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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2017-03-10, Collections de BAnQ.

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[" V O L .C V I I I N o 5 2 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 0 M A R S 2 0 1 7 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Culture \u203a Bibliothèque vivante.Immigrants et autochtones jouent aux « livres humains» à emprunter pour découvrir leur réalité.Page B 2 Avis légaux.A 4 Décès.B 6 Météo.B 7 Mots croisés.B 7 Petites annonces .B 6 Sudoku.B 8 ?w w w .l e d e v o i r .c o m LA MAISON POLITIQUE DE GABRIEL NADEAU-DUBOIS JACQUES NADEAU LE DEVOIR C\u2019est of?ciel.La rumeur était persistante depuis que Françoise David avait annoncé son retrait de la politique active, mais l\u2019ancien leader étudiant Gabriel Nadeau-Dubois a attendu jusqu\u2019à jeudi matin pour con?rmer qu\u2019il entend défendre les couleurs de Québec solidaire dans la circonscription de Gouin.Il tentera aussi de convaincre les militants du parti de le choisir comme porte-parole masculin.Sur la photo, le nouveau solidaire donne l\u2019accolade à Amir Khadir sous le regard d\u2019Andrés Fontecilla et de Manon Massé.Page A 3 S T É P H A N E B A I L L A R G E O N M ai 68 n\u2019a pas eu lieu au Québec.Ici, en lieu et place, les occupations des tout nouveaux cégeps s\u2019enclenchent en octobre 1968.L\u2019Union générale des étudiants du Québec (UGEQ), forte de ses quelque 65 000 membres, appuie le mouvement qui réclame déjà la gratuité scolaire.Plus de 7000 personnes participent à une manifestation à Montréal le 21 octobre.Pour répliquer à ce « phénomène nouveau de la contestation étudiante », le ministère de l\u2019Éducation met en place dès l\u2019été 1968 un comité composé de quatre fonctionnaires.Jean-Paul Desbiens, célèbre frère Untel, en est.Tout comme Bernard Landry, président du comité de fondation de l\u2019UGEQ en 1963.Le comité accouche de treize cahiers sous le titre Bilan et prospective : le mouvement étudiant au Québec.Dans son mé- Politique, la filière étudiante Bernard Landry, Gilles Duceppe, Louise Harel, Claude Charron et combien d\u2019autres encore ont d\u2019abord été des militants étudiants avant de faire le saut en politique A M É L I E D A O U S T - B O I S V E R T L es femmes médecins réclament l\u2019accès à des congés de maternité comme les autres Québécoises.For tes d\u2019une pétition signée par plus de 2000 médecins, elles n\u2019excluent pas de s\u2019adresser aux tribunaux.Elles estiment que leurs droits sont d\u2019autant plus lésés depuis la mise en place de nouvelles directives dans la foulée des réformes du ministre Gaétan Barrette.Ce dernier s\u2019en défend : « Je suis à 100% pour les congés de maternité », a assuré le ministre dans une courte entrevue avec Le Devoir, jeudi.« Si tu voulais être mère, tu avais juste à ne pas devenir médecin.» Voilà un commentaire qu\u2019Ariane, une médecin d\u2019urgence, alors enceinte, a reçu d\u2019un de ses supérieurs.Elle tentait alors d\u2019obtenir un congé de maternité de plus de 6 mois, qui lui a été refusé.Le Devoir a recueilli plusieurs témoignages de mères médecins qui s\u2019estiment victimes de Les femmes médecins défendent leur droit au congé de maternité Le ministère exige des hôpitaux qu\u2019ils réduisent les remplacements Climat Le patron de l\u2019agence environnementale américaine nie l\u2019effet du CO2 Page B 9 ISTOCK Québec a modifié la pondération de sa grille d\u2019analyse des demandes d\u2019immigration.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Des trois leaders étudiants du conflit de 2012, Gabriel Nadeau-Dubois aura été le dernier à se lancer en politique.On le voit ici avec Martine Desjardins et Léo Bureau-Blouin.VOIR PAGE A 10 : POLITIQUE L I S A - M A R I E G E R V A I S Rétroactives, les nouvelles règles du ministère de l\u2019Immigration pour sélectionner les travailleurs qualifiés affecteront près de 30 000 dossiers, a appris Le Devoir.Dans le lot, les demandeurs qui ne se qualifieront plus en vertu de la nouvelle pondération de la grille de sélection seront rejetés, sans le remboursement des quelque 1000dollars payés pour déposer une demande.«C\u2019est une façon inhumaine de traiter les gens.Ce n\u2019est pas la première fois que le MIDI [ministère de l\u2019Immigration, de la Diversité et de l\u2019Inclusion] utilise cette tactique et qu\u2019il change les règles du jeu.C\u2019est désolant », s\u2019est indigné Jean-Sébastien Boudreault, président de l\u2019Association québécoise des avocats et des avocates en droit de l\u2019immigration (AQAADI).«Ce qui est encore plus troublant et alarmant, c\u2019est que ces gens-là se qualifiaient, ont payé des sommes importantes et ne seront pas remboursés.Ils se voient voler.» S u r d e s f o r u m s d\u2019échanges, cer tains aspirants immigrants crient à la fraude.« Je trouve ça assez honteux de faire ça rétroactivement.Certains vont se retrouver en dessous du seuil et leur rêve et leur argent partiront en fumée\u2026», peut- on lire sur Immigrer.com.« Dif ficile à avaler.Notre rêve du Québec s\u2019éloigne.On était déjà juste\u2026 Alors avec ça\u2026 », écrit un Français ayant déposé une demande.« Il risque d\u2019y avoir une ribambelle de rejets à la suite de la mise en place de cette grille.» Le rêve brisé de candidats à l\u2019immigration Les nouvelles règles adoptées par Québec s\u2019appliqueront de manière rétroactive Ceux dont la demande est rejetée perdent les 1000$ qu\u2019ils ont dû déposer pour que leur dossier soit étudié VOIR PAGE A 10 : CONGÉ VOIR PAGE A 10 : RÊVE L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 0 M A R S 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 2 OSSIER LES 100 ANS DU PREMIER DISQUE DE JAZZ IRE L À GUILLA O D N U DEMAIN - T UL A G BOUR UME E D ER I SS oirs am usic ants m \u2019hi ez l vr u ains.ic s N ér t et son a ux, son impac a s le pr e du jazz depui oir st econnai ond de r ur f , s enir v , son in?uence s ement str gi e emier enr viq i oits c s dr ssance de ur plusieurs s ue LE ET UR O P CÔTÉ TE NTEX CO TE TEX LE UD A EN R E PP PHILI ET H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondante parlementaire à Ottawa L\u2019 industrie de l\u2019assurance se dit « extrêmement déçue » de l\u2019adoption à Ottawa mercredi soir d\u2019une loi interdisant aux assureurs d\u2019exiger des tests génétiques de leurs futurs clients et étudie maintenant ses options.Quant aux médecins, s\u2019ils saluent la loi, cer tains font remarquer qu\u2019elle ne sera pas facile à mettre en pratique.Mais ces considérations sont prématurées alors que le gouvernement Tr udeau s\u2019adressera aux tribunaux pour confirmer la constitutionnalité de la loi.L\u2019Association canadienne des compagnies d\u2019assurances de personnes a refusé les demandes d\u2019entrevue jeudi, mais a indiqué par courriel que, à son avis, « un élément important du projet de loi est inconstitutionnel ».« L\u2019industrie étudie l\u2019impact qu\u2019aura cette loi sur les consommateurs et les options qui s\u2019of frent à elle », écrit la por te-parole Suzie Pellerin.Elle précise qu\u2019aucune décision n\u2019a encore été prise quant à une éventuelle poursuite judiciaire.Le projet de loi S-201 interdit notamment aux assureurs d\u2019exiger d\u2019un cl ient qu\u2019 i l passe un test génétique ou qu\u2019il leur communique les résultats de tests déjà subis.Le cabinet de Justin Tr udeau s\u2019est opposé à ce projet de loi, arguant qu\u2019il est inconstitutionnel parce que les assurances et les contrats relèvent de la compétence des provinces.Selon nos informations, M.Trudeau a tenté une ultime fois de rallier son caucus le matin du vote en parlant des risques de S-201 pendant 17 minutes.En vain.Les députés l ibéraux d\u2019arrière-ban se sont ralliés aux conser vateurs et néodémo- crates pour faire adopter la loi.Les assureurs s\u2019opposent à cette loi parce qu\u2019elle permettra, plaident-ils, à des clients potentiels se sachant à risque de développer une maladie grave de souscrire une juteuse assurance sans payer des primes conséquentes.Mm e Pellerin note d\u2019ai l - leurs dans son courriel que les assureurs ont « entendu les inquiétudes exprimées par les Canadiens » en s\u2019engageant à ne cibler que les clients souscrivant de grosses polices.Ils ont ainsi modifié leur code de pratique pour ne demander les renseignements génétiques déjà en possession d\u2019un client que dans les cas d\u2019une assurance vie de plus de 250 000 $.Le député libéral Rob Oliphant, qui pilotait le projet de loi à la Chambre des communes, prédit que les assureurs ne contesteront pas la loi devant les tribunaux, car ils jugeront cela trop coûteux pour un résultat trop incer tain.Cette contestation judiciaire viendra d\u2019Ottawa.La ministre de la Justice, Jody Wilson-Ray- bould, a confirmé qu\u2019elle allait s\u2019adresser aux tribunaux pour déterminer si le gouvernement fédéral a le droit de légiférer en ces matières.Dif ficile à appliquer La communauté médicale est en général en faveur de cette loi .La généticienne Anne-Marie Laberge se réjouit que désormais ses patients puissent « décider de faire ou non un test génétique en fonction de leurs intérêts et non ceux de leur assureur ».Néanmoins, el le met en garde que la loi ne sera pas facile à appliquer.Pour obtenir une assurance vie, une personne doit autoriser l\u2019accès à son dossier médical.« Comment va-t-on s\u2019assurer que cette information génétique ne se retrouvera pas dans le dossier médical ?» demande Mme Laberge.Il serait possible de créer un onglet distinct, non accessible, pour y verser les résultats numérisés, reconnaît-elle.Mais le médecin risque de faire référence aux résultats dans ses notes subséquentes.« Cette information va percoler dans le dossier médical, et ce sera peut-être dif ficile de la séparer du reste.» Le conseiller politique principal du Centre consultatif des relations juives et israéliennes (CIJA), Richard Marceau, a salué l\u2019adoption de la loi.La communauté juive militait en faveur de S-201 puisque les femmes juives ashkénazes sont beaucoup plus susceptibles que les autres d\u2019être porteuses d\u2019une mutation génétique les exposant à une forme fulgurante de cancer du sein et de l\u2019ovaire.M.Marceau prédit que, avec la loi, plus de femmes passeront le test de dépistage génétique et, en cas de résultat positif, choisiront de procéder à la double mastectomie préventive.N\u2019y a-t-il pas un risque que les assureurs répliquent en haussant les primes de toutes les femmes ashkénazes ?M.Marceau ne le croit pas, rappelant qu\u2019il est déjà interdit de discriminer en raison de l\u2019origine ethnique.Une telle façon de procéder, plaide-t-il, af fecterait « tout le monde venant d\u2019un groupe homogène », dont les Saguenéens.Notons que la ministre Karina Gould, qui est de confession juive, a raté le vote mercredi parce qu\u2019elle participait à un événement à Burlington.Interceptée hier par Le Devoir, elle a refusé de se prononcer sur le S-201 .Le Devoir DISCRIMINATION GÉNÉTIQUE Les assureurs dénoncent un projet de loi inconstitutionnel I S A B E L L E P O R T E R à Québec L a décision de la Cour suprême de ne pas intervenir dans un dossier de bilinguisme à la Ville de Gatineau fait craindre à certains qu\u2019un nombre grandissant d\u2019administrations publiques exigent la connaissance de l\u2019anglais.La Cour suprême a refusé jeudi d\u2019accorder la permission d\u2019en appeler d\u2019une décision de la Cour d\u2019appel concernant l\u2019exigence de bilinguisme pour un emploi à la Ville de Gatineau.« C\u2019est une brèche additionnelle aux dispositions de la Loi 101 sur la langue de travail », a fait valoir jeudi le député péquiste Stéphane Berge- ron en entrevue au Devoir.Selon lui, « ça va inciter d\u2019autres employeurs» à exiger la connaissance de l\u2019anglais.Au cabinet du ministre responsable de la Charte, Luc Fortin, on fait valoir que cela n\u2019affecte pas l\u2019application de la loi «pour le moment », puisque la décision de la Cour d\u2019appel a surtout pour effet de forcer un retour à l\u2019arbitrage dans cette af faire, explique l\u2019attaché de presse du ministre Karl Fillion.« La loi 101 existe pour être respectée et, s\u2019il y a lieu d\u2019agir, on va le faire», a-t-il aussi déclaré.Pendant ce temps, à l\u2019Hôtel de Ville de Gatineau, le maire se défend d\u2019avoir voulu faire la promotion du bilinguisme.« J\u2019insiste, ce n\u2019est pas pour \u201cbi- linguiser\u201d [sic] Gatineau.On ne remet pas en question la Charte de la langue française [\u2026] Mais pour nous, dans ce dossier-là, c\u2019était une simple question de logique», explique Maxime Pedneault-Jobin.Certains citoyens de la ville demandent à recevoir une copie en anglais de leur avis d\u2019imposition et la Ville a besoin de gens pour « le leur expliquer », dit-il.«C\u2019est le gros bon sens.» Les origines de cette affaire remontent à 2009.La Ville avait alors affiché un poste de commis aux ser vices des finances pour lequel les candidats devaient nécessairement être bilingues.Or l\u2019ar ticle 46 de la loi 101 prescrit qu\u2019il est interdit à un employeur d\u2019exiger pour l\u2019accès à un emploi la connaissance d\u2019une autre langue que le français «à moins que l\u2019accomplissement de la tâche ne nécessite une telle connaissance».Le syndicat des cols blancs avait déposé un grief et les tribunaux débattent depuis du sens à donner à la notion de «nécessité ».Un jugement similaire à Québec En 2013, un arbitre avait donné raison aux cols blancs en soutenant que la Ville ne devait pas confondre la nécessité «avec utilité, l\u2019opportunité, la qualité du service offert ».Or en 2016, la Cour d\u2019appel annulait la sentence arbitrale avec une décision limitant la portée de la loi 101.« Il existe ici une réalité linguistique, variable selon les localités.Il en résulte que quelques langues, assez répandues, et autres que la langue officielle, coexistent avec cette dernière », écrivait le juge Yves-Marie Morissette.«Selon les circonstances, une personne qui s\u2019exprime dans une telle langue devrait pouvoir compter sur une réponse intelligible dans cette langue\u2026» Le syndicat des cols blancs avait ensuite voulu porter la cause devant la Cour suprême, ce qui lui a été refusé jeudi.Le dossier devra donc être soumis de nouveau à un arbitre.Pour l\u2019avocate des cols blancs, Me Josée Moreau, l\u2019impact de la décision de la Cour d\u2019appel est « majeur ».« C\u2019est clair que tous les employeurs vont user de ce jugement-là pour aller dans l\u2019autre extrême.[\u2026] Dès qu\u2019ils auront un client ou un citoyen [s\u2019exprimant dans une autre langue], on pourra exiger des connaissances linguistiques autres que le français, et ça, à mon sens, c\u2019est majeur.C\u2019est rendu un dossier de société, de politique.» Le maire de Gatineau souligne quant à lui que la jurisprudence n\u2019était pas claire avant la décision de la Cour d\u2019appel puisque, dans une cause similaire en 1987 à la Ville de Québec, un arbitre avait donné raison à la Ville contre le syndicat.Il avait alors soutenu que la connaissance de l\u2019anglais pouvait être un critère d\u2019embauche si l\u2019employeur pouvait démontrer «de manière prépondérante» qu\u2019une «bonne connaissance de la langue anglaise parlée et écrite» est de nature à permettre l\u2019accomplissement adéquat des postes visés.Le Devoir EXIGENCE DE BILINGUISME À GATINEAU Une nouvelle brèche dans la loi 101, s\u2019inquiète le PQ O ttawa \u2014 Un juge qui avait demandé à une présumée victime d\u2019agression sexuelle pourquoi elle n\u2019avait pas serré les genoux a remis sa démission.Dans un communiqué relayé par son avocat, le juge Robin Camp affirme qu\u2019il démissionnera à titre de membre de la Cour fédérale dès vendredi.«Je voudrais exprimer mes sincères excuses à quiconque a été blessé par mes commentaires, a dit M.Camp.Je remercie tous ceux qui ont été généreux et attentionnés à mon égard et à celui de ma famille au cours des 15 derniers mois, particulièrement mon équipe judiciaire », a-t-il poursuivi.Le comité chargé de surveiller le système judiciaire au pays recommandait la destitution du juge.Le Conseil canadien de la magistrature a estimé que le comportement du juge Robin Camp a été «manifestement et profondément destructeur » quant à l\u2019impartialité et à l\u2019intégrité dont doit faire preuve un tribunal.Le rapport devait être remis à la ministre de la Justice, a indiqué le conseil.La ministre fédérale de la Justice, Jody Wilson-Raybould, a indiqué que le gouvernement avait l\u2019intention d\u2019aller de l\u2019avant avec la destitution du juge si celui-ci n\u2019avait pas démissionné.«C\u2019était l\u2019intention du gouvernement d\u2019appliquer la recommandation\u2026 pour s\u2019assurer de l\u2019intégrité et de la confiance du public envers le système de justice», a-t-elle déclaré.Procès d\u2019agression sexuelle Le comité a appuyé la recommandation d\u2019un comité disciplinaire selon laquelle le juge Camp devait être révoqué relativement à ses propos tenus dans le premier procès pour agression sexuelle d\u2019Alexander Wagar.Dans les transcriptions du procès qui s\u2019est déroulé à Calgary en 2014, le juge Camp \u2014 qui était à la cour provinciale à l\u2019époque \u2014 avait appelé la plaignante « l\u2019accusée » plusieurs fois, en plus de lui dire que « la douleur et le sexe allaient parfois ensemble».Le juge Camp avait reconnu M.Wagar non coupable, mais la Cour d\u2019appel avait ordonné un nouveau procès, au terme duquel l\u2019accusé a été acquitté une fois de plus.Le conseil a affirmé que les Canadiens s\u2019attendaient de la part de leurs juges qu\u2019ils maîtrisent les lois, aient de l\u2019empathie et remettent en question toutes les opinions personnelles qui pourraient les empêcher d\u2019agir avec équité.«Les juges sont censés démontrer une connaissance des enjeux sociaux et une sensibilité aux changements dans les valeurs sociales, l\u2019humilité, la tolérance et le respect envers les autres.Il s\u2019agit des qualités mêmes qui maintiennent la confiance du public dans le système de justice», a indiqué l\u2019organisation dans son rapport.Quatre membres du conseil, sur un total de 23 membres, n\u2019ont pas appuyé la décision.Le rapport indique que ceux-ci ont convenu que les commentaires de M.Camp représentaient une inconduite judiciaire, tout en recommandant une sanction moindre que celle de la destitution.L\u2019avocat de M.Camp, Frank Addario, avait argué précédemment que son client devait être en mesure de conserver son emploi comme juge de la Cour fédérale.« La destitution n\u2019est pas nécessaire pour maintenir la confiance du public dans cette af faire.L\u2019inconduite du juge Camp a été le fruit de l\u2019ignorance, et non de l\u2019hostilité.Il a travaillé fort pour corriger son déficit de connaissances», a écrit Me Addario dans une réplique au conseil.La Presse canadienne Le juge Camp démissionne de la Cour fédérale Il avait demandé à une victime d\u2019agression sexuelle pourquoi elle n\u2019avait pas serré les genoux Les assureurs craignent que des clients potentiels se sachant à risque de développer une maladie grave souscrivent une juteuse assurance sans payer des primes conséquentes JEFF MCINTOSH LA PRESSE CANADIENNE Le juge Robin Camp s\u2019était présenté en compagnie de son épouse devant le Conseil canadien de la magistrature en septembre dernier.La Ville a affiché un poste de commis aux services des finances pour lequel les candidats devaient nécessairement être bilingues L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 0 M A R S 2 0 1 7 ACTUALITES A 3 L e populisme par-ci.Le populisme par-là.Il semblerait donc que tout s\u2019explique dorénavant par le populisme.À commencer par la campagne présidentielle française.À défaut d\u2019y comprendre quelque chose, de saisir ce qu\u2019elle a de particulier, on déplorera la montée de l\u2019extrême droite comme on le fait depuis au moins vingt ans.Rien de plus rassurant que de se repasser un vieux film des années 1930 en évitant de se demander ce qui se passe vraiment.La France se trouve pourtant devant une situation politique inédite.Jamais, sous la Ve République, une élection présidentielle ne s\u2019était présentée de la sorte.Jamais on n\u2019avait senti un tel désir d\u2019en finir avec une classe politique qui avait déçu à ce point.Jamais, dans l\u2019histoire récente, n\u2019avait-on vu les anciens clivages exploser pour faire place à de nouvelles oppositions.Jusqu\u2019à tout récemment, la bonne vieille opposition droite-gauche permettait encore d\u2019y comprendre quelque chose.Au- jourd\u2019hui, la résistance à la mondialisation, et donc à l\u2019Europe libérale, est probablement le critère le plus déterminant pour comprendre cette élection.C\u2019est la désillusion à l\u2019égard d\u2019une mondialisation qui ne promettait que des fleurs qui a poussé la gauche et la droite au bord de l\u2019implosion.En 2012, François Hollande avait été élu en rassemblant deux camps\u2026 ou plutôt en évitant de choisir entre eux.Le premier était symbolisé par le think tank Terra Nova, pour qui la gauche ne pouvait plus se définir sur la base de son attachement aux classes populaires, jugées réactionnaires.Il fallait plutôt se rapprocher de ces nouvelles couches sociales des grandes villes favorisées par la mondialisation.D\u2019où un programme valorisant les minorités ethniques et sexuelles et faisant la promotion d\u2019une forme de gauchisme culturel.Le second camp rassemblait une gauche plus traditionnelle attachée aux perdants de la mondialisation, et donc de plus en plus eurosceptique.Une gauche aussi plus conservatrice, pour qui la nation et la famille demeuraient essentielles pour protéger les plus faibles.C\u2019est cette gauche qui a été réduite au silence avec la défaite de Manuel Valls aux mains de Benoît Hamon.Avec pour résultat que de nombreux électeurs qui ont toujours voté à gauche se retrouvent orphelins devant le projet utopique de l\u2019actuel candidat socialiste.Mais ils ne se retrouvent pas plus dans le programme mondialiste et multiculturel de l\u2019ancien ministre socialiste de l\u2019Économie Emmanuel Macron.?À droite aussi, les événements rocambolesques des dernières semaines ont mis en évidence des fractures politiques profondes.En se faisant élire à la primaire, et en se maintenant contre la tentative de putsch dont il a été l\u2019objet la semaine dernière, François Fillon a consolidé une droite nettement plus conservatrice.Si l\u2019ancien premier ministre demeure libéral en économie, il est résolument opposé au multicul- turalisme et conservateur sur l\u2019école et la famille.À droite, ce sont cette fois les partisans de la «mondialisation heureuse», selon l\u2019expression d\u2019Alain Juppé, qui se retrouvent orphelins.À l\u2019intérieur même de la gauche comme de la droite, on se divise donc entre progressistes et conservateurs, européistes et eurosceptiques, mondialistes et partisans d\u2019un retour des frontières.Un syndicaliste de gauche qui a voté pour Manuel Valls pourrait se retrouver chez François Fillon à cause de son positionnement républicain et laïque, de son opposition à l\u2019immigration et du combat qu\u2019il entend mener contre l\u2019islamisme.Un mondialiste proche d\u2019Alain Juppé, donc de droite, se retrouvera facilement dans le programme d\u2019Emmanuel Macron, héritier de François Hollande, qui est au- jourd\u2019hui le seul candidat à soutenir inconditionnellement l\u2019Europe.Un électeur d\u2019extrême gauche partisan de Jean-Luc Mélenchon se découvrira des affinités avec le programme économique de Marine Le Pen, candidate de l\u2019extrême droite.Voilà qui explique l\u2019extrême volatilité de l\u2019électorat.Il est facile de traiter de populistes tous ceux qui s\u2019inquiètent de la dissolution des peuples dans une mélasse postnationale.Ce n\u2019est pas le populisme qui rend cette élection imprévisible.C\u2019est l\u2019irruption en plein cœur de cette campagne de l\u2019opposition de plus en plus radicale entre un « progressisme » multiculturaliste partisan inconditionnel de l\u2019Europe et un conservatisme pragmatique souverainiste et euroscep- tique aujourd\u2019hui largement majoritaire en France.C\u2019est cette même opposition qui avait déjà fait éclater la gauche et la droite lors du référendum sur le traité constitutionnel européen en 2005.Un vote dont les élites, unanimes, n\u2019avaient pas tenu compte en ratifiant le traité de Lisbonne.Mais le peuple est têtu.Depuis, la fracture n\u2019a fait que s\u2019approfondir et elle traverse tous les partis.Ce sont ces mêmes clivages qui pourraient rendre la France ingouvernable si elle élisait demain un président incapable de s\u2019appuyer sur une majorité législative.Quant à ce « populisme » tant décrié, il n\u2019est peut-être au fond que ce que le philosophe Vincent Coussedière appelait le « retour du refoulé des peuples européens».Les nouvelles fractures CHRISTIAN RIOUX à Paris M A R C O B É L A I R - C I R I N O Q uébec solidaire devra s\u2019adapter à l\u2019arrivée de Gabriel Nadeau-Dubois et vice-versa, fait valoir le président sortant du parti politique de gauche, Andrés Fontecilla.M.Fontecilla a tenté de désamorcer les craintes de certains membres de longue date de voir l\u2019ex-figure de proue de la grève étudiante du printemps 2012 faire main basse sur QS.« Il n\u2019y a aucune perte de contrôle [du] parti [qui est appréhendée].Gabriel arrive de façon humble à Québec solidaire », a-t-il déclaré après l\u2019annonce de la candidature de « GND » au poste de porte-parole masculin ainsi qu\u2019à l\u2019investiture dans la circonscription de Gouin.Celle-ci est vacante depuis le retrait de Françoise David de la scène politique à la mi-janvier.« Il va y avoir une adaptation mutuelle », a poursuivi M.Fontecilla, aux côtés des députés Ma- non Massé et Amir Khadir.«Mais c\u2019est surtout Gabriel qui va s\u2019adapter à Québec solidaire, à notre culture.Il nous connaît.» M.Nadeau-Dubois s\u2019est procuré sa carte de membre de QS \u2014 « le seul parti où [il est] chez [lui] » \u2014 quelques minutes à peine avant une conférence de presse courue par de nombreux journalistes, militants et employés de QS.L\u2019homme de 26 ans a promis aux militants de QS de «procéder à un véritable renouvellement» de leur parti politique avec eux.« Je ne serai pas le P.K.Subban de la politique.Je vais jouer en équipe », a-t-il lancé, provoquant le rire dans la Maison-des-Marins.M.Nadeau-Dubois n\u2019entend pas pour autant jouer les figurants à QS.D\u2019ailleurs, il a insisté jeudi sur la nécessité d\u2019« envisager dès maintenant une union» entre QS et Option nationale, et ce, pour chasser du pouvoir la « classe politique [qui] a trahi le Québec».«Le Parti québécois et Québec solidaire ne par tagent pas les mêmes principes fondamentaux.Ce n\u2019est pas pour rien que ces deux partis-là évoluent en parallèle.Ça ne veut pas dire qu\u2019on ne peut pas s\u2019entendre de manière ponctuelle, bien sûr, je ne l\u2019exclus pas.Mais, toute fusion, toute union politique derrière un programme commun, ça me semble impossible », a-t-il précisé.M.Nadeau-Dubois s\u2019est présenté comme un « chef en puissance», profitant notamment de la grande notoriété publique qu\u2019il a acquise lors du « Printemps érable », selon le titulaire de la Chaire de relations publiques et communication marketing de l\u2019UQAM, Bernard Motulsky.« Il arrive dans le parti avec des éléments de programme.Comment cela va être reçu par les gens qui militent ?Ça va être intéressant de voir son apprentissage de la vie politique», a-t-il indiqué au Devoir.Pas une course à la chefferie À l\u2019instar de tous les candidats à l\u2019un des deux postes de porte-parole, M.Nadeau-Du- bois s\u2019est vu offrir l\u2019aide de membres de la permanence de QS ainsi qu\u2019un montant de 1200 dollars, afin de lancer sa campagne.« On se met à leur service», a expliqué la coordonnatrice des communications, Eve-Marie Lacasse.Il avait choisi une salle de la Maison-des-Ma- rins : «un endroit qui est chargé d\u2019histoire », qui de surcroît of fre une vue imprenable sur le port de Montréal.«Pour moi, c\u2019était important que ce soit un lieu qui reflète les ambitions que j\u2019ai pour Québec solidaire, qui sont vraiment de répandre son influence politique sur l\u2019ensemble du territoire québécois », a-t-il souligné.Les candidats aux postes de porte-parole ne sont pas assujettis aux règles concernant le financement et le contrôle de leurs dépenses de campagne prévues dans la Loi électorale, a fait valoir Mme Lacasse.Ainsi, l\u2019excédent de dépenses sera assumé par M.Nadeau-Dubois.« Ce n\u2019est pas une course à la chef ferie.» En effet, QS n\u2019a théoriquement pas de chef, mais bien un président et deux co-porte-parole.L\u2019impact de l\u2019arrivée de Gabriel Nadeau-Du- bois dans les rangs de QS a été immédiat.Plus de 600 personnes ont mis la main sur une carte de membre, alors que d\u2019autres ont effectué un don, dans les heures qui ont suivi sa sortie médiatique.«C\u2019est plus d\u2019un nouveau membre par minute.C\u2019est exceptionnel ! » se réjouissait une employée de QS en soirée.Battage médiatique.Rapidement, la candidature de GND s\u2019est hissée au premier rang du « top-3 » des nouvelles Québec d\u2019Influence communication, et ce, avant même que l\u2019ex-porte- parole de la CLASSE n\u2019atterrisse sur les plateaux de télé, dont celui de l\u2019émission de grande écoute Tout le monde en parle.«À Québec solidaire, on n\u2019a jamais été très fort sur les sauveurs, mais c\u2019est sûr qu\u2019un activiste enraciné dans la communauté québécoise comme Gabriel l\u2019est depuis maintenant cinq ans et plus, je pense que ça amène un vent de fraîcheur», a conclu la députée Manon Massé.Le Devoir Le premier défi, celui de l\u2019adaptation Si Gabriel Nadeau-Dubois a rallié Québec solidaire, le parti devra le rejoindre aussi ISTOCK Le comité de surveillance qui sera créé ne disposera pas des pouvoirs nécessaires, selon des experts.M A R I E V A S T E L Correspondante parlementaire à Ottawa L e gouvernement s\u2019obstine à créer un comité chargé de surveiller le travail des agences de renseignement et de sécurité du pays qui n\u2019aura pas de dents, dénonce l\u2019opposition.Car les libéraux annulent tous les amendements qui auraient donné plus de pouvoir de surveillance audit comité.Des amendements proposés notamment\u2026 par un député libéral.Les partis fédéraux se livrent à une guerre d\u2019amendements ces jours-ci, aux Communes.Au cœur du litige : ucn projet de loi visant la création d\u2019un comité de sénateurs et d\u2019élus qui suivrait les opérations d\u2019une quinzaine d\u2019agences de sécurité et de renseignement du pays afin de surveiller leurs espions.Dans un camp, conser vateurs, néodémo- crates et un élu libéral ont tenté de faire en sorte que le futur comité ait davantage de pouvoir afin qu\u2019il puisse : convoquer des personnes et exiger la production de documents; retirer à un ministre le pouvoir discrétionnaire de refuser la tenue d\u2019une enquête ou la production de documents ; et retirer l\u2019interdiction d\u2019enquêter sur certaines choses, notamment une enquête en cours qui pourrait mener à des poursuites.Ces changements ont tous été rejetés par le gouvernement cette semaine, lorsqu\u2019a repris le débat sur le projet de loi C-22 créant le comité de surveillance.Le gouvernement propose en outre d\u2019agrandir le futur comité, pour qu\u2019il compte onze membres plutôt que neuf.La leader du gouvernement aux Communes, Bardish Chagger, a fait valoir qu\u2019elle proposait ainsi «une approche équilibrée» permettant «l\u2019accès [\u2026] à des informations classifiées très délicates, tout en inscrivant des paramètres afin de s\u2019assurer que cette information et des opérations essentielles en cours ne soient pas compromises».Les néodémocrates ont cependant dénoncé la volonté du gouvernement d\u2019éviscérer leur version du projet de loi amendée en comité parlementaire cet automne.«Sur un sujet aussi délicat et important que la sécurité nationale, que le gouvernement procède avec absolument aucun appui du côté de l\u2019opposition [\u2026] est très, très décevant», a déploré le député Murray Rankin.L\u2019étude du projet de loi C-22 n\u2019aura été qu\u2019une « charade », a renchéri le conservateur Tony Clement.«Si vous voulez créer un comité, que ce soit un vrai comité.» Les membres du futur comité de surveillance devront prêter serment en s\u2019engageant à ne rien révéler de leurs travaux.Aucune raison, donc, selon lui, de les empêcher de se pencher sur des enquêtes en cours ou de permettre aux ministres de bloquer leurs travaux afin de protéger la sécurité nationale.Le projet C-22 prévoit en outre que le futur comité présentera d\u2019abord ses rapports au premier ministre, qui pourra les réviser.Si tel est le cas, il faudra en faire mention dans le rapport définitif en vertu d\u2019un amendement proposé par la libérale Pam Damoff \u2014 et que le gouvernement a accepté de conserver.Mme Damoff estime aussi que son gouvernement a présenté un compromis acceptable, même s\u2019il a annulé les autres amendements du comité parlementaire.Quatre experts en matière de sécurité et de renseignement avaient cependant eux-mêmes argué, dans le Globe and Mail fin janvier, que la première mouture de C-22 \u2014 à laquelle veut donc revenir le gouvernement \u2014 était trop restreinte.Craig Forcese, Kent Roach, Ront Atkey et Wesley Wark disaient craindre que « l\u2019ef fica- cité et la légitimité du comité soient menacées par le pouvoir du gouvernement d\u2019empêcher la divulgation ou même l\u2019enquête de certaines activités en raison d\u2019une culture du secret excessive».Le député libéral Nathaniel Erskine-Smith, dont l\u2019amendement permettant d\u2019ordonner la production de documents ou la comparution de témoins sera annulé par le gouvernement, n\u2019a pas voulu faire de commentaire.Il ne siège plus au Comité de la sécurité publique.Cet hiver, il avait proposé la légalisation de toutes les drogues et dénoncé l\u2019abandon de la réforme électorale par le gouvernement.Le Devoir La surveillance des espions crée des remous à Ottawa L\u2019opposition reproche au gouvernement de trop restreindre les pouvoirs d\u2019enquête JACQUES NADEAU LE DEVOIR G a b r i e l N a d e a u - D u b o i s a p p e l l e à u n regroupement avec Option nationale.Lire aussi \u203a Un chef à QS.L\u2019éditorial de Robert Dutrisac.Page A 8 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 0 M A R S 2 0 1 7 A 4 A V I S L É G A U X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé dia - tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 15 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis que Jeannine L'ESPÉRANCE, en son vivant résidant au 292, chemin de la Ra- bastalière Est, à Saint-Bruno-de- Montarville, est décédée le 21 octobre 2016.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés, à l'étude DESGROSEILLIERS & ASSOCIÉS NOTAIRES INC., au 1691 rue Montarville, bureau 100, Saint-Bruno-de-Montarville (Québec).Donné ce 8 mars 2017 Me Vincent BEAUREGARD, notaire AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que suite au décès de Joseph Claudor PICARD, en son vivant domicilié au 12 358, rue Monty, Montréal, Québec, survenu le 21 juin 2016, un inventaire des biens du défunt a été déposé et peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Suzanne HOTTE, notaire, sise au 7077, rue Beaubien Est, bureau 201, à Montréal, (QC), H1M 2Y2.Donné ce 8 mars 2017, par Me Suzanne HOTTE, notaire CANADA PROVINCE DE QUÉBEC COUR SUPÉRIEURE DISTRICT DE MONTRÉAL NO : 500-14-049748-163 Sylvie MC MASTER DEMANDEUR NORTH MONTREAL LAND COMPANY ET Liliane RICHARD ET Gabrielle RICHARD ET Liliane VACCHINO ET Michèle GAMACHE ET Monique PAQUET PERSONNES INTÉRESSÉES ASSIGNATION Prenez note qu\u2019une demande introductive d\u2019instance sera présentable 28 avril 2017 au Palais de justice de Montréal, situé au 1, rue Notre-Dame Est, Montréal, Québec, H2Y 1B6.Avis est donné que si NORTH MONTREAL LAND COMPANY désire comparaître, la demande sera présentée devant le tribunal à 9 heures, en salle 2.16.Soyez aussi avisé qu\u2019une copie de la demande, de l\u2019avis de la demande ainsi que toutes les pièces justificatives ont été laissés au greffe, à l\u2019intention de NORTH MONTREAL LAND COMPANY.À Montréal, le 8 mars 2017.L\u2019honorable Jean-Yves LALONDE Dans l\u2019affaire de la faillite : Avis est par les présentes que la faillite de : Aquafutur Plongée inc.Situé au : 160, rue du Quai, Saint-Jean-sur-Richelieu, Québec, J3B 6Y6 est survenue le 03-03-2017, et que l\u2019assemblée des créanciers sera tenue le 30-03-2017 à 10:00 Au bureau du syndic au: 218-1050, boul du Séminaire Nord, Saint-Jean-sur- Richelieu, Québec, J3A 1S7.Jean Fortin & Ass.Syndics Inc.Tél.450-442-3260 JeanFortin.com Appel d\u2019offres public AVIS AUX SOUMISSIONNAIRES ADDENDA NO 2 Le 8 mars 2017 Objet : Aménagement de modules d\u2019en traine - ment dans le secteur du parc Talcy et installation de 7 balancelles dans différents parcs de l\u2019arrondissement Anjou Soumission : 2017-03 Cet addenda fait partie intégrante des documents de soumission et doit être lu comme étant un tout.Tou tefois, cet addenda doit avoir priorité sur les exi gences des documents de soumission auxquels il apporte des variantes.Article 1.Appel d\u2019offres 2017-03 L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le mardi 14 mars 2017 est reportée au vendredi 17 mars 2017 à 11 h.Modifications aux documents d\u2019appel d\u2019offres : Article 2.Bordereau de soumission (original et spécimen) : B 02-477-1 : Les balancelles sont des équipements à fournir et à installer par l\u2019entrepreneur.Veuillez rem placer les pages 1 à 4 du bordereau des prix uni taires par celles annexées à l\u2019addenda 2, dis po nibles par le biais du Service électronique d\u2019appel d\u2019offres (SEAO).Le présent addenda fait partie intégrante des documents d\u2019appel d\u2019offres.Viviana Iturriaga Espinoza Secrétaire d\u2019arrondissement substitut ENTRÉE EN VIGUEUR DE RÈGLEMENTS Avis est donné que le conseil d\u2019agglomération, à son assemblée du 26 janvier 2017, a adopté les règlements suivants : RCG 15-002-1 Règlement modifiant le règlement d\u2019emprunt portant le numéro RCG 15-002 autorisant un emprunt de 30 000 000 $ afin de financer la réalisation du projet d'amélioration des infrastructures du circuit Gilles-Villeneuve dans le cadre du renouvellement des ententes pour le maintien du Grand Prix de Formule 1 du Canada à Montréal pour les années 2015 à 2024 La modification fait porter le montant total de l\u2019emprunt à 48 000 000 $.RCG 17-001 Règlement autorisant un emprunt de 4 915 000 $ afin de financer les services professionnels requis pour l\u2019opération du bureau de projets visant la réalisation de mesures préférentielles pour les vélos et les autobus RCG 17-006 Règlement autorisant un emprunt de 60 700 000 $ afin de financer des travaux d\u2019aménagement du parc du complexe environnemental Saint-Michel (CESM) ainsi que l\u2019acquisition de terrains situés à l\u2019intérieur du périmètre du CESM RCG 17-008 Règlement autorisant un emprunt de 4 500 000 $ pour le financement des coûts afférents à la réalisation d\u2019une partie de l\u2019Entente sur le développement culturel de Montréal 2017- 2020 et des coûts afférents à la réalisation des parties reportées des ententes sur le développement culturel de Montréal conclues pour des années antérieures à 2017 Tous ces règlements ont été approuvés par le ministre des Affaires municipales et de l\u2019Occupation du territoire le 6 mars 2017.Ils entrent tous en vigueur en date de ce jour et sont disponibles pour consultation durant les heures normales de bureau au Service du greffe, 275, rue Notre-Dame Est.Ils peuvent également être consultés en tout temps sur le site Internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/reglements Montréal, le 10 mars 2017 Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon Avis public APPEL D\u2019OFFRES - Direction des travaux publics Des soumissions sont demandées et devront être reçues avant 11 h 15, à la date ci-dessous mentionnée, à l\u2019adresse suivante : Me Pascale Synnott, Secrétaire d\u2019arrondissement Bureau Accès Montréal 815, rue Bel-Air, 1er étage Montréal (Québec) H4C 2K4 Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 211703 Descriptif : Parc Ignace-Bourget \u2013 Terrain de soccer naturel et réaménagement Ouverture des soumissions : 27 mars 2017 Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à l\u2019endroit susmentionné immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission, selon les modalités prévues au Cahier des clauses administratives générales (exécution de travaux) Renseignements : pour toute question s\u2019adresser à : dashby@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du vendredi 10 mars 2017 sur le SEAO.Visite supervisée des lieux : N/A Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 10 mars 2017 Mathieu Legault Secrétaire d\u2019arrondissement substitut Appel d\u2019offres Division des ressources matérielles Direction des Services administratifs et du greffe Des soumissions, sont demandées et devront être reçues, avant 11 h, à la date ci-dessous, au Bureau du citoyen de l\u2019arrondissement de Saint-Laurent, 777, boulevard Marcel-Laurin, Saint-Laurent, Québec, H4M 2M7 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 17-016 Descriptif : Travaux de réfection de la piste d\u2019athlétisme « Ben-Leduc » au parc Marcel-Laurin Date d\u2019ouverture : Mercredi, 29 mars 2017 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : saint-laurent.soumissions@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponiblesà compter du 10 mars 2017 sur le SEAO.Visite supervisée des lieux :?N/A.ou Oui, obligatoire : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 17-023 Descriptif : Travaux d\u2019aménagement de trois jardins communautaires universellement accessibles Date d\u2019ouverture : Mercredi, 29 mars 2017 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : saint-laurent.soumissions@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponiblesà compter du 10 mars 2017 sur le SEAO.Visite supervisée des lieux :?N/A.ou Oui, obligatoire : Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du cahier des charges.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux de la Direction du greffe à la Mairie d\u2019arrondissement de Saint- Laurent, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 10 mars 2017 La Secrétaire du Conseil d\u2019arrondissement, Isabelle Bastien, avocate.Appel d\u2019offres Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Changement de capacité de 1 Bar sur terrasse Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre sur terrasse Changement de catégorie de 1 Restaurant pour vendre à 1 Restaurant pour servir Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre sur terrasse sur domaine public 2 Restaurants pour servir dont 1 sur terrasse 2 Restaurants pour servir dont 1 sur terrasse 1 Restaurant pour vendre 1 Bar avec autorisation de danse 8452, boul.Langelier Montréal (Québec) H1P 2C2 1279, avenue du Mont- Royal Est Montréal (Québec) H2J 1Y4 4640, rue Jarry Est Montréal (Québec) H1R 1X3 732, rue Sainte- Catherine Ouest Montréal (Québec) H3B 1B9 8051, boul.Newman Montréal (Québec) H8N 2N9 1201, avenue Van Horne Montréal (Québec) H2V 1K4 195, rue Young Montréal (Québec) H3C 2E9 910, rue Jean- Talon Est Montréal (Québec) H2R 1V4 NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR 9245-9478 Québec Inc.CAFÉ ROYAL S.P.S.8452, boul.Langelier Montréal (Québec) H1P 2C2 Dossier : 1345-545 9348-1208 Québec Inc.RESTAURANT BUNGALOW 1279, avenue du Mont-Royal Est Montréal (Québec) H2J 1Y4 Dossier : 1528-603 2963-6719 Québec Inc.LE NOUVEAU PARAGON 4640, rue Jarry Est Montréal (Québec) H1R 1X3 Dossier : 1958-438 9190-7121 Québec Inc.LES TROIS BRASSEURS 732, rue Sainte- Catherine Ouest Montréal (Québec) H3B 1B9 Dossier : 2135-580 9696296 Canada Inc.ARAHOVA FRAIS LASALLE 8051, boul.Newman Montréal (Québec) H8N 2N9 Dossier : 2208-676 Le Pois Chich Inc.DAMAS RESTAURANT 1201, avenue Van Horne Montréal (Québec) H2V 1K4 Dossier : 4032-868 Comptoir St-Urbain Inc.LA BÊTE À PAIN GRIFFINTOWN 195, rue Young Montréal (Québec) H3C 2E9 Dossier : 4536-009 Espace Soprano Inc.ESPACE SOPRANO 910, rue Jean-Talon Est Montréal (Québec) H2R 1V4 Dossier : 4536-884 Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre (demande amendée) Permis additionnel 1 Bar sur terrasse sur domaine public Addition d\u2019autorisations de danse et spectacles sans nudité dans 1 Bar existant Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre sur terrasse Changement de catégorie de 2 Brasseries dont 1 sur terrasse à 2 Bars dont 1 sur terrasse 1 Restaurant pour vendre Permis additionnel 1 Bar Changement de catégorie de 1 Restaurant pour servir à 1 Restaurant pour vendre 9176-5800 Québec Inc.RESTAURANT 3 AMIGOS 1621, rue Saint- Denis Montréal (Québec) H2X 3K3 Dossier : 199-984 2964-5280 Québec Inc.LE BAROUF 4171, rue Saint- Denis Montréal (Québec) H2W 2M7 Dossier : 207-431 Les Entreprises Reeves Inc.BAR CHEZ REEVES 8480, rue Hochelaga Montréal (Québec) H1L 2L9 Dossier : 236-232 9341-0546 Québec Inc.LES NOMADES 4287, rue Saint- Denis Montréal (Québec) H2J 2K9 Dossier : 243-220 9017-9714 Québec Inc.BRASSERIE FIESTA 9900, rue Colbert Montréal (Québec) H1J 2J2 Dossier : 340-299 9354-6687 Québec Inc.À VENIR 143-149, rue Jean- Talon Ouest Montréal (Québec) H2R 2W9 Dossier : 771-832 2967-7564 Québec Inc.BILLARD NOTRE- DAME 3433, rue Notre- Dame Ouest Montréal (Québec) H4C 1P3 Dossier : 914-366 9139-4650 Québec inc.LE RESTO DU VILLAGE 1310, rue Wolfe Montréal (Québec) H2J 3J3 Dossier : 1077-189 1621, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2X 3K3 4171, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2W 2M7 8480, rue Hochelaga Montréal (Québec) H1L 2L9 4287, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2J 2K9 9900, rue Colbert Montréal (Québec) H1J 2J2 143-149, rue Jean-Talon Ouest Montréal (Québec) H2R 2W9 3433, rue Notre-Dame Ouest Montréal (Québec) H4C 1P 1310, rue Wolfe Montréal (Québec) H2J 3J3 AVIS PUBLIC EN VERTU DE L\u2019ARTICLE 192 DE L\u2019ANNEXE C DE LA CHARTE DE LA VILLE DE MONTRÉAL 2e avis Avis est donné qu\u2019aux dates ci-après mentionnées, la Ville a approuvé la description des immeubles suivants afin d\u2019en devenir propriétaire en vertu de l\u2019article 192 de l\u2019annexe C de la Charte de la Ville de Montréal : - le lot 1 937 774 du cadastre du Québec, situé dans le quadrilatère délimité par la rue Springland, le boulevard De La Vérendrye, l\u2019avenue Clifford et la rue Briand, dans l\u2019arrondissement du Sud-Ouest (DA166896021 \u2013 12 septembre 2016) - les lots 3 460 082, 3 460 083, 3 460 095, 3 460 096, 3 460 098, 3 460 112, 3 726 032 et 3 726 036 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues Boyer, Jarry Est, Foucher et Mistral, dans l\u2019arrondissement de Villeray\u2013Saint-Michel\u2013Parc-Extension (DA176896019 \u2013 1er février 2017) - les lots 3 460 069, 3 460 071, 3 460 075, 3 460 080, 3 726 018, 3 726 019 et 3 726 024 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par l\u2019avenue Christophe-Colomb, la rue Mistral, l\u2019avenue des Belges et la rue Leman, dans l\u2019arrondissement de Villeray\u2013Saint-Michel\u2013Parc-Extension (DA176896025 \u2013 6 février 2017) - le lot 1 999 148 du cadastre du Québec, situé dans le quadrilatère délimité par la rue Basile-Routhier, l\u2019avenue Émile-Journault et les rues Lajeunesse et Legendre Est, dans l\u2019arrondissement d\u2019Ahuntsic-Cartierville (DA172551002 \u2013 6 février 2017) - le lot 1 591 755 du cadastre du Québec, situé dans le quadrilatère délimité par les rues Messier, Rachel Est, Parthenais et Marie-Anne Est, dans l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal (DA176896020 \u2013 8 février 2017) - le lot 1 591 748 du cadastre du Québec, situé dans le quadrilatère délimité par les rues D\u2019Iberville, Sherbrooke Est, Chapleau et Rachel Est, dans l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal (DA176896021 \u2013 8 février 2017) - les lots 1 591 727, 1 591 728 et 1 591 729 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les avenues des Érables, du Mont-Royal Est, De Lorimier et la rue Gilford, dans l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal (DA176896023 \u2013 9 février 2017) - les lots 2 336 343, 2 336 349 et 2 336 454 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par l\u2019avenue Casgrain, la rue Maguire, le boulevard Saint-Laurent et la rue Saint-Viateur Est, dans l\u2019arrondissement du Plateau- Mont-Royal (DA176896024 \u2013 9 février 2017) - le lot 1 341 255 du cadastre du Québec, situé dans le quadrilatère délimité par le boulevard Robert-Bourassa, la rue Cathcart, l\u2019avenue McGill College et la rue Sainte-Catherine Ouest, dans l\u2019arrondissement de Ville-Marie (DA172551003 \u2013 9 février 2017) - les lots 3 460 039, 3 460 048, 3 460 060, 3 460 062, 3 460 063, 3 460 076, 3 726 003, 3 726 008 et 3 726 009 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par l\u2019avenue Christophe-Colomb, la rue Leman, l\u2019avenue des Belges et le boulevard Crémazie Est, dans l\u2019arrondissement de Villeray\u2013Saint-Michel\u2013Parc-Extension (DA176896026 \u2013 10 février 2017) - les lots 1 423 632, 1 423 638 et 1 591 253 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues Parthenais et Gauthier, l\u2019avenue des Érables et la rue Rachel Est, dans l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal (DA176896003 \u2013 21 février 2017) - les lots 1 443 898, 1 443 900 et 1 444 084 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues Saint-Denis et Villeneuve Est et les avenues Henri-Julien et Laurier Est, dans l\u2019arrondissement du Plateau-Mont- Royal (DA176896004 \u2013 21 février 2017) - les lots 1 591 074, 1 591 234, 1 591 236, 1 591 237, 1 591 475, 1 591 740, 1 591 786 et 1 873 085 du cadastre du Québec, et une partie du lot 1 591 076 du cadastre du Québec, d\u2019une superficie totale de 46,4 m², tous situés dans le quadrilatère délimité par les rues Parthenais et Marie-Anne Est et les avenues des Érables et Mont-Royal Est, dans l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal (DA176896006 \u2013 21 février 2017) - le lot 2 162 331 du cadastre du Québec, situé dans le quadrilatère délimité par le boulevard Saint-Laurent et les rues Milton, Clark et Prince-Arthur Ouest, dans l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal (DA176896007 \u2013 21 février 2017) - le lot 2 004 293 du cadastre du Québec, et une partie du lot 2 004 614 du cadastre du Québec, d\u2019une superficie de 208,2 m², situés dans le quadrilatère délimité par la rue Sewell, l\u2019avenue des Pins Ouest et les rues Saint-Urbain et Saint-Cuthbert, dans l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal (DA176896008 \u2013 21 février 2017) - les lots 2 162 378, 2 162 515, 2 339 868 et 2 339 879 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par le boulevard Saint-Laurent et les rues Milton, Saint-Urbain et Guilbault Ouest, dans l\u2019arrondissement du Plateau- Mont-Royal (DA176896028 \u2013 21 février 2017) - les lots 2 162 403, 2 162 470, 2 162 635 et 2 338 321 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues Saint-Urbain, Sherbrooke Ouest et Sainte-Famille et l\u2019avenue des Pins Ouest, dans l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal (DA176896029 \u2013 21 février 2017) - les lots 1 870 253 et 4 769 372 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les avenues Van Horne et Fairmount Ouest et les rues Waverly et Jeanne-Mance, dans l\u2019arrondissement du Plateau-Mont- Royal (DA172551004 \u2013 24 février 2017) - les lots 1 591 467, 1 591 474, 1 591 478, 1 591 723, 1 591 724, 1 591 725, 1 591 726, 1 873 023, 1 873 024, 1 873 025, 1 873 026, 1 873 027, 1 873 028, 1 873 122, 1 873 123 et 1 873 124 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par la rue Parthenais, les avenues du Mont-Royal Est et des Érables et la rue Gilford, dans l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal (DA176896022 \u2013 28 février 2017) Les propriétaires des immeubles expropriés en vertu de l\u2019article 192 peuvent réclamer une indemnité de la Ville.À défaut d\u2019entente, l\u2019indemnité est fixée par le Tribunal administratif du Québec à la demande des propriétaires ou de la Ville, et les articles 58 à 68 de la Loi sur l\u2019expropriation (RLRQ, chapitre E-24) s\u2019appliquent, compte tenu des adaptations nécessaires.Cet avis est le duxième de trois que la Ville est tenue de publier.Montréal, le 10 mars 2017 Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon Avis public APPEL D\u2019OFFRES - Direction des travaux publics Des soumissions sont demandées et devront être reçues avant 11 h , à la date ci-dessous mentionnée, à l\u2019adresse suivante : Me Pascale Synnott, Secrétaire d\u2019arrondissement Bureau Accès Montréal 815, rue Bel-Air, 1er étage Montréal (Québec) H4C 2K4 Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 211716 Descriptif : Réparation de trottoirs dans l\u2019arrondissement du Sud-Ouest \u2013 RMT 2017 Ouverture des soumissions : 27 mars 2017 Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à l\u2019endroit susmentionné immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission, selon les modalités prévues au Cahier des clauses administratives générales (exécution de travaux) Renseignements : pour toute question s\u2019adresser à : garo.tamamian@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du vendredi 10 mars 2017 sur le SEAO.Visite supervisée des lieux : N/A Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 10 mars 2017 Mathieu Legault Secrétaire d\u2019arrondissement substitut Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d'offres : 17-15829 A57 - Fourniture et installation de supports à vélo pour l'arrondissement de Rosemont\u2014La Petite- Patrie L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 15 mars 2017 est reportée au 22 mars 2017 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, le 10 mars 2017 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Avis public ASSEMBLÉE PUBLIQUE DE CONSULTATION Règlement modifiant le Plan d'urbanisme de la Ville de Montréal (04-047) relatif à la densité de construction dans la zone 11-T5 (Mégastructures au sud de la rue Saint-Viateur-Est) AVIS PUBLIC est, par les présentes, donné aux personnes intéressées : QUE le conseil d\u2019arrondissement a adopté, aux termes de sa résolution CA17 25 0056 du 6 mars 2017, un premier projet du Règlement modifiant le Plan d'urbanisme de la Ville de Montréal (04-047) relatif à la densité de construction dans la zone 11-T5 (Mégastructures au sud de la rue Saint-Viateur-Est) QUE conformément aux dispositions de la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (chapitre A-19.1), ce premier projet de règlement sera soumis à une consultation publique le 28 mars 2017, à 18 h, au 201, avenue Laurier Est, 5e étage.QUE ce projet de règlement vise a d'augmenter la densité maximale (C.O.S.) de 6,0 à 9,5 dans le « secteur à transformer 11-T5 ».QUE lors de cette assemblée publique, le maire de l\u2019arrondissement, ou tout autre membre du conseil désigné par ce dernier, expliquera ce projet de règlement ainsi que les conséquences de son adoption, et entendra les personnes qui désirent s\u2019exprimer à ce sujet.QUE ce projet de règlement ne contient pas de dispositions susceptibles d\u2019approbation référendaire.QUE le projet de règlement est disponible pour consultation au bureau d\u2019accueil situé au 201, avenue Laurier Est, rez-de-chaussée, du lundi au vendredi de 9 h à 12 h et de 13 h à 17 h.Montréal, le 10 mars 2017 Le secrétaire d\u2019arrondissement, Me Claude Groulx AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (135, 136 et 137 C.p.c.) PAR ORDRE DE L\u2019HUISSIER: Avis est donné à NATHALIE BÉLANGER que la partie demanderesse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du district de BEAU- HARNOIS, une demande introductive d'instance.Une copie de cette demande et de l'avis d'assignation ont été laissés à l'intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de SALABERRY- DE-VALLEYFIELD, situé au 74 RUE ACADÉMIE À SALABERRY-DE-VALLEY- FIELD dans le dossier 760-22-010460-171.Il est ordonné à la partie défenderesse de répondre dans les 30 jours de la présente.À défaut de répondre dans le délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l'expiration de ce délai et vous pourriez devoir payer les frais de justice.À Montréal, le 8 mars 2017 Sonia Lavoie, huissier de justice M É L A N I E M A R Q U I S à Ottawa P lus de 40 ans après l\u2019explosion accidentelle d\u2019une grenade au camp de cadets de la base de Valcar tier, le gouvernement fédéral of fre ses excuses et annonce un plan de compensation.«Aux plus de 100 survivants de cet incident, à vos familles et aux familles de ceux qui ont péri, au nom du gouvernement du Canada, je vous demande d\u2019accepter ces excuses », a déclaré jeudi le ministre de la Défense, Harjit Sajjan.« Nous sommes sincèrement désolés de la douleur que vous avez endurée et nous regrettons profondément le temps qu\u2019il aura fallu pour la soulager.Aujourd\u2019hui, nous commençons à réparer les erreurs du passé », a-t-il ajouté.Le ministre Sajjan, un lieutenant-colonel à la retraite, était accompagné lors de cette conférence de presse qui s\u2019est déroulée dans une ambiance solennelle de certaines personnes qui ont vécu le drame, dont l\u2019expert en sécurité Michel Juneau- Katsuya.Ce dernier a positivement accueilli le plan d\u2019indemnisation annoncé par le gouvernement et remercié le ministre de la Défense pour le « leadership » dont il a fait preuve pour « réparer ce qui a été fait il y a 43 ans », même si « on ne peut pas changer l\u2019histoire ».Le porte-parole associé du Par ti conser vateur en matière de défense, Pierre Paul- Hus, s\u2019est lui aussi montré satisfait du programme d\u2019indemnisation qui a été élaboré en collaboration avec les victimes de cet incident et leurs représentants.Les événements remontent au 30 juillet 1974, alors que l\u2019explosion accidentelle d\u2019une grenade a tué six cadets en plus d\u2019en blesser des dizaines d\u2019autres au camp de cadets de la base militaire de Valcartier.Le gouver ne- ment fédéral es- t ime qu\u2019environ 155 personnes devraient être admissibles au paiement de secours universel de 42 000 $ qu\u2019il offre.Les successions des six cadets qui ont péri lors de l\u2019incident et des anciens cadets qui sont décédés dans les années qui ont suivi peuvent aussi obtenir ce paiement de secours.Un montant additionnel de 58 000 $ sera remis aux successions des six victimes « en reconnaissance des per tes subies », selon le communiqué du ministère de la Défense.En juillet 2015, l\u2019ombudsman des Forces armées canadiennes avait dressé un constat accablant de la manière dont des cadets et leurs familles avaient été traités.L\u2019enquête concluait que les cadets et leurs familles avaient reçu un traitement inéquitable tant pour la couverture médicale requise par la suite que pour le versement d\u2019indemnités.La Presse canadienne L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 0 M A R S 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 5 CE DIMANCHE DE 14 H À 16 H \u2022 514 985-3322 PETITESANNONCES@LEDEVOIR.COM POUR ANNONCER DANS CETTE SECTION, VEUILLEZ CONTACTER LES PETITES ANNONCES AU 514 985-3322 VILLE-MARIE 2144 DE LORIMIER Succession.Vendeurs très motivés.Libre immédiatement.Excellente opportunité pour grande copropriété.1325 p.c.et 4 ch.dans triplex rénové et en face du parc Des Royaux.PRIX RÉDUIT de 315 000 $ à 299 000 $ ! 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une employée de son bureau, dans un courriel envoyé au Devoir.Elle y a ajouté un lien vers sa déclaration de la veille.Son affirmation a fait bondir la classe politique, à commencer par le député Romeo Saga- nash, dont le jeune frère a laissé sa vie dans l\u2019une de ces écoles résidentielles.« La sénatrice Beyak af firme qu\u2019\u201cil y a aussi de bonnes choses qui sont arrivées\u201d dans les pensionnats autochtones.Elle se trompe.Rien de bon n\u2019est sorti de cela », a af firmé jeudi l\u2019élu néodémocrate, en exigeant la démission de la sénatrice.Dans la Chambre rouge, L ynn Beyak a déclaré mercredi que, « dans plusieurs cas, les erreurs horribles ont fait de l\u2019ombre à certaines des bonnes choses qui se sont passées dans les pensionnats ».Les « bonnes actions » et le « travail remarquable » des enseignants et administrateurs ont été largement ignorés, a-t-elle ajouté, avant de souligner qu\u2019il était injuste de qualifier de raciste l\u2019ex-ministre Hec- tor-Louis Langevin, qui est l\u2019un des architectes du système des pensionnats.Démission ou excuses?Seul Romeo Saganash, dont le frère Jonish est mor t au pensionnat de La Tuque, où il avait été envoyé à l\u2019âge de cinq ans, a réclamé la démission de la sénatrice Beyak.La ministre des Affaires autochtones, Carolyn Bennett, a évité la question, préférant s\u2019en remettre à la volonté des Premières Nations du pays.« Je pense que ce sont elles qui devraient avoir leur mot à dire en ce qui a trait aux excuses et à tout le reste.Et je crois qu\u2019on doit faire un meilleur boulot en ce qui a trait à l\u2019éducation et à la formation des parlementaires », a-t-elle déclaré.Les pensionnats autochtones ont séparé plus de 150 000 enfants autochtones de leurs familles et de leurs communautés.Au moins 6000 enfants y sont morts.Dans son rapport définitif, la Commission Vérité et Réconciliation a conclu que les pensionnats autochtones avaient été un outil central d\u2019un génocide culturel à l\u2019égard des autochtones du Canada.À CBC, le président de cette commission, Murray Sinclair, s\u2019est dit « un peu choqué » que L ynn Beyak croie «encore des choses qui ont été prouvées fausses au fil des ans».L\u2019ex-leader des conservateurs au Sénat, Claude Carignan, a quant à lui qualifié le commentaire de sa collègue d\u2019inapproprié.« J\u2019imagine qu\u2019elle réalise que ses propos ont été mal reçus.C\u2019est à elle de dire si elle s\u2019est mal exprimée.C\u2019est à elle de prendre la décision.Je pense que, quand quelqu\u2019un tient des propos inappropriés, la bonne chose à faire est de s\u2019excuser», a-t-il dit, en s\u2019exprimant à titre personnel.« Nous devons faire un meilleur travail pour nous assurer qu\u2019il y a une meilleure conscience de ce chapitre sombre de notre histoire», a aussi suggéré la critique du Parti conservateur sur les questions autochtones, Cathy McLeod.Lynn Beyak a été nommée sénatrice par Stephen Harper en 2013.Elle est originaire de Dryden, dans le nord-ouest de l\u2019Ontario.Quatre pensionnats ont été en activité dans un rayon de 200 kilomètres autour de cette ville.Le gouvernement a commencé à fermer ces écoles \u2014 il y en aurait eu environ 200 \u2014 dans les années 1970.Le dernier a fermé ses portes en 1996.Le Devoir La démission de la sénatrice Beyak réclamée La conservatrice a défendu le système «bien intentionné» des pensionnats autochtones L\u2019explosion accidentelle d\u2019une grenade a tué six cadets en plus d\u2019en blesser des dizaines d\u2019autres au camp de cadets Le président des restaurants Cora aurait été enlevé Laval \u2014 L\u2019homme qui aurait été enlevé à la pointe d\u2019un fusil de sa résidence de Mirabel, dans les Laurentides, mercredi soir, est le président de la chaîne de restaurants Cora, a confirmé l\u2019entreprise jeudi.C\u2019est un passant qui a aperçu Nicholas Tsouflidis dans un fossé, sur la montée Champagne, dans le quartier Sainte-Dorothée, dans l\u2019ouest de Laval.Selon le témoin, qui s\u2019est confié à la station de radio 98,5 FM, l\u2019homme d\u2019affaires était couché au sol, ligoté, ignorait où il se trouvait et répétait avoir été «kidnappé».La version des faits alléguée par la présumée victime de l\u2019enlèvement n\u2019a pas encore été corroborée par les autorités.Avec Cogeco Nouvelles La Presse canadienne ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE L\u2019école St.Michael's Indian, à Alert Bay (C-B), photographié en 1970, est l\u2019un des pensionnats autochtones subventionnés pendant des décennies par le gouvernement fédéral.École Baril : ouverture reportée La nouvelle école primaire Baril, située dans Hochelaga-Mai- sonneuve, sera finalement prête avec une année de retard par rapport à l\u2019échéancier prévu, mais plus de six ans après sa fermeture pour cause de moisissures.La Commission scolaire de Montréal a confirmé jeudi au Devoir que l\u2019établissement de la rue Adam ne sera pas prêt pour le retour de la semaine de relâche, comme cela a été évoqué à maintes reprises.Lors de l\u2019annonce de la reconstruction de l\u2019école, il était même prévu que les jeunes élèves puissent intégrer la nouvelle école dès septembre 2016.Il est maintenant acquis que l\u2019école ouvrira pour la rentrée 2017.Le Devoir a d\u2019ailleurs constaté que les travaux sont loin d\u2019être terminés sur le chantier de reconstruction de cette école située en milieu défavorisé.Le Devoir Louise Arbour nommée représentante du secrétaire général des Nations unies L\u2019ex-juge de la Cour suprême du Canada, Louise Arbour, a été nommée représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies pour la migration internationale.Le secrétaire général de l\u2019ONU, Antonio Guterres, en a fait l\u2019annonce jeudi.La juriste travaillera à l\u2019élaboration de la toute première entente entre les membres de l\u2019organisation pour assurer une migration « sécuritaire, ordonnée et régulière », a indiqué l\u2019ONU par voie de communiqué.Mme Abour aura pour mission de coordonner les efforts de l\u2019ONU portant sur la migration et de mettre en place les engagements pris dans le cadre de la déclaration de New York, en septembre dernier.Celle-ci appelle les États à protéger les migrants durant leur déplacement et à encourager la coopération entre les nations pour un meilleur contrôle des frontières.Louise Arbour a déjà une longue expérience au sein des organisations des Nations unies.Elle a notamment été procureure générale du Tribunal pénal international pour l\u2019ex-You- goslavie et pour le Rwanda, ainsi que haute-commissaire aux droits de l\u2019homme.La Presse canadienne Marijuana : Marc et Jodie Emery arrêtés à Toronto TORONTO \u2014 Marc et Jodie Emery ont été arrêtés à Toronto et font face à plusieurs chefs d\u2019accusation à la suite d\u2019une série de onze perquisitions menées jeudi dans des boutiques de marijuana et des résidences liées aux célèbres militants pour la légalisation de la marijuana au Canada.Le couple est propriétaire de l\u2019enseigne «Cannabis Culture ».Marc Emery avait été arrêté en décembre dernier à Montréal lors de l\u2019ouverture d\u2019une telle boutique sur le Plateau- Mont-Royal ; il a ensuite été formellement accusé de trafic de drogue.La Presse canadienne L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 0 M A R S 2 0 1 7 A 6 É C O N O M I E Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Alim.Couche-Tard ATD.B 61.64 -0.39 -0.63 508 Canadian-Tire CTC.A 152.24 0.26 0.17 221 Cogeco CCA 70.99 0.00 0.00 24 Corus CJR.B 12.73 0.04 0.32 203 Groupe TVA TVA.B 3.40 -0.04 -1.16 3 Jean Coutu PJC.A 19.95 0.06 0.30 66 Loblaw L 70.63 -0.03 -0.04 485 Magna MG 57.10 -0.52 -0.90 457 Metro MRU 40.15 0.15 0.38 572 Quebecor QBR.B 38.22 0.20 0.53 105 Uni Select UNS 33.31 -0.24 -0.72 62 Saputo SAP 45.41 -0.22 -0.48 205 Shaw SJR.B 27.71 0.04 0.14 585 Dollarama DOL 100.34 -1.47 -1.44 283 Restaurant Brands QSR 73.15 -0.11 -0.15 237 Transat A.T.TRZ 5.59 0.01 0.18 42 Yellow Media Y 8.01 -0.48 -5.65 78 S&P TSX SPTT15496.84 -0.14 -0.00 234936 S&P TX20 TX20 641.25 -2.41 -0.37 86846 S&P TX60 TX60 918.35 0.82 0.09 114368 S&P TX60 Cap.TX6C 1015.51 0.91 0.09 114368 Cons.de base TTCS 521.44 -0.68 -0.13 2806 Cons.discr?©.TTCD 184.88 -0.72 -0.39 5504 ?ânergie TTEN 197.55 3.15 1.62 75404 Finance TTFS 296.51 -0.81 -0.27 21799 Aurif?®re TTGD 196.91 -1.88 -0.95 69937 Sant?© TTHC 68.87 -0.22 -0.32 2224 Tech.de l\u2019info TTTK 58.99 0.39 0.67 4379 Industrie TTIN 209.69 0.33 0.16 29656 Mat?©riaux TTMT 235.41 -0.99 -0.42 68769 Immobilier TTRE 289.57 -2.66 -0.91 6844 T?©l?©coms TTTS 154.12 0.24 0.16 3350 Sev.collect.TTUT 241.01 -0.67 -0.28 4797 M?©taux/minerals TTMN 670.38 0.00 0.00 0 TSX Venture JX 788.85 -4.13 -0.52 86744 Cameco CCO 14.70 -0.36 -2.39 1655 Canadian Natural CNQ 43.31 3.88 9.84 8180 Hydro One H 23.40 -0.06 -0.26 389 Enbridge ENB 55.38 -0.21 -0.38 2845 EnCana ECA 14.20 0.00 0.00 9642 Enerplus ERF 10.98 -0.38 -3.35 1609 Pengrowth Energy PGF 1.52 -0.01 -0.65 1926 P?©troli?®re Imp?©riale IMO 41.38 0.50 1.22 674 Suncor Energy SU 40.55 0.09 0.22 4021 Cenovus Energy CVE 16.12 -0.42 -2.54 2228 TransCanada TRP 61.69 0.01 0.02 1344 Valener VNR 21.17 -0.24 -1.12 70 Air Canada AC 13.21 0.11 0.84 1180 Bombardier BBD.B 2.10 0.00 0.00 22792 CAE CAE 19.95 0.01 0.05 305 Canadien Pacifique CP 198.87 -0.90 -0.45 302 Chemin de fer CN CNR 96.86 0.35 0.36 981 SNC-Lavalin SNC 53.90 -0.18 -0.33 246 Transcontinental TCL.A 23.14 0.29 1.27 288 TransForce TFI 35.00 0.00 0.00 0 B.CIBC CM 119.63 -0.20 -0.17 762 B.de Montr?©al BMO 102.61 -0.45 -0.44 834 B.Laurentienne LB 59.02 -0.03 -0.05 53 B.Nationale NA 58.31 -0.33 -0.56 1131 B.Royale RY 98.31 -0.04 -0.04 1684 B.Scotia BNS 79.09 -0.37 -0.47 1503 B.TD TD 69.88 -0.28 -0.40 2604 Brookfield Asset BAM.A 48.38 -0.16 -0.33 654 Cominar Real CUF.UN 14.06 -0.31 -2.16 791 Corp.Fin.Power PWF 35.45 0.06 0.17 400 Fin.Manuvie MFC 24.24 -0.22 -0.90 3518 Fin.Sun Life SLF 49.40 -0.12 -0.24 1029 Great-West Lifeco GWO 36.61 0.11 0.30 359 Industrielle All.IAG 57.48 -0.41 -0.71 189 Power Corporation POW 31.55 0.00 0.00 491 TMX X 69.00 0.56 0.82 33 Agrium AGU 131.18 3.66 2.87 679 Barrick Gold ABX 23.89 -0.17 -0.71 2391 Goldcorp G 19.67 -0.11 -0.56 2193 Kinross Gold K 4.28 -0.11 -2.51 3419 Mines Agnico-Eagle AEM 53.82 -0.23 -0.43 377 Potash POT 23.49 0.66 2.89 4510 Teck Resources TECK.B 26.34 -0.20 -0.75 1638 Fortis FTS 42.39 0.00 0.00 472 TransAlta TA 7.19 -0.04 -0.55 357 BlackBerry BB 9.15 0.15 1.67 779 CGI GIB.A 62.90 0.45 0.72 470 BCE BCE 58.40 0.55 0.95 1638 Manitoba Telecom MBT 39.34 0.15 0.38 324 Rogers RCI.B 56.04 -0.56 -0.99 432 Telus T 42.46 0.16 0.38 956 iShares DEX XBB 30.94 -0.03 -0.10 27 iShares MSCI XEM 28.39 -0.23 -0.80 23 iShares MSCI EMU EZU 33.12 0.00 0.00 0 iShares S&P 500 XSP 27.06 0.02 0.07 295 iShares S&P/TSX XIC 24.65 0.01 0.04 165 ENCANA CORP ECA 14.20 0.00 0.00 9642 CANADIAN NATURAL CNQ 43.31 3.88 9.84 8180 HB NYMEX CL BULL HOU 7.04 -0.18 -2.49 7217 POTASH CORP POT 23.49 0.66 2.89 4510 iShares S&P TSX XEG 12.56 0.20 1.62 4375 LUNDIN MINING CORP LUN 7.44 -0.24 -3.13 4290 SUNCOR ENERGY INC SU 40.55 0.09 0.22 4021 HB NYMEX CL BEAR HOD 10.91 0.26 2.44 3778 MANULIFE FINANCIAL MFC 24.24 -0.22 -0.90 3518 iShares S&P TSX 60 XIU 23.04 0.03 0.13 3400 CANADIAN NATURAL CNQ 43.31 3.88 9.84 8180 AURINIA AUP 10.51 0.79 8.13 843 ZCL COMPOSITES INC ZCL 13.05 0.86 7.05 214 NUVISTA ENERGY LTD NVA 5.79 0.37 6.83 610 SAVARIA CORP SIS 12.29 0.74 6.41 241 CANOPY GROWTH CORP WEED 11.07 0.61 5.83 2764 INTERTAPE POLYMER ITP 23.38 1.13 5.08 562 LUNDIN GOLD INC LUG 5.58 0.24 4.49 197 HB NYMEX NG BULL HNU 7.66 0.28 3.79 2052 GIBSON ENERGY INC GEI 19.70 0.65 3.41 580 LUMENPULSE INC LMP 13.27 -3.65 -21.57 153 MAJOR DRILLING MDI 6.96 -0.58 -7.69 212 DOREL INDUSTRIES DII.B 32.00 -2.56 -7.41 113 HUDBAY MINERALS HBM 9.05 -0.45 -4.74 2875 ALTIUS MINERALS ALS 11.29 -0.56 -4.73 231 LIQUOR STORS NA LIQ 9.48 -0.40 -4.05 167 LINAMAR CORP LNR 59.74 -2.34 -3.77 579 HB NYMEX NG BEAR HND 11.99 -0.46 -3.69 1673 FIRST QUANTUM FM 13.58 -0.49 -3.48 3179 ENERPLUS CORP ERF 10.98 -0.38 -3.35 1609 CANADIAN NATURAL CNQ 43.31 3.88 9.84 8180 AGRIUM INC AGU 131.18 3.66 2.87 679 SHOPIFY INC SHOP 84.20 2.03 2.47 158 INTERTAPE POLYMER ITP 23.38 1.13 5.08 562 ZCL COMPOSITES INC ZCL 13.05 0.86 7.05 214 AURINIA AUP 10.51 0.79 8.13 843 SAVARIA CORP SIS 12.29 0.74 6.41 241 EXCHANGE EIF 38.12 0.68 1.82 174 POTASH CORP POT 23.49 0.66 2.89 4510 GIBSON ENERGY INC GEI 19.70 0.65 3.41 580 LUMENPULSE INC LMP 13.27 -3.65 -21.57 153 DOREL INDUSTRIES DII.B 32.00 -2.56 -7.41 113 LINAMAR CORP LNR 59.74 -2.34 -3.77 579 DOLLARAMA INC DOL 100.34 -1.47 -1.44 283 FRACO-NEVADA CORP FNV 81.99 -1.04 -1.25 362 CANADIAN PACIFIC CP 198.87 -0.90 -0.45 302 CANADIAN REAL REF.UN 48.09 -0.85 -1.74 137 WEST FRASER TIMBER WFT 57.04 -0.81 -1.40 320 MAJOR DRILLING MDI 6.96 -0.58 -7.69 212 WESTON GEORGE LTD WN 111.72 -0.56 -0.50 103 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRÉTIONNAIRE ÉNERGIE FINANCIÈRES INDUSTRIELLES ENTREPRISES DE MATÉRIAUX SERVICES PUBLICS TECHNOLOGIE TÉLÉCOMMUNICATIONS FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO LES GAGNANTS EN % LES PERDANTS EN % LES GAGNANTS EN $ LES PERDANTS EN $ LES INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO TSX CROISSANCE Consultez toutes les cotes boursières sur www.decisionplus.com M A R C H É S B O U R S I E R S TORONTO S&P TSX 15 496,84 ?-0,14 -0,0% New York S&P 500 2364,87 ?+1,89 +0,1% NASDAQ 5838,81 ?+1,26 +0,0% DOW JONES 20 858,19 ?+2,46 +0,0% PÉTROLE 49,28 -1,00 $US -2,8% ?OR 1203,20 -6,20 $US -0,5% ?DOLLAR CANADIEN 74,03 -0,08 $US -0,1% ?1$US = 1,3508 69,95 -0,33 EURO 1 EURO = 1,4295 INDICES QUÉBÉCOIS Indice Fermeture var.pts var.% IQ30 2493,91 +0,20 +0,01 IQ120 2511,35 \u20133,04 \u20130,12 CENTRE D\u2019ANALYSE ET DE SUIVI DE L\u2019INDICE QUÉBEC L\u2019indice Québec est une initiative du Département de finance de l\u2019Université de Sherbrooke et de l\u2019Institut de recherche en économie contemporaine B E N O I T T O U S S A I N T F rancfort \u2014 La Banque centrale européenne (BCE) s\u2019est félicitée jeudi de l\u2019embellie économique à l\u2019œuvre dans la zone euro, mais a décidé de maintenir inchangé le cours de sa politique très interventionniste, jugeant l\u2019évolution des prix encore trop faiblarde.« La reprise se renforce à travers les secteurs et les pays » et « les risques de déflation ont largement disparu », a souligné le président de l\u2019institution monétaire, Mario Draghi, au cours de sa conférence de presse régulière.En outre, l\u2019amélioration du marché du travai l « est en train d\u2019avoir des ef fets positifs sur le revenu disponible des ménages, et appor te ainsi du soutien à la consommation privée », a ajouté l\u2019Italien, tout en précisant que cer tains scénarios très négatifs redoutés jusqu\u2019alors par la banque centrale « sont devenus moins probables ».Prévisions à la hausse Fort de ce constat, la BCE a revu en nette hausse ses prévisions sur l\u2019inflation pour 2017, après une poussée des prix en début d\u2019année dans la zone euro, et s\u2019est montrée un peu plus confiante en ce qui concerne la croissance dans la région cette année et la suivante.En outre, l\u2019institution monétaire n\u2019a pas jugé nécessaire de reconduire un programme de prêts géants gratuits pour les banques, destiné à stimuler l\u2019octroi de crédits, et a légèrement amendé sa communication afin de prendre acte de ces progrès.Des «pas de bébé» «Dans l\u2019ensemble, la BCE a gardé un ton accommodant, mais a aussi commencé à distiller des éléments » en vue d\u2019un resserrement à terme de sa politique, notait dans une note Carsten Brezski, économiste chez ING.Dans son discours introductif, où chaque mot est pesé, M.Draghi n\u2019a par exemple plus dit que son institution était prête à agir avec tous les instruments disponibles dans le cadre de son mandat, car il n\u2019y a plus un «sentiment d\u2019urgence à prendre de nouvelles mesures».Mais pour le moment, « il s\u2019agit encore de pas de bébé» en vue d\u2019un changement de cap, estimait toutefois l\u2019analyste Howard Archer, de l\u2019institut IHS Markit.Une politique monétaire très interventionniste est encore requise pour soutenir la remontée des prix, a réaffirmé jeudi M.Draghi.Le conseil des gouverneurs, l\u2019instance dirigeante de la BCE composée de six directeurs et des 19 présidents des banques centrales de la zone euro, n\u2019a par conséquent touché ni à ses taux directeurs, à leur plus bas niveau historique depuis mars 2016, ni à son vaste programme de rachat de dettes, le «QE », lancé en mars 2015.L\u2019inflation près de la cible En février, la hausse des prix dans la zone euro a atteint 2 % et fait ainsi un nouveau pas vers l\u2019objectif à moyen terme de la banque centrale, qui vise un rythme durable d\u2019inflation « légèrement inférieur à 2 % », définition selon elle de la stabilité des prix.Problème : cette progression est essentiellement due au rebond des prix de l\u2019énergie, qui avaient chuté en 2015 sur fond d\u2019ef fondre- ment des cours du pétrole, et de l\u2019alimentation, par nature très volatils.Corrigée de ces deux composantes, l\u2019inflation est restée scotchée au rythme modeste de 0,9 % en février, et la BCE n\u2019entrevoit toujours pas de mouvement de hausse convaincant de cet indicateur, a souligné M.Draghi.C\u2019est pourquoi l\u2019institution n\u2019entend pas encore baisser la garde et continue à se dire prête à maintenir ses taux à leur niveau actuel, voire à davantage les abaisser, pour une longue période.Elle n\u2019a pas non plus évoqué une possible réduction prochaine de son vaste programme de rachat de dettes, alors que de plus en plus d\u2019observateurs, principalement en Allemagne, s\u2019inquiètent des risques à long terme de cette politique très of fen- sive et appellent l\u2019institution monétaire à réduire la voilure.«Monsieur Draghi, modifiez enfin votre politique, entamez un changement sur les taux», a réagi jeudi l\u2019Allemand Markus Söder, ministre des Finances de la Bavière et l\u2019un des chefs de file de la CSU, le parti allié de la CDU de la chancelière Angela Merkel.Mais pour la BCE, une accélération durable et auto-entretenue de l\u2019inflation «est le facteur clé, ce n\u2019est pas le seul, mais il est certainement clé», a rappelé M.Draghi.Agence France-Presse Embellie en Europe, mais la BCE ne baisse pas la garde Les scénarios pessimistes ne se sont pas produits DANIEL ROLAND AGENCE FRANCE-PRESSE Le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi P ékin \u2014 La Chine a jugé jeudi que l\u2019irrespect des règles de l\u2019Organisation mondiale du commerce (OMC) pourrait entraîner une guerre commerciale, un commentaire survenant après des attaques répétées du président américain, Donald Trump, contre cette instance internationale.Le gouvernement Trump avait étrillé l\u2019OMC début mars dans un document officiel, la jugeant incapable d\u2019empêcher les pratiques commerciales déloyales.« Les Américains ne sont pas directement soumis aux décisions de l\u2019OMC», assurait ainsi l\u2019équivalent du ministère américain du Commerce extérieur (USTR), af firmant privilégier la défense de la souveraineté des États-Unis.Réplique chinoise « Si des membres de l\u2019OMC ignorent ses règles pour leur propre intérêt et refusent d\u2019appliquer ses décisions sur les dif férends, alors le système commercial n\u2019aura de multilatéral que le nom », a rétorqué jeudi au cours d\u2019une conférence de presse Sun Jiwen, le porte-parole du ministère chinois du Commerce.« Il pourrait même y avoir une répétition de la guerre commerciale des années 1930 », a-t-il poursuivi, selon une retranscription publiée sur le site Internet du ministère.Donald Trump a plusieurs fois estimé que son pays se por tait mieux en concluant des accords bilatéraux qu\u2019en étant soumis à un système multilatéral.Pendant sa campagne électorale, il avait qualifié l\u2019OMC de « désastre » et laissé entendre que les États- Unis pourraient s\u2019en retirer s\u2019ils ne pouvaient pas renégocier certains règlements, notamment en matière de droits de douane.Installé à la Maison-Blanche, Donald Trump poursuit sans relâche ses attaques contre l\u2019OMC, qui compte 164 membres, en dépit d\u2019appels au calme de la Chine et de l\u2019Union européenne.« Nous exhortons les principaux membres de l\u2019OMC à montrer l\u2019exemple, à observer les règles et à remplir leurs obligations», a déclaré jeudi le porte- parole du ministère chinois du Commerce.Agence France-Presse OMC La Chine voit dans l\u2019attitude de Trump une « guerre commerciale » Les risques géopolitiques ont augmenté dans le monde, a prévenu jeudi le président de la BCE, Mario Draghi, qui s\u2019est livré à un plaidoyer en faveur de l\u2019euro, source de solidarité avant plusieurs scrutins clés en Europe.«Les risques géopolitiques globaux ont gagné en importance dans notre évaluation» des dangers pour l\u2019économie en zone euro.«Mais nous ne savons pas encore comment ces événements risqués se réverbéreront sur l\u2019économie», a-t-il ajouté, faisant référence aux élections à venir aux Pays- Bas le 15 mars, puis en France au mois d\u2019avril.Ces deux pays connaissent une montée en puissance des partis d\u2019extrême droite, hostiles à l\u2019euro et à l\u2019Union européenne.Les grands risques de ces derniers mois, à savoir la décision du Royaume-Uni de sortir de l\u2019UE en juin, le «non» au référendum italien sur une réforme constitutionnelle et l\u2019élection d\u2019un chantre du protectionnisme à la Maison- Blanche, Donald Trump, n\u2019ont toutefois «pas encore eu d\u2019impacts significatifs sur l\u2019économie», a-t-il tempéré.Le patron de la BCE en a profité pour souligner les mérites de la construction européenne.«En particulier aujourd\u2019hui, alors que les pays de l\u2019UE doivent faire face à des défis géopolitiques, au terrorisme, à la migration [\u2026 ], l\u2019euro est une chaîne de solidarité » entre ses États membres, a-t-il estimé.Risques géopolitiques en hausse Il pourrait même y avoir une répétition de la guerre commerciale des années 1930 Sun Jiwen, porte-parole du ministère chinois du Commerce.« » d\u2019une maison unifamiliale à Toronto dépasse aujourd\u2019hui 1,5 million.Le ministre des Finances, Charles Sousa, avait affirmé l\u2019an dernier que l\u2019Ontario ne comptait pas imiter la Co- lombie-Britannique, qui a décrété une taxe de 15 % pour les acheteurs immobiliers étrangers dans la région de Vancouver.Il se dit maintenant préoccupé de la capacité de la population à accéder à la propriété et ajoute qu\u2019il envisage une série d\u2019options, précisant que la taxe foncière n\u2019est qu\u2019une possibilité.La Presse canadienne L\u2019Ontario réfléchit à une taxe pour les acheteurs étrangers Toronto \u2014 Le ministre ontarien des Finances estime qu\u2019une taxe foncière pour les acheteurs étrangers constitue une des options envisageables afin de freiner la flambée des prix du marché immobilier.Le prix moyen des propriétés vendues dans le Grand Toronto le mois dernier a bondi de 27,7 % par rapport à la même période l\u2019année précédente et le prix moyen A L E X A N D R A P O S A D Z K I à Toronto L es grandes banques canadiennes et d\u2019autres institutions financières mettent sur pied un fonds dont la taille pourrait atteindre 1 milliard sur 10 ans afin de permettre aux petites et moyennes entreprises d\u2019avoir accès à du capital et d\u2019asseoir leur croissance.Le fonds, qui sera financé par le secteur privé et qui se veut une option supplémentaire au capital de risque ainsi qu\u2019aux marchés publics, aura 500 millions à sa disposition dès la première année.Si la demande est au rendez-vous et que le rendement est satisfaisant, sa taille pourrait atteindre 1 milliard au cours des neuf années suivantes.«La solution» Le président et chef de la direction de la Banque Royale, David McKay, a affirmé que les petites entreprises devaient surmonter plusieurs obstacles afin d\u2019avoir accès à des capitaux pour grandir, notamment lorsque vient le temps d\u2019embaucher du personnel, d\u2019acheter de nouveaux équipements ou de procéder à l\u2019acquisition d\u2019une autre entreprise.«Nous avons une communauté d\u2019investisseurs forte et vigoureuse [\u2026] mais elle est fragmentée, a dit M.McKay jeudi.Nous devons rendre le capital disponible pour faire croître notre économie.» Le secteur financier discutait depuis environ un an afin de régler ce problème, a dit le grand patron de la Banque Royale, ajoutant que ce nouveau fonds représentait la solution.Ce fonds sera un organisme à but non lucratif et c\u2019est à un conseil d\u2019administration que reviendra le mandat de déterminer dans quelles sociétés investir.On ne prendra que des participations minoritaires afin que les compagnies concernées puissent garder le contrôle de leurs activités.Le fonds facilitera aussi le mento- rat et l\u2019accès aux bassins de compétences pour épauler les sociétés sélectionnées.Les six grandes banques canadiennes \u2014 la Royale, la Banque de Montréal, la Banque TD, la Banque CIBC ainsi que la Banque Nationale \u2014 font partie des investisseurs initiaux.Des compagnies d\u2019assurances comme Manuvie et la Sun Life contribuent également, tout comme la Banque Lau- rentienne.D\u2019autres compagnies évaluent également la possibilité de rejoindre ce groupe.Recommandation L\u2019annonce ef fectuée jeudi découle d\u2019une recommandation effectuée le mois dernier par le comité qui conseille le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, sur la croissance économique.Un rapport du Conseil consultatif en matière de croissance économique recommandait au gouvernement Trudeau d\u2019encourager le secteur financier et de mettre à la disposition des entreprises un fonds de 1 milliard de «capitaux patients».En conférence de presse à Toronto, Bill Morneau a souligné le rôle essentiel du secteur privé pour stimuler la croissance économique.« Il s\u2019agit vraiment d\u2019une initiative des banques et des sociétés d\u2019assurances pour of frir un capital patient qui, à long terme, aura un impact impor tant sur nos entreprises », a-t-il dit.La Presse canadienne BANQUES Un milliard pour aider les PME canadiennes J O R D A N P R E S S à Ottawa L e directeur parlementaire du budget (DBP) af firme qu\u2019il manque des milliards de dollars aux projections des dépenses fédérales annoncées plus tôt ce mois-ci.Les prévisions en matière de dépenses pour la prochaine année incluaient des investissements de 8 milliards pour les infrastructures, mais un rapport publié jeudi par Jean- Denis Fréchette indique que les documents ne montrent que 5,5 milliards en allocations d\u2019infrastructure.Le rappor t énumère plusieurs raisons pour expliquer les 2,5 milliards manquants, notamment que les libéraux pourraient reporter certaines dépenses prévues aux années futures.Une autre raison invoquée dans le rapport suggère que les prévisions des dépenses sont présentées de façon si complexe que le bureau de M.Fréchette n\u2019a pas pu trouver l\u2019argent.Le rappor t est le dernier d\u2019une série d\u2019études du DPB qui ont suscité des critiques quant au programme d\u2019infrastructures, qui est un pilier de la stratégie de croissance économique du gouvernement.Le rapport prédit également que les libéraux dépenseront seulement la moitié de l\u2019argent prévu pour les infrastructures au cours du présent exercice financier.Montant imprécis L\u2019absence de dépenses fédérales ne signifie pas que l\u2019argent n\u2019est pas dépensé pour des projets.Le gouvernement fédéral rembourse les villes et les provinces pour des travaux uniquement lorsque les reçus sont présentés, causant généralement un délai entre les travaux de construction et l\u2019octroi des fonds.Le montant déboursé jusqu\u2019à présent demeure imprécis.La por te-parole du Par ti conservateur en matière d\u2019infrastructures, Dianne Watts, montre du doigt un processus de demande pour les municipalités qu\u2019elle juge trop complexe.«Ce n\u2019est pas surprenant que le gouvernement ne réussisse pas à allouer la moitié des fonds en infrastructures cette année et que des milliards aient disparu des projections de dépenses du gouvernement pour l\u2019an prochain, a déclaré M.Watts.Les libéraux doivent élaborer un plan transparent qui permet aux municipalités d\u2019avoir accès à l\u2019argent pour les infrastructures facilement.» Les prévisions pour le prochain exercice annoncent 257,9 milliards de dépenses, soit une augmentation de 7,8 milliards par rapport à l\u2019année dernière.Le gouvernement s\u2019attend à ce que les dépenses consacrées aux individus, telles que les prestations aux personnes âgées et aux enfants augmentent de 4,7 milliards comparativement à l\u2019an dernier, atteignant 95,9 milliards, tandis que les transfer ts aux provinces (comme pour les soins de santé) augmenteront de 1,6 milliard.Or, les montants des dépenses ne s\u2019alignent pas avec ceux du budget, qui sera publié le 22 mars, rendant le suivi de l\u2019argent dif ficile pour les parlementaires.Par exemple, le rapport du DPB cite la fin de la prestation universelle pour la garde d\u2019enfants (PUGE), qui a été remplacée lors du dernier budget par l\u2019Allocation canadienne pour enfants (ACE).La nouvelle allocation est plus coûteuse que la précédente, mais le ministère qui super vise le programme constate néanmoins une réduction de 4,2 milliards de ses dépenses par rapport à l\u2019an dernier.Le DPB demande au gouvernement de publier un document budgétaire décrivant l\u2019ensemble des dépenses pour l\u2019année.La Presse canadienne L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 0 M A R S 2 0 1 7 ECONOMIE A 7 64313173-08 Ce Résultats des tirages du : En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.compl.compl.l o t o q u e b e c .c o m / l o t e r i e s l o t o q u e b e c .c o m / l o t e r i e s Prochain gros lot (approx.) : Ce soir, 26 MILLIONS $ (approx.) 2017-03-08 7 000 000 $ 10 17 24 28 35 36 40 05 07 20 22 26 31 47 4757028 1 LOT GARANTI DE 1 000 000 $ RadioShack encore à l\u2019abri de ses créanciers Forth Worth \u2014 Pour la deuxième fois en deux ans, Ra- dioShack se place sous la protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites aux États-Unis, une décision qui soulève bien des doutes quant à l\u2019avenir du détaillant qui a vu le jour il y a près de 100 ans.Longtemps connu comme l\u2019endroit où se procurer des piles ainsi que des articles électroniques, Ra- dioShack a éprouvé des difficultés alors que de plus en plus de consommateurs se tournent vers Amazon ou d\u2019autres détaillants en ligne.RadioShack a revu le modèle de ses magasins, mais cela n\u2019a pas été suffisant pour redresser la barre, ce qui a forcé l\u2019entreprise à se placer à l\u2019abri de ses créanciers en 2015.Le détaillant a indiqué qu\u2019il comptait fermer 200 de ses magasins et qu\u2019il évaluera ses options pour les 1300 autres boutiques de son réseau.Établi à Forth Worth, au Texas, RadioShack compte quelque 5900 employés.Associated Press Sunrise Records précise l\u2019ouverture de boutiques Toronto \u2014 Sunrise Records a continué jeudi à révéler certains endroits où elle commencera à ouvrir ses nouvelles boutiques.La chaîne onta- rienne de disquaires compte s\u2019installer dans les 70 succursales laissées vacantes par HMV Canada.Six magasins seront ouverts au Québec : à Hull, à Québec, à Saint-Bruno, à Saguenay, à Trois-Rivières ainsi qu\u2019à Victoriaville.Le président de l\u2019entreprise, Doug Putman, prend un risque certain en se lançant dans cette aventure puisque de plus en plus de mélomanes choisissent d\u2019écouter de la musique en ligne.La vente des disques compacts a dégringolé de 19 %, à 12,3 millions d\u2019unités en 2016, selon les données de Nielsen.Par ailleurs, dopés par Apple Music et Spotify, les services de diffusion de musique en ligne ont crû de façon exponentielle, connaissant une croissance de 203 % pour atteindre 22 milliards d\u2019écoutes.La Presse canadienne G É R A R D B É R U B É D eux autres noms se sont ajoutés à la liste des grandes pétrolières se retirant des sables bitumineux.Le géant néerlandais Shell vend l\u2019essentiel de ses éléments d\u2019actif pétroliers en Alberta pour l\u2019équivalent de 11,1 milliards.Canadian Natural Resources (CNR) versera 5,4 milliards $US et 98 millions d\u2019actions à Royal Dutch Shell pour sa participation de 60% dans le projet Athabasca, au nord de Fort McMur- ray.Elle met également la main sur le projet Quest de captage et de stockage de carbone de Shell, près d\u2019Edmonton.Dans une transaction distincte, CNR et Shell achètent la par ticipation de 20 % de la texane Marathon Oil dans Athabasca, versant chacune 1,25 milliard $US.L\u2019américaine entend s\u2019en remettre au pétrole de schiste aux États-Unis.De classe mondiale Commentant la transaction, CNR s\u2019est réjoui de mettre la main «sur un site de classe mondiale pour 40% de moins que ce qu\u2019il en coûterait pour tout construire», selon La Presse canadienne.Pour sa part, Shell, déjà engagée dans un programme de délestage d\u2019actif de 30 milliards $US afin d\u2019abaisser sa dette, veut se concentrer sur le développement et l\u2019exploitation de sites promettant de meilleurs rendements.L\u2019agence Reuters indique qu\u2019en réponse à la pression des investisseurs l\u2019invitant à gérer les risques liés au changement climatique, Shell a également décidé de lier 10 % des bonis de ses dirigeants à des objectifs de gestion des émissions de gaz à ef fet de serre tout au long de sa chaîne de production.Shell et Marathon ajoutent leur nom à la liste des grandes pétrolières se retirant des sables bitumineux en réaction à la chute des cours pétroliers, le pétrole extrait des sables étant coûteux et hautement polluant.La norvégienne Sta- toil avait posé un geste similaire en janvier.Shell avait déprécié la valeur de son actif canadien en 2015.ConocoPhil- lips et ExxonMobil y ont fait écho.En février dernier, le Wall Street Journal indiquait qu\u2019Exxon irait plus loin et annoncerait sous peu que 3,6 milliards de barils devant être extraits au cours des prochaines décennies resteront enfouis pour une question de coûts et de rentabilité.Le Devoir rappelait également qu\u2019en raison de nouvelles règles comptables américaines la pétrolière Impériale, filiale d\u2019Exxon, devait retrancher 2,6 milliards de barils de ses « réserves prouvées ».Les autorités de réglementation en valeurs mobilières aux États-Unis se sont intéressées à l\u2019évaluation des réserves des compagnies pétrolières.Applaudissant le geste de Shell, le por te-parole de Greenpeace, Ben Aylif fe, a précisé que, depuis 2014, près de 50 projets en Alber ta ont été mis sur la glace.Le Devoir HYDROCARBURES Shell vend l\u2019essentiel de son actif dans les sables albertains JEFF MCINTOSH LA PRESSE CANADIENNE L\u2019un des sites d\u2019extraction de Shell en Alberta DIRECTEUR DU BUDGET Des milliards manquent dans les dépenses en infrastructures Sears creuse sa perte New York \u2014 Plombé par les charges, Sears a creusé sa perte au quatrième trimestre.Les ventes des magasins Sears et Kmart ouverts depuis au moins un an \u2014 un indicateur clé dans le secteur du commerce de détail \u2014 ont fléchi de 10,3%.Le directeur financier de l\u2019entreprise, Jason Hollar, a indiqué jeudi que la saison difficile du temps des Fêtes avait pesé sur les marges de la société ainsi que ses ventes comparables.Pour la période de trois mois terminée le 28 janvier, le détaillant établi à Hoffman Estates, en Illinois, a affiché une perte nette de 607 millions $US, ou 5,67 $US par action, par rapport à 580 millions, ou 5,44 $US par action, à la même période il y a un an.Les charges de dépréciation ont été de 409 millions, par rapport à 203 millions il y a un an.Sur une base ajustée, en excluant les éléments non récurrents, Sears a affiché une perte par action de 1,28 $US, comparativement à 1,70 $US par action, au quatrième trimestre de l\u2019exercice précé- dent.De leur côté, les revenus sont passés de 7,3 milliards à 6,05 milliards.Associated Press CHRIS YOUNG LA PRESSE CANADIENNE Les p.-d.g.de trois banques canadiennes, David McKay, de la RBC, Bharat Masrani, de la TD, et Bill Downe, de la BMO, lors de l\u2019annonce de la création du fonds d\u2019aide aux PME ustin Trudeau avait été formel.Élu chef, il renoncerait au pouvoir de nommer unilatéralement un candidat et de le parachuter dans une circonscription convoitée.Il a largement tenu parole à la veille des élections de 2015, bien qu\u2019il ait cédé à la tentation d\u2019in?uencer le choix des militants dans une poignée de circonscriptions.Malgré ces accrocs, ses partisans l\u2019ont pris au mot à l\u2019approche des cinq élections complémentaires du 3 avril prochain.Tout s\u2019est déroulé dans les formes dans Ottawa-Vanier, une circonscription sûre que représentait feu Mauril Bélanger, et dans les deux sièges perdus d\u2019avance de Calgary, autrefois occupés par les conservateurs Stephen Harper et Jason Kenney.La magouille a cependant pris le dessus dans Saint-Laurent, que Stéphane Dion a remportée avec 61,6 % des voix en 2015, et Markham-Thornhill, remportée par l\u2019ancien ministre John McCallum.Les bonzes du parti ont tenté de piper les dés de manière à avantager les candidates favorites du chef et de son entourage.Dans Markham- Thornhill, ils ont rétroactivement refusé certains membres et donné rapidement le feu vert à la conseillère du premier ministre, Mary Ng, se traînant les pieds pour les autres candidats.Du coup, deux aspirants ont abandonné pour protester.Dans Saint-Laurent, la favorite était l\u2019ex-ministre de l\u2019Immigration et de la Famille Yolande James, mais le maire de l\u2019arrondissement, Alan De Sousa, voulait aussi se présenter.Pour éliminer cet obstacle, on l\u2019a simplement écarté, refusant sa candidature sans jamais lui expliquer pourquoi.Mme James n\u2019avait plus que deux adversaires : Emmanuelle Lambropoulos, une enseignante de 26 ans, peu connue du parti mais résidante de la circonscription et active au sein de l\u2019équipe Dion, et Marwah Rizgy, avo- cate-?scaliste et ex-candidate dans Hochelaga.Ces magouillages ont refroidi les militants.Des quelque 5000 membres admissibles à voter, seulement un peu plus de 1300 se sont prévalus de leur droit.Et, à la surprise générale, Mme Lam- bropoulos l\u2019a remporté.M.Trudeau vante toujours la transparence et l\u2019ouverture de son parti, mais quand le résultat risque de lui déplaire, son équipe s\u2019active en coulisses, évitant au chef de s\u2019expliquer.Parachuter un can- didat-vedette dans une circonscription sûre n\u2019est pas une nouveauté.Jean Chrétien a usé de ce pouvoir à maintes reprises, mais il le faisait ouvertement, ce qui l\u2019obligeait à rendre des comptes.En refusant d\u2019en faire autant, Justin Trudeau fait preuve, di- sons-le, d\u2019hypocrisie et démontre qu\u2019il peut y avoir un fossé entre ses gestes et ses paroles et que, malgré son image bien polie, il ne craint pas les froids calculs.Heureusement, ils ne bernent pas tout le monde et peuvent ?nir par avoir un prix, comme viennent de le lui rappeler les partisans de Saint-Laurent.mcornellier@ledevoir.com Gabriel Nadeau-Dubois a confirmé, jeudi, sa candidature à l\u2019investiture de Québec solidaire dans la circonscription de Gouin.C\u2019est un chef de parti que l\u2019on a vu, un politicien qui a une bonne idée de la direction qu\u2019il veut imprimer à la formation politique.e personnel de la permanence de Québec solidaire, à Montréal, ne voulait pas rater ça.La conférence de presse était organisée par le parti et animée par sa relationniste.Tout juste si on n\u2019a pas déroulé le tapis rouge.Gabriel Nadeau-Dubois, qui vient tout juste de prendre une carte de QS, n\u2019est pourtant pas encore élu.Il n\u2019est que candidat à l\u2019investiture et comme co-porte-parole.Osons espérer qu\u2019un militant ne viendra pas jouer les trouble- fête en tentant sa chance à l\u2019investiture.Dans cette éventualité, il y a tout lieu de croire que les services de la relationniste ne seraient pas fournis.Au poste de co-porte-parole, Gabriel Nadeau-Dubois a toutefois de la concurrence : un dénommé Sylvain Lafrenière, qui se décrit comme «un solidaire par excellence».Dans son cas à lui, il n\u2019y a pas eu de conférence de presse.Tout cela pourrait apparaître normal au Parti libéral, dont le chef a le dernier mot quant au choix des candidats.Mais à QS, on se targue de s\u2019imposer les exigences démocratiques les plus élevées.Même au Parti québécois, qui a une longue tradition d\u2019intervention du chef et de l\u2019exécutif en faveur de candidats qu\u2019ils favorisent, on sait sauver les apparences.Cela dit, c\u2019est avec aplomb que Gabriel Na- deau-Dubois a fait son entrée en politique partisane.Il s\u2019était minutieusement préparé.Son allocution était claire, cohérente.Indépendantiste et de gauche, le candidat a insisté sur l\u2019importance de sortir du pouvoir la classe politique qui a gouverné le Québec «depuis 30 ans», qui a choisi le libre- échange et qui a fait du dé?cit zéro une obsession.Trente ans, c\u2019est-à-dire depuis l\u2019arrivée de Lucien Bouchard à la tête du PQ.Jacques Parizeau, pourtant libre-échangiste, semble être dans ses bonnes grâces.Il a exposé des éléments de son programme politique.Il entend travailler au recrutement de candidats a?n que QS forme «la plus solide équipe de son histoire».Avec des candidats de valeur dans toutes les régions, a-t-il promis, lui qui a sillonné le Québec avec la tournée Faut qu\u2019on se parle.Il veut moderniser le militantisme de QS \u2014 trop années 1970, s\u2019est-il gardé de dire \u2014 en s\u2019inspirant de l\u2019organisation de Bernie Sanders sur les réseaux sociaux.En?n, le candidat a annoncé qu\u2019il propose que QS et Option nationale (ON) fusionnent « dès maintenant », ce qui implique des «ajustements ».ON est un parti formé «d\u2019indépendantistes sérieux qui ont le cœur à gauche et qui n\u2019ont aucune envie d\u2019un virage identitaire au Québec», a-t-il dit.Gabriel Nadeau-Dubois ne prend pas QS tel qu\u2019il est.Il en appelle à son véritable renouvellement.«Je crois à ce que ce parti-là peut devenir», a-t-il dit, c\u2019est-à-dire une force politique de premier plan.À son entrée en politique, Gabriel Nadeau-Dubois est apparu comme un politicien éloquent, ré?échi, méthodique.Mais un politicien somme toute traditionnel.On n\u2019est pas dans le « faire de la politique autrement » à la Paul St-Pierre Plamondon, mais plutôt dans le « faire de la politique ef?cacement ».Ce n\u2019est pas un simple candidat qui s\u2019est présenté devant les médias, mais \u2014 les solidaires n\u2019aimeront pas les mots \u2014 un leader, un chef.Et puis, en promettant de jouer en équipe, il a eu ce mot qui a fait rire : « Je ne suis pas un P.K.Subban de la politique.» C\u2019est vrai, P.K.Subban n\u2019a jamais été capitaine de son équipe.L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 0 M A R S 2 0 1 7 A 8 EDITORIAL L E T T R E S Catastrophe financière ?La situation des finances publiques du Québec était catastrophique et son gouvernement «a littéralement sauvé le Québec», nous sermonnait encore récemment Philippe Couillard du haut de sa chaire parlementaire.Mais voilà qu\u2019à peine deux ans après son arrivée au pouvoir, les finances publiques sont rétablies et l\u2019heure est maintenant aux bonbons électoraux, pardon, réinvestissements.Deux petites années pour rétablir une situation financière apocalyptique?On est en droit de se demander où était la catastrophe annoncée.Pierre Deschênes Montréal, le 7 mars 2017 L I B R E O P I N I O N C A T H E R I N E C O R M I E R - L A R O S E Poète, critique et fondatrice du festival Dans ta tête S É B A S T I E N D U L U D E Poète, critique et éditeur L\u2019 équipe de Plus on est de fous, plus on lit promettait une soirée de poésie historique au Musée d\u2019art contemporain (MAC) pour la Nuit blanche de cette année, teintée du double anniversaire de la ville de Montréal et d\u2019Expo 67.Or, c\u2019est à la Nuit de poésie de 1970 que la société d\u2019État a souhaité rendre hommage, ouvrant son spectacle avec le classique de Michèle Lalonde, Speak White, et le clôturant avec le non moins célèbre Alllô Toutl- mond de Raôul Duguay.La salle Beverly Webster Rolph du Musée d\u2019art contemporain était remplie au maximum plusieurs heures avant minuit, et nous avons assisté, debout, à l\u2019événement dans la Rotonde du Musée, pleine aussi.Poésie sold out ! Que pouvait-on espérer de mieux pour la poésie, parent pauvre de la littérature, championne toutes catégories des ventes faméliques en librairie et de la visibilité médiatique diaphane.Nous en sommes pourtant sortis atterrés, comme dépossédés de ce en quoi nous croyons le plus au monde : la poésie.Celle d\u2019avant, bien sûr, mais surtout celle d\u2019aujourd\u2019hui, parce que vivante, précieuse de son existence devant nous, parmi nous.Maintenant.Délégation Le modus operandi de la Nuit de la poésie de 1970 était archisimple : une cinquantaine de poètes se sont succédé pour lire leurs propres textes.Quelques acteurs et chanteurs ont ponctué la soirée, certes, pour offrir des prestations complémentaires aux poèmes.Le por trait de groupe de cette Nuit était un formidable instantané de la poésie qui avait cours le 27 mars 1970.En comparaison, l\u2019événement de samedi dernier a accordé aux poètes actuels un minable 25 % de son espace total.En effet, sur 44 blocs de prestations, seulement 11 étaient occupés par des poètes qui lisaient leurs propres textes (et nous incluons un conte dans ce nombre) : moins de 30 minutes sur les deux heures du spectacle.Pour être honnêtes et clairs : plusieurs textes de nos poètes contemporains ont été lus, mais par des comédiens ou en voix of f d\u2019archives.Étant donné que Mathieu Arsenault, Joséphine Bacon, Daphné B., Patrice Desbiens, Marie-An- drée Gill, Natasha Kanapé Fontaine, Rodney St-Éloi et Maude Veilleux, notamment, sont des poètes toujours vivants et disponibles (présumons-le), comment justifier que leur œuvre ait été lue en leur absence ?Et nous voulons ajouter à ceci une donnée impor tante : non seulement ces poètes n\u2019ont pas reçu une invitation à venir lire leurs poèmes à la Nuit blanche, mais ils n\u2019ont pas été payés non plus.Vous avez bien lu.On ne les a même pas mis au courant, pas plus qu\u2019on a contacté leurs éditeurs.L\u2019injure est à son comble.Non seulement considérons-nous que ces poètes étaient les mieux placés pour livrer leurs poèmes, et ainsi faire de la poésie un geste de communication authentique, vrai dans toutes ses imperfections potentielles, vivant parce que fragile, fébrile, mais nous sommes également outrés que leurs œuvres aient été utilisées sans leur consentement.Si l\u2019équipe de Marie-Louise Arsenault se targuait d\u2019avoir « célébré en grand la si belle et si riche poésie d\u2019ici », selon le profil Facebook de l\u2019animatrice, il est honteux que cette fête ait été donnée aux frais et aux dépens des poètes.Nous sommes capables d\u2019apprécier le talent évident de ces visages connus de notre culture télévisuelle qui y participaient, mais une Nuit de la poésie doit être composée de poètes vivants (c\u2019est pourtant pas compliqué !), sans quoi elle n\u2019est qu\u2019une mascarade précautionneuse pour bien-pensants.Mais à Radio-Canada, on doute manifestement de la capacité de la poésie à se défendre seule.Félicitat ions, donc, aux quelques poètes invités pour votre présence cruciale.Nous aurions tant souhaité vous voir entourés de poésie actuelle et vivante, des dizaines et dizaines de poètes mer veilleux que nous voyons, régulièrement, sur toutes les autres scènes de la poésie, auxquelles nous convions par ailleurs chaleureusement le public \u2014 et les gens de Plus on est de fous, plus on lit.Enfin, à toutes et à tous les poètes absents de la Nuit blanche, nous nous rallions derrière ces mots de Raôul Duguay, prononcés en fin de spectacle : « un instant de silence, s.v.p., pour tous les poètes, les vrais, qu\u2019on n\u2019entendra jamais».Nuit blanche, poésie invisible FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente du développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-président des ventes publicitaires MARK DROUIN Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS GAGNÉ, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET Un «banal» crucifix ?Je veux et dois protester contre la façon cavalière et injurieuse qu\u2019a utilisée Jean- François Nadeau dans sa chronique du 6 mars pour faire référence au crucifix retiré de l\u2019hôpital du Saint-Sacrement de Québec.Dans son ardeur à critiquer des politiciens trop pressés, il a préféré parler d\u2019un «banal» crucifix enlevé d\u2019un hôpital, puis d\u2019un «simple» crucifix.Mettant complètement de côté le fait que ce crucifix a été retiré à la suite d\u2019une plainte d\u2019une personne qui «a ressenti» un malaise en le voyant\u2026 Pourquoi?Comment?Quel malaise?Et que plusieurs milliers de personnes ont protesté.Parce que ce crucifix était un rappel et un symbole des raisons qui ont amené à la mise sur pied et au fonctionnement de cet hôpital.Parce que cet hôpital a fonctionné durant des dizaines d\u2019années grâce à la compétence, et aussi au dévouement de religieuses qui croyaient profondément en ce que signifiait ce «simple» crucifix, aucunement «banal» à leurs yeux.[.] L\u2019auteur a droit à la liberté d\u2019expression.Mais il pourrait se demander s\u2019il a su «apprécier la valeur de la chose dans son incidence sur le devenir collectif».Au lieu de n\u2019y voir qu\u2019une hypocrisie, même si chez certains elle était probablement réelle.Heureusement pour notre devenir collectif que le crucifix n\u2019a pas été « banal » ou « simple » pour plusieurs dizaines de milliers de Canadiens français.Christian Côté Le 6 mars 2017 Un chef à QS INVESTITURE LIBÉRALE La leçon de Saint-Laurent L J MANON CORNELLIER ROBERT DUTRISAC Nadeau-Dubois le sauveur Voilà que Gabriel Nadeau-Dubois fait le saut en politique provinciale dans un petit parti nommé Québec solidaire (QS).Son principal objectif serait, tel un superhé- ros, de protéger la veuve et les orphelins contre les horreurs et les calamités aux portes de la province, dont le système politique actuel serait responsable.Étant donné le fait que QS représente un parti squelettique et sans panache, Na- deau-Dubois désire trouver du muscle et de l\u2019appui chez Option nationale afin de rembourrer la frêle ossature de QS.Au fond, comment Nadeau-Dubois pourra-t-il puiser des ressources et de l\u2019énergie chez Option nationale qui, jusqu\u2019à présent, n\u2019a pas de député, uniquement des bonnes intentions non assouvies ?De plus, vendre QS au reste de la province ne sera pas une mince tâche.Faudra-t-il que Nadeau-Dubois invoque la bonne sainte Anne ou le frère André ?Michel Beaumont Québec, le 9 mars 2017 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 0 M A R S 2 0 1 7 A 9 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon (chef de division), Guy Taillefer (éditorialiste, responsable de la page Idées), Michel Garneau et Pascal Élie (caricaturistes), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division et reporter), Stéphane Baillargeon (généraliste), Gérald Dallaire (pupitre), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Jean Dion (sports), Marco Fortier (éducation), Marie-Pier Frappier (pupitre), Lisa-Marie Gervais (diversité), Pauline Gravel (sciences), Jessica Nadeau (éducation).Alexandre Shields (environnement); information politique : Michel David (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec); information culturelle : Guillaume Bourgault-Côté (politiques culturelles), Julie Carpentier (pupitre), Fabien Deglise (livres), Catherine Lalonde (arts vivants), François Lévesque (écrans), Caroline Montpetit (arts vivants), Philippe Papineau(médias); information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Benoît Munger (pupitre); information internationale : Guy Taillefer (chef de division); section art de vivre : Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); cahiers spéciaux : Loïc Hamon (responsable); équipe numérique : Laurence Clavel, Guillaume St-Hilaire et Geneviève Tremblay (pupitres); correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant (correctrices) ; soutien à la rédaction : Amélie Gaudreau (coordonnatrice à la rédaction), Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITÉ Marlène Côté, Évelyne De Varennes, Amel Elimam, Caroline Filion, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (directrices de comptes), Amélie Maltais (commis aux avis légaux), Alessandra Tantalo et Laurence Hémond (coordonnatrices publicitaires).PRODUCTION Yannick Morin, Anthony White et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Luc Girard (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice marketing, communications et relations publiques), Sébastien Beaupré (coordonnateur service à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie Filion, Isabelle Sanchez (préposées au service à la clientèle).ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici (technicienne comptable), Véronique Pagé (responsable du crédit).E st-il possible d\u2019être à la fois croyante et féministe ?D\u2019avoir la foi sans être aliénée ?Pour plusieurs féministes, ces deux mondes sont impossibles à conjuguer.Or, les femmes qui tentent d\u2019harmoniser leurs convictions féministes avec leur religion doivent mener un double combat : mener une critique constructive à l\u2019intérieur même de leur communauté de foi, puis résister aux attaques des religiophobes qui les accusent de pactiser avec le diable.« Il y a bien sûr de la misogynie dans la religion, comme partout ailleurs.Mais il faut voir comment cette misogynie s\u2019est construite pour savoir comment la changer.Et ensuite, on doit faire des choix.Mon choix a été de ne pas laisser ma spiritualité entre les mains des personnes qui ne me ressemblent pas et dont les valeurs ne sont pas les miennes », m\u2019a confié Sonia Sarah Lipsyc, directrice du Centre d\u2019études juives contemporaines de la communauté Sépharade unifiée du Québec.Sonia Sarah savait, au départ, que ses vues sur le judaïsme ne feraient pas consensus chez ses coreligionnaires.Mais à ses yeux, la réinterprétation des textes sacrés pour y inclure la place des femmes est un travail essentiel.«Les femmes doivent ouvrir les capots des voitures et s\u2019y intéresser si elles ne veulent pas que les hommes soient les seuls chauffeurs.C\u2019est pourquoi il faut s\u2019investir dans l\u2019étude des textes et leur utilisation.» Aujourd\u2019hui, son identité juive est indissociable de son identité féministe.Elle est d\u2019abord et avant tout une «féministe juive».Un même désir de synthèse se retrouve chez Sabrina Di Matteo.Dirigeant la communauté chrétienne universitaire Espace Benoît Lacroix depuis cinq ans, elle explique que dans sa conception de la foi, on a « le droit de faire une lecture féministe des textes sacrés ».Sabrina a trouvé son inspiration chez des croyantes catholiques qui ont eu un fort impact sur l\u2019avancement des droits des femmes : de la musicienne et abbesse Hildegarde de Bingen à la syndicaliste Simonne Monet-Chartrand, en passant par les Sœurs grises et les fondatrices de Montréal.C\u2019est au cours de ses études au baccalauréat en théologie qu\u2019elle a découver t que son féminisme pouvait et devait coexister avec sa foi.Pour sa part, Asmaa Ibnouzahir, auteure de Chroniques d\u2019une musulmane indignée, raconte avoir été exposée pour la première fois à un discours musulman féministe en 2005 lors d\u2019un événement tenu par un groupe communautaire musulman.Quelqu\u2019un y dénonçait l\u2019instrumen- talisation de la religion à des fins patriarcales.Elle s\u2019est d\u2019emblée reconnue dans ce discours critique et elle n\u2019hésite pas aujourd\u2019hui à interpeller spécialistes et responsables d\u2019institutions religieuses sur les droits des femmes.Mais elle constate par ailleurs avec amertume la stigmatisation subie par les femmes croyantes, et tout particulièrement les musulmanes.«Tout ce qui est relié à la foi est vu comme dépassé.» Le jugement est encore plus féroce lorsqu\u2019il s\u2019agit des religions minoritaires.« Le Québec est surtout allergique à la religion des autres », poursuit- elle, comme en témoigne l\u2019attachement de plusieurs Québécois aux crucifix dans les lieux publics, que ce soit à l\u2019Assemblée nationale, dans des hôpitaux ou des hôtels de ville.Une laïcité à deux vitesses.En effet, au Québec, nous avons jeté le bébé avec l\u2019eau (bénite) du bain.Depuis la Révolution tranquille, notre rejet des institutions catholiques autoritaires et abusives nous a conduits à rejeter le religieux en bloc.Et le jugement est encore plus méprisant à l\u2019encontre des musulmanes depuis au moins une décennie au Québec.Pour tant, le clivage entre féministes athées et féministes croyantes n\u2019a aucune raison d\u2019être.Il suf fit de côtoyer des femmes de foi pour réaliser que croire n\u2019est pas un acte de renonciation à son libre arbitre.Il est impératif de favoriser l\u2019expression de paroles féministes plurielles et de promouvoir le dialogue entre elles.Sonia Sarah, Sabrina et Asmaa sont des femmes qui, comme plusieurs autres, assument leur féminisme et leur foi.Cette conjugaison ne se fait pas sans heurts ou contradictions.Elles travaillent sans relâche, à la fois contre les interprétations sexistes des textes sacrés, pour l\u2019égalité entre les sexes ainsi que pour le respect de leur foi.Déterminées à moderniser le paradigme religieux, ces femmes nous rappellent que les enjeux d\u2019interprétation sont avant tout des enjeux de pouvoir.Nous devons soutenir leur lutte et les inclure dans le combat féministe.Porteuses d\u2019une parole habitée autant par la foi que par la soif d\u2019égalité, elles contribuent simultanément à l\u2019évolution de la pensée féministe et à un monde plus tolérant.Conciliation foi-féminisme CATHY WONG P H I L I P P E R É G N O U X Président de GALA MÉDIA et membre du Regroupement des producteurs multimédia a création multimédia est un pan très important de l\u2019activité économique du Québec, avec un chif fre d\u2019affaires annuel estimé à plus de 1 milliard de dollars et un bassin d\u2019emploi d\u2019environ 12 500 personnes.Si le divertissement numérique et le monde du jeu interactif bénéficient d\u2019un soutien financier légitime des pouvoirs publics depuis de nombreuses années, le Québec gagnerait aussi à élargir son appui en faveur des médias d\u2019information de langue française sur les plateformes numériques.Il en va de la diversité des points de vue et du rayonnement de notre savoir-faire éditorial à travers le monde.Face à la révolution numérique, définir un nouveau modèle d\u2019affaires Nous faisons face à un défi technologique qui perturbe profondément nos schémas de fonctionnement traditionnels.Le monde des médias audiovisuels est aux prises avec un éclatement de son modèle d\u2019affaires : jadis basé sur la publicité et s\u2019appuyant sur un auditorat fidèle, il doit désormais composer avec une migration des revenus publicitaires vers les géants du Web que sont Google, YouTube et Facebook, la dématérialisation des contenus et la consommation défragmentée des flux de nouvelles sur les réseaux sociaux.Tout ceci appelle une réglementation adaptée.La loi fédérale sur la radiodiffusion est dépassée et doit être refondue pour mieux prendre en compte notre nouvel environnement numérique.[\u2026] Les gouvernements, fédéral et provincial, doivent jouer leur rôle de modulation et de redistribution : tout comme ils doivent accompagner la consommation de biens culturels numériques au pays, ils doivent aussi protéger et soutenir la production et la consommation de contenus d\u2019information au Québec.Et ceux de langue française sont les plus vulnérables.Devant l\u2019urgence d\u2019agir, la CSN, plusieurs directeurs de publications et la Fédération nationale des communications ont proposé une solution pour aider de manière générale la presse écrite.Si cette démarche doit être élargie aux médias d\u2019information audiovisuels dans leur ensemble, elle doit en particulier privilégier ceux qui produisent du contenu en français.Pour cela, il faut étendre le dispositif provincial de crédits d\u2019impôt destiné à la production multimédia à tous les médias d\u2019information, nationaux comme locaux, et apporter une majoration aux contenus produits en langue française.Cette aide devrait privilégier la diffusion multiplateforme, le passage au numérique, et favoriser les contenus d\u2019enquête comme les contenus éducatifs.Pour être pérenne, ce nouveau modèle d\u2019affaires doit permettre de combiner les mesures de financement public avec des incitatifs d\u2019accès à du capital détenu par des Québécois pour que le bon fonctionnement des entreprises de média nous permette également de maîtriser nos outils d\u2019information, de promouvoir une qualité éditoriale dont nous sommes fiers, et ne plus rendre nos médias uniquement dépendants du seul revenu de la publicité et du marketing de contenu.Former des journalistes du numérique Pour faciliter la mobilisation du milieu et nous donner les meilleurs gages de réussite, nous devons constituer au Québec un pôle d\u2019expertise dédié à la production de médias d\u2019information multiplateformes en français.Réunir différents acteurs du monde des médias dans un même lieu, et créer un modèle de formation des journalistes dans le numérique, c\u2019est répondre à un souci d\u2019ef ficacité, mais aussi de qualité.Nombre d\u2019agences de presse au Québec demandent aujourd\u2019hui des journalistes reporters d\u2019images qui maîtrisent correctement l\u2019environnement numérique.Inspirons- nous des Pays-Bas, où un fonds spécial de plus de 15 millions de dollars a été créé il y a sept ans pour stimuler « l\u2019innovation journalistique », accompagner le virage numérique et soutenir les jeunes reporters dans ce pays.Faire rayonner notre savoir-faire éditorial dans toute la francophonie Enfin, si nous devons contribuer à définir un nouveau modè le éd itor ial au Québec, pro jetons-nous à l \u2019échel le de toute la francophonie.L\u2019enjeu majeur de toute cette refonte, c\u2019est certes de soutenir une industrie fragilisée, mais aussi de faire rayonner nos contenus francophones québécois parmi la tonne de contenus audiovisuels produits et diffusés tous les jours.La pertinence seule des contenus ne suffit plus : il faut une stratégie de « découvrabilité numérique» pour les accompagner.Soyons clairs, défendre ce point de vue, ce n\u2019est pas se poser contre l\u2019anglais, c\u2019est mieux inscrire notre patrimoine éditorial dans la diversité.Nous ne devons pas opposer les cultures, les savoir-faire, ni les méthodes de travail : la révolution numérique actuelle demande de l\u2019audace, de l\u2019inventivité et de la collaboration.Mais nous combattons un mal bien actuel, celui de la désinformation, de l\u2019ignorance et de l\u2019uniformisation culturelle.Pour en contrer les effets délétères, nous devons offrir une vision d\u2019avenir à nos médias d\u2019information québécois de langue française et mieux accompagner leur passage dans le monde fascinant mais périlleux du numérique.Faisons rayonner notre savoir-faire éditorial Le soutien à la création multimédia doit bénéficier aux médias d\u2019information québécois de langue française Y V E S T H É O R Ê T Professeur, École des médias, UQAM e « non-débat » portant sur la réalité des nouveaux arrivants et des communautés culturelles au Québec occulte plusieurs dimensions de la réalité et du développement de la société québécoise et de sa composante majoritaire, la communauté canadienne-française.Dans ce contexte, il impor te de rappeler l\u2019existence de certains piliers sur lesquels se fonde la société québécoise, qui sont trop souvent inconnus ou passés sous silence, et qui expliquent en grande par tie les incompréhensions qui font souvent que le moindre « holà » canadien-français ou québécois (incluant toutes les communautés culturelles du Québec) devient du racisme et de l\u2019islamophobie.À la Conquête, en 1760, les Britanniques imposent successivement leurs lois, qui souhaitent tantôt apaiser et tantôt assimiler les Canadiens français, et conviennent qu\u2019il est probablement préférable de confier la destinée des Canadiens français au clergé et à des institutions locales.En 1867, le Canada adopte le modèle fédéral, lequel permet à chaque province de préserver son caractère particulier, notamment sa culture, sa langue et sa religion.Ainsi, si le Canada adopte la common law, le Québec, pour sa part, préserve le droit civil.Les institutions politiques, la langue française, les réalisations de la Révolution tranquille, la concentration géographique des Québécois, de même que le partage d\u2019une culture commune ont permis le développement d\u2019une société véritablement «distincte» au Canada et en Amérique du Nord.Pour le gouvernement du Canada, la société canadienne est composée de différentes communautés culturelles, égales en droits, alors que le Québec, pour assurer sa pérennité de minorité de langue française en Amérique, adopte des politiques visant à intégrer les communautés culturelles au tissu francophone majoritaire tout en préser vant les traits saillants de ces mêmes communautés (l\u2019interculturalisme).La Charte de la langue française, qui a créé bien des émois au sein du Québec de l\u2019époque, est, dans ce contexte, un impératif au développement du français au Québec et en Amérique.Le Québec est probablement plus républicain que libéral et il appert toujours nécessaire de rechercher un équilibre entre ces deux perspectives, une qui pense la société dans son ensemble et une autre qui pense la liberté individuelle.Dif férents modèles de communauté Quatre modèles de communauté ont aussi été proposés aux Canadiens.Selon le modèle pancanadien, le Canada est ou devrait être plus grand que ses parties, les provinces et territoires.Le deuxième modèle, celui du dualisme, présente le Canada comme le produit d\u2019un pacte entre deux nations, celles que forment séparément la population française et la population anglaise.Le troisième modèle, le « Compact Theory », prétend que les gouvernements des provinces sont suprêmes.Enfin, le quatrième modèle, le modèle multiculturaliste et individualiste, présente le Canada comme un ensemble hétérogène de peuples fondateurs, dont les autochtones, et est fondé sur les droits fondamentaux des individus.La Charte canadienne des droits et libertés rend compte de cette dernière conception.Or, pour bien des Québécois, le multiculturalisme canadien est perçu comme une manière de nier la spécificité du Québec.Cette situation déplaît à un grand nombre de Québécois, lesquels, par le truchement de tous leurs gouvernements depuis les années 1980, ont refusé d\u2019adhérer à la Constitution canadienne de 1982.Le Québec a adopté un modèle qui vise à intégrer les nouveaux arrivants.« Certains » estiment qu\u2019il tient davantage de l\u2019assimilation.La crise des accommodements raisonnables (2006 à 2008) est un exemple éloquent du choc des valeurs qui oppose les Québécois à « certains », notamment « certains » de confession musulmane.Or, en 2017, on peut encore parler du choc de ces valeurs.L\u2019interculturalisme n\u2019est donc pas sans soulever des problèmes, et il importe de peaufiner ce modèle et de répondre aux préoccupations « légitimes » des nouveaux arrivants et des communautés culturelles du Québec.Il y a suffisamment d\u2019intelligence au Québec pour relever ce défi.Mais il importe aussi que « certains » nouveaux arrivants et «certains» représentants des communautés culturelles du Québec comprennent tout autant le Canada et le Québec et qu\u2019ils travaillent à résoudre les défis qui leur sont présentés.Le ton qui est présentement emprunté m\u2019apparaît hautement toxique et parfaitement inutile.Nous avons le devoir de calmer le jeu, plutôt que de jeter de l\u2019huile sur le feu.Aux Québécois, de toutes origines culturelles, d\u2019exprimer haut et fort ce qu\u2019ils souhaitent, dans la continuité de ce qui fait de notre société l\u2019une des plus libres et des plus tolérantes du monde, et aussi l\u2019une des plus attrayantes.Multiculturalisme et interculturalisme : deux visions, deux visées L L JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le monde des médias audiovisuels est aux prises avec un éclatement de son modèle d\u2019affaires.Le clivage entre féministes athées et féministes croyantes n\u2019a aucune raison d\u2019être L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 0 M A R S 2 0 1 7 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par 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femmes.Nous souhaitons que le ministre en constate l\u2019ef fet pervers.» Directives du sous-ministre En novembre, le sous-ministre au MSSS Michel Bureau a averti les directeurs des services professionnels des établissements (DSP), qui sont des médecins et patrons, écrivant que « le nombre de demandes de remplacement des médecins absents est devenu déraisonnable ».« C\u2019est notre devoir de mettre fin à cela », ajoute-t-il dans le courriel dont Le Devoir a obtenu copie.Il joint un document signé par le président du tout nouveau comité de révision des demandes de remplacement, le Dr Pierre Laliberté.Ce document résume les orientations que le MSSS «compterait appliquer», écrit M.Bureau, qui demande aux établissements «d\u2019en tenir compte».«Seuls [les remplacements] qui sont absolument nécessaires seront autorisés», avertit-il.Le document signé par le Dr Laliberté précise qu\u2019un médecin qui a été autorisé à travailler temporairement dans un hôpital sans y détenir de poste, en raison d\u2019une « urgence », ne pourra pas voir ce privilège renouvelé au-delà de trois mois.Le document précise qu\u2019il y a un « cer tain laxisme ou un certain automatisme dans l\u2019octroi des remplacements ».Il indique aussi qu\u2019« il n\u2019y aura plus d\u2019automatisme, et ce, même pour les remplacements de congé de maternité ou de formation complémentaire [\u2026] Le besoin de remplacer devra être démontré ».Le ministre dit ne pas viser les femmes Le ministre Gaétan Barrette soutient que l\u2019objectif de ces directives n\u2019est surtout pas de limiter les congés de maternité.« Je n\u2019ai aucun problème à ce que [les femmes médecins] prennent leur congé de maternité, ni les pères d\u2019ailleurs», a certifié le ministre en entrevue téléphonique.Même d\u2019un an, assure-t-il.Lorsque cela nécessite un remplacement, il sera autorisé par le MSSS, ajoute-t-il.Selon lui, les établissements et leurs dif férentes instances ont anticipé des refus et pris des décisions qui, dans au moins un cas dont il a pris connaissance, l\u2019ont « surpris ».Il confirme toutefois que les remplacements ne doivent plus être accordés aussi facilement qu\u2019avant.«Si le département compte trois médecins, c\u2019est certain qu\u2019on va remplacer, mais s\u2019ils sont vingt, on pense qu\u2019ils peuvent compenser » l\u2019absence d\u2019une collègue.Le ministre soutient que les directives qui émanent de son ministère ne visent pas les médecins enceintes, mais plutôt des «médecins qui font une carrière du remplacement ».« On veut stabiliser les équipes», résume-t-il.Québec veut aussi mettre fin à une pratique qui consiste, pour les établissements, à recruter un médecin « dépanneur » qui ensuite pratique pendant une longue période en sus des postes officiellement autorisés.Conséquences concrètes pour les femmes médecins Visées ou non, des femmes médecins jugent avoir fait les frais de ces directives.Parmi les médecins de moins de 40 ans, 66 % sont des femmes, et elles comptent pour 49 % des effectifs totaux.Tristesse, colère, déni : Caroline, une autre médecin d\u2019urgence, a traversé toutes les étapes du deuil lorsque, enceinte, elle a démissionné de son poste qu\u2019elle adorait, dans les derniers mois.On lui refusait un congé de maternité de plus de six mois.Lors d\u2019une grossesse précédente, elle n\u2019avait eu aucun problème à s\u2019absenter un an.« Je ne vois pas pourquoi, comme femme médecin, je n\u2019aurais pas le droit de prendre un congé de maternité », estime-t-elle.Elle pratiquera désormais en clinique.Les directives ont créé «une ambiance de non- sympathie envers les femmes» dans les hôpitaux, observe-t-elle.«Comme si on en demandait trop en voulant avoir une famille», déplore-t-elle.Une autre médecin d\u2019urgence, Ariane, raconte s\u2019être aussi battue, en pure perte, pour obtenir un congé de plus de six mois.« Je me sens comme si on voulait m\u2019obliger à faire élever mon enfant par une nounou.C\u2019est impensable pour moi », a-t-elle expliqué.C\u2019est pourquoi elle songe sérieusement à remettre sa démission et à aller travailler en Ontario.Après être rentrée au travail un peu à reculons quand les instances de son établissement lui ont refusé une prolongation de son congé de maternité, une médecin spécialiste s\u2019est fait dire par des collègues que, étant donné la difficulté de la remplacer, ce serait « irrespectueux» de sa par t d\u2019envisager une autre grossesse.Cette médecin envisage sérieusement de porter plainte à la Commission des droits de la personne et même d\u2019entamer des recours au civil.Le Devoir a eu connaissance d\u2019autres histoires semblables.Toutes les femmes médecins qui ont accepté de se confier l\u2019ont fait à condition que leur identité soit protégée.Les prénoms ont été modifiés.Elles craignent de subir des représailles.Elles exercent dans des hôpitaux différents.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 CONGÉ Pour l\u2019heure, il est toutefois impossible de dire combien de demandes seront rejetées, faute d\u2019un nombre suffisant de points.Mais selon Jean-Sébastien Boudreault, le ministère profite largement de cette situation.Si 10 000 demandes sont rejetées, le gouvernement aura encaissé «10 millions sur le dos des immigrants, rien qu\u2019en changeant les règles du jeu», déplore- t-il.L\u2019avocat estime que ces dernières années, le ministère a refusé des « quantités astronomiques » de dossiers.« Ce sont des milliers de dossiers rejetés par année.Des gens voient leur dossier fermé pour des détails ou des changements de règles, dit-il.Ils n\u2019ont aucun recours.» Nouvelles règles Ce qui choque tant les candidats à l\u2019immigration dans ce changement de pointage, c\u2019est qu\u2019ils ont déposé et payé leur demande en ayant préalablement mesuré leurs chances d \u2019être sélectionnés grâce à un formulaire d\u2019« évaluation préliminaire » en ligne qui leur permet de calculer leurs points.Ensuite, le travailleur qualifié doit débourser 773 $ et 166 $ pour chaque membre de sa famille, conjoint(e) ou enfant.L\u2019obtention du Certificat de sélection du Québec (CSQ) prend six mois au minimum, parfois plusieurs années.En vertu des nouvelles règles en vigueur depuis mercredi, qui s\u2019appliquent rétroactivement à toutes les demandes qui étaient en attente de traitement, le système de pointage a été ajusté pour donner plus de points à des personnes parlant le français.En revanche, on attribue moins de points dans certains domaines de formation et plus aucun point pour les candidats ayant un diplôme secondaire professionnel ou un diplôme postsecondaire technique et à ceux détenant une formation dans un domaine recherché au Québec.Par exemple, une personne qui a eu dans son pays une formation postsecondaire technique en radio-oncologie ou en technique d\u2019orthèse visuelle ne gagnera aucun point supplémentaire, alors qu\u2019avant cela en représentait 16.Au niveau universitaire, une formation en actuariat, administration scolaire, compatibilité ou architecture donne maintenant 12 points au lieu de 16.Quant aux seuils de passage de la grille de sélection, ils ont été haussés : une personne sans conjoint(e) doit obtenir un minimum de 50 points au lieu de 49, et si elle a un(e) conjoint(e), c\u2019est désormais 52 au lieu de 50.« Perdre 4 points quand il faut en avoir 52 ou même 50, c\u2019est beaucoup.Et là, ça se fait du jour au lendemain, alors que le dossier de la personne n\u2019a pas changé», a souligné Me Boudreault.Cafouillages et ratés Le MIDI confirme que les 10 000 demandes soumises l\u2019été dernier via le site Internet «Mon projet Québec » et retenues sont visées par les nouvelles règles.À cela s\u2019ajouteraient 18 000 demandes en version papier qui n\u2019ont pas encore été traitées, pas même de façon préliminaire.Au cabinet de la ministre de l\u2019Immigration Kathleen Weil, on explique que ces modifications à la pondération de la grille sont une procédure habituelle.«Notre devoir est d\u2019abord envers la société québécoise», a indiqué son attachée de presse, Gabrielle Tellier.«Nous devons prendre les moyens nécessaires pour nous assurer que les personnes que nous sélectionnons auront les meilleures chances de réussir leur intégration socio-économique.» Les candidats ne seront pas remboursés, mais ils auront toujours la possibilité de passer des tests de français et d\u2019envoyer leurs nouveaux résultats pour rehausser le pointage de leur dossier, a-t-elle ajouté.Le ministère accuse un certain retard dans le traitement des demandes alors qu\u2019il n\u2019en est qu\u2019à traiter les demandes en dépôt reçues en version papier.Il promet toutefois de commencer le traitement des 10 000 demandes reçues en ligne via Mon Projet Québec «au courant du printemps 2017 ».Une annonce sera faite prochainement sur la manière dont sera géré le prochain appel de candidatures.Depuis sa mise en ligne il y a un peu plus d\u2019un an, ce nouveau portail, qui a comme objectif de traiter plus «rapidement et efficacement» les demandes soumises au Programme régulier des travailleurs qualifiés, a connu de nombreux cafouillages et ratés.En raison de la for te affluence, les serveurs n\u2019ont pas tenu le coup, forçant à reporter à maintes reprises la date de dépôt des demandes.Des plaintes avaient été formulées au Protecteur du citoyen et le ministère a dit avoir apporté des correctifs.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 RÊVE ISTOCK Les femmes médecins soignent les enfants des autres, mais peuvent-elles choisir de devenir mère à leur tour ?moire déposé à l\u2019UQAM en janvier 2016 (Aux origines du syndicalisme étudiant de combat), l\u2019historien Jaouad Laaroussi écrit qu\u2019«une ligne de force ressort des déclarations publiques des membres de ce groupe : répondre à la contestation par la participation ».Il cite cette phrase programmatique de Jean-Paul Desbiens : « Les jeunes ont tendance à vouloir changer les règles du jeu dès que leur application ne les conduit pas à gagner.Il faut refuser cette tactique et enfermer les jeunes dans les règles où l\u2019on décide de s\u2019enfermer soi-même.» Le mot d\u2019ordre semble toujours tenir pour comprendre ce qui vient de se produire avec l\u2019entrée sur la scène électorale de Gabriel Na- deau-Dubois.Le porte-parole le plus en vue et le plus à gauche (certains diront radical) du trio de tête des leaders étudiants du Printemps érable (2012) se portera candidat à l\u2019investiture pour Québec solidaire dans l\u2019élection partielle de Gouin, à Montréal.Il a confirmé son choix jeudi matin.Le contestataire participera donc au grand jeu politique, en suivant (ou en s\u2019enfermant dans\u2026) les règles établies.Où est-ce bien le cas?Bernard Landry ne digère pas certains propos jugés radicaux sur la trahison des élites entendus dans le discours de son jeune émule.« Quand j\u2019étais président des étudiants de l\u2019Université de Montréal, la devise de mon mouvement, c\u2019était \u201cAu service de la nation\u201d, dit au Devoir l\u2019ancien premier ministre.Nous étions des révolutionnaires tranquilles, déjà engagés dans le combat national québécois.Et là arrive Gabriel Nadeau-Dubois, qui nous dit que la classe politique des trente dernières années a trahi le Québec.C\u2019est un message insultant pour René Lévesque, Jacques Parizeau et les autres.Comment peut-il tenir des propos aussi infâmes en commençant sa carrière politique ?Je crois qu\u2019il devrait s\u2019excuser.» Ceux qui font les révolutions Se ranger ou s\u2019obstiner ?Accepter les règles ou changer de jeu?Révolutionner ou réformer ?Le dilemme fondamental de l\u2019action politique taraude les ex-leaders étudiants depuis cinq décennies.Le tiraillement post-2012 a inspiré le film Ceux qui font les révolutions à moitié n\u2019ont fait que se creuser un tombeau.Le sous-titre du mémoire de M.Laaroussi synthétise l\u2019écueil autrement en citant une for- mule-choc des années soixante-huitardes à la québécoise : «Participer, c\u2019est se faire fourrer ! » En entrevue, il explique que le mouvement étudiant québécois, unique en Amérique du Nord par sa force et son organisation structurée, a constamment oscillé entre la concertation, la participation et la contestation, jusqu\u2019aux options radicales.Gilles Duceppe est passé de l\u2019un à l\u2019autre : d\u2019abord en militant dans les groupes d\u2019extrême gauche de stricte obédience marxiste, puis en se rangeant du côté du Bloc québécois, joueur de l\u2019échiquier fédéral et de l\u2019ordre constitutionnel canadien.Le chef Duceppe a même proposé à Gabriel Nadeau-Dubois de se présenter pour sa formation en 2015.En vain.Pour lui, le passage par le militantisme étudiant demeure une des voies intéressantes et formatrices d\u2019accès à la politique active.«Mais ce n\u2019est qu\u2019une des filières, dit-il.Bernard Landry, Louise Harel ou Jean Doré sont passés par là.Mais tous les leaders étudiants ne finissent pas députés.» Le PQ demeure toutefois le point de chute le plus fréquent.Comme Bernard Landry, l\u2019ex- chef André Boisclair a été formé à cette école du militantisme.Tout comme Nicolas Girard et François Rebello, eux aussi rattachés au parti souverainiste (puis à la CAQ pour le député Re- bello), mais quelques années après leurs années étudiantes.Martine Desjardins et Léo Bu- reau-Blouin ont fait le saut vers le PQ rapidement après la crise de 2012, le second devenant le plus jeune député de l\u2019histoire de l\u2019Assemblée nationale.L\u2019exemple de Charron En fait, avec ou sans succès électoral, les transfuges demeurent assez rares.« Pour qu\u2019un leader étudiant devienne une personnalité publique puis une figure politique, il faut une crise », résume Alexandre Leduc, auteur d\u2019un mémoire en 2010 sur les racines syndicales du mouvement étudiant québécois.Jaouad Laaroussi et lui citent le précédent de Claude Charron, leader étudiant des années de la chienlit québécoise vite devenu député du PQ en 1970, puis ministre, puis communicateur.«C\u2019est peut-être l\u2019exemple passé qui se rapproche le plus de celui de Gabriel Nadeau-Dubois », dit M.Leduc, qui travaille maintenant au service de la recherche de la FTQ.Lui-même s\u2019est présenté à deux reprises pour devenir député de QS.«Charron a symbolisé l\u2019arrivée des jeunes contestataires au PQ comme Nadeau-Dubois symbolise le saut de la génération de 2012 à QS.» Alexandre Leduc a organisé une rencontre au moment du 40e anniversaire des contestations de 1968.Des leaders de chaque génération ont échangé sur leur vision du militantisme et de ses suites.« Les militants des années 1970, au moment où Charron était devenu député, voire ministre, le voyaient d\u2019un très mauvais œil.Il était rendu dans la machine.Les sauts en politiques ne sont pas toujours bien reçus au sein du mouvement étudiant, même après des décennies.» L\u2019histoire hoquette souvent.Jaouad Laa- roussi prédit que le nouveau passage d\u2019un monde à l\u2019autre d\u2019une figure de proue de la contestation va encore mettre en évidence les agacements par rapport à la participation.« Le choix de Gabriel Nadeau-Dubois va montrer les séparations qu\u2019il y avait déjà à l\u2019intérieur du mouvement étudiant entre une frange qui n\u2019accepte pas l\u2019action politique électorale et une autre qui va peut-être essayer d\u2019embarquer avec lui dans ce projet.Mais pour lui, le choix semble naturel.Il représente une frange moins radicale de l\u2019ASSE.Il l\u2019a dit à plusieurs reprises : à l\u2019intérieur du mouvement, il représentait plutôt la tendance réformiste que la tendance révolutionnaire.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 POLITIQUE Pour qu\u2019un leader étudiant devienne une personnalité publique puis une ?gure politique, il faut une crise Alexandre Leduc « » DAVID AFRIAT LE DEVOIR La ministre de l\u2019Immigration, Kathlee Weill "]
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