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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2017-03-02, Collections de BAnQ.

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[" V O L .C V I I I N o 4 5 L E D E V O I R , L E J E U D I 2 M A R S 2 0 1 7 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Économie \u203a Méfait islamophobe?Trois pavillons de l\u2019Université Concordia ont été évacués à la suite d\u2019une alerte à la bombe.Page A 3 Avis légaux.A 4 Décès.B 4 Météo.B 6 Mots croisés.B 6 Petites annonces .B 4 Sudoku.A 5 ?w w w .l e d e v o i r .c o m S Y L V A I N C O R M I E R C\u2019 est un album tendrement extatique, et le spectacle de ce jeudi au Lion d\u2019Or le sera tout autant.Des harmonies, partout des harmonies.À deux voix, ou plus, des strates d\u2019harmonies avec d\u2019autres membres de la famille, et les musiciens.Toutes sor tes de façons d\u2019harmoniser.Dans toutes sortes de genres.Sans se disperser.Libres ET collées serré, les harmonies.Parfois, on ne sait pas qui, de Karen Young ou de sa fille Coral Egan, chante l\u2019harmonie haute, l\u2019harmonie basse : ça s\u2019entremêle, ça se rejoint à l\u2019unisson, ça part dans des directions inattendues et ça se retrouve dans les sommets.« Il y a tout ce qu\u2019on aime et qui nous vient naturellement, résume Karen : des canons, KAREN YOUNG ET CORAL EGAN Un road trip musical mère et fille Obsédées d\u2019harmonies, les deux chanteuses proposent leur disque Dreamers PEDRO RUIZ LE DEVOIR Coral Egan et Karen Young, visiblement complices à la scène comme à la vie VOIR PAGE A 8 : HARMONIES P.K.Subban, un être d\u2019exception Page B 6 Le nombre de travailleurs de 55 ans et plus est en constante augmentation Page B 1 C H R I S T I A N R I O U X Correspondant à Paris «U n assassinat politique ! » C\u2019est en ces termes incisifs que le candidat de la droite à la présidentielle française, François Fillon, a dénoncé mercredi l\u2019action de la justice et annoncé que rien ne le ferait renoncer.Même pas la convocation le 15 mars prochain en vue d\u2019une mise en examen par les juges d\u2019instruction, qui le soupçonnent d\u2019avoir rémunéré sa femme et ses enfants pour des emplois fictifs d\u2019attachés parlementaires.À 53 jours du premier tour de l\u2019élection, cette nouvelle a provoqué un véritable branle-bas et forcé le candidat à annuler en catastrophe sa visite très attendue, mercredi, au Salon de l\u2019agriculture pour convoquer la presse.C\u2019est sur un ton résolu qu\u2019il a annoncé qu\u2019il se rendra à la convocation des juges, deux jours seulement avant la clôture des candidatures et trois jours avant le grand débat télévisé organisé par TF1.Mais François Fillon, qui arrive aujourd\u2019hui dans les sondages derrière Marine Le Pen et Emmanuel Macron, a surtout dénoncé une justice instrumentalisée, dit-il.« Il est sans exemple qu\u2019une mise en examen soit lancée quelques jours après la désignation des juges sur la simple base d\u2019un rapport de police manifestement à charge, a-t-il déclaré.[\u2026] Je n\u2019ai pas été traité comme un justiciable comme les autres.[\u2026] L\u2019État de droit a été systématiquement violé.» Même s\u2019il avait déclaré le 26 janvier dernier qu\u2019il se retirerait s\u2019il était mis en examen, François Fillon a clairement affirmé mercredi qu\u2019il demeurera candidat quoi qu\u2019il arrive.Ironie du sort, le Conseil constitutionnel a annoncé ce même jour qu\u2019il était le seul prétendant à la présidence à avoir déjà obtenu les 500 parrainages d\u2019élus nécessaires pour être candidat.« C\u2019est au peuple français que je m\u2019en remets, dit-il, parce que seul le suffrage universel peut décider qui sera le prochain président de la République.Je ne céderai pas.Je ne me rendrai pas.Je ne me retirerai pas.» PRÉSIDENTIELLE FRANÇAISE François Fillon tente de survivre à un «assassinat politique» Convoqué par la justice, le candidat de la droite persiste et signe M A R C O F O R T I E R L e mauvais état du pont Champlain, qui impose des limites sévères au transport par camion, a perturbé d\u2019un bout à l\u2019autre la livraison de 960 pièces destinées à la construction du nouveau pont.Selon ce que Le Devoir a appris, les restrictions de poids sur le pont Champlain empêchent la livraison par camion de centaines de pièces de bé- ton ou d\u2019acier qui pèsent entre 30 et 80 tonnes.Le consor tium responsable du chantier de 4,2 milliards doit se tourner de toute urgence vers le train et le fleuve Saint-Laurent pour livrer ces morceaux du futur pont, ce qui a retardé les travaux d\u2019au moins trois mois.Le pont Champlain était déterminé comme la seule porte d\u2019entrée du chantier pour toutes les pièces du nouveau pont fabriquées au Québec.Tous ces morceaux devaient arriver en camion par la Rive-Sud, parce qu\u2019il est impossible de traverser Montréal avec ces pièces hors-norme, dont certaines ont une longueur de plus de 35 mètres.Or, le pont Champlain est en si mauvais état que le passage de camions en surpoids est interdit depuis octobre dernier.Dès le mois de mai dernier, la société fédérale qui gère le pont Champlain a limité le poids des camions à 48 tonnes (incluant le véhicule et son chargement), ce qui a eu l\u2019effet d\u2019une bombe au sein du consortium Signature sur le Saint-Laurent (SSL), responsable du chantier.Le projet de 4,2 milliards de dollars a pris un retard de trois mois à cause de cet imprévu, a confirmé au Devoir le consortium SSL.« On a une solution.On est en train de la mettre en place et ça fonctionne», dit Daniel Genest, directeur du soutien et de la coordination chez SSL.La livraison du nouveau pont est toujours prévue pour le 1er décembre 2018, 42 mois après le début de ce chantier gigantesque lancé en 2015.Si l\u2019échéancier est respecté, ce sera au prix d\u2019ef for ts exceptionnels pour livrer de grands morceaux du pont.La fragilité imprévue du pont Champlain \u2014 annoncée plusieurs mois après le lancement du chantier \u2014 a forcé les gestionnaires du projet à revoir toute la logistique de la livraison des pièces.PONT CHAMPLAIN L\u2019échéancier de construction fragilisé Déjà trois mois de retard en raison de la difficulté à livrer des pièces lourdes Crucifix Les dirigeants du CHU de Québec plient devant la pression populaire et politique Page A 3 VOIR PAGE A 8 : FILLON JACQUES NADEAU LE DEVOIR La construction du nouveau pont a été ralentie, le temps que les gestionnaires du chantier trouvent comment y acheminer les pièces les plus lourdes.VOIR PAGE A 8 : PONT L E D E V O I R , L E J E U D I 2 M A R S 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 2 M A R I E V A S T E L Correspondante parlementaire à Ottawa Lisa Raitt sonne l\u2019alarme: une course à la chefferie de 14 candidats pourrait très bien faire gagner Kevin O\u2019Leary, et ce serait une grave erreur pour l\u2019avenir du Parti conservateur à son avis.L\u2019ex-ministre suggère donc aux derniers de la course d\u2019abandonner, pour le bien de la formation.L\u2019ex-ministre ontarienne n\u2019a jamais caché qu\u2019elle ne porte pas M.O\u2019Leary dans son cœur.Avant même que l\u2019homme d\u2019affaires se lance dans la course, Lisa Raitt lançait un site Web dénonçant sa candidature.« Il ne faut jamais sous-estimer les conséquences inattendues d\u2019une course aussi divisée que celle-ci.[\u2026] Je veux avertir les gens du fait que, si Kevin O\u2019Leary est chef de notre parti, nous allons avoir énormément de dif ficulté à nous faire élire en 2019 », a-t-elle argué en entrevue au Devoir mercredi.« M.O\u2019Leary sera une personne qu\u2019on devra défendre chaque fois qu\u2019on fait du porte-à-porte, en raison de ce qu\u2019il a dit dans le passé », a- t-elle déploré en évoquant ses apparitions télévisées ou ses propos sur les femmes.Lisa Raitt estime qu\u2019au moins sept candidats parmi les quatorze devraient se poser des questions.«Tout le monde devrait faire de l\u2019introspection de leur orgueil et déterminer ce qui vaut mieux pour le parti.» Mme Raitt souhaite participer à cette conversation.Elle croit cependant qu\u2019elle figure parmi les sept autres candidats qui peuvent gagner.« Ça ne veut pas dire que je me cherche une por te de sor tie, parce que ce n\u2019est pas le cas.» Oui, mais pas moi Si plusieurs candidats con - viennent que la course est trop chargée, aucun ne veut se por ter volontaire pour se retirer du lot.Chris Alexander ne se sent « pas ciblé du tout ».« Oui, je pense que ce serait mieux de rétrécir [le nombre de candidats] et faire en sor te que ce soit une course entre les candidats sérieux.Mais en commençant par le retrait de ceux et celles qui ne parlent pas français », a-t-il fait valoir en français.Kevin O\u2019Lear y, Kellie Leitch, mais aussi Lisa Raitt devraient du coup tirer leur révérence à son avis.Divers sondages suggèrent que M.O\u2019Leary, M.Bernier et Mme Leitch se suivent comme premiers choix des membres conservateurs.Un coup de sonde de Mainstreet mené pour iPolitics la semaine dernière donnait 22% pour O\u2019Leary, 19 % pour Bernier, 8 % pour Leitch.Andrew Scheer et Lisa Raitt suivent autour de 7%.Erin O\u2019Toole, Michael Chong et Steven Blaney oscillent autour de 4%, tandis que les autres \u2014 notamment M.Alexander \u2014 seraient en deçà des 2% com me premiers choix des conservateurs sondés.Les candidats notent toutefois que ces sondages ne tiennent pas compte du vote préférentiel de la course, qui n\u2019équivaut pas à un vote populaire.Steven Blaney se classe en queue de peloton.Mais lui non plus n\u2019a «pas du tout» l\u2019intention de céder sa place.«Cette course à la chef ferie, c\u2019est vraiment la bataille de ma vie que je mène pour les familles agricoles.[\u2026] J\u2019ai le couteau dans les dents.Puis je veux vraiment.» Andrew Saxton a la même lecture que Chris Alexander.«86% des Canadiens croient que le premier ministre devrait être bilingue.Je suis d\u2019accord.Les candidats qui ne sont pas bilingues, y compris Lisa Raitt, devraient quitter la course», a-t-il écrit au Devoir en français.Brad Trost, un conservateur social, a fait valoir que « les gens devraient apprendre à respecter le droit démocratique des autres de faire campagne».L\u2019équipe de Kevin O\u2019Leary n\u2019était pas joignable, mercredi après-midi.Le Devoir CHEFFERIE DU PARTI CONSERVATEUR N\u2019importe qui sauf Kevin O\u2019Leary?Lisa Raitt appelle les candidats les moins populaires à se rallier pour bloquer l\u2019ex-dragon J E A N N E C O R R I V E A U L e train de la Caisse de dépôt et placement du Québec ouvre la porte à une privatisation du transport en commun, estime l\u2019Institut de recherche et d\u2019informations socio-économiques (IRIS) dans une étude qui vient d\u2019être publiée.Selon le chercheur Bertrand Schepper, la formule choisie comporte plus de dangers qu\u2019un partenariat public- privé (PPP).L\u2019IRIS a souvent critiqué les PPP.Mais la stratégie du gouvernement pour la réalisation du Réseau électrique métropolitain (REM) en « partenariat public-public » soulève de nombreuses questions.Pour mener à bien le projet que lui a confié Québec, la Caisse a créé une filiale, CDPQ Infra, qui a reçu pour mandat de financer, planifier, constr uire et exploiter le projet d\u2019infrastructure.Mais à terme, qu\u2019adviendra-t-il des actifs ?« CDPQ Infra est une entreprise privée qui appartient essentiellement à la Caisse, note M.Schepper dans son étude.Il n\u2019y a pas de clause dans l\u2019entente entre le gouvernement et la CDPQ qui stipule que l\u2019infrastructure appartiendra un jour a l\u2019État.Au contraire, si on lit attentivement l\u2019entente, on constate que \u201cles biens corporels et ouvrages acquis, construits ou exploités demeurent ou deviennent propriété de la Caisse.\u201d » Le REM pourrait être racheté par l\u2019État, mais rien ne garantit que le prix sera avantageux, note le chercheur.Vente au rabais?L\u2019IRIS reproche au gouvernement de céder à la Caisse l\u2019usage exclusif du tunnel Mont-Royal, ce qui forcera les passagers du train de l\u2019Est à faire une correspondance et empêchera la réalisation du projet de transpor t interurbain de VIA Rail.La Caisse mettra aussi la main sur la ligne Deux-Montagnes, la plus achalandée du réseau des trains de banlieue.« On est évidemment en faveur du transport en commun.Mais de la façon dont on le fait, ça nous apparaît beaucoup plus proche d\u2019une privatisation du transpor t en commun que d\u2019un partenariat pu- blic-public, indique Bertrand Schepper en entrevue.À partir du moment où on vend nos actifs au rabais, il y a un problème, selon moi.» Le chercheur de l \u2019IRIS avance que le projet du REM tient davantage d\u2019une volonté du gouvernement de « bien paraître » plutôt que d\u2019une réponse aux besoins réels en matière de transport en commun dans la région de Montréal.M.Schepper rappelle d\u2019ailleurs que, dans son rap- por t publié en janvier, le BAPE avait formulé plusieurs critiques à l\u2019égard du projet.« Le BAPE considère que 90 % des usagers du REM sont des gens qui utilisent déjà le trans- por t en commun », explique M.Schepper.La question des rendements attendus par la Caisse soulève également des questions.Encore la semaine dernière, le patron de la Caisse, Michael Sabia, affirmait qu\u2019il était trop tôt pour en parler.Mais cette donnée aura une importance déterminante dans l\u2019établissement des tarifs, souligne Bertrand Schepper.Selon l\u2019IRIS, le REM ser t davantage les intérêts de la Caisse que les Montréalais et les usagers du transpor t en commun.Rappelons que le REM, dont le coût de construction est estimé à 5,5 milliards de dollars, s\u2019étendra sur 67 kilomètres.Sa mise en ser vice est prévue pour 2020.Le Devoir RÉSEAU ÉLECTRIQUE MÉTROPOLITAIN L\u2019IRIS craint une privatisation du transport en commun L I S A - M A R I E G E R V A I S D onald Trump rêve d\u2019une immigration à la canadienne, qui sélectionne des travailleurs qualifiés, a-t-il dit mardi devant le Congrès américain.Vraiment ?C\u2019est bien mal connaître son propre système.Car non seulement les États-Unis possèdent-ils déjà un système très per formant qui intègre bien les immigrants dits économiques, mais il serait l\u2019un des meilleurs.« Dans la catégorie de l\u2019immigration économique, les programmes américains connaissent un plus grand succès comparativement à ceux au Canada », af firme Mikal Skute- r ud, professeur associé au Département d\u2019économie de l\u2019Université de Waterloo, dont les recherches ont porté précisément sur ce sujet.Alors pourquoi tant convoiter ce qui se fait chez nous ?Selon lui, Trump a probablement voulu annoncer son intention d\u2019opérer une transition pour accueillir une majorité d\u2019immigrants économiques comme c\u2019est le cas au Canada.« Aux États-Unis, une plus grande propor tion d\u2019immigrants arrive grâce à la réunification familiale.Ce sont des gens qui viennent en grande partie d\u2019Amérique latine, surtout du Mexique, et qui ne sont pas nécessairement des travailleurs qualifiés », explique M.Skuterud.« L\u2019argument de Trump, et de beaucoup d\u2019autres présidents avant lui, c\u2019est de dire qu\u2019il faut faire venir plus d\u2019immigrants économiques, à travers le système de points comme au Canada, ce qui diminuera nécessairement le nombre de personnes qui immigrent dans la catégorie famille.Il se dit que c\u2019est de cette façon qu\u2019il augmentera le nombre d\u2019immigrants éduqués ou avec qualification.En ce sens, il n\u2019a pas tort.» Là où Donald Trump a tort, croit le professeur d\u2019économie, c\u2019est en privilégiant le système de points du Canada et de l\u2019Australie.Car, à l\u2019instar de ces deux pays, les États-Unis possèdent de très bons programmes \u2014 et même meilleurs \u2014 d\u2019immigration économique.Le succès du H-1B Parmi eux, le visa H-1B con - naît un vif succès.Ce sont des permis de séjour temporaires of fer ts à des professionnels étrangers selon certains critères de base, par exemple être détenteur d\u2019un diplôme universitaire de quatre ans ou avoir une expérience professionnelle équivalente.Si tout se passe bien et qu\u2019ils ont réussi à se trouver un emploi satisfaisant dans leur domaine, les États-Unis leur offrent alors la possibilité de transformer ce permis temporaire en résidence permanente (green card).En quoi ce visa H-1B est-il un si bon programme ?C\u2019est que, contrairement à ce qui se fait au Canada et en Australie, il n\u2019octroie pas la résidence permanente à qui - conque a été sélectionné d\u2019avance, sur la base de points accumulés en fonction de certains critères (langues, niveau d\u2019études, etc.) « Tu n\u2019as ta green card que si tu as un job et que ça se passe bien pour toi sur le marché du travail », soutient Mikal Skute- rud.Cela lui paraît plus garant d\u2019une intégration réussie.Selon le chercheur, le président américain ne devrait pas jurer que par ce système de sélection par points.D\u2019ailleurs, l\u2019Australie imite de plus en plus les États-Unis et privilégie l\u2019immigration « en deux étapes ».Le Canada aussi, en acceptant de plus en plus d\u2019immigrants dans le programme Catégorie expérience canadienne.«En réalité, le Canada est en train de s\u2019approcher du système américain et les Américains disent qu\u2019ils veulent s\u2019approcher de notre système.C\u2019est un peu ridicule.Car au final, ils convergent tous vers la même chose.» Les États-Unis déjà champions Dans une récente étude datant du mois dernier et qui compare la réussite de l\u2019intégration des immigrants économiques au Canada, aux États-Unis et en Australie, Mikal Skuter ud et ses collègues ont démontré que les immigrants, surtout ceux qui passent par les universités américaines, ont beaucoup de succès sur le marché du travail.« Et dans certains cas, ces immigrants ont même des revenus supérieurs à ceux des Américains éduqués dans les mêmes universités », souligne M.Skuterud.Ainsi, les États-Unis, même s\u2019ils accueillent beaucoup de travailleurs non qualifiés et de sans-papiers, ne sont pas à plaindre.Car ils réussiront toujours à attirer « la crème de la crème » dans le lot de travailleurs étrangers qualifiés.Le Canada ne fait ef fective- ment pas le poids à côté des États-Unis, qui possèdent les Microsoft, Google et autres grandes entreprises dans ce domaine de pointe.«Les États- Unis réussissent mieux à accueillir des immigrants qui s\u2019intègrent bien économiquement.Un Indien ou un Chinois qui veut immigrer, s\u2019il est très brillant, va choisir le pays où les bénéfices potentiels sont les plus grands.Et c\u2019est aux États-Unis que tu as le plus grand retour sur tes compétences.» Oui, vraiment, Donald Trump devrait y penser à deux fois avant de fermer son programme de visa temporaire H-1B et se diriger vers un système de points comme il l\u2019a laissé entendre mardi, dit M.Skuterud.«En fait, même s\u2019il s\u2019est adouci dans son discours, le fait est que Trump n\u2019aime pas les immigrants, point.Il croit que les immigrants volent les jobs des Américains.Et c\u2019est pour ça qu\u2019il veut fermer le programme de visa H-1B.Mais ce serait un désastre total.» Le Devoir Les États-Unis n\u2019ont rien à envier au Canada en matière d\u2019immigration économique A L E X A N D R E S H I E L D S La raffinerie de Valero à Lé- vis est condamnée à payer une amende de 500 000$, après avoir plaidé coupable à six chefs d\u2019accusation relatifs à des infractions environnementales liées à d\u2019un déversement de mazout lourd survenu en 2008 à ses installations.Dans un communiqué publié mercredi, Environnement et Changement climatique Canada a annoncé que l\u2019enquête menée par le ministère a permis de démontrer qu\u2019Énergie Valero a omis à six reprises de respecter « une directive exigeant des travaux de réhabilitation et des suivis environnementaux donnée à la suite du rejet d\u2019une substance nocive dans des eaux où vivent des poissons».La pétrolière, propriétaire de la raffinerie Jean-Gaulin, «sera inscrite au Registre des contrevenants environnementaux» à la suite de cette condamnation.L\u2019entreprise devra ainsi payer une amende de 120 000$ «pour avoir contrevenu à un ordre donné par un agent » d\u2019Environnement Canada.Le versement d\u2019un montant de 380 000 $ a également été ordonné par le tribunal, a précisé le ministère, « en raison des avantages financiers tirés par la perpétration des infractions».Les faits reprochés à Valero remontent à 2008, a fait valoir un porte-parole d\u2019Environnement Canada.À ce moment, en plein hiver, une canalisation exploitée par la pétrolière a laissé fuir plus de 200 000 litres de mazout lourd.«Une bonne partie» de ce mazout a atteint le ruisseau de la ferme Chapais, situé tout près de la canalisation.Selon ce qu\u2019a expliqué au Devoir le porte-parole de Va- lero, Louis-Philippe Gariépy, tout a été fait pour protéger l\u2019environnement à la suite du déversement de produits pétroliers survenu dans un ruisseau.« Valero a tout fait ce qui devait être fait en matière de réhabilitation, à la satisfaction du ministère de l\u2019Environnement », a-t-il expliqué.Quant aux infractions commises, celles-ci seraient liées à « des suivis de nature purement administrative », a fait valoir M.Gariépy.« Ça n\u2019a rien à voir avec la qualité des travaux de réhabilitation.» Par ailleurs, en 2013, alors qu\u2019un déversement de 200 000 litres de produits pétroliers est survenu aux installations de la raffinerie de Lévis, l\u2019une des deux raf fineries du Québec, une partie de ces hydrocarbures a atteint un ruisseau avant de se déverser dans le fleuve Saint-Laurent.Depuis 2011, les dirigeants de la raf finerie Jean-Gaulin ont reçu au total 24 avis de non-conformité de la part du ministère de l \u2019Environnement, selon des informations diffusées l\u2019an dernier par Ra- dio-Canada.Le Devoir Amende de 500 000 $ pour la raffinerie de Valero JACQUES NADEAU LE DEVOIR «Les États-Unis réussissent mieux [que le Canada] à accueillir des immigrants qui s\u2019intègrent bien économiquement», af firme le professeur Mikal Skuterud.Les immigrants dits économiques au Canada Cibles en 2015: 181 300 sur un total de 279 200 immigrants (65%) Cibles en 2016 : 160 600 sur un total de 300 000 immigrants (54%) Source: Immigration Canada Lisa Raitt L E D E V O I R , L E J E U D I 2 M A R S 2 0 1 7 ACTUALITES A 3 J acques Parizeau, qui en connaissait un bout sur le sujet, disait que négocier les paiements de transfert avec le gouvernement fédéral consistait simplement à décider si on voulait être mangés frits, rôtis ou bouillis.Comme tous ses prédécesseurs, l\u2019actuel ministre des Finances, Carlos Leitão, fait à son tour l\u2019expérience de ce cannibalisme qui est une des caractéristiques du merveilleux monde des relations fédérales-pro- vinciales canadiennes.« Nous jugeons que l\u2019approche fédérale est un peu déplorable », a déclaré M.Leitão dans un bel élan d\u2019euphémisme.Toutes ses réserves d\u2019optimisme semblent maintenant épuisées : le gouvernement fédéral ne modifiera pas d\u2019un iota sa position sur le transfer t canadien en santé (TCS), qui augmentera désormais à un rythme bien inférieur à la croissance des coûts des services de santé que les provinces doivent assumer.Il devra donc planifier son budget en conséquence.Après la Colombie-Britannique, il y a dix jours, M.Leitão s\u2019attend maintenant à ce que l\u2019Alberta rejoigne à son tour le club des provinces qui se sont laissé acheter par Ottawa, comme l\u2019a dit son collègue de la Santé, Gaétan Barrette.«Mais les deux provinces centrales demeurent unies », a souligné le ministre des Finances dans un ultime sursaut d\u2019espoir.Pour combien de temps encore ?Il est dif ficile de croire qu\u2019il est réellement surpris.Les fronts communs des provinces contre Ottawa ont toujours eu la solidité d\u2019un château de cartes.Et le plus souvent, le Québec s\u2019est retrouvé isolé pendant que les autres provinces se ralliaient à leur gouvernement « national ».Peu importe, tel le castor, on reconstruit inlassablement le château.?Alors que le gouvernement Couillard vient de forcer le retour au travail des avocats et notaires de l\u2019État par une loi spéciale, l\u2019intransigeance d\u2019Ottawa sur le TCS devrait l\u2019inciter à réfléchir à la notion de « bonne foi » dans une négociation.Le gouvernement fédéral lui a servi la médecine qu\u2019il a lui-même administrée aux juristes de l\u2019État.Pour justifier la loi spéciale, le président du Conseil du trésor, Pierre Moreau, a fait valoir que « le droit de négocier n\u2019est pas un droit infini ».C\u2019est aussi ce qu\u2019on a décidé à Ottawa.L\u2019ancien ministre des Finances de Pierre Elliott Trudeau Allan MacEachen avait résumé de la façon suivante le premier chapitre du cours de fédéralisme 101 : «Dans un régime fédéral, le pouvoir politique d\u2019un gouvernement est déterminé par sa situation financière.» Autrement dit, au plus riche la poche.Il ne faut pas chercher plus loin l\u2019explication de l\u2019échec des multiples tentatives d\u2019encadrer, sinon d\u2019éliminer, le « pouvoir de dépenser » du gouvernement fédéral, qui lui permet de s\u2019ingérer dans des domaines qui relèvent exclusivement de la compétence des provinces.Daniel Johnson père avait très bien expliqué il y a plus de cinquante ans les conséquences de ces intrusions pour le Québec : « Les programmes conjoints constituent un obstacle à la libre croissance de la collectivité québécoise.Ils lui imposent des priorités d\u2019action susceptibles de bousculer celles qu\u2019elle établirait autrement, sans compter qu\u2019ils réduisent son autonomie budgétaire réelle.» « Il y a donc, de façon générale, incompatibilité entre le régime des programmes conjoints et la poursuite, par la nation canadienne-française, de ses objectifs essentiels », avait déclaré l\u2019ancien premier ministre lors d\u2019une conférence fédérale provinciale tenue en 1966.?Le débat sur le TCS illustre parfaitement les propos de M.Johnson.Les conditions qu\u2019Ottawa a imposées aux provinces sont bel et bien susceptibles de bousculer leurs propres priorités d\u2019action, et la diminution du pourcentage des coûts de santé assumé par Ottawa a pour effet de diminuer leur autonomie budgétaire, dans la mesure où une part croissante de leurs revenus est accaparée par la santé.La Loi canadienne sur la santé est une contradiction en soi dans une fédération dont la Constitution reconnaît aux provinces une compétence exclusive sur la santé.Plutôt que de forcer les provinces à se conformer à ses dispositions, sous peine de sanctions financières, le gouvernement fédéral devrait leur transférer les points d\u2019impôt correspondant aux sommes qu\u2019il investit en santé.Bien entendu, il ne saurait en être question.Même si le système de santé canadien est moins performant que la plupart de ceux qu\u2019on retrouve en Occident, à l\u2019exception des États- Unis, il demeure un puissant symbole d\u2019unité auquel Ottawa n\u2019entend pas renoncer.Même au Québec, la population n\u2019y est pas insensible.Gaétan Barrette n\u2019est peut-être pas l\u2019homme le plus populaire en ville, mais si ses cris d\u2019alarme ont eu si peu d\u2019effet sur l\u2019opinion publique, c\u2019est peut-être que la Loi canadienne sur la santé semble offrir une protection contre les tickets modérateurs, les frais accessoires et tous les appels à la privatisation qui reviennent périodiquement.mdavid@ledevoir.com Le château de cartes MICHEL DAVID J E S S I C A N A D E A U P H I L I P P E O R F A L I «C ela fait trois ans que j\u2019étudie à Concor- dia, je m\u2019y suis toujours sentie en sécurité.Mais avec cette alerte à la bombe, je n\u2019ai même plus envie de venir à l\u2019école.J\u2019ai peur.» Gul, une étudiante musulmane, demeurait sous le choc, mercredi, quelques heures après que l\u2019université anglophone a été évacuée, un présumé groupe islamophobe ayant menacé d\u2019y faire détonner des explosifs.L\u2019université a été avisée vers 9 h d\u2019une menace «sérieuse».Un courriel supposément envoyé par un groupe d\u2019extrême droite, acheminé à la direction et à plusieurs médias, dont Le Devoir, prévenait que des bombes artisanales exploseraient à des endroits précis dans deux pavillons, à intervalles réguliers, jusqu\u2019à vendredi.Leur cible : les étudiants musulmans.Les menaces se sont révélées infondées, et la police poursuit son enquête.«Tous les endroits ciblés dans le courriel ont été fouillés par les policiers et ça s\u2019avère négatif », a confirmé un porte- parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Benoit Boisselle.Aucun suspect n\u2019avait encore été identifié au moment d\u2019écrire ces lignes.« Il est trop tôt pour parler d\u2019accusations.Il va certainement y en avoir, mais je vais laisser les démarches d\u2019enquête [se poursuivre].» De même, il n\u2019a pas été possible de confirmer si le crime était l\u2019œuvre d\u2019un ou de plusieurs individus et si le groupe ayant signé la lettre de menace existe bel et bien.Sur le qui-vive Ils étaient des centaines comme Gul, plantés devant le pavillon H, coin Sainte-Catherine et Guy, au centre-ville de Montréal.Certains ont d\u2019abord cru à une fuite de gaz.Mais rapidement, la nouvelle d\u2019une alerte à la bombe a gagné la foule alors que les services de sécurité tentaient de disperser celle-ci.L\u2019évacuation, qui aurait touché «quelques milliers de personnes », s\u2019est faite dans l\u2019ordre et le calme.« J\u2019étais en train d\u2019étudier quand une alerte s\u2019est af fichée sur mon ordinateur, raconte Es- ham Ghalamzam.Ça disait \u201cÉvacuation d\u2019urgence des pavillons EV et H immédiatement\u201d.Je suis sorti en laissant toutes mes choses.» Il y avait une très forte présence policière dans tous les pavillons et aux abords des édifices.Un troisième bâtiment, adjacent à l\u2019un des pavillons visés, a également été évacué dans l\u2019après-midi.Un crime haineux?Cet effroi survient alors que l\u2019association des étudiants musulmans de l\u2019Université Concordia tenait justement une semaine de sensibilisation pour lutter contre l\u2019islamophobie.Celle-ci a enjoint au SPVM de traiter l\u2019incident «dans le cadre d\u2019une enquête pour crime haineux ».« Nous sommes profondément troublés par ces menaces de bombes, en pleine semaine de sensibilisation», a déclaré le groupe.En point de presse, mercredi après-midi, le recteur Alan Shepard s\u2019est dit « choqué et surpris » et a dénoncé cette attaque, soutenant que Concordia est « très inclusive, très accueillante».Il affirme que c\u2019est la première fois qu\u2019il est mis au fait de telles menaces.L\u2019établissement a d\u2019ailleurs rouvert ses portes en fin de journée mercredi, mais promis une « sécurité accrue » sur les lieux au cours des prochains jours.Les cours ont repris à 18 h, malgré l\u2019opposition de l\u2019association étudiante, qui demandait que les étudiants soient autorisés à ne pas se présenter en classe.«Le climat médiatique et politique actuel alimente la peur et la haine envers les membres des communautés marginalisées.Trop souvent, ces réalités sont balayées du revers de la main ici au Canada, et présentées comme des problèmes qui ne surviennent qu\u2019au sud de la frontière.Les évé- nements tristes et choquants d\u2019aujourd\u2019hui et de ces derniers mois au Québec et au Canada sont un réveil brutal pour ceux qui doutent que le courant suprémaciste blanc est répandu dans notre société », a déclaré la direction de l\u2019association étudiante de Concordia, dans un communiqué.En point de presse, le premier ministre Philippe Couillard a « condamné très fermement » cet acte «répréhensible».Sa ministre de l\u2019Enseignement supérieur, Hélène David, a aussi visité la cellule de crise mise sur pied à Concordia.«Nous pensons aux étudiants, à leurs parents, et nous voulons assurer à toute la population que toutes les mesures sont prises [et] que nous travaillons pour faire en sorte que la sécurité ne soit pas compromise, ni à Concordia ni dans d\u2019autres universités.» Inquiétude dans les autres universités Les autres maisons d\u2019enseignement de la métropole étaient également sur le qui-vive.À l\u2019Université McGill, la direction a pris la décision de ne pas évacuer le campus, même si la radio étudiante a reçu un message semblable à celui envoyé à l\u2019Université Concordia.«Aucune menace spécifique » n\u2019a été émise contre l\u2019université, s\u2019est défendu un porte-parole, soutenant que certains édifices avaient fait l\u2019objet d\u2019une « inspection extérieure » de la par t du SPVM.« Une fois que la police a regardé les quelques bâtiments de l\u2019extérieur, on a conjointement décidé que McGill allait continuer la surveillance seule», a indiqué Vincent Allaire.Le collège Dawson, théâtre d\u2019une tuerie il y a près de onze ans, et l\u2019Université du Québec à Montréal ont également pris des mesures spéciales.« On est toujours vigilants en raison de notre histoire.Notre service de sécurité est plus vigilant lors de ce genre de situation.On a également communiqué avec l\u2019association musulmane», a indiqué une porte-parole de Dawson, Donna Varrica.Le Devoir Nouveau type de méfait islamophobe ?Trois pavillons de l\u2019Université Concordia ont été évacués après une alerte à la bombe JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les policiers ont fouillé les pavillons avant de décréter qu\u2019il n\u2019y avait pas de danger.I S A B E L L E P O R T E R L a décision du Centre hospitalier universitaire de Québec (CHU) de réinstaller le crucifix dans le hall d\u2019entrée de l\u2019hôpital Saint- Sacrement a été saluée par le premier ministre Philippe Couillard, qui promet que ces questions seront mieux encadrées dans le projet de loi 62 sur la neutralité religieuse de l\u2019État.« À mon avis, il n\u2019était pas justifié d\u2019enlever le crucifix, mais les décisions sont prises localement », a déclaré le premier ministre Couillard en marge d\u2019une activité dans le Bas-Saint-Lau- rent mercredi.«Être ouvert et tolérant, ça ne veut pas dire qu\u2019il faut effacer notre patrimoine et notre histoire, c\u2019est très important de le dire.» À un journaliste qui lui demandait si la décision de l\u2019hôpital n\u2019avait pas découlé du manque de directives gouvernementales sur ce plan, M.Couillard a rétorqué que « c\u2019est pour ça » qu\u2019il voulait légiférer.«On espère faire adopter le projet de loi 62, dont une partie importante est l\u2019encadrement des demandes d\u2019accommodement pour fournir des guides », a-t-il dit en précisant que le projet de loi introduisait « le principe du patrimoine».Le projet de loi dit qu\u2019il faut protéger les «éléments emblématiques ou toponymiques du patrimoine culturel du Québec, notamment du patrimoine culturel religieux, qui témoignent de son parcours historique».À cela s\u2019ajoutera « le principe de l\u2019ef fort réciproque » par lequel «la personne qui demande l\u2019accommodement doit s\u2019engager dans une démarche pour trouver une autre solution [plutôt] que de perturber une institution».Dans la semaine du 7 février, un patient de l\u2019hôpital avait porté plainte auprès de la direction concernant la présence d\u2019un crucifix.La direction avait cédé à ses critiques en se basant, di- sait-elle, sur le principe de neutralité religieuse de l\u2019État dicté par la Charte québécoise des droits et libertés de la personne.Mercredi midi, le CHU de Québec- Université Laval (CHU) a annoncé par voie de communiqué qu\u2019il allait réinstaller le crucifix «à la demande du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) ».Le MSSS considère «qu\u2019il ne s\u2019agit pas ici de la neutralité religieuse de l\u2019État, mais du respect de l\u2019histoire de l\u2019hôpital, du caractère patrimonial religieux et sur tout du respect et de la reconnaissance à avoir envers nos mères fondatrices, la communauté des Sœurs de la Charité».Après l\u2019annonce, le ministre de la Santé, Gaé- tan Barrette, a vertement critiqué la décision initiale du CHU dans cette affaire.« On est en 2017 ici, on n\u2019est pas en 1917 ; en 1917, il y a un pays qui s\u2019appelait la Russie qui a décidé d\u2019effacer toutes les références historiques et patrimoniales à la religion.Ce n\u2019est pas demain matin au Québec qu\u2019on va commencer à enlever le nom des hôpitaux parce que c\u2019est Saint-Sacrement, Hôtel-Dieu, Saint-Joseph, Saint-Georges », a-t-il déclaré en entrevue à RDI.Le revirement a en outre été très bien accueilli par l\u2019archevêque de Québec, Gérald Cy- prien Lacroix.Le Service de police de la Ville de Québec (SVPQ) a par ailleurs arrêté un homme mardi soir pour avoir menacé l\u2019hôpital et sa direction dans cette af faire.Le sort de ce résidant de Québec dans la cinquantaine est maintenant entre les mains du Directeur des poursuites criminelles et pénales.Le crucifix doit être remis en place ce jeudi et le CHU a invité les médias à venir le photographier en matinée.Le Devoir HÔPITAL SAINT-SACREMENT Le crucifix retrouve son mur dans le hall d\u2019entrée On n\u2019efface pas le patrimoine au nom de la neutralité religieuse, dit Philippe Couillard Gaétan Barrette évoque la révolution bolchevique en critiquant les dirigeants de l\u2019hôpital L E D E V O I R , L E J E U D I 2 M A R S 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 4 AV I S L É G AU X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l'affaire de la faillite de Vitrerie Ste-Agathe inc.Avis est par les présentes donné que la faillite de Vitrerie Ste-Agathe inc., personne morale dûment constituée, ayant fait affaires au 84, rue Demontigny, Sainte-Aga- the-des-Monts, Québec J8C 2S6 est survenue le 24 février 2017 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 16 mars 2017, à 11h, au 124, rue Saint-Vincent, Sainte-Agathe- des-Monts, dans la province de Québec.Fait à Montréal, le 2 mars 2017.Pomerleau & Associés Syndic Inc.4159, rue Bélanger Montréal (Québec) H1T 1A2 Tél: 514-721-3744 Web: www.LibereTesDettes.ca Avis public Arrondissement d\u2019Anjou Direction des travaux publics Des soumissions sont demandées et devront être reçues avant 11 heures, à la date ci-dessous mentionnée, à l\u2019adresse suivante : Direction des services administratifs, des relations avec les citoyens et du greffe, arrondissement d\u2019Anjou, au 7701, boulevard Louis-H.-La Fontaine, Anjou (Québec) H1K 4B9 (à l\u2019attention de madame Louise Goudreault).Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 2017-04 Descriptif : Services professionnels \u2013 réfection de la mairie d\u2019arrondissement d\u2019Anjou \u2013 fenestration, isolation et accessibilité universelle Date d\u2019ouverture : Le lundi 20 mars 2017 Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : louise_goudreault@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 2 mars 2017 sur le SEAO.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à l\u2019endroit susmentionné, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 2 mars 2017 La secrétaire d\u2019arrondissement Louise Goudreault Des soumissions sont demandées et devront être reçues avant 11 h à la date ci-dessous, au comptoir Accès Ville-Marie situé au 800, boulevard De Maisonneuve Est, 17e étage, Montréal H2L 4L8, pour : Appel d\u2019offres : VMP-17-012 - Plans et devis et surveillance pour les travaux d\u2019aménagement et d\u2019infrastructure des rues du Sussex et Lambert- Closse entre la rue Tupper et le boulevard René- Lévesque Date d\u2019ouverture : 23 mars 2017 Dépôt de garantie : aucun Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 2 mars 2017 par le biais du Système électronique d\u2019appel d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site internet www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Renseignements : Domenico Zambito \u2013 vm-appeldoffres@ville.montreal.qc.ca Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires préparés à cette fin par l\u2019arrondissement de Ville-Marie et placée dans une enveloppe cachetée portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.L\u2019arrondissement de Ville-Marie ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 2 mars 2017 Le Secrétaire d\u2019arrondissement Me Domenico Zambito APPEL D\u2019OFFRES PUBLIC APPEL D\u2019OFFRES PUBLIC # AP-2017 L\u2019Union des municipalités du Québec (UMQ) sollicite des offres pour la fourniture et la livraison, dans certaines municipalités du Québec, de divers produits utilisés comme abat-poussière pour l\u2019année 2017.Les soumissions seront reçues au bureau de l\u2019UMQ situé au 680, rue Sherbrooke Ouest, bureau 680, Montréal (Québec), H3A 2M7.Ouverture des soumissions : à 11 h 00, le lundi 20 mars 2017.Est admissible à soumissionner, toute firme ayant obtenu le document d\u2019appel d\u2019offres directement par le système électronique d\u2019appel d\u2019offres SEAO.Toute soumission doit être présentée sur les formulaires prévus à cette fin et transmis dans une enveloppe scellée avant la date et l\u2019heure d\u2019ouverture prévue.Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 17-15882 Services professionnels pour la sécurisation des falaises du site environnemental de Saint-Michel L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 8 mars 2017 est reportée au 15 mars 2017 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, le 2 mars 2017 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 17-15856 Inspection partielle et diagnostic des vannes du réseau de distribution d'eau potable dans différents arrondissements L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 1er mars 2017 est reportée au 8 mars 2017 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, le 2 mars 2017 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 17-15867 Fourniture de sellettes et manchons pour égout et aqueduc L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 1er mars 2017 est reportée au 8 mars 2017 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, le 2 mars 2017 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Service de la gestion et de la planification immobilière Direction de la gestion des projets immobiliers Des soumissions, sont demandées et devront être reçues, avant 10 h 30, à la date ci-dessous, au Ser - vice du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019atten tion du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 5890 Descriptif : Cour Chauveau (0578) \u2013 Remplacement des fenêtres et travaux connexes Date d\u2019ouverture : Mercredi 22 mars 2017 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : immeubles.soumissions@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 02 mars 2017.Visite supervisée des lieux : N/A.ou x Oui, obligatoire : Si la visite supervisée des lieux est obligatoire, la date limite pour prendre rendez-vous est le 10 mars 2017 à 14 h 00, à l\u2019adresse courriel suivante : immeubles.soumissions@ville.montreal.qc.ca Les visites auront lieu du 07 mars 2017 au 14 mars 2017 inclusivement, selon l\u2019horaire suivant : 8h30, 10h, 13h, 14h30.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électro - nique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consul - tant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publi - quement dans les locaux au Service du greffe à l\u2019Hôtel de Ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 02 mars 2017 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres APPEL D\u2019OFFRES - Direction des travaux publics Des soumissions seront reçues avant 11 h le vendredi 17 mars 2017 au bureau d\u2019arrondis - sement, à l\u2019attention de Me Pascale Synnott, secrétaire d\u2019arrondissement, au 815, rue Bel-Air, 1er étage, Montréal (Québec) H4C 2K4 pour : Titre : PARC DE L\u2019ANCIENNE-COUR-DE-TRIAGE \u2013 INSTALLATION DE PANNEAUX ÉLECTRIQUES ET CONSTRUCTION DE MASSIFS Soumission : 211704 Ouverture des soumissions : vendredi 17 mars 2017 à 11 h Dépôt de garantie : cautionnement de soumission de 10% La soumission doit être accompagnée d\u2019une garantie de soumission équivalente à un montant de 10% du montant total de la soumission sous la forme d\u2019un chèque visé, mandat-poste, mandat bancaire ou d\u2019une lettre de garantie bancaire irrévocable, ou d\u2019un cautionnement de soumission.Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 2 mars 2017 à 15 h Les personnes et les entreprises intéressées peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service Électronique d\u2019Appels d\u2019Offres (SEAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SEAO.Les devis techniques généraux de la Ville de Montréal sont également disponibles au SEAO.Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin et placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement au bureau d\u2019arrondissement, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Renseignements : Veuillez communiquer toute demande de renseignement par courriel à monsieur Pierre Caron, ingénieur, à l\u2019adresse suivante: pierreacaron@ville.montreal.qc.ca.Montréal, le 2 mars 2017 Pascale Synnott, avocate Secrétaire d\u2019arrondissement Appel d\u2019offres AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que suite au décès de Gaétane (aussi connue Gaëtane) GOYER, en son vivant domiciliée au 1400, boulevard Angri- gnon, appartement B1220, Lasalle, Québec, H8N 3J2, survenu le 9 juin 2016, un inventaire des biens de la défunte a été déposé et peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Khanh Linh VO DOAN, notaire, sise au 7077, rue Beaubien Est, bureau 201, à Montréal, (QC), H1M 2Y2.Donné ce 22 février 2017, par Me Khanh Linh VO DOAN, notaire AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis de la clôture de l'inventaire des biens de la succession de Gilles JULIEN, en son vivant domicilié au 91, rue Lavallée, Châteauguay, Québec, J6K 4L1, décédé le 15 septembre 2016, lequel inventaire peut être consulté par les intéressées à l'étude de la notaire soussignée au 185, boul.Saint-Jean-Baptis- te, suite 300B, Châteauguay, Québec, J6K 3B4.Me Geneviève Banville, notaire.AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que suite au décès de Marie- Ange RUTINYWA, en son vivant domiciliée au 7531, avenue Hérisson, Anjou, Québec, H1J 2G7, survenu le 21 juillet 2016, un inventaire des biens de la défunte a été déposé et peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Christopher Di- cecca, notaire, sise au 7077, rue Beaubien Est, bureau 201, à Montréal, (Qc), H1M 2Y2.Donné ce 28 février 2017, par Me Christopher Dicecca, notaire Dans l\u2019affaire de la faillite : Avis est par les présentes que la faillite de :Transport Jean-Guy Picard inc.Situé au :1082, rue de l\u2019Orée-des-Bois, Sainte-Adè- le, Québec, J8B 1B4 est survenue le 22-02-2017, et que l\u2019assemblée des créanciers sera tenue le 15-03-2017 à 14 :00 Au bureau du syndic au: 920-110, boul Crémazie Ouest, Montréal, Québec, H2P 1B9 Jean Fortin & Ass.Syndics Inc.Tél.450-442-3260 JeanFortin.com LOI SUR LA FAILLITE ET L'INSOLVABILITÉ AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE DES CRÉANCIERS Dans l'affaire de la faillite de : Les Entreprises Zakjoint Inc.Avis est par les présentes donné que la faillite de Les Entreprises Zakjoint Inc.personne morale légalement constituée en vertu de la Loi canadienne sur les sociétés par actions, ayant son siège social au 6720, rue des Fraisiers, Terrebonne, Québec J7M 1G2 est survenue le 22 février 2017 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 14e jour de mars 2017 à 11 h, au bureau de Pierre Roy & Associés inc.situé au 2295, chemin Gascon, Bureau 3, en la ville de Terrebonne, dans la province de Québec.Fait à Repentigny, le 23e jour de février 2017.PIERRE ROY & ASSOCIÉS INC.Syndic de l'actif de Les Entreprises Zakjoint Inc.Martine Robitaille, LL.L., CIRP, SAI Responsable de l'actif HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 15 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondante parlementaire à Ottawa Le débat sur l\u2019utilisation des salles de bain publiques par les personnes transgenres a déchiré certains États américains et s\u2019amène maintenant au Sénat du Canada.Un conservateur dit craindre l\u2019inconfort que pourrait susciter la présence de personnes transgenres dans les vestiaires publics, en particulier pour les femmes voilées.Le gouvernement de Justin Trudeau a déposé un projet de loi qui ajoutera explicitement l\u2019identité de genre à la liste des motifs de discrimination prohibés.Le C-16 a été adopté à la Chambre des communes et est débattu au Sénat depuis novembre.Ce n\u2019est que cette semaine que des opposants ont pris la parole pour la première fois.Et l\u2019argument des salles de bain a été évoqué par deux sénateurs.Ces opposants craignent qu\u2019en interdisant la discrimination, les établissements publics seront obligés de permettre aux transgenres d\u2019accéder aux toilettes de leur genre identitaire plutôt que biologique.«Sommes-nous à l\u2019aise à l\u2019idée de se changer et de prendre une douche à côté d\u2019une personne en apparence du sexe opposé ?Je n\u2019en suis pas convaincu, a lancé le sénateur conservateur Tobias Enverga.Je soupçonne que le nombre de personnes mal à l\u2019aise à cette idée est plus élevé que le nombre de transgenres.» M.Enverga, lui-même d\u2019origine philippine, a rappelé que le Canada accueillait beaucoup d\u2019immigrants d\u2019origines et de croyances diverses qui ne seraient pas nécessairement à l\u2019aise avec cette idée, en particulier les femmes musulmanes voilées.«Si une personne n\u2019est pas prête à montrer ses cheveux à un homme, comment cette personne se sentira-t-elle à l\u2019idée de partager un espace d\u2019intimité tel qu\u2019un vestiaire avec des gens qui semblent appartenir au sexe opposé?» Mardi, c\u2019est la sénatrice conservatrice Lynn Beyak qui s\u2019est opposée au C-16 au motif qu\u2019il était «superflu», la discrimination étant déjà interdite par la Charte des droits et libertés.«Pierre Elliott Trudeau avait raison, il y a des décennies, lorsqu\u2019il a dit que l\u2019État n\u2019a rien à faire dans la chambre à coucher des gens.Selon moi, cela vaut aussi pour la cuisine, le couloir, le sous-sol et la salle de bain», a-t-elle déclaré.Mm e Beyak en a profité pour déplorer que les enfants reçoivent des cours d\u2019éducation sexuelle à l\u2019école plutôt que de leurs parents.« On leur apprend à enfiler des préservatifs sur des concombres et on leur demande s\u2019ils préfèrent être un garçon ou une fille avant même qu\u2019ils comprennent vraiment la dif férence entre les deux.N\u2019est-il pas temps que nous mettions de l\u2019ordre dans nos priorités ?» Le Devoir Le débat sur l\u2019utilisation des toilettes publiques se transporte à Ottawa DARRYL DYCK LA PRESSE CANADIENNE Une salle de bain ouverte à tous, peu importe l\u2019identité sexuelle, à l\u2019Université Simon Fraser Sept arrestations liées au fentanyl au Québec Les forces policières ont démantelé la semaine dernière un réseau de production de métham- phétamine et de fentanyl, et procédé à sept arrestations.Le SPVM, la GRC et d\u2019autres corps de police ont procédé à des perquisitions à L\u2019Assomption, Brossard, Saint-Charles-sur-Ri- chelieu et Montréal, dans trois laboratoires et une résidence privée.Sur les lieux, ils ont trouvé de l\u2019équipement servant à la production de la drogue et des presses à comprimés capables de produire jusqu\u2019à 8000 comprimés à l\u2019heure.D\u2019importantes quantités d\u2019autres drogues \u2014 cocaïne, oxycodone, etc.\u2014 ont aussi été saisies.Les suspects ont été relâchés et comparaîtront à une date ultérieure.Le Devoir A L E X A N D R E S H I E L D S Aux prises avec une présence avérée de la carpe asiatique au Québec, le gouvernement Couillard n\u2019écarte pas l\u2019idée de bonifier le budget consacré à la lutte contre cette espèce invasive particulièrement dommageable.«Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs suit la situation de la carpe asiatique de près et entend consacrer les sommes nécessaires à la lutte contre cette espèce envahissante à même ses budgets de fonctionnement», a indiqué mardi le porte-parole du ministère, Jacques Nadeau, en réponse aux questions du Devoir.«Les budgets consacrés à la lutte devraient permettre au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs de remplir sa mission, mais ils pourraient être ajustés en fonction des besoins», a-t-il ajouté.Pour le moment, le ministère dispose d\u2019une enveloppe de 1,7 million de dollars répartie sur trois ans.Selon ce qu\u2019a fait valoir Véronik de la Chene- lière, de la direction de l\u2019expertise sur la faune du ministère, ce budget avait toutefois été établi en vue d\u2019une phase «préparatoire».Le plan budgétaire gouvernemental précise notamment que cette enveloppe doit permettre de réaliser une «analyse de risques pour le Québec» et de développer «une expertise» sur la carpe asiatique.La confirmation mardi de la présence de la carpe asiatique à 16 endroits le long du Saint-Lau- rent et dans deux rivières force cependant le ministère à «déployer plus d\u2019efforts», a précisé Véro- nik de la Chenelière.«Le meilleur allié dans ce genre de situation, c\u2019est de disposer de plus de temps, donc d\u2019agir tôt.» Dans ce contexte de craintes d\u2019une propagation à grande échelle, le directeur général de la Société pour la nature et les parcs du Québec, Alain Bran- chaud, estime qu\u2019il est essentiel de débloquer des fonds supplémentaires.«Pour la mise en place d\u2019un plan d\u2019action concret pour lutter contre l\u2019envahissement de la carpe asiatique, il est évident que la somme de 1,7 million de dollars est insuffisante.» Le Devoir Québec envisage d\u2019investir davantage pour repousser la carpe asiatique Michel Venne quitte l\u2019Institut du Nouveau Monde Le fondateur de l\u2019Institut du Nouveau Monde (INM) quitte l\u2019organisme voué à accroître la participation des citoyens à la vie démocratique.Michel Venne a annoncé son départ dans un communiqué.C\u2019est la directrice générale adjointe, Julie Caron-Malenfant, qui lui succède.Michel Venne terminera les projets et les contrats dont il assume la responsabilité auprès de clients et de partenaires de l\u2019Institut, et demeura à l\u2019INM à titre de conseiller à la direction jusqu\u2019à la fin juin.Le Devoir La ministre Vallée s\u2019excuse d\u2019avoir consulté sa tablette La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, a offert ses excuses pour s\u2019être changé les idées sur sa tablette durant l\u2019étude de la loi spéciale pour forcer le retour au travail des juristes de l\u2019État au petit matin mardi.«Vers 3h45 la nuit dernière, je suis devenue très fatiguée.[\u2026] J\u2019ai pris un gros cinq minutes pour regarder ma tablette.Je m\u2019en excuse», a-t-elle écrit sur les réseaux sociaux.Des membres de l\u2019association Les avocats et notaires de l\u2019État québécois (LANEQ), qui se trouvaient dans les gradins du Salon bleu durant la nuit, avaient aperçu la ministre «empoigner son iPad et [se mettre] à jouer à un jeu qui ressemblait en tout point de vue à Bubble Crush» durant le débat, a expliqué un porte-parole de LANEQ sur les ondes du 98,5 FM.Le Devoir I S A B E L L E P O R T E R U n avis juridique obtenu par l\u2019opposition révèle que la Ville de Québec a le pouvoir de déposer une demande d\u2019injonction pour forcer la fermeture de l\u2019entreprise Anacolor.Il lui faudra toutefois constituer une preuve scientifique dont elle ne dispose pas.«La Ville se déresponsabilise depuis le début dans ce dossier- là, a dénoncé mercredi la chef de Démocratie Québec, Anne Guérette.Elle va en cour dans toutes sor tes de dossiers.[\u2026] Son choix n\u2019a pas été de priori- ser ce dossier-là.» L\u2019administration Labeaume martèle depuis des mois que sa capacité à sévir contre Ana- color est limitée et qu\u2019il appartient au ministre du Développement durable, David Heur- tel, de piloter le dossier.L\u2019usine de coloration de pièces métalliques produit des odeurs si insupportables dans le secteur de Cap-Rouge que l\u2019école voisine a suspendu les récréations dehors.Prié de réagir, le cabinet du maire a réitéré que « le ministre était plus outillé pour intervenir».L\u2019avis juridique produit par la firme Tremblay-Bois-Mi- gnault-Lemay établit en ef fet que la Ville peut déposer une demande d\u2019injonction.Or il ajoute que de telles procédures judiciaires « supposent » qu\u2019elle détienne la preuve scientifique d\u2019une contravention à la Loi sur la qualité de l\u2019environnement ou le Règlement sur l\u2019assainissement de l\u2019atmosphère.Selon Mme Gué- rette, il appartient à la Ville de « monter sa preuve » et elle aurait déjà dû le faire.Le gouvernement étudie ses options En juin, un rappor t de la Santé publique dévoilé par Le Soleil a établi que les émanations n\u2019étaient pas toxiques, mais a aussi confirmé que les nausées et les maux de tête ressentis par la population provenaient bel et bien de là.Le ministère du Développement durable et l \u2019entreprise doivent se retrouver devant le tribunal administratif le 20 mars parce que l\u2019entreprise conteste une exigence que lui a imposée le ministère cet automne.Du côté de l\u2019Assemblée nationale aussi, l\u2019opposition réclame une demande d\u2019injonction.Questionné là-dessus cette semaine, le ministre Heurtel a renvoyé la balle à la procureure générale et à la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, chargée de ce genre de recours.Au cabinet de Mm e Vallée, on nous indique que « les divers moyens d\u2019intervention sont à l\u2019étude présentement ».Or, pour le député caquiste Éric Caire, c\u2019est trop lent.« Les libéraux sont des spectateurs dans ce dossier-là, dit-il.Le premier ministre doit mettre son pied à terre et demander à ses ministres de prendre leurs responsabilités.» Le Devoir L E D E V O I R , L E J E U D I 2 M A R S 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 5 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 USINE POLLUANTE La Ville de Québec pourrait sévir contre Anacolor L\u2019administration Labeaume devra toutefois détenir une preuve scientifique H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondante parlementaire à Ottawa Le gouvernement de Justin Trudeau s\u2019apprête peut-être à mettre la hache dans le projet de loi qui aurait interdit la discrimination génétique lors de l\u2019achat d\u2019une police d\u2019assurance, mais il demande aux provinces de prendre le relais.Dans une lettre qu\u2019elle envoie aux premiers ministres des 13 provinces et territoires, la ministre fédérale de la Justice, Jody Wilson-Raybould, écrit «qu\u2019il est très important que les provinces et les territoires prennent les mesures nécessaires dans leur sphère de compétence respective afin d\u2019interdire la discrimination fondée sur des caractéristiques génétiques ».Mme Wilson-Ray- bould demande au Conseil de la fédération de lui faire part de son éventuelle position commune d\u2019ici le 7 mars, date à laquelle le projet de loi traitant de cette question, le S-201, sera à nouveau débattu à la Chambre des communes.Le S-201 aurait interdit aux compagnies d\u2019assurances d\u2019exiger d\u2019un futur client qu\u2019il passe un test génétique ou qu\u2019il leur communique les résultats de tests déjà passés.Mais Ottawa s\u2019est rangé à l\u2019argument de certaines provinces, en particulier le Québec, qu\u2019un tel projet de loi empiète sur leurs compétences, notamment en matière de contrats.Les libéraux entendent donc éviscérer le S-201 lors du débat la semaine prochaine pour n\u2019en conser ver que la par tie ajoutant la génétique à la liste des motifs illicites de discrimination prévus à la Loi canadienne sur les droits de la personne.Cette loi ne s\u2019applique pas au secteur de l\u2019assurance, ce qui fait dire au géniteur de S-201, le sénateur maintenant à la retraite James Cowan, que la version amendée sera inutile.Problème reconnu Mme Wilson-Raybould semble reconnaître le problème dans sa lettre.Elle y rappelle à quel point les « tests génétiques peuvent faciliter la prédiction des risques de maladie».Elle reconnaît aussi que des personnes pourraient «éviter de subir de tels tests de peur d\u2019être victimes de discrimination », notamment au moment de postuler à un emploi ou de souscrire une assurance.Aussi appelle-t- elle les divers ordres de gouvernement à coopérer.«En vertu du principe constitutionnel du fédéralisme, une protection exhaustive contre la discrimination génétique pour tous les Canadiens, dans tous les contextes [\u2026] ne peut être offer te qu\u2019en adoptant des mesures législatives étroitement imbriquées à l\u2019échelle fédérale, provinciale et territoriale».Quand Québec a écrit à Ottawa en décembre pour se plaindre des empiétements de S-201, il a soutenu que « les pratiques visées par le projet de loi sont déjà encadrées au Québec, notamment par le Code civil du Québec qui traite des informations pouvant être nécessaires aux assureurs dans l\u2019évaluation du risque ainsi que par la Charte québécoise des droits et libertés de la personne qui interdit déjà des pratiques discriminatoires qui viseraient l\u2019état de santé réel, futur ou perçu d\u2019un individu».Invité par Le Devoir à pointer les passages précis des lois québécoises interdisant aux compagnies d\u2019assurances d\u2019exiger un test génétique, le ministère de la Justice du Québec a indiqué que de tels passages n\u2019existaient pas.Le ministère a fait valoir qu\u2019il s\u2019agissait plutôt d\u2019une interprétation juridique de sa part.Le bureau du premier ministre Philippe Couillard a indiqué mercredi qu\u2019il venait à peine de recevoir la lettre et qu\u2019il allait prendre le temps de la considérer avant d\u2019y répondre.Les compagnies d\u2019assurances s\u2019opposent à la version originale de S-201.Elles se sont engagées moralement à ne pas exiger de leurs clients qu\u2019ils passent des tests génétiques.Mais elles estiment nécessaire d\u2019avoir accès aux résultats de tests déjà en la possession de leurs clients.Autrement, les assureurs craignent qu\u2019un client se sachant à risque de développer une maladie souscrive une juteuse assurance sans payer les primes appropriées.Le Devoir Ottawa demande aux provinces d\u2019agir contre la discrimination génétique JUSTIN TANG LA PRESSE CANADIENNE Jody Wilson-Raybould reconnaît que des personnes pourraient « éviter de subir des tests» génétiques par crainte de discrimination.JONATHAN O'NEIL UNIVERSITÉ MCGILL / LA PRESSE CANADIENNE Les microfossiles étaient enfouis dans des couches de quartz du site géologique de la ceinture de Nuvvuagittuq.Les libéraux entendent éviscérer le projet de loi S-201 lors du débat la semaine prochaine É M I L I E B E R G E R O N D e minces filaments contenus dans des roches trouvées près d\u2019Inukjuak, dans le Nord-du-Québec, semblent constituer les plus vieux fossiles découverts jusqu\u2019à maintenant dans le monde, et donnent des arguments aux défenseurs de l\u2019idée selon laquelle les premiers écosystèmes habitables sont apparus dans des cheminées sous-marines.Une nouvelle étude dont les résultats ont été publiés mercredi dans la revue scientifique Nature lève le voile sur la découver te de restes minéraux qui découleraient d\u2019une bactérie qui existait il y a de 3,77 milliards à 4,28 milliards d\u2019années.Si l \u2019on se fie aux conclusions des chercheurs qui ont piloté l\u2019étude, ces fossiles outrepassent par leur âge la barre des 3,7 milliards d\u2019années attribuées aux éléments qui étaient jusqu\u2019à présent identifiés comme les fossiles les plus anciens.Ces derniers avaient été trouvés au Groenland et identi f iés comme de possibles fossiles en août dernier.Cette fois, la précieuse trouvaille a été faite dans la ceinture géologique de Nuvvuagit- tuq, située sur la côte est de la baie d\u2019Hudson, au Nunavik.L\u2019emplacement, qui pourrait avoir recelé certaines des premières formes de vie sur Terre, est situé à environ 40 kilomètres d\u2019Inukjuak.Pour le chercheur canadien Jonathan O\u2019Neil, qui agissait à titre de géologue expert en environnements primitifs tout au long des recherches, la découverte annoncée mercredi a de quoi «mettre les choses en perspective », même si la ceinture de Nuvvuagittuq est son terrain de jeu de prédilection depuis déjà une douzaine d\u2019années et que peu de choses semblent désormais le prendre au dépourvu à cet endroit.«C\u2019est vraiment l\u2019environnement idéal où on pouvait trouver des traces de vie», a expliqué le professeur du Département des sciences de la Terre et de l\u2019environnement de l\u2019Université d\u2019Ottawa en entrevue avec La Presse canadienne.L\u2019âge très avancé de cette formation rocheuse est connu depuis le tournant des années 2000, mais de nouvelles avancées, en 2008, ont permis de réévaluer son ancienneté à 4,3 milliards d\u2019années, a-t-il exposé.On estimait a priori que cette ceinture géologique était vieille de 3,8 milliards d\u2019années.Scepticisme à l\u2019horizon Si les auteurs de l\u2019étude parue dans Nature \u2014 dont plusieurs sont issus du University College de Londres \u2014 s\u2019extasiaient mercredi sur leur récente découverte, leur travail est loin d\u2019être terminé, puisqu\u2019ils doivent encore convaincre l\u2019ensemble de la communauté scienti - fique que les éléments trouvés ont bel et bien abrité des formes de vie.L\u2019étude rendue publique mercredi n\u2019a pour l\u2019instant pas suf fi à convaincre les spécialistes, du moins pas tous.Martin J.Van Kranendonk, qui avait rappor té la décou- ver te de fossiles anciens au Groenland au mois d\u2019août, est parmi ceux qui ont des doutes.« Je dirais qu\u2019il ne s\u2019agit pas de fossiles », a dit le chercheur de l\u2019université australienne New South Wales en entrevue avec l\u2019Associated Press, au sujet des filaments détectés dans la ceinture géologique de Nuvvuagittuq.Quoi qu\u2019il en soit, M.O\u2019Neil, géologue expert en environnements primitifs, souligne que l\u2019étude rendue publique mercredi est loin d\u2019être une porte de sortie ou une résolution définitive de l\u2019immense question de la naissance de la vie.Plus encore, la vie primitive pourrait être révélatrice de la vie qui reste à être découver te dans le futur \u2014 proche comme lointain \u2014, croit-il.La Presse canadienne SCIENCE Les plus anciens fossiles du monde trouvés au Québec Donald Trump a baissé le ton mardi soir dans son premier discours au Congrès.Un peu moins candidat de campagne, un peu plus président des États-Unis.Sauf que, sous le vernis de modération, les positions restent les mêmes pour l\u2019essentiel, c\u2019est-à-dire belliqueuses, et son discours n\u2019a pas dit grand-chose de la manière dont il comptait mettre en œuvre ses promesses et les financer.éguisé en homme vaguement sensé, M.Trump s\u2019est à peu près montré à la hauteur de la situation mardi soir, si tant est qu\u2019on lui trouve de la crédibilité.Il aura au moins compris que l\u2019auguste enceinte dans laquelle il se trouvait ne l\u2019autorisait pas vraiment à se comporter en chien méchant de campagne.En bon vendeur, il a tendu la main aux démocrates en invitant le Congrès à en ?nir avec ses « querelles triviales » pour le bien du commun des Américains.Mais c\u2019est surtout en matière d\u2019immigration qu\u2019il a paru mettre le couvercle sur ses habituelles vociférations \u2014 ne s\u2019empêchant pas par ailleurs, ?dèle à lui-même, d\u2019amalgamer copieusement criminalité et immigrants illégaux.Devant des journalistes en après-midi, il s\u2019était permis pour la première fois d\u2019ouvrir la porte à l\u2019idée de régulariser le statut de millions d\u2019illégaux, ce que pourtant les purs et durs de son électorat considèrent comme une inacceptable « amnistie ».Il est revenu en soirée en termes très dilués sur l\u2019idée de réaliser une « réforme positive », avec coup de chapeau bizarre au Canada et à l\u2019Australie pour leur système migratoire « au mérite » (lisez à ce sujet le texte de Lisa-Marie Gervais en page A 2).De ceci à cela, il n\u2019est pas inutile d\u2019ajouter que l\u2019Associated Press a d\u2019autre part indiqué mercredi que les ressor tissants irakiens pourraient être finalement exclus du décret migratoire anti-musulman dont la Maison-Blanche est sur le point de présenter une nouvelle version, après le cafouillage majeur qui a accompagné la première mouture bâclée du décret présenté il y a quelques semaines.Est-ce donc à dire que M.Trump est en train de prendre la mesure des modalités qui accompagnent l\u2019exercice du pouvoir présidentiel ?Considérons, jusqu\u2019à preuve du contraire, que la modération dont il a fait l\u2019effort de faire preuve tient encore du leurre, au regard de la rhétorique violente à laquelle il a habitué la planète depuis un an et demi.Sur le fond, son discours était toujours aussi trempé dans le salut par le protectionnisme.Si, du reste, il a marqué des points dans l\u2019opinion publique avec sa présentation, disent les sondages, il peut sans doute remercier Car- ryn Owens \u2014 la veuve inconsolable du soldat américain tué au Yémen, ?n janvier \u2014 dont le deuil a rempli le Congrès, mardi soir, d\u2019une émotion politiquement utile à M.Trump.?Quoi qu\u2019on pense de l\u2019homme, et aussi sinueux que soient les méandres électoraux qui l\u2019ont mené à la Maison-Blanche, il est clair que son élection illustre la profonde déception d\u2019une grande partie des Américains à l\u2019égard de la classe politique.Dans les circonstances, qui sont celles d\u2019une démocratie dys- fonctionnelle, on ne peut évidemment pas s\u2019empêcher de penser que les démocrates auraient été mieux avisés de con?er l\u2019investiture à Bernie Sanders.Cela dit, M.Trump s\u2019est à nouveau montré très avare de détails sur la façon dont il allait remplir ses promesses de campagne \u2014 et les ?nancer.Beaucoup attendent des précisions, non sans une certaine impatience, à commencer par les républicains.Par quelle quadrature du cercle augmentera-t-il donc les dépenses militaires de 54 milliards et ?nancera-t-il un plan d\u2019infrastructure au montant de 1000 milliards tout en réduisant «massivement » les taxes et sans toucher au Medicare (l\u2019assurance-maladie pour les personnes âgées) et au Social Security Act, des programmes sociaux qui représentent une part majeure du budget fédéral ?Résultat : les projets du nouveau président demeurent, un mois et demi après son entrée en fonction, très confus.Par comparaison, Barack Obama n\u2019était arrivé au pouvoir que depuis quelques semaines en 2009 qu\u2019il avait fait voter au Congrès un plan à hauteur de 1000 milliards pour s\u2019attaquer à la crise ?nancière et jeter les bases du projet de loi créant Obama- care.Il était mieux préparé.L E D E V O I R , L E J E U D I 2 M A R S 2 0 1 7 A 6 EDITORIAL L E T T R E S Pensons aux aînés J\u2019ai lu avec intérêt l\u2019article publié dans votre édition du lundi 27 février intitulé : «Sécurité routière : quatre principes à intégrer au nouveau Code».Je n\u2019ai pas fait d\u2019analyse de contenu systématique, mais il me semble que la problématique cyclistes vs camions ou cyclistes vs voitures est beaucoup plus mentionnée par les médias que la problématique piétons vs voitures, mais aussi piétons vs cyclistes.Je suis une aînée, mais en forme et agile.Tous les aînés ne le sont pas.L\u2019hiver est un moment plus particulièrement difficile pour les aînés qui ne conduisent pas et qui veulent se déplacer à l\u2019extérieur : risque de chute sur les trottoirs givrés, obligation d\u2019enjamber un banc de neige pour prendre l\u2019autobus\u2026 Très ironique de voir, comme je l\u2019ai vu la semaine dernière, une piste cyclable accessible aux cyclistes, alors que les piétons et usagers du transport en commun devaient enjamber des bancs de neige.Évidemment, ce qui précède concerne plutôt Montréal et les villes où il y a du transport en commun.Dans les milieux ruraux, il est urgent qu\u2019il y ait des services du style taxi- bus si on ne veut pas que les aînés deviennent un fardeau pour la société, car confinés dans leur maison ou appartement, sans interaction sociale, donc déprimés et dépérissant physiquement.L I B R E O P I N I O N P A T R I C K M O R E A U Rédacteur en chef de la revue Argument D ans un de ses éditoriaux de la semaine dernière, Francine Pelletier affirme, à propos de la laïcité, «qu\u2019on ne sait pas vraiment de quoi on parle, quand on en parle».Sur ce constat, je suis plutôt d\u2019accord avec elle.Comme bien d\u2019autres mots qui sont essentiellement problématiques \u2014 par exemple « liberté » ou « démocratie » \u2014, cette notion n\u2019a pas de définition arrêtée et définitive.Mais si on ne sait pas avec exactitude ce qu\u2019est la laïcité, on sait au moins ce qu\u2019elle n\u2019est pas \u2014 comme on sait que, même qualifiée de « populaire », la démocratie ne peut s\u2019accorder avec un régime de parti unique, ou que le mot « liber té » ne peut être synonyme d\u2019« esclavage », comme dans le célèbre roman de George Orwell.Une fois ce principe établi, force est de constater que le Canada, comme d\u2019ailleurs le Québec, ne peut être considéré comme laïque.Le Canada comme le Québec sont des États religieux, poly ou multireligieux, certes, mais religieux tout de même, et situés l\u2019un comme l\u2019autre aux antipodes de la laïcité.Une telle affirmation peut paraître exagérée, voire extravagante.Pourtant, quelques exemples devraient suffire à convaincre un observateur impartial.Tout d\u2019abord, le préambule de la Charte canadienne des droits et libertés, dont on prétend à tort qu\u2019elle est au fondement de la laïcité canadienne, s\u2019ouvre sur ces mots: «Attendu que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu et la primauté du droit».On conviendra sans peine qu\u2019une telle formule, placée en tête de la loi fondamentale du pays, n\u2019est pas laïque.Or cet exemple n\u2019est pas le seul qui atteste le caractère fondamentalement religieux de l\u2019État fédéral.Ainsi, une prière, œcu- ménique depuis 1994 et qui commence par l\u2019invocation de «Dieu Tout-Puissant», est récitée à la Chambre des communes au début de chaque séance parlementaire.On est très loin là encore de la laïcité.«Suprématie de Dieu» À la lumière de ces deux exemples, on comprend mieux pourquoi, alors que la Charte protège théoriquement la « liberté de conscience et de religion», seule cette dernière (à l\u2019exception évidemment du handicap, mais c\u2019est un cas fort différent) donne droit dans les faits à ces « accommodements raisonnables » dits « pour motif religieux » ; ce qui permet au moins de se demander, avec le juriste Jean-François Gau- drault-Desbiens, si ce dernier exemple «ne révèle pas [\u2026] le statut privilégié que la Cour suprême reconnaît, d\u2019une part, à la religion dans la foison des \u201cdoctrines compréhensibles\u201d susceptibles d\u2019encadrer et de guider la vie des individus et, d\u2019autre part, à la liberté de religion dans la hiérarchie des droits ».Autrement dit, si le Canada apparaît relativement neutre à l\u2019égard des diverses confessions religieuses pratiquées sur son territoire, il ne l\u2019est absolument pas par rapport à la religion en général, qu\u2019il favorise expressément, ce qui concour t à faire des incroyants sinon des citoyens de second ordre, des citoyens moins favorisés en tout cas.Dans cette affirmation de la « suprématie de Dieu », le Québec n\u2019est pas en reste.Outre le crucifix qui trône au mur du Salon bleu du parlement, on peut mentionner les importantes exonérations ou réductions fiscales dont bénéficient les lieux de culte, les membres d\u2019un ordre religieux, les organismes liés à une religion ou, autre exemple, le cours Éthique et culture religieuse qui place la religion au cœur de l\u2019identité des élèves, aux dépens de ceux qui sont sans religion, qui se retrouveront ainsi symboliquement marginalisés.Un État véritablement laïque n\u2019est pas censé placer de cette façon la religion très au-dessus de toutes les autres « doctrines compréhensibles » et convictions de ses citoyens, ni la favoriser financièrement.Le chef du gouvernement d\u2019un tel État y penserait également à deux fois avant de proclamer : «Allahu Akbar» (Dieu est grand !), même à l\u2019occasion des obsèques des victimes d\u2019un acte terroriste odieux.En effet, M.Couillard est sup- posément le premier ministre de tous les Québécois, qu\u2019ils croient en Dieu ou n\u2019y croient pas.Lui-même peut évidemment avoir, en tant qu\u2019individu, la foi qu\u2019il veut ; mais si nous vivions réellement dans un État laïque, il devrait s\u2019abstenir d\u2019exprimer publiquement cette foi lors d\u2019une cérémonie durant laquelle il représentait le Québec et tous les Québécois.Il est vrai que les croyants qui fréquentent assidûment les lieux de culte ont plus tendance que d\u2019autres à voter en bloc, surtout si leurs prêtres, leurs imans, leurs rabbins, etc., les y encouragent ne serait-ce qu\u2019à mots couverts \u2014 « Le ciel est bleu, l\u2019enfer\u2026» On connaît ça.Il est clair que, si bien des élus visitent avec une telle fréquence les lieux de culte, courtisent les chefs religieux et ne veulent surtout pas entendre parler de loi sur la laïcité, ce n\u2019est pas seulement une question de principes, mais aussi et surtout parce qu\u2019ils y trouvent leur intérêt\u2026 électoral.Précisons, pour finir, qu\u2019il n\u2019y a d\u2019ailleurs nulle obligation pour un État d\u2019être laïque (nombre d\u2019États souverains à travers le monde ne le sont pas).Que l\u2019on cesse par contre de nous faire prendre des vessies pour des lanternes, et le débat entourant ces questions des relations entre la religion et l\u2019État y gagnera, sinon en aménité, du moins en clarté.Vous avez dit laïcité ?FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente du développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-président des ventes publicitaires MARK DROUIN Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS GAGNÉ, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET Justice \u2014 enfin ! \u2014 pour Omar Khadr Les gouvernements font face à de grands défis qui sont compliqués, qui prennent du temps et qui suscitent moult controverses: réduire les inégalités sociales, lutter contre les changements climatiques, faire du développement durable, etc.Il est par contre des problèmes graves, des injustices criantes qui pourraient se régler, en exagérant à peine, par un simple coup de crayon.Le cas d\u2019Omar Khadr si éloquemment exposé par Manon Cor- nellier dans son éditorial du 27 février («Omar Khadr : Cela a trop duré») est un de ceux-là.Ce jeune adulte, d\u2019abord abusé par sa famille, subit depuis plus de 15 ans toutes sortes de cruautés auxquelles le gouvernement de son pays a généreusement contribué, au mépris des règles de droit et de la simple humanité.Il serait urgent que notre gouvernement libéral 2.0 mette fin une fois pour toutes à cette situation.Les beaux discours humanistes du premier ministre sonneront creux tant qu\u2019il s\u2019entêtera à cautionner la méchanceté avec laquelle on continue de traiter M.Khadr.Allez, M.Trudeau, un coup de crayon, juste un petit coup de crayon ! François Thérien Montréal, le 28 février 2017 Ci-dessous quelques suggestions personnelles pour le futur Code de la sécurité routière.En milieu urbain : fixer des normes pour le temps des numérateurs pour traverser les rues ; aménager des endroits où un piéton peut arrêter en traversant une artère très large ; ne pas exiger que les piétons doivent marcher de très longues distances entre les feux de circulation ou entre les feux piétonniers ; ne pas permettre aux cyclistes de circuler sur les trottoirs ou à contre-courant dans les rues à sens unique ; les obliger à respecter les feux rouges.En milieu rural : comme déjà mentionné, il y a un énorme besoin de transport, pour les aînés, et sûrement pour des personnes de tout âge qui n\u2019ont pas de voiture.D\u2019où l\u2019importance partout au Québec d\u2019élargir l\u2019offre de transport.Mon mari et moi avons un chalet dans les Laurentides.J\u2019adore conduire sur ces petites routes.Ça m\u2019a peinée il y a environ quatre ans de voir une femme d\u2019un certain âge qui faisait du pouce.Je lui ai donné un lift.Comme une des sociétés les plus riches au monde, ne devrions- nous pas offrir plus, en matière de transport, aux personnes démunies, à Montréal et partout au Québec?Hélène Robillard-Frayne, membre du CA de l\u2019AQDR Ahuntsic\u2013Saint-Laurent Montréal, le 28 février 2017 DONALD TRUMP Signes de modération ?D GUY TAILLEFER Le Canada comme le Québec sont des États religieux, poly ou multireligieux, certes, mais religieux tout de même, et situés l\u2019un comme l\u2019autre aux antipodes de la laïcité L E D E V O I R , L E J E U D I 2 M A R S 2 0 1 7 A 7 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon (chef de division), Guy Taillefer (éditorialiste, responsable de la page Idées), Michel Garneau et Pascal Élie (caricaturistes), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division et reporter), Stéphane Baillargeon (généraliste), Gérald Dallaire (pupitre), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Jean Dion (sports), Marco Fortier (éducation), Marie-Pier Frappier (pupitre), Lisa-Marie Gervais (diversité), Pauline Gravel (sciences), Jessica Nadeau (éducation).Alexandre Shields (environnement); information politique : Michel David (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec); information culturelle : Guillaume Bourgault-Côté (politiques culturelles), Julie Carpentier (pupitre), Fabien Deglise (livres), Catherine Lalonde (arts vivants), François Lévesque (écrans), Caroline Montpetit (arts vivants), Philippe Papineau(médias); information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Benoît Munger (pupitre); information internationale : Guy Taillefer (chef de division); section art de vivre : Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); cahiers spéciaux : Loïc Hamon (responsable); équipe numérique : Laurence Clavel, Guillaume St-Hilaire et Geneviève Tremblay (pupitres); correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant (correctrices) ; soutien à la rédaction : Amélie Gaudreau (coordonnatrice à la rédaction), Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITÉ Marlène Côté, Évelyne De Varennes, Amel Elimam, Caroline Filion, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (directrices de comptes), Amélie Maltais (commis aux avis légaux), Alessandra Tantalo et Laurence Hémond (coordonnatrices publicitaires).PRODUCTION Yannick Morin, Anthony White et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Luc Girard (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice marketing, communications et relations publiques), Sébastien Beaupré (coordonnateur service à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie Filion, Isabelle Sanchez (préposées au service à la clientèle).ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici (technicienne comptable), Véronique Pagé (responsable du crédit).J E A N - F R A N Ç O I S L I S É E Député de Rosemont et chef du Parti québécois rançois Legault ouvre un nouveau front.Dans une récente entrevue au Devoir, il montre les dents contre le regroupement familial des immigrants, réclamant le droit de refuser l\u2019entrée des « monon- cles » et des « matantes », dont plusieurs ne parlent pas français.D\u2019abord, le Québec a parfaitement le droit de limiter l\u2019entrée des oncles et des tantes, ce que M.Legault ignore ou feint d\u2019ignorer.Quant à la promesse de la CAQ de renvoyer chez eux les immigrants qui échoueraient au bout de trois ans à son test «de valeurs » et de français, le premier juge canadien venu invalidera cette décision dans l\u2019heure.Et puisque la CAQ promet de garder le Québec dans le Canada pour toujours\u2026 Bref, ces propositions n\u2019ont de valeur que dans le monde de la mise en marché poli - tique.François Legault fait mine de mener des combats, mais choisit souvent ceux qu\u2019il ne peut pas gagner.Legault l\u2019identitaire devient Legault l\u2019immobiliste lorsque vient le temps d\u2019agir sur ce qu\u2019il peut vraiment contrôler.Un des gestes les plus structurants pour le français serait d\u2019étendre la loi 101 aux entreprises de 25 à 50 employés là où, notamment dans la région de Montréal, des dizaines de milliers d\u2019allophones s\u2019anglicisent.Le gouvernement Ma- rois avait proposé de le faire, mais François Legault s\u2019y était opposé bec et ongles.Le Parti québécois étant minoritaire, la mesure n\u2019a pu être adoptée et la défense du français au travail a perdu un temps pré - cieux.À ce jour, M.Legault maintient son refus.La CAQ se gargarise maintenant de sa détermination identitaire, affirmant un jour que « le soutien à la langue française ne doit exclure a priori aucune avenue législative ou juridique ».Elle fait pour tant blocus contre tout outil qui retirerait l\u2019exception donnant aux membres des Forces armées le droit d\u2019envoyer leurs enfants à l\u2019école anglaise, contrairement à tous les autres Québécois.Comment expliquer ces zigzags ?Simple : les moyennes entreprises et les soldats de la région de Québec font partie de l\u2019électorat ciblé par la CAQ.Alors, pas touche ! Les Québécois d\u2019adoption, non.Alors, toutes voiles dehors ! Laïcité: la CAQ cherche la bagarre, le PQ cherche le succès Le Parti québécois a su tirer des leçons des débats sur la charte.Le succès de pas supplémentaires vers la laïcité et l\u2019identité repose sur une approche ferme mais équilibrée qui s\u2019appuie sur un rassemblement plus grand.D\u2019abord, les Québécois d\u2019adoption doivent savoir que l\u2019approche proposée vise l\u2019inclusion, non l\u2019exclusion.Il est donc indispensable d\u2019agir réellement pour l\u2019intégration en emploi de ces Québécois, de faire reculer la discrimination et le racisme.Ces actions de justice sociale permettent du même coup de bien établir la volonté du vivre-ensemble, un compagnon nécessaire de l\u2019acceptation de nouvelles règles de ce vivre-ensemble.La CAQ et François Legault ne montrent aucun intérêt pour ces questions, s\u2019employant d\u2019ailleurs à dénoncer, sur les réseaux sociaux, une proposition du PQ visant à sanctionner les employeurs racistes.Sur l\u2019épineuse question des signes religieux, le Parti québécois propose d\u2019élargir leur balisage à tous les signes de conviction, politiques et sociaux, donc non seulement religieux \u2014 ce qui les met tous à égalité et évite la stigmatisation.L\u2019interdiction proposée par la charte aux seuls signes ostentatoires avait été perçue comme discriminatoire envers certaines religions.La proposition actuelle du Parti québécois évite cet écueil.La CAQ n\u2019aborde jamais ces questions et avance sans nuances.Dans l\u2019application de sa politique, le Parti québécois propose de former tous les employés de l\u2019État à la notion du devoir de réserve religieux et des autres convictions, afin de créer une culture de l\u2019adhésion à la neutralité de l\u2019État.Les signes seraient interdits pour les juges, les policiers et les gardiens de prison (immédiatement) ainsi qu\u2019aux enseignants et aux éducateurs en garderie embauchés après l\u2019adoption de cette règle.La CAQ, elle, renonce à toute action visant l\u2019ensemble des employés de l\u2019État mais, surtout, propose d\u2019appliquer sans clause de droits acquis son interdiction aux éducateurs et aux enseignants.Elle imposerait ainsi un régime de sanctions et de mise à pied des récalcitrants.Cette approche fera la joie des opposants à la laïcité , y compris des islamistes radicaux, à qui un gouvernement de la CAQ offrirait sur un plateau un certain nombre de victimes de renvoi, promues en autant de martyres.Plus fondamentalement, la CAQ refuse de rompre avec l \u2019 i n t e r c u l t u r a l i s m e .A u contraire, François Legault propose d\u2019enchâsser le concept dans une loi.Or, il est tellement lié au multiculturalisme qu\u2019il est difficile de l\u2019en différencier.Charles Taylor a déclaré un jour que l\u2019interculturalisme était « le multiculturalisme avec une nuance: le français».Le Parti québécois propose au contraire une rupture nette avec ces concepts.Dans une constitution interne, le Québec se doterait dès 2020 du concept de « concordance culturelle », qui propose pour la première fois que les Québécoises et les Québécois d\u2019hier, d\u2019aujourd\u2019hui et de demain soient invités à cheminer vers un tronc commun que chacun doit connaître et s\u2019approprier.On voit bien que la comparaison des approches de la CAQ et du Parti québécois sur ces questions permet de départager une politique caquiste électoraliste à courte vue d\u2019une offre péquiste à la fois structurante et pragmatique, conçue pour en étendre l\u2019acceptabilité le plus largement possible afin d\u2019assurer au Québec de réels progrès identitaires.LA RÉPLIQUE > POLITIQUE Le douteux marketing identitaire de la CAQ M A R C - U R B A I N P R O U L X Professeur en économie régionale, UQAC a gouvernance des universités québécoises alimente actuellement les manchettes.À Sherbrooke, la grève des professeurs heurte de front la haute administration universitaire.Le renouvellement de la charte de l\u2019Université de Montréal occasionne une levée de boucliers.L\u2019automne dernier, le recteur sortant de l\u2019Université Laval s\u2019est fait sermonner.À l\u2019UQAC et à l\u2019UQAM, les recteurs actuels ne renouvellent pas leur mandat, ce à quoi ils ont droit.Les postes de directeur général à pourvoir à l\u2019ENAP et à l\u2019INRS illustrent des difficultés de recrutement.En 2015, à Trois-Ri- vières, la rectrice a démissionné en cours de mandat.Pour tout le Canada, en réalité, l\u2019expression «épidémie de recteurs en difficulté» est utilisée dans le bulletin Affaires universitaires.Largement causé par les contraintes financières, ce gros malaise dans les universités s\u2019impose dans des agendas déjà chargés au sein des rectorats.Sous leurs yeux, un nouveau monde émerge en accélérant les changements dans un contexte de concurrence universitaire mondiale stimulée par l\u2019impulsion numérique.Comme bien d\u2019autres organisations, les universités sont en repositionnement quant à leur mission classique si essentielle.Face aux nombreux défis, les gouverneurs universitaires cherchent à maximiser leur attention sur le visionnement des voies d\u2019avenir, l\u2019examen des options et l\u2019orientation de leur établissement.Dispensatrices de savoir cumulatif, les universités sont inévitablement des acteurs névralgiques du Québec en réinvention.Avec les grandes forces en présence, un dialogue renouvelé pourrait conduire à de nouvelles convergences d\u2019intérêts en offrant aux universités les moyens de leurs ambitions en regard de l\u2019excellence en enseignement, en recherche et en services à la collectivité.Engagement initial Au cours des années 1960 au Québec, l\u2019éducation supérieure devint un droit défendu et aussi un devoir bien affiché par l\u2019État en matière de développement culturel, social et économique.À l\u2019époque, seulement 3% de la population possédait un grade universitaire.Selon l\u2019ISQ, en 2014, ce ratio atteignait 29,4 %, tiré par les taux élevés de Montréal (46,5 %) et de Québec (33,5%).Puisque ce niveau d\u2019éducation universitaire est inférieur à la moyenne canadienne, les efforts accrus doivent se poursuivre.D\u2019autant plus que les régions périphériques québécoises, jadis bien dotées par la grande industrie d\u2019attrayants emplois bien rémunérés, n\u2019ont en conséquence que 17,1% de leur population disposant d\u2019un diplôme universitaire.Signalons qu\u2019avec l\u2019enseignement de qualité et la recherche qui l\u2019enrichit, d\u2019autres modalités permettent l\u2019engagement des universités québécoises.Nous pensons tout de suite à la recherche et développement, mais aussi aux transferts technologiques, à la délocalisation de programmes hors campus ainsi qu\u2019aux interventions directes au sein des organisations publiques, privées et collectives.En outre, de nombreux universitaires s\u2019impliquent dans des maillages articulés au sein de grappes de PME.D\u2019autres pilotent des réflexions collectives autour de dossiers spécifiques en mobilisant des experts.Certains affirment leur rôle intellectuel par divers moyens, y compris l\u2019organisation d\u2019événements, la vulgarisation scientifique, les chroniques dans les médias, l\u2019animation communautaire, le militantisme.Plusieurs universitaires encore jouent un rôle entrepreneurial actif par des commandites de recherche, la valorisation mercantile de brevets, l\u2019incubation d\u2019initiatives.Bref, l\u2019université contemporaine représente au Québec un véritable moteur d\u2019innovations sociales, culturelles, politiques et économiques.Il s\u2019avère impératif de préserver sa mission traditionnelle.Sont ainsi déplorées les centaines de postes de professeur non pourvus actuellement dans les universités québécoises.En souffrent beaucoup les programmes de 1er cycle, qui représentent le socle de l\u2019université.Se révèle tout aussi déplorable le recul actuel du financement de la recherche universitaire après la forte poussée des années 2000 qui a pertinemment alimenté les programmes et les étudiants de cycles supérieurs.[\u2026] Partenariats Mis à part les grandes infrastructures de transport, les universités situées en région représentent le meilleur outil de développement régional jamais conçu.D\u2019une manière générale, elles facilitent l\u2019accessibilité aux étudiants, en particulier les moins mobiles, les adultes, les travailleurs, les moins for tunés ou tout simplement les personnes qui désirent étudier en région.Les effets de rétention de l\u2019expertise sont évidents.Aussi, les universités sises en ces lieux modulent généralement des recherches, des enseignements, des formations en fonction de spécificités territoriales.Elles possèdent ainsi leurs spécialités.Il faut savoir que les universités en région québécoise sont très engagées dans leur milieu qui, en retour, le leur rend bien.Dans l\u2019immensité du territoire québécois, les universités font face à des enjeux régionaux bien particuliers reliés aux problématiques de l\u2019eau, des mines, des forêts de feuillus et de résineux, de l\u2019aluminium, des ressources maritimes, du givre, de l\u2019agriculture, de l\u2019énergie renouvelable, des collectivités autochtones, des changements climatiques, de la nordicité, du transport.Ces enjeux sont ciblés par la recherche spécialisée autant dans les grandes universités de Montréal et de Québec que dans les laboratoires ancrés sur le terrain en région.Ces deux sources sont essentielles et complémentaires.Pour éviter les duplications, les inef ficacités et les incohérences, des partenariats s\u2019avèrent nécessaires dans un esprit de synergies.De nombreux enjeux s\u2019y prêtent bien.À cet effet, en Gaspésie, en Abitibi-Témisca- mingue et au nord des Laurentides en général, le problème crucial à résoudre réside dans le déclin démographique, surtout causé par le progrès technique et technologique qui élimine les emplois.Et la solution réside dans la diversification économique de cet immense Québec des régions.Cette périphérie québécoise ne sera jamais l\u2019Ohio ou le sud de l\u2019Ontario.Mais elle sera occupée, aménagée, développée et gouvernée.Les infrastructures sont déjà en place ou en planification.Il reste aux universités québécoises à optimiser leur engagement, en partenariat et en solidarité, pour jouer pleinement leur rôle en ce qui concerne le savoir et le savoir-faire nécessaires en ces lieux.ÉDUCATION L\u2019engagement des universités Comme bien d\u2019autres organisations, les universités sont en repositionnement quant à leur mission classique si essentielle LE DÉCLENCHEUR M.Legault réitère sa volonté d\u2019assujettir « tous les nouveaux arrivants» à la fois à un « test de français » et à un « test de valeurs», même s\u2019il convient qu\u2019il suffira à un individu ayant en horreur l\u2019égalité homme-femme par exemple de « tricher» pour mettre la main sur un certificat de sélection du Québec.\u2014 François Legault en entrevue au Devoir, 25 février 2017 L JACQUES NADEAU LE DEVOIR L\u2019université contemporaine représente au Québec un véritable moteur d\u2019innovations sociales, culturelles, politiques et économiques.F JACQUES NADEAU LE DEVOIR François Legault de passage au Devoir L E D E V O I R , L E J E U D I 2 M A R S 2 0 1 7 A 8 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S des contre-chants, c\u2019est sans limites.Le seul critère, c\u2019est la beauté\u2026» Dreamers, leur premier album en véritable tandem, est une sorte d\u2019aboutissement naturel.Fallait en arriver là un jour.Karen le savait probablement avant la naissance de Coral : elle chantait tout le temps, ça vibrait forcément en dedans.« C\u2019est toute l\u2019histoire de nous deux, ce que nous partageons là, rayonne Coral, notre grand road trip musical mère et fille ! » Elle ajoute, pour dire jusqu\u2019où vont la connivence et le goût des harmonies : «Quand j\u2019étais jeune et qu\u2019on faisait le ménage, on chantait avec\u2026 l\u2019aspirateur ! » Elles se regardent, éclatent de rire, comme si ce que raconte Coral les révélait plus que jamais, à la fois un peu fêlées et très, très fières de leur saine obsession.« Par rapport à la tonalité du bruit de l\u2019aspirateur, tu te rappelles maman ?On jouait avec les demi-tons et les quarts de ton, c\u2019était tellement le fun ! » Karen sourit : «Pour nous, chanter a toujours été un terrain de jeu, notre carré de sable\u2026 à la grandeur de la planète ! » «Quand Coral et son frère Doug étaient bébés, continue-t-elle, j\u2019écoutais tout le temps des musiques du monde.Des choses pas évidentes, enregistrées dans des peuplades au fin fond de la jungle.Je découpais des photos dans le National Geographic, j\u2019en faisais des collages au mur, avec plein de visages, des costumes de partout.Je voulais, même si on demeurait ici, même si on n\u2019avait pas vraiment les moyens de voyager, que la planète entière soit chez nous.» Harmoniser, une compulsion Sur l\u2019album, il y a tout autant la pièce Ben Seni Sevdugumi , de l \u2019ar t iste turc Kaz im Koyuncu, que la Valse en mi bémol de Catherine Major et Old Blue, folk-blues traditionnel.Entre autres aventures.Plus deux chansons inédites de Coral (Tongue Tied, Jon Song) et les préférées de leurs répertoires respectifs, retravaillées, augmentées d\u2019harmonies partout où c\u2019est possible.Coral souligne : partout.« On est faites pour trouver des harmonies pour des chansons qui n\u2019en avaient pas au départ.Ça nous vient tout seul.C\u2019est une sorte de compulsion.Moi, peu importe la chanson, faut que j\u2019invente une harmonie.Et s\u2019il y en a déjà une, j\u2019en crée une autre.Quand on a monté les chansons de l\u2019album, we took turns : à ton tour d\u2019en trouver une ! » Je leur dis que toute ma vie j\u2019ai fait ça en auto, avec la radio.Ajouter une autre partie vocale, mettons une troisième voix dans Two of Us, la chanson des Beatles.« So you\u2019re a harmony freak too ! » lance Karen en souriant.J\u2019ajoute que c\u2019est plus fort que moi, que je l\u2019entends dans ma tête, la voix qui n\u2019est pas là.Coral bondit de sa chaise : «Me too ! Je ne peux pas m\u2019en empêcher.Je pense que notre cerveau a besoin de ça, c\u2019est notre nourriture.Comme faire des mots croisés, mais avec les voix\u2026» Maintenant ou jamais?Encore faut-il bien les servir, ces voix, dans les arrangements et le mixage : il y a plein d\u2019espace pour la basse, la harpe, le violon.Les voix sont entourées, pas enterrées.« Ce n\u2019est pas non plus un blend tellement par fait qu\u2019on devient une seule personne, précise Coral.On est en même temps lead et choriste, l\u2019une et l\u2019autre.Ce qu\u2019on voulait, c\u2019était l\u2019esprit Crosby, Stills, Nash and Young.Des timbres qui se marient, mais distincts.» Karen relativise : «On a quand même des timbres proches, c\u2019est familial.Un peu comme les McGarrigle, elles ont un son.On voulait aussi que chaque chanson soit vraiment différente et que ça nous ressemble tout le temps.On s\u2019est donné de vrais défis, mais toujours dans le plaisir.» Pareillement ambitieuses, la mère et la fille : «On touche à plusieurs styles, mais on s\u2019en fout.C\u2019est de la musique, c\u2019est tout.À bas les styles ! Ce qui reste, c\u2019est l\u2019authenticité, non?» Il faut quand même poser la question : ce disque aurait-il existé si Coral Egan n\u2019avait pas été temporairement paralysée, terrassée par le syndrome de Guillain-Barré ?« Je suis rétablie à 100 %, répond-elle, mais c\u2019est sûr que ça change la vie.J\u2019ai tellement regardé de télévision pendant ma convalescence.Maintenant, je me dis que je ne peux pas perdre trop de temps.Ce projet, ça faisait longtemps qu\u2019on en parlait, là on le fait.Après le spectacle de Montréal en lumière, on va le faire en tournée.Un vrai road trip.» Chacune a saisi, provoqué l\u2019occasion, Karen aussi.« Je me souviens quand j\u2019avais un temps dif ficile dans ma vie, j\u2019avais perdu le goût de chanter, mais je retrouvais toujours le plaisir avec Coral.Et maintenant, c\u2019est la même chose.Faire des disques en solo ne m\u2019intéresse plus tellement ; dans ma soixantaine, je préfère arranger des chants pour des chorales, mais c\u2019est si facile avec ma fille\u2026 » Elles se regardent, tendres tendres, douces douces.« Quand je suis heureuse, je peux chanter, et je suis très heureuse avec Coral.» Mère et fille s\u2019étreignent.Et rient.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 HARMONIES La droite divisée Pour montrer qu\u2019il poursuivait sa campagne comme si de rien n\u2019était, le candidat s\u2019est aussitôt rendu au très populaire Salon de l\u2019agriculture, où il a flatté la mascotte du salon, Fine, une vache laitière bretonne de race Pie-Noir.Bien encadré par les militants qui criaient «Fillon président ! » afin de couvrir les «Fillon, rend le pognon!», le candidat s\u2019est entretenu avec les agriculteurs, chez qui le Front national est au- jourd\u2019hui, de loin, le parti le plus populaire.Cette ténacité cache pour tant mal les fissures qui apparaissent chez de nombreux élus de droite.Dans l\u2019après-midi, les centristes de l\u2019UDI, qui avaient participé à la primaire de la droite, ont annoncé qu\u2019ils suspendaient leur participation à la campagne de François Fillon en attendant la réunion de leur bureau la semaine prochaine.Ancien rival de François Fillon lors de la primaire, Bruno Lemaire a démissionné de son équipe de campagne au nom, dit-il, du «respect de la parole donnée».Au quartier général du candidat, après sa déclaration, les principaux ténors de la droite ont fui les journalistes.Même silence du côté d\u2019Alain Juppé, toujours pressenti comme successeur potentiel au cas où François Fillon jetterait l\u2019éponge.Pour une majorité de députés, changer de candidat à ce stade de la campagne serait pourtant une folle aventure.À l\u2019Élysée, le président François Hollande a répliqué par communiqué qu\u2019«une candidature à l\u2019élection présidentielle n\u2019autorise pas à jeter la suspicion sur le travail des policiers et des juges [\u2026] et, pire encore, à lancer des accusations extrêmement graves contre la justice et plus largement nos institutions ».Seul le Front national, dont la candidate Marine Le Pen est soupçonnée d\u2019avoir rémunéré ses attachés parlementaires européens pour un travail qu\u2019ils n\u2019auraient pas accompli, a écorché la justice.« Le calendrier [de la justice], a déclaré Florent Phi- lippot sur BFM-TV, est instrumentalisé pour le candidat du hollandisme, monsieur Macron».Ce dernier, que les sondages mettent en seconde position derrière Marine Le Pen, s\u2019est contenté de déplorer chez François Fillon «une perte de nerfs» et «une perte de sens des réalités».Trêve judiciaire?En France, les experts se querellent pour savoir s\u2019il est de tradition ou pas de pratiquer une « trêve » judiciaire pendant les campagnes présidentielles.« Il n\u2019existe aucun texte prévoyant une telle suspension, a déclaré dans Le Journal du dimanche le ministre de la Justice, Jean- Jacques Urvoas.Quelle en serait d\u2019ailleurs la raison?Au nom de quelle exception?» Même si aucune loi ne la décrète, selon le directeur de L\u2019Express, Christophe Barbier, « traditionnellement», les procédures judiciaires ont toujours été au ralenti en période électorale.D\u2019autres juristes parlent d\u2019une certaine « retenue».Ce fut notamment le cas pour les anciens présidents Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, ainsi que pour l\u2019ancien maire de Paris Jean Ti- béri.Malgré les nombreuses «affaires», jamais les juges d\u2019instruction n\u2019avaient convoqué de candidat en pleine campagne.Alors que ses adversaires et une partie de la presse parlent d\u2019un candidat aujourd\u2019hui «bun- kerisé» et incapable de faire campagne normalement, François Fillon veut multiplier les assemblées.Dimanche, les « fillonistes » rassembleront leurs forces sur la place du Trocadéro à Paris.Pour l\u2019instant, les sondages annoncent une élection présidentielle totalement inédite où ni la gauche ni la droite traditionnelles ne se qualifieraient au second tour.Une première sous la Ve République.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 FILLON THOMAS SAMSON AGENCE FRANCE-PRESSE François Fillon s\u2019est rendu au Salon de l\u2019agriculture de Paris après avoir reconfirmé sa volonté de rester dans la course à la présidence.Quand j\u2019étais jeune et qu\u2019on faisait le ménage, on chantait avec\u2026 l\u2019aspirateur Coral Egan « » Pour nous, chanter a toujours été un terrain de jeu, notre carré de sable\u2026 Karen Young « » «On ne se cachera pas que c\u2019est un défi qui a émergé.Le consortium doit s\u2019ajuster par rapport à ce défi-là en ce moment», dit Vincent Jarry, directeur principal chez Infrastructure Canada, qui supervise l\u2019ensemble du projet.La construction «progresse tout de même malgré ce défi-là.On voudrait tous que ça aille plus vite, mais on n\u2019est pas dans une situation de panique», précise-t-il.Dès le mois prochain, avec le retour du temps doux, les travaux passeront à une vitesse supérieure : le consortium prévoit ajouter des quarts de travail.Le nombre d\u2019employés sur le chantier est appelé à presque doubler, de 550 à l\u2019heure actuelle à environ 1000.Des barges à la rescousse D\u2019ici là, le consortium SSL a fait appel à des barges pour livrer 44 segments de pylônes usinés chez Béton préfabriqué du Lac (BPDL) à Saint-Eugène-de-Grantham, près de Drum- mondville.Ces pièces d\u2019un poids variant entre 30 et 75 tonnes ont été transportées par camion au port de Sorel.Elles ont fait le reste du chemin par le fleuve Saint-Laurent ; 316 autres pièces de béton fabriquées dans trois usines de BPDL doivent être livrées de façon semblable.La livraison de 600 immenses poutres-cais- sons en acier, fabriquées dans trois autres usines québécoises, représente un défi encore plus grand.Ces poutres qui pèsent jusqu\u2019à 80 tonnes, d\u2019une longueur de 35,5 mètres, doivent partir d\u2019usines situées à Québec, à Trois-Ri- vières et à Terrebonne.Le consortium doit livrer ces mastodontes jusqu\u2019au port de Montréal par bateau, par train ou par camion.Le poids et les dimensions hors- norme de ces pièces obligent le recours à des trains ou à des camions spécialisés.La livraison par camion de charges de cette ampleur se fait généralement durant la nuit et oblige la fermeture d\u2019une voie de circulation à cause de la largeur excessive du matériel à livrer.À partir du port de Montréal, les poutres seront placées sur une barge jusqu\u2019au pont de la Concorde.Un treuil fixé au pont Victoria, des centaines de mètres plus loin, remorquera la barge pour lui permettre de franchir les rapides situés dans ce secteur.Le reste du parcours jusqu\u2019au chantier se fera en eaux plus tranquilles.Des délais serrés Autre défi considérable : même si la livraison des poutres a été suspendue durant plusieurs semaines (à cause de la limite de poids sur le pont Champlain), leur production se poursuivait en usine.Mais il fallait trouver des endroits où entreposer ces monstres d\u2019acier : il a fallu louer des espaces dans les ports de Québec, Trois-Ri- vières et Sorel et chez une entreprise de transport de la région de Trois-Rivières, explique Daniel Genest, du consortium SSL.La fabrication de milliers de pièces hors du chantier de construction, dans un environnement strictement contrôlé, a pour but de rehausser la qualité du pont \u2014 qui sera conçu pour durer 125 ans \u2014 tout en respectant le délai de construction de 42 mois, souligne le représentant de SSL.Cet échéancier de moins de quatre ans pour livrer le nouveau pont est dû à la grave détérioration du vieux pont Champlain.La structure est en si mauvais état qu\u2019Ottawa doit faire des travaux de 100 millions de dollars par année pour le garder en fonction d\u2019ici à l\u2019entrée en service du nouveau pont, à la fin de 2018.«Le pont Champlain accueille plus de 5,3 millions de camions chaque année.Toutefois, le passage de véhicules en surcharge et à répétition sollicite la structure du pont au-delà des charges pour lesquelles il a été conçu », a indiqué la société fédérale Les Ponts Jacques Car tier et Champlain Incorporée en annonçant l\u2019interdiction des camions en surcharge sur le pont, en octobre 2016.La livraison des 9673 dalles qui formeront le tablier du nouveau pont se fera comme prévu par camion, car leur poids permet de franchir le pont Champlain.Il faudra toutefois réduire le nombre de dalles par camion, ce qui multipliera le nombre de voyages de poids lourds.Près de 200 autres composantes du futur pont, fabriquées en Espagne, seront livrées comme prévu par bateau jusqu \u2019au por t de Montréal, indique SSL.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 PONT JACQUES NADEAU LE DEVOIR "]
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