Le devoir, 4 février 2017, Cahier H
[" REER PLANIFICATION ET PLACEMENTS C A H I E R T H É M A T I Q U E H \u203a L E D E V O I R , L E S S A M E D I 4 E T D I M A N C H E 5 F É V R I E R 2 0 1 7 Préparer la retraite quand on est travailleur autonome Page H 4 Épargne Placements Québec Sécurité et taux concurrentiels Page H 3 BEHROUZ MEHRI AGENCE FRANCE-PRESSE La victoire de Trump à l\u2019élection présidentielle américaine n\u2019a pas été sans conséquences sur les marchés mondiaux.C L A U D E L A F L E U R Collaboration spéciale P as facile de mettre de l\u2019argent de côté, surtout en prévision de sa lointaine retraite.Souvent, rapporte-t-on, on attend dans la quarantaine, sinon même dans la cinquantaine, pour s\u2019en préoccuper.Et s\u2019il n\u2019est jamais trop tard (ou presque) pour épargner, il est nettement avantageux de s\u2019y prendre le plus tôt possible.Mais comment s\u2019y prendre, alors qu\u2019on est tant sollicité de toute part ?Économiser, c\u2019est une habitude à acquérir lorsqu\u2019on est jeune, nous disent les experts en finance personnelle.Mais comment développer cette habitude ?Il faut y aller à petites doses et en se fixant des objectifs à court terme, recommande Angela Iermieri, planificatrice financière au Mouvement Desjardins.«Lorsqu\u2019on est jeune, bien sûr, la retraite c\u2019est loin, dit-elle.La première chose à faire, c\u2019est de développer l\u2019habitude de mettre un peu d\u2019argent de côté dans un but précis.Par exemple, si on désire faire un voyage ou s\u2019acheter une cer taine chose, on devrait d\u2019abord économiser la somme requise \u2014 et non pas acheter aujourd\u2019hui et payer plus tard.» On commence donc par mettre de petits montants de côté hebdomadairement ou à chaque paie en prévision de l\u2019objectif qu\u2019on s\u2019est fixé à cour t terme.« Et une fois qu\u2019on a pris l\u2019habitude d\u2019épargner, ça devient facile de viser à plus long terme, propose Mme Ier- mieri.L\u2019important, c\u2019est de développer l\u2019habitude d\u2019épargner lorsqu\u2019on est jeune.» Avant de profiter de sa retraite «À chaque âge, il y a des objectifs qui se présentent à nous \u2014 acheter une voiture, acheter une maison\u2026 pour à terme préparer sa retraite, enchaîne Renaud Bourget, actuaire à Retraite Québec.Il faut donc s\u2019informer le plus tôt possible sur l\u2019importance d\u2019économiser», recommande-t-il.Surtout, comme actuaire, M.Bourget nous invite à combattre la pensée magique voulant qu\u2019un jour on arrivera à la retraite et qu\u2019alors tout va se régler tout seul\u2026 «Non, ce n\u2019est pas comme ça que ça se passe dans la vie ! » En conséquence, il impor te de prendre connaissance des enjeux économiques \u2014 même s\u2019il s\u2019agit là de notions peu palpitantes.«On parle alors de littératie financière, dit-il, de prendre connaissance de ce qui se passe.Il s\u2019agit de se sensibiliser le plus tôt possible à des notions économiques et, à ce moment-là, ça finit par aller de soi de se préoccuper de sa retraite puisqu\u2019un jour cet objectif s\u2019imposera à nous.» Voilà d\u2019ailleurs pourquoi Retraite Québec vient de lancer une campagne publicitaire sur les trois façons d\u2019envisager sa retraite, indique Frédéric Lizotte, porte-parole de Retraite Québec.Il y a ceux qui prennent leur retraite de façon progressive, petit à petit, explique-t-il.Il y a aussi ceux pour qui la retraite est l\u2019occasion d\u2019entreprendre une autre carrière, comme devenir consultant ou travailleur autonome.Enfin, il y a ceux qui se retirent définitivement du marché du travail.«Avec notre campagne publicitaire, nous présentons les incidences financières pour chacun de ces scénarios, indique M.Lizotte.C\u2019est pourquoi notre thème est : \u201cBien avant de profiter de votre retraite, il faut commencer par la planifier !\u201d » Comment parvenir à épargner C L A U D E L A F L E U R Collaboration spéciale C omment ne pas être inquiet de l\u2019avenir, particulièrement depuis l\u2019arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche?Doit-on craindre une reprise de l\u2019inflation ou une augmentation des taux d\u2019intérêt?Par conséquent, ne devrait-on pas modifier sa stratégie financière, notamment en privilégiant le remboursement de nos dettes?«C\u2019est sûr que l\u2019inquiétude est un peu plus généralisée cette année, mais ça ne devrait pas aller jusqu\u2019à se demander si on devrait contribuer ou non à son REER », estime Angela Ier- mieri, planificatrice financière au Mouvement Desjardins.« Même si on vit une période d\u2019incertitude, poursuit-elle, on sait aussi que l\u2019économie canadienne se porte très bien, l\u2019inflation est faible et on ne prévoit pas une remontée des taux d\u2019intérêt à court terme.Mais bien sûr, il faut rembourser ses dettes en commençant par celles dont les taux d\u2019intérêt sont les plus élevés.» « En matière d\u2019épargne et de finance personnelle, j\u2019imagine que vous avez établi une stratégie pour atteindre vos objectifs, poursuit-elle.Vous devriez donc continuer d\u2019appliquer votre plan\u2026 ce qui aide aussi à se rassurer ! » Pas de quoi s\u2019inquiéter\u2026 « Je dirais qu\u2019au chapitre de la retraite, il faut toujours penser à long terme», enchaîne Renaud Bourget, actuaire à Retraite Québec.Pour sûr qu\u2019il y aura des fluctuations économiques au cours des prochaines décennies, pour- suit-il, «mais on doit toujours regarder à long terme puisque les marchés financiers font leur petit bonhomme de chemin.» Si donc votre stratégie d\u2019épargne-retraite est bien adaptée à votre situation, il vaut mieux continuer de l\u2019appliquer, recommande-t-il.Retraite Québec regroupe désormais la Régie des rentes du Québec et la Commission administrative des régimes de retraite et d\u2019assurances.M.Bourget indique d\u2019ailleurs que l\u2019évaluation actuarielle effectuée par cet organisme montre que ces régimes sont en excellente santé financière.«Nos évaluations actuarielles prévoient qu\u2019ils vont perdurer pour au moins les cinquante prochaines années», indique l\u2019actuaire.Il n\u2019y a donc pas à s\u2019inquiéter de ce côté-là.Surveillons les États-Unis Selon l\u2019économiste Pierre For tin, qui enseigne à l\u2019UQAM, ce qu\u2019il importe de suivre ces prochaines années, c\u2019est ce qui se passe aux États-Unis, ainsi que notre taux de change et les taux d\u2019intérêt.Il fait ainsi valoir que, lorsque l\u2019activité économique va bien chez nos voisins, ceux-ci importent davantage de nous, « ce qui est bon pour nos revenus».En outre, les taux d\u2019intérêt américains conditionnent ceux d\u2019un peu partout.Et ces deux facteurs condit ionnent le taux de change de notre devise.« Tout compte fait, résume M.For tin, on expor te plus aux États- Unis lorsque leur économie va bien et on expor te encore davantage si notre dollar se déprécie.» Or, d\u2019après ce que prévoient la Banque du Canada et le Fonds monétaire international \u2014 deux sources de prévisions économiques assez crédibles, selon l\u2019économiste \u2014, on devrait assister à la poursuite de la croissance économique.« De la sorte, on peut estimer que ça devrait bien aller pour nous ces prochaines années, avance Pierre For tin, et ce, d\u2019autant plus que le président Trump a l\u2019intention d\u2019investir dans les infrastructures.» « Par contre, on peut se tromper, prévient l\u2019économiste, d\u2019autant plus que Trump est un homme volage, erratique et soupe au lait.À vrai dire, il m\u2019inquiète\u2026» Garder le cap malgré les incertitudes Angela Iermieri Pierre Fortin «L\u2019important, c\u2019est de développer l\u2019habitude d\u2019épargner lorsqu\u2019on est jeune» ISTOCK L\u2019apprentissage de l\u2019épargne au début de l\u2019âge adulte permet de mieux prévoir sa retraite. REER L E D E V O I R , L E S S A M E D I 4 E T D I M A N C H E 5 F É V R I E R 2 0 1 7 H 2 C L A U D E L A F L E U R Collaboration spéciale P lacer une somme d\u2019argent dans un REER ser t à réduire ses impôts aujourd\u2019hui\u2026 et plus tard.Par exemple, si vous payez 37 % sur vos revenus imposables, placer 1000 $ dans un REER vous fera épargner 370 $ en impôt.Toute fo is , vous devr ez payer de l\u2019impôt sur ces 1000 $ lorsque vous les retirerez au moment de la retraite.Mais alors, à quel taux serez-vous imposé ?Probablement à 37 % ! En effet, selon le tableau ci- dessous, si vos revenus imposables demeurent compris entre 45 000 $ et 85 000 $ (on arrondit les chiffres), vous devez verser aux gouvernements 37 % de ceux-ci.Or, il se pourrait bien que vos revenus imposables s\u2019élèvent actuellement à, disons, 65 000 $ et qu\u2019ils baissent à 50 000 $ au moment de votre retraite.Dans ce cas, votre taux d\u2019imposition demeure à 37 % et les 370 $ que vous épargnez au- jourd\u2019hui \u2014 tout en vous privant des 630$ que vous auriez pu employer autrement \u2014 vous les verserez en fin de compte aux gouvernements.Dans ce cas, l\u2019idée d\u2019investir dans son REER afin d\u2019économiser de l\u2019impôt perd son sens.D\u2019autre part, selon le total des revenus imposables dont vous disposerez à la retraite, vous pourriez aussi être admissible au supplément de revenu garanti (SRG).Cependant, les sommes que vous aurez placées dans votre REER et que vous retirerez alors s\u2019ajouteront à vos revenus de retraite.Il se pourrait donc que votre REER vous prive du SRG.Par contre, si ces mêmes économies avaient été placées dans un CELI, vous ne seriez pas pénalisé puisque celles-ci n\u2019entrent pas dans le calcul d\u2019admissibilité au SRG.Pénalisée par son REER! Prenons le cas d\u2019une personne âgée de 71 ans, dont les bas revenus de retraite lui donnent droit au supplément de revenu garanti.Supposons que cette personne a accumulé 100 000 $ dans son REER.La portion de celui-ci qu\u2019elle retire chaque année de retraite pourrait bien lui valoir de ne pas bénéficier d\u2019un SRG! Pour remédier à cette situation, cette personne pourrait retirer d\u2019un coup les 100 000 $ de son REER et être for te- ment imposée cette année-là.Mais alors, pour les années suivantes, elle bénéficierait du SRG.Où elle pourrait en retirer 33 000 $ durant trois ans (et être moins fortement imposée), pour recevoir par la suite le supplément de revenu garanti.Ou encore, jadis, cette personne aurait peut-être eu avantage à placer ses 100 000 $ dans un CELI \u2014 qui ne rentre pas dans le calcul du SRG.Ou peut-être aurait-elle dû utiliser cette somme pour l \u2019achat d\u2019une maison\u2026 plutôt que de la déposer\u2026 dans un REER ou dans un CELI?! Voilà qui illustre la nécessité de planifier soigneusement, et longtemps à l\u2019avance, sa stratégie d\u2019épargne-retraite afin non seulement de ne pas payer plus d\u2019impôt qu\u2019il n\u2019en faut, mais également pour ne pas se priver de sommes auxquelles on aurait autrement droit la retraite venue.Il n\u2019en reste pas moins que l\u2019autre grand intérêt du REER est de nous permettre de faire fructifier une somme qu\u2019on aurait autrement versée aux gouvernements.Pour reprendre l\u2019exemple du 1000 $ que vous placez dans votre REER, 370 $ sont demeurés dans vos poches (plutôt que d\u2019aller dans celles des gouvernements).Cette somme pourra donc « faire des p\u2019tits » pour vous durant les décennies menant à votre retraite.Le REER, c\u2019est en quelque sorte une économie forcée en prévision de votre retraite.Chaque année, vous mettez 1000 $, 2000 $ ou 3000 $ dans votre REER, ce qui finit par faire des sommes importantes au bout de quelques décennies.Et si quelqu\u2019un s\u2019habitue à penser de cette façon, cela devient pour lui une économie organisée, institutionnalisée.REER ou maison?Un problème se pose à bien des jeunes (en couple ou non) : devraient-ils mettre de l\u2019argent de côté en prévision de l\u2019achat d\u2019une maison ou le placer dans un REER ?Pour faciliter les choses, les gouvernements nous autorisent à puiser dans notre REER pour l\u2019achat d\u2019une première maison ou lors d\u2019un retour aux études.Vous pouvez ainsi retirer jusqu\u2019à 25 000 $ par personne (50 000 $ pour un couple), qui serviront de paiement pour l\u2019achat d\u2019une maison.C\u2019est ce qu\u2019on appelle le RAP (Régime d\u2019accession à la propriété).Dans le cas d\u2019un retour aux études, on peut puiser jusqu\u2019à 10 000 $ dans son REER.Attention toutefois, puisqu\u2019il s\u2019agit là de prêts que vous vous faites.En conséquence, les gouvernements exigent que vous remboursiez votre REER cinq ans plus tard et sur une période de quinze ans pour le RAP et sur dix ans pour le retour aux études.Une autre stratégie possible, particulièrement intéressante pour un jeune travailleur qui ne sait trop ce qu\u2019il fera plus tard, pourrait être de placer ses économies dans u n C E L I \u2014 u n c o m p t e d\u2019épargne libre d\u2019impôt.Les sommes déposées ainsi que les intérêts qui s\u2019y accumulent ne seront jamais imposés ni comptabilisés dans les revenus de retraite.Comme le suggère Angela Iermieri, planificatrice financière au Mouvement Desjardins, si votre taux d\u2019imposition est faible \u2014 28 % pour toute personne ayant des revenus imposables inférieurs à 42 400 $ par année \u2014, vous obtiendrez une économie d\u2019impôt relativement faible.« À ce moment-là, dit-elle, peut- être que le CELI est plus approprié.On y met de l\u2019argent à l\u2019abri de l\u2019impôt pour, un jour, l\u2019envoyer dans un REER ou pour l\u2019achat d\u2019une maison ou un retour aux études\u2026» C\u2019est un peu comme avoir un compte d\u2019épargne sans avoir à payer de l\u2019impôt.Le CELI, c\u2019est de l\u2019argent disponible plus facilement que par un REER, puisque chaque fois qu\u2019on puise dans son REER, on paie de l\u2019impôt.Attention toutefois à ne pas dépasser la limite des sommes qu\u2019on a le droit de mettre dans un CELI, sous peine de se voir imposer d\u2019importantes pénalités financières.« Pas facile de s\u2019y retrouver, admet Angela Iermieri , et c \u2019est pourquoi on a besoin d\u2019un conseiller ou d\u2019un plani- f icateur f inancier qui fera l\u2019analyse de votre situation afin de déterminer la meilleure stratégie d\u2019épargne pour vous.» REER, CELI, RAP : quelle stratégie adopter ?* Les Fonds Desjardins ne sont pas garantis, leur valeur fluctue fréquemment et leur rendement passé n\u2019est pas indicatif de leur rendement futur.Les rendements du Portefeuille Chorus II Croissance maximale en fiducie catégorie A au 31 décembre 2016, sont les suivants : 1 an, 4,83 % ; 3 ans, 5,85 % ; 5 ans, 8,70 % ; depuis sa création, 9,07 % (28 novembre 2011).Les taux de rendement indiqués sont les taux de rendement total annuel composés historiques en date du 31 décembre 2016 qui tiennent compte des fluctuations de la valeur des titres et du réinvestissement de tous les montants distribués, mais non des commissions d\u2019achat et de rachat, des frais de placement, des frais optionnels ou de l\u2019impôt sur le revenu payable par le porteur, lesquels auraient réduit le rendement.Un placement dans un organisme de placement collectif peut donner lieu à des frais de courtage, des commissions de suivi, des frais de gestion et d\u2019autres frais.Veuillez lire le prospectus avant d\u2019investir.Les Fonds Desjardins sont offerts par des courtiers inscrits dont Desjardins Cabinet de services financiers inc., un courtier en épargne collective appartenant au Mouvement Desjardins, qui distribue les Fonds dans les caisses du Québec et de l\u2019Ontario ainsi qu\u2019au Centre financier Desjardins.Investissement minimal requis de 100 000 $.Les Portefeuilles Chorus II sont également disponibles en catégorie de société.ADMISSIBLES REER-CELI LES PORTEFEUILLES CHORUS II De nouvelles options de placements personnalisées, pour vous simplifier la vie.JUSQU\u2019À 9,07 %* Parlez-en à votre représentant.1 800 CAISSES desjardins.com/chorus ISTOCK L\u2019argent d\u2019un CELI s\u2019avère disponible plus facilement que celui d\u2019un REER, car chaque fois qu\u2019une somme est retirée de ce dernier, le titulaire paie de l\u2019impôt. REER L E D E V O I R , L E S S A M E D I 4 E T D I M A N C H E 5 F É V R I E R 2 0 1 7 H 3 Ce cahier thématique a été produit par l\u2019équipe des publications spéciales du Devoir grâce au soutien des annonceurs qui y figurent.Ces derniers n\u2019ont cependant pas de droit de regard sur les textes.Pour toute demande d\u2019information quant au contenu de ce cahier, vous pouvez contacter par courriel Loïc Hamon, directeur des publications spéciales, à lhamon@ledevoir.com.Pour vos projets de cahiers ou toute autre information au sujet de la publicité, vous pouvez contacter Mark Drouin, vice-président des ventes publicitaires, à l\u2019adresse courriel mark.drouin@ledevoir.com.Il existe un moyen d\u2019investir de façon sécuritaire dans un régime enregistré d\u2019épargne-retraite (REER) : dans ce but, les Québécois se tournent vers Épargne Placements Québec.Jacques Delorme, responsable des relations avec les médias au ministère des Finances du gouvernement du Québec, a transmis les questions du Devoir à cet organisme gouvernemental, qui a apporté les réponses qui suivent.ÉPARGNE PLACEMENTS QUÉBEC La sécurité combinée à des taux concurrentiels FTQ Le Fonds de solidarité récolte l\u2019appui d\u2019un grand nombre de Québécois R É G I N A L D H A R V E Y Collaboration spéciale Le Fonds vient de connaître un rendement de 7,5% pour les 12 derniers mois du dernier exercice financier et de 4% pour le dernier semestre ; la valeur de son action se situait à 36,11$ en janvier.Par conséquent, son premier vice-président à l\u2019actionnariat, Denis Leclerc, ne rapporte que de bonnes nouvelles en cette période de souscription REER: «On a vraiment le vent dans les voiles.Le Fonds se porte à merveille et on va certainement atteindre nos objectifs de souscription.» Les actionnaires ont investi 774 millions de dollars en actions durant la campagne REER de l\u2019an dernier : «On visait entre 770 et 775, et on est arrivés pile au résultat visé.» Il reconnaît que le retour du crédit d\u2019impôt intégral au fédéral s\u2019est avéré profitable : «Ça nous a aidés beaucoup et il y a eu un impact positif.La diminution progressive du crédit ne nous a pas nui beaucoup, mais ses effets commençaient tout de même à se faire sentir dans nos adhésions.» Au bout du compte, «les gens ont apprécié cette bonne nouvelle, ils ont applaudi à cette décision, ils ont répondu à notre publicité et se sont tournés vers le Fonds.» Les travailleurs syndiqués, dans une proportion d\u2019environ 60 %, et le grand public, pour le reste, composent le bassin global des actionnaires : ils sont au nombre de 618 000.Un joyau québécois a pris forme Le Fonds de so l idar i té , comme l\u2019ensemble des institutions financières, a été secoué par la crise économique sévère qui a frappé à par tir de 2008.Il a traversé des heures difficiles en 2012-2013 au moment où il a remodelé sa gouvernance.Pour tant, contre vents et marées, il a maintenu le cap du succès.Il aurait pu subir le désaveu de la population dans de telles circonstances, ce qui ne fut pas le cas.Comment Denis Leclerc, ce vétéran de 32 ans au Fonds de solidarité, explique-t-il un tel comportement ?« D\u2019abord, les gens croient en la mission du Fonds, qui est devenu un véritable outil québécois de développe- m e n t é c o n o m i q u e .N o u s sommes une institution financière indigène qui est propre au Québec, tout comme Desjardins, ce que les gens aiment.» Les Fonds locaux sont pour leur part des partenaires économiques de premier plan dans toutes les régions et MRC du Québec.Il soutient que, « de toute façon, on n\u2019a jamais été les seuls à subir les ef fets négatifs quand les marchés subissaient dans l\u2019ensemble des baisses ; quand ils ont flanché en 2002 e t en 2008 , c \u2019 é ta i t p lané - taire ».Le lien de confiance ne s\u2019est jamais démenti : « Il a venté for t pas mal en 2012- 2013 et, en ces temps-là, on a réalisé la deuxième campagne de souscriptions de notre histoire en plein durant la commission Charbonneau et ses questionnements.» Le virage jeunesse et vers le milliard\u2026 L\u2019objectif de la campagne de souscription de cette année dépasse légèrement celui de l\u2019an dernier et a été fixé autour de 800 millions de dollars.Depuis cinq ans, le Fonds met l\u2019accent sur le recrutement de jeunes actionnaires et il oriente ses messages publicitaires ludiques en fonction de cet objectif.Jusqu\u2019à maintenant, les r é s u l t a t s s o n t p r o b a n t s , comme le démontre le vice- président : « Leur âge moyen était de 49 ans et il est rendu à 39 ans ; je dirais même que, parmi eux, il y en a 10 à 15 % qui ont moins de 25 ans.On a bien réussi à attirer une clientèle jeune et on dispose des produits qui conviennent pour le faire.» Les investissements en emploi au Québec Du point de vue du capital de risque et des PME, le Fonds de solidarité a pris la taille d\u2019un géant, de l\u2019avis de Denis Leclerc : « On a presque 6 5 % d e n o t r e a c t i f d e 12,2 milliards de dollars qui est investi dans la PME, ce qui veut dire autour de 8 milliards.Pour ce qui est des emplois maintenus et créés dans quelque 2600 entreprises, leur nombre s\u2019élève à 187 194 pour le por tefeuille actuel.» En remontant au début de l\u2019existence du Fonds, ce chif fre passe globalement à près de 600 000 emplois.C\u2019est la raison pour laquelle le Fonds a réuni toute une équipe de spécialistes qui fournissent les ser vices requis à ces PME ; il compte aujourd\u2019hui près de 500 employés.Et ce point étant éclairci, il tient à livrer au final cette information : « Il y a des gens qui pensent que leur argent est gelé jusqu\u2019à leur mort au Fonds.» Il s\u2019insurge contre une telle croyance : « Depuis le début de l\u2019existence du Fonds, on a consenti des rachats pour plus de 8 milliards.Si personne n\u2019avait racheté des actions, notre actif se situerait au-dessus de 20 milliards, mais il s\u2019agit évidemment de l\u2019argent dont les gens avaient besoin pour leur retraite ou pour d\u2019autres situations plus délicates.Il y a beaucoup de Québécois qui ont profité du Fonds et qui ont retiré pour leurs vieux jours ; il y en a même 83% qui l\u2019ont fait avant l\u2019âge de 65 ans.» Et d\u2019ajouter : « J\u2019ai fourni des chif fres en dollars mais, si on porte notre regard sur le nombre d\u2019actionnaires, il y en a plus d\u2019un million qui ont ef fectué des rachats.Si personne n\u2019était parti depuis le début, on serait 1 million d\u2019actionnaires au Fonds.Ce sont des chif fres importants même s\u2019ils se situent sur une période de 33 à 34 ans : on n\u2019est pas en Chine au Québec, mais 1 million ici, c\u2019est quand même 1 sur 7.» Les années se suivent et se ressemblent pour le Fonds de solidarité : les Québécois continuent d\u2019investir en grand nombre dans ce produit REER ; ils en consolident de cette façon les assises.Il en résulte que ce fonds de travailleurs puise largement dans un actif net de 12,2 milliards de dollars pour soutenir une PME sur laquelle repose 90 % de l\u2019économie du Québec.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Depuis cinq ans, le Fonds met l\u2019accent sur le recrutement de jeunes actionnaires.P R O P O S R E C U E I L L I S P A R R É G I N A L D H A R V E Y Collaboration spéciale Il est question dans la mission d\u2019Épargne Placements Québec de sécurité financière et de produits d\u2019épargne garantis par le gouvernement\u2026 quels sont les avantages dont profite le consommateur sur ces deux plans?Épargne Placements Québec contribue à la sécurité financière des Québécoises et des Québécois en leur offrant une gamme de hu i t p r odu i t s d\u2019épargne et de retraite adaptés aux besoins des épargnants, notamment à l\u2019aide de produits à terme et à indice boursier.Parmi les produits à terme, soulignons les Obligations à taux progressif offrant des taux croissants garantis pour chacune des dix années du terme et qui sont remboursables part i e l l ement ou to ta lement chaque année à leur date anniversaire, et ce, sans pénalité.Les produits à indice boursier, soit les Obligations boursières du Québec offrent un potentiel de rendement maximal de 60% pour le terme de 5 ans et illimité pour le terme de 10 ans, et ce, tout en offrant une garantie sur le capital investi.Tous les produits d\u2019épargne et de retraite d\u2019Épargne Placements Québec sont donc pleinement garantis par le gouvernement du Québec, sans limites de temps et de montant, même au-delà du montant maximum de 100 000 $ et du terme de 5 ans prévus par l\u2019as- surance-dépôts.Avec cette garantie, le capital de même que les intérêts cumulés sont protégés.La plupar t des produits d\u2019Épargne Placements Québec sont admissibles en compte Épargne Placements (non enregistré), compte d\u2019épargne libre d\u2019impôt (CELI), régime enregistré d\u2019épargne-retraite (REER), fonds enregistré de revenu de retraite (FERR), compte de retraite immobilisé (CRI) et fonds de revenu viager (FRV).Cette sécurité et ces garanties influent-elles sur les rendements?Des données peuvent- elles le prouver?Les taux d\u2019intérêt d\u2019Épargne Placements Québec sont établis de façon à refléter la tendance des taux sur les marchés financiers, et plus particulièrement sur le marché de l\u2019épargne.Ainsi, pour les produits à terme, les taux sont fixés selon les caractéristiques de chacun des produits en tenant compte des échéances et des modalités de remboursement, et les rendements qui en découlent sont garantis pour chacun des termes of fer ts qui peuvent aller jusqu\u2019à 15 ans.Les taux offerts par Épargne P lacements Québec son t concurrentiels.Avec l\u2019achat d\u2019une Obligation à taux progressif, les clients peuvent obtenir un taux de rendement de 4,35% la dixième année.Pour les Obligations boursières du Québec, le rendement est basé sur la per for- mance boursière de 30 grandes entreprises ayant leur siège social au Québec (IREC Indice Québec IQ-30MC), et elles connaissent actuellement de très bons rendements.Un sommaire est présenté sur notre site Web, où il est possible de prendre connaissance du rendement des émissions échues.Au cours de la dernière décennie, quelles ont été les avancées majeures dans les produits REER offerts et dans les avantages consentis aux souscripteurs?En général, il n\u2019est pas dans le rôle d\u2019Épargne Placements Québec de se prononcer sur les avancées majeures dans les produits REER.Cependant, par sa mission de favoriser la sécurité financière des Québécoises et des Québécois, Épargne Placements Québec s\u2019assure de répondre aux besoins des épargnants en leur of frant une gamme de produits d\u2019épargne et de retraite idéale pour la portion sécuritaire d\u2019un portefeuille de placements.60 % Rendement maximal des Obligations boursières du Québec pour le terme de 5 ans.VOIR PAGE H 6 : SÉCURITÉ ISTOCK Épargne Placements Québec of fre une gamme de produits d\u2019épargne et de retraite accessible à tous les Québécoises et Québécois. REER L E D E V O I R , L E S S A M E D I 4 E T D I M A N C H E 5 F É V R I E R 2 0 1 7 H 4 P I E R R E V A L L É E Collaboration spéciale E st-ce possible de préparer une retraite confortable avec uniquement l\u2019investissement responsable ?Et est-ce que cette retraite serait comparable à celle que procurerait un investissement plus traditionnel ?Brigitte Lamontagne, planificatrice financière à la Caisse d\u2019économie solidaire et représentante en épargne collective pour Desjardins Cabinet de services financiers inc., est une spécialiste de l\u2019investissement responsable.Elle assure que cela est non seulement possible, mais aussi à la portée de toute personne qui serait tentée par ce choix.« Par contre, pour en arriver à faire ce choix financier, on doit d\u2019abord passer par-dessus le mythe qui veut que l\u2019investissement responsable soit moins rentable que l\u2019investissement traditionnel, souligne-t-elle.Nous avons aujourd\u2019hui suf fisamment d\u2019années d\u2019expérience en investissement responsable pour faire des comparaisons et les chif fres nous démontrent que le rendement entre un portefeuille en investissement responsable et un por tefeuille en investissement conventionnel est le même.» Et dans certains cas, il peut être même supérieur.« Les entreprises qui n\u2019agissent pas de façon responsable en matière d\u2019environnement, de gouvernance ou envers la société voient souvent leur marque entachée, ce qui diminue la valeur de leurs titres, et par conséquent le rendement.De plus, les entreprises qui reçoivent de l\u2019investissement responsable sont souvent moins volatiles et of frent une meilleure perspective de stabilité à long terme.» Le portefeuille responsable L\u2019investissement responsable, c\u2019est le choix qu\u2019a fait dès le départ Marie-Ève Roy, consultante en communications et relations publiques, maman et membre de la Caisse d\u2019économie solidaire.« Je me considère comme une citoyenne et une consommatrice responsable.Quand j\u2019ai commencé à préparer ma retraite, il y a 12 ans, il était clair dans mon esprit que l\u2019argent investi devait l\u2019être dans des placements qui correspondaient à mes valeurs personnelles.» Mais comment commence-t-on à épargner de façon responsable ?«D\u2019abord, comme pour toute planification financière, il faut établir le projet financier de l\u2019épargnant.À quoi servira cette épargne?Comment l\u2019argent sera-t-il utilisé au fil des ans ?À quelle sorte de retraite s\u2019attend-il ?Quelle est sa tolérance au risque ?Quel est son profil d\u2019investisseur?Une fois le projet financier établi, le planificateur financier peut alors suggérer les moyens de l\u2019atteindre.» Et l\u2019investissement responsable dans le processus ?« Dès que le client mentionne que l\u2019investissement responsable fait partie de ses préoccupations et de ses valeurs, il faut déterminer quel est son niveau de connaissance de l\u2019investissement responsable.Et selon ce dernier, lui fournir ensuite les informations complémentaires nécessaires pour qu\u2019il puisse faire des choix éclairés.Il faut aussi cerner sa sensibilité.Qu\u2019est-ce qui le préoccupe en particulier?» Dans le cas de Marie-Ève Roy, c\u2019était le pétrole.«Comme je suis très préoccupée par les changements climatiques, j\u2019ai choisi d\u2019habiter au centre- ville de Québec afin de ne pas avoir à posséder une automobile.Il n\u2019était donc pas question pour moi d\u2019investir dans le secteur pétrolier.» Certains épargnants voudront même aller plus loin, et c\u2019est le choix qu\u2019a fait Marie-Ève Roy.«Je ne voulais pas que mon épargne au fil des ans ne fasse que s\u2019apprécier, je voulais aussi qu\u2019il soit utile.C\u2019est pourquoi j\u2019ai décidé d\u2019investir une partie de mon portefeuille dans des investissements à impact social.En investissant dans des logements collectifs ou dans des entreprises d\u2019économie sociale, j\u2019ai la conviction que mon argent ser t aussi à faire quelque chose de constructif pour la société.» Comme tout portefeuille d\u2019investissement, un portefeuille en investissement responsable se doit d\u2019être diversifié, selon la tolérance au risque de l\u2019investisseur, donc plus ou moins de titres obligataires, certaines liquidités et plus ou moins de titres boursiers, etc.Et même le choix des titres boursiers doit être diversifié.Est-ce possible en investissement responsable ?« Tout à fait, répond sans hésiter Brigitte La- montagne.Il existe aujourd\u2019hui plusieurs fonds communs de placement en investissement responsable [IR] qui offrent une belle diversité d\u2019actifs.Et de nouveaux produits financiers IR arrivent maintenant sur le marché.L\u2019intérêt pour ce type de produits grandit.» Transformer son portefeuille Est-il compliqué de transformer un portefeuille d\u2019investissement traditionnel en portefeuille d\u2019investissement responsable sans problème et sans trop de coûts ?Brigitte Lamon- tagne le croit, mais dans la mesure où l\u2019on suit certaines règles de base.«En premier, il faut en parler à son planificateur financier.Si ce dernier ne semble pas maîtriser l\u2019investissement responsable ou s\u2019il apparaît mal outillé pour opérer pareille transformation, alors il vaut mieux aller dans ce cas consulter un planificateur financier spécialisé en investissement responsable.Le succès de cette transformation repose beaucoup sur l\u2019expertise en la matière du planificateur financier.Plus ce dernier possède une expertise en investissement responsable, plus il sera en mesure de bien aviser l\u2019investisseur et surtout de faire le suivi auprès des gestionnaires de fonds de placement afin de s\u2019assurer que ces fonds de placement répondent adéquatement aux exigences de l\u2019investisseur.» Et il est préférable de s\u2019armer de patience.«Il ne faut pas déconstruire le portefeuille conventionnel d\u2019un seul coup, mais plutôt le faire migrer progressivement vers un portefeuille en investissement responsable.Par exemple, on liquide un fonds commun de placement lorsque ce dernier arrive à échéance, ce qui n\u2019entraîne aucun coût pour l\u2019investisseur.Curieusement, une des choses que le planificateur financier doit gérer dans ce transfert, c\u2019est l\u2019impatience de l\u2019investisseur qui voudrait tout régler trop rapidement.» Bien que la popularité de l\u2019investissement responsable soit en croissance, autant auprès de nouveaux investisseurs que d\u2019investisseurs plus chevronnés, Marie-Ève Roy aimerait voir davantage de gens faire ce choix.« De nombreuses personnes aujourd\u2019hui on fait le choix de l\u2019alimentation bio et locale.Par contre, quand vient le temps de placer leur argent, elles n\u2019ont pas encore le même réflexe.» INVESTISSEMENT RESPONSABLE Investir dans son avenir et celui de la planète S\u2019il y a un travailleur qui doit préparer sa retraite, c\u2019est bien le travailleur autonome.Car, arrivé à la retraite, ce dernier, ne pouvant profiter d\u2019un régime de retraite fourni par l\u2019employeur, se verra obligé de vivre avec le revenu fourni par les régimes publics de retraite.À moins, évidemment, d\u2019avoir envisagé un autre scénario.Préparer la retraite quand on est travailleur autonome P I E R R E V A L L É E Collaboration spéciale «U n travailleur autonome doit préparer tôt un plan de retraite, avance Angela Iermeri, planificatrice financière chez Desjardins.Et pour ce faire, il a intérêt à consulter un planificateur financier, avec lequel il élaborera un plan de retraite.Et le plus tôt ce sera fait, le mieux ce sera.» Selon la planificatrice, le travailleur autonome a intérêt à commencer à épargner pour sa retraite dès son arrivée sur le marché du travail, même si, à cet âge, l\u2019idée d\u2019épargner est loin d\u2019être la première qui vienne à l\u2019esprit.«Souvent, en début de carrière, nos revenus sont plus modestes, ce qui peut apparaître à cer tains comme un frein à l\u2019épargne pour la retraite.Par contre, il faut savoir que même une petite contribution vaut mieux qu\u2019aucune.Et l\u2019on aura toujours le loisir, lorsque nos revenus augmenteront au fil des ans, de réajuster notre contribution à la hausse.» Et pour ceux qui n\u2019ont aucune habitude d\u2019épargne, elle y va de ce conseil : «Il faut alors demander à son institution financière de faire un prélèvement automatique dans son compte bancaire.D\u2019une part, cela assure de ne jamais oublier de faire sa contribution et d\u2019autre par t, au bout d\u2019un cer tain temps, cela devient une habitude à laquelle on ne pense plus.» Autre conseil pour favoriser l\u2019épargne : « Vous pouvez prendre l\u2019habitude de verser tous les revenus qui proviennent de l\u2019État, comme le remboursement d\u2019impôt, l\u2019allocation familiale, le crédit à la solidarité, dans vos épargnes.» REER ou CELI Une question qui se pose pour tous les nouveaux épargnants est la suivante : par quoi commencer, le REER ou le CELI ?« Il n\u2019y a pas de réponse générique à cette question, tout dépend de la situation financière de la personne.Par exemple, si la personne est en début de carrière et que son revenu est modeste, l\u2019avantage que procure le crédit d\u2019impôt fiscal pour le REER ne changera pas grand-chose à sa situation fiscale.Il serait alors avisé de contribuer d\u2019abord à un CELI.Lorsque le revenu augmente et que le crédit d\u2019impôt fiscal devient plus attrayant, c\u2019est alors le temps de contribuer à un REER.Et vous pouvez alors vous servir de l\u2019argent de votre CELI pour contribuer au REER, et ce, sans pénalité puisqu\u2019un retrait d\u2019un CELI n\u2019est pas imposable.Dans le cas d\u2019une personne ayant le même revenu, et donc la même situation fiscale, mais qui envisage d\u2019acheter une propriété rapidement, le REER est alors avantageux puisque, en vertu du régime d\u2019accès à la propriété, il pourra se servir de son REER pour acquérir une première résidence.Comme on le voit, c\u2019est du cas par cas, et cela varie selon l\u2019objectif de chacun.C\u2019est pourquoi la consultation avec un planificateur financier est importante.» D\u2019autant plus qu\u2019aucun plan de retraite n\u2019est coulé dans le béton.« Les circonstances varient tout au long d\u2019une vie ainsi que les objectifs d\u2019épargne.VOIR PAGE H 6 : RETRAITE ISTOCK Le travailleur autonome doit commencer à épargner dès son arrivée sur le marché du travail.ISTOCK La popularité de l\u2019investissement responsable est en croissance, autant auprès de nouveaux investisseurs que d\u2019investisseurs plus chevronnés.«Pour en arriver à faire ce choix financier [investissement responsable], on doit passer par-dessus le mythe qui veut que l\u2019investissement responsable soit moins rentable que l\u2019investissement traditionnel» REER L E D E V O I R , L E S S A M E D I 4 E T D I M A N C H E 5 F É V R I E R 2 0 1 7 H 5 Placez votre projet d\u2019avenir en lieu sûr avec nos Obligations à taux progressif.Capital entièrement garanti Taux ?xés pour 10 ans Encaissables annuellement « Faire les sucres chaque printemps » www.epq.gouv.qc.ca Communiquez avec l\u2019un de nos agents d\u2019investissement au du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h, et les samedis de février, de 10 h à 16 h.1 800 463-5229 BONI DE 1 % la première année pour les nouveaux fonds REER investis en obligations* * Le taux du boni peut être modi?é sans préavis.A L I C E M A R I E T T E Collaboration spéciale « L e don par legs n\u2019est pas quelque chose qui est généralement accepté dans notre société, regrette Lucille Gri- mard, présidente d\u2019Un héritage à par tager.Cela ne fait pas encore partie des mœurs.» Le regroupement a été créé sur le modèle du groupe analogue anglophone Leave a Legacy en 1999.Malgré une évolution des mentalités ces dernières années, Mme Grimard remarque qu\u2019au Canada anglophone, mais aussi du côté des États-Unis, les dons planifiés sont plus répandus qu\u2019au Québec.Ce contraste, elle l\u2019explique notamment par une différence historique.«Les anglophones ont été plus responsabilisés au fait de soutenir leurs propres organismes, note-t-elle.Ils se sont assumés beaucoup plus tôt.» Pour inverser la tendance, les 160 organismes membres d\u2019Un héritage à par tager se sont réunis, en vue de sensibiliser les Québécois.« Au Québec, on vit dans un milieu où tant de services nous sont offerts, que ça soit par le gouvernement ou d\u2019autres organismes, qu\u2019il n\u2019est pas insensé de penser que l\u2019on pourrait laisser dans son testament une somme à une cause ou à une structure qui nous est chère», pense-t-elle.Si le programme a décidé d\u2019axer sa sensibilisation sur le don testamentaire, c\u2019est parce qu\u2019il reste le plus connu, selon Mme Grimard.Il s\u2019agit d\u2019une clause rajoutée dans un testament pour léguer, directement, en pourcentage, ou de façon résiduelle, une par tie de sa succession à un ou plusieurs o r g a n i s m e s d e c h a r i t é .« Quelque part, les institutions ne vont pas survivre si on ne s \u2019 i m p l i q u e p a s » , a j o u t e Mme Grimard.Un dernier acte de générosité Le choix du ou des organismes destinataires du legs est très important et doit être fait avec rigueur.Si celui-ci s\u2019opère souvent en fonction d\u2019une histoire personnelle ou familiale, il est aussi possible que le donateur détermine simplement une cause qui lui est importante, comme l\u2019environnement ou l \u2019éducation.Certaines personnes peuvent aussi choisir de laisser un montant pour des bourses de recherche dans une univers i té .M m e Gr imar d pr end l\u2019exemple d\u2019une personne qui déciderait de laisser 5000 $ par année pendant cinq ans à un département universitaire, dans une matière chère au donateur, pour qu\u2019un étudiant puisse en profiter.Quel que soit le choix final, Mme Grimard pense que la décision ne doit pas être tenue secrète.« Une personne qui décide de faire un don testamentaire doit en parler à sa famille et expliquer pourquoi il a fait ce choix, conseille-t-elle.C\u2019est une bonne pratique et cela peut éviter des conflits ultérieurs.» Par ailleurs, elle recommande de contacter l \u2019organisme choisi afin de savoir comment le don va être utilisé ou encore s\u2019il existe un programme de reconnaissance du vivant des donateurs.Elle note toutefois une certaine pudeur toujours présente lorsque l\u2019on parle de testament.Des idées reçues à déconstruire Lucille Grimard estime que, si la pratique n\u2019est pas encore dans les mœurs au Québec, c\u2019est aussi à cause d\u2019un certain nombre d\u2019a priori.Le plus courant étant de penser que faire un don testamentaire va nécessairement déshériter sa famille, ou la désavantager.«Les gens imaginent par fois que, comme ils ont des enfants, ils ne peuvent le faire, mais c\u2019est une idée préconçue de croire qu\u2019il faudrait tout donner à un organisme, souligne la présidente.Il est tout à fait possible de déterminer un pourcentage faible ou de choisir de léguer les résidus par exemple.» Même si, Mme Grimard le concède, un don va diminuer quelque peu les héritages de la famille, la valeur de celui-ci peut représenter une part négligeable du montant total.« On veut faire comprendre qu\u2019au Québec on peut faire un don dans son testament sans déshériter sa famille et que, en même temps, on fait un acte de remise à la société», décrit-elle.De même, il est commun de penser que le don testamentaire ne s\u2019adresse qu\u2019aux plus fortunés.Ce n\u2019est pas le cas, puisque le montant va être établi en fonction de l\u2019avoir total du donateur.Pour déterminer cela, Un héritage à par tager recommande de faire une planification financière.Si cette démarche peut faire peur, Mme Grimard explique qu\u2019elle permet simplement de faire un point sur ce que la personne possède : une maison principale, un chalet, des œuvres d\u2019art, des actions, un REER ou encore une pension de son employeur.« Avec un planificateur financier, on peut faire la liste de tous ses actifs et se dire \u201cmaintenant je vaux tant et donc qu\u2019est-ce que je veux et peux faire avec\u201d , ajoute-t-elle.C\u2019est pour être sûr que, si on fait un don, on le fait avec le bon outil.» Ainsi, grâce à l \u2019avis d\u2019un professionnel, le don pourra être fait selon les modalités représentant le plus d\u2019intérêts.Dans cer tains cas par exemple, le don testamentaire peut avantager les héritiers, puisque celui-ci donne droit à des crédits d\u2019impôt non remboursables de près de 50 % de la valeur du don.Plusieurs types de dons Le don testamentaire n\u2019est pas la seule façon d\u2019aider les organismes de bienfaisance.En fonction des croyances et de volontés de chacun, il est possible de faire un don de police d\u2019assurance vie, de valeurs immobilières ou de titres admissibles, autrement dit de titres cotés en Bourse et autres titres admissibles.Le choix peut aussi être une rente ou une fiducie de bienfaisance.Dans tous les cas, Mme Gri- mard insiste sur l\u2019importance d\u2019en parler autour de soi, afin de prendre la bonne décision.Même si, selon le dernier sondage réalisé par le programme en 2011, seuls 5 % de Québécois font un don planifié, la part de ceux prêts à le faire augmente.« Je pense qu\u2019il y a une bonne démocratisation », conclut Lucille Grimard.Un nouveau sondage est en cours pour mesurer l\u2019évolution des connaissances et des comportements en matière de dons planifiés.Le programme Un héritage à partager, dont la mission est la sensibilisation aux dons planifiés, a décidé cette année d\u2019axer sa communication sur le don testamentaire.Le regroupement d\u2019organismes de bienfaisance souhaite mener un changement social dans la mentalité philanthropique et défaire les idées reçues.HÉRITAGE À PARTAGER Un don pour la postérité ISTOCK Au Canada anglophone, les dons planifiés sont plus répandus qu\u2019au Québec. REER L E D E V O I R , L E S S A M E D I 4 E T D I M A N C H E 5 F É V R I E R 2 0 1 7 H 6 Des économies d\u2019impôt de plus pour s\u2019o?rir un nouveau foyer, c\u2019est pas juste calori?que, C\u2019EST MATHÉMATIQUE.Veuillez lire le prospectus avant d\u2019acheter des actions du Fonds de solidarité FTQ.On peut se procurer un exemplaire du prospectus sur son site Internet, auprès des responsables locaux ou aux bureaux du Fonds de solidarité FTQ.Les actions du Fonds de solidarité FTQ ne sont pas garanties, leur valeur fluctue et leur rendement passé n\u2019est pas indicatif de leur rendement dans l\u2019avenir.*Exemple pour un revenu annuel imposable de 50 000 $, soit un taux d\u2019imposition marginal de 37,1 % POINTE-CLAIRE 755, boul.St-Jean, bureau 110 REPENTIGNY 283-A, boul.Larochelle BLAINVILLE 1107, boul.Curé-Labelle, bureau 102 BROSSARD 4805, boul.Lapinière, rez-de-chaussée LAVAL 1800, boul.Le Corbusier, local 110 POINTE-AUX-TREMBLES 12905, rue Sherbrooke Est, bureau 305 Heures d\u2019ouverture Lundi au vendredi de 8 h 30 à 18 h MONTRÉAL 8717, rue Berri, rez-de-chaussée 1500, av.McGill College, local 403 CRÉMAZIE PEEL Un planificateur financier saura vous aider à ajuster votre plan de retraite selon ces nouvelles circonstances et ces nouveaux objectifs.» Autre conseil : « Il n\u2019est pas bête pour un travailleur autonome de souscrire à une assurance invalidité.S\u2019il se retrouve un jour dans une situation où il ne peut pas travailler, l\u2019assurance invalidité lui fournira un revenu, dont une partie pourrait être dirigée vers l\u2019épargne.» Quelques pièges à éviter Un des pièges qui guettent le travailleur autonome, et c\u2019est le cas de tous ceux dont l\u2019entreprise est constituée en société, est la tentation de se verser un salaire trop modeste.« Il est tentant de se verser un salaire plus bas, afin de payer moins d\u2019impôt, et de compenser en se versant des dividendes.Mais il faut prendre garde de ne pas se donner un salaire trop bas puisque le calcul pour le Régime des rentes du Québec se fait uniquement à partir du revenu d\u2019emploi.Un salaire trop bas fera donc en sorte d\u2019abaisser votre contribution au RRQ et, par conséquent, vous ne profiterez pas de la rente maximum permise au moment de la retraite.» L\u2019autre piège est d\u2019investir une trop grande partie de son épargne dans son entreprise.« Il est important d\u2019investir dans son entreprise afin de la faire croître.Par contre, il est périlleux de considérer cet investissement comme la seule contribution à sa retraite.Pour que votre entreprise serve à vous procurer une retraite, il faut évidemment la vendre.Et comme on ne connaît pas le prix de vente que l\u2019on aura au moment de la retraite, il est imprudent de ne compter que sur cela.L\u2019investissement dans son entreprise peut être vu comme une forme d\u2019épargne pour la retraite, mais cela ne peut pas être la seule.Il faut diversifier son épargne, et se servir aussi du REER et du CELI, ainsi que d\u2019autres formes d\u2019investissement.» SUITE DE LA PAGE H 4 RETRAITE De plus, tous les produits d\u2019épargne et de retraite du Québec sont également admissibles aux régimes et fonds d\u2019épargne-retraite autogérés.En 2017, existe-t-il des nouveautés dans l\u2019offre d\u2019Épargne P lacements Québec ?De quelles façons son positionnement sur le marché apparaît-il attrayant?Épargne Placements Québec offre une gamme de produits d\u2019épargne et de retraite accessible à tous les Québécoises et Québécois.La plupart de nos produits sont disponibles à par t ir d \u2019un montant d \u2019achat de 100 $ seulement.Épargne Placements Québec of fre également le Prêt REER, un service destiné à faciliter l\u2019accès aux produits REER émis par le gouvernement du Québec.Les clients d\u2019Épargne Placement Québec peuvent également profiter de plusieurs modalités attrayantes de notre organisation.Aucuns frais de gestion et d\u2019administration ne viennent diminuer le rendement des placements des clients.Épargne Placements Québec of fre actuellement un boni de 1 % sur le taux d\u2019intérêt de la première année pour les nouveaux fonds REER, FERR, CRI et FRV investis en obligations.De plus, pour tout montant de 1000$ et plus transféré dans un REER d\u2019Épargne Placements Québec et investi dans un produit à terme, Épargne Placements Québec rembourse aux clients les frais découlant du transfert.Le remboursement peut atteindre un montant équivalant à 5% de la somme transférée (plus les taxes), et ce, jusqu\u2019à concurrence de 150$.Aussi, chaque trimestre, l\u2019adhérent reçoit un état de portefeuille qui lui permet de gérer efficacement ses placements.Il peut aussi consulter ses placements et ses relevés en ligne et effectuer certaines opérations à par tir de notre site Web transactionnel.SUITE DE LA PAGE H 3 SÉCURITÉ "]
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