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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier B
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2017-02-14, Collections de BAnQ.

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[" Transport aérien WestJet à l\u2019assaut d\u2019Air Canada Page B 3 ECONOMIESki alpin Retour d\u2019Erik Guay en champion Page B 6 C A H I E R B \u203a L E D E V O I R , L E M A R D I 1 4 F É V R I E R 2 0 1 7 F R A N Ç O I S D E S J A R D I N S À l\u2019approche du Rendez-vous national de la main-d\u2019œuvre, qui aura lieu jeudi et vendredi à Québec, la CSN s\u2019inquiète à l\u2019idée que la réponse aux besoins des entreprises en matière de formation entraîne un impact nuisible sur le réseau d\u2019enseignement.Alors que les résultats d\u2019un sondage commandé par le Conseil du patronat du Québec (CPQ) accordent beaucoup d\u2019importance aux interactions avec les établissements d\u2019enseignement, le président de la centrale syndicale veut éviter que le réseau public soit indûment attaché.« Ce n\u2019est pas vrai qu\u2019on va, dans des régions spécifiques, modeler ou ajuster l\u2019enseignement collégial et postsecondaire en fonction uniquement des besoins des entreprises », a af firmé lundi Jacques Létourneau lors d\u2019une table éditoriale au Devoir.La qualité du travail et ses conditions doivent figurer dans l\u2019équation, a-t-il dit.« Que les acteurs du marché du travail manifestent leurs besoins et qu\u2019on regarde comment on est capable de répondre à des demandes par ticulières, c\u2019est une chose », a dit le président de la CSN, dont l\u2019une des composantes, la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ), représente 34 000 membres aux niveaux collégial et universitaire.« Mais modeler le réseau d\u2019enseignement en fonction des besoins d\u2019entreprise sans tenir compte de la valeur ajoutée de notre réseau actuel, ça nous pose un problème.» Problèmes de recrutement Dans les résultats du sondage du CPQ publié jeudi dernier, ef fectué auprès de 300 répondants, 70 % des entreprises interrogées affirment éprouver des problèmes de recrutement.À l\u2019intérieur de ce groupe, les défis se répartissent entre les emplois ne nécessitant aucune diplomation particulière (28 %), le niveau « métier » (secondaire, 37 %) et le niveau « technique » (collégial, 29 %).Pour le reste, 28 % des employeurs disent ne vivre aucun problème.JACQUES LÉTOURNEAU, PRÉSIDENT DE LA CSN Le réseau d\u2019enseignement ne doit pas être asservi aux besoins des entreprises J U L I E N A R S E N A U L T L es contribuables québécois qui espèrent une baisse d\u2019impôt devront tempérer leurs attentes, puisque le ministre des Finances, Carlos Leitão, a prévenu qu\u2019il compte jouer de prudence dans le budget qu\u2019il déposera le mois prochain.Au terme d\u2019une rencontre avec huit économistes québécois dans le cadre de ses consultations prébudgétaires, lundi, à Montréal, le grand argentier a expliqué qu\u2019on lui avait suggéré de jouer de prudence, notamment en raison de l\u2019incertitude provoquée par l\u2019arrivée du gouvernement Trump aux États-Unis et de ses visées protectionnistes.«Ce qui nous a été suggéré [\u2026] c\u2019est que, de notre côté, d\u2019un point de vue fiscal, des marges additionnelles ne seraient pas mal vues étant donné cette incertitude », a expliqué M.Leitão, en point de presse, un peu avant la première rencontre officielle entre le premier ministre canadien, Justin Trudeau, et Donald Trump, à Washington.Sans aller jusqu\u2019à écarter des baisses d\u2019impôt pour les contribuables, M.Leitão a toutefois rappelé que son gouvernement avait annoncé l\u2019abolition complète de la taxe santé, ce qui a été fait le 1er janvier.Cette mesure constitue déjà une ponction de 750 millions dans les coffres de l\u2019État, a-t-il rappelé.Budget équilibré Si le niveau d\u2019incertitude est plus élevé qu\u2019il y a six mois au sud de la frontière, le ministre des Finances a affirmé que cela n\u2019était pas suffisant pour l\u2019inciter à modifier sa stratégie.« Généralement, l\u2019incertitude se traduit par un report des investissements, et c\u2019est pour cela que nous sommes prudents.Le budget sera équilibré et se penchera sur la main-d\u2019œuvre et l\u2019éducation supérieure.» En procédant à sa mise à jour de l\u2019état des finances publiques, au mois de décembre, M.Leitão avait dévoilé un excédent de 1,7 milliard \u2014 qui tient compte d\u2019un versement de 1 milliard au Fonds des générations \u2014 sans toutefois se livrer au jeu des prévisions pour la deuxième moitié de son exercice financier.Malgré les turbulences qui pourraient découler de cer taines politiques déployées par M.Trump, dans des études récentes, le Mouvement Desjardins a dit s\u2019attendre à une FINANCES PUBLIQUES Leitão optera pour la prudence fiscale dans son budget La main-d\u2019œuvre et l\u2019éducation supérieure feront l\u2019objet d\u2019une attention particulière JACQUES NADEAU LE DEVOIR «Modeler le réseau d\u2019enseignement en fonction des besoins d\u2019entreprise sans tenir compte de la valeur ajoutée de notre réseau actuel, ça nous pose un problème», souligne le président de la CSN, Jacques Létourneau.J U L I E N A R S E N A U L T D evant la montée du populisme qui s\u2019observe aux quatre coins de la planète et qui est désormais aux portes du Québec et du Canada, il est temps pour les dirigeants et les investisseurs de pousser à la roue afin d\u2019aider à restaurer la confiance à l\u2019endroit des institutions, plaide la présidente et chef de la direction de Gaz Métro, Sophie Brochu.Préoccupée par ce qui se passe au sud de la frontière avec l\u2019arrivée du républicain Donald Trump à la Maison-Blanche, par les événements ayant mené à l\u2019attentat meurtrier survenu dans une mosquée de Québec à la fin janvier et par les propos de certains candidats à la direction du Parti conservateur du Canada, Mme Brochu invite les entreprises à profiter de l\u2019argent et de l\u2019emploi, deux leviers sociaux importants, pour améliorer le système dans lequel nous vivons.«Pour régler ce problème infiniment complexe, les entreprises doivent assumer une plus grande part de leadership, a- t-elle affirmé, lundi, devant un parterre de gens d\u2019affaires réunis au Cercle canadien de Montréal.Pourquoi?Parce que nous détenons deux des principaux leviers de l\u2019évolution et de l\u2019organisation de nos sociétés: les emplois et l\u2019argent.» POPULISME Sophie Brochu invite dirigeants et investisseurs à modifier leur approche La p.-d.g.de Gaz Métro estime qu\u2019il faut restaurer la confiance à l\u2019endroit des institutions Pour régler ce problème infiniment complexe, les entreprises doivent assumer une plus grande part de leadership Sophie Brochu » VOIR PAGE B 2 : LÉTOURNEAU VOIR PAGE B 2 : BUDGET VOIR PAGE B 2 : BROCHU JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Le ministre québécois des Finances, Carlos Leitão PAUL CHIASSON LA PRESSE CANADIENNE « L E D E V O I R , L E M A R D I 1 4 F É V R I E R 2 0 1 7 B 2 É C O N O M I E Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Alim.Couche-Tard ATD.B 62.75 0.12 0.19 807 Canadian-Tire CTC.A 143.30 0.94 0.66 136 Cogeco CCA 73.34 0.65 0.89 56 Corus CJR.B 13.08 0.01 0.08 308 Groupe TVA TVA.B 3.09 0.00 0.00 2 Jean Coutu PJC.A 20.35 0.05 0.25 69 Loblaw L 67.89 -0.10 -0.15 303 Magna MG 58.42 0.29 0.50 532 Metro MRU 39.87 -0.36 -0.89 548 Quebecor QBR.B 38.93 -0.41 -1.04 126 Uni Select UNS 32.85 0.42 1.30 85 Saputo SAP 45.66 0.04 0.09 379 Shaw SJR.B 27.98 -0.03 -0.11 760 Dollarama DOL 102.22 0.38 0.37 216 Restaurant Brands QSR 70.22 3.01 4.48 616 Transat A.T.TRZ 5.08 -0.11 -2.12 52 Yellow Media Y 16.92 -0.19 -1.11 38 S&P TSX SPTT15756.58 27.46 0.17 177736 S&P TX20 TX20 691.79 0.47 0.07 56801 S&P TX60 TX60 929.68 2.30 0.25 82561 S&P TX60 Cap.TX6C 1028.04 2.55 0.25 82561 Cons.de base TTCS 516.61 -0.49 -0.09 2885 Cons.discré.TTCD 183.66 1.77 0.97 7058 Énergie TTEN 203.24 -0.84 -0.41 33241 Finance TTFS 295.23 1.15 0.39 30490 Aurifère TTGD 225.85 -2.38 -1.04 59461 Santé TTHC 73.45 0.70 0.96 3270 Tech.de l\u2019info TTTK 57.53 0.12 0.21 3553 Industrie TTIN 207.51 1.53 0.74 8156 Matériaux TTMT 265.91 -1.09 -0.41 65556 Immobilier TTRE 293.27 -0.70 -0.24 4352 Télécoms TTTS 152.71 -0.58 -0.38 3031 Sev.collect.TTUT 240.25 -0.28 -0.12 7566 Métaux/minerals TTMN 670.38 0.00 0.00 0 TSX Venture JX 837.24 1.08 0.13 85483 Cameco CCO 15.34 0.79 5.43 2160 Canadian Natural CNQ 39.20 -0.28 -0.71 1296 Hydro One H 23.55 0.00 0.00 634 Enbridge ENB 56.47 -0.07 -0.12 2413 EnCana ECA 16.57 -0.21 -1.25 3084 Enerplus ERF 12.27 -0.05 -0.41 550 Pengrowth Energy PGF 1.77 0.08 4.73 2045 Pétrolière Impériale IMO 42.36 -0.28 -0.66 334 Suncor Energy SU 41.72 0.20 0.48 2074 Cenovus Energy CVE 17.61 -0.14 -0.79 792 TransCanada TRP 62.44 0.48 0.77 1523 Valener VNR 20.64 -0.07 -0.34 88 Air Canada AC 13.95 0.36 2.65 1046 Bombardier BBD.B 2.58 0.01 0.39 2039 CAE CAE 18.82 0.06 0.32 772 Canadien Pacifique CP 196.07 2.42 1.25 270 Chemin de fer CN CNR 93.46 1.08 1.17 962 SNC-Lavalin SNC 57.05 -0.36 -0.63 165 Transcontinental TCL.A 21.80 0.07 0.32 114 TransForce TFI 35.00 0.00 0.00 0 B.CIBC CM 115.47 0.37 0.32 1307 B.de Montréal BMO 100.73 0.58 0.58 1457 B.Laurentienne LB 60.60 0.50 0.83 97 B.Nationale NA 57.77 0.25 0.43 616 B.Royale RY 97.12 0.28 0.29 2497 B.Scotia BNS 80.51 0.23 0.29 2113 B.TD TD 68.43 0.16 0.23 2692 Brookfield Asset BAM.A 48.16 0.35 0.73 792 Cominar Real CUF.UN 14.75 -0.01 -0.07 204 Corp.Fin.Power PWF 35.15 0.10 0.29 288 Fin.Manuvie MFC 24.59 0.18 0.74 8915 Fin.Sun Life SLF 52.18 0.53 1.03 2250 Great-West Lifeco GWO 37.37 -0.06 -0.16 345 Industrielle All.IAG 57.69 0.10 0.17 194 Power Corporation POW 31.50 0.23 0.74 1165 TMX X 71.27 1.27 1.81 44 Agrium AGU 138.54 0.42 0.30 403 Barrick Gold ABX 25.38 -0.13 -0.51 2827 Goldcorp G 21.91 -0.34 -1.53 2061 Kinross Gold K 5.18 -0.16 -3.00 3736 Mines Agnico-Eagle AEM 65.05 -1.44 -2.17 506 Potash POT 25.01 0.05 0.20 2655 Teck Resources TECK.B 33.32 0.72 2.21 2311 Fortis FTS 42.68 0.17 0.40 827 TransAlta TA 7.71 -0.18 -2.28 1593 BlackBerry BB 9.65 0.00 0.00 660 CGI GIB.A 64.02 0.42 0.66 554 BCE BCE 58.15 -0.13 -0.22 1057 Manitoba Telecom MBT 37.49 -0.18 -0.48 254 Rogers RCI.B 56.13 -0.35 -0.62 902 Telus T 43.07 -0.07 -0.16 817 iShares DEX XBB 31.07 -0.07 -0.22 48 iShares MSCI XEM 28.06 0.09 0.32 14 iShares MSCI EMU EZU 33.12 0.00 0.00 0 iShares S&P 500 XSP 26.58 0.13 0.49 197 iShares S&P/TSX XIC 24.99 0.04 0.16 126 MANULIFE FINANCIAL MFC 24.59 0.18 0.74 8915 CANOPY GROWTH CORP WEED 13.00 0.60 4.84 6676 FIRST QUANTUM FM 16.99 0.13 0.77 4077 KINROSS GOLD CORP K 5.18 -0.16 -3.00 3736 LUNDIN MINING CORP LUN 8.75 0.13 1.51 3170 ENCANA CORP ECA 16.57 -0.21 -1.25 3084 BAYTEX ENERGY CORP BTE 5.14 0.05 0.98 3069 BARRICK GOLD CORP ABX 25.38 -0.13 -0.51 2827 TORONTO DOMINION TD 68.43 0.16 0.23 2692 IAMGOLD CORP IMG 6.23 -0.11 -1.74 2671 RDM CORP RC 5.43 0.63 13.13 678 HB NYMEX NG BEAR HND 11.90 0.63 5.59 1187 CAMECO CORP CCO 15.34 0.79 5.43 2160 CANOPY GROWTH CORP WEED 13.00 0.60 4.84 6676 HUDSONS BAY CO HBC 11.75 0.53 4.72 999 RESTAURANT BRANDS QSR 70.22 3.01 4.48 616 AIMIA INC AIM 9.26 0.35 3.93 473 HB NYMEX CL BEAR HOD 9.60 0.31 3.34 1759 THE INTERTAIN ITX 10.65 0.30 2.90 118 NEW FLYER NFI 44.28 1.18 2.74 146 HORIZONS BETAPRO HVU 9.53 -0.64 -6.29 582 HOME CAPITAL GROUP HCG 27.94 -1.77 -5.96 1289 HB NYMEX NG BULL HNU 8.19 -0.50 -5.75 2321 DHX MEDIA LTD DHX.B 6.26 -0.36 -5.44 1111 GIBSON ENERGY INC GEI 18.45 -0.64 -3.35 472 HB NYMEX CL BULL HOU 8.19 -0.27 -3.19 2425 PACIFIC INSIGHT PIH 10.30 -0.32 -3.01 117 KINROSS GOLD CORP K 5.18 -0.16 -3.00 3736 FORTUNA SILVER FVI 8.47 -0.26 -2.98 557 EXFO INC EXF 7.25 -0.21 -2.82 117 RESTAURANT BRANDS QSR 70.22 3.01 4.48 616 CANADIAN PACIFIC CP 196.07 2.42 1.25 270 NEW FLYER NFI 44.28 1.18 2.74 146 CANADIAN NATIONAL CNR 93.46 1.08 1.17 962 SHOPIFY INC SHOP 73.22 0.98 1.36 204 CANADIAN TIRE CORP CTC.A 143.30 0.94 0.66 136 SIERRA WIRELESS SW 32.89 0.85 2.65 292 CAMECO CORP CCO 15.34 0.79 5.43 2160 TECK COMINCO CL B TECK.B 33.32 0.72 2.21 2311 LINAMAR CORP LNR 59.10 0.72 1.23 197 HOME CAPITAL GROUP HCG 27.94 -1.77 -5.96 1289 AGNICO EAGLE MINES AEM 65.05 -1.44 -2.17 506 PRAIRIESKY ROYALTY PSK 29.60 -0.68 -2.25 418 GIBSON ENERGY INC GEI 18.45 -0.64 -3.35 472 HORIZONS BETAPRO HVU 9.53 -0.64 -6.29 582 HB NYMEX NG BULL HNU 8.19 -0.50 -5.75 2321 S&P TSX GLOBAL HGU 19.85 -0.50 -2.46 1233 VERMILION ENERGY VET 52.78 -0.48 -0.90 276 EMERA INC EMA 45.64 -0.47 -1.02 870 FRACO-NEVADA CORP FNV 89.21 -0.45 -0.50 252 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRÉTIONNAIRE ÉNERGIE FINANCIÈRES INDUSTRIELLES ENTREPRISES DE MATÉRIAUX SERVICES PUBLICS TECHNOLOGIE TÉLÉCOMMUNICATIONS FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO LES GAGNANTS EN % LES PERDANTS EN % LES GAGNANTS EN $ LES PERDANTS EN $ LES INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO TSX CROISSANCE Consultez toutes les cotes boursières sur www.decisionplus.com M A R C H É S B O U R S I E R S TORONTO S&P TSX 15 756,58 ?+27,46 +0,2% New York S&P 500 2328,25 ?+12,15 +0,5% NASDAQ 5763,96 ?+29,83 +0,5% DOW JONES 20 412,16 ?+142,79 +0,7% PÉTROLE 52,93 -0,93 $US -1,7% ?OR 1225,80 -10,10 $US -0,8% ?DOLLAR CANADIEN 76,48 +0,06 $US +0,1% ?1$US = 1,3075 72,81 +0,97 EURO 1 EURO = 1,3854 INDICES QUÉBÉCOIS Indice Fermeture var.pts var.% IQ30 2503,21 +7,87 +0,32 IQ120 2539,99 +7,99 +0,32 CENTRE D\u2019ANALYSE ET DE SUIVI DE L\u2019INDICE QUÉBEC L\u2019indice Québec est une initiative du Département de finance de l\u2019Université de Sherbrooke et de l\u2019Institut de recherche en économie contemporaine V I R G I N I E M O N T E T à Washington L e président américain, Donald Trump, pourrait considérablement augmenter son influence sur la Banque centrale américaine (Fed) après la démission d\u2019un de ses gouverneurs qui était l\u2019un des principaux architectes des régulations bancaires prises après la crise de 2008.Daniel Tarullo, gouverneur de la Banque centrale américaine nommé par le président Obama en 2009, a annoncé vendredi qu\u2019il démissionnerait de ses fonctions en avril, soit cinq ans avant la fin prévue de son mandat en 2022.Artisan prépondérant au sein de la Fed des nouvelles règles qui ont imposé aux banques de conser ver davantage de fonds propres pour faire face à des crises, cet ancien professeur de droit a affirmé qu\u2019il avait envisagé son retrait avant l\u2019arrivée du gouvernement Trump.«Sa profonde expertise, son jugement irréprochable, ses constats pertinents et son assistance stratégique vont vraiment nous manquer», a déclaré la présidente de la Réserve fédérale, Janet Yellen, dont le mandat arrive lui-même à expiration dans un an exactement.M.Tarullo «était la plus importante figure de la réglementation financière pendant l\u2019ère de la loi Dodd-Frank», la loi financière adoptée en 2010 que l\u2019administration Trump veut modifier, a estimé Ian Katz, un responsable du cabinet d\u2019études Capital Alpha Partners à Washington.Orienter la régulation Le départ de ce gouverneur, qui présidait le Comité de la surveillance bancaire, renforce en tout cas la possibilité pour le gouvernement Trump d\u2019orienter la régulation dans ce domaine, même si une grande par t de celle-ci passe par la législation.C\u2019est la Banque centrale qui décide, par exemple, du niveau du coussin de capitaux propres à conserver, du feu vert de la distribution de dividendes quand une banque est faible financièrement ou encore du scénario des tests de résistance.Les grands principes de la régulation bancaire, eux, passent par la loi Dodd-Frank, qui ne pourra être modifiée qu\u2019avec l\u2019aval du Congrès.La démission de M.Tarullo porte à trois le nombre de sièges de gouverneurs à pourvoir désormais au sein du conseil d\u2019administration de la Fed, qui en compte sept.«Le président va probablement nommer un responsable de la surveillance bancaire qui pourrait être plus sceptique sur l\u2019importance des régulations que ne l\u2019était Ta- rullo», affirme David Wessel, expert à la Broo- kings Institution.«Il ne fait pas de doute que cela constitue un levier supplémentaire que le président peut actionner pour mener ses initiatives, quelles qu\u2019elles soient, dans le domaine de la régulation», ajoute-t-il.La force dominante Parmi les noms avancés figure celui de David Nason.Cet actuel dirigeant chez General Electric a été adjoint au secrétaire au Trésor Henry Paulson lorsque, devant la déroute financière de plusieurs banques et établissements de crédit, l\u2019État a dû mettre la main au portefeuille pour sauver leur mise.«Il sera peut-être plus dubitatif que Tarullo sur le mérite de la régulation, mais il a été sur le champ de bataille pendant la crise.Il sait ce qu\u2019il peut arriver quand on efface trop de garde-fous», a dit David Wessel.Il est moins sûr que ces futurs changements parmi les gouverneurs modifient vraiment la donne de la politique monétaire.Janet Yellen, réputée être du camp des «colombes» qui préfèrent garder des taux bas le plus longtemps possible, reste par sa fonction la force dominante au sein du Comité monétaire.Et malgré ses déclarations incendiaires pendant la campagne électorale sur la «grosse, sale bulle financière » mettant en cause les bas taux d\u2019intérêt maintenus par « cette Janet Yellen », il n\u2019est pas certain que le président Trump s\u2019apprête à nommer des gouverneurs « faucons », pressés de remonter le coût du crédit.« Je n\u2019ai jamais rencontré de président des États-Unis qui réclame des taux d\u2019intérêt plus hauts et je n\u2019ai jamais rencontré de promoteur immobilier qui soit en faveur de taux d\u2019intérêt élevés », rappelle David Wessel en soulignant que le flou règne encore sur les initiatives économiques du nouveau président.Agence France-Presse ÉTATS-UNIS La démission d\u2019un gouverneur à la Fed, une occasion pour Trump Invitées à citer les appuis gouvernementaux les plus bénéfiques au recrutement, les entreprises ont évoqué les ser vices d\u2019aide à l \u2019emploi (43 %) et les programmes de formation et de stage assurés par les établissements d\u2019enseignement (43 %).Selon le CPQ, le Québec doit se doter d\u2019une « vision globale concernant la gestion du capital humain, qui doit se répercuter dans toutes les politiques gouvernementales, surtout les politiques économiques ».Résultat d\u2019une promesse faite en mai, la tenue du sommet sur la main-d\u2019œuvre était d\u2019abord prévue en novembre 2016, mais le gouvernement Couillard a préféré le reporter de quelques mois afin de maximiser les chances d\u2019une entente entre les divers groupes, dont le patronat et le monde syndical.Des deux côtés de la clôture, les représentants estimaient qu\u2019il s\u2019agissait là d\u2019une sage décision, car un sommet hâtif aurait pu n\u2019aboutir à rien.Renouveau Le président de la CSN s\u2019interroge aussi sur les règles qui balisent la syndicalisation et évoque le besoin d\u2019une approche différente, notamment pour le commerce de détail, où la tâche est «presque impossible », car il faut procéder « magasin par magasin ».La fermeture des succursales et le taux de roulement dans un milieu de travail formé notamment de travailleurs jeunes et à temps partiel « font en sorte qu\u2019à un moment, on perd la majorité, et il y a une révocation de l\u2019accréditation », a-t-il poursuivi.Sur les six dépanneurs de Couche-Tard ayant fait l\u2019objet d\u2019une convention collective en 2013, un seul est encore syndiqué.Dans les cinq autres, une demande de révocation a été soumise et approuvée par le Tribunal administratif du travail (TAT) à l\u2019automne 2016.« Je n\u2019ai pas de regrets, c\u2019est juste que ça va nous forcer à réfléchir et à penser autrement la syndicalisation de ces milieux- là, a dit M.Létourneau.Si on ne renouvelle pas la façon d\u2019organiser, il y a des secteurs où on ne réussira jamais à percer.Les Walmart, ils vont les fermer, les McDonald\u2019s, ils vont les fermer.Est-il possible de créer un ef fet de mouvement pour que le gouvernement mette en place des décrets de convention pour un secteur d\u2019activité ?Peut-être.[\u2026] Je suis convaincu que le renouvellement va passer par de nouvelles approches.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE B 1 LÉTOURNEAU Obnubilés par les résultats L\u2019économiste de formation, qui se dit capitaliste, a ainsi invité les sociétés et les actionnaires à « laisser aller quelques points de rendement de base», à cesser d\u2019être obnubilés par les résultats du trimestre à venir et à sor tir du « mutisme corporatif » en élargissant leurs critères de sélection lorsque vient le temps d\u2019investir.Selon Mme Brochu, on devrait plutôt chercher un « profit raisonnable », qui récompense un travail bien fait plutôt que l\u2019atteinte d\u2019un objectif fixé dans « l\u2019imaginaire d\u2019un plancher boursier».«Si l\u2019on considère l\u2019environnement, le bien que l\u2019on peut faire ou le mal qu\u2019on peut induire dans nos décisions d\u2019investissement, dans nos décisions de localisation ou de délocalisation, nous sommes en mesure d\u2019atteindre cet objectif.Investir pour faire mieux, et non en rachetant nos propres actions, ce qui est l\u2019équivalent financier d\u2019un chien qui court après sa queue.» Lancer une réflexion En marge de son discours, la grande patronne de Gaz Métro a dit espérer avoir lancé une réflexion au sein de la communauté d\u2019affaires, tout en concédant que cette philosophie ne s\u2019appliquait pas nécessairement à tous.«Les marchés financiers, ça n\u2019a pas de cœur, a lancé Mme Brochu.Il faut aller chercher des investisseurs qui vont dire \u201cj\u2019investis de l\u2019argent dans cette entreprise parce qu\u2019elle a une approche plus équilibrée\u201d.» À titre d\u2019exemple, chez Gaz Métro, a expliqué sa dirigeante, l\u2019argent destiné à appuyer des organismes communautaires ne se retrouve pas dans les poches des actionnaires, tout comme les montants destinés à la formation de la main-d\u2019œuvre que l\u2019entreprise veut garder plutôt que de la laisser aller.Salaire minimum à 15$ Au cours de son discours, Mme Brochu a estimé que le Québec avait une chance inouïe devant lui avec une économie qui va relativement bien, ce qui ne l\u2019a pas empêchée de constater une forme de « corporatisme » et de « discrimination » en raison du taux de chômage beaucoup plus élevé chez les immigrants.«Des biologistes, des ingénieurs, des médecins conduisent des [taxis] parce qu\u2019ils viennent d\u2019ailleurs.C\u2019est le genre de choses qu\u2019on laisse faire, que nos ordres professionnels laissent faire, que tous les autres qui ont à voir à la reconnaissance des qualifications, à l\u2019octroi de permis, à la réglementation du travail laissent faire.Là aussi, les entreprises ont un rôle à jouer.À la fin, c\u2019est nous qui créons les emplois.» Finalement, Mme Brochu a décoché une flèche à l\u2019endroit de certains dirigeants du milieu des affaires dans le dossier du salaire minimum à 15 $, au moment où les banques alimentaires sont de plus en plus sollicitées par des travailleurs qui peinent à joindre les deux bouts.« Il m\u2019arrive de me questionner quand on demande à nos dirigeants \u201cque va-t-il arriver si le salaire minimum passe à 15$?\u201d et que la réponse instantanée est \u201cles gens vont payer plus cher\u201d.Comme si on ne pouvait pas, nous, donner un peu [de répit] sur les rendements que nous attendons comme individus, comme investisseur», a-t-elle lancé.La Presse canadienne SUITE DE LA PAGE B 1 BROCHU hausse de 1,7 % du PIB en 2017, alors que du côté du Conference Board du Canada, on table sur une progression moyenne de 1,9 %.Main-d\u2019œuvre Par ailleurs, avec un choc démographique qui entraîne une diminution de la population en âge de travailler, les économistes ayant rencontré le ministre des Finances ont estimé que le gouvernement Couillard devrait passer à l\u2019action s\u2019il veut être capable d\u2019offrir un bassin de main-d\u2019œuvre suffisant pour stimuler les investissements étrangers, qui ont fléchi au cours des dernières années pour s\u2019établir à 5,8 milliards en 2014, selon l\u2019Institut de la statistique du Québec.«Ce budget devrait être à connotation structurelle, a expliqué l\u2019économiste en chef de la Banque Nationale, Stéfane Marion, au cours d\u2019une entrevue.Il faut s\u2019assurer de déployer des mesures visant à régler des problèmes structurels plutôt que des baisses d\u2019impôt pour stimuler les dépenses de consommation.» À ses côtés, l \u2019économiste en chef de la Banque Laurentienne, Sébastien Lavoie, a abondé dans le même sens, estimant que le manque de main-d\u2019œuvre qualifiée était possiblement le talon d\u2019Achille de la province.Celui- ci ne s\u2019est pas inquiété outre mesure du recul des investissements étrangers dans la province, affirmant que la situation était attribuable à l\u2019incertitude économique mondiale.Toutefois, ce recul, combiné à la baisse du bassin de population en âge de travailler, préoccupe M.Marion.«C\u2019est ce qui est troublant, a-t-il dit.Cela hypothèque encore plus notre croissance à moyen terme.» La Presse canadienne SUITE DE LA PAGE B 1 BUDGET Il faut s\u2019assurer de déployer des mesures visant à régler des problèmes structurels plutôt que des baisses d\u2019impôt pour stimuler les dépenses de consommation Stéfane Marion, Banque Nationale « » L E D E V O I R , L E M A R D I 1 4 F É V R I E R 2 0 1 7 ECONOMIE B 3 DARRYL DYCK LA PRESSE CANADIENNE L\u2019un des Boeing 737 de la flotte du transporteur WestJet P I E R R E S A I N T - A R N A U D L e transpor teur aérien WestJet joue du coude dans l\u2019est du pays en lançant une concurrence à coût réduit depuis Montréal qui vise directement Air Canada.WestJet a en effet annoncé, lundi, qu\u2019il inaugurera au mois de juin une liaison Montréal- Québec quatre fois par jour.Dès le mois de mars prochain, toutefois, le transporteur de Calgary lancera aussi une liaison semblable entre Montréal et Halifax deux fois par jour et en ajoutera une autre l\u2019automne prochain, entre Montréal et Boston, là aussi à raison de deux fois par jour.« On est vraiment dans le quartier d\u2019Air Canada, maintenant», a reconnu le vice-président aux communications de WestJet, Richard Bar- trem, en entrevue téléphonique avec La Presse canadienne.« Nous avons réalisé que, si nous voulons vraiment être une compagnie aérienne à l\u2019échelle canadienne, il nous fallait encore d\u2019autres liaisons au Québec», des liaisons que West- Jet peut maintenant ajouter avec la livraison prochaine d\u2019appareils Q400 de Bombardier.Desserte moins chère Toutes ces liaisons, qui seront assurées par Encore, la filiale de transport régional de la ligne aérienne, sont déjà desservies par Air Canada, mais WestJet promet une desserte beaucoup moins chère, ce qui pourrait forcer le concurrent à répondre en abaissant ses propres tarifs.Selon le professeur Michel Archambault, spécialiste en transport aérien au Département d\u2019études urbaines et touristiques à l\u2019UQAM, il s\u2019agit là d\u2019une excellente nouvelle pour les passagers.«La concurrence, c\u2019est toujours bon pour le consommateur.La concurrence de WestJet va influer sur les prix à la baisse, comme on l\u2019a vu dans l\u2019Ouest au départ de Calgary par exemple», a-t-il indiqué à La Presse canadienne dans un échange de courriels.Richard Bartrem dit par ailleurs douter que son entreprise vienne saper la clientèle d\u2019Air Canada, car le marché, selon lui, a tendance à réagir de façon élastique à des baisses de prix.« À chaque fois que nous entrons dans un nouveau marché, on voit une hausse dans le trafic [de passagers] ainsi qu\u2019une baisse des tarifs pour les consommateurs.On ne vient pas tout simplement voler des parts de marché d\u2019Air Canada», a-t-il dit.« Quand il n\u2019y a pas de compétition, les prix sont élevés et, dès que WestJet arrive, on voit les prix baisser et le trafic augmenter.Ce ne sont pas simplement des gens qui vont changer de ligne aérienne ; ce sont d\u2019autres gens qui ne voyagent pas ou qui voyagent en auto qui vont venir avec nous», a-t-il soutenu.Défi relevé Selon Michel Archambault, cette affirmation tient la route, d\u2019autant plus qu\u2019Air Canada n\u2019est pas sans ressources.« Air Canada est sans doute en mesure de mener le combat, comme on l\u2019a vu dans le passé», a-t-il fait valoir.D\u2019ailleurs, une porte-parole d\u2019Air Canada, Isabelle Arthur, n\u2019a pas hésité à relever le défi dans un courriel à La Presse canadienne.« Air Canada accueille toute compétition et a l\u2019habitude de concurrencer sur toutes les liaisons que nous assurons.Nous sommes bien positionnés pour concurrencer avec succès n\u2019importe quel transporteur à travers le monde parce que nous offrons de bas tarifs quotidiennement dans tous les marchés que nous desservons», a-t-elle fait valoir.En plus des nouvelles liaisons dévoilées lundi, WestJet annonce une augmentation du nombre de ses vols directs Montréal-Vancou- ver et Montréal-Calgary et l\u2019ajout d\u2019un vol de plus entre Québec et Toronto.Embauche L\u2019accroissement de ses activités se traduira par l\u2019embauche d\u2019une vingtaine de personnes à Montréal et d\u2019une quinzaine d\u2019autres à Québec pour gérer le flux de voyageurs.Par ailleurs, l\u2019achat de chaque appareil Q400 se traduit par l\u2019embauche de deux capitaines, deux premiers officiers et 16 agents de bord.WestJet se porte également acquéreur d\u2019autres Boeing 737 qui desservent, notamment, les liaisons Montréal- Vancouver et Montréal-Calgary et qui exigent, eux, l\u2019embauche de 4 capitaines, 4 premiers officiers et 24 agents de bord.Richard Bartrem a précisé que, depuis trois ans, l\u2019embauche systématique d\u2019agents de bord bilingues a été un des facteurs clés pour l\u2019expansion au Québec.« Il fallait aussi en même temps s\u2019organiser pour avoir des agents de bord bilingues, des agents de service à la clientèle bilingues pour avoir un service qui est respectueux envers les Québécois, qui recherchent un service en français.Nous sommes maintenant capables de l\u2019offrir », a-t-il dit.La Presse canadienne TRANSPORT AÉRIEN WestJet joue du coude avec des liaisons à coût réduit entre Montréal et Québec C L É M E N T Z A M P A S trasbourg \u2014 Signé dans la douleur fin octobre par Bruxelles et Ottawa, l\u2019accord de libre-échange entre l\u2019Union européenne et le Canada (CETA, AECG en français), toujours très critiqué, sera soumis mercredi au vote du Parlement européen à Strasbourg.Voilà des semaines que la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malms- tröm, défend ce traité, qu\u2019elle considère comme « le plus progressiste jamais conclu» et juge « plus important que jamais » face au protectionnisme de Donald Trump.Mais l\u2019AECG, négocié pendant sept ans, reste un accord contesté, jugé antidémocratique par ses opposants, trop favorable aux multinationales, léger sur l\u2019environnement ou encore dangereux pour l\u2019agriculture européenne.Un vote positif des eurodépu- tés ouvrirait la voie à l\u2019application provisoire, a priori dès le mois d\u2019avril, d\u2019une grande partie du texte, exception faite de quelques chapitres litigieux, le temps qu\u2019il soit ratifié par l\u2019ensemble des Parlements nationaux et régionaux de l\u2019UE.Trudeau au Parlement Le rapport de force semble plutôt favorable aux partisans de l\u2019AECG (droite, libéraux et une majorité des socialistes) qu\u2019à ses opposants (verts, extrême gauche, extrême droite et certains socialistes).Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, doit s\u2019exprimer jeudi devant les députés, au lendemain du vote.Selon Bruxelles, le CETA fera progresser de 25% le commerce de l\u2019UE avec le Canada, son 12e partenaire commercial, faisant croître le PIB européen d\u2019environ 12 milliards d\u2019euros (16,6 milliards $CAN) par an.Pour important qu\u2019il soit, ce chiffre reste à comparer aux 14 600 milliards d\u2019euros de PIB de l\u2019UE en 2015.Mais plus qu\u2019un simple accord de libre-échange, Bruxelles voit dans l\u2019AECG un modèle pour les traités commerciaux à venir.Loin de se limiter à la seule suppression des entraves au commerce, le texte promeut la coopération en matière de normes sociales et environnementales.« Il élève la norme pour les futurs accords de libre-échange », résume Justin Trudeau.Les opposants ne rendent cependant pas les armes : plusieurs manifestations anti- AECG sont prévues dans la semaine à Strasbourg.Lundi soir, une coordination de partis de gauche et d\u2019ONG a remis au Parlement européen une pétition de 3,5 millions de signatures de citoyens opposés au texte.Parmi les interrogations persistantes, celles autour des tribunaux d\u2019arbitrage que le traité doit mettre en place.Ces tribunaux \u2014 exclus du champ d\u2019application provisoire du texte \u2014 pourront être saisis par une entreprise qui a investi dans un secteur particulier, si elle s\u2019estime lésée par une nouvelle réglementation publique, afin de demander réparation à l\u2019État concerné.Avancées insuffisantes Bien que le texte modernise ces juridictions par rappor t aux autres traités, avec possibilité d\u2019appel et règles éthiques, les anti-AECG jugent ces avancées insuffisantes, car encore trop défavorables aux États.Le Parlement de la région belge de Wallonie s\u2019en était inquiété fin octobre, entraînant une mini-crise diplomatique, qui avait retardé de quelques jours la signature de l\u2019AECG par l\u2019UE et le Canada.Selon l\u2019analyse de trois spécialistes du droit public, rendue publique lundi par l\u2019ONG Food- watch, l\u2019existence même de ces tribunaux rend le texte incompatible avec la Constitution française.D\u2019autres études ont remis en cause les bienfaits de l\u2019accord, à commencer par celle de l\u2019université américaine Tufts, pour qui l\u2019AECG «va entraîner la perte de 230 000 emplois d\u2019ici 2023», dont 200 000 dans l\u2019UE.Agence France-Presse LIBRE-ÉCHANGE Contesté, l\u2019accord UE-Canada est soumis au Parlement européen Air Canada augmente ses vols vers Israël Air Canada a annoncé aujourd\u2019hui une expansion de ses services entre le Canada et Israël, avec le lancement d\u2019une liaison sans escale saisonnière entre Montréal et Tel-Aviv et la transformation de son service direct Toronto\u2013 Tel-Aviv actuel en service quotidien exploité toute l\u2019année.« Compte tenu des nouveaux services qui seront inaugurés cet été \u2014 pour une hausse de 28 % de la capacité par rapport à l\u2019été 2016 \u2014, Air Canada sera le transporteur proposant le plus de places et la plus grande fréquence entre ces deux pays », peut-on lire dans le communiqué.Le Devoir Avions de sauvetage : CAE assurera la formation Le spécialiste québécois des simulateurs de vol et de la formation CAE a décroché le contrat de formation pour les 16 avions de recherche et de sauvetage militaires commandés à Airbus par le gouvernement Trudeau à la fin de 2016.La valeur de ce contrat octroyé par le géant français est estimée à 200 millions pour les 11 prochaines années.Le montant pourrait atteindre 300 millions et la durée de l\u2019entente pourrait être prolongée de 15 années supplémentaires.En décembre dernier, Ottawa avait annoncé l\u2019achat de 16 appareils C295 d\u2019Airbus pour 2,3 milliards afin de remplacer des appareils de recherche et sauvetage de la force aérienne, dont certains étaient en fonction depuis les années 1960.La Presse canadienne Bénéfice en hausse pour Restaurant Brands International Oakville \u2014 Restaurant Brands International, propriétaire des bannières Tim Hortons et Burger King, a témoigné d\u2019un bénéfice net de 118,4 millions $US ou 50¢ US par action au quatrième trimestre de 2016.Son bénéfice ajusté s\u2019est établi à 44¢ par action et ses revenus trimestriels se sont chiffrés à 1,11 milliard.Les ventes des restaurants comparables se sont améliorées de 0,2% chez Tim Hortons.Celles de Burger King ont progressé de 2,8%, y compris une amélioration de 1,8% aux États-Unis et au Canada.La compagnie a inauguré 495 restaurants Burger King pendant les trois derniers mois de 2016, pour un total de 15 738 établissements.Elle a aussi ouvert 121 restaurants Tim Hortons, Associated Press Sondage : peu de Canadiens cotiseront à des REER avant la prochaine date limite Toronto \u2014 Moins d\u2019un Canadien sur cinq a cotisé ou prévoit cotiser à un Régime enregistré d\u2019épargne-retraite (REER) avant la prochaine date limite de cotisation pour l\u2019année 2016, le 1er mars.Le sondage de la firme Angus Reid précise que le taux de cotisation prévu de 17 % est plus faible que celui de 18 % indiqué dans le sondage de l\u2019an dernier.Selon l\u2019étude réalisée les 27 et 28 janvier derniers, la faible croissance économique constatée au Canada pendant plusieurs années s\u2019est traduite par la stagnation des revenus.En revanche, le sondage commandé par la firme HetR Block démontre que 65 % des répondants ont indiqué comprendre la différence entre un compte d\u2019épargne libre d\u2019impôt (CELI) et un REER, comparativement à 50 % l\u2019an dernier.Le sondage a été réalisé en ligne auprès de 1521 adultes canadiens.La Presse canadienne Strasbourg \u2014 Des opposants à l\u2019accord de libre-échange entre l\u2019Union européenne et le Canada (AECG) ont présenté lundi à Strasbourg une pétition hostile signée par 3,5 millions d\u2019Européens.Selon l\u2019Alliance «Stop TTIP & CETA» à l\u2019origine de cette pétition, les signataires demandent aux députés européens de s\u2019opposer au traité commercial que l\u2019UE a conclu avec le Canada, mais aussi à celui qu\u2019elle négocie avec les États-Unis (en anglais TTIP, ou Tafta), dont les discussions sont gelées depuis l\u2019élection de Donald Trump.Ces opposants ont remis lundi soir à deux vice-présidents du Parlement européen une pancarte symbolisant ces signatures, recueillies dans le cadre d\u2019une « initiative citoyenne européenne».Pour être recevable, une telle initiative devait être soutenue par au moins un million de citoyens européens issus d\u2019au mois sept pays sur les 28 de l\u2019UE.Les signataires reprochent à l\u2019AECG de représenter «une menace pour la démocratie, l\u2019État de droit, l\u2019environnement, la santé, les services publics, mais aussi les droits des consommateurs et le droit du travail », et de «renforcer le pouvoir des multinationales aux dépens de la démocratie et du bien commun».«3,5 millions de personnes ont signé pour un commerce plus équitable, plus durable écologi- quement et socialement et pas pour quelque chose qui crée plus de problèmes qu\u2019il n\u2019en résout», s\u2019est réjouie la vice-présidente verte autrichienne du Parlement européen, Ulrike Lu- nacek.L\u2019Alliance «Stop TTIP & CETA » comprend quelque 500 organisations, parmi lesquelles Attac et Greenpeace et des partis de gauche européens, comme dit Linke, le parti vert européen et Podemos.3,5 millions de signatures contre L E D E V O I R , L E M A R D I 1 4 F É V R I E R 2 0 1 7 É C O N O M I E B 4 L E S P E T I T E S A N N O N C E S Courriel : petitesannonces@ledevoir.com Téléphone : 514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.OUTREMONT - 190 Willowdale 3 1/2 - 4 1/2 réno Près métro UdeM Chauffés, eau ch., poêle/frigo, asc.514 738 5663 - 514 735-5331 OUTREMONT - 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monnaie unique.Pour l\u2019ensemble de l\u2019UE, l\u2019exécutif européen table désormais sur une croissance de 1,8 % en 2017 et 2018, contre 1,9 % en 2016.Dans ses prévisions d\u2019automne, il s\u2019attendait à 1,6 % en 2017 et 1,8 % en 2018, contre 1,8 % en 2016, dans les 28 pays de l\u2019UE.« Après avoir démontré, l\u2019an dernier, sa capacité à tenir bon face aux problèmes mondiaux, l\u2019économie européenne devrait poursuivre sa reprise cette année et l\u2019année suivante », estime la Commission dans un communiqué.« Pour la première fois depuis près de dix ans [depuis la crise financière], les économies de tous les États membres de l\u2019UE devraient croître sur l\u2019ensemble de la période de prévision [2016, 2017 et 2018] », sou- ligne-t-elle.Mise en garde « Toutefois, les perspectives sont plus incertaines qu\u2019à l\u2019accoutumée», précise-t-elle.Et de citer dans l\u2019ordre parmi « les risques exceptionnels » : « les intentions encore à clarifier de la nouvelle administration aux États-Unis dans les domaines clés, les nombreuses élections qui doivent avoir lieu en Europe cette année et le début des négociations avec le Royaume- Uni pour sa sortie de l\u2019UE».Des élections doivent avoir lieu aux Pays-Bas en mars, puis en mai-juin en France et en septembre en Allemagne.Dans chacun de ces pays, les par tis pro-européens pourraient af ficher des scores moins bons que par le passé.Pour la Grande-Bretagne, la Commission a rehaussé de façon importante ses prévisions de croissance pour 2017 à 1,5 %, contre 1 % prévu précédemment.Elle les a en revanche laissées inchangées pour 2018 : 1,2 %.En 2016, la croissance était de 2 %, selon l\u2019exécutif européen.« La reprise économique se poursuit, en Europe, pour la cinquième année consécutive.En ces temps incertains, il est cependant impor tant que les économies européennes demeurent compétitives et capables de s\u2019adapter aux changements de circonstances », a estimé Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission européenne.« La croissance tient bon [\u2026].Pour tant, avec de tels niveaux d\u2019incer titude, il impor te plus que jamais que nous utilisions tous les instruments politiques pour soutenir la croissance », a ajouté de son côté Pierre Moscovici, commissaire européen chargé des Af faires économiques et financières.Emploi Côté chômage, la Commission européenne est légèrement plus optimiste dans ses prévisions d\u2019hiver que dans celles de l\u2019automne : elle table désormais sur un taux de 9,6 % en 2017 et 9,1 % en 2018, après 10 % en 2016.Le 9 novembre dernier, elle tablait sur un taux de 9,7 % en 2017 et 9,2 % en 2018, contre 10,1 % en 2016.Selon les prévisions d\u2019hiver de la Commission, le taux d\u2019inflation dans la zone euro se rapprochera encore davantage de l\u2019objectif de 2 % fixé par la BCE.L\u2019exécutif européen table en effet désormais sur un taux de 1,7 % en 2017 et 1,4 % en 2018, contre 0,2 % en 2016.Dans ses prévisions d\u2019automne, il prévoyait un taux de 1,4 % en 2017, comme en 2018, contre 0,3 % en 2016.Agence France-Presse COMMISSION EUROPÉENNE La croissance dans la zone euro tient bon malgré les risques TOSHIFUMI KITAMURA AGENCE FRANCE-PRESSE Des consommateurs dans un centre commercial de Tokyo A N N E B E A D E T okyo \u2014 Le Japon peut se féliciter d\u2019avoir fini 2016 sur un quatrième trimestre d\u2019affilée de croissance, une série inédite depuis 2013, mais le rythme a ralenti au fil de l\u2019année et les perspectives sont moyenne dans un monde tenté par le protectionnisme.Au cours des mois d\u2019octobre à décembre, le PIB a augmenté de 0,2 % par rapport à celui de juillet septembre, selon les chif fres préliminaires annoncés lundi par le gouvernement.Ces statistiques sont légèrement inférieures aux estimations des analystes interrogés par l\u2019agence financière Bloomberg News (+0,3 %).C\u2019est aussi moins bien que les trimestres précédents (+0,6 % sur janvier mars, +0,4 % sur avril juin, +0,3 % sur juillet septembre), donnant l\u2019impression d\u2019un essoufflement.Frilosité des consommateurs La troisième économie mondiale, qui a dégagé sur l\u2019ensemble de 2016 une croissance de 1 % (après +1,2 % en 2015, chif fre révisé positivement), a bénéficié d\u2019une embellie du côté des expor ta- tions, en par ticulier en fin d\u2019année, grâce à une amélioration en Asie.Au quatrième trimestre, le commerce extérieur a apporté une contribution positive au PIB de 0,2 point.Si la consommation des ménages a stagné, confirmant la frilosité des Japonais à dépenser par anxiété pour l\u2019avenir, l\u2019activité a par ailleurs été portée par un rebond de l\u2019investissement des entreprises (+0,9 %), à la faveur d\u2019un récent af faiblissement du yen, un atout pour les groupes exportateurs nippons.Cependant, « les compagnies japonaises vont probablement rester sur leurs gardes en raison de la montée du protectionnisme dans le monde », commentait avant l\u2019annonce des chiffres du PIB Toru Suehiro, économiste chez Mizuho Securities.Apaisement L\u2019entente affichée ce weekend par le premier ministre nippon, Shinzo Abe, et le président américain, Donald Trump, lors d\u2019un sommet à Washington, suivi d\u2019une partie de golf en Floride, a pu apaiser dans l\u2019immédiat l\u2019inquiétude du monde des affaires japonais, mais de nombreuses incertitudes demeurent à plus long terme sur les relations commerciales entre les deux pays.Les sujets qui fâchent n\u2019ont pas été abordés, en particulier la question des devises.Mais Tokyo pourrait bientôt se réveiller avec la gueule de bois, prévient Tohru Sasaki, de JPMorgan, dans une note citée par Bloom- berg.«Le Japon va bientôt se rendre compte que le paisible week-end en Floride est terminé et va vite revenir à la réalité», dit- il.« Il s\u2019agissait de la première rencontre Trump-Abe depuis l\u2019investiture du président américain.Le Japon a pris soin de ne pas ruiner ses liens avec son précieux allié, mais, dans les négociations à venir, je ne serais pas surpris si les États-Unis élevaient de nouveau la voix», renchérit Kohei Iwa- hara, chez Natixis Japan Securities, interrogé par l\u2019AFP.Marché du travail à deux vitesses Pour 2017, l\u2019avis est unanime : une croissance vigoureuse paraît peu probable, selon les analystes.«La question est de savoir si l\u2019élan actuel des exportations va se poursuivre», relève M.Iwahara.Quant à la demande intérieure, elle ne décolle pas, plus de quatre ans après le lancement de la stratégie de relance « abenomics », qui mêle largesses budgétaires, politique monétaire ul- tra-accommodante et promesse de réformes structurelles.La hausse des salaires et primes reste en ef fet insuf fi- sante dans un marché du travail à deux vitesses, par tagé entre emplois précaires et à temps plein, un problème régulièrement soulevé par le Fonds monétaire international.Or, « tant que la consommation des ménages ne se redresse pas, il est dif ficile d\u2019imaginer la croissance s\u2019accélérer», souligne pour Bloomberg Izumi Devalier, économiste en chef de Merrill Lynch Japan Securities.Investissements publics En outre, le repli du yen, de nature à renchérir le coût des marchandises importées, et la remontée des cours du pétrole pourraient peser sur le pouvoir d\u2019achat des Japonais, prévient Kohei Iwahara.Selon lui, la croissance sera cependant sauvée en 2017 par les investissements publics mis en œu- vre dans le cadre du massif plan de relance annoncé l\u2019été dernier par le gouvernement Abe, décidé à ne pas laisser mourir ses Abenomics .Agence France-Presse CROISSANCE Le Japon a fini l\u2019année à bout de souffle La troisième économie mondiale a bénéficié d\u2019une embellie du côté des exportations La demande intérieure, elle ne décolle pas, plus de quatre ans après le lancement de la stratégie de relance Abenomics EMMANUEL DUNAND AGENCE FRANCE-PRESSE Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques et financières L E D E V O I R , L E M A R D I 1 4 F É V R I E R 2 0 1 7 LE MONDE B 5 N ations unies \u2014 Le Conseil de sécurité de l\u2019ONU a condamné lundi à l\u2019unanimité le tir de missile ef fectué dimanche par la Corée du Nord et menacé de «prendre de nouvelles mesures significatives » contre Pyongyang.Les quinze pays membres du Conse i l , y compr i s l a Chine, principale alliée de la Corée du Nord, ont approuvé un texte proposé par les États- Unis af firmant que le test de missile constituait une « grave violation » des résolutions de l\u2019ONU.« Il est temps que la Corée du Nord rende des comptes, non en mots, mais en actes », ont écrit les quinze pays.Le Conseil de sécurité s\u2019était réuni d\u2019urgence à la demande des États-Unis, du Japon et de la Corée du Sud, au lendemain d\u2019un nouveau tir de missile balistique par la Corée du Nord destiné, selon Séoul, à tester la réaction du nouveau président américain Donald Trump.Ce dernier a promis dans l\u2019après-midi de répondre à la Corée du Nord.« La Corée du Nord est, bien sûr, un gros, gros problème.Nous nous en occuperons très fortement », avait déclaré M.Tr ump lors d\u2019une conférence de presse commune à la Maison-Blanche avec le premier ministre canadien, Justin Trudeau.Les résolutions de l\u2019ONU interdisent à Pyongyang tout programme nucléaire ou balistique.Depuis le premier essai nucléaire nord-coréen de 2006, le régime a essuyé six volées de sanctions qui ne l\u2019ont pas convaincu d\u2019abandonner ses ambitions militaires.«Les dirigeants nord-coréens doivent se conformer à leurs obligations internationales et [s\u2019engager dans] la voie vers la dénucléari- sation », a condamné avant la réunion le secrétaire général de l\u2019ONU, Antonio Guterres, appelant la communauté internationale « à gérer cette situation de manière unie».Des sanctions L\u2019ambassadeur du Japon Koro Bessho a estimé qu\u2019imposer des sanctions était crucial pour que la Corée du Nord change de comportement mais que cela « prenait du temps ».«Nous devons continuer à faire pression.Nous ne cherchons pas une solution militaire.» Le ministère américain de la Défense a assuré toutefois que les États-Unis, la Corée du Sud et le Japon disposaient ensemble des moyens nécessaires p o u r i n t e r c e p t e r, l e c a s échéant, des missiles balistiques semblables à celui testé dimanche.«Nous avons un système intégré que nous utilisons avec nos alliés, qui peut défendre le territoire américain métropolitain, l\u2019Alaska, aussi bien que [\u2026] le Japon et la Corée du Sud », a fait valoir le porte-parole du Pentagone, Jeff Davis.Les États-Unis cherchent en outre à installer en Corée du Sud le système anti-missiles THAAD, mais Séoul n\u2019a toujours pas réussi à déterminer l\u2019endroit où le système sera installé.La France a de son côté appelé à ce que les sanctions soient véritablement appliquées.«Cela veut dire aussi que la partie européenne travaille sur des mesures supplémentaires», a déclaré l\u2019ambassadeur français François Delattre.En 2016, Pyongyang a mené deux essais nucléaires et tiré une vingtaine de missiles dans sa quête des technologies qui mettraient le territoire américain à sa por tée.Le dernier engin a été tiré dimanche de l\u2019ouest de la Corée du Nord.Il a parcouru environ 500 kilomètres avant de tomber en mer du Japon, selon le ministère sud-coréen de la Défense.Selon KCNA, il s\u2019agit d\u2019un « missile sol-sol de moyenne à longue portée Pukguksong-2 », alimenté par du combustible solide.Cela raccourcit le temps de ravitaillement comparé au combustible liquide, a expliqué Yun Duk-Min, analyste à l\u2019Institut des af faires étrangères et de la sécurité de Séoul.Ces missiles sont ainsi plus difficiles à détecter avant leur lancement, a-t-il ajouté.Agence France-Presse CORÉE DU NORD Le Conseil de sécurité condamne à l\u2019unanimité le tir de missile L es forces gouvernementales syriennes ont perpétré au moins huit attaques chimiques au cours des dernières semaines de la bataille d\u2019Alep, tuant neuf personnes, dont quatre enfants, selon Human Rights Watch (HRW) lundi.L\u2019organisation de défense des droits de la personne a établi sur la base d\u2019entretiens avec des témoins et l\u2019analyse de séquences vidéo et de photographies que des hélicoptères des forces gouvernementales ont largué des bombes de chlore pendant l\u2019offensive sur Alep, du 17 novembre au 13 décembre, selon un rapport publié lundi.Ces gaz toxiques ont fait environ 200 blessés dans des secteurs de la ville contrôlés par l\u2019opposition, selon HRW.Le nombre réel d\u2019attaques chimiques pourrait être plus élevé que les huit documentées dans ce rapport, indique HRW, ajoutant que journalistes, personnel médical et d\u2019autres sources crédibles ont signalé au moins 12 attaques perpétrées au cours de cette période.L\u2019une des attaques les plus meurtrières a frappé le quartier d\u2019al-Sakhour le 20 novembre, tuant six membres de la même famille.Le rappor t détaille des attaques contre une aire de jeux, des cliniques, des quartiers résidentiels et des maisons.«Les personnes touchées éprouvaient des dif ficultés à respirer, elles toussaient violemment, étaient prises de nausées, certaines s\u2019évanouissaient, d\u2019autres avaient de la mousse leur sortant de leur bouche», a déclaré un secouriste cité dans le rapport, ajoutant que les enfants sont les plus gravement touchés: «Ils inhalent ces odeurs et finissent par suffoquer.» Les forces syriennes, soutenues par la Russie, ont lancé une of fensive en novembre avec l\u2019intention de reprendre l\u2019est d\u2019Alep, un secteur clé de la guerre civile, commencée il y a près de six ans en Syrie.Le régime a annoncé le 22 décembre avoir pris le contrôle total de la ville.«La récurrence des attaques au chlore révèle leur coordination avec la stratégie militaire globale visant à reprendre Alep, et n\u2019est pas le résultat de quelques éléments hors de contrôle», a déclaré Ole Solvang, directeur adjoint de la division Urgences chez Human Rights Watch.La Convention sur les armes chimiques interdit l\u2019utilisation de produits tels que le chlore à des fins militaires.La Syrie a signé cette convention en 2013 sous la pression de la Russie.Appel à des sanctions Human Rights Watch a exhorté le Conseil de sécurité de l\u2019ONU à imposer des sanctions aux hauts responsables syriens, mais cette initiative serait probablement rejetée par la Russie, alliée de la Syrie.S\u2019il n\u2019existe aucune preuve d\u2019une implication directe de la Russie dans les attaques chimiques, HRW estime que les avions russes ont joué un rôle crucial dans l\u2019of fensive militaire contre les combattants de l\u2019opposition dans la par tie orientale d\u2019Alep.La France et la Grande-Bre- tagne poussent le Conseil de sécurité à interdire la vente d\u2019hélicoptères à la Syrie et à imposer des sanctions de l\u2019ONU contre les dirigeants et les militaires syriens liés à la conception d\u2019armes chimiques.Une enquête conjointe de l\u2019ONU et de l\u2019Organisation pour l\u2019interdiction des armes chimiques a révélé que plusieurs unités de l\u2019armée syrienne ont utilisé des armes chimiques contre trois villages du nord de la Syrie en 2014 et 2015.Agence France-Presse SYRIE Des armes chimiques auraient été utilisées à Alep ARIF ALI AGENCE FRANCE-PRESSE L\u2019incident s\u2019est produit dans la capitale culturelle du Pakistan au moment où la route était bondée.L ahore \u2014 Au moins 13 personnes sont mor tes e t 82 ont é té b lessées lundi lorsqu\u2019une explosion \u2014 un attentat selon les ta- libans qui l\u2019ont revendiqué \u2014 a fauché des manifestants à Lahore (est), faisant voler en éclats un relatif sentiment de sécurité dans la capitale culturelle pakistanaise.Selon la police, six policiers figurent parmi les 13 personnes décédées.La police a bouclé la zone sur Mall Road, une des principales artères de la capitale du Pend- jab, tandis que les témoins s\u2019enfuyaient par peur d\u2019une deuxième explosion.L\u2019incident s\u2019est produit au moment où la route était bondée, notamment en raison d\u2019une manifestation de plusieurs centaines de pharmaciens protestant devant l\u2019Assemblée provinciale du Pendjab contre une loi régulant le secteur médical.« L\u2019explosion était très puissante.J\u2019ai vu les blessés et les corps, les flammes entourant les lieux de l\u2019explosion.Les gens pleuraient », a raconté à l\u2019AFP un témoin, Muhammad Tariq.Selon des responsables des secours, au moins 82 blessés ont été admis dans les hôpitaux de la ville.« Il semble qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un attentat suicide», a estimé un haut responsable de la police, Amin Wains, ajoutant qu\u2019il pourrait avoir visé les policiers déployés pour encadrer la manifestation.« La police sur place m\u2019a indiqué qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un attentat suicide, nous sommes en train d\u2019enquêter », a indiqué à l\u2019AFP le ministre de la Justice de l\u2019exécutif provincial, Rana Sanaullah.La faction Jamaat-ul-Ahrar des talibans pakistanais a très rapidement revendiqué l\u2019attentat, intervenu trois jours après que le groupe a annoncé dans un message vidéo son intention de s\u2019en prendre à des cibles gouvernementales dans tout le pays.Un porte-parole du groupe a averti dans un communiqué que l\u2019attentat de lundi n\u2019était «qu\u2019un début».Lahore a été secouée par l\u2019un des attentats les plus meurtriers de 2016 lorsqu\u2019un kamikaze taliban de la même faction Jamaat-ul-Ahrar a fait détoner sa charge dans un parc bondé le jour de Pâques, tuant plus de 70 personnes, dont de nombreux enfants.Mais les attentats sont restés rares ces dernières années dans cette ville très animée.Plus généralement, les violences extrémistes ont nettement diminué en 2015 et 2016 au Pakistan, dans la foulée d\u2019une offensive militaire contre les groupes armés, appuyée par un Plan d\u2019action national du gouver nement contre l\u2019extrémisme.Fin janvier, un attentat revendiqué par les ta- libans a frappé un marché dans une zone majoritairement chiite des zones tribales frontalières de l\u2019Afghanistan, tuant 24 personnes, le premier attentat de cette ampleur pour 2017.Les fans de cricket ont aussitôt exprimé sur les réseaux sociaux leurs craintes que les explosions de lundi n\u2019entraînent l\u2019annulation de la finale de la Super League pakistanaise, un match très attendu qui doit se jouer à Lahore.Cette compétition créée l\u2019an passé se joue actuellement aux Émirats arabes unis en raison de craintes pour la sécurité, mais les organisateurs espéraient que la finale pourrait se jouer à Lahore, où le cricket est roi.Agence France-Presse PAKISTAN Au moins 13 morts et 82 blessés dans une explosion Les talibans ont rapidement revendiqué l\u2019attentat N I S S I M B E H A R à Tel-Aviv B enjamin Nétanyahou s\u2019est envolé lundi à destination des États-Unis pour y rencontrer Donald Trump et le gratin de son gouvernement.En temps normal, l\u2019événement aurait recueilli de nombreux échos en Israël.Pas cette fois.Car même si le nouveau président passe pour un « grand ami » d\u2019Israël et des colons, les dirigeants de l\u2019État hébreu ne savent pas vraiment comment s\u2019y prendre avec lui.Voilà pourquoi Nétanyahou a demandé à ses ministres de s\u2019abstenir de toute déclaration relative à la politique américaine en général et à la Mai- son-Blanche en particulier.Après huit années de tensions avec le gouvernement Obama, le premier ministre israélien espère beaucoup de sa visite à Washington.Et surtout voir les relations israélo-améri- caines revenir au «beau fixe».C\u2019est-à-dire à la période durant laquelle la collaboration en matière de renseignements des deux pays battait son plein et où les États-Unis opposaient automatiquement leur veto aux résolutions du Conseil de sécurité condamnant l\u2019État hébreu.Puisqu\u2019il joue gros, le leader du Likoud utilise tous ses atouts.Y compris le milliardaire ultra-conservateur américain Sheldon Adelson, qui a rencontré Trump il y a quelques jours.Gros contributeur à la campagne électorale du président américain, ce magnat des casinos a en effet son oreille.Et Né- tanyahou est son protégé.«Maintenant ou jamais» Sauf imprévu, la première rencontre officielle entre Néta- nyahou et Trump se déroulera mercredi dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche.En attendant, les faucons du gouvernement israélien et la base du Likoud exercent d\u2019énormes pressions sur leur premier ministre afin qu\u2019il profite de l\u2019impact médiatique de l\u2019événement pour proclamer la mort des accords de paix d\u2019Oslo (septembre 1993) ainsi que de la solution prévoyant deux États pour deux peuples vivant pacifiquement côte à côte.Les mêmes espèrent aussi que le chef de leur gouvernement plaidera en faveur du développement de la colonisation des territoires palestiniens occupés ainsi que de l\u2019annexion d\u2019une par tie d\u2019entre eux par l\u2019État hébreu.C\u2019est d\u2019ailleurs pour cela que des élus et des cadres du Likoud se sont réunis lundi, au moment où Nétanya- hou partait pour les États-Unis.« Nous souhaitons bonne chance à notre premier ministre et lui rappelons qu\u2019il faut profiter de la fenêtre d\u2019opportunité extraordinaire qui s\u2019offre à nous pour enraciner la présence juive en Judée-Samarie [la Cisjordanie occupée].Car c\u2019est maintenant ou jamais », a plaidé Yossi Dagan, un jeune loup du Likoud fort actif dans le peuplement de petites colonies de Cisjordanie avec des immigrants français.Tout porte cependant à croire que Nétanyahou ne suivra pas ces ultras.«Il sait que, malgré son soutien proclamé à notre pays, le gouvernement Trump ne tolérerait pas une reprise généralisée des constructions en Judée-Sa- marie.Encore moins la création de nouvelles colonies», estime l\u2019ex-ministre Roni Milo, un modéré du Likoud.«Connaissant bien le premier ministre, je suis persuadé qu\u2019il fera preuve de la plus grande prudence, quitte à déplaire aux faucons, qu\u2019il va finasser, et qu\u2019il veillera à ne pas braquer Trump.Il va, au contraire, proclamer qu\u2019il veut la paix et accuser l\u2019Autorité palestinienne de refuser sa main tendue.» Selon l\u2019entourage du premier ministre, les dossiers de la colonisation, de la reprise éventuelle du processus de paix avec les Palestiniens, ainsi que du transfert de l\u2019ambassade américaine de Tel- Aviv vers Jérusalem (une promesse électorale de Trump) ne figureraient pas en première place sur la liste des sujets de discussion entre le président américain et son hôte.Focaliser l\u2019attention sur l\u2019Iran À les en croire, l\u2019Israélien et l\u2019Américain veulent d\u2019abord et avant tout focaliser leur attention sur l\u2019Iran.Car Nétanya- hou n\u2019a toujours pas digéré la « traîtrise » que constitue à ses yeux l\u2019accord sur le nucléaire iranien conclu en juillet à l\u2019initiative des grandes puissances (États-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France, Allemagne).Quant à Trump, il a souvent menacé de déchirer ce document.Lors de leur première conversation téléphonique en janvier, les deux hommes s\u2019étaient déjà longuement entretenus du nucléaire iranien.Nétanyahou avait alors affirmé qu\u2019ils étaient sur la même ligne et qu\u2019Israël était favorable à de nouvelles sanctions économiques visant Téhéran.Peu avant la prestation de serment de Trump, le directeur général du Mossad, Yossi Cohen, et une série de hauts responsables de l\u2019establishment sécuritaire israélien se sont, eux, discrètement déplacés à Washington, pour prendre langue avec les conseillers du nouveau président ainsi que les patrons pressentis des services de renseignements américains.Libération RENCONTRE TRUMP-NÉTANYAHOU Vers des relations au «beau fixe»?Le conseiller à la sécurité de Trump en difficulté Washington \u2014 La position de Michael Flynn, conseiller à la sécurité nationale de la Mai- son-Blanche, semblait de plus en plus précaire lundi à cause de discussions privées avec un diplomate russe évoquant les sanctions américaines contre Moscou, plusieurs semaines avant l\u2019investiture de Donald Trump.L\u2019apparente duperie de sa propre équipe, en particulier de Mike Pence, qui était à l\u2019époque futur vice-président, constituait autant un problème que la question de savoir s\u2019il avait cherché à minimiser des représailles du gouvernement de Barack Obama lors de conversations téléphoniques en décembre avec l\u2019ambassadeur russe à Washington, Ser- gey Kislyak.«Le président évalue la situation, il parle au vice- président [.] et à plusieurs autres personnes», a indiqué le porte-parole Sean Spicer.Les démocrates au Congrès réclament le renvoi de l\u2019ancien général pour ces accusations «ahurissantes».Vendredi, le Washington Post puis le New York Times ont rapporté l\u2019existence de retranscriptions d\u2019appels montrant que M.Flynn avait fait valoir à son interlocuteur que le futur gouvernement républicain ne ferait pas preuve d\u2019autant de sévérité à l\u2019égard de Moscou que son prédécesseur démocrate.Agence France-Presse A L E X A N D R E G E O F F R I O N - M C I N N I S à Saint-Moritz Q u\u2019ont en commun Roger Federer, Tom Brady et Erik Guay ?Ils ont tous remporté des titres majeurs après avoir franchi la trentaine.Quatorze ans après avoir par ticipé à ses premiers Championnats du monde à Saint-Moritz, en Suisse, Guay est devenu à 35 ans le champion du monde le plus âgé, la semaine dernière en super-G.Et contrairement à ce qu\u2019on pourrait croire, Guay a déclaré que ses résultats des derniers jours lui avaient fait prendre un coup de jeune.« On dirait que c\u2019est l\u2019année des vieux, s\u2019est d\u2019abord esclaffé Guay.En fait, en arrivant à Saint-Moritz la semaine dernière, j\u2019ignorais qu\u2019il n\u2019y avait jamais eu de champion du monde âgé de 35 ans ou plus.Donc, dans ma tête, j\u2019arrivais là-bas simplement pour gagner, ou du moins pour monter sur le podium.Je n\u2019avais vraiment pas conscience de cette marque- là.Cela étant dit, je dois admettre que c\u2019est le fun de laisser sa marque comme ça.On dirait que je me sens plus jeune de cinq années.» L\u2019athlète de Mont-Tremblant, rentré au pays lundi après-midi, a reconnu que sa victoire en super-G et son titre de vice-champion de la descente constituent le summum de sa carrière jusqu\u2019ici.Même s\u2019il n\u2019est passé qu\u2019à 0,12 seconde d\u2019une victoire en descente dimanche \u2014 ce qui lui aurait permis de devenir le premier skieur depuis l\u2019Américain Bode Miller il y a 12 ans à gagner les deux épreuves de vitesse aux Mondiaux \u2014, Guay a confié qu\u2019il ne regrettait rien de sa performance.« C\u2019est pas mal la plus belle semaine de ski de ma carrière, a-t-il assuré.Peu de choses pourraient battre ça, à par t peut-être deux médailles d\u2019or.[\u2026] Mais je suis tout de même très heureux avec ces deux médailles-là.» Le principal intéressé assure que ses résultats aux Mondiaux n\u2019auront aucun impact sur ses plans d\u2019avenir, bien qu\u2019il laisse la porte ouverte à poursuivre sa carrière sportive encore quelque temps.« J\u2019ai toujours dans la tête de me rendre aux prochains Jeux, puis après, on verra , a - t - i l convenu.En fait, je me dis qu\u2019il faudrait bien que j\u2019aille défendre mon titre de champion du monde en super-G aux prochains Mondiaux en Suède, mais pour l\u2019instant, je prévois toujours prendre ma retraite [après Pyeongchang], car je serai rendu à 36 ans.À un certain moment, je dois être à la maison avec ma femme e t mes enfants.» Le mois dernier à Garmisch, en Allemagne, Guay a fait une chute spectaculaire quand il a perdu le contrôle après un saut dans la deuxième portion du parcours.Il s\u2019en est tiré sans trop de mal, mais il a d\u2019abord craint que cette mésaventure compromette sa participation aux Mondiaux.S\u2019il avoue avoir été craintif lors de la première descente d\u2019entraînement aux Mondiaux, il a rapidement chassé sa nervosité après la première journée d\u2019entraînement.Il estime d\u2019ailleurs que sa chute l\u2019a peut- être motivé à se surpasser à Saint-Moritz.Guay avait déjà été sacré champion du monde de la descente en 2011.Il est également le skieur canadien qui a connu le plus de succès au circuit de la Coupe du monde avec 24 podiums en carrière.Une organisation «Mickey Mouse» D\u2019ici la fin de la saison, ne parlez pas à Guay des prochains Jeux olympiques.Il risque d\u2019en faire des boutons.Après avoir été sacré vice- champion en descente dimanche aux Championnats du monde de ski alpin, l\u2019athlète de 35 ans en a fait sourciller plus d\u2019un en déclarant à La Presse canadienne que les Jeux olympiques, qui sont censés être le plus grand événement sportif de la planète, sont en quelque sor te organisés de manière «Mickey Mouse».« J\u2019étais un peu frustré, parce que je venais de décrocher une deuxième médaille aux Mondiaux et qu\u2019on me parlait déjà des Jeux olympiques, a d\u2019abord mis en contexte Guay.Les JO, c\u2019est spécial, parce que le monde entier regarde les courses, mais c \u2019est par fois moins bien organisé que des Championnats du monde, ou même des étapes de la Coupe du monde.» « On l\u2019a vu par le passé à Sotchi, où les épreuves de descente ressemblaient davantage à u n s l a l o m g é a n t o u u n super-G, et ç\u2019a été aussi le cas à Pyeongchang lors de l\u2019épreuve- test il y a un an, a-t-il rappelé.[Les organisateurs] nous ont dit qu\u2019ils allaient modifier le parcours pour les JO en 2018, mais encore une fois, ça veut dire que nous arriverons là-bas sans aucun point de repère.» Guay ne veut donc pas encore focaliser son attention sur les prochains JO, préférant se concentrer sur la suite de la présente saison.Après une semaine de congé parmi les siens, de qui il est séparé depuis six semaines, il se rendra en Norvège pour disputer une descente et un super-G comptant pour la Coupe du monde, les 25 et 26 février.La Presse canadienne L E D E V O I R , L E M A R D I 1 4 F É V R I E R 2 0 1 7 LES SPORTS B 6 J O N A S S I E G E L I l y a six ans ce mois-ci, les Blues de St.Louis ont obtenu Kevin Shattenkirk de l\u2019Avalanche du Colorado.L\u2019avenir de Shattenkirk à St.Louis est présentement l\u2019objet de spéculations.Le joueur âgé de 28 ans, un défenseur droitier à la dernière année de son contrat dont la production offensive est presque inégalée, est susceptible de susciter beaucoup d\u2019intérêt avant la date limite des transfer ts, fixée au 1er mars.«Il possède un grand talent offensif», a reconnu Carl Gunnars- son, le coéquipier et souvent partenaire de jeu de Shatten- kirk, qui maintient un rythme qui pourrait lui permettre d\u2019atteindre des sommets personnels de 16 buts et 57 points.« Il semble toujours capable de trouver le gars libre sur la patinoire et les ouver tures, a ajouté Colton Parayko, un autre membre de la brigade défensive des Blues.Il possède un solide tir, c\u2019est un bon passeur, il a une bonne vision du jeu \u2014 à peu près tout ce que vous recherchez d\u2019un défenseur offensif.» En fait, avant les matchs de lundi, Shattenkirk est à égalité au 10e rang parmi les défenseurs de la LNH avec 238 points depuis le début de la saison 2011-2012, 10e avec 181 mentions d\u2019aide et 11e avec 57 buts.C\u2019est en avantage numérique qu\u2019il se montre le plus efficace, ce qui fait qu\u2019il suscite tant d\u2019intérêt avant la date limite.Shattenkirk totalise 122 points en avantage numérique en un peu plus de cinq saisons, 2e derrière le capitaine Erik Karlsson des Sénateurs d\u2019Ottawa.Avec ses 31 buts en avantage numérique pendant la même période, il n\u2019est devancé que par Shea Weber et Oliver Ekman-Larsson.Toujours avant les matchs de lundi, il était à égalité à sa position avec 18 points en supériorité numérique et 2e avec sept buts dans ces circonstances.« C\u2019est quelque chose que je voudrais pouvoir faire, mais il y a seulement quelques gars dans cette ligue qui ont ce genre de talent», a dit Gunnarsson au sujet des prouesses de Shattenkirk en avantage numérique.Quoi qu\u2019il en soit, aussi attrayant peut-il être avant la date limite des transferts \u2014 d\u2019ici un peu plus de deux semaines \u2014, les Blues pourraient aider leur cause en gardant Shattenkirk.Malgré leurs problèmes cette saison, les Blues demeurent une menace en vue des séries éliminatoires après avoir atteint la finale de l\u2019Association Ouest l\u2019année dernière.Shattenkirk n\u2019occupe que le quatrième rang chez les défenseurs des Blues en matière de temps d\u2019utilisation (environ 20 minutes par partie), mais l\u2019équipe n\u2019a personne d\u2019autre pour compenser sa contribution offensive.Histoire à suivre\u2026 Carey Price Peut-être une source d\u2019inquiétude dans le camp du Canadien de Montréal, les statistiques de Carey Price sont en baisse.Pourcentage d\u2019ef fica- cité par mois pour le gardien de 29 ans : octobre : ,954 ; novembre : ,944 ; décembre : ,899 ; janvier : ,906 ; février : ,879.Price est actuellement à égalité au 9e rang chez les gardiens de la LNH avec un pourcentage d\u2019efficacité de ,917 (minimum de 30 dépar ts) et 3e à ,934 à forces égales.Il en arrache le plus quand l\u2019équipe joue en infériorité numérique \u2014 elle qui mène la ligue avec 32 buts accordés à court d\u2019un joueur.Le choc Sullivan Les Penguins ont compilé un palmarès de 33-16-5 avec un dif férentiel de plus-41 après avoir remplacé l\u2019entraî- neur-chef Mike Johnston par Mike Sullivan à la mi-décembre la saison dernière, gagnant éventuellement leur quatrième coupe Stanley au printemps suivant.Les équipes qui font le choix de congédier un entraîneur à la mi-saison ne peuvent qu\u2019espérer un tel dénouement.Les résultats se sont avérés positifs pour les formations qui ont pris cette décision jusqu\u2019ici cette saison.La Presse canadienne HOCKEY Shattenkirk suscite l\u2019intérêt avant la date limite des échanges SKI ALPIN Erik Guay a pris un coup de jeune Blessé par Denis Shapovalov, l\u2019arbitre Arnaud Gabas est opéré Londres \u2014 L\u2019arbitre de tennis Arnaud Gabas a été opéré pour une fracture de l\u2019os sous l\u2019œil gauche, lui qui a été atteint au visage par une balle frappée par le Canadien Denis Shapovalov pendant un match de la Coupe Davis contre la Grande-Bretagne.La Fédération internationale de tennis a révélé que « l\u2019arbitre de chaise Arnaud Gabas a été opéré avec succès en France pour soigner une fracture de l\u2019os orbital sous l\u2019œil gauche».Insatisfait de son jeu, Shapovalov, âgé de 17 ans, a réagi en frappant une balle par dépit pendant son match décisif contre le Britannique Kyle Edmund, le 5 février, et il a atteint directement Gabas à l\u2019œil.Il a été disqualifié pour conduite antisportive et condamné à une amende de 7000$US.Associated Press L e secondeur étoile Kyries Hebert poursuivra sa carrière à Montréal pour au moins deux autres saisons.À la veille de l\u2019ouverture du marché des joueurs autonomes dans la LCF, Hebert a accepté une nouvelle entente de deux saisons avec les Alouettes.Hebert s\u2019est révélé un leader au sein de l\u2019unité défensive de la formation montréalaise depuis quelques saisons.La saison dernière, il a réussi 78 plaqués défensifs en 18 matchs, un sommet dans sa carrière.Il totalise également deux sacs du quart et quatre plaqués au sein des unités spéciales.En cinq saisons à Montréal, l\u2019ancien de l\u2019Université Loui- siana-Lafayette a totalisé 281 plaqués défensifs et 43 plaqués au sein des unités spéciales.Il compte aussi 18 sacs du quart et quatre interceptions.En 2017, Hebert entamera une 11e saison dans le circuit canadien.L\u2019athlète originaire de la Louisiane a joué pour les Texans de Houston en 2002 avant de se joindre à la LCF et de s\u2019aligner pendant deux saisons avec les Renegades d\u2019Ottawa.Il a ensuite porté les couleurs des Blue Bombers de Winnipeg en 2006 et 2007.Il a effectué un retour dans la NFL avec les Bengals de Cincinnati en 2008.«Kyries s\u2019est rapidement élevé parmi les excellents joueurs défensifs du circuit et il a su démontrer de la constance dans son jeu année après année, a déclaré le directeur général, Kavis Reed.Il a une très bonne éthique de travail et il a la capacité de changer l\u2019allure d\u2019un match avec des jeux clés.» La Presse canadienne ALOUETTES Kyries Hebert accepte une prolongation de contrat PAUL CHIASSON LA PRESSE CANADIENNE L\u2019athlète de Mont-Tremblant est rentré lundi, accueilli par sa famille et des partisans. L E D E V O I R , L E M A R D I 1 4 F É V R I E R 2 0 1 7 C U L T U R E B 7 À L A T É L É CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit RC Le Téléjournal 18 h District 31 La Facture Unité 9 Mémoires vives Le Téléjournal Marina Orsini TVA TVA nouvelles Le Tricheur Piment fort J.E.Sans limites / L'escapade O' / Qui ne risque rien.TVA nouvelles 22h35 Denis Lévesque 23h35 Deux filles le matin TQ Cochon dingue Subito texto Électrons libres Like-moi! National Geographic Banc public Conseils Mode d'emploi Curieux Bégin Deux hommes V Coup de foudre Souper parfait L'arbitre CSI Cyber / La relève Mémoire sous enquête En mode 22h50 Espace Découvertes 23h50 Infopub Zone Séduction RDI Le National RDI économie 24/60 Grands reportages / Aime-moi Le Téléjournal RDI économie Le National Le National 24/60 TV5 17h50 Champi.Journal FR Irresponsable Web Thérapie Jusqu'au dernier / Les disparus Criminels 2.0 Parconaute / Mes aïeux Journal/ Afrique 23h40 Profilage / Sans relâche D Des idées payantes Les dossiers de la NASA Cauchemar sur l'autoroute Isolés et en péril / Isolation Le contrat / Pelletier Docu-D / Chiens millionnaires 24CH VIE 12 travaux Quel âge Quoi ton plan?Décore ta vie Vendre ou rénover au Québec Coulisses urgences Mini-maisons Pro sur mesure De taudis à logis Médium MAX Espace Découvertes Le mentaliste / Rançon rouge Heure limite / Le flic qui déchire Chicago Med Lucifer / Le fils préféré Souper parfait Souper parfait La loi & l'ordre VRAK.TV Chroniques Shannara / L'élue iZombie / Quitte ou double Journal d'un vampire Code G.Filles fauchées Charmed / Nymphes Sans origine: Orphan Black Hors d'ondes RDS 17h00 Le 5 à 7 Hockey 360° LNH Hockey / Sabres de Buffalo c.Sénateurs d'Ottawa (D) L'antichambre (D) Sports 30 25 ans d'émotions HISTORIA L'épave milliardaire Pawn Stars Course trésors Pawn Stars Pawn Stars Les a$ de la brocante Fièvre encans Les moteurs Racines Pawn Stars ARTV Downton Abbey Défier la magie Toi et moi Les grandes entrevues Info, sexe PaparaGilles Des agents secrets Enquêtes internes 0h20 Intrmède EXPLORA Couples insolites Vitesse mortelle / Dans la forêt Découverte Phénomènes Recyclage: La grande illusion Titans des mers / Umiak I L'animal SÉRIES+ Élémentaire Scandale Blue Bloods / Fidèles au poste Bones / Le pire cauchemar Castle / Tirs croisés La loi et l'ordre: Crimes sexuels Élémentaire Z Prêt sur gage Remorquage Américars Partie 1 de 2 Les vampires originels The Strain Strike Back (v.f.) Star Trek: Enterprise Californication C.SAVOIR Archi branchés Au-delà Sociologie Champlain CORIM Grand musée Archi branchés Au-delà/ Idées Sociologie Champlain Portes Grand musée Of evidence ÉVASION SecoursDesAlligators Monstres d'eau douce Vivre sous zéro Un couple contre la nature OuiSurf / Mozambique 1 L'étrange nature Vivre sous zéro TFO Flip Subito texto Top!/ Top! Lightning Point Danse rêves TFO 24.7 LE SOLEIL SE LÈVE EN RETARD (1976) Rita Lafontaine.Carte de visite Xpression Parent un jour Cinépop 17h05 UN AMOUR INFINI 18h55 SHAKESPEARE ET JULIETTE (1998) Joseph Fiennes.HORIZONS LOINTAINS (1992) avec Nicole Kidman, Tom Cruise.23h20 EMMANUELLE (1974) Sylvia Kristel.SÉcran 17h40 SAINT-VALENTIN POU.19h05 CÉLIBATAIRE: MODE D'EMPLOI (2016) Dakota Johnson.CINQUANTE NUANCES DE GREY (2015) Dakota Johnson.23h10 LES BAS-FONDS (2016) Blake Lively.Planète Shamwari Dr Cath Planète Safari Nounous Nounous Le Grand Match Les Toiles du Monde Rêver le futur Shamwari MATV Billboard Black Wealth Urban Nations Street Speaks CityLife Premières vues Studios, Lofts Billboard CityLife Urban Nations CBC CBCNews On the Money JFL: Gags Coronation St.Rick Mercer 22 Minutes Schitt's Creek Workin' Moms CBC News: The National CBCNews Coronation St.Rick Mercer CTV CTV News Montreal eTalk The Big Bang The Flash / Shade This Is Us / Jack Pearson's Son Marvel's Agents of S.H.I.E.L.D.CTV National News Montreal 0h05 Daily S.GBL 17h30 News Global National E.T.Canada Ent.Tonight NCIS Partie 1 de 2 Bull / It's Classified NCIS: New Orleans Partie 2 de 2 Global News 23h35 Stephen Colbert ABC News at 6 World News Local 22 News Inside Edition The Middle Am.Housewife Fresh Off-Boat Real O'Neals Marvel's Agents of S.H.I.E.L.D.News at 11 23h35 Jimmy Kimmel Live CBS Channel 3 News at Six Evening News Ent.Tonight NCIS Partie 1 de 2 Bull / It's Classified NCIS: New Orleans Partie 2 de 2 Ch.3 News 23h35 Stephen Colbert NBC NBC5 @ 6 NBC News Jeopardy! Wheel Fortune The Wall / Darnell and Dion This Is Us / Jack Pearson's Son Chicago Fire NBC5 @ 11 23h35 The Tonight Show PBS (33) PBS NewsHour Artisans Outdoor Finding Your Roots American Experience Independent Lens / Tower Charlie Rose PBS (57) News America Business PBS NewsHour Finding Your Roots American Experience Independent Lens / Tower Charlie Rose UNIS Pense vite! À fond de train / Toronto Voyage Martin sur la route Le Polock Durham / Enfants perdus Pense vite! Goût du pays Dead Zone HBO 17h55 Bill Maher 18h55 StatPlay 19h25 Suited LastWeek 21h15 Girls The Young Pope The Young Pope Funny as Hell AddikTV Les pouvoirs de Toby / Otage Les recrues de la 15e MEURTRE LÉGITIME (2008) avec Al Pacino, Robert De Niro.Les Sons of Anarchy Nation Z Opér.Narcos TVA Sports 17h30 #Lavoie Avant-match LNH Hockey / Canucks de Vancouver c.Penguins de Pittsburgh (D) Dave Morissette en direct Le TVA sports Hockey / Vancouver vs Pittsburgh 02/14 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit Nos choix ce soir ROMANCES INTERNATIONALES En cette « fête des cœurs», voici deux propositions qui n\u2019ont rien en commun, sinon qu\u2019elles mettent en lumière des relations amoureuses interculturelles.La série Catastrophe est une amusante adaptation québécoise d\u2019une comédie romantique britannique, qui raconte la naissance d\u2019un couple «accidentel » américano-qué- bécois en voie d\u2019avoir un enfant.Le documentaire Aime-moi suit un quatuor d\u2019Américains qui cherchent l\u2019amour sur la Toile, surtout en Ukraine, dans l\u2019espoir de trouver une épouse.Catastrophe, Super Écran, 20 h et Aime-moi, RDI, 20 h MEURTRES SUR LE CAMPUS L\u2019homme de télévision Ryan Murphy allie dans cette série deux genres qu\u2019il maîtrise bien : la comédie adolescente (Glee) et l\u2019horreur (American Horror Story).Cela donne une «semi-an- thologie » délirante, un brin trop théâtrale, mais tout de même fort amusante.Scream Queens : terreur sur le campus, MAX, 22 h Amélie Gaudreau BERTRAND CALMEAU La série écrite par Normand Daneau et Geneviève Simard marque la fin de la carrière de Peter Coyote.N ew York \u2014 L\u2019humoriste britannique John Oliver, dont l\u2019émission est populaire aux États-Unis, a acheté des espaces publicitaires sur les principales chaînes d\u2019information pour « éduquer » Donald T r u m p , p a r c r a i n t e q u \u2019 i l prenne des décisions basées sur des éléments inexacts.D e n o m b r e u x m é d i a s américains ont rapporté que le président des États-Unis regarde régulièrement ces chaînes, principalement Fox News, CNN et MSNBC.À p l u s i e u r s r e - prises, il lui est arrivé de tweeter en référence à des déclarations faites, quelques minutes plus tôt, sur l\u2019un de ces canaux.Lors de son émission d\u2019humour politique Last Week Tonight, qui a entamé dimanche soir sa quatrième saison sur la chaîne câblée HBO, John Oliver a regretté que le président relaie, voire s\u2019approprie régulièrement des informations non vérifiées et parfois clairement erronées.Constatant qu\u2019il ne pouvait pas faire passer de message au nouveau président par l\u2019entremise de son émission, car « il ne [la] regarde pas », il a changé de stratégie.« Il y a un moyen, modestement, par lequel nous voulions glisser des faits utiles dans son menu média » , a expl iqué l\u2019humoriste britannique lors de la première émission de la quatrième saison de Last Week Tonight, dimanche soir.Pour ce faire, John Oliver a produit plusieurs messages publicitaires et acheté des espaces lors des matinales de Fox News, CNN et MSNBC, pour la seule région de Washington, s\u2019assurant ainsi que Donald Trump les verrait s\u2019il était devant son poste à ce moment-là.Les messages détournent une publicité pour des cathéters souvent dif fusée sur ces chaînes et qui met en scène un homme se présentant comme un cowboy professionnel.Le film démarre de la même façon, mais le cowboy se met ensuite à expliquer ce qu\u2019est la triade de l\u2019arsenal nucléaire américain, une notion que Donald Tr ump semblait ne pas connaître lorsqu\u2019il a été interrogé à ce sujet lors de l\u2019un des débats de la campagne présidentielle.La triade comprend les missiles intercontinentaux, les sous-marins et les bombardiers stratégiques.L u n d i m a t i n , p l u s i e u r s personnes ont af firmé, sur les réseaux sociaux, avoir vu le message publicitaire sur l\u2019une des trois chaînes.« Jusqu\u2019à ce qu\u2019on nous arrête, nous sommes prêts à éduquer Donald Trump sur des sujets dont nous sommes à peu près sûrs qu\u2019il les ignore, un par un », a annoncé John Oliver, montrant des extraits d\u2019autres messages publicitaires à venir.«Faire exécuter les familles de terroristes peut sembler être une démonstration de force, mais selon la convention de Genève, c\u2019est un crime de guerre », explique notamment le cowboy dans une autre publicité, en référence à une promesse de campagne de Donald Trump.Agence France-Presse De la publicité pour « éduquer » Trump L\u2019humoriste John Oliver veut glisser des faits utiles dans le menu médiatique du président M adrid \u2014 Le Prix Nobel de littérature Mario Vargas Llosa a appelé lundi le monde hispanophone à la solidarité avec les latinos des États-Unis et des pays tels que le Mexique « insultés » par le président américain Donald Trump.«Nous, toutes les communautés hispanophones, devrions nous mobiliser en solidarité, non seulement avec eux [les latinos], mais aussi avec des pays qui ont été clairement insultés par le nouveau président nord- américain, tels que le Mexique», a lancé l\u2019écrivain péruvien devant des journalistes à Madrid.Selon lui, la communauté his- panophone aux États-Unis se trouve dans une «situation difficile» depuis l\u2019entrée en fonction de Donald Trump, en janvier.Mais la langue espagnole est également en « danger » aux États-Unis, « où elle a des racines très profondes et où se trouvent au moins 50 millions d\u2019hispanophones qui ne veulent pas renoncer à leur langue [tout] en adoptant l\u2019anglais », a ajouté l\u2019écrivain, qui avait déjà qualifié Donald Tr ump de «clown» et de «démagogue».Donald Trump a pris dif fé- rentes mesures à l\u2019encontre des clandestins, pour la plupart des latinos, et affiché son intention de constr uire un mur à la frontière avec le Mexique pour stopper l\u2019immigration illégale.Il avait fustigé lors de sa campagne l\u2019un de ses adversaires républicains, Jeb Bush, lui reprochant de s\u2019être exprimé en espagnol lors d\u2019une réunion.« Les États qui représentent cette énorme communauté de sociétés qui parlent espagnol devraient se mobiliser quand un danger plane sur notre langue, comme l\u2019évidence le montre ces derniers jours », a encore déclaré le Prix Nobel.L\u2019écrivain péruvien s\u2019exprimait à l\u2019occasion de la présentation d\u2019un rapport intitulé La valeur économique de l\u2019espagnol, de la fondation Telefo- nica, qui invite les pays hispa- nophones à faire de la promotion de la langue espagnole une politique publique.Agence France-Presse Vargas Llosa s\u2019élève contre les « insultes » de Trump Le Nobel appelle le monde hispanophone à la solidarité avec les latinos des États-Unis M A N O N D U M A I S O n l\u2019a vu chez Spielberg (E.T.l\u2019extraterrestre), chez Polanski (Lunes de fiel), chez Al- modovar (Kika).Il a aussi flir té avec la télé (Commander in Chief, Brothers and Sisters, Perception).Écrivain, moine bouddhiste et fermier, Peter Coyote, 75 ans, affirme que la série The Disappearance marque la fin de sa carrière.«Ceci est mon dernier film, vraiment.Il n\u2019y a pas de différence entre le cinéma et la télévision, sauf pour le temps.Au cinéma, on tourne trois pages de scénario par jour ; à la télé, sept ou huit pages.À mon âge, c\u2019est un vrai cauchemar.Je n\u2019espère pas continuer, pas à cause des équipes et des acteurs, mais à cause de la pression.Quatorze heures de tournage par jour, c\u2019est fou, alors je prends ma retraite », confiait-il dans un français délicieux lors d\u2019une visite de plateau à l\u2019ancien hôpital Royal Victoria.Écrite par Normand Daneau et Geneviève Si- mard, réalisée par Peter Stebbings, The Disappearance a mis bien du temps à voir le jour.Ayant essuyé un refus à Radio-Canada, ayant raté leur chance à Série Plus lorsque la chaîne a changé de propriétaire, ils étaient plus qu\u2019heureux lorsque Bell Média, grâce aux bons soins de Joanne Forgues des productions Casablanca, leur a donné le feu vert.C\u2019est ainsi qu\u2019après sept ans d\u2019attente, la série de six épisodes de soixante minutes sera enfin diffusée cet automne sur CTV et sur Super Écran: «Les deux versions seront diffusées en même temps.Ce qui est drôle, c\u2019est qu\u2019on l\u2019a écrite en québécois, on l\u2019a traduite en anglais pour la tourner, et elle sera doublée en français international pour passer ici\u2026 ça en dit sur qui on est», lance Daneau.Jamais sans mon petit-fils Dans The Disappearance, Peter Coyote incarne Henry Sullivan, juge à la retraite, qui vit une relation compliquée avec son fils Luke (Aden Young de la série Rectify), un musicien, mais qui adore son petit-fils Anthony (Michel Riendeau): «Henry est un homme d\u2019une autre époque.Il est rigide dans sa mentalité, d\u2019une intelligence supérieure; il voudrait que les choses aillent à la vitesse où elles se passent dans sa tête», explique Geneviève Simard.«Mon personnage a fait une grande faute, dont il a honte, il y a plus de 35 ans, poursuit Peter Coyote.Il est rattrapé par le destin, puisque c\u2019est ce qui cause l\u2019enlèvement de son petit-fils.Son attachement à son petit-fils est relié à cet événement du passé; c\u2019est plus que de l\u2019amour, c\u2019est de la folie.Il n\u2019a pas fait le deuil de sa femme; il est triste et fâché.C\u2019est comme s\u2019il était mort en dedans.Son petit-fils, c\u2019est sa seule joie.Quand il disparaît, sa vie est bouleversée.» Enquêteront sur la disparition du petit-fils la lieutenante-détective Susan Bowden et le sergent- détective Charles Cooper, incarnés par Micheline Lanctôt et Kevin Parent: «Quand on a commencé à écrire la série en français, notre personnage s\u2019appelait Micheline, parce qu\u2019on avait en tête Micheline Lanctôt, dévoile Geneviève Simard.Contrairement à d\u2019autres séries policières, où l\u2019on suit un duo de policiers et qui sont axées sur l\u2019enquête principale, The Disappearance est vraiment axée sur la famille et en parallèle, il y a l\u2019enquête policière.Au lieu d\u2019être fédérateur, l\u2019enlèvement exacerbera la relation conflictuelle entre Henry et son fils.» « J\u2019adore Micheline, elle est formidable ! s\u2019exclame Coyote.Son personnage est relié à ce qui s\u2019est passé 35 ans plus tôt.Henry et Susan se connaissent, mais je ne peux pas en dire plus\u2026 Je dois garder le silence ! » Tragique thriller Selon l\u2019expression de Normand Daneau, The Disappearance est une tragédie grecque déguisée en thriller contemporain: «Dans la forme, je dirais que, sans prétention, on s\u2019est inspiré beaucoup des tragédies.On retrouve des archétypes et les formes de la tragédie.Plus la série avance, plus on sent la mécanique de la tragédie qui embarque, plus les souvenirs refont surface, tout devient de plus en plus noir.Cela semble convenu au premier abord, mais le développement ne l\u2019est pas», assure le scénariste.«J\u2019étais plus attiré par l\u2019aspect psychologique, par le comportement des personnages, que par l\u2019aspect thriller.Peu importe le rôle, je suis toujours un connard en costard.Quand je me regarde dans le miroir, je me trouve charmant et honnête, alors pourquoi c\u2019est toujours à moi que les directeurs de casting pensent quand ils ont besoin d\u2019un connard en costard?» conclut à la blague l\u2019acteur américain.Collaboratrice Le Devoir TÉLÉVISION The Disappearance : un tragique thriller familial Angèle Dubeau, pour une dernière fois en tournée Après quatre décennies à parcourir les scènes de ville en ville, Angèle Dubeau rangera ses valises pour de bon à l\u2019automne 2017 à l\u2019issue de sa dernière tournée de concerts au Québec.Cette tournée «n\u2019est pas un adieu musical, mais une décision de changer mon mode de vie», explique la violoniste.«J\u2019en suis venue à la conclusion que je pourrai faire vibrer mon violon sans la fatigue et le stress du voyage et des concerts quasi quotidiens, un luxe qui vient avec le temps ; le temps, une denrée bien rare dans ma vie\u2026» Pour ce dernier tour de piste, la musicienne et ambassadrice classique sera accompagnée de sa fidèle Pietà.La tournée débutera en septembre et l\u2019amènera partout dans la province pour se terminer en décembre à la Maison symphonique de Montréal.Le Devoir John Oliver ASSOCIATED PRESS L\u2019écrivain Mario Vargas Llosa Brigitte Haentjens reconduite au CNA Brigitte Haentjens restera directrice artistique du Théâtre français au moins jusqu\u2019en 2021.Le Centre national des Arts (CNA) a annoncé lundi la prolongation de trois ans \u2014 du 1er septembre 2018 au 31 août 2021 \u2014 de son contrat, qui avait déjà fait l\u2019objet d\u2019une première prolongation.« Je suis très enthousiaste à l\u2019idée de continuer le travail au sein d\u2019une équipe engagée.Le CNA me permet l\u2019audace de la création et me donne la latitude de collaborer avec des talents québécois, canadiens et internationaux», a affirmé la femme de théâtre.Sous son égide, le Théâtre français a aussi coproduit un nombre important de spectacles marquants, dont la fresque Five Kings : l\u2019histoire de notre chute d\u2019Olivier Kemeid, le solo Septembre d\u2019Évelyne de la Chene- lière, ou encore le célébré 887, de Robert Lepage.Le Devoir Si ce n\u2019avait été du refus de sa femme, Peter Coyote aurait immigré au Canada dans les années Reagan.Et les années Trump, alors?«Je n\u2019abandonnerai pas mon pays pour ce mec! Je préfère rester et me battre ; de toute façon, il est en train de se couler lui-même.Avec ses tweets, il étourdit les gens alors qu\u2019il installe le fascisme avec les milliardaires dans son cabinet.J\u2019ai écrit une lettre au New York Times à propos des démocrates qui doivent dénoncer le fait que notre démocratie est la seule à ne pas financer ses propres élections.À cause de cela, les politiciens se retrouvent dans une situation délicate : accepter l\u2019argent des entreprises afin de se battre pour les causes leur tenant à cœur, comme la condition féminine, l\u2019environnement, ou refuser l\u2019argent de ces entreprises, qui dictent leurs politiques en fonction des revenus de leurs actionnaires, et se tourner vers l\u2019enseignement.Tant que cela se passera ainsi, nous n\u2019aurons pas de politiciens libres de gouverner», croit Coyote.Coyote et l\u2019Amérique de Trump L E D E V O I R , L E M A R D I 1 4 F É V R I E R 2 0 1 7 CULTURE B 8 P H I L I P P E P A P I N E A U à Québec «L\u2019 avenir est déjà derrière nous.» C\u2019est avec ces mots que la directrice générale de la Bourse Rideau, Colette Brouillé, a lancé lundi le forum Numérique et arts de la scène, qui se tenait dans le cadre du rassemblement annuel des diffuseurs et événements culturels de la province.L\u2019urgence pour les joueurs culturels de s\u2019adapter au monde numérique se doublait aussi de nombreuses inquiétudes.Au fil des ateliers qui ont pavé cette journée de réflexion qui s\u2019inscrit dans la stratégie du Plan culturel numérique du gouvernement du Québec, le niveau d\u2019inquiétude sur le virage numérique des divers artisans de la scène variait selon différentes réalités : régionales, démographiques, artistiques\u2026 Le numérique, « ça change pas votre mission traditionnelle, ça s\u2019ajoute à elle », a expliqué le vétéran Jean-Robert Bisaillon, de MetaD et Iconoclaste.Systèmes de billetterie ardus, manque d\u2019argent et de temps pour alimenter les réseaux sociaux, soucis de formation pour bien utiliser le matériel\u2026 les défis exprimés par les diffuseurs et les créateurs lors du forum étaient nombreux.« Avant, on parlait de \u201cplug and play\u201d.Là, c\u2019est devenu \u201cplug and pray\u201d », a ironisé Guy Desmarteaux, scénographe chez Go Multimédia, évoquant le matériel moderne dont s\u2019équipent peu à peu les salles.«C\u2019est pas tout d\u2019avoir les équipements numériques, mais est-ce qu\u2019on les utilise à bon escient?Pas pantoute.On se sert de 10, 15% de leur capacité », rajoute Christian Noël, directeur général de Les Arts de la scène de Montmagny, qui en a profité pour plaider en faveur de la formation en continu des travailleurs culturels.Ces travailleurs sont par ailleurs difficiles à trouver pour les entreprises hors des grands centres, a expliqué Émilie Bourque-Bélanger, directrice générale de Nova Lumina, un projet mené à Chandler, en Gaspésie, avec la firme Moment Factory.«C\u2019est un problème d\u2019avoir des gens compétents, formés, et en plus, on a beaucoup d\u2019emplois saisonniers.» Des bémols Si l\u2019accent est mis d\u2019une manière importante sur l\u2019utilisation de la vidéo dans les créations et la présence sur les réseaux sociaux, le tout-nu- mérique éveillait plusieurs interrogations dans les différents ateliers du Forum.«On a besoin d\u2019entendre qu\u2019en retour, il va peut-être y avoir un gain», résumait un diffuseur participant.« Il faut lâcher le veau d\u2019or du numérique un moment donné, a lancé Christian Noël sous des applaudissements.Il faut être conscient d\u2019avec qui ou pour qui on travaille.Twitter, le public est-il là?Est-ce qu\u2019on se parle tout seul?» Un avis que ne partageait pas Marielle-Domi- nique Jobin, du Centre des ar ts de Baie-Co- meau.« Quelque par t, c\u2019est payant, ou ça va l\u2019être si ce l\u2019est pas encore.Il faut suivre la parade.Moi je suis une Y, je n\u2019ai pas peur des technologies, mais c\u2019est important de voir que ça permet de rejoindre de nouveaux publics.» Un peu entre les deux, Émilie Bourque-Bélanger souligne que s\u2019il y a encore un charme « vintage » aux régions, reste qu\u2019il existe « un manque de littératie numérique».Sur le terrain Le Forum numérique a aussi permis de montrer ce qui peut être fait avec les technologies dans la création, même dans des milieux où la tradition est forte.Comme dans l\u2019art autochtone, plutôt basé sur le concret, la nature, l\u2019organique.L\u2019artiste Emilie Monnet, directrice artistique des Productions Onishka, croit que la vidéo «permet de \u201cvisibiliser\u201d quelque chose d\u2019invisible ».La créatrice estime que « la technologie peut être au service d\u2019une tradition séculaire», évoquant une future œuvre où elle se servira d\u2019actuateurs \u2014 le noyau vibrant d\u2019un haut-parleur \u2014 vissés aux racines d\u2019arbres, permettant ainsi aux végétaux de «chanter», voire à une forêt de parler.Les traditions sont aussi fortes dans la musique classique, mais la secrétaire générale du petit Opéra de Rennes, en France, était venue montrer que le numérique pouvait permettre de faire rayonner davantage l\u2019art lyrique, en plus d\u2019élargir son public.Depuis 2009, l\u2019institution multiplie les collaborations avec les entreprises technos de la région, petites ou grandes, pour développer plusieurs produits.Presque tout y est passé : captation et rediffusion hors murs, dif fusion 3D, webdocumen- taires, applications tablette, intégration de l\u2019Opéra dans Second Life, réalité augmentée, présence féroce sur les réseaux sociaux\u2026 « C\u2019est un pari d\u2019autant plus impor tant qu\u2019on propose une autre façon de voir l\u2019opéra, en cassant les codes du silence par exemple », a expliqué Rozenn Chambard.Et les créateurs aussi étaient bousculés : caméra sur scène, ingénieurs dans les coulisses, multiplication des tests.« On est très surpris de leur enthousiasme malgré l\u2019inter férence numérique.Mais il n\u2019y a pas de dif fusion très large de leur travail, au maximum une petite dizaine de représentations, et peu de présence dans la presse.Ils ont compris qu\u2019avec les projets numériques, il y a démultiplication de leur travail grâce à la technologie.» Le Devoir BOURSE RIDEAU Numérique et arts de la scène : l\u2019urgence côtoie l\u2019inquiétude BLAISE ADILLON Jean-Christophe Norman, Le fleuve sans rives, 2014, exposé par le Frac Franche-Comté, en France C A R O L I N E M O N T P E T I T O n e s t i m e q u \u2019 e n v i r o n 1800 ouvriers sont décédés à ce jour durant l a constr uction du stade d\u2019al- Wakrah, au Qatar, en prévision de la Coupe du monde de 2022.En 2013, le journal français Le Monde publiait un reportage sur les conditions de travail sur le chantier, rapportant que les ouvriers travaillaient onze heures par jour, six jours par semaine, par une chaleur de 50 degrés Celsius.Lorsqu\u2019on l \u2019a inter rogée sur cette hécatombe, Zaha Hadid, l\u2019architecte des lieux, avait déclaré que ces mor ts ne la concernaient pas et que les conditions de travail de ces travail leurs relevaient plutôt de la responsabilité du gouvernement.Pour tant, il y a plus de 40 ans, l\u2019architecte anglais Cedric Price avait consacré tout un rapport aux conditions de vie des travailleurs sur les chantiers, ainsi qu\u2019à l\u2019impact de ces chantiers temporaires sur la population en général.Dans un ef for t de mise en valeur de ses prestigieuses archives, le Centre canadien d\u2019architecture (CCA) présente l\u2019exposition Et si on parlait de bonheur sur le chantier ?, une plongée dans la pensée de Cedric Price.En fait, c\u2019est Alistair McAl- pine qui a commandé ce rap- por t à Price, en 1973, alors que la Grande-Bretagne était paralysée par les grèves des ouvriers sur les chantiers de construction.Price a réfléchi alors à tous les aspects de la vie sur les chantiers, de la nourriture que les ouvriers mangent aux lumières qui les éclairent, en passant par les modules démontables qui les accompagnent dans leurs travaux.Price se penche autant sur les problèmes de sécurité des ouvriers que sur leurs problèmes de stress.Il s\u2019intéresse aussi à la façon de limiter les inconvénients des chantiers sur les passants, sur le plan sonore comme sur le plan des déplacements.Le rapport propose même une façon de coordonner les dif férents chantiers d\u2019une même ville, et les faisant disposer d\u2019une cantine commune, par exemple.Clin d\u2019œil au nom de l\u2019entreprise qui l\u2019a commandé, le rapport s\u2019intitule rapport McAppy.Derrière l\u2019édifice Pour tant, plus de quatre décennies plus tard, l\u2019application de ses recommandations n\u2019est pas la norme dans le milieu architectural.P o u r G i o v a n n a B o r a s i , conservatrice en chef du CCA, et pour André Tavares, commissaire portugais invité, l\u2019architecte ne doit pas se contenter de créer de belles façades, il doit aussi se préoccuper des conditions de vie de ceux qui érigent l\u2019édifice.Pour eux, le chantier ne devrait pas être uniquement un mauvais moment à passer avant la fin des travaux.À titre d\u2019exemple, Mme Bo- rasi évoque le récent concours tenu pour le choix du design du chantier qui occupera la rue Sainte-Catherine, au cours des prochaines années.Le concours, intitulé « Vivre le chantier Sainte-Cath ! », a désigné la compagnie Kanva architecture comme maître d\u2019œu- vre des lieux.Les immenses structures gonflables qui recouvriront la rue, sur et sous lesquelles se déroulera une animation continue, devraient servir, entre autres objectifs, à maintenir la fréquentation des commerces environnants pendant les travaux.La Ville de Montréal a cependant déjà annoncé son intention de demander à l\u2019entrepreneur de maintenir le chantier ouvert 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, pour éviter que les travaux durent trop longtemps.Le Devoir ET SI ON PARLAIT DE BONHEUR SUR LE CHANTIER ?À la salle octogonale du CCA jusqu\u2019au 14 mai Les chantiers du bonheur Le CCA propose une exposition sur le travail de l\u2019architecte Cedric Price J É R Ô M E D E L G A D O P remière édition hivernale, première dirigée par une commissaire européenne (Alexia Fabre), la Manif d\u2019art 8, qui prendra son envol samedi aux quatre coins de Québec, sera aussi la plus longue.La plus longue Manif ?En durée, du moins : elle s\u2019étirera pendant trois mois, jusqu\u2019en mai, soit pendant trois fois plus de temps que les sept précédentes éditions.Il n\u2019y a pas que la durée qui a pris de l \u2019envergure à la Biennale de Québec.Désormais établi au Musée national des beaux-ar ts du Québec (MNBAQ), le « lieu central » bénéficiera d\u2019un espace tout neuf et bien vaste, le pavillon Lassonde, inauguré il y a moins d\u2019un an.En gros, on peut af firmer que cer taines des nouvelles salles accueilleront à peine leur deuxième exposition.La mesure du temps et de l\u2019espace, pour ne pas dire la démesure, sera l\u2019une des particularités de cette huitième manifestation, por tée par le thème « L\u2019art de la joie ».Plusieurs des projets annoncés semblent s\u2019imbriquer, sur papier, au travers d\u2019expériences accaparantes et envahissantes.Prenez le cas du Français Jean-Christophe Norman, venu sur le tard à la pratique ar tistique, après un crochet par l\u2019alpinisme et autres sports extrêmes.Intitulé Histoires du jour et de la nuit, son programme rassemble per for- mance et installation et découle de ses intérêts pour la littérature, l\u2019écriture et la marche.Il sera à l\u2019affiche à la Galerie des arts visuels de l\u2019Université Laval, l\u2019un des 18 diffuseurs officiels autres que le MNBAQ.Marcher en rond S\u2019inspirer de James Joyce et de Jorge Luis Borges, copier les dernières phrases de tous les livres d\u2019une bibliothèque, parcourir à pied les 500 km qui séparent Besançon, sa ville, de Marseille\u2026 Voilà ce qui anime l\u2019homme âgé de 53 ans.«Ulysse [de Joyce], je l\u2019aime beaucoup.[Le récit couvre] le temps d\u2019un jour entier, le temps du monde, la parabole d\u2019une existence.J\u2019ai voulu le réécrire sur la surface du globe et le déplier d\u2019une certaine façon», dit celui qui s\u2019est mis à recopier le chef-d\u2019œuvre de la littérature à la craie, sur le bitume des villes qu\u2019il visite.« J\u2019ai dépassé la moitié du livre », assure-t-il, au téléphone.Jean-Christophe Norman ne parcourra pas les rues enneigées de Québec.La marche et Ulysse sont cependant au cœur de ses Histoires du jour et de la nuit.Le lendemain de l\u2019entretien, Norman avait prévu tourner en rond, pendant 24 heures, dans la galerie universitaire.Cette performance, filmée, mais exécutée en absence de public, sera diffusée en boucle parmi d\u2019autres exercices, dont un texte plus personnel inscrit comme «une immense fresque, quelque chose d\u2019aérien».Et la joie, dans tout ça ?Jean-Christophe Norman assure qu\u2019elle est implicite à son œuvre, à sa manière de lier art et vie et de bousculer nos rapports au temps.«J\u2019aime l\u2019intensité des choses, comme l\u2019alpinisme, bien que j\u2019aie été obligé d\u2019interrompre cette chose.J\u2019ai pris la décision de changer de direction.C\u2019est ma volonté.La joie, c\u2019est de faire ce qu\u2019on aime.C\u2019est notre capacité à nous réinventer, nous dire que des solutions sont possibles», croit ce tenace optimiste.Jean-Christophe Norman est l\u2019un des nombreux Français qu\u2019Alexia Fabre a invités à la rejoindre à Québec.La directrice du MAC/VAL, musée de la région parisienne, a inclus des artistes à qui elle a déjà été associée, comme Jean-Luc Verna et Christian Boltanski.Norman aura d\u2019ailleurs droit en 2017 à un solo important au MAC/VAL, succédant, de quelques semaines, à Verna.Collaborateur Le Devoir LA MANIF D\u2019ART 8 Dès le 17 février.Au Musée national des beaux-arts du Québec, jusqu\u2019au 14 mai; ailleurs jusqu\u2019à la fin mars.MANIF D\u2019ART 8 Défier le temps Par la marche et l\u2019écriture, l\u2019artiste français Jean-Christophe Norman bouscule jour et nuit CENTRE CANADIEN D\u2019ARCHITECTURE Cedric Price, vue du chantier avec réservoir de carburant et borne-fontaine, McAppy, 1973 J\u2019aime l\u2019intensité des choses, comme l\u2019alpinisme, bien que j\u2019aie été obligé d\u2019interrompre cette chose.J\u2019ai pris la décision de changer de direction.C\u2019est ma volonté.La joie, c\u2019est de faire ce qu\u2019on aime.C\u2019est notre capacité à nous réinventer, nous dire que des solutions sont possibles.L\u2019artiste français Jean-Christophe Norman « » "]
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