Le devoir, 3 mars 2017, Cahier A
[" V O L .C V I I I N o 4 6 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 3 M A R S 2 0 1 7 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Week-end \u203a Montréal, terre de Nuit.Cinquante ans après Expo 67, la Nuit blanche replonge la métropole dans l\u2019esprit créatif et universel de l\u2019époque.Page B 1 Avis légaux.A 4 Décès.B 6 Météo.A 4 Mots croisés.B 8 Petites annonces .B 6 Sudoku.B 7 ?w w w .l e d e v o i r .c o m H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondante parlementaire à Ottawa L e Canada a confirmé jeudi qu\u2019il fera don de 20 millions de dollars au fonds international mis sur pied pour contrer les effets du désengagement américain en matière de santé maternelle à l\u2019étranger.Si la somme est modeste, elle n\u2019est que la première étape d\u2019une initiative qu\u2019Ottawa promet plus généreuse.Comme cela est devenu la norme lors de l\u2019entrée en fonction d\u2019un président républicain à Washington, Donald Trump a interdit aux organismes d\u2019aide humanitaire financés par les États-Unis de pratiquer des avortements ou même de parler d\u2019avortement à l\u2019étranger.Cette directive dite de Mexico (parce qu\u2019elle y a été annoncée la première fois en 1984 AVOR TEMENT Le Canada participe à l\u2019effort international Ottawa dépense 20 millions pour contrer les effets du désengagement américain MARVIN RECINOS AGENCE FRANCE-PRESSE Manifestation au Salvador, en février dernier, pour réclamer la décriminalisation de l\u2019avortement «pour la vie et la santé des femmes», peut-on lire sur les pancartes.VOIR PAGE A 10 : AVOR TEMENT JACQUES NADEAU LE DEVOIR Manon Massé a manifesté sa joie de voir la Commission de la représentation électorale changer son fusil d\u2019épaule et maintenir intacte la circonscription qu\u2019elle représente.M A R C O B É L A I R - C I R I N O L a nouvelle carte électorale a été accueillie par un tollé d\u2019indignation dans le « West End » de Montréal.À l\u2019intérieur du bureau de l\u2019arrondissement de Côte-des-Neiges\u2013Notre- Dame-de-Grâce (CDN-NDG), Marvin Rotrand pestait contre la décision de la Commission de la représentation électorale (CRE) de fusionner les circonscriptions d\u2019Outremont et de Mont- Royal tout en repoussant les frontières de celle de D\u2019Arcy-McGee, et ce, moins d\u2019un mois après avoir écarté ce scénario au profit de l\u2019abolition de la circonscription de Sainte-Ma- rie\u2013Saint-Jacques.La décision de la CRE heurte de plein fouet le principe démocratique fondamental de la représentation effective des électeurs, est-il d\u2019avis.«C\u2019est un peu prématuré\u2026 mais il y a des gens qui pensent contester cette décision devant les tribunaux», lâche-t-il à l\u2019autre bout du fil.Le vétéran de la politique montréalaise dit observer avec inquiétude une «dilution» de la représentation de la communauté anglophone à l\u2019Assemblée nationale.«La grande majorité des anglophones se trouvent dans les circonscriptions les plus populeuses», souligne-t-il dans une entrevue téléphonique avec Le Devoir.«Je ne dis pas que c\u2019est un complot», prend-il soin de préciser.M.Rotrand s\u2019explique mal pourquoi la CRE n\u2019a pas rayé de la carte électorale une circonscription «sous-peuplée» en Abitibi-Témiscamingue ou dans le Bas-Saint-Laurent.«On vit dans l\u2019époque d\u2019Internet et du téléphone cellulaire.Les circonscriptions CAR TE ÉLECTORALE La grogne se transporte vers l\u2019ouest La circonscription de Manon Massé survit ; Outremont et Mont-Royal devront fusionner I S A B E L L E P O R T E R L a réorganisation de la ligne d\u2019urgence 1-866- APPELLE, commandée par le ministère de la Santé, suscite de vives inquiétudes chez les organismes spécialisés en prévention du suicide.Certains craignent même qu\u2019on fragilise les personnes en crise.« Je suis inquiète pour les services à la population, lance Amélie Gauthier, la directrice du Centre de prévention du suicide (CPS) Le Faubourg, dans les Laurentides.J\u2019ai peur que le taux de suicide augmente.» Les inquiétudes de Mme Gauthier concernent la ligne d\u2019urgence 1-866-APPELLE en prévention du suicide.D\u2019ici la fin du mois, les appels de nuit en provenance des Laurentides seront transférés vers le service 811 du Centre intégré universitaire de services sociaux de l\u2019Estrie (CIUSSS).Ces dernières années, le ministère de la Santé a commencé à centraliser la réception des appels vers le ser vice 811, ou ligne Info- Santé.Ce système est déjà implanté dans deux régions : l\u2019Outaouais et Chau- dière-Appalaches.La réorganisation des services ne touche pas seulement les Laurentides.Le ministère a confirmé au Devoir que les appels de nuit de La- naudière seront bientôt transférés vers le CIUSSS de l\u2019Estrie.Et selon nos informations, l\u2019ensemble des appels (jour et nuit) du CPS de l\u2019Estrie (l\u2019organisme JEVI) seraient également transférés vers le 811 du CIUSSS.En plus de Mme Gauthier, trois autres directeurs de CPS ont fait part de leurs inquiétudes au Devoir.Ils ne voient pas comment le 811 peut offrir un soutien comparable à ce qu\u2019offraient les CPS.Ils craignent notamment que le manque de spécialisation des intervenants du 811 nuise aux personnes en détresse.«Dans les CPS, on est tout le temps dans cette probléma- tique-là, alors que le 811, c\u2019est une ligne d\u2019information généraliste qui répond à demandes excessivement variées, avance Joyce Lawless, directrice du CPS de Lanaudière.C\u2019est une énorme différence.» PRÉVENTION DU SUICIDE La centralisation du service de nuit crée de l\u2019inquiétude Snapchat brille pour ses débuts en Bourse Page A 7 L\u2019affaire russe continue de hanter Trump Page B 9 Zeitgeist Femmes au bord de la crise d\u2019anxiété Page B 10 Lire aussi \u203a D\u2019Octave Crémazie à Maurice Richard.Les avis sont partagés sur le changement de nom de la circonscription.Page A 2 Le 811 peut-il répondre adéquatement aux appels de détresse?Des intervenants en doutent.VOIR PAGE A 10 : SUICIDE VOIR PAGE A 10 : GROGNE «[\u2026] Il y a des gens qui pensent contester cette décision devant les tribunaux» Marvin Rotrand L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 3 M A R S 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 2 OSSIER LES GRANDES OUBLIÉES DE L\u2019HISTOIRE IRE L À FR - JEANTE TEX DEMAIN U ADEA N ANÇOIS E D S oir st \u2019hi s en marg ée st e r ionnièr ait s\u2019 v éminin de e f enr e du g ubliée i, o c - e de celle s dans l e it r s se sont insc e s p ement ?utr e a ir r éc s et a e tionnair s dic s de and H, mai ec un gr v e a oir st Hi \u2019 ence.ér éf s de r ce ur s so e utr s mar emme s plusieurs f s e ant u q LE ET UR O P ABELLE S I CHRISTO ULIN A P D JEAN RA TE NTEX CO TE TEX LE ARÉ P USS H HE P VEL G E ION PHOTOMONTAGE OLIVIER ZUIDA Octave Crémazie (à gauche) cède la place à Maurice Richard dans la dénomination de la circonscription électorale montréalaise.J E A N D I O N L\u2019 annonce faite jeudi par la Commission de la représentation électorale du changement de nom de la circonscription de Crémazie pour celui de Maurice-Richard fournit l\u2019occasion de se pencher sur deux pans très distincts de l\u2019histoire du Québec.Si Maurice Richard, le joueur de hockey qui a mené le Canad ien de Montréa l à hu i t conquêtes de la coupe Stanley dans les années 1940 et 1950 et est devenu une légende populaire par son immense talent, mais aussi par sa fougue et son acharnement, n\u2019a plus guère besoin de présentations, il faut remonter à près d\u2019un siècle plus tôt pour trouver le destin contrasté d\u2019Octave Crémazie.Poète national Crémazie, né en 1821, est largement considéré comme le premier poète national du Québec.Ses écrits, parmi lesquels Le drapeau de Carillon (1858) demeure l\u2019œuvre la plus connue, ont fait de lui l\u2019un des créateurs en vue du XIXe siècle au pays, et il a fait une contribution essentielle à la dif fusion des lettres par le biais de la librairie qu\u2019il tenait à Québec avec son frère Joseph.Celle-ci était fréquentée par des membres influents de l\u2019Institut canadien de Québec, un organisme culturel important dont Crémazie a participé à la fondation en 1847 et qu\u2019il a présidé une dizaine d\u2019années plus tard.Des soucis financiers et des actes frauduleux l\u2019ont cependant contraint à s\u2019exiler, et c\u2019est en France qu\u2019il est mort en 1879.Octave Crémazie n\u2019a jamais résidé à Montréal.Mais en 1914, on choisit de rebaptiser le modeste Chemin de Saint- Laurent, qui mène à la ville du même nom.Avec le développement urbain, le boulevard Crémazie prendra graduellement de l\u2019importance, jusqu\u2019à devenir la voie de desserte principale de l\u2019autoroute Métropolitaine, ouverte à la circulation en 1959.La station de métro Crémazie, sise à l\u2019angle du boulevard et de la rue Berri, fera partie du réseau d\u2019origine en 1966.En 1972, une refonte de la carte électorale au Québec entraîne la création de la circonscription de Crémazie, qui couvre le ter ritoire situé immédiatement au nord de la Métropolitaine, soit, en gros, le secteur Ahuntsic-Cartierville.Richard en Ahuntsic Dans ledit secteur se trouve notamment le quartier de Bordeaux, où Maurice Richard a vu le jour en 1921.Il a passé plus de 50 ans de sa vie à Ahuntsic, lui qui a por té les couleurs du Canadien de 1942 à 1960 et acquis au fil d\u2019une prolifique carrière le statut de véritable héros national, pour lequel ses admirateurs sont allés jusqu\u2019à provoquer une émeute dans les environs du For um de Montréal après qu\u2019une suspension jugée injuste lui eut été imposée par le président de la Ligue nationale de hockey en mars 1955.Il est décédé en 2000.Avis partagés Quant à l\u2019oppor tunité de procéder à un changement de nom de la circonscription, les avis sont partagés.Pour Martin Longchamps, président de l\u2019Association de hockey mineur des Braves d\u2019Ahuntsic qui a fait campagne en faveur de l\u2019appellation Mau- rice-Richard, c\u2019est une victoire, même s\u2019il aimerait que le processus aille encore plus loin et que le parc Ahuntsic, ou à tout le moins son aréna, prenne aussi le nom du « Rocket ».Néanmoins, «nous sommes très heureux du résultat.On espérait jusqu\u2019à la toute dernière minute, malgré des avis négatifs précédents, que ça passerait», a-t-il déclaré.M.Longchamps a rappelé que Richard avait participé à la fondation en 1955 puis contribué très activement au fonctionnement des Braves d\u2019Ahuntsic, la plus ancienne association de hockey mineur à Montréal.L\u2019actuelle députée de Crémazie, Marie Montpetit, qui a piloté le dossier, a pour sa part mentionné que « Maurice Richard compte parmi nos plus illustres idoles et nos modèles les plus inspirants.Je suis très heureuse qu\u2019il trouve une place de choix au sein de la maison du peuple québécoise, peuple qu\u2019il a aidé à faire grandir».Le maire de Montréal, Denis Coderre, a indiqué que, pour l \u2019ancien numéro 9 du CH, il s\u2019agit d\u2019« un honneur bien mérité.Cet homme plus grand que nature a marqué l\u2019histoire du Québec et nous a laissé des souvenirs impérissables, autant par ses prouesses en tant que hockeyeur qu\u2019en raison de son profond attachement et de son implication dans la communauté ».À l\u2019opposé, le géographe et ancien président de la Commission de toponymie du Québec Henri Dorion a dit déplorer la décision de la CRE.« Je n\u2019ai rien contre Maurice Richard, il est sûrement une grande figure du sport, mais détrôner un nom historique pour un nom actuel, à mon avis, ça n\u2019a aucun sens», a-t-il commenté.« C\u2019est comme dire que le spor t est bien plus impor tant que les pelleteux de nuages que sont les poètes », a-t-il ajouté dans un entretien avec Le Devoir, précisant qu\u2019il peut arriver que l\u2019opinion publique prime les principes de la toponymie, ce qui s\u2019est produit dans le cas présent.Avec la collaboration de Dave Noël à Québec Le Devoir D\u2019Octave Crémazie à Maurice Richard Les avis sont partagés sur le changement de nom de la circonscription électorale M A R I E V A S T E L Correspondante parlementaire à Ottawa L e nombre de demandeurs d\u2019asile qui entrent au pays de façon illégale est en croissance depuis quelques mois.Mais aucun des migrants ayant ainsi traversé la frontière en évitant les postes frontaliers n\u2019a fait l\u2019objet d\u2019accusations de la part de la GRC.Le gouvernement avait dépêché des représentants du ministère de l\u2019Immigration, de la Gendarmerie royale (GRC) et de l\u2019Agence des services frontaliers (ASFC) jeudi afin qu\u2019ils fassent le point avec les médias sur l\u2019arrivée de ces demandeurs d\u2019asile ces derniers temps.Les autorités canadiennes ont constaté une «augmentation de la migration illégale», ont-ils confirmé.Du début de l\u2019année jusqu\u2019au 21 février, 435 personnes sont entrées de façon irrégulière au Québec (290), au Manitoba (94) ou en Colombie-Britannique \u2014 évitant un poste frontalier et se faisant attraper, une fois au Canada, par la GRC, qui les remet ensuite entre les mains de l\u2019Agence des services frontaliers du Canada.Projections impossibles L\u2019ASFC n\u2019a pas fourni de données comparables pour l\u2019année 2016.Si elle rapporte que ces entrées ont augmenté, elle n\u2019a pas été en mesure de quantifier cette augmentation.Les fonctionnaires ont seulement précisé que 2464 personnes sont entrées de façon illégale au pays dans ces trois mêmes provinces au cours de toute l\u2019année 2016.Le nombre d\u2019entrées varie d\u2019année en année, et de mois en mois.Il est donc difficile de projeter le total d\u2019entrées irrégulières qu\u2019il pourrait y avoir pour l\u2019année en cours.Le gouvernement Trudeau martèle depuis plusieurs semaines qu\u2019il est conscient de l\u2019augmentation des entrées illégales, mais qu\u2019il est trop tôt pour statuer qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un nouveau phénomène ou pour conclure que cela découle de l\u2019arrivée à la Maison-Blanche de Donald Trump.«Il n\u2019y a aucune raison de croire que le changement de climat va à lui seul mener à une augmentation», a indiqué l\u2019un des fonctionnaires à la séance d\u2019information des médias.Aucune arrestation La GRC n\u2019a «accusé personne d\u2019avoir traversé la frontière illégalement depuis janvier ».La Loi sur l\u2019immigration et la protection des réfugiés stipule que ces derniers ne peuvent être accusés avant que leur demande ait été traitée.La «majorité» des demandeurs d\u2019asile qui sont entrés ainsi au pays récemment «ont été jugés recevables» et verront leur dossier étudié par la section de la protection des réfugiés de la Commission de l\u2019immigration et du statut de réfugié.Au Manitoba, la majorité des migrants ayant traversé des champs par un froid glacial cet hiver sont d\u2019origine soma- lienne ou djiboutienne.Au Québec, ce sont plutôt des ressortissants du Moyen-Orient, de l\u2019Afrique du Nord, du Golfe, ou encore des Roumains.Le Devoir IMMIGRATION Les entrées illégales augmentent au Canada 435 Nombre de personnes entrées de façon irrégulière au Québec, au Manitoba et en Colombie-Britannique depuis le début de l\u2019année jusqu\u2019au 21 février P H I L I P P E O R F A L I Àpeine deux semaines après le dépar t des derniers agents de la Sûreté du Québec qui patrouillaient dans son territoire, la communauté anishnabe de Lac-Simon annonce qu\u2019elle procédera à la fermeture complète du Service de police autochtone au cours des prochaines semaines, faute de fonds.C\u2019est la consternation au sein de la nation Anishnabe (algon- quine) de Lac-Simon: incapable de s\u2019entendre avec Québec et Ottawa concernant un financement «adéquat» de ses forces policières, le Conseil a choisi de mettre la clé sous la porte du service dès le 31 mars.Le financement actuel est en vigueur jusqu\u2019en mars 2018, mais cette entente ne permet de payer que deux patrouilleurs par quart de travail.Or, depuis la mort en février 2016 du policier Thierry Leroux, «un inspecteur de la Commission nationale des normes, de l\u2019équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a émis l\u2019opinion que quatre policiers patrouilleurs plutôt que deux sont nécessaires en tout temps», a expliqué une conseillère syndicale du SCFP qui représente les policiers de Lac-Simon, Julie Brault.Jointe par Le Devoir, la chef Adrienne Jérôme cachait mal sa colère.«On demande 2,8 millions pour un service de police adéquat pour notre communauté.Les gens sont heureux d\u2019avoir leur propre service.Quand la SQ vient chez nous, c\u2019est Québec qui paie tout, et ça coûte presque 500 000 $ par mois.Faites le calcul, ce qu\u2019on demande, c\u2019est bien peu.» Le respect des recommandations de la CNESST mènerait à un déficit annuel de près de 800 000 $, en plus du déficit cumulé actuel de 635 000 $.« On a eu beaucoup de décès, des suicides.Les heures supplémentaires coûtent cher », explique Mme Jérôme.Le cabinet du ministre de la Sécurité publique, Martin Coi- teux, a dit «prendre acte» de la résolution du Conseil.« Cette annonce est surprenante dans le contexte où, encore mercredi, des discussions sur des propositions concrètes de financement avaient lieu avec les représentants du Conseil.» Les libéraux affirment vouloir trouver une solution.À Ottawa, un porte-parole du ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, a indiqué que les discussions se poursuivaient avec le Conseil de Lac-Simon.Le Devoir Lac-Simon est contraint de fermer le Service de police autochtone « [.] Détrôner un nom historique pour un nom actuel, à mon avis, ça n\u2019a aucun sens » J E S S I C A N A D E A U G U I L L A U M E S T - H I L A I R E H isham Saadi fait face à des accusations de méfait public, de menaces de mort et d\u2019incitation à craindre un attentat ter roriste à la suite de l\u2019aler te à la bombe lancée à l\u2019Université Concor- dia mercredi.L\u2019homme de 47 ans a brièvement comparu par vidéoconfé- rence au palais de justice de Montréal jeudi après-midi.Il avait été appréhendé la nuit précédente dans un appartement de la rue Darlington, dans le quartier Côte-des-Neiges.Il n\u2019a ni nié ni reconnu sa responsabilité quant aux accusations déposées contre lui.Il devra se représenter vendredi pour son enquête sur remise en liberté.Il sera rencontré par un criminologue de l\u2019urgence psychosociale d\u2019ici là.Rappelons que l\u2019Université Concordia avait été avisée vers 9 h mercredi d\u2019une menace « sérieuse » à la sécurité de ses étudiants de confession musulmane.Un courriel soi-disant envoyé par un groupe d\u2019extrême droite, acheminé à la direction et à plusieurs médias \u2014 dont Le Devoir \u2014, prévenait que des bombes ar tisa- nales exploseraient à des endroits précis dans deux pavillons.La direction de l\u2019établissement universitaire avait décidé d\u2019évacuer les édifices en question peu avant midi.L\u2019Université se réjouit À l\u2019Université Concordia, on a refusé, jeudi, pour des raisons de « confidentialité », de confirmer ou d\u2019infirmer que Hi- sham Saadi était un étudiant.Mais on se réjouissait de savoir le suspect derrière les verrous.«Pour nous, la chose la plus importante est d\u2019assurer que les espaces sont sécuritaires », soutient la porte-parole de l\u2019établissement, Christine Motta, en entrevue au Devoir.« J\u2019ai passé une partie de la journée dans le pavillon EV, qui a été évacué mercredi, ajoute-t-elle.Les étudiants musulmans ont repris leurs activités en ce qui concerne la semaine de sensibilisation pour lutter contre l\u2019islamophobie, qui s\u2019y tenaient depuis quelques jours.Il y avait plusieurs kiosques et plusieurs personnes venaient leur parler pour les appuyer.J\u2019ai vu le visage de Concordia que je connais, ça m\u2019a soulagée.» Le Devoir MENACES À CONCORDIA Un Montréalais de 47 ans est accusé COMMISSION DE LA REPRÉSENTATION ÉLECTORALE L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 3 M A R S 2 0 1 7 ACTUALITES A 3 L e Centre culturel français de Ljubljana, en Slovénie, est situé à l\u2019orée de la vieille ville.En longeant la rivière, on rejoint facilement à pied ce que les Slovènes nomment le « triple pont », symbole architectural de ce lieu au croisement des cultures latine, germanique et slave.Je me souviens y avoir écouté un récital de piano qui nous avait par sa magie transportés dans ce monde aujourd\u2019hui disparu où la culture française rayonnait dans tout l\u2019Empire austro-hongrois.Le 5 décembre dernier s\u2019y est d\u2019ailleurs ouverte la Semaine de la culture française.Des semaines de la culture française comme celle de Ljubljana, il s\u2019en tient des centaines à travers le monde.Comme il existe des milliers de facultés qui enseignent la littérature, la tradition musicale et la gastronomie françaises.Mais, tenez-vous-le pour dit, il faudra bientôt rebaptiser tout ça.Comme il faudra rebaptiser toutes ces salles du Louvre consacrées à la peinture française du XVIIIe siècle et à la sculpture du XVIIe.C\u2019est le candidat à l\u2019élection présidentielle Emmanuel Macron qui nous l\u2019apprenait le 4 février dernier à Lyon.Selon lui, en effet, « il n\u2019y a pas une culture française, il y a une culture en France et elle est diverse ».Deux semaines plus tard, à Londres, il ajoutait : «L\u2019art français, je ne l\u2019ai jamais vu.» Heureusement que ce candidat providentiel, à qui il arrive même de se prendre pour le général de Gaulle, a eu la bonne idée de nous en aviser.Car, nous étions des millions, de droite comme de gauche, à croire naïvement que la culture française existait.Nous étions des masses à sentir bêtement dans Villon, Proust et Verlaine, ainsi que dans Jean Eche- noz, Sylvie Germain et Mathias Énard comme un vague parfum français.Comme une petite musique hexagonale certes fine et subtile, mais que nous reconnaissions tous.Sachez-le, nous étions depuis toujours dans l\u2019erreur.D\u2019ailleurs, quelques avant-gardistes éclairés nous avaient déjà mis en garde.Le 17 mai 2015, Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du par ti socialiste, nous avait avertis : « Je ne sais pas ce qu\u2019est l\u2019identité française.» Qu\u2019on se le dise : s\u2019il y a une identité bretonne, musulmane, homosexuelle, montréa- laise, beur, trans et même rap, il n\u2019y a pas, il n\u2019y a jamais eu d\u2019identité française ! Ces af firmations feraient tomber François Mitterrand lui-même de sa chaise, lui qui disait «Aimons la France dans son identité et sachons la défendre » (1981).Elles ont au moins le mérite d\u2019être claires.Depuis peu, il est en effet devenu courant d\u2019entendre de telles déclarations qui sont à la culture ce que sont aux frontières les idées extrémistes des groupes « No Borders».Candidat du «postnational», comme Justin Trudeau, Emmanuel Macron n\u2019a-t-il pas écrit un livre intitulé Révolution (XO) ?Comme si les siècles comptaient pour rien.Comme s\u2019ils n\u2019avaient pas superposé des strates qui ont façonné au fil du temps une culture, un peuple et une identité qui ne sont ni allemands ni britanniques ni espagnols, mais français.Refuser l\u2019identité et la culture françaises est aussi ridicule que de prétendre qu\u2019il n\u2019y a pas de langue anglaise parce que 85 % des mots anglais viennent du français ou du latin.Comprenons-nous bien.Que la culture française soit « multiple », « complexe » et « diverse », cela nous le savions depuis la Renaissance venue d\u2019Italie, Picasso venu de Catalogne, Chagall né en Biélorussie et le croissant importé de Vienne après avoir été façonné à par tir d\u2019un motif ottoman.Sans oublier Ionesco, Beckett et Cioran.Mais comment nier que, en s\u2019intégrant à ce qui était là avant eux, tous ces individus ont ajouté leur pierre à l\u2019édifice et sont devenus les héritiers de ce qui les dépassait individuellement et qui se nomme la culture française ?L\u2019historien Fernand Braudel a consacré son œuvre ultime à montrer la complexité et les apports multiples qui ont constitué cette Identité de la France (Flammarion).Il n\u2019en défend pas moins que l\u2019identité française « est un problème qui se pose à tous les Français.D\u2019ailleurs, à chaque instant, la France vivante se retourne vers l\u2019histoire et vers son passé pour avoir des renseignements sur elle-même ».Et l\u2019historien de conclure qu\u2019« il y a une identité de la France à rechercher avec les erreurs et les succès possibles, mais en dehors de toute position politique partisane.Je ne veux pas qu\u2019on s\u2019amuse avec l\u2019identité ».S\u2019« amuser » avec l\u2019identité, c\u2019est exactement ce que font les mondialistes qui transforment nos nations en halls de gare.Or, contrairement à toutes celles qui ont le vent en poupe, seule l\u2019identité nationale peut être le réceptacle de la citoyenneté.C\u2019est pour avoir été trop souvent niées et insultées, notamment par l\u2019Europe, que ces identités se rebellent aujourd\u2019hui avec fracas.Que nos pays puissent être confiés à des extrémistes qui nient les identités profondes des peuples forgées au cours des siècles donne le vertige.« Un peintre a toujours un père et une mère, il ne sort pas du néant », disait Picasso.Évidemment, s\u2019il n\u2019y a pas de culture française, je ne vous dis pas ce qu\u2019il en est de la culture québécoise\u2026 Pas de culture française ?CHRISTIAN RIOUX à Paris I S A B E L L E P O R T E R Le syndicat des chauffeurs d\u2019autobus de la Ville de Québec prétend que la loi 24 qui régit les négociations dans le secteur municipal le pousse inutilement à la grève.À moins d\u2019un déblocage, les chauffeurs seront en grève générale à partir du 13 mars.« On veut négocier avec l\u2019employeur, mais la loi 24 change les règles du jeu.Si on n\u2019avait pas de loi 24, personne ne serait ici aujourd\u2019hui.On serait encore à la table de négociation en train de négocier », a déclaré jeudi le président du Syndicat des employés du transport public du Québec métropolitain (SETPQM), Ghislain Dolbec, lors d\u2019une conférence de presse.La loi 24, adoptée en novembre, encadre les négociations de conventions collectives dans le secteur municipal.Elle donne aux parties 150 jours (avec une rallonge possible de 30 jours) pour négocier le renouvellement de leur convention.En cas d\u2019échec, les parties se retrouvent devant un médiateur, puis un mandataire spécial qui transmet des recommandations au ministre pour trancher.Or le syndicat du réseau de transport (RTC) allègue que la période de 180 jours est trop courte.« Il n\u2019y a jamais eu de négociation de chauffeurs au RTC qui a duré cinq mois.Ç\u2019a toujours été de longues négociations», a fait valoir l\u2019un des membres de l\u2019exécutif jeudi.La dernière négociation, a-t-il ajouté, a duré trois ans.En même temps, allègue le syndicat, cette courte période est la seule au cours de laquelle il peut se prévaloir de son droit de grève, ce qui ne serait plus possible après l\u2019entrée en scène du médiateur.« Notre rapport de force doit être exercé maintenant», a-t-il expliqué.Invité à réagir, le cabinet du ministre Coiteux a fait remarquer que le syndicat avait encore du temps pour négocier puisque la période de 150 jours ne se termine que le 1er avril dans leur cas.Réplique au maire Labeaume Les 950 chauf feurs du RTC font partie du premier syndicat d\u2019importance à faire l\u2019expérience de la nouvelle loi.Le maire de Québec, Régis Labeaume, avait affirmé mercredi que la CSN, à laquelle ces travailleurs sont affiliés, se servait d\u2019eux pour tester les limites de ce nouveau cadre.« Je pense que le syndicat local a des directives d\u2019en haut », avait-il déclaré en mêlée de presse mercredi.Il estime que les chauffeurs et leurs représentants locaux sont « utilisés à des fins nationales ».Le maire avait ensuite menacé d\u2019exposer leurs salaires sur la place publique et fait valoir que la population allait se « révolter » contre eux.Prié de réagir, le président du syndicat, Ghislain Dolbec, a rétorqué que son syndicat était «autonome», avant d\u2019ajouter que c\u2019était effectivement «un cheval de bataille» pour la CSN.Le cabinet du ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux, n\u2019a pas voulu faire de commentaires.La loi 24 a été adoptée à la demande d\u2019élus, le maire Labeaume en tête, qui jugeaient que le rapport de force entre les villes et les syndicats était trop favorable à ces derniers.M.La- beaume faisait notamment valoir que les maires avaient les mains liées parce que, contrairement au gouvernement du Québec, ils n\u2019avaient pas le droit au lockout.Malgré le vote de grève de dimanche, le syndicat souhaite continuer à négocier d\u2019ici au déclenchement de la grève.« Il est toujours possible de s\u2019entendre avant le 13», a dit M.Dolbec.Les syndiqués se sont prononcés à 95,2 % pour un mandat de grève générale illimitée.Leur convention collective est échue depuis le 30 juin.En ce qui concerne les services essentiels, le Tribunal administratif du travail (TAT) n\u2019a pas encore rendu de décision.Le syndicat a suggéré de maintenir un service d\u2019autobus aux heures de pointe seulement la semaine, comme ç\u2019avait été le cas lors de son dernier conflit de travail.Le Devoir Poussés à la grève par la loi 24 ?Le nouveau régime de négociation dans le secteur municipal provoque inutilement des conflits, selon le syndicat des chauffeurs d\u2019autobus de la Ville de Québec YAN DOUBLET LE DEVOIR Les chauffeurs d\u2019autobus menacent de faire la grève à compter du 13 mars.M A R C O F O R T I E R Qui paiera la facture additionnelle pour la livraison de centaines de pièces sur le chantier du futur pont Champlain : les contribuables ou le consortium Signature sur le Saint- Laurent ?Le gouver nement fédéral et le constructeur privé négocient le fardeau de ces coûts imprévus.L\u2019ancien ministre de l\u2019Infrastructure, Denis Lebel, avait déclaré à l\u2019inauguration du chantier du nouveau pont Champlain, en juin 2015, que le consor tium SSL devrait payer tout éventuel dépassement de coûts.Son successeur, Amarjeet Sohi, est moins catégorique, et affirme qu\u2019un mécanisme du contrat prévoit la résolution de ce type d\u2019enjeu.Le Devoir a révélé jeudi que les responsables du chantier du nouveau pont Champlain ont dû réviser complètement leur façon de livrer 960 pièces massives qui formeront la structure de 3,4 kilomètres.Au lancement du chantier, en 2015, la solution était simple : ces centaines de segments de béton ou d\u2019acier, qui pèsent jusqu\u2019à 80 tonnes, arriveraient par camion en franchissant le pont Champlain grâce à des permis spéciaux.Des imprévus Deux imprévus survenus en 2016 ont perturbé la stratégie de livraison : la société fédérale qui gère le pont Champlain a d\u2019abord réduit la limite de poids pouvant traverser le pont Champlain, puis a carrément interdit le passage de camions en surcharge.La société Ponts Jacques-Cartier et Champlain incorporée a pris ces décisions pour protéger le vieux pont, qui montre des signes d\u2019extrême fragilité.La seule porte d\u2019entrée du chantier pour ces centaines de pièces ayant un poids ou des dimensions hors normes venait de se fermer.Les ingénieurs du projet ont décidé de faire livrer les 960 pièces par train, par camion ou par bateau jusqu\u2019au port de Montréal.À partir de là, elles seront transportées au chantier par un système de barges actionnées par un treuil, pour franchir les rapides situés près du futur pont.Il a aussi fallu louer des espaces à Québec, à Trois-Rivières et à Sorel pour entreposer une cinquantaine de poutres en acier d\u2019une longueur de 35,5 mètres.Ce changement de stratégie entraîne une hausse \u2014 dont le montant est gardé confidentiel \u2014 des coûts de construction du projet, estimés au départ à 2,15 milliards de dollars (la facture totale de 4,2 milliards inclut une série d\u2019autres coûts sur une période de 30 ans).« Il est évident que le gouvernement du Canada est déterminé à maximiser l\u2019argent des contribuables canadiens.Nous disposons de mécanismes dans notre contrat pour veiller à résoudre efficacement ce type d\u2019enjeu.Cela fait partie de la gestion normale pour un projet de cette ampleur », indique Kate Monfette, directrice des communications du ministre de l\u2019Infrastructure, Amarjeet Sohi.Le consortium SSL confirme aussi les « discussions » qui prennent place avec Infrastructure Canada pour le partage de la facture additionnelle.Ce consortium privé regroupe notamment les entreprises québécoises SNC-Lavalin et EBC inc., l\u2019entreprise espagnole Dragados et l\u2019américaine Flatiron Construction.Le Devoir PONT CHAMPLAIN Ottawa ne peut dire qui assumera la hausse des coûts L\u2019accès au chantier est plus complexe en raison de la fragilité du pont 150 Nombre de jours que les parties ont pour négocier le renouvellement de la convention collective.Une prolongation de 30 jours est possible, au terme de laquelle l\u2019employeur et le syndicat doivent se soumettre à une médiation.Ultimement, le ministre des Affaires municipales peut imposer les conditions de travail. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 3 M A R S 2 0 1 7 A 4 A V I S L É G A U X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé dia - tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.POUR NOUS JOINDRE avisdev@ledevoir.com Tél.: 514-985-3344 Fax : 514-985-3340 www.ledevoir.com/ services-et-annonces/ avis-publics www.ledevoir.com/ services-et-annonces/ appels-d-offres HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 15 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE - C.c.Q.art 795 Avis est par les présentes donné que l'inventaire des biens de feu Monsieur Jean-Paul CHIOFOLO, en son vivant de Montréal, décédé le 29 novembre 2016, peut être consulté par les intéressés à l'Étude de Me Pierre- Bernard Labelle, notaire, 1265, rue Berri, bureau 500, Montréal, Québec, H2L 4X4.AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE AVIS est par les présentes donné que suite du décès de Robert LANGEVIN, en son vivant domicilié au 5193, 5e Avenue, Montréal, province de Québec, H1Y 2S6, survenu le 28 septembre 2016, un inventaire des biens du défunt a été fait conformément à la Loi, par Claire LANGEVIN, la liquidatrice, ainsi qu'il appert de l'acte reçu devant Me Mireille Fortier, Notaire, le 15 février 2017.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l'étude de Me Mireille FORTIER, Notaire, sise au 7160, boulevard Pie-IX, Montréal, province de Québec, H2A 2G4.Donné, ce 28 février 2017 Claire LANGEVIN, liquidatrice Avis de clôture d'inventaire PRENEZ AVIS de la publication de la clôture d'inventaire de la Succession de Nicole CHOQUETTE, décédée le 10 novembre 2016.Ledit inventaire peut être consulté à l'étude de Me Steve D'Agostino, notaire, situé au 7963, rue Notre-Dame Est, Montréal, Québec, H1l 3K8.AVIS PUBLIC EN VERTU DE L\u2019ARTICLE 192 DE L\u2019ANNEXE C DE LA CHARTE DE LA VILLE DE MONTRÉAL 1er avis Avis est donné qu\u2019aux dates ci-après mentionnées, la Ville a approuvé la description des immeubles suivants afin d\u2019en devenir propriétaire en vertu de l\u2019article 192 de l\u2019annexe C de la Charte de la Ville de Montréal : - le lot 1 937 774 du cadastre du Québec, situé dans le quadrilatère délimité par la rue Springland, le boulevard De La Vérendrye, l\u2019avenue Clifford et la rue Briand, dans l\u2019arrondissement du Sud-Ouest (DA166896021 \u2013 12 septembre 2016) - les lots 3 460 082, 3 460 083, 3 460 095, 3 460 096, 3 460 098, 3 460 112, 3 726 032 et 3 726 036 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues Boyer, Jarry Est, Foucher et Mistral, dans l\u2019arrondissement de Villeray\u2013Saint-Michel\u2013Parc-Extension (DA176896019 \u2013 1er février 2017) - les lots 3 460 069, 3 460 071, 3 460 075, 3 460 080, 3 726 018, 3 726 019 et 3 726 024 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par l\u2019avenue Christophe-Colomb, la rue Mistral, l\u2019avenue des Belges et la rue Leman, dans l\u2019arrondissement de Villeray\u2013Saint-Michel\u2013Parc-Extension (DA176896025 \u2013 6 février 2017) - le lot 1 999 148 du cadastre du Québec, situé dans le quadrilatère délimité par la rue Basile-Routhier, l\u2019avenue Émile-Journault et les rues Lajeunesse et Legendre Est, dans l\u2019arrondissement d\u2019Ahuntsic-Cartierville (DA172551002 \u2013 6 février 2017) - le lot 1 591 755 du cadastre du Québec, situé dans le quadrilatère délimité par les rues Messier, Rachel Est, Parthenais et Marie-Anne Est, dans l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal (DA176896020 \u2013 8 février 2017) - le lot 1 591 748 du cadastre du Québec, situé dans le quadrilatère délimité par les rues D\u2019Iberville, Sherbrooke Est, Chapleau et Rachel Est, dans l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal (DA176896021 \u2013 8 février 2017) - les lots 1 591 727, 1 591 728 et 1 591 729 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les avenues des Érables, du Mont-Royal Est, De Lorimier et la rue Gilford, dans l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal (DA176896023 \u2013 9 février 2017) - les lots 2 336 343, 2 336 349 et 2 336 454 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par l\u2019avenue Casgrain, la rue Maguire, le boulevard Saint-Laurent et la rue Saint-Viateur Est, dans l\u2019arrondissement du Plateau- Mont-Royal (DA176896024 \u2013 9 février 2017) - le lot 1 341 255 du cadastre du Québec, situé dans le quadrilatère délimité par le boulevard Robert-Bourassa, la rue Cathcart, l\u2019avenue McGill College et la rue Sainte-Catherine Ouest, dans l\u2019arrondissement de Ville-Marie (DA172551003 \u2013 9 février 2017) - les lots 3 460 039, 3 460 048, 3 460 060, 3 460 062, 3 460 063, 3 460 076, 3 726 003, 3 726 008 et 3 726 009 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par l\u2019avenue Christophe-Colomb, la rue Leman, l\u2019avenue des Belges et le boulevard Crémazie Est, dans l\u2019arrondissement de Villeray\u2013Saint-Michel\u2013Parc-Extension (DA176896026 \u2013 10 février 2017) - les lots 1 423 632, 1 423 638 et 1 591 253 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues Parthenais et Gauthier, l\u2019avenue des Érables et la rue Rachel Est, dans l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal (DA176896003 \u2013 21 février 2017) - les lots 1 443 898, 1 443 900 et 1 444 084 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues Saint-Denis et Villeneuve Est et les avenues Henri-Julien et Laurier Est, dans l\u2019arrondissement du Plateau-Mont- Royal (DA176896004 \u2013 21 février 2017) - les lots 1 591 074, 1 591 234, 1 591 236, 1 591 237, 1 591 475, 1 591 740, 1 591 786 et 1 873 085 du cadastre du Québec, et une partie du lot 1 591 076 du cadastre du Québec, d\u2019une superficie totale de 46,4 m², tous situés dans le quadrilatère délimité par les rues Parthenais et Marie-Anne Est et les avenues des Érables et Mont-Royal Est, dans l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal (DA176896006 \u2013 21 février 2017) - le lot 2 162 331 du cadastre du Québec, situé dans le quadrilatère délimité par le boulevard Saint-Laurent et les rues Milton, Clark et Prince-Arthur Ouest, dans l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal (DA176896007 \u2013 21 février 2017) - le lot 2 004 293 du cadastre du Québec, et une partie du lot 2 004 614 du cadastre du Québec, d\u2019une superficie de 208,2 m², situés dans le quadrilatère délimité par la rue Sewell, l\u2019avenue des Pins Ouest et les rues Saint-Urbain et Saint-Cuthbert, dans l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal (DA176896008 \u2013 21 février 2017) - les lots 2 162 378, 2 162 515, 2 339 868 et 2 339 879 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par le boulevard Saint-Laurent et les rues Milton, Saint-Urbain et Guilbault Ouest, dans l\u2019arrondissement du Plateau- Mont-Royal (DA176896028 \u2013 21 février 2017) - les lots 2 162 403, 2 162 470, 2 162 635 et 2 338 321 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues Saint-Urbain, Sherbrooke Ouest et Sainte-Famille et l\u2019avenue des Pins Ouest, dans l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal (DA176896029 \u2013 21 février 2017) - les lots 1 870 253 et 4 769 372 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les avenues Van Horne et Fairmount Ouest et les rues Waverly et Jeanne-Mance, dans l\u2019arrondissement du Plateau-Mont- Royal (DA172551004 \u2013 24 février 2017) - les lots 1 591 467, 1 591 474, 1 591 478, 1 591 723, 1 591 724, 1 591 725, 1 591 726, 1 873 023, 1 873 024, 1 873 025, 1 873 026, 1 873 027, 1 873 028, 1 873 122, 1 873 123 et 1 873 124 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par la rue Parthenais, les avenues du Mont-Royal Est et des Érables et la rue Gilford, dans l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal (DA176896022 \u2013 28 février 2017) Les propriétaires des immeubles expropriés en vertu de l\u2019article 192 peuvent réclamer une indemnité de la Ville.À défaut d\u2019entente, l\u2019indemnité est fixée par le Tribunal administratif du Québec à la demande des propriétaires ou de la Ville, et les articles 58 à 68 de la Loi sur l\u2019expropriation (RLRQ, chapitre E-24) s\u2019appliquent, compte tenu des adaptations nécessaires.Cet avis est le premier de trois que la Ville est tenue de publier.Montréal, le 3 mars 2017 Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon Avis public Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR 2 Bars dont 1 sur terrasse (suite à une cession) 1 Restaurant pour servir 2 Restaurants pour vendre dont 1 sur terrasse 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre sur terrasse 4 Bars dont 1 sur terrasse sur domaine public (suite à une cession) Ajout d'autorisation de spectacles sans nudité dans 1 Bar existant Permis additonnel 1 Bar avec spectacles sans nudité Changement de capacité de 1 Bar avec spectacles sans nudité 8818, boul.Saint-Michel Montréal (Québec) H1Z 3G2 5701, chemin de la Côte- des-Neiges Montréal (Québec) H3S 1Y7 5390, chemin Queen-Mary Montréal (Québec) H3X 1V3 380, rue Villeray Montréal (Québec) H2R 1G9 4832, boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H2T 1R5 6450, avenue Somerled Montréal (Québec) H4V 1S5 381, avenue Laurier Ouest Montréal (Québec) H2V 2K3 5018, boul.Décarie Montréal (Québec) H3X 2H8 4467-A, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2J 2L2 NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR 9354-8675 Québec Inc.CAFÉSINS 8818, boul.Saint- Michel Montréal (Québec) H1Z 3G2 Dossier : 1169-929 10092886 Canada Inc.RESTAURANT AKIKO SUSHI 5701, chemin de la Côte-des-Neiges Montréal (Québec) H3S 1Y7 Dossier : 1126-853 Alimentation Étoile Inc.RESTO ÉTOILE DUMPLING 5390, chemin Queen-Mary Montréal (Québec) H3X 1V3 Dossier : 1113-554 9325-7442 Québec Inc.RESTAURANT UN AUTRE SECUNDO 380, rue Villeray Montréal (Québec) H2R 1G9 Dossier : 710-228 9186-7922 Québec Inc.ATELIERS ET SAVEURS 4832, boul.Saint- Laurent Montréal (Québec) H2T 1R5 Dossier : 319-608 9343-4777 Québec Inc.PRIME BBQ CIE.6450, avenue Somerled Montréal (Québec) H4V 1S5 Dossier : 258-871 9962476 Canada inc.PUB ET GRILL YÉ OLDE ORCHARD 381, avenue Laurier Ouest Montréal (Québec) H2V 2K3 Dossier : 204-750 9284-3127 Québec Inc.BAR ROUGE 5018, boul.Décarie Montréal (Québec) H3X 2H8 Dossier : 182-139 9191-1529 Québec Inc.BAR ESCOGRIFFE 4467-A, rue Saint- Denis Montréal (Québec) H2J 2L2 Dossier : 157-842 2 Restaurant pour vendre dont 1 sur terrasse 2 Restaurants pour vendre dont 1 sur terrasse 1 Restaurant pour vendre 2 Restaurants pour vendre dont 1 sur terrasse sur domaine public 1 Bar sur terrasse sur domaine public Permis additionnel 1 Bar sur terrasse sur domaine public Changement permanent d'endroit d'exploitation et changement de capacité de 1 Bar du 975, boul.Roméo- Vachon Nord, local T2505 À Dorval au 975, boul.Roméo- Vachon Nord, local AG-T3501 À Dorval (suite à une cession) Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre 2 Bars dont 1 sur terrasse Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre sur terrasse Mélisse Inc.MÉLISSE 719, rue William Montréal (Québec) H3C 1N8 Dossier : 4533-261 9287-8131 Québec Inc.CAFÉ IL PANINO MÉDITERRANÉO 1435, rue Guy Montréal (Québec) H3H 2L5 Dossier : 4532-172 Il Miglio Pâtes Artisanales Inc.IL MIGLIO PÂTES ARTISANALES 5235, boul.Saint- Laurent Montréal (Québec) H2T 1S4 Dossier : 4530-457 9354-3122 Québec Inc.J'MTL 400, place Jacques- Cartier Montréal (Québec) H2X 3W1 Dossier : 4530-119 9289-7396 Québec inc.RESTO-BAR LE MAJESTIQUE 4105, boul.Saint- Laurent Montréal (Québec) H2W 1Y7 Dossier : 3752-581 Swissport Canada Delcing Inc.SWISSPORT AÉROPORT INT'L DE MONTRÉAL P.E.T.975, boul.Roméo- Vachon Nord, AG-T3501 Dorval (Québec) H4Y 1H1 Dossier : 2491-736 CHINATHOO Goinsamy BAR LOUNGE ROCKSTAR 8629, boul.Saint- Laurent Montréal (Québec) H2P 2M9 Dossier : 1984-095 9353-3503 Québec Inc.BAR SASKA 5202, chemin Queen-Mary Montréal (Québec) H3W 1X5 Dossier : 1963-537 9341-5883 Québec Inc.RESTAURANT NICKELS PEEL 1200, rue Peel Montréal (Québec) H3B 2T6 Dossier : 1918-416 719, rue William Montréal (Québec) H3C 1N8 1435, rue Guy Montréal (Québec) H3H 2L5 5235, boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H2T 1S4 400, place Jacques- Cartier Montréal (Québec) H2X 3W1 4105, boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H2W 1Y7 975, boul.Roméo- Vachon Nord, AG-T3501 Dorval (Québec) H4Y 1H1 8629, boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H2P 2M9 5202, chemin Queen-Mary Montréal (Québec) H3W 1X5 1200, rue Peel Montréal (Québec) H3B 2T6 Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Demande d\u2019un permis d\u2019entrepôt (bière) aux fins de l\u2019agent Demande d\u2019un permis d\u2019entrepôt (bière) aux fins de l\u2019agent Demande d\u2019un permis d\u2019entrepôt (bière) aux fins de l\u2019agent 12910, boul.Métropolitain Est Montréal (Québec) H1A 4A7 12910, boul.Métropolitain Est Montréal (Québec) H1A 4A7 12910, boul.Métropolitain Est Montréal (Québec) H1A 4A7 NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Heineken MX Canada inc.A/s: Me Pierre Gattuso 154, avenue Laurier Ouest Suite 200 Montréal (Québec) H2T 2N7 dossier : 55-30- 1878 Heineken UK Canada inc.A/s: Me Pierre Gattuso 154, avenue Laurier Ouest Suite 200 Montréal (Québec) H2T 2N7 dossier : 55-30- 1879 Heineken IT Canada inc.A/s: Me Pierre Gattuso 154, avenue Laurier Ouest Suite 200 Montréal (Québec) H2T 2N7 dossier : 55-30- 1880 Demande d\u2019un permis d\u2019entrepôt (bière) aux fins de l\u2019agent Demande d\u2019un permis d\u2019entrepôt (bière) aux fins de l\u2019agent Demande d\u2019un permis d\u2019entrepôt (bière) aux fins de l\u2019agent Diageo Irlande Distribution Québec inc.A/s : M.Philippe Bertrand 1100, 50e Avenue, local 110 Montréal (Québec) H8T 2V3 dossier : 55-30- 1875 Approvisionnement Diageo Americas Distribution Québec inc.A/s : Mme.Alexandra Hebrad 1100, 50e Avenue, local 149 Montréal (Québec) H8T 2V3 dossier : 55-30- 1876 Heineken Canada inc.A/s: Me Pierre Gattuso 154, avenue Laurier Ouest Suite 200 Montréal (Québec) H2T 2N7 dossier : 55-30- 1877 12910, boul.Métropolitain Est Montréal (Québec) H1A 4A7 12910, boul.Métropolitain Est Montréal (Québec) H1A 4A7 12910, boul.Métropolitain Est Montréal (Québec) H1A 4A7 AVIS DE CONVOCATION Par ordre du conseil Assemblée générale annuelle des membres sociétaires de La Mutuelle des municipalités du Québec Prenez avis que la 15e Assemblée générale annuelle des membres sociétaires de La Mutuelle des municipalités du Québec se tiendra à la salle F du Centrexpo Cogeco, 550, rue Saint-Amant, Drummondville (Québec) J2C 6Z3, le vendredi 31 mars 2017 à 11 heures.L\u2019ordre du jour comprend l\u2019élection de six (6) administrateurs et l\u2019assemblée extraordinaire a pour but l\u2019adoption d\u2019un règlement modifiant la rémunération globale annuelle des administrateurs.Me Colette St-Martin Secrétaire du conseil d\u2019administration Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 17-15662 Services professionnels d\u2019évaluation qualitative des immeubles municipaux de la Ville de Montréal L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 8 mars 2017 est reportée au 15 mars 2017 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, le 3 mars 2017 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres ERRATUM ASSEMBLÉE DE CONSULTATION VEUILLEZ NOTER QUE l\u2019assemblée publique de consultation du 6 mars 2017 qui devait se tenir à la mairie d\u2019arrondissement située au 405, avenue Ogilvy, salle 200 à Montréal à 18 h est annulée relativement à un premier projet de résolution numéro PP17-14004 intitulé : « Accorder, par résolution, la demande d'autorisation pour l'aménagement de 6 logements dans le bâtiment situé sur la propriété sise aux 8151-8157, avenue Stuart en vertu du Règlement sur les P.P.C.M.O.Ide l'arrondissement (RCA04-14003).» Montréal, le 3 mars 2017 La secrétaire d\u2019arrondissement, Me Danielle Lamarre Trignac, avocate, M.A.Avis public VMP-17-003 \u2013 Aménagement du parc La Presse Suite à l\u2019appel d\u2019offres ci-haut mentionné publié dans Le Devoir le 17 février 2017, avis est par la présente donné que la date d\u2019ouverture des soumissions est reportée au 8 mars 2017.Les soumissions sont demandées et devront être reçues avant 11 h à la date ci-dessus, au comptoir Accès Ville-Marie situé au 800, boulevard De Maison- neuve Est, 17e étage, Montréal H2L 4L8.Montréal, 3 mars 2017 Le Secrétaire d\u2019arrondissement Me Domenico Zambito APPEL D\u2019OFFRES PUBLIC Arrondissement de Saint-Laurent Division des ressources matérielles Direction des services administratifs et du greffe Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 11 h, à la date ci-dessous, au Bureau du citoyen de l\u2019arrondissement de Saint-Laurent, 777, boulevard Marcel-Laurin, Saint-Laurent, Québec, H4M 2M7 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 17-008 Descriptif : Travaux de réaménagement du bassin de la Brunante \u2013 Volet 2 aménagement paysager Date d\u2019ouverture : Mercredi 22 mars 2017 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : saint-laurent.soumissions@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 3 mars 2017 sur le SEAO.Visite supervisée des lieux : N/A.ou Oui, obligatoire Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 17-018 Descriptif : Travaux de réalisation de la piste cyclable et piétonne reliant le boulevard Montpellier de l\u2019est à l\u2019ouest de la voie ferrée du Canadien National Date d\u2019ouverture : Mercredi 22 mars 2017 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : saint-laurent.soumissions@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 3 mars 2017 sur le SEAO.Visite supervisée des lieux : N/A.ou Oui, obligatoire Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 17-019 Descriptif : Travaux d\u2019aménagement de l\u2019espace vert au pourtour du Lac « D », apport d\u2019eau et aération des lacs Date d\u2019ouverture : Mercredi 22 mars 2017 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : saint-laurent.soumissions@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 3 mars 2017 sur le SEAO.Visite supervisée des lieux : N/A.ou Oui, obligatoire Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du cahier des charges.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux de la Direction du greffe à la Mairie d\u2019arrondissement de Saint- Laurent, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 3 mars 2017.La secrétaire du Conseil d\u2019arrondissement, Isabelle Bastien, avocate Appel d\u2019offres H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondante parlementaire à Ottawa L e Sénat a donné son premier appui jeudi au projet de loi C-16 interdisant la discrimination envers les trans- genres.Même le conservateur Don Plett, pourtant farouchement opposé à l\u2019initiative, a cru bon donner son feu ver t pour que se poursuive la réflexion.M.Plett espère démontrer les risques d\u2019ériger en loi le constructivisme social en citant le cas d\u2019un Torontois cinquantenaire qui se présente maintenant comme une fillette de six ans aimant jouer à la poupée avec les petits-enfants de ses parents adoptifs.Le C-16 allonge la liste des motifs de discrimination interdits de la Loi canadienne sur les droits de la personne en y ajoutant l\u2019identité de genre.Le sénateur Plett fait valoir que « les transgenres sont déjà protégés » par la Charte des droits et liber tés, qui interdit toute forme de discrimination.Selon lui, l\u2019adoption de C-16 est dangereuse car elle met « prématurément un terme à un débat sur les genres qui n\u2019est pas réglé et qui repose sur une théorie sociale fautive », à savoir qu\u2019il existe « un spectre infini de genres ».Il estime que le C-16, loin de ser vir à protéger une minorité, ser t surtout à promouvoir un programme social qui obligera les gens à accepter toutes les identités qu\u2019une personne choisira d\u2019endosser.« Pente glissante » Il a alors donné l\u2019exemple de Stefonknee Wolscht, un homme qui a quitté sa femme et ses sept enfants pour assumer sa véritable identité: celle d\u2019une fillette de six ans.À 54 ans, il s\u2019habille en enfant, avec suce et lulus en prime.«Avec ce projet de loi, nous légitimons et protégeons son faux sentiment d\u2019être une femme, mais pas celui d\u2019être un enfant.Qui sommes-nous pour dire que l\u2019un est plus légitime que l\u2019autre?» a demandé M.Plett.Le sénateur se demande si le Parlement ne s\u2019aventure pas sur une «pente glissante», rappelant l\u2019existence des transra- ciaux et des transhandicapés, ces gens qui ne trouvent pas normal que leur corps fonctionne normalement et qui vont jusqu\u2019à le mutiler pour qu\u2019il corresponde à leur identité.M.Plett craint que le projet de loi ser ve à museler les gens qui contestent ces perceptions.Il a rappelé que le professeur Ken Zucker, spécialisé en identité de genres, a été renvoyé l\u2019an dernier du Toronto Centre for Addiction and Mental Health parce que ses thérapies n\u2019étaient « pas au diapason des idées les plus récentes ».Estimant que changer de sexe a des conséquences im- por tantes sur la biologie, M.Zucker encourageait les enfants se disant de l\u2019autre sexe à plutôt accepter leur homosexualité.M.Plett a aussi cité le cas du professeur Jordan Peterson, qui est attaqué de toutes parts parce qu\u2019il refuse d\u2019utiliser des pronoms inventés, tels que « zir » ou « zim » pour désigner des étudiants rejetant la binarité sexuelle.Le Devoir L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 3 M A R S 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 5 CE DIMANCHE DE 14 H À 16 H \u2022 514 985-3322 PETITESANNONCES@LEDEVOIR.COM VILLE-MARIE 2144 DE LORIMIER Succession.Vendeurs très 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aussi des ministres de l\u2019énergie et des ressources naturelles de plusieurs pays.Parmi les «partenaires» qui soutiennent directement cet événement organisé par la firme de consultants et de lobbyistes IHS Cambridge Energy Research Associates (IHS CERA), on retrouve plusieurs multinationales actives dans l\u2019exploitation des sables bitumineux.C\u2019est le cas de Total, ExxonMobil, BP, Shell, Chevron et ConocoPhillips.Rencontres Sur la longue liste des conférenciers de cette année à la CE- RAWeek, on compte des représentants d\u2019entreprises qui développent des projets de pipelines, comme Enbridge et TransCa- nada, ou encore d\u2019infrastructures d\u2019exportation de gaz naturel, notamment Petronas.Interpellé par Le Devoir, le cabinet de Justin Trudeau n\u2019a pas précisé si le premier ministre évoquera précisément le développement pétrolier et gazier au Canada.«Le premier ministre discutera de la stratégie du Canada qui consiste à lier le développement économique et l\u2019exploitation des ressources au leadership en matière d\u2019environnement et à l\u2019innovation en matière d\u2019énergie renouvelable », a toutefois expliqué l\u2019attachée de presse du cabinet, Andrée-Lyne Hallé.Mme Hallé a aussi confirmé que Justin Trudeau « rencontrera certainement dif férentes personnes» lors de son passage à la conférence CERAWeek.« Cependant, les détails sur les rencontres ainsi que l\u2019horaire détaillé de la visite à Houston sont pas encore finalisés », a-t- elle ajouté, en précisant que les détails seront rendus publics dans l\u2019agenda public du premier ministre.Trudeau récompensé En plus des rencontres à prévoir lors de son séjour à Houston, le premier ministre recevra « le prix du leadership mondial en matière d\u2019énergie et d\u2019environnement», une distinction qui lui sera remise par les organisateurs de la CERAWeek «pour souligner son engagement envers la durabilité énergétique et environnementale».« Le premier ministre réitère fréquemment, et ce par tout tant au Canada qu\u2019à travers le monde, son engagement pour l\u2019innovation en matière d\u2019énergie renouvelable et l\u2019importance d\u2019allier le développement économique au développement durable et à la protection de l\u2019environnement », a fait valoir l\u2019attachée de presse de M.Trudeau.C\u2019est la première fois qu\u2019un premier ministre canadien participe à cette conférence, qui se penchera notamment cette année sur l\u2019avenir du secteur pétrolier.En 2016, c\u2019est le ministre des Ressources naturelles Jim Carr qui avait représenté le Canada à la CERAWeek.M.Carr avait notamment évoqué la place du Canada dans le marché international du gaz naturel liquéfié, en citant le projet Pacific Nor th- West, de l\u2019entreprise Petronas.Ce projet d\u2019exportation de gaz de schiste a été approuvé en septembre dernier.Les participants qui souhaitent assister à l\u2019événement durant toute la semaine doivent débourser l\u2019équivalent de 10 300 $ canadiens.Le Devoir Justin Trudeau, invité vedette chez les grandes pétrolières Au Texas, le premier ministre recevra un prix pour son « leadership mondial » dans le domaine énergétique Le crucifix est de retour à l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement Le crucifix est de retour à l\u2019entrée de l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement, à Québec, à l\u2019endroit où il avait été retiré il y a quelques jours.La direction des communications et du rayonnement du CHU de Québec avait annoncé mercredi que le crucifix serait réinstallé en soirée.Selon un communiqué publié mercredi par le CHU, le ministère de la Santé et des Services sociaux considère qu\u2019il ne s\u2019agit pas d\u2019une question de neutralité religieuse de l\u2019État, mais du respect de l\u2019histoire de l\u2019hôpital, du caractère patrimonial religieux et surtout du respect et de la reconnaissance.Mercredi, le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a affirmé que la protection du patrimoine du Québec était importante et il a soutenu que ça ne dérangeait pas les gens des autres cultures de voir le crucifix à l\u2019Assemblée nationale ou dans un hôpital.S aint-Jérôme \u2014 Le procès de Bertrand Charest, ancien entraîneur national de ski alpin qui fait face à 57 chefs d\u2019accusation liés à des agressions sexuelles, a entendu sa première présumée victime, jeudi matin, au palais de justice de Saint-Jérôme.La femme, aujourd\u2019hui dans la trentaine, a raconté dans son témoignage que l\u2019accusé avait commencé à l\u2019embrasser et à lui toucher les seins en 1997 alors qu\u2019elle avait 17 ans.Elle a aussi soutenu qu\u2019elle avait eu d\u2019autres rencontres de nature sexuelle avec Bertrand Charest pendant plusieurs mois en France et en Autriche, mais aussi à Mont-Tremblant, au Québec.Selon le témoin, ces rencontres de nature sexuelle se sont déroulées dans des chambres d\u2019hôtel, dans une camionnette, sur une table de physiothérapie, dans un avion et à la résidence de l\u2019accusé.La femme a soutenu jeudi qu\u2019elle était alors bien consciente que cette liaison n\u2019était pas normale, même si elle croyait être amoureuse de Ber trand Charest.Elle a raconté que l\u2019accusé se moquait d\u2019elle et la dénigrait, pour ensuite lui faire de petits compliments.Chefs d\u2019accusation Ber trand Charest, qui est détenu depuis son arrestation il y a deux ans, est notamment accusé d\u2019agressions sexuelles, mais aussi d\u2019abus de confiance.Les 12 victimes présumées étaient âgées de 12 à 19 ans au moment des faits allégués.Le procès pourrait durer un mois.Présent dans la salle d\u2019audience, l\u2019accusé, aujourd\u2019hui âgé de 51 ans, prenait des notes, jeudi, dans le box fermé d\u2019un paravent, pour éviter tout contact visuel avec les témoins.De 1996 à 1998, l\u2019accusé était membre du personnel d\u2019entraîneurs des athlètes féminines au sein de Canada Alpin, l\u2019organisme national régissant le ski de compétition au pays.Les faits allégués se seraient produits dans les années 1990 à Mont-Tremblant et à Whistler, en Colombie-Britannique, mais aussi en France, aux États-Unis, en Autriche et en Nouvelle-Zélande.La Presse canadienne L\u2019ancien entraîneur Bertrand Charest subit son procès LOI SUR LES TRANSGENRES Le Sénat donne son premier appui Le chef adjoint du Parti vert candidat dans Saint-Laurent Le chef adjoint du Parti vert du Canada, Daniel Green, tentera de succéder à l\u2019ex-minis- tre libéral Stéphane Dion dans la circonscription de Saint- Laurent.Il en a fait l\u2019annonce jeudi.L\u2019environnementaliste s\u2019était présenté aux élections fédérales de 2015 dans Ville- Marie\u2013Le Sud-Ouest\u2013Île-des- Sœurs.Plusieurs personnalités convoitent ce siège, un château fort libéral.C\u2019est le cas de l\u2019ex-ministre du PLQ Yolande James, de la fiscaliste Marwah Rizqy et de l\u2019homme d\u2019affaires François Lambert.D\u2019autres élections partielles doivent avoir lieu dans Ottawa- Vanier, ainsi qu\u2019ailleurs en Ontario et en Alberta.Le Devoir Un prêtre de Montréal est accusé d\u2019agression sexuelle L\u2019abbé Brian Boucher, prêtre de l\u2019archidiocèse de Montréal, a été accusé, jeudi, d\u2019agressions sexuelles à l\u2019endroit d\u2019au moins trois victimes alléguées.Le prêtre montréalais a été arrêté, mercredi, relativement à deux nouvelles plaintes \u2014 une première avait été déposée en août 2015.M.Boucher avait été arrêté une première fois le 12 janvier dernier, puis libéré avec promesse de comparaître.Il est accusé de contacts sexuels, d\u2019incitation à des contacts sexuels, d\u2019agression sexuelle et d\u2019introduction par effraction.Il a comparu à la Cour du Québec, jeudi, et a été libéré sous plusieurs conditions.Les trois victimes étaient d\u2019âge mineur au moment des faits allégués, et l\u2019enquête «permettrait de croire que d\u2019autres personnes auraient pu être victimes de M.Boucher», a indiqué le porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal, Jean-Pierre Brabant.M.Brabant a précisé que la plupart des églises que M.Boucher fréquentait se situaient dans l\u2019ouest de l\u2019île de Montréal, «dans les secteurs de Senneville, LaSalle, Dorval, Mont-Royal ainsi que le centre- ville de Montréal».La Presse canadienne JACQUES NADEAU LE DEVOIR JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 3 M A R S 2 0 1 7 A 6 É C O N O M I E Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Alim.Couche-Tard ATD.B 62.08 0.62 1.01 1139 Canadian-Tire CTC.A 152.71 -0.19 -0.12 182 Cogeco CCA 71.21 -0.45 -0.63 42 Corus CJR.B 12.64 -0.10 -0.78 290 Groupe TVA TVA.B 3.01 0.00 0.00 0 Jean Coutu PJC.A 20.01 -0.01 -0.05 87 Loblaw L 69.92 0.69 1.00 463 Magna MG 57.86 -0.14 -0.24 719 Metro MRU 38.92 0.19 0.49 630 Quebecor QBR.B 37.80 -0.03 -0.08 177 Uni Select UNS 34.06 -0.15 -0.44 74 Saputo SAP 46.30 0.24 0.52 494 Shaw SJR.B 27.77 0.15 0.54 808 Dollarama DOL 102.65 -0.72 -0.70 279 Restaurant Brands QSR 73.29 0.05 0.07 316 Transat A.T.TRZ 5.50 -0.13 -2.31 59 Yellow Media Y 9.03 -0.37 -3.94 87 S&P TSX SPTT15536.65 -63.03 -0.40 232759 S&P TX20 TX20 657.02 -15.42 -2.29 81588 S&P TX60 TX60 917.35 -1.32 -0.14 108075 S&P TX60 Cap.TX6C 1014.41 -1.45 -0.14 108075 Cons.de base TTCS 518.91 3.78 0.73 4273 Cons.discré.TTCD 186.04 -0.37 -0.20 6935 Énergie TTEN 200.20 0.29 0.15 42256 Finance TTFS 295.10 0.23 0.08 36164 Aurifère TTGD 201.15 -9.46 -4.49 99295 Santé TTHC 72.72 -0.35 -0.48 3089 Tech.de l\u2019info TTTK 58.48 0.25 0.43 6734 Industrie TTIN 210.48 -0.42 -0.20 11679 Matériaux TTMT 239.54 -9.24 -3.71 95013 Immobilier TTRE 296.70 -2.35 -0.79 7512 Télécoms TTTS 154.14 0.03 0.02 2793 Sev.collect.TTUT 240.32 1.04 0.43 7933 Métaux/minerals TTMN 670.38 0.00 0.00 0 TSX Venture JX 809.87 -12.19 -1.48 84705 Cameco CCO 14.58 -0.13 -0.88 1273 Canadian Natural CNQ 40.50 2.04 5.30 4986 Hydro One H 23.66 0.11 0.47 560 Enbridge ENB 55.23 -0.04 -0.07 5514 EnCana ECA 15.29 -0.10 -0.65 3230 Enerplus ERF 11.84 -0.39 -3.19 1380 Pengrowth Energy PGF 1.65 -0.04 -2.37 759 Pétrolière Impériale IMO 41.36 0.29 0.71 508 Suncor Energy SU 41.43 -0.27 -0.65 2305 Cenovus Energy CVE 16.81 -0.18 -1.06 943 TransCanada TRP 61.14 0.15 0.25 1204 Valener VNR 21.09 0.29 1.39 38 Air Canada AC 13.47 -0.49 -3.51 1223 Bombardier BBD.B 2.41 0.01 0.42 3884 CAE CAE 20.34 -0.19 -0.93 394 Canadien Pacifique CP 197.38 -0.48 -0.24 421 Chemin de fer CN CNR 95.02 0.22 0.23 1030 SNC-Lavalin SNC 54.76 0.15 0.27 310 Transcontinental TCL.A 21.31 0.21 1.00 281 TransForce TFI 35.00 0.00 0.00 0 B.CIBC CM 119.06 0.61 0.51 2364 B.de Montréal BMO 103.37 1.47 1.44 1665 B.Laurentienne LB 59.56 0.89 1.52 115 B.Nationale NA 58.41 0.75 1.30 1343 B.Royale RY 97.94 0.41 0.42 2593 B.Scotia BNS 78.68 -0.07 -0.09 3575 B.TD TD 68.98 -0.52 -0.75 5606 Brookfield Asset BAM.A 48.35 -0.12 -0.25 805 Cominar Real CUF.UN 14.61 -0.11 -0.75 585 Corp.Fin.Power PWF 35.25 -0.06 -0.17 359 Fin.Manuvie MFC 24.23 -0.11 -0.45 8610 Fin.Sun Life SLF 48.45 -0.21 -0.43 1371 Great-West Lifeco GWO 36.41 -0.04 -0.11 496 Industrielle All.IAG 55.97 -0.70 -1.24 294 Power Corporation POW 31.77 -0.01 -0.03 484 TMX X 69.58 -0.67 -0.95 42 Agrium AGU 127.49 -2.13 -1.64 282 Barrick Gold ABX 24.11 -1.12 -4.44 4520 Goldcorp G 20.13 -0.70 -3.36 3324 Kinross Gold K 4.44 -0.20 -4.31 8033 Mines Agnico-Eagle AEM 54.29 -1.99 -3.54 864 Potash POT 22.97 -0.39 -1.67 1153 Teck Resources TECK.B 27.10 -0.98 -3.49 2613 Fortis FTS 42.70 0.29 0.68 1388 TransAlta TA 7.05 0.01 0.14 945 BlackBerry BB 9.23 0.05 0.54 830 CGI GIB.A 62.14 -0.13 -0.21 392 BCE BCE 57.98 0.16 0.28 1039 Manitoba Telecom MBT 39.22 0.01 0.03 111 Rogers RCI.B 55.93 0.12 0.22 607 Telus T 43.02 -0.19 -0.44 1035 iShares DEX XBB 31.13 0.04 0.13 69 iShares MSCI XEM 28.41 -0.38 -1.32 8 iShares MSCI EMU EZU 33.12 0.00 0.00 0 iShares S&P 500 XSP 27.25 -0.16 -0.58 216 iShares S&P/TSX XIC 24.70 -0.10 -0.40 252 MANULIFE FINANCIAL MFC 24.23 -0.11 -0.45 8610 HB NYMEX CL BULL HOU 7.94 -0.35 -4.22 6048 TORONTO DOMINION TD 68.98 -0.52 -0.75 5606 ENBRIDGE INC ENB 55.23 -0.04 -0.07 5514 CANADIAN NATURAL CNQ 40.50 2.04 5.30 4986 BARRICK GOLD CORP ABX 24.11 -1.12 -4.44 4520 FIRST QUANTUM FM 14.74 -0.21 -1.40 3809 BANK of NOVA BNS 78.68 -0.07 -0.09 3575 GOLDCORP INC G 20.13 -0.70 -3.36 3324 HORIZONS BETA HGD 9.56 0.84 9.63 3307 AURINIA AUP 6.08 1.15 23.33 1194 HORIZONS BETA HGD 9.56 0.84 9.63 3307 HORIZONS BETAPRO HZD 5.82 0.39 7.18 345 CANADIAN NATURAL CNQ 40.50 2.04 5.30 4986 HB NYMEX CL BEAR HOD 9.81 0.37 3.92 1619 PAREX RESOURCES PXT 16.60 0.55 3.43 588 FINNING INTL LTD FTT 26.31 0.65 2.53 997 ALGOONQUIN POWER & AQN 12.46 0.29 2.38 2862 KINAXIS INC KXS 75.62 1.75 2.37 170 WSP GLOBAL WSP 47.11 0.88 1.90 382 FORTUNA SILVER FVI 6.91 -0.80 -10.38 929 S&P TSX GLOBAL HGU 15.48 -1.64 -9.58 2919 FIRST MAJESTIC FR 11.06 -1.09 -8.97 1394 RICHMONT MINES INC RIC 9.66 -0.94 -8.87 440 SILVER STANDARD SSO 13.68 -1.32 -8.80 756 MAG SILVER CORP MAG 18.95 -1.70 -8.23 405 GUYANA GOLDFIELDS GUY 6.27 -0.53 -7.79 1273 PAN AMERICAN PAAS 22.22 -1.77 -7.38 321 SEABRIDGE SEA 12.72 -1.01 -7.36 136 DETOUR GOLD CORP DGC 15.26 -1.21 -7.35 2058 CANADIAN NATURAL CNQ 40.50 2.04 5.30 4986 KINAXIS INC KXS 75.62 1.75 2.37 170 BANK of MONTREAL BMO 103.37 1.47 1.44 1665 AURINIA AUP 6.08 1.15 23.33 1194 THOMSON REUTERS TRI 57.61 1.07 1.89 1053 LAURENTIAN BANK of LB 59.56 0.89 1.52 115 WSP GLOBAL WSP 47.11 0.88 1.90 382 HORIZONS BETA HGD 9.56 0.84 9.63 3307 WESTON GEORGE LTD WN 111.60 0.83 0.75 122 NATIONAL BANK of NA 58.41 0.75 1.30 1343 FRACO-NEVADA CORP FNV 82.08 -4.83 -5.56 807 METHANEX CORP MX 67.15 -2.16 -3.12 276 AGRIUM INC AGU 127.49 -2.13 -1.64 282 AGNICO EAGLE MINES AEM 54.29 -1.99 -3.54 864 PAN AMERICAN PAAS 22.22 -1.77 -7.38 321 MAG SILVER CORP MAG 18.95 -1.70 -8.23 405 ENDEAVOUR MINING EDV 23.42 -1.70 -6.77 441 S&P TSX GLOBAL HGU 15.48 -1.64 -9.58 2919 MACDONALD DETWILER MDA 65.71 -1.53 -2.28 325 TOREX GOLD TXG 24.41 -1.49 -5.75 545 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRÉTIONNAIRE ÉNERGIE FINANCIÈRES INDUSTRIELLES ENTREPRISES DE MATÉRIAUX SERVICES PUBLICS TECHNOLOGIE TÉLÉCOMMUNICATIONS FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO LES GAGNANTS EN % LES PERDANTS EN % LES GAGNANTS EN $ LES PERDANTS EN $ LES INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO TSX CROISSANCE Consultez toutes les cotes boursières sur www.decisionplus.com M A R C H É S B O U R S I E R S TORONTO S&P TSX 15 536,65 ?-63,03 -0,4% New York S&P 500 2381,92 ?-14,04 -0,6% NASDAQ 5861,22 ?-42,81 -0,7% DOW JONES 21 002,97 ?-112,58 -0,5% PÉTROLE 52,61 -1,22 $US -2,3% ?OR 1232,70 -17,10 $US -1,4% ?DOLLAR CANADIEN 74,63 -0,36 $US -0,5% ?1$US = 1,3399 71,03 -0,08 EURO 1 EURO = 1,4078 INDICES QUÉBÉCOIS Indice Fermeture var.pts var.% IQ30 2500,14 +3,84 +0,15 IQ120 2521,97 \u20133,39 \u20130,13 CENTRE D\u2019ANALYSE ET DE SUIVI DE L\u2019INDICE QUÉBEC L\u2019indice Québec est une initiative du Département de finance de l\u2019Université de Sherbrooke et de l\u2019Institut de recherche en économie contemporaine A G N È S P E D R E R O à Genève É loge des accords commerciaux bilatéraux, refus de se soumettre aux décisions de l\u2019Organisation mondiale du commerce : le gouvernement Tr ump poursuit sa charge contre le multilatéralisme, poussant l\u2019OMC un peu plus près du gouffre.Pendant sa campagne, Donald Trump avait déjà qualifié le gendarme du commerce mondial de «désastre» et laissé entendre que les États-Unis pourraient s\u2019en retirer si Washington ne pouvait pas renégocier certains règlements, notamment en matière de tarifs douaniers.COMMERCE INTERNATIONAL Cinglante attaque des États-Unis contre l\u2019OMC B ruxelles \u2014 L\u2019inflation a atteint en février l\u2019objectif de 2% fixé par la Banque centrale européenne (BCE), pour la première fois depuis quatre ans, a annoncé jeudi l\u2019Office européen des statistiques Eurostat dans une estimation rapide.Ce chiffre est conforme aux attentes des analystes interrogés par Factset.L\u2019inflation avait atteint 1,8% en janvier.Un taux d\u2019inflation de 2% est considéré comme un signe de bonne santé de l\u2019économie par la BCE, qui en a fait son objectif.Depuis des mois, l\u2019institution basée à Francfort maintient ses taux d\u2019intérêt à des niveaux historiquement bas et ef fectue des rachats massifs d\u2019actifs pour injecter de l\u2019argent bon marché dans le système et ainsi stimuler prêts et investissements, et par ricochet redynamiser la machine économique européenne.Chômage stable L\u2019inflation de la zone euro n\u2019avait pas atteint ce niveau depuis janvier 2013.Par ailleurs, le taux de chômage dans la zone euro est resté stable en janvier, s\u2019af fichant, comme en décembre, à 9,6 %, son taux le plus bas depuis mai 2009, a annoncé jeudi l\u2019Office européen des statistiques Eurostat.Ce taux est conforme aux attentes des analystes interrogés par le fournisseur de services financiers Factset.Agence France-Presse ZONE EURO L\u2019inflation atteint l\u2019objectif de la Banque centrale européenne FABRICE COFFRINI AGENCE FRANCE-PRESSE Le directeur général de l\u2019OMC, le Brésilien Roberto Azevedo J U L I E N A R S E N A U L T A près des reculs de son bénéfice net de ses revenus en 2016, SNC-Lavalin anticipe une hausse des profits dans la quasi-totalité de ses secteurs d\u2019activité et s\u2019estime en bonne position pour décrocher d\u2019importants contrats.À l\u2019exception de son secteur des mines et de la métallurgie, SNC-Lavalin prévoit une progression du profit ajusté émanant de ses activités d\u2019ingénierie et de construction variant de 13 à 32 %.Sa prévision pour la fourchette de son profit ajusté par action oscille entre 1,70 $ et 2 $.SNC-Lavalin croit pouvoir profiter des augmentations des dépenses en infrastructures en Amérique du Nord, de la vigueur du secteur nucléaire à l\u2019échelle mondiale et d\u2019autres occasions d\u2019af faires dans le secteur pétrolier et gazier au Moyen-Orient et aux États-Unis.« Nous nous attendons à ce que 2017 soit une autre bonne année pour SNC-Lavalin », a expliqué son président et chef de la direction, Neil Bruce, à l\u2019occasion du dévoilement des résultats du quatrième trimestre.La firme mise sur les im- por tantes dépenses d\u2019infrastructures prévues au Canada et s\u2019attend à décrocher deux fois plus de contrats, d\u2019ici la fin du premier trimestre, à l\u2019extérieur du pays dans son secteur des mines.M.Bruce a rappelé qu\u2019au Canada SNC-Lavalin convoitait d\u2019impor tants projets, dont celui du Réseau électrique métropolitain.Son carnet de commandes atteignait 10,7 milliards de dollars à la fin de 2016.Accusations Par ailleurs, l\u2019entreprise a fourni une brève mise à jour du dossier des accusations criminelles de fraude et de corruption déposées par la Gendarmerie royale du Canada (GRC), indiquant que l\u2019enquête préliminaire prévue en septembre 2018 pourrait être devancée à la fin de cette année.La multinationale \u2014 qui a plaidé non coupable \u2014 n\u2019a pas voulu fournir plus de détails.Selon la GRC, la firme aurait versé 47,7 millions à des titulaires de charges publiques en Libye dans le but de les influencer.De plus, ses divisions Construction et International auraient privé diverses organisations locales d\u2019environ 129,8 millions.À la fin de 2016, SNC-Lava- lin avait par ailleurs récupéré 15,2 millions auprès de son ancien vice-président Riadh Ben Aïssa.Devant un tribunal suisse en 2014, ce der nier avait reconnu sa culpabilité à des accusations de corr up- tion et de blanchiment.M.Ben Aïssa devait remettre à l\u2019entreprise 17,2 millions plus intérêts.Bénéfice de 1,6 million Au quatrième trimestre, l\u2019entreprise a engrangé un bénéfice net de 1,6 million, ou 1 ¢ par action, en recul par rapport à celui de 49,2 millions, ou 33 ¢ par action, d\u2019il y a un an.Les revenus ont fléchi de 17 % à 2,21 milliards.Sur une base ajustée, SNC a affiché un profit par action de 77 ¢.Pour l\u2019exercice, ses profits nets ont reculé de 37 %, à 255,5 millions ou 1,70 $ par action, alors que son chiffre d\u2019affaires a été de 8,5 milliards, en baisse de 11 %.Le conseil d\u2019administration a augmenté de 5 % le dividende trimestriel, qui passe à 27,3 ¢ par action.La Presse canadienne RÉSULTATS SNC-Lavalin anticipe d\u2019importants contrats Installé à la Maison-Blanche, Donald Trump poursuit sans relâche ses attaques contre l\u2019OMC, qui compte 164 membres, en dépit des multiples appels au calme de la Chine et de l\u2019Union européenne.«Les Américains ne sont pas directement soumis aux décisions de l\u2019OMC», assure ainsi l\u2019équivalent du ministère du Commerce extérieur américain (USTR) dans son plan d\u2019action annuel remis au Congrès.« Le gouvernement Trump croit au commerce libre et équitable [\u2026].Mais, à l\u2019avenir, nous allons nous concentrer sur les négociations bilatérales», indique l\u2019USTR.« C\u2019est le moment pour une approche plus énergique », indique également le gouvernement américain, qui af firme être prêt à utiliser « tous les moyens de pression » pour forcer les pays à ouvrir leurs marchés.Selon l\u2019USTR, les règles de l\u2019OMC reposent sur l\u2019idée implicite que les pays appliquent les principes de l\u2019économie de marché alors que plusieurs acteurs importants les ignorent et dissimulent leurs entorses au libre-échange derrière des systèmes « pas suf fisamment transparents ».Appel au dialogue À Genève, le directeur général de l\u2019OMC, le Brésilien Roberto Azevedo, qui vient d\u2019être reconduit à son poste pour un second mandat, a, pendant la campagne présidentielle américaine, refusé de commenter les propos du candidat Donald Tr ump.Inter rogé ces dernières semaines à maintes reprises sur le repli sur soi américain, le patron de l\u2019OMC a tout simplement jugé que « les temps sont dif ficiles pour le multilatéralisme commercial » et a invité les États-Unis à dialoguer avec lui.« Je suis prêt à m\u2019asseoir et à discuter [\u2026] avec l\u2019équipe des États-Unis une fois qu\u2019elle sera prête à le faire », a-t-il encore assuré jeudi après la publication du document de l\u2019USTR.Selon l\u2019OMC, le règlement des dif férends commerciaux constitue « la clef de voûte du système commercial multilatéral ».Depuis 1995, plus de 500 dif férends ont été soumis à l\u2019OMC et plus de 350 décisions ont été rendues.D\u2019après les règles de l\u2019OMC, si un pays a commis une faute, il doit la réparer sans tarder.Et s\u2019il persiste à violer un accord, il doit offrir une compensation ou subir une punition (comme des sanctions commerciales).En principe, les sanctions devraient être imposées dans le même secteur que celui qui fait l\u2019objet du différend.Si cela n\u2019est pas possible ou efficace, elles peuvent être imposées dans un autre secteur.La Chine au secours de l\u2019OMC Grand défenseur du multila- téralisme, la Chine, deuxième économie du monde, est venue au secours de l\u2019OMC, jugeant qu\u2019un système de relations internationales ouvert et objectif favorise la croissance économique.« La Chine souhaite travailler avec tous les pays membres de l\u2019OMC pour faire en sorte que cette organisation puisse jouer un rôle constructif en matière de coopération internationale », a déclaré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Geng Shuang à la presse au cours d\u2019un briefing.« Nous nous attendons à ce que toute mesure prise par les États-Unis, ou par tout autre pays, soit conforme avec ses droits et engagements en tant que membre de l\u2019OMC », a estimé de son côté à Bruxelles une source de la Commission européenne.Guerre en vue « Je pense que l\u2019OMC est en dif ficulté depuis le 9 novembre », jour de l\u2019élection de Donald Trump, a déclaré à l\u2019AFP Sebastian Dullien, du Conseil européen des relations internationales, un groupe de réflexion européen.«Si les États- Unis quittent l\u2019OMC, il risque d\u2019y avoir une sale guerre commerciale», a estimé cet expert, alors que, selon le Financial Times, des avocats de la Commission européenne et d\u2019autres partenaires commerciaux seraient prêts à porter plainte devant l\u2019OMC au cas où le ton monterait avec les Américains.Richard Baldwin, professeur d\u2019économie internationale à l\u2019Institut des hautes études internationales et du développement de Genève, veut rester optimiste en attendant la confirmation de la nomination du représentant américain au Commerce extérieur.« Cela dit, je pense que l\u2019OMC risque d\u2019être compromise par le gouvernement Trump, probablement lorsque les États-Unis diront qu\u2019ils rejettent une décision de l\u2019ORD», l\u2019Organe de règlement des dif férends, ex- plique-t-il à l\u2019AFP.Agence France-Presse L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 3 M A R S 2 0 1 7 ECONOMIE A 7 F R A N Ç O I S D E S J A R D I N S L a première séance boursière de la société mère de Snapchat, application populaire chez les 18-34 ans, n\u2019était même pas terminée jeudi que des analystes recommandaient déjà aux investisseurs de vendre leurs actions en raison, notamment, de la très forte concurrence.Après avoir été inscrite à la Bourse de New York au prix de 17 $US, l\u2019action de Snap Inc.s\u2019est envolée, a été offerte au grand public investisseur et a conclu son baptême de Wall Street sur un gain de 44 % à 24,48 $US.L\u2019appel public à l\u2019épargne, un des plus attendus des dernières années dans l\u2019arène techno, survient en dépit d\u2019un avenir trouble qui découle d\u2019une longue série de pertes et d\u2019une viabilité incer taine contre des joueurs bien établis comme Facebook, Instagram (propriété de Facebook), Twitter, Apple et Google.Milliardaires sur papier Au total, 200 millions d\u2019actions ont été vendues, ce qui a généré une entrée instantanée de 3,4 milliards $US.Les deux cofondateurs ont chacun vendu 16 millions d\u2019actions (et empoché 272 millions), tandis que certains investisseurs de la première heure ont aussi profité de l\u2019occasion pour réaliser un profit sur leur mise initiale.Par ailleurs, puisqu\u2019ils ont conser vé l\u2019essentiel de leurs actions pour garder le contrôle de la compagnie, les deux cofondateurs sont devenus par le fait même des milliardaires sur papier.Snap Inc.se définit comme une société spécialisée dans la photographie, résultat de son application et de la vente des lunettes Spectacles permettant de saisir et de diffuser les moments du quoditien.Alimentée principalement par la vente de publicité, la compagnie a enregistré l\u2019an dernier des revenus de 404 millions, ce qui en soit était en très forte hausse par rappor t aux 59 millions de 2015.À la fin de 2016, Snapchat comptait 158 millions d\u2019usagers qui se branchent au moins une fois par jour.Lorsque la société de Mark Zuckerberg s\u2019est inscrite en Bourse, Facebook comptait plus de 525 millions d\u2019usagers réguliers.Les obser vateurs ont fait remarquer que le taux de croissance des nouveaux usagers de Snapchat a considérablement ralenti quand Ins- tagram a déployé son mode « Stories », qui reprend essentiellement le caractère éphémère des publications de Snapchat.Celles-ci disparaissent à tout jamais au bout d\u2019un certain temps.Vers le bas Les grands acteurs de Wall Street qui ont permis l\u2019entrée en Bourse se sont abstenus d\u2019exprimer une opinion.Cela ouvre de facto la voie aux autres.La petite firme Pivotal Research Group a estimé jeudi matin que l\u2019action de Snap devrait éventuellement descendre à 10 $US, ce qui traduirait une chute de plus de 40 % par rapport au prix de lancement de jeudi matin et de 60 % par rapport au cours de clôture à la fin de sa première séance.Instinet, une autre firme dont la note d\u2019analyse a été largement reprise par la presse financière, croit que le cours idéal de Snap se situe à 16 $US et que son appel public à l\u2019épargne survient au moment où la croissance de son bassin d\u2019usagers ralentit.Les entrées en Bourse des sociétés du secteur technologique ont tendance à attirer l\u2019attention en raison de la recherche éternelle du prochain grand succès commercial.D\u2019autant plus que le capital de risque injecté dans les jeunes pousses atteint fréquemment les centaines de millions, cela faisant en sorte que les bailleurs de fonds de la Silicon Valley et de New York veulent un jour sortir du capital pour investir ailleurs.Dans le cas de Snapchat, les investisseurs du dépar t ont mis au total plus de 2 milliards $US dans le cadre de huit rondes de financement.Depuis leur entrée en Bourse, Facebook a vu son titre augmenter de 257 % alors que Twitter a vu le sien fondre de 62 %.Le Devoir MARCHÉS FINANCIERS Snapchat brille pour ses débuts en Bourse L\u2019action bondit de 44 % à sa première journée MARK LENNIHAN ASSOCIATED PRESS Au centre, les parents du p.-d.g.de Snap, Evan Spiegel, applaudissent à l\u2019inscription en Bourse de la compagnie.G É R A R D B É R U B É U ne activité économique plus soutenue au dernier trimestre a permis au PIB canadien de croître plus rapidement en 2016 qu\u2019en 2015.Les ménages ont encore sauvé la donne, appuyés par les dépenses des administrations publiques.Le PIB canadien a progressé de 2,6 % en rythme an- nualisé au quatrième trimestre, une donnée que Statistique Canada compare à la croissance de 1,9 % de l\u2019économie américaine au cours de la même période.L\u2019agence fédérale a également révisé à la hausse, de 3,5 à 3,8 %, la croissance (annualisée) au troisième trimestre.Cette activité accrue a permis au PIB canadien de croître de 1,4 % pour 2016, contre une progression plus modeste de 0,9 % en 2015.Cette performance annuelle s\u2019appuie fortement sur les dépenses de consommation, qui ont crû de 2,2 % l\u2019an dernier, contre 1,9 % en 2015.Les ménages ont cependant reçu un appui des dépenses publiques, qui ont augmenté de 2 % en 2016 contre 1,5 % l\u2019année précédente.Manquent à l\u2019appel les entreprises, avec des investissements non résidentiels en baisse de plus de 10 % (de 10,7 % en 2016) pour une deuxième année consécutive.Statistique Canada attribue cette contraction en grande partie à la faiblesse du secteur de l\u2019énergie.Quant au secteur extérieur, les exportations ont augmenté de 1,1 % et les importations ont diminué de 1 %.Faible moyenne Après une faible moyenne de 1,2 % en deux ans, Krishen Rangasamy, économiste principal à la Banque Nationale, ose croire à une nouvelle accélération du PIB cette année, à 1,9 %.« Il n\u2019y a pas beaucoup de potentiel de hausse pour la consommation ni pour la construction résidentielle après des années au rythme soutenu grâce aux emprunts ; les dépenses publiques et les expor tations restent les meilleurs paris pour le Canada, dit-il.Encore faut-il que l\u2019évolution de la politique commerciale des États-Unis ne nuise pas gravement aux exportateurs canadiens.» Pour sa part, Benoit P.Durocher, économiste principal au Mouvement Desjardins, parle de la persistance « d\u2019im- por tantes per turbations [\u2026] Les incertitudes demeurent im- por tantes.Ces per turbations devraient cependant s\u2019estomper en grande par tie au début de 2017 ».Il a ajouté que, « si l\u2019on se fie à l\u2019acquis de croissance d\u2019environ 1,5 % pour le premier trimestre de 2017, grâce à la for te progression du PIB réel par industrie à la fin de 2016, l\u2019avenir s\u2019annonce plutôt positif ».Le Devoir CROISSANCE Le PIB canadien termine l\u2019année en force A L E X A N D R A P O S A D Z K I à Toronto L a Banque TD a affiché jeudi un bénéfice du premier trimestre supérieur aux attentes des analystes, aidée, comme ses rivales, par de meilleurs revenus de courtage et une diminution des pertes sur prêts.Alors que la croissance économique prend du mieux de façon générale et que les marchés boursiers sont en pleine reprise, les cinq grandes banques du pays \u2014 la TD, la CIBC, la Scotia, la Banque de Montréal et la Royale \u2014 ont cumulé des profits de 10,46 milliards au plus récent trimestre.Cela représente une augmentation par rap- por t à celui de 8,53 milliards de la même période l\u2019an dernier.En ajoutant ceux de la Banque Nationale, on obtient un total de près de 11 milliards, contre 8,8 milliards un an plus tôt.« Les banques continuent de [surpasser nos attentes] », a souligné John Aiken, un analyste bancaire chez Barclays.« Cela en dit long non seulement sur la vigueur de leurs activités, mais aussi sur leur diversification.» La Banque TD a affiché jeudi un bénéfice net de 2,53 milliards pour le trimestre clos le 31 janvier, un résultat en hausse de 13,9 % par rapport à l\u2019an dernier.Le bénéfice par action a atteint 1,32 $, comparativement à celui de 1,17 $ pour la même période l\u2019an dernier.Après ajustements, la banque affichait un bénéfice par action de 1,33 $.Dans les Services au détail au Canada, le résultat net s\u2019est élevé à 1,57 milliard, en hausse de 4 % par rappor t au premier trimestre de l\u2019exercice précédent.Aux États-Unis, les Services au détail ont contribué pour 800 millions, contre 751 millions un an plus tôt.Dans l\u2019activité Services bancaires de gros, le résultat net a atteint 267 millions, en hausse de 66 % par rapport à celui du premier trimestre de l\u2019exercice précédent.La Banque a affiché un ratio des fonds propres de catégorie 1 de 10,9 %, comparativement à 10,4 %.Meilleur en 2017 La publication du rapport de la Banque TD met fin à la saison des résultats, qui a vu chacune des six grandes banques surpasser les attentes.Selon M.Aiken, ces résultats suggèrent que l\u2019exercice 2017 pourrait être une meilleure année que prévu pour les banques, particulièrement si les attentes de croissance au sud de la frontière finissaient par soutenir l\u2019économie canadienne et faire grimper les taux d\u2019intérêt.« La perspective commence à s\u2019éclaircir», a noté l\u2019analyste.Les analystes s\u2019attendaient à voir les pertes sur prêts grimper par rap- por t à leurs récents niveaux, qui étaient en deçà des normes historiques.Mais les banques ont plutôt amélioré les tendances de leur crédit au premier trimestre, et M.Aiken se demande maintenant s\u2019il ne pourrait pas s\u2019agir d\u2019une nouvelle norme pour le secteur.« Peut-être que les banques ont vraiment trouvé la sauce secrète et qu\u2019elles ont appris à contrôler [le risque] encore mieux que par le passé», a affirmé M.Aiken.La banque a en outre annoncé que son dividende trimestriel serait haussé de 5 cents à 60 cents par action à compter du versement du 1er mai.Avec Le Devoir RÉSULTATS Les revenus de courtage sourient à la Banque TD ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR La croissance s\u2019appuie fortement sur les dépenses de consommation, qui ont crû de 2,2% en 2016.J U L I E N A R S E N A U L T L e spécialiste du papier recyclé Cascades ambitionne toujours de racheter la participation de partenaires minoritaires dans la coentreprise Greenpac, propriétaire d\u2019une usine de carton caisse à Niagara Falls, en Ontario.En divulguant ses résultats du quatrième trimestre jeudi, l\u2019entreprise établie à Kingsey Falls a indiqué qu\u2019elle poursuivait « l\u2019évaluation de ses options stratégiques », afin de générer de la valeur pour ses actionnaires.Cette déclaration a incité un analyste à questionner le président et chef de la direction de Cascades, Mario Plourde, sur ses intentions à l\u2019égard de Greenpac.« C\u2019est quelque chose que nous avons déjà mentionné et, lorsque l\u2019occasion se présentera, nous serons probablement assez actifs », a-t-il répondu, sans toutefois fournir d\u2019échéancier.Inaugurée en 2015, l\u2019usine est le résultat d\u2019un investissement de 470 millions $US.Cascades détient environ 60 % de la coentreprise, comparativement à 20 % pour la Caisse de dépôt et placement du Québec.D\u2019autres par tenaires, comme Jamestown Container et Containerboard Partners, sont également actionnaires.Il n\u2019est toutefois pas question pour Cascades de se délester de la participation de 17 % que la société détient dans le producteur d\u2019énergie renouvelable Boralex, a affirmé M.Plourde.Le titre de Boralex, qui se négocie aux alentours de 21 $ à la Bourse de Toronto, s\u2019est apprécié de 4,62$, ou 28%, au cours des 12 derniers mois.Au quatrième trimestre, Cascades a renoué avec la rentabilité tout en affichant une faible croissance de ses ventes.Pour la période de trois mois terminée le 31 décembre, la société a engrangé un bénéfice net de 4 millions, ou 4 ¢ par action, comparativement à une perte nette de 76 millions, ou 81¢ par action, un an plus tôt.Ses ventes ont progressé de 0,5%, à 979 millions.La Presse canadienne PAPIERS Cascades veut toujours racheter ses partenaires dans Greenpac La Caisse réinvestit dans 5N Plus La Caisse de dépôt et placement du Québec a fait l\u2019acquisition, sur le marché secondaire, de 8,7 millions d\u2019actions supplémentaires de 5N Plus, pour un total de 15,9 millions d\u2019actions détenues.Cet investissement de 14,8 millions porte la participation de la Caisse dans l\u2019entreprise à 18,9 %.Cette entreprise québécoise se spécialise dans la production de métaux spéciaux et de produits chimiques utilisés dans plusieurs applications pharmaceutiques, électroniques et industrielles avancées, telles que les panneaux solaires, les téléphones intelligents et les ampoules DEL.Elle emploie près de 700 personnes réparties dans 13 usines de production et 16 bureaux de vente.Le Devoir Lancement du Royalton Bavaro Le président de la République dominicaine, Danilo Medina, des ministres locaux et les dirigeants de Blue Diamond Resorts ont lancé mercredi les travaux de construction du Royalton Bavaro, un centre de villégiature de 730 chambres dont l\u2019ouverture est prévue pour l\u2019hiver 2017-2018.La chaîne, propriété du Groupe de voyage Sunwing, exploite déjà CHIC, Memories Splash et Royalton Punta Cana dans la région.Elle ajoute dans son communiqué que «Bavaro Beach a été récemment saluée comme l\u2019une des meilleures plages dans le monde par Trip Advisor».Depuis sa création en 2011, Blue Diamond Resorts est devenue la chaîne de complexes hôteliers connaissant la croissance la plus rapide dans les Caraïbes.Au- jourd\u2019hui, son portefeuille comprend 32 établissements abritant plus de 13 500 chambres dans six pays.Le Devoir Les six grandes banques canadiennes ont surpassé les attentes Club Transat dans les Boeing 737 Air Transat introduit le service classe Club sur tous les vols de ses appareils Boeing 737 vers les destinations soleil.Les sièges de la classe Club, dix dans les Boeing 737- 800 et huit dans les Boeing 737-700, sont situés à l\u2019avant de l\u2019appareil.«Afin d\u2019offrir plus d\u2019espace aux voyageurs, les sièges qui se trouvent au milieu de chaque rangée resteront inoccupés et équipés d\u2019une table », explique Transat.Le Devoir ur la foi d\u2019une seule plainte, la direction du CHU de Québec a ordonné qu\u2019on retire un cruci?x du hall de l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement.Trois semaines plus tard, après qu\u2019une pétition eut recueilli plus de 5000 signatures, elle se ravisait et le symbole religieux retrouvait la place qu\u2019il occupait depuis 90 ans.Cet incident montre jusqu\u2019à quel point, quand il est question de la présence de signes religieux dans les édi?ces publics, les interprétations des autorités peuvent différer et le jugement, manquer.Grâce au ?nancement du gouvernement du Québec et de l\u2019archevêché, l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement fut érigé dans les années 1920 et sa charge, con?ée aux Sœurs de la Charité de Québec.C\u2019est «un joli petit hôpital », a dit Patrice Roy sur les ondes de Radio-Canada, quelque peu provincial, doit-on comprendre, mais c\u2019est aussi un bâtiment patrimonial où la foi catholique s\u2019af?che ici et là, forcément.Le ministre Gaétan Barrette a d\u2019abord af- ?rmé que c\u2019était «une décision locale» pour ensuite se dédire après que le ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, François Blais, eut dénoncé le retrait.Même les ministres ne s\u2019entendaient pas sur la marche à suivre.Pourtant, le projet de loi 62 sur la neutralité religieuse, que le gouvernement Couillard fait traîner depuis deux ans, contient un article qui soustrait le «patrimoine culturel religieux» de l\u2019application de la loi.Ni la commission Bouchard-Taylor ni même la charte des valeurs péquistes ne préconisaient que l\u2019on retire les signes religieux d\u2019hôpitaux dont le caractère patrimonial est évident.Ce cruci?x n\u2019a rien à voir avec quelque forme de prosélytisme que ce soit.Il en est autrement dans les écoles.À la suite de la déconfes- sionnalisation des commissions scolaires en 1998, les cruci?x furent retirés des écoles publiques, avec la bénédiction de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, qui a pris en compte la «vulnérabilité » des élèves.Or dans nombre de collèges privés subventionnés \u2014 et nous ne parlons pas des écoles à vocation religieuse \u2014, les cruci?x et autres symboles religieux catholiques sont encore bien en vue.Au Salon bleu, le cruci?x, installé par Duplessis dans les années 1930, trône encore au-dessus de la tête du président de l\u2019Assemblée nationale comme si l\u2019esprit du Christ devait inspirer les législateurs.La commission Bouchard-Taylor recommandait justement qu\u2019on le déplace, mais les élus s\u2019y refusent farouchement.Au Québec, la confusion règne toujours en matière de neutralité religieuse de l\u2019État ou de laïcité.Malheureusement, le projet de loi 62 fait peu pour la dissiper.C\u2019est chaque fois la même chose.Quand Ottawa en a les moyens, les libéraux fédéraux résistent dif ficilement à la tentation de brandir la carotte et le bâton pour obtenir des provinces qu\u2019elles se plient aux priorités du fédéral et lui rendent des comptes dans des secteurs qui relèvent pourtant d\u2019elles.Mais quand les cof fres fédéraux sont à sec, ils ne craignent pas de couper, laissant les provinces se débrouiller avec le maintien des nouveaux services.n matière de santé, ce scénario se répète à intervalles réguliers.Les provinces devraient avoir appris à se mé?er, mais l\u2019appât des millions ?nit toujours par avoir raison de la résistance de celles dont les ?nances sont les plus mal en point ou qui espèrent de l\u2019aide pour résoudre d\u2019autres problèmes urgents.Le gouvernement Trudeau l\u2019a bien compris.Incapable de conclure un accord avec les provinces sur les transferts en santé, il a entrepris de diviser pour régner.Au moment d\u2019écrire ces lignes, six provinces et trois territoires avaient conclu une entente bilatérale qui leur garantit, en plus du transfert de base en santé, le versement pendant dix ans de fonds supplémentaires pour la santé mentale et les soins à domicile.La Saskatchewan a cédé parce qu\u2019on lui a aussi offert un répit dans un litige l\u2019opposant au fédéral au sujet de ses cliniques privées d\u2019imagerie par résonance magnétique.La Colombie-Britannique n\u2019a pu résister de son côté aux millions offerts pour faire face à la crise des opioïdes qui ravage la province.Quant à l\u2019Alberta, qui serait, selon la rumeur, sur le point de signer, on ignore quelle carotte Ottawa lui agite sous le nez.Le Québec et l\u2019Ontario sont les seules à encore tenir tête au fédéral, au risque de perdre leur part des fonds promis pour la santé mentale et les soins à domicile.Le ministre québécois des Finances, Carlos Leitão, refuse pour autant de céder, et il a raison.Comme l\u2019Ontario, il s\u2019en tient à la revendication initiale des provinces, soit un seul transfert pour la santé assorti d\u2019un taux de croissance de 5,2% par année a?n de maintenir la part fédérale du ?nancement des services de santé.Les libéraux fédéraux maintiennent la formule conservatrice qui entrera en vigueur le 1er avril et qui prévoit un taux de croissance équivalant à celui du produit intérieur brut (PIB) nominal avec un plancher de 3%.Et pas question d\u2019inclure dans le transfert les 11 milliards consacrés à la santé mentale et aux soins à domicile.Cela veut dire que les provinces n\u2019ont aucune garantie que le fédéral sera toujours au rendez-vous dans dix ans pour ?nancer les services qu\u2019il les aura incitées à créer ou à augmenter.Pour justi?er son refus, Ottawa dit vouloir s\u2019assurer que les fonds servent aux ?ns prévues, que les résultats seront mesurés et que les Canadiens pourront les comparer.Les provinces font déjà rapport à leurs citoyens, et ce sont elles qui essuient la colère de la population quand elles faillent à la tâche.Comme nous l\u2019avons déjà dit, ce con?it est la manifestation la plus évidente d\u2019un fédéralisme ?scal dysfonctionnel.La solution logique serait qu\u2019Ottawa cède aux provinces l\u2019espace ?scal nécessaire pour qu\u2019elles ?nancent elles-mêmes les soins de santé qu\u2019elles offrent (avec formule de péréquation améliorée).Les libéraux aimeraient s\u2019attribuer le mérite pour des améliorations à des services qu\u2019ils ne ?nancent qu\u2019en partie.Les provinces ne sont pas sans tache, les Québécois en savent quelque chose, mais ce sont elles qui sont et doivent être tenues responsables pour la qualité et la gestion des services de santé.Et ce n\u2019est pas parce qu\u2019Ottawa a de l\u2019argent qu\u2019il sait mieux faire.Parlez-en aux militaires, aux anciens combattants et aux autochtones.mcornellier@ledevoir.com L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 3 M A R S 2 0 1 7 A 8 EDITORIAL L E T T R E S Islamophobie : être équitable ou «politiquement correct»?Avec la motion M-103, madame Mélanie Joly, ministre du Patrimoine canadien, a annoncé des intentions très louables que voici : «On est dans une société qui respecte l\u2019inclusion, la diversité et qui est fondée sur des valeurs de multiculturalisme.Le Canada est un pays qui ouvre ses portes aux personnes qui veulent venir chercher refuge ici.» Toutefois, le fait de condamner dans cette motion surtout l\u2019islamophobie en choisissant de la nommer, alors qu\u2019il existe aussi de l\u2019hostilité envers les chrétiens, les juifs, les autochtones et autres groupes, n\u2019est pas équitable, car ces groupes font par tie de la masse silencieuse et ont aussi besoin sinon autant de la protection du gouvernement.L I B R E O P I N I O N D I E G O C R E I M E R Fondation David Suzuki Q uand je contemple mes enfants Gas- pard et Félix après le souper, la famille encore à table échangeant souvent sur le déroulement de la journée à l\u2019école et au travail, je me plais en silence à imaginer ce qu\u2019il adviendra d\u2019eux une fois adultes, les métiers qu\u2019ils choisiront, les valeurs qui les animeront et les batailles qu\u2019ils mèneront.C\u2019est probablement l\u2019un des passe-temps universels des parents fiers et rêveurs.Peu de temps après la naissance de chacun de ces enfants, un conseiller en placements épargne-études est venu nous vendre un de ces fameux plans qui permettent de mettre de l\u2019argent de côté, dans un petit abri fiscal, pour payer plus tard les frais et dépenses liés aux études une fois les enfants admis dans un établissement reconnu par le ministère de l\u2019Éducation.Beaucoup de parents au Québec et au Canada ont probablement reçu une visite semblable et plusieurs ont souscrit à un régime enregistré d\u2019épargne-études (REEE) collectif.Nous avons ainsi commencé à remplir cette grande tirelire qui servira à éduquer nos enfants et à laquelle le gouvernement contribue aussi généreusement.Quelle surprise n\u2019avons-nous pas eue cette semaine en recevant par la poste les états financiers annuels du Canadian Scholarship Trust (la Fondation fiduciaire canadienne de bourses d\u2019études, en français) : l\u2019argent qui ser vira à payer les études de nos enfants, bonifié par des avantages fiscaux, est en partie investi dans les énergies fossiles, qui menacent directement l\u2019avenir de notre planète et donc celui de nos enfants.S\u2019engager sur la voie du développement durable Dans l\u2019inventaire du portefeuille, outre les nombreuses obligations fédérales, provinciales et municipales, on retrouve des obligations émises par des compagnies de production et de transport de pétrole des sables bitumineux.On y repère aussi des placements dans Milit-Air inc., qui fournit des installations pour l\u2019entraînement de pilotes d\u2019avion de guerre, ainsi que des actions d\u2019Enerflex, d\u2019Imperial Oil Limited et de Suncor Energy.Du côté d\u2019Universitas, un autre grand joueur canadien des REEE, on retrouve dans ses derniers états financiers en ligne un éventail similaire de compagnies pétrolières et pi- pelinières : Enbridge, Suncor, Canadian Natural Resources Inc., Cenovus Energy, Inter Pipeline et d\u2019autres.En lisant ces états financiers, une vérité nous saute aux yeux : nous épargnons pour l\u2019avenir et l\u2019éducation de nos enfants en investissant d\u2019une manière imprudente qui compromet ce même avenir.Cette tirelire collective qui s\u2019étend d\u2019un bout à l\u2019autre du pays, et dans laquelle des millions de familles canadiennes mettent mois après mois un peu d\u2019argent pour assurer un meilleur avenir à leurs enfants, est en fait un cochon de porcelaine rose, avec une fente sur le dos, et ses quatre pattes dans une flaque de pétrole visqueux.Nous devons l\u2019aider à bouger, comme l\u2019Université Laval vient de le faire cette semaine en sor tant tout son argent des énergies fossiles pour une période de cinq ans.En s\u2019engageant sur la voie du développement durable et par conséquent de la justice climatique, cette université s\u2019est élevée au sommet du palmarès des établissements où je serais fier de voir mes enfants étudier.On ne peut qu\u2019espérer que d\u2019autres universités soucieuses d\u2019un avenir plus vert et plus juste lui emboîteront le pas.Force est de constater que certains intérêts politiques et économiques associés aux énergies fossiles travaillent à saper la science du climat et participent au courant post-vérité, en contradiction profonde avec le travail de plusieurs scientifiques et des universités.De nombreux travaux de recherche sur les changements climatiques, mais aussi sur les énergies renouvelables, se font dans ces universités, ce qui ajoute à l\u2019ironie et à la contradiction profonde du choix d\u2019investissements de ces fonds.Lorsque je regarde mes fils manger, que je m\u2019investis dans leur éducation, je rêve comme société que nous nous engagions de manière cohérente et ferme dans l\u2019inévitable transition vers les énergies propres et renouvelables et dans la décarbonisation de notre économie de la racine à la canopée, de l\u2019enfance à l\u2019âge adulte, des REEE aux universités et jusqu\u2019à nos fonds de retraite.Parce que nos enfants méritent un avenir meilleur.Et parce qu\u2019ils méritent un avenir, tout court.REEE : le cochon de porcelaine sur la flaque de pétrole FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente du développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-président des ventes publicitaires MARK DROUIN Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS GAGNÉ, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET En nommant un groupe en particulier dans cette motion, cela aura pour ef fet non pas d\u2019empêcher la peur ou la haine dans la population, mais au contraire, cela risque de l\u2019aggraver et de créer un préjudice et un climat de haine, de frustration, de méfiance, de vengeance et de suspicion.Cela lance comme message à la population que le gouvernement désire protéger et sécuriser surtout un groupe par rapport à d\u2019autres, ce qui est de l\u2019ordre de la discrimination et du favoritisme, et ce, au lieu de s\u2019attarder aux causes de cette peur et de cette haine.Pour favoriser l\u2019inclusion dans un pays adoptif et ne pas inciter une population à la peur ou à la haine, ne devait-on pas reconnaître en tant qu\u2019immigrants ou réfugiés que nous avons des droits, mais aussi des devoirs, et ce, en guise de remerciement au pays qui nous reçoit ?Par exemple : respecter la culture, les mœurs et les coutumes du pays d\u2019accueil, sans toutefois leur imposer les nôtres et surtout ne pas revendiquer constamment des faveurs et des accommodements ; se dissocier publiquement et rapidement des actes ter roristes commis par les membres du même groupe religieux afin de rassurer la population.Quant au gouvernement en place, ne de- vrait-il pas maintenir les droits existants sans essayer de les affaiblir ou de les restreindre (ex.la liberté d\u2019expression qui caractérise le pays et qui a été pour plusieurs immigrants la raison du choix du Canada comme pays adoptif) ; arrêter de prendre des décisions par peur, par pression ou pour faire plaisir à certains groupes par rapport à d\u2019autres; être capable de dire non à certaines demandes qui peuvent avoir des répercussions sur le reste de la population.Le gouvernement en place n\u2019a-t-il pas le devoir de sécuriser et de protéger toute la population en établissant des lois communes visant l\u2019intérêt général de façon inclusive?Monique Khouzam-Gendron, ex-immigrante, citoyenne canadienne et Québécoise de cœur Le 26 février 2017 FINANCEMENT DE LA SANTÉ Le vieux film L\u2019aller-retour d\u2019un crucifix E S MANON CORNELLIER ROBERT DUTRISAC L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 3 M A R S 2 0 1 7 A 9 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon (chef de division), Guy Taillefer (éditorialiste, responsable de la page Idées), Michel Garneau et Pascal Élie (caricaturistes), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division et reporter), Stéphane Baillargeon (généraliste), Gérald Dallaire (pupitre), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Jean Dion (sports), Marco Fortier (éducation), Marie-Pier Frappier (pupitre), Lisa-Marie Gervais (diversité), Pauline Gravel (sciences), Jessica Nadeau (éducation).Alexandre Shields (environnement); information politique : Michel David (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec); information culturelle : Guillaume Bourgault-Côté (politiques culturelles), Julie Carpentier (pupitre), Fabien Deglise (livres), Catherine Lalonde (arts vivants), François Lévesque (écrans), Caroline Montpetit (arts vivants), Philippe Papineau(médias); information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Benoît Munger (pupitre); information internationale : Guy Taillefer (chef de division); section art de vivre : Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); cahiers spéciaux : Loïc Hamon (responsable); équipe numérique : Laurence Clavel, Guillaume St-Hilaire et Geneviève Tremblay (pupitres); correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant (correctrices) ; soutien à la rédaction : Amélie Gaudreau (coordonnatrice à la rédaction), Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITÉ Marlène Côté, Évelyne De Varennes, Amel Elimam, Caroline Filion, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (directrices de comptes), Amélie Maltais (commis aux avis légaux), Alessandra Tantalo et Laurence Hémond (coordonnatrices publicitaires).PRODUCTION Yannick Morin, Anthony White et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Luc Girard (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice marketing, communications et relations publiques), Sébastien Beaupré (coordonnateur service à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie Filion, Isabelle Sanchez (préposées au service à la clientèle).ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici (technicienne comptable), Véronique Pagé (responsable du crédit).M A R C O M I C O N E Écrivain insécurité culturelle, réelle ou imaginaire, est inscrite depuis toujours dans la psyché des francophones d\u2019héritage canadien- français.Elle est nourrie par la condition minoritaire au sein du Canada et dans l\u2019ensemble nord- américain, mais aussi par l\u2019attrait que l\u2019anglais exerce sur un certain nombre d\u2019immigrants.Depuis deux décennies, elle est accentuée par la mondialisation.Cette vulnérabilité collective aurait dû, avec le temps, s\u2019estomper par le simple constat des progrès accomplis, depuis un demi-siècle, dans de nombreux domaines de la vie collective.Elle a plutôt été entretenue et instrumentalisée à des fins politiques et par tous ceux qui ont intérêt à changer des problèmes sociaux en problèmes culturels.Nous sommes ainsi entraînés, périodiquement, dans des drames où le mauvais rôle échoit inévitablement aux immigrants.Les immigrants ont toujours été en position de faiblesse par rapport aux pays recruteurs.Historiquement, ces derniers ne se sont jamais gênés pour les sélectionner selon leurs besoins, d\u2019en choisir la provenance, de les attirer par des promesses sans lendemain et de les abandonner à leur sort une fois installés.On les a aussi toujours préférés le plus vulnérables possible pour qu\u2019ils acceptent les pires conditions de travail et de vie.Les États- Unis ont à leur disposition pas moins de 11 millions d\u2019immigrants illégaux taillables et corvéables à merci, tandis que le Québec, plus modeste, profite d\u2019à peine quelques dizaines de milliers de travailleurs agricoles saisonniers et de gardiennes d\u2019enfants et de vieillards venant de pays pauvres, sans compter tous les immigrants dont on tarde à reconnaître les compétences.Malgré leur mauvais sort, ils font quand même des jaloux parmi les 18 % d\u2019immigrants sans travail.À Montréal, il n\u2019est pas rare de pouvoir prendre un taxi conduit par un diplômé universitaire et être servi, dans un français impeccable, par un architecte chez le quincaillier.L\u2019humiliation qu\u2019ils subissent n\u2019est adoucie que par l\u2019espoir d\u2019un avenir meilleur pour leurs enfants.Il faudrait un organisme international, à l\u2019instar de celui qui s\u2019occupe des réfugiés politiques, ayant le pouvoir d\u2019imposer des sanctions aux pays qui ne respectent pas les promesses faites aux immigrants.Stigmatisation Lors des terribles événements qui ont frappé la communauté musulmane de Québec, on a tout dit sur la stigmatisation dont elle est victime, sur le racisme systémique qu\u2019elle subit en emploi et sur l\u2019ins- trumentalisation politique dont elle est l\u2019objet.Ce qu\u2019on a omis de dire, c\u2019est que les musulmans, en tant qu\u2019immigrants, s\u2019inscrivent dans une longue histoire de relations empreintes de méfiance, et parfois d\u2019hostilité, entre la majorité francophone et les minorités immigrantes, contredisant ainsi le mythe d\u2019un Québec modèle en matière d\u2019accueil et d\u2019intégration.La communauté italienne n\u2019a pas oublié le long conflit, parfois violent, qui l\u2019a opposée, il y a plus de 40 ans, aux tenants de l\u2019école française pour tous.On lui reprochait le choix, fait en toute légalité, de l\u2019école anglaise, mais on oubliait, en même temps, que l\u2019école qu\u2019ils défendaient avait refusé, quelques années auparavant, beaucoup d\u2019immigrants catholiques d\u2019âge scolaire, dont l\u2019auteur de ces lignes.Depuis cette époque, les immigrants, toutes origines confondues, sont perçus comme un facteur de recul du français, un frein au projet souverainiste et, dans le cas de la récente immigration musulmane, une menace au mode de vie québécois.Au fil du temps, les voleurs de jobs d\u2019après- guerre se sont mués en voleurs de langue, avant d\u2019être supplantés par les voleurs de laïcité.Partout en Occident, les immigrants ont mauvaise presse.Dans un monde globalisé devenu de plus en plus opaque et anxiogène, cer tains médias, intellectuels et personnages politiques ont beau jeu de présenter l\u2019immigration comme la source du mal-être et des angoisses de l\u2019homme ubérisé et postindus- triel.Les scénarios apocalyptiques ne manquent pas.En France, on craint le grand remplacement, en Italie, l\u2019invasion, au Québec, le renoncement à soi (tel que théorisé par l\u2019idéologue de la dérive identi- taire du gouvernement Marois) et, partout en Occident, on confond la fin de notre civilisation avec sa métamorphose.[\u2026] Les croisés de la langue Décadence, choc des civilisations et islamisation de la société font partie des mythes sur lesquels reposent l\u2019insécurité culturelle française et le discours populiste aussi triomphant que délétère.La contamination a heureusement été en grande partie endiguée.Malgré tous les ef for ts déployés par les émules québécoises de l\u2019intelligentsia conservatrice hexagonale dans le but de transposer ses obsessions en sol québécois, force est de constater que nous tenons jalousement à notre singularité.Chez nous, le discours anti-immigrant emprunte d\u2019autres voies, moins spectaculaires, mais non dépourvues d\u2019efficacité.À côté de la vulgarité des radios-poubelles et du populisme de certains chroniqueurs, il y a la xénophobie sournoise des croisés de la langue.On en demande trop au français.La sur- conscience linguistique (Lise Gau- vin) est une pathologie québécoise qui est loin d\u2019être l\u2019apanage des écrivains.Nous avons fait du français le symbole de notre destinée, le substitut du combat pour une souveraineté évanescente, le synonyme de notre culture et de notre identité, alors qu\u2019il n\u2019en est qu\u2019un aspect.Nous croyons qu\u2019il est porteur d\u2019une vision du monde, alors que personne n\u2019oserait soutenir qu\u2019un assisté social a la même vision du monde qu\u2019un privilégié ayant la même langue maternelle.Ce qui définit la vision du monde, c\u2019est le discours : cette manière d\u2019appréhender et de dire le réel liée à notre histoire de vie, à ce que chacun fait de ce qu\u2019on a fait de lui, comme dirait Sartre.La même vision du monde peut être exprimée en plusieurs langues et par des individus de diverses origines.La hiérarchie entre français langue maternelle et français langue seconde n\u2019est pas défendable.L\u2019objectif de la loi 101 était de faire du français langue maternelle une langue fraternelle.Dans une société pluriethnique comme la nôtre, l\u2019utilisation du critère de la langue maternelle, dans les enquêtes sur l\u2019état du français, fait le jeu des alarmistes et perpétue l\u2019image de l\u2019immigrant comme menace.C\u2019est éthiquement inacceptable.Cette recherche obsessionnelle du nombre de francophones ayant le français comme langue maternelle relève de l\u2019eugénisme linguistique.Selon les comptables de la langue, actuellement, à Montréal, seulement 48% de la population sont de vrais francophones, ce qui m\u2019exclut avec beaucoup d\u2019autres.Si, par contre, on utilise la PLOP (première langue officielle parlée), on se rendra compte, selon Jean-Claude Corbeil, que les deux tiers des Montréalais sont plus à l\u2019aise en français qu\u2019en anglais, et que ce niveau se maintiendra pendant encore des décennies.Le français ne s\u2019est jamais si bien porté au Québec si on tient compte de son évolution depuis 40 ans.Il n\u2019y a jamais eu une telle proportion d\u2019immigrants francophones.Au-delà de 90% des Québécois connaissent le français.Et la très grande majorité des jeunes allophones fréquente les écoles françaises, souvent sans côtoyer un seul francophone de vieil établissement.Et quand ils se côtoient, ils le font entre pauvres, car la classe moyenne francophone envoie ses héritiers à l\u2019école privée.Voilà des problèmes sociaux qu\u2019il ne faudrait pas dénaturer en problèmes culturels.Des pays et des villes sans immigrants?Le discours anti-immigrant n\u2019est pas prêt de se tarir.Il suffirait qu\u2019à l\u2019insécurité culturelle s\u2019ajoute l\u2019insécurité économique pour qu\u2019il bombe le torse.Des économistes préparent déjà le terrain.Selon eux, l\u2019immigration relèverait de la philanthropie.Il n\u2019y a pas longtemps, L\u2019actualité coiffait un long article avec cette présomption : l\u2019immigration entraîne des avantages économiques certains pour les immigrants eux- mêmes, citant les travaux d\u2019un économiste réputé.Un de ses collègues de l\u2019OCDE, Jean-Christophe Du- mont, soutient pourtant le contraire: la contribution des immigrés à l\u2019économie est supérieure à ce qu\u2019ils reçoivent en matière de prestations sociales ou de dépenses publiques.Qui croire ?Une brève incursion dans l\u2019histoire de l\u2019immigration internationale révèle que les immigrants italiens et espagnols ont empêché la désertification de plusieurs zones rurales en France, que l\u2019industrie automobile allemande et française n\u2019aurait pas eu le même essor sans les immigrants turcs et maghrébins, et que l\u2019industrialisation des États-Unis n\u2019aurait pas été possible sans la marée d\u2019immigrants d\u2019il y a plus d\u2019un siècle.80% des Torontois et 40% des Montréalais sont des immigrants de première ou deuxième génération.Peut-être faudrait-il commencer par imaginer ce que seraient tous ces pays et ces villes s\u2019il n\u2019y avait pas eu d\u2019immigrants.Mais cela n\u2019est pas du ressort des économistes, c\u2019est le privilège des romanciers et des poètes.La colère d\u2019un immigrant O n doit se réjouir du fait que les entreprises d\u2019aujourd\u2019hui clament leur rôle citoyen.Force est d\u2019admettre, toutefois, que malgré la bonne volonté des dirigeants des grandes entreprises, leurs élans en faveur d\u2019une société plus égalitaire seront toujours limités par les impératifs de l\u2019économie de marché.Bien plus souvent qu\u2019autrefois, les gens d\u2019affaires militent en faveur d\u2019une plus grande responsabilité sociale des entreprises.Sophie Brochu, la p.-d.g.de Gaz Métro, fait d\u2019ailleurs œuvre de chef de file en la matière, elle qui multiplie les discours et entrevues au cours desquels elle plaide pour un « capitalisme plus humain ».« Chercher le profit raisonnable plutôt que le profit maximum.» Un vent de fraîcheur, cer tes, mais qui amène une grande question : le marché, lui, veut-il être plus humain ?J\u2019en doute.Le rendement de l\u2019action demeure le principal indicateur de performance de la grande entreprise.Celui-ci fluctue de façon volatile en fonction des profits réalisés par l\u2019entreprise.Le lien entre la responsabilité sociale et environnementale de l\u2019entreprise et le rendement de l\u2019action est toutefois moins évident.À cet égard, distinguons la performance sociale du produit ou du ser vice de la per for- mance de l\u2019entreprise sur le plan de sa responsabilité sociale ou environnementale .Comme le suggère le Réseau entreprise et développement durable : « La per formance sociale du produit fait référence à la façon dont les activités liées aux produits de l\u2019entreprise reflètent son engagement envers la société.La per formance sociale et environnementale fait plutôt référence à la façon dont une entreprise respecte ses obligations environnementales et sociales envers la société, incluant la réduction des émissions nocives, le recyclage et la conformité réglementaire.» Une étude publiée par les chercheurs Remi Trudel et June Cotte dans le MIT/Sloan Management Review indique que pour ce qui est de la performance des produits, les consommateurs puniront davantage les pratiques qui ne sont pas éthiques qu\u2019ils ne récompenseront les pratiques qui le sont.Pensons ici au scandale résultant des tromperies de Volkswagen quant à l\u2019empreinte environnementale de ses automobiles.Son titre a chuté en Bourse.En revanche, le comportement des consommateurs est moins influencé, par exemple, par le fait que les produits sont locaux ou bio.L\u2019impact positif des pratiques éthiques sur le rendement de l\u2019action est donc plus ténu.Il l\u2019est encore plus lorsqu\u2019on s\u2019arrête à la responsabilité sociale ou environnementale.Plusieurs auteurs suggèrent qu\u2019une bonne per formance de l \u2019entrepr ise en ce sens n\u2019aura qu\u2019un impact à long terme sur le rendement l\u2019action.Le dirigeant d\u2019une grande entreprise est ainsi dans une position délicate, malgré toute sa bonne volonté.Il n\u2019est pas propriétaire de son entreprise et se trouve obligé de performer, au rythme rapide des trimestres, selon le rendement de l\u2019action, un indicateur de performance voisin du profit.Il y a donc peu d\u2019incitatifs à faire preuve de responsabilité sociale ou environnementale.Des changements structurels sont nécessaires.À l\u2019automne 2015, un groupe de 30 individus a participé à l\u2019élaboration des « 10 commandements du monde des af faires du XXIe siècle », un projet piloté par Diane Bérard du journal Les Af faires.Le groupe avait alors déterminé 10 principes dont peuvent s\u2019inspirer les dirigeants afin de favoriser le rôle citoyen de leur entreprise.Aux dires de Mme Bérard, « ces 10 commandements constituent une boussole morale pour résister aux pressions extérieures qui font dériver les entreprises ».Une initiative isolée qui constitue un bon premier pas, mais il faut davantage.Mme Brochu a suggéré des états généraux afin d\u2019engager une réflexion sur le rôle citoyen des entreprises.Cette initiative est plus que nécessaire.Le monde des affaires, et les grandes entreprises au premier chef, doit urgemment explorer des pistes de solution afin de freiner l\u2019augmentation des inégalités.Dans l\u2019attente, rassurons-nous.Les entrepreneurs d\u2019aujourd\u2019hui ont la liberté de créer des entreprises dont la mission et les pratiques équilibrent les intérêts financiers, sociaux et environnementaux.La certification « B-Corp » reconnaît désormais les pratiques des entreprises en ce sens et plusieurs groupes, dont l\u2019Association du Barreau canadien, ont déjà encouragé l\u2019État à légiférer de manière à offrir à ces entreprises des allégements fiscaux.Le message de Mme Brochu est puissant, s\u2019adresse à toute la communauté d\u2019affaires et encourage une réelle réflexion au sein des grandes entreprises et de leurs investisseurs.Entre-temps, les petites et nouvelles entreprises, qui ont plus de contrôle sur l\u2019actionnariat de leur entreprise, ont le loisir et le devoir de passer à l\u2019action.Le capitalisme humain ILLUSTRATION TIFFET Les immigrants ont toujours été en position de faiblesse par rapport aux pays recruteurs.FABRICE VIL L\u2019 «Dans un monde globalisé devenu de plus en plus opaque et anxiogène, certains ont beau jeu de présenter l\u2019immigration comme la source du mal-être et des angoisses de l\u2019homme ubérisé et postindustriel» L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 3 M A R S 2 0 1 7 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S Le ministère assure que la qualité des services sera maintenue.« Toutes les personnes reçoivent une formation les habilitant à gérer ce type d\u2019appels et à intervenir avec qualité», a indiqué une porte-parole.Les directeurs des centres de prévention s\u2019inquiètent aussi du suivi fait après les appels de détresse.«La ligne, c\u2019est une entrée de service, soutient Amélie Gauthier.Nous, pendant quatre jours, on les rappelle.S\u2019ils sont censés aller voir leur médecin, on les rappelle le lendemain pour savoir comment ça a été.Ça, le 811 ne peut pas le faire.» En plus de répondre au téléphone, les centres de prévention du suicide organisent des activités de groupe pour les familles dans le deuil ou encore les milieux de travail.Ils se déplacent au besoin sur le terrain à la suite d\u2019appels particulièrement alarmants.Enfin, disent-ils, le 811 ne permet pas de parler tout de suite avec quelqu\u2019un et il faut choisir parmi différentes options lorsqu\u2019on téléphone.Le CIUSSS de l\u2019Estrie assure de son côté que les personnes qui utilisent la ligne 1-866-AP- PELLE se font répondre directement par un intervenant.Mais ce ne serait pas comme ça dans tous les CUISSS.Le Devoir a testé le système dans Chaudière-Appalaches où la ligne est déjà opérée par le CIUSSS.Dans cette région, la personne tombe sur un système automatisé.On lui dit d\u2019appuyer sur le 2 si elle est en détresse.Le CIUSSS de l\u2019Estrie assure qu\u2019il veillera au suivi et qu\u2019une « fiche d\u2019intervention» sera remplie après chaque appel.Elle sera ensuite transférée dans les CPS auxquels on a retiré la ligne.Une ressource par région 24 heures sur 24 Ces changements découlent des nouvelles règles imposées en 2014 par le ministère de la Santé.On a alors établi de nouveaux « standards » de qualité, comme l\u2019assurance d\u2019avoir une réponse sans délai, un service dans chacune des régions et l\u2019accès à des professionnels bien formés.Le ministère a en outre décidé que la gestion de la ligne 1-866-APPELLE serait confiée à un seul organisme par région (à certains endroits, près d\u2019une dizaine de CPS l\u2019utilisaient).Il est également désormais interdit de transférer des appels d\u2019un centre à un autre.En effet, pour limiter leurs dépenses, certains centres de prévention du suicide transféraient les appels de nuit dans un autre CPS, parfois dans une autre région.Le CPS Le Faubourg transférait ces appels de nuit vers le CPS du Haut-Richelieu alors que le CPS de Lanaudière les acheminait vers celui de Trois-Rivières.Dans les CPS, on explique que la grande majorité des appels sur viennent le jour (80 % en moyenne).Sans accès à du nouveau financement, la plupart étaient incapables d\u2019offrir le service 24 heures sur 24 comme l\u2019exigeait le ministère.Ces basculements vers d \u2019autres organismes étant proscrits, le ministère et les CIUSSS ont décidé que les appels de nuit seraient donc transférés vers le 811.Dans les CPS, on s\u2019explique mal pourquoi les basculements entre centres sont interdits, alors qu\u2019ils sont permis vers les CIUSSS.«Si on nous dit que ce n\u2019est pas possible de basculer, il n\u2019y a rien qui justifie qu\u2019on le fasse en Estrie quand on a un système qui fonctionne très bien avec Trois- Rivières », avance Joyce Lawless, la directrice du CPS de Lanaudière.Quant à savoir pourquoi les appels des Lau- rentides et de Lanaudière aboutissent en Estrie et ne sont pas transférés dans leur région respective, ni le ministère ni le CIUSSS n\u2019ont été en mesure de le justifier.Benoît Gignac, du CPS L\u2019Arc-en-ciel, dans Portneuf, craint qu\u2019on finisse par transférer l\u2019ensemble des services de prévention du suicide des organismes communautaires vers les CIUSSS.« Il y a une tendance certaine à tranquillement transférer toutes les interventions téléphoniques vers le réseau public, dit-il.Je pense que c\u2019est une première étape.» C\u2019est d\u2019autant plus désolant qu\u2019on détruit quelque chose qui fonctionnait très bien, dénonce une autre directrice de CPS qui a requis l\u2019anonymat.«Comment peut-on penser défaire ce qui allait très bien pour s\u2019en aller vers quelque chose qui, pour l\u2019instant, pose surtout des questions et des inquiétudes?» Au cabinet de la ministre responsable du dossier, Lucie Charlebois, on n\u2019a pas voulu commenter le dossier dans son ensemble et on nous a dirigés vers les CIUSSS concernés.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 SUICIDE par Ronald Reagan lors d\u2019une conférence internationale sur la population) a été en vigueur aux États-Unis au cours de 17 des 32 dernières années.Mais elle semble avoir marqué davantage les esprits du fait d\u2019être promulguée par M.Trump, au point où la ministre néerlandaise Lilianne Ploumen a lancé une initiative internationale pour se substituer au partenaire américain.La conférence tenue cette semaine à Bruxelles et intitulée «She Decides» \u2014 «Elle décide» \u2014 vise à remplacer les fonds américains qui pourraient être perdus et qui sont évalués à 600 millions $US par année.En date de jeudi, ce sont 190 millions $US qui avaient déjà été amassés auprès de différents gouvernements.L\u2019argent canadien sera destiné à cinq organismes : International Planned Parenthood Federation, Population Services International (PSI), Marie Stopes International, Ipas et le Programme d\u2019approvisionnement du Fonds des Nations unies pour la population.Joint par Le Devoir, l\u2019organisme Marie Stopes International indique qu\u2019il perdra les 30 millions de dollars par année versés par les États-Unis (17% de son budget), car il pratique des avortements dans les pays où cela est légal.L\u2019engagement du Canada lui garantit 4 millions cette année.PSI reçoit environ 225 millions $US par année des États-Unis.La ministre canadienne du Développement international, Marie-Claude Bibeau, assure que les 20 millions annoncés jeudi ne sont qu\u2019une première étape.«C\u2019est une première annonce», a-t- elle indiqué aux journalistes au cours d\u2019une conférence téléphonique jeudi matin.«La nouvelle politique de développement du Canada va mettre les femmes et les filles au cœur de cette politique.La question de l\u2019autonomisation ou du renforcement économique des femmes en sera un élément central, incluant la santé sexuelle et reproductive.J\u2019aurai l\u2019occasion de faire des annonces encore plus substantielles au cours des prochaines semaines.» Au Canada aussi, ce débat sur l\u2019utilisation de l\u2019argent des contribuables pour promouvoir l \u2019avor tement à l \u2019étranger a eu cours.Les conservateurs de Stephen Harper l\u2019avaient interdite dans la foulée de leur initiative dite de Muskoka sur la santé maternelle à l\u2019étranger.Les libéraux de Justin Trudeau l\u2019ont annulée.Mais voilà : les fonds débloqués pour le second volet de l\u2019initiative, d\u2019une durée de cinq ans dans la plupart des cas, l\u2019avaient été sous les conservateurs avec les mêmes conditions.Un mot d\u2019ordre a donc été donné pour modifier les ententes.«Lorsque la ministre Bibeau a fait l\u2019annonce, il y a un certain temps, que désormais tout le panier de services liés à la reproduction des femmes était acceptable, les organisations qui avaient déjà des fonds dans le programme ont reçu un appel d\u2019un haut fonctionnaire », relate Denise Byrnes, la directrice générale d\u2019Oxfam-Qué- bec.Le message : elles pourront recommencer à parler d\u2019avortement dans leur projet en cours.Oxfam-Québec avait reçu une enveloppe de 15 millions s\u2019étalant de 2016 à 2020 pour faire de l\u2019éducation des femmes sur la santé reproductive et sexuelle en République démocratique du Congo (RDC).« Depuis que le gouvernement nous a permis d\u2019inclure la gamme complète des services de santé reproductive aux femmes, nous faisons aussi de l\u2019éducation sur les dangers des avortements faits dans des conditions rudimentaires et non sanitaires », indique Mme Byrnes.Oxfam-Québec n\u2019offre pas d\u2019avortements, par ailleurs interdits en RDC.En mars 2016, Mme Bibeau avait débloqué une autre tranche de 76 millions pour la santé maternelle, cette fois sans condition, de même que 5 millions pour une initiative d\u2019approvisionnement en contraceptifs au Honduras.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 AVORTEMENT peuvent être d\u2019une superficie plus grande», dit-il.Le conseiller municipal déposera une motion d\u2019urgence au conseil d\u2019arrondissement de CDN- NDG lundi prochain afin d\u2019enjoindre à la CRE de renoncer à abolir une circonscription sur l\u2019île de Montréal.«Comme nous l\u2019avons vu, le DGEQ peut infirmer ses décisions.Et il le fait», conclut-il non sans savoir que la décision rendue par la CRE jeudi est théoriquement sans appel.Le maire de Mont-Royal, Philippe Roy, s\u2019est aussi dit « abasourdi » par la décision de la CRE, qui fait fi, selon lui, des projets immobiliers à venir.« Il y a deux semaines, le directeur général des élections du Québec [DGEQ] a dit qu\u2019on l\u2019a convaincu.Là, on apprend qu\u2019il revient sur ses pas puisqu\u2019il y a eu de la contestation ailleurs », a-t-il déclaré, pointant Sainte- Marie\u2013Saint-Jacques.Après deux ans de consultations, la CRE est persuadée que le projet de regrouper les circonscriptions d\u2019Outremont et de Mont-Royal constitue finalement « la meilleure option pour la majorité des électeurs dans le contexte actuel » même si elle présente « des inconvénients pour les communautés naturelles ».La carte électorale \u2014 sur laquelle apparaissent deux nouvelles circonscriptions dans les régions des Laurentides et de Lanaudière, qui ont connu un boom démographique au fil des dernières années \u2014 sera en vigueur entre 2018 et 2026, à moins d\u2019élections anticipées.PLQ: deux circonscriptions en moins Les députés Hélène David (Outremont) et Pierre Arcand (Mont-Royal) ont pour leur part refusé de spéculer sur les répercussions de la fusion de leurs circonscriptions actuelles sur leurs ambitions politiques personnelles.Ils ont «pris acte» jeudi de la nouvelle carte électorale.« Évidemment, c\u2019est une déception pour moi de constater que les arguments que j\u2019ai fait valoir devant la commission [n\u2019ont pas été retenus] », a af firmé M.Arcand, en tournée sur la Côte- Nord.D\u2019ailleurs, le ministre des Ressources naturelles avait à cette occasion mis en garde la CRE contre la « probabilité » de voir « plusieurs citoyens et groupes communautaires » exiger une « révision judiciaire » de la carte électorale en cas de fusion d\u2019Outremont et de Mont-Royal.Les communautés juives hassidiques d\u2019Ou- tremont font partie du lot.« Très fières et très unies », elles craignent d\u2019être «divisées » par les frontières de la nouvelle carte électorale.Le Parti libéral du Québec pâtira à compter du 1er octobre 2018 de la disparition de la circonscription de Saint-Maurice, qui est tombée dans son escarcelle en 2014.En sus, il risque de se retrouver à devoir gérer une course larvée à l\u2019investiture dans Mont-Royal\u2013Outremont entre Mme David et M.Arcand.«La bonne nouvelle, c\u2019est que c\u2019est tout du monde de grande qualité», a lancé le chef du PLQ, Philippe Couil- lard, selon des propos rapportés par Radio-Ca- nada.« Prenons les étapes une par une, on va prendre conscience maintenant de la nouvelle réalité et on va s\u2019y ajuster», a-t-il poursuivi.Victoire à l\u2019arraché de QS L\u2019élue de Québec solidaire Manon Massé a quant à elle accueilli avec grand soulagement jeudi matin la décision de la CRE de laisser intacte la circonscription de Sainte-Marie\u2013Saint- Jacques.«C\u2019est la victoire du monde ordinaire ! » a-t-elle lancé à l\u2019occasion d\u2019un point de presse dans l\u2019immeuble abritant le Comité social Cen- tre-Sud jeudi matin.Elle avait appris avec stupéfaction le 7 février dernier à l\u2019Assemblée nationale que la CRE avait renoncé à son projet de fusionner Outremont et Mont-Royal, contrairement à ce qu\u2019elle avait annoncé une première fois en mars 2015, pour plutôt privilégier le mariage forcé de Sainte-Marie\u2013 Saint-Jacques et Westmount\u2013Saint-Louis.En vertu de la Loi électorale, elle disposait de seulement 15 jours pour dissuader le DGEQ d\u2019aller de l\u2019avant.Elle a rapidement reçu le renfort de milliers de personnes, qui ont notamment enseveli sous quelque 4000 mémoires, messages électroniques et téléphoniques la CRE.«Ce cran de sécurité là a fonctionné», a reconnu Mme Massé jeudi matin, après avoir pourtant fait des pieds et des mains pour remettre à juin prochain le dépôt de la proposition définitive de délimitation des 125 circonscriptions électorales.«[Ça] aurait permis d\u2019avoir un contexte favorable pour la population pour pouvoir s\u2019exprimer au lieu d\u2019être coincée et de le faire sous le rush, avec le stress, la pression, etc.», a-t-elle insisté, entourée de 40 sympathisants ravis de la tournure des événements.Parmi eux, des représentants du Groupe communautaire L\u2019Itinéraire.« Avec sa population diversifiée, composée de nombreuses personnes à faible revenu, de personnes itinérantes, d\u2019une importante communauté LGBT, sans oublier un grand nombre d\u2019organisations communautaires, la décision de ne pas modifier la carte électorale est la bonne», a fait valoir le directeur général de L\u2019Itinéraire, Luc Desjardins.Par ailleurs, les membres de la CRE ont acquiescé à l\u2019idée de rebaptiser la circonscription Crémazie en l\u2019honneur du joueur étoile du Tricolore Maurice Richard.Il s\u2019agit de la première fois que « le souvenir d\u2019un sportif sera rappelé dans le nom d\u2019une circonscription au Québec ».La classe politique s\u2019en est réjouie.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 GROGNE ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE Marie-Claude Bibeau ISTOCK Des organismes qui œuvrent en prévention du suicide craignent que les personnes en détresse aient des services de moindre qualité avec la réorganisation en cours dans le réseau de la santé et des services sociaux."]
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