle » oscillera entre 175 millions et 200 millions $US.Ces frais incluent les mesures de sécurité, la cérémonie d\u2019entrée en fonction, les dîners, les concerts, les bals officiels et le défilé.Donald Trump a amassé pour ce faire 90 millions auprès de donateurs privés.Le reste sera assumé par les contribuables américains.La sécurité Environ 28 000 agents du dépar tement de la Sécurité intérieure, de l\u2019Agence des ser vices secrets ont été déployés pour assurer la sécurité, ainsi que 3000 policiers et 5000 soldats de la Garde nationale.Isabelle Paré M A R I E - M I C H È L E S I O U I à Washington, D.C.Deux nuits blanches pour Donald Trump.Voilà dans quoi s\u2019embarquent 54 personnes, dont 53 sont des femmes, en montant à bord d\u2019un autocar au départ de Montréal, ce vendredi soir.Destination: l\u2019avenue de l\u2019Indépendance, près du Capitole, là où Washington, D.C.aura déjà accueilli, au moment de leur arrivée samedi matin, le nouveau président des États-Unis.En tête de l\u2019autocar montréalais, Amelia Brin- kerhoff, une grande blonde qui a pris soin de vérifier les passeports de toutes celles (et de celui) qui seront du voyage.«Il y a deux femmes enceintes», a-t-elle souligné au Devoir, qui l\u2019a rencontrée lors de la dernière réunion d\u2019organisation du voyage, mercredi soir.«On chantera des chansons féministes des années 60 dans le bus», a-t-elle ajouté.En attendant de rejoindre leurs consœurs canadiennes qui prennent place dans les cinq autocars en partance de Toronto, les trois autocars au départ d\u2019Ottawa et l\u2019autre autocar qui quittera Windsor, elles auront comme partenaires de route Nina Simone\u2026 ou Dolly Parton.Qui veut marcher?L\u2019aventure prend racine dans une question posée sur Facebook.«C\u2019est une publication qui disait: \u201cQui veut marcher à Montréal?\u201d », a résumé Barbara Bedont, qui fait partie des organisatrices.«La première rencontre formelle a eu lieu il y a deux semaines », a ajouté France Desaulniers, aussi dans le groupe d\u2019organisatrices.L\u2019événement est parti de la base, il constitue un mouvement «grassroots» et non hiérarchique, se félicitent les femmes.En deux semaines de travail, donc, un autocar a été nolisé, deux conducteurs ont été trouvés, une manifestation à Montréal a été organisée.Et puis 53 femmes, et un homme, ont décidé de faire l\u2019aller-retour, de passer à Washington, D.C.le temps de marcher, pour ensuite rentrer dès les pancartes rangées, samedi après-midi.Deux nuits blanches, pour dénoncer «les forces \u2014 le sexisme, la discrimination \u2014 qui ont permis à Donald Trump d\u2019être élu», a affirmé Barbara Bedont.Et puis, il y a l\u2019aspect historique de cet événement, a renchéri France Desaulniers.«La manif \u2019, c\u2019est le jour 1.Après, ça continue», a-t-elle prédit.Et «ça» continuera par des initiatives locales, plus ciblées, à travers des organisations existantes, a dit souhaiter Annie Valk, professeure au Williams College du Massachusetts et auteure du livre Radical Sisters, dans un entretien avec Le Devoir.D\u2019ici là, la Marche des femmes de Washington, teintée par des conflits internes, doit tenter de rejoindre le plus grand nombre, à son avis.«L\u2019idée, c\u2019est de frapper un grand coup [make a statement], d\u2019attirer plusieurs personnes.Il y aura plusieurs différences dans la foule quant à l\u2019identité des manifestants, leurs croyances politiques, leurs parcours.Mais le but de cette marche n\u2019est pas de les aplanir», a-t-elle affirmé.Et puis les conflits, qui ont notamment émergé de critiques entourant l\u2019organisation \u2014 trop blanche et pas assez sensible à l\u2019intersectionna- lité, selon certaines \u2014, sont signe d\u2019une grande force, croit la professeure.«Ces gens abordent des questions difficiles, des questions nécessaires pour bâtir un mouvement social.Si elles ne le faisaient pas, alors cela voudrait probablement dire qu\u2019elles feraient partie d\u2019un groupe homogène et que les possibilités pour ce mouvement seraient assez limitées», a-t-elle déclaré.Elles seront donc plurielles, différentes, avec en banque plus ou moins d\u2019heures de sommeil, mais les femmes qui se mettent en route pour Washington promettent d\u2019être nombreuses pour dénoncer l\u2019arrivée au pouvoir de Donald Trump.Le Devoir En route vers Washington pour dénoncer le nouveau venu Une cinquantaine de Québécoises participent à la Marche des femmes de la capitale Qu\u2019est-ce que la Marche des femmes ?D\u2019un simple appel lancé par une grand-mère hawaïenne, Theresa Shook, au lendemain de la victoire de Donald Trump, la Marche des femmes est devenue une énorme organisation : un événement qui a désormais sa propre application pour téléphone mobile et qui a encouragé des femmes de partout à travers le monde à marcher pour les droits des femmes.« C\u2019est comme si les femmes étaient assises sur un baril de poudre et que Donald Trump avait craqué une allumette », a réagi mercredi l\u2019une des coordinatrices de la Marche des femmes, Evvie Harmon, quand le nombre de personnes inscrites à des marches à travers la planète a dépassé le million.Au total, 616 marches sont annoncées dans 151 villes, situées dans 58 pays.Près de 900 personnes ont annoncé leur participation à l\u2019un de ces événements à Riyad, en Arabie saoudite.Des Irakiennes, des Mexicaines ou des Tanzaniennes ont aussi promis de prendre les rues.« En tant qu\u2019Américains, nous nous rendons compte de deux choses : nous avons de grands impacts sur le reste du monde et pourtant, nous ignorons le reste du monde, de plusieurs façons », a laissé tomber Annie Valk, professeure au Williams College du Massachusetts.Les organisatrices de la Marche des femmes, qui se réclament de l\u2019héritage non violent de Martin Luther King, prônent des actions pacifiques, mettent de l\u2019avant des principes d\u2019égalité et de respect des minorités.Elles font des droits des femmes \u2014 droit à l\u2019avortement, accès à la contraception et à des services de santé de qualité \u2014 une des pierres angulaires de leur effort, qu\u2019elles déclarent non partisan.Au Québec, une marche est organisée samedi, à 11 h, au départ de l\u2019esplanade de la Place des Arts.Une heure plus tôt, des résidants de Sutton se donnent rendez-vous pour leur propre marche, au départ du bureau de poste de la rue principale.Marie-Michèle Sioui Les Américains mis en garde Washington a jugé bon d\u2019alerter ses ressortissants vivant à Montréal en raison de «manifestations» prévues dans la foulée de l\u2019intronisation du nouveau président.«Plusieurs manifestations» sont prévues au centre-ville les 20 et 21 janvier, affirme le Consulat général des États-Unis dans un «message de sécurité destiné aux citoyens américains» publié jeudi.Plus de 200 personnes seraient attendues à la Place des Arts vendredi après-midi, puis 130 au square Phillips, en soirée, en plus d\u2019un autre rassemblement à la Place des Arts samedi.«Même les manifestations censées être pacifiques peuvent devenir conflictuelles et mener à la violence.Vous devriez éviter ces secteurs et faire preuve de prudence».Philippe Orfali BRENDAN SMIALOWSKI AFP « Nous avions peur, après l\u2019élection, que les femmes soient découragées.» Du Centre américain pour les femmes et la politique de l\u2019Université Rutgers, où Le Devoir l\u2019a jointe, la directrice Debbie Walsh a fait cet aveu.« Les femmes ont vu une des leurs, qui était qualifiée pour l\u2019emploi, perdre contre un homme que les Américains ont décrit dans les sondages à la sortie des bureaux de vote comme n\u2019ayant pas le tempérament ou l\u2019expérience pour gouverner.» Ses collègues et elles s\u2019attendaient à voir les femmes « se glisser sous la couette », y rester pour un moment.Elles avaient tort.« Nous avons vu les femmes se mobiliser », a observé Mme Walsh.À court terme, il y a la Marche des femmes.Mais à long terme, il y a un désir de s\u2019engager en politique, a-t-elle affirmé.Chaque année, l\u2019université où elle travaille organise une formation non partisane pour les femmes qui souhaitent s\u2019impliquer dans la société civile ou en politique.Une quinzaine d\u2019établissements, surtout des universités, offre le même programme.« Nous commençons à faire de la publicité en octobre et ne nous attendons pas à des inscriptions avant janvier, a expliqué Mme Walsh.L\u2019an dernier, à Noël, nous avions deux inscriptions.L\u2019année d\u2019avant, nous en avions quatre.» Et cette année ?« Pas moins de 100 personnes s\u2019étaient inscrites au lendemain de l\u2019élection ! a remarqué la directrice.Nos partenaires observent la même chose.Je pense que les femmes cherchent un moyen d\u2019avoir une voix.» Les femmes, a remarqué le Centre américain pour les femmes et la politique au fil d\u2019études et d\u2019entrevues, ont tendance à s\u2019impliquer en politique pour y défendre des causes.« Nous avons remarqué que les hommes, eux, y vont plutôt pour la \u201c game \u201d ou parce qu\u2019ils ont toujours été intéressés par la politique », a observé Mme Walsh.Cette fois, les femmes ont une cause, elles ont une raison.Et elle s\u2019appelle Donald Trump.Marie-Michèle Sioui Quand Donald Trump devient une motivation P R O P O S R E C U E I L L I S P A R A L E X A N D R A S C H W A R T Z B R O D Cette mallette pèse une vingtaine de kilos, on l\u2019appelle familièrement le « football», un nom dont l\u2019origine viendrait d\u2019un plan de frappe qui s\u2019appelait « Dropkick »\u2026 Un aide de camp la porte en permanence.Pendant quatre ans, celui-ci ne va pas quitter le président d\u2019une semelle, même en vacances.Cela signifie que vendredi, au moment de la prestation de serment, l\u2019aide de camp va littéralement changer de place : il va quitter le président sor tant pour se placer du côté du président désigné.Dans cette mallette se trouve le «black book», le menu des options des frappes nucléaires (les cibles possibles et les armes qui les traiteraient), en deux versions: une version complète et détaillée, et une version simplifiée qui ressemble presque à une bande dessinée.Si le président doit se décider en deux minutes, il faut qu\u2019il puisse avoir toutes les données en main pour se concentrer sur la décision elle-même.On y trouve aussi le « biscuit », une petite carte plastifiée que le président peut aussi porter sur lui.Sur cette carte est inscrit un code alphanumérique généré automatiquement par la NSA.C\u2019est le code d\u2019identification du président ou de son successeur légitime.Si l\u2019ordre de lancement doit être donné, il doit absolument y avoir une vérification faite par le Pentagone.Celle-ci se fait probablement oralement, par téléphone.Juste avant la cérémonie, Donald Trump va avoir un premier briefing à Blair House, la petite maison réservée aux invités, sur Pennsylvania Avenue, juste devant la Maison-Blanche.On va lui expliquer les procédures.Au cas où un adversaire essaierait de profiter du jour de la transition pour lancer une attaque nucléaire sur les États-Unis, le nouveau président doit avoir toute la procédure en tête.Sur ce sujet-là, il n\u2019y a jamais de vacance de l\u2019autorité.Ce code présidentiel ne suffit pas.Si la procédure de lancement est amorcée, la chaîne de commandement va aussi se référer aux «SAS codes» (Sealed Authentification System Codes), des codes militaires qui servent à confirmer qu\u2019une frappe nucléaire a bien été autorisée, et quel type de frappe.Des copies de ces codes, dont les originaux sont gardés au Stratcom (Strategic Command) d\u2019Omaha (Nebraska), ont été distribuées au sein des forces nucléaires.Le système doit tenir compte de plusieurs impératifs contradictoires.Il faut que le président puisse agir rapidement et à tout moment ; que lui seul puisse le faire, mais que l\u2019autorité de lancement puisse être transférée si le président est en incapacité ; que l\u2019on puisse s\u2019assurer que l\u2019ordre émane bien de l\u2019autorité légitime et uniquement d\u2019elle ; et que ce soit bien le bon ordre \u2014 telles armes contre telles cibles, etc.À tous les points de la chaîne, comme en France, il y a toujours deux personnes dans la boucle, c\u2019est la «règle des deux hommes».Donald Trump pourrait certes, tout seul, ordonner une frappe nucléaire.Mais cet ordre devrait être vérifié par le secrétaire à la Défense.En France, il s\u2019agirait plutôt d\u2019une autorité militaire.Dans le cas d\u2019un ordre absurde, le système peut bloquer.Les principes de fonctionnement sont globalement les mêmes pour les différentes puissances nucléaires.Mais chaque pays a ses spécificités.En France, par exemple, le ministre de la Défense n\u2019est pas dans la chaîne de commandement.Autre différence, la chaîne de «dévolution nucléaire», comme on l\u2019appelle : aux États-Unis, si le président est en incapacité, c\u2019est le vice-président qui a l\u2019autorité, puis le secrétaire à la Défense en deuxième rideau ; en France, c\u2019est le premier ministre puis, probablement, le ministre de la Défense.Libération L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 0 J A N V I E R 2 0 1 7 I N T R O N I S A T I O N D E D O N A L D T R U M P A 4 AVIS LÉGAUX & APPELS D\u2019OFFRES \u2022 HEURES DE TOMBÉE Tél.: 514-985-3344 | Fax: 514-985-3340 | Courriel : avisdev@ledevoir.com Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics | www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12h00 le vendredi | Publications du mardi: Réservations avant 16h00 le vendredi AV I S L É G AU X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.AVIS DE CLOTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, suite au décès de Viviane TROCHE, en son vivant domiciliée au 4053 Ave, Beaconsfield, Montréal, Québec H4A 2H4, survenu le 27 avril 2016, un inventaire des biens de la défunte a été fait par sa soeur, Nadia TROCHE, le 20 décembre 2016, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l'étude de Me Denise CHASTENAY, notaire, au 97 St-Elzéar Ouest, Laval QC H7M 1E7.Donné ce 18 janvier 2017 Me Denise CHASTENAY, notaire et procureure AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que suite au décès de Jean-Paul Gagné, en son vivant, domicilié au 1027, Duvernay, Longueuil (Québec) J4K 4K9, survenu le 3 janvier 2014, le compte définitif du liquidateur a été déposé et peut être consulté par les intéressés à l'étude de Bolduc & Ste-Marie notaires inc, sise au 173, rue St-Charles ouest, Longueuil (Québec) J4H 1C8.Donné ce 18 janvier 2017 par Me Annie Bolduc, Notaire.9128-8456 QUÉBEC INC., corporation légalement constituée ayant eu sa place d\u2019affaires au 1598, rue Scheffer, Chambly (QC) J3L 3E6.Faillie AVIS est par les présentes donné que la faillite de 9128-8456 Québec Inc.est survenue le 10 janvier 2017 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 31 janvier 2017 à 10h00 au bureau du syndic.Ce 10e jour de janvier 2017.9260-4560 QUÉBEC INC., corporation légalement constituée ayant eu sa place d\u2019affaires au 4278, Ch.Bellerive, Carignan (QC) J3L 3P9.Faillie AVIS est par les présentes donné que la faillite de 9260-4560 Québec Inc.est survenue le 10 janvier 2017 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 31 janvier 2017 à 15h00 au bureau du syndic.Avis de la première assemblée (paragraphe 102(4) de la Loi) Dans l\u2019affaire des faillites de : Syndics autorisés en insolvabilité PRIMEAU PROULX ET ASSOCIÉ INC., Syndics autorisés en insolvabilité SYLVAIN PROULX, CPA, CA, SAI, Syndic administrateur 103-3410, Chemin de Chambly, Longueuil (Qc) J4L 1N8 Arrondissement de Saint-Laurent Direction des services administratifs et greffe Division des ressources financières et matérielles Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 11 h, le mercredi 8 février 2017, au Bureau du citoyen de l\u2019arrondissement de Saint-Laurent, 777, boulevard Marcel-Laurin, Saint-Laurent, Québec, H4M 2M7 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 17-005 Descriptif : Décapage, nettoyage, et la peinture des bassins des piscines extérieures, pataugeoires et jeux d'eau de l'arrondissement de Saint-Laurent pour l'année 2017 Renseignements : Mme Nicole Lecavalier, saint-laurent.soumissions@ville.montreal.qc.ca Date d\u2019ouverture des enveloppes : Le mercredi 8 février 2017, à 11 h Documents : Disponibles à compter du vendredi 20 janvier 2017 Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires préparés par la Ville et placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les personnes ou les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électro - nique d\u2019appels d\u2019offres (SEAO) en commu ni quant avec un de ses représentants par télé phone au 1-866-669-7326 ou au 514-856-6600, ou en con sultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SEAO.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à la salle du Conseil de l\u2019arrondissement, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.Le Conseil ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse soumission ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quel que nature que ce soit envers le ou les soumis sionnaires.Montréal, le 20 janvier 2017.La secrétaire du Conseil d\u2019arrondissement, Isabelle Bastien, avocate Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 16-15251 Acquisition de pièces électriques et électroniques pour véhicules et équipements motorisés, entente d\u2019approvisionnement de 48 mois L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 18 janvier 2017 est reportée au 30 janvier 2017 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, le 20 janvier 2017 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Avis public Service de l\u2019eau \u2013 Direction de l\u2019épuration des eaux usées Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 10h30 à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R.134, Montréal H2Y 1C6, pour : le 22 Mars 2017 Catégorie : Construction Appel d\u2019offres : 5048A-EC-105-12 Descriptif : Bassin De Rétention Lavigne Phase 1 : Construction des conduites en tunnel et des Structures d\u2019accès.Arrondissements : Ahuntsic-Cartierville & Saint-Laurent Date d\u2019ouverture : Le 22 Mars 2017 Visite : N/A Dépôt de garantie : 10 % du montant de la soumission Renseignements : Sally Dagher ing.: 514 280-4418 Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin.Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 20 Janvier 2017.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SEAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600 ou en consultant le site Web : www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SEAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019hôtel de ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 20 Janvier 2017 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR 2 Restaurants pour vendre dont 1 sur terrasse 2 Restaurants pour vendre dont 1 sur terrasse 2 Bars dont 1 sur terrasse (suite à une cession) 1 Restaurant pour vendre 1 Bar (suite à uen cession) 1 Restaurant pour servir 1 Restaurant pour vendre 9259, boul.Saint-Michel Montréal (Québec) H1Z 3G7 5840, rue Bélanger Est Montréal (Québec) H1T 1G6 1433, rue Crescent, local B Montréal (Québec) H3G 2B2 159, Saint- Antoine O., # C-1 & Corridor Montréal (Québec) H2Z 2A7 7950, rue Saint-Hubert Montréal (Québec) H2R 2P3 155, rue Maguire Montréal (Québec) H2T 1C2 NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Bistro St-Michel Inc.BISTRO ST-MICHEL 9259, boul.Saint- Michel Montréal (Québec) H1Z 3G7 Dossier : 971-853 9351-2028 Québec Inc.RESTAURANT LUSO 5840, rue Bélanger Est Montréal (Québec) H1T 1G6 Dossier : 1630-151 9315-9929 Québec inc.RESTAURANT HOOTERS CENTRE- VILLE 1433, rue Crescent, local B Montréal (Québec) H3G 2B2 Dossier : 2772-226 9353-2257 Québec Inc.RESTO BAR CODE 159, Saint-Antoine O., # C-1 & Corridor Montréal (Québec) H2Z 2A7 Dossier : 4113-619 9342-8670 Québec Inc.RESTAURANT BOCCA FELICE 7950, rue Saint- Hubert Montréal (Québec) H2R 2P3 Dossier : 4506-135 SOUPESOUPE INC.SOUPESOUP 155, rue Maguire Montréal (Québec) H2T 1C2 Dossier : 4509-766 1 Bar avec autorisation de spectacles sans nudité (suite à une cession) Changement de capacité de 1 Bar avec danse et spectacles sans nudité existant Permis additionnel 1 Bar sur terrasse 1 Bar avec danse, spectacles sans nudité et projection de films (suite à une cession) 2 Restaurants pour vendre 2 Restaurants pour vendre 1 Bar sur terrasse (suite à une cession) 2 Bars dont 1 avec danse et spectacles sans nudité (suite à une cession) 9031-6670 Québec Inc.BAR SÉRIE CAPRI 2687, rue Wellington Montréal (Québec) H3K 1X8 Dossier : 226-571 Association des Étudiants du Campus Macdonald MCGILL UNIVERSITÉ CENTRE DU CENTENAIRE 21111, rue Lakeshore Sainte-Anne-de- Bellevue (Québec) H9X 3V9 Dossier : 355-768 9345-9857 Québec Inc.BAR LA SHOP 4177, rue Saint- Denis Montréal (Québec) H2W 2M7 Dossier : 375-246 9352-6150 Québec Inc.VITO 4, avenue Somerville Westmount (Québec) H3Z 1J2 Dossier : 654-434 9353-2604 Québec Inc.BODEGA MONTRÉAL 5-420, rue Notre- Dame Ouest Montréal (Québec) H2Y 1V3 Dossier : 881-524 9349-3674 Québec Inc.VISION CAFÉ BAR 662, 90e Avenue Montréal (Québec) H8R 3A1 Dossier : 882-084 2687, rue Wellington Montréal (Québec) H3K 1X8 21111, rue Lakeshore Sainte-Anne- de-Bellevue (Québec) H9X 3V9 4177, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2W 2M7 4, avenue Somerville Westmount (Québec) H3Z 1J2 5-420, rue Notre-Dame Ouest Montréal (Québec) H2Y 1V3 662, 90e Avenue Montréal (Québec) H8R 3A1 Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Demande de changement d\u2019endroit d\u2019exploitation du permis de distributeur de bière n° DB-023 Importation de Bière CTDD ltée A/s : Me Roger Le Blanc 2105, rue Holmes Saint-Hubert (Québec) J4T 3J3 dossier : 55-10-0570 1100, 50e Avenue Montréal (Québec) H8T 2V3 NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Demande d\u2019un permis d\u2019entrepôt (bière) aux fins de l\u2019agent Importation de Bière CTDD ltée A/s: Me Roger Le Blanc 2105, rue Holmes Saint-Hubert (Québec) J4T 3J3 dossier : 55-30-1838 1100, 50e Avenue Montréal (Québec) H8T 2V3 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL COUR DU QUÉBEC (Division des petites créances) AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (Art.136 et 137 C.p.c.) Avis est donné aux défendeurs ci-dessous mentionnés de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district de Longueuil situé au 1111 Jacques-Cartier Est, local RC-27, Longueuil, Québec, J4M 2J6, et ce, dans les 30 ou autre nombre de jours indiqué dans l\u2019ordonnance afin de recevoir la demande introductive d\u2019instance en recouvrement d\u2019une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019avis des options qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Défendeurs Dernière adresse connue No dossiers Demandeurs JDR RIVE SUD INC.4435 AVE.THIBAULT, LOCAL3, LONGUEUIL 505-32-036230-168 DIARRA YOUSSOUF PHARMM INC.5705D BOUL.TASCHEREAU, BROSSARD 505-32-036250-166 DJAMAL MILOUDI VALENTINE GEORGE 38-4752 AV.COUTRAI, MONTRÉAL 505-32-036263-169 9009-6843 QUÉBEC INC.JOSÉE LEDUC LOT 416-545 GRANDE CAROLINE, ROUGEMONT 505-32-036275-163 LAVIGEUR JOCELYNE ET JEAN-MARC VOYE MELANIE LEPAGE.764 RUE BEAUCHESNE, REPENTIGNY 505-32-036304-161 PELLERIN SAVITZ S.E.N.C.R.L Le présent avis est publié aux termes d\u2019ordonnances rendue le 17 janvier 2017 par la greffière Samia Selam.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances l\u2019exigent.À Longueuil, le 17 janvier 2017 Samia Selam, g.a.c.q.Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 17-15672 \u2013 ERRATUM Entretien horticole, maintien de la propreté et déneigement du Square Cabot - Ville-Marie Veuillez noter que l\u2019avis d\u2019appel d\u2019offre publié le 18 janvier 2017 aurait dû se lire comme suit : Dépôt de garantie : 15 000 $ (Cautionnement et/ou chèque visé) Montréal, le 20 janvier 2017 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 16-15719 Renouvellement du support pour les serveurs Hewlett-Packard du système de la RAO du SPVM L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 18 janvier 2017 est reportée au 25 janvier 2017 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, le 20 janvier 2017 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Vendredi, Barack Obama va transmettre à Donald Trump le saint du saint, la mallette contenant les codes nucléaires.Qu\u2019est- ce que cette mallette ?Sous quelle forme se présentent les codes?Nous avons interrogé Bruno Tertrais, directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique.Il a écrit, avec Jean Guisnel, Le président et la bombe (Odile Jacob, 2016).Il nous explique la chaîne de commandement et de l\u2019engagement des forces nucléaires.À quoi ressemble la mallette contenant les codes nucléaires ?SAUL LOEB AGENCE FRANCE-PRESSE Un aide de camp de l\u2019armée américaine porte en permanence la mallette contenant les codes nucléaires.Si l\u2019ordre de lancement doit être donné, il doit absolument y avoir une vérification faite par le Pentagone Bruno Tertrais « » L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 0 J A N V I E R 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 5 CE DIMANCHE DE 14 H À 16 H \u2022 514 985-3322 PETITESANNONCES@LEDEVOIR.COM LE CASTELNAU 7400 ST-LAURENT #200 Appartement chaleureux.Juste à côté du magnifique Parc Jarry, du stade de tennis Uniprix, du métro Castelnau, du Marché Jean- Talon.687 p.c., une chambre à coucher.271 000 $ - CENTRIS # 25646945 ESTHER LEBLANC 514-220-2454 Courtier immobilier agréé.PLATEAU-MT-ROYAL 1351 Rue St-Grégoire, app.406 Beau, lumineux et spacieux condo, 2 derniers étages, ascenseur.Cuisine-s/manger-salon aire ouverte, 2 ch., mezzanine, hauts plafonds, foyer au gaz, grand balcon, terrasse.GARAGE inclus.598 900 $ KENT SANDERSON 514-710-6620 STÉPHANE COSTA 514-770-6620 Courtiers immobiliers, Via Capitale du Mont-Royal POUR ANNONCER DANS CETTE SECTION, VEUILLEZ CONTACTER LES PETITES ANNONCES AU 514 985-3322 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 A L E X A N D R E R O B I L L A R D à Québec L\u2019 Assemblée nationale a renoncé, jeudi, aux services juridiques d\u2019une avocate soupçonnée d\u2019être utilisée comme briseuse de grève.L\u2019institution a annoncé en fin de journée que cette employée occasionnelle était dé - sor mais af fectée à d\u2019autres tâches que la pratique du droit, a indiqué la por te-pa- role, Noémie Cimon-Mattar, dans un courriel.Mme Cimon-Mattar a affirmé que cette décision avait été prise jeudi et qu\u2019elle était « en vigueur immédiatement».« L\u2019Assemblée a af fecté l\u2019employée à d\u2019autres fonctions, de sorte de celle-ci ne pourra travailler à titre d\u2019avocate ainsi que sur tout dossier de nature juridique, et ce, tant que le conflit de travail ne sera pas réglé », a-t-elle écrit.Dans son courriel, Mme Ci- mon-Mattar a expliqué que l\u2019Assemblée nationale souhaitait, avec sa décision, éviter de mettre de l\u2019huile sur le feu.« L\u2019Assemblée, dans le contexte actuel de moyens de pression, souhaite éviter que ses décisions puissent être interprétées comme une manière de contourner le droit de grève, ce qu\u2019elle n\u2019a jamais eu l\u2019intention de faire», a-t-elle écrit.Un porte-parole du regroupement syndical Les avocats et notaires de l\u2019État québécois (LANEQ), François Des- roches-Lapointe, a jugé que ce retrait démontre la faute de l\u2019Assemblée nationale.« C\u2019est un aveu, ni plus ni moins, que cette personne était engagée pour faire des tâches qui sont normalement nos tâches, a-t-il dit en entrevue téléphonique.C\u2019est un travail de briseur de grève qui était fait par cette personne.» Jeudi matin, LANEQ, qui représente les juristes en grève depuis 13 semaines, avait réclamé une enquête pour déterminer si des briseurs de grève avaient été embauchés par l\u2019Assemblée nationale et le ministère de la Justice.Selon le regroupement, un stagiaire a également accompli les tâches de ses membres au ministère de la Justice pour la mise en place de la Commission d\u2019enquête sur la protection de la confidentialité des sources journalistiques et de la Commission d\u2019enquête sur les relations entre les autochtones et certains services publics.La Presse canadienne NÉGOCIATIONS L\u2019Assemblée nationale fait marche arrière A M É L I E D A O U S T - B O I S V E R T Évoquant la possibil i té de recours ju- r i d i q u e s c o n t r e l e g o u v e r n e m e n t , les médecins spécialistes ont retenu les services de l\u2019ancien premier ministre et avocat Lucien Bouchard pour défendre leurs intérêts.Ils demandent aussi le retrait du ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, des négociations sur les épineux dossiers des frais accessoires et des échographies en cabinet.«Les délégués des spécialités médicales ont entériné un plan qui sera orienté sur notre droit de défendre les conditions d\u2019exercice de la médecine spécialisée dans les établissements.Ces enjeux majeurs et de nature juridique découlent notamment des décisions, règlements, projets de loi et lois initiés par le ministre de la Santé», a fait savoir la présidente de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), Diane Francœur, dans un communiqué émis en soirée jeudi.Plus tôt dans la journée, les spécialistes avaient tenu un point de presse pour réclamer que les négociations soient confiées au Conseil du Trésor.La FMSQ demande à changer de vis- à-vis, croyant que Pierre Moreau fera preuve de plus de mesure que son collègue.À une semaine de l\u2019entrée en vigueur de l\u2019abolition officielle des frais accessoires en cabinet, aucune entente n\u2019est encore survenue entre le gouvernement et les fédérations médicales.Le cabinet du ministre Barrette a fait savoir qu\u2019il n\u2019était pas question pour lui de se retirer du dossier et que la négociation «allait aboutir, dans l\u2019intérêt des patients ».«Le temps presse, ce sera le chaos [la semaine prochaine], a averti la Dre Francœur en conférence de presse, entourée de plusieurs de ses collègues.La précipitation du ministre va causer des bris de service.» Concertation des professionnels de la santé Par ailleurs, dans une exceptionnelle prise de position commune, la FMSQ, la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), l\u2019Association québécoise des pharmaciens propriétaires (AQPP) et l\u2019Association des optomé- tristes du Québec (AOQ) ont demandé jeudi à Gaétan Barrette de « mettre fin à l\u2019incertitude dans laquelle sont plongés les patients et aînés du Québec en clarifiant une fois pour toutes la réglementation touchant l\u2019abolition des frais accessoires dans les cliniques, pharmacies et cabinets d\u2019optométristes ».Avec la fin des frais accessoires, il n\u2019est pas clair si les professionnels de la santé peuvent continuer à faire les mêmes interventions auprès des patients, et selon quel mode de rémunération, s\u2019inquiètent-ils.« Nous n\u2019avons eu aucune confirmation écrite de la part de Québec qui nous permette de donner des indications claires à nos membres, explique le président de l\u2019AQPP, Jean Thiffault.Il y a de nombreuses contradictions entre les documents du ministère et les entrevues données par le ministre.On attend toujours la rencontre promise avec le ministère.» Le Devoir MÉDECINE Les spécialistes retiennent les services de Lucien Bouchard Les médecins ne veulent plus parler à Gaétan Barrette JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le ministre de la Santé Gaétan Barrette improvise, accusent les médecins spécialistes.P H I L I P P E O R F A L I L a proportionnelle, et que ça saute.Vingt-six personnalités canadiennes, dont l\u2019ancien directeur général des élections Jean-Pierre Kingsley, ont juré jeudi de « talonner» le gouvernement de Justin Trudeau jusqu\u2019à ce qu\u2019il donne enfin suite à sa promesse maintes fois répétée de faire adopter une réforme du mode de scrutin à temps pour la tenue des prochaines élections fédérales, en 2018.Dans une lettre, ils pressent la nouvelle ministre de la Réforme démocratique, Karina Gould, «de mettre en œuvre la principale recommandation du comité parlementaire spécial sur la réforme électorale », soit de « travailler à l\u2019adoption d\u2019un système de représentation pro- por tionnelle pour les prochaines élections fédérales ».La lettre ouverte est notamment signée par l\u2019ex-chef du Nouveau Parti démocratique Ed Broadbent, l\u2019ancien président de l\u2019Assemblée nationale Jean-Pier re Charbonneau, Guy Giorno, qui fut l \u2019éminence grise de Stephen Harper pendant maintes années, l\u2019ex-gref fier du Conseil privé et ex-secrétaire du cabinet Alex Himelfarb, l\u2019environnementaliste David Suzuki et Georges Laraque.Les artistes Neil Young, Robert Bateman et JiCi Lauzon sont aussi du lot.La signature de l\u2019ex-direc- teur général des élections du Canada (1990-2007), Jean- Pierre King, étonne.Celui-ci affirme être demeuré neutre jusqu\u2019à la publication du rapport du comité spécial, ne souhaitant pas l\u2019influencer.«Quand le rapport est sorti, j\u2019ai attendu que le gouvernement agisse.C\u2019est à lui maintenant de produire un système proportionnel», dit-il, rappelant que ce comité était formé de représentants de quatre partis.Il déplore, comme plusieurs l\u2019ont fait, les propos de l\u2019ex-mi- nistre de la Réforme démocratique Maryam Monsef, depuis mutée à la Condition féminine.La jeune ministre Gould doit agir très rapidement, insiste-t- il.«Ça ne peut pas lui prendre deux mois, c\u2019est son dossier principal.Il faut qu\u2019elle puisse comprendre les enjeux en quelques semaines.Il faut que ça bouge.» Voilà déjà plus de sept semaines que le comité a rendu son rapport.Un proche de Harper appuie la réforme «C\u2019est pourtant simple : notre système ne reflète pas le point de vue des Canadiens ni comment ils votent.On est en 2017.On devrait avoir un Parlement qui reflète cela », a quant à lui expliqué au Devoir Guy Giorno, un ancien proche collaborateur de Stephen Harper, dans une rare entrevue.Si les divers gouvernements qui se sont succédé dans l\u2019histoire du pays ont tous, sans exception, balayé sous le tapis l\u2019idée d\u2019une réforme électorale, c\u2019est que le système actuel favorise les partis politiques, pas les électeurs, ajoute-t-il.« Les politiciens ne devraient pas primer les électeurs.» Les deux hommes se disent « optimistes » que la ministre Gould respecte l\u2019échéancier que s\u2019était fixé le gouvernement Trudeau en présentant un nouveau modèle électoral d\u2019ici au mois de mai.Mme Gould n\u2019a pas accordé d\u2019entrevue au Devoir jeudi.Un porte-parole s\u2019est dit « reconnaissant» du travail du comité.Le Devoir DÉMOCRATIE Jean-Pierre Kingsley s\u2019ajoute à la liste de ceux qui veulent un scrutin proportionnel C H R I S T I A N R I O U X Correspondant à Paris Le 6 février prochain, l\u2019ancienne ministre du Par ti québécois Louise Beaudoin deviendra l\u2019une des très rares personnalités québécoises à accéder au rang de grand officier de la Légion d\u2019honneur.Celle qui a œuvré aux relations entre la France et le Québec depuis le début des années 1970 dans le gouvernement de René Lé- vesque recevra cette décoration des mains mêmes du président François Hollande dans les salons de l\u2019Élysée.Louise Beaudoin deviendra ainsi la première ministre québécoise à accéder à ce rang, jusque-là réservé à quelques rares premiers ministres, comme René Lévesque et Rober t Bourassa.Les autres, comme Lucien Bouchard, Bernard Landry et Jean Charest, ont généralement l\u2019ordre de Commandeur.L\u2019ancienne ministre des Relations internationales et de la Culture avait reçu ces derniers insignes en 2004 des mains du président de l\u2019Assemblée nationale Jean- Louis Debré.« Il s\u2019agit d\u2019une consécration de mon implication dans les relations France-Québec.Ça termine bien une carrière consacrée à cette amitié », nous a-t- elle confié.La décision relève d\u2019un décret présidentiel.Parmi les Canadiens, seul l\u2019homme d\u2019af faires Paul Des- marais avait reçu en 2008, des mains de son ami personnel, le président Nicolas Sarkozy, le grade suprême de grand- croix, sans passer par celui de grand of ficier.Le 6 février, à l\u2019Élysée, on attend plusieurs représentants politiques français amis de longue date du Québec et de Louise Beaudoin.Lyne Beauchamp, la déléguée générale du Québec à Paris, sera présente et recevra ensuite Louise Beaudoin à la délégation.Le Devoir Louise Beaudoin décorée par François Hollande Trudeau: enquête du Commissariat aux langues officielles Ottawa \u2014 Le Commissariat aux langues officielles a reçu neuf plaintes liées à la décision de Justin Trudeau de répondre uniquement en français à des questions posées en anglais, mardi, lors de son passage dans les Cantons-de- l\u2019Est.Le porte-parole du Commissariat, Nelson Kalil, a indiqué jeudi que le bureau mènera une enquête sur ces plaintes, afin de déterminer si le premier ministre a enfreint la Loi sur les langues officielles.Selon M.Kalil, l\u2019enquête pourrait prendre de trois à six mois.La Presse canadienne TÉLÉ-QUÉBEC Louise Beaudoin Le PLC efface sa dette Ottawa \u2014 Les libéraux fédéraux ne sont plus endettés, près de 14 mois après être revenus au pouvoir en 2015.Selon la présidente du PLC, Anna Gai- ney, les libéraux ont remboursé le mois dernier un dernier montant de 1,9 million de la dette qu\u2019ils avaient contractée lors de la dernière campagne électorale.Les libéraux ont dépensé un peu plus de 40 millions au cours de la campagne.Le recrutement de 50 000 nouveaux membres \u2014 qui ne paient plus de cotisation \u2014 a contribué à l\u2019effacement de la dette.Environ 35 000 personnes ont versé en moyenne 43,26$ au cours des six derniers trimestres.La Presse canadienne A N T O N I O R O D R I G U E Z à Davos À la veille de la prise de fonctions de Donald Trump, les économistes réunis au Forum économique mondial de Davos se demandent si ses attaques contre la Chine, le Mexique ou encore l\u2019Allemagne, n\u2019augurent pas d\u2019une guerre commerciale.Les propos de M.Trump «sont une déclaration de guerre», a affirmé à l\u2019AFP le Prix Nobel d\u2019économie Joseph Stiglitz, en marge du Forum de Davos, en réaction aux menaces du futur président d\u2019imposer des taxes sur les importations, notamment sur les voitures produites à l\u2019étranger.Comme une vraie guerre Dans un entretien accordé aux quotidiens allemand Bild et britannique Times , par u lundi, le président élu a redit vouloir lourdement taxer, au titre des droits de douane, les importations aux États-Unis de produits fabriqués au Mexique, y compris pour le constructeur allemand BMW.Des propos qui ont ému une bonne partie de l\u2019élite économique présente à Davos, lieu qui prône le libéralisme depuis des lustres et a toujours fait du protectionnisme son ennemi.«La guerre commerciale, c\u2019est comme la vraie guerre.La paix est un bénéfice mutuel, mais la guerre est une destruction mutuelle », a prévenu M.Stiglitz qui redoute que les pays visés ne prennent à leur tour des mesures de représailles qui pénaliseraient les exportations américaines.Avec M.Trump, «il y a bien sûr un risque que les États- Unis deviennent protectionnistes et cette dimension crée de potentielles tensions commerciales», a admis l\u2019économiste Nouriel Roubini, lors d\u2019un débat sur le rôle dans la mondialisation de la Chine, pays qui constitue la cible principale des attaques du futur locataire de la Mai- son-Blanche.Sur toutes les lèvres Le président chinois Xi Jin- ping a d\u2019ailleurs profité de son passage à Davos pour lancer un appel face aux menaces de M.Trump.«Nous devons rester attachés au développement du libre-échange [\u2026] et dire non au protectionnisme », a-t-il affirmé lors de son discours.Même message du côté des dirigeants d\u2019entreprise : l\u2019homme le plus riche de Chine, Wang Jianlin, actif notamment dans le cinéma, a instamment demandé à M.Trump de ne pas ruiner l\u2019industrie des loisirs par une guerre commerciale.À Davos, malgré l\u2019absence de M.Trump son nom est sur toutes les lèvres.Et les avertissements se sont multipliés avant sa prise de fonction.«Approche erronée» La directrice générale du FMI Christine Lagarde s\u2019est exprimée en termes diplomatiques, sans citer le futur président.«Tourner le dos à la mondialisation est une approche erronée», a-t-elle assuré.L\u2019ancien secrétaire au Trésor américain, Larry Summers, lui, n\u2019y est pas allé par quatre chemins, attaquant directement M.Trump.«Les victimes de ces politiques populistes seront les bas revenus et la classe moyenne, au nom desquels elles sont menées», a-t-il assuré.Pour illustrer ses propos, il a rappelé que les menaces de M.Trump ont provoqué une forte chute du peso mexicain ces derniers mois, rendant ainsi les ouvriers du pays voisin encore plus compétitifs par rapport aux Américains.« La dépréciation du peso est un poignard pointé vers l\u2019Ohio », un État victime de la désin- dustrialisation qui a voté pour le candidat républicain, a-t-il prévenu.Des pistes Face au retour attendu du protectionnisme aux États- Unis, certains participants au Forum de Davos ont esquissé des pistes pour répondre aux États-Unis.«La première chose que fera M.Trump sera de répudier l\u2019Accord de partenariat transpacifique [PTP] », a assuré M.Roubini.« Cela donne des options à la Chine non seulement en Asie ou dans la région Pacifique, mais aussi jusqu\u2019au Mexique ! », a affirmé l\u2019économiste, qui a appelé le pays latino-américains, en première ligne face à M.Trump, à se rapprocher du géant asiatique si M.Trump mettait ses menaces à exécution.Alicia Barcena, secrétaire exécutif de la Commission économique pour l\u2019Amérique latine et les Caraïbes a d\u2019ailleurs regretté que le Mexique n\u2019ait pas profité de Davos pour lancer la riposte.« Il manque une stratégie forte du Mexique qui ne devrait pas tout miser sur la négociation avec Donald Trump.Lui, il a déjà dit ce qu\u2019il voulait.C\u2019est au tour du Mexique de le faire maintenant.» Agence France-Presse L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 0 J A N V I E R 2 0 1 7 A 6 É C O N O M I E Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Alim.Couche-Tard ATD.B 61.58 -0.10 -0.16 458 Canadian-Tire CTC.A 142.17 0.15 0.11 154 Cogeco CCA 70.54 0.40 0.57 136 Corus CJR.B 13.19 -0.02 -0.15 599 Groupe TVA TVA.B 3.20 0.04 1.27 7 Jean Coutu PJC.A 20.24 -0.05 -0.25 63 Loblaw L 69.77 -0.38 -0.54 320 Magna MG 56.67 0.09 0.16 746 Metro MRU 41.36 -0.86 -2.04 888 Quebecor QBR.B 39.17 0.27 0.69 152 Uni Select UNS 30.06 0.05 0.17 197 Saputo SAP 47.52 0.43 0.91 367 Shaw SJR.B 27.83 0.13 0.47 565 Dollarama DOL 98.76 0.24 0.24 200 Restaurant Brands QSR 64.60 -0.41 -0.63 262 Transat A.T.TRZ 5.20 -0.03 -0.57 23 Yellow Media Y 17.87 0.28 1.59 11 S&P TSX SPTT15409.81 11.96 0.08 183537 S&P TX20 TX20 663.87 2.00 0.30 76860 S&P TX60 TX60 911.75 0.90 0.10 81842 S&P TX60 Cap.TX6C 1008.22 1.00 0.10 81842 Cons.de base TTCS 520.59 -2.25 -0.43 3346 Cons.discré.TTCD 178.33 0.02 0.01 5996 Énergie TTEN 209.51 -0.30 -0.14 41740 Finance TTFS 285.50 0.49 0.17 19674 Aurifère TTGD 208.98 0.81 0.39 74907 Santé TTHC 70.24 -0.65 -0.92 2682 Tech.de l\u2019info TTTK 55.76 -0.43 -0.77 3360 Industrie TTIN 205.51 1.09 0.53 10997 Matériaux TTMT 247.21 0.72 0.29 67925 Immobilier TTRE 284.47 0.22 0.08 8055 Télécoms TTTS 150.93 0.40 0.27 2781 Sev.collect.TTUT 237.64 -0.16 -0.07 6854 Métaux/minerals TTMN 670.38 0.00 0.00 0 TSX Venture JX 793.14 1.46 0.18 98268 Cameco CCO 15.85 1.46 10.15 5460 Canadian Natural CNQ 40.40 -0.20 -0.49 1638 Hydro One H 24.27 -0.05 -0.21 346 Enbridge ENB 56.73 -0.49 -0.86 1042 EnCana ECA 17.39 0.01 0.06 4932 Enerplus ERF 12.25 0.22 1.83 1083 Pengrowth Energy PGF 1.71 -0.10 -5.52 4157 Pétrolière Impériale IMO 44.29 -0.32 -0.72 470 Suncor Energy SU 42.14 -0.29 -0.68 2116 Cenovus Energy CVE 19.29 0.02 0.10 930 TransCanada TRP 61.91 -0.07 -0.11 795 Valener VNR 20.84 -0.03 -0.14 41 Air Canada AC 13.64 0.12 0.89 830 Bombardier BBD.B 2.68 0.03 1.13 4259 CAE CAE 18.53 -0.02 -0.11 347 Canadien Pacifique CP 200.11 7.63 3.96 921 Chemin de fer CN CNR 91.64 -0.84 -0.91 1731 SNC-Lavalin SNC 56.62 0.44 0.78 203 Transcontinental TCL.A 21.96 -0.28 -1.26 86 TransForce TFI 35.00 0.00 0.00 0 B.CIBC CM 111.33 0.54 0.49 862 B.de Montréal BMO 98.05 0.59 0.61 1065 B.Laurentienne LB 58.39 0.09 0.15 52 B.Nationale NA 55.55 0.65 1.18 1187 B.Royale RY 93.28 -0.01 -0.01 1565 B.Scotia BNS 76.74 0.26 0.34 1083 B.TD TD 66.61 -0.07 -0.10 1663 Brookfield Asset BAM.A 44.69 -0.33 -0.73 623 Cominar Real CUF.UN 14.76 -0.05 -0.34 328 Corp.Fin.Power PWF 33.49 -0.07 -0.21 390 Fin.Manuvie MFC 24.51 0.19 0.78 3472 Fin.Sun Life SLF 52.53 -0.14 -0.27 1005 Great-West Lifeco GWO 35.64 -0.08 -0.22 474 Industrielle All.IAG 55.03 0.22 0.40 122 Power Corporation POW 29.86 0.01 0.03 608 TMX X 70.25 -0.72 -1.01 69 Agrium AGU 134.62 0.27 0.20 152 Barrick Gold ABX 22.56 0.26 1.17 3951 Goldcorp G 20.11 -0.13 -0.64 3487 Kinross Gold K 4.68 -0.02 -0.43 4865 Mines Agnico-Eagle AEM 60.30 -0.18 -0.30 663 Potash POT 24.07 -0.01 -0.04 1385 Teck Resources TECK.B 31.32 -0.10 -0.32 1580 Fortis FTS 41.53 0.00 0.00 1078 TransAlta TA 7.87 -0.12 -1.50 1051 BlackBerry BB 9.44 -0.10 -1.05 1088 CGI GIB.A 63.59 -0.28 -0.44 447 BCE BCE 58.41 0.35 0.60 1002 Manitoba Telecom MBT 38.01 0.07 0.18 112 Rogers RCI.B 52.03 0.05 0.10 753 Telus T 43.61 0.08 0.18 915 iShares DEX XBB 31.07 -0.07 -0.22 62 iShares MSCI XEM 27.05 0.05 0.19 18 iShares MSCI EMU EZU 33.12 0.00 0.00 0 iShares S&P 500 XSP 25.84 -0.08 -0.31 191 iShares S&P/TSX XIC 24.42 0.01 0.04 74 ALGONQUIN POWER & AQN.IR 40.25 0.05 0.12 13063 CAMECO CORP CCO 15.85 1.46 10.15 5460 ENCANA CORP ECA 17.39 0.01 0.06 4932 BAYTEX ENERGY CORP BTE 5.38 -0.10 -1.82 4732 HB NYMEX CL BULL HOU 8.03 0.01 0.12 4567 BARRICK GOLD CORP ABX 22.56 0.26 1.17 3951 PRECISION DRILLING PD 7.63 0.35 4.81 3681 MILESTONE MST.UN 21.60 1.94 9.87 3670 GOLDCORP INC G 20.11 -0.13 -0.64 3487 MANULIFE FINANCIAL MFC 24.51 0.19 0.78 3472 CAMECO CORP CCO 15.85 1.46 10.15 5460 MILESTONE MST.UN 21.60 1.94 9.87 3670 HIGH ARCTIC ENERGY HWO 5.95 0.36 6.44 381 PRECISION DRILLING PD 7.63 0.35 4.81 3681 LUNDIN MINING CORP LUN 7.63 0.35 4.81 2745 STUART OLSON INC SOX 5.41 0.21 4.04 170 NA ENERGY PARTNERS NOA 5.72 0.22 4.00 447 CANADIAN PACIFIC CP 200.11 7.63 3.96 921 ADVANTAGE OIL & AAV 8.50 0.26 3.16 641 CANYON SERVICES FRC 6.52 0.20 3.16 906 AGF MGMT LTD AGF.B 5.86 -0.27 -4.40 970 WEST FRASER TIMBER WFT 44.91 -1.66 -3.56 355 CANFOR CORP CFP 14.36 -0.48 -3.23 282 KLONDEX MINES LTD KDX 6.68 -0.20 -2.91 1390 ATS AUTOMATED ATA 12.30 -0.35 -2.77 112 CENTERRA GOLD INC CG 6.68 -0.17 -2.48 1246 CASCADES INC CAS 11.99 -0.30 -2.44 110 TRILOGY ENERGY TET 6.92 -0.17 -2.40 107 TAHOE RESOURCES THO 11.92 -0.29 -2.38 2512 DETOUR GOLD CORP DGC 17.30 -0.37 -2.09 1330 CANADIAN PACIFIC CP 200.11 7.63 3.96 921 MILESTONE MST.UN 21.60 1.94 9.87 3670 CAMECO CORP CCO 15.85 1.46 10.15 5460 SHOPIFY INC SHOP 67.47 1.30 1.96 176 FRACO-NEVADA CORP FNV 83.92 1.09 1.32 554 NATIONAL BANK of NA 55.55 0.65 1.18 1187 BANK of MONTREAL BMO 98.05 0.59 0.61 1065 WASTE CONNECTIONS WCN 106.12 0.56 0.53 110 ALTUS GROUP LTD AIF 29.70 0.55 1.89 183 CANADIAN IMPERIAL CM 111.33 0.54 0.49 862 WEST FRASER TIMBER WFT 44.91 -1.66 -3.56 355 METRO INC MRU 41.36 -0.86 -2.04 888 CANADIAN NATIONAL CNR 91.64 -0.84 -0.91 1731 RITCHIE BROS RBA 41.99 -0.74 -1.73 145 OPEN TEXT CORP OTC 83.29 -0.66 -0.79 239 ONEX CORP ONEX 87.09 -0.49 -0.56 132 ENBRIDGE INC ENB 56.73 -0.49 -0.86 1042 CANFOR CORP CFP 14.36 -0.48 -3.23 282 FINNING INTL LTD FTT 26.54 -0.42 -1.56 147 RESTAURANT BRANDS QSR 64.60 -0.41 -0.63 262 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRÉTIONNAIRE ÉNERGIE FINANCIÈRES INDUSTRIELLES ENTREPRISES DE MATÉRIAUX SERVICES PUBLICS TECHNOLOGIE TÉLÉCOMMUNICATIONS FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO LES GAGNANTS EN % LES PERDANTS EN % LES GAGNANTS EN $ LES PERDANTS EN $ LES INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO TSX CROISSANCE Consultez toutes les cotes boursières sur www.decisionplus.com M A R C H É S B O U R S I E R S TORONTO S&P TSX 15 409,81 ?+11,96 +0,1% New York S&P 500 2263,69 ?-8,20 -0,4% NASDAQ 5540,08 ?-15,57 -0,3% DOW JONES 19 732,40 ?-72,32 -0,4% PÉTROLE 51,37 +0,29 $US +0,6% ?OR 1201,50 -10,60 $US -0,9% ?DOLLAR CANADIEN 75,11 -0,31 $US -0,4% ?1$US = 1,3314 70,46 -0,45 EURO 1 EURO = 1,4193 INDICES QUÉBÉCOIS Indice Fermeture var.pts var.% IQ30 2463,95 +1,55 +0,06 IQ120 2499,58 \u20130,47 \u20130,02 CENTRE D\u2019ANALYSE ET DE SUIVI DE L\u2019INDICE QUÉBEC L\u2019indice Québec est une initiative du Département de finance de l\u2019Université de Sherbrooke et de l\u2019Institut de recherche en économie contemporaine Donald Trump et une possible guerre commerciale hantent Davos J U L I E N A R S E N A U L T à Davos E n échange d\u2019importants rabais sur l\u2019hydro- électricité, le géant sidérurgique Arcelo- Mittal investira 500 millions au cours des quatre prochaines années dans ses installations sur la Côte-Nord, ce qui se traduira par l\u2019embauche d\u2019une quarantaine de personnes.Ces sommes devraient permettre d\u2019accroître la productivité des mines de minerai de fer à ciel ouvert exploitées par la multinationale à Fire Lake ainsi qu\u2019à Mont-Wright, près de Fer- mont, où travaillent quelque 2500 de ses 4000 salariés québécois.« Cela témoigne comment nous pouvons utiliser notre richesse collective, l\u2019hydroélectricité, pour attirer des investissements chez nous», a expliqué jeudi le premier ministre Philippe Couillard, au cours d\u2019une mêlée de presse, au Forum économique de Davos qui se déroule en Suisse.Sur quatre ans, ArcelorMittal verra sa facture d\u2019électricité être réduite de 60 millions en vertu du rabais octroyé par Québec, étant donné que la société est admissible au rabais du « tarif L » \u2014 un tarif pour les grandes entreprises énergi- vores \u2014 annoncé dans le dernier budget pour la réalisation de nouveaux projets.Par la suite, l\u2019entreprise pourrait recevoir un rabais pouvant atteindre 120 millions sur quatre autres années si elle effectue d\u2019autres investissements.Au cours d\u2019un entretien téléphonique, un porte-parole d\u2019ArcelorMittal, Paul Wilson, a précisé que l\u2019entreprise souhaitait doubler la production de minerai à Fire Lake pour qu\u2019elle puisse atteindre, à terme, 15 millions de tonnes par année.Cela devrait se traduire par une quarantaine d\u2019embauches, a expliqué le porte-parole de la multinationale, ajoutant que le but de l\u2019investissement était de consolider le reste des postes.«Pérennité des emplois» M.Couillard, qui avait initialement annoncé qu\u2019il n\u2019y aurait pas de création de postes, ne s\u2019est pas formalisé de cette situation en dépit de la taille de l\u2019investissement.« Déjà parler de la pérennité des emplois, c\u2019est important.S\u2019il n\u2019y a pas d\u2019investissement, qu\u2019est-ce qui arrive à ces emplois?Ils deviennent menacés.» Sans le rabais sur l\u2019hydroélectricité, il aurait été difficile pour ArcelorMittal d\u2019envisager un tel investissement, a expliqué son porte-parole.La remontée du prix de la tonne du minerai de fer, qui se transige actuellement autour de 80 $US, a aidé, mais cela n\u2019est pas suffisant, a expliqué M.Wilson.« C\u2019est un marché qui demeure concurrentiel et il y a beaucoup de surplus sur le marché.C\u2019est mieux qu\u2019il y a deux ans, mais ce n\u2019est pas idéal.» La Presse canadienne FORUM DE DAVOS ArcelorMittal investira 500 millions Le géant de la sidérurgie bénéficiera de rabais sur l\u2019électricité B E N O Î T T O U S S A I N T F rancfort \u2014 La BCE a promis jeudi de réduire dès que possible sa politique interventionniste très critiquée en Allemagne, mais a appelé à la patience, jugeant que l\u2019heure n\u2019est pas encore venue faute de progrès convaincants sur le front de l\u2019inflation.«Je suis quasiment sûr que le moment viendra» de réduire les nombreuses mesures de soutien que prodigue la BCE à l\u2019économie européenne, a déclaré son président Mario Draghi lors d\u2019une conférence de presse régulière à Francfort.À ce mo- ment-là, «nous devrons avoir une discussion et une analyse très prudente de la situation mais nous n\u2019en sommes pas là» et le sujet «n\u2019a pas été discuté» jeudi, a souligné le banquier central.Cette mise au point survient à un moment où de plus en plus d\u2019observateurs \u2014 principalement en Allemagne \u2014 s\u2019inquiètent des effets négatifs à long terme d\u2019une politique monétaire très accommodante et appellent la banque centrale à réduire la voilure.Taux maintenus Jeudi, le conseil des gouverneurs de l\u2019institution monétaire, auquel siègent six directeurs et les 19 gouverneurs des banques centrales nationales de la zone euro, a sans surprise maintenu ses taux directeurs, qui stationnent à leur plus bas niveau historique depuis mars 2016.Elle n\u2019a pas touché non plus au «QE», son vaste programme de rachats de dettes, qui avait été prolongé le mois dernier jusqu\u2019en décembre.Ce statu quo « n\u2019est pas une surprise », a réagi dans une note Carsten Brzeski, économiste chez ING.Il faudra «une hausse significative de l\u2019inflation et des salaires pour que la BCE envisage» de revoir sa politique, ce qui ne devrait pas se produire avant 2018, selon lui.Début décembre, la BCE s\u2019était inquiétée d\u2019une inflation toujours faible, ainsi que des conséquences encore incalculables du Brexit britannique et de l\u2019élection du nouveau président américain Donald Trump, chantre du protectionnisme.Dans ce contexte et malgré des perspectives économiques légèrement meilleures, elle avait décidé d\u2019étendre son vaste programme de rachat de dettes publiques et privées déclenché début 2015, qui prévoyait d\u2019acquérir pour 80 milliards d\u2019euros de titres tous les mois jusqu\u2019à fin mars.Agence France-Presse EUROPE Critiquée, la BCE juge qu\u2019il est trop tôt pour réduire ses aides à l\u2019économie ANDY WONG ASSOCIATED PRESS Wang Jianlin, l\u2019homme le plus riche de Chine a instamment demandé à M.Trump de ne pas ruiner l\u2019industrie des loisirs par une guerre commerciale. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 0 J A N V I E R 2 0 1 7 ECONOMIE A 7 F R A N Ç O I S D E S J A R D I N S Q uébec n\u2019exclut pas de recourir à des mesures d\u2019atténuation afin de contrebalancer l\u2019effet d\u2019une éventuelle hausse de cotisations au Régime des rentes du Québec (RRQ), tant pour les travailleurs que pour les entreprises.Alors que la consultation parlementaire concernant la bonification du RRQ tire à sa fin, le ministre des Finances a entendu cette semaine les préoccupations de certains groupes concernant la capacité de payer, notamment du côté des sociétés, qui soulignent le niveau déjà élevé des taxes sur la masse salariale.« Je regarde les deux côtés de la médaille, a dit le ministre Carlos Leitão en entrevue au Devoir.Pour les travailleurs, je pense qu\u2019il y a des moyens qu\u2019on peut utiliser pour atténuer l\u2019impact de cette augmentation.Parce qu\u2019il ne faut pas se le cacher, c\u2019est une forme de taxe, notre chèque de paie au final serait moins élevé.» Pour les entreprises, « c\u2019est un peu plus complexe», mais le ministère va essayer de « trouver des moyens qui pourraient atténuer l\u2019ef fet de cela, particulièrement pour les PME », a ajouté M.Leitão.« Si on arrive à faire ça, on pourra avoir un consensus beaucoup plus vaste.» Désaccord avec Ottawa Les consultations de Québec découlent d\u2019un refus de signer, avec les autres provinces, un accord portant sur la bonification des régimes de retraite publics telle que proposée par Ottawa.Le fédéral s\u2019est entendu avec neuf provinces sur le relèvement général du taux de remplacement des revenus à la retraite, mais le gouvernement Couillard a dit en juin 2016 qu\u2019il voulait d\u2019abord solliciter des avis.À l\u2019heure actuelle, le taux de remplacement du Régime de pensions du Canada (RPC) et du RRQ est de 25 %.Ottawa veut l\u2019augmenter à 33 %, moyennant toutefois une hausse des cotisations de tout le monde, même chez les personnes à faible revenu.Le scénario de Québec prône aussi un relèvement de 25 % à 33 %, mais seulement sur la portion du salaire gagnée entre 27 450 $ et 62 600 $.En réalité, le taux effectif sur l\u2019ensemble du salaire passerait de 25 % à un peu moins de 30 %.De nombreux experts et syndicats préfèrent la proposition d\u2019Ottawa.Pour les personnes à faible revenu, Québec veut discuter avec Ottawa pour obtenir une exemption supplémentaire sur les revenus qui servent au calcul du Supplément du revenu garanti, une allocation d\u2019appoint.Ottawa est ouvert aux pourparlers, a dit M.Leitão.L\u2019enjeu des comparaisons La capacité de payer est un enjeu souvent discuté, car le niveau des cotisations payé par les Québécois, à parts égales entre employé et employeur, est de 10,8 %.Dans le reste du pays, c\u2019est 9,9 %.Pour un Québécois gagnant 40 000 $, le scénario d\u2019Ottawa ferait passer sa cotisation annuelle de 1971 $ à 2336 $, alors que celui du Québec la ferait passer de 1971 $ à 2097 $.Ses prestations seraient toutefois inférieures de 2000 $.Puisque le scénario de Québec est plus modeste, des groupes craignent que les retraités québécois soient moins bien couverts que ceux du reste du pays, alors que l\u2019esprit des régimes publics milite historiquement pour l\u2019harmonisation.À cela, Québec répond que le processus ne fait que commencer.Projet de loi à l\u2019automne L\u2019objectif du gouvernement sera de déposer un projet de loi «quelque part à l\u2019automne 2017», a dit le ministre.L\u2019adoption du projet de loi aurait lieu en 2018.Invité à dire comment il arriverait à obtenir un consensus, M.Leitão a dit : « Il faut voir jusqu\u2019où on peut aller dans la capacité de payer.Est-ce que c\u2019est l\u2019adoption de l\u2019option fédérale telle quelle?Est-ce que c\u2019est quelque chose qui irait un peu plus loin que ce qu\u2019on a proposé à Vancouver [en juin 2016]?On est dans ces réflexions-là.» Les consultations parlementaires se terminent vendredi.Le Devoir Cotisations au RRQ : des mesures d\u2019atténuation possibles Galen G.Weston devient le grand patron de George Weston Toronto \u2014 Galen G.Weston a été nommé président du conseil et chef de la direction de George Weston.M.Weston continuera à agir à titre de président du conseil et de chef de la direction de Lo- blaw.Galen G.Weston est devenu président du conseil de JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE La ministre du Travail, Dominique Vien, a rendu publiques les intentions de Québec en matière de salaire minimum.À l\u2019arrière-plan, le ministre des Finances, Carlos Leitão.A L E X A N D R E R O B I L L A R D à Québec L e gouvernement du Québec haussera le salaire minimum à 11,25 $ l\u2019heure, a annoncé jeudi la ministre du Travail, Dominique Vien.Le salaire minimum est actuellement de 10,75 $.La hausse annoncée jeudi entrera en vigueur le 1er mai prochain.L\u2019augmentation de cette année sera supérieure à toutes celles qui ont été déterminées depuis 2010, a indiqué la ministre lors d\u2019une conférence de presse à l\u2019Assemblée nationale.Mme Vien a du même coup annoncé que le gouvernement a l\u2019intention de porter le salaire minimum à 12,45 $ d\u2019ici 2020.En se fixant ainsi pour la première fois un objectif sur plusieurs années, le gouvernement espère que cette somme sera équivalente à 50 % du salaire horaire moyen, a déclaré Mme Vien.«Nous allons fixer le salaire minimum annuellement au conseil des ministres et si la situation économique continue à bien se comporter, d\u2019en avoir les bons fruits comme nous en avons au- jourd\u2019hui, nous sommes assez convaincus d\u2019arriver à destination [.] en 2020, a-t-elle dit.Mais la garantie totale n\u2019existe pas.» Étalement Mme Vien a annoncé qu\u2019après la hausse de 50¢ cette année, le gouvernement prévoit des augmentations de 50¢ en 2018, de 35¢ en 2019 et de 35¢ en 2020.«Si, d\u2019aventure, on se trouvait dans une situation qui est autrement que celle qu\u2019on connaît au- jourd\u2019hui, tout le monde va bien comprendre qu\u2019on va revoir notre plan de match.Je pense que la seule chose qui pourrait arriver, c\u2019est que le plan de match soit retardé, mais très sincèrement, au moment où je vous parle, mes collègues et moi, on est assez convaincus qu\u2019en 2020 on devrait y arriver.» Jeudi, la ministre a également annoncé une progression du taux horaire des salariés au pourboire, qui passera de 9,20 $ à 9,45 $.Malgré les appels pour porter graduellement le salaire minimum à 15 $, afin de lutter contre la pauvreté, Mme Vien a lié cet objectif à la progression du salaire moyen.«Moi, mon analyse ce matin, c\u2019est qu\u2019on ne va pas à 15 $ maintenant, on ne va pas à 15$ la semaine prochaine.On va être à 15 $ quand le salaire moyen au Québec sera à 30$.» Loin du compte Le chef péquiste Jean-François Lisée a affirmé que le gouvernement a pris sa décision après avoir subi les pressions de l\u2019opposition et des syndicats pour hausser le salaire à 15 $ l\u2019heure d\u2019ici 2022.« Je salue positivement cette décision, mais monter à 12,45 $ en 2020, ça pourrait être un peu accéléré», a-t-il dit.La présidente de la Centrale des syndicats du Québec, Louise Chabot, a exprimé sa déception que le gouvernement renonce à fixer plus rapidement l\u2019atteinte du seuil de 15$.«Avec cette annonce qui est faite aujourd\u2019hui, pour atteindre le 15$ il faudra atteindre 2027.On est loin du compte.» Selon MmeChabot, le taux de 50% du salaire moyen aurait pu être annoncé dès aujourd\u2019hui.La Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) a estimé que la cible de 50 % ne réussira pas à sortir les bas salariés de la pauvreté.Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) a réservé son analyse pour plus tard étant donné que le ministre des Finances, Carlos Leitão, a indiqué jeudi la possibilité d\u2019allégements fiscaux pour les entreprises.« Il faut toutefois rappeler que l\u2019augmentation s\u2019avérera plus élevée que la marge de manœuvre que certaines entreprises peuvent se permettre, a dit Yves-Thomas Dorval, président-directeur général du CPQ, dans un communiqué.Sans mesures d\u2019atténuation fiscale ou financière concrètes, on occasionnera à ces dernières de sérieux défis de viabilité.» La Presse canadienne EMPLOI Québec hausse à 11,25 $ le salaire horaire minimum Ottawa \u2014 Les ventes du secteur de la fabrication ont augmenté de 1,5 % en novembre pour s\u2019établir à 51,8 milliards, rapporte Statistique Canada, jeudi.Les économistes s\u2019attendaient à une hausse de 1 % pour le mois, selon Thomson Reuters.Cette hausse suit le recul enregistré en octobre, qui avait été révisé à 0,6 % après une annonce initiale de 0,8 %.En dollars constants, les ventes ont progressé de 1,2 %, ce qui indique qu\u2019un volume plus élevé de biens fabriqués a été vendu en novembre.Les ventes ont augmenté dans 14 des 21 industries, principalement grâce à une hausse des ventes dans les industries de la première transformation des métaux, des produits du pétrole et du charbon, et des produits chimiques.Statistique Canada souligne par ailleurs que neuf provinces ont enregistré une hausse des ventes en novembre, le Québec et l\u2019Alberta venant en tête.La seule province à avoir affiché une baisse est le Nouveau- Brunswick.La Presse canadienne NOVEMBRE Les ventes du secteur de la fabrication ont dépassé les attentes P aris \u2014 L\u2019Agence internationale de l\u2019énergie a témoigné jeudi d\u2019une première chute de la production mondiale de pétrole en plusieurs mois, alors que se fait sentir l\u2019impact des réductions décidées par l\u2019Arabie saoudite et d\u2019autres pays producteurs pour renflouer les cours du brut.Le rapport mensuel de l\u2019AIE précise que la production de l\u2019Organisation des pays exportateurs de pétrole est tombée à 33,09 millions de barils par jour en décembre, comparativement à 34,2 millions de barils le mois précédent.Ce premier déclin en sept mois est attribué à une réduction de la production saoudienne et à des problèmes au Nigeria.L\u2019AIE prévient que «d\u2019autres réductions encore plus importantes de l\u2019OPEP sont possibles en janvier », puisque l\u2019OPEP s\u2019est engagée l\u2019an dernier à geler la production à environ 32,5 millions de barils par jour.La production des pays qui ne sont pas membres de l\u2019OPEP a aussi glissé.L\u2019agence ajoute que les stocks de pétrole continuent à fondre et que la demande demeure élevée.Associated Press RÉDUCTIONS DE L\u2019OPEP La production mondiale de pétrole chute Le patron d\u2019Aimia prendra un congé médical Le chef de la direction d\u2019Ai- mia prendra un congé de quatre mois pour suivre un traitement médical, a annoncé jeudi la société derrière le programme de fidéli- sation Aéroplan.Au cours de l\u2019absence de Rupert Du- chesne, le chef de l\u2019exploitation d\u2019Aimia, David Johnston, agira à titre de chef de la direction par intérim.L\u2019entreprise a en outre précisé que Robert Brown, qui était président depuis 2008, deviendra président exécutif du conseil d\u2019administration.La Presse canadienne G É R A R D B É R U B É F ondaction a publié son rendement.Il atteint 2,7 % au premier semestre, 4,6 % sur 12 mois sans les crédits d\u2019impôt.Au terme du premier semestre clos le 30 novembre 2016 Fondaction, le Fonds de développement de la CSN pour la coopération et l\u2019emploi, a inscrit un actif net de 1,57 milliard réparti entre 132 000 actionnaires, en hausse de 5,6 % par rapport au 31 mai.La valeur de l\u2019action atteint désormais 10,71 $, contre 10,43 $ au 31 mai 2016.« Au cours des six premiers mois de son exercice 2016- 2017, le rendement non annua- lisé à l\u2019actionnaire a été de 2,7%.Il est de 4,6%, sans tenir compte des crédits d\u2019impôt, pour les 12 derniers mois, alors que le taux d\u2019inflation était de 1,2%», a souligné l\u2019institution.Dans ses résultats dévoilés jeudi Fondaction fait ressortir qu\u2019au 30 novembre dernier, les investissements en capital de développement réalisés ou engagés dans des PME québécoises, des entreprises d\u2019économie sociale, ainsi que des fonds par te- naires ou spécialisés, totalisaient 1,1 milliard à leur juste valeur marchande, soit une augmentation de 9,8 % depuis le 31 mai.Plus de 1000 PME Sur ce por tefeuille constituant le cœur de sa mission, Fondaction a comptabilisé un rendement de 5,2 % pour le premier semestre de l\u2019exercice.Il avait été de 3,7 % au semestre terminé le 30 novembre 2015.Fondaction appuie le développement de plus de 1050 PME, souligne-t-elle.Léopold Beaulieu, président-directeur général, d\u2019ajouter : « Du côté des autres investissements, soit des placements sur les marchés financiers, dont près de la moitié est constituée de titres à revenus fixes, Fondaction a maintenu une approche prudente tout en réalisant un rendement de 2,1%.» Crédit d\u2019impôt L\u2019achat des actions de Fon- daction donne droit à un crédit d\u2019impôt fédéral-provincial de 35 %.Les souscriptions durant l\u2019exercice 2016-2017 sont limitées à 225 millions.Autre fonds fiscalisé, le Fonds de solidarité a déclaré en janvier un rendement de 4 % au premier semestre, de 7,5 % sur 12 mois sans son crédit d\u2019impôt de 30 %.Son actif net au 30 novembre 2016 atteignait 12,2 milliards, et la valeur de son action, à 36,11 $, est à un sommet historique.Le Devoir CSN Fondaction inscrit un rendement semestriel de 2,7 % FRED THORNHILL LA PRESSE CANADIENNE Galen G.Weston George Weston en septembre dernier, succédant ainsi à son père, W.Galen Weston, qui s\u2019est retiré à l\u2019âge de 75 ans après avoir dirigé George Weston pendant plus de quatre décennies.Luc Mongeau a été nommé président de Weston Foods et Sarah Davis a été nommée présidente de Loblaw.La Presse canadienne Il n\u2019y a pas beaucoup de femmes dans la vie politique québécoise, et le départ de Françoise David n\u2019est pas une bonne nouvelle.Ni pour les citoyens de Gouin ni pour Québec solidaire, dont elle était la représentante la plus crédible.69 ans, Françoise David fait partie de la génération des baby-boomers qui ont façonné la vie sociale et politique du Québec depuis la ?n de leur adolescence, il y a 50 ans.Issue d\u2019une famille bourgeoise d\u2019Outremont dont les parents appartenaient à l\u2019élite québécoise, Françoise David a choisi d\u2019étudier en travail social, tout comme l\u2019ex-chef du Parti québécois, Pauline Marois, d\u2019une année son aînée.Tôt dans sa vie adulte, Françoise David s\u2019inscrit dans la mouvance de la jeunesse militante gauchiste issue du mouvement étudiant des années 1960, d\u2019où elle bascule dans l\u2019extrême gauche au sein de l\u2019organisation marxiste-léniniste En Lutte dirigée par l\u2019ex-fel- quiste repentant Charles Gagnon.Ses cinq années au sein d\u2019un mouvement communiste ne sont pas seulement anecdotiques.De ce militantisme exacerbé (En Lutte prônait le soulèvement armé de la classe ouvrière sous la direction d\u2019un parti pancanadien unique guidé par les enseignements de Lénine et de Mao), elle conservera non seulement le sens de l\u2019engagement total, mais aussi une analyse marquée du sceau de la lutte des classes.Après son départ d\u2019En Lutte au milieu de la trentaine, Françoise David, comme plusieurs (on pense à un autre candidat de QS, François Saillant, retraité du FRAPRU), s\u2019autorisera à rompre avec les dogmes du marxisme-léninisme pour recentrer son engagement sur la place des femmes dans la société, thème jugé secondaire chez les communistes.Désormais, la lutte des femmes devient une priorité, comme pour les pionnières du mouvement féministe.C\u2019est donc à cette tâche qu\u2019elle consacre son temps et son énergie jusqu\u2019à la création, en 2004, du mouvement politique mixte Option citoyenne, dont la fusion avec l\u2019Union des forces progressistes du Dr Amir Khadir, deux ans plus tard, donnera Québec solidaire.De ces années de féminisme pleinement assumées, on retiendra son passage au Regroupement des centres de femmes et surtout à la Fédération des femmes du Québec, d\u2019où elle présidera à deux grandes manifestations de femmes pour dénoncer la pauvreté, en 1995 et en 2000.Après ces décennies de militantisme social, Françoise David fait ?nalement le saut en politique active à la tête d\u2019un parti de gauche prenant appui sur les militants et les militantes de dizaines d\u2019organisations de défenses des droits des plus démunis.Élue chez elle, dans la circonscription de Gouin, pour une première fois en 2012, la co-porte-parole de QS s\u2019impose aussitôt à l\u2019Assemblée nationale par le sérieux de ses interventions qui tranchent avec la par tisanerie et le cynisme ambiants.De sa bonne éducation, elle a aussi retenu qu\u2019il y a une façon polie d\u2019envoyer paître les cons.Et tous se souviendront de sa présence assurée, presque rassurante au débat des chefs, en 2014.Elle aurait fait une excellente ministre, ou première ministre, d\u2019un utopique gouvernement de coalition social-démocrate.« Il y a un avenir après mon départ », af?rmait Mme David au moment d\u2019annoncer sa sortie, jeudi.Bien sûr qu\u2019il y a un avenir pour Québec solidaire, mais lequel et à quelles conditions ?Car des changements s\u2019imposent si le parti veut défoncer le plafond de 8 % du vote populaire obtenu en 2014.Québec solidaire est la conscience de gauche des partis politiques au Québec.On reconnaît son engagement et son intégrité, mais pour la majorité des électeurs, il ne défend les intérêts que de la fraction la plus pauvre de la société.Ce qui est fort louable, mais insuf?sant quand l\u2019objectif est de gagner des élections.Pourquoi n\u2019y a-t-il pas plus d\u2019in?rmières, de techniciens, d\u2019enseignants, d\u2019ouvriers, de gens de la classe moyenne qui votent QS ?Pourquoi sont-ce surtout des intellectuels insatisfaits du PQ et des militants convaincus sinon parce que les autres ne trouvent pas dans ses propositions de quoi répondre à leurs préoccupations de «petits bourgeois », comme la jeune militante d\u2019En Lutte les aurait quali?és.Québec solidaire a déjà approché l\u2019ex-leader étudiant Gabriel Nadeau-Dubois pour qu\u2019il rejoigne ses rangs.GND dans Gouin?Pourquoi pas puisque voilà un jeune structuré, engagé et soucieux d\u2019ajouter une dose de pragmatisme aux ambitions de la gauche.Pragmatisme dont elle a bien besoin, qu\u2019il soit ou non question de convergence avec le PQ en vue du prochain rendezvous électoral de 2018.L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 0 J A N V I E R 2 0 1 7 A 8 EDITORIAL L E T T R E S Merci beaucoup, Mme Françoise David Lorsque Michel Char trand est décédé, comme plusieurs, j\u2019ai cherché celui qui pourrait reprendre le flambeau que ce der nier avait si vai l lamment porté.J\u2019avais beau chercher, je ne trouvais pas.Finalement, il y a quelques années, j\u2019ai allumé.Je cherchais au mauvais endroit.Cette personne n\u2019était pas un homme fort en gueule et n\u2019hésitant pas à utiliser des sacres afin d\u2019amplifier la portée de ses propos.Non.La nouvelle porte-parole qui décrirait les injustices sociales était une petite femme de taille, mais une grande dame de cœur et de tête à la voix douce et au regard rieur.J\u2019ai, il y a plus de 10 ans, participé au congrès de fondation de Québec solidaire.Bien sûr, je ne m\u2019attends pas à ce que ce parti prenne le pouvoir à court terme.Mais je crois en ce qu\u2019il représente.Françoise David, vous avez fait une bien belle job.Je ne sais quelles causes vous occuperont dans le futur, mais je suis certain qu\u2019elles seront nobles.Merci, Madame, d\u2019être une personne d\u2019exception qui nous rend tous un peu meilleurs.Jean Chenay Sherbrooke, le 19 janvier 2017t L I B R E O P I N I O N P A U L M O R I N Directeur scientifique de l\u2019Institut universitaire de première ligne en santé et services sociaux, CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS P lacer l\u2019usager des services de santé et de services sociaux au premier plan n\u2019est pas une mince tâche, comme l\u2019illustre le débat sur l\u2019utilisation des caméras dans les chambres des résidents en CHSLD.C\u2019est pourtant ce que propose la déclaration ministérielle des ministres de la Santé des pays membres de l\u2019Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) publiée à Paris le 17 janvier.Cette déclaration des ministres de la Santé avait été précédée, le 16 janvier, d\u2019un Forum sur l\u2019avenir de la santé, ouvert au public.Lors de son discours de bienvenue, Angel Gurría, secrétaire général de l\u2019OCDE, a souligné que placer les personnes au centre du système de soins exige un rééquilibrage de ce système.Trois zones d\u2019action doivent être privilégiées: La mise en œuvre de services qui mettent de l\u2019avant ce qui compte vraiment pour les usagers; Une formation adéquate pour les soignants ; La mesure des résultats sur la base d\u2019indicateurs communs aux pays membres.Le Forum a mis en évidence trois éléments de contexte : le développement accéléré de diverses technologies, les défis que pose la prise en charge des personnes aux besoins complexes et la segmentation des services de santé et de services sociaux.Par exemple, aux États- Unis, 5 % des usagers des services de santé produisent à eux seuls 49 % des coûts ; en Ontario, ces 5 % équivalent à 61 % des coûts, et en Écosse, 50 % des coûts proviennent de 2 % des usagers.Finalement, la segmentation des services constitue un obstacle à la prise en compte des dimensions fonctionnelles, personnelles, médicales et émotionnelles de ces personnes.Technologies En ce qui a trait aux technologies, les présentations ont mis en évidence que les systèmes de soins collectent essentiellement de gros volumes de données sur les activités de santé.L\u2019on en sait très peu toutefois sur leurs effets et résultats, surtout du point de vue des personnes.En fait, c\u2019est surtout ce dernier aspect qui a retenu l\u2019attention des participants dans la journée.Le conférencier vedette du Forum était Michael Porter, un économiste de l\u2019Université Harvard.Sa conférence a constitué, selon nous, le moment charnière de la journée.D\u2019entrée de jeu, il a tenu à souligner que les soins de santé demeurent l\u2019un des plus grands problèmes de société non résolus.On n\u2019a pensé qu\u2019aux coûts financiers de ces services, ainsi qu\u2019à leur qualité qui varie grandement.Son message peut se résumer comme suit : il ne faut pas mettre l\u2019accent sur l\u2019austérité, mais plutôt sur la mesure de ce qui compte vraiment, afin de provoquer le changement grâce aux résultats et au vécu des patients.Il s\u2019agit selon lui du levier le plus important de réduction des coûts.Une voie claire se dégage : la valeur pour le patient.La valeur, c\u2019est une série de résultats valorisés par le patient en regard de sa condition.Cette valeur est reliée aux coûts totaux des ser vices dispensés.Cette voie permet d\u2019être clair sur le but fondamental du système, à savoir des résultats effectifs pour le patient.Il s\u2019agit du «Vrai Nord», la définition du succès.Pourquoi est-ce si important?Parce qu\u2019il s\u2019agit de l\u2019information la plus importante pour le patient.Elle permet de définir le succès pour chaque organisation et ses divers services cliniques.Il s\u2019agit d\u2019un levier pour des soins innovants et multidisciplinaires.Elle permet également de valider des réductions de coûts qui sont véritablement reliées à une augmentation de la valeur.Elle valide également les zones de croissance de services.La mise en œuvre de cette voie demeure toutefois un défi majeur, et Porter de souligner que dans tous les autres champs d\u2019activités, il y a des mesures de résultat ; les soins de santé constituant l\u2019exception.[.] Écoute Cecilia Rodriguez, du Chili, membre d\u2019une association regroupant des personnes souffrant d\u2019arthrite rhumatoïde, a souligné l\u2019importance pour les personnes de croire en elles, de se faire confiance.Les professionnels, selon elle, doivent miser sur les capacités des patients afin de contrer le discours intérieur selon lequel on est « fini ».À cet égard, elle souligne l\u2019importance d\u2019outils cliniques qui brisent la spirale intérieure descendante et inspirent plutôt un processus positif.Tonyn Ajayi, une docteure œuvrant auprès d\u2019une population vulnérable aux États-Unis, a fait écho à ses propos.Comme professionnelle de la santé, il importe d\u2019avoir une pratique centrée sur la personne, mais celle-ci constate que la formation médicale est peu aidante à cet égard.Selon elle, des relations de confiance sont la base de toute démarche de soins ; comme cela, la personne peut vraiment être partenaire de ses soins.Il faut être à l\u2019écoute, car comme soignant, l\u2019on a tendance à mettre de l\u2019avant nos constats en oubliant ce qui importe vraiment à la personne.La prise en compte des besoins sociaux constitue donc un levier crucial à cet égard.L\u2019intégration des services de santé et de service sociaux est donc indispensable dans le cadre d\u2019une approche personnalisée.L\u2019équipe de travail de la docteure Ajavi s\u2019est ainsi adjoint un pair aidant pour faciliter la mise en œuvre d\u2019une telle approche.Ce Forum de l\u2019OCDE sur l\u2019avenir de la santé, aussi scientifique soit-il, est également un événement politique.Il est à souhaiter que son principal message soit entendu au Québec.La transformation du système exige de tenir compte de ce qui importe vraiment aux personnes.Il s\u2019agit du levier le plus important de réduction des coûts.Placer l\u2019usager des services de santé au premier plan FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente du développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-président des ventes publicitaires MARK DROUIN Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS GAGNÉ, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET Au Québec, la culture manifestante est déficiente On saluera certes l\u2019intention de Canadiennes et Canadiens de participer aux manifestations de protestation prévues au lendemain de l\u2019assermentation du nouveau président américain, mais il serait tout aussi apprécié, sinon plus, que ces mêmes gens fassent entendre leurs voix et participent, voire organisent de pareilles manifestations ici même, au Canada et au Québec, où les raisons d\u2019exprimer haut et fort ses opinions et son mécontentement face à des décisions politiques contestables ne manquent pourtant pas.Mais il est vrai qu\u2019au Québec, les lois et règlements édictés pendant et après le printemps dit érable rendent désormais la possibilité de manifester pour ainsi dire inexistante \u2014 ce qui aurait d\u2019ailleurs été une raison pertinente de revendiquer ses droits au moment de leur adoption, mais il faut croire que les Québécois n\u2019ont plus la fibre manifestante, la fibre de la rue, comme ils l\u2019ont déjà eue à plusieurs reprises dans le passé de l\u2019histoire du Québec.Pierre Deschênes Montréal, le 18 janvier 2017 Montréal se transformerait-elle en dépotoir ?J\u2019écris pour rendre compte de mon exaspération devant la quantité de déchets et de détritus de toutes sor tes qui jonchent les trottoirs et les rues de la métropole québécoise.J\u2019ignore si elle est fondée, mais j\u2019ai la fâcheuse impression que depuis mon arrivée à Montréal, en 1998, la situation s\u2019est détériorée.Lorsque je marche, il m\u2019arrive souvent de ramasser des bouteilles de plastique ou de verre et une multitude de rebus qui devraient se retrouver au recyclage ou aux ordures, et non dans les rues de la ville.J\u2019aimerais vivre dans un environnement propre, agréable et vitalisant.Je mets mon grain de sel pour nettoyer les rues de mon quartier, mais la tâche est colossale.Si tout un chacun faisait de même, Montréal s\u2019embellirait rapidement ! Je ne crois pas aux mesures et aux politiques répressives.Je pense cependant qu\u2019il y a un immense travail d\u2019éducation et de sensibilisation à faire.Cela devrait commencer dès le plus jeune âge.Après tout, n\u2019est-ce pas une responsabilité individuelle et collective de prendre soin de notre environnement de vie commun ?Nelson Tardif Montréal, le 17 janvier 2017 À FRANÇOISE DAVID Quel avenir pour QS ?JEAN-ROBERT SANSFAÇON L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 0 J A N V I E R 2 0 1 7 A 9 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel David(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Julie Carpentier (pupitre); information culturelle : Catherine Lalonde (reporter culturel), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline Montpetit(reporters), Benoît Munger et Philippe Papineau(pupitre); information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre); information internationale : Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre); section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); Loïc Hamon (cahiers spéciaux); équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITÉ Cynthia Floccari (adjointe), Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Caroline Filion, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Osvaldo Casas (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Sébastien Beaupré, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Ginette Rouleau et Isabelle Sanchez.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici et Véronique Pagé.E n ce 20 janvier 2017, le nouveau président des États-Unis est un homme ayant contesté sans aucun fondement le lieu de naissance de son prédécesseur noir, Barack Hussein Obama, dans l\u2019objectif de remettre en question la légitimité même de son statut.D\u2019autres manient le verbe et la pensée autrement.Ils critiquent le discours ambiant sur la diversité ethnique, l\u2019immigration et les minorités visibles, certains osant même la référence aux étals de poissons ayant la texture et le goût du décongelé.Force est de constater que les débats de société concernant la place des individus qui se situent au carrefour de la diversité raciale, de la diversité ethnique, de la diversité religieuse et de l\u2019immigration \u2014 parlons de la « diversité » aux fins du présent texte \u2014 sont parfois teintés par des incidents qui mettent en lumière une rhétorique et un traitement qui déshumanisent ces individus.Bien souvent, l\u2019apologie de tels incidents est vite faite au motif qu\u2019ils engagent un débat sur des sujets par ailleurs légitimes.Quels sont les ef fets per vers de ce phénomène ?Une seule chronique n\u2019est pas suf fisante pour discuter exhaustivement du problème et des pistes de solutions, mais retenons à tout le moins ceci : la diversité n\u2019est pas simplement un item sur le menu des enjeux de société dont on peut discuter sans aucune sensibilité.On ne peut pas en disposer comme on dispose d\u2019un repas qu\u2019on aime ou pas.Elle représente un ensemble d\u2019individus qui sont de facto des acteurs à la table de discussion et avec lesquels un dialogue est possible, même en cas de désaccord, à condition qu\u2019on reconnaisse leur humanité.On peut bien ruminer sur la question de l\u2019identité québécoise, mais cette réflexion, qu\u2019on le veuille ou non, est mal engagée si la question posée est « pour ou contre la diversité ?» Les réfugiés syriens sont déjà ici.Je suis né à Sainte-Justine.Nous sommes là.La question appropriée est « la diversité, comment ?» ?C\u2019est là où le bât blesse.Les membres de la diversité sont présentement prisonniers d\u2019un débat idéologique et politique dans lequel ils jouent le mauvais rôle.Les identitaires entretiennent essentiellement un discours dénonçant la mondialisation, l\u2019immigration, les inégalités économiques et les privilèges d\u2019un groupe qualifié d\u2019«élite ».Cette élite détenant le pouvoir économique et politique ; que ce soit au Québec, ailleurs au Canada, aux États-Unis ou en Europe, cet adversaire entretient généralement un discours favoerable au multiculturalisme et à la diversité.En théorie, aucun camp n\u2019est propriétaire de la d iversité.Et ses membres ne sont pas dupes.Que ce soit au Québec ou dans l\u2019ensemble du Canada, ils sont ouverts à discuter de la valeur des politiques publiques au-delà des paroles prononcées et des gestes symboliques.La réduction des inégalités socio-économiques est non seulement un enjeu per tinent pour tous, mais de plus, sa coexistence avec la diversité est une question qui ne peut être ignorée, qu\u2019on voie là ou non une corrélation.La question des seuils d\u2019immigration est tout autant d\u2019intérêt.En ce sens, un dialogue est possible autant lorsque Pierre Fortin remet en question, analyses à l\u2019appui, les avantages économiques de l\u2019immigration que lorsque Bernard « Rambo » Gauthier expose à Tout le monde en parle son ignorance du nombre de Syriens reçus au Canada et admet ouver te- ment sa peur de ce qu\u2019il ne connaît pas.En revanche, des propos blessants qui minent la dignité de ceux qui en font l\u2019objet provoquent une colère qui clôt la porte à discussion.En ef fet, la confiance en l\u2019individu qui entretient le propos est dès lors for te- ment endommagée.Toutes les fois où des leaders d\u2019opinion ou des politiciens entretiennent des propos qui déshumanisent les membres de la diversité, ceux-ci sont pris au piège parce qu\u2019ils n\u2019ont d\u2019autre option que de se taire ou de répondre.S\u2019ils répondent, ils se voient du coup associés à la rhétorique du camp qui se pos itionne, en apparence du moins, en faveur de la diversité.Par cet effet, l\u2019indignation des membres de la diversité en soi n\u2019a que peu de valeur puisqu\u2019elle se noie dans un débat polarisé plus large et plus profond.La diversité est dès lors instrumentali- sée et ses membres deviennent contre leur gré les idiots utiles d\u2019une dualité qui n\u2019a pas de lien avec leurs intérêts.Afin de briser ce cercle vicieux, il importe de distinguer les débats d\u2019idées des insultes utilisées pernicieusement à leur soutien, et à cet égard, l\u2019ensemble de la population a un rôle à jouer.Une rhétorique simplement plus respectueuse de la diversité est susceptible de reconfi- gurer la place qu\u2019elle occupe dans l\u2019espace public et d\u2019apporter une nouvelle couleur aux enjeux de société.L\u2019humanité de la diversité FABRICE VIL R É J E A N B E R G E R O N Professeur de philosophie au cégep Gérald-Godin omme il est terrible ce Donald Trump, ce tout nouveau président des États-Unis.Si on faisait la liste de tous les qualificatifs qui lui ont été attribués, nous n\u2019aurions pas le choix, il faudrait dire de lui qu\u2019il est un monstre.Mais amusons-nous, quitte à rire jaune par la suite, à le regarder par l\u2019autre côté de la lorgnette, à partir de ce que nous sommes comme société.Ainsi, il nous faudra peut-être reconnaître que Donald Trump n\u2019est pas une exception, mais bel et bien le pur produit de notre société occidentale.Qu\u2019il est notre création, en fait, une sorte de concentré de ce que nous sommes devenus.Oui, un concentré, et c\u2019est d\u2019ailleurs ce qui le rend tellement indigeste et difficile à avaler.On dit de lui qu\u2019il est narcissique, inculte, qu\u2019il n\u2019a que mépris pour la connaissance et la science, qu\u2019il déforme ou nie les faits ou la réalité afin d\u2019imposer la sienne, qu\u2019il parvient à faire passer ses opinions pour des «vérités» à force de les répéter, qu\u2019il vit dans un monde superficiel, kitch à souhait où le paraître prend le dessus sur l\u2019être, l\u2019apparence sur l\u2019authenticité.Mais n\u2019est-ce pas là le triste portrait de notre société?Lorsque j\u2019ouvre la télé et que je tombe sur les Recettes pompettes, le nouveau show de Véro et autres émissions de ce genre, lorsque je lis certains journaux ou que j\u2019écoute la radio poubelle, lorsque je surfe sur les médias sociaux, je n\u2019ai pas tellement le choix de constater que j\u2019y retrouve exactement ce que nous reprochons tous à Donald Trump : de l\u2019opinion vulgaire, du potinage, de la médiocrité, des comportements narcissiques, beaucoup de légèreté, de la désinformation, des théories du complot, une fuite dans le virtuel et beaucoup de selfies nom- brilistes, de likes consensuels, d\u2019images déformées, enjolivées, «photoshopées», truquées, arrangées par le gars des vues.Usine à « trumpiens» Mais si ce n\u2019était que cela.Parfois, lorsque je regarde certains étudiants qui arrivent au cé- gep, j\u2019ai l\u2019impression que notre système d\u2019éducation est devenu une usine à « trumpiens» et à « trumpettes».Formatés dans le moule de la réforme, du Renouveau pédagogique, on a fait croire à ces élèves que l\u2019important était de communiquer, d\u2019exprimer leurs opinions, d\u2019épancher leur moi profond et qu\u2019il ne valait plus la peine d\u2019acquérir des connaissances et une culture solides étant donné que tout ceci était dorénavant disponible sur Google.Aussi, on leur a inculqué une conception utilitariste de l\u2019éducation : ce qui est appris doit servir à quelque chose, déboucher sur du concret.Sinon, pas la peine.D\u2019ailleurs, notre ministre de l\u2019Éducation, Sébastien Proulx, vient d\u2019ajouter une toute nouvelle brique à cette belle et grande idéologie pragmatique en imposant, par la seule puissance de son verbe, un cours d\u2019éducation financière aux élèves de 5e secondaire, et ce, au détriment du cours Monde contemporain, un cours tellement inutile\u2026 Ainsi, selon les dires du ministre, les étudiants sauront comment gérer leur facture de téléphone cellulaire.Toutefois, ayant du mal à écrire, à lire et à comprendre un texte faute d\u2019un riche vocabulaire et d\u2019une culture solide, habitués à se confier à des écrans à cœur de journée et à croire que ce qu\u2019ils y trouvent représente la réalité, la pure vérité, nos étudiants deviennent ainsi des proies faciles pour les propagandes et canulars de toutes sortes, de futurs adeptes des discours populistes de tout acabit et, bien sûr, des partisans potentiels d\u2019un Trump canadien ou québécois aux prochaines élections, lui qui viendra à son tour insulter les femmes, les communautés ethniques, les homosexuels, les intellectuels, les journalistes et tous ceux qui n\u2019opinent pas comme lui.Devant tout ceci, nous pourrons alors nous payer le luxe de l\u2019indignation.Mais tout ceci, on ne veut pas le voir, encore moins le savoir ou se l\u2019avouer.On préfère se moquer du personnage Trump, quitte à en faire une immense caricature qui nous permettra ainsi de nous sentir tellement, tellement loin et dif férent de lui.Malheureusement, Donald Trump, à la manière d\u2019un verre grossissant, ne fait que nous renvoyer l\u2019image de nos travers, de notre médiocrité, de notre hypocrisie et aussi de notre lâcheté.Ce verre grossissant qu\u2019on aime détester E W A N S A U V E S Recherchiste et rédacteur politique à l\u2019Assemblée nationale du Québec pour la Coalition avenir Québec n dit qu\u2019une image vaut mille mots.Une statue de la Liberté terrifiée, effondrée et complètement désemparée, qui tente de s\u2019accrocher tant bien que mal à Barack Obama.Vous avez sûrement aperçu ce dessin dans votre fil d\u2019actualité ces derniers jours.L\u2019image est effectivement poignante : le symbole universel de liberté et de démocratie admet sa détresse et son impuissance devant l\u2019inévitable ouragan Trump\u2026 Donald J.Trump devient le 45e président des États-Unis ce vendredi.Barack Obama, qui a incarné l\u2019espoir et le renouveau politique pendant plus de huit ans, lui remet les clés de la Maison- Blanche.Beaucoup de choses ont été dites depuis le 8 novembre 2016.La pilule Trump avalée, il convient de réfléchir à la vague populiste qui a su déjouer les pronostics.En politique, on me conseille souvent de penser «en dehors de la boîte ».Dans ce cas-ci, je vais faire exactement le contraire et penser directement dans la boîte\u2026 ou plutôt dans la télévision.Une influence grandissante L\u2019expérience de téléréalité vécue par Trump, notamment avec The Apprentice, a pesé lourd dans sa manière de faire campagne.Après tout, il s\u2019agit de son principal bagage de connaissances.Il se vend en tant que bâtisseur d\u2019un empire dont la promotion a été largement faite à la télévision.Mais il ne s\u2019agit pas que de cela.Trump a pu compter sur une aide inattendue : celle des séries télévisées.Comme des millions d\u2019Américains, je suis un adepte de Netflix et de ses créations originales.Pensons à House of Cards et à Scandal, deux séries dont le décor est Washington, la Maison- Blanche, les élections présidentielles, les complots, les meurtres et les magouilles qui sont monnaie courante.Aujourd\u2019hui, je me pose sérieusement la question sur les liens qui existent entre ces élaborations cinématographiques, la place qu\u2019elles occupent dans l\u2019imaginaire collectif et leur poids dans les urnes.Soyons sérieux: ne vous êtes-vous jamais dit, après la diffusion d\u2019un de ces épisodes: «Je suis sûr que c\u2019est vrai, que ça se passe comme ça » ?N\u2019avez-vous pas pensé la même chose à l\u2019écoute de certaines nouvelles décourageantes de corruption invraisemblables, d\u2019écoutes électroniques indignes, alors que vous jonglez pour maintenir l\u2019équilibre de votre budget, de votre famille, de votre job?Et pourtant, nous ne sommes pas aux États- Unis.Imaginez donc une seconde l\u2019impact sur les Américains, qu\u2019ils soient démocrates ou républicains, des personnages de Frank Underwood et de Fitz Grant, politiciens qui détonnent parce qu\u2019ils osent défier l\u2019establishment et le statu quo.À l\u2019image de nos personnages télévisés préférés, Donald Trump a provoqué chez les Américains un amalgame d\u2019émotions polarisées et pola- risantes, un glissement de la réalité vers l\u2019imaginaire.Il a utilisé l\u2019arme la plus puissante à sa disposition pour influencer le vote en sa faveur: la transformation de la culture populaire en populisme.Lorsque les consoles et les jeux vidéo sont arrivés sur le marché, la confusion entre la réalité et la fiction a été longuement débattue.On semblait s\u2019en être sorti, mais maintenant, nous nageons en eaux troubles dans la perception entre le réel et la fiction, drainée par les médias sociaux et les nouvelles plateformes.Au- jourd\u2019hui, comment discerner la vérité dans tout ce qui apparaît sur nos écrans?Il ne reste plus qu\u2019à souhaiter la meilleure des chances au nouveau président des États- Unis, Donald Trump.« Il faut donner la chance au coureur», ne cesse-t-on d\u2019entendre dernièrement.Soit.Mais vu le tempérament de M.Trump et sa capacité remarquable de créer de toutes pièces ses propres controverses et crises médiatiques, on peut dire que cela n\u2019est pas de très bon augure.Grâce à Donald Trump, le spectacle fait désormais partie intégrante du paysage politique.Pour le meilleur et pour le pire.Le problème, ce n\u2019est pas que le cinéma fasse de la politique\u2026 mais bien que la politique fasse son cinéma.Place à la politique-spectacle ! MARK WALLHEISER AGENCE FRANCE-PRESSE Des partisans accueillent Donald Trump lors de la campagne présidentielle.Cible de nombreuses critiques, le président désigné ne fait pourtant que nous renvoyer l\u2019image de nos travers.O C INTRONISATION DE DONALD TRUMP Donald Trump a provoqué chez les Américains un amalgame d\u2019émotions polarisées et polarisantes, un glissement de la réalité vers l\u2019imaginaire « » L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 0 J A N V I E R 2 0 1 7 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S «Depuis le Moyen Âge, ce sont les professeurs, les étudiants et le personnel qui administrent l\u2019université.Pas des gens externes à l\u2019université», dit Karim Benyekhlef, directeur du Laboratoire de cyberjustice.« Que vont-ils imposer à l\u2019Université, ces gens qui ont peut-être une vision utilitariste de l\u2019université ?On sera comme une usine à saucisses ! Sous le couver t de la gouvernance, on est en train de mettre à mal une institution millénaire», ajoute-t-il.Boycottage des profs Le Syndicat général des professeurs et pro- fesseures de l \u2019Université de Montréal (SGPUM) s\u2019insurge aussi contre le projet et a recommandé à ses membres de boycotter les consultations organisées par le recteur, cette semaine et la semaine prochaine.« Il y a une levée de boucliers généralisée contre ce projet.Ça ne passera pas », dit Jean Portugais, président du syndicat qui représente 1300 professeurs.«Les textes ont été dif fusés juste avant Noël et les gens les ont vus au retour des vacances.C\u2019est le pire moment de l\u2019année pour des professeurs, et c\u2019est fait exprès : les professeurs sont débordés par les corrections des examens et par la préparation des cours de la prochaine session», ajoute le président du syndicat.Les professeurs sont aussi échaudés par le lockout décrété par la direction le 22 décembre, à deux jours du réveillon, contre 56 cliniciens de la Faculté de médecine vétérinaire qui négocient une première convention collective, rappelle Jean Portugais.Le lockout a pris fin sans autre avis le 2 janvier, après un temps des Fêtes où les cliniciens ont été privés de salaire.C\u2019est le syndicat qui a payé le salaire des 56 employés durant le lockout.Consultations et ouverture En entrevue au Devoir, le recteur Guy Breton a déploré l\u2019opposition de groupes qui ne daignent même pas participer aux consultations.Il a fait valoir qu\u2019un «grand ménage » s \u2019impose dans la Charte, qui est la même depuis 1967.L\u2019Université de Montréal doit se brancher sur la société pour mieux servir ses intérêts et ceux de la communauté, explique-t-il.« On veut faire une place beaucoup plus importante à nos diplômés et aux nouvelles catégories d\u2019employés dans nos instances», dit-il.Guy Breton dit être prêt à écouter la communauté universitaire et à tenir compte des suggestions.Il balaie les inquiétudes de ceux qui craignent une «marchandisation» de la recherche et de l\u2019enseignement : les membres externes à l\u2019Université, issus notamment des diplômés, proviennent de tous les horizons \u2014 santé, éducation, milieu communautaire, etc.\u2014, et non uniquement du monde des affaires, rappelle-t-il.Le recteur est prêt à ajouter dans la Charte que ces membres « indépendants » doivent « représenter la diversité de la société ».Il rappelle aussi que le projet prévoit que le nombre de membres du Conseil de l\u2019Université nommés par le gouvernement du Québec passe de huit à deux, ce qui augmente l\u2019autonomie de l\u2019établissement par rapport à Québec, selon lui.Les membres externes sont déjà majoritaires au comité exécutif, et le sont la plupar t du temps, même si ce n\u2019est pas inscrit dans la Charte de l\u2019Université, rappelle Guy Breton.Pourquoi alors prendre le soin d\u2019inscrire noir sur blanc dans la nouvelle Charte qu\u2019ils sont majoritaires à l\u2019exécutif ?«Parce que ce sont les bonnes pratiques » dans les universités d\u2019Amérique du Nord, explique-t-il.Les meilleures pratiques nord-américaines veulent aussi que le recteur ne préside pas l\u2019exécutif, plaide Guy Breton.C\u2019est le cas notamment à l\u2019Université McGill, souligne-t-il.Le poids des mots Le professeur Pierre Trudel, de la Faculté de droit \u2014 qui signe aussi une chronique dans Le Devoir \u2014, décrit le projet du recteur Guy Breton comme un «véritable coup de force ».«C\u2019est le comité exécutif qui exerce tous les pouvoirs décisionnels.Et le projet de Charte prévoit que les membres externes y seront majoritaires.Quand on dicte une loi, le choix des mots est important.La communauté universitaire doit réagir avant l\u2019adoption de la loi, et non après», dit-il.Le recteur Guy Breton souhaite que l\u2019Université de Montréal présente un projet de loi privé à l\u2019Assemblée nationale dès la rentrée parlementaire, le 7 février, pour faire modifier sa Charte.Il dit souhaiter l\u2019adoption du projet avant l\u2019ajournement des travaux au mois de juin et l\u2019entrée en vigueur de la nouvelle Charte six mois plus tard, avant la fin de l\u2019année 2017.« On a une fenêtre d\u2019opportunité.Après cette session, le gouvernement sera accaparé par sa réélection» au scrutin prévu à l\u2019automne 2018, estime Guy Breton.Le Conseil de l\u2019Université a adopté le projet de Charte à sa dernière réunion, à la mi-décembre.L\u2019Assemblée universitaire, l\u2019autre instance de gouvernance de l\u2019Université de Montréal, doit se pencher sur le projet dès lundi prochain.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 BOUCLIERS 2018 [aux prochaines élections].J\u2019ai déjà fait un burn-out.Je ne rejouerai pas dans ce film-là.Je suis désolée de ne pas continuer, mais il faut que je m\u2019arrête avant de tomber.» Mme David a 69 ans depuis une semaine.Au- jourd\u2019hui même, ce vendredi, un homme de 70 ans entre à la Maison-Blanche d\u2019où il dirigera les États-Unis.À chacun son expérience et ses capacités, bien sûr.La question se pose tout de même : qu\u2019est-ce qui fatigue tant la réputée infatigable Françoise David ?D \u2019où vient ce sentiment d\u2019une tâche sinon surhumaine, du moins incapable à accomplir maintenant ?Elle cite alors en litanie ce qui l\u2019a siphonnée : «L\u2019intensité du travail à QS, le stress inhérent à la vie politique à l\u2019Assemblée nationale, l\u2019atmosphère souvent agressive qui y règne, la multiplicité des positions à défendre quotidiennement dans un tourbillon médiatique, les déplacements incessants : je n\u2019y arrive plus.» Françoise David rappelle que sa formation ne compte que deux autres députés (Amir Khadir et Manon Massé), alors que selon elle il en faudrait beaucoup plus pour abattre le travail jugé nécessaire.« À trois députés, nous avons influencé des politiques, l\u2019achat groupé de médicaments, les changements à l\u2019état civil pour les enfants trans, l\u2019adoption de mesures protégeant les locataires aînés de l\u2019éviction.[\u2026] Imaginez si nous étions 12, 20 ou 63.» Ce qui la fatigue, jusqu\u2019à l\u2019épuisement, c\u2019est donc aussi un mode de scrutin qui ne rend pas entièrement justice au vote populaire exprimé.Elle répète que la réforme du mode électoral pour une sélection proportionnelle mixte devrait être une priorité «pour traiter tous les partis et toutes les idées avec justice».Quand on la questionne sur ce qui pourrait aussi être modifié dans le système politique québécois, elle donne l\u2019exemple de ce qu\u2019elle a observé au parlement de Suède.Les places des quelque 350 députés dans l\u2019hémicycle du Risk- dag sont assignées par région, ce qui aurait «un effet formidable pour calmer les nerfs de tout le monde», dit-elle en ajoutant qu\u2019« il y a moyen de faire de la politique autrement».L\u2019anticynique par excellence a donc été assommée par un système désuet et éreintant ?En entrevue, elle revient sur les épuisants rapports entre les pouvoirs médiatique et politique dans notre société.Elle évoque des points de presse où ne se pointait aucun journaliste.« J\u2019aime prendre connaissance des dossiers avant de prendre position.Mais combien de fois m\u2019a-t-on demandé de réagir à chaud, très, très vite sur n\u2019importe quoi ! J\u2019ai remarqué qu\u2019en quatre ans et demi de travail de députée, je travaillais encore plus à la fin qu\u2019au début parce qu\u2019il faut de plus en plus nourrir la bête médiatique tout le temps.» Une bête fatigante, obstinée et plus ou moins partisane d\u2019ailleurs, avec son programme idéologique, ses propres obsessions politiques.L\u2019ex-députée évoque des bilans de session, « à au moins deux reprises », où les seules questions qui intéressaient la presse concernaient la convergence avec les autres formations souve- rainistes.« C\u2019est sûr que le cinquième qui m\u2019a posé la même question sous un autre angle je me suis permis de lui dire que j\u2019étais tannée.» L\u2019exercice a repris jeudi encore autour d\u2019une éventuelle candidature commune dans sa circonscription.La députée sortante a expliqué que sous réserve de la décision de sa formation, « il y aura dans Gouin un député ou une députée solidaire » en 2018.Elle a ajouté sur un ton résigné qu\u2019il ne lui appartient plus de répondre aux questions sur les rapprochements.Ce prochain candidat, peut-être député, sera- t-il Gabriel Nadeau-Dubois, ex-porte-parole étudiant ?« Ça fait depuis le printemps érable que nous sommes quelques-uns et quelques-unes à QS à l\u2019achaler un petit peu en lui disant : me semble que tu serais bien chez nous.Donc c\u2019est à lui de répondre.Est-ce que lui, ça l\u2019intéresse?Je pense qu\u2019il est au Mexique.Quand il reviendra, vous lui poserez la question.» Le vent qui se lève et souffle à droite dans les démocraties occidentales est bien contraire aux valeurs de sa formation.Françoise David en a bien conscience.«Mais plus que jamais on a besoin de QS, reprend l\u2019optimiste engagée mais épuisée.Nous ne sommes jamais tombés dans le populisme, dans l\u2019intolérance, dans le non-respect de l\u2019autre.On a critiqué la charte des valeurs péquiste et on avait tellement raison.Je pense aussi qu\u2019une partie de la population, influencée par des chroniqueurs ar- chipopulistes, rejette les intellectuels, l\u2019establishment qui ne comprendraient rien à ce que vivent les gens.Quand j\u2019aurai repris mon souffle, je vais réfléchir à ma contribution sur cette question.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 ÉPUISÉE % JACQUES NADEAU LE DEVOIR Françoise David dans les bras de son conjoint, François Larose.Il a néanmoins tenu à remercier Barack Obama pour son dévouement et, surtout, pour avoir embrassé la culture hip-hop durant son mandat, ce que le rappeur a fait dans une vidéo diffusée sur le site du magazine spécialisé XXL.«Alors jeune Fugees», trio hip-hop soul qui l\u2019a rendu célèbre dans les années 90, « j\u2019appuyais déjà [l\u2019organisation] Rock the Vote et invitais les citoyens à participer au processus électoral.Je suis impliqué, socialement et politiquement, j\u2019ai le sentiment de devoir faire davantage que de simplement chanter des chansons.En Haïti, par contre, je vote», assure celui qui avait voulu se présenter aux présidentielles en 2010 mais dont la candidature avait été rejetée.Wyclef a quand même gagné ses élections, pour ainsi dire.Deux fois de suite.«J\u2019ai voté pour Michel Martelly [en 2010], il a gagné.La seconde fois, j\u2019ai voté pour [le candidat désigné par Martelly et chef du parti Têt Kalé] Jovenel Moïse, il a gagné.» Aux yeux du rappeur, le grand mérite de la présidence de Michel Martelly fut d\u2019avoir brisé le cycle de ces politiciens de carrière qu\u2019il qualifie de « boogeymen » \u2014 littéralement « croque-mi- taine».Car « il était un \u201coutsider\u201d, musicien avant de devenir président.Ensuite, \u201c il n\u2019avait pas besoin de l\u2019argent du peuple, il est déjà riche.\u201d» Quant à son successeur, prospère entrepreneur agricole surnommé «Nèg bannann nan» (l\u2019homme de la banane), « il vient de la campagne, il est issu de ces gens-là, qui y ont vu un success-story, bâti dans les champs.Lui non plus n\u2019a pas besoin de l\u2019argent du pays», estime Wyclef Jean qui, incidemment, fut accusé d\u2019avoir empoché de l\u2019argent destiné au pays par l\u2019entremise de dons émis à l\u2019ONG qu\u2019il avait cofondée, Yelé Haïti, aujourd\u2019hui démantelée.Le procureur général de l\u2019État de New York enquête toujours sur cette histoire de présumés détournements de fonds que réfute catégoriquement l\u2019intéressé : « Si j\u2019avais détourné ces sommes, depuis le temps, on me les aurait réclamées», commente-t-il.J\u2019Ouvert Pour un mini-album portant le titre J\u2019Ouvert \u2014 nom donné aux grandes fêtes précédant les célébrations du Mardi Gras dans les Antilles \u2014 , on s\u2019étonne de ne pas y trouver de rara, la musique traditionnelle du carnaval haïtien.« C\u2019est drôle, on m\u2019avait reproché la même chose lorsque j\u2019ai lancé The Carnival il y a 20 ans, ricane Clef.Le Village Voice avait planté mon disque en écrivant qu\u2019il n\u2019y avait pas de musique de carnaval dedans ! Ensuite, ils sont venus voir le concert\u2026 et je crois qu\u2019ils ont fini par comprendre ce que je faisais.» Symboliquement, puisque J\u2019Ouvert se tient la veille du carnaval, le mini-album annonce l\u2019arrivée cet été de Carnival vol.III : Road to Clefica- tion, son huitième album.Là, oui, il y aura du rara.«L\u2019album sera enraciné dans ce type de musique \u2014 d\u2019ailleurs, chaque année, je lance une chanson spécialement enregistrée pour le carnaval haïtien», elle s\u2019appelait Leve\u2019l Pi Wo l\u2019an dernier, il y en aura une nouvelle dans quelques jours.Sur l\u2019album à paraître, il propose de présenter le rara de manière novatrice et fédératrice, de la même manière qu\u2019on a présenté le soca trinidadien et le dancehall jamaïcain «à la sauce EDM et tropical house » pour un nouvel auditoire.Le son tropical house est d\u2019ailleurs prédominant sur ce mini-album, sans toutefois dénaturer la démarche du rappeur qui a toujours exprimé son affection pour la musique jamaïcaine.L\u2019une des meilleures chansons du mini-album navigue sur une rythmique dancehall-pop électronique : il s\u2019agit de I Swear, collaboration avec Young Thug, l\u2019une des forces créatrices vives de la scène rap américaine.Le jeune rappeur à la prosodie singulière considère Wyclef Jean comme l\u2019une de ses idoles, à telle enseigne qu\u2019il lui a dédié une chanson de son plus récent album.Belle révérence à l\u2019endroit du vétéran rappeur, qui a eu 47 ans l\u2019automne dernier.« Je fais un retour aujourd\u2019hui, sept ans après mon dernier album, poursuit-il.Certains m\u2019ont demandé si j\u2019étais nerveux, je leur réponds que je me sens revigoré, assure Wyclef.Mon nouveau single [l\u2019excellente chanson Hendrix] est déjà presque à cinq millions d\u2019écoutes sur Spotify, deux millions ailleurs, à une autre époque, la chanson aurait déjà été certifiée disque platine\u2026 Je crois que je parviens à me renouveler au moment où la scène appartient à une nouvelle génération d\u2019ar tistes.Or, quand un de ces jeunes comme Young Thug baptise une de ses chansons Wyclef Jean, c\u2019est comme si on me faisait une injection de stéroïdes ! Ça me ramène au-devant de la scène, et tout d\u2019un coup, je suis découvert par une nouvelle génération de fans de hip-hop.» Collaborateur Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 DISQUE Françoise David en cinq temps 1948 Naissance à Montréal dans la famille patricienne du Dr Paul David 1972 Baccalauréat en service social 1994 Présidente de la Fédération des femmes du Québec 2004 Cofondatrice d\u2019Option citoyenne 2012 Députée de QS dans Gouin Le recteur estime qu\u2019un grand ménage s\u2019impose dans la Charte "]
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