Le devoir, 16 mars 2017, Cahier A
[" V O L .C V I I I N o 5 7 L E D E V O I R , L E J E U D I 1 6 M A R S 2 0 1 7 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Économie \u203a La Fed hausse ses taux.La Réserve fédérale américaine a relevé ses taux d\u2019intérêt d\u2019un quart de point.Deux autres augmentations devraient suivre d\u2019ici la ?n de l\u2019année.Page B 1 Avis légaux.A 4 Décès.B 4 Météo.B 6 Mots croisés.B 6 Petites annonces .B 4 Sudoku.B 6 ?w w w .l e d e v o i r .c o m L I S A - M A R I E G E R V A I S L es yeux bridés de Derek Opa- lec, un ado de 15 ans plutôt timide et réservé, se sont grand ouverts lorsqu\u2019il a essayé pour la première fois son numéro de beatbox dans un vrai micro.« Il n\u2019est pas très expressif, mais j\u2019ai vu son regard s\u2019allumer\u2026 », raconte Claudel Doucet, une artiste de cirque, metteure en scène d\u2019un spectacle interdisciplinaire avec des élèves en classe d\u2019accueil à l\u2019école secondaire Paul-Gérin-Lajoie-d\u2019Outremont (PGLO).« J\u2019ai senti qu\u2019il se passait quelque chose en lui.Je savais qu\u2019il n\u2019allait pas rester juste 15 minutes, qu\u2019il allait vouloir rester des heures.» Leur permettre de s\u2019affirmer à travers l\u2019art et de faire ressortir leur personnalité pour qu\u2019ils soient enfin autre chose qu\u2019uniquement des « immigrants », c\u2019est ÉDUCATION La personne derrière son statut Comment le cirque contribue à faire éclore la personnalité de jeunes immigrants CLAUDEL DOUCE/POSSIBLES Ils viennent de dif férents horizons, vivent au Québec parce que leurs parents ont choisi de s\u2019y installer.Les arts peuvent-ils faciliter leur intégration ?I S A B E L L E P O R T E R C onfus, inutilement complexes, ir réalistes\u2026 Les mécanismes de reconnaissance des diplômes et formations des immigrants doivent être revus « en profondeur » selon un rapport du Commissaire aux plaintes de l\u2019Office des professions.«Les ordres doivent éviter le réflexe de considérer ce qui est différent comme étant moins pertinent et ayant moins de valeur », avance notamment le commissaire aux plaintes André Ga- riépy dans un rapport déposé en février.Au Québec, 46 professions sont réglementées par des ordres professionnels (médecin, ingénieur, avocat, architecte, etc.).Pour pouvoir travailler dans leur domaine, les candidats formés à l\u2019étranger doivent obtenir leur accord.Les reproches du commissaire concernent surtout ce qu\u2019on appelle les « reconnaissances partielles ».Sur les 4500 candidats qui tentent d\u2019intégrer un ordre du Québec chaque année, près de 3000 obtiennent une reconnaissance de leurs acquis à condition qu\u2019ils suivent une formation ou participent à un stage complémentaire.Or il s\u2019agit d\u2019exigences souvent inaccessibles et d\u2019une durée trop longue, déplore le commissaire.Dès lors, la moitié d\u2019entre eux abandonnent en cours de route, soit l\u2019équivalent de 1300 personnes par an (28 % des candidats).Pour documenter la chose, le Commissaire a soumis aux 46 ordres professionnels du Québec un questionnaire sur leurs pratiques.Il en conclut que leurs façons de faire doivent faire l\u2019objet d\u2019une «révision d\u2019ensemble».À titre d\u2019exemple, certains ordres imposent Le Québec se prive de compétences Chaque année, 1300 immigrants renoncent à exercer leur profession, découragés par les règles de reconnaissance de leur diplôme J E A N N E C O R R I V E A U M A R C O B É L A I R - C I R I N O L e sort de centaines d\u2019automobilistes prisonniers pendant plus de 13 heures dans la tempête sur l\u2019autoroute 13 sud à Montréal a plongé le gouvernement Couillard dans l\u2019embarras.Les autorités publiques ont failli à leur responsabilité première d\u2019informer les automobilistes coincés sur le réseau routier, a concédé le premier ministre, Philippe Couillard, qui promet un examen approfondi des interventions des services d\u2019urgence afin d\u2019éviter une telle confusion à l\u2019avenir.« Je comprends que la tempête est exceptionnelle.Je comprends que les mesures sont en cours.J\u2019ai entendu tout ça.[\u2026] La réaction doit être proportionnelle au problème », a insisté le chef du gouvernement.M.Couillard n\u2019arrivait pas à croire que les individus au volant des quelque 300 véhicules immobilisés sur un tronçon enneigé de l\u2019autoroute 13 sud, entre les autoroutes 40 et 20, aient dans certains cas attendu de longues heures avant d\u2019obtenir de l\u2019information sur l\u2019aide à venir des services d\u2019urgence.Il a brandi son téléphone intelligent.« Il existe des instruments comme ça grâce auxquels on peut, à partir du gouverne- Un gouvernement dans la tempête Comment expliquer que des centaines d\u2019automobilistes ont été laissés à eux-mêmes, bloqués sur l\u2019autoroute 13 durant toute une nuit ?JACQUES NADEAU LE DEVOIR La tempête a laissé 37 centimètres de neige sur la métropole.et un goût amer aux centaines de personnes qui, bloquées sur l\u2019autoroute 13, attendaient qu\u2019on vienne leur porter secours.Le premier ministre Philippe Couillard n\u2019a d\u2019ailleurs pas caché son mécontentement.Le Commissaire aux plaintes de l\u2019Office des professions pose un jugement sévère Pays-Bas Geert Wilders a perdu son pari Page B 5 Visite au Grand Séminaire de Montréal Page B 8 Immigration Trump se fait encore bloquer Page B 5 Lire aussi \u203a Cinq morts au Québec.Un bilan de la tempête.Page A 3 Réchauffement.Moins de neige, mais plus de tempêtes spectaculaires.Page A 3 VOIR PAGE A 8 : TEMPÊTE VOIR PAGE A 8 : COMPÉTENCES VOIR PAGE A 8 : CIRQUE S O P H I E E S T I E N N E à San Francisco L es autorités américaines ont accusé mercredi les ser vices de renseignement r usses d\u2019être responsables d\u2019une cyberattaque massive contre le groupe Internet Yahoo !, ajoutant une nouvelle pierre aux accusations d\u2019ingérence russe dans les systèmes informatiques aux États-Unis.Le ministère américain de la Justice (DoJ) a annoncé au total quatre inculpations pour cette attaque, amorcée en 2014 et considérée comme l\u2019une des plus importantes jamais réalisées avec au moins 500 millions de comptes d\u2019utilisateurs compromis et des vols d\u2019informations ayant duré jusqu\u2019en 2016.Deux inculpés sont des agents du FSB, héritier du KGB: Dmitri Dokoutchaïev et Igor Soucht- chine sont accusés d\u2019avoir «protégé, dirigé, facilité et payé des pirates informatiques criminels pour collecter des informations par des intrusions informatiques aux États-Unis et ailleurs».L\u2019un n\u2019est pas un inconnu, puisque Dokoutchaïev avait été arrêté il y a quelques semaines en Russie et inculpé pour « trahison» au profit des États-Unis, avec un autre spécialiste en cy- bersécurité du FSB, sans que l\u2019on sache si les deux affaires sont liées.Deux pirates informatiques ayant travaillé pour les agents russes ont aussi été inculpés mercredi : le Russe Alexeï Be- lan («Magg»), qui figurait déjà depuis 2013 sur la liste des cy- berpirates les plus recherchés par les États-Unis, ainsi que le Canado-Kazakh Karim Baratov, arrêté mardi au Canada.Alexeï Belan avait été interpellé en Europe en 2013, mais avait réussi à s\u2019échapper vers la Russie, où Dmitri Dokout- chaïev et Igor Souchtchine, au lieu de l\u2019arrêter, ont décidé de recourir à ses services et facilité ses activités criminelles en l\u2019aidant à échapper aux enquêtes en cours en Russie ou à l\u2019étranger, selon le DoJ.Journalistes et fonctionnaires visés Une fois entrés dans les systèmes informatiques de Yahoo !, les pirates ont accédé à 500 millions de comptes d\u2019utilisateurs, et aussi utilisé certaines des informations volées pour infiltrer des comptes d\u2019autres ser vices en ligne comme ceux de Google.L\u2019attaque avait visé en particulier des journalistes russes, des responsables gouvernementaux russes et américains, ainsi que de salariés d\u2019entreprises privées: le ministère liste sans les identifier une société de cybersécurité et une société d\u2019investissement russes, une entreprise française de transport, une compagnie aérienne ainsi que des sociétés de services financiers et d\u2019investissement aux États-Unis, et un gestionnaire suisse de porte-monnaie électroniques en bitcoin.La Russie n\u2019a pas réagi officiellement, mais une «source de haut niveau à Moscou » citée par les agences de presse russes a affirmé que «Washington n\u2019a pas communiqué avec Moscou sur cette affaire par les canaux disponibles pour les problèmes liés à la cybersécurité».Réactions de Yahoo! « Les inculpations montrent sans équivoque que les attaques contre Yahoo ! étaient soutenues par un État » , s\u2019est félicité pour sa par t Chris Madsen, un des responsables des questions légales au sein du groupe Internet.Elles ne font toutefois pas toute la lumière.Yahoo ! avait bien annoncé en septembre que 500 millions de comptes avaient été compromis lors d\u2019une cyberattaque remontant à 2014, mettant en cause des pirates « probablement liés à un État ».Mais il avait ensuite admis en décembre qu\u2019une autre cyberattaque, en 2013 cette fois, avait frappé plus d\u2019un mill iard de personnes, soit la quasi-totalité de ses utilisateurs.L\u2019affaire a failli remettre en question le rachat du cœur de métier de Yahoo ! par le géant des télécoms Verizon, qui a finalement obtenu de payer moins cher : 4,48 milliards de dollars au lieu de 4,83 milliards.Agence France-Presse L E D E V O I R , L E J E U D I 1 6 M A R S 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 2 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 M A R C O B É L A I R - C I R I N O Correspondant parlementaire à Québec L a ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques, Rita de Santis, envisage de légiférer afin d\u2019assujettir les courses au porte- parolat de Québec solidaire à la Loi électorale.La formation politique de gauche ne s\u2019y opposerait pas.Elle demanderait toutefois d\u2019être dispensée d\u2019obéir aux ar ticles de la loi prévoyant qu\u2019un candidat à la direction d\u2019un parti politique peut couvrir ses dépenses de campagne seulement au moyen des contributions d\u2019électeurs et d\u2019emprunts.Elle juge que ses règles internes lui « imposent déjà un devoir d\u2019intégrité supérieur » tout en assurant « une [plus grande] équité entre les candidats et candidates ».« Ce n\u2019est pas parce que tu es un candidat bien branché, super réseauté, qui a accès à de la richesse parce que ton réseau est plus riche que [celui de] l\u2019autre candidat qui a travaillé toute sa vie dans les groupes communautaires [que tu dois avoir plus de facilité à amasser des fonds] », a déclaré la députée Manon Massé, lors d\u2019un point de presse à l\u2019Assemblée nationale mercredi.Dans cet esprit, le comité de coordination national de QS entrevoit sérieusement la possibilité d\u2019octroyer une aide financière égale de quelques milliers de dollars provenant de la caisse du parti à tous ceux et celles qui brigueront les deux postes les plus en vue du parti politique \u2014 porte-parole féminin et porte-parole masculin \u2014 afin qu\u2019ils organisent dif fé- rentes activités d\u2019ici au jour du scrutin, en mai prochain.À ce jour, l \u2019état-major de QS a of fer t un montant de 1200 dollars aux trois candidats déclarés \u2014 Manon Massé, Gabriel Nadeau-Du- bois et Sylvain Lafrenière \u2014 afin de leur permettre de lancer leur campagne avec un certain panache.Mme Massé et M.Nadeau-Dubois l \u2019ont accepté.En prime, des employés de la permanence du parti politique leur ont prêté main-forte afin de dif fuser leur conférence de presse sur Internet et de promouvoir leur candidature sur les réseaux sociaux, entre autres choses.Porte-parole, chef : «un choix de mots» « Québec Solidaire annonce une course pour les postes des deux co-por te-parole au lieu d\u2019une course à la direction.Il s\u2019agit d\u2019un choix de mots qui les autoriserait à déroger à la Loi électorale », a soutenu la ministre Rita de Santis dans un échange avec Le Devoir.«Nous analysons les possibilités de modifier la Loi électorale afin de clarifier cette situation», a-t-elle ajouté.D\u2019ici là, l\u2019élue libérale invite les candidats aux postes « convoités » de por te-parole de QS à se plier volontairement aux dispositions de la Loi électorale.Avec sa « direction bicéphale », Québec solidaire « bénéficie » à l \u2019heure actuelle d\u2019une « ambiguïté » dans la Loi électorale, est aussi d\u2019avis le leader parlementaire ca- quiste, François Bonnardel.« C\u2019est injuste dans une certaine mesure [pour les autres formations politiques] », a-t-il soutenu.Correspondance QS-DGEQ QS s\u2019était dit préoccupé de voir ses aspirants porte-parole être «exon[érés] de toute obligation légale, tant au niveau du contrôle des revenus que de la reddition de compte ».En janvier dernier, il exhor tait le DGEQ à l\u2019assujettir aux articles 127.1 à 127.21 de la Loi électorale.« Nous estimons que la campagne pour l\u2019élection des porte- parole nationaux de Québec solidaire comporte les mêmes risques et appelle donc à la même vigilance et à la même transparence que les courses à la chef ferie des autres partis », peut-on lire dans une lettre transmise par QS au DGEQ le 9 janvier dernier.Le DGEQ a décliné sa demande, lui rétorquant deux mois plus tard que « le régime prévu aux ar ticles 127.1 à 127.21 de la Loi électorale (LE) ne concerne que l\u2019élection ou la nomination d\u2019un chef de parti au sens de la [loi] et non celle d\u2019un quelque autre dirigeant de parti ».Le Devoir LOI ÉLECTORALE Québec solidaire joue sur les mots, dit de Santis Nous analysons les possibilités de modi?er la Loi électorale a?n de clari?er cette situation Rita de Santis, ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques « » CYBERATTAQUE CONTRE YAHOO! Les États-Unis accusent des espions russes JACQUES NADEAU LE DEVOIR Une manif contre la brutalité policière relativement calme Une autopatrouille du Service de police de Montréal (SPVM) a été endommagée à coups de bâtons et quelques vitrines de commerces du centre-ville ont été fracassées mercredi soir, au cours d\u2019une manifestation contre la brutalité policière malgré tout plus calme qu\u2019à l\u2019habitude.Aux environs de 17 h, plus d\u2019une centaine de manifestants se sont donné rendez-vous à la place Si- mon-Valois, devenue un symbole de l\u2019«embourgeoisement » du secteur Hochelaga-Maisonneuve.Après avoir rendu hommage à deux Montréalais tués par des policiers, Donald Ménard et Alain Magloire, ils ont marché sur la rue Ontario sous forte escorte policière, jusqu\u2019au centre-ville.La manifestation a pris fin peu après 21 h, sans qu\u2019aucune arrestation n\u2019ait été effectuée.J O C E L Y N E R I C H E R à Québec L es citoyens québécois peuvent compter sur une nouvelle protectrice pour défendre leur droit d\u2019obtenir des services publics de qualité.L\u2019Assemblée nationale a confirmé mercredi la nomination de Marie Rinfret au poste de Protecteur du citoyen.Elle succède à Raymonde Saint-Germain, nommée dernièrement au Sénat, à la tête de cet organisme, qui vient périodiquement relever les trous dans le filet de protection sociale.Mme Rinfret a une longue feuille de route dans l\u2019administration publique québécoise, plus particulièrement dans la gestion pendant plusieurs années du dossier de l\u2019équité salariale pour les femmes.Elle occupait le poste de vice- présidente de la Commission des normes, de l\u2019équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) et avait la responsabilité de l\u2019équité salariale.Elle était auparavant présidente de la Commission de l\u2019équité salariale, depuis 2011, avant que l\u2019organisme soit fusionné avec d\u2019autres pour former la CNESST.Son nom est associé à la Commission de l\u2019équité salariale depuis 2001.Fér ue de justice sociale, Mme Rinfret est avocate de formation, membre du Barreau depuis 1980.Mercredi, la nomination de Mme Rinfret a reçu 87 votes favorables, aucun contre et 16 abstentions provenant des députés caquistes, qui contestent le processus de nomination en vigueur.Les caquistes souhaiteraient que plusieurs candidatures soient soumises par le gouvernement aux par tis d\u2019opposition, au lieu d\u2019être placés devant le fait accompli.La Presse canadienne Marie Rinfret nommée protectrice du citoyen O ttawa \u2014 L\u2019ombudsman des pénitenciers fédéraux constate une forte baisse du recours à l\u2019isolement cellulaire depuis deux ans, mais il note par contre que cer tains détenus sont confinés en isolement une bonne partie de la journée dans leur propre cellule plutôt que d\u2019être envoyés «au trou».Le Bureau de l\u2019enquêteur correctionnel, Ivan Zinger, révèle qu\u2019au début de l\u2019an dernier, environ 400 détenus étaient placés en isolement cellulaire chaque jour dans un pénitencier fédéral, soit environ deux fois moins qu\u2019en 2013-2014.Dans un rappor t déposé mardi soir, l\u2019enquêteur correctionnel indique que la durée moyenne de ces isolements cellulaires est passée de 44 jours il y a 10 ans à 26 jours l\u2019an dernier.Le nombre d\u2019admissions à l\u2019isolement cellulaire l\u2019an dernier n\u2019a jamais été non plus aussi bas en 10 ans \u2014 et il est passé de 8321 en 2015 à 6782 en 2016.Selon M.Zinger, cette tendance à la baisse, qui se poursuit cette année, est attribuable à un changement de mentalité chez les cadres supérieurs à Service correctionnel du Canada.La Presse canadienne Baisse du recours à l\u2019isolement cellulaire L E D E V O I R , L E J E U D I 1 6 M A R S 2 0 1 7 ACTUALITES A 3 E n 1995, Jean-François Lisée, alors « conseiller à l\u2019ouver ture » de Jacques Parizeau, avait dû mettre tous ses talents de diplomate à profit pour négocier l\u2019alliance entre le PQ, le Bloc québécois et l\u2019ADQ en vue du référendum.Cela n\u2019allait pas de soi.Il avait d\u2019abord fallu faire accepter à M.Parizeau l\u2019idée d\u2019un « partenariat » avec le reste du Canada auquel il ne croyait pas, mais sans lequel Mario Dumont, déjà réfractaire à la social-démocratie péquiste, n\u2019aurait pas embarqué.Après les résultats décevants de l\u2019élection de septembre 1994, Lucien Bouchard jugeait M.Parizeau trop pressé, et ce dernier trouvait les deux autres bien timorés.Sans parler des relations personnelles entre les trois hommes.Si MM.Bouchard et Dumont entretenaient une véritable relation père-fils, aucun des deux n\u2019avait d\u2019atomes crochus avec M.Parizeau.Le chef de l\u2019ADQ ne voulait même pas être photographié en compagnie du premier ministre péquiste.L\u2019entente tripartite de juin, à laquelle la question référendaire faisait référence, n\u2019aurait sans doute pas survécu à une victoire du oui.L\u2019expérience de 1995 sera certainement très utile à M.Lisée, qui aura fort à faire pour préserver le nouveau ménage à trois qu\u2019il souhaite former avec Martine Ouellet et Gabriel Na- deau-Dubois, qui s\u2019annonce aussi houleux que celui dont il a été l\u2019architecte il y a 22 ans.De toute évidence, il en est conscient, et il semble disposé à mettre autant d\u2019eau dans son vin qu\u2019il avait jadis conseillé à M.Parizeau de le faire.Encore faut-il que cela demeure du vin.?Comme Gilles Duceppe, François Gendron et bien d\u2019autres, le chef du PQ a tout de suite vu l\u2019incompatibilité entre les rôles de chef du Bloc québécois et de député à l\u2019Assemblée nationale, que Martine Ouellet et ses partisans inconditionnels refusent de reconnaître, mais il est prêt à avaler la couleuvre, quitte à subir les sarcasmes de François Legault, qui l\u2019a exhorté à «mettre son pied à terre».« Ce n\u2019est pas mon rôle d\u2019alimenter la polémique », plaide-t-il.Il n\u2019a surtout pas intérêt à provoquer sa nouvelle vis-à-vis bloquiste, qui a montré de quel bois elle se chauffe durant la course à la succession de Pierre Karl Péladeau.Mme Ouellet a beau reconnaître qu\u2019il appartient au PQ de fixer l\u2019échéancier référendaire, nul ne peut savoir à quel moment elle redécouvrira qu\u2019il est contrôlé par une bande de «provincialistes» prêts à se satisfaire de la première limousine venue.Mieux vaut la flatter dans le sens du poil.De toute manière, tant que le PQ est dans l\u2019opposition, les impatients du Bloc n\u2019ont rien à gagner à jouer les matamores.Si jamais M.Li- sée devenait premier ministre et qu\u2019une fenêtre s\u2019ouvrait soudainement, par exemple si l\u2019Écosse ou la Catalogne accédaient à l\u2019indépendance, il serait toujours temps de réclamer qu\u2019il presse le pas.?La cohabitation avec QS s\u2019annonce encore plus délicate.Gabriel Nadeau-Dubois n\u2019est pas encore officiellement co-porte-parole ni député de Gouin, mais les 4000 nouveaux membres que QS dit avoir recrutés depuis l\u2019annonce de sa double candidature laissent peu de doute sur l\u2019ascendant qu\u2019il exercera sur son nouveau parti.Qui plus est, M.Nadeau-Dubois et Mme Ouellet semblent faits pour former un couple au sein du ménage à trois, comme c\u2019était le cas de Lucien Bouchard et de Mario Dumont.Non seulement ils partagent la même méfiance envers M.Lisée, mais ils ne sont pas en concurrence sur le terrain électoral, comme le sont le PQ et QS.À moins de verser dans l\u2019autoflagellation, le chef péquiste ne pouvait pas laisser passer la malheureuse déclaration de GND af firmant que l\u2019ensemble de la classe politique avait trahi le Québec depuis 30 ans, mais il semble prêt à sacrifier beaucoup sur l\u2019autel de la « convergence », quitte à créer des remous au sein de son parti.Le Journal de Montréal rapportait mercredi les propos du député péquiste de Rimouski, Harold Lebel, qui a partagé dans les médias sociaux l\u2019image d\u2019une pancarte aux couleurs de QS expliquant «comment gagner Rimouski en 2018».Furieux, il a lancé: «Voilà la façon de converger de mes amis QS» ! Le problème est qu\u2019il n\u2019y a pas réciprocité d\u2019intérêts dans une éventuelle alliance.Le PQ a besoin de la collaboration de QS pour prendre le pouvoir, mais QS restera dans l\u2019opposition de toute manière.Ses exigences risquent donc d\u2019être disproportionnées.La CAQ est visiblement déterminée à tirer profit de ce flirt.Depuis le début de la semaine, François Legault évoque le « syndrome GND » dont M.Lisée serait atteint et qui le pousse à s\u2019opposer aux baisses d\u2019impôt qui soulageraient les familles québécoises.La question est aussi vieille que le monde : jusqu\u2019où faut-il pousser le compromis pour sauver son ménage ?mdavid@ledevoir.com Ménage à trois MICHEL DAVID JACQUES NADEAU LE DEVOIR Tempête ou pas, il faut quand même sortir le chien, non?P H I L I P P E O R F A L I L e bilan de la tempête qui s\u2019est abattue sur le Québec et les régions limitrophes continuait de s\u2019alourdir mercredi soir, au moins six Canadiens \u2014 dont cinq Québécois \u2014 et six Américains ayant péri en raison des intempéries, qui devraient enfin toucher à leur fin jeudi.La tempête qui s\u2019est amorcée mardi s\u2019éloigne peu à peu vers le nord-est, mais plusieurs régions devraient encore être af fectées par la neige et la poudrerie dans le centre du Québec ce jeudi.Dans l\u2019est, le mauvais temps persiste le long du fleuve et du golfe Saint-Laurent.«Sur le centre du Québec, entre 5 et 10 centimètres de neige supplémentaires » étaient attendus au cours de la nuit de mercredi à jeudi, et jusqu\u2019à « 20 centimètres supplémentaires » sont prévus jeudi, selon Environnement Canada.Pas moins de 37 cm de neige se sont abattus sur la métropole au cours des derniers jours, tandis qu\u2019en Estrie un record de 50 centimètres a été atteint à Granby.Des vents dépassant les 100 km par heure ont contribué à rendre particulièrement difficile la plus importante tempête de la saison.Ces bourrasques pourraient également expliquer les nombreux décès enregistrés autant au Québec qu\u2019en Ontario et aux États-Unis.Dans la région de Montmagny, deux hommes sont morts après avoir été coincés pendant plus de huit heures dans leur véhicule enlisé dans la neige à Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud.«Trois autres personnes, deux femmes de 27 et 37 ans ainsi qu\u2019un homme de 40 ans, ont été secourues», a indiqué Martine Asselin, de la SQ.Un appel aurait été fait au 911 aux environs de 23 h 30 mardi soir, selon la Sûreté du Québec.Des policiers et ambulanciers ont tenté de se rendre sur les lieux, en vain, l\u2019état des routes et les conditions climatiques ne le permettant pas.Des motoneigistes de la SQ ont alors, à leur tour, tenté de se rendre auprès des deux hommes en détresse, mais leurs propres véhicules se sont enlisés dans la neige.Des efforts visant à se rendre au véhicule à pied ou par hélicoptère ont également dû être abandonnés.On ignorait mercredi si les deux hommes étaient morts de froid ou si une autre cause, telle une intoxication au monoxyde de carbone, expliquait leur décès.Non loin de la frontière ontarienne, un camionneur a pour sa part perdu la vie dans un brasier ayant pris naissance à la suite d\u2019un carambolage de dix véhicules, sur l\u2019autoroute 20.Un autre décès est survenu à Saint-Wenceslas à la suite d\u2019une sortie de route sur l\u2019autoroute 555.Happé par une déneigeuse Un homme de 58 ans a par ailleurs été frappé de plein fouet par une déneigeuse dans la région de Chaudière-Appalaches.Le quinquagénaire a été happé alors qu\u2019il circulait à pied sur la rue Principale à Saint-Anselme vers 6 h mercredi matin.Un véritable blizzard s\u2019abattait alors sur la région.L\u2019homme serait décédé sur le coup, selon les autorités.Le conducteur de la déneigeuse a dû être traité pour un choc nerveux.Il semble qu\u2019il n\u2019ait pas vu la victime avant de la frapper.Il est fort possible que l\u2019homme de 58 ans n\u2019ait pas vu le véhicule lui non plus, en raison des vents violents et de la faible visibilité qui prévalait alors.Un mort en Ontario, six aux États-Unis L\u2019Ontario n\u2019est pas en reste, puisqu\u2019un camionneur a perdu la vie pendant un carambolage de trente véhicules sur l\u2019autoroute 401, non loin de Kingston.L\u2019accident majeur a mené à la fermeture complète de l\u2019autoroute et à l\u2019hospitalisation de 29 personnes, dont 13 employés des services de secours exposés à des substances toxiques.Le conducteur d\u2019un véhicule semi-remorque a perdu la vie.La tempête a aussi coûté la vie à au moins six Américains, dans les États du Wisconsin, du Massachusetts, de New York, du Connecticut et du New Hampshire.Les victimes sont âgées de 16 à 76 ans.Retour à la normale Les opérations de déneigement battront leur plein jeudi.Air Canada prévoit pour sa part un retour progressif à la normale, le nombre d\u2019avis aux passagers étant passé de 21 mercredi à seulement quatre, jeudi.De nombreux vols continuaient d\u2019être retardés ou annulés à l\u2019aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal, mais on s\u2019attendait à une amélioration de la situation jeudi matin.Le Devoir La tempête a fait cinq morts au Québec Dans la région de Montmagny, deux des cinq automobilistes coincés sur une route de campagne étaient décédés à l\u2019arrivée des secours A L E X A N D R E S H I E L D S L e climat change, et avec lui le visage de l\u2019hiver québécois.Les tempêtes de neige majeures, à l\u2019image de celle qui a balayé la province au cours des dernières heures, pourraient ainsi devenir plus fréquentes, et ce, même si on s\u2019attend à un recul des précipitations annuelles au cours des prochaines années.Une situation qui imposera aux autorités de s\u2019adapter à une nouvelle réalité.Le directeur général d\u2019Ouranos, Alain Bourque, estime ainsi que les phénomènes hivernaux extrêmes risquent de prendre davantage de place dans le paysage météorologique des prochaines décennies au Québec.« Il sera peut-être moins fréquent d\u2019avoir à déneiger de grandes quantités de neige réparties tout au long de l\u2019hiver, puisque les quantités annuelles de neige devraient diminuer.Mais il faut être prêts à faire face à des tempêtes plus spectaculaires », explique le scientifique, qui œuvre au sein du réputé consortium sur la climatologie.«On se dit parfois que, s\u2019il y a moins de neige, nous aurons moins besoin d\u2019équipements.Mais attention.Il est vrai qu\u2019il y aura moins de tempêtes en moyenne, mais elles pourraient être passablement plus spectaculaires que ce qu\u2019on voyait dans le passé», ajoute M.Bourque.Il insiste d\u2019ailleurs sur la nécessité de mettre en place des mesures d\u2019adaptation pour faire face à des tempêtes comme celle qui a frappé le Québec cette semaine.Une tempête qui a d\u2019ailleurs amené son lot de critiques, en raison de la lenteur des autorités à répondre aux situations d\u2019urgence.Moins de neige Le « Plan d\u2019adaptation aux changements climatiques de l\u2019agglomération de Montréal 2015- 2020 » met lui aussi en lumière les tendances décrites par Alain Bourque.Le document démontre ainsi, au cours des dernières années, « une diminution d\u2019environ 20 % de la quantité de neige tombée annuellement sur l\u2019agglomération de Montréal, une tendance aussi observée dans la région du sud du Québec».Cependant, précise ce rapport, « le nombre d\u2019épisodes de neige abondante » a augmenté au cours des dernières décennies.Qui plus est, « lors des dernières années, on a assisté à une répartition des chutes de neige plus concentrées sur quelques événements extrêmes ».Une tendance que le document n\u2019associe toutefois pas précisément aux bouleversements climatiques.Chose certaine, la présence de neige dans le sud du Québec devrait globalement diminuer, si on se fie aux prévisions climatiques.Une situation qui pourrait avoir des impacts significatifs, puisque la neige joue un rôle majeur dans le cycle naturel.Le directeur général d\u2019Ouranos explique ainsi que la neige constitue un « entreposage naturel » d\u2019eau durant la saison froide.Lors de la fonte, cette eau ser t notamment de « recharge » aux cours d\u2019eau, à plusieurs écosystèmes, dont les milieux humides et la flore particulière du Québec, mais aussi aux terres agricoles.L\u2019eau de fonte sert en outre au remplissage essentiel des réservoirs des barrages d\u2019Hydro-Québec.Or, souligne M.Bourque, le recul des quantités de neige signifie que la « capacité naturelle de recharge» est de moins en moins importante.Pendant ce temps, la hausse globale des températures au cours de l\u2019été provoque une évaporation plus marquée, ce qui entraîne « des pénuries d\u2019eau qu\u2019on ne voyait pas auparavant », constate le scientifique.Le Devoir RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE L\u2019humeur changeante de nos hivers Il y aura moins de neige, mais plus de tempêtes spectaculaires, selon Ouranos Jean-François Lisée semble disposé à mettre autant d\u2019eau dans son vin qu\u2019il avait jadis conseillé à M.Parizeau de le faire L E D E V O I R , L E J E U D I 1 6 M A R S 2 0 1 7 A 4 A V I S L É G A U X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S L a s u i t e d e s a v i s s e t r o u v e e n p a g e A 5 AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre con nais sance de votre annonce et nous signaler i m m é d i a t e m e n t toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.POUR NOUS JOINDRE avisdev@ledevoir.com Tél.: 514-985-3344 // Fax : 514-985-3340 www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 15 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres Arrondissement du Sud-Ouest Direction des travaux publics Des soumissions sont demandées et devront être reçues avant 11 h, à la date ci-dessous mention - née, à l\u2019adresse suivante : Me Pascale Synnott, Secrétaire d\u2019arrondissement Bureau Accès Montréal 815, rue Bel-Air, 1er étage Montréal (Québec) H4C 2K4 Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 211633 Descriptif : Parc Louis-Cyr \u2013 Réfection du terrain de soccer Ouverture des soumissions : 5 avril 2017 Les soumissions reçues seront ouvertes publi - quement à l\u2019endroit susmentionné immédia - tement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la sou - mission, selon les modalités prévues au Cahier des clauses administratives générales (exécution de travaux) Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : pierre-luc.frigon@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du jeudi 16 mars 2017 sur le SEAO.Visite supervisée des lieux : N/A Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électro - nique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consul - tant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 16 mars 2017 Pascale Synnott, avocate Secrétaire d\u2019arrondissement Appel d\u2019offres Avis public Demandes de dérogations mineures AVIS PUBLIC est par les présentes donné par la soussignée, Secrétaire substitut de l\u2019arrondissement d\u2019Outremont : 1° que l\u2019arrondissement doit statuer sur deux (2) demandes de dérogations mineures reçues par la Direction de l\u2019aménagement urbain et du patrimoine de l\u2019arrondissement, visant l\u2019immeuble situé au 21, avenue Beloeil et portant sur les objets suivants : \u2022 Autoriser une marge de recul de 5.91 mètres plutôt que de 6 mètres, dérogeant à l\u2019article 7.14 du Règlement de zonage (1177); \u2022 Autoriser une marge latérale de 1.86 mètre au lieu de 1.98 mètre dérogeant à l\u2019article 2.4 du Règlement de zonage (1177) ainsi qu\u2019à la grille des usages et des normes de la zone RA-13; 2° que le conseil d\u2019arrondissement statuera sur ces demandes de dérogations mineures au cours de sa séance ordinaire devant se tenir à 19 h le lundi, 3 avril 2017 à la salle du conseil de l\u2019arrondissement située au 530, avenue Davaar à Outremont; 3° qu\u2019à cette occasion, toute personne intéressée pourra se faire entendre par le conseil sur ces demandes; 4° que dans l'éventualité où le conseil décidait d'accorder ces demandes de dérogations mineures, la marge de recul de 5.91 mètres ainsi que la marge latérale de 1.86 mètre, seront réputées conformes aux dispositions du règlement de zonage de l\u2019arrondissement.Pour de plus amples renseignements, veuillez vous adresser à la Direction de l\u2019aménagement urbain et du patrimoine, au 514 495-6234.Montréal, ce 16 mars 2017 Julie Desjardins, avocate Secrétaire substitut de l\u2019arrondissement Avis public Demandes de dérogations mineures AVIS PUBLIC est par les présentes donné par la soussignée, Secrétaire substitut de l\u2019arrondissement d\u2019Outremont : 1º que l\u2019arrondissement doit statuer sur deux (2) demandes de dérogations mineures reçues par la Direction de l\u2019aménagement urbain et du patrimoine de l\u2019arrondissement, visant la future cour de voirie de l\u2019arrondissement d\u2019Ou- tremont et portant sur les objets suivants : \u2022 Autoriser que la façade du bâtiment principal donnant sur le domaine public soit fenestrée sur 37 % de sa superficie au lieu du 80 % minimum établi par l\u2019article 25, alinéa 3 du Règlement numéro 06-069; \u2022 Autoriser que la façade latérale droite du bâtiment longeant la limite sud soit fenestrée sur 38 % de sa superficie au lieu du 60 % minimum établi par l\u2019article 31 du Règlement numéro 06-069.2º que le conseil d\u2019arrondissement statuera sur ces demandes de dérogations mineures au cours de sa séance ordinaire devant se tenir à 19 h le lundi, 3 avril 2017 à la salle du conseil de l\u2019arrondissement située au 530, avenue Davaar à Outremont; 3º qu\u2019à cette occasion, toute personne intéressée pourra se faire entendre par le conseil sur ces demandes; 4º que dans l\u2019éventualité où le conseil décidait d\u2019accorder ces demandes de dérogations mineures, la fenestration sur 37 % de la superficie de la façade du bâtiment principal donnant sur le domaine public ainsi que la fenestration sur 38 % de la superficie de la façade du bâtiment longeant la limite sud, seront réputées conformes aux dispositions du règlement de zonage de l\u2019arrondissement.Pour de plus amples renseignements, veuillez vous adresser à la Direction de l\u2019aménagement urbain et du patrimoine, au 514 495-6234.Montréal, ce 16 mars 2017 Julie Desjardins, avocate Secrétaire substitut de l\u2019arrondissement Avis public Demande de dérogation mineure AVIS PUBLIC est par les présentes donné par la soussignée, Secrétaire substitut de l\u2019arrondissement d\u2019Outremont : 1º que l\u2019arrondissement doit statuer sur une demande de dérogation mineure reçue par la Direction de l\u2019aménagement urbain et du patrimoine de l\u2019arrondissement, visant l\u2019immeuble situé au 453, avenue Wiseman et portant sur l\u2019objet suivant : \u2022 Autoriser une clôture de 2,48 mètres alors que la hauteur maximale autorisée est de 2 mètres, dérogeant à l\u2019article 8.3 du Règlement de zonage (1177); 2º que le conseil d\u2019arrondissement statuera sur cette demande de dérogation mineure au cours de sa séance ordinaire devant se tenir à 19 h le lundi, 3 avril 2017 à la salle du conseil de l\u2019arrondissement située au 530, avenue Davaar à Outremont; 3º qu\u2019à cette occasion, toute personne intéressée pourra se faire entendre par le conseil sur cette demande; 4º que dans l\u2019éventualité où le conseil décidait d\u2019accorder cette demande de dérogation mineure, la clôture de 2,48 mètres, sera réputée conforme aux dispositions du règlement de zonage de l\u2019arrondissement.Pour de plus amples renseignements, veuillez vous adresser à la Direction de l\u2019aménagement urbain et du patrimoine, au 514 495-6234.Montréal, ce 16 mars 2017 Julie Desjardins, avocate Secrétaire substitut de l\u2019arrondissement Avis public Demande de dérogation mineure AVIS PUBLIC est par les présentes donné par la soussignée, Secrétaire substitut de l\u2019arrondissement d\u2019Outremont : 1º que l\u2019arrondissement doit statuer sur une demande de dérogation mineure reçue par la Direction de l\u2019aménagement urbain et du patrimoine de l\u2019arrondissement, visant l\u2019immeuble situé au 455, avenue Wiseman et portant sur l\u2019objet suivant : \u2022 Autoriser une clôture de 2,48 mètres alors que la hauteur maximale autorisée est de 2 mètres, dérogeant à l\u2019article 8.3 du Règlement de zonage (1177); 2º que le conseil d\u2019arrondissement statuera sur cette demande de dérogation mineure au cours de sa séance ordinaire devant se tenir à 19 h le lundi, 3 avril 2017 à la salle du conseil de l\u2019arrondissement située au 530, avenue Davaar à Outremont; 3º qu\u2019à cette occasion, toute personne intéressée pourra se faire entendre par le conseil sur cette demande; 4º que dans l\u2019éventualité où le conseil décidait d\u2019accorder cette demande de dérogation mineure, la clôture de 2,48 mètres, sera réputée conforme aux dispositions du règlement de zonage de l\u2019arrondissement.Pour de plus amples renseignements, veuillez vous adresser à la Direction de l\u2019aménagement urbain et du patrimoine, au 514 495-6234.Montréal, ce 16 mars 2017 Julie Desjardins, avocate Secrétaire substitut de l\u2019arrondissement DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS La réception des soumissions prévue pour le 17 mars 2017 avant 11 h est reportée au 29 mars 2017 avant 11 h au bureau d\u2019arrondissement, à l\u2019attention de Me Pascale Synnott, secrétaire d\u2019arrondissement, au 815, rue Bel-Air, 1er étage, Montréal (Québec) H4C 2K4 pour : Titre : PARC DE L\u2019ANCIENNE-COUR-DE-TRIAGE \u2013 INSTALLATION DE PANNEAUX ÉLECTRIQUES ET CONSTRUCTION DE MASSIFS Soumission : 211704 Ouverture des soumissions : mercredi le 29 mars 2017 à 11 h Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres sont disponibles depuis le 2 mars 2017 sur le site Internet du Service Électronique d\u2019Appels d\u2019Offres (SÉAO) Renseignements : Veuillez communiquer toute demande de renseignement par courriel à monsieur Pierre Caron, ingénieur, à l\u2019adresse suivante : pierreacaron@ville.montreal.qc.ca.Montréal, le 16 mars 2017.Pascale Synnott, avocate Secrétaire d\u2019arrondissement Appel d\u2019offres ADOPTION ET ENTRÉE EN VIGUEUR AVIS PUBLIC est par les présentes donné que le conseil d\u2019arrondissement de Villeray\u2013Saint- Michel\u2013Parc-Extension a adopté, lors de sa séance extraordinaire tenue le 22 décembre 2016, le règlement suivant : RCA16-14007 : Règlement autorisant un emprunt de 2 931 000 $ pour la réalisation du programme de protection des bâtiments de l\u2019arrondissement.Le ministère des Affaires municipales et de l\u2019Occupation du territoire a approuvé le règlement RCA16-14007 le 10 mars 2017.Toute personne intéressée peut consulter ce règlement au Bureau Accès Montréal situé au 405, avenue Ogilvy, du lundi au vendredi, aux heures habituelles de bureau.Le règlement peut également être consulté sur le site internet de la Ville à l\u2019adresse suivante : www.ville.montreal.qc.ca/reglements.PRENEZ EN OUTRE AVIS que ce règlement entre en vigueur conformément à la loi.Le 16 mars 2017 La secrétaire d\u2019arrondissement, Me Danielle Lamarre Trignac, avocate, M.A.Avis public Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 17-15955 Acquisition de cent (100) automobiles électriques, Chevrolet Bolt EV L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 20 mars 2017 est reportée au 27 mars 2017 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, le 16 mars 2017 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Service des grands parcs, du verdissement et Mont-Royal Bureau de projets d'aménagement - Grands parcs Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 16-6854 Descriptif : Parc Jeanne-Mance \u2013 Réaménagement des terrains de tennis L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le, 20 mars 2017, est reportée au 22 mars 2017, à 10 h 30, au service du greffe de la Ville de Montréal, à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6.Montréal, le 16 mars 2017 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d'offres : 17-15909 Fourniture et livraison de batardeaux et leurs accessoires pour les structures de dérivation des intercepteurs nord et sud de la Ville de Montréal L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 15 mars 2017 est reportée au 20 mars 2017 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, le 16 mars 2017 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l\u2019affaire de la faillite de : 9227-6492 QUÉBEC INC., société légalement constituée ayant sa place d'affaires en la Ville de Otterburn Park et division de Saint- Hyacinthe, province de Québec au 503, Prince-Arthur, Otterburn Park (Québec) J3H 1K5.AVIS est par la présente donné que 9227-6492 QUÉBEC INC., a déposé une cession le 7e jour de mars 2017 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 27e jour de mars 2017 à 11 h 45 au bureau du syndic, 1255, boul.Robert- Bourassa, bureau 1515, Montréal, QC H3B 3X2.DONNÉ à Montréal, ce 16e jour de mars 2017.DE BILLY-TREMBLAY & ASSOCIÉS INC.1255, boul.Robert-Bourassa, bureau 1515, Montréal QC H3B 3X2 Tél.: (514) 875-1363 Téléc.: (514) 875-1336 www.debilly-tremblay.com AUX PERSONNES INTÉRESSÉES AYANT LE DROIT DE SIGNER UNE DEMANDE DE PARTICIPATION À UN RÉFÉRENDUM SECOND PROJET DE RÈGLEMENT MODIFIANT LE RÈGLEMENT D\u2019URBANISME DE L\u2019ARRONDISSEMENT DU SUD-OUEST (01-280) AFIN D\u2019INTERDIRE LES CAFES-TERRASSES DANS LE SECTEUR GRIFFINTOWN ET AFIN D\u2019AUTORISER LES CAFES-TERRASSES DANS LES AUTRES COURS POUR LES ETABLISSEMENTS ADJACENTS A DES SECTEURS D\u2019HABITATION SOUS CONDITION D\u2019UNE DISTANCE LIMITATIVE AVIS EST DONNÉ aux personnes intéressées de l\u2019arrondissement du Sud-Ouest et des zones contigües des arrondissements de Verdun, de Côte-des-Neiges \u2013 Notre-Dame-de-Grâce, de Lasalle et de Ville-Marie : 1.APPROBATION RÉFÉRENDAIRE À la suite de l\u2019assemblée publique de consultation tenue le 23 février 2017, le conseil de l\u2019arrondissement a adopté le second projet de règlement ci-dessus mentionné lors de sa séance du 14 mars 2017.Ce second projet de règlement contient des dispositions qui peuvent faire l\u2019objet d\u2019une demande de la part des personnes intéressées des zones constituant l\u2019ensemble du territoire de l\u2019arrondissement du Sud-Ouest et des zones contigües à celles-ci afin qu\u2019un règlement qui les contient soit soumis à leur approbation conformément à la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités (RLRQ, chapitre E-2.2).2.OBJET DU SECOND PROJET DE RÈGLEMENT Ce second projet de règlement vise à assurer la quiétude des résidents en encadrant les cafés-terrasses reliés aux débits de boissons alcooliques dans le secteur Griffintown.À l\u2019heure actuelle, un café-terrasse peut être implanté sur le domaine privé s\u2019il est rattaché à un restaurant ou un débit de boissons alcooliques situé dans un secteur des catégories d\u2019usages C.2 à C.5 ainsi que des familles d\u2019usages industrie et équipements collectifs et institutionnels, en vertu de l\u2019article 363 du Règlement d\u2019urbanisme (01-280).Celui-ci sera modifié afin d\u2019interdire les cafés-terrasses sur l\u2019ensemble du territoire du secteur Griffintown.Le Règlement sur les usages conditionnels (RCA10 22016) fera éventuellement l\u2019objet de modifications afin d\u2019encadrer, sur demande, l\u2019implantation des cafés-terrasses par le biais de critères assurant leur intégration dans leur milieu d\u2019insertion.En outre, en vertu l\u2019article 367 du Règlement d\u2019urbanisme (01-280), l\u2019aménagement d\u2019un café-terrasse est permis uniquement en cour avant lorsque celui-ci est rattaché à un établissement adjacent à une zone dont la catégorie d\u2019usage principale est de la famille habitation.Il sera modifié afin d\u2019autoriser les cafés-terrasses dans les autres cours, à condition de respecter une distance minimale de 30 mètres entre la limite du café- terrasse et la limite du secteur adjacent de catégorie d\u2019usage principale de la famille habitation.3.DESCRIPTION DU TERRITOIRE Une demande relative à la modification de l\u2019article 363 du Règlement d\u2019urbanisme (01-280) peut provenir des zones concernées 0331,0363, 0368, 0385, 0390, 0400, 0402, 0407, 0409, 0410, 0415, 0424, 0427, 0430, 0437, 0449, 0453, 0454, 0457, 0464, 0496, 0536, 0543, 0544, 0546, 0547, 0548, 0549, 0550, 0551, 0552, 0553, 0554, 0555, 0556, 0571, 0572, 0573, 0574, 0575, 0576, 0577, 0578, 0579, 0580, 0581, 0582, 0583, 0584, 0588, 0604, 0605, ainsi que les zones contiguës à celles-ci 0004, 0301, 0311, 0320, 0321, 0336, 0339, 0346, 0350, 0354, 0361, 0563, 0388, 0393 situées sur le territoire de l\u2019arrondissement du Sud-Ouest, et les zones contiguës 0004, 0007, 0027, 0030, 0187, 0228, 0260, 0519, 0541 situées sur le territoire de l\u2019arrondissement Ville-Marie.Cette demande vise à ce que cette modification soit soumise à l\u2019approbation des personnes habiles à voter des zones à laquelle le règlement s\u2019applique et de celles de la zone contigüe d\u2019où provient une demande.Une demande relative à la modification de l\u2019article 367 du Règlement d\u2019urbanisme (01-280) peut provenir de n\u2019importe quelle zone située sur le territoire de l\u2019arrondissement du Sud-Ouest ou des zones contiguës 0004, 0007, 0010, 0016, 0027, 0030, 0033, 0064, 0096, 0099, 0143, 0169, 0187, 0190, 0228, 0260, 0301, 0455, 0519, 0541 situées sur le territoire de l\u2019arrondissement de Ville-Marie, 0257, 0303, 0403, 0472, 0563, 0595, 0706, 0759, 0778, 0798 et 0800 situées sur le territoire de l\u2019arrondissement de Côte-Des-Neiges\u2013Notre-Dame-de- Grâce, PR-904, I-901 et I-902 situées sur le territoire de l\u2019arrondissement de Lachine, I12-02, I12-67, C12-05, C12-06, H12-59, H12-57, P12-09, H12-47, H12-46, P12-52 et P01-14 situées sur le territoire de l\u2019arrondissement de Lasalle, et P01-01, C02-60, U02-62, P02-66, H02-67, H02-76, H02-81, H02-88, H02-91, H02-94, U02-95, H02- 96, H02-97, P02-98, H02-111, H02-113, C02-114, P02-01 et P01-11 situées sur le territoire de l\u2019arrondissement de Verdun) Cette demande vise à ce que cette modification soit soumise à l\u2019approbation des personnes habiles à voter des zones situées sur l\u2019ensemble du territoire de l\u2019arrondissement du Sud-Ouest auquel le règlement s\u2019applique ainsi que de toute zone contiguë d\u2019où provient une demande.Pour connaitre le numéro de la zone associée à une adresse précise, vous pouvez consulter la carte interactive de l\u2019arrondissement comme suit : http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/PAGE/ARROND_SOU_FR/MEDIA/DOCUMENTS/WWW_CI_SO.HTM, remplir le champ « se localiser » avec l\u2019adresse qui vous concerne, sélectionner la thématique « Zonage et unité de paysage » puis consulter la carte avec le curseur.4.Conditions de validité d\u2019une demande Pour être valide, toute demande doit : \u2022 identifier clairement les dispositions susceptibles d\u2019approbation référendaire qui en font l\u2019objet; \u2022 la zone d\u2019où elle provient; \u2022 être signée, dans le cas où il y a plus de 21 personnes intéressées de la zone d\u2019où elle provient, par au moins douze (12) d\u2019entre elles ou, dans le cas contraire, par au moins la majorité d\u2019entre elles; \u2022 être reçue au bureau de la secrétaire d\u2019arrondissement (815, rue Bel-Air, Montréal, Québec, H4C 2K4) dans les huit (8) jours de la publication du présent avis, soit au plus tard le vendredi 24 mars 2017 avant 16 h 30.De plus, chaque signataire doit être une personne intéressée selon les conditions exposées à la section 5.Le signataire (obligatoirement majeur au 14 mars 2017) indique, à côté de sa signature, son nom en majuscules, son numéro de téléphone, son adresse, le numéro d\u2019appartement et la qualité en vertu de laquelle il est une personne intéressée à signer (voir section 5 à cet effet : résident, propriétaire ou copropriétaire, occupant ou cooccupant d\u2019un lieu d\u2019affaires, représentant d\u2019une personne morale).5.CONDITIONS POUR ÊTRE UNE PERSONNE INTÉRESSÉE À SIGNER UNE DEMANDE 5.1 Est une personne intéressée toute personne qui, le 14 mars 2017, n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter, est majeure, de citoyenneté canadienne, n\u2019est pas en curatelle et qui remplit l\u2019une des deux conditions suivantes : - est domiciliée dans une zone d\u2019où peut provenir une demande et depuis au moins six (6) mois au Québec; - est, depuis au moins 12 mois, le propriétaire d\u2019un immeuble ou l\u2019occupant d\u2019un lieu d\u2019affaires, au sens de la Loi sur la fiscalité municipale (RLRL, chapitre F-2.1), situé dans une zone d\u2019où peut provenir une demande.5.2 Condition supplémentaire aux copropriétaires indivis d\u2019un immeuble et aux cooccupants d\u2019un lieu d\u2019affaires : être désigné, au moyen d\u2019une procuration signée par la majorité des copropriétaires ou cooccupants, comme celui qui a le droit de signer la demande en leur nom et d\u2019être inscrit sur la liste référendaire le cas échéant.Cette procuration doit être produite avant ou en même temps que la demande.5.3 Condition supplémentaire au droit de signer une demande par une personne morale : avoir désigné, parmi ses membres, administrateurs et employés, par résolution, une personne qui, le 14 mars 2017, est majeure, de citoyenneté canadienne, qui n\u2019est pas en curatelle et qui n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter selon la loi.Cette résolution doit être produite avant ou en même temps que la demande.Sauf dans le cas d\u2019une personne désignée à titre de représentant d\u2019une personne morale, nul ne peut être considéré comme une personne intéressée à plus d\u2019un titre conformément à l\u2019article 531 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités (RLRQ, chapitre E-2.2).6.ABSENCE DE DEMANDE Toute disposition de ce second projet de règlement qui n\u2019aura fait l\u2019objet d\u2019aucune demande valide pourra être incluse dans un règlement qui n\u2019aura pas à être approuvé par les personnes habiles à voter.7.CONSULTATION DU PROJET DE RÈGLEMENT Le second projet de règlement peut être consulté au bureau Accès Montréal situé au 815, rue Bel-Air, du lundi au vendredi, de 9 h à 17 h.Montréal, le 16 mars 2017 Mathieu Legault Secrétaire d\u2019arrondissement substitut AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE AVIS est par les présentes donné par Denyse Brissette en sa qualité de liquidatrice de la succession de Claude Brissette, né le 5 décembre 1929, décédé à Montréal, le 11 octobre 2016 et domicilié au 1464 de la rue Ayl- win, à Montréal, Québec, H1W 3B7, que l'inventaire successoral a été dressé et qu'il peut être consulté par les intéressés à l'étude de Liliane Mayrand-Pro- vencher, notaire, 3714, Ontario Est, bur.101, Montréal, H1W 1R9.AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est donné de la clôture d'inventaire de la succession de Madame Eleanore Book, de la ville de Westmount, Québec, qui est décédée le 17 avril 2014, et que l'inventaire peut être consulté par les intéressés, aux bureaux de Borden Ladner Ger- vais, 1000 de la Gauchetière Ouest, Bureau 900, Montréal, Québec, H3B 5H4. P A U L I N E G R A V E L D es chercheurs français ont découver t un marqueur qui permet de repérer les cellules sanguines qui servent de cachette au virus du sida.Ce marqueur pourrait devenir une cible de choix pour éliminer complètement le virus de l\u2019organisme des personnes traitées, mais qui demeurent toujours séropositives.La combinaison de thérapies rétrovirales permet actuellement de supprimer la réplication du VIH dans les cellules du système immunitaire appelées lymphocytes T CD4.Toutefois, une petite proportion de ces cellules continue néanmoins d\u2019héberger silencieusement le virus.Ces cellules dites réservoirs sont responsables de la persistance du virus même chez les patients sous traitement dont la charge virale est indétecta- ble.Ces virus peuvent demeurer ainsi en latence pendant plusieurs dizaines d\u2019années en échappant à la réponse immunitaire et aux antirétroviraux et sans que toute protéine virale soit détectable.Si les patients cessent leur traitement, ces virus secrets commencent à se répliquer et la maladie refait sur face.C\u2019est pour cette raison qu\u2019il n\u2019existe actuellement pas de traitement pour guérir définitivement les séropositifs, qui sont contraints de prendre des médicaments à vie pour juguler l\u2019infection.Les scientifiques cherchaient donc depuis plusieurs années des moyens de repérer ces cellules réservoirs pour ensuite les éliminer.Des chercheurs français du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) ont d\u2019abord trouvé en laboratoire sur des préparations de cellules in vitro que seules les cellules T CD4 qui couvaient des virus portaient une protéine particulière à leur surface qui les différenciait des autres cellules T CD4 exemptes de virus.Cible séduisante Dans les tests réalisés à par tir du sang des patients infectés par le VIH, les chercheurs ont ensuite réussi à repérer cette protéine, baptisée « CD32a », à la surface des cellules réservoirs pour le virus, et cette protéine était absente des cellules saines.La découverte de cette protéine «CD32a», qui fait l\u2019objet d\u2019un article dans la revue Nature, pourrait devenir une cible séduisante pour mettre au point des médicaments qui pourraient empêcher le virus de se maintenir de façon furtive, font valoir les chercheurs.« À plus long terme, elle devrait déboucher sur des stratégies thérapeutiques visant à éliminer de l\u2019organisme le virus latent », ajoute le CNRS dans un communiqué.Le marqueur n\u2019a toutefois été trouvé que dans la moitié environ des cellules réservoirs T CD4, fait remarquer Douglas Richman de l\u2019Université de Californie à San Diego, dans un commentaire dans Nature.« Il reste également à déterminer si cette protéine est un bon marqueur pour les lymphocytes T CD4 qui se trouvent ailleurs que dans le sang, dans les ganglions lymphatiques, la moelle osseuse, l\u2019intestin et d\u2019autres tissus qui pourraient contenir également des réservoirs », a-t-il ajouté.Le Devoir Une nouvelle piste pour éliminer le VIH L E D E V O I R , L E J E U D I 1 6 M A R S 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 5 AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l\u2019affaire de la faillite de DEP Distribution Exclusive Ltée Avis est par les présentes donné que la faillite de DEP Distribution Exclusive Ltée est survenue le 13 mars, 2017 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 30 mars, 2017, à 14H00, au bureau du Séquestre Officiel, Édifice Sun Life, 1155 rue Metcalfe, bureau 1071, Montréal, Québec.DEVLETIAN & ASSOCIÉS INC.Syndic autorisé en insolvabilité Jerry J.Devletian CPA, CA, CIRP, LIT 5000, Jean-Talon O., bureau 210, Montréal Québec H4P 1W9 Téléphone: (514) 777-8888 AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis de la clôture d'inventaire des biens de la succession de Muhammad Wasim SHAH, décédé le seize octobre deux mille seize, en son vivant résidant au 4368, 5ième Rue à Laval (Québec) H7W 2E6.Lequel inventaire peut être consulté par les personnes intéressées à l'étude du notaire Robert Piché, 4419 Boulevard Samson, Laval (Québec) H7W 2G8.Me Robert Piché, Notaire Avis public Demande de dérogation mineure AVIS PUBLIC est par les présentes donné par la soussignée, Secrétaire substitut de l\u2019arrondissement d\u2019Outremont : 1° que l\u2019arrondissement doit statuer sur une demande de dérogation mineure reçue par la Direction de l\u2019aménagement urbain et du patrimoine de l\u2019arrondissement, visant l\u2019immeuble situé au 821, avenue Pratt et portant sur l\u2019objet suivant : \u2022 Autoriser l\u2019agrandissement d\u2019un bâtiment dérogatoire, malgré l\u2019article 5.3 du Règlement de zonage (1177); 2° que le conseil d\u2019arrondissement statuera sur cette demande de dérogation mineure au cours de sa séance ordinaire devant se tenir à 19 h le lundi, 3 avril 2017 à la salle du conseil de l\u2019arrondissement située au 530, avenue Davaar à Outremont; 3° qu\u2019à cette occasion, toute personne intéressée pourra se faire entendre par le conseil sur cette demande; 4° que dans l'éventualité où le conseil décidait d'accorder cette demande de dérogation mineure, l\u2019agrandissement du bâtiment dérogatoire sera réputé conforme aux dispositions du règlement de zonage de l\u2019arrondissement.Pour de plus amples renseignements, veuillez vous adresser à la Direction de l\u2019aménagement urbain et du patrimoine, au 514 495-6234.Montréal, ce 16 mars 2017 Julie Desjardins, avocate Secrétaire substitut de l\u2019arrondissement Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d'offres : 17-15917 Acquisition de dix (10) véhicules de marque Ford, modèle Police Interceptor L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 15 mars 2017 est reportée au 20 mars 2017 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, le 16 mars 2017 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d'offres : 17-15850 Sites pour la disposition, l\u2019élimination, le traitement des sols contaminés ainsi que des matières résiduelles présentes dans les sols L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 15 mars 2017 est reportée au 29 mars 2017 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, le 16 mars 2017 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres AVIS est par les présentes donné par Janyne Provencher en sa qualité de liquidatrice de la succession de Claude Provencher, né le 4 juin 1947, décédé le 21 novembre 2016 à Montréal, domicilié au 10209 de Lille, Montréal Québec, H2B2P9, que l'inventaire successoral a été dressé et qu'il peut être consulté par les intéressés à l'adresse suivante: 4856 de Bellechasse, Montréal Québec, H1T1Z4 Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de Sylvain ÉTHIER, en son vivant domicilié au 395 Des Camélias, Ville de Sainte-Thérèse, province de Québec, survenu le 16 septembre 2016, un inventaire des biens du défunt a été fait par la liquidatrice successorale, Izaskun Ibarra.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Louis Desjardins, notaire au 247 rue Westgate, Ville de Ro- semère, province de Québec.Donné ce 14 mars 2017 Izaskun Ibarra liquidatrice CANADA COUR DU QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL (Chambre civile) NO.: 500-02-218092-166 EMMANUEL MONESTIME Partie demanderesse c.SHIYING PAN Partie défenderesse Et BANQUE ROYALE DU CANADA Tiers-saisi Avis public de notification (articles 135 et 136 C.p.c.) Avis est donné à Shiying Pan de vous présenter au greffe civil du district de Montréal situé au 1, rue Notre-Dame Est à Montréal dans les 30 jours afin de recevoir l'avis d'exécution et la déclaration du tiers-saisi qui y ont été laissés à votre attention suite au jugement rendu en date du 1er septembre 2016.Le présent avis est publié à la demande de Julie Côté, huissier, qui a tenté sans succès de vous signifier l'avis d'exécution et la déclaration du tiers-saisi.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.Repentigny, ce 13 mars 2017 Julie Côté, Huissier de justice CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE JOLIETTE AVIS PUBLIC COUR MUNICIPALE VILLE DE REPENTIGNY VS BURNHAM, Faith (08-01-1934), ROBITAILLE, Vanessa (27-03-1989), GOULET, Thommy (13-01-1989) PAR ORDRE DE LA COUR Les intimés sont par les présentes, requis d'enregistrer un plaidoyer dans les 30 jours de la présente signification, à la Cour Municipale de Repentigny, située au 1, montée des Arsenaux à Repentigny, J5Z 2C1 Une copie du constat d'infraction est déposée au greffe de cette Cour.Prenez de plus avis, qu'à défaut d'enregistrer un plaidoyer, un jugement sera prononcé contre vous sans autre avis.Marie-Claude Roux, greffière Cour Municipale de Repentigny TOUSIGNANT RODRIGUE VEILLEUX MATHIEU, NOTAIRES AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE ( C.c.Q., art.795) Avis est par les présentes donné, qu'à la suite du décès de Léonce Salvas, en son vivant domicilié au 16750, boulevard Lacroix (Québec) G5Y 8G9, survenu le 1er octobre 2016, un inventaire des biens du défunt a été fait par le liquidateur, Georges Salvas, le 9 mars 2017, devant Me Manon Tousignant, notaire, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l'étude de Me Manon TOUSIGNANT, notaire sise au 11165, 2e Avenue, Ville de Saint-Georges (Québec), G5Y 1V9.Donné ce 10 mars 2017.Me Manon TOUSIGNANT, notaire AVIS LÉGAUX EDGARD GARRIDO ASSOCIATED PRESS Les scientifiques cherchent donc depuis plusieurs années des moyens de repérer ces cellules réservoirs, responsables de la persistance du virus même chez les patients sous traitement dont la charge virale est indétectable, pour ensuite les éliminer.P A U L I N E G R A V E L S elon une étude publiée au- jourd\u2019hui dans la revue Nature, l\u2019ajout de biocarburant issu d\u2019huile de caméline au carburant conventionnel utilisé par les réacteurs d\u2019avion réduit de 50 à 70 % le nombre et la masse des particules volatiles et non volatiles émises lors de vols en haute altitude.Les biocarburants représentent une option intéressante pour l\u2019aviation étant donné qu\u2019ils contiennent très peu ou pas de soufre et de composés aromatiques, contrairement aux carburants à base de pétrole.De ce fait, ils permettent de réduire les émissions de sulfates et de particules de suie par les réacteurs, qui ont un impact sur la qualité de l\u2019air ainsi que sur la formation de nuages de condensation, ces typiques traînées blanches que produisent les avions en vol dans leur sillage.Les auteurs de l\u2019étude rappellent d\u2019entrée de jeu que ces nuages de condensation affectent le climat.« Les émissions d\u2019aérosols par les avions induisent la formation de cirrus.Ces nuages persistants [ressemblant à de fins filaments blancs] qui sont dispersés dans le ciel absorbent le rayonnement solaire, ce qui contribue à accroître la température de l\u2019atmosphère», explique Anthony Brown, ingénieur en aérodynamique à l\u2019Institut de recherche en aérospatiale du Conseil national de recherches du Canada (CNRC).«Quand l\u2019humidité de l\u2019atmosphère est saturée, les fines particules qui sont relâchées par les réacteurs d\u2019avion constituent des noyaux autour desquels se condense la vapeur d\u2019eau.C\u2019est ainsi que se forment les caractéristiques nuages de condensation à l\u2019arrière des avions en vol.» Diminution des particules Dans leur étude, les chercheurs ont procédé à des prélèvements des gaz d\u2019échappement d\u2019un DC-8 de la NASA filant à sa pleine vitesse de croisière à une altitude variant entre 9000 et 11 000 mètres.Certains réservoirs de cet avion étaient remplis de carburant conventionnel tandis que d\u2019autres contenaient un mélange composé de 50 % de bio- carburant issu d\u2019huile de caméline et de 50 % de carburant à base de pétrole, mais à faible teneur en soufre.Les prélèvements étaient effectués depuis un avion de recherche de la NASA, du Centre aérospatial d\u2019Allemagne et du CNRC qui suivait le DC-8 de la NASA à une distance de 30 à 150 mètres afin que les panaches de gaz provenant des différents réacteurs (étant alimenté par des carburants dif férents) n\u2019aient pas eu le temps de se mélanger.Les chercheurs ont ainsi pu observer que les émissions de particules volatiles, telles que des sulfates et des nitrates, et de particules non volatiles, soit principalement des particules de suie (ou carbone noir), qui résultaient de la combustion du mélange contenant le bio- carburant étaient réduites de 50 à 70 % par rapport à celles provenant de la combustion du carburant à base de pétrole.Cette réduction était toutefois un peu moins prononcée (elle était de 25 %) lorsque les moteurs déployaient leur poussée maximale.«En diminuant le nombre de particules de suie émises, le bio- carburant réduit du coup le nombre de noyaux de condensation, et de ce fait la formation de nuages de condensation», résume M.Brown.«Nous devons toutefois accumuler de plus amples données, car nos résultats actuels présentent un écart-type [variation autour de la valeur moyenne] trop grand.» Le fait que le contenu en hydrogène du biocarburant soit plus élevé (8 % plus élevé) que celui du carburant à base de pétrole comporte toutefois un inconvénient : « l\u2019oxydation de l\u2019hydrogène entraîne la production d\u2019une plus grande quantité de vapeur d\u2019eau qui en se condensant favorise la formation de nuages de condensation», explique M.Brown.Le Devoir Des avions plus verts pour un ciel plus pur Les biocarburants pourraient réduire la pollution créée par le trafic aérien P H I L I P P E P A P I N E A U L e journaliste, homme de communication et essayiste prolifique Laurent La- plante, qui a entre autres travaillé au Devoir, s\u2019est éteint mercredi à l\u2019Hôtel-Dieu de Lé- vis, à l\u2019âge de 83 ans.Laplante aura écrit presque toute sa vie.Au fil de son parcours journalistique, il sera éditorialiste au Devoir \u2014 à l\u2019époque de Claude Ryan, dont il ne partageait pas toujours les opinions \u2014, mais aussi journaliste ou chroniqueur à L\u2019Action, au Jour, au Droit et au Soleil.Dès 1973, et jusqu\u2019en 2012, il publia plus d\u2019une vingtaine d\u2019essais, sur différents sujets de société, dont la justice, le vieillissement, le journalisme et la démocratie.Son dernier ouvrage se penchait sur le chef conservateur Stephen Harper, qu\u2019il qualifiait de «néo Durham».Né à Verdun en 1934, il a mené des études en lettres, en histoire, en philosophie et en administration.Il passera aussi du temps dans diverses universités en tant que chargé de cours avant de troquer la craie pour la machine à écrire.En plus d\u2019écrire des essais, Laurent Laplante avait à son actif une poignée de romans policiers, dont Vengeances croisées et Je n\u2019entends plus que ton silence.La plume de M.Laplante a été célébrée par quelques récompenses.Il a reçu en 1996 le prix de journalisme Olivar-Asselin, le prix Genève-Montréal en 1998 pour Pour en finir avec l\u2019olympisme et le prix Saint-Pacôme du roman policier en 2002 (Des clés en trop, un doigt en moins).Tout au long de sa vie, et jusqu\u2019à son dernier souffle, celui que le chroniqueur Louis Cornellier estimait de «centre gauche capable de reconnaître la nécessité d\u2019un certain conservatisme» aura pris la parole et pris position pour que bougent les choses.Il aura même écrit une lettre posthume \u2014 publiée sur le site Web du Devoir \u2014 demandant l\u2019amélioration de la loi sur l\u2019aide médicale à mourir, dont il a bénéficié ces derniers jours.« Des barbelés séparent présentement le besoin de l\u2019aide médicale à mourir de la réponse offerte par le système», y écrit-il.Le Devoir Le journaliste Laurent Laplante s\u2019éteint NASA Pour leur étude, les chercheurs ont procédé à des prélèvements des gaz d\u2019échappement d\u2019un DC-8 de la NASA.La découverte de cette protéine pourrait devenir une cible séduisante pour mettre au point des médicaments qui pourraient empêcher le virus de se maintenir de façon furtive Élue par acclamation, la nouvelle chef du Bloc québécois, Martine Ouellet, a évité le test d\u2019une course à la direction.Du coup, ses idées, ses méthodes, sa vision de la mission et du rôle du Bloc n\u2019ont pas été évaluées par les militants, alors qu\u2019elles soulèvent bien des doutes.a députée de Vachon, Martine Ouellet, est une femme déterminée et une indépendantiste convaincue, mais est-elle vraiment la meilleure personne pour donner un second souf?e au Bloc ?La question se pose, et pour de multiples raisons.Peu portée aux compromis, elle s\u2019entête à vouloir être à la fois chef d\u2019un parti fédéral et députée à l\u2019Assemblée nationale.Rien ne l\u2019interdit, a tranché le commissaire québécois à l\u2019éthique, mais il a aussi averti qu\u2019il y avait des risques « sérieux» de con?its d\u2019intérêts.Il y a aussi le symbole et en?n le précédent.Pour illustrer le problème, renversons l\u2019équation.Imaginez un député siégeant à Ottawa à la tête d\u2019un parti représenté à l\u2019Assemblée nationale \u2014 aux ?ns de l\u2019exercice, disons le Parti libéral du Québec dirigé depuis les Communes.Quelle serait la réaction?Vu sa situation, Mme Ouellet est bien obligée de dire en entrevue qu\u2019elle ne s\u2019en offusquerait pas, pour autant que cela soit temporaire, mais un tel scénario susciterait une indignation justi?ée.La chef bloquiste répète que tous les chefs partagent leur temps entre l\u2019Assemblée nationale, leur circonscription et des activités partisanes.Elle fera de même et ses électeurs la verront dans sa circonscription les vendredis, samedis et dimanches.Elle n\u2019ira à Ottawa que les lundis, aux frais du Bloc.Il faut en conclure que le BQ aura un chef à temps partiel, ce dont Mme Ouellet se défend, mais comment peut-il en être autrement ?Personne ne peut cumuler de telles fonctions dans deux parlements différents sans en négliger une.En plus, cette idée dessert Mme Ouellet, car elle donne ainsi ?an à la critique et aux attaques.?Mais elle résiste.Elle fera, dit-elle, un « travail transparle- mentaire » qui lui permettra de mieux lier les dossiers fédéraux et québécois et d\u2019illustrer ce qu\u2019un Québec indépendant ferait différemment.C\u2019est le genre de travail que faisait et fait le Bloc et aucun de ses députés n\u2019a cru nécessaire d\u2019être député à Québec pour ça.Elle répète que le Bloc ne négligera pas sa défense des intérêts du Québec et des consensus de l\u2019Assemblée nationale, mais, dans le fond, on comprend que la priorité de cette farouche critique de l\u2019étapisme du chef péquiste, Jean-François Lisée, sera de «préparer l\u2019indépendance» et d\u2019en faire la promotion.Ce plan de match montre une incompréhension de la raison d\u2019être du Bloc.Ce dernier a été créé pour servir un objectif à long terme : éviter, advenant un vote en faveur de la souveraineté, que le scénario de 1982 ne se répète.À l\u2019époque, la quasi-totalité des députés québécois à Ottawa ont voté en faveur du rapatriement de la Constitution et l\u2019inverse à Québec.Chaque gouvernement prétendait alors avoir la légitimité nécessaire pour parler au nom des Québécois.La présence de députés souverainistes à Ottawa contrecarrerait un tel résultat tout en offrant un chien de garde pour surveiller les négociations subséquentes.Le Bloc est un pilier de la constellation souverainiste, son rôle est unique et particulier, mais il n\u2019en est pas le navire amiral.C\u2019est un outil stratégique qui, en attendant le jour J, contribue à la cause en acquérant une expertise des af faires fédérales, en construisant des ponts avec des interlocuteurs du Canada anglais et des milieux diplomatiques qui pourraient se révéler incontournables le jour venu, et en faisant entendre le point de vue des Québécois à Ottawa dans tous les dossiers qui y sont abordés.Que le Bloc québécois contribue à l\u2019élaboration de l\u2019argumentaire souverainiste comme le souhaite Mme Ouellet s\u2019inscrit aussi dans cette logique, mais tout est dans la manière.Ce n\u2019est pas en transformant le Bloc en fer de lance des indépendantistes pressés que Mme Ouellet permettra à son nouveau parti de rallier plus qu\u2019une frange du mouvement souverainiste et d\u2019obtenir une force de frappe aux Communes.L\u2019échiquier politique a changé depuis six ans et il changera encore, mais, pour regagner la con?ance des citoyens, le Bloc \u2014 et en particulier son chef \u2014 doit démontrer une maîtrise ?ne des dossiers fédéraux, et cela exige plus qu\u2019un travail à temps partiel.mcornellier@ledevoir.com L E D E V O I R , L E J E U D I 1 6 M A R S 2 0 1 7 A 6 EDITORIAL L E T T R E S L I B R E O P I N I O N M A R I E - P I E R B O I S V E R T Directrice générale, Conseil québécois LGBT* Lettre adressée aux sénateurs canadiens, P rochainement, vous aurez l\u2019occasion de vous prononcer sur le projet de loi C-16 : Loi modifiant la Loi canadienne sur les droits de la personne et le Code criminel.Comme vous le savez, ce projet de loi vise à protéger les personnes contre la discrimination dans les champs de compétence fédérale et contre la propagande haineuse, quand celles-ci mettent en cause l\u2019identité ou l\u2019expression de genre.Ainsi, il ajoute l\u2019identité et l\u2019expression de genre à la liste des motifs de distinction illicite prévus par la Loi canadienne sur les droits de la personne et à la liste des caractéristiques des groupes identifiables auxquels le Code criminel confère une protection contre la propagande haineuse.Il prévoit également que les éléments de preuve, établissant qu\u2019une infraction est motivée par des préjugés ou de la haine fondés sur l\u2019identité ou l\u2019expression de genre, constituent une circonstance aggravante qu\u2019un tribunal doit prendre en compte lorsqu\u2019il détermine la peine à infliger.En votant pour le projet de loi C-16, vous avez l\u2019occasion d\u2019améliorer l\u2019avenir et la condition des personnes trans, qui sont reconnues comme appartenant à un des groupes les plus vulnérables, les plus discriminés et les plus à risque de subir des violences physiques.Les personnes trans sont aussi plus à risque de se suicider au Canada.Nous vous pressons donc d\u2019agir en faveur de ces personnes qui demandent d\u2019être traitées avec humanité et dignité.Nous souhaitons ici prendre le temps de vous rappeler qu\u2019il y a quelques décennies à peine, les gais et lesbiennes étaient considérés comme ayant un trouble mental que plusieurs experts tentaient de guérir en faisant appel à des méthodes de «conversion» qui sont aujourd\u2019hui jugées non éthiques ; les gais et lesbiennes étaient aussi arrêtés et battus par la police, congédiés de leur travail sur la base de leur orientation ou encore emprisonnés.Les groupes LGBT ont dû mener des luttes éreintantes, souvent au péril de leur vie, afin d\u2019obtenir l\u2019égalité juridique et la reconnaissance sociale.Depuis la loi omnibus de 1969 jusqu\u2019à l\u2019adoption du projet de loi C-38 légalisant le mariage entre conjoints de même sexe \u2014 d\u2019ailleurs adopté par le Sénat \u2014, le Canada et de nombreuses provinces ont mis en place des lois protégeant les personnes LGBT ou leur accordant les mêmes droits qu\u2019aux personnes hétérosexuelles.D\u2019ailleurs, le Québec a déjà fait l\u2019ajout de l\u2019identité de genre et de l\u2019expression de genre comme motifs de non-discri- mination dans sa Charte des droits de la personne et des droits de la jeunesse en juin dernier, emboîtant le pas à plusieurs autres provinces canadiennes.Malheureusement, il reste encore beaucoup à faire sur le plan légal afin d\u2019assurer la dignité et l\u2019égalité de toutes et tous, ici même au Canada, sans compter tout le travail de transformation des mentalités afin d\u2019enrayer les préjugés et les discriminations.Sous peu, vous aurez donc à voter à titre de sénatrices et de sénateurs sur un enjeu de droit de la personne.En appuyant le projet de loi C-16, vous signifierez clairement que toutes et tous sont égaux et que toute loi favorisant la discrimination, le rejet, la violence et l\u2019exclusion d\u2019individus ou de groupes ne serait pas la bienvenue au Canada.De fait, votre vote devrait indiquer clairement votre engagement à défendre les valeurs de respect, d\u2019équité, de justice, de solidarité et de démocratie du Canada.Vous réaf firmerez ainsi, sans équivoque, que tous les citoyens canadiens sont en droit de recevoir le même traitement et la même considération afin de pouvoir participer et s\u2019intégrer pleinement à la vie sociale, culturelle, politique et économique de leur pays.Nous souhaitons vivement que votre vote soit, une fois de plus, une inspiration pour de nombreuses sociétés à travers le monde.Nous souhaitons aussi que vous soyez à la hauteur de vos précurseurs qui ont adopté la loi omnibus de 1969.* Lettre cosignée par 20 personnes, dont on trouvera la liste sur notre site Web Projet de loi C-16 : un enjeu de droit de la personne FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente du développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-président des ventes publicitaires MARK DROUIN Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS GAGNÉ, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET La fermeture du YMCA Guy-Favreau : une décision mercantile Le YMCA Guy-Favreau fermera ses por tes le 31 mai prochain, faute de financement, le gouvernement fédéral décidant d\u2019imposer à cet organisme sans but lucratif un loyer au coût du marché qu\u2019il ne peut assumer.C\u2019est une triste décision, purement mercantile, qui risque de priver les personnes d\u2019un lieu réel d\u2019appartenance à la communauté.Je suis une proche d\u2019une personne qui a un lourd passé d\u2019itinérance et de consommation et qui se reprend en main après 20 ans à la rue.Son entraînement à la salle de musculation, grâce au programme Dialogue du YMCA, est le pilier de son rétablissement : la pratique d\u2019une activité sportive, l\u2019établissement d\u2019un réseau social sain, ainsi que la présence et l\u2019écoute de l \u2019 inter venant du programme Dialogue, Emanuel Joncas, grande source d\u2019inspiration pour plusieurs par tici- pants du programme, ont une grande inf luence dans la v ie de ce proche.Même s\u2019il bénéficie du soutien du projet logement Montréal, financé par la SPLI, du fédéral, pour trois ans, cela ne peut constituer véritablement le seul levier pour sa sortie de rue.Le gouvernement fédéral doit absolument revenir sur sa décision de fermer le YMCA Guy-Favreau pour protéger un l ieu d\u2019appartenance réel à la communauté, MARTINE OUELLET Le Bloc, nouvelle mouture L MANON CORNELLIER En votant pour le projet de loi C-16, vous avez l\u2019occasion d\u2019améliorer l\u2019avenir et la condition des personnes trans, un des groupes les plus vulnérables et les plus discriminés Trois événements qui touchent à la censure Trois événements en quelques jours.Trois événements qui n\u2019ont pas fait les grosses manchettes, mais qui auraient dû les faire si notre société tenait à certaines valeurs fondamentales.Je parle ici de la décision de la Ville Québec de ne pas présenter la pièce Djihad au prétexte que « la présentation d\u2019un spectacle [\u2026] mettant en scène uniquement des personnages de la communauté musulmane en situation de radicalisation » n\u2019est peut-être pas le bon outil pour contrer cette radicalisation.Je parle aussi de la décision de la Faculté de l\u2019éducation de l\u2019UQAM d\u2019annuler une conférence parce que des militants de l\u2019AFESH (Association facultaire des étudiants en sciences humaines) ont menacé de la perturber à cause de la participation prévue de Matthieu Bock-Côté.Je parle enfin d\u2019un coup de téléphone du bureau de Couillard qui a fait retirer une caricature de Phaneuf dans le Courrier du Sud représentant le PM en burnous lapidant Fatima Houda-Pepin en lui souhaitant bonne fête le 8 mars.Je rappellerai qu\u2019il y a deux ans, plusieurs parmi tout ce beau monde s\u2019étaient déclarés « Charlie » et clamaient la nécessité de la liberté de parole en démocratie.Ce qui est inquiétant dans tous ces événe- ments, ce n\u2019est pas tant la menace des autorités ou des groupes d\u2019exercer des représailles si on ne suit pas leur consigne, mais plutôt le fait qu\u2019on ait cédé à ces pressions.Ce n\u2019est pas d\u2019hier que le politique ou des organismes essaient d\u2019influencer le cours des choses, en par ticulier le contenu des médias.Lorsque j\u2019étais réalisateur, j\u2019ai eu l\u2019honneur de recevoir un appel d\u2019un proche conseiller du premier ministre Bourassa qui me suggérait de ne pas dif fuser une entrevue que nous avions faite avec une chaise vide après que le gouvernement eut refusé de nous accorder une entrevue.J\u2019ai dit non.Mais voilà qu\u2019aujourd\u2019hui, on voit de plus en plus fréquemment d\u2019interventions semblables, lesquelles, qui plus est, sont de moins en moins discrètes.Elles se font au grand jour.Si les prétextes sont variés (préserver notre belle jeunesse d\u2019une influence potentiellement néfaste, empêcher un tenant de la droite de s\u2019exprimer parce qu\u2019il a déjà trop de visibilité, protéger l\u2019image et l\u2019immense ego d\u2019un premier ministre), il reste qu\u2019elles ont en commun d\u2019être de la censure.Et la censure, si le passé est garant de l\u2019avenir, ouvre la porte à toutes les dérives, à l\u2019autoritarisme, voire à la dictature de la pensée unique.Accepter cela sans broncher, c\u2019est nier un des fondements mêmes de la démocratie, le droit à la parole.François Jobin, écrivain Brownsburg-Chatham, le 13 mars 2017 en cohérence avec ses orientations sur l\u2019importance de la communauté et ses orientations en itinérance.Isabelle Dicaire et Philippe Bouchard Montréal, 14 mars 2017 L E D E V O I R , L E J E U D I 1 6 M A R S 2 0 1 7 A 7 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon (chef de division), Robert Dutrisac, (éditorialiste), Michel Garneau et Pascal Élie (caricaturistes), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division et reporter), Stéphane Baillargeon (généraliste), Gérald Dallaire (pupitre), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Jean Dion (sports), Marco Fortier (éducation), Marie-Pier Frappier (pupitre), Lisa-Marie Gervais (diversité), Pauline Gravel (sciences), Jessica Nadeau (éducation).Alexandre Shields (environnement); information politique : Michel David (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Marie-Michèle Sioui (correspondants parlementaires à Québec) Dave Noël (recherche), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec); information culturelle : Guillaume Bourgault-Côté (politiques culturelles), Julie Carpentier (pupitre), Fabien Deglise (livres), Catherine Lalonde (arts vivants), François Lévesque (écrans), Caroline Montpetit (arts vivants), Philippe Papineau(médias); information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Benoît Munger (pupitre); information internationale : Guy Taillefer (chef de division et éditorialiste); section art de vivre : Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); cahiers spéciaux : Loïc Hamon (responsable); équipe numérique : Laurence Clavel, Guillaume St-Hilaire et Geneviève Tremblay (pupitres); correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant (correctrices) ; soutien à la rédaction : Amélie Gaudreau (coordonnatrice à la rédaction), Jean-Philippe Proulx (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa).PUBLICITÉ Charleyne Bachraty (adjointe au vice-président), Marlène Côté, Évelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (directrices de comptes), Amélie Maltais (commis aux avis légaux), Alessandra Tantalo et Laurence Hémond (coordonnatrices publicitaires).PRODUCTION Caroline Desrosiers, Yannick Morin, Anthony White et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Luc Girard (technicien informatique), Solène M.Hébert (développeuse Web).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice marketing, communications et relations publiques), Sébastien Beaupré (coordonnateur service à la clientèle), Manon Blanchette, Caroline Filion, Nathalie Filion, Isabelle Sanchez (préposées au service à la clientèle).ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici (technicienne comptable), Véronique Pagé (responsable du crédit).S T E V E N H I G H Professeur et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire publique à l\u2019Université Concordia, l\u2019auteur codirige le Centre d\u2019histoire orale et de récits numérisés on nombre d\u2019entre nous ont été stupéfaits d\u2019abord par la décision du Royaume-Uni de quitter l\u2019Union européenne \u2014 le fameux Brexit \u2014 puis par l \u2019é lect ion de Donald Trump à la présidence des États-Unis.Dans les publications que je lis dans les médias sociaux, les réactions se teintent principalement d\u2019angoisse et d\u2019indignation.C\u2019est comme si nous avions été dépouillés du monde que nous connaissions.Résultat : nous avons les nerfs à fleur de peau et les émotions à l\u2019état brut.Dans une certaine mesure, les membres de la classe ouvrière qui appuient le Brexit et Trump \u2014 dont le rôle a été déterminant \u2014 reconnaîtraient sans doute ces sentiments de désorientation et de réprobation morale.Après tout, des dizaines de millions de travailleurs de l\u2019industrie ont vu s\u2019écrouler leur univers après la fermeture d\u2019usines et de manufactures ainsi que la délocalisation de leurs emplois vers des pays of frant une main-d\u2019œuvre bon marché.Aux États-Unis, le Parti démocrate \u2014 Bill Clinton en tête \u2014 a été l\u2019ar tisan d\u2019accords commerciaux qui ont entraîné d\u2019innombrables pertes d\u2019emploi.Plus récemment, le président Obama a tenté de nous imposer le Partenariat transpacifique.Le fait que ce soit Donald Trump, et non pas notre premier ministre Justin Trudeau, qui a porté le coup de grâce à ce projet en dit long sur la trahison des partis «progressistes» à l\u2019égard des travailleurs.Si la colère du prolétariat blanc contre l\u2019«élite culturelle» est intimement liée à des questions raciales, elle n\u2019en demeure pas moins attisée par l\u2019embourgeoisement des voix politiques progressistes.Un décompte effarant La désindustrialisation a provoqué une rupture majeure dans la vie de dizaines de millions de familles ouvrières, y compris la mienne.Le décompte des personnes touchées est ef farant.Ainsi, entre 1979 et 2010 aux États-Unis, près de huit millions de postes ont été supprimés dans le secteur industriel.D\u2019autres pays ont écopé tout autant.Par exemple, de 1990 à 2003, l\u2019emploi manufacturier a diminué de 24% au Japon, de 29% au Royaume-Uni et de 14 % en France.Au Canada, entre 2000 et 2007, ce sont 278 000 ouvriers qui ont perdu leur gagne-pain.Les syndicats ont vécu une tragédie après l\u2019autre.Certains ont entièrement disparu, victimes de la vaste défaite culturelle et politique subie par les travailleurs.Cela dit, la crise économique transcende les données statistiques.Au fil des ans, dans le cadre de mes fonctions de spécialiste de l\u2019histoire orale, j\u2019ai interviewé des centaines de licenciés.Un sentiment de trahison se dégageait de ces rencontres.Je n\u2019oublierai jamais le récit d\u2019un métallo américain.Quand l\u2019usine qui l\u2019employait a fermé ses portes, il allait célébrer ses 35 ans de service.Peu après la mise à pied, son ex-patron l\u2019a appelé pour lui demander s\u2019il tenait toujours à recevoir une épinglette commémorative.Le cas échéant, l\u2019ouvrier était prié de se présenter à l\u2019entrée principale de l\u2019entreprise.« Vous savez, m\u2019a relaté l\u2019homme, tout était fermé.Alors, imaginez : mon ancien contremaître m\u2019a remis l\u2019insigne soulignant mes états de service à travers une clôture verrouillée par une chaîne.Il m\u2019a tendu un truc et m\u2019a dit : \u201c Voici ton épinglette pour tes 35 années de travail à l\u2019usine.\u201d » Au-delà de la destruction de l\u2019univers social de l\u2019atelier, il y a le démantèlement de la structure socio-économique élargie qui donne son sens à une vie consacrée au travail ouvrier.Bien sûr, la plupart des grandes villes finissent par passer à l\u2019ère postindustrielle, mais des quartiers et des gens sont chaque fois laissés pour compte.D\u2019abord, les travailleurs perdent leur emploi.Ensuite, quand leur quartier s\u2019embourgeoise, ils perdent leur chez-soi.Comme les maisons, les partis politiques peuvent se rénover : certains prennent une nuance sociale-démocrate ; d\u2019autres \u2014 auparavant progressistes \u2014 se reconstruisent un peu plus à droite.Ce n\u2019est donc pas un hasard si la crise que traversent les sociaux-démocrates va de pair avec l\u2019émergence d\u2019une droite populiste.Une transformation du vote Nous en savons bien trop peu sur les conséquences politiques de la désindustrialisation ainsi que l\u2019évolution des enjeux de race et de classe dans les zones dévastées.Aux États- Unis, depuis la Nouvelle Donne \u2014 ou New Deal \u2014 de Franklin D.Roosevelt, le libéralisme industriel s\u2019appuyait sur le mouvement syndical ; aujourd\u2019hui, seulement 6,7 % des travailleurs du secteur privé américain sont syndiqués.Avec l\u2019effondrement de ce système, nous assistons à une véritable transformation des habitudes de vote du prolétariat blanc.Une évolution semblable se dessine dans d\u2019autres pays.À tout le moins, le Brexit et l\u2019élection de Donald Trump auront brisé le silence public sur la désindustrialisation.Et pourtant, on assiste à un virulent contrecoup politique, la classe moyenne libérale réduisant en miettes toute suggestion selon laquelle les ouvriers blancs favorables au Brexit ou à Trump ont peut-être de bonnes raisons de protester.Après tout, la plupart d\u2019entre eux sont de race blanche, et donc, par définition, privilégiés.Tant que nous ne comprendrons pas pourquoi un si grand nombre d\u2019électeurs de la Rust Belt ont voté à deux reprises pour Obama sans que cela les empêche de passer ensuite à Trump, nous risquons fort de voir l\u2019histoire se répéter.La prospérité des uns s\u2019est traduite pour d\u2019autres par un coût considérable.Trump, le Brexit et l\u2019embourgeoisement des voix politiques progressistes G U Y D U R A N D Professeur émérite de l\u2019Université de Montréal, spécialisé en éthique, et auteur du livre Israël et Palestine : histoire ancienne et fractures actuelles ans Le Devoir du 7 mars 2017, B.Boh- bot s\u2019oppose au boycottage des produits israéliens prôné par le mouvement BDS (Boycottage, Désinvestissement, Sanction), existant surtout depuis 2005, pour d e u x r a i s o n s : s o n m a n i - chéisme et le fait qu\u2019il réclame la destruction d\u2019Israël.Le mouvement serait « manichéen parce qu\u2019il accuse Israël d\u2019être seul responsable de l\u2019absence de paix dans la région », dit-il.À preuve, écrit-il, le terrorisme du Hamas.Mais BDS n\u2019est pas lié au Ha- mas, il provient de la Cisjordanie et concerne tous les Palestiniens.Il est d\u2019ailleurs appuyé par des groupes nombreux et divers : des syndicats ouvriers, des artistes, des universitaires, des églises, des par tis politiques ; y compris des Juifs, universitaires ou non ; en Israël et ailleurs dans le monde.John Kerry, qui avait demandé de suspendre le boycottage en 2012 pour ne pas nuire aux négociations en cours, a évoqué sérieusement en janvier 2014 la possibilité de s\u2019y associer et de provoquer un boycottage économique de grande envergure si les négociations de paix n\u2019avançaient pas.D\u2019un autre côté, l\u2019Autorité palestinienne a reconnu l\u2019État d\u2019Israël lors des Accords d\u2019Oslo en 1993.Et le 23 avril 2014, après sept ans de tension entre les deux partis palestiniens, le Hamas a accepté de créer un gouvernement d\u2019union avec l\u2019Autorité palestinienne, reconnaissant ainsi implicitement l\u2019État d\u2019Israël.Le lendemain, Israël a rompu les négociations de paix ! Concrètement, les provocations viennent des deux côtés.Et en analysant chaque tentative de négociation, on peut reconnaître des torts partagés, mais il est dif ficile de ne pas mettre la priorité de l\u2019échec sur Israël quand on regarde sa politique sur le terrain et les déclarations des autorités.Sur le terrain, la chose est claire.Dès la guerre de 1949, Israël a agrandi son territoire de 50 %.Encore lors de la guerre des Six jours en 1967.Puis lors de la construction du Mur de séparation entre 2002 et 2005.Depuis l\u2019élection de Trump aux États-Unis, continuent voire s\u2019accélèrent l\u2019occupation de nouveaux territoires en Cisjordanie et la création de nouvelles colonies.Et cette politique, loin d\u2019être spontanée, est justifiée par la volonté de constr uire le Grand Israël, c\u2019est-à-dire un État unique, juif, de la Méditerranée jusqu\u2019au Jourdain.Cette volonté est évidente depuis des années.Dès 1848, en effet, Ben Gourion affirme : «L\u2019acceptation de la partition ne nous engage pas à renoncer à la Cisjordanie.On ne demande pas à quelqu\u2019un de renoncer à sa vision.Nous accepterons un État dans les frontières fixées aujourd\u2019hui, mais les frontières des aspirations sionistes sont les af faires des Juifs et aucun facteur externe ne pourra les limiter.» L\u2019idée est réaf firmée par d\u2019autres premiers ministres, notamment par Menahem Begin en 1967 et surtout Benjamin Nétanya- hou depuis 18 ans.C\u2019est d\u2019ailleurs la base idéologique du Li- koud, fondé en 1973.[\u2026] Forcer Israël à négocier Deuxième raison alléguée par l\u2019auteur : le mouvement BDS viserait la destruction d\u2019Israël parce qu\u2019il prônerait le retour de tous les réfugiés, soit les descendants des réfugiés palestiniens de la guerre 1947-1949, estimés à près de 6 millions.Ce qui amènerait les Palestiniens à être majoritaires en Israël et entraînerait concrètement la fin d\u2019Israël «comme État juif».Or, l\u2019objectif du groupe BDS et de son fondateur concernant le retour des réfugiés indique explicitement que ce retour doit se réaliser «dans le cadre des Résolutions de l\u2019ONU», à savoir retour effectif ou compensation pécuniaire.Ce qui ne met aucunement en cause l\u2019existence d\u2019Israël.Par ailleurs, on peut favoriser le boycottage pour forcer Israël à négocier réellement et à faire des compromis sans pour autant admettre tous les objectifs des initiateurs du mouvement BDS ou de cer tains membres du groupe.L\u2019auteur de la lettre au Devoir est d\u2019accord avec les deux premiers objectifs : fin de l\u2019occupation palestinienne et fin de la discrimination contre les Palestiniens vivant en Israël.Alors, pourquoi ne pas appuyer le mouvement pour ces deux objectifs afin de forcer Israël à négocier réellement et à faire des compromis, sans pour autant admettre tous les objectifs de certains membres du mouvement BDS, comme je viens de le mentionner?Éthique Le boycottage est, en effet, une façon éthique, pacifique et démocratique de faire pression sur Israël.Il peut être très efficace.Et plus il est généralisé, plus il est efficace.Il est donc à pratiquer par tous et à encourager par les associations et les gouvernements.Et, au-delà de la distinction faite parfois entre les produits israéliens des territoires occupés et ceux du pays même d\u2019Israël, personnellement je pense que cette politique doit s\u2019appliquer à l\u2019étiquetage et au boycottage des produits originaires aussi bien de l\u2019un que de l\u2019autre territoire : la force n\u2019en sera que plus grande.Et cela, même si un boycottage similaire n\u2019existe pas, hélas, contre d\u2019autres pays «délinquants».Vite que le gouvernement canadien revienne sur la motion qu\u2019il a votée le 22 février 2016 contre le boycottage, motion qui est contraire au droit d\u2019expression et de manifestation des citoyens et citoyennes, et qui bloque un des moyens importants pour amener Israël à négocier et reconnaître un État de Palestine.Vite que les « Juifs progressistes» se mettent de la partie.On peut être l\u2019ami d\u2019Israël tout en critiquant certains de ses comportements.Dans la présente situation, comme en bien d\u2019autres, le silence rend complice.LA RÉPLIQUE > PROCHE-ORIENT Oui au boycottage des produits israéliens V.KREINACKE / GETTY IMAGES La désindustrialisation a provoqué une rupture majeure dans la vie de dizaines de millions de familles ouvrières, y compris celle de l\u2019auteur.Des millions de travailleurs de l\u2019industrie ont vu s\u2019écrouler leur univers après la fermeture d\u2019usines B D LE DÉCLENCHEUR «Pour ce qui est de la destruction d\u2019Israël, même si BDS ne la réclame pas ouvertement, ses revendications sont formulées de façon à ce que cet État ne puisse pas survivre à long terme.» \u2014 Bernard Bohbot, Le Devoir, 7 mars 2017 L E D E V O I R , L E J E U D I 1 6 M A R S 2 0 1 7 A 8 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S ce que souhaitait justement Claudel Doucet en créant Que nous soyons, une œuvre interdisciplinaire qui met en scène un duo d\u2019acrobates professionnels qui font du main à main et des performances en paroles, mouvements et musique d\u2019une quinzaine de jeunes en francisation âgés de 13 à 17 ans.Soutenu par Les 7 doigts de la main et LA SERRE \u2014 ar ts vivants, ce spectacle présenté jeudi soir à la bibliothèque de l\u2019école PGL) s\u2019inscrit dans la programmation officielle des célébrations du 375e anniversaire de Montréal.« J\u2019avais envie de travailler avec la diversité», explique l\u2019artiste formée à l\u2019École nationale du cirque qui, après des années de tournées en Europe et dans le monde, notamment avec le Cirque du Soleil, a senti le besoin de se poser à Montréal pour entreprendre des études universitaires.Après avoir passé dix ans en transit en Allemagne, en Suisse, au Japon et même en Belgique, où elle a récemment cofondé la Cie du Poivre Rose, elle est bien placée pour comprendre ce que c\u2019est que d\u2019être déraciné.Contraintes et occasions Pour sa création, elle s\u2019est d\u2019ailleurs amusée à jongler avec les thèmes de l\u2019occasion et de la contrainte, qui siéent parfaitement au monde du cirque, mais également à toute expérience migratoire.«Ces jeunes sont dans une situation où ces deux termes-là prennent tout leur sens.Ils arrivent dans un nouveau pays qui comporte plein de nouvelles occasions, mais plein de contraintes et d\u2019obstacles, comme la langue, la culture», souligne-t-elle.La discipline du main à main lui semblait toute désignée pour parler de l\u2019interdépendance et du vivre ensemble.« Ça raconte tellement de choses sur la condition humaine et nos liens.Sur la façon d\u2019af fronter les dangers et les risques qu\u2019on prend.Pour réussir des figures à deux, ça prend de la confiance et de la collaboration.» Arrivé de l\u2019Iran il y a deux ans, Arvin Saeidi a vu le Canada comme une occasion.«Notre famille a choisi de venir ici parce que c\u2019est bien mieux.On peut avoir une vie plus belle.Chez moi, le gouvernement\u2026 C\u2019est très difficile.Si je restais là-bas, je devais faire le service militaire, c\u2019est obligatoire.Ici, je peux aller à l\u2019école», dit-il.Pour lui, le spectacle Que nous soyons parle «des portes qui s\u2019ouvrent pour nous», ajoute le garçon de 14 ans, malgré que la langue soit un obstacle important.À l\u2019opposé, Derek a appris au dernier moment qu\u2019il allait changer de vie et immigrer au Canada avec sa mère.Sans son père.«C\u2019était le choix de ma mère », dit-il, se gardant d\u2019entrer dans les détails.Une « surprise » qui a mis en exergue les contraintes de sa nouvelle vie d\u2019immigrant.Le plus grand obstacle qu\u2019il a eu à surmonter ?« Le froid », répond-il sans hésiter, en ouvrant grand les yeux.Encore des défis Des contraintes \u2014 elle préfère dire des «défis » \u2014, Claudel Doucet en a surmonté quelques-unes.Notamment celle de bâtir un spectacle avec des jeunes non professionnels aux parcours atypiques, qui n\u2019ont bien souvent pas choisi d\u2019être là où ils sont.« J\u2019ai compris que pour la première fois de ma vie j\u2019allais travailler avec des gens qui n\u2019ont pas complètement choisi d\u2019être dans le projet », souligne-t-elle.« J\u2019ai essayé d\u2019être le plus possible à l\u2019écoute, de leur demander s\u2019ils avaient envie de témoigner et de se livrer.On n\u2019a forcé personne.» Elle a abordé ces jeunes comme des individus à part entière, avec une personnalité propre, et non pas au regard de leur nationalité ou de leur parcours migratoire.« J\u2019ai essayé d\u2019avoir le moins d\u2019a priori possible.Je ne voulais pas les voir en victimes.Je voulais les regarder à ma hauteur, d\u2019égal à égal.» Les jeunes ont eu à écrire des textes définissant leur identité, dont l\u2019ar tiste de cirque \u2014 jadis spécialiste de la contorsion sur tissus aériens \u2014 s\u2019est inspirée.L\u2019enseignante de la classe d\u2019accueil, Nathalie Vézina, a quant à elle vu dans ce projet artistique toute une occasion.«Ce sont des projets qui les font sortir du cadre scolaire.On voit des choses intéressantes.On voit leurs talents, leurs forces.Je comprends mieux qui ils sont vraiment.» En perte de repères, ces jeunes ont aussi l\u2019occasion de tisser des liens avec des adultes signifiants qui évoluent dans la «vraie vie», que ce soit le technicien de son, le concepteur vidéo.«Je suis contente de faire vivre ça aux jeunes, mais je suis tout aussi contente d\u2019amener mes gens [des arts et de la scène] à l\u2019école», se réjouit Claudel Doucet.« Le concepteur sonore travaille avec les Dead Obies et fait du beatbox avec Derek.J\u2019ai trouvé ça le fun qu\u2019ils se rencontrent.» Venir au monde Pour Nathalie Vézina, qui n\u2019en est pas à sa première collaboration artistique, de tels projets viennent nécessairement titiller la fibre artistique de plusieurs élèves, même les moins participatifs.« Ça leur donne une place, une présence, une voix.Ça leur permet de venir au monde ici », croit-elle.« C\u2019est une porte d\u2019entrée privilégiée pour travailler l\u2019oral avec les élèves, mais aussi leur perception d\u2019eux-mêmes, leur identité, leur sentiment d\u2019appar tenance au Québec.» Quand on demande à Arvin s\u2019il se sent Québécois, il répond que ça n\u2019y est pas encore.« Je ne parle pas comme eux et je n\u2019ai pas encore mon passeport ».Questionné à son tour sur son identité, Derek se contente de répondre tout simplement : « Je me sens moi-même.» Pour Claudel Doucet, c\u2019est mission accomplie.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 CIRQUE des examens, entrevues ou stages « automatiquement» et « sans même avoir évalué le dossier du candidat ou de la candidate», écrit-il.Une façon de faire qui « réduit les possibilités » de reconnaissance pour certains d\u2019entre eux.Cela fait en sorte, note-t-il, que des candidats peuvent « se faire imposer » des formations qu\u2019ils ont déjà eues.Il ajoute que certains ordres « omettent » de mentionner que les candidats peuvent faire réviser une décision.Ailleurs, il avance que les membres du personnel de certains ordres « ne maîtrisent pas suf fisamment le contenu de leurs règlements ou ne les interprètent pas correctement.» La faute à qui?Du côté des ordres, on dit que c\u2019est une « très grande préoccupation », mais que la faute ne leur incombe pas uniquement.« Le problème, c\u2019est l \u2019accès aux stages » , avance la por te-parole du Conseil interprofessionnel qui les représente, Guylaine Desrosiers, elle- même une ancienne présidente de l\u2019Ordre des infirmières.Or il n\u2019y a pas assez de stages of ferts, dit-elle.« L\u2019Ordre prescrit le stage en fonction de son règlement, mais n\u2019est pas responsable de le donner.[\u2026] Une fois qu\u2019on l\u2019a prescrit, si personne ne veut le donner, qu\u2019est-ce qu\u2019on fait ?On a écrit des lettres et des lettres aux ministères de l\u2019Éducation, de la Santé.[\u2026 ] Est-ce que le ministre de la Santé est préoccupé par les centaines de personnes qui attendent pour avoir un stage ?» Dans son rapport, le commissaire note en effet que, dans certains cas, « le candidat ou la candidate doit attendre plusieurs mois, voire plusieurs années pour avoir accès au stage nécessaire pour obtenir un permis ».Toutefois, il ajoute plus loin que la problématique des stages ne suffit pas à expliquer l\u2019ensemble des blocages auxquels font face les candidats.Pour ce qui est du reste, Mme Desrosiers ajoute que les ordres n\u2019ont pas le pouvoir de modifier seuls leurs règlements.« L\u2019Ordre applique un règlement par exemple sur un cours de trente crédits ou un stage de trois mois.Ça, c\u2019est dans un règlement qui est analysé par l\u2019Office des professions et approuvé par le Conseil des ministres, et on ne peut pas le changer de façon unilatérale.» Interrogé là-dessus, le commissaire aux plaintes concède que les ordres doivent effectivement faire approuver tout changement par l \u2019Of fice des professions (OP), mais affirme que ça ne les empêche aucunement d\u2019amorcer des changements.«Ce n\u2019est pas parce que les changements doivent être approuvés par l\u2019Of fice des professions que ça ne bouge plus et que ça contraint tout le monde.Les ordres peuvent amorcer des changements.» Or à cet égard, Mme Des- rosiers souligne que certains ordres ont dit en commission parlementaire que des règlements «prenaient des années à être révisés, même après avoir été envoyés à l\u2019Of fice des professions ».À son avis, il doit y avoir «au plus haut sommet » un fonctionnement interministériel pour des « solutions concrètes ».Un projet de loi priorisé Ces divergences se manifestent alors que le Commissaire aux plaintes s\u2019apprête à voir ses pouvo irs accr us avec l \u2019adopt ion prochaine du projet de loi 98.Ce projet de loi qui vise les ordres professionnels élargit les compétences du commissaire dans le dossier de la reconnaissance des diplômes et formations des immigrants.Rappelons que le gouvernement libéral a tenu à faire passer le projet de loi 98 en priorité devant le projet de loi 62 sur les signes religieux.Deux semaines après l\u2019attentat de Québec, le premier ministre avait demandé à la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, de consacrer toutes ses énergies à le « bonifier ».« Le [projet de loi] 98, on le remet à l\u2019avant-plan parce qu\u2019il parle d\u2019inclusion.[\u2026] Il y a certainement un enjeu d\u2019accès aux professions.Alors, on s\u2019attarde là-dessus», avait-il souligné.Le projet de loi en est actuellement à l\u2019étape de l\u2019étude détaillée en commission parlementaire, mais dans les rangs de l\u2019opposition on ne voit pas en quoi il va vraiment changer les choses.Selon Carole Poirier, du Parti québécois, le ministère doit aller plus loin et constituer un «guichet unique» pour les nouveaux arrivants.« Il faut faire en sorte qu\u2019ils n\u2019aient plus à cogner à 22 portes », dit-elle en comparant le parcours actuel à une tour de Babel.«Le projet de loi 98 ne va pas régler le problème.» À la Coalition avenir Québec (CAQ), on dit carrément que le gouvernement a «abandonné les immigrants ».«Ce n\u2019est pas uniquement une responsabilité des ordres professionnels », tranche le député Simon Jolin-Barette.« On n\u2019a pas investi suf fisamment de ressources pour les intégrer.Il y a une responsabilité gouvernementale très importante dans ce dossier-là.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 COMPÉTENCES Les ordres peuvent imposer un stage au professionnel immigrant, mais ce ne sont pas eux qui les offrent, ce n\u2019est pas de leur ressort ment, de la Sécurité civile, des ministères, informer le monde : \u201cDans tant de temps, on va être rendu à vous.On s\u2019en vient.Attendez.\u201d Au moins, ça diminue l\u2019anxiété et l\u2019angoisse des gens», a-t-il soutenu.«Disons qu\u2019il y a quelqu\u2019un qui est malade, qu\u2019est-ce qu\u2019on va faire pour aller le chercher?Comme citoyen et premier ministre, c\u2019est quelque chose qui me préoccupe.» En après-midi, Martin Coiteux et Laurent Lessard, respectivement ministres de la Sécurité publique et des Transports, se disaient incapables d\u2019expliquer le déroulement précis des événe- ments et des interventions.M.Coiteux a indiqué ne pas disposer de «toutes les informations nécessaires pour avoir le portrait complet» des événe- ments survenus à Montréal.«On va avoir besoin de quelques heures pour avoir l\u2019ensemble des informations requises pour faire au moins un bilan provisoire [\u2026] d\u2019ici vendredi», a-t-il signifié.À Montréal, le maire Denis Coderre, avec en main la chronologie des opérations, a assuré que la Sécurité civile de Montréal avait fait son travail.Il a reproché au ministère des Transports du Québec (MTQ) d\u2019avoir omis d\u2019aviser la Ville de Montréal que des automobilistes étaient coincés sur l \u2019autoroute.« Il y a quelqu\u2019un qui dormait au gaz.C\u2019est sûr que c\u2019était exceptionnel, mais ça n\u2019a pas d\u2019allure de rester 13 heures coincé», a-t-il lancé.Le maire a détaillé la séquence des événements telle que rapportée par le Service de la sécurité civile.À 23 h 50, lors d\u2019une conférence téléphonique, le MTQ aurait mentionné la fermeture de l\u2019autoroute 13 direction sud en raison d\u2019un accident impliquant un camion lourd, mais il n\u2019aurait pas indiqué que des centaines d\u2019automobilistes étaient immobilisés sur place, a insisté le maire.Rappelons que les voies autoroutières relèvent de la compétence du MTQ et que c\u2019est la Sûreté du Québec (SQ) qui en assure la sécurité.À 1 h 40, le Ser vice de sécurité civile de Montréal a jugé que la situation sur son territoire était maîtrisée.À 3 h 27, le Service de sécurité incendie de Montréal (SIM) a toutefois été avisé par la SQ que des automobilistes étaient encore sur l\u2019autoroute.À 4 h 29, des équipes du SIM se sont rendues sur les lieux avec de l\u2019eau, de la nourriture et un camion doté d\u2019une toilette.Un centre d\u2019hébergement a aussi été ouvert à Lachine.Le service du 911 a recensé 317 appels pour le territoire sous la responsabilité de la SQ, a ajouté le maire.Denis Coderre juge « inacceptable » que les automobilistes aient eu à attendre si longtemps avant d\u2019être évacués : « Quand ça n\u2019a pas d\u2019allure, ça n\u2019a pas d\u2019allure.Il faut s\u2019assurer que ça ne puisse pas se reproduire à l\u2019avenir.S\u2019il y a un problème de juridiction, vous me les enverrez et je vais m\u2019en occuper.» Le ministre Laurent Lessard a promis que les vérifications seraient faites.À cran, il a répété tout au long de la journée que le MTQ avait déployé les ressources nécessaires afin de déblayer la neige du réseau routier de la métropole.«On n\u2019a pas un problème d\u2019effectifs sur l\u2019intervention, mais un problème de coordination», a-t-il martelé.«Honnêtement, sur le résultat sur la 13, on ne peut pas être satisfaits.» Quant aux automobilistes qui ont dû payer 218 $ pour récupérer leur véhicule laissé sur l\u2019autoroute 13, ils seront remboursés, a promis Martin Coiteux.Conditions dif ficiles Pour sa part, la SQ a fait valoir que les opérations d\u2019intervention avaient été laborieuses en raison de l\u2019abondance de neige.Le lieutenant Jason Allard a indiqué qu\u2019un appel avait été reçu à 18 h 08 pour une collision impliquant un camion lourd sur l\u2019autoroute 13 sud dans le secteur de Lachine.Les policiers ont eu de la difficulté à se rendre sur les lieux.Et il a fallu attendre des heures avant que les véhicules du MTQ soient en mesure de dégager un passage et qu\u2019une remorqueuse puisse faire son chemin jusqu\u2019au lieu de l\u2019accident.« Il y aurait eu trois remorqueuses qui auraient tenté de se rendre sur les lieux», a souligné le policier.« À 2 h 30, personne n\u2019était mourant, mais ça commençait à être inconfortable pour les gens.Les policiers ont demandé si le Service de sécurité incendie de Montréal pouvait porter assistance.Il fallait voir comment on pouvait sortir les gens de façon sécuritaire », a-t-il expliqué.«On était en contact constant avec le MTQ.» Le lieutenant Allard a signalé que les policiers ne pouvaient évacuer les automobilistes de force « à moins d\u2019un danger imminent pour leur sécurité ».Plusieurs d\u2019entre eux ont toutefois choisi de quitter les lieux à pied, abandonnant leur voiture derrière eux.L\u2019opération s\u2019est terminée à 11h54 mercredi et toutes les voies de l\u2019autoroute 13 sud ont pu être rouvertes à la circulation.Le lieutenant Al- lard reconnaît qu\u2019un bilan devra être fait : «C\u2019est long, être pris dans la circulation 14, 15 heures.Et ça inclut nos policiers.Qui a dormi au gaz?Il va falloir faire une analyse chronologique et voir à qui revient la responsabilité de s\u2019assurer de la fluidité et du déplacement sur le réseau routier.Mais c\u2019est vraiment un événement hors du commun.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 TEMPÊTE 18 h 08 : La SQ reçoit un appel pour une collision impliquant un camion lourd sur l\u2019autoroute 13 sud, dans le secteur de Lachine.23h50: Conférence téléphonique de la Sécurité civile de Montréal à laquelle participe le MTQ.Selon la Ville de Montréal, aucune mention par le MTQ des automobilistes immobilisés sur l\u2019autoroute 13.1h40: La situation est sous contrôle, estime la Sécurité civile de Montréal.3h27: Le Service de sécurité incendie de Montréal (SIM) apprend de la SQ qu\u2019environ 300 véhicules sont immobilisés sur l\u2019autoroute.4 h 29 : Le SIM intervient avec l\u2019autorisation de la SQ.11h54: Tous les véhicules ont été remorqués et la circulation est rétablie.Chronologie d\u2019un cafouillage CLAUDEL DOUCE/POSSIBLES Deux professionnels des arts du cirque ont travaillé avec les jeunes de la classe d\u2019accueil de l\u2019école Paul-Gérin-Lajoie-d\u2019Outremont."]
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