Le devoir, 18 février 2017, Cahier A
[" AUJOURD\u2019HUI Économie \u203a Des idées, une vision.Ara robotique veut repousser les limites de l\u2019automatisation des drones.Page C 1 Avis légaux.A 6 Carrières .C 5 Décès.C 7 Mots croisés .D 4 Petites annonces .C 7 Sudoku .D 4 V O L .C V I I I N o 3 5 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 8 E T D I M A N C H E 1 9 F É V R I E R 2 0 1 7 2 , 8 3 | S + T A X E S = 3 , 2 5 | S Perspectives Rêveurs pragmatiques Page B 1 ?w w w .l e d e v o i r .c o m U N E S É R I E D E G R A N D E S R E N C O N T R E S S U R L\u2019 H I S T O I R E D E M O N T R É A L Louis Laberge (1924-2002) Invité : Jacques Rouillard, historien Animateur : Éric Bédard, historien Auditorium de la Grande Bibliothèque, 21 février 2017, 19h P h o t o : © A n t o i n e D e s i l e t s Culture Voie populaire, voix particulières Page E 1 QUELLE ÉCOLE POUR LES ÉLÈVES « DIFFÉRENTS » ?JACQUES NADEAU LE DEVOIR L\u2019intégration.Le débat sur l\u2019intégration dans les classes ordinaires d\u2019élèves en dif?culté reprend de plus belle avec la décision de la Commission scolaire de Montréal d\u2019accélérer l\u2019inclusion d\u2019enfants ayant de «graves dif?- cultés d\u2019apprentissage».Page B 3 A M É L I E D A O U S T - B O I S V E R T L a productivité des médecins semble stagner, malgré l\u2019importante croissance de leur rémunération depuis cinq ans.En effet, la rémunération des médecins continue d\u2019augmenter sans qu\u2019ils ne posent plus d\u2019actes médicaux, indiquent des données que la RAMQ a rendues disponibles sur son site Web cette semaine.Par ailleurs, le nombre de médecins spécialistes qui encaissent plus d\u2019un demi- million de dollars en rémunération à l\u2019acte brute, incluant les frais de cabinet, a plus que doublé entre 2010 et 2015.« La rémunération des médecins est un des seuls secteurs en santé où on investit massivement, avec zéro retour sur notre investissement», conclut Damien Contandriopoulos.Comme chaque année depuis cinq ans, le chercheur à l\u2019Université de Montréal a analysé ces statistiques selon une méthodologie qu\u2019il a mise au point et qui a été l\u2019objet d\u2019une publication scientifique par le passé.Dans le cas des spécialistes, entre 2010 et 2015, la RAMQ a payé 35 % de plus sans obtenir plus d\u2019actes médicaux en échange, remarque le chercheur.Pour les omnipraticiens, même scénario, mais pour une augmentation de 23 % des paiements.Pendant cette période, la population du Québec a connu une croissance de plus de 4 %.Trop bien soignés, les médecins ?Le nombre d\u2019actes posés diminue, mais leur rémunération continue d\u2019augmenter I S A B E L L E P A R É I ls sont devenus l\u2019éléphant dans la pièce, ces fantômes invisibles qui influencent subtilement nos choix et gestes quotidiens, qu\u2019on le veuille ou pas.Ils dictent ce que nous trouvons sur le Web, nous soufflent à l\u2019oreille quoi lire, quoi manger, quoi craindre, pour qui voter, parfois jusqu\u2019à comment penser.Ils pèsent de tout leur poids sur nos cotes de crédit, nos transactions et même nos rêves de retraite dorée.Le tiers des gens leur confient même le soin de choisir la personne qui partagera leur lit, ou leur vie.LE POUVOIR DU CODE La main invisible des algorithmes Les citoyens ont bien peu d\u2019emprise sur ces outils omniprésents ILLUSTRATION CHRISTIAN TIFFET VOIR PAGE A 10 : MÉDECINS Dossier \u203a Ces nouveaux acteurs dans l\u2019arène politique.Page A 4 \u203a Musique: Une partition pleine de distorsions.Page A 5 VOIR PAGE A10 : ALGORITHMES > / \\J UNIVERSITE DE SHERBROOKE BG 110 PROGRAMMES offerts à temps partiel MOR] + COURS *S DE SOIR ou de fin UNIVERSITÉ de semaine ACCÈS A LONGUEUIL g FACILE Un environnement exceptionnel pour concilier par les transports en commun carriere, etudes supérieures et vie personnelle.F = CR LES vA ae == 2 \" ay 4.yr \u201c= Pe =» ASS Ÿ 8 : +2 ==.sert MW N 4 9 Se q nes Lu \\ y | RQ -.Sale x Fox iv CY \u201c4 4 AN \" q Re oN | (; AES A 2 3 ) AS = M PL 1-4 Blit/daess Caneces afd aan on on Be am at cote dui e| mMTOf mation USherbrooke.ca/blitz-longueuil 20.fevrier-auel 8 \u2018mars L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 8 E T D I M A N C H E 1 9 F É V R I E R 2 0 1 7 ACTUALITES A 3 Montréal : 4875, Jean-Talon Ouest \u2022 (514) 344-8555 \u2022 1 (866) 747-8555 Laval : 2267, boul.Le Corbusier \u2022 (450) 682-8280 www.abatjourillimites.ca \u2022 Plus de 5 000 abat-jour en magasin.\u2022 Le plus grand choix au Canada.\u2022 Service de recouvrement sur mesure.\u2022 Apportez votre pied de lampe pour un ajustement parfait.sur tous nos abat-jour en magasin Excluant commandes et parchemins peints main.Aucun ajustement de prix sur les commandes ou achats antérieurs.30 70 De à de rabais* % % HÂTEZ-VOUS ! LA VENTE SE TERMINE LE 28 FÉVRIER 2017 Ouvert les dimanches à Montréal sur tous nos abat-jour en magasin 445, rue St-Sulpice, Vieux-Montréal Téléphone : 514 845-4980 Heures d\u2019ouverture : du lundi au vendredi de 10 h 00 à 18 h 00 les samedis et dimanches de 10 h 00 à 16 h 30 Papeter ie Casse - Noisette Nous tenons en inventaire agendas, papiers Lalo, papier St-Gilles, cartes, plumes et stylos, albums de photos, articles de bureau, sceaux, cires à cacheter .Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 C A R O L I N E M O N T P E T I T Le Service de police de Uas- hat-Maliotenam a réagi au reportage diffusé à l\u2019émission Enquête jeudi en affirmant sa « totale indépendance» par rapport au conseil de bande de la communauté.Dans un communiqué, il affirme qu\u2019il est courant que le Service de police de Uashat-Maliotenam ait recours aux ser vices de la Sûreté du Québec dans «certains dossiers à caractère particulier », dont, déduit-on, une plainte pour agression sexuelle contre le chef de bande.Pour ces dossiers, peut-on lire, « le SPUM peut décider de faire appel aux services de la Sûreté du Québec afin de transférer des enquêtes.Cette pratique assure la transparence ainsi que la neutralité des enquêtes et de la prise de décision.Cette collaboration est régulière et tous les corps de police du Québec s\u2019y assujettissent.Cette solution a d\u2019ailleurs été appliquée dans de récentes enquêtes du SPUM, dont l\u2019une qui a mené à une décision du Directeur des poursuites criminelles et pénales de traduire l\u2019af faire devant les tribunaux.La justice suit présentement son cours».Le procès pour agression sexuelle du chef de Uashat, Mike McKenzie, se poursuivait vendredi au Palais de justice de Sept-Îles.I Dans un reportage diffusé à l\u2019émission Enquête jeudi, Syl- vane Fontaine, qui a por té plainte pour agression sexuelle contre le chef de bande McKenzie, af firme que le service de police de la communauté n\u2019a pas voulu prendre sa plainte « parce que c\u2019est lui [Mike McKenzie] le chef».Pour Ghislain Picard, représentant de l\u2019Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, il n\u2019est pas question d\u2019exclure un chef de l\u2019APNQL, même s\u2019il fait face à des accusations d\u2019agression sexuelle sur une mineure.«À la limite, les chefs font partie de l\u2019association sur une base volontaire.C\u2019est un forum ouvert, qui n\u2019est pas structuré.Ça n\u2019est pas une corporation.[\u2026] Je ne suis pas la police des chefs », a dit M.Picard.Selon lui, il est cependant clair que le pouvoir policier doit être entièrement indépendant du pouvoir politique.«C\u2019est une question extrêmement importante, qui se pose par rapport à l\u2019impartialité des corps policiers dans l\u2019exercice de leurs fonctions.» Le repor tage faisait état d\u2019un autre cas d\u2019agression sexuelle, survenu dans la communauté attikamek de We- montaci, pour lequel l\u2019ancien chef de police, Jean-Paul Neas- hish, purge présentement une peine de six ans de prison.L\u2019ancien chef de bande de la communauté, Marcel Boivin, a plaidé coupable à l\u2019accusation d\u2019agression sexuelle pour ce même événement.Pour Constant Awashish, grand chef de la nation attika- mek, il est à la fois douloureux et salvateur que ces informations sortent publiquement.«Il faut que ça sorte pour guérir notre communauté», dit-il.Il reconnaît que, dans la plupar t des institutions, un dirigeant accusé d\u2019agression sexuelle ne pourrait continuer d\u2019exercer son autorité.Dans l e c a s d e M i k e McKenzie, un avis commandé par le conseil de bande aurait conclu que, tant que sa culpabilité n\u2019était pas établie, il n\u2019y avait pas de raison de suspendre ou de destituer le chef en vertu du code électoral.Vendredi, le conseil de bande de Uashat écrivait qu\u2019« au-delà des accusations et des condamnations, le conseil espère donc pouvoir compter sur un plus grand appui des gouvernements, par ticulière- ment du Québec, qui est interpellé depuis plusieurs années par nos communautés.Depuis 2013, nous tentons d\u2019amener le ministère de la Sécurité publique à nous aider afin de trouver des solutions aux problèmes chroniques vécus dans nos communautés».De son côté, Femmes autochtones du Québec a souligné le courage de celles qui, malgré la pression sociale vécue dans leur communauté, ont pris la parole afin de dénoncer une situation qui perdure dans les communautés des Premières Nations.Le Devoir La police de Uashat-Maliotenam se dit indépendante du pouvoir politique M A R C O B É L A I R - C I R I N O Correspondant parlementaire à Québec L\u2019 état-major de la Sûreté du Québec soupçonne que des erreurs administratives ont gonflé artificiellement la propor tion de plaintes pour agression sexuelle qualifiées de « non fondées ».Qu\u2019à cela ne tienne, le ministère de la Sécurité publique ef fectuera une « inspection » des pratiques d\u2019enquête de tous les corps policiers, y compris celui de la SQ, a annoncé Martin Coiteux vendredi.Pour sa part, la SQ passera en revue un «échantillon» des p l a i n t e s p o u r a g r e s s i o n sexuelle classées sans suite entre 2009 et 2014 \u2014 19 % de toutes les plaintes en cette matière qui ont abouti à la SQ, selon le Globe and Mail \u2014, notamment afin de déterminer si « la cote administrative attribuée [à ces] dossiers reflète les démarches faites par l\u2019enquêteur», a expliqué le chef de service du Service des communications avec les médias de la SQ, Guy Lapointe, sur les ondes de RDI vendredi.« On va regarder les démarches qui ont été faites par l\u2019enquêteur», a af firmé le capitaine, avant d\u2019ajouter : la SQ n\u2019en «est pas» à « reprendre » les enquêtes mises de côté dans le passé.La SQ imite ainsi la Gendarmerie royale du Canada (GRC), qui a annoncé plus tôt cette semaine faire l\u2019examen « d\u2019un échantillon de dossiers antérieurs » pour s\u2019assurer qu\u2019ils ont été traités avec toute l\u2019attention requise.Les centres d\u2019aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) veulent prendre par t, eux aussi, à l\u2019examen des dossiers d\u2019agression sexuelle jugés sans fondement.« Il y a beaucoup de préjugés qui entourent le phénomène des agressions à caractère sexuel.Les policiers ne sont pas immunisés contre ces préjugés- là.Ils vivent dans la société», a fait remarquer la porte-parole du regroupement des CA- LACS, Stéphanie Tremblay, vendredi.Elle demande aussi à la SQ de diffuser les conclusions de son enquête interne afin d\u2019augmenter la confiance des « survivantes » d\u2019agression sexuelle à l\u2019égard des corps de p o l i c e .« L e s a g r e s s i o n s sexuelles, c\u2019est un problème social.C\u2019est important que la population soit au courant.» À l\u2019Assemblée nationale, le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, a salué la décision de la SQ d\u2019enquêter sur elle-même au moyen d\u2019une « vérification par échantillonnage».«C\u2019est sûr qu\u2019il faut que ce soit un échantillonnage significatif », a-t-il fait valoir lors d\u2019un impromptu de presse.La Direction de la vérification interne, des enquêtes et de l\u2019inspection du MSP réalisera néanmoins une « inspection thématique » sur les pratiques d\u2019enquête en matière d\u2019agression sexuelle de tous les services de police, y compris la SQ.Celle-ci commencera dès que l\u2019enquête administrative au sujet de la surveillance des journalistes commandée par M.Coiteux l\u2019automne dernier à la suite de l\u2019éclatement de l\u2019af faire d\u2019espionnage du téléphone portable du chroniqueur Patrick La- gacé par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) sera achevée.Les corps policiers canadiens ont jugé sans fondement pas moins de 19 % des plaintes pour agression sexuelle, a révélé The Globe and Mail.Au Québec, c\u2019est 17 %.M.Coiteux a appelé vendredi les médias à ne pas tirer de conclusions hâtives sur les statistiques dévoilées dans The Globe and Mail.« Il ne faut pas présumer du résultat d\u2019une analyse avant de la faire.Mais les questions soulevées par l\u2019enquête du Globe and Mail sont suf fisamment sérieuses.On les prend au sérieux.Je les prends personnellement très au sérieux», a-t-il répété.Le Devoir VIOLENCES SEXUELLES Québec vérifiera les méthodes policières Une enquête journalistique montre un taux élevé de « plaintes non fondées » JACQUES GRENIER LE DEVOIR Au Québec, 17% des plaintes pour agression sexuelle auraient été classées «non fondées».L I A L É V E S Q U E L es juristes qui travaillent pour le gouvernement affirment que l\u2019of fre qu\u2019ils ont reçue de Québec est « la moins bonne offre de toute la fonction publique».Le président du syndicat professionnel Les avocats et notaires de l\u2019État québécois, Me Jean Denis, a fait le point, vendredi, au cours d\u2019une rencontre avec la presse à Québec, au lendemain du dévoilement par le Conseil du trésor des of fres qu\u2019il a déposées à ses juristes.Ceux-ci sont en grève depuis le 24 octobre et la négociation piétine.Ils ont décidé à 63 % de poursuivre la grève, cette semaine, alors que leur fonds de grève est à sec.Le président du Conseil du trésor, Pierre Moreau, affirme que les of fres gouvernementales accorderaient à ces quelque 1100 avocats et notaires l\u2019équivalent de ce qu\u2019ont obtenu les procureurs aux poursuites criminelles et pénales \u2014 ce qu\u2019ils revendiquent.Mais Me Denis affirme que ses membres se sont fait offrir 1,05 % d\u2019augmentation par année, contre 2,5 % pour les procureurs de la Couronne, soit 10 % sur quatre ans.Selon son évaluation, il s\u2019agit d\u2019un écart de rémunération de l\u2019ordre de 5300 $ par personne par année pour ses membres.« Ils nous ont fait la moins bonne offre de toute la fonction publique et, en plus, ils nous ont dit qu\u2019il leur restait une marge de manœuvre », s\u2019est étonné Me Denis.Pour de nouvelles offres Il espère donc que le ministre Moreau déposera de nouvelles offres plus généreuses, puisque, selon lui, il existe bel et bien une telle marge de ma- nœuvre pour mieux rémunérer les avocats et notaires travaillant dans les différents ministères et organismes.Il dit ne mettre aucune condition à la reprise des négociations.Selon Me Denis, jusqu\u2019ici, les quatre offres déposées par Québec étaient « tout le temps la même, mais maquillée dif fé- remment, pour laisser croire qu\u2019il nous donnait quelque chose de plus».D\u2019ailleurs, ces offres ont été rejetées à 97 %, puis 97 %, puis 96 %, lors d\u2019assemblées générales des membres tenues simultanément à Montréal et à Québec, au fil des mois.Me Denis reproche entre autres à Québec, dans sa dernière offre, de faire passer un ajustement de l\u2019échelle salariale de 2% pour un avantage, alors que les syndiqués devraient payer eux- mêmes cet ajustement par une baisse dans les clauses d\u2019invalidité et de préretraite.La principale revendication demeure la reconnaissance de leur indépendance professionnelle, de leur statut à titre d\u2019avocat, a-t-il martelé, ajoutant toutefois qu\u2019il n\u2019accepterait pas non plus un traitement inférieur à celui qui est offert aux procureurs de la Couronne.La Presse canadienne Les juristes de l\u2019État espèrent de nouvelles offres L\u2019écart avec les procureurs de la Couronne serait de 5300 $ par année «Il faut que ça sorte pour guérir notre communauté» Constant Awashish G U I L L A U M E B O U R G A U L T - C Ô T É L égère projection dans un avenir pas si lointain?Vous vous levez le matin, mettez vos écouteurs et activez la connexion à Spotify.Qui sait que vous allez jogger, qu\u2019il fait 12 degrés dehors et que le ciel sera bleu sous peu.Qui sait aussi exactement ce que vous aimeriez écouter à ce moment précis, dans cette ambiance précise.Deux accords de guitare et c\u2019est parti.Après quelques pâtés de maisons, Spotify (ou Apple Music, ou Pandora, ou Deezer, ou autres) vous proposera des titres plus rythmés, peut-être même adaptés au pas de la course ou au pouls du cœur.Ah, et puis le petit nuage là- bas?À combattre avec un rock vivifiant, parfait pour le sprint final.Le retour à la maison se fera sur une chanson douce, le petit-déjeuner sera instrumental, le trajet en métro, passablement reggae.Et ainsi de transition en transition pour toute la journée (avec peut-être une pause de quelques minutes pour parler à quelqu\u2019un\u2026).Ce « rêve » d\u2019un algorithme extrêmement intelligent qui saurait vous recommander la parfaite liste de musique à tout moment du jour, en fonction de vos goûts, de vos activités, de votre humeur et d\u2019une foule d\u2019autres paramètres, ne tient plus tant de la science-fiction.Dans une entrevue avec le magazine Billboard, Brian Whitman \u2014 cofondateur du laboratoire The Echo Nest, un des leaders de l\u2019analyse des données qui mènent à la recommandation musicale (son groupe a été racheté par Spotify en 2014) \u2014 disait qu\u2019il peut déjà savoir qu\u2019à «10 h, vous écoutez un certain type de musique, que vous utilisez votre téléphone à la maison ou au bureau\u2026 Tous ces signaux sont captés.» Pour M.Whitman, « l\u2019inter face ultime serait que vous appuyiez sur \u201cPlay\u201d et que vous n\u2019ayez rien d\u2019autre à faire».En somme: les algorithmes seraient d\u2019une telle précision qu\u2019ils permettraient à une plateforme de streaming de vous guider avec doigté à travers l\u2019infinité de son catalogue musical.Tout le monde deviendrait ainsi une sorte de Gregory Charles amateur \u2014 toutes les chansons de toutes les époques, les yeux fermés.Plusieurs estiment d\u2019ailleurs que les algorithmes vont rapidement devenir les «prescripteurs culturels de demain», en remplacement des critiques, des disquaires ou de la radio, par exemple.Dans une chronique publiée l\u2019an dernier par Slate, le journaliste, auteur et chercheur français Frédéric Mar tel (qui dirige un program - me de recherche sur le sujet) brossait le tableau envisagé par les plus optimistes à l\u2019égard des algorithmes : les «mouvements de l\u2019opinion peuvent être perçus, les artistes qui sont en train de percer sont repérés, les niches particulières sont découvertes».Enfermement?Nous sommes toutefois assez loin de cet éden annoncé.«Qui n\u2019a pas constaté sur Pandora, Spo- tify ou Deezer qu\u2019après avoir écouté longuement un certain type de musique, l\u2019algorithme avait tendance à lui recommander indéfiniment le même genre musical ?demandait M.Martel dans le même article.L\u2019algorithme n\u2019innove pas, ne s\u2019aventure pas, n\u2019imagine pas, ne fait pas d\u2019associations d\u2019idées, ce qui le conduit inexorablement vers des recommandations de plus en plus étroites.» Le chercheur parle d\u2019un « phénomène d\u2019attrition » (ou d\u2019enfermement) qui s\u2019accentue sans cesse \u2014 à moins que l\u2019utilisateur ne réagisse, fasse connaître son avis et impose une nouvelle direction à l\u2019algorithme qui guide son écoute.Consultant en nouvelles technologies appliquées au secteur culturel, Jean-Robert Bisaillon s\u2019intéresse depuis longtemps au phénomène des algorithmes de recommandation musicale.« Je dirais qu\u2019il ne faut pas démoniser ces nouveaux outils, pas plus qu\u2019il ne faut les porter aux nues.Tout change vite.Les machines se développent très rapidement, l\u2019intelligence artificielle aussi.Ce n\u2019est pas parce que les algorithmes sont moches au- jourd\u2019hui qu\u2019ils le seront encore dans un an.Le défi, c\u2019est de trouver comment agir pour faire en sorte que ça devienne intéressant le plus vite possible sans porter atteinte à la diversité culturelle.» «Les ingénieurs d\u2019Echo Nest le reconnaissent: une minorité d\u2019albums obtient toute l\u2019écoute sur les plate- formes», ajoute Louis Melançon, étudiant au doctorat en Communication Studies à McGill \u2014 et auteur d\u2019une maîtrise s\u2019intéressant aux outils de recommandation de Spotify et de Deezer.«Ils cherchent à y remédier.Ça fait partie de leur travail d\u2019essayer de faire en sorte que les gens consomment plus de musique et qu\u2019elle soit plus diversifiée.» Peaufiner La recherche s\u2019attelle donc à peaufiner les modèles pour trouver le juste équilibre entre recommandation algorithmique et recommandation éditoriale \u2014 Brian Whitman parle d\u2019une approche mi-machine, mi-humaine \u2014 tout en intégrant les paramètres des recommandations sociales de vos réseaux personnels.Une tâche imposante, dit M.Melançon.«D\u2019une part, on sait que la grande majorité de la population écoute de la musique de manière peu attentive, sans passion particulière pour découvrir de nouveaux groupes.Et puis, les goûts musicaux sont plus compliqués que d\u2019autres : ils sont extrêmement dif férents d\u2019une personne à l\u2019autre, même dans un même groupe d\u2019âge ou de nationalité.En plus, ils changent avec le temps\u2026» Or, à l\u2019heure actuelle, «les machines excellent à analyser les données, mais peinent à prédire les comportements et les goûts, à choisir ou à juger les émotions et les sensibilités, estime Frédéric Martel.Elles anticipent mal, contrairement à ce qu\u2019on pourrait croire, la prescription culturelle.» Une distorsion qui est d\u2019autant plus grande auprès des mélomanes plus sérieux, qui ont des goûts éclectiques et des «sensibilités indéchiffrables», dit-il.M.Martel note une autre distorsion, plus insidieuse : celle de la manipulation à des fins commerciales, qui ajoute un paramètre mercantile dans toutes ces opérations invisibles.« Il y a encore beaucoup de recherche à faire pour améliorer l\u2019of fre, observe Jean-Robert Bis- aillon.Mais cela se fait rapidement parce que c\u2019est précisément sur cet élément \u2014 la capacité de suggérer les bonnes chansons à la bonne personne au bon moment \u2014 que les plateformes se distingueront les unes des autres.» Jusqu\u2019à accompagner chaque réveil avec la bonne note.Le Devoir L\u2019explosion de la popularité des ser vices d\u2019écoute en continu fait en sorte que des milliards de traces numériques sont laissées chaque jour entre les « mains » des algorithmes \u2014 avant d\u2019être renvoyées sous forme de recommandations musicales.Fascinants à bien des égards, ces procédés ne manquent toutefois pas de distorsions.Regard.MUSIQUE Une partition pleine de distorsions Les recommandations faites par les services de streaming ouvrent-elles vraiment nos horizons ?A 5 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 8 E T D I M A N C H E 1 9 F É V R I E R 2 0 1 7 LE POUVOIR DU CODE A 4 Les algorithmes rendent de plus en plus difficile l\u2019accès à une bonne information Cathy O\u2019Neil, diplômée de Harvard et auteure de Weapons of Math Destruction, citée dans The Guardian en octobre 2016 « » Quelques algorithmes connus Dans la déferlante d\u2019algorithmes qui régissent la presque totalité des champs de l\u2019activité humaine, plusieurs sont devenus célèbres.Pour de bonnes ou de mauvaises raisons.L\u2019algorithme de Djisktra.Inventé en 1957 par un chercheur hollandais, il permet de déterminer le plus court chemin d\u2019un point à l\u2019autre en tenant compte des réseaux routiers existants.PangeRank.Algorithme inventé en 1997 par Larry Page, cofondateur de Google, pour classer des pages Web en fonction de leur popularité et de leur influence sur le réseau.Crush.Algorithme de «probabilité» utilisé par la police de Memphis, au Tennessee, pour déterminer les secteurs à haut risque de criminalité et y déployer des patrouilles policières.L\u2019outil croise les données historiques relatives aux crimes avec les données popula- tionnelles liées aux logements sociaux ou à la température.Jugé efficace à 60 %, ce logiciel « prédictif » a été largement critiqué pour ses biais racistes et sa faible efficacité.Compas.Algorithme utilisant des données sur le crime pour évaluer le risque potentiel de récidive avant d\u2019emprisonner ou de libérer sous caution des individus arrêtés par la police.Des études ont montré que l\u2019algorithme cible deux fois plus les Noirs que les Blancs dans la catégorie des personnes «à haut risque de récidive, malgré le peu d\u2019antécédents criminels réels dans leurs dossiers».Ces outils sont maintenant utilisés par l\u2019administration judiciaire dans la moitié des États américains.TrueAllele.Algorithme qui permet d\u2019effectuer le génotypage « probabiliste » rapide de l\u2019ADNpour résoudre des crimes.Il a permis d\u2019identifier des victimes des attentats du 11- Septembre, mais son usage étendu dans les causes criminelles est contesté.La confidentialité du code utilisé empêche les avocats de la défense d\u2019accéder aux éléments utilisés pour incriminer leurs clients.Certaines cours ont toutefois jugé que cet outil ne peut «être déterminant» dans l\u2019issue de procès.Krash éclair de 2010.L\u2019événement a fait histoire dans les marchés boursiers.Des programmes algorithmiques responsables de transactions à haute fréquence en Bourse ont entraîné, le 6 mai 2010, à 2h40, une chute historique de près de 10 % du Dow Jones à la Bourse de New York en l\u2019espace de 10 minutes.Du jamais vu.La plupart des titres affectés ont repris leur valeur en cours de journée, mais à la clôture, les indices actions avaient perdu 3 % par rapport au cours de la veille.Algorithmes de prix.Selon le site de journalisme ProPublica, plusieurs grandes compagnies, dont Amazon, utilisent des algorithmes masquant le prix réel de leurs articles afin d\u2019avantager leurs propres produits lors de recherches faites en ligne par les consommateurs.Des grandes chaînes disposent aussi d\u2019algorithmes pour moduler leurs prix en fonction du code postal des consommateurs.Cela permet d\u2019augmenter le prix dans les secteurs dépourvus de commerces similaires et de le réduire là où les consommateurs pourraient être tentés de se tourner vers la concurrence.Isabelle Paré I S A B E L L E P A R É «L es gens continuent de croire que nous sommes dans une démocratie vivante parce qu\u2019il y a deux par tis [politiques] qui ne partagent pas les mêmes idées, c\u2019est de la bullshit totale ! » Ce coup de gueule lancé quel - ques jours avant la victoire de Donald Trump aux élections américaines vient de la flamboyante Cathy O\u2019Neil, diplômée de Harvard et auteure de Weapons of Math Destruction.Le brûlot qui décrit le pouvoir opaque des algorithmes sur plusieurs pans de la société a été hissé au rang de best-seller par The New York Times l\u2019automne dernier.L\u2019initiée de Wall Street et ex-ana- lyste de données pour de grandes firmes financières ne se fait guère plus d\u2019illusions quant à l\u2019influence délétère de beaucoup d\u2019algorithmes sur la politique américaine, les campagnes électorales et la circulation des informations dans nos sociétés.«La démocratie [\u2026] c\u2019est un public informé, capable de saisir les enjeux.Les algorithmes rendent de plus en plus dif ficile l\u2019accès à une bonne information», confiait-elle au Guardian en octobre dernier.La docteure en mathématiques, d\u2019a - bord séduite par l\u2019aspect pur, neutre et rationnel des algorithmes, les découvre aujourd\u2019hui tordus à des fins politiques ou lucratives.Les mathématiques neutres, dit- elle, ne sont pas neutres.Dans l\u2019ombre des campagnes politiques Depuis un an, la victoire-surprise du Brexit, l\u2019improbable élection de Donald Trump à la tête de la première puissance mondiale et la montée en flèche de l\u2019extrême droite dans plusieurs pays ont ouvert un virulent débat sur le rôle joué dans l\u2019issue de plusieurs campagnes politiques par les algorithmes régulant le flot des informations sur les différents réseaux sociaux.À l\u2019heure où 47 % des Américains puisent leurs informations sur les fils de nouvelles des réseaux sociaux, plusieurs se sont empressés de montrer du doigt ces géants du Web et d\u2019ausculter la façon dont fonctionnent leurs algorithmes pour diffuser et prioriser les informations auprès des internautes.« Vous pouvez être sûrs que chez Facebook ou Google, on planche actuellement sur des algorithmes pour combattre ces autres algorithmes qui sont des producteurs de fausses nouvelles ! » explique au Devoir Christopher Steiner, auteur d\u2019Automate This : How the Algorithms Came to Rule our World.« Je pense tout de même que les compagnies comme Facebook et Google ont pris acte du rôle qu\u2019elles ont pu jouer indirectement dans la campagne américaine et qu\u2019elles sont à la recherche de solutions », soutient l\u2019essayiste.Mais, même si Facebook et consorts ont fait leur mea culpa, s\u2019engageant à agir contre l\u2019invasion des fausses nouvelles d\u2019autres sont beaucoup moins tendres envers l\u2019influence souterraine qu\u2019ont eue ces nouveaux joueurs de « l\u2019information» sur l\u2019échiquier politique.« Quand une compagnie privée s\u2019arroge le droit d\u2019arbitrer la vérité et la fausseté, il y a un problème.Ça ne marche pas.Les grandes plateformes essaient de travailler cela, mais en réalité, elles ont donné à des algorithmes la capacité d\u2019arbitrer la vérité », dénonce Jonathan Roberge, professeur à la Chaire de recherche du Canada sur les nouveaux environnements numériques.Accusé en pleine campagne électorale de favoriser des positions de droite sur ses fils de nouvelles, Facebook s\u2019est rapidement ravisé en confiant à des algorithmes « neutres » la gestion de ses contenus, toutefois incapables de distinguer une fausse d\u2019une vraie nouvelle.«Facebook doit faire en sorte que les gens deviennent accros à son fil de nouvelles pour rester lucratif.Pour cela, il doit vous nourrir d\u2019un flux constant de nouvelles et de mises à jour qui vont vous donner un afflux de dopamine.Cela priorise les nouvelles qui vont vous accommoder plutôt que de mettre au défi vos perceptions et vos visions du monde», faisait valoir la chroniqueuse Parmy Olson, de la revue Forbes, au lendemain de l\u2019élection américaine, dans un article sans équivoque intitulé « How Facebook Helped Donald Trump Become President».Des bulles délétères Finement décrit par Eli Pariser dans son essai Filter Bubbles, ce phénomène autoréférentiel généré par des algorithmes d\u2019abord conçus à des fins commerciales enferme et dirige sciemment les internautes dans ce qui leur plaît, laissant dans les limbes numériques ce qui les lasse ou les irrite.Le profilage, rendu possible par l\u2019analyse pointue des traces numériques laissées par les internautes, permet aujourd\u2019hui d\u2019of frir des versions totalement différentes du Web à deux personnes faisant exactement la même demande au même moteur de recherche.En tapant «BP» dans un outil de recherche, décrit Pariser dans son livre, un individu identifié «de tendance libérale » par un algorithme obtiendra une tonne d\u2019informations sur la catastrophe pétrolière survenue dans le golfe du Mexique, alors que le même algorithme, pour une requête identique, servira à l\u2019inter- naute « codé conser vateur » une pléthore de renseignements sur la compagnie pétrolière.Certains voient mal comment les géants du Web pourraient eux- mêmes combattre ces « silos d\u2019information » qui contaminent l\u2019opinion publique, car leurs algorithmes ont été précisément conçus pour générer des millions de clics et de partages destinés, au bout du compte, à rapporter des millions en profits à leurs créateurs.Des premiers pas L\u2019influence souterraine que font peser les réseaux sociaux sur le fonctionnement des démocraties amène cer tains États, dont la France, à réagir.En pleine course aux primaires de la droite, la Commission nationale sur l\u2019informatique et les libertés a arrêté une position très claire, interdisant aux partis l\u2019usage de logiciels de stratégie électorale utilisant des données personnelles à des fins de profilage ou de fichage des électeurs.Et ce, même chez des membres du parti n\u2019ayant pas été informés du traitement de leurs données personnelles.En novembre, elle lançait même une enquête sur une application lancée pour géolocaliser les ex-parti- sans de Sarkozy en fonction de clics et de données laissées sur le Web.À l\u2019heure où les algorithmes ont bel et bien investi le champ de la politique, il semble que la seule solution soit le développement d\u2019autres algorithmes qui permettront eux-mêmes de percer ces «bulles de filtre» et de traquer les fausses nouvelles.Mince espoir, le chercheur français Xanier Tannier s\u2019est déjà engagé dans ce combat pour la vérité en développant, grâce à des fonds obtenus par Google, un algorithme capable de dépister les menson - ges, semi-vérités et contradictions dans le discours des politiciens.Tout un contrat.Parions que son outil deviendra très prisé dans les années à venir.Le Devoir Les algorithmes, ces nouveaux acteurs dans l\u2019arène politique Vous pouvez être sûrs que chez Facebook ou Google, on planche actuellement sur des algorithmes pour combattre ces autres algorithmes qui sont des producteurs de fausses nouvelles! Christopher Steiner, auteur d\u2019Automate This: How the Algorithms Came to Rule our World « » I S A B E L L E P A R É L e mot lui-même fait sourciller les nuls en maths.À moins de vivre sur une île déserte, plus personne ne doute que les algorithmes gèrent en douce des pans complets de la vie.Mais bien peu savent comment ils fonctionnent réellement.Petit guide pour s\u2019y retrouver dans ces outils omniprésents dans notre quotidien.Quoi D\u2019abord, le nom.Loin d\u2019être un nouveau venu, l\u2019algorithme est une antiquité, une invention du mathématicien grec Euclide.Quelque 300 ans avant Jésus-Christ, ce fort en thème élabora le tout premier algorithme en mettant au point un procédé simple pour trouver le plus grand commun diviseur (PGCD) entre deux nombres entiers sans en connaître la factorisation.Malheureusement pour ce futé Euclide, l\u2019algorithme tient plutôt son nom du grand mathématicien perse inventeur de l\u2019algèbre, Al-Kwharizmi (mort vers 850 de notre ère), dont le nom a été latinisé en algoritmi.Comment Nés bien avant les ordinateurs, les algorithmes sont des procédés permettant de trouver des solutions simples à des problèmes complexes.Des recettes invariables qui permettent de découper en étapes simples et automatiques les problèmes à résoudre.Des exemples ?Les protocoles de soins appliqués dans les urgences; les métiers à tisser; les diagnostics médicaux.«Les protocoles appliqués dans les urgences sont une sorte d\u2019algorithme.Ils comprennent une série de mesures à prendre pour traiter le plus efficacement possible les malades», explique Alain Tapp, professeur associé, nouvellement recruté au MILA, l\u2019Institut des algorithmes d\u2019apprentissage de Montréal.Évolution La puissance exponentielle des ordinateurs a permis de démultiplier l\u2019usage des algorithmes pour exécuter des tâches à une vitesse qui serait autrement impossible.Grâce aux super-al- gorithmes, des programmes informatiques peuvent désormais analyser, traiter et trier à la vitesse de l\u2019éclair des milliards de données, et ce, dans des sphères comme la médecine, le commerce, le transport, la finance, l\u2019administration, les communications.Internet Depuis 20 ans, l\u2019arrivée d\u2019Internet a propulsé à l\u2019avant-scène les algorithmes de recherche, notamment ceux qui utilisent les milliards de données personnelles laissées sur le Web par les in- ternautes pour les croiser avec d\u2019autres données.Avenir La science se tourne désormais vers des algorithmes capables d\u2019un apprentissage profond, ou deep learning, permettant ainsi d\u2019apprendre et de s\u2019entraîner à de nouvelles tâches sans super vision humaine.Toutes ces techniques font partie du vaste champ de l\u2019intelligence artificielle, un domaine en plein essor visant à permettre aux machines de raisonner et d\u2019interagir comme des humains.Le Devoir Pour s\u2019y retrouver À l\u2019heure actuelle, « les machines excellent à analyser les données, mais peinent à prédire les comportements et les goûts, à choisir ou à juger les émotions et les sensibilités» ILLUSTRATIONS TIFFET L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 8 E T D I M A N C H E 1 9 F É V R I E R 2 0 1 7 A 6 A V I S L É G A U X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S L a s u i t e d e s a v i s s e t r o u v e e n p a g e C 8 AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.HEURES DE TOMBÉE Avis légaux et appels d\u2019offres Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : réservations avant 15 h le vendredi avisdev@ledevoir.com // Tél.: 514-985-3344 // Fax : 514-985-3340 AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis que Benoit BOUCHER, en son vivant domicilié au 8, 32e avenue, Bois- des-Filion,, Québec, J6Z 2B1, est décédé à Laval, le sept (7) novembre deux mille seize (2016).Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés, au 205 avenue des Perron, #4, Laval, Québec, H7H 1E2.Donné ce quinze (15) février deux mille dix-sept (2017).Colette BOUCHER, liquidatrice CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille) No : 505-04-025755-174 CHANTAL TANGUAY, Demanderesse c.LUC VANIER, Défendeur et DIRECTEUR DE L'ÉTAT CIVIL Mise en cause AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (Articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à Monsieur Luc Vanier de vous présenter au greffe de la Cour supérieure du district de Longueuil au Palais de justice de Longueuil situé au 1111, boul.Jacques-Cartier Est dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d'instance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l'avis d'assignation qui l'accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié aux termes d'une ordonnance rendue le 15 février 2017 par le greffier adjoint de la Cour supérieure du district de Longueuil dans le dossier numéro 505-.04-025755-174.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.Longueuil, ce 18 février 2017 RICHER, GAGNON ET ASSOCIÉES Avocates de la demanderesse Dans l\u2019affaire de la faillite : Avis est par les présentes donné que la faillite de: Brigitte Goulet- Situé au: 3-1200, St-Jacques, Longueuil, Québec.J4J 3S2 est survenue le 03-02-2017, et que l\u2019assemblée des créanciers sera tenue le 23-02-2017 à 14:00 Au: 200-2360, boul.Marie-Victorin est, Longueuil, Québec.J4G1B5 Jean Fortin & Ass.Syndics Inc.Tél.450-442-3260 JeanFortin.com Dans l\u2019affaire de la faillite : Avis est par les présentes donné que la faillite de: 9200-4530 Québec inc.Le café d\u2019en face 2800-Le Pub.Situé au: 292, rue du Palais, St-Jérôme, Québec.J7Z 1X8 est survenue le 06-02-2017, et que l\u2019assemblée des créanciers sera tenue le 27-02-2017 à 10:00 Au: 100-30 boul de Martigny Ouest, St-Jérô- me, Québec.J7Y 2E9 Jean Fortin & Ass.Syndics Inc.Tél.450-442-3260 JeanFortin.com AVIS DE DEMANDE DE CHANGEMENT DE NOM Prenez avis que INNOCENT MUHIRE dont l'adresse de domicile est le 2015 rue Desilet, Québec, Québec H3J 2V1, présentera au Directeur de l'état civil une demande pour changer son nom en celui de BINOT,MWIRE INNOCK.Cet avis a été rempli et signé à Québec, le 19-10-2016, par INNOCENT MUHIRE.AVIS D'INTENTION DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS QUE LES OEUVRES DU P.JEAN MARTEL, ayant son siège au 2315, chemin Saint-Louis, Québec (Québec) G1T 1R5, demandera au registraire des entreprises du Québec de procéder à sa dissolution.Québec, le 16 février 2017 MORENCY SOCIÉTÉ D'AVOCATS, S.E.N.C.R.L.Projet de loi d\u2019intérêt privé Avis de présentation d\u2019un projet de loi d\u2019intérêt privé intitulé Loi modifiant la Charte de l\u2019Université de Montréal, L.Q.1967.C.129 Université de Montréal Avis est donné, par les présentes, que l\u2019Université de Montréal présentera devant le Parlement du Québec un projet de loi d\u2019intérêt privé ayant pour objet de mettre à jour sa Charte constitutive.Le projet de loi a pour but de moderniser les processus de gouvernance de l\u2019Université.Les pouvoirs ainsi que la composition de certains corps décisionnels seraient modifiés de manière à favoriser un fonctionnement qui reflète et soutient le rayonnement de l\u2019établissement et son engagement dans la communauté et dans le monde.Le projet de loi permettrait également de réaffirmer l\u2019autonomie de l\u2019Université de Montréal dans l\u2019atteinte de ses missions d\u2019enseignement supérieur, de recherche, de création et de services à la communauté, et de rappeler son obligation d\u2019en rendre compte.Toute personne intéressée, qui a des motifs d\u2019intervenir sur et au sujet de ce projet de loi d\u2019intérêt privé, peut et doit en informer le directeur de la législation de l\u2019Assemblée nationale du Québec.Montréal, le 16 janvier 2017 Alexandre Chabot Secrétaire général, Université de Montréal SECRÉTARIAT GÉNÉRAL ASSEMBLÉE PUBLIQUE DE CONSULTATION 1.Les personnes intéressées sont priées de noter que le conseil d\u2019arrondissement de Ville-Marie, à sa séance du 14 février 2017, a adopté, en vertu du Règlement sur les projets particuliers de construction, de modification ou d\u2019occupation d\u2019un immeuble (CA-24-011), les premiers projets de résolution dont la description suit : a) Résolution autorisant les usages de la catégorie M.7C ainsi que leur implantation aux niveaux supérieurs au rez- de-chaussée pour le bâtiment situé au 2301, rue Sainte-Catherine Ouest, et ce, en dérogation notamment à l\u2019article 179 Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement de Ville-Marie (01-282) relatif, entre autre, à l\u2019implantation d\u2019un usage spécifique aux niveaux supérieurs au rez-de-chaussée et à l\u2019article 5.2 du Règlement concernant la modification et l\u2019occupation du Forum de Montréal (96-147) relatifs entre autre, à la superficie maximale de planché autorisées \u2013 pp 346 (dossier 1164869007); Ce projet particulier vise la zone et les zones contiguës ci-après illustrées : b) Résolution autorisant l\u2019usage « restaurant, traiteur » au sous-sol et au rez-de-chaussée du bâtiment situé au 101, rue Saint-Paul Ouest, et ce, en dérogation notamment à l\u2019article 266 du Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement de Ville-Marie (01-282) relatifs, entre autre, à la distance minimale de 25 m d\u2019un autre restaurant \u2013 pp 347 (dossier 1167199022); Ce projet particulier vise la zone et les zones contiguës ci-après illustrées : c) Résolution une résolution modifiant le délai de réalisation pour les autorisations accordées par la résolution CA12 240057 pour le bâtiment situé au 2310, rue Sainte-Catherine Est et 805, rue Fullum (ancien presbytère de l\u2019église Saint-Vincent-de-Paul afin de le prolonger pour une période de 36 mois \u2013 pp 348 (dossier 1172931001); Ce projet particulier vise la zone et les zones contiguës ci-après illustrées : 2.Conformément à la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (RLRQ, chapitre A-19.1), ces projets feront l\u2019objet d\u2019une assemblée publique de consultation le 1er mars 2017, à compter de 18 h, à la salle du conseil d\u2019arrondissement située au rez-de-chaussée du 800, boulevard De Maisonneuve Est.3.Au cours de cette assemblée, le maire d\u2019arrondissement ou tout autre membre désigné du conseil d\u2019arrondissement expliquera les projets ainsi que les conséquences de leur adoption, et le public pourra les commenter.4.Les projets a) et b) contiennent des dispositions susceptibles d\u2019approbation référendaire.5.Une copie de ces projets peut être consultée aux comptoirs Accès Ville-Marie situés au 17e étage du 800, boulevard De Maisonneuve Est, station de métro Berri-UQÀM, et au rez-de-chaussée du 275, rue Notre-Dame Est, station de métro Champ-de-Mars.Montréal, le 18 février 2017 Le secrétaire d\u2019arrondissement, Me Domenico Zambito Cet avis peut également être consulté sur le site Internet de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : www.ville.montreal.qc.ca/villemarie AVIS PUBLIC ORDONNANCES À sa séance du 14 février 2017, le conseil d\u2019arrondissement a édicté les ordonnances suivantes : B-3, o.516 autorisant le bruit d\u2019appareils sonores diffusant à l\u2019extérieur lors des évènements présentés au Vieux-Port de Montréal pour la saison hivernale 2016- 2017; B-3, o.517 relative la tenue d\u2019événements sur le domaine public (saison 2017, 1re partie, A); B-3, o.518, P-1, o.471 et P-12.2, o.90 relatives à la tenue d\u2019événements sur le domaine public (saison 2017, 1e partie, B); B-3, o.519, P-1, o.472, P-12-2, o.91, CA-24-285, o 86 et 01-282, o.179 relatives à la tenue des festivals et des événements culturels sur le domaine public (saison 2017, 1re partie C); CA-24-006, o.51 permettant de fixer les conditions d\u2019exercices et les diverses dates concernant les activités des demandeurs pour l\u2019année 2017; 15-039, o.07 modifiant l\u2019annexe B du Règlement régissant la cuisine de rue (15-039) afin d\u2019autoriser les activités de cuisine de rue sur différents sites; et ce, en vertu des règlements concernant le bruit (R.R.V.M., c.B-3), la paix et l\u2019ordre sur le domaine public (R.R.V.M., c.P-1), la propreté et la protection du domaine public et du mobilier urbain (R.R.V.M.c.P-12.2), le civisme, le respect et la propreté (CA-24-085), l\u2019urbanisme (R.R.V.M., 01-282, article 560), les musiciens et amuseurs publics exerçant leurs activités sur le domaine public (CA-24-006) et la cuisine de rue (15-039).Ces ordonnances entrent en vigueur à la date de la présente publication; ils peuvent être consultés aux comptoirs Accès Ville-Marie situés au 17e étage du 800, boulevard De Maisonneuve Est, station de métro Berri- UQÀM, et au rez-de-chaussée du 275, rue Notre-Dame Est, station de métro Champ-de-Mars.Montréal, le 18 février 2017 Le Secrétaire d\u2019arrondissement, Me Domenico Zambito Cet avis peut également être consulté sur le site Internet de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : www.ville.montreal.qc.ca/villemarie AVIS PUBLIC Avis de présentation d\u2019un projet de loi d\u2019intérêt privé.La Copropriété Le 221 St-Sacrement Avis est par les présentes donné que Société de Développement Kocisko Inc., 222 Hospital Street Trust et Gestion Terry Kocisko Inc.ayant leur siège social et place principale d\u2019affaires au 614, rue Saint- Jacques, bureau 450, Montréal, Québec H3C 1E2 s\u2019adresseront à l\u2019Assemblée nationale pour la présentation d\u2019un projet de loi privé ayant notamment pour objet : \u2014 de décréter que malgré les articles 57 et 57.1 de la Loi sur les biens culturels (L.R.Q., c.B-4) et maintenant les articles 195 et 196 de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec, les plans créant les lots 1 180 890, 3 564 490, 3 564 491, 3 564 492, 3 564 493, 3 849 700, 3 849 701, 3 945 204, 3 945 205, 3 945 206, 3 945 207, 3 945 208 et 3 945 209 du Cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal, les déclarations de copropriété divise publiées sous les numéros 14 079 674 et 14 471 749, l\u2019acte d\u2019hypothèque publié sous le numéro 14 500 637, l\u2019acte d\u2019hypothèque publié sous le numéro 14 500 639, l\u2019acte d\u2019hypothèque publié sous le numéro 14 500 640, l\u2019acte d\u2019hypothèque publié sous le numéro 16 112 658, l\u2019acte d\u2019hypothèque publié sous le numéro 21 919 375, l\u2019acte d\u2019hypothèque publié sous le numéro 22 495 166 et l\u2019aliénation de l\u2019une ou l\u2019autre des parties privatives avec les droits de propriété indivis dans les parties communes ne pourront être annulés en raison du défaut d\u2019avoir reçu l\u2019autorisation du ministre de la Culture et des Communications requise par l\u2019article 48 de la Loi sur les biens culturels (L.R.Q., c.B-4) et maintenant l\u2019article 64 de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec.Toute personne qui a des motifs d\u2019intervenir sur le projet de loi doit en informer le directeur de la législation de l\u2019Assemblée nationale par courrier au 1035, rue des Parlementaires, bureau 3.55, Québec, Québec, G1A 1A3, par télécopieur au 418 528-0993 ou par courriel au af.juridiques@assnat.qc.ca Montréal, le 18 février 2017 Société de Développement Kocisko Inc., 222 Hospital Street Trust, Gestion Terry Kocisko Inc., TERRY J.KOCISKO, dûment autorisé CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL COUR DU QUÉBEC (Division des petites créances) AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (Art.136 et 137 C.p.c.) Avis est donné aux défendeurs ci-dessous mentionnés de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district de Longueuil situé au 1111 Jacques-Cartier Est, local RC-27, Longueuil, Québec, J4M 2J6, et ce, dans les 30 ou autre nombre de jours indiqué dans l\u2019ordonnance afin de recevoir la demande introductive d\u2019instance en recouvrement d\u2019une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019avis des options qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Défendeurs Dernière adresse connue No dossiers Demandeurs CONSTRUCTION DANIEL 2150 DESAULTELS, LONGUEUIL, J3Y 3V3 505-32-034767-153 MINI-EXCAVATION BEAU P-ART- DROUIN INC TERRE INC.Inc.DANIELLE POIRIER 2974 LAREAU, CARIGNAN, J3L 0J3 505-32-036359-165 PIERRE BELLAVANCE SÉBASTIEN VEILLEUX 5320 MONTÉE ST-HUBERT, ST-HUBERT, J3Y 1V7 505-32-036337-161 MONIQUE FORTIER MAHER JEMLI, F.A.S.N.DE 6379A BOUL.LAVOISIER, MONTRÉAL, H1P 2Z1 505-32-700027-163 LISE BENOIT CLIMATISATION FROCLIMA INC.LES PROMOTIONS ÉCO-SAC INC.4360 D\u2019IBERVILLE, MONTRÉAL, H2H 2L8 505-32-036356-161 6804802 CANADA INC.STÉPHANIE GAUTHIER 85 RUE DES PEUPLIERS, ST-BRUNO, J3V 2L9 505-32-034248-154 RENÉ DOCHE ET IZABELA KALETA STANLISLAS FOUELIFACK 27 RUE RAYMOND, LONGUEUIL, J4L 2E2 505-32-036371-160 METE ESSINDI SCHOLASTIQUE MARIE NÖELLE BARRETTE JACQUES 103 REMI-DANSEREAU, BELOEIL, J3G 0J6 505-32-700016-166 YENNY MARCELA TOVAR MORA HADDAOUI NOUREDDINE 7430 MANON, BROSSARD, J4Y 1G5 505-32-700073-167 NORMAND LABELLE, F.A.S.N.DE LES PAVE LABELLE ENTRÉE L\u2019ESCOUADE DE LA FISSURE 302-626 CHICOINE, VAUDREUIL-DORION, J7V 9J4 505-32-700041-164 LUIGI-COSTEL CRISTEA MELANIE LEPAGE 15-90 BOUL.JEAN-PAUL VINCENT, LONGUEUIL 505-32-700092-167 ROGER BOULAY Le présent avis est publié aux termes d\u2019ordonnances rendue le 16 février 2017 par la greffière Samia Selam.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances l\u2019exigent.À Longueuil, le 16 février 2017 Samia Selam, g.a.c.q. L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 8 E T D I M A N C H E 1 9 F É V R I E R 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 7 Le n° 1 pour des vacances entre adultes Le n° 1 pour des vacances de luxe Le n° 1 pour des vacances en famille Départs de Montréal.« Méga solde de vacances luxueuses » est une off re d\u2019une durée limitée applicable aux nouvelles réservations eff ectuées entre le 18 et le 24 février 2017 que Sunwing a attribué à l\u2019échelle nationale sur une sélection de destinations, hôtels, et dates de départs à vendre jusqu\u2019à 40 % sur le forfait de base avant taxes.Les économies maximales s\u2019appliquent aux tarifs de la brochure pour le Royalton White Sands Montego Bay en Jamaïque, pour les départs du 17 et 24 mars 2017.Cette off re peut changer et être retirée en tout temps sans préavis.Applicable aux forfaits auxquels Sunwing Airlines est le transporteur.L\u2019off re ne peut être jumelée à aucune autre promotion et la capacité est contrôlée.Les prix n\u2019incluent pas la contribution des clients au Fonds d\u2019indemnisation des clients des agents de voyages de 1 $ par tranche de 1 000 $ de services achetés.Pour les modalités et conditions complètes, veuillez vous référer à la brochure de Vacances Sunwing 2016-17.Titulaire d\u2019un permis du Québec #702928.| 18022017 Pour réserver vos vacances Sunwing, communiquez avec votre agent de voyages ou visitez Sunwing.ca \u2022 Plus grand choix d\u2019hôtels pour adultes les mieux cotés par TripAdvisor® \u2022 Activités exclusives et rabais sur des soins de spa \u2022 Repas illimités dans des restaurants de spécialités \u2022 Économies pour les familles monoparentales \u2022 Chambres familiales pour 5 ou plus \u2022 Les enfants séjournent, jouent et mangent GRATUITEMENT! \u2022 Hôtels de luxe populaires les mieux cotés \u2022 Hôtels 5 étoiles sur de magni?ques plages \u2022 Variété d\u2019options à la carte et d\u2019installations de spa sur place 40% Économisez jusqu\u2019à Réservez d\u2019ici le 24 février Méga solde luxueuses de vacances Le choix idéal pour des vacances en famille, un mariage à destination ou une escapade romantique.Envolez-vous avec le n°1 au Canada dans le sud M I K E B L A N C H F I E L D à Berlin S emblant répondre au président américain, Donald Trump, qui aimerait que tous les membres de l\u2019OTAN « paient leur juste part », le premier ministre Justin Trudeau a soutenu vendredi que le Canada témoigne de son engagement envers l\u2019Alliance atlantique d\u2019une manière qui dépasse les simples dépenses militaires.Lors d\u2019une conférence de presse à Berlin en compagnie de la chancelière allemande, Angela Merkel, M.Trudeau a reconnu que les 28 membres de l\u2019Alliance atlantique se sont entendus, en 2014, pour consacrer chaque année 2 % de leur PIB à la défense.Mais il a aussi rappelé que le Canada et l\u2019Allemagne sont deux joueurs impor tants de l\u2019OTAN, qui effectuent « le gros du travail ».Mme Merkel a par ailleurs déjà annoncé l\u2019intention de son gouvernement d\u2019augmenter substantiellement sa contribution financière à l\u2019Alliance atlantique.«Nous comprenons l\u2019objectif de 2% \u2014 et nous l\u2019appuyons \u2014, mais, en même temps, nous savons très bien que ce n\u2019est pas la seule façon d\u2019évaluer la participation et la valeur de la contribution d\u2019un pays à l\u2019OTAN, a soutenu M.Trudeau.Le Canada est toujours parmi ceux qui sont présents pour livrer la marchandise, pour faire partie intégrante des ef for ts de l\u2019OTAN, et nous allons continuer de l\u2019être [\u2026] par exemple en Lettonie.» M.Tr udeau a rappelé que le Canada est en voie d\u2019acquérir de nouveaux avions de chasse et de construire de nouveaux navires de combat, et qu\u2019il entend collaborer avec l\u2019OTAN pour améliorer l\u2019efficacité de l\u2019Alliance.Berlin plus volontaire La position canadienne diffère de celle adoptée par Berlin, qui a annoncé une hausse de 8 % de son budget militaire cette année, ce qui augmentera la part du PIB consacré à la défense, qui atteint actuellement 1,2 %.Au Canada, le gouvernement ne s\u2019est pas engagé à augmenter dans un avenir rapproché son budget consacré à la défense, qui est actuellement de 0,99 % du PIB.La déclaration commune publiée à l\u2019issue du sommet canado-américain, lundi à Washington, ne reprenait pas les critiques formulées par Donald Trump sur les membres de l\u2019OTAN qui ne «paieraient pas leur juste part ».Donald Trump n\u2019est pas le premier président américain à se plaindre, de façon plus ou moins voilée, de ses alliés de l\u2019OTAN.Barack Obama l\u2019avait fait gentiment en juin 2016 dans un discours au Parlement canadien ; les ambassadeurs américains à Ottawa nommés par le président George W.Bush avaient été auparavant plus directs.La Presse canadienne OTAN Trudeau défend la contribution du Canada D I R K M E I S S N E R à Victoria L e gouvernement de la Colom- bie-Britannique a conclu une entente avec Ottawa sur les transferts fédéraux en santé, qui comprend notamment une enveloppe extraordinaire pour lutter contre la crise des opioïdes.L\u2019entente prévoit la hausse annoncée de 3,0% par année des transferts fédéraux en matière de santé et une enveloppe supplémentaire de 1,4 milliard sur 10 ans pour les « fonds dédiés» : 785,7 millions pour les soins à domicile et 654,7 millions pour la santé mentale.La conclusion de cette entente constitue une rupture de ton du gouvernement libéral de Christy Clark, qui a toujours maintenu son opposition à l\u2019offre d\u2019Ottawa et qui était solidaire du front commun des provinces récalcitrantes \u2014 avec le Québec, l\u2019Ontario, l\u2019Alberta et le Manitoba.Ces provinces réclamaient une hausse annuelle de 5,2 % des transferts fédéraux.Les autres provinces et territoires avaient conclu tour à tour une entente bilatérale avec Ottawa après l\u2019échec de négociations nationales juste avant Noël.Toutes les provinces avaient alors rejeté l\u2019offre fédérale, qui prévoyait des fonds dédiés de 25 milliards sur cinq ans pour la santé mentale et les soins à domicile, en plus d\u2019une hausse annuelle de 3,5% des transferts fédéraux.Le Québec, notamment, estimait qu\u2019Ottawa empiétait ainsi sur les champs de compétence provinciale en décidant où l\u2019argent fédéral devait aller.Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a parlé de «fédéralisme prédateur».La crise des opioïdes, qui a fait 914 morts l\u2019an dernier en Colom- bie-Britannique, a peut-être fait pencher la balance dans cette province qui était un pilier du front commun contre l\u2019of fre d\u2019Ottawa.Le mois dernier, le ministre de la Santé de Colombie-Britannique, Terry Lake, disait se sentir trahi par l\u2019approche « diviser pour régner » adoptée par Ottawa depuis l\u2019échec des négociations nationales de décembre.«Nous pourrons notamment améliorer les soins à domicile offerts aux aînés ainsi que les services destinés aux personnes aux prises avec un problème de santé mentale ou un problème de toxicomanie», a indiqué vendredi le ministre Lake, flanqué de son homologue fédérale, Jane Philpott.La Presse canadienne TRANSFERTS FÉDÉRAUX EN SANTÉ La Colombie-Britannique accepte l\u2019offre d\u2019Ottawa DARRYL DYCK LA PRESSE CANADIENNE La ministre fédérale de la Santé, Jane Philpott, et son homologue de la Colombie-Britannique, Terry Lake, ont dévoilé les termes de l\u2019entente vendredi, à Richmond (C.-B.).M.Trudeau a rappelé que le Canada et l\u2019Allemagne sont deux joueurs importants de l\u2019OTAN Signes religieux : pas besoin de légiférer, persiste Couillard Philippe Couillard demande au sociologue Gérard Bouchard de ne pas tenter de le faire changer d\u2019avis sur la question du port de signes religieux.En réponse à la sortie du philosophe Charles Taylor plus tôt cette semaine, M.Bouchard affirme croire toujours qu\u2019il est nécessaire d\u2019interdire les signes religieux visibles chez les employés de l\u2019État qui exercent des fonctions coercitives, tels que les juges, les policiers, les procureurs de la Couronne et les gardiens de prison.«Ce n\u2019est pas parce qu\u2019on est opposé à quelque chose qu\u2019il faut l\u2019interdire de façon législative», a répondu Philippe Couillard vendredi.Le premier ministre dit rejeter la discrimination vestimentaire pour des motifs religieux, mais il l\u2019admet lorsqu\u2019il est plutôt question de sécurité, d\u2019identification et de communication.«On a des mesures sur lesquelles on est tous d\u2019accord: l\u2019encadrement des accommodements, la question des visages (découverts), a-t-il martelé.Montrons un peu de cohésion là-dessus.» La Presse canadienne Malgré la douche froide que lui a servie vendredi la Colombie-Britannique, le premier ministre Philippe Couillard dit toujours croire au front commun des provinces, qui réclame une hausse de 5,2 % des transferts fédéraux en santé dans le cadre de leurs négociations avec Ottawa.En point de presse à Québec, M.Couillard a laissé entendre que l\u2019effritement de la coalition, aujourd\u2019hui réduite à quatre provinces, compliquait les choses.Mais il s\u2019est dit persuadé que le gouvernement Trudeau et le sien pourront s\u2019entendre sous peu afin de financer les soins de santé des Québécois au cours des prochaines années, d\u2019autant plus que le prochain budget fédéral approche à grands pas.« Je sais que la santé, c\u2019est important pour lui », a-t-il dit au sujet de M.Trudeau.Québec soutient que la proposition actuelle de la ministre de la Santé Jane Phil- pott équivaudrait à réduire le financement fédéral en santé.« Ce n\u2019est pas le moment de faire ça, il faut au minimum maintenir la participation d\u2019Ottawa.» Philippe Orfali Québec croit toujours au front commun Course à la direction du NPD: un vote préférentiel et modifiable Les néo-démocrates pourront changer d\u2019avis en cours de scrutin même s\u2019ils choisiront leur prochain chef avec un vote préférentiel.Le Nouveau Parti démocratique (NPD) a annoncé, vendredi, le scénario de sa course au leadership qui doit se terminer en octobre prochain.Les membres du parti voteront en ligne ou par la poste à partir du 18 septembre.Au 1er octobre, il y aura le dévoilement d\u2019un premier résultat.Si aucun candidat n\u2019obtenait plus de 50 pour cent des voix à ce moment-là, il se passerait une semaine avant qu\u2019on ne revoit les bulletins de vote pour tenir compte du second choix des membres dont le candidat aura été écarté.Et pendant cette semaine d\u2019attente, tout membre qui le voudrait, et qui aura voté en ligne, pourra changer son vote préférentiel.L\u2019exercice se poursuivra ainsi, avec une semaine de pause entre chaque tour, jusqu\u2019à ce qu\u2019il n\u2019y ait plus que deux candidats sur le bulletin de vote.La Presse canadienne L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 8 E T D I M A N C H E 1 9 F É V R I E R 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 8 Mercredi 22 février 2017, 19h30 LE DEVOIR DE DÉBATTRE POUR RÉSERVER VOTRE PLACE : 418 643-2158 es sondag L es ent èn m Animé par le directeur du De olitique ?-ils la p voir er g é ié, L al et assoc é ontr de M e , bur écutif x sident e é -pr ice V ue q our stian B hri C u a s tionale erna tions int ela R s e de str ienne mini Anc udoin ea se B oui L ersit v ni \u2019U ue de l ience politiq sc em t e, dépar sseur titulair e of Pr y Giasson hierr T al v a é L ent de che echer BIP R ale, énér ice g tr ec e dir sident é Pr c cler e L ie uc L e t or à la p $ 12 : ix Pr e obliga v eu une pr \u2019 tion d a sent é Pr * i s de la c usée s m s de (abonné e oir t : 7 $* / étudiants tion : 10 sa vili ue, Québec iq abr e de la F 2, côt $*) P I E R R E S A I N T - A R N A U D L e juge James Brunton, de la Cour supérieure, vient de lancer un sévère avertissement à la communauté juridique: l\u2019arrêt Jordan, par lequel la Cour suprême a imposé des limites strictes aux délais raisonnables, n\u2019est pas une carte de sortie de prison automatique, et ce, même si ces limites sont largement dépassées.Dans une série de trois décisions liées au scandale de fraude et de corruption à la Ville de Laval, le magistrat a jeté les bases d\u2019un argumentaire qui risque fort d\u2019être repris par le ministère public lorsque des accusés tenteront de se soustraire à la justice en invoquant des délais déraisonnables.Ainsi, seulement deux accusés parmi les treize qui ont invoqué la décision du plus haut tribunal ont obtenu un arrêt des procédures, même si le procès des onze autres ira bien au-delà de la limite de 30 mois prévue par l\u2019arrêt Jordan.Le juge Brunton note, après tous les calculs requis, que les deux procès qui sont prévus à la suite de la chute de l\u2019administration de l\u2019ex-maire Gilles Vaillan- court viendront à terme après 51 et 52 mois.Par contre, le magistrat souligne que l\u2019arrêt Jordan permet d\u2019outrepasser le délai dans «les af faires particulièrement complexes» et note, à cet effet, que le dossier repose sur ce que la Couronne présente comme une «preuve monstrueuse» décrivant une criminalité qui s\u2019est étendue sur 14 ans.Mesures exceptionnelles Mais surtout, la décision du juge Br unton invoque le concept de la «mesure transitoire exceptionnelle», une provision contenue dans l\u2019arrêt Jordan qui souligne que « les juges qui œuvrent dans les juridictions où sévissent des longs délais institutionnels tenaces et connus doivent tenir compte de cette réalité, puisque les problèmes de délais systémiques limitent ce que peuvent faire les avocats du ministère public».Le juge Br unton conclut donc « qu\u2019un délai de 51 ou 52 mois, dans le contexte de la criminalité alléguée et du nombre d\u2019accusés, est viable en vertu des mesures transitoires décrites au paragraphe 97 de l\u2019arrêt Jordan».Malgré tout, le tr ibunal donne raison à deux des accusés, soit les avocats Jean Bertrand, collecteur de fonds pour le parti PRO des Lavallois, à qui l\u2019on reprochait d\u2019avoir déposé des gains illicites dans la caisse du parti, et Me Robert Talbot, avocat de la famille Vaillancourt, qui aurait pris possession de gains illicites de 400 000$.Le juge Brunton estime que ces deux hommes n\u2019auraient pas dû être accusés conjointement avec les autres suspects parce que la preuve requise pour les juger était beaucoup moins complexe et aurait nécessité un procès « beaucoup moins long».La décision de les accuser conjointement avec les autres suspects, selon lui, n\u2019a donc « pas protégé leur droit d\u2019avoir un procès dans un délai raisonnable ».Les 37 accusés dans ce dossier avaient été appréhendés en 2013.Gilles Vaillancourt a plaidé coupable à trois chefs d\u2019accusation de fraude, complot pour fraude et d\u2019abus de confiance en décembre dernier et a accepté de rembourser quelque 8,5 millions de dollars à la Ville.Plus tôt cette semaine, le juge Brunton avait accepté de scinder le dossier en deux procès distincts, soit un pour les 16 politiciens, fonctionnaires et ingénieurs impliqués dans le scandale, et un autre pour les 17 entrepreneurs visés.La Presse canadienne FRAUDE ET CORRUPTION À LAVAL Deux coaccusés de Vaillancourt libérés à cause de délais déraisonnables SUE OGROCKI ASSOCIATED P RESS La nomination de l\u2019ancien ministre de la Justice de l\u2019Oklahoma Scott Pruitt à la tête de l\u2019Agence de protection de l\u2019environnement sème l\u2019inquiétude chez les scientifiques et anciens employés de l\u2019EPA.Selon le juge, ces deux hommes n\u2019auraient pas dû être accusés avec les autres suspects, car la preuve requise pour les juger était beaucoup moins complexe A L E X A N D R E S H I E L D S L e Sénat américain, contrôlé par les républicains, a confirmé vendredi la nomination du climato-négationniste Scott Pruitt à la tête de l\u2019Agence de protection de l\u2019environnement (EPA).Une décision qui soulève de vives inquiétudes, notamment en raison des liens étroits qu\u2019il a entretenus avec l\u2019industrie des énergies fossiles.« Il est exceptionnellement qualifié », a fait valoir le leader républicain au Sénat, Mitch McConnell, tout en soulignant que M.Pruitt connaît les « conséquences » des politiques de l\u2019EPA et qu\u2019il saura établir un « équilibre » au sein de l\u2019agence.L\u2019ancien ministre de la Justice de l\u2019Oklahoma est surtout connu comme un homme qui a entretenu des liens très étroits avec l\u2019industrie des énergies fossiles tout au long de sa carrière.Il a d\u2019ailleurs pris sa défense à de nombreuses reprises, notamment pour militer contre la réglementation environnementale.Anti-réglementation Scott Pruitt a ainsi mené des batailles judiciaires contre les mesures imposées par l\u2019EPA pour réduire les émissions de mercure des centrales au charbon.Il a aussi plaidé contre la limitation des émissions d\u2019ozone, mais aussi contre la réglementation mise en place pour réduire les émissions de méthane de l\u2019industrie pétrolière et gazière.Ces deux dernières mesures ont été élaborées précisément pour lutter contre les changements climatiques.La direction qu\u2019imposera M.Pruitt à l\u2019EPA devrait s\u2019inscrire dans la lignée des promesses de Donald Trump, qui l\u2019a désigné pour ce poste.En campagne électorale, M.Trump a promis de réduire substantiellement les lois et la réglementation environnementale, notamment les mesures de lutte contre les changements climatiques.Scott Pruitt a aussi promis de donner davantage de pouvoirs aux États quant à la gestion de l\u2019exploitation des ressources, notamment le pétrole et le gaz naturel.Craintes Si elle a été saluée par les milieux conservateurs et plusieurs joueurs impor tants du secteur de l\u2019énergie, la nomination de Scott Pruitt n\u2019en suscite pas moins la controverse.En fait, elle inquiète non seulement des élus démocrates, mais aussi de nombreux scientifiques et anciens employés de l\u2019EPA.Dans une lettre publiée cette semaine, près de 800 anciens membres de l\u2019agence se sont opposés à la nomination de M.Pruitt, un homme qui, selon eux, « représente une menace imminente à notre santé et à notre environnement ».Qui plus est, l\u2019arrivée du républicain à la tête de l\u2019EPA survient au moment où une juge vient de lui ordonner de remettre des centaines de courriels échangés avec des membres de l\u2019industrie des énergies fossiles.Cette demande concer nant les courriels est sur venue jeudi en fin de jour née, alors qu\u2019un juge de l\u2019Oklahoma a exigé que M.Pruitt remette une copie de près de 3000 messages échangés avec des représentants de l\u2019industrie pétrolière et gazière, mais aussi du secteur du charbon.Selon ses détracteurs, ces courriels démontreraient que le nouveau dirigeant de l\u2019Agence de protection de l\u2019environnement risque de favoriser les intérêts de cette industrie, pour laquelle il milite depuis plusieurs années.Déjà, en 2011, le New York Times avait démontré que le bureau de M.Pruitt avait copié et signé une lettre dénonçant les réglementations environnementales qui avaient été dictées par la pétrolière Devon Energy.Le Devoir ÉTATS-UNIS Un climato-négationniste dorénavant chargé de protéger l\u2019environnement La CAQ recrute l\u2019ex-procureure de la commission Charbonneau La procureure en chef de la commission Char- bonneau, Me Sonia Lebel, passe à la Coalition avenir Québec (CAQ).L\u2019avocate, qui a œuvré pendant près de 20 ans au bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales et qui fut l\u2019un des visages les plus connus de la Commission d\u2019enquête sur l\u2019industrie de la construction, deviendrait conseillère spéciale du chef de la CAQ.Elle serait notamment chargée de conseiller François Legault et son cabinet en matière d\u2019intégrité.Une «annonce importante» doit être effectuée en ce sens la semaine prochaine, indique-t-on à la CAQ.On ignore pour l\u2019instant si cela signifie qu\u2019elle sera candidate de la formation lors des prochaines élections québécoises.Rappelons que Me Lebel avait été pressentie pour succéder à Robert Lafrenière à la tête de l\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC) en 2015, mais le dirigeant avait finalement été reconduit dans ses fonctions pour un second mandat de cinq ans.Le Devoir Près de 800 anciens membres de l\u2019agence se sont opposés à la nomination de M.Pruitt UN RÉSEAU QUI FAIT grandir L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 8 E T D I M A N C H E 1 9 F É V R I E R 2 0 1 7 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S « En gros, on est au niveau de 2010 sur le plan des actes médicaux posés, alors que la population augmente et vieillit, donc que les besoins augmentent, soutient le titulaire de la Chaire de recherche Politiques, connaissances et santé.Ça veut dire qu\u2019on est en train de rationner : on diminue la quantité de services médicaux qu\u2019on offre à la population.» La CSN posait sensiblement le même constat plus tôt cette semaine après avoir analysé les budgets des établissements, qui excluent la rémunération des médecins.Le chercheur Contandriopoulos affirme que sa méthode de calcul, qui tient compte de tous les paiements de la RAMQ, dont ceux à l\u2019acte, surestime même la quantité de soins donnés.« J\u2019essaie de dresser le portrait le plus optimiste possible, d\u2019être prudent.Je n\u2019essaie pas de faire de la polémique», assure-t-il.Réelle baisse de productivité?Comment expliquer ces constats ?Le chercheur dit ne pas disposer de données robustes pour justifier une hypothèse plus qu\u2019une autre.« Il peut y avoir un effet de revenu, c\u2019est-à-dire que, quand on augmente rapidement leur rémunération, les gens diminuent leur intensité de travail.On a fait des entrevues avec des médecins qui nous confirment que ça existe », indique M.Contandriopoulos.Il soulève aussi l\u2019hypothèse générationnelle alors que la profession médicale se féminise et se rajeunit.Les cohortes diplômées ces dernières années sont plus nombreuses que jamais.« Les plus jeunes médecins veulent avoir une vie personnelle », résume le chercheur.Il travaille actuellement à un projet de recherche sur trois ans sur la rémunération médicale, un travail commandé par le Commissaire à la santé et au bien-être avant l\u2019annonce de son abolition.Augmentation de la rémunération De plus en plus de médecins encaissent plus de 500 000 dollars brut en rémunération à l\u2019acte, révèlent d\u2019autres données rendues disponibles par la RAMQ.En 2015, près de 22 % des médecins spécialistes ont facturé pour plus d\u2019un demi-million de dollars brut en actes médicaux.Parmi eux, 399 radiologistes, 179 ophtalmologistes et 161 chirurgiens généraux.La propor tion a doublé depuis 2010, alors que 10,7 % des spécialistes atteignaient ce niveau de rémunération brute.Du côté des omnipraticiens, ils ont été 117 en 2015 à obtenir plus de 500 000 dollars de la RAMQ en rémunération brute à l\u2019acte, soit à peine un peu plus de 1 % d\u2019entre eux.La rémunération moyenne brute à l\u2019acte des spécialistes s\u2019élevait à 354 527 dollars en 2015, contre 174 578 dollars pour les omnipraticiens.Ces montants ne nous informent pas sur la rémunération nette des médecins.D\u2019abord, ils n\u2019incluent pas les autres formes de revenus, comme les paiements à forfait, à taux horaire ou les paiements provenant des patients.De plus, ces montants incluent ceux versés pour couvrir les frais d\u2019exercice en cabinet.Selon la RAMQ, ils sont en moyenne de 35 %, mais de 70 % dans le cas des radiologistes.Pour la portion des actes posés à l\u2019hôpital, cette bonification n\u2019est pas versée.Les statistiques ne précisent pas la portion d\u2019actes posés à l\u2019hôpital et en cabinet.Les omnis disent «déléguer» plus La Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) donne un autre éclairage aux données.Il est « tout à fait normal » que les médecins de famille ne posent pas plus d\u2019actes médicaux en 2015 qu\u2019en 2010, selon son président, le Dr Louis Godin.Ce serait même une bonne nouvelle, selon lui.« Avec l\u2019implantation des groupes de médecine familiale [GMF], il y a beaucoup d\u2019actes qui ont été délégués à d\u2019autres professionnels.C\u2019est le cas par exemple du suivi des maladies chroniques, qui peut être fait par les infirmières.Le patient voit son médecin peut-être une fois sur trois.On trouve que c\u2019est une bonne chose », explique-t-il.Il pense que ces résultats s \u2019expl iquent aussi par le fait que les médecins abandonnent peu à peu les examens courts, pour des problèmes simples.Ils les délèguent aux infirmières, au bénéfice d\u2019examens plus longs pour des problèmes plus complexes.Dans les statistiques de la RAMQ, un acte est un acte, peu importe sa complexité ou le temps qu\u2019il monopolise.« On veut que les médecins s\u2019occupent des gens les plus malades.Je vois dans ces données quelque chose de tout à fait positif ! Les médecins ne travaillent pas moins, mais dif féremment.» Il s\u2019insurge toutefois de l\u2019écart de rémunération qui se creuse avec les collègues spécialistes et compte en faire l\u2019enjeu principal des négociations qui s\u2019amorcent avec le gouvernement.«L\u2019écart de 50-60% que l\u2019on voit actuellement, il est carrément inacceptable ! On peut convenir qu\u2019un écart de 20 à 25% serait justifiable.On amorce les négociations avec ça en tête », dit le Dr Godin.La présidente de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, la Dre Diane Francœur, était dans l\u2019impossibilité d\u2019accorder une entrevue, vendredi.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 MÉDECINS 1.Les économies varient en fonction de différents paramètres.gazmetro.com/calculateur 40 % AVEC LE GAZ NATUREL ÉCONOMISEZ JUSQU\u2019À SUR VOS FRAIS D\u2019ÉNERGIE1 VOICI UN BON TUYAU POUR LES PME Ces souffleurs discrets du présent, ce sont les algorithmes de tout acabit, colocataires de nos vies personnelles, devenus peu à peu des acteurs omniprésents dans toutes les sphères de la société.Maintenant nourris aux milliards de traces que nous laissons sur le Web, les algorithmes en connaissent plus sur nos moindres habitudes et routines que nos meilleurs amis.Et ces nouveaux copains sont appelés à se multiplier alors que point à l\u2019horizon l\u2019ère où ces processus automatisés seront bientôt capables de générer eux-mêmes de nouveaux algorithmes encore plus puissants.« Ce qui s\u2019en vient, c\u2019est le développement de méta-algorithmes qui vont permettre à des machines de modifier elles-mêmes d\u2019autres algorithmes pour résoudre des problèmes très complexes.L\u2019intelligence artificielle ou \u201cl\u2019apprentissage machine\u201d est devenu l\u2019objectif central des algorithmes », affirme Alain Tapp, professeur associé, nouvellement recruté au MILA, l\u2019Institut des algorithmes d\u2019apprentissage de Montréal.Montréal dans la mire Le MILA et Montréal sont devenus le point de mire ces dernières semaines de ceux qui, depuis la Silicon Valley, voient dans leur soupe le jour où les algorithmes rendront possible l\u2019intelligence artificielle (IA).Microsoft et Google ont investi leurs billes dans l\u2019équipe pilotée par Yoshua Bengio, star de l\u2019apprentissage profond (deep learning), récemment invité sur le plateau de Tout le monde en parle.Entre mer veilles et miracles, des algorithmes surpuissants ont permis des avancées scientifiques spectaculaires en médecine, par exemple en rendant possible le séquençage du génome, en maximisant la capacité de trouver des donneurs d\u2019organes compatibles ou de détecter certains cancers.Mais les algorithmes se sont aussi infiltrés à une vitesse inouïe dans le champ social, contrôlant non seulement l\u2019accès à des services et produits du commerce, mais aussi l\u2019application de lois, de règlements et de politiques publiques.Quand le code devient loi Au banc des accusés : la prolifération d\u2019algorithmes « prédictifs » utilisés pour prévenir la criminalité par certaines villes américaines qui, par défaut, accolent une « cote de risque élevée » aux personnes de race noire, quel que soit leur passé criminel.Dans la moitié des États américains, des logiciels « probabilistes » sont aussi utilisés pour déterminer si des accusés doivent être emprisonnés ou libérés sous caution.Même les algorithmes d\u2019apparence anodine \u2014 autocorrecteurs de téléphones intelligents et systèmes d\u2019outils de recherche \u2014 charrient leur lot de biais idéologiques, censurant tantôt des mots comme « avortement » ou « homosexuel ».C\u2019est sans parler des algorithmes développés à des fins publicitaires sur les réseaux sociaux qui omettent sciemment d\u2019afficher certaines of fres d\u2019emploi, de logement ou de crédit sur le fil de certaines catégories de personnes, comme les femmes ou les Noirs.La mainmise invisible de plusieurs de ces outils échappe aux citoyens qu\u2019ils touchent, insiste Christopher Steiner, auteur de l\u2019essai Automate This : How Algorithms Came to Rule Our World, joint par Le Devoir à Chicago.« Un des plus grands impacts des algorithmes, c\u2019est qu\u2019ils concentrent le pouvoir entre les mains de ceux qui les créent.Cela a été vrai pour toutes les formes d\u2019automatisation, mais celle-ci se fait à un rythme fulgurant, qui accentue à une vitesse folle le fossé entre les riches et les pauvres.» L\u2019ex-programmeur et collaborateur au magazine Forbes jette un regard plutôt sombre sur l\u2019omniprésence des algorithmes.Notamment dans les marchés boursiers, où la bulle éclair de 2010 a fait se volatiliser un millier de milliards de dollars en quelques minutes.«Des algorithmes font des erreurs parce qu\u2019ils sont écrits par des gens qui font des erreurs.Le code n\u2019est bon que dans la mesure où celui qui l\u2019écrit l\u2019est », convient Steiner.Dans son dernier livre, Weapons of Math Destruction, Cathy O\u2019Neil, ex-spécialiste du data pour une firme de Wall Street, assimile certains algorithmes à rien d\u2019autre que «des opinions incrustées dans des chif fres ».«Ces outils tendent à cibler les pauvres et les marginalisés et peuvent avoir des impacts négatifs sur ceux qui sont pris dans ces filets », affirmait-elle au Guardian lors de la sortie de son livre.Trouver la faille Alain Tapp, chercheur au MILA, soutient que les scientifiques sont bien au fait des limites des algorithmes.« Même Alan Turing [précurseur de l\u2019informatique et décrypteur du code de la machine Enigma] a décrit les problèmes concrets auxquels peuvent faire face les algorithmes.Dès les années 1960, on a découvert que ces problèmes sont parfois \u201cintraçables\u201d.» Un des plus grands obstacles au contrôle de ces acteurs silencieux, c\u2019est le secret industriel absolu qui plane sur ces outils puissants, détenus par des entreprises dont les intérêts sont plus commerciaux que sociaux.Ces ratés font dire à plusieurs chercheurs qu\u2019il presse d\u2019exiger plus de transparence et de responsabilité des géants du numérique, dont la teneur des algorithmes demeure cachée.« Sans dévoiler tout leur code, les compagnies pourraient au moins révéler quels sont les in- trants de leurs algorithmes», soutient Steiner.Les scientifiques qui planchent sur les algorithmes sont loin d\u2019être réfractaires aux questions éthiques soulevées par leur usage, défend le professeur Tapp, qui travaille d\u2019ailleurs avec des experts en cybersécurité sur l \u2019enjeu de l \u2019 imputabilité des algorithmes.Vaste question en ef fet.Qui est responsable quand les chiffres déraillent ?La question mérite d\u2019être posée.La France, où 64 % de la population « voit [dans les algorithmes] une menace en raison de l\u2019accumulation des données personnelles », a pris les devants en lançant le mois dernier une consultation nationale sur cet enjeu.Dès 2014, le Conseil d\u2019État proposait d\u2019imposer aux créateurs d\u2019algorithmes des garanties de transparence ainsi que des mesures permettant de détecter la discrimination illicite.Un «nouveau normal» Pour Jonathan Roberge, chercheur à la Chaire de recherche du Canada sur les nouveaux environnements numériques et l\u2019inter- médiation culturelle, les algorithmes ont plongé notre monde dans un « nouveau normal », qui laisse les premiers intéressés fascinés, voire hébétés par la complexité du sujet.« Nous sommes devenus dépendants de choses dont la compréhension nous échappe », croit-il.Cette nouvelle donne bouleversera en profondeur la prérogative du pouvoir dans nos sociétés, pense le chercheur.Or, à l\u2019heure actuelle, l\u2019ambiguïté et l\u2019opacité entourant les algorithmes créent un fossé entre ceux qui les démonisent et ceux qui leur vouent une confiance quasi aveugle, estime ce chercheur.« Il faut sor tir de cet imaginaire.Nous sommes déjà plongés dans une \u201cculture algorithmique\u201d.Il est plus que temps la société développe une réelle réflexion à ce sujet.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 ALGORITHMES Un des plus grands impacts des algorithmes, c\u2019est qu\u2019ils concentrent le pouvoir entre les mains de ceux qui les créent Christopher Steiner « » "]
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